mercredi, juin 17, 2026
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Arrêté illégalement par les mercenaires russes, Abdoul Ben Arfa  croupi depuis 2 ans au camp de Roux sans procès

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Arrêté illégalement par les Mercenaires russes, Abdoul Ben Arfa  croupi depuis 2 ans au camp de Roux sans procès

 

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Abdoul Ben Arfa, détenu illégalement depuis près de deux ans à la prison du camp de Roux

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Détenu depuis 2023, Abdoul Ben Arfa, ce jeune Centrafricain attend toujours dans sa cellule au camp de Roux d’être jugé après avoir été accusé d’être proche du chef rebelle Ali Darassa.

 

En effet, le 28 septembre 2023, Abdoul Ben Arfa prenait un café à l’hôtel 4 Saisons, situé sur l’avenue de l’Indépendance à Bangui, quand des mercenaires russes du groupe Wagner sont intervenus pour l’interpeller. Avec la complicité du chef rebelle Hassan Bouba, ces mercenaires russes l’ont accusé d’être le “bras droit” d’Ali Darassa, chef de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Depuis ce jour, ce jeune homme de 28 ans vit un calvaire : tortures, violences et détention sans fin, sans avoir jamais comparu devant un juge.

 

Aucune preuve n’a été présentée pour justifier cette arrestation. Sa santé s’est rapidement détériorée en prison : douleurs permanentes, vomissements répétés, ventre distendu. Les conditions de sa détention ont empiré son état.

 

Rappelons le, après son arrestation en septembre 2023, les mercenaires l’ont emmené dans leur propre prison privée située au sous-sol du camp de Roux. Pendant près d’un an, il y a vécu l’enfer : tabassages réguliers, substances forcées, fractures multiples. À un moment, ils l’ont conduit derrière l’aéroport de Bangui, apparemment pour l’exécuter, avant de le ramener au camp de Roux. Deux mois plus tard, il a ensuite été transféré à l’OCRB (Office central pour la répression du banditisme )  la prison de. Après avoir passé un mois à l’OCRB, les mercenaires russes l’ont transféré à la prison officielle du camp de Roux, où il reste aujourd’hui, sans soins médicaux ni avocat.

 

Abdoul était effectivement un ancien combattant de l’UPC, mais il avait quitté les armes depuis plusieurs années. À Bangui, il s’était tourné vers les affaires et militait activement pour le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti du président Faustin-Archange Touadéra. Il défendait le président dans toutes les conversations au quartier PK5.

 

C’est Hassan Bouba, actuel ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, qui a organisé cette accusation fantaisiste. Il a désigné le jeune Abdoul Ben Arfa comme le bras droit de Darassa sans apporter la moindre preuve, pour des raisons qui semblent purement politiques.

 

Mais voilà que le 19 avril 2025, Ali Darassa a signé un accord de paix avec le gouvernement. Cet engagement officiel rend l’accusation contre Abdoul encore plus absurde. Si Darassa est maintenant un partenaire reconnu du pouvoir, et qu’Abdoul, comme tout le monde le sait,  soutient publiquement le président Touadéra et le MCU depuis des années, pourquoi continuer à le détenir illégalement ?

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner, présents en Centrafrique depuis 2018, accumulent les exactions  sur les centrafricains : tortures, détentions arbitraires, exécutions sommaires. Dans le cas d’Abdoul Ben Arfa, ils ont organisé son enlèvement, sa torture et sa détention prolongée, agissant complètement en dehors de la loi.

 

Sa famille, en particulier sa mère, vit dans l’angoisse totale. Elle n’a aucune nouvelle fiable de son état. Abdoul, qui était un militant dynamique, est aujourd’hui affaibli, isolé, sans soins ni espoir de sortie. Son maintien en prison ressemble à un acharnement sans fondement.

 

Deux ans après son arrestation, Abdoul Ben Arfa attend toujours son procès. Sa situation interroge sur l’état de droit dans un pays où les mercenaires russes semblent avoir plus de pouvoir que la justice du pays….

 

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Centrafrique : Wagner mobilise discrètement des ex-UPC contre la CMSPR d’Armel Sayo

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Wagner mobilise discrètement des ex-UPC contre la CMSPR d’Armel Sayo

 

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Les éléments du chef rebelle Armel Sayo

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le groupe Wagner, avec le soutien du gouvernement,  entend adopter une nouvelle stratégie dans sa lutte contre la CMSPR d’Armel Sayo  

 

Le groupe russe Wagner intensifie sa lutte contre la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), dirigée par l’ancien ministre Armel Ningatoloum Sayo. Constituée le 25 mai 2024, cette coalition rassemble la Coalition des Mouvements Non Signataires des accords de Paix (CMNSP) de Gali Tago et le Fonds de Défense et des Libertés Publiques (FDLP). Le général Florent Kema dirige l’état-major général depuis le 25 novembre 2024.

 

Rappelez-vous, dans le village Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa, sous-préfecture de Nana-Bakassa, des Mercenaires russes tentent depuis plusieurs mois de capturer Florent Kema et ses hommes. Ces mercenaires russes n’hésitent pas à incendié des habitations dans ce villages, causant même  des violences contre les populations civiles, dans le seul but de mettre la pression sur la population locale, sans obtenir les résultats escomptés.

 

L’accord de cessation des hostilités signé le 19 avril 2025 à Ndjamena entre le gouvernement et deux groupes armés – les 3R de Sembé Bobo et l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa,  a ouvert une nouvelle phase. Intégré à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019, ce texte a conduit à la dissolution officielle des deux mouvements le 10 juillet 2025 lors d’une cérémonie organisée à Bangui en présence du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Parallèlement à ce processus, des ex-combattants de l’UPC récemment démobilisés dans le cadre du programme DDR sont sollicités par le groupe Wagner pour des opérations contre la CMSPR dans l’Ouham. Ces anciens rebelles reçoivent pour mission de pénétrer dans les forêts afin de repérer et localiser les éléments de la coalition d’Armel Sayo, particulièrement de capturer Florent Kema.

 

Cette utilisation des démobilisés provoque des tensions au sein de cette communauté. Un ex-général de l’UPC exprime à CNC son désaccord : « Nous avons déposé les armes pour intégrer l’armée nationale, pas pour effectuer des missions sans statut officiel ». Les questions sur les risques se multiplient. « En cas de blessure ou de mort, qui prendra soin de nos familles ? Qui sera responsable ? », s’inquiètent plusieurs anciens combattants.

 

L’absence de cadre légal et de garanties constitue leur principale doléance. L’intégration promise dans l’armée nationale reste leur premier objectif. Malgré cela, ils sont poussés à participer à des actions militaires actives. « On nous pousse à agir sans protection, sans salaire, sans statut. C’est dangereux », témoigne un autre ex-rebelle.

 

La CMSPR maintient sa structure autour d’une Haute Direction Politique et Militaire et d’un État-major général. Elle revendique une action en faveur de la paix et de la réconciliation, mais ses objectifs réels demeurent incertains. À Bowé, les opérations se poursuivent tandis que les exactions contre les civils s’intensifient.

 

Cette mobilisation informelle des ex-UPC, dans un environnement dépourvu de garanties, risque de compromettre le processus de paix conclu avec les 3R et l’UPC. La défiance gagne les anciens combattants, certains envisageant de quitter le programme DDR si leurs conditions ne s’améliorent pas.

 

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Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce l’imposture électorale  

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Jean-Pierre Mara dénonce l’imposture électorale

 

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Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien député Jean-Pierre Mara remet en cause la crédibilité des futurs scrutins en Centrafrique dans un système qu’il juge déjà verrouillé.

 

L’ancien député Jean-Pierre Mara s’attaque frontalement aux prochaines élections en République centrafricaine. Dans un texte partagé sur les réseaux  sociaux, l’ancien parlementaire démonte l’illusion démocratique qui entoure l’organisation de ces scrutins. “Élections groupées ou pas… Auront lieu ? N’auront pas lieu ? Quelle importance, quels impacts ?”, s’interroge-t-il d’emblée, avant de livrer son verdict sans appel : dans un système verrouillé, “les élections ne servent qu’à cautionner des systèmes et des mécaniques.”

 

L’ancien parlementaire Jean-Pierre Mara s’en prend au consensus artificiel qui entoure l’organisation de nouveaux scrutins. “Tous réclament des élections en RCA et c’est bien ainsi. Mais qui peut organiser des élections crédibles dans un pays sans conscience, sans culture sociale, sans culture politique ?”. Sa question traduit une amertume profonde face à ce qu’il perçoit comme une comédie démocratique.

 

Jean-Pierre Mara dresse le portrait d’une société rongée par l’apathie civique. Selon lui, chaque citoyen “attend que ce soit l’autre qui se lève pour revendiquer la justice, le droit et l’équité sociale dans la redistribution des richesses potentielles”. Cette passivité collective constitue, à ses yeux, l’un des obstacles majeurs à l’émergence d’une véritable démocratie.

 

L’intégrité du processus électoral fait également l’objet de ses critiques. Il dénonce l’existence d’un “fichier électoral avec des électeurs fictifs qui n’existent pas”, remettant ainsi en cause les fondements même de la légitimité électorale. Cette accusation grave s’inscrit dans une défiance plus large envers les institutions chargées d’organiser les scrutins.

 

La Minusca et ses responsables successifs ne trouvent pas grâce à ses yeux. Il exprime sa méfiance vis-à-vis de l’organisation dirigée par Valentine Rugwabiza, après l’avoir été par Mankeur Ndiaye. Plus largement, il met en cause l’ensemble des acteurs internationaux impliqués dans le processus électoral centrafricain.

 

“Je ne crois pas à une élection crédible organisée par la MINUSCA de Gbaguidi et Rugwabiza, soutenue par les Wagner et l’Union Européenne”, affirme-t-il sans détour. Cette déclaration témoigne de sa conviction que les forces internationales présentes sur le territoire centrafricain ne peuvent garantir la transparence des futurs scrutins.

 

L’ancien député Jean-Pierre Mara puise dans son expérience personnelle pour étayer ses arguments. Candidat lors des élections de 2020, il se souvient du financement de dix milliards de francs CFA accordé par l’Union européenne. Pourtant, sur le terrain, il n’a constaté aucun changement significatif. “Je n’ai vu ou vécu une influence quelconque des observations internationales, encore moins un impact du financement européen”, témoigne-t-il.

 

Cette expérience directe nourrit sa conviction que “la solution aux problèmes de la RCA n’est pas électorale”. Il interpelle directement les responsables internationaux : “sinon monsieur Mankeur Ndiaye de la MINUSCA et madame Samuella Isopi cheffe de la délégation de l’UE… auraient fait de la RCA une démocratie où les élections sont modèles.”

 

Au-delà de la critique, Mara dessine les contours d’une réflexion plus profonde sur la nature de la crise centrafricaine. Pour lui, les maux du pays dépassent largement le cadre électoral. Les urnes ne peuvent apporter de solution durable tant que les fondements institutionnels, civiques et moraux de la société ne sont pas reconstruits.

 

Cette position tranche avec le discours dominant qui fait des élections l’alpha et l’oméga de la sortie de crise. Mara assume cette posture à contre-courant, préférant pointer les dysfonctionnements structurels plutôt que de se contenter de solutions de surface.

 

Son intervention s’inscrit dans un moment particulier de l’histoire politique centrafricaine. Alors que les partenaires internationaux multiplient les pressions pour l’organisation de nouveaux scrutins, sa voix dissonante rappelle que la démocratie ne se résume pas à l’organisation d’élections.

 

L’ancien député assume pleinement son rôle de trouble-fête dans un consensus qu’il juge artificiel. Sa charge contre ce qu’il considère comme un faux-semblant démocratique traduit une frustration plus large face à l’état de la société centrafricaine. Reste à savoir si ses mises en garde trouveront un écho au-delà des cercles politiques, dans une population souvent résignée face aux promesses électorales non tenues….

 

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Zemio : quatre civils enlevés à Kinikoumba et transférés à Bangui par les mercenaires russes

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Zemio : quatre civils enlevés à Kinikoumba et transférés à Bangui par les Mercenaires russes

 

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Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les forces russes ont procédé à l’arrestation de quatre civils dans la localité de Kinikoumba.

 

Le 28 juillet, des mercenaires russes ont mené une opération punitive à Kinikoumba, village situé à 70 kilomètres de Zémio (elle-même à 1113 kilomètres de Bangui) sur l’axe menant vers Rafaï, distante de 889 kilomètres de la capitale. Cette intervention fait suite à des affrontements survenus une semaine plus tôt avec des éléments de la milice Azandé, qui avaient causé des pertes matérielles aux forces russes et leurs alliés.

 

Au cours de cette opération punitive à Kinikoumba, les mercenaires ont arrêté le chef dudit village et son fils avant de capturer deux autres jeunes hommes lors de leur retour vers Zémio :  l’un des jeunes est originaire de Bar, l’autre de Tabane. Ces quatre innocents ont été transportés par hélicoptère jusqu’à Bangui dans la journée, sur instruction des chefs de Wagner à Bangui.

 

Selon des sources dans la capitale et sur les réseaux sociaux, le chef du village Kinikoumba  et son fils sont détenus dans un conteneur transformé en cellule privée au camp Wagner, installé dans l’enceinte de l’aéroport de Bangui Mpoko. Les deux autres ont été remis à la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie, sans qu’aucune charge ne soit formellement établie.

 

Cette pratique s’inscrit dans un schéma récurrent où les mercenaires russes formulent leurs propres accusations sans cadre juridique établi. Lorsqu’ils ne procèdent pas à des exécutions sommaires, ils transfèrent les civils vers la capitale où ils les placent dans des centres de détention parallèles ou les remettent aux autorités judiciaires centrafricaines avec des chefs d’accusation préétablis. Les magistrats reprennent généralement ces versions sans procéder à des vérifications approfondies, transformant les suspects en “coupables” sur la base de témoignages non corroborés. Cette mécanique judiciaire fonctionne sans contradictoire réel, alimentant la panique des populations dès la présence des mercenaires russes dans un village.

 

Aux dernières nouvelles : Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, le chef du village de Kinikoumba et son fils auraient finalement été ramenés à Zémio par les mercenaires russes. Ces informations n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante au moment de la publication.

 

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La CPC accuse Wagner de harcèlement contre ses combattants dans la Nana-Mambéré

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La CPC accuse Wagner de harcèlement contre ses combattants dans la Nana-Mambéré

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-general-Francois-Bozize.jpg” data-wpel-link=”internal”>La CPC accuse Wagner de harcèlement contre ses combattants dans la Nana-Mambéré
Le général François Bozizé

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement dénonce des actes de harcèlement menés par les Mercenaires russes contre ses éléments.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) accuse les mercenaires russes du groupe Wagner de harceler ses combattants dans la préfecture de la Nana-Mambéré, située à environ 500 kilomètres de Bangui. Dans un communiqué signé le 1er août 2025 depuis Kambakota par son porte-parole politique Jean-Pierre Zanguénde Goyamba, l’organisation armée dénonce des agressions répétées contre ses éléments, notamment le général Ndalé Adamou, depuis le 25 juillet.

 

Ces pressions militaires visent à contraindre la CPC à rejoindre le programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) sans négociation préalable. L’organisation armée refuse cette approche coercitive, estimant qu’elle bafoue les accords de Luanda et le cessez-le-feu du 15 octobre 2021.

 

La CPC compare sa situation à celle des groupes 3R et UPC, qui ont bénéficié de négociations avec le gouvernement avant de parvenir à un accord. Elle rappelle que ces processus ont abouti parce que Bangui a choisi le dialogue plutôt que l’affrontement direct. L’organisation armée affirme que l’usage de la force par l’intermédiaire des mercenaires russes ne peut conduire à une paix durable.

 

L’accusation la plus grave concerne la nature discriminatoire de la stratégie gouvernementale. La CPC dénonce une politique de paix sélective basée sur des considérations ethniques et confessionnelles, visant selon elle à diviser la nation au bénéfice des intérêts économiques du groupe Wagner et de ses partenaires locaux, issus pour certains des groupes armés ralliés au pouvoir.

 

Devant ces accusations, la CPC revendique son caractère inclusif et national, transcendant les divisions communautaires et religieuses. Elle présente sa lutte comme un combat de libération nationale contre ce qu’elle qualifie d’occupation étrangère et de gouvernance corrompue.

 

L’organisation armée soutient que ses membres sont spécifiquement visés en raison de leur refus de toute compromission avec le régime actuel. Elle interprète l’absence de dialogue avec ses représentants, notamment avec son coordonnateur général François Bozizé, ancien président de la République, comme une stratégie délibérée pour éviter un règlement politique global.

 

Tout en réaffirmant sa disponibilité pour des négociations, la CPC menace de poursuivre la lutte armée si le gouvernement maintient sa politique répressive. Le mouvement se dit déterminé à combattre ce qu’il appelle un “pouvoir tyrannique et impopulaire” pendant des décennies si nécessaire, jusqu’à ce que le peuple centrafricain recouvre sa liberté.

 

Cette escalade dans la Nana-Mambéré intervient alors que les autorités centrafricaines multiplient les opérations militaires avec l’appui des forces russes pour réduire l’influence des groupes armés non alignés. La position inflexible de la CPC laisse présager une intensification des affrontements dans cette zone frontalière avec le Cameroun, remettant en question les perspectives de pacification du pays.

 

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Une perfusion de 58 millions de dollars : le FMI met la RCA sous assistance respiratoire

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Une perfusion de 58 millions de dollars : le FMI met la RCA sous assistance respiratoire

 

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Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Loin du discours de victoire du gouvernement à travers son porte-parole, cette aide du FMI est un acte de survie pour une économie qui, sans ce geste, cesserait de respirer. Il s’agit moins d’un plan de relance que du strict minimum pour empêcher l’effondrement d’un État dont les fonctions vitales sont déjà profondément atteintes.

 

Pour saisir la gravité de la situation, il suffit de comparer. Un rapide coup d’œil aux récents programmes du FMI sur le continent révèle un écart abyssal. Pendant que la RCA reçoit une perfusion de 58 millions de dollars du FMI, d’autres pays bénéficient d’accords massifs : 3 milliards de dollars pour le Ghana, 3,5 milliards pour la Côte d’Ivoire ou encore 4,43 milliards pour le Kenya.

Cet écart vertigineux se passe de commentaire et explique l’isolement centrafricain. Pourtant, ce serait une erreur de juger ce montant insignifiant. Rapporté à la très faible économie du pays, dont le PIB peine à atteindre 2,8 milliards de dollars, il représente en réalité plus de 2 % du produit intérieur brut. C’est une proportion considérable qui ne sera pas allouée au développement, mais à la survie pure et simple : payer les salaires , acheter les médicaments qui manquent, construire les belles villas des dignitaires du régime, le tout pour éviter la paralysie totale du pays.

 

La rhétorique officielle, qui salue des “réformes qui portent leurs fruits”, sonne creux face à la réalité géopolitique. Le régime de Bangui, par son pivot stratégique et son discours hostile aux partenaires traditionnels, s’est lui-même isolé, asséchant les canaux de financement qui lui sont pourtant indispensables. Alors, pourquoi le FMI, où l’influence occidentale demeure prépondérante, intervient-il ?

Parce qu’il ne peut se permettre de laisser un “État-failli” s’installer durablement au cœur du continent. Un abandon total de la RCA créerait un vide sécuritaire et une crise humanitaire qui déstabiliseraient l’ensemble de la sous-région. Ce financement minimaliste du FMI est donc un acte de realpolitik  comme l’a dit le ministre de l’économie, le cleptomane Filakota : un moyen de “garder un pied dans la porte”. Par ce geste, le FMI maintient un canal de dialogue, impose une surveillance minimale de la gouvernance et, surtout, empêche le chaos total.

 

En réalité, loin d’être une “embellie financière”, ce décaissement du FMI est le baromètre le plus fiable de la crise centrafricaine. Il mesure la profondeur de son isolement et la précarité de son État. Le fait que le régime soit contraint de présenter comme une victoire une somme qui ne représente qu’une fraction de ce que reçoivent ses voisins est l’aveu le plus humiliant de sa propre vulnérabilité. Le véritable enjeu pour la République centrafricaine n’est pas la prochaine table ronde des bailleurs, mais sa capacité à rebâtir la confiance et à restaurer une gouvernance crédible. Sans cela, le pays restera ce qu’il est aujourd’hui : un malade sous perfusion, dont la survie dépendra, au goutte-à-goutte, du bon vouloir d’une communauté internationale qui cherche avant tout à éviter le pire….

 

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Centrafrique : le corps de l’adjudant disparu à Zawa retrouvé en état de décomposition avancéea

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le corps de l’adjudant disparu à Zawa retrouvé en état de décomposition avancée 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/adjudant-mort-dans-un-accident-a-gaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'adjudant Janvier Bisso N'dokobanda , mort dans un accident de circulation entre les villages Gaga et Carrefour
L’adjudant Janvier Bisso N’dokobanda , mort dans un accident de circulation entre les villages Gaga et Carrefour

 

 

À Gaga, la dépouille de l’adjudant de forces armées centrafricaines a été repêchée dans un état méconnaissable après plusieurs jours de recherches.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’accident s’est déroulé le vendredi 25 juillet sur le pont de Bang, situé entre les villages Gaga et Carrefour (65 kilomètres de Zawa). L’adjudant circulait à moto avec l’un de ses éléments lorsqu’il a perdu le contrôle de l’engin. Les deux hommes sont tombés dans l’eau. Si le soldat a pu être secouru par les riverains, l’adjudant a été emporté par le courant.

 

Le lendemain, seule la motocyclette a été récupérée. Plusieurs jours plus tard, des nageurs civils ont découvert le corps de l’adjudant, surnommé Luku, dans un état de décomposition très avancé. Ses éléments ont réussi à faire évacuer le corps à Bangui. Informée de la nouvelle, la famille a réussi à intercepter la dépouille à PK45, sur l’axe de Boali-Bangui.

 

L’état du cadavre a contraint la famille à procéder à l’inhumation sur place. Selon des sources locales et militaires, le corps de l’adjudant portait des mutilations impressionnantes : la langue et les parties génitales avaient été coupées . Ces observations ont alimenté des interprétations mystiques parmi la population.

 

Des sages du village, soutenus par certains soldats, évoquent un règlement mystique lié à des affaires de mœurs. Une partie des habitants considère que l’adjudant aurait été victime d’un envoûtement.

 

Cet incident survient dans un climat de méfiance grandissante entre les éléments de Forces armées centrafricaines et les communautés locales. Les comportements de certains militaires dans leurs zones d’affectation alimentent les tensions avec les populations civiles, surtout à cause des barrières et la drague des femmes mariées.

 

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Albert Yaloke Mokpem, un quasi-illéttré, s’attaque violemment à l’Union européenne dans l’affaire Figueira

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Albert Yaloke Mokpem s’attaque violemment à l’Union européenne dans l’affaire Figueira

 

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Albert-Yaloke-Mokpeme-Ministre-conseiller-et-porte-parole-de-la-presidence-centrafricaine-@ – RCA : massacre de Bria, les propos du porte-parole de la présidence suscitent l’émoi auprès des parents des victimes

 

Albert Yaloke Mokpem , porte-parole présidentiel, sacrifie la diplomatie centrafricaine sur l’autel du populisme anti-occidental.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Albert Yaloke Mokpem a franchi le Rubicon diplomatique. Lors d’une conférence de presse diffusée sur Radio Centrafrique, le porte-parole de la présidence centrafricaine a livré un réquisitoire incendiaire contre l’Union européenne, accusée de mépriser la justice centrafricaine dans l’affaire Figueira. Sa charge frontale transforme ce dossier judiciaire en bataille idéologique, compromettant gravement les relations entre Bangui et Bruxelles.

 

L’offensive d’Albert Yaloke Mokpem vise particulièrement les sanctions européennes qu’il présente comme du deux poids deux mesures : “Quand un Blanc commet des délits en République centrafricaine, il ne doit pas passer devant la justice de notre pays “. Cette sortie fracassante plonge la République centrafricaine dans une crise diplomatique aux conséquences incalculables.

 

Comme vous le savez, l’Union européenne, qui est d’ailleurs le premier partenaire financier du pays avec la Banque mondiale, se retrouve publiquement humiliée par un gouvernement qu’elle finance massivement.

 

Le porte-parole Albert Yaloke Mokpem  brandit l’affaire Figueira comme preuve de l’efficacité judiciaire centrafricaine, citant des preuves de virements et transferts de fonds découvertes lors de l’enquête. Il fustige les critiques européennes comme une négation des capacités nationales : “C’est à dire que nous ne sommes pas capable de faire des enquêtes pour savoir si quelqu’un est coupable ou innocent ?”. Cette indignation sonne pourtant faux face à la réalité du système judiciaire centrafricain.

 

Car l’affaire Figueira illustre précisément les dysfonctionnements dénoncés par l’Europe. Ce ressortissant européen, arrêté le 25 mai 2024 à Zémio (1113 kilomètres de Bangui) et transféré dans la capitale par Wagner, croupit dans les geôles de la prison du camp de Roux sur décision simple des Wagner depuis des mois. Les “preuves” évoquées par Mokpem ont été fabriquées de bout en bout par Wagner, maître absolu de l’appareil répressif centrafricain. Dans les conteneurs positionnés à l’aéroport de Bangui M’Poko, dans la prison souterraine du camp de Roux, le groupe russe fabrique des dossiers sur mesure selon les besoins politiques du moment.

 

Cette présentation transforme une violation des droits humains en victoire de la souveraineté nationale. Quand des mercenaires étrangers dictent les arrestations et fabriquent les preuves, où se trouve cette souveraineté tant revendiquée ? Albert Yaloke Mokpem défend un système où Wagner opère des prisons parallèles, transporte des détenus par hélicoptère et impose ses verdicts sans contrôle judiciaire. La récente fouille faite par un ministre-conseiller présidentiel accompagné de Mercenaires russes dans la prison du camp de Roux démontre l’effondrement total de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et judiciaire.

 

Le porte-parole Albert Yaloke Mokpem  pousse l’audace jusqu’à accuser l’Europe de racisme latent : “Parce que nous sommes des Noirs, c’est arbitraire“. Cette instrumentalisation des tensions raciales vise à rallier l’opinion publique centrafricaine derrière le gouvernement, présenté comme victime d’un mépris occidental. En jouant sur les blessures de l’histoire coloniale, Mokpem espère détourner l’attention des dysfonctionnements internes. Mais cette tactique de la terre brûlée hypothèque gravement l’avenir du pays en aliénant définitivement les partenaires européens.

 

L’ironie de la situation saute aux yeux. Pendant que Albert Yaloke Mokpem  dénonce l’ingérence européenne, Wagner opère en toute impunité sur le territoire national, transformant la République centrafricaine en terrain de jeu géopolitique russe. Les vrais colonisateurs d’aujourd’hui ne viennent plus de l’Ouest mais de l’Est, et le porte-parole présidentiel leur déroule le tapis rouge. Contrairement à l’Union européenne qui finance le développement du pays, la Russie exploite les ressources centrafricaines contre une “protection” du régime.

 

Cette offensive révèle l’impasse dans laquelle s’est enfermé le pouvoir centrafricain. Tributaire de Wagner pour sa survie politique, le gouvernement ne peut plus critiquer les excès de ses protecteurs russes. Il lui reste à attaquer ceux qui les dénoncent, au risque de couper les ponts avec l’Europe. Cette fuite en avant dessine un scénario catastrophe pour la République centrafricaine, qui basculera définitivement dans l’orbite russe en échangeant ses richesses contre une protection illusoire.

 

En s’attaquant frontalement à l’Union européenne, Albert Yaloke Mokpem croit défendre la fierté nationale. En réalité, il précipite son pays vers l’isolement international, sacrifiant l’avenir centrafricain sur l’autel de calculs politiciens à court terme. Cette guerre des mots aura des conséquences durables : moins d’investissements, moins de coopération, moins d’espoir pour un peuple qui mérite mieux que les gesticulations de ses dirigeants. Dans les chancelleries européennes, on prend note. La République centrafricaine vient de choisir son camp, et ce n’est pas celui du développement, mais celui de la dictature sanglante.

 

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Écoutez ce que Maxime Balalou dit  lors de sa conférence de presse : la constitution exige à Touadéra de briguer un nouveau mandat. C’est la maladie mentale ou bien c’est de la drogue ?

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Écoutez ce que Maxime Balalou dit  lors de sa conférence de presse : la constitution exige à Touadéra de briguer un nouveau mandat. C’est la maladie mentale ou bien c’est de la drogue ?

 

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Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lors de sa conférence de presse du 28 juillet 2025, Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement centrafricain, a lâché une bombe rhétorique qui défie la logique.

 

Écoutez ce qu’il a dit : « Et l’apothéose a été la confiance renouvelée par le parti à son champion, qui est le président de la République actuelle, pour être candidat, comme lui exige la nouvelle constitution du 30 août 2023 ».

 

Oui, vous avez bien lu : selon Maxime Balalou, la constitution exige que Faustin-Archange Touadéra, président depuis 2016, se représente à l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Une constitution qui ordonne à un président de candidater ? Pardon, monsieur Maxime Balalou, mais où avez-vous appris cette leçon ? Est-ce un délire passager, une maladresse verbale, ou une tentative éhontée de maquiller une manœuvre politique en obligation légale ? Comme le diraient certains, c’est la maladie mentale ou bien c’est de la drogue ?

 

Une affirmation absurde

Reprenons calmement. Une constitution est un texte juridique qui fixe les règles du jeu politique : durée des mandats, conditions d’éligibilité, organisation des élections. Elle peut autoriser un président à se représenter, mais exiger qu’il le fasse ? C’est du jamais-vu. Dans quel monde une loi oblige-t-elle un individu à briguer un poste ? Maxime Balalou semble avoir confondu un cours de droit constitutionnel avec une fable de science-fiction. Ou pire, il cherche à nous faire avaler que la candidature de Touadéra est un impératif national, comme si le président n’avait pas le choix, comme si le peuple centrafricain ne pouvait survivre sans lui. Écoutez bien, monsieur Maxime Balalou : une constitution n’est pas un professeur qui donne des ordres, encore moins une potion magique qui dicte les ambitions d’un homme.

 

Le contexte : une constitution pathétique

Pour comprendre l’absurdité de cette déclaration, remontons au contexte. Lors du congrès du Mouvement Cœurs Unis (MCU) des 25 et 26 juillet 2025, Faustin-Archange Touadéra a été investi comme candidat à la présidentielle de décembre 2025. Cette investiture s’appuie sur la nouvelle constitution de 2023, adoptée par un référendum controversé le 30 juillet 2023. Ce texte a remplacé la constitution de 2016, qui limitait le président à deux mandats de cinq ans. La nouvelle version instaure un mandat de sept ans, renouvelable sans limitation, ouvrant la voie à une candidature de Touadéra, déjà en poste depuis près d’une décennie. Mais permettre n’est pas exiger. Balalou, où avez-vous trouvé ce mot ? Dans quel article de la constitution ? Aucune disposition connue ne force un président à se représenter. Cette omission criante dans son discours trahit soit une incompétence, soit une volonté de manipuler l’opinion.

 

Une rhétorique qui sent la propagande

L’utilisation du mot “exige” n’est pas une simple erreur. Elle semble conçue pour donner une aura de légitimité à une candidature qui fait grincer des dents. L’opposition, menée par des figures comme Crépin Mboli-Goumba du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), dénonce depuis 2023 une réforme taillée sur mesure pour faire de Touadéra un “président à vie”. Le référendum de 2023, boycotté par l’opposition, a été entaché d’accusations de fraude : un taux de participation officiel de 61 % et un vote favorable de 95,27 % qui semblent sortis d’un conte de fées. Human Rights Watch a signalé des pressions sur les opposants, et des manifestations ont été réprimées. Dans ce climat, prétendre que la constitution “exige” la candidature de Touadéra revient à jeter de l’huile sur le feu. Maxime Balalou pense-t-il vraiment que les Centrafricains vont gober cette fable sans sourciller ?

 

Où Balalou a-t-il appris sa leçon ?

Revenons à la question clé : d’où vient ce “exige” ? Maxime Balalou a-t-il lu un manuel de droit constitutionnel dans une dimension parallèle ? Ou s’est-il inspiré des vieilles recettes de leaders autoritaires qui invoquent des “impératifs légaux” pour justifier leur emprise sur le pouvoir ? On pense à des cas comme celui de Paul Kagamé au Rwanda, Gnassingbé au Togo ou Ouattara en Côte d’Ivoire, où des révisions constitutionnelles ont servi à prolonger des règnes sous couvert de légalité. Maxime Balalou, avez-vous pris des cours accélérés dans cette école-là ? Votre discours, prononcé sans la moindre référence à un article précis de la constitution, sent la propagande à plein nez. Si la constitution “exige” vraiment, montrez-nous le texte, citez l’article, éclairez-nous ! Sinon, cette affirmation n’est qu’un nuage de fumée pour voiler une réalité : la constitution de 2023 a été conçue pour servir Touadéra, et non la démocratie centrafricaine.

 

Une insulte à l’intelligence des Centrafricains

Dire que la constitution “exige” la candidature de Touadéra, c’est insinuer que le président est un pantin sans libre arbitre, forcé par la loi à se sacrifier pour le peuple. Quelle comédie! Les Centrafricains, qui ont enduré des années de crises, d’insécurité et de promesses non tenues, méritent mieux qu’un tel mépris de leur intelligence. Maxime Balalou, en lançant cette phrase, semble oublier que la démocratie repose sur le choix, pas sur des obligations fictives. Les 8000 à 10 050 participants au congrès du MCU, chiffres brandis comme une preuve de “vitalité démocratique”, ne représentent pas l’ensemble du peuple centrafricain. Et que dire des 754 centres d’enrôlement électoral manquants, mentionnés par un journaliste lors de la conférence ? Si la démocratie est si “vigoureuse”, pourquoi tant de retards et d’opacité dans le processus électoral ?

 

Un danger pour 2025

Cette rhétorique n’est pas seulement risible, elle est dangereuse. À cinq mois de l’élection, présenter la candidature de Touadéra comme une obligation constitutionnelle risque d’alimenter la méfiance envers un scrutin déjà fragilisé par des défis logistiques et sécuritaires. Les poches d’insécurité dans des zones comme Vakaga et le Haut-Mbomou, évoquées par un journaliste, montrent que le gouvernement peine à garantir la stabilité. L’opposition, muselée et divisée, crie au scandale face à une constitution qu’elle juge illégitime. En ajoutant cette couche de rhétorique absurde, Balalou ne fait qu’aggraver la fracture. Si la constitution “exige” vraiment Touadéra, alors qui exigera la transparence, l’équité et la paix pour les Centrafricains ?

 

Maxime Balalou, votre phrase restera dans les annales, mais pas pour les bonnes raisons. Dire que la constitution “exige” la candidature de Faustin-Archange Touadéra, c’est soit un délire passager, soit une tentative désespérée de légitimer une candidature controversée. Alors, c’est la maladie mentale ou bien c’est de la drogue ?

 

Par Alain Nzilo

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Accord de Ndjamena : Tiangaye accuse Touadéra d’avoir légitimé les criminels de guerre

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Accord de Ndjamena : Tiangaye accuse Touadéra d’avoir légitimé les criminels de guerre

 

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Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Devant des centaines de militants du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) réunis au siège du parti Patrie, Maître Nicolas Tiangaye a dénoncé avec fermeté l’accord de paix signé à Ndjamena le 19 avril 2025, qualifiant cet engagement du pouvoir de « prime à l’impunité ». Selon lui, ce texte consacre une légitimation officielle des mercenaires  chefs de groupes armés responsables de crimes graves contre les populations civiles.

 

Dans son adresse lors de l’assemblée unitaire du BRDC, l’ancien Premier ministre et l’un des leader du BRDC s’est d’abord interrogé sur la nature même de cet accord : « Je me demande : est-ce un accord de paix ou un “accord de partage de Kouroukourou ” ? Est-ce un accord pour ramener la paix dans le pays ou pour partager les gâteaux du pouvoir ? ». Pour Maître Tiangaye, l’accord de Ndjamena viole les principes élémentaires de justice et d’État de droit. Il accuse le président Faustin-Archange Touadéra d’avoir « blanchi des criminels de guerre notoires » pour des motifs purement politiques, au détriment des victimes.

 

Maître Nicolas Tiangaye a dénoncé avec véhémence l’intégration d’étrangers responsables de massacres dans l’appareil d’État. « Regardez Ali Darassa, chef de l’UPC : c’est un Nigérien qui est venu en RCA comme des mercenaires de guerre. Bobo du 3R, c’est un éleveur Tchadien. Les deux ne savent même pas parler sango ! Dans notre pays, qui est né ici sans même parler sango ? C’est incompréhensible ! », a-t-il lancé devant l’assistance. Il a poursuivi : « Et ces gens-là ont tué des Centrafricains ! À Alindao, ils ont massacré une centaine des centrafricains, dont des enfants et des prêtres catholiques. Et aujourd’hui, Hassan Bouba, un Tchadien lui aussi, complice du chef rebelle Ali Darassa dans des massacre, dont celui d’Alindao, est actuellement ministre de l’Élevage  dans le gouvernement centrafricain ».

 

Il s’est également indigné de la proximité entre le chef de l’État et ces chefs rebelles de nationalité étrangère. « Ces étrangers qui ont tué nos compatriotes sont devenus les proches du président Toadera. Ce sont ses alliés. Il leur déroule le tapis rouge. Il les embrasse. Il signe des accords uniquement avec eux », a dénoncé Maître Tiangaye. Selon lui, cet engagement secret signé avec des groupes armés « en dehors de tout cadre légal et institutionnel » reflète un mépris total pour la souveraineté du peuple centrafricain.

 

Le contraste avec le traitement réservé aux Centrafricains est saisissant selon l’avocat : « Et nous, les Centrafricains ? Nous, les fils de ce pays, on n’a plus le droit de parler. Quand on ouvre la bouche, on nous jette en prison. Quand on bouge, on nous envoie en exil. La situation est grave ». Il évoque un précédent dangereux, qui pourrait encourager d’autres groupes armés à prendre les armes pour obtenir à leur tour des avantages politiques.

 

Maître Tiangaye a également dénoncé la soumission du pays aux intérêts étrangers, rappelant que « ce n’est pas Bokassa qui a vendu le pays aux Russes. C’est Toadera ! ». Il a souligné l’ironie de voir un président qui « a vendu notre pays aux étrangers » venir ensuite « nous dire que ceux qui ont la double nationalité ne peuvent pas diriger ce pays ».

 

L’avocat a rappelé l’héritage de Barthélemy Boganda : « Quand Dieu nous donne encore la force de défendre ce pays, héritage de Barthélemy Boganda, nous devons rester vigilants. On ne peut pas laisser notre pays entre les mains des étrangers ».

 

Tout au long de son discours, Maître Tiangaye a insisté sur le fait que le président Touadéra, en paraphant cet accord, a rompu avec les engagements internationaux de la République centrafricaine en matière de lutte contre l’impunité. Il a rappelé que des procédures judiciaires étaient en cours à la Cour pénale spéciale (CPS) et à la Cour pénale internationale (CPI), mais que l’exécutif n’avait pris aucune mesure pour faciliter leur aboutissement.

 

En clôture, le leader du BRDC a appelé les Centrafricains à rester vigilants face à ce qu’il considère comme un effondrement de l’État républicain au profit d’un pouvoir personnel. Il prévient que la normalisation de la violence armée comme moyen d’accès au pouvoir constitue une menace directe pour la stabilité et la cohésion nationale.

 

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Caucus africain : quand le ministre Hervé Ndoba vend du rêve, mais  Bangui leur prépare une douche froide à ses invités africains

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Caucus africain : quand le ministre Hervé Ndoba vend du rêve, mais  Bangui leur prépare une douche froide à ses invités africains

 

Caucus africain : quand le ministre Hervé Ndoba vend du rêve, mais Bangui leur prépare une douche froide à ses invités africains
Le ministre centrafricain des finances Hervé Ndoba

 

Le ministre Hervé Ndoba promet une belle vitrine pour le Caucus des Finances dans une capitale en ruine.

 

Hervé Ndoba ne tarit pas d’éloges sur son projet. Le ministre centrafricain des Finances a multiplié les passages sur la radio Guira FM pour vanter le Caucus africain des ministres des Finances. Selon lui, cet événement va enfin montrer “la vraie réalité du terrain” aux délégués africains. Fini les “mensonges” de la presse internationale et de certains médias nationaux. Les invités verront de leurs propres yeux ce qu’est devenue la République centrafricaine.

 

Le problème, c’est que cette réalité risque de gifler le discours ministériel dès l’atterrissage. D’ailleurs, l’aéroport international de Bangui Mpoko, à 7 kilomètres du centre-ville, donnera déjà le ton. Bâtiment délabré, climatisation en panne, organisation chaotique, attentes interminables : l’accueil s’annonce pénible. Dehors, le ciel jaune de poussière n’arrangera rien à l’affaire.

 

Le trajet vers la ville achèvera de plomber l’ambiance. Pas un feu de signalisation qui fonctionne, des routes trouées, aucun trottoir digne de ce nom, des maisons qui tombent en ruine. Voilà ce qui attend les délégués. Des visiteurs africains ont déjà goûté à cette médecine. Un Ivoirien, venu il y a deux ans, racontait : “À Abidjan, mon t-shirt blanc reste impeccable toute la journée. Ici, après cinq minutes dehors, il vire au jaune”. Un journaliste togolais, présent à la même époque dans la capitale, lâchait : “Même Lomé, avec tous ses problèmes, paraît organisé et propre à côté de Bangui”.

 

Hervé Ndoba compte sur des retombées entre un et deux millions d’euros, soit un milliard de francs CFA environ. Hôtels, restaurants, artisans : tout le monde va s’en mettre plein les poches, assure-t-il. Mais combien d’hôtels corrects compte vraiment Bangui ? Une poignée, concentrés au centre, souvent fatigués par les années. Suffisant pour 300 invités de prestige ? L’équation paraît compliquée.

 

Du côté artisanat, la production nationale reste anémique. Peu de variété, pas de circuits de vente organisés, des objets sans grande finition ni originalité. Parfois même importés d’ailleurs. Rien à voir avec les marchés d’Abidjan, de Cotonou ou de Lomé où l’artisanat vit vraiment. Bangui n’a ni centre artisanal respectable, ni exposition permanente, ni marché attirant pour les acheteurs étrangers.

 

Et puis il y a le quotidien banguissois que les invités ne pourront pas rater. L’électricité qui saute régulièrement, plongeant des quartiers entiers dans le noir. Les détritus qui s’entassent partout, faute de ramassage organisé. L’insécurité qui décourage les sorties nocturnes. Tous ces petits détails que les discours officiels oublient commodément.

 

Le ministre persiste pourtant dans sa com’. Il parle de “changer l’image du pays” à longueur d’interview. Comme si l’image se fabriquait dans les studios radio plutôt que dans la rue. Comme si les délégués allaient fermer les yeux sur ce qu’ils verront, sentiront, vivront pendant leur séjour.

 

Ces responsables africains rentreront chez eux avec leurs impressions. Ils raconteront à leurs collègues, leurs amis, leurs journalistes. Ces témoignages de première main pèseront mille fois plus lourd que tous les communiqués de presse du ministère.

 

Au final, Hervé Ndoba va peut-être réussir son coup. Il va effectivement montrer “la vraie réalité du terrain” aux invités du Caucus. Mais cette réalité risque de démentir chacune de ses belles promesses et de rappeler à quel point le chemin reste long pour la République centrafricaine.

 

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Nana-Mambéré : affrontements entre les hommes du général Ndalé Gbokao Sylvain et les mercenaires russes à Aba-Mogani

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Nana-Mambéré : affrontements entre les hommes du général Ndalé Gbokao Sylvain et les Mercenaires russes à Aba-Mogani

 

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Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Des combats opposent les forces de la Coalition des patriotes pour le changement aux mercenaires russes.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des affrontements ont éclaté entre les éléments de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), sous l’autorité du général Ndalé Gbokao Sylvain, et les mercenaires russes à Aba-Mogani, une localité située à 477 kilomètres au nord-ouest de Bangui, près de Bouar.

 

En effet, le mercredi 30 juillet, quatre motos transportant des mercenaires russes arrivent dans la zone. Les rebelles de la CPC, qui observent leur approche, choisissent de se replier tactiquement pour éviter l’affrontement direct. Les mercenaires poursuivent leur progression dans la brousse, mais leurs motos tombent rapidement en panne à cause de la nature du terrain. Des renforts sont dépêchés pour les récupérer sur place.

 

Le lendemain, jeudi 31 juillet, les mercenaires retournent dans la localité sans toutefois localiser les rebelles. Ils aperçoivent un civil circulant à moto avec un sac de manioc. L’homme, pris de panique à leur vue, abandonne sa moto et s’enfuit. Les mercenaires détruisent alors le véhicule avant de quitter les lieux.

 

À la troisième journée, le vendredi 1er août, les mercenaires effectuent une troisième incursion. Cette fois, les rebelles passent à l’offensive. Sortant de leurs positions, ils lancent une attaque surprise contre les forces russes qui croyaient la zone assurée. Pris au dépourvu, les mercenaires battent en retraite dans le désordre, abandonnant armes et matériel sur le terrain, au bénéfice  d’ailleurs des rebelles.

 

Des sources locales font état de victimes des deux côtés, dont plusieurs mercenaires russes du groupe Wagner, mais aucun bilan précis n’a pu être établi.

 

Cette offensive s’inscrit dans une campagne de pression militaire contre le général Ndalé Gbokao Sylvain, récemment approché pour rejoindre le programme de désarmement APPR. Selon les informations recueillies, ce dernier aurait été contacté à multiple reprise au téléphone de la part du Président Faustin Archange Touadera. Mais la réponse du général était simple : dire au Président Touadera lui – même de m’appeler. Et c’est tout! Son refus d’intégrer le processus sans ces garanties a entraîné une intensification des opérations militaires contre ses hommes dans les zones encore sous contrôle de la CPC.

 

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Touadera, regarde à Moungoumba : comment les centrafricains musulmans sont discriminés pour la carte nationale d’identité

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Touadera, regarde à Moungoumba : comment les centrafricains musulmans sont discriminés pour la carte nationale d’identité

 

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inscription mural de l’Hôtel de Ville de Moungoumba, dans la préfecture de la Lobaye, dont le chef lieu est Mbaïki. Photo CNC

 

À Moungoumba, les centrafricains de confession musulmane, pourtant en possession  de leurs actes de naissance originaux, se voient exiger un certificat de nationalité contrairement aux autres candidats non musulmans.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La discrimination religieuse en République centrafricaine prend une dimension spectaculaire et inquiétante sur le terrain. Après les cas signalés à Zawa, Bocaranga, Paoua et ailleurs, c’est à Moungoumba, dans la préfecture de la Lobaye, à 189 kilomètres au sud-ouest de Bangui et à la frontière avec le Congo, qu’une nouvelle affaire d’exclusion administrative, visant exclusivement les citoyens musulmans,  vient alimenter les tensions.

 

Il y’a quelques mois, le pragmatique député de la circonscription a négocié avec la société Almadina pour déployer ses agents dans cette localité enclavée. L’objectif était de faciliter l’accès à la carte nationale d’identité pour les habitants souvent harcelés aux postes de contrôle militaire lors de leurs déplacements vers les centres administratifs.

 

L’annonce de cette mission s’est faite de manière traditionnelle. Dès 4 heures du matin, les chefs de village et de quartier ont parcouru les rues en criant à tue-tête pour mobiliser la population : “Venez faire votre carte nationale d’identité ! Les agents de la société Almadina sont arrivés ! Il suffit d’avoir votre acte de naissance, c’est largement suffisant !”.

 

Le lendemain, une foule importante s’est massée devant le lieu d’enrôlement. Les candidats se présentaient avec leurs documents : certains brandissaient des actes de naissance originaux, d’autres de simples photocopies, parfois même des pièces visiblement falsifiées. Le processus semblait fluide. Les gens faisaient la queue, entraient pour les formalités, se faisaient photographier et ressortaient, créant un va-et-vient constant.

 

Parmi cette foule, il y’a un groupe de quatre jeunes musulmans qui a vécu une expérience radicalement différente. Arrivés avec leurs actes de naissance originaux,  pas des copies,  ils ont été immédiatement interpellés par les agents chargés de ramasser les dossiers.

 

“Non, pour vous, il faut aller à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture, à plusieurs kilomètres d’ici. Vous devez d’abord obtenir un certificat de nationalité. Quand vous reviendrez avec ce document, nous pourrons vous confectionner la carte”.

 

Les quatre jeunes, interloqués, ont fait remarquer aux agents l’incohérence :

 

“Mais attention, quelle est cette histoire ? Nous ne sommes que quatre parmi toute cette foule. Il y a des gens qui présentent des photocopies d’actes de naissance, d’autres n’ont même pas de vrais documents, mais vous les servez. Nous, nous apportons nos originaux, mais vous nous bloquez uniquement parce que nous avons des noms musulmans“.

 

Devant cette contestation, les agents ont maintenu leur position :

 

“Ce n’est pas notre décision personnelle. C’est une directive qui vient de Bangui, de notre hiérarchie. Nous ne pouvons pas faire autrement“.

 

Troublés par cette situation, les quatre jeunes se sont rendus au commissariat de police de Moungoumba pour exposer leur cas au commissaire.

 

“Il y a une foule qui est venue déposer ses dossiers, mais nous quatre, parce que nous avons des noms musulmans, on nous refuse le service”, ont-ils expliqué au commissaire.

 

Le commissaire, estimant la situation anormale, a pris leurs documents et s’est rendu personnellement auprès des agents chargés de réceptionner les dossiers pour tenter une médiation. La réponse a été identique :

 

“C’est une décision qui vient de Bangui, de nos supérieurs. Nous ne pouvons pas déroger à cette instruction. Il leur faut absolument le certificat de nationalité“.

 

Malgré les efforts de négociation du commissaire, les agents sont restées inflexibles. De retour au commissariat, le policier a remis les documents aux jeunes en leur confirmant le refus des agents.

 

L’enquête menée sur place par l’équipe du CNC a permis de constater même des incohérences. Des ressortissants de la République démocratique du Congo, munis de documents manifestement fabriqués mais portant des noms à consonance chrétienne, ont pu obtenir leur enrôlement sans difficulté. Pendant ce temps, des Centrafricains nés sur le territoire national se voyaient compliquer l’accès à leurs droits civiques.

 

Pour renforcer leur dossier, les quatre jeunes avaient même apporté les cartes d’identité et actes de naissance de leurs pères, tous natifs du village. Ces pièces supplémentaires n’ont pas suffi à fléchir la position de ces agents  .

 

“Il faut que vous obteniez vous-mêmes le certificat de nationalité“, ont persisté les agents, créant une discrimination manifeste.

 

Cette affaire montre clairement comment certaines pratiques administratives alimentent les frustrations. Quand des citoyens subissent de telles injustices, ils développent naturellement de la colère et du ressentiment. Puis, lorsque certains basculent dans des comportements extrêmes, on les qualifie rapidement de rebelles, de voyous ou de criminels, sans analyser les causes profondes de leur radicalisation.

 

L’incident de Moungoumba s’inscrit dans une série de cas similaires qui minent la cohésion sociale centrafricaine. Ces discriminations administratives, loin d’être anecdotiques, révèlent un problème structurel qui dépasse les simples dysfonctionnements bureaucratiques. Elles nourrissent un sentiment d’exclusion qui peut pousser une partie de la jeunesse vers des voies dangereuses pour la stabilité du pays.

 

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Touadera, ne nous rouler pas dans la farine. Regarde ton secteur financier face au défi de la stabilisation

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Touadera, ne nous rouler pas dans la farine. Regarde ton secteur financier face au défi de la stabilisation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, ne nous rouler pas dans la farine. Regarde ton secteur financier face au défi de la stabilisation
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Comité National Économique et Financier (CNEF) vient d’achever sa deuxième session ordinaire avec l’adoption d’un ensemble de mesures destinées à consolider l’architecture financière centrafricaine. Ces résolutions, formulées dans un contexte de croissance économique modérée mais fragile, traduisent une volonté de consolider un pilier essentiel de l’économie nationale. Pourtant, une analyse approfondie révèle que si ces intentions sont louables, leur mise en œuvre efficace se heurtera à des défis systémiques profonds et des réalités structurelles qu’il est impératif d’adresser.

 

Les Fondations : Assainissement et Accès au Crédit

 

Les premières résolutions du CNEF se concentrent sur l’assainissement du secteur bancaire, un pilier incontournable pour toute économie. Le renforcement des contrôles sur les établissements financiers, la mise en place d’une surveillance accrue des crédits et l’adoption de nouvelles normes de transparence sont des mesures saines et indispensables. Elles visent à garantir la solidité des institutions, à protéger les déposants et à prévenir l’accumulation de risques systémiques. Ces dispositions sont des prérequis pour restaurer la confiance et attirer les investissements.

 

Parallèlement, l’amélioration de l’accès au crédit figure également à l’ordre du jour, avec la proposition d’une baisse du taux effectif global (TEG) pour les PME, la simplification des procédures de prêt aux particuliers et la création d’un fonds de garantie pour les secteurs prioritaires. Ces initiatives, si elles sont bien calibrées, peuvent stimuler l’activité économique et favoriser l’inclusion financière. Toutefois, la simple baisse du TEG, sans une prise en compte des coûts réels et des risques perçus par les prêteurs, pourrait paradoxalement réduire l’offre de crédit aux PME si l’activité devient non rentable pour les banques.

 

Il est également important de souligner que le “secteur bancaire” ne se limite pas aux seules banques commerciales. La santé financière des institutions de microfinance et des crédits mutuels est tout aussi vitale, car elles desservent souvent les segments de population et les petites entreprises non couverts par les banques traditionnelles. Les défis de solvabilité et les problèmes de liquidité qui peuvent empêcher les clients de retirer leurs fonds sont des signes d’alerte qui exigent que ces entités soient pleinement intégrées et assainies par des mesures de surveillance et de transparence similaires. Ignorer ces acteurs, c’est laisser une partie significative de la population sans protection et fragiliser l’ensemble du système financier.

 

La Stabilisation Monétaire : Ambitions et Obstacles

 

La troisième série de résolutions aborde la stabilisation monétaire, un enjeu macroéconomique majeur. Le renforcement des réserves de devises est une stratégie prudente et essentielle, offrant un bouclier contre les chocs externes et garantissant la capacité du pays à honorer ses engagements. La mise en œuvre d’une politique de régulation des changes, bien que son efficacité dépende de sa nature (gestion de la volatilité versus contrôle strict), peut contribuer à la stabilité.

C’est sur le volet de la lutte contre les transferts illicites de fonds que la divergence entre l’intention et la réalité devient la plus critique. Sur le papier, cette mesure est fondamentale pour l’intégrité financière. Cependant, dans un contexte national avec la présence d’acteurs non étatiques influents et parfois peu scrupuleux, tels que le groupe Wagner, le contrôle de ces flux financiers devient extraordinairement complexe. Ces groupes opèrent souvent en dehors des circuits bancaires formels, utilisant des mécanismes opaques, ce qui rend leur traçabilité et leur interception un défi titanesque pour des autorités qui manquent de moyens techniques, humains et d’une pleine autonomie.

 

De plus, la situation est amplifiée par la décision du Président Touadera, pour le moins audacieuse, d’ériger la cryptomonnaie comme seconde monnaie légale ou parallèle, et de l’utiliser même pour des transactions foncières comme Dollar CAR, ce, malgré la réticence exprimée par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). Cette démarche, si elle vise l’inclusion financière ou l’innovation, ouvre une voie royale au blanchiment d’argent et aux transferts illicites. Les transactions en cryptomonnaies peuvent être pseudonomes et internationales, échappant ainsi aux mécanismes de contrôle traditionnels et compliquant sérieusement la tâche des autorités de surveillance et de lutte anti-blanchiment.

 

Le Défi Ultime : Le Détournement de Fonds Publics

 

Le plus grand défi demeure sans doute la lutte contre le détournement de fonds publics. Le pays est malheureusement connu pour l’ampleur de ce phénomène. L’exemple de l’ancien Premier Ministre Firmin Ngrebada, transférant des centaines de millions de FCFA vers l’étranger, avec un blocage des fonds uniquement à l’arrivée en France, montre une triste réalité : les contrôles nationaux sont souvent inefficaces face à une corruption systémique impliquant les plus hautes sphères de l’État.

 

Les résolutions du CNEF, bien qu’elles renforcent les mécanismes techniques de surveillance bancaire, ne peuvent à elles seules endiguer une corruption institutionnalisée. Pour y parvenir, il ne suffit pas de “mettre des contrôles sur papier” ; il faut une volonté politique inébranlable au plus haut niveau, une justice véritablement indépendante et impartiale, des organes de contrôle dotés de pouvoirs réels (Cour des Comptes, inspections), une transparence totale des finances publiques, et une application rigoureuse et sans exception de la loi. Sans ces réformes structurelles profondes, les détournements continueront, sapant la confiance du public, privant l’État de ressources essentielles pour le développement et alimentant les inégalités….

 

 

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Boda : une trentaine de consommateurs de drogue interpellés lors d’une opération des forces de l’ordre

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Boda : une trentaine de consommateurs de drogue interpellés lors d’une opération des forces de l’ordre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/ville-de-boda-dans-la-lobaye-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans un quartier de la Ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la Centrafrique
Dans un quartier de la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye. Photo CNC

 

Les forces de l’ordre mènent leur première offensive antidrogue de l’année dans la ville de Boda.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un mouvement de panique s’est emparé la semaine dernière des consommateurs de tramadol et de chanvre indien dans les premières heures de la matinée à Boda. Les forces de l’ordre, déployées en force dans les quartiers de Gbaoro, Petit marché, Capable et Sarakporo, ont procédé à une vaste opération de ratissage.

 

Cette intervention musclée a permis l’arrestation d’une trentaine de personnes soupçonnées de consommation de stupéfiants. Les interpellés ont été conduits à la brigade territoriale de Boda, située à 192 kilomètres au sud-ouest de Bangui, pour les besoins de l’enquête.

 

La majorité des détenus ont recouvré la liberté dès le lendemain, moyennant le versement d’une caution. Un ancien détenu, désormais libre, confirme cette procédure de libération conditionnelle appliquée aux suspects.

 

Cette opération constitue la première du genre depuis le début de l’année dans cette ville de l’ouest centrafricain. L’initiative a reçu un accueil favorable tant de la part des habitants que des autorités locales, qui y voient un signal fort dans la lutte contre la toxicomanie.

 

Les responsables sécuritaires de haut niveau avaient promis un renforcement des contrôles pour démanteler les réseaux de trafic de drogues illicites qui sévissent dans la zone de Boda et ses environs.

 

Cette démonstration de force s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation du territoire et de lutte contre les fléaux sociaux qui minent certaines communautés urbaines du pays.

 

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Mission EUAM-RCA achevée : quel bilan pour la réforme sécuritaire centrafricaine ?

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Mission EUAM-RCA achevée : quel bilan pour la réforme sécuritaire centrafricaine ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/Photo-de-famille-du-lancement-de-la-mission-de-conseil-de-lUnion-europeenne-en-Centrafrique-le-24-septembre-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mission EAM RCA achevée : quel bilan pour la réforme sécuritaire centrafricaine ?
Photo de famille du lancement de la mission de conseil de l’Union européenne en Centrafrique le 24 septembre 2020 Photo CNC

 

La mission de conseil européenne EUAM-RCA  termine son mandat après avoir transformé l’appareil sécuritaire centrafricain.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Union européenne referme un chapitre de sa coopération avec la République centrafricaine. José-Marc Diaz, chef de la mission de conseil EUAM-RCA  , a dressé le bilan final de cette initiative lors d’un café de presse dans la capitale. Sollicitée par le président Faustin Archange Touadéra, cette mission avait pour objectif de façonner des forces de sécurité “professionnelles, éthiques, républicaines et respectueuses des droits humains”.

 

Les résultats tangibles de l’EUAM-RCA  s’articulent autour de trois axes principaux. Le renforcement des capacités humaines constitue le premier pilier de cette transformation. Les formations spécialisées ont touché l’ensemble de la hiérarchie, du simple agent aux cadres supérieurs. Cette montée en compétences vise à garantir un encadrement efficace et moderne des forces de l’ordre centrafricaines.

 

La modernisation infrastructurelle forme le deuxième volet des réalisations. Équipements neufs, bâtiments réhabilités, conditions de travail améliorées : cette mise à niveau matérielle accompagne la professionnalisation des agents. Ces investissements matériels consolident les acquis de la formation et créent un environnement propice à l’application des nouvelles méthodes.

 

Le troisième axe de l’EUAM-RCA  concerne la gestion stratégique et opérationnelle. La mission européenne a restructuré les processus de gestion des ressources, qu’elles soient logistiques ou financières. Cette réorganisation administrative constitue l’épine dorsale d’un système sécuritaire pérenne, capable de fonctionner selon les standards internationaux.

 

Ces transformations interviennent dans un pays qui mesure 622 984 kilomètres carrés et compte environ 5,5 millions d’habitants répartis dans sept zones administratives, de Bangui jusqu’aux frontières avec le Tchad, le Soudan et la République démocratique du Congo. La stabilisation de cet immense territoire représente un défi considérable pour les nouvelles forces formées par la mission européenne EUAM-RCA .

 

L’impact de cette coopération dépasse le cadre purement sécuritaire. En créant des forces respectueuses des droits humains, l’EAM RCA contribue à restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. Cette réconciliation constitue un préalable indispensable à la reconstruction post-conflit et au développement économique du pays.

 

L’avenir de ces réformes dépend désormais de l’appropriation nationale. Les autorités centrafricaines héritent d’un arsenal juridique, technique et humain modernisé. Le défi principal reste la pérennisation financière de ces acquis. Sans budget adéquat, les équipements se détériorent et les compétences s’érodent. Le gouvernement doit donc intégrer ces coûts dans sa planification budgétaire à long terme, tout en maintenant les standards de qualité inculqués par la mission européenne EUAM-RCA .

 

Cependant, l’écart entre formation et pratique demeure préoccupant. Malgré les enseignements européens sur le respect des droits humains, les forces de sécurité centrafricaines continuent d’adopter des méthodes contestables. Les cas de racket, de violences et d’abus persistent sur le terrain, soulevant des interrogations sur l’efficacité réelle de cette coopération. L’influence croissante des Mercenaires russes du groupe Wagner, aux méthodes diamétralement opposées aux standards européens, compromet l’application des formations reçues.

 

La mission EUAM-RCA  laisse un héritage institutionnel indéniable, mais son impact sur le comportement quotidien des forces de sécurité reste limité. Cette dissonance entre les acquis théoriques et la réalité du terrain souligne les limites des réformes imposées de l’extérieur. La Centrafrique dispose certes d’outils modernisés, mais leur utilisation conforme aux standards internationaux nécessite une volonté politique qui fait encore défaut.

 

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En Centrafrique, un programme innovant redonne espoir aux victimes de violences

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En Centrafrique, un programme innovant redonne espoir aux victimes de violences

 

En Centrafrique, un programme innovant redonne espoir aux victimes de violences

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le CIAF déploie depuis 2021 un modèle multisectoriel unique pour accompagner les victimes de violences  en République centrafricaine.

 

La République centrafricaine vit une transformation silencieuse dans la prise en charge de ses victimes de violences. Depuis 2021, le Comité Inter-Africain sur les Pratiques Traditionnelles Affectant la Santé des Femmes et des Enfants déploie un programme d’accompagnement sur huit sites de la région d’Alindao. Cette initiative, financée par le Fonds au profit des victimes de la Cour Pénale Internationale, propose une approche inédite combinant écoute psychosociale, soins médicaux et activités génératrices de revenus.

 

Le pays traverse depuis 2002 une crise sécuritaire qui a généré des violences de masse. Les groupes armés Séléka et Anti-Balaka ont commis des exactions systématiques, laissant des milliers de victimes de violences  dans un état de vulnérabilité extrême. Les survivants, majoritairement des femmes mais aussi des hommes et des enfants, portent des traumatismes profonds et subissent souvent le rejet de leurs communautés.

 

Le programme du CIAF répond à cette urgence par une stratégie en trois volets. D’abord, des agents psychosociaux formés offrent un espace d’écoute sécurisé aux victimes de violences. Ces professionnels, appuyés par des réseaux communautaires, identifient les survivants et les accompagnent dans leur processus de guérison psychologique. Cette étape permet de restaurer la dignité des victimes et de briser l’isolement social.

 

Le volet médical assure ensuite une prise en charge complète des blessures physiques et des complications liées aux violences sexuelles. Grâce à des partenariats avec les formations sanitaires locales, les soins sont entièrement gratuits. Les cas de traumatismes sévères bénéficient d’orientations vers des spécialistes en psychiatrie ou en sociologie.

 

Le troisième pilier concerne l’autonomisation économique des victimes de violences. Les victimes les plus démunies reçoivent des enveloppes financières débutant à 150 000 FCFA pour lancer des activités génératrices de revenus. Ces projets, allant du petit commerce à l’agriculture, permettent aux bénéficiaires de retrouver une indépendance financière et de se réinsérer socialement.

 

Les résultats témoignent de l’efficacité de cette approche globale. Des centaines de personnes ont bénéficié des sessions d’écoute, réduisant la stigmatisation et l’isolement. Les partenariats médicaux ont permis de traiter de nombreuses victimes souffrant d’infections sexuellement transmissibles ou de blessures physiques. Les activités économiques ont offert à de nombreuses familles une source de revenus stable, transformant leur quotidien.

 

En juillet 2025, le programme a organisé une formation de cinq jours à Bangui pour six couples point focaux de Bossangoa et  Mbaïki. Cette session, axée sur l’approche transformative du genre, a outillé les participants pour promouvoir une vie sans violence dans leurs communautés respectives.

 

L’impact se mesure dans des parcours individuels remarquables. Marie, survivante d’un viol collectif en 2019, avait été rejetée par sa famille. Après un accompagnement psychosocial et médical, elle a lancé un commerce de manioc grâce à une subvention, lui permettant aujourd’hui de subvenir aux besoins de ses deux enfants. Joseph, agriculteur victime de violences physiques, a surmonté son stress post-traumatique et développé un élevage de volailles tout en sensibilisant sa communauté. Aminata, adolescente violée lors d’un déplacement forcé, a reçu des soins gynécologiques et appris la couture, retrouvant ainsi son autonomie.

 

Ces succès n’occultent pas les défis persistants. L’insécurité limite encore l’accès aux victimes dans certaines zones. Les ressources financières demeurent insuffisantes face à l’ampleur des besoins. La dépendance aux financements internationaux questionne la pérennité du programme à long terme.

 

Le CIAF envisage d’étendre ses interventions à d’autres régions et de renforcer la sensibilisation communautaire pour prévenir les violences. Cette approche multisectorielle offre un modèle prometteur pour d’autres pays confrontés à des situations similaires. Elle démontre qu’une prise en charge holistique peut transformer durablement la vie des victimes de violences , à condition de maintenir un engagement soutenu des autorités nationales et de la communauté internationale….

 

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CENTRAFRIQUE : LA CANDIDATURE À UN TROISIÈME MANDAT DEVENUE FORMELLE MARQUE LE POINT DE DÉPART DES HOSTILITÉS DE LA RÉSISTANCE DÉMOCRATIQUE

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LA CANDIDATURE À UN TROISIÈME MANDAT DEVENUE FORMELLE MARQUE LE POINT DE DÉPART DES HOSTILITÉS DE LA RÉSISTANCE DÉMOCRATIQUE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA CANDIDATURE À UN TROISIÈME MANDAT DEVENUE FORMELLE MARQUE LE POINT DE DÉPART DES HOSTILITÉS DE LA RÉSISTANCE DÉMOCRATIQUE
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

 À l’issue de son deuxième congrès ordinaire tenu à Bangui le 26 juillet 2025, le parti au pouvoir a investi sans surprise son candidat pour un troisième mandat aux Élections présidentielles de décembre 2025 c’est-à-dire que le Président de la République sera candidat à sa propre succession.

 

Cette candidature de trop qui viole ostentatoirement la constitution du 30 mars 2016 souleve des enjeux politiques majeurs et marque une étape cruciale dans la vie politique centrafricaine, un tournant critique pour notre démocratie embryonnaire.

 

Cette candidature de trop sur fond de contestation à un troisième mandat présidentiel marque parallèlement la transition d’une démocratie constitutionnelle à un régime personnalisé qui piétine tous les fondamentaux du droit et risque de rouvrir une page douloureuse de notre histoire.

 

Cette candidature qui sonne comme un défi pour ériger la République en royaume menacera la stabilité du pays et même de la sous région qui risquera d’entrer dans une phase incertaine.

 

Cette investiture qui marque le franchissement du rubicon pourra majestueusement remettre en cause les acquis démocratiques chèrement payés parfois au prix du sang et surtout la perte de légitimité au niveau national qui par voie de conséquence privera le pays du partenariat de la communauté internationale plus particulièrement les institutions ou organisations qui conditionnent leurs aides au respect des principes démocratiques.

 

À ce stade, il apparaît important de souligner un aspect de la problématique qui choque paradoxalement l’opinion.

 

Il s’agit d’une première d’un président aussi intellectuel qui a hérité d’une transition démocratique et qui renie majestueusement son engagement politique matérialisé par le serment et impose une démocratie d’imposture où il contrôle tous les autres pouvoirs.

 

L’État étant une continuité, même le pseudo professeur a trop bien travaillé, il devrait favoriser l’alternance démocratique et la transmission générationnelle du pouvoir ou le renouvellement de la classe politique.

 

Maintenant que la boîte de pandore est ouverte, le citoyen lambda toujours inquiet sur l’avenir du pays s’interroge :

 

1- Quelle est désormais la valeur politique et juridique du serment et de l’engagement politique si on doit les renier quelques années plus tard par le biais des révisions constitutionnelles ?

2- Qu’est-ce qui peut justifier légitimement cette candidature nonobstant la fragilité de son état de santé ?

3- En d’autres termes, quelles sont les réelles motivations de cette candidature si les problèmes sécuritaires et de stabilité seront toujours au rendez-vous ?

4- Quel rôle peut jouer l’union Africaine et l’institution régionale déjà affaiblies par manque d’autorité dans ce genre de crise ?

 

En déduction de ce qui précède, si en une décennie de gouvernance le Président de la République n’est pas capable d’assurer une transmission générationnelle en propulsant les jeunes cadres de son parti pour assurer la relève, on en conclut qu’il a lamentablement échoué sur tous les plans.

Maintenant que le vin est tiré, il faut le boire quel que soit son goût.

Pour ce faire, nous appelons solennellement à l’unité et à la mobilisation de l’opposition démocratique ainsi que de la société civile pour définir une stratégie commune de lutte de résistance afin de libérer non seulement notre chère patrie mais d’éviter un passage en force générateur d’instabilité politique grave.

La tension et la pression vont monter crescendo avec des contestations, des marches ou manifestations interdites qui vont entraîner la répression voire la désobéissance civile.

 

Ainsi, le mercure sera progressif depuis la période pré-electorale, ensuite des troubles généralisés en période électorale et enfin la période post-electorale qui sera difficile à gérer.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

 

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

 

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

 

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

 

Les chants des sirènes et le culte de personnalité ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

 

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

 

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

 

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 02 août 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Nicolas Tiangaye : ‘en 9 ans, le gouvernement Touadéra a triplé le nombre des groupes armés en Centrafrique’

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Nicolas Tiangaye : ‘en 9 ans, le gouvernement Touadéra a triplé le nombre des groupes armés en Centrafrique

 

Nicolas Tiangaye : ‘en 9 ans, le gouvernement Touadéra a triplé le nombre des groupes armés en Centrafrique’
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Nicolas Tiangaye s’est exprimé lors d’une conférence du BRDC rassemblant plusieurs leaders politiques vendredi 4 juillet 2025 à Bangui.

 

L’ancien Premier ministre et juriste de renom Nicolas Tiangaye a livré une analyse détaillée de la situation sécuritaire centrafricaine lors de cette rencontre politique du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution. Nicolas Tiangaye a directement questionné l’efficacité des politiques gouvernementales en matière de sécurité, établissant un bilan spectaculaire de l’administration Touadéra en 9 années.

 

Nicolas Tiangaye, fort de son parcours d’homme de loi et de son expérience à la tête du gouvernement, a développé une argumentation structurée sur les défaillances sécuritaires actuelles. Le juriste a rappelé les engagements pris par Faustin-Archange Touadéra lors des campagnes électorales de 2015 et 2020, notamment ses promesses de pacification du territoire national.

 

L’ancien Chef du gouvernement Nicolas Tiangaye a établi un parallèle saisissant entre la situation sécuritaire à l’arrivée de Touadéra au pouvoir et celle d’aujourd’hui.

 

« Quand il avait pris le pouvoir, il y avait très peu de groupes armés. En étant au pouvoir, le nombre de groupes armés a doublé ou a triplé », a déclaré Nicolas Tiangaye, pointant une dégradation objective de la situation.

 

Cette analyse de l’ancien premier ministre Nicolas Tiangaye s’appuie sur des données factuelles concernant l’évolution des groupes armés en République centrafricaine. Le juriste observe que la multiplication de ces formations armées coïncide avec la période d’exercice du pouvoir par l’actuel président, remettant en question l’efficacité des stratégies déployées.

 

En outre, Nicolas Tiangaye a formulé une question percutante à l’endroit du gouvernement : « Le gouvernement Touadéra a triplé les groupes armés, où est la sécurité ? ». Cette interpellation directe traduit l’exigence de résultats concrets de la part de l’ancien Premier ministre.

 

Le leader du BRDC Nicolas Tiangaye a ainsi placé le débat sur le terrain des résultats mesurables. Son questionnement porte sur l’écart entre les promesses électorales du président Touadéra et la réalité sécuritaire vécue par les Centrafricains au quotidien.

 

Nicolas Tiangaye a également évoqué l’inefficacité des interventions extérieures, notamment celle des mercenaires Wagner, qui n’ont pas permis de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire. Cette observation de Nicolas Tiangaye pousse à s’interroger sur la pertinence des choix stratégiques opérés par le gouvernement.

 

L’aggravation de l’insécurité dans l’arrière-pays

 

L’analyse de Nicolas Tiangaye porte particulièrement sur la situation dans l’arrière-pays, où les populations civiles subissent les conséquences de cette prolifération des groupes armés. L’ancien Premier ministre constate que l’autorité de l’État peine à s’exercer effectivement sur l’ensemble du territoire national.

 

Nicolas Tiangaye observe que cette dégradation sécuritaire dans les régions éloignées de la capitale témoigne d’un échec dans la stratégie de déploiement des forces de sécurité. Le juriste note que les populations rurales se retrouvent particulièrement exposées aux exactions des groupes armés, dont le groupe Wagner.

 

Cette situation analysée par Nicolas Tiangaye contraste avec les objectifs affichés par le gouvernement Touadéra de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. L’ancien Chef du gouvernement constate un décalage entre les ambitions proclamées et les résultats obtenus.

 

Nicolas Tiangaye a placé son intervention dans une perspective de responsabilité démocratique, appelant le gouvernement à rendre compte de ses résultats. L’ancien Premier ministre considère que les engagements électoraux créent une obligation de résultats envers les citoyens.

 

Le juriste Nicolas Tiangaye a rappelé que la sécurité constitue l’une des missions régaliennes fondamentales de l’État. Son analyse porte sur l’incapacité du gouvernement actuel à remplir cette mission essentielle, malgré les moyens déployés et les partenaires internationaux mobilisés.

 

Nicolas Tiangaye a ainsi recentré le débat politique sur les résultats concrets de l’action gouvernementale. Son approche factuelle, basée sur l’évolution objective de la situation sécuritaire, interpelle directement les responsabilités du pouvoir en place.

 

L’analyse de Nicolas Tiangaye porte également sur l’inefficacité des différentes stratégies sécuritaires mises en œuvre par le gouvernement Touadéra. L’ancien Premier ministre constate que ni les accords de paix, ni les interventions du groupe Wagner, ni les réformes institutionnelles n’ont permis d’inverser la tendance.

 

Nicolas Tiangaye observe que malgré la présence de forces internationales et les investissements réalisés dans le secteur sécuritaire, la situation continue de se dégrader. Cette observation du juriste questionne l’efficacité des choix stratégiques opérés par les autorités actuelles.

 

L’expertise de Nicolas Tiangaye lui permet d’analyser les défaillances systémiques qui expliquent cette dégradation continue. L’ancien Chef du gouvernement identifie un problème structurel dans l’approche sécuritaire adoptée par l’administration Touadéra.

 

La question posée par Nicolas Tiangaye :  « où est la sécurité ? »,  résume l’attente des Centrafricains face aux promesses non tenues. L’ancien Premier ministre traduit ainsi l’exaspération d’une population qui espérait voir la situation s’améliorer sous la présidence Touadéra.

 

Nicolas Tiangaye a formulé cette interpellation dans un contexte où les indicateurs sécuritaires continuent de se dégrader. Le juriste appelle à une prise de conscience des autorités face à l’ampleur des défis à relever….

 

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Martin Ziguelé dénonce l’incompétence de l’ANE et un processus électoral biaisé

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Martin Ziguelé dénonce l’incompétence de l’ANE et un processus électoral biaisé

 

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Martin Ziguelé, Président du MLPC, porte-parole du BRDC, député de Bocaranga 3, Membre de la commission finances à l’assemblée nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé conteste la crédibilité des élections de décembre 2025.

 

Martin Ziguelé ne fait pas dans la demi-mesure. L’ancien Premier ministre et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a livré un réquisitoire sans appel contre l’Autorité Nationale des Élections lors d’une interview sur Vue d’Afrique. Ses mots tranchent : l’ANE est “incompétente” et le processus électoral en cours n’est qu’une “imposture”.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Onze mois après le lancement de la révision des listes électorales en septembre 2024, et malgré un budget de 6 milliards de francs CFA, aucune liste électorale provisoire n’a vu le jour. Cette défaillance intervient à quelques mois des élections du 27 décembre 2025, qui doivent combiner scrutins locaux, législatifs et présidentiels.

 

Martin Ziguelé pointe du doigt une manipulation juridique qui aggrave la situation. Le gouvernement a modifié la loi pour supprimer l’obligation d’un délai d’un an entre la finalisation des listes électorales et la convocation des élections. Cette modification empêche, selon lui, tout recours juridique effectif et compromet l’intégrité du processus démocratique.

 

L’ancien chef de gouvernement pose une question simple : comment une institution incapable de produire des listes provisoires en onze mois pourrait-elle organiser quatre scrutins simultanés ? Il dénonce l’absence de réforme structurelle de l’ANE et l’opacité qui entoure le budget alloué à l’organisation de ces élections.

 

Pour le BRDC, ces dysfonctionnements ne relèvent pas de l’incompétence pure mais d’une stratégie délibérée. L’opposition y voit une tentative de manipulation du processus électoral, destinée à garantir un résultat favorable au pouvoir en place tout en donnant l’illusion d’un scrutin démocratique.

 

Les accusations de Martin Ziguelé s’inscrivent dans un climat politique tendu en République centrafricaine. Le pays, qui peine encore à stabiliser ses institutions après des années de conflit, fait face à des questionnements sur la capacité de ses organes électoraux à garantir des élections libres et transparentes.

 

Ces critiques interpellent également la communauté internationale, qui observe de près l’évolution de la situation politique centrafricaine. La légitimité des futures élections dépendra largement de la capacité de l’ANE à corriger ses défaillances et à rétablir la confiance des acteurs politiques et de la population….

 

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Centrafrique : le Rassemblement Unitaire conteste la légitimité du pouvoir de Touadéra

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Centrafrique : le Rassemblement Unitaire conteste la légitimité du pouvoir de Touadéra

 

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Remise d’arme d’un commandant de l’UPC à Maloum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Rassemblement Unitaire dénonce un régime soumis aux intérêts étrangers après l’accord signé avec des groupes armés 3R et l’UPC à Ndjamena.

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé, coordinateur général du Rassemblement Unitaire, a publié le 10 juillet 2025 une déclaration virulente contre le président Faustin-Archange Touadéra. Ce texte, diffusé depuis Paris, accuse le chef de l’État centrafricain de trahir les intérêts de son pays.

 

L’universitaire reproche au pouvoir de Bangui d’avoir délégué ses prérogatives au Tchad dans le cadre de l’accord de N’Djamena. Cette démarche, selon lui, traduit l’incapacité du régime à assumer ses responsabilités. Akandji-Kombé considère que cette externalisation des fonctions régaliennes constitue un abandon de souveraineté.

 

L’ancien ministre fustige également la différence de traitement entre les acteurs politiques. Tandis que des “mercenaires étrangers” bénéficient d’un accueil officiel et d’un partage du pouvoir, les responsables politiques centrafricains font face à la répression. Cette situation, estime-t-il, inverse les priorités nationales.

 

Le juriste dénonce par ailleurs l’impunité accordée aux auteurs présumés d’exactions. Il oppose cette clémence au sort réservé aux opposants, poursuivis devant les tribunaux ou emprisonnés. Cette asymétrie, selon Akandji-Kombé, témoigne du mépris du pouvoir pour la justice.

 

Le Rassemblement Unitaire interpelle la communauté internationale sur ces pratiques. La déclaration vise particulièrement la Minusca, l’ONU, l’Union européenne et les organisations régionales. Akandji-Kombé les met en garde contre un soutien qui, selon lui, prolongerait les souffrances de la population.

 

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes en Centrafrique. L’accord de N’Djamena, signé avec certains groupes armés, divise la classe politique. Les opposants y voient une négociation avec des criminels, tandis que le pouvoir défend une stratégie de pacification.

 

Le texte demande la libération des responsables politiques détenus et l’amnistie des “démocrates”. Il réclame également l’ouverture d’un dialogue inclusif sous médiation régionale. Ces exigences reprennent les revendications habituelles de l’opposition centrafricaine….

 

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Éducation en Centrafrique : le conseil des ministres annonce des chiffres en hausse, mais un système au bord du chaos

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Éducation en Centrafrique : le conseil des ministres annonce des chiffres en hausse, mais un système au bord du chaos

 

Éducation en Centrafrique : le conseil des ministres annonce des chiffres en hausse, mais un système au bord du chaos
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le ministre de l’Éducation nationale annonce au conseil des ministres une hausse des effectifs scolaires grâce à un prétendu “retour à la paix”. Mais les données des rapports racontent une autre histoire.

 

Le 26 mai dernier, au Conseil des ministres, le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale a présenté des statistiques encourageantes. Plus d’élèves inscrits, moins d’abandons, davantage de filles scolarisées. Le tout attribué au “retour progressif à la paix” dans le pays.

 

Ces chiffres optimistes tranchent avec les rapports de l’Unicef et de la Banque mondiale. Selon ces organisations, 70% des enfants centrafricains abandonnent leur scolarité. Seuls 60% terminent le primaire et 6% atteignent la fin du secondaire. Pour les filles, la situation est particulièrement difficile : 68% sont mariées avant 18 ans, 29% avant 15 ans.

 

À Bangui, l’école publique en difficulté

 

Dans la capitale, les établissements publics peinent à fonctionner normalement. Les salles sont surpeuplées, souvent sans électricité ni eau courante. Les toits qui fuient pendant la saison des pluies interrompent régulièrement les cours.

 

L’État centrafricain ne finance plus correctement son système éducatif. Les parents doivent eux-mêmes payer les frais d’inscription, les manuels scolaires, les examens d’entrée en 6e, le brevet et le baccalauréat. Même l’éducation physique fait désormais l’objet d’une taxe pour les candidats aux examens, exemple à Bocaranga cette année.

 

Face à l’absence d’enseignants titulaires, les parents se cotisent pour recruter des “maîtres-parents”. Chaque famille verse 1000 francs CFA par mois. Avec cet argent collecté, ils paient quelqu’un du quartier qui sait un peu lire et écrire. Le problème : ces maîtres-parents n’ont souvent qu’un niveau dérisoire, souvent  de troisième ou quatrième, mais ils enseignent à des élèves de cinquième, sixième ou même de CM2. Comment un adulte qui s’est arrêté en classe de troisième peut-il bien enseigner les mathématiques ou le français à des enfants ? L’État ne reconnaît même pas ces enseignants de fortune, pourtant ils constituent la majorité du corps enseignant dans les écoles primaires et une bonne partie dans les collèges dans tout le pays.

 

La Banque mondiale note que les budgets éducatifs de la RCA comptent parmi les plus faibles d’Afrique francophone. Pendant que le pays consacre près de 300 millions de francs CFA par an aux mercenaires de Wagner, l’éducation nationale survit grâce aux cotisations de parents démunis ou de la banque mondiale.

 

Les résultats s’en ressentent : moins de 10% des élèves de CE2 maîtrisent les bases en lecture et mathématiques, selon l’Unicef. La Banque mondiale confirme ces données : seuls 4,7% des enfants de 7 à 14 ans ont des compétences minimales en lecture.

 

En province, les écoles ferment

 

Hors de Bangui, la situation devient inquiétante. À Obo par exemple, l’arrivée des mercenaires de Wagner la semaine passée a vidé les écoles. Les élèves ont fui dans la brousse avec leurs familles pendant plusieurs semaines.

 

À Zemio, dans le Haut-Mbomou, la ville s’est dépeuplée après des attaques des Mercenaires russes et des soldats FACA contre les miliciens Azandé.

 

Dans d’autres localités comme Ouanda-Djallé, Boromata, Ouadda-Maïkaga, les écoles sont régulièrement fermées à cause de l’insécurité ou du manque d’enseignants.

 

En effet, depuis 2017, plus de 100 attaques contre des établissements scolaires ont été recensées en République centrafricaine. Dans ce contexte, parler de “retour à la paix” pour expliquer l’amélioration des statistiques scolaires pose question.

 

Des investissements insuffisants

 

Le ministre évoque un “nexus urgences-relèvement”, mais les investissements concrets restent limités. La Banque mondiale note que, malgré des projets comme le PAPSE II qui a construit 357 salles de classe et aidé 118 992 élèves, les besoins demeurent énormes.

 

Les écoles construites avec des matériaux locaux, notamment de la terre, s’effondrent sous les pluies.

 

L’Unicef fournit la moitié des vaccins et presque toutes les fournitures scolaires d’urgence en RCA. Cette dépendance aux bailleurs extérieurs révèle le sous-financement chronique de l’éducation dans le pays.

 

Les filles particulièrement touchées

 

Les filles centrafricaines paient un prix élevé. Mariages forcés, grossesses précoces et travaux domestiques les éloignent des bancs de l’école. Le projet Maïngo, qui crée des “espaces sûrs”, ne touche qu’une fraction des 54% de filles qui ne terminent pas le primaire.

 

La République centrafricaine figure parmi les dix pays où l’accès des filles à l’éducation est le plus faible au monde. Cette situation perpétue le cycle de la pauvreté et limite le développement du pays.

 

Ces annonces optimistes interviennent alors que les élections approchent. Les chiffres d’inscription servent à promouvoir un “nouvel élan républicain”, mais les Centrafricains constatent autre chose sur le terrain….

 

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Pourquoi la mise en place des Zones Économiques Spéciales  en Centrafrique constitue  Un pari audacieux face à des défis majeurs?

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Pourquoi la mise en place des Zones Économiques Spéciales  en Centrafrique constitue  Un pari audacieux face à des défis majeurs?

 

Pourquoi la mise en place des Zones Économiques Spéciales en Centrafrique constitue Un pari audacieux face à des défis majeurs?
Thierry Patrick Akoloza

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La République Centrafricaine  veut changer la donne économique avec un projet ambitieux : créer des Zones Économiques Spéciales (ZES). L’idée ? Booster l’emploi, produire plus localement et donner un coup de fouet à une économie en difficulté. Mais dans un pays où tout manque : routes, électricité, stabilité, ce plan peut-il vraiment tenir la route ?

 

Un projet pour relancer l’économie

 

Le gouvernement centrafricain, via son ministre du Commerce et de l’Industrie, Thierry Patrice Akoloza, a annoncé la création de ZES dans plusieurs coins du pays. Ces zones, bien délimitées, doivent offrir tout ce qu’il faut aux entreprises : électricité fiable, routes praticables, eau potable, et même des avantages fiscaux comme des exonérations sur les douanes et des démarches administratives simplifiées. Le but est simple : attirer des investisseurs, créer des jobs, surtout pour les jeunes, et produire localement pour dépendre moins des importations.

 

Pour démarrer, trois sites ont été choisis : PK-26, tout près de Bangui, Boali, avec ses atouts agricoles et énergétiques, et Bossangoa. À Boali, une étude est en cours avec l’aide de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque Mondiale pour voir si le projet tient la route. Ce plan s’inscrit dans une vision plus large : remettre l’économie centrafricaine sur les rails et donner un avenir à une population qui en a bien besoin.

 

Les ZES, une belle idée… mais pas sans risques

 

Sur le papier, les ZES ont tout pour plaire. Elles attirent les investisseurs étrangers, créent des emplois, diversifient l’économie et permettent à un pays de se connecter aux marchés mondiaux. Pour la RCA, où les entreprises galèrent avec des infrastructures défaillantes et des lourdeurs administratives, ces zones pourraient être une bouffée d’oxygène en offrant un cadre plus simple et efficace.

 

Mais l’expérience, surtout en Afrique et dans des pays en crise, montre que les ZES ne marchent pas toujours. Souvent, les projets sont mal pensés : on choisit des endroits qui ne collent pas, on voit trop grand, ou on oublie ce que le pays peut vraiment offrir. Les infrastructures promises – électricité, routes – coûtent cher à construire et à entretenir, surtout quand tout le reste du pays est à la traîne. La corruption et une gestion bancale peuvent aussi tout gâcher, en effrayant les investisseurs sérieux. Selon une enquête d’Afrobarometer, 67 % des Africains pensent que leurs gouvernements ne font pas assez contre la corruption, et la RCA ne fait pas exception.

 

Un autre problème fréquent, c’est que les ZES deviennent des bulles coupées du reste du pays. Elles produisent pour l’exportation, importent presque tout ce dont elles ont besoin, et ne profitent pas beaucoup à l’économie nationale. En RCA, où les petites entreprises sont rares, ce risque est encore plus grand. Les ZES pourraient se limiter à des activités simples, comme assembler des produits ou extraire des ressources, sans vraiment transformer l’économie.

 

La RCA, un terrain miné pour les ZES

 

La RCA, c’est un pays où tout est compliqué. Sept personnes sur dix vivent dans la pauvreté, et près de 66 % sont dans une misère extrême. L’école ? Seulement 37 % des adultes savent lire et écrire, et le niveau de formation est parmi les plus bas au monde. Résultat : trouver des travailleurs qualifiés pour des usines ou des entreprises modernes, c’est mission impossible. Côté nourriture, plus de 60 % de la population a du mal à manger à sa faim, et le pays importe presque tout, ce qui le rend vulnérable aux hausses de prix.

 

Les infrastructures, c’est encore pire. En 2022, à peine 6 % des foyers avaient l’électricité, et même à Bangui, les coupures sont monnaie courante. Les routes ? La plupart sont en piteux état, ce qui rend les transports coûteux et lents. L’eau potable ? Seuls 4 % des Centrafricains y ont accès. Et pour Internet, c’est le désert : la RCA n’est même pas connectée à la fibre optique, et seulement 10 % de la population va en ligne. Construire des ZES avec des infrastructures au top dans ce contexte, c’est comme vouloir bâtir une maison sur du sable.

 

Et puis, il y a la politique et la gestion du pays. La RCA sort à peine d’années de conflits, et même avec un accord de paix signé en 2019, la violence reste un problème. Les institutions sont faibles, et la corruption est partout. Des projets comme le port sec de PK-26, près de Bangui, sont déjà dans la tourmente à cause de soupçons de mauvaise gestion. Avec une dette publique qui grimpe à 60 % du PIB, l’État n’a pas les moyens de se lancer dans des projets pharaoniques sans aide extérieure.

 

Les sites pilotes : des choix qui posent question

 

Les trois sites choisis pour tester les ZES ont chacun leurs forces et leurs faiblesses. PK-26, proche de Bangui, a l’avantage d’être bien placé pour la logistique et les marchés. Mais le port sec, qui pourrait être un atout, est déjà au cœur de polémiques sur sa gestion, ce qui n’inspire pas confiance. Boali, avec ses terres agricoles et son potentiel pour l’énergie hydroélectrique, pourrait devenir un pôle agro-industriel. Mais pour ça, il faudrait des usines, des entrepôts frigorifiques, des routes,  tout ce qui manque cruellement aujourd’hui. Pour Bossangoa, il doit composer avec les mêmes problèmes de sécurité et d’infrastructures que le reste du pays.

 

L’aide internationale, une arme à double tranchant

 

La BAD et la Banque Mondiale, qui financent l’étude sur Boali, apportent leur savoir-faire et leur argent, ce qui est une bonne nouvelle. Mais compter trop sur l’étranger, c’est risqué. Si la RCA ne prend pas les rênes du projet et ne renforce pas ses propres équipes, ces ZES pourraient s’effondrer dès que l’aide s’arrête. Et les conditions imposées par ces partenaires, comme des réformes de gestion, peuvent être mal acceptées ou appliquées en surface, sans vrai changement.

 

Comment faire pour que ça marche ?

 

Pour que les ZES ne soient pas un flop, la RCA doit jouer serré et revoir ses priorités. Voici quelques pistes concrètes :

 

  1. Nettoyer la gestion publique : Sans une lutte sérieuse contre la corruption et des règles claires, les ZES vont attirer les profiteurs, pas les vrais investisseurs. Il faut des processus transparents pour tout : licences, terrains, avantages fiscaux.
  2. Construire des bases solides : Avant de rêver à des zones high-tech, il faut des routes, de l’électricité et de l’eau pour tout le pays. Ça profitera à tout le monde, pas juste à quelques enclaves.
  3. Commencer petit : Plutôt que de voir grand tout de suite, un seul projet pilote, bien ficelé, dans un secteur comme l’agro-alimentaire à Boali, pourrait montrer la voie sans ruiner le pays.
  4. Former les gens : Sans écoles, sans formations, pas de travailleurs qualifiés. Investir dans l’éducation, c’est la base pour que les ZES aient du sens.
  5. Suivre et ajuster : Mettre en place un système pour vérifier si les ZES créent vraiment des emplois ou réduisent les importations, et corriger le tir si ça dérape.

 

L’idée des ZES, c’est une belle ambition pour la RCA : relancer l’économie, donner du travail aux jeunes, produire au lieu d’importer. Mais soyons réalistes : sans routes, sans électricité, sans sécurité et sans une gestion honnête, ce projet risque de rester un vœu pieux. Les ZES ne sont pas une baguette magique. Pour qu’elles marchent, le pays doit d’abord régler ses problèmes de fond : pacifier le territoire, reconstruire les infrastructures, former sa population et remettre de l’ordre dans la gouvernance. C’est un travail de titan, mais c’est le seul chemin pour que ce pari audacieux devienne une réussite et profite vraiment aux Centrafricains….

 

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Rivalité Wagner-Minusca : Deux processus concurrents s’affrontent pour contrôler la démobilisation des groupes armés

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Rivalité Wagner-Minusca : Deux processus concurrents s’affrontent pour contrôler la démobilisation des groupes armés

 

 

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Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Deux processus concurrents, notamment celui du groupe Wagner et celui de la Minusca, mission de l’ONU en Centrafrique,  s’affrontent pour contrôler la démobilisation des groupes armés en République centrafricaine.

 

En effet, l’arrivée du groupe Wagner en République centrafricaine a transformé le paysage du désarmement des combattants des groupes armés. Depuis 2022, deux mécanismes se disputent le contrôle de ce processus : celui de la Mission des Nations unies (Minusca) et celui du groupe paramilitaire russe, soutenu par Bangui.

 

La Minusca, engagée dans un programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) depuis 2018, maintient un canal officiel avec les groupes armés. Ce dispositif, financé par des bailleurs occidentaux, prévoit la réinsertion des ex-combattants dans l’armée nationale ou la vie civile après formation. Mais l’influence russe redessine aujourd’hui les règles du jeu.

 

Les Russes refusent la participation active de la Minusca au désarmement. Wagner organise ses propres campagnes auprès des mouvements rebelles, mais si c’est le groupe Wagner qui pilote le processus, les combattants démobilisés ne rejoignent pas l’État centrafricain. Ils intègrent directement des unités encadrées par le groupe russe, surnommées “Russes noirs”, avec des grades militaires fictifs non validés par le ministère centrafricain de la Défense. Un système sécuritaire parallèle s’impose ainsi dans le pays.

 

Du côté du gouvernement, il reconnaît clairement que les ex-combattants désarmés par Wagner ne rejoignent pas les Forces armées centrafricaines (FACA). Ces éléments forment des forces supplétives russes, distinctes de l’armée nationale. À l’inverse, ceux traités par la Minusca peuvent théoriquement intégrer les structures officielles.

 

Cette rivalité entre Wagner et la Minusca s’intensifie depuis l’accord de paix signé le 19 avril 2024 à Ndjamena entre l’UPC d’Ali Darassa et le groupe 3R de Sambé Bobbo. Wagner tente désormais de contrôler directement le désarmement de ces deux mouvements. La Minusca résiste et maintient son calendrier, provoquant des tensions sur le terrain.

 

Les incidents se multiplient. Le 12 juillet, à Maloum, les Russes ont d’abord bloqué le processus prévu avec la Minusca avant que la pression soit faite sur eux pour que la Minusca exerce finalement le désarmement symbolique. Rappelons que Wagner a occupé temporairement le site de Maloum puis s’est retiré, permettant à la mission onusienne d’appliquer son protocole.

 

Au nord-ouest, vers Koui, Wagner bloque toute intervention de la Minusca. Cette dernière en est absente, limitée au transport logistique. Le 16 juillet, un hélicoptère onusien a transporté le chef du 3R, Sambé Bobbo, accompagné du ministre Henri Wanzé Linguissara et la délégation tchadienne, vers Bocaranga. Mais Wagner a pris le relais avec son propre hélicoptère de Bocaranga à Koui pour aller superviser une cérémonie symbolique de désarmement d’une quinzaine de combattants de 3R à Koui.

 

Chaque camp cherche à maximiser ses gains. La Minusca agit dans un cadre institutionnel mais voit son influence réduite par la présence russe. Wagner impose un schéma parallèle sans reddition d’armes ni traçabilité des ex-combattants.

 

Par ailleurs, les mercenaires russes intensifient leurs pressions sur les chefs du mouvement 3R, le général Sambé  Bobo et de l’UPC, le général Ali  Darassa pour s’assurer leur exclusivité.

 

Selon des sources proches des négociations jointes au téléphone, les responsables de Wagner multiplient les appels téléphoniques avec les chefs de 3R et de l’UPC pour les dissuader de collaborer avec la Minusca.

 

“La Minusca est là pour détruire ce pays. Il ne faut pas collaborer avec elle”, martèlent-ils lors de ces entretiens. Les Russes proposent une alternative séduisante : “Si vous voulez faire quelque chose, vous nous appelez seulement, mais pas la Minusca. On est là pour vous aider”.

 

Pour convaincre les chefs rebelles, Wagner brandit l’exemple d’Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale, également  ancien leader de l’UPC devenu proche des Russes.

 

“Vous regardez comment Hassan Bouba est actuellement. Personne ne le dérange. Si vous travaillez avec nous, vous serez aussi à l’aise”, promettent les mercenaires. Cette stratégie vise à créer un monopole russe sur le processus de désarmement en détournant les groupes armés du cadre onusien vers un système parallèle entièrement contrôlé par Wagner.

 

Dans ce contexte, le gouvernement navigue entre deux eaux. Il bénéficie de la protection militaire russe tout en sollicitant les financements onusiens pour ses programmes officiels. Cette ambiguïté empêche toute coordination réelle. Le processus DDR, censé stabiliser le pays, devient un terrain de compétition géopolitique qui compromet les objectifs de paix….

 

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Le fils délinquant du président centrafricain récidive : Évariste Touadéra agresse encore un citoyen centrafricain à Bangui….

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Le fils délinquant du président centrafricain récidive : Évariste Touadéra agresse encore un citoyen centrafricain à Bangui….

 

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Évariste Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pendant que Faustin-Archange Touadéra réprime les centrafricains avec Wagner, son fils, Évariste Touadéra,  frappe impunément les centrafricains dans les rues de Bangui….

 

Une nouvelle vidéo choquante circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux centrafricains. Évariste Touadéra, fils malade mental du chef de l’État, s’en prend une fois de plus à un centrafricain, présenté comme son garde du corps dans le quartier Benz-vi. Les images, d’une minute et dix-sept secondes, immortalisent cette énième agression contre Chérubin Saraga, sous les yeux de témoins médusés….

 

Les sources sécuritaires de la présidence ne cachent plus leur lassitude. Cette dixième agression confirme un schéma bien connu. Le jeune homme, aux troubles comportementaux sévère , évolue sous surveillance militaire permanente, sans que cette protection ne parvienne à contenir ses débordements….

 

L’historique de ces violences dépasse les frontières nationales. En août 2023, envoyé à Kislovodsk, en Russie  pour un suivi psychiatrique, Évariste Touadéra avait fui son hôtel, agressé une femme à la gare avant d’être interpellé puis rapatrié discrètement vers Bangui….

 

Quelques jours après son retour, les mercenaires de Wagner ont pris les choses en main. Informés de ses écarts de conduite en Russie, ils l’ont intercepté dans une boîte de nuit de la capitale, placé de force dans le coffre de leur véhicule et sévèrement corrigé. Un épisode que confirme un responsable sécuritaire : “Face aux Russes, la protection paternelle ne fonctionne plus”….

 

Cette impunité domestique contraste avec la répression que mène simultanément son père contre les citoyens centrafricains. Tandis que Faustin-Archange Touadéra s’appuie sur les Mercenaires russes pour maintenir son pouvoir par la force, son fils continue ses agressions sans conséquence judiciaire….

 

Le silence officiel du palais de la Renaissance sur ces incidents répétés interroge. Aucune déclaration, aucune sanction, aucun suivi thérapeutique adapté ne transparaît publiquement. Cette passivité gouvernementale face aux violences du premier fils tranche avec l’autoritarisme déployé contre les populations civiles….

 

La République centrafricaine assiste ainsi à un paradoxe grinçant : pendant que les forces étrangères maintiennent l’ordre par la brutalité, le fils du président sème le désordre en toute impunité dans les rues de Bangui….

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Disparition mystérieuse des minutions de guerre au commissariat de Boda

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Disparition mystérieuse des minutions de guerre au commissariat de Boda

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Boda : Intervention Spectaculaire des Mercenaires Russes dans le Commissariat de Police en Plein Chaos
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le commissariat de Boda enregistre des vols répétés de munitions de guerre, alimentant tensions internes et théories sur leur destination.

Le commissariat de Boda fait face à un problème persistant depuis plusieurs semaines. Des munitions disparaissent régulièrement des stocks, créant un climat de méfiance entre les agents. Cette situation inhabituelle divise le personnel et interpelle les autorités locales de la sous-préfecture de Lobaye.

 

Les soupçons se concentrent sur le commissaire adjoint, que plusieurs policiers accusent d’être impliqué dans ces disparitions. L’homme, de son côté,  conteste ces accusations et retourne les reproches contre ses propres agents, évoquant des complicités internes. Cette guerre de positions complique l’enquête et empêche d’identifier les véritables responsables de ce vol mystérieux.

 

L’absence de preuves concrètes maintient le flou sur cette affaire. Aucun élément tangible ne permet aujourd’hui de désigner un coupable, laissant place aux suppositions et aux rumeurs. Les témoignages recueillis auprès des agents et des autorités locales dessinent un tableau confus où chacun se renvoie la responsabilité.

 

Deux explications principales circulent pour justifier ces vols. La première évoque un trafic d’armes destiné à équiper des groupes criminels, notamment des malfaiteurs. Ces munitions pourraient alimenter des réseaux de braqueurs, permettant un partage des bénéfices entre complices. Cette pratique rappelle les méthodes observées à Bayanga, où des autorités locales fournissent armes et munitions aux braconniers en échange d’une part des profits tirés du trafic d’ivoire.

 

La seconde hypothèse, plus inquiétante, suggère que ces munitions pourraient toutefois servir à armer des mouvements armés. Dans un pays où l’instabilité demeure inquiétante, cette possibilité alimente les craintes d’une résurgence des tensions armées. Bien que cette théorie reste spéculative, elle nourrit l’anxiété des habitants de Boda.

 

L’enquête stagne face aux accusations croisées et au manque de coopération entre les protagonistes. Les autorités locales peinent à démêler cette affaire qui ternit l’image de la police.

 

Cette situation expose les failles du système de contrôle des armes et munitions dans les commissariats de province. Elle questionne également les mécanismes de surveillance interne et la capacité des autorités à maintenir l’ordre au sein de leurs propres rangs. L’issue de cette enquête déterminera la confiance que les habitants accordent à leurs forces de sécurité….

 

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Centrafrique : Wagner transforme ses hélicoptères en compagnie aérienne dans le Haut-Mbomou

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Wagner transforme ses hélicoptères en compagnie aérienne dans le Haut-Mbomou

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Wagner transforme ses hélicoptères en compagnie aérienne dans le Haut-Mbomou
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula – RCA : la ville de banga, dans la Mambéré-Kadéï, a été reprise par le 3R après des heures d’affrontement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le groupe Wagner a lancé cette année une activité commerciale surprenante dans le Haut-Mbomou. Ses hélicoptères, habituellement utilisés pour d’autres missions comme le transport des butins pillés, transportent maintenant des passagers payants entre les villes isolées de la préfecture et Bangui.

 

La compagnie s’appelle “R Wagner”. Elle propose des vols de Zemio vers la capitale pour 100 000 francs CFA, et 120 000 francs depuis Obo. Les mêmes tarifs s’appliquent au départ de Mboki, Djema ou Bambouti.

 

Des routes impraticables, Wagner voit une opportunité commerciale

 

Les habitants du Haut-Mbomou connaissent bien le problème. Rejoindre Bangui depuis leur région relève du parcours du combattant. Les routes qui relient Zemio, Obo, Mboki, Djema et Bria à la capitale deviennent impraticables dès les premières pluies. L’insécurité complique encore les déplacements.

 

Wagner a observé cette situation et y a vu une occasion de faire des affaires. Les gens ont besoin de voyager, les routes ne permettent pas de le faire facilement, alors pourquoi ne pas leur vendre des places dans les hélicoptères ?

 

L’idée fonctionne. Malgré les prix élevés, les passagers montent à bord. Pour beaucoup, c’est devenu la seule solution viable pour se rendre à Bangui rapidement et en sécurité.

 

Des restrictions applicables tout de même

 

Wagner impose des conditions strictes. Chaque passager ne peut emporter qu’une valise à main. Impossible donc de transporter des produits agricoles ou des marchandises vers les marchés de la capitale. Cette règle pénalise les commerçants et les agriculteurs qui ont besoin d’écouler leurs produits.

 

Pourtant, ces mêmes hélicoptères servent régulièrement au transport de biens que Wagner pille dans les maisons dans différentes localités du pays. Nos sources confirment que le groupe utilise ses hélicoptère pour déplacer des butins volés : motos, chaises plastiques, des matelas et bien d’autres biens des centrafricains.

 

Cette différence de traitement interroge. Wagner peut transporter ses propres biens, mais limite drastiquement ce que peuvent emporter les passagers qui paient le service.

 

Un service trop cher dans une région pauvre

 

Les tarifs pratiqués représentent des sommes importantes pour la population locale. 100 000 ou 120 000 francs CFA, c’est plusieurs mois de revenus pour de nombreux habitants de la région.

 

Ces prix contrastent avec les vols gratuits que propose parfois la Minusca pour transporter des fonctionnaires ou dans le cadre d’opérations humanitaires. La différence est frappante : d’un côté un service public gratuit, de l’autre une entreprise privée qui facture très cher.

 

L’histoire de “R Wagner” en dit long sur l’état des infrastructures en République centrafricaine. Quand les routes ne fonctionnent plus et que l’État ne peut pas assurer les transports, d’autres acteurs occupent le terrain.

 

Wagner répond à un vrai besoin. Les gens veulent voyager, ils n’ont pas d’autres options, alors ils paient. Mais cette solution révèle aussi les limites du développement dans cette partie du pays.

 

Le groupe paramilitaire devient prestataire de services publics. Il fixe ses prix, impose ses conditions, et génère des profits sur des besoins essentiels de la population. Cette situation pose des questions sur qui contrôle quoi dans certaines régions de Centrafrique.

 

Au final, Wagner a trouvé un moyen de rentabiliser ses hélicoptères tout en répondant à une demande réelle. Mais cette activité commerciale révèle surtout l’ampleur des défis que doit encore relever le pays pour connecter ses régions les plus reculées….

 

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Centrafrique : “Quand les dieux ont décidé de votre perte, ils vous rendent d’abord fou”, prévient Martin Ziguélé

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“Quand les dieux ont décidé de votre perte, ils vous rendent d’abord fou”, prévient Martin Ziguélé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/Député-Martin-Ziguélé-Assemblée-Nationale-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/Député-Martin-Ziguélé-Assemblée-Nationale–450×341.jpg” alt=”Centrafrique : "Quand les dieux ont décidé de votre perte, ils vous rendent d’abord fou", prévient Martin Ziguélé ” width=”450″ height=”341″ />
Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguelé livre une maxime d’inspiration grecque dans un climat politique instable.

 

Martin Ziguelé a publié la semaine dernière un message laconique sur les réseaux sociaux. L’ancien chef du gouvernement centrafricain s’est contenté de partager un proverbe grec : “Quand les dieux ont décidé de votre perte, ils vous rendent d’abord fou”. Aucun commentaire n’accompagnait cette citation, laissant libre cours aux interprétations.

 

Cette publication arrive à un moment où le pouvoir centrafricain multiplie les décisions imprévisibles. Les dernières semaines ont vu plusieurs remaniements inattendus dans les institutions publiques. Des nominations surprenantes ont secoué l’administration, tandis que des mesures contradictoires alimentent les questionnements sur la stratégie gouvernementale, sans oublier des morts comptés par dizaine dans le pays ce dernier temps.

 

Les observateurs politiques notent une accélération des mouvements au sein de l’appareil d’État. Ces changements répétés donnent l’impression d’un système en recherche d’équilibre. Les signaux venus du sommet de l’État manquent de cohérence, créant une confusion croissante dans les rangs de l’administration.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé, qui a dirigé le gouvernement de 2001 à 2003, connaît les rouages du pouvoir centrafricain. Sa longue expérience politique lui confère une légitimité pour analyser les dysfonctionnements actuels. Son silence habituel rend cette prise de parole indirecte d’autant plus significative.

 

Le timing de cette publication interpelle. Elle coïncide avec une période d’instabilité institutionnelle où les décisions semblent prises dans l’urgence plutôt que dans la réflexion. Les tensions internes au régime transparaissent à travers des conflits de compétences et des rivalités personnelles.

 

Pour Martin Ziguelé, ce proverbe grec pourrait constituer un avertissement discret. L’homme politique explique qu’un pouvoir qui perd sa lucidité s’expose à sa propre destruction. Cette lecture indirecte de la situation politique actuelle résonne avec les préoccupations exprimées par une partie de la classe politique centrafricaine.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé fait ainsi écho aux inquiétudes grandissantes concernant la gouvernance du pays. Sa référence aux “dieux” et à la “folie” dessine en creux une critique du style de direction actuel, sans pour autant franchir le pas de l’opposition frontale….

 

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Un recrutement inédit à Télécel Centrafrique : un chef d’entrepôt libanais pour contrer les vol

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Un recrutement inédit à Télécel Centrafrique : un chef d’entrepôt libanais pour contrer les vol

 

Un recrutement inédit à Télécel Centrafrique : un chef d’entrepôt libanais pour contrer les vol
Le siège social de la société de téléphonie mobile Télécel Centrafrique à Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’opérateur de téléphonie mobile  Télécel Centrafrique, sous l’impulsion de son propriétaire libanais, recrute un chef d’entrepôt depuis le Liban pour freiner les vols importants dans ses stocks.

 

Au sein de la Télécel Centrafrique, entreprise de téléphonie mobile dirigée par Madame Irène Moussa-Kémbé, les vols dans l’entrepôt posent un problème majeur. Batteries, câbles, pylônes, téléphones mobiles, cartes SIM et carburant disparaissent comme du jeu en une fraction de seconde, causant des pertes de plusieurs millions de francs CFA chaque mois. Ces détournements touchent toutes les directions, notamment celle des techniques, où les ingénieurs, qui connaissent la valeur des équipements, font aussi ce qu’ils veulent au sein de l’entrepôt. Et ce n’est pas tout! La direction commerciale, où les commerciaux, qui gèrent les stocks de téléphones, s’adonnent aussi à ces activités de vol. Sans oublier le département informatique. Le chef d’entrepôt, souvent impliqué ou trop permissif, joue un rôle central dans ce système.

 

Pour répondre à cette situation, le propriétaire libanais de la Télécel Centrafrique a décidé de recruter un chef d’entrepôt directement depuis le Liban. Ce dernier reçoit un salaire de un à deux millions de francs CFA par mois, bien plus que les 100 000 à 150 000 francs CFA habituels pour ce poste dans le pays. Ce libanais est aussi logé et nourri par l’entreprise. Ce recrutement, inhabituel, vise à renforcer le contrôle des stocks. Le nouveau chef d’entrepôt, basé en permanence sur place, doit vérifier chaque entrée et sortie d’équipements avec précision.

 

Cette décision repose sur un calcul simple : les pertes dues aux vols dépassent largement le coût de ce salaire élevé. Selon des sources proches de l’entreprise, les détournements peuvent atteindre cinq à six millions de francs CFA par mois, voire davantage. Engager une personne de confiance, même étrangère, est jugé plus économique à long terme par le propriétaire.

 

Ce choix ne passe pas inaperçu. Certains se demandent pourquoi un poste habituellement occupé par des Centrafricains nécessite un recrutement à l’étranger. D’autres s’interrogent sur la possibilité que ce chef d’entrepôt, une fois habitué au contexte national, soit tenté de profiter du système, comme cela a pu arriver dans d’autres organisations. Pour l’instant, Télécel Centrafrique mise sur une gestion rigoureuse pour sécuriser ses ressources.

 

Ce cas dévoile les difficultés des entreprises en Centrafrique, où la protection des stocks est un défi constant. Télécel Centrafrique, comme d’autres sociétés du secteur, doit composer avec un environnement où les vols sont fréquents, tout en cherchant des solutions pour limiter leurs impacts….

 

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Désiré ERENON dénonce l’accord de paix de Ndjamena qui ignore les victimes des conflits en Centrafrique

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Désiré ERENON dénonce l’accord de paix de Ndjamena qui ignore les victimes des conflits en Centrafrique

 

Désiré ERENON dénonce l’accord de paix de Ndjamena qui ignore les victimes des conflits en Centrafrique
Déplacement de la population en fuite de violence

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le constitutionnaliste Désiré ERENON  pointe l’opacité d’un texte qui néglige la justice pour les populations meurtries.

 

Le Dr Désiré ERENON  ne mâche pas ses mots. Pour le président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple, l’accord politique signé le 19 avril entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés UPC et 3R à Ndjamena présente de graves lacunes. Ce constitutionnaliste expérimenté pointe du doigt un processus opaque qui semble faire l’impasse sur les droits des victimes.

 

L’opacité de cet accord pose d’emblée problème. “Je n’ai pas vu circuler le texte de l’accord, et ça fait qu’il y a plusieurs mystères qui entourent cet accord”, déplore Désiré ERENON  lors d’un entretien avec la radio Ndékè Luka. Cette absence de transparence empêche tout débat démocratique sur un document qui engage pourtant l’avenir du pays. Comment évaluer un accord dont le contenu reste secret ?

 

La question des victimes constitue l’angle mort le plus préoccupant. Les populations d’Ouham, Bambari, Alindao ou Koui ont payé un prix terrible aux violences des groupes armés. Meurtres, viols, pillages et déplacements forcés ont marqué ces communautés rurales. Pourtant, l’accord semble ignorer totalement leur droit à la justice et à la réparation.

 

“Quel est le traitement judiciaire qui sera fait des crimes qui ont été commis ?”, interroge le constitutionnaliste. Cette question fondamentale reste sans réponse. L’absence de mécanismes clairs pour poursuivre les auteurs d’atrocités fragilise dangereusement la légitimité de l’accord. Une paix qui fait l’impasse sur la vérité et la justice ne peut qu’alimenter la rancœur et compromettre toute réconciliation authentique.

 

L’accord prévoit le cantonnement des groupes armés, leur dissolution et la reconversion de certains ex-combattants dans la vie civile. Plus surprenant encore, certains pourraient intégrer l’armée nationale ou même le gouvernement. Cette approche pose une question éthique majeure : comment justifier l’intégration de membres de groupes armés, potentiellement responsables de crimes graves, dans les institutions étatiques ?

 

Pour Désiré ERENON, cette démarche ressemble dangereusement à une prime à l’impunité. Le contraste frappe entre le traitement de faveur accordé aux auteurs présumés de violences et l’oubli apparent des victimes. Cette asymétrie risque d’alimenter la méfiance des populations envers un processus perçu comme inéquitable.

 

Le président du MDSPI Désiré ERENON  dénonce également l’exclusion systématique de l’opposition démocratique. “Je ne vois pas de raison de dialoguer avec les groupes armés, de leur faire de la place, de les nommer dans le gouvernement, et refuser de dialoguer avec ceux qui combattent pour la démocratie”, affirme-t-il avec force.

 

Cette sélectivité dans le dialogue politique interroge profondément. Le gouvernement privilégie les négociations avec ceux qui ont pris les armes plutôt qu’avec ceux qui défendent l’État de droit par des moyens pacifiques. Une telle approche envoie un message pervers : la violence paye mieux que le respect des institutions.

 

L’accord du 19 avril pourrait n’être qu’un arrangement politique à court terme, peut-être motivé par les échéances électorales à venir. Sans mécanismes de justice transitionnelle et sans prise en compte réelle des victimes, ce texte risque de rester un simple pansement sur les blessures profondes d’un pays qui aspire à une réconciliation véritable.

 

La paix durable ne se décrète pas, elle se construit sur les fondations solides de la justice et de la vérité. En ignorant les victimes et en excluant l’opposition démocratique, cet accord manque ces fondations essentielles….

 

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Le président fédéral du Parti UNIR dans la Vakaga recadre Tom Malik Yacoub après ses propos sur la Radio Ndékè Luka

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Le président fédéral du Parti UNIR dans la Vakaga recadre Tom Malik Yacoub après ses propos sur la Radio Ndékè Luka

 

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Salim Fadoul, premier vice-président du conseil préfectoral du Parti UNIR dans la Vakaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une polémique secoue actuellement la vie politique de la Vakaga après les propos controversés de monsieur Malik Yakoub sur la radio Ndékè Luka.

 

Salim Fadoul, premier vice-président du conseil préfectoral du Parti UNIR dans la Vakaga, a fermement riposté aux déclarations de Tom Malik Yacoub, diffusées lors d’un entretien accordé à Radio Ndékè Luka. Ce dernier, originaire du village de Sikikédé, dans la sous-préfecture de Ouandja, située à environ 1 150 kilomètres de Bangui, réside actuellement dans la capitale. Il s’est publiquement opposé à l’implantation du Parti UNIR dans la Vakaga.

 

“Ce qu’il a dit va totalement à l’encontre de la Constitution. Il n’a aucune légitimité pour interdire à un parti politique reconnu de s’installer dans une partie du territoire national”, déclare Salim Fadoul. Il souligne que même un responsable officiel ne peut restreindre la liberté d’expression ou d’adhésion politique des citoyens. “La loi garantit à chacun le droit d’adhérer au parti de son choix“.

 

Le Président local du Parti UNIR précise qu’il est à l’origine de l’implantation du parti dans cette préfecture du nord-est du pays. Il reproche à Tom Malik d’utiliser son statut de président du collectif des ressortissants de Sikikédé pour mener une campagne contre le parti. “Il n’est même pas sur le terrain. Il vit à Bangui. Pendant ce temps, nous sommes auprès des populations“.

 

Salim Fadoul dénonce l’inaction sur le terrain du parti MCU (Mouvement des cœurs unis ) fondé par le Président Faustin Archange Touadera. “Depuis la création du MCU en 2018, qu’a-t-il accompli pour la Vakaga ? Il ne dispose même pas d’une cellule ou d’un bureau identifiable dans toute la préfecture“, affirme-t-il.

 

Il accuse Tom Malik Yacoub d’avoir induit en erreur le président de la République en gonflant le poids démographique et politique de son village Sikikédé. “Il lui a fait croire que Sikikédé comptait plus de 20 000 habitants favorables au MCU du Président. C’est complètement inexact”.

 

Selon lui, ces déclarations sont intervenues au moment où le Parti UNIR consolide sa présence sur le terrain. “Nous avons organisé une réunion récemment à Sikikédé . Par contre, le MCU n’en a aucune base militante ici. Il n’existe pas une cellule du MCU ici dans la Vakaga”.

 

Rappelons que Henri-Marie Dondra, né le 14 août 1966 à Bangui, ancien Premier ministre du 11 juin 2021 au 7 février 2022, a fondé le parti Unité républicaine (UNIR), aujourd’hui considéré comme une formation d’opposition.

 

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267 agents forestiers formés au maniement des armes et à l’éthique professionnelle au camp Kassai

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267 agents forestiers formés au maniement des armes et à l’éthique professionnelle au camp Kassai

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/agents-forestiers.jpg” data-wpel-link=”internal”>agents forestiers en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement
agents forestiers en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement . Photo CNCScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Du 28 juin au 27 juillet 2025, un total de 267 agents forestiers, dont 58 femmes, ont suivi une formation militaire et civique intensive au camp Kassai, dans la capitale centrafricaine.

 

Cette session visait à renforcer les capacités opérationnelles et disciplinaires du corps forestier dans un contexte caractérisé par des défis sécuritaires croissants dans les zones protégées.

 

Durant un mois, les participants ont été formés à plusieurs modules clés, notamment les Instructions sur le tir (IST), le Règlement de discipline générale (RDG) des forces armées, l’éthique et la déontologie forestière, ainsi que l’ordre serré (OS). Le programme s’est achevé par un baptême de feu, épreuve pratique censée tester la résistance mentale, la coordination et la réactivité des agents dans des conditions proches du réel.

 

Selon les organisateurs, cette formation vise à professionnaliser les agents forestiers pour leur permettre de mieux sécuriser les forêts centrafricaines contre les menaces telles que le braconnage armé, l’exploitation illégale des ressources naturelles et l’infiltration de groupes rebelles dans les zones protégées.

 

La participation significative des femmes :  58 sur 267,  a été saluée comme un pas vers une plus grande inclusion au sein des services de conservation et de sécurité environnementale.

 

Le commandement du camp Kassai, où s’est déroulée la formation, a supervisé l’encadrement tactique et disciplinaire, dans une approche coordonnée avec les autorités du ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches.

 

Ce renforcement des effectifs et des compétences marque une nouvelle étape dans la militarisation partielle des services forestiers, déjà amorcée ces dernières années en raison de la détérioration sécuritaire dans certaines réserves et parcs nationaux.

 

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Centrafrique : La suspension des financements USAID frappe de plein fouet l’emploi des jeunes

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La suspension des financements USAID frappe de plein fouet l’emploi des jeunes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/manifestation-des-sans-emploi-devant-lassemblée-nationale-en-octobre-2019-par-cyrille-yapendé.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/manifestation-des-sans-emploi-devant-lassemblée-nationale-en-octobre-2019-par-cyrille-yapendé-450×300.jpg” alt=”Centrafrique : La suspension des financements USAID frappe de plein fouet l’emploi des jeunes” width=”450″ height=”300″ />
Les demandeurs d’emploi en grève devant l’assemblée nationale le 30 octobre 2019. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La suspension des financements USAID est un  coup dur pour une génération déjà fragilisée.

 

La décision de l’administration Trump de suspendre les financements de l’USAID dans le monde, en particulier en République centrafricaine en 2025 résonne comme un séisme dans le paysage économique du pays. Cette mesure, aux allures de sanction diplomatique, touche particulièrement une catégorie déjà vulnérable : les jeunes diplômés centrafricains qui voyaient dans les organisations non gouvernementales internationales leur principale porte d’entrée vers l’emploi.

 

Dans un pays où l’État peine à créer des opportunités d’emploi durables, les ONG financées par l’aide américaine représentaient bien plus qu’un simple secteur d’activité. Elles constituaient un véritable écosystème professionnel, offrant aux jeunes diplômés des universités centrafricaines une alternative crédible au chômage endémique qui caractérise leur génération.

 

Les ONG, derniers remparts contre le chômage de masse

 

L’enquête menée  dans les rues de Bangui révèle une réalité saisissante “. Si par exemple les étudiants ont fini à l’université, c’est à travers les ONG qui vont vite les recevoir pour travailler parce que notre État est incapable de faire face à cette situation de la jeunesse . L’intégration vient souvent en vain”, témoigne un jeune Centrafricain, résumant avec une lucidité désarmante la situation de sa génération.

 

Cette déclaration montre un paradoxe tragique : dans un pays en reconstruction post-conflit, ce sont les organisations étrangères qui assurent l’intégration professionnelle de la jeunesse, palliant les défaillances d’un secteur public exsangue et d’un secteur privé embryonnaire.

 

Les emplois créés par ces ONG couvrent un large spectre : agents de terrain dans les programmes humanitaires, coordinateurs de projets de développement, chauffeurs pour les missions, assistants administratifs, traducteurs, ou encore animateurs communautaires. Ces postes, bien que souvent contractuels et temporaires, offrent aux jeunes Centrafricains non seulement un revenu vital mais aussi une première expérience professionnelle valorisante.

 

Un bilan humain et économique chaotique

 

Les conséquences de la suspension des financements USAID se chiffrent déjà en milliers d’emplois perdus. Selon certaines estimations du Coordinateur de l’OCHA, près de 1 000 postes liés au secteur humanitaire pourraient disparaître en RCA, un chiffre qui prend des proportions dramatiques dans un pays de moins de 5 millions d’habitants où chaque emploi compte.

 

“Grâce à ce boulot que les peuples centrafricains s’avancent mieux dans ce qu’ils ont fait”, explique un autre jeune interrogé, soulignant que ces emplois dépassent la simple dimension économique. Ils représentent un moyen pour la jeunesse de participer activement au relèvement de leur pays, de se sentir utile dans la reconstruction nationale.

 

Le retour à la case départ

 

La brutalité de cette décision américaine ramène brutalement de nombreux jeunes Centrafricains à leur “situation d’avant”, comme le formule avec amertume l’un des témoins. Cette situation, c’est celle du chômage de masse, de l’oisiveté forcée, et potentiellement de la délinquance pour ceux qui n’auraient pas d’autres alternatives de survie.

 

“Si aujourd’hui ces ONG ne fonctionnent plus, beaucoup de jeunes seront encore retournés dans leur situation d’avant, qui est le chômage”, constate un autre citoyen. Cette régression sociale inquiète d’autant plus que la RCA reste un pays fragile, où la frustration de la jeunesse peut rapidement se transformer en instabilité sociale.

 

Une dépendance révélatrice des faiblesses structurelles

 

Cette crise révèle crûment la dépendance excessive de l’économie centrafricaine aux financements extérieurs. L’absence d’un tissu économique national capable d’absorber la main-d’œuvre qualifiée explique les défis structurels auxquels fait face ce pays post-conflit.

 

La RCA se trouve ainsi prise dans un cercle vicieux : son économie, affaiblie par des années de guerre civile, ne peut générer suffisamment d’emplois pour sa jeunesse, qui doit alors compter sur l’aide internationale. Quand cette aide se tarit brutalement, c’est tout un pan de l’économie qui s’effondre.

 

Au-delà des pertes d’emplois immédiates, c’est tout un modèle de développement qui se trouve remis en question. Les jeunes qui comptaient sur ces postes pour acquérir des compétences transférables, financer leurs projets personnels ou simplement construire leur avenir professionnel se retrouvent désormais dans l’incertitude la plus totale.

 

“Je crois que la décision qui est prise par le président américain Donald Trump aura beaucoup d’impact, du désavantage sur le territoire centrafricain”, résume avec justesse un citoyen centrafricain habitant à Bangui. Cette analyse populaire traduit un sentiment largement partagé : celui d’un abandon, d’un désengagement qui menace de compromettre des années d’efforts de reconstruction….

 

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Mostbet — une plateforme de paris avec bonus, promotions et cashback

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-du-mercredi-soir.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-du-mercredi-soir.png” alt=”Mostbet pour les joueurs au Maroc : ligne, cashback et promotions quotidiennes” width=”451″ height=”301″ />

À première vue, Mostbet est simplement un autre bookmaker international. Mais en y regardant de plus près, il devient évident que la plateforme a été sérieusement adaptée au public marocain. Sur Mostbet, vous pouvez jouer en dirhams (MAD), utiliser les systèmes de paiement locaux, basculer l’interface en français ou en arabe et même communiquer avec le service d’assistance dans votre langue habituelle. Nous vous expliquons plus en détail les conditions de jeu et les possibilités dans cet article.

Bonus de bienvenue : comment fonctionnent les offres pour les nouveaux utilisateurs

L’une des principales raisons de s’intéresser à https://mostbet-mar.com/ est son système de bonus de bienvenue. Ceux-ci sont généreux, mais soumis à certaines conditions. Par exemple, après votre inscription, vous pouvez obtenir jusqu’à 4 000 MAD pour parier sur le sport, plus 250 tours gratuits dans la section casino. Cela vous permet de commencer à jouer avec un bankroll doublé (voire triplé) au lieu du dépôt minimum.

Il existe également d’autres offres : des paris gratuits (freebets) ou des tours gratuits sur des jeux tels que Aviator. Parfois, ils sont même offerts sans dépôt, il suffit de créer un compte. Bien sûr, tout bonus est soumis à des conditions de mise : vous devez miser le montant un certain nombre de fois, le plus souvent dans un délai d’une semaine. C’est une pratique courante, mais il est important de ne pas ignorer les petits caractères et de prendre connaissance des conditions à l’avance.

Promotions permanentes et programme de fidélité : pourquoi vous recevez un cashback

Chez Mostbet Maroc, le cashback est crédité chaque semaine, jusqu’à 10-15 % du montant perdu. Il s’agit d’un remboursement réel, et non de points, et il peut être utilisé immédiatement pour de nouveaux paris. Le montant du cashback dépend de votre activité : plus vous pariez, plus le pourcentage est élevé.

Pour les joueurs marocains, des promotions sont proposées dans la devise locale (MAD) et dans la langue locale (arabe, français), ce qui rend la participation simple et pratique. Parmi les bonus populaires, on trouve :

  • Cashback hebdomadaire de 5 % à 15 % ;
  • Cadeaux d’anniversaire ;
  • Cotes augmentées sur les paris combinés ;
  • Possibilité de vendre votre pari avant l’échéance (cash-out) ;
  • Des missions quotidiennes avec des récompenses.

Plus vous jouez, plus vous obtenez de bonus : le système de niveaux augmente le cashback et débloque des offres personnalisées. Tout cela crée un environnement confortable et motivant, en particulier pour les utilisateurs marocains qui recherchent la stabilité et le rendement de la plateforme.

Inscription simple et version mobile : ce qu’il faut savoir

Il existe quatre façons de s’inscrire sur Mostbet : par numéro de téléphone, par e-mail, via les réseaux sociaux ou en un seul clic. La dernière option est la plus rapide, mais vous devrez tout de même passer par une vérification ultérieure. Cela est nécessaire pour pouvoir retirer de l’argent sans restriction.

La plateforme propose également une application complète, Mostbet App. Elle est disponible pour Android via un fichier APK et pour les utilisateurs iOS dans l’App Store. Elle offre toutes les mêmes fonctionnalités que le site web : paris, casino, statistiques, dépôts et retraits. L’application est régulièrement mise à jour et les notifications vous aident à ne pas manquer une promotion ou un tournoi important.

L’accent est mis sur le sport, des ligues de haut niveau à l’e-sport

Les paris sportifs restent au cœur de la plateforme Mostbet, et c’est cette section qui intéresse la plupart des utilisateurs au Maroc. Après avoir Mostbet download, les joueurs ont accès à un large choix d’événements : des grands tournois de football et de tennis aux disciplines moins connues comme le cricket, les fléchettes ou le futsal. Et ce n’est pas une simple mention formelle, chaque catégorie dispose d’une liste bien pensée, de cotes et d’options de paris.

Comme dans la plupart des pays, le football occupe ici une place particulière. Vous pouvez parier sur la Premier League anglaise, la Ligue des champions, le championnat de France et, bien sûr, sur la Botola Pro marocaine. Le soutien aux matchs locaux n’est pas seulement un signe d’attention au marché, mais aussi un intérêt réel pour les joueurs qui suivent leur ligue nationale.

Outre le football, d’autres disciplines suscitent également un vif intérêt :

  • Basket-ball — de la NBA aux ligues européennes ;
  • Tennis — avec un accent particulier sur l’ATP, la WTA et les tournois du Grand Chelem ;
  • Boxe et MMA, avec un accent sur les combats de haut niveau et les événements locaux ;
  • E-sport : CS 2, Dota 2, LoL et des simulateurs tels que FIFA ;
  • Hockey, baseball, tennis de table, pour les joueurs expérimentés.

Tous les paris peuvent être placés avant le début de l’événement ou en direct. Les paris en direct sont particulièrement dynamiques : les cotes changent en temps réel et le joueur doit réagir rapidement aux changements dans le jeu. Certains matchs sont accompagnés de retransmissions vidéo ou de graphiques montrant les mouvements des joueurs, ce qui permet d’analyser le match directement sur la plateforme, sans avoir à changer d’écran.

L’interface de Mostbet Maroc est intuitive : choisissez un match, un résultat, un montant, et votre pari est prêt. Il est possible de créer des paris combinés, et le système calcule automatiquement les gains potentiels. Ce format est pratique même pour ceux qui font leurs premiers pas dans le monde des paris. Les joueurs expérimentés apprécient également la présence de marchés supplémentaires : nombre de cartons jaunes, hors-jeu, totaux, etc.

Les paris sportifs sur Mostbet ne sont pas seulement une question de chance, mais aussi une opportunité d’élaborer une stratégie. Surtout lorsque l’opérateur tient compte des réalités du sport local et de l’intérêt pour les ligues nationales.

Dépôts et retraits : comment fonctionnent les paiements en dirhams

La partie financière de la plateforme est également adaptée au Maroc. Les paiements en MAD sont disponibles via les banques locales (Attijariwafa Bank, CIH Bank), les portefeuilles mobiles tels que Orange Money et WePay, ainsi que les cryptomonnaies, du Bitcoin au Tether. Le dépôt minimum est de 25 MAD et le retrait commence à environ 50-100 MAD.

Le retrait des fonds prend généralement de quelques minutes à quelques heures. Avant cela, vous devez confirmer votre identité (passeport, carte d’identité, parfois un relevé bancaire). Cette opération n’est nécessaire qu’une seule fois et simplifie ensuite toutes les transactions.

Pourquoi Mostbet est-il intéressant pour les joueurs marocains ?

Le principal avantage de Mostbet app est qu’il ne semble pas étranger. Tout est dans une langue familière, dans une devise familière, et l’assistance est disponible 24h/24 et 7j/7. La plateforme répond rapidement aux demandes techniques, organise régulièrement des promotions et, surtout, offre des conditions flexibles pour les paris et le casino. Le système de bonus est logique, l’interface est claire et l’application mobile est stable. Cela rend le service attrayant tant pour les débutants que pour les parieurs expérimentés.

Centrafrique : “En temps normal, ces vauriens ne peuvent pas parler”,  la déclaration méprisante du ministre Balalou enflamme les réseaux

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“En temps normal, ces vauriens ne peuvent pas parler”,  la déclaration méprisante du ministre Balalou enflamme les réseaux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025-450×398.jpg” alt=”Maxime Balalou dénonce les “braconniers de l’information” : et si le vrai danger venait des terroristes de l’information ?” width=”450″ height=”398″ />
Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors de sa conférence de presse du 21 juillet 2025, le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou, a choqué l’opinion en s’attaquant directement aux utilisateurs des réseaux sociaux. Réagissant à une question sur la fiabilité des informations circulant en ligne, il a tenu des propos jugés insultants, affirmant que « même des gens qui, en temps normal, ne peuvent même pas parler à certaines personnes, se permettent de salir les gens ».

 

Rédigé le .

Par : la rédaction du CNC.

Ce passage est perçu comme une attaque directe et frontale contre les citoyens centrafricains. L’ex-détenu Maxime Balalou, en qualifiant implicitement ces internautes de « vauriens » ou de « gens sans valeur », sous-entend qu’ils n’ont pas la légitimité de dialoguer avec les autorités. Il a enchaîné en parlant de « braconnés de l’information » et d’« apprentis », laissant entendre que les réseaux sociaux sont un refuge pour des « incapables » qui, selon lui, ne mériteraient pas la parole publique.

 

Pour de nombreux internautes centrafricains, cette déclaration sonne comme une insulte à tout le peuple. Beaucoup rappellent que Maxime Balalou, y compris le Président Faustin Archange Touadera, n’est pas né ministre. Lui aussi fut un simple citoyen, un arnaqueur professionnel  avant de gravir les échelons. Certains rappellent même son passé trouble, notamment celui de Kitandaire, un escroc professionnel, un expert en fabrication de la fausse monnaie, et des séjours en prison avant son entrée en politique. Ces rappels soulignent l’ironie de ses propos : celui qui traite aujourd’hui les internautes d’« indignes » ou de « vauriens » n’a pas toujours été irréprochable.

 

Sur les réseaux sociaux, de nombreux messages dénoncent un ministre qui se comporte comme un « intouchable », oubliant que son statut actuel ne l’autorise pas à mépriser les citoyens. « Les autorités ont été élèves, étudiants, employés comme tout le monde avant de devenir ministres. Ce n’est pas parce qu’ils sont aujourd’hui au sommet qu’ils doivent insulter ceux qui les critiquent », résume un internaute sur Facebook.

 

Dans la même intervention, l’ex-détenu Maxime Balalou a annoncé qu’un « arsenal juridique » est en préparation pour encadrer les réseaux sociaux, prenant la Chine comme modèle. Cette annonce inquiète : plusieurs organisations de défense des droits humains y voient une volonté de réduire au silence les voix critiques plutôt qu’un simple cadre légal.

 

Le contraste entre son discours et son parcours passé ne fait qu’amplifier la colère. Pour beaucoup, ses propos sont la preuve d’une dérive autoritaire, marquée par le mépris et une volonté de contrôler toute forme de contestation….

 

 

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Crime d’État : Maître Nicolas Tiangaye dénonce l’enlèvement et les conditions de détention d’Armel Sayo….

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Crime d’État : Maître Nicolas Tiangaye dénonce l’enlèvement et les conditions de détention d’Armel Sayo….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye-450×337.jpg” alt=”Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)” width=”450″ height=”337″ />
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)

 

L’avocat Nicolas Tiangaye maintient ses accusations contre le président Touadéra malgré la réapparition de l’ancien ministre….

 

Bien qu’Armel Sayo ait finalement été présenté au juge d’instruction ce mercredi dans la capitale, l’avocat Nicolas Tiangaye ne désarme pas. Lors de l’assemblée générale du BRDC tenue le samedi 26 juillet au siège du Parti Patrie, Maître Nicolas Tiangaye avait qualifié de « crime d’État » l’enlèvement de l’ancien ministre, extrait de la prison du Camp de Roux le 7 juillet dernier sans respecter la procédure judiciaire….

 

L’extraction d’Armel Sayo constitue selon Maître Nicolas Tiangaye une violation manifeste de la loi. « Leur dossier est entre les mains du juge d’instruction. Seul le juge peut décider d’une extraction. Le parquet n’a pas le droit de faire sortir un détenu pour l’envoyer à l’OCRB », avait déclaré l’avocat. Cette procédure irrégulière transforme un acte judiciaire normal en opération politique menée par l’exécutif….

 

En effet, les faits remontent au 4 juillet 2025. « Le 4 juillet 2025, ils ont donné l’ordre au substitut du procureur d’extraire Armel Sayo et Nour Gregaza de la prison du camp de Roux pour les amener à l’OCRB. Mais juridiquement, ce n’est pas légal », explique Maître Nicolas Tiangaye. Pour l’avocat, il s’agit d’un véritable « enlèvement d’État », d’une « séquestration politique » organisés par le pouvoir….

 

La réapparition de Sayo ne change rien aux accusations….

Si Armel Sayo a réapparu ce mercredi devant le juge d’instruction, tout le monde estime que cela ne change rien à la gravité des faits. Comme explique maître Nicolas : Tiangaye « Pendant des semaines, nous avons demandé où il se trouvait. Le gouvernement affirmait qu’il était vivant, le procureur disait qu’il était vivant. Même l’ambassadeur de France avait posé la question à Touadéra. Mais où était-il réellement ? Dans quelles conditions ? », interroge l’avocat lors de sa déclaration le 26 juillet au siège du PATRIE….

 

Tiangaye dénonce les conditions de cette détention clandestine : « C’est un enlèvement d’État. Une séquestration d’État. Un crime d’État ». Pour les centrafricains, le fait qu’il réapparaisse maintenant ne gomme pas les semaines d’angoisse de sa famille et les violations de ses droits ….

 

Un appel direct au Président et à son ministre….

Face à cette réapparition tardive, les peuple centrafricain interpelle directement les plus hautes autorités : « on le dis devant vous : Touadéra et son ministre Djoubaye Abazène doivent s’expliquer sur cet enlèvement. Sayo est réapparu, certes, mais dans quel état après ces semaines de détention arbitraire ? Ils doivent rendre des comptes sur cette séquestration politique »….

 

Par ailleurs, Maître Nicolas Tiangaye s’inquiète également du sort de Nour Gregaza, toujours détenu à l’OCRB. « Nour Grégaza, président du PRNC, a été frappé, torturé. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un squelette à l’OCRB », dénonce Nicolas Tiangaye, qui y voit une responsabilité directe du chef de l’État….

 

Une pratique dénoncée par le doyen du barreau….

Pour le bâtonnier, cette extraction forcée s’inscrit dans une pratique organisée. « Je suis avocat depuis 43 ans. Je suis le doyen du corps judiciaire en activité, toutes professions confondues. Jamais, dans l’histoire de notre pays, on n’a vu une personne arrêtée, placée sous mandat de dépôt, être enlevée de sa cellule de cette manière. C’est le régime de Touadéra qui a instauré cela »….

 

Au-delà des aspects juridiques, Tiangaye évoque la dimension humaine du drame vécu par la famille. « Sa mère est en France. Elle a pleuré pendant des semaines sans nouvelles. Ses frères, ses sœurs ont vécu dans l’angoisse. Cette torture psychologique infligée aux familles fait partie du système »….

 

L’affaire Armel Sayo pose la question des limites du pouvoir exécutif face à l’autorité judiciaire. En organisant l’enlèvement d’un détenu placé sous mandat de dépôt, le régime franchit selon Tiangaye une ligne rouge qui transforme la République en système autoritaire où les disparitions forcées deviennent des instruments de gouvernement….

 

Cette accusation frontale contre le président Touadéra s’ajoute aux tensions politiques croissantes dans un pays où l’opposition dénonce régulièrement les dérives autoritaires du pouvoir. La réapparition d’Armel Sayo, loin de clore l’affaire, relance les questions sur les méthodes du régime et le respect de l’État de droit en Centrafrique….

 

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WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Deuxième congrès du MCU : un pasteur demande dans sa prière à Dieu un « 1er tour KO » pour Touadéra. Maladie mentale ou voyeurisme politique ?

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Deuxième congrès du MCU : un pasteur demande à Dieu un « 1er tour KO » pour Touadéra. Maladie mentale ou voyeurisme politique ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Touadéra lâché par ses anciens alliés panafricanistes : « La main qui donne reste au-dessus »” width=”450″ height=”311″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La religion s’invite au service de l’ambition politique de Touadera lors du deuxième congrès du parti présidentiel MCU à Bangui.

 

Le samedi 26 juillet 2025, le Mouvement des Cœurs Unis, MCU,  a organisé son deuxième congrès dans la capitale centrafricaine. Cette grand-messe politique a officialisé la candidature de Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat, défiant ouvertement la Constitution du 30 mars 2016 qu’il avait juré de respecter en 2016 et 2021.

 

L’événement a pris une tournure particulière avec l’intervention d’un pasteur qui a prié publiquement pour une victoire présidentielle “1er tour KO”. Un imam, revêtu d’un pagne aux couleurs du MCU, a également apporté sa bénédiction au projet de reconduction du président sortant. Ces prestations religieuses ont transformé un rassemblement politique en une sorte de cérémonie mystique où la foi divine est invoquée pour légitimer une ambition de pouvoir sans limite.

 

Cette instrumentalisation des symboles religieux interroge. Les guides spirituels présents ne prient plus pour la paix, la réconciliation ou la prospérité du pays, mais pour le succès électoral d’un parti. Le mélange entre convictions religieuses et calculs politiques atteint ici un niveau inédit, expliquant une dérive où la spiritualité devient un simple outil de propagande des criminels politiques.

 

Pendant que ces bénédictions s’égrènent sur l’estrade, les vraies questions restent sans réponse. Aucune allusion n’a été faite aux défis majeurs qui frappent le pays : l’insécurité persistante, l’effondrement des services publics, la corruption endémique ou l’absence d’infrastructures dans tout le pays. La priorité affichée n’était pas de répondre aux attentes de la population, mais d’organiser une victoire électorale totale.

 

Ce congrès démontre l’épuisement d’un régime qui préfère les apparences spirituelles aux réformes concrètes. Plutôt que de présenter un bilan ou de proposer une vision d’avenir, le MCU mise sur une mise en scène où Dieu lui-même est appelé à cautionner un projet de confiscation du pouvoir.

 

La question demeure : jusqu’où ira cette utilisation politique de la religion ? Les fidèles accepteront-ils de voir leurs pasteurs et imams transformés en militants politiques ? Et surtout, la légitimité peut-elle vraiment se construire sur des prières commandées plutôt que sur des résultats tangibles et un respect authentique des institutions démocratiques ?

 

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Kidnapping manqué de l’ancien ministre centrafricain Chancel SEKODE NDEUGBAYI à Douala

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Kidnapping manqué de l’ancien ministre centrafricain Chancel SEKODE NDEUGBAYI à Douala

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/sokode-chancel.jpg” data-wpel-link=”internal”>l’ancien ministre centrafricain Chancel SEKODE NDEUGBAYI
L’ancien ministre centrafricain Chancel SEKODE NDEUGBAYI

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Alors qu’il séjournait à Douala début juillet pour des raisons privées, l’ ancien Ministre délégué aux affaires étrangères chargé de la Francophonie, aujourd’hui président du Parti du Changement Social, a été la cible d’une opération audacieuse. Selon des informations croisées, un commando aurait été dépêché expressément de Bangui avec pour mission de procéder à son enlèvement, alors même qu’Interpol ne retenait aucune charge contre lui. Cette tentative se serait déroulée dans un climat de tension politique, lié aux récentes prises de position du ministre.

 

Certains proches du pouvoir de Bangui ayant créé un groupe WhatsApp lui reprochent, en effet, d’avoir en 2023 condamné publiquement, dans une vidéo devenue virale, le projet de modification constitutionnelle visant à permettre au président Touadéra de briguer un nouveau mandat, projet qui a déclenché des vagues de protestations dans la société civile et l’opposition. Se découvrant menacer, l’ancien ministre s’est vu contraint d’accélérer son départ et de précipiter son vol, échappant de peu à l’enlèvement grâce à son entourage et à ce qu’il attribue, non sans une pointe de superstition, à la protection des dieux de Ngakola, symboles tutélaires réputés dans sa région natale.

 

La tentative de kidnapping survient dans un contexte politique tendu en Centrafrique, marqué par l’adoption contestée de la nouvelle Constitution du 30 août 2023, qui permettrait au président Touadéra de briguer un troisième mandat. Face à cette situation, l’opposition dénonce une dérive autoritaire et la répression croissante des voix dissidentes, y compris parmi les Centrafricains vivant à l’étranger.

 

Malgré l’absence de poursuites d’Interpol, de nombreux opposants sont menacés ou intimidés, limitant ainsi leurs déplacements régionaux. Cette affaire met en lumière la fragilité de la liberté d’expression dans le pays et le dilemme pour les exilés politiques, partagés entre engagement à distance et risque en cas de retour. Elle souligne l’urgence de garantir les libertés fondamentales pour permettre un débat politique serein et la réconciliation nationale.

 

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Amdafock : comme vous ne sortez pas pour combattre les bandits armés, assurez notre sécurité au moins la nuit. Sinon,  quittez !

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Amdafock : comme vous ne sortez pas pour combattre les bandits armés, assurez notre sécurité au moins la nuit. Sinon,  quittez !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : une altercation entre les militaires au quartier Walingba a failli dégénérer à un bain de sang
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 juillet, une boutique a été entièrement pillée à Amdafock, localité située à environ 65 kilomètres de Birao, à quelques mètres seulement de la frontière avec le Soudan. L’incident s’est produit à moins de 100 mètres de la base des soldats FACA, séparée uniquement par une mosquée.

 

Le propriétaire a découvert les faits tôt le matin. Les étales vidées, les cadenas fracturés : tout a disparu. Malgré la proximité immédiate de la base militaire, où sont casernés les soldats FACA, aucun soldat n’est intervenu. L’identité des auteurs reste inconnue, mais dans la ville, le doute s’installe. Certains habitants soupçonnent les soldats eux-mêmes d’être impliqués ou, à tout le moins, de fermer les yeux.

 

Dans la foulée, des représentants de la jeunesse ont saisi le chef de quartier, à qui ils ont confié un message à transmettre aux soldats FACA : “comme dans votre habitude de ne pas sortir pour affronter les bandits armés  soudanais dans les environs, alors vous devez au moins assurer notre sécurité la nuit. Sinon, vous devez quitter la ville et nous laisser ”.

 

Cet ultimatum intervient dans un contexte d’insécurité grandissante. Il y a quelques jours, le dimanche 27 juillet, vers 4 heures du matin, le village d’Amkroumay, située à 30 kilomètres d’Amdafock, sur l’axe Birao , a été attaquée par des bandits armés soudanais. Les militaires, pourtant présents à Amdafock, mais également à Birao, n’ont pas bougé. Ce sont les groupes d’autodéfense qui ont tenté d’intervenir, sans succès : les assaillants avaient déjà fui.

 

Des cas d’exactions ont également été signalés dans les villages périphériques. Les habitants dénoncent l’inaction des soldats, qui se contentent de rester cantonnés à leur base, alors que la population vit sous la menace permanente de groupes armés. « Leur présence ne change rien. De jour comme de nuit, on est livrés à nous-mêmes », résume un habitant.

 

À Amdafock, la colère monte. Les jeunes préviennent : si les soldats FACA ne changent pas d’attitude, ils seront poussés à quitter la ville. La rupture entre l’armée et la population semble imminente dans cette localité stratégique, à la frontière du Soudan.

 

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Touadéra investi pour un troisième mandat : deux organisations de la société civile dénoncent un « coup de force constitutionnel »

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Touadéra investi pour un troisième mandat : deux organisations de la société civile dénoncent un « coup de force constitutionnel »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Karl-Blague.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Karl-Blague-450×253.png” alt=”Touadéra investi pour un troisième mandat : deux organisations de la société civile dénoncent un « coup de force constitutionnel »” width=”450″ height=”253″ />
Karl Blagué de G-16

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le G-16 et l’OGDC s’opposent fermement à la candidature du président de la République.

 

Deux organisations citoyennes montent au créneau contre la décision du Mouvement Cœurs Unis (MCU) d’investir Faustin-Archange Touadéra pour l’élection présidentielle de décembre 2025. Dans un communiqué conjoint publié le 29 juillet, le Groupe d’Action pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (G-16) et l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) dénoncent ce qu’elles qualifient de « violation grave » des principes démocratiques.

 

Cette investiture, entérinée lors du deuxième congrès ordinaire du parti au pouvoir les 25 et 26 juillet dans la capitale, permettrait au chef de l’État d’exercer un troisième mandat consécutif. Un précédent que rejettent catégoriquement les deux structures citoyennes, qui invoquent la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 et les engagements internationaux du pays, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de 2007.

 

Les signataires du communiqué pointent du doigt l’obstination du président sortant Faustin Archange Touadera, au pouvoir depuis 2016, à maintenir sa candidature malgré les dispositions constitutionnelles. Ils annoncent une mobilisation citoyenne dont les modalités seront dévoilées lors d’une conférence de presse prévue le 6 août prochain à Bangui.

 

Le communiqué appelle les Centrafricains à « une mobilisation générale pour exprimer leur désapprobation à ce projet funeste pour la démocratie ». Pour Karl Blague, coordonnateur national du G-16, et Ludovic Ledo, coordonnateur international de la même organisation, l’alternance politique demeure un acquis démocratique non négociable.

 

Cette opposition frontale s’inscrit dans un climat politique tendu à quelques mois de l’échéance électorale. Les deux organisations promettent de maintenir la pression sur les institutions et d’informer l’opinion publique sur les enjeux constitutionnels de cette candidature controversée.

 

L’annonce de cette mobilisation citoyenne relance le débat sur les limites du mandat présidentiel et teste la cohésion de la société civile centrafricaine face aux défis démocratiques du pays.

 

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Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC