(Corbeau News Centrafrique)
Forum de Bangui : Les cinq ratés du comité technique relevés et rejetés par le CNT
Bangui, Corbeau News Centrafrique, -08-04-2015.
La date du Forum de Bangui est fixée par décret depuis le 3 avril 2015. Les assises se tiendront du 27 avril au 4 mai prochain. Dans la perspective de ses pourparlers inter-centrafricains, des séries d’autres décrets ont été signées le 4 avril par la présidente de la transition. 72 heures plus tard, ces textes font polémiques. Le conseil national de transition (CNT) a rendu public, ce mardi 7 avril, une déclaration relative à l’organisation de ce forum. « Les Conseillers Nationaux, réunis en concertation le mardi 07 Avril 2015, suite à la publication des décrets n° 15.112, 15.113 et 15.114 du O4 Avril 2015, portant respectivement : Création du Comité Technique d’Organisation du Forum National de Bangui ; Désignation des Membres du Comité Technique d’Organisation du Forum National de Bangui ; et, Création du Présidium du Forum National de Bangui, portent à la connaissance de la Communauté Nationale et Internationale ce qui suit :
La profonde crise à laquelle la République Centrafricaine est confrontée depuis ces dernières décennies, appelle de la part des Autorités de la Transition une gestion consensuelle pour le retour de la cohésion sociale, de l’unité, de la paix et de la réconciliation nationale. Ce principe est consacré dans la Charte Constitutionnelle de Transition en son Préambule (alinéa 4) et en son article 103. L’observation de cette règle a permis l’amorce du Forum National de Bangui qui a commencé par celui tenu à Brazzaville en Juillet 2014.
Pendant que le Peuple tout entier et la Communauté Internationale qui suit de très près le processus politique en cours, attendent le dénouement heureux souhaité par tous, les dernières décisions prises dans le cadre de l’organisation du Forum National de Bangui par le Chef d’État de la Transition s’écartent de la logique prescrite par la Loi fondamentale de la Transition » peut-on lire dans la déclaration du CNT. » peut-on lire dans la déclaration du CNT.
Les cinq ratés du comité d’organisation
Entre temps, les griefs du CNT sont de cinq ordres : L’absence de concertation préalable entre les principales Autorités de la Transition et les forces vives de la Nation avant la prise des décisions du 04 Avril dernier ; L’éviction de la Commission Préparatoire du Forum National de Bangui avant la remise officielle de son rapport au gouvernement et la tenue du Forum ; La similitude des missions du Comité Technique d’Organisation et celles de la Commission Préparatoire du Forum ; La désignation au sein du Comité Technique d’Organisation de certaines personnalités nommément mises en cause par la population lors des Consultations Populaires à la base organisées courant Février-Mars 2015 ; L’exclusion du Conseil National de Transition du processus des assises du Forum.
Par conséquent, les conseillers nationaux de transition invitent l’exécutif à bien vouloir « Rapporter les décrets sus-rappelés ; Procéder à une large consultation des Forces Vives de la Nation pour la mise en place des structures chargées d’organiser le Forum en tenant compte des conclusions des travaux de la Commission Préparatoire. »
En tout état de cause, le CNT se réserve le droit d’interpeler le Premier ministre Mahamat Kamoun dans les tous prochains jours.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC




![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
