Le PDCA de Jean-Serge Wafio interpelle la Cour constitutionnelle et l’ANE sur la candidature de TouadéraIntroduction :
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans une lettre ouverte datée d’août 2025, le Parti Démocratique Centrafricain (PDCA), présidé par Jean-Serge Wafio, alerte officiellement le Conseil constitutionnel et l’Autorité Nationale des Élections (ANE) sur l’impossibilité d’organiser des élections crédibles en décembre prochain. Le PDCA conteste la validité de la candidature de Faustin-Archange Touadéra, invoquant les articles 10 et 67 de la Constitution du 30 août 2023. Jean-Serge Wafio évoque notamment la double origine étrangère du président sortant et son inaptitude physique liée à un cancer avancé. Lire l’intégralité du document ici :
Mr OUABOUE Jean Pierre
Président du Conseil Constitutionnel
Bangui,
Mr MOROUBA Mathias
Président de l’Autorité Nationale des Elections-ANE
Bangui
ALERTE INTERPELLATIVE
Mrs les Présidents,
Quelles que soient les astuces, les manœuvres dilatoires, les manipulations qu’il y aura, chaque Centrafricain, en ce mois d’août 2025, sait et est convaincu qu’il sera impossible à l’Autorité Nationale des Elections-ANE d’organiser des élections couplées (présidentielles et législatives) fiables, transparentes et sans contestations en décembre 2025. Mais, le déclaré Président élu de 2016 et l’usurpateur des pouvoirs politiques de 2021, pour ne pas perdre politiquement la face, va contraindre l’ANE à organiser de simulacres élections, comme en 2021.
C’est pourquoi, nous nous permettons par la présente, dans le respect et la considération de vos rangs et prérogatives, vous alerter et vous interpeller à temps utile et vous demander très citoyennement de sauver la République pour ne pas avoir un cas de conscience le restant de vos vies respectives. Pour ce faire, nous attirons très humblement vos attentions respectives sur les dispositions des articles 10 et 67 de la constitution TOUADERA du 30 août 2023, suite à la candidature du déclaré Président élu TOUADERA, pour se succèder à lui-même, officialisée de manière insolente le 02 août 2025 à Bangui.
De l’article 10 de la constitution TOUADERA
L’article 10, définissant la nationalité centrafricaine de manière exclusive, a bien spécifié qu’elle est soit d’origine, soit d’acquisition individuelle (alinéa 1). Elle est d’origine, si les parents eux-mêmes sont Centrafricains d’origine. Vous avez été témoins, comme tous les autres Centrafricaines et Centrafricains des doctes débats survenus et qui ont démontré, avant, pendant et après le référendum faussement démocratique et impopulaire validant cette constitution taillée sur mesure. Des deux (2) dispositions requises par cet article, le Sieur TOUADERA, premier candidat présidentiel ne satisfait ni à la première, ni à la seconde qui est ainsi libellée : « Est Centrafricain d’origine toute personne dont les parents sont eux-mêmes centrafricains d’origine ». Depuis 2023, tout Centrafricain lambda sait que TOUADERA Faustin Archange est de père nigérien et de mère centrafricaine d’origine zaïroise ou Congolaise (RDC). Il a bénéficié de la nationalité centrafricaine dans le cadre du droit de sol, or l’article 10, ci-avant cité, ne fait plus du droit de sol une conditionnalité d’acquisition de la nationalité centrafricaine
De l’article 67 :
Cet article requiert neuf (9) conditions cumulatives pour être candidat à l’élection présidentielle, dont deux (2) ne sont pas satisfaites par le premier candidat présidentiel déclaré TOUADERA.
La première condition non satisfaite est celle de jouir d’une bonne santé mentale et physique. Vous savez comme nous, que les 21 et 22 juin 2025, le déclaré Président élu TOUADERA a été évacué sanitairement et en urgence à la clinique Delta à Bruxelles (Belgique) où les médecins consultants ont décelé un cancer colorectal à un stade très avancé, pour ne pas dire stade final. Or, tout cancer est une maladie handicapante et invalidante, et les médecins consultants ont prescrit de strictes et rigoureuses conditions médicales, notamment, un impératif repos physique, une surveillance médicale et un protocole médical de stabilisation, avant d’envisager toutes autres mesures selon l’évolution de la maladie. C’est pour dire que ces contraintes impactent et impacteront très fortement la continuité de la gestion des pouvoirs de l’Etat au plan capacité physique et disponibilité, ce qui laisse présager que le déclaré élu Président TOUADERA sera à terme grabataire.
La seconde condition non satisfaite est celle d’être Centrafricain d’origine, condition que nous avons déjà évoquée dans le cadre de l’article 10.
Mrs les Présidents,
Certes, vous nous reprocherez que notre alerte interpellative est prématurée, mais est-il qu’elle doit être évoquée à temps utile par nécessité d’obligation citoyenne d’alerter au moment qu’il faut, parce qu’en ce mois d’août 2025, nous sommes sur une ligne de crête ou sur une ligne de basculement. Aussi, cette alerte interpellative mérite d’être lancée maintenant pour sensibiliser et conscientiser les membres du Conseil Constitutionnel et de l’ANE pour ne pas retomber dans les travers de 2021. En effet, en 2021, l’ANE et la Cour Constitutionnelle pouvaient sauver la République et nous épargner aujourd’hui des dizaines de milliers de pertes en vie humaine, la néantisation absolue du pays, l’isolement diplomatique, l’éclatement en mosaïques communautaristes du Peuple Centrafricain et la vassalisation de Centrafrique à la Fédération de la Russie et au Rwanda.
Nous osons croire que, conscients de ces forfaitures et dénis de responsabilités de 2021, du délabrement socio-économique de la République Centrafricaine, vous aurez l’audace de dire le droit et rien que le droit, pour entrer dans la grande histoire du Droit Centrafricain, si le déclaré Président élu TOUADERA voudrait encore vous imposer d’organiser de simulacres élections.
Avec toutes nos considérations.
WAFIO Jean Serge
Président Fondateur du PDCA
00 33 6 67 21 92 12
ndikissi.augan@gmail.com
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)