Centrafrique : Trois morts et une dizaine de blessés dans un accident de la route près de Sibut
Un véhicule de transport public surchargé se renverse près de Sibut, causant la mort de trois personnes et blessant une dizaine d’autres.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Mardi soir vers 20 heures, un pick-up transportant des passagers a quitté la route à 17 kilomètres de Tournan-Est, sur l’axe Sibut-Dékoa. La gendarmerie locale dénombre trois morts et une dizaine de blessés graves.
Les faits se sont déroulés dans la soirée de mardi, quand le calme habituel de cette portion de route a été rompu par le bruit d’un accident. Un pick-up Hilux L200, transformé en transport en commun, venait de quitter la chaussée dans un bruit de ferraille.
Le véhicule transportait des dizaines de passagers qui se rendaient de Bangui vers Kaga-Bandoro. Comme souvent dans le pays où les moyens de transport publics manquent, les voyageurs s’entassaient dans le pick-up : certains assis sur les banquettes, d’autres debout. Tous utilisaient ce moyen de transport habituel sans imaginer le drame qui allait survenir. L’accident s’est produit à 17 kilomètres de Sibut, soit à 202 kilomètres de Bangui.
Quand les premiers secours sont arrivés, guidés par les appels des survivants, ils ont découvert un spectacle difficile. Le pick-up, retourné sur le côté, avait éjecté ses occupants sur plusieurs mètres. Trois personnes avaient perdu la vie dans le choc. Leurs corps reposaient sur la terre rouge, tandis qu’une dizaine d’autres blessés souffraient dans l’obscurité, certains dans un état inquiétant.
Les gendarmes de Sibut, rapidement prévenus, ont organisé les secours avec les moyens disponibles. Dans cette région où les ressources restent limitées, chaque minute comptait. Les blessés les plus atteints ont été transportés d’urgence vers Sibut, dans des conditions difficiles qui inquiétaient leurs proches.
Selon les premières investigations de la gendarmerie, l’accident résulte de plusieurs facteurs. Le véhicule transportait beaucoup plus de passagers que sa capacité normale. Cette surcharge, pratique répandue sur les routes centrafricaines où l’offre de transport public reste insuffisante, avait fortement réduit la stabilité du pick-up.
L’excès de vitesse semble également en cause. Le conducteur, peut-être pressé d’arriver avant l’aube, avait sans doute sous-estimé les dangers liés à l’état de la route et aux conditions de conduite. Cette section présente plusieurs virages délicats qui demandent de la prudence, particulièrement quand le véhicule transporte une lourde charge.
Cette tragédie n’est pas exceptionnelle sur les routes de République centrafricaine. La transformation de véhicules privés en transports collectifs, imposée par les besoins économiques et l’absence d’alternatives, expose régulièrement les usagers à des risques importants. Les pick-ups bondés, les minibus pleins à craquer et les camions aménagés en cars parcourent chaque jour les routes du pays, ne respectant pas toujours les règles de sécurité de base.
Les autorités locales, qui connaissent ce problème, appellent régulièrement à la prudence. Elles rappellent aux conducteurs l’importance de respecter les vitesses autorisées et les capacités des véhicules. Mais face aux réalités économiques sur le terrain, ces conseils ont du mal à être appliqués.
Dans les familles des victimes, la tristesse se mêle à l’incompréhension. Ces passagers avaient simplement pris un transport collectif, geste ordinaire de leur vie quotidienne, pour aller d’un endroit à un autre. Ils ne pouvaient pas prévoir que ce voyage habituel tournerait au drame.
Après cette nouvelle tragédie routière, les autorités locales rappellent encore une fois l’importance de la vigilance pour tous les usagers de la route. Elles insistent sur la nécessité de respecter les capacités des véhicules et les vitesses autorisées, surtout en cette période où les déplacements augmentent.
Car derrière les chiffres et les bilans provisoires, chaque accident de la route représente des existences brisées, des familles en deuil et des communautés touchées. Sur les routes de Centrafrique comme ailleurs, la prudence demeure la meilleure protection pour tous.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)