samedi, mai 2, 2026
Accueil Blog Page 568

RCA : NOUVELLE CENTRAFRIQUE EST ENCORE POSSIBLE ?

0

Tous ceux qui pensent que les armes sont le seul moyen d’accéder au pouvoir doivent se rendre à l’évidence : tôt ou tard ces criminels vont répondre de leurs actes et d’atrocités devant une juridiction compétente nationale et ou internationale.

L’Etat failli, qui se définit comme un appareil d’Etat qui ne peut plus remplir ses fonctions essentielles et assurer la sécurité physique de sa population, la RCA a perdu toutes capacités institutionnelles et envisager une sortie de crise nécessiterait la création de nouvelles institutions étatiques solides. Le coup d’état perpétré par Michel Djotodia le 24 mars 2013 n’aurait pu être qu’un énième renversement dans l’histoire récente de la Centrafrique, mais tous les éléments étaient réunis pour que le conflit prenne une toute nouvelle dimension. Un point important. Nous ne voulons pas de seigneurs de guerre dans la nouvelle équipe gouvernementale qui sera mise en place dans les jours à venir. C’est une question de souveraineté nationale.

L’histoire de la Centrafrique a été marquée par des prises de pouvoir par les armes il faut que cette mauvaise manière s’arrête. La persistance des conflits armés et la résurgence des coups d’État minent la démocratie Centrafricaine. La démocratie a du mal à prendre racine en Centrafrique, car elle est étouffée par la prise des armes. Il existe une démocratie africaine. Dans les villages, les villageois étaient représentés par les chefs de familles qui se réunissaient autour d’une table pour défendre les intérêts de chaque famille.L’existence en soi de différente tribu n’est pas condamnable, mais la pensée tribale c’est à dire placer sa tribu et son origine au-dessus de tout, prédomine encore en Centrafrique. L’une des conséquences frappantes du tribalisme est le népotisme monnaie courante en RCA.

 

SIMON KOITOUA

Simon Koitoua
Simon Koitoua

Centrafrique: communiqué de la Séléka relatif à la nomination du nouveau Premier Ministre

0

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

*************

Ex coalition Séléka

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 002/08/14

 

L’Ex Coalition SELEKA a appris avec stupeur et étonnement la nomination d’un nouveau Premier Ministre.

Elle tient à rappeler que dans son communiqué de presse N° 001/08/14 du 06 Août 2014, elle avait attiré l’attention des pouvoirs Publics et pris à témoin l’opinion Nationale et Internationale sur la signature d’un Accord Politique préalable à la désignation d’un nouveau Premier Ministre et à la formation d’un nouveau gouvernement. Laquelle démarche devant aboutir inéluctablement à la désignation consensuelle du Premier Ministre et de son Gouvernement, gage d’une stabilité politique et d’une paix durable en République Centrafricaine.

Force est de constater que la cheffe de l’Etat de transition n’a pas cru bon d’ouvrir des négociations avec l’Ex Coalition SELEKA à ce sujet et a décidé de nommer au poste du Premier Ministre, un des éminents membres de son cabinet en l’occurrence le Ministre d’Etat Conseiller Spécial.

L’acte ainsi posé par la cheffe de l’Etat de Transition n’est pas de nature à encourager le retour de la paix et la réconciliation nationale.

Par conséquent, l’Ex Coalition SELEKA décide de ne pas participer au prochain gouvernement.

Elle se donne le droit de reconsidérer les engagements qu’elle a pris au Forum de  Brazzaville du 21 au 23 juillet 2014.

Fait à bangui le 10 août 2014Pour le Bureau Politique,

Le Général Mohamed-Moussa DHAFFANE

2ème Vice-président, Chef de Délégation

Ancien Ministre d’État

 

 

 

Ampliations :

  • Médiation Internationale
  • Cheffe de l’Etat de Transition
  • Président du CNT
  • CEEAC
  • Minusca
  • UA
  • UE
  • Ambassade de France
  • Presse Publique et Privée

Bangui: la Présidente de la transition isolée après la nomination de Mahamat Kamoun comme Premier Ministre

0

Corbeau News 10 08 2014 (Bangui).

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mahamat-Kanoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique
Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Dernières minutes: selon les informations provenant d’une source bien informée, la Présidente de la Transition Madame Catherine Samba-Panza est totalement isolée après la nomination de Mahamat Kamoun comme Premier Ministre de transition il y’a quelques heures.

Selon la même source, les Représentants des Anti-Balaka menacent de ne pas participer à ce nouveau gouvernement y compris une partie des Séléka proche de Mahamat Moussa Dhaffane.

La Présidente tente en ce moment de les persuader par tous les moyens mais la situation semble compliquée pour elle. La Communauté internationale, de son coté se prépare aux représailles pour isoler la Présidente.

Nous suivons en ce moment le déroulement de la situation en direct. Restez avec nous.

 

Alain Nzilo

 

Alerte Info: Mahamat Kamoun nommé Premier Ministre de la transition

0

Corbeau News 10 08 2014 (Bangui).

Alerte Info: Monsieur Mahamat Kamoun vient d’être nommé Prémier Ministre par la Présidente Catherine Samba-Panza.

Il conduire, possiblement, une équipe de 25 Ministres pour les prochains mois à venir jusqu’aux élections prévues en 2015.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mahamat-Kanoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique
Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Restez en ligne avec nous pour suivre le développement en direct.

 

Alain Nzilo

 

Bangui : les Sangaris viennent en aide à une école de Boy-Rabe

0

Les soldats du groupement tactique interarmes (GTIA) Acier ont distribué des livres aux enfants du complexe scolaire « les champions » dans le quartier de Boy Rabé à Bangui.

Le colonel Didier Leurs, commandant le GTIA Acier de la force Sangaris, est allé à la rencontre du directeur de l’établissement, dans le 4e arrondissement de Bangui, afin de remettre une centaine de livres et manuels scolaires aux enfants.
Ces livres ont été envoyés par le lycée Teyssier de la ville de Bitche avec qui le 16e bataillon de chasseurs (BC), qui arme une partie du GTIA Acier, avait initié cette démarche solidaire.

En appui de la MISCA, les soldats français, patrouillent régulièrement dans ce quartier, permettant de tisser des liens de confiance avec la population locale. Ces actions reçoivent un accueil favorable des Banguissois, favorisant ainsi le maintien du palier sécuritaire minimal atteint ces derniers mois en Centrafrique.

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

 

Le chef de l’Etat congolais garde espoir sur le retour de la paix en Centrafrique

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Image-du-Forum-de-Brazzaville-8.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Président Congolais Sassou Nguesso
Président Congolais Denis Sassou Nguesso

Le président congolais Denis Sassou-N’Guesso a exprimé samedi son optimisme sur l’application des accords de cessation des hostilités signés en juillet dernier à Brazzaville par les belligérants de la crise en République centrafricaine (RCA).

“C’est une situation difficile comme tous les conflits. Ce n’ est pas au premier round qu’on obtient tous les résultats; même les cessez-le-feu dans plusieurs conflits ont été violés ici et là, mais on ne désespère pas, on continue”, a-t-il déclaré dès son retour de Washington où il avait participé au sommet USA-Afrique.

“Nous allons continuer de faire en sorte que les accords de Brazzaville soient appliqués par les uns et les autres. Si c’est difficile on ne peut pas s’en étonner non plus. Mais, nous ne perdons pas espoir”, a-t-il ajouté.

 
Par: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : depuis fin 2013, les violences font 1.547 morts

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/image-de-centrafrique-en-guerre.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image de centrafrique en guerre
Nouvelles violences à Batangafo malgré l’accord de cessez-le-feu

L’escalade de violences à Bangui, capitale centrafricaine, et dans d’aures villes, suite à une vaste offensive des miliciens anti-Balakas contre l’ex-rébellion de la Séléka dans la capitale fin 2013, environ 1.547 personnes ont été tuées et 1.359 autres blessées, révèle un rapport communiqué vendredi à Xinhua par le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo.

Ces chiffres sont le résultat d’un travail de collecte de données effectué dans des conditions extrêmement pénibles en raison des difficultés d’accès dans des théâtres de combats intenses entre les deux principaux protagonistes actuels de la crise due au conflit ayant conduit à la chute du régime de François Bozizé en mars 2013 après la prise du pouvoir de Michel Djotodia, leader de la Séléka.

C’est un décompte qui peut être estimé en deçà de la réalité, tant l’ampleur des violences dans ce pays pauvre et enclavé s’est avérée effroyable, de sorte que même la mission de restauration de la paix et de la sécurité confiée à la Mission internationale de soutien en Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et de l’opération française Sangaris s’est révélée ardue.

Avec l’appui de la communauté internationale, les autorités centrafricaines ont enquêté sur les crimes commis pendant la crise, afin d’en établir les responsabilités dans des dossiers supposés être traités par un tribunal pénal spécial en voie de création, a confiée jeudi à Xinhua Ghislain Grésenguet, procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Bangui.

Le même travail est effectué par une commission d’enquête internationale créée en janvier par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, pour les violations des droits de l’homme relevant des crimes de génocide, crimes de guerre ou encore crimes contre l’humanité susceptibles d’être jugés par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, aux

Par: Agence de presse Xinhua

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009 DE NOUREDINE ADAM DU FPRC

0

FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE Centrafrique (FPRC)

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009

 

Après les événements malheureux et tragiques qui se sont passés à Batangafo, nous tenons  à présenter nos plus sincères condoléances et prenons  part à la profonde douleur de toutes les familles éprouvées. Nous  nous  associons  à leur peine, et  leur apportons  tout notre  soutien en ces durs moments que les ennemis de la paix nous imposent. A cette même occasion,  nous félicitons nos forces républicaines qui, par leurs bravoures ont  tenus  tête haute avec discipline et professionnalisme et sont parvenus à bouter hors de la ville nos agresseurs. Nous n’oublions pas de mentionner que la victoire dans cette bataille comme  dans d’autres, nous la devons à des femmes et des hommes comme vous.

Fait à Birao, le 07/08/2014

Le 1er Vice-président

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009 de Nouredine Adam

Bangui: Gbangouma a tué le Chauffeur de Konaté et sa maison a été détruite par Konaté en représailles

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Milice-Anti-Balaka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CENTRAFRICA-UNRESTDes affrontements entre deux factions du mouvement anti-balaka, la tendance Andiyo et celle menée par le capitaine de l’armée nationale Olivier Koudemon alias ‘’Gbangouma’’, se sont affrontés dans la nuit de vendredi à samedi dans le quartier de Boy-Rabe à Bangui, faisant deux morts, des blessés et des maisons de leaders du groupe incendiées, selon un bilan provisoire.

Les personnes qui ont trouvé la mort dans les échanges de tirs sont deux chauffeurs dont un était au service du coordonnateur du mouvement anti-balaka, Edouard Patrice Ngaissona.
Les tirs nourris d’armes automatiques et des détonations d’armes lourdes dans le secteur ont fait fuir la population de Boy-Rabe qui a fui pour se réfugier dans les quartiers de Miskine et Benz-Vi, dans le 5è arrondissement et de Gobongo dans le 4è arrondissement.
Les domiciles détruits dans les affrontements sont celui de l’ancien porte-parole des anti-balaka, Yvon Konaté, sis à la Cité, au quartier Fouh, où de temps en temps Andiyo trouvait refuge. La maison du capitaine Olivier Koudemon alias ‘’Gbangouma”, sise à Boy-Rabe, a été aussi détruite en représailles de l’assassinat du chauffeur de Yvon Konaté par le capitaine Gbangouma.
Des voix s’élèvent déjà pour condamner les affrontements de ce samedi. M Beni Djogo Kouyaté, vice-coordonnateur de l’ONG PARETO, joint par APA depuis Bambari (nord), a déploré les violences de ce samedi.
«En tant que médiateur national, j’ai la responsabilité morale de veiller à ce qu’au moins on n’arrive pas à détruire ce que nous avons mis en place en matière de médiation et de cohésion sociale et qui commençait déjà à donner des fruits ».
Pour la cheffe d’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza, qui s’exprimait au cours d’un culte d’action de grâce ce samedi, cet affrontement symbolise la confusion dans le camp des ennemis de la paix.
Le quartier de Boy-Rabe a été quadrillé par les forces étrangères pour rétablir la circulation et sécuriser les habitants qui fuyaient les affrontements.

 

Par: APANews

 

 

 

La Zambie enverra des troupes en Centrafrique

0

La Zambie va envoyer du personnel militaire en République centrafricaine (RCA) le mois prochain pour soutenir la mission de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a rapporté vendredi le Times of Zambia.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldats-Zambiens.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats Zambiens
Soldats Zambiens

Le ministre zambien de la Défense, Edgar Lungu, a laissé entendre que les travaux préparatoires sont actuellement en cours.

“Le gouvernement est fier des acquis des officiers de la force de défense et nous savons tous que leurs services seraient appréciés et nous espérons que les soldats vont afficher le même engagement au cours de cette mission”, a-t-il déclaré devant un groupe de soldats sécurisant les zones frontalières dans la partie occidentale de la Zambie. F

 
Par: Agence de presse Xinhua

Bangui: “Ce sont les anti-balaka qui ne nous laissent pas en paix”, a expliqué une habitante de Boy-Rabe

0

Des affrontements et des tirs à l’arme lourde ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans un quartier nord de Bangui entre différentes factions des milices Anti-Balaka, a-t-on appris de sources concordantes.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Chef-balaka.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui
Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui

Les tirs avaient cessé samedi à la mi-journée, mais la situation restait tendue selon des habitants.

“Ce sont les anti-balaka (milices chrétiennes, ndlr) qui ne nous laissent pas en paix”, a expliqué à l’AFP une habitante fuyant le quartier de Boy-Rabe, comme des dizaines d’autres habitants.

“Depuis hier soir, ils se livrent à des attaques ciblées arme à la main. Les habitants n’osent même pas sortir. Il faut seulement profiter d’une accalmie pour quitter la zone. En tentant de fuir, certains habitants ont été blessés dans des tirs croisés”, a-t-elle ajouté.

“Il y a une situation de tension qui couve dans le quartier Boy-rabe où on déplore déjà deux morts” parmi les anti-balaka, a déclaré un officier de la force africaine Misca sous couvert d’anonymat.

Ils ont été tués “dans des conditions qui s’apparentent à des règlements de comptes”, a-t-il expliqué.

“La force Sangaris est déployée aux entrées de Boy-Rabe. Nous veillons aussi pour circonscrire la situation afin que cela ne s’étende pas à d’autres quartiers”, a ajouté l’officier de la Misca.

Fief des anti-balaka, Boy-Rabe a été pendant des mois le théâtre de nombreux affrontements entre ces milices chrétiennes réputées proches de l’ancien président François Bozizé, et les ex-rebelles Séléka, à dominante muslmane, qui avaient pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

AFP

 

NDLR: Alors, qu’en est-il pour le désarmement à Boy-Rabe? On a beaucoup entendu pour le km5 mais le Boy-Rabe est encore rempli d’armes de toutes sortes!!!!!

Centrafrique : Les miliciens anti-balaka s’entretuent à Bangui

0

Des factions des milices Anti-Balaka Rechercher anti-balaka se sont violemment affrontés à l’arme lourde dans la nuit de vendredi à samedi faisant 2 morts dans le quartier de Boy-Rabe, leur fief situé dans le 4ème arrondissement de Bangui Rechercher Bangui , capitale Centrafricaine.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Anti-Balaka-blessé.jpg” alt=”Anti-Balaka” width=”538″ height=”308″ />
Différentes factions de la milice anti- balaka, se sont livrés à des attaques Rechercher attaques à main armée et à l’arme lourdes dans la nuit de vendredi à samedi dans leur fief de Boy-Rabe Rechercher Boy-Rabe au nord de Bangui, poussant les habitants à fuir la zone.

Pour l’heure le bilan de l’attaque fait état de 2 morts, suite à ces affrontements qui s’apparentent à des “règlements de comptes” selon un officier de la Misca. La force Française Sangaris est déployée aux entrées du quartier pour éviter que les affrontements ne s’étendent pas aux autres quartiers.

Notons que ces combats surviennent après l’accord de cessation des hostilités signé entre les représentants anti balaka et l’ex rébellion séléka à Brazzaville fin juillet, pour tenter de ramener la paix en centrafrique.

 

Koaci.com

Catherine Samba-Panza suggère l’édification de monuments estampillés « plus jamais ça »

0

Le Chef de l’Etat de transition en République Centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a suggéré aux maires des villes de la République Centrafricaine l’édification de monuments estampillés « Plus jamais ça », lors d’une grande marche de soutien aux autorités de la Transition et un grand office religieux regroupant toutes les confessions religieuses, samedi 9 août 2014 à Bangui.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Catherine-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-PanzaCette marche dite de paix a pour objectif de soutenir l’accord de cessation des hostilités et de violence obtenu à la suite du forum de Brazzaville le 23 juillet dernier.

Profitant de la circonstance, Mme Catherine Samba Panza a décrié les allégations de ses détracteurs, lesquels fondent leur appréciation sur le fait qu’elle n’a aucun contrôle sur une armée et qu’elle serait dépossédée de tous les moyens de sa politique en termes de ressources financières.

De ce qui précède, la Présidente Catherine Samba-Panza, a estimé que « la communauté internationale n’a pas lui dicter ce qu’elle doit faire pour le bien être de sa population ».

D’après elle, l’édification des monuments portant les inscriptions plus jamais ça proviendrait des expériences de la République du Congo-Brazzaville. C’est pourquoi, elle a instruit la Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Mme Hyacinthe Wodobodé, à faire vite.

Les leaders religieux invités à la prière ont axé leurs messages sur le pardon, la tolérance, la réconciliation nationale et la paix, tels que indiquées par la Bible et du Coran.

Il est à noter que cette marche pour la paix, qui a eu comme point de chute le Stade Omnisport, a eu comme points de départ les principales artères de Bangui.

 

Par: ACAP

L’ONU préoccupée par la situation humanitaire en Centrafrique

0

Claire Bourgeois, coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA), s’est dite fortement préoccupée par la situation des dizaines de milliers de personnes déplacées dans la préfecture centrafricaine d’Ouham, qui n’ont pas encore reçu d’assistance, selon un communiqué de presse publié vendredi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

Bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Camp-des-déplacés-de-Bambari-300×225.jpg” alt=”Camp des déplacés de Bambari” width=”468″ height=”250″ />“Nous appelons toutes les parties impliquées dans les combats à respecter la population civile et les agences humanitaires tentant de les aider”, a déclaré Mme Bourgeois, citée par le communiqué de presse.
Depuis juin, effrayés par les combats entre différents groupes armés, des milliers de personnes en Centrafrique ont commencé à se déplacer vers des sites de déplacement.
Les affrontements en fin juillet ont augmenté le nombre de déplacements, et environ 15.000 personnes déplacées sont supposées être dans des conditions précaires sur différents lieux. Les acteurs humanitaires ont déjà été déployés dans les régions où la situation sécuritaire le permet.
Suite à ces affrontements successifs, le climat d’insécurité régnant dans la région, est inquiétant surtout pour la fourniture d’une assistance humanitaire aux personnes qui en ont besoin, selon le communiqué de presse.

 

 

Par: Xinhua

La contrebande de diamants centrafricains explose

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Diamant.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Diamants centrafricainsPas une pierre. Pas un carat. Depuis le 23 mai 2013 et sa suspension du processus de Kimberley – un régime de certification de l’origine des diamants bruts –, la République centrafricaine (RCA) n’a officiellement exporté aucun des diamants dont regorgent ses rivières. Un manque à gagner important pour cet Etat en faillite. En 2012, même si la majeure partie des pierres était déjà exportée frauduleusement, près de 372 000 carats sont sortis légalement du pays pour une valeur d’environ 45 millions d’euros.

Aujourd’hui, l’ambassade de France à Bangui plaide pour une levée des sanctions. L’embargo décrété deux mois après la prise du pouvoir par les rebelles musulmans de la Séléka avait pour objectif d’empêcher les groupes armés de se financer par le commerce des pierres, mais cette mesure a fait exploser la contrebande. De quoi inquiéter le Conseil mondial du diamant (CMD), qui, le 30 juin, a menacé de sanctionner tous les contrevenants à cette mesure d’interdiction. Cette déclaration du CMD fait suite à une perquisition menée deux semaines plus tôt à Anvers, dans les locaux de la société Kardiam.

Des enquêtes sont en cours pour déterminer si des pierres centrafricaines se trouvaient à l’intérieur de « lots mixés » venus de Dubaï. Plusieurs sources au fait de ces trafics expliquent que l’une des techniques utilisées pour « blanchir » les gemmes exportées de pays sous embargo consiste à les mélanger avec des pierres d’autres origines. Depuis une décennie et les campagnes contre les « diamants de la guerre », le secteur tente de gommer son image sulfureuse. L’instauration du processus de Kimberley répondait à cette ambition, mais sa pleine application demeure difficile dans un milieu où le secret est une tradition.

COMMENT UNE SOCIÉTÉ ARRIVE-T-ELLE À IMMOBILISER DE TELLES SOMMES ?

Que ce soit à Bangui ou dans les zones d’extraction en province, tous les collecteurs et les bureaux d’achat font grise mine. Selon les acteurs du secteur, le commerce tourne au ralenti, les chantiers ne sont pas lancés en raison de l’insécurité et du manque de financements. « On bricole. Je vends à quelques amis, mais je ne garde pas de stock. La semaine passée, trois Blancs sont venus par avion, mais ils ont perdu leur temps », assurait, il y a quelques jours, un collecteur de Bria, dans l’est du pays. A Bangui, les principaux bureaux d’achat ont adopté des stratégies différentes après la suspension. Selon le groupe d’experts nommé par le comité des sanctions des Nations unies, la Sodiam poursuit ses achats dans les zones diamantifères et stocke ses pierres brutes (plus de 40 000 carats pour une valeur de 6 millions d’euros) en attendant la levée de l’embargo. Ce qui suscite des questions dans le milieu des diamantaires. Une fois l’interdiction d’exporter levée, ces pierres seront-elles considérées comme propres ? Comment une société arrive-t-elle à immobiliser de telles sommes pour une période indéterminée ?

Second bureau d’achat en termes d’importance, Badica, lui, n’a guère de stocks, mais, d’après plusieurs sources, cette société n’a pas cessé ses achats dans les zones de l’est (Bria et Sam-Ouandja) contrôlées par les ex-Séléka. Les deux compagnies avaient été pillées lorsque la Séléka avait conquis le pouvoir, en mars 2013. Sodiam avait même vu Oumar Younous, l’un de ses anciens acheteurs devenu général rebelle, razzier ses bureaux.

A l’époque, le putsch avait été qualifié par certains de « coup d’Etat des diamantaires ». Les principaux acteurs du secteur sont des commerçants musulmans et beaucoup n’avaient pas digéré l’opération « Closing Gate », menée en 2008 par le président François Bozizé et son neveu alors ministre des mines, où en une journée tous leurs biens furent confisqués. La manœuvre avait pour but de faire main basse sur cette richesse facilement monnayable, mais il n’en fallait pas plus pour pousser les commerçants lésés à soutenir des mouvements rebelles dont certains des principaux officiers, Zacaria Damane, Abdoulaye Hissène ou Mahamat Saleh, ont exercé dans le commerce des pierres.

Après avoir opéré dans leur zone d’origine du nord de la RCA, leur prise de contrôle des zones minières de l’ouest en 2013 s’est faite dans la violence. En octobre, plus de 50 personnes furent tuées dans la localité de Garga et, comme le signale l’International Crisis Group (ICG) dans son rapport intitulé « La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation »« Certains “creuseurs” [les petites mains de l’extraction] ont intégré les anti-balaka pour se venger des exactions et des rackets commis par la Séléka ».

LE PAYSAGE MODIFIÉ DANS LE SANG

En effet, depuis l’éviction du pouvoir de la Séléka en janvier, une sorte de « révolution sociale » s’est produite dans l’ouest de la Centrafrique. Le paysage a été modifié dans le sang, une quarantaine de musulmans ont été massacrés à Guen, lorsque les creuseurs, formant le gros des bataillons anti-balaka, ont chassé les collecteurs de confession musulmane et repris le contrôle de l’activité.

Selon Aurélien Llorca, le coordonnateur du groupe d’experts des Nations unies, « les images satellites dans cette zone montrent une expansion du nombre de chantiers et les deux leaders anti-balaka sur place ont su reprendre leurs relations avec les collecteurs de la Sodiam et de Badica ». « Ils ne veulent plus de collecteurs tchadiens, car ils les considèrent comme trop associés à la Séléka. Mais ils essayent de faire revenir les Sénégalais et les Maliens, car ils manquent de financement », ajoute une autre source bien informée.

Plusieurs opérateurs du secteur racontent que des bureaux se sont ouverts de l’autre côté de la frontière, au Cameroun, pour écouler la marchandise. Dans l’est du pays, où sont repliés les ex-Séléka, les sites ne sont, le plus souvent, pas directement contrôlés par les anciens rebelles, mais leurs officiers rackettent les collecteurs et la route des contrebandiers mène vers le Soudan et le Tchad.

Enfin, une dernière voie passe par la frontière avec la République démocratique du Congo par le biais de réseaux libanais, principalement chiites. De bonne source, toutes ces filières d’exportations illégales, qui bénéficient de la complicité des autorités des différents pays, mènent principalement à Dubaï, où les pierres obtiennent sans difficulté des certifications du processus de Kimberley avant de repartir vers Anvers, Tel-Aviv ou Bombay.

Pour M. Llorca« le principal défi des casques bleus lorsqu’ils seront déployés [le 15 septembre au plus tôt] sera de reprendre le contrôle de la filière diamant ». Depuis des années, la RCA est une « gemmocratie », estime l’ICG. L’empereur Bokassa, Ange-Félix Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia ont tous tenté, lorsqu’ils étaient au pouvoir, de mettre la main sur le commerce des pierres.

Une autre richesse dont dispose la RCA attire moins l’attention, c’est l’or, dont les exportations continuent. De graves violences se sont produites fin juin dans la région de Bambari et, selon certaines sources, la volonté des anti-balaka de prendre le contrôle de la mine de Ndassima, sous la coupe des ex-Séléka, n’est peut-être pas étrangère à cette vague meurtrière.

 

 Cyril Bensimon 

Journaliste au Monde

Bangui: Regain de violence dans un quartier du 4eme arrondissement

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/sebastien-wenezoui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>sebastien wenezoui
sebastien wenezoui

Des tirs nourris ont été entendus très tôt ce matin au quartier Bafio, dans le 4eme arrondissement de Bangui. Selon les informations du RJDH, il s’agit d’un affrontement entre les éléments Antibalaka.

Ces détonations d’armes ont commencé dans les environs de 4h du matin, à Bafio, un quartier du 4ème arrondissement. Les habitants contactés ce matin parlent d’affrontement entre des leaders des Antibalaka du secteur. Interrogé sur les faits, un proche de Andiro, un des leaders supposé impliqué dans cette affaire a fait cette déclaration « tout est parti du partage de l’argent que le général Andiyo doit avoir après le forum de Brazzaville.

Quand nous sommes allés réclamer ce qui lui revient ainsi que ses véhicules, nous avons été attaqués. Deux de nos éléments ont trouvé la mort dans le combat ce matin». Nous avons contacté les membres de la coordination des Antibalaka, tous n’ont pas souhaité se prononcer sur la question. Gilbert Kamezoulaye, officier FACA ayant rallié les Antibalaka ne se reconnait pas dans  cette situation.

Il rappelle que les FACA qui continuent d’opérer dans les rangs des Antibalaka sont poursuivables « J’ai quitté déjà ce milieu pour rejoindre les rangs. Je suis désormais sous le commandement de mes chefs. J’avais demandé aux FACA de rejoindre les rangs, mais ceux qui  sont restés dans ce milieu et qui continuent d’agir sous cette étiquette devront répondre de leurs actes ». Ces tirs sont entendus dans le 4ème arrondissement après plusieurs semaines d’accalmie.

Par: RJDH

Alerte-Bangui: le combat s’intensifie à Boy-Rabe

0

Corbeau News: 08-08-2014 (Bangui)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Chef-balaka.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui
Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui

Nous venons d’apprendre à l’instant, de sources sures, que le combat s’intensifie actuellement dans les quartiers Boy-Rabe et Cité Jean 23 de Bangui. La population du quatrième arrondissement de la Capitale centrafricaine, précisément celle des deux quartiers précités sont en débandade  en ce moment. Déjà, les témoins nous racontent qu’ils ont vu trois corps inanimés dont celui d’un certain garde du corps de Ngaissona, le patron des Anti-Balakas.

Cette situation risque de devenir une autre catastrophe pour la population locale.

 

Nous suivons heure par heure le développement de cette crise grave qui sécoue actuellement ce secteur.

 

Gisèle MOLOMA

 

 

 

RCA: Mgr Dieudonné Nzapalainga participe à une conférence de Paix au Rwanda

0

Deux délégations issues respectivement de la Centrafrique et le Soudan du Sud séjournent au Rwanda pour s’inspirer de ce pays au niveau des stratégies de leur reconstruction, selon Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque catholique de Bangui. « Ce que je puise de consistant, c’est qu’il y a un sursaut patriotique dans ce pays, alors que nous on nous a touché au somment de l’aberration des absurdités et des atrocités. Les hommes au Rwanda ont réussi à se réconcilier en guise de réparation. Nous aussi nous allons regarder dans la même direction et reconstruire une nation », a-t-il indiqué.

Mgr DieudonnÈ NZAPALAINGA
Mgr Dieudonné NZAPALAINGA

Il a tenu ces propos au deuxième d’une Conférence dont les participants se penchent sur les stratégies de reconstruire la Centrafrique et le Soudan du Sud après des conflits violents qu’ils ont subis. Le Rwanda a été victime des affres du génocide des Tutsi, et il a su se relever.

Pour le prélat centrafricain, ce désir en mouvement pour l’unité constitue un processus, qui « me prend aux tripes et qui me fait réfléchir pour que je puisse dire à mes frères centrafricains :  « L’esprit patriotique, il est temps que nous puissions l’acquérir pour que nous tous, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, nous puissions nous sentir Centrafricains, nous approprier notre terre, nos valeurs, et rechercher maintenant ce qui peut nous unir et chercher à regarder dans la même direction ».

Il poursuit : « Pour dire que au regard de ce qui nous est arrivé, nous pouvons dépasser et tendre la main même à nos bourreaux, continuer la marche ensemble avec eux. Il y aura des boiteux, des estropiés, des aveugles. Tous nous serons dans la même marche vers une destination qu’on appelle « la paix et le bonheur,  paix ou une nation unie».

Mais pour y arriver, il faudra une force qui rassemble et qui s’appelle leadership et qui existe en Centrafrique. Il faudra un projet où chacun trouvera sa part et apportera sa contribution. Le rôle de l’Archevêque sera de réveiller les consciences pour adhérer à ce projet.

Pour ce qui est de la justice réconciliatrice, il s’avère obligé de recourir aux tribunaux de base, appelés « Boma » comme au Sud Soudan afin de ressouder le tissu  social.

L’on éduquera les pasteurs et les chefs religieux, ainsi que les jeunes dans les écoles, en mettant en place de clubs pour l’Unité et la Réconciliation nationale.

« L’on devra lutter contre l’idéologie de la haine et de la vengeance aveugle qui ne punit pas les vrais criminels. L’on privilégiera la paix qui est un besoin pour tous. L’on visera des solutions durables qui construisent le pays et l’intérêt national. L’on rebâtira le patriotisme et un leadership solide », a reconnu Nicholas, Kot, membre du Comité de Réhabilitation au Soudan du Sud.

Dans l’ensemble, le Soudan du Sud a sombré dans les violences extrêmes parce que les dirigeants n’ont pas su s’assoir ensemble pour arrêter des mécanismes qui éradiquent les conflits sporadiques entre les tribus, notamment du Sud Soudan.

« Ce pays a sombré suite à des griefs et à la capacité de certains politiciens qui ont divisé le peuple pour les intérêts propres et pour motiver leurs actions », a-t-il fait remarquer.

 

Par: RNA

Cameroun : un chef rebelle centrafricain négocie une exfiltration vers l ‘ Afrique du Sud

0

Alioum Garba alias ‘’Alioum Douk Saga’’, ancien mécanicien-chauffeur du général centrafricain Moussa Dhaffane, qui accompagna Michel Djotodia au pourvoir à Bangui à la suite du coup d’Etat de mars 2013, négocie actuellement son exfiltration vers l’Afrique du Sud avec les autorités camerounaises contre la fin des exactions contre les civils à l’Est de ce pays, a appris APA de sources introduites.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>État Major de Bangui
L’homme, la trentaine, est installé avec femme et enfant dans un hôtel de Yaoundé depuis juillet dernier.

‘’Il a avoué que ses troupes, qui ont quitté la forêt d’Amadagaza et sont aujourd’hui basées à Bambari, à la lisière de la frontière avec le Cameroun, ont effectué plusieurs assauts parfois meurtriers en territoire camerounais”, a indiqué un haut gradé de la police sous le sceau de l’anonymat.

Alioum Garba, qu’on présente comme un mégalomane (il se targue aujourd’hui d’être à la tête d’un groupe rebelle Séléka fort d’un millier d’hommes), se dit prêt à coopérer avec le Cameroun en vue du désarmement de son groupe rebelle contre des primes de réinsertion à la vie civile que son pays de transit est appelé à payer.

Lors de son interrogatoire par la police, apprend-on, il a balancé quelques noms de contacts camerounais, dont un homme d’affaires de la région septentrionale ayant pignon sur rue à Bangui et exerçant notamment dans le trafic des pierres précieuses en République centrafricaine.

Alioum Garba a aussi indiqué avoir participé à plusieurs tractations dans le cadre d’un projet de déstabilisation du Cameroun par les armes, et donné des noms de dignitaires de ce pays avec qui il était préalablement en affaires, avant d’être dissuadé par son géniteur.

 

Par: APANews

A Bangui, contre l’insécurité, l’Eufor «fait du bon boulot!»

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Un-Soldat-de-lEufor-patrouille-dans-les-rues-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un Soldat de l'Eufor patrouille dans les rues de-Bangui en Centrafrique
Un Soldat de l’Eufor patrouille dans les rues de-Bangui en Centrafrique

Ils vont à la rencontre des gens, patrouillent à pied la nuit dans les quartiers, répondent aux appels d’urgence: les soldats de la force européenne Eufor-RCA jouissent à Bangui d’une étonnante popularité qui contraste avec les habituelles invectives contre les autres forces internationales.

«C’est vrai, l’Eufor joue bien son rôle», confie Ahmat Amadou Soumaïlou, commerçant au quartier du PK5, dernière enclave musulmane dans Bangui, encore jusqu’à il y a peu théâtre de sanglantes violences inter-communautaires.

La présence des soldats européens «a permis la réouverture de l’agence (bancaire) EcobanK du PK5 ainsi que du commissariat de l’arrondissement», témoigne-t-il.

De l’avis de nombreux Banguissois, en moins de deux mois les militaires de l’Eufor ont contribué à la lente amélioration de la sécurité observée dans la capitale ces dernières semaines, après des mois d’exactions, de lynchages et de pillages sur fond de traque des habitants musulmans assimilés à l’ex-rébellion Séléka.

– QG en Grèce –

L’affaire était pourtant bien mal partie. Ridiculisée avant même son déploiement par le peu d’empressement des Européens à y contribuer, l’Eufor est d’abord apparue comme le gênant symbole de l’inertie de l’Europe dès qu’il s’agit d’intervenir en Afrique en soutien au traditionnel gendarme français.

Après bien des efforts diplomatiques et embarras médiatiques, avec l’aimable pression de Paris sur ses partenaires européens, l’Eufor compte finalement aujourd’hui 750 -pour un millier initialement prévus- soldats et gendarmes français, espagnols, estoniens et géorgiens pour le plus grand nombre, mais aussi finlandais, lettons, luxembourgeois, néerlandais, polonais et roumains…

Intervenant «en soutien à la force africaine Misca (6.000 hommes) et aux côtés de l’opération française Sangaris» (2.000 hommes), l’Eufor a atteint «sa pleine capacité opérationnelle» le 15 juin dernier.

Tous ses hommes ne sont cependant pas déployés dans les rues de Bangui, une partie étant basés en Grèce, à Larissa, où se trouve le QG de l’opération, avec son chef le général français Philippe Pontiès.

La force européenne est chargée notamment de la protection de l’aéroport de Bangui et de la sécurisation des 3e et 5e arrondissements. Dans ces deux anciens points chauds de la ville où des tensions persistent, l’Eufor est indéniablement populaire et créditée du retour relatif à la normalité.

«Ils font un bon travail, il faut le reconnaître», estime un habitant du 5e arrondissement, Josué Sanza, enseignant.

«La nuit dans mon secteur, ils vont à pied, suivis de leurs véhicules. Ils signalent (…) ceux qui détiennent des armes illégalement, encerclent les individus suspects et les neutralisent» en douceur, raconte-t-il.

Les soldats de l’Eufor «ont désarmé beaucoup de musulmans, ils ont fait du bon boulot», se réjouit Marc Bassa Vongou, cadre des Eaux et forêts. A la différence des hommes de Sangaris et de la Misca, «voleurs de diamants, vendeurs d’eau minérale et amateurs du sexe», accuse-t-il, reprenant quelques-uns des sempiternels griefs entendus dans le petit peuple de Bangui.

Il y a toujours –au gré des interlocuteurs et des quartiers– les inévitables soupçons de partialité en faveur de l’un ou l’autre camp, mais l’Eufor ne cristallise pas l’hostilité comme c’est parfois le cas avec les autres forces internationales.

– Contacts et proximité –

Accompagnés de policiers ou gendarmes centrafricains, «ils (l’Eufor) font des patrouillent nocturnes à pied dans les quartiers. Et quand vous les appelez, même nuitamment, leurs éléments débarquent dans les minutes qui suivent», raconte Hugues Kambiri, étudiant. «C’est ce qui les différencie de Sangaris et Misca qui utilisent leurs grosses machines pour rester uniquement sur les grosses avenues de Bangui le jour», assure-t-il.

«Curieusement, les gars de l’Eufor ne sont pas du tout perçus comme français», s’amuse une source humanitaire occidentale, alors que la France, «nation-cadre», fournit le gros de la troupe.

«Nous faisons un travail de proximité», résume à l’AFP un caporal français de la force européenne.

«Eufor est là pour continuer à sécuriser les Centrafricains, pour les écouter», a expliqué à la presse locale le chef de l’Eufor a Bangui, le général français Thierry Lion.

«On a beaucoup patrouillé. Les soldats sont présents de jour et de nuit, en vCentrafréhicule, à pied. Ils s’arrêtent, parlent avec les gens pour essayer de connaître leurs soucis (…). On a passé beaucoup de temps et on y passera encore» pour «apporter la paix dans Bangui», a promis le général Lion.

AFP

BFMTV en fait des tonnes sur Gaza mais se fout royalement du nettoyage ethnique en Centrafrique

0

La télé bêtifiante BFMTV suit le mouvement sur Gaza et en rajoute des pelletées pour attiser la haine anti-israélienne dans l’Hexagone (et accessoirement faire plaisir au gouvernement qui tape de plus en plus vicieusement sur Jérusalem).

Par contre les journalistes de BFMTV baissent lamentablement leur culotte lorsqu’il s’agit du nettoyage ethnique en Centrafrique où la France est en première ligne. D’abord parce qu’il ne faut pas contrarier le gouvernement de gauche qui ne veut pas qu’on en parle et ensuite parce qu’en Centrafrique ce sont des Peuls musulmans certes, mais des Noirs qui sont massacrés, lynchés, mutilés sous les yeux des soldats occidentaux présents.

Et les massacres de noirs musulmans, ça n’intéresse pas beaucoup la communauté musulmane de France pas plus que cela n’intéresse les musulmans arabes en général, pour cause de mépris ancestral.

Preuve par l’exemple BFMTV fait des gorges chaudes sur un pâté de maison détruit à Gaza en rapport avec les tirs de roquettes du Hamas, mais n’a en revanche  jamais fait état des images révoltantes montrant le nettoyage ethnique quasi total qui se déroule en Centrafrique depuis le début de l’année ce que confirme les mêmes sources de l’UNOSAT/UNITAR.

L’image ci-dessus montre les ravages du nettoyage ethnique à Bangui en quelques semaines seulement, la population musulmane y a été totalement éradiquée et toutes les maisons ou lieux de cultes musulmans détruits, brûlés ou pillés (points rouges).

Destruction de toutes les habitations de musulmans dans le centre de Bangui, villes et villages détruits. 100.000 personnes déplacées. Des milliers d’hommes, femmes et enfants (qui ne sont partie prenante ni de près ni de loin à aucun conflit) ont été  ciblés et massacrés pour leur seule appartenance ethnique (cela s’appelle un Génocide)  le plus souvent à la machette ou mutilés en pleine rue puis brûlés, car Peuls musulmans. 400 mosquées détruites. Des Corans jetés aux ordures ou brulés publiquement, ce qui n’est arrivé nulle part ailleurs à cette échelle.

Les imams français ont à peine bougé leur lourd séant tout comme les émir qataris qui s’en moquent, les curés et les pasteurs (les protestants sont majoritaires et présents dans les milices génocidaires) n’ont honteusement rien dit non plus, ou presque rien comme d’habitude. C’est comme cela. Des  médias comme BFMTV ont comme leurs collègues pas très courageux fait silence radio sur le nettoyage ethnique, disant le strict minimum selon les éléments de langage autorisés par le ministère de la défense ou le Quai.  Et affichant même parfois une bienveillance odieuse avec milices et les persécuteurs. La honte.

bangui lynchage appareil photo

Lynchage à Bangui

centrafrique antibalaka

Par: Europe Israël news

Centrafrique: le MLPC et la CRPS réagissent aux allégations et contre vérités de Lin Banoukepa du Frocca

0

COMMUNIQUE CONJOINT DE LA CRPS ET DU MLPC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-MLPC-CRPS.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo MLPC CRPS

DEMENTI AUX ALLEGATIONS ET CONTRE VERITES CONTENUS DANS

L’INTERVIEW ACCORDEE PAR SIEUR LIN BANOUKEPA

A CENTRAFRIQUE LIBRE

 

Le 31 juillet 2014, Centrafrique Libre a publié une interview de sieur Lin Banouképa, représentant personnel du Président déchu François Bozizé au Forum de Brazzaville. Danscette interview, sieur LIN s’est livré à un amalgame des faits ainsi qu’à l’étalage de contrevérités, ce qui nous amène à faire les mises au point suivantes pour publication en guise dedroit de réponse.

1/ De lamalgame entre Djotodja, Nouredine Adam, Tiangaye et Ziguélé

Les personnalités Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé ne sont pas des membres de la coalition Séléka comme il l’insinuait et leurs partis respectifs la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ne sont guère une tendance de cette coalition. La participation de ces personnalités aux négociations de Libreville en Janvier 2013 s’est faite sous la bannière de l’opposition démocratique comme c’était aussi le cas des personnalités de la société civile, des pouvoirs publics, de la majorité présidentielle d’alors, des rébellions armées, politico-militaires dits non combattants. La participation au récent Forum de Brazzaville n’en fait pas ipso facto des membres ou alliés des antibalaka ou des séléka : le fait pour Lin Banouképa de participer à la réunion de Brazzaville fait-il de lui un antiblaka ? Une telle affirmation relève plus d’une vue de l’esprit et d’un procès d’intention qui ne grandit pas son auteur.

2/ Du “pouvoir arraché des mains de lancien Président Francois Bozizé”

Annoncer de façon péremptoire que le pouvoir a été arraché des mains de l’ancien Président François Bozizé, c’est faire preuve de cécité politique. Il suffit de faire la rétrospective des dix (10) années de règne sans partage de François Bozizé pour se convaincre que ce dernier n’a absolument rien fait pour continuer de mériter la confiance de ses compatriotes. Que pense sieur LIN des assassinats politiques (Massi et autres) commis par Bozizé et ses sbires, des violations répétées de la constitution (trahison), de la politique de la terre brûlée perpétrée par sa garde prétorienne contre des populations civiles des régions supposées hostiles à son régime (Paoua, Kaga Bandoro, Kabo, Sido, etc.), de la complicité de Bozizé avec les rébellions dont il en était le promoteur et en nommant leurs chefs conseillers à la Présidence, des excès de zèle des membres de sa famille, des gros scandales financiers qui ont tari les caisses de l’Etat (cimenterie, Sonatu, Uramin, pétrole, fonds CEMAC destinés au DDR,diamants spoliés entre les mains des bureaux d’achat, achat du vieux Hercules C130, fonds de la dernière CEl dont le rapport de gestion fait par l’IGE est resté secret d’Etat, etc). La somme de tous ces faits graves pour un Président de la République ôte ipso facto toute prétention à son auteur quant à l’exercice des charges suprêmes de l’Etat.

3/ De la nomination de Me Tiangaye comme Premier Ministre de Transition

Me Tiangaye n’était ni le Premier Ministre de Bozizé ni celui de Djotodia nommé discrétionnairement par ces derniers. Il était le Premier Ministre du Gouvernement d’Union ationale de Transition issu des Accords de Libreville qui attribuaient ce poste à l’opposition démocratique dont il était le Coordonnateur.

Par la suite, la Charte Constitutionnelle de Transition avait confirmé cette situation en précisant que” le Chef de l’Etat de la Transition entérine la désignation du Premier Ministre, Chef du Gouvernement conformément à l’Accord de Libreville du Il janvier 2013″ (article 29).

L’ignorance des textes fondateurs de la transition a conduit Monsieur Lin à propager des contre-vérités uniquement dans l’intention de nuire.

4/ De la rédaction de la Charte Constitutionnelle de Transition

Monsieur Lin affirme que ” la Charte Constitutionnelle Transitoire n’a pas été écrite par Djotodia ni Nourredine, ni Dhaffane mais bien par Me Tiangaye qui est avocat (et) qui sait écrire ses formes d’écriture juridique” Par ces affirmations, Monsieur Lin étale encore son ignorance des textes sur la place publique. S’il est pire chose que l’ignorance, c’est bien la prétention de savoir et Monsieur Lin ne sait rien car il n’a lu ni la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013 ni la Charte Constitutionnelle de Transition qui constituent avec l’Accord politique de Libreville du Il juin 2013 le socle juridique de la Transition.

La Déclaration de Ndjamena adoptée par le 4ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC le 18 avril 2013 a confié au Conseil National de Transition (CNT) la mission d’élaborer et d’adopter une Charte Constitutionnelle de Transition. Le CNT s’est honorablement acquitté de cette tâche qui a recueilli préalablement un consensus de toutes les forces vives de la ation au cours d’un atelier national avec le concours scientifique d’experts de haut niveau dont ceux de l’ONU, de l’Union Européenne et de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Comment dans ces conditions prétendre sans se couvrir de ridicule que cette Charte a été écrite par Me Tiangaye tout seul sous prétexte qu’il est avocat pour en faire la Loi Fondamentale qui doit régir la Transition?

5/ Sur les prétendues photos prises le 22 novembre 2012 à N’Djamena

Dans les hallucinations dont Monsieur Lin est coutumier, il avance que Messieurs Ziguélé et Tiangaye étaient de connivence avec la Séléka. Il affirme:”Je l’ai lu sur votre site. En ligne,j’ai vu les photos de N’Djamena où ils étaient tous triomphants le 22 novembre 2012. “Messieurs Ziguélé et Tiangaye n’étaient pas à N’Djamena à cette date. Leurs passeports peuvent être consultés par quiconque voudrait vérifier la véracité de cette allégation.Les assertions de Monsieur Lin sont un tissu de mensonges. Il s’agit de délires mégalomaniaques qui peuplent la cervelle d’un mythomane qui prend ses fantasmes oniriques pour la réalité politique. La pathologie de ce compatriote doit sans doute intéresser les psychiatres.

6/ Des élucubrations notoires du transhumant politique, sieur Banoukepa

Décidément, le ridicule ne tue point certains prétendus hommes politiques centrafricains. En réalité, les élucubrations du transhumant politique, sieur Lin Banouképa, sont en fait lessignes de désespoir et d’un échec politique. Après avoir ramé sans succès au MLPC où il a été radié pour inobservation de la voie hiérarchique, constitution de groupes parallèles et trahison, il s’est ensuite agité lamentablement dans le sillage du défunt Président Ange Félix Patassé pour échouer plus tard aux côtés du Président déchu François Bozizé, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre son aventure politique en créant de toutes pièces le Parti pour le Développement Intégral (PDI)dont il a été une fois de plus radié de la présidence. .

Ce transhumant politique au profil douteux et mégalomaniaque, radié du barreau de Paris pour indélicatesse (malversations) et qui porte abusivement le titre de Maître, n’a de leçons à donner à personne, surtout pas aux éminentes personnalités qui ont fait leurs preuves sur le plan national et international.

Messieurs Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye n’ont jamais été membres de la séléka. Faute pour ce transhumant d’apporter la preuve de ses allégations, les personnalités citées se verront dans l’obligation de le poursuivre en justice pour diffamation.

 

 

 

Fait à Bangui, le 8 Août 2014

Pour la CRPS

Le Secrétaire National à la Communication et à la presse /p.i

 

Maurice Lenga

 

 

Pour le MLPC

Membre du Bureau Politique

Responsable de la Communication

ChrIS ophe NDOUBA

Centrafrique: confusion au sein de la séléka

0

Des désaccords surviennent alors que la RCA se cherche un nouveau Premier ministre.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nourreddine-Adam.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nourreddine AdamUn nouveau couac est survenu dans le processus de normalisation de la situation politique en Centrafrique. Au sein du  Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka), les principaux leaders ne sont pas tous sur la même longueur d’ondes. Selon la presse centrafricaine, leGénéral Nouredine Adam, numéro deux du mouvement, a décidé de suspendre Mohamed Moussa Dhafane, et Mahamat Taib Yacoub, respectivement, 2ème vice-président et 3ème Vice-président pour non respect des consignes de la hiérarchie et pour haute trahison. Les deux bannis selon un communiqué rendu public mercredi devraient attendre la tenue d’une assemblée générale extraordinaire pour être fixés sur leur sort définitif. Cette information a aussitôt été démentie par Mohamed Moussa Dhafane qui s’est confié à  RFI. Pour lui, il n’est question d’aucune suspension et les désaccords éventuels entre dirigeants du mouvement devraient trouver des arrangements en interne, a-t-il déclaré.

Toutefois, cet incident entre en droite ligne des divergences de vues récurrentes au sein de la direction de la  Séléka. Cela a notamment été le cas au cours des derniers jours sur la question de la partition du pays. Deux points de vue se sont opposés. Et au regard de la reprise des combats sur le terrain en dépit de l’accord de cessez-le feu de Brazzaville, on s’interroge sur la cohérence des positions de l’ex-rébellion. Toujours est-il qu’elle affirme œuvrer pour la réconciliation. Et elle se fonde notamment sur les accords de Brazzaville qui doivent être respectés à la lettre. Ainsi, selon un autre communiqué rendu public mercredi, et signé du général Bachar Fadoul, le chargé de Mission de l’état-major de la Coalition ex- Séléka, le mouvement tiendra pour responsables de la détresse du peuple centrafricain, tous ceux qui ne respecteront pas les termes de l’accord de Brazzaville.

C’est dans ce climat de confusion et de malaise au sein de la Séléka, que Catherine Samba-Panza, la présidente de Transition a ouvert des concertations afin de désigner un nouveau premier ministre. Il est notamment question de nommer une personnalité de confession musulmane. Outre les autres acteurs politiques centrafricains, la présidente doit s’entretenir avec les représentants anti-Balaka et Séléka. Mais les discussions ne sont pas aisées compte tenu des dissensions internes au sein  de ces deux derniers mouvements qui sont incapables de parler d’une seule et même voix.

Par: Simon Pierre ETOUNDI pour Cameroun Tribune

Mali, Centrafrique : des interventions militaires qui ont déjà coûté 1,2 milliard d’euros en 2014

0

Le surcoût a dérapé. Selon Le Canard enchaîné, les opérations extérieures (les Opex) principalement au Mali et en Centrafrique, ont entraîné un surcoût bien plus important que ce qui était prévu. “D’après les derniers calculs, ce surcoût s’élève à 1,2 milliard d’euros. Or, dans la loi de finances 2014, seuls 450 millions d’euros ont été affectés aux Opex et à leur surcoût”, explique Le Canard. Traduction : en 2014, le coût des guerres au Mali et en Centrafrique a triplé par rapport aux prévisions gouvernementales.

Sangaris à BanguiProblème : les caisses du ministère de la Défense sont vides. L’hebdomadaire raconte que la direction générale de l’armement a annulé plusieurs commandes militaires (notamment les commandes de missiles qui devaient armer les sous-marins nucléaires d’attaque). Mieux : la loi de programmation militaire 2014-2015, votée en décembre 2013, n’est pas vraiment financée. Estimée à 183,9 milliards d’euros (un record), cette loi de programmation devait notamment être financée par des “ressources exceptionnelles” (Rex) d’un montant de 6,1 milliards d’euros. Parmi les ressources exceptionnelles, il y a notamment les ventes de biens immobiliers appartenant au ministère de la Défense et la vente de fréquences hertziennes 700 MHz aux opérateurs de téléphonie mobile.

Sauf que, là encore, les ressources attendues sont moins élevées que ce qui était prévu : rien que sur l’année 2014, les ressources extérieures n’ont rapporté que 190 millions d’euros sur les 1,7 milliards attendus. Et le gouvernement ne pourra finalement pas compter sur les ventes de fréquences hertziennes pour financer sa loi, puisque ladite vente ne pourra pas avoir lieu avant la conférence internationale des télécommunications qui ne doit se réunir qu’en… novembre 2015.

En résumé, le coût des interventions militaires au Mali et en Centrafrique a triplé, et la loi de programmation militaire n’est plus financée. De quoi alimenter un peu plus un déficit budgétaire bientôt hors de contrôle.

Source:
– “La Défense malade du tiroir-caisse”, Le Canard enchaîné n°4893, 06.08.2014

defense-tiroir-caisse

Le Rwanda accueille une conférence de paix sur la Centrafrique et le Soudan du Sud

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/kigali-park-inn.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>kigali-park-innA l’occasion d’une conférence de paix sur la Centrafrique et le Soudan du Sud, des responsables religieux et de la société civile ont appelé les parties belligérantes à placer les intérêts nationaux avant leurs propres intérêts afin d’instaurer la paix.

La conférence de deux jours, organisée conjointement par le Réseau d’action de la jeunesse du Rwanda, la Plate-forme de la société civile du Rwanda et l’ONG britannique Aegis Trust, réunit quelque 200 délégués centrafricains, sud-soudanais et rwandais, dont des diplomates.

Le Rwanda restera solidaire avec les deux pays dans leur quête d’une paix durable, a déclaré lors de la conférence le ministre rwandais du Gouvernement local, Francis Kaboneka, avant d’ajouter que son pays était la preuve vivante qu’une bonne gouvernance pouvait apporter une paix durable.

“Le rôle des dirigeants est primordial pour définir, orienter et promouvoir la vision partagée et les valeurs ethniques et nationales au sein du peuple”, a noté M. Kaboneka, qui a souligné que respecter des valeurs de gouvernance était indispensable à l’avènement de la paix.

M. Kaboneka a appelé les jeunes des deux pays à être des ambassadeurs de paix actifs et à fuir ceux qui voudraient les manipuler pour commettre des atrocités.

Les conflits sont principalement créés par des acteurs étrangers ayant des intérêts égoïstes dans des pays spécifiques, a noté Monseigneur Smaragde Mbonyintege, l’évêque catholique de Kabgayi (centre).

Si l’on souhaite vivre en paix et garantir la stabilité, des solutions aux causes fondamentales des conflits doivent être trouvées, a-t-il souligné.

Le mufti du Rwanda, Cheikh Ibrahim Kayitare, a expliqué que l’intervention du Rwanda dans les conflits en cours était motivée par la ferme conviction que la communauté internationale a un rôle à jouer dans la résolution des conflits.

“Toutefois, cela ne signifie pas que ces deux pays doivent se reposer et attendre que des étrangers apportent la paix dans leurs pays. Comme dans le cas du Rwanda, il est possible d’instaurer la paix, de réconcilier et d’intégrer leurs communautés”, a ajouté M. Kayitare, qui est également le coordinateur de l’initiative de paix.

Les négociations de paix entre le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont repris lundi à Addis-Abeba, en Ethiopie, sous la médiation de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et ont fixé au 10 août la date limite pour la conclusion d’un accord sur un gouvernement de transition.

Par: xinhua

Crise Centrafricaine : Arrivée à Bamako de près de 300 maliens rapatriées

0

Jeudi 7 août 2014 au environ de 15h 40 mn, le ministre des maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, accompagné des membres de son cabinet, a accueilli à l’Aéroport international Bamako-Sénou, 299 maliens qui étaient dans la détresse en République Centrafricaine. Parmi eux, des jeunes, des personnes âgées, des femmes, des hommes, des malades et des enfants. Tous avaient le sourire de retrouver le bercail. A cause de la crise qui mine la République centrafricaine, le gouvernement malien à affréter un avion d’Ethiopian Air line afin de rapatrier les maliens qui y résidaient. Selon le ministre Sylla, l’opération a couté au gouvernement malien des centaines de millions de FCFA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/maliens-de_la-centrafirique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>maliens de_la centrafirique
maliens de_la centrafirique

Au départ, c’est 344 personnes qui étaient annoncées mais finalement c’est 299 personnes qui ont été accueillies par le ministre des maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla sur le tarmac de l’Aéroport international Bamako-Sénou.

Septième opération du genre, le nombre de maliens de l’extérieur rapatriés par le gouvernement malien s’élève à 2 190 personnes. « Cette opération a été facile grâce à l’implication personnelle du chef de l’Etat qui m’a dépêché en République Centrafricaine auprès de son homologue, pour que les autorités Centrafricaines puissent aider à l’évacuation de quelques maliens qui restent encore. L’opération a été préparée sur deux mois. Dieu merci, aujourd’hui, ils viennent d’arriver, on peut se réjouir.

Le gouvernement exprime à leur endroit la bienvenue et renouvèle sa disponibilité à assister les maliens de l’extérieur partout, où ils sont surtout ceux qui sont en détresse », a déclaré le ministre des maliens de l’extérieur Abdourhamane Sylla. Avant de signaler que ce sont des maliens qui étaient en détresse compte tenu des situations sécuritaires qui  prévaut en Centrafrique. 

A l’en croire, le gouvernement n’a pas ménagé ni son effort ni sa disponibilité pour pouvoir permettre à nos compatriotes de rejoindre le bercail. « Comme les précédents vols, le gouvernement les accueille et les héberges deux, trois  ou quatre jours et prend les dispositions pour les évacuer dans leurs villages, régions, et cercles respectifs.

La protection civile assure la relève à partir de cet instant-là. Ils sont précisément 299 qui viennent d’atterrir par ce vol. L’opération à couter au gouvernement des centaines de millions de FCFA. C’est autour de 250 à 300 millions de FCFA. Depuis janvier, nous avons lancé cet appel et nous avons pu faire venir plus de 2000 de nos compatriotes.

Je crois que l’essentiel de nos compatriotes sont rentrés, ceux qui sont restés ne veulent pas rentrés surement, on ne va pas les contraindre à rentrer », a conclu le ministre. Quant au porte-parole des rapatriés, Seyba Diarra a exprimé ses sentiments de joie de retourner au bercail. « J’ai quitté le Mali à l’âge de 22 ans et j’ai 58 ans aujourd’hui, j’ai fait la moitié de ma vie en Centrafrique. La situation sécuritaire est critique maintenant en Centrafrique », a-t-il dit.

Aguibou Sogodogo

Centrafrique : bientôt la création d’un tribunal spécial pour statuer sur les crimes liés à la crise?

0

Parallèlement à une éventuelle procédure de la Cour pénale internationale (CPI), la Centrafrique se prépare à créer un tribunal spécial chargé de statuer sur nombre de crimes perpétrés pendant la crise en cours sur son territoire depuis fin 2012, a annoncé jeudi à Xinhua le procureur général près le Tribunal de grande instance (TGI) de Bangui, Ghislain Grésenguet.

Antibalaka (2)“L’on est en train de faire des amendements [des textes organiques] pour la création d’une juridiction spécialisée avec compétence nationale. Un comité d’experts a été mis en place à cet effet. Il est présidé par le procureur général de la Cour d’appel [de Bangui]”, a indiqué le magistrat joint au téléphone dans la capitale centrafricaine.

Le comité d’experts mentionné se compose de huit spécialistes du droit centrafricains et internationaux mis à disposition par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca) en cours de déploiement, de l’avis de Grésenguet.

“Le travail du comité débute la semaine prochaine, soit lundi ou mardi, a-t-il précisé en outre. On avait préalablement mis en place une cellule, qui n’a pas été opérationnelle. La future juridiction sera comparable au Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) à Arusha. C’est un signal fort et en engagement politique de la RCA pour chercher à un mettre un terme à l’impunité”.

Approuvé par les Nations Unies, ce tribunal spécial sera doté d’un mandat international et son fonctionnement prévoit que “le parquet sera constitué de magistrats centrafricains et le siège de magistrats étrangers afin de garantir l’efficacité de la lutte contre l’impunité en République centrafricaine (RCA)”, a expliqué par ailleurs le procureur général près du TGI de Bangui.

État Major de Bangui

Pour l’heure déjà, la justice centrafricaine a entamé depuis 2013 ses propres enquêtes pour établir les responsabilités dans les violences encore observées dans le pays.

Dans la seule ville de Bangui, sept juges d’instruction sont à pied d’oevre pour cette tâche et d’après le rapport du parquet général, une soixantaine de dossiers ont déjà pu être montés, à en croire le magistrat.

Association de malfaiteurs, homicides et coups mortels, vols en bande ou encore détention illégale d’armes sont autant d’infractions principalement traitées dans les dossiers évoqués.

“Il y a beaucoup d’infractions liées aux violences. En raison des dysfonctionnements administratifs causés par la crise, le travail est fastidieux”, a poursuivi Ghislain Grésenguet.

Organiser des audiences criminelles pour l’enrôlement des affaires nécessite aussi des coûts importants qui font actuellement défaut.

Les informations ainsi collectées inspirent aussi les travaux de la commission d’enquête internationale créée par les Nations Unies au début de l’année avec à sa tête l’avocat camerounais Bernard Muna sur les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité soupçonnés dans le pays et susceptibles d’être portés à l’attention de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye aux Pays-Bas.

 
Par: Agence de presse Xinhua

Le Général Dhaffane brave la décision de le suspendre de ses fonctions au sein de la Séléka

0

Des dirigeants du bureau politique de la Seleka l’avaient suspendu, mercredi, “pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison”.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mohamed-Moussa-DHAFFANE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mohamed-Moussa DHAFFANE
Mohamed-Moussa DHAFFANE

Le Général Mohamed Moussa Dhaffane, a bravé, jeudi, dans un communiqué dont Anadolu a reçu copie, sa suspension, mercredi, des instances dirigeantes de l’ex-Coalition centrafricaine Séléka en tant que son deuxième vice-président, par plusieurs dirigeants du mouvement.

Noureddine Adam, premier vice-président de la coalition Séléka  en accord avec Joseph Zounndeko, chef de l’état-major et  le président de la coalition, l’ex-président centrafricain Michel Djotodia, avait  annoncé, mercredi, avoir suspendu le 2e vice-président de la coalition, Mohamed Moussa Dhaffane, «pour non-respect des consignes de la hiérarchie et haute trahison », selon un communiqué du bureau politique de l’Ex-coalition Séléka, dont Anadolu a eu connaissance mercredi.

Joint par téléphone, le porte-parole de l’état-major, Ahmadinejad Ibrahim, avait expliqué mercredi que ” Dhaffane a été suspendu de ses fonctions pour avoir signé à Brazzaville le cessez-le-feu (avec les milices chrériennes anti-Balak) sans avoir consulté ses supérieurs au préalable”.

Dans le communiqué de jeudi, Dhaffane n’évoque pas sa suspension mais réitère en revanche, au nom de la Séléka, l’engagement fait par le mouvement dans le cadre des Accords de Brazzaville que certains dirigeants Seleka, notamment le premier vice-président Noureddine Adem, récusent.

« [la Séléka] reste toujours engagée dans le processus de paix, de pacification du pays et de réconciliation nationale, » et « entend respecter et faire respecter la déclaration de Brazzaville du 23 juillet 2014, conditionnant l’application de l’Accord de cessation des hostilités », indique le communiqué signé par Dhaffane .

Commentant la décision de suspension de Dhaffane ,le Capitaine Amat Nedjad Ibrahim a déclaré, jeudi, à Anadolu que « la base n’est pas d’accord avec cette décision illégale. Les membres de la Coordination avaient été récemment élus par l’Assemblée générale de Birao (nord de RCA). A ce titre, il n’y a qu’une autre assemblée générale pour les sanctionner ».

Dans la même optique, la présidence de la République Catherine Samba Panza a donné , mercredi, sa position qui est celle de ne considérer que le Général Mohamed Moussa Dhaffane comme interlocuteur  officiel, tant que c’est ce dernier qui  a signé l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet dernier à Brazzaville au nom de la Séléka.

Dhaffane avait présidé en juillet la délégation Séléka au Forum du dialogue inter-centrafricain qui s’est tenu à Brazzaville et qui a débouché sur un accord de cessation des hostilités (qui porte le nom de la capitale congolaise) entre les différents acteurs de la crise centrafricaine.

La suspension de Dhaffane en tant que 2e vice-président mais surtout en tant que chef de la délégation Séléka au forum vient  toutefois remettre en question  l’accord de Brazzaville.

Selon des observateurs, elle ouvre également la porte à une guerre de clan au sein du mouvement Séléka susceptible de compromettre les efforts de paix consentis par la communauté internationale pendant une année, alors que le pays vient à peine de renouer avec la paix après plus de 8 mois de violences intercommunautaires opposant milices chrétiennes (Anti-balaka ) et musulmanes (Séléka) qui ont poussés des centaines de milliers de centrafricains en majorité des musulmans à fuir vers le nord du pays ou les pays limitrophes.

Par: AA – Anadolu

Centrafrique: Communiqué de Moussa-Mohamed Dhaffane au nom de la séléka

0

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

*************

Ex coalition Séléka

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 001/08/14

L’Ex Coalition SELEKA porte à l’attention de la Communauté Nationale et Internationale ce qui suit :

  • Elle prend acte de la démission ce jour 06 Août 2014, du Premier Ministre André NZAPAYEKE et de son Gouvernement,
  • Elle reste toujours engagée dans le processus de paix, de pacification du pays et de réconciliation nationale,
  • Elle entend respecter et faire respecter la déclaration de Brazzaville du 23 juillet 2014, conditionnant l’application de l’Accord de cessation des hostilités ;
  • Elle indique par ailleurs, qu’elle demeure attachée à la signature préalable d’un Accord Politique entre tous les acteurs de la vie politique centrafricaine. Et ce, en présence de la Médiation Internationale car cet accord devra désormais régir le cadre de la nouvelle transition en vue de garantir une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine.

L’Ex coalition SELEKA ne pourra aucunement prendre part à un quelconque Gouvernement dont la désignation du Premier Ministre se ferait en dehors de cet Accord Politique.

Elle décline toute responsabilité devant l’opinion Nationale et Internationale de ce qui pourrait advenir du non respect de la déclaration Politique de Brazzaville.

Fait à bangui le 06 août 2014

Général Moussa-Mohamed Dhaffane

2ème Vice-président, Chef de Délégation

Ancien Ministre d’Etat                         




Ampliations :

  • Médiation Internationale
  • Cheffe de l’Etat de Transition
  • Président du CNT
  • CEEAC
  • Minusca
  • UA
  • UE
  • Ambassade de France
  • Presse Publique et Privée

Mobilisation de la population de Bangui pour la marche de la paix

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/marche-protestation-de-Musulmans-contre-la-France-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Central African Republic Unrest
Central African Republic Unrest

La classe politique Centrafricaine, la société civile, la jeunesse, l’association des femmes centrafricaines, ainsi que la plate forme religieuse centrafricaine se mobilisent pour une marche de soutien à l’accord de cessation des hostilités obtenue au forum de Brazzaville, le 23 juillet dernier.

Le secrétaire général adjoint de l’Association de la Jeunesse Islamique Centrafricaine, Issa Kossiski, ainsi que les autres leaders des associations invitent tous les jeunes musulmans et autres centrafricains à prendre part massivement à cette marche qui sera organisée le samedi 9 Août 2014.

Cette marche de la paix qui convergera vers le Stade Omnisports de Bangui et qui terminera par une célébration inter religieuse est organisée dans le but de soutenir les accords de cessation des hostilités et de violence au forum de Brazzaville.La marche de la paix du samedi 9 Août mobilisera les différentes couches de la population centrafricaine confondue et les parties signataires des accords de Brazzaville en vue de s’approprier du processus de la réconciliation nationale.
Par: ACAP

RCA: Les seleka exigent un chef de gouvernement musulman issu de la Seleka

0

La République Centrafricaine (RCA) attend de connaître son nouveau Premier ministre ainsi que la nouvelle équipe qui gouvernera le pays. L’ex-Premier ministre, André Nzapayéké, a Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/assemblée-de-la-séléka1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>assemblée de la sélékaremis officiellement, mercredi 6 août, sa démission à la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza qui a aussitôt commencé les consultations qui se sont poursuivies ce jeudi 7 août.

Ce jeudi après-midi, Catherine Samba-Panza a rencontré les délégations des anti-balaka et des Seleka. Ces derniers ont clairement dit qu’ils voulaient un chef de gouvernement, non seulement musulman mais aussi membre de la Seleka. Dans tous les cas, il semble que la communauté internationale souhaite aussi que le nouveau Premier ministre soit de confession musulmane. Qu’en pensent les Banguissois ? RFI a recueilli les avis des habitants du PK5, à Bangui.

Nous voulons seulement un homme digne, un homme sincère, crédible, ni Seleka ni anti-balaka. […] Moi, je suis pour la paix. Si c’est un chrétien qui deviendra Premier ministre et qu’il apporte la paix, nous sommes d’accord. Si c’est un musulman qui peut, lui aussi, amener la paix, c’est bon aussi.
La suite à écouter ici: RFI dans les rues de Bangui
Par: RFI

Centrafrique: la riposte française à Batangafo est un signal fort contre les groupes armés

0

Bangui – La sévère riposte de l’armée française contre l’ex-Séléka à Batangafo, localité du nord de la Centrafrique théâtre de violents affrontements depuis lundi, est un signal fort contre les groupes armés s’opposant au retour à la paix, selon un communiqué de l’opération française Sangaris.

Les forces Internationales Sangaris et Misca à Batangafo
Les forces Internationales Sangaris et Misca à Batangafo

Lundi, les forces internationales ont fait l’objet d’une embuscade tendue par des éléments déterminés et bien armés contre des éléments (…) qui progressaient vers Batangafo. Nous possédons les preuves de cette agression délibérée, selon le communiqué parvenu à l’AFP jeudi, qui revient sur les trois derniers jours d’affrontements.

Les combats ont commencé à 9H50 pour se terminer vers 15H00. L’adversaire a probablement subi des pertes très significatives. Tous ces affrontements se sont déroulés à l’extérieur de la ville de Batangafo, précise Sangaris.

Cette opération est un signal fort donné aux groupes armés où qu’ils soient, qui terrorisent la population et s’opposent au retour de la paix. Ces évènements confortent en revanche ceux qui ont fait le choix d’abandonner la violence pour s’engager dans le dialogue et la reconstruction de la Centrafrique, souligne encore le communiqué.

De nouveaux affrontements avaient éclaté mardi, au cours desquels deux soldats français et un militaire de la force africaine Misca ont été blessés. La situation est aujourd’hui stabilisée à Batangafo (400 km au nord de Bangui) mais reste tendue, selon l’armée française.

Un autre communiqué, publié par l’état-major des armées à Paris, donne plus de précision sur le déroulé des évènements notamment de la journée de mardi.

Mardi matin, les éléments de Sangaris ont poursuivi leur mission et mis en place un dispositif de contrôle de zone dans la localité. Déployés dans la ville, les soldats français ont ainsi pris contact avec les autorités locales, la Misca et les ONG, avec pour objectif de faire appliquer les mesures de confiance et de contraindre les groupes armés à rejoindre leur cantonnement.

Dans la soirée, des éléments français en mission de contrôle de zone en coordination avec des soldats de la Misca ont été de nouveau pris à partie. Des accrochages violents ont éclaté avec des individus armés très hostiles, à proximité du camp de la Misca. Les combats se sont interrompus après l’intervention d’un appui aérien et ont fait trois blessés, deux chez Sangaris et un soldat de la Misca.

La situation a été stabilisée mercredi, et les opérations de contrôle de zone sont toujours en cours.

La semaine dernière, Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka majoritairement musulmans et miliciens Anti-Balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n’a pas été confirmée de source officielle.

Il s’agissait là du principal accroc à un accord de cessation des hostilités signé fin juillet à Brazzaville par les belligérants de la crise centrafricaine.

Les combattants présents à Batangafo sont pour beaucoup des étrangers, mercenaires tchadiens et soudanais difficilement contrôlables, menés par un chef militaire influent dans la région, le général d’origine tchadienne Al-Khatim.

Par: AFP

Un nouveau pacte franco-africain. Vers la francophonie-puissance ?

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-7.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-7Le Mali et la Centrafrique nous ont rappelé combien la France était une puissance africaine. On s’en souvient peu mais au début des interventions françaises au Mali, de multiples manifestations de soutien aux militaires français furent organisées par les Maliens de France. Même le pouvoir français fut gêné de ces gestes de soutien tant une part de l’élite française ne voit pas que l’Afrique n’est pas uniquement une image d’un passé douloureux mais un élément décisif de notre avenir.

Après les drames et les incompréhensions nés autant de la colonisation que de la décolonisation, l’Afrique comme la France ont commencé à s’éloigner. Cet éloignement a nui à l’Afrique en proie à des déstabilisations externes ou internes. Il est grand temps de terminer ces temps de lamentations intéressées et larmes paternalistes en face d’une Afrique de deux milliards d’hommes en 2050 qui sera aux portes des pays européens.

ADVERTISEMENT

C’est le temps d’un nouveau pacte franco-africain, comment rester loin d’un continent en pleine évolution, où un africain sur 2 à moins de 25 ans, où les menaces et les opportunités sont colossales. Il ne faut pas voir l’Afrique comme un tout économique, ni s’illusionner sur l’Afrique comme à la suite de Goldman Sachs, on s’est illusionné sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) au sens où ce sont de grandes puissances mais en même temps des pays en développement avec les problèmes affairant. Une fois cette précaution prise, comment ne pas voir qu’il y a des opportunités en Afrique dans lesquelles le savoir-faire français pourrait s’illustrer. Par exemple un continent qui s’urbanise à une vitesse vertigineuse voir dangereuse, pourrait avoir besoin de notre soutien pour un développement urbain harmonieux et écologique.

A défaut, comment ne pas voir que l’Afrique pourrait être déstabilisée par une vague d’Etat faillis, de trafics disséminés dans la gigantesque mer de sable grande comme toute l’Europe occidentale qu’est le Sahel.

Mais comment faire alors que face à l’hispanophonie et surtout face à l’anglophonie, la Francophonie n’est jamais arrivée à s’imposer sur le terrain économique. Leurs histoires ne sont pourtant pas moins mouvementées que les nôtres et les traces des mésententes passées reviennent à intervalles réguliers, de la question indienne en Amérique Latine à l’image de Mittal vengeant l’industrie indienne du Manchester du XIX siècle. Pourquoi ont-ils réussi là où nous avons échoué ? La réponse tient en un mot : stratégie.

Tant que nous gratterons des plaies qui ne demandent qu’à se refermer, nous ne serons pas dans le sens de l’Histoire. Le temps de la multipolarité arrive et nous devons aider l’Afrique à y prendre toute sa place. D’abord en relayant et en permettant à la voix de l’Afrique d’être entendue dans les grandes institutions du multilatéralisme diplomatique et économique. Pour que l’Afrique soit entendue, elle devra être forte et pour cela il faut aider les pays africains d’Afrique francophone à être pleinement souverain et entre autre de pouvoir enfin accéder à la souveraineté monétaire par la dissolution concertée et préparée de la zone CFA.

Ensuite en aidant l’Afrique à tirer les bénéfices de son rattrapages économiques sans tombés dans les travers du développement. Les structures d’Etats viables et stratèges, sont nécessaires pour un continent doté de tant de ressources qui attirent tant de convoitises. C’est sur ses bases qu’un partenariat d’égal à égal peut avoir lieu.

Enfin, en pensant la francophonie comme un outil de notre puissance partagée, elle représente en effet 12% de la population mondiale pour 10% de la richesse globale. Elle nous aidera à sortir des plaies de l’histoire, car seule la moitié de la population francophone mondiale est liée par le passé de la colonisation. Sortons des images d’Epinal entre anciennes colonies et anciennes métropoles, la francophonie va du grand nord canadien, jusqu’au nord de l’Inde, du Sahel à la Corée, de la Roumanie au Pacifique. Dans cet ensemble rénové, nous pourrons nous intégrer à un grand dessein autour de la seule langue avec la langue anglaise sur laquelle le soleil ne se couche jamais. Il faut penser cette nouvelle stratégie par la langue en un temps où toutes les grandes puissances tentent de protéger et de propager la leur. Il faut que le français devienne la langue des affaires en Afrique et qu’il garde son rang de langue scientifique comme elle se répand en Asie comme la langue de l’art de vivre (Japon et Corée).

Pour cela il faut développer, outre, les rapports économiques, l’apprentissage du français économique et de la géoéconomie francophone via les organes de formations des élites des deux côtés à travers des échanges d’étudiants et des projets concrets.

A cette fin, il faut garder l’un des grands avantages du français, le respect des différences par la défense des autres langues. N’oublions pas que là où la francophonie recule, les langues vernaculaires reculent toutes. Par exemple, le retrait de la francophonie au Maghreb va de pair avec la diffusion d’un affaiblissement des langues arabes et berbères. Mais pour que le français conserve cette particularité d’ouverture encore faudrait-il que la France conserve sa place d’équilibre.

Pour que la francophonie réussisse, « il n’est que d’accorder nos différences pour en faire une symbiose. C’est ainsi que la langue française sera acceptée comme notre langue de communication mais aussi d’épanouissement international au sein de laquelle chacune de nos cultures se reconnaîtra en naissant à l’universel » comme l’écrivait le grand francophone que fut le Président Senghor.

Morad El Hattab, Conseiller expert en ingénierie financière et en investissements stratégiques.

 

Par: AGORA VOX

Le difficile chemin de la paix en Centrafrique

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/abdoulaye-hissene.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>abdoulaye hisseneLes principaux groupes armés continuent à privilégier la violence alors qu’on observait ces derniers jours une certaine accalmie sur le terrain dans le pays.

Ils étaient attendus sur le chantier de l’accélération du processus de pacification de la République centrafricaine, après la signature de l’accord de paix de Brazzaville.  Les  rebelles  de la Séléka  et  les Anti-Balaka  ont plutôt choisi de déterrer la hache de guerre en suscitant de nouveaux affrontements  armés  dans la localité de Batangafo au nord du pays.

A vrai dire, rien n’obligeait les principaux groupes armés à privilégier la violence alors  qu’on observait une certaine accalmie sur le terrain  et  que la situation humanitaire du pays  ne cesse de se dégrader.  En effet,  527.000 personnes sont toujours déplacées à l’intérieur du pays à cause de l’insécurité, tandis que la moitié de la population soit 2,5 millions de personnes  a  besoin d’une assistance humanitaire d’urgence  dans un contexte où seuls  40%  des 565 millions de dollars d’aide nécessaire aux sinistrés pour l’exercice ont été reçus  jusqu’ici.

Il est clair que c’est l’une des factions qui a remis le feu aux poutres. La provocation  du  camp d’en  face   ne  nécessitait pour autant pas forcément une  réplique de l’autre. Encore que   dans le communiqué mis à la disposition de la presse,  la Séléka  estime voir été attaquée par un convoi de six véhicules de la force française Sangaris et huit véhicules des anti-balaka avec le soutien de deux avions Mirages et deux hélicoptères. Cependant que la force française affirme avoir été  prise à partie, au cours d’une mission de reconnaissance, par une centaine de combattants Séléka lourdement armés. Une patrouille  de rafales de l’armée de l’air basée à  N’djaména et des hélicoptères installés à Bangui ont dû intervenir pour désengager les militaires français pris sous le feu.

Les armes crépitent donc de nouveau sur le territoire centrafricain, contrairement à la vocation de l’accord de paix signé le 23 juillet dernier à Brazzaville par les principaux belligérants, montrant ainsi que le chemin qui mène à la paix demeure parsemé d’obstacles. Persister dans la logique de guerre signifie appauvrir davantage la République centrafricaine  dont l’indice de développement humain se situait déjà  au 180e rang mondial sur 180 pays bien avant la triste période Djotodia.

 

Par: Paul EBOA pour Cameroun tribune

CENTRAFRIQUE: A la recherche d’un PM “religieusement correct” après la démission d’André Nzapayeké

0

Vers un Premier ministre musulman!

André Nzapayeké n’aura passé que 6 mois et 10 jours à la primature centrafricaine. Il a en effet remis sa démission et celle de son gouvernement à la présidente de transition, Cathérine Samba-Panza, le 5 août dernier.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PM NzapayékéAndré Nzapayeké n’aura passé que 6 mois et 10 jours à la primature centrafricaine. Il a en effet remis sa démission et celle de son gouvernement à la présidente de transition, Cathérine Samba-Panza, le 5 août dernier. 6 mois et poussières ! Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’aura même pas eu le temps d’accoucher d’un véritable plan de paix.

Le pauvre André n’est en fait qu’une victime collatérale des accords de Brazza entre les différentes parties. L’une des conclusions des pourparlers centrafricains en terre congolaise était la nomination d’un Premier ministre musulman. Ce n’est donc pas forcément qu’il ait démérité dans la recherche de la paix mais tout simplement qu’il ne porte pas le “bon nom”.

C’est dommage que l’Etat centrafricain tombe dans le piège sans fin de la répartition confessionnelle des responsabilités. Mais si c’est le prix à payer pour retrouver la quiétude, pourquoi pas? Il faut espérer seulement que la nomination d’un nouveau Premier ministre, «religieusement correct», aura les effets escomptés.

Mais il n’est pas sûr que le limogeage-démission de Nzapayeké apporte plus la paix que la défenestration à N’Djamena de Michel Djotodia n’a été source de cohésion sociale.

Tant qu’il n’y aura pas de véritable prise de conscience collective et de sursaut salvateur de tous les Centrafricains pour sortir de l’abîme, toutes les combines et combinaisons politiques resteront vaines. Les protagonistes de la crise centrafricaine auraient voulu corroborer nos propos qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement : au lendemain du départ d’André Nzapayeké en effet, des combats opposant les militaires français de Sangaris et africains de la Misca à des éléments de la Seleka ont fait 2 morts côté Misca et 50 dans les rangs de la Seleka. C’est la preuve que les petits pas vers la paix entamés à Brazzaville risquent d’être un véritable chemin de croix.

Centrafrique: reprise des affrontements dans le Nord entre soldats français et ex-Séléka

0

Des affrontements ont repris depuis mardi soir à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, entre soldats français de l’opération Sangaris et combattants de l’ex-rébellion Séléka, a-t-on appris mercredi de source militaire française.

Eufor RCA4Après de premiers accrochages lundi entre Sangaris et les ex-rebelles, “le calme était revenu à Batangafo” (à environ 300 km au nord de Bangui), a indiqué à l’AFP cette source proche du commandement de Sangaris.

“En vue d’appliquer les mesures de confiance et d’appuyer la (force africaine) Misca”, les militaires français ont alors “demandé le cantonnement et le désarmement des ex-Séléka (…). Devant leur refus, et des (nouveaux) tirs visant Sangaris, la force a riposté en légitime défense”, a expliqué cette source.

“Il y a eu de violents combats mardi dans l’après-midi à l’arme lourde et légère. Un soutien aérien par hélicoptères et (avion de chasse) Rafale n’est pas exclu”, a-t-elle ajouté.

Un calme relatif est revenu mercredi après-midi à Batangafo, même si des tirs sporadiques étaient entendus dans la ville, désormais sous le contrôle des soldats français et des militaires de la force africaine Misca, toujours selon la même source.

Lundi, de premiers affrontements avaient opposé pendant près de sept heures soldats de Sangaris et combattants de la Séléka, après qu’une patrouille de reconnaissance française eut été “prise à partie” par les ex-rebelles à dominante musulmane, selon l’état-major français.

Les militaires de Sangaris avaient “fermement” riposté, avec le soutien d’hélicoptères et d’avions de chasse Rafale. Aucune victime n’était à déplorer côté français, mais un nombre indéterminé d’ex-Séléka avaient été tués.

Le bilan des derniers combats n’est pas encore connu.

La semaine dernière, la localité de Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre ex-Séléka et miliciens Anti-Balaka à dominante chrétienne, faisant au moins 25 morts, dont vraisemblablement deux soldats de la Misca dont la mort n’a pas été confirmée de source officielle.

Par: AFP

RCA : La Séléka tiendra pour responsables ceux qui refusent d’appliquer les accords de N’Djamena

0

Communiqué de Presse

N. 007/ Cabslk/ 08/ 2014

Nous venons d’apprendre la démission du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la Transition Centrafricaine dont nous en prenons acte. En effet, il ne faut pas perdre de vue que le départ de Son Excellence, M. le Président de la République, Chef de l’Etat, M. Michel Djotodia, survenu le 10 janvier 2014, était un départ négocié par ses pairs de la CEEAC.

Ce départ était obtenu au prix d’un accord dit «Accord de Ndjamena ». Celui-ci prévoyait la désignation d’un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issu du rang de la Séléka et de trois autres Ministres (Défense Nationale, la Sécurité Publique et les Finances Publiques). Mais, Dame Catherine Samba-Panza, actuelle Présidente de la Transition Centrafricaine, qui était arrivée au pouvoir grâce à cet accord dont elle a volontairement ignoré, voire foulé aux-pieds. Cette non-application dudit accord a eue pour conséquence la multiplication des atrocités, le déplacement massif de la population, la mise à genoux de l’économie nationale et la partition de facto du pays.
Ainsi, pour notre part, nous ne souhaitons pas que cette situation de détresse dans laquelle est plongée le pays ne puisse perdurer. Par conséquent, une fois de plus, nous réitérons et exigeons l’application stricte et sans condition des termes dudit accord. Toute tentative de tergiversation qui consistera à désigner une personnalité non-issue de la coalition ex Séléka, fut- il/elle de confession musulmane, sera considérée comme un refus d’application des termes dudit accord. Ainsi, nous réitérons que nous ne soutiendrons aucun candidat au poste de Premier Ministre qui n’est pas issu de ses rangs et restons ainsi attachés à l’application entière de l’Accord de Ndjamena.
Par conséquent, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, ainsi que les représentations diplomatiques, des erreurs d’appréciations qui puissent survenir par le non-respect des termes dudit accord. Les auteurs de ces erreurs seront tenues responsables des éventuelles conséquences qui y découleront.

Fait à kaga- bandoro, le 06 aout 2014

Le Chargé de Mission de l’état-major de la
Coalition Ex- Séléka

Le Général Bachar FADOUL

Centrafrique: Les soldats Malgaches prêts pour des missions de maintien de la Paix en RCA

0

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/madagascar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Armée malgache10 ans après sa création, le bataillon du Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (ReCAMP) Madagascar est enfin prêt pour des missions extrêmes dans des zones de conflits en Afrique. L’armée malgache est en ce moment apte à agir selon le chapitre VI de la Charte des Nations Unies relative au règlement pacifique des différends. Le ReCAMP attend les feux verts, pour le Centrafrique.

Le bataillon ReCAMP constitue l’un des piliers de l’armée malgache, surtout sur le plan international. La création du ReCAMP en 2004, figure dans le projet Mada 003. Composé de milliers de militaires issus de différents corps regroupant les forces d’intervention de l’armée, le ReCAMP est actuellement prêt pour des interventions « dangereuses » comme au Darfour, au sud du Mali, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique ou dans d’autres pays où les Nations Unies interviennent.

Le bataillon malgache collabore avec la France. Suivant les explications du colonel Petit Jean, coopérant militaire auprès de l’Etat-major général de l’Armée, la coopération franco-malgache est purement militaire. La France procure des équipements, donne des formations aux militaires malgaches et surtout prodigue des conseils.

Depuis neuf ans, la France soutient l’armée malgache dans la préparation à d’éventuelles opérations de maintien et rétablissement de la paix. De nombreux exercices et manœuvres ont été organisés pour compléter le savoir-faire des militaires malgaches.

Commandé par colonel Maminirina Rakotoniaina, ce bataillon prévoit la participation à des missions relatives au rétablissement de la paix à partir du mois de septembre prochain. Depuis quelques mois l’armée malagasy est sollicitée par l’Union Africaine pour contribuer aux opérations en Centrafrique. Selon une source auprès de l’Etat Major de l’armée, les procédures sont en cours, mais aucune date n’est encore connue. Les conditions nécessaires ne sont pas remplies.

Le colonel Mamy Rakotonirina se montre confiant envers ses éléments, il déclare que le ReCAMP dispose des expériences nécessaires. Toutefois, il émet des réserves touchant la logistique, surtout matérielle.

La reconnaissance est obligatoire

D’une part, la géopolitique mondiale évolue, les grandes puissances misent sur la responsabilité des africains. D’ailleurs, les situations de conflit sont en recrudescence. D’autre part, certains pays africains insistent sur la gestion de la sécurité sur le continent par eux-mêmes, d’où la création du ReCAMP, initié par la France pour ses anciennes colonies, dont la plupart sont en guerre.

Toutefois, le ReCAMP est placé sous l’égide des Nations Unies et agit avec l’Union Africaine et les autres organisations régionales telles la SADC, le CEDEAO. De ce fait, la mobilisation du ReCAMP n’est autorisée à défaut d’un mandat délivré par les Nations Unies. Lesquelles accordent le déploiement d’un contingent à un pays reconnu politiquement par son conseil de sécurité. Madagascar a ce privilège, après les élections, jugées démocratiques par les observateurs internationaux au mois d’octobre et décembre dernier. L’envoi de militaires en tant que membres des Casques-bleus présente des avantages sur le plan politique, économique et surtout diplomatique.

La participation du ReCAMP en Centrafrique offre d’abord des intérêts nationaux car elle permet de mieux structurer l’armée terrestre. Les militaires améliorent non seulement leur savoir-faire de base en matière de maintien de la paix mais aussi la limite des effets collatéraux. La Grande île ne pouvant pas non plus se renfermer sur elle-même, une ouverture est impérative.

Avec  Rina de “Le Daily”

Centrafrique: Noureddine Adam écarte Dhaffane de la coalition d’Ex-séléka

0

Noureddine Adam, 1er vice-président la Séléka, a décidé d’écarter Mohamed Moussa Dhaffane de la direction de l’ex-rébellion et de suspendre sa participation à l’accord de cessez-le-feu signé le 23 jullet à Brazzaville.

L’unité de façade affichée par l’ex-coalition Séléka lors de la signature, le 23 juillet à Brazzaville, de l’accord de cessez-le-feu n’aura pas fait illusion longtemps. Dans un communiqué publié le 4 août, Noureddine Adam, 1er vice-président de l’ex-rébellion, a annoncé que Mohamed Moussa Dhaffane, 2e vice-président et signataire de cet accord pour l’ancienne rébellion, avait été suspendu de ses fonctions “pour non-respect des consignes de la hiérarchie”.

Joint par Jeune Afrique, Noureddine Adam a expliqué que Dhaffane n’avait pas “appliqué les directives du mouvement”. “Lors du forum de Brazzaville, il m’a appelé pour me dire qu’on lui demandait de signer un accord, précise-t-il. Je lui ai dit qu’il fallait d’abord que nous en prenions connaissance et que nous en discutions entre nous. Mais il n’a pas tenu compte de mes indications. Depuis, je n’ai plus aucune nouvelle de lui.”

Et de préciser : “Le président Djotodia et moi-même ne lui avons jamais donné l’autorisation de signer cet accord.”

Cette sanction vise également Mahamat Taib Yacoub, 3e vice-président.” Leur intérim sera assuré respectivement par le secrétaire général et le Chef d’état-major”, précise le texte.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/decision-de-Nourdine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>decision de Nourdine
Dans un autre communiqué transmis à Jeune Afrique, Noureddine Adam a également annoncé que l’ancienne rébellion suspendait sa participation à l’accord de Brazzaville. Une décision qui fait suite aux violents accrochages qui se sont produits lundi et mardi à Batangafo (300 km au nord de Bangui).

“Les événements sur le terrain démontrent que la communauté internationale a déjà choisi son camp, peut-on lire dans le texte. Sangaris et ses alliés, les anti-balaka déguisés en Faca sont venus nous attaquer gratuitement causant plusieurs morts et blessés parmi la population civile à majoritairement musulmane.”

“Une logique de guerre a été installée. Nous sommes dans l’obligation de revoir notre position,” précise Habylah Awal, porte-parole du bureau politique de l’ex-Séléka. Qui ajoute que la décision a été prise par Noureddine Adam en accord avec l’état-major installé à Bambari et avec le bureau politique.

Par: Jeune Afrique

Bangui : André Nzapayeke justifie sa démission à la tête du gouvernement

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PM NzapayékéL’ancien Premier ministre André Nzapayeke, après l’annonce de sa démission par la présidence de la République a donné les raisons de la démission du gouvernement lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jour au palais de la renaissance.

« Ce gouvernement démissionne pour donner plus de chance à la paix et pour permettre la concrétisation de l’Accord de Brazzaville », a justifié André Nzapayeke qui considère l’accord de Brazzaville comme un évènement important qui devrait prendre en compte la composition du gouvernement et l’orientation politique.

Pour l’ancien premier ministre, sa démission est une manière de faire la politique autrement, « sans se jeter sur l’autre, sans se déclarer la guerre », a-t-il déclaré avant d’exhorter le peuple centrafricain à accepter le nouveau Premier ministre qui sera nommé. « Quelques soit l’origine ou la religion de ce Premier Ministre, je demande à tous les centrafricains de s’unir derrière ces nouvelles autorités dans l’intérêt de la paix ».

Sur son bilan, André Nzapayeke fait la mise au point suivante : « On aurait voulu faire plus pour la réhabilitation de nos Forces des Défenses et de Sécurité, pour le redéploiement de l’administration en provinces, mieux protéger nos frontières, régler rapidement les questions humanitaires et de justice, mais la mobilisation des ressources promises par la communauté internationale n’a pas suivi et l’embargo sur les armes ne nous a pas aidés. Plus en plus isolés d’actes de banditisme et de terrorisme, la sécurité revient graduellement, la relance économique s’amorce, les centrafricains retrouvent peu à peu une vie sociale. Tous les partenaires internationaux ont repris leurs activités en RCA », a-t-il relevé.

L’ancien Premier ministre a noté qu’à sa nomination, l’Etat centrafricain était « néant, sans loi, aux régis financières et ressources naturelles pillés sans vergogne par des bandes armées, une nation sans morale où l’on dévaste, massage, mutile des corps… ».

André Nzapayeke a démissionné après avoir passé six mois à la tête du gouvernement centrafricain. Il avait été nommé le 26 janvier 2014. Sa démission est intervenue deux semaines après le Forum de Brazzaville qui a conduit à la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés dont les Anti-Balaka et les ex Séléka.

Par: RJDH