Maxime Balalou, tu parles de la “vitalité démocratique en Centrafrique ” ? De la propagande ou un signe de dérive mentale ?

Le porte-parole du gouvernement évoque une “vitalité démocratique” dans un pays où les libertés fondamentales sont quasi-inexistantes.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Le 28 juillet 2025, Maxime Balalou a déclaré : “Cet événement exceptionnel, le congrès du MCU, témoigne de la vitalité démocratique en République centrafricaine”. Cette affirmation interpelle. Connaît-il vraiment le sens de ces mots ? La vitalité démocratique implique un environnement où les libertés fondamentales sont garanties, les institutions indépendantes, la transparence assurée, et les citoyens réellement impliqués dans les décisions publiques.
Rien de tout cela n’existe aujourd’hui en Centrafrique. La réalité contredit totalement ce discours pathétique. À Bangui, capitale située au centre du pays, les autorités administratives interdisent systématiquement les réunions d’opposition sous prétexte de “troubles à l’ordre public”. Les rares tentatives de rassemblement subissent une répression policière immédiate. Aucun débat public n’est toléré.
Dans la réalité, la République centrafricaine est totalement verrouillée et isolée du reste du monde. Les opposants sont traqués, les manifestations interdites, la presse indépendante muselée. Aucune élection locale n’a eu lieu depuis 1988. L’Autorité Nationale des Élections n’a toujours pas publié de calendrier officiel. 754 centres d’enrôlement restent non opérationnels, principalement dans les zones rurales et instables.
Les libertés publiques subissent des atteintes constantes. La presse indépendante fait l’objet de pressions permanentes. Le 26 juillet, Balalou a violemment attaqué le journaliste Christian Aimé Ndotah sur les réseaux sociaux, le traitant de “charognard numérique”. Cette attaque s’inscrit dans une stratégie d’intimidation visant à dissuader toute critique.
La corruption gangrène toutes les institutions. Transparency International classe la RCA parmi les pays les plus corrompus au monde. Les marchés publics sont attribués sans appel d’offres. Les deniers publics disparaissent. La Cour des comptes ne publie plus de rapport depuis 2022. Le Parlement n’exerce aucun contrôle.
Sur le plan judiciaire, l’indépendance n’existe pas. Les procureurs reçoivent leurs instructions du pouvoir exécutif. Les opposants sont poursuivis pour “atteinte à la sûreté de l’État” dès qu’ils critiquent le régime. Les avocats subissent des pressions. La justice à deux vitesses est devenue la norme.
L’espace civique se rétrécit chaque jour davantage. Les organisations de la société civile sont infiltrées ou neutralisées. Les syndicats n’ont plus le droit de grève. Les universités sont sous surveillance. Même les réseaux sociaux font l’objet de monitoring permanent.
Dans ce contexte, évoquer une “vitalité démocratique en République centrafricaine” relève de la provocation pure. Parler de vitalité démocratique implique participation citoyenne, respect des droits fondamentaux, justice impartiale et débat public ouvert. En Centrafrique, les citoyens n’ont pas le droit de manifester, les opposants sont poursuivis, les journalistes menacés, et l’État se confond de plus en plus avec un système autoritaire.
La question se pose donc : Maxime Balalou comprend-il le sens des mots qu’il emploie, ou s’est-il perdu dans sa propre fiction maladive ? Car entre le discours officiel et la réalité du terrain, l’écart devient abyssal.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)