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Centrafrique: reportage à la prison centrale de Bangui

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Bruxelles 2  /  Corbeau News Centrafrique

Prison centrale de Ngarangba à Bangui

Maison centrale de Bangui. La prison a été prévue pour 300 prisonniers environ. Ils nesont pas loin de 500 prisonniers sur place. Des criminels, des ex de bandes armées, séléka ou anti-balakas, éventuellement ou de simples pilleurs. Tout le monde est à peu près ensemble et cohabite sans problème aux dires des prisonniers.

Ici, on ne manque qu’une fois par jour, vers 13h. « On ne mange pas assez ». Malgré tout, le régime ne semble pas drastique. Quand nous sommes arrivés, deux prisonniers étaient dehors, en train de porter les sacs de manioc moulu.

Je veux retourner à l’école

On y trouve des mineurs, de 14-15 ans, plus souvent de 16 ou 17 ans. C’est le cas de Yvon, 17 ans. « J’ai été arrêté pour un simple pillage de maison », avoue-t-il. « 8 mois que je suis là. Sans rien. Je voudrais retourner à l’école » plaide-t-il. « Je suis en 6e ». François lui clame sa totale innocence. « Je n’ai rien fait. On m’a raflé avec les autres. » Richard a juste profité de la confusion pour « aller prendre des choses dans une maison », dit-il.

Détenus

Incarcérés sans mandat

La justice n’est, en effet, pas toujours passée par là. Certains sont emprisonnées depuis ou 9 mois sans un mandat de dépôt ni avoir vu un juge. Un fait confirmé. « Près de 100 personnes sont sans mandat » confirme le colonel qui commande le détachement militaire gardant la mission.

Prison sous haute garde

La prison est, en effet, placée sous une double surveillance, celle du ministère de la Justice à l’intérieur de la prison — 6 gardiens uniquement, non armés — et des militaires – plutôt puissamment armés — pour défendre un éventuel assaut ou essai de libération. Ce qui, vu l’ambiance du quartier, n’est pas une pure hypothèse théorique. Non loin de là, « Thierry » dit « 12 Puissance », le chef des anti-balakas locaux, du 7e arrondissement, a établi son quartier général, « juste à côté de l’association SOS » nous confiera un habitant un peu plus tard.

Reconstruire la chaîne pénale

C’est tout le problème de la chaîne pénale en cours de reconstitution qui est en cause. L’Union européenne mène différents projets : formation des magistrats, construction d’un nouveau tribunal, remise en état de la prison avec construction d’un mur d’enceinte et de dispositifs de protection… Mais l’essentiel, les jugements des fauteurs de trouble ne sont pas légion. La raison est multiple. Législative, tout d’abord. Un juge centrafricain ne peut pas se déplacer dans une prison, la loi ne lui permet pas. Il faut « entendre le suspect dans le cabinet du juge » plaide l’un d’eux. Raison pratique. Pour cela, il faut amener les prisonniers, donc des véhicules, du personnel sûr et des armes. Ce qui n’est pas évident à Bangui. Ambiance générale d’impunité. Les juges ont aussi peur des représailles. Ils ont été attaqués lors d’une audience récente, les Anti-Balaka sont venus libérer l’un des leurs manu militari. En clair, Yvon et Richard ne semblent pas prêts de voir un juge…

 

 (NGV)

Centrafrique: adresse de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza à la nation, le 22 octobre au Palais du CNT

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Corbeau news Centrafrique:

Madame Catherine Samba-Panza et Alexandre nguendet au palais du CNT à Bangui le 22 octobre 2014
©Chris CAN

ADRESSE A LA NATION DE SON EXCELLENCE
Madame Catherine Samba-Panza,
CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION

BANGUI, Palais du CNT, le 22 Octobre 2014.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Il y a moins d’un mois, je me suis adressée à vous dans cette hémicycle, haut lieu de l’expression de la démocratie de notre pays, où siège le parlement de la transition, lors de la journée de restitution des résultats du forum de Brazzaville. A cette occasion, j’ai donné quelques clarifications et indications sur les perspectives devant nous conduire sur les prochaines étapes à franchir, pour atteindre les objectifs de la transition.
Aujourd’hui, je suis à nouveau ici, afin de délivrer un message à la nation, à travers le Conseil National de Transition, conformément à l’article 75 de la Charte Constitutionnelle, suite aux récents évènements dramatiques que notre pays vient de connaître et qui ont failli encore nous replonger dans le chaos.
Mes chers compatriotes,
Alors que quasiment tous les indicateurs étaient au vert, que les discussions étaient en cours avec l’ensemble de la Communauté Internationale pour accélérer la mise en œuvre des phases 2 et 3 du processus de réconciliation nationale entamé à Brazzaville ; alors que les efforts de mobilisation de ressources se poursuivaient auprès des partenaires au développement pour soutenir le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable et la Feuille de Route de la Transition ; alors que je venais d’instruire le Gouvernement de Transition et l’Autorité Nationale des Elections de faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral et de proposer des actions concrètes pour l’organisation des élections dans les délais prescrits, une série d’événements est venue assombrir le ciel de la Transition depuis deux semaines.
Alors que les Autorités de la Transition déploient des efforts pour ramener la sécurité et la paix en vue de la relance de l’économie du pays, une coalition de forces négatives s’est employée à saper ces efforts, par des actions visant à déstabiliser la bonne marche de la Transition.
Des barricades sont érigées partout dans la ville de Bangui donnant au pays l’atmosphère d’une ville morte, sur la base d’intoxications savamment orchestrées et distillées dans une frange de la population.
Des armes lourdes et légères ainsi que des billets de banques sont distribués au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur et paralyser le pays.
Les Anti-Balakas suspendent leur participation au Gouvernement de la transition et réclament la démission du Chef de l’Etat de la Transition et celle du Premier Ministre.
Le G7 Siriri quitte la Commission de Suivi de l’Accord de Brazzaville.
Les grandes expéditions punitives menées dans les arrondissements de Bangui non favorables à ces agissements ne sont pas des actes anodins, surtout qu’elles ont semé la mort et la désolation à grande échelle.
Ce plan de déstabilisation dont le point culminant a consisté en des actes de grand banditisme et de grande criminalité ont engendré de lourdes pertes en vies humaines, tant dans la population civile que dans les rangs des forces internationales de maintien de la paix.
J’adresse aux familles des personnes qui ont perdu la vie dans cette crise, toutes mes condoléances les plus émues et ma sincère compassion.
Je m’incline également devant la mémoire du casque bleu pakistanais tombé au champ d’honneur et devant celle du gendarme de deuxième classe tué dans l’exercice de ses fonctions. J’exprime à l’endroit des nombreuses victimes et propriétaires des maisons incendiées, mes ardents vœux de réconfort moral. Je leur promets que les auteurs de ces actes odieux et crapuleux seront pourchassés jusque dans leurs derniers retranchements, jugés et punis.
Mes chers compatriotes
Depuis neuf mois, vous et moi avons fait un effort considérable pour aller vers la paix et la réconciliation, recoller les morceaux de la cohésion sociale mise à mal et relever le pays comme en témoigne la reprise progressive des activités socio économiques.
Du haut de la tribune des Nations Unies et lors de la réunion de haut niveau sur la RCA organisée en marge de la 69ème Assemblée Générale des Nations Unies, j’ai salué les efforts fournis par la Communauté Internationale pour nous soutenir dans nos moments difficiles. J’ai également relevé que, sous mon leadership, le peuple centrafricain a affronté avec courage la crise. J’ai surtout exprimé ma fierté pour le courage, la grande capacité de résilience du peuple Centrafricain et sa détermination à se relever de ces récurrentes crises qui lui ont infligé tant de souffrances.
J’ai inlassablement plaidé pour que l’espoir qui renaît en République Centrafricaine soit soutenu et accompagné par la Communauté Internationale. Les partenaires ne sont pas restés insensibles à ce plaidoyer et ont favorablement répondu à mes appels, tout en exhortant les autorités de la transition à redoubler d’effort dans les axes prioritaires que sont le Dialogue Inclusif, la tenue des élections, les reformes financières et le redéploiement rapide de l’Administration sur l’ensemble du territoire national.
Manifestement, ces efforts ne sont pas de nature à plaire à ceux qui veulent maintenir la République Centrafricaine dans un cycle infernal de violences, pour des intérêts égoïstes. Le grand banditisme qui s’est installé dans le pays sous le couvert des rébellions armées a en effet son terreau dans le commerce illicite des armes et des richesses naturelles comme le diamant, l’or et l’ivoire.
Il est particulièrement regrettable que ce soient certains groupes armés signataires de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville qui recourent à la violence contre les populations, en violation de leur propre engagement.
Ils se sont rendus coupables d’actes d’incitation à la haine et à la violence dont les Centrafricains n’ont pas besoin dans un contexte où le cap devrait être résolument mis sur la réconciliation nationale, le dialogue politique inclusif, les élections et la reconstruction du pays.
Ces agissements nuisibles, au lieu de contribuer à nous conduire vers ces priorités ne pourraient que nous éloigner de celles-ci et n’auront pour conséquence que de prolonger, voire d’aggraver la souffrance du peuple centrafricain qui a déjà assez souffert et qui n’aspire plus qu’à tourner la page sombre du passé, afin de regarder vers un avenir de paix et de développement durable.
Mes chers compatriotes,
Le Conseil National de Transition m’a confié la destinée de ce pays meurtri en me désignant comme Chef de l’Etat de la Transition.
C’est dire Mesdames et Messieurs, que la transition actuelle en République Centrafricaine n’est ni le résultat d’un coup d’état, ni d’une révolution armée. C’est plutôt le résultat d’un consensus national soutenu fortement par la Communauté Internationale.
Comme je l’ai toujours déclaré, j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat, m’étant engagée, conformément à la Charte Constitutionnelle de Transition à conduire une transition apaisée, consensuelle et inclusive.
Dans cet esprit, j’ai reçu dès le début de cette crise une délégation des Anti- Balakas afin de recueillir les motivations de leurs revendications. Comme j’ai déjà eu à le déclarer, il s’agit fondamentalement de questions de partage de postes, de l’élargissement du Conseil National de Transition aux Anti Balaka mais surtout du sort des nombreux jeunes de ce mouvement, veritablement sans perspectives et obligés d’être à la charge des responsables du mouvement. Dans un esprit d’ouverture, il a été convenu de la mise en place d’un groupe de travail mixte devant examiner les principales revendications formulées. En contre partie, les barricades devaient être levées afin de permettre une reprise des activités dans la ville de Bangui. Force a été de constater bien au contraire une cristallisation du mouvement sur le terrain, accompagnée d’actes de banditismes.
Comme je l’ai toujours fait, j’ai été à nouveau ouverte à toutes les discussions constructives pouvant favoriser un apaisement de la situation.
Tout au long de cette crise, j’ai pris le temps de consulter toutes les forces vives de la Nation, celles qui ont participé au Forum inter centrafricain de Brazzaville et celles n’ayant pu y participer pour diverses raisons. Je dis toute ma gratitude à tous ceux là qui ont bravé les barricades, l’insécurité du moment pour venir à moi, preuve de l’amour pour la patrie et de leur engagement à servir la Nation.
Les entretiens que j’ai eus avec les forces vives de la Nation m’ont permis de relever à quel point le peuple centrafricain est excédé et lassé par les violences répétées qui anéantissent, à chaque fois, les efforts déployés par les Autorités de la Transition et la population pour restaurer la paix et la réconciliation.
Dans l’ensemble, elles ont réaffirmé leur adhésion à l’accord de cessation des hostilités signé a Brazzaville. Tous ont fermement condamné les évènements de ces derniers jours qui ont ôté la vie à de paisibles citoyens et paralysé la vie socio-économique du pays. Parmi les attentes prioritaires exprimées figurent la réhabilitation des FACA, leur implication aux côtés des Forces internationales pour la sécurisation du pays, l’engagement des poursuites judiciaires contre les auteurs de troubles dans le pays ainsi que la restauration d’un dialogue constructif et concerté entre les institutions de la transition et la classe politique, indispensable au retour de la confiance.
Je saisis encore une fois cette occasion pour saluer l’expression du patriotisme des uns et des autres, traduites par des pistes concrètes de sortie de crise. Pour nous permettre de dialoguer régulièrement sur les grands enjeux et défis de notre pays, j’ai décidé de formaliser les cadres de concertation avec les autres institutions de la transition, les partis politiques, les centrales syndicales, les organes de la société civile et le secteur privé.

Mesdames et Messieurs les forces vives de la Nation,
Je vous ai tous écouté. En réponse à vos observations, propositions et engagements au service de notre pays, j’ai d’ores et déjà pris les orientations et décisions suivantes :
Sur la sécurité
L’insécurité est aujourd’hui le problème N° 1 de la République Centrafricaine, la raison du déploiement de toutes les forces internationales dans notre pays. Vous avez tous sans exception réclamé l’engagement fort des FACA aux côtés des forces internationales de sécurité en raison de leur bonne connaissance du terrain. Je vous ai entendu au nom du peuple. J’ai décidé de créer une unité rapide d’intervention en mesure de sécuriser efficacement la population des attaques meurtrières récurrentes. Je convoquerai très rapidement l’encadrement militaire de notre pays pour examiner toutes les mesures destinées à professionnaliser nos forces de défense et de sécurité afin de les rendre plus républicaines qu’hier et au service de toutes nos populations sans distinction d’origine géographique, culturelle ou confessionnelle.
Les questions sécuritaires doivent nécessairement être abordées dans un cadre de dialogue avec les Forces internationales. Pour cela, nous devons collaborer étroitement avec le Comité conjoint de réflexion sur les forces de défense et de sécurité Gouvernement/Nations-Unies en vue de mettre en place la stratégie appropriée en ce qui concerne l’armée nationale.

La mise en œuvre des programmes de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et de Réforme du Secteur de la Sécurité(RSS) pour parvenir à une réhabilitation et une refondation des Forces Armées Centrafricaines et répondre aux attentes de certains groupes armes est extrêmement importante et urgente. J’ai instruis le Haut Commissaire en charge de ce secteur d’accélérer sa mise en place et proposer un programme concret dans les meilleurs délais, avec l’appui des partenaires.

Aujourd’hui, les populations déplacées et réfugiées ne demandent qu’à retourner chez elles et a retrouver leurs activités habituelles si des moyens leur sont fournis pour reconstruire leurs habitations brûlées ou détruites. C’est dans ce sens que j’avais invité les partenaires à leur donner la chance de reprendre une vie normale à travers la fourniture d’une assistance qui permette aux communautés de se relever.
Hélas, les derniers événements ont renvoyé de nouveau de nombreuses familles sur les sites des déplacés. Le gouvernement se mobilise de nouveau pour apporter les réponses urgentes et adéquates, avec l’aide des ONG et des Agences humanitaires.
Concernant la justice
La justice a disparu de notre socle de valeurs depuis bien longtemps. Cela n’est évidemment pas sans conséquence. A cet égard, l’Impunité est le problème N° 2 de notre pays. En effet, depuis au moins deux décennies, des crimes politiques et de droit commun commis massivement sur des innocents sont restés impunis. Les dialogues politiques de ces dernières années les ont purement et simplement absous, laissant les victimes sans justice mais surtout encourageant les éternels égoïstes de la nation à abuser du pardon consenti par le peuple. Je me suis engagée à siffler la fin de l’impunité en République Centrafricaine. C’est ni plus ni moins ce que demande la Communauté Internationale. Je demande à tous les magistrats d’enregistrer toutes les plaintes des Centrafricaines et Centrafricains victimes des diverses crises et de rendre justice très rapidement en lien avec la composante internationale venue renforcer l’action judiciaire dans notre pays. Pour compléter la justice interne, j’ai déjà saisis la Cour Pénale Internationale pour juger les crimes les plus graves perpétrés contre la sécurité intérieure et extérieure de la RCA et de son peuple. Des enquêtes sont ouvertes. Je ne manquerai pas de vous tenir régulièrement informés de l’évolution de la justice dans notre pays.
Quand à la Réconciliation Nationale et au Dialogue Politique,
Je l’ai dit dans ma profession de foi, notre pays ne pourra pas se construire dans la confrontation et la violence. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous concerter, de palabrer pour trouver des consensus acceptables en mesure de garantir l’intérêt général de tous les Centrafricains. Une fois trouvés, ces consensus doivent être respectés. Bien souvent nous cédons à la tentation de renier nos engagements signés, nous mettant en situation d’éternels recommencements de dialogues et vaines résolutions.
J’ai solennellement pris l’engagement d’œuvrer constamment dans un esprit d’apaisement et de fraternité avec l’ensemble des Institutions de la Transition afin que les objectifs de la transition aboutissent sereinement dans l’intérêt supérieur de la Nation. Je continuerai à me conformer à cet engagement.
Mes Chers compatriotes, nous sommes aujourd’hui au pied du mur ! Ou bien nous comprenons le risque imminent de notre disparition comme peuple et nation pour survivre ou bien nous poursuivons nos vielles recettes de la division et nous disparaitrons assurément.
Et comme le temps qui nous sépare de la fin de la transition presse et que certains d’entre nous pressent le pas pour aller aux élections, j’ai pensé utile de vous soumettre la proposition d’aller directement à l’étape N°3 du Dialogue Politique en veillant à ce que toutes les Forces vives de la nation de province soient représentées au grand forum pour la refondation, la réconciliation et la reconstruction nationales. La question de l’élargissement du Conseil National de Transition sera, bien entendu, examinée lors de ce dialogue comme j’ai déjà eu à le déclarer à plusieurs reprises.
Avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH) et des Nations Unies, un comité d’organisation du dialogue politique consensuel et représentatif sera mis en place très rapidement d’ici à la fin du mois pour définir les contours de ce travail d’importance capitale pour le reste de la transition et l’avenir du pays. Je demande au CNT à travers les 16 Préfectures d’être actif dans la réussite du dialogue politique dans notre pays. Le gouvernement recevra sans tarder mes orientations pour agir vite afin de compléter les actions de la communauté internationales en faveur du dialogue politique.
Quand à moi, je marque ma totale disponibilité à adhérer au choix que les acteurs politiques auront fait, de manière concertée, pour ce qui est de la tenue effective des prochaines élections qui sont la voie royale vers l’amorce d’une nouvelle ère démocratique et de la bonne gouvernance. Allons-y le plus rapidement possible, tout en nous entourant de toutes les précautions qu’elles requièrent afin celles-ci soient véritablement libres, transparentes et crédibles. Nos partenaires qui nous accompagnent sont invités à déployer toute l’expertise dont a besoin l’Autorité Nationale des Elections pour que ce défi soit relevé à l’échéance prévue par notre Charte Constitutionnelle de Transition.
J’ai déjà indiqué clairement en de nombreuses circonstances, que je ne serai pas candidate à l’élection présidentielle et soyez assurés que je tiendrai cet engagement. L’Autorité Nationale des Elections (ANE), institution autonome de l’organisation des élections, devra sans tarder soumettre un chronogramme précis et détaillé à l’ensemble des parties prenantes.
Nous avons prouvé notre engagement en libérant l’intégralité de notre contribution au budget de l’ANE.
Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,
A vous toutes et tous, composantes patriotes de notre pays, je demande votre implication directe, active, individuelle et collective au sauvetage urgent de notre pays. Je vous en sais motivées au regard de vos propositions à l’occasion des entretiens que j’ai eus avec vous tous ces derniers jours. Soyons tous, ensemble frères et sœurs au rendez vous du sursaut patriotique et du tournant d’une nouvelle République Centrafricaine ! Ne manquons plus ce rendez vous qui ne dépend que de nous !
Jeunesse centrafricaine,
Je te lance un appel appuyé à la vigilance. Connais-tu les intentions réelles de ceux qui distribuent armes et argent pour te faire ériger des barricades et empêcher la circulation dans la ville de Bangui ?
Tu dois dire non à la paralysie économique afin d’éviter à ton pays la misère.
Tu dois dire non aux pillages, à la destruction, aux actes de vandalisme en tout genre qui éloignent les investisseurs de la République Centrafricaine.
Les jeunes ont pris conscience des méfaits de la violence sur leur avenir. Multiplie les actions de sensibilisation et de réconciliation dans les quartiers et les arrondissements.
Ne te laisse plus instrumentalisé aujourd’hui pour aller dans la rue et tuer. Je te demande de te réveiller. Celui qui aime son enfant lui offre l’éducation, la formation, l’accès à l’emploi, plutôt que l’arme pour tuer.
Dans cette optique, depuis mon élection à la tête du pays comme Présidente de la Transition, j’ai à cœur de mettre en place des programmes de développement et le lancement des Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre pour occuper les jeunes. Mon plaidoyer pour la mobilisation des ressources auprès de la Communauté internationale englobe justement le besoin urgent d’opérationnalisation des programmes en faveur des jeunes.
Les partenaires ont répondu favorablement à mon appel. Si le calme revient véritablement à Bangui, dans les jours à venir, une mission conjointe du FMI, de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et de la Banque Africaine de Développement est attendue à Bangui. Le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable de la RCA élaboré par le Gouvernement et dans lequel, les programmes en faveur des jeunes et des femmes sont en bonne place, n’échappera pas à l’attention de cette mission.
Les opérateurs économiques de notre pays que j’ai rencontrés, continuent de croire qu’il est possible d’investir dans ce pays. Ils sont disposés à user de leur ingéniosité afin d’offrir des perspectives d’emploi et contribuer à la reconstruction de notre pays. Pourvu que la paix s’enracine dans le pays. Pour cela, la contribution de chacun est indispensable.
Pour sa part, en plus de toutes les diligences techniques et administratives à faire pour que les programmes soient soumis à l’examen des partenaires, j’ai fermement instruit le Gouvernement de réactiver très rapidement le Cadre Permanent de Concertation secteur public/secteur privé (CPC) afin de rechercher ensemble avec les opérateurs économiques, les voies qui leur permettront de jouer leur partition dans le relèvement économique et d’amplifier la création de la richesse nationale. J’ai également instruit le Gouvernement de veiller à ce que la question de l’apurement de la dette intérieure puisse connaître un début de dénouement, sur les fonds que nos partenaires ont déjà mis à notre disposition. J’exprime ici mon soutien au secteur privé, grande victime de cette crise de paralysie du pays.
S’agissant des revendications des Centrales Syndicales, j’ai instruit le Ministre Conseiller à la Présidence de la République d’être davantage à leur écoute et de faire la courroie de transmission avec le gouvernement pour que les questions relatives aux arriérés des salaires, pensions et bourses soient traitées avec réalisme au regard des difficultés de trésorerie évidentes de l’Etat.
Femmes de Centrafrique,
J’ai besoin de votre soutien. J’ai besoin de votre solidarité. Levez-vous pour dire non aux tentatives d’insurrection populaire qui visent à compromettre la transition et partant votre avenir et celui de vos enfants. Mobilisons-nous auprès de nos époux, de nos frères et de nos enfants pour les engager à œuvrer pour la paix durable sans laquelle, la reconstruction ne peut se faire. Les femmes se sont déjà résolument engagées dans cette dynamique et n’hésitent pas à exprimer le rejet de la violence et des conflits armés en multipliant les actions de sensibilisation. Continuez inlassablement ce travail à mes côtés pour porter très haut le flambeau d’une femme centrafricaine à la tête du pays.
Mes chers compatriotes,
J’ai la conviction que ce n’est qu’ensemble que nous pouvons prendre en mains notre destin. Pour mieux le faire, il nous faut dépasser toutes les barrières artificielles qui ont été érigées entre nous pour nous diviser.
Les leaders des communautés musulmanes, chrétiennes et protestantes doivent continuer à œuvrer ensemble pour interpeler la population à la tolérance et au réapprentissage du vivre ensemble. Nous devons tous nous réveiller et être vigilants en faisant le bon choix qui est celui de dire non à la manipulation, non à la division, non à la violence. Faire le bon choix en disant oui à la paix, ou à l’unité nationale, oui à la reconstruction de notre pays.
Quant aux groupes armés,
Certes, en toutes circonstances, il nous faut privilégier la concertation et le dialogue. Mais je ne peux tolérer le désordre et l’anarchie qui font parler la rue et les armes, avec tous les risques que cela comporte pour les innocentes populations.
J’en appelle à la cessation immédiate des violences sur les populations et au respect sans condition de l’accord de cessation des hostilités Brazzaville du 23 juillet 2014 dont ils sont signataires.
Je leur demande de reprendre leur place dans la Commission de Suivi de cet accord pour examiner ensemble la mise en œuvre de l’article 4 de cet accord relatif à leur regroupement. N’eut été les polémiques nocives pour l’image du pays autour du don Angolais, nous aurions eu l’appui multiforme de ce pays frère engagé à nous aider dans ce domaine.
S’agissant du don angolais, je précise que seules les raisons d’Etat ont guidé son utilisation selon des procédures dérogatoires suivies de régularisation par les services techniques du Ministère des Finances. Mais puisqu’on en a fait un drame, j’en ai saisi la Cour des Comptes qui examinera cette question en toute impartialité.
Chers Compatriotes,
Comme tout le monde le sait, la sécurité de notre pays est entre les mains des Forces Internationales de maintien de la paix qui ont le mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies de protéger la population, mais surtout de sévir contre toutes les tentatives de déstabilisation des Autorités de la Transition.
Je demande au haut commandement de la MINUSCA de prendre toutes les dispositions nécessaires à l’application intégrale des termes des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la République Centrafricaine dans ce domaine.
Des dispositions devront être prises pour consolider les acquis de la MISCA appuyés à l’époque par Sangaris et Eufor et qui ont permis de faire des pas considérables dans la sécurisation du pays, en étroite collaboration avec les forces nationales de défense et de sécurité.
Je saisis cette occasion pour remercier nos partenaires techniques et financiers et les pays amis qui, malgré ces évènements continuent de soutenir la transition. Cependant, nous avons conscience que la rigueur et la transparence dans la gestion des ressources extérieures et internes sont une nécessité et conditionnent la capacité du pays à mobiliser des appuis extérieurs. Je les rassure de notre ferme détermination à tout mettre en œuvre pour respecter nos engagements.
Nous avons également conscience qu’il est plus qu’urgent de redonner à l’Etat Centrafricain des capacités financières propres. C’est pourquoi, la sécurisation des zones minières est une action prioritaire devant conduire à terme au rétablissement de la République Centrafricaine dans le processus de Kimberley. Mon souhait le plus ardent est que les forces de l’ONU désormais déployées dans le pays apportent tout leur appui à cette action prioritaire.

Pour finir, je tiens à remercier tout particulièrement le Médiateur International de la crise centrafricaine, son Excellence Denis Sassou Nguesso Président de la République sœur du Congo qui n’a ménagé aucun effort pour soutenir notre pays durant tous ces moments difficiles et qui vient de s’impliquer une fois encore par l’envoi d’une mission de haut niveau pour dénouer la dernière crise. Nous avons perçu les messages fermes et sans ambigüité transmis par nos frères de la médiation internationale. Il nous appartient désormais à nous centrafricains, dans un dernier sursaut de survie, de nous ressaisir et de reprendre notre destin en main.
Que Dieu bénisse la République Centrafricaine. Qu’Il nous aide à rétablir le calme et la sécurité et à évoluer résolument vers le relèvement de notre pays.
Vive la République Centrafricaine, une et indivisible.

Je vous remercie.

Catherine Samba-Panza

France / Afrique : Patrick Balkany, complice de Bozizé, rattrapé par ses pratiques douteuses en Afrique

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Jeune Afrique  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Patrick-Balkany-proche-de-François-Bozizé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Balkany proche de François Bozizé

Patrick Balkany, député et maire de Levallois-Perret, en banlieue parisienne, a été mis en examen, mardi, pour “blanchiment de fraude fiscale”, “corruption” et “blanchiment de corruption”. Dans le viseur de la justice française : ses activités suspectes en Afrique entre 2007 et 2012.

De Kinshasa à Bangui en passant par Nouackchott, le nom de Patrick Balkany n’est pas le moins connu des capitales africaines. Le député et maire de Levallois-Perret, en banlieue parisienne, a été mis en examen, mardi 21 octobre, pour “blanchiment de fraude fiscal”, “corruption” et “blanchiment de corruption”.

Les juges d’instruction français Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon disposent de documents précis pointant la responsabilité de ce très proche de Nicolas Sarkozy dans l’organisation d’un système d’évasion fiscale, qui passe par l’Afrique. Les juges français soupçonnent également Patrick Balkany et sa femme Isabelle d’être les propriétaires d’une villa non déclarée à Marrackech.

Le témoignage principal ayant permis aux enquêteurs de reconstituer un “schéma sophistiqué de fraude” figure celui d’un homme également très présent en Afrique : l’industriel belge, surnommé le vice-roi du Katanga, Georges Forrest, dont l’empire minier est installé en République démocratique du Congo (RDC) depuis les années 1970.

“On a arrondi à 5 millions de dollars”

Le quotidien français Le Monde publie un extrait de son témoignage figurant dans des notes datées des 2 mai, 9 juillet et 27 septembre, émanant de Tracfin, l’organisme anti-blanchiment du ministère français de l’Économie. Ce dernier évoque les activités suspectes de Balkany en Afrique entre 2007 et 2012.

“En septembre 2008, [M. Balkany] m’a appelé en me disant qu’il avait une affaire intéressante à m’apporter. Comme il voyait que je voulais investir dans l’uranium, il nous a apporté une affaire Forsys Metals corporation en Namibie, explique notamment Forrest.  M. Balkany a obtenu de ce gouvernement qu’il ne s’oppose pas à la transaction. J’ai racheté Forsys pour 500 millions de dollars [environ 390 millions d’euros]. Comme M. Balkany m’avait apporté l’affaire et que tout commissionnaire reçoit une commission, j’ai négocié avec M. Balkany à 1 %. On a arrondi à 5 millions de dollars.”

Les révélations de Forrest évoquent également la signature mouvementée en 2009 du contrat d’exploitation de la mine de Bakouma en Centrafrique, entre Areva et les autorités locales, dossier dans lequel les deux hommes, qui entretiennent à l’époque des relations privilégiés, ont joué le rôle de facilitateur pour le géant français. “J’ai reçu une invitation à déjeuner à la mairie de Levallois par M. Balkany (…) M. Balkany connaissait bien François Bozizé, c’est du moins ce qu’il disait. Il voulait savoir comment le dossier évoluait”, explique l’industriel belge.

Le député de Levallois-Perret qui se rend à Bangui en avril 2008, expliquera plus tard avoir fait “en sorte que les deux parties [Areva et le gouvernement centrafricain] puissent se rencontrer et parler”.

Balkany joue alors de sa proximité avec Nicolas Sarkozy pour s’immiscer dans les affaires africaines. La présence de cet électron libre un peu sulfureux doté d’un carnet d’adresses fort utile aux entreprises françaises sur le continent agace les relais officiels de la France sur le continent, tel que Bruno Joubert, le “M. Afrique” de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2009. Forrest l’explique ainsi aux enquêteurs : “[Bruno Joubert] me disait catégoriquement qu’il ne fallait pas que M. Balkany se mêle de cette affaire [celle d’Areva]. On ne pouvait pas empêcher la présence de Renaud Guillot-Corail [conseiller de M. Balkany], M. Joubert était furieux.”

Car les voyages en Afrique de Balkany mêlent souvent intérêts publics et privés. En juin 2009, quelques jours avant l’élection présidentielle, il se rend par exemple à Nouakchott pour une raison inconnue à bord ‘un avion Challenger Bombardier 550. Avec lui : le lobbyste tunisien Lyès Ben Chédli (très actif au côté du président français dans la promotion de l’Union pour la Méditerranée) et des représentants du groupe indien Arcellor Mital, numéro un mondial de l’acier. Chédli avait conclu un mémorandum d’entente avec la Société nationale industrielle et minière, fleuron de l’industrie mauritanienne, en 2007…

Mais, dans la capitale mauritanienne, Balkany rencontre en tête à tête et pendant plus d’une heure le général Mohamed Ould Abdel Aziz, arrivé au pouvoir un an plus tôt après un coup d’État. Et toujours en place.

Jeune Afrique

Burkina-Faso: Des jeunes burkinabé disent non au “pouvoir à vie” de Compaoré

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AA/ CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/marche-de-lopposition-au-Burkina-Faso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>marche de l'opposition au Burkina-Faso

Quelques heures après l’adoption du projet de loi pour modifier la Constitution et permettre au Président Compaoré de se représenter en 2015, une centaine de jeunes a manifesté dans les rues de Ouagadougou.

Une centaine de jeunes a parcouru les rues de Ouagadougou, dans la nuit de mardi à mercredi, après l’adoption par le gouvernement burkinabè d’un projet de loi sur un référendum qui permettra à l’actuel président, Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, de se présenter à l’élection de novembre 2015.

Le trafic sur l’avenue France-Afrique a été bloqué, aux environs de 3h du matin, par une centaine de jeunes qui contestait la décision gouvernementale, a observé Anadolu.

Des négociations avec la police ont, toutefois, permis de débloquer l’avenue dans le calme, après la formation d’un long bouchon. Aucun désagrément n’a été déploré en dehors des pneus brûlés.

Selon des informations recueillies sur place par la presse burkinabè, les manifestants ont déclaré vouloir “tout paralyser” pour que le président Compaoré, comprenne qu’ils sont “opposés à un pouvoir à vie”.

Le conseil extraordinaire des ministres burkinabé, avait adopté, mardi, un projet de loi permettant la révision de l’article 37 de la Constitution, qui rendra possible la candidature à l’élection présidentielle de 2015 de l’actuel chef d’Etat Blaise Compaoré.

« Nous sommes satisfaits que le Gouvernement prenne cette décision », s’est réjouit, Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP-parti au pouvoir), dans une déclaration, mercredi, à Anadolu.

Selon lui, le Gouvernement a répondu à l’ensemble des sollicitations des associations, structures et instances du parti en prenant la décision d’engager un processus de “départage des Burkinabè sur des questions politiques d’importance”.

Le projet de loi sera soumis, dans une date ultérieure, à l’Assemblée Nationale (chambre basse du Parlement) pour adoption. L’opposition prévoit, pour sa part, des mesures de riposte.

Bénéwendé Sankara, président parti l’Union pour la renaissance/ parti sankaraiste (UNIR/PS-opposition) a déclaré, mercredi à Anadolu, que cette décision est une “reculade du pouvoir”. Pour lui, le président Blaise Compaoré n’avait “pas joué franc jeu” lors du récent dialogue entre opposition et majorité.

« En réalité, il [Blaise Compaoré, ndlr] ne voulait pas de dialogue, il était plus pressé d’y mettre un terme pour pouvoir aller de l’avant dans son projet de modification de la Constitution.» a-t-il déclaré.

Une source proche du chef de fil de l’opposition, Zéphrin Diabré, leader de l’UPC (Union pour le Progrès et le Changement-opposition), a déclaré à Anadolu que l’opposition prévoit l’appel à la désobéissance civile et l’organisation d’un grand meeting le mardi 28 octobre.

AA/Ouagadougou/ Boukary Ouédraogo

Des casques bleus cambodgiens s’envolent pour la République centrafricaine

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Xinhua  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Les-casques-bleus-conbodgien-senvolent-pour-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les casques bleus conbodgien s,envolent pour la RCA

Le Cambodge a envoyé mercredi un premier contingent de 216 casques bleus pour rejoindre une opération de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine (RCA), ont indiqué des responsables.

Les casques bleus vont mener leur mission d’un an dans la ville de Bria, à environ 600 kilomètres à l’est de la capitale Bangui. Ils effectueront des tâches de déminage, de construction de routes, de ponts et de casernes, et creuseront des puits, a déclaré le ministre de la Défense le général Tea Banh lors de la cérémonie de départ qui a eu lieu à la base aérienne militaire de Phnom Penh.

“Notre mission est de rejoindre les autres soldats de maintien de la paix de l’ONU pour stabiliser la Situation en République centrafricaine”, a-t-il souligné.

Xinhua

La CPI accorde la libération provisoire à deux proches de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba

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APA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Jean-Pierre-Bemba-dans-la-Salle-de-la-CPI-à-La-Haie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean Pierre Bemba dans la Salle de la CPI à La Haie

La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné mardi la libération provisoire de quatre suspects proches du sénateur et ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, pour éviter que leur détention provisoire ne soit d’une durée « disproportionnée ».

Jean-Pierre Bemba est poursuivi devant la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.

« Le juge Cuno Tarfusser a ordonné la libération d’Aimé Musamba Kilolo, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido », a annoncé la Cour pénale dans un communiqué.

« La Cour considère que (…) leur libération était nécessaire pour éviter que la durée de leur détention préventive ne devienne disproportionnée », a indiqué la CPI.

Les quatre hommes, tout comme Jean-Pierre Bemba, sont accusés de fausses déclarations et de subornation de témoins.

L’avocat Aimé Kilolo et M. Mangenda font partie de l’équipe de défense de Bemba dans son procès principal, pour crimes commis en Centrafrique. Bemba répond, dans cette affaire, de crimes commis en Centrafrique par ses hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC), aujourd’hui deuxième parti de l’opposition en RDC.

Le député et secrétaire général adjoint du MLC, Babala Wandu, a été directeur de cabinet de Jean-Pierre Bemba lorsque ce dernier était vice-président de la RDC, de 2003 à 2006. Enfin, vient Narcisse Arido, un des témoins cités par la défense.

La CPI avait déclaré, lors de leur arrestation, avoir des « motifs raisonnables de croire » que les quatre hommes auraient « constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent des témoignages en faveur de l’opposant congolais.

APA

« La situation en République centrafricaine continue de constituer une menace contre la paix et la sécurité internationales »(ONU)

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Voix de l’Amérique  /  Corbeau News Centrafrique

Un soldat de l'Eufor-RCA dans la rue de Bangui

 

 

« La Situation en République centrafricaine continue de constituer une menace contre la paix et la sécurité internationales », a fait valoir le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) a adopté mardi une résolution dans laquelle il proroge jusqu’au 15 mars 2015 l’autorisation donnée à la force de l’Union européenne déployée en République centrafricaine (EUFOR-RCA) pour maintenir l’ordre.

« La situation en République centrafricaine continue de constituer une menace contre la paix et la sécurité internationales », fait valoir le Conseil dans sa résolution.

Cette prorogation intervient dans un contexte de regain de violence dans le pays, les affrontements violents se multipliant. Vendredi, la Coordonnatrice humanitaire de l’ONU, Claire Bourgeois, a exhorté les groupes armés qui opèrent dans la capitale, Bangui, à protéger les civils et à s’assurer qu’ils ont accès aux cliniques et hôpitaux de la ville, rappelle l’ONU dans un communiqué.

Le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement de l’EUFOR-RCA en janvier 2014, pour appuyer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et les unités de l’armée française sur le terrain. A la mi-septembre, la nouvelle mission des Nations Unies, la Minusca, a pris la relève de la MISCA.

 

Voix de l’Amérique

RCA: Catherine Samba-Panza attendue devant le CNT

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Catherine-Samba-Panza-devant-le-Conseil-National-de-Transition.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza devant le Conseil National de Transition
Catherine Samba-Panza devant le Conseil National de Transition

 

Les incidents violents se multiplient en Centrafrique prouvant l’insécurité persistante du pays. Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Le Premier ministre a lu, mardi 21 octobre, une déclaration dans laquelle il justifie le « vice de procédure » dans l’affaire du don angolais et, mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s’exprimer devant le Conseil national de transition (CNT) pour faire le point sur l’état de la nation.

Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, est dans une position difficile. Sa déclaration de ce mardi est avant tout un appel à l’unité et au respect des accords de Brazzaville. Cependant, il a insisté pour répéter que son gouvernement n’avait en aucun cas détourné des fonds d’aide angolais ; il a seulement agi face à l’urgence, tombant dans un « vice de procédure ».

De son côté, minée par une crise de confiance et par cette affaire du détournement, Catherine Samba-Panza n’a jamais été si impopulaire. Elle doit s’exprimer, mercredi, sur l’état de la nation devant le Conseil national de transition (CNT). Cependant et à ce stade, anti-balaka comme ex-Seleka semblent ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.

Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu’elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, notamment après avoir consulté, pendant trois jours, « les forces vives de la nation », dont des partis politiques et des représentants de l’ex-Seleka. Cependant, toutes les mouvances politiques s’accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l’organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.

Mais beaucoup espèrent désormais le départ de Samba-Panza et, selon de nombreuses voix, un passage obligé serait – dans un premier temps – le départ de son Premier ministre Mahamat Kamoun, nommé cet été, mais largement décrié.

Centrafrique: Les ennemis de la paix ce sont ceux qui entourent SAMBA-PANZA”, ( Édouard NGAÏSSONA)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Patrick-Edouard-Ngaissona.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Edouard Ngaissona
Édouard Ngaissona

 

“LES ENEMIS DE LA PAIX, CE SONT CEUX QUI ENTOURENT SAMBA-PANZA” DIXIT ÉDOUARD NGAISSONA

BANGUI , Centrafrique (Corbeau news Centrafrique) 22-10-2014: Qui sont les ennemis de la paix en République centrafricaine? “Les ennemis de la paix ce sont ceux qui entourent SAMBA-PANZA”, a dit Patrice Édouard NGAÏSSONA, Coordonnateur national du mouvement Anti-Balaka, lors d’une conférence de presse tenue lundi 20 octobre 2014 à Bangui. Il a pointé du doigt les ministres conseillers à la présidence de transition d’être derrière les troubles dans la capitale. Le Coordonnateur national de mouvement Anti-Balaka n’a pas caché sa colère contre ceux qui entourent la Cheffe d’État de la transition. Il les a accusés d’avoir distribué des armes pour attaquer les positions des Anti-Balaka dans la capitale.

Une accusation qui vient quelques jours après de violents affrontements ayant opposé les forces gouvernementales FACA et les Anti-Balaka dans le 6è et 7è arrondissements de la ville de Bangui. Des situations qui ont engendré de suspicion et d’accusation. Mais pour le Coordonnateur des Anti-Balaka, les autorités de transition doivent trouver au plus vite des solutions idoines à cette crise à travers le dialogue inter-centrafricain afin d’aller aux élections.

En rappelle, le torchon a brûlé ces derniers temps à Bangui entre la milice  Anti-Balaka et leurs responsables suite à la rencontre de ces derniers avec Catherine Samba-Panza, présidente de la transition. Ils ont accusé leurs responsables de haute trahison face aux autorités du pays. Une entente entre eux a été vite retrouvée après l’appel au calme et à la retenue de Patrice Édouard NGAÏSSONA, leur coordonnateur national.

Éric Ngaba, Bangui, pour Corbeau News

RCA: Comment faire son travail de journaliste dans un pays déchiré? Reportage audio sur RFI

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Entrée-de-la-Radio-Ndéké-Luka-à-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Entrée de la Radio Ndéké-Luka à Bangui en Centrafrique
Entrée de la Radio Ndéké-Luka à Bangui en Centrafrique

Comment faire son travail de journaliste dans un pays déchiré par un conflit communautaire? Cette question, les journalistes centrafricains doivent, depuis des mois, se la poser au quotidien. La crise qui secoue le pays a dressé des murs entre communautés chrétiennes et musulmanes. Comment rester neutre lorsque l’on est, soi-même victime du conflit? Comment enfin se protéger lorsque l’Etat n’est plus capable d’assurer la sécurité de ses ressortissants? Pour tenter de comprendre, Florence Morice a passé du temps aux côtés de journalistes centrafricains, dans leur rédaction. Comment oeuvrer à la réconciliation et au retour de la paix?

Cliquer sur play pour écouter le reportage. Excellent reportage, à écouter absolument.

Les forces vives de la nation ont-elles sauvé le fauteuil de CSP ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Caricature-de-Mahamat-Kamoun-et-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caricature de Mahamat Kamoun et Samba-Panza

Les forces vives de la nation ont-ils sauvé le fauteuil de CSP ?

Corbeau News Centrafrique (CNC) 22-10-2014: Les consultations entamées par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza (CSP) avec les forces vives de la nation, notamment les partis politiques au palais de la Renaissance auraient apaisé un peu la tension sanglante qui a secoué Bangui la capitale centrafricaine ces derniers jours suite au tôlé relatif au détournement du don angolais (10 milliards de fcfa) qui a défrayé la chronique dans les médias nationaux et internationaux.
Ce qui ressort de cette consultation chaude parallèlement à l’interpellation de son premier ministre, Mahamat Kamoun par les parlementaires de la transition sur la question fâcheuse, l’ensemble des partis politiques centrafricains hormis une poignée qui demandait la démission de la présidente a joué sur la même gamme pour protéger le fauteuil de Catherine Samba-Panza, principal auteur de la dernière crise, à savoir le détournement d’une partie de cette coquette somme angolaise qui a pris une destination inconnue dont la traçabilité et la visibilité échappent au trésor public et surtout le ministère des finances et du budget. Le membre du gouvernement de tutelle en fonction a été écarté de la réception et de la gestion du fonds quand le président angolais José-Edouardo dos Santos a fait le don. Seule, la chef de la transition a pris la mallette du dollargate qui contenait les 50% pour Bangui. Cette aide financière angolaise était destinée à renforcer bien entendu les capacités de la transition qui manquait cruellement des moyens de sa politique.
En effet, les grosses pointures de la classe politique centrafricaine qui sont vomis par le peuple et la génération montante ont accordé leur violon pour ne pas que cette deuxième transition après le régime sanguinaire de séléka échoue. Selon les informations, les partis politiques ont déclaré qu’on ne va pas toujours continuer à changer les régimes transitoires. Ainsi, le débat houleux conclu de manière consensuelle et si vite, la locatrice du palais de la Renaissance a promis remettre la clé de la République au nouveau locataire qui sera élu au terme de la transition fixée le 15 février 2015.
Analysant cette décision qui ne fait pas l’unanimité populaire puisque les leaders des partis politiques centrafricains habitués à décider à l’insu et à la place de la population sacrifiée, la présidente Samba-Panza est en train de jouer avec le feu et tout porte à croire que les partis politiques qui acceptent l’organisation des élections en février 2015 seraient inscrits sur la liste de ceux qui ont perçu une partie de l’argent angolais détourné. Il va sans dire que nombre des partis politiques en Centrafrique sont des partis au ventre mou, créés par des leaders non visionnaires, toujours prêts à sacrifier leurs électeurs quand il s’agit d’argent. S’agissant des 2,5 milliards détournés, la présidente a déclaré que le moment venu elle va citer ceux qui ont perçu l’argent. Le premier ministre quant à lui, à la deuxième journée devant le parlement, ce dernier a fait savoir aux conseillers que ce sont des institutions qui en ont bénéficié. Quels sont ces institutions nationales? Autant de questions y relatives. Les partis politiques sont-ils aussi concernés ? Et pourquoi une liste de quatorze personnalités a été publiée avant la déclaration du premier ministre Kamoun ? Deux arguments non convaincants et contradictoires qui font arracher les cheveux. En plus, l’envoyé spécial du médiateur de la crise centrafricaine vient déclarer à Bangui que cette transition qui pédale à l’envers doit terminer sa mission, sachant que les premiers responsables de la maudite transition sont des voleurs des fonds publics.
La présidente de la transition se fait d’illusion tout en reconnaissant sa faiblesse, son incapacité de conduire à bon port cette transition. Profitant de la déclaration irresponsable des partis politiques, elle a eu le courage de se prononcer sur l’organisation des élections en février 2015. En 9 mois, elle et son équipe gouvernementale n’ont rien fait pour avancer le processus. On s’interroge alors quel miracle fera-t-elle en 4 mois pour organiser les élections ? Surtout que les éléments de Séléka et Antibalaka qui sèment la désolation ne sont pas encore désarmés, les populations vivent dans une terreur interminable, l’administration non rétablie dans les 16 préfectures, le programme DDR non bougé d’un iota, les réfugiés et déplacés ne sont pas rentrés, et l’opération du recensement des centrafricains non encore enclenché. Alors, quelles stratégies extraordinaires et magiques Catherine Samba-Panza mettra-t-elle en place pour fabriquer des dizaines de milliards afin de réaliser ces séries d’opérations de grands chantiers avant la date du 15 février 2015 pour un retour à l’ordre constitutionnel apaisé, crédible et légitime? Aurait-il d’autres pétrodollars angolais ou peut-être congolais puisque la médiation se fait l’avocat du diable par la voix de son envoyé spécial Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise dépêché à Bangui.
La complicité de la communauté internationale
Lors de sa conférence de presse relative au dernier regain de tension à Bangui, le Représentant du Secrétaire Général des nations unies du BINUCA, le général Babacar Gaye a levé le voile sur l’ambiguïté de la crise politico-militaire qui se trouve loin de voir le bout du tunnel. Dans sa réponse à la presse centrafricaine le 15 octobre 2014, cette personnalité onusienne a déclaré en ces termes : “Dans les résolutions des Nations Unies (2121, 2127, 2134 et 2149), le Conseil de sécurité n’a jamais parlé de désarmement forcé et je le dis ici. Le Conseil nous a donné une force sous chapitre 7 capable de prendre toutes les actions que nous jugerions utiles contre les récalcitrants au processus de paix. C’est ce que le Conseil a dit. Le Conseil considère qu’il faut dans ce pays un processus de DDR. Il faut arriver à ce que les gens acceptent un désarmement volontaire parce que leurs griefs, les raisons qu’ils ont été amenés à prendre les armes auront été posées sur une table et on y aura trouvé des solutions ensemble pour aller vers la paix. Le désarmement forcé ne fait pas de sens. Si vous désarmez quelqu’un par la force il va se réarmer tant qu’on n’aura pas réglé son problème”.
Alors s’il en est ainsi, la communauté internationale qui a compris et accepté les raisons des porteurs d’arme qui continuent de tuer les populations, pourquoi la communauté internationale qui prône la paix et la sécurité des populations n’a pas arrêté les assassins et les traduire si vite devant la justice que de les laisser détenir les armes et commettre des crimes et exactions contre la population pendant plus d’une année? Est-elle vraiment consciente et sérieuse dans cette panoplie de résolutions ?

En tout cas, il est désormais clair que la crise qui perdure en Centrafrique fait son chemin sanglant avec la complicité de la communauté internationale et l’irresponsabilité notoire des leaders politiques qui ont fait sombrer le pays. Les centrafricains ne peuvent plus faire confiance à cette communauté internationale qui nous mène en bateau. La solution de la crise centrafricaine viendra des centrafricains eux-mêmes qui doivent prendre en main leur destinée dans la solidarité, la fraternité, la concorde et l’unité en enterrant définitivement la hache de guerre, conclure un accord de paix global en excluant les considérations ethniques, régionales, communautaires et religieuses, bannir la prise d’arme de guerre, l’utilisation d’arme blanche et la machette en Centrafrique et interdiction et non reconnaissance de coup d’État pour s’emparer du pouvoir,.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

Centrafrique : projet de réhabilitation d’un quartier de personnes déplacées à Bambari par la Sangaris

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Corbeau News Centrafrique:

 

Le 15 octobre 2014, le groupement tactique interarmes (GTIA) Magenta, en appui de la Minusca et des forces de sécurité intérieures (FSI), a pour la sixième fois mis en place et sécurisé un chantier de réhabilitation d’un quartier de personnes déplacées à Bambari.

Sangaris : projet de réhabilitation d’un quartier de personnes déplacées à BambariInitié par une équipe des actions civilo-militaire, ce projet de réhabilitation avait pour objectif d’appuyer la réinstallation dans leurs quartiers d’origine des populations déplacées souhaitant rentrer chez elles. Installées depuis le début du conflit sur un camp de fortune, ces populations avaient fui et trouvé refuge près de la base opérationnelle avancée (BOA) de la force Sangaris. Pillées et bien souvent détruites par des groupes armés, ces zones d’habitation ont été laissées à l’abandon.

Arrivée sur la BOA il y a environ trois mois, l’équipe des actions civilo-militaire, en étroite collaboration avec les autorités locales et les responsables des populations déplacées, avait alors lancé un projet pilote visant à réinstaller les déplacés du quartier Boroto dans leur maison et ainsi à encourager la reprise des activités économiques dans ces quartiers. Pour cela, la force s’est engagée à financer une partie des travaux de réhabilitation et à participer à la sécurisation de la zone durant leur journée de travail.

Toute la matinée, les militaires gabonais de la MINUSCA ont patrouillé dans le quartier à pieds et en véhicule aux côtés des gendarmes centrafricains. A l’entrée du quartier, une section d’infanterie du GTIA Magenta a installé un dispositif d’interdiction et effectué également quelques patrouilles. Rassurée par la présence de la force Sangaris, de la MINUSCA et des FSI, la population est de plus en plus nombreuse à participer à ces matinées de travail. En attendant de pouvoir regagner leur maison la nuit, les habitants rentrent pour l’instant, en fin de journée, sur le camp de déplacés. Au-delà des travaux réalisés, c’est également une bonne façon pour les centrafricains de retrouver peu à peu une vie normale.

A Bambari, ces chantiers menés à petite échelle, redonnent confiance et espoir aux populations qui sont les premières victimes des affrontements passés.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission onusienne.

 

Sources : État-major des Armées
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique: nouvel afflux de déplacés à Bambari

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RFI  /  CNC

Bambari-en-République-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Ville-de-Bambari-en-République-Centrafricaine.jpg” alt=”Ville de Bambari en République Centrafricaine” width=”536″ height=”304″ />

La ville de Bambari connaît un nouvel afflux de déplacés depuis le début du mois d’octobre,  Ce week-end, ce sont majoritairement des villageois de Batobadja, une bourgade située à environ trente kilomètres, au sud-est de Bambari. D’autres villages se sont récemment vidés de leurs habitants sur cet axe. Les déplacés fuient des attaques menées par des milices Seleka, qui affrontent régulièrement des anti-balaka pour le contrôle des routes qui mènent à Bambari, la troisième ville du pays.

Les organisations humanitaires ont été alertées sur le sort de ces déplacés, en fin de journée vendredi et samedi, après une nouvelle attaque dans le village de Batobadja, à une trentaine de kilomètres à l’est de Bambari.

Selon Francine Roy, du Comité international de la Croix-Rouge, la plupart ont trouvé refuge dans le site de l’église Notre-Dame, à l’ouest de la ville où le Programme alimentaire mondial est intervenu pour venir en aide à une centaine de familles.

Mais d’autres sites, à l’est de Bambari cette fois, ont également reçu près de 200 familles depuis début octobre du fait d’incidents du même type, autrement dit, des attaques de milices Seleka tentant de défendre leurs zones de contrôles menacées par des anti-balakas.

Situation instable

L’abbé Firmin, aumônier de Bambari, a été en contact avec les familles et l’église Notre-Dame s’emploie à les secourir avec l’ONG Caritas. Il assure néanmoins que la situation est à nouveau calme, tout comme le confirme Moussa Zoubirou, le représentant de la Jeunesse islamique de la ville. Mais l’abbé ne serait pas surpris de voir arriver de nouveaux déplacés, la situation restant instable dans toute la région de Haute Kotto, selon lui.

Vimplecom ( actionnaire de Télécel ) a cédé ses opérations du Burundi et de Centrafrique à Econet Wireless Global

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 Agence Ecofin  /  Corbeau news Centrafrique

 

Batiment de Télécel Centrafrique

Le groupe des télécommunications Vimpelcom a annoncé la cession, ce lundi, des 100% d’actions qu’il détient dans sa filiale Télécel Globle, propriétaire des opérateurs télécoms U-Com au Burundi et Télécel en Centrafrique, au groupe Econet Wireless Global. Prix de la transaction, 65 millions de dollars.

Econet aurait réussi à reprendre les activités de Vimpelcom au Burundi et en Centrafrique suite à l’échec des négociations entamées en juillet 2013 avec le groupe français Niel Telecom pour 100 millions de dollars.

D’après Andrew Davies, le directeur financier de Vimpelcom, la décision de vendre les opérations burundaise et centrafricaine résulte de l’évaluation qui a été faite sur leur rentabilité future. Elle rentre également dans un vaste plan de retrait engagé par le groupe, et qui a commencé au Canada.

Désormais, il ne reste plus à Vimpelcom que quatre pays d’activités: au Pakistan sous le nom Mobilink, au Bangladesh avec banglalink, au Zimbabwe avec Télécel et Beeline au Laos.

 

Centrafrique: communité du Parti du Renouveau Panafricain sur les déclarations de M. Basile Ikouébé

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Corbeau News Centrafrique:

Parti du Renouveau Panafricain (PRP)

en République Centrafricaine

COMMUNIQUÉ

———————————

Dans notre dernière intervention à l’adresse de la presse africaine, nous invitions la classe politique centrafricaine et la société civile centrafricaine à faire sien le refus catégorique d’une putative Transition supplémentaire en centrafrique. Dans notre réflexion nous incitions tous nos compatriotes et partenaires à exiger des élections coûte que coûte pour une date ne devant pas dépasser octobre 2015, et ce quelques soient les conditions du pays.

Nous nous réjouissons que nos propos aient trouvé un écho favorable auprès des acteurs principaux dans la résolution de la crise centrafricaine, notamment en la personne de M. Basile Ikouébé, ministre congolais des affaires étrangères, vice-médiateur dans la crise centrafricaine. En effet le samedi 18 octobre 2014, le médiateur international de la crise centrafricaine Son Excellence Monsieur Président congolais Denis Sassou N’Guesso a envoyé son ministre des affaires étrangères en mission à Bangui avec un message pour les autorités de la Transition : Mme la Cheffe de la Transition, M. le Premier Ministre de la Transition et M. le Président du Conseil National de la Transition. Il était accompagné dans sa mission d’Abdoulaye Bathily, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale et de Soumaïla Boubey Maïga, représentant de l’Union africaine.

De ce discours, nous retenons sa volonté manifeste, comme celle du médiateur, d’en finir une bonen fois pour toute avec la perpétuation de la Transition, puisqu’il déclare lors de la conférence de presse à l’intention des médias nationaux et internationaux qu’«il faut comprendre d’abord qu’il n’y aura pas une troisième transition. Sinon il faudrait tout recommencer. Qu’on soit sur des barricades ou ailleurs il faut se dire que nous allons aux urnes ». Il en a profité pour exhorter les autorités de la Transition de se mettre en ordre de bataille pour « « faire publier le plus vite possible un chronogramme des activités d’une part et d’autre part de cesser les querelles de personnes ».

Le PRP le rappelle avec force et rigueur : la Transition doit cesser car elle est intrinsèquement un instrument de déstabilisation nationale perpétuelle, un échec politique patent et un gouffre financier insoutenable. Aussi nous réjouissons-nous de la célérité avec laquelle la Médiation internationale sous l’égide de Son Excellence M. Président Sassou N’Guesso se soit accaparée cette idée de sceller la Transition au plus vite. Nous invitons les forces vives de la Nation à faire de même afin de mettre conjointement au pied du mur autorités de la Transition et classe politique centrafricaine sur cette question cruciale.

Fait à Dakar le 21 Octobre 2015

Tahéruka Shabazz, Président du PRP

CENTRAFRIQUE: VIVE TENSION DANS LA VILLE DE BATANGAFO

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-camp-des-déplacés-de-laéroport-Bangui-MPoko-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le camp des déplacés de l'aéroport Bangui M'Poko de Bangui
Photo: Diaspora

 

CENTRAFRIQUE: VIVE TENSION DANS LA VILLE DE Batangafo

Bangui 21-10-2014 (Corbeau News Centrafrique): Les habitants de la ville de Batangafo, sont depuis hier sous la coupe des élements rebelles de l’ex coalition seleka. Une nouvelle tension qui accentue les peines de cette population éprie de paix après durant des moments de violence dans la ville. Des combattants ex seleka, lourdement armés àbords de véhicules et de motos, ont investi cette ville située àenviron 400km dans le nord de Centrafrique semant la panique au sein de la population.

Ils sont venus précisement de la ville de Kaga-Bandoro et de Kabo pour créer ce climat de panique dont les raisons ne sont pas encore connues. A en croire certains habitants de cette ville, ces ex seleka ont fait usage d’armes lourdes et légères qui ont sécouéla ville obligeant la plupart de la population sans défense à regagner la brousse. On a déplorépar ailleurs plusieurs cas de mort et de blessés par la même occasion.

La population de Batangafo appelle les autorités de transition et les forces internationale à voler son secours afin de sécuriser la ville. Pour leur, la tension y reste perceptible.

 

Pour CNC, Eric NGABA.

Première émission de titres publics tchadiens sur le marché des capitaux de la BEAC le 22 octobre

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Agence Ecofin  /  Corbeau News Centrafrique

Agence de la BEAC de Moundou au Tchad
Agence de la BEAC de Moundou au Tchad

Le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique du Tchad, Idriss Brahim Mahamat Itno, annonce dans un communiqué que la République du Tchad procédera, le 22 octobre 2014, à sa toute première émission de titres publics sur le marché de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Cette émission inaugurale des titres du Trésor public tchadien, depuis le lancement officiel de ce marché des capitaux en décembre 2011, se fera autour de bons du Trésor assimilables (BTA) d’une durée de maturité de 13 semaines, pour un montant total de 10 milliards de francs Cfa, apprend-on.

Pour cette opération, l’Etat tchadien a agréé six banques de la zone CEMAC en qualité de spécialiste en valeur du trésor (SVT), dont trois banques camerounaises (Afriland, Ecobank et UBC, deux au Tchad (Ecobank et Commercial Bank Tchad) et une en République centrafricaine (Ecobank).

Le Tchad rejoint ainsi sur le marché des titres de la BEAC le Cameroun, principal animateur de ce marché des capitaux, le Gabon et la République centrafricaine. Restent attendues les premières opérations du Congo et de la Guinée équatoriale.

Centrafrique: au moins 7 personnes ont été tuées dans des violences

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/un-milicien-Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un milicien Anti-Balaka en Centrafrique

Au moins sept personnes ont été tuées et d’autres blessées ces derniers jours par des miliciens anti-Balaka et ex-Séléka, qui s’en prenaient à des habitants accusés de collaboration avec leurs rivaux dans le centre de la Centrafrique, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie.

Selon une source au sein de la gendarmerie de Bambari (centre), “des individus armés se réclamant des anti-balaka, partis de Bambari à la fin de la semaine dernière en direction de Kouango (plus au sud, ndlr), ont froidement assassiné cinq personnes au villages de Bangao et Bomballa, les accusant de collaborer avec les ex-Séléka et d’avoir trahi leur position à ces derniers”.

“Les assaillants se sont livrés à d’autres exactions sur les habitants: incendie de maisons d’habitation, pillages, vols, faisant fuir de nombreux autres vers la RD Congo dans des pirogues”, a ajouté la source.

Selon cette source, “dans un autre village situé sur la route menant au centre de Kouango, les ex-Séléka basés à Kouango ont exécuté en public la semaine dernière deux jeunes hommes, sous l’accusation de trahison et d’appartenance à la milice anti-balaka. Ils ont pourchassé d’autres personnes à travers la ville”, qui ont également dû fuir en RDC.

La région de Kouango, baignée par la fleuve Oubangui, fait face à la République démocratique du Congo, où se sont réfugiés des milliers de Centrafricains ayant fui les violences de ces dernières années.

La Centrafrique, ancienne colonie française à l’histoire jalonnée de rébellions et de coups d’Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion majoritairement musulmane Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu’à son départ en janvier 2014.

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka – à dominante chrétienne – commettant à leur tour d’innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

Toujours maîtres de la région de Kouango, les ex-Séléka en ont fait fuir depuis l’an dernier toutes les autorités locales (sous-préfet, gendarmes, policiers, maires, chefs de village, etc.) et y règnent sans partage.

 

AFP

DÉCLARATION DE L’ALLIANCE DES PROGRESSISTES D’ AFRIQUE CENTRALE

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Corbeau News Centrafrique:

carte afrique centrale

 

DÉCLARATION DE L’ALLIANCE DES PROGRESSISTES D’AFRIQUE CENTRALE

Les partis socio-démocrates de l’Afrique Centrale, réunis à Yaoundé (Cameroun) du 15 au 17 octobre 2014 pour examiner la question des alternances politiques et la situation sécuritaire en Afrique centrale, ont dressé un état des lieux très préoccupant en matière d’alternances démocratiques pacifiques en Afrique centrale.

En règle générale, la tendance est plutôt à la stagnation de la situation politique dans notre sous-région, comparativement aux évolutions positives observées, dans le même temps, dans les pays d’Afrique occidentale, orientale et australe.

En effet, au cours de la dernière décennie, hormis le MPLA en l’Angola et le MSTP/PSD à Sao Tomé et Principe, tous les autres partis sont dans l’opposition et les processus démocratiques des pays d’Afrique centrale ont connu des fortunes diverses dans la volonté d’accroître leur poids dans le débat politique, parlementaire et institutionnel, leur participation à la gestion des institutions démocratiques de leurs pays.

Face à l’obstination des partis d’Etat à résister au changement et à vouloir à tout prix se s’accrocher au pouvoir, refusant ainsi d’appliquer les principes élémentaires de la démocratie pluraliste et de s’adapter à la nouvelle conjoncture politique internationale, les socio-démocrates de l’Afrique centrale ont pris l’engagement de traduire l’inclination naturelle des peuples de la sous région pour la paix et de canaliser leur volonté inébranlable pour des changements démocratiques.

À cet effet, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale prennent la résolution :

–         De mobiliser davantage les communautés nationale et internationale, afin qu’elles exercent une réelle pression sur les régimes qui résistent aux changements démocratiques ;

–         De convaincre les forces sociales et politiques de gauche ayant acquis des positions dominantes dans les systèmes en place, à rallier le mouvement des citoyens dans leur marche en faveur de l’égalité sociale, la bonne gouvernance et la démocratie ;

–         De définir les termes de référence et déterminer la feuille de route pour le demi-siècle à venir, laquelle permettrait aux jeunes générations de continuer la lutte pour la deuxième indépendance de notre continent ;

–         De favoriser la formation des alliances politiques sur la base idéologique, ouvertes aux autres forces favorables aux changements démocratiques ;

–         De mutualiser les forces au cours des batailles électorales.

Pour garantir la paix, la stabilité et la crédibilité des institutions de nos pays, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale :

–         réaffirment leur attachement aux principes  de l’irréversibilité de la gouvernance démocratique, du dialogue et de la concertation politique comme seuls moyens de résolution des conflits sociopolitiques dans nos pays ;

–         renouvelle leur foi aux élections libres et transparentes comme seul moyen légitime pour accéder au pouvoir et construire des Etats stables et démocratiques.

À propos de la transparence du processus électoral, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale considèrent que la consultation du souverain primaire n’est possible et crédible que lorsqu’elle se réalise de façon démocratique, c’est-à-dire à travers les élections sincères conduites en toute transparence pour garantir une libre expression des citoyens et des résultats crédibles des scrutins.

De façon universelle, la transparence du processus électoral est garantie notamment par :

–         un fichier électoral établi de façon consensuelle sans souffrir d’aucune contestation de la part des acteurs électoraux (administration, partis politiques, société civile) ;

–         un organe de gestion des élections indépendant, mis en place dans le respect des normes définies par la Charte de l’Union Africaine en matière électorale ;

–         un organe constitutionnel (juge des élections) composé de façon consensuelle.

À propos des processus de dialogue national inclusif annoncés dans quelques-uns des pays, notamment en Guinée Equatoriale et fortement réclamés dans d’autres, dans un souci d’apaisement du climat politique, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale recommandent vivement qu’ils se déroulent avec la médiation et l’observation consensuelles. En effet, le dialogue est le seul moyen pacifique d’établir toutes les bases politiques nécessaires pour opérer la réforme de l’État, le renforcement de la bonne gouvernance et la résolution pacifique et démocratique des conflits.

Ces processus devraient privilégier la recherche d’un compromis politique dont les termes seraient à définir de façon concertée, afin d’épargner de nouvelles souffrances à nos populations déjà si gravement accablées par la pauvreté.

De cette manière, les générations actuelles légueraient un héritage de sécurité et de prospérité aux générations futures.

A propos de la situation sécuritaire dans la sous-région, les partis politiques socio-démocrates de l’Afrique Centrale exige l’application de la résolution N° 2149 des Nations Unies en Centrafrique et le désarmement des de toutes les milices au Burundi et en RD Congo.

Fait à Yaoundé, le 17 octobre 2014

Conseil National pour la Défense de la Démocratie – Burundi

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Convergencia Para la Democracia Social – Guinée Equatoriale

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Convergence Citoyenne – Congo Brazzaville

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MLSTP / PSD – Sao Tomé et Principe

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Union National pour le Développement et le Renouveau – Tchad

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Social Democratic Front – Cameroon

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Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – République Centrafricaine

Martin ZIGUELE _________________________

Prof. Vincente Pinto de Andrade – Angola – Personnalité Social Démocrate

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Sénégal: La Présidence crée une Délégation Générale au Renseignement National

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Corbeau News Centrafrique:

Page couverture du journal le Temoin de Dakar

Pour harmoniser le fonctionnement des « services » :

Sénégal: La Présidence crée une Délégation Générale au Renseignement National

Pour remédier à l’éparpillement des multiples structures s’occupant de la question et rationaliser leur fonctionnement, le président de la République vient de créer dans le plus grand secret une Délégation générale au Renseignement national (DGRN). Il a aussi nommé les hommes chargés d’animer cette nouvelle Délégation dans la plus grande discrétion. Ce qui est normal et compréhensible compte tenu de la grande sensibilité et du caractère stratégique de ces questions. Quand les agents très spéciaux font leur mue, c’est à l’abri des indiscrétions.

C’est un tsunami qui vient de se produire dans le monde du renseignement sénégalais. En effet, le président de la République vient de faire table rase des multiples structures qui existaient — et se faisaient souvent des crocs en jambes — jusque-là pour créer en lieu et place une Délégation générale au Renseignement national.

Le 31 juillet dernier, le président Macky Sall a, en effet, par décret personnel,créé à la présidence de la République « un service dénommé Délégation générale au renseignement national. » L’objectif visé dans la création de ce nouveau service est le regroupement de tous les services de renseignement qui étaient logés dans divers ministères et au niveau de la présidence de la République. Lesquels seront fondus désormais dans la nouvelle Délégation. Il faut dire que, jusque-là, le ministère des Forces armées s’occupait de renseignement extérieur à travers la DDSE, la direction de la documentation et de la sécurité extérieure alors que le renseignement intérieur était abrité parle ministère de l’Intérieur avec l’ancienne DSE, Direction de la Sûreté de l’Etat, devenue par la suite la DST, direction de la sécurité du Territoire. D’autres services existaient mais avec des dénominations qui ne les désignaient pas, a priori, comme des services de renseignement.

A un autre niveau, pour la coordination du renseignement et pour faire face à des menaces nouvelles, des organes comme le Cellule d’Orientation Stratégique, COS, ou l’Agence nationale de la Sécurité (Anse) ou encore la Cellule antiterroriste avaient été institués au niveau de la Présidence. Du fait des multiples rivalités entre ces différents services, leur efficacité s’en ressentait évidemment. C’est sans doute la raison pour laquelle le président de la République a estimé devoir rationnaliser le fonctionnement du renseignement dans notre pays.

Le chamboulement décidé semble destiné à donner plus de tonus aux services en ce que les nouvelles fonctions permettent d’augmenter considérablement  les capacités des hommes chargés d’animer le renseignement. Ce en leur conférant davantage de pouvoirs et d’autonomie. D’abord, ils ne sont plus sous la tutelle d’un ministre. Ce qui handicapait souvent le fonctionnement des différents services de renseignementdu fait que les moyens venaient souvent d’une caisse commune du ministère. Ensuite, les directions s’occupant du renseignement étaient traités exactement de la même manière et mises sur le même pied que les autres directions des ministères auxquels elles sont rattachées. Résultat : malgré la spécificité du job, un directeur du renseignement émargeait au même niveau qu’un simple autre directeur collègue. Désormais, les animateurs du renseignement sortent du rang sur le plan financier. En tout cas, le Délégué Général du Renseignement national aura rang de ministre. A ce poste est annoncé le général à la retraite Farba Sarrqui a été à la tête de la DDSE avant de prendre la direction du COS. L’amiral Farba Sarr, c’est ce colonel dont nous vous disions que, ayant fait ses adieux au président de la République qui venait juste de prendre fonction, s’était vu répondre : « comment ça, vous allez prendre votre retraite ? Il n’y a donc aucun moyen de vous retenir ? » Devant sa réponse selon laquelle le règlement militaire ne prévoyait aucune dérogation, le Président lui avait demandé : « et si je vous nommais général ? » Réponse de l’intéressé : « je pourrais alors rester deux ans de plus. » Le Président : « Eh bien, je vous nomme général ! » C’est cet officier veinard qui dirige la nouvelle Délégation Générale au Renseignement. Celui qui aura en charge la Direction générale du Renseignement Intérieur (DGRI) est le commissaire Alioune Diagne. Quant au Directeur Général du Renseignement Extérieur (DGRE),il sera sous la responsabilité du  général Samba Fall, un ancien baroudeur de l’Armée qui a dirigé du temps où il était jeune capitaine les redoutables commandos marins de la base d’Elinkine, en Casamance. En quelque sorte, la DST et la DDSE sont « déplacées » au niveau de la DGRN. Par la même occasion, la DDSE va disparaître de même que la COS et l’ANS, mais la DST, elle, va survivre.

Cette grande révolution dans l’organisation du renseignement obéit comme en France à des exigences de cohérence.  Reste à savoir comment tous les hommes qui sont au cœur du renseignement vont digérer ceschangements profonds dans la philosophie du renseignement dans notre pays. La grande rivalité entre services, notamment entre militaires et policiers, et le conservatisme ne vont-ils pas avoir raison de cetteévolution ? En adoptant la même architecture que celle qui existe en France, le président de la République copie,comme son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, les mutations testées à Marianne. Il y une dizaine d’années, la DSE avait été transformée en DST. Ce qui avait horrifié les spécialistes parce que cette DST était allégée d’une bonne partie de l’espace traditionnel d’évolution de sa devancière. Ce qui serait la cause des failles dans le renseignement ces dernières années. Avec l’islamisme armé, les nouvelles menaces sur la sécurité nationale, les barbouzes et espions sénégalais regroupés au sein de cette DGRN ne vont pas chômer, c’est sûr.

Il faut noter que sous les socialistes aussi, au lendemain des événements de février 1996, lorsque des Moustarchidines avaient tué huit policiers, les carences des services de renseignements avaient été pointées. Djibo Kâ était ministre de l’Intérieur et la présidence de la République avait soutenu que la Bnse (Brigade nationale de sûreté de l’Etat) n’était pas  au courant de cette manifestation. En tout cas ne l’avait pas signalée. Pour mieux coordonner le Renseignement, le CENCAR (Centre National de Coordination et d’Animation du Renseignement) avait été créé et logé à la Primature. Ce service, qui comprenait en son sein des militaires, des policiers, des gendarmes (dont le fameux colonel Abdoulaye Aziz Ndao !), des douaniers et des diplomates, était dirigé par l’alors colonel Pape Khalil Fall. A l’époque, c’est pour qu’il ne fasse pas de l’ombre et ne concurrence pas le BSPR (Bureau de Sécurité de la Présidence de la République, le redoutable Rondon !) que le CENCAR, dont le véritable patron était en réalité le général Boubacar Wane, avait été rattaché administrativement à la Primature.

Moustapha BOYE

« Le Témoin » quotidien sénégalais (Octobre 2014)

Dakar / Niacourab: Une classe en hutte et deux magasins accueillent 55O élèves désemparés

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Corbeau news Centrafrique:

Une classe en hutte et deux magasins accueillent 55O élèves désemparés

une classe en hutte et un magasin accueil 550 élves à Dakar
Image d’illustration

A l’orée de ce nouveau millénaire, personne n’aurait imaginé qu’à quelques encablures de Dakar, l’ex : capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), creuset des élites intellectuelles et carrefour des institutions académiques, on y retrouve encore toujours des salles de classe en…huttes. Le collège d’enseignement moyen (Cem) de Niacourab situé à Keur Massar dans la banlieue dakaroise en est la parfaite triste illustration. De l’école nouvelle à l’école ancienne ou misérable pour ne pas dire « Ubbi-tey, torokh tey.»

Jusqu’à une époque récente, les abris provisoires n’existaient que dans les écoles primaires en milieu rural. Plus 50 ans après l’indépendance, on en retrouve en plein cœur de la banlieue dakaroise, à quelques encablures de Dakar. Le collége d’enseignement moyen (Cem) de Niacourab en est une triste illustration. Crée en Octobre 2011, l’établissement implanté à Keur Massar, en banlieue dakaroise. Qui dit Cem, dit infrastructure scolaire de l’Etat puisqu’elle dépend de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Sangalkam. Et ce, compte tenu de sa position géographique ou la commune de Jaxaay II.

Depuis sa création, le Cem de Niacoubab ne dispose que de deux ( 02) salles de classe, plus celle mise à sa disposition par l’école élémentaire du village. Aujourd’hui, il est passé de trois classes pédagogiques à neuf (09) classes mais toujours avec ces trois salles de classe. Pour fonctionner comme un collège, la direction est obligée de mettre sur pied des abris provisoires (huttes). C’était le cas l’année passée (voir photo) et celle d’avant. Face à cette situation, les responsables du Cem démontent à chaque fin d’année les huttes pour les mettre à l’abri des intempéries et contre les termites rongeurs. Et surtout… des voleurs. Outre les salles en huttes, le principal du Cem est dans l’obligation de louer des magasins parce qu’avec neuf classes pédagogiques, il aurait du mal à reconstruire de nouvelles salles en paille.  M Ndiaye, un professeur de français au Cem Niacourab nous confie qu’ après neuf ans d’enseignement dans les coins les plus reculés de la Casamance, il n’a jamais enseigné dans un abris provisoire. Et voilà qu’à Dakar, la mythique capitale du Sénégal, M. Ndiaye dispense des cours dans des classes en paille. Malgré ces conditions de travail difficiles, le Cem a fait plus de 50% au BFEM 2013/2014 au  moment ou les résultats étaient catastrophiques partout au Sénégal. Comme quoi, « Ubbi-tey, jang tey » s’avére chimérique  au sein de cette école où les braves et brillants éléves en provenance des quartiers Jaxaay vivent dans des conditions très déplorables. Quand la misère sociale s’invite dans la précarité pédagogique, il y a de quoi s’emporter sous l’enseigne «  Ubbi-tey, torokh tey ! »

Certes, l’Etat du Sénégal a déjà fait des efforts pour améliorer les conditions de travail du personnel enseignants. Il en est ainsi de la mairie de Jaxaay qui a attribué un site à l’école pour construire un collège digne de ce nom, grâce au concours de coopération française. Une construction qui entre dans le cadre du projet ADEM-Dakar ( Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement dans la région de Dakar). Seulement, la coopération française tarde toujours à poser la première pierre de l’établissement. Et comme nous ne sommes pas encore arrivés là, les responsables du Cem de Niacourab doivent d’abord trouver des toilettes et sanitaires décents à un établissement dont la population scolaire fait 550 élèves.  Même préoccupation   pour  l’équipement en tables bancs, nous prenons à témoin le principal du Cem Serigne Diop. Il a fait le tour des écoles environnantes précisément chez ses collègues de Niagha et de Sangalkam pour  y ramasser des carcasses de tables afin de les réparer. D’autres donateurs à l’image de la Fondation Anne Marie Dione viennent font des contributions fort appréciables :   Des centaines de lots de fournitures scolaires et des dizaines de cartons de Gel antiseptique ont été mis à la disposition du Cem de Niacourab.  Cette dotation élargie à l’ensemble des établissements de Niacourab, allant de la maternelle à l’élémentaire en passant par les écoles franco-arabes. Un geste que la communauté éducative dans son ensemble a beaucoup salué.

Dakar des écoles en…huttes  et des magasins transformés en salle de classe ! Tous les moyens sont bons pour caser des centaines d’ouailles qui seraient aujourd’hui en déshérence n’eussent été ces solution de fortune. Nous sommes convaincus que le président Macky Sall fera un tour au Cem Niacourab pour voler au secours de ces centaines d’élèves et d’ enseignants qui fondent beaucoup dans le Plan Sénégal Emergent ( Pse).  Qu’il fasse vite, sinon les nobles et chefs de quartier de Niacourab attendront le sommet de la Francophonie pour inviter les élites du monde dans les magasins et masures faisant offices de salles de classe à Dakar dans le pays de Senghor et Cheikh Anta Diop .

PAPE NDIAYE

« Le Témoin » quotidien sénégalais (Octobre 2014)

 

Centrafrique: Vive interpellation à l´égard d’une prise conscience de chaque Centrafricain !

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Corbeau News Centrafrique:

Les femmes de Centrafrique veulent la Paix
Les femmes de Centrafrique veulent la Paix

Vive interpellation à l´égard d’une prise conscience de chaque Centrafricain ! 

Nous Mamans, jeunes filles de Centrafrique, interpellons tous les Centrafricains à une prise de conscience nationale œuvrons ensemble pour le retour de la paix en Centrafrique. Arrêtons de savoir qui est fautif à travers tout ce qui nous est arrivé comme peine et souffrance. En ce sens, repenser cette situation historique dramatique signifie seulement se mettre à «relire notre histoire nationale mal orientée à partir d´un moment et chercher à corriger ces quelques pages mal écrites» sur lesquelles les ambitions des uns et des uns autres ne s´accordent pas. Repenser son histoire nationale mal orientée à dessein, c´est devenir au même moment «sujet et objet de son histoire». Chercher à être au même moment à la place du «patient de sa consultation» et du «médecin qui doit prescrire des remèdes pour la guérison». Pouvoir se placer à la place du patient et du médecin doit nous conduire à l´acquisition d´une paix durable avec des attitudes correctes, loyales, objectives, justes, sincères, droites. Il nous faut bref, un autre esprit patriotique sans lequel nos efforts risqueraient d´être sans résultat durable. Comment serions-nous capables un jour de raconter à nos enfants et à toutes les générations qui viendront après nous les riches séquences de notre histoire politique, si nous-mêmes n´y accordons aucune attention à cet instant décisif où elle s´écrit? Comment repenser l´avenir de notre cher Etat là où nous sommes devenus nous-mêmes aveugles idéologiquement suite à notre égoïsme visible caractérisé par des antivaleurs de tout genre?
Bref comment repenser l´avenir de notre Etat «là où nous nous montrons nous-mêmes irresponsables» devant des situations pourtant faciles à discerner.

La paix en Centrafrique tous unis pour la paix

     Femmes Debout pour la Paix en Centrafrique

RCA: un autre communiqué de NOUREDINE ADAM, cette fois pour une AG à Kaga-Bandoro

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Corbeau News Centrafrique:

 Généra; Nouredine Adam de l'Ex-coalition Séléka de la Centrafrique

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka)

…………………………………………

Assemblée Générale du Bureau Militaire du 21 au 25

Le Bureau Politique du FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE CENTRAFRİQUE (FPRC)  et son état major ont  le plaisir de porter à la connaissance de ces responsables  et sympathisants, tant sur le plan national qu’international ce qui suit :

Réuni en séance extraordinaire le 29 Septembre 2014.

 Le Bureau Politique a décidé de convoquer une Assemblée générale le 25 octobre 2014  à Kaga-Bandoro. La présence de tout le monde est vivement souhaitée.

Les membres sont libres d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée, puisque lorsque l’émulation positive est favorisée, le potentiel de chacun croit et facilite un plus grand RCA.

NB: La présence de tous est vivement souhaitée le 25 octobre 2014 à KAGA-BANDORO.

Fait à N’Délé, le 20 octobre 2014

Pour Le Président,

Le 1er Vice-président

Général NOUREDINE ADAM

Ancien Ministre D’État

Centrafrique: Catherine Samba-Panza deplus en plus isolée

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www.la-croix.com  /  www.corbeaunews-Centrafrique.com

Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas

Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.com

 Bangui en proie à une nouvelle flambée de violence.

La capitale centrafricaine est à nouveau le théâtre d’affrontements et d’attaques meurtrières. Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas.

Depuis deux semaines, Bangui est en proie à un regain de violence comme on ne l’avait pas vu depuis le mois d’août. Plus d’une quinzaine de personnes ont été tuées dans différents affrontements engageant la responsabilité de groupes armés liés aux anti-balaka (1).

Les casques bleus, chargés d’assurer la sécurité dans ce pays depuis le 15 septembre, n’ont pas été épargnés : ils comptent un tué et une vingtaine de blessés depuis le 9 octobre. Les militaires français ont essuyé une vingtaine d’attaques dans les rues de Bangui, ripostant et tuant une dizaine d’assaillants.

 « Ce sont de petits groupes, organisés, maîtrisant le terrain, qui nous tirent dessus. Ils semblent poursuivre un but politique », explique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major de l’armée française. Cette violence est aussi le fait de nombreux délinquants et de bandes armées qui profitent du désordre et du climat d’impunité pour piller, rançonner et voler les habitants sans défense.

CATHERINE SAMBAT-PANZA DE PLUS EN PLUS ISOLÉE

Dans ce contexte dégradé, le crédit de Catherine Samba-Panza, neuf mois après sa nomination comme présidente de la transition, est au plus bas. En premier lieu dans son pays, où elle n’a pas su trouver les moyens de restaurer la paix et la sécurité. Elle est en plus empêtrée dans un scandale financier : 2,5 millions des 10 millions de dollars que l’Angola a offerts à la Centrafrique à la fin septembre se sont envolés sans qu’elle puisse le justifier. Elle est, enfin, soupçonnée de ne pas œuvrer véritablement à la transition démocratique en montrant peu de volonté dans l’organisation de l’élection présidentielle prévue au premier semestre 2015.

Ses adversaires déclarés sont aujourd’hui légion. On les trouve parmi les leaders de la Séléka (2) – après des mois de silence, leur chef Michel Djotodia, en exil au Bénin, a évoqué son éventuel retour en politique en Centrafrique dans un entretien publié le 4 octobre au quotidien L’Est républicain. On les trouve aussi parmi les chefs des anti-balaka, parmi les fidèles de l’ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka.

De plus en plus isolée dans son pays, la présidente est aussi de moins en moins soutenue par ses alliés régionaux, en particulier par le président congolais Sassou Nguesso, le médiateur dans la crise centrafricaine. Les 18 et 19 octobre, il a envoyé une mission à Bangui pour exhorter les différents partis à un retour au calme et rappeler que la future élection présidentielle devait bien se tenir en février 2015. La déception est aussi vive en France, pourtant son principal allié.

La Croix

(1) Les anti-balaka sont au départ des milices d’autodéfense apparues en septembre 2013 en réaction aux exactions de la Séléka.

(2) La Séléka est une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui.

Avant, la République centrafricaine était une nation paisible. Mais ça, c’était avant !

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Slate Afrique  /  Corbeau News Centrafrique

 

Calme relatif à bangui ce vendredi
Photo: Diaspora

 

Même pour Bangui, capitale de la République centrafricaine et l’une des villes les plus pauvres du monde, Saïdou est misérable. Contrairement aux quartiers environnants, avec leurs immeubles et leurs lotissements bien rangés derrière des murs et des clôtures, Saïdou, qui s’étend sur un bout de terre oblong à quelques encablures du centre, tient davantage des bidonvilles que l’on retrouve dans d’autres villes africaines moins structurées, comme Kinshasa ou Lagos.

En d’autres termes, on dirait un village. Il n’y a pas de murs, pas de portails. Des maisons basses en parpaings se font face les unes aux autres selon des angles bizarres. Les rues sont ici des chemins de terre, des broussailles, des ruisseaux d’eau grise. Pour arriver à Saïdou, il vous faut couper par l’Avenue des Martyrs et vous engouffrer entre deux gratte-ciels. Les immeubles tombent en ruine et leurs habitants sont eux aussi très pauvres, mais ils peuvent regarder Saïdou de haut et remercier Dieu (et les martyrs) de leur avoir donné une telle chance.

C’est dans l’une de ces maisons en parpaings que Lamove et Serge Kamouss sont nés. Ils y ont grandi avant de fonder leur famille un peu plus loin dans Saïdou. Et, au début de l’année, c’est dans leur maison natale, où leur mère vit désormais seule, qu’ils sont tous les deux revenus un après-midi. Sous un épais brouillard de haine et de honte, ils ne savaient pas qu’ils allaient se retrouver.

En 2013, la République centrafricaine tombe entre les mains de la Séléka, une milice insurrectionnelle d’obédience musulmane. Bangui est mise à sac, ses habitants tués et brutalisés. Lamove, l’aîné des deux frères, a la Séléka en horreur, mais il n’a pas de travail –il n’en a jamais eu de toute sa vie d’adulte– et le nouveau régime a besoin d’hommes. Alors, quand la Séléka lui offre un poste de soldat, il l’accepte. Serge n’a pas eu autant de chance. La Séléka a coulé son entreprise, l’a jeté en prison et passé à tabac. Lamove, qui craignait pour son nouvel emploi et pour sa vie, n’a pas voulu venir en aide à son frère. Ce jour-là, à Saïdou, cela faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vus.

Lamove est arrivé en premier pour trouver sa mère en train de faire la lessive. Il sait qu’elle réprouve son engagement dans la Séléka et il fait tout son possible pour ne pas en parler avec elle. Mais, inévitablement, le sujet arrive sur la table. Lamove lui rappelle combien il était désespéré, lui parle de ses enfants qu’il n’avait pas les moyens de nourrir. Pour Madame Kamouss, cela n’a aucune importance. Elle lui dit que la Séléka a ruiné leur pays. Ses mercenaires ont tué et violé des membres de leur famille.

A un moment, ils entendent la voix de Serge venant du dehors. Madame Kamouss, qui n’attendait pas de visite de son plus jeune fils, prend peur. Elle n’a pas vu Serge depuis des semaines et craint qu’à sa sortie de prison, il ait rejoint les Anti-Balaka, une milice d’obédience chrétienne créée pour lutter contre la Séléka. Leurs combats ont entraîné la République centrafricaine dans une guerre civile et religieuse faisant encore rage ce jour-là.

Même s’il est le cadet, Serge a toujours été plus fort que Lamove et, durant sa jeunesse, tout Saïdou le connaissait pour son sang chaud et son goût pour la bagarre. Madame Kamouss sait qu’il en veut à mort à Lamove qui ne l’a pas aidé contre les Séléka et elle redoute sa réaction s’il vient à le trouver dans la maison. Elle décide alors de cacher Lamove dans la chambre à coucher.

Serge est venu accompagné d’amis que sa mère n’a jamais vus, mais il ne les fait pas entrer dans la maison. Il passe la porte seul et, après les embrassades, sa mère lui demande de ses nouvelles. Il admet avoir rejoint les combattants des anti-balaka. Les angoisses de Madame Kamouss étaient justifiées: Serge et Lamove font désormais partie de deux factions ennemies.

«Elle s’est énervée», me dira plus tard Serge.

«Elle m’a dit: “Ils sont dangereux. Les anti-balaka sont dans le camp du mal, ils tuent des gens”. Elle était vraiment en colère.»

Serge lui répond que les anti-balaka cherchent à défendre leur pays contre la Séléka, contre les musulmans et les envahisseurs étrangers qui ont usurpé le pouvoir. Que la Séléka entend réduire les Centrafricains en esclavage et qu’il veut les en empêcher. Qu’en tant que chrétienne, elle devrait comprendre. «Notre but est de reprendre notre pays», lui dit-il.

Slate Afrique

Ouaka : Antibalaka et ex-Séléka sèment la terreur

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Radio Ndeke Luka  /  Corbeau News Centrafrique:

Les Anti-Balaka et les séléka sement la terreur dans la Ouaka

Des hommes armés assimilés à des Antibalaka et ex-Séléka auraient investi plusieurs villages et fait des victimes.

Ce samedi dans la sous-préfecture de Kouango, des hommes armés assimilés à des miliciens Antibalaka ont brûlé des champs de café et tué des civils au village Bangao à 45 Km de Kouango. Selon les témoignages, les assaillants accusent les habitants de ce village d’avoir accepté la collaboration avec les ex-rebelles Séléka.

« Depuis trois jours, une délégation des Antibalaka en provenance de Bambari est arrivée au village Bangoa à 45 Km de Kouango. Ils ont tué beaucoup de personnes, fait fuir toute la population et brûlé des champs de café », a indiqué un habitant de Kouango qui a requis l’anonymat.

Prise de peur, la majeure partie de la population est obligée de traverser le fleuve pour se réfugier au Congo démocratique voisin.

La même source ajoute que les Antibalaka envisagent de s’attaquer à la population de la ville de Kouango. « Ils promettent de s’en prendre à la population de Kouango sous prétexte qu’elle héberge des Séléka. Informés les Séléka de Kouango ont tué publiquement deux jeunes les accusant à tord d’être des Antibalaka », précise la même source.

Ce climat de terreur s’est aussi répandu dans la sous-préfecture de Bambari chef lieu de la Ouaka.

Le week-end dernier, des ex-Séléka présentés comme des éléments du général peuhl Ali Ndaras, ont fait incursion dans les villages Matchika (20 Km) et Botobadja (30 Km) de Bambari sur l’axe Alindao.

Ils auraient tué plusieurs personnes et incendié des maisons. Aucun bilan n’est disponible, la population s’étant refugiée en brousse. Des enfants sont portés disparus selon un témoin joint depuis Bambari par RNL.

« Les populations paysannes du Pk 20 jusqu’au Pk 30 sont poursuivies dans les champs et en brousse comme des animaux pour être tuées de manière cruelle et criminelle. Beaucoup de personnes ont rejoint Bambari ne sachant où trouver les femmes et les enfants », a expliqué un habitant consterné.

Le 16 octobre dernier au village Botobadjia, un groupe armé dénommé ‘‘Antipopulation’’ a tué 14 personnes et incendié 32 habitations.

Pendant ce temps dans la Nana Gribizi (nord), un religieux a été enlevé dimanche 19 octobre par des Antibalaka au village Fafara à 22 Km de la ville sur l’axe Bangui. Le Père Luc Delphes de nationalité belge, est le responsable de l’ONG internationale Caritas à Kaga-Bandoro. Il a été relaxé après quelques heures passées en brousse avec tous les autres passagers se trouvant à bord de son véhicule.

Selon certaines autorités ecclésiastiques du diocèse de Kaga-Bandoro et de l’archidiocèse de Bangui, le prélat a été transféré dans la capitale. Son véhicule et les bagages des passagers sont confisqués par les ravisseurs.

Cet enlèvement est survenu dix jours après celui du prêtre polonais Mathieu Dziedzic. Des sources religieuses expliquent que le Père Mathieu Dziedzic, jusqu’à ce jour, est toujours entre les mains des hommes du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du chef rebelle Martin Koumta-Madji alias Abdoulaye Miskine.

Radio Ndeke Luka

La prolongation de l’opération EUFOR Rca approuvée par les ministres. Nécessaire

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B2 / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-forces-militaires-de-lEufor-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les forces militaires de l'Eufor en Centrafrique

 

La prolongation de l’opération EUFOR Rca approuvée par les ministres. Nécessaire

(BRUXELLES2) Les ministres de l’Union européenne vont, approuver, ce lundi (20 octobre) à Luxembourg, la prolongation de trois mois de l’opération militaire de stabilisation en Centrafrique (EUFOR Rca), jusqu’à la mi mars 2015.

Une nécessité face à la situation qui est loin d’être stabilisée comme le prouve l’incident de mercredi dernier (lire :A Bangui. Un incident qui change la donne ?). Mais aussi car la passation n’est pas encore vraiment assurée avec les forces de l’ONU. La Minusca assure pour l’instant sa montée en puissance, tout d’abord avec les troupes de la Misca (la force africaine) qui ont changé de béret mais aussi avec les contributions, plus traditionnelles, des Nations-Unies comme les Pakistanais (qui ont déjà déploré un des leurs tués dans des incidents).

Ainsi que détaillé sur le Club (lire : Carnet (17.10.2014)), il n’y aura pas de décision formelle de prolongation, juste un accord politique. L’approbation formelle des documents de prolongation sera faite ultérieurement. Mais c’est l’essentiel. Car cet impetus politique permet de commencer la préparation de l’extension de la mission. Avec une préoccupation principale pour les responsables de l’EUFOR : avoir suffisamment de forces pour assurer une présence continuelle sur le terrain. Une conférence de génération de forces devrait se tenir le 30 octobre prochain.

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : QUELLE OMBRE SE CACHE DERRIERE NGAISSONA ?

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CAR News / Corbeau News:

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Patrick-Edouard-Ngaissona.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Edouard Ngaissona

L’ex-ministre de François Bozizé et coordinateur politique autoproclamé des anti-balaka vient de lancer un appel aux jeunes patriotes de cesser les hostilités et de respecter les accords de Brazzaville.
1-Qui est Patrice Edouard Ngaissona ?
Qui est donc Edouard Patrice Ngaissona ? D’où sort-t-il ? Pourquoi parle-t-on de lui ?
Originaire du Nord du pays, il travaillait comme agent des eaux et forêts après sa formation au centre agricole de Ngoulinga près de Grimari et croupissait avec d’autres complices à la prison de Ngaragba pour diverses malversations et escroquerie en bande organisée ayant gravement saigné le trésor public et occasionné un manque à gagner pour l’état d’une bagatelle de plusieurs milliards de F CFA.
Patrice Edouard Ngaissona est connu pour sa méthode de sangsue et son mode de vie parasitaire consistant à pomper le trésor public avec de faux ordres de paiement ne correspondant à aucune prestation portant coûteusement facturée à l’état. Le coup d’état du 15 mars 2003 de Francois BOZIZE lui a permis d’être remis en liberté.
Il continua ses activités en livrant des ramettes de papier et autres fournitures de bureau aux administrations publiques souvent sans acquitter la moindre taxe douanière et stocke chez lui. Il est aussi fournisseur de l’état de motocyclettes qu’il importe également du Cameroun et revend à des prix exorbitants.

Il complètera cette activité en se constituant également comme l’incontournable intermédiaire par qui tout bénéficiaire de titre de paiement sur le trésor doit passer pour avoir quelque chance de toucher son magot, évidemment moyennant son pourcentage de commissions.
Sans oublier les fameuses affaires des constructions du siège de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) au sein de la concession de l’immeuble Bangui-Sica de SOCATEL, des clotures des Lycées Boganda, Miskine et Gobongo qu’il a déjà empoché des millions de F CFA au titre d’avance sur la facture des travaux, sans réalisations jusqu’à ce jour .
Nommé Ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous Bozizé, il s’excila apres la prise de Bangui par la Seleka. Voilà l’origine de la fortune de ce nouveau riche qui possède entre autre, un pied à terre en région parisienne.

Le vrai problème est que comment un homme aussi médiocre, proche de l’illettrisme a-t-il pu prendre la tete d’un mouvement rebelle et demander la demission de Catherine Samba Panza ?
– Pour la coordination des milices Anti balaka, cela ne doit guere surprendre car Patrice Edouard Ngaissona est un gangster économique et un criminel dangereux qui éprouve du plaisir à voir les autres souffrir alors, lui et son clan sont dans l’opulence.
– Il est parmi les plus grands prédateurs de Centrafrique.A ce titre, c’est irresponsable de sa part de vouloir obtenir le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n’avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de 2,5 millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.
Beaucoup d’observateurs de la vie politique pensent que cette stratégie est maladroite n’a pas été payante hormis la destruction de biens et habitations des autres centrafricains.
Des sources proches de Ngaissona s’étonnent de ce brusque revirement dans son comportement.selon l’un de ses fideles partisans,’ »Edouard est devenu méconnaissable ».Des mauvaises langues rapportent qu’il serait d’une timidité legendaire , par consequent incapable de decider de lui-même des actions de telle envergure.
Alors la question est de savoir, quelle ombre se cacherait derriere Patrice Edouard Ngaissona ?

2-L’ombre de François Bozizé.
Des sources sécuritairesres et diplomatiques africaines , disent « que se serait l’ancien Président François Bozizé, qui est derrière cette milice ».Manipulés par François Bozizé, les Anti-Balaka, qui sont un conglomérat disparate où l’on trouve d’anciens militaires, des militants KNK (parti de Bozizé), des désœuvrés mobilisés pour les besoins de la cause, sont politiquement coordonnés par un boziziste pur jus, Patrice-Edouard Ngaïssona, l’homme de Bozizé, qui avait rêvé, un temps, d’être son candidat à la présidence de la République, la constitution ne lui permettant pas de briguer un troisième mandat successif.
A travers cet homme bien entouré, c’est Bozizé, en fait, qui contrôle le mouvement.
Il lui rend compte et recoit des ordres de lui. C’est meme sur un coup de fil de François Bozizé, le 16 Octobre 2014 que NGAISSONA aurait finalement décidé d’appeler les Anti Balaka à un retour au calme.

3-L’Ombre de la Sous Région
Les actes de Ngaissona sont aussi dictés par des parrains sous regionaux . Selon nos informations, le president Congolais Denis Sassou Nguesso serait le principal financier et soutien de Patrice Edouard Ngaissona.
Des indiscretions révèlent que le pouvoir de Sassou Nguesso aurait fait venir des Anti-Balaka centrafricains à Brazzaville et parqués à Poto Poto, un quartier de Brazzaville où ils étaientt grassement entretenus avant l’attaque du 05 Decembre 2013.Une autre vague,
d’autres anti-balaka auraient fait leur entrée sur le territoire centrafricain à partir de Bétou dans la région de la likouala avant la chute de Michel Djotodia.
Récemment encore avant les derniers subressauts des anti balaka, des dotations en armes lourdes et legeres leurs seraient parvenues de Brazzaville.
Le président Sassou Nguesso s’efforce de paraître utile dans les conflits sous régionaux et régionaux mais n’a jamais apporté une seule petite solution au moindre problème du Continent a affirmé le president du Parti Liberal Congolais(PLC). Il est l’agent principal de certains conflits, comme dans la crise Centrafricaine où il a simultanément soutenu François Bozizé contre Ange Félix Patassé, les mercenaires salafistes de la Séléka contre François Bozizé, le renversement de Djotodia et favoriser Mme Catherine Samba-Panza Présidente par intérim contre le fils du président Kolingba.
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Son histoire est aussi cocasse. Après avoir ravi la médiation centrafricaine, au président du Gabon (de tout temps, le président du Gabon était celui qui gérait le dossier centrafricain. C’est d’ailleurs pour cela que les Accords dits de Libreville du 11 janvier 2013 furent signés dans la capitale gabonaise, et pas ailleurs), Denis Sassou Nguesso, n’avait qu’un seul objectif en tête : se servir de cette crise meurtrière et ruineuse pour le Centrafrique, pour se tailler un costard de grand réconciliateur, et par la suite, se faire ouvrir les portes qui lui sont fermées, dans les pays du Nord.

Jugé peu fréquentable par certaines capitales occidentales, il s’active, en Centrafrique, pour s’acheter une conduite qui changerait sa piteuse image de serial killer et de détourneur patenté de fonds publics (Affaires des Biens mal acquis que suit la justice française).
Son plan secret, c’est de modifier la constitution pour pouvoir se représenter en 2016. L’actuelle constitution qu’il a lui-même conçue, en 2002, le lui interdit formellement. Mais avant de la modifier, il veut, préalablement, s’assurer que les Occidentaux, une fois, amadoués par ses œuvres en Centrafrique, ne lèveront pas le petit doigt pour lui crier après. Sassou est en train de passer un moment très délicat de sa vie. Il ne dort plus. Voilà pourquoi il se démène sans compter pour recueillir le maximum de soutiens auprès des chefs d’Etat africain.
Denis Sassou Nguesso a selon Bood Hedik, ancien chef de service des renseignements sud africain admis à la retraite, une responsabilité (directe) dans les événements qui arrivent en Centrafrique.
Quand Omar Bongo Ondimba, à l’époque médiateur, avait demandé, au putschiste, François Bozizé, en 2004, d’organiser les élections et de quitter le pouvoir, pour laisser la place à une équipe démocratiquement élue, la première réserve vint de Sassou Nguesso. Ce dernier soutint une position contraire, qui permettait, aussi, à François Bozizé, de faire acte de candidature à la présidentielle qu’il était chargé de préparer. En devenant juge et partie, Bozizé faussa la solution que voulait proposer le président gabonais de l’époque. Comme on sait, Bozizé n’organisa pas cette élection pour la perdre. Sa victoire accentua la crise car il frauda, outrageusement, pour gagner, alors qu’il ne disposait d’aucune base politique réelle.
Et pour mieux le contrôler, Denis Sassou Nguesso qui ne fait rien pour rien, l’enrôla dans la branche congolaise de la GLNF dont il est le très grand maître. C’est dire que de son lieu de fuite, à Entebbe, en Ouganda, François Bozizé reste le filleul maçonnique de Sassou.

On le voit, il s’agit de sordides calculs machiavéliques sur le dos des Centrafricains de la part de Sassou qui apporte ainsi clairement la preuve de son choix de soutenir Bozizé dont la candidature aux prochaines élections présidentielles est désormais un secret de polichinelle
C’est pourquoi, François Bozizé est toujours aux manettes à travers Patrice Edourd Ngaissona.Le vendredi avant son ultimatum du lundi à Catherine Samba Panza, Ngaissona sortait d’une reunion avec Alexandre Nguendet chez Babacar Gaye, à laquelle assistait,le général Essongo.
Conséquences, les Anti-Balaka, manœuvrés par Bozizé ont failli renverser le regime de la transition, n’eut été la pression du president Angolais Dos Santos l’autre allié de Sassou.

Le problème, maintenant, est de savoir, pendant combien de temps, encore, la France, l’Union africaine et le Conseil de sécurité, vont laisser François Bozizé, continuer à semer les troubles en Centrafrique ? C’est comme si la liberté de manœuvre qu’on lui octroie participe d’une stratégie bien mise en place ?

Tant que Ngaissona et Sassou seront là, Bozizé reprendra t-il le pouvoir ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Par Joseph LARABO

 

Centrafrique : Des policiers maliens en route pour Bangui

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Corbeau News Centrafrique:

 

Une vingtaine de policiers maliens s’apprêtent à rejoindre Bangui, où ils prendront part à la mission des Nations-Unies déployée en Centrafrique (Minusca). Ces fonctionnaires de la police ont été désignés à la suite d’une sélection rigoureuse.

police nationale agents service securite

A Bangui, ces policiers maliens retrouveront des forces de sécurité d’autres pays de la sous-région, notamment le Burkina Faso et le Sénégal. Eux sont déjà sur place.

 

Maliactu.info

Centrafrique: Alfred Le Grand Ngaya se retire du mouvement Anti-Balaka

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Corbeau News Centrafrique:

Alfred Ngaya quitte le mouvement Aniti-Balaka
les miliciens Anti-Balaka à Bangui

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 20 Janvier 2014, j’avais pris formellement, en âme et conscience, et même en engageant ma réputation, la décision d’intégrer le Mouvement des Anti-Balaka, parce que convaincu qu’il fallait des gens de bonne volonté pour encadrer ces jeunes compatriotes qui se sont levés pour combattre les hordes de l’ex-coalition Séléka, à un moment où le peuple centrafricain était abandonné à son triste sort. Ma contribution au sein dudit mouvement a consisté à prodiguer aux leaders et éléments Anti-Balaka des conseils et orientations dans le sens d’un retour à la normale, à la paix et à la sécurité dans notre pays, la République Centrafricaine, bref, des conseils et orientations concernant l’amour du prochain, le respect de la vie humaine et des institutions. En outre, j’étais la cheville ouvrière des actions de plaidoyer auprès des instances nationales et internationales quant à la reconnaissance nationale à accorder à ces jeunes compatriotes pour leur œuvre salvatrice, ainsi que la mise en œuvre des programmes en vue de leur réintégration socio-professionnelle au sein de notre communauté.

Pourtant, durant tout ce processus, j’ai toujours fait l’objet d’attaques sans fondement de l’aile dure du mouvement, qui n’a jamais été favorable au processus de dialogue, en me reprochant constamment d’être à la solde des Français. Le dimanche 12 Octobre 2014, j’ai vécu l’irréparable. Je rends grâce à Dieu qui m’a accordé la vie sauve. Ma maison a été pillée, ma moto et un véhicule de fonction ont été emportés. Et j’en passe… Tout ceci, parce que j’aurais reçu des fonds de la Présidente de la Transition (Dieu seul m’en est témoin) pour pouvoir retirer de la liste des revendications des Anti-Balaka, celle concernant la démission de Madame Catherine SAMBA PANZA, alors que ces revendications ont été discutées et arrêtées par le staff de la Coordination nationale du Mouvement. En outre, la délégation qui a rencontré la Présidente, conduite par Monsieur Joachim KOKATE, a été composée de quatre membres, à savoir, Joachim KOKATE, Paléon NZILABO, Jacob BIONLI MOKPEM, et moi-même. Le paradoxe, c’est que les trois autres membres de la délégation ne sont pas inquiétés, puis que c’est moi qui, en commentant sur la Radio France Internationale le climat qui a prévalu durant cette audience, j’ai laissé tomber la question de la démission de la Présidente de la Transition. Cette situation devait conduire à une reprise des actes barbares d’assassinats, d’incendie des maisons d’habitation, de braquages de véhicules, de vols de motos et de téléphones, etc… dans toute la ville de Bangui, et même dans les villes de provinces.

Des gens qui sont venus pour la cause du peuple se retournent contre le peuple et l’empêche de jouir de la quiétude, C’est inadmissible ! L’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, le 23 Juillet 2014 a été ainsi violé, sans que les voies de dialogue n’aient été épuisées. L’intensité des violences enregistrées ces derniers jours n’est pas du tout justifiée.

Face à ce dernier développement, je ne me retrouve plus par rapport à l’idéal qui justifiait mon engagement au sein de ce Mouvement et ne me reconnais pas du tout à travers ces actes barbares. Je pense avoir contribué drastiquement à la réalisation des objectifs initialement fixés. Mais, ’’il y a un temps pour tout’’, a dit l’Ecclésiaste. Par conséquent, je tire définitivement mon épingle du jeu, et ne peut plus être compté parmi les Anti-Balaka.

 

Fait à Bangui, le 20 Octobre 2014

Alfred Legrand NGAYA

 

 

Ampliations :
• Large diffusion dans les instances nationales
Et internationales, et les médias.

Centrafrique: Une mission de médiation dépêchée à Bangui recommande d’accélérer le processus de transition

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AA  /  CNC

Elle recommande aussi de consacrer 2015 à l’organisation des élections.

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Jardin-public-à-bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jardin public à bangui en Centrafrique

La mission éclair, dépêchée à Bangui par Denis Sassou Nguesso, Médiateur international dans la crise centrafricaine a pris fin samedi, après avoir rencontré  la présidente de la transition, le président du Conseil national de transition (CNT) et le premier ministre  centrafricains et recommandé notamment d’accélérer le processus de transition.

 « De la réponse que nous avons eue, nous pensons qu’elles sont à la hauteur de ce que nous attendions. » a déclaré en substance, Basile Ikouebe, ministre congolais des affaires étrangère, envoyé spécial de Denis Sassou Nguesso,Président du Congo Brazzaville et médiateur international dans la crise centrafricaine.

Cette mission d’urgence intervient une semaine après la flambée de violence qui a marqué les deux dernières semaines à Bangui, la capitale de la Centrafrique et qui a fait plusieurs morts dont un Casque Bleu.

 « Nous avons demandé aux autorités de la transition de travailler de manière apaisée, inclusive et consensuelle au tour de l’essentiel. », a déclaré  Ikouebe.

Il a par ailleurs reconnu que depuis la signature, le 23 juillet dernier à Brazzaville de l’accord de cessation des hostilités entre les principaux acteurs de la crise centrafricaine, la transition  avance à reculons.

Selon Ikouebe, la mission a transmis à la présidente Catherine Samba Panza , au président du Conseil  National de transition, Alexandre N’Guendet et au premier ministre Mahamat Kammoun les  recommandations de Nguesso qui mettent en exergue  la nécessité de sécuriser Bangui, accélérer le processus de transition, ouvrir le dialogue politique  et consacrer l’année 2015 aux élections.

La capitale centrafricaine Bangui a renoué depuis le 7 octobre avec les violences intercommunautaires qui opposent chrétiens et musulmans du pays par milices interposées.Ces violences ont mis fin à quelques mois de stabilité relative durant lesquels un cessez-le-feu a été signé entre les milices belligérantes  et un nouveau gouvernement a été formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman.


Par: Sylvestre Krock

A Bangui. des incidents qui changent la donne ?

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Bruxelles2 (B2)  /  Corbeau News Centrafrique (CNC):

Les soldats de l'ONU devant la Présidence centrafricaine

Mercredi dernier (15 octobre), des incidents ont opposé les forces européennes ont été prises à partie par « un groupe armé ». Ce n’est pas la première fois. Mais cet incident a une certaine singularité qui mérite qu’on s’y arrête 5 mns. Les « accrochages » se sont poursuivis durant plusieurs heures, « trois heures » environ, entre le 8e et le 5e arrondissements, sur l’avenue des Martyrs, une des principales artères de Bangui qui relie notamment l’aéroport au reste de la ville, à proximité du camp Ucatex où est basé EUFOR.

Une série d’incidents

Tout semble parti de groupes armés, notamment de AK47. Ce qui est contraire aux « mesures de confiance » convenues entre les différentes parties (qui prévoit notamment l’absence d’armes dans la rue). Les Européens (Espagnols, Français) descendent alors de leurs véhicules. C’est à ce moment-là que l’échange de tirs commence.  Les forces européennes répliquent. Un peu plus loin, nouvel incident. Cette fois, c’est la Minusca (la force des Nations-Unies) qui semble être pris pour cible dans une zone où circulent les anti-balakas. Ce n’est pas la première fois que les forces des Nations-Unies sont pris pour cible (*). Des véhicules européens (géorgiens, lettons) se trouvent aussi présent. Ordre est donné de ne pas répliquer. Car il fait sombre. Et il y a des enfants, des femmes sur le bord de la route. Le risque d’avoir des « dégâts collatéraux » est trop fort. « C’est ce que savent les anti-Balakas. Bien souvent ils envoient des jeunes ou des enfants en avant » constate un militaire.

Heurts mortels

Bilan général : « Au moins 5 personnes mises hors de combat » précise EUFOR le communiqué officiel, . Une grenade a été lancée côté assaillant. Et un soldat (espagnol) a été blessé par un éclat de grenade. Blessure sans gravité. Après quelques soins, le soldat a été rapatrié en Espagne samedi (18 octobre). Certains des agitateurs ont été arrêtés, des  jeunes confiés à la gendarmerie locale puis au procureur. Mais les meneurs sont toujours en liberté. Parmi les victimes, on l’apprendra plus tard, figure un des chefs de bande, un dénommé « Franco ». Ce qui, au dire d’habitants dont B2 a pu recueillir le témoignage, a largement calmé certains de ses hommes. Le grigri qu’il portait ne l’a pas protégé. Et ses hommes sans chef sont un peu désemparés.

Les meneurs en liberté… pour l’instant

Les meneurs sont repérés et surveillés « Nous avons repéré trois gars très dangereux. On sait qui ils sont : on a les photos, des vidéos, …» explique un gradé à B2. Ce sont « eux qui manipulent des jeunes, souvent paumés, drogués ou alcoolisés » et les envoient un peu au feu. Des conversations téléphoniques ont été repérées. L’action de les arrêter en soi n’est pas difficile. Mais il faut prévoir le coup d’après. « Il faut donc comprendre ce qu’ils représentent parmi les communautés, avoir suffisamment de légitimité pour les arrêter. Et, aussi (surtout), éviter que les gars, une fois arrêtés, ne soient libérés le lendemain. Ce qui ne serait pas bon du tout ». Les gendarmes européens  attendent donc le moment… adéquat. « On travaille un maximum, pour comprendre la situation. Quand on aura cerné leur réelle influence, et qu’on aura assez de biscuits pour les mener chez le juge. on passera à l’action ». En même temps, chacun sait qu’il ne faut pas traîner. « Le temps tourne. La population souffre. »

Un incident révélateur

Cet incident, qui ressemble un peu à un « coup de force », selon les termes d’un militaire, est analysé de près par les responsables d’Eufor.

La question de savoir qui est derrière cet incident hante un peu les esprits. La manipulation politique ne semble pas tout à fait absente. Des observateurs attentifs pointent ainsi le curieux silence du président de la transition Alexandre-Ferdinand Nguendet sur ces incidents.

Autre élément de réflexion. Malgré les efforts des meneurs, la population n’a pas suivi, semble-t-il. L’incident n’a pas produit la déflagration attendue entre les deux communautés. Cela pourrait révéler une certaine coupure entre les groupes armés et la population. Parler d’ambiance pacifique entre les communautés serait sans doute très anticipé et hasardeux. Les rancoeurs entre « chrétiens » et « musulmans » semblent toujours bien présentes. Quand on discute avec l’un ou l’autre, très vite, viennent des propos sur les « autres » qui les menacent.

Mais il semble y avoir dans la population une lente fatigue devant ces bandes armées, des « anti-balakas » qui sont de moins en moins des « milices d’auto-défense » et de plus en plus des groupes criminels qui cherchent à profiter de leurs armes pour gagner de l’argent. Jeudi dernier, ainsi, trois hommes armés se sont présentés à un dispensaire situé dans le pâté d’habitations près d’Ucatex, la caserne d’EUFOR, « pour faire soigner l’un des leurs sous la menace des armes… mais surtout obtenir de l’argent » selon ce que m’a raconté une des infirmières présentes à ce moment-là. Faute de monnaie, après négociation, ils sont repartis…

Par: Nicolas Gros-Verheyde

(*) C’est même devenu un « sport » banguissois depuis quelques jours. Le 8 octobre, un soldat (pakistanais) est décédé et 8 autres ont été blessés (dont un grave) près du PK 11 et du camp de transit militaire. Le jour suivant, 6 policiers de la MINUSCA ont été blessés par balles dans le quartier des Combattants, du 8e arrondissement (tenus par les anti-balakas).

Centrafrique : La médiation internationale s’oppose à l’idée de la 3e transition

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Basile-Ikouébé-chef-de-la-diplomatie-congolaise-envoyé-spécial-du-médiateur-Denis-Sassou-Nguesso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise, envoyé spécial du médiateur Denis Sassou Nguesso
Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise, envoyé spécial du médiateur Denis Sassou Nguesso

La médiation internationale s’oppose à l’idée d’une 3e transition en Centrafrique qui, selon elle n’avancera pas la situation du pays. Une autre transition équivaudrait à un retour à la case du départ, a déclaré samedi 18 octobre, Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise, envoyé spécial du médiateur Denis Sassou Nguesso.

« Il faut que les centrafricains sachent que la communauté internationale n’est pas favorable à une autre transition. Le dialogue politique doit se tenir avant la fin de cette année, peu importe la situation sur le terrain et que dès le début de l’an prochain, les élections doivent commencer à être organisées », a dit avec fermeté Basile Ikouébé.

Le plénipotentiaire congolais a rappelé que « seules les élections mettront fin à cette transition ». Outre les autorités politiques centrafricaines, Basile Ikouébé n’a pas loupé les fauteurs de trouble en parlant de manipulation politique.

« Il y a de manipulation politique derrière tout ce qui se passe en Centrafrique. Je sais ce que je dis. Ce sont des forces politiques qui mettent à mal le pays », a dit le patron de la diplomatie congolaise avant d’indiquer que « d’ici peu, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, sur notre demande, activera le mécanisme des sanctions individuelles à l’égard des déstabilisateurs ».

Basile Ikouébé est dépêché à Bangui par Denis Sassou Nguesso, médiateur à la crise centrafricaine, suite aux dernières violences survenues dans la capitale. Sa mission s’est achevée la fin de l’après midi du samedi 18 octobre par une conférence de presse à l’hôtel Ledger.

Par: Naïm Kaélin Zamane

Des musulmans armés en colère ont ouvert le feu et lancé des grenades, vendredi, à Bangui, tuant un jeune homme et blessant deux autres

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AA   /   CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-musulman-centrafricains-de-km5-en-grève-contre-les-autorités-du-pays.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les musulman centrafricains de km5 en grève contre les autorités du pays

Des musulmans armés en colère ont ouvert le feu et lancé des grenades, vendredi, à Bangui, tuant un jeune homme et blessant deux autres, selon des témoins.

A l’origine de leur colère  l’asphyxie de l’enclave musulmane de Km5, le principal quartier musulman de  la capitale centrafricaine, depuis le 7 octobre dernier, date de la résurgence de la violence à Bangui.

 Les Anti-balaka empêchent, depuis,  la sortie des musulmans vers le Centre-ville. Les marchands de légume et autres denrées qui approvisionnent à minima le Km5, sont chassés par les membres de cette milice chrétienne.

Un musulman qui tentait de sortir, vendredi,  de ce quartier  a été grièvement agressé. Un autre musulman a également subi le même sort, jeudi; ce qui a déclenché la colère des musulmans qui ont tenté vainement d’organiser une marche  vers le siège de la Minusca (La mission onusienne de  maintien de la paix en Centrafrique) en guise de protestation.

Empêchés par la Minusca,  les musulmans en colère ont grimpé dans des arbres  pour larguer des grenades et tirer en direction des quartiers riverains, principalement chrétiens, faisant un mort et deux blessés.

Selon Félix Koléga, journaliste à la radio Centrafrique et témoin de l’événement il s’agit « d’un jeune homme habitant le quartier Pétévo qui vendait dans un kiosque au bord de l’avenue. Compte tenu de la tension qui prévalait, il s’empressait d’arranger ses articles pour quitter les lieux. C’est alors qu’il a été mortellement atteint par balle. Ça tirait dans tous les sens. Deux autres compatriotes ont été blessés, puis transportés à l’hôpital. »

Interrogé sur ce regain de tension, Ousman Abakar, porte-parole des musulmans du Km5 a déclaré : « Depuis le 7 octobre, on veut nous faire mourir à petit feu. Il n’y a rien à manger. Les gens qui viennent nous vendre de la nourriture sont menacés par les Anti-balaka. On souffre ici au Km5 » s’est-il époumoné.

La capitale centrafricaine, Bangui, a renoué,  depuis   le 7 octobre dernier  avec les violences intercommunautaires  qui opposent chrétiens et musulmans mettant fin à quelques mois de stabilité relative durant lesquels un accord de cessez-le-feu a été signé entre les principaux acteurs de la crise et un gouvernement a été formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman. Une nouvelle mission de paix onusienne, la Minusca vient aussi de se déployer le 15 septembre dernier avec une capacité de 7500 hommes.

Par: Sylvestre krock

Communiqué de Presse du Médiateur international dans la crise en Centrafrique

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AIAC  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Le-Président-Denis-Sassou-Nguesso-plaide-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Denis Sassou Nguesso plaide pour la Centrafrique

Communiqué de Presse du Médiateur international dans la crise en Centrafrique

Le Médiateur international dans la crise en République centrafricaine SEM Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, suit avec une profonde préoccupation les récents développements de la situation à Bangui, marqués par la recrudescence des violences.

Le médiateur condamne ces actes contraires à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Brazzaville sur la cessation des hostilités.

C’est dans ce cadre qu’il a reçu, lundi 13 octobre 2014, le Général Babacar Gaye, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, chef de la MINUSCA, pour évaluer avec lui la situation en vue de relancer le processus de transition dans un esprit consensuel, inclusif et pacifique.

Le président de la Denis Sassou Nguesso a encouragé à cet effet, le chef d’État de transition, Madame Catherine Samba-Panza à poursuivre le dialogue avec toutes les forces vives de la nation centrafricaine.

Le médiateur a décidé de dépêcher à Bangui, le samedi 18 octobre 2014, une mission conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Monsieur Basile Ikouebe, et comprenant les deux co-médiateurs, Messieurs Abdoulaye Bathily, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale et Soumailou Boubey Maïga, pour l’Union Africaine.

 

Fait à Brazzaville, le 15 octobre 2014

R.C.A: COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ LOCAL DE LA JEUNESSE DU 5e ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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Corbeau News Centrafrique

Ghislain GNIKPINGO
Ghislain GNIKPINGO

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ LOCAL DE LA JEUNESSE DU 5e ARRONDISSEMENT DE BANGUI

Depuis le retour de Brazzaville, l’accord de cessation des hostilités a toujours fait l’objet de violation” Force est de constater que les violences et les exactions persistent aussi bien à Bangui que dans les arrières pays. Le Comité local de la jeunesse du 5earrondissement(CLJ5e) de Bangui condamne avec la dernière rigueur les évènements malheureux survenus dans la ville de Bangui. Il lance un appel au calme et a la retenue a l’endroit de la population en générale et de la jeunesse du 5e arrondissement en particulier. Le Comité local de la jeunesse du 5e arrondissement exhorte la jeunesse a faire preuve de maturité, et d’apporter son soutien aux forces internationales, aussi qu’aux forces de défense et de sécurité pour l’accomplissement de leurs missions afin de rétablir la sécurité dans notre pays. Le Comité local de la jeunesse du 5e arrondissement profite de cette opportunité pour solliciter auprès des ONG humanitaires une assistance a la population du 5e arrondissement en détresse.

Pour le bureau du CLJ5e,

le Président Ghislain GNIKPINGO.

de notre correspondant à Bangui, Eric NGABA.

La santé, l’une des priorités de l’émergence

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Corbeau News Centrafrique (CNC):

les malades dans l'hopital Communautaire de Bangui

La santé est l’une des premières priorités dans le programme de développement de tous les Etats du monde. Elle doit nécessairement occuper la première place puisque c’est d’abord une question de vie humaine. Et puisque l’homme, en tant que principal moteur de développement est sacré, il faut lui fournir de bonnes conditions de travail, prendre soins de lui pour qu’il consente des efforts pour le développement de sa famille, de sa communauté, de sa nation et de son continent, ainsi que celui du monde qui nous concerne tous. Parce que l’homme, créature de l’être suprême qui est Dieu doit avoir une vision universelle en sa qualité d’acteur principal des civilisations. Donc, étant sur la planète terre, on travaille pour soit mais pour l’humanité toute entière. Sur ce point de vue, on a besoin de vivre dans un environnement sain et en parfaite santé pour pouvoir faire le maximum de son travail en contribuant au développement de son pays respectif et du monde entier.
Dommage que dans les pays du sud, la problématique de la santé se pose avec beaucoup d’acuité et d’inquiétude. Les gouvernements africains pour la plupart ne prévoient pas assez du budget pour les services de santé dans les hôpitaux et on ne cesse de décrier le manque de prise en charge des malades par l’Etat au niveau des infrastructures sanitaires tant publiques que privées puisque le premier responsable qui est l’Etat subventionne rarement des structures privées. Non seulement que le personnel soignant est très mal rémunéré et non payé à terme échu par l’Etat mais les frais des médicaments sont excessifs que le pauvre patient ne peut pas y faire face. Désespéré d’être soigné par le service sanitaire de son pays, il voit le dernier compagnon de sa vie qui n’est que la mort. Dans cet état d’abandon si les parents ne réagissent pas pour acheter des médicaments dans la pharmacie externe pour lui sauver la vie, il ne peut que commencer de compter les dernières secondes de sa vie.
En jetant un regard rétrospectif, les temps ont changé en Afrique et dans le monde. Les années sont écoulées, plusieurs générations ont vu le jour et vieillissent. Nous ne sommes plus encore dans les années du lendemain des indépendances où les populations bénéficient des soins gratuits grâce aux accords de coopération signés entre nos Etats africains et la patrie mère qui est la France pour les pays francophones, l’Angleterre et le Portugal pour les anglophones et les lusophones d’Afrique. A titre de rappel, de milliers des patients sont morts sur le continent à cause de la propagation de maladies d’origine hydrique, notamment la diarrhée, la fièvre typhoïde, le choléra, le paludisme et la fièvre hémorragique Ebola découverte tantôt dans un cours d’eau du RD Congo en 1976 selon certains chercheurs et qui ressurgit en 2014 pour tuer déjà en Afrique de l’Ouest plus de 4000 personnes, notamment en Guinée Conakry, en Sierra-Léone, au Nigéria et au Libéria, les pays les touchés. L’expérience a prouvé que la plupart de ces maladies d’origine hydrique ne se font pas découvrir dans des pays développés à cause des traitements d’eau par des systèmes sophistiqués et bien filtrée. Mais malheureusement, Ebola se propage rapidement en grand voyageur et des occidentaux qui viennent en Afrique pour sauver les victimes sont atteints de la maudite fièvre qui ne cesse de semer la terreur dans le monde. Plusieurs cas de victimes sont déjà signalés en Espagne ces derniers jours. L’Europe toute entière est paniquée. Ebola est devenu la bête noire de l’humanité. Les scientifiques se mobilisent pour une thérapie rapide et efficace.
Des experts ont démontré après moult recherches que les sources d’eau non traitées contiennent souvent des petits porteurs de la maladie vers et les bactéries. Alors que ces maladies d’origine hydrique sont traitables et évitables mais faute de négligence et non d’en faire de la santé la priorité des priorités. Sans être en bonne santé, on ne peut rien faire dans la vie. Au niveau mondial, « 2,2 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à la diarrhée et à un moment donné cinquante pour cent de tous les lits d’hôpitaux dans le monde sont occupés par des patients souffrant de maladies d’origine hydrique. Les nourrissons et les enfants sont particulièrement sensibles à ces maladies à cause de leurs inexpérimentés systèmes immunitaires, qui se prêtent à des taux élevés de mortalité infantile dans de nombreuses régions d’Afrique. ». Le cas de la République centrafricaine dont tous les secteurs clé de développement sont au rouge à cause de l’inefficacité de son gouvernement et la crise interminable qui rend chaos le pays est bien édifiant.
Depuis l’indépendance de la république centrafricaine, l’Etat n’a pas formé assez des médecins pour prévoir comment faire face aux difficultés qui proviendront du fort taux démographique en cas d’épidémie. La majorité de la population centrafricaine est jeune et malgré la crise avec tout son lot de wagons des maux qui gangrènent la société et émiette davantage le capital social, des jeunes foyers se multiplient dans les foyers parentaux et vivant sous dépendance, à telle enseigne qu’en cas de maladie, c’est la catastrophe familiale. Beaucoup de personnes sont mortes en Centrafrique à cause d’une vie de précarité au niveau familial. Selon les statistiques depuis 2009, il y a seulement 0,05 médecins pour 1000 et les décès occasionnés par le VIH/SIDA atteints 11000 cas en 2007.
En 2014, l’année d’enfer qui s’achève alors que la République centrafricaine continue de compter ses morts tués par les groupes armés Séléka et Antibala, les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont relevé 35,45% de taux de natalité et un taux de mortalité de 14,11% causé par les maladies. La part de la mortalité infantile est de 5,4%. Ce qui est trop fort et pitoyable pour un pays d’Afrique qui traverse une période de catastrophe sécuritaire et humanitaire. Son taux d’accroissement a grandement chuté en dessous de 2% depuis le début du drame humain qui défraie la chronique.
Le dernier obstacle qui s’ajoute à la situation sanitaire de la République centrafricaine est la fièvre hémorragique Ebola évoqué ci-haut, découverte en 1976 à l’ex-Zaïre voisin du sud (RD Congo) de la RCA qui partage plus de 1000 km avec le pays et dont les risques de contamination sont graves. Dieu merci, le premier cas avéré n’est pas encore détecté sur le territoire national avec ses frontières poreuses. Avec une république bananière et gouvernement moribond de Catherine Samba-Panza, nous doutons fort bien que des mesures sont prises au niveau de nos frontières.
D’abord sur le plan national, le gouvernement ne contrôle pas l’ensemble du territoire scindé en trois parties, lesquelles sont gérées par les séléka au nord-est, les antibalaka au sud-ouest et à Bangui la capitale par Dame samba-Panza et son clan dont la portion est réduite du jour au jour pour son incompétence, son amateurisme et sa nullité. On ne sait qui contrôle le sud-est qui regarde nos voisins du RD Congo dont bon nombre d’habitants de l’autre rive font du trafic sur le fleuve Oubangui en joignant quotidiennement les zones centrafricaines pour écouler leurs marchandises. Aux frontières sous surveillance séléka ou antibalaka, on s’interroge si nos médecins et aides-soignants sont dotés des appareils adéquats pour la cause. Même si cela est possible puisque les Etats unis et les autres pays de l’occident s’engagent à aider les pays touchés, on s’interroge qui oserait s’installer à la frontière sous le contrôle des bandits de grand chemin pour soigner les victimes de la fièvre Ebola en cas de victime?
Les dernières nouvelles qui font couler d’encre et salive sont l’affaire Angolate. La présidente et son clan auraient dû utiliser l’argent volé pour équiper le personnel soignant si l’équipe de la présidence était intelligente et consciente du problème sanitaire qui se pose avec acuité dans le pays. Mais dommage que la bande de mafieux à la présidence agissent comme si la RCA trop fragile qu’elle soit est capable de maîtriser l’épidémie. On espère que le nouveau président de la République qui sera élu en Centrafrique fera de la santé la priorité des priorités puisque l’homme est le moteur du développement. Et tant qu’il n’est pas en bonne santé pour réfléchir et fonctionner, c’est tout le pays qui est malade.
journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel
Pierre INZA

Centrafrique: l’Ex-coalition Séléka adresse ses sincères condoléances aux familles éprouvées et aux victimes des violences perpétrées par les Anti-balaka

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Corbeau news Centrafrique:

 

 

Habylah  AWAL
Habylah AWAL

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

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LE BUREAU POLITIQUE

COMMUNIQUE  N°____0019 ___FPRC/BP2014

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) adresse ses sincères condoléances aux familles éprouvées et aux victimes des violences perpétrées ces derniers jours à Bangui et en provinces par la milice Anti-balaka aux ordres de ceux qui durant une décennie n’ont pas pu asseoir les bases d’un véritable Etat.

Le FPRC prend à temoin l’opinion nationale et la  communauté internationale sur l’incapacité de Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de la Transition, et de son Gouvernement à assumer leurs missions plus particulièrement, celle relative à la protection des populations civiles et de leurs biens.

Une fois de plus, le FPRC, exhorte toutes les parties impliquées dans la résolution de la crise de ne pas céder aux attaques de la milice Anti-balaka, qui n’a pour seul objectif que de semer la haine et la division entre les populations, et de poursuivre leurs efforts pour un retour au dialogue afin de restaurer une paix durable en RCA.

Le FPRC ne se reconnait pas dans toute initiative émanant des personnes non mandatées par lui et ne serait en aucun cas concerné par les actes posés par ces dernières.

Aussi, le FPRC réitéré son entière disponibilité à participer activement pour un retour de la paix en RCA.

Bambari, le 17 Octobre 2014

Habylah  AWAL

Porte-parole

 

Centrafrique : la présidente fixe la fin de la transition politique au 15 février 2015

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Mahamat-kamoun-et-Catherine-Samba-Panza-au-CNT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat kamoun et Catherine Samba-Panza au CNT

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a fixé au 15 février prochain “la fin de la transition” censée déboucher sur l’organisation d’élections dans ce pays qui vit une crise sans précédent depuis un an et demi.

Cette annonce intervient au terme de consultations avec “les forces vives de la nation” visant à apaiser le climat après la flambée de violences qui a secoué Bangui pendant dix jours, faisant plus de vingt morts.

“La présidente voudrait rappeler aux partis politiques (…) sa volonté d’ouverture et sa détermination à préparer le pays vers la fin de la transition, qui pour elle se termine le 15 février 2015”, a déclaré à la radio d’Etat la porte-parole de la présidence, Antoinette Montaigne.

“Elle demande à ce que la communauté internationale prenne acte (…) et propose dès aujourd’hui toutes les possibilités d’action pour que le dialogue qui était prévu (entre les groupes armés) se fasse rapidement et que les activités pré-électorales se fassent”, a affirmé Mme Montaigne.

Pendant trois jours, la présidente a notamment rencontré des groupes politiques, l’ex-coalition Séléka – majoritairement musulmane, qui avait pris le pouvoir en 2013 -, et les miliciens anti-balaka – qui avaient mené une impitoyable chasse aux musulmans après la chute de la Séléka au début de l’année, et ont été en pointe dans les violences de ces derniers jours.

Il s’agissait, selon le Premier ministre Mahamat Kamoun “de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé, et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l’histoire politique de notre pays par l’organisation d’élections”.

Si le calendrier de la transition prévoyait bien des élections générales en février, aucune date précise n’avait encore été évoquée jusque-là.

Mais de nombreux observateurs estiment que les conditions sont loin d’être réunies, avec des flambées de violences qui secouent encore régulièrement Bangui et une économie ravagée par des mois de conflit, le pays vivant sous perfusion de l’aide internationale.

La présidente Samba Panza, au pouvoir depuis janvier et de plus en plus critiquée pour sa gestion des deniers publics -suite à la disparition présumée de plusieurs millions de dollars de dons-, a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’elle ne serait pas candidate à la présidentielle, conformément aux dispositions de la Charte constitutionnelle de transition.

AFP

Centrafrique: deux écoles coraniques à Bouar seraient actives grâce au financement de Boko Haram (Figaro France)

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-Chef-de-la-secte-islamiste-Boko-haram-au-Nigéria.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef de la secte islamiste Boko haram au Nigéria

C’est Le Figaro qui l’affirme. D’intercommunautaire, la violence « se fait de plus en plus politique » en République centrafricaine.

Cette semaine, on l’a vu, la présidence à Bangui a, dans un communiqué, sonné l’alarme sur ce thème, dénonçant une tentative de « coup d’Etat ». Et, ce matin, le quotidien français reprend cette thèse à son compte.

Selon le journal, les miliciens de différentes factions « ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions » provenant des stocks de l’armée centrafricaine « mais aussi de l’étranger ».

Dans un article consacré au désengagement de la force française « Sangaris », Le Figaro répète qu’en RCA, dans la capitale notamment, il n’est pas rare que des violences « politiques », sous la forme de provocations destinées à instrumentaliser la population, « prennent le pas » sur les affrontements communautaires.

Le journal évoque ainsi la récente attaque accompagnée de pillages du quartier de Ouango, au sud de Bangui, qui fut une première. Cette zone, qui était récemment encore épargnée, abrite des résidences « chics », souligne Le Figaro, dont celle de Catherine Samba-Panza.

Centrafrique : Samba Panza, le désaveu

Laquelle présidente de transition est dans la tourmente. La population centrafricaine, « qui ne voit guère la vie s’arranger » depuis son accession au pouvoir en février dernier, « se détourne peu à peu d’une femme qui ne descend jamais dans les rues », remarque le confrère.

Pour ne rien arranger, la révélation par Jeune Afrique et sur nos antennes, de la « disparition » de 2,5 millions de dollars sur un don de 10 millions offerts à la Centrafrique par l’Angola a « achevé de ternir son image », énonce Le Figaro, qui note qu’à Paris, « on s’agace ».

Violence de plus en plus politique, donc. Mais alors, si c’est le cas, qui tire les ficelles ? Telle est la question, pour l’instant sans réponse avérée. Le Figaro affirme que, côté français, on écarte la présence d’un mouvement djihadiste dans le pays, « tout en restant vigilant ». Le journal affirme qu’à Bouar, dans l’est de la RCA, deux madrasas (écoles coraniques) seraient actives depuis cinq ans « grâce à des financements de Boko Haram ».

Voilà pourquoi, croit savoir le confrère, ce qu’il appelle cette « nouvelle menace », pourrait conduire à une évolution du dispositif antidjihadiste en Afrique. Pour lutter contre Boko Haram, le flanc gauche de l’opération « Barkhane » (soit 3 200 hommes) déployée au Sahel « pourrait être renforcé ». Une partie des effectifs de « Sangaris » pourrait être « redéployée » dans cette perspective.

RFI