Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Eufor-RCA1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les combats entre soldats de maintien de la paix et rebelles de la Seleka ont fait au moins 53 morts dans le nord de la Centrafrique depuis la démission du Premier ministre André Nzapayéké, mardi, selon une radio locale.
Les rebelles ont attaqué des soldats français et africains à Batangfo, à 367 kilomètres au nord de Bangui, a indiqué un porte-parole des forces françaises. Cinquante combattants islamistes, trois soldats africains et un nombre encore indéterminé de civils ont été tués dans des échanges de tirs. Les combats ont éclaté quelques heures après l’annonce de M. Nzapayéké, dont la démission avait été réclamée par la présidente par intérim Catherine Samba-Panza à la suite de l’accord de paix conclu fin juillet à Brazzaville (Congo) entre la Seleka et les miliciens chrétiens anti-Balaka.
La force française a pour sa part imputé les affrontements de Batanfago (nord) qui ont fait plusieurs morts, à l’ex-coalition rebelle Seleka (communiqué)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Bangui-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-rebelles Seleka ont accusé les forces françaises “Sangaris” d’avoir “enfreint” l’accord de paix centrafricain signé à Brazzaville, en provoquant les affrontements de Batangafo qui ont fait plusieurs morts dans les rang de l’ex-coalition rebelle, a indiqué mardi, à Anadolu, le Vice-Président de la coalition Séléka, le général Mohamed Moussa Dhaffane.
« Lundi, des Anti-Balaka ont attaqué les positions de la Coalition Séléka à Batangafo, suite à quoi, les Seleka ont naturellement riposté, jusqu’à ce qu’il y’ait mort d’homme, notamment celles des deux éléments de la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine) . Ce que nous regrettons » a affirmé Dhaffane, sans donner pour autant le bilan de pertes en vie humaine dans ses rangs.
« Ce que nous déplorons d’avantage, c’est l’intervention des forces françaises dans cette affaire. Les sangaris ont en effet voulu déloger de force les Séléka de Batangafo pour les cantonner à l’extérieur de la ville, ce qui est une violation de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Or, Sangaris devait également se conformer à cet accord » a-t-il ajouté.
« L’action de Sangaris est une fausse note. Les forces internationales ne sont pas venues pour livrer la guerre avec des centrafricains, mais plutôt pour ramener la paix dans l’intérêt du peuple » a-t-il encore soutenu.
En revanche, la force française a imputé l’attaque de Batanfago aux éléments de la Séléka. ” Les Séleka ont pris à partie une mission de reconnaissance de Sangaris à l’entrée de la ville de Batangafo, ce qui, légitimement a déclenché la riposte robuste des éléments français qui ont alors fait intervenir des hélicoptères de combat et des avions de chasse rafale”, révèle un communiqué publié mardi par les Sangaris.
Le texte mentionne également la mort des deux éléments de la Misca, ainsi que “de lourdes pertes côté Séléka” sans pour autant avancer de chiffre.
Selon une source proche des sangaris, il y aurait “une cinquantaine de tués et une centaine de blessés toujours dans les rangs de la Coalition Séléka”.
La semaine dernière Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre combattants de l’ex-Seleka et miliciens anti-balaka à dominante chrétienne qui avaient fait au moins 25 morts et plusieurs blessés selon une source proche de la Misca.
Ces affrontements interviennent deux semaines après la signature le 23 juillet dernier à Brazzaville, au Congo, d’un accord de cessez-le-feu entre séléka et anti-balaka, aux termes duquel tous les protagonistes de la crise centrafricaine se sont engagées à “cesser toute hostilité et toute entrave à l’exercice de l’autorité de l’Etat, de la libre circulation des biens et des personnes».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/violence-à-Bangui-6.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés de l’aéroport Bangui M’poko
Plus de vingt cas de décès liés au paludisme ont été enregistrés en juillet sur le site de l’aéroport, chez les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées pendant le mois de juillet. La volonté de regagner les domiciles se manifeste, mais l’insécurité demeure encore un handicap majeur.
Ce sont les chiffres donnés par le responsable Bertin Botto, chef de la zone 3 du site de l’aéroport. « Nous avons enregistré vingt cas de décès le mois dernier. Ces corps ont été inhumés sur le site même, puisqu’il y a deux cimetières ici », a-t-il affirmé.
Il a par ailleurs signalé que les conditions dans lesquelles vivent les déplacés seraient l’une des causes de ces nombreux cas de décès. Bertin Botto, a ajouté que les déplacés internes sur le site de l’aéroport M’Poko ont le désir de regagner leurs domiciles à cause des difficultés qu’ils rencontrent ces derniers temps, surtout pendant cette saison pluvieuse.
Le RJDH est en entré en contact avec MSF sauf que l’ONG n’a pas souhaité donner des chiffres pour le moment.
Signalons que les conditions de vie des déplacés de l’aéroport M’Poko se sont considérablement détériorées avec l’arrivée des pluies, ces derniers temps. C’est environs 37000 personnes qui vivent actuellement sur ce site.
Dispensées pour des raisons différentes des éliminatoires de la CAN 2015, les sélections de Centrafrique et du Maroc s’affronteront en match amical le 8 octobre prochain à Marrakech
Le 8 octobre prochain, pendant que les équipes encore en course s’apprêteront à disputer la 3eme journée des éliminatoires de la CAN 2015, le Maroc, pays hôte du tournoi s’étalonnera en match amical face aux Fauves de Centrafrique, déjà éliminés. La rencontre aura lieu à Marrakech. Pour rappel, les deux équipes s’étaient déjà affrontées à Rabat et à Bangui pour le compte des éliminatoires de la CAN 2012. Les deux matchs s’étaient terminés sur un score nul et vierge (0-0).
Il y a une semaine à peine, de retour du forum de Brazzaville, André Nzapayéké a cru devoir prendre littéralement d’assaut les médias pour démentir vigoureusement les rumeurs déjà répandues par certains organes de presse sur son départ du gouvernement de transition. D’après lui, ce sujet n’a jamais été à l’ordre du jour à Brazzaville et que plus que jamais, il était bien à son poste et que ses relations avec la présidente Catherine Samba-Panza étaient au beau fixe. Pour s’exprimer avec autant d’assurance, de deux choses l’une : soit il avait suffisamment de garanties qu’il était indéboulonnable, soit on avait affaire à un naïf, un véritable bleu politique.
En remettant sa démission comme il vient de le faire, c’est la seconde hypothèse qui est la bonne. Depuis sa nomination fin janvier dernier, celui qu’on nous avait présenté comme un technocrate n’était en réalité qu’un vulgaire brasseur de vent qui, en un peu plus de six mois, a dirigé un gouvernement plongé dans un coma profond qui a étalé au grand jour son impuissance face aux bandes armées et son incapacité à enrayer les graves préoccupations sécuritaires des Centrafricains. Même Catherine Samba-Panza qui lui a fait appel, n’a pas tardé à s’apercevoir qu’elle a fait un mauvais choix et que compte tenu de la complexité de la situation du pays, seul un premier ministre « politique» aurait fait l’affaire.
Comme premier ministre, André Nzapayéké n’a convaincu personne, ni dans son pays, ni à l’international. Ses divers passages dans l’hémicycle devant les membres du CNT l’ennuyaient plus que tout au point où une fois, on a même dû le réveiller brutalement pour lui remettre ses lunettes tombées de son visage alors qu’il avait piqué du nez en pleine séance d’interpellation du premier ministre. Après un dîner que Nzapayéké a offert à l’hôtel Ledger Plaza à une délégation de ministres européens en visite à Bangui, le ministre d’un important pays européen qui a pris part au repas a laissé tomber cette sentence : « c’est à ce monsieur que nous devons confier à gérer notre argent » ?
A Bangui, c’était un secret de polichinelle que les jours de Nzapayéké étaient comptés depuis longtemps. Lui seul tenait à jouer les prolongations. La veille de sa démission, il téléphonait encore ici et là dans l’espoir de s’accrocher au poste mais en vain. Les carottes étaient en réalité déjà cuites pour lui. Tout le milieu diplomatique de Bangui et même à Paris grouillaient d’informations le donnant à coup sûr partant. Dans son cabinet à la primature, il régnait un climat délétère et peu motivant pour certains de ses collaborateurs qui n’hésitaient même plus ces derniers temps à s’en ouvrir à l’extérieur. « Plusieurs dossiers qui entrent dans son cabinet ne ressortent pas » lance un fonctionnaire de la primature. Entouré presqu’uniquement de ses parents incompétents et un réseau d’amis à qui il a aussitôt fait appel après son entrée en fonction, il ne pouvait en être autrement.
Ainsi s’achève l’épisode André Nzapayéké commencé tambour battant le 25 janvier 2014. Ses compatriotes n’auront rien retenu de significatif de sa gouvernance sinon que l’éphémère passage dans lisse personnage qui maintenant qu’il est libéré de ses charges gouvernementales, va peut-être retrouver le poste qu’il a quitté à la BDEAC à Brazzaville comme il aimait le dire à qui voulait l’entendre, pour quelques mois d’aventure à Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’accord de paix de Brazzaville entre protagonistes de la crise centrafricaine, a finalement eu raison du Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké. Il vient de rendre son tablier. Une nécessité aux yeux de Catherine Samba-Panza. Foi de la présidente centrafricaine par intérim : une telle démission permettra la mise en œuvre effective des engagements émanant du forum de Brazza.
Va-t-on vers un pouvoir bicaméral à Bangui ?
La Séléka, pour ne citer qu’elle, a de quoi jubiler ! A défaut d’obtenir la partition du pays, elle pourrait bénéficier d’un système dans lequel on pourrait avoir un Président chrétien et un Premier ministre ou vice-Président musulman et vice-versa.
En tout cas, la Séléka pourrait grandement tirer son épingle du jeu, dans cette nouvelle reconfiguration politique en perspective. Va-t-on vers un pouvoir bicaméral à Bangui ? Une seule certitude, cette démission intervient dans un climat de recrudescence de la violence en Centrafrique. De fait, un accrochage a eu lieu lundi dernier, à Batangafo, entre les soldats de l’Opération Sangaris en Centrafrique et les combattants de la Séléka. Les combats qui ont duré toute une journée, auront fait plusieurs morts du côté de la rébellion et aucun blessé du côté français. Des affrontements qui viennent prouver, une fois de plus, que le pronostic vital du bébé né par césarienne à Brazzaville reste toujours engagé.
On peut d’autant plus être sceptique que depuis la signature de l’accord de Brazzaville, la Séléka s’est montrée encore plus active sur le terrain. Il y a seulement quelques jours, son état-major dénonçait cet accord paraphé sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso. Plus récemment, c’est l’Opération Sangaris qui a été prise pour cible. Quelle sera la prochaine action de cette rébellion?
Tous les acteurs de la crise doivent adopter des comportements qui font avancer
A dire vrai, on a le sentiment que la Séléka est toujours dans sa logique de partition du pays, comme elle l’avait du reste réclamée au début du forum de Brazzaville. Elle agit comme si elle faisait feu de tout bois pour y parvenir.
Et ce faisant, on ne peut pas se garder de penser que toutes ces actions participent d’une stratégie de la rébellion, visant à pourrir la vie à dame Catherine Samba-Panza et contraindre la communauté internationale à lui octroyer hic et nunc son indépendance à l’instar du Soudan du Sud.
Cela dit, on peut espérer que le départ de André Nzapayéké sonnera comme un nouveau départ pour la Centrafrique. Une nouvelle page de l’Histoire s’ouvre pour la Centrafrique et il appartient à tous les acteurs de la crise, d’adopter les comportements qui font avancer. Pour Catherine Samba-Panza, c’est déjà une décision douloureuse que de se séparer de son chef de l’Exécutif, pour l’intérêt supérieur du pays. Un sacrifice qui devrait pousser tous les acteurs politiques à apporter, aussi, leur part de sacrifice pour le bonheur de la Centrafrique.
La démission de André Nzapayéké, plutôt qu’un départ, devrait être perçu comme un signal fort ; une invite, pour tous, à regarder dans une seule et même direction : une nouvelle aube pour la Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-et-Nzapayéké.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a démissionné mardi, à la suite de l’accord de paix conclu fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise et censé relancer la transition dans le pays, a-t-on appris de source officielle. “La présidente de transition (Catherine Samba-Panza) a demandé et obtenu du Premier ministre, chef du gouvernement de transition, sa démission et celle de son gouvernement pour permettre la mise en oeuvre effective des engagements émanant du forum de Brazzaville”, a annoncé un porte-parole de la présidence sur les ondes de la radio d’État.
Ces dernières semaines, la présidente avait préconisé à plusieurs reprises le réaménagement du gouvernement “sur des critères de technocratie, de région et de compétence, mais qui intègrent aussi la dimension politique et les nouvelles donnes issues du forum de Brazzaville”, a expliqué le porte-parole. “Elle avait annoncé que ledit réaménagement se ferait dans l’esprit de Brazzaville de large ouverture et de réconciliation nationale”, a-t-il rappelé.
Fragile accord de cessez-le-feu
Sous la pression des pays de la région et de la communauté internationale, un fragile accord de cessez-le-feu avait été paraphé le 23 juillet dans la capitale du Congo voisin par des chefs de l’ex-rébellion Seleka et des délégués des miliciens anti-balaka, ainsi que par des représentants politiques, religieux et de la société civile. Le gouvernement de transition, nommé fin janvier après l’élection de Catherine Samba-Panza et formé surtout de techniciens, s’est avéré impuissant face aux bandes armées qui continuent de s’affronter dans le pays, et incapable jusqu’à présent de redresser un État failli depuis des décennies.
Début juillet, la France et l’ONU avaient déploré une transition “en panne” et une situation politique “nettement détériorée”. À Bangui, qui connaît une relative accalmie après les violences intercommunautaires de ces derniers mois, la composition du futur cabinet suscite depuis plusieurs jours de nombreuses interrogations concernant l’arrivée possible de représentants des groupes armés – ex-Seleka à dominante musulmane et milices anti-balaka majoritairement chrétiennes – dans le prochain gouvernement.
Même si rien n’indique pour l’instant le remplacement de l’actuel chef de gouvernement, la Seleka exige le respect d’une clause non écrite qui voudrait que le Premier ministre soit un musulman ou issu de ses rangs.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/seleka-fighters.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de l’Ex-séléka
En Centrafrique, les tractations se poursuivent pour la formation d’un nouveau gouvernement après l’accord de Brazzaville. Selon les informations dont nous disposons, l’actuelle polémique trouve sa source dans l’accord de Ndjamena qui a vu Catherine Samba-Panza arriver au pouvoir en remplacement de Michel Djotodia, président de la Seleka. La nomination d’un chef de gouvernement issu des rangs de la Seleka aurait été la condition posée par le mouvement rebelle en janvier dernier dans la capitale tchadienne pour céder le pouvoir à une autre personne. Et c’était le même scénario à Brazzaville où l’ex-rébellion avait boycotté les discussions pour ensuite signer in extremis l’accord de sortie de crise suite à l’intervention du médiateur congolais, le président Sassou Nguesso. Hier les opposants à la désignation d’un cadre de la Seleka ou d’un musulman au poste de Premier ministre, sont descendus dans à rue à Bangui. Ce qu’a dénoncé le Colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Seleka :
« Si des gens s’opposent à la nomination d’un musulman au poste de Premier ministre, alors nous prendrons la communauté internationale à témoin. Il faut que nos frères qui se trouvent à Bangui, cessent de nous marginaliser… même si aujourd’hui on n’a plus le pouvoir, on cherche à ramener la paix. Cette paix doit être conjuguée ensemble. (Mais est-ce que l’idée d’un Premier ministre issu de vos rangs a été évoquée à Brazzaville ?) : Oui, mais comme rien n’a été fixé par écrit, on reste dans le vague.»
Les responsables de la Seleka se sentent grugés. Mais pas question de nommer un chef du gouvernement en se basant sur des critères religieux ou ethniques, répond l’homme politique et ancien ministre centrafricain, Olivier Gabirault :
« Nous savons qu’on a fait cette proposition pour calmer la situation. Mais peut pas ceder à la pression de gens qui ont pris des armes et leur attribuer des fonctions.. non… c’est un danger pour l’avenir »
L’exécutif centrafricain essaie de calmer la situation et nie l’existence d’une telle clause. Mais le porte parole du gouvernement, Gaston Mackouzangba l’exprime en des termes ambigus :
« À ma connaissance, il n’est pas question “officiellement” de la désignation d’un Premier ministre issu de la Seleka en se basant sur des critères religieux. Ce n’est pas démocratique. Laissons la présidente choisir un Premier ministre qu’il faut… dans le sens de l’intérêt général, dans le sens de la paix et de la réconciliation ».
L’accord sur la cessation des hostilités en RCA a été conclu le 23 juillet dernier à Brazzaville. Un accord que certains ont accueilli avec scepticisme mais le premier ministre, André Nzapayéké, l’avait lui au contraire qualifié de viable. Mais il n’a pas empêché de nouvelles violences. Des accrochages qualifiés de violents ont opposé lundi des soldats français aux combattants de la Seleka dans le nord du pays. Les affrontements de Batangafo ont fait selon la force africaine, la Misca, plusieurs morts dans les rangs de l’ex-rébellion.
Corbeau news 05 08 2014 – Le Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké vient de remettre sa lettre de démission à la Présidente C. Samba-Panza.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké
Des milliers de personnes déplacées à la suite des violences à Bambari, en République centrafricaine, continuent de vivre dans des conditions précaires. Pour leur venir en aide, du 30 juillet au 04 août 2014, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine ont remis à plus de 2000 personnes déplacées à Bambari des articles ménagers de première nécessité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/violence-à-Bangui-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cette ville du centre-est de la République centrafricaine a été frappée par la violence au début juillet. « La situation humanitaire y est toujours critique. Bon nombre de personnes déplacées dans la ville et aux alentours n’ont accès ni à leurs champs ni aux marchés. L’activité économique n’a pas encore repris, ce qui affecte leur capacité de survie », déclare Samuel Cadassou, délégué du CICR à Bambari.
Les personnes aidées par le CICR ont pour la plupart fui les violences dans les régions de Bangui, Kouango et Grimari, ainsi que les axes autour de Bambari. « Elles ne sont pas regroupées ensemble, mais hébergées dans des familles d’accueil où leurs conditions de vie sont précaires », précise M. Cadassou. Elles ont reçu du savon, des pagnes, des nattes, des couvertures, des moustiquaires et des jerricanes pour faciliter leur vie quotidienne. .
« Ces populations ont dû quitter leurs villes et leurs villages dans la précipitation et ont tout perdu ; les commerçants leurs commerces et ceux qui avaient des champs ne peuvent plus y accéder », explique M. Cadassou. De plus, sur l’axe Bambari-Ippy, le CICR a remis des vivres (riz, huile, haricots et sel) à plus de 400 personnes déplacées.
Par ailleurs, le CICR continue de subvenir quotidiennement aux besoins en eau potable à 18 000 personnes déplacées qui sont regroupées dans deux sites à Bambari.
Deux semaines après la signature d’un cessez-le-feu entre les milices anti-balaka et l’ex-Séléka, plusieurs ex-rebelles ont été tués lors d’affrontements avec des soldats français de l’opération Sangaris, lundi, dans le nord de la Centrafrique.
De violents accrochages ont opposé, lundi 5 août, soldats français et combattants de l’ex- Séléka à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, faisant plusieurs morts dans les rangs de l’ex-rébellion, a fait savoir mardi un officier de la force africaine Misca.
“Des soldats français de l’opération Sangaris en mission de reconnaissance ont été pris à partie lundi par des ex-Séléka à leur entrée dans le centre” de Batangafo, a déclaré cet officier à l’AFP, sous couvert d’anonymat.
“Les militaires français ont riposté”, faisant usage d’armes lourdes et recevant le soutien d’avion de chasse Rafale, et plusieurs combattants de la Séléka ont été tués, selon cette même source. Il n’y aurait pas de victime du côté français.
“L’accrochage a duré plusieurs heures, et les fortes détonations ont effrayé de nombreux habitants qui ont fui en brousse ou se sont réfugiés vers les sites des déplacés”, a précisé l’officier. Le calme est revenu dans l’après-midi.
Violences entre ex-Séléka et miliciens anti-balaka
À environ 300 km au nord de Bangui, la ville de Batangafo avait été la semaine dernière le théâtre de violents affrontements entre combattants de l’ex-Séléka, à dominante musulmane, et miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne. Au moins 25 personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres blessées, selon un dernier bilan.
Près de 10 000 habitants avaient fui ces combats pour se réfugier à l’hôpital, au domicile du maire, à la mairie, à la paroisse ou en brousse, selon une source humanitaire sur place.
Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par l’ex-Séléka, dirigée par Michel Djotodia, est toujours sous le contrôle des rebelles et de Peuls armés, comme toute la moitié nord du pays. Mais la région marque la limite avec les territoires où opèrent les anti-balaka (toute la partie sud et ouest du pays), et c’est aujourd’hui une zone d’affrontements entre les deux camps.
Fin juillet, les principaux protagonistes de la crise centrafricaine – l’ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka – ont signé un accord de cessez-le-feu à Brazzaville.
Il s’agit du premier accord du genre signé après huit mois de massacres, exactions et pillages en tous genres qui ont mis le pays à feu et à sang, et ont aggravé la faillite totale de l’État. À l’exception des violences à Batangafo, ce fragile cessez-le-feu semble pour le moment à peu près respecté.
Les combats entre les deux camps ont plongé la Centrarique dans une spirale infernale de violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts.
Depuis leur déploiement en RCA en décembre 2013, les soldats français de Sangaris ont été régulièrement pris à partie par les combattants.
La signature de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville soulève une contestation au sein de l’ancienne rébellion Séléka. Une partie des membres du bureau politique du Front populaire de renaissance de Centrafrique (FPRC), l’ex-coalition, se désengage de cet accord.
Selon Ahmat Mal-Mal Essene, secrétaire général adjoint du bureau politique du FPRC, « notre délégation a effectué le déplacement de Brazzaville, non pour aller signer un quelconque accord mais pour présenter seulement les recommandations de l’assemblée générale de Birao, qui se résument en ces trois points : la délocalisation des communautés musulmanes menacées dans le nord de la Centrafrique, la partition du pays, la démission de la présidente de la transition ».
Selon Ahmat Mal-Mal Essene, une assemblée générale se tiendra pour décider du sort des membres du bureau politique ayant signé l’accord de cessation des hostilités. « Le mandat donné à la délégation de Brazzaville n’a pas été respecté », selon la base du bureau politique du FPRC.
Au sujet de leur participation au prochain gouvernement en cours de remaniement, le secrétaire général adjoint a indiqué que «l’ancienne coalition rebelle n’a jusque-là donné mandat à quiconque de se présenter au poste de Premier ministre ni de prétendre à un quelconque portefeuille ministériel au nom du mouvement ».
Le contestataire cependant exige l’implication de la population du nord-est dans la gestion de la chose publique. « Nous voulons une large ouverture s’étendant à la population du nord-est afin de prendre part au débat et poser la problématique de la gouvernance musulmane », a demandé Ahmat Mal-Mal Essene.
« Aujourd’hui nous réclamons un mandat de 5 ans. Si on accepte cette option c’est qu’on veut la paix, mais si on ne l’accepte pas, chacun reste chez lui et gère une portion de territoire », a-t-il poursuivi.
Les délégués de l’ex-coalition Séléka à Brazzaville se disent conscients du rejet de la signature de l’accord de cessation des hostilités par la base. Ils justifient leur acte par ce qu’ils appellent ‘‘être conformés’’ à l’ordre du jour du Forum. « Si la base ne nous a pas permis d’aller signer, nous avons pris notre responsabilité en tant que politicien pour signer cet accord avec les autres et revenir au pays mettre nos éléments en garde contre toute exaction afin d’attendre ce que nous dira le prochain dialogue de Bangui », explique Mahamat Abrass, conseiller politique du bureau politique du FPRC.
Le Forum de Brazzaville avait décidé que toutes les questions institutionnelles et politiques se discutent à Bangui.
Par ailleurs, le parti du Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a recommandé samedi aux belligérants le respect de leurs engagements. Stéphane Pentchoaki, président du FODEM, estime que le Forum de Brazzaville est une grande étape dans le processus du rétablissement de la paix en Centrafrique. Il demande aux groupes armés, ex-coalition Séléka et Antibalaka, de respecter le document signé. « Que les parties prenantes signataires de l’accord de cessation des hostilités puissent tenir leurs engagements pour que le peuple puisse aspirer enfin à cette paix », a souhaité Stéphane Pentchoaki, invitant en même temps la communauté internationale à s’investir davantage et à veiller à ce que les engagements soient tenus pour finir avec ce cycle de violence.
Jeudi au cours d’une conférence de presse à Bangui, le Groupe des partis politiques républicains travaillistes et libéralistes (GPP-RTL) a apprécié à sa juste valeur la signature de la cessation des hostilités.
La décision a été prise à la suite de la réunion de haut-niveau tenue à Douala, et de la mission qu’effectue en ce moment le président du Syndicat au Tchad.
Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, le Syndicat national des chauffeurs professionnels des transports du Cameroun (Syncprotcam) par le billet de son président Ibrahima Yaya, annonce la suspension du préavis de grève lancé à la mi-juillet pour le 05 août 2014. Voici du reste, la raison justifiant la levée du mot d’ordre de grève:
1) l’intervention téléphonique du coordonnateur Général du bureau des gestions des frets terrestres(BGFT) puisque notre président national est en mission au TCHAD afin de libérer les camions qui ont connu des accidents matériels et immobilisés par les forces de l’ordre Tchadien depuis des mois,
2) la réunion de très haut niveau organisée par le Gouvernement Centrafricain dans le cadre de la sécurité du corridor Douala-BANGUI avec comme invités au Cameroun: le SYNCPROTCAM, le BGFT, le Ministère des transports et les organismes internationaux dans les prochains jours. Il faut préciser que cette réunion aura lieu à BANGUI
On peut dire qu’il a du cran. Ou bien, il est juste suicidaire. Mais force est de se demander quelle mouche a bien pu piquer Moise Rampino pour agir de la sorte ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Accusé-sénégalais.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alors qu’il était à la barre, Moise Rampino a disjoncté et traite une fois encore les magistrats de « Anti-Balaka ». Même son avocat qui était très remonté contre lui, n’a pas pu le ramener à la raison.Il était très énervé par cette réaction, et l’a même traité d’incorrecte et a avoué être en train de défendre l’indéfendable. Les insanités sont telles que son micro a été coupé. » Le procureur a requis 2 ans de prison ferme. Le verdict sera rendu d’un moment à l’autre.
Le procureur a requis 2 ans ferme contre lui, estimant que c’est toute la famille judiciaire qui est touchée par les propos discourtois et inconvenants du justiciable.
Bangui – La circulation dans la capitale centrafricaine Bangui était fortement perturbée lundi par une grève surprise des taxis contre le racket et une manifestation de femmes dénonçant la présence des groupes armés au sein du gouvernement, a constaté un correspondant de l’AFP.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Marche-des-femmes-en-Centrafrique.-image-darchives.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche des femmes en Centrafrique. Image d’archives
Les conducteurs de taxis et taxis-bus ont cessé le travail sans prévenir lundi matin, forçant de nombreux Banguissois à rejoindre leur travail à pied, et donnant par endroits des allures de ville morte à la capitale.
Ils entendaient protester contre le racket et autres tracasseries dont ils se disent victimes de la part des policiers et gendarmes au passage des barrages érigés sur les principales avenues de Bangui.
C’est un arrêt de travail spontané, nous n’avons pas besoin de préavis, a expliqué à l’AFP le secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus (SCTB), René Sokambi Kandjia.
Nous avions donné trois semaines au gouvernement pour qu’il puisse régler la situation sur les check-points. Mais (…) les tracasseries perdurent et prennent encore de l’ampleur. C’est pourquoi ils (les militants du SCTB) ont décidé de cet arrêt de travail, a déclaré M. Sokambi.
Une manifestation organisée sur l’avenue Barthélémy Boganda, l’une des principales artères de la capitale, a par ailleurs rassemblé près de 1.800 personnes, en grande majorité des femmes, selon la police.
Les manifestantes, au nombre d’environ 3.000 selon les organisateurs, protestaient contre la possible présence de membres des groupes armés au sein d’un futur gouvernement.
Un possible remaniement gouvernemental est attendu dans les prochains jours à la suite d’un accord de cessation des hostilités fin juillet entre belligérants de la crise centrafricaine.
Non aux postes de responsabilités grâce aux armes!, clamaient les protestataires, rassemblées à l’appel de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA).
Il est hors de question que des membres des groupes armés à l’origine de tous les malheurs des Centrafricains soient nommés à des postes au gouvernement, a déclaré une responsable de cette association, Dorothée Mbokani.
Sifflant et lançant divers slogans, les manifestantes se sont rendues devant la représentation de la force africaine actuellement déployée dans le pays, la Minusca, où elles ont bloqué la circulation automobile alors que plusieurs de leurs déléguées y étaient reçues par des responsables de l’ONU.
Nous n’admettons pas que les groupes armés aient une place de choix au gouvernement après tout ce que les femmes, les populations centrafricaines ont subi, a souligné Mme Mbokani.
Le rassemblement s’est déroulé sans incident.
Après des mois de violences intercommunautaires sanglantes, Bangui, quadrillée par les forces internationales, connaît depuis quelques semaines une relative normalisation.
Les principaux protagonistes de la crise centrafricaine — l’ex-rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens — ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu.
Il semble jusqu’à présent à peu près respecté, même si des affrontements ont fait au moins 22 morts la semaine dernière a Batangafo (300 km au nord de Bangui).
Jeudi dernier, la présidente de transition, Catherine Samba Panza, a promis un nouveau gouvernement de large ouverture. Nous devons ouvrir nos bras à nos compatriotes d’autres sensibilités politiques, religieuses, communautaires, a-t-elle plaidé.
Communiqué de presse N°004 20140804 de l’ex-Séléka
Relatif à la violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités
Depuis ce matin, en violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, un convoi de six véhicules de la force française Sangaris et huit véhicules des antibalakas venant de Bouca en direction de Batangafo, avec le soutien de deux avions types Mirages et deux hélicoptères, ont ouvert le feu sur les éléments de la Séléka faisant plusieurs morts et plusieurs blessés.
Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin sur ces agressions contraire à la lettre et l’esprit de l’accord de Brazzaville et exprimons notre étonnement par rapport à l’attitude de l’Etat centrafricain et des forces internationales présentes en RCA qui n’ont en aucun moment condamné ou dénoncé ces agressions.
Les habitants du quartier Sassara, dans la commune de Bégoua, ont été sensibilisés hier par les Anti-Balaka dudit secteur sur un programme visant à faire la paix avec les ex-Séléka de RDOT.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Crise-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cette réunion de sensibilisation des habitants de Sassara, regroupait une centaine de personnes venues des divers quartiers ainsi que des autorités locales. Elle a eu lieu sous un manguier, malgré des flaques d’eaux dues à une pluie diluvienne qui s’était abattue sur la ville de Bangui dans la matinée.
Samedi Stach, major des Anti-Balaka de Sassara a déclaré que la paix n’a pas de prix et qu’ils sont prêts à faire la paix avec tous les ex-Séléka. Pour lui, il est important que la population puisse aussi se joindre à eux afin que le calme soit effectif dans la zone. «Il n’y a rien qui est plus cher que la paix.
Nous les Antibalaka, nous en avons mare, nous n’en pouvons plus, raison pour laquelle nous avons accepté ce pardon. Mais cela ne peut pas ce faire sans la population. C’est pourquoi, nous avons convoqué cette rencontre de sensibilisation avec la population. Je crois que la population est favorable à ce pardon. Nos frères Séléka peuvent venir dans ces quartiers visiter les parents et rentrer sans problèmes».
Irène Bama, une habitante de Sassara a déclaré être heureuse de participer à cette réunion. «Nous sommes heureux de participer à cette réunion. Les Anti-Balaka nous ont demandé de faire la paix avec les Séléka; nous sommes d’accord. Si les Anti-Balaka du secteur ont accepté de faix la paix avec les Séléka, pourquoi pas nous. Certains Séléka ont leurs maisons ici, des femmes et des enfants. Avec ce qui s’était passe, ils ont peur de venir dans le coin ici. Alors, c’est une très bonne chose ; ça nous fait plaisir».
Jean Waporo, Chef du quartier N’gola 1, loue cette initiative qui selon lui, est du genre à ramener le calme. Il a appelé la population à s’impliquer dans cette dynamique. «La paix manque dans mon quartier, et si aujourd’hui les anti-Balaka et les ex-Séléka veulent faire la paix, nous devrons accepter cela».
Les organisateurs de cette réunion ont affirmé au RJDH qu’ils organiseront dans les prochains jours une rencontre avec les ex-Séléka bloqués au camp RDOT. C’est la première fois que les Anti-Balaka de Sassara organisent une pareille réunion.
Il y a une semaine, un ex-Séléka de RDOT avait été enlevé alors qu’il était sorti du camp pour rendre visite à ses parents vivant dans le secteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Paul-Biya.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>« Ce n’est pas le Boko Haram qui va dépasser le Cameroun. Nous continuons le combat et nous les vaincrons », a déclaré Paul Biya, le président du Cameroun samedi à la presse, au moment de son départ à Washington pour le sommet Etats-Unis-Afrique.
Alors que les exactions et les enlèvements perpétrés par Boko Haram en territoire camerounais se multiplient, Paul Biya a tenu à rassurer les camerounais et a annoncé avoir demandé au chef d’Etat-Major des armées de « réorganiser » le dispositif sécuritaire dans l’Extrême-Nord du Cameroun, la région qui partage sa frontière avec l’Etat du Borno au Nigeria, fief connu du groupe Boko Haram.
Le président camerounais n’a pas donné de plus amples informations sur cette réorganisation mais des sources sécuritaires qui souhaitent garder l’anonymat indiquent à l’agence Anadolu que la principale innovation est « l’intervention de l’armée de l’air dans la lutte contre Boko Haram ».
En effet, jusque là, seules les troupes à pied et motorisées étaient impliquées dans cette lutte.
La décision d’impliquer l’aviation dans la lutte contre Boko Haram est diversement appréciée en interne. « Nous ne pouvons que respecter les instructions de la haute hiérarchie. Mais, sur le terrain, nous pensons que l’usage d’avions de chasse n’est pas réellement indiqué dans un guerre asymétrique comme celle que le Cameroun mène contre Boko Haram », explique par exemple à l’agence Anadolu un officier supérieur de l’armée camerounaise qui souhaite garder l’anonymat.
« L’ennemi est caché, il n’a pas une base connue, une fois que vous déplacez un avion de chasse contre un ennemi inconnu et dont vous ignorez les positions, vous devenez vulnérable et il peut facilement vous atteindre », justifie la source.
A la question de savoir si ces avions pourront par exemple servir au transport des troupes pour renforcer un dispositif en cas d’attaques, toutes les sources de l’agence Anadolu sont formelles : « le Cameroun ne dispose pas de ce type d’avion. Aucun de nos avions militaires ne peut transporter par exemple un bataillon. Or, lors des récentes attaques de Boko Haram, l’on a constaté qu’ils sont venus en grand nombre, parfois jusqu’à près 400 personnes ce qui est la taille d’un bataillon. A quoi servirait-il de transporter 10 soldats camerounais pour aller faire face à 400 assaillants», s’interroge une deuxième source.
Toutefois, certains avis sont favorables. « Ces avions pourront par exemple servir au transport du petit matériel et au ravitaillement en munitions en cas d’attaques de longue durée », explique une autre source qui ajoute : « Ces avions peuvent aussi être très importants lors de la poursuite des assaillants, dans la recherche et le repérage. On se souvient que plusieurs fois, lors des précédentes attaques de Boko Haram, les assaillants sont venus avec beaucoup de véhicules et en ont emporté plusieurs. Les véhicules en mouvement sont difficiles à dissimuler et peuvent rapidement être localisés d’en haut ».
Dans son souci de renforcement du dispositif sécuritaire, le Cameroun mise également sur du sang neuf en « nommant de nouveaux hommes aux postes stratégiques » et en envoyant « des soldats supplémentaires » tout le long de la frontière avec le Nigéria.
Les ONG religieuses sénégalaises Jamra et MBann Gacce sont convaincues que les USA vont tenter, lors du sommet franco-américain du 5 et 6 août, de faire pression sur les chefs d’Etats africains pour les amener à légaliser l’homosexualité dans leurs pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Gay-Pride-Jozi.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour l’Imam Massamba Diop, de l’ONG Jamra à Dakar, Linda Greenfield, Secrétaire d’État adjoint chargée des Affaires africaines au Département d’Etat américain, “s’est montrée claire” sur le sujet lors d’une conférence vidéo organisée le 10 juillet.
‘’Parmi les questions de ce sommet figure en bonne place la légalisation de l’homosexualité en Afrique’’ aurait-t-elle affirmé – selon Diop – avant d’ajouter ’’Cette fois-ci, nous ne nous limiterons pas uniquement à demander sa légalisation mais il y aura des sanctions pour les pays qui refuseraient cette légalisation, en rapport avec les soutiens financiers et matériels’’.
Bien qu’aucune communication officielle autour du sommet n’a, par ailleurs, fait état la question de l’homosexualité, Diop est amener à considérer que ces menaces imposent ‘’à tous les musulmans de faire bloc autour de Macky Sall”, président du Sénégal.
“Sur cette question précise, qu’on le soutienne, que nous prions pour lui, pour que le courage dont il est animé jusque-là continue de l’animer” a déclaré Diop à Anadolu.
Il s’agit, toutefois, “d’un faux-débat” pour Me Assane Dioma Ndiaye de la ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) qui pense savoir “qu’aucun gouvernement ne pourra imposer l’homosexualité aux Sénégalais”.
Le 27 juin 2013, Barack Obama, en visite à Dakar, avait exhorté le président Sénégalais à dépénaliser l’homosexualité. Une requête à laquelle Macky Sall avait opposé un refus diplomatique.
Ahmed Iyane Thiam, président du Conseil supérieur islamique (regroupant plusieurs associations religieuses ainsi que des représentants des confréries musulmanes), avait alors mis en garde contre toute légalisation de l’homosexualité au Sénégal, soulignant que “ni l’Islam ni la morale n’autorisent ce genre de pratiques transgressant les règles de la bienséance.”
“Le président du Sénégal n’aurait pas passé la nuit au Palais s’il avait légalisé l’homosexualité”, selon Thiam qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, le 5 février dernier à Dakar.
Ministres des Affaires étrangères et Chefs de délégations des Etats membres du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale ;
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Comité-consultatif.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo vingt-neuvième réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale
Réunis à Malabo, République de Guinée Equatoriale, à l’occasion de la 38ème Réunion ministérielle dudit Comité ;
Examinant la situation géopolitique et sécuritaire des Etats membres :
– Nous déclarons profondément préoccupés par la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine (RCA) ;
– Nous félicitons de la tenue à Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014, du Forum de réconciliation nationale et du dialogue politique inter-centrafricain ayant regroupé les autorités de la Transition, les partis politiques, la société civile, et les groupes armés autour de la Médiation internationale sous la conduite de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo ;
– Saluons la signature par toutes les parties prenantes de l’Accord de cessation des hostilités et des violences, première étape d’un processus qui va se poursuivre dans un cadre plus élargi en République Centrafricaine ;
– Exhortons les différents acteurs au respect des engagements pris afin de favoriser le retour à un climat de paix et de sécurité nécessaire pour mener la transition à son terme en vue d’un retour de l’ordre constitutionnel normal en République Centrafricaine ;
– Réaffirmons l’engagement de nos Etats à appuyer le processus de transition et à s’impliquer plus activement dans toutes les actions visant à la résolution de la crise en République Centrafricaine ;
– Invitons la communauté internationale à continuer à apporter son soutien au règlement pacifique de la crise en République Centrafricaine ;
– Rendons hommage, une fois de plus, à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et renouvelons notre reconnaissance aux pays frères et amis pour leur assistance multiforme dans le cadre des efforts en vue du retour d’une paix durable en RCA ;
– Lançons un appel à tous les Etats membres du Comité à contribuer de manière significative au transfert effectif, le 15 septembre 2014, de la MISCA vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) ;
– Exprimons notre gratitude aux Nations Unies, à l’Union africaine et à la CEEAC ainsi qu’aux
partenaires régionaux et internationaux pour leur appui important à la médiation internationale.
L’Organisation des nations unies (ONU) encourage les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEEAC) à se doter institutions « adéquates » afin de garantir des élections libres dans les Etats membres de l’organisation régionale, indique un communiqué.
« Les élections sont parfois l’occasion de tensions sociopolitiques accrues. Il importe donc que les Etats disposent de ressources et d’institutions adéquates pour garantir des élections libres, démocratiques et transparentes », a déclaré le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily.
Il prononçait un discours du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, lors de la 38ème réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), dont les travaux ont débuté mardi dernier à Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale.
Bathily a plaidé en faveur du renforcement du rôle positif de toutes les structures impliquées dans les processus électoraux, y compris les commissions électorales, les juridictions chargées de régler les contentieux, ainsi que les entités techniques, médiatiques et politiques concernées.
Le Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale fera une nouvelle évaluation de la situation globale dans la sous-région lors de sa 39e réunion prévue à Bujumbura (Burundi) en novembre prochain.
La Guinée équatoriale assurera la présidence du Comité jusqu’à la prochaine session
On voyait venir les choses. Cela n’a rien de surprenant. Le chef d’état-major de la Séléka a déclaré ne pas se reconnaître dans l’accord de cessez-le-feu qui a été paraphé in extremis à Brazzaville au Congo, le 23 juillet dernier, sous l’égide du président congolais Denis Sassou Nguesso.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/État-Major-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Certes, le médiateur a pu sauver la face en arrachant de justesse et au forceps, un cessez-le-feu entre Séléka et antibalaka. Mais force est de constater que son application pose problème. Car la situation n’a visiblement pas évolué depuis le forum de Brazzaville qui était censé mettre fin à la violence.
La Séléka est en train de ruser dans l’ultime objectif d’obtenir la partition du pays.
Bien au contraire, la situation se dégrade de jour en jour. La liste des morts continue à s’allonger dans l’ex-Oubangui-Chari et l’horizon est loin de s’être dégagé.
En déclarant que les accords de Brazzaville n’engagent que ceux qui y ont apposé leur signature, le chef d’état-major de la Séléka, le général Zoudéko, désavoue le n0 3 du mouvement qui l’a représenté lors des pourparlers de Brazzaville, et met à nu la fracture qui existe au sein de ladite milice. La Séléka serait-elle devenue une tour de Babel ?
En tout cas, on ne sait plus qui parle au nom de qui, qui est censé parler au nom de la Séléka, tant le cafouillage est énorme. Si fait qu’on se demande si les rebelles de la Séléka veulent la paix. Du reste, on a l’impression qu’ils sont en train de ruser dans l’ultime objectif d’obtenir la partition du pays.
De toute apparence, ils n’ont pas renoncé à cette idée.
La Centrafrique n’est pas sortie de l’auberge.
Cela dit, c’est à Michel Djotodia que devrait revenir la tâche d’éclaircir la démarche du mouvement qu’il pilote. Car, avec sa nomination à la tête de la Séléka, la preuve est désormais faite qu’étant physiquement au Bénin, le tombeur de François Bozizé était bien présent dans les agissements de la Séléka. De toute évidence, c’est lui qui tirait les ficelles.
Il est et demeure donc un acteur incontournable pour un retour de la paix en Centrafrique. C’est dire si la sortie guerrière de Catherine Samba-Panza qui a ferraillé contre celui qui vient d’être nommé à la tête de la Séléka, n’aura eu pour conséquence que de compromettre les chances d’un retour à la paix en RCA.
Or, tant que Djotodia et Bozizé ne seront pas directement impliqués dans le processus de réconciliation en RCA, la stabilité de ce pays risque de demeurer une arlésienne. En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que la Centrafrique n’est pas sortie de l’auberge
Cinquante pays et l’Union africaine sont invités. Seuls la Centrafrique, le Zimbabwe, le Soudan et l’Erythrée n’ont pas reçu de carton. Avec ce premier sommet, Barack Obama tient à relancer les relations des Etats-Unis avec l’ensemble du continent. Une promesse faite en Afrique du Sud.
Les réseaux de télévision ont fait ces derniers jours, des émissions spéciales sur le médecin américain qui a contracté la fièvre Ebola, sur son retour aux Etats-Unis et sur les risques potentiels présentés par les délégations qui viennent d’Afrique. C’est pour l’instant le regard porté par la presse américaine sur le premier sommet Etats-Unis/Afrique.
Les Washingtoniens sont au courant. Ils savent que la circulation sera infernale cette semaine, que de nombreuses rues seront fermées dans le centre ville et que les fonctionnaires ont la permission de rester chez eux jusqu’à jeudi. La capitale des Etats-Unis a l’habitude des cortèges de voitures aux vitres fumées, mais c’est la première fois qu’un sommet d’une telle ampleur est organisé.
Barak Obama interviendra mercredi après une conférence de presse commune des chefs d’Etats, et demain pour clore le forum des affaires. C’est d’ailleurs l’axe principal de cette grand-messe à laquelle participent de nombreuses entreprises américaines.
Le président américain, né d’un père kényan, n’a pas porté au continent l’interêt que l’opinion publique africaine attendait. C’est l’avis de nombreux observateurs. Deux ans avant qu’il ne quitte la Maison blanche, ce sommet est sans doute pour Barack Obama une manière de se rattraper.
Les Africains sans illusions
Les chefs d’Etat africains arrivent à Washington sans illusions. Ce premier sommet Etats-Unis/Afrique n’est pas le lieu pour approfondir des relations avec Barack Obama. Aucun rendez-vous bilatéral n’est au programme. Les sherpas ont d’ailleurs préparé pour leurs présidents des rendez-vous hors des rencontres officielles, avec des chefs d’entreprises et des parlementaires.
Le continent africain est mal connu aux Etats-Unis. Surtout les pays d’Afrique francophone, dont l’image n’est pas excellente à cause des crises et des changements de Constitution programmés. Les sherpas des présidents en sont conscients et chacun a travaillé pour tenter de rétablir l’image d’une Afrique diverse, et qui réussit.
L’initiative américaine souffre de la comparaison avec les sommets organisés en Chine tous les 3 ans, toutes les délégations en parlent, et certains ajoutent qu’à Pékin, personne ne donne de leçon de morale, ni de bonne gouvernance.
Une faction influente de l’ex-coalition rebelle de la Séléka “ne se reconnaît pas” dans l’accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet entre protagonistes de la crise centrafricaine, a-t-on appris samedi auprès de ce groupe.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/seleka-image.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Chefs Militaires de la séléka
“L’état-major de la Séléka ne se reconnaît pas dans l’accord” de cessez-le-feu de Brazzaville, affirme dans un communiqué le général Joseph Zoundéko, chef de cet “état-major” installé depuis mai à Bambari (centre).
Sous la pression des pays de la région et de la communauté internationale, cet accord avait été paraphé le 23 juillet dans la capitale du Congo voisin par les deux principaux belligérants — la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens — ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains.
Il avait été arraché in extremis à l’issue d’un “Forum” chaotique au cours duquel les représentants de la Séléka s’étaient d’abord retirés des discussions en exigeant une partition du pays. Selon le général Zoundéko, “personne n’a été mandaté pour apposer une signature au bas de l’accord de cessation des hostilités au nom” de la Séléka, et tout acte posé dans ce sens à Brazzaville “n’engage que leurs auteurs”. Il assure “cependant rester disposé au dialogue”, selon son communiqué, dont l’AFP a eu copie.
“Les comportements des chrétiens ont rendu impossible la paix”
Désigné comme chef d’état-major de la Séléka en mai dernier, le général Zoundéko est installé depuis mai, avec son équipe et quelques centaines d’hommes, à Bambari, théâtre depuis lors d’affrontements intercommunautaires ayant fait plus d’une centaine de morts et des milliers de déplacés. Il réclame la partition de la Centrafrique estimant que “les comportements des chrétiens ont rendu impossible la paix” dans le pays.
L’ex-coalition rebelle était représentée au Forum de Brazzaville par une délégation conduite par son n°3, Mohamed Moussa Dhaffane. Premier accord signé après huit mois d’un déchaînement de violences intercommunautaires en République centrafricaine, l’accord de Brazzaville, obtenu grâce à la forte implication du médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, suscite beaucoup de doutes sur ses chances de succès.
Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s’affrontent depuis décembre 2013 dans un cycle d’attaques et de représailles qui ont fait des milliers de morts, principalement des civils, et le pays compte des centaines de milliers de déplacés.
Chassée en début d’année de la capitale Bangui après l’opération militaire française Sangaris déclenchée en décembre, l’ex-rébellion à dominante musulmane tient aujourd’hui l’essentiel du nord-est du pays, frontalier du Tchad et du Soudan, des régions littéralement à l’abandon depuis des années par le pouvoir central.
Elle est minée par d’innombrables divisions, articulées autour de deux principaux groupes: la “Séléka Bambari”, du nom de la localité minière où une partie de ses forces s’est repliée, et la “Séléka Birao”, dans le grand nord, dirigée par Nouredine Adam, chef militaire sous le coup de sanctions onusiennes et américaines. Dans Bangui, près de 2.000 ex-combattants sont cantonnés sous la surveillance des forces internationales. Seuls des représentants de la “Séléka Bambari” ont participé au Forum de paix de Brazzaville, où la “Séléka Birao” n’était pas présente.
D’autres groupes armés opèrent en toute impunité dans le nord-est de la Centrafrique sous l’appellation de l’ex-Séléka, mais sont largement incontrôlés et dirigés par de petits chefs locaux. Les anti-balaka et autres milices chrétiennes et animistes, sans organisation centralisée, écument quant à elles le nord-ouest et l’ouest, rançonnant les voyageurs sur les routes et les civils, quand elles ne pillent pas les convois d’aide humanitaire.
Quelque 2.000 soldats français sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d’une force de l’Union africaine comptant environ 5.800 militaires et d’une force européenne, l’Eufor. Par:jeune Afrique
Entre Sibut et Bambari, villes éloignées de près de 200 kilomètres, la route est désertée. Les habitants des villages environnants se terrent dans la brousse. Les tensions entre Seleka et anti-balaka sont encore bien réelles et les apeurent.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-pont-de-Bambari-qui-sépare-la-zone-anti-balaka-et-la-zone-sous-contrôle-de-la-Seleka.-photo-David-Thomson.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le pont de Bambari qui sépare la zone anti-balaka et la zone sous contrôle de la Seleka. Photo David Thomson
Sur une quarantaine de kilomètres, la route menant vers Bambari est quasi déserte. La plupart des villages sont dépeuplés et beaucoup de paysans se cachent dans la brousse, terrorisés par des bandes armées, comme ce père de famille : « Les femmes ont fui, les enfants ont fui, les gens dans les champs ont abandonné leurs maisons. Les Seleka continuent toujours à tirer. Les femmes, les enfants ont peur. […] Le village est vidé. Tout le monde se sauve dans la brousse. »
« Nous vivons très, très mal. Des fois, les femmes accouchent dans la brousse, aux champs. Les enfants sont sous les arbres, la pluie, témoigne cet autre homme. Ils ne sont pas en sécurité. Nous voulons la paix. »
A dix kilomètres avant Bambari, au bord d’une piste boueuse parsemée de check-point anti-balaka, ce villageois a bravé sa peur pour venir chercher un sac de farine distribué par le Programme alimentaire mondial. Le vieil homme ne s’aventure jamais plus loin. Passé le pont à l’entrée de la ville, c’est la zone contrôlée par les Seleka.
Corbeau news 03-08-2014 : Dans l’histoire du monde, la République Centrafricaine n’est pas le premier pays à connaître des conflits internes, tantôt courts, tantôt accompagnés d’une violence multiforme, aveugle et hystérique comme la crise née après le coup d’Etat du 24 mars 2013. Ce conflit a été particulièrement marqué par des violences aux multiples visages et à grande échelle perpétrées par les entités guerrières Séléka et Antibalaka.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Messieurs-Aristide-Rebouas-et-Patrick-Gille-à-Paris.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Messieurs Aristide Rebouas et Jean-Patrick Gille à Paris
Beaucoup de crimes atroces et autres exactions d’une rare violence ont été commis sur les populations civiles. L’une des conséquences de cette crise d’une extrême violence, c’est la désagrégation de l’Unité Nationale Centrafricaine, et plus spécifiquement l’établissement des rapports désormais de méfiance et de violence entre les confessions chrétienne et musulmane, qui vivaient pourtant jadis en parfaite symbiose.
Au regard de ce qui précède, c’est à bon droit qu’aujourd’hui des voix s’élèvent partout, au niveau national Centrafricain et au niveau international, pour réclamer un dialogue et la réconciliation nationale en Centrafrique. Ces deux questions sont vitales pour les Centrafricains et doivent être résolues. Cependant, si un schéma original de Dialogue National Inclusif et un mode original de Réconciliation Nationale doivent être pensés et conçus par les Centrafricains eux-mêmes, il n’est pas interdit de recourir aux modèles ou exemples en la matière ayant réussi hors des frontières Centrafricaines ; il n’est pas non plus interdit d’imiter ou de solliciter carrément certaines personnalités étrangères ayant brillamment mené dans leurs pays respectifs les processus de Dialogue National Inclusif et de Réconciliation Nationale tels qu’envisagés en Centrafrique. De ce point de vue, le continent africain suggère deux modèles intéressants et des personnalités à imiter, sous réserve bien évidemment de ne point sacrifier les particularismes Centrafricains.
Le premier schéma authentiquement africain imitable est le cas Sud-Africain. On se souvient que dès 1991, le Président Frederick de Klerk avait créé la Commission Goldstone. Cette structure eut pour mission « d’enquêter sur les violences policières, les crimes et les exactions politiques commis non seulement au nom du gouvernement sud-africain mais aussi les crimes et exactions commis au nom des mouvements de libération nationale (African National Congress, Congrès panafricain) ».Après l’accession de Nelson Mandela au pouvoir en 1994, la Commission de la Vérité et de la Réconciliation fut créée, et fût dirigée par Mgr Desmond Tutu. Son but principal fut de « recenser toutes les violations des droits de l’homme commises depuis le massacre de Sharpeville en 1960, en pleine apogée de la politique d’apartheid initiée en 1948 par le gouvernement sud-africain, afin de permettre une réconciliation nationale entre les victimes et les auteurs d’exactions ».
Frederick de Klerk, Nelson Mandela, et Mgr Desmond Tutu ont tous joué un rôle très positif en faveur de la Réconciliation Nationale en Afrique du Sud ; le leadership et le comportement pacifique de ces trois personnalités Sud-Africaines doivent inspirer les autorités de transition et tous les acteurs des processus de Dialogue National Inclusif et de Réconciliation Nationale projetés en Centrafrique.
Le second exemple africain auquel les Centrafricains peuvent se référer est celui de la Côte d’Ivoire. Après l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, beaucoup d’observateurs africains et occidentaux rivalisaient de pessimisme quant à la volonté et à la capacité du trio Ouattara-Soro-Bédié à parvenir à une Réconciliation entre Ivoiriens fidèles à l’ancien Président Laurent Gbagbo et Ivoiriens musulmans de la région du nord acquise à Ouatara et Soro Guillaume. Beaucoup d’observateurs ont hâtivement pensé à tort que les musulmans du nord régneraient en maîtres absolus sur leurs frères du sud. Il n’en a rien été. Sur ce plan, et aujourd’hui, le Président Alassane Ouattara et le Premier Ministre Guillaume Soro ont forcé l’admiration, même s’il faut souligner que beaucoup reste encore à faire pour parvenir à une Réconciliation Nationale effective. Le Président Alassane Ouattara et le Premier Ministre Guillaume Soro, par leur leadership, leur vision politique, leur attachement aux valeurs de paix et d’unité nationale, ainsi que par leur dynamisme, ont su impulser une réelle dynamique, laquelle a favorisé la fin rapide des violences en Côte d’Ivoire, et évité un embrasement général par une guerre interconfessionnelle entre chrétiens et musulmans, comme dans le cas Centrafricain. Des actes concrets dans le sens de l’apaisement et des appels clairs n’ont de cesse d’être lancés par le duo Ouattara-Soro. Le Premier Ministre Guillaume Soro a par exemple effectué un déplacement dans le fief de l’ancien Président Laurent Gbagbo, un geste lourd de sens symbolique, et digne d’un visionnaire soucieux de l’unité nationale, un geste d’apaisement qui ne peut que forcer l’admiration. De leur côté, Pascal Affi Nguessan et l’ancien Président et le sage Henry Konan Bédié accomplissent également un formidable travail pour aider l’exécutif ivoirien. Il est clair qu’il y’a une volonté politique claire et réelle d’Alassane Ouattara, de Guillaume Soro et autres protagonistes d’obtenir le rassemblement des Ivoiriens de tous bords et la reconstruction du vivre ensemble Ivoirien. Comparativement au cas Centrafricain, on peut, dans une certaine mesure, affirmer et reconnaître que la Côte d’Ivoire a la chance d’avoir des hommes d’Etat aussi visionnaires, courageux et préoccupés par l’unité des Ivoiriens que sont le Président Alassane Ouattara et le Premier Ministre Guillaume Soro.
C’est pourquoi, il est fait appel ici pour que les Centrafricains imitent les personnalités Ivoiriennes et Sud-Africaines précitées. Il est utile de solliciter l’intervention, du moins les conseils du Président Alassane Ouattara, du Premier Ministre Guillaume Soro, de l’ancien Président et sage Henry Konan Bédié, ainsi que de Pascal Affi Nguessan, dans les processus de Dialogue National Inclusif et de Réconciliation Nationale qui vont avoir lieu en Centrafrique d’ici fin 2014.
Quand Michel Djotodia est arrivé au pouvoir, il n’a pas su rétablir l’autorité de l’Etat, délivrer un message de paix, poser des actes symboliques dans le sens d’un rassemblement de tous les Centrafricains. Tout au contraire, des populations ont été livrées à des exactions d’une rare violence avec comme principale conséquence la naissance, puis la montée en puissance progressive des milices Antibalaka. Si Djotodia avait agi en homme d’Etat visionnaire et rassembleur comme Alassane Ouattara et Guillaume Soro l’ont fait dès leur arrivé au pouvoir, nul doute que la crise Centrafricaine aurait été moins violente, nul doute que l’unité nationale n’aurait pas été complètement désagrégée, nul doute qu’on n’aurait pas aujourd’hui autant de mal à faire coexister chrétiens et musulmans de Centrafrique ! Sur ces questions, les conseils du Président Alassane Ouattara et du Premier Ministre Guillaume Soro seraient les bienvenus, car ils sont en train de réussir là où les Centrafricains sont en train de patiner, d’hésiter voire de probablement échouer.
En plus du Président Sassou Nguesso, Médiateur Principal qui abat déjà un travail multiforme considérable, inlassable et reconnu de tous, il est souhaitable d’associer personnellement le Président Paul Biya et le Président Théodoro Obiang Nguema, pour leur neutralité jamais mise en défaut dans les crises récurrentes enregistrées en Centrafrique, et aussi pour leur grande sagesse dans la direction politique de leurs deux pays respectifs. Aujourd’hui, les gens reconnaissent de plus en plus à ces deux Présidents des efforts continus pour laisser plutôt la place à des institutions fortes, et faire de leurs pays des havres de paix, et des pays émergents à l’instar des pays asiatiques.
Certes, le Dialogue National Inclusif doit être organisé en Centrafrique comme tout linge sale se lave en famille ; cependant, il est vivement conseillé de recourir aux modèles qui ont fonctionné ailleurs, à des personnalités qui ont réussi ou sont en train de réussir ailleurs, pour venir nous assister, nous Centrafricains à recoudre le tissu commun, l’unité nationale Centrafricaine.
Corbeau News 03-08-2014: Au cours d’une cérémonie commune sur le cimetière militaire du Hartmannswillerkopf, en Alsace, les Présidents français et allemand ont lancé un message de paix, cent ans jour pour jour après le début officiel des hostilités de la Grande Guerre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Francois-Hollande.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Président Français – François Hollande
Ensemble, Joachim Gauck l’allemand et François Hollande le français, entament dans le Haut-rhin, sur ce site emblématique des premiers combats de la Première Guerre mondiale, un marathon comémortif qui va durer plusieurs jours. En présence d’une centaine de jeunes des deux pays, ils ont rendu hommage aux dizaines de milliers de soldats morts sur cette montagne alsacienne du “Vieil Armand”. Ils ont posé la première pierre de ce qui sera bientôt l’Historial, musée franco-allemande de la Guerre mais surtout de la paix et de la réconciliation.
Une amitié franco-allemande que François Hollande a voulu citer en exemple pour tous les peuples qui s’affrontent dans des conflits meurtiers aujourd’hui à travers le monde.
Anne-Laure Daniet revient sur le discours du Président français qui q évoqué, Gaza, l’Ukraine et la Centrafique notamment:
Ensemble, Joachim Gauck l’allemand et François Hollande le français, entament dans le Haut-rhin, sur ce site emblématique des premiers combats de la Première Guerre mondiale, un marathon comémortif qui va durer plusieurs jours. En présence d’une centaine de jeunes des deux pays, ils ont rendu hommage aux dizaines de milliers de soldats morts sur cette montagne alsacienne du “Vieil Armand”. Ils ont posé la première pierre de ce qui sera bientôt l’Historial, musée franco-allemande de la Guerre mais surtout de la paix et de la réconciliation.
Une amitié franco-allemande que François Hollande a voulu citer en exemple pour tous les peuples qui s’affrontent dans des conflits meurtiers aujourd’hui à travers le monde.
Anne-Laure Daniet revient sur le discours du Président français qui q évoqué, Gaza, l’Ukraine et la Centrafique notamment:
Corbeau News 03-08-2014: Aux hommes bien nés, la valeur n’attend point le nombre d’années. Le génie de la guitare centrafricain n’est plus un artiste de renom à présenter aux mélomanes de la musique centrafricaine. Après les études, Théo Mobanza a démontré au public centrafricain de quoi il est capable, de 1985 à 1993, en créant l’un des plus grands orchestres de Bangui (capitale centrafricaine) dénommé Cool Star.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/force_one.gif” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo Pochette Album de Théo Mobanza “Force-One”
Très riche en répertoire dont il est l’un des principaux auteurs et compositeurs, cet ensemble musical expérimenté à titre de rappel, n’avait cessé de mettre le public sur sa faim. Cool Star demeure à n’en point douter, un model centrafricain de la Rumba centrafricaine et du soukous.
Ame à cœur ouvert et l’esprit métissé de la musique africaine,Théo Mobanzaa préféré s’internationaliser. Toutefois, il reste très attaché à ses racines car la République centrafricaine regorge une diversité culturelle importante qu’il faut valoriser, a-t-il toujours dit. Débarqué au pays de Téranga (Sénégal), cedernier a été très vite découvert par les grands artistes sénégalais qu’il a eu à servir en main de maître pendant plus d’une décennie. Guitariste de la diva sénégalaise, la chanteuse CoubaGaolo, l’artiste centrafricain a par ailleurs arrangé beaucoup des chansons appartenantaux artistes africains venus d’autres horizons qui l’ont sollicité. Avec CoumbaGaolo, le Maestro a fait le tour du monde. Il a foulé le sol de plusieurs pays européens et américains tels que la France, l’Espagne, le Brésil, les Etats Unis, pour ne citer que ceux-là. Avec pleins de projets en tête, notre guitariste a beaucoup d’admiration pour le guitariste américain Georges Benson. D’ailleurs, en l’écoutant jouer du jazz ou interpréter son propre titre arrangé, on dira que cet amoureux du jazz sorte de l’école de son idole en la matière.
Décidément, Théo Mobanza aux doigts d’or très attendu par le public banguissois, avec la complicité de son producteur Patrick Samba, s’engage à cuisiner un produit de qualité intitulé « Force One » sous le label FMGA Production que nous vous invitions à déguster très bientôt avant la fête nationale (1er Décembre 2014). La présentation de l’étiquette professionnellement éditée, et son poster géant en dit déjà plus et vous incite à rechercher cet album de 12 titres dont certaines chansons sont intitulées, « Centrafrique mon pays, Zokwèzo, Bébé espoir », destitres qui vont certes se vendre comme des beignets chauds tous les matins en Centrafrique.
Corbeau News: 03-08-2014: Avant qu’on arrive au pire de notre bêtise humaine qui a marqué le 21è siècle, le gouvernement centrafricain qui pilotait à vue a pris l’engagement de procéder à la réforme du secteur sécuritaire et de défense. Desassises ont été organisées en partenariat avec le système des nations unies (PNUD, BINUCA) et l’Union européenne dans le but d’assainir l’Armée nationale centrafricaine en déconfiture et procéder à une réforme qui s’impose.
Nul n’ignore qu’après la création de l’armée centrafricaine et sa formation au lendemain de l’indépendance par feu Jean Bedel Bokassa, ancien chef d’Etat-major sous feu président David Dacko et président de la république après son coup d’Etat de St Sylvestre 1965-1966, la continuité de la remise àniveau de l’armée nationale était assurée par feu André Kolingba, général d’armée et ancien président de la république« suite à un coup d’Etat », contre feu David Dackorevenu au pouvoir par l’opération « Barracuda » de la France en fin 1979, cette noble institution qui avait pour principale mission de défendre le peuple centrafricain en cas d’agression et d’assurer la sécurité del’ensemble du territoire national a brillé par l’inobservation de ses textes statutaires et la mauvaise gestion du budget annuel alloué pour son fonctionnement. Les plus gradés font du PGA leur fonds de commerce. L’autre défaillance émane de la politisation de cette armée par ses chefs suprêmeset la forme dopée sur une base clanique et ethnique ces trois dernières décennies par ceux qui nous ont gouvernés bien entendu. Plus d’un demi-siècle, les chefs de l’armée centrafricaine qui ont porté des galons à une vitesse supérieure manquent d’une vision de faire de l’armée nationale une institution des professionnels digne de ce nom.
La RCA se retrouve avec un effectif pléthorique des généraux et officiers de haut rang,lesquels ont montré leur faiblesse devant les envahisseurs. Alors que dans les années 70 et 80, lepeuple centrafricain se vantait pour son armée et nous en étions fiers depar sa prestation sur le terrain contre les coupeurs de route, braconniers soudanais et tchadiens qui aujourd’hui, dament lespions à ces officiers subalternes défaillants, à travers leur intégration dans les différentes rébellions qui écumaient les régions du nord et mettent finalement en déroute cette noble institution de la république, aboutissantmalheureusement à un coup d’Etat qui déstabilise le régime Bozizé apparemment assis politiquement et militairement fragile.Un passage de force pour le pouvoir, révolu dans des Etats modernes et de droit. Le reste de cette aventure machiavélique de ces supplétifs de l’armée est connu par tout le monde.
Forces Armées CentrAfricaine
Les derniers événements dramatiques du pays depuis ladate du 24 mars 2013 n’en disent pas moins.Vous conviendrez avec moi que l’échec cuisant de nos officiers n’est pas à démontrer. C’est une humiliation qui restegravée dans l’histoire de l’armée centrafricaine. Elle n’est d’ailleurs pas la première. Pour nous rafraîchir la mémoire, l’armée a failli à sa mission face aux rebelles « banyamulengue » de Jean-Pierre Bemba quand le président, feu Ange Félix Patassé était au pouvoir. Les camps militaires centrafricains et casernes ont été saccagés en 2001 suite à un coup d’Etat manqué le 28 mai et vidés après viols, tueries des civils et pillages par ces éléments sauvages, sadiques congolais venus de l’autre rive de l’Oubangui-Chari pour sauver uniquement le pouvoir de l’époque à la demande des autorités et non pour protéger la population civile. L’ancien premier ministre Martin Ziguéléet son ministre de la défense Jean-Jacques Démafouth doivent passer à la barre devant la commission justice, vérité et réconciliation lors d’un éventuel dialogue national annoncé par la présidente de la transition, Catherine Samba Panza. Si la Cour Pénale Internationale tarde à traiter ce dossier comme il se doit, il doit commencer d’abord par-là devant le peuple centrafricain.
La responsabilité de cet échec affreux, cette anarchie, cette humiliation, revient aux soldats de haut rang (généraux, colonels, etc.) et leurs différents chefs suprêmes qui se sont succédés à la tête de l’Etat. Pour ma part, je pense que ces officiers de l’armée ont des comptes à rendre à la population centrafricaine qui a perdu la confiance qu’elle a placée en eux. La situation de l’armée centrafricaine en état de dégradation mérite des explications et excuses publiques de la part des officiers qui doivent déboucher à la tenue d’un éventuel Etats-généraux des armées après le désarmement relatif aux résolutions 2121 et 2127 du Conseil de sécurité des nations unies.
On ne peut faire des réformes en succès sans le désarmement absolu au peigne fin afin de regarder vers une armée de développement et de professionnalisme. Il existe trop de bras cassés qui n’ont pas de place dans cette future armée à réformer ou du moins à reconstruire. Cela doit se faire avec fermeté et détermination afin de bien baliser le chemin vers une Centrafrique forte, nouvelle et émergente. Après avoir trié les bons grains et extirpé le ver du fruit, il faut envisager un recrutement en tenant compte de la géopolitique afin d’éviter le mécontentement, la frustration ethnique et régionale au niveau de nos 16 préfectures. La dernière expérience déplorée sous le régime Bozizé contre une somme de 5000 fcfa par candidat en dit plus.Alors que dans les années antérieures, on recrute des vaillants garçons pour servir l’armée nationale à cause de leur capacité sans demander de contrepartie. On doit tirer les leçons de cette mauvaisepratique politique à la sommité de l’Etat qui n’a fait qu’attiser la haine et la violence au sein de notre société.
Dans ce contexte de reconstruction d’une armée nationale digne de ce nom pour protéger la population centrafricainedont le capital social est mis en lambeau, sans distinction de communauté, de région ni de religion, assurer la sécurité des 623.000 Km2, la république centrafricaine a besoin impérieusement d’augmenter l’effectif des Forces armées centrafricaines, de la gendarmerie et de la police nationale (FACA), avec des femmes et hommes de rang qui doiventêtre soumis à une formation de qualité, ayant un minimum de niveau d’étude, capable de formuler une phrase correcte en langues officielles, notamment le français et le sango et non desanalphabètes rachetés pour nous parler du charabia. On en a assez vu pendant les régimes de transition et c’est une honte nationale.
En une année de transition sous le régime Djotodiaaprès son putsch, nous sommes bien surpris de voir des nomades lourdement armés venant d’ailleurs, se mettant au service d’une paisible nation civilisée en la terrorisant et la dépouillant de tous ses biens. Des crimes socioéconomiques de tout ordre commis par ces mercenaires tchadiens et soudanais contre les centrafricains quivivent déjà sousle seuil de la pauvreté.
En effet, durant toutes ces crises à répétition dues aux coups d’Etat et rébellions, on relève l’anarchie totale au niveau des instances supérieures des forces armées nationales. L’indiscipline et le non-respect de la hiérarchie prédominent au sein des institutions. Pendant les régimes de transition, des illettrés à grande échelle, analphabètes de haut degré, se sont vus élevés au premier rang par complaisance et affinité, arborant sur les épaules des étoiles et barrettes non méritées.Certains de ces illettrés au doigt facile sur la gâchette se sont fait passer ministres de la république. C’est affreux et indigne d’une armée républicaine.
Pour que les réformes du secteur sécuritaire et de défense, la reconstruction de l’armée nationale soient effective et une réalité, la république centrafricaine a nécessairement besoin l’appui des partenaires au développement qui ont fait les premiers pas, de l’aide des pays amis, bailleurs de fonds et notamment d’excellents formateurs afin de renforcer avec efficacité les capacités de ses éléments de sécurité et de défense, lesquels doivent disposer cette fois-ci d’une capacité morale, physique, psychiatre et intellectuelle pour servir l’armée nationale et non des handicapés favorisés dans un camouflage monté de toutes pièces.
Luanda – Les délégations de l’Angola et de la République Centrafricaine (RCA), ont analysé ce vendredi, à Luanda, la coopération entre les deux Etats.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-autorités-angolaises-et-centrafricaine-analysent-leur-coopération.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les autorités angolaises et centrafricaine analysent leur coopération
Les deux délégations ont été conduites, du côté angolais, par le ministre des Relations Extérieures, Georges Rebelo Pinto Chicoti, tandis celle de la RCA, par sa ministre de la Santé Publique, Marguerite Samba-Maliavo.
A l’issue de la rencontre, la ministre Centrafricaine de la Communication et Réconciliation Nationale, Antoinette Moossa Montaigne, a déclaré à la presse que l’occasion a servie pour remercier le grand appui de la République d’Angola, notamment de son Chef de l’Etat, José Eduardo dos Santos.
“Nous sommes vénus exprimer nos remerciements et demander à l’Etat angolais, de poursuivre son aide indispensable à la RCA », a-t-elle souligné, avant d’ajouter que la même rencontre a aussi servi de cadre pour aborder tout ceux qui a été discuté concernant ces appuis de sécurité, réconciliation et intégration en République Centrafricaine.
Concernant le Sommet Etats-Unis d’Amérique/Afrique, avec la participation de son pays, elle a affirmé que l’Afrique est un continent avec des perspectives, des richesses, avec plusieurs jeunes.
Le continent africain, a précisé Antoinette Moossa Montaigne, profitera de la rencontre pour aborder des questions de sécurité, mais surtout celle de l’éducation qui est plus important pour son développement.
Corbeau News 02-08-2014 (Bangui) Après avoir politiquement surgi de nulle part, André Nzapayeke a chapardé la primature qui, selon l’article 29 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013, revient de droit aux partis politiques de l’ancienne opposition démocratique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/pmnzapayeke.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Premier Ministre Centrafricain André Nzapayéké
Au lieu d’une revendication de la dite fonction exécutive, revendication qui aurait été incontestablement légitime, l’ancienne opposition démocratique, aujourd’hui unie au sein de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), a plutôt pris acte de la nomination d’André Nzapayeke, et a clairement affirmé son soutien indéfectible au processus transitionnel en cours. Cette réaction atteste la maturité politique, la dignité et l’attachement de l’AFDT à l’intérêt supérieur de la nation Centrafricaine. Cependant, et en dépit du soutien de l’AFDT au gouvernement de transition, le Premier Ministre André Nzapayeke ne cesse d’étaler au grand jour son amateurisme politique après plus de six mois et demi à la tête du gouvernement.
L’opinion tant nationale qu’internationale se souvient bien qu’en date du 11 juin 2014, veille du début de la Coupe du Monde de Football au Brésil, André Nzapayéké a demandé aux Antibalaka et Séléka « une trêve d’un mois dans les violences intercommunautaires ». Ce qui voulait tout simplement dire qu’une fois la Coupe du Monde passée, les belligérants pouvaient s’entretuer de nouveau et continuer à commettre des exactions sur les populations. Incroyable mais vrai, un Premier Ministre en charge, entre autres, de la sécurité nationale notamment de la protection de l’intégrité physique des Centrafricains mais qui s’en contrebalance ! ! ! Dans un Etat normal, André Nzapayéké aurait été immédiatement débarqué de la tête du gouvernement. Mais l’amateurisme politique d’André Nzapayéké ne se limite pas à ce fait.
Suite aux travaux de réhabilitation des locaux de l’ancienne primature intégralement financés par un don de 109 millions de F CFA de l’Ambassade de France à Bangui, pour servir de locaux à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), André Nzapayéké, lors d’une visite, a affiché sa cupidité en déclarant vouloir y transférer ses bureaux. Il a fallu l’intervention de la Présidente Catherine Samba-Panza pour l’en dissuader. Le confort personnel du Premier Ministre André Nzapayeke semble l’emporter sur l’une des missions du gouvernement de Transition, qui est de conduire le pays à des élections libres et transparentes, condition d’un retour à l’ordre constitutionnel nécessaire.
Enfin, lors de son intervention sur Radio France Internationale, André Nzapayeke a cru devoir donner des leçons à la vaste plateforme des Centrafricains (politiques, société civile, et religieux) qui, a pris position contre le principe de la tenue d’un dialogue entre Centrafricains à Brazzaville, comme envisagé par certains. En effet, André Nzapayéké a essayé de présenter les personnalités n’ayant pas participé au Forum de Brazzaville comme des ennemis de la paix tout en leur reprochant d’aspirer à être des dirigeants de ce pays. Ces propos d’André Nzapayéké sont très malvenus, irresponsables et totalement déphasés de la volonté de la grande majorité des Centrafricains qui n’ont eu de cesse de réclamer à cor et à cri la tenue d’un dialogue entre Centrafricains et sur le sol Centrafricain. Loin de nous l’idée de vouloir apprendre quelque de chose de nouveau au Premier Ministre André Nzapayeke, en lui disant ce que tout le monde est censé savoir, c’est-à-dire que jamais le linge sale d’une famille ne se lave chez le voisin, même si ce dernier peut être appelé à la rescousse en cas de problème. D’ailleurs, à force de faire appel à nos voisins africains dans nos conflits internes, on a assisté très récemment à l’humiliation de notre Présidente Catherine Samba-Panza le 5 juillet 2014 à Malabo où elle a é été mise dans le couloir comme une vulgaire personne. On se souvient aussi du Sommet CEEAC des 9 et 10 janvier 2014 à Ndjamena où les membres du parlement de transition (CNT) ont été déportés à Ndjamena où ils ont été contraints d’entériner la démission forcée de Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye. Quel peuple au monde peut accepter des humiliations récurrentes de ce genre ? Les Tchadiens ont longtemps été en guerre, accueillis et traités dignement en terre Centrafricaine ; il en va de même pour nos frères du Congo Brazzaville. La déclaration en cause d’André Nzapayéké fait justement le lit de ce manque de respect au peuple Centrafricain à commencer par les autorités actuelles de transition y compris Nzapayéké lui-même.
Sur le plan politique, la déclaration tendancieuse d’André Nzapayéké, prouve d’ores et déjà son parti pris par rapport aux échéances électorales à venir. En conséquence, il est urgent que la RCA ait un Premier Ministre rassembleur, responsable et qui soit totalement neutre.
Enfin, André Nzapayéké traîne un triple déficit de légitimité politique, de crédibilité et d’autorité. Il est coutumier des annonces politiques non suivies d’effet : c’est le cas du « désarmement volontaire » annoncé avec fracas ; c’est aussi le cas de l’annonce plusieurs fois réitérée aux Centrafricains concernant « le remaniementimminent » ou « le remaniement dans les tous prochains jours » du gouvernement, pour reprendre ses formules. Au vu de cette sinistre manière de gouverner, les Centrafricains n’hésitent plus à estimer qu’André Nzapayéké est en train de jouer avec leurs nerfs.
Pour finir, tous les Centrafricains savent aujourd’hui que le gouvernement prétendument de « technocrates » qu’on nous avait vendu dès l’origine, n’est finalement qu’un gouvernement incompétent, irresponsable, inaudible, et invisible.
Les leaders des Anti-Balaka émettent des sons discordants sur la déclaration du Capitaine Kam-Zolaï demandant aux éléments des Faca des Anti Balaka de regagner les rangs. La coordination des Anti-Balaka n’apprécie pas la déclaration faite en leur nom par une autre personne que la coordination elle-même. Elle dit ne pas avoir été associée à la réunion qui a abouti à cette déclaration.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Patrick-Édouard-Ngaïssona-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Édouard Ngaïssona
La déclaration faite mardi 30 juillet demandant aux soldats des Faca des Anti-Balaka de regagner les casernes n’est pas du tout appréciée par la coordination dudit mouvement. Quelques heures après l’avoir rendue publique, une contre déclaration a été à son tour faite par un des membres de ladite coordination se disant profondément surprise par la nouvelle et disant prendre à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux éventuelles conséquences que cela pourrait engendrer .
Emotion Brice Namsio, porte-parole de la coordination des Anti-Balaka, n’a pas caché sa surprise après l’appel du capitaine. «Nous étions tous surpris d’apprendre sur les ondes qu’il y a un état-major qui vient de voir le jour et qu’il est dirigé par le Capitaine Kam-Zolaï. Ce n’est pas du tout normal. Plus jamais ça. »
Il a ajouté que « le temps n’est plus à la querelle, aux manipulations et aux orchestrations. S’ils sont allés là-bas au nom de l’UFACAR, ça n’engage qu’eux. Mais s’il faut parler des anti-balaka, nous ne sommes plus d’accord ».
Le porte-parole de la coordination Anti-Balaka a fait savoir qu’il n’y a pas deux états-majors dans un Etat, et qu’ils n’ont pas été conviés à une réunion organisée par le Premier Ministre. «Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale sur le fait que le premier ministre organise une réunion avec des personnalités des Anti-Balaka alors même qu’il y a une coordination. A quoi bon organiser une réunion sans nous tenir informés».
En réponse, le Capitaine Kam-Zolaï a dit s’être adressé aux militaires et non aux civils. Selon lui, seul un militaire peut donner des ordres à un militaire et jamais un civil. «Ma déclaration s’adresse aux militaires. Ngaïssona est un civil, il ne peut pas donner des ordres aux militaires. Les militaires qu’il draine avec lui, si l’Etat décide de les radier, va-t-il les prendre en charge ? Pourquoi ne regagnent-ils pas les rangs ? Que veulent-ils faire après puisque le but de notre combat était déjà atteint ? »
«En regagnant les rangs, nous forces militaires pouvons aider les forces internationales présentes dans le pays à y mettre de l’ordre», a-t-il conseillé.
La rédaction du RJDH n’a pas pu entrer en contact avec la primature pour avoir sa position. Cette contradiction vient s’ajouter aux nombreuses autres enregistrées au sein du mouvement des Anti-Balaka.
Le nombre des malades mentaux est en hausse dans la ville de Bangui. Plusieurs d’entre eux sont admis au niveau du Centre Psychiatrique mais le personnel dit n’être pas en mesure de faire face à ces cas à cause des conditions de travail qui ne sont pas réunies.
Ces derniers temps, les cas de maladies mentales ne cessent d’augmenter dans la ville de Bangui. Il est fréquent de rencontrer les malades mentaux dans les rues, les marchés, les services publics, etc. Nathalie Agnès Koutou, infirmière spécialisée en santé mentale et Major du service de psychiatrie confirme cette augmentation. «Le nombre des malades mentaux que nous recevons a sensiblement augmenté ces derniers temps. Il m’est difficile d’avancer un chiffre mais je sais que le nombre a même triplé».
Selon elle, les facteurs de multiplication de cas de malades mentaux sont multiples. Ils sont pour la plupart liés à la crise que la Centrafrique traverse. «Il ya le stress, la consommation abusive de la drogue, l’usage abusif des comprimés toxiques ou cellules nerveuses, les effets traumatisants après l’usage d’arme à feu et bien d’autres».
Le centre psychiatrique ne parvient pas à prendre en charge les malades, faute de moyens. L’infirmière indique que les conditions dans lesquelles le personnel exerce ne lui permettent pas de faire face à cette situation. «Pour le moment, il y a un manque criant de matériel et de médicaments.
Vous savez que ces malades ont des traitements spéciaux et des médicaments bien déterminés. Mais pour le moment, tout cela manque et nous ne savons pas quoi faire pour soulager ces malades». Nathalie Agnès Koutou note aussi l’insuffisance de personnel dont l’effectif baisse alors que celui des malades est en hausse. L’autre préoccupation majeure est les qualifications qui font défaut au centre. Charles Yamodo, parent d’un malade mental rencontré au centre psychiatrique, loue cependant les efforts du personnel soignant dudit centre et interpelle le gouvernement de transition de donner les moyens qu’il faut afin de sauver la vie de ces malades.
Le service psychiatrique situé au sein du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHU) est l’unique centre traitant les malades mentaux en Centrafrique. Ce centre est divisé en plusieurs services dont le service médical, le service social, le service psychologique et autres.
La République Centrafricaine passe par une des plus graves crises à l’échelle internationale. La sécurité dans le pays, y compris dans la capitale, Bangui, est extrêmement détériorée.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/PAM-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Il existe toujours, en particulier en dehors de Bangui, des affrontements interreligieux. Agressions, vandalisme et actes de banditisme sont monnaie courante dans tout le pays, y compris dans la capitale.
Il est conseillé d’éviter tout voyage en République centrafricaine. De par la situation d’instabilité et d’insécurité, le pays est exposé au risque d’infiltration d’éléments islamistes et donc d’actes terroristes.
Pour les résidents il est recommandé d’observer la plus grande prudence, en évitant toute déplacement inutile, sauf pour raisons impératives et d’urgence, de maintenir des stocks d’eau, de nourriture et de carburant suffisants.
Source : Ministère italien des affaires étrangères.
Conflit. Après une courte trêve, des accrochages ont éclaté dans le Nord entre bandes rivales.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/seleka-fighters.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de l’Ex-séléka
L’espoir ténu d’un cessez-le-feu n’aura duré que quelques jours en Centrafrique. Le 23 juillet, les médiateurs du Congo-Brazzaville avaient arraché au forceps un accord aux parties au conflit en République centrafricaine (RCA), notamment aux représentants des anciens rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013) et aux milices anti-balaka. Mais mercredi et jeudi, de violents heurts ont éclaté dans la localité de Batangafo (nord du pays), faisant au moins 22 morts.
Selon un officier de la force africaine en Centrafrique, la Misca (Mission de soutien à la Centrafrique), des éléments «se réclamant des anti-balaka» ont ouvert le feu sur les ex-rebelles. Ces derniers ont riposté, tuant principalement des civils. Prises de panique, des centaines de personnes se sont réfugiées sur la base de la Misca, autour de l’église, à l’hôpital et même chez le maire de la ville. Un scénario presque banal dans cette ancienne colonie, où la France a déployé 2 000 soldats dans le cadre de l’opération Sangaris, aux côtés de quelque 6 000 militaires africains, pour tenter d’empêcher l’implosion du pays.
«Bandits». S’ils sont parvenus, tant bien que mal, à contenir le spectre de massacres à grande échelle, ces soldats n’ont pas réussi à empêcher une partition de fait. La moitié Ouest est écumée par des bandes armées agissant sous l’étiquette des milices dites «chrétiennes» anti-balaka. «En réalité, il s’agit de coupeurs de routes, des bandits de grand chemin qui ratissent la zone située au nord de Bossangoa», dit une source militaire. La moitié orientale, elle, est aux mains des ex-rebelles de la Séléka, à dominante musulmane. Et entre les deux, un grand vide. «Si la situation est à peu près stabilisée à Bangui, reprend la même source, l’Etat est totalement absent à l’intérieur du pays, les préfectures ne fonctionnent pas.» Paris escompte l’organisation d’élections législative et présidentielle début 2015, prélude à une sortie de crise dans son ex-colonie. «Mais sur place, plus personne n’y croit», relève Didier Niewiadowski, un ancien de l’ambassade de France à Bangui de retour d’une mission en RCA.
Autre signe inquiétant pour Paris : dans la moitié Est, les «durs» de la Séléka – Michel Djotodia (ex-président par intérim) et Nourredine Adam (le véritable patron du mouvement) – ont la main. Leurs hommes contrôlent les principales mines de diamant et d’or du pays. Les radicaux de la Séléka se sentent si forts qu’ils ont pu, fin juin, adresser un ultimatum au reliquat de la force tripartite (Centrafrique-Soudan-Tchad), censée stabiliser la zone sensible de Birao, dans le nord-est du pays. «Ses hommes ont immédiatement décampé», regrette un officier français.
Décrue. A la mi-septembre, l’ONU doit lancer une nouvelle opération de maintien de la paix en Centrafrique, attendue impatiemment par Paris, qui veut amorcer la décrue de ses forces. Pour l’heure, face à une situation qui reste très volatile, l’état-major s’apprête à acheminer sur place 16 VBCI, des véhicules blindés plus modernes, donc plus robustes, que les équipements actuellement déployés.
En avril dernier, l’ONU a autorisé l’envoi de 12 000 casques bleus en RCA. Dans Appels sur l’actualité, un auditeur de Bangui demande quel sera le rôle de la Minusca – la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Au vu des atermoiements lors du récent Forum de réconciliation nationale, fin juillet, à Brazzaville, et de la dégradation continuelle de la situation sur le terrain, cette mission pourra-t-elle vraiment changer la donne – là où les autres missions militaires ont échoué ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Un-casque-bleu-indonésien-de-la-Minusca-qui-se-déployera-en-septembre-échange-avec-un-civil-à-Bangui.-12-juin-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un casque bleu indonésien de la Minusca, qui se déployera en septembre, échange avec un civil à Bangui. 12 juin 2014
Comment se présente la prochaine mission des Casques bleus en RCA ?
A terme, cette force doit théoriquement compter 12 000 hommes. On parle de la date du 15 septembre pour son installation, mais tous n’arriveront pas en même temps. Certains sont d’ailleurs déjà là… Ce sont les soldats de la Misca, qui à ce moment là passeront sous casques bleus : 6 000 hommes auxquels il faut ajouter des Marocains, des Bangladeshis et des Pakistanais, qui eux ont promis environ 2 500 soldats. De leurs cotés, le Rwanda – qui contribue déjà à la Misca – et le Sénégal ont promis 1 800 policiers… Il manque encore du monde mais dans les chancelleries, on se dit confiant d’arriver rapidement au nombre de 12 000. D’autant que la France envisage de retirer ses hommes une fois que l’Opération onusienne de maintien de la paix sera en pleine capacité opérationnelle. Idem d’ailleurs pour l’Eufor, la force européenne.
Evaluation des capacités de la Misca, en vue d’un soutien à la Minusca. Bangui, 27 juin 2014. UN Photo/Catianne Tijerina|
Quelle sera leur rôle exactement ? C’est d’abord d’être partout ! En tout cas, de se déployer sur la plus grande partie du territoire possible, pour poursuivre les missions engagées par Sangaris et la Misca, mais donc avec d’avantage d’effectifs et davantage de logistique et de moyens. Parce que quand on parle de 12 000 casques bleus, il s’agit du volet militaire. Mais une Opération de maintien de la paix comprend aussi des centaines de travailleurs humanitaires qui, eux aussi, vont se déployer un peu partout dans le pays pour travailler. C’est le gros point sur lequel on insiste à New York : il faut que ces casques bleus soient mobiles. Personne n’a envie de voir comme cela arrive dans certaines opérations de ce genre, des casques bleus qui restent dans leur caserne. Plusieurs diplomates insistent sur le fait que ces hommes devront patrouiller, être visibles. Cela fait partie de leur mission de sécurisation. Mais pour être mobile et pour pouvoir se déployer rapidement, surtout pendant la saison des pluies, il faut des hélicoptères… C’est un peu là que pêchent toutes les OMP. Le patron des casques bleus, Hervé Ladsous, a encore lancé un appel aux pays contributeurs pour qu’ils fournissent des hélicoptères. Pour le reste, les casques bleus devront assurer la sécurité de sites, de populations, appuyer le désarmement, soutenir les autorités de transition.
Cette mission peut-elle vraiment changer la situation sur le terrain ?
En tout cas, si personne ne le croyait, cette mission n’aurait jamais vu le jour… On reproche à Sangaris et à la Misca une forme d’impuissance due à leur trop faible effectif. Moins de 8 000 hommes pour couvrir un territoire grand comme la France et la Belgique réunies, c’est peu ! Avec la mission onusienne, on devrait donc atteindre les 12 000 casques bleus, ce qui leur permettra de se déployer davantage. Et puis, on verra si la France retirera tous ses militaires ou si elle n’en laissera pas une partie, comme c’était le cas avant l’opération Sangaris. Même chose pour l’Eufor. Le mandat de l’Eufor ne sera-t-il pas reconduit un certain temps ? En tout cas, plus d’hommes et plus de logistique : 12 000 casques bleus et une importante machine humanitaire. Cela donne des raisons d’espérer une amélioration. D’autant que parmi les vastes missions de cette Opération de maintien de la paix, il y a la restauration de l’Etat et la préparation des élections de l’an prochain. Quant à la solution au conflit elle-même, elle n’arrivera pas avec les casques bleus.
Un calme précaire régnait ce vendredi matin à Batangafo au lendemain d’affrontements meurtriers entre milices Anti-Balaka et ex-seleka qui ont fait au moins 22 morts mercredi et jeudi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/image-de-centrafrique-en-guerre.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nouvelles violences à Batangafo malgré l’accord de cessez-le-feu
Selon les déclarations d’un officier de la Misca à la presse, “des éléments se réclamant des anti-balaka sont entrés dans la ville mercredi et ont commencé à tirer en direction des bases des ex-seleka entraînant la riposte de ces derniers. On déplore au moins 22 morts, surtout parmi les civils. ”
Fuyant les combats dans cette localité située à quelques 300km au nord de la capitale, Bangui, les habitants de Batangafo ont trouvé refuge dans l’hôpital de la ville, l’église, la mairie ou le centre d’une organisation humanitaire.
Accusés par les ex-seleka d’avoir violé l’accord de cessez-le-feu, signé le 23 juin à Brazzaville, les anti-balaka réfutent la version avancée.
Selon eux, les responsables de l’attaque de Batangafo ne sont pas des anti-balaka, même s’ils s’en réclament. Il pourrait d’ailleurs s’agir d’un élément indépendant ex-balaka, radié du mouvement, d’après un membre anti-balaka.
Le 1er août 2014, dans le cadre du renouvellement du parc de véhicules blindés de la force Sangaris, 2 VBCI ont été acheminé depuis le régiment de tirailleurs d’Epinal vers la base aérienne 125 (BA 125) d’Istres. Dans les jours à venir, avec 6 autres VBCI, ils seront acheminés par avion Antonov 124 vers Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Véhicules-VBCI-de-larmée-française.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Véhicules VBCI de l’armée française
La forceSangaris doit procéder à un renouvellement de son parc de véhicules blindés. Certains VAB seront en effet rapatriés en France pour bénéficier d’une remise à niveau (retrofit).
Le parc blindé de transport tactique sera peu à peu recomplété par la mise en place de 16 VBCI. Cette opération est destinée à déployer un parc homogène et de dernière génération. Un premier acheminement sera effectué du 5 au 11 août 2014. Un deuxième est prévu fin septembre, début octobre.
Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5 800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.
Les deux hommes ont été enlevés à leur arrivée à Bangui par des anti-balaka, a déclaré à Anadolu, Ibrahim Ahmadinejad.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Deplacés-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des enfants centrafricains réfugiés au Tchad. Photo: Anna Jeffreys/IRIN
Deux musulmans ont été kidnappés vendredi matin par un groupe d’anti-balaka, dans la commune Guerengou situé au PK30 de Bangui, a indiqué à Anadolu le porte-parole de l’état-major de la Séléka, Ibrahim Ahmadinejad.
Les deux hommes prénommés Abdoulaye et Youssouf, en provenance de Bambari (centre du pays) ont été enlevés à leur arrivée à Bangui par plusieurs membres anti-balaka, a encore expliqué Ahmadinejad, présent au PK 30 pour constat.
Les anti-balaka n’ont par ailleurs ni confirmé ni nié les faits, jusqu’à vendredi en début d’après midi.
Malgré l’accord de cessation des hostilités signé le 23 juin à Brazzaville entre la séléka (milices de confession musulmane) et les anti-balaka (milices de confession chrétinne), les agressions touchant la population musulmane, minoritaire dans le pays, se poursuivent. Les anti-balaka sont désignés comme “les auteurs de ces exactions”.
Qualifiées de “nettoyage ethnique” par Amnesty International, les exactions des anti-balaka ont fait fuir les civils musulmans en masse vers les pays voisins.
Un match de basketball opposant de jeunes musulmans et chrétiens a eu lieu devant la mosquée centrale de Bangui, au KM5 (quartier musulman).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Image-dillustration-Basket-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d’archives de http://www.newsbasket-beafrika.com
Ce rendez-vous sportif faisant SUITE à un embrasement qui a atteint son point culminant dans plusieurs coins de la RCA, a permis aux jeunes des deux communautés rivales un certain rapprochement chargé de sens. «Nous, les basketteurs de KM5, voulons donner un exemple de solidarité à travers ce match. D’ailleurs, une centaine d’habitants ont assisté à cette partie pour la réconciliation. Nous voulons que les chrétiens viennent vers nous, car nous ne pouvons pas aller chez eux», a observé à Anadolu Abdelkarim, joueur musulman. Se félicitant de la tenue, mercredi soir, de ce match, Aimé Gandoro, basketteur chrétien a indiqué que «les communautés musulmane et chrétienne du KM5 vivent en paix, alors qu’on les accuse d’être des tueurs et des assassins». Pour lui, l’objectif d’une telle initiative est de «donner une autre image du quartier».
Au KM5, la situation s’est par ailleurs améliorée et les tensions semblent avoir baissé d’un cran entre les musulmans et les chrétiens, ces dernières semaines. En effet, des commerçants et des familles, tous des chrétiens, ont dernièrement entamé un retour progressif au bercail, au KM5, plus précisément.
A noter que ce match intervient une semaine après la tenue du congrès de Brazzaville, lors duquel des Anti-Balaka (milices de confession chrétienne) et une aile de la séléka (milices de confession musulmane) ont convenu sous l’égide de la présidente de transition Catherine Samba Panza et d’autres médiateurs africains et internationaux d’observer un cessez-le-feu et de plaider pour la réconciliation nationale.
La Centrafrique est, du reste, en proie depuis 2012 à un conflit intercommunautaire opposant milices chrétiennes et musulmanes qui a plongé le pays dans un cercle infernal de représailles acculant les habitants, essentiellement de confession musulmane, à fuir leurs quartiers vers des villes avoisinantes ou vers les pays limitrophes.