Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/FORUM-femmes.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo: Éric Ngaba pour CNC
LA RESTITUTION DU FORUM DES FEMMES DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION AU RWANDA
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-01-2015. “Optimiser le leadership politique pour une plus grande autonomisation de la femme”, c’est le thème du forum des femmes parlementaires qui s’est tenu du 11 au 14 novembre 2014 à Kigali au Rwanda. Un forum que les femmes du Conseil national de Transition (CNT) centrafricain et la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPRC) avaient pris part.
C’était en présence des Conseillers nationaux, des Représentants des organisations internationales dont la présence du Représentant de Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), et des membres de la Coalition des femmes que la Vice-présidente du parlement provisoire madame Léa Koyassoum Doumta a restitué au long et à large, le contenu du forum. La séance de cette restitution a été présidée par Alexandre Ferdinand Nguendé, président du Conseil national de Transition (CNT).
L’objectif du forum à Kigali, selon la Vice-présidente du CNT, est d’inciter les femmes des pays conviés à cette conférence à s’engager davantage dans les grandes prises de décisions et de copier l’exemple des femmes rwandaises qui ont su surmonter ce qu’elles ont vécu durant le génocide dans leur pays. Il est donc nécessaire de restituer la quintessence de ce forum tenu dans la capitale rwandaise aux conseiller nationaux afin de soutenir les femmes centrafricaines dans les objectifs qu’elles mènent pour leur épanouissement.
La délégation des femmes leaders centrafricaines a été conduite par la Vice-présidente du CNT, Léa Koyassoume Doumta pour marquer présence de la République centrafricaine à ce forum des femmes parlementaires. Le forum a principalement regroupé les pays du lac et du Sahel. La République centrafricaine y a été conviée non seulement en raison de sa position géographique entre les pays du Lac et du Sahel mais aussi par rapport à la crise pour ne pas dire pré-génocide ayant ravagé le pays.
Selon le sous cluster violences basées sur le genre dont l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) assure le lead, nombreux cas de viol et d’autres formes de violences basées sur le genre ont été rapportés pendant la crise et continuent à l’être en Centrafrique. Les données disponibles estiment à plus de 5000 cas de violences basées sur le genre enregistrés de janvier à octobre 2014 en République centrafricaine, dont 38% violences sexuelles.
Face à cette situation, l’UNFPA s’est engagé à appuyer les actions de non-violence entreprise par les femmes. Le partenariat entre l’UNFPA et la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPRC) s’inscrit dans le cadre de la promotion du dialogue communautaire en faveur de la cohésion sociale et la promotion du Droit de la femme y compris le droit de la Santé de la Reproduction.
” Je souhaite que tous les contribuables concourent à reconnaitre et à valoriser le rôle de la femme dans la reconstruction économique, sociale, politique et culturelle de la RCA particulièrement dans la prévention des conflits à travers leurs implications comme actrices et bénéficiaires des mécanismes de gestion de la crise que traverse ce pays pour que vive l’égalité, la paix et le développement en Centrafrique et dans le monde entier “, a martelé Marc Vandenberghe, le Représentant de l’UNFPA dans son allocution avant de conclure : ” Dans la mesure de ses possibilité, et dans le cadre de son mandat, l’UNFPA mobilisera les moyens nécessaires pour aider la République centrafricaine à retrouver la paix“.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Pont-Sica-Eufor.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pont Sica construit par l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC
Eufor-Rca à pied d’œuvre pour la construction d’un pont métallique à Bangui
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-01-2015. Annoncé le 6 septembre dernier par le Ministre d’Etat aux Travaux publics et à l’aménagement du territoire, Mme Marie Noëlle Koyara le pont Sica-Castors est devenu réalité et rappelé le 8 janvier 2015 par Gl Jean Marc Bacquet Commandant d’Eufor-Rca, lors d’une conférence de presse conjointe Eufor-Sangaris, le chantier de ce pont a été effectif le 12 janvier 2015. M. Noël Ngoya et Lieutenant-Colonel Joerg Lenz respectivement, Chargé de missions en matière de désenclavement aux Travaux publics et chef dudit chantier ont officiellement lancé les travaux en présence des cadres du ministère des Travaux publics dont Félicien Koningué DG des Travaux publics.
Le défi infrastructurel auquel la RCA fait face aujourd’hui est sans appel. A l’intérieur de Bangui la capitale, des routes, des rues sont impraticables et des ponts sont effondrés de toute part rendant ainsi la circulation urbaine difficile. Les ponts cassés de Sapéké dans le 6ème arrondissement et de Sica-Castors dans le 3ème sont là pour témoigner de ce fait. C’est cet état des lieux qu’a hérité Mme Noëlle Koyara, Ministre d’Etat aux Travaux publics.
Pont Sica construit par l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC
Sachant que la population souffre de la dégradation chronique de ces ouvrages d’arts et que le gouvernement n’a pas les moyens, du moins pour le moment, pour répondre à ces attentes de la population, la Ministre d’Etat a eu le bon réflexe d’activer le levier partenarial avec les forces internationales en RCA. Et Eufor-Rca, étant dotée d’un génie (du bataillon Italien), c’est à leur porte que Mme Noëlle Koyara va frapper. Un week-end, notamment le 6 septembre 2014, en tenue de terrain et accompagnée par les cadres de son Département et le Commandant d’Eufor de l’époque le Général Thierry Lion, elle a visité le chantier suspendu du pont Sica-Castor. Son plaidoyer auprès de la force européenne a eu un bon écho : Gl Thierry Lion accepte d’installer un pont métallique provisoire en attendant la réouverture du chantier dudit pont suspendu à cause de la pluie. « Vu l’importance de cet ouvrage et la densité de circulation qu’il supporte, et la souffrance causée par l’effondrement de ce pont de Sica, nous ne pouvons rester insensible. Nous sommes venus ici pour assurer la sécurité des populations et nous trouvons une population qui est bloquée par l’effondrement d’un pont. C’est inadmissible. » déclarait-il.
In situ, la Ministre d’Etat Marie Noëlle Koyara s’est réjouie de cet accord d’Eufor, tout en demandant à ses techniciens de faire vite. « Nous tenons tout d’abord à exprimer toute notre gratitude à nos partenaires de l’Eufor qui ont bien voulu nous appuyer dans le domaine de réhabilitation des infrastructures urbaines au niveau de Bangui. Il ne s’agit pas aujourd’hui de discuter sur l’opportunité de ce projet, mais nous devons agir en termes d’urgence. Toutefois, j’instruis les cadres compétents du Département en la matière à monter assez rapidement un projet en bonne et due forme dans lequel ces travaux pourront être faits correctement. » l’indiquait-elle.
C’est finalement le 8 janvier dernier que le nouveau Commandant d’Eufor, Gl Bacquet va confirmer l’installation du pont métallique pour les 12 et 13 janvier. « Je suis fier aujourd’hui de vous annoncer qu’un grand projet de construction d’un pont provisoire sur l’Avenue de France qui desservira les 3ème, 5ème et 2ème arrondissements de Bangui est déjà là. D’ailleurs, le pont commandant de l’extérieur est déjà arrivé, il est présentement à UCATEX et n’attend que son montage sur place prévu pour les 12 et 13 janvier prochains. Nous allons tous réfléchir pour choisir le nom de baptême de ce pont, si on peut l’appeler le ‘’Pont de l’Europe’’ ou le ‘’Pont de la réconciliation’’. Ce qui importe est que ce joyau doit briser non seulement la barrière physique entre le 3ème et le 5ème arrondissement, mais briser aussi la barrière entre les communautés. » a-t-il annoncé. Chose promise, chose faite. Les travaux ont été lancés comme prévu.
Pont Sica construit par l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock pour CNC
Au lancement, le chef du chantier Lt-Cl Joerg Lenz a tenu à rappeler que « le pont est un véritable fruit de la solidarité européenne de construction polonaise et appartenant à la République Tchèque. Il a été transporté vers Bangui par les Allemands et est en train d’être monté sur place par les Italiens. » Ce pont métallique démontable construit depuis 1960 mesure 24 mètres de long et 4 mètres de large avec une capacité de charge de 32 tonnes.
Félicien Koningué Directeur général des Travaux publics qui s’est réjoui lui-aussi de l’heureux aboutissement de ce projet appelle plutôt la population, en particulier les habitants des 3ème, 5ème et 2ème arrondissements à sauvegarder ce pont comme leur propre patrimoine. « Je demande à la population de se constituer elle-même en vigile pour surveiller cet ouvrage contre les actes de vandalisme. Nos amis étrangers seront fiers d’entendre, dix ans plus tard, que nous gardons encore ce pont. En attendant, au niveau du Département en particulier de la Direction générale des Travaux publics, nous allons mettre des panneaux de signalisation pour limiter la charge à 15 tonnes. »
Le lancement de ce chantier qui doit s’achever le 13 janvier 2015 a été accueilli favorablement par la population environnante, en témoigne la foule, notamment des jeunes des quartiers Sica et Castors qui s’est assemblé autour du chantier. « Nous souffrance est terminée » s’est exclamé Jefferson Ngamé qui a fait savoir, « depuis que ce pont est cassé, il nous faut faire de grands détours sur près d’un kilomètre pour attraper le taxi. »
La prière des uns et des autres, c’est de voir ce partenariat viser les autres ouvrages d’arts vétustes ou hors d’usage à travers la capitale, mais aussi dans tout le pays.
LA RCA NE DOIT-ELLE PAS TIRER LEÇON DU BILAN NÉGATIF DES 20.000 CASQUES BLEUS EN RDC
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE
Depuis 15 ans, les casques bleus sont en RDC, et le bilan de leur mission vient d’être révélé et critiqué de bilan négatif. Les casques bleus n’ont pas atteint leur objectif en RDC.
Les casques bleus ont servi de parade et non de défense. Plus d’1 milliard de dollar de budget par an, sur 15 ans, pour un bilan qui n’est pas partagé par tous. L’ONU a demandé une réduction des effectifs de 2000.
La RDC se libère et restaure progressivement et sûrement l’autorité de son Etat grâce à son armée nationale et à l’aide de ses voisins.
Pourquoi, partout dans le monde l’ONU ne réussi rien d’efficace, à quoi sert l’ONU, si en RDC l’ONU a mis tout ce temps sans résoudre la question de la neutralisation des groupes rebelles ? Que fera –t-elle pour RCA ? Non, l’ONU ne pourra pas s’installer en RCA pour 20 ans comme des rumeurs font déjà écho.
Décidément, on est amené à dire que l’ONU c’est pour les occidentaux et leurs politiques au détriment des autres et en particulier les pays africains.
Depuis l’arrivée de la Minusca en RCA, rien n’a changé. Leur présence n’a eu aucun impact sur le conflit que traverse la RCA.
Et pourtant la résolution de l’ONU sur la RCA est claire, désarmer les groupes armés : séléka, anti-balaka et les autres. Et depuis ce temps plus rien ne se dit, un motus total, comme un effet d’annonce.
Nous l’avons déjà dit : MINUSCA, SELEKA, ANTI_BALAKA sont là sous un pacte consensuel de non agression. Ceci dit, rien ne sera prêt dans le court terme. Et la transition aussi, depuis sa création, vit sur son plateau d’incapacité et qu’il n’y a plus rien à attendre d’elle, si non, son souhait de voir démarrer le Forum pour qu’on l’oublie un peu.
C’est clair, il n’y aura pas de désarmement. Des groupes armés disséminés sur tout le territoire et qui font leur loi. D’autres sont dans les chantiers de mines. Ils exploitent l’or et diamants et vendent à l’extérieur malgré l’embargo de Kimberly sur le diamant centrafricain. Toutes les frontières de la RCA sont libres par les airs et par le sol. Un Etat sans Etat, le vide du pouvoir, le vide de l’administration.
Il faut que les partis politiques, les associations, les syndicats, les ONG centrafricaines, les travailleurs les élèves , les étudiants, tous centrafricains prennent conscience.
Le rétablissement de l’Etat est notre but en passant bien sûr par les élections.
Effaçons de notre esprit et définitivement, la division. Nous ne sommes pas responsables de cette crise, elle nous a été imposée de l’extérieur, et nous la subissons. Mobilisons-nous comme un peuple et exigeons la reconstruction de notre armée. L’armée est la première pierre angulaire de la création d’un Etat partout dans le monde.
Le diplomate chinois Ma Fulin estime que les élections constituent la première étape de sortie de crise en Centrafrique
Nouvel Ambassadeur de la Chine Monsieur Ma Fulin en RCA. Photo: ACAP
L’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire de la Chine en République Centrafricaine, Ma Fulin a estimé que les élections constituent le premier pas de processus pour la sortie d’une crise en Centrafrique, à la sortie d’une audience qu’accordée le Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Dieudonné Kombo Yaya, mardi 13 janvier 2015 à Bangui.
Cette audience qui s’inscrit dans le cadre de prise de contact avec les différentes institutions du pays, a pour but de relancer les relations de coopération entre la République Populaire de la Chine et la République Centrafricaine.
Pour le diplomate chinois, Ma Fulin, la tâche la plus lourde après l’organisation des élections est la consolidation de la en vue d’un développement durable. Il a réitéré la détermination de la Chine et le reste de la Communauté internationale à soutenir fermement le processus de sortie de crise, .
Faisant l’analyse de la situation politique actuelle, le diplomate chinois, Ma Fulin a fait savoir que la situation est relativement stable comme auparavant.
Ville de Bangui. Photo: Bagassi Koura et Mike Eckel pour VOA
Grève illimitée au Ministère des Finances et du Budget
Les fonctionnaires et agents de l’État du Ministère des Finances et du Budget ont déclenché mardi 13 janvier 2015 une grève illimitée. Les grévistes ont exigé du gouvernement de Mahamat Kamoun, le paiement de sept trimestres de ”Quotte Part” des années 2013 et 2014 ainsi que quatre trimestres de redevances informatiques de 2011 à nos jours.
Sur les affiches arborées, on peut lire, « Pas de satisfaction, pas de travail ». Les fonctionnaires et agents à la base sont montés au créneau pour récupérer la situation de la grève des mains des représentants syndicaux. « C’est la base qui a agit », a déclaré Victor Ndérayo représentant les manifestants à la base.
La grève illimitée est intervenue après un arrêt de travail de 48 heures observé par le personnel du Ministère. « Nous avons observé la grève depuis jeudi. Le Premier ministre est passé et nous a promis qu’on devait nous payer à la fin de la semaine, mais jusqu’à lundi il n’y avait encore rien », a expliqué M. Ndérayo.
« Légalement, on devait reprendre le travail selon le bureau, mais pour la base, s’il n’y a pas satisfaction, il n’y a pas de travail. La grève est illimitée jusqu’à satisfaction », a-t-il fait savoir.
De l’avis de Bertrand Biro, secrétaire du syndicat des régies financières, « Nos camarades ont décidé de reconduire la grève du fait que quand nous avons été reçu par le ministre des Finances et du Budget, le 17 décembre 2014, il nous promis un trimestre de ”Quotte Part” sur les sept et un trimestre de redevances informatiques sur les douze. Depuis cette date, cette promesse n’est pas réalisée et il y a rupture entre nos autorités financières et nous ».
« Les camarades ont déploré l’indifférence et la mauvaise volonté de gouvernement de trouver une solution satisfaisante à leur préoccupation légitime. Les documents que nous déposons à nos autorités ne retiennent pas leur attention, aucun contact pour ne pas parler d’une négociation », a souligné Bertrand Biro.
Le personnel a estimé que la grève de deux jours, censée prendre fin vendredi dernier, était un rappel au gouvernement de la transition afin de tenir ses promesses.
Dominic Ongwen commandant de la rébellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka
Un des principaux chefs de la LRA, Dominic Ongwen sera livré à la CPI
L’un des principaux chefs de la rébellion ougandaise LRA, Dominic Ongwen, qui s’est rendu la semaine dernière aux soldats américains en Centrafrique, sera livré à la Cour pénale internationale qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a annoncé l’armée ougandaise mardi.
«Il a finalement été décidé que Dominic Ongwen serait acheminé à La Haye», aux Pays-Bas, où siège la CPI, a déclaré le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda.
Dominic Ongwen s’est rendu la semaine dernière aux forces spéciales américaines présentes en Centrafrique pour traquer l’Armée de résistance du Seigneur. Il est recherché par la CPI notamment pour esclavage d’enfants et Washington offrait 5 millions de dollars pour sa capture.
Toute la semaine dernière, des discussions ont eu lieu entre l’Ouganda et les États-Unis pour déterminer le sort du rebelle. Le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, avait un temps affirmé qu’il serait livré à Kampala, avant de revenir sur ses déclarations.
Ongwen, l’un des derniers commandants de la LRA encore en fuite avec son chef Joseph Kony, sera finalement envoyé directement de Centrafrique à la CPI, a ajouté mardi M. Ankunda.
«Ongwen sera transféré à la CPI par les autorités centrafricaines», a-t-il déclaré.
La LRA a été créée dans le nord de l’Ouganda en 1987. Le mouvement, chassé en 2006 d’Ouganda par l’armée, s’est alors scindé en petits groupes, éparpillés dans les forêts équatoriales des pays de la région, dont la Centrafrique.
Selon l’ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.
Ongwen, âgé d’environ 35 ans, lui-même ancien enfant-soldat, est accusé d’avoir commandé de sanglantes campagnes de la milice dans le nord de l’Ouganda au début des années 2000. Campagnes au cours desquelles des milliers de personnes ont été tuées ou enlevées, pour devenir enfants-soldats ou esclaves sexuels.
FORUM DE BANGUI : ATTENTION AU DERAPAGE ET DERIVE COMMUNAUTARISTE
Les manœuvres politiques politiciennes pré-électorales de nos concitoyens, la réunion secrète de Nairobi et le rapport de l’ONU du 08 janvier 2015 selon lequel les musulmans seraient victimes d’épuration ethnique en Centrafrique, risquent de souffler sur les braises qui couvent en RCA. En prévention du risque de surenchère des groupes armés, il ne faut pas que le forum de Bangui se transforme en arbre de palabre, une tribune de recherche de bouc émissaire, sachant que le calme à Bangui reste précaire.
Il ne faut pas non plus, que ce forum se transforme en une instance de discussion d’un nouveau gouvernement, où tout le monde voudrait être ministre avec un patron à la primature, choisi en fonction de son appartenance à la religion chrétienne ou musulmane. Ce qui serait contraire à l’essence même de la république qui reconnaît ses citoyens, certainement pas à leur origine ou à leur appartenance à une religion, mais à leurs vertus personnelles et collectives.
Il ne faut surtout pas que le processus de la réconciliation en cours, dérape sur une escroquerie religieuse. Nous avons le devoir, de faire preuve de lucidité et de sursaut patriotique au tour d’un consensus. Tournons-nous vers une perspective de convivialité, grâce à un sursaut de conscience de chaque centrafricain.
Faisons attention à cette culture communautariste, qui découpe notre pays en tranche. Nous n’avons plus de forces armées centrafricaines. Des hors la loi, des individus sans scrupules, armés de fusils et grenades ont atteint le seuil de la désensibilisation pour lequel « tuer, violer, braquer » deviennent un plaisir. C’est pourquoi il est bon de savoir si nous allons négocier la paix au forum de Bangui avec des armes sous la tempe, qui n’est qu’une suite logique du « schéma onusien habituel dans les pays post conflit » si bien décrit par notre compatriote Alain Lamessi dans son récent article ?
La paix n’a pas de prix mais nombreux sont les centrafricains qui refusent l’amnistie et son lot d’impunité. Plusieurs compatriotes centrafricains ne voudront certainement pas que ce forum de Bangui soit une étape ouvrant la voie à un processus particulier de pardon, à l’image du « Gatia – tia» rwandais. Ce tribunal très particulier où les bourreaux reconnaissent leurs crimes, et demandent pardon à leurs victimes qui, à leur tour acceptent bon gré mal gré, le pardon des bourreaux repentis.
Cela étant dit, notre pays est encore sous invasion étrangère. Nous sommes reconnaissant des biens faits, de l’aide humanitaire extérieure que nous recevons en ce moment, grâce à la mobilisation de la communauté internationale. Mais cela ne remplacera jamais la souveraineté d’un peuple.
Dans ce cas, pour sortir notre pays du gouffre de l’abîme dans lequel nous l’avons précipité, que proposons-nous ? Le déclin est là. Comment échapper à la déchéance ?
PREMIER CRITERE DE SORTIE DE CRISE ET QUELQUES GRANDES LIGNES DE SUGGESTIONS.
Le premier critère de sortie de crise en RCA c’est d’abord la sécurité pour tous, mais également accepter le jeu de la démocratie, dans un grand espace de dialogue franc inter – centrafricain qui nous a toujours manqué. A l’intérieure de cet espace sécurisé de dialogue libre nous aurons le mérite d’ouvrir le débat sur :
la question du rapport à l’autre. La question de citoyenneté liée à la nationalité et non au communautarisme. Le rôle de chaque institution de la transition. Le capharnaüm des mesures issues de plusieurs dialogues non appliquées dans le passé.
Des propositions et principes sur la réconciliation nationale. le désarmement, démobilisation, réinsertion, « DDR »avec un véritable plan de réforme de sécurité, afin que le pouvoir politique parvienne à commander le pouvoir militaire. Le volet impunité et le renforcement de la chaine pénale : Police, Justice Prison (PJP).
L’application de la résolution des accords de l’ONU. Accords de cessation des hostilités ; charte de transition ; charte de la cour constitutionnelle ; modification du code électoral avec changement ou pas du système biométrique en informatique. Dans tous les cas il faut se référer aux textes et en faire bonne lecture.
La capacité de l’ANE à organiser les élections (coût de fonctionnement et d’organisation des élections) ; sa composition qui inspire peu de confiance ; son chronogramme prévisionnel. Dans quelle mesure les élections présidentielles et législatives soient couplées.
Une vision absolument mobilisatrice, autour du « tous ensemble » avec un plan de reconstruction rapide après la crise.
Un plan économique organisé, priorisé et défini en politique sectorielle. Une stratégie de la bonne gouvernance, une recherche de l’autofinancement. Un choix des partenaires de mise en œuvre afin de lier urgence au développement. Une stratégie pour chaque chose.et une réunion toutes les semaines à Bangui, entre les autorités centrafricaines de transition, les représentants de la société civile locale et internationale, partis politiques, forces internationale.
L’ex-président François Bozizé a rencontré́ son tombeur, Michel Djotodia, début décembre à Nairobi, afin de sceller une alliance contre-nature hostile à Catherine Samba-Panza. inquiétant.
Au moment où̀ la Présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba- Panza “CSP“, signait, le 2 décembre, le décret instituant la commission devant préparer le forum national de Bangui censé́ réconcilier les Centrafricains avant la présidentielle reportée à aout, plusieurs responsables de l’ex-rébellion Séléka, dont Mustapha Saboune et Nouredine Adam, ont évoqué́ “l’avenir du pays” au Weston Hôtel de Nairobi.
Ces derniers ont été́ rapidement rejoints dans la capitale kenyane par Michel Djotodia, mais aussi par François Bozizé, son fils Jean-Francis Bozizé, ainsi que par le conseil de l’ex- Président déposé́ en mars 2013, Me lin Banouképa. Étaient également présents des responsables des milices Anti-Balaka, parmi lesquels Joachim Kokaté, conseiller à la primature chargé du désarmement. Ces personnalités dont la majorité́ sont sous sanctions onusiennes (Bozizé, Adam…) ou susceptibles de poursuites pour crimes de guerre comme Michel Djotodia ont entamé́ de secrètes discussions immédiatement dénoncées par Bangui.
Bien que peu de choses aient filtré de la rencontre, celle-ci souligne toutefois la volonté́ pour les thuriféraires de CSP de reprendre la main. Du moins politiquement. Plus étonnant est la désignation par le Kenya de l’ex-président de l’Assemblée Nationale Kenyane Kenneth Marende comme modérateur de ces discussions auxquelles les autorités centrafricaines n’ont pas été associées. D’où̀ la fermeté́ de CSP dans son message à la Nation délivré́ le 31 décembre, qualifiant ces rencontres de “projet de déstabilisation de la transition”.
L’autre fait troublant réside dans le rôle de plus en plus ambigu du Président Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, dont les tensions avec CSP sont connues. Après avoir exfiltré le chef rebelle Nouredine Adam de Bangui, le Congo-Brazzaville a accueilli sur son sol les membres de l’Ex-Séléka pour une brève escale avant que ces derniers ne se rendent au Kenya. Une manière de légitimer ces pourparlers qui a également irrité la présidence à Bangui.
Centrafrique / France : Le général Pierre Gillet prend la tête de la Sangaris
Le général Pierre Gillet est appelé́ à diriger l’opération Sangaris en Centrafrique à partir de fin janvier. Il succédera à ce poste au général de brigade Éric Bellot des Minières, en fonction depuis juin. Pour encore quelques semaines, Pierre Gillet commande la 6e Brigade légère blindée (BLB) basée à Nîmes, après avoir commandé le 2e régiment étranger d’infanterie (Légion étrangère) de 2006 à 2008. Cet officier pourrait bien être le dernier patron de la force Sangaris avec son effectif actuel (1 950 hommes). Dans les prochains mois, celle-ci doit retomber à 450 hommes, soit le nombre initial de soldat.
France/Centrafrique : le RMT ferme les bans de l’EUFOR-RCA
Le régiment de marche du Tchad (RMT, régiment d’infanterie de l’armée de terre française) doit se déployer à Bangui courant janvier, en appui à l’Eufor-RCA. Cet apport constituera l’ultime soutien français à cette force opérationnelle de l’union européenne (UE) créée en janvier 2014 et appelée à disparaître en mars, ce qui devrait permettre le retour de 250 militaires français actuellement sur le terrain. À terme, la mission de l’Eufor- RCA doit échoir à la Minusca qui a déjà̀ repris, depuis mi-décembre, la sécurisation de l’aéroport international de Bangui.
A Bangui , on prépare le Forum national de réconciliation
Le 7 janvier dernier, la présidente de la transition centrafricaine a nommé les membres qui devront préparer ces assises nationales, censées réconcilier les frères-ennemis centrafricains.
Le Forum national de réconciliation de Bangui se prépare activement. Le 7 janvier dernier, la présidente de la transition centrafricaine a nommé les membres qui devront préparer ces assises nationales, censées réconcilier les frères-ennemis centrafricains. Problème : la désignation des membres de ce comité préparatoire suscite déjà la controverse, notamment au sein de la diaspora.
L’université de Bangui
En plus de certains partis politiques, les Centrafricains de la diaspora contestent la nomination de Guy Simplice Kodogue comme leur représentant au sein de ce comité préparatoire du Forum national. Sylvie Baipo-Temon, l’une des porte-parole du comité ad hoc de la diaspora pour la paix en RCA:
“Le fait justement d’avoir appartenu à un certain nombre de gouvernements fait déjà ressortir quelques questions, notamment sur la neutralité. Si la nomination fait suite à une candidature de la part de Monsieur Kodogué, le fait de sa part de ne pas s’être approché de la diaspora pose un problème. S’il a émis la volonté de vouloir représenter cette diaspora, il aurait dû au moins l’avoir approchée pour lui proposer un certain nombre de choses et pour savoir si les idées proposées et énoncées dans le cadre de cette commission de préparation sont cohérentes et totalement en phase avec celles de la diaspora.”
Réaction de la ministre centrafricaine de la réconciliation, du dialogue politique et de la culture civique : pour Jeannette Detoua, tout s’est fait dans le consensus:
“Il y a eu des mandats au niveau de Paris qui ont été adressés au gouvernement proposant Guy Simplice Kodogué. Et nous en avons tenu compte. On s’est dit qu’il ya eu concertation au niveau de la France et Monsieur Kodogué a été désigné. Mais ce que je pourrai demander aux compatriotes de la diaspora, c’est qu’ils seront bel et bien invités au Forum de Bangui. Cela, c’est uniquement pour la commission préparatoire. Ce n’est pas la tête d’une personne qui nous intéresse. Ce décret a été déjà pris, il faudrait qu’on aille de l’avant.”
Le comité préparatoire du Forum de Bangui est composé de 22 membres issus de toutes les sensibilités sociopolitiques du pays.
Dominic Ongwen commandant de la rébellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka
Un commandant de la LRA arrêté en Centrafrique appelle ses éléments à déposer les armes
Un chef de la LRA appelle les rebelles à déposer les armes
Dominic Ongwen, un commandant de l’Armée de libération du seigneur (LRA) en rébellion contre le gouvernement ougandais, a appelé lundi ses hommes à se rendre aux autorités, ajoutant avoir été gracié par le président Yoweri Museveni.
Ce chef rebelle, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, est retenu en République centrafricaine par des soldats américains qui participent à la lutte contre la LRA, selon l’Ouganda.
Dans un appel diffusé par une radio centrafricaine, en partie retransmis à la télévision ougandaise NTV, Dominic Ongwen s’adresse directement aux combattants de la LRA, appelant même certains par leurs noms, en les exhortant à déposer les armes.
“Le chef de l’Etat a promis de me pardonner”, dit-il.
“Je suis maintenant un homme libre en dépit des poursuites de la CPI contre moi. Si je peux revenir, qu’en sera-t-il pour vous qui n’êtes pas poursuivis?”, ajoute-t-il.
L’Ouganda a pardonné à quelque 13.000 anciens rebelles de la LRA depuis le vote d’une loi d’amnistie en 2000, mais on ignore si cette dernière sera appliquée dans le cas d’Ongwen.
La LRA est apparue à la fin des années 1980 dans le nord de l’Ouganda, qu’elle a quitté il y a une dizaine d’années pour se disperser en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et en RCA.
Or, il suffit de s’approcher de la réalité du terrain et prendre un peu du temps pour comprendre que ce célèbre braqueur est un véritable menteur car il n’a jamais cessé de faire souffrir les pauvres femmes et enfants voir même les pères de famille qui ont travaillé pendant des années afin d’avoir un minimum de vie de face.
Ce week-end, cet assassin braqueur connu sous le nom de « Général ANDILO » accompagné de ses suppôts a encore frappé plusieurs familles dans un quartier de Bangui. Je vous laisse lire l’explication de l’une des victimes de cat acte barbare.
« J’ai de la peine à annoncer à tout le monde ce qui m’est arrivé: c’était dans la journée de samedi vers 15h , j’étais en train de siester (me reposer dans la chambre) à la maison et quelques minutes plus tard j’ai écouté des bruits dehors. Quand je voulais sortir pour faire rentrer les enfants car ils étaient en train de jouer avec leurs vélos dans la cour, voilà que j’ai vu Andilo le chef des Anti-balaka et ses éléments bien armés qui sont venus prendre un de mes voisins soi-disant. Dès qu’ils m’ont aperçu, ils ont forcé mon portail et sont entrés chez moi. Ils commencent à me torturer avec les crosses de leurs armes. Ils m’ont mis les pressions car ils voulaient récupérer une de mes voitures. Heureusement Dieu est au contrôle, ils n’ont pas pu prendre la voiture mais j’ai eu des blessures partout sur mon corps. Quand ils m’ont quitté, ils sont partis dans une église à côté de chez moi trouver un des diacres qui était en train de prêcher aux fidèles. Avec des grenades dans les mains ils l’ont menacé en lui disant s’il ne donne pas la clé de sa voiture, toute l’église va être explosée, le diacre est obligé de donner la clé de sa voiture pour sauver sa vie et celle des fidèles etc… Voilà à peu près ce qui s’est passé mais que la justice de Dieu qui dit ne touchez pas à mes oints se lève et que les gens sachent qu’on ne joue pas avec Dieu »
Voilà ce que les soi-disant « Patriotes Anti-Balaka » font sur la population civile dans Bangui et dans les provinces. Les gens se demandent pourquoi ces malades mentaux ne sont pas désarmés?
Rappelons que ce Général Braqueur Anti-Balaka appelé Andilo est un criminel de poids pour la Justice internationale. Son nom a été cité à plusieurs reprises lors du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Son cas est exceptionnel selon certains Diplomates américains. Même le Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui l’a mis en garde en allant jusqu’à demander à ce criminel de revenir sur le chemin de Dieu car s’il est en vie actuellement c’est parce que Dieu n’a pas encore décidé de sa vie. Pour leur, il joue au héro en attendant son arrestation brusque un jour.
Gisèle MOLOMA, Bangui, pour Corbeau News Centrafrique
Originaire de la Côte d’Ivoire et réfugié au Cameroun, Sékou Koné était chef de quartier en Centrafrique.
Il a passé cinquante ans comme exploitant minier en Centrafrique. Agé de 75 ans, Sékou Kone dit avoir employé l’ex-président Centrafricain Michel Djotodia comme « gardien de mon gravier ». Le chef de quartier côte d’Ivoire à Yialoke en RCA a soutenu François Bozizé (ex-chef d’Etat Centrafricain) avec qui, il a fait la prison.
Rencontré samedi matin dans sa chambre R6 au Camp du Collectif des Associations Islamiques du Cameroun à Tiohmo près de Garoua-Boulai, frontière Cameroun-RCA; Sékou Kone est un homme prudent au verbe facile.
Couché sur sa natte étalée à même le sol, chapelet en main qu’il n’arrive plus à quitter, Sékou raconte : « Je suis arrivé en RCA en 1950, à l’âge de 20 ans. Cela fait exactement 55 ans que je suis en Centrafrique. Ce qui me lie à la RCA, c’est mon premier mariage où j’ai eu quatre filles. Je me retrouve malgré moi en posture de réfugié au Cameroun à la suite des violents événements qui se déroulent en ce moment en Centrafrique où je suis exploitant minier».
Sékou Kone raconte que : « Je suis parti de Bangui en catastrophe. De la mosquée où je me trouvais, nous avons appris que les anti-balakas ont encerclé la ville. Moi, en tant que responsable de la mosquée, je ne pouvais pas me sauver. Les anti-balakas m’ont arrêté et ligoté. Ils m’ont dit que comme je suis déjà vieux, ils vont me tuer et boucaner ma chaire pour la manger avec des feuilles de manioc ».
Le chef de quartier dit avoir été d’accord avec cette proposition avant de préciser à ses bourreaux que : « Tant qu’il y a encore un seul musulman à la mosquée, moi je ne partirai pas ». A la question de savoir pourquoi il était devenu la cible des anti-Balaka alors qu’il est Ivoirien, Sékou Kone précise que : « en fait, on me reprochait d’être musulman. Ils m’ont dit : les musulmans n’ont plus droit de cité en Centrafrique. Pour me pardonner, il fallait que j’entre dans le camion pour quitter pays ».
Sékou n’a pas eu l’occasion de ramener ses enfants avec lui. « C’est l’armée française qui m’a sauvé » a-t-il indiqué au reporter de Blasting News. Sékou Kone est arrivé au Cameroun avec une balle dans le pied. « Les soldats français m’ont mis dans le camion pour me déposer ici à Garoua-Boulai, le 20 novembre 2014 ».
A son arrivée au Cameroun, Sékou confesse : « j’étais triste en venant. Mais, une fois arrivé surtout à Garoua-Boulai, la prise en charge s’est bien passée. Nous sommes arrivés sans habits, sans bonnet et couverture. Arrivé ici, malgré que nous ayons passé deux semaines sous le manguier, nos frères musulmans nous ont tout donné ».
A Thiomo, les dix-neuf mille réfugiés casés ici ne sortent pas du camp. Pour Sékou Koné : « Vous savez qu’au Cameroun, on ne peut pas faire cent kilomètres sans papiers. On est obligé de rester sur place pour qu’on sache que celui là est un réfugié»
Nos commentaires relatifs aux interviews des candidats à la présidentielle 2015
Candidat Sylvestre YANGONGO
C’est avec beaucoup d’attention et intérêts que j’ai lu l’interview accordée par Sylvestre YANGONGO à CNC.
1 – On ne se présente pas à la présidentielle parce que les gens sont venus te voir pour que tu y ailles. Selon lui, il va aux élections parce que les gens le lui ont demandé. Cela explique qu’il n’a pas d’ambition, et de surcroît aucune vision.
2 – Il a participé au Dialogue Politique Nationale, après avoir être membre du Comité préparatoire. Il avait déclaré qu’il ne faut pas politiser l’armée. Mais il a accepté plusieurs fois d’être membre de gouvernement de plusieurs régimes en sa qualité d’officier supérieur de l’armée.
3 – Il avait déclaré que l’armée nationale n’était pas dotée d’armements et la rébellion séléké est venu les mettre en débandade. Pourquoi les officiers n’avaient pas joué leur rôle ?
4- Etant encore actif dans l’armée, il déclare officiellement sa candidature. Est-ce que c’est permis ? Que dit l’Etat-major ?
5 – Quelle stratégie mettra-t-il en place pour avoir des moyens afin de réaliser le programme des 5 verbes du Président Fondateur Barthélemy BOGANDA ?
Candidat Jean Barkes NGOMBE-KETTE
« C’était sur la sollicitation de nombreuses personnes autour de moi ». Donc, le candidat Jean Barkes NGOMBE-KETTE n’a pas un projet de société pour la population. Il le fera sans fondement.
« Elle sera axée sur la réconciliation. Il faut démarrer le dialogue à la base, dans les villes de l’intérieur du pays, avant d’amorcer un mouvement national. Sans cela, le forum de Bangui [qui doit permettre un dialogue politique entre les acteurs de la crise], en janvier, n’apportera rien. »
Le problème de désarmement semble ne plus intéressé le candidat Ziguélé du MLPC qui croit à un plan Marshall alors que les forces onusiennes en place n’appliquent pas les résolutions votées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour un retour de la paix durable en Centrafrique. Concrètement, il ne propose rien pour mettre fin à la prédation.
Gaston Mandata Nguérékata
Le mandat du prochain chef d’Etat élu sera consacré à la vraie transition selon Gaston Mandata Nguérékata
Après un drame humain qui a marqué notre siècle, il n’est pas question de vraie transition. Si les autorités de la transition ont échoué à leur mission, c’est aussi la faute de toutes les forces vives qui ne se sont pas assumées. La seule chose à faire c’est de tourner la page et se mettre résolument au travail
Me Nicolas Tiangaye
«Je ne suis pas dans la logique d’une restriction d’inéligibilité »
Dans ce cas, Me Nicolas Tiangaye cautionne l’impunité puisque qu’on ne peut pas aller aux élections avec des candidats qui sont poursuivis par la justice.
NDLR : Nos commentaires ont pour but d’inciter les candidats à la présidentielle de 2015 à se corriger et adopter une bonne démarche politique vers les électeurs et non de les discréditer. Nous avons besoin d’un candidat rassembleur qui a les mains propres, qui n’a pas trahi la nation, capable de développer la République centrafricaine dans tout son ensemble sans exclusion des régions, des ethnies et communautés. Selon nos constats ; la plupart des leaders politiques centrafricains n’écoutent pas les conseils de leurs proches collaborateurs et commettent des erreurs monumentales. On relève un déficit chronique de communication au niveau de leurs staffs politiques respectifs. Même quand ils accèdent à la magistrature suprême de l’Etat, c’est l’entêtement à une vitesse supérieure. Le démocrate d’hier devient dictateur durant son mandat.
Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 janvier 2015, sous prétexte de procéder au désarmement d’un de nos combattants, les éléments français de l’opération SANGARIS ont froidement abattu le soldat Al bakher Ali Hissein de FPRC Ex SÉLÉKA chez lui devant sa famille, à Bria, à 21 heures.
Exacerbée par un tel crime odieux, la population de Bria, particulièrement les jeunes et les femmes, s’est soulevée et est descendue massivement dans la rue le 10 janvier 2015.
Les soldats de la Mission SANGARIS n’ont pas hésité un seul instant à tirer sur la foule, tuant sur place 4 (quatre) personnes et blessant 18 (dix huit ) autres tous que des jeunes de moins de 18 (dix huit) ans.
La Direction Politique de l’Ex-Coalition SELEKA, condamne fermement ce lâche assassinat et réaffirme sa solidarité indéfectible avec tous les combattants et les militants, particulièrement la population de Bria dans la lutte que l’Ex-Coalition SELEKA continue de mener contre l’injustice, la domination et l’asservissement.
Elle adresse aux familles éprouvées, en cette douloureuse circonstance infligée par les ennemis de la paix, leurs condoléances les plus attristées.
La Direction Politique de l’ex coalition SELEKA prend à témoin l’opinion nationale et internationale des agissements inacceptables de certains éléments des troupes venues en Centrafrique pour aider au processus de la Paix.
La Direction Politique de l’Ex-Coalition SELEKA dégage toute responsabilité quant aux conséquences qui pourraient survenir et s’interroge sur les véritables motivations des auteurs de tels actes crapuleux au moment où elle s’attèle, avec les autres groupes politico militaires, à la recherche des solutions de crise acceptable par toutes les parties.
La Direction Politique de l’ex coalition demeure convaincue que le processus entamé à Nairobi au Kenya, sous les auspices de la Communauté Internationale (CEMAC, CEEAC, Union Africaine et Nations Unies) est irréversible et qu’aucun obstacle ne pourrait s’opposer à la volonté inébranlable du peuple.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Arrivée-de-Samba-Panza-à-la-Cathedrale-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Arrivée de Samba-Panza à la Cathédrale de Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
Incident protocolaire à la Cathédrale de Bangui, Samba Panza très remontée contre Nguendet
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 12-01-2015. Les têtes de la transition centrafricaine ont du mal à cacher leur haine envers les autres. Un incident protocolaire intervenu ce dimanche 11 janvier 2015 à la Cathédrale Notre dame de l’Immaculé conception de Bangui entre la Présidente de transition Catherine Samba Panza et le Président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet a fait grincer des dents à la Présidente.
Dans la messe du dimanche 11 janvier 2015, le Collège des évêques de Centrafrique devrait passer un message au peuple centrafricain. Les autorités de la transition y sont ainsi invitées. A 9 heures 30, la messe devait commencer. À la traditionnelle, les règles protocolaires demandent à ce que le Président du CNT arrive quelques minutes avant l’arrivée la Présidente de transition. Visiblement, cela n’a pas été le cas ce dimanche. A peine Nguendet descendait de sa voiture, le cortège de Catherine Samba Panza aborde l’entrée principale de la Cathédrale. Que s’est-il passé ? S’agit-il d’une défaillance des services de protocoles, celui de la Présidence ou celui du CNT ? Pas encore de réponse à ces interrogations.
Alexandre Nguendet à la cathédrale de Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
Mais le drame est bien grave. Le protocole de la Présidence a du retenir pendant deux bonnes à trois minutes Catherine Samba Panza dans sa voiture, le temps pour le Président du CNT de gagner sa place à l’intérieur de l’église. La Présidente n’a pas gobé cet incident. En rentrant à son tour dans l’église, elle s’est arrêtée une seconde à l’escalier : « Allez dire au protocole de lui dire [au président du CNT] que ce qu’il a fait ne me plait pas. » murmurait-elle de manière audible, à son service de protocole.
Faut-il rappeler que le trio de la tête de la transition en Centrafrique peine le plus souvent à asseoir une parfaite entente. Les multiples rappels à l’ordre de la communauté internationale pour une entente sincères entre la Présidente de transition, le Président du CNT et le Premier ministre témoignent bien de cette crise au sommet de la transition. Pourtant, il ne s’agit que d’une transition…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-évêques-de-Centrafrique-à-la-cathedrale-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les évêques de Centrafrique à la cathédrale de Bangui. Photo: Fred Krock / CNC
« L’heure est grave. La Centrafrique se meurt » : dixit le Collège des évêques de Centrafrique
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 12-01-2015. Les Évêques de Centrafrique s’inquiètent de la situation actuelle en République centrafricaine. Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 11 janvier 2015, signée de Mgr Dieudonné Nzapalainga Archevêque de Bangui et Président de la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA), Mgr Désiré Nestor Nongo Aziagbi, Evêque de Bossangoa et Vice-président de la CECA, Mgr Perin Guerrino de Mbaïki, Mgr Cyr Nestor Yapaupa d’Alindao, Mgr Edouard Mathos de Bambari, Mgr Dennis Kofi Agbenyadzi de Berberati, Mgr Juan Jose Aguirre de Bangassou, Mgr Albert Vanbuel de Kaga Bandoro, Mgr Armando Guiani de Bouar, Mgr Thaddé Kusy Evêque coadjuteur de Kaga Bandoro, le collège des évêques de la CECA a lancé un appel au ressaisissement de tous les centrafricains pour la paix en Centrafrique.
Entre temps, en juin dernier, ils se sont réunis en Assemblée plénière, occasion pendant laquelle ils ont passé en peigne fin la crise centrafricaine. Selon le constat qui s’était dégagé à l’issue de ces assises et résumé ce dimanche 11 janvier par le Père Joseph Tanga Koti, Secrétaire général de la CECA « du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, le constat est celui d’une catastrophe jamais connue sur notre territoire. La réalité était celle d’un Etat effondré où l’on pouvait entendre les pleurs et des hurlements de douleurs. De nombreuses familles musulmanes et chrétiennes firent l’expérience de la Croix à l’exemple du Christ (cf. Marc 15, 16-17). Dépouillées et humiliées, beaucoup durent prendre la fuite, comme la sainte Famille de Nazareth vers l’Egypte, à la recherche d’une certaine sécurité dans la brousse, sur les sites des déplacés internes (communément appelés ledger) ou des camps de réfugiés à l’étranger (cf. Mathieu 2, 13-18. » Véritable lecture critique de la situation dans le pays, ce constat retrace bien les circonstances endurées par le peuple centrafricain deux ans durant.
Malgré tout, le peuple a fait preuve d’une forte capacité de résilience jusqu’à que ce que la situation se régule d’elle-même. Les évêques ont relevé cependant avec satisfaction une certaine amélioration dans l’ensemble. De manière particulière, « les conditions sécuritaires et humanitaires ne sont pas les mêmes sur l’étendue du territoire centrafricain. Dans certaines villes, la sécurité revient progressivement le redéploiement partiel des policiers, des gendarmes et des magistrats est un soulagement pour la population. » peut-on lire dans la déclaration. Sur le plan de la cohésion sociale, les évêques ont noté que « les communautés musulmanes et chrétiennes commencent à se parler. Elles se rencontrent de plus en plus, recherchant ardemment ensemble la paix. Les yeux se dessillent et chacun se rend compte de ses égarements. » Evidemment, cette prise de conscience, quand bien même tardive, n’a pas tardé à donner ses fruits : beaucoup de déplacés internes et des réfugiés centrafricains sont rentrés chez eux. Les larmes d’amour versées souvent à l’occasion des rencontres intercommunautaires témoignent bien de cette volonté à aller vers la réconciliation sincère entre musulmans et chrétiens. Aussi, la reprise quand même timide, de l’administration est à coter dans cet ensemble d’amélioration constatée par les évêques.
Par ailleurs, cette amélioration est encore prématurée du fait de la persistance de ce que les évêques ont convenu d’appeler « des forces maléfiques ». Il s’agit notamment de la haine persistante qui « engendre la division qui induit le repli communautaire que nous observons dans certaines de nos localités. A Bangui comme Bambari, Bakala, Kouango, Boda, Alindao, Kaga Bandoro, Batangafo, Kabo, Mbrés, Ndélé, Zémio, etc. des clivages restent forts. » selon le document. De même, il y a la persistance du non-respect de la vie et de l’influence négative des groupes armés non conventionnels. Enfin, le Collège des évêques a déploré le « syncrétisme » qui continue de ruiner la foi des croyants, car disent-ils « on obtient du prêtre la bénédiction du sel, de l’eau et de l’huile, et du féticheur des décoctions et autres maléfices. Ce syncrétisme obscurcit la vraie foi. Il nous éloigne du vrai Dieu, de Jésus Christ et du chemin de la vie. »
Les évêques de Centrafrique. Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
Fort de ce constat mitigé, les évêques ont lancé un appel au ressaisissement de tous les centrafricains pour la paix en Centrafrique. Cinq groupes d’acteurs impliqués dans la crise centrafricaine ont été ainsi ciblés à qui la CECA a envoyé un message particulier : Au jeunes, « loin de vous lasser voler votre jeunesse, nous vous exhortons à rester maîtres de votre destin. Certes, les défis auxquels vous faites face sont énormes : manque de formation adéquate, chômage, précarité. » ont-ils relevé avant quelques interrogations en direction des jeunes centrafricains : « Est-ce une fatalité ? Faut-il sombrer dans le désespoir ? Grande est la tentation de joindre les groupes armés qui promettent un bonheur instantané par le changement spectaculaire de vos conditions de vie. Jusqu’à quand allez-vous laisser manipuler par des seigneurs de guerre et des hommes politiques véreux et peu scrupuleux ? » En effet, il s’agit d’interpeler la jeunesse à l’éveil, afin de s’organiser pour leur autopromotion par le travail mérité en respectant les vertus de la paix et de l’humanité.
Cet appel va tout de même à l’endroit des parents qui, certes, sont confrontés aujourd’hui aux difficultés de moyens pour « nourrir, vêtir, soigner, loger et éduquer leurs enfants », bref des difficultés pour assurer leurs responsabilités de parents, les évêques leur demandent d’avoir « toujours à cœur d’inculquer à vos enfants les valeurs essentielles de paix, d’amour et du respect de l’autre. C’est par le témoignage et l’exemplarité de votre vie que vous redeviendrez de saintes familles chrétiennes et des églises domestiques qui prient, dialoguent, se pardonnent et enseignent les valeurs civiques et citoyennes. »
Quant aux combattants des groupes armés, le Collège des évêques leur a rappelé l’Accord de cessation des hostilités qu’ils ont eux-mêmes signés le 23 juillet 2014 à Brazzaville au Congo. Alors que « le vrai Dieu en qui nous croyons dit : ‘’tu ne tueras pas’’ (Deutéronome 5, 17), ‘’tu aimeras ton prochain comme toi-même’’ (Lévitique 19, 18) […] Nous vous prions de déposer les armes. » ont-il indiqué.
Les leaders politiques sont également interpelés, notamment ceux qui aspirent à la magistrature suprême de l’Etat ou à d’autres fonctions publiques, « à dépasser leurs intérêts personnels et partisans, à promouvoir l’unité et le rassemblement autour des valeurs républicaines. L’heure est grave. La Centrafrique se meurt. A quoi sert toujours de recourir à des forces obscures en vue d’imposer ses idées et d’accéder au pouvoir ? » ont interrogé les évêques.
Enfin, quant à la communauté internationale, les évêques ont salué les efforts mobilisés tous azimuts en faveur du peuple centrafricain, mais leur demandent surtout en matière de sécurité, à faire appliquer les différentes résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu, afin de désarmer systématiquement les groupes armés non conventionnels et d’assurer la sécurité des civils.
Pour finir, les évêques ont formulé le vœu de voir le Forum de Bangui commencer à la base. Ils ont également exprimé le vœu de voir les futures élections en Centrafrique se tenir dans l’apaisement et la transparence.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Samba-Panza-à-Boda.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza à Boda.Photo de la Présidence
SAMBA-PANZA EN VISITE À BODA POUR RASSEMBLER LES CHRÉTIENS ET MUSULMANS ENCORE DIVISES
Boda (Corbeau News Centrafrique): 12-01-2015. La pique de la violence inter-communautaire en République centrafricaine n’a épargné aucune région du pays. A Boda, une ville située au sud de Centrafrique à 198km de la capitale, la cohésion sociale entre les chrétiens et musulmans est encore loin de gagner les esprits en dépit de multiples réunions de sensibilisation initiées par les autorités locales et religieuses dans la ville. C’est dans ce contexte que la Cheffe de l’État de la transition, Catherine Samba-Panza a effectué un déplacement ce 10 janvier 2015 dans cette ville rangée par la crise.
Le rancœur est encore palpable dans cette partie sud de la République centrafricaine entre les différentes communautés notamment chrétiens et musulmans qui se sont violemment affrontés durant le moment chaud de la crise. Cette situation inquiète énormément les autorités de la transition malgré les délégations dépêchées dans la localité afin de rassembler les communautés encore divisée sous l’effet de conflit militaro-politique qui a ravagé le pays encore plus la ville de Boda. Cette courte visite de quelques heures à Boda a permis à madame Samba-Panza d’interpeller la population vivant dans cette ville à revivre ensemble. Devant une foule massée à la place de la sous-préfecture, elle a encouragé la population à revivre ensemble.
“Dans le contexte de la paix retrouvé à Boda, il fallait que je rende visite à cette population qui a tant souffert mais qui a su se ressaisir pour rétablir le vivre ensemble et réapprendre à d’accepter mutuellement dans sa diversité“, a déclaré Catherine Samba-Panza, présidente de la transition.
En prélude au forum de Bangui qui serait tenu en ce mois de janvier, il a fallu envisager la politique de consultation à la base à l’intérieur du pays afin d’intégrer la population, principale victime de la crise, à la réussir de ce dialogue national. Même si la ville de Boda a retrouvé un calme ces derniers mois, mais visiblement, les divergences demeurent encore entre les deux communautés qui ont jadis vécu ensemble en toute harmonie.
Selon un bilan dressé par la Croix rouge, le conflit en Centrafrique a causé d’énormes dégâts dans la ville de Boda. Environ 150 morts, 447 blessés, plus de 10 milles déplacés, et 1500 maisons détruites ou incendiées sont enregistré dans cette ville, d’après la Croix rouge. La population espère un retour à la normale entre les communautés après ce passage de Cheffe de l’État de transition dans la ville de Boda.
Le déplacement de Catherine Samba-Panza à l’intérieur du pays est la deuxième depuis son arrivée à la tête de transition au mois de janvier 2014, à la suite de démission du chef rebelle de la seleka, Michel Djotodia. La première était avec Jean-Yves le Drian, ministre français de la défense, dans la ville de Mbaïki à 107 km de la capitale, toujours au sud du pays.
Huit dirigeants africains à la marche républicaine de Paris
Les présidents gabonais, nigérien, malien, sénégalais, béninois et togolais marcheront aux côtés de personnalités politiques internationales après une série d’attaques terroristes en France.
Huit dirigeants africains, dont les présidents béninois, gabonais, malien, nigérien, sénégalais et togolais prennent part, dimanche à Paris, à “la marche républicaine” contre le terrorisme.
A côté de Boni Yayi, Ali Bongo, Ibrahim Babacar Keïta, Mahamadou Issoufou, Macky Sall et Faure Gnassingbé, les Premiers ministres tchadien, Kalzeube Payimi-Deubet et tunisien, Mehdi Jomaa, marquent leur présence à cette manifestation populaire, démarrant de la Place de la République à Paris, à 14H GMT, avec la présence des dirigeants d’une soixantaine de pays, selon des sources du Quai d’Orsay, joints par Anadolu.
Lors de cet itinéraire qui prendra fin à Place de la Nation, dans le 12e arrondissement parisien, l’Algérie sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, tout comme l’Égypte et le Maroc, avec la présence de Sameh Choukry et Salaheddine Mezouar.
Cette marche est organisée, à l’initiative du Président français, François Hollande, en hommage aux victimes de l’attaque contre le journal satirique français Charlie Hebdo, et d’autres attaques qui s’en sont suivies. Le 7 janvier, deux individus armés ont attaqué le siège du journal à Paris, en faisant 12 morts et 11 blessés. La traque et la mort des deux responsables de cette attaque, a provoqué, deux jours après, une prise d’otages par un individu impliqué dans le meurtre d’une policière municipale, la veille, à la banlieue parisienne Montrouge. Quatre otages ont péri au cours de cette opération.
Permettez moi vous n’êtes pas Naturalisé français, donc ce n’est pas vous qui été Charlie. Vous êtes Mahamat Kamoun et pourquoi dans la parution du journal Jeune Afrique du 08/01/2015 vous vous permettez a condamné “l’attaque ignoble de Charlie Hebdo”. En ajoutant que c’est un acte de barbarie qui déshumanise leurs auteurs”, Mahamat Kamoun.
S’il vous plait, vous avez présenté vos condoléances au peuple français ne pensez vous pas aux victimes de la Centrafrique ? C’est trop surtout que lorsque nous sommes touchés par les actes barbarie des SELEKA qui son des musulmans des pays voisins (Tchadiens, Soudanais) le président français prend pas la peine d’envoyer un mot de consolation ni de condoléance.
Si vous faire rien, ou bien vous voulez montre aux occidentaux que vous faite votre travail vas plutôt dans les centre des déplacer, voir comment les gens souffrent, vas en province. Ce ne sont pas les lieux de discours qui manquent.
Mais si vous cherchez à rendre hommage qui puisse satisfaire ce besoin compulsif (excusez-moi pour le terme), allez à Dekoa, Bambari, Bria. La France est un pays qui nous fait souffrir, mais la France a rendu hommage à ces 12 disparus, aidons notre frère africain à rendre hommage à ces 1.000.000 de personnes décédé à cause d’EBOLA au LIBERIA. Soyons un peu logique.
Vous prétendez vous battre pour la liberté d’expression, mais la presse Centrafricaine souffre de cela il y a de cela un mois votre gouvernement a du arrêté un photo-journaliste Hervé Serefio. Vous vous indignez pour la mort d’adultes et des familles privées d’un père désormais ? Indignez-vous davantage pour des familles entières décimées, des enfants et des femmes morts calcinés en Centrafrique, sans aucune raison valable. Vous vous insurgez contre le terrorisme ? Insurgez vous pour celui qui tue 12 personnes mais insurgez vous davantage pour les SELEKA qui en tuent 1.002.125 des centrafricains !!!
Un conseil, Monsieur le Premier Ministre, reste tranquille et remplissez votre poche à la fin de la transition rentrez simplement aux Etat Unies, pour unité, dignité, travail.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Mgr-Nzapalainga-à-la-Pédiatrie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mgr Nzapalainga à la Pédiatrie
CARITAS-BANGUI sur un chantier de reconstruction de 40 maisons aux sinistrés de Ngoukomba
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 11-01-2015. Le gigantesque projet mis en chantier par CARITAS-BANGUI sous la coordination de la Sœur Flora, vise à reconstruire les villages incendiés par les groupes armés dans le pays. Ce seront quelques centaines de maisons qui seront construites dans les villages longeant l’axe Damara, Bogangolo et l’axe Boali jusqu’au village Gaga. Non seulement le projet vise l’amélioration immédiate des conditions de vie des habitants, mais il participe également du développement communautaire et favorise la cohésion sociale.
Point n’est besoin de rappeler que la crise actuelle en Centrafrique est marquée par la destruction des maisons à Bangui et l’incendie des villages entiers dans les provinces. Le Ministère de l’habitat a dû réévaluer le défi des logements de 500 mille à un million aujourd’hui dans le pays. C’est à cette priorité gouvernementale que CARITAS-BANGUI s’attaque. Maxim Manda de CARITAS-BANGUI ayant conduit une mission éclaire de visite sur le chantier de Ngoukomba, présente la vision de cette Ong catholique en la matière : « Dans cette crise que notre pays a traversé, plus d’une quarantaine de maisons ont été incendiées avec les biens de leurs occupants par les Anti-Balaka au village Ngoukomba. Les habitants sont dans la grande souffrance, puisque jusque-là, elles n’arrivent pas à se reconstruire des maisons et dorment dans des petites tentes de fortune et dans des conditions précaires. Mais, nous ne pouvons pas rester insensibles à cette situation dramatique. C’est ainsi qu’avec l’appui de certains compatriotes en France, nous avons monté ce projet, afin de secourir ces habitants en détresse en leur construisant des maisons. » a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « Ce projet ne concerne pas seulement les habitants de Ngoukomba, ce n’est que le début. Nous avons initié ce projet pour reconstruire des maisons aux habitants des villages sur l’Axe Damara, jusqu’à Libie, puis sur l’Axe Bogangolo. Ensuite nous allons mettre le cap sur l’Axe Boali jusqu’à Gaga. »
A Ngoukomba, ce sont au total 40 ménages qui ont bénéficié de ce projet qui s’inscrit dans une approche de participation communautaire. C’est-à-dire que les habitants vont eux-mêmes fournir les matériels locaux de construction, notamment les pailles, les baguettes, les fourches, etc. qui sont achetés par CARITAS et remis de nouveau aux habitants.
Jean Célestin Kpoé est notable au village Ngoukomba qui assure l’intérim du chef du village froidement abattu par des Anti-Balaka, lors de l’attaque : « C’est avec grande joie que nous réceptionnons cette aide de l’Ong Caritas. On reconnait les vrais amis dans les moments difficiles dit-on et cette assistance nous va droit au cœur. Il y a eu beaucoup de grandes Ongs qui nous ont promis mais n’ont rien fait jusque-là. Non seulement nous allons avoir des maisons très bientôt des maisons, mais aujourd’hui, nos enfants, les femmes, les jeunes ont tous du travail de paille, de charpente et autres matériaux locaux de construction. » Même soulagement pour Yvonne Yakoulé, bénéficiaire de ce projet : « Quand les Anti-balaka sont arrivés, c’est la désolation totale. On a fui rien qu’avec les enfants sans rien prendre. Ils sont venus tout emporter et brûler toutes les maisons du village. Moi, j’ai dormi pendant des mois avec les enfants sous le hangar du Sanctuaire marial et quand je regarde les enfants trembler de paludisme sous la pluie, j’ai pleuré. C’est pourquoi je témoigne de mes sincères remerciements à Caritas. Aussi, je lance un appel aux autres personnes de bonne foi et aux autorités de notre pas de penser à notre sort. » A Modeste Ténguéré de témoigner de sa reconnaissance : « Je remercie Caritas pour son aide. Nous pensons que nous étions oubliés. Pour moi, j’ai commencé à rassembler les matériaux de construction de ma maison, mais Caritas est venue nous payer ces matériaux pour nous permettre de nous acheter du sucre et du savon, car depuis le forfait des Anti-balaka dans le village, nous manquons de tout. » a-t-il dit.
Somme toute, la problématique du logement est cruciale en RCA. La réconciliation entre chrétiens et musulmans doit passer par là, étant donné la destruction systématique des maisons au nom du conflit inter-communautaire. Aujourd’hui, les personnes déplacées ont vu leurs maisons détruites et donc, leur retour est conditionné à un problème de logement.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 11-01-2015. Les Centrafricains ne sont pas restés insensibles au malheur qui a frappé les Français en ce début d’année 2015. Par de différentes manières, ils se sont mobilisés pour manifester leur vif soutien au côté des français. Les professionnels des médias centrafricains, en particulier, regroupés au sein de leurs organisations ont condamné l’attaque terroriste contre le siège du journal satirique “Charlie Hebdo” à Paris, le 7 janvier 2015, qu’ils ont qualifié d’une atteinte à la liberté de presse.
Cette attaque terroriste qui a causé la mort de 19 personnes en France a endeuillé la presse à travers le monde. En Centrafrique, l’Association des Radios communautaires (ARC), le Groupement des Éditeurs de la Presse privée et indépendante en Centrafrique (GEPIC), et l’Union des Journalistes centrafricains (UJCA) ont unanimement dénoncé cette fusillade terroriste dont le Journal satirique Charlie Habdo” est victime.
Par ailleurs, les manifestations sont aussi organisées à Bangui la capitale centrafricaine à cet effet. Un jour après la manifestation de la Communauté musulmane de Centrafrique en soutien a la France, des centaines de personnes se sont mobilisées, ce 10 janvier 2015, pour compatir avec la France. Elles ont marché depuis le centre ville pour comme point d’arrivée l’ambassade de France à Bangui.
Cette marche a vu la présence de monsieur Aristide Sokambi et monsieur Victor Wake respectivement ministre à la Défense et ministre à la Communication qui ont exprimé la solidarité du peuple centrafricain au peuple français en ce triste moment de malheur.
Des membres de la délégation de l’Union Européenne et de l’ambassade de France à Bangui ont également honoré leur présence à la mobilisation.
Cette mobilisation vient suite à l’appel de l’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas qui a lancé un message aux ressortissants français vivant en Centrafrique et aux Centrafricains qui ont montré leur solidarité à ne pas tomber dans des amalgames qui risquent, dit-il, dans des oppositions qui n’existent pas.
BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 11-01-2015.
Commdant Laurent Bastide de l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock / CNC
Manifestations de Bria, la Sangaris dément
Selon leur porte-parole, Laurent Bastide, les soldats de cette opération militaire française basés à quelque 600 kilomètres de Bangui n’ont pas tiré en direction de la foule venue protester samedi près de leur base.
“Dans la matinée (samedi), une foule s’est approchée de la base où sont stationnés les éléments français présents à Bria”, a dit Bastide lorsque BBC Afrique l’a joint par téléphone.
“Nous avons compté des jets de pierre et un jet de grenade venus de cette foule. Il n’y a eu aucun tir venu de Sangaris. (…) Aucun tir”, a-t-il soutenu.
Des “remous depuis quelque temps”
Interrogé sur les raisons des manifestations hostiles aux soldats français, Laurent Bastide a répondu : “Nous n’avons pas de réponse à donner. Il faudrait demander cela aux manifestants.”
Bastide signale qu’”il y a des remous depuis quelque temps, à Bria”.
Plusieurs sources contactées par BBC Afrique ont fait état samedi de la mort d’une personne, lors d’une manifestation hostile aux soldats français, à Bria.
Les manifestants voulaient se rendre en masse sur le site de Sangaris, à l’aérodrome de la ville, mais ils ont été repoussés par des tirs des soldats de l’opération militaire française, selon des habitants de Bria.
BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 10-01-2015.
Un mort lors d’une manifestation
Une personne a été tuée lors d’une manifestation contre les forces françaises de l’opération Sangaris, à Bria, une localité située à quelque 600 kilomètres de Bangui, la capitale de la RCA.
Les manifestants voulaient se rendre en masse sur le site de la Sangaris, à l’aérodrome de la ville. Mais ils ont été repoussés par des tirs des soldats français, selon des habitants de Bria.
Il est difficile d’avoir une idée précise du bilan des échauffourées, même si des sources concordantes annoncent la mort d’une personne et font état de plusieurs blessés.
Selon des sources locales, le climat est tendu depuis qu’un homme en arme a ouvert le feu sur l’un des deux hélicoptères de reconnaissance de la Sangaris, qui survolaient la ville.
Un civil a été tué et trois autres blessés dans les représailles des soldats de l’opération Sangaris, dans la nuit de vendredi à samedi, a appris la BBC.
En colère, des habitants de Bria sont descendus dans la rue, samedi matin.
Une autre source, indépendante celle-là, parle d’un mort et d’une dizaine de blessés.
Les activités commerciales étaient suspendues samedi, et les administrations paralysées.
Les manifestants maintiennent leur position sur la piste de l’aérodrome, conditionnant leur retrait au départ des soldats de Sangaris de la ville. La force militaire de l’ONU, la Minusca, tentait de mener une médiation.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Bangui et Johannesburg en solidarité avec les victimes françaises des attentats qui ont fait 17 morts ces trois derniers jours, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Sur les banderoles déployées par les manifestants et sur les murs de la capitale centrafricaine, on pouvait lire: «Nous compatissons avec la France». «Non au terrorisme», «Non à la barbarie», ou encore «Je suis Charlie».
Centrafrique aussi
Deux ministres centrafricains – Aristide Sokambi à la Défense et Victor Wake à la Communication – ont participé à cette marche qui s’est déroulée dans le calme. Des membres de la délégation de l’Union Européenne et de l’ambassade de France à Bangui étaient également présents.
France
Le rassemblement le plus important a été enregistré à Toulouse (sud-ouest) où plus de 80’000 personnes ont défilé en un cortège silencieux, ponctué de salves d’applaudissements et constellé d’affichettes, notamment «Je suis Charlie» en hommage au journal Charlie Hebdo dont la rédaction a été décimée par un attentat mercredi.
«Je suis contre le racisme» « Je suis pour la laïcité», proclamaient également des affichettes des manifestants dans la ville meurtrie il y a près de trois ans par les sept meurtres commis en une semaine par l’islamiste radical Mohamed Merah.
A Nantes (ouest), ils étaient au moins 30’000, défilant derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire «Vivre ensemble, libres, égaux et solidaires».
A Pau (sud-ouest), au moins 30’000 personnes – près de 40’000 selon la mairie organisatrice du rassemblement – se sont retrouvées pour une marche silencieuse.
«C’est un formidable mouvement populaire (…) C’est beau et significatif, infiniment précieux», a déclaré à l’AFP le maire centriste François Bayrou. La marche s’est déroulée à travers le centre-ville, derrière une large banderole proclamant «Nous sommes tous Charlie», tenue par des lycéens.
A Besançon (est), ils étaient plus de 20’000, à Orléans (centre) plus de 22’000.
A Nice, dans le sud-est, au moins 23.000 manifestants étaient comptabilisés, une manifestation d’ampleur au regard de cette ville de 350’000 habitants.
En silence, sans discours, la marche s’est étirée sur environ un kilomètre, sur la Promenade des Anglais en bord de mer, pour s’achever devant le monument aux morts où une gerbe a été déposée, en présence des représentants religieux de toutes les confessions, a constaté un correspondant de l’AFP.
Ils étaient au moins 22’000 à Lille (nord) et encore des milliers dans plusieurs villes à travers la France.
La Séléka réclame la récompense promise pour un chef de la LRA
Les ex-rebelles centrafricains de la Séléka, qui disent avoir capturé Dominic Ongwen, commandant de l’Armée de résistance du seigneur, réclament la récompense de cinq millions de dollars offerte par les États-Unis.
Les forces spéciales américaines qui apportent depuis 2011 un soutien à la force d’intervention créée par l’Union africaine (UA) pour démanteler le mouvement ougandais particulièrement violent avaient annoncé dans la semaine l’arrestation de ce suspect recherché par la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité.
Les autorités ougandaises ont depuis confirmé son identité. Les États-Unis avaient promis “jusqu’à cinq millions de dollars” de récompense pour toute information menant à son arrestation.
“C’est nous qui l’avons ramené à notre base. Les Américains sont venus à bord de deux hélicoptères, dont l’un s’est posé et a emmené le prisonnier”, a déclaré Mounir Ahmat, commandant de la Séléka à Sam Ouandja, dans le nord de la République centrafricaine, interrogé par Reuters.
“Nous n’avons toujours pas reçu la récompense promise pour la capture de Dominic Ongwen. J’ai appelé les Américains ce matin et ils ont promis de revenir dans deux jours”, a-t-il ajouté.
La Séléka, mouvement rebelle à majorité musulmane, s’est emparée du pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant de le quitter en janvier 2014 sous la pression de la communauté internationale.
Avec la crise qui perdure en centrafrique, de nombreuses personnes continuent de prendre le chemin de l’exil pour fuir les violences. Le Cameroun notamment accueille des milliers de réfugiés centrafricains.
Entre 8000 et 10 000 réfugiés arrivent au Cameroun chaque semaine depuis le mois d’août 2014, selon les chiffres du HCR. Mais une fois arrivés dans le camp camerounais, les Centrafricains ne sont pas tirés d’affaire. Il est difficile de s’en sortir dans un pays où l’on repart de zéro. Par ailleurs, les besoins humanitaires et les réactions hostiles des communautés locales se multiplient.
Cliquez sur le lien ci-dessus (sur la photo en haut) pour écouter le reportage.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Alphonse-Komoko-Blacka-président-Arasdo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mr. Alphonse Komoko Blacka, président Arasdo. Photo: Fred Krock pour CNC
Les ressortissants de la Ouaka plaident pour le retour de la sécurité à Bambari
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 10-01-2015.
Ils sont près d’un demi-millier les ressortissants de la Ouaka venus des différentes localités de ladite préfecture, notamment des cinq sous-préfectures, Bakala, Ippy, Grimari, Kouango et Bambari chef-lieu de la Ouaka à répondre à l’appel de Alphonse Komoko Blacka, président d’ARASDO (Association de ressortissants amis et sympathisants de la Ouaka) pour débattre de la situation qui prévaut dans leur localité. Ces échanges se tiennent dans le cadre de la première Assemblée générale ordinaire d’ARASDO qui s’est ouvert ce 9 janvier 2014, dans la FATEB à Bangui.
Le Président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, lui-même Représentant la Ouaka au sein de cette institution, Isabelle Gaudeuille Ministre des Eaux et forêts et ministre-résident de la Ouaka et Aristide Sokambi Ministre d’Etat à la défense nationale et ressortissant de la Ouaka, représentant personnelle de la Présidente de transition Catherine Samba Panza, elle-aussi ressortissante de la Ouaka ont rehaussé de leur présences cette rencontre historique des ressortissants de la Ouaka, la toute première du genre.
AGO Arasdo
C’était une circonstance de retrouvailles pour les filles et fils de la Ouaka, mais beaucoup plus une période difficile en partage du fait de la prévalence de l’insécurité dans la localité qui a rendu la vie particulièrement difficile pour les populations de la Ouaka. D’ailleurs, c’est avec un cœur serré que le Président du Bureau Exécutif d’ARASDO, Komoko Blacka a passé en revue la situation du désastre humanitaire aujourd’hui dans la préfecture de la Ouaka. Après avoir demandé une minute de silence en la mémoire des victimes tombées sous les affres des groupes armés qui ont pris en otage la paisible population, il déclare : « La Ouaka a payé le plus lourd tribut de la crise que connait la République centrafricaine depuis deux ans. » a-t-il indiqué avant de détailler « Depuis l’installation du noyau dur de la rébellion [Séléka] à Bambari, la ville et ses environs ont été victimes de l’exécution d’un véritable plan d’épuration ethnique. Les assassinats, les viols, les spoliations des biens et des meubles sont légion. Des villages entiers sont rayés de la carte de la Ouaka. »
Ce tableau désolant corrobore bien le témoignage accablant de Marie Brigitte Tagba, une des participants venue de Bambari. « Si jamais rien est fait, Ouaka disparaitra de la carte de la RCA. D’ailleurs, je peux même dire ici que Ouaka n’existe pas pour le moment. La population civile ne sait plus à quel saint se vouer, les hommes de Ali Darras [le tristement célèbre général Séléka, patron de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC)] font la loi, massacrent la population de Bambari. Il ne se passe pas un seul jour que des corps soient repêchés dans la rivière Ouaka ou ramassés dans des fausses communes par la Croix-Rouge local. » a-t-elle relaté en sanglot avant d’interpeler personnellement la présidente de la transition, Catherine Samba Panza, en sa double qualité de Présidente de la République et Fille de la Ouaka à intervenir le plus rapidement possible pour sauver ce qui reste de cette préfecture.
Par ailleurs, les participants à ces assises ont dénoncé et condamné les atrocités de tout genre qui ont enlevé aux populations de la Ouaka, leur dignité humaine, bloquant ainsi toute initiative d’une quelconque action de développement. Ils interpellent par la même occasion, les forces internationales à l’application stricte du mandant qui leur a été donné par le Conseil de sécurité des Nations unies. Quant aux autorités de la transition, ARASDO les invite « à mettre en œuvre les pouvoirs régaliens qui leur sont reconnus par la Charte constitutionnelle de transition pour le rétablissement de la paix et de la sécurité en République centrafricaine en général et dans la Ouaka en particulier. » De même, les Ongs sont invitées à Bambari pour soutenir les populations en détresse.
Faut-il rappeler que ARASDO est née le 26 octobre 2013 à Bangui par la seule volonté des filles et fils de la Ouaka. Association enregistrée au ministère de l’Administration du territoire sous la Décision n° 011/14/MATDR du 20 janvier 2014, elle a s’est donnée comme mission de contribuer à la définition des objectifs stratégiques et à la mise en œuvre des actions gouvernementales en matière de développement environnemental, socioéconomique, culturel et du capital humain de la Ouaka ; appuyer les populations des cinq sous-préfectures dans le domaine de l’identification, de la conception et de la mise en œuvre des projets de développement communautaires ; promouvoir l’esprit et la pratique de la solidarité, de l’unité, du vivre-ensemble et de la paix en République centrafricaine en général et dans la préfecture de la Ouaka en particulier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/MININISTÈRE-EAU-ET-FORET.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo: Éric Ngaba pour CNC
LA RELANCE DES ACTIVITÉS FORESTIÈRES ET DE LA FAUNE EN CENTRAFRIQUE
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 10-01-2015. Bientôt les activités forestières et de la faune vont être relancé dans les préfectures de la République centrafricaine. Ceci après trois années d’inactivité suite à là récente crise survenue dans le pays. Les directions et inspections régionales et forestières ainsi que tous les postes de cantonnement et des brigades spécialisées seront déployés d’ici peu dans sur le territoire du pays.
La relance des activités a été évoquée lors des travaux de la conférence annuelle des cadres, directeurs régionaux et inspecteurs préfectoraux du ministère des eaux et forêts, chasse et pêche qui ont démarré , ce 07 janvier 2015 à Bangui. L’objectif est de faire le bilan général de ces trois années d’inactivité écoulées et de ressortir des recommandations permettant le redéploiement des services forestiers à l’intérieur de Centrafrique.
“Le travail du département n’est pas de rester à Bangui. C’est à travers les structures déconcentrées, en fait, nous couvrons toute la République centrafricaine. Que ça soit les eaux et forêts, que ça soit la faune. Cette conférence marque le retour des activités du terrain. Lorsque l’intérieur a été déserté par le service, il s’est trouvé que il y a un laisser libre occasionnant beaucoup d’actions dévastatrices de forêt de la faune parce qu’il n’y a pas de contrôle et de surveillance sur le terrain“, a affirmé Isabel Godé, ministre des eaux et forêts, chasse et pêche.
Les agents et cadres du ministère des eaux et forêts, chasse et pêche ayant pris part à cette conférence vont passer trois jours de partage et d’échange sur les questions liées aux activités qu’ils auront menées. Ils seront automatiquement redéployés dans les préfectures du pays dans les meilleurs délais, d’après madame la ministre Isabel Godé.
Les travaux de cette conférence sont placés sous le haut patronage du premier ministre, Chef du gouvernement Mahmat Kamoun qui a ouvert la séance. Selon monsieur Kamoun, ce séminaire est une opportunité pour les participants de bien favoriser le travail sur le terrain où ils vont exercer.
En attendant que la Cour suprême statue sur son cas
Sidya Bayo sera en résidence surveillée
On ne sait si c’est le recours qui a retardé l’expulsion de l’opposant gambien Cheikh Sidya Bayo du Sénégal ou alors c’est la « lenteur »de la Cour suprême qui aurait cloué l’avion au sol. Toujours est-il que Sidya Bayo verra son séjour prolongé au Sénégal en attendant la décision de la Cour suprême. Entre temps, les avocats et le directeur de la Police de l’Air et des Frontières (Dpaf) cherchent des voies et moyens administratifs et sécuritaires pour que le Gambien soit en résidence surveillée.
La Cour suprême qui avait huit jours pour statuer sur le recours aux fins d’annulation a certainement retardé le départ de l’opposant Sidya Bayo. Car certains membres qui devraient composer cette haute juridiction bénéficient d’un repos médical. Ce qui justifie que la Cour suprême ne s’est pas encore prononcée sur le recours déposé par les avocats de l’activiste gambien Sidya Bayo frappé par une mesure d’expulsion du territoire national. Face à cette double situation, Sidya Bayo est devenu un gardé-à-vue encombrant pour la police. Et ce, au grand bonheur de ses avocats qui, sous la bannière des droits de l’homme, réclament l’abandon des poursuites. Sans doute pour un pacte gagnant-gagnant , les deux parties à savoir le directeur de la Police de l’Air et des Frontières ( Dpaf) et le collectif des avocats cherchent des modalités pour que Sidya Bayo soit mis en résidence surveillée. Comme quoi, il sera consigné à domicile et privé de sa liberté dans l’intérêt de l’ordre public et même dans son propre intérêt. Il est clair que son sort dépendra de l’arbitrage de la Cour suprême. Seulement, on voit mal une telle juridiction prendre une décision contraire à la volonté politique et administrative du ministère de l’Intérieur, c’est-à-dire expulser le Gambien du Sénégal.
Car dans cette affaire, le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, a eu à condamner les activités politiques de Cheikh Sidya Bayo dont le tort était de revendiquer une part active dans le coup d’état manqué en Gambie. «Le Sénégal ne peut pas se permettre de garder sur son territoire un opposant qui fomente un coup d’Etat contre un autre pays à l’intérieur de son territoire », avait déclaré le ministre avant de déplorer le fait que Sidya Bayo ait transgressé l’accord d’hospitalité. Un manquement qui lui a couté une mesure d’expulsion vers la France, compte tenu de sa double nationalité.
Pape NDIAYE
Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Janvier 2015 )
Interview de Mr. NGUINDA Joseph, président du bureau sous-fédéral de l’ URCA (Sénégal)
Monsieur le président, c’est avec fierté que vous êtes élus à la tête de la sous-fédération de Dakar du parti URCA que préside l’ancien premier ministre Anicet-Georges DOLOGUELE. Quelles sont vos impressions après ce succès incontestable puisque vous n’aviez pas eu de concurrent ?
Joseph NGUINDAT : Il est tout à fait naturel de tirer une certaine satisfaction de l’atteinte d’un objectif individuel. Mais ce qu’il faut retenir c’est que cette élection a permis d’implanter le bureau sous-fédéral de l’URCA à Dakar. L’urgence en RCA aujourd’hui est d’apaiser les tensions pour sortir du cycle de violences multiformes et entrer dans une logique de débats responsables et civilisés afin de tirer l’Etat centrafricain de son effondrement. Cette élection est donc l’acte fondateur qui est venu consacrer l’émergence, sur la scène politique, de ressortissants centrafricains basés au Sénégal, ayant pris la décision de participer à l’œuvre de reconstruction nationale dans les colonnes de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), créé le 23 octobre 2013 par Assemblée Générale Constitutive à Bangui (République Centrafricaine) et officiellement reconnu le 13 janvier 2014.
Quelles étaient vos motivations ?
Ma motivation tire son essence de la situation sociale extrêmement grave que connait la RCA depuis l’accès au pouvoir de la coalition armée « Séléka », malgré le rejet de la prise de pouvoir par la force telle que exprimé par la Francophonie dans la déclaration de Bamako adoptée le 3 novembre 2000. Cette situation n’a pas manqué de susciter la réaction de la communauté internationale qui a bien voulu accompagner le pays dans le cadre d’un processus de sortie de crise, de transition démocratique et de consolidation de la paix et ce, conformément aux objectifs stratégiques arrêtés dans la déclaration de Saint Boniface – adopté le 14 mai 2006 – par les Etats ayant le français en partage. Il y a lieu de noter que dans l’intérêt supérieur de la RCA, les centrafricains eux-mêmes doivent apporter leur réponse politique à une telle situation. Pour ma part, j’ai décidé de suivre la démarche proposée par l’URCA, qui doit être perçue comme une démarche de solidarité et de participation à la rénovation du pays.
Vous êtes entourés pour la plupart par des jeunes centrafricains qui sont élus au sein du Bureau Politique de Dakar. Y aura-t-il une bonne collaboration entre vous avant les prochaines échéances électorales d’août 2015 ?
La présence des jeunes au sein du bureau politique de l’ URCA à Dakar est une très bonne chose dans la mesure où, justement, ça correspond à l’un des objectifs majeurs retenus par les pays francophones, qui consiste à renforcer le rôle des femmes et celui des jeunes en tant que vecteurs de paix et acteurs de développement. Avec mon sens de large ouverture, il est possible d’instaurer un bon climat de collaboration afin de relever ensemble les défis de notre engagement en mutualisant nos expériences et nos motivations pour assurer la plus large mobilisation et l’implication citoyenne de nos jeunes.
Le secrétaire général de l’ URCA en mettant en place le Bureau politique de Dakar a évoqué la question de la mise en place des sections des provinces du Sénégal qui urge telles que Thiès, Casamance et bien d’autres villes. A quand le démarrage du processus de la mise en place des sections du Sénégal?
A mon avis, la mise en place de la sous-fédération de l’ URCA au Sénégal constitue une donnée d’entrée du processus qui permettra de déployer rapidement des sections d’abord à Dakar puis dans les autres régions ciblées à l’intérieur du Sénégal.
Selon le programme de l’ URCA, vous avez le rôle de soutenir la gouvernance du président Anicet-Georges DOLOGUELE. Avez-vous peur d’autres candidats en face de votre candidat pour la prochaine présidentielle ?
Il ne s’agit pas d’avoir peur d’autres acteurs ou protagonistes du processus démocratique qui seraient en face de celui de l’ URCA. Dans le cas de la RCA, il est plutôt question pour les centrafricains eux-mêmes de traduire les conflits ouverts en termes politiques afin de trouver une solution durable qui permettra de sortir le pays de son cycle de grave instabilité et d’incurie. Donc, en tant que Président du bureau sous-fédéral de l’ URCA au Sénégal, je ne saurai que faire preuve de courage et de solidité morale dans mon engagement politique pour soutenir, en prévision du prochain scrutin, le candidat de mon parti dans la libre compétition d’accès au pouvoir.
Comment vous voyez le président Anicet-Georges DOLOGUELE qui ne cesse de communiquer avec la population centrafricaine meurtrie ?
Parmi la multitude de types de dirigeants qui peuvent gouverner notre pays, il se trouve qu’Anicet-Georges DOLOGUELE se distingue particulièrement. Selon ma perception, c’est un homme politique visionnaire, compétent, rassembleur, ayant la capacité à planifier à l’avance et à rallier les hommes, les femmes et les jeunes centrafricains autour d’un projet de société structurant auquel ces derniers adhèrent. En effet, la RCA a besoin aujourd’hui d’une nouvelle génération d’hommes politiques qui peuvent gouverner le pays et faire le bonheur des peuples en créant des richesses dans l’intérêt à long terme des populations présentes et pour les générations futures, le tout dans un contexte de paix et de sécurité propice au développement durable.
Avez-vous un message à l’endroit du président DOLOGUELE ?
Je n’ai aucun message particulier à l’endroit du président Anicet-Georges DOLOGUELE. Mais je dirai tout simplement que j’ai confiance en lui et c’est la raison de mon adhésion à ses idéaux. Toutefois, en dehors de cela est-il que globalement, je reste convaincu que si rien n’est fait de manière urgente et objective par l’ensemble des dirigeants centrafricains pour soutenir les efforts de la communauté internationale, la RCA restera dans une crise récurrente dont personne ne peut aujourd’hui mesurer l’ampleur et les développements futurs. J’en appelle donc à une large mobilisation de la classe dirigeante pour une élimination définitive des facteurs d’instabilité sur toute l’étendue du territoire centrafricain.
Par ailleurs, je réaffirme la prise en compte des recommandations ci-dessous par nos dirigeants :
Rétablir une véritable harmonie entre les communautés musulmanes et chrétiennes ;
Mettre en place et équiper l’armée nationale pour assurer la défense opérationnelle du territoire dont les frontières ne sont que très poreuses ;
Créer un dispositif de veille intégrant toutes les régions de la RCA pour anticiper tout ce qui pourrait impacter négativement la paix et la sécurité sur le territoire centrafricain ;
Assurer le développement harmonieux des différentes régions de la RCA pour éviter des frustrations qui pourraient susciter la haine viscérale entre centrafricains ;
Promouvoir les droits des femmes et des jeunes et assurer le renforcement de leurs capacités afin de bien combattre la pauvreté ;
Que direz-vous aux centrafricains de la diaspora sénégalaise ?
J’invite les centrafricains de la diaspora sénégalaise à s’engager politiquement dans les colonnes de l’ URCA, formation politique de challenge, afin de contribuer à relever le défi de reconstruction nationale.
Forces françaises à l’entrée de Sibut en Centrafrique le 01 février 2014. Crédit : AFP / JEAN-PIERRE CAMPAGNE
Centrafrique : l’ONU dénonce des crimes contre l’Humanité
Une enquête des Nations unies révèle que des crimes contre l’humanité avaient été commis en Centrafrique par les 2 camps.
Une commission des Nations unies enquêtant sur les violences qui ravagent la République centrafricaine depuis deux ans a conclu que les deux camps avaient commis des crimes contre l’humanité, y compris un “nettoyage ethnique”, mais que l’intervention internationale avait évité un génocide.
Cette commission créée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en janvier 2014 estime que le conflit a fait “des milliers de morts”, sans doute plus de 6.000, et fixe comme priorité de “mettre fin à l’impunité”.
Des violations des droits de l’homme ont été commises par toutes les parties a conclu la commission d’enquête de l’ONU
Elle avait commencé son travail en avril et remis son premier rapport en juin au Conseil de sécurité. Son rapport final, de 127 pages, transmis au Conseil en décembre, confirme en grande partie ses conclusions initiales.
“Des violations des droits de l’homme ont été commises par toutes les parties”, conclut la commission. “La coalition Séléka et les (milices) anti-balaka sont aussi responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité”. Le rapport détaille une longue série d’exactions: viols, meurtres, recrutement d’enfants-soldats, torture, incendies d’habitations.
“Nettoyage ethnique”, “crime contre l’humanité”
“Bien que la commission ne puisse conclure qu’il y a eu génocide, le nettoyage ethnique de la population musulmane par les anti-balaka constitue un crime contre l’humanité“, soulignent les enquêteurs.
L’action “opportune de la France”
L’absence de preuves d’un génocide, évoqué comme un risque par des responsables de l’ONU, “ne diminue en rien la gravité des crimes commis” et il n’est pas certain qu’un génocide pourra être évité à l’avenir. Les enquêteurs rendent à cet égard hommage à “l’action opportune menée par les forces de l’Union africaine et les forces françaises ainsi que la Minusca” (Mission de l’ONU en RCA).
De 3.000 à 6.000 morts dans les violences
La commission n’est pas en mesure de donner un bilan précis des deux années sur lesquelles elle a enquêté: “Les diverses estimations disponibles vont de 3.000 à 6.000 tués mais la commission considère qu’elles ne rendent pas pleinement compte de l’ampleur des tueries”.
Le Conseil de sécurité avait voté en avril 2014 l’envoi de 12.000 Casques bleus en RCA, déchirée par des violences entre l’ex-rebellion Séléka à majorité musulmane, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d’être évincée en janvier 2014, et les milices anti-balaka en majorité chrétiennes.
Nettoyage ethnique en République centrafricaine, dit l’ONU
Une commission d’enquête des Nations unies fait état de nettoyage ethnique à l’endroit des musulmans en République centrafricaine, mais dit n’avoir décelé aucune preuve de génocide.
Le pays a récemment été déchiré par plusieurs mois de violences sectaires qui ont fait des milliers de morts.
Le rapport dévoilé jeudi prévient de plus que le bilan officiel — qui va de 3000 à 6000 morts — sous-estime gravement le nombre réel de gens tués lors des affrontements entre chrétiens et musulmans.
Les trois membres de la commission d’enquête accusent les deux camps de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mais reprochent aux milices chrétiennes des actes de nettoyage ethnique.
Des milliers de musulmans ont fui la République centrafricaine, où un fragile gouvernement transitoire espère organiser des élections d’ici au mois d’août.
A Bambari, Michel Guerengou, chef de quartier Madjouaka a été tué par des Anti-balaka
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015. Tout naturellement dans la situation actuelle de non-Etat que traverse la RCA, ce sont les hommes en armes qui dictent le fonctionnement de la société, ceci en fonction de leur humeur propre. Le malheur des populations de la préfecture de la Ouaka et celles de Bambari le chef-lieu en particulier est qu’elles sont prises en étau par autant de groupes armés non-conventionnelles qui bénéficient de la clémence des forces internationales présentes dans la ville. Michel Guerengou est chef de quartier Madjouaka vers la rive droite de la rivière Ouaka – partie contrôlée par des Anti-balaka. Il a été froidement abattu dans l’après-midi du mercredi 7 janvier dernier par un groupe Anti-balaka.
Le péché du chef de quartier Madjouaka est qu’un groupe rival des Anti-balaka qui vient de gagner la ville de Bambari, il y a cinq jours l’a accusé d’être de connivence avec le groupe rival qui sévissait dans la ville avant. La victime a été abattue d’une balle dans la poitrine et une autre dans la nuque par un des groupes rivaux des Anti-balaka qui défraient la chronique ces derniers temps à Bambari.
Selon un témoin contacté sur place, le chef du quartier a bel et bien été tué par les Anti-balaka. « Ils lui ont reproché d’être l’homme du Comzone Vivien Bissekoa (le leader du premier groupe anti-balaka actif dans la localité depuis l’entrée de la Séléka à Bambari). Ils ont incendié sa maison et menacé de mort sa famille en leur interdisant d’organiser des obsèques. Le corps du chef est inhumé aussitôt dans sa concession. » a relaté ce témoin, habitant le quartier Madjouaka.
Un autre témoin ajoute : « les Anti-balaka sont visibles dans le quartier et terrorisent la famille au moment de l’inhumation. Les parents de Bangui ont peur, ils ne peuvent pas venir à la place mortuaire. Il y a quatre jours que ce groupe des Anti-balaka a fait irruption à Bambari pour chasser les premiers qui étaient là. La raison évoquée est que les premiers commettaient des exactions sur la population. Malheureusement, il y a beaucoup de suspicions et de stigmatisation qui risquent de faire des victimes innocentes parmi la population. D’où la peur qui sévit ici. »
C’est justement là que la question au tour des « mesures de confiance » devra être posée, tant on sait que ces mesures de confiance donnent plein pouvoir aux détenteurs d’armes de terroriser dans leurs quartiers ou villages, voire même de commettre des bavures comme en a été le cas pour le pauvre Guerengou. Alors que n’eût été les mesures de confiance, l’application stricte des résolutions 2127 et 2149 du Conseil de Sécurité des Nations unies aurait permis de neutraliser tous les chefs de guerre et responsables des groupes armés, afin de laisser la population civile libre.
Malheureusement, les autorités de transition qui entendent redéployer l’autorité dans les villes de province n’ont que leurs yeux remplis de larme pour pleurer la mort de leurs autorités locales qui tombent sous le canon et la machette des bandits de grand chemin qui font leurs lois. Cela à juste titre, parce que la même communauté internationale qui refuse d’appliquer les Résolutions 2721 et 2149, en vue du désarmement et de la traque des leaders des groupes armés au profit des « mesures de confiance », refuse par la même occasion de laisser le gouvernement réhabiliter les FACA, afin d’asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Gl-Jean-Marc-Bacquet-b.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Général Jean Marc Bacquet de l’EUFOR-RCA. Photo: Fred Krock /CNC
Gl Jean Marc Bacquet d’Eufror-Rca annonce la construction d’un pont métallique à Bangui
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015. Le général Jean Marc Bacquet, commandant de la force européenne en Centrafrique, Eufro-Rca a animé jeudi 8 janvier 2015, conjointement avec le Commandant Laurent Bastide de la force française de l’Opération Sangaris, une conférence de presse à la base militaire d’Eufro-Rca à Bangui. A cette occasion, deux grandes annonces ont été faites, à savoir la construction d’un pont métallique provisoire en alternative au pont passé de Sica-Castor un projet de l’Union européenne et le début de la réhabilitation des FACA (Forces armées centrafricaines) par l’ensemble des forces internationales en Centrafrique.
« Je suis fier aujourd’hui de vous annoncer qu’un grand projet de construction d’un pont provisoire sur l’Avenue de France qui desservira les 3ème, 5ème et 2ème arrondissements de de Bangui est déjà là. D’ailleurs, le pont commandant de l’extérieur est déjà arrivé, il est présentement à UCATEX et n’attend que son montage sur place prévu pour les 12 et 13 janvier prochains. Nous allons tous réfléchir pour choisir le nom de baptême de ce pont, si on peut l’appeler le ‘’Pont de l’Europe’’ ou le ‘’Pont de la réconciliation’’. Ce qui importe est que ce joyau doit briser non seulement la barrière physique entre le 3ème et le 5ème arrondissement, mais briser aussi la barrière entre les communautés. » a annoncé Gl Jean Marc Bacquet.
Il s’agit selon le général d’un véritable fruit de la solidarité entre l’Europe et la RCA, parce que ce pont est un projet de l’Union européenne qui est de construction polonaise et appartenant à la République Tchèque. Ce joyau a été transporté vers Bangui par les Allemands et sera montés sur place par les Italiens et des experts Tchèques sous le commandement d’un officier Français. Un pont métallique démontable de 24 mètres, pesant 32 tonnes.
Commdant Laurent Bastide de l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock / CNC
Par ailleurs, cet appui à la reconstruction des infrastructures publiques à Bangui s’accompagne tout naturellement par des actions de sécurisation – mission première d’Eufor-Rca dans le 3ème et le 5ème arrondissement de Bangui. « On est passé d’une situation de guerre à une situation de normalisation dans les 3ème et 5ème arrondissements. » a avoué Gl Bacquet tout en reconnaissant par contre qu’ « il y a des actes de violences qui sont entre autres des vols à main armée de motos, de téléphones qui existent dans la capitale. Ce qui donne l’impression de l’insécurité dans la ville mais qui, en réalité, n’est qu’un sentiment d’insécurité par rapport à la réalité sécuritaire. Je pense que dans l’ensemble, la sécurité est quand même revenue […] Nous sommes tous conscients de la montée du grand banditisme et de la criminalité dans la capitale. Mais, nous y travaillons sérieusement avec les éléments de la Police et de la Gendarmerie d’Eufor et les forces de sécurité intérieure centrafricaines. Et je puis vous dire qu’avec les efforts de sécurisation que nous déployons tous les jours, nous avons pu juguler ce niveau de violences. »
Entre temps, il a appelé les habitants de ces deux arrondissements considérés aujourd’hui comme les zones rouges à s’engager véritablement et personnellement dans le processus de la réconciliation : « Je demande à tous les habitants du 3ème et du 5ème arrondissement de porter chacun, un ruban bleu, de le mettre sur l’antenne de leurs voitures, sur la poignée de leurs motos, sur leurs tenues, à la porte de leurs maisons qui symbolisera la marche vers la réconciliation. Cela permettra de nous reconnaitre, nous les amis de la paix, du dialogue et de la réconciliation. » a-t-il exprimé.
Ce sont des gestes comme celui-là, à en croire Gl Bacquet, qui pourront justement stimuler les personnes déplacés de ces arrondissements dont la plupart s’est réfugiée sur site de l’aéroport de rentrer chez eux. D’ailleurs, à propos de ces déplacés, Gl Bacquet relève quelques conditionnalités qu’il estime incontournables qui sont en train de trouver leurs solutions : « la première condition, c’est la sécurité qu’Eufor ne fera pas toute seule, mais également avec l’apport de la population ; la deuxième condition, c’est la reconstruction des maisons, et là, il y a des projets qui sont mis en place et il y a des budgets qui vont être dégagés très rapidement et les autres conditions sociales et globales ne sont pas à exclure dans cette approche globale. » comme l’a souligné le commandant d’Eufor-Rca.
Les journalistes. Photo: Fred Krock pour CNC
De son côté, le Commandant Laurent Bastide de Sangaris a indiqué que la force française travaille toujours en appui à la Minusca et à Eufor-Rca, mais aujourd’hui dans l’Est du pays en particulier. Mais, les centrafricains auraient aimé qu’on parle de la réhabilitation de leur armée. Le Commandant Bastide a donné un élément de réponse : « Le problème qui se pose avec la réhabilitation des Forces armées centrafricaines est qu’il ne faut pas aller trop vite. » a-t-il déclaré avant d’expliquer : « Nous sommes persuadés que les populations centrafricaines sont impatientes de voir leurs armées nationales à leurs côtés, mais ce n’est pas le plus souvent facile. Les FACA ont eu beaucoup de problèmes par le passé la preuve c’est qu’on trouve les FACA dans divers groupes armés. C’est finalement l’expérience que personne ne veut reproduire. Mais, je rassure que nous avons déjà amorcé un processus de vérification pour la reconstruction des FACA, seulement c’est un processus qui est long. Aujourd’hui, on a pu déjà reconstituer un bataillon qui aura, dans un premier temps une mission de garde statique, c’est-à-dire pour garder les différents Ronds-points dans Bangui. Nous avons pris cette avance sur le processus de RSS [Réforme du secteur de sécurité] qui vise justement la restructuration des Forces de défense et de sécurité de la RCA. »
POURQUOI WASHINGTON A MENTI SUR LA CAPTURE DE CHEF REBELLE DOMINIC ONGWEN DE LA LRA EN CENTRAFRIQUE ?
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015. Dominic Ongwen a été bel et bien capturé à Sam-ouandja, région Est de la République centrafricaine, par les éléments de l’ex coalition seleka qui l’ont échangé contre une importante somme d’argent aux soldats américains basés dans la région. Alors que la porte-parole du Département d’État américain Jennifer Sacki, a annoncé que l’homme s’affirmant comme Dominic Ongwen s’était rendu personnellement, ce 05 janvier, aux soldats américains basés en Centrafrique pour la traque de Joseph Kony, chef de l’Armée de la Résistance du Seigneur en abrégé LRA.
Pour quel intérêt le Département d’État américain a menti publiquement sur la prétendue reddition de Dominic Ongwen, un chef de commandement de la rébellion ougandaise LRA aux soldats américains sur le sol centrafricain?
Un chef rebelle de l’ex coalition seleka, dit Général AhmatAlenta dément cette reddition de Dominic Ongwen chef de LRA comme l’a fait savoir le Département d’État américain. A en croire le Général Alenta, ce gros poisson dont les Américains sont à la recherche a été capturé lors d’un affrontement meurtrier opposant ses hommes et une branche de la LRA que commande Dominic Ongwen. L’affrontement a eu lieu, le 03 janvier 2015, dans le village Kotto 3 à environ 30km de Sam-Wandja où l’homme avec sa troupe sont tombés dans l’embuscade tendue par les hommes du Général Alenta. Ce chef rebelle de l’ex Seleka a affirmé l’homme capturé a été donné aux soldats américains en échange d’argent le 03 janvier 2015.
“On m’a informé que LRA voulait attaquer le village Kotto 3 à 30km de Sam-wandja. J’ai pris mes éléments et je les ai envoyé en patrouille dans cette zone. Dans cette patrouille, mes éléments les ont rencontré et ils l’ont capturé. Leur responsable était habillé en civile. Ils voulaient prendre fuite mais malheureusement, pour lui, il est tombé entre les mains de mes éléments qui se trouvaient au poste reculé. On l’a arrêté depuis le 03 janvier et on l’a emmené à notre base à Sam-wandja. Et quand je lui ai demandé il m’a dit qu’il s’appelait Moussa. J’étais en contact avec les projets américains, ils m’ont appelé puis ils m’ont proposé de l’argent en échange. Quand ils sont arrivés pour le prendre, j’ai fait un rapport avant de les remettre Dominic. Mais je ne savais pas que c’était Dominic. Arrivé à Bangui, j’ai suivi sur Rfi que c’était Dominic. Après, ils m’ont appelé pour me dire qu’ils viendront me donner de l’argent“, a précisé Général Alenta.
Dominic Ongwen fait parti des 5 chefs de la LRA dont Joseph Kony tous recherchés par la CPI. Les soldats américains sont présents en Centrafrique depuis 2008 pour traquer ces seigneurs de l’Armée de Résistance du seigneur LRA mais rien ne rassure depuis lors.
Par ailleurs, les Etats unis ont fait une récompense de 5 millions de dollard pour toute information permettant la capture d’Ongwen. Ce chef rebelle de LRA est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Pour l’heure, il se trouve entre les mains des soldats américains basés a Obbo, à l’Est de la République centrafricaine pour l’identification précise.
D’après un rapport de l’Organisation des Nations unies, la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur LRA a déjà fait plus de 10000 victimes et plus 60000 personnes enlevées de force depuis 1987 en Afrique centrale.
Minusca : Les révélations de Mamert Sinarizi sur le processus DDR en RCA
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015. Il y a grincement des dents dans les sites de cantonnement des ex-Séléka, alors que la population elle, attend de voir ces Séléka démobilisés et réinsérés dans la vie active pour ce nom qui symbolise la terreur et de le danger de mort disparaisse. Seulement, tout se passe comme si le DDR unique porte de sortie dans cette situation traîne à venir. L’impatience gagne tous les milieux et le gouvernement est pointé du doigt. De quoi est-il réellement question, si la communauté internationale est là pour aider l’action gouvernementale dans ce sens. La Minusca, par la voix de son Officier en charge du DDR Mamert Sinarizi situe l’opinion lors de la traditionnelle conférence de presse initiée par la force onusienne, le mercredi 7 janvier 2015.
Si jusque-là, le processus DDR n’a commencé, à qui la faute? Cette question mérite bien d’être posée puisque que tout le monde en parle sans s’en faire une idée claire. Alors que l’on est d’accord que c’est la communauté internationale qui se charge de financer ce programme. Cependant, aujourd’hui, il y a grincement de dents dans les milieux concernés, notamment au sein des groupes armés qui se plaignent de la lenteur dans le processus.
En effet, rien n’a commencé. Contrairement aux attentes des uns et des autres vis-à-vis du Programme DDR (le Désarmement démobilisation et réinsertion des ex-combattants), la Minusca est plutôt appelée à intervenir en appui aux autorités de la transition dans le cadre d’un Accord politique qui, malheureusement, reste à déterminer. « Plusieurs programmes DDR ont eu lieu dans ce pays, mais qui sont basés sur un processus individuel. Or, le DDR n’est pas une caisse de distribution d’argent ; mais une stratégie de stabilisation. L’approche du DDR a changé. La nouvelle approche est communautaire et prend en compte le processus du relèvement global du pays. » a déclaré Mamert Sinarizi, Officier chargé du DDR de la Munisca lors de la conférence de presse qu’il a co-animé avec Mme Ikavi de la communication, les Lieutenant-colonel Franck Gnapié et Adolphe Munirakiza respectivement Porte-parole de la Police et Force militaire de la Minusca. Par conséquent, Mamert Sinarizi a précisé qu’« aujourd’hui, il n’y a pas un cadre politique légal pour le DDR en Centrafrique. A Brazzaville, il devrait avoir un Accord politique sur le désarmement, mais qui malheureusement n’a pu être signé pour des raisons propres aux parties-prenantes. Si cet accord avait été signé, ce serait dans ce cadre politique que la Minusca devrait intervenir sur la question du DDR. Aujourd’hui, la Minusca ne peut pas se levé de tue-tête pour aller désarmer des gens qui ont leurs leaders politiques. Non ! Peut-être que les négociations de Forum de Bangui déboucheront sur un cadre politique sur le désarmement pouvons permettre à la Minusca d’appuyer le gouvernement dans ce sens. »
Mamert Sinarizi a saisi cette occasion pour faire un éclairage sur la question des éléments de la Séléka cantonnés sur les sites des camps Beal, Rdot et Bss à Bangui. Selon lui, ce chapitre n’a rien à voir avec la mission de la Minusca : « Le regroupement des ex-Séléka au Camp Beal, Bss et Rdot n’a rien à voir avec le cantonnement qui a ses normes. Il s’agissait d’une décision de l’ancienne MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) prise en commun accord avec les autorités de l’époque du temps du président Djotodia. Ce regroupement avait pour but de trouver un endroit pour caser les combattants de l’ex-Séléka qui n’ont pas d’endroit où habiter à Bangui et qui errent partout. Aussi, il a été question de les faire regrouper et permettre un niveau de sécurité dans la capitale. Donc, ce regroupement n’avait aucune vision de l’avenir. » a-t-il affirmé.
Toutefois, au titre d’assistance, la Minusca ne saurait lésiner sur sa disponibilité à œuvrer à la recherche d’une solution apaisée à ce problème. « La Minusca n’est pas indifférente du sort des combattants regroupes dans des sites. Nous avons fait une offre d’assistance à ces gens-là. Seulement, pour être efficace, nous avons demandé à ce qu’ils acceptent de quitter les casernes et qu’ils soient relocalisés ailleurs pour une meilleure assistance. Malheureusement, ils ont accepté dans un premier temps, mais ont fini par rejeter l’offre, exigeant plutôt au gouvernement de leur payer une compensation au titre des mois de cantonnement. A ce niveau, nous savons que le gouvernement est en discussion avec eux et on attend la suite de ces négociations pour voir comment accompagner le gouvernement. » a-t-il conclu.
Cette version de la Minusca laisse cependant croire qu’il y aurait certains responsables des groupes armés qui n’ont pas intérêt à aller véritablement vers le DDR pour s’enrichir sur le dos des bénéficiaires cantonnés dans les sites comme les ex-Séléka ou regroupés ailleurs comme les Anti-balaka. Le temps est venu pour ceux-là, avec l’appui du gouvernement de créer le cadre politique, à travers un Accord de désarmement, afin que la Minusca déroule le programme DDR et que la paix revienne durablement en RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Caravane-km5-sur-avenue-Koudoukou.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caravane de paix à km5 sur avenue Koudoukou
Grande caravane des musulmans et chrétiens pour rouvrir l’Avenue Koudoukou
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 07-01-2015. La ville de Bangui a enregistré une grande manifestation dans la matinée de ce mercredi 7 janvier 2015. Il s’agit de la grande caravane initiée par les musulmans de Km5 en vue de la réouverture de l’Avenue Koudoukou qui relie le 3ème 4ème arrondissement de Bangui en passant par le 5ème arrondissement. Des klaxons et de cri de joie que des Pick-up, taxis, bus, véhicules de particuliers et motos ont fait l’événement. Le carnaval qui a regroupé des milliers de manifestants est parti du Rond-point Koudoukou en aller et retour jusqu’à la Place de la réconciliation dans le 4ème arrondissement, puis sur l’Avenue Boganda en aller et retour jusqu’au Centre-ville.
Gl Kahlil et Mme le Maire Brigitte Andara
Selon l’initiateur de cette manifestation général Abdel Kader Khalil de l’ex-coalition Séléka « il est temps pour le peuple centrafricain, chrétien et musulman de prendre conscience de là où ils se sont laissé conduire par la haine et la stigmatisation. En initiant cette activité, on avait confiance, car la crise qui a divisé les filles et fils de ce pays est une crise artificielle et que le temps est à jamais venu pour que nous manifestons le sentiment d’appartenance à un seul peuple et à une seule patrie : la RCA. » Junior Balayé est l’un des manifestants non-musulman : « C’est une journée historique. Chacun rêvait longtemps de se retrouver un jour, côte-à-côte, chrétien et musulman. C’est aujourd’hui devenu une réalité. » a-t-il avoué.
Faut-il rappeler que depuis le 5 décembre 2013, plusieurs tentatives en vue de sa réouverture par les forces internationales (Sangaris, Misca, Eufor-Rca) n’ont pu rien faire. Les taximen sont et les usagers non-musulmans sont restés réticents. Là encore, la grande inconnue demeure la décision des conducteurs des taxis et bus s’ils reprendront ou pas. En effet, depuis la fête chrétienne de Noël en passant par le Nouvel an, le retour de la cohésion sociale s’est accéléré. Des rencontres de football, des soirées de Gala, voire des cultes d’action de grâce ont réuni chrétiens et musulmans dans une ambiance conviviale. Les activités économiques ont totalement repris au Km5. Les chrétiens fréquentent désormais l’enclave musulmane, même si dans le sens inverse la réalité n’est pas encore la même. La paroisse Saint Mathias abandonnée par ses fidèles depuis le 5 décembre 2013 a finalement célébré sa première messe le 25 décembre dernier avec le soutien de la communauté musulmane.
Décret n° 15.004 du 07 Janvier 2015 Entérinant la désignation des membres de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui.
Les personnalités dont les noms suivent sont nommées Représentants de leurs institutions ou Entités pour siéger à la Commission Préparatoire du Forum National de Bangui.
ll s’agit de :
Présidence de la République :
– Mme Antoinette MONTAIGNE née MOUSSA ;
Conseil National de Transition
– M. ldriss SALAO
Gouvernement:
– Mme Jeannette DETHOUA, Ministre de la Réconciliation Nationale, du
Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique:
– M. Victor WACKE, Ministre de la Communication ;
Associations et Partis Politiques :
– M. Etienne MALEKOUDOU
– M. Rigobert VONDO
– M. Raymond ADOUMA
– M. Daniel NZEWE
Groupes armés :
– M. Régis NGBENZI
– M. Dieu Béni Christian KIKOBE
– M. Hamat MALMAL
– M.MOKPEM BIONLI Jacob
Réfugiés:
– M. Mamadou BELLO Abdoul Nassir
Société Civile :
– M. Jean-Jacques MATAMALET
Plateforme des Confessions Religieuses:
– Pasteur GREKOYAMET GBANGOU
Organisations de la Jeunesse :
– M. Jean Félix RIVA
FaciIitateurs Internationaux
– M. Michel BONDOMA ;
– M. Aurélien MBOUBI-KOULOUBI
Appui technique :
– Centre pour le Dialogue Humanitaire
Art.2: Le Bureau de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui sera composé conformément à I’Art 07 du Décret n” 14.391 portant création de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui.