Le village Pama est depuis quelques jours dans l’œil du cyclone des Anti-Balaka. Cette petite localité, située à cinquante (50) kilomètres de Bangui sur l’axe M’Baïki et à quarante cinq (45) kilomètres sur l’axe Boali, a été une fois encore de plus le théâtre des exactions de tout genre des milices Anti-Balaka venus de Boali.

En effet, le mercredi 30 juillet dernier, ces soi-disant faux Anti-Balaka par leurs dirigeants, ont fait irruption dans ce village. Ils ont emporté des biens et des animaux domestiques (poulets, chèvres, etc.) pour ne citer que ceux-là. Ils ont passé à tabac une mère et ont contraint une vieille grand-mère à consommer toute seule un plat de nourriture préparé avec du gnetum (koko). Ne pouvant plus, elle est tombée et a perdu connaissance. Une jeune fille enceinte a été aussi battue et a failli avorter. Ils ont juré aux habitants de revenir un jour.
C’est dans ce contexte qu’ils ont mis leur promesse en exécution le samedi 9 Août 2014. Cette fois-ci, les exactions ont été d’une rare cruauté. Un habitant de la localité qui a témoigné cet acte barbare des Anti-Balaka, sous couvert de l’anonymat, a dressé un bilan sombre. Les biens meubles, les animaux domestiques et une importante somme d’argent ont été emportés par ces destructeurs, ces croque-morts qui n’ont rien à faire. Leur seul visée, c’est de rendre la vie difficile à leurs concitoyens. Que disaient-ils ? Ils ont toujours affirmé qu’ils sont venus libérer le peuple centrafricain sous le joug des Séléka et de leurs acolytes, les mercenaires tchadiens et soudanais. Mais au regard de tout ce qui se passe, ce n’est que le contraire. Même au temps de Djotodia et des Séléka, ce village n’a jamais été attaqué. Certains déplacés internes y ont trouvé refuge et ont bénéficié de la protection du chef de ce village qui a été battu et a frôlé la mort. Le coffre-fort de l’église catholique qui a été enlevé et emporté par ces derniers ne demeurera pas impuni. Un cas similaire, s’est produit à l’église Saint-Joseph de Mobaye. Mais, où sont partis les auteurs ? Ils sont quelque part au pays des morts. Ils ne reviendront plus commettre de tels actes. A moins qu’ils ressusciteront des morts au moment du jugement dernier qui sera prononcé par le Fils de l’Homme, Jésus-Christ.
Les Anti-Balaka, tout comme les ex-Séléka ont signé les accords de Brazzaville. Ils sont tenus de les respecter scrupuleusement et de les mettre en pratique. A entendre le Colonel Djimwéï s’exprimer sur les ondes, l’on s’est aperçu qu’il a su tiré une leçon du forum de Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014. Dans son propos, il a dit, nous citons : « Le peuple centrafricain est fatigué, il faut lui donner la paix ». C’est un conseil sage qu’il a prodigué à l’encontre des malfaiteurs de tout bord. Les Centrafricains ne demandent que la paix.
C’est ainsi que nous lançons un vibrant appel aux forces internationales (MISCA, Sangaris, Eufor-RCA) de voler au secours des habitants du village Pama. Comme ce fut le cas à Batangafo contre les ex-Séléka. Quant aux Anti-Balaka, ils doivent observer à la lettre l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Personne n’est au dessus de la loi. Certains de ces Anti-Balaka qui ont commis ces exactions au village Pama seraient reconnus par les villageois, car ressortissants de ce village. Un adage dit : « l’histoire finit toujours par rattraper ».
Par: Denis Lougoussou-Ngouvenda pour le Centrafricmatin


La présidente centrafricaine de transition, 

Les habitants du quartier de Guidanmoutou ne vont pas oublier de sitôt le décès d’Oumarou survenu le 6 août 2014. L’homme de 46 ans, dit-on, s’est suicidé à cause des remarques de sa dulcinée, lui faisant état de sa baisse de performance au lit. Le tailleur, bien connu à Yagoua pour son expérience acquise à Douala et Yaoundé, était réputé pour le respect des rendez-vous qu’il donnait à ses clients.
Jeudi, 7 août 2014, 9h10. Dans le car de l’agence Avenir de la Mezam, en partance pour Bamenda, une patrouille de policiers du commissariat de Mbouda fait descendre deux jeunes gens et une dame, accompagnée de ses trois petits enfants. Motif : défaut de présentation de la carte nationale d’identité. Le chauffeur se fâche. « A l’agence, c’est bien écrit qu’on achète les tickets avec la carte. Vous avez fait comment pour acheter les vôtres ? », questionne-t-il, visiblement pressé. Pendant que la mère d’enfants compte sur sa nombreuse progéniture pour se tirer d’affaire, les deux jeunes, un garçon de 17 ans et sa soeur de 16 ans, donnent sans sourciller un billet de 1000F à l’inspecteur de police.
“Trois terroristes appartenant à Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique, NDLR) ont été arrêtés”, par des militaires de l’opération française Barkhane “au cours d’une opération le 10 août près de Tombouctou”, a déclaré mardi 12 août une source au sein de la communication de la force française.




Cette nouvelle opération vient s’ajouter à un pont humanitaire aérien assuré par l’UE entre 



Les proximités des commerces de boissons et autres lieux de loisirs locaux n’offrent plus l’odeur alléchante des méchouis de viande de bœuf, car les « chouiateries » (nom des points de grillades de la viande de bœuf présentée en petits morceaux et mangée debout, pimentée avec du bâton de manioc) se comptent désormais sur les doigts de la main.




Un tournoi pour
Le Fonds Bêkou (espoir en langue sango) a été créé pour permettre l’accès des populations aux services essentiels (eau et assainissement, alimentation, soins, etc.) et la relance de l’activité économique dès que la situation sécuritaire le permet. Car s’il n’y a pas de développement possible sans un minimum de sécurité, il est illusoire d’espérer un retour à la paix si le pays ne renoue pas avec une dynamique de développement. Le fonds permettra également de financer des actions dans les pays limitrophes affectés par la crise.
Environ 9 000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique. Plus de 6000 sous la bannière de l’Union africaine, 2 000 sous celle de la France et 750 sont européens. Mais la paix qu’ils recherchent tous demeure introuvable. Pas une semaine ne passe sans nouvelles de mort dans le pays. Des décès qui sont surtout dus aux affrontements de bandes armées sur fonds de conflit inter religieux, qui commettent aussi des exactions sur des civils. Les assaillants appartiennent soit au mouvement des anti-Balaka, soit à celui des Séléka, deux groupes rebelles qui ont pourtant proclamé leur dissolution. Mais il existe aussi d’autres milices en Centrafrique, tels les rebelles Peuls, aux capacités de nuisance cependant plus réduites.
“Nous pensons que la présidente de transition (Catherine Samba Panza) n’a pas tenu compte des avis de la Séléka qui contrôle encore la majeure partie” de la Centrafrique, a affirmé ce porte-parole, assurant que l’ex-coalition rebelle avait appris la nomination du nouveau Premier ministre “à travers les médias étrangers”.



