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Samba-Panza: Les Centrafricains sont reconnaissants pour des actions salutaires entreprises par la MISCA

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Corbeau News Centrafrique (Bangui) .

La Président Samba-Panza à Bangui

La Présidente de la République, Mme Catherine Samba-Panza a vanté le travail remarquablement accompli par la Mission Internationale de Soutien en Centrafrique (MISCA) sous la conduite africaine et le progrès significatif obtenu dans la mise en œuvre de la mission en République Centrafricaine, lors des cérémonies marquant la fin du mandat de la MISCA en Centrafrique, samedi 13 septembre 2014 à Bangui.

Cette cérémonie de la fin du mandat de la MISCA marque le transfert de responsabilités entre la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) conformément à la Résolution 2149 du Conseil de sécurité du 10 avril 2014.La Présidente Catherine Samba-Panza a reconnu le peuple centrafricain est reconnaissant pour le dévouement et des actions salutaires entreprises par la MISCA qui ont permis d’éviter le pire.

Pour le Chef de l’Etat de la transition, Catherine samba-Panza, aujourd’hui la ville de Bangui à presque retrouver sa guetté ; les écoles et les hôpitaux ont réouvert leur service, la vaillante population réapprend à vivre ensemble dans la quiétude, le corridor Bangui-Beloko, principale source d’approvisionnement du pays est sécurisé grâce à la MISCA et à la sangaris.

La Présidente Catherine Samba-Panza a fait savoir que dans l’Ouest du pays la situation se normalise peu à peu, dans le nord Est où les éléments des ex-Séléka se sont repliés, la MISCA et la Sangaris se sont déployés dans toutes les grandes villes, sauf à Birao.

« Nous osons espérer que ce déploiement mettra fin à la spéculation sur la partition de la République Centrafricaine, que nous condamnons avec la dernière rigueur », a martelé, la Présidente Catherine Samba-Panza.

La Présidente Catherine Samba-Panza a promis qu’elle ferra ce qui à son pouvoir pour ramener la République Centrafricaine dans le concert des nations démocratiques, par l’organisation des élections libres et transparentes à la fin de la transition.

Saisissant de cette opportunité, le Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza a remercié l’Union Africaine et ses pairs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) pour compréhension de la nécessité de cette opération et surtout en vue de son aboutissement.

Pour mémoire, la signature du Protocole d’accord le 4 décembre 2013 entre le gouvernement centrafricain et le Commissaire Paix de Sécurité de l’UA appuyé par les Résolutions 21/21 et 21/27 du Conseil de sécurité des nations-Unies ont ouvert la voie à une action internationale de rétablissement de la paix et de l’assistance humanitaire en Centrafrique.

Sébastien Lamba/ACAP

La MINUSCA remplace la MISCA en Centrafrique

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Operationnels.com

Lundi 15 septembre, la force onusienne doit officiellement prendre le relais de la force africaine avec pour même mission la stabilisation de la situation sécuritaire dans le pays.

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Crédits photos © EMA / ECPAD

Lundi 15 septembre, la force onusienne doit officiellement prendre le relais de la force africaine avec pour même mission la stabilisation de la situation sécuritaire dans le pays.

La Mission Intégrée Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (MINUSCA) doit désormais relever la force africaine – comptant 6000 soldats africains – déployée depuis plusieurs mois avec la force française Sangaris en Centrafrique. La MINUSCA dispose d’une capacité de déploiement de 10 000 casques bleus et de 1800 policiers. Parmi les pays contributeurs retrouve-t-on le Maroc ou encore le Rwanda.

Au cours de ces dernières semaines, 12 rotations d’Antonov 124 ont permis d’acheminer à Bangui les premiers moyens onusiens dédiés à cette mission. Une opération à laquelle ont participé et continueront de participer les logisticiens français, comme l’explique l’état-major des armées sur son site.

Publié par: Corbeau News Centrafrique.

L’ONU déploie sa mission en République Centrafricaine

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Par: lefigaro.fr

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-forces-de-la-Misca-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les forces de la Misca en RCA

Quelque 7600 Casques bleus prennent lundi le relais des troupes africaines, dans ce pays meurtri.

Des milliers de réfugiés observent depuis fin août les mouvements de tonnes de véhicules et de matériels débarqués d’avions-cargos géants à l’aéroport M’Poko, à Bangui. Le reste (camions, tentes, engins de chantier) arrive par la route en convois sécurisés: plus de 700 conteneurs débarqués au port de Douala, puis acheminés pendant dix jours le long de mauvaises pistes à travers le Cameroun. «C’était un défi logistique, mais nous sommes prêts», confie une source à l’ONU.

Espérée pendant des mois avant d’être enfin décidée par le Conseil de sécurité en avril, l’opération de maintien de la paix, placée sous chapitre 7 de la Charte des Nations unies autorisant le recours à la force, prend lundi le relais des troupes déployées par l’Union africaine: 5300 hommes de la Misca vont troquer leurs bérets verts, contre les casques bleu azur de l’ONU, au cours d’une cérémonie solennelle, rejoints par un premier contingent arrivé du Bangladesh. En tout, 7600 hommes, dont un millier de gendarmes et de policiers, tenteront de protéger les populations et de désarmer les combattants, tout en soutenant une éventuelle transition politique dans un pays ravagé par des décennies de corruption et que les combats sanglants entre milices musulmanes (la Séléka) et chrétiennes (les anti-Balaka) ont laissé en ruines.

«L’État est de retour»

À terme, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine) devrait rassembler 12.000 soldats et policiers, répartis sur 24 bases d’opération et trois états-majors régionaux. Nouvel acronyme, nouveau commandement… Mêmes buts. «C’est la douzième intervention de paix en RCA depuis 1997», observe un diplomate, qui veut croire, pourtant, au succès de cette «mission de la dernière chance». Parce que ses effectifs, plus nombreux, permettront de sécuriser un territoire plus vaste, en coordination avec les 2000 soldats français de l’opération «Sangaris», sur place depuis fin 2013, et les 150 uniformes européens de l’Eufor cantonnés à Bangui. Parce que ses équipements la rendront plus mobile: «L’ONU apporte la puissance de sa logistique. S’il y a besoin de déplacer rapidement 40 hommes pour une intervention, nous pourrons le faire.» Enfin, parce que le mandat de l’ONU est clairement d’assumer certaines missions régaliennes afin de rétablir l’autorité de l’État, en matière de police, de justice, et même de douanes. «La chaîne judiciaire est totalement rompue, souligne le chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. Les tribunaux, les prisons sont en ruine, il n’y a pas de fonctionnaires, plus d’archives.» Des personnels civils (magistrats, gardiens de prison, ingénieurs) accompagnent la force, autorisée à «arrêter, détenir et juger les gens. (…) Après des décennies de pratique établie d’impunité, nous devons envoyer à la population un signal clair: l’État est de retour».

Mais l’optimisme affiché masque mal les faiblesses de l’opération. Les troupes africaines déjà sur place vont devoir s’adapter aux normes onusiennes, en terme de formation, d’équipement… une gageure. Les bataillons promis, notamment par le Pakistan ou l’Indonésie, pourraient tarder, et leurs effectifs non francophones font craindre sur le terrain des problèmes d’efficacité, comme le trop faible nombre de femmes militaires, rendant plus délicate la lutte contre les viols.

Enfin, des équipements vitaux font cruellement défaut: sur les douze hélicoptères espérés, seuls trois sont arrivés à Bangui. Cinq autres sont attendus dans les prochaines semaines… Tous de transport. «Nous aurions besoin d’hélicoptères d’attaque», admet Hervé Ladsous. Mais les contributeurs rechignent… Le budget annuel de la Minusca devrait dépasser 500 millions de dollars.

Publié par: Corbeau news Centrafrique.

RCA :La MINUSCA fera-t-elle mieux que la MISCA ?

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Éditer par lepays.bf et Publié par Corbeau news Centrafrique.

 

le gouvernement veut mobiliser 7500 faca en centrafrique

Longtemps annoncé et plusieurs fois reporté, le déploiement des Casques bleus en Centrafrique est enfin une réalité. En effet, c’est aujourd’hui 15 septembre 2014, que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) passe le témoin à la Mission des Nations unies de soutien à la Centrafrique (Minusca). C’est au total 1800 soldats et policiers qui vont se joindre aux 5 800 hommes déjà déployés sur place, avec pour mission de protéger les populations, désarmer les ex-combattants, soutenir la transition politique et favoriser la distribution de l’aide humanitaire.

La Séléka et les Anti-balaka   ne semblent pas prêts à déposer les armes

Jugez-en vous-mêmes. Il s’agit là d’un travail de bénédictin pour qui connaît le contexte sociopolitique en RCA, caractérisé par la haine religieuse sur fond de violence tous azimuts. La Séléka et les Anti-balaka qui se sont juré une lutte à mort, ne semblent pas prêts à déposer les armes et ce, en dépit des multiples efforts conjugués des pays voisins de la RCA et de la communauté internationale, notamment la France à travers l’opération Sangaris. Au moment où on croit avoir aplani les difficultés, surgit toujours une nouvelle paire de manches, compromettant ainsi toute sortie de crise. Et ce n’est pas la MISCA qui dira le contraire, elle qui a toujours eu maille à partir avec les combattants de la Séléka et des Anti-balaka. Elle a dû même,  par moments, plier l’échine face à l’intransigeance de ces deux milices qui ont contribué à mettre le pays sens dessus dessous. On se rappelle qu’avant la  MISCA, c’est la FOMAC (Force d’Afrique centrale) qui était chargée de protéger les populations  durement éprouvées par les exactions de ces deux milices. La suite, on la connaît.

La priorité   consiste à ramener la paix et à ressusciter  l’Etat centrafricain

Très vite débordée, la FOMAC a passé le témoin à la MISCA, le 19 décembre dernier, qui, à son tour, n’a pas tardé à montrer ses limites. Car il faut le dire, des Centrafricains, et Dieu seul sait s’ils sont nombreux, ont été tués ou brûlés vifs par d’autres Centrafricains, au  nez et à la barbe des soldats de la MISCA qui, dans bien des cas, ont gardé l’arme au pied. Certes, à leur décharge, on peut relever l’immensité du territoire centrafricain et l’insuffisance de moyens mis à leur disposition, mais il sied de rappeler qu’aucun sacrifice n’est de trop quand il s’agit de sauver une vie humaine. C’est dire donc que la MISCA n’a pas fait dans la dentelle ; elle qui, au regard de sa composition, était censée mieux connaître l’âme centrafricaine que les soldats français de Sangaris. Pourtant, ces derniers ont, dans bien des cas, ravi la vedette aux soldats de la MISCA qui donnaient l’impression d’être plus en villégiature que sur un champ de guerre. Cela dit, on espère que la MINUSCA qui vient de prendre le relais fera mieux, en se montrant à la hauteur de la tâche. Elle doit faire la différence avec la MISCA, si elle ne veut pas donner raison à tous ceux-là qui pensent déjà qu’elle constitue une « mission de trop ». Car dans un pays comme la RCA, la priorité des priorités consiste à ramener la paix et à ressusciter progressivement l’Etat centrafricain presqu’en lambeaux. Pour cela, il faudra, s’il y a lieu, recourir parfois à l’usage de la force, pour rappeler à l’ordre tous ces fauteurs de troubles qui ne veulent pas d’un retour à la normale. Ce qui suppose qu’au lieu d’un simple mandat de maintien de la paix, il faudra donner un pouvoir de répression aux Casques bleus de la MINUSCA. Car pour maintenir la paix, il faut d’abord l’instaurer. Et pour instaurer la paix, il faut combattre les ennemis de la paix.

 

Boundi OUOBA

Centrafrique: appel de l’UDECA pour une mobilisation générale de tous les centrafricains

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

 Logo du Parti UDECA de Centrafrique et membre de l'AFDT

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Nous sommes aujourd’hui confrontés à un immense défi ; celui d’établir un pacte d’alliance entre tous les Centrafricains. En République Centrafricaine, dans les villages, dans les campagnes les plus lointaines, dans les champs, dans leur lieu de travail, dans la rue, des voix des femmes et des hommes s’expriment de plus en plus, pour dire  haut et fort

–          non à l’indifférence qui plonge de millions de citoyens dans la précarité, dans la misère,

–          non à l’insécurité inhérente aux conflits armés à répétition, sur fond d’instabilité politique et économique chronique

–          Nous voulons le changement

–          Nous voulons participer à la construction du pays et à la l’organisation d’une nouvelle société centrafricaine sur des bases saines et transparentes.

o   Ce n’est pas le désintéressement supplémentaire dont nous en avons besoin dans notre vie quotidienne et de tous les Centrafricaines et les Centrafricains.

o   Ce n’est pas une politique d’indifférence que nous avons besoin mais la solidarité de toutes et de tous

o   Celles et ceux qui participent à une politique économique,

o   Celles et ceux qui assurent la sécurité des uns et des autres

Depuis plus d’un quart de siècle la République Centrafricaine affiche successivement une incohérence sans précédent

–          dans l’absence de l’Etat sur toute l’étendue du territoire,

–          dans l’absence d’une structure économique viable,

–          dans la progression inquiétante de la dette publique

Pendant toutes ces années, un sentiment de fatalité pèse sur les épaules de millions de Centrafricaines et de Centrafricains, qui ne croient plus en eux et surtout en la capacité de leurs responsables politiques d’améliorer leur condition de vie ou tout simplement leur existence.

Notre pays est en faillite, en faillite de femmes et d’hommes capables de relever le défi, en faillite d’idées, en faillite de prospectives. Des millions de familles centrafricaines vivent dans l’extrême pauvreté. L’école ne donne plus la chance à leurs enfants de s’épanouir, les centres hospitaliers sont devenus des mouroirs. Dans tout le pays la quasi-totalité des familles ont recours aux soins traditionnels aux risques de leur vie. Beaucoup de Centrafricaines et de Centrafricains sont soucieux à la pensé de ne pouvoir garantir l’avenir de leurs enfants et leur offrir une vie meilleure.

C’est le résultat d’une longue période de politique déficiente, car pendant toutes ces années les gouvernements successifs ne se sont pas réellement préoccupés de l’économie centrafricaine ni à résoudre le problème d’autosuffisance alimentaire, ni à répondre aux besoins réels de la société centrafricaine.

Les gouvernements successifs ont entraîné la République Centrafricaine dans une spirale du recul du droit au travail mettant en cause l’unité nationale bâtie sur notre langue nationale le « Sango », fruit de l’acceptation de l’autre à travers les mariages interethniques, interreligieux et à travers les pactes d’alliances intercommunautaires, une valeur culturelle unique dont l’origine a une profondeur historique sans équivalent depuis « l’Oubangui-Chari » jusqu’à la République, cette valeur culturelle constituant le socle de notre Nation et qui est en même temps un atout de notre avenir.

Nous avons été tous témoins de la déstructuration du système étatique, économique, sociale y compris celui de l’Unité et de la Dignité des Centrafricaines et des Centrafricains

Depuis plusieurs mois de souffrance, nous voilà encore aujourd’hui confrontés pour une énième fois à une situation qui pour l’essentiel tourne autour des problèmes personnels.

Oui le temps est venu de nous retrouver encore ensemble, de nous parler, d’aborder des questions qui concernent “Notre Vivre Ensemble”, d’en tirer les leçons et de nous tourner définitivement vers l’avenir.

Nous nous posons les questions suivantes :

–          Sommes-nous entrain de régler les problèmes de la République ? Lesquels ?

–          Les choix économiques de développement de la République ? Lesquels ?

–          Les questions qui touchent  à la misère structurelle que traverse la République ? Lesquelles ?

–          Les questions liées à la santé pour tous dans notre République ? Lesquelles ?

–          La question de la pauvreté chronique que traverse la République ? Lesquelles ?

–          Les questions de l’intégrité territoriales et de la sécurité de la République ? Lesquelles ?

Non. Nous sommes toujours et toujours en train de poser des problèmes personnels.

La République Centrafricaine affiche successivement une incohérence sans précédent dans sa mission en tant qu’Etat indépendant et Républicain. En l’absence d’une structure administrative réelle, outil principal de régulation économique d’un Etat de droit et de paix, favorise une progression inquiétante de l’insécurité, de l’injustice, de l’arbitraire et de la corruption.

Chers amis,

Centrafricaines, Centrafricains

Il y a des moments de la vie d’une nation, où son peuple, fatigué d’être tout simplement à la une des journaux du monde entier pour des raisons de désordres, d’incompétences, de manque de vision, de bouleversements socio-économique, parce que politiquement affaibli, décide enfin d’assumer son avenir, d’affirmer sa volonté de retrouver sa place dans le concert des nations.

Au regard de l’immensité et de la complexité des défis, la République Centrafricaine a plus que jamais besoin de mobiliser toutes les ressources humaines et institutionnelles dont elle dispose pour asseoir les bases d’une véritable stratégie de paix et de développement. C’est dans cette perspective que s’inscrit notre proposition dans un cadre stratégique de la réinstauration de l’autorité de l’Etat, de la justice, de lutte contre l’insécurité qui permettra de mettre ensemble tous les efforts devant conduire notre pays la République Centrafricaine vers de meilleurs horizons avec l’appui de nos principaux partenaires au niveau de la sous-région.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Vous qui êtes dans les villages, dans les campagnes dans les villes c’est à vous que nous nous adressons, c’est à la fois un honneur et un plaisir, au jour d’aujourd’hui de vous parler du Centrafrique, de la République et donc d’une proposition de sortie de crise.

L’enjeu de cette proposition de sortie de crise est de mettre fin :

–          A la République Centrafricaine qui souffre,

–          A la République Centrafricaine qui pleure,

–          A la République Centrafricaine qui ne cesse de compter ses morts

L’enjeu de cette proposition de sortie de crise c’est refuser que tout vienne d’une seule personne, d’une seule famille, d’une seule ethnie, d’un seul clan, d’un seul raisonnement, d’un seul parti.

L’enjeu de cette proposition va bien au-delà de nos intérêts personnels, c’est se consacrer à l’intérêt de la République, préservé son intégrité territoriale, son unité, face aux démons de la division.

L’enjeu de cette proposition c’est de nous aimer.

L’enjeu de cette proposition c’est d’arriver à un consensus national et nous tourner définitivement vers l’avenir pour relever le défi de la pauvreté et de la misère.

L’enjeu de cette proposition c’est la République Centrafricaine, notre Oubangui-Chari.

C’est pour en finir avec cette politique de déstructuration de la cohésion sociale du recul socio-économique, de blocage permanent de la politique nationale et internationale que nous voulons tirer pleinement les leçons du passé et être le porteur d’un réel espoir de changement pour la mise en place d’un modèle de société fondé sur la valorisation du travail au service de la justice et de la dignité du peuple centrafricain que nous vous faisons cette proposition des grands axes suivants :

A) – La mise en place d’une nouvelle équipe restreinte de 10 à 15 personnes

–          prête à assumer les responsabilités de changement,

–          Une équipe qui a une haute conception de l’Etat

–          Une équipe attachée à la laïcité facteur d’unité, de dignité et de notre cohésion nationale

–          Une équipe capable de prendre des décisions difficiles en pensant à tous ceux qui sont morts,

o   tout simplement parce qu’ils sont chrétiens,

o   tout simplement parce qu’ils sont musulmans,

o   tout simplement parce qu’ils sont du Nord, du Sud, de l’Ouest de l’Est.

o   Ou encore chers compatriotes, tout simplement parce qu’ils sont Gbaya, Banda, Yakoma, Ngbaka, Zandé, Nzakara, Gbougou, Yakpa, Gbanziri, etc….

Parce que l’impunité engendre la haine, l’impunité engendre la division, l’impunité engendre l’indifférence, l’impunité engendre l’incapacité de vivre ensemble.

–          Une équipe capable de garantir l’indépendance de la justice dans le respect des droits et de la dignité des femmes et des hommes

–          Une équipe capable de faire le choix des femmes et des hommes en respectant tout simplement leurs compétences et ayant une prospective pour la République.

o   Dans le domaine de la Défense nationale

o   Dans le domaine de la sécurité intérieur de l’Etat

o   Dans le domaine des mines et de l’Energie

o   Dans le domaine de la politique Etrangère

o   Dans le domaine de l’Economie et des Finances

o   Dans le domaine des Postes et Télécommunications

o   Dans le domaine de l’éducation

La mission de cette nouvelle équipe est de :

B) Réinstaurer l’autorité de l’Etat dans son intégrité territoriale, de réaffirmer le rôle de l’Etat vis-à-vis duquel les grandes régions Centrafricaines ont fait apparaître une forte demande.

–          L’Etat doit être stratège.

–           L’Etat doit éclairer l’avenir.

–          L’Etat doit aussi conserver et assurer pleinement le rôle de régulation et de financement qui est le sien.

Dans ce contexte, il est primordial de rappeler d’entrée de jeu les principales responsabilités qui incombent à l’Etat et les domaines qui doivent continuer d’être défini au plan national :

– l’éducation,

– la santé,

– la sécurité,

– l’énergie,

– la recherche,

– le maintien d’un cadre national pour les formations et les diplômes, garantie de la cohésion de l’offre de formation sur l’ensemble du territoire et de l’équilibre entre les différents secteurs, programmation nationale de grandes priorités…..

Ce n’est qu’à l’intérieur d’un cadre ainsi défini et clairement réaffirmé que pourront être sereinement déclinées les modalités d’exercice des responsabilités de l’Etat

La réinstauration de cette autorité de l’Etat sera relayé sur toute l’étendue de la République par :

C) La mise en place d’un Conseil National Consultatif Provisoire constitué des notables venant de toutes les communes soit 174 notables au total avec comme objectif de réaffirmer l’autorité de l’Etat par :

–          la réouverture des établissements publics

o   Ecoles,

o   Des centres de santé,

o   Des instituts de formation

o   Des organes de sécurité : la police, la gendarmerie, les douanes, la garde forestière, les divers services des impôts

–          Et créer un espace démocratique moderne par la mise en place des collectivités locales comme :

o   les conseils sous-préfectoraux

o   et préfectoraux

Cet organe de liaison avec le pouvoir central aura pour mission précise ; la défense des libertés individuelles et de réconcilier le peuple centrafricain avec le politique en commençant par les élections :

–          régionales,

–          municipales,

–          législatives

–          et présidentielle.

En somme construire un Etat Social en proposant aux Centrafricaines et Centrafricains un programme de société qui renforce les fondements de l’Unité nationale et qui ressoude les relations entre les partenaires sociaux et la Dignité des Travailleurs,

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes

 La Renaissance de notre pays dépend de nous, de la volonté de nous battre contre les démons qui nous habitent et nous empêchent de faire le bon choix entre le bien et le mal, Unissons-nous dans la Dignité et levons nous tous comme un seul homme pour libérer et défendre notre Oubangui-Chari.

Vive la République,

Vive l’Oubangui-Chari,

Vive l’Union des Démocrates Centrafricains.

Faustin ZAMETO MANDOKO

Président de l’Union des Démocrates

Centrafrique: Grande Interview du Président de l’UDECA, Faustin ZAMETO

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 Corbeau News Centrafrique.

President du Parti UDECA en Centrafrique et Membre de l'AFDT1 – Monsieur le Président Faustin ZAMETO, le déploiement  des forces de la MINUSCA est aujourd’hui effectif et cela donne de l’espoir au peuple centrafricain. Comment voyez-vous cette énième intervention des forces étrangères en Centrafrique ?

Comme une bonne chose pour sortir la République Centrafricaine de la spirale sans fin dans laquelle elle se trouve. Si seulement la MINUSCA dépasse le cadre de sa mission « de force d’interposition » et s’implique d’avantage.

2 – A propos de cette intervention onusienne pour la paix, il y en avait eu plusieurs depuis les deuxième et troisième mutineries en 1997 et c’est l’appellation de l’institution qui diffère. Je voudrais parler de la MISAB, de la FOMUC, de MICOPAX, des forces de CEEAC, de Sangaris et aujourd’hui MINUSCA mais les résultats attendus par le peuple centrafricain est toujours déplorable. Qu’en dites-vous ?

Déplorable Non, parce que ces forces ont essayé de donner une chance aux Centrafricains de toutes confessions confondues, de trouver par le dialogue des solutions aux problèmes de fond liés aux différentes crises institutionnelles qu’a connu la République Centrafricaine depuis 1997. Problèmes de gestion de la chose collective, de redistribution des richesses, de la circulation des personnes et des biens. Ce qui aurait pu empêcher l’effondrement total de l’ordre public et l’absence de l’Etat de droit.

Déplorable oui, parce que les missions de ces différentes forces onusiennes se sont arrêtées là où il ne fallait pas s’arrêter surtout dans le cas de la République Centrafricaine où on est passé des crises institutionnelles à une crise d’Etat. Je veux dire la disparition de la République sur le plan géopolitique, laissant libre cours à des crimes crapuleux qui touchent plus particulièrement les plus démunis (enfants, femmes, vieillards, handicapés, etc.) et des crimes ethniques ; on le tue parce qu’il est musulman, parce qu’il est chrétien, on le tue parce qu’il n’est pas du nord, du sud, de l’est, de l’ouest. On le tue parce qu’il est Banda, Gbaya, Yakoma, Zandé, Gbaka, etc. Une situation qui justifie pleinement une autre attitude par rapport à la République Centrafricaine. Les forces onusiennes devraient opter dans ce cas pour le Droit d’Ingérence.

3 – Les populations reprochent à toutes ces forces qui n’ont pas respecté les résolutions 2121 et 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Et dans les textes de l’Accord du forum de Brazzaville, il est dit que les éléments des forces onusiennes viendront sécuriser seulement la population civile. Cela veut dire que l’objectif n’est pas de désarmer de force les éléments de Séléka et d’Antibalaka qui détiennent encore les armes, qui continuent de commettre des exactions. Croyez-vous à un retour à la paix avant les élections de février 2015 ?

Que nous disent les résolutions 2121 et 2127.

La résolution 2127 prévoit un embargo total sur les armes tous calibres concernant la République Centrafricaine. Elle est complétée par la résolution 2134 imposant une interdiction de voyager et un gel des avoirs des individus ou entités agissant pour le compte ou sur ordre de ceux qui entretiennent les violences tous azimuts en Centrafrique.

La résolution 2121 donne mandat au bureau intégré des Nations Unis pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine en termes :

  • D’appui pour la mise œuvre du processus de transition
  • D’appui à la prévention des conflits et à l’assistance humanitaire
  • D’appui à la stabilisation des conditions de sécurité et de protection des droits de l’homme et d’aider à renforcer les capacités de l’appareil judiciaire de la République Centrafricaine.

Ces deux résolutions n’autorisent pas les forces onusiennes d’intervenir dans les affaires intérieures de la République Centrafricaine en tant qu’Etat indépendant et souverain, à charge aux Autorités légales de la transition d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de garantir l’intégrité territoriale et l’unité de la République Centrafricaine. Si les Autorités Légales de Transition ne parviennent pas à appliquer sur le terrain les accords de Brazzaville de cesser le feu entre les Séléka et les Anti-Balaka, on ne peut pas dans ces conditions envisager l’organisation des élections.

4 – Les forces de Sangaris étaient souvent prises à partie dans ce conflit interminable. Il y a eu des affrontements entre Sangaris et Séléka et entre Sangaris et Antibala. Ne jouent-ils pas aux pyromanes les éléments de Sangaris depuis le déclenchement de cette crise centrafricaine ?

Faudra poser la question aux Sangaris, je pense que vous avez une partie de la réponse dans tous ce que je vous ai dit. La force française est là pour le bien du peuple centrafricain, elle joue son rôle d’intermédiaire pour permettre aux Autorités Légales de la Transition d’assumer leurs responsabilités c’est-à-dire protéger la population, garantir la sécurité, l’unité du territoire et le droit international des droits de l’homme. Les forces françaises ne sont pas là pour défendre un camp contre un autre.

5 – Pourquoi votre Parti (l’UDECA) n’avait pas pris part au forum politique de Brazzaville ?

Nous sommes pour le dialogue mais pas à n’importe quel prix. L’UDECA a souhaité que le dialogue tant attendu se tienne au pays, à Bangui. C’est aussi le point de vue partagé par l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) de SIOKE, dont l’UDECA en fait partie. Mais malheureusement, le médiateur du conflit, son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO a décidé autrement. Mais, je vous rassure tout de suite, l’UDECA sera très présent dans la lutte politique pour la paix, le retour à l’ordre républicain.

6 – Comment voyez-vous le processus qui traîne en longueur ?

Pour que la situation de la République Centrafricaine ne traîne pas, l’UDECA  propose à la France et à l’ONU pour une nouvelle résolution de DROIT D’INGERENCE pour sauver la République Centrafricaine du bourbier dans lequel elle se trouve.

7 – La nomination du premier ministre Mahamat Kamoun a fait l’objet de débat rude. Pour certains, c’est un membre de séléka à la tête du gouvernement. Ils préfèrent Karim Meckassoua que son challenger. Quel était votre point de vue ?

Votre question renvoie à des problèmes de personne qui défendent leurs propres intérêts et non l’intérêt de la République. L’UDECA se préoccupe exclusivement de la République et de son avenir.

8 – En votre qualité de président de l’UDECA, jeune parti politique, que reprochez-vous aux autorités de la Transition ?

De ne jamais évoquer la République, de ne jamais penser à la République qui pleure, de ne jamais penser à la Républiques qui souffre, de ne jamais penser à la République qui compte ses morts.

9 – Votre formation politique a vu le jour à Bangui en avril 2013 avant la crise et à quelques mois des consultations populaires vous êtes en France. Comment comptez-vous aborder les futures élections présidentielles et législatives, êtes-vous vous bien préparés ?

Réglons d’abord les problèmes de fond qui concerne la renaissance de la République avant de penser aux élections. Mais de quelle élection parlez-vous ?

10 – La Présidente de la Transition a annoncé le dialogue inter-centrafricain à Bangui. Quelle est votre lecture de ce énième forum politique qui se tiendra à Bangui si Dieu le voudra ?

Que Catherine SAMBA PANZA commence à appliquer les résolutions de la toute dernière concertation du dialogue politique inclusive dont elle-même avait dirigé les assises car si ces résolutions étaient appliquées la République Centrafricaine ne serait pas dans la situation actuelle. De toutes les façons nous sommes pour toutes initiatives qui conduisent à la paix et aux principes des droits.

11 – Etes-vous pour la participation de Michel Djotodia et François Bozizé au dialogue politique ?

Il me semble qu’ils sont poursuivis non ? Deux responsables de la situation chaotique actuelle de la République Centrafricaine. Le premier a réussi à tuer la République Centrafricaine pendant dix ans, le second à donner le corps de la République Centrafricaine aux hyènes. Que peuvent-t-ils apporter de plus ? Laissons la justice se pencher sur leur sort.

12 – Notre pays est dans le même schéma du Mali et de la Côte d’Ivoire qui de justesse est épargnée de la partition. Comment voyez-vous le dialogue inter-malien d’Alger ?

La République Centrafricaine n’est pas dans le même schéma que le Mali et la Côte d’Ivoire. La crise que ces deux pays amis ont connue est d’ordre Institutionnelle le dialogue malien aboutira à quelque chose de positive j’en suis certain, quand à la Côte d’Ivoire leur exemple actuel dans la gestion du dialogue, la gestion politique, économique doit nous inspirer. En Centrafrique c’est une crise d’Etat. Quand il y a l’absence de l’Etat de droit les velléités de partition hante l’esprit des chefs de guerre. L’UDECA fera tout ce qui est de son possible pour garder l’intégrité territoriale de la République Centrafricaine.

13 – Vous étiez en 2003-2006, Haut-Commissaire à la Primature, chargé de la politique de Décentralisation et de Régionalisation. Avez-vous laissé un bilan positif ?

Lorsque le Premier Ministre Abel Goumba, campagnon de route du père fondateur de la République Centrafricaine, l’abbé Barthélémy Boganda m’a confié les clés de la politique de Décentralisation, j’ai tout donné pour que la Décentralisation soit au cœur de la réforme de l’Etat, la priorité des priorités. Dans une revue avec le PNUD, nous avions revisité les 10 ans d’expérience de la décentralisation en République Centrafricaine. A partir de là, on a proposé deux niveaux dans la Constitution de 2004 (Région et Commune). Ensuite, on a engagé avec une vaste campagne médiatique (radio, télévision, presse écrire) sur la décentralisation qui a permis à la population de se familiariser avec cette politique. Mais l’instabilité politique n’a pas pu favoriser l’encrage, le développement de cette politique. La structure de mission qui est le Haut-Commissariat à la Décentralisation n’a pas les moyens d’une politique offensive. Il y a une grande réticence de la classe politique. Il n’y a pas lieu de tergiverser, aujourd’hui et plus que jamais, la décentralisation est une opportunité parce que c’est la seule mécanique pour refonder l’Etat centrafricain en lambeaux.

14 – la fièvre hémorragique Ebola fait rage en Afrique et notre pays la République centrafricaine est voisin au RD Congo où le virus a été découvert en 1976. Avez-vous un mot à dire aux centrafricains qui consomment beaucoup la viande de brousse ?

Un malheur n’arrive pas seul, la situation actuelle en République Centrafricaine ou les centres hospitaliers sont devenus des mouroirs, aucune couverture sociale, faisons en sorte d’éviter le pire.

15 – Si vous avez la chance d’être élu Président des Centrafricains, quelles seraient vos priorités ?

Occupons-nous d’abord de la Transition pour rendre la République aux Centrafricains, le reste on verra au moment venu.

Propos recueillis par Pierre INZA

RCA : Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes Toutes pour la paix en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les femmes musulmanes et chretiennes de centrafrique
Une chretienne embrassant une musulmane lors du lancement de l’appel en faveur de la paix. Photo: Christian Ndotah/PNUD

Nous Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes de Centrafrique regroupées au sein de l’Association Femme Debout pour la paix interpellent tous les protagonistes dans la crise Centrafricaine à privilégier le dialogue seule moyen de ramener la paix chèrement acquise en Centrafrique. Elles militent  pour la paix, la cohésion nationale et une vie en bonne intelligence entre les communautés en apportant une pierre à l’édification de la paix en Centrafrique proposant des réponses précises aux questions que posent les femmes Centrafricaines. Il est temps de se réunir autour des plus autorités actuelles de la transition en proposant des solutions cognitives pour la paix en RCA, souhaitant interpeler toutes les femmes Centrafricaines de France et d’ailleurs        à une grande réunion de réflexion sous le Thème la paix un acquis à préserver en Centrafrique pour qu’ensemble elles pourront en débattre les maux qui minent et bloquent la paix en Centrafrique. Pour que toutes les parties prenantes à cette réunion puissent tout mettre en œuvre pour le retour de la paix en Centrafrique gage de développement, les réformes engagées par les autorités actuelles pour assurer une réelle protection des droits des femmes dans l’ensemble des domaines et notamment dans les domaines prioritaires que sont l’éducation, la santé, la participation et la protection des femmes contre toutes formes de violence.

• Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes de l’Association Femme Debout de Centrafrique reconnaissent certes, les efforts fournis à travers les accords de cessation des hostilités signes à Brazzaville en République du Congo pour que la paix revienne en Centrafrique, cette association sollicite l’ensemble du peuple Centrafricain à œuvrer pour le retour de la paix en République Centrafricaine.
• Elles   prennent acte du fait que la Centrafrique avance vers la paix sous la haute instruction du chef de l’Etat de la transition Madame Catherine SAMPA PANZA.
•L’apport de tous est souhaitable pour le retour définitif de la paix en République Centrafricaine comme condition sine qua non du développement. Ainsi que de créer de cellules de prise en charge des femmes et enfants victimes de violence dans les hôpitaux, les commissariats et les tribunaux.

Cependant, les Mamans Musulmanes et Chrétiennes de Centrafrique expriment leurs inquiétudes quand au retard concernant certains partis politiques qui devraient s’associer au processus en cours sur la volonté politique des autorités gouvernementales pour mener un véritable retour à la normale en Centrafrique.

Enfin, elles saluent l’action des autorités actuelles de la transition qui s’engagent avec détermination pour le retour de la paix en Centrafrique. Elles appellent à une véritable coopération de tous les acteurs/actrices pour préserver et élargir les acquis et assurer une véritable mise en œuvre de la paix en Centrafrique. Vive la paix en Centrafrique.

LES MAMANS MUSULMANES ET CHRETIENNES DE CENTRAFRIQUE

POUR ASSOCIATION FEMME DEBOUT

Nicole PEHOUA

 

 

Centrafrique: Une plateforme mixte de chrétiens et de musulmans initiée par Dhaffane pour barrer la route à la partition

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Éditer par: AA/ Bangui  et Publié par: Corbeau News Centrafrique
Le Général Moussa Dhaffane compte, par le biais de cette plateforme, briser les barrières psychologiques, socio-culturelles, religieuses, voire physiques très développées à la faveur de cette crise.

Vue aérienne de la ville de Bangui en République Centrafricaine

Le Général Moussa Dhaffane, 2ème vice-président de la coalition Seleka, a annoncé à Bangui, le lancement d’une plateforme mixte de réconciliation entre chrétiens et musulmans, afin de barrer la route aux velléités sécessionnistes qui menacent la République centrafricaine.

Des coordinations locales sont d’ores et déjà mises en place dans les huit arrondissements de Bangui, ainsi que dans les communes avoisinantes de Bégoua et Bimbo, a déclaré le Général dans une réunion qui a regroupé, en présence de la presse, toutes les coordinations locales de cette plateforme, à l’hôtel Legder à Bangui.

« Il faut d’abord travailler rapidement à la cohésion sociale au niveau de Bangui, puisque les gens qui soutiennent l’idée de la partition du pays ne tiennent qu’un argument : les musulmans sont persécutés à Bangui et ne sont plus acceptés dans l’Ouest. Il est vrai qu’il y a eu une crise, mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés en attendant que la paix revienne, il faut se mettre ensemble, mettre en place des initiatives, poser des actions concrètes pour parvenir à cette paix» a-t-il confié à Anadolu.

Il s’agit, pour le promoteur de cette plateforme, de “briser les barrières psychologiques, socio-culturelles, religieuses, voire physiques” très développées à la faveur de cette crise. Parlant de barrières physiques, l’exemple des habitants du quartier Km 5 de Bangui, à majorité musulmane, que les coordinations locales aideront à se rendre, sans danger, dans d’autres arrondissements de la capitale, a été évoqué.

La sensibilisation à la réconciliation et à l’unité du pays se déroulera, en outre, par des “contacts directs”, entamés par ces coordinations mixtes, afin de donner de bons exemples de coexistence, de collaboration et de partage d’idéal et d’unité dans la diversité.

« Lorsque nous allons mettre ensemble nos capacités intellectuelles, morales et nos possibilités de mobilisation, nous saurons mobiliser les Centrafricains autour de nos idéaux. Nous n’avons pas une autre alternative que le dialogue pour aller à la réconciliation entre nous.» a déclaré le général Dhaffane, interrogé sur les moyens nécessaires pour réaliser sa vision.

Cette vision suscite déjà beaucoup d’adhésions, selon Omer Max Bagaza, coordonnateur principal provisoire.

« Au niveau de la Coordination principale que je dirige, nous avons pu sillonner, en deux semaines, tous les arrondissements de Bangui et ses environs, afin de mobiliser plus de personnes à adhérer à cette vision, qui selon nous, est le véritable schéma de la réconciliation. Nous avons déjà implanté nos coordinations dans tous les arrondissements. Nos actions vont être menées dans les quartiers, c’est-à-dire en contact direct avec les populations. »

Pour Badrea Mahamat, présidente de l’Association des femmes veuves du 4ème arrondissement « C’est une bonne initiative que le président [Dhaffane] a mise en place et nous lui accordons tout notre appui. Car, au déjà au niveau de notre association, la question de la réconciliation est au centre de tous les débats, mais on ne savait pas comment nous organiser pour plus de visibilité. Alors qu’à travers cette coordination initiée par le président, nous aurons un cadre formel et bien défini pour agir, afin que la paix revienne dans notre pays.

Pour cette vision inclusive voulue par le général Dhaffane, même des Anti-Balaka ont adhéré. L’un d’entre eux, Cyrille Kengbanda, estime que a livré ses impressions

«Nous avons assez souffert. Ça suffit. C’est pourquoi, dans les zones sous notre contrôle, quand il y a détention d’arme, on se mobilise rapidement pour capturer la personne et la mettre à la disposition de la justice. Aussi, je profite pour demander à nos frères musulmans du Km 5 de cesser avec les tirs d’armes qui terrorisent la population. Le temps est à la paix”, a-t-elle dit à Anadolu.

Le général Mohamed Moussa Dhaffane est le 2ème Vice-président de la Coalition Séléka. Connu pour ses prises de position, à un moment donné contre la partition, ce dernier n’est plus en odeur de sainteté auprès de ses pairs leaders de la Séléka. Il a d’ailleurs été sanctionné pour avoir accepté d’engager la Coalition dans le processus de la paix en signant l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet dernier à Brazzaville.

Sylvestre Krock

La jeunesse rwandaise veut apporter “son expérience en matière de paix” à la jeunesse centrafricaine

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.
“Nos frères rwandais nous prouvent qu’il est temps de parler le langage de la réconciliation” (Responsable de la jeunesse centrafricaine à Anadolu).
La jeunesse Rwandaise veulent initier leurs freres centrafricains à la Paix

Une délégation de la jeunesse rwandaise est présente à Bangui, pour permettre à la jeunesse centrafricaine “de profiter des expériences d’un pays qui a connu un génocide en 1994”, a indiqué samedi à Anadolu, le responsable de la délégation, Freddy Mutanguha.

“Fort de l’expérience que nous avons vécu au Rwanda, de notre histoire, nous savons que la Centrafrique traverse un moment difficile. Nous avons également été victimes d’exactions horribles et un sentiment de vengeance né naturellement en soi”, a affirmé le responsable.

 ” Nous sommes là pour demander à nos frères centrafricains de faire preuve de courage et de pardonner.  Les gens sont naturellement traumatisés mais il faut arrêter avec l’idée de vengeance et penser à la réconciliation”, a-t-il ajouté.

La délégation de la jeunesse rwandaise présente à Bangui depuis jeudi a conclu sa visite samedi après-midi par une table ronde consacrée à “l’échange d’expériences autour des vertus réconciliatrices tel que le pardon et le non-recours à la vengeance”,  présidée par la Ministre centrafricaine de la Réconciliation nationale, du dialogue politique et de la promotion de la culture civique, Marguerite Déthoua.

A cette occasion, l’Imam Kobine Layama, Président de la Communauté islamique centrafricaine, et l’un des leaders de la plateforme religieuse à l’origine de cette initiative, a souhaité que ” la jeunesse de Centrafrique tire le maximum de l’expérience rwandaise pour apporter leur part de contribution afin de sortir de la crise centrafricaine”, a-t-il poursuivi.

Dans son allocution, la Ministre de la Réconciliation, a souligné le fait que “cet atelier intervient en prélude de la mise en place des comités locaux pour la paix et le dialogue politique que le gouvernement, à travers le Département de réconciliation qui démarre prochainement, à travers tout le pays»

Pour le Président des leaders de la plateforme religieuse de la jeunesse centrafricaine, Ali Abakar  “le message véhiculé par la jeunesse rwandaise est très fort”.

“Les Rwandais ont su dire, à un moment donné, plus jamais ça pour arriver à reconstruire leur pays”, a-t-il déclaré à Anadolu.

” Malgré des souvenirs tragiques inoubliables les rwandais sont parvenus à prôner le dialogue et la réconciliation. C’est cet exemple que nos frères sont venus nous montrer pour que les centrafricains qui continuent de s’entretuer, se regarder en ennemis, puissent commencer à parler le langage de la paix et de la réconciliation”, a-t-il ajouté.

AA/Bangui/ Sylvestre Krock

Bangui: Cérémonie d’hommage à la Misca en RCA

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les troupes congolaise de la RDC dans la Misca en Centrafrique

En Centrafrique, ce lundi 15 septembre verra le passage officiel de témoin de la force africaine Misca à une mission des Nations unies, la Minusca. Les 6 000 hommes de la Misca constitueront le noyau dur de la nouvelle force qui devrait être constituée à terme de 12 000 personnes. Dans un premier temps, ce sont surtout les soldats de la paix africains qui vont échanger leur casque vert contre un casque bleu. A 48h00 de la « bascule », une cérémonie d’hommage à la force africaine était organisée samedi au camp Mpoko à Bangui.

Les trompettes sonnent. Face à une tribune d’honneur, déjà parée aux couleurs de l’ONU, les bérets verts ont reçus les remerciements des autorités centrafricaines. Des remerciement portés par la présidente de transition. Catherine Samba-Panza qui s’est félicitée des résultats de l’action internationale en neuf mois.

« Aujourd’hui, la ville de Bangui a presque retrouvée sa gaîté, des écoles et des hôpitaux ont réouvert, et la vaillante population de Bangui réapprend, progressivement, à vivre dans la quiétude. Le corridor Bangui – Beloko, principale source d’approvisionnement du pays est sécurisé principalement grâce à la Misca et à Sangaris. »

Le chef de la Misca, le général Mokoko, a de son côté tenu à saluer la mémoire des soldats de la paix africains tombés en mission.

« Plus d’une trentaine de ces jeunes gens sont morts en terre centrafricaine, j’exhorte, j’implore même, tous ceux qui peuvent œuvrer d’avantage à l’apaisement dans ce pays, à se donner la main et à chasser l’amertume de leur cœur et de leur esprit. »

Dès la fin du défilé, la rigueur de la cérémonie a laissé la place à une prestation musicale improvisée des contingents des deux Congo avec des fusils Kalachnikov transformés en cymbales et des chants qui appelaient les Nations unies à leur donner le casque bleu.

Par: RFI

Centrafrique : le Pape François demande que la violence cède le pas au dialogue

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Papa François au Vatican

Le pape François a demandé dimanche que “la violence cède le pas au dialogue” en Centrafrique afin de protéger les populations civiles, à la veille du déploiement de la mission de l’ONU dans ce pays.

“Demain débutera officiellement la mission voulue par le Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique pour favoriser la pacification et protéger la population civile qui souffre les conséquences d’un conflit en cours”, a déclaré le pape à l’issue de la prière dominicale de l’Angélus, place Saint-Pierre au Vatican.

“J’encourage les efforts de la communauté internationale qui vient aider les Centrafricains de bonne volonté”, a poursuivi François.

“Que la violence cède le pas le plus rapidement possible au dialogue, que les parties opposées laissent de côté les intérêts particuliers et oeuvrent pour que chaque citoyen, quelle que soit son ethnie ou sa religion, puisse coopérer à l’édification du bien commun”, a conclu le pape argentin.

La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) doit se substituer progressivement à partir de lundi aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une crise politico-militaire meurtrière.

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7. 600 hommes sur le terrain, et comptera 12. 000 soldats et policiers à effectif plein. Son mandat initial court jusqu’au 30 avril 2015.

Par: Jeune Afrique

Le président tchadien veut faire de N’Djamena un “hub mondial des TICS” en Afrique

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“La création du centre africain des technologies de l’information (CATI) constitue la part active du Tchad dans sa conquête du leadership africain” (Idriss Déby Itno)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Idriss-deby-itno-du-Tchad.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Idriss deby itno du Tchad
 

Le président tchadien Idriss Déby Itno, a déclaré vendredi, vouloir faire du Tchad un “hub mondial des Tics (Technologies de l’information et de la communication)” sur le continent africain.

S’exprimant à l’occasion de la clôture du premier salon international dédié aux TICS (SITIC) ,qui s’est déroulé de mardi à vendredi à N’Djamena, Itno a déclaré que ” ce premier salon était l’occasion pour leTchad de partager avec ses partenaires sa vision pour conquérir une place prépondérante dans le sillage du leadership africain” en technologie d’information.

“Tout cela sera corroboré par le projet de création du centre africain des technologies de l’information (CATI)”  dans la capitale tchadienne, (dont le lancement a été effectif le 10 septembre, ndlr),a-t-il poursuivi.

” Ce mégaprojet panafricain qui engloble, entre autres, une radio et une télévision numérique terrestre, conçu par et pour les africains, constitue la part active du Tchad dans la mise en œuvre d’un des programmes du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique) qui privilégie la production des informations de sources crédibles”, a-t-il encore déclaré.

Pour le Président national du comité d’organisation, par ailleurs Ministre de la communication du Tchad et porte-parole du Gouvernement, Hassan Sylla Bakary,  la tenue de ce salon a permis d’affirmer que “pour approfondir les réflexions sur la place du Tchad par sa position géostratégique d’une part, et celle de l’Afrique d’autre part, censé être le continent du 21è siècle, nous devons échanger autour de l’importance des TICS en partageant notre expérience et notre savoir-faire dans ce domaine porteur de croissance”.

Le Porte-parole s’est aussi réjoui de “la succession des conférences, des expositions par les équipementiers, les opérateurs et les fournisseurs de services de télécommunication, de l’audiovisuel et de l’informatique qui ont constitué le cœur du programme d’activités du SITIC”.

Des chefs d’Etats Africains, notamment le président du Nigéria, Goodlock Jonathan et le président mauritanien, également Président en exercice de l’Union Africaine, Mahamat Ould Abdelaziz  ainsi que d’autres leaders des organisations internationales,  ont répondu présents à l’invitation de Déby Itno.

La seconde édition de la SITIC, sera également organisé par le gouvernement tchadien l’an prochain, de nouveau à N’Djamena.

AA/ N’Djamena/ Abdoulaye Adoum

Bangui: « La RCA a besoin d’un tribunal mixte pour se remettre », selon Lewis Mudge de Human Right Watch

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Publié par: Corbeau news Centrafrique.

 

Justice nationale et internationale en centrafrique

Des exactions se poursuivent dans les villes situées dans la partie Est et centre-nord de la Centrafrique. La situation humanitaire est « inacceptable. La RCA a besoin d’un tribunal mixte pour se remettre ». Des propos tenus par Lewis Mudge, Chercheur de Human Right Watch, dans une interview accordée le vendredi 11 septembre au RJDH.

Ce  constat a été fait après une mission qu’il a effectuée du 27 août au 10 septembre à Bambari, Kaga-Bandoro, Bakala, Kagabadoro, Dekoua et Liwa.

Selon lui, l’accord de paix signé le 23 juillet dernier à Brazzaville, continue d’être bafoué par des groupes armés dans certaines régions de la Centrafrique. Des civils sont ciblés chaque jour dans l’Est du pays et la situation des droits de l’homme est inquiétante.

« Beaucoup de civils, particulièrement sur l’axe Bambari jusqu’à Bakala vivent dans la brousse et l’ex-Séléka continue de brûler des villages.  Mais, en même temps, nous avons constaté des exactions faites par des Anti-Balaka, surtout des anti-Balaka qui viennent de la ville de Mala. Ils ciblent particulièrement des gens qui travaillent dans les mines d’or », a-t-il expliqué.

Le chercheur de Human Right Wath, déplore par ailleurs les conditions de vie à Dekoua où plusieurs personnes vivent comme déplacés sur les sites. « Nous ne savions pas que 6500 personnes se trouvent dans les sites des déplacés à Dekoua. La situation est très grave et très tendue à Dekoua. Il y a des gens qui habitent sans aucune assistance de la communauté internationale. J’ai appris que l’ONG MSF vient de temps en temps. Je ne suis pas du domaine humanitaire mais, il y a un besoin d’une base humanitaire à Dekoua », a –t- il souligné.

En parlant des violations des droits humains, le chercheur Lewis Mudge, n’a pas manqué d’évoquer une solution pour remettre en état, l’appareil judiciaire centrafricain. « Nous pensons que la meilleure solution pour la RCA, c’est d’avoir un tribunal mixte. C’est-à-dire les juges centrafricains avec les juges internationaux, les enquêteurs nationaux et internationaux, les procureurs nationaux et internationaux. Je pense que ce pays n’est pas en mesure de recommencer seul, il a besoin d’un appui et la commission mixte est la meilleure solution».

C’est la huitième fois que le chercheur Lewis Mudge du Human Right Watch a effectué des recherches sur les violations des droits de l’homme en République Centrafricaine depuis la crise militaro-politique. Un rapport de sa mission sera publié dans les prochains jours.

Par: Rosmon Zokoue pour RJDH

République centrafricaine: Les violences sectaires font 5000 morts en 9 mois

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

L'armée camerounaise tue une centaine des miliciens de Boko haram

Les violences sectaires qui ravagent la République centrafricaine ont fait 5000 morts au cours des seuls 9 derniers mois, selon un relevé publié vendredi par l’agence Associated Press.

Ce bilan de l’agence de presse est deux fois pire que celui livré en avril dernier par les Nations unies.

Au cours des derniers mois, aucune organisation n’a dressé de mise à jour du bilan des morts, invoquant des difficultés à recueillir des informations dans certains secteurs isolés du pays.

Le bilan de l’Associated Press est basé sur un décompte de cadavres de même que sur des données compilées par des survivants, diverses organismes de droits humains, des membres du clergé, des imams et des travailleurs humanitaires.

Lundi prochain, une mission de maintien de la paix des Nations unies entrera en fonction en République centrafricaine, cinq mois après que son déploiement ait été autorisé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

 

Par; GUEN, pour le Journal Metro (journalmetro.com)

La Minusca à la rescousse de la Centrafrique

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Publié par Corbeau news Centrafrique.

Le 15 septembre démarre officiellement la Minusca, la mission de l’Onu en République centrafricaine. Son mandat est fixé jusqu’en avril 2015, ce qui est bien court pour ramener la paix et la stabilité dans le pays.

Environ 1800 soldats et policiers des Nations unies vont se joindre aux 5 800 soldats africains déjà déployés sur place dans le cadre de la Misca. À terme, la force de l’Onu devrait compter 12.000 hommes.

Pour l’institut de recherche et d’analyses politiques International Crisis Group, il est indispensable de ressusciter l’État centrafricain comme acteur afin qu’il pose des actes effectifs aux yeux de sa population. Mais vu la guerre qui sévit dans le pays, l’ICG craint que la Minusca ne soit encore une mission de trop.

Une mission de trop ?

La Centrafrique a connu au moins dix missions de maintien de la paix qui ont toutes échoué. Pour David Smith, Directeur de la société Okapi Consulting, qui conseille des organisations internationales en Centrafrique, ramener la paix dans ce pays est un véritable défi:

“La question est de savoir combien de soldats il faut pour sécuriser un pays qui est une fois et demi plus grand que la France et dans lequel il n’existe aucune infrastructure adéquate comme les voies et moyens de transport. Dans ces conditions, déployer même 50.000 soldats ne serait pas suffisant pour sécuriser le pays.”

La Minusca aura pour mission de protéger les populations et désarmer les ex-combattants La Minusca aura pour mission de protéger les populations et désarmer les ex-combattants

La Minusca aura pour mission de protéger les populations, soutenir la transition politique, désarmer les ex-combattants, aider à la distribution de l’aide humanitaire et à la protection des droits de l’homme. Mais pour beaucoup d’observateurs, il faudrait surtout rebâtir les institutions de l’État. Ce qui, selon David Smith, sera difficile :

“Mettre sur pied des institutions qui fonctionnent prendra probablement une génération. Maintenant la question est de savoir si la communauté internationale et les Nations Unies ont les moyens financiers, humains et la volonté de le faire ? Probablement pas…”

Pour Didier Niewiadowski, un spécialiste français de la Centrafrique, si les vieilles recettes ne marchent pas, il faut travailler à décentraliser et autonomiser les régions du pays. La transition politique qu’assure Catherine Samba-Panza doit prendre fin en février 2015, avec l’organisation d’élections présidentielle et législatives qui, pour l’heure, ne soulèvent pas grand engouement.

 

Par: dw.de

« J’ai rencontré le diable en Centrafrique » dixit Jérôme Delay, Grand Reporter

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Dans la cour de la mosquée Ali Abu Aba à Bangui. | MICHAEL ZUMSTEIN/AGENCE VU POUR "LE MONDE"
Dans la cour de la mosquée Ali Abu Aba à Bangui. | MICHAEL ZUMSTEIN/AGENCE VU POUR “LE MONDE”

« J’ai rencontré le diable. » C’est ainsi que Jérôme Delay résume sa traversée du conflit centrafricain. Une phrase qui surprend dans la bouche de ce reporter aguerri, chef des photographes de l’agence Associated Press pour l’Afrique, rompu aux tragédies. Mais nulle part ailleurs qu’en Centrafrique, dit-il, il n’a vu d’aussi près la haine et la vengeance saisir les foules comme dans une transe collective. « C’est la première fois que j’assiste à cette nonchalance chez les tueurs, capables de découper des gens sous les yeux des photographes comme s’ils n’étaient pas là. »

Ils sont une petite dizaine de photoreporters à avoir couvert le basculement du pays en 2013 et 2014, et restent marqués. Au printemps 2013, la prise du pouvoir des rebelles musulmans de la Séléka traîne dans son sillage exactions et pillages, poussant les habitants chrétiens à former des milices d’autodéfense. En décembre, le rapport de force s’inverse : la défaite des nouveaux dirigeants sonne le signal d’une vengeance aveugle contre la minorité musulmane du pays, rendue responsable des troubles passés. Un règlement de comptes généralisé s’opère, parfois sous les yeux des soldats français et de la force africaine envoyés sur place.

 

La suite sur abonnement au monde.fr

Par: lemonde.fr

Centrafrique: la Séléka en mouvement pour évacuer leurs blessés vers Bria au Nord

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les soldats de la milice séléka à Bangui

Les mouvements inhabituels de combattants ex-Séléka dans la ville centrafricaine de Bambari (centre-est) inquiètent la population locale. Et les spéculations vont bon train. Pour certains habitants, il s’agirait d’opérations d’évacuation d’ex-Séléka admis à l’Hôpital régional et universitaire de Bambari. Pour d’autres, l’ancienne rébellion serait en train de transférer son état-major à Kaga Bandoro, dans le nord du pays.

« Depuis jeudi, les Séléka sont en mouvement dans l’optique de quitter la ville. Ils ont équipé leurs véhicules d’armes lourdes », a raconté à RNL un témoin joint au téléphone. Cet habitant, qui a préféré garder l’anonymat, a par ailleurs indiqué que ces combattants Séléka s’étaient rendus dans l’après-midi à leur base située à la Cour d’appel pour récupérer leurs effets et évacuer un de leurs officiers, « le général Bourouma », amputé des deux jambes.

« Ce vendredi matin, un avion chasseur et un hélicoptère de combat ont survolé la ville. Actuellement la population est dans une psychose généralisée », a ajouté la source soulignant cependant qu’aucun tir n’avait été entendu.

Contacté par RNL, le général Joseph Zoundéko, chef d’état-major des ex-combattants Séléka dans la région, a reconnu l’évacuation d’ex-Séléka malades et qualifié le reste de rumeurs sans fondement.

« Tous les cas de fractures sont transportés à Bria », a indiqué le général Zoundéko, expliquant craindre qu’ils ne soient amputés de leurs membres s’ils étaient transférés à Bangui, la capitale.

La semaine dernière, un regroupement d’hommes armés de l’ex-Séléka au chef-lieu de la préfecture de la Ouaka avait semé la panique parmi la population.

Centrafrique: 5 morts dans un accident de circulation à Boali

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Accident de la route en centrafrique à Boali

L’hôpital de Boali, ville située à 90 kilomètres de Bangui a enregistré cinq morts dont un bébé de neuf mois et une quinzaine de blessés, dans la nuit de jeudi à vendredi. Il s’agit des victimes d’un accident de circulation qui s’est produit sur la falaise de Kassango.

Le véhicule est un conteneur en provenance de Garouamboulaye à destination de Bangui. Il transportait des sacs d’oignon, des bidons d’huile et plus d’une trentaine de passagers.
D’après les circonstances relatées par Zita Yadomba, une des passagers, le conducteur voulait dépasser un autre véhicule qui était dans le convoi, « alors qu’ils amorçaient le dernier tournant de cette falaise en pleine descente. Ce qui n’était pas possible et le camion déséquilibré par le chargement a fait des tonneaux avant de se renverser dans le fossé qui longe la falaise », a-t-elle expliqué.

Le médecin chef de l’hôpital de Boali qui a reçu les victimes a fait savoir que les blessés ont été évacués à l’Hôpital Communautaire de Bangui et que le bilan risque de s’alourdir car certaines victimes sont coincées sous le véhicule et qu’un autre blessé a été retrouvé tard dans la nuit.
Cet accident intervient une semaine après un autre qui s’est produit dans la ville de Boali, occasionnant des dégâts sur des poteaux électriques.

Par: Fidèle Ngombou pour RJDH

Bangui : plusieurs personnes disparues dans un accident de pirogue sur la rivière M’Poko-Bac

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Rivière Oubangui plusieurs disparus après l'accident d'une pirogue

Une pirogue a chaviré sur la rivière  M’Poko-Bac dans la matinée du jeudi 11. Le bilan de cet accident est de plusieurs disparues.

Selon les témoignages recueillis par le RJDH sur les lieux, cet accident est dû à la surcharge. Un témoin  a expliqué qu’au bord de la pirogue se trouvaient plus de quatre vingt personnes. « C’est à cause de la surcharge que la pirogue a coulé ».

Désiré Apoéma, chef du village  Nzika dit ignorer le nombre exact des personnes portées disparues suite à cet accident. « Ce qui est certain, beaucoup de personnes sont disparus. Sur le nombre qu’il y avait au bord de la pirogue, nous n’avons réussi à repêcher que 18 victimes que j’ai transférées à l’hôpital pour des soins. Il est difficile pour le moment de faire un bilan de la situation. Je pense comme tous le autres qu’il doit y avoir beaucoup de disparues ».

Monique, une femme d’une soixantaine d’années, en pleurs a confié avoir perdu deux de ses enfants dans cet accident. « Dans la pirogue, il y avait mon mari et quatre de nos enfants. On n’a réussi à récupérer mon mari et deux enfants. Les deux autres ne sont pas retrouvés. Comment vais-je faire ? Ils allaient tous au champ de l’autre côté de la rive comme ils le font tous les jours ».
La conseillère municipale et responsable de la zone, Jacqueline Belema accuse les piroguiers, d’être à l’origine de cet accident. « Ici, ceux qui font le commerce de pirogue s’opposent généralement aux activités du bac que l’Etat a mis ici pour la traversée des gens. En plus, ils surchargent leurs pirogues pour avoir davantage de l’argent, la conséquence est là », a constaté la conseillère.

L’autorité municipale  promet des mesures vigoureuses. « Nous allons voir avec les autorités pour interdire le commerce des pirogues afin de le régulariser. S’ils veulent continuer, ils doivent se soumettre à la loi. Payer les impôts, l’assurance… ».

Les responsables de la pirogue n’ont pas été retrouvés après l’accident. Selon les témoignages concordants, ces derniers se sont évadés juste après être sortis de l’eau. Notons que les accidents de pirogue sont souvent réguliers à M’Poko-Bac./Sylvestre Sokambi

Bangui: les Anti-Balaka s’entretuent au quartier Combattant

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une victime de la guerre civile en Centrafrique

 

L’après midi du 11 septembre a été mouvementé à Combattant, dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui. Une mésentente entre les Anti-Balaka basés dans le secteur a fait 2 morts et mis en débandade les commerçants qui vendent au marché Combattant. L’information est rapportée au RJDH par les témoins des faits qui ignorent encore tout de l’origine de cette mésentente.

Pour Cyril qui fait le transfert de sons, vidéos et musiques, tout est parti de la répartition d’une importante somme d’argent entre les Anti-Balaka : «Il y a une importante somme d’argent qui avait été prise sur un particulier. C’est au moment du partage de cet argent que les choses ont dégénéré. Il y a eu des coups de feu. Une grande panique s’est emparée de la foule des commerçants qui étaient aux abords de la route ».

Gertrude reconnait également le décès de deux personnes non encore identifiées. « Les gens ont perdu beaucoup de choses. Il y a deux morts dont l’identité n’est pas encore révélée », a relaté cette dernière avant de dire que les incidents de ce genre sont fréquents à combattant surtout entre les Anti-Balaka.

Contacté, le porte-parole des Anti-Balaka, Brice Emotion Namsio promet de donner plus de précisions dans les heures qui suivent. « Je suis en train de rentrer sur Bangui. Attendez que j’arrive et que j’ai les informations appropriées pour vous donner ».

Le 09 août dernier, une mésentente entre les Anti-Balaka civiles et les Anti-Balaka militaires a mis en ébullition, pendant plusieurs jours, les habitants de Boy-Rabe, quartier situé dans le 4ème arrondissement de Bangui.

Par: Naïm Kaélin Zamane pour DJDH

Centrafrique: les passeports biométriques centrafricains seront confectionnés par la société française Morpho Sagem

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Société française Morpho pour les passeports biométriques centrafricains

Après plusieurs mois d’intermittentes convoitises autour du juteux marché de confection des passeports biométriques, la présidente de transition, Catherine PANZA , laquelle a succédé au président déchu, Michel Djotodia, vient de donne le magot à la société française Morpho Sagem, spécialiste de la biométrie.

Selon des indiscrétions, le ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabuis, dont le fils Thomas est bien introduit au palais de Bangui a donné un coup de pouce à Morpho Sagem pour s’adjuger le sésame. Coût du contrat : 7,5 millions d’euros.

Au moment où la crise s’exacerbe dans le pays, où tout rime avec désespoir, les langues commencent à se délier ! Entre billards et fournaises, Mme Catherine PANZA se met au fashion Fabius Family. Il ne reste plus aux concurrents de Sagem en embuscade de se tourner les pouces.

Devinette: qui représentera Sagem au prochain garden party de la présidence de Bangui ?

Oeildafrique.com

 

 

Centrafrique: la Sangaris apportera de soutien logistique à la MINUSCA

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materiel militaire de la force sangaris pour support à la Misca

Le 15 septembre 2014, la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en république centrafricaine (Minusca), prendra le relais de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA). Dans le cadre de sa montée en puissance, la force Sangaris l’appuie au quotidien en lui apportant un soutien logistique et humain.

Neuvième opération de maintien de la paix de l’ONU en Afrique, la MINUSCA a été créée par l’adoption de la résolution 2149 du Conseil de Sécurité. Cette résolution prévoit le transfert de responsabilités de la MISCA à la MINUSCA à compter du 15 septembre 2014. D’un effectif prévu de 10 000 militaires et de 1 800 policiers, la MINUSCA aura pour mission de maintenir la paix en République centrafricaine. Ses tâches prioritaires sont la protection des civils, l’appui à la mise en œuvre de la transition, et la facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire. Elle sera aussi chargée de surveiller et prévenir les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, perpétrés notamment par différents groupes armés. Pour se faire, elle mettra en œuvre une stratégie de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement des ex-combattants et des éléments armés.

La force Sangaris apporte un soutien humain et logistique à la mise en place de la MINUSCA. Des équipes du détachement du transit interarmées aérien (DETIA), renforcées par des soldats et des engins du peloton de transit et de manutention du détachement logistique (DETLOG), sont ainsi chargés du déchargement du fret de la MINUSCA sur l’aéroport international de Bangui. Depuis fin août, ce sont 12 Antonov 124 qui ont été affrétés afin de permettre l’acheminement d’hommes, de matériels et de véhicules, nécessaires à la montée en puissance de la MINUSCA. En provenance de différents pays contributeurs tels que le Bangladesh, le Maroc et le Rwanda, ce sont déjà plus de 270 tonnes soit 50 conteneurs et 45 véhicules qui ont été acheminés sur l’aéroport de Bangui et déchargés par la force Sangaris.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place future de la MINUSCA.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique : pour le général Noël Léonard Essongo, la médiation congolaise rapporte une baisse des rancoeurs

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Bambari-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

La baisse des rancoeurs entre les parties en conflit représentées surtout par les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas montre que la Centrafrique se dirige vers un apaisement, a rapporté dans une récente interview avec Xinhua le général Noël Léonard Essongo, représentant spécial à Bangui du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise. “Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu’il faudrait qu’ils aillent les uns vers les autres.C’est notre tâche ici, c’est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu’avant”, a souligné le chef militaire congolais, plus d’un mois après l’accord de cessez-le- feu du 23 juillet à Brazzaville. Question : En tant que représentant spécial du médiateur, donc facilitateur du processus de sortie de crise en République centrafricaine, est-ce que vous rencontrez régulièrement entre les différentes parties prenantes, à savoir les partis politiques, les autorités de transition, les groupes armés et la société civile ? Réponse : En effet, je rencontre régulièrement tout le monde : les partis politiques, les groupes armés, l’administration locale, le gouvernement. Je travaille pratiquement avec tout le monde. Toutes les portes me sont ouvertes, il faut le reconnaître, c’est intéressant. Ça nous permet d’avoir la même compréhension pour tout le monde. Ce qui nous embête, c’est que la Centrafrique est quand même un pays de la sous-région et nous ne souhaitons pas voir ce pays être la cinquième roue de la charrette. Tous les autres pays d’Afrique centrale devraient avoir leur coeur qui bat à l’unisson pour nous permettre d’aller de l’avant. Nous sommes au 21e siècle, vous voyez nous sommes ici dans un très beau pays, malheureusement les institutions ne marchant pas. C’est vraiment un retard absolu alors que ces populations-là ne méritent pas ce qu’elles sont en train de vivre en ce moment. Q : Les différentes parties elles-mêmes, notamment ceux qu’on peut appeler les irréductibles qui contestent le nouveau gouvernement, vous facilitent-elles la tâche ? R : Bien sûr que lorsque c’est comme ça la tâche n’est pas facilitée, mais nous sommes bien obligé de leur demander d’aller vers un consensus, parce que sans la compréhension mutuelle, c’ estdifficile de pouvoir avancer. Ce n’est pas la peine que chacun se mette à tirer la couverture de son côté ; ça ne sert à rien. Il est bon que tout le monde s’asseye, que tout le monde s’entende de manière à ce qu’on puisse aller de l’avant. Q : En toute franchise, les rancoeurs et les haines prennent-elles le pas sur la volonté de concorde ? R : Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu’il faudrait qu’ils aillent les uns vers les autres.C’est notre tâche ici, c’est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu’avant. Ce que vous écoutez de temps en temps à la radio, oui c’est vrai, mais il y a un travail qui se fait en dessous.On n’est pas obligé de le dire tous les jours, c’est un travail qui porte. C’est ainsi que vous voyez qu’ aujourd’hui dans le gouvernement vous avez par exemple trois représentants de la Séléka. Le mouvement Séléka dit : ils ne font plus partie de notre mouvement. Mais hier,ils étaient capables de dire : écoutez, ces gars-là, nous ne voulons plus. Voyez-vous, là c’est radical. Le langage a quand même changé, il s’est amélioré et moi je crois qu’avec cette façon de faire nous allons gagner. Q : Quels sont les responsables de la Séléka et des anti-Balakas que vous rencontrez ? Depuis la formation du gouvernement, les avez-vous rencontrés ? R : Je rencontre tout le monde, j’ai des contacts avec tout le monde. C’est ça le plus important, parce que si je me mets à citer un,il y en a qui se verra lésé. Q : Vous pouvez dire que nous allons vers un véritable apaisement dans les semaines, les mois à venir ? R : Oui, dans les mois à venir, nous allons vers un apaisement. Déjà, voyez-vous il était impossible de circuler ici il y a quelques temps. Maintenant, on a l’occasion de circuler. On a l’ occasion de discuter avec les gens, quel que soit le fait que les uns et les autres ont des positions tranchées. Aujourd’hui, après une discussion,on peut pendre rendez-vous pour une prochaine rencontre dans deux ou trois semaines, dans un mois. Nous revenons de Brazzaville, tout le monde n’a pas été au forum de Brazzaville, mais tout le monde est conscient de ce qu’en quelques mois ici à Bangui, d’ici la fin de l’année, nous allons nous retrouver pour le forum de Bangui et là c’est avec toutes les entités, avec tout le monde. Nous sommes en train de nous préparer en conséquence. Q : Les anti-Balakas, les ex-Séléka, vous les encouragez à se muer en partis politiques ? R : A s’accepter d’abord. Ils ont commencé à s’accepter. Tout ne se passe pas de la même façon au même moment partout, simplement parce que les moyens de communication ne sont pas très développés. Sinon,ils ont commencé à s’accepter un peu, difficilement mais ça se fait. Q : Quelques exemples ? R : Vous voyez par exemple le K5 que vous pouvez fréquenter aujourd’hui. Il y a quelques temps c’était impénétrable. Boy Rabe aujourd’hui est fréquentable. Aujourd’hui on parle de Bambari avec de grands mots. Nous sommes allé à Bambari entre-temps, on a vu que les camps sont divisés, c’est vrai, mais la circulation est au moins organisée pour quelques heures, etc. Je crois que dans quelques temps on arrivera à amener tout le monde à s’accepter et à sécuriser tout le pays, par les Centrafricains eux-mêmes. Q : Pour vous, quels sont les obstacles qui subsistent ? R : C’ est la mésentente, simplement. Tant que les gens ne s’accepteront pas, voilà le point d’obstacle que je trouverai. Nous sommes en train de travailler avec les Nations Unies pour vulgariser l’ accord (de Brazzaville), parce que l’accord n’est pas vulgarisé, il n’est pas bien compris de tout le monde. Nous allons nous mettre sur le terrain très bientôt. Quand il sera vulgarisé, à partir de ce moment-là on aura le forum de Bangui. Ça prend un peu de temps, c’est compte tenu des moyens de travail dont nous disposons, mais c’est utile, ce n’est pas du temps perdu. Un enfant, pour qu’il naisse, il faut neuf mois. F

 
Par: Agence de presse Xinhua

Centrafrique: le Gouvernement veut mobiliser 576,5 milliards de FCFA pour une croissance de 5,1% en 2015

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Un montant d’environ 576,5 milliards de francs CFA (1,153 milliard USD) est prévu d’être mobilisé par les autorités centrafricaines pour la relance de l’ économie nationale, un des piliers principaux du Programme d’ urgence pour le relèvement durable, a révélé à Xinhua la ministre centrafricaine de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Florence Limbio.

Samba-Panza et Jean-Jacques Démafouth

“Nous avons prévu pour les trois ans un montant de 576,5 milliards(de francs CFA) de besoins de financement. Nous pensons que l’Etat devrait intervenir pour une petite partie, puisque nous n’avons pas beaucoup de ressources propres, mais nous sommes en train de travailler avec les bailleurs de fonds pour pouvoir obtenir le financement de ces projets”, a expliqué la ministre de l’Economie dans une récente interview avec Xinhua à Bangui.
L’utilisation de ces fonds, a-t-elle précisé, porte sur deux priorités : la mise en oeuvre des réformes économiques et financières puis la promotion d’une croissance vigoureuse et durable, un objectif qui implique la réhabilitation de l’outil de production des entreprises du secteur privé touchées par les pillages perpétrés par les groupes armés en conflit dans le pays, à savoir les ex-rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas.
Les effets de cette crise sont néfastes sur les performances économiques globales. De 4% en 2012 après un rebond par rapport à l’année précédente où elle s’établissait à 3,3%, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a enregistré une contraction de 39,7% en 2013, selon les estimations officielles qui chiffrent à environ 30 milliards de francs CFA (60 millions USD) les pertes subies par les entreprises. Cette détérioration des indicateurs économiques s’est accentuée avec le recul de l’investissement public de 163,5 milliards de francs CFA (327 millions USD) en 2012 à 124,2 milliards (248 millions USD) en 2013, suite à la suspension provisoire des décaissements des principaux projets financés par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). La prise du pouvoir de Michel Djotodia et de son ex-coalition rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 à Bangui avait mis un coup d’ arrêt à un retour en grâce de la République centrafricaine (RCA) auprès de ses partenaires au développement à travers un accord conclu par le gouvernement en juin 2012 avec le Fonds monétaire international (FMI) pou un programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).
RETOUR DES CHANTIERS

“Les bailleurs de fonds ne nous ont pas laissé tomber. Ils étaient à nos côtés depuis l’élection de Madame la présidente de la République, la formation du gouvernement. Nous avons commencé à travailler très rapidement avec tous les bailleurs : l’Agence française de développement, la France à travers son ambassade, l’ Union européenne, la Banque mondiale”, soutient la ministre de l’ Economie.
“Le dernier bailleur avec lequel nous avons commencé à travailler très sérieusement, nous avons d’ailleurs signé beaucoup de conventions, c’est la BAD qui est en train de nous décaisser 11 milliards de francs CFA (22 millions USD) dans le cadre de l’aide budgétaire”, poursuit-elle.
Avec l’aide de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), de la force française Sangaris puis de la force européenne Eufor, le climat sécuritaire s’est considérablement amélioré à Bangui. Dans ce contexte, la capitale centrafricaine connaît en effet peu à peu le retour des chantiers routiers et immobiliers interrompus à cause des violences.
“Il y a pas mal de choses qui se font dans la ville de Bangui. C’est vrai qu’à l’intérieur du pays, compte tenu de l’insécurité, nous n’avons pas encore implémenté un certain nombre de projets. Mais nous pensons qu’avec l’arrivée des forces des Nations Unies, si on commence à avoir un peu de sécurité à l’intérieur du pays, nous allons reprendre nos activités de pôles de développement par exemple”, insiste la ministre.
Avec la Banque mondiale, les autorités de transition centrafricaines comptabilisent une aide de 10 milliards de francs CFA (20 millions USD) pour le paiement de deux mois de salaires des fonctionnaires civils, sur quatre promis. Le même montant a été alloué au profit de la relance agricole.
C’est aussi le volume d’un financement accordé par le FMI en faveur de la balance de paiement dans le cadre de la Facilité de crédit rapide. Pour l’heure, 6 milliards frans CFA de ces fonds ont été décaissés et l’opération a été suspendue en raison, selon la ministre, de quelques incompréhensions.
“C’est vrai qu’il y a eu quelques petits soucis au niveau de l’ utilisation de certains fonds, mais je pense qu’il faut que nous, gouvernement centrafricain, on explique et convainque le Fonds monétaire qu’il n’y a pas eu de problème particulier. De toutes les façons, nous sommes toujours en négociation avec eux. Il y a eu une mission qui est prévue d’arriver en Centrafrique bientôt”, affirme la ministre.

ACCROISSEMENT DES INVESTISSEMENTS

Pour ses trois années d’exécution, le Programme d’urgence pour le relèvement durable est porté à un coût global de 1 500 milliards de francs CFA (3,33 milliards USD), soit en moyenne 500 milliards par an. L’apport propre de l’Etat centrafricain est estimé à 8,73%,soit 131 milliards (291 millions USD), le reste devant provenir des bailleurs de fonds.
Les autorités tablent sur un accroissement des investissements de l’ordre de 3,8% en 2014 et 5% en 2015, synonyme d’une reprise de la croissance à 1,3% et 5,1% au cours des deux années, suivie d’ un bond spectaculaire à 8,2% en 2016.
Cette évolution des indicateurs dépendra cependant de la normalisation de l’activité sur le corridor Douala-Bangui par où transitent les échanges commerciaux de la RCA avec l’extérieur. Car à cause de l’insécurité les opérations se limitent pour le moment à deux convois hebdomadaires sécurisés de marchandises avec le concours des forces internationales.
“Deux fois par semaine, c’est vraiment insuffisant. C’est vrai que la MISCA a des problèmes d’effectifs et qu’on ne peut pas faire plus que ça. Mais je pense qu’avec l’arrivée de la MINUSCA ( Mission de maintien de la paix des Nations Unies) on pourra négocier pour qu’il y ait plus de rotations. Avec l’arrivée des forces des Nations Unies, on aura une demande très forte”, assure Florence Limbio.

 

Par: XINHUANET

 

 

Les Etats-Unis annoncent la réouverture de leur ambassade en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique

Ambassade des États Unis en Centrafrique

Les États-Unis ont annoncé la réouverture de leur ambassade en République centrafricaine (RCA) après une absence de près de deux ans.

Dans une lettre au Congrès jeudi, le président Barack Obama a déclaré que 20 soldats américains sont arrivés en Centrafrique mercredi pour établir un périmètre de sécurité à l’ambassade des Etats-Unis à Bangui.

M. Obama n’a pas précisé de date pour l’arrivée de nouveaux membres du personnel diplomatique. Cependant, les soldats sont considérés comme la première étape vers le rétablissement de la mission, fermée à la fin de 2012 alors que les rebelles menaçaient de renverser le gouvernement.

Cette décision intervient alors que les Nations Unies (ONU) commencent une nouvelle mission de maintien de la paix dans le pays, où le gouvernement peine à rétablir son autorité.

Environ 1.500 soldats de la paix internationaux se joindront aux 4.800 soldats africains déjà sur le terrain pour rétablir la loi et l’ordre.

 

Par: La Voix de l’Amérique

Bangui: grave accident impliquant le véhicule de la sécurité publique faisant trois morts ( Femmes )

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Publié par: Corbeau news Centrafrique.

accident de la route à Bangui faisant trois morts

Trois femmes ont trouvé la mort sur le coup jeudi à Bangui lorsque la motocyclette qui les transportait a été heurtée par un véhicule officiel. Une foule de gens en colère a aussitôt mis le feu sur le véhicule.

L’accident s’est produit à l’intersection de l’avenue Koudoukou et de la ruelle en face du Bar dancing Olympia (ex-Bamboula) au quartier Malimaka, dans le 5ème arrondissement.

Un véhicule BG 75 du ministère de la Sécurité publique en mission de sensibilisation dans le secteur a percuté le taxi-moto à bord duquel se trouvaient les trois femmes. Deux des trois corps sans vie ont été transportés à l’une des morgues de la capitale centrafricaine, tandis que la dépouille de la troisième femme est restée allongée sur le trottoir.

Pour sa part, le conducteur de la moto, blessé, serait actuellement hospitalisé.

Selon les témoins interrogés, le véhicule, qui transportait des policiers, était en excès de vitesse. « Ces policiers accompagnaient leur ministre dans une mission. De retour, le chauffeur du véhicule a roulé à grande vitesse à l’étonnement de tous ceux qui le voyaient. Pendant ce temps, sur la ruelle Bamboula, un conducteur de taxi-moto transportant trois femmes sortait. Le véhicule les a renversés, tuant les trois femmes du sur le coup», a raconté un de ces témoins à RNL.

« Les gens du quartier sont sortis et ont décidé sur le champ de brûler le véhicule en guise de protestation », a-t-il ajouté.

Une unité de police de la force africaine (MISCA) ainsi des éléments de la force européenne, Eufor, se sont dépêchés sur les lieux, afin de prévenir tout autre débordement.

Interrogé pat RNL, le ministère de la Sécurité publique s’est refusé à tout commentaire.

 

Par: Radio Ndeke-Luka

Centrafrique: Le Président du CNT Alexandre-Ferdinand N’Guendet veut forcer Samba-Panza à démissionner

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Catherine Samba-Panza et Alexandre Nguendet

Le président du Parlement de transition centrafricain, Alexandre-Ferdinand N’Guendet, est entré en guerre ouverte avec la présidente de transition, Catherine Samba-Panza

Partisan de la nomination de Karim Meckassoua au poste de Premier ministre, Alexandre-Ferdinand N’Guendet, le président du Parlement de transition (CNT), avait un agenda à peine caché : forcer Catherine Samba-Panza à démissionner et assurer l’intérim.

C’est en tout cas ce qu’il a expliqué au médiateur congolais, Denis Sassou Nguesso, lorsque ce dernier a convoqué une partie des leaders politiques centrafricains, peu après la nomination de Mahamat Kamoun à la primature. Le plan de N’Guendet n’a pas eu le succès escompté auprès de DSN, même si ce dernier soutenait ouvertement Meckassoua. Quant à Samba-Panza, qui a confirmé Kamoun, le 22 août, elle en a manifestement eu vent.

Depuis, la guerre est déclarée entre cette dernière et N’Guendet. Devant plusieurs diplomates, le président du CNT a même expliqué avoir reçu des menaces de mort par SMS. Inquiets de ces tensions, les représentants de la communauté internationale à Bangui ont demandé aux deux protagonistes de “respecter l’esprit de la transition”.

Par: Jeune Afrique

Centrafrique : des millions de dollard disparus et le FMI cèsse ses activités en RCA

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Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun sont liés par des interets privés

Les partenaires étrangers du pays s’inquiètent de plus en plus quant à la probité et à l’efficacité du gouvernement intérimaire. Mais ils semblent désemparés.

La décision surprise de la présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza de nommer Mahamat Kamoun premier ministre à la tête d’un gouvernement de 31 membres, a laissé sans voix ses alliés étrangers. Ceux-ci jugent que tous dans la nouvelle équipe, n’ont pas pour priorité l’intérêt du pays mais n’osent pas réagir de peur d’être accusés de harcèlement. Par ailleurs, des fonds accordés au gouvernement ont disparu et le FMI est si inquiet de la situation qu’il a suspendu toutes ses opérations à Bangui.

Lors d’une allocution radiodiffusée le 2l août, Samba-Panza a mis en garde l’opinion publique contre des «manœuvres quotidiennes destinées à déstabiliser les autorités transitoires et à mettre en danger la souveraineté du pays ». Assurant avoir choisi le premier ministre après de larges consultations et estimant qu’il était, elle a ajouté : « Contrairement à certaines personnes arrogantes qui n’ont pas leur place dans ce pays en temps de crise, M. Kamoun est un modèle d’humilité ce qui à mon sens est un grand atout ». Selon elle, il était le meilleur candidat.

Ce n’est pas l’opinion qui prévaut à l’étranger. Les voisins de la Centrafrique, le Tchad et le Congo-B, sont déçus, tout comme l’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Union européenne (UE), l’Organisation des nations unies (ONU) et la France. Leur inquiétude se focalise sur le choix du premier ministre et la présence de nombreux amis et relations de la présidente au sein du gouvernement.

La longue saga qui a abouti à la nomination de Kamoun le 10 août, a marqué une rupture en Samba-Panza et les alliés internationaux du pays. Le 1er août, la présidente par intérim a appelé le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius qu’elle allait nommer premier ministre Abdou Karim Meckassoua pour succéder à André Nzapayéké. Selon nos informations et contrairement à ce que la présidente a déclaré publiquement la semaine suivante, c’est elle qui avait annoncé le nom de Meckassoua et non Fabius ou le médiateur officiel Denis Sassou Nguesso président du Congo-B.

Né dans une famille centrafricaine de commerçants musulmans, il n’a aucun lien avec la milice musulmane Séléka et ses relations avec le président déchu François Bozizé Yangouvonda étaient tendues après 2005.  Meckassoua possède une grande expérience politique  et entretient de bonnes relations avec  toutes les communautés religieuses. Après avoir été haut fonctionnaire, ministre et parlementaire dans son pays, il a connu de beaux succès en tant qu’homme d’affaire au Congo-B. Après son retour en Centrafrique, il est devenu ministre des télécommunications puis ministre de la planification par intérim durant les deux dernières années du régime de Bozizé. Il bénéficie d’excellents contacts dans la région ainsi qu’en France et en Belgique et n’a jamais été accusé de détournement de fonds publics.

Toutefois, le 4 août, Samba-Panza a de nouveau rencontré les représentants internationaux y compris ceux de I’ONU, de I’UA, de la CEEAC, de l’UE et de la France. Elle a déclaré qu’elle n’obéirait pas à la France en nommant Meckassoua mais qu’il figurait sur une liste de candidats potentiels qu’elle étudiait.

Meilleure note

Comme prévu, la présidence a annoncé le lendemain la démission de Nzapayéké. Des consultations avec les partis politiques devaient suivre pour désigner son successeur et former le nouveau gouvernement. Le 9 août, la présidence a organisé une « marche pour la paix » au cours de laquelle Samba-Panza a prononcé un discours très provocateur. Elle a déclaré qu’elle ne cèderait pas à la pression extérieure, réaffirmerait la souveraineté nationale et ne serait pas « présidente à moitié », avec des fonctions purement honorifiques.

Dans la soirée, elle a de nouveau rencontré les représentants internationaux  et annoncé qu’elle nommait premier ministre l’un de ses conseillers, en l’occurrence Kamoun, expliquant que c’est lui qui avait reçu la meilleure note (27 sur 33) selon le système d’évaluation mis au point par son équipe – dont il faisait partie.

Lorsque le représentant de I’UA chargé de la médiation, l’ancien premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maiga, s’est enquis du score des autres candidats, dont Meckassoua et l’ex-ambassadeur auprès de l’ONU Charles-Armel Doubane, Samba-Panza a botté en touche, déclarant que la décision était prise.

Le 10 août, un décret présidentiel nommait Kamoun premier ministre du gouvernement transitoire.

Haut fonctionnaire au ministère des finances et au Trésor jusqu’en 2007, Kamoun a ensuite demandé l’asile politique aux Etats-Unis. Il est rentré en 2013 pour devenir chef de cabinet du leader de la Séléka, Michel Djotodia, qui avait renversé Bozizé. Les combattants de la Séléka ont pillé la résidence de Kamoun lorsque Djotodia a quitté la présidence et est parti pour Cotonou (Benin) en janvier dernier.

Au cours du même mois, Kamoun a rejoint l’entourage de Samba Panza  dont il est devenu l’un des conseillers les plus influents. Toutefois c’est à sa compagne, Rachel Ngakola, que Kamoun doit sa promotion. Celle-ci a été nommée chef adjointe de la direction générale des douanes et des droits indirects peu après l’arrivée de Kamoun au cabinet présidentiel, et en est devenue directrice générale en février. Ngakola est une amie proche de Samba-Panza – et même sa cousine, selon l’AFP. Elle a largement financé la campagne de cette dernière lors du choix du président par le Conseil national de transition (CNT) et a même payé sa caution. Du coup, Kamoun est surnommé “le beau-frère” dans les bars de Bangui  Localement, sa nomination n’a guère suscité l’enthousiasme.

Fonctionnaire sans aucune expérience politique, comme Nzapayéké, il a en outre été accusé de détournement de fonds publics en 2006-2007, avant d’être blanchi par  la justice locale, Le passé de sa compagne n’est guère plus reluisant. Une délégation de diplomates aurait demandé à la présidente par intérim de la démettre de ses fonctions au motif qu’elle se montrait « trop gourmande ».

Pour les représentants étrangers, cette nomination est une véritable claque. « Menteuse », « manipulatrice », « de mauvaise foi » sont les termes qui reviennent à propos de Samba-Panza.

Pouvoir temporaire

Les grandes questions de gouvernance qui se posent aujourd’hui ne sont pas nouvelles. Elue par le CNT, un organisme sans grande légitimité, Catherine Samba-Panza ne devait rester au pouvoir que de façon temporaire. Ses pouvoirs sont encadrés par plusieurs textes, qui remontent à l’accord de Libreville de janvier 2013. Mars, aucun responsable international n’étant venu lui rappeler la différence entre son titre intérimaire et celui d’un chef d’état de plein droit. Cette différence a semblé s’amenuiser jour après jour dans son esprit.  Ses alliés internationaux n’ont pas non plus réagi lorsqu’elle a formé son gouvernement et place Nzapayéké à sa tête.

Selon la charte transitoire, le premier ministre dirige le gouvernement. Mais ce dernier n’a été autorisé à nommer que le ministre des affaires étrangères, la présidente et son entourage choisissant tous les autres.

Résultat : l’autorité de Nzapayéké sur le gouvernement n’était que de façade. La plupart des membres étaient issus que de Bangui et ses environs. Certains faisaient même partie de l’entourage proche de Samba-Panza. D’autres étaient issus de la diaspora et n’avaient qu’une compréhension superficielle de la situation sur le terrain, surtout en dehors de la capitale. On a ainsi dit que Nzapayéké ne s’était jamais aventuré plus loin que le quartier PK12 de Bangui. Samba-Panza, elle, n’a effectué que deux brèves visites hors de la capitale en plus de sept mois, à Mbaiki et Bouar, sous forte protection des troupes françaises.

Si la communauté internationale a vite soupçonné les amis et relations de la présidente de vouloir capter les fonds publics, ces inquiétudes n’ont pas déclenché de mobilisation. Le silence est devenu assourdissant lorsque l’Angola a décidé de faire don de 10 millions de dollars au gouvernement, en avril. A la demande de la délégation centrafricaine à Luanda (dont Kamoun faisait partie), un premier versement a été effectué en liquide et changé en francs CFA à Douala (Cameroun), à un taux exorbitant. Environ 400 millions de F CFA (810.000 dollars) ont été perdus dans cette transaction, selon nos informations. Un second versement d’un montant d’environ 3 milliards de F CFA a été déposé sur un compte à Bangui avant de s’évanouir. C’est cet incident qui a conduit le FMI à geler ses opérations. D’autres décisions comptables qui se sont révélées totalement ineptes ont ébranlé la confiance de l’institution dans le gouvernement, selon une source financière à Bangui.

Bangui bruisse de rumeurs de corruption. Des politiciens haut placés auraient ainsi acquis des appartements à Neuilly sur Seine près de Paris, à Cotonou et à Lomé (Togo). Les fonctionnaires ne sont plus payés depuis des mois. Les bailleurs de fonds n’ont pas ouvert d’enquête alors même que la défense de l’éthique faisait partie de leur priorité. Lors de la conférence de Brazzaville qui a abouti à un cessez le feu provisoire le 23 juillet, il est apparu évident qu’il fallait changer de gouvernement. Samba-Panza a promis de procéder à un remaniement comme elle l’avait fait en mai.  Le premier ministre n’a toutefois accepté de quitter son poste qu’après avoir obtenu le rang et (le salaire d’ambassadeur). Dans sa lettre de démission il remercie Denis Sassou Nguesso mais aussi le président angolais Jose Eduardo dos Santos, geste inhabituel en Centrafrique. Selon des membres du CNT et d’autres politiciens, il aurait reçu environs 300 millions de F CFA.

Faute d’avoir agi plus tôt, les membres de la communauté internationale ont de plus en plus de mal à se faire entendre. D’autant que les gouvernements et institutions de la communauté internationale ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. L’ONU semble divisée. Selon nos informations, le Sénégalais Abdoulaye Bathily le représentant spécial du secrétaire Général pour l’Afrique centrale a adressé un rapport très critique au Conseil de sécurité, le 13 août, concernant le gouvernement intérimaire. C’est lui qui avait empêché la réunion de Brazzaville de capoter et qui, avec Maiga, a maintenu le contact entre les délégations. Le général Babacar Gaye représentant spécial chargé de la Centrafrique, lui aussi Sénégalais, qui a joué un rôle important dans le choix de Samba-Panza, s’était rendu à New York la veille pour briefer le Conseil de sécurité, après avoir dit à Bathily de se montrer moins dur dans son rapport.

La France trahie

En privé, les autorités françaises ont le sentiment d’avoir été humiliées. Fabius qui voyait en Samba-Panza une amie se sent trahi. Peu populaire dans l’Hexagone, l’opération Sangaris coûte plus de 800.000 euros par jour sans véritable enjeu à la clé pour la France. Le président François Hollande a bien expliqué que son pays pouvait assurer l’ordre mais qu’il revenait à d’autres de résoudre la crise. A Paris, beaucoup estiment désormais qu’il faut retirer les troupes le plus vite possible mais les autorités ne veulent pas être tenues pour responsables d’une éventuelle reprise des violences.

L’attitude de Samba-Panza pourrait toutefois conduire le Parlement français à refuser de prolonger le mandat de Sangaris, en décembre ou à exiger une forte réduction de ses effectifs. Sassou Nguesso va aussi lui aussi se retrouver en position de faiblesse s’il ne réagit pas. Lors du sommet de Luanda en juin, le président tchadien, Idriss Déby Itno, lui a franchement dit que sa médiation avait échoué, selon une source présente.

En tant que médiateur, le président congolais était censé superviser le processus politique et s’assurer que les accords conclus étaient respectés. Cela s’est révélé difficile, parce que d’une part, il n’assure pas un suivi constant, se montrant tantôt pointilleux tantôt distrait, et d’autre part, parce que son représentant à Bangui, Essongo semble souvent jouer son propre jeu et n’a pas toujours fidèlement reflété les opinions du médiateur.

Par: AFRICA CONFIDENTIAL N° 697

Jubilé d’argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Jubilé d'argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus en Centrafrique
Jubilé d’argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus en Centrafrique

Trois religieuses ont célébré  25 ans de vie religieuse dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus (congrégation autochtone de Centrafrique). La cérémonie a eu lieu, le dimanche 7 septembre 2014, dans l’archidiocèse de Bangui.

Les sœurs Marie-Catherine SOUROU NOUATIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA sont les trois religieuses qui ont célébré leur  jubilé d’argent, au cours de la messe d’action de grâce, présidée par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA, dimanche 7 septembre, dans la paroisse Saint Pierre de Gobongo.

Dans l’homélie, le prélat a insisté sur la fraternité qui doit régner  dans la vie de chaque fidèle laïc et des serviteurs et servantes du Seigneur à l’instar des Trois Petites Sœurs du Cœur de Jésus,  qui totalisent  25 ans de vie religieuse.

Selon l’archevêque de Bangui, ces 25 ans de vie religieuse sont vécus avec la présence de Dieu et la force et courage qu’il a donné à chacune d’elle.

La cérémonie a été marquée par le renouvellement de l’engagement des trois religieuses. Chacune d’elle tenant chacune une bougie et la bénédiction de Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA.

Rappeleons que ce fut le 8 septembre 1988, que les sœurs Marie Catherine SOUROU NOUANTIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA avaient fait leur vœu perpétuel dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus, unique congrégation autochtone de la République Centrafricaine.

Par; Radio vatican

En Centrafrique, la Minusca met les charrues avant les bœufs

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Corbeau News Centrafrique.

Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Photo: ONU
Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Photo: ONU

Mon pays la République centrafricaine, est un véritable pays de paradoxe. Depuis le déclenchement des multiples crises politico-militaires en 1996 par des mutineries et qui s’enchaînent par des rébellions de l’ancien président François Bozizé puis celle de Michel Djotodia, tout se passe dans un complot international pour rendre fluide cette crise interminable dont les résultats sont gravissimes et déplorables. D’ailleurs, je l’ai souligné que ce pays de la sous-région d’Afrique centrale convoité par les pays du nord pour ses immenses richesses minières, notamment la France et ses alliés a été toujours piégé à cause de la faiblesse, la non clairvoyance, la cupidité de certains de ses dirigeants qui l’ont gouverné.
Ayant perdu sa souveraineté et son autorité, les gouvernants de la transition ne sont que des marionnettes. Face à la communauté internationale qui dicte ses lois et qui ne l’applique pas aussi parfois, nos dirigeants qui n’ont pas des moyens ne sont que des véritables béni-oui-oui.
Rappelant sa résolution 2121 du Conseil de Sécurité en 2013, l’Organisation des Nations Unies (ONU) est d’abord très préoccupé par la situation qui règne en Centrafrique sur le plan de la sécurité, l’absence de l’Etat de droit et des nombreuses violations des droits de l’homme commises par les éléments de séléka contre les populations civiles. Tous les auteurs de ces crimes odieux doivent en répondre ainsi que leurs leaders cyniques devant la Cour Pénale Internationale qui se décrédibilise dans sa lenteur si on remonte aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et viols commis sur le territoire centrafricain par les bényamulengue de Jean-Pierre Bemba Gombo.
Il va sans dire que c’est une situation d’urgence qui mérite des opérations d’urgence pour sauver l’humanité et mettre un terme à cette barbarie du siècle des bandits de grand chemin sur le territoire centrafricain. La résolution 2117 de l’ONU de l’année 2013 relève l’inquiétude de l’Armée de résistance du seigneur de guerre Joseph Koni toujours présente sur le territoire national alors que la grande puissance mondiale de Barack Obama a promis à la République centrafricaine de mettre hors d’état de nuire cette rébellion entretenue par ses bailleurs qui sont les qui on ne sait. Mais Dieu seul sait et connaît ces personnages fantômes qui paieront un jour quand il se mettra en colère contre eux.
En se référant à toutes ces résolutions prises depuis 1999 jusqu’en 2014, sur la protection des civils en période de conflit armé, sur les femmes violées, les enfants exploités et tués en période des conflits armés en Centrafrique, s’il faut évaluer les résultats de la mission onusienne, il n’y a pas grand-chose à cautionner. La situation s’est dégradée de plus en plus sous le regard goguenard des autorités onusiennes en Centrafrique.
Je me rappelle qu’en 2013, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU en Centrafrique (BINUCA), animée par la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflits en mission à Bangui, Mme Zainab Hawa Bangura a mis en garde les principaux auteurs des viols qui sont les chefs rebelles et qui seront poursuivis et arrêtés au début de l’année 2014, a-t-elle annoncé. Des mois sont écoulés et les violences sexuelles sont passées à une vitesse supérieure sans que les principaux auteurs soient inquiétés par l’ONU. Tout au contraire, ils continuent de nager comme des poissons dans l’eau de l’Oubangui-Chari. D’autres sont consultés, prennent même des décisions au nom de leurs groupes armés. Où amène-nous l’ONU qui doit premièrement commencer par le désarmement forcé des combattants et imposer au gouvernement la mise en œuvre du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion ?
La date butoir du déploiement des troupes onusiennes est le 15 septembre 2014 qui s’approche à pas géant. Les casques bleus attendus par les populations entreront dans l’exercice de leur mission sur tout l’ensemble du territoire y compris la zone occupée depuis des années par Joseph Koni. Attendons de voir si cette fois ci, le redoutable chef de guerre ougandais sera délogé et mettre hors d’état de nuire. Là au moins, les compatriotes de l’extrême-est du pays seront en paix. On applaudira grâce à l’ONU.
Curieux de constater que les services administratifs de ces forces onusiennes de combine avec les autorités de transition de Catherine Samba-Panza invitée au siège de l’ONU ont entamé des travaux de génie sur l’avenue Amadou Toumani Touré dans le 6è arrondissement de Bangui alors que la mission première vise la sécurisation. On nous parle aujourd’hui d’une mission multidimensionnelle mais je crois que ça, c’est le travail du gouvernement qui sera mis en place après les élections présidentielle et législatives prochaines en 2015. C’est pas à l’ONU de travailler en lieu et place du gouvernement centrafricain. Si l’initiative est applaudie par les autorités de transition et certains compatriotes qui ne regardent qu’au bout du nez, je dirai aux services onusiens d’aller commencer à construire des pistes rurales aux paysans centrafricains et des forages avant le déploiement des troupes le 15 septembre prochain. Il y a trop à reconstruire en Centrafrique si vraiment l’ONU a la volonté de nous aider. Nos écoles et centres de santé dans les 16 préfectures ont été détruits et pillés par les bandits de grand chemin de séléka et antibalaka. Occupez-vous des populations qui vivent aujourd’hui dans une situation dégradante, misérable et inhumaine avant de prétendre construire des infrastructures urbaines en lieu et place du gouvernement. Le gouvernement que dirige Mahamat Kamoun ne doit non plus occulter sa mission. Je la rappelle pour Catherine Samba-Panza et son gouvernement. Ils sont chargés à un délai bien déterminé de sécuriser le peuple centrafricain, de désarmer les éléments des groupes armés, procéder à la mise en œuvre du processus DDR, organiser le retour des déplacés et des réfugiés centrafricains à l’extérieur, faire le recensement général pour connaître les centrafricaines et les centrafricains qui ont l’âge de voter ou pas et enfin organiser les élections présidentielle et législatives de 2015 sur l’ensemble du territoire national et dans les diasporas où l’effectif des centrafricains est important, tels que dans les pays comme le Congo-Brazza, le Cameroun, le Gabon, le Tchad, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la France.
Selon la Résolution 2419 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, c’est 10.000 casques bleus et 1800 policiers qui seront présents en Centrafrique à partir du 15 septembre 2014. Le nombre des soldats recherchés par l’ONU va tout juste compléter l’effectif des 6000 éléments de la MISCA et ceux de Samgaris qui sont également pris à partie dans les conflits, notamment les contingents congolais et burundais qui assurent la sécurité de la présidente de transition.
On ne peut ne pas dire que la République centrafricaine est en train de tourner une page de son histoire avec la présence de toutes les forces du monde sur son territoire. Avec plus de 10.000 hommes, le pays est parti pour être bien sécurisé comme les présidents qui gouvernent le monde. Mais avec toutes ces forces mondiales déployées, le peuple centrafricain reste toujours un St Thomas pour voir si les objectifs de l’ONU seront atteints. D’abord, avec le désarmement forcé des éléments de Séléka et antibalaka par l’opération Sangaris et la MISCA qui est un échec, le doute est que l’ONU a mis les charrues avant les bœufs. En tout cas, rien ne rassure encore mais qui vivra verra…

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Centrafrique: des mouvements de troupes de la Séléka inquiète la population

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.
Les miliciens de l'Ex-coalition de la séléka
“Si nos éléments sont venus se joindre à nous à Bambari, ce n’est pas pour marcher sur Bangui”, a affirmé le général Joseph Zoundei-ko, chef d’état-major de la Séléka.
 

Des mouvements de troupes de la  Séléka  dans le centre  et le sud-est du pays sèment depuis une semaine la panique auprès des populations, ont rapporté des sources locales, mercredi, à Anadolu .

La convergence de colonnes de véhicules appartenant au mouvement Séléka vers  le centre du pays notamment vers Bambari  sème depuis une semaine la panique parmi les habitants qui redoutent une opération militaire imminente d’autant plus qu’aucune communication n’a été faite autour de cet afflux.

 « C’est depuis la semaine dernière que les Séléka de Bria (Nord), Ndélé (Nord-est)et Birao(Nord-est) ont convergé en nombre impressionnant à Bambari s’ajouter à leurs pairs. Ils sont très nombreux et armés jusqu’aux dents », rapporte un habitant de Bambari qui a requis l’anonymat.

Plus loin, au Sud-est,  une autre colonne de Séléka a fait irruption dans la ville de Gambo à 75 km de Bangassou, chef-lieu de la préfecture du Mbomou, Selon Hervé Zangas, président préfectoral du Conseil national de la jeunesse locale.

«  C’est depuis le 3 septembre que ces éléments sont revenus dans la ville de Gambo. On ignore leur intention. Le conseil des sages de la ville s’est réuni et a lancé un appel aux autorités de la Séléka pour retirer leurs combattants de la ville. Mais aucune réaction n’est encore enregistrée » a-t-il déclaré à Anadolu.

La psychose qui s’est emparée des populations de Bambari et de Gambo s’est répandue comme une trainée de poudre jusqu’à Bangui nourrissant des rumeurs selon lequelles la Séléka se préparerait à marcher sur la capitale.

Le Général Joseph Zoundei-ko, chef d’état-major de la Séléka a indiqué à Anadolu  depuis Bambari “qu’il y a plus de peur que de mal”.  « Tout le monde sait que ces derniers temps, il y a eu des dissensions internes au sein de  l’état-major et que nous sommes en train de les régler. Si nos éléments sont venus se joindre à nous à Bambari, ce n’est pas pour marcher sur Bangui » a affirmé le général.

La ville de Bambari accueille l’Etat-major militaire du mouvement Séléka mais aussi un nombre important de centrafricains musulmans qui ont fui les violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens dans la capitale Bangui et qui ont fait sombrer le pays dans le chaos pour plusieurs mois avant que des intermédiations ne débouchent sur un accord de cessation des hostilités et la formation d’un nouveau gouvernement de large ouverture avec un premier ministre musulman  à sa tête.Le pays se prépare à acceuillir à partir du 15 septembre prochain une nouvelle mission onusienne de maintien de la paix, la Minusca(Mission Intégrée Multidimensionnelle des Nations Unies en République Centrafricaine), composé de plus de 12 milles hommes .

AA/Bambari(Centrafrique)/Sylvestre Krock

Les Forces armées et de la Police de la RDC en Centrafrique transformées en soldats de la paix

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Les forces armées de la RDC

Les éléments des Forces armées et de la Police de la République démocratique du Congo en République Centrafricaine viennent d’être transformées en soldats de la paix et de la stabilisation des Nations Unies en Centrafrique, a annoncé mercredi le Commissaire de l’Union Africaine (UA) à la Paix et à la Sécurité, M. Ismail Chergui, à l’issue de l’entretien qu’il a eu avec le ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Richard Muyej Mangeze.

« L’Union Africaine peut continuer à compter avec la RDC en tant que pays contributeur de troupes pour son expérience dans le rétablissement de la paix et de la sécurité en Afrique », a-t-il dit, avant de saluer le bon comportement de la police nationale congolaise dans la protection de la population civile en Centrafrique.

La délégation de l’Union Africaine a inscrit à son agenda des rencontres avec d’autres officiels congolais pour leur faire part de cette bonne nouvelle de l’apport de la RDC dans le maintien de la paix et de la sécurité dans cette partie de l’Afrique centrale.

Par: ACP /FNG/Kayu/May

Centrafrique : le gouvernement veut mobiliser 7500 FACAs et demande un assouplissement de l’embargo sur les armes

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

le gouvernement veut mobiliser 7500 faca en centrafrique

Environ 7.500 membres des ex- Forces armées centrafricaines (FACA) devront être remobilisés en marge de la restructuration des forces de défense et de sécurité nationales envisagée pour le redressement du pays après la crise, un chantier pour lequel les autorités de Bangui plaident pour l’ assouplissement de l’embargo sur les armes imposé depuis 2013 par les Nations Unies.

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba- Panza, qui prendra part à la prochaine Assemblée générale de l’ONU à la fin du mois, a déclaré vouloir profiter de ce voyage pour faire du plaidoyer et du lobbying en faveur de son pays en quête de normalisation.

“S’agissant des Forces armées centrafricaines, nous évoluons dans un cadre juridique international, avec des résolutions du Conseil de sécurité (des Nations Unies) qui nous imposent certains engagements.Nous avons l’embargo sur les armes, nous avons le désarmement des populations comme des ex-combattants également”, a- t-elle déclaré dans une récente interview accordée à l’agence Xinhua.

“Je pense que je peux expliquer à la communauté internationale que nous avons sur les bras 7.500 FACA qui ne sont pas utilisées. C’est un danger d’avoir des militaires frustrés qui ne sont pas utilisés. C’est vrai qu’il faut refonder l’armée. La refondation de l’armée est un processus, parce que pour rendre notre armée républicaine, il faut se mettre aux standards habituels des armées partout dans le monde”, a-t-elle ajouté.

Après plusieurs mois de violences nourries à cause principalement des affrontements entre les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas, la capitale centrafricaine retrouve peu à peu le calme. Les coups de feu se font rares et les Banguissois ont repris goût à la vie. Boîtes de nuit et bar- dancings ont rallumé le show, qui attire jusqu’à des soldats des forces internationales en quête de défoulement.

Sur les principaux axes de la ville, les patrouilles de ces unités de maintien de la paix à bord de blindés et d’autres engins de dissuasion sont permanentes. Policiers et gendarmes centrafricains s’associent à la tâche, avec à charge de régler la circulation et de procéder à la vérification des pièces d’ identification de quelques automobilistes.

Hors de service, des hommes des ex-Forces armées centrafricaines (FACA) en uniforme et sans arme végètent quant à elles dans l’errance d’un coin à l’autre de la capitale. “Comme vous dites, ça peut représenter un danger que de mettre 7.000 hommes formés au métier des armes à ne rien faire, les laisser errer, pour employer votre terme. C’est quand même 7.000 hommes qui émargent sur le budget centrafricain”, admet le ministre d’ Etat en charge de la Défense nationale, Aristide Sokambi.

L’ex-ministre de l’Administration territoriale a été nommé à ce nouveau poste dans le nouveau gouvernement d’union nationale formé le 22 août sous la direction de Mahamat Kamoun. En plus aussi de la prise en charge des anciens combattants et victimes de guerre, cette fonction est en outre dévolue à la restructuration des armées, d’après son intitulé.

“J’hérite d’un ministère assez délicat, mais d’un ministère aussi en ce moment inactif. Parce que vous pensez bien qu’avec tout ce qui s’est passé aujourd’hui il y a des résolutions des Nations Unies qui gèrent la sécurité et la défense en République centrafricaine et je peux dire que ce volet défense est quelque peu mis en veilleuse, parce qu’il faut la restructurer”, a-t-il souligné dans un entretien avec Xinhua.

“Pendant bien longtemps, notre armée a été détruite par les dirigeants de ce pays, par ceux-là mêmes qui étaient en charge de l’encadrement et du fonctionnement de l’armée nationale. Donc aujourd’hui, la mission que j’ai, c’est d’essayer de faire un état des lieux afin d’aller vers cette restructuration que nous avons déjà commencé à préparer pour que demain il y ait une armée républicaine”, a-t-il poursuivi.

Pour la présidente de transition cependant, “en attendant ce processus de refondation, il faut utiliser les hommes que nous avons. Il faut les utiliser pour les travaux de développement, il faut réhabiliter leurs casernes, il faut s’occuper de leur formation, il faut s’occuper d’un certain nombre de choses. Nous avons commencé à mettre en place un programme de formation des FACA pour les mettre à un certain niveau”.

Avec l’appui des partenaires internationaux, les autorités de Bangui tentent de réaliser un Programme d’urgence pour la relance durable sur trois ans, 2014-2016. Parmi les axes d’intervention prioritaires identifiés, un montant de 291,04 milliards de francs CFA (582,08 millions de dollars) a été évalué pour la restauration de la sécurité,de la paix et le renforcement de la gouvernance et de l’Etat de droit. Une bonne partie de ces fonds est consacrée au rétablissement des forces de défense et de sécurité conventionnelles (FACA, police nationale, gendarmerie nationale), pour un total de 206,24 milliards de francs CFA (412,48 millions USD).

Ce projet devra tenir compte de l’incorporation au sein de l’ armée centrafricaine d’ex-rebelles de la Séléka et de miliciens anti-Balakas retenus au terme du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) confié à un organisme autonome en voie de création. Pour l’heure déjà, quelque 20 généraux et plus de 50 colonels de l’ex-coalition rebelle sont mentionnés pour cette mesure. F

 
Par;  Xinhua

Centrafrique: Le « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS » met en garde les autorités de la transition

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Catherine Samba-Panza et les douaniers centrafricains

ALERTES AUX AUTORITÉS DE TRANSITION

SUR LE non respect des bonnes PRATIQUES et le manque de transparence

Dans la GESTION DES RÉGIES FINANCIÈRES DE NOTRE PAYS

Madame La Présidente de Transition,

Monsieur Le Président du Comité National de Transition (CNT),

Monsieur Le Premier Ministre,

Monsieur Le Procureur de La République,

Monsieur les Conseillers du CNT,

Monsieur Les Responsables de La Cour des Comptes,

Monsieur l’Inspecteur Général d’Etat,

Messieurs Les Responsables politiques et Chefs de Partis,

Chers Compatriotes,

Le peuple centrafricain et nos opérateurs économiques se plaignent depuis quelques mois d’une relative dégradation des processus de gestion des régies financières de notre pays, notamment la collecte des recettes des douanes aussi bien en Centrafrique qu’au niveau des guichets aux frontières et du guichet unique à Douala.

A ce jour les recettes des douanes constituent l’une des précieuses et principales ressources générées par notre pays et permet de compléter les aides des pays amis et des organismes internationaux. C’est le PRINCIPAL GRENIER devant répondre aux besoins vitaux de notre population meurtrie et affamée.

Les besoins primaires de cette population sont très loin d’être satisfaits :

–          Dans le domaine de la santé, nos hôpitaux manquant cruellement d’équipement et de médicaments, se transforment en véritables mouroirs.

–          Les populations victimes des hostilités campent dans des abris de fortune, exposés aux intempéries et agressions de toutes sortes.

–          Des nourrissons et enfants en bas âges meurent tous les jours de malnutrition faute de soins primaires.

–          Les orphelinats et centres d’hébergement n’ont plus les capacités à contenir tous nos malheureux enfants, avenir de notre pays.

–          Les handicapés sont laissés à leur triste sort.

–          Le nombre des enfants de la rue ne cesse d’augmenter, faisant de ces derniers de potentiels délinquants, facilement récupérables pour des basses besognes.

–          Les femmes veuves sont abandonnées et exposées à tous les dangers car elles n’ont plus de soutien de famille.

–          Les interventions de premiers secours sont ainsi réduites à celles des ONG, disposant de faibles moyens et se substituant par la force des choses aux devoirs de l’Etat.

–          Le règlement de la paie de nos fonctionnaires se faisant difficilement, il est quasiment à la charge des aides extérieures.

–          Le règlement de la bourse des étudiants, avenir de notre pays souffre d’irrégularités faute de moyens dont dispose l’Etat.

En quelques lignes les conséquences d’un usage peu transparent des deniers publics. Comme vous l’aurez constaté, la population n’en profite pas vraiment.

Chers compatriotes voilà l’une des GRANDES QUESTIONS QUE LES RESPONSABLES DE LA REPUBLIQUE doivent résoudre afin de reconquérir la confiance du peuple et de nos partenaires financiers.

Le HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS, association ayant pour vocation d’alerter les autorités centrafricaines sur toute forme de dérives et de mauvaise gouvernance, défendant les droits des citoyens centrafricains, se sent le devoir d’attirer votre attention sur les processus de gestion de nos régies financières seules ressources honorables de notre PATRIE.

Nous nous adressons ainsi à toutes les autorités en mesure d’intervenir sur la question.

Nos partenaires financiers ou bailleurs pourront y être impliqués.

Nous voulons que soit tenue une comptabilité nationale transparente, définissant et déclarant les grandes dépenses prioritaires et recettes de l’Etat. Ces publications pourront convaincre nos bailleurs afin que ces derniers puissent nous faire confiance et nous aider à financer nos grands chantiers et projets prioritaires de la REPUBLIQUE.

Nous voulons que les indicateurs de performances économiques de notre pays soient affichés tous les mois au peuple.

Les données statistiques sur les différents domaines économiques de l’Etat, nous permettront d’apprécier les efforts des autorités de Transition, afin d’y apporter des suggestions constructives.

La gestion de la Transition doit être une gestion transparente et participative pour tous les Centrafricains. Il suffira de mettre en place les dispositifs de communication adéquats. Telle est l’une des missions du « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS »

Le peuple centrafricain en a assez de se faire passer pour des demeurés par ses dirigeants, foulant au pied toute considération humaine alors que ce pays ne manquent pas de cadres et d’experts dans tous les domaines.

A l’issue de cette sensibilisation, nous attendons de vous les mesures d’urgence qui s’imposent afin d’arrêter cette hémorragie financière notamment au sein des services des douanes. Le focus devra d’être mis sur toutes les institutions financières de notre pays. Nous attendons des responsables de la Cours des Comptes et de l’Inspection Générale d’Etat un rapport mensuel mis à disposition du peuple. Le « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS » pourra même aider nos institutions à la diffusion sur Internet de ces « reporting » et tableaux de bord.

Non seulement le peuple centrafricain est saigné tous les jours par des violences physiques mais cette fois on s’emploie à le saigner financièrement.

Les criminels financiers qui portent sur leur conscience toutes les peines et souffrances que subit notre peuple, le sang versé pour sauver notre pays, devront être traduits devant la justice et purger leur peine. Ils n’y échapperont pas car le peuple les aura déjà identifiés. La justice populaire leur demandera des comptes. A chaque fois qu’un centrafricain meurt dans les hôpitaux faute de soin, qu’un nourrisson meurt faute de malnutrition, qu’une veuve se retrouve dans la rue faute de soutien de famille, ces malheurs pèseront sur leur conscience.

Pourquoi les collectes de fonds publics ne suivent t elle pas les circuits bancaires, comme dans un pays digne de ce nom et ainsi avoir une traçabilité en toute transparence comme instauré par le régime précédent ?

Pourquoi avoir supprimé la bancarisation des recettes des douanes, en la remplaçant par des méthodes d’un autre siècle ?

Sommes-nous dans un village pour se passer des services des banques de la place ?

A l’heure des hautes technologies nous avons tous les moyens de mettre en œuvre des outils de gestion permettant une bonne gouvernance financière et un contrôle rigoureux des flux financiers.

Chers compatriotes, nous vous invitons à dénoncer publiquement toutes les dérives dans les bonnes pratiques de gestion de nos régies financières. Ce sont ces recettes qui permettront à notre peuple d’être soigné, à nos enfants d’être nourris, à nos étudiants de percevoir leur bourse et à nos fonctionnaires d’être payés.

Cela relève naturellement d’une volonté et d’une stratégie politique de nos dirigeants.

Nous souhaiterions que l’inspection Générale d’Etat dresse un rapport sur tous les processus de collecte des fonds au sein des régies financières, au moins ceux qui sont encore sous le contrôle de l’administration centrafricaine pour respecter le devoir de transparence.

                Que les processus de collecte des taxes soient informatisés et bancarisés. Il existe à ce jours des progiciels en mesure de gérer de manière efficace ce type de processus.

Le Peuple centrafricain doit bénéficier du DROIT DE SAVOIR sur le fonctionnement des régies financières.

Veuillez agréer Madame La Présidente, Monsieur Le Président du Comité National de Transition, Monsieur Le Premier Ministre, Monsieur Le Procureur de La République, Messieurs les Conseillers du CNT, Messieurs Les Responsables de La Cour des Comptes, Monsieur l’Inspecteur Général d’Etat, Messieurs Les Responsables politiques, Chefs de Partis et chers Compatriotes à l’expression de notre très grande considération.

Le Président du « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS »

M. Guillaume HETMAN-ROOSALEM

Email : hcc_rca@yahoo.fr

Site : http://www.hautconseildescentrafricains.fr

Centrafrique: le FRC (Ex-Séléka) dément toute tentative de coup d’État en RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-soldats-de-la-milice-séléka-à-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats de la milice séléka à Bangui

Nous, Officiers, Sous-officiers, militaires de rang portant ou non de grades du Front Républicain pour le Changement (FRC), tenons à porter a l’attention de l’opinion nationales et internationale que le mouvement de troupes constate ces derniers jours a Bambari (du 06 au 08 septembre 2014) n’a rien a vouloir avec les velléités d’affrontement ou de reprise du pouvoir tels que faisaient mention certains journaux locaux et les marchands de la terreurs. Cet attroupement militaire vise uniquement a aplanir les divergences d’appréciation qui ont conduit a l’effusion de sang (survenu dernièrement a Bambari) entre deux factions de la coalition, a harmoniser nos points de vues et de favoriser l’adoption d’une ” vision politique commune” de la coalition.

En outre, les autres aspects relatif a l’entrée en service de la force onusienne, de l’accueil qui lui sera réservé et de la collaboration pour un arrêt effectif de la violence et le retour de la paix définitive en Centrafrique seront adoptes ultérieurement lors d’un congrès qui aura lieu à Kaga-bandoro (Chef lieu de la Nana- Gribizi).

 Fait à kabo, le 09 Septembre 2014

Le General Alkhatim MAHAMAT

Le Chef d’Etat-major 1er Adjoint des FRC
Tel: (+236) 75505284

Centrafrique: Le Drian sollicite une prolongation de trois mois du mandat d’EUFOR RCA

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

le mandat de l'EUFOR RCA va être prolongé de trois mois

Jusqu’à présent le mot d’ordre était : la mission européenne en Centrafrique est prévue pour 6 mois (à compter de la pleine capacité opérationnelle, déclarée à la mi-juin). Et il n’y aura pas de prolongation !

Trois mois de prolongation demande Le Drian

Mais la réalité de la Situation en République centrafricaine est telle que cette prolongation devient inéluctable aujourd’hui. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en a parlé à ses homologues européens lors de la réunion informelle des ministres de la Défense de l’Union européenne qui vient de se terminer à Milan (Italie). Il « serait souhaitable de prolonger de trois mois » le mandat d’EUFOR Rca, a souligné le ministre.

Les forces de l’ONU ne seront pas prêtes mi-décembre

Les casques bleus de l’ONU ne devraient « pas arriver en effet avant octobre. Et leur déploiement pourrait prendre plusieurs mois » souligne-t-on dans l’entourage du ministre. NB : En général, on compte un délai de 6 mois pour un déploiement (et encore). Si « on veut que la transition » – le tuilage en termes militaire – s’effectue bien entre les forces européennes et de l’ONU, « cette prolongation se justifie parfaitement ».

Une mission qui a prouvé son utilité

Après une mise en place, un peu longue et chaotique, la mission européenne « fonctionne bien », en effet, de l’avis de tous, et « a prouvé son efficacité ». On voit « un apaisement net à Bangui, Il reste des éruptions de violence. Mais il y a des signes nets d’apaisement. La vie nocturne reprend. Les taxis circulent. Le nombre de déplacés à M’Poko a décru de 60-70.000 personnes à 15-20.000 personnes » selon les derniers rapports remis par le chef de la mission européenne EUFOR RCA, le général Ponties.

Soulager Sangaris

La mission européenne a aussi « un grand avantage », souligne-t-on dans côté français : « soulager l’opération Sangaris, qui peut ainsi être plus mobile, aller en province, là où il y a eu récemment des affrontements entre bandes rivales il y a quelques mois ». Sur les 750 militaires qu’EUFOR RCA compte, environ 2/3 sont des Européens (UE + Géorgie), les Français fournissant environ 200-250 militaires + des officiers dans les deux Etat-Majors à Larissa et Bangui.

Par: Bruxelles2

Commentaire : Cette option de prolongation devra être débattue rapidement si on veut obtenir les forces nécessaires. Il reste, en effet, l’épreuve de la génération de forces, toujours difficile au plan européen. Les Etats membres participants (+ la Géorgie) devront indiquer s’ils entendent prolonger le mandat de leurs militaires (ou les renouveler). Et d’autres Etats devraient se joindre. Après le départ des Estoniens, fin août, et malgré l’arrivée des Italiens, les effectifs restent, en effet, au plus juste. A suivre…

La Centrafrique sollicite la BAD pour renforcer la gestion des finances publiques, déclare l’ancien Premier ministre Nzapayéké

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Ancien PM André Nzapayéké et le DG de la BAD en Côte d'Ivoire

« La réengagement de la BAD dans mon pays qui traverse d’énormes difficultés financières a été au cœur de nos discussions avec le président Donald Kaberuka », a déclaré le 9 septembre 2014 à Abidjan, l’ancien Premier ministre de la Centrafrique, André Nzapayéké. C’était à l’issue d’un entretien avec le président de la BAD.

« Nous sommes revenus sur l’appui budgétaire accordé par l’institution il y a deux mois. Cet appui est attendu pour aider l’Etat à asseoir son autorité, conduire le processus électoral, renforcer le dialogue national, procéder à la réforme de la gestion des finances publiques et opérer le redéploiement de l’administration sur le territoire. La BAD a un rôle essentiel à jouer pour aider le pays à sortir de ses difficultés », a- t-il ajouté.

« La présidente de la République Catherine Samba-Panza m’a ainsi chargé de demander au président de la BAD d’apporter son concours à notre pays, à travers un plaidoyer auprès des instances internationales, afin d’obtenir leur appui. » Selon Nzapayéké, le président de la BAD s’est engagé à tout mettre en œuvre pour appuyer la Centrafrique afin qu’elle trouve une solution globale à ses difficultés.

Nommé Premier ministre du gouvernement de transition de la République Centrafricaine en janvier 2014, Nzapayéké a été socio-économiste à la BAD avant d’être administrateur de la BAD pour les pays de l’Afrique centrale. Il était, jusqu’à sa nomination au poste de Premier ministre, vice-président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).

 

Par: La BAD

RCA : Lancement officiel des travaux de la commission d’attribution des bouses d’études

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Pr. Bernard Simiti à l’Assemblée nationale de la RCA à Bangui, mars 2014 © Alain Elorza
Pr. Bernard Simiti à l’Assemblée nationale de la RCA à Bangui, mars 2014 © Alain Elorza

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Bernard Simiti a officiellement lancé mardi à Bangui les travaux de la commission nationale d’attribution des bourses d’études pour l’année académique 2013-2014.

Plus de quatre mille dossiers seront examinés par des commissaires venus des départements ministériels et d’autres structures tels que les Finances, l’Education, la Fédération nationale des associations des parents d’élèves de Centrafrique (FNAPEC), l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA).

Deux mille bourses d’études, soi quota fixé par les textes, seront attribuées.

La cérémonie s’est déroulée dans l’amphithéâtre Pamadou Pamoto de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Bangui et à cette occasion, Bernard Simiti a exhorté les commissaires à se limiter « au strict respect des textes en vigueur en privilégiant les critères d’excellence ».

« Prenez aussi en compte les cas sociaux avérés tels que les handicapés et orphelins », a-t-il poursuivi.

Les travaux démarreront effectivement jeudi et les commissaires vont examiner des dossiers de candidatures émanant de tous les instituts et établissements privés, ainsi que ceux de la faculté des sciences économiques et de la gestion (FASEG).

Par: APA

Activités « travail-contre-rémunération » à Bangui (RCA) pour œuvrer à la réconciliation

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les équipes de travail contre rémunération accomplissent tous types de tâches telles que le nettoyage des gouttières, des marchés et des canaux, la gestion des déchets et la réparation des ponts et des rues dans les premier, troisième et cinquième arrondissement de Bangui. L'OIM intervient avec le soutien de l'Union européenne en collaborant avec les communautés locales pour prospoer des activités de travail contre rémunération afin d'aider à rétablir les moyens d'existence des habitants à Bangui. © OIM 2014
Les équipes de travail contre rémunération accomplissent tous types de tâches telles que le nettoyage des gouttières, des marchés et des canaux, la gestion des déchets et la réparation des ponts et des rues dans les premier, troisième et cinquième arrondissement de Bangui. L’OIM intervient avec le soutien de l’Union européenne en collaborant avec les communautés locales pour prospoer des activités de travail contre rémunération afin d’aider à rétablir les moyens d’existence des habitants à Bangui. © OIM 2014

La crise qui sévit actuellement en République centrafricaine (RCA) a presque complètement paralysé l’économie du pays.

L’OIM intervient avec le soutien de l’Union européenne en établissant un partenariat avec les communautés locales pour proposer des activités de travail contre rémunération afin d’aider à rétablir les moyens d’existence des habitants à Bangui, la capitale.

Les équipes de travail contre rémunération accomplissent différentes tâches, notamment le nettoyage des gouttières, des marchés et des canaux, la gestion des déchets, et la réparation des ponts et des rues dans les premier, troisième et cinquième arrondissements de Bangui.

Les équipes de travail sont composées de 750 personnes d’ethnies, de religions et de milieux professionnels divers. La moitié des participants sont des femmes. Chaque équipe travaille pendant 10 jours et chaque participant gagne 50 dollars à la fin de la période de travail.

Avec l’argent gagné, Esther, une bénéficiaire du programme, a créé une petite entreprise qui vend des beignets. Elle partage son espace de travail avec deux autres bénéficiaires issus d’ethnies et de religions différentes.

« On a pensé qu’il serait mieux de louer ce petit endroit ensemble. Maintenant, tous nos amis et nos familles nous rendent visite et nous achètent de la nourriture. C’est mieux pour les affaires. Je pense que nous sommes un bon exemple pour la communauté. Il ne sert à rien de se battre pour avoir de la nourriture. On espère que la situation continuera de se stabiliser et que davantage de personnes viendront acheter notre nourriture », a confié Esther.

L’OIM œuvre en coopération étroite avec les autorités locales, sous la direction du Ministère de la planification, en vue d’identifier les participants au programme de travail contre rémunération. Des réunions communautaires ont lieu dans chaque arrondissement pour entreprendre des projets de nettoyage, décider quels membres de la communauté y participeront et mettre en place la procédure de recrutement. En coopérant directement avec les autorités locales, l’OIM a pour objectif de renforcer les relations entre les autorités locales et leurs électeurs.

Quelque 5050 personnes ont participé à des projets de travail contre rémunération de l’OIM depuis le mois de mars, et à ce jour, les équipes ont travaillé sur plus de 35 projets d’infrastructures dans les trois arrondissements.

« Je travaille ici pour rétablir la paix dans mon pays. Nous voulons la réconciliation. J’ai déposé les armes et je veux aider à relever le pays avec d’autres qui ont aussi abandonné le combat. Nous ne voulons plus rien de négatif », a confié l’un des bénéficiaires du programme et ancien combattant de la milice Anti-Balaka.

Le programme de travail contre rémunération de l’OIM fait partie du projet de stabilisation communautaire financé par l’UE. Il a débuté en mars 2014 et se poursuivra sur 18 mois. Le projet est composé de trois éléments : le travail contre une rémunération, des projets d’infrastructure dans les communautés mixtes et la promotion de la cohésion sociale au sein des communautés qui ont souffert d’extrêmes violences.

Pour plus d’informations, veuillez contacter

l’OIM en RCA

Anne Schaefer
Email: aschaefer@iom.int
Tel. +236 7218 7635

L’armée camerounaise tue une centaine de militants de Boko Haram dont deux Touaregs

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Publié par: Corbeau news Centrafrique.

L'armée camerounaise tue une centaine des miliciens de Boko haram

Plus d’une centaine de militants de la secte islamiste nigériane Boko Haram parmi lesquels deux combattants d’origine touarègue ont été tués par l’ armée camerounaise au cours du week-end écoulé dans le nord du Cameroun, a annoncé mardi le ministre camerounais de la Communication Issa Tchiroma Bakary dans un communiqué publié à Yaoundé.

“Dans la journée du samedi 6 septembre 2014 aux environs de 13 heures (locales, 12 h GMT), deux obus ont été tirés par des unités du groupe terroriste Boko Haram sur la localité de Fotokol en territoire camerounais, dans la région de l’Extrême-Nord immédiatement frontalière de celle de Gambaru, située en territoire nigérian. Aucune victime n’a été enregistrée côté camerounais à la suite de cette attaque”, souligne le texte.

“Nos forces de défense ont vigoureusement riposté par des tirs de mortier dirigés contre les positions tenues par les unités du groupe terroriste Boko Haram, à l’origine de l’attaque. Le bilan de la riposte camerounaise fait état de plus d’une centaine de morts dans les rangs des agresseurs, parmi lesquels se trouvent deux personnes d’origine touarègue qui ont été clairement identifiées”, poursuit le communiqué.

Le ministre de la Communication s’est félicité de “la puissance de la riposte camerounaise à cette attaque” qui, selon lui, “a été telle que les terroristes de Boko Haram ont dû reculer leurs positions à environ 7 km de la ville frontalière de Gambaru, à l’ intérieur du territoire nigérian.”

“C’est une fois de plus le lieu de rendre un vibrant hommage à nos forces de défense et de sécurité qui, en infligeant un cinglant revers à cette horde d’agresseurs, viennent encore de faire montre de leur professionnalisme, de leur bravoure, de leur engagement et de leur détermination à relever le défi de la préservation de notre intégrité territoriale, de la protection de nos populations, de leurs biens et de tous ceux qui vivent à l’ intérieur de nos frontières”, a-t-il ajouté. Voisin du Nigeria avec lequel il partage plus de 2.000 km de frontière terrestre commune réputée poreuse, le Cameroun est de plus en plus confronté aux attaques répétées de la secte islamiste nigériane Boko Haram, depuis l’enlèvement d’une française (Moulin-Fournier) en février 2013 dans la région de l’Extrême-Nord.

C’est dans cette même région qu’une dizaine d’employés chinois d’une entreprise chargée des travaux routiers sur l’axe Mora- Kousseri en direction de la frontière tchadienne ont été enlevés à la mi-mai et sont toujours en captivité. Tout comme l’épouse du vice-Premier ministre chargé des Relations avec les Assemblées Amadou Ali parmi plusieurs autres personnes lors d’une attaque violente fin juillet.

Après avoir déclaré une “guerre sans merci” à l’organisation terroriste, le président camerounais Paul Biya a mis en place un dispositif sécuritaire spécial dans cette région, renforcé récemment par la création de nouvelles unités d’opération et la nomination de leurs responsables

Xinhua