vendredi, mai 1, 2026
Accueil Blog Page 540

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DU MLJC – EAAMOO

0

Corbeau News Centrafrique: 20-01-2015.

Bureau Politique du MLPC Centrafrique
©pigeonvert.com

COMMUNIQUE DE PRESSE MLJC – EAAMOO

 

Le Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafrique (MLJC) de la Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen-Orient-Océanie (EAAMOO), réuni en sa séance mensuelle du samedi 17 janvier 2015 à Paris, tient à exprimer ce qui suit :

  1. Au sujet du Forum National prévu pour février 2015 à Bangui :
  • Le MLJC EAAMOO salue en premier lieu la ferme volonté des autorités de la Transition d’organiser un Forum National à Bangui en févier 2015. En second lieu, le MLJC considère que le principe dit des « consultations à la base» initié et mis en œuvre par Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’État de la Transition, Mahamat KAMOUN, Premier Ministre de Transition, et Alexandre Ferdinand NGUENDET, Président du Conseil National de Transition, constitue, au-delà de son caractère assez innovant, une heureuse initiative qu’il faut avoir l’honnêteté d’apprécier à sa juste valeur et de saluer ; en effet ce principe des « consultations à la base » offre la possibilité à toutes les couches sociales de notre pays de s’impliquer, plus ou moins directement et à des degrés divers, dans le processus de recherche des voies et moyens pour parvenir à la résolution de la très grave crise post coup d’Etat du 24 mars 2013. Cette rencontre qui se veut nationale est donc d’une importance capitale car elle devra réunir tous les Centrafricains : les autorités de la transition, l’ensemble de la classe politique, la société civile, les mouvements de la jeunesse, les représentants des groupes armés Séléka et Antibalaka ;
  • Le MLJC EAAMOO perçoit le Forum de Bangui comme une étape nécessaire dans le processus de la restauration de la sécurité nationale et d’un climat politique et social plus apaisé dans notre pays, deux conditions déterminantes pour l’amorce du retour progressif à l’ordre constitutionnel ;
  • Le MLJC EAAMOO juge nécessaire que le Forum National de Bangui soit inclusif. Cependant, en considération du ferme attachement du MLPC à la justice, le MLJC EAAMOO estime que la qualité de participant à ce Forum ne confère pas pour autant une quelconque immunité. Le MLJC EAAMOO tient à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le fait que cette grande rencontre nationale envisagée ne devra nullement se transformer en l’assemblée qui garantira l’impunité aux auteurs et complices des crimes de sang et crimes économiques commis en République Centrafricaine depuis ces dernières années. Par voie de conséquence, le MLJC EAAMOO dénie d’ores et déjà au Forum de Bangui tout pouvoir d’adoption du principe d’octroi de la grâce présidentielle ou de vote par le Conseil National de Transition d’une loi d’amnistie au profit des personnes susceptibles d’être citées à comparaître devant la justice nationale et internationale dans la très grave affaire des nombreux crimes ordinaires, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
  • Le MLJC demande que la situation des victimes soit inscrite dans le programme de ce Forum de Bangui et soit sérieusement discutée aux fins de reconnaissance des droits liés à ce statut, sous bénéfice bien entendu des décisions ultérieures des jugements nationaux et internationaux. De même, les conditions du retour des personnes déplacées et exilées, ainsi que les conditions de leur relogement doivent être examinées par le Forum National de Bangui.
  • Le MLJC EAAMOO demande avec insistance que ce Forum de Bangui aboutisse essentiellement à la signature d’un cessez-le-feu général et définitif avec l’engagement de toutes les parties à cibler sans complaisance des vrais causes et les responsables des différentes crises et hostilités afin de permettre le retour définitif de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, la réimplantation progressive et le fonctionnement de l’administration publique ainsi que de tous les services publics sur le territoire national, en particulier dans les zones passées sous contrôle et administrées de facto par les groupes armés depuis le début de la conquête du pouvoir par la coalition rebelle Séléka, et la réplique sanguinaire et fratricide des milices Anti Balles AK.
  • Le MLJC EAAMOO exhorte tous les participants à ce Forum National de Bangui à faire réciproquement des concessions pour que triomphe l’intérêt du peuple Centrafricain au détriment des intérêts partisans et égoïstes. La Paix dans notre pays est à ce prix.
  1. Vœux pour l’année 2015:
  • Le MLJC EAAMOO présente ses vœux les meilleurs à toutes les Centrafricaines et Centrafricains, et tout particulièrement à la jeunesse Centrafricaine. Santé pour chacune et chacun d’entre nous ; que Dieu bénisse les efforts et les différentes contributions de chacun tendant à la restauration de la sécurité nationale et la paix, et enfin au retour à l’ordre constitutionnel dans notre pays ! Que la communauté internationale qui a toujours été au chevet de notre pays trouve ici l’expression d’une profonde gratitude des Centrafricains !
  1. Annonce importante pour le mois de mars 2015 :
  • Le MLJC EAAMOO tient à porter à la connaissance de la jeunesse de la diaspora et de toute la diaspora Centrafricaine d’Europe, d’Amérique, d’Asie, du Moyen-Orient et de l’Océanie (EAAMOO), que courant mars 2015 à Paris, sera organisée la RENCONTRE DE LA JEUNESSE DU MLPC EAAMOO AVEC LA JEUNESSE DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE. Par cette grande rencontre, les jeunes du MLPC entendent aller à la rencontre des jeunes Centrafricains de tous bords, afin de discuter et échanger nos vues, dans le respect de nos différences, sur ce que nous avons de plus précieux, la République Centrafricaine. Cet évènement sera rehaussé par la présence de Martin ZIGUELE, Président du MLPC et candidat à l’élection présidentielle de 2015. Les jeunes Centrafricains pourront ainsi l’approcher et discuter avec le candidat du MLPC. Cette rencontre concerne principalement les jeunes Centrafricains, mais elle sera ouverte aussi à toute la diaspora Centrafricaine. Les détails sur l’organisation de cette grande rencontre seront fournis début février 2015.

Fait à Paris le 19 janvier 2015

Pour le MLJC EAAMOO,

Le Président Fédéral,

 Gang-Bé NINGATA

CHRONOGRAMME PRÉVISIONNEL DES ÉLECTIONS EN RCA : UN DÉNI DE RÉALITÉ (PAR: JEAN PIERRE GUEREKPIDOU)

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Élections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Élections en Centrafrique
Élections en Centrafrique: image d’illustration.

CHRONOGRAMME PRÉVISIONNEL DES ÉLECTIONS EN RCA : UN DÉNI DE RÉALITÉ

Corbeau News Centrafrique: 20-01-2015.

La situation actuelle en RCA exige de tous les patriotes de faire des concessions et surtout faire de la grandeur nationale un défit, et inlassable combat contre la capitulation Cependant vouloir organiser les élections à tout prix avec la peur obsessionnelle au ventre, des bandes de hors la loi équipées de tout un arsenal de guerre, relève de la paranoïa. Organiser les élections surtout en pleine saison pluvieuse, où les routes sont impraticables à Bangui et provinces de Centrafrique, est un déni de réalité.

Même si l’on respecte le chronogramme prévisionnel actuel des élections. La question est de savoir. Que vont faire les nouveaux dirigeants élus, dans un état virtuel sans armée et à moitié occupé par des mercenaires et des bandits ? Il est vrai que notre pays n’a pas les moyens matériels et financiers d’organiser un référendum constitutionnel, puis des élections crédibles.

C’est la communauté internationale qui paye, et c’est elle qui commande. Elle décide et fait ce qu’elle veut. Les élections auront bien lieu à la date prévue en saison pluvieuse, si elle ne change pas d’avis. Elle s’en fout si nos populations n’iront pas du tout voter du fait de l’insécurité, et la crise de confiance entre les autorités de transition, les politiques et les électeurs.

Ceci étant dit, Le conseil national de transition, vient d’adopter un amendement du code électoral. La carte biométrique initialement prévue, sera remplacée par la carte électorale informatisée avec photo. Je l’avais d’ailleurs suggéré dans mon récent article que l’on peut encore retrouver sur mon mur face book. Ravis que les deux conseillères du M E S A N au CNT aient pu soutenir cette proposition

Le C N T vient également de convoquer Babacar gaye le 14- 1 – 2015. Je me suis dit, pourquoi lui et non le ministre de la défense ? Le CNT saura d’ailleurs par cette occasion ce que ce ministère compte faire du DDR, cette machine à détourner de l’argent souvent après les crises politico – militaires, qui remontent depuis 1996 en RCA. Seulement là, il s’agit de demander à monsieur Babacar gaye pourquoi le conseil de sécurité de l’O N U n’a pas en réalité voulu d’une résolution, permettant aux forces internationales implantées dans notre pays de faire le désarmement de force des groupes armés non conventionnels ?

La réponse est dans la question. On la connaissait d’avance. Monsieur Babacar Gaye avait déclaré : «  Les centrafricains ont un problème de lecture attentive des textes. » lors d’une rencontre des forces vives de Centrafrique et le représentant du médiateur internationale à Bangui. Il a affirmé que les forces onusiennes sont là en appuie des forces centrafricaines (qui n’existent pas). Elles n’ont pas reçu mandat de désarmer et de démanteler directement les groupes des mercenaires qui occupent la moitié du territoire centrafricain. Par contre on ne peut pas reprocher à ces forces armées de l’ONU, de faire de l’événementiel sur les boulevards et avenues de Bangui, avec une présence dissuasive.des hommes armés de fusils et engins de guerre.

Enfin il ya une absence de vergogne à affirmer qu’en attendant, c’est nous qui mourrons. C’est pourquoi nous devons faire preuve de lucidité politique. Nous devons être en mesure de répondre aux enjeux et défis qui régissent l’actuelle transition( charte constitutionnelle de la transition, accord de Brazzaville, mandat de la Minusca, résolution de l’ONU, DDR, ANE, citoyenneté et réconciliation, le projet controversé de la nouvelle constitution en remplacement de l’ancienne de 2004 votée à l’appel de tous les partis politiques à plus de 88%).

PAR: JEAN PIERRE GUEREKPIDOU

Le pape François en Centrafrique vers la fin de l’année

0

Corbeau News Centrafrique: 20-01-2015.

Pape francois seraen Centrafrique d'ici la fin de l'année

Le pape François en Centrafrique vers la fin de l’année

selon une agence de presse francophone spécialisée  sur le vitican imedia, dans l’avion qui le ramenait de Manille (Philippines), le pape François a sacrifié à la traditionnelle conférence de presse, le 19 janvier 2015, alors qu’il survolait la Chine. Il est revenu sur son séjour aux Philippines, deuxième étape de ce voyage qui l’avait d’abord mené au Sri Lanka, fustigeant notamment la “colonisation idéologique“ des groupes qui cherchent à imposer la théorie du genre comme “les jeunesses hitlériennes“ qui voulaient “coloniser le peuple“. (…)

Assurant qu’il répondait “hypothétiquement“, le chef de l’Eglise catholique a émis le souhait de se rendre courant 2015, “vers la fin de l’année“, en République centrafricaine et en Ouganda. Il a confirmé en outre les étapes de son voyage aux Etats-Unis en septembre prochain : Philadelphie pour la rencontre mondiale des familles, New-York pour se rendre au sièges des Nations unies, et Washington où il devrait effectuer la canonisation “équipollente“ du franciscain espagnol Junipero Serra (1713-1784), évangélisateur de la Californie et visiter le Congrès. Il a indiqué cependant qu’il ne se rendrait pas sur la côte Ouest, et probablement pas au Mexique.

 

IM

 

 

RCA: le Premier ministre plaide pour le financement des élections et l’appui budgétaires pour l’exercice 2015

0

ACAP / Corbeau News Centrafrique: 20-01-2015.

Mahamat Kamoun premier Ministre

Le Premier ministre, Mahamat Kamoun plaide auprès des partenaires de développement de la RCA pour le financement des élections et l’appui budgétaires pour l’exercice 2015

Le Premier ministre de Transition M. Mahamat Kamoun a plaidé auprès des partenaires techniques et financiers de la République Centrafricains pour le financer l’organisation des élections et l’appui budgétaire en vue de combler les déficits budgétaires pour l’exercice 2015, au cours d’une réunion d’échanges avec les membres du Comité Nationale stratégique du dispositif de coordination des aides multi bailleurs aux programmes et Projets, 19 janvier 2015 à Bangui.

L’objet de cette réunion est d’échanger avec les partenaires techniques et financiers ’de la République Centrafricaine sur les questions du financement des élections  et l’appui budgétaires.

Concernant le financement de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), le Premier Ministre Mahamat Kamoun a fait savoir que les partenaires au développement n’ont pas encore honoré leurs promesses.

De même, le Premier ministre Mahamat Kamoun a sollicité dans l’urgence des aides financières afin de combler le déficit budgétaire pour l’exercice 2015.

Il a également sollicité la tenue d’une réunion spéciale sur la République Centrafricaine en marge du Sommet de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui se tiendra du 24 au 26 mai prochain à Addis-Abéba en Ethiopie.

Basile REBENE/ACAP

Centrafrique: les négociations continuent pour la libération des otages des Anti-Balaka

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/calme-à-Boy-rabe.-Photo-diaspora.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>calme précaire  à Boy-rabe. Photo: Diaspora
calme précaire à Boy-rabe. Photo: Diaspora

Les négociations continuent pour la libération des otages des Anti-Balaka

 Bangui – Corbeau News Centrafrique: 20-01-2015. 3h19mn

Toute la nuit, on a vu une forte mobilisation d’une délégation de l’église catholique, de l’église protestante, du gouvernement, de la force Sangaris et des notables locaux pour la libération des deux otages dont une ressortissante française travaillant pour l’ONG International Rescue Committee encore entre les mains des Anti-balaka proches du braqueur Général Andjilo.

La Coordination des Anti-balaka dirigée par Patrice Édouard Ngaïssona, qui au départ hostile aux agissements du Général Braqueur Andjilo, a fini par céder par émotion à la pression des éléments Anti-Balaka proches du braqueur. Elle a émis un communiqué condamnant l’arrestation de l’un de leur tout en menaçant de cesser leur participation aux travaux de la commission préparatoire du Forum de Bangui. Or, pour ne pas donner du crédit au groupe Anti-Balaka proche du braqueur Andjilo, la communauté internationale et le gouvernement ont mis la pression sur les négociateurs de ne pas intégrer directement dans les négociations les preneurs d’otages mais orienter les négociations vers la coordination nationale proche de Patrice Édouard Ngaissona.

Hier après-midi, l’équipe de négociation menée par Monseigneur Dieudonné Nzapalainga,  et Pasteur Nicolas Grékoyamé Gbangou,  a réussi à trouver un accord de libération des otages avec la coordination nationale des Anti-balaka mais à la grande surprise de tout le monde, la libération des deux otages a été refusée par leurs geôliers qui sont des frères du Général Braqueur Andjilo.

Contacté par Corbeau News Centrafrique, l’un des négociateurs, qui préfère être discret, nous parle d’une négociation intense et cordiale. Bientôt il y’aura un dénouement selon ses propres termes.

Rappelons que Monsieur Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo a été arrêté samedi dernier au nord-ouest de la Centrafrique par les forces des nations-Unies (Minusca) suite à un mandat d’arrêt émis par le gouvernement pour crimes de guerre, crime contre l’humanité, viols, vols, cambriolages…

À l’annonce de son arrestation, ses éléments présents à Bangui ont manifesté leur colère en prenons en otages plusieurs personnes dont une personne de nationalité française et une personnalité centrafricaine proche de l’église catholique. Le calme était revenu à Bangui depuis lundi après-midi et les otages toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Toutefois, plusieurs lycéens enlevés ont été libérés après être dépouillés de leurs téléphones portables, de leurs porte-monnaies et tous les objets de valeurs.

Bangui, Sahate Malik pour CNC

Centrafrique: La française Claudia Criste et le frère Gustave Reosse kidnapés par les Anti-balaka

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Monseigneur-Nzapalainga.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monseigneur Nzapalainga
Photo: diaspora

La française Claudia Criste et le frère Gustave Reosse kidnapés par les Anti-Balaka

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

L’arrestation du redoutable chef Anti-balaka Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo samedi dernier, crée de vives tensions à Bangui, précisément dans le 4ème arrondissement. Boy-Rabe, le quartier général des Anti-balaka est sous haute tension du fait de manifestation de mécontentements des disciples d’Andjilo. Dans la foulée, ce matin du lundi, une française Claudia Cristie et un autre religieux Gustave Reosse tous de l’Ong catholique CODIS (Coordination diocésaine de la santé) ont été kidnappés par les mécontents Anti-balaka au niveau de l’église Ngoubagara dans le quartier Fouh toujours dans le 4ème arrondissement. Selon Elknana Dawatcha Coordonnateur de CODIS qui était lui aussi dans l’équipe des kidnappés, les Anti-balaka ont tendu une embuscade : « Lorsque nous sommes arrivé au niveau du quartier Fouh, on est tombé dans une embuscade tendue par les éléments Anti-balaka et ce sont quatre Anti-balaka qui sont sortis et nous ont pointés avec leurs armes. Ils m’ont fait descendre du véhicule avant de l’emporter avec tous les matériels médicaux qu’il contient. Ils nous ont dépouillés de tout, même les téléphones portables et ont pris deux otages dont la dame française. »

Toujours selon le Coordonnateur de CODIS, ce rapt ne participe pas de l’appui des humanitaires aux personnes redues vulnérables par la crise politico-sécuritaire actuelle : « Nous œuvrons sous l’église afin de soutenir les personnes rendues vulnérables, et si les groupes armés se comportent de telle sorte, cela va freiner notre engagement et ce sont les pauvres populations qui en paient le lourd tribut. J’en appelle à la responsabilité des autorités du pays d’ouvrir le dialogue et procéder à la sécurisation effective du pays surtout pour favoriser l’accès aux services humanitaires et sanitaires aux personnes vulnérables. » a-t-il déploré.

Signalons que jusqu’en fin de soirée du lundi, l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga est en négociation avec les responsables Anti-balaka de Bangui pour obtenir la libération des otages, ainsi que le véhicule de la CODIS.

 Bangui, Fred Krock pour CNC

Centrafrique: le PCUD (Ex-coordination Antibalaka) menace de revoir leur participation aux travaux de la commission préparatoire du Forum de Bangui.

0

Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

Berenger Ludovic Igor LAMAKA

République Centrafricaine

Unité –Amour – Travail

Bangui, le 19 janvier2015

COMMUNIQUE DE PRESSE N°002


Depuis le mois d’avril 2014, le Mouvement Antibalaka s’est résolument engagé pour le retour de la paix dans notre pays. Poursuivant cette démarche le Mouvement des Patriotes Antibalaka s’est transformé en organisation Politique le 29 novembre 2015 et s’est impliqué à fond dans le processus de la réconciliation Nationale réclamée par tous les fils et toutes les filles de notre pays. Un programme de Sensibilisation à la base à été élaborer qui a mis en place un calendrier impliquant toutes les Forces vives de la nation dont le PCUD ex-antibalaka qui doivent sillonner nos 16 Préfectures à compter du 19 janvier 2015.
Cette dynamique d’un retour à une Paix durable dans notre pays est appréciée par tous, aux fins de donner à nos populations un espoir pour un avenir meilleur.
Force est de constater malheureusement que des dispositions teintées de provocations sont mises en place par les Forces de la MUNISCA pour torpiller les efforts que déploient les bonnes volontés afin de ramener la paix dans notre pays.
En illustration, un élément très influent de l’entité ex- antibalaka vient d’être arrêté arbitrairement et détenu dans les locaux de la SRI, pour des motifs non fondés émanant du Parquet Général.
Cette prise de position à caractère subversif nous impose de revoir la position du PCUD, Ex-antibalaka quant à la participation aux travaux de la commission préparatoire du Forum de Bangui.
Le PCUD, Ex-antibalaka prend à témoin l’opinion nationale et internationale au regard des conséquences qui pourraient advenir suite à l’agissement du contingent CAMEROUNAIS, auteur de ce Kidnaping.
Par ailleurs, le Directoire du PCUD Ex-antibalaka demande à la population Centrafricaine de garder son calme et demande aussi aux patriotes Ex-antibalaka de bannir la violence et d’attendre la suite des événements.
Vive la Paix en République Centrafricaine

LE Porte Parole

Berenger Ludovic Igor LAMAKA

Alerte Info: plusieurs personnes enlevées à Bangui par les Anti-balaka dont le petit frère de notre correspondant Éric

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-Anti-Balaka-à-PK9-vers-Gobongo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka à PK9 vers Gobongo

 

Alerte Info: plusieurs personnes enlevées à Bangui par les Anti-balaka dont le petit frère de notre correspondant Éric

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

 

Depuis ce matin, on nous signale plusieurs cas d’enlèvement des personnes à Bangui par les Anti-Balaka. À Gobongo tout comment au croisement du quatrième arrondissement de Bangui, les passants ont vu les Anti-Balaka ramassé les gens par la force et emmener à Boy-Rabe dans leur fief comme otages. Parmi les personnes enlevées, se trouve le frère cadet de notre correspondant journaliste et grand reporter Éric Ngaba. Un jeune lycéen au Lycée Barthélémy Boganda de Bangui.

Selon les personnes qui ont assisté à ces scènes de prises d’otage, on peut compter déjà plus de 100 personnes enlevées. les sœurs catholiques vivant dans le monastère de Boy-Rabe aussi sont menacées d’enlèvement. On assiste à un suicide collectif des Anti-Balaka. Prendre les pauvres citoyens en otages pour demander la libération d’un chef braqueur est une erreur grave de leur part. La Coordination nationale des Anti-Balaka doit faire rapidement une déclaration afin de libérer ces personnes sans condition. Les personnes enlevées ne sont pas des fils de Catherine Samba-Panza, ni de Mahamat kamoun, ni de Alexandre Nguendet. Ce sont bien les forces des Nations-Unies qui l’ont arrêté et si vous avez des réclamations à faire, allez demander à Barack OBAMA ou à Ban Kimoon concernant le braqueur Andjilo.

Pour l’heure, on peut considérer les enlèvements en cours à Bangui comme le début de la fin de l’ère Anti-balaka s’ils continuent leurs actions suicidaires.

 

 

Sahate Malik, Bangui pour CNC

 

 

 

Arrestation du Braqueur Andjilo, les Anti-Balaka menacent de bruler Bangui à feu dans 72 heures

0

Minusca-à-Bouca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Général-braqueur-Andjilo-arrêté-par-la-Minusca-à-Bouca.jpg” alt=”Général braqueur Andjilo arrêté par la Minusca à Bouca” width=”628″ height=”356″ />

Arrestation du Braqueur Andjilo, les Anti-Balaka menacent de bruler Bangui à feu dans 72 heures

 Bangui – Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

Dans un message envoyé à plusieurs reprises par quelques éléments égarés des Anti-Balaka section Andjilo sur mon portable, l’arrestation de ce dernier par les forces de la Minusca n’a pas été du tout appréciée par ces éléments. Ils promettent de mettre Bangui à feu avant dimanche si la Présidente ne trouve pas une solution immédiate à la libération de leur Chef braqueur Andjilo.

Comment l’arrestation d’un braqueur criminel que tous les centrafricains le détestent et que la Communauté Internationale le cherche activement depuis plusieurs mois provoque une telle colère au milieu Anti-Balaka?

D’abord, NGAÏBONA Rodrigue, un petit délinquant villageois connu pour les petits vols a été recruté en 2013 par les initiateurs du groupe Anti-Balaka pour une formation commando rapide afin de chasser Djotodia, un autre Chef de guerre, du pouvoir. Rapidement, ce petit délinquant, Rodrigue (un beau prénom en plus) se fait remarquer par ses chefs Anti-Balaka (Francis Bozizé, Eugène Ngaikosset, Lieutenant Kodemon..) pour son sang-froid, sa capacité à entrainer et à manipuler un groupe, redoutable et capable de disparaitre mystiquement face à un danger imminent. Il a été nommé Commandant d’une section Anti-balaka avant l’attaque de Bangui en décembre 2013.

Après le coup d’État manqué du décembre 2013 et la chasse aux musulmans centrafricains et étrangers, la quasi-totalité des chefs militaires Anti-balaka se transforment en véritable voleurs, braqueurs, assassins.

À travers le plan de communication mis en place pour soutenir les Anti-balaka par quelques parents et amis de ces derniers, les Chefs Anti-Balaka se croient héros, libérateurs, patriotes. Galvanisés par les commentaires sur les réseaux sociaux à travers ce plan de communication, on a vu sortir des noms bizarres comme Rambo, Andjilo, 12 puissances et autres. Mais dans toutes ces confusions, NGAÏBONA Rodrigue se distingue petit à petit des autres chefs Anti-Balaka et s’autoproclame Général Andjilo. Sa technique? Recruter des jeunes, très jeunes pour commettre de vols et viols et partager égal à égal les butins. À Bangui, il est sur la tête d’environ 200 jeunes qui opèrent pour lui seul. Il est capable de monter 5 braquages au même moment à Bangui et dans les villes de provinces. C’est un redoutable Manager d’entreprise des malfaiteurs.

Selon un de ses éléments rencontré il y’a deux semaines, le Général braqueur Andjilo pensait même à quitter le groupe Anti-balaka pour créer un groupe musical à Bangui mais il veut à tout prix ramasser de l’argent avant. Or, cet assassin oublie qu’il est suivi de tout près par les forces onusiennes en RCA.

Hier, à la nouvelle de son arrestation, toute son équipe est traumatisée et l’émotion gagne du terrain petit à petit au milieu Anti-balaka même chez ceux de Ngaïssona qui ont d’ailleurs souhaité son arrestation, ce qui a poussé la coordination nationale des Anti-balaka à émettre un communiqué condamnant son arrestation.

Ce matin, les Anti-balaka sont en mouvement. On sait déjà qu’ils se préparent à attaquer Bangui pour piller, bruler voir même prendre en otage les civiles en vue de demander sa libération en contrepartie. Réussiront-ils cette fois à mettre Bangui « KO » comme ils ont l’habitude de le faire? Surement pas car Ngaïssona ne veut surtout pas qu’on perturbe encore une fois de plus son plan politique (être député Anti-balaka du 4è arrondissement pour la prochaine législature).

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique: Interview exclusive de Mme Marie Noëlle KOYARA, première femme Ministre de la Défense à CNC

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Marie-Noëlle-Koyara1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marie Noëlle Koyara
Marie Noëlle Koyara, Ministre d’État à la défense. Photo: Fred Krock / CNC

Interview exclusive de Mme Marie Noëlle KOYARA, première femme Ministre de la Défense

Il était une fois en République centrafricaine, une première femme nommée ministre de la Défense nationale. Mme Marie Noëlle KOYARA entre temps, Ministre d’Etat aux Travaux publics vient d’être confirmée au sein du Gouvernement Kamoun 2. A peine la liste des membres du gouvernement publiée, Marie Noëlle KOYARA a accordé une interview exclusive à Corbeaunews, occasion pour l’icône féminine centrafricaine de parler de son parcours national et international est ses impressions à chaud après sa nomination en tant que première femme dans l’histoire de son pays à occuper le poste de Ministre d’État à la Défense.

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Marie Noëlle KOYARA, bonjour ! Vous venez d’être reconduite dans le gouvernement avec la distinction particulière d’être la toute première femme centrafricaine à occuper le poste de Ministre d’Etat à la Défense nationale. A chaud, quelles sont vos impressions ?

Mme Marie Noëlle Koyara (MNK) : Je profite de votre pour présenter toutes mes reconnaissances à Madame la Présidente Catherine Samba Panza, Cheffe suprême des armées, cela veut dire qu’il y a deux dames qui sont à la tête de l’armée. Je remercie le Premier ministre qui a bien voulu me faire confiance pour me nommer à ce poste. Je pense que je ferai de mon mieux pour mériter ces confiances.

CNC : Mais qui est Marie Noëlle KOYARA ?

MNK : Après avoir passé l’école primaire, je suis rentrée au Couvant à Bouar, chez les Sœurs Clarisses. J’ai fait une partie de mes études secondaires au collège PI XII à Bangui, puis repartie à Bouar pour le BEPC. Après je suis revenue à Bangui où j’ai fréquenté le lycée Barthelemy Boganda.

Ayant envie de vite travailler dans ma vie pour m’occuper de ma mère, j’ai fait le concours de la Police où j’étais parmi les premières femmes à embrasser cette carrière. A la même année, j’ai perdu ma mère qui n’était d’ailleurs pas d’accord avec mon choix et tout de suite, j’ai estimé que sans la bénédiction de ma mère, je pouvais prospérer dans la Police d’où ma décision d’arrêter, malgré qu’à l’époque, tous ceux qui désistent à la formation de la Police devraient être arrêtés. Je suis arrivée à m’enfuir pour aller au lycée de Bambari où je ne connais personne. C’est le Feu Capitaine Grélombé qui m’a accueillie et m’a intégrée complètement dans sa famille. Un an plus tard, je suis revenue au lycée Barthelemy Boganda à Bangui pour préparer mon Baccalauréat avec une envie d’embrasser la carrière d’agronomie. Et quand j’ai eu mon Baccalauréat, on voulait m’envoyer en Russie, puis en Belgique pour suivre une formation de professeur, j’ai refusé. Mais, avec la complicité du Directeur de NPA de Mbaïki, aujourd’hui ISDR qui voulait à tout prix avoir une femme dans son établissement, j’ai réussi à m’inscrire là-bas et j’étais donc sortie première femme Ingénieur d’Agriculture dans notre pays.

CNC : Très jeune, vous avez commencé à servir votre pays dans le cadre de votre passion pour l’agriculture. Pourriez-vous revenir sur cette période de votre vie ?

MNK : A peine commencé ma carrière, à l’époque où l’empereur Bokassa [Jean Bedel] aimait faire la promotion de la femme centrafricaine, il voulait me nommer Ministre de l’Agriculture. Une fois de plus, j’ai bénéficié de la complicité de mon Directeur de l’INPA pour décliner l’offre au profit d’un stage pratique après mes études. C’est ainsi que j’avais eu la chance d’aller faire mon stage dans une Agence de coopération allemande (GTZ) dans la préfecture de l’Ouham Péndé. Là-bas, j’ai créé un service d’encadrement de la femme avec d’être recrutée par la SOCADA. Toujours en Jeans, je sillonnais les communes et petits villages à moto-cross, engin délicat qu’aucune femme ne roulait à cette époque. C’est que l’agriculture était plus une passion pour moi qu’un travail de salaire. De la SOCADA, comme le ministre de l’époque voulait mettre une femme à la tête du Projet de développement de l’Ombella Mpoko (PRODEROM), je me suis vue confier cette responsabilité où j’ai travaillé pour étendre le projet jusque dans l’Ouham Péndé, puis à Bouca. Le projet a fini par prendre le nom de PDSV qui a marqué son temps avec la production abondante de manioc et autre cultures vivrières dans le pays. D’ailleurs, c’est en la faveur de la réussite de ce projet que le que certaines personnalités ont demandé au gouvernement de l’époque de me nommer ministre d’abord de l’agriculture, mais le Président Kolingba [André] a préféré me nommer Ministre de la Promotion de la femme et de l’action sociale. Entre temps, quand je dirigeais le PRODEROM, je travaillais aussi pour l’Ong américaine ADF (African development foundation) qui avait pour vision d’aider les pays africains à s’auto-développer, à travers la mobilisation des financements pour les associations et Ongs.

CNC : Vous avez un parcours international garni et tout particulier…

MNK : Quand j’étais Ministre de l’Agriculture, à chaque fois, on initiait des activités à l’international et j’envoyais régulièrement mes dossiers. C’est ainsi que le Directeur général de la FAO de l’époque Jaques Diouf qui avait décidé d’augmenter le quota des femmes Représentantes a retenu six (6) femmes africaines et je faisais partie de ces femmes. La première fois, c’était au Cap Vert, puis j’ai passé sept ans au Burkina Faso, ensuite en Côte d’Ivoire où j’ai fait sept ans et demi avant d’être rappelée par mon pays pour servir dans le gouvernement. D’abord dans le gouvernement Tiangaye 2 comme Ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Puis, les autorités ont décidé de me passer Ministre d’Etat aux Travaux publics, à l’équipement et à l’aménagement du territoire. J’étais donc première femme Ministre d’Etat dans notre pays. Et encore il y a quelques jours, les autorités m’ont fait confiance pour faire de moi, Ministre d’Etat à la défense, une fois de plus première femme Ministre de la Défense en République centrafricaine.

CNC : Mme Marie Noëlle KOYARA, je vous remercie.

Interview réalisée par Fred Krock

RCA: Droit de réponse du Général Xavier Sylvestre YANGONGO suite Suite aux analyses du journaliste INZA Pierre

0

Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

Général Sylvestre Yangongo
Général Sylvestre Yangongo

Droit de réponse du Général Xavier Sylvestre YANGONGO suite Suite aux analyses  du journaliste culturel  INZA Pierre à propos de  mon interview accordée à Corbeau News Centrafrique.

1 – On ne se présente pas à la présidentielle parce que les gens sont venus te voir pour que tu y ailles. Selon lui, il va aux élections parce que les gens le lui ont demandé. Cela explique qu’il n’a pas d’ambition, et de surcroît aucune vision.

Comme vous l’avez su, je ne suis pas du groupe de ceux qui ne rêvent que de devenir Président de la République dans leurs vies, car si je l’avais voulu je l’aurais été depuis très longtemps. Avant de décider à faire quelque chose il faudrait bien qu’il y’est une bonne raison et ma raison est que ce peuple y compris moi avons connu une souffrance à laquelle nous avons jamais pensé subir et du coup j’ai pensé que le pauvre centrafricain n’a pas le droit d’être traité ainsi et en ce moment j’ai personnellement décidé de sortir ce peuple  du trou dans lequel il se trouve, à cette décision le peuple était favorable.

2 – Il a participé au Dialogue Politique Nationale, après avoir été membre du Comité préparatoire. Il avait déclaré qu’il ne faut pas politiser l’armée. Mais il a accepté plusieurs fois d’être membre de gouvernement de plusieurs régimes en sa qualité d’officier supérieur de l’armée.

L’armée Centrafricaine a toujours été apolitique et le restera ! J’ai été personnellement Ministre parce qu’on avait besoin de mes compétences et on m’appelait Monsieur le Ministre, vous n’entendrez nulle part quelqu’un dans l’armée vous dire que j’ai emmené la politique dans l’armée nationale.

3 – Il avait déclaré que l’armée nationale n’était pas dotée d’armements et la rébellion séléka est venue les mettre en débandade. Pourquoi les officiers n’avaient pas joué leur rôle ?

On ne peut pas par orgueil avec un couteau de cuisine combattre une personne qui détient une arme à feu dans un endroit où il y’a des enfants, des femmes et des personnes âgées.  L’armée centrafricaine n’avait plus les moyens suffisant de défendre son territoire  vis-à-vis de ces groupes armés terriblement dotés d’armes de la Lybie après la mort de KADAFI, du Soudan et soutenu par certaines puissances. Être officier ne veut pas dire être un magicien où seulement en disant abrakadabra tout se normalise.

4- Etant encore actif dans l’armée, il déclare officiellement sa candidature. Est-ce que c’est permis ? Que dit l’État-major ?

Pensez-vous vraiment que si j’étais encore actif dans l’armée ma candidature serait acceptée ? Ceux qui sont chargés d’accueillir  les dossiers de candidature savent faire leur travail. Je vous informe que je suis admis à la deuxième section c’est-à-dire je suis à la retraite.

5 – Quelle stratégie mettra-t-il en place pour avoir des moyens afin de réaliser le programme des 5 verbes du Président Fondateur Barthélemy BOGANDA ?

Je vous prierais de vous référer à ma profession de foi disponible sur mon site à l’adresse suivante : www.xsyang.com

Xavier Sylvestre YANGONGO

Forum de Bangui: Messieurs Gervais Douba et Orphée Douaclé Ketté interpellent vivement la Présidente de Transition

0

Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

Catherine Samba-Panza à Bangui

LETTRE OUVERTE

A

S.E

Madame Catherine Samba-Panza

Présidente de Transition de la République Centrafricaine

Palais de la Renaissance

Bangui

RCA

Excellence Madame la Présidente de la République,

             L’honneur patriotique nous échoit de vous adresser cette lettre au titre de contribution à la reconstruction de notre patrie la RCA. Votre Excellence vient de rendre public le décret convoquant le forum de la « Réconciliation Nationale ».

Il se trouve qu’à son analyse, ce texte semble assimiler l’indispensable et nécessaire réconciliation à un « marché aux bétails » du point de vue philosophie politique.

Ce décret est le fruit – sans nous tromper – d’une concertation entre la Présidente de la Transition, son gouvernement, le CNT et les autres entités ; parties prenantes à cette future concertation.

Madame la Présidente, quand on s’appuie sur les facteurs et acteurs, vecteurs des traumatismes inouïs dont ont souffert les « sans voix », les polytraumatisés, les handicapés et autres invalides, qui ont survécu aux atrocités ; Quand on se rappelle, que ces événements ont occasionné des milliers de morts sans sépultures, endeuillé de milliers de familles, fabriqué des orphelins. Nous sommes au regret de constater, qu’il y a absence totale de manifestation d’une once d’altérité et d’empathie vis-àvis de ces blessés de l’histoire de Centrafrique. Les réactions suscitées par votre décret et l’exploitation vénale qui est en filigrane, incite à la révolte et à l’indignation.

Cette révolte et cette indignation, Madame la Présidente, trouve son origine dans le concept choisi comme cadre de traitement du malaise et du mal être : le « forum ». Le forum en tant que réalité et concept cache d’une part, les ressorts invisibles de l’orientation politique, que les institutions de la Transition veulent impulser ; le projet du genre et type de société que vous portez est touffus, confus et diffus.

D’autre part, que les institutions de la transition manquent de vision, c’est une chose. Mais, que les partis politiques traditionnels, les membres de la société civile et la diaspora en France et à l’étranger accueillent et applaudissent des deux mains, le forum, comme concept et cadre pertinents, pour traiter d’une autodestruction – qui a exposé le pays au génocide – confine à un double assassinat.

Excellence, si l’on remonte dans les archives de ce concept, un forum est symbolique des premières ségrégations du citoyen, par la séparation de l’espace en deux parties : l’une, plus élevée et désignée sous le nom de « comitium », servait de lieu de réunion aux curiates et s’opposait au forum proprement dit ; siège des « comices tributes ». C’est la tribune qui était le centre géographique du Forum, le tribun ou l’orateur devient l’élément principal. Avec l’évolution des institutions de l’Etat depuis l’avènement de la République, le forum n’est plus ni un lieu de décision, ni un lieu politique. Pour faire court, ce n’est plus qu’un lieu de rencontres scientifiques. Le forum est le concept qui a perdu, en outre, toute valeur mythique et morale ; tant sur le plan architectural que sur le plan envergure d’événement. Il n’y a qu’en Centrafrique qu’on confère à ce concept les parures de l’Alpha et l’Oméga.

C’est un espace dont l’histoire architecturale rappelle aujourd’hui la détérioration des institutions politiques ne saurait être retenu pour abriter de si importantes assises ! Dit autrement, les assises projetées doivent – sur le plan communicationnel, dépasser en termes d’envergure et de lisibilité.

Les pays étrangers doivent se rendre compte que la formule retenue ne ressuscite le nauséabond DPI et consacre l’abdication intellectuelle des Centrafricains. Un des aspects visibles de cette abdication a été de découvrir dans le mot « forum » une sorte de magie de mot. Et pourquoi n’attend-on pas choisi le concept « symposium » pendant qu’on y est !

De telles abdications ont pour effet de laisser l’espace public aux seuls, qui se croient investis par Dame nature, à saigner les autres en toute impunité.

I : Réfutation du concept de « Forum » comme démarche de résistance et non d’opposition.

Le «forum » en gestation est loin d’avoir les caractéristiques – tant au niveau rhétorique, organisationnel que méthodologique – des « Fameuses Conférences Nationales », ni celles des « états généraux », puisque aux cours de ces assises, on a mis en avant des méthodes de « gouvernance ». Les états généraux, les conférences nationales ; bien que galvaudés nous paraissent plus dignes d’intérêt, au vu des changements majeurs qu’ils ont entraîné dont l’éveil des populations ; phénomène qui prend du retard chez nous.

Madame la Présidente, permettez que nous vous révélions deux raisons essentielles du rejet viscéral du concept de « Forum ».

  • – La première. L’historicité du concept nous convainc de l’obsolescence de la formule. Face à l’enjeu historique et de philosophie politique, la formule doit revêtir une caducité. Elle doit être laissée aux étudiants, aux artistes. Elle est désormais inadaptée, inappropriée et impertinente pour aborder et traiter la profonde blessure. C’est une formule évocatrice d’hôpital de fortune.
  • – La seconde raison tient à ce qu’il dénote aussi bien qu’à sa connotation d’espace marchand, de carnaval. Comme à Rio, chaque Ecole de Samba va rivaliser d’ingéniosité pour marquer de son emprunte l’événement.

Nous serons dans un bal des vampires ! Les grands orateurs, les tribuns voudront prendre la parole dans le seul but d’accéder à la vedettariat d’un jour ou de profiter de la tribune pour lancer leur campagne électorale.

Comme au forum de Davos (Suisse) les leaders de la société civile, des partis politiques traditionnels dits d’opposition démocratique et ceux de la diaspora Centrafricaine en/et de France ou d’ailleurs vont affûter leurs arguments, fourbir leur stratégie et aiguiser dans l’ombre les accords d’alliance. Ce serait la messe sans fin de l’amnésie généralisée. A coups de démagogie, on va brader, solder ce qui a coûté des vies. Parce que qu’on a la parole ou l’écriture facile, on va pontifier- à longueur de journée- les poncifs et on oubliera les morts sans sépulture. L’amnésie généralisée s’emparera de tous et les propos aliénants des faiseurs du nouveau monde feront occulter ce qu’il est urgent de faire ; mettre le pays dans la perspective de se reconstruire.

Un forum pour essayer de vendre ce qui n’a pas de prix ? Un forum où on ne se rappellera même pas des morts sans sépulture, où on n’accueillera même pas les mutilés : enfants, femmes et hommes de cette guerre. La preuve en est qu’il n’y a même pas un portefeuille ministériel, qui leur est dédié. C’est dire ce que cela signifie en termes de philosophie politique des politiques publiques depuis le début du gouvernement de transition.

Puisque la sagesse populaire dit qu’il n’est jamais tard de bien faire, Madame : la Présidente, sortez par le haut en repensant de fond en comble ces assises historiques. Donnez à ce pays votre marque de fabrique et lui confectionnant un socle et des colonnes. Dit autrement, nous, nous permettons de vous suggérer de ne pas vous jeter avec précipitation vers la fin, non négociée et brutale de la désespérante transition, inventons un cadre alternatif en lieu et place du forum préconisé en changeant de paradigme. Initions et faisons tenir une Convention Nationale pour le Renouveau du Pacte Républicain.

N’est-ce pas l’occasion ou jamais il faut user du mécanisme de la Décentralisation. Partir de nos traditions ancestrales de réconciliation pour élaborer la Charte du Pacte Républicain.

Mettre en évidence les contours et les balises du Pacte en impliquant toutes les régions par la négociation davantage que par l’injonction et ou la coercition. Toutes les entités ; parties prenantes doivent travailler à la recherche des éléments de contexte : état des lieux des facteurs et acteurs de propagation, éviter que les partis politiques et les membres de la société civile ne préemptent le cap fixé et les différents axes d’orientations à court, moyen et long terme. La dite Charte a vocation à constituer l’Avant-Projet Sommaire de la matrice de la démocratie Républicaine.

II : Penser l’après conflit dès maintenant ; l’Avant-Projet Sommaire de la démocratie Républicaine.

Excellente Madame la Présidente permettez-nous quelques questions : Peut-on construire les colonnes de la période post conflit avec les instruments évanescents ? Un forum est un avènement ; même pas un événement. A ce titre il est évanescent. C’est un matériel fragile et l’histoire ne se construit ni avec des matériaux fragiles ni avec l’amnésie généralisée, a plus forte raison avec des outils de falsification de la mémoire collective. Cette future assise nationale de la réconciliation est tramée d’approximations. Elle est pensée par certains pour être imposé aux autres, quelque peu prémunis. Quant à ceux qui sont démunis, ils ne méritent ni d’être consultés ni d’être impliqués. En quoi amorce-t-elle ou esquisse-t-elle l’avant-projet sommaire de la période post conflit ?

A l’approche de la fin de la période de transition et malgré la relative accalmie, on s’attendait à lire de la production de qualité- sans débordante conjecture – au sujet de la période post-conflit. Rien ne vient. Le diagnostic le plus répandu est l’absence de leadership en Centrafrique. D’aucuns semblent convenir que le conflit en Centrafrique plongerait ses racines plutôt dans la carence de leadership. Ce qui ouvre la voie à des multitudes de candidature à la présidence, même les candidatures les plus farfelues.

Et pourtant, il faut élaborer une nouvelle constitution, mettre la décentralisation à hauteur des hommes. Les conférences que donnent les candidats déclarés ou les potentiels candidats ont en commun d’être des tissus d’évidences, du déjà vu, du réchauffé :

La richesse que regorgerait le sous-sol Centrafricain dont l’existence d’un pétrole factice est un des poncifs… Il en est de même de la rétribution régulière des salariés de la fonction publique ; le seul secteur créateur d’emplois avant et pendant le conflit.

Quant au type de démocratie à bâtir, personne ne dit mot. Va-ton assister à la démocratie de marché ! Quelles sont les querelles idéologiques auxquelles sera confrontée la période post conflit ? C’est le silence dans les états-majors. La demande d’aide humanitaire d’urgence fait-elle obstacle à la mise en débat des problématiques de citoyenneté d’implication et les rouages qu’il faut susciter plutôt que la prolifération des partis politiques ; véritables clubs d’Aristo sans projet de société.

Madame la Présidente, nous assumons cet acte de vous interpeller aujourd’hui. Ce n’est qu’un acte de résistance plutôt que d’opposition que d’exiger des institutions de la transition et des entités ; parties prenantes d’indiquer le genre de pays dont elles passeront le témoin ! Par exemple : Les impacts sur la population et l’Etat des interdépendances économiques depuis le conflit. Encore quelle sera la nouvelle cartographie militaire sur l’ensemble du territoire et la sécurité des transactions ; (financières, marchandes, monétaires, etc.) qu’il faut édifier. Le calme sera-t-il propice à l’émergence des paramètres de la matrice à édifier, étant donné la situation de confluence au cœur de 6 Etats voisins : les 2 Congo, les 2 Soudan, le Tchad et le Cameroun.

Conclusion

Madame la Présidente, vos responsabilités nous imposent d’abréger cette correspondance. Mais avant, il nous est essentiel de relever des évidences que la culture politique de l’autruche et du déni en Centrafrique refuse de regarder en face. Il y a un divorce entre le sens qu’ont les citoyens modestes de l’Etat, et les logiques des élites à la direction de l’Etat.

Ce divorce est désormais consommé et la population a un contentieux profond avec l’Etat. Entre l’Etat et la République, entre l ‘Etat et la population il n’y a que des rapports de défiance et de méfiance. Il y a des pratiques qu’on ne peut plus tolérer dont les résolutions « du forum de Brazzaville en Juillet dernier. Voilà une raison de plus pour honnir le concept de « forum » Suffit-il d’être à la tête d’un groupe armé pour devenir ministre de la République ! Cette logique va impacter les mécanismes de l’Etat et de la République comme un credo.

Chère « Maman Cathy » ; vocabulaire cher à votre prédécesseur Bokassa, ayez le courage d’impulser un changement de paradigme en proposant un scénario de sacralisation des biens de l’Etat. Ce sont les référentiels et les repères qu’on attend de ces assises de « Réconciliation nationale ». La réconciliation est une entreprise de longue haleine et perfectible sur plusieurs générations. A la lueur des choses gravissimes qui se sont produites, la réconciliation nationale doit devenir un établissement public d’aménagement pour être le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre des lieux symboliques sur l’ensemble du territoire et marquant le virage de la nation vers la concorde, la promotion des valeurs humaines telles l’accès aux droits civiques, à la culture, à l’éducation, à la santé, à la sécurité des transactions, aussi bien petites que grandes.

Ces lieux symboliques pourraient l’être par leur architecture particulière dans chaque commune de moyen et plein exercice et des communes rurales et [se réduire aux baptêmes des rues ou des avenues ou des édifices existant encore que telle initiative est au-dessus de leur pensée !].

Enfin, rejetant la formule « forum » nous en appelons à la résistance.

Madame la Présidente, résistez avec nous pour mettre en place les conditions de la tenue d’une Convention Nationale pour le Renouveau du Pacte Républicain. Vous et nous le devons à toutes les morts sans sépultures, aux veuves et orphelins… L’arrivée d’une aube emplie d’espoir d’un renouveau plaisant doit être provoquée par ceux qui ont encore foi en l’avenir de ce pays.

Puissions-nous vous compter des nôtres !

Gervais Douba & Orphée Douaclé Ketté

Ampliation :

  • Le chef du Gouvernement de la Transition
  • Le Bureau des Nations Unies en Centrafrique
  • L’ambassade de France en RCA
  • L’Union Africaine
  • L’Union Européenne

 

Télécharger la version PDF ici: LETTRE OUVERTE

RCA: GOMINA PAMPALI LIVRE LA PRIMEUR DE SA VISION POLOTIQUE AUX SYNDICATS DES TRAVAILLEURS CENTRAFRICAINS

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Laurent-Gomina-pampali.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Laurent Gomina pampali
Laurent Gomina pampali

GOMINA PAMPALI LIVRE LA PRIMEUR DE SA VISION POLOTIQUE AUX SYNDICATS DES TRAVAILLEURS CENTRAFRICAINS

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

Le parti de l’Union national des démocrates centrafricains, en abrégé UNADER, se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine. C’est dans cette optique que le président de l’UNADER, Laurent Gomina Pampali a initié une rencontre avec le Central syndical des travailleurs centrafricains pour livrer la primeur de sa vision sur la manière dont la RCA doit désormais fonctionner.

 

La rencontre s’est tenue, ce 17 janvier 2015, à Bangui dans une salle de conférence au Complexe sportif Barthélémy Boganda. Elle a réuni une dizaine de syndicats et des journalistes conviés. L’objectif poursuivi était de présenter aux différentes couches organisées de la société centrafricaine le projet de société que l’UNADER entend appliquer permettant à la République centrafricaine de fonctionner au niveau du leadership politique.

La question de la gouvernance basée sur l’éthique morale et les principes démocratiques ont été au centre des échanges pendant plusieurs heures. Cette rencontre est jugée par Laurent Pampali d’une première dans l’histoire des relations entre les partis politiques et les syndicats en République centrafricaine. Car selon lui, les partis politiques et les syndicats coopèrent très peu et se méfient généralement des uns et des autres.

« Le peuple centrafricain voudrait rapidement renouer avec une vie démocratique normale, en allant aux élections pour choisir ses nouveaux dirigeants et représentants à l’assemblée nationale, au sortir de la grave crise politique, économique, sociale, morale et culturelle dont souffre le pays. Comme le peuple lui-même, l’UNADER voudrait voir ce pays de souffrances renouer avec une démocratie et une gouvernance politique relativement propre et durable », a affirmé Laurent Gomina Pampali.

Mais que faire pour parvenir à un tel objectif ?

L’Union nationale des Démocrates Républicains (UNADER) considèrent modestement, selon Pampali, qu’il faut commencer les choses au niveau des familles politiques et des aspirants au pouvoir exécutif et au pouvoir législatif. Il s’agit pour Pompali de susciter la réaction positive des forces vives de la nation, afin qu’elles trouvent l’occasion de formuler leurs visions propres entant qu’acteurs sociaux, sur ce qu’ils pensent être la meilleur manière de gouverner le peuple et de gérer les biens publics.

« Mon parti, sa direction et ses organes connexes, instruits des expériences accumulées sur la scène politique nationale depuis plus d’une décennie, ont pu en tirer de suffisantes leçons sur les crises récurrentes qui ont frappé le pays et dont la dernière constitue un point culminant. Ces leçons ont été transformées en un corpus de valeurs et de principes de gouvernance à la fois politique, économique, sociale, culturelle sur fond d’une éthique humaniste rigoureuse », a-t-il souligné.

L’homme politique centrafricain et en même temps député depuis 14 ans au parlement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) Laurent Gomina Pampali a choisi les représentants des Organisations syndicales de Centrafrique pour présenter le projet de société que veut prôner son parti avec le slogan « Osons ensemble pour le Centrafrique ». Il entend poursuivre sa marche politique dans l’optique de toucher toutes les couches sociales centrafricaines avec son programme de consultation à la base.

Éric Ngaba , Bangui pour CNC

RCA: LA COMEMORATION DE LA JOURNEE DES MARTYRS CÉLÉBRÉE SOUS LE SIGNE DE DIALOGUE, PAIX ET COHÉSION SOCIALE

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Alexandre-Nguendet-président-du-CNT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alexandre Nguendet, président du CNT
Alexandre Nguendet, président du CNT. photo: Éric Ngaba

LA COMEMORATION DE LA JOURNEE DES MARTYRS CÉLÉBRÉE SOUS LE SIGNE DE DIALOGUE, PAIX ET COHÉSION SOCIALE

“Dialogue, paix et cohésion sociale pour un Centrafrique prospère et uni”, c’est le thème retenu pour marquer la Journée des Martyrs cette année. La journée est couplée avec la semaine de la Jeunesse en République centrafricaine. Placée sous le haut patronage de Catherine Samba-Panza, présidente de la transition centrafricaine, la journée est célébrée, ce 18 janvier 2015, à Bangui sur l’avenue des Martyrs.

Cette cérémonie commémorative a vu la présence de nombreux officiels dont, entre autres, le président du Conseil national de Transition (CNT),  le ministre de la Jeunesse, ministre de la Santé publique, le représentant de la présidente de Transition et du premier ministre, le président du Haut conseil de Communication de Transition,  le président du conseil national de la Jeunesse, les représentants des institutions internationales, les corps diplomatiques et universitaires de Bangui.

La cérémonie a été présidée par le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendé en absence de la Cheffe de l’Etat de Transition, Catherine Samba-Panza qui devait personnellement présider cérémonie. Sa présence est, selon monsieur Nguendé, de marquer l’importance des autorités de la transition à cette journée commémorative du 18 janvier. Mais dans tous les cas, c’est la question de la jeunesse qui était au centre de préoccupations. Cette jeunesse est appelée désormais à être un fer de lance pour le développement de Centrafrique.

La date du 18 janvier 1979 nous reste un souvenir. Ce jour là, beaucoup de nos jeunes se sont sacrifié pour la cause de la liberté et d’un Etat de droit dans notre pays. Le thème proposé par nos jeunes pour cette journée est plein de signification. Dans tous les cas, les jeunes de Centrafrique, vous devez avoir confiance en vous-mêmes et envisager l’avenir avec espoir et optimisme. Pour ce faire, vous devez vous réveiller et vous engager dans des actions comme vous-mêmes vous avez souligné dans votre discourt que désormais vous serez les artisants de la promotion de la paix et du développement. J’exhorte les jeunes de notre pays à être le fer de lance de cet équilibre social “, a déclaré Alexandre Ferdinand Nguendé, président du conseil national de Transition.

Plusieurs activités marquant cette journée commémorative ont été organisées. Du 12 au 18 janvier 2015, un seminaire regroupant les jeunes de différents entités a été organisé par le Comité d’organisation de la semaine de la jeunesse au siège du Conseil national de la jeunesse à Bangui. Plusieurs thématiques axés sur la paix et la cohésion sociale ont été abordés lors des conférences-débats durant ce séminaire de 7 jours.

Depuis le 12 août 2010, les Nations unies ont proclamé l’année internationale de la jeunesse sous le thème Dialogue et compréhension mutuelle. Une année qui consiste à promouvoir les idéos de paix, du respect de droit de l’homme, de la solidarité entre les générations, de culture, des religions et les civilisations entre les communautés. Depuis 2012 en Centrafrique, les jeunes se retrouvent du 12 au 18 janvier de chaque année en conclave pour réfléchir, échanger, analyser et orienter leur destinée.

Jeunesse de Centrafrique, il y a 3 ans qu’un régime nous a été imposé. Celui de division, des conflits d’intérêts politiques, égoïstes, d’enrôlement et l’enlèvement massifs des enfants dans les forces et groupes armés. Une tragédie qui a véritablement hypothéqué l’avenir des millions des jeunes en Centrafrique. Nous sommes pointés du doigt pour tout ce qui se passe dans ce pays parce que nous nous sommes laisser faire en acceptant d’être manipulé. La pauvreté, le chômage et la misère ne doivent pas nous désorienter du sens du patriotisme et du civisme. Nous devons tout faire d’éviter d’être malmené par ceux visent leurs propres intérêts que l’intérêt du pays. C’est pour cela que nous devons prendre notre responsabilité en contribuant en retour définitif de la paix, du dialogue et la cohésion sociale pour l’unité et la prospérité de notre pays“, a martelé Kevin Yabada, président du Comité d’organisation de cette commémoration, et pailleurs, président de l’Association nationale des Etudiants centrafricains (ANECA).

En rappel, la journée des Martyrs est célébrée à Bangui chaque 18 janvier pour commémorer la mémoire des élèves assassinés le 18 janvier 1979 par les forces impériales de l’ex empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa. Ces élèves s’étaient opposé à la décision de l’empereur selon laquelle tous les élèves devaient être en uniforme scolaire alors que 6 mois d’arriéré de salaires ont été enregistrés à cette époque.

Nottons que cette journée des Martyrs est transformée depuis 3 ans en journée nationale de la jeunesse par l’ex président François Bozizé qui, par la même occasion, a réhabilité l’ex empereur Bokassa.

RCA: VŒUX DU NOUVEL AN AUX CENTRAFRICAINES ET CENTRAFRICAINS DES FRD

0

Corbeau News Centrafrique: 19-01-2015.

Thierry Cyprien M'Pondo
Thierry Cyprien M’Pondo

FORCES RÉVOLUTIONNAIRES POUR LA DÉMOCRATIE (FRD)

SOUHAIT DES VŒUX DU NOUVEL AN AUX CENTRAFRICAINES ET CENTRAFRICAINS

 

Une année se termine, une autre la remplace : voici une merveilleuse occasion de paix et de concorde sociale.

            Après une période tumultueuse de l’histoire de notre pays, nous pensons fort à vous et nous vous adressons nos vœux de bonheur, pour que cette nouvelle année rime avec sérénité.

Comme le dit un proverbe arabe :

” Li koulli nathratien il la   al madi, a linna an nanth ourou mara tiien il la al mustaqbal “

« Pour chaque regard que nous jetons en arrière, il nous faut regarder deux fois vers l’avenir. »

À l’aube du Nouvel An, acceptez de tout cœur les vœux les plus chaleureux de tout vos proches sans considération Religieuse ou de confrérie, pour une année exceptionnelle : santé, bonheur, prospérité et de paix

La Coordination des FRD se réjouis d’ores et déjà de vivre cette nouvelle année avec le ”vivre ensemble” des Centrafricains du Nord, de l’Est, de l’Ouest du Sud et du Centre.

Si votre cœur est rempli de désirs et de rêves qui colorent la vie, que cette nouvelle année accomplisse vos plus beaux souhaits et se remplisse des couleurs du bonheur !

Puissiez vous trouver, comme chaque habitant de la Terre, grâce à la magie du nouvel an, l’étoile infaillible qui vous guidera vers la lumière, la paix, la vérité et l’amour universel.

Nous avons bien évidemment une pensée pour nos compatriotes qui ont perdu la vie et des déplacés qui se trouvent dans des circonstances déplorable à l’intérieur du pays et à, l’Étranger.

Notre vœu majeur pour 2015 reste bien sûr la paix dans le monde, la destruction des armes l’arrêt du massacre par les Groupes Armé et les régimes dictatoriaux, notre soutien à l’ensemble des peuples qui vivent l’intolérance la haine et la guerre.

Nous exprimons aussi notre inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée à NOLA, AMADAGAZA, Batangafo et les autres villes.

            Si l’intervention militaire engagée peut stopper une offensive des ennemis de la Nation, elle ne réglera pas le problème sur le fond, ni dans la durée. L’intervention militaire Étrangère comporte de grands risques de guerre et d’enlisement sans véritable solution durable pour le peuple Centrafricain et pour la reconstruction du pays. Nous ne sommes, en fait, qu’au début d’une crise devenue une guerre ouverte.

Notre Mouvement restera extrêmement vigilant et actif pour que ce soit d’abord la solidarité, l’amitié et l’intérêt du peuple Centrafricain et ceux de toute la région qui priment et qui soient au cœur des décisions à prendre à travers une prise de conscience et le réarmement des Militaires Centrafricain (FACA).

Centrafricaines Centrafricains, les Forces de l’ONU n’ont jamais mis fin définitivement aux conflits dans des pays ou ils passent, notre prise de conscience nous amenera à la paix.

  • Des Autorités de la Transition

D’abord l’échec, nous n’en faisons pas le pari, parce que l’échec ce serait de décevoir le peuple. Ce n’est pas une chose avec laquelle nous jouons, nous, les Forces Révolutionnaires. On nous accuse de tendre la jambe en criant que le gouvernement va tomber, qu’il ne réussira pas sa course, sauf que le gouvernement est déjà à terre, il s’est couché et le Peuple aussi, les ”Centrafricains”, attendent qu’il se relève enfin pour affronter le changement qu’il nous a tant promis, qu’il a tant vanté et qu’il a bien vendu par des discours. Assez de grandes promesses ! Assez d’excuses ! Les Autorités de la Transition doivent agir concrètement. Dire cela ce n’est pas faire le pari de l’échec mais celui de la réussite.

Oui, nous voulons que réussisse la Transition! Oui, nous voulons que ce gouvernement réussisse parce que s’il échoue nous savons ce que sera la République Centrafricaine.

  • Du Forum de Bangui

Des solutions existent contre cette crise, nous devons continuer à nous unir afin d’obliger le gouvernement et nos partenaires à tenir les promesses et à mettre en place les réformes, les solutions qui s’imposent et que porte le programme partagé des Centrafricains qui est le désarmement.

L’implication de tout les parties prenantes de la crise et les Anciens Présidents (BOZIZE et DJOTODIA aussi est souhaitable. Le Forum de Bangui ne sera pas un tribunal mais un lieu de vérité et réconciliation, mais s’il s’avère que la justice a besoin des personnes pour faire la lumière sur des cas ou des personnes sont mis en accusation la justice est indépendante.

  • Sur les Élections 2015

Chers Candidats et Candidates aux élections, n’allons pas vite en besogne car vous savez dans quelle situation se trouve notre pays donc sans une prise de conscience et le désarmement des groupes Rebelles le pays n’est pas au contrôle de l’Administration central et votre future régime aura les mêmes soucis et le président élu va encore reprendre une transition.

Pour cela il faut laissez les autorités de la Transition continuer jusqu’à la pacification du pays avant de parler des élections. Vous saviez bien que dans les groupes Rebelles il y’ a vos partisans et parmi les déplacés aussi.

Oui, vous alliez me parler le cas du Mali, or la situation ne pas la même. Au Mali l’adversaire était connu l’ennemi était en Face contrairement à notre situation.

            L’Humain d’abord, comme l’a dit le président Barthélémy BOGANDA ”ZO KWE ZO” redonner du sens à la République Centrafricaine , au monde, à la politique, voilà notre engagement renouvelé en 2015

  • Bonne et Heureuse année;
  • Vive la République Centrafricaine indivisible.

 

Fait, le 31 Décembre 2014

 

Le Coordonnateur des Forces Révolutionnaires

 

Thierry Cyprien M’PONDO

Centrafrique: le MLPC félicite la MINUSCA pour l’arrestation de NGAÏBONA Rodrigue alias Andjilo

0

Corbeau News Centrafrique: 18-01-2015.

LOGO MLPC

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Bureau Politique National

                           -=-=-=-                                   

  Présidence

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par un communiqué de presse rendu public ce jour dimanche 18 janvier 2015, le Procureur de la République a porté à la connaissance de l’opinion nationale et internationale l’arrestation à Bouca (Ouham) le samedi 17 janvier 2015 de NGAÏBONA Rodrigue, plus connu sous le sobriquet de « ANDJILO » à la suite de combats avec le contingent camerounais de la Minusca.

Remis à la justice centrafricaine, il est gardé à vue à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI) de la Gendarmerie en attendant d’être fixé sur son destin judiciaire, eu égard aux nombreuses et lourdes charges retenues contre lui.

Tout en félicitant la MINUSCA en général et le contingent camerounais en particulier , le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) exhorte les forces internationales et leurs commandements respectifs d’une part et le Gouvernement de Transition d’autre part à poursuivre leurs efforts pour interpeller et mettre à la disposition de la justice centrafricaine tous les auteurs, co-auteurs et complices de tous ces crimes contre le peuple centrafricain, quels que soient les mouvements armés auxquels ils appartiennent. Seul le retour de la force à la loi mettra progressivement fin aux obstacles volontairement dressés au retour à la sécurité et à la paix en République Centrafricaine.

Fait à Bangui, le 18 janvier 2015

Le Président

Martin ZIGUELE

Bangui : braquage d’un RAV 4 ce dimanche à Gobongo

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/braquage-dun-RAV-4-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>braquage d'un RAV 4 à Bangui

Bangui : braquage d’un RAV 4 ce dimanche à Gobongo

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 18-01-2015.

Bangui n’est pas prête de finir avec le lot de braquages quotidiens qui pourrit la vie des Centrafricains dans la capitale nationale.

Aujourd’hui je viens d’assister pour une fois de plus à une scène de braquage d’un véhicule Toyota RAV 4 à Bangui juste au niveau du Lycée de Gobango dans le quatrième arrondissement de Banguii.

De retour du quartier PK 12 au nord de Bangui où je suis allée prendre une collègue de travail pour couvrir la cérémonie de la journée des martyrs au stade 20.000 places, j’ai vu un groupe des jeunes en mouvement au niveau du Lycée de Gobongo, juste à l’entrée et croyant que c’est un accident de circulation, je me suis arrêtée brièvement pour chercher à comprendre pourquoi cet attroupement. Un homme dans la quarantaine m’a fait un signe discrètement de partir vite car ce sont des braqueurs surarmés qui sont en train de braquer une voiture. En quelques secondes j’ai vu quatre jeunes monter dans le 4×4 et partir avec vers le Lycée de Gobongo (vers Cité jean 23 pour ceux qui connaissent Bangui).

Les gens ont été choqués car ils se sentent impuissants face à cette barbarie humaine. Après une petite analyse, j’ai compris que ces jeunes braqueurs ne sont pas trois ou quatre mais une dizaine à chaque braquage et vol.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique: Denis Sassou N‘Guesso salue les négociations du Kenya entre Bozizé et Djotodia

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Bozizé-Nouredine-Adam-et-Michel-Djotodia.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bozizé, Nouredine Adam et Michel Djotodia

 

Denis Sassou N‘Guesso salue les efforts du Kenya pour rapprocher les leaders des groupes armés en RCA.

 

Le chef de l’Etat congolais ,Denis Sassou N’Guesso salue les efforts fournis par les autorités kenyanes pour rapprocher les leaders des groupes armés en République Centrafricaine (RCA), invitant les différents acteurs de cette crise à se concentrer sur l’organisation du Forum de Bangui et la tenue des élections dans les délais prévus par la charte constitutionnelle de la transition.
Dans un communiqué, Sassou N’Guesso, également médiateur dans la crise en Centrafrique souhaite la pleine adhésion des acteurs de cette crise au processus de paix initié à Libreville (Gabon) qui s’est poursuivi à Brazzaville et dont la prochaine étape devrait être le Forum de Bangui.

Le chef de l’Etat congolais réaffirme que la transition en cours en RCA doit se poursuivre selon les termes de la lettre qu’il a adressée aux autorités centrafricaines qui prévoit la prolongation de la transition pour une durée supplémentaire maximum de 6 mois

« Denis Sassou salue l’engagement sans faille de la communauté internationale (Nations –Unies,Union Africaine…) aux cotés de la Centrafrique dans la crise que traverse cette dernière, et appelle les partenaires internationaux de ce pays à une mobilisation soutenue jusqu’à une conclusion effective de la transition », note le texte

Centrafrique : l’ancienne Ministre de l’Éducation Madame Gisèle Bedan en colère contre « les ténèbres ».

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Gisèle-Bedan.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gisèle Bedan

Centrafrique : l’ancienne Ministre de l’Éducation Madame Gisèle Bedan en colère contre « les ténèbres ».

Depuis l’annonce du nouveau gouvernement Kamoun 2 où on a vu trois Ministres éjectés pour manque de résultats – en tout cas c’est ce que la Présidente Catherine Samba-Panza nous laisse entendre -, les langues commencent à délier notamment celle de l’ancienne Ministre de l’Éducation nationale Madame Gisèle Bedan.

Dans un message posté sur son compte Facebook, l’ancienne Ministre tente de justifier son départ du Ministère de l’Éducation qu’elle a qualifié « de la gueule des loups » comme le plan de Dieu. Tout le monde savait depuis des décennies que ce Ministère est difficile à gérer. La corruption bat son plein, le bras de fer est quotidien entre les Responsables de ce Département et les enseignants. Hors, tout Ministre qui passe par ce Ministère parle d’une expérience difficile à supporter et beaucoup refusent même d’accepter d’occuper ce poste. La seule solution, c’est accepter de faire avec et laisser pourrir les choses. C’est ce que Madame Gisèle Bedan a fait comme expérience dans le gouvernement de Kamoun 1.

Voici le message posté par Madame Gisèle Bedan sur son compte Facebook :

« 

“Allume-t-on une lampe pour la mettre sous le boisseau ?…”
“La lumière et les ténèbres ne peuvent cohabiter…”

 

Là où cette lumière est entrée, les ténèbres se sont agitées ! Les voies de Dieu n’étant pas nos voies, tout ce que Dieu fait est excellent : ne soyez donc pas déçus. Son plan déjoue toutes les ruses de l’ennemi…et c’est une partie du combat qui vient de s’achever, cette première phase qui nous aura permis d’identifier les armes de l’ennemi.
Comprenez donc que…j’ai été arraché de la gueule des loups. Le plan de Dieu n’est-il pas merveilleux, car c’est en vie que je pourrai continuer ce combat.
Merci à tous ceux qui m’ont suivi dans ce mémorable combat contre l’obscure corporation de l’Education Nationale. Vous l’aurez compris : mon départ de la tête de ce ministère confirme que le combat engagé pour déshabiller l’éducation nationale de ce noir vêtement de la médiocrité et de la corruption est féroce…et qu’à ce titre il mérite plus de personnes engagées afin que le combat se poursuive.
Déjà les élèves ont repris le chemin des écoles avec le ferme engagement de se mettre désormais au travail, car ayant compris que le succès ne s’achètera plus. C’est NOTRE victoire à tous ! Déjà l’organisation différente du BAC 2014 a redonné l’espoir aux élèves véritablement méritants. Déjà vos voix s’élèvent pour prendre la relève du combat et je vous en remercie. Cette pause donc que j’observerai me permettra de reprendre les forces nécessaires pour mieux vous assister dans la poursuite de ce juste combat pour la revalorisation de tous nos diplômes et la réhabilitation du noble métier d’enseignant.

»

Ce message témoigne que l’ancienne Ministre a peur de perdre sa vie et que Madame Samba-Panza l’a sauvée justement. Deux Ministères en Centrafrique réputés ingérables (Ministère de la Justice et celui de l’Éducation) et il est fortement déconseillé à tout Ministre nommé sur ces Ministère de ne jamais faire le bras de fer avec les enseignants ou les Magistrats réputés ingérables. On a vu même sur les trois Ministres éjectés du gouvernement Kamoun 2, deux (2) sont des Ministères totalement corrompus précités (Justice, éducation).

Bangui, Sahate Malik pour CNC

Centrafrique : une grande marche de ‘’Bangui ville de paix’’ à Bangui

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Lancement-marche.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Lancement marche
Photo: Fred krock pour CNC

Centrafrique : une grande marche de ‘’Bangui ville de paix’’ à Bangui

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 18-01-2015.

Après avoir remporté la manche de la première conférence des maires de Centrafrique en décembre dernier, Hyacinthe WODOBODE, Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui imprime la marque de la paix et de la cohésion sociale dans la capitale centrafricaine. Samedi 17 janvier 2015, elle réussit à organiser avec le soutien de Sangaris, Search for common ground et Minusca, une grande marche sur la colline de l’Oubangui placée sous le signe de la paix et marquée par le slogan ‘’Bangui ville de paix’’.

Ce sont des milliers de Banguissois qui ont répondu à l’appel de la Maire de Bangui à cette marche. La marée humaine a débuté sa caravane devant la station de la Radio Ndéké Luka jusqu’au Point zéro sous la forêt en passant par la plaque ‘’Bangui la coquette’’ modifiée en ‘’Bangui ville de paix’’, via la SODECA. Au sommet de la colline, les manifestants ont fait une escale sur la place de ‘’Bangui ville de paix’’ et Mme Hyacinthe WODOBODE s’adresse à eux après l’exécution de l’Hymne nationale : « Banguissois Banguissoises, la marche d’aujourd’hui est dédiée à la paix et à la réconciliation nationale. Nous marchons aujourd’hui pour témoigner de notre volonté à aller résolument vers la paix dans notre pays en général et dans la ville de Bangui en particulier. Depuis le conseil municipal d’août 2014, nous avons décidé de promouvoir un slogan, ‘’Bangui ville de Paix’’, cela ne veut pas dire que nous rejetons l’idée de ‘’Bangui la conquête’’. Car, aujourd’hui, la priorité de tous les centrafricains c’est la paix. » a-t-elle déclaré.

marche mairie'
Photo: Fred Krock pour CNC

A Mme Brigitte Andara, maire du 4ème arrondissement de renchérir : « La mairie de Bangui a projeté cette marche pour le 10 janvier dernier avant de la décaler pour des raisons techniques à ce jour. D’abord, c’est l’occasion que nous avons choisi pour inaugurer notre enseigne ‘’Bangui ville de paix’’. Notre marche se veut la concrétisation de la vision de la municipalité de Bangui qui a placé notre ville sous le signe de la paix. Dans cette marche, toutes les communautés de tous les arrondissements y prennent part. » a-t-elle affirmé tout en déplorant le fait qu’une partie de la plaque ‘’Bangui ville de paix’’ ait été volée. Evidemment, il ne restait sur la plaque que ‘’Bangui… de paix’’

Quant au baptême de ‘’Bangui ville de paix’’, Mme Brigitte Andara s’en s’explique : « C’est vrai que Bangui a été la ‘’coquette’’. Mais est-ce qu’elle l’est encore ? Je crois que non. C’est pour cela que nous avons décidé de ce baptême temporaire de ‘’Bangui la paix’’ et une fois que les travaux de rénovation de Bangui lui redonneront sa coquetterie, elle redeviendra la coquette. »

Tous les manifestants se réjouissaient de l’initiative, à l’image de Gilbert Dayé venu du quartier Gobongo : « Je suis fier, parce que tout ce qui va dans le sens de la paix doit être soutenu par tous les centrafricains. »

Fred Krock, Bangui pour CNC

Bangui : le général braqueur Anti-Balaka ANDJILO arrêté avec une forte somme d’argent?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/10931554_10205917425758872_3114358031481350173_n.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca
Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Photo: Minusca de Bossangoa

Le général braqueur Anti-Balaka ANDJILO arrêté avec une forte somme d’argent?

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 18-01-2015.

 

Selon plusieurs rumeurs depuis cette nuit à Bangui tout comme sur les réseaux sociaux, le général des Anti-balaka Rodrigue Ngaïbona souvent appelé et connu sous le sobriquet « Général Andjilo » aurait été arrêté dans la région de l’Ouham près de Bouca par la Minusca.

Tout commence hier samedi vers 23h hier, j’ai reçu un message provenant d’un contact de Bossembele m’informant de l’arrestation d’un important chef Anti-Balaka par la Minusca avec une forte somme d’argent retrouvée sur lui. Immédiatement j’ai pris contact avec quelques connaissances très influentes au milieu Anti-Balaka proche de Ngaïssona à Bangui pensant que c’est ce dernier qui a été arrêté mais toutes me laissent entendre que Monsieur Ngaissona est chez lui et personne n’est arrêté dans son entourage.

C’est seulement ce dimanche matin vers 6h que j’ai appris que l’important chef Anti-Balaka arrêté serait Monsieur Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo. Nous avons essayé de joindre en vain Monsieur Ngaïssona, Coordonnateur des Anti-Balaka pour confirmation. Hors, selon un autre chef anti-balaka, les agissements de ce dernier temps du Général braqueur Andjilo montrent qu’il veut quitter Bangui. Il a multiplié des braquages sur braquages. Juste la semaine dernière, ce général a pu ramasser près de 40.000.000 FCFA dans le braquage selon le chef Anti-Balaka contacté. En ajoutant au passage que s’il est arrêté ça serait une bonne nouvelle pour les centrafricains mais aussi pour la coordination car il ternit l’image de toute l’équipe depuis des mois.

Depuis ce matin, aucune annonce officielle sur cette histoire, ni même du gouvernement, ni de la Minusca mais quelques images circulent le montrant une personne arrêtée par la Minusca. D’autres informations nous parlent de 70.000.000 FCFA retrouvés sur ce braqueur en fuite. Sachant ce dernier temps cet enfant soldat, redoutable braqueur est recherché par les forces des Nations-Unies pour viol, assassinat, braquages et autres crimes susceptibles de l’amener directement devant la CPI.

Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca
Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Photo: Minusca de Bossangoa

 

Bangui, Giséle MOLOMA pour CNC

 

Centrafrique: le plaidoyer de l’Ong ‘’Femmes, Hommes Actions plus’’ en faveur des victimes de la LRA

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Mme-Ozojiri-Tatiana.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Ozojiri Tatiana
Madame Ozojiri Tatiana

Le plaidoyer de l’Ong ‘’Femmes, Hommes Actions plus’’ en faveur des victimes de la LRA

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 18-01-2015.

L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) du chef de guerre ougandais Joseph Kony sévit depuis 2008 dans le Sud-est de la RCA, notamment dans le Haut-Mbomou, Mbomou et une partie de la Haute-Kotto, etc. Cette rébellion étrangère brille dans ses atrocités contre les paisibles habitants de ces localités à travers la captivité et des tueries barbares parfois après mutilation des victimes. Et l’on s’interroge sur la place de ces victimes dans les priorités des autorités actuelles du pays.

Jusque-là, malgré la présence des forces américaines, centrafricaines et ougandaises dans le Sud-est de la RCA, Joseph Kony et ses ordres de donneurs de la mort commettent allègrement des crimes sur la population de ladite localité au point qu’elle ne sait plus à quel saint se vouer. Pire encore, l’avènement de la crise politico-militaire déclenchée le 12 décembre dernier par la Séléka qui s’est nourrie avec l’entrée en scène du mouvement Anti-Balaka a détourné complètement tous les regards pour laisser les populations du Sud-est à la merci de ces guerriers sans foi ni loi.

L’Ong ‘’Femmes, Hommes action plus’’ créée en 2010 exclusivement pour voler au secours des victimes de la LRA pleure le sort de ces populations. Mme Tatiana Viviane Ozojiri Bangué est Coordonnatrice de l’Ong ‘’Femme, Homme Actions plus. Dans un entretien accordé à Corbeaunews, elle s’est indignée de l’irresponsabilité des autorités politiques centrafricaines dans cette situation que vivent les populations de Mbomou et du Haut-Mbomou : « Nous avons beaucoup voyagé dans les pays affectés par la LRA, mais ce qu’on a vu chez nous, on n’a jamais vu quelque part, car ailleurs, les gouvernements s’occupent des victimes avec l’appui des Ongs qui interviennent dans l’accompagnement psychosocial. Je confirme que le Sud-est ne figure pas dans les priorités de sécurité, on ne parle que des localités touchées par les Séléka ou les Anti-balaka.» a-t-elle martelé avant d’exprimer une inquiétude pour les soldats qui font défection dans les rangs de LRA, mais qui n’ont pas été récupérés pour servir leur pays : « Si on ne fait pas attention, un jour ce ne sera pas la LRA, mais nos propres frères qui sont victimes de la LRA qui vont se lever contre la communauté. »

Toujours selon la Coordonnatrice, la situation actuelle est grave.  La population du Haut Mbomou vit des activités agricoles et de pêches. Or, depuis 2008 avec l’arrivée de la LRA, toutes ces activités sont freinées. Les habitants des villes et petits villages ne peuvent plus dépasser 3 kilomètres dans la forêt à la recherche de la bonne terre de culture. Aussi, depuis 2008, beaucoup de familles, en particulier des femmes attendent la libération de leurs enfants et parents capturés par la LRA. Aujourd’hui, beaucoup de villages du Sud-est ont disparu simplement parce que leurs habitants ont déserté pour se mettre à l’abri des atrocités des éléments de la LRA. L’impraticabilité des routes, favorise la pénétration des LRA, car elles ne permettent pas de circuler rapidement afin de traquer ces éléments et cela est plus accentué sur la route qui mène vers Bambouti. Tout cela fait que la population de cette localité est totalement coupée de Bangui, elle ne s’approvisionne que du Sud-Soudan.

Cette description corrobore bien la lecture de M. Bénick Ketté Ancien Député de Djema, une des Sous-préfecture du Haut-Mbomou : « Aujourd’hui, la situation de Djema est grave. Il n’y a pas d’école d’où notre sollicitude envers les autorités du pays, ainsi que leurs partenaires y compris les Ongs qui œuvrent pour la promotion du droit de l’enfant de créer les conditions pour l’ouverture des écoles et d’aider les maitres-parents à reprendre les enseignements. De même, la situation sanitaire est catastrophique et s’est empirée avec le retrait des Américains de la ville, car c’étaient eux qui appuyaient la population à travers des soins. C’est la même chose dans tous les secteurs. » a-t-il déclaré. Il ajoute : « les événements que notre pays a connu avec les Séléka et les Anti-balaka, la ville de Djema n’a pas été épargnée, bien qu’ils ne sont pas arrivés dans la ville, mais les effets de leurs actes au niveau de Bangui et dans la plupart des villes de notre pays ont eu de répercussions graves à Djema. Jusqu’à Bangassou, on ne trouvait pas un morceau de savons pour se laver, les bébés sont lavés avec du savon indigène, même le sel, le sucre, on ne trouvait pas. Certains éléments de la Séléka venus de Bangassou, se sont réfugiés près de Djema, précisément à Zémio et avec une délégation venue de Mboki, ils ont commis récemment une gaffe Rafaï où cela a été vraiment déplorable. »

Evidemment, la situation des victimes de la LRA semble se diluée dans la crise politico-sécuritaire créée par la Séléka et relayée par les Anti-balaka. La preuve est en que la défection de Ogwen, 2ème responsable de la LRA n’a dit mot à Bangui, bien au contraire tout se passe comme si ce dossier devrait être classé. Si seulement le plaidoyer de ‘’Femme, Homme Action plus’’ pouvait être un réveil pour l’opinion nationale et internationale, en vue de repenser la situation des populations du Sud-est et d’intervenir vite pour sauver ce qui reste de ces habitants.

Bangui, Fred Krock pour CNC

Cameroun / Tchad: des milliers de Camerounais ont applaudi le passage du convoi de l’armée tchadienne

0

Corbeau News Centrafrique / Rédigé par AFP / 17-01-2015.

 

Manifestation à N'Djamena au Tchad le 17 janvier 2015 en soutien au gouvernement
Manifestation à N’Djamena au Tchad le 17 janvier 2015 en soutien au gouvernement dans la lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram (Photo AFP)

Le Tchad déploie son armée au Cameroun pour combattre Boko Haram

Un impressionnant convoi de 400 véhicules militaires tchadiens et des hélicoptères de combat ont pénétré samedi au Cameroun avec l’objectif de combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, contre lequel le président tchadien Idriss Deby a réclamé une «coalition» des États d’Afrique centrale.

Le convoi a traversé en fin d’après-midi le pont, surplombant le fleuve Chari, qui relie la capitale tchadienne N’Djamena à Kousseri, la ville frontalière du nord du Cameroun, qu’il a traversé. Il est composé de 400 véhicules environ, selon une source militaire tchadienne, parmi lesquels des chars, de véhicules blindés ainsi que de nombreux pick-ups transportant des soldats.

Des milliers de Camerounais de Kousseri ont applaudi au passage du convoi, scandant des «bravo», levant le poing ou faisant le V de la victoire pour encourager les soldats. Le convoi doit rallier Maltam, à 80 kilomètres au sud de Kousseri, sur la route de Maroua.

La veille, au moins deux autres convois militaires avaient quitté la capitale tchadienne en direction du sud mais en restant en territoire tchadien, pour sans doute franchir la frontière près de Maroua.

Le Tchad a aussi déployé à Maroua «plusieurs hélicoptères MI-24» de fabrication soviétique, selon une source militaire tchadienne.

Le président tchadien a accompagné ses troupes jusqu’à la frontière, assurant qu’elles seraient «opérationnelles dimanche».

Il a aussi appelé les pays de la région à former une «large coalition» pour lutter contre la menace de plus en plus dangereuse que constitue Boko Haram, qui a lancé une offensive d’envergure en janvier dans le nord-est du Nigeria, qui a multiplié les incursions en territoire camerounais et à la frontière tchadienne, et dont les combattants sont également présents à la frontière du Niger.

«Je lance un appel aux autres pays de la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) pour constituer une large coalition pour combattre Boko Haram», a déclaré Idriss Deby.

«Nous avons répondu a la sollicitation du président (camerounais) Paul Biya. Nous ne pouvons pas rester indifférents sur ce qui se passe chez nos voisins. Le Cameroun est la porte d’entrée et de sortie du Tchad sur le plan économique et donc nous sommes les plus proches et les plus concernés par ce qui se passe au Cameroun», a-t-il souligné.

«Le Cameroun ne doit pas faire face seul à cette nébuleuse qui a fait trop du mal aux populations innocentes du Cameroun comme du Nigeria», a-t-il ajouté.

Lundi dernier, les insurgés islamistes ont lancé un raid sur une base de l’armée camerounaise à Kolofata, à dix kilomètres de la frontière nigériane. Jeudi, le président camerounais Paul Biya annonçait que son voisin tchadien allait lui prêter main forte.

– Soutien conditionnel du Nigeria –

Samedi matin, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à l’appel du gouvernement à N’Djamena, en soutien à l’armée tchadienne. Cette manifestation est une nouvelle démonstration organisée par le pouvoir en faveur de l’engagement du Tchad contre les groupes islamistes armés dans la région après l’accueil en héros réservé en septembre aux soldats qui avaient combattu les groupes jihadistes au Mali.

On ne dispose d’aucune indication sur le nombre de soldats que le Tchad va envoyer contre Boko Haram. Les insurgés islamistes occupent notamment la localité stratégique de Baga, sur les rives du lac Tchad, que le président Deby a annoncé vouloir «reconquérir», dans un message à la Nation lu par le président de l’Assemblée nationale vendredi.

Le Tchad fait partie de la force régionale formée pour lutter contre Boko Haram. Celle-ci était basée à Baga mais le Tchad comme le Niger en avaient retiré leurs soldats avant l’attaque de Boko Haram le 3 janvier.

Le Nigeria a exprimé samedi un soutien conditionnel à l’envoi de soldats tchadiens dans le cadre de cette Force multinationale

«Tout soutien à nos opérations sera bienvenu mais il doit se conformer à nos propres opérations en cours étant donné qu’il s’agit du territoire nigérian», a déclaré Chris Olukolade, porte-parole de l’armée nigériane.

La communauté internationale et l’Afrique semblent aussi se mobiliser sur le dossier.

Le président français François Hollande et le secrétaire d’Etat américain John Kerry ont dénoncé cette semaine «les crimes contre l’humanité» commis par Boko Haram alors que la sous-secrétaire générale de l’ONU, Leila Zerrougui, a appelé vendredi à une «réponse régionale».

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, qui préside la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a déclaré vendredi espérer parvenir à «un plan d’action spécifique pour en finir avec le problème du terrorisme sur le continent».

«Nous ne pouvons pas rester là sans rien dire, à attendre les bras croisés que la communauté internationale intervienne, pas quand nos frères et nos soeurs sont massacrés et brûlés dans leurs maisons», a-t-il dit.

Selon Amnesty International, l’attaque de Baga est «la plus grande et la plus destructrice» jamais perpétrée par Boko Haram depuis le début de son insurrection en 2009. Celle-ci a fait plus de 13.000 morts et 1,5 million de déplacés.

Centrafrique: Ongwen, un chef de la rébellion LRA, va être transféré ce samedi vers la CPI

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Dominic-Ongwen-commandant-de-la-rebellion-LRA-arrêté-en-Centrafrique-par-la-Séléka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Dominic Ongwen commandant de la rebellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka
Dominic Ongwen commandant de la rébellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka

 

Ongwen, un chef de la rébellion LRA, va être transféré ce samedi vers la CPI

 

Bangui – Dominic Ongwen, l’un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise de la LRA qui s’est rendu la semaine dernière va être transféré samedi vers le siège de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a déclaré un responsable judiciaire centrafricain.

Dominic Ongwen va être transféré samedi vers la Cour pénale internationale, a affirmé cette source, précisant que le procureur du Tribunal de grande instance de Bangui, Ghislain Grézenguet a supervisé jeudi et vendredi une opération de transfert de Dominic Ongwen de la région d’Obo (dans l’est de la Centrafrique) vers Bangui, où il est arrivé vendredi.

Après leur arrivée à Bangui, Dominic Ongwen a été remis à la Cour pénale internationale (CPI) qui dispose d’un bureau à Bangui, a ajouté la même source.

M. Ongwen s’est rendu la semaine dernière en Centrafrique, portant un coup sévère à l’Armée de résistance du Seigneur commandée par Joseph Kony qui a semé la terreur depuis une trentaine d’années dans plusieurs pays d’Afrique centrale.

Il était recherché depuis près de dix ans par la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Les Etats-Unis offraient 5 millions de dollars pour sa capture.

Des membres de la rébellion centrafricaine de la Séléka ont affirmé avoir participé à l’arrestation d’Ongwen, sans que les détails ne soient encore connus.

Créée aux alentours de 1987, la LRA opérait alors dans le nord de l’Ouganda, où elle a multiplié les exactions – enlèvements d’enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils. Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l’armée ougandaise, avant de s’éparpiller dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.

Ongwen est lui-même un ancien enfant soldat.

Selon l’ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60.000 enfants.

Joseph Kony reste le dernier dirigeant de la milice toujours en liberté, selon l’armée ougandaise. La LRA ne compterait plus qu’environ 150 hommes.

(©AFP)

Centrafrique : début des consultations populaires lundi en forum deréconciliation nationale

0

Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 16-01-2015.

Accueil de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza à Boda dans la Lobaye
Accueil de la Présidente de transition Catherine Samba-Panza à Boda dans la Lobaye. Photo de la Présidence.

Début des consultations populaires lundi en forum deréconciliation nationale

En prélude au forum de réconciliation nationale en préparation, suite à l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet 2014 à Brazzaville (Congo), l’ organisation de consultations populaires dites “à la base” est annoncée dès lundi pour une durée de trois semaines sur l’ensemble du territoire centrafricain et des pays voisins par les autorités de transition à Bangui. En dehors des 16 préfectures de la République centrafricaine ( RCA), ces consultations seront notamment menées au Cameroun, au Tchad, au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo (RDC), des pays abritant d’importants afflux de réfugiés centrafricains victimes des violences dans leu pays, a affirmé à Xinhua Anicet Guiyama-Massogo, ministre conseiller chargé du dialogue politique et social à la présidence.

La charge est confiée à 25 équipes de travail mises sur pied par la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, dont l’ élection le 20 janvier 2014 par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) après la démission forcée de Michel Djotodia, porté au pouvoir un an auparavant par son ex-coalition rebelle de la Séléka, sera commémorée par des festivités officielles le 23 janvier.

Pour M. Guiyama-Massogo, qui conduira la délégation désignée pour les visites au Cameroun, “l’objectif des consultations à la base est de recueillir les thèmes de discussions et les propositions de participation pour le forum de réconciliation nationale”, dont la tenue avait été initialement programmée en novembre, selon un entretien exclusif accordé par la présidente de transition à Xinhua début septembre à Bangui.

C’est une des clauses de l’accord de cessez-le-feu conclu par les protagonistes de la crise centrafricaine, à savoir les ex- rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti- Balakas, le 23 juillet 2014 à Brazzaville, sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le ministre conseiller chargé du dialogue politique et social à la présidence centrafricaine a été dépêché auprès de ce dirigeant le week-end dernier pour solliciter sa présence à Bangui lors du lancement des consultations populaires, mais il n’effectuera pas le déplacement, pour cause de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN-2015) qui s’ouvre samedi à Malabo en Guinée équatoriale, d’après les informations recueillies par Xinhua.

Ce processus est une étape importante de la transition dont la clôture officielle a été fixée en août, après la tenue d’élections présidentielle et législatives destinées à désigner de nouvelles institutions démocratiques, plus de deux ans après le début en décembre 2012 du conflit politico-militaire marqué par la chute du régime de François Bozizé en mars 2013 par les ex-rebelles de la Séléka, un conflit ayant plongé la RCA dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent.

Xinhua

Centrafrique: première femme à la Défense depuis l’indépendance

0

AFP / Corbeau News Centrafrique: 16-01-2015.

 

Marie Noëlle Koyara

Centrafrique: première femme à la Défense depuis l’indépendance

Une femme, Marie Noëlle Koyara, est devenue pour la première fois depuis l’indépendance en 1960 ministre de la Défense en Centrafrique, à la faveur d’un remaniement technique du gouvernement du Premier ministre Mahamat Kamoun. Deux portefeuilles concernant la sécurité changent de propriétaire.

Mme Koyara, qui était ministre de l’Equipement dans le précédent gouvernement, aura un dossier capital à gérer: la réforme des Forces armées centrafricaines étant considérée comme un des points clé pour réussir à remettre sur le bon chemin un pays miné par les affrontements depuis 2013.
Elle a été plusieurs fois ministre sous François Bozizé, Michel Djotodia et Catherine Samba Panza. Elle a aussi été représentante de la FAO au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

Quatre nouvelles personnalités font leur entrée dans ce gouvernement dont Samedi Nicaise Karinou qui prend en charge la Sécurité Publique en remplacement du général Métinkoué.
Le magistrat Faustin Mbodou, une personnalité connue, quitte le gouvernement et le ministère de la Justice.

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, avait demandé à M. Kamoun un réaménagement technique du gouvernement lors de la présentation des voeux du nouvel aux membres du gouvernement, à la radio d’Etat jeudi.
“J’avais dès le départ indiqué de manière claire que le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois mois et que ceux qui n’auront pas démontré leur capacité de diriger un département ministériel seront remerciés”, avait annoncé tenu à rappeler la présidente Catherine Samba Panza.

A la suite de la signature de l’accord de Brazzaville du 23 juillet 2014, la présidente de transition centrafricaine avait nommé chef du gouvernement Mahamat Kamoun qui était ainsi devenu le premier musulman Premier ministre du pays, pour former un gouvernement dit de “combat et d’action”.

AFP

Remaniement ministériel en RCA (Premier ministre)

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza à Bangui
Catherine Samba-Panza

 

Remaniement ministériel en RCA

 

Dans le décret signé en date du 16 janvier 2015 par la Présidente de la transition Catherine Samba Panza et lu par Mahamat Kamoun Premier ministre, ce 16 janvier 2015, sur les ondes de la radio nationale, le gouvernement Kamoun 1 a légèrement changé de configuration. En termes d’effectif, rien a changé avec 31 ministres dont deux ministres d’Etat, deux ministres délégués. D’emblée, il y a plus de changement de postes en lieu et place d’un remaniement proprement dit. Pour illustration, Bounandélé Koumba des Fiances et Abdallah Kadre Assane des Postes et télécommunications permutent. Marie Noëlle Koyara quitte les Travaux publics pour la défense nationale ; Aristide Sokambi la Défense pour la Justice ; Eloi Anguimaté, la Fonction publique pour l’Education nationale. Samedi Nicaise Karnou, Laurent Clair Malepou, Odile Zitongo et Célestin Yanéndji sont les nouveaux entrants.
Ministres d’Etat

1. Ministre d’Etat en charge de la défense nationale, de la restructuration des armées, des anciens combattants et victimes de guerre : Madame Marie Noëlle KOYARA

2. Ministre de la justice garde des sceaux chargé de la réforme judiciaire et des Droits de l’Homme : Monsieur Aristide SOKAMBI

Ministres

3. Ministre des transports et de l’aviation civile : Monsieur Arnaud DJOUBANE ABAZENE

4- Ministre des finances et du budget : Monsieur Assane Abdallah KADRE

5. Ministre des affaires étrangères de l’intégration africaine et de la Francophonie: Monsieur Toussaint KONGO-DOUDOU

6. Ministre de l’économie du plan et de la coopération internationale : Madame Florence LIMBIO

7. Ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique : Monsieur Eloi ANGUIMATE

8- Ministre du travail, de la sécurité sociale et de l’emploi : Monsieur Gaston MAKOUZANGBA

9- Ministre des eaux forets chasses et pêches : Madame Isabelle GAUDEILLE

10- Ministre de la santé et de la population : Madame Margueritte SAMBA MALIAVO

11. Ministre des postes des télécommunications chargé des nouvelles technologies : Monsieur BOUNANDELE KOUMBA

12- Ministre de l’administration du territoire de la décentralisation et régionalisation : Monsieur Modibo Bachir WALIDOU

13- Ministre du commerce de l’industrie et des petites et moyennes entreprises : Madame Gertrude ZOUTA

14- Ministre des mines et de la géologie : Monsieur Joseph AGBO

15 – Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Professeur Bernard SIMITI

16- Ministre de la Communication : Monsieur Victor WAKE

17- Ministre chargé du développement du monde rural : Docteur David BANZOUKOU

18- Ministre de la Sécurité publique de l’Emigration immigration : Monsieur Nicaise Samedi KARNOU

19- Ministre des Travaux publics, de l’Equipement et de l’aménagement du territoire : Laurent Clair MALEPOU

20- Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : Monsieur Jacques Médard MBOLIAEDAS

21- Ministre de la réconciliation, dialogue politique et de la promotion de la culture civique : Madame Jeannette DETOUA

22- Ministre affaires sociales et de l’action humanitaire : Madame Eugénie YARAFA

23- Ministre de l’urbanisme et des édifices publics : Docteur Jacques DEMANGA

24. Ministre de l’habitat et du logement : Monsieur Gilbert KOGBRENGBO

25. Ministre de l’environnement, de l’écologie et du développement durable : Monsieur Robert NAMSENE

26. Ministre chargé du secrétariat du gouvernement des relations avec les institutions : Monsieur Marc MOKOPETE

27. Ministre du tourisme des arts de la culture et de l’artisanat : Monsieur Romaric VOMITIADE

28. Ministre de la jeunesse et des sports : Monsieur Armel NINGATOLOUM SAYO

29- Ministre de la Fonction publique : Madame Odile Zitongo

Ministres Délégués

30. Ministre délégué à l’élevage : Monsieur Mahamat TAHÏB YAKOUB

31. Ministre délégué aux finances et au budget : Monsieur Célestin YANENDJI.

 

Decret du gouvernement 1

Decret du gouvernement 2

Decret du gouvernement 3

Decret du gouvernement 4

 

Fred krock, Bangui pour CNC

 

 

 

Boko Haram: les troupes tchadiennes commencent à arriver au nord du Cameroun

0

AA/Yaoundé/James Ntog / Corbeau News Centrafrique: 16-01-2015.

Les soldats tchadiens commencent à arriver au Cameroun
Les soldats tchadiens commencent à arriver au Cameroun

Boko Haram: les troupes tchadiennes arrivées au Cameroun

Des soldats tchadiens ont commencé à arriver à Maroua, la capitale de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun qui partage sa frontière avec le Nigeria, tous deux victimes des assauts du groupe armés.
 Les soldats tchadiens ont commencé à arriver au Cameroun durant la journée de vendredi afin de soutenir le pays dans sa lutte contre le groupe armé Boko Haram qui multiplie les attaques dans l’Extrême Nord du pays, a appris l’agence Anadolu auprès d’une source sécuritaire.

Alors que le gouvernement camerounais, avait annoncé jeudi soir dans un communiqué que des contingents tchadiens seraient déployés « prochainement » sans fournir de date, une source sécuritaire a confirmé à Anadolu que « les soldats ont commencé à arriver vendredi. Ils viendront en plusieurs vagues ».

« Les hauts gradés sont arrivés à Maroua (Extrême-Nord) jeudi. Ils ont eu des réunions le soir avec les autorités administratives et militaires de la région », a expliqué la source.

A Maroua, la capitale régionale de la région de l’Extrême Nord qui partage sa frontière avec le Nigeria, quelques témoins ont confirmé avoir aperçu ces hauts gradés dans un hôtel de la ville.

Au sein de la hiérarchie militaire camerounaise, l’on s’interroge sur le choix du Cameroun de faire venir des soldats tchadiens en terre camerounaise hors du cadre d’une force multinationale.

« ll pourrait y avoir des problèmes de coordination des hommes lorsqu’on sait qu’un soldat n’obéit qu’à son chef. Pourtant, un colonel tchadien ne peut mener des opérations en terre camerounaise. Qui coordonnera les fores tchadiennes au Cameroun? », s’interroge ainsi un officier supérieur de l’armée camerounaise joint par Anadolu.

« Il était question de mettre sur pied une force multinationale sous régionale. Mais comme le Nigeria traine à s’engager, le Cameroun qui a le souci de défendre son territoire a pris le devant des choses en cherchant une coalition avec le Tchad », explique une autre source d’Anadolu.

Le nombre total de soldats qui seront envoyés, leur lieu de stationnement ainsi que l’origine du financement de cette opération restent encore à clarifier.

Cet appui du Tchad arrive au moment où le groupe islamiste Boko Haram intensifie ses attaques au Cameroun. Abubakar Shekau, l’un des leaders du groupe a d’ailleurs récemment envoyé une menace ouverte au Cameroun et à son président. Dans une vidéo publié sur Youtube, Shekau promettait à Paul Biya, le président camerounais de reproduire au Cameroun ce qui se passe au Nigeria.

AA/Yaoundé

UNE MISSION DE YEW-YORK DITE “DAE” DÉPÊCHÉE A BANGUI POUR SUIVRE LE PROCESSUS ÉLECTORAL EN CENTRAFRIQUE

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/MINUSDAE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MINUS-DAE
Photo: Éric Ngaba pour CNC

UNE MISSION DE YEW-YORK DITE “DAE” DÉPÊCHÉE A BANGUI POUR SUIVRE LE PROCESSUS ÉLECTORAL EN CENTRAFRIQUE

 

 Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 16-01-2015.

La Contribution de la Division de l’Assistance électorale, en abrégé DAE, est la mission de New-York aux États-Unis pour contrôler le processus électoral en République centrafricaine. Cette mission va appuyer l’Autorité nationale des Élections (ANE), et la Minusca dans le plan opérationnel électoral.

L’annonce de cette mission a été faite par Mme Uwolowulakana IKAVI-GBETANOU, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) lors d’une conférence de presse tenue, ce 14 janvier 2015, au siège de l’institution à Bangui.

La Division de l’Assistance électorale se prépare (DAE) pour l’arrivée à Bangui de la mission technique de suivi du processus électoral en République centrafricaine. Dans le but d’assurer la consolidation et la coordination du plan opérationnel électoral de la MINUSCA, cette mission de New York comprendra différents départements des nations Unies. La mission sera tenue du 03 au 15 février.

Le 8 janvier, la DAE et le Commissaire des Opérations de l’Autorité nationale des élections (ANE) ont collaboré à la préparation d’un plan national et calendrier de mise en place des démembrements et des centres d’enregistrement des électeurs.

Le plan national nécessitera une étroite collaboration entre les Bureaux régionaux MINUSCA et les Forces de la MINUSCA, comme ce fut le cas durant les missions conjointes ANE, DAE et UNPOL (Police MINUSCA) d’identification de bureaux d’enregistrement dans la capitale.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique : Le gouvernement ouvre le chantier des concertations à la base (Forum)

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/atelier-concertations.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>atelier concertations
Photo: Fred Krock pour CNC

Le gouvernement ouvre le chantier des concertations à la base

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

La stratégie globale de réconciliation en RCA prévoie une phase intermédiaire entre la signature de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville et le Forum de Bangui : les consultations à la base dans toutes les seize préfectures du pays auprès des populations qui ont reçu l’effet de cette crise dans leur chair. La synthèse de ces consultations construira les documents de travail du Forum de Bangui. Samedi dernier, Catherine Samba Panza a annoncé le lancement de cette phase à Boda dans l’Ouest de la RCA. Ce mercredi 14 janvier à Bangui, un séminaire exécutif regroupant les ministres résidents des seize préfectures ; les membres du CNT et du Comité préparatoire est organisé dans la salle de conférence du Stade 20 000 Places et présidé par le Ministre de la communication Victor Waké représentant le Premier ministre.

Ministre Jeanette Déthoua en atelier de concertation
Ministre Jeannette Déthoua en atelier de concertation. Photo: Fred Krock pour CNC

Janette Dethoua, ministre de la Réconciliation, à cet effet, a précisé le cadre de ce séminaire : « Lors du Forum de Brazzaville marquée par la signature, le 23 juillet 2014 de l’Accord de cessation des hostilités en Centrafrique, des engagements importants ont été pris par toutes les parties signataires. Parmi ces engagements figure l’implication de tous dans le processus global de réconciliation dans notre pays. Si le Forum de Brazzaville constitue une étape déterminante pour le dialogue entre les Centrafricains, il est indispensable de comprendre que cet événement s’inscrit dans la stratégie nationale de réconciliation nationale, en vue de parvenir à une sortie apaisée du conflit dans notre pays. Tirant les leçons des expériences malheureuses du passé, le gouvernement a fait le choix de s’inscrire résolument dans un format de dialogue différent des précédents fora inter-centrafricains. Il s’agit d’un dialogue basé sur la participation inclusive de faire des populations de base le maillon central du processus. » a-t-elle affirmé avant de s’adresser aux participants : « Aujourd’hui, ce séminaire est l’occasion d’apprendre, d’échanger et de vous approprier les outils indispensables pour les opérations de consultation de nos concitoyens que vous aurez la lourde responsabilité de conduire sur l’ensemble du territoire national, mais aussi dans les sites clefs des Etats voisins où se sont réfugiés les Centrafricains. »

Le Séminaire bénéficie de l’appui de la Minusca qui est représentée par Mme Diane Corner Représentante spéciale adjointe de ladite force : « Ces consultations à la base constituent une étape clé dans cette transition qui doit mener à un avenir plus propice pour la République centrafricaine. C’est une opportunité unique qui permettra à tous les centrafricains et les Centrafricaines de s’exprimer, de participer dans le processus politique. »

La vingtaine de participants à ce séminaire ont été outillés sur des grandes thématiques d’ordre pratique. Il s’agit entre autres, de « vision et objectifs des consultations populaires dans le contexte du processus de réconciliation en Centrafrique » ; « Comment créer et maintenir des espaces de confiances pendant les concertations : questions pratiques et contextuelles dans les sous-préfectures ? » ; « Compétences fondamentales dans la conduite des consultations : rôle, qualités et compétences d’un facilitateur (écoute active, savoir poser de bonnes questions » ; « La structure et méthodologie des consultations populaires ».

Le président du Conseil national de la jeunesse Jean Félix Riva qui présente l’attente de la jeunesse vis-à-vis du processus de réconciliation en cours met plutôt l’accent sur l’importance de la pleine implication de la population : « Il ne faut pas perdre de vue que le Forum de Bangui est une étape historique dans notre pays. Pour cela, la jeunesse qui n’a pas seulement été victime, mais aussi acteur dans cette crise attend beaucoup de choses de ce séminaire. Mais, le vœu ardent, c’est de voir l’ensemble du processus se dérouler dans un climat d’apaisement et d’écoute. Nous savons que beaucoup de choses seront dites, mais il faut du temps pour écouter les Centrafricains, les laisser se défouler pour une meilleure implication de toutes les couches de la population, condition sine qua non d’une véritable réconciliation nationale dans notre pays. »

Notons que ce séminaire sera suivi par la formation des experts qui seront déployés dans les provinces, à partir du 19 janvier prochain. La fin des consultations populaires est prévue pour le 6 février, ce qui signifie que le Forum de Bangui n’aura pas lieu en janvier comme initialement annoncé.

Fred Krock, Bangui pour CNC

Centrafrique : Remise de la Mairie du 4ème arrondissement réhabilitée par Sangaris et Minusca

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-officiels.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les officiels

Remise de la Mairie du 4ème arrondissement réhabilitée par Sangaris et Minusca

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

L’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas a personnellement remis, ce jeudi 15 janvier 2015, la Mairie du 4ème arrondissement entièrement réhabilitée par la force française de l’opération Sangaris avec l’appui de la Minusca, à la Maire dudit arrondissement, Mme Brigitte Andara. Le joyau ainsi remis a été une satisfaction pour les habitants du 4ème arrondissement.

« Après les événements qui ont secoué notre pays, on a vu notre Mairie réduite à la valeur d’une vielle femme sans une beauté qui peut attirer un amont. Mais aujourd’hui, grâce au soutien de la Sangaris, voici notre maison devenue belle comme une fille de 18 ans prête pour le mariage. » Telle a été la substance de la déclaration de soulagement exprimée par Mme Brigitte Andara Maire du 4ème arrondissement qui a réceptionné, au nom de ses administrés, la maison flambant neuve de la Maire.

Evidemment, les locaux de la Mairie du 4ème arrondissement, comme toutes les institutions tant publiques que privées du pays, n’ont pas été épargnés par les actes de vandalisme qui ont soufflé pendant la crise. La Mairie était « méconnaissable » comme l’a indiqué un notable sur place.

Mairie 4è Arrondissement de Bangui
Mairie 4è Arrondissement de Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Jean Louis Yamodo est Chef du 2ème groupement dans le 4ème arrondissement qui n’a pu cacher sa satisfaction : « C’est une grande joie pour nous tous, surtout les notables de voir notre maire réhabilitée aujourd’hui. Pendant cette crise, notre Mairie a été saccagée, mais grâce à la Sangaris, elle a retrouvé sa splendeur d’entant. Nous témoignons de notre sincère gratitude à la force française. » Une médaille de reconnaissance sur laquelle est marquée « i yéké oko » (nous sommes tous unis) a même été remis à l’Ambassadeur et le Commandant de Sangaris par les autorités du 4ème arrondissement.

L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas lui-aussi s’est réjoui de l’heureux aboutissement de ce chantier conduit par la force française en Centrafrique. Pour le diplomate, deux raisons sous-tendent son émotion : « Je suis doublement heureux de cette cérémonie, d’abord parce que nous allons inaugurer une réalisation de la force Sangaris qui, en dehors de son activité première de rétablissement et de maintien de la paix et de la sécurité de ce pays joue un rôle actif de remise sur pied de l’administration et de l’autorité de l’Etat et de l’ordre public. La deuxième raison et la plus importante est que depuis deux mois, sur invitation des habitants des 6ème puis du 5ème arrondissement, je me suis engagé avec les forces de l’Eufor-Rca et Sangaris dans une entreprise avec les associations de quartiers et responsables administratifs de rapprochement les communautés. » Il s’agit selon ce dernier, de faciliter le vivre ensemble entre les communautés en permettant aux gens de circuler à nouveau entre les quartiers, de retrouver la liberté d’expression, de commerce et de travail, condition sine qua non de la vie dans une ville.

De même Gl Eric Bellot de Minières Commandant de Sangaris qui s’est félicité de l’œuvre du service Civilo-militaire de Sangaris conduite le Major Thierry, a fait savoir qu’il peut désarmer les mains, mais il n’est pas en mesure de désarmer les cœurs d’où nécessité de l’accompagnement de l’action militaire avec l’appui des communautés à accepter d’aller vers la paix.

Pour la sauvegarde de la mairie réhabilitée, Mme Brigitte Andara se tourne vers ses administrés : « J’invite mes frères et sœurs, habitants du 4ème arrondissement de prendre soin de ces deux maisons réhabilitées, notamment la Mairie et la maison dédiées au Centre d’écoute, car ce sont là les lieux de la rencontre de toute la population du 4ème arrondissement. »

Notons que les travaux dont le coût total s’élève à 2,8 millions ont consisté à la réfection des grilles de protection et fenêtres, de la peinture et d’équipement de la mairie en matériels bureautiques. Faut-il aussi noter que la réhabilitation de la mairie de 4ème fait suite à celle des 2ème, 8ème et 6ème arrondissements de Bangui, ainsi que la mairie de la commune de Bimbo.

Bangui, Fred Krock pour CNC

Centrafrique: Guy S. Kodegué contesté en Afrique de l’Est (Association des Centrafricains)

0

Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

 Kodegué Guy Simplace contesté

LETTRE DE CONTESTATION DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS

RESIDANT EN TANZANIE ET EN AFRIQUE DE L’EST N0 :B.A/01/15

Au moment où notre pays traverse une crise sans précédent de son histoire, nous sommes surpris des comportements ambigus de certains de nos compatriotes qui n’arrivent pas à distinguer leurs intérêts personnels de ceux de l’ensemble des centrafricains. Nous tenons ici à informer l’opinion nationale et internationale que ces associations dites de la diaspora centrafricaine ne représentent nullement la majorité des centrafricaines et centrafricains vivants à l’extérieur de notre cher pays.

Ainsi, les membres de l’Association des Centrafricains Résidant en Tanzanie et en Afrique de l’Est avaient déjà déploré dans un passé récent le fait que sans nous avoir consultés, les autorités de la transition aient délibérément remplacé notre représentant dument mandaté au sein du Conseil National de Transition (CNT). Cela confirme notre sentiment que ceux qui dirigent notre pays ne sont pas encore imprégnés de la culture de concertation !

Forts de cela, nous tenons une fois de plus à contester la récente nomination sans concertation préalable d’un compatriote censé représenter l’ensemble de la diaspora centrafricaine au sein des 22 (vingt-deux) membres de la Commission préparatoire du Forum de Bangui prévu en janvier 2015.

En outre, nous rejetterons en bloc toute future nomination sans concertation préalable d‘individus, regroupements et/ou organisations qui prétendront s’exprimer au nom de la diaspora centrafricaine.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

Fait à Dar es Salaam le 16 janvier 2015

Le Président de l’ACARCT

Modeste Judicael POUKANDJA

Ampliation :

La Présidence de transition de la RCA

Le Premier Ministre de transition de la RCA

Le Conseil National de transition de la RCA

Les diasporas Centrafricaines

La Minusca

Les médias

Télécharger le communiqué en PDF ici: Lettre de Contestation de ACARCT

Centrafrique: les Séléka et Anti-Balaka s’unissent et mettent en garde la Présidente et le Gouvernement

0

Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

Anti-Balaka-et-seleka-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anti-Balaka et seleka en RCA 

Communiqué conjoint Ex-Séléka et Anti Balaka

 

Nous Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) Ex- Coalition SÉLÉKA et ANTI- BALAKA, mettons en garde le gouvernement kleptocratique et anti constitutionnel de Bangui d’arrêter sa campagne contre la Paix et l’unité nationale.

Nous apprenons des sources proches de la Présidence de transition illégitime, l’envoi très prochainement, des émissaires du gouvernement dans des provinces pour propager des messages mensongers contre la Paix, la Sécurité, la cohésion sociale et de faire la promotion du Forum Exclusif de Bangui, qui se prépare dans l’opacité totale à l’image de Catherine Samba Panza.

Nous qualifions ce comportement, d’irresponsable et de provocation préméditée. De ce fait, nous n’acceptons pas la présence de ces émissaires fantoches dans nos zones de juridictions respectives (Ex-Séléka et Anti Balaka), nous déclinons toute responsabilité pour ce qui adviendra et nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin.

Nous demandons également à Monsieur Charles Malinas, Ambassadeur de France et Président de transition auto proclamé de Bangui, d’arrêter son ingérence directe dans les affaires courantes de la République Centrafricaine, nous condamnons avec la plus grande fermeté cette attitude machiavélique du temps de colonialisme révolu, qu’exerce Monsieur l’Ambassadeur de France en poste à Bangui contre la Paix et contre la cohésion sociale en RCA.

Nous (Ex-Séléka et Anti Balaka), disons ceci :

  • Non à la Division, au Népotisme, à la Démagogie au Colonialisme, à l’exode de la population, à l’Insécurité, au Mensonge planifié et au Forum Exclusif de Bangui.
  • Oui à la Sécurité Nationale, pour une justice sociale, pour un Forum Inclusif, pour une véritable réconciliation nationale, pour une Paix Durable, pour une Cohésion Sociale, pour un retour assisté de tous les déplacés, pour l’Amour de la Patrie, et pour un Développement réel de notre Pays, la République Centrafricaine.

Nous (Ex-Séléka et Anti Balaka), renouvelons notre appui indéfectible et inconditionnel au pourparler de Nairobi au Kenya pour la Paix, tant voulue par la majorité silencieuse en Centrafrique.

Ensemble, sans exclusion, nous allons bâtir notre pays, la République Centrafricaine.

Fait à Kaga Bandoro, le 15 janvier 2015

Pour Ex-Séléka et Anti Balaka respectivement

Colonel Ibrahim JONAS HAKOUMA

Commandant BENOIT DENAMSE

Centrafrique: près de 100 personnes disparues après un naufrage en Centrafrique

0

Le Monde / Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

Neufrage sur le fleuve Oubangui en RCA

Près de 100 disparus après un naufrage en Centrafrique

Près de 100 personnes sont portées disparues en République centrafricaine après le naufrage lundi 12 janvier d’une embarcation sur le fleuve Oubangui.

Le naufrage s’est produit au niveau de la localité de Modalé, à 125 kilomètres en aval de Bangui, après l’explosion du moteur de l’embarcation qui a provoqué un incendie à bord, a expliqué un responsable de la force navale centrafricaine.

Selon Joseph Tagbalé, maire du 7e arrondissement de Bangui, où se trouve le port fluvial de la capitale, « il est difficile actuellement de dire combien de personnes sont portées disparues ni combien ont pu être sauvées. Nous demandons aux autorités et aux services compétents de favoriser les recherches pour voir s’il n’y a pas d’éventuels survivants ».

Des naufrages de barges surchargées de marchandises et de passagers se produisent régulièrement sur l’Oubangui. Les accidents sont également liés à la vétusté des embarcations – communément appelées « baleinières » en Afrique centrale – et au non-respect des règles de navigation.

Lemonde.fr

Centrafrique: le centre commercial de Km5 ne génère plus de recettes dans la caisse de l’État

0

Radio Ndeke-Luka / Corbeau News Centrafrique: 15-01-2015.

Marché Kokoro de Km5

Le centre commercial de Km5 ne génère plus de recettes dans la caisse de l’État

Le centre commercial de Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui, qui regroupe quatre marchés : Mamadou-Mbaïki, Sambo-Ngawi, Soudanais, Kokoro-km5, ne génère plus de recettes dans la caisse de l’État à cause de la crise centrafricaine il y a deux ans.

« Nous avons beaucoup perdu en termes de recettes. La mairie faisait par année vingt et quelques millions. Depuis 2014, nous avons tout perdu. Ces recettes nous aidaient à bien fonctionner », a fait savoir Germaine Dongombé, chef de service des marchés et foires à la municipalité de Bangui.

Les recettes générées par la mairie en 2012 étaient de 22.212.000 F CFA soit 33.862 Euros et 20.000.000 F CFA soit 33.538,8 Euros en 2013. En 2014, la caisse de la mairie n’a reçu aucun franc CFA.

Le blocage du centre commercial Km5 s’est répercuté sur les ménages à Bangui. Les prix des produits alimentaires et des produits de première nécessité ont  sensiblement augmenté sur tous les marchés de la place.

« Présentement le sac de sucre de 25 kilogrammes qui se vendait auparavant à 17.000 F CFA (25,9163 Euros) s’achète aujourd’hui entre 22.000 F CFA (33,5388 Euros) et 23.000 F CFA (35,0633 Euros). Quand on conditionne pour revendre, les clients nous compliquent la situation », a témoigné Toussaint Ngodi, vendeur d’articles dans le 1er arrondissement de Bangui. Il souhaite que le gouvernement mette tout en œuvre pour rétablir la paix.

« Nous sommes dans la jungle, les prix montent et diminuent, nous n’avons plus rien. On se débrouille pour acheter parce que nous sommes habitués », s’est également plaint une sage-femme retraitée, vendeuse de beignet.

Les autorités de la transition promettent des mesures conséquentes, ce que mentionne Gertrude Zouta, ministre du Commerce. « Le premier mécanisme, c’est celui de contrôle des stocks des produits de première nécessité sur les marchés de Bangui, en particulier auprès des importateurs. Le deuxième dispositif, c’est le contrôle de la qualité de ces produits. Le troisième, c’est celui du contrôle des prix. L’homologation des prix nous permet de limiter la hausse des prix sur les marchés », a-t-elle rassuré.

Pour le président de l’Association des commerçants du Km5, Djibrine Youssouf, les commerçants à majorité musulman sont victimes de pillage et de destruction massive. « Les commerçants ont réalisé beaucoup de perte. Des boutiques et maisons d’habitation ont été systématiquement pillées ou détruites », a-t-il signalé.

Des initiatives se mettent en place en vue de reprendre les activités commerciales, ce que qu’explique Djibrine Youssouf, «Personne d’autre ne peut venir ouvrir le marché à notre place. Nous avons mis en place un bureau pour essayer d’ouvrir toutes les boutiques et faire fonctionner le Km5. Aujourd’hui le marché fonctionne à 95% ».

La ministre du Commerce, Gertrude Zouta, a rassuré que le gouvernement mettra tout en œuvre pour que le Km5 rouvre ses portes. « Les marchés qui sont opérationnels sont saturés. Dans l’espoir de 2015, c’est que tous les marchés du Km5 deviennent opérationnels », a-t-elle dit.

Aujourd’hui, seul l’axe Bangui-Garoua-Mboulaï-Bertoua-Yaoundé-Douala permet de ravitailler le pays. Seulement, l’insécurité persiste en dépit de la sécurisation des camions par les forces onusiennes.

A cela, s’ajoute le désistement de nombreux camions à destination de la Centrafrique. « Avant la crise, on arrivait à (…) charger 100 à 150 camions à destination de la Centrafrique. Avec la crise, péniblement 25 à 30 camions sont chargés par jour à cause de l’insécurité », a démontré Rosni de Kalvé Chengaba, représentant du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC) à Douala au Cameroun.

Sosthène Gilbert Poudiyo, inspecteur des douanes, chef du corridor Bangui-Douala, explique qu’en cette période de crise, le guichet centrafricain de transit de Douala a servi de « mamelles » pour la Centrafrique. En dépit d’un écart considérable de perte de plus de 3 milliards de F CFA (4.573.470 Euros) enregistrés, le guichet centrafricain de transit de Douala est resté une béquille pour l’Etat.

Grand reportage réalisé par Bienvenu Gbélo grâce à l’appui financier et technique de l’ONG African Initiative Media à travers son projet du concours « African Story Challenge ».

Radio Ndéké-Luka

RCA: LA POPULATION DE LA OUAKA SUBIT DES GRAVES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME EN PRESENCE DE LA MINUSCA ET SANGARIS

0

 

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/conference-de-presse-de-la-MINUSCA-à-Bangui.jpg” alt=”conference de presse de la MINUSCA à Bangui” width=”628″ height=”356″ />
conférence de presse de la MINUSCA à Bangui 14 janvier 2015

 

LA POPULATION DE LA OUAKA SUBIT DES GRAVES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME EN PRESENCE DE LA MINUSCA ET SANGARIS

 

 

Bangui (CNC).

 

La population de la sous-préfecture de la Ouaka, une localité au Centre-est de la République centrafricaine, demeure sous la coupe des groupes armés qui continuent de perpétrer les crimes malgré la présence des forces internationales à savoir la MINUSCA et la Sangaris dans la Région. Plusieurs cas de violations des Droits de l’homme sont signalés dans cette localité. Une situation qui a poussé une équipe de la Division des Droits de l’homme de la MINUSCA de faire une enquête sur les allégations d’un massacre de 200 personnes dans la région et d’autres cas de crimes commis par des groupes armés actifs.

 

Lors de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire organisée, ce 14 janvier 2015 à son siège, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) à travers son équipe de Division des Droits de l’homme a présenté aux professionnels de la presse centrafricaine un rapport préliminaire sur les exactions commises par les groupes armés sur la population de Bambari.

Une équipe de la Division des Droits de l’homme de la MINUSCA s’était rendue à Bambari dans la préfecture de la Ouaka entre le 24 Novembre et le 1er décembre 2014 afin d’enquêter sur les allégations de déplacements de la population des villages situés sur l’axe Bambari –Ndassima, et celles du massacre de 200 personnes dans le village de Zoubingui sur l’axe Bambari-Ippy.

L’équipe a visité cinq sites de déplacés internes à Bambari, l’hôpital de référence de Bambari, le village  de Zoubingui, et a interrogé les responsables des Ex-seleka,  des Anti-balaka, les victimes, les parents des victimes, les témoins, les autorités médicales, les organisations non Gouvernementales, les chefs de communautés, les officiels de l’administration, la gendarmerie locale et les membres de la société civile afin de vérifier et corroborer les informations recueillies pendant toute la durée de l’enquête.

L’équipe a noté que la situation des droits de l’homme dans la Sous-préfecture de la Ouaka est très  préoccupante à cause de la prolifération des armes légères, des conflits intercommunautaires et des attaques perpétrées contre les populations civiles par les différents groupes armés.

Les enquêteurs de la MINUSCA ont confirmé plusieurs cas d’attaques sporadiques contre les populations civiles,  des arrestations suivies de détentions arbitraires,  disparitions forcées et des tueries. Ces violations des droits de l’homme auraient été commises par des groupes armés qui opèrent dans la région. Cependant, les enquêteurs n’étaient pas en mesure de confirmer les allégations du massacre de 200 personnes“, a fait savoir Mme Uwolowulakana IKAVI-GBETANOU, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la MINUSCA.

Un bilan sombre sur des crimes perpétrés dans la Ouaka par les bandits armés

Cette équipe de la Division des Droits de l’homme a recueilli les informations préliminaires sur de nombreux cas. D’après l’équipe, au moins 17 cadavres ont été découverts par les  communautés vivant près de la rivière Gbaidou, environ cinq (5) personnes ont été tuées et jetées dans la rivière et ses abords.

Par ailleurs, les autorités locales ont déclaré que (7) sept corps ont été retrouvés dans les abords de la rivière Gbaidu/Ippy au mois de Novembre. Deux corps en état de décomposition aux abords de la rivière Gbaidu ont été découverts par les enquêteurs de la MINUSCA. Les entretiens ont aussi révélés que certains villages situés sur l’axe Bambari-Ndassima ont été désertés de ses habitants  et du cheptel.

De surcroît, les autorités locales de la Ouaka ont remis  un rapport aux enquêteurs de la MINUSCA  dans lequel  se trouvent 176 cas d’incendies, 107 cas de pillages, 28 cas de destruction de maisons, 2 lieux de culte, 215 personnes blessées par balles dont 23 évacuées, 214 personnes tuées par balles, dont 69 inhumés par la croix rouge et 52 dépouilles remis aux familles. Cependant, ces autorités n’étaient pas en mesure de clarifier le sort des 93 autres cadavres restants. Ces violations auraient été commises, selon l’équipe, entre les mois de juin à novembre 2014 dans la Sous-préfecture de Bambari, Kouango dans les villages Liwai, axe Djoula, Makossika, liotte, Bac Bombalo, Bolo et dans les groupements de Wangaye, Ngoandji, Aji et St Joseph. Les auteurs de ces violations n’ont pas été clairement  identifiés dans le rapport. Mais toute fois, la MINUSCA veut rassurer une fois le rapport final si disponible.

“Nous suivons de près ce dossier pour un compte rendu plus détaillé quand nous aurons un rapport final“, a jouté Mme Uwolowulakana IKAVI-GBETANOU.

D’autres activités des droits de l’homme du 3-10 janvier 2015 opérées par la MINUSCA

La Division des Droits de l’Homme a pu surveiller, vérifier et documenter à Bangui et a l’arrière-pays trois cas d’atteintes au droit à la vie, 12 cas de détentions arbitraires et 2 cas d’atteinte à l’intégrité physique, grâce aux activités effectuées lors des missions d’enquêtes sur des violations des droits de l’Homme a Bria, des visites de lieux de détentions, d’une mission conjointe avec UNPOL (Police MINUSCA) et des réunions avec les autorités pour le suivi et plaidoyer à l’égard des violations des droits de l’Homme rapportées en Centrafrique.

 

L’impunité dont bénéficient les auteurs des exactions des droits de la personne en raison de l’effondrement de l’appareil judiciaire en République centrafricaine, qui renait progressivement de ses cendres, demeure un défi pour la communauté internationale et les autorités de transition pour faire cesser des violations et abus des droits humains. A cela s’ajoutent la prolifération des armes légères et la forte présence d’individus armés non identifiés qui constituent une véritable menace pour la sécurité des populations civiles.

 

 

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique: Rapport très accablant de la Minusca à Bambari

0

AA/ Bangui/ Sylvestre Krock / Corbeau News Centrafrique: 14-01-2015.

Les rebelles de l'ex-coalition seleka à Bangui.
Les rebelles de l’ex-coalition seleka à Bangui.

Tueries, pillages, incendies et migration constituent le bilan d’une région embrasée.

Des tueries et des atrocités ont bien été commises à Bambari, dans le Nord-est centrafricain,  selon un rapport de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine « Minusca ».

Dans un rapport rendu public, mercredi, à l’isssue d’une mission qui a démarré en novembre dernier dans cette région du pays, la Minusca a fait état d’au moins 17 cadavres qui ont été découverts par les communautés vivant près de la rivière Gbaïdou,  en plus de 5 autres morts repêchés dans les abords de la même rivière. Sans compter les deux corps retrouvé par la Minusca. Les autorités avaient déclaré uniquement 7 corps sans vie retrouvés près de la rivière.

La mission onusienne a, en outre, constaté que certains villages situés sur l’axe Bambari-Ndassima ont été désertés. «Les enquêteurs de la Minusca ont confirmé plusieurs cas d’attaques sporadiques contre les populations civiles, des arrestations suivies de détentions arbitraires, des disparitions forcées et des tueries. Ces violations des droits de l’Homme auraient été commises par des groupes armés qui opèrent dans la région. Cependant, les enquêteurs n’étaient pas en mesure de confirmer le massacre de 200 personnes», a déclaré Mme  Pierrette Ikavi, responsable du service communication de la Minusca.

Et de poursuivre : «Les autorités locales de la Ouaka ont remis un rapport aux enquêteurs de la Minusca, faisant état de 176 cas d’incendies ; 107 cas de pillages ; 28 cas de destruction de maisons  et de 2 lieux de culte, 215 personnes blessées par balle dont 23 évacuées, 214 personnes tuées par balles dont 69 inhumées par la Croix-Rouge et 52 dépouilles remises aux familles ».

La responsable onusienne a, en outre, fait observer que les enquêteurs de la Minusca n’étaient pas en mesure d’élucider le sort de 93 autres cadavres.

Les  violences auraient été commises entre juin et novembre 2014 dans les Sous-préfectures de Bambari, Kouango et  dans les villages Liwa, Axe Djoula, Makossika, Liotto, Bac Bombalo, Bolo et dans les groupements de Wangaye, Ngoandji, Adji et St Joseph, relevant du Nord-est centrafricain. Les auteurs de ces violences n’ont pas été clairement identifiés dans ce rapport préliminaire.

Bambari est depuis décembre en proie à uen vague de violences qui a coûté la vie à plusieurs habitants musulmans qui ont été contraints à fuyer la région vers des camps de déplacés et à se réfugier dans certains pays voisins de la RCA.

AA / Sylvestre Krock

Cameroun: un proche de l’ancien Président François Bozizé s’est sacrifié par le feu à Yaoundé

0

www.cameroon-info.net / www.corbeaunews-Centrafrique.com: 14-01-2015.

un centrafricain s'est sacrifié au feu à Yaoundé

Cameroun  Un centrafricain s’immole par le feu à Yaoundé

Pour une affaire de mauvaises mœurs, un ressortissant centrafricain prénommé Cyrille écourte sa vie au milieu des flammes

Fin de journée du mardi 6 janvier 2015 ; il est 17h au lieu-dit «Carrefour Lycée». Les riverains croient apercevoir un incendie après le mur mitoyen au Lycée d’Anguissa. En réalité, c’est Cyrille M, hors de lui, et qui, voulant récupérer ses documents chez sa copine où il vivait, a entrepris de se donner la mort par le feu.

Cette décision part de la dispute avec sa copine et, sorti de la maison, il se rend dans une échoppe environnante pour acheter un litre et demi d’essence. Puis il retourne précipitamment dans ledit domicile, s’asperge d’essence et met le feu sur lui.

Un témoin de la scène se rappelle: «Il voulait rentrer dans la maison, sans doute, pour tout incendier. Des femmes de cette maison ont tenté de s’interposer. Les enfants étaient déjà planqués dans la maison. Entre-temps, les flammes léchaient et consumaient l’homme. Il se mit à appeler les secours. Nous lui avons aspergé une bonne quantité d’eau non sans faire appel aux sapeurs-pompiers, qui arrivèrent instantanément. Ils ont conduit Cyrille M dans un centre hospitalier de la place».

Selon des sources généralement bien informées, Cyrille M fait partie du beau monde  de l’entourage de l’ex-chef de l’Etat centrafricain François Bozizé. Fortunée, cette famille s’est réfugiée à Yaoundé au quartier Bastos après la chute du régime Bozizé. Le clan menait une vie de cocagne faite d’agapes, de beuveries et surtout d’interminables partouzes, indiquent les mêmes sources.

Avec l’argent qui se raréfiait, les choses ont commencé à prendre une tournure dramatique. Ceci peut-il expliquer cela ?

Quoi qu’il en soit, après deux jours passés  dans un état végétatif, Cyrille M a fini par rendre son dernier soupir. Pour un accès de colère.

Cameroun Info

La sécurité alimentaire en Centrafrique fragilisée par l’instabilité politique

0

Radio Chine Internationale / Corbeau News Centrafrique: 14-01-2015.

UNHCR
Photo: UNHCR

La sécurité alimentaire en République centrafricaine pourrait être fragilisée par l’instabilité politique, indique un nouveau rapport du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) rendu public mardi.

Selon un communiqué de l’ONU, cette étude, conduite par le PAM en étroite collaboration avec ses partenaires du 13 au 25 septembre 2014 sur la base d’un échantillon de 2.166 ménages couvrant toutes les préfectures du pays, a pour objectif d’évaluer la situation de la sécurité alimentaire et de mieux calibrer les réponses humanitaires en République centrafricaine.

“L’enquête du PAM montre que cette crise pourrait engendrer des conséquences durables sur la situation nutritionnelle des populations en particulier sur le retard de croissance des enfants”, a précisé la porte-parole de l’agence, Elisabeth Byrs, lors d’une conférence de presse à Genève.

Le rapport du PAM indique en effet que près de 30% de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire modérée et sévère, soit approximativement 1,5 million de personnes.

Les catégories de population les plus affectées par cette insécurité alimentaire sont les “ménages très pauvres ou pauvres, les déplacés, les personnes de retour chez elles, ceux dont la principale source alimentaire de base est le marché, les dons ou l’assistance alimentaire, n’ayant pas la capacité de contracter des prêts, les ménages dirigés par des femmes et/ou avec un faible niveau d’éducation”, indique le rapport.

Les principales contraintes citées par les ménages pour générer des revenus sont le manque de capital pour investir (61%), le manque d’opportunités d’emplois (31%) et le manque de terre/équipement de production (27%).

Par ailleurs, la crise en République centrafricaine affecte de manière plus importante les femmes : “un plus grand nombre des femmes (22%) dans les zones urbaines déclarent avoir comme source de revenu l’aide, les dons et les transferts familiaux”, ajoute le rapport.

Centrafrique : Les enseignants ouvrent le bras de fer avec le gouvernement

0

Les enseignants ouvrent le bras de fer avec le gouvernement

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/École-des-deplacés-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>École des deplacés en Centrafrique

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-01-2015. Trois jours de grève d’avertissement viennent d’être décidés ce mercredi 13 par les fédérations syndicales des enseignants de Centrafrique. Le motif de l’ouverture de ce bras de fer avec le gouvernement est contenu dans la notification de cette grève faite au gouvernement, signée en date du 12 janvier courant par Noël Ramadan de la FSEC-USTC, Maurice Kongbowali du SYNEC, Félix Mampouya de la FEPP, Serge Anicet Golodas de la FEN, Victor Koayadéké du SEC, Dieudonné Mandata de la FSEC-OSELP, Réginald Kossegué du CEC, Jean Chistophe Mellet de la FENJS, Daniel Guetero de la FEPC, Michel Le Firmin Kebongo de la FE et Edmond Koyacommandant de la FEDESEN. « A l’issue de l’Assemblée générale du samedi 10 janvier 2015, tenue à la Bourse de travail, comptes rendus des négociations relatives aux revendications des enseignants ont été faits à la base. Exacerbés par la lenteur des négociations et les manœuvres dilatoires du gouvernement visant à faire perdurer ces négociations en vue du pourrissement de cette crise sociale, les enseignants du F1, F2, du Secondaire général et technique réunis en Assemblée générale ont décidé de : (01) la suspension de la participation de la partie syndicale aux négociations ; (02) la notification d’une grève d’avertissement de trois ( 3) jours à la Ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique. A la fin de la grève d’avertissement, si des négociations franches avec un agenda rigoureux ne sont pas ouvertes en vue de situer rapidement les enseignants sur l’issue de leurs revendications, la grève sera reconduite pour un délai indéterminé et d’autres actions de grande envergure ne sont pas exclues non plus. » peut-on lire dans la correspondance des partenaires sociaux au gouvernement.

Faut-il noter que six points de revendications relatives aux conditions de vie et de travail des enseignants font l’objet des négociations aux réunions du CPCN (Cadre permanent de concertation et de négociations), notamment (1) la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; (2) l’apurement des quatre mois d’arriérés de salaires du régime de la transition ; (3) le déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique ; (4) le paiement des aides sociales dues aux enseignants décédés ; (5) une bonne gestion au niveau du département de l’éducation nationale et enfin ; (6) Le transport des enseignants qui devront regagner leurs postes d’affectation en province.

Bangui, Fred Krock pour CNC