jeudi, mai 28, 2026
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Brésil: né avec la tête à l’envers, il devient un motivateur professionnel

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Maladie des articulation

Claudio Vieira de Oliveira, atteint d’une rare maladie des articulations, est né avec la tête à l’envers. Croyant qu’il n’avait aucune chance de survie, les médecins ont conseillé à sa mère de le laisser mourir de faim. Le Brésilien est plutôt devenu un conférencier motivateur.

Claudio, aujourd’hui âgé de 37 ans, est autodidacte. Malgré son étrange condition, il a appris à se servir des objets et appareils de la vie quotidienne. Par exemple, il se sert d’un crayon pour utiliser le clavier d’un ordinateur et ses lèvres deviennent ses doigts pour composer les chiffres sur un téléphone.

Indépendant et motivé, Claudio est diplômé en comptabilité à l’Université d’État de Feira de Santana. Sa mère, qui croyait que son fils n’allait pas survivre, a écouté son coeur et a choisi de se battre pour lui. Elle l’a élevé comme une personne normale et a aménagé la maison pour lui, ce qui a permis à son enfant de vivre une vie ordinaire malgré son handicap. Ce dernier a acquis une grande confiance en lui, et adore chanter et danser lorsqu’il se promène en ville.

«Tout au long de ma vie, j’ai pu adapter mon corps au reste du monde. Je ne suis pas différent, je suis une personne normale. Je ne vois pas les choses à l’envers, ce que j’explique toujours durant mes conférences. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de parler en public et de dire que je suis un conférencier professionnel en motivation. Je reçois des invitations partout dans le monde.»

Par: JDM

Bangui : L’Eufor-RCA se félicite de son bilan dans les 3eme et 5ème arrondissements

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Publié par: Corbeau News.

Le Général Philips Pointiès, numéro 1 de l’Eufor-RCA s’est félicité des résultats obtenus par cette opération dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Il l’a dit dans un point de presse tenu ce mardi à la base de l’Eufor-RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldats-de-lEUFOR-RCA-en-plein-milieu-de-la-population-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats de l'EUFOR-RCA en plein milieu de la population à Bangui

« Le niveau de sécurité dans les 3ème et 5ème arrondissements  de Bangui s’est manifestement amélioré. Ce n’est pas nous qui le disons. Ce sont les populations de ces secteurs, ce sont les autorités politiques, ce sont les humanitaires. Donc je prends acte que tout le monde confirme l’amélioration du niveau de sécurité. J’observe que les taxis qui n’allaient pas au Km5 ont repris, j’observe aussi que le marché a repris, d’ailleurs une agence bancaire a repris ses activités ainsi qu’une station service ». C’est en ces termes que le général de brigade et numéro 1 de l’Eufor-RCA Philips Pointiès a résumé les actions de cette mission. Pour lui, « le bilan intermédiaire de l’Eufor-RCA est positif ».

Sans donner de précisions, le Général Philips Pointiès a reconnu que l’Eufor-RCA n’a pas résolu tous les problèmes, « iI est certes vrai que beaucoup a été fait mais tout n’a pas été résolu ».

Il a promis davantage de détermination de cette force. « Les six prochains mois seront consacrés à la consolidation des dispositifs sécuritaires, à la poursuite de désarmement d’opportunités. Nous sommes déterminés à mettre fin aux activités de banditisme qui terrorise la population » a promis le Général Philips Pointiès.

L’Eufor-RCA est une mission européenne mandatée par la Résolution 2134 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est depuis le 1er avril que cette mission est déployée en Centrafrique. Elle a atteint  sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier.

Par: Sylvestre Sokambi pour RJDH

Centrafrique: la mission de l’ONU se prépare à se déployer

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les habitants de M'brés sont en fuite

La mission de l’ONU en Centrafrique s’apprête à se déployer dans le pays à partir du 15 septembre, avec le feu vert donné mardi par le gouvernement de ce pays plongé dans une grave crise. Le gouvernement et les Nations unies ont conclu mardi un accord d’établissement autorisant le déploiement de cette force de maintien de la paix, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca).
« Notre mission peut se résumer en un triptyque: protéger la population, appuyer le processus politique, et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat », a déclaré le général Babacar Gaye, chef de la Minusca.
« Nous serons déployés sur l’ensemble du territoire national dans trois secteurs. Chacun bénéficiera d’un état-major régional, un à Bouar (ouest), un à Kaga Bandoro (centre), un à Bria (est) », a précisé le général Gaye. « Bangui aura, elle aussi, des forces de police qui y seront déployées avec un état-major chargé d’apporter la protection requise à la population », a-t-il ajouté.
A partir du 15 septembre, la Minusca doit se substituer progressivement aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une grave crise politico-militaire: les 6.000 hommes de la Misca sous la bannière de l’Union africaine, et les quelque 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l’opération Sangaris.
Les effectifs de la Misca constitueront la composante militaire de la Minusca.
La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU , va déployer dans un premier temps 7.600 hommes sur le terrain, et comptera 12.000 soldats à effectif plein. Le mandat initial de la nouvelle force court jusqu’au 30 avril 2015.

Par: metrotime.be

Les hommes d’affaires Camerounais s’organisent pour un marché de 156 millards de FCFA en Centrafrique

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

révélation a été faite aux  hommes d’affaires  camerounais, samedi dernier à Douala, la capitale économique, par l’ambassadeur du Cameroun à l’ONU, Michel Tommo Monthé.

Les soldats casques bleus en Centrafrique

« Les  hommes d’affaires camerounais doivent s’organiser pour  livrer, dans les délais, des biens et services aux 12 000 hommes (dont 10 000 militaires et 2000 civiles) qui arrivent à Bangui d’ici le 15 septembre 2014, dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la Centrafrique (Minusca). », a indiqué l’ambassadeur.

« Il s’agit  de livrer des biens et services touchant au moins 17 secteurs d’activités (Transport aérien, chimie et pétrole, BTP, Informatique, génie mécanique, climatisation, nettoyage et services d’entretien, voyages, ration alimentaire, etc) », a-t-il détaillé.

Cet engagement qui était attendu depuis l’année dernière selon des sources diplomatiques entrera en vigueur en novembre 2014.

Ai Bangui

La Centrafrique, championne du monde des interventions internationales

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Du fait de son histoire mouvementée, marquée par l’instabilité, les coups d’Etat à répétition et l’incurie de ses dirigeants, la Centrafrique détient le record des interventions internationales sur son sol.

Les Forces Burundaises de la Misca en Centrafrique et basés à Km5

Le pays a connu plus d’une dizaine d’interventions internationales, sous le drapeau de l’ONU, de l’Europe, de l’Union africaine ou d’organisations régionales africaines, sans compter les opérations militaires de la France, l’ex-puissance coloniale, ou de pays voisins comme le Tchad.

– MISSIONS DE L’ONU

Dès l’arrivée au pouvoir d?Ange-Félix Patassé en 1993, le pays se retrouve dans un état de rébellion quasi-permanente. Les années 1996-97 sont marquées par des mutineries à répétition dans l’armée.

Les accords de Bangui signés début 1997 sont censés y mettre fin. La Misab (Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui, 1997-1998), une coalition de pays africains agissant sous mandat onusien, est chargée de faire respecter ces accords. Sans grand succès.

La Misab sera remplacée par des missions de l’ONU (Minurca, Bonuca, Binuca) censées contribuer à la consolidation de la paix, alors que le pays s’enfonce inexorablement dans le marasme: sanglantes épurations dans l’armée, tentative de coup d’Etat en 2001, innombrables exactions des militaires.

– INTERVENTIONS REGIONALES

Parallèlement, les organisations régionales créent leurs propres missions de “protection” et de “consolidation” de la paix, avec toujours aussi peu de résultats.

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) intervient avec une Force de maintien de la paix et de la sécurité (2001-2002). La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) entre à son tour dans la danse avec la Fomuc (2002-2008). Puis ce sera la Micopax (2008-2013), placée sous l’autorité de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

Pour tenter de lutter contre les rebelles tchadiens et soudanais opérant à partir du territoire centrafricain, les mandats de la Minurcat (2007-2010) et de l’Eufor/Tchad (2007-2009) sont étendus à la RCA.

– INTERVENTIONS EN COURS OU A VENIR

Trois interventions sont en cours sur le territoire centrafricain (sans compter l’opération française Sangaris et ses 2.000 militaires).

Lancée en décembre 2013, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) est une force sous mandat de l’Union africaine. Elle compte environ 6.000 hommes, déployés à Bangui et en province.

Ses effectifs constitueront la composante militaire de la Minusca, force onusienne qui sera officiellement déployée à la mi-septembre.

Créée en avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU, la Minusca devrait compter à terme près de 12.000 Casques bleus.

Une force européenne, l’Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

Enfin, des militaires ougandais sont déployés dans l’est de la RCA: ils luttent, avec le soutien de forces spéciales américaines, contre la sanglante Armée de résistance du Seigneur (LRA) du rebelle Joseph Kony.

 

Par: AFP

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La Côte d’Ivoire est toujours prête à envoyer des casques bleus en Centrafrique?

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

“Compte tenu de notre passé récent, nous souhaitons que ce pays frère sorte rapidement de ce cycle déplorable. Nous nous souvenons que la Côte d’Ivoire a déjà envoyé des troupes armées en centrafrique, donc si nous étions sollicités, et que nous disposions des patrouilles nécessaires, nous les enverrions également en Centrafrique comme les autres frères africains du Burundi et autres sont venus à notre rescousse…”

 

Centrafrique: : un plan de riposte d’un an lancé contre Ebola

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

La République centrafricaine (RCA) a annoncé un plan de riposte d’un an pour prévenir le virus Ebola, estimant plus de 814 millions de francs CFA (1,6 million de dollars américains) seront nécessaires pour contrer la maladie qui touche désromais six pays africains, dont la République démocratique du Congo (RDC) voisine, ont indiqué lundi les autorités de transition centrafricaines, un gros défi pour un pays en crise.

Viande boucanée de Centrafrique

D’une population estimée à quelque 4,6 millions d’habitants, la RCA est un pays où le virus d’Ebola circule, des génomes ayant été identifiés par des chercheurs chez des animaux tels que les rats, les chauves-souris, les singes ou encore les cibissis.

Les facteurs d’émergence de l’épidémie ne sont cependant pas encore réunies, à en croire le Dr Emmanuel Nakouné-Yandoko de l’ Institut Pasteur de Bangui. Pour cette raison, d’après le chercheur, en 23 épidémies enregistrées depuis la première apparition en 1976 en RDC conjointe avec le Soudan, aucun cas humain n’a jamais été rapporté.

Cet argument ne suffit pour autant pas à dissiper les inquiétudes. “Le temps est à la vigilance face à cette grave fièvre hémorragique à virus Ebola qui sévit en Afrique”, a souligné lundi à Bangui Mahamat Kamoun, le nouveau Premier ministre du gouvernement d’union nationale et de transition, lors d’une réunion d’information et de plaidoyer en faveur du plan de contingence de riposte contre la maladie.

Pour les autorités de Bangui, la menace est grande du fait de la “forte mobilité des populations” d’Afrique centrale. La Centrafrique partage une longue frontière fluviale d’environ 2.000 km, avec la RDC, qui a annoncé des cas d’Ebola la semaine dernière, a rappelé le Premier ministre.

C’est ce qui justifie le plan de contingence présenté en présence de partenaires internationaux au rang desquels l’ Organisation mondiale de la santé (OMS) et destiné aussi à empêcher l’importation des épidémies mortelles.

D’un coût de 854,1 millions de francs CFA (environ 1,7 million de dollars américains), cette stratégie étalée sur un an met l’ accent sur le renforcement de la surveillance épidémiologique déjà concrétisée par la mise en place d’un dispositif de contrôle sanitaire comprenant 6 points focaux pour l’ensemble des 8 arrondissements de Bangui et 30 retenus le long de la frontière avec la RDC.

Pour le visiteur nouvellement débarqué dans la capitale par voie aérienne, ce système est visible à l’aéroport international de Bangui M’Poko, protégé par des soldats de la force européenne Eufor, où un contrôle sanitaire est effectué par thermomètre laser.

Les axes d’intervention intègrent aussi un système de notification immédiate pour les maladies à potentiel épidémique et un système d’alerte précoce de la maladie à virus Ebola pour l’ heure circonscrit à Bangui et ses environs, selon les responsables du ministère de la Santé et de la Population.

Grâce à ces dispositions prises, la RCA déclare s’être équipée en kits de protection individuelle et de traitement de base pour la gestion d’éventuels cas de contamination. Huit sites d’ isolement ont été à cet effet mis en place.

Les autorités sanitaires dressent un rapport de 16 suspects testés en provenance des pays touchés par la terrible maladie parmi lesquels 14 ont été déclarés négatifs et les deux autres sont en cours de diagnostic.

Quoique flatteurs, comme l’a observé le Premier ministre, ces efforts cachent mal nombre de contraintes à surmonter par un système de santé qu’ont “profondément affecté et désorganisé” des crises politico-militaires récurrentes, au point que, ajouté à l’ abandon de postes de personnel, “près de 50% des formations sanitaires ne sont pas professionnelles”.

En résumé, la RCA vit un contexte de fragilité caractérisé par l’insuffisance d’équipements de protection pour les postes de contrôle sanitaire, de personnel de santé, de ressources pour la formation du personnel, l’insécurité dans une partie de son territoire accompagnée du pillage des moyens roulants des responsables sanitaires, etc.,d’après le ministère de la Santé et de la Population.

Dans l’incapacité de se financer, le gouvernement n’a pu mobiliser lui-même que près de 75 millions de francs CFA (150.000 dollars américains) et compte sur ses partenaires extérieurs pour l’aider à mobiliser le reste du budget de 854,1 millions de francs du plan de contingence de la riposte contre la maladie à virus Ebola.

 

Par: Agence de presse Xinhua

RCA: le général Dhaffane rend visite aux ex-Séléka en colère

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Publié par Corbeau News Centrafrique.
Dhaffane de l'Ex-séléka
Jeudi dernier, les sites de cantonnement des ex-Séléka ont été sous tension. Les éléments ont manifesté leur colère en barricadant la voie devant leur base et en tirant des rafales en l’air.

Quatre jours après le soulèvement des ex-combattants Séléka cantonnés dans trois sites à Bangui, Mohamed Moussa Dhaffane, 2ème vice-président de la coalition Séléka, quand bien même suspendu, est descendu,dimanche, au camp BSS où il  a rencontré, les éléments mécontents, a constaté l’agence Anadolu.

Le leader Séléka s’est dit, d’abord, conscient de la sanction encore en vigueur à son encontre. « Sur les ondes et dans les médias, vous avez certainement appris que j’ai été suspendu. Mais j’ ai toujours soutenu que la décision de ma suspension est irrégulière », a-t-il lancé.

 « Aujourd’hui, les ex-combattants Séléka sont cantonnés. Je suis là pour porter leurs revendications aux  autorités de la transition et de la Communauté internationale pour voir dans quelle mesure on pourra trouver les moyens pour que leurs conditions de vie dans les camps soient améliorées», a-t-il ajouté.

Jeudi dernier, les sites de cantonnement des ex-Séléka ont été sous tension( le camp Beal, le camp BSS (Bataillon de soutien et des services) et le camp RDOT). Les éléments ont manifesté leur colère en barricadant la voie devant leur base et en  tirant des rafales en l’air.

Bruno Paul Sanzé Bamara du camp de BSS est revenu sur les revendications qui ont poussé à ces manifestations : « Nous revendiquons l’argent de notre cantonnement car nous vivons dans des conditions inhumaines, le démarrage du processus DDR(désarmement démobilisation réintégration), et enfin notre incorporation dans l’armée ».

 «  Depuis le 6 décembre 2013 nous sommes cantonnés au niveau du camp Beal mais  nous ne savons pas exactement ce que nous allons devenir. C’est pourquoi, les gens se sont révoltés », a expliqué pour sa part le major du camp Beal Rodrigue Yamissé devant le Général Dhaffane.

Le témoignage a été  le même pour Sonia Tatiana Banzé du Camp BSS : « nous avons été bien formés et déclaré aptes pour l’armée. On ne veut qu’être incorporés et ceux qui ne veulent pas, puissent être réorientés. On a beaucoup souffert. »

Notons que l’enveloppe de 200 millions octroyée par les Chefs d’État de la CEEAC (La Communauté économique des États de l’Afrique centrale) pour l’alimentation des 2000 Séléka cantonnés sur les trois sites susmentionnés à Bangui s’est épuisée depuis le 5 juin dernier.

La Centrafrique sort à peine d’une crise politique et sécuritaire qui a duré plus de 8 mois. Un conflit intercommunautaire entre milices musulmanes (les Séléka) et chrétiennes (les Anti-Balaka) a fait sombrer le pays dans le chaos poussant des centaines de milliers de personnes à trouver refuge à l’intérieur du pays ou dans les pays limitrophes. Un accord de cessation des hostilités a été signé en juillet dernier et un nouveau gouvernement à large ouverture dirigé pour la première fois par un musulman été formé mais la situation sécuritaire reste fragile.

AA/Bangui(Centrafrique)/ Sylvestre krock

COUP D’ARRÊT BRUTAL AU PROCESSUS DE TRANSITION EN CENTRAFRIQUE ?

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Sanba-Panza et Jean Jacques Demafouth

L’homme apparemment très à l’aise qui parlait depuis plus de dix minutes, était de haute stature, l’allure bourgeoise et la quarantaine à peine entamée. Il apparaissait vraiment élégant dans son beau costume gris sombre. Son verbe racé était soutenu, et l’on devinait tout de suite en lui, le type même d’intellectuel cultivé, grand commis de l’Etat, dévoué, honnête, travailleur et discret. On aurait dit, et c’est regrettable, l’un de ces rares rescapés du grand naufrage dont est victime la Centrafrique, et qui semble avoir charrié toute la noble classe des administrateurs civils d’antan, pétris de rigueur, de droiture et de bonnes manières. D’un seul coup, sa voix claire doubla d’intensité et se mit à vibrer, tandis que son regard jusque-là inexpressif, laissa surgir des yeux saillants, sur un visage subitement transfiguré. Il venait d’aborder un sujet d’une extrême gravité, et ne put se retenir d’interpeller pratiquement ses deux autres compagnons, en les fixant tour à tour droit dans les yeux :

« Albert mon aîné, je ne te demande pas de me croire. Jérôme, cadet, à toi non plus de je ne te demande pas de ne pas me croire. A vous tous deux, je dis simplement : croyez-moi ou ne me croyez pas du tout. De mon récit – et c’est là mon souhait le plus profond -, retenez ce que vous voulez, mais surtout souvenez-en un de ces jours qui approchent à grands pas. Et ce jour sur RFI, comme d’habitude, vous suivrez en même temps que tous les autres Centrafricains – une information en boucle et délivrée à peu près en ces termes :

Coup d’état ce matin à Bangui. Jean Jacques Demafouth, qui occupait depuis un certain temps auprès de la Présidente Centrafricaine, les fonctions de Ministre en matière de sécurité, chargé des relations avec Minusca, SANGARIS et EUFOR, s’est emparé ce matin à l’aube, du pouvoir en Centrafrique. Dans sa première déclaration faite à la radio-Bangui, le tout nouveau Chef de l’Etat centrafricain qui est loin d’être un inconnu, promet de rétablir immédiatement l’ordre et la sécurité sur tout le territoire, ainsi que de réunifier tout le pays. Tout en rendant hommage à son prédécesseur Samba-Panza qui se trouverait en lieu sûr, Monsieur Demafouth a justifié son coup de force par le  fait  que le processus de transition était complètement bloqué, et qu’il était devenu inévitable d’envisager une nette rectification. Monsieur Demafouth a annoncé par ailleurs, la suspension de la charte constitutionnelle et de toutes les institutions de la transition. Il a également promis un retour rapide de la démocratie dans le pays, et appelé tout le monde à demeurer calme. Du côté de la classe politique ainsi que de la société civile, l’on a reçu pour le moment aucune réaction. Quant à la population, les rares personnes croisées, ont pour la plupart laissé entendre que tout le monde s’attendait de toutes les manières à ce Coup d’Etat de Demafouth. A part les abords des endroits jugés stratégiques et quelques immeubles de la capitale gardés par les forces de Sangaris, de la Minusca et de l’Eufor, on ne remarque aucun déploiement exceptionnel de l’armée dans les rues de la capitale centrafricaine. La France, ancienne puissance coloniale, depuis longtemps présente militairement en Centrafrique, a tout simplement rappelé sa condamnation de toute tentative armée pour renverser un chef d’Etat, et estimé que seule une solution politique permettrait de sortir de la crise en Centrafrique. Après la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), qui a déclaré observer avec la plus grande attention ce qui se passe dans ce pays membre de cette institution, l’Union africaine (UA), la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et l’Organisation internationale de la Francophonie, ont émis des condamnations mais apparemment sans trop regretter le départ de Samba-Panza, devenue incontrôlable et imprévisible depuis plusieurs semaines. En fait, elle s’était mise en tête dans les derniers moments de sa présidence, de défier systématiquement la communauté internationale, à travers toutes les dernières mesures prises, et notamment la nomination de son nouveau premier ministre dont le gouvernement n’aura duré que quelques semaines. Nous vous informerons au fur à mesure de l’évolution des faits marquants de ce énième soubresaut en RCA. »

Je venais à peine d’entrer dans mon bar malfamé de la gare de Melun, – « Bangui sur Seine » -, et étais parti me vautrer comme à l’accoutumée, à mon « poste de contrôle », situé dans l’un des quatre coins donnant directement sur le comptoir. De là généralement, j’entends tout, je vois tout, sans jamais rien oublier des conversations insolites, grâce à mes petits crayons et aux nombreux bouts de papiers dont mes poches sont tout le temps remplies. Ce que je venais d’entendre me laissait entrevoir une journée prometteuse en matière de nouvelles fraiches. Un simple coup d’œil circulaire, m’a permis tout de suite de remarquer que je n’avais encore jamais vu les trois personnes que je me décidai naturellement de suivre attentivement. Chose bizarre et rare, ces inconnus étaient arrivés avant moi au bar et avaient pris place à un endroit d’ordinaire inoccupé pendant toute la journée et non loin de mon « bureau ». Bref, qu’importe à partir du moment où la « moisson » promet d’être abondante. Et comme s’ils attendaient que je prenne place, la conversation du trio s’anima de plus belle :

« Je t’ai bien compris cadet Marcel, ce que tu viens de raconter peut toutefois arriver, mais penses-tu que la Présidente n’entend pas tout ce qui se dit à propos de cet homme ? Pourquoi crois-tu qu’elle le maintient si proche d’elle, si elle est consciente du danger que Demafouth représente pour son pouvoir ? »

« Mes chers frères, reprit Marcel, je vous répondrais en deux points :

Tout d’abord, je puis vous assurer que vous ne connaissez rien de cet homme dont vous n’entendez certainement que le nom. En tout cas, si vous le connaissez, ce n’est pas autant que moi qui suis Conseiller officieux à la Présidence de la République et qui le vois tous les jours. En un mot, Demafouth est un roublard de la pire espèce, un mystique doué d’un pouvoir d’inhibition sur n’importe quelle intelligence humaine. Et si vous ne me croyez pas, trouvez-moi toutes les explications susceptibles de me convaincre sur ces quelques faits : comment a-t-il pu « rouler ainsi dans farine » plusieurs fois ses aînés Patassé et Kolingba? Comment est-il passé entre les mailles de Bozizé le tueur de Massi?  Comment s’est-il retrouvé dans les cercles de Djotodia et la Séléka? Avez-vous vu comment il a tourné en bourrique Nzapayéké dans l’affaire du « complot planifié » relatif au carnage de Fatima ? Et le voici aujourd’hui éminence grise de Samba -Panza. Allez-vous me dire en plus que Demafouth – même s’il s’en est toujours tiré à bon compte jusqu’ici -, est innocent et blanc comme neige de toutes les accusations de coup d’état et de nombreux meurtres et assassinats portés contre lui depuis plus de 30 ans ?

Le second point est celui-ci : Je me souviendrais toujours, bien que cela date du temps où j’étais encore étudiant, de cette histoire racontée par Thomas Sankara lui-même, au sujet de son meilleur ami Blaise Compaoré qui devait plus tard le tuer:

« Un jour, des gens sont venus me voir, complètement affolés, « il paraît que Blaise prépare un coup d’Etat contre toi… » Ils étaient, le plus sérieusement du monde, paniqués. Je leur ai répondu ceci : « Le jour où vous apprendrez que Blaise prépare un coup d’Etat contre moi, ce ne sera pas la peine de chercher à vous y opposer, ou même à me prévenir. Cela voudra dire qu’il est trop tard et que ce sera imparable. Il connaît tant de choses sur moi que personne ne pourrait me protéger contre lui s’il voulait m’attaquer. Il a contre moi des armes que vous ignorez..»

Remplacez ici Thomas Sankara par Samba-Panza et Blaise Compaoré par Jean jacques Demafouth. Les amis intimes par les nôkô ou köyâ de Kouango. Vous avez ainsi une des réponses à votre question. Personnellement, j’incline à croire que Samba-Panza n’ignore pas sa situation par rapport à Demafouth à qui elle a dû déjà poser plusieurs fois la question au sujet de ces bruits de coup d’état. Naturellement, l’autre jure toujours ses grands dieux et proclame la main sur le cœur, son innocence comme personne ne sait le faire mieux que lui. A la réflexion et voyant presque le vide d’intelligence qui l’entoure, et surtout toute la place que Demafouth s’est ingénié à s’arroger, elle s’est dit, complètement dépitée « Sans Demafouth je ne suis rien du tout, avec lui je risque tout. Autant tout risquer que de n’être rien du tout »

Dorénavant, en présence de Demafouth, je vous assure, Samba-Panza est comme sous l’emprise de Dionysos, totalement ivre d’avoir ingurgité le nectar du pouvoir avec une gloutonnerie stupéfiante, et incapable d’écouter qui que ce soit, si ce n’est ce dieu qui ne fait que lui rajouter des doses de plus en plus fortes de ce bon vin. Peut-être encore, seuls les enfants de la présidente pouvait la tirer de cette mauvaise impasse. Mais hélas, prenez le garçon qui vit  en France. Dès qu’il arrive à Bangui pour ses « consultations », il passe son temps à rouler dans des véhicules estampillés PR, et oblige sa maman à remplir rapidement sa valise d’euros. Une fois de retour où il réside, il se met à tout dilapider, quelque fois à investir soi-disant, en achetant pêle-mêle des appartements, avant de repartir à Bangui puiser encore de nouveau à la source intarissable. »

« Quant à moi, dit Jérôme, je voudrais savoir pourquoi tout le monde croit que Demafouth, ne peut pas se passer de faire ce coup d’état » ?

« Mais c’est très simple, repartit Marcel, et la première réponse se trouve dans ta question. Demafouth, ne peut pas se passer de prendre le pouvoir en Centrafrique, justement parce que tout le monde pense qu’il va le prendre. Et quand il passera à l’acte comme il y pense « tous les matins en se rasant », cela n’étonnera plus personne. C’est aussi simple que cela !

La seconde raison, c’est que depuis plus de 30 ans qu’il court après cette fonction présidentielle, Demafouth, n’a jamais été aussi proche du but. Ajuourd’hui, il est vice-président et ce n’est pas cette petite marche qui reste à grimper qui va lui échapper tout de même ! Que croyez-vous ? Qu’il attende d’aller aux élections ? D’ailleurs, pour avoir été chef rebelle, il est exclu à vie de toute candidature aux élections présidentielles. Alors qu’est ce qui lui reste à faire ? Après tout, comparez les parcours de Bozizé et de Demafouth et vous comprendrez encore mieux : Le premier a été plusieurs fois candidats aux élections présidentielles, chef d’état-major, rebelle, puis Président. Le second lui aussi a été plusieurs fois candidats aux élections présidentielles, ministre de la défense, rebelle, et il ne lui reste plus qu’à devenir Président de la République. Et  tant qu’il n’ y arrivera pas, il continuera de penser qu’il a raté sa vie et aura vécu pour rien. Déjà que 30 ans à courir, cela sonne en lui comme un échec.

La troisième raison de cette obsession aujourd’hui, c’est que Demafouth, doit préparer son avenir, lui qui n’est pas prêt de prendre sa retraite. En effet, l’homme a pleine conscience des mauvais coups qu’il a joués à presque tout le gotha centrafricain, du nombre de veuves et d’orphelins qui n’attendent que des occasions de lui demander des comptes. Et pour lui aujourd’hui, il n y a pas meilleur moyen d’échapper au « verdict » impitoyable qui l’attend, – du moins de le retarder – , que d’être toujours dans les cercles du pouvoir, et pourquoi pas au pouvoir lui-même ?

La quatrième et dernière raison qui me vient à l’esprit, c’est que le coup d’état de Demafouth, « sauvera » aussi la mise à Samba-Panza. La « femme de combat et non femme à démissionner », dans ses quelques moments de lucidités, doit se dire très souvent « Malheureuse suis-je ! Qui me délivrera de ce pouvoir mortel ? » Tout compte fait, dites-moi en toute sincérité et les yeux dans les yeux, que vaut et que peut encore Samba-Panza ? »

Dès qu’il eut fini sa phrase, Monsieur Marcel, Conseiller officieux à la présidence de la République centrafricaine se leva pour aller au petit coin se soulager. Au fait, pendant tout le temps qu’il parlait, il soulevait régulièrement son shop de double pression bien glacé. Et il en est au quatrième tour de table. Moi aussi, sans m’en rendre compte, absorbé par la prétendue lecture que je faisais de mon quotidien « le Monde » de ce jour, alors qu’en réalité c’était plutôt mes fonctions auditives qui étaient activées, j’avais oublié que le serveur du bar avait posé dès que je suis arrivé, mon habituel vin rouge « clochard nouveau ». Je me servis aussitôt et bu coup sur coup trois demi verre. Pour moi, au stade où j’en suis, le vin rouge est une commodité de travail. Et quand je bois, comme dirait un de mes anciens professeurs d’université, c’est pour une question de santé et non pour me faire transporter dans une brouette. D’ailleurs à quoi reconnait-on les vrais Centrafricains sinon par leur goût prononcé pour l’alcool et leur libido débridé ! Allez voir à Bangui et vous m’en direz des nouvelles. Les petites filles n’ont même plus peur de leurs « papa », et ces « vieux cons pleins d’argent » n’ont pas pitié de leurs arrières petites filles. Comme quoi mon pays va vraiment mal. Bref voilà Monsieur le conseiller qui revient.

« Bon je crois que nous allons partir non ? J’ai rendez-vous tout à l’heure au quai d’Orsay (Ministère Français des affaires étrangères). Une fois de plus pour être reçu par un planton, au mieux par une secrétaire stagiaire qui va me laisser mariner pendant une heure de temps avant de me faire appel pour me parler d’un pays qu’elle ne peut même pas situer sur une mappe monde. Pauvre Centrafrique. »

« Je voulais te poser une dernière question, intervint une fois de plus Albert. Petit frère, dis-moi, toi qui semble convaincu du prochain coup d’état de Demafouth, comment penses-tu qu’il va réussir ? »

« C’est justement par là qu’il fallait commencer mon grand ! Au fait, le système est totalement verrouillé et fin prêt. La bande à Demafouth n’attend que le top départ ! Dans le gouvernement, Dematouth détient par l’entremise de Sokambi et Agbo, les très importants portefeuilles de défense et des mines. Dans la garde rapprochée de Samba-Panza, vous avez le Directeur Général de la sécurité présidentielle d’un côté, et de l’autre, plusieurs officiers comme Yékoua, ainsi que des hommes de rang, qui tous, ne jurent que par Demafouth. En effet, du temps où il était ministre de la défense de Patassé, il avait réussi à réhabiliter et à réintégrer dans l’armée, tous ces hommes qui furent pour la plupart à l’origine des mutineries contre le régime du même Patassé. Après, ils les a utilisé pour le fameux coup d’état manqué du 28 mai 2001 que Kolingba avait revendiqué sans en être le véritable commanditaire. Le chef d’état-major et son adjoint, ainsi que le commandant de la gendarmerie, sont tous des officiers fabriqués par cet intrépide roublard à qui ils sont redevables à plus d’un titre. Je précise qu’au stade actuel, toutes ces personnes ne sont pas forcément au courant des intentions véritables de Demafouth qui les a fait nommer. Ce dernier est en train de finir la phase de conditionnement total et du « lavage de cerveau » de tous ces hommes. Le moment venu, ils ne pourront alors que s’exécuter. Et comme à la guerre, si tu avances avec toute la bande tant mieux, si tu t’arrêtes on te pointe, si tu veux reculer on te bute. Quant aux autres ingrédients, soyez sûrs qu’avec ses multiples réseaux, ce n’est pas la France qu’on connaît qui rejettera Dematouth. Personne au niveau international ne regrettera Samba-Panza, et je ne vois pas sur le plan national, qui peut venir après coup s’opposer à Dematouth et sa politique de rectification. D’ailleurs il faut le dire, Dematouth n’a pas que des ennemis dans cette Centrafrique des affamés et de la course à la mangeoire. Dans le meilleur des cas, entre Demafouth et Samba-Panza, il se déroulera une espèce de passation sans effusion de sang, comme cela s’était passé entre Dacko et Kolingba. Dans le pire des cas, les choses se passeront comme à l’époque entre Dacko et son cousin Bokassa. Voilà pour ce que je pense.

S’il vous plaît mes frères on peut partir d’ici ? J’ai mon rendez-vous et pour rien au monde je ne voudrais être en retard ». Ainsi conclut Marcel.

Sur ce, j’ai suivi des yeux très discrètement les trois hommes, Marcel, Albert et Jérôme se lever pour gagner la porte de sortie. Et pour m’aider à mettre de l’ordre dans mes idées, je fis la commande d’une autre bouteille de mon « clochard nouveau » et d’un double café serré. Je passai ensuite quelques minutes à réfléchir et à gribouiller sur mes bouts de papiers, afin d’être sûr de ne pas perdre l’essentiel de cette conversation pas si inattendue que cela. A vrai dire, ces trois hommes étaient venus là dans ce bar exprès, parce que tout le monde sait désormais que j’y ai installé mon bureau. On y vient de plus en plus me chercher là pour me livrer des informations sans pour autant en donner l’impression. Et moi, « bête » comme je suis, je  les livre à l’état brut à tous mes lecteurs. Mais je n’oublie pas pour moi-même, le conseil que Marcel avait donné à ses amis au début de leur conversation, et que je vous réitère : « de mon récit – et c’est là mon souhait le plus  profond -, retenez ce que vous voulez, mais surtout souvenez-en un de ces jours qui approchent à grands pas ».

Après tout, quand Samba-Panza et Nguendet passent leur temps à se disputer pour un fauteuil, le troisième larron n’a-t-il pas le droit d’intervenir pour mettre tous les deux d’accord en s’emparant de l’objet de leur dispute ?

A y penser, la véritable force de Demafouth, ne résiderait-elle pas dans sa capacité à résister aux inimitiés, jalousies et désirs de vengeance plus ou moins légitimes et justifiés dont il serait l’objet ? Bien des spécialistes en développement personnel vous le diront.

En définitive, qu’est ce qui dit que Demafouth président sera pire qu’un autre ou ne réussirait-il pas où les autres ont échoué ?

J’entends déjà vos voix …Eh pardon ! Je n’ai rien dit.

Quant à moi, si on vous demande, vous ne m’avez pas vu ici.  D’ailleurs, je n’ai désormais que pour seul confident mon adorable verre de vin rouge !

Les Plumes de RCA

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Centrafrique : 235 ex-Séléka du RDOT quittent Bangui pour leur région d’origine

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

235 ex-séléka quittent Bangui pour leur region d'origine

 

Certains éléments de l’ex-Séléka de camp du Régiment d’Intervention Opérationnelle du Territoire (RDOT), ont quitté ce matin pour leurs régions d’origine. Ce déplacement a été organisé par l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM).

Deux cent trente cinq (235) ex-combattants sont partis par voie routière, vingt huit (28) personnes dont les conditions de santé ne sont pas bonnes vont être évacuées par avion, selon l’OIM.
Selon l’OIM, l’objectif de ce rapatriement est de « promouvoir la cohésion sociale, la solidarité et le dialogue entre ces différents groupes en attendant le processus  du DDR ».
Le porte parole des ex-Séléka Abakar Moustapha a confié au RJDH que le départ de ces éléments vers leurs régions d’origine est volontaire, car « ils jugent très pénibles leurs conditions de vie ».
La mise en place de cette opération est l’œuvre de plusieurs ong partenaires de la RCAKJ. Les Nations Unies ont sollicité l’OIM pour aider les ex-combattants qui désirent rentrer chez eux, avec l’accord du gouvernement des leaders de l’ex-Séléka et les forces internationales.
Depuis leur cantonnement au camp RDOT après la chute de Michel Djotodia en janvier 2014, il s’agit d’un premier rapatriement en masse.  Les ex-Séléka sont depuis ce temps pris en charge sur le plan alimentaire par l’OIM.

Par: Vivien Ngalangou pour RJDH

Les Tchadiens ayant fui la RCA, bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville rentrent chez eux

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

La fuite de la population suite aux violences à Bangui

L’explosion de la violence en République centrafricaine (RCA) en décembre 2013 a déplacé plus d’un million de personnes à la fois à l’intérieur du pays et dans les pays voisins.

Avec plus de 109 000 nouveaux arrivants enregistrés par l’OIM au Tchad à ce jour, ce pays voisin a accueilli le plus grand nombre de rapatriés, de réfugiés et de ressortissants étrangers.

Cependant, de nombreux migrants tchadiens restent bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville voisins. Au cours des deux derniers mois, en coordination avec les gouvernements du Tchad, du Cameroun et du Congo Brazzaville, l’OIM a organisé le retour en toute sécurité de quelque 1 500 Tchadiens qui ont fui la RCA et sont ensuite restés bloqués au Cameroun et au Congo Brazzaville.

Le groupe comportait 20 enfants non accompagnés et séparés de leurs parents, que l’OIM a renvoyés vers l’UNICEF qui tentera de localiser leur famille et de les réunifier au Tchad.

Environ 1 350 migrants tchadiens ont été évacués du Cameroun à bord de trois convois routiers de l’OIM qui sont arrivés au Tchad les 23 juillet, 8 et 21 août 2014. Quelque 150 autres ont été rapatriés par avion vers le Tchad depuis le Congo Brazzaville à bord de trois vols affrétés par l’OIM qui sont arrivés au Tchad les 24, 25 et 26 août 2014.

Les convois routiers ont connu des difficultés logistiques pour atteindre les zones isolées telles que Libongo et Yokadouma au Cameroun, en raison du mauvais état des routes et des fortes pluies. Des camions ont été nécessaires pour la première partie du voyage, relayés par des bus pour terminer le périple de cinq jours vers Djako, au Tchad.

Un site d’accueil financé par l’OIM, le PAM, l’UNICEF et le CSI a été établi à Djako, à 40 km de la ville tchadienne de Moundou. L’OIM est chargée de la gestion des abris et du site, le PAM fournit de la nourriture, l’UNICEF prend en charge l’accès à l’eau et à l’assainissement et le CSI est chargé de la santé.

Les rapatriés du Congo Brazzaville ont voyagé en avion vers N’Djamena, la capitale tchadienne, et ont été transportés par l’OIM vers Djako par la route.

Dans le cadre du programme d’aide à l’arrivée, l’OIM réalise l’enregistrement, le profilage, les sondages sur les intentions de retour et le suivi des déplacements de tous les rapatriés arrivant au Tchad. Les données sont partagées avec les autorités nationales et l’équipe de pays humanitaire par l’intermédiaire de l’OCHA pour la planification et la mise en œuvre de réponses d’urgence et à long terme.

« Notre défi le plus urgent désormais est d’aider les rapatriés à se réintégrer dans le pays de leur choix. La plupart ont quitté le Tchad il y a longtemps ou sont nés en RCA et ont donc perdu tous liens avec leurs communautés d’origine », déclare le Dr. Qasim Sufi, chef de mission de l’OIM au Tchad.

L’OIM au Tchad recherche du financement pour les projets de réintégration, d’aide psychosociale et de cohésion sociale qu’elle met en œuvre à la fois pour les migrants de retour et pour les communautés d’accueil dans les zones de retour les plus importantes du Tchad.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le

Dr. Qasim Sufi
OIM Tchad
Email: qsufi@iom.int
Tel. +235 62900674

La Centrafrique ravagée par la haine

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Alors que l’ONU s’apprête à prendre la relève de la France en envoyant mi-septembre des forces de maintien de la paix en République centrafricaine, Amnesty International revient sur 18 mois de violences infernales et interminables.

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En intervenant en République centrafricaine en décembre 2013 pour mettre fin aux violences intercommunautaires, la France a évité le “pire”, a déclaré le président François Hollande, lors de sa traditionnelle conférence aux ambassadeurs fin août.

Le pire, ce sont des combats qui ont déjà fait des milliers de morts et un million et demi de déplacés et que le déploiement de quelque 2 000 soldats français, dans le cadre de l’opération Sangaris, peine à endiguer.

Eux ont eu la vie sauve. La plupart de leurs parents, éleveurs musulmans, non. Ces enfants, placés sous la protection de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), viennent d'un village peul dévasté au début de décembre 2013 par une milice antibalaka. Crédit photo : © William Daniels/Myop
Eux ont eu la vie sauve. La plupart de leurs parents, éleveurs musulmans, non. Ces enfants, placés sous la protection de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), viennent d’un village peul dévasté au début de décembre 2013 par une milice antibalaka.
Crédit photo : © William Daniels/Myop

Élue en janvier 2013, la présidente Catherine Samba-Panza n’est pas non plus parvenue à faire cesser les violences entre les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et les factions de la Séléka, réfugiées dans le Nord musulman, qui menacent le pays de partition.

Un nouveau gouvernement de transition, dévoilé le 22 août, doit désormais veiller à maintenir le cessez-le-feu, arraché le 23 juillet à Brazzaville. Le Premier ministre Mahamat Kamoun disposera pour cela, dès le 15 septembre, de l’appui de 7 600 casques bleus de l’ONU, en grande partie des soldats africains déjà sur place, qui prendront la rélève des français.

À la veille du déploiement des forces des Nations unies, Amnesty international revisite 18 mois de chaos infernal en République centrafricaine.

Par: France 24

Le Rwanda envoie 140 officiers de la police en Centrafrique

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Le Rwanda envoie 140 policiers en centrafrique

140 officiers de la Police rwandaise vont être déployés au Centrafrique dans le cadre de maintien de la paix onusien dit Formed Police Unit (FPU).
Cet FPU est dirigé par le Chief Superintendant Bénoit Kayijuka et comprend 14 femmes.

Il se dit que le Rwanda devient le premier pays à envoyer un FPU dans le cadre de la Minusca dans ce pays ravagé par des dissensions religieuses Chrétiens-Musulmans.

“Travaillez dans les limités de la mission et des responsabilités vous assignées. Soyez de bons ambassadeurs du Rwanda”, a lancé l’Inspecteur géneral de Police Emmanuel Gasana au contingent en partance.

“Nous avons traversé beaucoup d’affres, autant faire un pas en avant en aidant les nations qui souffrent de mauvais moments par lesquels nous sommes passés”, a-t-il ajouté recommandant à ces Casques bleus d’apprendre beaucoup de leur mission mais aussi de faire un travail de qualité.

Ces Officiers de police en mission en RCA vont rejoindre un contingent de 850 militaires qui y est déployé depuis le début de cette année.

 

Par: IGIHE.com

 

Centrafrique : Comment réussir enfin la transition

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Le Président de l’Autorité Nationale des Elections vient de le reconnaître : Les élections prévues pour Février 2015 ne pourront pas se tenir à cette échéance. Quel avenir pour le retour de la démocratie en République centrafricaine ? Comment sortir de cette crise ? Si l’on veut vraiment voir le bout du tunnel il n’existe pas 36 solutions, des actions concrètes s’imposent.

I- De la médiation sous régionale

La médiation des pays de la sous-région CEMAC a montré ses limites, les fauteurs de trouble centrafricain ont fait le tour des capitales sous régionales sans trouver de solution. Il y’a eu les rencontres et multiples accords de Libreville, les rencontres et accords de Ndjaména, les pourparlers de Brazzaville un, deux et trois. Chaque fois les mêmes personnes, se cachant derrière les mêmes entités, qui d’ailleurs voient leurs nombres grossir à chaque épisode s’en vont se partager le gâteau dans ces capitales, touchent des perdiems et imposent leurs volontés. Simplement parcequ’ils ont des moyens de pressions qui sont des massacreurs de masses lourdement armés sur le terrain. Les différents protagonistes ont des soutiens dans ces capitales sous régionales. La quasi-totalité des Chefs d’Etat de la CEMAC étant eux-mêmes arrivés au pouvoir dans leurs pays à la faveur d’un coup-état et gagnent systématiquement par l’opération du Saint-Esprit toutes les élections qu’ils organisent depuis quelques décennies. Il est impératif d’avoir un médiateur fort qui peut taper du point sur la table en disant « c’est bon, la recréation est terminée, on se met au pas et on avance vers le Désarmement Démobilisation et Réinsertion afin d’aller aux élections. » Quel pays est prêt à jouer ce rôle ?

II- Des institutions de la République

a- La Présidence

Au risque de choquer les militants de cette cause je pense qu’on ne peut plus continuer à changer indéfiniment la tête de la transition en RCA. D’ailleurs il faut bien que l’on songe à sortir de cet état de fait pour redevenir un pays normal, ceci ne sera possible que suite à des élections libres et démocratiques.

Changez dame Samba Panza et le prochain Président de la transition se livrera aux mêmes errements. Il voudra aussi nommer tous les membres de sa famille, ses copines, s’en mettre plein les poches etc. Ce sera un éternel recommencement et les élections repoussées aux calendes grecques. Assez ! Laissons Samba Panza conduire clopin clopant la barque jusqu’aux élections. Il va sans dire qu’il ya un virus de l’incompétence qui sévit au palais de la Renaissance et tous ses locataires depuis deux décennies sont automatiquement contaminés. Non, cela suffit on a vraiment pas besoin d’un énième larron.

Présidence de la République Centrafricaine
Présidence de la République Centrafricaine. Photo Corbeau News

b- Du gouvernement,

Envers et contre tout le gouvernement Kamoun est formé. Une trentaine de Ministre pour contenter tout le monde et faire manger tout le monde comme d’habitude. Suite et fin, qu’on arrête définitivement avec ces remaniements ministériels obtenus sous pressions. La RCA a-t-elle besoin par-exemple d’un Ministre du tourisme dans son état actuel ? Ce sont toujours les mêmes sinon les mêmes entités qui sont représentées au sein du gouvernement et pour cause on veut satisfaire tout le monde. La seule préoccupation étant que tout le monde aie sa part du gâteau pour se tenir tranquille, il est impératif d’arrêter cette pratique. Tous les Ministres Seleka se valent, pareil pour les Anti-Balaka. Mahmat Kamoun n’est peut-être pas l’homme le plus intègre de la RCA, on croise juste les doigts pour que les aides d’Etat à Etat ne se baladent plus dans les poches de l’ex Conseiller spécial de la Présidente qui prétend faire le change dans une banque à Douala au Cameroun et qu’une partie disparaisse avant d’arriver dans les caisses du trésor public. Vivement que le compatriote Mahmat Kamoun et son équipe soient animés d’un esprit patriotique et travaillent pour rendre à la RCA sa dignité perdue.

 

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c-Du Conseil National de Transition

Les membres de ce conseil devraient se calmer un-peu. Ce conseil national de transition a été forgé de toutes les pièces, ses membres cooptés par ci par-là pour légitimer le pouvoir de Michel Djotodja que la communauté internationale refusait de reconnaître. Si ce CNT avait plutôt dit « il est hors de question pour nous de légitimer un coup-état, on propose plutôt des élections anticipées », on n’en serait peut-être pas là. L’actuel Président du CNT a été le premier à organiser une grande marche de soutien au lendemain du Coup-état de la Seleka, son poste est tout simplement une récompense. Il n’a aucune légitimité et ne peut se comporter comme un Président d’une assemblée nationale élue par la population. Certains membres du CNT savent qu’ils ont prit de l’argent pour voter. Donc avant de condamner la communauté internationale ou qui que ce soit balayons déjà devant notre porte. Les politiciens centrafricains sont responsables à des degrés différents de ce qui est arrivé à la Centrafrique. Qu’ils arrêtent de penser à s’en mettre plein les poches et prennent des décisions qui vont dans le sens de la paix et la réconciliation nationale. Le CNT doit aujourd’hui penser plutôt à la tenue de futures élections s’ils sont vraiment patriotes et représentatifs de la population.

III- Du désarmement effectif des milices sans exception 

Depuis le début nous ne cessons de crier urbi et orbi que la clé de cette crise est le désarmement. Aussi longtemps que les acteurs de cette crise ont des moyens de pression à savoir des hommes lourdement armés sur le terrain, ils n’en feront qu’à leur tête. Aucun chef rebelle ni rebelle ne voudra se désarmer volontairement. Ils savent ce qu’ils risquent : Perdre tout moyen de pression pour toujours rester aux affaires, risquer la poursuite judiciaire etc. Tant qu’on ne démilitarise pas le pays aucun processus de normalisation ne pourra être lancé.

IV- Et enfin…Des marches

J’ai envie de crier  « y’en a marre des marches. » Tout le monde peut soudoyer tout le monde pour organiser des marches de soutien. Sic ! Un-peu de dignité…Il y’a mieux à faire pour aider le pays que de voir ces spectacles ridicules. Cette cacophonie démontre que le centrafricain ne peut pas se lever comme un seul homme pour vouloir la paix et la réconciliation nationale. Un exemple qui illustre parfaitement ces propos : Le 17 Août, des centrafricains marchent à Paris pour demander la démission de Samba Panza et de son gouvernement, le 18 Août toujours à Paris, des centrafricains organisent une marche de soutien à Samba Panza et à son gouvernement

 

Par: Echos de Centrafrique

SENEGAL : Malgré la mort de l’étudiant Bassirou Faye

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Il faut nettoyer les écuries d’Augias de nos Universités !

 POLICE UNIVERSITE

Pour être franc, la mort de l’étudiant Bassirou Faye ne m’a pas ému plus que ça. Les étudiants sénégalais, ceux de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en particulier, nous ont tellement tapé sur les nerfs ces dernières années, ils ont tellement multiplié les revendications irréalistes, tellement saccagé des biens, tellement brûlé, pillé, cassé qu’ils ont fini par s’aliéner la sympathie de la majorité des Sénégalais. Enfants gâtés, nourris par le contribuable sénégalais qui se saigne à blanc afin qu’ils ne manquent de rien, ces étudiants en sont arrivés à croire que la République leur doit tout. Et de fait, l’Etat a fait tout ce qu’il est en droit de faire à leur endroit. On est même tenté de dire qu’il en fait trop alors que des catégories de la population tout aussi méritantes sont laissées en rade. C’est des dizaines de milliards de francs, presque quarante milliards, que l’Etat consacre chaque année rien qu’au paiement des bourses de ces messieurs les étudiants. Lesquels sont pour la plupart logés en résidences universitaires avec un loyer ridicule, ne payent pas l’eau encore moins l’électricité, achètent le repas (avec entrée et dessert s’il vous plait !) à 110 francs, sont couverts sur le plan médical etc. On ne leur demande qu’une seule chose : étudier. Ce qu’ils ne veulent pas faire malheureusement, alignant les grèves sous les prétextes les plus saugrenus. C’est peu dire pourtant que nos finances publiques, déjà bien mal en point, supportent difficilement les charges de nos universités. Malgré tout, la République, bonne fille, se sacrifie pour ces enfants gâtés que sont les étudiants de nos universités. Pour ne rien arranger, l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, démagogue en diable, avait généralisé la bourse pour tous les étudiants du pays qui sont plus de 100.000. Plus exactement, il avait généralisé l’octroi de l’aide annuelle de 60.000 francs, mais c’est tout comme pour le Trésor public. Plutôt que d’être reconnaissants à l’Etat pour ces efforts qui sont au-dessus de ses ressources financières, nos étudiants se signalent par une surenchère irresponsable, se permettant même, parfois, d’exiger l’augmentation du taux de la bourse ! Et si d’aventure l’Etat, qui n’a pas que cette dépense à effectuer, tarde à payer lesdites bourses, les Sénégalais, et en particulier les habitants de la capitale, ont droit à une Intifada que rien ne justifie. Gare à ceux qui passeraient aux environs de l’Ucad dont les véhicules ont toutes les chances d’être caillassées voire brûlées. Quant au mobilier urbain des communes avoisinantes, il paye toujours un lourd tribut aux monômes de ces mêmes grands enfants gâtés de la République. S’ils acceptaient encore d’étudier ! Il se trouve que, hélas, ils prétendent avoir le droit de redoubler à l’infini et garder éternellement le bénéfice de la bourse. Laquelle constitue pour eux une sorte d’allocation chômage qu’ils percevraient tout en s’inscrivant dans des écoles privées de formation professionnelle voire en faisant des petits boulots rémunérés. Bien évidemment, l’Etat était obligé de mettre bon ordre dans ces abus. Il a entrepris de le faire non pas en supprimant les bourses, non pas en diminuant leur taux mais tout simplement, dans un premier temps, en la gelant pour tous ceux qui redoubleraient dans un même cycle, ce qui est quand même logique si on ne veut pas encourager les éternels étudiants qui mettent plus d’une décennie à obtenir la licence ! Il se trouve aussi qu’il fallait faire le ménage dans ce capharnaüm puisque nombreux sont de prétendus étudiants qui percevaient des bourses sans y avoir droit. En effet, d’après un audit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, faisant suite à des missions de la Banque mondiale et de l’Inspection générale d’Etat, plus de 35.000 non ayants droit percevaient des bourses. Le préjudice subi par l’Etat est de plus de 10 milliards de nos francs. Et ce n’est là sans doute que la partie visible de l’iceberg.

Les enseignants n’étaient pas en reste, nos universités étant pour beaucoup d’entre eux, des pays de Cocagne et des poules aux œufs d’or où ils s’enrichissaient de manière éhontée au détriment de la communauté nationale. Le modus opérandi de cet enrichissement scandaleux et bien évidemment illicite est exposé par le menu par un de leurs collègues de l’Université de Thiès dont nous publions l’interview dans ce journal (voir page 10). Il faut dire que, bon an mal an, les fonctions de services génèrent 10 milliards de francs rien qu’à l’Ucad sans que le Trésor public voie trace de cet argent. On assiste dans nos campus publics à l’existence de grandes entreprises privées faisant des milliards de francs de chiffres d’affaires — à tout le moins des centaines de millions — et dont les activités sont d’autant plus rentables que c’est l’Etat qui supporte toutes les charges. En effet, le business se fait dans les locaux des universités, l’électricité est payée par le même Etat de même que les salaires de nos enseignants-entrepreneurs mais aussi la rémunération du petit personnel. Nos enseignants n’ont plus alors qu’à encaisser le pactole généré par leurs activités privées menées sans vergogne dans les universités publiques. Autrement dit, il existe de véritables écoles privées de formation dans nos universités mais aussi des laboratoires et instituts de sondages, tout aussi privés, et dont les plus grands bénéficiaires sont les enseignants de ces universités. Des enseignants qui en ont oublié de se former, encore moins de se consacrer à la recherche, leur principale activité consistant à se faire du pognon. Pas étonnant que, dans ces conditions, certains parmi eux soient des assistants depuis des décennies ! Il se passait aussi des choses pas très catholiques au niveau des inscriptions dans les facultés, certaines places étant carrément vendues. En entreprenant de mettre fin à ces pratiques maffieuses, et de bon ordre dans leur fonctionnement, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Mary Teuw Niane, signait bien évidemment son arrêt de mort. Pas étonnant que ses collègues du Saes (Syndicat autonome des enseignants du Supérieur) aient profité de la mort de l’étudiant Bassirou Faye pour réclamer sa tête ! Le pauvre, il a mis fin à tellement de magouilles en plus d’avoir été l’un des meilleurs ministres de l’Enseignement supérieur que notre pays ait connus, que cela ne pouvait pas lui être pardonné. En particulier, le fait d’avoir donné un coup de pied dans la fourmilière du business florissant de certains profs d’universités et doyens de faculté, a fait de lui une cible à abattre. La mort de Balla Gaye, dont tous ces messieurs et dames se contrefichent complètement d’ailleurs, n’est pour eux qu’un prétexte car ils ne peuvent quand même pas dire décemment, ces distingués professeurs, que leur collègue Mary Teuw Niane est un empêcheur de magouiller en rond !

Encore une fois, il y a eu tellement de dérives maffieuses dans nos universités, et notre système d’enseignement supérieur est tellement déstructuré que l’Etat ne peut pas ne pas mettre en œuvre les réformes issues de la Concertation nationale sur l’avenir de l’Enseignement supérieur. Et il ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs pour dire que sa politique de « maslah » ne peut pas prospérer. On ne peut pas diriger un pays en faisant preuve de démagogie, or tous les bacheliers ne peuvent pas aller à l’université surtout que la plupart d’entre eux n’ont obtenu leur parchemin qu’avec la bienveillance extrême de leur jury. Ces cancres n’ont par conséquent pas leur place dans nos universités qui doivent rester des espaces d’excellence. Un point c’est tout. S’il fait envoyer les chars pour imposer cette réforme comme les Chinois l’avaient fait avec leurs étudiants du soi-disant « printemps » de Tien Am Men, qui avait fait officiellement 241 morts en 1989, il ne faut pas hésiter à le faire et qu’on en finisse avec ces crises étudiantes à répétition. Ne nous berçons pas d’illusions, cependant, car ce n’est pas le président Macky Sall qui va faire cela lui qui, rien qu’avec la mort de Bassirou Faye, est allé à Canossa ! On n’ose pas lui demander de faire comme les militaires du Derg (junte qui avait pris le pouvoir en renversant le président Haïlé Selassié) éthiopien qui non seulement avaient tiré sur les étudiants qui manifestaient contre eux mais encore avaient réclamé aux parents des victimes venus réclamer le corps de leurs enfants… le remboursement du prix des balles ayant servi à les tuer !

Mamadou Oumar NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin N° 1176 » –Hebdomadaire Sénégalais ( SEPTEMBRE 2014)

 

 

PS : Jusqu’à preuve du contraire, je ne crois pas à la thèse de l’assassinat de Bassirou Faye par un policier. Je pencherais plutôt pour celle d’une provocation en vue de créer des troubles susceptibles de déboucher sur le renversement du président démocratiquement élu, M. Macky Sall…

SENEGAL : Affaire Hissène Habré, que le Gouvernement éclaire donc notre lanterne à propos de faux présumé !

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Hissen Habré du Tchad

C’est trop vite, sans doute, qu’a été close— de manière provisoire, on l’espère — la polémique relative au dossier de la signature de l’accord sur les Chambres africaines extraordinaires chargées de juger l’ancien président tchadien, M. Hissène Habré. Cet accord qui lie le gouvernement du Sénégal et l’Union africaine donne mandat au premier de juger le prédécesseur de M. Idriss Déby Itno. En même temps, il fixe les modalités d’organisation du procès. Lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière, les avocats de M. Habré avaient menacé de porter plainte pour faux contre l’ancien Premier ministre, Mme Aminata Touré. Et ce au motif qu’elle n’avait pas pouvoir pour signer un accord international engageant le Sénégal puisque l’article 95 de notre Constitution accorde ce pouvoir au seul président de la République. Lequel peut cependant déléguer ce pouvoir — pour un objet précis, limité dans le temps — à son ministre des Affaires étrangères. Les avocats s’étaient interrogés à bon droit de savoir pourquoi est-ce que cet accord a été signé par Mme Aminata Touré, ministre de la Justice au moment des faits, alors que le jour de la signature du fameux encore, dont la cérémonie s’est tenue dans les locaux du ministère des Affaires étrangères qui plus est, M. Alioune Badara Cissé, le MAE de l’époque, était bel et bien présent à Dakar et en bonne santé aussi. Il est curieux par conséquent qu’il ait délégué ses pouvoirs à sa collègue de la Justice surtout que, au moment où se tenait la cérémonie de signature, il se trouvait dans son bureau, à quelques mètres de la salle où Mme Aminata Touré et Robert Dossou, l’avocat béninois chargé par l’Union africaine de signer en son nom, apposaient leurs griffes au bas de ce document. Curieux, en effet, que M. Cissé n’ait même pas fait un tour dans la salle…

Au lendemain de la conférence de presse du collectif des avocats de l’ancien président tchadien, qui l’avaient interpelé publiquement, l’ancien ministre des Affaires étrangères s’était fendu d’un communiqué pour dire en substance qu’il n’avait mandaté personne pour signer un quelconque accord en son nom. Eh bien, la réplique cinglante de Mme Aminata Touré ne s’était pas fait attendre puisque, après cette sortie de Me Alioune Badara Cissé, sa cellule de communication avait sorti un communiqué pour confirmer que l’ancienne ministre de la Justice avait bel et bien reçu délégation du chef de la diplomatie sénégalaise de l’époque pour signer ledit accord. Mieux, ils ont joint à leur communiqué un fac similé du document par lequel M. Cissé aurait délégué ses pouvoirs à Mme Touré pour signer un accord avec l’Union Africaine. Ce pour le compte de l’Etat du Sénégal. La cause était donc entendue à travers ce communiqué de presse d’autant plus que, selon la plupart des confrères, l’ancien Premier ministre a cloué le bec à l’ex-ministre des Affaires étrangères en montrant même en scanner la signature de M. Cissé au bas du document. Imparable !

Sauf que, justement, nous, cette délégation de pouvoirs nous laisse sur notre faim. Admettons que le document produit par Mme Aminata Touré est authentique — ce dont doutent en tout cas les avocats de M. Habré —, il est en effet permis de se demander la valeur d’une telle délégation quand on sait que le ministre des Affaires étrangères lui-même n’est que délégataire de pouvoirs du président de la République pour signer des accords internationaux au nom du Sénégal. Un délégataire de pouvoirs peut-il lui-même déléguer les pouvoirs qui lui ont été délégués ? Les spécialistes de doit administratif ou constitutionnel nous édifieront. Ensuite, sur le document produit, non seulement on ne voit apparaître nullement les armoiries de l’Etat du Sénégal, ce qui est quand même le moins pour un document officiel, mais ensuite le ministre lui-même ne se réfère à aucune loi, aucun décret, aucun arrêté, rien, pour déléguer ses pouvoirs à Mme Aminata Touré. Plus que bizarre ! Il s’y ajoute, last but not least que, encore une fois, M. Alioune Badara Cissé était présent au ministère des Affaires étrangères le jour de la signature de ce fameux accord le 12 août 2012. Curieusement, d’ailleurs, la délégation de pouvoirs exhibée par Mme Touré est datée du même jour, de même, d’ailleurs, que celle produite par M. Dossou et censée provenir de l’Union africaine ! Naturellement, l’accord aussi est daté du même jour. Comme c’est curieux, tout cela !

Bien évidemment, le gouvernement a le devoir d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur ces graves accusations portées contre l’ancien Premier ministre de la République, Mme Aminata Touré. Car l’affaire apparaît gravissime : a-t-on emprisonné depuis plus d’un an, et sur la base d’un faux, un ancien chef d’Etat africain réfugié au Sénégal depuis 1990 et qui plus est a des enfants de nationalité sénégalaise ? Nos compatriotes, mais aussi l’opinion internationale, doivent savoir. En tout cas, cela fait plus d’un an que cette injustice dure, que le président Hissène Habré croupit en prison après avoir été inculpé pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ». Il est accusé d’avoir tué (à lui seul !) 140.000 Tchadiens. Le problème c’est qu’à l’époque des faits incriminés, l’actuel président tchadien, M. Idriss Déby Itno, était le chef de toutes les forces de sécurité du pays. A ce titre, il avait la haute main sur les commissariats de police et les brigades de gendarmerie où étaient censés avoir été commis ces crimes. Curieusement, le brave homme n’a été ni inculpé, ni seulement entendu, encore moins, évidemment, interpellé. Normal quand on sait que c’est lui qui, à hauteur de deux milliards de francs cfa (du moins officiellement) a financé toutes les dépenses relatives au financementdu procès de M. Habré. Un criminel qui finance le procès de son complice présumé ? Du jamais vu sauf au Sénégal !

Il y a plus grave : à l’issue de leurs investigations au Tchad, les magistrats sénégalais des Chambres africaines extraordinaires (pour être extraordinaires, elles le sont vraiment) avaient identifié quelques lampistes accusés d’avoir été les complices de M. Habré dans l’accomplissement de sa besogne meurtrière. Ils avaient dit à cor et à cris que ces individus au nombre de quatre, dont les deux incarcérés à Ndjaména (les autres étant présentés comme étant en fuite !) seraient transférés à Dakar pour les besoins du procès. Eh bien, cela fait plusieurs mois qu’aucun d’eux n’a foulé le sol de notre capitale. Après avoir annoncé leur intention de les envoyer à Dakar, les autorités tchadiennes ont rétropédalé depuis. En réalité, elles ont décidé de ne transférer personne à Dakar, un point c’est tout. La position officieuse des autorités de Ndjaména c’est : « nous vous avons donné deux milliards pour juger Habré, débrouillez-vous pour le faire comparaître seul ». Le problème c’est que l’affaire est tellement grosse que même le procureur spécial de ces CAE,—un homme dont tout le monde sait pourtant qu’il ne peut rien refuser à M. Déby et à son régime —, M. Ndongo Fall, c’est son nom, a déclaré récemment à Dakar que sans la présence des complices présumés de M. Habré, le procès ne peut pas se tenir. Or, Le Témoin a eu récemment cette confidence d’un homme très impliqué dans ce dossier. Un interlocuteur qui s’est entendu dire ceci par une haute autorité judiciaire tchadienne : « Le Président nous a dit qu’il n’est pas question de transférer nos compatriotes à Dakar. D’après lui, les enquêteurs sénégalais sont très malins et une fois les El Djonto (un des détenus, Ndlr) là-bas, ils peuvent leur tirer les vers du nez et incriminer des gens haut placés chez nous. C’est pourquoi il a décidé qu’aucun Tchadien ne sera transféré chez vous ». Voilà ce qu’aurait dit cette haute autorité judiciaire tchadienne à notre interlocuteur.

En attendant, un brave homme, ancien président de la République, un honnête père de famille, un grand patriote africain, est détenu en prison depuis plus d’un an au Sénégal. Injustement et parce que tel est le bon plaisir du chef de l’Etat tchadien, le dictateur Idriss Déby Itno, qui a payé deux milliards de francs pour cela…

 

Par: Mamadou Oumar NDIAYE

Journal le temoin au sénégal

Article paru dans « Le Témoin N° 1176 » –Hebdomadaire Sénégalais ( SEPTEMBRE 2014)

 

 

Élections en RCA: le délai de février 2015 n’est «pas tenable»

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Dieudonné Kombot Yaya, président centrafricain de l’Autorité nationale des élections (ANE)
Dieudonné Kombot Yaya, président centrafricain de l’Autorité nationale des élections (ANE)

 

La transition en Centrafrique va se prolonger. Les élections prévues en février 2015 ne pourront pas être organisées à temps. Une information donnée sur nos antennes par Dieudonné Kombo-Yaya, le président de l’Autorité nationale des élections (ANE), invité de RFI ce lundi. En novembre 2013, le groupe international de contact avait décidé que des élections seraient organisées en février 2015 et qu’elles marqueraient la fin de la transition. Le mois suivant, l’ANE était créée. Mais ses membres ont bien du mal à fonctionner. Le manque de moyens est criant dans un pays où l’insécurité est toujours présente. Ecoutez l’intégralité de cette interview dans les matinales de RFI ce lundi (à 6h45 et 7h45 sur l’antenne Afrique et 8h45 sur l’antenne Monde).

Personne n’est dupe. Aujourd’hui, les conditions actuelles font que le délai de février 2015 est peu envisageable. (…) Il faut penser automne 2015 plus qu’entre juillet et septembre où c’est la plus forte saison des pluies. C’est la version optimiste.

Dieudonné Kombo-Yaya Président de l’Autorité nationale des élections

Écoutez son interviews ici:  KOMBO-YAYA

Par Sébastien Nemeth pour RFI

 

NDLR: selon les informations dont nous disposons, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louis Michel, qui s’était rendu le 29 Août dernier au Bureau de cette Autorité Nationale des Élections, a piqué une colère. Pour lui, le Président de l’ANE, Monsieur Dieudonné Kombo-Yaya n’a rien fait pour avancer les choses. Les bureaux étaient vides. Pour lui, Monsieur Kombo-Yaya n’a pas le profil pour diriger une telle Institution disant “Indépendante” de toutes actions liées à un clan politique.

Grande Bretagne: Sa mâchoire décrochée après un cri tellement fort, elle est transportée à l’Hôpital (Vidéo)

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Une femme britannique qui participait au Défi du seau d’eau glacée a crié tellement fort après avoir été arrosée qu’elle a dû être transportée à l’hôpital pour une mâchoire décrochée.

Selon le Daily Telegraph, Isabelle Roberts, âgée de 20 ans, de Tipton, en Grande-Bretagne, s’est rendue à l’urgence de son hôpital locale avec une mâchoire disloquée après son exploit. Il a fallu deux médecins pour la libérer de ses souffrances.

«L’eau était tellement froide que j’ai crié très fort, a expliqué la jeune femme. Ensuite, je me suis rendu compte que ma mâchoire ne m’obéissait plus!»

Le Défi du seau d’eau glacée qui est une campagne de levée de fonds pour la recherche sur la maladie de Lou Gehrig est devenu un phénomène viral sur le web. Les participants acceptent de recevoir un seau d’eau froide, font une vidéo de la scène, et lancent le défi à d’autres.

 

Par: autre média

Douala: la guerre des fabricants de cercueils bat son plein

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Le secteur a connu ces dernières années un développement rapide au nom de la lutte contre la pauvreté.New-Bell, un quartier chaud de la capitale économique, Douala. Vendredi, 1 août 2014, il est midi. La vie suit son court normal, avec le va-et-vient des hommes, qui s’entremêlent au bruit des motos et taxis. Un quartier certes devenu célèbre grâce à sa proximité avec la prison centrale. Mais, New-Bell est avant et surtout connu comme le quartier général des fabricants de cercueils. Ce qui fait de lui une particularité. Ici, on dénombre près de quinze sites de fabrication et le travail n’est pas au ralenti. Un nombre qui s’est accru au fil des ans car: «on ne dénombrait que deux points de fabrication ici, mais depuis 1992 avec la création de l’hôpital de district, des nouveaux points ont poussés », confie Pierre BAKOP un habitant du quartier.

 

La guerre des fabricants des cercueils bat son plein à Douala

Qu’est ce qui peut pousser les hommes à une activité aussi particulière ? Jean Claude NJOUTSA est fabricant, il explique : « je suis comptable de formation, j’ai travaillé à la société camerounaise de sculpture (SOCASEF), en 2000, la société a fermé les portes, ayant fait un stage quelques années plus tôt à la société camerounaise d’assistance funéraire, j’ai alors décidé de me consacrer uniquement sur ce secteur question de gagner ma vie». Frédéric KEMTCHO, quant à lui est menuisier de formation, mais spécialiste des meubles il parle ici des raisons de sa conversion : « je faisais avant dans la fabrication des meubles et je pouvais passer des mois sans vendre, ayant une famille à nourrir, il fallait bien que je trouve quelque chose, je me suis alors converti en fabricant de cercueil». Plus qu’une industrie en pleine gestation, les fabricants se livrent au travail avec acharnement, ils produisent tous les modèles de cercueil ( poisson, rectangulaire etc…), soit, sous commande ou en exposition vente, ceci parfois, au bonheur de certaines familles en détresse. Il y en a pour toutes les bourses.

EFFET BANAL

Malgré ces multiples raisons les menuisiers des cercueils, ne font pas bonne presse au sein de la société. Ils exercent leur métier à ciel ouvert, dans les grandes artères de la ville et sans inquiétude. Paulin TCHATCHE est étudiant en sociologie à l’université de Douala, voici ce qu’il pense: «d’une manière cachée, les fabricants de cercueils encouragent la mort, car sil n’y a pas de décès, ils ne peuvent pas vendre». Ainsi, entre le non respect des normes et le souci de se faire de l’argent les menuisiers des cercueils s’en défendent. Selon Frédéric KEMTCHO, ils ne transforment que du bois : ”nous n’encourageons pas la mort. De toute façon, si vous ne voyez pas un cercueil dans la rue, vous verrez surement un corps. Entre l’emballage et le contenu qu’est ce qui fait le plus peur ? Le contenu je pense», s’exclame ce dernier.

Cependant, les fabricants de cercueils réalisent quand même la mauvaise influence de la pratique de leurs activités sur les usagers et s’accordent même à dire que c’est une gangrène. Jean Claude NJOUTSA déclare : « le cercueil est devenu comme des habits qu’on fabrique et expose partout qu’on le veut ou pas, c’est devenu une tare». Un cri lancé donc au pouvoir public en vu, de réglementer le secteur comme cela se fait ailleurs, notamment au Ghana ; car ce qui les chicane un peu, c’est un problème de statut social.

 

 

Par: Armand-Rodolphe DJALEU pour AfriquePresse

 

Centrafrique: un soldat français d’origine Tahitienne de l’Eufor parle de ses blessures lors des événements de Km5

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Les retrouvailles de Tevai (à gauche sur la 1ère photo) avec son bébé, né en janvier et qu’il n’avait vu que deux mois avant de partir à Bangui, se sont faites à l’hôpital militaire.  Photos LDT
Les retrouvailles de Tevai  avec son bébé dans la poussette, né en janvier et qu’il n’avait vu que deux mois avant de partir à Bangui, se sont faites à l’hôpital militaire.
Photos LDT

Les heurts ont été très violents les 19 et 20 août, à Bangui, entre les militaires français et des groupes armés. Des grenades ont été lancées. Qu’en est-il de vos blessures ?

Tevai Teamo : Une grenade a tapé au niveau de ma jambe droite. Des éclats ont frappé toute ma jambe, du pied jusqu’à la cuisse. Je ne peux plus marcher pour le moment mais, après six jours d’hospitalisation, j’ai déjà des séances de kiné. J’espère retrouver ma mobilité. Je ne connais pas encore la date de ma sortie.

Que s’est-il passé ?

Dans un quartier musulman de Bangui, le 20 août, des groupes manifestaient depuis plusieurs heures, notamment contre la présence des militaires français. Ils bloquaient l’accès à l’arrondissement et on ne pouvait plus patrouiller. Ils avançaient et on reculait, jusqu’à ce qu’on ne recule plus. Ils étaient armés de grenades, de barres de fer et même de Kalachnikov. J’ai été le premier blessé. J’ai vu le mec dégoupiller la grenade et la lancer vers moi. De là, tout le monde a tiré.

Dans notre section, cinq hommes ont été blessés dont un autre Tahitien, le caporal-chef Edgar Renvoyé. Il a été touché à la cuisse gauche. Il a été hospitalisé à l’hôpital de Percy [hôpital militaire à Clamart, NDLR] mais il est sorti à présent. Sur place, nous avons été évacués rapidement. Juste sur notre position, il y a eu plusieurs morts du côté des groupes armés. J’ai été rapatrié en France le soir même.

Quelle était votre mission à Bangui ?

J’étais en mission avec Eufor-RCA [force opérationnelle dirigée par l’Union européenne en République centrafricaine, NDLR], engagée avec les Espagnols, les Italiens, les Polonais et les Géorgiens, pour un mandat de six mois. Cela faisait cinq mois que j’étais là-bas.

Avez-vous été sur d’autres conflits au cours de votre carrière ?

Je suis militaire depuis onze ans. Je suis allé notamment au Kosovo, au Liban, en Côte d’Ivoire et, bien sûr, en Centrafrique. L’armée m’a fait grandir. Je suis parti de Tahiti, j’avais à peine 18 ans. Je voulais m’engager, trouver un emploi stable et voyager. L’année prochaine, je passe un examen pour monter en grade. C’est la première fois que je suis blessé, mais je connais les dangers, bien évidemment. J’ai des copains qui ont été blessés et d’autres tués, comme dernièrement au Mali.

 

Propos recueillis par La Dépêche de Tahiti

 

 

Centrafrique: Le Bureau Politique de l’Ex-Séléka exclut ses Ministres ” définitivement” du mouvement pour “haute trahison

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka)
…………………

Communiqué de Presse No 0007/ECS/RCA

Le Bureau Politique de l’Ex-Coalition Séléka tient une fois de plus à informer l’opinion nationale et internationale, qu’elle ne se reconnait pas dans la composition du nouveau Gouvernement qui vient d’être publiée le vendredi 22 aout 2014 en République Centrafricaine.

L’Ex-Coalition Séléka n’a ni soutenu, ni communiqué le nom d’un Premier Ministre ou les noms des Ministres à la Présidence de la République. De ce fait, tous les Membres de l’Ex-Coalition Séléka ayant participé au présent Gouvernement sont exclus définitivement de ladite Entité.

Leur participation au Gouvernement, constitue une haute trahison et un non respect des consignes donnés par la Hiérarchie.

Les préalables n’ayant pas été respectés, le Bureau Politique de l’Ex- Coalition Séléka maintient sa position de non participation au Gouvernement.

Le combat que mène l’Ex-Coalition Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels. Elle veut implanter la Paix au pays et le doter d’un Projet de société pour la RCA assorti d’un idéal de Liberté, de Démocratie, de Prospérité pour le plus grand nombre possible de nos concitoyens, sans aucune espèce de discrimination, qui sera soumis à l’ensemble du peuple centrafricain au moment opportun.

Toutefois, le Bureau politique de l’Ex-Coalition reste déterminé à trouver une solution politique juste, équitable et durable par la voie du dialogue et de la négociation avec toutes les forces vives de la nation.

Fait à Birao, le 31 Août 2014
Pour Le Président,
Le 1er Vice-présidentsignature-nouredine

Le matériel de l’ONU en direction de la Centrafrique bloqué à Douala a pris la route pour Bangui

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Le matériel de l’ONU bloqué à Douala en direction de la Centrafrique a pris la route pour Bangui vendredi 29 Aout2014
Materiel de l'ONU bloqué à Douala
Quatre tours seront suffisants pour que les 209 véhicules, les 33 colis divers et les 546 conteneurs arrivent en République Centrafricaine. 75 véhicules constituent ce premier convoi.
Bloqué au Port de Douala depuis le 23 Juillet dernier pour des raisons des procédures, c’est finalement le vendredi 29 Aout 2014 dernier que le premier convoi de cette logistique Onusienne a pris la route pour Bangui. Ce dispositif doit être mis en place avant la prise du relai le 15 Septembre prochain par l’armée Onusienne. Pour un effectif initial, la Misca aura au moins 7000 hommes. Les troupes africaines de la Misca et françaises Sangari déployées en début Décembre ont donc encore quelques jours devant elles avant d’ être remplacées par la Minusca dans cette tâche difficile qui est de ramener la paix en République Centrafrique.
ArthurDavid MENDIM

Centrafrique: Catherine Samba-Panza et Michel Djotodia, Bonnet-blanc, blanc-bonnet ?

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Corbeau News Centrafrique

Elue lors d’une élection organisée par le Conseil National de Transition suite à la décision des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et de France qui a vu la démission du chef rebelle de la coalition séléka, ancien président de la transition, Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye, Dame Catherine Samba-Panza fonce à une vitesse troublante, pied collé à l’accélérateur sur le chemin de son mentor sans regarder au rétroviseur.

Samba-Panza et Jean-Jacques Démafouth
Au lendemain de sa prise de fonction au palais de la Renaissance où Djotodia et bande à la gâchette facile ont laissé dans un piteux état, Catherine Samba-Panza qui aurait fait partie des braves filles du continent africain si elle gère bien la transition, tombe aveuglement dans les errements de ses prédécesseurs, lesquels sont les principaux auteurs de ce chaos total.
Au regard du déclenchement de la crise récurrente, je dirai pour ma part, qu’après le président, feu Ange-Félix Patassé, la république centrafricaine souffre cruellement d’homme d’Etat. Depuis le coup d’Etat du 15 mars 2003 de François Bozizé qui a renversé Ange-Félix Patassé démocratiquement élu, le pays est gouverné que par des arrivistes sans vision qui pilotaient à vue, des bricoleurs en politique qui ne regardaient que leurs intérêts personnels et non ceux de la nation.

Catherine Samba-Panza et Michel Djotodia
Revenons à la gestion transitoire en cours de Dame Catherine Samba-Panza qui fait déjà l’objet d’une critique très sévère des centrafricains. D’autres n’ont pas mâché les mots pour demander sa démission. Dès son élection, on ne sait quelle mouche l’a piquée, elle se permet de nommer ses progénitures et les amis de son époux aux postes très importants à la présidence de la République et la BEAC. Un début de dynastie transitoire qui ne dit pas son nom. Alors que les centrafricains s’attendaient à un gouvernement des technocrates, Catherine Samba-Panza forme une composition gouvernementale des va-t-en-guerre  (séléka et antibala) dénoncé vigoureusement par les centrafricaines et les centrafricains. Au finish, les forces vives de la nation relèvent son incapacité notoire de diriger et exigent le départ de son premier premier ministre  André Nzapayéké qui n’a pas rendu public son bilan en quittant la primature suite au forum politique de Brazzaville, qui a vu la participation des centrafricaines et centrafricains sous l’égide du médiateur de la crise, le président Denis Sassou Nguesso. En cachant ce bilan médiocre aux centrafricains, Catherine Samba-Panza le dévoile aujourd’hui après la mise en place du nouveau gouvernement que va désormais diriger Mahamat Kamoun qui ne fait pas l’unanimité. Cette dernière a d’emblée, fait une mise en garde aux membres du nouveau gouvernement en déclarant lors de son premier conseil des ministres qu’elle veut des actions concrètes et visibles, et que les bilans ministériels seraient présentés à chaque trimestre. Celui ou celle qui est incapable de diriger un ministère sera mis à la porte. On ne peut ne pas dire que c’est une bonne initiative. Tout bon gouvernement qui veut réussir à sa mission est à la recherche de l’excellence.
A titre de rappel, la Cheffe d’Etat avait limogé Olivier Malibangar son ancien ministre des mines mais les raisons de ce limogeage reste un secret de polichinelle. Tout centrafricain éveillé je crois, et qui observe bien la vie politique nationale peut bel et bien imaginer de quoi il s’agit. Je me rappelle que Joseph AGBO qui revient aux affaires à la tête de ce département en question avait été limogé par le président Ange-Félix Patassé pour détournement des diamants de très grande valeur qui se chiffraient à des milliards de fcfa… Et récemment, toujours sous le règne de Catherine Samba-Panza, 900 carats ont disparu de la présidence de la République et ces diamants seraient les pierres précieuses oubliées de Michel Djotodia. Ce dernier avait-il un chantier diamantifère ? Des interrogations se posent sur cette affaire sous-marine et donnent à réfléchir. Je dirai que la justice doit jouer son rôle avec efficacité. Dommage que vous conviendrez avec moi que la justice centrafricaine n’est plus indépendante et ne joue que le jeu du pouvoir central de ces dictateurs qui se sont succédés. Les forces vives de la nation doivent engager une procédure judiciaire contre les crimes économiques si l’Etat ne le fait pas.
Ironie de sort, la Cheffe a envoyé une délégation à Cotonou au Bénin pour rencontrer Michel Djotodia poursuivi officieusement par la Cour Pénale Internationale et à qui la Communauté internationale interdisait les actions politiques pendant l’asile. “(…) Je peux dire que le président Michel Djotodia est pour la paix, a déclaré l’envoyé spécial, Anicet-Clément Guiyama Massogo. (…),
“Nous avons abordé toutes les questions liées à la contribution du président Djotodia au retour de la paix, à la sortie de crise. Que nous le voulions ou non, c’est un ancien président et il a un impact sur ce qui se passe sur le terrain. Il a une contribution à apporter pour le respect de l’accord de cessation des hostilités, pour le désarmement”, a-t-il expliqué. Alors, il va sans dire que Catherine Samba-Panza et son envoyé sont les disciples de celui qui a été à la tête d’une rébellion des barbares qui nous ramène à l’autre époque. C’est impensable et bien entendu inadmissible que la Cheffe de la transition court vers Djotodia qui a mis le pays dans le chaos total pour demander des avis et comment il faut diriger. On ne peut demander à quelqu’un qui n’a su rien faire à la tête d’un Etat ce qu’il faut faire pour avancer ou comment faire pour mener le bateau à bon port. Aller comprendre que toutes les transitions ne sont dirigées que par des apprentis sorciers, des qui on ne doit rien attendre de bon. Pour preuve ! Catastrophe générale. Comme bilan : des centaines de milliers de mort, destruction économique et pillages outranciers et autres exactions de tout genre.
En effet, la Cheffe doit faire vite et bon pour qu’on aille aux futures élections présidentielle et législatives afin que la République centrafricaine, aujourd’hui un Etat non droit retrouve sa dignité et sa place dans le concert des nations. Pis encore, aux dernières nouvelles, la présidente de transition en perte de cotes aurait fait un clin d’œil à Deby du Tchad pour renforcer sa sécurité avec des éléments tchadiens déclarés force non-grata en République centrafricaine. Ce qui veut dire que Dame Samba-Panza néglige les crimes commis par les militaires tchadiens contre les centrafricains sur le territoire national. Une intention roublardise de prolonger le délai de la transition à sa faveur.

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

RCA: Madame Jeannette DETHOUA suspendue par son Parti le MLPC pour Inobservation de la ligne politique

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Décision n°         / 14

Portant suspension d’une camarade membre

de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA)

  Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/IMAGE-MLPC-POUR-LE-BUREAU-POLITIQUE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>IMAGE MLPC POUR LE BUREAU POLITIQUE

 

Le Bureau Politique

 

Vu les Statuts et Règlement Intérieur du Parti ;

Vu le procès – verbal de la réunion statutaire du Bureau Politique en date du 27 Août 2014.

 

Décide

 

Article 1er : La camarade Jeannette DETHOUA, vice Présidente de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA), est suspendue de toute activité du Parti conformément à l’article 72 alinéa 2 du Règlement Intérieur jusqu’au

prochain Conseil Politique National (CPN).

 

Motifs : – Inobservation de la ligne politique du Parti (article 69 alinéa 1 du Règlement Intérieur) ;

                  – Refus d’exécuter les décisions et directives émanant du Bureau Politique (Article 71 alinéa 1 du Règlement Intérieur) ;

Article 2 :La présente décision qui prend effet pour compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

 

Fait à Bangui, le

 

 Le Président

 

 Martin ZIGUELE

 

Ampliations

C.C.A

Tous les organes du Parti                        

AFDT

                    

Bangui: Les Anti-Balaka ont mis en place un système de vols de voiture qualifé scientifique dans les quartiers

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Vol de voiture en Centrafrique, image d'illustration
Vol de voiture en Centrafrique, image d’illustration

 

A quand les vols des véhicules et autres objets importants prendront-ils fin ? Le samedi passé, 23 Août 2014 à midi, deux (2) véhicules de livraison des pains ont été braqués par les éléments des Anti-Balaka de Boy-Rabé en connivence avec ceux de Damala. Malgré que les dirigeants politiques de la transition cherchent par tous les moyens à asseoir la paix dans le pays, le quartier Combattant s’est transformé et se transforme comme la ville de Texas aux Etats-Unis où l’on ne manque pas d’enregistrer des tueries, des viols, des détournements et autres exactions. Par conséquent, le quartier Combattant est devenu un endroit où le désordre est toujours permanent. C’est ainsi que nous assistons à des braquages partout et la circulation devient de plus en plus contrecarrée à cause de l’insécurité qui y règne.
De ce fait, un officier des Anti-Balaka que nous considérons comme un libérateur s’est permis d’occasionner des braquages en plein jour avec ses éléments sur l’avenue des Martyrs (axe aéroport/UCATEX).
En effet, ces véhicules appartenaient à un Libanais dénommé monsieur AZAR. Ces véhicules sont destinés à livrer des pains aux éléments de la Sangaris et MISCA basés au camp militaire M’Poko. Ce Libanais est également le patron de la boulangerie « Les trois canards ». Après avoir livré les pains à ces clients, de retour, les camions (bus) ont été braqués, saisis, puis conduits dans une concession d’un parent, derrière l’antenne de Télécel, située au marché « Pourou » à côté de l’école Combattant. Grâce à une enquête intense des éléments de la MISCA du Congo RDC, le patron a pu retrouver ses deux (2) véhicules stationnés dans cette concession. Après une consultation avec les malfrats, leur officier, accompagné par le chef des éléments de Damala, a exigé une somme de 700.000 francs CFA au patron. Mais le propriétaire des véhicules leur a fait savoir qu’il ne dispose que de 500.000 mille francs CFA. C’est ainsi que ces éléments ont accepté cette rançon offerte gracieusement par le Libanais. Quand les gendarmes sont arrivés sur les lieux de stationnement des véhicules, les éléments qui gardaient les véhicules ont pris fuite. Après les interrogatoires de la gendarmerie, il a été constaté que ce vol est orchestré par cet officier de Boy-Rabé avec la complicité des Anti-balaka de Damala. Ce phénomène de vol a bloqué le bon déroulement des activités commerciales, empêchant ainsi les entreprises et les sociétés à faire leurs affaires.
Face à cet incident, nous demandons aux autorités de la transition, les forces multinationales (MISCA, Sangaris, Eufor-RCA) et enfin les Casques Bleus de procéder le plutôt possible aux désarmements de ces milices pour que la paix revienne. Il est évident que le quartier Combattant est saturé par les armes de toute calibre d’où nécessité de faire un travail sérieux afin de ramasser les armes qui circulent.
Aux Anti-balaka et aux Séléka, qu’ils cessent de semer la panique au sein de la communauté centrafricaine, car le nouveau gouvernement ne tolérera pas ce genre de pratique qui risquerait de gangréner la société. Au cas où vous persistez dans les vols, un jour la justice s’occupera de vous, car toute chose a son temps.

 

 

Par: Jean-Bernard YAMAZECKA pour Centrafriquematin

Centrafrique : Louis Michel de la francophonie (OIF) optimiste en l’avenir

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louis Michel, a dit vendredi à Bangui sa foi en la capacité des Centrafricains à surmonter la crise qu’ils traversent en privilégiant ‘’le dialogue national’’ dans l’optique d’arriver à l’organisation d’élections libres.

 Loui Michel de l'OIF

’’Le dialogue national doit avoir lieu normalement à la fin d’année et je crois que si ce dialogue national réussi t et si les Centrafricains prennent vraiment leur destin à bras le corps et se sentent concernés par cette dynamique, rien ne s’oppose que les élections aient lieu’’, a dit Louis Michel au sortir d’une audience avec Catherine Samba-Panza, au palais de la renaissance à Bangui.

’’J’ai rencontré une présidente avec des idées claires, avec un cap, avec une stratégie’’, a-t-il affirmé , tout en reconnaissant avoir réceptionné le cahier de charges des besoins financiers pour la relance de l’administration centrafricaine, la réhabilitation du système scolaire, la restauration de l’autorité de l’Etat.

’’J’ai rassuré la présidente de transition du soutien de l’OIF et du secrétaire général Abdou Diouf. Je lui ai aussi rassuré du soutien tchadien, M. Idriss Deby Itno qui a bien insisté que la communauté internationale continue à la soutenir’’, a dit M Michel, en visite de travail dans les pays de la CEMAC.

Au cours de l’audience, la présidente de la transition lui a présenté les derniers progrès enregistrés en termes sécuritaire grâce aux forces étrangères déployées en Centrafrique, au plan économique avec la contribution des partenaires au développement et en matière de relance de l’administration.

Elle lui a aussi expliqué les raisons l’ayant poussé à nommer au poste de Premier ministre, Mahamat Kamoun.

Par: APANews-

Centrafrique : le vrai bilan de la bataille du PK5

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Publié par Corbeau News Centrafrique.

Le bilan des affrontements dans le quartier PK5, qui se sont déroulés dans la nuit du 19 au 20 août à Bangui, serait plus lourd que les cinq morts évoqués.

 

Soldats de force Sangaris dans un quartier de Bangui en Centrafrique

 

Dans la nuit du 19 au 20 août, Bangui a connu ses plus violents affrontements depuis l’arrivée de la force Sangaris, en décembre 2013. Ils se sont produits dans le quartier PK5, refuge de la petite communauté musulmane encore présente dans la capitale centrafricaine, et ont opposé des insurgés à la force européenne Eufor, épaulée par les soldats français de Sangaris (qui ont engagé leurs hélicoptères), lesquels menaient une opération de désarmement.

Selon une source au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca, chargée de sécuriser la capitale), le bilan des affrontements est beaucoup plus lourd que les cinq morts évoqués le lendemain dans une dépêche de l’AFP citant une source hospitalière. “Il y a eu plus d’une dizaine de morts, mais la plupart ont été enterrés directement sur place, sans passer par l’hôpital, affirme-t-elle.

Nous n’avons pas compris la réaction d’Eufor et de l’armée française, qui ont lancé une opération de désarmement sans nous consulter.” L’armée française, qui compte trois blessés, dont deux graves, “ne confirme ni n’infirme” ce nouveau chiffre. Plusieurs manifestations hostiles à sa présence ont été organisées par les habitants du PK5 les jours suivants.

 

Par: Jeune Afrique

 

De nouvelles tensions se profilent à l’horizon au sein même des forces armées Centrafricaines ( FACA)?

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Corbeau News Centrafrique: Suite à une fiche mensongère envoyée à Bangui par les autorités militaire de l’ambassade de la République Centrafricaine auprès du Royaume du Maroc aux noms des stagiaires militaire officiellement en formation, documents officiels à l’appui. Ces derniers se sont vu interrompre leurs indemnités compensatrices et primes de dépaysement depuis plusieurs mois par le ministère de la Défense Nationale. De ce fait, avec des factures impayées, leur quotidien devient de plus en plus difficiles… Certains sont délogés de leurs appartements sans aucun ménagements comme des moins que rien pour défaut de paiement, d’autres sont obligés de faire la manche pour se nourrir bien qu’étant fonctionnaire de l’Etat Centrafricain… Quelle honte pour notre pays !

 

Les militaires centrafricaines à Bangui
Dommage pour la présidente et le gouvernement qui n’ont cessé de ménager leurs efforts afin de ramener la paix, la cohésion entre les communautés… bref en vue d’une stabilité sur tous les plans. Pendant ce temps certains dignitaires chassés du pouvoir par la force, ne voient pas d’un bon oeil tous ces efforts déployés et veulent se venger à tout prix de l’humiliation subie en fragilisant le processus de paix en cours. Il s’agit notamment du Lieutenant-colonel KENEFEI bureaucrate qui n’a jamais vu un champ de bataille, ni utilisé un pistolet automatique.

Le fait qu’il ne comprenne pas les soucis réels d’un soldat sur le terrain ou, mieux encore, qu’il s’en fiche est donc d’une évidence incontournable… Ce dernier, nommé comme attaché de Défense suite à une messe de minuit à la Saussurienne « les parents d’abord », se dit parent direct (cousin) de l’ancien président Bozize. Son complice, le Lieutenant NGAKOUMANDJI, encore un bureaucrate, qui lui n’arrête pas non plus de crier haut et fort son lien de parenté avec l’ancien ministre de la Défense (pauvre RCA il faut être parent de tels pour bénéficier jusqu’au cou). Ne dit-on pas que les oiseaux de même plumage voyagent ensemble ! Celui-ci a été nommé comme adjoint de l’attaché de Défense par Francis Bozize pour récompenser sa trahison après une fiche mensongère établie contre son propre ami et prédécesseur (son binôme au Maroc). Vive la RCA avec la mentalité de nos ‘’soit disant OFFICIERS’’ ressortissants des grandes écoles formés dans des spécialités telles que ‘’l’hypocrisie, la haine, la mauvaise foi, le régionalisme, le tribalisme, la trahison, la ségrégation raciale…’’ !
Ces officiers gèrent l’administration comme une entreprise familiale et incitent de par leurs comportements les stagiaires militaires à la révolte. Cependant, force est de constater que certains hommes politiques n’attendent que de tels évènements pour les exploiter à d’autres fins. Même le personnel civil de l’ambassade en a marre de ces hypocrites et fauteurs de trouble.
Ces militaires de carrières bien formés, se préparent minutieusement pour faire entendre leurs voix par tous les moyens « nous ne craignons pas la mort ».
Qui vivra verra !

 

Par: LT HISSEN

Pour la première fois, Un ministre africain est élu président de l’ Assemblée de la CPI

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Pour la première fois, une personnalité africaine a été élu président de l’Assemblée générale des Etats parties de la Cour pénale internationale (CPI). Il s’agit du ministre sénégalais de la Justice Sidiki Kaba, selon un communiqué du ministère sénégalais de la justice, dont Anadolu a reçu copie.

Le Ministre Senegalais de la Justicde

“C’est un triomphe du Sénégal, mais aussi de l’Afrique, puisque Me Sidiki Kaba deviendra, en décembre prochain, le premier Africain à présider l’Assemblée générale des Etats parties de la Cour pénale internationale. C’est le tour d’un fils du continent d’occuper cette prestigieuse responsabilité”, souligne le document.

L’élection de Kaba, a eu lieu jeudi soir à New York (USA) grâce notamment « au plébiscite de plusieurs pays d’Europe, d’Amérique et d’Afrique membres des Etats parties de la CPI » qui avaient assuré leur soutien au président de la fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) entre 2001 et 2007, précise le texte.

Avocat inscrit au barreau de Dakar à partir de 1980, Kaba, 64 ans, s’est distingué sur le plan national et international par son combat sur tous les fronts pour la cause des droits de l’homme.

Dans un document titré ‘’Mon ambition pour la Cour pénale internationale : une stratégie fondée sur quatre défis majeurs’’,  publié il y a quelques années, Sidiki Kaba se donnait pour ambitions, en tant que candidat à ce poste, de ‘’réconcilier toutes les régions avec la CPI, notamment l’Afrique et l’Union africaine’’ et de ‘’développer la coopération entre les Etats et la CPI’’.

Il prendra officiellement fonction au mois de décembre prochain en remplacement de la diplomate estonienne Tiina Intelmann.

La Cour pénale internationale créée en 2002, siège à La Haye, aux Pays-Bas. Il s’agit d’ une juridiction indépendante, du système des Nations unies. Elle se compose de quatre organes : la présidence de l’Assemblée des Etats parties (principal administrateur et corps législatif de la CPI), les chambres, le bureau du procureur et le greffe.

L’Assemblée des Etats parties, assure l’administration générale de la juridiction, à l’exception du bureau du procureur.

Cent vingt-deux pays, dont 34 pays africains, sont Etats parties au Statut de Rome, le texte fondateur de la CPI.

Selon sa charte disponible sur son site internet, la Cour a pour rôle de juger “les personnes accusées des crimes les plus graves, qui touchent la communauté internationale, à savoir les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre”.

Par: AA/Dakar/Alioune Badara Ndiaye

RCA: Jeannette Dethoua de l’AFDT refuse de démissionner du gouvernement

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

La Ministre de la Réconciliation Jeannette Dethoua

Jeannette Dethoua, l’unique représentante de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) a annoncé, jeudi, sa décision de rester au gouvernement du nouveau premier ministre Mahamat Kamoun malgré l’injonction faite par sa formation politique.

« Je voudrais dire que j’ai reçu cette note de l’AFDT. Je me suis dit qu’il ne fallait  pas répondre directement mais faire comprendre que la République est au-dessus de tout », a-t-elle déclaré jeudi aux médias.

« Je vais travailler en tant que ministre de la réconciliation nationale et subir les conséquences», a-t-elle ajouté.

Dethoua adopte ainsi la même position que Mahamat Taïb Yakoub, la personnalité Séléka qui s’est vu confier le portefeuille de ministre délégué à l’élevage qui a refusé d’obtempérer à l’injonction de la  coordination politique du mouvement de quitter le gouvernement.

L’AFDT est la principale coalition des partis politiques de l’ancienne opposition au régime de François Bozizé. Elle compte sept formations politiques signataires de l’accord de cessation des hostilités. L’AFDT a demandé le retrait de sa représentante parce que « la composition du gouvernement n’a pas pris en compte ce qui est convenu avec les autorités lors des consultations préalables à la mise en place de ce gouvernement » a réitéré un militant  de l’AFDT.

Interrogé sur les dispositions à prendre suite à la décision de Mme. Dethoua, Luc Guella, porte-parole du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l’un des sept partis constitutifs de l’AFDT dont est issue Dethoua a déclaré : « L’adhésion à un parti politique est libre et individuelle. Nous prenons acte de la décision de Mme Dethoua»

Notons que Dethoua qui a d’ores et déjà pris service mercredi dernier avant de rompre le silence sera en charge du département de la réconciliation nationale.

En RCA, de 2010 à 2014, il y a eu quatre  précédents où des personnalités politiques mandatées par leur base pour siéger au gouvernement ont fait défection.

Par: AA/Bangui(Centrafrique)/Sylvestre Krock

Alerte Corbeau: Le Virus d’Ebola arrive au Sénégal

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Flash Corbeau News Centrafrique

 

Le virus Ebola, observé ici au microscope électronique, est un virus géant qui ressemble à un ver. (REUTERS)
Le virus Ebola, observé ici au microscope électronique, est un virus géant qui ressemble à un ver. (REUTERS)

Un premier cas de fièvre Ebola a été confirmé au Sénégal, annonce vendredi 29 août la ministre de la Santé sénégalais, et, il concerne un ressortissant guinéen. Le malade venait d’arriver de Guinée voisine, où s’est déclarée en mars dernier l’épidémie qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest, précise la ministre.

Avant l’annonce de ce cas au Sénégal, l’Organisation mondiale de la santé a dénombré jusqu’à présent 3 069 cas d’Ebola, dont 1 552 décès, dans quatre pays d’Afrique de l’ouest (Liberia, Sierra Leone, Guinée, Nigeria), selon son dernier bilan. L’OMS espère stopper la progression du virus d’ici à trois mois, selon un document publié le 28 août. Mais, l’organisme s’attend à plus de 20 000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Par Francetvinfo

Les militaires de l’armée de terre italienne ont rejoint l’EUFOR en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les militaires italiens ont réjoint Eufor Centrafrique
Crédits photos © Ministère italien de la Défense

Une cinquantaine de militaires du 8e régiment du génie de la Brigade parachutiste de l’armée de terre italienne viennent élargir les rangs de la force européenne en Centrafrique.

Leur déploiement s’est achevé hier, selon le ministère italien de la Défense. Pour ce faire, les forces de l’armée de terre italienne ont acheminé par Antonov plusieurs véhicules de transport et de soutien depuis l’Italie.

La force européenne est déjà constituée environ de 500 militaires français (armée de terre et gendarmerie nationale), une compagnie de militaires géorgiens, une section estonienne ainsi que 50 militaires espagnols des Forces Spéciales. Soit environ 750 militaires européens déployés aujourd’hui en Centrafrique.

Par: Autre Média

Le Chef Anti-Balaka Sébastien Wenezoui crée son propre parti politique en Centrafrique

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Publié par Corbeau News Centrafrique.
Sébastien Wenezoui, coordonnateur adjoint des anti-balaka, récemment sanctionné pour « irrespect de la hiérarchie », crée « la Mouvance patriotique pour l’avenir »

Sebastien Wenezoui

Le coordonnateur adjoint des Anti-Balaka, Sébastien Wenezoui, sanctionné la semaine dernière par son supérieur Patrice Edouard Ngaïssona , pour «  irrespect de la hiérarchie », a annoncé, mardi à Bangui, la création de son propre parti, « la Mouvance patriotique pour l’avenir », qui regroupera en son sein chrétiens et musulmans de Centrafrique.

Ce développement intervient alors qu’une assemblée générale de la Coordination des anti-Balaka doit se réunir prochainement pour statuer sur le sort de Wenezoui, qui s’est rendu au forum inter-centrafricain pour la réconciliation nationale à Brazzaville en juillet dernier, “sans consulter au préalable son supérieur hiérarchique”, selon une déclaration à Anadolu, d’ Alfred Ngaya, un des leaders du mouvement concerné.

« Je vous annonce la création, dans les jours à venir, de ma mouvance dénommée Mouvance patriotique pour l’avenir (MPA)»,  a ainsi déclaré à la presse le désormais ancien coordonnateur adjoint des Anti-Balaka, assisté de Ousmane Abakar, porte-parole des musulmans du km 5 et Fleury Pabandji, ancien président de l’ANECA (Association nationale des étudiants centrafricains) devenu leader Anti-balaka.

« Cette plateforme qui regroupera en son sein, musulmans et chrétiens a pour objectif principal la cohésion sociale et la réconciliation nationale mises à mal par la crise actuelle en Centrafrique et ceci, à travers des grands projets de développement pour la jeunesse », a-t-il ajouté.

«  « I koué », c’est-à-dire « tous  ensemble » est la règle d’or de cette mouvance qui va sensibiliser les populations, les éduquer aux valeurs cardinales de la paix, afin qu’elles bannissent l’esprit de la haine, de la vengeance et de la criminalité », a exposé dans le détail Wenezoui.

Depuis la signature de l’accord de cessation des hostilités le 23 juillet dernier à Brazzaville, la nomination du nouveau premier ministre Mahamat Kamoun et la composition du  nouveau gouvernement centrafricain la semaine écoulée, la situation socio-politique et sécuritaire de la RCA semble s’imbriquer de jour en jour et les tensions et  factions au sein des différentes milices (anti-Balaka et Seleka) se multiplient.

Ainsi, du côté des ex-rebelles Seleka, des affrontements entre des “peulhs” (éleveurs musulmans centrafricains) et un groupe de “Goula”, deux factions de la coalition Seleka à Bambari (Nord), ont fait au moins 17 morts, selon une déclaration mardi à Anadolu du porte-parole de l’état-major Séléka, Ahmat Nedjad Ibrahim. (Un lieutenant du camp Goula parle uniquement de « trois morts et quelques blessés »).

Même si les affrontements débutés lundi et qui se sont poursuivis mardi, seraient dûs au “partage d’un butin”, selon des sources proches de la Séléka, cet événement s’ajoute au désaccord de point de vue sur l’avenir de la Centrafrique des deux factions, les Goula étant plutôt pour la partition et contre l’accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet à Brazzaville (Congo) et risque de fragiliser l’unité de l’état-major de la Séléka basé à Bambari dans la mesure où le chef d’état-major, le général Joseph Zoundéko  est “goula” et le porte-parole, Ibrahim Ahmat Nedjad, est  “peulh”.

 

AA/Bangui/Sylvestre Krock

 

 

RCA: le bilan est dejà de 11 morts dans un accrochage entre peulhs et Anti-Balaka à Ngakobo

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Publié par: Corbeau News Centrafrique

Combat entre les peuls et Anti-Balaka en Centrafrique

Un accrochage entre des présumés membres de la milice chrétienne Anti-balaka et des Peulhs ( éleveurs musulmans) du village de Ngakobo près de  Bambari dans le nord de la Centrafrique a fait, mercredi, 11 morts, selon des sources locales.

Un groupe d’Anti-Balaka a attaqué un campement de Peulhs au village de Ngakobo à 61 km de Bambari, sur l’axe Alindao( Nord).

L’affrontement a fait onze morts, dont deux du côté des Peulhs, selon le témoignage d’un habitant de Ngakobo,  joint au téléphone, jeudi matin.

Les peulhs sont des pasteurs nomades répartis sur toute la Centrafrique. Ils sont majoritairement musulmans. Ils constituent une des communautés qui renforce les rangs de la Séléka, la coalition de partis qui revendique la défense des intérêts de la communauté musulmane centrafricaine face aux Anti-Balaka ,milice politico-militaire qui revendique la défense de la communauté chrétienne.

 

AA/Bambari(Centrafrique)/Sylvestre Krock

RCA : Samba-Panza crée des conditions favortable à une transition sans fin en République centrafricaine?

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Publié par: Corbeau News Centrafrique

L’espoir d’un retour de la paix en République centrafricaine se brise davantage. Alors même que les tractations se poursuivent en coulisses pour faire accepter le très contesté nouveau Premier ministre de Dame Catherine, les populations de la ville de Bambari, une localité située au centre du pays, assistent depuis ce 25 août, à de violents combats entre deux fractions de la Séléka. Ces combats ont déjà occasionné la mort de plusieurs personnes et fait de nombreux blessés de part et d’autre.

Samba-Panza et Jean-Jacques Démafouth

 

On se demande laquelle des deux fractions sera conviée à la table des négociations

Cette explosion de violence intervient juste après la rencontre qui a eu lieu entre Michel Djotodia et un émissaire de la présidente par intérim de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

Coïncidence ou conséquence de cette rencontre ? Il est encore trop tôt pour le savoir. Par contre, ce que l’on peut dire sans risque de se tromper, c’est que cette nouvelle recrudescence de la violence, même si elle se produit entre combattants appartenant à la coalition Séléka, n’est pas de nature à faciliter la tâche à la présidente par intérim. Les premiers contrecoups de ce regain de violence, seront ressentis tout naturellement au niveau des négociations de paix entre la Séléka et les anti-balaka. En effet, si ces affrontements doivent perdurer, on se demande laquelle des deux fractions sera conviée à la table des négociations avec les anti-balaka.

Michel Djotodia est-il directement ou indirectement responsable de cette scission à l’intérieur de la Séléka, et donc directement responsable de ces affrontements ? Qu’est-ce qui a été dit entre lui et l’émissaire de Dame Catherine ? Toujours est-il que le simple fait que la présidente par intérim a jugé nécessaire d’envoyer un émissaire pour lui parler et sans doute recueillir son avis pour une sortie de crise en Centrafrique, suffit à apporter de l’eau au moulin de ceux qui pensent que c’est Michel Djotodia qui continue de tirer les ficelles au niveau de la Séléka.

Le problème de la RCA n’est pas seulement un problème d’hommes

Par ailleurs, la volonté de parvenir à une partition de la Centrafrique demeure d’actualité pour les leaders de la Séléka et le rêve pour Michel Djotodia de devenir le premier président de cet éventuel nouvel Etat est plus que jamais grand. A partir de ce moment, on peut se poser des questions sur ce que sera la réaction de son ennemi juré, Bozizé, qui, on le sait, n’a pas encore accepté son éviction du fauteuil présidentiel par la Séléka. A ce rythme, on se demande si la Centrafrique n’ira pas à vau-l’eau. Quand réussira-t-on à ramener la paix entre les fractions rivales, pour entreprendre des négociations de paix à l’échelle nationale ? C’est du reste une inquiétude que partagent certains témoins qui affirment que ces affrontements entre fractions de la Séléka ont une connotation ethnique. En effet, ces violents combats qui ont lieu dans un quartier musulman opposent, selon un humanitaire, les populations peules aux Goulas. Deux communautés dont sont issus respectivement, le général Ali Darass et le général Zoudéko ; ces deux généraux se regardent en chiens de faïence, depuis le congrès de la Séléka en mai dernier.

Des négociations sont en cours pour ramener la paix entre ces fractions rivales, mais quel qu’en soit le résultat, le moins qu’on puisse dire, est que cette nouvelle donne risque de compromettre grandement le calendrier de rétablissement de la paix de Catherine Samba-Panza. Avec cette nouvelle dégradation de la situation, on est enclin à penser désormais que le problème de la RCA n’est pas seulement un problème d’hommes, mais aussi, et c’est le plus grave, un problème d’intérêt et d’égo.

 

Dieudonné MAKIENI pour lepays.bf

Cameroun: la séléka veut aider le Camerounais Abdoulaye Harissou à renverser le Président Paul Biya?

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Miliciens de la séléka en Centrafrique

 

L’ex-président de l’Ordre national des notaires du Cameroun, Abdoulaye Harissou, séjourne depuis mercredi dans les locaux de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) à Yaoundé, dans le cadre d’une enquête pour intelligence avec la rébellion centrafricaine Séléka, a appris APA de source introduite.

Interpellé le même jour à Maroua (Extrême-Nord), il a été transporté dans la ville par avion militaire. Il lui serait, selon les mêmes sources, reproché sa proximité avec le président du Mouvement patriotique du salut camerounais (MPSC, opposition), Aboubakar Sidiki, interpellé le 9 août dernier dans la métropole économique, Douala avant d’être lui aussi conduit à la DGRE où il reste détenu pour menées déstabilisatrices contre son pays à partir de la République centrafricaine (RCA).

Les deux hommes, apprend-on, entretiendraient des liens étroits avec la Séléka qu’ils auraient sollicitée aux fins d’obtenir des armes et attenter à la sécurité de l’Etat à partir de la région de l’Est frontalière avec la Centrafrique.

Abdoulaye Harissou et Aboubakar Sidiki auraient, pendant de longs mois, été pistés par les services de renseignement et mis sur écoutes téléphoniques.

De même, apprend-on, des investigations ont révélé que le premier cité, par ailleurs proche de l’ex-ministre de l’Administration territoriale Marafa Hamidou Yaya, aujourd’hui en prison pour détournement de deniers publics, disposait de gros moyens financiers dans ses comptes bancaires.

Par: APANews

Sangaris : Le Chef d’Etat Major des Armées à la rencontre des soldats français engagés en RCA

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Le 26 août 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), est allé à la rencontre des soldats français du groupement tactique interarmes (GTIA) Acierde l’opération Sangariset de ceux de la Force de l’Union Européenne en République centrafricaine (EUFOR/RCA).

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Chef-dÉtat-Major-Français-des-Armées-en-visite-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef d'État Major Français des Armées en visite en Centrafrique

Le CEMA a été accueilli à l’aéroport de Bangui en début d’après-midi par le général Bellot des Minières, commandant la force Sangaris(COMANFOR). Arrivé au camp de M’Poko, ce dernier a pu lui livrer son appréciation générale de la situation, en présence des officiers de son état-major. Le CEMA a profiter de cette occasion pour livrer sa vision sur l’avenir de l’opération, en insistant sur la nécessité de faciliter la montée en puissance de l’opération de l’Organisation des Nations-Unies (Minusca).

L’une des priorités du CEMA au cours de cette visite était de pouvoir s’entretenir avec les soldats français présents sur le théâtre, notamment avec ceux qui ont engagés lors des derniers affrontements à Bangui. Il s’est donc rendu sur la base de EUFOR RCA dans le 8earrondissement de la capitale où il a rencontré les soldats du 152eRI, actuellement déployés au sein du bataillon multinational de l’EUFOR. Le COMEUFOR et le lieutenant-colonel Hesry, commandant le bataillon multinational, ont présenté la mission européenne de maintien de la paix en évoquant plus particulièrement les prises à partie auxquelles des soldats du 152èmeRI ont dû faire face le 20 août dernier au sud du 3e arrondissement.

De retour au camp de M’Poko, le général de Villiers s’est adressé aux hommes et aux femmes de Sangaris. Le CEMA a souligné le « professionnalisme des soldats français dans la maitrise du feu » au cours des derniers affrontements à Bangui et à Batangafo. Il a également insisté sur le travail remarquable accompli par la force Sangaris depuis le début de l’intervention aux côtés des forces internationales, tout en rappelant la phase de transition dans laquelle Sangaris se trouve actuellement : « C’est dans ce contexte de montée en puissance de la MINUSCA que s’inscrit aujourd’hui votre action » afin de soutenir, aujourd’hui, la MISCA pour lui permettre, demain, de « passer le relais à la MINUSCA ».

Il a achevé sa visite avec des soldats du GTIA Acierau cours d’une patrouille de nuit effectuée en VBCI puis à pieds dans les rues de la capitale, avant de reprendre son avion pour la France.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangarisvise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique, la population utilise les moustiquaires imprégnées pour la pêche, le jardinage, et les gangs de toilettes

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Publié par: Corbeau News Centrafrique

Les moustiquaires imprégnés sont utilisées pour la pêche

D’après le constat fait par le RJDH, la population Centrafricaine utilise les moustiquaires imprégnées à d’autre fins. Le service de lutte contre le paludisme dit avoir fait de son mieux pour conscientiser la population sur les dangers liés au paludisme si les moustiquaires ne sont pas correctement utilisées.

Léon Modomalé chef section de communication au service de lutte contre le paludisme affirme que c’est un problème de mentalité et de compréhension. « La distribution des moustiquaires imprégnées est aujourd’hui très importante en RCA. Malheureusement, la population utilise ces moustiquaires pour la pêche, le jardinage, les gangs de toilettes et autres. Cette pratique accentue la prolifération de la maladie du paludisme en Centrafrique », a-t-il déploré.

Le service de lutte contre le paludisme a indiqué qu’avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), 530.000 moustiquaires imprégnées ont été distribuées lors de la dernière campagne, au lieu de 400.000 prévues.

« Il y a toujours une activité post-compagne qui consiste à sensibiliser et accompagner la population dans l’accrochage et l’utilisation de ces moustiquaires imprégnées. Ce service a atteint la couverture universelle c’est-à-dire une moustiquaire pour deux personnes dans un ménage », a indiqué Léon Modomalé.

Le chef service de communication n’a pas reconnu les indiscrétions comme quoi, les agents distributeurs « seraient à l’origine de la commercialisation des moustiquaires imprégnées en défaveur des bénéficiaires ».

Le paludisme constitue un problème de santé publique en Centrafrique. Cette endémie est la première cause de morbidité et de mortalité représentant actuellement 58% des consultation et 54% de décès en milieu hospitalier en général, et 48% chez les enfants de moins de 5 ans en particulier.

Par: Vivien Ngalangou pour RJDH

Centrafrique: Le nombre de braquages explose à Bangui

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Le braquage à main armée reste un problème majeur pour les habitants de Bangui. Dans la nuit du mardi 26 août, une famille a été dépouillée de tous ses  biens par des braqueurs au quartier Kpetene, dans le 6e arrondissement de la ville de Bangui.

Le nombre de braquages explose en Centrafrique

Selon les témoignages recueillis auprès de la famille touchée, ils étaient plus de dix à faire irruption dans la maison après avoir lancé une grenade qui a exposé sans faire de victime.

Kom Douzougrekassa, père de la famille braquée a expliqué que, ces braqueurs étaient tous armés, cagoulés et ont exigé de l’argent. « Ils nous ont frappé, mon beau-frère et moi. Ils nous ont demandé de l’argent, chose que nous n’en avons pas. En sortant, ils ont ramassé tous nos biens : les appareils électroménagers, les matelas, les téléphones portables  ect..», a-t-il témoigné.

Une douzaine de tôles de la maison portent encore les impacts d’éclats de la grenade lancée par ces hommes armés. La famille victime de cet acte de braquage le déplore et appelle les autorités à remédier au problème d’insécurité dans les quartiers.

« C’est traumatisant pour nous et les enfants. Nous demandons au gouvernement de prendre des mesures nécessaires afin de protéger la population. Il y a trop d’insécurité dans les quartiers de Bangui», a relevé un membre de la famille.

Les braquages sont aujourd’hui fréquents dans les quartiers de Bangui. Malgré la présence des forces internationales et de certains éléments de la police et de la gendarmerie, cette situation reste fréquente.

Par: Rosmon Zokoue pour RJDH

CENTRAFRIQUE: LETTRE AUX MILITANTS ET SYMPATHISANTS DU MLPC

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                                Chers  Camarades militants et sympathisants,

Cela finira par devenir une habitude, me diriez-vous,  mais je vous prie de m’excuser une fois de plus, de n’avoir pas tenu depuis un certain temps , mon engagement de vous adresser régulièrement cette lettre.

L’actualité politique de notre pays avec son cortège de réunions et de déplacements, ainsi que la préparation de la prochaine session du Conseil Politique National, instance suprême de notre Parti, et  celle du Congrès extraordinaire, me laissent objectivement très peu de temps. Je ferai au mieux à l’avenir.

L’avenir immédiat pour notre pays, c’est le prochain déploiement, le 15 septembre prochain, des Casques Bleus des Nations Unies. Il vous souviendra que suite à l’appel lancé du haut de la tribune des Nations Unies le 15 mai 2013, par le Premier Ministre d’alors, Me Nicolas Tiangaye, pour demander l’intervention armée de la communauté internationale aux côtés de la MISCA pour sauver notre pays et notre peuple, notre Parti a relayé ce discours par des contacts de terrain pour la rendre possible. Nous saluons à nouveau la mobilisation de nos camarades partout dans le monde pour défendre la cause de notre pays. Un hommage mérité  doit être rendu au Président François Hollande qui s’est personnellement impliqué pour obtenir ces résultats, aux Chefs d ‘Etat de la CEMAC, de la CEEAC et aux trois personnalités religieuses centrafricaines – Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’Imam Kobine Layama et le  Pasteur Nicolas Grékoyamé – sans lesquelles la mobilisation internationale aurait été plus laborieuse.

Merci  à nos camarades socialistes français Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, ainsi qu’à toutes leurs équipes. Merci à nos camarades de la Fondation Jean-Jaurès. J’associe à ces remerciements toute la grande famille de l’Internationale socialiste et notre Secrétaire Général le camarade Luis Ayala à Londres, ainsi que le Président de son Comité Afrique Emmanuel Golou.

L’arrivée très prochaine des Casques Bleus dans notre  pays sera un déclic important pour un retour à la paix, pour la très simple raison que notre situation est plus grave que celle des autres  pays en conflit, puisque nous n’avons ni armée, ni police ni gendarmerie opérationnelles sur lesquelles pouvoir compter.

Depuis le forum de Brazzaville en effet, tout se passe comme si les ennemis de la paix se sont donné le mot pour multiplier les incidents meurtriers sur le terrain: Dékoa,  Batangafo,  Bouca, Mbrés, Bambari , Boda, le km5, Boy-Rabe, etc. C’est par dizaine que des vies humaines sont fauchées, et les forces internationales sont mises à rude épreuve.

Nous sommes à la croisée des chemins, et au carrefour de la vie de notre pays. Nos difficultés politiques récurrentes sont la conséquence de la profonde crise éthique, politique et de gouvernance de notre pays, et leur résilience trouve ses fondements dans notre rapport laborieux avec les normes, mais aussi avec l’altérité.

Là où nous en sommes aujourd’hui, nous n’avons plus le choix. Soit nous remportons une victoire contre nos propres pesanteurs, et nous sauvons notre pays, soit nous continuons à faire comme si de rien n’était , et nous continuerons à  vivre cette situation d’une extrême gravité : notre Etat est à genoux, balloté au gré d’intérêts catégoriels inavouables, sans administration civile ni militaire, sans armée opérationnelle, avec une bonne partie de nos compatriotes déplacés internes et réfugiés dans les pays voisins, et une économie et des finances en état de mort clinique.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, parti issu de notre peuple dans les affres de la dictature implacable de 1979, ne doit ménager aucun effort, ni ici au pays ni ailleurs, pour œuvrer, aux côtés des autres forces politiques et sociales, afin que notre pays, de fait divisé, se réunisse dans la paix, dans la tolérance et dans le bien -vivre ensemble, quelles que soient nos opinions, nos origines et nos croyances.

Virgile, dans l’Enéide, disait il y a plus de deux mille ans: “Timeo Danaos et dona ferentes…”, il n’y a pas de cadeaux à attendre par le peuple centrafricain, de qui que ce soit.

Seule notre engagement et notre vigilance républicaine nous permettront d’œuvrer pour sauver notre pays, afin que la parole revienne à notre peuple souverain.

Victoire Camarades, seule la lutte libère!

Bangui 28 août 2014

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/DRAPEAU-RCA-BB-MM.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martin Ziguelé, Président du MLPC

Martin ZIGUELE