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Interview de Samba-Panza: Bozizé François et Djotodia Michel participeront au dialogue politique

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VOA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Cathrine-Samba-Panza-sur-la-VOA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cathrine Samba-Panza sur la VOA

Vous dîtes que la Centrafrique est redevenu un pays fréquentable. L’ambassade américaine à Bangui vient d’ailleurs de rouvrir. Quelles les zones qui vous préoccupe toujours ?

Catherine Samba-Panza : “La sécurité est revenue nettement à Bangui. Mais dans certaines localités de l’est, il reste encore beaucoup de poches d’insécurité. Avec l’arrivée des Casques bleus, nous espérons le retour de la sécurité dans ces zones mais aussi dans certaines localités de l’ouest.”

Est-ce que les musulmans commencent à rentrer en Centrafrique ?

Catherine Samba-Panza : “Oui, tout doucement. Nous enregistrons des arrivées au kilomètre 5 (NDLR : quartier de Bangui) et à l’intérieur du pays aussi, les musulmans reviennent.”

Est-ce la bonne solution de dialoguer avec Michel Djotodia et François Bozizé au sein du dialogue centrafricain ?

Catherine Samba-Panza : “Dialoguer peut-être pas mais ce sont des acteurs importants sur le terrain, qui ont quand même une certaine influence des troupes. Je pense qu’il est important, dans le cadre de l’ouverture politique que nous faisons, d’écouter toutes les filles et tous les fils de ce pays, y compris Michel Djotodia et François Bozizé. Ce sont des Centrafricains. Nous pensons que leurs points de vue sont importants.”

Certains estiment que c’est un retour en arrière avec ceux qui sont à l’origine de cette crise. Que répondez-vous ?

Catherine Samba-Panza : “Ce n’est pas un retour en arrière. Je suis arrivée au pouvoir en voulant dialoguer et écouter tout le monde. Ils ont peut-être des suggestions à faire. Il ne faut rester fermé totalement.”

L’éclatement de la Séléka en une multitude de sous-groupes n’est-il pas le principal obstacle au dialogue inter-centrafricain ?

Catherine Samba-Panza : “Nous espérions avoir des interlocuteurs identifiés au sein de la Séléka et des anti-balaka pour nous permettre d’avancer dans le dialogue politique et la réconciliation. Malheureusement, il y a des problèmes internes qui aboutissent à des luttes intestines. Nous assistons comme vous à l’éclatement de ces groupes armées, ce qui n’est pas positif.”

Le gouvernement de Mahamat Kamoun est-il pleinement légitime ?

Catherine Samba-Panza : “Les gouvernements sont contestés partout dans le monde, même en France. Nous sommes en démocratie, quand une autorité prend une décision, cela ne fait jamais l’unanimité. Cela ne veut pas dire que cela est remis en cause totalement. Ce gouvernement a toute sa légitimité car il est représentatif de tous les segments de la société centrafricaine en termes communautaire, confessionnel et géographique.”

Le président de l’autorité nationale des élections a estimé que le délai de février 2015 n’était pas tenable. Est-ce votre avis ?

Catherine Samba-Panza : “Comment organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité ? Quand l’état civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ?  Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain ? Il s’agit là de questions importantes que l’ANE, aidée par la communauté internationale, devra se poser.”

Quand estimez-vous qu’il sera alors possible de voter en Centrafrique ?

Catherine Samba-Panza : “Il ne m’appartient pas de décider des dates. L’autorité nationale des élections va faire une analyse de la situation et proposer un nouveau calendrier.”

Propos receuillis par Nicolas Pinault

RCA: trois leaders importants des Anti-balaka arrêtés à Bangui

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AA / CNC

Ils ont été appréhendés par les soldats de l’opération française Sangaris avec de grandes quantités d’armes.

Anti-Balaka-à-Bangui-en-Centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les soldats Anti-Balaka à Bangui en Centrafrique

Trois leaders Anti-balaka  ont été arrêtés, mercredi, par Sangaris à Bangui,  a appris Anadolu,  jeudi, auprès du mouvement politico-militaire à majorité chrétienne.

Il s’agit d’Yvon NGéïssona Chef d’état-major du mouvement Anti-balaka,  Brice Emotion Namsion Porte-parole et Gustave Yadoungou un chef de bataillon. Ils ont été appréhendés avec de grandes quantités d’armes.

« Trois de nos leaders ont été arrêtés mercredi par Sangaris. On nous parle de cohésion sociale, et maintenant que les compatriotes se mouillent les maillots pour apporter un effort à la pacification du pays, voilà que Sangaris les arrête comme des malfrats. », a  affirmé jeudi à Anadolu Sylvestre Yagouzou, un autre leader Anti-balaka.Sangaris n’était pas disponible pour confirmer l’information.

« Les trois compatriotes étaient chargés de sécuriser un convoi  humanitaire.Sur le chemin de leur retour, ils en ont profité pour démanteler toutes les barrières illégales et désarmer tous les faux Anti-balaka . Le stock d’armes dont on parle, c’est juste le butin de cette opération » a-t-il confié.

« A la dernière nouvelle, on nous a informés que nos leaders ont été mis sous mandat de dépôt à la prison centrale. Nous allons patienter en attendant le retour de la Présidente de la transition[Catherine Samba Panza] qui se trouve présentement à New-York. On ne demande rien d’autre que la libération de nos leaders. », a –t-il ajouté.

Anti-Balaka et Séléka, deux mouvements politico-militaires responsables du chaos dans lequel a sombré la Centrafrique durant moins d’une année, ont signé en juillet un accord de cessation des hostilités qui a apporté une certaine accalmie au pays. Un nouveau gouvernement de large ouverture avec à sa tête un premier ministre musulman a été également formé.

Lundi une nouvelle mission onusienne de maintien de la paix de 7600 hommes s’est déployé afin de consolider cette paix  encore fragile. Elle sera appuyée par les forces françaises de l’opération Sangaris et les forces européenne de la mission Eufor-RCA présentes respectivement depuis décembre  2013 et avril 2014.

Sylvestre Krock

Centrafrique: les ravisseurs des otages de Bouar exigent la libération d’Abdoulaye Miskine détenu au Cameroun

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Abdoyulaye-Miskine-et-ses-elements-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Abdoulaye Miskine et ses elements en Centrafrique

La situation des dix otages enlevés dimanche dernier sur l’axe Bouar-Garouaboulaye devient complexe. Joint au téléphone,  l’un des ravisseurs de ces otages a affirmé qu’ils appartiennent au groupe rebelle de Martin Koutamadi, alias Abdoulaye Miskine qui est détenu  au Cameroun depuis le 16 septembre 2013. Ils revendiquent la libération de leur chef avant de relâcher les otages.

Ce matin, les parents des otages ont manifesté leur mécontentement. Ils ont brulé des pneus dans le quartier Mamadou Sara à Bouar. Ils demandent au gouvernement centrafricain de dialoguer avec  eux pour obtenir la libération des otages.  Selon des sources concordantes, ces rebelles se trouveraient  vers Cameroun.

Le chef de file des ravisseurs réclame la libération immédiate de leur leader. “Dans le cas contraire, les otages seront exécutés parce que le gouvernement n’aura pas réagi à notre revendication”, a t-il dit au correspondant du RJDH.

Il a indiqué  que parmi les dix otages, se trouvent  un bébé d’un an, une fille de quinze ans, une femme et le reste sont des hommes.

Certains otages qui ont appelé leurs parents ont affirmé qu’ils seront transférés à Gbeti, ville située entre le Cameroun et la RCA. Quelques uns commenceraient à développer des maladies.

Pour le moment, le préfet de Nana Mambere, Frederick Wagonda, est sur le terrain depuis mardi où il entreprend des démarches afin d’obtenir la libération des personnes prises en otage. /Constant Dolobabou

Bangui: un agent de l’Etat a été grièvement poignardé à Boy-rabe

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/RCA111.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>RCA11

Un agent de l’Etat a été grièvement poignardé hier à son retour du travail au quartier Boy-rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Un groupe des Anti-Balaka et un prédicateur seraient impliqués dans cet incident.

Selon les témoignages recueillis sur place par le RJDH, la victime s’appelle Pascal Selebanguet. Il est inspecteur général des Douanes. C’est à son retour du travail au niveau du terrain de football dénommé Willi’s, qu’il a été attaqué par un groupe des Anti-Balaka armés de kalachnikov et de machettes.

«Il a reçu plusieurs coups et blessures, mais la plus grave des blessures est celle qui située au niveau de son vendre. Elle nécessite une intervention chirurgicale car son intestin a été touché par la lame de couteau », a expliqué une source hospitalière sous l’anonymat.

Marie-Claire Selebanguet, femme de la victime, a déclaré que c’est depuis quatre jours que des rumeurs circulaient autour de la recherche de son mari par des Anti-Balaka. «Finalement il est tombé dans leur piège », a-t-elle dit.

Pour elle, un pasteur de l’Eglise AEBEC de Boy-rabe, Paul Semgana, aurait engagé des éléments d’un chef Anti-Balaka, Mazimbelet pour assassiner son mari, parce qu’il aurait quitté l’église du Pasteur Semgana pour regagner son ancienne église.

«Madame le maire du 4ème arrondissement et le chef du quartier se sont beaucoup investis pour la paix dans notre secteur. Mais Mazimbelet et ses éléments ne veulent pas nous laisser en paix. Ce chef Anti-Balaka avait raté mon mari et moi le 13 août. Ils ont pillé la maison et avaient promis de tuer mon mari. Nous voulons seulement la paix », a-t-elle ajouté.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le Chef Anti-Balaka, Mazimbelet. Du côté de la famille du pasteur Paul Semgana, sa femme dément toute implication de son mari dans cette tentative d’assassinat et évite tout commentaire ni d’indiquer la position de son mari qui serait hors de son domicile.

Brigitte Andara, maire du 4ème arrondissement a promis de réagir sur cette affaire dans les prochains jours./Rosmon Zokoue 

RCA: quand les enfants de Bangui «jouent» à la guerre (RFI)

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RFI / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-enfants-de-Boy-Rabe-samusent-avec-des-armes-factices-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les enfants de Boy-Rabe s'amusent avec des armes factices

En Centrafrique, alors que progressivement le calme revient dans la capitale, s’ouvre le chantier de la réconciliation entre populations : le « désarmement des cœurs », suivant l’expression consacrée à Bangui. La tâche sera d’autant plus difficile que les populations ont été fortement marquées, d’un côté par l’entrée des Seleka dans Bangui, de l’autre par les violences des anti-balaka. Des évènements qui ont aussi profondément touchés les enfants de Bangui.

Boy-Rabe a été un quartier martyr dans les premiers mois de présence de la Seleka à Bangui. Après des semaines de pillages et de violences contre les populations, il est devenu un fief des anti-balaka. Au moment où la tension retombe, l’histoire se rejoue dans les cours de certaines maisons, entre des gamins qui n’ont pas dix ans.

« Pan pan ! ». A Boy-Rabe lors d’un après-midi tranquille, une poignée d’enfants a sorti des fusils AK-47 faits de branches et de ficelles, mais aisément reconnaissables. Certains enfants jouent le camp des ex-rebelles, d’autres celui des milices d’auto-défense : « Moi je suis un Seleka. Je tire sur les Centrafricains. Les enfants qui n’ont pas d’armes. Je les tue et ce sont les anti-balaka qui viennent nous chasser », raconte un petit garçon.

La bataille n’est pas très longue, mais fait froid dans le dos. Une petite fille s’approche d’un « Seleka » un couteau à la main, lui attrape rapidement le cou et fait mine de l’égorger. Le jeu est terminé. Les anti-balaka peuvent repartir : « Là on repart à la base », précise un enfant.

A la fin de l’histoire, la justice ne passe pas : pas d’arrestation, pas de tribunal. Les enfants n’ont pas jugé nécessaire de l’intégrer dans le jeu. Et demain, à nouveau, il y aura des enfants dans le quartier de Boy-Rabe pour sortir les kalachnikovs en bois.

 

La présidente Samba-Panza à Washington

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza est à Washington ce vendredi, avant de se rendre à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Les Etats-Unis sont l’un des gros pourvoyeurs de fonds de la Minusca, la force des Nations unies qui s’installe dans le pays pour remplacer la Misca de l’Union africaine. Les Etats-Unis sont toutefois très préoccupés par l’insécurité et l’impunité qui prévaut toujours en RCA.

Le passage à une force plus importante des Nations unies signifie que la communauté internationale investit davantage dans cette opération de maintien de la paix. Et nous poussons aussi pour d’autres mesures qui devraient aider à traduire les responsables des violences en justice, en Centrafrique, et à la réhabilitation du système judiciaire centrafricain. Je suis allée au Tchad et à Bangui cette année. Et le message le plus important que m’ont transmis les membres du gouvernement, les dirigeants des organisations non gouvernementales, est leur préoccupation sur la sécurité.

Tchad-Centrafrique : normalisation en cours (JA)

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Jeune Afrique (JA)  /  Corbeau News (CNC)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Idriss-Déby-et-Catherine-Samba-Panza-au-Tchad.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Idriss Déby et Catherine Samba-Panza au Tchad

Les signes de la normalisation des relations entre la Centrafrique de Catherine Samba-Panza et le Tchad de Idriss Déby Itno se multiplient.

Très tendues depuis l’élection de Catherine Samba-Panza, en janvier, les relations tchado-centrafricaines sont en cours de normalisation. Idriss Déby Itno “semble aujourd’hui enclin à une certaine mansuétude à l’égard du nouveau régime à Bangui. Il n’a rien oublié de ses premiers pas, mais semble prêt à passer l’éponge”, estime un diplomate.

Le Tchad a accepté de rouvrir une partie de sa frontière, fermée depuis le mois de mai, pour favoriser la création d’un couloir humanitaire et permettre aux ONG de travailler. Par ailleurs, un nouvel ambassadeur à Bangui devrait être nommé dans les prochaines semaines. L’actuel, Mahamat Béchir Chérif Daoussa, n’y réside plus depuis la fin de l’évacuation des ressortissants tchadiens.

L’Office national de radiodiffusion et télévision du Tchad s’est quant à lui déplacé, fin août, dans la capitale centrafricaine pour recueillir une interview de “CSP” et de Mahamat Kamoun, son Premier ministre.

Centrafrique: Communiqué de Presse du FRC (de l’ex-coalition Seleka)

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Communiqué de Presse
N. 003/ Cabcemga/14/09/10/KB

Bambari-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

Nous, Officiers, Sous-officiers, militaires de rang portant ou non de grades du Front Républicain pour le Changement (FRC), tenons à porter à  l’attention de l’opinion nationale et internationale que nous ne sommes ni de loin, ni de prés associés à cette velléité de sécession et/ou de la reprise du pouvoir par la force dont certains membres de l’ex-coalition Seleka (en occurrence les sympatisants du FPRC) en font expression.

Par conséquent, nous exprimons une fois de plus, notre attachement aux principes d’intégrité territoriale de la République Centrafricaine et à la coexistence pacifique des peuples et des religions. En outre, nous restons unanimement et solidairement attachés aux principes de la résolution de la présente crise Centrafricaine par la voie politique. De ce fait, nous exprimons notre entière disponibilité à apporter notre modeste contribution pour un retour de la paix définitive en République Centrafricaine.

Fait à kabo, le 14 Septembre 2014

Le General Alkhatim MAHAMAT

Chef d’Etat-major General des FRC
Tel: (+236) 75505284

Email: poborskyd@outlook.com

Catherine Samba-Panza et sa suite sont arrivées à Washington

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CAP  /  CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-en-route-pour-Paris-a-fait-escale-à-Yaoundé.JPG2_.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza en route pour Paris a fait escale à Yaoundé

La présidente par intérim de la transition centrafricaine et sa délégation composée d’une dizaine de personnes – moins le ministre conseiller Jean-Jacques Demafouth à qui le visa américain a été refusé à l’ambassade US de Yaoundé – sont arrivées ce jeudi à Washington.

Catherine Samba-Panza est accompagnée entre autre de Christelle Sappot, sa propre fille et non moins sa chef de cabinet particulier qui tient les cordons de la bourse, de son aide de camp et médecin personnel, de Toussaint Kongo Doudou le ministre des affaires étrangères, de Florence Limbio, ministre de l’économie et de la coopération internationale et de Marguerite Samba Maliavo, ministre de la santé.

La présidente de la transition centrafricaine qui est descendue dans une suite à environ 1400 dollars la nuitée d’un luxueux hôtel de la capitale fédérale américaine, est censée passer trois jours à Washington où elle devrait être reçue au Département d’Etat par la sous-secrétaire d’état chargée des affaires africaines, Mme Linda Thomas Greenfield.

L’adjointe de John Kerry devrait selon nos informations, signifier franchement à Catherine Samba-Panza les préoccupations qui sont celles du gouvernement américain quant à la présence à la tête d’un gouvernement d’un premier ministre non consensuel et contesté dont les agissements de la compagne à la tête de la douane nationale sont pour le moins décriés par plusieurs diplomates dans le pays ainsi que d’un gouvernement composé de ministres sulfureux et tout aussi contestés.

Les autorités américaines qui viennent de procéder à la réouverture de leur ambassade à Bangui fermée depuis décembre 2012 du temps de François Bozizé, ne manqueront pas de suivre de près la gouvernance de Catherine Samba-Panza.  Celle-ci s’est mise à dos tous ses alliés internationaux du départ qui lui reprochent à présent de ne pas diriger une simple période de transition ayant pour but de rétablir la sécurité dans le pays et l’autorité de l’état pour préparer les élections devant permettre à la RCA de renouer avec les standards internationaux mais de se comporter plutôt en une vraie présidente élue au suffrage universel alors qu’elle n’a été choisie que par 75 membres d’une CNT à la légitimité discutable.

Des rencontres de Catherine Samba-Panza avec des membres du Congrès et du Sénat américain ainsi qu’avec certaines ONGs, sont prévues à son agenda de Washington mais les audiences avec les autorités du FMI et de la Banque Mondiale souhaitées par la présidente par intérim centrafricaine n’auront lieu qu’à New York plutôt qu’à Washington, toujours selon nos informations.

CAP

Bangui: Tradex reprend ses activités après une suspension suite au braquage

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RJDH  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Station-dessence-Tradex-à-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Station d'essence Tradex à Bangui en Centrafrique

Les activités de vente de carburant ont repris dans les stations  services de la société  Tradex depuis ce matin, après trois jours de suspension, à la suite d’un braquage à main armée dont cette société a été victime. Cette reprise est effective après les assurances reçues de la part de la gendarmerie.

« Nous reprenons parce que la gendarmerie va assurer la sécurité des stations de Tradex», a indiqué Augustin Sickana, directeur administratif et financier de Tradex RCA. Selon lui, lors de ce braquage, sa société  a perdu une somme de dix sept millions de FCFA, emportée par les braqueurs. Le directeur administratif et financier de Tradex RCA a également indiqué que la présence des gendarmes va aussi «donner confiance au personnel qui était traumatisé et aux clients qui ont souffert pendant cette rupture de vente».

Sur cinq stations Tradex à Bangui, trois seulement sont opérationnelles. Il s’agit des stations de Port Amont, du lycée Barthelemy Boganda, et du lycée des Martyrs.

Le samedi 13 septembre vers 18 heures, un véhicule de la société Tradex a été victime d’une agression à main armée devant le siège du Conseil National de Transition. Les braqueurs ont emporté une somme de dix sept millions de FCFA. Cela a poussé cette société de distribution de produits pétroliers à suspendre ses activités pendant trois jours.

Noura Oualot

RCA: Sangaris reste et se déploie à l’ouest, EUFOR- RCA appuiera la MINUSCA

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AA/Bangui
Corbeau news
Une nouvelle force onusienne de maintien de la paix, La Minusca, vient de se déployer en Centrafrique lundi 15 septembre.

Soldat français de l'opération Sangaris dans la Capitales centrafricaine

La force française Sangaris, « n’abandonnera pas la RCA de manière précipitée », et « les forces européennes de l’EUFOR appuieront la MINUSCA », ont  indiqué jeudi dans un point de presse conjoint  les responsables communication de ces  deux forces de maintien de la paix présentes en Centrafrique.

«Sangaris n’abandonnera pas de manière précipitée, la République et le peuple centrafricains », a affirmé Yves Sarzaud,  responsable communication  de  Sangaris.

«Sangaris ne part pas, Sangaris reste, Sangaris continuera ses actions aux côtés de la MINUSCA », a-t-il martelé.

Cette mise au point est justifiée par l’entrée en fonction, lundi 15 septembre, de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA)  qui a pris la relève sur la MISCA (La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine) .Elle compte actuellement 7600 hommes en attendant d’atteindre sa pleine capacité de 12000 soldats.

« Nous allons nous concentrer de plus en plus à l’Est [de la Centrafrique], conformément à notre plan d’intervention, a déclaré le conseiller en communication de Sangaris.

Sarzaud s’est par ailleurs réjoui du bilan de Sangaris présente en Centrafrique depuis décembre 2013. « A part Boda (Ouest) où la situation reste encore un peu tendue, il y a eu une amélioration de la situation globale dans les zones de Bangui et de l’Ouest. » a-t- indiqué.

En ce qui concerne EUFOR-RCA, la force européenne de maintien de la paix présente également en Centrafrique depuis avril dernier, elle appuiera essentiellement  la MINUSCA, a indiqué son responsable communication Mario Renna.

 «C’est véritablement le 15 septembre que notre mission commence avec le déploiement des casques bleus. Nous avons profité de notre déploiement depuis le 1er avril pour nous installer, en vue de préparer la venue des forces de l’Onu. », a-t-il déclaré.

Selon Renna, dans le 3ème et 5ème  arrondissements de Bangui, Eufor-Rca a réalisé un travail remarquable de sécurisation et de protection des civils. Son intervention a également eu des retentissements au plan social.

«Nous travaillons également sur des chantiers de réhabilitation des routes, des canaux, et des ponts à l’intérieur de la capitale avec le matériel du génie italien », s’est –il réjoui.

La Centrafrique qui a renoué avec l’instabilité politique depuis moins d’une année détient le record africain des interventions internationales de maintien de la paix sur son sol avec 13 missions depuis 1998.La dernière en date, la Minusca,  s’est déployée lundi avec pour mission de consolider l’accalmie fragile que connait le pays depuis juillet dernier date de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre la milice  à majorité musulmane, la Séléka  et la milice politico –militaire  à majorité chrétienne , Anti-balaka. Un nouveau gouvernement a été également  formé, depuis, avec à sa tête un premier ministre musulman, une première dans l’histoire du pays.

Sylvestre Krock

Centrafrique: Jean Jacques Demafouth interdit de séjour aux États-Unis

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Jean-Jacques-Demafouth.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean-Jacques Demafouth

On a beau être roi chez soi, faire la pluie et le beau temps dans son propre pays, mais comme le chien errant, au seuil de la concession étrangère, on est bien souvent obligé de ranger sa queue et de faire profil bas,  afin d’espérer un accueil à sa mesure dans le meilleur des cas. Dans le pire, le chien de la maison hôte vous obligera purement et simplement à force d’aboiement, à rebrousser chemin. C’est ce que vient d’apprendre à ses dépens, le tout puissant conseiller de la Présidente Samba-Panza, Jean Jacques Demafouth. L’interessé a été déclaré personna non grata, « personne qui n’est pas la bienvenue »,  aux Etats-Unis, où il devait se rendre en même temps qu’une imposante délégation centrafricaine.

Selon la version des faits, l’ensemble des passeports diplomatiques de toutes les autorités centrafricaines retenues pour cet important voyage au pays de l’Oncle sam avaient été introduits au niveau de l’Ambassade américaine au Cameroun conformément aux dispositifs protocolaires en vigueur pour les indispensables formalités de visa d’entrée. Parmi ces passeports diplomatiques, il y’ avait bel et bien celui de l’indomptable Conseiller Demafouth.

Chose curieuse, dès leur retour au service du protocole d’état de la Présidence centrafricaine, les personnes ressources découvrent que les documents de voyage introduits quelques jours auparavant, étaient revenus, revêtus des visas sollicités, à l’exception de celui du « familier des tempêtes et des eaux troubles » de Centrafrique,  le sieur Jean Jacques Demafouth.

Aussi, ayant mis ce « grave manquement » sur le compte d’une méprise administrative certaine, « l’intrigant national », compte tenu du temps qui faisait par ailleurs défaut, n’a tout simplement pas pris la mesure de ce qui était un refus, et n’a pas voulu chercher non plus à en savoir un peu plus. Il avait en tête son petit calcul.

Parti de Bangui le 15 Septembre 2014, « l’avion présidentiel centrafricain » atterrit alors à Yaoundé avant que la délégation centrafricaine, ne reprenne le vol régulier d’air France pour New-York via Paris.

C’est alors, au moment de l’accomplissement des formalités d’embarquement pour la destination finale, que le conseiller de Samba-Panza, a brandi son passeport français qui,  en temps normal, lui aurait permis d’effectuer le présent voyage sans aucun problème. Seulement, mal lui en a pris, et le voici recalé et obligé de rester à Paris.

Que s’est-il passé ? Pourquoi Demafouth ne peut-il pas fouler le sol américain ? On imagine alors son état.

En effet, l’habitué de tous les drames centrafricains, commençait même à prendre des dispositions pour verrouiller les audiences de la Présidente tant aux États Unis qu’en France. La méthode du Conseiller putschiste est d’ailleurs connue de tout le monde car il est à la fois Chauffeur, Aide de camp, Directeur de protocole, Attaché de Presse, Photographe, Comptable, Coursier bref ! L’homme à tout faire. Sous prétexte qu’il est indispensable, le spécialiste des DDR veut plutôt maîtriser les tenants et les aboutissants du pouvoir de Bangui.

Il n’est un secret pour personne qu’il contrôle la sécurité intérieure du pays car il a su positionner ses proches lieutenants un peu partout. A priori, il surfait sur ce voyage officiel pour finaliser ses techniques d’approches avec les forces onusiennes. Diantre ! Les Gendarmes du monde ont envoyé une note circulaire de « personna non grata » sur le territoire américain le concernant à tous les aéroports internationaux. Bien que le sulfureux patron de tous les Conseillers de la présidence ait présenté son passeport français à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, la sentence est irréversible.

D’après une source convaincante, Téré fait partie des Centrafricains qui figurent sur la liste noire des Américains au même titre que les terroristes. Il paraitrait que le département d’état américain en matière de sécurité dispose un dossier très compromettant sur lui. Même si on s’efforçait de croire que le vieux briscard de la vie politique est devenu un homme raisonnable, il faut se rendre à l’évidence tout en paraphrasant ce vieux dicton que le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme jamais en crocodile. Avant que la Présidente Samba- Panza ne se penche sur le dossier houleux de Mafoutapa, nous continuerons à brandir toujours les mots contre des maux.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Chroniqueur, Polémiste

Pour les Plumes de RCA

Sangaris : Visite du Ministre de la Défense centrafricaine et du commandant de la force Sangaris à Bouar

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EMA / Corbeau news (CN)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Visite-du-Ministre-de-la-defense-centrafricaine-et-du-Commandant-de-lEufor-à-Bouar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Visite du Ministre de la defense centrafricaine et du Commandant de l'Eufor à Bouar

Le 11 septembre 2014, le ministre d’État chargé de la Défense centrafricaine, M. Aristide Sokambi et le commandant de la force Sangaris, le général de brigade Éric Bellot des Minières ont effectué une visite à Bouar. A quelques semaines du passage de relais officiel du groupement tactique interarmes (GTIA) de Boissieuau contingent bangladais de la Minusca, les autorités militaires et civiles sont venues constater les améliorations tant économiques qu’administratives dans la ville.

Située sur la « main supply road » (MSR) : l’axe routier par lequel transitent toutes les marchandises en provenance du Cameroun en direction de Bangui, la ville de Bouar est emblématique des progrès sécuritaires dans l’Ouest de la Centrafrique. C’est donc tout naturellement que M. Sokambi a choisi cette ville pour son premier déplacement officiel.

Après avoir pris connaissance, auprès de la MISCA, des enjeux liés aux infrastructures et aux moyens nécessaires au déploiement de la MINUSCA, les autorités ont poursuivi leur visite à la préfecture de Nana Mambere. Le préfet de cette localité est revenu sur les nettes avancées sécuritaires du fait de « la franche collaboration »entre la force internationale et les autorités locales.

Madame Yasmine Thiam, chef du bureau MINUSCA à Bouar, a salué la « coordination entre tous les acteurs en appui de tous les centrafricains », coordination qui permet aujourd’hui d’appréhender de manière globale la résolution de la crise dans l’Ouest de la Centrafrique sur le long terme. Grâce aux « efforts fournis avec beaucoup de courage, de ténacité, et de neutralité par la force Sangaris, pas seulement à Bouar, mais également dans les régions, même celles excentrées », la chef du bureau MINUSCA à Bouar a affirmé la volonté de la mission des Nations Unies de reprendre le flambeau de la force Sangaris pour consolider la paix.

Le général Éric Bellot des Minières s’est félicité de « l’amélioration de la situation à Bouar due au travail collégial qui a été mené de concert par le GTIA de Boissieu et l’ensemble de ses partenaires et interlocuteurs tels que le préfet, le procureur, les forces de police et de gendarmerie de Bouar et les OI-ONG. ». Ce constat permet aujourd’hui d’entreprendre la ré-articulation du dispositif de la force Sangaris dans cette localité visant à passer, progressivement, le relais à la MINUSCA.

Visite du Ministre de la defense centrafricaine et du Commandant de l'Eufor à Bouar 2

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place de la MINUSCA.

©Ministère de la Défense

Centrafrique: Deux milliard de FCFA de l’AIMF pour la ville de Bangui

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APA  / CN

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Marie-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marie de Bangui en Centrafrique

L’Association internationale des maires francophones (AIMF) a mis à la disposition de la municipalité de Bangui une enveloppe de trois millions d’euros (deux milliards de FCFA) en vue de l’aider à accueillir à la mi-octobre prochain la conférence des maires de la République Centrafricaine, a annoncé mercredi le maire de Brazzaville.
Hugues Ngouelondele, également vice-président de l’AIMF, s’adressait à la presse au sortir d’une audience avec le Premier ministre, Mahamat Kamoun.

‘’Je suis venu à Bangui pour apporter un message de paix, soutenir nos frères et sœurs en difficulté. Je suis à Bangui surtout pour organiser très prochainement à la mi-octobre la conférence des maires », a dit M Ngouelondele, avant d’ajouter : ‘’mes pairs m’ont chargé d’être le parrain de cette conférence ».

Parlant de l’aide financière, le député maire de Brazzaville a souligné qu’elle allait permettre à la municipalité de Bangui d’exécuter des projets déjà définis, entre autres, celui relatif à l’entretien et à l’embellissement de la ville de Bangui.

Toutefois, a-t-il relevé, ‘’l’AIMF pourrait mettre autant de millions d’euros ici dans cette ville. Mais si n’on n’arrive pas à atteindre la réconciliation et la paix, rien ne se fera ».

Le député maire de Brazzaville s’est entretenu la veille avec le bureau du Conseil national de transition (CNT) avec à sa tête le président Alexandre Ferdinand Nguendet. Au cours de cette rencontre il a évoqué le motif de sa visite à Bangui.

‘’C’est le 23 mai dernier à Paris en France que nous, les maires francophones, avons décidé de cette visite fraternelle et de travail pour apporter un appui à la ville de Bangui, qui est elle-même membre de l’AIMF », a confié M. Ngouelondele au sortir de l’audience.

La mal gouvernance gagne du terrain en RCA : la société civile doit se réveiller

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Corbeau News Centrafrique.

Sanba-Panza et Jean Jacques Demafouth
Malgré les progrès réalisés en matière de la démocratie depuis l’avènement du concept politique universel en 1990 suite à la conférence de Baule, la république centrafricaine est classée aujourd’hui parmi les pays les plus effondrés d’Afrique par les coups d’Etat et la rébellion dont la mal gouvernance en est la cause. Plus de deux décennies, les crises militaro-politiques ont remis en cause le bon fonctionnement des institutions républicaines et causé une situation humanitaire et sécuritaire gravement dégradante qui attire une attention particulière de la communauté internationale et des ONG humanitaires et des droits de l’homme dans le monde.
Les crises récurrentes ont occasionné l’expansion de la corruption depuis l’an 2000 et le détournement des deniers publics par certains dignitaires véreux des régimes successifs et fonctionnaires sans scrupule. Les contrôles répétitifs au niveau de la fonction publique et l’annonce de la déclaration des biens des ministres avant la prise de leur fonction n’étaient toujours que de la tromperie populaire.
Un programme gouvernemental voué d’office à l’échec puisque les membres du gouvernement pour la plupart sont nommés par appartenance partisane ou clanique et chacun se dit couvert par l’immunité gouvernementale. Une fois assise ou assis sur son fauteuil ministériel et/ou présidentiel au palais de la Renaissance et à la primature, on se voit propriétaire attitré des biens de l’Etat. On se permet de faire tout à sa tête, de gérer les fonds de l’Etat comme on gère sa propre poche. Pour qu’il y ait une visibilité et la parfaite santé de la relance macro-économique après la crise, il nous faut une juridiction spéciale mixte pour des crimes économiques.
De cette mal gouvernance tant décriée par les médias centrafricains et les institutions internationales de Bretton Woods qui imposent à chaque mission d’évaluation aux autorités du pays des mesures rigoureuses dans le but d’assainir les régies financières et des conditionnalités avant de pouvoir bénéficier d’une bouffée d’oxygène, il en découle un bras de fer entre les caciques du pouvoir en place qui veulent mener le bateau comme bon leur semble et les envoyés spéciaux.
Cette contre-mesure, le plus souvent ne se manifeste qu’à l’absence de la délégation. En fin de séjour à Bangui, dès que les experts du FMI et BM prennent le vol, c’est le retour au système de gestion à la libanaise.On en a vu les démonstrations de rapport de force sous le régime BOZIZE où certains ministres ont pillé l’Etat à outrance sans être punis. D’autres très zélés, se permettent de contrecarrer le processus d’assainissement des institutions financières internationales. A priori, le système anarchique s’est trop développé, de manière sauvage et criminel sous le règne de Michel DJOTODIA où les diamants centrafricains sont déclarés de guerre au processus de Kimberley qui suspend la RCA de l’ITIE. Les détournements des deniers publics, les pillages systématiques et vols des paisibles citoyens, je crois, étaient souvent les sujets à l’ordre du jour du conseil des ministres de Michel DJOTODIA qui a mis le pays dans le chaos total. Puisque les bavures ont parlé et pleuré le peuple centrafricain.
Les ministres de BOZIZE et de DJOTODIA, par leur boulimie à la tête de plusieurs départements ministériels, se sont illicitement enrichis comme des sauterelles qui détruisent les champs de maïs. Des sommes faramineuses sont placées dans des paradis fiscaux et des villas rachetées en Europe et en Afrique du sud sans que ces derniers puissent être poursuivis par la justice centrafricaine ou internationale. Pour le moins qu’on puisse dire, les crimes économiques commis par cette bande de commis de l’Etat non armés pour l’autre camp par rapport aux zoros de DJOTODIA, sont énormes et méritent une poursuite judiciaire et gèle des comptes à restituer à l’Etat centrafricain qui est appauvri par les multiples crises politico-militaires dont les deux leaders en sont les principaux responsables. La RCA a besoin nécessairement de ces fonds volés pour sa relance économique.  
 
Une anecdote qui va certes intéresser les compatriotes à la recherche de l’excellence et de la bonne gouvernance dans la gestion transparente de la chose publique. Je l’évoque tout simplement parce que j’ai été témoin. Cela fait partie de l’histoire de notre pays et vous verrez comment l’Etat a été toujours très mal géré par nos gouvernants, comment les médias centrafricains, particulièrement la presse privée indépendante joue son rôle de chien de garde et baromètre de la démocratie. En effet, il était aux environs de 11 heures quand le protocole de la présidence de la République nous a fait entrer dans la salle où se tiennent les conseils des ministres. On était sept (7) directeurs de publication, le directeur de la télévision et celui de la radio centrafricaine, avec, comme chef de la délégation média, Macka GBOSSOKOTTO, président de l’Union des Journalistes Centrafricains, directeur de la publication du quotidien le citoyen. Convoqués par le président François BOZIZE pour prendre part également à ce conseil inédit des ministres ou du moins en être observateurs, le Conseil National de Transition présidé par Me Nicolas Tiangaye, les membres du bureau de la Cour des Comptes et membres de quelques institutions républicaines de l’Etat. Il y avait crise et bras de fer entre le président de la République et son Chef du gouvernement de l’époque, le Pr Abel GOUMBA, paix à son âme. Donc, après le bradage de la SOGESCA et d’autres sociétés d’Etat par le gouvernement, l’exécutif se trouvait face à l’éternel problème qui est celui de payer les fonctionnaires et agents de l’Etat à terme échu. Les caisses du Trésor public étaient vides. Le régime était bel et bien aux abois à telle enseigne qu’on était au bord de l’explosion. La première transition évoluait péniblement. Tantôt le bras de fer se produisait entre BOZIZE et TIANGAYE qui était à la tête du parlement de transition.
En ouvrant ce débat ministériel, le président BOZIZE, visage tendu et nerveux ce jour, a refusé de donner la parole au Premier ministre. Il avait plutôt ordonné au ministre des Finances de l’époque, M. LIBOUDER si je ne me trompe pas, d’en faire le point, suivi des interventions d’autres ministres qui avaient pris la parole et les présidents des institutions. Dans leurs interventions, les présidents des institutions présentes ont déclaré chacun qu’ils sont là en observateurs et non pour trancher.
Après avoir fait le tour de la luxueuse table de discussion, le président BOZIZE s’est tourné vers la délégation de la presse et nous regardait avec un œil interrogatoire. Le ministre chargé de la Communication de l’époque était M. Parfait MBAY qui nous fixait. François BOZIZE posait sa question en ces termes, je cite : Et la presse qui tirait à boulet rouge contre nous, vous ne parlez pas ? L’homme à la barbe…Il s’adressa au président GBOSSOKOTTO qui hésitait. J’étais à sa droite et je lui touchais au pied pour qu’il parle en sa qualité de président de l’Union. En prenant la parole, le président de l’Union des Journalistes Centrafricains n’a pas mâché les mots comme dans ses habitudes devant les premières personnalités du pays. Avait-il déclaré ouvertement que « monsieur le président, ce qu’on vous reproche aujourd’hui et à votre gouvernement, c’est ce qu’on a reproché hier au président Patassé et son gouvernement ; c’est-à-dire, la gabegie, les détournements des deniers publics, la gestion opaque de la chose publique, la prédation instaurée en système d’Etat ». Après la conclusion du président des journalistes qui remercie BOZIZE et les membres du gouvernement, le président BOZIZE, toujours furieux, a repris la parole pour déclarer: la séance est levée. La tension a monté d’un cran ce jour.
Les témoins de l’histoire, vous vous souviendriez avec moi qu’après tout ce mal entendu au niveau de la sommité de l’Etat il n’y a jamais eu une bonne solidarité gouvernementale jusqu’au limogeage du Pr Abel GOUMBA et la descente musclée des éléments de la garde présidentielle au domicile de l’ex Premier ministre pour récupérer de force tout ce qui appartient à l’Etat et qu’il en a fait usage durant le temps passé à la primature en sa qualité de Chef du gouvernement. Avant de perdre le pouvoir, François BOZIZE avait instauré le système de l’unicité des caisses de l’Etat et il en est le président du comité de gestion, avec un programme de réunion hebdomadaire chaque jeudi. Toutes les recettes journalières des sociétés d’Etat et paraétatiques sont versées sur un seul compte et il en détient la clé de la caisse. La suite, vous le savez. Ces sociétés ont eu trop de mal pour fonctionner même pour payer les fonctionnaires et agents de l’Etat, les pensionnaires à la retraite. Au finish, François BOZIZE est parti avec tous les milliards de l’Etat qu’il a encaissé. Conséquence du monolithisme et la gestion au sens unique des fonds de l’Etat.
En effet, suite aux changements de pouvoir à la tête de l’Etat centrafricain, le régime SAMBA-PANZA en fait une bonne illustration de la mal gouvernance. En huit mois seulement de régime de transition à la tête du pays, les affaires de détournements des pierres précieuses et fonds de l’Etat ou dettes allouées par les pays amis à la République centrafricaine ont fait des choux gras. Catherine SAMBA-PANZA et son gouvernement épinglés pour ce barbarisme économique et financier ont des comptes à rendre à la population centrafricaine sacrifiée par les hommes politiques si la société civile prend sa responsabilité pour engager une procédure judiciaire pour détournement des biens et fonds publics.
La cessation des activités du Fonds Monétaire International (FMI) dans un pays comme la République centrafricaine qui traverse un moment très difficile de son histoire pour doute de probité et efficacité du gouvernement SAMBA-PANZA est un problème extrêmement grave puisqu’il n’y aura plus de contrôle des régies financières telles que la douane, les impôts et le Trésor public. Outre les dénonciations dans la presse et médias sociaux, la société civile centrafricaine doit réagir vite pour stopper l’hémorragie.
Apparemment, Catherine SAMBA-PANZA veut montrer à la communauté internationale qu’elle gère bien la transition mais elle a l’esprit ailleurs. La nouvelle locatrice du palais de Renaissance en cette période de transition pense plutôt à sa retraite en fin de mission de la transition. Raison pour laquelle, je crois, la présidente a préféré un premier ministre de son choix que celui de la communauté internationale, principal bailleur de fonds de ce  régime de transition. Nul observateur de la vie politique nationale ne peut ignorer non plus que Mahamat KAMOUN faisait partie de ceux qui ont géré le guichet unique installé à Douala sur le territoire camerounais et qui a fait l’objet des critiques sévères des leaders de l’opposition et surtout la presse sous le régime BOZIZE, après son passage au Trésor public. La suite, c’était le chaos. De surcroît, la présidente SAMBA-PANZA effectue trop de voyages à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays où les populations sont terrorisées par les éléments de Séléka et d’Antibalaka. En politique, si l’on est excellent voleur de deniers publics, on ne peut que conjuguer avec des excellents prédateurs. Et c’est ce qui s’était passé sous les régimes BOZIZE et DJOTODIA, et qui continue de faire les vagues sous le régime SAMBA-PANZA qui, selon les informations n’a fait que deux voyages dans l’arrière-pays depuis qu’elle occupe le fauteuil présidentiel, alors que la crise humanitaire et sécuritaire est aigue.  
Comment peut-on alors contrôler une régie financière qu’est la douane centrafricaine, dont la direction générale est assurée par la compagne du premier ministre Mahamat KAMOUN, Mme Rachel NGAKOLA, amie à Catherine SAMBA-PANZA la présidente de la transition? L’opacité est bel et bien de mise et nul ne peut démontrer le contraire pour convaincre l’opinion nationale et internationale. Pour preuve, l’affaire de disparition des diamants de 900 carats à la présidence de la République qui a débouché à une décision présidentielle de limogeage de l’ancien ministre des mines, Olivier MALIBANGA, n’est pas élucidée jusqu’aujourd’hui au peuple centrafricain qui meurt de la famine, manque des soins dans les hôpitaux et qui de surcroît, la majorité a fui les exactions des séléka et antibalaka, vivant en brousse à la merci des bêtes sauvages, et une bonne partie en exil.

A peine arrivé à la tête du gouvernement, le premier ministre Mahamat KAMOUN, spécialiste de ces opérations frauduleuses a fait la transaction du don angolais d’un montant de 10 millions de dollar avec un taux exorbitant de 400 millions de fcfa, équivalent de 810 mille dollars. Le restant des 3 milliards déposés au Trésor public serait évaporé dans la nature. Cependant, les fonctionnaires et agents de l’Etat ne sont pas payés. C’est ainsi le système atypique de mode de gestion du pays de zo kwè zo de Barthelémy BOGANGA le fondateur de la république, où chaque arriviste parachuté à la sommité de l’Etat, gère le pays comme le champ de manioc de son papa.

journaliste politique et culturel
             Journaliste politique et culturel.                     Directeur du Journal Globe le Visionnaire

 

Pierre INZA

RCA : OUI LA RÉCONCILIATION EST ENCORE POSSIBLE EN CENTRAFRIQUE ?

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Corbeau News Centrafrique.

 

le gouvernement veut mobiliser 7500 faca en centrafrique

Il n’existe pas d’itinéraire pratique de la réconciliation selon le Père du non violence Desmond Tutu. Il n’existe pas de raccourci une simple prescription de dire : la vérité en face, la justice libre   sans pression et le vrai pardon sont des facteurs importants pour déboucher sur la paix tant rechercher en Centrafrique afin de cicatriser les blessures et les divisions qui s’installent peu à peu au sein de la société Centrafricaine et bouter hors état de nuire l’instabilité politique source d’insécurité après des violences prolongées. Créant un climat de confiance et de compréhension entre anciens ennemis est un défi extrêmement difficile à relever mais nous y croyons à une Centrafrique demain prospère ou règne la paix la cohésion nationale l’harmonie et l’attente entre tous les Centrafricains et même la puissance UNIVERSITE DE BOROMATA serait dissoute, le tout puissant déstabilisateur, le frein à la paix et Deby serait fatigué de s’ingérer dans les affaires Centrafricano-Centrafricaines. Cependant, c’est un défi auquel il est essentiel de s’attaquer dans le processus de construction d’une paix durable.

Examiner le douloureux passé, le reconnaitre et le comprendre et, surtout, le transcender est globalement la meilleure façon de garantir que de tels faits ne se reproduisent plus, et ne puissent jamais se reproduire. Comme notre expérience en Centrafrique est d’ailleurs d’être des champions du monde en termes de missions et d’intervenions internationales, chaque Centrafricain doit recouvrir sa propre voie vers la réconciliation nationale. La réconciliation ne peut pas être imposée de l’extérieur, tout comme l’itinéraire de quelqu’un d’autre ne peut pas nous conduire à notre destination : la solution doit être la notre. Ceci implique un périple très long et difficile qui suppose que l’on aborde a douleur et la souffrance des victimes, rapprochement des communautés, tentations de trouver une voie qui mènera à la justice, à l’histoire et la culture les questions doivent être imaginées. La réconciliation est un processus à long terme et il doit et va se poursuivre pendant de nombreuses années. Cependant, nous devons prendre un bon départ. Pour nous, la vérité est au cœur de la réconciliation nationale : le besoin de découvrir la vérité sur les erreurs du passé et la meilleure façon de garantir qu’elles ne se reproduisent plus jamais. Et c’est là que réside la portée centrale de la réconciliation. Sans elle, les personnes n’ont aucun sentiment de sécurité.

 

Simon Koitoua

SIMON-KOITOUA

 

 

Centrafrique: l’ONU affirme avoir amené des Magistrats, Gardiens de prisons et Enquêteurs pour mettre fin à l’impunité

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RJDH / Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Hervé-Ladsous-de-lONU-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hervé Ladsous de l'ONU en Centrafrique

Le Secrétaire Général Adjoint, Chargé des Opérations de Maintien de la Paix à l’ONU, Hervé Ladsous, a déclaré qu’il « n’y aura pas de l’impunité en Centrafrique ». Selon Ladsous, l’impunité est l’une des raisons de succession de crise en Centrafrique. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse le 15 septembre 2014, en marge de la cérémonie du lancement des opérations de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique.

Selon Hervé Ladsous, la question de l’impunité n’a pas été bien traitée et la communauté internationale est unie et déterminée. « Une question majeure qui n’a jamais été traitée : c’est l’impunité. Dans le contexte actuel, la communauté internationale est unie et déterminée. Il n’y aura plus d’impunité et que tous ceux qui ont du sang sur les mains, seront d’une manière ou une autre traduits en justice », a-t-il indiqué.

Le Secrétaire Général Adjoint, Chargé des Opérations de Maintien de la Paix à l’ONU a relevé que le rétablissement de la chaine pénale fait partie des priorités des Nations-Unies en Centrafrique. « Dans le cadre des mesures temporaires d’urgence que nous avons agrées avec le gouvernement, nous amenons des magistrats, des enquêteurs, des gardiens de prisons. Il faut qu’on se le dise, le Droit de l’Homme est une question centrale pour l’avenir de la Centrafrique », a déclaré Hervé Ladsous.

Depuis le 5 septembre 2014, l’ONU avait pris des sanctions ciblées contre trois personnalités dont l’ancien président François Bozizé, Lévy Yakété, Coordonnateur de la milice Anti-Balaka et Nourredine Adam, n°2 de l’ex Séléka. D’autres personnalités se trouvent encore sur la liste des présumés auteurs des violations des droits de l’homme en Centrafrique.

Fridolin Ngoulou

Centrafrique: interview du Père Bernard Kinvi, lauréat 2014 du Prix Alison Des Forges

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©DW / CNC

 

Le Père Bernard Kinvi est lauréat 2014 du Prix Alison Des Forges décerné par Human Rights Watch à des défenseurs des droits de l’Homme. Ce prêtre catholique a secouru des musulmans en Centrafrique, au péril de sa vie.

Le prix Alison Des Forges est décerné chaque année par Human Rights Watch à des défenseurs des droits humains à travers le monde.

Le père Kinvi a été honoré pour avoir sauvé la vie de centaines de civils musulmans qui étaient pris pour cible lors de violences interconfessionnelles en République centrafricaine. Human Rights Watch souligne “son courage sans faille et son dévouement dans la protection des civils “. Il revient sur son engagement au micro d’Ibrahima Bah. Cliquez sur la photo pour entendre l’entretien ou lisez la retranscription ci-dessous :

Interview avec le Père Bernard Kinvi

Kinvi: En janvier 2014, quand la guerre a éclaté, nous avions le choix de partir ou de rester. Mais en tant que camélien, j’ai fait vœu de servir les malades, même au péril de ma vie. Alors et moi et mon confrère le Père Brice Patrick et les sœurs carmélites de Sainte-Thérèse de Turin qui sont encore actuellement à Bossemptélé, ainsi que le personnel de l’hôpital Saint-Jean-Paul II de Bossemptélé, nous avons tous décidé de rester, de secourir les malades, de les soigner, de soigner les blessés de guerre. HRW est passé en février et en mars et c’est là que Peter [Bouckaert] est venu, a discuté avec eux, avec l’imam, et tout ce monde et ils ont été touchés par notre engagement à sauver des blessés.

DW : Vous avez sauvé des dizaines de personnes. Qu’est-ce qui vous a donné la force de sauver ces vies ?

Kinvi: J’avoue que je suis quelqu’un de peureux, comme tout le monde. J’ai aussi peur de la mort, je crains aussi la souffrance, comme tout le monde. Mais dans la situation, j’ai senti une force exceptionnelle qui me poussait à aller de l’avant, à ne pas abandonner les blessés, les réfugiés, les rescapés, aller les chercher dans leur coin, les secourir et enterrer les morts qui jonchaient les rues. Et j’ai pu le faire grâce au soutien indéfectible de tous mes confères, surtout le Père Brice Patrick et l’apport exceptionnel des sœurs carmélites et tous les missionnaires de la zone qui se sont donnés en faveur de ces blessés. Donc je ne me suis pas senti seul dans cette œuvre. J’ai senti tout un groupe autour de moi qui m’a donné la force nécessaire de continuer malgré les menaces de mort…

DW : Vous parlez de menaces de mort. D’où venaient-elles ?

Kinvi: Beaucoup de gens n’étaient pas d’accord pour qu’on garde les musulmans. Car en ce temps-là, les musulmans étaient vus comme des ennemis. Beaucoup voulaient les tuer. Alors je me suis vraiment opposé. Toute la mission catholique s’y est opposée. Et nous avons reçu des menaces. Une fois, je suis allé chercher un réfugié dans la nuit. Je voulais le faire entrer dans un véhicule de la Misca et là, j’ai rencontré un Anti-Balaka qui m’a attrapé, qui a dit qu’il allait tout faire pour me tuer parce que je cachais des musulmans. Mais je ne pouvais pas le laisser faire du mal à cet homme. Donc c’était à chaque fois des dérangements, des menaces, ou des demandes, parfois, de rançons pour des réfugiés musulmans que nous gardions à la mission catholique.

DW : Qu’est-ce qui vous a poussé vous à garder des musulmans au moment où la majorité des chrétiens voulaient en découdre avec les musulmans ?

Kinvi: Je ne peux pas parler d’une guerre entre chrétiens et musulmans. Je parlerais plutôt d’une révolte de non-musulmans contre les musulmans. Car tout ce groupe des anti-balakas, qui voulaient tuer les musulmans, je ne reconnais pas en eux des chrétiens. Etre chrétien, c’est accepter Jésus Christ, être baptisé, aller à l’église. Les médias ont voulu voir en tout non-musulman un chrétien. Ce n’est pas bien de faire la distinction comme ça. En Centrafrique, ou du moins à Bossemptélé, il y a une grande division entre les animistes, qui sont les plus nombreux, une petite partie qui est chrétienne, et une autre partie de musulmans. La majeure partie des anti-balakas que moi j’ai connus, avec qui j’ai beaucoup discuté pour ramener la paix, n’étaient pas chrétiens mais animistes. En face de tous ceux-là, il y a effectivement des chrétiens qui, dans leur quartier, ont caché des musulmans comme moi et qui nous ont appelés, moi ou mon confrère Brice, pour qu’on vienne les chercher de nuit. Alors où ai-je trouvé cette force ? Je suis un prêtre camélien, et le camélien fait souvent un quatrième vœu , en plus de la chasteté, de la pauvreté, de l’obéissance, c’est de servir les malades même au péril de sa vie. Et on rencontre dans le malade le Christ lui-même faible et souffrant. Alors que ce soit un musulman ou que ce ne soit pas un musulman, c’est le Christ que je sauve.

Le conflit armé a fait de nombreuses victimes civiles, de toutes les confessions.

DW : Aujourd’hui , que représente ce prix pour vous ?

Kinvi: Ce prix, c’est d’abord une joie, celle de faire comprendre au monde entier qu’en Centrafrique, beaucoup de prêtres, beaucoup de chrétiens, de religieux se sont penchés sur le cas des musulmans et les ont protégés. Pour dire que ce n’est pas une guerre confessionnelle mais plutôt politique. Je voudrais à travers ce prix rendre hommage à tous les prêtres, tous les chrétiens qui, de partout en Centrafrique, se sont battus pour sauver des vies humaines, car je n’étais pas seul. On a besoin de faire comprendre que le chrétien n’a rien à faire contre le musulman.

DW : Vous dites que des chrétiens ont sauvé des musulmans, mais des musulmans ont aussi sauvé des vies de chrétiens dans le pays…

Kinvi: Bien sûr ! Nous avions par exemple un chauffeur musulman. Pendant le règne de la Seleka, c’est lui qui nous aidait alors que les Seleka régnaient et nous empêchaient de circuler librement. Et ce chauffeur nous aidait en tout. Dans les missions catholiques, on collabore beaucoup avec des musulmans qui nous aident et travaillent pour nous sans aucune distinction de religion. Quand nous avons été menacés de mort par des Seleka également, l’un des musulmans a essayé d’appeler le colonel, de faire une réunion pour plaider pour notre cause. C’est vice versa, quoi.

DW : Que représente ce prix pour toute la Centrafrique ?`

Kinvi: Ce prix est un appel à l’unité et la réconciliation. Laissons tomber les différences confessionnelles et battons-nous pour l’unité et la paix dans ce pays car on en a besoin. Tous les pays du monde avance et nous, on a l’impression qu’on recule. Alors j’invite tous mes frères centrafricains à s’unir et à travailler de tout leur cœur pour que la paix et le développement commencent en Centrafrique.

Centrafrique: la Sangaris réhabilite la maison des jeunes de Bimbo

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Le 9 septembre 2014, une cérémonie pour officialiser la réhabilitation de la maison des jeunes du 1erarrondissement de Bimbo a été organisée, en lien entre les actions civilo-militaires (ACM) de la force Sangaris et le président préfectoral de la jeunesse de Bimbo.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-Sangaris-rehabilite-la-maison-des-jeunes-de-Bimbo-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Inauguration de la maison des jeunes de Bimbo

C’est le premier grand projet social de la force Sangaris depuis son engagement sur le territoire centrafricain, le 5 décembre 2013. La maison des jeunes ayant été dégradée par des groupes armés, les ACM, en coordination avec le président de la jeunesse ainsi que le maire de Bimbo, ont décidé la réfection de ce bâtiment. Cette action a été coordonnée par la force entre les acteurs économique et politique de la ville. La cérémonie de réhabilitation s’est déroulée le 9 septembre sous le haut patronage du ministre de la Jeunesse et des Sports, monsieur Armel Ningatoloum Sayo, de monsieur le maire de Bimbo, Mathieu Boungalo, de monsieur l’inspecteur de la jeunesse et des sports, Tite Zaybe, du président de la maison des jeunes de Bimbo, monsieur Line et de l’ambassadeur de la paix, Anatole Koue. Les jeunes de Bimbo ont également pris en main l’organisation de cette cérémonie.

Le colonel Jean-Luc Théus, colonel adjoint, représentant le général commandant la force Sangaris a déclaré « la mission de la Force est d’agir pour la paix et la sécurité, mais nous pouvons aussi donner un coup de main aux bonnes volontés. Aujourd’hui cette maison vous appartient, vous futurs cadres de la RCA. Protégez-là ».

Le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, monsieur Armel Ningatoloum Sayo, s’est quant à lui réjoui de l’appui de Sangaris dans ce projet dédié à la jeunesse centrafricaine. La maison des jeunes encouragera la population de Bimbo à recréer un lieu de vie et d’échange quotidien dans ce quartier.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’action sécuritaire que mène la force depuis son arrivée sur le théâtre, indissociable d’une approche globale aux côtés des centrafricains, pour un retour à la vie normale.

La Sangaris rehabilite la mais des jeunes de Bimbo en centrafrique bon

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place de la Minusca.

Un sas de décompression ouvre à Dakar pour les soldats de retour de Centrafrique

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La Voix du Nord  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-forces-Sangaris-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les forces Sangaris à Bangui

L’opération Sangaris en Centrafrique confronte les soldats français à des situations de stress importantes (photo AFP), des exactions et des scènes humaines voire humanitaires parfois difficiles à supporter. Finalement plus qu’au Mali, même s’il faut se garder des comparaisons.

En tout cas, les forces terrestres, désormais commandées par le général Sainte-Claire Deville ont repris le principe du sas de fin de mission pour décompresser avant de reprendre ” une vie plus normale “.

Après Paphos à Chypre pour les retours d’Afghanistan, les relevés de Centrafrique passent désormais trois jours à Dakar…

Lors de la relève des forces Sangaris (mais aussi EUFOR-RCA), qui se déroule actuellement (de début septembre jusqu’à la mi-novembre), 2 500 militaires vont bénéficier de ce sas de décompression en treize rotations d’environ 200 hommes.

A Dakar au Sénégal, nous sommes sur le même principe et les mêmes conditions que le sas de Paphos à Chypre, indique le général de corps d’armée Arnaud Sainte-Claire Deville, commandant des forces terrestres à Lille depuis le 1er août. Avec un complexe hôtelier de bon niveau, un environnement et une organisation largement éprouvée à Paphos.

Au programme des soldats pour ” tourner au mieux la page OPEX ” : informations sur le retour, groupes de parole, échanges sur les expériences de stress, séances de relaxation, sorties culturelles, sport, repos… Pour les psychologues de la CISPAT (cellule d’intervention et de soutien psychologique de l’armée de terre) notamment, il s’agit de faciliter la rupture entre le soldat en opération et celui en garnison, retrouvant sa famille. Dans la région de Dakar, un détachement de soutien d’une vingtaine de personnes (accueil, transit, psychologues, moniteurs de sport) met en œuvre le sas.

Depuis 2009, 26 000 militaires français sont passés par le sas de Chypre, pour un taux (officiel) de satisfaction de 90 %. Comme quoi, cela répond à un besoin…

” Si on a relancé le sas, c’est qu’on l’estime nécessaire “

Général Français des Forces SangarisLe COMFT (photo Stéphane Mortagne, La Voix du Nord) reconnaît volontiers que la Centrafrique présente des conditions rudes dans un environnement compliqué : ” Quelquefois, nos soldats se retrouvent dans des situations difficiles sur le plan psychologique. Le sas a donc toute sa raison d’être compte tenu du niveau et de l’intensité des engagements auxquels nos soldats peuvent être confrontés.

Pas de chiffre sur une éventuelle montée centrafricaine des syndromes TSPT (troubles de stress post-traumatique). Le général Sainte-Claire Deville se veut prudent : ” Une analyse demande beaucoup de recul avant de pouvoir tirer des conclusions valables. Avec Sangaris, nous sommes encore sur des effectifs faibles. Nous n’avons pas assez d’éléments pour savoir si on a plus ou moins de cas qu’en Afghanistan. Mais si on a relancé le sas, c’est qu’on l’estime nécessaire.

VDN

Centrafrique: plusieurs passagers d’un véhicule pris en otage à Bouar par les coupeurs de route

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AA  /  CNC

Les assaillants se réclameraient du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskin, du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka

Dix passagers ont été enlevés à Bouar dans l’ouest de la RCA, après le renversement du véhicule qui les transportait dans une embuscade, a rapporté à Anadolu, Gervais Towa, étudiant au collège technique de la ville de Bouar au nord-ouest de la Centrafrique. Le véhicule appartenant à un certain Charly Ouagoto a d’abord essuyé un tir de roquettes avant de s’installer au fond de l’embuscade. Du coup, des assaillants se réclamant du chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka ont enlevé dix passagers, dont deux femmes, selon la même source. «Des hommes armés ont tiré des roquettes en direction du véhicule puis ont pris en otage les dix personnes qui étaient à son bord. Ils ont autorisé le propriétaire du véhicule, Charly Ouagoto, de téléphoner à sa famille. C’est ainsi que la nouvelle est parvenue à la ville de Bouar».
Dans la même optique, il a ajouté: «les assaillants ont dit vouloir faire pression sur les autorités de la transition pour que des démarches soient menées en vue de libérer leur leader Abdoulaye Miskine, écroué à Yaoundé depuis bientôt deux ans. Ils ont, en outre, menacé d’exécuter les 10 otages si rien ne sera fait pour la libération de leur chef» a-t-il alerté.

D’abord traqué par la Seleka en Centrafrique, Abdoulaye Miskine qui serait passé du côté de la frontière camerounaise, était également recherché par la police du Cameroun. Il est accusé de «se servir de l’Est camerounais comme base arrière, portant ainsi atteinte à la sécurité de la région», d’après une source militaire camerounaise qui a requis l’anonymat.

Abdoulaye Miskine qui avait conduit en avril 2013 des affrontements entre sa bande et des membres de l’ancienne séléka, représentait et continue de représenter, d’après des sources gouvernementales centrafricaines, “un danger pour les régimes de Bangui et de Yaoundé”, mais aussi pour “toute la sous-région”. Aucune réaction par rapport à la revendication des assaillants n’a été enregistrée auprès du gouvernement centrafricain jusqu’à mardi, en milieu d’après-midi.

Par Sylvestre Krock

Au Cameroun, des réfugiés Centrafricains oubliés

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La Croix  /  Corbeau News Centrafrique.

Les victimes du conflit en Centrafrique

Trois camps de réfugiés centrafricains, majoritairement des Peuls Mbororos, ont été mis en place à l’Est du Cameroun.

Ils sont 127 500 hommes, femmes et enfants à avoir fui depuis décembre 2012 l’insécurité en Centrafrique pour se réfugier dans des camps à l’Est du Cameroun. C’est le résultat du recensement le plus récent du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR).

Ces réfugiés vivent dans des grandes tentes de plastique blanc, aux toits de branchages. « Pour arriver jusque-là, certains ont marché jusqu’à quatre mois », constate Camille Bargain de Care.

Cette ONG est responsable de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement du camp de Timangolo, ainsi que des consultations psychologiques pour les réfugiés qui le souhaitent dans les trois camps tenus par le HCR dans cette région du Cameroun, juste après la frontière.

La majorité des réfugiés qui fuient les troubles en Centrafrique ont pris le chemin du Cameroun. Le mouvement s’est accéléré entre avril et août derniers. Le Tchad, lui, ne souhaite plus accueillir de réfugiés et a fermé ses frontières avec la Centrafrique en avril. Le Soudan ou la République démocratique du Congo ne réunissent pas des conditions d’accueil acceptables.

Dans le camp de Timangolo

 

Dans ces conditions, le Cameroun est vu comme un havre. Cette partie du pays est éloigné des régions camerounaises qui ont à subir, plus à l’Ouest, les incursions des islamistes de Boko Haram, venus du Nigeria.

« Dans le camp de Timangolo, 95 % des réfugiés centrafricains sont des musulmans. La majorité d’entre eux sont des éleveurs Peuls Mbororos qui ont fui la menace de représailles », explique Camille Bargain. Ils étaient en butte à l’hostilité de la population locale qui les soupçonne d’être parties prenante dans le conflit.

Les routes habituelles de la transhumance les ont menés jusqu’au Cameroun. Ces nomades ont fait le chemin avec leurs bœufs. Ils les ont laissés à l’entrée des camps et continuent à prendre soin de leur seul patrimoine.

Tensions entre Camerounais et réfugiés

 

Ces nouveaux réfugiés en ont rejoint 100 000 autres, venus également de Centrafrique à l’occasion d’autres troubles, il y a environ cinq ans. La région était heureusement peu peuplée. Des tensions sont toutefois rapportées dans les villages entre les Camerounais et ces réfugiés.

Sandra Lamarque, de Solidarités international, travaille sur le site de Gado Badzere. Elle témoigne : « Les camps débordent. Les cas de maladies hydriques ne cessent d’augmenter. Cette situation catastrophique est due à l’accélération des afflux depuis avril, avec des milliers d’arrivées chaque semaine au Cameroun. »

On estime que 180 000 réfugiés centrafricains auront franchi la frontière camerounaise d’ici à la fin du mois de décembre. Et, la saison des pluies est attendue bientôt. « Les forages de puits et les constructions de latrines doivent être finis avant les pluies », précise Frédéric Penard, chez Solidarités International.

Ces réfugiés centrafricains ont le sentiment d’être oubliés. « Il n’y a pas beaucoup d’argent mobilisé pour venir en aide à ces populations, constate Camille Bargain. Nous observons depuis quelques mois que l’attention s’est portée vers d’autres crises humanitaires. Notamment à Gaza, au Kurdistan irakien et au Soudan du sud. »

Pierre COCHEZ

Graves conséquences de la crise sur la situation socioéconomique de la RCA

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Reliefweb  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

 

RCA11

D’après un nouveau rapport de l’OIM intitulé « Migration Dimensions of the Crisis in the Central African Republic », la crise qui a éclaté en République centrafricaine (RCA) en décembre 2012 provoquant des violences sectaires généralisées, des déplacements massifs de population et la fuite de ressortissants centrafricains et de migrants vers les pays voisins, aura de graves conséquences socioéconomiques à long terme dans le pays.

Le rapport est divisé en quatre sections qui examinent le contexte politique de la crise, les différents types de migration en RCA, l’impact du conflit sur les flux migratoires, et les conséquences à court, moyen et long termes dans le pays.

La partie I est centrée sur l’histoire de l’insécurité politique en RCA, plus précisément sur la récente vague de violences, sa complexité politique enracinée et sa dérive vers une confrontation ethno-religieuse entre les milices musulmanes Seleka et les milices chrétiennes anti-balaka. Selon le rapport, cette division sectaire a souvent permis de masquer la violence généralisée et le banditisme. La violence a tendance à diminuer ces derniers mois.

Cette section expose également brièvement la réponse internationale actuelle, notamment la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui, en avril 2014, a autorisé la création d’une Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), qui devrait déployer 10 000 Casques bleus dans le pays à partir de septembre 2014.

La partie II du rapport est consacrée aux différentes formes de migration en RCA et à l’impact du conflit sur les diverses tendances migratoires. Elle étudie notamment la migration entre les zones rurales et urbaines, la migration de main-d’œuvre liée à l’exploitation des ressources naturelles, la transhumance ou la migration saisonnière des pasteurs, la migration internationale, et le déplacement de masse lié au conflit, qui culminait à plus d’un million de personnes déplacées en janvier 2014 mais qui a depuis diminué.

La troisième partie examine l’impact immédiat de la crise sur les migrants et les populations déplacées. Elle met en évidence les vulnérabilités spécifiques et les problèmes clés auxquels sont confrontés les groupes ethno-religieux et les migrants et étudie comment la crise exacerbe l’insécurité des moyens d’existence à la fois en RCA et dans les pays voisins, notamment au Tchad et au Cameroun. Elle s’intéresse également aux conséquences de l’émigration depuis la RCA vers les pays voisins qui manquent de ressources pour réintégrer leurs propres ressortissants, mais également les réfugiés ou les migrants de pays tiers.

La quatrième partie résume les conséquences à court, moyen et long termes de la crise sur le déplacement et la mobilité. Elle étudie l’impact des futurs schémas de la mobilité sur la situation socioéconomique générale du pays, qui est allée en empirant pendant toute la période du conflit. Elle met particulièrement en avant les risques d’insécurité alimentaire et les problèmes potentiels de propriété foncière et immobilière liés aux retours et à la citoyenneté, qui pourrait être source de nouveaux déplacements répétés.

« Migration Dimensions of the Crisis in the Central African Republic » fait partie d’une série de documents produits dans le Cadre opérationnel de l’OIM sur la crise migratoire (MCOF). Les documents visent à aider les responsables politiques et les acteurs concernés à mieux comprendre l’ampleur des problèmes de mobilité lors d’une crise, notamment les ramifications humanitaires, sécuritaires, culturelles et socioéconomiques pendant la transition vers le relèvement après le conflit. A ce jour, des documents similaires ont été publiés au Mali, en Syrie, en Afghanistan et en Somalie.

Pour télécharger un exemplaire du rapport sur la RCA, veuillez-vous rendre sur : http://www.iom.int/cms/CAR

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Patrice Quesada
OIM siège
Email : pquesada@iom.int

Centrafrique-Maroc: 21 joueurs centrafricains ( Fauves) convoqués pour le match amical

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©Afriksports / Corbeau News Centrafrique (CNC)

Les joueurs de l'équipe nationale de centrafrique

Le nouveau sélectionneur des fauves du bas-Oubangui, Raoul Savoy, qui a été nommé à la tête de l’équipe nationale centrafricaine le 24 août dernier, a communiqué le lundi 15 septembre la liste des 21 joueurs retenus pour le match amical qui opposera la Centrafrique au Maroc le jeudi 9 octobre 2014 à Marrakech (Maroc).

La majorité des joueurs convoqués évoluent à l’étranger, cinq d’entre eux, tout de même représenteront le championnat local.

La délégation centrafricaine arrivera à Marrakech à partir du samedi 4 octobre pour le début de son stage et quittera le Maroc le vendredi 10, le lendemain du match.

La liste des joueurs convoqués

Gardiens de but: Geoffrey LEMBET (AJ Auxerre, France), Elvis SAMOLAH (EFC 5,  Centrafrique), Levant GBAVITO  (Olympique, Centrafrique)

Défenseurs: Manassé ENZA-YAMISSI (Gil Vicente FC, Portugal), Francklin T. ANZITE  (Ayutthaya FC, Thaïlande),  Nicaise A. ZIMBORI (Coton Sport, Cameroun), Kelly YOUGA  (Qindao Hainu, Chine), Calvin ALI-TOLMBAYE (CS Mioveni, Roumanie), Fernander KASSAI  (PFC Slavia Sofia, Bulgarie), Thérence Kéthévoama (SCAF, Centrafrique)

Milieu de Terrain : Amos YOUGA (GFC Ajaccio, France), Foxi KETHEVOAMA  (Astana FC, Kazakhstan), David MANGA  (Hapoel Kiriat Shmone, Israël), Vivien MABIDE (Raja Casablanca, Maroc), K. Eudes DAGOULOU  (ES Sétif, Algérie), Eloge ENZA-YAMISSI ©  (Valenciennes FC, France), Trésor TOROPITE (DFC 8, Centrafrique)

Attaquant : Steve NGOYOS  (Sica Sport, Centrafrique), Quentin Ngakoutou  (Arles-Avignon, France), Evans KONDOGBIA  (Arles-Avignon, France), Jésus KONNSIMBAL (SK Senec, Slovaquie).

Centrafrique: où en est la réforme de l’armée ?

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DW  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

En République centrafricaine, les casques bleus ont pris le relais de la force de l’union africaine, épaulés par des unités du Maroc, du Pakistan et du Bangladesh. Mais où en est-on avec la réforme de l’armée du pays?

Au lendemain de son élection à la tête de la transition politique de son pays, la présidente Catherine Samba Panza a fait de la réforme des FACA, les Forces armées centrafricaines son cheval de bataille. Mais plus de six mois après, les réformes envisagées ont-elles été concrétisées ? Le journaliste français et spécialiste de l’Afrique centrale Antoine Glaser n’en est pas convaincu.

« Quand il y avait eu des opérations de maintien de la paix des nations-Unies dans des pays comme le ´Mali, il s’en est suivie une restructuration de l’armée locale : formation de bataillon pour aller vers la reconstitution de l’Etat. Alors que là, en ce qui concerne la RCA, on a l’impression que l’essentiel de l’armée centrafricaine est dans la nature. On ne voit absolument pas de reconstruction d’une armée digne de ce nom. Il n’y a même pas de bataillon. L’armée centrafricaine est quasiment inexistante. Malheureusement, même du temps de François Bozizé, c’était une armée qui était une garde prétorienne. »

Il est donc nécessaire que ce pays se dote d’une armée forte, structurée et nationale. Car jusqu’à là en Centrafrique, les différents régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat ont entretenue la ‘’clanisation” de cette armée, en y recrutant uniquement des gens de leur région. Or, ce qu’il faut maintenant aux FACA, c’est une professionnalisation.

 

 

Par: dw.de

Bangui: premiers retours des déplacés dans les quartiers dévastés par les violences

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RFI /Corbeau news Centrafrique (CNC)

 

Les déplacés de Bangui commencent à rentrer chez eux

En Centrafrique, la capitale Bangui reprend progressivement ses couleurs d’avant la crise. Le nombre de déplacés est en baisse. Certains sont déjà revenus dans leurs quartiers, d’autres ont l’intention de suivre. Y compris ceux qui viennent du 3e arrondissement, l’une des parties de la ville les plus malmenées depuis le mois de décembre 2013 par les hommes armés. L’équipe de RFI a suivi ces déplacés sur le chemin du retour. Des hommes et des femmes qui, la plupart du temps, retrouvent leurs habitations détruites et vidées de leurs biens, qui veulent malgré tout repartir de zéro. Et qui demandent à ce qu’on les aide à le faire.

 

Par: Laurent Correau

Cameroun – Centrafrique: : plusieurs combattants de la Seleka assiègent un village camerounais

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© L’Oeil du Sahel  /  Corbeau News

Ils venaient du Tchad et se rendaient en RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-miliciens-de-la-séléka-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bangui
Combattants de la Séléka stationnés à la paroisse Saint-Joseph, le 5 septembre. En juillet, 27 civils ont été tués lorsque des combattants de la Séléka et d’autres combattants armés ont attaqué des milliers de personnes ayant trouvé refuge à la paroisse.
© 2014 Stichting Vluchteling, Joris Hentenaar

 

Il est 19h 30 m. Un groupe d’une centaine d’hommes armés débarque à Ngu, petite bourgade frontalière de la Centrafrique et en prend rapidement le contrôle. Armés de Kalachnikov et de lances roquettes, ces combattants de la Seleka en provenance de Mbang au Tchad, cherchaient à rallier la République Centrafricaine, à en croire leurs déclarations. «Ils étaient une centaine, voire plus. Ils étaient vêtus des uniformes de l’armée tchadienne et s’exprimaient plus aisément en arabe qu’en français. Si ce ne sont des tchadiens, ce sont sans doute des soudanais. Ou les deux. Quand ils m’ont approché, j’ai rapidement compris qu’il s’agissait des combattants de la Séléka.

Ils m’ont rassuré qu’ils ne me voulaient aucun mal et qu’ils cherchaient juste à regagner la Centrafrique et c’est pourquoi ils sollicitaient mon aide pour la traversée de la grande rivière qui sert de frontière naturelle entre le Cameroun et la Centrafrique. En saison pluvieuse et surtout à pareil moment de crue, la pirogue est le seul moyen permettant la traversée de cette rivière. Il leur était donc impossible de s’y aventurer à pied», déclare un piroguier.

L’infiltration des combattants de la Séléka à Ngu était attendue. Quelques jours avant, des tracts rédigés à l’attention des autorités locales et signés d’un certain colonel Bouba avaient laissé entrevoir cette arrivée. En effet, le tract annonçait l’imminence du passage de plusieurs centaines d’hommes armés dans le village, mais indiquait également à l’attention des autorités que cela ne constituait pas, de leur part, une violation de la souveraineté camerounaise.

«Ils ont mentionné dans les tracts être des centrafricains qui retournaient chez eux afin de rentrer en possession des biens dont ils ont été dépossédés. C’est pourquoi ils ont demandé que rien ne perturbe leur voyage», déclare Alhadji Haïrou, riverain de Djohong. Le lendemain de leur passage, un second tract a de nouveau été déversé sur la bourgade de Ngu. Signé toujours du colonel Bouba, on pouvait y lire des numéros de téléphones et des assurances quant aux bonnes intentions de ce groupe à l’égard du Cameroun.

Depuis cet incident, les populations sont sur le qui vive malgré une présence rassurante des forces de défense et de sécurité. «La sécurité a été renforcée. Nous craignons à l’avenir que notre village ne devienne un sanctuaire pour les combattants centrafricains», précise Alhadji Issa, un riverain.

DOUWORÉ OUSMANE

Centrafrique: début de l’action militaire et policière de la Minusca

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45eNord.ca  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Debut-de-laction-militaire-et-policiere-de-la-Misca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Debut de l'action militaire et policiere de la Minusca
Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) (ONU)

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est félicité du transfert d’autorité qui a eu lieu entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), rapporte le service d’information de l’ONU.

L’ONU a ainsi pris lundi le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, succédant à des forces internationales — africaines, européennes et françaises — déjà déployées.

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la Misca) sur le terrain et doit compter 12.000 soldats et policiers à effectif plein.

«Ce transfert d’autorité représente la réussite complète du mandat de la MISCA et le commencement de l’action militaire et policière de la MINUSCA en République centrafricaine», a souligné quant à lui le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse.

Une cérémonie a eu lieu lundi dans la capitale Bangui pour marquer ce transfert d’autorité. Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a assisté à cette cérémonie.

«Le Secrétaire général tient à réaffirmer sa préoccupation face aux attaques contre la population civile, qui continuent, particulièrement hors de Bangui, et appelle une nouvelle fois toutes les parties à cesser immédiatement les violences conformément à l’Accord de cessation des hostilités. Il exhorte les principaux acteurs concernés à maintenir leur engagement en faveur d’un processus politique inclusif afin d’assurer le succès complet de la transition du pays », a dit son porte-parole.

Les membres du Conseil de sécurité ont également salué le transfert d’autorité entre la MISCA et la MINUSCA, mais, dans une déclaration à la presse, le Conseil a déclaré qu’il restait «très préoccupé par la poursuite des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire en République centrafricaine. »

Les membres du Conseil ont appelé les autorités de transition à prendre des mesures concrètes en faveur d’un processus de réconciliation nationale et de dialogue politique inclusif garantissant la participation pleine et effective des femmes, rapporte également le service d’information de l’ONU.

Ils les ont également appelé à lutter contre l’impunité et à développer une stratégie pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants.

Le Conseil a également appelé une nouvelle fois les autorités de transition à accélérer les préparatifs pour l’organisation d’élections présidentielle et législatives inclusives, libres, justes et transparentes qui sont prévues pour février 2015.

 

 

Par: Jacques N. Godbout

 

 

RCA: les acteurs de la crise “satisfaits” du déploiement de la MINUSCA

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AA/Sylvestre Krock

Corbeau news

 

“Nous attendons d’elle, qu’elle protège tous les centrafricains sur le même pied d’égalité”, ( Amat Nedjad, porte-parole de l’état-major militaire de la Séléka)

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-Tchadien-ayant-fuit-la-violence-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Tchadien ayant fuit la violence en Centrafrique

Les principaux acteurs de la crise centrafricaine se sont dits « satisfaits », du déploiement, lundi, de la MINUSCA, la nouvelle mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique.

«Le peuple centrafricain attend que la MINUSCA remplisse pleinement et sans ambigüité sa mission d’imposition de la paix, conformément à la résolution 2149.  Nous voulons une seule chose : le retour impératif à la paix. », a déclaré à Anadolu, Martin Ziguélé, Président du parti politique Mouvement de libération du peuple centrafricain.

De son côté le Capitaine Amat Nedjad, porte-parole de l’état-major militaire de la Séléka a qualifié le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine)  de « très bonne chose ». « Nous en profitons pour saluer le travail remarquable réalisé par la MISCA. Elle a consenti d’énormes sacrifices pour sauver de nombreuses vies humaines en RCA. Quant à la MINUSCA, elle est la bienvenue. Nous attendons d’elle qu’elle protège tous les centrafricains sur le même pied d’égalité. », a-t-il ajouté.

La MINUSCA, a pris officiellement le relais, lundi, de la force de maintien de la paix  sous conduite Africaine Misca  lors d’une cérémonie officielle.

La passation de pouvoirs de la force africaine de maintien de la paix en Centrafrique(MISCA) à la mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), a eu lieu lors d’une cérémonie officielle en début d’après-midi  à la base de l’aéroport de Bangui.

« Nous sommes très satisfait de l’arrivée des casques bleus » a déclaré, pour sa part, Sylvestre Yagouzou, leader Anti-balaka à Anadolu .

Bien que la  pleine capacité annoncée de la MINUSCA  soit de 1200 hommes, seuls 7600 ont été déployés et qui ne sont en majorité que les effectifs de la  MISCA (6000 hommes) qui ont changé d’uniformes.

La MINUSCA est la 13e intervention internationale de maintien de la paix  en Centrafrique depuis 1998.Le pays détient le record africain en matière du nombre d’opérations de maintien de la paix sous diverses conduites sur son sol.

Bangui: les commissariats de 1er, 2e et 6e arrondissement réhabilités par le PNUD

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Par: RJDH et Publié par Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Discours-pour-linauguration-du-commissariat-du-2e-Arrondissement2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Discours pour l'inauguration du commissariat du 2e Arrondissement
Discours pour l’inauguration du commissariat du 2e Arrondissement.
Photo: Christian Ndotah/PNUD

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a remis ce lundi 15 septembre trois commissariats réhabilités et équipés  au gouvernement centrafricain.  Ceci dans le cadre du projet de renforcement de l’Etat des Droits. Les autres commissariats de Bangui et trois brigades de gend

Discours pour l'inauguration du commissariat du 2e Arrondissement
Discours pour l’inauguration du commissariat du 2e Arrondissement.
Photo: Christian Ndotah/PNUD

armeries vont aussi être réhabilités.

Il s’agit des commissariats de  1er, 2e et 6e arrondissement qui sont déjà réhabilités. La cérémonie de cette remise a eu lieu dans les locaux du commissariat du 2e arrondissement de Bangui, en présence de la présidente de la transition, Catherine Samba Panza et du secrétaire général adjoint, chargé des opérations de maintien de la paix à l’ONU, Hervé Lasdous qui a effectué une mission pour le lancement des forces onusiennes en Centrafrique.

Selon Catherine Samba Panza, il est important de relancer les activités des commissariats afin de lutter contre les braquages, qui prennent de l’ampleur dans la capitale. « Dans la ville de Bangui, la violence a changé de forme. Il n’y a plus d’affrontement entre les groupes armés mais on note l’augmentation du phénomène de braquage à main armés, qui mérite d’être combattu avec rigueur, notamment par le renforcement  de la présence de la police et de la gendarmerie dans une logique de police de proximité et par la réactivation et le renforcement de la chaine pénale », a noté Catherine Samba Panza.

Elle poursuit, ses propos en indiquant que la réactivation de la chaine pénale passe par la réouverture des brigades de gendarmerie et commissariats de police et l’intensification des patrouilles. « Le redéploiement robuste de la police dans le 2e arrondissement de la Bangui est rendu possible par les actions de financement des Nations Unies », a-t-elle relevé.

Des sources proches du PNUD indiquent que le coût total de ces travaux s’élèverait à 2.500.000 dollar américain. Tous ces commissariats ont été détruits lors des évènements du 24 mars et du 5 décembre 2013. /Fridolin Ngoulou

Centrafrique: les Anti-Balaka plongent la population du Nord de Bangui dans la peur totale

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Par: RJDH et Publié par: Corbeau news

 

Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Combat entre les peuls et Anti-Balaka en Centrafrique

Le déplacement des Anti-Balaka avec des armes de tous calibres dans les quartiers de Damala1, 2, et Damala centre, situés dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui et la commune de Bégoua, plonge les habitants des ces zones urbaines dans la peur et empêche leur libre circulation chaque  soir à partir de 19 heures.

«Ces hommes en armes n’ont aucun respect à l’égard des autorités locales », indique un chef de quartier. Les éléments des Anti Balaka du 8ème arrondissement et des secteurs de Damala se promènent quotidiennement avec des armes de guerre de tous calibres. Selon un des chefs des quartiers  précités, «le chef de  quartier de Damala a été arrêté et séquestré par les Anti Balaka, samedi 13 septembre. Il a été libéré par les forces multinationales  dans la soirée », a-t-il témoigné.

Ce chef de quartier précise qu’à partir des 19 heures,  la circulation sur les axes menant à Don Bosco est compromise par la présence de ces miliciens. «Nous ne pouvons plus nous déplacer le soir pour aller d’un point  à un autre, sans être victimes d’une éventuelle  exaction, de braquages des personnes assimilées à des Anti Balaka », a-t-il expliqué.

Emotion Namsio, porte-parole des Anti Balaka, joint par le RJDH, indique que «ce ne sont pas de vrais Anti Balaka qui sont auteurs  des exactions sur la population, mais plutôt des braqueurs qui ont fui les lieux de détention».

«Nous avons déféré à la gendarmerie pour enquête, plusieurs cas similaires. Les Anti Balaka ne sont pas des ennemis de la population, mais des patriotes, il n’y a de personnes malintentionnées qui agissent au nom des Anti Balaka», a-t-il ajouté.

La journée du 11 septembre avait été mouvementée au quartier Combattant, dans le 8ème  arrondissement de la ville de Bangui. Une mésentente entre des Anti-Balaka basés dans le secteur avait fait deux morts et mis en débandade les commerçants du marché Combattant.

Centrafrique: l’ONU demande à la Minusca de se déployer rapidement

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Ban Ki-Moun, le SG de l'ONU

Le Conseil de sécurité a demandé lundi à la nouvelle force de l’ONU en Centrafrique d’accélérer son déploiement et aux autorités de transition à Bangui de redoubler d’efforts pour réaliser la transition politique.

Dans une déclaration unanime adoptée à l’occasion de la passation de pouvoir entre la force africaine Misca et la Minusca (Mission de l’ONU en RCA), les 15 pays membres du Conseil “soulignent l’importance pour la Minusca d’accélérer son déploiement civil et militaire (..) de façon à atteindre sa pleine capacité opérationnelle dès que possible”.

Le Conseil demande par ailleurs aux autorités de transition à Bangui de “prendre des initiatives concrètes pour mettre en place un dialogue politique complet et un processus de réconciliation nationale” ainsi que pour combattre l’impunité et “reconstruire des institutions d’Etat efficaces”.

Les 15 pays membres “réitèrent aussi leur appel aux autorités de transition à accélérer les préparatifs afin d’organiser les élections législative et présidentielle libres, transparentes, équitables et sans exclusive prévues d’ici le 15 février 2015”.

L’ONU a pris lundi le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, succédant à des forces internationales — africaines, européennes et françaises — déjà déployées.

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la Misca) sur le terrain et doit compter 12.000 soldats et policiers à effectif plein.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: Samba-Panza en route pour Paris fait escale à Yaoundé

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© Camer Post /  Corbeau news

La Présidente de la transition en République Centrafricaine Catherine Samba-Panza a foulé pour la première fois le sol Camerounais. Le prétexte de cette brève visite est une escale technique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-en-route-pour-Paris-a-fait-escale-à-Yaoundé.JPG2_.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza en route pour Paris a fait escale à Yaoundé
L’avion qui s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Yaoundé en début de soirée le  15 septembre, a dans un premier temps laissé croire aux journalistes et aux hautes personnalités qu’il transportait Irina Bokova. En effet, la vice Secrétaire Générale de l’ONU en charge de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) était attendue à la même heure. La confusion a d’autant plus été perceptible, que l’appareil était aux couleurs de l’ONU. C’est donc tout naturellement que les personnalités présentent ont formé le comité d’accueil prévue pour la circonstance.  Mais à la surprise générale, c’est Catherine Samba Panza la Présidente de la transition en République Centrafricaine qui est sorti du ventre du Boeing. À la tête du comité d’accueil, le Premier Ministre camerounais Philémon Yang a présenté ses souhaits de bienvenue. La Présidente de la transition en République Centrafricaine, avait à sa suite une forte délégation en route pour Paris la capitale française. Les deux personnalités se sont entretenues quelques minutes au salon VIP de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen. Catherine Samba-Panza prendra plus tard ses quartiers à l’Hôtel Hilton le temps de procéder au ravitaillement et à la révision de l’avion. Tard dans la soirée la délégation a repris le chemin de la capitale française.Le séjour de la Présidente centrafricaine en terre camerounaise coïncide avec l’entrée en fonction officielle, de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). La Mission des Nations Unis prend le relais de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (Misca). En rappel le contingent camerounais est l’un des plus important actuellement en RCA. Le Président Paul Biya a en outre activement plaidé pour la mise en place d’une force onusienne pour stabiliser la situation en RCA. L’une des illustrations de l’engagement camerounais est la nomination du général de division Martin Tumenta à la tête de la Minusca.

 

Hakim ABDELKADER

Centrafrique. Don de voitures et de motos à la douane

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Édition:APANews / Publication: Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Important-don-de-véhicules-et-des-motos-à-la-douane-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Important don de véhicules et des motos à la douane centrafricaine

Le directeur général de CFAO Motors RCA, Patrice Ngalani, a au nom du contrôleur général de la douane nigériane, remis ce lundi à la directrice générale des douanes et droits indirects de Centrafrique, Rachel Ngakola, quatre voitures de marque Toyota dont trois pick-up ainsi que dix motos DT de marque Yamaha.

La cérémonie s’est déroulée au siège de la douane sous la présidence du ministre délégué aux Finances et au Budget, Désiré Jacob Ngaya.

D’un coût total de plus de cent millions de FCFA, ce matériel roulant, fruit des plaidoyers de Rachel Ngakola auprès de ses homologues africains vont permettre, selon elle, l’optimisation des recettes fiscalo-douanières et la surveillance des frontières à travers une plus grande mobilité.

Le Directeur général de CFAO Motors RCA, Patrice Ngalani, a retracé le contexte de ce don, tout en rappelant que son entreprise lutte aussi contre la contrefaçon.

Pour sa part, le ministre délégué aux Finances et au Budget, Désiré Jacob Ngaya, a indiqué que, ‘’de par le monde, la famille douanière est grande et solidaire”.

‘’Ce précieux don obtenu de la douane nigériane illustre cette solidarité exemplaire et plus encore la qualité de relations de coopération toujours agissante entre le Nigeria et la République Centrafricaine”, a-t-il dit.

A en croire M Ngaya, il est normal, en cette période de crise, que la RCA se tourne vers l’extérieur pour solliciter son appui. ”Mme Rachel Ngakola a frappé à la bonne porte”, a-t-il fait remarquer.

KG/cat/APA

Centrafrique: « Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant»

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Par:Human Rights Watch.

Publication: Corbeau news Centrafrique (CNC)

Camp des deplcés centrafricains à KagaBandoro
Camp de déplacés à la paroisse catholique de Kaga-Bandoro où plusieurs milliers de civils de la ville de Mbres et des environs cherchent un refuge contre les attaques.
© 2014 Lewis Mudge/Human Rights Watch

La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine devrait renforcer d’urgence la protection des civils dans les régions de l’est et du centre du pays où la violence sectaire s’intensifie, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Stichting Vluchteling, une fondation néerlandaise pour les réfugiés. Le 15 septembre 2014, il est prévu que la nouvelle mission prenne le relais en matière de maintien de la paix derrière les forces de l’Union africaine.

Lors de deux missions de recherche dans le pays, en juillet et en septembre, dont une a été menée en association avec Stichting Vluchteling, Human Rights Watch a documenté le meurtre d’au moins 146 personnes depuis juin au sein et autour des villes de Bambari et Bakala dans la préfecture d’Ouaka, de Mbres dans la préfecture de Nana-Gribizi et de Dekoa dans la préfecture de Kémo. Ce chiffre ne représente qu’une fraction du nombre total de meurtres rapportés étant donné que de nombreux massacres ont eu lieu dans des zones reculées, difficiles d’accès.

Les miliciens de la séléka à Bangui
Combattants de la Séléka stationnés à la paroisse Saint-Joseph, le 5 septembre. En juillet, 27 civils ont été tués lorsque des combattants de la Séléka et d’autres combattants armés ont attaqué des milliers de personnes ayant trouvé refuge à la paroisse.
© 2014 Stichting Vluchteling, Joris Hentenaar

« Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant et les gens cherchent désespérément une protection », a indiqué Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Il n’y a pas de temps à perdre. La nouvelle mission des Nations Unies doit d’urgence déployer plus de troupes dans les régions orientales et centrales et prendre des mesures fortes pour protéger les civils de ces attaques brutales. »

Lettre pour Bangui par un centrafricain d'un village réculé de centrafrique
En raison de l’insécurité, des mauvaises routes et du manque de couverture du réseau de téléphonie mobile, des notes comme celles-ci sont souvent le seul moyen d’informer les amis et la famille du décès de proches. Cette note a été envoyée le 8 septembre par une femme de Mbres à son mari réfugié dans un camp de déplacés à Kaga-Bandoro. La femme annonce à son mari que sa grand-mère, Ibiya Choubouchou âgée de 60 ans, a été tuée dans une attaque de la Séléka. Choubouchou a été tuée le 6 septembre prés du village de Sabyambo.

La République centrafricaine traverse une crise aiguë depuis 2013 lorsque les rebelles de la Séléka, pour la plupart musulmans, ont pris le pouvoir dans une campagne caractérisée par le meurtre généralisé de civils, les incendies et le pillage des maisons et d’autres crimes graves. À la mi-2013, des groupes s’appelant eux-mêmes les anti-balaka se sont organisés pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont commencé à perpétrer des attaques de représailles à grande échelle contre les civils musulmans et, plus tard, contre d’autres personnes.

Le cycle meurtrier de violence sectaire s’est intensifié dans les régions orientales et centrales du pays dans les derniers mois, en particulier dans les préfectures d’Ouaka et de Nana-Gribizi, malgré la signature d’un accord de cessez-le-feu entre les deux factions à Brazzaville, en République du Congo, le 23 juillet 2014.

Quelque 6 000 soldats de maintien de la paix de l’Union africaine, connus sous le nom de MISCA, qui ont commencé à se déployer en octobre 2013, et 2 000 soldats de maintien de la paix français déployés dans le cadre de l’opération Sangaris en décembre 2013, luttent pour protéger les civils. Des milliers de civils sont morts dans les violences, près de 500 000 personnes ont été déplacées de leurs foyers et 300 000 ont fui à l’étranger en tant que réfugiés, dont de nombreux musulmans.

Alors que la présence des forces de maintien de la paix de l’UA et de la France a permis de prévenir une partie des violences, elle n’a pas stoppé les attaques sur les civils. À Dekoa, une ville où sont basés les soldats de maintien de la paix, la majorité de la population s’est entassée dans un camp de fortune de déplacés autour de la paroisse catholique cherchant désespérément un refuge contre les combattants de la Séléka. Le 9 septembre 2014, la Séléka a abattu trois hommes, dont un homme âgé, à seulement 200 mètres du camp. Un chercheur de Human Rights Watch, qui travaillait à proximité, a entendu les coups de feu et a interrogé les témoins.

Parmi les 146 meurtres récents documentés par Human Rights Watch, au moins 59 ont eu lieu à Bambari, où sont basés des soldats pour le maintien de la paix français et de l’Union africaine. Sur ces 59 victimes, 27 ont été tuées en juillet alors qu’elles avaient trouvé refuge dans le camp de déplacés dans la paroisse Saint-Joseph à Bambari et la résidence voisine de l’évêque.

Des civils ont aussi été attaqués dans leurs villages ou à proximité, alors qu’ils fuyaient ou tentaient de se cacher de leurs attaquants. Les assaillants ont attaché certaines victimes avant de leur trancher la gorge.

Dans un cas, le 19 juin à Sabanga, un village situé à quelques kilomètres de Bakala, un petit groupe de civils se cachant de la Séléka a été attaqué. Cinq membres d’une famille ont été tués, y compris une fillette de 7 ans et un garçon de 12 ans. Un témoin a raconté : « On entendait des balles siffler de toute part. Nous avons couru dans tous les sens mais ceux qui ont été touchés ne pouvaient pas fuir. La Séléka a continué à tirer même sur ceux qui étaient blessés. »

Dans un autre cas, dans la mine d’or de Kajbi, près de Morobanda en juin, des milices anti-balaka ont enterré vivant un homme et tué un autre à coups de machette pour avoir parlé à la Séléka. Un témoin désespéré a raconté à Human Rights Watch : « Nous sommes coincés entre les anti-balaka et la Séléka. Nous ne pouvons pas respirer. »

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé l’établissement de la nouvelle mission de maintien de la paix, appelée MINUSCA, le 10 avril dernier. La mission, incluant près de 12 000 Casques bleus, a pour but de protéger les civils et de faciliter l’accès de l’aide humanitaire.

Human Rights Watch et Stichting Vluchteling ont exhorté les pays membres des Nations Unies à faire en sorte que les Casques bleus de la MINUSCA puissent être déployés en totalité et disposent des ressources adéquates et appropriées pour protéger les civils, y compris les populations musulmanes qui vivent dans les enclaves des régions de l’ouest et ceux vivant dans des camps de déplacés.

En particulier, la MINUSCA devrait documenter les violations des droits humains et publier un rapport, déployer des agents de liaison civils dans les zones où les civils font face à un risque élevé, aider les personnes qui ont fui à retourner chez eux et améliorer la logistique nécessaire pour un déploiement rapide dans les zones de violence. La MINUSCA devrait déployer un nombre adéquat de Casques bleus et de personnel civil féminins pour faire de la lutte contre les violences sexuelles une priorité principale de la mission.

« Les attaques contre les civils qui cherchent désespérément un refuge dans les camps de déplacés sont effroyables », a déclaré Tineke Ceelen, directrice de Stichting Vluchteling. « La MINUSCA doit accorder la priorité à la protection de ces camps et veiller à ce que les organismes humanitaires puissent accéder aux camps pour apporter des denrées alimentaires, de l’eau et une aide médicale. »

Un grand nombre des 6 000 soldats de maintien de la paix de l’UA sera transféré vers la nouvelle mission des Nations Unies. Les Nations Unies devraient effectuer un contrôle adéquat des soldats pour s’assurer qu’aucun soldat de maintien de la paix responsable de graves violations des droits humains n’est intégré dans la nouvelle mission des Nations Unies, ont déclaré Human Rights Watch et Stichting Vluchteling.

Le 24 mars, des soldats de maintien de la paix de l’UA, venant de la République du Congo  ont été mises en cause dans les disparitions forcées et l’exécution probable d’au moins 11 civils et possiblement sept autres, dans leur base à Boali. À Bossangoa, le 22 décembre 2013, des forces de la République du Congo ont vraisemblablement torturé à mort deux chefs anti-balaka. Les soldats responsables ont été transférés hors de Boali et deux officiers basés à Boali et Bossangoa ont été suspendus en attendant les enquêtes. Mais aucune enquête n’a été menée sur ces faits et aucune arrestation n’a eu lieu.

« Les soldats de maintien de la paix sont là pour protéger les civils, pas pour les attaquer », a déclaré Lewis Mudge. « Si l’UA et les Nations Unies négligent de mener une enquête sur ces crimes et incorporent des soldats de maintien de la paix dans la MINUSCA sans vérification appropriée, cela compromettra la mission toute entière. »

Human Rights Watch a aussi fait part de son inquiétude de voir les troupes de la République démocratique du Congo rejoindre la mission de l’ONU alors que cette armée a été citée comme l’une des quelques armées utilisant toujours des enfants soldats dans le rapport annuel du Secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité.

La lutte contre l’impunité et le rétablissement de la règle de droit sont essentiels pour améliorer la protection des civils, ont indiqué les deux ONG. Aucun haut dirigeant anti-balaka ou Séléka responsable de violence n’a fait l’objet d’une enquête ou n’a été arrêté et le système judiciaire est quasiment inexistant, même s’il y a eu des tentatives récentes de le restaurer à Bangui et Bouar. En mai 2014, la présidente par intérim Catherine Samba-Panza a formellement demandé à la procureure de la Cour pénale internationale d’ouvrir une nouvelle enquête sur le pays.

« Nous ne pouvons pas laisser la MINUSCA échouer », a indiqué Tineke Ceelen. « Les États membres des Nations Unies, y compris les Pays-Bas, doivent intensifier leurs efforts et faire en sorte que cette mission de maintien de la paix dispose de ce dont elle a besoin pour faire son travail. La tâche à venir est immense, mais nous ne pouvons pas rester sans intervenir alors que des dizaines de milliers de personnes font face à un risque de violences brutales. »

Centrafrique: démarrage des examens du baccalauréat ce lundi

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KG/od/APA

CN

Quelque 5800 élèves centrafricains dont 800 de l’enseignement technique, vont composer à partir de lundi et mardi pour le diplôme du baccalauréat qui va leur ouvrir les portes de l’enseignement supérieur.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Tentative-de-suicide-après-échec-au-bac.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tentative de suicide après échec au bac

En donnant le coup d’envoi du baccalauréat de cette année académique au Lycée Technique de Bangui, le chargé de mission au ministère de l’Éducation nationale, M. Romain Sokpio, a dit avoir « constaté, à l’appel des candidats, qu’il y a des absents sur les 809 candidats inscrits », précisant que « ces candidats vont composer pour ce lundi essentiellement sur les matières littéraires et à partir de mardi, les épreuves purement techniques ».

A la veille de l’examen, la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation technique, Mme Gisèle Bédan, avait instruit les membres de jurys et présidents de centres d’examen à « veiller à la régularité des examens en appliquant strictement les textes réglementaires en vigueur ».

Pour elle, l’application des textes en vigueur donne pouvoir aux présidents des centres « d’exclure sans hésiter tout candidat surpris en flagrant délit de fraude ou de tentative de fraude ».

Elle a promis de son côté de « sanctionner avec la dernière rigueur tout enseignant convaincu de corruption » rappelant par ailleurs que pour cette session, les dispositions prises pour garantir la réussite des précédents examens notamment les codes bars, ont été reconduits afin que les résultats puissent refléter les aptitudes et les capacités réelles de chaque candidat et de chaque candidate.

« Ces dispositions n’ont qu’un seul objectif, assurer la crédibilité de nos diplômes » a-t-elle encore dit.

S’adressant aux parents d’élèves, la cheffe du département de l’Éducation les a appelés à une contribution citoyenne pour « la réussite de cette entreprise commune».

L’examen du baccalauréat prend fin vendredi prochain, indique-t-on.

Le système éducatif centrafricain a été régulièrement perturbé par les conflits qui déchirent ce pays depuis 2004.

 

 CN

 

 

RCA: Pour le Général Babacar Gaye, il faut appliquer à la lettre les accords de Brazzaville

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RFI

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Ce lundi 15 septembre, les soldats de la paix de l’Union Africaine présents en Centrafrique passent sous casque bleu et rejoignent la Minusca, une mission de maintien de la paix de l’ONU qui disposera d’un mandat plus large que celui de la force africaine présente jusqu’ici. Avec combien d’hommes et quel type de matériel la mission va-t-elle débuter ? Quels sont les objectifs de cette nouvelle mission ? Pour en parler nous recevons le général Babacar Gaye, le chef de la Minusca.

RFI : Avec combien d’hommes lancez-vous cette Mission de maintien de la paix ? Quels sont les nouveaux pays contributeurs par rapport à la Force africaine ?

Babacar Gaye : Nous avons une autorisation de 12 000 hommes, nous allons commencer au total avec 7 600. Notre plan d’opération initial est un plan qui est très raisonnable, c’est vraiment une année après notre mandat, c’est-à-dire en avril 2015, que nous devons être totalement capacité pleine et entière, ce qui déjà ne serait pas mal. Mais je suis en train de pousser, et monsieur Hervé Ladsous, mon patron à New York (Ndlr Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU), nous soutient dans ça, pour que dans les 90 jours, nous ayons encore une meilleure disponibilité opérationnelle. Evidemment, nous aurions espéré démarrer au complet, mais nous dépendons des Etats membres. Nous avons la chance que le Maroc, le Pakistan, le Bangladesh vont rejoindre les bataillons congolais, camerounais, gabonais, burundais et rwandais qui opèrent déjà dans ce pays. Nous aurons donc dix bataillons d’infanterie qui vont être déployés sous ce théâtre d’opérations.

Est-ce que vous avez déjà des moyens aériens, des hélicoptères ?

Oui. Monsieur Ladsous tient beaucoup à ce que les hélicoptères que nous avons volent lors de la cérémonie de transfert d’autorité, j’espère que les temps seront cléments et qu’ils pourront voler.

Combien ?

Nous avons prévu un total de neuf hélicoptères, nous en avions deux qui étaient arrivés sur place, nous espérions avoir les autres hélicoptères notamment sri lankais avant le transfert d’autorité. Peut-être que l’on aura une bonne surprise demain.

Est-ce que, dès le début de la Minusca, vous allez pouvoir transporter des troupes à l’intérieur du pays ?

Mais c’est déjà le cas puisque nous allons hériter du dispositif de la Misca, ses troupes sont déjà à l’intérieur du pays. Nous allons bien sûr réorganiser ce dispositif en fonction de notre mission, qui je le rappelle est un triptyque : protéger les populations, contribuer à la restauration de l’autorité et de l’Etat et appuyer le processus politique, mais nous sommes déjà à l’intérieur du pays.

Est-ce que les trois états-majors régionaux que vous deviez déployer, Bria, Kaga-Bandoro et Bouar, sont déjà prêts ?

J’ai le plaisir de vous faire savoir que ces états-majors sont déjà en place, les généraux commandants vont rejoindre dès qu’ils seront, en somme, passés sous béret bleu, les états-majors de police également vont rejoindre. Je sais qu’il y a une attente très forte de la part de la population. C’est un de mes soucis de répondre à cette attente et dès le départ, de placer nos marques, de montrer ce qui est en train de changer et surtout ce que nous voulons faire avec les Centrafricains.

A partir de quand pensez-vous que vous allez pouvoir rayonner à partir de ces états-majors régionaux, vers des localités de moindre importance ?

Je crois plutôt que de vous donner une date butoir, sachez que c’est notre souci numéro un.

Quelles vont être les règles d’engagement de la Minusca ? A quelles conditions concrètement vos forces vont pouvoir intervenir pour venir en secours des civils ?

Les règles d’engagement sont un document essentiel, un document confidentiel des Nations unies, mais ce qui est certain, c’est que nous avons le mandat de protéger les populations et nous intervenons sous le chapitre 7. Je vais être très clair sur ce point, nous n’approchons pas cette mission avec un état esprit coercitif, nous considérerons que ce qui est notre atout numéro 1, c’est le processus politique qui est en cours. Ce qui a été signé à Brazzaville et qui comporte un article relatif au regroupement des combattants, c’est cela qui est pour nous l’atout numéro un. Nous essaierons d’en convaincre les différents groupes armés, nous essaierons de mobiliser les fonds pour que ce regroupement puisse se faire, nous nous arrangerons avec eux, pour avoir, après le regroupement, des règles très claires de conduite, mais nous garderons une capacité de coercition. Nous ne laisserons pas massacrer les populations, parce que c’est notre devoir et nous savons compter sur le soutien de l’opération Sangaris qui, comme le conseil l’a dit, est en soutien de la Minusca, bien sûr dans des conditions à régler avec les autorités françaises.

Quel est aujourd’hui votre message à la population et aux groupes armés ?

Le message aux groupes armés est que je comprends les raisons qui ont pu les amener à prendre les armes. Aujourd’hui, nous sommes dans un processus où leurs préoccupations, leurs aspirations vont être discutées au sein du forum de réconciliation nationale et de reconstruction de Bangui. Je leur demande donc d’appliquer à la lettre, avec nous, les accords de Brazzaville. Ceci est vraiment essentiel pour l’avenir de leur pays. Je dis à la population qu’il faut qu’elle soit patiente, il faut que les Centrafricains soient eux aussi au chevet de leur pays. Nous sommes ici pour les accompagner, et nous comptons beaucoup sur leur contribution pour que cette mission soit un succès.

Qu’est-ce que vous répondez aux Centrafricains qui craignent une mise sous tutelle de leur pays ?

On peut craindre ce que l’on veut. Moi ce que je sais, c’est que j’ai un mandat, et que, nulle part dans mon mandat, il n’est question de tutelle. On me demande de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat, de soutenir un processus politique par mes bons offices, de protéger les populations, et je vais le faire en parfaite coordination et intelligence avec les autorités de ce pays. Et j’en profite pour dire que, une mission de maintien de la paix est en accompagnement d’un processus politique, nous avons la chance d’avoir ce processus politique, nous ne comptons pas nous substituer aux Centrafricains. C’est leur volonté de stabiliser leur pays et nous sommes là pour les y aider, avec une capacité d’agir chaque fois, dès que de besoin, contre les perturbateurs des processus politiques et les perturbateurs de la paix et de la stabilité.

Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Ban Ki-moon salue le transfert d’autorité de la mission de l’ONU en Centrafrique

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Par: CRI-Online

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué dimanche le transfert d’autorité tôt dans la journée de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine (rca) menée par l’Afrique, déclarant que la manoeuvre marque le début de l’action militaire et policière de la force de l’ONU dans le pays.

“Le secrétaire général salue le transfert d’autorité d’aujourd’hui, de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca)”, selon un communiqué diffusé au siège de l’ONU à New York par un porte-parole de M. Ban. “Ce transfert d’autorité marque la réussite du mandat de la MISCA et le début de l’action militaire et policière de la MINUSCA en République centrafricaine”.

Ravagée par des décennies d’instabilité et de combats, la RCA a été le théâtre d’une recrudescence de violence en décembre dernier lorsque les rebelles Séléka ont lancé une série d’attaques, qui ont connu leur apogée en mars lorsque le président François Bozizé a été contraint de fuir Bangui, la capitale nationale de la RCA, lorsqu’ils ont pris le contrôle de la ville.

 

Publié par: Corbeau News Centrafrique

L’ONU prend les commandes du maintien de la paix en Centrafrique

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CRI-Oline

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-casques-bleus-en-Côte-dIvoire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les casques bleus en Côte d'Ivoire

L’ONU a déclaré qu’elle a réussi à prendre, le 14 septembre, le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, prenant le relais des forces internationales sous conduite de l’Union africaine, déjà déployées dans le pays et accordant la priorité aux missions de protection des civils, au soutien du processus politique et à la construction de ce pays.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a fait une déclaration à travers son porte-parole pour saluer le transfert d’autorité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Il a indiqué que ce transfert d’autorité représente la réussite du mandat de la MISCA.

Selon le communiqué, la MINUSCA est constituée pour l’instant de 6 500 militaires, 1 000 policiers et d’une partie de personnel civil. Ils seront déployés dans l’ensemble de la Centrafrique et privilégieront les missions de protection des civils, au soutien du processus politique et à la construction de ce pays. M. Ban a adressé ses remerciements à l’Union africaine qui s’est efforcée d’aboutir à ce transfert réussi avec l’ONU, y compris la transformation de la MISCA en MINUSCA conformément aux critères onusiens.

 

Publié par: Corbeau news Centrafrique.

RCA: “La passation de l’UA à l’ ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme” dixit Steve Cockburn

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© Amnesty International 

Minusca à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible. ” src=”http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/news-highlight/197132_Central_African_Republic_%20%281%29.jpg” alt=”Amnesty International demande à l’ONU d’amener la MINUSCA à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible. ” width=”620″ height=”310″ />

Amnesty International demande à l’ONU d’amener la MINUSCA à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible.
© Amnesty International
“La passation de l’UA à l’ ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine.
Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International

La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains, a déclaré Amnesty International lundi 15 septembre 2014, date où la mission commencera à exécuter son mandat.

La mission de maintien de la paix de l’ ONU prend en effet le relais de celle de l’Union africaine (UA) et Amnesty International craint que le déploiement initial (65 % seulement de son effectif total) ne lui permette pas d’accomplir son mandat étendu, qui inclut la protection des civils et la stabilisation et la sécurisation du pays.

« La passation de l’UA à l’ ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.

« Si nous saluons la nouvelle mission pour la paix, nous craignons qu’elle ne soit pas en mesure de protéger efficacement les civils contre les violences tant qu’elle ne sera pas totalement déployée. »

La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), qui prend le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA ) dirigée par l’UA, est chargée de protéger les civils contre les violences, et plus particulièrement de protéger les femmes et les enfants touchés par le conflit armé. Afin de remplir cette mission, la MINUSCA doit montrer à la population centrafricaine que sa présence peut fait une réelle différence sur le terrain.

Le déploiement initial de la MINUSCA se compose de quelque 7 600 casques bleus. Amnesty International demande à l’ONU de l’amener à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible, et de déployer rapidement son personnel essentiel, notamment les observateurs chargés de veiller au respect des droits humains.

« Il faut combler sans attendre l’écart entre le nombre de casques bleus promis et déployé. Ce n’est que lorsqu’ils seront tous présents sur le terrain, effectuant des patouilles et protégeant la population civile, que la MINUSCA pourra remplir son mandat », a déclaré Stephen Cockburn.

Amnesty International a recensé toute une liste de graves violations des droits humains, notamment des homicides illégaux, imputables à des troupes de la MISCA.

L’organisation demande à l’ ONU de veiller à ce que les membres des forces de maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains en République centrafricaine lorsqu’ils servaient au sein de la MISCA n’intègrent pas la MINUSCA. Ils doivent faire l’objet d’enquêtes et, en cas de preuves suffisantes, être amenés à rendre des comptes.

« Il faut enquêter sur tous les incidents impliquant des troupes de l’UA et améliorer le système d’évaluation lacunaire afin de garantir que la mission de l’ ONU n’intègre pas des agents du maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains », a déclaré Stephen Cockburn.

À la suite d’un épisode survenu à Bangui le 29 mars 2014 dans lequel des soldats de la paix tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant une trentaine de morts et des centaines de blessés, le Tchad a unilatéralement retiré ses troupes de la MISCA le mois suivant. Le 24 mars, le contingent de la République du Congo (Brazzaville) de la MISCA a été impliqué dans la disparition forcée d’au moins 11 personnes. À la connaissance d’Amnesty International, aucun membre de la MISCA n’a été poursuivi en justice pour des violations des droits humains.

« Il importe de mettre en place une procédure de sélection afin que les soldats et les policiers soupçonnés d’avoir commis de graves violations des droits humains n’intègrent pas la MINUSCA, a déclaré Stephen Cockburn.

« L’ONU doit veiller à ce que sa politique d’évaluation du respect des droits humains par son personnel s’applique à tous moments et à ce que les soldats, les policiers et le personnel civil n’aient commis aucune atteinte aux droits humains dans leur pays et à l’étranger. »

 

publié par Corbeau News centrafrique

Centrafrique-Minusca: communiqué de presse du Collectif Touche pas à ma Constitution

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’ONU a autorisé sur la base de la résolution du Conseil de sécurité le déploiement d’environ 12.000 Casques bleus en République Centrafricaine qui débutent officiellement leurs missions, le lundi 15. 09. 2014 dans l’intérêt de sécuriser la population qui est livrée à l’anarchie aux pillages à la barbarie humaine et aux multiples violations flagrantes des droits humains.

Le Collectif« Touche Pas à ma Constitution »membre actif de la Société Civile se félicite pour la prise en compte de sa requête transmise auprès du Secrétaire Général des Nations dans le but de solliciter l’opération de maintien de la paix par le déploiement des Casques Bleus en République Centrafricaine avec un mandat du Conseil de Sécurité.

Le Collectif adresse également toute sa reconnaissance aux Organisations Internationales comme l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, les pays amis comme, la France, les USA, sans omettre l’ensemble de la Communauté Internationale qui ne cessent de fournir des efforts considérables au profit du peuple Centrafricain qui traverse actuellement le chaos du siècle.

Par ailleurs, le Collectif s’inquiète surtout la gravité de l’absence de la publication du chronogramme des élections de février 2015 par les autorités de la transition.

Le Collectif exhorte surtout la Mission Onusienne de pesée de toute sa force pour restaurer la sécurité, afin de permettre d’organiser le plus rapidement dans le délai imparti par la Charte Constitutionnelle, les élections libres démocratiques qui seront la seule solution de la stabilité politique.

 

Fait à Paris, Dakar le 15. 09. 2015

 

Les signataires :

Le Coordonnateur Général,

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Le Coordonnateur Général Adjoint,

 

Gérard BOUKANGA.

 

Le Secrétaire Général,

 

Mandela DEGBOMA.