Vive tension entre la directrice de l’ACFPE Renée Bimbo et un chauffeur lors d’une réunion du personnel
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre du travail, Renée Michelle Mouanga, soeur ainée de la directrice générale de l’ACFPE, madame Renée Bimbo
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La réunion convoquée le jeudi 23 octobre 2025 par la directrice générale de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Renée Bimbo, a tourné à l’affrontement verbal. L’ensemble du personnel avait été invité à cette rencontre, censée faire le point sur les négociations menées entre la direction, les délégués du personnel et l’inspection régionale du travail de Bangui. Mais la séance a pris une tournure inattendue.
Dès l’ouverture, la directrice a monopolisé la parole pendant près d’une heure, exactement comme un malade mental, sans aborder les points précis qui figuraient à l’ordre du jour. Ses propos, jugés confus et décousus, surtout pathétiques, ont provoqué l’incompréhension parmi les employés. Plusieurs témoins affirment que son discours manquait de structure, passant d’un sujet à un autre sans explication claire, et se limitant à critiquer les représentants du personnel.
L’atmosphère déjà tendue a explosé lorsqu’un chauffeur de l’agence de Sibut a demandé la parole. Dans un ton direct, il a reproché à la directrice son manque de méthode et d’écoute, s’exprimant en sango devant l’ensemble du personnel. “Quand tu veux parler, tu présentes un point et tu expliques”, lui aurait-il lancé, avant d’ajouter que ses interventions répétitives et floues ne reflétaient pas le niveau attendu d’une responsable d’administration publique.
La remarque a provoqué la colère de la directrice générale, madame Rénée Bimbo, qui a exigé l’expulsion immédiate du chauffeur de la salle. Les agents présents ont tenté de calmer la situation, mais la tension est restée vive. Selon plusieurs sources internes contactées par la rédaction du CNC, la directrice a ensuite affirmé que le chauffeur n’agissait ainsi que parce que son épouse serait un parent du président de la République, insinuant une forme de provocation délibérée. « Il a dit cela parce que son épouse est famille au Président Touadera. Mais il oublie que moi aussi je suis centrafricaine », explique la Directrice générale.
Ce dérapage a choqué une partie du personnel, qui y voit un signe de rupture profonde entre la direction et ses employés. D’autres cadres ont dénoncé le ton condescendant de la directrice, notamment lorsqu’elle a répondu sèchement à une conseillère revenue de congé en lui lançant : “Les absents ont toujours tort”. Alors que la conseillère lui posait des questions simples sur les négociations avec les délégués du personnel, sous l’égide de la direction régionale du travail.
Cette réunion, censée apaiser les tensions autour du rapport de négociation, a au contraire mis en évidence le climat de défiance qui règne désormais au sein de l’ACFPE. Plusieurs employés estiment que la directrice a perdu le dialogue avec son personnel et que la situation interne s’enfonce dans une crise ouverte.
Renée Bimbo est la sœur cadette de la ministre Annie Michelle Mouanga. C’est d’ailleurs sa sœur qui l’a placée à la tête de l’ACFPE. Depuis sa nomination, Renée Bimbo gère l’agence comme une entreprise familiale. Elle a installé ses proches à tous les postes clés. Elle prend des décisions sans consulter personne. Elle traite le personnel avec mépris.
Rappelons que c’est sous la direction de Renée Bimbo que les couturiers-stylistes formés pendant trois ans et quatre mois par l’ACFPE ont été expulsés en septembre 2025 pour faire place au restaurant de sa sœur Annie Michelle Mouanga. Ces jeunes artisans ont été chassés par la gendarmerie. Leurs machines restent enfermées dans les locaux de l’ACFPE depuis plus d’un mois.
Cette affaire des couturiers avait déjà montré le niveau de gestion autoritaire et népotique de Renée Bimbo. L’incident du 23 octobre confirme que cette femme ne sait pas diriger une administration publique. Elle ne sait pas s’adresser au personnel. Elle ne sait pas écouter. Elle ne sait pas expliquer clairement ses décisions.
Le chauffeur qui a osé critiquer la directrice a eu raison. Quand on dirige une institution publique, on doit savoir communiquer. On doit présenter les points clairement. On doit expliquer ses décisions. On ne peut pas monopoliser la parole pendant une heure pour dire des choses confuses et s’attendre à ce que les employés comprennent.
Mais Renée Bimbo n’a pas l’habitude qu’on la contredise. Elle est habituée à ce que tout le monde se taise et obéisse. Alors quand un simple chauffeur ose lui dire que sa façon de parler n’est pas professionnelle, elle explose. Elle exige son expulsion. Elle l’humilie devant tout le personnel.
Et pour se justifier, elle prétend que le chauffeur agit ainsi parce que son épouse serait un parent du président. C’est pathétique. Au lieu de reconnaître qu’elle ne sait pas communiquer, elle invente des complots. Elle accuse le chauffeur d’être manipulé ou protégé.
Cette réaction montre bien la mentalité de ces gens qui dirigent les institutions centrafricaines. Ils ne supportent aucune critique. Ils ne tolèrent aucune opposition. Et quand quelqu’un ose les contredire, ils crient au complot et cherchent à l’humilier ou à le punir.
Le personnel de l’ACFPE est maintenant convaincu que Renée Bimbo a perdu tout crédit. Comment peut-on respecter une directrice qui ne sait pas s’exprimer clairement lors d’une réunion ? Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui expulse un employé parce qu’il a osé critiquer sa façon de parler ?
L’ACFPE est maintenant dans une crise ouverte. Le personnel ne fait plus confiance à la direction. Les négociations avec l’inspection du travail n’avancent pas. Les couturiers expulsés attendent toujours de récupérer leurs machines. Et la directrice continue de gérer l’agence comme son fief personnel.
Jean-François Akandji-Kombé : “Il y a urgence à libérer la Centrafrique de Wagner”
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Professeur-Jean-Francois-Akandji-Kombe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur du rassemblement unitaire
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit, a lancé un appel urgent à la libération de la Centrafrique de l’emprise du groupe Wagner qu’il qualifie de “mal total” pour le pays.
Jean-François Akandji-Kombé commence par définir la nature de Wagner : “Nous sommes un État. La République Centrafricaine est un État souverain, un État indépendant. Et Wagner, c’est une compagnie privée, c’est une milice privée qui a des appétits d’ogre».
Le professeur décrit l’emprise totale de cette milice : “Cette milice privée est comme une sorte de monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. Il aspire la politique. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique dans notre pays par la faute de Wagner».
Cette mainmise politique se traduit concrètement : “Nous sommes le pays aujourd’hui où il y a la transposition des lois liberticides de Russie jusqu’à la loi sur les agents de l’étranger pour museler la société, pour museler l’opinion publique».
Jean-François Akandji-Kombé énumère les domaines contrôlés : “Ils ont préempté la politique. Ils ont préempté l’économie. Ils ont préempté la sécurité».
Sur la question sécuritaire, le professeur rejette l’idée d’une amélioration : “Les Wagner sont arrivés à Bangui et se sont étendus sur la totalité de notre territoire. Est-ce à dire que la sécurité est revenue ? Non. Ils sont venus prendre la place des groupes armés pour piller le pays, pour continuer la prédation du pays».
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé décrit la condition des Centrafricains dans les zones contrôlées par Wagner : “Quelle est le sort des Centrafricains dans toutes les régions où il y a la présence massive des Wagner ? Les Centrafricains sont aujourd’hui réduits à l’esclavage».
Cette comparaison avec l’esclavage n’est pas excessive selon lui : “Il faut que chacun se souvienne de ce qu’a été la colonisation en République Centrafricaine avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation de nos compatriotes qui sont dans les provinces».
Jean-François Akandji-Kombé attire l’attention sur un projet en cours : “Aujourd’hui, dans tout l’est du pays, il y a un plan des Wagner auquel participe le président Touadéra avec les troupes du Rwanda, qui est un projet de dépossession des gens de cette terre-là pour la récupérer pour des intérêts économiques».
Le professeur précise la nature de cette opération : “Il y a une guerre sourde aujourd’hui qui se déroule. Ce n’est pas une guerre apportée de l’extérieur et contre laquelle se battraient des Wagner. C’est une guerre apportée par des Wagner sur des Centrafricains pour prendre possession de leur terre au prix de la mort».
La subordination de l’armée nationale provoque l’indignation du professeur : “Nous sommes dans un pays où ce sont des milices sans foi ni loi qui donnent des ordres à une armée nationale. Notre armée nationale est sous les ordres des Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité en tant que nation dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi».
Jean-François Akandji-Kombé souligne le paradoxe : “Prigojine est devenu un homme considéré comme un mal dans son propre pays. Et c’est ça que nous avons. Et c’est de ça que nos gouvernants se vantent».
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé dénonce la passivité des dirigeants : “Malheureusement, nous avons à la tête de notre pays des compatriotes qui ont décidé non seulement de prendre en otage le pays, mais qui ont décidé qu’ils ne connaissent qu’une seule manière de réagir par rapport aux Centrafricains, c’est de passer en force».
Il qualifie la situation actuelle : “Ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est un retour au temps de la colonisation, au pire moment même de la colonisation, sous la férule des sociétés concessionnaires qui aujourd’hui sont les compagnies Wagner».
Akandji-Kombé lance un appel : “Aucun pays, aucun Africain ne peut tolérer cela pour ses propres compatriotes. Comment pourrions-nous le tolérer dans notre propre pays ? Le défi pour nous, c’est de reprendre notre destin en main. Tourner la page, reprendre notre destin».
Le professeur insiste sur l’urgence : “Il y a urgence aujourd’hui à restaurer notre pays, à retrouver notre pays pour que les Centrafricains se retrouvent, vivent l’esprit tranquille, en ayant les biens de première nécessité, en ayant ce dont ils ont besoin pour vivre et en pouvant se projeter dans l’avenir, pour construire l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Il y a urgence pour cela aujourd’hui».
L’appel de Jean-François Akandji-Kombé à la libération de la Centrafrique de l’emprise de Wagner repose sur plusieurs constats. D’abord, l’incompatibilité fondamentale entre un État souverain et le contrôle exercé par une milice privée étrangère.
Ensuite, l’emprise totale de Wagner sur tous les aspects de la vie nationale – politique, économie, sécurité – qui transforme la Centrafrique en territoire occupé plutôt qu’en nation indépendante.
Puis, la condition des Centrafricains réduits à l’esclavage dans les zones contrôlées par Wagner, rappelant les pires moments de la colonisation.
Enfin, le projet de dépossession des terres dans l’est du pays qui vise à expulser les populations locales au profit d’intérêts économiques étrangers.
Cette urgence découle aussi de la subordination de l’armée nationale aux ordres de Wagner, humiliation suprême pour un État qui prétend à la souveraineté.
L’appel de Jean-François Akandji-Kombé ne propose pas de méthode concrète pour cette libération. Il identifie la nécessité urgente de “reprendre notre destin en main” sans détailler comment y parvenir face à une milice lourdement armée soutenue par le président lui-même.
Cette ambiguïté reflète probablement la difficulté de la situation. Comment libérer un pays de l’emprise d’une milice étrangère quand le chef de l’État collabore activement avec cette milice ?
L’urgence soulignée par le professeur Jean-François Akandji-Kombé témoigne de la gravité de la situation. Chaque jour qui passe renforce l’emprise de Wagner, dépossède davantage les Centrafricains de leurs terres, consolide le système d’exploitation.
L’appel à “tourner la page” suggère que la libération de Wagner nécessitera probablement un changement politique majeur. Tant que Touadéra reste au pouvoir avec son alliance avec Wagner, cette libération semble impossible.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, vient de publier trois décisions nommant l’équipe de campagne du président Touadéra pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Ces décisions, signées les 20 et 22 octobre 2025, interviennent alors que le Conseil Constitutionnel n’a pas encore validé la candidature du roi de Damara Touadéra. C’est une preuve supplémentaire que le Conseil Constitutionnel est dans la poche du pouvoir.
Les trois décisions publiées sont :
– Décision n°001 du 20 octobre 2025 : nomination des directeurs nationaux de campagne…
– Décision n°002 du 22 octobre 2025 : nomination des membres du cabinet du directeur national de campagne…
– Décision n°003 du 22 octobre 2025 : nomination des membres de la direction nationale de campagne et des directions régionales…
Simplice Mathieu Sarandji a été nommé Directeur National de Campagne. Félix Moloua, actuel Premier ministre, a été nommé Directeur National de Campagne Adjoint n°1, chargé des relations avec les institutions. D’autres proches du régime comme Arthur Bertrand Piri, Obed Namsio, Sani Yalo, Aurélien Simplice Zingas Kongbele et Timoléon Mbaikoua ont été nommés directeurs adjoints.
Le problème avec ces nominations, c’est qu’elles interviennent avant que le Conseil Constitutionnel n’ait statué sur les candidatures. Selon la loi électorale, les candidats doivent d’abord déposer leurs dossiers auprès de l’autorité nationale des Élections. Ensuite, le Conseil constitutionnel examine ces dossiers et publie la liste définitive des candidats retenus. C’est seulement après cette validation que les candidats peuvent officiellement lancer leur campagne et nommer leurs équipes.
Mais le roi Touadéra alias Baba Kongoboro et son MCU ne respectent pas cette procédure. Ils publient déjà leurs décisions de nomination comme si la candidature de Touadéra était déjà validée. Comme si le Conseil Constitutionnel n’avait qu’à entériner ce qui est déjà décidé par le pouvoir.
Tout le monde sait que le Conseil Constitutionnel est contrôlé par le pouvoir. Tout le monde sait que Touadéra sera validé quoi qu’il arrive. Mais il faut quand même respecter les formes. Il faut quand même faire semblant que la procédure légale existe.
En publiant ces nominations avant la validation du Conseil Constitutionnel, le MCU envoie un message clair : le Conseil n’est qu’une formalité. La décision est déjà prise. Touadéra sera candidat. Touadéra gagnera. Et tout le processus électoral n’est qu’une comédie pour donner l’apparence de la démocratie.
Les trois décisions invoquent toutes les mêmes textes juridiques pour se justifier : la Constitution, la loi sur les partis politiques, le code électoral, etc. Mais aucune de ces décisions ne mentionne la validation du Conseil Constitutionnel. Elles partent du principe que Touadéra est déjà candidat officiel alors que le Conseil n’a pas encore publié sa décision.
La décision n°001 nomme Simplice Mathieu Sarandji comme Directeur National de Campagne. Cet homme est le Secrétaire Exécutif National du MCU. Il a signé lui-même les décisions n°002 et n°003. C’est donc lui qui coordonnera toute la campagne de Touadéra.
Les cinq directeurs nationaux adjoints couvrent tous les aspects de la campagne : relations avec les institutions (Félix Moloua), stratégies et opérations électorales (Arthur Bertrand Piri), suivi des contentieux (Obed Namsio), coordination des associations de soutien (Sani Yalo), coordination des régions électorales (Aurélien Simplice Zingas Kongbele), et relations avec les partis alliés (Timoléon Mbaikoua).
La décision n°002 nomme Ernest Mada comme Directeur de Cabinet et trois rapporteurs généraux. Ces personnes formeront le noyau dur de l’équipe de campagne.
La décision n°003 est la plus volumineuse. Elle nomme des dizaines de personnes dans sept commissions (mobilisation, logistique, finances, communication, stratégie électorale, relations avec les institutions, relations avec les partis politiques) et huit directions régionales de campagne couvrant tout le territoire national plus la diaspora.
Parmi les noms qui apparaissent dans ces listes, on trouve beaucoup de ministres actuels et d’anciens ministres. Claude Rameaux Bireau, ministre de la Défense, a été nommé dans la commission des finances. Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice, apparaît deux fois : dans la commission chargée des relations avec les partis politiques et comme directeur de la direction régionale de campagne pour la région n°5 (Fertit).
Hassan Bouba, le chef rebelle de l’UPC, agent de renseignement tchadien, devenu ministre en RCA, a été nommé dans la commission chargée de la mobilisation. Dimitri Yalangba a été nommé dans la commission chargée de la communication.
Ces nominations racontent beaucoup sur la nature de la campagne de Touadéra. Les ministres, qui devraient normalement rester neutres pendant la période électorale, travailleront activement pour la réélection du président. Les moyens de l’État seront détournés pour financer cette campagne. Les mercenaires russes participeront à la communication. Les agents de renseignement étrangers mobiliseront les militants.
Mais le plus choquant reste le timing de ces nominations. Le Conseil Constitutionnel n’a pas encore validé la candidature de Touadéra. Pourtant, le MCU publie déjà trois décisions créant toute une structure de campagne avec des dizaines de personnes nommées à différents postes.
C’est une manière d’humilier le Conseil Constitutionnel. De lui dire : “Vous n’êtes rien. Votre validation ne sert à rien. Nous savons que vous êtes dans notre poche. Alors nous n’attendrons même pas votre décision pour commencer notre campagne.”
Le Conseil Constitutionnel devrait normalement s’opposer à cette pratique. Il devrait rappeler au MCU que les candidatures doivent d’abord être validées avant qu’une campagne ne soit lancée. Il devrait sanctionner cette violation de la procédure.
Mais le Conseil ne dira rien. Il validera la candidature de Touadéra. Il fermera les yeux sur ces nominations prématurées. Parce que le Conseil Constitutionnel n’est pas une institution indépendante. C’est un instrument au service du pouvoir.
Les jeux sont faits. Touadéra sera candidat. Touadéra mobilisera toutes les ressources de l’État pour sa campagne. Touadéra truquera les résultats. Et Touadéra sera déclaré vainqueur. Le Conseil Constitutionnel jouera son rôle de façade. Il fera semblant d’examiner les dossiers. Il fera semblant de vérifier que les candidats remplissent les conditions légales. Mais en réalité, tout est déjà décidé.
Dologuélé se bat contre les murs de la justice de son pays de naissance : le Tribunal Administratif rejette sa demande en référé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le calvaire judiciaire d’Anicet-Georges Dologuélé continue. Le Tribunal Administratif de Bangui vient de rejeter sa demande en référé visant à suspendre la décision du Ministère de l’Intérieur qui refuse de lui délivrer un nouveau passeport et des documents d’identité. Cette ordonnance, rendue le 15 octobre 2025 par le juge Ismaël Jésus Samba, marque une nouvelle défaite pour l’ancien Premier ministre et député de Bocaranga dans sa bataille pour prouver qu’il est bel et bien centrafricain.
Dologuélé avait saisi le Tribunal Administratif en référé, une procédure d’urgence, pour demander la suspension de la décision du Ministère de l’Intérieur concernant le rejet de sa demande de renouvellement de passeport. Il demandait également l’obtention d’un nouveau passeport et de documents d’identité, ainsi qu’une injonction au ministère pour répondre favorablement à ses demandes.
Ses arguments reposaient sur l’urgence de sa situation et le préjudice important qu’il subirait si la suspension de la décision n’était pas accordée. En tant que député en exercice et ancien Premier ministre, Dologuélé a besoin de documents d’identité valides pour voyager, pour exercer ses fonctions, pour vivre normalement. Le refus du gouvernement de lui délivrer ces documents le place dans une situation impossible.
Mais le Tribunal Administratif n’a pas été convaincu. Dans son ordonnance, le juge Samba a rejeté la demande de Dologuélé en estimant qu’elle n’était pas recevable parce qu’elle ne respectait pas les règles exigées pour une telle procédure.
Le juge a d’abord rappelé les conditions nécessaires pour qu’un référé soit accordé. Il faut prouver l’urgence, démontrer qu’il y a un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, et établir que le refus de suspendre entraînerait un préjudice difficilement réparable. De plus, une demande de suspension en référé doit normalement être accompagnée d’une demande d’annulation au fond de la décision contestée.
Selon le juge, Dologuélé n’a pas suffisamment prouvé l’urgence, l’existence d’un préjudice irréparable, ou une irrégularité grave dans la décision du ministère. Le tribunal a donc estimé que les conditions nécessaires n’étaient pas réunies et a rejeté la demande.
Cette décision du Tribunal Administratif interroge sur le fonctionnement de la justice en Centrafrique sous le régime Touadéra.
Première question : comment un tribunal peut-il estimer qu’il n’y a pas d’urgence ni de préjudice irréparable pour un député en exercice qui se voit refuser des documents d’identité ? Dologuélé est député de la nation. Il a besoin de pouvoir voyager pour exercer ses fonctions. Il a besoin de documents d’identité valides pour accomplir les actes de la vie courante. Le refus de lui délivrer ces documents constitue manifestement un préjudice grave et immédiat.
Deuxième question : pourquoi le tribunal n’a-t-il pas examiné le fond de l’affaire, c’est-à-dire la question de savoir si le ministère a le droit de refuser de délivrer des documents d’identité à un citoyen centrafricain ? Le juge s’est contenté de rejeter la demande pour des raisons de forme, sans se prononcer sur le fond.
Troisième question : cette décision est-elle vraiment indépendante, ou le tribunal a-t-il simplement obéi aux ordres du régime qui veut à tout prix exclure Dologuélé de la vie politique ? Quand on sait que le Conseil Constitutionnel est présidé par le cousin de Touadéra et qu’il valide toutes les décisions du régime, on peut légitimement se demander si le Tribunal Administratif est vraiment indépendant ou s’il est lui aussi aux ordres du pouvoir.
Le rejet de cette demande en référé montre que Dologuélé se bat vraiment contre les murs de la justice de son pays de naissance. Peu importe les arguments juridiques qu’il présente, peu importe les preuves qu’il apporte de sa nationalité centrafricaine, les tribunaux trouvent toujours une raison de rejeter ses demandes.
Cette situation confirme l’instrumentalisation de la justice que le Rassemblement Unitaire dénonçait dans son communiqué du 17 octobre. Le régime utilise le droit et la justice comme instruments d’arbitraire et d’oppression. Les juges ne rendent pas la justice selon la loi et l’équité. Ils rendent les décisions que le pouvoir attend d’eux.
Dologuélé a renoncé à la nationalité française en août 2024 pour se conformer à la Constitution de 2023. Il a fourni tous les documents prouvant sa renonciation. Il a fourni tous les documents prouvant qu’il est né de parents centrafricains et qu’il est donc centrafricain d’origine. Mais rien n’y fait. Le régime continue à le harceler judiciairement.
D’abord, on lui a retiré sa nationalité centrafricaine en invoquant une loi coloniale de 1961. Ensuite, on l’a déclaré apatride en prétendant qu’il aurait perdu automatiquement sa nationalité centrafricaine en 1994 quand il a acquis la nationalité française. Maintenant, on lui refuse de délivrer des documents d’identité. Et quand il saisit la justice pour contester ces décisions arbitraires, les tribunaux rejettent ses demandes pour des raisons de forme.
C’est un harcèlement judiciaire organisé. L’objectif est clair : exclure Dologuélé de la vie politique centrafricaine. L’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle. Le priver de ses droits de député. Le transformer en paria dans son propre pays.
Et tout cela se fait avec une apparence de légalité. Le régime ne dit pas ouvertement “nous excluons Dologuélé parce qu’il est notre opposant politique”. Non, le régime utilise le droit, les tribunaux, les procédures administratives pour donner une apparence légale à cette exclusion politique.
C’est ce que le Rassemblement Unitaire appelait “l’autoritarisme légaliste” : un régime qui maintient les formes de l’État de droit mais qui vide ces formes de leur substance en les manipulant pour servir ses intérêts politiques.
Le rejet de la demande en référé de Dologuélé n’est qu’une étape de plus dans ce processus d’exclusion. Dologuélé ne va pas abandonner. Il va continuer à se battre devant les tribunaux. Il va peut-être déposer un recours contre cette ordonnance. Il va peut-être saisir d’autres juridictions. Il va peut-être porter l’affaire devant les instances internationales.
Mais à chaque étape, il va se heurter aux mêmes murs. Les tribunaux centrafricains sont aux ordres du régime. Ils vont continuer à rejeter ses demandes, à trouver des motifs de forme ou de fond pour lui donner tort, à valider toutes les décisions arbitraires prises contre lui.
Découpage administratif : regarder comment Arnaud Djoubaye Abazène manipule le ministère de l’administration du territoire avec 8 communes créées pour son village de Ouandja contre 2 pour Birao, chef-lieu de la Vakaga
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes” width=”450″ height=”254″ />Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, vient de réussir une manipulation administrative extraordinaire. Il a fait valider par le Conseil des ministres la création de 8 communes pour sa localité natale de Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, alors que Birao, chef-lieu de cette même préfecture, n’a obtenu que 2 communes.
Cette manipulation du découpage territorial en faveur de son propre village crée une tension grave dans le nord du pays et démontre une fois de plus comment les ministres du régime Touadéra utilisent leurs positions pour favoriser leurs volonté au détriment de l’intérêt national.
Arnaud Djoubaye Abazène, Goula, originaire de Ouandja, a manipulé son collègue ministre de l’Administration du territoire pour faire adopter ce découpage territorial scandaleux. Selon le compte rendu du Conseil des ministres du 17 octobre 2025, dix nouvelles communes ont été créées dans la préfecture de la Vakaga. La répartition est honteuse : 8 communes pour Ouandja, 2 pour Birao, 1 pour Amdafock.
Voici comment cette arnaque administrative s’est déroulée. Ouandja, qui était avant une simple commune, a été érigée en sous-préfecture. Cette nouvelle sous-préfecture de Ouandja s’est vu attribuer 7 communes supplémentaires, qui s’ajoutent à la commune existante pour faire 8 communes au total. Ensuite, le gouvernement a découpé cette zone et a créé deux autres sous-préfectures : Gordile et Sikikédé, plus de 50 000 habitants, contrairement à Ouandja, qui n’a que 13 000 habitants. Ces nouvelles sous-préfectures regroupent des communes qui font partie du même territoire, des mêmes villages, des mêmes populations que Ouandja.
C’est un découpage artificiel qui ne correspond à aucune réalité sur le terrain. Le gouvernement a simplement pris le territoire de Ouandja, l’a découpé en morceaux, a créé des sous-préfectures et des communes partout, juste pour gonfler les chiffres et faire croire que toute cette région mérite autant de structures administratives.
Voici les 8 communes créées pour la zone de Ouandja selon le compte rendu officiel :
Haute-Ouandja (chef-lieu : Ouandja)
Tadraka (chef-lieu : Tiringoulou)
Lac-Maka (chef-lieu : Ndiffah)
Margata (chef-lieu : Gordile)
Lac-Mamoune (chef-lieu : Boromata)
Wawoulunda (chef-lieu : Sikikédé)
Kidei (chef-lieu : Aïfa)
Et d’autres entités créées dans cette zone
Le gouvernement a ensuite créé trois sous-préfectures dans cette même zone :
– Sous-préfecture de Ouandja (chef-lieu : Tiringoulou), regroupant 3 communes
– Sous-préfecture de Gordile (chef-lieu : Gordile), regroupant 2 communes
– Sous-préfecture de Sikikédé (chef-lieu : Sikikédé), regroupant 2 communes
Tout cela n’est qu’un jeu de chaises musicales. On prend les mêmes villages, les mêmes populations, et on les découpe artificiellement pour créer des sous-préfectures et des communes. C’est du découpage pour le découpage, sans aucune logique administrative ou géographique.
Pendant ce temps, Birao, qui est le chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, la ville la plus importante de toute la région avec Sikikédé, n’a obtenu que 2 communes : la commune de Ngourou (chef-lieu : Elembe) et la commune de Tissie-Fongoro (chef-lieu : Tissie).
Cette disproportion est choquante. Comment peut-on justifier que Ouandja, un village, obtienne 8 communes alors que Birao, chef-lieu de préfecture, n’en obtient que 2 ? La seule explication est que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a manipulé le processus pour favoriser son village natal.
Amdafock, à la frontière avec le Soudan, n’a obtenu qu’une seule commune, la commune de Danga. Mais Ouandja à elle seule a obtenu 8 communes. C’est incroyable. C’est scandaleux. C’est du favoritisme pur et simple.
Le compte rendu du Conseil des ministres essaie de justifier cette décision en parlant de “demandes récurrentes des populations de la région du Fertit” et en invoquant des “critères” comme “l’importance démographique, la concentration d’équipements publics, la superficie territoriale, les facteurs sociologiques et anthropologiques, la position géographique”.
Mais ces justifications sont bidons. Si on appliquait vraiment ces critères de manière objective, Birao, chef-lieu de préfecture, aurait dû obtenir beaucoup plus de communes que Ouandja. Birao et Sikikédé ont une population plus importante. Birao concentre les équipements publics de la préfecture. Birao est la ville principale de la Vakaga.
Mais Arnaud Djoubaye Abazène n’est pas originaire de Birao. Il est originaire de Ouandja. Alors il a manipulé le découpage pour favoriser son village. Et le Conseil des ministres, présidé par Touadéra, a validé cette manipulation sans sourciller.
Le compte rendu mentionne que “le gouvernement a dépêché une mission technique pour évaluer les besoins sur le terrain”. Cette “mission technique” était probablement contrôlée par Arnaud Djoubaye Abazène lui-même ou par ses proches. Elle a évidemment conclu que Ouandja avait besoin de 8 communes alors que Birao n’en avait besoin que de 2.
Le document officiel parle de “cartographie précise jointe au dossier” et de “critères retenus”. Mais personne ne peut voir cette cartographie. Personne ne peut vérifier ces critères. C’est une manipulation administrative classique : on crée des documents techniques compliqués que personne ne peut vérifier, et on justifie ainsi des décisions politiques prises en coulisses.
Le compte rendu évoque également une “population estimée à plus de 71 000 habitants pour Ouandja non éclatée, avec une moyenne de 25 000 par nouvelle entité”. Mais d’où sortent ces chiffres ? Qui les a calculés ? Sur quelle base ? Il n’y a pas eu de recensement récent dans la Vakaga. Ces chiffres sont probablement inventés pour justifier la décision déjà prise de créer 8 communes pour Ouandja.
Cette manipulation du découpage territorial n’est pas seulement une question d’orgueil régional. Elle a des conséquences financières et politiques graves. Chaque commune créée bénéficie de ressources budgétaires. Chaque commune créée donne du pouvoir Politique à ceux qui la contrôlent. En créant 8 communes pour Ouandja, Arnaud Djoubaye Abazène s’assure que sa région d’origine recevra beaucoup plus de ressources que les autres régions de la Vakaga.
Cette manipulation crée également des tensions entre les différentes zones de la Vakaga. Les habitants de Birao voient que le chef-lieu de leur préfecture n’obtient que 2 communes pendant que Ouandja en obtient 8. Ils se sentent lésés. Ils se demandent pourquoi leur ville est moins bien traitée qu’un village. Et cette frustration peut créer des tensions communautaires graves.
Le compte rendu du Conseil des ministres parle de “consolidation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble”. Mais comment peut-on parler de cohésion sociale quand on crée un découpage territorial aussi déséquilibré et injuste ? Comment peut-on parler de vivre-ensemble quand on favorise outrageusement une région au détriment des autres ?
Le compte rendu du Conseil des ministres a été signé le 19 octobre 2025 par “le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement par intérim, Arnaud Djoubaye Abazène”. Quelle ironie ! C’est Arnaud Djoubaye Abazène lui-même qui signe le compte rendu du Conseil qui valide sa propre manipulation. Il est à la fois juge et partie. Il manipule le processus et il signe le document qui entérine sa manipulation.
MLPC fantoche : Tagoto contre-attaque et exclut les partisans de Mazette après que celui-ci l’ait éjecté pour nommer son gardien
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise – Centrafrique : Touadera au chevets de Koyambonou et sa bande, coincés
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La guerre entre les mercenaires politiques du MLPC fantoche vient de monter d’un cran. Après que Jackson Mazette ait éjecté Josephat Tagoto de la présidence du MLPC fantoche pour le remplacer par son gardien Gonénderé, voici maintenant la riposte du clan Tagoto.
Entre le 18 et le 22 octobre 2025, Josephat Tagoto a publié trois décisions pour frapper le camp de Mazette. Ces décisions montrent que malgré son éjection par Mazette, Tagoto continue de se considérer comme le président légitime du MLPC fantoche.
La première décision, numéro 019/BE/2025, exclut temporairement quatre militants proches de Mazette : Wembe Valentin, Koyambounou Jean Edouard, Awama Guy, et Gonedere Kossi Christian. Les motifs invoqués sont “constitution de groupes parallèles en rébellion ouverte contre les instances dirigeantes du Parti”.
La deuxième décision, numéro 018/BE/2025 du même jour, suspend temporairement trois autres partisans de Mazette : Vokpomapa Askin, Mbayahoul-L Paterne, et Boroto Mamie Julie Julienne, pour les mêmes motifs.
Puis le 22 octobre 2025, Tagoto a publié une troisième décision, numéro 020/MLPC/BE/SG.2025, nommant Jackson Mazette et Dayo Kevin pour représenter le MLPC fantoche au sein de l’UFDO. Cette nomination est un mat. C’est une gifle publique. Tagoto dit à Mazette : “Tu crois que tu peux m’éjecter ? Tu crois que tu commandes ? Regarde bien. C’est moi qui te nomme. C’est moi qui décide de ton sort. Tu ne commandes rien. C’est moi le patron.”
Mais le camp de Vokpomapa Askin, qui avait été suspendu par Tagoto, ne s’est pas laissé faire. Le 20 octobre 2025, Vokpomapa a publié une décision numéro 001/2025 suspendant Tagoto et Momokoma Jean de Dieu de leurs fonctions au sein du MLPC fantoche. Les motifs invoqués sont graves : “trahison de la ligne du Parti”, “malversations financières”, et “gestion opaque des fonds du Parti”.
Cette guerre des décisions montre que le MLPC fantoche créé par Touadéra est complètement éclaté. Rappelons comment on en est arrivé là.
Jackson Mazette, ancien deuxième vice-président du vrai MLPC de Martin Ziguélé, avait quitté le parti en prétendant être le fondateur du MLPC. Touadéra lui a donné 20 millions de francs CFA pour organiser un congrès et créer une structure parallèle pour affaiblir le vrai MLPC.
Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc où il a des problèmes de prostate et de cœur. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.
Pendant son absence, les autres dissidents ont loué une petite salle à la faculté de théologie évangélique à Bangui. Ils ont organisé une réunion avec une dizaine de personnes et ont appelé ça un “congrès”. Et ils ont élu Josephat Tagoto, un SDF sans domicile fixe, comme “président” du MLPC fantoche. Cette élection s’est faite avec le soutien de Koyambounou.
Quand Mazette est revenu du Maroc et a appris cette nouvelle, il est entré dans une colère noire. Il a accusé Tagoto de détournement, prétendant que Touadéra avait remis de l’argent à Tagoto pour qu’il soit candidat à la présidentielle mais que Tagoto avait bloqué l’argent.
Mazette a alors éjecté Tagoto de la présidence du MLPC fantoche. Et qui a-t-il nommé à la place ? Gonénderé, son gardien. Un ex-coursier de Martin Ziguélé qui n’a même pas son bac. Le gardien du domicile de Mazette est devenu “président” du MLPC fantoche de Mazette.
Cette nomination a créé une tension énorme entre Mazette d’un côté, et Koyambounou et Tagoto de l’autre. Les accusations ont fusé. Mazette accusait Koyambounou et Tagoto d’avoir raconté qu’il était malade de prostate et qu’il avait détourné l’argent du congrès. Mazette a répliqué en disant que Koyambounou et Tagoto sont malades du Sida.
C’est dans ce contexte que Tagoto a publié ses décisions des 18 et 22 octobre. Il essaie de montrer qu’il est toujours le président légitime. Il exclut les partisans de Mazette. Puis il nomme Mazette lui-même à l’UFDO pour montrer qui commande vraiment.
Le cas de Chantal Jean-Édouard Koyambounou est particulièrement pathétique. Au lieu de rester dans le MLPC courant originel qu’il avait créé avec Étienne Malekoudou, il a préféré se rallier à Jackson Mazette, laissant Malekoudou seul dans sa structure. Et maintenant, il vient d’être exclu par Tagoto dans le MLPC fantoche de Mazette.
C’est la troisième fois que Koyambounou se fait éjecter. La première fois, c’était en 2022 quand il a été suspendu du vrai MLPC de Martin Ziguélé. La deuxième fois, c’était quand Malekoudou l’a éjecté du MLPC courant originel. Et maintenant la troisième fois, il est exclu par Tagoto du MLPC fantoche. Cet homme n’a vraiment pas de chance. À chaque fois qu’il rejoint une structure, il finit par se faire éjecter.
Mais le camp de Vokpomapa, suspendu par Tagoto, a riposté en suspendant Tagoto lui-même. Et maintenant, on a trois factions dans le MLPC fantoche qui se déchirent : le clan Tagoto, le clan Mazette avec son gardien Gonénderé, et le clan Vokpomapa.
Chaque faction publie des décisions. Chaque faction exclut les autres. Chaque faction se proclame légitime. C’est le chaos total. C’est la folie complète.
Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste solide. Aucune division. Aucun chaos. Une direction claire. Des centaines de milliers de militants fidèles.
La stratégie de Touadéra a échoué. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a financé des congrès bidons. Il a corrompu des cadres pour qu’ils quittent le vrai MLPC. Et au final, ces mercenaires se déchirent entre eux pour des miettes.
Un gardien de maison “président” de parti. Un SDF qui publie des décisions après avoir été éjecté. Des accusations de Sida lancées publiquement. Des exclusions. Des suspensions. Des contre-suspensions. Et Koyambounou qui se fait éjecter pour la troisième fois de sa vie politique. C’est le cirque complet.
Cette situation montre l’échec total de la manipulation organisée par Touadéra. Le MLPC fantoche s’autodétruit. Les mercenaires s’entretuent. Et le vrai MLPC reste debout, inébranlable, porté par l’histoire et la fidélité de ses militants.
Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee-450×300.jpg” alt=”Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?” width=”450″ height=”300″ />Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-
Promue comme gage de moralisation, la constitution de 2023 sert aujourd’hui à valider des candidats sans baccalauréat.
En 2023, le président Faustin-Archange Touadéra et son parti, le Mouvement des Cœurs Unis (MCU), ont imposé une nouvelle constitution en République centrafricaine. Cette loi fondamentale était présentée comme un grand bond vers le progrès et l’assainissement de la vie politique. L’une de ses mesures les plus vantées exigeait un baccalauréat minimum pour tout candidat à la députation. L’objectif affiché ? Garantir enfin un niveau d’éducation décent aux législateurs d’un pays qui peine à sortir de la pauvreté et des conflits. Mais aujourd’hui, à l’approche des élections de 2026, cette constitution dévoile sa vraie nature : un simple outil de manipulation politique qui permet d’écarter les gêneurs tout en ouvrant grand les portes aux protégés du régime.
L’exigence du baccalauréat répondait pourtant à un problème réel. En 2016, plus de 40 % des députés centrafricains ne savaient ni lire ni écrire. En 2021, ce pourcentage atteignait encore 36 %. Comment peut-on gouverner un pays quand on ne peut même pas déchiffrer les lois qu’on vote ? Cette situation était effectivement honteuse pour une nation qui cherche sa voie vers la stabilité. Touadéra et le MCU ont donc présenté cette réforme comme une révolution démocratique nécessaire.
Seulement voilà : cette belle promesse s’est transformée en duperie généralisée. Dans tout le pays : à Ndélé, Kabo, Batangafo, Nana-Bakassa, Paoua, Bocaranga et ailleurs, le MCU présente des candidats qui n’ont jamais vu l’ombre d’un diplôme. Beaucoup d’entre eux ont à peine terminé l’école primaire, certains s’arrêtant au CP1 ou CP2. Ces personnes sont choisies uniquement pour leur fidélité au régime, pas pour leurs capacités. Et comment règle-t-on le problème du baccalauréat manquant ? Simple : le ministère de l’Éducation nationale fabrique de faux diplômes à la chaîne. Cette pratique n’est pas accidentelle ou exceptionnelle – elle est devenue la norme, transformant une exigence constitutionnelle sérieuse en comédie grotesque et pathétique.
Cette tricherie organisée devient encore plus révoltante quand on observe l’état désastreux de l’éducation nationale. La tragédie du lycée Barthélemy Boganda à Bangui reste dans toutes les mémoires : une explosion électrique pendant les examens du baccalauréat avait tué au moins 20 élèves. Cette catastrophe a montré l’incapacité du système à offrir des conditions d’examen minimales. Pourtant, ce même ministère défaillant trouve miraculeusement les ressources pour produire des diplômes bidons destinés aux candidats du pouvoir. Cette contradiction insulte la mémoire de ces jeunes morts et bafoue les espoirs de tout un peuple.
À quoi rime donc cette constitution ? Sous ses dehors vertueux, elle semble plutôt conçue pour éliminer les opposants politiques tout en offrant des passe-droits aux amis du MCU. La Cour constitutionnelle, qui devrait faire respecter la loi, s’est muée en chambre d’enregistrement docile, prête à valider n’importe quelle candidature frauduleuse sans poser de questions. Les petits partis satellites du MCU, dépourvus de véritables militants mais avides de bénéfices, cautionnent cette comédie politique. Ils renforcent un système où la loyauté personnelle compte plus que la compétence. Ces futurs députés illettrés ne viendront pas au Parlement pour débattre ou légiférer – ils seront là pour applaudir les décisions présidentielles et maintenir en place un régime qui détruit progressivement les institutions centrafricaines.
Cette affaire criminelle montre une réalité désolante : la constitution de 2023 n’a jamais été pensée comme un texte sacré au service de la nation. Elle n’est qu’un instrument de pouvoir entre les mains de Touadéra et du MCU pour consolider leur domination, neutraliser l’opposition et préserver un ordre où l’incompétence et la corruption prospèrent. Le peuple centrafricain mérite autre chose qu’un Parlement rempli de marionnettes et un régime qui trahit ses propres engagements dès qu’ils deviennent gênants.
Si cette dérive continue, la République centrafricaine restera prisonnière de ses propres dirigeants, condamnée à stagner sous la coupe d’un pouvoir qui méprise ses citoyens. Les Centrafricains ont le droit d’exiger des comptes et de mettre fin à cette imposture qui hypothèque leur avenir. La question n’est plus de savoir si cette constitution est sacrée ou non – elle est devenue un piège qui enferme le pays dans un cercle vicieux de médiocrité et de mensonge….
Colère au sein du MPC : les officiers et sous-officiers en rébellion contre leur Général Alkhatim Mahamat pour non-paiement et dysfonctionnements
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles du MPC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par l’autoproclamé Général Alkhatim Mahamat, fait face à une crise interne grave. Les officiers et sous-officiers du mouvement viennent d’adresser une lettre de réclamation à leur chef, dénonçant les “irrégularités constatées au sein du MPC” et les “dysfonctionnements qui affectent leur travail et leur moral”.
Cette lettre, dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie, marque une rupture entre la base combattante du MPC et son leadership. Les officiers et sous-officiers, qui sont les véritables forces opérationnelles du mouvement, expriment ouvertement leur “mécontentement” et réclament que le Général Alkhatim Mahamat “prenne des mesures appropriées pour résoudre ces problèmes et garantir leurs droits”.
Bien que la lettre reste diplomatique dans sa formulation, le message est clair : les combattants du MPC ne sont plus satisfaits de la façon dont le mouvement est géré. Ils demandent des comptes à leur chef. Ils réclament leurs droits. Et ils menacent implicitement de prendre des mesures si leurs revendications ne sont pas entendues.
Cette crise au sein du MPC s’inscrit dans un contexte plus large de décomposition des groupes armés en Centrafrique. Depuis que certains de ces groupes ont signé des accords avec le gouvernement et ont été intégrés dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), les promesses faites aux combattants n’ont pas été tenues. Les soldes ne sont pas payées. Les formations promises ne sont pas dispensées. Les opportunités de réintégration n’existent pas.
Le résultat est une frustration croissante parmi les combattants qui ont déposé les armes en croyant qu’ils allaient recevoir quelque chose en échange. Maintenant, ils se rendent compte qu’ils ont été trompés. Les chefs de mouvements comme le Général Alkhatim Mahamat signe un accord discret avec les Mercenaires russes, et procède à l’arrestation de certains de ses officiers pour remettre aux Wagner.
Les “irrégularités” et “dysfonctionnements” mentionnés dans la lettre font probablement référence à plusieurs problèmes concrets, tels que l’arrestation de certains officiers pour remettre aux Wagner. Les officiers et sous-officiers du MPC demandent au Général Alkhatim Mahamat de “garantir leurs droits”. Quels droits ?
La lettre mentionne que les dysfonctionnements “affectent leur travail et leur moral”. Cela confirme que les combattants du MPC sont démotivés. Ils ne croient plus en leur chef. Ils ne croient plus au processus DDR. Ils ne croient plus aux promesses du gouvernement. Et cette démotivation peut avoir des conséquences graves.
Des combattants démotivés et arrêtés peuvent prendre plusieurs chemins. Certains peuvent tout simplement abandonner le mouvement et rentrer dans leurs villages. D’autres peuvent rejoindre d’autres groupes armés qui leur promettent de meilleures conditions. D’autres encore peuvent se lancer dans le banditisme pour survivre. Et les plus radicaux peuvent décider de reprendre les armes contre le gouvernement qui ne tient pas ses promesses.
Cette lettre est donc un avertissement. Les officiers et sous-officiers du MPC donnent une dernière chance au Général Alkhatim Mahamat de résoudre les problèmes. Ils restent “à sa disposition pour discuter de ces questions plus en détail et trouver des solutions appropriées”. Mais si aucune solution n’est trouvée, la situation pourrait dégénérer.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’insécurité visant les travailleurs humanitaires atteint un niveau critique en République centrafricaine. Selon un rapport d’OCHA, 89 incidents ont été enregistrés entre janvier et août 2025. Le seul mois d’août compte 16 cas, soit une hausse de 23 % par rapport à juillet.
Le bilan humain fait état d’un mort et de plusieurs blessés. Derrière ces chiffres, c’est l’accès de milliers de personnes fragiles à l’aide qui est compromis. Les criminels constituent la menace principale, avec huit incidents recensés en août : sept vols à main armée et une interférence dans les activités.
Les préfectures de l’Ouham (6 incidents), de l’Ouham-Fafa (3) et de la Ouaka (3) sont les plus touchées. Depuis janvier, la Vakaga (13 incidents), le Bamingui-Bangoran(11) et l’Ouham (10) restent les zones les plus dangereuses, au point de rendre certains secteurs pratiquement inaccessibles pour les humanitaires.
Les attaques prennent des formes variées : vols à main armée, menaces directes, agressions physiques, détentions arbitraires. Chaque incident oblige les organisations à revoir leurs protocoles de sécurité, limitant leur champ d’action. Certaines régions deviennent progressivement des no-go zones, privant les populations d’aide vitale : soins de santé, abris, nourriture ou éducation.
L’irrégularité des violences complique la planification des interventions. Des périodes calmes sont suivies de pics soudains, forçant les équipes à s’adapter en permanence. Cette imprévisibilité accroît la vulnérabilité des populations déjà durement frappées par la pauvreté et les conflits.
Le rapport d’OCHA montre clairement une réalité : la neutralité humanitaire n’est plus respectée. Les travailleurs sont perçus tantôt comme des cibles faciles pour les criminels, tantôt comme des instruments suspects par des groupes armés, ou encore comme des boucs émissaires par des communautés frustrées.
Cette dégradation interroge directement la capacité du gouvernement à assurer la sécurité de ceux qui viennent en aide à ses citoyens. L’augmentation de 23 % des incidents en un mois confirme une tendance inquiétante qui risque de pousser certaines organisations à quitter le pays en ce moment difficile du pays.
En plaçant la République centrafricaine parmi les environnements les plus dangereux au monde pour l’action humanitaire, ce rapport sonne comme un avertissement. Si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement, la population pourrait se retrouver totalement privée d’assistance, aggravant une crise déjà multidimensionnelle.
LA PROBLÉMATIQUE POLITICO-JURIDIQUE DE L’INTERPRÉTATION ET DE L’APPLICATION DE LA NOTION DE BINATIONALITÉ CONSACRÉE PAR LA CONSTITUTION
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le microcosme politique centrafricain est pollué et perturbé par la polémique politico-juridique de la notion de binationalité insérée dans la constitution du 30 août 2023.
En effet, l’article 10 de la nouvelle constitution qui consacre l’exclusivité et l’unicité de la nationalité centrafricaine stipule que :”la nationalité centrafricaine est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec un autre, sauf les cas d’exception déterminé par la loi.”
Par ailleurs, l’article 183 de cette même constitution interdit l’accès des binationaux aux hautes fonctions électives, politiques civiles et militaires.
Cependant, l’article 46 de la loi N*1961.212 du 20 avril 1961 portant code de la nationalité centrafricaine tire la conséquence de la double nationalité et dispose que :”perd la nationalité centrafricaine le centrafricain majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère, ou qui déclare reconnaître une telle nationalité”.
Ce panel de dispositions légales circonscrites à desseins pour les besoins de la cause ont jeté le pavé dans la marre au risque évident d’embraser le tissu économique, social et sécuritaire encore fragile.
Les innombrables interprétations diverses et variées des textes ont rendu complexe la polémique à l’entrecroisement du droit constitutionnel, du droit de la nationalité et de la science politique avec des enjeux juridiques, politiques et identitaires sensibles.
Sortie du contexte du droit, la notion de la double nationalité s’est ainsi érigée en une arme politique pour écarter les sérieux adversaires de la compétition électorale et par voie de conséquence de créer une confusion entre l’identité politique et la notion juridique.
Dans le cas de l’espèce et étant donné que le président de l’URCA a renoncé officiellement à l’autre nationalité, il devrait recouvrir automatiquement sa nationalité d’origine au nom du sacré principe du parallélisme des formes.
À titre de rappel, le principe du parallélisme des formes est un principe de droit administratif selon lequel “l’orsqu’une décision administrative a été prise en respectant certaines formes, en cas de silence du texte, la décision inverse ne peut être prise qu’en suivant la même procédure”.
Cette règle est confirmée par la jurisprudence toujours constante du conseil d’état du 18 novembre 1938 dans l’affaire de la société languedocienne TSF.
Dans le cas de l’espèce et conformément aux exigences de l’article 46 du code de la nationalité, le président de l’URCA doit bénéficier de l’automaticité de sa nationalité centrafricaine dans les mêmes formes que de la perte.
La réintégration prévue à l’article 32 du code de nationalité qui nécessite un décret présidentiel après demande ne concerne que ceux qui ont acquis la nationalité par acquisition.
L’embrouillamini volontaire, la cacophonie assourdissante entre l’interprétation des lois et l’application du droit positif à contraint le citoyen lambda à s’interroger :
1- Le Centrafrique a t-il réellement besoin de la polémique sur la notion du double nationalité alors qu’il est en manque cruel de compétences ?
2- Le pouvoir de Bangui mesure t-il les conséquences dévastatrices d’une telle initiative sur la société centrafricaine ?
3- En conséquence de ce qui précède, quel sera l’avenir de la démocratie ?
4- Était-il trop tard pour sauver ce qui peut l’être ?
Face à cette démarche sans issue qui risque d’embraser le pays, seul un consensus politique national peut définir les conditions minimales d’inclusivité, de transparence pour une élection apaisée et acceptée.
Pour ce faire, nous appelons les autorités de Bangui à la tenue d’un dialogue politique réellement inclusif pour fédérer les ardeurs, endiguer les tensions électrostatiques qui se baladent dans la stratosphère et de suspendre les effets néfastes de ce que certains appellent abusivement “constitution”.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.
L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.
En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.
On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.
Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.
Attention Monsieur le président, ce peuple facilement domptable de l’Afrique qui n’aspire qu’à la paix risque par vos chroniques turpitudes de retomber dans les frasques du passé.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…
Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.
Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.
Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.
Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’ on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge. nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Limassa le 25 octobre 2025
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste
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La députée de Ndélé 1, Aziza Kassara Soumaïne, unique femme députée de cette région de l’extrême nord-Est du pays, vient de décéder ce vendredi 24 octobre 2025 à Bangui après une courte maladie de trois jours. Son corps se trouvait à la mosquée centrale de Bangui pour l’enterrement.
Aziza Kassara Soumaïne est la première victime mortelle de la mafia qui règne au sein du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir. On ne connaît pas exactement les raisons de sa maladie, mais tout le monde sait ce qui lui est arrivé lors des primaires du MCU.
Rappelons les faits. Le MCU avait organisé des Élections primaires pour désigner ses candidats aux Élections législatives. Dans chaque circonscription où plusieurs personnes voulaient se présenter au nom du parti, des primaires devaient avoir lieu pour départager les candidats.
À Ndélé 1, ces primaires ont eu lieu. Aziza Kassara Soumaïne a remporté haut la main ces Élections primaires. Elle avait gagné. Elle était la candidate légitime du MCU pour Ndélé 1.
Mais lors du congrès du MCU à Bangui le 26 juillet 2025, c’est son rival, le sous-préfet de Ndélé qui avait perdu les primaires qui a été choisie miraculeusement pour aller aux Élections au nom du MCU. Aziza Kassara Soumaïne, qui avait remporté les primaires, a été écartée.
C’est incroyable. Tu gagnes les primaires. Tu es choisie démocratiquement par les militants du parti. Mais au congrès, on décide de te remplacer par celui qui a perdu. C’est de la mafia de Djoubaye pure et simple.
Depuis que son dossier de candidature a été classé, puis validé deux mois plus tard, la députée n’était plus en bonne santé. Elle était malade. Et après une courte maladie de trois jours, elle vient de décéder.
On ne peut pas affirmer avec certitude que sa maladie est directement liée à l’injustice qu’elle a subie. Mais tout le monde pense que le choc de voir sa victoire aux primaires volée par son rival l’a profondément affectée. Elle avait gagné démocratiquement. Mais la mafia du parti instauré par le ministre Doli Arnaud Djoubaye Abazène en a décidé autrement.
Au sein du MCU, si tu n’as pas de réseau, si tu n’as pas de connexions mafieuses, c’est fini. Même si tu gagnes les primaires, on peut t’écarter et choisir quelqu’un d’autre.
La même chose s’est produite à Ouanda-Djallé. Là-bas, il n’y a même pas eu de primaires. Il y avait plusieurs candidats qui voulaient se présenter, mais les primaires n’ont jamais été organisées. Le MCU, via le ministre Doli Djoubaye a simplement choisi un monsieur, l’ancien ministre Hassan Come, et a déclaré que c’était lui le candidat officiel du parti.
Ce monsieur, Hassan Come, choisi pour représenter le MCU à Ouanda-Djallé, , ça fait plus de 30 ans qu’il n’a même pas mis les pieds à Ouanda-Djallé. Mais récemment, il a commencé à y aller pour dire qu’il veut devenir député. Et grâce à son réseau mafieux, il a été choisi comme candidat du MCU. Les autres candidats qui habitent réellement dans la localité ont été écartés.
C’est de la mafia pure et simple. Et ce monsieur est en plus un gros voleur connu de tous.
Dans plusieurs localités, comme à Bouar, c’est la même chose. Le MCU organise des primaires pour faire semblant qu’il y a un processus démocratique. Mais à la fin, c’est la mafia qui décide. Ceux qui ont le réseau, ceux qui ont l’argent, ceux qui sont proches du pouvoir sont choisis. Les autres, même s’ils gagnent les primaires, sont écartés.
Aziza Kassara Soumaïne est la première victime mortelle de ce système mafieux. Elle avait gagné démocratiquement. Mais on lui a volé sa victoire. Et maintenant, elle est morte.
Le BRDC dénonce les nominations prématurées du MCU et appelle la communauté internationale à témoigner de la mise en place d’un système politique antidémocratique
Les leaders du BRDC après la conférence de presse. Photo CNC
Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), coalition d’opposition dirigée par maître Crépin Mboli-Goumba, vient de publier un communiqué dénonçant les manœuvres du Mouvement Cœurs Unis (MCU) qui a nommé son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide la candidature de Touadéra.
Dans ce communiqué daté du 23 octobre 2025 et signé par Martin Ziguélé en tant que porte-parole du BRDC, l’opposition réagit aux trois décisions publiées par le MCU les 20 et 22 octobre 2025. Ces décisions nomment des dizaines de personnes dans l’équipe de campagne de Touadéra alors que le processus de validation des candidatures par le Conseil Constitutionnel n’est pas encore terminé.
Le BRDC considère ces nominations comme “une mascarade en préparation” qui permet à Touadéra de “se maintenir à vie au pouvoir”. L’opposition estime que cette démarche constitue une violation de la procédure électorale normale et une preuve que le régime ne respecte pas les institutions de la République.
Selon le communiqué, “l’histoire malheureusement, donne déjà et donnera encore demain de manière plus nette raison à l’opposition démocratique que cette fuite en avant est contraire aux intérêts du peuple centrafricain et réitère l’impérieuse nécessité de l’organisation d’un dialogue politique pour convenir de manière consensuelle des conditions minimales d’inclusivité, de transparence et d’équité avant l’organisation des prochaines Élections.”
Le BRDC appelle donc à l’organisation d’un dialogue politique avant les Élections. L’opposition estime que les conditions minimales pour des Élections libres et transparentes ne sont pas réunies. Elle demande que toutes les forces politiques se mettent d’accord sur les règles du jeu avant d’aller aux Élections.
Cette position du BRDC n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs mois, l’opposition réclame un dialogue inclusif pour discuter des conditions de l’élection présidentielle. Mais le régime refuse ce dialogue. Il préfère organiser les Élections selon ses propres règles, en contrôlant toutes les institutions qui sont censées garantir la transparence du processus.
Le communiqué du BRDC prend également “à témoin l’opinion nationale et internationale de cette situation”. L’opposition veut que la communauté internationale soit consciente de ce qui se passe en Centrafrique. Elle veut que les partenaires du pays sachent que “ce qui se déroule sous nos yeux est la mise en place méthodique d’un système politique visant à empêcher les Centrafricains d’exprimer leurs droits politiques et de choisir librement leurs dirigeants.”
C’est un appel direct à la communauté internationale. Le BRDC demande aux organisations internationales, aux pays partenaires, aux observateurs électoraux de ne pas fermer les yeux sur ce qui se passe. De ne pas accepter passivement un processus électoral truqué dès le départ.
Le timing de ce communiqué est important. Il intervient juste après la publication des trois décisions du MCU nommant l’équipe de campagne de Touadéra. Le BRDC réagit rapidement pour dénoncer cette violation de la procédure et pour alerter l’opinion publique.
La signature de Martin Ziguélé au bas du communiqué rappelle que le BRDC est une coalition sérieuse regroupant plusieurs partis d’opposition. Ziguélé, ancien Premier ministre et président du MLPC, est une figure respectée de la politique centrafricaine. Sa voix porte au niveau national et international.
Le communiqué du BRDC pose clairement le problème : comment peut-on organiser des élections libres et transparentes quand le parti au pouvoir nomme déjà son équipe de campagne avant même que les candidatures ne soient validées ? Comment peut-on croire en l’indépendance du Conseil Constitutionnel quand le MCU agit comme si cette validation n’était qu’une simple formalité ?
Centrafrique : quand le pouvoir s’érige en propriétaire du pays de Boganda et traite les citoyens centrafricains en locataires
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/gervais-lakosso.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le leader de la société civile Gervais Lakosso Kokpalé incarcéré, filmé et exposé sur ordre du DG de la police Zokoué.
Empêcher un recueillement et réprimer la douleur collective : la société civile découvre un régime qui se comporte en propriétaire absolu du pays.
L’explosion d’un transformateur au lycée Barthélémy Boganda, le 25 juin dernier, a transformé un centre d’examen en champ de mort. Vingt-neuf élèves ont perdu la vie, plus de deux cents autres ont été blessés, certains à vie. Une tragédie qui aurait dû unir la nation dans le deuil et la solidarité.
Pour honorer la mémoire des victimes, des membres du Groupe de travail de la société civile (GTSC) et certains parents des victimes ont voulu organiser une marche pacifique. La demande officielle a été rejetée par les soi-disant autorités, prétextant la qualification du site en « scène de crime ». Malgré l’interdiction, la société civile a maintenu l’initiative et s’est dirigée vers le lycée depuis le monument des Martyrs. La marche s’est heurtée à un dispositif policier massif.
Arrêtés brutalement, plusieurs figures de la société civile, Gervais Lakosso, Paul Crescent Beninga, maître Mandéndjapou, ont été conduites dans les locaux de la compagnie nationale de sécurité (CNS) et à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB). Parmi eux, un journaliste indépendant, Sabé, un reporter du RJDH, ainsi qu’un père dont la fille figure parmi les victimes. Cette vague d’interpellations visait clairement à étouffer toute expression collective d’émotion et à dissuader toute future mobilisation.
Deux jours plus tard, les personnes arrêtées ont été relâchées. Mais 24 heures après sa libération, Paul Crescent Beninga, l’un des porte-voix du GTSC, a publié un message incisif sur les réseaux sociaux. Un texte révélateur d’un sentiment profond d’expropriation citoyenne :
Beninga : « C’est à croire que vous avez le titre foncier du pays et que nous autres sommes des locataires. C’est à croire que nous avons besoin de l’accord du DG de la police pour pleurer nos morts. Continuez à servir des hommes au lieu de servir des institutions. »
Aujourd’hui, l’espace public est verrouillé, l’espace politique et même l’espace civil et civique sont entièrement cadenassés par le régime. Qu’on soit militant associatif, simple citoyen ou journaliste, chacun est immédiatement catalogué : « Tu es d’un clan ? Tu es d’un parti ? » Dès qu’un journaliste indépendant apparaît, il est traqué, arrêté, emprisonné, parfois menacé de mort. Même les reporters de Corbeau News Centrafrique, ou ceux qui sont tout simplement soupçonnés d’être des journalistes du CNC, sont littéralement chassés, frappés, voir traînés en prison, victimes de tentatives d’assassinat.
Le pays se referme sur lui-même. Où va la République si elle expulse les journalistes, enferme ceux qui dénoncent, efface la mémoire collective ? Comme le rappelle Paul Crescent Beninga, Faustin-Archange Touadéra avait lui-même été humilié et marginalisé à l’époque du régime Bozizé. Il connait déjà la suite. Mais si aujourd’hui il répète ces mêmes méthodes d’exclusion, il doit se rappeler que « la suite, on la connaît déjà ». Ce qu’il a fait à Bozizé, son successeur lui fera de même.
Ces mots, amers et lucides, sonnent comme un avertissement. À force de bâillonner la société civile, d’enfermer la presse, de confisquer la douleur et d’ériger le pouvoir en titre foncier, le régime finit par transformer tout le pays en une immense prison à ciel ouvert. Mais un jour, ces murs céderont. Un jour, la peur changera de camp….
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le pouvoir de Bangui s’attaque désormais frontalement à l’indépendance de la justice. En suspendant l’Ordre des avocats, le président Touadéra assume désormais une dictature ouverte où la loi n’a plus aucune valeur face à son régime criminel.
Le 27 septembre 2025, un arrêté du ministre de la Justice a ordonné la suspension immédiate de l’Ordre des avocats de Centrafrique, une institution fondée il y a plus de quarante ans. Les locaux du Barreau doivent être fermés et un administrateur provisoire sera nommé par le gouvernement pour en prendre le contrôle. Jamais dans l’histoire récente du pays une telle décision n’avait été prise.
Cette attaque vise directement le bâtonnier et le Conseil de l’Ordre, accusés par le pouvoir de « manquements » aux règles de la profession. En réalité, le motif est clair : les avocats ont osé faire grève pour dénoncer les violations massives des droits de la défense et exiger l’accès à leurs clients détenus dans les commissariats, les brigades et les prisons. Dans ces lieux de détention, la torture est devenue pratique courante, notamment dans les geôles contrôlées par les mercenaires russes de Wagner.
Oui, c’est la grève des avocats qui est à l’origine du déclencheur de la répression. Rappelons le, depuis plusieurs mois, les avocats centrafricains dénoncent l’impossibilité de remplir leur mission. À chaque arrestation, les forces de sécurité refusent l’accès aux détenus, laissant ces derniers entre les mains de policiers, gendarmes ou mercenaires russes du groupe Wagner sans aucun contrôle judiciaire. Les cas de tortures, de mauvais traitements et de détentions prolongées se multiplient.
Devant de tels abus, le Barreau a déclenché une grève pour rappeler au gouvernement l’obligation de respecter la loi et la Constitution. En réponse, le ministère de la Justice a d’abord tenté de calmer les avocats par une circulaire, demandant aux forces de l’ordre de respecter les lois du pays, avant de franchir pathétiquement le pas : supprimer purement et simplement leur institution.
Comme tout le monde le sait d’ailleurs, c’est la main des mercenaires Russes qui sont derrière la décision du ministère de la justice. Cette offensive contre les avocats s’explique aussi par la présence croissante des mercenaires russes au cœur du système sécuritaire et judiciaire centrafricain. Dans les unités de l’OCRB et à la gendarmerie, plusieurs détenus accusés à tort de complot ou de simple opposition politique subissent des traitements inhumains. Les avocats, en défendant leurs clients, dérangeaient directement les intérêts du régime et de ses protecteurs russes.
Pour le président Touadéra, la grève des avocats était une menace : en exposant publiquement les abus et la complicité du pouvoir avec Wagner, elle brisait le silence imposé. La dissolution du Barreau est donc un acte politique destiné à protéger ses alliés étrangers et à verrouiller davantage la société.
Ceci dit, la loi n’existe plus dans le pays. En suspendant l’Ordre des avocats, le gouvernement envoie un message clair : la loi n’existe plus en Centrafrique. Seule la volonté du président fait désormais office de règle. La Constitution, les conventions internationales et l’indépendance de la profession d’avocat sont piétinées au grand jour.
L’Union internationale des avocats a déjà dénoncé une atteinte grave à l’État de droit et demandé le retrait de cette mesure. Mais le régime reste sourd à ces appels. Touadéra assume désormais devant tout le monde une dérive autoritaire du jamais vue dans le pays, où toute contestation est muselée.
En plus, c’est au moins Quarante ans d’histoire que le régime de Touadera veut balayer. Le Barreau de Centrafrique existe depuis plus de quarante ans. Il a survécu aux crises politiques, aux coups d’État et aux guerres civiles. Jamais aucun pouvoir, aussi fragile ou autoritaire soit-il, n’avait osé l’effacer d’un trait de plume. Le régime actuel franchit donc une ligne rouge : supprimer une institution indispensable au fonctionnement de la justice et à la défense des citoyens.
Derrière cette décision, ce n’est pas seulement le Barreau qui est attaqué, mais l’idée même d’un État de droit. Les avocats, garants des libertés, sont réduits au silence. Les citoyens, eux, restent seuls face à un pouvoir de plus en plus violent, épaulé par des mercenaires russes du groupe Wagner.
C’est de la pure dictature qui est désormais assumée ouvertement. En dissolvant l’Ordre des avocats, Touadéra ne cache plus sa dictature. Il démontre qu’aucune loi, aucune institution, aucun droit fondamental ne résiste à sa volonté politique. Son message est clair : la justice est désormais une arme au service du régime, et ceux qui la contestent seront écrasés.
La Centrafrique bascule ainsi dans une nouvelle ère où les droits élémentaires sont confisqués, où les prisons deviennent des zones de non-droit, et où la voix des avocats – dernier rempart contre l’arbitraire – est réduite au silence.
Une fois de plus, la République centrafricaine voit naître un nouveau mouvement politique à l’approche des Élections. Germain Nadjibe lance sa « Conquête inclusive du bonheur », rejoignant ainsi la longue liste des formations politiques éphémères qui surgissent avant chaque scrutin pour disparaître aussitôt après.
En effet, l’émergence de ce mouvement interroge d’emblée. Pourquoi maintenant ? Comme tant d’autres avant lui, Nadjibe profite-t-il simplement de la période pré-électorale pour se positionner sur l’échiquier politique ? Le phénomène est récurrent en Centrafrique : multiplication des partis politiques avant les Élections, puis évaporation totale une fois les urnes fermées. Les électeurs centrafricains ont déjà assisté à ce spectacle maintes fois.
« Conquête inclusive du bonheur », « mobilisation populaire », « rassembler toutes les tendances », le vocabulaire utilisé par Nadjibe relève davantage du slogan marketing politique que d’un véritable projet politique. Aucune proposition concrète n’est avancée. Comment compte-t-il réellement améliorer la vie des Centrafricains ? Quelles sont ses solutions face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du pays ? Le flou artistique règne.
Nadjibe affirme être « implanté sur l’ensemble du pays, du nord au sud, du sud à l’est ». Pourtant, qui connaît réellement ce mouvement en dehors de cette interview ? Comment un homme, même « suffisamment connu » selon ses propres termes, peut-il prétendre avoir structuré un mouvement national en seulement deux ans, là où des partis établis peinent à maintenir leur présence territoriale ?
Si Nadjibe se présente comme enseignant, sportif et proche du milieu ecclésiastique, son parcours politique reste un mystère total. Aucune expérience significative dans la gestion publique, aucun mandat électif, aucune réalisation concrète au service de la communauté. Sur quelles bases les Centrafricains devraient-ils lui accorder leur confiance ?
Dans un contexte où le président sortant, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro contrôle l’ensemble des institutions électorales et bénéficie de tous les avantages du pouvoir, l’émergence de nouveaux mouvements comme celui de Nadjibe ne sert-elle pas avant tout à donner une façade démocratique à un processus déjà joué d’avance ? Ces formations politiques de circonstance permettent de maintenir l’illusion d’une compétition électorale équitable.
Qui finance ce mouvement ? Quels sont ses véritables objectifs ? S’agit-il d’une stratégie pour obtenir des positions ou des avantages après les Élections ? Nadjibe sera-t-il encore présent sur la scène politique dans deux ans ? L’histoire récente de la Centrafrique suggère que non.
La « Conquête inclusive du bonheur » ressemble davantage à une opération de communication qu’à un véritable projet politique. Les Centrafricains, échaudés par tant de promesses non tenues, sont en droit d’exiger plus que des slogans creux et des déclarations d’intentions.
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Bangui : vendredi noir au lycée d’État des Rapides, affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/10/un-eleve-dans-un-vehicule-de-la-police-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration de la grève des élèves au lycée de gobongo à Bangui. Photo CNC
Le lycée d’État des Rapides à Bangui est devenu ce vendredi un champ de bataille et d’affrontements violents. Les Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) tirent à balles réelles sur des élèves après qu’une simple altercation entre un professeur et un élève ait dégénéré.
Tout a commencé par un incident banal. Un professeur a confisqué le ballon d’un élève. L’élève est allé récupérer son ballon. Le professeur l’a frappé avec un bâton. Les autres élèves ont protesté contre cette violence et se sont mis en grève. Ils ont barricadé la voie pour bloquer l’accès au lycée.
Les policiers et les gendarmes sont arrivés sur place mais n’ont pas réussi à calmer la situation. Les élèves refusaient de lever les barricades et demandaient que le professeur soit sanctionné pour avoir frappé leur camarade.
Face à cette situation, les autorités ont fait appel aux BIR. Ces unités d’intervention rapide sont arrivées et ont commencé à tirer. Des balles réelles sifflent de partout dans l’enceinte du lycée. Les BIR tirent sans contrôle, sans discernement.
Selon les premières informations, il y a des blessés, des traumatisés et des élèves évanouis. Le bilan exact n’est pas encore connu car la situation est toujours confuse. Les élèves courent dans tous les sens pour échapper aux tirs. Certains ont réussi à sortir du lycée. D’autres sont encore piégés à l’intérieur.
L’utilisation de balles réelles contre des élèves qui manifestaient pacifiquement est inacceptable. Ces jeunes protestaient contre la violence d’un professeur. Ils n’étaient pas armés. Ils ne représentaient aucune menace. Faire intervenir les BIR avec des armes à feu contre des lycéens est disproportionné.
Cette situation rappelle le niveau de violence que le régime Touadéra est prêt à utiliser contre sa propre population. Des élèves qui protestent contre un professeur violent se retrouvent sous les tirs des forces spéciales. C’est la réalité de la Centrafrique aujourd’hui.
Les parents sont actuellement en train de converger vers le lycée des Rapides. Ils veulent récupérer leurs enfants. Ils sont inquiets après avoir entendu parler des tirs à balles réelles. Beaucoup craignent que leurs enfants ne soient blessés ou tués.
La situation reste tendue. Les BIR sont toujours sur place et continuent à tirer. Les élèves tentent de fuir. Le chaos règne au lycée des Rapides.
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Touadera, de père peul nigérien, et de mère congolais de la RDC, veut diviser les centrafricains l’un contre l’autre. Écouter ce que Anicet-Georges Dologuelé a dit, et il a parfaitement raison.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans une interview accordée à la radio Ndèkè-Luka, Anicet-Georges Dologuélé, candidat à l’élection présidentielle de décembre 2025, a dénoncé avec une clarté implacable la stratégie de Touadéra qui consiste à diviser les Centrafricains les uns contre les autres. Ses propos sont sans appel : “Après 65 ans d’existence de la RCA, Touadéra déclare le premier apatride, simplement parce qu’il n’a pas envie de l’avoir en face de lui à une élection. Ce n’est pas beaucoup, non ?”
Voilà comment Touadéra veut détruire le pays. En dressant les Centrafricains les uns contre les autres. En créant des catégories de citoyens : les bons qui peuvent être binationaux sans problème parce qu’ils soutiennent le régime, et les mauvais qu’on déclare apatrides parce qu’ils osent s’opposer au pouvoir.
Dologuélé, ancien Premier ministre, député depuis dix ans, homme qui a tout donné pour son pays, se retrouve aujourd’hui traité comme un étranger dans sa propre patrie. Et tout cela pourquoi ? Simplement parce qu’il représente une menace électorale pour Touadéra.
L’ancien Premier ministre a expliqué sa position avec une logique juridique imparable. “Pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut parmi les documents que vous présentez, le certificat de nationalité centrafricaine. Je l’ai présenté à l’ANE. J’ai toujours eu un certificat de nationalité centrafricaine qui n’a jamais été remis en question. C’est un document qui a un caractère juridique».
Et Dologuélé enfonce le clou : “Ce n’est pas par une lettre d’un ministre de la Défense qu’on perd une nationalité. C’est par un acte de justice. Et cet acte n’a jamais eu lieu». Voilà toute l’absurdité de cette affaire. On ne peut pas déclarer quelqu’un apatride par une simple lettre administrative. Il faut un jugement. Une décision de justice. Une procédure légale. Rien de tout cela n’existe.
“Ce n’est pas parce que le code de nationalité l’a dit, puisque ce code n’a jamais été appliqué. Mais pour l’appliquer, il faut prendre un acte. Il faut prendre un acte pour constater que le Centrafricain, qui hier était centrafricain, a changé de nationalité, qui n’est plus centrafricain. Il n’y a pas eu d’acte jusqu’à aujourd’hui». La démonstration est limpide. Le régime prétend appliquer une loi, mais il ne suit aucune procédure légale pour le faire.
Dologuélé dénonce également le manque total de cohérence de Touadéra. “Je trouve que le président manque complètement de sagesse et de suite dans les idées. Parce que je l’ai vu, ce n’est pas juste entendu, dire le 30 mars 2025 devant tout le corps diplomatique, devant tout le gouvernement, devant tout l’écran constitué. Quand on lui a posé la question, il a dit qu’il n’interdisait à personne d’être candidat. Ceux qui ont deux nationalités n’ont qu’à se séparer d’une nationalité».
Et qu’a fait Dologuélé ? Exactement ce que Touadéra demandait. “Comme je n’avais aucune envie de me présenter en France, j’ai zéro chance. Je me présente dans mon pays d’origine, la RCA. Donc, j’ai abandonné la nationalité française. J’ai donc fait ce qu’il a demandé publiquement».
Mais au lieu de respecter sa parole, Touadéra invente maintenant autre chose. “Maintenant que je le fais, que je ne suis plus que centrafricain, on vient inventer autre chose. Non, non, non, il n’est plus centrafricain. Vous voyez, il y a un acharnement. Ce n’est plus de la Politique. C’est un acharnement contre un individu».
Un acharnement contre un homme qui a servi son pays avec honneur. “À mon âge là, avec tout ce que j’ai fait dans ce pays, alors que je suis député de la nation, député depuis 10 ans, député centrafricain, et que quand je voyage, je voyage avec une autorisation de sortie du président de l’Assemblée nationale, on vient dire que, en fait, depuis 30 ans, je ne suis plus centrafricain».
C’est absurde. C’est injuste. C’est cruel. Et Dologuélé résume parfaitement l’intention de Touadéra : “Donc, M. Touadéra, après 65 ans d’existence de la RCA, déclare le premier apatride, simplement parce qu’il n’a pas envie de l’avoir en face de lui à une élection. Ce n’est pas beaucoup, non ?”
Mais le coup de maître de Dologuélé dans cette interview, c’est d’avoir dénoncé l’application sélective de la loi sur la double nationalité. Et c’est là que sa stratégie de diviser les Centrafricains apparaît clairement.
“Je ne fais qu’interpréter la lettre du ministre de la Défense qui m’a écrit sur ses instructions. Si tous ceux qui ont acquis une autre nationalité après leur majorité ne sont plus centrafricains, nous sommes des milliers. Et parmi ces milliers, il y a plusieurs dizaines, sinon plusieurs centaines dans le gouvernement actuel, à la présidence, à la primature, à l’Assemblée nationale, dans la fonction publique, parmi les magistrats et parmi les hauts gradés de l’armée».
Dologuélé ne se contente pas d’accusations générales. Il cite des noms précis. “Tenez, le président de l’Assemblée nationale, Simplice-Mathieu Sarandji. Tout le monde sait qu’il est français. Donc, ça veut dire qu’il n’est plus centrafricain. Donc, c’est un Français qui est président de l’Assemblée nationale. La ministre des Affaires étrangères Sylvie Baîpou Temon. C’est donc une Française qui est ministre des Affaires étrangères. Et puis, je peux en citer plusieurs, les Baïpo, ils sont nombreux».
Voilà la vérité que Touadéra veut cacher. Des dizaines de hauts responsables du régime sont binationaux. Mais eux ne sont pas inquiétés. Pourquoi ? Parce qu’ils sont fidèles au régime. Parce qu’ils obéissent à Touadéra. Parce qu’ils ne le menacent pas politiquement.
“Donc, ça veut dire que tous ceux-là, il doit y avoir un acte réglementaire pour les démettre de leur fonction. Et puis, il doit y avoir un acte de justice, j’insiste dessus, pour constater qu’ils ne sont plus centrafricains. Et puis donc, les obliger à faire une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine. C’est ça que veut dire la lettre du ministre de la Défense. Je ne fais que l’interpréter».
Cette dénonciation est dévastatrice. Elle montre que Touadéra crée deux catégories de Centrafricains. Ceux qui peuvent être binationaux parce qu’ils soutiennent le régime. Et ceux qu’on déclare apatrides parce qu’ils osent s’opposer au pouvoir. C’est une division artificielle. C’est une stratégie pour dresser les Centrafricains les uns contre les autres.
Touadéra veut faire croire que certains Centrafricains sont plus centrafricains que d’autres. Que ceux qui sont nés de deux parents centrafricains sont de “vrais” Centrafricains, tandis que ceux qui ont acquis une seconde nationalité ne le sont plus. Mais en même temps, il ferme les yeux sur les dizaines de binationaux dans son propre gouvernement.
Cette hypocrisie crée des divisions dangereuses dans le pays. Elle crée de la méfiance entre citoyens. Elle crée du ressentiment. Elle pousse les gens à se demander : qui est vraiment centrafricain ? Qui peut être candidat ? Qui peut occuper des fonctions publiques ? Et la réponse que donne Touadéra est claire : ceux qui me soutiennent sont centrafricains, ceux qui s’opposent à moi ne le sont pas.
C’est exactement ce que veut Touadéra. Diviser pour régner. Créer des catégories de citoyens. Monter les uns contre les autres. Faire en sorte que les Centrafricains se battent entre eux sur des questions de nationalité au lieu de se battre ensemble contre la dictature, la corruption, la misère.
Dologuélé a parfaitement compris cette stratégie. Et il la dénonce publiquement. Il refuse de se laisser enfermer dans ce piège. Quand le journaliste lui demande s’il s’apprête à affronter Touadéra pour la troisième fois, il rectifie immédiatement : “J’estime qu’une élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et son peuple. Je ne me présente pas contre Touadéra. Il n’est pas le seul candidat. Je me présente face aux Centrafricains, avec un projet».
Cette posture est importante. Dologuélé refuse de personnaliser le combat. Il refuse de tomber dans le piège de la confrontation personnelle avec Touadéra. Il veut garder le débat sur les idées, sur les projets, sur l’avenir du pays. “Je me présente avec un projet de société pour présenter aux Centrafricains une alternative crédible. Je ne me présente pas contre quelqu’un».
Mais Touadéra, lui, a personnalisé le combat. Il s’acharne contre Dologuélé. Il veut l’empêcher de se présenter. Il mobilise tout l’appareil d’État contre un seul homme. Le ministre de la Défense écrit des lettres. Le Conseil Constitutionnel lui retire son immunité parlementaire. Le Tribunal Administratif rejette ses recours. Les médias d’État le diabolisent.
Tout cela parce que Touadéra a peur. Peur de perdre le pouvoir. Peur de devoir rendre des comptes. Peur que les Centrafricains choisissent une alternative à dix ans de désastre sous son règne.
Cette interview de Dologuélé à la radio Ndèkè-Luka est importante. Elle montre un homme digne qui refuse de se laisser intimider. Un homme qui démonte calmement mais fermement les arguments bidons du régime. Un homme qui dénonce l’application sélective de la loi. Un homme qui refuse de se victimiser tout en pointant clairement l’injustice dont il est victime.
Les Centrafricains doivent écouter ces propos. Ils doivent comprendre ce que Touadéra est en train de faire. Il crée le premier apatride de l’histoire du pays. Il divise les Centrafricains entre “vrais” et “faux” citoyens. Il applique la loi de manière discriminatoire selon les intérêts politiques du régime.
Si les Centrafricains laissent faire, demain n’importe qui pourra être déclaré apatride. N’importe quel opposant gênant pourra être exclu de la vie politique sous prétexte de double nationalité. Et pendant ce temps, les binationaux du régime continueront tranquillement à occuper les plus hautes fonctions de l’État.
C’est ça que veut Touadéra. Dresser les Centrafricains les uns contre les autres. Créer des divisions. Faire en sorte que le peuple se batte entre lui pendant que le régime continue à piller le pays et à le livrer aux Mercenaires russes.
ACFPE : un mois après l’expulsion des jeunes stylistes couturiers, leurs machines restent enfermées, et la ministre Annie Michelle Mouanga, née Gambor, refuse toute discussion
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ateliers-de-couture-a-acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Voici l’atelier de couture installé au sein de l’ACFPE, où les couturiers stylistes centrafricains font leurs activités. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un mois s’est écoulé depuis l’expulsion des jeunes couturiers-stylistes de l’ACFPE. Leurs machines à coudre et tous leurs outils de travail sont toujours enfermés dans les locaux de l’agence. Personne ne les a appelés. Personne ne leur a proposé de discuter. Et pendant ce temps, ces jeunes qui ont des familles à nourrir errent dans les quartiers de Bangui sans travail, sans revenus, sans perspectives.
La ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga, née Gambor, n’a montré aucune volonté de régler le problème. Elle les a chassés le 12 septembre 2025 en faisant intervenir la gendarmerie. Depuis, elle les ignore complètement. Comme si ces jeunes n’existaient plus. Comme si leurs trois ans et quatre mois de formation ne comptaient pour rien.
Rappelons comment tout a commencé. En mai 2022, le ministère a lancé un appel à la radio pour une formation avec une styliste ivoirienne. Beaucoup de jeunes ont répondu. La formation a démarré le 16 mai. Après une semaine, ils pensaient rentrer chez eux. Mais la ministre les a retenus pour préparer un défilé de mode.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-gendarmes-centrafricains-en-intervention-dans-enceinte-de-acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les gendarmes, appelés en urgence par la ministre du travail Annie Michelle Mouanga pour venir déloger les couturiers stylistes au sein de l’ACFPE le vendredi 12 septembre 2025. Photo CNC
Ce défilé a eu lieu le 21 juin 2022 à l’hôtel Oubangui. Brigitte Touadéra, la Première dame, était présente. Plusieurs membres du gouvernement aussi. Le lendemain, les couturiers ont reçu des certificats à l’hôtel Ledger. Et là encore, la ministre les a empêchés de partir.
Elle parlait de financements venant de la Banque mondiale, du PAM, de l’UNICEF, de l’UNFPA et de la BAD. Elle promettait la création d’une coopérative après trois années de formation. Ces promesses n’ont jamais été tenues.
Pendant trois ans et quatre mois, ces jeunes sont restés à l’ACFPE. Ils ont eu deux marchés en tout. Le principal concernait les uniformes de l’école du président Touadéra à Damara. Mais même là, la ministre décidait seule du prix. Elle leur donnait des forfaits. Ils n’avaient pas leur mot à dire. Tout l’argent des financements internationaux passait par la coordinatrice camerounaise, Mme Ouahm-Diane, proche de la ministre.
En août 2025, la ministre a soudainement décidé de les expulser. Elle leur a envoyé une note leur donnant une semaine pour quitter les lieux. Pourquoi cette expulsion brutale ? Parce qu’elle veut installer un restaurant dans les locaux de l’ACFPE. Un restaurant obligatoire pour les employés, dont les salaires seront automatiquement amputés pour payer les repas. Le même système qu’elle a déjà imposé à la CNSS.
Les couturiers stagiaires
Les couturiers ont demandé à rencontrer la ministre pour comprendre. Le 10 septembre, ils se sont présentés à son bureau. Elle s’est mise à hurler : “Sortez de mon bureau ! Sortez de mon bureau !”. Elle criait si fort qu’on l’entendait dans tout le bâtiment.
Elle leur disait : “Qui vous a embauchés ici ? Vous avez quel contrat ? Sortez d’ici !”. C’est pourtant elle qui les avait fait venir en 2022 et retenus pendant trois ans. Legrand Youkoumande, l’un des couturiers expulsés, a raconté cette scène dans une interview accordée à Corbo News Centrafrique.
Après que la ministre les ait chassés de son bureau, son chargé de mission, M. Aristide Ganabo, est sorti derrière eux. Il leur a reproché d’avoir envoyé leur recours aux médias et aux ambassades. “Vous êtes malades ou quoi ? Comment vous pouvez mettre les médias dans vos documents ?”.
Puis il a ajouté que c’était uniquement par “la bonne volonté” de la ministre qu’ils étaient restés trois ans. “Vous devez remercier la ministre. Sans elle, vous ne seriez pas là. Elle vous a donné des marchés, vous devez lui dire merci.”
Les couturiers ont répondu qu’ils ne voulaient pas être des assistés, mais des professionnels accompagnés dans leurs projets. Mais Ganabo insistait que tout venait de la ministre et qu’ils n’avaient aucun droit de discuter.
Deux jours plus tard, le vendredi 12 septembre, la ministre a fait venir la gendarmerie. Les couturiers ont été expulsés. Leurs machines, leurs outils, tout leur matériel de travail est resté sur place. Tout a été fermé à clé.
Depuis ce jour, rien n’a bougé. Ces jeunes se sont retrouvés dans les quartiers sans rien. Pas de machines pour travailler. Pas de revenus pour nourrir leurs familles. Et personne ne les appelle pour trouver une solution.
La ministre continue son business. Elle a nommé sa sœur cadette, Renée Michèle Bimbo, directrice générale de l’ACFPE. Elle place ses parents partout dans l’institution. Elle installe son restaurant. Et elle oublie ces jeunes qu’elle a utilisés pendant plus de trois ans.
Annie Michelle Mouanga se glorifie d’être parente à Tina Touadéra. Elle pense que cette connexion familiale la protège. Elle pense qu’elle peut maltraiter les jeunes sans conséquence. Elle pense que le pouvoir durera toujours.
Mais le pouvoir finit toujours. Ces jeunes qu’elle a chassés ne vont pas tous disparaître. Ils vont rester. Ils vont se souvenir. Ils vont raconter à leurs enfants comment une ministre les a utilisés pendant trois ans, puis les a jetés comme des malpropres quand elle n’avait plus besoin d’eux.
Cette femme est mère de famille. Elle devrait comprendre ce que vivent ces jeunes. Elle devrait savoir ce que c’est que de ne pas pouvoir nourrir sa famille. Mais elle s’en fiche. Elle ne pense qu’à son argent, à son restaurant, à placer ses proches.
Le président Touadéra parle tout le temps de la jeunesse. Il dit que c’est sa priorité. Mais que fait-il quand sa ministre chasse des jeunes couturiers pour installer un restaurant ? Rien. Il regarde et il laisse faire.
Ces jeunes ont investi trois ans et quatre mois de leur vie dans cette formation. Ils ont participé à des défilés en présence de la Première dame. Ils ont fabriqué des uniformes pour l’école présidentielle à Damara. Et maintenant, on les jette.
Leurs machines sont enfermées quelque part dans l’ACFPE. Ils ne peuvent pas les récupérer. Ils ne peuvent pas travailler. Ils ne peuvent pas gagner leur vie. Et personne ne les appelle.
Un mois déjà. Trente jours sans revenus. Trente jours à expliquer à leurs familles pourquoi il n’y a rien à manger. Trente jours à se demander ce qu’ils vont devenir.
La ministre Annie Michelle Mouanga doit débloquer cette situation. Elle doit appeler ces jeunes. Elle doit leur rendre leurs machines. Elle doit leur permettre de travailler. Si elle refuse, le président doit intervenir.
Si rien ne bouge, on saura que tous les discours sur la jeunesse ne sont que des paroles vides. Que les promesses ne valent rien. Que les jeunes Centrafricains ne comptent pas.
Mathurin Dimbélé Nakoué, ancien député voleur et trafiquant, encore candidat du MCU malgré une plainte pour réajustement de peine : l’OGDC saisit la justice
L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), représenté par son coordonnateur national Élysée Nguemal, vient de déposer une plainte explosive auprès du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui. L’objet ? Demander le réajustement de peine contre Mathurin Dimbélé Nakoé, ce député voleur, trafiquant et criminel économique qui ose à nouveau se présenter comme candidat aux Élections législatives du 28 décembre 2025 dans la circonscription de Sosso-Nakombo.
La plainte, datée du 15 octobre 2025, rappelle des faits accablants que le régime Touadéra voudrait bien faire oublier.
En effet, le 18 septembre 2013, la Cour d’Appel de Bangui avait inculpé Mathurin Dimbélé Nakoué et d’autres pour détournement de deniers publics, faux usage de faux, prise d’intérêts dans un acte, trafic d’influence et abus de biens sociaux. Une liste de crimes économiques qui devrait normalement disqualifier à vie quelqu’un de toute fonction publique.
Mais ce n’est pas tout. La plainte de l’OGDC rappelle un autre fait gravissime établi par la Cour Constitutionnelle elle-même. Dans sa décision n°024/CC/20 du 27 novembre 2020, la Cour Constitutionnelle avait invalidé la candidature de Mathurin Dimbélé Nakoué aux Élections législatives du 27 décembre 2020 en raison de conditions d’inéligibilité inscrites à l’article 135 du code électoral de 2019.
Mais ce n’est pas seulement pour ses crimes économiques que Dimbélé avait été débouté. La Cour Constitutionnelle avait également établi un autre fait explosif : la tentative de manipulation des votes à l’Assemblée Nationale pendant la 6ème législature et pressions exercées sur le Ministre de l’Administration du Territoire.
En clair, Dimbélé ne se contentait pas de voler et de détourner. Il manipulait aussi les votes au sein de l’Assemblée Nationale et faisait pression sur les ministres. Un criminel complet, en somme.
Et voici le détail le plus croustillant de cette affaire, qui montre à quel point Dimbélé est un personnage sans scrupules : le 4 juin 2020, alors qu’il était interpellé par la police centrafricaine, notamment par la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), dans une affaire de faux usage du symbole de l’Assemblée Nationale, Mathurin Dimbélé Nakoué, vice-président de l’Assemblée Nationale à l’époque, avait alloué le Macaron de l’Assemblée Nationale à un sujet camerounais afin de lui permettre de circuler librement sur le territoire national sans s’acquitter des formalités liées à son statut d’étranger.
Vous avez bien lu. Un vice-président de l’Assemblée Nationale qui donne le macaron officiel de l’institution à un étranger camerounais pour qu’il puisse circuler en Centrafrique en se faisant passer pour un député ! C’est du grand banditisme institutionnel.
Corbeau News Centrafrique avait déjà documenté cette affaire en détail dans un article publié en juin 2020. Nous avions révélé comment Dimbélé et son collègue député Teddy Arnauld Weïdane étaient impliqués dans un vaste réseau de fraude douanière et de trafic de faux documents officiels avec des commerçants camerounais.
Malgré tous ces crimes, malgré son inculpation pour détournement de deniers publics, malgré sa disqualification par la Cour Constitutionnelle en 2020, malgré son implication dans des trafics de faux documents, Mathurin Dimbélé Nakoué ose à nouveau se présenter comme candidat aux législatives de décembre 2025.
Et le plus scandaleux ? Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti de Touadéra, l’a officiellement investi comme candidat dans la circonscription de Sosso-Nakombo. Un criminel condamné, disqualifié par la Cour Constitutionnelle, est réinvesti par le parti au pouvoir. Pourquoi ? Parce que la Cour Constitutionnelle a été remplacée par un Conseil Constitutionnel dirigé par le cousin de Touadéra, un pantin qui valide tout ce que veut le président.
Comme nous l’avions écrit précédemment, Mathurin Dimbélé avait été débouté en 2020 par la juge Danièle Darlan qui présidait alors la Cour Constitutionnelle. Darlan avait appliqué la loi : un criminel économique condamné ne peut pas être candidat aux Élections. Mais Touadéra a éjecté la juge Darlan précisément parce qu’elle osait appliquer la loi. Il l’a remplacée par son cousin qui, lui, valide toutes les candidatures que Touadéra souhaite, même celles de criminels notoires comme Dimbélé.
La plainte de l’OGDC demande donc à la justice de priver Mathurin Dimbélé Nakoué de ses droits civiques et politiques, conformément aux articles 138 et 139 du code électoral. Ces articles sont clairs : une personne condamnée pour des crimes comme ceux commis par Dimbélé n’a pas le droit de participer à la vie politique.
L’OGDC demande spécifiquement à la Cour :
– De priver Dimbélé de ses droits civiques et politiques
– De lui interdire de s’adhérer à un parti politique ou à une organisation de la société civile
– De lui interdire de s’exprimer en public et dans les stations médiatiques publiques et privées
– De lui interdire de se faire une opinion politique
En d’autres termes, l’OGDC demande que Dimbélé soit complètement exclu de la vie politique centrafricaine, comme il aurait dû l’être depuis son inculpation en 2013 et sa disqualification en 2020.
La formule de conclusion de la plainte est cinglante : “SOUS TOUTES RÉSERVES ET ÇE SERA JUSTICE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN.”
Cette plainte de l’OGDC pose plusieurs questions fondamentales sur l’état de la justice et de la démocratie en Centrafrique sous le régime Touadéra.
Premièrement, comment un homme inculpé en 2013 pour détournement de deniers publics peut-il encore circuler librement en 2025 sans avoir été jugé ? Cela fait 12 ans que Dimbélé a été inculpé. Où en est son procès ? A-t-il été jugé ? A-t-il été condamné ? Si oui, a-t-il purgé sa peine ? Si non, pourquoi son procès n’a-t-il jamais eu lieu ?
La réponse est évidente : la justice centrafricaine ne fonctionne pas. Ou plutôt, elle ne fonctionne que contre les ennemis du régime. Pour les alliés de Touadéra comme Dimbélé, la justice ferme les yeux. Les dossiers traînent indéfiniment. Les procès n’ont jamais lieu. Les condamnations ne sont jamais exécutées.
Deuxièmement, comment un homme disqualifié par la Cour Constitutionnelle en 2020 peut-il être candidat en 2025 ? Parce que Touadéra a remplacé la Cour Constitutionnelle par un Conseil Constitutionnel dirigé par son cousin. Ce nouveau Conseil valide toutes les candidatures que Touadéra veut voir validées, même celles de criminels notoires.
Troisièmement, comment le MCU peut-il investir un criminel comme candidat ? Parce que le MCU n’est pas un parti politique normal. C’est une organisation criminelle déguisée en parti politique. Ses membres ne sont pas sélectionnés sur la base de leur compétence ou de leur intégrité, mais sur la base de leur loyauté à Touadéra et de leur capacité à servir les intérêts du régime, y compris par des moyens criminels.
Mathurin Dimbélé Nakoué incarne parfaitement ce qu’est devenu le MCU : un ramassis de criminels, de voleurs, de trafiquants, qui utilisent leur position pour s’enrichir personnellement tout en servant le régime. Dimbélé a volé, il a détourné, il a trafiqué des faux documents, il a manipulé des votes à l’Assemblée Nationale. Et pour toute récompense, le MCU l’investit à nouveau comme candidat.
La plainte de l’OGDC est donc un test pour le système judiciaire centrafricain. Le Procureur Général va-t-il donner suite à cette plainte ? Va-t-il demander le réajustement de peine contre Dimbélé ? Va-t-il demander que Dimbélé soit privé de ses droits civiques et politiques ?
Connaissant l’état de la justice sous Touadéra, la réponse est probablement non. Le Procureur Général va probablement classer la plainte sans suite, ou la laisser traîner jusqu’après les Élections de décembre. Dimbélé pourra tranquillement faire campagne, se faire élire grâce aux fraudes organisées par le MCU, et reprendre son siège de député qu’il n’aurait jamais dû occuper.
Mais cette plainte a au moins le mérite de rappeler publiquement qui est Mathurin Dimbélé Nakoué. Elle rappelle ses crimes. Elle rappelle sa disqualification en 2020. Elle rappelle qu’il est un criminel qui n’a rien à faire dans la vie politique centrafricaine.
Les électeurs de Sosso-Nakombo doivent savoir qui est l’homme que le MCU leur propose comme député. Ce n’est pas un homme intègre qui va défendre leurs intérêts. C’est un voleur, un trafiquant, un criminel économique qui a été condamné par la justice et disqualifié par la Cour Constitutionnelle.
Dimbélé ne revient pas en politique pour servir le peuple de Sosso-Nakombo. Il revient pour continuer à voler, à détourner, à s’enrichir sur le dos des Centrafricains. Il revient parce que le régime Touadéra protège les criminels qui lui sont fidèles.
L’OGDC, à travers son coordonnateur Élysée Nguemale, mérite d’être salué pour avoir déposé cette plainte courageuse. Dans un pays où la peur règne, où Wagner terrorise, où le régime réprime toute opposition, oser saisir la justice contre un criminel protégé par le pouvoir est un acte de courage.
Mais cette plainte montre aussi l’impasse dans laquelle se trouve la Centrafrique. Quand la justice ne fonctionne plus, quand les criminels sont protégés par le régime, quand la Cour Constitutionnelle est remplacée par un pantin aux ordres du président, que peut faire le peuple ?
La plainte de l’OGDC va probablement être classée sans suite. Dimbélé va probablement être “élu” député en décembre. Et il continuera tranquillement à voler et à détourner, protégé par Touadéra et le MCU.
Mais cette plainte restera dans les archives. Elle documentera les crimes de Dimbélé. Elle prouvera que des citoyens courageux ont tenté de faire respecter la loi. Et quand, un jour, la Centrafrique se libérera de ce régime criminel, ces documents serviront à établir les responsabilités et à rendre justice.
Mathurin Dimbélé Nakoué devra répondre de ses crimes. Peut-être pas aujourd’hui, peut-être pas demain, mais un jour. Et ce jour-là, la plainte de l’OGDC sera une des pièces à conviction qui l’enverra en prison, là où il aurait toujours dû être.
Formation des ex-rebelles de 3R et de l’UPC au Maroc : Touadéra détourne la moitié des places et envoie seulement 20 rebelles ce vendredi, en plus de ses propres proches recrutés à Damara
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après avoir bloqué pendant un mois le départ des ex-combattants de l’UPC et du 3R vers le Maroc pour une formation militaire, le gouvernement centrafricain vient de changer à nouveau de posture. Ce vendredi 17 octobre 2025, trente personnes ont finalement été envoyées au Maroc, mais la composition du groupe montre que le régime Touadéra a transformé cette opportunité de formation en une opération de clientélisme Politique.
Sur les trente personnes envoyées, seulement vingt sont des ex-rebelles : dix éléments du mouvement 3R et dix éléments de l’UPC. Les dix places restantes ont été attribuées à des proches du Président Baba Kongoboro et du chef d’État-major, Zéphirin Mamadou. Autrement dit, le gouvernement a récupéré un tiers des places offertes par le Maroc pour envoyer ses propres hommes.
Rappelons les faits depuis le début. L’accord de N’Djamena du 19 avril 2025 avait ouvert une voie prometteuse pour la réintégration des ex-combattants. Le Royaume du Maroc proposait d’accueillir quarante hommes issus de l’UPC d’Ali Darassa et du mouvement 3R pour une formation militaire complète. Cette offre généreuse devait permettre à des jeunes combattants de recevoir une formation professionnelle et de s’intégrer dans l’armée nationale.
Le processus avait commencé normalement en juin 2025. L’UPC et le 3R avaient chacun sélectionné vingt candidats parmi leurs effectifs, soit quarante personnes au total. Ces jeunes combattants maîtrisaient déjà le maniement des armes mais n’occupaient pas de postes élevés dans la hiérarchie militaire des deux mouvements. Ils correspondaient exactement au profil attendu pour bénéficier d’une formation approfondie au Maroc.
Mais en juillet, le gouvernement a soudainement changé de position. Il a exigé que les deux mouvements envoient plutôt leurs cadres supérieurs : des chefs d’état-major, des chefs des opérations militaires, des colonels de haut rang. Cette exigence était absurde car ces officiers supérieurs possédaient déjà l’expérience et la formation militaire. Ils n’avaient pas besoin d’une formation supplémentaire au Maroc.
Face à cette exigence, les deux mouvements ont revu leur stratégie. Le 3R a désigné son chef d’état-major adjoint et son chef des opérations militaires, accompagnés de plusieurs colonels de haut rang. L’UPC a fait de même en envoyant ses cadres les plus expérimentés. Ces hommes ont quitté leurs bases en brousse et se sont rendus à Bangui.
Mais depuis leur arrivée dans la capitale, le voyage vers le Maroc est resté bloqué. Pendant un mois, ces officiers supérieurs ont attendu dans la capitale sans date de départ confirmée. Le programme de formation était paralysé malgré la présence des candidats réclamés par le gouvernement.
Et maintenant, nouveau changement. Le gouvernement n’envoie finalement ni les jeunes combattants sélectionnés initialement, ni les cadres supérieurs réclamés en juillet. Il envoie un groupe mixte de trente personnes : dix de l’UPC, dix du 3R, et dix autres issus des parents du Président Baba Kongoboro et du chef d’État-major.
C’est du clientélisme pur. Le régime Touadéra détourne une partie des places offertes par le Maroc pour récompenser ses fidèles. Au lieu de profiter pleinement de cette opportunité pour former quarante ex-rebelles et faciliter leur réintégration, le gouvernement en profite pour envoyer ses propres hommes en formation.
Les dix éléments de l’UPC et les dix éléments du 3R qui partent finalement au Maroc sont-ils les jeunes combattants sélectionnés initialement en juin ? Sont-ils les cadres supérieurs réclamés en juillet ? Ou sont-ils encore d’autres personnes sélectionnées selon de nouveaux critères ? L’opacité totale du processus ne permet pas de le savoir.
Ce qui est certain, c’est que cette formation qui devait être un élément clé du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) des ex-combattants a été complètement dénaturée par les manipulations du gouvernement.
Pourquoi le gouvernement a-t-il bloqué le départ pendant un mois après avoir exigé l’envoi de cadres supérieurs ? Pourquoi change-t-il constamment de position sur les profils des candidats à envoyer ? Pourquoi réduit-il le nombre de places pour les ex-rebelles de quarante à vingt ? Pourquoi récupère-t-il dix places pour ses propres hommes ?
Un conducteur de taxi-moto a perdu la vie ce mercredi vers 17 heures sur l’avenue Koudoukou, juste devant la mosquée centrale dans le 3e arrondissement de Bangui. Deux taxis-motos se sont violemment percutés.
Les deux conducteurs roulaient à grande vitesse. On ne sait pas encore exactement ce qui a provoqué la collision. Les deux motos se sont rentrées dedans de plein fouet. L’un des conducteurs est mort sur le coup avant même d’être transporté à l’hôpital.
Quand les policiers sont arrivés pour constater l’accident, le corps avait déjà été transporté à la morgue par des passants. Les témoins sur place ont préféré agir vite plutôt que d’attendre les forces de l’ordre.
Ce drame s’ajoute à la longue liste des accidents de taxi-moto à Bangui. Chaque jour, des collisions se produisent. Les conducteurs roulent trop vite. Beaucoup ne respectent pas les règles de circulation. Et régulièrement, des vies sont perdues.
L’avenue Koudoukou est pourtant un axe fréquenté, surtout aux heures de pointe. Le KM5, lieu très populaire de la capitale Bangui, attire du monde. Les commerces sont nombreux. Mais cette forte fréquentation n’empêche pas les conducteurs de rouler à vive allure.
Un détail montre aussi l’état de l’insécurité à Bangui. Pendant que les gens étaient rassemblés autour de l’accident, un jeune homme a reçu un appel de ses parents qui voulaient savoir ce qui se passait. Alors qu’il expliquait la situation au téléphone, des voleurs à moto sont arrivés. Ils ont arraché le téléphone de son oreille et sont repartis à toute vitesse.
Même sur les lieux d’un accident mortel, les criminels opèrent. Ils profitent de la confusion, du choc des témoins, pour voler. Personne n’est en sécurité nulle part à Bangui.
Les accidents de taxi-moto deviennent un problème quotidien dans la capitale. Les autorités ne prennent aucune mesure sérieuse pour réguler ce secteur. Pas de formation obligatoire pour les conducteurs. Pas de contrôle sur l’état des motos. Pas de sanctions pour les excès de vitesse.
Le résultat est là : des morts chaque semaine. Des familles endeuillées. Des jeunes hommes qui partent travailler le matin et ne rentrent jamais chez eux le soir.
Yaloké : un conducteur de taxi-moto criblé de balles par des bandits armés
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Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un conducteur de taxi-moto a échappé de peu à la mort ce mercredi 22 octobre 2025 à Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Des bandits armés lui ont tiré dessus alors qu’il revenait de Ngbapi, un village situé à une quarantaine de kilomètres de Yaloké.
Le chauffeur avait pris un client pour aller déposer dans ce village. Sur le chemin du retour, vers 15 heures, des hommes armés positionnés en embuscade entre Ngbapi et Yaloké ont ouvert le feu sur lui. Plusieurs balles l’ont touché.
Malgré ses blessures, le conducteur a réussi à garder son sang-froid. Il a continué à rouler jusqu’à ce que des passants le trouvent et viennent à son secours. Ils l’ont transporté à l’hôpital de Yaloké où il reçoit actuellement des soins. Les médecins prévoient le même jour de l’opérer.
Le premier examen médical a permis d’identifier le type d’arme utilisée. Les balles proviennent d’un fusil de chasse artisanal, ce qu’on appelle communément un “ Yalanga ”. Ces armes fabriquées localement utilisent des munitions double zéro de chasse. Heureusement pour la victime, ce type de munition est moins puissant que les balles d’armes de guerre.
Cette attaque n’est pas la première du genre dans la région de Yaloké. Les conducteurs de taxi-moto sont régulièrement pris pour cible par des bandits armés. Même il y’a quelques jours, un autre conducteur de taxi-moto a trouvé la mort dans le même secteur, tué par des bandits armés. Ces hommes qui travaillent dur chaque jour pour nourrir leurs familles deviennent les victimes de criminels qui n’hésitent pas à tuer pour quelques billets.
La situation sécuritaire dans l’Ombella-Mpoko continue de se détériorer. Les forces de l’ordre ne semblent pas en mesure de protéger les populations et les travailleurs qui empruntent ces routes quotidiennement, alors que le nombre des éléments de forces de l’ordre est suffisant. Les bandits agissent en toute impunité, installant des embuscades en plein jour sur les axes routiers.
Le conducteur blessé est entre les mains des médecins. On ne connaît pas encore la gravité exacte de ses blessures, mais le fait qu’il ait pu continuer à conduire après avoir été touché laisse espérer qu’il s’en sortira.
Le ministère de la Culture persiste dans son acharnement illégal contre l’Union des Musiciens Centrafricains : nouvelle tentative d’organiser des Élections parallèles à l’UMC après l’échec de la première
Dany Ngarasso, ancien Président par intérim de l’UMC à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC
Le ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme continue son acharnement illégal contre l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC). Après avoir lancé une première annonce pour des Élections parallèles qui n’a attiré personne, voici qu’il récidive avec une deuxième note circulaire datée du 20 octobre 2025, signée par Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture.
Cette nouvelle tentative fixe l’Assemblée Générale Élective au vendredi 31 octobre 2025 à 15h30 à l’École Nationale des Arts. Les candidatures doivent être déposées avant le vendredi 24 octobre 2025 à 15h30. Mais cette initiative est tout aussi pathétique que la première. Personne ne dépose de candidature sérieuse.
À ce jour, une seule personne a déposé sa candidature. Et qui est-ce ? Un chanteur de veillées mortuaires. Ces musiciens, si on peut les appeler ainsi, sont ceux qui viennent chanter la nuit lors des cérémonies funéraires et qu’on rémunère avec des cafés et quelques pièces. Ce sont des chanteurs qui animent les deuils, pas des musiciens professionnels reconnus.
Lui et un certain Dani Garso, également chanteur de veillées mortuaires, jouent le jeu avec le ministère. Garso n’est pas un vrai chanteur professionnel. C’est un animateur de cérémonies funéraires. Mais il collabore avec le ministère pour tenter de placer un autre chanteur de veillées mortuaires à la tête de l’UMC.
Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique
Ce candidat a même organisé un spectacle pathétique. Il a pris des gens, a marché dans les rues, fait klaxonner des taxis-motos, dansé, puis est venu déposer sa candidature au ministère en prétendant que c’était un événement important. Zéro crédibilité. Zéro soutien des vrais musiciens.
Ce candidat tente maintenant de se rallier au parti MCU (Mouvement Cœur Unifié) pour attirer les poids lourds du pouvoir et obtenir leur soutien. C’est juste une tromperie. Une manipulation. Les vrais musiciens centrafricains ne sont pas avec eux.
Le ministère persiste dans son ingérence illégale. Rappelons que l’UMC est une association officiellement reconnue par l’État centrafricain. Cette reconnaissance relève exclusivement du Ministère de l’Administration du Territoire, seule tutelle compétente en matière associative. Le Ministère de la Culture n’est qu’un partenaire institutionnel. Il n’a strictement aucune prérogative légale pour intervenir dans l’organisation interne de l’UMC et encore moins pour organiser ses Élections.
Pourtant, la note circulaire du 20 octobre impose que les candidatures soient déposées au secrétariat de la Direction Générale des Arts et de la Culture, situé au rond-point des Nations Unies. Cette centralisation administrative transforme le ministère en organisateur direct du scrutin, ce qui viole l’autonomie associative.
De quel droit le ministère fixe-t-il les modalités d’organisation d’une élection au sein d’une association qui ne relève pas de sa tutelle ? Comment peut-il imposer un lieu et un calendrier pour une consultation qui devrait être organisée exclusivement par les membres de l’association ?
Rappelons les faits. Le 30 août 2025, les musiciens centrafricains ont démocratiquement élu Armand Touaboy et son bureau exécutif à la tête de l’UMC. Cette élection s’est déroulée conformément aux statuts de l’association. Elle était légitime. Elle était légale.
Mais Dany Ngarasso, l’ancien président par intérim, refuse d’accepter ce nouveau bureau. Il bénéficie du soutien actif de son ami Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère de la Culture. C’est Philippe Bokoula qui rédige toutes les notes circulaires pour tenter d’invalider l’élection d’Armand Touaboy et organiser des Élections parallèles favorables à son ami Dany Ngarasso.
Cette complicité entre Dany Ngarasso, lui aussi chanteur de la place mortuaire, et Philippe Bokoula est visible depuis le début. C’est Bokoula qui avait rédigé la note circulaire du 25 août tentant d’empêcher l’Assemblée Générale du 30 août. C’est lui qui avait instrumenté l’intervention ministérielle du 2 septembre contestant les résultats du scrutin. Et c’est toujours lui qui organise ce processus électoral parallèle pour remettre son ami Dany Ngarasso au pouvoir.
Cette instrumentalisation de la fonction publique à des fins personnelles est une dérive grave. Philippe Bokoula utilise sa position au ministère pour favoriser son ami Dany Ngarasso au détriment de l’intérêt général et du respect du droit.
La première tentative du ministère avait échoué. Personne n’avait déposé de candidature sérieuse. Maintenant, ils essaient à nouveau avec cette deuxième note circulaire. Mais le résultat sera le même. Les vrais musiciens centrafricains ne participeront pas à cette comédie.
Seuls quelques chanteurs de veillées mortuaires, manipulés par le ministère et par Dany Ngarasso, jouent le jeu. Ces animateurs de cérémonies funéraires pensent pouvoir prendre le contrôle de l’UMC avec le soutien administratif de Philippe Bokoula et Albertine Ouaboua. Mais ils n’ont aucune légitimité auprès des vrais musiciens professionnels.
Le plus pathétique dans cette affaire, c’est que ces chanteurs de veillées mortuaires s’attaquent maintenant aux vrais musiciens. Ils les accusent. Ils disent que tel musicien n’est pas du parti au pouvoir, donc il ne mérite pas d’être dans le bureau. Que tel autre est de telle ethnie, donc il faut l’exclure. Que tel autre n’est pas centrafricain. Que tel autre a une mauvaise réputation et il faut détruire sa carrière.
Ces accusations sont honteuses. Elles montrent le niveau de manipulation et de division que le ministère encourage. Au lieu de rassembler les musiciens centrafricains, cette ingérence crée des divisions ethniques, politiques, et personnelles.
Dans quel pays un ministère peut-il s’immiscer ainsi dans les affaires internes d’une association ? C’est incroyable. C’est une violation totale de l’autonomie associative. Si cette dérive est tolérée, n’importe quel ministère pourra demain intervenir dans la gouvernance interne de n’importe quelle association sous prétexte de “dialogue constructif” ou de “résolution de désaccords”.
Albertine Ouaboua, qui signe cette nouvelle note circulaire, continue d’avaliser des décisions manifestement illégales rédigées par son collègue Philippe Bokoula. Comment peut-elle signer des documents qui violent l’autonomie d’une association qu’elle-même avait reconnue comme indépendante ? Cette question dépasse le cadre individuel et interroge le fonctionnement même de l’administration culturelle centrafricaine.
Le bureau exécutif légitime de l’UMC, dirigé par Armand Touaboy, doit maintenant prendre une décision. Doit-il ignorer cette convocation ministérielle et continuer à exercer son mandat légalement élu ? Doit-il engager un bras de fer juridique avec une administration qui outrepasse ses prérogatives ?
La voie judiciaire apparaît de plus en plus nécessaire. Un recours devant les juridictions compétentes permettrait de clarifier définitivement la question de la tutelle administrative de l’UMC et de rappeler que le Ministère de la Culture n’a aucune compétence pour organiser les Élections d’une association qui ne relève pas de son autorité.
Les musiciens centrafricains doivent également faire entendre leur voix massivement. Leur refus collectif de participer à ce processus électoral illégal organisé par le ministère enverrait un signal fort que la légitimité démocratique ne se décrète pas depuis les bureaux d’une administration.
Cette nouvelle tentative du ministère est une provocation. Elle n’a aucune base légale. Elle viole l’autonomie associative. Elle transforme une administration publique en instrument au service d’intérêts privés de Dany Ngarasso et Philippe Bokoula. Les musiciens centrafricains ont fait leur choix le 30 août. Ils ont élu Armand Touaboy dans le respect des procédures statutaires. Cette décision ne peut être remise en cause par des fonctionnaires qui outrepassent leurs prérogatives.
L’accord de N’Djaména : une vitrine de paix pour rassurer les bailleurs ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui-450×375.jpg” alt=”L’accord de N’Djaména : une vitrine de paix pour rassurer les bailleurs ?” width=”450″ height=”375″ />Le général Ali Darassa lors de son désarmement devant Touadera à Bangui
L’accord de N’Djaména promet la paix avant les élections de décembre 2025.
Le 19 avril 2025, sous la médiation du Tchad, le gouvernement centrafricain signe un nouvel accord de paix avec les groupes armés 3R et UPC. Le document promet un cessez-le-feu, le désarmement des rebelles et leur intégration dans l’armée nationale. À huit mois des élections présidentielles, cet accord de Ndjamena pourrait voiler une stratégie de communication destinée à rassurer les partenaires internationaux plutôt qu’à résoudre durablement les tensions.
Le calendrier provoque des interrogations légitimes. La République centrafricaine dépend massivement de l’aide internationale. L’Union européenne, les Nations unies et la Banque mondiale financent une grande partie des institutions et programmes de reconstruction du pays. Ces bailleurs exercent une pression constante sur Bangui pour obtenir des résultats tangibles en matière de sécurité. L’accord de N’Djaména, avec ses promesses de dissolution des groupes armés, répond parfaitement à ces attentes au moment où Faustin-Archange Touadéra consolide sa position électorale.
Les engagements de l’accord de N’Djaména paraissent ambitieux mais manquent de substance. Le texte prévoit le cantonnement des combattants dans les trois mois, leur désarmement quinze jours plus tard, puis leur intégration dans les Forces armées centrafricaines. Aucun financement précis n’accompagne ces mesures. Les délais semblent irréalistes dans un pays où l’État contrôle difficilement son territoire. Cette approche superficielle suggère un exercice de relations publiques plutôt qu’un plan sérieux de pacification.
L’histoire récente de la Centrafrique regorge d’accords similaires qui ont échoué. L’Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019 avait déjà suscité des espoirs avant de s’effondrer en 2021. Les mêmes groupes armés, 3R et UPC, avaient rompu leurs engagements précédents. Cette répétition suggère que les accords servent davantage à maintenir le flux d’aide internationale qu’à établir une paix véritable, et l’accord de N’Djaména en est un exemple.
Pour Touadéra, l’accord de Ndjamena représente un atout électoral. En offrant des postes gouvernementaux aux leaders rebelles, il neutralise temporairement ses opposants armés tout en projetant une image de pacificateur. Cette stratégie permet de rassurer les électeurs et les partenaires étrangers sans s’attaquer aux causes profondes du conflit : corruption, faiblesse institutionnelle et absence de contrôle territorial.
Le rôle du Tchad dans cet accord de Ndjamena comme médiateur mérite attention. N’Djaména poursuit ses propres intérêts géopolitiques en Centrafrique, notamment face à l’influence croissante de la Russie dans la région. Le comité tripartite de suivi, dirigé par le Tchad, risque de privilégier la gestion diplomatique au détriment des réformes structurelles nécessaires. Cette dynamique renforce le caractère cosmétique de l’initiative.
Les bailleurs internationaux, malgré leur expérience des échecs passés, restent sensibles aux signaux politiques positifs. L’accord leur permet de justifier la poursuite de leur engagement financier en Centrafrique. Les promesses de dissolution des groupes armés offrent une narrative séduisante pour les capitales occidentales, même si la réalité sur le terrain demeure inchangée.
L’absence de mesures concrètes pour renforcer la gouvernance ou établir un véritable contrôle étatique révèle les limites de cette approche. Le processus de désarmement, démobilisation et réintégration nécessite des ressources considérables et un engagement politique durable. Sans ces éléments, l’accord risque de rejoindre la longue liste des initiatives avortées en Centrafrique.
L’accord de N’Djaména pourrait bien n’être qu’un mirage diplomatique, conçu pour maintenir l’illusion du progrès auprès des partenaires internationaux. Si le gouvernement centrafricain souhaite éviter un nouvel échec, il devra aller au-delà des déclarations d’intention et s’attaquer aux racines de l’instabilité qui gangrène le pays depuis des décennies….
Quand Évariste Ngamana reproche à l’opposition ce que fait son régime depuis 10 ans
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Evariste-Ngamana-avec-son-nouveau-vehicule-V8.jpg” data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8 payé avec l’argent de la campagne référendaire
Le porte-parole du MCU Évariste Ngamana dénonce l’opposition qui “monopolise” le pays, pendant que son camp transforme la République en domaine personnel.
Ngamana accuse l’opposition de confisquer la RCA, mais ferme les yeux sur un régime qui en fait sa chasse gardée depuis des années.
Évariste Ngamana vient de livrer une performance remarquable d’aveuglement volontaire. Le porte-parole du MCU et premier vice-président de l’Assemblée nationale a déclaré : “Les gens disent que la Centrafrique est devenue une propriété privée de l’opposition, et je pense que cela doit cesser et le peuple doit être pris au sérieux.”
Cette sortie mérite qu’on s’y arrête. Ngamana reproche à l’opposition de traiter la RCA comme son terrain de jeu, mais qui gouverne ce pays depuis bientôt dix ans ? Qui a modelé les institutions à sa convenance ? Qui a modifier la constitution pour briguer un troisième mandat? Certainement pas l’opposition qui peine à se faire entendre.
La réalité, c’est que Faustin-Archange Touadéra et son entourage ont fait de la République centrafricaine leur propriété exclusive. L’épisode de la réforme constitutionnelle de 2023 en est la parfaite illustration. Quand la Cour constitutionnelle a retoqué le projet de la rédaction de la nouvelle constitution, Touadéra l’a balayée d’un revers de main. Sa justification ? La Cour ne peut pas s’opposer à la “volonté du peuple”.
Cette “volonté populaire” s’est exprimée lors d’un référendum organisé dans des conditions plus que douteuses et chaotique en 2023. Le résultat était écrit d’avance : une constitution sur mesure qui ouvre la voie à des mandats présidentiels sans limite. Voilà comment on prend le peuple au sérieux selon la méthode Touadéra.
Le plus troublant dans cette posture, c’est l’inversion totale de la réalité. Ngamana accuse l’opposition de monopoliser un pays qu’elle ne gouverne pas, pendant que son camp transforme les institutions en instruments personnels. La Cour constitutionnelle a été transformée à une coquille vide, l’Assemblée nationale transformée en chambre d’enregistrement, les médias publics convertis en service de communication : voilà la vraie confiscation.
Cette stratégie de retournement des accusations montre une certaine panique. Quand on est à court d’arguments sur son bilan, on attaque l’adversaire sur ses prétendus propres défauts. Quand on manque de légitimité, on questionne celle des autres. Cette technique fonctionne peut-être dans les cercles du MCU, mais elle ne trompe plus grand monde ailleurs.
Le peuple centrafricain observe ce spectacle avec lassitude. Il voit un régime qui se maintient par tous les moyens, y compris en réécrivant les règles du jeu. Il entend des promesses répétées depuis des années sans voir d’amélioration concrète de ses conditions de vie.
Ngamana ferait mieux de regarder autour de lui. Dans les marchés de Bangui, dans les villages de l’intérieur, dans les écoles sans matériel : c’est là que se trouve la vraie RCA. Pas dans les salons climatisés où l’on refait le monde entre soi.
Cette République ne peut pas rester indéfiniment la propriété d’un clan, même soi-disant démocratiquement élu. Elle appartient à tous les Centrafricains, y compris à ceux qui ne partagent pas les vues du pouvoir en place. Ngamana l’oublie trop souvent dans ses sorties publiques.
Au lieu d’accuser l’opposition de tous les maux, le régime ferait mieux de s’interroger sur sa propre gouvernance. Dix ans au pouvoir, c’est largement suffisant pour juger une équipe dirigeante. Les résultats parlent d’eux-mêmes, et ils ne plaident pas en faveur d’une prolongation indéfinie.
80e Assemblée générale de l’ONU : Touadera isolé et noyé dans sa propre propagande pathétique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/empereur-faustin-archange-touadera-marchant-en-dansan-de-meme.jpg” data-wpel-link=”internal”>Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme
La présence du président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro à New York pour la 80e Assemblée générale des Nations unies est présentée par le gouvernement centrafricain comme une victoire diplomatique. Mais à y regarder de près, le voyage ressemble davantage à une opération de communication pathétique qu’à une action politique efficace. Dans un pays où les routes sont impraticables, où les enseignants attendent leurs salaires et où les humanitaires recensent chaque mois des attaques contre leurs convois, le chef de l’État Faustin-Archange Touadera préfère se mettre en scène.
Le slogan choisi par l’ONU – : « Mieux ensemble », sonnait comme un contraste cruel avec la réalité centrafricaine. Le président, loin d’être un acteur central, s’est retrouvé isolé sur la scène internationale. Il a répété les mêmes formules sur la paix, le développement et les droits humains, alors que son propre peuple vit dans la misère.
Au lieu de marquer les débats mondiaux, sa participation s’est fondue dans la masse des interventions. Sa présence a été décrite comme « remarquée », mais la réalité est qu’aucune décision majeure n’a découlé de son passage. Pendant que le président Touadera parlait de coopération internationale à New York, les listes électorales tardaient à être affichées à Bangui et les populations locales dénonçaient les abus de leurs autorités à Ouadda-Maïkaga.
Le même contraste s’est retrouvé lors de sa prise de parole sur les déplacements internes. Alors que des milliers de familles centrafricaines continuent de survivre sous des abris de fortune dans la Vakaga, dans le Haut-Mbomou et ailleurs, le chef de l’État Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro vantait à New York de « solutions durables » qu’il n’a jamais su mettre en place dans son propre pays.
C’est dans le cadre du sommet du G7 Plus que la déconnexion est apparue la plus pathétique. Le président a osé décrire la Centrafrique comme un « îlot de paix », une affirmation en totale contradiction avec la réalité. Chaque semaine, des villages sont attaqués dans l’Ouham, la Vakaga, ou le Haut-Mbomou, et la violence reste quotidienne. Derrière les slogans sur la réconciliation, le pays demeure déchiré et l’État absent hors de Bangui.
Même ses multiples rencontres bilatérales n’ont pas donné de résultats concrets. Il a discuté avec António Guterres de la coopération, avec la Banque mondiale du développement et même avec la FIFA de football scolaire. Mais pendant qu’il s’entretient à New York sur le sport dans les écoles, des centaines d’établissements manquent d’enseignants et de matériel. Pendant qu’il parle d’économie avec la Banque mondiale, les marchés de Bangui connaissent chaque jour des pénuries et d’inflation.
La rencontre avec la diaspora n’a fait que confirmer l’impuissance de l’État. Les plaintes portaient sur l’impossibilité d’obtenir des passeports, un problème basique qui montre l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins élémentaires de ses citoyens.
Au final, ce déplacement met surtout en évidence l’isolement du président centrafricain. Il n’a obtenu aucune annonce forte, aucun soutien concret, aucune initiative nouvelle. Simplement des photos protocolaires et des discours creux qui ne changent rien au quotidien des Centrafricains.
À Bangui, le gouvernement tente de transformer ce voyage en succès diplomatique, mais dans les quartiers populaires la réaction est claire : colère et incompréhension. Comment peut-on se vanter d’être « au cœur des débats mondiaux » alors que le peuple vit dans la pauvreté et l’insécurité ?
La 80e Assemblée générale de l’ONU restera comme un nouvel épisode de propagande inutile. Un président Touadera isolé, enfermé dans ses illusions diplomatiques, pendant que son peuple sombre dans l’abandon.
Gaspillage royal à l’ACFPE : 20 millions pour un portail, 7 millions pour une “formation” bidon par la sœur de la ministre !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga. Photo gouvernement
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi transformée en distributeur automatique des billets pour la famille ministérielle.
En effet, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), financée par les contributions privées des ONG et entreprises pour lutter contre le chômage des jeunes, est devenue un gouffre financier sous la direction de la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga. Les détournements atteignent des sommets inédits : 20 millions de francs CFA pour la réfection d’un simple portail d’entrée au lieu de 2 millions, 7 millions pour des formations dispensées par sa propre sœur. Ce pillage organisé des fonds publics, organisé via des entreprises fictive comme l’EFN, démontre un système de corruption qui prive les Centrafricains de ressources vitales destinées à leur formation professionnelle.
Le cas le plus édifiant concerne la refonte du portail d’entrée de l’ACFPE, cette devanture située sur l’avenue de l’Indépendance à Bangui. Annie Michelle Mouanga, reconduite ministre en janvier 2024 après l’obtention d’un master en ressources humaines au Château rouge en France, a personnellement imposé le montant de ce chantier : 20 millions de francs CFA. “C’est elle qui fixe le prix, et l’entreprise facture ensuite 20 millions”, témoigne une source interne, abasourdie par cette démesure.
Ce travail, qui selon des experts du BTP en République centrafricaine ne devrait pas dépasser 1 à 2 millions de francs CFA pour la fourniture de matériaux de base, la pose de grillages et la peinture, a été multiplié par dix grâce à des rétrocommissions occultes. L’entreprise fictive bénéficiaire de ce marché juteux est l’EFN, société obscure aux connexions ministérielles douteuses. Cette entreprise fantôme, peu documentée publiquement, opère dans l’ombre des relations privilégiées avec la ministre, transformant les contrats publics en rentes familiales privées. “C’est du vol légalisé”, s’indigne un cadre de l’agence, témoin impuissant de l’évaporation des fonds destinés à la formation professionnelle dans ces folies architecturales superflues.
Le portail ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. Le véritable scandale réside dans les “formations” factices organisée par Mme Ledot, sœur de la ministre Annie Michelle Mouanga. Cette commerçante installée en France, qui vend des produits dans des boutiques parisiennes, ne possède qu’une formation en marketing et aucune expertise en ressources humaines ou en “changement de mentalité”, thème de ses prétendues interventions éducatives à l’ACFPE.
Pourtant, tous les deux mois, elle débarque à Bangui pour une semaine de sessions facturées 7 millions de francs CFA, soit plus de 12 000 euros. À 250 000 francs CFA par jour, elle perçoit deux fois plus que les formateurs français de l’époque de l’ancien directeur général, monsieur Zouma, qui touchaient 70 000 francs CFA journaliers, hébergement inclus. Ces ateliers, payés comptant par l’ACFPE, s’adressent à des inspecteurs de la fonction publique intégrés à l’agence, ce qui constitue une irrégularité administrative manifeste. L’ACFPE, établissement parapublic indépendant sans subvention étatique, n’a pas vocation à former des agents d’État avec ses fonds privés.
“Imaginez une vendeuse de boutique qui ‘forme’ des compatriotes à 250 000 francs par jour, alors que les vrais experts français étaient sous-payés”, confie un inspecteur du ministère du travail interrogé par la rédaction du CNC. Ledot, qui revient de France pour ces missions fantômes, empoche des sommes considérables pour des contenus vides, détournant des fonds anti-pauvreté destinés aux jeunes chômeurs centrafricains.
À l’époque de Zouma, les partenariats avec des experts étrangers possédaient une justification technique et pédagogique. Aujourd’hui, il s’agit de favoritisme pur, la ministre faisant pression pour “créer une formation” à chaque retour de sa sœur au pays. L’ACFPE, autrefois référence en matière d’insertion professionnelle, accumule les dettes tandis que ses caisses se vident pour financer des voyages familiaux déguisés en missions de formation.
Ce gaspillage n’est pas accidentel mais systématique. Mouanga, décrite comme incompétente par ses anciens collègues et éjectée d’Orange Centrafrique pour “insuffisance de résultats”, privilégie systématiquement les intérêts de son clan au détriment des missions de service public. Alors qu’elle présidait le 8 septembre un atelier sur le “renouvellement du pacte social” à l’ACFPE, vantant l’intégration des stagiaires, les véritables bénéficiaires que sont les jeunes sans relations sont laissés pour compte.
Les agents de l’ACFPE subissent les conséquences de cette gestion calamiteuse : pénurie de fournitures de bureau, droits médicaux bafoués, et l’éternel prétexte de “tension de trésorerie” pour refuser les paiements légitimes. Pendant ce temps, les marchés surfacturés se multiplient et les formations familiales prospèrent.
Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur des entreprises parapubliques Roméo Gribingui ne peuvent ignorer plus longtemps ce “gaspillage royal” orchestré via l’EFN et les formations de Ledo. Un audit approfondi de ces marchés surfacturés s’impose d’urgence. Il faut vérifier ces factures de 20 millions pour un portail d’entrée et de 7 millions pour des formations sans substance, et mettre définitivement fin à ce népotisme vorace qui ruine l’ACFPE.
Course à la présidence de l’assemblée nationale : quand un faux diplômé est sur la ligne du départ, et pour la première fois, la Centrafrique risque d’avoir un PAN faux diplômé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Evariste-NGAMANA.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana, Président du parlement CEMAC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Plusieurs candidats se disputent la succession de Simplice Mathieu Sarandji pour la prochaine législature. L’un d’eux est titulaire d’un faux diplôme, Et la RCA risque, si ce mafieux sera désigné, , d’avoir pour la première fois un Président de l’assemblée nationale titulaire d’un faux diplôme.
La succession de Simplice Mathieu Sarandji à la présidence de l’Assemblée nationale pour la prochaine législature prend une tournure explosive. Plusieurs prétendants se positionnent, mais l’un d’eux traîne une casserole embarrassante : des faux diplômes à la poche. Une première dans l’histoire politique centrafricaine qui pourrait voir un fraudeur académique accéder au perchoir.
Évariste Ngamana, actuel premier vice-président de l’Assemblée et député de Carnot (cette ville située à 431 kilomètres de Bangui), se présente comme le successeur naturel. Sa position lui donne un avantage certain dans cette course. Contrairement à ses concurrents, sa réélection dans sa circonscription ne pose aucun problème, surtout avec des fraudes massives qui se préparent.
Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie, est aussi dans la course pour succéder à Simplice Mathieu Sarandji, mais ce dernier, de son côté, mène un double combat plus périlleux. Cet ancien fonctionnaire du ministère des Finances vise simultanément la députation à Bégoua(et la présidence de l’Assemblée. Mais son chemin se hérisse d’obstacles. Face à lui dans la bataille des législatives, le directeur général adjoint des Douanes centrafricaines, mobilise ses propres ressources financières considérables pour faire chuter Piri.
La bataille de Bégoua s’annonce titanesque. Bertrand Arthur Piri décide de solliciter l’appui de Touadéra, qui lui a promis son soutien tout en précisant qu’il devra “faire ses preuves personnellement”. Sur le terrain, les deux candidats déploient des moyens colossaux, transformant cette circonscription en champ de bataille électoral difficile.
Pierre Somsé, ministre de la Santé et candidat à Berberati 1, cultive la discrétion mais jouit d’une popularité indéniable pour succéder à Simplice Mathieu Sarandji. Sa candidature silencieuse pourrait bouleverser les pronostics. S’il décroche son siège de député, il compte bien briguer la présidence de l’Assemblée.
Le ministre de la Communication, l’ex-détenu Maxime Balalou rejoint également cette course effrénée, multipliant les prétendants au perchoir.
Cette huitième législature s’annonce particulièrement longue : sept ans au lieu de cinq, conformément à la nouvelle Constitution. Si Touadéra termine ce mandat, il totalisera dix-sept années au pouvoir, un record dans l’histoire centrafricaine.
La bataille pour succéder à Sarandji dépasse les simples ambitions personnelles. Elle dessine les contours du futur paysage politique et pourrait installer un président d’Assemblée aux qualifications douteuses, une première pour les institutions du pays.
Anicet-Georges Dologuélé, comme Touadera te déclare officiellement apatride , la seule issue est la réintégration immédiate dans la nationalité française
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis quelques jours, Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre et député de la nation, n’a plus de nationalité reconnue. Après avoir renoncé à sa nationalité française pour se conformer à la nouvelle Constitution centrafricaine, il se retrouve aujourd’hui officiellement apatride suite aux décisions successives du Ministère de la Défense, du Procureur de la République et du Tribunal de Grande Instance de Bangui qui ont annulé son certificat de nationalité centrafricaine.
La décision de perte de nationalité française, signée et publiée au Journal officiel de la République française, a pris effet il y a près de deux mois, en août 2025. Dologuélé se trouve donc dans un vide juridique total : sans nationalité, sans passeport, sans possibilité de déplacement international, et même menacé de perdre son mandat de député.
Face à cette situation sans précédent, la seule solution réaliste et urgente qui s’offre à lui est de demander sans délai la réintégration dans la nationalité française qu’il vient tout juste de perdre, selon des nombreux observateurs centrafricains interrogés par la rédaction du CNC.
En effet, Dologuélé avait demandé à abandonner la nationalité française pour pouvoir se présenter à la prochaine élection présidentielle, conformément à la Constitution promulguée par le président Faustin-Archange Touadéra en 2023, qui interdit la double nationalité aux candidats. Cette décision, qui semblait à l’époque être un sacrifice nécessaire pour respecter la loi centrafricaine, s’est transformée en piège mortel.
À son retour à Bangui après l’obtention du décret français de libération de la nationalité, les autorités centrafricaines ont soutenu qu’il avait également perdu sa nationalité centrafricaine. Selon l’interprétation du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, cette perte remonte au moment de sa naturalisation en France en 1994, en application de la loi n°1961.212 du 20 avril 1961 portant Code de la nationalité centrafricaine.
Le Procureur de la République a ensuite saisi le Tribunal de Grande Instance qui, par ordonnance du 15 octobre 2025, a annulé le certificat de nationalité délivré à Dologuélé en 2012. Pour retrouver sa citoyenneté centrafricaine, il lui faudrait maintenant une décision expresse du président de la République, après dépôt d’une requête de réattribution.
Mais soyons réalistes : croire que le président Touadéra, qui a instrumenté toute cette manœuvre pour écarter Dologuélé de la course présidentielle, va soudainement lui redonner la nationalité centrafricaine relève de la naïveté absolue. Cette “possibilité” juridique n’est qu’une fiction. Dans les faits, Dologuélé est bel et bien apatride, et le restera tant que Touadéra sera au pouvoir.
Depuis cette série de décisions administratives et judiciaires, l’ancien Premier ministre se trouve sans nationalité, sans passeport et sans possibilité de déplacement officiel. Cette situation, totalement inédite pour un élu en exercice, député de la nation depuis bientôt dix ans, est juridiquement et humainement intenable.
L’apatridie est considérée par le droit international comme l’une des situations les plus graves qu’une personne puisse connaître. Un apatride n’a aucun pays qui le protège. Il ne peut pas voyager. Il ne peut pas exercer de droits politiques. Il est dans un vide juridique où même ses droits humains fondamentaux peuvent être violés sans qu’aucun État ne vienne à sa défense.
La Convention de 1954 relative au statut des apatrides et la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie, toutes deux ratifiées par de nombreux pays, visent précisément à éviter qu’une personne se retrouve dans cette situation. Le droit international considère que chaque être humain doit avoir une nationalité, et que l’apatridie doit être évitée autant que possible.
Or, Dologuélé est aujourd’hui officiellement apatride. La France a enregistré sa renonciation à la nationalité française. La Centrafrique refuse de reconnaître sa nationalité centrafricaine. Il n’est citoyen d’aucun pays.
Cette situation ne peut pas durer. Elle doit être résolue de toute urgence. Et la seule solution réaliste, celle qui peut aboutir rapidement, est la réintégration dans la nationalité française.
La législation française prévoit des mécanismes pour permettre à une personne qui a perdu la nationalité française de la retrouver. Les articles 24 et 24-1 du Code civil français autorisent la réintégration d’une personne ayant perdu la nationalité française, à condition qu’elle justifie de liens familiaux solides ou d’une résidence antérieure en France.
Dans le cas de Dologuélé, tous les éléments jouent en sa faveur :
Ses liens familiaux en France : Son épouse et ses enfants vivent en France. Ils sont établis sur le territoire français. Cette situation familiale constitue un argument juridique majeur pour justifier une demande de réintégration.
Son parcours professionnel en France : Dologuélé a exercé des responsabilités économiques importantes à Paris avant son retour en Centrafrique. Il a travaillé dans des institutions financières internationales basées en France. Il a des attaches professionnelles solides dans le pays.
Sa situation d’apatridie avérée : C’est l’argument le plus puissant. Dologuélé se trouve dans une situation d’apatridie reconnue et documentée par les autorités centrafricaines elles-mêmes. Le Ministère de la Défense, le Procureur de la République, et le Tribunal de Grande Instance de Bangui ont tous confirmé qu’il n’avait plus la nationalité centrafricaine. La France a enregistré sa renonciation à la nationalité française. Il est donc officiellement apatride.
Le droit international, et notamment les conventions contre l’apatridie que la France a ratifiées, créent une obligation morale et juridique pour les États de réduire les cas d’apatridie. Lorsqu’une personne qui était française se retrouve apatride suite à une renonciation, et que cette personne demande la réintégration, l’État français a une responsabilité particulière.
Le délai récent de la renonciation : Dologuélé n’a perdu la nationalité française que depuis un mois et demi. C’est extrêmement récent. Il ne s’agit pas d’une personne qui aurait abandonné la nationalité française il y a des décennies et qui reviendrait aujourd’hui. La renonciation date d’août 2025. Nous sommes en octobre 2025. Moins de deux mois se sont écoulés.
Cette proximité temporelle facilite grandement une demande de réintégration. Les autorités françaises peuvent constater que Dologuélé n’a renoncé à la nationalité française que pour des raisons politiques liées à la législation centrafricaine, et que cette renonciation l’a immédiatement placé dans une situation d’apatridie. Il y a là un cas humanitaire évident.
Rappelons que la France, en tant que grande démocratie, en tant que pays signataire des conventions internationales contre l’apatridie, en tant que nation qui se targue de défendre les droits humains, a une responsabilité morale dans le cas Dologuélé.
Cet homme était français. Il a renoncé à la nationalité française pour se conformer à la législation d’un autre pays. Et cette renonciation l’a immédiatement placé dans une situation d’apatridie, car le pays en question a refusé de reconnaître sa nationalité.
Il y a là un cas humanitaire évident. La France ne peut pas simplement se laver les mains et dire “ce n’est plus notre problème”. Dologuélé était français il y a moins de deux mois. Sa famille est en France. Il a des attaches profondes avec le pays.
Le temps presse. Chaque jour qui passe, Dologuélé reste dans cette situation d’apatridie. Chaque jour qui passe, le régime Touadéra peut intensifier ses persécutions contre lui. Chaque jour qui passe, le risque augmente.
Selon nos informations, le régime Touadéra est en train d’activer l’Assemblée Nationale pour destituer Dologuélé de son mandat de député, sous prétexte qu’un apatride ne peut pas être député. Si cette destitution se produit, Dologuélé perdra même l’immunité parlementaire qui le protège encore partiellement des persécutions.
Dans ce contexte, attendre n’est pas une option. Espérer que la situation se règle d’elle-même n’est pas réaliste. Compter sur la “justice” centrafricaine pour reconnaître ses droits est naïf.
La seule action concrète, rapide, qui peut aboutir à un résultat tangible, c’est la demande de réintégration dans la nationalité française. Cette démarche doit être entreprise sans délai.
Sur le front ukrainien, le soldat centrafricain Derrick Agoma enrôlé clandestinement par Loïc Ouangapou retrouvé mort en Russie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/loic-mafieux.jpg” data-wpel-link=”internal”>C’est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, le faux conseiller consulaire et social au sein de l’ambassade de la RCA en Russie
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le soldat centrafricain Derrick Agoma, recruté illégalement par Loïc Ouangapou sous couverture étudiante, a été envoyé au front russe où il a trouvé la mort.
L’affaire dépasse le scandale d’une simple fraude étudiante. Elle explique jusqu’où peut aller la cupidité et l’arrogance d’un homme sans scrupules comme Loïc Ouangapou, qui a transformé Moscou en terrain de chasse personnelle. Officiellement inscrit comme étudiant boursier, il s’est érigé en intermédiaire occulte, utilisant ses contacts et son faux statut de représentant communautaire pour recruter clandestinement des jeunes Centrafricains et les livrer comme chair à canon dans la guerre de la Russie. C’est ainsi que Derrick Agoma, soldat des Forces armées centrafricaines, a été trompé, enrôlé et transféré au front, sans aucune protection officielle, jusqu’à sa mort sur le front ukrainien.
Le parcours de Derrick Agoma est révélateur d’un mécanisme criminel soigneusement organisé. Issu d’une famille modeste de Bangui, il avait intégré l’armée nationale avec l’espoir de servir son pays. Mais ses ambitions patriotiques ont été détournées par les manœuvres frauduleuses de Loïc Ouangapou, qui a profité de sa position illégitime pour l’attirer dans ses réseaux. Présenté faussement comme étudiant envoyé en Russie, Derrick Agoma a été rapidement poussé dans des circuits militaires opaques liés au conflit russo-ukrainien. Quelques semaines plus tard, son corps sans vie a été signalé sur la ligne de front, loin de sa terre natale.
La responsabilité de Loïc Ouangapou dans ce drame ne souffre d’aucun doute. Se faisant passer pour un représentant des étudiants centrafricains, il a abusé de cette façade pour monnayer des vies humaines. L’affaire Derrick Agoma en est la preuve éclatante. Ce soldat loyal a payé de son sang les ambitions démesurées et les combines macabres d’un imposteur. Dans les cercles étudiants de Moscou, le nom de Loïc Ouangapou est désormais associé à la peur et à la trahison. Beaucoup témoignent de ses méthodes: promesses fallacieuses, intimidations, et exploitation de la détresse de jeunes Centrafricains envoyés en Russie pour étudier, mais détournés vers des destins funestes.
Le silence des autorités centrafricaines dans ce dossier ajoute une dimension scandaleuse à cette affaire. Comment un soldat officiellement enrôlé dans les rangs des Forces armées a-t-il pu disparaître du territoire national et réapparaître sur un champ de bataille étranger, sans qu’aucune alerte ne soit donnée ? Comment un étudiant frauduleux, déjà épinglé pour détournement des dons présidentiels et pour manipulation des bourses russes, a-t-il pu opérer impunément jusqu’à envoyer des militaires centrafricains à la mort ? Ces questions exposent les complicités qui entourent Loïc Ouangapou et mettent à nu le cynisme d’un système où la vie des jeunes Centrafricains ne pèse rien.
La mort de Derrick Agoma ne doit pas être réduite à une simple statistique dans la guerre russe. Elle montre une criminalité transnationale ancrée dans les réseaux corrompus qui lient certains étudiants, diplomates et responsables centrafricains à Moscou. Son nom restera associé au scandale d’un enrôlement clandestin organisé par un imposteur qui a fait de la fraude un mode de vie. Pour de nombreux étudiants en Russie, ce drame est une ligne rouge : Loïc Ouangapou n’est plus seulement l’escroc des bourses, il est désormais vu comme le fossoyeur des jeunes Centrafricains, prêt à livrer des vies innocentes à une guerre étrangère en échange de faveurs et de profits occultes.
Derrick Agoma repose désormais loin de son pays, victime d’une manipulation ignoble. Sa disparition montre jusqu’où peut mener la trahison d’un compatriote vendu à ses intérêts personnels. À travers ce crime, Loïc Ouangapou porte la marque d’un criminel sans foi ni loi, dont les actes entachent non seulement la communauté estudiantine, mais aussi l’image de toute une nation à l’étranger.
Bangui : un Soldat FACA tué lors d’une tentative de braquage au quartier Kokoro 2, son corps jeté dans le quartier Fondo
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 octobre 2025, un soldat des Forces Armées Centrafricaines a été tué par des habitants du quartier Kokoro 2 dans le 3e arrondissement de Bangui. Le militaire, identifié sous le prénom de Nathan, était venu braquer une maison. L’opération a mal tourné pour lui.
Les faits se sont déroulés comme suit. Le soldat Nathan est arrivé dans le quartier Kokoro 2 pour cambrioler une maison. Les habitants ont découvert sa présence et sont sortis dans la rue. Le soldat a pris son arme et a tiré un premier coup de feu. Probablement pour intimider les gens et fuir.
Mais cette fois, les habitants n’ont pas eu peur. Ils l’ont attrapé et l’ont poignardé avec des couteaux. Le soldat est mort sur place. Son corps a ensuite été transporté et jeté dans le quartier Fondo, également dans le 3e arrondissement, non loin du commissariat du 5e arrondissement. C’est apparemment dans ce quartier Fondo que le soldat habitait.
Cette nouvelle affaire s’ajoute à la longue liste des crimes commis par les soldats FACA. Presque tous les jours, on entend parler de militaires qui braquent, qui volent, qui agressent des civils. L’armée centrafricaine est devenue une bande de criminels en uniforme.
Le président Touadéra se tape la poitrine partout pour dire qu’il a recruté 20 000 jeunes dans l’armée. Il prétend avoir formé une armée professionnelle. Il dit qu’il a modernisé les forces de défense. Mais le résultat est sous nos yeux : du banditisme, des vols, des braquages, de la violence.
Cette armée que Touadéra vante n’existe que dans sa tête. Dans la réalité, les soldats passent leur temps à terroriser la population. Ils braquent les maisons. Ils volent dans les marchés. Ils agressent les commerçants. Ils violent les femmes. Et quand les choses tournent mal comme dans le cas du soldat Nathan, ils se font tuer par la population excédée.
Le cas du soldat Nathan n’est pas un fait rare. D’ailleurs, le lendemain de l’assassinat de ce soldat, CNC a débusqué un supermarché de drogue au quartier Yangato dans le 5e arrondissement où des dizaines de soldats en tenue fumaient de la drogue en plein jour. Ces mêmes soldats planifiaient une arrestation contre une voisine qui les avait critiqués.
L’armée centrafricaine est malade. Elle n’est plus une institution au service du pays. Elle est devenue un problème pour le pays. Au lieu de protéger la population, elle l’agresse. Au lieu de combattre les criminels, elle devient criminelle elle-même.
Le recrutement massif dont Touadéra se vante n’a fait qu’aggraver la situation. On a recruté 20 000 jeunes sans formation sérieuse, sans discipline, sans valeurs. On leur a donné des uniformes et des armes. Et maintenant, ils utilisent ces uniformes et ces armes pour terroriser la population.
Le soldat Nathan habitait au quartier Fondo. Il connaissait donc bien la zone. Il est allé braquer dans le quartier voisin de Kokoro 2. Il pensait probablement que son uniforme et son arme lui donneraient l’impunité. Il pensait que les gens auraient peur et le laisseraient partir.
Mais les habitants de Kokoro 2 en ont eu assez. Trop de braquages. Trop de violence. Trop de soldats qui viennent voler dans leurs quartiers. Alors quand le soldat Nathon a tiré son coup de feu, au lieu de fuir, ils l’ont attrapé. Ils l’ont poignardé. Ils l’ont tué.
C’est de la justice populaire. Ce n’est pas la loi. Ce n’est pas le droit. Mais c’est ce qui arrive quand la population ne fait plus confiance à l’État pour la protéger. Quand les soldats deviennent des bandits, la population prend les choses en main.
Le corps du soldat a été transporté et jeté dans le quartier Fondo. Pourquoi là-bas ? Parce que c’est son quartier. Parce que c’est là qu’il habitait. Les habitants de Kokoro 2 ont voulu renvoyer le problème d’où il venait.
Haut-Mbomou : Le préfet refuse les soins médicaux à son sous-préfet après l’avoir agressé physiquement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Monsieur-DIEUDONNE-YAPOULELA-le-sous-prefet-de-Obo-lors-du-match-final-a-Obo-le-dimanche-17-septembre-2023.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur DIEUDONNÉ YAPOULELA, le sous-préfet de Obo, lors du match final à Obo le dimanche 17 septembre 2023 Monsieur-DIEUDONNE-YAPOULELA-le-sous-prefet-de-Obo-lors-du-match-final-a-Obo-le-dimanche-17-septembre-2023 Centrafrique : Un formidable match de football a vibré la ville de Obo
Après avoir violemment frappé son sous-préfet, le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbélé refuse de l’autoriser à se rendre à Bangui pour se soigner, créant une vive tension entre les deux hommes à Obo.
L’histoire qui se déroule à Obo devient de plus en plus inquiétante. Plusieurs jours après avoir frappé son sous-préfet à coups de poing, le préfet Léonard Mbélé continue de s’acharner sur son adjoint blessé. Aujourd’hui, il refuse de lui donner l’autorisation nécessaire pour aller se soigner à Bangui.
Les faits remontent au 22 août dernier. Ce jour-là, le préfet avait agressé physiquement son sous-préfet dans les bureaux de la préfecture. Son accusation ? Il soupçonnait son adjoint d’avoir aidé les miliciens Azandés à rédiger une note qui le critiquait. Pour Mbélé, la logique était simple : ces miliciens étant selon lui “illettrés”, seul le sous-préfet avait pu les aider à écrire ce document.
Mais voilà que les conséquences de cette violence se montrent plus graves que prévu. Le sous-préfet a été blessé à la tête et son état nécessite des soins qu’on ne peut pas lui prodiguer à Obo. Les structures médicales locales ne disposent pas des équipements nécessaires pour traiter ce type de blessures.
Le sous-préfet a donc fait ce que tout fonctionnaire ferait dans sa situation : il a déposé une demande d’autorisation pour se rendre à Bangui. Cette démarche respecte la procédure normale qui exige qu’un sous-préfet obtienne l’accord de son supérieur pour tout déplacement officiel vers la capitale.
La demande traîne depuis des jours sur le bureau du préfet. Léonard Mbélé ne veut rien entendre. Il refuse catégoriquement de signer l’autorisation, alors même que c’est lui qui a causé les blessures de son adjoint. Cette attitude place le sous-préfet dans une situation impossible : il ne peut ni reprendre son travail à cause de son état de santé, ni aller se soigner faute d’autorisation.
Le transport était pourtant organisé. Le sous-préfet devait voyager avec un avion de la Minusca, ce qui ne coûtait rien à l’administration. Mais sans l’autorisation du préfet, impossible de partir.
Une semaine après l’agression, Léonard Mbélé a poussé le vice encore plus loin. Il a convoqué son sous-préfet pour lui servir un ultimatum menaçant. Le message était clair : s’il continue de “suivre ses parents” Zandé qui s’opposent à lui, “on verra bien, on va finir mal”.
Ces menaces montre clairement le fond du problème. Pour le préfet, son adjoint n’est pas d’abord un fonctionnaire, mais un Azandé. Et en tant qu’Azandé, il est forcément suspect de complicité avec sa communauté d’origine. Cette vision ethnique du conflit transforme un différend administratif en affrontement communautaire.
L’origine de toute cette histoire ? Une note publiée par les miliciens Azandés du groupe AAKG qui critiquait les agissements du préfet. Ce document dénonçait notamment des propos que Mbélé aurait tenus en se félicitant des destructions commises par les forces Wagner à Zemio. Face à cette critique, le préfet a immédiatement pointé du doigt son sous-préfet.
Son raisonnement repose sur un préjugé révélateur : les miliciens azandés seraient trop “illettrés” pour rédiger seuls un document structuré. Donc, dans sa logique, seul le sous-préfet, cadre éduqué, pouvait être derrière cette note. Cette vision méprisante ignore la réalité : les groupes de miliciens comptent souvent dans leurs rangs des personnes instruites capables de rédiger des documents.
Aujourd’hui, la situation devient difficile. Un fonctionnaire blessé par son supérieur se voit refuser l’accès aux soins par ce même supérieur. Cette obstination dépasse l’entendement et transforme un conflit administratif en acharnement personnel.
Le sous-préfet, lui, maintient sa dignité. Malgré l’agression subie et les menaces reçues, il continue de respecter les procédures et n’a jamais répondu à la violence par la violence. Cette retenue contraste avec le comportement de son supérieur.
Pendant ce temps, l’administration de la préfecture d’Obo tourne au ralenti. Avec un sous-préfet hors d’état de travailler et un préfet obsédé par ses conflits personnels, les services publics peinent à fonctionner. Les populations du Haut-Mbomou, déjà éprouvées par les tensions sécuritaires, subissent les conséquences de cette guerre des ego.
Bamingui-Bangoran : après la prospection, les Chinois s’apprêtent à exploiter l’or de Barbatouma, Manovo et du site NRC
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/07/camions-ONM-inaugurés-par-touadera-très-bonne-dimenssion.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les camions des chantiers de l’ONM à Bangui. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après leur arrivée dans la préfecture de Bamingui-Bangoran il y’a quelques jours pour prospecter les sites miniers aurifères, les exploitants chinois passent maintenant à la phase suivante : l’exploitation. L’exploitant chinois, accompagné d’un expert en diamant et en or, vient de terminer une tournée d’évaluation des principaux sites aurifères de la région et s’apprête à retourner en Chine pour ramener les machines nécessaires à l’exploitation.
Selon des informations obtenues sur place auprès des intéressés, le Chinois Ndoka et son expert sont de retour à Ndélé ce samedi 18 octobre 2025 après avoir effectué une tournée complète des sites miniers de la région. Ils ont visité le site aurifère de Barbatouma, celui de Manovo, et le site aurifère de NRC. Cette mission de prospection avait pour objectif d’évaluer le potentiel de ces différents sites et de déterminer la rentabilité de leur exploitation.
Après avoir évalué le site de Barbatouma, le Chinois Ndoka et son équipe ont continué leur tournée vers plusieurs villages de la région : Bangbali, Tiri, Miameré, Miamani, Diki et Mindji. Ils voulaient apparemment continuer jusqu’à Gordil pour vérifier le site de pétrole, mais cette visite n’a finalement pas eu lieu et ils sont retournés à Ndélé.
Les résultats de cette mission de prospection sont impressionnants. L’expert en diamant et en or qui accompagnait le Chinois Ndoka a effectué des évaluations techniques des trois principaux sites visités. Selon ses conclusions, le site aurifère de Barbatouma possède un gisement qui descend à 35 mètres de profondeur. Le site aurifère de NRC, lui, possède un gisement encore plus profond de 60 mètres. Quant au site de Manovo, son gisement descend à 30 mètres de profondeur.
Ces chiffres de profondeur sont importants car ils indiquent des gisements substantiels qui nécessiteront une exploitation mécanisée avec des équipements lourds. Il ne s’agit plus d’orpaillage artisanal superficiel, mais d’exploitation minière industrielle en profondeur.
Fort de ces évaluations positives, le Chinois Ndoka et son expert vont maintenant retourner en Chine pour ramener les machines nécessaires à l’exploitation de ces différents sites aurifères du Bamingui-Bangoran.
Cette information confirme ce que Corbeau News Centrafrique avait annoncé dans son article précédent sur l’arrivée des Chinois à Ndélé : après avoir saccagé les mines de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéï, de la Lobaye et d’autres régions, les exploitants chinois s’attaquent maintenant au nord du pays.
Le Bamingui-Bangoran, qui était jusqu’à présent relativement épargné par l’exploitation minière intensive, va maintenant subir le même sort que les autres régions. Les Chinois ont identifié le potentiel aurifère. Ils ont évalué les sites. Ils ont confirmé la rentabilité de l’exploitation. Maintenant ils vont revenir avec leurs machines pour commencer l’extraction industrielle.
Touadéra a tout vendu. Après avoir bradé le sud et le centre du pays aux exploitants chinois et russes, il vend maintenant le nord. Il distribue les permis miniers comme des bonbons. Les Chinois arrivent, prospectent, évaluent, et repartent chercher leurs machines. Et dans quelques mois, l’exploitation commencera.
Les habitants du Bamingui-Bangoran doivent se préparer à ce qui les attend. Ce qui s’est passé dans les autres régions où les Chinois exploitent les mines va se passer ici aussi. Les orpailleurs artisanaux locaux seront chassés des sites. Les terres seront réquisitionnées. Les rivières seront polluées par le mercure et autres produits chimiques utilisés dans l’extraction. Les profits partiront vers la Chine et vers les poches des dirigeants corrompus à Bangui. Et les populations locales ne verront rien.
Le fait que les Chinois aient voulu visiter le site pétrolier de Gordil montre l’étendue de leur appétit. Ils ne se contentent pas de l’or. Ils veulent aussi évaluer le potentiel pétrolier de la région. Bien que cette visite n’ait finalement pas eu lieu cette fois-ci, elle aura probablement lieu plus tard. Les Chinois reviendront pour évaluer également les ressources pétrolières du Bamingui-Bangoran.
Le régime Touadéra est en train de livrer l’ensemble du territoire national aux exploitants chinois et russes. Aucune région ne sera épargnée. Partout où il y a de l’or, des diamants, du pétrole ou d’autres ressources, les permis seront distribués, les exploitants arriveront avec leurs machines, et les populations seront dépossédées.
La tournée du Chinois Ndoka et de son expert dans les villages de Bangbali, Tiri, Miameré, Miamani, Diki et Mindji suggère que ces villages se trouvent soit sur des sites miniers, soit sur les routes d’accès aux sites. Les habitants de ces villages verront bientôt arriver les machines chinoises, les camions, les engins de terrassement. Leur vie quotidienne sera bouleversée par cette exploitation industrielle.
Le site de Barbatouma avec ses 35 mètres de profondeur, le site de NRC avec ses 60 mètres, et le site de Manovo avec ses 30 mètres représentent des gisements importants qui vont générer des profits considérables. Mais ces profits ne bénéficieront ni aux habitants du Bamingui-Bangoran, ni à la population centrafricaine en général.
Les Chinois extrairont l’or, l’exporteront vers la Chine, et verseront quelques commissions au régime Touadéra. C’est le business model de l’exploitation minière en Centrafrique : extraction massive par les étrangers, profits pour les exploitants et les dirigeants corrompus, appauvrissement et pollution pour les populations locales.
Les anciens ont l’habitude de dire que le deuxième nom de Dieu c’est le temps. Le temps finit toujours par dire la vérité. Le temps finit toujours par révéler les vrais visages. Le temps finit toujours par montrer qui sont les hommes de principes et qui sont les opportunistes sans honneur.
Alain Touaboy et son Parti Africain du Progrès (PAP) viennent de nous offrir une démonstration éclatante de cette vérité. Ce parti minuscule, créé récemment, se présentait comme un parti “centriste”, un parti “de progrès”, un parti qui incarnerait une alternative nouvelle dans le paysage politique centrafricain.
Mais le masque vient de tomber. Le 15 octobre 2025, le PAP a annoncé son soutien à la candidature de Faustin-Archange Touadéra pour l’élection présidentielle. Un “parti centriste” qui soutient un dictateur qui truque les Élections, qui affame son peuple, qui protège les Mercenaires russes qui massacrent des civils. Un “parti de progrès” qui soutient un régime qui a fait reculer la Centrafrique de cent ans en arrière.
La réalité est simple: Alain Touaboy et son PAP se sont vendus. Ils ont vendu leurs prétendus “principes”, leurs prétendues “valeurs”, leur prétendue “vision” pour un pays meilleur. Ils se sont couchés devant Touadéra. Ils sont devenus des larbins du régime.
Le communiqué du PAP est un chef-d’œuvre d’hypocrisie et de mensonges. Décortiquons-le ligne par ligne pour montrer à quel point Touaboy et ses complices prennent les Centrafricains pour des imbéciles.
“Le PAP n’a pas monnayé son appui car notre Parti n’est pas à vendre”.
C’est la phrase qui résume toute la prostitution politique de ce parti fantôme. Quand quelqu’un commence par dire “je ne me suis pas vendu”, c’est généralement parce qu’il vient exactement de se vendre. C’est comme quelqu’un qui commence une phrase par “je ne suis pas raciste, mais…” : vous pouvez être certain que ce qui suit sera raciste.
Touaboy prétend que son parti “n’a pas monnayé son appui” et “n’est pas à vendre”. Mais alors, pourquoi soutenir Touadéra ? Si vraiment le PAP était guidé par des principes, par une vision pour le pays, par le souci du bien-être des Centrafricains, comment pourrait-il soutenir un régime qui a échoué sur tous les plans ?
Un régime qui a livré le pays à des mercenaires russes. Un régime qui affame le peuple. Un régime qui truque les Élections. Un régime qui déclare apatride un député en exercice. Un régime qui emprisonne ceux qui dénoncent ses crimes. Un régime qui a détruit toutes les institutions démocratiques.
Comment un parti qui prétend être “de progrès” peut-il soutenir un tel régime ? Il n’y a qu’une seule explication : Touaboy et son PAP ont négocié quelque chose avec Touadéra. Des postes ministériels peut-être. De l’argent pour financer leur parti. Des avantages personnels. Des promesses. Quelque chose. Parce qu’on ne soutient pas un dictateur gratuitement. On le fait parce qu’on en tire profit.
Et cette phrase du communiqué, “Le PAP n’a pas monnayé son appui car notre Parti n’est pas à vendre”, est justement là pour essayer de cacher cette transaction honteuse. Mais personne n’est dupe. Tout le monde voit exactement ce qui s’est passé : Touaboy a vendu son parti et ses prétendus principes pour des avantages personnels.
C’est de la prostitution politique pure et simple. Touaboy se prostitue à Touadéra. Il vend son soutien politique en échange de quelque chose. Et ensuite il a le culot de dire “je ne me suis pas vendu”. C’est pathétique.
“Notre démarche s’inscrit dans la logique de voir se poursuivre l’œuvre de la stabilité nationale entreprise par le Président”.
Quelle stabilité nationale ? De quelle stabilité parle Touaboy ? La Centrafrique sous Touadéra est l’un des pays les plus instables au monde. Des groupes armés continuent de sévir sur toute l’étendue du territoire national. Des mercenaires russes massacrent des civils. Les Centrafricains meurent de faim, de maladie, de violence. Les provinces sont coupées de Bangui. L’État ne contrôle même pas son propre territoire.
À Bangui même, la capitale, les gens n’ont ni eau ni électricité. Les enseignants contractuels ne sont pas payés depuis des mois. Les hôpitaux manquent de tout. Les écoles sont fermées. Les routes sont impraticables. L’insécurité règne.
C’est ça la “stabilité” que Touaboy veut “poursuivre” ? C’est ça l’“œuvre” de Touadéra qu’il faut continuer ?
Cette affirmation est tellement déconnectée de la réalité qu’elle en devient grotesque. Touaboy vit-il dans le même pays que nous ? A-t-il vu l’état de la Centrafrique après dix ans de Touadéra ? Ou est-il simplement en train de réciter un script écrit par les communicants du régime en échange de quelques billets de banque ?
La vérité est que la Centrafrique sous Touadéra n’a jamais été aussi instable. Le pays est en décomposition. Les institutions sont détruites. L’économie est à genoux. La société est fragmentée. Et Wagner occupe le pays comme une puissance coloniale.
Parler de “stabilité nationale” dans ce contexte, c’est soit de l’aveuglement total, soit du mensonge conscient. Touaboy ment. Il sait très bien que le pays est dans un état catastrophique. Mais il ment parce que c’est ce que le régime attend de lui en échange des avantages qu’il a négociés.
“Les avancées palpables observées en matière sécuritaire”.
Quelles avancées palpables ? Où sont-elles ces avancées ? Les massacres de Wagner sont des avancées sécuritaires ? Les Centrafricains qui ne peuvent pas circuler librement dans leur propre pays sont une avancée sécuritaire ?
Touaboy parle des “multiples accords de paix signés entre les groupes armés et l’exécutif”. Mais ces accords sont du papier toilette. Ils ne valent rien. Ils ne sont jamais appliqués. Les groupes armés signent, touchent de l’argent et des postes, puis continuent leurs activités comme avant. C’est du théâtre. C’est de la communication. Ce n’est pas la paix.
L’Accord de Khartoum de 2019 n’a rien changé. Les accords individuels signés avec différents groupes n’ont rien changé. Les soi-disant processus de DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) n’ont rien changé. La violence continue. Les massacres continuent. L’insécurité continue.
Et d’ailleurs, si vraiment ces accords avaient créé la paix et la sécurité, pourquoi Wagner est-il encore nécessaire ? Pourquoi des milliers de mercenaires russes lourdement armés patrouillent-ils dans le pays si la paix est revenue ? Pourquoi le président a-t-il encore besoin de gardes du corps russes si le pays est sécurisé ?
La vérité est que la situation sécuritaire s’est dégradée sous Touadéra. Le pays est occupé par des mercenaires étrangers qui massacrent des civils pour contrôler les mines. Les groupes armés prolifèrent parce que le régime leur donne de l’argent et des postes plutôt que de les combattre. La violence est quotidienne. Et Touaboy ose parler d’“avancées palpables” ?
C’est du mensonge pur. C’est de la propagande. C’est exactement le genre de discours que le régime paie ses larbins pour tenir.
“Le désir du candidat Faustin Archange TOUADERA de voir émergé un Centrafrique souverain”.
C’est peut-être la phrase la plus cynique, la plus grotesque, la plus scandaleuse de tout le communiqué. Une Centrafrique souveraine ? Sous Touadéra ? Quand le pays est occupé par Wagner ? Quand les mines sont contrôlées par les Russes ? Quand les décisions politiques sont prises à Moscou ? Quand même la sécurité du président dépend de mercenaires étrangers ?
La Centrafrique sous Touadéra a perdu toute souveraineté. C’est un protectorat russe déguisé. Wagner contrôle tout : l’économie, la sécurité, la politique. Les mercenaires russes décident qui peut être candidat aux Élections et qui doit être écarté. Ils décident quels chefs rebelles doivent être arrêtés et lesquels doivent être récompensés. Ils décident quelles mines exploiter et comment partager les profits.
Touadéra ne décide rien. Il obéit à Wagner. Il signe ce que Wagner lui dit de signer. Il nomme les ministres que Wagner approuve. Il truque les Élections comme Wagner le lui demande. Il est une marionnette entre les mains des Russes.
Et Touaboy ose parler du “désir” de Touadéra de voir “émergé un Centrafrique souverain” ? C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. C’est cracher au visage du peuple qui voit chaque jour l’occupation russe de son pays.
Si Touadéra voulait vraiment une Centrafrique souveraine, il chasserait Wagner. Il reprendrait le contrôle des mines. Il reconstruirait une armée nationale digne de ce nom. Il négocierait avec les vrais partenaires qui respectent la souveraineté du pays. Il défendrait l’indépendance et la dignité de la Centrafrique.
Mais Touadéra ne veut pas une Centrafrique souveraine. Il veut rester au pouvoir. Et pour cela, il a vendu la souveraineté du pays à la Russie. Wagner le maintient au pouvoir par la force et la terreur. En échange, la Russie pille les ressources du pays. C’est un pacte de collaboration coloniale.
Touaboy le sait. Tout le monde le sait. Mais Touaboy fait semblant de croire au discours de souveraineté de Touadéra parce que cela justifie sa prostitution politique. Il prétend soutenir Touadéra au nom de la souveraineté alors que Touadéra est celui qui a détruit la souveraineté du pays.
C’est du cynisme absolu. C’est du mensonge éhonté. C’est de la trahison.
Le timing révélateur.
Il y a quelques jours à peine, Touaboy lui-même avait déclaré sur les réseaux sociaux que son parti était allé à l’Autorité Nationale des Élections pour retirer des fiches et déposer sa candidature.
Et maintenant, le 15 octobre, il sort ce communiqué officiel patati pattata annonçant le soutien du PAP à Touadéra. Le masque est complètement tombé. Touaboy ne se cache même plus. Il assume publiquement qu’il est devenu un larbin du régime.
Ce qui est pathétique, c’est qu’il essaie encore de faire croire que c’est un “choix politique responsable”, que c’est le résultat d’“une analyse profonde”, que c’est basé sur des “concertations et consultations éclairées”.
Non, Monsieur Touaboy. Ce n’est pas un choix politique responsable. C’est une trahison. Une capitulation. Une prostitution. Vous avez vendu votre parti et vos prétendus principes pour des avantages personnels. Point final.
Un parti “centriste” qui n’a plus de repères.
Quand le PAP a été créé, on nous a dit que c’était un parti centriste. Un parti qui ne serait ni dans l’opposition radicale ni dans le soutien aveugle au pouvoir. Un parti qui prendrait des positions nuancées, équilibrées, fondées sur l’intérêt national plutôt que sur les calculs partisans.
Un parti du juste milieu. Un parti de la raison. Un parti qui évaluerait chaque dossier sur le fond plutôt que de suivre aveuglément une ligne politique.
Mais un parti vraiment centriste, un parti vraiment guidé par des principes, ne pourrait jamais soutenir Touadéra. Parce que Touadéra n’est pas un président normal qu’on peut soutenir ou critiquer selon les dossiers. C’est un dictateur qui truque les élections, qui viole la Constitution, qui protège des mercenaires qui massacrent son propre peuple, qui affame la population, qui détruit les institutions démocratiques.
Face à un tel régime, il n’y a pas de position centriste possible. Il n’y a pas de juste milieu entre la démocratie et la dictature. Il n’y a pas de position nuancée entre le respect des droits humains et les massacres de civils. Il y a seulement deux positions : soit on résiste, soit on collabore.
Touaboy et son PAP ont choisi la collaboration. En faisant ce choix, le PAP a perdu toute crédibilité comme parti centriste. Il a perdu toute crédibilité comme parti de progrès. Il a perdu toute crédibilité comme parti ayant des principes.
Le PAP est devenu un parti satellite du régime. Un petit parti insignifiant qui gravite autour de Touadéra en espérant ramasser quelques miettes. Un parti prostitué qui vend son soutien politique en échange d’avantages.
L’appel à la “mobilisation active”.
Le communiqué se termine par un appel aux “militants, sympathisants et alliés politiques” du PAP à “se mobiliser activement pour soutenir et accompagner cette candidature”.
Combien de militants a le PAP ? Avez-vous combien? Franchement, dis-nous la vérité. Peut-être 3 ou 4 ? Ce parti minuscule, créé récemment, sans base populaire, sans implantation territoriale, sans histoire politique, prétend maintenant mobiliser ses troupes pour faire campagne pour Touadéra.
C’est risible. Le PAP n’apporte rien à Touadéra. Aucun vote. Aucune base électorale. Aucune crédibilité politique. C’est un parti fantôme dirigé par un opportuniste qui annonce son soutien à un dictateur en espérant obtenir quelque chose en retour.
Touadéra n’a pas besoin du soutien du PAP pour truquer les élections. Il a Wagner pour ça. Il a le Conseil Constitutionnel dirigé par son cousin pour valider les résultats truqués. Il a l’ANE aux ordres pour organiser la fraude. Il a les médias d’État pour faire de la propagande. Il a l’argent des mines volées pour acheter des soutiens.
Le PAP ne lui apporte strictement rien. Mais Touadéra accepte ce soutien parce que cela lui permet de prétendre qu’il a un soutien politique large, que même des partis “centristes” le soutiennent, que sa candidature transcende les clivages partisans.
Et Touaboy accepte de donner ce soutien parce qu’il espère obtenir quelque chose en retour. Un poste ministériel peut-être. Une direction générale. Un peu d’argent. Quelque chose.
C’est un arrangement mutuellement bénéfique entre deux acteurs cyniques. Touadéra obtient un vernis de respectabilité. Touaboy obtient des avantages matériels. Et tout le monde fait semblant que c’est un choix politique fondé sur des principes.
Et cette “mobilisation active” dont parle Touaboy, ce sera quoi concrètement ? Quelques publications sur Facebook avec le hashtag #Touadéra2025 ? Quelques petits meetings avec dix personnes dans une salle vide ? Quelques interviews dans des médias pro-régime où Touaboy récitera le discours officiel du MCU ?
Personne ne viendra à ces meetings. Personne ne croira à cette propagande. Parce que tout le monde voit exactement ce qui se passe : un parti fantôme se prostitue à un dictateur pour des miettes.
La pathétique recherche de respectabilité.
Ce qui est peut-être le plus triste, le plus pathétique dans cette affaire, c’est que Touaboy cherche désespérément à donner une apparence de respectabilité à sa prostitution politique. Il parle de “responsabilité nationale”, d’“analyse profonde de l’environnement politique”, de “concertations et consultations éclairées”, de “volonté d’œuvrer pour la paix et la stabilité”.
Tout ce vocabulaire pompeux, tous ces grands mots, toute cette rhétorique sophistiquée ne servent qu’à une chose : cacher la transaction honteuse qui vient de se produire. Touaboy a vendu son parti. Il essaie maintenant de faire croire que cette vente était en réalité un choix politique noble, fondé sur des principes et sur l’intérêt national.
Mais personne n’est dupe. Les Centrafricains voient exactement ce qui se passe. Un petit parti sans envergure, dirigé par un opportuniste, vient de se vendre au régime en place. Point final.
Il n’y a aucune analyse profonde là-dedans. Aucune vision pour le pays. Aucun souci du bien-être du peuple. Il y a seulement le calcul cynique d’un homme politique qui pense qu’en soutenant Touadéra, il obtiendra des avantages personnels.
Et ce calcul est probablement juste. Touadéra récompensera probablement Touaboy avec un poste ou de l’argent. C’est comme ça que fonctionne le régime : on achète les soutiens politiques. Mais cette récompense ne changera rien au fait que Touaboy vient de se prostituer, qu’il vient de trahir ses prétendus principes, qu’il vient de perdre toute crédibilité politique.
La faillite du tourisme en Centrafrique : dix ans de mensonges, Wagner et un État en ruines
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/FB_IMG_1704543450158.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la nouvelle ministre du tourisme
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dix ans après la fin du conflit, la République centrafricaine est toujours présentée comme un pays « à risque ». C’est la ministre de la Culture et du Tourisme, Françoise Ngola Ramadan Mahata, elle-même, qui l’a reconnu dans sa déclaration sur les antennes de la radio Centrafrique.
En effet, pour bien comprendre les choses, la République centrafricaine ne vit pas une relance du tourisme, mais une faillite totale. C’est le mot qui résume l’état d’un pays où rien n’a été construit, rien n’a été sécurisé, rien n’a été réformé. Dix ans après la crise, le régime Touadéra transforme chaque échec en slogan, chaque humiliation en propagande, et chaque faillite en prétendue “vision stratégique”.
La ministre de la Culture et du Tourisme, Françoise Ngola Ramadan Mahata, l’a dit elle-même : la Centrafrique reste perçue comme une “zone rouge”. Mais au lieu d’assumer cette faillite, elle accuse “la perception internationale”. Comme si le monde entier inventait les massacres, les rackets, les arrestations arbitraires. Comme si ce n’était pas le régime lui-même, avec Wagner comme bras armé, qui a fabriqué l’image d’un pays de crises vue par le monde entier.
On nous parle de plan touristique 2025-2031. De “quatre axes prioritaires”. De financements à mobiliser. De gouvernance à améliorer. De parcs nationaux à valoriser. Ces mots sont vides. La faillite est là : des hôtels fermés, des routes impraticables, des parcs abandonnés. Aucun investisseur sérieux ne mettra son argent dans un pays où la justice est soumise aux mercenaires et où un ressortissant étranger, portugais-belge, croupit en prison depuis une année au Camp de Roux dans une opacité totale, sous les ordres de Wagner.
On ose dire que “depuis neuf ans, la RCA respire la paix”. La paix ? Où ? Dans les prisons surpeuplées où les centrafricains, les opposants disparaissent ? Aux barrages militaires où soldats et policiers rackettent les voyageurs comme des bandits ? Dans les villages vidés par la peur des mercenaires ? La faillite est totale : une paix de façade, un État réduit à la propagande, un président incapable d’assumer ses responsabilités.
Touadéra répète le même scénario : trois semaines de voyage, des millions dépensés, des discours creux, et au retour une mise en scène à Bangui. À Casablanca, il avait annoncé 9 milliards d’euros de promesse d’aide. À Abu Dhabi, un miracle énergétique. À Londres, une “diversification historique”. Rien. Absolument rien. Chaque fois, c’est la faillite, repeinte en succès.
Ce n’est pas la communauté internationale qui condamne la Centrafrique à rester “zone rouge”. C’est le régime lui-même. Dix ans après, il n’a ni restauré la justice, ni rétabli la sécurité, ni reconstruit les infrastructures. Il a confié le pays à Wagner, qui incarne la peur et entretient l’instabilité. Comment parler de tourisme alors que le pays vit sous occupation étrangère déguisée ?
La ministre tente de rassurer, d’habiller l’échec. Mais elle ne peut pas maquiller l’évidence : la Centrafrique est en faillite touristique, en faillite économique, en faillite politique. Et c’est Touadéra qui en est l’auteur.
On ne bâtit pas une destination touristique sur des prisons pleines, des barrages militaires et des mercenaires en treillis. On ne bâtit pas une image internationale sur des mensonges répétés depuis dix ans. Le tourisme ne respire pas. La Centrafrique ne respire pas. Ce pays étouffe dans la faillite organisée par un régime qui a choisi la propagande contre son peuple.
le grand bazar des permis miniers se poursuit au super marché du conseil des ministres
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ruffin-benam-beltoungou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la géologie
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le gouvernement centrafricain continue de distribuer des permis miniers sans contrôle ni transparence. Les promesses de développement ne profitent qu’à une poignée d’entreprises et de dirigeants, tandis que la population reste dans la misère totale.
Le Conseil des ministres, sous la houlette du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, a encore frappé. Le 4 septembre 2025, trois décrets ont été adoptés en catimini, attribuant des permis d’exploitation minière à des sociétés privées, dont Afrigem Or et Diamant et le Groupe Vivagold. Une opération de plus dans ce que les observateurs qualifient désormais de supermarché des permis miniers », où l’État distribue des autorisations à tour de bras, sans transparence ni garantie de retombées pour la population.
En effet, le ministre des Transports, remplaçant opportunément le ministre des Mines (convenablement « empêché »), a présenté ces dossiers comme une avancée vers la « formalisation » du secteur minier. En réalité, il s’agit d’une parodie de légalité : les sociétés bénéficiaires, selon les déclarations officielles, auraient « satisfait à toutes les conditions requises ». Mais quelles conditions ? Le paiement de frais administratifs ? Une poignée de promesses en l’air ? Rien ne garantit que ces entreprises respecteront les normes environnementales, sociales ou fiscales. Le code minier de 2024, brandi comme un bouclier, n’est qu’un écran de fumée pour légitimer une politique de pillage organisé.
Des permis distribués comme des bonbons, des retombées invisibles. Oui, depuis des années, la RCA délivre des permis miniers à la chaîne. Plus de 2 000 autorisations ont été accordées, mais où sont les retombées pour le peuple centrafricain ? Où sont les écoles, les hôpitaux, les routes promises ? Rien. Juste des poches remplies, des élites corrompues et des sociétés étrangères qui siphonnent les richesses du pays. Les permis attribués à Afrigem Or et Diamant et au Groupe Vivagold ne sont que la dernière démonstration de ce système criminel, où l’exploitation minière industrielle ne profite qu’à une infime minorité.
Un secteur minier gangrené par l’opacité et l’impunité. Vraiment, le gouvernement centrafricain se targue de vouloir « moderniser » le secteur minier, mais la réalité est tout autre. L’exploitation artisanale, souvent illégale et dangereuse, continue de prospérer, tandis que les permis industriels sont attribués dans l’opacité la plus totale. Où sont les études d’impact environnemental ? Où est la consultation des communautés locales ? Rien. Juste des décrets signés dans l’urgence, sans contrôle, sans suivi.
Le président Touadéra parle de « développement responsable » et de « réduction de la pauvreté », mais ces mots sonnent pathétiquement vide. Comment croire en la bonne foi d’un régime qui bafoue méthodiquement les droits des populations locales ? Les rapports internationaux sont formels : le secteur minier centrafricain est une machine à broyer les droits humains, avec des cas documentés de travail forcé, d’exploitation des enfants et de destruction environnementale.
Une complicité internationale ? Possiblement. En effet, l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (EITI) et le Processus de Kimberley sont censés encadrer ces activités. Pourtant, la RCA, réintégrée dans l’EITI en 2021, continue de jouer un double jeu. Les permis sont distribués sans vérification sérieuse, et les recettes fiscales promises se volatilisent dans les méandres d’une administration corrompue.
Que reste-t-il au peuple centrafricain ? Et bien Rien. Juste des terres ravagées, des rivières empoisonnées et des promesses trahies. Pendant que les sociétés minières russes, chinoises et rwandaises et les dignitaires du régime s’enrichissent, la population crève de faim. 2 000 permis délivrés, et toujours pas de développement. Juste une escroquerie d’État, une politique criminelle qui sacrifie l’avenir du pays sur l’autel de l’appât du gain.
Et maintenant ? Il est temps que la communauté internationale ouvre les yeux. Il est temps que les Centrafricains se lèvent contre ce pillage organisé. Les permis miniers ne doivent pas être des laissez-passer pour le vol, mais des outils de développement contrôlés, transparents et équitables.
Sinon, la RCA restera à jamais le Far West des mines, où les lois ne protègent que les voleurs. Jusqu’à quand ?
Galaxy Backbone Limited (GBB) du Nigeria a reçu le Prix d’Excellence de la Norme Internationale pour la Meilleure Compagnie Fournisseur de Services Informatiques de l’Année 2025, décerné par le Panel de Normes de la WQA. Le prix, remis à Abuja lors de la Journée Mondiale des Normes (14 octobre 2025), salue l’engagement de GBB envers des pratiques de classe mondiale, une prestation de services robuste et son rôle clé dans la transformation numérique du Nigeria, soulignant son excellence opérationnelle et son innovation centrée sur le client.
Certifications, Normes et Performance
GBB détient plusieurs certifications ISO mondiales re-certifiées en 2025 (ISO 20000, 27001, 22301, 9001). Abisola Umeri, Chef de la Sécurité de l’Information et de la Continuité des Activités, a accepté le prix au nom du DG/PDG, soulignant que cette reconnaissance témoigne de la confiance des partenaires, parties prenantes et clients en la capacité de GBB à fournir des solutions technologiques sécurisées, durables et évolutives.
Transformation Numérique
L’importance de tels prix dans les économies numériques émergentes ne peut être surestimée. Ils contribuent à instaurer la confiance, à la fois au sein des industries et auprès du public, quant au respect par les fournisseurs de services de normes élevées en matière de sécurité, de performance et de continuité. Pour des pays comme le Nigeria, où les lacunes en matière d’infrastructure, les préoccupations en matière de cybersécurité et l’incertitude réglementaire posent souvent des défis, avoir des organisations engagées envers des repères internationaux est une source de réconfort.
Ceci est particulièrement pertinent dans les secteurs adjacents aux TIC, tels que les industries du jeu en ligne et de l’iGaming, où des questions concernant la légalité, la réglementation et la protection des consommateurs se posent souvent. Par exemple, lorsque l’on recherche le meilleur casino live, l’attente n’est pas seulement celle de la qualité des jeux ou de l’équité, mais aussi celle de solides garanties concernant les données, la confidentialité et la conformité. Les normes respectées par des entreprises comme Galaxy Backbone contribuent à établir des repères pour l’intégrité opérationnelle, que les parties prenantes de tous les secteurs peuvent considérer comme des modèles.
Renforcer la confiance dans l’avenir numérique du Nigeria
Le gain du Prix d’Excellence de la Norme Internationale élève significativement la position de Galaxy Backbone Limited (GBB), non seulement dans le paysage des TIC du Nigeria, mais aussi sur la scène continentale. À mesure que les économies numériques deviennent de plus en plus interconnectées et interdépendantes, une telle reconnaissance confirme la capacité de GBB à fournir des services performants, sécurisés et évolutifs qui respectent ou dépassent les repères internationaux.
Ce prix ne fait pas que mettre en valeur les réalisations passées ; il agit comme une puissante approbation de l’orientation future de l’entreprise. GBB a prouvé qu’elle peut intégrer avec succès des normes mondialement reconnues comme ISO 27001, ISO 20000 et ISO 9001 dans un contexte local. Plus important encore, cela démontre une capacité unique à adapter ces normes pour répondre aux exigences nuancées de l’écosystème numérique en évolution rapide du Nigeria, où les défis infrastructurels et les menaces de cybersécurité restent des préoccupations pressantes.
Bien que Galaxy Backbone soit une entreprise nigériane, les implications de son prix s’étendent bien au-delà des frontières nationales. Pour des pays comme la République centrafricaine(RCA), qui œuvre activement à l’expansion et à la modernisation de son infrastructure numérique,, la réalisation de GBB fournit une étude de cas précieuse sur la manière dont une agence publique des TIC peut renforcer la résilience, la confiance et la capacité grâce à l’adhésion aux normes internationales.
En RCA, où des efforts sont en cours pour numériser l’administration publique, renforcer la cybersécurité et combler le fossé de connectivité urbain-rural, le succès de Galaxy Backbone présente des leçons exploitables. Il montre comment l’investissement stratégique dans la gestion des services, la continuité des activités et la cybersécurité peut générer des avantages à long terme, en particulier dans les économies fragiles ou émergentes.
De plus, le potentiel de partenariats transfrontaliers de Galaxy Backbone ouvre de nouvelles portes. Alors que la RCA continue de construire sa propre dorsale numérique, elle pourrait bénéficier de modèles de coopération régionale, tirant parti de l’expertise de GBB pour co-développer ou intégrer des services partagés comme le cloud computing, les centres de données gouvernementaux et les plateformes nationales d’identité numérique.
Plus largement, le prix renforce une narration africaine croissante : que l’innovation dans le secteur public est possible, évolutive et exportable. Si les institutions dans des pays comme le Nigeria peuvent atteindre et maintenir des normes internationales rigoureuses, alors des institutions similaires en RCA, et ailleurs sur le continent, peuvent être inspirées et guidées pour poursuivre une excellence similaire.
Feuille de route et ambitions continentales de Galaxy Backbone
Pour l’avenir, la feuille de route stratégique de Galaxy Backbone se concentrera probablement sur plusieurs domaines clés :
Amélioration de la Prestation de Services: Amélioration continue des processus internes et des systèmes orientés client pour réduire la latence, améliorer l’expérience utilisateur et augmenter la fiabilité des services.
Expansion des Services Partagés: Mise à l’échelle de l’infrastructure cloud, des capacités des centres de données et des plateformes de communications intégrées pour soutenir un plus grand nombre de clients gouvernementaux et du secteur privé.
Renforcement de la Posture de Cybersécurité: Face à l’augmentation des menaces pour les systèmes numériques, GBB devra approfondir ses investissements dans la détection proactive des menaces, la protection des données et les cadres de conformité de sécurité.
Collaborations Transfrontalières: À mesure que la demande d’intégration numérique panafricaine augmente, GBB pourrait rechercher des partenariats stratégiques avec des fournisseurs nationaux de dorsale similaires, ou se positionner comme un hub régional pour l’infrastructure publique numérique.
Renforcement des Capacités et Développement de Contenu Local: Investir dans la formation, les talents technologiques locaux et les partenariats avec des institutions éducatives pour favoriser l’innovation et combler le fossé des compétences numériques.
Si Galaxy Backbone maintient son élan, il pourrait servir de référence pour les institutions publiques des TIC à travers l’Afrique, y compris la RCA, démontrant que les entités appartenant au gouvernement peuvent être non seulement compétitives mais aussi des pionnières dans le secteur de la technologie lorsqu’elles sont guidées par la discipline, la gouvernance et une vision de l’excellence.
Conclusion
Le prix de Galaxy Backbone en tant que Meilleur Fournisseur de Services Informatiques de l’Année 2025 est plus qu’un simple trophée, il symbolise la confiance, la capacité et le leadership à l’ère numérique du Nigeria. À mesure que les économies numériques se développent et que les cadres réglementaires mûrissent, les organisations qui adhèrent à des normes internationales rigoureuses gagneront un avantage concurrentiel, inspireront confiance et contribueront de manière significative à une croissance technologique durable à travers l’Afrique.
Pour des pays comme la République centrafricaine, cette réalisation est un rappel opportun qu’avec la bonne orientation stratégique, les institutions publiques des TIC peuvent ouvrir la voie à l’innovation, à la résilience et à l’excellence des services, jetant ainsi les bases d’un avenir numérique africain véritablement inclusif.
La plainte contre Touadéra à la CPI sème la confusion et la paranoïa au sein du régime
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes au menu d’un entretien entre le Président Touadera et le procureur de la CPI” width=”450″ height=”251″ />A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La plainte déposée par les Douze Apôtres contre le Président Faustin Archange Touadéra auprès de la Cour pénale internationale (CPI) provoque une vive inquiétude au sein du régime. L’incertitude sur la procédure judiciaire internationale alimente les spéculations et les commentaires contradictoires parmi les partisans du chef de l’État.
Le pouvoir ne sait pas si la CPI a déjà déclenché le processus d’enquête, comment elle va procéder, ni quelles seront les suites données à cette plainte. Cette méconnaissance des mécanismes de la justice internationale crée une forme de paranoïa au sein du régime.
Des interprétations contradictoires. Certains proches du pouvoir minimisent la portée de cette démarche, affirmant qu’il ne s’agirait que d’une simple communication adressée à la CPI et non d’une plainte formelle. Selon eux, dans 90% des cas, ces communications ne débouchent sur aucune action concrète et Touadéra n’aurait rien à craindre.
D’autres soulignent le récent voyage du Président au Gabon, qui s’est déroulé sans incident. Certains s’attendaient à une arrestation lors de ce déplacement, mais rien ne s’est produit, ce qui alimenterait la thèse d’une absence de risque immédiat.
C’est la méconnaissance des procédures de la CPI qui est à l’origine de la panique. En effet, ces différentes réactions témoignent d’une incompréhension profonde du fonctionnement de la Cour pénale internationale. Beaucoup imaginent qu’un dépôt de plainte entraînerait immédiatement l’émission d’un mandat d’arrêt. Or, la CPI suit des procédures longues et complexes qui nécessitent d’abord une phase d’enquête approfondie et la documentation des faits avant toute décision.
Au passage, il faut rappeler que la CPI ne dispose ni d’armée ni de force de police propre. Son action dépend largement de la coopération des États membres. Certains pays, considérés comme des alliés du régime centrafricain, pourraient refuser d’arrêter Touadéra alias Baba Kongoboro en cas de visite officielle. La Chine, la Russie ou d’autres pays africains amis pourraient choisir de ne pas collaborer avec la Cour.
Des précédents historiques à prendre en compte. L’histoire de la CPI montre que certains dirigeants ont été visés par des mandats d’arrêt publics, comme l’ancien président soudanais Omar El-Béchir, Vladimir Poutine, Président de la Russie. D’autres chefs d’État, comme l’ancien président kényan, ont choisi de se rendre à La Haye pour se défendre directement devant la Cour.
Si Baba Kongoboro est convaincu de son innocence, rien ne l’empêcherait théoriquement de se présenter avec ses avocats pour se défendre. Mais la stratégie actuelle du régime semble plutôt consister à minimiser la portée de cette plainte et à compter sur des soutiens internationaux.
C’est vraiment une situation qui divise l’opinion centrafricaine. Dans les rues de Bangui et à travers le pays, les spéculations vont bon train. Certains prédisaient une arrestation dès le 8 octobre, d’autres lors du voyage au Gabon. Cette fébrilité témoigne de l’impact psychologique de cette plainte sur le régime et ses partisans.
La suite de cette affaire dépendra de la décision de la CPI d’ouvrir ou non une enquête formelle, puis de la volonté Politique des États partenaires de coopérer avec la justice internationale. Mais pour les faits, il ne fait aucun doute, les preuves sont là et documentées. Des milliers des victimes pleurent et continuent de pleure en silence.