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Le Forum des Ambassadeurs Africains en Centrafrique condamne les actes ignobles dans la ville de Bangui

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ACAP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-Forum-des-diplomates-africains-à-bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Forum des diplomates africains à bangui en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.com

 

Le Forum des Ambassadeurs Africains en République Centrafricaine a condamné avec fermeté les auteurs et commanditaires des actes ignobles de violence perpétrés dans la ville de Bangui et présente par la même occasion ses condoléances les plus attristées à l’Organisation des Nations-Unies et à toutes les familles centrafricaines et étrangères ayant perdu les leurs au cours de ces malheureux événements, selon un communiqué de presse rendu public, vendredi 17 octobre 2014 à Bangui.

L’objectif de ce communiqué de presse est de dénoncer les actes de violence commis en République Centrafricaine, de compatir aux douleurs des familles touchées par ces violences et le soutien du processus de la transition qui tire à sa fin.

En déplorant la persistante tension observée dans les rapports entre les animateurs des institutions de la transition, le Forum des Ambassadeurs Africains a recommandé aux uns et aux autres, le respect sans faille de l’esprit du consensus, tel que prescrit dans la Charte Nationale de Transition.

Le Forum des diplomates Africains a estimé que le recours à la force pour toute sorte de revendication de la part des signataires de l’Accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet 2014 à Brazzaville est une négation de leurs engagements. Il désapprouve pareil comportement irresponsable et les appelle instamment à la stricte application de cet Accord avec l’appui de la Communauté internationale

Le Forum des Ambassadeurs Africains a fait observer d’urgence aux autorités de la transition et aux Forces vives de la Nation que la période de transition touche à sa fin alors que la mise en pratique de la feuille de route révisée de la transition est encore à ses débuts.

Par conséquent, il interpelle les Institutions de la Transition et les Forces Vives de la Nations, à travailler dans la logique de concertation afin de faire avancer le processus de pacification et de reconstruction du pays selon le schéma tracé par la feuille de route de la transition  et aboutir sans tergiversations à l’organisation des élections libres et transparentes devant doter la République Centrafricaine des institutions légitimes et souveraines.

Par-ailleurs, le Forum des Ambassadeurs Africains a réitéré son soutien à toutes les institutions de la Transition dans leur lourde mission de sortir la République Centrafricaine du bourbier, de réconcilier les centrafricains et de reconstruire le pays.

Enfin, il a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour qu’une aide humanitaire subséquente soit apportée au peuple centrafricain, victime des crimes multiformes.

Il convient de rappeler que plusieurs arrondissements de la ville de Bangui ont été secoués par des attaques répétées des milices armées ayant entrainé le pillage des biens, l’incendie ou la destruction des maisons, des morts d’hommes sans compter des centaines de blessés graves dans les hôpitaux, l’érections des barricades et la paralysie des activités socioéconomiques.

Le Forum des Ambassadeurs Africains est représenté par les diplomates suivants : Gaspard Mugaruka Bin-Mubibi, Ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC), Président ; Gabriel Entcha-Ebia, Ambassadeur du Congo Brazzaville, Vice-président, et Nicolas Nzouyoum, Ambassadeur du Cameroun, secrétaire permanent.

Par: Sébastien Lamba

Bangui : Exaspérés, les déplacés du site de l’UEEF des Castors déplorent le comportement des Anti-Balaka

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RJDH  /  CNC

Anti-Balaka-toujours-hyper-armés-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Anti-Balaka toujours hyper armés en Centrafrique

 

Des  déplacés de l’église des Frères du Camp des Castors, se disent « agacés » par le comportement des Anti-Balaka. Ces derniers ont transformé le site en un lieu de refuge. Des témoins signalent des cas d’agression sur le site. D’après le témoignage des déplacés, ces hommes en arme rentrent dans le site pour se cacher une fois qu’ils ont agressé quelqu’un. Et les déplacés qui se trouvent sur place ne peuvent pas les dénoncer par peur de leurs représailles.

La victime d’une de ces agressions a en relaté les circonstances au RJDH. « Ma femme a accouché à l’hôpital des Castors le jeudi 16 octobre. J’étais parti à la maison pour prendre les habits du bébé et c’est ainsi qu’un groupe d’Anti-Balaka m’a suivi. Ils étaient armés des machettes. Ils m’ont encerclé et ont pris les layettes, mon téléphone et une somme de 12.000F CFA que j’avais prévue pour payer les frais de l’hôpital », a relaté avec amertume la victime.

« Nous  ne comprenons plus rien. Aujourd’hui, le site des déplacés de l’église des Frères du Camp des Castors est devenu un lieu d’agression et de refuge pour les Anti- Balaka. Nous ne pouvons rien faire pour les dénoncer. Car, ils n’hésitent pas à faire usage des armes qu’ils détiennent. Ils vendent même des  produits stupéfiants et les consomment en public dans le site », a relaté un autre déplacé.

Le Pasteur David Bédjima, responsable du site de l’église des Frères du Camp de Castors, confirme les exactions perpétrées contre les civils qui sont dans les quartiers du 3ème et dans le site des déplacés. « Nous sommes encerclés en ce moment par des Anti-Balaka. Dans l’église même, ils rentrent avec des armes pour agresser les déplacés qui sont déjà abattus moralement. Jour comme nuit, ils tirent un peu partout. A l’heure où je vous parle, nous sommes tous à l’intérieur de l’église avec les enfants. Ce n’est pas du tout normal. Les responsables de ce groupe ont l’obligation de les arrêter dans leurs actes et de veiller sur eux pour le bien de tous », s’est exprimé le Pasteurs David Bédjima, responsable de ce site.

Ces violences ont repris depuis le 6 octobre, dans les quartiers Castors, Yakité, Sara, Gbakoudja et une partie de Sica III. « Les habitants des quartiers devraient rentrer chez-eux à 15 heures ou au plus tard à 16 heures. Au-delà de ces heures, ces hommes en armes n’hésitent pas à les agresser», a témoigné un habitant du Camp des Castors.

Le RJDH a tenté sans succès d’entrer en contact avec les responsables des  Anti-Balaka, afin d’obtenir leurs réactions quant au comportement de leurs éléments, que la population qualifie d’ « insupportable ».

RJDH

Centrafrique: les FACA reprennent les patrouilles sous surveillance de la Minusca

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CNC  /  BBC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Bangui-sans-circulation.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui sans circulation
Photo AFP

Les forces armées centrafricaines (FACA) ont repris vendredi matin du service et commencé de patrouiller aux côtés des forces internationales. C’est la première fois depuis la chute de l’ex-président François Bozizé en mars 2013.

Notre correspondant à Bangui a constaté ce matin le passage d’une patrouille d’une dizaine de soldats à bord d’un véhicule, avenue de l’Indépendance, dans le centre ville.

Dans un communiqué à la radio le lieutenant-colonel Bonaventure Désiré Bakossa, sous-chef d’état-major, a demandé à “tous les militaires de reprendre le chemin des casernes ceci, sans délai, d’observer la discipline et … de ne pas se mêler au désordre en cours” dans le pays.

Un grand nombre de soldats s’étaient dispersés dans la nature après la déroute catastrophique qui avait permis aux anciens rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, de prendre le pouvoir à Bangui par la force en mars 2013.

Une partie des soldats, privée de solde depuis des mois, était retournée dans leurs villages, tandis que d’autres avaient intégré les milices à dominante chrétienne Anti-Balaka.

Ces dernières se sont livrées à une chasse impitoyable aux musulmans après le départ des Séléka du pouvoir au début de l’année.

Jusqu’à présent seules la gendarmerie et la police ont été associées aux opérations menées par les forces internationales pour mettre fin aux violences et au banditisme à Bangui.

La situation s’est nettement calmée avec l’arrivée au pouvoir du régime de transition et le déploiement de troupes françaises, européennes et onusiennes, mais à Bangui, un regain de violences a encore fait une vingtaine de morts ces derniers jours et une cinquantaine de blessés.

Par ailleurs l’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’indigne contre les violences enregistrées depuis le 8 octobre en RCA.

Elle condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre des officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile à Bangui.

Ces crimes ne doivent pas rester impunis, a-t-elle souligné au siège des Nations unies à Genève.

En Centrafrique, la violence se fait de plus en plus politique

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Corbeau news  /  Figaro.fr

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Catherine-Samba-Panza-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.com

Les troubles qui agitent Bangui, la capitale du pays, visent la présidente, Catherine Samba-Panza.

Bangui n’est plus au bord du soulèvement mais quelque chose y a changé. À l’issue d’une semaine de heurts, la capitale de Centrafrique a retrouvé une vie un rien plus calme. Mais la situation reste très volatile. Vendredi matin, des coups de feu étaient entendus dans le quartier de Combattant, interdisant l’accès à l’aéroport, et des barrages étaient érigés au nord, à Gobongo, entretenant une certaine inquiétude. D’autant que la colère semble avoir changé de nature. «Il est évident que les derniers affrontements sont différents de ceux des mois passés. Il y a des visées très politiques cette fois», souligne une source française.

Les premières tensions, le 9 octobre dernier, sont pourtant nées du clivage religieux qui ronge la Centrafrique depuis deux ans. Le lynchage d’un homme soupçonné d’appartenir à la Séléka, une coalition à majorité musulmane, a déclenché une réaction de cette communauté. Les rixes ont fait une dizaine de morts et plus de 6 500 réfugiés. Dès le lendemain, les miliciens chrétiens Anti-Balaka, qui se muent de plus en plus en bandits armés, avaient changé de cibles. Descendus du quartier de Boy-Rabe ou de Boeing, les hommes s’en prenaient aux habitants, sans grande considération de religion, mais aussi aux troupes internationales. Plusieurs patrouilles de la Minusca, les soldats de l’ONU, mais aussi de l’Eufor, la force européenne, ont été accrochées.

Selon plusieurs sources, les miliciens de différentes factions ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions provenant des stocks de l’armée centrafricaine (Faca) mais aussi de l’étranger. En réaction, la Minusca a renforcé son dispositif sécuritaire. Dans les jours suivants, plusieurs quartiers ont été pris par cette fièvre. À Ouango, au sud de Bangui, les clashs accompagnés de pillages sont devenus plus «ethniques». Pour circonscrire l’incendie, les contingents pakistanais et rwandais de la Minusca ont ouvert le feu, tout comme l’Eufor. Au total, une quinzaine d’Anti-Balaka ont été abattus en six jours d’affrontements. «Ils voulaient tester notre réponse. Elle a été forte et je pense qu’ils ont compris que la solution au problème ne passe pas par la violence», assure un militaire.

L’attaque de Ouango est une première. Cette zone, qui était récemment encore épargnée, abrite des résidences chics, dont celle de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Cette dernière y a vu une tentative de «déstabilisation» des institutions. Non sans raison. Pour un responsable africain, c’est bel et bien la chef de l’État qui est la cible de cette agitation. «Elle a créé beaucoup de frustrations en consultant beaucoup de gens mais sans jamais prendre en compte leur avis», souligne-t-il. La formation d’un nouveau gouvernement en août, dirigé par l’un de ses proches, Mahamat Kamoun, a été très mal prise. La population, qui ne voit guère la vie s’arranger depuis l’accession au pouvoir de la présidente en février, se détourne peu à peu d’une femme qui ne descend jamais dans les rues et a un entourage pléthorique. Sans pour autant soutenir les Anti-Balaka.

La révélation parJeune Afriquede la disparition de 2,5 millions de dollars sur les 10 millions offerts à la Centrafrique par l’Angola a achevé de ternir son image. La présidence a assuré que le magot avait été directement donné au ministère, sans passer par les caisses de l’État, pour pouvoir agir plus vite. Sans vraiment convaincre. Sentant une opportunité, Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil de transition, a ordonné une enquête parlementaire.

«On assiste à une coalition assez improbable entre Séléka, Anti-Balaka et politiques, tous unis dans leur rejet de la présidente», résume un diplomate. La communauté internationale, à commencer par la France, continue de soutenir officiellement Catherine Samba-Panza, faute de choix. En coulisses, Paris s’agace. L’organisation du futur scrutin présidentiel, comme tous les dossiers gérés par le gouvernement actuel, est au point mort. Or, pour la France, l’élection d’un président légitime est le seul espoir de se dégager du coûteux bourbier centrafricain.

« Sangaris » prépare son désengagement de Centrafrique

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Figaro/Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Les-soldats-français-de-la-force-sangaris-en-Centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats français de la force sangaris en Centrafrique

L’opération « Sangaris », déclenchée le 5 décembre 2013, va s’engager sur la voie d’un retrait progressif avec la montée en puissance de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca). Un désengagement qui s’articulera avec la réponse que Paris entend aussi apporter à une autre menace, le mouvement Boko Haram, dont les actions débordent au sud du Niger, du Cameroun et du Tchad, trois partenaires majeurs pour la France. Déployée depuis près d’un an dans un pays menacé de chaos, en proie aux violences entre chrétiens et musulmans, la force «Sangaris» – 2000 militaires – a été «réarticulée» au mois de septembre en deux «groupements tactiques», axés sur Bangui et sur le centre-est du pays (le triangle Sibut-Dékoa-Bambari), où subsistent de sérieux pics de violence. Dans les zones où la sécurité a été rétablie, comme à Bossangoa, à 300 kilomètres de la capitale, les responsabilités sécuritaires ont été transférées à la Minusca. Celle-ci comptera 12.000 hommes à effectif plein, en avril prochain, contre 6700 actuellement. «Nous allons être pragmatiques, là où la Minusca est prête, nous passerons le relais», souligne-t-on dans l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Mais de toute façon, explique-t-on, «nous ne disparaîtrons pas». Les Français resteront à Bangui notamment pour sécuriser l’aéroport.

Extrait d’un article sur abonnement du Figaro.fr

Bangui – Centrafrique: trois civils tués à Bangui

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CNC  /  AFP

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Trois-civils-tués-dans-de-nouveaus-heurts-à-Bandui-dans-km5.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Trois civils tués dans de nouveaus heurts à Bandui dans km5

Trois civils ont été tués et un grièvement blessé dans de nouveaux heurts intercommunautaires qui ont éclaté à Bangui vendredi, a déclaré une source au sein de la force onusienne Minusca. Selon cette source, “il y a eu des heurts aujourd’hui au PK5 – quartier musulman de Bangui – qui ont entrainé trois morts et un blessé grave parmi la population”. A l’origine de ces violences, “des individus se réclamant des Anti-Balaka – milices à dominante chrétienne – ont attaqué un sujet musulman qui circulait à moto et l’ont blessé grièvement”, a affirmé la source. L’homme a ensuite “succombé à ses blessures, entrainant des représailles des musulmans qui ont ouvert le feu sur des habitants du quartier voisin de Béarex (majoritairement chrétien), faisant deux morts et un blessé grave”, a expliqué cette source.

Ces tirs ont fait fuir des dizaines d’habitants des quartiers environnants, même si l’intervention de la force européenne Eufor-RCA a permis de ramener le calme, selon la même source.
La capitale centrafricaine a été le théâtre de nouvelles violences qui ont fait une vingtaine de morts, dont un casque bleu pakistanais et plusieurs dizaines de blessés depuis le 8 octobre. Six éléments anti-balaka –milices majoritairement chrétiennes– qui refusaient d’être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d’échanges de tirs avec les forces internationales. Ce sont ces milices qui ont paralysé la ville la semaine dernière, érigeant des barricades sur les grandes avenues, pillant et tuant des civils. L’ancienne colonie française riche en diamants et en uranium a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l’arrivée au pouvoir des rebelles Séléka –majoritairement musulmans–, qui ont pillé le pays et l’ont placé en coupe réglée jusqu’à leur départ, en janvier 2014.

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis, avec notamment une impitoyable chasse aux musulmans menée au début de l’année par les milices anti-balaka. Bangui, ravagée depuis un an et demi par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines, avant que n’éclatent à nouveau ces violences. Les commerçants musulmans contraints à l’exil forcé au Cameroun et au Tchad voisins, avaient même commencé à revenir s’installer par petites vagues au PK5, la dernière enclave musulmane de la ville, où ils vivent souvent retranchés, sous la protection des forces internationales.

URGENCE RCA: 3 civils tués et plusieurs blessés dans de nouveau heurts aujourd’hui à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-forces-de-sécurité-des-nations-unies-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les forces de sécurité des nations unies en Centrafrique

 

BANGUI, Centrafrique, 17-10-2014 Corbeau news Centrafrique (CNC): selon un Officier de la force des Nations-Unies Minusca (la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine), trois civils et plusieurs blessés dans de nouveau heurts inter-communautaires aujourd’hui à Bangui.

Les affrontements se sont déroulés à Km5, le dernier quartier de musulmans dans le cinquième arrondissement de Bangui. Pour l’heure, le calme est revenu selon cet Officier.

Par ailleurs, les jeunes du quartier Gobongo ont chassé les Anti-Balaka qui ont bloqué la circulation sur axe Pk 12 Centre ville. Pour le moment, la circulation commence à reprendre petit à petit dans le secteur.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour Corbeau News

 

Centrafrique: Stéphane SAPPOT aurait decroché un gros contrat (marché) à l’ANE (Agence Nationale des Elections)

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CL / CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Stéphane-SAPPOT-le-fils-de-la-présidente-de-transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Stéphane SAPPOT, le fils de la présidente de transition en Centrafrique

 

L’ Agence Nationale des Elections de la République centrafricaine va t-elle jouer à la transparence dans l’attribution des nombreux marchés qu’elle dispose à l’approche des grandes échéances électorales? Cette question est sur toutes les lèvres des dirigeants des entreprises centrafricaines et des opérateurs souvent véreux qui profitent des opportunités de ce genre pour devenir riches en si peu de temps.

Selon des informations dignes qui circulent actuellement au sein des milieux politiques, l’ANE aurait attribué de gré à gré le marché de la fabrication des cartes électeurs biométriques à Stéphane Sappot, fils aîné de la présidente Mme Samba- Panza qui vient de rejoindre Bangui après avoir obtenu une mise en disponibilité de la banque  française, la Société générale qui l’employait.

A ce jour nous ne sommes pas encore en mesure de vous informer si les marchés liés aux prochaines élections qui vont se chiffrer en milliard de FCFA seront attribués aux entrepreneurs opportunistes ou aux entreprises implantées dans le pays depuis des années en fonction d’une réglémentation.

Néanmoins cette pratique est courante depuis des années en Centrafrique. Par exemple sous le magistère de Bozizé  le prince benzambéen déchu Socrate et quelques membres de sa famille, s’étaient accaparés de l’essentiel des marchés liés aux fournitures des mascarades de 2011 dont les conséquences sont encore pendantes aujourd’hui.

En effet une opacité avait régné dans l’attribution des marchés pour la fabrication des urnes et autres gadgets électoraux.

Centrafrique Libre a tenté en vain de joindre l’ANE pour confirmer ou infirmer ces informations. Selon le microcosme centrafricain, l’ANE qui est pour la première dirigée par un spécialiste des élections l’ancien ministre Kombo Yaya, doit faire preuve de transparence et d’équité dans l’attribution des contrats liés aux fabrications des matériels électoraux, et que ce souci de visibilité n’était pas négociable.

Après avoir benoîtement considéré la parole du roi forcé des centrafricains, le président le plus impopulaire de la France, François Hollande comme une parole d’évangile, l’Agence nationale des élections de la RCA a  récemment déclaré que les élections étaient techniquement impossible à organiser au mois de février 2015.

Cette déclaration sur l’éventualité d’un report a même alimenté la joie de dame Cathy plus que déterminée à jouer les prolongations afin de s’accrocher à ce pouvoir que Dieu lui a donné gratuitement. En effet  le chef d’Etat le plus impopulaire de l’histoire de la République centrafricaine s’est précipité de reprendre la déclaration de l’ANE qui était apparue comme un pain bénit pour lui permettre encore  de conserver les délices léguées par la déesse Ngakola.

CSP depuis son arrivée au pouvoir ne s’est déplacée que deux fois en provinces. Elle, ses conseillers dont Jean Jacques Démafouth le plus influent et surtout un panel de politiciens bien choyés depuis le prolongement de l’ère Séléka en cours, ont toujours affiché des fortes velléités au retour des Forces Armées centrafricaines.

Les conséquences sont palpables aujourd’hui: Insécurité généralisée, adoption par les Anti balaka des méthodes de la Séléka qui consistent à se payer sur la bête qui n’est autre que la population, absence du retour de l’administration en provinces. Tous ces maux ont contribué à la situation chaotique du pays rendant impossible l’organisation des élections à la date qui avait été retenue.

Wilfried Maurice SEBIRO

République centrafricaine : Seuls ceux qui trouvent un intérêt à la souffrance du peuple centrafricain sont derrière les dernières violences – Mme. Keita-Bocoum, l’Experte de l’ONU

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APO / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Droits-de-lhomme.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Droits de l'homme

L’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’indigne contre les violences enregistrées depuis le 8 octobre en RCA et condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre des officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile à Bangui.

« Rien ne justifie ces actes odieux et les violences actuelles en RCA au moment même où la communauté internationale a pris des dispositions pour venir au secours du peuple centrafricain à travers la Minusca devenue effective depuis le 15 Septembre », a-t-elle souligné.

« De telles violences à l’encontre de ceux qui sont venus aider le gouvernement et le peuple centrafricains ne peuvent être orchestrées et perpétrées que par ceux-là qui tirent et qui ont toujours tiré profit de la souffrance de ce peuple depuis des décennies », a déclaré l’Experte indépendante.

« Les attaques contre les officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile constituent un manquement grave au droit international humanitaire dont les auteurs et les instigateurs, ne doivent pas rester impunis », a-t-elle poursuivi.

Mme Keita-Bocoum encourage le gouvernement, les populations et toutes les parties-prenantes à poursuivre leurs efforts de coopération avec les instances nationales et/ou internationales d’enquêtes compétentes afin d’identifier, de poursuivre et de sanctionner les auteurs et instigateurs de ces actes ignobles constitutifs de crime grave contre les droits des gens.

« J’en appelle à ceux qui se livrent à ce genre d’attaques pour leur rappeler qu’ils ont l’obligation de respecter les droits de l’homme en général et le droit international humanitaire en particulier, et de cesser immédiatement toute violence à l’égard des forces de maintien de la paix, du personnel des Nations Unies, des acteurs humanitaires et de la population civile en RCA », a-t-elle dit.

J’exhorte donc le gouvernement en collaboration avec la MINUSCA à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les coupables, de les arrêter et de les traduire devant la justice», a encore déclaré Mme Keita-Bocoum.

La déclaration de l’Experte indépendante intervient alors que les Nations Unies ont subi au total 14 attaques perpétrées par des homme armés entre les 8, 9, 10 et 15 Octobre à Bangui –dont trois contre trois convois des Nations Unies et ayant couté la mort à deux soldats du maintien de la paix et fait 13 blessés parmi ces soldats. Le nombre des victimes civiles de ces attaques s’élève à plus de 10 morts, 55 blessés et 6500 nouveaux déplacés. Des violences et attaques de cette nature, soit contre les humanitaires, contre les civils ou contre les forces internationales sont aussi rapportées dans les régions de l’intérieur telles que : Dekoa, Bouar, Bambari, Bossangoa.

Centrafrique: Gouvernance économique et financière – Catherine Samba-Panza comme ses prédécesseurs

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LePays.bf  /  CorbeauNews.ca

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Mahamat-kamoun-et-Catherine-Samba-Panza-au-CNT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat kamoun et Catherine Samba-Panza au CNT

 

« Y a-t-il eu délit ? », doit se demander le contribuable centrafricain, témoin des faits et gestes de la première Dame dans un Etat centrafricain en déliquescence. Difficile sans doute d’absoudre Catherine Samba-Panza, tout comme on ne peut passer sous silence la forfaiture de ceux qui détournent l’argent que la communauté internationale a envoyé en Sierra Leone pour aider à lutter contre le virus Ebola. Mais, devant ce paysage de cadavres, de troubles et de violence, Catherine donne la triste impression d’avoir cherché à s’en mettre plein les poches.

Son image de première dirigeante d’un pouvoir en transition, et de femme africaine battante, en sort quelque peu ternie. La faute commise est grave, car elle n’est pas que politique ; c’est aussi une faute morale. C’est en effet sur elle, premier personnage de l’Etat, que repose la réhabilitation de l’administration centrafricaine. On retiendra qu’il y a des situations où l’argent n’apporte pas de solutions véritables. Bien au contraire, il engendre des problèmes. La RCA végète aujourd’hui justement à cause de cette faillite politique et morale dont a toujours fait preuve sa classe politique.

Catherine de Bangui n’avait sans doute pas cru un seul instant que le ciel lui tomberait sur la tête, lorsqu’on lui confiait le gouvernail du bateau centrafricain. Aujourd’hui, c’est tout comme, avec les quolibets dont elle est victime.

Le drame avec Dame Catherine, c’est l’amateurisme et la naïveté avec lesquels son entourage a géré la manne angolaise. Car, il faut le reconnaître, si elle est la principale utilisatrice de ces fonds, sans doute ne doit-elle pas être totalement au fait de toutes ces procédures technico-administratives dans lesquelles un honnête citoyen peut se voir embarqué à son corps défendant.

Une vraie honte dans cette Afrique où les autorités ne cessent de clamer la pauvreté de nos populations pour justifier leur demande d’aide auprès de pays nantis. Elle aurait dû s’expliquer plus tôt, ce qui aurait eu l’avantage de limiter les critiques. Or, elle attendra que les critiques fusent de toutes parts pour enfin réagir.

L’existence des fonds spéciaux est pourtant une réalité dans nos pays. Leur utilisation au sommet de l’Etat est aussi bien connue de ceux qui ont un minimum de connaissance du fonctionnement de notre administration publique, tributaire de certaines pratiques héritées de la colonisation. Toutefois, il faut en convenir, à Bangui, on a fait preuve de légèreté. Les agissements du pouvoir central à Bangui traduisent le mépris et le détachement dont font montre les élites politiques africaines, face aux souffrances qui perdurent au niveau du citoyen lambda. C’est le fruit de cette culture de l’impunité qu’on ne voudrait pas voir se généraliser à l’ensemble du continent.

Catherine Samba-Panza aura prêté le flanc

Jeter la pierre à la première dame de Centrafrique, n’est-ce pas aussi indexer la mal gouvernance à l’échelle du continent ? Dans la plupart de nos républiques bananières, il y a en effet manque de rigueur et de transparence dans l’utilisation des deniers publics. Parmi les gouvernants et ceux qui ont en charge la gestion des ressources nationales, rares sont ceux qui se préoccupent de l’existence ou non de délits d’initié ou d’abus de biens sociaux. Péché originel donc, que celui qui vient d’être commis à Bangui, si les présomptions de culpabilité sont fondées. Catherine Samba-Panza risquerait alors d’être disqualifiée pour conduire la réhabilitation de l’Etat centrafricain. Pour avoir mordu indûment à l’appât du gain, elle a contribué à fragiliser le peu de crédibilité que son équipe avait réussi, non sans peine, à concocter au fil du temps. Dans le contexte de non droit qui est celui de la RCA d’aujourd’hui, elle aura finalement prêté le flanc à tous ceux qui s’opposent à son avènement à la tête du pays. Comme les anti-balakas qui ont beau jeu aujourd’hui de se faire passer pour des gens soucieux d’un minimum de transparence.

Des faits enregistrés à Bangui, il faut tirer leçon car de telles pratiques ont cours presque partout dans nos républiques bananières. Il y a toujours de l’argent mais pas pour tout le monde. Ceux qui en disposent, parce qu’ils sont aux avant-postes, doivent tout de même veiller à l’utiliser à bon escient. Les divers rongeurs du bien public agissent en parfaite connaissance de cause. Très affairés, ils disposent d’un vaste réseau de complices qui ont tout aussi intérêt à entretenir et à transmettre le rituel « ça a toujours été comme ça », « même votre prédécesseur agissait ainsi ! ».

Oser les affronter seul, signifie parfois prendre des risques bien inutiles, des gens insoupçonnés pouvant se trouver dans l’échafaudage. Le labyrinthe est bien entretenu, et le système fonctionne et se perpétue tant qu’il ne vient à l’esprit de personne de briser l’omerta qui règne dans le milieu. Ainsi, se perpétue la race des prédateurs des économies nationales. L’Afrique d’aujourd’hui qui fait de la transparence un credo, devrait absolument revoir la gestion des fonds spéciaux et autres caisses noires attribués aux principaux dirigeants.

La vie de l’Etat est ainsi faite en Afrique où les charançons sont parfois là où on s’attend le moins. En tout cas, l’occasion aura ainsi été donnée aux Anti-balakas, ces groupes armés sans scrupules et dont les mains sont tâchées de sang, de s’ériger en donneurs de leçons de morale et de se faire les porte-voix de la bonne gouvernance. Catherine Samba-Panza qui se bat pour chercher des subsides au profit de l’Etat centrafricain, devrait faire beaucoup attention. Etant donné justement le dépérissement de l’Etat et l”existence d’ogres en son sein, elle devrait agir de manière à éviter le chapeau qu’on voudrait lui faire porter. La double faute qu’elle vient de commettre pourrait bien compromettre le pouvoir angolais. Par ces temps de scrutin, l’opposition pourrait inviter le président Dos Santos à s’expliquer, ce qui inciterait d’autres gouvernements amis à plus de réserve.

Finalement, la première Dame de Centrafrique se sera comportée comme les autres, dans une Afrique où nombre de dirigeants font de l’Etat et du bien public leur propriété personnelle. Dans son cas en particulier, son entourage aura fait preuve d’un amateurisme vulgaire et d’une négligence coupable. Le mérite d’une telle déconvenue, ce serait au moins d’en profiter pour faire observer encore plus de rigueur et de transparence dans la gestion des fonds publics dans nos pays.

En République Centrafricaine la guerre civile et religieuse aura déchiré une nation autrefois paisible

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Slate Afrique  /  Corbeau news Centrafrique

Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique
Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique

Et monté deux frères l’un contre l’autre.

1.Les frères

Même pour Bangui, capitale de la République Centrafricaine et l’une des villes les plus pauvres du monde, Saïdou est misérable. Contrairement aux quartiers environnants, avec leurs immeubles et leurs lotissements bien rangés derrière des murs et des clôtures, Saïdou, qui s’étend sur un bout de terre oblong à quelques encablures du centre, tient davantage des bidonvilles que l’on retrouve dans d’autres villes africaines moins structurées, comme Kinshasa ou Lagos.

En d’autres termes, on dirait un village. Il n’y a pas de murs, pas de portails. Des maisons basses en parpaings se font face les unes aux autres selon des angles bizarres. Les rues sont ici des chemins de terre, des broussailles, des ruisseaux d’eau grise. Pour arriver à Saïdou, il vous faut couper par l’Avenue des Martyrs et vous engouffrer entre deux gratte-ciels. Les immeubles tombent en ruine et leurs habitants sont eux aussi très pauvres, mais ils peuvent regarder Saïdou de haut et remercier Dieu (et les martyrs) de leur avoir donné une telle chance.

C’est dans l’une de ces maisons en parpaings que Lamove et Serge Kamouss sont nés. Ils y ont grandi avant de fonder leur famille un peu plus loin dans Saïdou. Et, au début de l’année, c’est dans leur maison natale, où leur mère vit désormais seule, qu’ils sont tous les deux revenus un après-midi. Sous un épais brouillard de haine et de honte, ils ne savaient pas qu’ils allaient se retrouver.

En 2013, la République centrafricaine tombe entre les mains de la Séléka, une milice insurrectionnelle d’obédience musulmane. Bangui est mise à sac, ses habitants tués et brutalisés. Lamove, l’aîné des deux frères, a la Séléka en horreur, mais il n’a pas de travail –il n’en a jamais eu de toute sa vie d’adulte– et le nouveau régime a besoin d’hommes. Alors, quand la Séléka lui offre un poste de soldat, il l’accepte. Serge n’a pas eu autant de chance. La Séléka a coulé son entreprise, l’a jeté en prison et passé à tabac. Lamove, qui craignait pour son nouvel emploi et pour sa vie, n’a pas voulu venir en aide à son frère. Ce jour-là, à Saïdou, cela faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vus.

Lamove est arrivé en premier pour trouver sa mère en train de faire la lessive. Il sait qu’elle réprouve son engagement dans la Séléka et il fait tout son possible pour ne pas en parler avec elle. Mais, inévitablement, le sujet arrive sur la table. Lamove lui rappelle combien il était désespéré, lui parle de ses enfants qu’il n’avait pas les moyens de nourrir. Pour Madame Kamouss, cela n’a aucune importance. Elle lui dit que la Séléka a ruiné leur pays. Ses mercenaires ont tué et violé des membres de leur famille.

A un moment, ils entendent la voix de Serge venant du dehors. Madame Kamouss, qui n’attendait pas de visite de son plus jeune fils, prend peur. Elle n’a pas vu Serge depuis des semaines et craint qu’à sa sortie de prison, il ait rejoint les anti-balaka, une milice d’obédience chrétienne créée pour lutter contre la Séléka. Leurs combats ont entraîné la République centrafricaine dans une guerre civile et religieuse faisant encore rage ce jour-là.

Et ton frère, tu veux lui faire du mal?

Même s’il est le cadet, Serge a toujours été plus fort que Lamove et, durant sa jeunesse, tout Saïdou le connaissait pour son sang chaud et son goût pour la bagarre. Madame Kamouss sait qu’il en veut à mort à Lamove qui ne l’a pas aidé contre les Séléka et elle redoute sa réaction s’il vient à le trouver dans la maison. Elle décide alors de cacher Lamove dans la chambre à coucher.

Serge est venu accompagné d’amis que sa mère n’a jamais vus, mais il ne les fait pas entrer dans la maison. Il passe la porte seul et, après les embrassades, sa mère lui demande de ses nouvelles. Il admet avoir rejoint les combattants des anti-balaka. Les angoisses de Madame Kamouss étaient justifiées: Serge et Lamove font désormais partie de deux factions ennemies.

«Elle s’est énervée», me dira plus tard Serge.

«Elle m’a dit: “Ils sont dangereux. Les anti-balaka sont dans le camp du mal, ils tuent des gens”. Elle était vraiment en colère.»

Serge lui répond que les anti-balaka cherchent à défendre leur pays contre la Séléka, contre les musulmans et les envahisseurs étrangers qui ont usurpé le pouvoir. Que la Séléka entend réduire les Centrafricains en esclavage et qu’il veut les en empêcher. Qu’en tant que chrétienne, elle devrait comprendre. «Notre but est de reprendre notre pays», lui dit-il.

Madame Kamouss a élevé ses fils dans le respect de tous les croyants de toutes les religions et, avant de rejoindre les anti-balaka, Serge avait des collègues et des amis musulmans. Plus maintenant. Aujourd’hui, il veut que tous les musulmans meurent ou quittent la Centrafrique. «Ce sont des traîtres», ajoute-il.

De la chambre, Lamove entend les mots de son frère. Il entend les pleurs de sa mère. Et il entend qu’on parle de lui.

«Et ton frère, tu veux lui faire du mal?», demande Madame Kamouss.

Serge répond que non.

A ces mots, Lamove décide de sortir de sa cachette.

2.Une histoire paisible

Avant l’an dernier, la Centrafrique n’avait jamais connu de conflits religieux –contrairement à d’autres pays plus ou moins lointains, comme le Nigeria ou le Mali, où des insurrections djihadistes ont fait éclater des tensions religieuses qui couvaient depuis longtemps, voire au Soudan voisin, où l’opposition entre musulmans et chrétiens était très ancienne. En Centrafrique, les croyants de religions différentes vivaient en paix depuis des siècles.

Si sa population fut dévastée par l’esclavagisme arabe, à l’inverse de nombreux pays subsahariens, la rancune des Centrafricains ne se faisait pas sentir.

Carte de la République Centrafricaine

Quand en 1976, après une visite en Libye, le président centrafricain Jean-Bedel Bokassa prêta allégeance au Coran et changea de nom pour Salah Eddine Ahmed, ses compatriotes majoritairement chrétiens (à 85%, contre environ 15% de musulmans) ne lui en tinrent pas grief. Ils savaient que sa conversion visait à attirer les largesses de Mouammar Kadhafi et ils avaient bien conscience que Bokassa, avec son harem de femmes étrangères qu’il n’appelait pas par leur nom, mais par leur nationalité, n’avait rien d’un saint. Et ils ne furent pas surpris et encore moins scandalisés quand, peu de temps après, il regagna le giron de l’Eglise catholique.

Le passif de la Centrafrique en matière de conflit est d’ailleurs étonnamment modeste, même si le pays remplit à coup sûr toutes les conditions pour connaître des turbulences: ses habitants ne vivent en moyenne que 49 ans, un temps pendant lequel ils passent moins de quatre ans à l’école et gagnent à peine plus de 550 euros par an, quand ils ont la chance de trouver un emploi. En matière de mortalité infantile, ils sont dans le top 4 des pires pays du monde. Et le pays est encerclé par le chaos –en plus du Soudan, la Centrafrique partage des frontières avec la République Démocratique du Congo, le Sud-Soudan et le Tchad– et toutes les armes qui peuvent y transiter. Et pourtant, avant l’an dernier, la République centrafricaine n’avait jamais connu de véritable guerre civile. Elle était uniquement célèbre, et encore, pour avoir hébergé sans le vouloir Joseph Kony et son Armée de Résistance du Seigneur.

Après avoir obtenu de la France son indépendance, le pays allait connaître cinq coups d’Etat et jouir d’une seule véritable élection, en 1993, mais aucun de ses présidents n’est mort dans l’exercice de ses fonctions. Les vaincus ne cherchent pas querelle s’ils ploient sous les adieux du peuple et les usurpateurs, en quantités généralement familières, restent sur leurs gardes quand les accueils sont pacifiques.

Ne fais rien, ne réagis pas, ne dis rien, attends juste que ça passe

De fait, il est rare d’entendre un Centrafricain débiner réellement un ancien dirigeant. Bokassa, l’un des despotes les plus indéfendables du siècle dernier et du monde entier –il s’autoproclama «Empereur de la Centrafrique» lors d’une cérémonie de couronnement coûtant le quart du budget du pays, puis institua le démembrement comme châtiment pour des délits mineurs– est évoqué avec une tendresse quasi unanime.

Les Centrafricains sont plus enclins à la compassion. Notre pays a été saigné à blanc et il est ingouvernable, disent-ils, et toute personne ayant tenté de le diriger mérite un minimum de respect. Une attitude qui dérive en partie d’une bienveillance endémique et en partie d’un mépris généralisé pour toute forme de gouvernement: l’historien Pierre Kalck fait ainsi remarquer qu’avant la période coloniale, les tribus de la région «étaient toutes opposées à la notion même d’Etat». L’une de leurs divinités était Ngakola, un chef vénéré du temps jadis –et même si vénéré, qu’il fut mis à mort par ses sujets, qui le respectaient trop pour vivre sous son joug.

«C’est la mentalité centrafricaine. Nous avons toujours besoin de souffrir», m’explique un fonctionnaire de Bangui. «Et, à mon avis, quand nous souffrons, c’est là que nous nous sentons le mieux.»

En sango, la langue nationale, il y a même une formule consacrée: kanga bé. Soit, en gros, «ferme ton cœur». Face à une pauvreté abyssale, une faillite politique chronique et une corruption caricaturale, les Centrafricains disent kanga bé. «Ne fais rien, ne réagis pas, ne dis rien, attends juste que ça passe», c’est ainsi qu’un ami centrafricain me résume ce que veut dire l’expression.

«C’est la réponse à n’importe quel malheur.»

Cette unité dans la douleur aura finalement été rompue avec l’apparition de la Séléka, qui allait infliger aux Centrafricains bien plus de souffrances qu’ils étaient prêts à endurer. La Séléka, qui signifie «alliance» en sango, rassemble plusieurs groupes rebelles dont les exactions furent un temps circonscrites au nord du pays, une région à majorité musulmane. A la fin 2012, sans tambours ni trompettes, le groupe s’unifia sous l’égide de Michel Djotodia, ancien haut fonctionnaire des impôts de Bangui et familier des petites magouilles, avant de commencer sa marche dévastatrice vers le sud et la capitale.

Djotodia enrôle des mercenaires tchadiens et soudanais, en leur promettant emplois et richesse dès qu’il aura pris le contrôle de la République centrafricaine. Selon des employés du gouvernement et des soldats avec lesquels je me suis entretenu, Djotodia, un musulman, a réussi à convaincre des ministres, des membres du parlement et de l’état-major militaire de Bangui de le rejoindre, et ce sans trop d’efforts: le président qu’il voulait désister, François Bozizé, avait, après 10 ans d’exercice, perdu la mince popularité sur laquelle il avait pu compter au moment de prendre ses fonctions. Bozizé était d’ailleurs lui-même arrivé au pouvoir en 2003 grâce à un coup d’Etat, là aussi avec l’aide de mercenaires tchadiens.

Un soutien qui fut de de courte durée. Les combattants de Djotodia échappèrent rapidement à son contrôle et même à tout contrôle en général. Et le chaos qu’ils allaient semer n’a toujours pas cessé. Selon l’ONU, 120.000 Centrafricains ont quitté leur pays ces deux dernières années et 400.000 ont été déplacés à l’intérieur de ses frontières. Les estimations du Armed Conflict Location and Event Data Project font état de 3.062 Centrafricains tués depuis 2013.

3.Unité, dignité, travail

Jeune, Lamove Kamouss était un garçon obéissant, un bon élève et un paroissien zélé. S’il était faible et maigrelet, il insistait toujours pour aider ses voisins à faire leur marché et porter leurs commissions. Tout Saïdou l’appréciait. Son frère, Serge, était par contre une forte tête, un gamin agressif et cherchant continuellement la bagarre. S’il avait quasiment toujours le dessus –le garçon était vif et musculeux– il affligeait sa mère, une fervente catholique qui avait élevé ses fils dans la non-violence.

Les frères ont d’ailleurs beaucoup appris de Madame Kamouss,  qui aime appeler Bangui par son vieux surnom, vestige de temps plus heureux: «Bangui la Coquette». Une épithète ambitieuse, quoique pertinente.

Bangui donne le sentiment d’être un endroit où l’avenir s’est mis à l’ombre, pour se reposer.  

Dans les années 1960 et 1970, Bokassa avait voulu faire de la ville une capitale africaine de premier plan et les résultats allaient être, à son image, aussi grotesques que charmants. Bangui est un mélange hétéroclite de styles architecturaux –futurisme, brutalisme, méditerranéen en toc, kitsch néoclassique tiers-mondiste– ni parfaits ni pires. Ses façades blanches ont épongé le rouge de la terre, ce qui donne à la ville une teinte argileuse plutôt chaleureuse, et on y retrouve souvent le slogan national: «Unité, Dignité, Travail».

Une formule qui, là encore, possède un semblant de vérité. S’il est difficile de trouver du travail à Bangui, ses rues sont toutefois animées d’une fantastique vivacité commerciale. Des vendeurs proposent des baguettes qu’ils portent sur leur tête dans des paniers métalliques. Les pains sont rangés en gerbes verticales pointant vers le ciel, ce qui donne à leurs porteurs des airs de prêtres fous. Par équipes de deux, des hommes se précipitent sur les manguiers, un arbre omniprésent ici. Un comparse escalade le tronc pour cueillir les fruits, qu’il lance à celui resté au sol qui les dispose au fur et à mesure sur d’anciens sacs de céréales ou sur de vieux draps, leur étal de fortune. Contrairement à d’autres capitales africaines, l’impression générale n’est pas celle d’un développement anarchique et raté, mais plutôt d’un développement en pause; Bangui ne donne pas le sentiment d’être un endroit aux sombres perspectives d’avenir, mais plutôt d’un endroit où l’avenir s’est mis à l’ombre, pour se reposer.

Mais le charme de la ville peut aussi prendre des atours sinistres. Quand les hommes de Centrafrique se saluent, ils se penchent l’un vers l’autre et se cognent le front à trois reprises, une fois au centre, puis des deux côtés. Une tradition sympathique qui fait toutefois inévitablement penser à des béliers qui se battent. L’un des bâtiments les plus jolis de Bangui est celui de la prison centrale, peinte aux couleurs du drapeau national et qui lui donne un air de pâtisserie vénitienne, géante et bigarrée.

Quand Lamove et Serge étaient petits, leur père était le chef d’un restaurant, mais il ne gagnait pas suffisamment d’argent pour les nourrir, eux et les trois autres enfants de la fratrie. La famille mangeait les restes qu’il ramenait à la maison. Et quand il n’y avait pas de restes, leur mère récupérait des dons alimentaires de l’église. Parfois, ils ne mangeaient pas du tout. A la fermeture du restaurant, tenu par un Belge, leur père ne retrouva plus de travail. Leur mère se mit à vendre des fruits et des gâteaux dans Saïdou, pour une obole misérable. «Quand notre père a perdu son travail, me dit Lamove, via un interprète sango, nous nous sommes soumis aux aléas de la vie.» Tous leurs frères et sœurs sont morts avant d’atteindre l’adolescence. «Nous n’avions pas assez d’argent pour leur acheter des médicaments.»

Serge et Lamove savaient que leur situation n’avait rien d’exceptionnel. Ils savaient dans quel état déplorable se trouvait leur pays, estomaqués par le piédestal sur lequel leur père et leur mère mettaient les Français. Les frères n’ont eu de cesse d’entendre combien la vie était meilleure sous l’administration coloniale. Mais ils en ont appris suffisamment à l’école pour savoir que ce n’était pas vrai.

Tournée vers l’Atlantique et ses possessions africaines bien plus lucratives, Paris attribua la gestion d’Oubangui-Chari à la lie de ses fonctionnaires coloniaux.

«En tant qu’échantillon de notre race, déplorait ainsi un administrateur français, le choix de nos agents n’aurait pu être pire.»

Des agents qui jetaient des femmes et des enfants en prison tant que les hommes des villages n’avaient pas atteint leurs objectifs de production en matière de bois, de coton, de café et autres biens de consommation. Entre 1890 et 1940, on estime que la moitié de la population d’Oubangui-Chari est morte à cause des travaux forcés ou de maladies importées.

En 1947, André Gide fut tellement horrifié du spectacle qui s’offrait à lui qu’il écrivit:

«Je ne peux exprimer le chagrin et l’impuissance que je ressens.»

Et quand les Français s’en allèrent enfin, treize ans plus tard, ils laissèrent un néant: dans un pays de près de 625.000 km² (soit plus grand que la France métropolitaine), il n’y avait quasiment aucune route goudronnée, aucune infrastructure, pas le moindre secteur tertiaire. La République centrafricaine était «morte-née», pour reprendre les mots d’un historien. «Elle n’obtint qu’une indépendance de papier.»

Ce qui s’explique, en partie, par le fait que la France ne l’a en réalité jamais quittée. De Paris, elle a continué à contrôler le pays, en avalisant ses dirigeants, en gérant son économie, en formant son armée, chaperonnée par ses forces nationales déployées dans la région. Pour beaucoup de Centrafricains, c’est une évidence que les grandes décisions concernant leur pays se prennent toujours à Paris. Que cela soit vrai ou non, Paris n’a rien fait pour dissiper cette impression. Depuis 1979, l’armée française est intervenue à cinq reprises en Centrafrique.

Pour beaucoup de Centrafricains, c’est une évidence que les grandes décisions concernant leur pays se prennent toujours à Paris

Pour progresser dans la vie, Serge savait qu’il ne pouvait compter sur les Français, pas plus qu’il ne pouvait compter sur ses parents. Il a ainsi très vite quitté l’école. Au départ, pour devenir pêcheur sur la rivière Oubangui, qui sépare la République Centrafricaine du Congo, et pendre ses poissons sur un piquet avant de les vendre dans la rue. Ensuite, il est arrivé sur le marché noir de l’essence. Une fois accumulé un petit capital, il investit dans les pains de savon, qu’il vend à pieds à travers la ville. Avec l’argent, il s’achète des stocks d’huile, de sucre, de farine, d’oignons et d’autres produits alimentaires. Au début des années 2000, il ouvre une petite boutique. Elle faisait partie du marché de l’Avenue Koudouku, dans le Kilomètre 5, un quartier hétérogène où vivaient la majorité des musulmans de Bangui, mais aussi pas mal de chrétiens. Ses affaires décollent –il peut même embaucher des coursiers qui vont lui chercher des marchandises au Cameroun. Un jour, une jolie vendeuse de beignets entre dans sa boutique pour lui acheter de la farine de maïs et du sucre. Ils se marient et ont deux enfants. «C’était la belle vie», dit Serge, qui a aujourd’hui 28 ans, en parlant de l’époque pré-Séléka.

Lamove, 40 ans, n’a pas été aussi débrouillard. Un temps, il empile les petits boulots misérables sans jamais rien trouver de stable. C’est Serge qui subvient à ses besoins, comme à ceux du reste de la famille. Quand Lamove a des enfants, l’argent pour les élever provient aussi de Serge.

«C’était très difficile de s’occuper de tout le monde en même temps, dit-il, mais c’était une obligation.»

4. L’essor de la Séléka

La Séléka débarque à Bangui au matin du 24 mars 2013, dans un vacarme de camions, de voitures, de motos et de «techniques» –des pick-ups surmontés de mitrailleuses. Saïdou connaît des violences, mais le quartier était trop pauvre pour être pillé. (Comme le dit Serge: «Nous n’avons pas des masses de VIP»). Mais rares furent les quartiers à être épargnés.

Craignant le pire, des habitants amassent des provisions et se claquemurent chez eux. Ceux restés dans les rues n’ont pas autant de chances. La Séléka a beau ne rencontrer aucune résistance, ou presque, ses soldats entrent dans la ville en tirant sur tout ce qui bouge. A la fin de la journée, les rues sont jonchées de cadavres. Les maisons, les commerces, les boutiques, les bâtiments officiels et les véhicules, tout fut pillé et incendié.

Une femme d’affaires centrafricaine que j’appellerais Anne (elle ne veut pas être citée sous son vrai nom, par peur des représailles) était chez elle au moment de l’invasion, dans une rue calme non loin de Saïdou, dans le Kilomètre 1. Elle raconte comment un groupe de combattants de la Séléka réussit à forcer la porte de sa maison. Ils portaient des uniformes hétéroclites, étaient lourdement armés et avaient l’air «bourrés, drogués», dit-elle, et «hyper excités». Parce qu’ils ne parlaient qu’en arabe ou en anglais, elle en conclut qu’ils devaient être tchadiens ou soudanais. «Ils m’ont mis un pistolet sur la tempe» et «ils ont dit “on veut de l’argent, on veut tout ce que t’as, ou on te tue”. Je leur ai dit de prendre tout ce qu’ils voulaient». Et après une heure à entrer et à sortir les bras chargés de tout ce qu’ils pouvaient, ils sont partis. Mais très vite, une autre troupe est arrivée. Ceux-là voulaient ses voitures. Anne l’avait anticipé et avait demandé à ses employés de maison de les démonter pour les rendre impossibles à voler. Imperturbables, les rebelles s’installèrent pour les remonter. Puis un troisième groupe fit irruption et prétendit que les voitures leur appartenaient. Ils se disputèrent, avant de se tirer dessus.

Un juge, Romaric Kpangra, décrit ce qui s’est passé dans son quartier, à quelques kilomètres de là. Quelques jours après le début du coup d’Etat, un groupe d’hommes est arrivé chez lui. Ils sont entrés dans sa maison, où il se cachait avec sa femme et ses jeunes fils. Il fait tout son possible pour les raisonner, mais ils ne comprennent ni le sango ni le français. «J’ai serré mes fils contre moi et j’ai regardé les Séléka détruire ma maison et s’emparer de tous mes biens», explique Kpangra. Ensuite, ils sont passés à la maison des voisins, où vivaient deux petits garçons qu’ils abattent sous les yeux du juge.

«J’étais tellement terrifié, je ne sais pas pourquoi ils ont tué ces enfants.»

Bangui se met alors à ressembler à une morgue à ciel ouvert, couplée à une gigantesque brocante, avec des cadavres et des objets volés dispersés un peu partout. «J’ai vu littéralement toute ma maison» dans une rue du Kilomètre 5, dit Anne (selon certains témoignages, les dégâts ont été moindres dans les quartiers musulmans, par rapport aux chrétiens).

L’Etat, déjà anémique, ne peut donc que s’effondrer. Il n’y avait plus d’eau, plus d’électricité, plus de services. Le président François Bozizé avait fui le pays par avion. Michel Djotodia décide de suspendre la constitution et s’autoproclame président, tout en laissant les différentes factions qui l’avaient mené au pouvoir libres de leurs agissements. Des responsables politiques, des soldats, des agents de police, des membres du clergé ou de la vie associative furent assassinés ou forcés à l’exil et à la clandestinité, à mesure que les «généraux» rivaux de la Séléka se disputaient leurs territoires. Par exemple, ils installaient des barrages routiers où les passants devaient s’acquitter d’une taxe, quand ils n’étaient pas simplement dévalisés et passés à tabac.

Bangui se met alors à ressembler à une morgue à ciel ouvert

Un jour, en rentrant chez elle, Anne doit s’arrêter à un de ces barrages, tenu par un groupe de garçons. De l’autre côté de la barrière, un couple arrive. Les garçons leur font signe d’attendre, puis les abattent, avant de s’approcher des cadavres pour les égorger. Anne était pétrifiée de peur. Mais les garçons se sont retournés vers elle et, avec un grand sourire, lui ont fait signe de passer.

Comme beaucoup de Centrafricains avec qui j’ai pu m’entretenir, Anne et Kpangra étaient au départ favorables à la cause de la Séléka. «Je pensais que la Séléka avait raison sur certains points», dit Kpangra, au diapason avec ses critiques de la corruption de Bozizé. «Les gens étaient tellement fatigués du gouvernement de [Bozizé], ils en avaient tellement marre, que n’importe qui aurait pu faire un coup d’Etat», m’explique Anne.

«Si la Séléka n’avait fait que des dégâts normaux dans ce genre de circonstances, les gens auraient pu les aimer, qu’importe qu’ils aient été musulmans.»

La tante de Serge et de Lamove a été tuée par des combattants de la Séléka. Et deux de leurs cousines ont été violées. Peu avant l’arrivée des Séléka, la santé de leur père s’est détériorée. Comme elle n’avait pas les moyens d’acheter des médicaments, leur mère allait dans la forêt pour cueillir des plantes et des racines et confectionner des remèdes traditionnels, qui semblaient avoir un certain effet. Puis la Séléka a interdit l’accès de la forêt. En avril 2013, quelques semaines après l’invasion, leur père est mort.

Lamove fut dévasté. Mais il était aussi plus désespéré que jamais. Honteux de lui-même et de sa situation, il n’était plus le gentil garçon qui faisait la fierté de ses parents. Il avait désormais trois enfants et battait leur mère, qu’il n’avait pas les moyens d’épouser. «Il est devenu de plus en plus teigneux», dit Madame Kamouss. Il n’allait plus à la messe.

«Quand mon père était vivant, la religion m’intéressait, m’explique-t-il. Mais quand il est mort, j’ai perdu le désir de prier.»

Séléka ne s’est pas contentée de recruter des musulmans, elle a aussi embauché des chômeurs et des gamins des rues. Et beaucoup ont rejoint ses rangs, chrétiens comme musulmans, en espérant gagner un peu d’argent. Quand un ami de Lamove, un musulman, l&#8217

Centrafrique: Le point de dégringolade globale

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Signature des Accords de Brazzaville

Centrafrique: Le point de dégringolade globale

Bangui 17-10-2014 (Corbeau News Centrafrique): Nous avons fonctionné dans les ténèbres et sommes arrivés à la croisée des chemins où nous nous sommes mis à nus au vu et au su de la communauté internationale qui nous observe malgré son intervention pour nous sauver du chaos. Le mot manque aujourd’hui pour qualifier le degré de la barbarie en Centrafrique et le niveau de notre spécialité en matière de prédation, de gabegie, du népotisme, du clanisme et du clientélisme. En bref, les pouvoiristes qui se dévorent ont transformé notre territoire national en boucherie humaine et c’est la désolation.

Permettez-moi de paraphraser le sage Flaubert le 26 juin1870 qui disait à George Sand, « je suis écœuré, navré par la bêtise de mes compatriotes.
Notre crise qui persiste comme une pandémie qui impose la mobilisation du monde entier contre, je dirai qu’on est encore très loin d’atteindre l’objectif recherché puisqu’on continue de ramer à contre-sens des vertus de la société, du bien-être social pour ne pas dire de l’humanité. Le monde entier qui nous regarde persévérer dans l’animosité est aussi dépassé de cette barbarie qui nous colle à la peau. Je dis bien nous, parce que les séléka et les antibalaka sont nos frères hormis les mercenaires tchadiens et soudanais, mais les actes odieux que continuent de poser ces groupés armés non conventionnels assoiffés démesurément du pouvoir sèment une désolation généralisée, à telle enseigne que ceux-là méritent qu’on leur ôte la nationalité centrafricaine. Ils ont perdu les repères des hommes dignes, civilisés, vivant ensemble harmonieusement dans une nation, dans un pays laïc, dans une république en respectant les lois, fondée par un vaillant fils du pays, en la personne de son fondateur, Barthélemy BOGANDA qui, nous regarde faire. Puisque les morts ne sont pas morts. Après la mort, il y a la vie de notre âme qui nous fait respirer sur la planète terre.
Les mutineries, les coups d’Etat, les rébellions et la guérilla urbaine qu’on a opté depuis plus de vingt décennies comme bonne procédure de résolution politique pour atteindre son objectif en soient nous ont conduit aujourd’hui dans l’enfer puisqu’on n’agit plus en tant qu’humain mais en tant qu’animal. Du moment où la crise fait qu’on ne respecte plus la valeur humaine, on est dans un monde purement de l’animosité qui ne se décrie pas. C’est les véritables ténèbres dans lesquelles nous-nous sommes plongés en ce début du 21è siècle.
En écoutant certains députés de la transition lors de la première interpellation du premier ministre défaillant Mahamat Kamoun qui a fait un aveu le 14 octobre 2014 et les arguments non convaincants des inconditionnels de Catherine Samba-Panza lors de la conférence de presse du gouvernement relative au détournement de 2,5 milliards du don angolais, je me dis que la République de Barthélemy BOGANDA qui prônait l’unité, la dignité et le travail est très mal partie. Tout porte à croire qu’on manque cruellement des filles et fils du pays qui ont une vision pour un Etat de droit, pour une république. En effet, les principaux acteurs de la crise qui enterrent la République centrafricaine et paralyse le bon fonctionnement sous régional (CEMAC) ne marchent plus sur leurs deux pieds mais sur leur tête à cause de leur boulimie et intérêt purement égoïste qui leur font perdre tous les sens humains et le raisonnement correct d’un homme d’Etat.
L’affaire du détournement du quart du don angolais finira, je crois,  de jaser Bangui en ébullition que quand les autorités actuelles de la transition seront conséquentes envers elles-mêmes pour prendre une décision honorable en sortant par la grande porte.  Du moment où la présidente de transition, Catherine Samba-Panza déclare que le moment venu elle va citer les noms de ceux qui ont perçu l’argent de ses propres mains et que le premier ministre Mahamat Kamoun de son côté face aux parlementaires reconnaît la mauvaise procédure entamée pour descendre avec la mallette angolaise sur Bangui, il n’y a pas à tergiverser ou mener un débat qui fait perdre le temps sur le détournement. La présidente Catherine Samba-Panza et son premier ministre ne doivent qu’emboîter le pas à Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye qui ont aussi très mal géré le pays pendant neuf (9) mois. Il va sans rappeler que le régime démissionnaire de Séléka a bel et bien brillé par les assassinats, les pillages, les viols, les détournements de fonds publics et d’autres exactions de tout genre sans que la sommité hausse le ton et prenne des mesures pour condamner les auteurs des crimes contre les populations. Idem pour le régime Samba-Panza qui a démarré à une vitesse vertigineuse en détournant sans vergogne la poignée de 10 milliards de fcfa offerte par le président angolais Dos Santos pour soutenir la bonne marche et la réussite de la transition, en sacrifiant la population qui meurt du jour au jour depuis son élection par la criminalité des antibalaka et ex-séléka retranchés en provinces dont les représentants siègent au parlement et au gouvernement. Indiscutablement, le régime actuel de la transition est caractérisé par l’amateurisme, l’inefficacité et le favoritisme clanique pour ne pas mener à bon port le processus du retour à l’ordre constitutionnel. Son équipage frileux mène une politique de ventre en lieu et place d’une politique d’intérêt général. On ne dira pas que Catherine Samba-Panza n’a pas fait si tôt noyer le navire et perdre la confiance placée en elle par les pays amis et les institutions financières internationales qui auraient ralenti leur intention d’apporter l’aide budgétaire à la République centrafricaine. Quand bien même que cette dernière fait appel à une commission d’enquête du FMI-BM pour un éclairage, elle est en train de se serrer la corde au cou en reconnaissant dans sa déclaration que des gens ont perçu l’argent angolais distribué.

Cependant, le peuple souffre et meurt sous le feu des antibalaka, des maisons sont incendiés par ces barbares et son ancien premier ministre, André Nzapayéké a laissé des arriérés de trois mois des salaires. Les fonctionnaires, les agents de l’Etat et les pensionnaires continuent de tirer le diable par la queue. Ce qui prouve à suffisance que les autorités de la transition sont des mauvais élèves et de surcroît de bons voleurs qu’on attrape la main dans le sac.
Sous d’autres cieux, une telle affaire honteuse comme celle d’Angolate qui défraie la chronique, des personnalités d’une intégrité morale démissionnent de leur poste de responsabilité. Au Mali, un pays africain qui vit la même crise que la République centrafricaine, même s’il est encore loin de voir le bout du tunnel avec la position inflexible des jihadistes au nord, il y a eu du progrès dans le processus de la sortie de crise. Les gens prennent des décisions responsables. L’affaire des contrats d’armement surfacturés a fait démissionner des personnalités maliennes mais pourquoi pas chez nous ? Pourquoi il nous manque souvent le courage politique et on se cramponne au pouvoir ?

Nous avons écoutez un ministre en fonction lors de la conférence de presse en cascade du gouvernement déclarer qu’il faut quitter le chantier des mutineries, qu’il faut quitter le chantier des coups d’Etat, qu’il faut quitter le chantier de la rébellion. Une très belle et bonne déclaration du membre du gouvernement de transition qui croit mieux faire que les autres alors qu’il s’enfonce indéniablement. Je ne dirai pas le contraire de ses propos puisque appliquer les principes de la démocratie c’est d’éviter tout cela. Le ministre Gaston Mackouzangba a oublié de déclarer aussi ou soit il a voulu cacher l’un des péchés du gouvernement de transition que pour quitter tous ces chantiers d’enfer et reconstruire un Etat de droit digne de ce nom, il faut quitter également le chantier de la mal gouvernance qui nous pique et pénètre le corps comme une sangsue. C’est à ce niveau le point de dégringolade globale. Il va sans dire que le plus souvent, ce sont les fossoyeurs de la démocratie qui entretiennent la mal gouvernance qui débouche à une crise incurable comme la nôtre. C’est pour cela, chers compatriotes, les mêmes causes produisent les mêmes effets…

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

RCA: le Premier ministre Mahamat Kamoun ne convainc pas le Parlement

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CNC  /  RFI

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Caricature-de-Monsieur-mahamat-Kamouyn-le-PM-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caricature de Monsieur mahamat Kamouyn le PM de Centrafrique

En Centrafrique, pour la deuxième journée consécutive, le Premier ministre était jeudi 16 octobre devant les membres du CNT, le Parlement de transition. Après avoir été interpellé mercredi sur la situation sécuritaire du pays et sur l’utilisation de 2,5 millions des 10 millions de dollars du don angolais, Mahamat Kamoun est donc revenu ce jeudi sur cette affaire de corruption. Mais il n’a pas convaincu.

Sommé de s’expliquer sur la gestion d’une partie du don angolais, Mahamat Kamoun a suivi la ligne déjà initiée par la présidence. Sur les 2,5 millions de dollars utilisés par les autorités de transitions, sans qu’ils passent par la case Trésor public, il affirme à la tribune : « Ce sont des institutions de la République qui ont bénéficié de ces fonds. Il n’y a pas eu détournement, il n’y a pas de malversation financière ».

Le chef du gouvernement, qui a d’emblée mis en doute l’impartialité d’une éventuelle commission d’enquête, a recommandé la saisine de la Cour des comptes. Interpellé également sur la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bangui, Mahamat Kamoun a indiqué que le gouvernement prenait des mesures et qu’il reviendrait devant le CNT pour en parler.

Sur ces deux questions, le Premier ministre n’aura pas convaincu. Dans sa conclusion, le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a donc annoncé la création d’une commission d’enquête sur les fonds angolais litigieux. Commission qui doit encore faire l’objet de débats la semaine prochaine. Sur la situation à Bangui, il a estimé que le manque d’informations fournies par le Premier ministre ne pouvait « qu’agrandir l’inquiétude des populations ».

Un point positif : le CNT a salué l’annonce gouvernementale de mettre tout en œuvre pour payer deux mois de salaire d’ici le 25 octobre.

RCA: les anti-Balaka boycottent la rencontre avec la Présidente Samba Panza

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AA/CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Un-FACA-à-Bangui-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un FACA à Bangui, Centrafrique

La présidente de transition a prévu “une série de rencontres avec l’ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé ” (PM)

Les anti-Balaka ont boycotté, mercredi, la rencontre avec la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, qui avait pour objectif d’aboutir à un climat de paix, après les affrontements qui ont secoué la capitale, Bangui, pendant plusieurs jours la semaine passée, a appris Anadolu, auprès de la milice chrétienne.

« Nous n’arrivons pas à comprendre la logique de la présidente de la transition. Elle ne peut pas, à la fois, nous inviter à dialoguer et en même temps armer et envoyer des forces à notre encontre pour nous combattre », a déclaré à Anadolu, le porte-parole des Anti-Balaka, Igor Lamaka.

« Déjà hier (mardi), nous avons perdu deux de nos hommes dans une attaque du 7ème arrondissement de Bangui, et encore aujourd’hui (mercredi), un de nos éléments a été tué dans le quartier de Galabadja [8ème arrondissement] », a ajouté le porte-parole, pour justifier le boycott.

Igor Lamaka a ainsi confirmé les heurts entre Anti-Balaka et population civile survenus dans le 7ème arrondissement qui ont fait au moins 4 morts, selon des témoignages recueillis par Anadolu.

Le porte-parole a également confirmé que la milice a eu un accrochage, mercredi, avec une patrouille de la Mission intégrée des Nations Unies pour les stabilisation en Centrafrique (Minusca) dans le 8ème arrondissement, au cours duquel les anti-balaka ont perdu un des leurs, un surnommé « Franco », toujours selon la même source.

Dimanche soir, le premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, avait annoncé dans un message diffusé à la radio d’Etat que Samba Panza devait “engager une série de rencontres avec l’ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l’histoire politique de notre pays par l’organisation d’élections”.

Les anti-balaka constituent la deuxième entité à avoir décliné la proposition de rencontre, les premiers étant la plateforme des partis politiques travaillistes dont le « Kwa na kwa » de l’ancien président François Bozizé, selon des sources gouvernementales.

 

Par: Sylvestre Krock

 

 

Bangui : L’Etat-major des armées lance le début de l’opérationnalisation des FACA

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Forces-armées-centrafricaines.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Forces armées centrafricaines

L’Etat-major des  Forces Armées Centrafricaines (FACA) a lancé dans un communiqué lu jeudi à la Radio Nationale à 17heure (GMT) que les FACA vont être déployées dans les heures qui suivent dans les lieux stratégiques de la capitale pour assurer la sécurité de la population. L’annonce a été faite par le sous chef d’Etat-major des opérations, le colonel Désiré Bakossa.

Selon le sous chef d’Etat-major chargé des opérations, les FACA sont obligées de sortir du silence. « Au vue de tout ce qui se passe, nous sommes obligés de sortir de ce silence. Nous assistons à l’assassinat de la population, à la destruction des maisons, le sang a été suffisamment répandu. Aujourd’hui, je suis venu passé un message solennel. A partir de maintenant, les FACA vont se déployer », a lancé le colonel Désiré Bakossa.

« Les FACA vont être placées dans des endroits stratégiques, ils vont patrouiller pour permettre la sécurisation de la population qui a tant souffert des exactions de certaines personnes malintentionnées. Nous allons sortir aux côtés des forces internationales », a –t-il précisé.

Pour le sous chef d’état major chargé des opérations, l‘armée a été pendant longtemps passive face aux violences dans le pays. « Nous étions des téléspectateurs mais aujourd’hui, nous devenons des acteurs. J’invite par cette occasion tous les soldats à regagner les casernes et à se mettre sous commandement hiérarchique. Ceux qui sont dans d’autres groupes armés, je leur dit que l’armée est Une, qu’ils se ressaisissent et qu’ils cessent les désordres », a-t-il lancé.

La déclaration de l’Etat-major intervient au moment où la capitale connait une flambée de violences, perpétrées par des miliciens Anti-Balaka. A l’intérieur du pays, les ex-rebelles de la Séléka sont régulièrement accusés d’être à l’origine de multiples exactions sur la population.

Depuis la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013, le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait mis de l’embargo sur les armes en Centrafrique. C’est ainsi que les FACA ne pouvaient pas être opérationnelles, laissant la place aux multiples groupes armés qui commettent des exactions sur la population.

Par: Fridolin Ngoulou

RCA: Le général Pontiès annonce une probable extension du mandat d’Eufor-Rca

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AA / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-Gendarme-français-de-lEufo-RCA-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un Gendarme français de l'Eufo-RCA à Bangui
Une extension de trois mois qui amènera la force européenne à rester déployée jusqu’à la mi-mars 2015.
Le mandat de la force de l’Union européenne en RCA sera probablement prolongé de trois mois a annoncé, jeudi, le général Philippe Pontiès, chef d’état-major de l’Eufor-Rca.

« Nous sommes à peu près à mi-mandat  du mandat initial qui prend fin le 15 décembre. Donc, il fallait informer la présidente [centrafricaine] que la décision de l’extension du mandat pourrait être prise d’ici la fin du mois, une extension de trois mois qui amènera la force jusqu’à la mi-mars 2015 », a déclaré le général Pontiès à la presse au sortir d’une audience avec la présidente centrafricaine de la transition, Catherine Samba Panza.

« Nous sommes dans l’attente d’une décision politique[européenne] qui devrait normalement intervenir d’ici la fin du mois », a-t-il ajouté.

Le général Pontiès a tenu à donner, par ailleurs, sa lecture de la récente flambée de violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens à Bangui et qui a fait plusieurs morts dont un Casque Bleu.

« Il faudrait bien faire la distinction entre  ce qu’attendent les populations qui expriment une aspiration à la paix et l’action d’un certain nombre de groupes plus ou moins incontrôlés qui, soit pour des activités criminelles, soit  pour des raisons politiques ont intérêt à saper le processus de la transition, de dialogue et de réconciliation nationale. », a affirmé le chef de l’Eufor-RCA.

Déployée depuis le 1er avril 2014, Eufor-RCA a atteint sa pleine capacité de 700 soldats et gendarmes le 15 juin dernier. Sa mission principale a été de sécuriser l’aéroport international Bangui, ainsi le 3ème et le 5ème arrondissement de la capitale. Elle opère actuellement en soutien à Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine),la nouvelle force onusienne déployée dans le pays depuis le 15 septembre dernier.

Par: Sylvestre Krock

CENTRAFRIQUE : LE CALVAIRE DES HABITANTS DU 7è ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Maison-brulée-et-détruire-par-la-milice-Anti-Balaka-à-Ouango-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maison brulée et détruire par la milice Anti-Balaka à Ouango Bangui

 

Corbeau News Centrafrique: Bangui 16/10/2014. Le 7è arrondissement de la ville de Bangui a connu  dans la nuit de mardi à mercredi un regain de violence meurtrière semant la psychose au sein de la population. Cette nuit a été un calvaire pour les habitants de quartier Ouango dans le dit arrondissement, les obligeant à regagner les lieux de refuge à l’église catholique locale et aux certains secteurs paisibles de la capitale. La nuit a été marquée par des violents affrontements ayant opposé les Antibalaka et les jeunes de cet arrondissement appuyés par les Forces gouvernementales. Des affrontements qui ont fait état d’une dizaine de morts et d’une vingtaine de maisons incendiée, selon les sources locales. « La situation dans notre quartier est invivable si bien que nous ne pouvons y rester. Car c’est impossible de résister aux crépitements d’armes qui terrorisent toute la population. Les Antibalaka ont commencé à bruler des maisons appartenant aux certains habitants du secteur qui se sont soulevé contre eux pour leur mauvais comportement. Je suis en train de fuir ces violences pour  trouver refuge quelque part », a expliqué un habitant de quartier Ouango, contacté hier par Corbeau News.

les maisons brulée par les Anti-Balaka dans le 7e arrondissement de BaguiComment peut-on imaginer que la violence peut se déclencher dans cette partie de la capitale du moment où les éléments de l’ex coalition séléka ne sont pas opérationnels mais cantonnés. Comment peut-on imaginer qu’aujourd’hui de violents affrontements peuvent opposer éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et les éléments Antibalaka souvent considérés comme des frères d’armes?

En cause, les éléments antibalaka ont érigé des barricades sur les voies menant aux quartiers Ouango et Kassaî situés dans le 7è arrondissement de Bangui. Ces Antibalaka ont commencé à poser les actes de raquette  illégalement les motos et taxi en circulation sur les voies. L’acte qui a suscité le mécontentement des jeunes habitants de la localité ayant reçu l’aide des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) pour affronter ces Antibalaka dans le secteur. Le 7è arrondissement est vidé de ses habitants.

Une situation que la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a qualifiée d’une tentative de déstabiliser les institutions de l’Etat. Car c’est dans cet arrondissement que réside la Cheffe d’Etat de la transition centrafricaine. L’on peut dire qu’un calme précaire y règne après les 48 heures de violence. Les habitants ont commencé à vaquer petit à petit à leurs occupations quotidiennes.

 

De notre correspondant à Bangui, Eric NGABA.

©Corbeaunews.ca

France: préoccupation au sujet de la situation en Centrafrique (Ambassadeur de France au Congo Brazza)

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Corbeau News Centrafrique  /  Pana

Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon
Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon

L’ ambassadeur de France au Congo, Jean Pierre Vidon, s’est déclaré, mercredi à Brazzaville, préoccupé par les derniers développements de la situation sécuritaire en République Centrafricaine (RCA) au terme d’un entretien avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, médiateur de la crise centrafricaine, annonce la radio publique.

‘’L’essentiel de notre conversation a porté sur la situation en RCA. Depuis le début de la crise en Centrafrique, le Congo et la France agissent de concert dans ce domaine. Nous sommes préoccupés par les derniers débordements qui ont lieu dans la ville de Bangui. Des Banguichois ont dû à nouveau quitter leurs foyers pour se réfugier dans des lieux plus sûrs’’, a indiqué M. Vidon.

‘’Sans doute, il faudra plus de temps pour parvenir aux élections, mais, il faut aussi que cette période de temps soit aussi contenue que possible. Il y aura encore beaucoup de négociations sur ce sujet, l’essentiel étant que l’on poursuive dans la transition, une transition qui ne doit pas perdurer au-delà des limites qui ont été fixées. Ce que l’on peut souhaiter pour la RCA, c’est que le plus vite possible la transition soit faite pour que les élections puissent se tenir à une échéance aussi proche que possible’’, a-t-il ajouté.

Les troupes françaises sont engagées en RCA aux côtés de celles de l’Union européenne (UE) et des Nations Unies, en vue de permettre à ce pays, en proie à des violences depuis un certain temps, de retrouver la voie de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

Pour M. Vidon, la voie a été déjà tracée à travers la résolution des Nations Unies et les différents accords signés par les différents protagonistes afin de ramener un climat de quiétude en RCA.

‘’Il y a une stratégie globale, adoptée par les Nations Unies qui a été suivie par tous les partenaires. Je parlais de la France et du Congo qui ont des consultations régulières, qui travaillent ensemble sur ce sujet, évidemment tous les autres partenaires. C’est ensemble qu’on peut trouver une voie pour poursuivre dans la logique des accords qui ont été passés, les accords de Libreville, la charte de transition. Donc, on ne peut pas s’écarter de ces textes’’, a-t-il expliqué.

Par: Pana

Centrafrique: « le MSF et les autres ONG sont presque devenus le ministère de la santé» dixit un ancien bénévole français du MSF

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Corbeau news Centrafrique / ladepeche.fr

Les anciens bénévoles de l'ONG MSF en Centrafrique

Les bénévoles de Médecins sans frontières Midi-Pyrénées ont partagé cette semaine ce qu’ils ont vécu lors de leurs missions en Centrafrique depuis 2013. Ils ont été marqués par la violence du pays.

«Sur le tableau du bloc opératoire où j’étais, il était inscrit “La meilleure vengeance, c’est le pardon”. Le dernier mot a été remplacé par “mort”. Je me suis rendu compte que la violence en Centrafrique était puissante». Comme les quatre autres bénévoles de Médecins sans frontières (MSF) de la région, Jean-Louis Mary, infirmier anesthésiste à la retraite de Cahors, a été profondément affecté par sa mission dans le pays africain entre 2013 et 2014, qu’il décrit comme «une aventure humaine et médicale». Au cinéma Utopia, ils se sont livrés à la salle, lors de la présentation du documentaire «La valise ou le cercueil» de la réalisatrice Armelle Loiseau. La présentation des missions de MSF en Centrafrique se poursuivra avec une exposition photo à l’Espace des diversités en décembre.

«Nous avons soigné deux jeunes de 18 ans. Doracio, qui fuyait les zones de combat et qu’on a dû amputer d’un bras. Il voulait devenir écrivain. Barbara a été amputée d’une jambe. L’avenir de ce pays sera difficile», s’émeut Bernard Leménager, chirurgien de MSF. Dans un pays où l’état a disparu et les hôpitaux ne fonctionnent plus, «MSF et les autres ONG sont presque devenus le ministère de la santé», rit jaune le chirurgien. D’autant plus qu’un conflit politique agite la Centrafrique depuis 2013. «Tous les trois jours, il y avait un afflux de 15 à 50 blessés», se souvient Jean-Louis Mary. Et parfois, l’impression amère d’être impuissant : «Nous devions quitter le centre de santé à 18 heures pour le couvre-feu, en laissant les patients sans soins ni surveillance. éthiquement, c’est difficile», se désole Chrystel Poux, infirmière anesthésiste au Samu de Toulouse quand elle n’est pas à l’autre bout du monde.

Même si l’équipe de MSF a travaillé avec le minimum, «nous ne faisons pas n’importe quoi, nous revenons à l’essentiel et à la relation avec le patient», précise Bernard Leménager. Malgré des cas tragiques à gérer, ces «humanistes» de la région sont prêts pour d’autres fronts sanitaires. Et notamment celui qui agite l’Afrique de l’Ouest, le virus Ebola. «ça ne concerne pas la République centrafricaine, mais c’est un fléau tout aussi catastrophique», juge Eugène Planet, médecin.

 

A. Guérin

Centrafrique: six miliciens Anti-Balaka tués hier à Bangui

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Corbeau news / Figaro

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-homme-a-été-abattu-à-bangui-dans-le-quartier-yakité-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un homme a été abattu à bangui dans le quartier yakité

 

Six miliciens Anti-Balaka qui refusaient d’être désarmés ont été tués hier à Bangui lors d’échanges de tirs avec les forces internationales, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la force de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

“Six victimes ont été dénombrées à la suite d’échanges de tirs mercredi dans les 5e et 8e arrondissements de Bangui entre les forces internationales (européenne et onusienne) et les Anti-Balaka qui refusaient d’être désarmés”, a déclaré d’anonymat un responsable de la Minusca.

Centrafrique: 4 casques bleus blessés à Bangui au quartier Combattant

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Figaro  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Station-de-service-sur-avenue-des-martyrs-à-Bangui-en-RCA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Station de service sur avenue des martyrs à Bangui en RCA
Photo: Agence Diaspora

Quatre Casques bleus de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) ont été blessés aujourd’hui dans une embuscade à Bangui, a annoncé l’ONU. “Aujourd’hui, une patrouille de police de l’ONU a été la cible d’une embuscade menée par des éléments anti-balaka dans le quartier de Bangui dit ‘combattants’” (nord-ouest, près de l’aéroport), a indiqué le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq. Les Casques bleus ont riposté et quatre d’entre eux ont été blessés, trois par une grenade et un par des tirs, a-t-il ajouté.

Il n’a pas précisé la nationalité des Casques bleus touchés. Ceux-ci ont été hospitalisés. Bangui a connu ces derniers jours une nouvelle vague de violences meurtrières, qui ont fait une quinzaine de morts au total, dont un soldat pakistanais de la Minusca. Un peu partout, des hommes en armes se réclamant des milices à dominante chrétienne anti-balaka ont érigé des barricades, avant un apparent retour au calme aujourd’hui.

L’ETAT ACTUEL DES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE

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©corbeau news Centrafrique

Aristide BRIAND REBOAS
Aristide BRIAND REBOAS en Corée du Sud

L’ETAT ACTUEL DES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE

Le caractère universel des droits de l’homme se vérifie aussi en Afrique. L’Afrique a aussi adopté ce concept selon lequel tout être humain possède des droits universels que nul individu, nul Etat, nulle religion ne peut remettre en cause. Chaque société doit se plier à l’exigence du respect des droits de l’homme. Les droits de l’homme sont attachés à tout individu. Ils sont sacrés.

Tous les êtres naissent libres et égaux en droits et devoirs. Aucune caste, aucune race, aucun peuple n’est supérieur à l’autre. La justice sociale, l’égalité sociale sont des principes liés aux droits de l’homme. Toute forme d’oppression est contraire aux droits de l’homme.

Les droits de l’homme sont consacrés dans chaque continent, chaque Etat et reconnus par les organisations internationales et les ONG comme sacrés et universels. Sur le plan international, les droits de l’homme sont affirmés dans plusieurs conventions.

En Afrique, les droits de l’homme sont affirmés dans les textes constitutionnels et législatifs.

Au niveau de l’Union Africaine, organisation panafricaine, plusieurs textes sont consacrés aux droits de l’homme :

–      Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance du 25 octobre 2011 et entré en vigueur le 15 février 2012 ;

–      Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique du 25novembre 2003 et entré en vigueur le 20 novembre 2005 ;

–      Acte Constitutif de l’Union Africaine du 11 juillet 2000 et entré en vigueur le 26 mai 2001 ;

–      Protocole relatif à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples portant création d’une Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples du 10 juin 1998 et entré en vigueur le 25 janvier 2004 ;

–      Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant du 01 juillet 1999 et entré en vigueur le 29 novembre 1994 ;

–      Charte Africain des droits de l’homme et des peuples du 27 juillet 1981 et entré en vigueur le 21 octobre 1986 ;

–      Convention de l’Union Africaine régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés an Afrique du 10 septembre 1969 et entré en vigueur le 20 juin 1974.

L’Union Africaine dispose d’un organe spécial consacré aux droits de l’homme sur le continent. C’est la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Cet organe a été institué par La Charte africaine. La Commission a été inaugurée le 2 Novembre 1987 à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le Secrétariat de la Commission a par la suite été situé à Banjul, en Gambie.

Outre l’exécution de toutes autres tâches qui peuvent lui être confiées par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, la Commission est officiellement chargée des trois principales missions ci-après :

–      la protection des droits de l’homme et  des peuples ;

–      la promotion des droits de l’homme et des peuples ;

–      l’interprétation de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est composée de onze (11) membres élus au scrutin secret par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour un mandat de six (6) ans renouvelable.

La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples peut créer des mécanismes subsidiaires tels que les rapporteurs spéciaux, des comités et des groupes de travail. La création et la composition de ces mécanismes subsidiaires peuvent être déterminées par consensus, à défaut de quoi, la décision doit être prise par vote.

La Commission doit déterminer le mandat et les termes de référence de chaque mécanisme subsidiaire. Chaque mécanisme subsidiaire doit présenter un rapport sur ses travaux à la Commission à chaque session ordinaire de la Commission.

Il existe une collaboration entre l’Union Africaine et les ONG dans le domaine des droits de l’homme.

Les ONG jouent un rôle important dans les activités de la Commission. Principalement, ils attirent l’attention de la Commission aux violations de la Charte, envoient des communications au nom de particuliers, surveillent si les activités des Etats sont conformes avec la Charte, et contribuent à la sensibilisation sur les activités de la Commission en organisant des conférences et autres activités.

Les ONG participent à des séances publiques de la Commission et s’engagent dans la procédure de rapportage en soumettant des rapports dans la vulgarisation des Observations finales.

Depuis 1988, la Commission a octroyé le statut d’observateur aux ONG. ONG ayant le statut d’observateur auprès de la Commission sont tenus de soumettre un rapport de leurs activités tous les deux ans.

Ainsi les droits de l’homme constituent une grande préoccupation pour l’Union Africaine. Mais au niveau des Etats africains, beaucoup de violations des droits de l’homme sont régulièrement enregistrés par les organisations de défense de droits de l’homme notamment par Amnesty International et la Fédération Internationale des Droits de l’homme (FIDH). Les droits de l’homme sont violés surtout dans les zones de conflit. Des actes de tortures, viols et sévices sexuels, exécutions sommaires, enlèvements, séquestrations sont le lot quotidien des populations vivant dans les zones de conflit.

         Mais qui dit droits de l’homme, dit aussi et surtout DROIT A L’EDUCATION. Car un être non cultivé est un être qui ne peut connaître tous ses droits et devoirs. On peut prendre l’exemple de la République Centrafricaine. Dans ce pays, l’éducation a été mise de côté. Le mérite a été mis de côté. L’école républicaine est mise de côté. Aujourd’hui, c’est plutôt l’école des armes qui permet aux gens de réussir à accéder aux postes de responsabilité politique et administrative. Quand quelqu’un prend les armes en Centrafrique, tire, tue, on le prend en considération. On négocie avec lui. On lui donne ce qu’il veut. Pendant ce temps là, ceux qui se sont battus pour faire des études, et acquérir des connaissances sont mis de côté.

Par: Aristide BRIAND REBOAS

         Spécialiste en Sécurité

Centrafrique : le Premier ministre interpellé sur les violences à Bangui et la gestion d’un financement angolais

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Xinhua  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Premier-Ministre-Centrafricain-Mahamat-kamoun-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Kamoun à la Primature Centrafricaine

Les membres du Conseil national de transition centrafricain (CNT, Parlement provisoire), réunis en session ordinaire mercredi à Bangui, ont interpellé le Premier ministre Mahamat Kamoun sur les violences meurtrières ayant secoué la capitale du pays la semaine dernière, puis la gestion critiquée d’un financement de 10 millions de dollars octroyé par l’Angola.

Pendant quatre jours, entre le 8 et le 12 octobre, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été le théâtre d’une nouvelle escalade de violences où plus d’une dizaine de personnes ont été tuées et plus de 40 autres blessées, sans oublier de nombreuses maisons brûlées et incendiées, selon un bilan établi par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Un Casque bleu de nationalité pakistanaise figure parmi les victimes de ces violences par ailleurs à l’origine d’environ 6.500 déplacés,ont en outre rapporté les Nations Unies. Se fondant sur les dispositions de la Charte constitutionnelle adoptée en juillet 2013 après la prise du pouvoir quatre mois auparavant de Michel Djotodia, leader de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, les membres du Conseil national de transition ont dit interpeller le Premier ministre Mahamat Kamoun pour des ” explications sur cette recrudescence de violence”.

Du chef du gouvernement d’union nationale et de transition nommé le 22 août par la présidente de transition Catherine Samba- Panza après la démission d’André Nzpayéké suite à l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), les ” représentants du peuple”centrafricain affirment aussi attendre des “réponses claires” sur les “mesures prises pour mettre fin à cet état de chose”. Ils se sont aussi montrés intéressés par la nature et les modalités de gestion d’un financement angolais de 10 millions de dollars (environ 5 milliards de francs CFA) octroyé aux autorités de transition, en réponse à une demande d’aide d’urgence pour la gestion de la crise.

Selon un article publié par le magazine Jeune Afrique, basé à Paris en France, une partie de ces fonds, soit 2,5 millions de dollars (1,25 milliard de francs CFA), est soupçonnée d’avoir ” pris une autre direction”.

Face à l’institution législative provisoire la semaine dernière, selon une source à la présidence, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, objet d’une campagne d’appel à la démission animée par une partie de la classe politique et des groupes armés comme les ex-Séléka et les milices anti-Balakas, avait déjà pourtant justifié elle-même l’utilisation du “don” angolais.

Apparemment, ces explications n’ont pas suffi à convaincre. Pour le CNT, il est question de savoir si l’argent reçu est “un don ou un prêt consenti par les Angolais” et à quelles fins son utilisation a-t-elle servi. F

 

Centrafrique : des nouvelles du Père Mateusz Dziedzic enlevé près de Bouar

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Agence FIDES  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-nouvelles-du-Père-Catholique-enlevé-à-Baboua-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les nouvelles du Père Mateusz Dziedzic enlevé à Baboua en Centrafrique
les nouvelles du Père Mateusz Dziedzic enlevé près de Bouar en Centrafrique

Ce n’est pas fameux, mais au moins on sait ainsi que le prêtre est toujours vivant…

Un dialogue est en cours avec les ravisseurs du Père Mateusz Dziedzic, le prêtre Fidei Donum du diocèse de Tarnow, enlevé dimanche 12 octobre à Baboua, en République centrafricaine. C’est ce que confirment à l’Agence Fides des sources de l’Église locale, selon lesquelles il a été permis au prêtre de contacter par téléphone le diocèse de Bouar, où il accomplissait son œuvre missionnaire.

« Le Père Dziedzic, qui se trouve en compagnie d’autres personnes, enlevées précédemment, a eu la possibilité de contacter le vicaire général du diocèse de Bouar » déclarent les sources de Fides. Selon un communiqué des Œuvres pontificales missionnaires de Pologne, les ravisseurs, liés au responsable rebelle Abdoulaye Miskin, ont cherché également à enlever un autre prêtre à la mission de Baboua, mais, après une négociation, ils ont décidé de ne séquestrer que le Père Dziedzic. Le groupe commandé par Miskin, dénommé Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) est un ancien allié de la coalition Seleka, le principal regroupement de rebelles qui a détenu le pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013.

Miskin a été arrêté l’an dernier à la frontière avec le Cameroun, où il est incarcéré. Pour obtenir la libération de leur responsable, le FDPC a séquestré depuis longtemps différentes personnes. « Avec l’enlèvement d’un missionnaire européen, ce groupe cherche actuellement à attirer l’attention internationale afin d’arriver à ses fins » concluent nos sources.

RCA: Dialogue entre acteurs politiques centrafricains

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DW  /  CNC

Après les violences de la semaine dernière qui ont fait une dizaine de morts dont un casque bleu, la présidente de transition Catherine Samba Panza mène des consultations à Bangui afin de rassurer les acteurs politiques.

Le CNT (parlement de transition) est aussi miné par des dissenssions liées aux revendications des groupes armés  

Selon le Premier Ministre Mahamat Kamoun, cette série de rencontres permettra à Catherine Samba Panza de discuter avec les acteurs de la crise, de la suite du processus de transition, fortement grippé en ce moment. Catherine Samba Panza parviendra-t-elle alors à convaincre ses interlocuteurs ? En tout cas la présidente de la transition centrafricaine réservera à chacune des délégations conviées à ces concertations une demie-heure d’échanges.

Dialogue inclusif

Partis politiques, acteurs de la société civile, ex-rebelles de la Seleka et miliciens Anti-balaka. Tous sont invités. Sur quoi devra déboucher une telle rencontre ? Kag Sanoussi spécialiste de la RCA à l’Institut International de gestion des conflits, basé à Lille en France explique :

« Ce qu’on espère de cette réunion qui a une importance capitale pour sortir de la mini crise et sortir de la grande crise demain, c’est que les acteurs puissent parler librement avec une responsabilité républicaine. Ce n’est pas évident d’élaborer un acccord politique en quelques heures de réunion, mais on peut poser les bases sur les éléments de blocage aujourd’hui qui font que la transition n’est pas vue par certains acteurs comme étant une transition consensuelle. Il y a des choses qu’on reproche à la présidente de la transition, il y a des choses qu’on reproche au président du CNT, le parlement provisoire. Mais la réalité aussi de la situation en Centrafrique, c’est qu’il y a différents agendas et des agendas cachés. »

Des agendas cachés

Les violences de ces derniers jours ont été perpétrées par les Anti-balaka qui sont pourtant signataires de l’accord de Brazzaville, accord intervenu le 23 juillet entre les ex-seleka, les Anti-balaka et quatre autres groupes armés centrafricains.

Les signataires de ce document en neuf points se sont entre autres engagés à cesser les hostilités c’est-à-dire à ne plus commettre de crimes et à cantonner leurs éléments pour un désarmement. Un accord à minima qui a été à l’époque fustigé par un certain nombre d’analystes. Car, la feuille de route signée à Brazzaville ne prévoyait aucune clause obligatoire pour les parties qui le violeraient.

CENTRAFRIQUE: UNE MARCHE EN FAVEUR DE LA PAIX ORGANISÉE A BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Marche-de-bangui-15-octobre-à-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche de bangui 15 octobre à bangui

CENTRAFRIQUE: UNE MARCHE EN FAVEUR DE LA PAIX ORGANISÉE A BANGUI

 

Bangui 15-10-2014 / Corbeau news: « Nous voulons la sécurité et la paix jusqu’aux élections ». L’est le message principal d’une marche  en faveur de la paix en République centrafricaine, organisée aujourd’hui 15 octobre 2014 à Bangui. Elle a regroupé des centaines de personnes issues de différentes entités des huit (8) arrondissements de la capitale. L’objectif est, selon les marcheurs, de dénoncer les violences perpétrées sur la population centrafricaine afin d’interpeller le gouvernement centrafricain et la communauté internationale à rétablir la sécurité dans le pays. « C’est depuis 2012 que la population centrafricaine vit dans l’insécurité et ne sait comment se protéger sous la menace des groupes armés. C’est pourquoi nous avons pris une décision de procéder à cette marche pour réclamer la paix et sécurité dans le pays afin d’aller librement aux élections. Nous faisons cela sans aucune teinture politique et religieuse, mais c’est la sécurité que nous réclamons », a fait savoir Zakari NDIKIDJE, l’un des participants à cette marche.

Selon le Coordonnateur de la marche, les autorités de la transition doivent initier une rencontre avec toutes les forces vivent de la nation pour trouver une solution à cette crise dont la population centrafricaine est victime. L’itinéraire de la marche a commencé de l’Avenue des Martyrs contournant l’université de Bangui pour en terminer devant le palais du Conseil national de Transition (CNT). Alors que aujourd’hui à l’Assemblée nationale provisoire, le premier ministre de la  transition, Mahamat KHAMOUNE est interpellé par les Conseillers nationaux pour faire la lumière sur le probable détournement du don angolais.

Cette marche est venue suite aux derniers événements dans la capitale centrafricaine, faisant une dizaine de morts plusieurs personnes grièvement blessées.

 

De notre correspondant à Bangui Eric NGABA

Centrafrique: Pétition pour la démission de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza circule

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Corbeau News Centrafrique:

Caricature de Mahamat Kamoun et Samba-Panza

 

Nous, peuple Centrafricain, filles et fils de Centrafrique vivant à l’étranger et/ou en exil forcé, en l’absence d’institutions juridiques légitimes et valables (Cour Constitutionnelle) et de clauses juridiques valables pouvant statuer en cas d’incompétence et/ou de violations flagrantes et répétées d’un des organes de la transition, demandons aux Conseillers Nationaux de la Transition (Autorité Politique et Législative) d’agir en nos noms pour demander à la Présidente de la Transition, Mme Catherine Samba-Panza, Ex Mme Catherine SAPPOT et née MBALLA Catherine, de quitter le pouvoir et de préparer une nouvelle élection transitoire a la tête de la Présidence de la République Centrafricaine dans un délai de quinze (15) jours.

En effet, en désignant Mme Catherine SAMBA-PANZA comme la première femme cheffe d’Etat, tout le peuple Centrafricain croyait (à tort) qu’elle est la personnalité la mieux placée pour ramener la paix et faciliter la réconciliation entre toutes les composantes de notre nation. Mais, force est de constater que la désignation de celle-ci a la magistrature suprême de ce pays n’est qu’un leurre. Sa gouvernance et sa politique sont plus orientées vers le maintien ou l’aggravation de la crise que vers sa résolution.

–       Considérant que Catherine SAMBA-PANZA, depuis sa désignation à la tête du pays, n’a nullement menée des actions concrètes pouvant enclencher le retour de la paix, l’instauration de l’autorité de l’état et la réconciliation nationale (car elle n’a ni la stature nationale ni internationale pouvant le permettre) et du fait de ses décisions irresponsables qui n’ont fait qu’alimenter la division, le chaos ambiant et encourager la partition de fait du pays;
–       Considérant que Mme Catherine SAMBA-PANZA n’a cessé de donner une image déplorable de la République Centrafricaine (tant à l’intérieur qu’à l’étranger) en s’adonnant au tourisme, à la prédation des maigres ressources publiques obtenues grâce à la solidarité des pays amis de la République Centrafricaine afin de soulager les souffrances du peuple centrafricain;
–       Considérant que Mme Catherine SAMBA-PANZA prend les souffrances du peuple centrafricain comme son fonds de commerce lorsqu’elle envoie ses Conseillers dans les Emirats du Golfe Arabique mendier au nom de la communauté musulmane qui n’a jamais vue son appui, ne serait-ce que moral;
–       Considérant que Mme Catherine SAMBA-PANZA par la nomination unilatérale et non consensuelle de Monsieur Mahamat Kamoun au poste de Premier Ministre (en violation flagrante de l’esprit de consensus et de concertation dictée par la Charte de Transition est une défiance au peuple centrafricain et aux différentes parties de la crise centrafricaine) ne cherche qu’à nous installer durablement dans l’insécurité, le conflit intercommunautaire, la pauvreté et l’exclusion sociale, et prolonger ainsi la souffrance du peuple centrafricain.
–       Considérant que les décisions de Mme Catherine SAMBA-PANZA ne sont guidées que par la satisfaction de ses intérêts personnels ainsi que ceux de sa propre famille au détriment de la Patrie prouvant ainsi son incapacité à conduire à terme cette transition.

Ainsi, pour abréger la souffrance du peuple centrafricain, nous demandons solennellement à nos Conseillers Nationaux d’agir en nos noms (comme il se doit) dans un premier temps en destituant sans délai Mme Catherine SAMBA-PANZA, afin de stopper l’escalade de la violence, et dans un second temps en organisant dans un plus bref délai l’élection (après une concertation inclusive où le consensus prime) d’un nouvel(le) Président(e) de la Transition qui présidera aux destinées du peuple Centrafricain.

Par ailleurs, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences regrettables qui peuvent découler de l’entêtement de cette dernière à ne pas écouter la voix de la raison afin de quitter ce fauteuil de “Cheffe d’Etat de transition”.

Nous avons créé cette pétition pour recueillir le maximum de signatures afin que nos Conseillers Nationaux nous écoutent et agissent comme il se doit pour le bien de notre Peuple.
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Signature :

« Signer cette Pétition pour destituer Mme Catherine SAMBA-PANZA, actuelle Présidente de la Transition en République Centrafricaine, pour le bien du Peuple».

–       M. Idriss AHMED
Economiste- Consultant Indépendant

Tchad : les moyens manquent pour répondre aux besoins des retournésde la Centrafrique

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Xinhua  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Camp-des-deplcés-centrafricains-à-KagaBandoro.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Camp des deplcés centrafricains à KagaBandoro
Camp de déplacés à la paroisse catholique de Kaga-Bandoro où plusieurs milliers de civils de la ville de Mbres et des environs cherchent un refuge contre les attaques.
© 2014 Lewis Mudge/Human Rights Watch

Au Tchad, la prise en charge des dizaines de milliers de personnes ayant fui les exactions en République Centrafricaine voisine, reste sous-financée et les besoins humanitaires toujours énormes, selon le dernier rapport de situation produit par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en collaboration avec les partenaires humanitaires.

“Le Plan opérationnel de réponse à l’impact de la crise centrafricaine au Tchad, d’un montant d’environ 127 millions de dollars est financé à 30 millions de dollars, soit 24% des fonds requis”, précise le rapport d’Ocha que Xinhua a obtenu copie. Les acteurs humanitaires ont besoin de fonds additionnels pour améliorer la réponse à l’impact de la crise, notamment dans les secteurs des abris (financé à environ 2%), de la santé (financé à hauteur de 9,3%) et de la logistique (environ 6%). La protection ( 18%) et la sécurité alimentaire (32%) sont également à renforcer vu les défis existants sur les sites et camps temporaires au sud.

Si l’Agence d’aide humanitaire de l’Union européenne (Echo) a annoncé la disponibilité d’une enveloppe d’un million d’euros pour la réponse aux impacts de la crise centrafricaine au Tchad, les défis restent énormes, notamment en matière d’abris.

113.086 retournés et refugiés de la République Centrafricaine enregistrés depuis le début de l’année 2013, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Au 15 septembre, plus de 21.000 personnes habitaient dans un camp temporaire dans la périphérie de N’Djaména, la capitale du Tchad, et deux autres au sud du pays et un autre.

Néanmoins, plus de 41.000 personnes restent actuellement dans les sites de transit au sud. Enfin, en dehors des sites, plus de 18.000 personnes se trouvent dans des familles hôtes ou sous des abris de fortune dans deux régions frontalières avec la Centrafrique.

“Les relocalisations des sites de transit dans le sud du pays vers les camps temporaires sont freinées à cause de délais dans l’ aménagement des camps et de l’insuffisance d’espace permettant la construction de plus d’abris”, déplore le rapport d’Ocha.

L’assistance des populations retournées vivant dans les familles d’accueil demeure toujours faible.

Une mission conjointe d’OCHA, du PAM et de la Croix-Rouge du Tchad à Baibokoum et Mbitoye entre le 10 et le 13 septembre révèle qu’au moins 3.700 retournés, la plupart des éleveurs peuhls, continuent de vivre dans des conditions difficiles. Ceux qui n’ont pas pu s’installer avec des familles d’accueil, habitent dans des abris de fortune. La présence d’environ 2.000 têtes de bétails arrivés avec les éleveurs pourrait engendrer des conflits dans la zone notamment avec l’arrivée de la récolte en octobre.

Au camp de Zafaye, dans la périphérie sud-est de N’Djaména, la capitale tchadienne, il reste un gap de 30% d’abris. “Actuellement, 675 abris sont utilisés pour les 4.893 personnes vivant sur le site (7 personnes par tente) avec une superficie en moyenne de 2, 5m2 par habitant. Les standards Sphère recommandent 3,5m2 par personne”, indique le rapport des agences onusiennes.

Toutefois, l’ONG locale chargée de gérer le site a construit douze tentes supplémentaires pour loger dix-neuf nouvelles familles, ainsi que quatre tentes réservées aux plus vulnérables, désignés aussi comme malades mentaux.

Sur le plan sanitaire, les agences humanitaires confirment une recrudescence des cas de paludisme dans les sites. “Sur 3.300 malades consultés par l’ONG International Rescue Committee (IRC) dans les sites de Djako, Doyaba, Kobitey et Maingama, 1.665 souffrent de paludisme confirmé, soit un taux de morbidité proportionnelle de 50%”, précise le texte.

Face à cette augmentation, les acteurs du secteur santé ( notamment la Croix-Rouge du Tchad et Médecins Sans Frontières) se mobilisent dans les actions curatives et préventives dans les camps temporaires, sur les sites de transit et auprès des populations des villages d’accueil. Les districts sanitaires sont aussi impliqués dans la réponse. Ils font non seulement la prise en charge des cas, mais également la donation des moustiquaires malgré leurs stocks très limités.

Les défis des personnes retournées de la Centrafrique sont également alimentaires. Le sixième cycle de distribution de coupons alimentaires par le Programme alimentaire mondial a été réalisé sur les sites de Baibokoum, Doyaba et Mbitoye. A la date du 15 septembre, un total de 32.580 bénéficiaires a été servi dans ces trois sites; l’assistance alimentaire est également en cours dans cinq autres. Pour le mois de septembre, ce sont près de 67. 000 personnes qui sont ciblées (y inclus 6.895 retournés intégrés dans les familles hôtes autour de Moissala dans la région du Mandoul). En 2013, le gouvernement tchadien a signé des conventions avec trois ONG nationales pour la gestion des sites temporaires; ces conventions se terminent en fin décembre 2014. Les trois ONG s’inquiètent pour la suite des activités au-delà de décembre 2014 vu que les besoins des personnes sur les sites demeurent importants.

“Le non renouvellement des conventions aura un impact négatif sur la coordination et la gestion des sites et de surcroit sur la réponse humanitaire pour les retournés”, prévient OCHA. Le gouvernement tchadien est en train d’élaborer un plan à moyen et long terme du gouvernement, ce qui pourrait clarifier sa vision sur cette problématique. / F

 

Centrafrique : Catherine Samba-Panza dénonce “une tentative de coup d’État institutionnel”

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Jeune Afrique  /  Corbeau news Centrafrique:

Catherine Samba-Panza de Centrafrique
Photo: Corbeau News

 

La présidente centrafricaine de la transition, Catherine Samba-Panza, a estimé mardi que les violences qui secouent Bangui depuis un peu moins d’une semaine s’apparentent à “une tentative de coup d’État institutionnel visant à installer une troisième transition”.

Alors que Bangui se remettait à peine des violences qui ont éclaté le 7 octobre, Catherine Samba-Panza a délivré un message fort. Dans un communiqué diffusé mardi 14 octobre par la porte-parole Antoinette Montaigne, la présidente centrafricaine de la transition a dénoncé “une tentative de coup d’État institutionnel visant à installer une troisième Transition” orchestrée par “une coalition de forces négatives”.

“Des mensonges savamment distillés sont accompagnés de larges distributions nocturnes de dizaines de millions par coupures de billets de banque à ceux qui érigent des barricades dans les rues de Bangui et qui les tiennent munis de grenades pour dissuader la population de circuler, paralyser le pays et ainsi déstabiliser la transition. Des armes lourdes et légères sont également distribuées au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur dans le pays et réclamer la démission de la présidente de la transition et celle du Premier ministre”, accuse le communiqué.

“La Présidence de la république prend donc à témoin la communauté internationale et tous les partenaires de la RCA sur la violation des accords de Brazzaville, les périls que cela engendre et rend les instigateurs responsables de la mort de l’officier pakistanais, du gendarme centrafricain et toutes les victimes civiles”, peut-on lire.

Catherine Samba-Panza “considère qu’il est urgent aujourd’hui de rétablir l’ordre public et la sécurité à Bangui et sur tout le territoire national. C’est pourquoi la Présidence de la République demande instamment que la résolution 2149 soit appliquée dans toute sa rigueur en vue d’arrêter rapidement le nouveau cycle de violences en cours afin de protéger sans délai la population en grande détresse.”

Et de conclure : “La Présidence de la république demande, en outre à la Cour pénale internationale, d’accélérer la procédure d’enquête, déjà ouverte à l’initiative de l’État centrafricain, en vue de traduire rapidement devant ses instances, tout auteur de violations des droits de l’homme et de crimes contre la population.”

Selon plusieurs sources, des échanges de tirs étaient signalés en fin de journée à Ouango, un quartier proche de la résidence de la présidente.

Samba-Panza a débuté mardi une série de consultation avec “les forces vives de la nation” afin de mettre fin au désordre que connaît le pays. Les violences qui ont éclaté la semaine dernière ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

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Par Vincent DUHEM

Centrafrique : une humanitaire de l’ONU dénonce l’utilisation d’enfants-soldats

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RTL  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/des-enfants-en-centrafrique-en-avril-2014-Photo-dillustration.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>des enfants en centrafrique en avril 2014 - Photo d'illustration
des enfants en Centrafrique en avril 2014 – Photo d’illustration
 
Une coordinatrice de l’humanitaire au sein de l’ONU dénonce l’utilisation d’enfants durant les récentes attaques à Bangui.

La coordinatrice humanitaire principale de l’ONU en Centrafrique, Claire Bourgeois, a dénoncé l’utilisation d’enfants par les belligérants et parle d’”assassinats brutaux d’au moins trois enfants”.

Claire Bourgeois se déclare “grandement choquée par l’utilisation d’enfants durant les récentes attaques intercommunautaires à Bangui“, dans un communiqué.

“J’exhorte tous les leaders et les combattants de respecter le droit des enfants. Les enfants de Centrafrique ont droit à la paix et à l’accès aux services sociaux de base“, poursuit Claire Bourgeois.

Les récentes violences à Bangui ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et au moins 6.500 déplacés, selon le HCR.

Deux enfants accusés d’espionnage ont été assassinés

“Je condamne le recrutement et l’utilisation des enfants par les groupes armés. (…) Je rappelle que l’utilisation des enfants et des femmes enceintes dans les combats est un crime de guerre”, a-t-elle insisté.

Alors que le calme est plus ou moins revenu dans la capitale centrafricaine depuis le week-end, la coordinatrice évoque “les assassinats brutaux d’au moins trois enfants, deux garçons qui étaient accusés d’espionnage et un garçon de 8 ans (touché par) une balle perdue”.

Elle signale aussi que “les organisations humanitaires ont pu observer un grand nombre d’enfants aux postes de contrôle de plusieurs barricades à Bangui” et que “plusieurs enfants ont été utilisés durant les manifestations”.

“Leur participation les expose à des multiples risques émotionnels et physiques, y compris les blessures et traumatismes psychologiques à cause des violences qu’ils peuvent observer”, note Mme Bourgeois, appelant les parents à éloigner les enfants.

La plupart des barricades érigées la semaine dernière sur les avenues de la capitale centrafricaine ont été tenues par des jeunes, adolescents et enfants. Ils étaient également nombreux à parcourir les quartiers sans contrôle, parfois à la portée des violences.

RTL

URGENCE / RCA: la Présidence lance un Communiqué dénonçant un complot militaire contre la transition

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Corbeau news Centrafrique:

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité – Travail

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis le mardi 7 octobre 2014, la ville de Bangui est secouée par des tirs d’armes lourdes et légères. Au moins six cas de décès ont été enregistrés : celui d’un officier du contingent pakistanais, d’un élément du contingent burundais, d’un Gendarme et de plusieurs civils centrafricains. La Présidence de la République s’incline devant la mémoire de toutes les victimes et présente à leurs familles ses condoléances les plus attristées. Que se passe-t-il exactement en ce moment en République Centrafricaine ? En neuf mois de gouvernance assumée dans des conditions périlleuses par le Chef de l’Etat de la Transition, Madame Catherine Samba-Panza, avec l’appui des forces internationales, la sécurité est revenue progressivement dans la capitale Bangui et dans plusieurs villes de provinces, comme en témoigne la reprise progressive des activités socio-économiques. Ces efforts de sécurisation se poursuivent avec l’arrivée des forces onusiennes pour couvrir l’ensemble du territoire national. Après l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014 les deux autres étapes du processus à savoir les consultations populaires dans les 16 Préfectures et le Grand Forum de réconciliation et de reconstruction nationales de Bangui sont en voie d’être lancées. Les discussions sont en cours avec l’ensemble de la Communauté internationale pour accélérer le processus pré électoral à la demande du Chef de l’Etat de la Transition qui a confirmé ne pas participer aux prochaines élections comme elle s’y est toujours engagée. Les efforts de mobilisation de ressources se poursuivent auprès des partenaires au développement qui se sont engagés à soutenir le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable élaboré par le gouvernement à partir de la feuille de route de la Transition. C’est dans ce contexte, et contre toute attente, qu’une coalition de forces négatives s’est constituée et a orchestrée une tentative de coup d’Etat institutionnel visant à installer une troisième Transition. Des mensonges savamment distillées sont accompagnés de larges distributions nocturnes de dizaines de millions par coupures de billets de banque à ceux qui érigent des barricades dans les rues de Bangui et qui les tiennent munis de grenades pour dissuader la population de circuler, paralyser le pays et ainsi déstabiliser la transition. Des armes lourdes et légères sont également distribuées au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur dans le pays et réclamer la démission de la Présidente de la Transition et celle du Premier Ministre. La Présidence de la République prend donc à témoin la communauté internationale et tous les partenaires de la RCA sur la violation des accords de Brazzaville, les périls que cela engendre et rend les instigateurs responsables de la mort de l’Officier Pakistanais, du Gendarme centrafricain et toutes les victimes civiles. Elle considère qu’il est urgent aujourd’hui de rétablir l’ordre public et la sécurité à Bangui et sur tout le territoire national. C’est pourquoi la Présidence de la République demande instamment que la résolution 2149 soit appliquée dans toute sa rigueur en vue d’arrêter rapidement le nouveau cycle de violences en cours afin de protéger sans délai la population en grande détresse. La Présidence de la République demande, en outre à la Cour Pénale Internationale, d’accélérer la procédure d’enquête, déjà ouverte à l’initiative de l’Etat Centrafricain, en vue de traduire rapidement devant ses instances, tout auteur de violations des droits de l’homme et de crimes contre la population.

 

Fait à Bangui, le 14 octobre 2014

Pour la Présidence de la Transition

Antoinette Montaigne, Porte parole

Faits divers: Il tue sa mère et perd sa virginité avec le cadavre

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JDM  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Il-tue-sa-mere-et-perd-sa-virginité-avec-le-cadavre.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Il tue sa mere et perd sa virginité avec le cadavre

CORPUS CHRISTI, Texas – Un Texan de 18 ans a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir tué sa mère à coups de marteau et avoir eu une relation sexuelle avec la dépouille.

«J’ai perdu ma virginité avec un cadavre», a avoué Kevin Jazrael Davis aux détectives.

Davis avait reconnu sa culpabilité, lundi aux accusations qui pesaient contre lui.

Lors de son interrogatoire, l’homme a raconté aux policiers avoir des fantasmes sexuels et violents impliquant des femmes, incluant sa mère et sa sœur.

La station de télévision KZTV a rapporté que Davis avait confié aux enquêteurs sa tentative d’étrangler sa mère avec le cordon d’une console de jeux vidéo.

Puisque cette agression n’a pas donné les résultats escomptés, il a pris un marteau et lui a asséné plusieurs coups derrière la tête jusqu’à ce qu’elle meure.

L’individu a affirmé à la police qu’il ne souffrait pas de troubles mentaux.

«Je suis sain d’esprit. Je sais ce que j’ai fait», a-t-il dit.

La sentence a été rendue mercredi, a rapporté le quotidien «Corpus Christi Caller-Times».

JDM

Centrafrique: Un prêtre polonais enlevé par un groupe armé

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AFP  / CNC

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Bande-armée-du-FDPC-dAbdoulaye-Miskine-deonne-72-heures-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Bande armée du FDPC d'Abdoulaye Miskine deonne 72 heures au Cameroun

Un missionnaire polonais résidant à Baboua, dans l’ouest de la République Centrafricaine, a été enlevé dimanche par un groupe de rebelles armés, a annoncé mardi la direction polonaise des OEuvres Missionnaires Pontificales.

Le père Mateusz Dziedzic, prêtre du diocèse polonais de Tarnow (sud-est), a été enlevé de nuit par des hommes armés qui ont indiqué ne pas vouloir de rançon, mais chercher à l’échanger contre un de leurs chefs détenu au Cameroun, selon la même source.

Ils ont d’abord voulu prendre avec eux aussi un autre prêtre de la mission de Baboua, mais y ont renoncé après négociation.

 Le ministère polonais des Affaires étrangères a confirmé l’enlèvement dans un communiqué, précisant qu’il avait engagé d’intenses efforts pour obtenir la libération du prêtre.

Selon la même source, les ravisseurs étaient des hommes du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, tandis que le missionnaire enlevé est “bien traité”.

Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane, au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il avait été arrêté l’année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, et est depuis lors détenu au Cameroun. Son groupe, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a déjà été impliqué dans des enlèvements.

Une cellule de crise a été mise en place au ministère des Affaires étrangères à Varsovie, où l’on précise que 32 missionnaires polonais travaillent actuellement en Centrafrique.

AFP

Centrafrique: Calme précaire à Bangui (Sangaris)

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CNC  /  EMA

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Selon-la-Sangaris-le-calme-est-revenu-à-Bangui-après-quatre-jours-de-violence.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Selon la Sangaris le calme est revenu à Bangui après quatre jours de violence

La semaine dernière, des incidents intercommunautaire ont de nouveau éclaté à Bangui. Selon des éléments donnés par un officier de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), tout serait parti par des grenades lancées par un homme à moto, supposé musulman, sur des « individus » se trouvant au bord de la route. L’auteur de cet acte a ensuite été lynché par des « hommes non identifiés ».

Cet incident a enclenché le cycle des représailles. Un chauffeur de taxi a été tué par des musulmans, ce qui a provoqué une grève de ses collègues. Dans le même temps, des échanges de tirs ont été contatés dans les quartiers situés au nord de Bangui pendant que des barricades étaient à nouveaux érigées. En outre, un casque bleu de la MINUSCA a été tué dans une embuscade tendue dans les environs de la capitale centrafricaine.

Et, le 11 octobre, compte tenu de la dégradation de la situation et d’accrochages signalés entre des miliciens anti-balaka et des militaires des forces internationales (ONU, Sangaris, EUFOR RCA) dans des quartiers jouxtant sa piste, l’aéroport M’Poko a été fermé.

Ces nouvelles tensions ont éclaté alors que le mouvement des milices anti-balaka, dont une partie est dirigé en sous-main par le clan de l’ex-président Bozizé, a engagé un bras de fer avec les autorités centrafricaines de transition. En outre, des individus portant l’uniforme auraient pris part aux incidents.

« Il a été constaté avec amertume que des hommes en armes et arborant la tenue militaire se livrent à des actes de barbarie sur la paisible population de Bangui. A cet effet, le chef d’état-major des armées, les autorités militaires et moi-même, adressons une sévère mise en garde à l’endroit de tous ceux des éléments des FACA [ndlr, Forces armées centrafricaines] qui se révéleraient comme étant les auteurs des actions constatées », a ainsi affirmé Aristide Sokambi, le ministre centrafricain de la Défense.

S’agissant des forces françaises de l’opération Sangaris (ou engagées dans la mission européenne EUFOR RCA), l’État-major des armées (EMA) a indiqué qu’elles font « face à l’agressivité de plusieurs groupes armés qui cherchent à envenimer la situation ». Et d’ajouter : « Les militaires de Sangaris (ndlr, ceux du GTIA Picardie) ont ainsi été plusieurs fois pris à partie alors qu’ils cherchaient à démonter les barrages sommaires mis en place par les manifestants ou à l’occasion de leurs patrouilles. Ils ont dû riposter à plusieurs reprises ».

Dans le même temps, à Dékoa, dans l’est du pays, où la force Sangaris avait fait récemment appliquer des « mesures de confiance » (désarmement et cantonnement des groupes armés) après des affrontements entre miliciens anti-balaka et combattants de l’ex-Séléka (mouvement à l’origine de la chute de François Bozizé et qui a cherché à mettre le pays en coupe réglée), la situation s’est là-aussi dégradée. Et les militaires français ont été « violemment pris à partie », a indiqué l’EMA. Ces derniers ont riposté et neutralisé « plusieurs individus ».

Cela étant, tant à Dékoa qu’à Bangui, et après cette poussé de violence, le calme reste précaire, quelques tirs sporadiques ayant été encore entendus dans la nuit du 12 au 13 octobre. Selon l’AFP, des hélicoptères des forces internationales survolent en permanence la capitale centrafricaine pendant que les transports en commun reprennent progressivement leur activité. Toujours d’après la même source, des barricades tenaient encore (hier) debout sur certains axes, notamment vers les quartiers nord, où des tirs sportadiques ont été relevés.

D’après les propos d’un source syndicale rapportés par RFI, des miliciens anti-balaka seraient à la manoeuvre. « Ils veulent que Bangui soit ville morte pour pouvoir mener à bien leurs projets », a-t-elle affirmé.

« La population voit bien qu’elle est prise en otage par des groupes armés », a confié, toujours à RFI, Antoinette Montaigne, ministre de la Communication. « Et cette population commence à sentir le ras-le-bol. On risque d’aller vers des troubles très graves, avec une population désespérée qui essaierait de se libérer de force », a-t-elle ajouté.

État Major des Armées (France)

DECLARATION N°15 DE L’AFDT RELATIVE AUX VIOLENCES PERPETREES A BANGUI DEPUIS LE MARDI 7 OCTOBRE 2014

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 Corbeau News Centrafrique (CNC):

Image AFDT Centrafrique
Photo: Mme. Berti Kongbo

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

     La ville de Bangui, après celle de Bambari, connait une fois de plus depuis le  mardi 7 octobre 2014 une forte poussée de violences meurtrières orchestrées par les ennemis de la paix dans notre pays et qui ont pourtant participé au forum de Brazzaville et signé l’accord de cessation des hostilités qui en est issu.

   Le déclenchement de cette poussée soudaine de violences qui a déjà fait plus d’une dizaine de morts innocentes  (assassinats sauvages suivis de représailles meurtrières indiscriminées),  intervient dans le contexte particulier de crispation politique après la révélation  du détournement d’une partie du don angolais.

  Il faut noter que l’attitude de suffisance et de mépris affichée par le Chef de l’Etat de Transition a conduit une frange des forces politiques et des groupes armés dont les ANTI BALAKA et  les ex- SELEKA à demander la démission des hautes autorités de la transition.

L’embuscade tendue aux forces onusiennes dans la nuit du jeudi 9 octobre après des provocations répétées pendant cette même journée et qui a coûté la vie à un casque bleu est une attaque lâche contre le processus de paix, contre l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville et contre la population centrafricaine  qui aspire à vivre en paix et dans la sécurité.

   C’est dans ce contexte d’insécurité et de tensions politiques que Le Premier Ministre et le Gouvernement feront l’objet d’interpellation devant le Conseil National de Transition dans les prochains jours.

  L’AFDT relève avec consternation et inquiétude la légèreté des propos des plus hautes autorités de la Transition dans la gestion de cette crise, notamment ceux du Chef de l’Etat de Transition et du Président du Conseil National de Transition, préoccupés qu’ils sont à régler leurs comptes personnels au détriment de la recherche de la paix et de la sécurité.

L’AFDT  a appris dans la stupéfaction la plus totale que la Présidente de Transition et les  ANTI BALAKA ont passé un accord aux termes duquel elle s’engageait entre autres à  les intégrer au Conseil National de Transition (CNT) et à libérer certains d’entre eux qui ont été arrêtés pour des crimes et délits qu’ils ont commis.

  La décision d’élargir le CNT  à d’autres entités et qui implique une révision de la Charte Constitutionnelle de Transition  ne relève pas de la compétence exclusive de la Présidente. Elle requiert au préalable un consensus national et l’approbation de la communauté internationale.

  La libération par l’Exécutif  de personnes arrêtées pour crimes et délits et faisant l’objet de procédures judiciaires  non seulement porte atteinte au principe de la séparation des pouvoirs mais aussi consacre l’impunité des criminels et constitue une insulte intolérable pour les victimes.

        L’ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

  •   Exprime sa compassion et présente ses condoléances aux familles éprouvées et à la Minusca ;
  • Renouvelle son soutien sans faille à la MINUSCA et à tous les efforts de la Communauté Internationale et plus particulièrement à la nouvelle orientation  donnée aux forces SANGARIS et EUFOR RCA ;
  • Encourage vivement  la MINUSCA à aider les autorités de la transition à mettre en place une police et une gendarmerie républicaines pouvant les appuyer dans leur  mission de maintien de la paix et à constituer le maillon de la chaîne pénale indispensable à la lutte contre l’impunité ;
  • Renouvelle son appel à la communauté internationale pour  équiper puis  déployer les Forces de Défense et de Sécurité restées républicaines, embryons des Forces Armées Centrafricaines à refonder, afin de neutraliser tous les groupes armés hostiles à la paix et à la stabilité de la République Centrafricaine meurtrie.
  • Demande avec insistance aux autorités  de la Transition, l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue d’identifier et de traduire  en Justice  les auteurs, co-auteurs et complices de l’attaque contre les casques bleus et des crimes  commis sur  les paisibles citoyens ;
  • Exhorte  les autorités de la Transition à se départir de l’attitude de complaisance actuelle pour neutraliser, avec l’appui de la MINUSCA, les responsables des groupes armés ennemis de la paix.
  •  S’oppose à toute décision de nature à consacrer l’impunité de personnes ayant commis des crimes de sang et des exactions contre les populations civiles innocentes.
  • Exige une concertation nationale préalable à tout élargissement du Conseil National de Transition.
  • Réaffirme son attachement à la stabilité des Institutions de la Transition et se démarque de toute démarche visant à la déstabilisation du processus de transition.
  • Demande instamment aux plus hautes Autorités de la Transition de faire preuve de responsabilité, de transcender leurs divergences personnelles et de veiller à la bonne exécution de la feuille de route dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Fait à Bangui le, 13 octobre 2014

 Le Président de la Conférence des Présidents

                                                                                                                                                                                                          

Pr. Joachim SIOKE RAINALDY

Centrafrique: la présidente va rencontrer dès mardi “les forces vives de la Nation”

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CNC / AFP

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-avec-sa-fille-Sappot-et-le-PM-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza va entamer mardi une série de rencontres avec les “forces vives de la Nation” visant à mettre fin au désordre que connaît le pays, ont annoncé ses services lundi.

Mme Samba Panza recevra des délégations pendant une demi-heure chacune, chaque jour à 10H00 (09H00 GMT) de mardi à vendredi, selon le programme diffusé à la radio d’Etat, sans autres précisions.

Appelant ses concitoyens à reprendre des activités normales après cinq jours de violences à Bangui, le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun avait annoncé ces consultations dimanche soir.

La présidente Samba Panza doit selon lui “engager une série de rencontres avec l’ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l’histoire politique de notre pays par l’organisation d’élections”.

Les violences qui ont éclaté mardi 7 octobre ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

Un timide retour à la normale était constaté lundi à Bangui, où les conducteurs de bus et taxis –qui s’étaient mis en grève– ont notamment repris leurs activités, même si des barricades leur interdisaient toujours certaines avenues.

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka — des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une sanglante chasse aux musulmans au début de l’année –, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale, puis jeudi dans le centre-ville.

Des affrontements violents les ont opposés aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d’habitations.

Les violences, les plus fortes depuis la fin août, ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais.

Elles ont nettement baissé en intensité ce week-end, mais des anti-balaka ont refusé de suivre l’appel à une trêve lancé par leurs responsables après une rencontre avec la présidente Catherine Samba Panza, dont ils réclament le départ.

Le chef de la mission des Nations Unies sur place (Minusca), Babacar Gaye, a souligné lundi que le Centrafricains devraient eux-mêmes parvenir à surmonter leur difficultés.

“Il y a un problème de réconciliation, il y a un problème de cohabitation entre les communautés et un problème de sursaut dans la population, dans les élites, pour remettre ce pays sur les rails. C’est le peuple centrafricain qui doit le faire”, a-t-il insisté.

AFP

Centrafrique: les Anti-balaka toujours hyper armés

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CNC  /  DW

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-Anti-Balaka-toujours-hyper-armés-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Anti-Balaka toujours hyper armés en Centrafrique

A Bangui, le week-end a été fortement marqué par des scènes de pillages et d’exactions attribuées aux miliciens Anti-balaka. Certains ont refusé de lever les barricades installées dans la capitale centrafricaine.

A quel jeu jouent les Anti-balaka ? C’est la question que se posent de nombreux habitants de Bangui, choqués par ce que leur ont fait vivre depuis quelques jours les hommes de Patrice-Edouard Ngaissona. Samedi, les rebelles ont pourtant promis à la présidente de la transition de renoncer aux exactions attribuées à leurs éléments. En contrepartie, Catherine Samba Panza a accepté d’examiner une partie de leurs requêtes. Mais juste après cette rencontre, les violences et les pillages ont repris de plus belle. Beaucoup d’observateurs ont aussi noté que les miliciens Anti-balaka sont encore lourdement armés. D’où tirent-ils leur équipement militaire ? Un enseignant de l’Université de Bangui, qui a requis l’anonymat a son avis.

‘’Très honnêtement, la plupart des Anti-balaka sont des ex-FACA – les Forces armées centrafricaines. Le soi-disant désarmement qui a été fait au début de la crise, notamment en décembre dernier par Sangaris, c’était un leurre. Les gens sont toujours armés jusqu’aux dents. On connaît leur base, mais on ne fait rien pour les désarmer. Quant on voit des Anti-balaka passer, armés jusqu’aux dents devant les Casques bleus qui ne font rien pour les désarmer, c’est qu’il y a un problème. Quelles sont les clauses en-dessous que la population ne connaît pas ?”

Détournements de fonds publics

Dans ce contexte d’insécurité, le premier ministre, Mahamat Kamoun devrait donner plus de détails sur l’utilisation d’une partie d’un don accordé à son pays par l’Angola. Le montant est évalué a plus d’un milliard de francs CFA. En mars dernier, Luanda avait offert la somme de dix millions de dollars américains à la RCA. Deux millions et demi de dollars n’auraient pas été versés dans les caisses du Trésor public. Même si les proches de Catherine Samba Panza restent formels, sur le fait que cette somme a bien été utilisée pour faciliter la transition politique. Toutefois, le gouvernement conduit par Mahamat Kamoun doit encore convaincre les 135 membres du Conseil national de transition sur la destination de ce bien public.

Par: dw.de

Centrafrique: panique à Bossembélé dimanche dernier après des détonations d’armes entendues dans cette localité

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-casques-bleus-en-Côte-dIvoire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les casques bleus en Côte d'Ivoire

Le calme semble revenir dans la ville de Bossembélé ce lundi matin, après des détonations d’armes entendues dans cette localité dimanche 12 octobre. Ces tirs ont été faits par des éléments de la Minusca en partance pour la ville de Bouar. La population qui a pris fuite pour se réfugier dans la brousse commence à sortir de sa cachette.

D’après un habitant joint depuis Bossembélé, c’était aux environs de 15 heures que le contingent Bengladesh de la Minusca,  qui quittait Bangui à destination de Bouar a commencé à tirer à sept kilomètres de la ville. « Ils ont tiré jusqu’en pleine ville. Pris de peur, les habitants ont fui pour se cacher dans la brousse », a relaté la source.

Une source  du contingent congolais de la Minusca, basé à Bossembélé, a fait savoir que le contingent Bengladesh a confondu la barrière du péage à l’entrée de la ville à celle des Anti-Balaka, donc il fallait tirer pour les dissuader.

« Cette situation a failli la riposte des  éléments de la Minusca de Bossembélé qui se sont mis en alerte croyant que c’était  une attaque visant la ville », a ajouté la source.

De leur côté, les Anti-Balaka de cette localité ont fait savoir qu’aucune barrière n’a été érigée sur l’axe Boali – Bossembélé.

Le médecin de la ville de Bossembélé, Eugène Kanga a  indiqué qu’aucun incident majeur n’a été enregistré à l’hôpital, « sauf une femme enceinte qui a prématurément accouché suite aux détonations ».

Le RJDH a tenté sans succès de joindre les éléments de la Minusca pour leur version des faits.

Par: Fidel Ngombou

Centrafrique: dernière mise en garde de Alexandre Nguendet, Président du CNT, à Samba-Panza via Kamoun

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Corbeau News Centrafrique

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité – Travail

 CONSEIL  NATIONAL  DE  TRANSITION

Le   Président

COMMUNIQUE DE PRESSE


Lors de la cérémonie d’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire du Conseil National de Transition ( CNT ) le 1er octobre 2014, le Parlement de Transition indiquait qu’il allait examiner au cours de la présente session, à travers les séances d’interpellation du Gouvernement, un certain nombre de sujets liés au bon fonctionnement de la période de Transition en République Centrafricaine au nombre desquels l’organisation rapide des élections et l’interpellation du Gouvernement sur la gestion du don angolais.

 

C’est dans cet état d’esprit, qu’une séance d’interpellation du Gouvernement a été convoquée à nouveau pour le lundi 13 octobre 2014, après que les précédentes  n’ont pu se tenir.

 

Le Conseil National de Transition a le regret de constater ce jour , que non seulement le Gouvernement trouve des raisons peu sérieuses pour ne pas répondre à cette interpellation, ceci, en pure violation des dispositions de l’article 73 de la Charte Constitutionnelle de Transition, mais encore mieux, il ne veut manifestement pas rendre compte de la gestion du don angolais devant le peuple, alors que  l’objectif du Conseil National de Transition est de  donner au Gouvernement l’occasion de faire tout l’éclairage qui puisse mettre un terme à toutes les rumeurs de mauvaise gestion qui circulent et dont la preuve du contraire incombe au pouvoir exécutif.

 

Le Conseil National de Transition ( CNT ) voudrait rassurer le peuple centrafricain qu’une nouvelle date sera proposée à nouveau, au Gouvernement pour qu’il vienne non seulement répondre au sujet de l’interpellation déjà évoquée, mais aussi pour qu’il lui parle en cette période de trouble marquée  par un arrêt quasi  total des activités, de l’avenir du pays.

 

En cas d’un nouveau refus de répondre à cette obligation constitutionnelle, le Conseil National de Transition ( CNT ) prendra ses responsabilités.

 

Fait à Bangui, le 13 octobre 2014

                                                              

 Alexandre Ferdinand N’GUENDET

En Centrafrique, la population aspire à la paix

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Corbeau news Centrafrique  /  Radio Vatican

 

Témoignage sur place le nouveau Curé de la Cathédrale de Bangui l’Abbé Mathieu BONDOBO (cliquez sur la vidéo pour écouter) 

Les habitants de Bangui, la capitale centrafricaine, restent préoccupés, malgré un timide retour à la normale, ce lundi, après les violences meurtrières de la semaine dernière. 10 personnes, dont un Casque bleu pakistanais, avaient été tuées dans des affrontements violents entre Anti-Balaka et forces étrangères. La Minusca, la force de l’ONU est déployée dans la capitale depuis le 15 septembre dernier mais l’instabilité perdure et la population plongé dans le chaos depuis début 2013, avec l’arrivée au pouvoir de la Séléka, aspire à la paix.

Notre collègue du programme italien Sergio Centofanti a joint sur place le nouveau Curé de la Cathédrale de Bangui l’Abbé Mathieu BONDOBO.

Témoignage