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RCA: Le Village Pama dans la gueule des Anti-Balaka

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Le village Pama est depuis quelques jours dans l’œil du cyclone des Anti-Balaka. Cette petite localité, située à cinquante (50) kilomètres de Bangui sur l’axe M’Baïki et à quarante cinq (45) kilomètres sur l’axe Boali, a été une fois encore de plus le théâtre des exactions de tout genre des milices Anti-Balaka venus de Boali.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Chef-balaka.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui
Les Anti-Balaka de Boy-Rabe à Bangui

En effet, le mercredi 30 juillet dernier, ces soi-disant faux Anti-Balaka par leurs dirigeants, ont fait irruption dans ce village. Ils ont emporté des biens et des animaux domestiques (poulets, chèvres, etc.) pour ne citer que ceux-là. Ils ont passé à tabac une mère et ont contraint une vieille grand-mère à consommer toute seule un plat de nourriture préparé avec du gnetum (koko). Ne pouvant plus, elle est tombée et a perdu connaissance. Une jeune fille enceinte a été aussi battue et a failli avorter. Ils ont juré aux habitants de revenir un jour.
C’est dans ce contexte qu’ils ont mis leur promesse en exécution le samedi 9 Août 2014. Cette fois-ci, les exactions ont été d’une rare cruauté. Un habitant de la localité qui a témoigné cet acte barbare des Anti-Balaka, sous couvert de l’anonymat, a dressé un bilan sombre. Les biens meubles, les animaux domestiques et une importante somme d’argent ont été emportés par ces destructeurs, ces croque-morts qui n’ont rien à faire. Leur seul visée, c’est de rendre la vie difficile à leurs concitoyens. Que disaient-ils ? Ils ont toujours affirmé qu’ils sont venus libérer le peuple centrafricain sous le joug des Séléka et de leurs acolytes, les mercenaires tchadiens et soudanais. Mais au regard de tout ce qui se passe, ce n’est que le contraire. Même au temps de Djotodia et des Séléka, ce village n’a jamais été attaqué. Certains déplacés internes y ont trouvé refuge et ont bénéficié de la protection du chef de ce village qui a été battu et a frôlé la mort. Le coffre-fort de l’église catholique qui a été enlevé et emporté par ces derniers ne demeurera pas impuni. Un cas similaire, s’est produit à l’église Saint-Joseph de Mobaye. Mais, où sont partis les auteurs ? Ils sont quelque part au pays des morts. Ils ne reviendront plus commettre de tels actes. A moins qu’ils ressusciteront des morts au moment du jugement dernier qui sera prononcé par le Fils de l’Homme, Jésus-Christ.

Les Anti-Balaka, tout comme les ex-Séléka ont signé les accords de Brazzaville. Ils sont tenus de les respecter scrupuleusement et de les mettre en pratique. A entendre le Colonel Djimwéï s’exprimer sur les ondes, l’on s’est aperçu qu’il a su tiré une leçon du forum de Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014. Dans son propos, il a dit, nous citons : « Le peuple centrafricain est fatigué, il faut lui donner la paix ». C’est un conseil sage qu’il a prodigué à l’encontre des malfaiteurs de tout bord. Les Centrafricains ne demandent que la paix.
C’est ainsi que nous lançons un vibrant appel aux forces internationales (MISCA, Sangaris, Eufor-RCA) de voler au secours des habitants du village Pama. Comme ce fut le cas à Batangafo contre les ex-Séléka. Quant aux Anti-Balaka, ils doivent observer à la lettre l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Personne n’est au dessus de la loi. Certains de ces Anti-Balaka qui ont commis ces exactions au village Pama seraient reconnus par les villageois, car ressortissants de ce village. Un adage dit : « l’histoire finit toujours par rattraper ».

Par: Denis Lougoussou-Ngouvenda pour le Centrafricmatin

RCA: Samba-Panza met en garde contre une “descente aux enfers” en cas de scission du pays

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Dans une adresse à la nation, à l’occasion de la célébration du 54ème anniversaire de l’Indépendance, Panza identifiait la partition du pays à “une grande menace agitée par des extrémistes en mal de pouvoir.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Catherine-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-PanzaLa présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza, a invité, lors d’une adresse à la nation à l’occasion de la fête nationale centrafricaine, ses compatriotes à célébrer la fête de l’Indépendance nationale du 13 août sous le signe de l’attachement à l’unité du pays, dernier rempart contre une “descente aux enfers”.

«La prospérité de notre pays dans les années 60, 70, voire 80 ne s’expliquait que par la politique de rassemblement et de paix pratiquée. A contrario, quand les dirigeants se sont détournés de cette politique, notre pays a connu cette véritable descente aux enfers dont nous tentons péniblement de nous relever depuis lors.» a-t-elle ajouté.

L’idée de partition du pays n’est “agitée”, selon la présidente de transition centrafricaine, que “par des extrémistes en mal de pouvoir”.

Ce “projet” auquel Samba-Panza oppose celui des “Pères fondateurs”, à l’instar de Barthélémy Boganda (premier président de la République Centrafricaine) qui ont consenti des “sacrifices” pour l’unité du pays, se trouve toutefois conforté par l’état de vacillement de la Centrafrique.

« Quelle indépendance et quelle souveraineté avec des institutions qui vacillent au gré des rebellions armées et des affrontements intercommunautaires ? Quelle Indépendance et quelle souveraineté avec une économie exsangue et des richesses nationales livrées au pillage et à la contrebande organisés ? Quelle indépendance et quelle souveraineté dans un pays pratiquement sous tutelle et tenue à bout de bras par la Communauté Internationale? », s’est interrogée la présidente de la RCA.

La partition de la Centrafrique entre un Nord musulman et un Sud chrétien avait toutefois été jugée “inévitable” par Ahmad Nijad Ibrahim, porte-parole de l’Etat-Major de la Seleka, ancienne coalition au pouvoir, qui avait souligné, le 28 juillet dernier à Anadolu, que cet objectif pourrait être atteint “par des moyens politiques”, en regrettant que cette revendication n’ait pu être prise en compte par le forum de Brazzaville, organisédu 21 au 23 juillet dans la capitale congolaise pour trouver une issue à la crise centrafricaine. Une décision dont s’est félicitée, mardi soir, la présidente de transition.

« A juste titre, cette menace a été considérée par le Forum de Brazzaville comme un projet suicidaire. Elle est considérée par la majorité des Centrafricains comme une imposture politique à l’égard des valeurs sacrées d’unité et de dignité léguées par le Président Fondateur, Barthélémy Boganda.» a déclaré Samba-Panza.

Le 6 mai, dans une allocution faisant le “bilan de cent jours de transition”, la Présidente avait déclaré que d’autres sensibilités politiques intègreraient le Gouvernement centrafricain afin qu’il soit “plus inclusif et plus représentatif”. Mardi, le nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun a déclaré que la nouvelle équipe gouvernementale sera “plus large et davantage diversifiée”.

La RCA traverse depuis décembre 2013 une crise sécuritaire, occasionnée par un conflit intercommunautaire opposant Séléka et Anti-balaka. Des centaines de milliers de musulmans, amalgamés aux Seleka et soumis, à ce titre, à de nombreuses exactions de la part des Anti-balaka, milice à majorité chrétienne, ont été contraints de fuir leur pays pour se réfugier dans le Nord ou dans des contrées voisines.

 

Par: AA/ Bangui/ Sylvestre Krock

La LRA en mode survie dans le sud-est de la Centrafrique

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Affaiblie, mais toujours là! La guérilla ougandaise de l?Armée de résistance du Seigneur (LRA) continue de semer la terreur dans le sud-est de la Centrafrique, avec le soutien ponctuel d’éléments de l’ex-rébellion Séléka, selon des experts du dossier.

La LRA en mode survie dans le sud-est de la Centrafrique
La LRA en mode survie dans le sud-est de la Centrafrique

“Chaque semaine, la LRA fait irruption dans un village en brousse, vole, viole, tue et kidnappe”, résume Guillaume Cailleaux, coordinateur en Centrafrique de l?ONG américaine Invisible Children.

La plus ancienne rébellion du continent, dont le chef, le sinistre Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), est “toujours active” dans le sud-est de la Centrafrique, où l’on recense en moyenne de huit à 10 incidents par mois, observe M. Cailleaux.

“Mais la LRA n’a plus aujourd’hui aucune vision politique ou religieuse. Elle est dans une logique de survie (. . . ), et n’a jamais été aussi faible”, estime-t-il.

Née dans le nord de l?Ouganda en 1986, où elle prétendait lutter au nom du peuple Acholi contre le régime du président Yoweri Museveni, la LRA s’est déplacée au cours des années au Sud-Soudan puis, après des négociations de paix avortées en 2006, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), pour arriver en mars 2008 dans le sud-est de la Centrafrique (RCA).

Eparpillés par petits groupes de cinq à 10 combattants, les rebelles de la LRA opèrent dans la préfecture du Haut-Mbomou, immense territoire où ils sont traqués par l’armée ougandaise et une centaine de membres des forces spéciales américaines.

“On estime désormais entre 180 et 220 le nombre de combattants porteurs d’armes”, avance M. Cailleaux, rappelant que chaque cellule combattante est accompagnée de nombreux auxiliaires, des captifs faisant office de porteurs, cuisiniers, esclaves sexuelles?

– Toujours des défections –

Les défections se sont intensifiées depuis novembre 2013, au rythme moyen de quatre à cinq par mois, selon Invisible Children.

“En 2003, la LRA comptait environ 3. 000 combattants, pour 200 actuellement. Chaque mois il y a des défections, on pourrait donc penser que la LRA est sur le point de disparaître. Et pourtant, elle survit”, observe José Carlos Rodriguez, l’un des rares experts de ce mouvement.

“Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, Kony a une capacité d’adaptation extraordinaire, il sait changer de stratégie au gré des circonstances”, comme en témoigne sa tactique actuelle d’éparpiller ses troupes en petits groupes extrêmement mobiles.

Ensuite, “il n?a pas choisi le sud-est de la RCA par hasard : c’est une zone refuge idéale, un territoire grand comme le Rwanda et le Burundi réunis, couvert de forêts, avec une population d’à peine 40. 000 habitants”. La région est également proche de l’enclave de Kafia Kingi, au Soudan voisin, où Kony aurait trouvé refuge et continuerait de recevoir un soutien de Khartoum, selon M. Rodriguez.

Enfin et surtout, la LRA a bénéficié ces derniers mois d’une complicité “limitée et circonstancielle” de la Séléka, explique le chercheur.

En novembre 2013, le chef de la Séléka et président d’alors Michel Djotodia disait être “en train de négocier” avec le chef de la LRA pour obtenir sa reddition. M. Djotodia révélait alors que son gouvernement avait réapprovisionné les guérilleros, notamment en nourriture, une déclaration qui avait suscité scepticisme et consternation.

“Il y avait bien des contacts entre l?ex-rébellion et la LRA à Bakouma”, localité du sud-est de la Centrafrique, confirme M. Rodriguez. “Ces contacts étaient menés par le général Zaccaria Damani côté Séléka, et Otto Ladeere pour la LRA. Ils se sont poursuivis par la suite”, précise-t-il, évoquant une collaboration “informelle, opportuniste”.

“La Séléka fournit occasionnellement des munitions, des médicaments, de la nourriture” à la LRA, estime également M. Cailleaux.

Cette aide serait fournie en échange notamment de main d??uvre dans les zones minières, où les captifs de la LRA serviraient de “creuseurs” au profit de la Séléka.

Des chefs militaires de la Séléka auraient vu dans ces contacts l?opportunité de prendre pied dans le sud-est de la RCA, d’où ils sont jusqu’à ce jour absents, selon M. Rodriguez.

L’armée ougandaise ne s’y est d?ailleurs pas trompée qui, voyant d’un très mauvais ?il cette collaboration de circonstance, a réagi très fermement à l?arrivée d?une colonne Séléka fin juin dans la localité de Nzako (sud-est).

Selon la version officielle de l?incident, les militaires ougandais ont ouvert le feu après avoir confondu les rebelles avec la LRA.

M. Rodriguez corrige: “l’UPDF (armée ougandaise) savait parfaitement ce qu?elle faisait”, elle a tué 16 Séléka, dont un colonel, et désarmé le groupe.

 Par: Jeune Afrique

Opinion: Quel type de l’Indépendance doit-on parler pour la RCA?

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On dit que c’est aujourd’hui le 54è anniversaire de l’Indépendance de la République centrafricaine( 13 Août 1960 – 13 Août 2014). Certes!

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Éric-Ngaba-Journaliste-stagiaire-à-la-Rdadio-Ndékè-Luka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Éric Ngaba, Journaliste stagiaire à la Rdadio Ndékè - Luka
Éric Ngaba, Journaliste stagiaire à la Radio Ndékè – Luka

Alors sur quelle base peut-on s’appuyer pour dire que la Centrafrique est indépendante? Du moment où elle ne se dépend d’elle-même? Du moment où c’est l’armée étrangère qui assure sa sécurité? du moment où le salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain est assuré par l’extérieure? Du moment où la Centrafrique n’a pas l’indépendance monétaire? Du moment où elle n’arrive pas exploiter ses propres ressources naturelles? Du moment où elle n’arrive pas à se prendre en charge elle-même? Du moment où elle continue de rendre la main vers l’extérieure pour survivre?

Oui on pourrait dire que la République centrafricaine est indépendante mais ceux qui la dirigent la fait perdre cette indépendance. Car les grandes décisions pour le devenir de la République centrafricaine sont prises depuis l’extérieures.

Éric Ngaba

Cameroun: Un tailleur se suicide à cause de sa faible performance sexuelle au lit

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/tailleur-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>tailleur au CamerounLes habitants du quartier de Guidanmoutou ne vont pas oublier de sitôt le décès d’Oumarou survenu le 6 août 2014. L’homme de 46 ans, dit-on, s’est suicidé à cause des remarques de sa dulcinée, lui faisant état de sa baisse de performance au lit. Le tailleur, bien connu à Yagoua pour son expérience acquise à Douala et Yaoundé, était réputé pour le respect des rendez-vous qu’il donnait à ses clients.

Et lorsque sa dulcinée lui fait remarquer que ses performances au lit ont baissé, Oumarou se rend au marché central pour se procurer du viagra chez les vendeurs de médicaments de la rue. «Il a commencé à prendre ça chaque soir. Mais après, sa femme lui a dit qu’il a même baissé de niveau et qu’il était devenu encore plus faible. Et ici chez nous, c’est grave quand une femme accuse le mari de ne pas pouvoir tenir son lit», a expliqué un proche ami d’Oumarou.

Reste à savoir si ce n’est pas ces comprimés qui ont eu raison du tailleur. Ce que l’on sait, c’est qu’Oumarou a appelé plusieurs fois sa dulcinée, sans que celle-ci ne décroche son téléphone. La jeune fille a disparu de la ville depuis ce triste événement. Cette même fille avait été accusée d’avoir poignardé à mort son précédent conjoint en 2009.

 

 

© L’Oeil du Sahel : HAMADOU BAYAM

Corruption : les bonnes affaires de la carte d’identité au Cameroun

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Des policiers prennent systématiquement de l’argent aux citoyens surpris sans carte d’identité en train de voyager.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/corruption-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>corruption au CamerounJeudi, 7 août 2014, 9h10. Dans le car de l’agence Avenir de la Mezam, en partance pour Bamenda, une patrouille de policiers du commissariat de Mbouda fait descendre deux jeunes gens et une dame, accompagnée de ses trois petits enfants. Motif : défaut de présentation de la carte nationale d’identité. Le chauffeur se fâche. « A l’agence, c’est bien écrit qu’on achète les tickets avec la carte. Vous avez fait comment pour acheter les vôtres ? », questionne-t-il, visiblement pressé. Pendant que la mère d’enfants compte sur sa nombreuse progéniture pour se tirer d’affaire, les deux jeunes, un garçon de 17 ans et sa soeur de 16 ans, donnent sans sourciller un billet de 1000F à l’inspecteur de police.

Devant d’autres personnes retenues pour le même motif, il les relaxe. Une fois revenus dans le car, le chauffeur démarre. Et la femme ? « Elle ne veut pas payer. Quand ils te prennent, tu dois donner au moins 1000F, explique-t-il. Or elle compte sur ses enfants. Même si on la laisse maintenant, elle va perdre parce qu’elle va payer de nouveau le transport ». Fiers d’eux, les adolescents se réjouissent alors de leur bonne connaissance des méthodes de fonctionnement du pays. La même scène se répètera deux heures de temps plus tard sur la colline de Bambui, sur l’axe Bamenda – Ndop.

Prison spéciale

Pour entrer et sortir de la ville de Dschang, il faut montrer patte blanche. Deux contrôles fixes mixtes y opèrent. Si les éléments affectés au contrôle au lieudit Johnny Baleng sont plus ou moins polis, ceux de Foreke ne badinent pas. Ils ont d’ailleurs transformé un bâtiment de couleur jaune qui se trouve sur le rebord de leur poste de contrôle en prison.

Ceux qui n’ont pas de carte d’identité y sont enfermés. Le 31 juillet 2014, M.S., étudiante en Master à l’Université de Dschang, s’est rendue dans son village à Nteingue, sous la falaise attenante de bonne heure, en oubliant de prendre ses pièces officielles. « Leur chef m’a dit que si je ne paie pas, ils vont me mettre en cellule. Or j’avais déjà appelé pour qu’on vienne me donner ma carte », témoigne-t-elle. Dans la pièce où ils l’ont enfermée, elle se retrouve avec trois autres personnes à qui on a exigé la même chose. « De temps à temps, ils ouvrent pour demander qui veut payer ».

Lorsque sa carte arrive, ils la confisquent et demandent 1000F de « frais de cellule ». Qu’elle a fini par payer avant d’être libérée. A divers postes de contrôle sur nos routes, de nombreux citoyens sont retenus chaque jour, pour n’avoir pas présenté la carte d’identité. De nombreux autres parce qu’ils traînent des récépissés qui datent de deux ans. Ne restent dans les mailles que ceux qui n’ont pas voulu négocier.

© Le Jour : F. K.

Centrafrique: la présidente a appelé à lutter contre les “fauteurs de troubles”

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La présidente de transition Catherine Samba Panza a appelé à lutter contre les “fauteurs de troubles” qui alimentent le “chaos sécuritaire” en Centrafrique, dénonçant les “extrémistes” partisans du “projet suicidaire” de la partition du pays.

Samba-Panza dans le Palais présidentiel“Nous devons tous (. . . ) apporter tout notre appui et notre collaboration aux forces internationales pour extirper de nos quartiers les fauteurs de troubles que nous connaissons tous et qui continuent à semer le désordre dans notre pays”, a déclaré mardi soir Mme Samba Panza, dans un discours à l’occasion de la fête nationale du 13 août marquant le 54è anniversaire de l’indépendance de la Centrafrique.

Cette ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka. Ceux-ci ont été évincés du pouvoir en janvier mais le pays reste déchiré par des affrontements entre milices à dominante chrétienne et musulmane malgré une intervention armée de la France et de pays africains.

“Tous les indicateurs de notre société sont aujourd’hui au rouge et expliquent à eux seuls la difficile transition politique dont j’ai la charge”, a-t-elle expliqué.

“Notre pays n’a pas les moyens de son indépendance et de sa souveraineté, par la propre faute de ses filles et ses fils. Tout comme les autorités de la transition n’ont pas les moyens de leur vision et de leur politique”, a-t-elle déploré: “le bilan de nos années d’indépendance ne nous fait pas honneur”.

Dans un “contexte de chaos sécuritaire qui perdure”, et face aux “graves menaces qui pèsent aujourd’hui sur le pays”, Mme Samba Panza a appelé ses concitoyens à “plus de vigilance contre toutes les manipulations qui s’organisent chaque jour pour déstabiliser les autorités de la transition”.

Suite à un fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville entre ex-rébellion Séléka et milices Anti-Balaka, la présidente de transition, arrivée au pouvoir en janvier 2014 avec le soutien de la communauté internationale, a nommé un nouveau Premier ministre en début de semaine afin de relancer la transition en panne.

 

Par: Jeune Afrique
 

Mali : trois jihadistes, dont un proche de l’émir d’Aqmi au Sahel, arrêtés par l’armée française

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Trois présumés jihadistes, dont un proche de Djamel Okacha, ont été arrêtés par l’armée française le 10 août près de Tombouctou.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/mali-djihadistes-arretes.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Trois Djihadistes arrêtés au Mali“Trois terroristes appartenant à Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique, NDLR) ont été arrêtés”, par des militaires de l’opération française Barkhane “au cours d’une opération le 10 août près de Tombouctou”, a déclaré mardi 12 août une source au sein de la communication de la force française.

Parmi eux figure un proche de l’Algérien Yahya Abou al-Hammam, chef d’Aqmi au Sahel. Plus connu sous le nom de Djamel Okacha, c’est un fidèle de l’émir d’Aqmi, Droukdel, depuis 1998.

“C’est la première prise depuis l’installation de l’opération Barkhane qui a pris la suite de Serval”, a souligné cette source, ajoutant que les trois suspects “formaient une cellule dans le secteur”.

Le ministère français de la Défense a confirmé que “trois hommes suspectés d’appartenir à Aqmi ont été arrêtés sans violences par les hommes de l’opération Barkhane”.
“Conformément aux accords en vigueur, ils seront remis aux autorités maliennes dès leur acheminement à Bamako”, a-t-on précisé.

De son côté, une source malienne a fait état de l’arrestation de “quatre” jihadistes présumés. “Quatre personnes considérées comme des jihadistes ont été arrêtées près de Tombouctou par les forces françaises au cours d’une opération militaire spectaculaire”, a indiqué une source sécuritaire malienne, évoquant l’engagement d’hélicoptères et un “travail de renseignement très efficace”.

“Nous nous attendons à recevoir des mains des Français ces terroristes”, a-t-elle ajouté sous le couvert de l’anonymat, précisant que parmi eux se trouvaient des Touareg.

Une source militaire proche de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a salué une “efficace opération française qui a permis de mettre la main sur des terroristes près de Tombouctou”.

L’opération française Serval a été remplacée en juillet par Barkhane, à vocation plus vaste et durable, sur l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.
Iyad Ag Ghali, demeuré silencieux depuis plus d’un an et demi, est apparu dans une vidéo diffusée récemment sur internet dans laquelle il appelle à combattre la France et ses alliés.

 

 

(Jeune Afrique avec AFP)

 

RCA: Pour le KNK, le nouveau Premier Ministre n’est pas un homme politique suffisamment averti

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Après la nomination du musulman Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre, qui a suscité une controverse qui est loin d’être retombée en RCA, un autre défi pourrait se présenter à Catherine Samba-Panza : celui de la formation du gouvernement. A ce sujet, le parti de l’ancien président François Bozizé, la Convergence nationale Kwa na Kwa, a fait une sortie dans laquelle il a exprimé une crainte et un souhait.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Nouveau-Premier-Ministre-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news
Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news

Le parti de Bozizé cache mal son intention d’être associé à la conduite des affaires de l’Etat

Par rapport à la crainte, le Kwa na Kwa a regretté que le nouveau Premier ministre ne soit pas un homme politique suffisamment averti pour apporter les réponses appropriées à la problématique centrafricaine qui, à ses yeux, a avant tout un caractère politique. Cet argumentaire pourrait ne pas résister à l’analyse pour les raisons suivantes : d’abord, l’on peut estimer que Mahamat Kamoun n’est pas politiquement vierge puisqu’il a exercé, de par le passé, des fonctions politiques au sein du cabinet de Michel Djotodia dont il était d’ailleurs le premier responsable. Avant même d’être nommé Premier ministre, il était conseiller spécial de Catherine Samba-Panza. Il est donc censé connaître la faune politique centrafricaine. Ensuite, même dans l’hypothèse où Mahamat Kamoun ne répondrait pas au profil d’homme politique tel que l’entend le parti de François Bozizé, l’on peut dire que ce handicap, si l’on peut l’appeler ainsi, pourrait être perçu comme un atout puisqu’il ne serait pas tenté de prêcher pour une chapelle politique en particulier.

A propos de l’appel à la formation d’un gouvernement inclusif par le parti de Bozizé, qui cache mal son intention d’être associé à la conduite des affaires de l’Etat, l’on peut comprendre la pertinence d’une telle formule dans le contexte de la RCA, marquée, on le sait, par une désunion prononcée de ses fils et filles. Même si la formation d’une telle mouture gouvernementale pourrait ne pas représenter d’emblée la panacée, la situation du pays commande de n’écarter aucune piste de sortie de crise. C’est l’éventualité d’un gouvernement d’exclusion qu’il faut plutôt redouter en RCA. C’est pourquoi le refus de la Séléka de prendre part au gouvernement en gestation peut être perçu comme une menace grave pour la cohésion nationale au pays de Barthélémy Boganda.

On a l’impression que les intérêts de la nation passent après les intérêts des individus

Dans l’intérêt supérieur du pays, ce parti doit, dans l’urgence, revoir sa copie pour donner une ultime chance à la paix. En tous les cas, les différents protagonistes de la crise centrafricaine ne doivent pas perdre de vue l’esprit de la feuille de route élaborée par les accords de Brazaville dont le maître-mot est la paix dans le cadre d’un Etat unitaire. De ce point de vue, l’on peut déjà se féliciter des négociations actuelles entre la Séléka et les anti-balaka, si tant est leur souci de fumer le calumet de la paix. Vivement alors que cette initiative permette aux Centrafricains de transcender les clivages communautaires et leurs ego pour se rassembler autour de l’essentiel, c’est-à-dire l’intérêt supérieur du pays. Cela dit, même dans l’hypothèse où tous les acteurs politiques seraient partants pour un gouvernement inclusif, l’on peut craindre que la répartition des portefeuilles ministériels ne constitue pour le nouveau Premier ministre, une véritable alchimie dont la mauvaise gestion pourrait donner le coup de grâce à un pays qui est déjà grabataire. Il va donc falloir dans la formation d’un éventuel gouvernement inclusif, que les Centrafricains privilégient le fond à la forme. Cela passe par un dépassement de soi et un patriotisme sans faille pour éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais, il faut avouer que cela ne sera pas chose aisée en RCA, puisque dans ce pays, l’on a l’impression que les intérêts supérieurs de la nation passent très loin après les intérêts des individus et que la chose la plus partagée est la mauvaise foi des acteurs politiques. C’est pourquoi l’on a envie de dire à Catherine Samba-Panza de nouer davantage le pagne, puisque ses compatriotes dorment sur le même lit mais sont loin d’avoir le même rêve : la Centrafrique d’abord.

 

Pousdem PICKOU pour lepays.bf

Centrafrique: quand s’arrêtera la descente aux enfers d’un Etat abonné aux coups d’Etat?

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Bangui- Sauve-qui-peut généralisé en République centrafricaine. La quasi-totalité de la communauté internationale tente tant bien que mal et à bras-le-corps aussi bien politiquement que militairement pour être au chevet d’un peuple meurtri et d’un pays, dont la situation chaotique frôle la catastrophe humanitaire à cause de guerres et de conflits fratricides récurrents que certains ont qualifiés de “génocide”.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Anti-Balaka-blessé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anti-Balaka
La situation de chaos qui règne, depuis belle lurette, sur pratiquement l’ensemble du territoire de la Centrafrique, suite aux combats acharnés, aux pillages et aux massacres, dont pâtissent particulièrement les populations civiles, livrés par les anti-Balaka, milices chrétiennes à l’encontre des ex-Séléka, d’obédience musulmane, depuis la chute du régime du président, François Bozizé, il y a plus d’un an, semblent désormais s’éterniser dans ce pays où, pourtant une lueur d’espoir se profile à l’horizon avec la nomination par la présidente par intérim d’un nouveau Premier ministre, aux termes de l’accord de cessez-le-feu, signé récemment à Brazzaville entre les belligérants.
En effet, le nouveau chef de l’Exécutif, Mahamat Kamoun, un Musulman nommé par la présidente Catherine Samba Panza, pour la première fois depuis l’indépendance du pays, a affirmé que sa priorité demeure, sans conteste, le rétablissement de la sécurité et la restauration de l’Etat.
“Mon travail portera sur quatre axes majeurs: la sécurité et la restauration de l’Etat, mais aussi les questions d’assistance humanitaire et les défis humanitaires”, a-t-il indiqué, faisant savoir, en outre, qu’il s’agit également de la réconciliation nationale, de la relance économique et des activités de l’administration, ainsi que de la préparation des élections générales, prévues en 2015.
Après un an de déchirement par des conflits interreligieux, la Centrafrique, pays dont l’histoire est émaillée par des coups d’Etat itératifs, semble encore loin, très loin, de venir à bout d’une situation désastreuse, après que les “libérateurs” ayant pourchassé l’ancien régime “dictatorial” se sont révélés les pires fossoyeurs d’un pays au bout du gouffre. Certains sont allés même à demander une partition de la Centrafrique en deux entités sur une base religieuse.
Chaque groupuscule voulant s’adjuger et s’accaparer la part du lion des énormes ressources minières,  diamantaires et pétrolières, dont regorge ce pays pauvre de l’Afrique centrale. La Centrafrique se trouve donc propulsée dans un engrenage où elle constitue actuellement un véritable volcan en ébullition et les populations civiles désarmées, en particulier les femmes et les enfants, prises en otage entre les feux nourris des belligérants. Les violences intercommunautaires ont fait des milliers de morts et ont jeté sur les routes des centaines de milliers de déplacés.
Malgré les moult appels au calme n’ayant jamais eu le moindre écho auprès des parties en conflit, les interventions militaires de la part de la France (Sangaris -2000 soldats sur place), le déploiement de la Mission internationale pour la sécurité en Centrafrique (Misca -6000 soldats), chapeautée par l’Union africaine (UA), et celle bientôt mandatée par les Nations unies, outre les soldats de la force européenne Eufor-RCA, les frères-ennemis centrafricains semblent, de plus en plus, s’éloigner de la voie de réconciliation et du dialogue sur la base des principes de cohabitation et de tolérance, comme ce fut la cas jadis, et non en vertu de deux doctrines qu’ils conçoivent à tort de diamétralement opposées: Christianisme et Islam.
Pourtant, si dorénavant rien n’est entrepris de manière ferme et rigoureuse par la communauté internationale, aux termes du principe “Assistance à pays en danger” en vue de juguler, voire mettre un terme définitivement à cette folie meurtrière qui risque d’embraser l’ensemble d’une région d’ores et déjà fragilisée par des conflits armés, la Centrafrique demeurera toujours une source d’instabilité et de prolifération de groupes armés, de terroristes et de toutes les formes d’insécurité, au moment où les peuples africains ont besoin, plus que jamais, à l’instar de leurs vis-à-vis sur la planète, de stabilité, du développement économique et du progrès.

  –Par Khalid BARKA, correspondant à Kinshasa de Maroc Express

Bambari: Le Chef d’État Major de l’ex Séléka et les Anti-Balaka se sont entretenus hier

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Sur initiative de l’ONG Pareto, les responsables des Anti-Balaka et ex Séléka de la ville de Bambari se sont rencontrés hier dans la matinée. L’information a été rapportée au RJDH par le responsable de l’ONG Pareto et confirmée par l’état-major de l’ex Séléka et les Anti-Balaka qui se disent favorables à cette idée pour laquelle ils ont préalablement et intérieurement œuvré.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Joseph-zindeko.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Joseph Zindeko, Chef d'État major de la Séléka
Joseph Zindeko, Chef d’État major de la Séléka

Les Anti-Balaka et les ex Séléka de la ville de Bambari ont pu finalement se rencontrer et discuter de la question de dialogue qu’ils entendent mener sous la houlette de l’ONG Pareto. La matinée du lundi 11 août a été marquée par une réunion qui les a mis tête-à-tête, en présence des membres de l’ONG Pareto. C’est au quartier Kidigra où sont basés les Anti-Balaka de Bambari que la rencontre a eu lieu.

Denis Kouyaté, président de l’ONG Pareto, médiateur entre les deux groupes belligérants, indique qu’il a fallu beaucoup d’efforts avant de parvenir à la rencontre entre les deux parties. «Après plusieurs jours de négociations et de navettes entre les deux entités, nous avons réussi discrètement à organiser une réunion entre l’Etat-major de l’ex Séléka conduit par le général Joseph Zoundéko et les Anti-Balaka basés de l’autre côté de la rive», a expliqué Denis Kouyaté.

«Le général de l’ex Séléka est donc allé vers les Anti-Balaka dans leur base et ensemble, nous avons posé les bases d’une future collaboration pour le retour de la paix. C’est la première du genre!», a-t-il poursuivi.

Pour Denis Kouyaté, la pacification de la ville de Bambari est le but poursuivi par cette médiation et d’autres réunions de ce genre sont prévues dans les jours à venir.

«Je confirme qu’hier nous avons rencontré nos frères Anti-Balaka pour discuter des problèmes de paix. Je ne peux pas vous livrer tous les détails de cette rencontre maintenant. La RCA a beaucoup d’ennemis de la paix; je préfère les garder. Mais c’est une initiative pour laquelle moi et mes éléments avons toujours contribué», a expliqué le général Joseph Zoundéko de l’ex Séléka, joint par le RJDH.

C’est une réaction similaire enregistrée du côté des Anti-Balaka. Pour leur Comzone (Commandant de Zone) de cette milice, la réunion avec les ex Séléka a bel et bien eu lieu. «Nous nous sommes convenus de laisser les éléments du camp adverse traverser librement la rive. Nous pourrons à notre tour traverser sans entrave la rive Ouaka ».

Tout en refusant de révéler son identité, ce responsable de la milice Anti-Balaka de Bambari trouve que le travail de la médiation pourra porter ses fruits dans les jours à venir.

La médiation menée par l’ONG Pareto succède à celle initiée à Bangui avant le forum de Brazzaville, entre les coordinations politiques de ces deux mouvements.

Par: RJDH

Mise au point du Collectif « Touche pas à ma Constitution »

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lOGO-tOUCHE-pAS-À-MA-CONSTITUTION-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique

  

Républicains d’appartenance que nous sommes et selon le fonctionnement de la tradition étatique, le Collectif  “Touche pas à ma Constitution” membre actif de la société civile a adressé au nouveau Premier ministre une lettre de félicitation avec des fortes recommandations, qui sont en parfaite harmonie avec la vision de notre mouvement suite à sa nomination.

A l’issue de cette lettre, nous constatons que certaines personnes en font une mauvaise interprétation et veulent saisir pour faire des campagnes de dénigrement vis- à -vis de cette Association citoyenne qui a toujours dénoncé avec force les différentes violations des droits humains.

Le Collectif, étant une structure des républicains se donne encore la peine de préciser ce qui suit :

Que la lettre transmise au nouveau Premier ministre est une question de civilité.

Le Collectif, n’a jamais désisté devant sa noble mission qui consiste de défendre les droits humains et les règles de la bonne gouvernance en transmettant cette lettre de félicitation et des recommandations.

Le Collectif, réitère auprès du nouveau Premier ministre d’inscrire impérativement dans son agenda politique la lutte contre l’impunité, la restauration rapide de la sécurité, l’unité nationale, la paix, l’organisation des élections crédibles, libres transparentes, et démocratiques et que la formation de son gouvernement puisse découdre avec les injustices.

Le Collectif, martèle par la fin qu’il dénoncera toutes formes de violations des droits humains autant que cela va continuer.

 

Fait à Paris, 12.08. 2014

Le Coordonnateur Général du Collectif,

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Ampliation :

La presse

 

 

 

RCA: l’aide humanitaire, un des premiers défis du futur gouvernement

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République centrafricaine

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Musulmans-Centrafricains.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des femmes déplacées de Bangui et qui se trouvent à Bambari (centre du pays), le 16 juin 2014. REUTERS/Goran Tomasevic
Des femmes déplacées de Bangui et qui se trouvent à Bambari (centre du pays), le 16 juin 2014. REUTERS/Goran Tomasevic

La Centrafrique est toujours dans l’attente de son prochain gouvernement. Une fois les tractations terminées, l’un des premiers défis pour la nouvelle équipe gouvernementale sera sans aucun doute la question humanitaire. Par rapport au mois de janvier, le nombre des déplacés est en baisse, mais la situation est encore critique pour des milliers de personnes.

Les déplacés sont moins nombreux qu’il y a six mois. Au mois de janvier, ils représentaient en effet environ un quart de la population, soit un million de personnes. Aujourd’hui, les déplacés sont moitié moins mais sont, tout de même, environ 500 000 à vivre parfois dans la brousse sans aucune aide humanitaire, sans abri et souvent sans nourriture. Beaucoup d’autres vivent dans des camps, dans la précarité et l’insécurité.

« La situation, en ce moment, ici, pour les déplacés est très critique car nous n’avons pas de bons abris. Nous avons des problèmes concernant la nourriture, les soins et puis la vie coûte cher. Il y a aussi les problèmes de sécurité. Des gens viennent, il y a des coups de feu partout ; les gens fuient et à l’heure actuelle, il y a encore des gens dans la brousse », raconte un déplacé d’un camp de Bambari,

« Pour partir d’ici et aller en ville, il y a les Seleka qui sont cachés de l’autre côté. Si tu sors, ils te prennent et ils te tuent. Ils ne peuvent pas te laisser. On ne peut pas bouger. On reste toujours ici. Il n’y a pas de paix, pas de cessez-le-feu… ils continuent toujours avec le feu », indique un autre.

Les réfugiés partis à l’étranger

En Centrafrique, il y a les déplacés mais il y a aussi les milliers de réfugiés centrafricains partis à l’étranger, et notamment au Cameroun et au Tchad. Les humanitaires estiment que 400 000 Centrafricains sont toujours refugiés à l’étranger. La plupart sont des musulmans qui ont fui les violences de décembre et de janvier. Cependant, depuis quelques semaines, la sécurité s’améliore à Bangui. Les accords de paix – signés fin juillet entre anti-balaka et Seleka – commencent à rassurer. Du coup, certains musulmans commencent doucement à rentrer chez eux. A Bangui, le quartier PK5 s’était vidé de ses habitants. Aujourd’hui certains musulmans commencent à revenir. RFI a rencontré l’un d’eux.

« Je m’appelle Adam Oussilla, ancien député du 3ème arrondissement, ancien garagiste qui est sorti, comme réfugié, au Cameroun. Je suis revenu pour contribuer à l’édification de la paix dans mon pays. Ma maison a été détruite ; on nous a évacués et nous sommes partis parce que nous avons été attaqués. Ici, au PK5, la vie reprend. Depuis que je suis arrivé, je me sens en sécurité chez moi. Revenez à Bangui, revenez en RCA. C’est votre pays. Et que la paix revienne car après la guerre… après la pluie vient le beau temps », espère-t-il.

Encourager le retour des réfugiés

Pour les agences humanitaires, c’est ce genre de retour comme celui de Adam Oussilla qu’il faut encourager et inciter. Même si ce n’est encore qu’un début et malgré les violences sporadiques, les déplacés et les réfugiés commencent à revenir. Cependant, beaucoup hésitent encore en raison de l’insécurité qui persiste.

« Cette sécurité reste extrêmement précaire. Il y a d’énormes efforts qui sont faits mais comme nous le savons, la sécurité, ce ne sont pas uniquement des éléments armés pour sécuriser la population et les forces internationales qui sont aussi présentes. Cela dépend également d’une certaine cohésion entre les communautés, d’un respect des autres groupes armés par rapport aux populations civiles, de toute l’administration qui doit se remettre en place, de la gendarmerie et de la police qui doivent lutter contre l’impunité. Par conséquent, la sécurité est vraiment un rassemblement des différents projets extrêmement importants qui pourront ramener cette sécurité », déclare Claire Bourgeois, coordinatrice humanitaire principal de l’ONU en RCA.

Cette sécurité-là, c’est l’un des principaux enjeux pour le nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun, qui va devoir faire appliquer les accord de paix de Brazzaville. Ces accord sont violés presque tous les jours hors de la capitale et sont toujours rejetés par l’Etat major Seleka. La semaine dernière, dans la ville de Batangafo, au nord de Bangui, les affrontements entre Seleka et force française Sangaris ont fait une soixantaine de morts du côté de l’ex-rébellion.

 

 

Par: RFI

RCA: l’AFDT prend acte de la nomination du nouveau PM Mahamat kamoun

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ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’Alliance des Forces Démocratique pour la Transition (AFDT) s’est inscrite dans une dynamique de dialogue républicain en vue de la réussite de la transition en cours et du retour de la paix de la sécurité et de la concorde nationale.

Cette recherche constante du dialogue se fonde sur l’impérieuse nécessité d’une transition consensuelle, gage d’une véritable réconciliation nationale dans la justice.

L’AFDT a suivi, le dimanche 10 Aout 2014, la nomination du nouveau Premier Ministre de la transition en la personne de Monsieur Mahamat Kamoun, ancien Conseiller Spécial à la Présidence de la République et en prend acte.

Toutefois, l’AFDT estime que dans la situation actuelle de notre pays où les tensions sont vives et les positions tranchées, la recherche absolue du consensus, conformément à l’esprit de la transition en cours, devrait prévaloir en dépit des difficultés objectives, dans la désignation d’un Premier Ministre ou d’un Gouvernement. .

En conséquence, l’AFDT souhaite que la mise en place du prochain Gouvernement soit momentanément suspendue et qu’entretemps, les autorités de la transition saisissent de manière diligente la médiation internationale afin qu’elle s’implique sans délai dans la décrispation de la situation politique afin d’éviter à notre pays le risque d’un blocage institutionnel inutile, eu égard au refus de certaines entités de participer au prochain Gouvernement.

 

 Fait à bangui le 12 Aout 2014

Le Président de la Conférence des Présidents

Pr. Joachim SIOKE RAINALDY

RCA: l’UE va envoyer une aide humanitaire

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La Commission européenne va envoyer samedi 37 tonnes d’aide médicale d’urgence en République centrafricaine (RCA), a annoncé aujourd’hui la commissaire chargée de l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/europe-union-européenne-commission-drapeau.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau de l'Union EuropéenneCette nouvelle opération vient s’ajouter à un pont humanitaire aérien assuré par l’UE entre Bangui et Douala (Cameroun). “Une catastrophe humanitaire est en train de se dérouler sous nos yeux en République centrafricaine. La population entière est touchée et rien qu’à Bangui, le nombre de personnes déplacées a augmenté de 130.000 en l’espace de seulement quelques jours. Nous devons leur faire parvenir de l’aide maintenant”, a dit Kristalina Georgieva. “La communauté internationale, menée par la France, se mobilise pour faire face à la spirale de violence qui est à l’origine du drame humanitaire. Du point de vue humanitaire, nous avons deux priorités immédiates : mobiliser autant d’assistance que possible et la faire parvenir aux personnes qui en ont besoin”, a-t-elle ajouté.

Trois organisations humanitaires non-gouvernementales, Médecins du Monde (MDM) et les sections française et néerlandaise de Médecins Sans Frontières (MSF), participent au transport aérien. L’aide d’urgence transportée par avion est composée principalement de médicaments.

Ce pont aérien depuis l’Europe intervient quelques jours après l’ouverture d’une ligne Douala-Bangui par le service de transport aérien humanitaire de l’UE. Cette ligne entre le Cameroun et la Centrafrique effectue des rotations quotidiennes permettant d’acheminer des biens humanitaires ainsi que du personnel dans le pays.

La Situation en République centrafricaine se détériore rapidement. Plus de 530.000 personnes sont déplacées dans le pays, 10% de la population totale a fui et 2,3 millions de personnes ont besoin d’une assistance immédiate.

Au cours des cinq dernières années, la Commission européenne a été l’un des principaux bailleurs de fonds du pays, avec depuis le début de l’année une contribution à hauteur de 20,5 millions d’euros.

 

 

Le Figaro avec AFP

Centrafrique : les anti-Balakas prêts à participer au nouveau gouvernement de Mahamat Kamoun

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La milice anti-Balaka s’est déclaré mardi prête à participer au futur gouvernement d’union, au moment où son principal adversaire, l’ex-alliance rebelle de la Séléka maintient son boycott au motif de violation du consensus obtenu lors de l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo) à travers la nomination de Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Chef-balaka.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui
Les Anti-Balaka de Boy-Rabe de Bangui

“Nous sommes tous les fils du pays. Si on nous appelle, nous serons prêts à servir notre pays. On ne peut pas faire la politique de la chaise vide”, a déclaré à Xinhua au téléphone Emotion Brice Namsio, porte-parole des anti-Balakas (anti- machettes), constellation de groupes dits d’autodéfense favorables à l’ex-président François Bozizé renversé en mars 2013 par la Séléka.

A l’origine de l’enlisement de la crise sécuritaire et humanitaire qui secoue la République centrafricaine (RCA) depuis fin 2013 suite à l’offensive de la Séléka contre le pouvoir de Bozizé, les deux organisations sont signataires du cessez-le-feu conclu le 23 juillet dans la capitale congolaise sous l’égide du président congolais, médiateur de la crise au nom de ses pairs d’Afrique centrale.

Avant cette étape, un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu fin juin à Malabo ( Guinée équatoriale) en marge du récent sommet de l’Union africaine (UA), avait donné son feu vert à la présidente de transition Catherine Samba-Panza pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale en remplacement de celui d’André Nzapayéké, nommé fin janvier.

Ex-directeur de cabinet dans le pouvoir de Michel Djotodia, leader de l’ex-Séléka, Mahamat Kamoun, 52 ans, a été désigné dimanche pour prendre la place du remplaçant de Nicolas Tiangaye, premier chef de ce gouvernement de transition centrafricain.

Pour le porte-parole des anti-Balakas, le nouveau Premier ministre qui avant cette date était ministre d’Etat, conseiller spécial à la présidence, “est un fils du pays, un Centrafricain pur sang. Le peuple centrafricain a trop souffert. C’est notre pays, l’heure n’est plus aux combats, aux violences.”

Dans le camp des ex-rebelles, la nomination de Mahamat Kamoun, pourtant présenté comme issu de leurs rangs, n’est en revanche pas bien accueillie. Les ex-forts de Bangui accusent la présidente de transition d’avoir bafoué le consensus résultant de l’accord de Brazzaville en les excluant des consultations annoncées en grande pompe la semaine dernière pour opérer ce choix.

“Nous ne participerons pas au gouvernement. C’est la conséquence d’un manque de consensus. Depuis le 24 mars 2013, ce pays a toujours fonctionné sur la base de consensus et de compromis politiques. Ce n’est pas aujourd’hui que la chef de l’Etat doit violer tout ça”, a observé le général Mohamed Moussa Dhaffane, porte-parole de l’ex-rébellion joint lui aussi à Bangui mardi.

Dès le lendemain l’annonce de la démission d’André Nzapayéké le 5 août, la présidence a informé le peuple centrafricain de la tenue pendant trois jours au Palais de la renaissance de consultations inclusives entre Catherine Samba-Panza et les différentes sensibilités sociopolitiques nationales incluant les ex-Séléka et les anti-Balakas.

Le général assure cependant que “nous n’avons pas été consultés. Nous étions disposés à le faire, mais nous n’avons pas reçu d’invitation. Nous avons entendu seulement à la radio qu’elle (la présidente de transition) va consulter les anti-Balakas, la Séléka, ceci, cela. Nous sommes surpris d’avoir été exclus du processus, puisque depuis qu’elle a été désignée par le CNT (Conseil national de transition, Parlement provisoire), nous lui apportons tout le soutien nécessaire.”

“Nous n’avons pas envoyé de propositions ni de ministrables, ni de Premier ministrable. C’est très regrettable. Or, nous sommes signataires de l’accord de Brazzaville. Nous sommes un acteur qu’on ne peut pas contourner”, a poursuivi le dirigeant rebelle.

Selon le programme officiel, Mahamat Kamoun prend ses fonctions ce mardi à Bangui. En vertu d’un, d’après certaines sources, schéma prescrit par la communauté internationale dans un souci de satisfaire les préoccupations des différents acteurs sociopolitiques centrafricains, il est censé former un gouvernement de 25 ministres, contre 20 pour le précédent.

Alors que le principal enjeu défi aujourd’hui reste de faire baisser les tensions pour sortir de la crise, la RCA peut-elle se permettre d’avoir une équipe gouvernementale dont sont inclus les ex-rebelles de la Séléka ? “Les choses iront très vite” pour la formation du cabinet Kamoun, a toutefois indiqué à Xinhua le porte- parole de la présidence Anicet Guiyama

Mazogo. F pour  Agence de presse Xinhua

RCA: Discours de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance nationale

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Demain 13 Août 2014, notre pays célébrera le 54e anniversaire de son accession à l’indépendance politique et à la reconnaissance internationale. D’  OUBANGUI-CHARI, ancienne colonie française de   l’A.E.F, notre pays devenait République Centrafricaine, à l’instar de nombreuses ex-colonies françaises  d’Afrique.
Le 13 août est de ce fait un grand jour pour tous les Centrafricains en tant que jour de ce passage historique de l’état d’un pays colonisé à un Etat indépendant. En tant que tel, il est le jour de la fierté d’un peuple qui s’est battu pour s’affranchir de la domination et de la servitude qui lui avaient été infligées pendant des siècles.
Nous nous souviendrons en effet qu’il a fallu la lutte héroïque et patriotique de figures emblématiques telles que  KARINOU, BARAM-BAKIE, Barthélemy BOGANDA et ABEL GOUMBA pour que nous puissions accéder à  cette émancipation historique.  Le 13 Août 1960 était donc l’aboutissement de la lutte de tout un peuple qui aspirait légitimement à la liberté, à la dignité et à la reconnaissance internationale.
Demain sera donc un grand jour pour l’ensemble du peuple Centrafricain, pour sa jeunesse, pour ses femmes et pour ses travailleurs dont les ancêtres se sont montrés à la hauteur de la mission historique qui était la leur, celle de sortir le pays d’une longue nuit de torpeur, de violations et d’exploitations éhontées.
Parmi les pionniers de cette lutte du peuple Centrafricain, demain nous nous souviendrons tout particulièrement du  feu Président David DACKO qui,  du haut de sa jeunesse (à peine 29ans), a eu la lourde responsabilité de recevoir des mains de la France le transfert de l’ensemble des pouvoirs régaliens d’un ETAT souverain et qui a impulsé le processus de construction d’une véritable République Centrafricaine indépendante. La tâche ne fut pas aisée, mais la Proclamation de l’Indépendance nationale fut à tous égards l’annonce d’un nouveau départ pour la République Centrafricaine.
C’est hommage au Président David DACKO est justifié dans la mesure où la prospérité de notre pays dans les années 60, 70, voire 80 ne s’expliquait que par la politique de rassemblement et de paix qu’il a pratiquée. A contrario, quand les dirigeants qui lui ont succédé se sont détournés de cette politique, notre pays a connu cette véritable descente aux enfers dont nous tentons péniblement de nous relever depuis lors.
Notre pays, naguère respecté de tous et qui connaissait un rayonnement international appréciable, a amorcé en l’espace de trois décennies infernales, une véritable descente aux enfers.
Ainsi, depuis environ trente ans, l’histoire de notre pays est ponctuée de turbulences récurrentes, marquées par les Coups d’Etat militaires, les grèves sociales à répétition, les mutineries d’une Partie des Forces armées Centrafricaines qui vont culminer depuis 2003 dans un cycle sans fin de rebellions armées. Ces rebellions à répétition ont engendré à leur tour un chaos indescriptible tant sur le plan Politique, sécuritaire, humanitaire qu’économique.
Mes chers compatriotes,
Comparativement aux autres pays qui ont accédé à l’indépendance au même moment que nous, le bilan de nos années d’Indépendance ne nous fait pas par honneur. Il ne fait en tout cas pas honneur aux successeurs des pères de l’indépendance qui sont certainement comptables des errements qui ont conduit aux graves menaces qui pèsent aujourd’hui sur le pays, sur son indépendance et sur l’intégrité de son territoire dont les frontières ont été héritées de la colonisation.
La pire de ces menaces est la menace de partition de la République Centrafricaine agitée par des extrémistes en mal de pouvoir. A juste titre, cette menace a été considérée par le Forum de Brazzaville comme un projet suicidaire. Elle est considérée par la majorité des centrafricains comme une imposture politique à l’égard des valeurs sacrées d’unité et de dignité léguées par le Président Fondateur, Barthélémy BOGANDA
Au regard de cette menace, tous les Centrafricains devraient aujourd’hui s’engager à combattre farouchement ce projet funeste pour ne pas que  le sacrifice suprême de BOGANDA ne soit pas vain.  Je note d’ailleurs que ce projet réveille déjà le patriotisme Centrafricain et je ne doute pas que ce 13 Août 2014 va raffermir ce sentiment d’appartenir à une Nation, à un pays uni et indivisible.
Au moment où nous célébrons le 54ème anniversaire de l’Indépendance de notre beau pays, la situation de la République Centrafricaine reste marquée par des tensions sécuritaire, politique et social perceptibles.
Tous les indicateurs de notre société sont aujourd’hui au rouge et expliquent à eux seuls la difficile transition politique dont j’ai la charge.
La République Centrafricaine notre pays n’a pas les moyens de son indépendance et de sa souveraineté, par la propre faute des ses filles et de ses fils. Tout comme les Autorités de la Transition n’ont pas les moyens de leur vision et de leur politique. Le gouvernement de transition n’a pas non plus les coudées franches pour porter la Feuille de Route qui justifie son existence et sa mission.
Mes chers compatriotes,
Je me suis personnellement investie pour que le Forum de Brazzaville se tienne parce qu’il nous fallait absolument cet Accord  de cessation des hostilités qui est la première étape d’une nouvelle dynamique de la Transition qui devrait déboucher sur les consultations populaires et le dialogue national au sommet à Bangui. Le Forum de Brazzaville doit être le point de départ d’une nouvelle ère de notre pays à la recherche d’un nouveau souffle et d’une nouvelle âme pour sa refondation sur de nouvelles bases. Le Forum de Brazzaville a en effet permis d’obtenir l’adhésion de toutes les forces vives de la Nation à une dynamique de Dialogue, de consensus, de Paix et de Réconciliation Nationale.
Dans le respect des engagements pris à Brazzaville et afin d’impulser effectivement cette nouvelle dynamique, j’ai demandé et obtenu la démission du Premier Ministre et de son  gouvernement pour permettre la mise en place d’une équipe plus étoffée, plus large, tenant compte de mes propres engagements, des critères de compétence, d’intégrité, de représentativité régionale, d’inclusion de toutes les sensibilités politiques y compris des représentants crédibles des groupes armés.
Je voudrais ici louer le patriotisme et le courage du Premier Ministre sortant, André Nzapayéké, qui n’a pas démérité et qui a su  percevoir l’enjeu  de la situation et a accepté de démissionner dans l’intérêt supérieur de la Nation. Il était en effet impérieux d’opérer ce changement afin de prendre en compte les attentes légitimes de nos Forces Vives.
La prochaine étape après la nomination du Premier Ministre est la formation du Gouvernement. Dans l’esprit du forum de Brazzaville, je veillerai personnellement   que le futur gouvernement résulte d’un jeu d’équilibre entre toutes les sensibilités mais qui ne transige pas sur les critères d’intégrité et de moralité. Car je ne dirai jamais assez qu’il n’y aurait jamais de prime à l’impunité sous mon mandat.
Mes chers compatriotes,
Profitant de cette occasion, je voudrais vous inviter à plus de responsabilité et de maturité dans le contexte actuel où les défis à relever sont encore nombreux. Je voudrais surtout vous inviter à plus de vigilance compte tenu de toutes les manipulations qui s’organisent chaque jour pour déstabiliser les Autorités de la Transition et mettre à mal ce qui reste encore de notre indépendance nationale.
Dans le contexte de chaos sécuritaire qui perdure et qui fragilise chaque jour le pays que les BOGANDA et DACKO nous ont légué, nous devons sans doute aujourd’hui avoir  le courage de nous interroger sur notre propre vision de l’Indépendance et de la souveraineté nationale malmenées par nos propres turpitudes.
Tous ensembles posons-nous ces questions fondamentales:

  • Quelle Indépendance et quelle souveraineté avec des institutions qui vacillent au gré des rebellions armées et des affrontements inter communautaires ?
  • Quelle Indépendance et quelle souveraineté avec une économie exsangue et des richesses nationales livrées au pillage et à la contre bande organisés ?
  • Quelle Indépendance et quelle souveraineté dans un pays dont l’image s’est ternie à cause de notre génie légendaire de destruction massive et systématique ?
  • Quelle indépendance et quelle souveraineté dans un pays pratiquement sous –tutelle et tenue à bout de bras par la Communauté Internationale?

Puisque le 13 Août est aussi un jour de méditation, je vous invite à méditer ces questions dont dépendent notre avenir commun       et surtout la survie de notre Nation. Pour ma part, je dirai simplement que           toute indépendance se consolide et se fortifie au fil de l’histoire par des actes politiques positifs et courageux qui impliquent le respect sans faille des valeurs de la République et principalement les valeurs d’Unité, de Travail et de Dignité soutenues par celles de Liberté, de Démocratie, d’Egalité, de Fraternité et de Respect des règles de la République.

Mes chers compatriotes,

L’Indépendance politique dont nous nous targuons aujourd’hui doit être avant tout une attitude, un comportement patriotique et nationaliste, le rejet de la facilité et de l’assistanat. L’indépendance, c’est aussi un acte politique et éthique qui exige le respect des engagements pris soi-même, envers sa communauté et envers la  communauté internationale.

Pour que notre indépendance soit une réalité, nous devons sans relâche nous investir, nous impliquer dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos localités, dans nos villages et dans nos villes pour ramener la paix. Nous devons apporter tout le soutien nécessaire aux forces internationales venues nous aider dans notre quête de paix. Nous devons tous, hommes, femmes et jeunes de Centrafrique apporter notre appui et notre collaboration aux forces de la Misca, de la Sangaris, de l’Eufor et très bientôt de la Minusca pour extirper de nos quartiers les fauteurs de troubles que nous connaissons tous et qui continuent à semer le désordre dans notre pays.
Enfin, l’indépendance un acte de Renaissance Nationale.

C’est pourquoi, je réitère mon attachement indéfectible à l’Unité de la République Centrafricaine, une et indivisible, au Travail dans l’Unité, à la compréhension mutuelle, au dialogue, à la tolérance, à la laïcité, au respect mutuel, à la solidarité, à l’honnêteté et à la défense de l’intérêt général.
Je m’engage à être la garante de toutes ces valeurs positives dans notre pays pour qu’elles nous aident à nous développer comme les autres pays du monde. J’appelle encore solennellement tous mes compatriotes à s’unir à moi ainsi qu’à toutes les Autorités de la Transition pour pousser la machine de la paix et de la Réconciliation nationale, seule planche de salut actuelle de la République Centrafricaine.

Vive la République

 

 

 

Par Écho de Centrafrique

Centrafrique : Passation de pouvoir cet après-midi entre l’Ancien et le Nouveau PM à Bangui

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Deux jours après sa nomination dimanche à Bangui par la présidente de transition Catherine Samba-Panza, l’ex-directeur de cabinet de Michel Djotodia, Mahamat Kamoun, prendra ses fonctions mardi après-midi comme troisième Premier ministre du gouvernement d’union nationale depuis le début de la crise centrafricaine survenue fin 2012.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Nouveau-Premier-Ministre-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news
Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news

“Le nouveau Premier ministre prend fonction cet après-midi, vers 14 h ou 15 h (locales, entre 13 h et 14 h GMT)”, a communiqué le porte-parole de la présidence Anicet Guiyama Mazogo joint mardi matin à Bangui par Xinhua.

Ministre d’Etat, conseiller spécial à la présidence depuis l’élection en janvier de Samba-Panza aux fonctions de chef de l’Etat par intérim lors d’un vote du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire en place depuis juin 2013 après la prise du pouvoir de Djotodia trois mois auparavant), Mahamat Kamoun, 52 ans, est un Centrafricain originaire du Nord et d’obédience musulmane.

Ce choix, à en croire certaines indiscrétions, obéit à un schéma de la communauté internationale suggérant que, par souci d’équilibre sociologique, une personnalité remplissant ces deux critères soit désignée à la suite d’André Nzapayéké, contraint à la démission par l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Cong), la présidente de transition étant une chrétienne du Sud du pays.

Aussitôt nommé, le nouveau chef du gouvernement a fixé ses priorités, au nombre de cinq, dans un entretien à Xinhua : restauration de la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire centrafricain, réconciliation nationale, redéploiement de l’administration dans tout le pays, relance de l’économie nationale et préparation des futures élections générales.

Accusé d’appartenir à l’ex-rébellion de la Séléka qui avait porté son leader Michel Djotodia au pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui, sa nomination est cependant contestée par une partie de l’opinion publique centrafricaine. Par exemple, Gervais Lakosso, coordonnateur de la société civile, a émis des doutes sur sa neutralité et son impartialité à rassembler, comme il l’a lui-même promis, ses concitoyens.

Curieusement, les ex-rebelles de la Séléka ont eux-mêmes aussi rejeté cette nomination, menaçant de ne pas participer à son cabinet censé comporter 25 membres contre 20 pour le précédent, une équipe qui ne tardera pas à être dévoilée après la cérémonie de prise de fonctions de ce mardi. “Les choses vont aller vite, mais je ne vous dis pas quand”, a assuré le porte-parole de la présidence.

Mahamat Kamoun est un haut fonctionnaire centrafricain qui a par le passé exercé les fonctions de directeur général du budget puis du trésor, et aussi d’inspecteur central du ministère des Finances.

Par: Xinhua

Bangui: Est-il nécessaire d’élargir le CNT aux Anti-Balaka?

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La question a été évoquée lors de la 5ème session extraordinaire du Conseil National de Transition (CNT) dont les travaux se sont achevés le 07 août 2014 dernier

 

Le compte rendu du Conseiller National, Représentant élu de la Diaspora au CNT-Zone Europe

Les lampions se sont éteints sur la 5ème session extraordinaire du Conseil National de Transition (CNT) le jeudi 07 août 2014. Convoquée au lendemain du Forum de Brazzaville le 1er août 2014, l’ordre du jour de cette session s’est articulé en trois points.

Et que faut-il en retenir?
La restitution du Forum de Brazzaville par la délégation du CNT à cette rencontre aux Conseillers Nationaux a constitué la première partie des travaux, centrée essentiellement sur l’accord de cessation des hostilités. Car il n’y a pas eu d’accord, à Brazzaville, sur les deux ateliers de travail sur le Désarmement-Démobilisation-Reconversion (DDR) et les questions politiques pour lesquels les débats devraient, en toute logique, se faire sur le territoire national.

Il convient de préciser que le processus politique devant conduire au retour de la paix a commencé par cette première étape qu’est le Forum de Brazzaville. La deuxième étape va être les consultations populaires pour culminer en une troisième phase qui sera le Forum de réconciliation nationale et de reconstruction.

Le mercredi 06 août 2014, la perspective de la démission du Premier Ministre et de son Gouvernement n’a pas permis l’examen du second point de l’ordre du jour de la 5ème session extraordinaire, à savoir, l’évaluation de la mise en œuvre de la Feuille de route.

L’éventualité de l’élargissement du Conseil National de Transition (CNT) aux Anti-Balaka, bien qu’il ne soit pas évoqué à Brazzaville, est une nécessité dans le nouveau contexte politique. Ce qui implique une relecture de la Charte Constitutionnelle, en son article 50. A terme, le Conseil National de Transition comptera 150 membres, au lieu de 135 aujourd’hui, avec 15 Représentants Séléka et 15 Représentants Anti-Balaka. Les débats à ce sujet sont ainsi lancés et ce troisième point de l’ordre du jour n’a pu être débattu en plénière lors de cette session.

Fait à Bangui, le 08 août 2014

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Souroungba-CNT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Surungba CNT

Clotaire SAULET-SURUNGBA
Conseiller National
Représentant élu de la Diaspora au CNT-Zone Europe
Contact : clotairesaulet3@gmail.com

Nouveau PM centrafricain: “La nouvelle équipe gouvernementale sera plus diversifiée”

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“Nous savons aussi que les Forces armées centrafricaines dans leur situation actuelle posent un certain nombre de problèmes ” (le nouveau PM Mahamat Kamoun)

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Mahamat Kamoun – Nouveau Premier Ministre

La nouvelle équipe gouvernementale sera “plus large et davantage diversifiée”, a annoncé le nouveau Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun.

Ladite formation comptera, a ajouté M.Kamoun, plus de 20 membres (nombre de l’ancienne équipe), sans toutefois donner plus de détails concernant les sensibilités des composantes de cette équipe.

C’était lors de sa première sortie médiatique, lundi soir sur les ondes de la radio nationale centrafricaine, que le nouveau  PM, nommé dimanche, a annoncé les priorités du gouvernement.

Dans ce sens, il a indiqué que la restauration des forces de défense et de sécurité centrafricaines reste « la priorité des priorités ». Lesquelles priorités demeurent, selon lui, les mêmes, notamment « l’application de la feuille de route de la transition qui a été tracée à Ndjamena par le sommet des chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (EEAC), validée par l’ensemble de la communauté internationale ».

Revenant sur l’essentiel de cette feuille de route, il a insisté sur quatre axes prioritaires, à savoir la sécurité du pays et des citoyens, la restauration de l’autorité de l’Etat, l’assistance humanitaire, la réconciliation nationale, la relance des activités économiques et la préparation des élections.

« Jusqu’ici, le gouvernement (de transition) a travaillé dans ce sens, notre tâche sera donc de poursuivre les actions. Dans l’immédiat, notre objectif est de former une nouvelle équipe gouvernementale plus large et davantage diversifiée. »

Le nouveau Premier ministre a, par la même occasion, rappelé que la RCA  est sous embargo et sous mandat du chapitre 7 des Nations unies stipulant  que le pays « ne peut pas armer ses forces de défense et de sécurité ».

Le nouveau PM centrafricain Mhamat Kamoun a été nommé dimanche par la présidente de transition Catherine Samba Panza après avoir la démission d’André Nzapayeké le 5 août (nommé le 25 janvier dernier).

Cette nouvelle nomination est intervenue peu après  la rencontre de Brazzaville le 23 juillet, à ‘issue de laquelle les parties adverses : séléka (milices de confession musulmane) et anti-balaka (milices de confession chrétinne) ont convenu, entre autres,  de cesser les hostilités, de favoriser la restitution de l’autorité de l’Etat et de respecter les vies humaines, sous l’égide de la présidente Samba Panza et de certains médiateurs africains et internationaux.

La RCA traverse depuis  décembre 2013 une crise sécuritaire, occasionnée par un conflit intercommunautaire opposant séléka et anti-balaka et ayant obligé les premiers à quitter leur pays vers certains pays voisins.

 

 

AA/ Bangui/ Sylvestre Krock

RCA: la traque des pasteurs nomades musulmans provoque une pénurie de viande à Bangui

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La viande bovine très prisée par les Centrafricains, manque désormais les assiettes à Bangui, sur fond de la crise politique et intercommunautaire.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/mbororo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des éleveurs Mbororo. Photo TeseumLes proximités des commerces de boissons et autres lieux de loisirs locaux n’offrent plus l’odeur alléchante des méchouis de viande de bœuf, car les « chouiateries » (nom des points de grillades de la viande de bœuf présentée en petits morceaux et mangée debout, pimentée avec du bâton de manioc) se comptent désormais sur les doigts de la main.

Sur le marché, les ménages se plaingnent: « on ne peut plus manger à notre faim dans ce pays », déplore  Dayo Marlène rencontrée devant boucherie, au marché central de Bangui. ” Le kilogramme de viande qui se vendait à 1000 Francs Cfa (2 usd) s’achète aujourd’hui au triple de son prix”, s’énerve-t-elle.

« L’alternative, c’est de changer d’habitudes alimentaires. Voilà  ce que j’ai fait pour m’arranger. Beaucoup de légumes, de poissons et poulets congelés… L’essentiel c’est que les enfants trouvent à manger», note pour sa part Rose Mandiobé, qui arrive à composer avec cette pénurie.

Depuis quelques temps, la pénurie de la viande de bœuf en Centrafrique en général et à Bangui en particulier a pris une propension inquiétante.

Dr. Patrick Ningata-Djida, directeur général de la Société d’Etat de gestion des abattoirs (SEGA) ne cache d’ailleurs pas son inquiétude : « nous risquerons de perdre durablement la principale source d’approvisionnement en protéine animale si nous ne nous réconcilions pas » a-t-il exprimé lors d’un entretien avec Anadolu.

Les statistiques ne sont guère rassurantes, au fait. « Depuis le 5 décembre 2013, la courbe d’abattage au niveau de la société d’Etat de gestion des abattoirs est en perte de vitesse. A titre d’exemple, la consommation moyenne journalière qui est de deux cent bœufs, a chuté à vingt-cinq bœufs actuellement. Cela constitue un déficit grave pour la consommation » a informé Dr. Ningata.

Les raisons de cette pénurie de viande de bœuf sont à rechercher dans la connotation intercommunautaire de la crise que traverse la RCA. La filière bovine  d’un potentiel d’environ 4 millions de têtes de bœufs a toujours constitué un monopole de la communauté peulhs Mbororo de confession musulmane.

Il s’est alors avéré que ces pasteurs nomades, composante ethnique à part entière de la société centrafricaine depuis l’indépendance ont été pris à parti dans les violences intercommunautaires. A Boali, Yaloké, Bossembélé, au Pk 13 de Bangui et dans bien d’autres régions, les campements peulhs ont été attaqués par la population non musulmane assimilée aux anti-balaka (milices de confession chrétienne) qui ont tué, incendié des huttes et décimé le bétail.

Les 1300 peulhs du Pk 13 de Bangui transférés vers Bambari, Kabo et Sido (nord) ont malheureusement été sans troupeaux parce qu’il n’en existait plus. Le butin a été comrcialisé entre mars et mai dernier sur les marchés de Bangui, sous forme de viande fumée appelé « charmouta » .

Aujourd’hui encore, le phénomène des abattages clandestins demeure l’apanage d’un réseau de voleurs de bétail qui persistent à traquer les éleveurs, là où ils sont. « nous déplorons le fait que plsuieurs marchés sont ravitaillés par des produits clandestins, ce qui constitue un danger pour la population. Nous invitons tous ces bouchers qui ont trouvé d’autres moyens pour s’approvisionner en bétails de respecter les règles élémentaires de l’hygiène, en vue de présenter des produits sains aux consommateurs”, a lancé Ningata-Djida.

De nombreux peulhs Mbororo à vocation pastorale ont choisi de s’exiler avec leurs troupeaux dans les pays voisins. Les Groupements d’intérêts pastoraux (GIP), unités de développement du secteur d’élevage à la base, naguère fonctionnels dans les quatre communes d’élevage du pays n’existent plus.

L’Association nationale des bouchers centrafricains (ANBC) et l’Union des bouchers centrafricains (UBCA) ont été frappées de plein fouet par la désorganisation de la filière bovine. « Sur 4500 bouchers adhérents et 9000 aide-bouchers, aucun membre n’est aujourd’hui en mesure de participer à la vie de notre association », a déclaré Jean Paul Bale, président de l’ANBC.

Dans le souci d’éviter la rupture totale de l’approvisionnement de la ville de Bangui en viande de bœuf, le ministère en charge de l’élevage a pris des initiatives en vue de permettre aux commerçants de bétail et aux rares bouchers qui tiennent encore le cap d’aller à la rencontre des éleveurs.

« Les conséquences sont vraiment énormes sur la population qui peine aujourd’hui à accéder à la protéine animale d’origine bovine, vu que le prix a augmenté  à 200%. La viande de bœuf est devenue un produit de luxe », a affirmé Dr. Ningata.

Avec l’appui des partenaires au développement, le gouvernement centrafricain a initié un ” Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle” (PNISAN), dans le but non seulement de promouvoir l’élevage dans toute sa diversité, mais aussi d’inciter à l’émergence d’une classe de fermiers sédentaires exerçant dans le secteur de l’élevage bovin moderne .

AA/Bangui/ Sylvestre Krock

l’Université de Bangui reste toujours fermée

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Les cours tardent à reprendre normalement sur le campus universitaire de Bangui, une semaine après la suspension de la grève des enseignants du supérieur. Selon certains professeurs interrogés par le RJDH, la reprise des cours n’est pas pour bientôt car le gouvernement n’a pas encore satisfait à leurs revendications.

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L’université de Bangui n’a pas encore rouvert ses portes

Certains étudiants sont sous les arbres de la cour de l’Université de Bangui, d’autres dans les salles en train de discuter. Un groupe d’enseignants rassemblés sous la véranda de la faculté des sciences s’échangent des idées. Le climat n’est pas au travail, c’est la situation qui prévalait ce matin sur le campus de l’Université de Bangui, une semaine après la suspension du mouvement des enseignants.

Vianney Asseni-Ngboh étudiant en 4ème de chimie à la Faculté des Sciences, explique qu’à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG), les cours tentent de reprendre mais au niveau de la faculté des Sciences, aucun cours n’a été effectif depuis le lundi dernier.

Max Koukoudale, un étudiant de la Faculté des Sciences,  pense que la suspension de la grève est une manœuvre de diversion. «Il n’y a pas de cours sur tout le campus. Aucun professeur ne s’engage malgré que la grève ait été suspendue. Je crois que c’est une scène à laquelle nous sommes en train d’assister».

Pour illustrer ces propos, Jerry-Théophraste Boh-Mangui, Secrétaire Général de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA), pense que la reprise se fera de manière progressive. «On ne peut pas s’attendre à une reprise totale dès la première semaine. C’est petit à petit que les uns et les autres reprendront. Je crois que cela va venir».

Interrogé sur ce sujet, un enseignant du supérieur membre du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SYNAES),  affirme sous l’anonymat qu’ils sont toujours en grève et la reprise est toujours conditionnée par la satisfaction de leurs revendications. Ce dernier a qualifié les professeurs qui tentent de reprendre les cours de «brebis galeuses ».

C’est depuis un mois et demi que les enseignants du supérieur sont en grève. Lundi 04 août, ce mouvement a été suspendu par le conseil de l’Université  de Bangui qui avait appelé à la reprise des  activités. La franchise universitaire avait aussi été levée dans la foulée. Une semaine après ces décisions, les activités n’ont toujours pas repris.

Vivien Ngalangou-RJDH

RCA:Pour la concrétisation du pacte de paix en République Centrafricaine

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Le 24 juillet dernier, France 24 a annoncé que les différents groupes armés venaient de se réunir au Congo Brazzaville et avaient convenu d’un cessez-le feu. Plus de 170 fonctionnaires centrafricains avaient également pris part à ces négociations, y compris des membres du gouvernement du président de transition Catherine Samba-Panza, des législateurs, des membres des partis politiques et des acteurs de la société civile. France 24 a cependant ajouté qu’il n’y a toujours pas eu d’accord sur des questions importantes tel que le désarmement.

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Signature des Accords de Brazzaville

Ce très important accord de paix offre aux citoyens de la République centrafricaine (RCA) une occasion de rester unis et met de côté une division et une guerre déchirante, sur des bases religieuses, entre le sud chrétien et le nord musulman. Le chef de la délégation Séléka, Mohamed Moussa Dhaffane, paraît-il, avait déjà exigé un partage du pouvoir comme condition préalable à tout accord de paix. Guy-Hervé Gbangolo, un représentant du Front démocratique du peuple centrafricain (groupe de miliciens opérant dans l’ouest de la République centrafricaine) a qualifié une telle demande par le groupe Séléka d’aberration pour espérer un accord de paix concret.

Cette réunion de trois jours présidée par le président Denis Sassou Nguesso du Congo et soutenue par les représentants de plus de 30 pays a été conçue pour résoudre une calamité dans la République centrafricaine qui a conduit à la mort de milliers de civils et produit plus d’un million de réfugiés.

Selon France 24, même si des pourparlers étaient en cours lundi 21 juillet 2014 à Brazzaville, la violence a explosé dans la capitale de la République centrafricaine. Cette nouvelle violence a conduit à la mort d’un ancien rebelle Séléka et a suscité de nouvelles attaques des milices anti-Balaka.
La République centrafricaine a plongé dans le chaos en 2013 après que les rebelles Séléka, principalement musulmans, aient pris le pouvoir dans un coup d’État, en mars 2013. Ce coup d’État a été suivi de pillages, de tueries et de viols entre musulmans et chrétiens. Le conflit a en effet pris la dimension d’un conflit interreligieux. L’Organisation des Nations Unies a mis en garde la communauté internationale contre un «nettoyage ethnique et religieux».

Il est important de saluer les efforts de paix en République centrafricaine. Cela dit, les Africains ont besoin de tirer les enseignements de ce scénario qui a conduit à des milliers de morts. Une raison pour laquelle nous continuons à avoir des coups d’Etat en Afrique est parce que les régimes en place ne prennent pas au sérieux les intérêts et les droits individuels. Les marchés libres ne sont pas promus. La bureaucratie et la corruption chronique restent à l’ordre du jour, en particulier dans les États de la région d’Afrique centrale. Les institutions de l’État, tels que les systèmes judiciaires restent faibles et dépendants de la branche exécutive du gouvernement.
Les États comme la République centrafricaine sont des États très riches mais la population continue à languir dans la pauvreté. C’est la raison pour laquelle les groupes armés ne peuvent pas rester les bras croisés et voir des fonctionnaires corrompus piller les ressources de l’État. Il est donc essentiel que, parallèlement à la concrétisation de l’accord de paix, les intérêts des individus soient pris en considération. Les marchés libres devraient avoir leur chance dans la lutte contre la pauvreté en République centrafricaine. Le gouvernement du président Catherine Samba-Panza a besoin de réorganiser le secteur privé et d’impliquer à la fois les secteurs public et privé dans la conception et l’implémentation des politiques économiques.

Le désarmement est également crucial pour mettre fin au conflit dans la région. Si les deux parties veulent vraiment mettre fin à ce conflit, alors elles doivent réfléchir sérieusement au désarmement. Faute de quoi l’accord de paix ne sera pas fructueux.

L’Union africaine doit également se montrer plus impliquée dans la lutte contre les conflits sur le continent. Depuis quelque temps cet organisme international a reçu beaucoup de critiques sur la lenteur de sa réaction en cas de malheur touchant un État membre. Pourquoi l’argent des contribuables devrait être utilisé pour des missions et des conférences sans importance alors que les Africains continuent de mourir en raison de conflits ? Les dirigeants africains ont donc beaucoup à faire pour assurer que la paix règne sur le continent. Nous ne pouvons pas continuer à dissimuler de vrais problèmes comme le chômage des jeunes et la pauvreté, facteurs qui contribuent à de graves conflits en Afrique, et en même temps parler des accords de paix.

Une approche globale impliquant tout le monde est donc nécessaire pour réduire les conflits sur le continent africain tels que celui de la République centrafricaine. Si ces recommandations sont prises en considération, en particulier par les dirigeants africains, alors nous pourrons commencer à envisager la paix dans la région d’Afrique centrale.

Par: Camer.be

La Minusca prend note de la nomination du Premier Ministre

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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a pris note de la nomination de M. Mahamat KAMOUN au poste de Premier Ministre et Chef de Gouvernement de Transition de la République centrafricaine.

 

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Babacar Gaye, Chef de la MINUSCA

La MINUSCA engage le nouveau Premier Ministre à œuvrer à la formation d’un gouvernement inclusif et représentatif qui, s’appuyant sur l’Accord de cessation des hostilités du 23 Juillet 2014, accélèrera la mise en œuvre de la Feuille de route de la Transition afin de répondre aux préoccupations de toutes les communautés.

 

La MINUSCA saisit cette occasion pour encourager toutes les parties centrafricaines au dépassement et au dialogue constructif afin de surmonter ensemble les défis actuels et préserver la paix et la stabilité dans le pays.

 

Elle salue, à cet égard, le rôle important joué par la Médiation internationale menée par le Président SASSOU NGUESSO du Congo avec la participation du  Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abdoulaye BATHILY et l’Envoyé spécial de l’Union africaine pour le dialogue centrafricain, Soumeylou Boubèye MAIGA.

 

La MINUSCA réaffirme l’appui des Nations Unies au processus de paix et de réconciliation, en coordination avec les autres partenaires régionaux et internationaux de la République centrafricaine.

Par ACAP

Le nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun envisage un gouvernement de large consensus

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Le nouveau Premier ministre, Chef du gouvernement d’Union Nationale, Mahamat Kamoun a estimé que sa première priorité est la formation du prochain gouvernement dont sa taille varie entre 25 et 26 membres, comprenant toutes les sensibilités de la société centrafricaine, lors de sa première conférence de presse, lundi 11 Août 2014 à Bangui.

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Mahamat Kamoun – Nouveau Premier Ministre

L’objectif de cette conférence de presse est de donner les grandes orientations de son gouvernement axées sur quatre piliers majeurs à savoir la réconciliation, la sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat, la question d’assistance humanitaire, la reprise effective des activités administratives et relance économiques en vue de préparer les élections générales.

Pour le nouveau Chef de gouvernement, l’accord de cessation des hostilités et de la violence de Brazzaville est l’un des actes majeurs de son action et de tous ceux qui les accompagnent dans cette entreprise de transition.

« La situation est tributaire de la sécurité. Sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent exercer leurs activités dans les champs ? Sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent écouler leurs produits ? Et sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent avoir du sel, du savon, qu’ils reviennent dans leurs domiciles respectifs ? », S’est interrogé le Premier ministre ?

Face aux souffrances de ses compatriotes sur le site des déplacés, le Premier Ministre, Mahamat Kamoun a  promis une assistance conséquente aux personnes déplacées et les inciter à revenir chez eux .

« Ensemble avec les organismes humanitaires, nous allons continuer le travail pour permettre à chaque Centrafricain de revenir chez lui, et aussi à ceux qui sont à l’extérieur. Si nous voulons aller aux élections, il faut maintenant tout faire pour que les gens regagnent le pays », a  insisté le chef du gouvernement de Transition.

S’agissant de la question des arriérés des salaires des fonctionnaires, le Premier ministre Mahamat Kamoun a déclaré que : l’objectif de son gouvernement est de faire en sorte que ces arriérés  des salaires des fonctionnaires soient épongés avant la fin de l’année.

Par: ACAP

Centrafrique : cinq choses à savoir sur Mahamat Kamoun, le nouveau PM

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Ancien conseiller spécial de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, Mahamat Kamoun (53 ans) a été nommé dimanche au poste de Premier ministre. Pourtant, ce spécialiste des finances n’avait pas les faveurs de la communauté internationale.

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Mahamat Kamoun – Nouveau Premier Ministre

La démission du Premier ministre André Nzapayeké n’a pas été facile à obtenir. Lorsque Catherine Samba-Panza lui a fait part de sa décision, le 31 juillet, il a admis que son départ était inéluctable. Mais, deux jours plus tard, il s’est montré moins conciliant. S’il a renoncé à récupérer son poste de vice-président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale, il a exigé, et obtenu, celui d’ambassadeur à Pretoria. L’entourage de la présidente le soupçonne d’avoir organisé en sous-main des manifestations pour dénoncer l’accord conclu à Brazzaville. Et d’avoir tenté de mobiliser une partie du CNT contre l’idée de son départ.

Qui est donc son successeur, Mahamat Kamoun, et qu’implique sa nommination ? Réponse en cinq points.

1. Mahamat Kamoum, un Runga de Ndélé

Né à Ndélé (dans l’extrême nord de la Centrafrique) le 13 novembre 1961, Mahamat Kamoun appartient à la famille du sultan de la région. Après des études d’économie à Bangui, Abidjan et Paris dans les années 1980, ce Runga (principale ethnie de cette province) occupe plusieurs postes de fonctionnaire au ministère des Finances et du budget de 2000 à  2006, dont ceux d’inspecteur des finances, de directeur général de budget et le directeur général du Trésor public, sous la présidence de François Bozizé. Membre du conseil d’administration de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) pendant un an, Kamoun quitte fin 2007 la RCA pour les États-Unis, où il obtient un diplôme de troisième cycle en économie de développement de l’Université de Boston.

2. Un intime de Samba-Panza

La présidente de transition et le nouveau Premier ministre se connaissent et s’apprécient depuis une dizaine d’années. C’est Kamoun qui a proposé à Djotodia de la nommer à la mairie de Bangui, deux mois après le coup d’État de mars 2013. Avec sa compagne (qui est aussi une proche de Samba-Panza), il fait partie du petit groupe de personnes qui l’ont aidé à être élue présidente de transition. Depuis, Mme Kamoun, ancienne directrice adjointe des Douanes, a pris la tête de cette administration. Lui est l’un des plus proches conseillers de la chef de l’État.

Le nouveau Premier ministre s’insurge contre les accusations de népotisme lancées contre sa femme : “Elle est fonctionnaire depuis de nombreuses années. Son supérieur a été nommé ministre, c’était assez logique qu’elle soit promue.”

3. Des relations compliquées avec la Séléka

Kamoun a été nommé directeur de cabinet de Michel Djotodia peu de temps après le coup d’État. S’il a des liens de parenté avec un ancien ministre issu de la Séléka, Abdallah Kadr, il n’a jamais été membre de l’ancienne coalition rebelle – Djotodia avait surtout besoin de lui pour se doter d’une meilleure image. Ses relations avec l’ex-rébellion se sont rapidement dégradées, au point que lui et sa famille ont été agressés par les hommes du général Arda Akouma peu avant le changement de régime. Le 19 décembre 2013, son domicile privé est braqué et pillé : meubles, ordinateurs, téléphones, tout y passe. Sur le coup, l’ex-président ne fait part d’aucune compassion pour son directeur de cabinet. Et pour cause : les rebelles le soupçonnent depuis le sommet Afrique-France (5,6 décembre 2013 à Paris) de rouler pour Paris.

4. Sa réponse aux allégations de corruption

Son aventure au Trésor sous Bozizé s’est finie en eau de boudin. Accusé à plusieurs reprises de malversations financières, il manque d’être arrêté en novembre 2007 au retour d’un voyage à Paris pour raisons de santé. Si aucune information judiciaire n’est entamée contre lui, Kamoun se sent menacé et décide de quitter la Centrafrique à la fin de la même année.

Dernièrement, de nouvelles accusations de détournement de fonds ont fleuri dans la presse centrafricaine. On l’accuse d’avoir récupéré une partie des 10 millions de dollars d’aide accordés par l’Angola pour le paiement des salaires des fonctionnaires. Kamoun rejette en bloc ces accusations et s’explique : “L’Angola nous a fait un premier versement en cash de 5 millions de dollars en mars 2014. Nous voulions absolument payer les salaires au plus vite. Mais à Bangui, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) nous a indiqué qu’elle faisait seulement ses opérations de change en euros. Les banques commerciales de Bangui nous ont, elles, répondu qu’elles n’avaient pas de liquidités suffisantes. C’est pour cela que, en accord avec le bureau central de la Beac à Yaoundé et le Trésor public centrafricain, nous avons procédé au change dans un établissement bancaire de Douala. L’argent a été versé sur le compte du Trésor public à Yaoundé, puis transféré à Bangui.”

5. Une nomination accueillie fraîchement

La candidature de Kamoun n’a été portée par aucun des partenaires incontournables de la RCA. Tout le contraire de Karim Meckassoua. Début août, de fortes pressions se sont exercées pour que l’ancien ministre de François Bozizé succède à André Nzapayeké comme Premier ministre. Soutenue par Denis Sassou Nguesso, sa candidature l’était aussi par plusieurs membres de la communauté internationale. Lors d’une réunion avec Catherine Samba-Panza, la France, les Nations unies et l’Union africaine ont mis en avant ses qualités professionnelles. Le 1er août, la présidente a reçu un appel dans le même sens de Laurent Fabius, le chef de la diplomatie française.

Mais si Samba-Panza disait début août apprécier les qualités de Meckassoua, elle considérait que la nomination de cette forte personnalité, outre qu’elle lui ferait de l’ombre, ne serait pas unanimement appréciée à Bangui. Le 10 août en fin de matinée, quand Samba-Panza, qui n’a pas du tout goûté ces pressions, a convoqué le corps diplomatique pour annoncer son choix, une partie de l’audience fut “pétrifiée”, selon les termes d’un diplomate présent.

La nomination de Kamoun n’a pas plu à l’ex-Séléka. Particulièrement divisée, l’ancienne rébellion s’est tout de même fendue d’un communiqué annonçant qu’elle ne participerait pas au futur gouvernement.

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Par Vincent DUHEM pour Jeune Afrique

 

Centrafrique: le nouveau Premier ministre fixe ses “priorités”

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mahamat-Kanoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique
Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Le nouveau Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun, nommé dimanche par la présidente Samba Panza pour relancer la transition, aura pour priorité “la sécurité” et “la restauration de l’Etat”, a-t-il déclaré lundi à Bangui.

M. Kamoun travaillera autour de “quatre axes majeurs”, avec en premier lieu “la sécurité et la restauration de l’autorité de l’Etat”, a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse. “Vous avez les questions d’assistance humanitaire, les défis humanitaires qu’il faut relever. Vous avez aussi la réconciliation nationale. Et la relance économique et des activités dans l’administration, et enfin la préparation des élections” générales en 2015, a énuméré M. Kamoun.

La présidente de la transition Catherine Samba Panza a nommé dimanche M. Kamoun, un musulman, comme nouveau Premier ministre pour diriger la transition, une première depuis l’indépendance du pays.

Spécialiste des finances, conseiller de Mme Samba Panza, M. Kamoun a été directeur général du Trésor sous le président François Bozizé (renversé en mars 2013) et directeur de cabinet de Michel Djotodia, le chef de l’ex-coalition rebelle Séléka à dominante musulmane, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

Le nouveau Premier ministre aura pour difficile mission de relancer la transition politique en panne, et tenter d’obtenir l’application d’un très fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville sous la pression internationale entre l’ex-Séléka et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

Les “priorités restent les mêmes” que celle de la feuille de route élaborée à N’Djamena en janvier 2014 lors d’un sommet des pays d’Afrique centrale, et “validée par l’ensemble de la communauté internationale”, a-t-il rappelé.

“Le dossier sécuritaire est pour nous une préoccupation majeure”, a-t-il insisté: “Comment pouvez-vous être responsable de l’Etat, de cette transition et faire fi de la situation ô combien difficile que vivent les compatriotes à l’intérieur du pays ?”.

“Notre tâche sera de poursuivre dans la direction” déjà prise par le Premier ministre démissionnaire André Nzapayéké, avec comme “objectif immédiat de mettre en place le (nouveau) gouvernement”, a ajouté M. Kamoun.

“Aujourd’hui, nous nous sommes rendus compte qu’il y a des problèmes” à cause du nombre réduit de ministres (20) dans le cabinet sortant, a-t-il expliqué.

“Il faut donc un réaménagement. Il faut revoir ce chiffre à la hausse. Evidemment, les critères budgétaires, de financement restent de taille. Donc je crois que le prochain gouvernement va se situer autour de 25 ou 26 membres”, a-t-il avancé.

“Le gouvernement que nous comptons mettre en place doit compter le maximum d’entités” par souci “d’inclusivité”, toujours selon le Premier ministre.

Dans la foulée de l’accord de Brazzaville, le futur gouvernement devrait compter des représentants des groupes armés, ex-Séléka et anti-balaka.

L’ex-coalition rebelle a cependant prévenu lundi qu’elle ne participera pas au futur gouvernement, son avis n’ayant “pas été pris en compte” par la présidente pour désigner le nouveau Premier ministre.

“Il ne faut pas céder à la manipulation. Ils savent de quoi je suis capable”, a commenté à ce propos M. Kamoun. “Nous allons travailler dans le sens de l’accord de cessation des hostilités qu’ils (les ex-Séléka) ont signé à Brazzaville pour aller progressivement vers la paix”, a-t-il simplement ajouté.

 

Par: AFP

Un avion humanitaire de la Belgique en Centrafrique, financé par le public

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L’ONG Aviation sans Frontières Belgique (ASF-Belgique) a récemment rejoint les sections ASF des Pays-Bas et du Royaume-Uni dans leur mission d’aide aux organisations humanitaires en Centrafrique. L’avion belge a effectué son premier vol de fret depuis Bangui le 4 août. La particularité de l’appareil, un Cessna 206 immatriculé OO-ASF, est d’avoir été “acheté à 100% grâce au soutien du public belge”, indique lundi le directeur d’AFS-Belgique, Christian Georlette.

Sangaris à BanguiLe seul moyen de ramener un peu d’humanité dans le chaos en Centrafrique, tandis que les forces militaires africaines et européennes tentent vainement de briser l’impunité des milices, c’est de renforcer le transport aérien humanitaire pour permettre aux organisations d’aide d’urgence d’occuper le terrain alors que la saison des pluies s’installe et que plusieurs axes routiers, déjà difficiles, seront bientôt impraticables“, explique Aviation sans Frontières – Belgique.

La section belge d’ASF s’est donc associée avec les sections ASF aux Pays-Bas et au Royaume-Uni pour mettre à la disposition des ONG humanitaires un avion Cessna 206 pour une période initiale de cinq mois d’opérations.

La mission d’ASF-Belgique est financée par le grand public. “Même si les coûts d’exploitation du type d’avion dont nous disposons sont peu élevés, l’aviation reste un secteur coûteux. Nous comptons sur notre public pour continuer à nous soutenir, et nous invitons toutes les institutions, fondations et entreprises qui le souhaitent à s’associer à cet effort humanitaire pour faire face au imprévus et pour prolonger cette mission en 2015“, conclut Christian Georlette.

Par: Belga

Centrafrique: Mahamat Kamoun, le PM de tous les espoirs

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Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Après des consultations qui commençaient à tirer en longueur, la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, a finalement désigné, hier, le successeur d’André Nzapayéké. Le nouveau premier ministre centrafricain se nomme Mahmat Kamoun. Choisi dans un contexte particulier et pour un défi de taille, le nouveau PM centrafricain semble réunir un minimum de critères qui semblent pertinents pour les besoins de la circonstance. Mais il faudra certainement attendre que la composition du nouveau gouvernement soit dévoilée, pour vérifier que tout le monde aura été contenté, et qu’il y a des raisons de croire que l’alchimie fonctionnera.

Ces derniers temps, après les exactions dont certains Centrafricains de confession musulmane ont été victimes, et surtout suite aux multiples récriminations des rebelles ex-Séléka, tout le monde s’était fait à l’idée, que pour aller vers la paix et la réconciliation, la primature devait revenir à un musulman. La présidente, elle-même, étant de confession chrétienne, que le premier ministre soit de l’autre grande religion du pays, cela réparerait ce que certains assimilent à une injustice qui a cours depuis l’indépendance. Avec le choix porté sur Mahmat Kamoun, ce premier critère semble avoir été satisfait.

Mais il n’y avait pas que cet aspect dont il fallait nécessairement tenir compte. Le nouveau chef du gouvernement devait, également, être relativement proche des ex-Séléka, sans heurter fondamentalement les anti-Balaka. Là aussi, le jeu d’équilibrisme auquel s’est livrée la présidente centrafricaine semble plutôt réussi. En effet, Mahmat Kamoun ayant été directeur de cabinet de Michel Djotodia, il y a des chances qu’il soit accepté par la frange des ex-Séléka qui étaient du forum de Brazzaville. D’un autre côté, ayant travaillé au trésor centrafricain, il ne doit pas être un ennemi juré à l’ancien président François Bozizé, dont on dit qu’il est le parrain clandestin des anti-Balaka.

Son passage au trésor fait également de Mahmat Kamoun, un technocrate dont le pays a aussi besoin pour faire face aux enjeux immenses de reconstruction socio-économique. Mais par-dessus tout, si Catherine Samba Panza l’a choisi, c’est parce que mettant à profit le peu de temps que ce dernier a passé à ses côtés, en tant que conseiller à la présidence de la République, elle a eu le temps de s’assurer que le nouveau PM ne lui jouera pas des coups bas. Ce dernier critère doit être l’une des raisons qui ont poussé Catherine Samba Panza à ne pas entériner le choix de la communauté internationale dont la France qui, elle, misait davantage sur Karim Meckassoua.

S’il est vrai qu’avec la crise centrafricaine et ses nombreux retournements de situation, on n’est jamais trop prudent, il semble toutefois que la présidente ait relativement réussi le premier niveau de l’exercice qui, pour elle, consiste à recomposer son équipe gouvernementale. Il reste tout de même à meubler les autres postes ministériels. En sachant qu’à cet autre niveau, il est attendu que toutes les entités de la société centrafricaine soient rassurées, ce n’est pas une partie de plaisir qui attend la présidente et le nouveau premier ministre.

Or, dans la crise centrafricaine, le tout ne sera pas non plus de réussir ce second niveau, encore faudrait-il que dans ce nouveau gouvernement, les querelles identitaires et politiques, ainsi que les clivages socioéconomiques n’interfèrent pas dans la mission d’ensemble de conduite du pays en direction de la paix et  de la réconciliation nationale.

Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info

Centrafrique: Mahamat Kamoun sur RFI «Ensemble, nous allons pousser l’action gouvernementale»

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Notre invité est le nouveau Premier ministre centrafricain. Mahamat Kamoun a accordé à RFI sa toute première interview. Il évoque ses priorités et fait le constat de la difficile situation actuelle. Il répond aux questions de Laurent Correau.

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Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

RFI : Vous venez d’être nommé Premier ministre. Quelle est votre première réaction à cette nomination ?

Mahamat Kamoun : Ma première réaction, c’est d’abord de remercier madame la présidente de la République pour la confiance et surtout pour avoir porté son choix sur ma modeste personne, remercier également toutes les forces vives de la Nation avec lesquelles elle a eu des entretiens et des consultations approfondis et dont les conseils ont été déterminants pour ses choix. Le critère confessionnel a joué un rôle mineur dans la nomination, contrairement à ce que les uns et les autres peuvent penser. Je me pose comme un homme plein d’humilité, un homme compétent et ouvert, rassembleur. La réconciliation fait partie de l’action que le gouvernement de transition est appelé à mettre en œuvre. Donc avec tous les Centrafricains, le gouvernement, la communauté internationale, nous allons aller dans ce sens. Un premier cap a été franchi à Brazzaville. Ensuite avec le médiateur et les autres partenaires, nous allons attaquer la deuxième phase qui est le dialogue, les consultations populaires à la base au niveau des 16 préfectures de la République centrafricaine. Et ensuite, il y aura l’organisation d’un forum au niveau de Bangui, de réconciliation nationale.

Qu’est-ce que vous considérez aujourd’hui comme votre priorité en tant que nouveau Premier ministre ?

La priorité des priorités, c’est d’abord se pencher sur la formation du prochain gouvernement, lequel gouvernement doit être inclusif comprenant toutes les forces vives de la Nation. Nous allons mettre en place une équipe gouvernementale qui est composée de toutes les sensibilités politiques de ce pays et c’est ensemble que nous allons pousser l’action gouvernementale. Notre mission sera essentiellement de réussir cette transition.

Quel est votre message à la fois aux anti-Balaka et aux Seleka ?

Les anti-Balaka , les Seleka, les Centrafricains qui nous connaissent, ils savent de quoi nous sommes capables. Lors des accords qui ont été signés lors du forum de Brazzaville, ces deux entités ont démontré aux yeux du monde entier qu’ils étaient pour la paix et qu’ils étaient prêts à déposer les armes pour se consacrer à l’œuvre de reconstruction nationale. Donc nous avons confiance aux responsables de ces deux entités pour nous soutenir dans ce rôle difficile de reconstruction de notre pays.

L’application des accords de Brazzaville, c’est l’un de vos chantiers importants ?

C’est l’un des actes majeurs de notre action et de tous ceux qui nous accompagnent dans cette entreprise de transition. La situation est tributaire de la sécurité. Sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent exercer leurs activités dans les champs ? Sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent écouler leurs produits ? Et sans sécurité, comment voulez-vous que les gens puissent avoir du sel, du savon, qu’ils reviennent dans leurs domiciles respectifs ? Donc la sécurité est la priorité numéro un. Ensuite, il faut assister les gens et les inciter à revenir chez eux. C’est pour cela qu’avec les organismes humanitaires, nous allons continuer le travail pour permettre à chaque Centrafricain de revenir chez lui, et aussi à ceux qui sont à l’extérieur. Si nous voulons aller aux élections, il faut maintenant tout faire pour que les gens regagnent le pays.

Quel est le message que vous avez envie de délivrer aux Centrafricains aujourd’hui ? Qu’est-ce que vous avez envie de leur dire ?

Les Centrafricains me connaissent. Je leur demande du calme, c’est au pied du mur qu’on voit le maçon. Et surtout, ils font partie, ils sont au cœur de la politique du gouvernement que j’ai à nommer.

Quel est l’état dans lequel vous trouvez la Centrafrique en ce jour où vous êtes nommé Premier ministre ?

Si on fait une rétrospective de la situation du pays au moment où la présidente de la République, madame Catherine Samba-Panza, accédait à la magistrature suprême du pays, six mois après il y a eu des progrès importants : en termes de sécurité, sur le plan social, en termes de relance économique. Et tous ces résultats, il faut les mettre sur le dos du gouvernement sortant dirigé par André Nzapayèkè. La communauté internationale également avec la force Sangaris, la Misca, tout le monde a œuvré, tout le monde a mis du sien pour pouvoir arriver à cette situation. Nous sommes conscients que beaucoup reste à faire. Mais il ne faut pas non plus oublier les résultats qui ont été enregistrés à ce jour.

 

Par: Laurent Correau avec  RFI

Le tournoi “Romain SATO” pour la paix du 11 au 13 août à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/tournoi-sato.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tournoi Romain SatoUn tournoi pour la paix organisé par l’association du basketteur international centrafricain ROMAIN SATO se jouera à Bangui du lundi 11 août 13 août 2014.

Le tournoi va mettre aux prises les quatre premiers du championnat à savoir DFC8, le Réal Comboni, Tempête Mocaf et le TP USCA sur un système demi finale et finale.

Les demi-finales se joueront lundi et la finale ainsi que le match de la 3e place se joueront le mercredi 13 août.

Le programme du tournoi

Lundi: Demi-finale

13h: DFC8-Réal Combon

16h: AS Tempête Mocaf-TP USCA

Mercredi : Finale et 3e place

 

Par: Centrafrique Football

République Centrafricaine: mise en œuvre du Fonds Bêkou

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Afin d’améliorer l’articulation entre interventions d’urgence et de développement en République centrafricaine, la Commission européenne, l’AFD, la coopération néerlandaise et la banque de développement allemande KFW mutualisent leurs financements en faveur de la gestion de la crise en République Centrafricaine.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/Agence-francaise-de-developpement.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Agence francaise de developpementLe Fonds Bêkou (espoir en langue sango) a été créé pour permettre l’accès des populations aux services essentiels (eau et assainissement, alimentation, soins, etc.) et la relance de l’activité économique dès que la situation sécuritaire le permet. Car s’il n’y a pas de développement possible sans un minimum de sécurité, il est illusoire d’espérer un retour à la paix si le pays ne renoue pas avec une dynamique de développement. Le fonds permettra également de financer des actions dans les pays limitrophes affectés par la crise.

Ce fonds européen, initié par la France, doit favoriser la synergie entre les actions des partenaires internationaux qui accompagneront les autorités centrafricaines en sortie de crise au cours des prochaines années. Le montant initial du fonds pour 2014 et 2015 sera supérieur à 60 millions d’euros (41 millions d’euros de la Commission européenne, 10 millions d’euros de la France, auxquels l’Allemagne a l’intention d’ajouter 10 millions d’euros). Les Pays-Bas ont également fait part de leur intention de participer. Il est ouvert aux États membres et à tout autre bailleur souhaitant s’appuyer sur l’expertise du système européen d’aide au développement.

L’acte constitutif de ce Fonds a été signé à Florence, en marge de la réunion informelle des Ministres en charge du Développement, en présence de Mme Florence Limbio, ministre centrafricaine la coopération internationale, par Mme Annick Girardin, secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, Mme Lilianne Ploumen, ministre de la Coopération des Pays-Bas, M. Gerd Müller, ministre du Développement de la République fédérale d’Allemagne, et de M. Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement.

Le Fonds Bêkou : une innovation pour optimiser la coordination de l’aide
La communauté internationale a un bilan mitigé en matière de stabilisation et de reconstruction post-crise. Le Fonds Bêkou répond à la nécessité de passer un cap en matière de coordination de l’aide internationale dans ces contextes. La sortie progressive de la crise en RCA représente l’opportunité d’expérimenter un passage progressif de l’urgence au développement par des projets permettant de renforcer la crédibilité de l’État, de contribuer à la réconciliation de la société et de créer des emplois.

La mise en oeuvre des projets sélectionnés sera assurée par l’agence de développement de la Commission européenne ou déléguée aux agences de développement, principalement européennes. Le fonds est soumis aux règles européennes en matière de contrôle, de transparence et de redevabilité. Sa gouvernance assurera une pleine représentation des autorités centrafricaines.

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD : “Je suis heureuse que cette initiative française ait pu aboutir si rapidement en un véritable partenariat européen au service de la stabilisation en République centrafricaine. Le Fonds Bêkou doit permettre que la Centrafrique, qui bénéficie aujourd’hui de l’attention des médias, ne retombe pas dans les années à venir dans le statut d’orphelin de l’aide internationale. Ce fonds, qui a vocation à financer des projets de développement économique et social, sera complémentaire des dispositifs existants, notamment ceux de l’ONU dans les domaines de l’humanitaire et de la gouvernance. Il est ouvert aux contributions de ceux qui souhaiteraient participer à l’effort de stabilisation et de reconstruction de la République centrafricaine.

 

Agence Française de Développement

Cathérine Samba-Panza appelle à la raison pour poursuivre la mise en oeuvre des accords de Brazzaville

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La présidente de transition en Centrafrique, Mme Cathérine Samba-Panza, a appelé ses concitoyens à la raison pour poursuivre la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités estimant que « les affrontements de ce samedi entre les Anti-Balaka est une confusion que Dieu le Créateur sème parmi ceux qui ne veulent pas la paix en Centrafrique».
S’exprimant au Palais des Sports, à l’issue d’une marche populaire pour la paix, Mme Samba-Panza a demandé aux groupes armés qui ne veulent que la perpétuation des violences, de faire preuve de pardon mutuel, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

Présidente de la Transition centrafricaine« Je suis comme la mère poule qui tend la main à tous les Centrafricains. Je ne renie personne. Mais je n’apprécie pas tout ce que font certains de mes enfants », a-t-elle souligné.

Elle a par ailleurs précisé que, les consultations vont se poursuivre pour la formation du futur gouvernement. Les consultations se poursuivent à Bangui pour trouver un remplaçant au Premier ministre démissionnaire André Nzapayéké, rappelle-t-on.

Sous la pluie, les marcheurs, chrétiens et musulmans, ont scandé : « non à la partition de la RCA », « Oui à la paix et à la cohésion sociale entre les Centrafricains de tous bords ».

Pour le symbole, les marcheurs ont été invités à porter des tee-shirts de couleurs Bleue, Blanche, Verte, Jaune et Rouge, représentant les cinq couleurs du drapeau centrafricain, sur lesquels ont été inscrits « RCA : une, indivisible et laïque », « Plus jamais çà ». Ils portaient aussi des banderoles sur lesquelles l’on pouvait lire « E zia Kangbi et E zia Bira » en langue nationale Sango, signifiant « Non aux violences et Non à la partition ».

Venus de tous les arrondissements de la capitale avec des points de rassemblement : le PK0 au centre Ville, pour la population du 7è arrondissement, Rond Point Koudoukou pour ceux du 3è, Place des Nations Unies pour ceux des 2è et 6è et Place Marabena pour ceux des 4è, 5è et 8è arrondissements. Ils ont arpenté les grandes artères de la capitale avec comme point de chute le Palais des Sports, où une messe d’action de grâce a été dite sous le haut patronage de la présidente de la transition.

« Nous avons marché aujourd’hui sous la pluie pour prouver à l’opinion nationale et internationale que nous avons besoin de se réconcilier avec nos frères musulmans. Nous ne voulons que la paix et la cohésion sociale », a lancé Isidore Kondjia, l’un des marcheurs.

Pour Frederick, venu du 7è arrondissement de Bangui, « cette marche est l’expression de notre soutien au Forum de Brazzaville. Nous soutenons l’initiative du Président congolais Denis Sassou Nguesso lorsqu’il disait, à Brazzaville, ‘’Plus jamais çà ». Nous aussi nous marchons pour dire ‘’plus jamais çà », a-t-il dit.

Par: APANews

Forces Internationales: une mobilisation importante mais inefficace en RCA

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Plusieurs missions armées internationales se succèdent dans le pays, mais sans grands résultats jusqu’ici.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Eufor-RCA4.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Eufor RCA4Environ 9 000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique. Plus de 6000 sous la bannière de l’Union africaine, 2 000 sous celle de la France et 750 sont européens. Mais la paix qu’ils recherchent tous demeure introuvable. Pas une  semaine ne passe sans nouvelles de mort dans le pays. Des décès qui sont surtout dus aux affrontements de bandes armées sur fonds de conflit inter religieux, qui commettent aussi des exactions sur des civils. Les assaillants appartiennent soit au mouvement des anti-Balaka, soit à celui des Séléka, deux groupes rebelles qui ont pourtant proclamé leur dissolution. Mais il existe aussi d’autres milices en Centrafrique, tels les rebelles Peuls, aux capacités de nuisance cependant plus réduites.

Si les forces tchadiennes ne s’étaient pas retirées après des accusations d’exactions sur les populations civiles, les troupes internationales d’interposition avoisineraient aujourd’hui 10 000 hommes. Qu’à cela ne tienne, c’est le chiffre que devraient atteindre les éléments de la nouvelle mission annoncée dans le pays et qui suscite de nombreux espoirs. La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) prendra, le 15 septembre prochain, le relais des forces actuellement déployées, selon la résolution 2149 du conseil de sécurité. Toutefois, les 10 000 hommes ne représentent  que l’effectif initial, donc appelé à monter en puissance pour accompagner le processus politique de rétablissement de la paix en RCA. Ce chiffre de départ c’est toutefois déjà cinq fois l’effectif de la Force militaire d’Afrique centrale (FOMAC) déployée en 2008 par les Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. Elle a remplacé dans le pays la force de la CEMAC, la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC), dont la mission était, dès 2003, d’accompagner les forces armées centrafricaines dans la lutte contre des rebellions et coupeurs de route. La FOMAC a, elle aussi, été remplacée par la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), « avec l’intervention de l’ONU», comme le précise le Pr. Ntuda Ebode, géostratège. Force qui a, à son tour, cédé la place à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) en décembre 2013. Mais en plus d’une décennie d’interventions internationales, il n’y a toujours pas de paix au bout du fusil.

 

Par: Hugues Marcel TCHOUA pour Cameroun Tribune

Centrafrique: l’ex-Séléka refuse de participer au prochain gouvernement

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L’ex-rébellion centrafricaine de la Séléka ne participera pas au gouvernement du nouveau Premier ministre centrafricain, son avis n’ayant “pas été pris en compte” pour le désigner, a déclaré lundi à l’AFP son porte-parole, Abou Mal Mal Hissène.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/assemblée-de-la-séléka1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>assemblée de la séléka“Nous pensons que la présidente de transition (Catherine Samba Panza) n’a pas tenu compte des avis de la Séléka qui contrôle encore la majeure partie” de la Centrafrique, a affirmé ce porte-parole, assurant que l’ex-coalition rebelle avait appris la nomination du nouveau Premier ministre “à travers les médias étrangers”.

“La Séléka ne participera pas au prochain gouvernement”, a affirmé Abou Mal Mal Hissène.

“Ses responsables militaires dans leur majeure partie ne cautionnent pas la nomination de Mahamat Kamoun, qu’ils ne considèrent pas comme un membre de séléka”, a commenté une autre source au sein de l’ex-coalition rebelle.

La présidente de la transition Catherine Samba Panza a nommé dimanche Mahamat Kamoun, un musulman, comme nouveau Premier ministre pour diriger la transition, une première depuis l’indépendance du pays.

Spécialiste des finances, M. Kamoun a été directeur général du Trésor sous le président François Bozizé (renversé en mars 2013) et directeur de cabinet de Michel Djotodia, le chef de la Séléka, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

Au pouvoir de mars à décembre 2013, période durant laquelle elle s’est rendue coupable d’innombrables exactions contre les poulations de Bangui, la coalition rebelle de la Séléka a été affaiblie par une opération militaire française et une force africaine, puis forcée de quitter la capitale pour se replier vers le nord du pays, dont elle garde le contrôle aujourd’hui.

La présidente de transition “a reçu presque toutes les entités nationales au cours des différentes consultations qui ont été organisées du 6 au 8 (août)” pour choisir le Premier ministre a réagi le porte-parole de la Présidence, Clément Anicet Guiyama Masogo.

La présidente avait souhaité que “chacune des entités propose au moins un nom pour le poste de Premier ministre et des noms pour les postes de ministres”, a expliqué M. Masogo.

“Sur les douze entités qui ont été reçues, il y en a neuf qui ont fait des propositions. L’ex-Séléka n’a rien proposé”, a-t-il souligné. Mme Samba Panza a ensuite pris sa décision “après avoir analysé ces propositions et en accord avec le médiateur congolais de la crise centrafricaine, le président Denis Sassous Nguesso”, toujours selon ce porte-parole.

La nomination de Mahamat Kamoun intervient près de deux semaines après un fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise centrafricaine, dont l’ex-Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka, pour tenter de relancer la transition politique en panne.

Plusieurs responsables de l’ex-coalition rebelle, aujourd’hui minée par les divisions, avaient dit cependant ne pas se reconnaître dans cet accord.

Dans la foulée de l’accord de Brazzaville, le Premier ministre sortant André Nzapayéké avait démissionné et la présidente Samba Panza avait promis un nouveau gouvernement de “large ouverture”.

 

Par: AFP

La Séléka ne reconnait pas Kamoun

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Un porte-parole de la Séléka affirme que l’ex-coalition rebelle ne participera pas au gouvernement du nouveau Premier ministre centrafricain.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Signature-des-Accords-de-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature des Accords de Brazzaville
Signature des Accords de Brazzaville

Abou Mal Mal Hissène a indiqué que son mouvement n’a pas été consulté alors qu’il contrôle encore la majeure partie de la Centrafrique.

“Sa nomination viole tous les accords signés jusque-là “, a déclaré à la BBC le capitaine Ibrahim Ahmat Nedjad, porte-parole de l’aile militaire de la Séléka. ” Nous avons été très déçus par cette nomination. Il est vrai que M. Kamoun a travaillé avec l’ancien président Michel Djotodia. Mais la Séléka est bien organisée, la Séléka dispose d’une branche politique, et par conséquent, nous ne reconnaissons pas M. Kamoun comme étant un membre de la Séléka”, affirme Ibrahim Ahmat Nejad.

Le nouveau Premier ministre était jusque-là directeur de cabinet à la présidence de la république.

Spécialiste des finances, M. Kamoun a été directeur général du Trésor sous le président François Bozizé et directeur de cabinet de Michel Djotodia, qui a été récemment nommé, chef de la Séléka.

Selon le porte-parole de la présidence, la décision fait suite aux consultations des Forces vives de la Nation en concertation avec la communauté internationale.

ence, la décision fait suite aux consultations des Forces vives de la Nation en concertation avec la communauté internationale

 

Par: BBC Afrique

Pourquoi et comment Mahmat Kamoun est nommé premier Ministre

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Fin du suspens, Dame Samba Panza vient enfin de rendre son verdict ce 10 Août 2014. Mahmat Kamoun est nommé Premier Ministre de la transition en Centrafrique. Une nomination qui a fait l’effet d’une bombe mais la messe œcuménique d’hier au Stade de Bangui avait pour objectif de préparer les centrafricains à cette nomination. Hier Samba Panza scandait que « Personne pas même la communauté internationale ne lui dicterait sa décision ». Comment alors expliquer son choix ?

Quand les débats s’organisaient autour de la question « Faut-il nommer un musulman à la Primature ? » J’ai failli m’étrangler en criant, non mais arrêtez cet amalgame qui a coûté la vie à des milliers de centrafricains et d’étrangers vivant en rca ! Vous prenez à ce point les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ? Parlez nous plutôt de la Seleka à la primature. Ce sont les représentants de la Seleka et non des musulmans qui ont fait le déplacement de Brazzaville pour les négociations des postes comme d’ailleurs dans tous les précédents pourparlers. Pourquoi vouloir coûte que coûte faire croire qu’il s’agit uniquement d’un conflit entre chrétiens et musulmans ? Les musulmans ne sont pas tous des seleka, et les musulmans n’ont pas prit les armes pour réclamer le pouvoir, c’est la seleka qui a tout organisé et manipulé certains voire utiliser le nom des musulmans à des fins politiques.

Mahmat Kamoun préferé à Abdoul-karim Méckassoua?

C’est devenu un secret de polichinelle, tout le monde est au courant que les accords précédant la démission de Djotodja prévoient que la Seleka garde la Primature et quelques Ministère clés. Ainsi on a eu droit à cette injonction de l’homme fort de Ndjamena lors de la première visite de Samba Panza au Tchad, celui-ci s’engageait à : « Veiller au respect des accords de Ndjaména» …On le savait que les menaces de partitions, les massacres etc. sont des moyens de pression pour obtenir gain de cause. A Brazzaville les représentants de la Seleka en ont fait voir de toutes les couleurs au Président Denis Sassou Nguésso et les autres partis. Ils ont réitéré leur volonté de partitionner le pays, ont boycotté les séances pour finir par revenir à de meilleurs sentiments et demander pardon aux centrafricains pour ces propos de division. Ce que Déby veut Déby l’obtient.
Je le savais que la primature reviendrait à la rébellion Seleka mais jamais il ne m’est venu à l’idée qu’on aurait droit à un certain Mahmat Kamoun
Le nom d’Abdoul Karim Meckassoua circulait depuis quelques jours et sa nomination imminente faisait couler beaucoup d’encres. Pourquoi Méckassoua n’a pas été nommé Premier Ministre ?
Il va sans dire qu’il n’a aucune chance dans ce décor parce que Meckassoua a la fâcheuse manie d’organiser des audits là où il passe ( Bozize et ses Ministres en savent quelque chose), il aime tellement la clarté dans la gestion qu’il ne peut pas être invité aux affaires juste parce qu’il est musulman. Non il faut plus qu’être musulman et intellectuel. C’est le genre de profil de Mahmat Kamoun qui intéresse. Pourquoi Samba le préfère à ce poste ? Brièvement sur ce nouveau Premier Ministre

Qui est Mahmat Kamoun ?

Ce Monsieur fait partie des initiateurs du guichet unique à Douala dont ils ont signé la gestion avec un Béninois nommé Boko, quand Bozize voulait y voir plus clair dans la gestion calamiteuse du trésor public dont il assurait la Direction il a prit le chemin de l’exil…Demandeur d’asile aux USA Mahmat Kamoun n’avait pas encore obtenu son statut de réfugié politique quand la Seleka chasse Bozize du pouvoir, il revient alors en RCA pour être nommé Directeur de Cabinet de Michel Djotodja. A ce jour, selon la loi sur l’immigration aux Etats-Unis il n’a pas le droit de rentrer sur le territoire américain…Un Premier Ministre personna non-gratta aux USA où se trouvent les institutions de Breton-wood (sic !)
Aprèsla démission de Djotodja il est nommé Conseiller spécial de Sampa Panza avec rang et prérogatives de Ministre d’Etat.
Kamoun et la fille de dame Samba Panza, seraient mis en cause dans l’affaire de la disparition d’une partie des 6 milliards de franc CFA donnés par l’Angola à la Centrafrique.

Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique
Mahamat Kanoun, Nouveau Premier Ministre de transition en Centrafrique

Derrière un grand-homme il y’a toujours une grande dame ?

Cette maxime marche aussi à l’envers, Mahmat Kamoun forme avec sa femme un couple dont il faut se méfier. En tout les cas, avec sa nomination les douaniers n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Dame Kamoun née Ngakola Rachel a été bombardée Directrice Générale Adjointe de la Douane sous le régime de Djotodja, puis Directrice générale sous Samba Panza, elle est à l’origine de la débancarisation des recettes douanières (la bancarisation étant l’une des rares bien du régime Bozize)…Les recettes douanières se promènent désormais librement dans les sacs à main de sa clique.

Samba Panza enfonce encore plus la RCA avec cette nomination

Loin d’être cette mère neutre, capable de sortir la RCA du bourbier Samba Panza est entrain de mener les centrafricains à la file indienne directement en enfer. Copinage, clanisme, affairisme d’état, en quelques mois elle nous réédite le même scenario que ses prédécesseurs. Dame Samba-Panza se contrebalance royalement des centrafricains, des milliers de morts, de l’avenir du pays…Ce sont ses intérêts qui priment.
Elle n’est pas cette mère dont vous rêviez qui pourrait tout faire pour réconcilier ses enfants et mener son pays résolument vers des élections libres et démocratiques. Non, Samba Panza s’est prostituée avec la Seleka pour manger, il y’en a que pour son ventre, elle mange, se lèche les babines et ne pense qu’à s’empiffrer. Et parcequ’en RCA avoir un gros ventre est signe d’opulence, peu importe les morts, le chaos, les milliers de refugiés vivants dans des conditions exécrables Samba Panza s’en fout il n’y’en a que pour sa bedaine…

 

Echo de Centrafrique

RCA: Boda, une ville divisée, et vous ne savez jamais qui va prendre le premier coup

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Malgré une trêve, une profonde méfiance demeure entre musulmans et chrétiens dans la ville minière de Boda en République centrafricaine.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Ville-de-Boda-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Boda en Centrafrique
Ville de Boda en Centrafrique
Vous la sentez immédiatement. Cette tension inquiète lorsque vous conduisez dans la ville minière de Boda en République centrafricaine (RCA).
C’est un sentiment qui est difficile à décrire. Ce n’est pas comme vous êtes dans une zone de guerre où les armes crepitent et vos instincts vous disent de trouver un endroit pour se cacher.
C’est un autre type de tension. Vous savez, il n’y a pas de danger immédiat pour vous, mais vous ne pouvez pas tourner le dos à tout le monde. Vous ne savez jamais qui va prendre le premier coup.
Des rangées et des rangées de maisons de briques ont été réduites en ruines, les quelques personnes que vous croisez dans la rue regardent juste vous, et vous savez qu’ils sont entrain d’essayer de comprendre si vous êtes ami ou ennemi.
Boda est l’une des villes de l’ouest de la RCA où il existe encore un peu de Musulmans.
Nous nous dirigeons vers la mosquée. C’est tout simplement logique d’essayer de parler à l’imam ou à un aîné dans la communauté. Nous avions besoin d’amener les gens d’ici à nous faire confiance, afin que nous puissions les interroger et entendre leur version de l’histoire.
Nous nous sommes également inquiétés de la lumière. Il commence à faire sombre, nous ne serons pas en mesure de filmer la nuit, et nous avons été mis en garde que beaucoup d’armes circulent dans la ville. La seule façon pour les chrétiens et les musulmans rivaux de se protéger.
Nous avions besoin de se dépêcher.
L’imam avait l’air fatigué. Il a dit que c’est parce qu’il est stressé. Il est resté dans la ville où des combats ont éclaté entre les combattants, majoritairement musulmans, Séléka et un groupe armé Anti-Balaka chrétien, parce qu’il voulait “protéger” son peuple “le seul moyen” qu’il savait: c’est la prière. En dirigeant la prière pour les musulmans pris au piège dans le quartier.
L’imam ne veut pas être interviewé à la caméra, mais l’un des anciens a dit oui. Il est en colère, furieux, parce qu’il dit qu’il est pris au piège ici.
Son nom est Yousouf Baraka. Il a vu des gens tuer et être tués en dehors de la mosquée. Il a déclaré que certains de ceux qui ont tenté de quitter la ville et de rejoindre le Tchad n’ont jamais pu le faire.
“C’est pourquoi nous ne pouvons pas partir,» at-il crié. “Nous allons tous être tués. Ils vont nous attaquer le long de la route et nous couper en morceaux. C’est arrivé à d’autres personnes avant.”
La peur, la colère et l’incertitude
Il parle des chrétiens, qui vivent de l’autre côté de la ville. Entre eux les troupes Françaises et l’Union africaine (UA) ont formé une zone tampon, en gardant les deux groupes religieux en dehors.
Quand nous allons sur le côté maintenant majoritairement chrétienne, l’ambiance est la même.
La peur, la colère, l’incertitude flotte dans l’air.
Des milliers de chrétiens vivent dans l’enceinte de l’église. Leurs maisons ont également été détruites au cours des mois des combats basés sur la religion. Ils ont aussi vu des gens tuer et être tués. Ils disent qu’ils ne peuvent pas non plus quitter parce qu’ils ont peur de mourir si ils tombent sur un groupe en colère.
J’ai convaincu Sœur Marguerite à me parler. Elle ne voulait pas la première fois parce qu’elle ne veut pas mettre les autres religieuses et les familles déplacées en danger en disant quelque chose de mal.
Elle est triste, déçue et inquiete pour les enfants pris au piège dans son église. Elle est venue des îles des Caraïbes à Boda pour aider les gens. Elle n’a jamais imaginé que les choses vont devenir si mauvais.
«La priorité pour les gens est de retourner chez eux pour vivre dans la paix», a déclaré Sœur Marguerite. “Quand je vois les petits enfants qui étaient nés ici, qui vivent dans ces tentes, ça me brise le cœur. Ils essaient de faire face, mais c’est inacceptable. Les gens ne devraient pas avoir à vivre comme ça dans Boda.”
Cette ville semble plus divisée que n’importe quel autre endroit en RCA, que j’ai visité. Ce qui fait peur, c’est le niveau de la haine véhiculée entre les gens.
Vous pouvez la sentir dans les deux côtés de musulmans et chrétiens de la ville. Elle ne vas pas tout simplement disparaître parce que les deux parties au conflit ont signé un cessez-le-feu; certaines personnes croient qu’elle ne durera pas longtemps.
Dans un coin, une jeune fille griffonne dans un cahier. Je regarde par-dessus son épaule pour voir ce qu’elle écrit. Ce n’est ni en anglais ou français et je le lui demande.
Elle parle la langue locale Sango et j’avais besoin d’un interprète. Le vieil homme lui parla alors elle sourit et me dit: “. Elle est inquiète quand elle rentre à la maison et retourner à l’école si elle n’aurait pas fini ses devoirs car son professeur va se fâcher. “
J’ai vu et entendu beaucoup de choses terribles en RCA, mais pourtant cette phrase apparemment innocente de cette fillette de 12 ans m’a frappé durement.
J’ai roulé pour passer à son école qui est sur mon chemin. Elle a été complètement détruite. Les soldats de l’UA à l’extérieur me disent que certains des enseignants et des étudiants ont été tués.
Si cette petite fille parvient à jamais de rentrer à la maison, comment est-ce qu’elle pourra retourner à l’école?
Al Jazeera

RCA: LETTRE DE FÉLICITATIONS DU COLLECTIF TOUCHE PAS À MA CONSTITUTION AU NOUVEAU PM

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lOGO-tOUCHE-pAS-À-MA-CONSTITUTION-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre Mahamat KAMOUN,

A l’issue de votre nomination comme le nouveau Chef du Gouvernement de la Transition, le Collectif« Touche à Pas ma Constitution », une Association de défense des droits de l’homme et membre actif de la Société Civile vous adresse nos félicitations.

Face à la situation que traverse la République Centrafricaine, nous vous invitons d’inscrire dans votre agenda politique la lutte contre l’impunité, la restauration rapide de la sécurité, l’unité nationale, et la paix.

Certes, la tâche n’est pas facile mais sachiez une chose que vous avez une obligation politique de conduire impérativement le peuple centrafricain vers des élections crédibles, libres, transparentes et démocratiques.

Le Collectif, vous souhaite vivement un succès durant cette période de la transition.

Veuillez agréer Excellence Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.

 

Fait à Paris, 10. 08. 2014

Le Coordonnateur Général du Collectif,

 

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

 

Ampliation :

– Presse

La RCA : un pays détruit par des conflits armés face aux OMD et aux APE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Un-adolescent-abîmé-par-l’alcool-et-la-cigarette.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conséquence négative des conflits armés
Un adolescent abîmé par l’alcool et la cigarette (Conséquence négative des conflits armés)

La date butoir de l’évaluation général des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) s’approche à pas géant. Comme prévu par le système des nations unies qui avait lancé un appel à tous les Etats du monde d’adhérer au processus, en 2015, il faut l’éducation pour tous, la santé pour tous, la nourriture pour tous, pour n’évoquer que ces besoins vitaux de base qui concernent particulièrement les pays émergents et les pays les plus pauvres de la planète, notamment en Asie, en Amérique latine et en Afrique, tels que la Centrafrique, le Cameroun, le Congo, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pays cités à titre d’exemple. La liste est bien longue. La pauvreté sur le continent demeure,  à priori, le mal qui freine le développement de nos pays. Et si c’est dans ce contexte que le premier sommet Etats-Unis-Afrique a été convoqué par Barack Obama, président de la première puissance mondiale pour endiguer ce mal, on ne peut qu’applaudir.
La république centrafricaine, un pays qui n’est pas encore sorti de l’auberge, a fait un mauvais départ de cette course de vitesse pour le développement, depuis le lancement de ce vaste programme par le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), pour ne pas paraphraser René Dumont qui disait que l’Afrique est mal partie, en général. Vingtaine d’années après son indépendance, ce beau pays riche en ressources minières et pétrolières, mais également pauvre à cause de la mal gouvernance de ses dirigeants et des crises à répétition. Situé au cœur de l’Afrique, le Centrafrique est l’orphelin du monde, abandonné par les occidentaux, particulièrement la France qui revient en force, mais finalement racheté par des institutions internationales et sous régionale (CEEAC, UE) pendant les crises, pour être sous tutelle de l’ONU. Les conflits armés ont occasionné son recul non égalé par rapport aux autres Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) de la planète. Au regard du thermomètre, la Centrafrique ne peut pas répondre au rendez-vous puisque les maladies l’ont rongée, à tel point qu’elle est condamnée sur le lit sous perfusion comme un malade qui souffre d’Ebola et n’attende que les dernières secondes où Dieu va décider de son sort.
Pillée à outrance par ceux qui l’ont gouvernée ces dernières années d’enfer, la république centrafricaine n’est pas en mesure d’assurer d’abord, la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire, et manque cruellement des moyens financiers pour réhabiliter les écoles et centres de santé détruits par les effets de la guerre, et ensuite en construire d’autres pour faire face aux nombreux défis de la mondialisation et de la globalisation. La relance économique est un travail de titan qui attend les filles et fils du pays, lesquels veulent prendre en mains la destinée de ce pays en lambeau, et qui n’espère que sur des interventions d’urgence de la part des pays amis, bailleurs de fonds et partenaires au développement.
La RCA face aux OMD
Avec la catastrophe provoquée par les bandits de grand chemin et les criminels économiques qui sont les séléka et autres, la Centrafrique est bel et bien malade. Elle ne peut produire de l’eau potable à ses populations sans l’aide des partenaires au développement et ONG Humanitaire, ni assurer des soins pour tous et l’école pour tous d’ici 2015. L’on peut dire que le pays a déjà raté le coche. Son bulletin de note est d’office vierge puisqu’il était empêché par les conflits armés de passer  l’examen, et aussi la propre médiocrité de sa gestion. A propos de l’évaluation des OMD en Afrique, il existera certes des pays du continent qui seront incapables d’argumenter pour soutenir leur résultat puisqu’ils étaient déchirés par la guerre, comme le Mali, le RD Congo, la Somalie et bien d’autres pays du Maghreb tels que la Lybie et l’Egypte suite au printemps arabe, pour ne citer que ces pays qui traversent des moments très difficiles de leur histoire.
Concernant l’éducation qui est la base du développement, presque 50% des écoles en Centrafrique ont été fermées de 2012 à 2013 dans le nord du pays à cause des conflits armés qui ont fait fuir les parents d’élèves et leurs enfants scolarisés. Nombre d’eux se retrouvent en pleine brousse à la merci des bêtes sauvages et féroces. Plus de 16 000 déplacés internes selon le HCR. L’école était bel et bien noire où la culture de l’excellence s’est envolée. Selon les statistiques de l’UNESCO, 7 élèves sur 10 de l’école primaire n’étaient toujours pas retournés en classe à cause de l’insécurité qui asphyxie. De surcroît, nombreuses écoles des provinces ont été pillées par des éléments rebelles de la coalition séléka que dirigeait l’ancien président de la transition, Michel Djotodia. Ce dernier et sa bande à la gâchette facile, n’ont pas donné priorité à l’éducation. Encore moins à la santé puisque des compatriotes civils malades ont été tués par des éléments de séléka sur leurs lits à l’hôpital de l’Amitié construit grâce à la coopération sino-centrafricaine.
S’agissant des statistiques en matière de santé, les résultats sont d’emblée déplorables. En 2012, l’espérance de vie pour l’homme est de 50 ans seulement et 52 pour la femme. Sous d’autres cieux, les résultats donnent des chiffres relativement supérieurs compte tenu de la culture de connaissance et le PIB. Le Revenu national brut par habitant est seulement de 1,080 dollar. Le taux de mortalité infantile demeure très élevé à cause bien entendu de la mal nutrition. Plus de 13.000 enfants sont très mal nourris sur les sites des déplacés selon les dernières statistiques fournies par OCHA, une ONG humanitaire basée en Centrafrique. Plusieurs enfants en Centrafrique dans les régions du nord meurent beaucoup plus de la rougeole. Le budget du ministère de la santé n‘est pas assez volumineux pour pouvoir faire face aux besoins sanitaires et lutter efficacement contre les pandémies. A telle enseigne que la couverture sanitaire n’est pas assurée sur toute l’étendue du territoire nationale et on ne peut non plus parler de la santé pour tous en 2015. La RCA a pris grandement du recul. Pire encore, on ne soigne plus gratuitement dans ce pays retombé au bas de l’échelle. Les hôpitaux sont devenus des mouroirs depuis le début de la crise qui secoue ce pays. S’il vous manque alors des bourses sanitaires, c’est la fin de votre vie.
Pays à vocation agropastoral comme je l’ai toujours évoqué, ce secteur a eu un coup dur à cause de la gestion opaque de la chose publique par les autorités et le manque d’une bonne politique de commercialisation des produits agricoles depuis l’arrêt brutal et sauvage de « l’opération Bokassa ». Le centrafricain lamda ne mange plus trois fois par jour. Un ancien ministre de l’agriculture du régime Bozizé en la personne de Fidèle Ngouandjika n’a cessé d’utiliser de la démagogie pour distraire le peuple centrafricain, comme quoi, il va désormais manger trois fois par jour. La réalité est que le régime Bozizé a conduit le peuple centrafricain vers une misère qui ne dit pas son nom et au finish, c’est le drame humain après la prise des armes par des barbares de notre siècle.
Nonobstant ces conséquences gravissimes, à titre de rappel, les petits efforts du régime Kolingba ont ramené l’autosuffisance alimentaire pendant son règne dans les années 80 mais cela n’a pas fait long feu. C’est le basculement dans une misère sans précédent. Avec une crise qui n’est prête à voir sa fin, l’on peut dire que c’est la disette. Le peuple souffre malgré toutes les richesses que Dieu lui a données. La république centrafricaine pratique une agriculture primaire où les tâches sont encore manuelles et archaïques. Le pays se trouve dans une position inconfortable, largement loin derrière tous les autres pays au monde pour pouvoir produire en quantité industrielle afin de prétendre exporter ses produits en Europe, en Asie et en Amérique  pour les vendre aux marchés mondiaux.

 

La RCA face aux APE
Entrer dans le libre échange pour ce pays d’Afrique où tout est au rouge, c’est de la pure illusion. Il faut beaucoup d’année après le retour de la paix et une sécurité qui couvre tout le territoire afin de mettre les paysans et agriculteurs  dans des conditions favorables de production.
Les pays occidentaux, notamment ceux de l’Union européenne ont couru trop vite pour cette proposition de politique commerciale de la mondialisation ou du moins l’imposer aux pays du sud et des caraïbes dits APC. Il va sans dire que ces pays colonisateurs sont souvent pris à partie dans des conflits armés qui ont retardé le développement des pays africains et ceux d’Amérique latine et du centre. Le cas de la Centrafrique est patent.
La république centrafricaine et les pays de la sous-région de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) ne peuvent pas procéder à la suppression des droits de douane sur les produits originaires de l’Europe. Excepté le Cameroun peut-être, membre à part entière et co-fondateur de l’institution sous régionale qui court plus vite pour ses intérêts égoïstes en signant des accords intérimaires. Il est dans une position similaire que la Côte d’Ivoire au niveau de la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Comme plusieurs pays africains, la Centrafrique ne fonctionne que sur la base de ses recettes fiscalo-douanières. A chaque blocage socioéconomique provenant d’une crise, la RCA est en mauvaise posture pour résoudre ses problèmes régaliens. Cet Accord de Partenariat Economique aura pour l’instant très peu d’impact sur le développement des économies des pays africains en général puisqu’ils ne produisent pratiquement rien et n’importent rien à part le pétrole, l’uranium, le diamant et l’or dont les recettes en chiffres restent un secret de polichinelle et ne profitent pas aux peuples d’Afrique, si oui aux gouverneurs de nos Etats qui entassent des pétrodollars dans leurs propres comptes en occident. La politique ambigüe de la dévaluation du CFA en 1994 n’a pas favorisé les pays africains producteurs du café et de cacao comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun et bien d’autres pays du continent. La Centrafrique qui cultivait l’un des meilleurs cafés au monde mais en très faible quantité a vu sa production tombée à cause du non-respect de l’engagement du gouvernement vis-à-vis des planteurs.
Durant le régime Bozizé qui a causé trop du tort au peuple centrafricain, le géant mondial en matière d’uranium (AREVA) n’a financé l’exploitation de l’uranium centrafricain qu’à hauteur de 18.000.000.000 fcfa. Une maigre somme pour une nation qui a pris une destination inconnue. D’abord, c’est un marché très mal négocié comme si la république centrafricaine manque cruellement des ressources humaines en la matière. Ce n’est pas du tout étonnant puis-je le dire, puisque c’était un marché de gré à gré et cela échappe bien entendu aux représentants du peuple à l’Assemblée nationale. Les négociateurs de ce deal regardaient plutôt le renflouement de leurs poches. AREVA a fermé le site de Bakouma sous prétexte qu’il y a eu l’incident de Fukushima et que les cours de la matière ont chuté.
En effet, lors de sa dernière conférence de presse avant de quitter Bangui, le DG d’AREVA et son responsable de sécurité ont pointé du doigt le pouvoir de Bangui qui n’a pas respecté les clauses du contrat qui les lient. Contrairement au Niger où AREVA n’a pas mis les clés sous paillasson pendant cette période de crise ; les négociations reprises entre les deux parties ont abouti à un résultat assez satisfaisant. Mais beaucoup reste à faire pour qu’AREVA et Niamey répondent aux attentes du peuple nigérien. Un pays également où la pauvreté est aigue.
En Centrafrique, il va sans dire que les chefs d’Etat qui se sont succédé ont perdu le pouvoir à cause de ces richesses du sous-sol, notamment, les anciens présidents défunts, Jean Bedel Bokassa (pour l’Uranium de Bakouma), Ange-Félix Patassé (pour le fer de Bogoing) et François Bozizé (pour le pétrole de Birao). Pour la simple raison que la France, pays colonisateur, veut absolument le monopole de l’exploitation de ces richesses minières et pétrolières qui appartiennent naturellement au peuple centrafricain et que ces derniers y sont opposé. Au regard de cette catastrophe politique, après la future présidentielle qui s’annonce très difficilement, je crois, pour une bonne politique nationale de développement,  les tenants du nouveau régime démocratique et légale ont intérêt à revoir les clauses des contrats avec les investisseurs étrangers et les partenaires qui doivent nécessairement passer avec leurs dossiers devant les représentants du peuple à l’Assemblée nationale, pour l’intérêt général de la nation quand il s’agira de l’exploitation des ressources minière ou pétrolière. Tous les contrats doivent être désormais révisés pour l’assurance d’un partenariat gagnant-gagnant.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

 

Pierre INZA