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Une mine s’effondre en Centrafrique, 25 morts

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mine-de-Diamant-en-Afrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mine de Diamant en Afrique

 

Publié par Corbeau News ( Bangui ) 22-08-2014  –  Au moins 25 personnes sont mortes dans l’effondrement d’une mine d’or située à 60 km au nord de Bambari, en République centrafricaine, a

annoncé aujourd’hui un porte-parole des rebelles de la Séléka, qui contrôlent cette région. Au moins 27 mineurs sont encore sous les décombres et 25 corps ont été retrouvés, après l’effondrement de la mine de Ndassima, qui était détenue par le canadien Axmin avant l’avancée des rebelles il y a un an et qui fait désormais partie d’une économie parallèle finançant le conflit en Centrafrique.

“Aucun membre de nos services ne se trouve sur le terrain pour encadrer les mineurs, ils creusent donc sans règles. En dessous de trois mètres, cela devient dangereux et les pluies peuvent entraîner des effondrements”, a commenté Georges Yacinth-Oubaouba, un responsable du ministère des Mines qui a confirmé l’incident à Reuters.

 

Par: Reuters.

Centrafrique: Liste du Nouveau Gouvernement de Premier Ministre Mahamat Kamoun

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Décret N°14.289

Portant nomination des Membres du Gouvernement

Ministre d’Etat,

Ministre d’Etat en charge des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’aménagement du Territoire, Mme Marie Noëlle Koyara

Ministre d’état en charge de la Défense nationale restructuration des armées des anciens combattants et victimes de guerre : M.Aristide Sokambi

Ministre :


Ministre des transports et aviation civile : Arnaud Djoubaye Abazene
Ministres des Affaires étrangères de l’intégration africaine et de la Francophonie : Toussaint Kongo-Doudou
Ministre des Postes et télécommunication charge des Nouvelle Technologie : Abdallah Kadr
Ministre de la Justice chargé de la Réforme judiciaire et des droits de l’homme : Gabriel Faustin Gbodou
Ministre de l’Economie, du plan coopération internationale chargé des pôles des développements : Mme Florence Limbio
Ministre des Finances et budget : Bounandele koumba
Ministre desEaux forêt, chasse et pêches : Isabelle Gaudeuiile
Ministre de la Fonction publique : Eloi Anguimate
Ministre sécurité publique et de l’émigration immigration : Gal de Brigade Thierry Marie Metinkoe
MADT DR : Modbo walidou Chair
Ministre de la Santé et de la population : Mme Marguerite Samba-Maliavo
Ministre de l’Education et de l’enseignement technique :Mme Gisèle Bedan
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : M.Bernard Simiti
Ministre du Commerce et de l’Industrie: Mme Gertrude Zouta
Ministre du Développement du monde rural : Banzoukou david
Ministre du Travail, de la sécurité sociale et de l’ emploi : Gaston Mackouzangba
Ministre des Mines et de la géologie : Joseph Agbo
Ministre de l’Energie et l’hydraulique : Jacques Médard Mboliadas
Ministre de la Réconciliation nationale du Dialogue politiqueet de la promotion de la culture civique: Mme Jeannette Dethoua
Ministre de l’Urbanisme et des édifices publics : Jacques Demangha
Ministre de l’Habitat et du logement : Gilbert Kogbengbo
Ministre Affaires sociales et de l’ action humanitaire : Eugenie yarafa
Ministre de l’Environnement et du développement durable : Robert Namsene
Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institution : Marc Mokopete
Ministre du Tourisme des arts, culture de l’artisanat : Romaric Vomitiade
Ministre de la Jeunesse et des Sport : Armel Ningatoloum Sayo

Ministre délégué :

Ministre Délègué aux finances et budget: jaco désiré ngaya
Ministre délégué à l’Elevage : Mahmat thaib yacoub

Par: Présidence de la République

RCA: Catherine Samba-Panza persiste et signe

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Publié par Corbeau News ( Bangui ) 22-08-2014  –  La présidente de la transition en République Centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s’est adressée ce matin à la Nation. Un discours très attendu après les nombreuses polémiques autour de la nomination de Mahamat Kamoun comme Premier ministre. Malgré les nombreuses critiques sur le choix de Mahamat Kamoun, la présidente tient bon et confirme son choix. Elle a promis un nouveau gouvernement dans la journée de ce vendredi.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-la-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza, la Présidente de Transition en Centrafrique

 

Lors de cette adresse à la nation centrafricaine, ce vendredi 22 août, Catherine Samba-Panza est d’abord revenue sur les différentes étapes qui ont conduit à la désignation de Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre : les concertations du début du mois d’août, les dix noms qui lui ont été présentés pour le poste de Premier ministre. Et le fait que deux candidats sur les dix avaient, selon elle, les meilleurs profils : Karim Meckassoua et Mahamat Kamoun.

Eloge de Mahamat Kamoun

Catherine Samba-Panza s’est livrée à un véritable éloge, en cinq points, de Mahamat Kamoun qu’elle a finalement retenu. Et elle a dénoncé ce qu’elle a qualifié « d’agitations » depuis que son choix a été effectué. La présidente de transition a estimé qu’il fallait donner l’occasion au nouveau Premier Ministre de faire ses preuves et qu’elle avait donc « résolument pris la responsabilité » de lui demander de former son gouvernement et de le publier aujourd’hui : « Je veillerai, a ajouté la présidente, à ce que le caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, en y incluant les principales entités représentatives des forces vives de notre pays et en mettant un accent sur l’équilibre régional ».

MAHAMAT KAMOUN PREMIER MINISTRE – ADRESSE A LA NATION DU CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION 22 AOÛT 2014

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Corbeau news

22 Août 2014
Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Les 21, 22 et 23 juillet derniers, le peuple frère du Congo, sous la conduite de Son Excellence le Président Denis SASSOU NGESSO, offrait à notre pays, à travers le Forum de Brazzaville, l’occasion de nous retrouver autour des objectifs de paix, grâce à la signature d’un accord de cessation des hostilités entre nos différents groupes armés.
Au sortir de ce Forum, il y a environ trois semaines, dans le respect des engagements pris à Brazzaville et afin d’impulser une nouvelle dynamique a la Transition, j’ai demandé et obtenu la démission du Premier Ministre André NZAPAYEKE et de son gouvernement pour permettre la mise en place d’une nouvelle équipe afin de prendre en compte les attentes légitimes de nos Forces Vives.
Aussitôt après, dans une démarche participative selon l’esprit qui s’est dégagé dans la capitale congolaise, et surtout dans le but d’obtenir une implication de toutes les composantes sociales et politiques de notre pays, j’ai tout de suite engagé une large consultation auprès de toutes les entités. Ceci, dans l’objectif de composer un gouvernement inclusif comprenant toutes les sensibilités régionales, politiques, sociales et communautaires de la République Centrafricaine, un gouvernement d’ouverture à qui je vais donner mission de préparer et de mettre en œuvre les étapes 1 et 2 relatives à la réconciliation à la base et au Dialogue politique tant souhaité par nos compatriotes, un gouvernement capable de redonner espoir au peuple centrafricain et tracer la voie de la sortie de crise.
Du 6 au 8 août 2014, j’ai reçu les entités représentatives des Forces Vives de la Nation -au total une soixantaine- à qui j’ai présenté les critères devant guider le choix du Premier Ministre et des membres du Gouvernement, en même temps que j’ai demandé à ces entités de me faire leurs propositions. C’est sur la base de ces propositions que j’ai travaillé en toute objectivité et conscience à la sélection et à la nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Mahamat Kamoun.
Au total, j’avais reçu 10 noms pour le poste de Premier Ministre, 05 répondaient aux critères retenus et 02 sur 05 avaient les meilleurs profils, à savoir Karim MECKASSOUA et Mahamat KAMOUN. Si le choix définitif s’est porté sur ce dernier, je vais vous dire clairement ce qui a milité en sa faveur.
1- Dans la situation de division larvée entre Nord et Sud, M. Mahamat KAMOUN est aujourd’hui le symbole même de la symbiose communautaire qui a toujours fait la particularité de notre pays, étant de père musulman et de mère chrétienne.
2- A l’encontre des gens arrogants dont le pays n’a pas besoin dans cette période de crise, M.KAMOUN est un modèle d’humilité, ce qui est un atout considérable en ce moment.
3- Au moment où il est question de rechercher et de mobiliser les moyens financiers nécessaires au financement de la reconstruction de notre pays, il n’y avait sans doute pas mieux que M. KAMOUN qui est un fin connaisseur des finances publiques et des circuits financiers régionaux et internationaux.
4- Devant l’impérieuse nécessité d’entretenir des relations normales avec certains de nos voisins, il n’y avait aussi pas mieux que Mr KAMOUN.
5- Pour avoir travaillé avec lui, j’ajoute que c’est un collaborateur dévoué et engagé pour son pays, des qualités dont notre pays a besoin pour ne pas reproduire la même expérience d’une tension permanente à la tête de l’exécutif comme le pays l’a déjà vécu.
Ce choix relevait par ailleurs de mon pouvoir discrétionnaire comme la plupart des entités l’ont clairement souligné lors des consultations. Dans tous les cas, Mr Mahamat KAMOUN un digne fils du pays et au lieu de le juger négativement dès le départ, il aurait fallu attendre de le juger à la tâche. Sauf à vouloir bloquer le pays qui souffre déjà de nombreuses difficultés, ce que je ne peux pas accepter pour le peuple Centrafricain qui est mon miroir, comme le conseillait sagement le défunt Président Omar BONGO ONDIMBA.
Depuis cette nomination, des réactions et manifestations diverses sont enregistrées dans les médias, sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique. Certains prétendent que le Premier Ministre nommé est rejeté par la population et qu’un nouveau Premier Ministre devrait encore être nommé pour conduire la Transition. D’autres poussent jusqu’à dire que non seulement le Premier Ministre devrait démissionner mais le Chef de l’Etat que je suis devrait aussi le faire, au risque de déstabiliser une nouvelle fois la transition.
De quoi s’agit-il réellement ? Qu’est-ce que le peuple Centrafricain devrait comprendre de toutes ces agitations au lendemain du forum de Brazzaville et à la veille de la formation d’un nouveau Gouvernement ?
Le peuple Centrafricain endurci par les épreuves de ces trois dernières décennies est devenu mature et sait se faire une opinion, quand on ne lui cache pas la vérité. J’ai le devoir, en tant que Chef de l’Etat d’informer la population centrafricaine sur ces faits graves de nature à compromettre dangereusement l’avenir de notre pays. J’ai en outre pris l’engagement de défendre résolument les intérêts de mon pays. Je ne voudrais donc pas, par mon silence, me rendre complice des actes ou décision devant sacrifier l’intérêt supérieur de la nation sur l’autel des intérêts égoïstes qui se manifestent.
Mes chers compatriotes,
Vous êtes nombreux à comprendre ce qui se passe derrière toutes ces manipulations, à comprendre la portée de mes décisions et à m’apporter votre soutien. Cependant, certains compatriotes ne ménagent pas leurs efforts pour dresser des obstacles de toute nature à mes actions. Tout a été mis en œuvre pour me fragiliser et déstabiliser la Transition. C’est dans ce cadre que se situent les blocages que tente de nous imposer une catégorie de nos compatriotes qui visiblement ne veulent pas que la Transition arrive à son terme.
Mon choix s’est fait essentiellement dans l’intérêt supérieur de notre pays et il faut donner l’occasion au nouveau Premier Ministre de faire ses preuves. D’autant plus que son mandat est limité dans le temps avec la perspective de l’organisation des consultations populaires et du dialogue politique national dont les résolutions et recommandations devraient fondamentalement reconfigurer le paysage politique national dans trois ou quatre mois.
La majorité de la population qui nous observe ne comprend pas nos tergiversations actuelles, puisqu’il faut en réalité faire avancer la Transition vers les élections libres et démocratiques que le peuple attend avec impatience. Elle ne comprend pas non plus les revendications d’un accord politique préalable à la formation du Gouvernement, ce qui pourtant n’a pas été discuté à Brazzaville. Alors que le gouvernement n’est pas encore formé, il est incompréhensible que certains manifestent déjà des mécontentements.
J’ai donc résolument pris la responsabilité de demander au Premier Ministre Mahamat KAMOUN de former son gouvernement et de le rendre public ce jour.
Dans l’esprit du forum de Brazzaville, je veillerai à ce que le caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, en y incluant les principales entités représentatives des Forces Vives de notre pays, et en mettant un accent sur l’équilibre régional. Cependant, il importe de préciser que tout le monde ne pourra pas entrer dans ce gouvernement. Par contre, il y aura de la place dans les autres structures de l’Etat.
Chers compatriotes,
La crise Centrafricaine a véritablement fait l’objet de l’attention soutenue de la Communauté Internationale. Il y a eu une grande mobilisation de cette communauté internationale au chevet de notre pays et une forte solidarité en notre faveur pour que cette crise prenne fin rapidement.

Cet engagement sans pareil de la communauté internationale et de la médiation internationale est la claire manifestation d’une volonté inébranlable de nous accompagner.
Sans remettre en question les conclusions et décisions prises par la communauté internationale, la République Centrafricaine doit exprimer d’avantage les aspirations profondes du peuple qui a tant souffert.
Nous avons l’obligation de démontrer aux yeux du monde que nous sommes murs et sérieux, que nous savons ce que nous voulons pour aller vers la paix et la reconstruction de notre pays.

Comme j’ai déjà eu a le dire, l’heure est au sursaut patriotique. Il est temps que les Centrafricaines et les Centrafricains prennent leur destinée en mains et participent activement au processus de sortie de crise. Que tous ceux qui croient sincèrement en l’avenir du pays se mettent au travail.
Dans le contexte actuel où les défis à relever sont encore nombreux, le peuple Centrafricain doit prendre conscience que son destin est désormais entre ses mains et qu’il lui appartient de reconstruire son pays dans l’entente et la fraternité.
Chers compatriotes,
Je voudrais vous inviter à plus de vigilance compte tenu de toutes les manipulations qui s’organisent chaque jour pour déstabiliser les Autorités de la Transition et mettre à mal ce qui reste encore de notre souveraineté.
Au moment où les amis de la République Centrafricaine sont prêts à nous aider à nous en sortir durablement, je vous exhorte au calme et à la sérénité. Tous ceux qui ont des revendications à faire valoir, ou qui pensent à un recadrage de la transition en cours pourront le faire dans le cadre du dialogue politique national qui se tiendra dans les mois à venir. Dans l’immédiat, donnons l’opportunité au gouvernement de se mettre en place et de s’atteler à la préparation de ce rendez vous historique pour le peuple Centrafricain.

Vive la République !

Les forces Sangaris et EUFOR-RCA déterminées à faire la paix à Bangui

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Publié par Corbeau News – Bangui (Centrafrique) – 2014-08-22  – Le haut commandement des forces Sangaris et de l’EUFOR-RCA ont fait part de leur détermination à rester à Bangui et à y rétablir Force Sangaris en République Centrafricaine

la paix, malgré les attaques dont sont l’objet leurs éléments dont 12 d’entre eux ont été blessés dans les affrontements de mardi soir et de mercredi au centre commercial où se trouve l’enclave de la communauté musulmane de KM5 dans le 3è arrondissement de la capitale centrafricaine.

Trois soldats de l’opération Sangaris et neuf soldats de l’Eufor-RCA ont eu des blessures, le Chargé de mission de l’opération Sangaris, Yves Pierre, et le Conseiller en communication de l’Eufor-RCA, Marion Renard lors d‘une conférence de presse donnée jeudi à leur base de Bangui Mpoko.

Cette rencontre avec la presse locale faisait suite à la marche de protestation contre la présence des soldats de l’opération Sangris et de L’Eufor-RCA dans le quartier KM5, organisée par les musulmans.

Selon Pierre Yves, les trois blessés par balle dans les rangs de l’EUFOR-RCA ont été ‘’évacués en France pour des soins”. Il a toutefois ajouté que ‘’ leur pronostic vital n’est pas engagé” et qu’”ils vont bien”.

‘’La Sangaris reste dans Bangui et continue ses patrouilles pour la sécurisation de la ville. Notre objectif : imposer ici comme sur toute l’étendue du territoire les mesures de confiance pour qu’on retrouve le chemin de la paix”, a affirmé Pierre Yves.

Pour sa part, Marion Renard, a dénoncé les attaques dirigées contre l’Eufor-RCA, soulignant que la police et l’armée de cette dernière ‘’ont été attaquées par des éléments extrémistes et des criminels qui s’étaient mélangés à la foule. Et là, les attaques ont fait neuf blessés dont cinq blessés par des grenades et quatre traumatisés”.

Par: APA

Centrafrique : 9 militaires français de la force européenne EUFOR RCA ont été blessés à Bangui

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Publié par: Corbeau News ( Paris ) 21-08-2014 –  L’État-major des armées (EMA) a indiqué, ce 21 août, que 3 militaires français, appartenant au Groupement tactique interarmes (GTIA) Acier de la force Sangaris, avaient été blessés, la veille, lors d’affrontements avec des individus dans le quartier musulman du PK5, dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldats-de-force-Sangaris-dans-un-quartier-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats de force Sangaris dans un quartier de Bangui en Centrafrique

 

Ces violences ont fait suite à celles qui ont eu lieu le 19 août. Là, une patrouille française de la force européenne EUFOR RCA, a été violemment prise à partie, ce qui contraint leurs camarades de Sangaris à intervenir. Aucun bilan n’avait été communiqué jusqu’à présent.

Ainsi, selon la cellule médis d’EUFOR RCA, 9 militaires français ont été blessés lors de ces heurts, dont « 5 par éclats de grenade ». Les quatre autres souffrent de troubles auditifs. L’un d’entre eux, plus gravement touché, a été rapatrié en France.

D’après les informations publiées par les Dernières Nouvelles d’Alsace, les 9 soldats blessés appartiennent tous au 152e Régiment d’Infanterie (RI) de Colmar. Les « Diables rouges » ont en effet déployé une compagnie à Bangui dans le cadre de la mission européenne, dont la France est nation-cadre. Des gendarmes français en font également partie.

Au total, ce sont donc 12 militaires français qui ont été blessés au cours de ces dernières 48 heures à Bangui.

 

 

Par  L’État-major des armées (EMA)  français

Centrafrique: Catherine Samba-Panza mise à l’écart par Denis Sassou Nguesso

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Publié par: Corbeau News ( Brazzaville ) 21-08-2014 – Le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a réuni à Brazzaville les principaux acteurs du conflit. Mais sans la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-la-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza, la Présidente de Transition en Centrafrique

 

Catherine Samba Panza a-t-elle été désignée à la tête de la transition juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? C’est une question que se posent de nombreux analystes et observateurs de la vie politique centrafricaine. Alors que la présidente de la transition peine à faire avancer le processus enclenché il y a plus de six mois, les signes de sa marginalisation se multiplient.

Le porte-parole du gouvernement centrafricain sortant joint au téléphone ce mercredi l’a confirmé : Catherine Samba Panza ne décolère pas. Elle n’a pas été associée à la rencontre de Brazzaville, à laquelle a été conviée une dizaine de personnalités politiques du pays. Pourquoi la présidente a-t-elle été mise à l’écart par le médiateur Denis Sassou Nguesso? Réponse du politologue gabonais Jonathan Ndoutoume:

«Il faut déjà partir d’un principe, celui de la désignation de la présidente Catherine Samba-Panza qui ne découle pas d’une légitimité populaire. Cette désignation peut rencontrer des limites au niveau de la légitimité populaire et en même temps faire en sorte que le présidente ait des marges de manoeuvre assez étroites. Cela peut être une maladresse politique de la part des acteurs centrafricains de se rendre à une rencontre convoquée par le médiateur du conflit sans pour autant que la présidente de transition soit au courant.»

Des menaces sur le calendrier

Le nouveau gouvernement d’unité nationale est attendu depuis plus de dix jours et la nomination de Mahamat Kamoun à la primature ne fait pas l’unanimité. Beaucoup craignent que si les protagonistes ne trouvent pas une solution au blocage en cours, notamment sur la formation d’un nouveau gouvernement, le calendrier de la transition ne sera pas respecté. Ce qui hypothèquerait d’office l’organisation de l’élection présidentielle, prévue dans le courant du premier trimestre 2015.

À noter que la République centrafricaine se prépare à accueillir dans moins d’un mois l’opération de maintien de la paix de l’Onu.

 

 

Deutch Welle pour Afrique Connection

 

RCA: C’est le flou total en République Centrafricaine avec la reprise des affrontements

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Publié par: Corbeau News ( Bangui )  21-08-2014 //  C’est le flou total en République Centrafricaine. Plus de dix jours après sa nomination, le Premier ministre Kamoun n’est toujours pas arrivé à former son équipe.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nzapayéké-et-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nzapayéké et Mahamat KamounPlus d’une semaine après sa nomination au poste de premier ministre, la Centrafrique est toujours sans gouvernement. La formation du nouveau gouvernement centrafricain est bloquée par les différentes factions en conflit en Rca. Les différentes initiatives n’ont pas permis de sortir de la situation de blocage où se trouve le pays qui connait une certaine accalmie depuis la signature d’un fragile cessez-le feu.

Le Premier ministre Kamoun est-il le problème ?
Tout porte à croire que oui. Le président du parlement provisoire de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé ainsi à Brazzaville de «surseoir» à la mise en place d’un nouveau gouvernement dans son pays, estimant que le Premier ministre désigné récemment ne fait pas l’unanimité. Remettant en cause le choix de la Présidente Mme Samba Panza, il a affirmé que «la concertation, c’est ce qui a manqué dans la désignation du Premier ministre, c’est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville». Face à la presse après une rencontre avec le président congolais le mardi dernier, il a estimé qu’il était désormais « urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu’on se parle. (…) S’il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition c’est la concertation». Au total, une dizaine de personnalités représentant le CNT, l’ex-rébellion Séléka, les milices Anti-Balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise, où elles doivent discuter séparément avec le médiateur, selon le protocole de la présidence du Congo. Fait remarquable, ni le Premier ministre, ni la Présidente de la république n’a été officiellement informé de ce déplacement des parties centrafricaines à Brazzaville, à l’invitation du président N’Guesso.

La Centrafrique est maintenant sans gouvernement depuis une quinzaine de jours. Sa formation bute notamment sur la question de la représentation des groupes armés en son sein. L’ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d’y participer, affirmant que son avis n’a pas été pris en compte. Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé dans la capitale congolaise, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis lors.

5 morts dans la journée du mercredi
Cinq personnes, dont un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, ont été tuées et une trentaine d’autres blessées dans les heurts survenus à Bangui depuis mardi 19 août entre soldats français de la force européenne Eufor et des hommes armés, selon des sources médicales.

« C’est un bilan provisoire, puisque certaines personnes affirment qu’il y a eu des musulmans fauchés par balle dont on ne connait pas l’état », a indiqué Maurice Banda, membre du personnel de l’hôpital communautaire, principal établissement de la capitale. « Près de quarante » blessés ont également été évacués vers l’hôpital, dont « certains sont des cas graves ». Trois soldats français de la force Sangaris ont également été blessés. « Leur pronostic vital n’est pas engagé. Deux d’entre eux ont fait l’objet d’une évacuation sanitaire vers la France », a annoncé jeudi le ministère de la défense, sans que l’on sache si les soldats font partie du bilan évoqué par M. Banda.

Le volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué « par une balle alors qu’il procédait à l’évacuation de blessés dans le secteur du km 5 » (PK5), dernière enclave musulmane de la capitale, a précisé le Comité international de la Croix-Rouge.

 

Par: Lejournaldu mali.com

 

 

Centrafrique: des centaines de personnes manifestent contre la présence française à Bangui

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Publié par: Corbeau News ( Bangui )   

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Manifestation-contre-la-présence-française-en-Centrafrique-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation contre la présence française en Centrafrique à BanguiDes centaines de personnes ont participé jeudi à une manifestation pacifique à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement, jeudi 21 août à Bangui. Ils protestaient contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale. Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu’au siège de la Minusca (représentation de l’ONU).

Aux cris de “Hollande criminel”, ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l’armée française qu’ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l’opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française). “Nous sommes toujours victimes de la France”, accusait l’un de ces écriteaux.

Après avoir emprunté l’avenue Koudoukou, puis l’avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications. “On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n’a élevé la voix”, a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier. “Nous n’avons plus besoin des Français ici. Qu’ils s’en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs”, s’égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim.

Le rassemblement s’est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca.

 

 

(Avec AFP)

 

RCA: Mahamat Kamoun blanchi par un audit du Trésor Public centrafricain daté de 2006

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À peine nommé à la tête du Gouvernement centrafricain de transition, Mahamat Kamoun est en train de connaître tous les déboires du monde. Plusieurs accusations ont foisonné à son encontre.

Son passage à la tête du Trésor public centrafricain, le rapport d’audit de gestion du trésor public fait par l’Inspection générale des Finances (dont Écho du Centrafrique a pu obtenir copie), ressort qu’aucune anomalie n’a été décelée dans sa gestion. Ci-joint en format PDF le rapport complet d’audit.

 

MINISTÈRE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                       RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

CABINET DU MINISTRE DÉLÉGUÉ                                                                                  Unité-Dignité-Travail

INSPECTION GÉNÉRALE DES FINANCES                                                                     Bangui, le 4 octobre 2006

N°669/06/MFB/CAB.MD/IGF

ORDRE DE MISSION

  Il est prescrit aux responsables désignés ci-après:
Messieurs:
-MABIDI Basile, Inspecteur des finances, Chef de Mission;
-BESSE Albert, Chargé de Mission Banques, Membre; et
-ABDALLAH Kadre, Président du CTP/PAS, Membre;
Madame:
TREMBLAIS Isabelle, Conseillère Technique du Directeur Général du Trésor, Membre;
D’effectuer la mission suivante:
Objet: Audit  des Comptes du Trésor auprès des Banques Primaires pour période du 1er juillet au 30 septembre 2006.
Lieu de la Mission: Bangui
Début de la Mission:04 octobre 2006
Durée de la Mission: Dès mission terminée
Moyen de transport: Personnel
Fait à Bangui, le 10 novembre 2006

Signature ordre de mission

 

 

NOTE DE SYNTHÈSE DU RAPPORT D’AUDIT DES COMPTES BANCAIRES DU TRÉSOR AUPRES DES BANQUES PRIMAIRES
                                           Période du 1er juillet au 30 septembre 2006

L’audit mené conformément à l’Ordre de mission n°669/06/MFB/CAB.MD/IGF du 4 octobre 2006, signé du Ministre délégué aux Finances et au Budget, a permis de mettre en évidence les points suivants:

1-En matière de recettes

Les recettes les plus importantes sont encaissées sous forme de remises de chèques bancaires, le crédit sur les comptes intervenant le jour même de la remise, date de valeur à J+1. Dans ce domaine, les dysfonctionnements relevés consistent principalement en une absence de retour au Trésor des chèques impayés (BPMC) et des différences constatées entre le montant des remises et le crédit porté au compte (CBCA).
Du côté des services du Trésor, il a été constaté une mauvaise tenue des comptes: pas de réel suivi des remises de chèques, non production de plusieurs bordereaux de remises et de fiches d’écritures (perte ou mauvais classement).
Parmi les recettes virées directement sur les comptes, notamment par les banques elles-mêmes, figurent des recettes de TVA; ces sommes devraient être reversées sur le compte spécial TVA domicilié à la BEAC.
Certaines recettes ne sont pas justifiées; tel est le cas pour les rétrocessions d’agios, le reversement des soldes créditeurs des comptes des administrations clôturés en juillet 2006.

2-En matière des dépenses
Les dépenses initiées par le Trésor ont pu être justifiées par des lettres de virement.
On constate des différences dans l’exécution de certaines lettres de virement à la CBCA et à la BPMC: débits supérieurs aux lettres de virement des salaires.
Des dépenses ont été exécutées par la BICA sans l’autorisation du Trésor en août et septembre 2006: il s’agit du paiement de 2 cessions de créances, respectivement de 11.908.191 F et 9.180.600 FCFA.
Aucun état liquidatif n’est produit à l’appui des prélèvements d’agios sur découvert ou des agios sur traites à l’escompte; même constat pour la CBCA en ce qui concerne les prélèvements des compléments d’intérêts sur le prêt de 4 milliards de 2005.
Peu ou pas  d’information ne sont données par les banques sur les opérations de régularisation ou d’extourne d’écriture.
De façon générale, il est constaté une mauvaise collaboration entre le Trésor et les établissements bancaires.

Recommandations
L’audit réalisé sur la période du 3ème trimestre 2006 ne fait apparaître aucune opération suspecte; les dysfonctionnements constatés proviennent surtout d’un manque de suivi que des opérations par le Trésor et d’un manque d’information de la part des banques; un certain nombre de mesures simples permettraient de redresser facilement la situation:
-En ce qui concerne les services du Trésor, il doit être envisagé une nouvelle information de base, englobant le rapprochement quotidien des opérations bancaires, la tenue de la comptabilité et la production et le classement des pièces justificatives.
-Un strict suivi des activités du service de la Trésorerie et des Mouvements de fonds doit être assuré par un cadre compétent du Trésor ; si besoin est, des sanctions pourraient être prononcées contre les agents ne respectant pas les consignes de travail.
-Les écritures comptables doivent être passées quotidiennement et chaque opération doit être accompagnée d’une pièce justificative produite par l’établissement bancaire;
-Il est indispensable d’améliorer les relations entre les banques et le Trésor et redonner au Directeur Général du Trésor son véritable rôle de comptable principal unique au Trésor.
-Les relations entre les banques et le trésor pourraient être formalisées dans un document, sorte de charte de qualité, visés par l’ensemble des parties;
-Des dispositions doivent être prises pour que les recettes de TVA soient reversées en totalité sur le compte spécial TVA géré par le Directeur Général des Impôts et des Domaines.

 

Signature document2

DOCUMENT 3

RAPPORT D’AUDIT DES COMPTES BANCAIRES DU TRÉSOR AUPRÈS DES BANQUES PRIMAIRES

          Période du 1er juillet au 30 septembre 2006
****************

 Il a été prescrit, par ordre de mission n°669/06/MFB/CAB.MD/IGF. du 4 octobre 2006, signé du Ministre délégué aux Finances et au Budget, à:
Messieurs:
-MABIDI Basile, Inspecteur des Finances, chef de mission;
-BESSE Albert, Chargé de mission Banques, membre; et
-ABDALLAH KADRE, Président du CTP/PAS, membre,
Madame:
-TREMBLAIS Isabelle, Conseillère technique du Directeur Général du Trésor, membre,
De réaliser un audit des comptes du Trésor ouvert dans les banques primaires pour la période du 1er juillet au 30 septembre 2006.
Méthodologie
Les membres de la mission ont travaillé essentiellement sur une base documentaire, à savoir:
-Les relevés de comptes mensuels édités par les banques;
-Les pièces comptables détenues par le service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, telles que les bordereaux de remise de chèques, les lettres de virement, les Bons de virement.
-Le registre des chèques impayés, le registre des recettes de la Caisse principale.
L’exploitation de ces différents documents a permis de rapprocher les écritures enregistrées par les établissements bancaires et celles à l’initiative des services du Trésor.
2-Constat
  2.1 Opération de recettes

NB: Figurent en annexes, les tableaux détaillés des remises de chèques et autres encaissements pour chaque banque.
2.1.1 Les remises de chèques
Les transferts de fonds qui figurent sur les relevés bancaires (1 870 478 992 F CFA) ne sont pas assimilables à des recettes puisqu’il s’agit de simples mouvements entre les différents comptes du Trésor n’ayant donc aucune incidence sur les disponibilités globales.
Une seule réserve est apportée pour le virement de 500 millions de FCFA reçu de la CBCA en date du 29 septembre 2006, dont l’origine n’a pu être déterminée ni par les agents du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, ni par la CBCA.
Sur l’ensemble des trois banques, les opérations de recettes les plus importantes en nombre et en volume sont les remises de chèques à l’encaissement: elles représentent 3 939 746 783 FCFA.
Les remises de chèques sont portées au crédit du compte au Trésor le jour même, avec une date de valeur J+1; en général, la règle est bien respectée par les banques.
Cependant, il a été observé des anomalies sur certaines remises de chèques, enregistrées au crédit du compte en plusieurs fois, donc avec des dates de valeur différentes, ce qui a une incidence au final sur le montant des agios sur les découverts.
Par ailleurs, il arrive que des bordereaux ne soient pas portés en totalité au crédit du compte concerné.
Quelques exemples peuvent être cités pour la CBCA et la BPMC:
-Pour la CBCA, remise de chèques de 16 230 027 F le 4 juillet; crédit le même jour pour 2.073.248 F, le solde de 14 156 779 F n’étant crédité que le 17 juillet 2006.
-La remise de chèque à la BPMC de 32 725 311 F en date du 17 juillet a été enregistrée pour32 725 311 F le 17 juillet et pour 216 000 F le 18 juillet;
-Le 26 juillet, le bordereau de remise de chèques à la CBCA fait état d’un dépôt de 6 106 461 F. Or pour cette même date, ne figurent sur le relevé que deux remises de chèques de 40.942 F et 697 150F, auxquelles il convient de rajouter une remise le 27 juillet de 2 377 117  F; on constate une différence en moins de 2 991 252 F pour laquelle aucune explication n’a été fournie par les services du Trésor.
-Les chèques de la deuxième quinzaine d’août ont été stockés plusieurs jours avant d’être remis à l’encaissement: pour la CBCA. Les journées du 17 au 22 août n’ont été encaissées que le 22 août et celles du 24 au 28 août figurent au crédit le 31 août 2006.
Pour la BICA, hormis une différence en moins de  39 993 F non expliquée le 27 juillet, les remises de chèques ne présentent pas d’anomalie: les différences constatées entre certaines remises et sommes portées au crédit du compte correspondent à des chèques impayés qui sont restitués au Trésor puis transmis à la Direction du Recouvrement et des Poursuites (cf tableau des remises de chèques en annexe).
S’agissant des chèques impayés, curieusement, la CBCA n’enregistre dans ses opérations aucun impayé et ne rejette aucun chèque; on peut supposer que certaines différences en moins dans les remises proviennent soit de chèques laissés en instance à la Banque faute de provision, soit de chèques restitués au Trésor sans écriture ni à la banque ni au Trésor. Pour éclaircir ce point, les services du Trésor devraient produire un état de rapprochement détaillé assorti d’explications.
La BPMC comptabilise régulièrement, dans la grande majorité des cas, les remises de chèques dans leur totalité; en cas de chèques impayés, les opérations apparaissent normalement en débit sur le compte, mais les chèques ne sont que rarement restitués par la banque, celle-ci attendant sans doute que son client soit revenu à la meilleure fortune; en conséquence, elle se charge elle-même de représenter les chèques impayés. Tel est le cas pour les chèques impayés du 26 juillet 2006, représentés le 1er août, pour celui du 1er août représenté le 11 août, ou ceux des 22 et 23 août représentés les 23, 24, 28, 30 et 31 août.

2.1.2 Les autres recettes 
Les autres recettes concernent essentiellement:
-Des dépôts et taxes dus par les établissements bancaires eux-mêmes: BPMC et CBCA;
-Des virements émis par des tiers, ASECNA et TELECEL, sur la CBCA;
-Des versements des recettes des douanes de Bouar sur la CBCA;
-Des recettes diverses telles que les rétrocessions d’agios (CBCA le 31/07 et le 31/08), les reversements de salaires (CBCA, le 03/08), ou les traites escomptées (CBCA le 4/08, BICA le 28/07, les 07, 10 et 31/08 et le 20/09, BPMC le 03/08 et le 01/09/.
-Les recettes provenant des soldes créditeurs des comptes des administrations clôturés en juillet 2006; les banques n’ont fourni aucun justificatif de ces reversements au Trésor au motif que le courrier de demande de fermeture des comptes était signé du Ministère des Finances et du Budget lui-même.
-Les recettes les plus importantes proviennent du guichet unique.
Parmi les virements effectués par les banques elles-mêmes, on observe que la TVA est versée sur le compte courant du Trésor, alors qu’elle devait être transférée sur le compte TVA domicilié à la BEAC et géré par le Directeur Général des Impôts et des Domaines.
Par ailleurs, aucun justificatif n’est produit pour les rétrocessions d’agios de la CBCA.

2.2 Opérations de dépenses
Tableau récapitulatif des dépenses (cf. p.6)
Au regard du tableau ci-dessus, les débits les plus importants enregistrés sur les comptes concernent en premier lieu les transferts de fonds entre les différents comptes du Trésor et/ou la caisse, avec 3.751 millions de F CFA.
Viennent ensuite les dépenses de salaires, qui avec 3.475 millions de F CFA sur le troisième trimestre, représentent 31,70% des débits, et les remboursements de prêts pour 2.149 millions de F CFA, soit 19,60% des dépenses dans les banques.

 Les transferts de fonds
Des rapprochements ont été effectués entre les comptes courants du Trésor dans les banques primaires, le compte à la BEAC et la caisse pour suivre le cheminement des transferts de fonds. Aucune anomalie n’est à signaler. Certains transferts sont justifiés par une lettre de virement.
Bien que ces procédures d’ajustement entre comptes bancaires soient tout à fait régulières, et qu’elles se justifient d’autant plus que les tensions de trésorerie sont permanentes, ces transferts ne favorisent pas une bonne lisibilité des opérations bancaires.
Par ailleurs, des prélèvements sont effectués directement sur les comptes de recettes d’exportation du bois, alors que ces comptes ne sont pas suivis en comptabilité générale de l’Etat, ce qui entraîne des difficultés, voire des erreurs de comptabilité.
Les salaires et les dépenses courantes
Les dépenses de salaires et de biens et services (dépenses courantes) ont été vérifiées: elles correspondent à des ordres de virement donnés par le Trésor aux établissements bancaires concernés; les lettres de virement visées du Ministre des Finances et du Budget ou du Ministre délégué aux Finances et au Budget ont été produites aux auditeurs.
Il est à noter certaines discordances entre les lettres de virement des salaires et les sommes effectivement débitées, notamment à la CBCA et à la BPMC; les agents n’ont entrepris aucune recherche.
Une anomalie a été constatée le 2 août et le 27 septembre sur le compte du Trésor à la BICA: deux cessions de créances ont été payées pour des montants respectifs de 11.908.191 F et 9.180.600 F CFA, sans qu’aucun ordre n’ait été donné par le Trésor. A ce jour, la BICA n’a pas justifié ces opérations. Le Trésor d’une part, et l’Inspection Générale des Finances d’autre part, ont saisi la banque par courrier pour complément d’information.

 

 CBCABICABPMCTotal 3ème Trim.Catégorie/total dépenses
Salaires1.017.674.8561.365.194.2101.092.949.0083.475.818.07431,70%
Dép. courantes87.091.074556.229.059196.660.012839.980.1457,66%
Agios95.402.2222217.974.032128.697.847442.074.1014,03%
Frais bancaires10.7101.500.0002.224.5003.735.2100,03%
Prêts1.901.708.005162.433.42285.206.6642.149.348.09119,60%
Transferts1.365.500.0001.184.000.0001.201.978.0003.751.478.00034,22%
Chèques impayés013.231.00440.470.30053.701.3040,49%
Divers39.744.47511.499.174196.815.651248.059.3002,26%
Total4.507.131.3423.512.060.9012.945.001.98210.964.194.225

 Les prêts
-Pour la CBCA, deux types de prêt sont remboursés: d’une part, celui de la convention de consolidation des découverts signés en 2004, avec des échéances mensuelles de 38,816 millions de F CFA et d’autre part, le prêt SFA remboursé par traites mensuelles de 525,669 millions. L’échéance du prêt de consolidation n’a pas été prélevée en septembre.
Par ailleurs, le 24 juillet et 14 septembre, les sommes de 76,706 millions et de 170,361 millions ont été prélevées d’office. Les motifs de ces débits n’ont pu être connus que suite à l’intervention officielle de l’Inspection Générale des Finances. Il s’avère que ces sommes correspondent à des intérêts restant dus sur le prêt de 4 milliards de la CBCA. Il est à noter qu’aucun décompte des intérêts n’a été produit.

-Pour la BICA et la BPMC, les remboursements de prêts concernent uniquement les consolidations des découverts, avec les échéances respectives de 54,144 millions et 42,603 millions de F CFA. L’échéance de septembre de la BPMC n’a pas été débitée; la régularisation est intervenue en octobre.
Le service de la Trésorerie et des Mouvements des Fonds détient une copie de ces conventions de prêt.

Les Agios
Les agios s’élèvent à 442,074 millions de F CFA. Ils sont calculés conformément aux taux et plafonds fixés par les conventions signées avec la CBCA et la BPMC.
L’Etat centrafricain n’a pas signé de convention avec la BICA, mais la banque autorise les découverts et applique tacitement un plafond de 600 millions; au-delà, elle applique en plus des agios, des pénalités de 2,5% sur les dépassements. Ces indications ont été fournies oralement au chef de bureau du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, et n’ont pas permis de recalculer le montant des agios et des frais débités.
Aucune des banques ne fournit au Trésor un état liquidatif des agios sur découverts, et les services du Trésor ne procèdent à aucune vérification.
De la même façon, le calcul des agios sur les effets escomptés n’est pas communiqué au Trésor et aucun rapprochement n’est effectué par ce dernier.

Les frais bancaires
Il s’agit de frais fixes, correspondant à des prestations de service: extrait de compte, frais de virement.
Les tarifs pratiqués par les banques ne sont pas à la disposition du Trésor.
Bien que les sommes en jeu soient très faibles, il convient de s’interroger sur la fréquence des frais d’extrait de compte prélevés à la CBCA. La production de relevé quotidien ne fait-elle pas partie des dispositions incluses dans la convention de compte?

Les chèques impayés
Les observations pour cette catégorie de dépenses ont déjà été formulées dans la partie relative aux recettes.

 Dépenses diverses
-Pour la BPMC, ces opérations diverses consistent en des annulations d’écritures de crédit suite à des erreurs dans le montant des remises de chèques ou dans la répartition des recettes du Guichet unique. Les agents du service de la Trésorerie et des mouvements de Fonds obtiennent en général les informations oralement au guichet de la banque.
Parmi ces opérations figurent les soldes débiteurs des comptes des administrations fermés en juillet à la demande du Ministère des Finances et du Budget.
Pour la CBCA, on recense i) l’annulation d’un virement porté à tort au crédit du compte au Trésor; le justificatif n’a été produit que sur l’intervention de l’Inspection Générale des Finances; ii) et le nivellement du compte débiteur de la SOCADETEX pour lequel aucun justificatif, hormis une fiche comptable de la CBCA  sans intérêt, n’a été produit.
-Enfin, la seule opération diverse à la BICA  concerne une écriture d’extourne, toujours sans justificatif. Selon  les informations du service de la Trésorerie, et des Mouvements de Fonds, il s’agirait de l’annulation de la clôture d’un compte de l’administration (opération de juillet 2006).

3-Conclusion

Evolution des soldes des comptes bancaires
Il apparait, à l’issue de cet audit des comptes du Trésor dans les banques primaires, aucune anomalie majeure dans les opérations bancaires du  type dépenses sans autorisation ou chèques non remis à l’encaissement; toutes les opérations ont pu être retracées.
Par ailleurs, avec des dépenses supérieures de 2,7 milliards aux recettes effectivement encaissées, le niveau du découvert ne peut que s’aggraver.

A contrario, il a été constaté de nombreux dysfonctionnements tant au niveau du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds que des établissements bancaires.
-Le service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds n’assure pas un bon suivi des comptes du Trésor: les fiches d’écritures comptables et les bordereaux de remises de chèques sont mal classés, et parfois sont tout simplement introuvables.
-La même remarque doit être faite pour les lettres de virement, certaines étant disponibles en plusieurs exemplaires, d’autres inexistantes.
-Les rapprochements bancaires ne sont pas quotidiens; les agents ne procèdent à ces réconciliations que lorsque l’ordre leur en a été donné par la direction, ce qui génère un rattrapage sur plusieurs mois, d’autant plus mal aisé à effectuer que les informations ne sont plus fraîches.
-La constatation d’erreur ou discordances à la réception des relevés bancaires ne suscitent pas chez les agents un comportement dynamique de recherche d’informations (cas des salaires).
-L’information demeure en général du type oral, ce qui ne convient pas pour justifier une comptabilité.
-Les encaissements de TVA ne sont pas reversés sur le compte TVA de la DGID.
Les établissements bancaires ne fournissent pas toute l’information nécessaire: calcul des frais de découvert, intérêt d’emprunt, opérations diverses de régularisation, calcul des intérêts d’escompte, tarif des frais fixes, opérations effectuées à la demande du ministre. Ils ont perdu de vue que le comptable principal de l’Etat est le Directeur Général du Trésor et qu’à ce titre, celui-ci, ou son représentant, doit obtenir toutes les informations relatives à la gestion des comptes du Trésor, ainsi que tous les justificatifs nécessaires à la tenue de la comptabilité de l’Etat.

Recommandations 
Il est tout indiqué, compte tenu du fonctionnement médiocre du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, de mettre en place des mesures de redressement, parmi lesquelles:
-La mise en place d’une opération de formation, très basique, abordant à la fois le classement des documents comptables, l’organisation des activités quotidiennes, les contrôles de cohérence et de rapprochements bancaires;
-L’encadrement et l’accompagnement des agents du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds dans cette démarche de remise à niveau de leurs prestations. Pour cela, un cadre du Trésor devrait être désigné pour assurer un contrôle d’exécution, d’abord quotidiennement, puis mensuellement;
-L’élaboration d’une liste des justificatifs comptables à produire pour chaque type d’opérations.
Au niveau des banques primaires, il a donc été constaté une certaine réticence à communiquer les documents, voire même de simples informations orales, nécessaires au Trésor pour la tenue de sa comptabilité.

Il est indispensable, pour améliorer la gestion des comptes bancaires:
-D’obtenir les conventions d’ouverture et de gestion des comptes courants du Trésor ouverts dans les banques primaires et éventuellement de proposer une révision;
-de normaliser les libellés des opérations figurant sur les relevés bancaires;
-de prévoir la production par les banques, des documents justifiant les opérations enregistrées sur les comptes;
-de provoquer une réunion avec les Directeurs Généraux de ces établissements et le Directeur Général du Trésor, présidée par le Ministre des Finances et du Budget pour clarifier enfin les prérogatives de chacun et de formaliser les règles de gestion des comptes du Trésor.
 

Fait à Bangui, le 10 novembre 2006

 Image signature audit du Trésor

 

Écho du Centrafrique

 

Bangui: Les quartiers Fatima, Béa-Rex et Km5 quadrillés par l’ Eufor-RCA et les Sangaris

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Publié par: Corbeau news ( km5 Bangui ) //  Les habitants des quartiers Fatima, dans le 6è arrondissement ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5, à Bangui, se sont réveillés ce jeudi en constatant le Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-troupes-internationales-dans-le-quartier-km5-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les troupes internationales dans le quartier km5 de Banguidéploiement d’impressionnants dispositifs de sécurité par les troupes étrangères.
Ces troupes sont sur le qui-vive suite aux menaces d’habitants de Km5, quartier majoritairement musulman, de s’en prendre à elles, indiquent des sources dans la capitale centrafricaine.

Des affrontements survenus mercredi au centre commercial du quartier Km5, dans le 3è arrondissement, entre des musulmans, les troupes de l’Opération Sangaris et celles de l’Eufor-RCA, ont fait neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix Rouge centrafricaine et 33 blessés.

La Croix Rouge centrafricaine affirme que cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale parmi lesquels une femme et deux enfants, tous atteints par balles.

Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement, qui a requis l’anonymat, a confié à APA que « quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l’entrée de leur quartier par les Anti-Balaka et ont été tous tués ».

Le président de la Croix Rouge centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, a fait remarquer que s’attaquer aux bénévoles de cette organisation humanitaire c’est s’en prendre à « quelque chose de grandiose pour ce pays », qui n’a jamais refusé « d’accomplir sa mission ».

Il a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés.

« Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui n’ont fait que leur travail », a-t-il souligné.

Il a fait remarquer que le bilan de ces affrontements est lourd mais n’a cependant pas pu confirmer le nombre de morts.

Par: APA

Centrafrique: Futur gouvernement – Quelle si longue attente !

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 21-08-2014 //  Pauvre Mahamat ! Nommé Premier ministre de la République centrafricaine dimanche 10 août 2014, Mahamat Kamoun est plus un homme à plaindre qu’à envier.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nouveau-Premier-Ministre-Centrafricain-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun
Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun
Honnêtement, dans la situation de chaos qui est celle de la Centrafrique depuis mars 2013, date de la marche triomphale de l’ex-rébellion Séléka sur Bangui, être chef de gouvernement relève plus de la gageure que de la sinécure. Et ce n’est pas le tout nouveau locataire de la primature qui dira le contraire. Voilà dix jours qu’il est Premier ministre sans gouvernement. Un capitaine sans navire ni matelots. Dans ce panier à crabes qu’est devenue la classe politique centrafricaine, parvenir à former une équipe gouvernementale de transition relève d’un grand exercice de funambulisme, d’un véritable travail en chimie nucléaire où la moindre erreur peut provoquer la déflagration générale. Et c’est sans nul doute cette réalité qui explique une si longue attente de l’équipe Kamoun. Une équipe qui doit à la fois prendre en compte la donne religieuse, l’appartenance politique, la sensibilité ethnique, la fibre régionaliste et bien d’autres susceptibilités encore.

Combien de temps mettra-t-on à combler ce vide institutionnel dont profitent tous les ennemis de la paix, pour reprendre l’expression de Dame Catherine de Bangui, et tous les autres pêcheurs en eau trouble ?
Alain Saint Robespierre

Directeur général du Trésor public sous François Bozizé, proche collaborateur de Michel Djotodia dont il fut un conseiller, ancien conseiller spécial de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, Mahamat Kamoun, homme transversal s’il en est, est arrivé à la primature avec des préjugés favorables. Mais c’était sans compter avec la surenchère politique de l’ex-rébellion Séléka. Pour n’avoir pas été consultés dans le choix du nouveau PM, comme ils l’ont expliqué le lendemain de cette nomination, les anciens Sélékistes ont rejeté toute idée de participation au prochain gouvernement. Comble de provocation, ils exigent le retour aux accords de N’Djamena qui avaient contraint Djotodia à la démission et selon lesquels le poste de Premier ministre devait revenir au groupe rebelle. Combien de temps mettra-t-on à combler ce vide institutionnel dont profitent tous les ennemis de la paix, pour reprendre l’expression de Dame Catherine de Bangui, et tous les autres pêcheurs en eau trouble ?

Certes pour la réussite de sa mission : relancer la transition politique et mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville, la future équipe gouvernementale doit être le fruit d’un large consensus issu de concertations avec l’ensemble des acteurs de la classe politique et de la société civile. Mais attention tout de même à ne pas se laisser aller à d’interminables tractations au cours desquelles les ambitions personnelles prennent le dessus sur l’intérêt national.

Par Alain Saint Robespierre

 

 

Bangui Km5: le bilan provisoire est de cinq morts dans des affrontements de km5

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 21-08-2014 //  Cinq personnes, dont un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, ont été tuées et une trentaine d’autres blessées dans les heurts survenus à Bangui depuis mardi 19 août entre soldats français de la force européenne Eufor et des hommes armés, selon des sources médicales.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldat-français-de-lopération-Sangaris-dans-la-Capitales-centrafricaine-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldat français de l'opération Sangaris dans la Capitales centrafricaine « C’est un bilan provisoire, puisque certaines personnes affirment qu’il y a eu des musulmans fauchés par balle dont on ne connait pas l’état », a indiqué Maurice Banda, membre du personnel de l’hôpital communautaire, principal établisssement de la capitale. « Près de quarante » blessés ont également été évacués vers l’hôpital, dont « certains sont des cas graves ».

Trois soldats français de la force Sangaris ont également été blessés. « Leur pronostic vital n’est pas engagé. Deux d’entre eux ont fait l’objet d’une évacuation sanitaire vers la France », a annoncé jeudi le ministère de la défense, sans que l’on sache si les soldats font partie du bilan évoqué par M. Banda.

Le volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué « par une balle alors qu’il procédait à l’évacuation de blessés dans le secteur du km 5 » (PK5), dernière enclave musulmane de la capitale, a précisé le Comité international de la Croix-Rouge.

SEMBLANT DE NORMALITÉ

Des heurts avaient éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de l’Eufor et des « individus armés » et s’étaient poursuivis mercredi matin, selon des sources concordantes dans la capitale centrafricaine. Les soldats ont été attaqués lors d’une patrouille au PK5 et ont riposté « vigoureusement ».

Ces violences sont survenues alors que Bangui, ravagée depuis plus d’un an par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines.

Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé à Brazzaville, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis. Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, contrainte de l’abandonner en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

A partir du 15 septembre, la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA) doit se substituer progressivement aux forces internationales (française, européenne et africaine) déployées depuis fin 2013. La force de l’ONU doit compter 12 000 hommes à effectif plein.

 

 

Par: Lemonde.fr

Centrafrique : l’ ONU se félicite des progrès sur le plan politique

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) //  A l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité  de l’ ONU mardi sur la Situation en République centrafricaine, le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Babacar Gaye, s’est félicité des progrès enregistrés au cours des dernières semaines sur le plan politique et a exhorté la communauté internationale à continuer de soutenir le pays à sortir de la crise.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Sécretaire-Général-de-lONU.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Sécretaire Général de l'ONU« Au cours des dernières semaines, d’importants progrès ont été enregistrés sur le plan politique notamment depuis le sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) à Malabo et la réunion du Groupe international de contact à Addis-Abeba », a expliqué M. Gaye devant les membres du Conseil. « La tenue du Forum de Brazzaville et la signature de l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet ont marqué le début d’un processus politique, qui est essentiel à une stabilité durable en République centrafricaine. C’est un important pas en avant. »

Toutefois, le Représentant spécial de l’ ONU a estimé que le chemin sera long et difficile. La chef de l’Etat de transition a nommé un nouveau Premier ministre le 10 août et cette nomination a suscité des réactions négatives de la part des principaux acteurs, notamment les ex-Séléka et les partis d’opposition invités à faire partie du nouveau gouvernement.

« Cette situation est préoccupante. Nous devons encourager les autorités de transition à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour s’assurer que le nouveau gouvernement soit inclusif et respectueux des intérêts de tous les principaux acteurs », a dit M. Gaye.

Les priorités de la Mission de l’ ONU  en République centrafricaine (Minusca) sont actuellement de diffuser les dispositions de l’Accord de cessation des hostilités dans le pays, mettre en place un mécanisme de suivi et enquêter sur ses violations, a-t-il ajouté.

S’agissant de la situation en matière de sécurité, il a noté une amélioration relative, notamment dans la capitale Bangui. Cela a eu pour conséquences une forte baisse du nombre de déplacés à Bangui. Certains commerçants musulmans sont également revenus du Cameroun à Bangui.

En ce qui concerne les droits de l’homme, la violence interconfessionnelle et le cycle de violences et de représailles continuent dans de nombreuses parties du pays où l’autorité de l’Etat reste largement absente.

Quant aux besoins humanitaires, ils restent immenses, selon le Représentant spécial. 2,5 millions de personnes, près de la moitié de la population du pays, ont besoin d’une assistance.

Babacar Gaye a rappelé que l’opération de maintien de la paix des Nations Unies commencera dans moins de quatre semaines avec le transfert d’autorité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) à la MINUSCA.

« Nous avons le devoir moral de rester mobilisés autour de la crise centrafricaine et la souffrance de son peuple », a conclu M. Gaye.

 

 

Par: ONU

Un membre de la Croix-Rouge tué dans des affrontements à Bangui

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 // Un employé de la Croix-Rouge a été tué mercredi à Bangui, la capitale de la Centrafrique, dans des affrontements entre les soldats de l’EUFOR, la force de l’Union européenne, et des miliciens, a-t-on appris auprès des secours.
Logo Croix Rouge InternationaleLes violences dans le quartier de PK-5 ont également fait une trentaine de blessés selon l’équipe locale de Médecins sans Frontières. C’est en participant à leur évacuation que l’employé centrafricain de la Croix-Rouge a été tué par balle. “Nous sommes profondément touchés par cette perte tragique”, a réagi le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, à l’annonce de la mort de Bienvenu Bandios.
Les affrontements ont éclaté après la propagation d’une rumeur selon laquelle un homme aurait été tué la veille par des soldats de l’EUFOR. L’information n’a pas été confirmée par le commandement de l’EUFOR, qui a seulement indiqué dans un communiqué qu’une de ses patrouilles avait été attaquée dans ce quartier. Quelque 2.000 musulmans vivent toujours dans le quartier de PK-5.

Par:Crispin Dembassa-Kette et Hubert Mary Djamany; Henri-Pierre
André pour le service français de Reuters

Tchad : Les leaders des trois confessions religieuses du Tchad exhortent les retournés de la Centrafrique à la paix

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 //  Les leaders des trois confessions religieuses du Tchad ont lancé, mercredi à Moundou, capitale économique tchadienne, une plateforme pour la coexistence pacifique et l’éducation à la paix en faveur des personnes retournées de la Centrafrique.

les trois religieuc TchadiensSounia Potifar, secrétaire général de l’Entente des églises et missions évangéliques au Tchad (EEMET), cheikh Hissein Abakar Hassan, président de la Conseil supérieur des affaires islamiques et Mgr Joachim Kouraleyo, vice-président de la Conférence épiscopale du Tchad, et plus de 700 personnes réunies à Moundou, à 400 km au sud de la capitale Ndjamena, se sont solennellement engagés à promouvoir la paix et l’unité en dépit de toute situation de crise humanitaire.

“Vive la paix au Tchad pour que vivent les Tchadiens”, ont déclaré en choeur les trois chefs religieux à la fin de leurs discours.

Reconnus pour leur expertise en matière d’influence morale et spirituelle, M. Potifar, Abakar Hassan et Mgr Kouraleyo souhaitent que “ce qui est arrivé en RCA ne survienne au Tchad”.

“Le Tchad doit rester un et indivisible pour avoir déjà trop subi les conséquences de la guerre”, ont-ils réaffirmé.

Suite aux violences religieuses et ethniques qui ont secoué la Centrafrique voisine en 2013, le Tchad a rapatrié plus de 100.000 de ses ressortissants, installés dans des camps au sud du pays.

Depuis une dizaine d’années, le Tchad accueille plus de 91.000 réfugiés de la Centrafrique. F

 
Par: Xinhua

Bangui : Panique au sein de la population des quartiers Yakité, Sara et Castors de Bangui

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 //  Les habitants des quartiers Yakité, Sara et Castors ont passé la nuit du 19 au 20 août dans la peur et l’inquiétude, suite à un affrontement qui a opposé certains jeunes musulmans du Km5 aux éléments de la Sangaris.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-déplacés-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés de Bangui en CentrafriqueDès 23 heures, les tirs été entendus  dans tous les quartiers du 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Une situation qui à mis la population dans la peur et la panique. D’après les informations que le RJDH a recueillies ce matin, cet affrontement aurait opposé les jeunes musulmans du Km5 aux éléments de l’EUFOR en patrouille dans la zone.

Une personne à trouvé la mort, plusieurs autre blessés et l’un des jeunes musulmans a été arrêté transféré  à la gendarmerie. Dans la matinée du mercredi, des violences se sont poursuivies, entrainant le déplacement massif de la population vers les autres quartiers. Henry Tago Conseiller national  de transition et chef du quartier Castors, a expliqué dans quelle circonstance, le jeune a été arrêté. « Cette nuit, nous n’avons été perturbé toute la nuit. L’une des personnes qui ont attaqué cette nuit à été attrapée et une autre tuée. C’est le jeune arrêté  a été conduit chez moi. Je l’ai remis à la gendarmerie. Donc la justice fera son travail »,  a expliqué le chez du quartier Castors.

Interrogé sur l’identité de jeune arrêté, les témoins ont affirmé au RJDH qu’il s’agit d’un jeune homme  le jeune, car ils avaient l’habitude de jouer au football ensemble. Il serait un vendeur des produits stupéfiants.

Ces propos ont été rejeté par le présumé coupable. «  Je suis vendeur des médicament. Je suis juste au niveau de l’étoile au KM5. C’est depuis hier dans la matinée que tous les musulmans du Km 5 se sont complotés contre moi pour me tuer. C’est ainsi que j’ai quitté le quartier pour me refugié à Yakité chez l’une de mes tantes. Et ils m’ont poursuivi avec des armes et ils étaient vraiment nombreux. J’ai croisé les soldats français et ils m’ont demandé de partir, car eux même ils étaient surpris de leur nombre. C’est ainsi que j’ai rentré dans cette concession pour me cacher », a-t-il dit.

D’après une source proche de la Misca burundaise, le bilan de cet affrontement à fait un mort et des blessés et  les jeunes musulmans du Km5 affirment ne pas avoir des problèmes avec la population chrétienne.

Par: Maélaine Annette Malébingui pour RJDH

Bangui : La communauté musulmane de Km5 proteste contre la mort d’un de leur

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Publié par: Corbeau news ( Bangui -KM5 ) 20-08-2014 //  Certains musulmans du KM5 a manifesté son  mécontentement contre la mort d’un membre de cette communauté, tué dans la nuit du 19 au 20 août dernier. Le corps de la victime a été exposé ce matin devant   le siège de la Minusca, avant d’être retiré et ramener à la mosquée au KM5.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Manifestation-des-Musulmans-de-Km-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation des Musulmans de Km de Bangui Ils sont plus d’une centaine de personnes venues de Km5 pour faire le sit-in  devant le bureau de la Minusca. Le groupe est composé à majorité des jeunes hommes. Un cercueil de couleur verte fabriquée en bois, où l’on a mis  le corps,  est installé à  l’entrée principale de la Minusca.
Moussa Ibrahim, l’un des  manifestants, témoin de l’évènement, explique qu’ « il s’agit des forces françaises de l’EUFOR-RCA qui ont tiré sur la victime. Elles  sont arrivées dans les environs de 23h 45 min au niveau du pont de Yakité. Alors, que nous étions en groupe, en train de prendre du café. Deux de nous,  ont essayé de s’approcher d’eux afin d’échanger,  mais ça s’est mal terminé », a-t-il relaté.
Selon la même source les autres jeunes  étaient obligés, de prendre la fuite pour se cacher dans la mosquée Alibnou Aboudi. « C’est après le retrait des militaires français que nous avons été contactés par la femme de la victime qui nous a fait savoir que son mari a trouvé la mort suite à l’attaque. C’est d’habitude que la patrouille de l’EUFOR-RCA sillonne le secteur, s’entretien avec nous   sans incident.  Mais nous sommes  surpris de cette attitude », a-t-il conclu.

Des leaders des manifestants se sont entretenus  avec  le commandant de la force Misca, le  général de brigade Chomu Martin Tumenta,  qui a fait un déplacement sur le lieu du sit-in. Il a promis aux manifestants qu’il va tout mettre en œuvre pour que la situation s’arrange. Il interpelle les manifestants à se calmer et à réagir avec patriotisme pour éviter le pire.

D’après les membres de la communauté musulmane, en plus d’une personne tuée  plus de 15 personnes ont été blessées depuis la nuit du mardi 19 à mercredi 20 août, suite à la tentative de désarmement d’un poste armé dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui.

La Sangaris et l’Eufor-rca ont prmis réagir après avoir le récoupement des informations de terrain.

Thierry Messongo pour RJDH

Brazzaville: débloquer la formation d’un gouvernement en Centrafrique

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Publié par: Corbeau news ( Bangui ) 20-08-2014 // Mahamat Kamoun, nouveau Premier ministre Centrafricain éprouve des difficultés pour mettre en place son gouvernement

Pendant que les tractations se poursuivent, une délégation de 7 personnalités aurait été invitée par le Président congolais Denis Sassou Nguesso, Médiateur dans la crise centrafricaine, à se rendre à Brazzaville.Quand bien même plusieurs consultations aient été faites, plusieurs entités, n’ayant pas approuvé la nomination de Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre, refusent d’entrer dans la composition de son gouvernement. Face à ce nouveau blocage qui en rappelle d’autres, faudrait-il donc le changer ?


© Radio Ndéké Luka
image d’illustration

Encore des contestations à Bangui
Dans la capitale centrafricaine, des voix continuent de s’élever pour dénoncer «cette méthode qui conduit nécessairement à la division et qui n’est pas de nature à favoriser une transition consensuelle et apaisée», laisse lire un communiqué des partis politiques de l’«Ancienne Majorité», devenu GPP-RTL, signé de son coordonnateur Laurent Ngon Baba.

Cette démarche est aussi contestée par le mouvement des Patriotes Antibalaka. Selon son conseiller politique, Alfred Le Grand Ngaya, «cette cooptation est une manœuvre crapuleuse susceptible d’engendrer d’autres troubles. La Coordination nationale Antibalaka demande au Médiateur international de ne pas cautionner cette délégation au nom du Mouvement Antibalaka». Alfred Le Grand Ngaya a voulu prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur ces comportements dits «mesquins» de la part de certaines autorités de la transition.

Des parties fragilisées font machine arrière
Ce nouveau déplacement de Brazzaville fragilise de nouveau le Mouvement Anti-Balaka. La coordination dudit mouvement suspend son coordonnateur adjoint Sébastien Wénézoui qui a accepté de repartir à Brazzaville. Sébastien Wénézouï, coordonnateur adjoint des Anti-balaka, joint au téléphone depuis Brazzaville, balaie du revers de la main les spéculations sur ce qui se passe en ce moment à Brazzaville. «Cette délégation est conviée à Brazzaville à l’initiative du représentant du médiateur Léonard Essongo en vue de déverrouiller la formation du nouveau gouvernement», a rectifié Sébastien Wénézouï.

Rien n’a toujours filtré de la rencontre avec le médiateur
«Nous avons juste été reçus individuellement par le vice-médiateur. La médiation nous demande de fléchir nos positions en acceptant d’intégrer le nouveau gouvernement. Il n’y a rien de plus», a confié depuis Brazzaville Gervais Lakosso, Président du Groupe de travail de la société civile centrafricaine qui fait partie de la délégation. Gervais Lakosso avait refusé d’aller à Brazzaville en juillet dernier. «Le président congolais Dénis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, réussira-t-il à relever ce nouveau pari ?», s’interrogent beaucoup de Centrafricains.

Par: Radio Ndéké Luka

Centrafrique : le projet de partition qui discrédite un peu plus la Séléka

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 // Ca ressemble à une mauvaise blague: le projet d’une faction de la Séléka de créer un Etat indépendant dans le nord-est de la Centrafrique s’est retrouvé mystérieusement diffusé ces derniers jours sur le net, discréditant un peu plus l’ex-coalition rebelle.

La Milice Séléka de la CentrafriqueL’affaire, rocambolesque, débute en fin de semaine dernière, quand plusieurs sites internet reproduisent intégralement trois communiqués – ou projets de communiqué – du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), une faction de la Séléka, l’ex-rébellion musulmane qui a ravagé le pays ces deux dernières années.

Aujourd’hui basé à Birao, dans le nord-est musulman du pays, le FPRC est dirigé par le général Nouredine Adam, chef emblématique et officiellement n°2 de l’ex-Séléka, un “dur” du mouvement, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines.

Sa branche politique est sous la conduite de Michel Djotodia, ex-leader de la Séléka et éphémère président de mars 2013 à janvier 2014, après la prise de Bangui par les rebelles.

Le premier de ces trois textes présente un “calendrier du processus de l’autodétermination pour la république de Dar-el-Kouti”, du nom d’un ancien sultanat. Tout y est: mise en place d’un “gouvernement provisoire” le 15 août, référendum, adhésion à l’ONU, et même signature d’ici le 10 septembre “d’accords bilatéraux et multilatéraux” avec la France, les USA, la Chine, l’Allemagne, le Japon, l’UE…

– Panique à bord –

Le deuxième communiqué n’est ni plus ni moins que la proclamation de ce mystérieux et nouveau pays “libre et souverain”, aux confins des frontières du Tchad et du Soudan, baptisé “Etat de Dar-el-Kouti”. Cette proclamation est signée du général Nouredine Adam, le 14 août 2014, depuis Birao.

Enfin, le dernier communiqué, signé de Michel Djotodia, annonce la composition du futur “gouvernement provisoire”, dirigé par M. Djotodia lui-même, avec Nouredine Adam comme “ministre de la Défense et de la Sécurité publique”.

Samedi dernier, rétropédalage en catastrophe du secrétaire adjoint du FPRC, Hamat Mal-Mal Essène: “les articles publiés sur plusieurs sites internet notamment sur la création de +l’Etat de Dar-el-Kouti+ n’engagent nullement ni ma personne, ni le FPRC”, assure-t-il dans un nouveau communiqué, volontairement rendu public celui-là.

“Ma boîte électronique a été piratée par une personne mal intentionnée et de mauvaise foi”, a tenté d’expliquer Hamat Mal-Mal Essène, qui présente “toutes ses excuses pour ce désagrément involontaire”.

Acte de malveillance? Coup tordu? Ou bien quelqu’un de la Séléka s’est-il emmêlé les pinceaux, appuyant un peu vite sur le bouton?

Selon une source proche du FPRC interrogée par l’AFP, ces documents existent bel et bien: “encore sous le coude”, ils ont été “frauduleusement soutirés”, et les recherches se poursuivraient pour trouver les responsables de leur diffusion.

L’infortuné M. Mal-Mal a été suspendu “jusqu’à nouvel ordre” par M. Djodotia, selon la même source, qui dénonce une campagne de diabolisation.

– ‘Projet funeste’ –

L’incident est terriblement embarrassant pour la Séléka, d’autant plus qu’il touche à un sujet tabou en Centrafrique, la sécession du Nord musulman.

Le mouvement est aujourd’hui miné par les divisions et plusieurs de ses chefs, dont Nouredine Adam, ont déjà ouvertement évoqué une possible partition, mais sans oser franchir la ligne rouge: proclamer l’indépendance du Nord.

Or, il y a quelques jours encore, la présidente de transition Catherine Samba Panza, qui peine à sortir le pays du chaos, dénonçait le “projet funeste” de partition “agité par des extrémistes en mal de pouvoir”, une “imposture politique” et “la pire des menaces”.

Après avoir chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013, les rebelles de la Séléka s’étaient largement discrédités lors de leur désastreux passage aux affaires, se comportant en soudards, avec des pillages généralisés et d’innombrables exactions contre les populations.

Affaiblis et forcés de quitter Bangui en janvier par l’intervention de l’armée française, ils ont trouvé refuge dans leurs fiefs du Nord, zone grise qu’ils continuent d’écumer, au gré de leurs rapines et des jeux de pouvoirs locaux aux côtés de mercenaires tchadiens et soudanais.

Que ce projet de partition soit ainsi dévoilé sur le net ridiculise ses auteurs, jugent beaucoup à Bangui. Il met également en difficulté la Séléka, qui tentait de revenir dans le jeu politique et revendique le poste de Premier ministre de la transition.

Par: AFP

Centrafrique: le nouveau premier ministre ne fait pas l’unanimité

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Publié per: Corbeau news 20-08-2014 // Le président du parlement provisoire de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé, le 19 août, à Brazzaville de «surseoir» à la mise en place d’un nouveau gouvernement dans son pays, estimant que le Premier ministre désigné récemment «ne fait pas l’unanimité».

Le Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun Mahamat Kamoun, un musulman, avait été nommé le 10 août nouveau Premier ministre pour relancer la transition et mettre en œuvre le très précaire accord de cessez-le-feu signé fin juillet.

«La concertation, c’est ce qui a manqué dans la désignation du Premier ministre; c’est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville», a déclaré M. Nguendet, président du conseil national de transition (CNT), le parlement provisoire.

Il s’exprimait à l’issue d’un entretien de deux heures avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, qui avait convoqué les différents acteurs de la crise afin de d’accélérer la formation d’un gouvernement «élargi».

«Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu’on se parle. (…) S’il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition c’est la concertation», a souligné M. Nguendet.

Une dizaine de personnalités représentant le CNT, l’ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka, les milices chrétiennes anti-balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise, où elles doivent discuter séparément avec le médiateur, selon le protocole de la présidence du Congo.

De confession musulmane, spécialiste des finances, Mahamat Kamoun avait travaillé sous les régimes de François Bozizé, au pouvoir de 2003 à mars 2013, et Michel Djotodia, le chef de l’ex-Séléka, au pouvoir jusqu’à janvier 2014.

La présence des groupes armés (Séléka et anti-balaka) au sein du prochain gouvernement est l’un des principaux enjeux des discussions relatives à la formation d’un nouveau gouvernement. L’ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d’y participer, affirmant que son avis n’a pas été pris en compte.

La Centrafrique reste meurtrie par plus d’un an de violences inter-religieuses, qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

RCA : deux morts dans des affrontements entre musulmans et forces étrangères

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 // Des affrontements entre des musulmans et des éléments des forces de maintien de la paix en Centrafrique ont eu lieu mercredi matin à Bangui , aux abords du Centre commercial du quartier KM5, faisant deux morts et plusieurs blessés par balles, a appris APA

Les déplacés de BanguiDes tirs à l’arme automatique et lourde, des détonations et de jets de grenades ont ponctué les affrontements nés d’un mouvement de protestation de plusieurs musulmans contre l’assassinat dans la nuit du mardi à mercredi d’un de leurs.

La mort de ce dernier a eu lieu lors d’une opération de désarmement effectuée par les troupes étrangères et selon les témoignages recueillis, les musulmans qui ont pris le corps de leur coreligionnaire pour le présenter au Commandant de la MISCA, se sont pris, chemin faisant, à un convoi de troupes de l’Eufor-RCA qui était de passage.

Les troupes de l’Eufor-RCA ont alors procédé à des tirs de sommation pour empêcher l’avancée de leurs vis-à-vis.

Au final, des affrontements entre les musulmans et les troupes étrangères ont éclaté dans beaucoup de coins de Bangui. Au quartier des Castors, les musulmans ont tenté de s’attaquer au camp des déplacés, quand dans le même temps le quartier Béa Rex est le théâtre de plusieurs affrontements qui se poursuivent encore.

Des hélicoptères de l’opération Sangaris qui survolaient la capitale ont essuyé des tirs de roquettes.

Plusieurs habitants, contactés par APA au téléphone, disent qu’ils sont terrés chez eux. Pour le moment, les commerces sont fermés et la circulation interrompue.

Par: APANews

Centrafrique: affrontements à Bangui entre soldats français de l’Eufor et individus armés

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Publié par: Corbeau news 20-08-2014 // Des heurts ont éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de la force européenne Eufor et des individus armés, et se sont poursuivis mercredi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Un-solda-francais-de-lopération-Sangaris-dans-le-quartier-km5-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un solda francais de l'opération Sangaris  dans le quartier km5 de Bangui“Nos éléments qui patrouillaient mardi soir au PK5 (quartier musulman du 3ème arrondissement) ont été la cible d’attaques verbales puis de tirs provenant d’individus armés. Ils ont riposté à ces attaques et des heurts ont suivi”, a déclaré à l’AFP une source proche de la force européenne.

“Ce (mercredi) matin, une marche regroupant une centaine de personnes depuis le PK5 s’est dirigée vers le siège de la Minusca (représentation de l’ONU à Bangui). Ces personnes ont été repoussées par l’Eufor et ont profité de la confusion pour lancer une grenade sur nos éléments”, a-t-elle poursuivi.

“La riposte a été vigoureuse et il est encore difficile de déterminer exactement ce qui s’est passé dans l’autre camp. Il y a des bandits au PK5 qui agissent à la nuit tombante ou de jour et qu’il va falloir détecter pour améliorer la situation”, déjà en voie de normalisation à Bangui, toujours selon cette même source.

De fortes détonations ont été entendues jusque tard dans la nuit au quartier PK5, dernière enclave musulmane dans la capitale. Des tirs d’armes automatiques et d’armes lourdes se sont poursuivis mercredi matin, et des tirs sporadiques étaient encore audibles à la mi-journée en provenance de ce secteur, survolé en permanence par deux hélicoptères.

“Nous avons été attaqués cette nuit par des éléments français de l’Eufor qui ont pénétré dans notre concession et ont tué notre petit frère, ils ont blessé quatre personnes”, a affirmé à l’AFP un notable musulman du quartier. Ce bilan n’a pas été confirmé d’autre source.

“Ce matin nous avons marché jusqu’au siège de la Minusca pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale. Nous ne voulons plus des Français” au PK5, s’est plaint ce responsable.

La radio publique a rapporté que “des véhicules des forces internationales et de la gendarmerie ainsi que de la police ont été attaqués par des musulmans qui ont aussi attaqué un site des déplacés au quartier Castors”, toujours dans le 3e arrondissement. “On ignore s’il y a eu des victimes”, selon la radio.

Par: AFP

Alerte Info: Ngaïssona decide de limoger son Adjoint Sébastien Wénezoui du Mouvement Anti-Balaka

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Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 //

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Brazzaville-21.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Brazzaville 2Encore une nouvelle division à la tete du Mouvemement Anti-Balaka. Suite au mini-sommet de Brazzaville qui vient de finir, Edouard Ngaïssona s’est rendu compte que c’était son Adjoint Sébastien Wénezoui  qui a été invité à y participer. Du coup, Le Patron en Chef considère son Adjoint comme un traitre et décide de l’exclure du Mouvement Anti-Balaka. Au moment où on parle, une confusion totale règne au sein de ce Mouvement et on risque de voir dans les jours à venir des affrontements entre les deux clans: clan de Ngaïssona et celui de Sébastien Wénézoui.

Par ailleurs, le sort de Kamoun se complique de jours en jours  la tête du Gouvernement .

 

Resté avec nous pour suivre l’évolution de la situation

 

Par: Gisèle MOLOMA

 

 

République centrafricaine : des milliers de personnes réfugiées dans l’hôpital de Batangafo

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Batangafo-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hopital de Batangafo en CentrafriquePublié per: Corbeau News (Batangafo): //  Batangafo, au nord de la République centrafricaine (RCA), tente un retour à la normale après d’intenses combats entre la Séléka et les forces françaises Sangaris, début août. Les affrontements ont fait des dizaines de morts et de blessés et font à nouveau régner la terreur dans la région. Quelques 1 500 habitants se réfugient toutes les nuits à l’hôpital par crainte d’une recrudescence de violence alors qu’au moins 4 000 autres s’abritent dans le quartier général de la mission de maintien de la paix de l’Union africaine (MISCA).

Après avoir visité la périphérie de Batangafo, Cecilia Greco, coordinatrice médicale de MSF dans la région, constate qu’ « un grand nombre d’habitants a quitté la ville pour les zones environnantes ou en direction de Bouca », plus au sud. « En ce moment la situation semble plus calme. Les gens seront peut-être de retour dans leurs maisons d’ici quelques semaines », ajoute-elle. Après les combats, les vols et les pillages dans certaines parties de la ville ont augmenté, poussant des milliers de résidents à fuir à l’hôpital et au siège de la MISCA de façon quotidienne.

Après quelques jours d’activité limitée pour des raisons de sécurité, MSF a repris le cours normal de son intervention à l’hôpital de Batangafo. Ces incidents arrivent au plus fort de la saison du paludisme dans la région et donc au moment où les besoins en soins médicaux sont les plus forts.

Les combats ont commencé début août avec des bombardements aériens des forces françaises et des tirs d’artillerie des deux côtés. Les affrontements ont fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés, dont 10 ont été pris en charge par MSF. Les parties au conflit ont convenu d’un cessez-le-feu qui implique le retrait des forces Sangaris et le déploiement des patrouilles de surveillance de la MISCA dans Batangafo. La population craint néanmoins que le cessez-le feu ne soit rompu. A court terme, aucun nouvel affrontement n’est toutefois à prévoir, selon le chef de mission de MSF, Javier Eguren.

MSF appelle toutes les parties au conflit à respecter les civils et les acteurs humanitaires en République centrafricaine. MSF est une organisation médicale internationale indépendante qui a pour seul objectif de répondre aux besoins médicaux et humanitaires des populations qu’elle assiste.

MSF travaille en République centrafricaine depuis 1997 et compte actuellement plus de 300 personnels internationaux et plus de 2 000 employés centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF a doublé son assistance médicale en réponse à la crise actuelle, passant de 10 à 21 projets, et gère 6 projets d’urgence supplémentaires pour les réfugiés dans les pays voisins tels que le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

Dans Batangafo, MSF gère l’hôpital général (165 lits) et soutient cinq centres de santé dans les zones environnantes. En juin, près de 8 000 consultations ont été menées, dont 3 000 pour des enfants de moins de cinq ans.

 

Par: Médecins Sans Frontières

Sommet US-Africa : Bonne initiative d’ Obama mais mission plus ou moins difficile

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Sommet-US-Africa-au-États-Unis.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sommet US-Africa au États UnisCorbeau news ( Bangui ) 20-08-2014 //  Sommet US-Africa , permettez-moi de le qualifier ainsi, c’est le plus grand et beau rendez-vous de l’année 2014 qui a suivi la coupe du monde  déroulée au Brésil où les résultats des équipes africaines étaient au-dessous des attentes des amoureux du football. On ne reviendra pas là-dessus, mais le public continental et les dirigeants africains qui étaient collés aux téléviseurs et écrans géants grâce aux promoteurs du ballon rond doivent tirer les leçons de cet échec lamentable et se préparer en conséquence pour les prochaines compétitions internationales et mondiales.
Revenons aux choses sérieuses qui engagent l’avenir du continent africain qui tient la queue des cinq continents de la planète. Pays sous-développés, Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), autrefois les tiers-mondistes, c’est comme ça que les pays occidentaux les plus riches nous appellent, avec un regard qui lorgne nos richesses minières.
Le premier président noir des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama, vient d’inviter les nôtres avec leurs épouses au 1er sommet USA-Afrique qui s’est tenu à Washington à la maison blanche, où nos chefs d’Etat étaient reçus avec tous les honneurs. Quatre pays africains dont le Centrafrique pour sa situation sécuritaire et humanitaire indésirable a été exclus de cette messe géostratégique dont les enjeux économiques et commerciaux sont d’envergure. En prélude, Barack Obama qui croit au développement de l’Afrique à travers le respect des règles démocratiques et la bonne gouvernance s’est entretenu d’abord, avec les jeunes leaders africains invités par l’Etat américain sur la problématique de leadership. Les principes de la bonne gouvernance et des droits de l’homme ont fait l’objet des débats intéressants et enrichissants qui auraient galvanisé la jeunesse africaine et canalisé l’esprit d’ouverture vers une politique idéale de la transparence, de la gestion rationnelle de la chose publique et la solidarité mondiale. Toutefois, les intérêts économiques et commerciaux dans un partenariat équilibré constituent l’épicentre des discussions.
Face à face avec le président américain qui ne mâche pas les mots, les chefs d’Etat africains avaient devant eux, toutes les équations posées qu’il faut résoudre avec intelligence et sagesse s’ils ont la volonté de faire émerger l’Afrique. A savoir, les problèmes de mal gouvernance et de corruption qui minent l’administration africaine soulevés par Obama, et qui leur ont toujours été reprochés par les médias nationaux, la FIDH, le RSF et les ONG nationales des droits de l’homme. A propos, nos chefs d’Etat ont toujours joué au sourd pour coller éternellement leurs fesses au fauteuil qu’ils occupent, en passant par le hold up électoral, le bourrage des urnes pour gagner les élections haut la main à un pourcentage truqué qui donne des vertiges. D’autres ont battu le record en nombre de mandat et se passent tacitement pour des chefs de terre et non président de la république, d’un Etat de droit où les droits humains doivent être respectés. En survolant ce dossier lourd qui doit être traité par les africains eux-mêmes en prenant des décisions populaires d’urgence et efficace, le problème le plus intéressant qui préoccupe Obama et l’Etat américain est l’investissement des capitaux américains dans le secteur beaucoup plus privé que public sur le continent et la lutte contre l’insécurité et le terrorisme devenue une priorité mondiale. Continent de 800 millions d’habitants, l’Afrique, malgré ses nombreuses crises politico-militaires ces dernières années, est devenue un marché porteur pour la croissance du monde et à la fois le nid des terroristes. Quel défi ? Face aux sommets France-Afrique et Chine-Afrique, le pays de l’Oncle Sam veut se rattraper de la course,  voire sortir vainqueur et le rester de cette guerre froide économique qui ne dit pas son nom. Pour conserver sa suprématie mondiale, 33 000 milliards de dollar US soit 16 500 milliards de fcfa ont été décaissés par l’Etat américain pour des investissements tous azimuts en Afrique. La défense va certes absorber une bonne partie de cette somme monstre à cause de l’inefficacité des armés africaines et les difficultés auxquelles elles sont confrontées face à la rébellion et au terrorisme. Ce danger fait peur aux présidents africains non démocrates qui ne veulent pas perdre leur pouvoir. Mais quels pays qui sont éligibles et qui ne le sont pas pour pouvoir bénéficier de ce pactole en fonction des projets bancables? Cette nouvelle coopération afro-américaine  au cours du deuxième mandat de Barack Obama dépend maintenant, je crois, des africains eux-mêmes s’ils veulent le développement de l’Afrique. Des intellectuels africains et opérateurs économiques doivent s’unir pour élaborer des projets de développement que l’Afrique a besoin pour avancer. A savoir séduire leurs homologues américains à investir dans les secteurs de l’énergie, de la télécommunication, de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de la sécurité qui doit être la priorité des priorités, car, l’Afrique en général est en danger permanent depuis trois décennies. En plus l’épidémie Ebola qui vient de frapper sans pitié, nos Etats sont impuissants devant les crises sociales et les phénomènes Boko Haram, Al Shibbab, ndjandjawid, jihadiste, Séléka et Antibalaka.
L’Afrique, évidemment, qui est à la recherche des investissements occidentaux est grippée pour sa maladie incurable qui est la mal gouvernance. Elle ne bouge pas comme une voiture garée ou un camion amorti sur cale. Avec France-Afrique, rien n’a marché. Si oui, c’est le rendez-vous pour sauter des champagnes après le bavardage amical entre chefs d’Etat d’Afrique et de France. Les africains n’ont pas encore tiré profit de ce rendez-vous des francs-maçons où la France est le dictateur et le gendarme. Je peux dire que c’est la classe des élèves face à leur maître. Le sommet Chine-Afrique initié depuis 2008 par le pouvoir central chinois n’a pas encore fourni grand-chose sur le continent mais les infrastructures poussent comme des champignons au rythme de blues. Tout au moins la Chine s’est mise à contribution pour le chemin du développement en Afrique contre des exploitations minières et pétrolières, en construisant des routes, barrages, stades et théâtres de verdure. Sur le plan commercial, la Chine puissante a inondé le marché africain avec  des articles qui mettent en difficulté les entreprises européennes. L’Europe perd progressivement sa place sur le continent mais s’y accroche quand même à cause des amis qu’on a installés au pouvoir. La concurrence devient rude. Beaucoup d’opérateurs économiques européens ont mis la clé sous le paillasson suite aux crises militaro-politiques. Les géants tels que Bolloré, Total, Areva et autres qui appuient des coups d’Etat et rébellions en Afrique se sont imposés où elles tirent beaucoup plus les bénéfices de leur politique commerciale qui freine la progression économique de l’Afrique.
Cette coopération agissante chinoise est aujourd’hui source de conflit avec la France qui a la main basse sur le pétrole et les gisements miniers dans la plupart de ses colonies. Rien ne bouge en Afrique puisque la guerre est organisée sur le plan international pour appauvrir davantage les Etats africains en pillant leurs richesses. Il va sans dire que les crises ivoirienne, malienne, libyenne et centrafricaine sont les résultats de cette mauvaise politique entretenue par France-Afrique.
Ce premier sommet US-Afrique initié par Barack Obama au moment où la croissance économique africaine est en berne donne à réfléchir sur les critères d’éligibilité. Qu’on ne se trompe pas de vue que les investisseurs américains privés qui sont bien impliqués dans cette nouvelle perspective  US-Africa connaissent  l’Afrique et tout doit se passer dans la transparence absolue et dans un climat sain. L’Afrique doit d’abord faire sa toilette. C’est-à-dire réformer la plupart de nos justices qui sont corrompues et mener réellement la lutte contre le terrorisme, faire de l’antiterrorisme la priorité des priorités pour pouvoir bénéficier de ce fonds américain. Personne ne dira le contraire de mon constat. Presque toute l’Afrique est aujourd’hui asphyxiée par l’insécurité avec le phénomène Boko Haram au Nigéria qui prend de l’ampleur dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, le phénomène séléka et antibalaka en Centrafrique qui contamine l’Afrique centrale, Al shibbab en Afrique de l’est qui opèrent dans les pays des Grands Lacs et les jihadistes en Afrique du nord. Les populations du continent majoritairement jeunes manquent cruellement d’emplois à tel point que les tableaux de la vie sociale en Afrique sont sombres à cause des grèves estudiantines et des fonctionnaires qui ne sont pas payés depuis des mois. Des coupures d’eau et d’électricité intempestives dans toutes les villes africaines sont les preuves incontestables de la mal gouvernance. Et la cherté de vie est criarde. Je crois, que le sommet US-Afrique donne l’opportunité aux économistes africains, banquiers, agronomes, informaticiens, artistes, journalistes et bien d’autres intellectuels pour qu’ils puissent mettre en synergie leurs connaissances et compétences pour agir en proposant des projets bancables à leurs nouveaux partenaires afin de booster la croissance. L’individualisme est une maladie qui tue.
Bonne initiative américaine qui va se mettre en concurrence avec la Chine et l’Europe sur le continent mais toute porte à croire que les chefs d’Etat africains semblent réfléchir autrement par rapport au sujet qui fâche, lequel soulevé par le président américain. A savoir, la modification de la constitution pour briguer un autre au de-là de deux mandats prévus dans la plupart des constitutions africaines. Le président burkinabé, Blaise Compaoré qui murit son projet référendaire a fait la réplique  en faisant allusion aux réalités africaines à tort. Mais quand on opte pour la démocratie, je crois, il n’y a pas une autre manière de gouverner que de respecter ses principes et la constitution de son pays. La révision ou la modification de la constitution qui défraie la chronique en Afrique ne sera pas l’une des conditionnalités pour bon nombre de présidents africains comme Denis Sassou Nguesso du Congo, Paul Biya du Cameroun, Joseph Kabila de la République démocratique du Congo et Blaise Compaoré du Burkina qui appuient sur leur accélérateur. C’est pour dire que les pays où les principes de la démocratie sont foulés au pied ou en train d’être bafoués à travers des référendums constitutionnels, verront certes l’investissement américain que s’il y aura l’alternative politique. Si oui, avec des garanties d’investissement dans le secteur privé. Puisque notre démocratie est voilée par la dictature.
Je dirais pour ma part que le président Barack Obama se fait passer pour un bon chauffeur-mécanicien de la voiture africaine en panne et qui roule au ralenti depuis les crises qui s’intensifient sur le continent dues à la mal gouvernance et le manque de volonté politique de la plupart des dirigeants qui gouvernent sur la base du clanisme, le népotisme, le clientélisme, l’autoritarisme et le racisme. L’une des raisons que Robert Mugabé de Zimbabwé n’a pas été convié. Il y a même les pays qui, apparemment sont sur la voie de la démocratie, mais qui n’ont pas encore répondu aux attentes de leurs populations qui crient au voleur à chaque fois qu’il y a un scandale financier. Ceux-là aussi, ont peu de chance de voir la couleur de l’argent des investisseurs américains privés. Il va sans dire que l’affaire Karim Wade au Sénégal est un procès que les médias, la défense et l’homme de la rue qualifient de procès politique et qui peut freiner la volonté des opérateurs économiques américains vers Dakar si ce procès termine mal. Imaginez la suite. Ancien ministre d’Etat, le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade était accusé pour enrichissement illicite. Ce dernier est en train d’être jugé par la Commission de Répression d’Enrichissement Illicite (Crei), au lieu de la Haute Cour de Justice pour d’autres. Depuis deux ans il croupit en prison sans preuve des faits qu’on lui a été reproché selon les informations. A propos de ce procès qui attire l’attention des médias nationaux et internationaux, bon nombre de dignitaires et hautes personnalités cités lors des deux premières audiences doivent comparaître, dont Me Abdoulaye Wade ancien président de la république, père de l’accusé et l’actuel président sénégalais MackySall. La défense de Karim Wade et certains observateurs de la vie politique de ce pays africain où la démocratie semble être un modèle s’interrogent déjà si ce procès ira jusqu’au bout. A la reprise du procès ce jour, le juge décide que la Crei a la compétence de juger l’accusé. Outre, des conventions seraient signées suite au sommet entre la délégation sénégalaise et l’Etat américain dans le domaine de la défense et la formation des cadres.
En effet, Barack Obama manifeste la bonne volonté pour l’Afrique mais les dirigeants africains qui persistent de ne pas quitter leur fauteuil présidentiel ne jouent pas au même diapason que le président américain. L’autre inquiétude pour la bonne marche de cette nouvelle coopération afro-américaine est l’après-Obama. Quelle politique le congrès américain va-t-il adopter vis-à-vis de l’Afrique ? Le nouveau président américain ou la nouvelle présidente qui sera élu en fin du deuxième mandat d’Obama va-t-il ou va-t-elle accélérer la cadence du développement de l’Afrique en multipliant ce fonds d’investissement? Autant d’interrogations liées à ce deal américain qui peut être un envol économique pour l’Afrique que si les africains eux-mêmes décident de renverser la tendance qui prévaut sur le continent. Je dirai en conclusion qu’il faut bien attraper le taureau par les cornes pour le terrasser afin de faire marcher la démocratie en Afrique.
 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Centrafrique : Le Secrétaire général des Nations Unies nomme un nouveau membre de la Commission d’enquête

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-déplacés-centrafricains-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés centrafricains Publié par: Corbeau news ( Bangui ) // 19 août 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé qu’il nommait un nouveau membre de la Commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme commises en République centrafricaine, à la suite de la démission il y a quelques mois d’un des membres de cette Commission.

Philip G. Alston, de l’Australie, a été nommé pour succéder à Jorge Castaneda, du Mexique, qui a démissionné pour raisons personnelles en mars 2014. M. Alston rejoint les deux autres membres de la Commission d’enquête, Bernard Acho Muna, du Cameroun, et Fatimata M’Baye, de la Mauritanie.

M. Alston est professeur de droit international à la faculté de droit de New York University. Il a été Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires d’août 2004 à juillet 2010.

A la demande du Conseil de sécurité des Nations, le Secrétaire général de l’ONU a établi cette Commission d’enquête en janvier 2014 pour une période initiale d’un an. Elle est chargée d’enquêter sur les informations faisant état de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme par toutes les parties depuis le 1er janvier 2013 en République centrafricaine.

La Commission a récemment remis un rapport sur ses conclusions préliminaires au Conseil de sécurité et doit remettre un autre rapport d’ici la fin de cette année.

Par: le Centre d’actualités de l’ONU

Centrafrique : la Séléka dément la création d’un Etat indépendant dans le Nord

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 //  L’ex-rébellion centrafricaine Séléka a démenti mardi les informations selon lesquelles son leader, l’ex-président par intérim Michel Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/La-Milice-Séléka-de-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Milice Séléka de la CentrafriqueDjotodia, en exil au Bénin, crée un Etat indépendant du nom de Dar el Kouti dans le nord de la République centrafricaine (RCA), en opposition au pouvoir en place à Bangui, dont elle réaffirme le boycott du futur gouvernement d’union en attente.

“Je ne confirme pas cette information. Ce sont des manipulations provenant de personnalités mal intentionnées qui écrivent n’importe quoi sur internet au nom du président. Cela ne vient pas du président Djotodia”, a déclaré à Dimbi (nord) le chef d’état-major de l’ex-rébellion, le général Joseph Zindeko, joint au téléphone par Xinhua.

Porté au pouvoir après la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013, Michel Djotodia a dirigé la RCA à titre intérimaire avant d’être poussé à la démission, en janvier dernier, par les chefs d’Etat d’Afrique centrale et la France, exaspérés par la persistance des violences dans le pays.

Avant ce retrait, son organisation à dominante musulmane, devenue la cible d’attaques de la part de milices chrétiennes anti- Balakas (anti-machettes), en marge du désarmement lancé par la force française Sangaris et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), avait menacé de se retirer dans le Nord et de provoquer la partition du pays en deux Etats distincts.

Un décret déclarant la création de l’Etat de Dar el Kouti et attribué à l’ex-chef rebelle et éphémère dirigeant centrafricain ( mars 2013-janvier 2014) a fait sensation dimanche. Selon ce texte diffué sur internet, Djotodia, chef de l’Etat du présumé Etat musulman, est aussi investi comme chef du gouvernement provisoire et leader du Front populaire pour la renaissance de la RCA (FPRC).

Pour le général Zindeko, ces manoeuvres sont le témoignage d’ une campagne de diabolisation de l’ex-alliance rebelle et son dirigeant, au moment où la RCA tente de mettre en oeuvre un fragile cessez-le-feu conclu le 23 juillet à Brazzaville (Congo) pour une sotie de crise symbolisée par la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale.

La publication de ce gouvernement, attendue depuis la nomination de Mahamat Kamoun, ex-directeur de cabinet de Djotodia mais non membre de la Séléka, comme nouveau Premier ministre le 3 août par la présidente de transition Catherine Samba-Panza, coince à cause notamment de la contestation de l’ex-rébellion de ce choix.

“Nous ne sommes pas d’accord avec cette nomination. Il a été dit que le Premier ministre devait être issu de la Séléka. La Séléka ne participera pas à ce gouvernement. Ceux qui vont y participer, ça n’engage que leur responsabilité”, a réaffirmé le chef d’état-major de l’ex-coalition rebelle.

A Bangui, des sources à la présidence annoncent pourtant que beaucoup d’avancées ont été réalisées et que la publication du nouveau cabinet n’est plus qu’une question d’heures. F

 
Par:  Xinhua

RCA : Plusieurs personnalités manifestent pour ramener la paix à Bangui

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Publié par: Corbeau news ( Bangui ) 19-08-2014 //  A Bangui, la sécurité revient progressivement mais les traumatismes des violences restent. Beaucoup d’habitants ont encore peur de circuler Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Plusieurs-personnalités-centrafricaines-manifestent-pour-ramener-la-Paix-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Plusieurs personnalités centrafricaines manifestent pour ramener la Paix à Banguidans des quartiers où la majorité des habitants ne sont pas de leur confession. Au PK5, les habitants en majorité des musulmans refusent de sortir de leur quartier. Pour en finir avec ces peurs et prouver que la liberté de déplacement existe à Bangui, une ONG locale, avec des députés, a traversé à pied deux quartiers de Bangui de confessions différentes.

C’est une marche symbolique qui se fraie triomphalement un passage sur l’avenue Koudougou du quartier musulman PK5. « On est en train de faire la manifestation pour ramener la paix. On en a marre des guerres. Il n’y a pas question de chrétiens ou musulmans, c’est de la politique ». Autre manifestant : « C’est une caravane pour la paix entre le 3e et 5e arrondissement ».

A l’initiative d’une ONG locale, Vitalité Plus, les marcheurs viennent ouvrir la voie à pied, d’un quartier voisin à majorité chrétienne que les musulmans ont encore peur de traverser. Leur message : la sécurité revient et tout le monde peut désormais circuler dans Bangui quelque soit sa confession. En tête du cortège, plusieurs députés du Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire comme Célestin Youro : « Les taxis peuvent circuler maintenant. Vous voyez il y a les taxis et il y a les bus. C’est maintenant une ouverture pour ce corridor pour que les commerçants vivent et vendent leurs marchandises. C’est pour cela que nous sommes en train de faire cette ouverture ». Devant la statue de Barthélemy Boganda, père de l’indépendance centrafricaine, les marcheurs entonnent l’hymne national. Mais pour beaucoup d’habitants, la peur et le traumatisme des violences sont encore très présents.

■ Gros plan sur les déplacés de Bangui

Réparties dans plus de 41 sites autour de la capitale centrafricaine, 80% des personnes déplacées prévoient de retourner dans leur lieu d’origine le mois prochain, selon un récent rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). C’est 14% de plus par rapport au mois de juin. Pour Chiara Lucchini Gilera, coordinatrice des urgences pour l’OIM à Bangui, ce chiffre est encourageant mais met en lumière les conditions difficiles auxquelles les familles font face quotidiennement : « D’un côté, il y a plus de confiance à ce que les choses soient plus stables dans la capitale et de l’autre côté, il y a un véritable problème même d’alimentation quand on voit que 97% de la population réduit le nombre des repas, les quantités de nourriture qu’ils mangent ».

Mais avoir la volonté de rentrer ne suffit pas : 68% des 600 personnes interrogées font allusion au manque de moyens financiers, à l’absence d’autorité ou encore au sentiment d’insécurité qui règne dans la capitale. Pour éviter tout perte de lien social, L’Organisation internationale pour les migrations agit auprès des populations. Chiara Lucchini Gilera : « Par exemple, l’OIM a un projet qui vise à réhabiliter les infrastructures communautaires, par exemple les écoles, les centres de santé. On emploie des gens du quartier pendant deux semaines et on a déjà plus de 300 000 personnes qui ont bénéficié de ce projet ». Au 5 août dernier, environ 100 000 personnes étaient déplacées à Bangui dans 40 sites différents : 3 000 de moins par rapport à début juillet.

Bangui : Validation du plan de la surveillance des forêts en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 //  La coordination nationale de processus REDD+ organise un atelier de validation du plan d’action de mise en œuvre du Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Validation-de-plan-de-surbeillance-de-la-forêt-centrafricaine-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Validation de plan de surbeillance de la forêt centrafricaine à Banguisystème national de surveillance des forets en République Centrafricaine, du 20 au 22 août 2014 à Bangui. Selon Igor Tola-Kogadou, ce mécanisme permettra le financement des activités dans le cadre de la gestion durable des forêts.

Le coordonnateur national du processus REDD+ en Centrafrique, Igor Tola-Kogadou, explique l’évolution en Centrafrique de ce processus  qui a vu le jour en 2005 à Montréal au Canada. «Lors de la 11ème conférence, les pays partis pour la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, se sont regroupés et ont décidé de mettre en place un mécanisme d’incitation positive des pays moins avancés. Ce mécanisme permet d’aider à financer les activités dans le cadre de la gestion durable des forêts », a –t-il expliqué.

Igor Tola-Kogadou a relevé que la prochaine rencontre du 20 au 22 août leur permettra de mettre sur pied une feuille de route qui guidera le processus de la surveillance des forêts en Centrafrique.

Ce processus bénéficie de l’appui de la FAO, partenaire technique, de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur le Fonds des forêts du bassin du Congo comme partenaire financier. Il bénéficie également de l’appui brésilien.

Par: Samson Andjoukara pour RJDH

Crise centrafricaine : la Misca va bientôt passer le témoin à la Minusca

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Publié par: Corbeau News (Bangui) 19-08-2014 // Le transfert d’autorité entre la mission africaine du maintien de la paix en Centrafrique et la Minusca placée sous mandat des Nations unies sera effectif le 15 septembre prochain. Sur le terrain, de nombreux défis attendent tous les acteurs impliqués dans le processus de paix et de réconciliation en Centrafrique.

Minusca en République CentrafricaineÀ travers la résolution 2149 du 10 avril dernier qui mettait en place la Minusca, le Conseil de sécurité confiait, d’ailleurs, à cette mission d’exécuter immédiatement après l’adoption de la résolution, « les tâches prescrites au moyen de sa composante civile ». Le 15 septembre, elle commencera donc l’exécution de sa composante militaire et de police. Comme l’indique son appellation, la Minusca a un caractère multidimensionnel. En effet, son mandat lui confère des tâches multiples, allant de la protection des civils au désarmement, démobilisation, réinsertion, réintégration et rapatriement, en passant, entre autres, par l’appui à la mise en œuvre de la transition, à l’extension de l’autorité de l’État. S’ajoutent, le maintien de l’intégrité territoriale ; la promotion et la protection des droits de l’homme, ainsi que des actions en faveur de la justice nationale et internationale et de l’état de droit.

Pour ce qui est du désarmement, de la démobilisation, de la réinsertion et réintégration ainsi que du rapatriement, par exemple, la mission onusienne a pour mission d’aider les autorités de transition à élaborer et mettre en œuvre une stratégie révisée de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des ex-combattants et éléments armés. Ceci, pour traduire les nouvelles réalités sur le terrain, tout en accordant une attention particulière aux besoins des enfants associés à des forces et groupes armés, et appuyer le rapatriement des éléments étrangers.

Dans ce même chapitre, la Minusma doit aider les autorités de transition à élaborer et à exécuter des programmes de lutte contre la violence communautaire, regrouper et cantonner les combattants, confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer. Bénéficiant de meilleurs atouts en hommes, matériels et finances, cette mission a les meilleures chances de remettre la RCA sur le chemin de la sécurité et de la paix durable ; ce d’autant plus qu’elle arrive dans une conjoncture de redressement des efforts aussi bien internes qu’externes pour une sortie de crise dans ce pays.

Par ailleurs, les défis qui attendent le nouveau commandement ne sont pas à prendre à la légère. Le dernier cas en date est celui des tueries de Mbré dans la préfecture de la Nana-Grébizi et les villages environnants. Ni la Misca, la force africaine de maintien de la paix, ni les autorités locales sur place ne parviennent pour l’heure à donner la précision sur le bilan de ces violences. Pourtant le Forum pour la réconciliation et le dialogue politique en Centrafrique tenu à Brazzaville du 21 au 23 juillet avait donné une meilleure orientation aux efforts de pacification et à la décrispation du climat social en Centrafrique. À cette occasion, les protagonistes de la crise centrafricaine – nti-balaka, milices d’autodéfense d’obédience chrétienne et ex-rébellion séléka à dominante musulmane – avaient signé un accord de cessez-le-feu, sous la forte pression internationale.

Malgré le climat qui prévaut actuellement dans certaines parties du pays, avec la violation répété de l’accord suscité, la question de consolidation des acquis du forum inter centrafricain de Brazzaville préoccupe toujours les autorités de la transition. À cet effet, Antoinette Montaigne Moussa, ministre sortant de la Communication, a parlé des initiatives menées dans ce sens lors d’une conférence de presse qu’elle a animée à Bangui.

« La mobilisation générale pour le respect et la promotion des accords de cessation des hostilités. C’est important pour la création d’un environnement propice au lancement à la poursuite du forum national de la réconciliation (…) annoncé à Bangui après celui de Brazzaville. Aujourd’hui, il nous faut former à l’esprit de la cohésion, de responsabilité et de la paix, les signataires de Brazzaville, en particulier les groupes armés. Par la suite, ces intervenants doivent disposer des moyens leur permettant de mener des discussions conformément à l’esprit de Brazzaville » a-t-elle expliqué.

Une délégation d’hommes politiques centrafricains attendue chez le médiateur

Selon une source proche de la présidence centrafricaine et citée par l’AFP, une dizaine de personnalités politiques de la RCA, dont des membres des groupes armés signataires des accords de Brazzaville sont attendus aujourd’hui chez le président Denis Sassou N’Guesso, médiateur dans crise centrafricaine, pour tenter de débloquer la formation d’un nouveau gouvernement.

Cette nouvelle rencontre de Brazzaville sera donc une occasion propice pour « calmer les esprits » des responsables de partis politiques et autres ayant réagi ces derniers temps contre l’annonce de la désignation le 10 août par la présidente de transition, Catherine Samba Panza, de Mahamat Kamoun comme nouveau Premier ministre. Dans le même élan, certains d’entre eux vont jusqu’à demander une « suspension » pure et simple des tractations déjà engagées pour former une nouvelle équipe gouvernementale.

Du côté de la présidente de transition, le maintien du contact avec le médiateur doit être de rigueur afin de chasser les démons de la division et asseoir la paix dans son pays. C’est probablement pour cette raison qu’aussitôt après la cérémonie officielle marquant le 54ème anniversaire de l’accession de la RCA à la souveraineté nationale, Catherine Samba-Panza s’est rendue le lendemain à Brazzaville. Et le 15 août, elle a participé à la célébration de la fête de l’indépendance du Congo, au côté de son homologue congolais Dénis Sassou-N’Guesso. À l’occasion de ces festivités, de nombreuses rencontres ont eu lieu à Sibiti entre le chef de l’État congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, la présidente centrafricaine, le Premier ministre tchadien et un envoyé spécial des Nations-unies. Même si l’on ne connaît pas le contenu de ces échanges, l’on croit néanmoins savoir qu’il a été question des revendications formulées en RCA en vue de la nomination d’un autre chef du gouvernement à la place de Mahamat Kamoun, contesté par certains Centrafricains.

Les Centrafricains, il faut le signaler, sont toujours dans l’attente de la formation d’un gouvernement de transition « élargi », une semaine après la nomination de Mahamat Kamoun, censé relancer la transition politique en panne dans ce pays.

 

Nestor N’Gampoula et Fiacre Kombo pour AIAC

Centrafrique : le Premier ministre Mahamat Kamoun peine à s’imposer

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 // La formation d’un gouvernement « élargi » en Centrafrique s’annonce compliquée. Près de dix jours après sa nomination au poste de Premier ministre, outre le fait qu’il ne semble pas faire l’unanimité, Mahamat Kamoun n’a toujours pas annoncé la liste de ses ministres.
Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun
Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun

Rien ne va plus dans les coulisses de la politique centrafricaine. A peine a-t-il été nommé Premier ministre, que le successeur d’André Nzapayéké est taxé d’indésirable. Mahamat Kamoun, nommé le 10 août, n’a toujours pas formé son gouvernement, ni fait ses preuves, qu’une partie de la classe politique et de la société civile appelle à son départ. Elle estime que M. Kamoun, en tant qu’ancien directeur de cabinet de Michel Djotodia, est trop lié à la Séléka. De son côté, l’ex-rébellion refuse de participer au gouvernement, reprochant à la présidente Catherine Samba-Panza de ne pas l’avoir consulté avant de nommer Mahamat Kamoun.

Aujourd’hui, c’est au président du conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire centrafricain, Alexandre Ferdinand Nguendet, d’apporter son grain de sel. Depuis Brazzaville, ce dernier a appelé, mardi, à « surseoir » la mise en place d’un nouveau gouvernement, estimant que le nouveau chef du gouvernement ne fait pas l’unanimité, et de se conformer aux accords de cessation des hostilités signés le 23 juillet dans la capitale congolaise.

« Le principe de la transition, c’est la concertation »

A l’image de l’ex-Séléka, il s’accorde à penser que la « concertation » a été la grande absente dans la « dans la désignation du Premier ministre ; c’est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville », a-t-il déclaré à des journalistes à l’issu d’un entretien de deux heures avec le Président Denis Sassou Nguesso. Ce dernier, médiateur dans la crise centrafricaine, avait convoqué les différents protagonistes afin d’accélérer la formation d’un gouvernement « élargi ».

« Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu’on se parle.(…) S’il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition, c’est la concertation », a souligné M. Nguendet.

Samba-Panza, la rebelle

Le nouveau Premier ministre, de confession musulmane, est un proche de la Présidente de transition. Apparue comme un nouveau souffle dans la politique de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza n’en fait désormais qu’à sa tête et est notamment perçue comme une « hypocrite » par certains chefs d’Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), selon Alwihdainfo.

« La nomination d’un Premier ministre, après la démission d’André Nzapayéké, a choqué plus d’un. A commencer par les chefs d’Etat de l’Afrique Centrale. Ils se sont sentis trahis. Aucun d’entre eux n’a réagi suite à l’acte de Catherine de nommer Mahamat Kamoun comme Premier ministre. Elle a balayé ainsi d’un revers de la main, l’accord de N’Djamena qui est à l’origine de son arrivée à la tête de la transition », écrit le journal tchadien.

L’accord de N’Djamena prévoyait le départ de Michel Djotodia et de trouver un compromis pour le peuple centrafricain. « Qui a pensé que le produit de ce sommet de N’Djamena (Catherine Panza), constituera un blocage pour la mise en œuvre de ces accords ? C’est arrivé », poursuit le quotidien.

Mahamat Kamoun parviendra-t-il à former et à imposer son gouvernement « élargi » ?

Avec la crise actuelle, Bangui craint le virus Ebola

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Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 //  La ministre sortante de la santé publique de la Centrafrique, Dr Marguerite Samba Maliavo, a déclaré mardi à Bangui, que le gouvernement nourrit de ‘’sérieuses’’ craintes quant à la propagation du virus Ebola dans le pays, rendu vulnérable pas la crise qui a dégradé le système de santé

photo d'un malade d'Ébola en Afrique de l'Ouest« Aujourd’hui nous devons tout mettre en œuvre pour éviter que le virus Ebola rentre dans notre pays. Parce que, s’il se propage dans notre pays nous n’aurons pas les capacités qu’il faut pour le contenir rapidement», a-t-elle déclaré.

Elle a surtout invité à davantage de vigilance dans la surveillance des frontières, du fait de l’apparition du virus Ebola au Nigéria, un pays voisin du Cameroun avec lequel la Centrafrique initie beaucoup d’échanges commerciaux.

Pour Mme Samba-Maliavo, ne disposant pas les moyens comme les autres, le gouvernement centrafricain a beaucoup mis l’accent sur la surveillance épidémiologique et la prévention dans les frontières maritimes, terrestres et aériennes.

« A l’aéroport il y a tout un dispositif sanitaire qui est mis en place. Nous avons installé des tentes où nous faisons systématiquement le contrôle de tous les passagers qui entrent en RCA. Nous allons aussi étendre ces dispositifs dans d’autres frontières. Parce que nous n’avons pas que des frontières aériennes » a-t-elle expliqué.

Dr Samba-Maliavo a toutefois tenu à rassurer ses compatriotes leur assurant que « pour l’instant nous n’avons pas de cas de virus Ebola en Centrafrique. Tous les suspects ont été dépistés négatifs ».

 

 

Par: APA

Centrafrique : Alexandre Ferdinand Nguendet, Président du parlement provisoire demande de “surseoir” à l’installation du gouvernement

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Publié par Corbeau news ( Bangui ) 19-08-2014 / La désignation d’un gouvernement n’est pas encore d’actualité en Centrafrique. Mardi, le président du parlement provisoire, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé d’y “surseoir”, estimant que le Premier ministre, Mahamat Kamoun, ne faisait pas l’unanimité.

Alexandre Nguendet, Président du CNT CentrafriqueLe président du parlement provisoire de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé, mardi 19 août à Brazzaville, de “surseoir” à la mise en place d’un nouveau gouvernement dans son pays, estimant que le Premier ministre désigné récemment ne fait pas l’unanimité.

 

Mahamat Kamoun a été nommé Premier ministre le 10 août, en remplacement d’André Nzapayeké, dans le souci de former un gouvernement “élargi” et de se conformer ainsi à l’esprit des accords de cessation des hostilités signé à l’arraché le 23 juillet à Brazzaville.

“La concertation c’est ce qui a manqué dans la désignation du Premier ministre ; c’est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville”, a déclaré Alexandre Ferdinand Nguendet, président du conseil national de transition (CNT), le parlement provisoire.

“Le temps passe certes, mais le principe de la transition c’est la concertation”

Alexandre Ferdinand Nguendet s’exprimait face à un groupe des journalistes au sortir d’un entretien de deux heures avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, qui avait convoqué les différents acteurs de la crise afin de d’accélérer la formation d’un gouvernement “élargi”.

 

“Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu’on se parle. (…) S’il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition c’est la concertation”, a-t-il souligné.

L’ex-Séléka refuse toujours d’entrer au gouvernement

Une dizaine de personnalités représentant le CNT, l’ex-rébellion Séléka, les milices anti-balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise, où elles doivent discuter séparément avec le médiateur, selon le protocole de la présidence du Congo.

De confession musulmane, haut-fonctionnaire spécialiste des finances, le nouveau Premier ministre est surtout un proche de Catherine Samba Panza, après avoir travaillé sous les régimes de François Bozizé (renversé en mars 2013) et Michel Djotodia, le chef de l’ex-Séléka, au pouvoir jusqu’à janvier 2014.

La Centrafrique est maintenant sans gouvernement depuis une quinzaine de jours. Sa formation bute notamment sur la question de la représentation des groupes armés en son sein. L’ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d’y participer, affirmant que son avis n’a pas été pris en compte.

 

 

(Jeune Afrique Avec AFP)

8 millions USD de la Banque mondiale à la Centrafrique pour réhabiliter les infrastructures de base

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Eufor-RCA4.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Eufor RCA4Corbeau News ( Bangui ) 19-08-2014 / Les travaux de ce projet ont été lancés ce lundi 18 août par le ministre d’Etat sortant des Travaux publics, Herbert Gotron Djono Ahaba, lors de la signature des contrats d’exécution dits à « haute intensité de main d’œuvre » (HIMO) entre le gouvernement, l’Office national des matériels (ONM) et l’Agence centrafricaine de travaux d’intérêts publics (AGETIP-CAF).

La Banque mondiale a réalloué à la Centrafrique, 8 millions USD représentant un financement additionnel de l’IDA, dans la cadre du projet de réhabilitation des infrastructures de base.

Ce financement couvrira trois volets que sont la réhabilitation de 10,15 km de voiries et drainage dans le 1er, 4è et 8è arrondissements de la capitale dans un délai d’exécution de six mois durant lesquels 958 emplois seront créés, alors que la création des fosses maçonnées le long des voiries réhabilitées des 2è, 4è,5è et 8è arrondissements va générer 1810 emplois sur huit mois.

Le troisième volet qui sera consacré aux travaux de cantonnage créera 2377 emplois sur six mois pour les jeunes désœuvrés.

« Ces travaux à HIMO permettront d’améliorer le cadre de vie de la population de Bangui à travers l’approvisionnement en eau potable, la réhabilitation du système de drainage, la gestion des déchets solides et la réhabilitation de la voirie urbaine pour accéder facilement aux zones d’activités industrielles et commerciales », a indiqué le ministre d’Etat sortant Djono Ahaba.

Il a fait remarquer que ce projet vient résorber le chômage des jeunes et contribuer ainsi à l’amélioration de condition de vie de la population après cette période de conflit.

Le financement a été scindé en deux phase : 3,5 millions pour la première et 4,5 millions pour la seconde tranche seront décaissés après évaluation de la première phase.

 

 

Source : | Apanews

La République centrafricaine réussit à lever 2,5 milliards FCfa sur le marché des titres de la BEAC

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Publié par: Corbeau news ( Bangui ) 19-08-2014 / Dans un communiqué que vient de rendre public le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique de la République centrafricaine Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Direction-Générale-de-la-BEAC-à-Yaoundé-628×356.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Direction Générale de la BEAC à Yaound(RCA), Gabriel Madenga, le gouvernement de transition de ce pays déchiré par une crise politique depuis le renversement du régime du président François Bozizé, en mars 2013, annonce avoir mobilisé la somme de 2,5 milliards de francs Cfa sur le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

La séance d’adjudication des bons du Trésor à 26 semaines émis par la RCA, afin de récolter ces fonds, a eu lieu le 6 août 2014, apprend-on. Le montant proposé par les investisseurs ayant souscrit auprès de l’unique spécialiste en valeur du Trésor (sur les quatre agréés) qui a participé à cette opération, a été de 2,5 milliards de francs Cfa, c’est à dire juste de quoi satisfaire le besoin exprimé par le Trésor public centrafricain.

Les fonds ainsi levés par la RCA ont été rémunérés, indique la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, à un taux d’intérêts précomptés de 5,5%, l’un des plus élevés depuis le lancement du marché des titres publics de la BEAC en 2011.

Cependant, en dépit de ce taux d’intérêt qui renseigne bien sur les craintes des investisseurs vis-à-vis de ce pays en instabilité quasi permanente, c’est la première fois que la RCA réussi à satisfaire ses besoins de financements sur le marché de la BEAC. Ce qui pourrait être interprété comme un début de réponse des investisseurs aux efforts de la communauté internationale, mobilisée depuis de longs mois pour tenter de redresser la barre du bateau RCA.

 

Par: Agence Ecofin

La RCA est-elle vraiment “une et indivisible”?

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Publié par: Corbeau News ( Centrafrique ) 19-08-2014 / La partition de la République centrafricaine ( RCA ) est-elle en train de devenir une réalité ? Par communiqué, l’ex-coalition Seleka a annoncé la création de l’Etat autonome du Dar El Kouti, basé dans le nord… puis dément.

La décision N 003, de la création du nouvel Etat autonome dans le nord de la RCA , porte l’estampille du président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique Michel Djotodjia. Problème : le document n’est pas signé par l’ancien président de la transition centrafricaine, qui est pourtant désigné par le document comme le chef d’Etat et de gouvernement de ce nouvel Etat, le Dar El Kouti.

Dans la foulée, le communiqué institue un gouvernement de onze membres. Parmi ces “ministres”, on retrouve les principaux responsables de la Seleka. Abakar Sabone est désigné comme Secrétaire d’Etat à l’Education nationale. Nous avons pu le joindre en début de soirée. Même s’il se dit surpris par la publication de cette information, Abakar Sabone ne nie pas l’existence des velléités séparatistes dans les rangs de la Seleka.

L’entretien de la DW avec Abakar Sabone

DW: Comment avez-vous réagi à ce communiqué signé de la Seleka, instituant un Etat autonome dans le nord du pays?

Abakar Sabone : Nous avons aussi été surpris hier [dimanche 17 août], c’est un membre porte-parole de la Seleka qui a envoyé ce document, qui n’est même pas signé du président, mais qui est au nom de Michel [Djotodia]. Ils ont publié. Et moi, je ne me retrouve pas là-dedans. Moi, j’ai mon mouvement, le MLCJ, qui est signataire des accords de Brazzaville. Je suis resté dans la logique du respect de ces accords. Et j’ai été surpris de voir mon nom qui figure sur ce document.

Donc, il n’y a pas d’initiative. Je suis avec le Président Michel [Djotodia]. Lui-même était vraiment remonté. Il a même suspendu celui qui a envoyé le communiqué.

DW : Selon vous, dans quel but ce communiqué a-t-il été envoyé à la presse ?

Abakar Sabone : A mon avis, c’est un projet en élaboration. C’est une fuite en avant.

DW : SI ce projet est en préparation, qui est derrière cela ?

Abakar Sabone : Je crois qu’à Brazzaville, la Seleka a bien mentionné qu’elle était pour la partition.

DW : Et vous ne faites pas partie de la Seleka, Abakar Sabone ?

Abakar Sabone : Non, non, non. Moi, j’ai mon mouvement qui était signataire de l’accord global de paix de Libreville. Et en même temps, hier, j’ai signé au nom de mon mouvement, le MLCJ, à Brazzaville. Je ne fais pas partie de la Seleka. Quand la Seleka a pris le pouvoir, moi j’étais encore dans le gouvernement de Bozizé à Bangui.

DW : Et quelle est la réaction du bureau politique de la Seleka suite à ce communiqué ?

Abakar Sabone : Hier, j’étais avec le Président Michel Djotodia quand on a eu l’annonce. Il était très remonté. Très, très remonté. Il a signifié que cela n’engage que ceux qui ont envoyé le document. La Seleka n’a pas encore pris la décision d’annoncer. C’est pourquoi je disais que peut-être c’est un projet en cours, et la personne a pris de l’avance. L’idée est là, mais le document ne provient pas du président de la Seleka.

DW : Donc, selon vous, même si la Seleka ne se reconnaît pas encore dans le document, l’idée d’une partition du pays est en gestation ?

Abakar Sabone : En gestation, oui. C’est leur cheval de bataille pour le moment.”

***

Dans un communiqué de presse publié cet après-midi, le Secrétaire Général Adjoint du FPRC, qui a succédé à la Seleka, dément la création du nouvel Etat du Dar El Kouti. Selon le Dr Hamat Mal-mal Essène, dont le nom ornait le premier communiqué controversé, sa boîte émail a été piratée, dans le seul but de troubler les esprits. Il ne se reconnaît donc pas dans l’annonce publiée hier.

Du côté des autorités de transition, écoutez la réaction du porte-parole du gouvernement centrafricain, Gaston Mackouzangba, en cliquant ici.

Par: DW

Centrafrique : plus de 100 enfants libérés par des groupes armés

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Publié par: Corbeau News ( Centrafrique ) 19-08-2014 / Une centaine d’enfants âgés entre 8 et 17 ans ont été libérés au cours de la semaine passée par des groupes armés à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, à la suite de négociations, s’est félicité lundi le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Un Match de réconciliation entre les ex-séléka et les ex-antibalaka jeu à Bambari en CentrafriqueLes 103 enfants, dont 13 filles, étaient associés à des groupes armés Anti-Balaka opérant principalement à Bangui et dans l’Ouest de la République centrafricaine et qui ont pris les armes en réaction aux attaques des ex-Séléka.

“Alors que le conflit se poursuit, le nombre d’enfants utilisés par des groupes armés a augmenté de façon spectaculaire”, a déclaré le représentant de l’UNICEF en République centrafricaine, Souleymane Diabaté. “Le recrutement d’enfants dans les conflits est une violation grave des droits de l’enfant. Ces enfants ont connu un niveau de violence qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à vivre .”

Onze des 103 enfants sont non accompagnés et restent séparés de leurs familles. Après un processus de vérification approfondie par des spécialistes de la protection de l’enfance, ces enfants particulièrement vulnérables seront accueillis dans un centre soutenu par l’UNICEF à Bangui. Le centre est géré par l’ONG italienne COOPI et fournit des soins et un soutien psychosocial aux enfants, recherchant les membres de leur famille pour les réunir et préparant les enfants à être réintégrés dans leurs communautés.

Les enfants qui ont déjà retrouvé leurs familles ou des parents, bénéficieront d’un centre d’accueil dans leur quartier, également géré par COOPI, avec l’appui de l’UNICEF. Les enfants visitant ce centre auront accès à des activités de loisirs, un soutien psychosocial, et à des repas chauds. L’UNICEF va aussi faire en sorte que les enfants soient inscrits à l’école une fois de retour dans leurs communautés.

“Notre stratégie est de mettre en place des services là où les enfants et leurs familles vivent, afin qu’ils puissent commencer le processus de réinsertion tout de suite et aient des options en dehors du groupe armé”, a ajouté M. Diabaté.

Depuis janvier 2014, l’UNICEF et ses partenaires ont obtenu la libération de 1.388 enfants associés à des forces et groupes armés en République centrafricaine, dont 285 filles. C’est quatre fois plus que le nombre total d’enfants libérés en 2013. F

 
Par:  Xinhua

La Centrafrique toujours dans l’attente d’un gouvernement “élargi”

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Publié par: Corbeau news /  Les Centrafricains attendent toujours la formation d’un nouveau gouvernement “élargi” suite à la nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun. Ce retard fragilise une transition déjà difficile et alimente les risques d’instabilité.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Nouveau-Premier-Ministre-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news
Le Nouveau Premier Ministre Mahamat Kamoun. Image Corbeau news

L’attente de la formation d’un gouvernement inquiète les diplomates en Centrafrique. “Il n’est pas bon de faire du sur-place. Nous sommes dans une période très frileuse où l’on doit prendre le maximum de précautions et surtout avancer dans la bonne direction”, s’inquiétait lundi un diplomate onusien à Bangui.

Pour tenter d’accélérer les choses, le médiateur dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a convoqué lundi une dizaine de personnalités politiques, dont des représentants des groupes armés, selon une source proche de la présidence à Bangui. Leur délégation était attendue dans la journée à Brazzaville.

Plus d’une semaine après sa nomination, le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun n’a toujours pas formé son nouveau cabinet, face à l’hostilité affichée par l’ex-rébellion Séléka et le scepticisme de plusieurs formations politiques.

Depuis une quinzaine de jours, la Centrafrique est sans gouvernement, après la démission du Premier ministre sortant André Nzapayéké. Et surtout, au grand désespoir des “partenaires” internationaux de Bangui, rien n’a bougé depuis la signature au forceps fin juillet à Brazzaville d’un fragile accord de cessez-le-feu entre l’ex-Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

L’accord a été plusieurs fois violé, avec plus d’une trentaine de morts cette fin de semaine dans le nord du pays. Selon les témoignages des habitants, des villageois ont été massacrés par des éléments de l’ex-Séléka et des Peuls armés.

Vives tensions

Si la situation se normalise peu à peu à Bangui, des violences éclatent à intervalles réguliers en province où les tensions restent vives, malgré la présence des 2 000 militaires français de l’opération Sangaris et des 6 000 soldats de la force africaine Misca.

Politiquement, la présidente de transition Catherine Samba Panza n’a guère touché les dividendes de la nomination surprise de Mahamat Kamoun.

De confession musulmane, haut-fonctionnaire spécialiste des finances, le nouveau Premier ministre est surtout un proche de Catherine Samba Panza, après avoir travaillé sous les régimes de François Bozizé – renversé en mars 2013 – et Michel Djotodia, le chef de l’ex-Séléka, au pouvoir jusqu’à janvier 2014.

La communauté internationale, qui tient le pays à bout de bras, avait clairement un autre favori, et la nomination de Mahamat Kamoun a surpris. L’ex-Séléka, qui voulait un Premier ministre issu de ses rangs, a immédiatement réagi en annonçant qu’elle boycotterait le futur gouvernement. Elle a affirmé que son avis n’avait pas été pris en compte.

Affaiblis et chassés de Bangui en janvier par l’intervention de l’armée française, les rebelles de la Séléka, après leur désastreux passage aux affaires marqué par des pillages généralisés et de multiples exactions, ont trouvé refuge dans leurs fiefs du nord du pays, où l’ex-coalition semble être en voie de désintégration entre groupes rivaux. Une faction de la Séléka, basée dans le nord, a dénoncé l’accord de Brazzaville

L’arrivée de Mahamat Kamoun aux affaires n’a soulevé guère plus d’enthousiasme au sein de la classe politique centrafricaine, largement responsable par ses années d’incurie de la faillite actuelle du pays.

L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), qui regroupe les principaux partis politiques, a souhaité “une suspension de la mise en place du gouvernement”, pour “saisir la médiation” internationale et “éviter un blocage institutionnel”, selon cette coalition.

“Tourner en rond”

“Tout le monde dans ce pays sait quel bilan, quel souvenir a laissé l’ex-Séléka dans la gestion de notre pays. Nous pensons qu’il n’est pas décent ni opportun de faire partie d’un gouvernement dirigé par un proche de Michel Djotodia”, a réagi lundi Mouammar Bengué Bossin, de la mouvance Zo Kwé Zo, favorable au président déchu Bozizé. Mahamat Kamoun a été directeur de cabinet de Michel Djotodia.

“Nous sommes en train de tourner en rond, alors qu’à notre retour de Brazzaville (…), il devait y avoir une concertation pour éviter ce que nous vivons en ce moment”, a commenté Cyriaque Gonda, ancien ministre et partie prenante à l’accord de Brazzaville, qui a appelé Catherine Samba Panza à la “concertation”.

Les représentants de la nébuleuse anti-balaka ont quant à eux réagi jusqu’à présent très sobrement, attendant sans doute de connaître les portefeuilles qui leur seront attribués dans le futur cabinet.

 

 

(Jeune Afrique Avec AFP)

Centrafrique: Le Bureau Fédéral du MLJC EAAMOO réagit suita à laDéclaration de création d’un pseudo « ETAT DU DAR EL KOUTI »

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MOUVEMENT DE LIBERATION DE LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-MLPC-taille-slider.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Communiqué de Presse du MLPC

 EUROPE-ASIE-AMERIQUE-MOYEN ORIENT-OCEANIE (MLJC EAAMOO)

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Fédéral MLJC EAAMOO a appris comme tout le monde, le 17 août 2014, la Déclaration de création d’un pseudo « ETAT DU DAR EL KOUTI », en scission avec la République Centrafricaine, et la mise en place d’un soi-disant gouvernement.

Le Bureau Fédéral du MLJC EAAMOO condamne avec la plus grande fermeté cette déclaration somme toute utopique et très provocatrice à l’endroit de la Nation Centrafricaine. Aucun citoyen Centrafricain digne de ce nom, ni aucune personne s’étant à un moment de sa vie prévalu de la nationalité Centrafricaine ne peut en aucun cas remettre ainsi en cause les fondements mêmes de la République Centrafricaine.

Tout au plus, il ne fait point de doute que cette Déclaration précitée constitue une grave profanation de la mémoire même de Barthélémy Boganda, Président Fondateur, Père de l’indépendance qui a donné sa vie pour que l’ancienne colonie Oubangui-Chari devienne un Etat, la « République Centrafricaine » en date du 1er décembre 1958, et accède ensuite à la souveraineté internationale le 13 août 1960.

Le Bureau Fédéral du MLJC EAAMOO interpelle les promoteurs de ce lugubre projet sécessionniste afin qu’ils mettent fin immédiatement et inconditionnellement à leurs agissements. En effet, depuis les régimes David Dacko à François Bozizé, aucun ancien Chef d’Etat Centrafricain, n’a songé à une telle idée sordide qui tend à remettre ainsi en question l’existence même de la République Centrafricaine, quelles que soient les circonstances de leur départ du pouvoir.

Dans cette affaire, le méga-paradoxe tient au fait que ceux qui prônent aujourd’hui la scission de la République Centrafricaine, sont ceux là mêmes qui ont pris le pouvoir en Centrafrique le 24 mars 2013, tout en se revendiquant de la nationalité de ce pays. Ils ont exercé ce pouvoir en tant que Centrafricains jusqu’au 10 janvier 2014, date de démission de Michel Djotodia. Dès lors, l’idée de partition est complètement dénuée de toute logique.

Par ailleurs, le MLJC EAAMOO demande au peuple Centrafricain de ne pas faire d’amalgame entre les citoyens Centrafricains de confession musulmane et les mercenaires étrangers et quelques traîtres de la nation à la solde des étrangers qui n’ont pour seule ambition que de faire main basse sur nos immenses richesses variées. En réalité, l’opinion nationale et internationale doit savoir que les populations autochtones de la région du nord-est sont prises en otage par des individus sans foi ni loi.

Le MLJC EAAMOO demande aux autorités de la Transition, à toutes les entités politiques, et à la société civile Centrafricaine de ne plus se contenter de simples déclarations et autres communiqués, mais d’engager résolument et dès maintenant, des actions idoines pour garantir la pérennité de l’indivisibilité de la République Centrafricaine.

Le MLJC EAAMOO tient à dire aux conspirateurs de la scission, que pour que leur projet devienne réalité, il va falloir marcher sur les cadavres de tous les Centrafricains. L’unité et l’indivisibilité de la République Centrafricaine sont immuablement et absolument non négociables.

 

Fait à Paris, le 18/08/2014

 Pour le Bureau Fédéral du MLJC EAAMOO,

 Le 1er Vice-président Fédéral

 ANTOINE BEZZO