La jeunesse de Mia-Péndé décide de tourner la vieille page Timoléon BAÏKOUA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-candidat-de-Paoua-2-aux-legislatives-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paoua-2-aux-legislatives-2025.jpg” alt=”La jeunesse de Mia-Péndé décide de tourner la vieille page Timoléon BAÏKOUA” width=”300″ height=”400″ />Photo de courtoisie
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le village de Bedaya 2 a accueilli, le 12 décembre 2025, la réunion mensuelle de la jeunesse de Mia-Péndé. Un choix de lieu porteur de sens, pensé pour honorer la mémoire du Général DJADDER.
Ce rassemblement marque une rupture. Après trois mandats de Timoléon BAÏKOUA comme député, les jeunes de la commune dressent un bilan sans appel. Isidore NGAGA DEOGOTO, secrétaire général communal de la jeunesse, exprime le ras-le-bol d’une génération qui estime avoir été trompée. « Nous refusons un quatrième mandat », martèle-t-il devant l’assemblée.
Les griefs s’accumulent. Premier reproche : l’absence de réalisations concrètes. « Depuis trois mandats, il n’a même pas construit une maison dans son village natal de Bemaïde », constate un participant. Cette observation résume, selon eux, l’échec d’un élu qui n’aurait pas tenu ses engagements envers sa circonscription.
Les promesses non tenues alimentent la colère. Le recrutement annoncé de dix jeunes par village pour intégrer les forces armées centrafricaines (FACA) n’a jamais vu le jour. À chaque visite dans les localités, le député aurait fait miroiter la création d’une sous-préfecture, générant des rivalités entre communautés. « Il nous a divisés », accusent les jeunes réunis à Bedaya 2.
Face à cette déception, la jeunesse de Mia-Péndé décide de changer de cap. Elle apporte son soutien à NGAGA DEOGOTO Isidore pour l’élection municipale et à Justin DOTAR GANGUENON pour les législatives de Paoua 2.« Nos valeurs ne correspondent plus à celles de Timoléon BAÏKOUA », affirme le communiqué adopté lors de la réunion.
L’avertissement lancé ce jour-là résonne comme un ultimatum. La jeunesse prévient qu’elle veillera au bon déroulement du scrutin du 28 décembre 2025. Toute tentative de fraude se heurtera, promettent-ils, à leur vigilance. Un message direct adressé à ceux qui penseraient manipuler les résultats du vote.
Le président sortant de la jeunesse de Betoko incarne désormais l’espoir d’un renouveau. Les militants de Mia-Péndé misent sur lui pour redresser une situation qu’ils jugent catastrophique. Leur mobilisation témoigne d’une volonté de reprendre en main le destin Politique de leur région.
Cette assemblée du 12 décembre restera probablement dans les mémoires comme le moment où une génération a décidé de tourner une page. Les remerciements adressés à Timoléon BAÏKOUA pour ses services passés sonnent davantage comme une politesse de circonstance que comme une reconnaissance sincère
Une fouille domiciliaire effectuée chez Maître Crépin Mboli-Goumba provoque la colère de l’Ordre des avocats centrafricain. L’opération menée par des policiers lourdement armés n’a pas suivi les procédures obligatoires prévues par la loi en vigueur dans le pays.
Pour le barreau de Centrafrique, le Conseil Constitutionnel a récemment tranché les litiges liés aux candidatures présidentielles pour le scrutin de décembre 2025. Ces verdicts ont permis d’instaurer un calme bienvenu dans un pays qui s’apprête à voter.
Pourtant, cet apaisement a failli voler en éclats le 3 décembre dernier, vers 13h30. Ce mercredi-là, deux voitures remplies de policiers lourdement armés, appartenant à l’Office Central pour la Répression du Banditisme et à la Compagnie Nationale de Sécurité, se sont présentées au domicile de Maître Crépin Mboli-Goumba. Leur objectif était clair : fouiller les lieux. Le capitaine de police qui menait l’opération a simplement affirmé que les ordres du Directeur Général de la Police suffisaient pour agir.
L’Ordre des avocats a immédiatement rappelé ce que dit la loi. L’article 47 du Code de Procédure Pénale et l’article 66 de la loi sur la profession d’avocat imposent des règles strictes. Toute fouille au cabinet ou chez un avocat doit s’effectuer sous la surveillance d’un magistrat et en présence obligatoire du Bâtonnier ou de son délégué. Le texte est formel : le Bâtonnier doit être prévenu dans un délai raisonnable et assister à l’opération pour garantir le secret professionnel et la dignité de l’avocat concerné.
Or, aucun magistrat n’était présent lors de cette intervention. Ni les substituts du Procureur du Tribunal de Bangui, ni le Procureur Général près la Cour d’Appel, ni même le Bâtonnier n’ont été contactés au préalable. Les policiers ont agi uniquement sur instruction de leur hiérarchie, bafouant ainsi ouvertement les protections légales qui entourent le domicile et le cabinet d’un avocat.
Cette intrusion survient à quelques semaines du vote du 28 décembre. Elle vise un citoyen qui n’est même pas candidat aux Élections. Pour le Barreau, cet affaire crée un dangereux précédent susceptible de troubler la tranquillité du processus électoral. L’institution juridique salue le travail des juges constitutionnels et les encourage à garder la même fermeté face aux pressions, quelle que soit leur provenance.
Les autorités chargées d’organiser le scrutin, ainsi que les officiers de police judiciaire, sont appelés à respecter scrupuleusement les règles qui protègent la paix publique. Le Barreau demande également à la communauté internationale d’intensifier sa vigilance pour que le climat reste serein avant, pendant et après le vote. L’institution annonce qu’elle suivra de près le déroulement des opérations électorales et qu’elle publiera ses observations une fois le scrutin terminé
Gozbeïda , Bamingui-Bangoran, ravagé par les flammes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/dans-la-prefecture-de-bamingui-bangoran.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/dans-la-prefecture-de-bamingui-bangoran.jpg” alt=”Gozbeïda , Bamingui-Bangoran, ravagé par les flammesDans la préfecture de Bamingui-Bangoran” width=”400″ height=”400″ />Feu de brousse dans le village de Gozbeïda ravagé par les flammes. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les feux de brousse reprennent avec l’arrivée de la saison sèche. Cette année encore, les populations rurales se retrouvent sans défense face aux incendies qui dévorent champs et habitations.
Le village de Gozbeïda, situé à 15 kilomètres de Ndélé sur l’axe de Ngarba, a été touché par un violent incendie ce lundi 15 décembre 2025 vers 15h30. Les flammes ont détruit près de 10 maisons et consumé des hectares entiers de cultures. Les dégâts matériels sont considérables, et les habitants n’ont pu que regarder le feu progresser sans pouvoir intervenir efficacement.
L’absence de moyens de protection adaptés aggrave chaque année la situation dans les zones rurales. Aucun dispositif préventif n’existe pour protéger les habitations ou les parcelles cultivées. Quand le feu se déclare, il avance jusqu’à ce qu’il s’éteigne de lui-même, faute de ressources humaines ou matérielles capables de l’arrêter à temps.
Les conséquences pour la population touchée sont immédiates. La destruction des récoltes entraîne une pénurie alimentaire pour les familles qui dépendaient de ces champs. Les victimes devront se tourner vers les villages voisins ou vers Ndélé pour trouver de quoi se nourrir et se loger temporairement.
Les origines de ces incendies sont diverses. Certains chasseurs mettent souvent le feu à de vastes étendues pour débusquer des rats ou de petits animaux réfugiés dans des terriers. Cette pratique, bien que répandue, s’avère dangereuse et incontrôlable une fois le feu lancé.
Les éleveurs contribuent également à ces départs de feu. Ils brûlent volontairement la végétation pour favoriser la repousse de l’herbe fraîche destinée au bétail. Mais ces feux agricoles échappent régulièrement à tout contrôle et se propagent bien au-delà des zones prévues.
D’autres incendies résultent de manipulations imprudentes. Des gestes négligents, des feux mal éteints ou des actes involontaires suffisent à déclencher des catastrophes. Les habitants manquent de sensibilisation aux risques et aux bonnes pratiques de gestion du feu dans un environnement sec et vulnérable.
Les partisans du Dr Jonas DONON ne décolèrent pas. Après l’invalidation de leur candidat par la Cour constitutionnelle, ils ont annoncé une position ferme : soit le député est réintégré dans la course électorale, soit il n’y aura pas d’Élections dans leur localité de Nièm-Yéléwa, dans la quatrième circonscription de Bouar .
Sans la candidature du Dr DONON, les électeurs de la quatrième circonscription de Bouar affirment qu’ils n’iront pas voter. “C’est impossible, nous subissons trop d’injustices”, martèlent-ils avec amertume.
Pourtant, cette population de Nana-Mambéré soutient fidèlement le président Touadéra à chaque échéance électorale. Mais le retour qu’ils reçoivent en échange ressemble davantage à de l’indifférence et à l’oubli. “Nous sommes les oubliés, les négligés. À chaque fois, nous soutenons le président Touadéra, mais le retour de l’ascenseur qu’il nous donne, c’est l’ignorance”, déplorent amèrement les habitants de la région.
Leur frustration s’appuie sur des exemples parfaitement réels. Partout en Centrafrique, des Élections municipales sont organisées pour permettre aux citoyens d’élire leurs maires. Les municipales sont prévues pour décembre prochain dans tout le pays. Mais à Nana-Mambéré, notamment dans la commune de Nièm Yéléwa, c’est une tout autre réalité qui domine.
“Notre localité est gérée comme une commune d’élevage, comme une chefferie traditionnelle”, expliquent les habitants révoltés de Niem Yéléwa. Les maires ne sont pas élus mais imposés, dans une sorte de système dynastique comparable à un sultanat. Aucune élection locale n’a jamais été organisée dans la zone. “C’est une dynastie. On ne peut pas voter. Il n’y a pas d’Élections dans notre localité”, dénoncent-ils.
Et comme si cette situation ne suffisait pas, voilà que pour les législatives, le gouvernement leur impose un candidat du parti au pouvoir dans la quatrième circonscription de Bouar : Souleyman Bi Hassan, un ancien colonel rebelle du 3R. C’est d’ailleurs ce dernier qui a obtenu l’invalidation du Dr Jonas DONON devant la Cour constitutionnelle.
Cette colère est d’autant plus compréhensible que le Dr Jonas DONON est un médecin respectable, sans casier judiciaire, qui a servi la population. Face à lui, Souleyman Bi Hassan, présenté officiellement par la Cour constitutionnelle comme “conseiller politique du Mouvement 3R”, un groupe armé responsable de nombreux massacres de civils à Koundili, Lemouna et ailleurs, de pillages et de déplacements forcés de populations dans l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré.
Face à cette accumulation de frustrations, les habitants ont voulu manifester leur mécontentement. Mais le préfet et les autorités locales ont systématiquement refusé d’autoriser leurs marches de protestation.
“Partout dans le pays, on vote pour ses maires. Les Élections municipales sont prévues pour décembre prochain. Même à Delhi où il y a un sultan, on organise une élection. Mais à Niem Yéléwa, rien. C’est incroyable”, dénoncent-ils avec indignation.
Désormais, la position est claire et sans appel : sans la réintégration de la candidature du Dr Jonas DONON, il n’y aura pas d’Élections législatives à Nana-Mambéré. Les partisans du médecin invalidé l’affirment haut et fort : “Il n’y aura pas d’élections dans notre localité.”
Notons que le Dr Jonas DONON a été invalidé par la Cour constitutionnelle suite à un recours déposé par Souleyman Bi Hassan, ancien colonel du 3R et candidat du MCU (Mouvement des Cœurs Unis), le parti du président Touadéra. Le médecin n’a même jamais été officiellement informé de cette décision. Il a appris son élimination de la course électorale par des tiers, par le bouche-à-oreille. Les motifs du recours n’ont pas été rendus publics. La procédure judiciaire la plus élémentaire n’a pas été respectée.
Vivant ou mort? La famille de Nourd Gregaza dénonce l’enlèvement maquillé à un scénario d’évasion fabriqué par Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nourd Gregaza, Président du PRNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Comment Nourd Gregaza aurait-il pu s’évader d’une prison ultra-surveillée ? Cette question taraude sa famille depuis que la nouvelle de sa fuite a été annoncée sur les réseaux sociaux. Denise Madina Duekoe, l’une de ses proches, affirme que Wagner a fabriqué cette histoire de toutes pièces pour couvrir un enlèvement, puis un assassinat prémédité.
Denise Madina Duekoe, ancienne préfète de l’Ombella-Mpoko, a publiquement exprimé ses doutes sur la version propagée par l’OCRB. Pour elle, une chose est certaine : s’échapper de l’OCRB en 2025 reste impossible sans la complicité active des forces de l’ordre présentes sur place. Personne ne quitte ces murs sans que les policiers eux-mêmes n’en décident autrement. Même un nouveau-né comprendrait aisément cette évidence dans le contexte centrafricain actuel où l’OCRB est devenu un Guantánamo centrafricain. En plus, si Nourd Gregaza a pris fuite, on a déjà appris l’arrestation des policiers en faction cette nuit. Mais jusqu’à présent, rien.
D’ailleurs, pour voir de près cette histoire, tout est fabriqué pathétiquement et très bêtement, selon Denise Madina Duekoe . L’histoire d’un tunnel creusé sous la prison du camp de Roux paraît totalement absurde selon Denise Madina. Comment imaginer qu’un détenu puisse creuser discrètement dans une cellule partagée avec une dizaine d’autres prisonniers et que seul ce détenu puisse s’échapper sans autre prisonniers? En plus, le camp de Roux se situe sur une colline dont le sous-sol recèle des grosses pierres dures qu’il faudrait briser. Et la question demeure : où aurait-il déversé les tonnes de sables et des pierres extraits de ce tunnel ? Sa cellule seule ne suffirait jamais à contenir une telle quantité de matériaux. Les films comme Prison Break montrent des séquences accélérées, mais la réalité impose des contraintes physiques incontournables. Faudrait-il manger le sable ou le cacher quelque part ? Personne ne réfléchit à ces détails concrets.
Plus spectaculaire encore, Nourd Gregaza ne se trouvait même pas au camp de Roux au moment de sa supposée évasion. Il avait été extrait de sa cellule le 7 juillet dernier, en même temps qu’Armel Sayo, ancien ministre accusé de tentative de coup d’État. Ce dernier a été enlevé par les mercenaires du groupe Wagner dans la nuit du 7 au 8 juillet. Un mois après, devant la colère montante sur les réseaux sociaux et les réactions internationales, notamment du président camerounais Paul Biya, de l’ambassade de France et du CICR, Wagner a ramené Armel Sayo pour le présenter au juge. Mais depuis cette comparution, personne ne sait où il se trouve. Il a disparu, probablement détenu dans les sous-sols du camp de Roux, du camp Mpoko ou à Berengo, où Wagner le torture tranquillement.
Quant à Nourd Gregaza, il était détenu à l’OCRB, seul dans une cellule fermée par deux portes successives. Cette structure de petite taille reste constamment gardée par de nombreux policiers, entourée de clôtures et de verrouillages multiples. Comment aurait-il pu s’en échapper à quatre heures du matin, comme l’affirme la Minusca, ou à neuf heures selon d’autres sources ? Les versions divergent, ajoutant au flou entretenu autour de cette affaire.
Pour Denise Madina Duekoe, il ne fait aucun doute : les mercenaires russes du groupe Wagner ont enlevé Nourd Gregaza de l’OCRB pour le tuer. Ils auraient changé de méthode après l’échec de leur première tentative avec Armel Sayo. Lorsqu’ils avaient enlevé l’ancien ministre Armel Sayo, ils avaient fabriqué une image de son corps dans un sang publié sur les réseaux sociaux, laissant croire à sa mort. La réaction avait été immédiate et violente. Le président Paul Biya, l’ambassade de France, le CICR, tous avaient réagi avec fermeté. Wagner s’était alors trouvé contraint de ramener Armel Sayo vivant et de le présenter à la justice.
Cette fois, les mercenaires russes ont inventé une histoire d’évasion pour camoufler leur crime. En faisant croire à une fuite, ils espèrent détourner l’attention de l’opinion publique. Les gens finiront par accepter cette version, abandonneront l’affaire, et Wagner aura les mains libres pour éliminer sa victime en toute discrétion. Peut-être l’ont-ils déjà tué. Ils diront ensuite qu’il est mort pendant sa fuite. Une disparition pure et simple, comme le pays en a déjà connu à plusieurs reprises.
Les arrestations des proches et des membres de la famille, présentées comme des recherches de Nourd Gregaza, ne serviraient qu’à renforcer cette parodie d’évasion. Wagner cherche à tromper l’opinion en faisant croire à une fuite alors que leur victime a simplement été enlevée de sa cellule. La manœuvre vise à créer une confusion suffisante pour que l’affaire tombe dans l’oubli très vite.
Denise Madina Duekoe exige que si Nourd Gregaza a été tué, son corps soit rendu à sa famille. Les autres membres de la famille de Nourd accusent également la France de porter une responsabilité dans cet assassinat potentiel. Nourd Gregaza a été rapatrié de France vers Bangui, alors que tout le monde connaît la situation dans ce pays où les meurtres se commettent en toute impunité. Le Cameroun a fait de même avec Armel Sayo. Et maintenant, les deux hommes se retrouvent aux mains de Wagner, leurs familles privées de toute information fiable sur leur sort.
Les membres de la famille de Nourd Gregaza pensent que les mercenaires ont modifié leur tactique après leur premier échec. Au lieu d’enlever directement leurs victimes et de provoquer un scandale international, ils organisent désormais de fausses évasions. Ils accusent ensuite divers complices, dont le ministre de la Justice, d’avoir facilité ces fuites. Mais selon Denise Madina Duekoe, la vérité reste simple : Wagner a récupéré Nourd Gregaza pour le tuer, tout comme ils ont récupéré Armel Sayo. La complicité de certains ministres ne serait qu’un écran de fumée destiné à brouiller les pistes. La famille attend toujours des nouvelles concrètes, mais l’espoir s’amenuise chaque jour davantage. Les autorités restent silencieuses tandis que les zones d’ombre s’accumulent autour de ces disparitions suspectes. Wagner continue d’agir en toute impunité sur le territoire centrafricain, modifiant ses méthodes au gré des réactions internationales. Et la Minusca, complice, fait circuler de fausse vérité pour cautionner cet assassinat potentiel.
Incroyable spectacle. Braquage extraordinaire de deux véhicules du HCR en pleine capitale. Un caporal des FACA arrêté par la police
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/des-vehicules-de-patrouille-de-la-police-nationale-dans-les-rues-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des véhicules de patrouille de la police nationale dans les rues de Bangui. Photo CNC
L’Office central pour la répression du banditisme a mis la main sur deux véhicules du HCR volés dans la nuit du 16 décembre 2025 à Bangui. L’arrestation d’un caporal des FACA, retrouvé ivre dans un motel avec l’arsenal utilisé lors du braquage, confirme définitivement l’implication des militaires dans des nombreux braquages qui empoisonnent la capitale Bangui.
Les infractions visant les biens des organisations internationales connaissent une recrudescence inquiétante ces derniers temps. Dans la nuit du lundi à mardi 16 décembre 2025, vers 3 heures du matin, des hommes lourdement armés et cagoulés ont volé en pleine capitale deux véhicules appartenant au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. L’opération s’est déroulée avec une rapidité déconcertante, les malfaiteurs agissant visiblement selon un plan préparé.
Parmi les auteurs du vol figure un caporal en service actif au sein des forces armées centrafricaines, notamment au bataillon du colonel Patassé. Les voleurs se sont emparés de deux Land Cruiser pick-up en excellent état, d’une valeur estimée à 80 millions de francs CFA chacun. Ces véhicules tout-terrain, particulièrement prisés pour leur robustesse, représentent un butin considérable pour les voleurs. Après leur coup, les malfaiteurs ont transporté les deux pick-up vers le 8ème arrondissement, dans le quartier Galabadja 4, proche de la résidence de l’ancien Directeur général de la presse présidentielle, Sorohoul.
La zone choisie par les malfrats pour cacher les deux véhicules volés se situe non loin de la résidence de Mama Doyo, députée du huitième décédée il y a quelques années. Les voleurs ont caché leur prise dans un motel de ce secteur, pensant probablement y trouver un refuge temporaire avant d’écouler la marchandise. Le caporal impliqué dans l’opération avait pris une chambre dans cet établissement. Son comportement complètement ivre et agité a rapidement attiré l’attention des responsables du motel.
Les gérants, intrigués par l’attitude du militaire et par la présence des véhicules lourdement armés, ont décidé d’inspecter discrètement la situation. En s’approchant des pick-up stationnés sur place, ils ont découvert des kalachnikovs, des machettes et tout un arsenal destiné manifestement au braquage. La présence de cet attirail militaire dans les véhicules ne laissait aucun doute sur la nature criminelle de l’affaire. Comprenant immédiatement la gravité de ce qu’ils venaient de découvrir, les gérants ont alerté l’Office central pour la répression du banditisme.
Les agents de patrouille de l’OCRB se sont rendus rapidement sur les lieux indiqués par les gérants du motel. Ils ont procédé à la saisie des armes ainsi que des véhicules volés. Le tout a été transféré au bureau de l’OCRB en plein centre-ville, où les preuves ont été placées sous scellés. Mardi matin, des représentants du Haut-Commissariat pour les réfugiés se sont déplacés jusqu’aux locaux de l’office pour constater officiellement le vol de leurs biens et engager les démarches administratives nécessaires à leur restitution.
Le caporal, placé en garde à vue dès son interpellation, devrait être présenté prochainement au parquet pour répondre de ses actes devant la justice. L’affaire prend toutefois une tournure inhabituelle depuis l’intervention du colonel Patassé à l’OCRB. Le caporal arrêté appartient au bataillon dirigé par le colonel Patassé, qui a personnellement contacté l’OCRB pour réclamer la remise du caporal sous sa responsabilité.
Le colonel Patassé souhaite gérer lui-même la sanction du caporal impliqué dans le vol, invoquant les prérogatives de la hiérarchie militaire. L’OCRB a opposé un refus catégorique à cette demande, estimant que cette affaire relève directement de la justice civile en raison de la gravité des faits reprochés. Cette insistance du colonel Patassé alimente les interrogations parmi les enquêteurs. Certains se demandent s’il pourrait être mêlé de près ou de loin à ce vol, d’autant que sa réputation dans le milieu du banditisme notoire provoque déjà des commentaires. Seule l’enquête en cours permettra d’établir les responsabilités exactes de chacun dans cette affaire
regardez comment l’Autorité Nationale des Élections surprise en train de préparer une fraude massive dans le sixième arrondissement de Bangui
Paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2020-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC
À trois semaines du premier tour des Élections présidentielles, législatives, régionales et communales, des citoyens centrafricains ont découvert avec stupéfaction la liste des bureaux de vote publiée par l’ANE, démontrant une supercherie grave susceptible de fausser massivement les résultats du scrutin.
Les Centrafricains savent déjà que ces Élections ne constituent pas un scrutin démocratique à proprement parler, mais plutôt un mécanisme destiné à légitimer un processus dont l’issue semble déjà écrite. Les autorités centrafricaines ne dissimulent d’ailleurs plus leurs intentions frauduleuses, et la publication des listes électorales par l’Autorité Nationale des Élections en apporte une preuve tangible.
Dans le sixième arrondissement de Bangui, quartier Pétévo, l’école qui sert de centre électoral devrait abriter seize bureaux de vote selon les documents officiels. En consultant attentivement la liste diffusée, les observateurs ont constaté que seulement treize bureaux apparaissent dans le décompte public. Les bureaux numéro cinq, onze et douze ont purement et simplement disparu de la documentation accessible aux citoyens et aux témoins du scrutin.
Cette absence ne relève pas d’une simple erreur administrative ou d’une négligence bureaucratique. Les militants qui surveillent le processus électoral ont immédiatement compris le stratagème. Ces trois bureaux fantômes referont surface uniquement au moment du dépouillement, permettant d’injecter artificiellement des milliers de suffrages sans que personne n’ait pu en contrôler le déroulement. Selon la liste publiée par l’autorité nationale des Élections, chaque bureau peut accueillir jusqu’à quatre cent cinquante électeurs inscrits. La multiplication est simple : trois bureaux multipliés par quatre cent cinquante voix donnent mille trois cent cinquante suffrages qui pourront être fabriqués de toutes pièces dans ce seul centre. Personne ne saura d’où viennent ces bulletins puisque ces bureaux n’auront jamais été accessibles aux observateurs pendant la journée du vote. C’est exactement ce qui s’est passé au temps de Samba-Panza en 2015. Il y’avait des bureaux de vote sous les manguiers, d’autres dans la forêt etc, et ils sont reconnus par l’autorité nationale des élections. Ce qui a permis aujourd’hui à Touadera de prendre le pouvoir suite à cette fraude massive.
La Machine Anti-Fraudes, collectif citoyen qui scrute chaque document publié par les instances électorales, a partagé ces découvertes en demandant aux Centrafricains de rester vigilants. Leurs membres ont photographié les listes officielles et les ont diffusées largement pour que chacun puisse vérifier les anomalies dans sa propre circonscription. Si un seul centre du sixième arrondissement présente déjà trois bureaux manquants, combien d’autres centres à travers Bangui et l’ensemble du territoire national cachent des irrégularités similaires. L’extrapolation donne le vertige quand on pense aux dizaines de centres répartis dans les différents arrondissements de la capitale et dans les préfectures du pays.
Les photographies du document officiel circulent maintenant sur tous les réseaux sociaux. On y voit clairement la colonne des numéros de bureaux avec les sauts inexpliqués dans la numérotation. Le bureau 1051-BV07 est suivi du bureau 1051-BV03, puis vient le 1051-BV13, sans aucune trace des numéros intermédiaires. Cette gymnastique administrative permet de camoufler l’existence de certains bureaux tout en conservant leur capacité à produire des résultats lors du dépouillement. L’Autorité Nationale des Élections n’a fourni aucune explication sur ces absences, et son silence nourrit encore davantage les soupçons de collusion avec le pouvoir en place pour truquer le scrutin.
Les Centrafricains qui espéraient encore un semblant d’honnêteté dans l’organisation de ces élections ont perdu leurs dernières illusions. Même les fraudes les plus grossières ne semblent plus poser de problème aux organisateurs du scrutin. La publication de listes manifestement trafiquées montre que l’ANE ne craint aucune sanction ni aucune contestation sérieuse de ses pratiques. Les observateurs internationaux qui arriveront dans quelques jours pour surveiller le déroulement du vote auront du mal à contrôler des bureaux dont ils ignorent jusqu’à l’existence puisque les listes publiques les ont effacés. La Machine Anti-Fraudes appelle maintenant tous les citoyens à photographier et à archiver tous les documents électoraux auxquels ils ont accès, à noter les anomalies constatées dans leurs quartiers, et à partager ces informations pour constituer un dossier complet des irrégularités commises avant même l’ouverture des urnes
Face à l’effondrement total du pays, les sorciers de la République font la fête. Touadera et son clan dansent et continuent de danser sur les tombeaux des centrafricains
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui
Alors que le pouvoir de Baba Kongoboro franchit un cap, celui de l’indifférence et de la sauvagerie, et pendant que la communication officielle vante des succès, le développement du pays, la montée en puissance des FACA, la population, quant à elle, continue de lutter au quotidien dans un pays où les services publics ont quasiment disparu.
Le transport est un exemple le plus visible de cet effondrement. Dans les rues de Bangui comme sur les axes provinciaux, la circulation ne tient plus qu’à un fil : celui des taxis-motos. Ces engines bruyantes et précaires sont devenus le système sanguin d’une nation paralysée. Où sont passés les car Air Bangui, Génération, ou tout simplement les cars qui relient la capitale aux villes de provinces ? Où est le réseau municipal, promis, jamais rétabli ? La réponse est dans le quotidien de millions de Centrafricains : des années sans transports publics, une débrouille qui use, et l’impression tenace que l’État s’est tout simplement évaporé.
Cet effondrement des transports n’est qu’un chapitre d’une histoire plus sombre, celle de la santé en lambeaux. Pénétrer dans un centre de santé, c’est souvent entrer dans le couloir de la mort. Pas de matériel, ou si peu. Une poignée de soignants dévoués mais submergés, faisant face sans moyens. Ici, le patient n’est plus un malade, mais un acheteur : il doit lui-même se procurer seringues, gants, médicaments, avant même d’être pris en charge. Les cas graves ? Ils sont « évacués » vers d’autres structures, elles-mêmes dans le noir, souvent sans électricité ni ambulance pour les transporter. C’est un système qui a cessé de soigner ; il survit.
L’éducation, ce pilier de l’avenir, subit le même naufrage. Dans les villes de province, l’école n’est souvent qu’une ombre d’elle-même. Près de 80 % des enseignants sont des « maîtres-parents », des bénévoles sans formation, recrutés dans l’urgence pour éviter que les enfants ne grandissent dans la rue. Les salles de classe sont surpeuplées, vides de tout matériel. On y étudie sans tables, parfois sans cahiers. Le programme officiel ? Une lointaine théorie, inaccessible. C’est toute une génération qui apprend dans la précarité, son avenir hypothéqué par le désintérêt collectif.
Même la sécurité, pourtant priorité affichée du pouvoir, reste un mirage. Si les grands affrontements ont diminué, l’insécurité sourde, elle, persiste. Des groupes armés et les Mercenaires russes du groupe Wagner, parfois des hommes en uniforme continuent de semer la peur. Dans de nombreuses localités, les récits se ressemblent : agressions en plein jour, extorsions, passages à tabac. La population, prise en étau, ne sait plus vers qui se tourner. Ceux qui sont censés la protéger sont parfois ceux qui l’oppressent, brisant le dernier lien de confiance avec l’autorité.
Face à ce tableau, quelle perspective l’État offre-t-il à sa jeunesse ? Aucune, ou presque. En dehors de l’enrôlement dans l’armée, une porte de sortie souvent synonyme d’exil en province , il n’existe aucun projet crédible. L’économie est à l’arrêt. Aucune politique ne soutient la création d’entreprises, l’entrepreneuriat ou la formation professionnelle. Les diplômés errent, désœuvrés, leur formation devenue inutile. Pour la majorité des jeunes, l’horizon est un mur, ou bien devenir un conducteur des taxis motos.
C’est dans ce contexte que les vidéos du Président Touadera et de ses ministres dansant, buvant, prennent une dimension particulière. Elles ne sont pas anodines. Elles racontent l’histoire d’un pouvoir qui, visiblement, a franchi un cap : celui de la séparation définitive d’avec le peuple qu’il est censé servir. Tandis que le pays se débat dans les difficultés les plus concrètes, la communication officielle met en scène une normalité festive qui n’existe pas. Ce décalage n’est pas qu’une question d’image ; il est le symptôme le plus grave d’une fracture qui, jour après jour, se creuse un peu plus entre un État qui célèbre son propre pouvoir et un peuple qui lutte pour sa simple survie.
À Ndélé, le défilé du 1er décembre vire au délire du parti unique, le MCU
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-defile-dans-le-village-Akroussoulback-pres-de-Ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Défilé de la fête nationale 2024 à Akroussoulback, Bamingui-Bangoran : célébration en différé. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À trois semaines du premier tour des Élections législatives, présidentielles, régionales et communales, le MCU continue de déployer sur tout le territoire national son arsenal pour impressionner la communauté nationale et internationale.
Effectivement, ce qui s’est passé à Ndélé durant le défilé de la fête nationale célébré en différé le samedi 6 décembre dernier rappelle étrangement les scènes observées dans d’autres régimes autoritaires à travers le monde. En Russie, en Corée du Nord, au Rwanda, les mêmes méthodes ont été appliquées avec le même objectif : montrer une force qui n’existe peut-être que dans la mise en scène. Le Mouvement des Cœurs Unis croit innover alors qu’il reproduit un schéma ancien, éprouvé ailleurs, avec ses limites et ses failles.
Le spectacle offert dans cette ville de la préfecture de Bamingui-Bangoran ne constitue pas un cas d’école. Partout dans le pays, y compris dans la capitale Bangui, les mêmes manifestations se répètent. Le MCU mobilise ses troupes, distribue ses t-shirts, organise ses chorégraphies politiques. La machine tourne à plein régime pour créer l’illusion d’un engouement populaire massif.
Pourtant, la réalité derrière ces images triomphantes reste celle d’un système bien connu, la magouille et le vol. À Ndélé comme ailleurs dans le pays, les participants à cette scène reçoivent pour chacun 500 000 francs CFA pour leur présence. Cette transaction financière transforme la fête nationale en transaction commerciale. Les citoyens deviennent des figurants payés, leur enthousiasme s’achète au prix fort. Tout se négocie, tout se paie dans cette machinerie électorale déguisée en célébration républicaine.
Mais le plus spectaculaire reste à venir. Les enseignants affectés à Ndélé, tous vêtus de leurs t-shirts estampillés “Je suis 100% Touadéra”, incarnent cette dérive. Ne rêvez pas, ce sont bien les instituteur et des professeurs qui s’adonnent à ce jeu criminel. Il faut préciser que l’association 100%Touadera a été créée par Hassan Bouba, ce Tchadien d’origine peule, étend progressivement son emprise sur le territoire. Après le refus essuyé à Birao où la jeunesse a repoussé l’implantation de son association 100% Touadera, Hassan Bouba considère désormais la ville de Ndélé comme son terrain de démonstration de force.
Et ce n’est pas tout! Le MCU poursuit son show avec des soi-disant journalistes. Des individus présentés comme des journalistes de la Radio Centrafrique ont également participé à cette animation politique. Leur comportement laisse perplexe. Sont-ils vraiment des professionnels de l’information ou des militants déguisés ? Avec leurs mégaphones, ils ne cessent de scander “koua gotilo gouéngo . Koua ké goué tilo gouéngo. , cette formule devenue le mantra du régime. Le travail continue, répètent-ils inlassablement. Traduction politique : le président reste au pouvoir, mandat après mandat, sans limite dans le temps.
Cette expression en sango cache mal son véritable message. Troisième mandat, quatrième mandat, cinquième mandat… peu importe les contraintes constitutionnelles, le travail doit continuer. La formule sonne comme une menace autant qu’une promesse. Elle annonce la couleur d’un pouvoir décidé à s’installer dans la durée, quels que soient les obstacles juridiques ou démocratiques.
Le MCU affirme même dans ses discours qu’il n’a plus d’adversaire capable de le vaincre.
“Nous avons pris le pouvoir dans le son”, clament ses partisans. Cette déclaration surprenante tente d’ancrer l’idée d’une domination totale et incontestable. Le parti unique ne se cache plus, il s’affiche ouvertement. La compétition électorale devient une formalité dont l’issue semble déjà écrite.
La préfecture de Bamingui-Bangoran devient ainsi le laboratoire grandeur nature de cette politique autoritaire. Dans cette région longtemps marginalisée, loin des regards de la capitale, se teste un modèle de contrôle social. Les mécanismes du clientélisme politique y fonctionnent ouvertement : distribution d’argent, pressions hiérarchiques, mobilisation forcée des fonctionnaires.
Cette confusion entre fête nationale et propagande partisane atteint des sommets inédits. Les symboles républicains se mélangent aux logos militants. Les agents de l’État censés servir tous les citoyens deviennent les porte-drapeaux d’un camp politique. Les journalistes abandonnent leur mission d’information pour se transformer en animateurs de meetings. Chacun semble avoir oublié son rôle initial pour endosser celui de militant
Haut-Mbomou : mise en garde contre les discours électoraux mensongers. Les auteurs seront retrouvés dans la corde au cou, selon les Azandé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-faisant-du-sport-a-sibut-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes du groupe Wagner faisant du sport à Sibut. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des citoyens du Haut-Mbomou interpellent les candidats aux Élections législatives, municipales et régionales. Ils leur demandent de cesser de propager des mensonges sur les origines de la crise qui secoue leur territoire en accusant le gouvernement centrafricain.
Les auteurs du communiqué publié le vendredi dernier lancent un défi à l’ensemble des candidats. Ils affirment qu’aucun conflit n’existe entre musulmans et chrétiens, ni entre Peuhls et Azandés dans la région. Selon eux, les désordres proviennent du gouvernement centrafricain qui n’a pas réfléchi avant de tomber dans le piège de ceux qui cherchent à nuire à la population civile d’origine azandé dans le Haut-Mbomou.
Le texte rejette l’idée que le problème de Zemio soit une affaire de communauté contre communauté. Les signataires y voient plutôt la conséquence de l’incompétence des autorités administratives centrafricaines. Selon eux, de l’orgueil et de la honte, de l’ingratitude du gouvernement centrafricain et de l’injustice sociale. Ils affirment que la volonté de nuire à la population civile du Haut-Mbomou est un fait bien planifié par les autorités de Bangui et soumis aux forces gouvernementales et mercenaires russes du groupe Wagner, y compris la Minusca pour la mise en œuvre.
Les auteurs demandent d’ouvrir les oreilles pour entendre d’abord le fond de l’affaire avant toute chose. Ils annoncent que Zemio retrouvera son calme le même jour que les prisonniers russes constitués en mercenaires russes du groupe Wagner quitteront le Haut-Mbomou ou la ville. Le communiqué indique que la préfecture et surtout les régions Sud-est et Nord-est sont victimes d’une politique d’abandon volontaire du gouvernement centrafricain.
Les signataires se disent conscients de tous ces éléments et affirment que leur détermination et leur engagement demeureront fermes à un moment donné. Ils déclarent détester les mensonges et avertissent que celui qui se laissera ou qui viendra raconter sa vie se retrouvera dans la corde au cou. Le communiqué cite les localités de Zemio, Obo, Mboki, Bambouti et Djemah
Haut-Mbomou : une nouvelle attaques contre un convoi de carburant de CICR
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des hommes armés liés à la milice Azandé ont incendié ce mardi 16 décembre 2025 un camion-citerne transportant du carburant pour le CICR à une vingtaine de kilomètres de Zemio, sur la route de Rafaï. L’équipage et plusieurs passagers, dont des femmes et des enfants, ont été emmenés en forêt par les assaillants.
D’après des sources sécuritaires locales interrogées par la rédaction du CNC, le véhicule venait de Bangui quand il a été pris pour cible. Les assaillants ont mis le feu au camion avant d’emmener les personnes qui se trouvaient à bord dans la brousse. Leur sort reste inconnu pour le moment.
Par ailleurs, une autre attaque des miliciens Azandé à ciblé ce mercredi 17 décembre un convoi de camions-citernes escortés par les casques bleus de la Minusca entre Mboki et Obo. Les hommes armés présumés membres des miliciens Azandé ont tiré sur le convoi. Il s’agit du même groupe de véhicules qui avait déjà essuyé des tirs la veille sur le même tronçon.
Les casques bleus ont riposté et aucun blessé n’a été enregistré lors de cet accrochage. Le convoi a pu poursuivre sa route après l’échange de coups de feu. Les forces onusiennes maintiennent leur dispositif d’escorte malgré la répétition des incidents.
Ces événements surviennent alors que l’approvisionnement en carburant reste un défi majeur dans cette région très éloignée du pays. Les routes menant vers Zemio et Obo traversent des zones où les groupes armés gardent une présence active.
Ce mercredi 17 décembre 2025, dès sept heures du matin, les enseignants et le personnel de la Faculté de Théologie Évangélique de Bangui ont cessé toute activité. Des branches d’arbres bloquent maintenant chaque accès à l’institution.
Les grévistes pointent du doigt la gestion du directeur, un ressortissant congolais de la République Démocratique du Congo. Selon eux, cet homme accumule les pratiques douteuses alors que son mandat aurait dû prendre fin depuis belle lurette. Les employés l’accusent de multiplier les manœuvres financières pour s’enrichir avant son départ de Bangui.
Parmi les griefs énoncés figurent des exigences d’argent imposées au personnel et diverses manipulations budgétaires. Le climat social s’est tellement dégradé que personne n’accepte plus de travailler sous sa direction.
Les portes de la FATEB restent fermées par des barricades végétales. Aucun cours ne se déroule dans les salles habituellement. La majorité des étudiants ont quitté le campus pour regagner leur domicile, faute de pouvoir suivre leurs enseignements. Certains traînent encore aux alentours, espérant une issue rapide à cette impasse.
Le personnel maintient sa position et refuse toute reprise tant que leurs revendications ne seront pas entendues. Les discussions avec la direction semblent au point mort. Personne ne sait combien de temps durera cette interruption des activités académiques dans cette institution religieuse qui forme habituellement des cadres théologiques pour plusieurs pays d’Afrique centrale.
URGENT! Dr Dominique Désiré ERENON vient d’être transféré à la prison de Ngaragba après son audition aujourd’hui par le juge
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Dominique-Desire-ERENON.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dominique-Desire-ERENON – Diversité et complémentarité : la vision Politique du Dr. Dominique Désiré ERENON
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le président de la Marche pour la démocratie et le salut du peuple, Docteur Dominique Désiré-Erenon, a été transféré ce mercredi 17 décembre 2025 à la prison centrale de Ngaragba après son audition devant le juge d’instruction. Huit chefs d’accusation pèsent contre lui.
L’opposant avait été appréhendé à l’aéroport de Bangui il y a près de trois mois, dès sa descente d’avion en provenance de France. Les policiers l’ont immédiatement conduit à l’Office central pour la répression du banditisme, avant son transfert à la section des recherches et d’investigations de la gendarmerie.
Durant près de trois mois, Docteur Dominique Désiré-Erenon est resté en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie sans avoir été présenté à un magistrat instructeur. Sa comparution devant le juge d’instruction n’a eu lieu qu’aujourd’hui, mercredi 17 décembre.
À l’issue de cette audition, le responsable du MDSP a été immédiatement acheminé vers la prison centrale de Ngaragba où il est désormais détenu. Le dossier qui lui est opposé comporte huit chefs d’accusation dont la teneur exacte sera publiée dans nos prochains articles.
La détention prolongée de l’opposant avant sa présentation à un juge interpelle plusieurs observateurs de la vie politique centrafricaine. Son parti politique n’a pas encore réagi officiellement à cet écrou.
À suivre les détails dans nos prochains articles sur CNC.
Les escrocs de l’or et diamants ont encore frappé. Un homme d’affaire Franco-Israélien piégé dans un circuit d’or fantôme entre Bangui et Dubaï. Des millions emportés par ces criminels du régime
Harsene Yele Moussa, le super escroc centrafricain connu dans le monde entier dans cette affaire, même au Kenya
Malgré les alertes répétées lancées par la rédaction du CNC à l’opinion nationale et internationale, des bandes organisées continuent d’escroquer des investisseurs étrangers avec des fausses promesses d’or. Ces réseaux, dont les auteurs sont des proches du Président, cadres du MCU, membres du gouvernement, sont protégés par le pouvoir en place, opèrent en toute impunité et viennent de faire une nouvelle victime, et ça continue malheureusement.
L’enquête menée par la rédaction de CNC sur cette bande des criminels du régime a permis de reconstituer le parcours d’un homme d’affaires franco-israélien tombé dans un piège minutieusement préparé. Entre novembre et décembre 2025, cet investisseur résidant entre les Émirats arabes unis et le Cameroun a perdu 46 millions de francs CFA dans une opération montée autour de lingots d’or qui ne seront jamais livrés. Les documents que CNC a pu consulter lors de notre investigation, les plaintes déposées et les recoupements avec d’autres dossiers similaires au Kenya impliquant les mêmes bandits permettent aujourd’hui de dresser un tableau précis de cette escroquerie internationale qui porte les mêmes signatures que les affaires précédentes que nous avons déjà documentée sur CNC.
David Ford Aka’a. , le faux pasteur camerounais, principal rabatteur dans cette criminalité du régime
Le rabatteur principal identifié par l’enquête se nomme David Ford Aka’a. Présenté comme un faux pasteur camerounais, cet homme sert de premier contact avec les investisseurs étrangers. Son rôle consiste à créer la confiance, à assurer que tout est sécurisé, que les interlocuteurs à Bangui sont fiables et que les autorités nationales valident l’opération. C’est lui qui oriente les victimes vers le noyau dur de ce réseau des criminels installé en République centrafricaine.
Au départ, le 20 novembre 2025, un contrat est signé. La victime s’engage à acheter 25 kilogrammes d’or via une structure appelée ADF compagnie Groupe, représentée officiellement par Aka’a David. Le document porte les cachets nécessaires et donne l’apparence d’un cadre commercial sérieux. Deux jours plus tard, le 22 novembre, l’homme d’affaires atterrit à Bangui et s’installe à l’hôtel Ledger. C’est là qu’intervient le personnage central de toute l’opération : Harsene Yele Moussa, le gros serpent de cette mafia.
Ce grand bandit centrafricain, Harsene Yele Moussa, bien connu pourtant dans le milieu criminel , se présente à ses victimes comme directeur d’une coopérative minière baptisée “Face à Face”. Dès les premiers échanges avec la victime, il demande de l’argent. D’abord 700 000 francs CFA pour des formalités administratives, puis 500 000 francs CFA pour d’autres démarches, ensuite un prêt de 500 000 francs CFA et encore 350 000 francs CFA pour ce qu’il appelle “la logistique”. À chaque versement, la promesse reste la même : le colis d’or est prêt, il suffit de régler les derniers détails avant le départ pour Dubaï.
Mais le scénario bascule rapidement. Le contrat initial parlait de 25 kilogrammes. Moussa annonce maintenant que le colis contient 50 kilogrammes. L’explication donnée tourne autour de taxes douanières et de frais liés à une référence nationale appelée “Becdor”.Le montant exigé grimpe à 41 millions de francs CFA. Pour rassurer l’investisseur et accélérer le paiement, Moussa fournit une série de documents commerciaux estampillés aux noms de plusieurs structures : la coopérative Face à Face, puis une autre entité appelée KE-MINES, toutes deux censées opérer légalement en Centrafrique.
L’enquête menée par la rédaction du CNC a permis d’examiner ces pièces. Une facture commerciale datée du 12 novembre 2025 porte le tampon de la “COOPERATIVE MINIERE FACE A FACE” et annonce 50 kilogrammes de lingots d’or brut pour un montant total de 5 850 000 dollars américains. Le représentant mentionné sur ce document est “Marc Davidson ”, de nationalité française. Un autre papier, présenté comme un laissez-passer délivré par la Direction générale des ressources minières de RCA, indique qu’un lot de 50 kilogrammes a été acheté dans la région de Boda entre le 2 octobre et le 8 novembre 2025, pour une valeur brute de 75 millions de francs CFA. La destination finale inscrite sur ce laissez-passer est une société basée à Dubai . Le nom de Moussa Yele Harsene figure en bas de page comme signataire. Plusieurs cachets, dont ceux de l’aéroport international de Bangui-Mpoko, donnent une crédibilité apparente à l’ensemble de ces faux documents.
Le dispositif repose aussi sur un document de transport aérien, une “Airway Bill” émise au nom d’une compagnie baptisée Anchor Way Lines. La référence indiquée est AWL060110886388. Ce bordereau décrit un envoi en transit depuis la République centrafricaine vers les Émirats arabes unis. La marchandise est désignée comme “GOLD BARS (AU)”, avec un poids de 52,45 kilogrammes. Le mode de paiement est marqué “cash”. L’expéditeur inscrit est la “COOPERATIVE MINIERE FACE A FACE”, avec une adresse à Bangui et un numéro de téléphone. Le destinataire est “Sauveur Marc DMCC”, installé dans la zone franche DMCC de Dubai, avec un email rattaché au domaine . Les dates portées sur le document indiquent un enlèvement prévu le 20 novembre 2025 et une livraison attendue le 22 novembre 2025, avec un départ programmé à 16 heures.
Convaincu par cet ensemble de faux papiers, l’investisseur franco-israélien paie. Selon la plainte qu’il dépose le 26 novembre 2025 auprès des autorités de Bangui, il verse 21 500 dollars en cryptomonnaie et 50 000 dollars en espèces, soit l’équivalent des 41 millions de francs CFA exigés pour les soi-disant taxes. À cela s’ajoutent 5 millions de francs CFA pour l’achat de billets d’avion vers Dubai, où les tests de l’or doivent avoir lieu avant la réception définitive.
Une fois arrivé aux Émirats, la victime tente de suivre le colis. Elle contacte les services de fret, vérifie le numéro de cargo, cherche à joindre la société de transport mentionnée sur l’Airway Bill. C’est à ce moment que tout s’effondre. Une alerte lui parvient : le numéro de cargo est faux. La société Anchor Way Lines n’existe pas sous la forme annoncée. Les coordonnées ne correspondent à aucune compagnie enregistrée. Le colis n’a jamais été expédié.
L’enquête de CNC a poussé les recherches au-delà de ce dossier individuel. Un article publié par un média kenyan, le Nairobi Times, rapporte une affaire quasi identique survenue quelques semaines plus tôt. Dans ce cas, les autorités kenyanes ont demandé la détention de deux suspects, Peter Odhiambo Onyango et Doreen Mary Odour, accusés d’avoir escroqué un homme d’affaires du nom de Godoua Imendji Jesus Pierrot. La victime kenyane avait été mise en contact avec un intermédiaire à Bangui. Le nom donné dans l’article est celui de Moussa YeleHarsene , le même escroc centrafricain. Les montants versés dans cette affaire atteignent 558 000 dollars américains, auxquels s’ajoutent 112 000 dollars déjà payés en République centrafricaine et 75 000 dollars supplémentaires. Des transferts en cryptomonnaie USDT sont également mentionnés. Le schéma est identique : promesse d’un envoi d’or, documents officiels, montée progressive des frais, puis disparition du colis une fois les paiements effectués.
Les recoupements ne s’arrêtent pas là. Une autre facture consultée par CNC porte la signature d’une structure différente : la “COOPERATIVE MINIÈRE KE-MINES”. Ce document, daté du 8 décembre 2025, décrit un lingot d’or portant le numéro de barre 15, avec un titre annoncé à 23,68 carats et une pureté estimée à 96 pour cent. Le destinataire reste la même victime. Le paiement est prévu à Dubai après des tests en raffinerie. Cette facture arrive après les dates inscrites sur l’Airway Bill et après le dépôt de plainte, comme si le réseau adaptait ses documents au fur et à mesure que les blocages se multipliaient.
Un autre élément trouble l’enquête. Notre investigation a montré que l’un des principaux acteurs du réseau disposerait d’un passeport de service des Nations unies. CNC a pu consulter une copie de ce document, mais les numéros et identifiants ont été masqués pour des raisons légales. Ce type de passeport est normalement réservé aux fonctionnaires internationaux en mission officielle. Son utilisation dans une escroquerie pousse à s’interroger sur les protections dont bénéficient certains membres de ce réseau.
Les documents examinés par CNC portent tous des cachets d’apparence officielle. Certains mentionnent des arrêtés ministériels, d’autres des références administratives précises. Les tampons de l’aéroport de Bangui-Mpoko figurent sur plusieurs pièces, ce qui laisse penser que des complicités existent à l’aéroport international de Bangui Mpoko et du ministère des mines. La question reste entière : comment ces papiers ont-ils pu circuler jusqu’à l’embarquement sans être contrôlés, alors que les montants affichés dépassent plusieurs millions de dollars et que les procédures d’exportation de métaux précieux sont censées être encadrées par des vérifications strictes. Bien sur, la fausseté, rien que la fausseté.
Le numéro de compte bancaire inscrit sur la facture de la coopérative Face à Face renvoie à la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine, avec un code SWIFT identifié comme BPMCCFCF. L’enquête n’a pas permis de vérifier si des virements ont effectivement transité par ce compte, ni si des autorités bancaires ont été saisies pour geler les fonds.
La victime, de son côté, indique dans sa plainte qu’elle prévoit de déposer d’autres recours en France, aux Émirats arabes unis et au Cameroun, en plus de celui déjà enregistré à Bangui.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est la répétition des schémas. Le rabatteur qui ouvre la porte, le responsable centrafricain qui multiplie les demandes d’argent sous couvert de formalités, les documents qui changent de version au fil des jours, les montants qui grossissent à chaque étape, et finalement l’impossibilité de récupérer quoi que ce soit une fois les paiements effectués. Le nom de Harsene Yele Moussa revient dans plusieurs dossiers, y compris dans l’affaire kenyane. Celui de David Ford Aka’a reste associé au rôle de recruteur. Les structures citées, Face à Face et KE-MINES, ne semblent exister que sur des en-têtes de factures.
Les montants cumulés dans ces escroqueries dépassent largement les centaines de millions de francs CFA. Pourtant, aucune procédure judiciaire d’envergure n’a été annoncée publiquement en République centrafricaine. Les plaintes se succèdent, les alertes sont lancées, mais les mêmes noms réapparaissent dans de nouveaux dossiers quelques semaines plus tard. Notre investigation confirme que certains membres du réseau bénéficient de protections au plus haut niveau de l’État. Certains membres de ce réseau a des liens familiaux avec le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro.
Les documents consultés par CNC montrent que le réseau travaille sur plusieurs pays simultanément. Les paiements sont demandés en espèces, en cryptomonnaie ou par virement, ce qui complique la traçabilité. Les victimes viennent du Cameroun, du Kenya, d’Israël, de France, et probablement d’autres pays qui n’ont pas encore signalé publiquement leur mésaventure. Les destinations annoncées pour les livraisons d’or tournent principalement autour de Dubai, présentée comme un hub neutre où les tests et les transactions finales peuvent se faire en toute sécurité. Mais une fois sur place, les numéros de cargo ne correspondent à rien, les sociétés de fret n’ont aucune trace des envois, et les contacts à Bangui ne répondent plus ou renvoient vers d’autres intermédiaires.
L’histoire de ce Franco-Israélien n’est qu’une aventure de plus dans une série qui dure depuis des années. Les sommes perdues par chaque victime varient, mais le processus reste identique. On approche l’investisseur avec une offre alléchante, on le met en confiance avec des documents officiels, on le fait voyager pour qu’il constate de ses propres yeux que tout est en ordre, puis on multiplie les demandes d’argent jusqu’à ce que les montants versés deviennent trop importants pour être abandonnés. À ce stade, la victime préfère continuer à payer en espérant récupérer son investissement initial plutôt que d’admettre qu’elle s’est fait avoir. Quand la vérité finit par éclater, il est trop tard. L’argent a disparu, les interlocuteurs se volatilisent, et les plaintes s’accumulent sans qu’aucune arrestation ne soit rendue publique.
La plainte déposée le 26 novembre 2025 à Bangui chiffre la perte totale à 46 millions de francs CFA. Ce montant ne couvre que les paiements effectués par la victime franco-israélienne. Si l’on additionne les sommes mentionnées dans le dossier kenyan et dans d’autres affaires similaires évoquées par des sources locales, on dépasse facilement plusieurs milliards de francs CFA sur quelques mois. Ces chiffres ne représentent probablement qu’une fraction du total réel, car toutes les victimes ne déposent pas plainte, soit par honte, soit par crainte de représailles, soit parce qu’elles ne croient plus en la possibilité d’obtenir justice.
Les derniers échanges entre la victime et les membres du réseau montrent une fuite en avant. À chaque blocage, une nouvelle explication est fournie. Un nouveau document est promis. Un nouveau contact est donné. Un nouveau paiement est demandé pour débloquer la situation. Les réponses arrivent par bribes, souvent tard le soir ou tôt le matin, avec des justifications qui changent d’un message à l’autre. Le colis serait bloqué en douane. Les tests seraient en cours. Un responsable aurait besoin d’une signature supplémentaire. Un agent réclamerait encore des frais. Les excuses se succèdent, mais l’or ne se matérialise jamais. Et puis le spectaculaire dans cette histoire, l’escroc se dit actuellement malade. Il se filme avec de sérum sur lui dans un prétendu hôpital de Bangui. Le montage continue.
CNC a tenté de joindre Harsene Yele Moussa, le gros serpent criminel de cette affaire via les coordonnées figurant sur les documents. Les appels sont restés sans réponse. Les emails envoyés à l’adresse de la coopérative Face à Face n’ont pas reçu de retour. Le numéro de téléphone inscrit sur l’Airway Bill ne correspond à aucun répondeur actif. La société victime , mentionnée comme destinataire final, n’a pas répondu aux demandes de clarification envoyées à l’adresse email . . Toutes les pistes mènent à des impasses.
David Ford Aka’a, le faux pasteur camerounais, n’a pas non plus donné suite aux sollicitations. Son rôle de rabatteur est clairement établi dans les documents consultés, mais son identité complète et ses éventuels liens avec d’autres réseaux restent à préciser. La victime affirme qu’Aka’a continue de circuler librement entre le Cameroun et la République centrafricaine, et qu’il aurait déjà approché d’autres investisseurs avec des propositions similaires. Aucune autorité camerounaise ou centrafricaine n’a confirmé l’ouverture d’une enquête le concernant.
Les recoupements avec le dossier kenyan montrent que le réseau ne se limite pas à Bangui. Les suspects arrêtés à Nairobi, Peter Odhiambo Onyango et Doreen Mary Odour, servaient apparemment de relais pour orienter les victimes vers les contacts en République centrafricaine. Le système fonctionne en cascade : un premier niveau attire les investisseurs, un deuxième niveau les conduit à Bangui, un troisième niveau gère les paiements et les faux documents, et un quatrième niveau disparaît avec l’argent. Chaque maillon peut nier sa responsabilité en renvoyant la faute sur un autre, et la victime se retrouve à courir après des fantômes.
Les montants réclamés à chaque étape sont calibrés pour rester dans une zone où la victime hésite encore à tout abandonner. 700 000 francs CFA au début, puis 500 000, puis encore 500 000. Ensuite, le saut vers les millions se fait avec une justification qui semble logique : les taxes douanières, les frais d’exportation, les coûts de transport aérien. Une fois que plusieurs millions ont été versés, demander 5 millions de plus pour les billets d’avion paraît acceptable, puisque l’investisseur a déjà engagé des dizaines de millions et qu’il ne peut plus reculer sans tout perdre. C’est cette mécanique progressive qui rend le piège efficace.
Les documents examinés par CNC contiennent des incohérences que seul un regard extérieur peut repérer. La facture KE-MINES, datée du 8 décembre 2025, arrive après que la plainte a été déposée le 26 novembre. Le contrat initial parlait de 25 kilogrammes, puis soudainement de 50 kilogrammes, sans aucune explication crédible sur l’origine de cette différence. L’Airway Bill affiche un poids de 52,45 kilogrammes, ce qui correspond à peu près aux 50 kilogrammes annoncés, mais le numéro de référence cargo ne mène nulle part. Les cachets semblent authentiques, mais personne dans l’administration centrafricaine n’a confirmé avoir validé ces documents. Les adresses email ne fonctionnent pas. Les numéros de téléphone sonnent dans le vide. Tout est construit pour tenir le temps nécessaire à obtenir les paiements, puis s’effondre dès qu’on cherche à vérifier.
La victime a rassemblé les copies de ses visas, les captures d’écran de ses transactions en cryptomonnaie, les reçus de paiement en espèces, et tous les échanges de messages avec les membres du réseau. Elle a déposé une première plainte à Bangui et annonce vouloir en déposer d’autres en France, aux Émirats arabes unis et au Cameroun. Elle espère que la multiplication des procédures dans plusieurs pays finira par forcer les autorités à agir. Mais pour l’instant, aucune arrestation n’a été annoncée, aucun gel de compte n’a été confirmé, et les mêmes noms continuent de circuler librement entre Bangui, Yaoundé, Nairobi et d’autres capitales de la région.
Les alertes lancées par CNC depuis des mois n’ont pas suffi à empêcher cette nouvelle escroquerie. Les articles publiés, les témoignages recueillis, les documents analysés sont accessibles publiquement, mais les réseaux criminels continuent d’opérer en s’adaptant simplement aux nouvelles précautions prises par leurs victimes. Ils changent de noms de structures, utilisent d’autres références administratives, trouvent de nouveaux rabatteurs, mais la logique reste la même. Tant que l’impunité persiste, tant que les protections politiques tiennent, tant que les autorités ferment les yeux, les escroqueries se répéteront avec d’autres investisseurs qui tomberont dans les mêmes pièges, convaincus que cette fois-ci c’est différent, que cette fois-ci les documents sont vrais, que cette fois-ci l’or existe vraiment et qu’il suffit de payer encore une fois pour que tout se débloque enfin
À Rondji, la cour pénale spéciale instaurée par le commandant Lamtagué tourne à plein régime
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/Un-jeune-homme-orpailleur-subissant-ses-services.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un jeune homme orpailleur subissant ses services par les soldats FACA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Rondji, une localité sous-préfectorale d’Aba, dans la Nana-Mambéré, le commandant Lamtagué impose son propre tribunal au cœur d’un chantier minier chinois.
Dans cette petite localité proche d’Abba, dans la Nana-Mambéré, le commandant Lamtagué dirige un ensemble de pratiques discrétionnaires. Entre la gestion d’un site minier chinois et la création d’un tribunal improvisé, son influence couvre chaque aspect de la vie locale.
Dans ce village situé à une dizaine de kilomètres d’Abba, un site d’exploitation chinois fonctionne sous la surveillance directe du commandant. Officier des FACA et responsable de la sécurité pour la société minière IMC, il a établi un dispositif qui dépasse largement la mission militaire. Il a mis en place une juridiction improvisée, appelée “cour pénale spéciale de Rondi”, entièrement contrôlée par ses soins. Le magistrat qu’il a désigné n’est autre que l’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base du chantier, assisté par son adjoint, l’adjudant BANAMAYE qu’il a désigné Procureur dudit tribunal. Tous deux appliquent les décisions du commandant comme si elles avaient valeur de loi.
Dans ce système, chaque incident du village est immédiatement transféré aux militaires. Un conflit de voisinage qui, autrefois, se réglait chez le chef de village, se retrouve désormais devant ce tribunal improvisé.
En effet, ce lundi 8 décembre, l’adjudant-chef Kota Maboko, désigné par le commandant Lamtagué comme le Président dudit tribunal, a procédé à l’arrestation d’un citoyen pour un banal conflit de voisinage.
Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Il y’a une semaine, deux voisins avaient un différend. L’un d’eux est venu se plaindre auprès de la cour pénale spéciale du commandant Lamtagué . Sur décision du Président, qui n’est autre que l’adjudant-chef Kota Maboko , un ordre a été donné au procureur, qui est l’adjudant BANAMAYE . Ainsi, des militaires ont été envoyé au domicile du suspect, et il a été arrêté sur le champ. Ils ont rendu leur justice rapidement. Pour eux, celui qui vient se plaindre en premier a automatiquement raison. Ils ont tabassé le voisin et l’ont obligé à payer de l’argent avant de le libérer.
Normalement, ces querelles se règlent chez le chef de village Wambeto, de manière traditionnelle, avec des conseils et des arrangements à l’amiable entre les parties. Mais depuis que le commandant Lamtagué a installé sa cour pénale, tout passe maintenant par les militaires.
Cette cour pénale spéciale avait déjà montré sa brutalité trois jours plus tôt. Le commandant Lamtagué lui-même avait tabassé publiquement deux chauffeurs conducteurs du site minier chinois qu’il a accusé d’avoir livré des informations sur lui à CNC. Il avait pris son temps pour les agresser presque à mort devant tout le monde, y compris les chinois qui n’ont même pas pris leur temps pour calmer le commandant. Maintenant, c’est au tour de son adjudant-chef de faire fonctionner cette machine judiciaire parallèle avec la même violence.
La cour fonctionne en parallèle d’un système de taxation forcée que Lamtagué impose aux ouvriers centrafricains. Chaque personne qui exploite de l’or de manière artisanale dans le secteur doit verser 50 000 francs par semaine. Pas de paiement, pas de travail. Le commandant a confié la collecte à l’adjudant-chef Kota Maboko et à l’adjudant Banamaye. Ce sont eux qui récupèrent l’argent et font le compte rendu au commandant au fur et à mesure.
La semaine dernière, un ouvrier n’avait pas payé sa redevance de 50 000 francs. L’adjudant-chef est venu confisquer sa machine et tout son matériel pendant une semaine entière. L’homme a dû chercher l’argent partout, finalement réunir les 50 000 francs, revenir les donner à l’adjudant-chef, et seulement après cela, on lui a rendu son équipement. Pendant sept jours, il n’a pas pu travailler ni gagner sa vie.
Tout le monde connaît cette situation à Rondji. Tout le monde sait ce qui se passe. Mais personne n’ose vraiment en parler ouvertement. Le commandant criminel fait son business et impose sa loi avec ses hommes. La population souffre sous ce régime militaire qui s’est substitué aux autorités civiles. Les habitants qui avaient l’habitude de régler leurs différends selon les coutumes locales se retrouvent maintenant traînés devant cette cour militaire où la justice se rend à coups de poing et contre paiement. Le chef de village n’a plus aucun pouvoir. Les mécanismes traditionnels de résolution des conflits ont été balayés. À leur place, une justice expéditive rendue par des soldats armés qui décident qui a tort et qui a raison en quelques minutes, qui frappent ceux qu’ils jugent coupables et leur imposent des amendes arbitraires avant de les relâcher
En pleine campagne électorale, les voyous du MCU se déchirent à Ndélé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ibrahim Kamoun Senoussi, sultan-maire de Ndélé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ndélé, chef-lieu de Bamingui-Bangoran, deux candidats du MCU jadis inséparables se livrent désormais une guerre sans merci. Benjamin Mawada et le sultan-maire Ibrahim Senoussi, autrefois complices dans leurs combines, ne se supportent plus à l’approche des Élections municipales. Leur rupture fait trembler toute la ville.
Ndélé vit depuis quelques heures dans une atmosphère lourde. Les habitants de cette ville, chef-lieu de la préfecture, observent avec étonnement la dégradation des rapports entre deux hommes qu’ils croyaient inséparables. Benjamin Mawada et le sultan-maire Ibrahim Senoussi, tous deux candidats du Mouvement Cœurs Unis à la municipalité, ne se parlent pratiquement plus.
Cette discorde trouve son origine dans les événements de la nuit du samedi 13 au dimanche 14 décembre. Benjamin Mawada aurait tenu une rencontre dans le deuxième arrondissement de Ndélé. Lors de cette assemblée nocturne, le candidat à la mairie de Mbollo Kpatta aurait demandé aux participants de rejeter le sultan-maire et de préférer un certain monsieur D.
Au matin du dimanche, la nouvelle s’est propagée dans toute la ville avec une rapidité déconcertante. Les langues se sont déliées et chacun y est allé de son commentaire. Le sultan-maire Ibrahim Senoussi, fils du défunt sultan Sénoussi et titulaire d’une licence en sociologie, n’a pas tardé à apprendre ce qui se tramait contre lui. Sa réaction ne s’est pas fait attendre.
Les deux hommes se regardent désormais avec méfiance. Leur complicité d’autrefois semble s’être évaporée du jour au lendemain. Cette animosité surprend d’autant plus que leurs parcours étaient étroitement liés. Benjamin Mawada, qui n’a jamais dépassé le cours élémentaire première année et ne maîtrise pas l’écriture, collaborait étroitement avec le sultan-maire dans diverses opérations immobilières douteuses.
Ensemble, ils s’appropriaient des parcelles appartenant à d’autres, les revendaient à leur profit et multipliaient les transactions frauduleuses. Leur tandem fonctionnait sans accroc apparent, semant le trouble parmi la population de Ndélé qui subissait leurs agissements sans pouvoir vraiment réagir. Leur influence sur le terrain restait considérable.
Aujourd’hui, personne ne comprend véritablement les raisons de cette rupture brutale. Les spéculations vont bon train mais aucune explication convaincante n’émerge vraiment. Certains évoquent des rivalités d’intérêts, d’autres parlent de rancunes accumulées, mais rien de précis ne filtre. Le mystère demeure entier.
Des médiateurs tentent actuellement de rapprocher les deux camps. Plusieurs personnalités locales multiplient les navettes entre les deux hommes pour désamorcer la crise. Leurs efforts se heurtent pour l’instant à la rigidité des positions de chacun. Les négociations piétinent et l’atmosphère reste électrique dans la ville.
Cette affaire jette une lumière crue sur le fonctionnement interne du MCU à Ndélé. Le parti apparaît comme un regroupement d’opportunistes davantage préoccupés par leurs intérêts personnels que par le service public. Les habitants observent ce déballage avec un mélange de curiosité et de lassitude
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le recensement général de la population et de l’habitat dans les préfectures connaît des ratés successifs. Les problèmes constatés à Bouar se reproduisent maintenant à Baboua où la distribution des zones de travail aux agents recenseurs échappe à toute logique administrative claire.
Les différents responsables locaux du RGPH4 avaient pourtant signé un document les engageant à respecter certaines règles. Ce texte paraît aujourd’hui lettre morte dans plusieurs localités du pays. La répartition des agents recenseurs, qui devait suivre un principe simple. Affecter chacun dans sa zone de résidence – s’est transformée en un véritable commerce où des arrangements douteux remplacent les critères objectifs.
Les conséquences de cette gestion hasardeuse et pathétique, pour ne pas dire idiomatique ne se sont pas fait attendre. Plus de cinquante personnes ayant suivi la formation ont renoncé à participer à l’opération. Ces abandons massifs auraient normalement dû déclencher une alerte auprès de la direction centrale du recensement. La procédure prévoyait alors de puiser dans les listes de candidats formés à Bangui ou ailleurs pour combler les vides laissés par ces désistements.
Mais rien de tel ne s’est produit à Baboua. Au lieu de respecter cette démarche, les responsables locaux ont choisi une autre voie. Les postes laissés vacants servent maintenant à satisfaire des demandes particulières issues de réseaux divers. Des personnes n’ayant jamais reçu la moindre formation se retrouvent propulsées agents recenseurs sans avoir assisté aux sessions obligatoires de formation.
Le prix à payer pour obtenir ces places varie selon les cas et les circonstances. Certains promettent de l’argent comptant, d’autres activent leurs contacts personnels ou familiaux, d’autres encore acceptent des arrangements d’ordre sexuel avec les décideurs. Cette marchandisation des postes bafoue ouvertement les engagements pris par les coordinateurs lors de leur prise de fonction.
Ces pratiques jettent une ombre épaisse et lourde sur l’ensemble de l’opération dans la sous-préfecture. Les agents correctement formés qui ont abandonné le navire ne reviendront probablement pas après avoir constaté le mépris des règles établies. Pendant ce temps, des néophytes se préparent à collecter des données dont dépendra la planification du développement pour les années à venir.
La fiabilité des informations recueillies risque d’en pâtir considérablement. Les habitants de Baboua observent ce feuilleton avec un mélange d’incrédulité et de résignation face à la tournure des événements. Beaucoup se demandent comment une opération d’une telle importance peut être menée avec autant de légèreté et d’improvisation douteuse.
Les agents recenseurs sont censés frapper aux portes pour poser des questions précises sur la composition des ménages, les conditions de vie, les activités économiques de chaque foyer. Comment des personnes non préparées pourraient-elles mener à bien cette tâche complexe qui requiert méthode et rigueur. Le précédent de Bouar, où deux responsables ont été limogés pour détournement de fonds et mauvaise prestation de service, ne semble avoir servi de leçon à personne dans la zone
À Paoua, des écoles et lycées fermées pour accueillir des ministres en campagne. Incroyable spectacle digne des bandes des voyous
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques semaines des Élections communales, régionales, législatives et présidentielle en République centrafricaine, le parti au pouvoir mobilise l’ensemble de ses ressources pour assurer la victoire de son candidat. Dans ce climat de troisième mandat controversé, la machine électorale du MCU ne recule devant aucun moyen pour organiser des cérémonies d’accueil grandioses digne des parrains mafieux.
La scène s’est répétée deux fois en l’espace d’une semaine dans la préfecture de Lim-Pendé, plus précisément à Paoua. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, le chef milicien Héritier Doneng, a débarqué dans cette ville après avoir effectué une visite quelques jours plutôt à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Son passage n’est pas inaperçu dans ce contexte où chaque déplacement ministériel prend des allures de démonstration de force politique. Avant même que le ministre foule le sol de Paoua, l’inspecteur académique local, qui occupe également la fonction de président du démembrement de l’Autorité nationale des Élections dans la zone, a pris une décision qui fait grincer des dents. Les directeurs d’écoles et le proviseur du lycée ont reçu son ordre de fermer leurs établissements pour la journée.
Les portes des salles de classe se sont donc fermées en pleine journée scolaire. Des milliers d’élèves, cartables déposés, ont été alignés le long de la route principale. Pancartes et banderoles à la main, ces enfants ont patienté sous le soleil pour acclamer l’arrivée du ministre à Paoua. Cette mise en scène ne relève pas du hasard ni de l’initiative spontanée d’une population enthousiaste. Elle découle d’une instruction administrative claire, venue du ministre de l’éducation depuis Bangui, suivie par son inspecteur d’académie qui cumule les casquettes éducative et électorale.
Ce qui interpelle davantage, c’est la répétition du procédé. Quelques jours auparavant, le 5 décembre exactement, le ministre de l’Administration du Territoire, Bruno Yapandé, s’était rendu à Paoua pour commémorer en différé la fête nationale du 1er décembre. Le scénario identique s’était alors déroulé : fermeture des établissements scolaires, mobilisation forcée des élèves, accueil fastueux organisé aux frais du temps d’apprentissage. La mécanique est bien connue, les rouages fonctionnent à la perfection, mais au détriment de l’éducation des jeunes.
Cette pratique est le contraire des promesses formulées par ce même pouvoir lors de sa prise de fonction en 2016. L’actuel directeur de campagne du MCU, Simplice-Mathieu Sarandji qui pilotait déjà la stratégie électorale de Faustin-Archange Touadéra à l’époque, avait publiquement déclaré que l’ère du culte de la personnalité était révolue. Dans ses interventions radiophoniques d’alors, il affirmait avec fermeté que les pratiques consistant à faire danser les populations devant les autorités, à organiser des chorégraphies devant le président ou les ministres, appartenaient désormais au passé du pays. Ces déclarations avaient rassuré une partie de l’opinion publique, lasse des excès de l’ancienne gouvernance.
Pourtant, à peine quelques mois après ces engagements solennels, les anciennes habitudes ont resurgi. Dès 2017, les mêmes scènes ont recommencé à se multiplier lors des déplacements officiels. Année après année, le phénomène s’est amplifié jusqu’à devenir une norme admise dans l’organisation des visites ministérielles. Les enfants sont devenus les figurants obligés de ces spectacles politiques, arrachés à leurs cours pour servir de décor vivant aux ambitions électorales du parti dominant.
La question du bien-fondé de ces pratiques se pose avec acuité quand on considère l’âge des personnes mobilisées. Ces élèves n’ont pas voix au chapitre dans le processus électoral. Ils ne votent pas, ne participent pas aux débats politiques, et leur rôle devrait se limiter à l’acquisition des connaissances nécessaires à leur avenir. Sacrifier leur temps d’étude pour des objectifs de communication politique revient à hypothéquer leur développement intellectuel au profit d’intérêts partisans immédiats. Le paradoxe est d’autant plus frappant que le ministre concerné dirige justement le département de la Jeunesse et des Sports, censé veiller au bien-être et à l’épanouissement des jeunes générations.
Ndélé : Les enseignants contractuels reprennent la grève faute de salaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/eleves-dans-la-salle-de-classe-ecole-de-belou-dans-la-commune-de-mbata.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Six mille enseignants contractuels ont été recrutés grâce aux financements de la Banque mondiale. Pourtant, dans plusieurs préfectures du pays, ces professeurs attendent toujours leurs salaires après des mois passés en poste loin de la capitale et de leur famille.
À Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, les enseignants contractuels ont cessé le travail en début de semaine. Leur revendication est simple : toucher les salaires bloqués depuis plus de six mois. Face aux promesses non tenues des autorités, ils ont choisi de manifester dans les rues ce lundi 15 décembre pour exprimer leur ras-le-bol jusqu’au CPR de Ndélé.
Le mouvement ne se limite pas à cette seule localité. D’autres villes risquent de connaître la même agitation dans les jours à venir. Ces enseignants ont été formés puis affectés dans le cadre du Projet d’appui au recrutement des enseignants, un programme censé combler le déficit d’encadrement dans les zones rurales. L’État centrafricain ne peut pas les intégrer comme fonctionnaires permanents faute de moyens budgétaires suffisants.
C’est la Banque mondiale qui finance leur déploiement et leurs rémunérations mensuelles. L’institution internationale verse les fonds au Trésor public centrafricain, qui doit ensuite distribuer les salaires aux bénéficiaires. Mais c’est précisément à ce niveau que tout se bloque de manière récurrente.
L’argent destiné aux enseignants ne leur parvient pas. Le Trésor public réaffecte ces sommes vers d’autres priorités gouvernementales. Selon des sources informées, ces arbitrages favorisent le financement de compagnies de sécurité privées russe Wagner, ou la préparation d’échéances électorales du Président Baba Kongoboro au détriment des salaires promis.
Ce n’est pas la première fois que la situation dégénère. Il y a quelques mois, les contractuels de Bangui avaient déjà fait grève pour obtenir leurs arriérés. L’administration avait fini par débloquer quelques mois de salaire pour apaiser la colère. Mais quatre mois plus tard, les paiements ont de nouveau cessé sans justification.
Les enseignants en poste dans les provinces se retrouvent aujourd’hui dans une impasse. La Banque mondiale affirme avoir transféré les fonds au gouvernement comme prévu par l’accord. Elle se décharge de toute responsabilité concernant la distribution finale aux enseignants, estimant que cette tâche relève uniquement des services de l’État.
Cette défense laisse les contractuels sans recours face à une administration qui ne paie pas. Isolés dans des localités éloignées, ils doivent emprunter pour subvenir à leurs besoins de base. Certains contractent des dettes auprès des commerçants locaux, d’autres sollicitent la solidarité des familles.
À Ndélé comme dans d’autres préfectures, les enseignants maintiennent leur mobilisation en attendant une réponse concrète. Le ministère de l’Éducation n’a pas encore réagi publiquement à ce nouveau mouvement de grève qui menace de s’étendre à l’ensemble du territoire national.
La participation des femmes aux Élections de décembre 2025 est en chute libre. À la présidentielle, aucune femme ne figure parmi les 10 candidatures enregistrées par l’ANE. Aux législatives, à peine 80 femmes ont déposé leur dossier sur plus de 700 candidatures. Interrogé sur cette situation lors de l’émission “Baron de Tibico” ce vendredi 17 octobre 2025, l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara a livré une analyse sans concession, pointant à la fois les blocages culturels profonds et l’hypocrisie du parti au pouvoir.
Contrairement au discours convenu qui parle de “démotivation” des femmes, Mara va directement au cœur du problème : les obstacles culturels et la formulation même de la loi sur la parité rendent son application quasi impossible.
“C’est une loi qui est difficile à appliquer. D’abord, culturellement. Je dis bien culturellement et non traditionnellement”, commence l’ancien député en insistant sur la distinction. “Culturellement parce que la femme centrafricaine, il y a certes une minorité qui est active en politique, mais est-ce que la majorité des femmes, la majorité est prête pour briguer des postes électifs ou des postes de responsabilité en République centrafricaine ? C’est bien la majorité».
Mara reconnaît qu’il existe des femmes centrafricaines exceptionnelles en politique : “Il y a bien une minorité de femmes. Il y a les madame Domitien, madame Ruth Rolland, il y a eu madame Zaniféi. Aujourd’hui, il y a d’autres femmes. La directrice générale, par exemple, de Télécel, c’est une femme. C’est vrai».
Mais ces exemples restent minoritaires. Et l’ancien député met le doigt sur un obstacle culturel majeur : “Parce que pour aller briguer un poste électif, la femme va d’abord demander l’avis de son mari».
Cette réalité culturelle, que beaucoup préfèrent ignorer, constitue un frein considérable à la participation politique des femmes. Dans la société centrafricaine, une femme mariée ne peut pas prendre une décision aussi importante que se présenter à des Élections sans consulter et obtenir l’accord de son mari. Et beaucoup de maris, par conservatisme ou par peur de perdre le contrôle sur leur épouse, refusent que celle-ci entre en politique.
Au-delà de ces blocages culturels, Mara critique également la formulation même de la loi sur la parité, adoptée le 24 novembre 2016. Selon lui, ce texte a été mal rédigé, sans prendre en compte les réalités centrafricaines.
L’article 4 de la loi stipule : “Pour les mandats électoraux et les fonctions électives, les candidatures doivent être présentées en nombre égal des candidats hommes et femmes». Mara trouve cette formulation “vague”. En nombre égal signifie-t-il 50-50 ? Comment cette égalité doit-elle être mesurée ? Au niveau de chaque parti ? Au niveau national ? La loi ne le précise pas clairement.
Mais c’est surtout l’article 7 qui pose problème selon l’ancien député. Cet article dit : “Un quota minimum de 35% de femmes est requis sur la base de compétences dans les instances de prise de décision à caractère nominatif et électif».
“Attendez, si c’est électif, on ne peut pas imposer de quotas puisque c’est le vote qui va déterminer le quota”, s’exclame Mara. Et il a raison. Comment peut-on imposer qu’au moins 35% des députés élus soient des femmes si ce sont les électeurs qui décident qui est élu ? Si les électeurs votent majoritairement pour des hommes, on ne peut pas annuler leur choix au nom d’un quota.
La confusion vient du fait que la loi mélange deux types de postes : les postes nominatifs (où on peut effectivement imposer des quotas puisque c’est une nomination) et les postes électifs (où on ne peut pas imposer de quotas puisque c’est le vote qui décide). Appliquer un quota de 35% aux postes électifs reviendrait à truquer les résultats des Élections pour garantir qu’au moins 35% de femmes soient élues, même si les électeurs ont voté différemment.
“Donc, la loi de la parité en elle-même est déjà difficile d’application”, conclut Mara sur ce point. La loi a été mal rédigée, probablement par des experts internationaux qui ne comprenaient pas bien le contexte centrafricain et qui ont simplement copié-collé des textes venus d’ailleurs.
Mais l’ancien député ne s’arrête pas là. Il met le doigt sur l’hypocrisie du parti au pouvoir, le MCU, qui se plaint de la faible participation des femmes mais ne fait rien pour la favoriser.
“Nous sommes dans un pays où les partis d’opposition rencontrent toutes les difficultés que nous vivons aujourd’hui. Donc, vous voulez que beaucoup de femmes aillent candidats, tous pour le MCU”, lance Mara.
L’opposition est harcelée, ses leaders sont arrêtés ou déclarés apatrides, ses candidats sont intimidés. Dans ces conditions, comment peut-on espérer que des femmes de l’opposition se présentent massivement aux Élections ? Les femmes, comme les hommes d’ailleurs, ont peur de se présenter pour l’opposition parce qu’elles savent qu’elles risquent des menaces.
Donc si on veut vraiment augmenter la participation des femmes, c’est le MCU, qui contrôle le pouvoir et n’a aucun obstacle à présenter des candidats, qui devrait montrer l’exemple.
“Mais si c’est ça, le MCU a le pouvoir, donc c’est au MCU de présenter 35% du nombre de candidats au minimum”, affirme l’ancien député.
Et c’est là que l’hypocrisie du régime devient évidente. La loi impose un minimum de 35% de candidates femmes. Le MCU, qui a voté cette loi, qui prétend la défendre, qui critique la faible participation des femmes, devrait être le premier à respecter ce quota dans ses propres candidatures.
Mais ce n’est pas le cas. “Bon, là, il y a 11% de femmes”, constate Mara.
Sur les 80 femmes candidates aux législatives sur plus de 700 candidatures au total, cela fait environ 11%. Le MCU, qui présente la majorité des candidatures puisqu’il contrôle le pouvoir et a les moyens financiers, n’atteint même pas un tiers du quota légal de 35%.
Comment le parti au pouvoir peut-il exiger que la loi sur la parité soit respectée quand lui-même ne la respecte pas dans ses propres candidatures ? Comment peut-il se plaindre de la faible participation des femmes quand il ne fait aucun effort pour présenter des candidates femmes ?
Cette hypocrisie du MCU montre la vérité : la loi sur la parité n’a jamais été votée par conviction. Elle a été votée sous pression internationale pour obtenir des financements, comme Mara l’a expliqué dans la première partie de son intervention. Mais personne n’a jamais eu l’intention de l’appliquer réellement.
Le régime se sert maintenant de la faible participation des femmes pour critiquer l’opposition et se présenter comme progressiste. Mais quand on regarde les chiffres, le MCU lui-même ne présente que 11% de candidates femmes, très loin des 35% exigés par la loi.
Zémio : l’aérodrome de nouveau opérationnel sous l’impulsion des humanitaires
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/sur-la-piste-de-l-aerodrome-de-zemio-dans-la-prefecture-du-haut-mbomou-au-sud-west-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur la piste de l’aérodrome de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-WEst de la RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 19 novembre 2025, l’OCHA a annoncé la réouverture de la piste de l’aérodrome de Zémio, après une réhabilitation menée de concert par les équipes humanitaires et le soutien actif de la communauté locale, sous la supervision des Nations unies. Cet effort commun consiste à restaurer l’accès aérien afin de garantir l’acheminement rapide de l’aide vers les populations de Zémio, totalement isolées du reste du pays.
En effet, grâce à la remise en état de cette infrastructure vitale, les partenaires humanitaires, dont le Programme Alimentaire Mondial et UNHAS, peuvent de nouveau assurer leurs rotations. L’arrivée régulière de cargaisons médicales, alimentaires et logistiques est désormais rétablie dans une région longtemps coupée du reste du pays. Selon le tweet de l’OCHA, ces opérations reprennent dans un cadre mieux structuré, avec une coordination centralisée depuis Bangui.
D’après les humanitaires sur place, la piste avait atteint un état de dégradation tel que sa remise en service était devenue capitale pour desservir les villages environnants, laissés sans accès routier fonctionnel et qui fait face à des besoins urgents. Le chantier s’est concentré sur le nivellement, la stabilisation et la sécurisation de la piste d’atterrissage, répondant aux standards minimums pour accueillir de nouveaux vols.
Cette reprise intervient dans un contexte avec de multiples violences : les miliciens Azandés, les ex-combattants de l’UPC, les forces de sécurité et de défense, et surtout des Mercenaires russes accusées d’exactions contre les civils, ont semé l’insécurité, entraînant déplacements, pillages et paralysie des activités locales. Un retour progressif au calme permet aujourd’hui de relancer les opérations humanitaires et de rétablir un accès fiable à la ville, apportant un espoir de stabilité aux habitants.
Jeux d’adresse comme alternative aux jeux de casino classiques. Des compétences stratégiques pour maîtriser ces défis intellectuels intéressants.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-jeux-d-adresse-un-atout-strategique-dans-888starz.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-jeux-d-adresse-un-atout-strategique-dans-888starz.jpg” alt=”Les jeux d’adresse Un atout stratégique dans 888STARZ” width=”400″ height=”400″ />Les jeux d’adresse Un atout stratégique dans 888STARZ
Les jeux d’adresse se distinguent des jeux de casino traditionnels par l’importance accordée aux compétences du joueur plutôt qu’à la chance pure. Pour une plateforme comme 888starz, l’intégration de ces jeux constitue une évolution stratégique qui répond aux attentes d’une clientèle diversifiée recherchant plus d’interactivité et de contrôle sur leur expérience de jeu.
Qu’est-ce que le jeu d’adresse et comment fonctionne-t-il ?
Les jeux d’adresse sont définis comme une forme de divertissement dans laquelle le résultat dépend principalement des compétences du joueur. Ils peuvent être lancés à partir de sites Web ou, par exemple, vous pouvez utiliser l’application 888STARZ sur votre téléphone pour votre commodité. Mais quel que soit le choix de la plateforme, il existe plusieurs catégories de jeux d’adresse :
Jeux de cartes stratégiques. Poker, blackjack nécessitant une connaissance des probabilités.
Jeux de réflexion. Échecs, backgammon combinant hasard et stratégie.
Jeux d’arcade. Testant les réflexes et la coordination.
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Ces jeux permettent aux joueurs de s’améliorer avec la pratique et de développer des techniques augmentant leurs chances de succès à long terme.
Avantages des jeux d’adresse pour les joueurs de 888STARZ
Les jeux d’adresse offrent plusieurs avantages importants aux utilisateurs. Considérons-en un :
Sentiment d’accomplissement. Grâce à la progression des compétences.
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Potentiel de gains. Plus élevés pour les joueurs habiles.
Expérience de jeu. Plus engageante et interactive.
Variété de défis. Intellectuels et stratégiques.
Cette combinaison d’éléments crée une expérience plus riche que les jeux de hasard traditionnels.
Comment 888STARZ intègre les jeux d’adresse dans son offre pour différents marchés
La stratégie d’intégration des jeux dans les sites de jeux d’argent varie en fonction des spécificités de chaque marché. Sur les marchés européens, les marques se concentrent principalement sur des jeux complexes tels que le poker en ligne et les paris sportifs, ainsi que sur des fonctionnalités statistiques pour améliorer les stratégies.
En Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, la plupart des marques adaptent leurs offres. Ils prendront le temps de les connecter à des jeux inspirés des traditions locales, avec des règles simplifiées et une accessibilité améliorée via les appareils mobiles.
Par exemple, en 2025, vous pourrez télécharger l’application 888starz apk, qui montre bien l’adaptation du jeu aux logiciels mobiles. Cette solution est suffisamment optimisée pour fonctionner dans des conditions de connexion Internet instable, garantissant un fonctionnement ininterrompu dans les zones à couverture réseau instable.
Exemples réussis d’intégration des jeux d’adresse dans l’offre 888STARZ
Les tournois de poker virtuels en Amérique latine illustrent parfaitement le succès de cette intégration, une réussite particulièrement notable sur la plateforme 888STARZ. En adaptant les formats aux fuseaux horaires locaux et les structures de prix aux économies régionales, la plateforme a augmenté sa base d’utilisateurs actifs de 40% dans cette région.
En Afrique francophone, le lancement de jeux de cartes traditionnels modernisés a été particulièrement bien accueilli. En collaborant avec des développeurs locaux pour créer des versions numériques de jeux comme Bissap, ainsi qu’en intégrant des mécanismes de paris, la plateforme a créé une proposition de valeur unique.
L’impact des jeux d’adresse sur différents marchés: de l’Europe à l’Afrique
L’impact des jeux d’adresse varie considérablement selon les régions. En Europe, ces jeux complètent naturellement les offres de casino traditionnelles proposées par des plateformes comme 888STARZ, attirant des joueurs expérimentés qui recherchent des expériences stratégiques.
En Afrique, l’émergence des jeux d’adresse a coïncidé avec la démocratisation des smartphones. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire, ces jeux s’inscrivent particulièrement dans les traditions ludiques locales qui valorisent l’habileté et l’intelligence stratégique.
Comment 888STARZ adapte les jeux d’adresse pour les joueurs locaux ?
L’adaptation locale va bien au-delà de la simple traduction linguistique. Pour les marchés africains, de nombreuses plateformes en ligne ont développé les éléments suivants :
Interfaces simplifiées. Fonctionnant sur des appareils d’entrée de gamme.
Solutions de paiement. Intégrant les méthodes mobiles populaires localement.
Thématiques visuelles. Reflétant les éléments culturels locaux.
Ajustements de difficulté. Selon les habitudes de jeu régionales.
De nombreux sites adaptent également leurs structures de récompense en fonction des préférences : des formats rapides avec des récompenses immédiates dans certaines régions, ou des tournois lents avec des récompenses substantielles dans d’autres.
Risques et défis dans l’intégration des jeux d’adresse dans l’offre 888STARZ
L’intégration des jeux d’adresse présente plusieurs défis majeurs:
Cadre réglementaire. Complexe variant d’un pays à l’autre.
Risques d’abus. Comme l’utilisation de logiciels d’assistance ou la collusion.
Équilibrage délicat. Entre accessibilité pour les débutants et profondeur pour les experts.
Adaptations techniques. Nécessaires pour différentes infrastructures internet.
Considérations culturelles. Spécifiques à chaque marché.
Pour que ces jeux restent équitables, l’entreprise investit constamment dans des technologies de détection avancées et des équipes de surveillance.
Conclusion: L’avenir des jeux d’adresse chez 888STARZ
L’avenir du jeu vidéo s’articule autour de deux tendances principales : l’intégration de nouvelles technologies (réalité augmentée, réalité virtuelle) pour créer des expériences immersives et le développement de compétitions eSports grâce à des partenariats avec des équipes professionnelles.
Ces innovations ne permettent pas seulement de diversifier l’offre. Et ils attireront également une nouvelle génération de joueurs pour qui la frontière entre les paris sportifs traditionnels et les paris sur les compétitions de jeux vidéo devient de plus en plus floue.
comment l’argent de l’ambassade de Chine a acheté un communiqué du HCC contre Corbeau News
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/jose-richard-pouambi-president-du-haut-conseil-de-communication-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>José Richard Pouambi, Président du Haut Conseil de Communication en Centrafrique
La semaine dernière, un communiqué officiel du régulateur des médias centrafricain attaque Corbeau News suite à notre reportage sur le chantier chinois du corridor 13 à Mbaïki. Derrière ce document signé par Pouambi se cache une transaction financière entre l’ambassade de Chine et des citoyens centrafricains corrompus jusqu’à l’os.
En effet, l’affaire débute avec notre reportage sur les incidents survenus sur le chantier du corridor 13, cette route qui doit relier le Congo Brazzaville à Bangui. Nos journalistes ont documenté dans leur reportage des faits précis.
Le 3 décembre, un chef de chantier chinois a jeté une pierre sur le camion d’un conducteur centrafricain, brisant son pare-brise. L’altercation a éclaté parce qu’un chauffeur avait simplement arrêté son camion pour saluer un collègue. Le responsable chinois a trouvé cela inacceptable et a lancé un caillou qui a fracassé le pare-brise. La discussion a tourné à l’affrontement. Nous avons simplement rapporté ce que nous avons vu, ce que nous avons entendu. Rien de plus, rien de moins.
Quelques jours après la publication, l’ambassade de Chine à Bangui contacte l’un de nos anciens collaborateurs journalistes. Le message du chargé de communication de l’ambassade de Chine est direct. Corbeau News doit cesser d’attaquer les Chinois. Selon lui, nous nous en prenons régulièrement au pouvoir dans nos articles, or les Chinois ne font pas partie du pouvoir. Ils ne comprennent pas pourquoi nous les attaquons également. Ils considèrent ce que nous publions comme des attaques contre les entreprises chinoises et les Chinois en général. Notre réponse a été claire et diplomatique. Nous avons demandé à notre ancien collaborateur de transmettre à l’ambassade de Chine un message simple : qu’ils mettent la pression sur les entreprises chinoises qui travaillent sur le corridor 13 et sur les sites miniers pour que ces dernières respectent un peu les Centrafricains qui y travaillent. Nous n’avons rien contre les Chinois. Ce sont des partenaires que nous respectons, que nous apprécions même. Nos peuples partagent les mêmes difficultés, les mêmes combats. Nous sommes amis, nous sommes frères. Mais notre métier consiste à informer, pas à cacher les problèmes quand ils existent.
Cette réponse n’a visiblement pas convenu à l’ambassade. Ils ont alors activé un autre levier. Patrick Mogani. Ce personnage mérite qu’on s’y attarde. Patrick Mogani a travaillé pour Corbeau News. Nous avons dû nous séparer de lui à cause de son incompétence rédactionnelle. Son niveau était tellement faible que nous ne pouvions plus le garder. Il a ensuite créé son propre organe de presse, Le Potentiel, avant d’être récupéré par le pouvoir et placé au Haut Conseil de la Communication. Entre-temps, la Chine l’avait déjà embarqué avec d’autres journalistes pour un voyage en Chine. Les liens étaient déjà tissés.
Le chargé de communication de l’ambassade a donc contacté Patrick Mogani. De l’argent a changé de main. Mogani est allé voir le président du Haut Conseil de la Communication, Monsieur Pouambi. Ensemble, ils ont préparé ce communiqué pathétique qui accuse Corbeau News de publier des informations inexactes et de déformer la réalité. Le document porte la signature de Pouambi et le cachet officiel du régulateur des médias. Voilà comment fonctionne la corruption dans ce pays.
Pouambi était journaliste avant d’occuper ce poste. Il connaît le métier, il connaît les principes. Mais il a choisi de vendre son intégrité pour quelques billets venus de l’ambassade. Il a choisi de défendre des intérêts étrangers plutôt que ceux de ses compatriotes qui souffrent sur les chantiers. Des Centrafricains exploités, maltraités, humiliés sur leur propre terre. Et lui, il rédige un communiqué commandé pour faire taire ceux qui en parlent.
Cette histoire n’est pas nouvelle. Elle rappelle celle de nos ancêtres vendus par d’autres Africains pendant la traite négrière. Des frères qui ont livré leurs frères aux Arabes d’abord, puis aux Occidentaux. Pour quelques marchandises, pour quelques avantages. Ces traîtres ont permis que des millions d’Africains soient déportés vers l’Amérique, vers les plantations, vers l’esclavage. La même mentalité persiste aujourd’hui. Des Centrafricains qui trahissent d’autres Centrafricains pour l’argent des étrangers.
Mogani et Pouambi incarnent cette mentalité d’esclaves. Ils n’ont pas réfléchi une seconde aux conséquences de leurs actes. Ils n’ont pas pensé aux ouvriers centrafricains qui triment sur les chantiers dans des conditions inacceptables. Ils ont juste vu l’argent. Ils ont juste pensé à leur ventre. C’est exactement ce qui empêche notre pays d’avancer. Cette mentalité de traître, cette cupidité sans limite, ce mépris pour son propre peuple.
Le communiqué du Haut Conseil de la Communication parle de rumeurs, d’informations inexactes. Mais Pouambi et ses complices ont-ils pris la peine d’enquêter eux-mêmes. Ont-ils interrogé les ouvriers centrafricains. Ont-ils visité le chantier de Mbaïki. Ont-ils vérifié nos sources. Non. Ils ont simplement rédigé un texte sur commande, payé par l’ambassade de Chine, pour discréditer un média qui fait son travail.
Dans leur communiqué, ils nous demandent de vérifier nos sources avant de publier. Mais ce sont eux qui n’ont rien vérifié. Ils n’ont pas cherché à connaître la vérité. Ils ont reçu de l’argent et ils ont exécuté la mission. C’est aussi simple que cela. Le régulateur des médias, censé garantir l’information de qualité, devient l’instrument de censure d’une puissance étrangère.
Nous maintenons tout ce que nous avons écrit dans notre article sur Mbaïki. Les faits sont réels. Les témoignages sont authentiques. Les employés centrafricains continuent de souffrir sur ces chantiers. Aucun communiqué biaisé ne changera cette réalité. Aucune corruption ne fera disparaître les problèmes que nous avons documentés.
L’ambassade de Chine aurait pu réagir autrement. Elle aurait pu enquêter sur les entreprises chinoises qui maltraitent leurs employés centrafricains. Elle aurait pu exiger que ces entreprises respectent le droit du travail national. Elle aurait pu montrer qu’elle se soucie vraiment du partenariat avec la Centrafrique. Au lieu de cela, elle a choisi d’acheter des traitres centrafricains pour faire taire les voix qui dénoncent les abus.
Pouambi devrait avoir honte. Mogani devrait avoir honte. Ils ont sali leur profession. Ils ont trahi leur pays. Ils ont vendu leur dignité pour quelques billets. L’argent qu’ils ont reçu ne durera pas longtemps. Mais leur réputation de traîtres les suivra toujours. Les Centrafricains se souviendront de ceux qui ont choisi l’argent étranger plutôt que la défense de leurs compatriotes exploités.
Ce communiqué du Haut Conseil de la Communication ne nous fera pas reculer. Nous continuerons à enquêter. Nous continuerons à publier la vérité. Nous continuerons à donner la parole aux Centrafricains oubliés, maltraités, exploités. Aucune pression administrative, aucune menace, aucune corruption ne nous fera dévier de notre mission. Informer le peuple centrafricain reste notre priorité, quoi qu’il en coûte
Bossembélé : Quand les contrôles routiers deviennent un cauchemar pour les voyageurs sur cet axe
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/a-la-barriere-des-forces-de-l-ordre-a-bossembele-ou-les-gendarmes-dechirent-les-valisent-des-voyageurs.jpg” data-wpel-link=”internal”>À la barrière des forces de l’ordre à Bossembélé, où les gendarmes déchirent les valisent des voyageurs
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Sur le corridor Bangui-Béloko, Bossembélé représente une halte obligatoire pour les usagers de la route nationale numéro 1. Pourtant, cette ville de l’Ombella-Mpoko s’est forgée une mauvaise réputation inquiétante auprès des voyageurs. Un incident survenu au checkpoint des forces de l’ordre la semaine dernière explique pourquoi tant de gens redoutent cet endroit d’y passer.
La semaine dernière, un véhicule en provenance de la capitale transportait des passagers ordinaires vers Bouar. Arrivée À Bossembélé, située à environ 160 kilomètres de Bangui sur la route nationale numéro 1, personne ne s’attendait à ce qui allait suivre. Le véhicule s’est arrêté comme d’habitude au point de contrôle où les forces de l’ordre exercent leur surveillance quotidienne.
C’est là que les gendarmes en faction ont adopté un comportement qui dépasse l’entendement. L’un des gendarmes a sorti un couteau et s’est mis à déchirer les bagages des voyageurs un par un. Les valises ont été éventrées sans la moindre précaution, les sacs déchirés de part en part. Chaque passager a vu ses affaires personnelles détruites sous ses yeux, impuissant devant cette furie destructrice qui ne semblait répondre à aucune logique militaire.
Une mère de famille, également passagère dans ce car, a particulièrement souffert de cette opération incompréhensible. Le sac de son bébé, contenant des couches et divers produits de soin, a été coupé avec la même violence que les autres bagages. Pendant qu’il s’acharnait sur les effets personnels des gens, le gendarme proférait des insultes à l’encontre des femmes présentes. Cette double agression, physique sur les biens et verbale sur les personnes, a plongé les voyageurs dans un état de colère totale.
Les passagers restaient là, bouche bée, incapables de saisir ce qui justifiait un tel déferlement. Quel type de fouille nécessite de déchirer ainsi les bagages avec un couteau ? Quelle menace pouvait bien justifier cette destruction méthodique des affaires de citoyens ordinaires ? Personne n’a obtenu de réponse. Le gendarme poursuivait sa besogne sans fournir la moindre explication, comme habité par une colère dont lui seul connaissait la source.
Des témoins ont filmé la scène et les images ont rapidement circulé sur les plateformes de partage. Les commentaires se sont multipliés, et beaucoup d’internautes évoquent la possibilité que le gendarme ait consommé du Tramadol ou d’autres substances de synthèse. Son comportement erratique et violent correspond en effet à celui de quelqu’un sous emprise. Une personne dans son état normal, surtout un représentant de la loi, ne peut agir de cette façon.
Dans la vidéo partagée en ligne, une femme exprime ce que beaucoup ressentent désormais au quotidien. Elle explique que les citoyens ne devraient pas trembler en voyant des gendarmes. La présence d’un uniforme devrait au contraire apporter un sentiment de sécurité et de protection. Mais la réalité vécue par les Centrafricains est tout autre. Quand un militaire, un gendarme ou un policier apparaît, c’est la peur qui s’installe. Ces hommes en tenue, armés, utilisent leur position pour menacer et intimider plutôt que pour servir.
Elle poursuit en faisant une observation troublante. De nombreuses personnes se sentent paradoxalement plus en sécurité face à des éléments rebelles qu’en présence des forces de l’ordre. Cette inversion complète des perceptions en dit long sur l’état de la confiance entre la population et ceux qui sont censés la protéger. Comment en est-on arrivé à un tel renversement de situation ?
Ce qui s’est passé à Bossembélé n’est malheureusement pas une exception. Sur l’ensemble des axes routiers du pays, les voyageurs rapportent des expériences similaires à chaque barrage. Les abus se répètent, les intimidations deviennent la norme, et les comportements inexplicables se multiplient sans que personne n’intervienne. Les usagers qui empruntent la nationale Bangui-Béloko savent qu’ils devront affronter ces épreuves à répétition.
Chaque checkpoint devient une loterie où l’humeur d’un agent peut transformer un voyage ordinaire en calvaire. Les passagers ne savent jamais s’ils tomberont sur quelqu’un de raisonnable ou sur un individu qui décidera de les harceler, de détruire leurs biens ou de les insulter gratuitement. Cette incertitude permanente empoisonne tous les déplacements et transforme des trajets banals en sources d’anxiété.
la visite du ministre Héritier Doneng à Ndélé tourne au fiasco
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La venue du ministre chef milicien Héritier Doneng, en charge de la jeunesse et des sports, dans la ville de Ndélé s’est achevée par un incident majeur. Une distribution d’argent organisée après son départ a déclenché la colère des militants locaux du parti au pouvoir, le MCU.
Le ministre s’était rendu la semaine dernière dans cette localité avec l’ambition de galvaniser les troupes du MCU, le Mouvement des Cœurs Unis. Arrivé en hélicoptère des Wagner, il avait enchainé les rencontres avec différentes branches du comité du soutien à la candidature du Président Baba Kongoboro.
Avant de remonter dans son appareil pour regagner Bangui, Héritier Doneng avait confié une grosse enveloppe aux cadres du MCU présents sur place. Cette remise devait servir à récompenser les militants ayant participé aux activités organisées durant sa visite. Personne n’imaginait alors que ce geste allait provoquer une explosion de mécontentement.
Une fois le ministre chef milicien Héritier Doneng parti, les responsables locaux du MCU, dont le Président de la jeunesse, normalement apolitique, ont procédé à la distribution des fonds. Ils ont remis 10 000 francs CFA à chacun des comité du soutien. La réaction n’a pas tardé. Les militants ont immédiatement exprimé leur indignation face à ce qu’ils percevaient comme une insulte. Plusieurs d’entre eux ont jeté les enveloppes au visage des distributeurs en criant qu’on se moquait d’eux.
La tension est montée d’un cran lorsque certains ont commencé à s’en prendre physiquement aux cadres du MCU. Ces derniers, dépassés par la tournure des événements, ont dû battre en retraite précipitamment. Ils se sont barricadés à l’intérieur du minable siège local du parti, fermant portes et fenêtres pour échapper à la vindicte populaire.
Face à l’escalade, les responsables réfugiés ont contacté en urgence le Président du CLPR ( comité local pour la paix et la réconciliation ) de Ndélé. Cet intermédiaire est intervenu rapidement pour désamorcer la crise. Il a entamé des pourparlers avec les militants en colère, cherchant à comprendre les raisons de leur fureur.
Les discussions ont duré un moment avant que les esprits ne s’apaisent progressivement. Selon les manifestants, un parti au pouvoir ne pouvait décemment offrir une somme aussi dérisoire aux gens. Ils estimaient que la distribution aurait dû atteindre au minimum 100 000 francs CFA par personne. Dans leur esprit, les cadres du MCU de Ndélé avaient forcément détourné l’essentiel de l’enveloppe pour leur propre compte.
Cette conviction alimentait leur rage. Ils accusaient les dirigeants du MCU à Ndélé d’avoir manipulé les fonds confiés par le ministre et de leur avoir servi des miettes. La méfiance s’est installée durablement entre la base militante et les responsables de la structure locale. Plusieurs militants ont quitté les lieux en jurant qu’on ne les y reprendrait plus.
C’est chaud au sein du parti MCU. Les candidats aux législatives sont en colère.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/marius-dimba-alors-chef-de-terre-congolais-banyamulengue-ancien-milicien-de-bemba-et-candidat-independant-de-mcu-aux-elections-legislatives-a-bimbo-4.jpg” data-wpel-link=”internal”>Marius Dimba, alors chef de terre, Congolais-Banyamulengue, ancien milicien de Bemba et candidat indépendant de MCU aux Élections législatives à Bimbo 4
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques semaines du démarrage officiel de la campagne électorale, la grogne monte chez les candidats aux législatives du parti au pouvoir, le MCU. Ce mouvement Politique, rempli des idiots et des criminels de tout genre, a choisi la rigueur budgétaire là où beaucoup espéraient faire de l’argent.
Pour bien comprendre la colère des candidats, il faut revenir au début. En effet, pour les encourager à mener à bien leur campagne électorale, le MCU décide de soutenir ses candidats aux différents scrutins. Mais du côté des législatives que ces derniers sont devenus furieux. Pour cette campagne, chaque candidat a reçu exactement de leur parti quatre millions de francs CFA, deux cents t-shirts frappés du logo du Mouvement des Cœurs Unis, quelques accessoires et 100 pagnes destinés aux militantes. Voilà l’arsenal très maigre distribué par la formation au pouvoir pour conquérir l’Assemblée nationale. Mais à la remise de ces lots la semaine dernière, les candidats sont très mécontents. Ils ne comprennent pas pourquoi leur parti décide de faire un tel geste minable ? Une dotation qui provoque incompréhension et irritation dans les rangs.
Nombreux sont ceux qui comptaient sur un soutien financier et matériel conséquent. Ils imaginaient des ressources à la hauteur de l’ambition affichée par leur parti. Au lieu de cela, ils découvrent un dépouillement qui les laisse démunis face aux réalités du terrain. Par exemple, selon les candidats, les 200 t-shirts que le MCU leur a donné ne suffisent même pas à couvrir leur localité. Imaginez, pour toute une campagne électorale, on leur donne 200 t-shirts qui ne suffisent même pas à équiper leur propre QG, rien que le QG, encore moins à habiller les militants censés sillonner les circonscriptions.
Cette austérité intervient dans un contexte particulier. Les principales formations d’opposition ont refusé leur participation à ces scrutin, dénonçant l’absence de dialogue préalable et l’insuffisance des garanties électorales. Quand on anticipe la défaite ou la manipulation, participer perd son sens. Face à un pouvoir qui contrôle tous les leviers et organise les manœuvres à sa convenance, ces partis ont préféré l’abstention.
Quelques formations mineures et candidats isolés ont toutefois accepté de jouer le jeu. Le MCU a décidé d’écraser la compétition en visant la monochromie totale au Parlement et dans les instances locales. Pour les mairies et conseils régionaux, l’habitude est déjà prise depuis longtemps avec les nominations des maires et des conseillers municipaux.
Face à la colère des candidats, le Directeur national de campagne du MCU, Simplice-Mathieu Sarandji, et le président Touadera alias Baba Kongoboro balaient les récriminations d’un revers de main. Selon eux, aucun candidat sérieux ne se présente face aux candidats du MCU. Tout est verrouillé, la marche en avant peut continuer sans encombre. Pas d’adversaire réel sur le terrain, signifie clairement pas de sortie massive d’argent.
Mais les intéressés contestent cette lecture. Même en l’absence d’opposition externe, la bataille fait rage entre les multiples candidatures estampillées MCU. Le parti a placé deux ou trois postulants dans chaque circonscription : un officiel portant les couleurs plénières du mouvement, puis des « indépendants » rattachés au parti, sans oublier les représentants des formations satellites gravitant dans l’orbite présidentielle. Cette multiplication crée mécaniquement de la concurrence, même si elle reste interne à la galaxie gouvernementale.
Les candidats argumentent qu’ils doivent affronter ces rivaux labellisés MCU ou apparentés. Ils ont besoin de moyens pour se distinguer, convaincre, mobiliser. Les quatre millions et la poignée de textiles ne leur permettent pas de faire la différence.
Deux Casques bleus népalais blessés dans une embuscade près de Zémio
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/convoi-des-vehicule-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Convoi des camions de la Minusca vers Zemio
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un convoi de militaires népalais déployés au sein de la Minusca a essuyé lundi matin une attaque surprise menée par les miliciens Azandé sur la route reliant Mboki à Zémio. L’assaut a blessé deux soldats de la paix.
Les casques bleus de la Minusca patrouillent depuis plusieurs années dans cette région du Haut-Mbomou, où les hommes armés contrôlent encore de vastes portions du territoire. Ces derniers, identifiés formellement comme des miliciens Azandé, sont des natifs de la région, multiplient les accrochages avec les forces de l’ordre dans la zone.
L’embuscade de ce lundi s’est produite aux premières heures de la journée, alors que le convoi faisait de patrouille avec six casques bleus à bord. Les assaillants ont ouvert le feu depuis les abords de la route, profitant de la végétation dense qui borde cet axe.
Les deux militaires blessés faisaient partie du bataillon népalais stationné à Zémio depuis plusieurs mois. Ils ont reçu les premiers soins sur place avant d’être évacués vers les installations médicales de la mission onusienne à Obo. Le contingent népalais compte parmi les plus importants de la Minusca en République centrafricaine, avec plusieurs centaines d’hommes répartis dans différentes régions du pays.
La situation dans l’est centrafricain reste explosive depuis mars dernier, quand un Casque bleu kenyan a perdu la vie dans des circonstances similaires. Sept miliciens identifiés comme appartenant aux groupes armés azandés avaient alors été impliqués dans cette attaque meurtrière. Depuis cet incident, les affrontements se sont multipliés dans la région, impliquant divers acteurs armés dont des mercenaires russes du groupe Wagner et différentes factions locales.
Les tensions entre ces multiples belligérants ont atteint leur paroxysme en avril, transformant le Haut-Mbomou en zone de combats intenses. Les accrochages opposent désormais non seulement les miliciens Azandés aux troupes onusiennes, mais également aux soldats de forces armées centrafricaines, aux gendarmes, aux policiers, y compris aux mercenaires russes du groupe Wagner. Les routes de la région demeurent dangereuses malgré une légère accalmie ces dernières semaines.
L’axe Mboki-Zémio enregistre des incidents à répétition, avec des embuscades qui visent aussi bien les convois militaires que les véhicules humanitaires. Les habitants de Zémio vivent au rythme de ces attaques qui perturbent l’approvisionnement de la ville et limitent les déplacements. La Minusca maintient néanmoins sa présence dans la zone malgré les risques encourus par ses contingents.
Braquage à plein jour, des soldats FACA sèment la terreur à Sam-Ouandja par des vols à main armée
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-sur-des-motos-a-sibut-dans-la-prefecture-de-kemo-situee-a-180-kilometres-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les agissements des forces de défense et de sécurité censées protéger la population deviennent source d’insécurité permanent quand elles se transforment en bande des criminels. À Sam-Ouandja, les habitants vivent désormais dans la crainte permanente face à une dérive qui prend de l’ampleur chaque jour.
La criminalité change de visage en République centrafricaine. Ce ne sont plus les bandits de grand chemin qui effraient les citoyens, mais des hommes en uniforme qui profitent de leur tenue pour commettre des exactions sans vergogne. Les éléments des forces armées centrafricaines multiplient les attaques contre la population civile, transformant la ville en zone de non-droit.
La semaine dernière, quatre adolescents se retrouvaient paisiblement dans leur cour pour jouer au Ludo sur leurs smartphones. Ces appareils Android, d’une valeur entre 100 000 et 150 000 francs CFA, représentent un investissement considérable pour leurs propriétaires. Les jeunes ne se doutaient pas que leur moment de détente allait virer au cauchemar.
Des soldats des forces armées centrafricaines, qui avaient pris le temps de repérer les lieux auparavant, ont fait irruption dans la concession. Sans cogner au portail, ils ont encerclé les quatre garçons et exigé qu’ils remettent immédiatement leurs téléphones. Les militaires ont proféré des menaces claires : quiconque oserait protester recevrait des coups. Face à l’intimidation, les adolescents n’ont eu d’autre choix que de céder leurs appareils.
Après avoir raflé les quatre téléphones, les militaires ont quitté la concession aussi tranquillement qu’ils y étaient entrés, en pleine journée, sans la moindre crainte d’être inquiétés. Cette audace témoigne d’une conviction profonde : ils savent qu’aucune sanction ne viendra sanctionner leurs actes. Le lendemain, les mêmes soldats ou leurs collègues ont repéré un autre jeune au bord de la route, son téléphone à la main.
La scène s’est répétée avec encore plus de violence. Les militaires l’ont poursuivi à grande vitesse avant de le rattraper. Non contents de lui arracher son téléphone, ils l’ont roué de coups sans raison apparente, si ce n’est pour installer la peur. En moins de 24 heures, cinq smartphones ont ainsi disparu entre les mains de ceux qui devraient garantir la sécurité. Chaque vol s’accompagne de brutalités gratuites qui laissent des marques physiques et psychologiques.
Les habitants de Sam-Ouandja vivent maintenant dans l’angoisse. Sortir avec un téléphone visible devient un risque. Les jeunes n’osent plus se rassembler pour des activités aussi innocentes qu’une partie de jeu. Les parents redoutent pour leurs enfants qui peuvent être agressés à tout moment. L’absence totale de sanctions encourage ces militaires à recommencer, encore et encore. Ils agissent en toute impunité, convaincus que personne ne viendra leur demander des comptes.
Médard Polisse-Bébé , cadre du RDC, appelle pour une alternative Politique pour les Élections du 28 décembre
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Medard-POLISSE-BEBE.jpg” data-wpel-link=”internal”>Médard Polisse-Bébé : « Monsieur le Président, rompez avec Wagner et respectez la Constitution ! »
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques jours du scrutin présidentiel en République centrafricaine, Médard Polisse-Bébé invite les militants de son parti à soutenir un candidat de l’opposition face à la tentative de troisième mandat de Faustin Archange Touadéra.
Ce responsable du Rassemblement Démocratique Centrafricain écrit depuis Paris que le moment est venu de choisir une autre voie politique. Selon Médard Polisse-Bébé, les dix années écoulées ont laissé le pays dans une situation compliquée, avec des tensions, des problèmes d’argent et une absence de tranquillité. Le cadre du RDC affirme que cette période n’a pas apporté les résultats attendus. Dans sa déclaration datée du 12 décembre, Médard Polisse-Bébé dresse un tableau sombre de la gestion actuelle. Il reproche au pouvoir en place de ne pas avoir fourni les services élémentaires comme l’eau, l’électricité ou les routes. Les écoles, les hôpitaux, les logements et les emplois manquent toujours, écrit-il. Les bourses et les retraites restent des promesses non tenues.
Au lieu d’améliorer le quotidien des citoyens, le régime aurait multiplié les arrestations arbitraires de personnalités gênantes, ajoute Médard Polisse-Bébé. Le membre du RDC évoque également la présence de mercenaires du groupe Wagner et les agissements de certains groupes armés menés des individus qu’il nomme explicitement : Ali Darass, Hassan Bouba et Bobo Sembé. Ces forces étrangères auraient commis des abus sans être inquiétées, affirme-t-il dans son texte. La corruption et les détournements de fonds publics seraient devenus la norme de fonctionnement, selon les mots de Médard Polisse-Bébé. Le clientélisme et le gaspillage des ressources auraient pris une ampleur jamais vue. Tout cela dans le seul objectif de garder le contrôle indéfiniment, analyse le cadre du parti.
Face à cette réalité, Médard Polisse-Bébé reconnaît que le RDC ne peut pas présenter son propre candidat pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Il lance alors un appel solennel aux militants et sympathisants de sa formation politique. Chacun doit assumer sa responsabilité patriotique en soutenant un candidat de l’opposition capable de représenter les attentes des Centrafricains, écrit-il. Ce candidat devrait installer une gouvernance qui respecte les règles démocratiques et l’État de droit, précise Médard Polisse-Bébé. Le responsable du RDC insiste sur la nécessité de dépasser les querelles internes. Les forces démocratiques doivent se rassembler pour écrire un nouveau chapitre de l’histoire nationale, explique-t-il.
Le parti reste fidèle à ses principes et à son attachement à la démocratie, assure Médard Polisse-Bébé. Il promet que le RDC travaillera avec l’opposition pour offrir au pays un vrai tournant porteur d’espoir, de paix et de développement. Le cadre du parti encourage tous les militants, la société civile et l’ensemble des citoyens à se mobiliser le jour du scrutin pour soutenir un projet politique différent. Ce projet alternatif devrait remettre la République centrafricaine sur la trajectoire de la stabilité et du progrès, indique Médard Polisse-Bébé dans sa déclaration parisienne du 12 décembre
Ndélé : interpellation de six demandeurs d’asile soudanais par des policiers qui demandent 500 000 francs CFA pour les libérer
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/mairie-de-ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vue extérieure de la mairie de Dar-el-Kouti à N’Délé, République centrafricaine
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le racket est devenu une activité courante pour certains éléments des forces de sécurité en Centrafrique. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer quand les protecteurs se transforment en grands bandits et criminels. Les événements survenus à Ndélé ce jeudi 11 décembre en apportent une preuve supplémentaire.
Les menaces qui pèsent sur les Centrafricains ne viennent plus uniquement des groupes armés. Une autre forme de danger s’est installée dans le quotidien des citoyens. Elle porte l’uniforme et détient l’autorité légale pour contrôler, arrêter et détenir. Ce jeudi 11 décembre 2025, six ressortissants soudanais ont vécu cette réalité à Ndélé lors d’un banal contrôle routier.
Les agents de police ont intercepté ces hommes et leur ont réclamé leurs documents d’identité. Les six personnes ont aussitôt sorti leurs attestations délivrées par le Haut-Commissariat aux Réfugiés. Ces papiers prouvent leur statut de demandeurs d’asile et leur donnent le droit de circuler librement sur le territoire centrafricain en attendant le traitement final de leur dossier. Tout semblait en règle.
Mais les policiers ont examiné les documents et ont décrété qu’ils n’avaient plus de valeur. Selon eux, la date de validité était dépassée et ces attestations ne pouvaient plus servir de justificatif. Les Soudanais ont tenté d’expliquer que seul le HCR possède la compétence pour renouveler ces titres. L’agence onusienne ne laisse jamais ses bénéficiaires sans papiers valides et procède aux actualisations nécessaires quand le moment arrive.
Les explications n’ont servi à rien. Les forces de l’ordre ont refusé d’écouter les arguments et ont embarqué les six hommes direction le commissariat. Une fois au poste, les Soudanais ont été jetés en cellule. Depuis jeudi, ils croupissent derrière les barreaux sans possibilité de contacter leurs proches ou l’organisation qui les protège. Leur libération dépend maintenant d’une condition précise.
Les policiers réclament 500 000 francs CFA pour ouvrir les portes de la prison. Cette somme dépasse largement les capacités financières de la plupart des réfugiés qui vivent grâce à l’aide humanitaire. Les familles cherchent désespérément comment rassembler cet argent pendant que leurs parents restent enfermés dans des conditions déplorables. Le temps passe et personne ne sait combien de jours durera cette détention arbitraire.
Cette pratique ne touche pas seulement les étrangers. Les Centrafricains subissent le même traitement lorsque les patrouilles leur demandent leur carte d’identité nationale. Beaucoup n’en possèdent pas car l’obtenir à Ndélé relève du parcours du combattant. Les bureaux administratifs fonctionnent mal, les déplacements coûtent cher et les délais s’allongent indéfiniment. Chaque personne sans carte devient une cible potentielle pour les contrôles payants.
Les policiers touchent pourtant leur salaire régulièrement. La banque verse leurs émoluments chaque mois sans retard particulier. Mais ces revenus officiels ne suffisent apparemment pas à certains éléments qui ont choisi une voie plus rapide vers l’enrichissement. Le racket de la population rapporte bien plus que le traitement mensuel et permet d’accumuler rapidement de l’argent sans effort. Chaque interpellation devient une transaction commerciale où la liberté se négocie en billets de banque.
Les contrôles d’identité se sont transformés en occasions lucratives. Les barrages routiers ne servent plus à vérifier les documents mais à trouver des prétextes pour exiger de l’argent. Peu importe que les papiers soient en ordre ou non, il y aura toujours un motif pour emmener quelqu’un au poste et négocier sa sortie. Cette méthode fonctionne particulièrement bien avec les réfugiés qui ne connaissent pas bien leurs droits et craignent les représailles.
Les groupes armés qui terrorisaient jadis les routes de Ndélé ont perdu leur emprise sur la région. Mais une nouvelle forme d’insécurité a pris leur place. Elle ne porte pas de treillis militaire ni de cache-visage. Elle arbore l’uniforme de la police nationale et utilise l’appareil d’État pour dépouiller les gens. Les habitants ne savent plus vers qui se tourner quand ceux qui incarnent la loi la violent ouvertement pour leur profit personnel. Les six Soudanais attendent toujours qu’on paie leur rançon
La préfecture de la Nana-Mambéré interdit une marche pacifique de soutien au Dr Jonas Donon, invalidé par la Cour constitutionnelle pour les législatives dans la circonscription de Bouar 4
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ex-depute-donon-invalide-suite-a-la-requettte-d-un-ex-colonel-du-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ex-député DONON invalidé suite à la requettte d’un ex-colonel du 3R
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les habitants de Bouar voulaient manifester leur soutien au Dr Jonas Donko, candidat invalidé aux législatives. Leur demande d’autorisation pour une marche pacifique a été rejetée par la préfecture, sans explication détaillée. Une décision qui, pour les organisateurs, s’inscrit dans un système plus large d’étouffement de la contestation.
Dans un pays normal respectant la liberté, les citoyens ont le droit de manifester pour dégager leur colère ou leur joie. C’est un principe fondamental, inscrit dans toutes les constitutions du monde. Quand une décision de justice choque la population, quand une institution bafoue les droits d’un candidat, les gens descendent dans la rue. Ils marchent pacifiquement, ils portent des pancartes, ils crient leur désaccord. Les autorités encadrent la manifestation, elles déploient des forces de l’ordre pour garantir la sécurité, mais elles n’interdisent pas la protestation. C’est ainsi que fonctionne la démocratie.
En Centrafrique, ce droit n’existe plus. Les préfets décident qui peut manifester et qui ne le peut pas. Ils examinent les demandes d’autorisation, ils évaluent le degré de dangerosité politique de chaque marche, ils consultent Bangui avant de donner leur réponse. Si la manifestation gêne le pouvoir, elle est interdite. Si elle conteste une décision politique du régime, elle ne verra jamais le jour.
À Bouar, la population a voulu exercer ce droit constitutionnel. Le Dr Jonas DONON venait d’être éliminé de la course aux législatives par la Cour constitutionnelle. Les accusations portées contre lui étaient grotesques : complicité de kidnapping, meurtre de l’imam de Nièm-Yéléwa, division communautaire. Toute la ville sait que ces charges sont fausses. Les habitants connaissent leur député depuis des années. Ils savent qu’il n’a jamais tué personne, qu’il n’a jamais participé à un enlèvement, qu’il n’a jamais créé de division entre les communautés.
La colère montait dans les quartiers de Bouar 4. Les gens se parlaient, ils échangeaient leurs impressions, ils comparaient leurs informations. Tous arrivaient à la même conclusion : l’invalidation du Dr DONON est une manipulation politique. Un ancien chef rebelle du 3R, Souleyman Bi Hassan, candidat du parti présidentiel MCU, avait déposé un recours bourré de mensonges. La Cour avait validé sans vérifier. Le médecin vétérinaire et juriste se retrouvait hors course.
Les partisans du Dr DONON ont décidé d’agir. Ils ont préparé des pancartes. Les messages étaient simples, directs, compréhensibles par tous. “Ramenez le dossier de notre candidat Dr DONON Jonas”, “Nous réclamons notre candidat DONON Jonas député de Bouar 4”, “Ramener la candidature de notre député Dr DONON Jonas Bouar 4 – Non à l’injustice”, “Nous population de la circonscription de Bouar 4 réclamons la candidature député Dr DONON Jonas – Non à l’injustice”.
Ces pancartes devaient être brandies lors d’une marche pacifique dans les rues de la ville. Les organisateurs avaient tout planifié. Le parcours était défini, les slogans étaient prêts, les participants étaient mobilisés. Il ne manquait qu’une chose : l’autorisation administrative.
Le Comité d’organisation de la marche pacifique a déposé une demande officielle auprès de la préfecture de la Nana-Mambéré. Le document précisait l’objet de la manifestation, le nombre approximatif de participants, l’itinéraire prévu. Les organisateurs demandaient un encadrement par les forces de l’ordre pour garantir la sécurité. Rien d’illégal, rien de violent, rien de subversif. Une marche citoyenne pour réclamer le rétablissement de la candidature du Dr DONON.
La réponse de la préfecture est arrivée rapidement. Le préfet Pierre Fils Kenguena-Minang a adressé un courrier officiel au Comité d’organisation. Le ton est administratif, poli, mais ferme. La préfecture refuse d’accorder l’autorisation pour la marche pacifique. Aucune explication détaillée. Aucun motif juridique précis. Juste un refus sec et définitif.
Le message était clair pour les habitants de Bouar. Vous pouvez être en colère, vous pouvez contester la décision de la Cour constitutionnelle, vous pouvez préparer des pancartes, mais vous ne descendrez pas dans la rue. La préfecture a parlé. L’ordre vient d’en haut. Le dossier est clos.
Cette interdiction n’a rien de surprenant. Elle s’inscrit dans la logique du régime Touadéra. Quand le pouvoir invalide un candidat gênant en utilisant des accusations mensongères, il ne va pas ensuite autoriser la population à protester contre cette invalidation. Ce serait contradictoire. Le système fonctionne de manière cohérente : la Cour élimine le médecin, la préfecture empêche les citoyens de manifester leur désaccord.
Le refus du préfet Pierre Fils Kenguena-Minang ne vient pas de lui. Il a reçu des instructions directement de Bangui. Les autorités suivent de près ce qui se passe à Bouar. Elles savent que la population rejette l’invalidation du Dr DONON. Elles savent que les habitants sont prêts à descendre dans la rue. Elles ont donné l’ordre aux préfets de bloquer toute manifestation.
La population de Bouar se retrouve piégée. Elle ne peut pas accepter l’injustice faite à son député, mais elle ne peut pas non plus l’exprimer publiquement. Les pancartes resteront dans les maisons. Les slogans ne résonneront pas dans les rues. La colère ne trouvera pas d’exutoire légal. Les citoyens sont condamnés au silence.
Cette situation pousse les centrafricains à s’interroger : à quoi sert le droit de manifester s’il n’est jamais accordé ?La Constitution centrafricaine garantit la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique. Mais dans les faits, ces droits n’existent que sur le papier. Dès qu’une manifestation risque de gêner le pouvoir, elle est interdite. Les préfets utilisent leur pouvoir discrétionnaire pour étouffer toute protestation.
Les habitants de Bouar comprennent le message du régime. Vous pouvez voter, à condition de voter pour les candidats que nous avons choisis. Vous pouvez vous exprimer, à condition de ne pas critiquer nos décisions. Vous pouvez manifester, à condition que votre manifestation ne dérange personne. Sinon, restez chez vous et taisez-vous.
Le Dr Jonas DONON n’est pas le seul perdant dans cette affaire. C’est toute la population de Bouar qui perd. Les citoyens perdent leur droit de choisir librement leur député. Ils perdent leur droit de contester une décision judiciaire manifestement injuste. Ils perdent leur droit de descendre dans la rue pour défendre leurs convictions. Ils perdent leur dignité de citoyens libres.
Le préfet Pierre Fils Kenguena-Minang a signé le refus d’autorisation. Mais il n’a fait qu’exécuter des ordres venus d’ailleurs. À Bangui, dans les bureaux du pouvoir, des gens ont décidé que la population de Bouar devait se taire. Ils ont calculé que laisser les manifestants occuper les rues créerait un précédent dangereux. D’autres villes pourraient suivre. D’autres candidats invalidés pourraient bénéficier du soutien populaire. Il fallait couper court.
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Comparaison rapide selon les critères clés
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Critère
Description
Bonus de bienvenue
300 % jusqu’à 300 €
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Cashback, bonus hebdomadaires et week-ends
Catalogue
Slots, jeux de table, live casino
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Vol des graviers aurifères des Chinois à Rondji : le commandant Lamtagué surgit fou de rage, brandit son arme et chasse les employés qui ont dénoncé sa maîtresse voleuse
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’exploitation aurifère chinoise de Rondji a basculé dans le chaos total ce vendredi 12 décembre après qu’une militaire, dénommée CAPO, ait dérobé des graviers aurifères appartenant aux Chinois. Au lieu de sanctionner la coupable, le chef de la sécurité du site, le commandant Lamtagué a décidé de s’en prendre violemment à ceux qui avaient osé dire la vérité aux propriétaires chinois.
Tout commence tôt dans la matinée du vendredi 12 décembre sur le site minier de l’entreprise chinoise IMC, situé dans le village de Rondji, sous-préfecture d’Aba, dans la préfecture de Nana-Mambéré. Une femme militaire que tout le monde surnomme Kapo se promène tranquillement sur le chantier avec un sac vide à la main. Elle saisit une pelle et commence à remplir son sac de graviers aurifères, ces petits cailloux que les Chinois utilisent pour extraire les grains d’or. Personne ne l’arrête. Elle finit par disparaître avec son butin sans que quiconque ne réagisse sur le moment.
Cette militaire n’est pas une simple employée du site. Elle entretient une relation intime avec le commandant Lamtagué, chef de la sécurité de l’entreprise IMC et officier des Forces armées centrafricaines. Chaque fois que ce dernier vient à Rondji depuis sa base principale de Gobolo, c’est avec Kapo qu’il passe ses nuits. Leur liaison est connue de tous sur le chantier. Cette proximité entre les deux militaires confère à CAPO une certaine impunité que les autres travailleurs ont appris à redouter.
Alors, quelques heures après le vol des graviers par CAPO, le responsable chinois de la base fait sa tournée habituelle. Il inspecte ses stocks de graviers et remarque immédiatement des traces de pelle fraîches sur le tas. Quelqu’un a visiblement pris une quantité importante de matériau sans autorisation. Le Chinois convoque aussitôt Roméo, un jeune Camerounais, et Innocent, un Centrafricain. Ces deux hommes travaillent comme domestiques pour les Chinois. Le gérant chinois leur demande directement qui a touché aux graviers.
Les deux employés se retrouvent dans une situation délicate. S’ils se taisent, le Chinois risque de les accuser eux-mêmes du vol. Ils ont déjà vu ce scénario se produire à Gobolo il y a une semaine. Des mécaniciens avaient été emprisonnés à la gendarmerie d’Abba et forcés de payer une importante somme d’argent pour un poste de soudure disparu, alors que tout le monde savait que des militaires l’avaient pris. Roméo et Innocent ne veulent surtout pas subir le même sort. Après quelques secondes d’hésitation, ils finissent par lâcher le nom : c’est madame Kapo qui a pris les graviers.
La réaction du patron chinois ne se fait pas attendre. Il sort de son bureau en hurlant « Sodia Alibaba, Sodia Alibaba », un mot qu’il utilise pour traiter les militaires de voleurs. Sa colère éclate devant tous les employés présents. Il crie que les soldats censés protéger le site sont en réalité en train de le piller. L’ambiance devient électrique. Kapo, qui se trouve non loin de là, entend les cris. Elle comprend immédiatement que Roméo et Innocent ont parlé. Sans perdre une seconde, elle saisit son téléphone portable et compose le numéro du commandant Lamtagué.
Au bout du fil, elle explique rapidement la situation. Roméo et Innocent l’ont dénoncée devant le Chinois. Le patron est fou de rage et l’accuse publiquement de vol. Elle demande au commandant d’intervenir rapidement parce que la situation devient humiliante pour elle. Lamtagué ne pose pas de questions. Il monte immédiatement dans son pick-up garé à Gobolo, une dizaine de kilomètres, et démarre en trombe. Les douze kilomètres qui séparent Gobollo de Rondji, il les parcourt à une vitesse folle. Le véhicule soulève un nuage de poussière sur la piste cahoteuse.
À Rondji, les employés voient arriver le pick-up du commandant dans un crissement de freins. Lamtagué en descend, le visage dur, l’arme à la ceinture. Il n’adresse même pas un regard au responsable chinois. Il crie directement en direction de Roméo et Innocent : « Venez ici ! Venez ici immédiatement ! » Les deux hommes s’approchent, inquiets. Le commandant leur ordonne d’arrêter tout de suite leur travail et de quitter la base. « Allez, quittez de là-bas ! Vous arrêtez maintenant ! Vous partez ! »
Le gérant chinois tente d’intervenir. Il demande au commandant pourquoi il veut renvoyer ses employés. Ces hommes n’ont rien fait de mal, ils ont simplement répondu à sa question. Mais le commandant Lamtagué ne l’écoute pas. Il continue de hurler sur Roméo et Innocent. « C’est vous qui racontez n’importe quoi sur mes soldats ! Vous allez partir d’ici ! » Le ton monte encore d’un cran. Le commandant porte maintenant la main à son arme et la brandit devant tout le monde. « S’ils restent encore quelques minutes ici, je vais les descendre ! Je vais tirer ! »
Roméo, le jeune Camerounais, sent la panique le gagner. Il voit bien que le commandant n’est pas en train de plaisanter. Cet officier a la réputation d’être violent. Tout le monde sait qu’il se fait appeler « le Tigre » et qu’il a déjà battu des employés presque à mort sur d’autres sites. Roméo décide de ne pas prendre de risques. Il regarde le Chinois et lui dit : « Bon, si je dois partir maintenant, alors payez-moi tout de suite. » Le responsable chinois refuse d’abord. Ce n’est pas le jour de paie et il n’a pas prévu de régler les salaires maintenant. Mais Lamtagué insiste, son arme toujours en main. « Payez-les maintenant, sinon je les descends ici même ! »
Face à cette menace directe, le Chinois cède. Il va chercher l’argent et paie Roméo sur-le-champ. Le Camerounais fourre les billets dans sa poche, attrape son sac et se dirige vers la sortie du site. Par chance, un camion de ravitaillement en carburant vient justement de terminer sa livraison et s’apprête à retourner vers Garoua Boulaï. Roméo court vers le véhicule, grimpe à l’arrière et s’installe parmi les bidons vides. Le camion démarre et l’emmène loin de Rondji. En quelques minutes, le jeune Camerounais disparaît dans un nuage.
Innocent, le Centrafricain, ne peut pas partir aussi facilement. Sa femme et son fils vivent sur la base minière. Il possède également une petite boutique dans l’enceinte du site où il vend des produits de première nécessité aux autres travailleurs. Toute sa vie est concentrée ici. Il essaie de négocier avec le commandant pour obtenir au moins jusqu’au lendemain. Il explique qu’il a besoin de temps pour organiser le déménagement de sa famille et récupérer ses marchandises. Mais le commandant Lamtagué refuse catégoriquement. « Non, non, non ! Tu pars maintenant ! Tu ne restes pas une minute de plus dans cette base ! »
Innocent comprend qu’il n’a pas le choix. Il fait rapidement ses adieux à sa femme et à son fils, leur explique qu’ils devront rester sur place pour l’instant. Il prend juste un petit sac avec quelques affaires et quitte le site à pied. Il marche jusqu’au village de Rondji, distant de quelques kilomètres. Là-bas, il trouve un endroit où passer la nuit. Son plan est de revenir le lendemain avec deux ou trois motos-taxis pour transporter ses bagages, les stocks de sa boutique, sa femme et son enfant. Ensuite, il quittera définitivement la région pour rentrer à Bangui.
Pendant ce temps, sur le site minier, Kapo observe la scène sans dire un mot. Elle voit les deux employés partir sous la pression du commandant. Personne ne lui demande de s’expliquer sur le vol des graviers. Personne ne fouille son coin pour retrouver le sac qu’elle a rempli ce matin. Le commandant Lamtagué a réglé le problème à sa manière en éliminant les témoins gênants plutôt qu’en sanctionnant la coupable.
Ce qui vient de se passer à Rondji n’est pas un incident rare. Depuis le 4 décembre, le commandant Lamtagué multiplie les débordements sur les différents sites miniers qu’il est censé sécuriser. En huit jours seulement, il a semé le désordre à Gobolo, à Rondji et sur d’autres chantiers gérés par l’IMC. À Gobolo, il a fait emprisonner des mécaniciens pendant quarante-huit heures pour un vol qu’ils n’avaient pas commis. Il les a tabassés violemment avant de les jeter en cellule. Quand le patron chinois a voulu les faire libérer, Lamtagué les a de nouveau arrêtés sur le pont d’Aba et ramenés en prison. Le 5 décembre, à Rondji déjà, il a battu deux chauffeurs presque à mort parce qu’il les accusait d’avoir transmis des informations sur lui à des journalistes du CNC.
Roméo, avant de partir ce vendredi, a tenté d’expliquer au commandant Lamtagué pourquoi il avait dénoncé Kapo. « Ce n’est pas la première fois qu’elle vole des graviers des chinois ici. Elle le fait régulièrement depuis des mois avec d’autres militaires. Mais personne n’osait le dire ici. Quand le Chinois nous a questionnés directement, on a eu peur d’être accusés à sa place. C’est exactement ce qui s’est passé à Gobolo avec le poste de soudure. Des mécaniciens ont été emprisonnés et ont dû payer un million et demi alors que ce sont des militaires qui avaient volé l’équipement. On ne voulait pas subir le même sort ».
Les sites miniers de la Nana-Mambéré fonctionnent tous selon le même principe. Les entreprises chinoises comme EMC obtiennent des concessions aurifères et exploitent l’or avec leurs propres machines et leur propre personnel technique. Pour assurer la sécurité de ces installations isolées en pleine brousse, elles paient les Forces armées centrafricaines qui déploient des soldats sur place. Ces militaires sont censés empêcher les intrusions, protéger le matériel et maintenir l’ordre. En échange, ils reçoivent des primes régulières versées par les Chinois.
Mais ce système crée des situations ambiguës. Les soldats sont payés par les exploitants miniers, mais ils restent des éléments de forces de défense nationale avec leur propre hiérarchie et leurs propres règles. Quand un conflit éclate entre un militaire et un employé civil, qui tranche ? Quand un soldat commet un vol, qui le sanctionne ? Le patron chinois n’a aucune autorité sur les militaires. Il ne peut ni les réprimander ni les renvoyer. Et si le chef de la sécurité décide de couvrir ses hommes ou ses proches, personne sur le site ne peut s’y opposer.
Les travailleurs civils, qu’ils soient camerounais ou centrafricains, se retrouvent donc piégés. Ils n’ont aucun recours face aux abus. S’ils dénoncent un vol commis par un militaire, ils risquent d’être chassés comme Roméo et Innocent. S’ils se taisent, ils risquent d’être accusés du vol eux-mêmes. Dans les deux cas, ils perdent. Le patron chinois, malgré son statut d’employeur, ne peut rien faire face à un commandant armé qui menace de tirer. Il doit courber l’échine, payer les indemnités exigées et regarder ses meilleurs employés partir.
À Gobolo, la situation avait atteint un point critique le 8 décembre. Après l’emprisonnement des mécaniciens camerounais, leurs compatriotes avaient décidé de faire grève. Les conducteurs de bulldozers, de pelles mécaniques, les chauffeurs de camions bennes avaient tous arrêté le travail. Le chantier s’était complètement figé. Les Camerounais représentent la majorité de la main-d’œuvre qualifiée sur ces sites. Sans eux, pas d’extraction, pas de production, pas d’or.
Mais à Rondji ce vendredi, Roméo et Innocent n’ont pas eu cette chance. Ils ne sont que deux. Leur départ ne paralyse pas l’exploitation. Les Chinois peuvent facilement trouver d’autres domestiques pour laver leurs linges. Le commandant a donc pu les expulser sans conséquence immédiate pour la production. Les responsables chinois du site ont assisté, impuissants, à cette démonstration de force. Ils ont perdu deux employés honnêtes et reçu le message suivant : ne touchez pas aux militaires, même quand ils volent
Pendant que la population manque de l’eau, des écoles, des tables-bancs, des routes, des ministres, originaires de la Vakaga offrent symboliquement 20 millions de francs CFA à Touadera pour son troisième mandat
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/ceremonie-de-remise-symbolique-du-cheque-de-20-millions-a-touadera-pour-sa-campagne-electorale-du-troisieme-mandat.jpg” data-wpel-link=”internal”>Cérémonie de remise symbolique du chèque de 20 millions à Touadera pour sa campagne électorale du troisième mandat
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Plusieurs membres du gouvernement centrafricain issus de la préfecture de Vakaga ont décidé de réunir une somme qu’ils qualifient de symbolique pour financer la prochaine campagne présidentielle de Faustin-Archange Touadéra. Cette initiative, qui vise à soutenir la candidature du chef de l’État pour un troisième mandat, provoque l’incompréhension et la colère d’une grande partie de la population.
L’annonce de cette contribution de 20 millions de francs CFA a pris de court l’opinion publique. Les Centrafricains qui connaissent la situation réelle du pays, et particulièrement celle de la région de la Vakaga, peinent à comprendre cette démarche. La Vakaga fait partie de la région de Ferti, qui regroupe également les préfectures de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran. Ces ministres ont donc pris l’engagement de remettre cette enveloppe au président, mais nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la pertinence de ce geste.
La première question qui vient à l’esprit des centrafricains concerne la nécessité même de cette contribution. Le président Baba Kongoboro a-t-il vraiment besoin de ces 20 millions pour mener sa campagne électorale? La réponse semble évidente pour la plupart des observateurs. Cette somme apparaît dérisoire face aux moyens dont dispose déjà le pouvoir en place, et l’aspect symbolique du geste ne convainc personne.
Un examen du bilan de Touadéra dans cette région apporte un éclairage émouvant sur la situation. Le président a passé quinze années au sommet de l’État centrafricain, dont cinq comme Premier ministre sous Bozizé et dix comme chef de l’État. Durant toute cette période, les réalisations concrètes dans la Vakaga restent invisibles. Impossible de trouver trace d’un seul forage d’eau potable construit par son administration dans cette préfecture. Aucune école n’a vu le jour. Les routes sont inexistantes ou dans un état lamentable.
La population de Vakaga vit dans des conditions déplorables. Autour de la ville de Birao, les habitants ont subi des attaques de bandits venus du Soudan. Ces raids ont fait de nombreuses victimes et provoqué un exode massif vers le chef-lieu de la préfecture. Les personnes déplacées se retrouvent maintenant sans abri, obligées de dormir à la belle étoile. Les quelques tentes disponibles ne suffisent pas à accueillir tout le monde, et la nourriture manque cruellement.
Face à cette détresse, l’attitude de ces ministres originaires de la région apparaît incompréhensible. Au lieu d’aider leurs compatriotes qui dorment sous des bâches trouées et qui souffrent à chaque pluie, ils préfèrent rassembler de l’argent pour le président. Les habitants de la Vakaga n’ont même pas accès à l’eau potable. Ils sont contraintes de puiser dans des puits en pleine brousse, là où les animaux viennent également s’abreuver. Hommes et bêtes partagent les mêmes points d’eau, dans des conditions sanitaires déplorables.
Une inondation récente à Tiringoulou, dans la Vakaga, a encore aggravé la situation. Aucune aide n’est parvenue aux sinistrés, aucun secours n’a été organisé. Dans ce contexte de misère généralisée, l’idée de donner 20 millions au président paraît incongrue, voire insultante pour la population locale.
Les établissements scolaires de Birao fonctionnent dans des conditions inimaginables. Juste un seul exemple. Une photo publiée sur les réseaux sociaux la semaine dernière montre une école dont la toiture est constituée de simples bâches. Un candidat y a distribué des cahiers aux élèves, mais ces enfants doivent étudier sous des abris de fortune qui ne les protègent ni du soleil ni de la pluie. Malgré les tentatives de présenter ces visites sous un jour favorable, la réalité reste criante. Les élèves n’ont même pas des tables bancs.
Ces ministres issus de la Vakaga accumulent pourtant des fortunes à Bangui. Le ministre des Transports Djono Ahaba brasse des milliards. Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène également. Celui chargé du Désarmement, ancien chef rebelle comme plusieurs de ses collègues originaires de cette préfecture, dispose lui aussi de moyens considérables. Le ministre de l’Agriculture fait partie de ce cercle de personnalités enrichies. Mais tous ces dirigeants semblent avoir oublié leur région d’origine et les souffrances de leurs compatriotes.
Leur unique préoccupation semble être de remplir leurs propres poches et de négocier leur maintien au gouvernement. Cette collecte de fonds pour Touadéra apparaît comme une manœuvre politique destinée à s’assurer les faveurs du pouvoir, sans aucune considération pour les besoins réels de la population de Ferti. D’autres régions et d’autres ressortissants de diverses localités ont entrepris des démarches similaires, provoquant un malaise généralisé dans le pays. Ces gestes présentés comme symboliques heurtent profondément les Centrafricains qui voient l’écart grandissant entre les discours officiels et la réalité vécue au quotidien par les populations abandonnées à leur sort.
Les Mercenaires russes, encore les mercenaires russes. Après avoir imposé une nouvelle constitution, les voilà maintenant parcourant les villages pour mener une violente campagne électorale en faveur du Président Touadera
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua – RCA : Paoua, bouclage des quartiers, fouille porte par porte, les mercenaires de Wagner et les FACA entrent en action
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le régime de Touadéra ne laisse rien au hasard pour son troisième mandat. Après avoir modifié la constitution avec l’aide des mercenaires russes du groupe Wagner, il déploie maintenant ces derniers dans les zones rurales pour forcer le vote des électeurs en faveur de Baba Kongoboro. Cette implication directe des mercenaires russes dans la campagne électorale a pris une tournure violente la semaine dernière dans la Nana-Mambéré, où intimidations et vols ont accompagné leur passage.
Cette nouvelle phase d’intervention dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer jusqu’à ce jour au sujet des Wagner.
Les milices russes Wagner, présentes en Centrafrique depuis plusieurs années, ont franchi un cap dans leur soutien au pouvoir. Avec l’approche du scrutin de fin décembre, ces criminels combattants russes sillonnent désormais les localités reculées pour contraindre les populations à voter massivement en faveur du président sortant Baba Kongoboro. Ce qui était autrefois une présence militaire discrète devient une machine d’intimidation Politique assumée.
Le dimanche 8 décembre, une dizaine de motos, pour être plus précis, environ 17 motos, transportant des mercenaires russes, en provenance de la ville de Bouar, ont atteint le village de Banguerem, localité située à environ soixante kilomètres de Bouar, dans la commune de Djotoua-Banguerem. Cette localité avait déjà subi la visite des rebelles du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation quelques jours auparavant.
Rappelons que les mercenaires russes du groupe Wagner entretiennent des relations étroites avec ces ex-rebelles depuis la signature des accords de paix du 19 avril à Ndjamena. C’est dans ce contexte que la semaine dernière, après leur arrivée dans le village de Banguerem, les mercenaires russes ont récupéré certains ex-rebelles de 3R qui sont encore présents à Banguerem pour sillonner d’autres villages de la zone jusqu’à Sakala, Sanda, Mboula, Tissi-Soré, Zaïre et Fouka avant de repartir vers les villages de Yoro, Moula et Bayanga, situés à environ 70 kilomètres de Baoro, dans la commune de Samba-Bougoulou.
Dans ces villages parcourus par les mercenaires russes et leurs désormais alliés de 3R, ils annoncent aux habitants que le vendredi prochain, ce sont eux qui vont déployer des urnes dans ces différentes localités. Mais si le 28 décembre, un village ne vote pas pour Touadera, ils reviendront incendier toutes les habitations et tuer la population avant de récupérer tous leurs biens.
Pendant ce temps, à Bayanga, localité distante de 70 kilomètres de Baoro, les événements ont basculé dans la violence ouverte. Les mercenaires y ont fait irruption en tirant des coups de feu pour intimider la population.
Mais avant leur arrivée à Bayanga, la population, informée de leur arrivée imminente, a pris la fuite en débandade. Mais pour tenter de rassurer les habitants, les Wagner ont appelé le député suppléant de Simplice-Mathieu Sarandji pour venir les retrouver rapidement. Dès que celui-ci arrive à Bayanga, les Russes lui ont demandé de calmer la population en les rassurant bien sûr.
Au même moment où Baba Ketté organise une réunion avec la population, les mercenaires russes commencent une fouille minutieuse de chaque habitation pour voler les biens des villageois. Les Russes en profitent pour voler l’argent de Platini, un commerçant de médicaments du village. Ils ont pris plus de 400 000 francs CFA à ce commerçant. La population souffre ce jour-là. Les Wagner les pillent totalement.
Les habitants de la Nana-Mambéré vivent maintenant sous une double contrainte qui étouffe toute forme de liberté. D’un côté, les ex-rebelles de 3R, ralliés au pouvoir, sèment le chaos dans chaque village. De l’autre, ces miliciens russes utilisent leur armement et leur impunité pour dicter les choix électoraux sans la moindre retenue. Chaque passage laisse une communauté sous pression, consciente que son comportement le jour du scrutin sera surveillé et que toute désobéissance pourrait avoir des conséquences immédiates. Les mercenaires russes ne se contentent plus d’appuyer militairement le régime, ils participent activement à façonner son avenir politique par la force et la menace directe envers les populations rurales les plus vulnérables.
Cinq mois sans salaire : 350 agents contractuels de santé du Fonds mondial menacent de cesser le travail dans les prochains jours
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis juillet 2025, des centaines de soignants qui assurent la prise en charge des patients sous antirétroviraux, des tuberculeux et des malades du paludisme à travers 35 districts sanitaires du pays n’ont pas touché un franc. Leur employeur, le ministère de la Santé, reste silencieux. World Vision, l’organisme qui administre les fonds du Fonds mondial, ne donne aucune explication satisfaisante.
Les chiffres donnent le vertige. Dix-neuf sages-femmes, dix-sept techniciens de laboratoire, quatre-vingt-dix dispensateurs d’ARV, soixante-sept infirmiers diplômés d’État, quatre-vingt-quatre infirmiers assistants, cinquante-quatre assistantes accoucheuses, cinq médecins, sans oublier le personnel administratif et financier. Tous partagent la même angoisse depuis cinq mois.
« Je continue à accoucher les femmes, à sauver des vies, mais je ne peux plus nourrir ma propre famille. Mon propriétaire me menace d’expulsion. Je ne sais plus quoi lui dire », explique une sage-femme contractuelle interrogée par la rédaction du CNC. Un infirmier assistant, père de quatre enfants, raconte qu’il a dû des problèmes à payer la scolarité de ses enfants. « Les frais de scolarité, je ne peux plus les payer. Ma famille est tout le temps dans l’angoisse », explique-t-il.
Ces agents ne réclament pas d’augmentation des salaires, pas de primes exceptionnelles. Ils demandent simplement que leurs salaires, pour lesquels ils ont signé un contrat, leur soient versés.
Il y’a lieu de rappeler que le Fonds mondial finance spécifiquement les programmes VIH, tuberculose et paludisme dans le pays. World Vision gère ces ressources tandis que le ministère de la Santé assure la mise en œuvre opérationnelle à travers ces contractuels répartis sur le territoire. Mais quelque part dans cette chaîne, l’argent ne parvient plus aux bénéficiaires finaux.
Les tentatives de dialogue ont échoué les unes après les autres. Lettres envoyées, rendez-vous sollicités, démarches auprès des syndicats, réunions avec les représentants du ministère. Rien n’a abouti.
« On nous reçoit poliment, on nous promet que la situation va se débloquer, mais les semaines passent et nos comptes bancaires restent vides », témoigne un dispensateur d’ARV. « Nous ne sommes plus considérés comme des êtres humains avec des charges, des obligations, des bouches à nourrir », ajoute-t-il
Face à cette impasse, les trois cent cinquante contractuels ont pris une décision. Le 17 décembre 2025, ils entameront une grève. «Nous n’avons plus le choix », explique l’un d’eux. « Cinq mois sans revenus, c’est insupportable. Nos familles souffrent. Nous avons essayé toutes les voies légales, tous les canaux de négociation possibles. Personne ne nous écoute vraiment ».
Cette décision n’a pas été prise à la légère. Ces hommes et ces femmes savent que leur arrêt de travail aura des conséquences sur la continuité des soins pour des milliers de patients vulnérables.
Les personnes vivant avec le VIH, les malades de la tuberculose, les enfants atteints de paludisme risquent de se retrouver sans prise en charge adéquate. « Nous en sommes conscients et cela nous déchire », confie une assistante accoucheuse.
Certains contractuels évoquent une dimension Politique dans ce blocage. « Nous demandons simplement nos salaires, mais on a l’impression que notre dossier est instrumentalisé, que des calculs nous dépassent », affirme l’un d’eux. Les mécanismes de financement du Fonds mondial sont pourtant clairs : l’argent existe, il est destiné aux programmes, et ces programmes ne fonctionnent que grâce au travail quotidien de ces agents de santé. Quelque part entre les bureaux de World Vision et ceux du ministère, le système s’est grippé, et ce sont les travailleurs et leurs familles qui en paient le prix.
Les jours passent et l’échéance du 17 décembre se rapproche. Ces soignants qui ont consacré leur vie professionnelle à sauver celle des autres se retrouvent dans une situation absurde où ils doivent menacer d’arrêter leur mission pour obtenir ce qui leur est dû.
« Nous ne voulons pas en arriver là », répète une sage-femme, « mais nous ne pouvons plus attendre indéfiniment que quelqu’un se souvienne que nous existons ».
Corridor 13 : un responsable chinois accuse un conducteur d’avoir volé du carburant, tension maximale et menace de grève sur le chantier
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-superviseur-chinois-en-gilet-des-travaux-parle-aux-deux-conducteurs-chinois-sur-le-chantier-des-travaux-routiers-de-corridor-13-vers-mbaiki-photo-c.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le superviseur chinois en gilet des travaux parle aux deux conducteurs chinois sur le chantier des travaux routiers de Corridor 13 vers Mbaïki. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les tensions entre les employés centrafricains et les chinois atteignent un nouveau sommet sur le chantier du corridor 13 à Mbaïki. Cette fois, c’est une accusation de vol de carburant contre un conducteur de bulldozer qui a failli déclencher une grève générale des chauffeurs.
L’entreprise Sino Hydro pilote ces travaux routiers qui relient le sud-ouest depuis la frontière congolaise jusqu’à Bangui. Cette société n’avait jamais mené de projet routier avant de remporter cet appel d’offres face à d’autres entreprises chinoises pourtant plus expérimentées. Depuis le début du chantier, les frictions se multiplient entre les responsables chinois et les ouvriers centrafricains.
Cette semaine, un employé chinois chargé du ravitaillement en carburant a directement accusé un conducteur de bulldozer de voler du gasoil. L’homme visé s’appelle papa Kota. C’est un travailleur chevronné qui a passé des années chez Satom, l’ancienne entreprise de construction routière qui opérait partout au pays. Kota conduit des engins lourds depuis longtemps. Son expérience n’est plus à prouver.
Le Chinois affirme que ce bulldozer consomme trop de carburant par rapport aux autres machines. Selon lui, la seule explication possible serait le vol. Il a directement pointé Kota du doigt devant tout le monde. Les autres chauffeurs ont immédiatement réagi. Ils ont expliqué que le bulldozer de Kota est une vieille machine. Un engin ancien consomme forcément plus qu’un modèle récent. Accuser quelqu’un de vol sans vérifier l’état du matériel leur paraît absurde.
Les conducteurs ont rappelé qu’ils ne s’occupent que de la conduite. Toute la maintenance, les vidanges, le graissage, le nettoyage des machines, c’est l’équipe chinoise qui gère ces tâches. Les Centrafricains arrivent le matin, prennent le volant, font leur journée, garent le véhicule le soir et rentrent chez eux. Ils n’ont aucun accès aux réservoirs de carburant en dehors de leur temps de conduite. De plus, le chantier est surveillé en permanence par des gendarmes et des gardiens. Comment pourrait-on voler du gasoil dans ces conditions ?
La colère est montée d’un cran. Les chauffeurs ont menacé de remettre immédiatement les clés de leurs véhicules aux Chinois et de rentrer chez eux. Le chantier risquait de se retrouver paralysé. Des discussions se sont ouvertes sur place. Les responsables ont tenté de calmer les esprits. Les négociations ont duré plusieurs heures. Finalement, les conducteurs ont accepté de reprendre le travail le jour même. Mais l’affaire laisse des traces.
Cette accusation arrive quelques jours seulement après un autre incident qui avait déjà enflammé le chantier. Un chef de chantier chinois avait jeté une pierre sur un conducteur qui s’était arrêté pour saluer un collègue. La pierre avait fracassé le pare-brise du camion. L’altercation avait été filmée et la vidéo avait circulé parmi les travailleurs. Beaucoup s’étaient demandé comment on pouvait en arriver à jeter des cailloux sur quelqu’un simplement parce qu’il prenait deux minutes pour dire bonjour à un ami.
Maintenant, avec cette histoire de carburant volé, c’est la deuxième fois en moins d’une semaine que les employés centrafricains se sentent humiliés. Les chauffeurs disent qu’ils supportent de plus en plus mal les méthodes de gestion chinoises. Les accusations sans preuve, les insultes, les menaces pour des broutilles. Tout cela crée un climat de travail détestable. Certains murmurent qu’ils préféreraient travailler pour une autre entreprise, même si les salaires étaient un peu moins intéressants.
Du côté de l’administration centrafricaine, rien ne bouge. Le ministère du Travail reste silencieux. L’inspection du travail n’a envoyé personne sur place pour vérifier les conditions d’emploi. Les plaintes s’accumulent, les vidéos circulent sur les réseaux sociaux, mais aucun responsable ne se déplace. Les fonctionnaires concernés croisent les bras pendant que les travailleurs endurent ces situations. Les conducteurs se demandent combien d’accusations infondées, combien de pare-brise brisés, combien d’humiliations il faudra encore avant qu’un responsable daigne intervenir
Massacre des Wagner près de Kouki : l’UPC d’Ali Darassa pleure neuf combattants abattus par les Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les Mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les accords de paix signés avec Bangui ne protègent plus personne. L’UPC d’Ali Darassa vient de perdre neuf de ses hommes dans une attaque des mercenaires Wagner sur un site minier proche de Kouki. Cette nouvelle tuerie intervient après les massacres commis contre le MPC la semaine dernière.
Mohamed Samir, officier de l’Union pour la Paix en Centrafrique, a brisé le silence il y a quelques heures. Sa voix en colère, il a dénoncé ce qu’il appelle un massacre en règle. Les faits remontent à quatre ou cinq jours. Les mercenaires du groupe Wagner ont lancé un assaut sur un chantier aurifère situé dans le secteur nord de Kouki. Neuf combattants de l’UPC y ont laissé la vie. Parmi eux figurent des officiers du mouvement, des guerriers expérimentés, mais également des femmes et des enfants.
Les images qui circulent depuis montrent l’ampleur du carnage. Des corps gisent sur le sol poussiéreux du site minier. Les familles des victimes pleurent leurs disparus et s’interrogent : qui va nourrir les orphelins laissés derrière ? Qui va prendre en charge ces enfants dont les pères ont été tués par les mercenaires russes? Le silence des autorités ne fait qu’amplifier leur désarroi.
Cette attaque s’inscrit dans une série noire pour les groupes armés centrafricains ayant signé un accord de paix avec le gouvernement. Quelques jours plus tôt, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique avait déjà payé un tribut sanglant. Dix-huit combattants du MPC sont tombés lors de deux frappes distinctes menées par Wagner. Sept ont été tués sur deux chantiers miniers. Onze autres ont été abattus au checkpoint de Yassa le 6 décembre. Au sein du MPC, la colère a explosé. Quatre responsables du mouvement ont été nommément accusés d’avoir livré leurs propres camarades aux mercenaires russes : Alhafiz Ali Liba dit “Libanais”, Abdraman Abfiessa, Saïd Adam et Djido Ali. Leur chef, Mahamat Al-Khatim, est lui-même soupçonné d’avoir conclu un pacte diabolique avec les Russes.
L’UPC d’Ali Darassa, qui avait pourtant signé un accord avec le gouvernement le 19 avril dernier à Ndjamena pour la paix et la sécurité, se retrouve aujourd’hui frappée à son tour. Le processus de désarmement lancé par les autorités devait permettre aux ex-combattants de se reconvertir dans des activités civiles, notamment l’exploitation minière. Mais cette transition pacifique tourne au cauchemar. Les chantiers aurifères, censés offrir une alternative à la guerre, deviennent des zones de mort.
Depuis l’attaque, les mercenaires russes du groupe Wagner contrôlent entièrement la route menant au site minier. Ils ont installé leurs propres barrages, épaulés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines. La zone est devenue un no man’s land. Plus aucun civil ne circule. Les motocyclistes ont disparu, les commerçants aussi. Le silence a remplacé l’animation habituelle de ces pistes. Wagner semble vouloir exploiter directement les ressources, sans passer par des intermédiaires locaux.
Les combattants survivants de l’UPC exigent maintenant des réponses. Ils veulent comprendre pourquoi des hommes qui avaient déposé les armes pour se consacrer à l’exploitation minière ont été abattus sans sommation. Pourquoi les engagements pris avec le gouvernement n’ont offert aucune protection. Pourquoi la présence russe, censée garantir la stabilité, se transforme en source permanente de deuil. Les réunions se multiplient dans les camps. L’atmosphère devient électrique. Certains menacent de reprendre les armes si justice n’est pas rendue rapidement
Chaos à Tiringoulou : les soldats FACA sèment la terreur dans cette ville du nord
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-sur-des-motos-a-sibut-dans-la-prefecture-de-kemo-situee-a-180-kilometres-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les habitants de Tiringoulou ne trouvent plus la paix à cause des rebelles de Touadera formés par des Mercenaires russes du groupe Wagner. Depuis plusieurs jours, les soldats FACA installés dans cette localité de la Vakaga enchaînent les comportements inadmissibles. Tirs anarchiques semant la panique et ponctions financières aux checkpoints accablent des résidents qui espéraient enfin vivre sereinement après des années de menaces diverses.
En effet, le vendredi 12 décembre au matin, vers 6 heures, les soldats FACA basés à Tiringoulou ont commencé à tirer en l’air pendant près d’une heure et demie. La raison ? Une simple dispute entre eux. Les balles fusaient dans tous les sens comme si une vraie bataille avec des assaillants était en cours. Dans cette zone où les bandits venus du Soudan voisin débarquent régulièrement pour piller et terroriser, personne n’a réfléchi à deux fois. Les familles ont cru à une attaque des rebelles. Beaucoup ont préférée fuir pour aller se cacher dans la brousse, abandonnant tout derrière eux. Les enfants pleuraient, les femmes couraient avec leurs bébés sur le dos. Tout ça à cause des soldats de Touadera formés par les Wagner qui règlent leurs simples histoires personnelles à coups de kalachnikov.
Mais ce n’est pas tout. Depuis quelques semaines, un vieux barrage routier à 2 kilomètres à l’entrée de la ville a repris du service. Les soldats FACA y ont installé leur petite affaire. Chaque personne qui passe doit payer. Tu as une moto ? 10 000 francs CFA. Tu as un téléphone à la main ? Risque réel de confiscation. Pas d’argent sur toi ? Ils gardent ta moto ou ton téléphone jusqu’à ce que tu trouves la somme. Peu importe que tu sois pauvre, peu importe que tu aies une famille à nourrir. Il faut cracher les billets comme des vampires.
Pour les gens de Tiringoulou, c’est un cauchemar qui n’en finit pas. Ils ont déjà supporté les groupes armés pendant des années. Des bandits venus du Soudan sèment de temps en temps de chaos dans ces localités de la Vakaga. Les attaques, les vols, les menaces. Quand les soldats FACA sont arrivés, tout le monde s’est dit que les choses allaient s’arranger. Enfin la protection, enfin la sécurité. Résultat ? Ces mêmes soldats sont devenus pires que ceux qu’ils devaient chasser. Ils tirent n’importe quand, ils volent la population au vu et au su de tout le monde.
Le checkpoint se trouve à deux kilomètres de la ville. Impossible de l’éviter si tu veux entrer ou sortir de Tiringoulou. Les commerçants qui viennent vendre leurs marchandises doivent payer. Les paysans qui vont aux champs doivent payer. Même les gens qui reviennent de chercher du bois ou de l’eau avec leur moto doivent payer. Chaque trajet devient une ponction dans des poches déjà vides.
Plus grave, lors de la célébration en différé de la fête nationale du premier décembre, les habitants qui veulent y participer et qui ont eu le malheur de passer par ce checkpoint doivent payer des formalités obligatoire. Imaginez cela! C’est de la pire criminalité.
Pendant ce temps, à Bangui, loin de cette préfecture perdue de la Vakaga, qui s’inquiète vraiment du sort de Tiringoulou ? Les habitants se retrouvent coincés entre l’enclume et le marteau, sans savoir vers qui se tourner ni comment faire cesser ces abus qui durent maintenant depuis plusieurs semaines