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BANGUI: LA MINUSCA REITERE SON ENGAGEMENT A PROTEGER LES CIVILS DES ATTAQUES DES GROUPES ARMES

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

LA MINUSCA REITERE SON ENGAGEMENT A PROTEGER LES CIVILS

DES ATTAQUES DES GROUPES ARMES

 

Bangui, (CNC), 28-01-2016

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a réitéré mercredi 27 janvier 2016 à Bangui, son engagement à protéger les populations civiles des attaques des différents groupes armés, au moment où des informations font état d’incidents provoqués par des présumés éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) dans l’Est du pays (Haute Kotto et Mbomou). Au cours de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la mission, le porte-parole de la mission, Vladimir Monteiro, ainsi que celui de la Force, colonel Adolphe Manirakiza, ont annoncé une série de mesures prises par la MINUSCA notamment l’envoi d’une mission d’évaluation et le renforcement de moyens dans la zone concernée.

Selon les deux porte-paroles, les informations recueillies permettront de préciser clairement si les incidents sont le fait de présumés éléments de la LRA et/ou d’autres groupes armés. « Quoiqu’il en soit, la MINUSCA, dans sa mission de protection des civils, s’est réunie cette semaine avec les partenaires impliqués dans la lutte contre la LRA (la force régionale de l’Union africaine et le groupe spécial américain) pour discuter de la coordination et de l’échange d’informations. La MINUSCA a aussi renforcé les moyens notamment avec des hommes et des patrouilles aériennes », précisent-ils.

Le porte-parole de la MINUSCA a aussi indiqué qu’au cours de la semaine écoulée, la MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter, sur tout le territoire national, 24 cas de violations et d’abus des droits de l’homme avec au moins 54 victimes y compris trois femmes, trois mineurs et deux personnes âgées. Citant des sources concordantes, il a indiqué que les auteurs présumés sont des éléments des groupes armés appartenant aux anti-Balaka, aux ex-Seleka (FPRC), des peulhs affiliés au groupe 3R et quelques agents de l’Etat (policiers et gendarmes).

Par ailleurs, selon Monteiro, la mission a eu des rencontres de suivi et d’échange avec le ministère de la justice sur les questions relatives à la justice transitionnelle et à la mise en place effective d’une commission nationale des droits de l’homme conformément aux standards internationaux des droits humains. La mission a également poursuivi son appui au ministère de la justice dans la planification des missions de

travail dans les préfectures, permettant ainsi de vérifier l’effectivité du redéploiement du personnel judiciaire et de réaliser le contrôle et l’inspection des juridictions. Les représentants du ministère et de la MINUSCA se sont rendus à Bouar, la semaine dernière, afin d’évaluer l’état des travaux à la prison de Bouar et ont établi que l’établissement est désormais fonctionnel.

A propos du pré-DDR, Monteiro a indiqué qu’un séminaire communautaire organisé récemment à Bambari, pour discuter de la question de la présence des armes et munitions dans les camps de déplacés, recommande l’instauration d’une chaîne de communication entre les gestionnaires des sites et la MINUSCA et un contrôle plus strict des personnes étrangères de l’accès aux camps.

Le porte-parole de la mission a ajouté qu’en vue de la réouverture du cimetière musulman de Boeing et la finalisation du pacte de non-agression entre les communautés, une première session de sensibilisation concernant le projet avec les chefs de quartier de Bimbo III et du 3ème arrondissement a eu lieu le 22 janvier. Les participants ont promis de travailler pour la réouverture du cimetière et ont exprimé leur satisfaction concernant les informations fournies sur le pacte. Le projet “jeunes à risques” a également organisé plusieurs campagnes de sensibilisation dans ces deux localités de la ville de Bangui, destinées à renforcer l’esprit de cohabitation pacifique. A cet effet, une stratégie intégrée MINUSCA-PNUD-Ambassade de France a été mise sur pied, avec notamment des activités à haute intensité de main d’œuvre.

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Adolphe Manirakiza, est aussi revenu sur la poursuite des patrouilles et opérations menées par la MINUSCA dans tous les secteurs, notamment à l’ouest de la Centrafrique où un accent particulier a été mis sur Paoua et ses alentours, avec le renforcement en personnel et en équipement pour combattre les actes de banditisme et de harcèlement de la population observés ces derniers jours. Dans le secteur centre, les patrouilles de la semaine écoulée ont été concentrées sur Batangafo, Bouca, Sibut, Grimari, Bambari et Ndele, en raison des tensions entre les différents groupes armés qui risquaient de porter atteinte à la sécurité de la population.

De son côté, le porte-parole de la police Salifou Konseiga, a annoncé que la composante police poursuit ses missions d’escorte et de protection des hautes personnalités, les patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance et la co-location dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie. Dans le cadre de la sécurisation du processus électoral, le dispositif sécuritaire est maintenu autour du Centre de traitement des données de l’ANE. Par ailleurs, la Police de la MINUSCA effectue fréquemment des visites à la Brigade des mineurs, afin de s’enquérir de la situation concernant cette frange vulnérable de la population, et faire le suivi de la procédure, en collaboration avec les officiers en charge desdits dossiers.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COORDINATION NATIONALE SECRETARIAT GENERAL PORTE PAROLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COORDINATION NATIONALE
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SECRETARIAT GENERAL
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PORTE PAROLE
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N°____002___ /2016 /CN/SG/PP/

 

Bangui, (CNC), 28-01-2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

DE LA COORDINATION NATIONALE   DU GROUPE D’AUTO-DEFENSE ET DE RESISTANCE POPULAIRE RELATIVE À L’INDEFECTIBLE SOUTIEN. AU PRESIDENT  Faustin-Archange Touadera

Les résultats de l’Election Présidentielle du 30 Décembre 2015 viennent d’être rendus publics le lundi 25 Janvier 2016, à la satisfaction de la grande majorité du peuple centrafricain longtemps meurtri par les affres des ennemis de la République.
Malgré les gesticulations et agitations sans fondement des habitués des contestations sans tête ni queue tendant à provoquer l’annulation du scrutin, la Cour Constitutionnelle de transition a dit le droit sous toutes ses formes pour confirmer la validité des votes. Ainsi, les deux têtes de liste du 1er tour, à savoir Messieurs Anicet-Georges DOLOGUELE et Faustin-Archange TOUADERA sont retenus pour le second tour qui se tiendra le dimanche 14 février 2016.

A cet effet, le Groupe des patriotes que dirige le Grand Patriote Patrice-Edouard NGAISSONA a dresse ses vives félicitations aux deux lauréats en général et particulièrement au Professeur Faustin-Archange TOUADERA dont le bon sens et la promptitude dans la gestion des affaires de l’Etat ont marqué positivement le peuple centrafricain dans un passé récent. Aussi, le Groupe des patriotes tient à rassurer le Professeur TOUADERA de son indéfectible soutien lors de la tenue du second tour de l’élection afin que la République Centrafricaine et tout son peuple retrouve le chemin du développement et de la prospérité.

Entre  celui qui a régularisé la situation des cotons  et cafés des agriculteurs et celui qui na riens fait, qui choisissons- nous ?

Entre celui qui donne de l’eau à boire pour atténuer la souffrance du peuple et ceux qui ont donné du vinaigre, qui choisissons nous ?

Entre celui qui s’est  privé de nourriture pour en donner à ses  semblables et ceux qui ont pensé qu’à garnir leur boyaux, qui choisissons nous ?

Entre celui qui paye les salaires, bourses et les  pensions et celui qui à laissé des ardoises salles, qui choisissons-nous ?

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA est la  solution  et le chemin par lequel le peuple réalisera ses attentes à brève échéance dans la paix, la solidarité et la sécurité. ll est porteur d’un nouveau contrat social.

Fait à Bangui, le 27 Janvier 2016

La Coordination Nationale

Le Chargé de la Communication
Porte Parole:

Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

igor.lamaka@yahoo.fr

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CENTRAFRIQUE: UN PACTE DE NON AGRESSION AB-UPC

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(Corbeau News Centrafrique)

Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun
Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun

 

UN PACTE DE NON AGRESSION AB-UPC

Bangui, (CNC), 01-28-2016

 

Il y a quelques jours, deux personnalités réputées ont décidé de faire la preuve de leur intention réelle de s’engager pour une pacification définitive de notre pays : le Général Ali Darrass, ex-personnalité militaire de l’ex-Séléka, figure des Peuls et représentant aujourd’hui l’UPC, et Patrice Edouard NGaissona, chef historique et représentant les anti-balakas. Ils se sont engagés par un geste très fort en ces temps de sortie de crise par la signature d’un pacte de non agression entre les deux parties ex-ennemies. Un signe que tous les Centrafricains sont convaincus de la nécessité de concentrer leurs efforts sur la préservation de la stabilité du processus électoral.

Une initiative partie de Bambari

Au lendemain du 1e tour des élections, la presse Banguissoise titrait : « Bambari, la ville modèle : tout s’est parfaitement bien passé ». Bambari, fief des Peuls et de plusieurs groupes d’Anti-Balakas, fut le théâtre d’affrontements, de tensions entre les communautés et avaient sombré dans la détestation. Bambari est à présent devenue la ville paisible que l’on n’aurait osé imaginer il y a encore quelques mois.

Faut-il y voir le signe annonciateur d’un apaisement général qui s’étend sur le reste de notre pays de jour en jour ? C’est bien probable. En tout état de cause, à Bambari, c’est bien le dialogue qui a permis d’apaiser les tensions entre groupes qui jadis ne trouvaient pas les clés du dialogue et de la cohabitation. Depuis quelques jours, ce retour au dialogue est bien le fait d’hommes qui ont eu le courage de prendre leurs responsabilités et se rassembler autour d’une table.

Un pacte inclusif repris au niveau national

Ce rapprochement a conduit les deux représentants de chacune des parties, le Général Darrass et Patrice Edouard NGaissona, à s’engager à un niveau national et à promettre respect et bonne cohabitation entre leurs deux communautés. Ainsi, ils ont pu rédiger un pacte national de non-agression et de bonne cohabitation. Le document, signé de la main des deux chefs juste avant les élections, couvre la totalité de la période électorale et peut s’étendre bien au-delà. De plus, Darras et NGaissona s’engagent à ne commettre aucun acte de violence à l’encontre des populations, des forces internationales et à favoriser la libre-circulation de chacun. Enfin, cet accord prévoit à ne recourir aux armes que dans un cas de force majeure et dans le respect de la légitime défense. Mais nous retiendrons de cet accord un aspect complémentaire et non des moindres : c’est bien un accord inclusif qu’ont signé les deux leaders. Toutes les autres communautés du pays pourront venir s’y adjoindre en apposant leurs signatures. Ce pacte ouvert raisonne comme une incitation à emboiter le pas des deux communautés.

Un geste symbolique fort

La signature de cet accord par deux poids lourds, qui se sont illustrés par un engagement très dur durant la crise, constitue une véritable reconnaissance culturelle mutuelle et un gage de cohésion sociale pour l’avenir. C’est ainsi que les composantes de la citoyenneté centrafricaine se rapprochent et décident, non seulement de se reconnaitre, mais aussi de s’accepter et de se fondre dans une seule identité : être centrafricain ! C’est dire la portée symbolique de ce geste.

Depuis la mise en place de ce pacte, force est de constater que ça marche ! Aucune entorse à l’accord n’a été constatée depuis sa signature. En effet, le référendum s’est très bien déroulé à Bambari, le 1e tour également. A présent, Peuls et Anti-balakas se retrouvent à la même table chaque semaine pour une réunion de sécurité. Le protocole prévoit également la désignation de deux émissaires chargés de faciliter le travail avec la police et la justice.

Faut-il voir dans ce pacte l’engagement définitif de ne plus se diviser et de se respecter dans notre pays qui commence à peine à panser ses plaies ? C’est fort possible. Cette signature révèle une prise de conscience par deux hommes que tout a pu opposer durant la crise : c’est le fait qu’ils représentent des communautés qui convergent vers un même dessein : une nation Centrafricaine unie et indivisible.

Max Rudford

Journaliste indépendant engagé pour la paix en Centrafrique  

Bangui: Déclaration du Collectif « Touche pas à ma Constitution »suite au verdict de Cour Constitutionnellede Transition

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(Corbeau News Centrafrique)

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Déclaration du Collectif « Touche pas à ma Constitution »suite au verdict

de Cour Constitutionnellede Transition et

la réorganisation des élections législatives.

 

Bangui,(CNC), 01-27-2015

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » prend acte du verdict rendu par la Cour Constitutionnelle de Transition et rejette en bloc la proposition de la date du 14 février 2016 faite par l’Autorité Nationale des Elections pour la réorganisation des élections législatives.

En date du 25 Janvier 2016 la Cour Constitutionnelle de Transition a rendu son verdict relatif aux résultats des élections groupées du 30 décembre 2015.
Il ressort de cette décision rendu par la Cour que les deux anciens Premiers Ministres Anicet Dologuélé et Faustin Touadera sont autorisés d’aller au second tour de la Présidentielle. Cependant, la Cour annule totalement les résultats des élections législatives au motif des graves irrégularités constatées pendant le déroulement des scrutins législatifs.

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », prend acte du verdict rendu par les membres de la Cour concernant l’élection Présidentielle, mais rejette en bloc la nouvelle proposition de la date du 14 février 2016 qui vient d’être faite via la presse par l’Autorité Nationale des Elections pour la tenue des élections législatives et demande à cette Institution de revoir sa proposition irréaliste.

Par-ailleurs, le collectif dénonce surtout l’amateurisme, le dysfonctionnement et les graves irrégularités constatées pendant le déroulement de ce scrutin et exige de l’Autorité Nationale des Elections de faire preuve de compétence, de rigueur et de transparence afin d’éviter les multiples contestations durant ce second tour de la présidentielle et pendant la réorganisation des élections législatives.

Enfin le Collectif, rend un vibrant hommage au peuple Centrafricain pour sa détermination très remarquable de revenir à la légalité Constitutionnelle.

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Fait à Paris et Dakar le 26.01.2016

Ont signé :

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Le Secrétaire Général.

Mandela YAPENDE.

BANGUI: LE CICR DRESSE LE BILAN ANNUEL DE SES REALISATIONS DE 2015 EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE CICR DRESSE LE BILAN ANNUEL DE SES REALISATIONS

DE 2015 EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, (CNC), 26-02016

Les défis humanitaires, sanitaires, et de droit humanitaire en République centrafricaine demeurent une préoccupation du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR). Lors d’une rencontre d’échange avec les Journalistes centrafricains organisée le 22 janvier 2016 à sa base dans le 5ème arrondissement de Bangui, le CICR a dressé le bilan de ses activités réalisées au cours de l’année 2015 dans le pays, tout en présentant ses vœux les meilleurs pour l’amélioration des souffrances des victimes de conflits en Centrafrique.

Cette rencontre avec les professionnels des médias a permis à Jean François Sangué et Yves Giebens respectueusement Chef de délégation et Coordinateur Santé au CICR, de faire l’état des lieux de la situation humanitaire en République Centrafricaine. Il s’agit, en effet, de formuler les vœux du CICR et de faire le bilan des activités du Comité en période 2015 dans le pays. Ces activités sont relatives à la santé, la sécurité économique, l’accès à l’eau et à l’habitat, la protection et la promotion du droit humanitaire (DIH). La vulnérabilité et la précarité des centaines de milliers de familles dans la République Centrafricaine continuent de nécessité, selon le CICR, une aide humanitaire considérable à court et moyen terme. De son point de vue humanitaire, le Comité rappelle que la plupart des zones du pays touchées par une crise chronique de développement ayant conduit à une pauvreté extrême. La crise qui a frappé le pays depuis 2013 n’a fait que qu’augmenter, d’après le Chef de délégation CICR, l’ampleur des besoins humanitaires auxquels il a fallu d’urgence répondre. Dans sa présentation du bilan du Comité, le Coordinateur de Santé Yves Giebens a fait le résumé de l’ensemble des activités du CICR en période 2015 en République Centrafricaine.

Activités sanitaires

A travers des activités dans le domaine de la santé, le Mouvement s’efforce de féliciter l’accès aux services de santé primaire et secondaire, améliorer la prise en charge chirurgicale des blessés de guerre et assurer une réponse aux besoins psychologiques les plus urgents des victimes de violences, en particulier celles de violences sexuelles. En collaboration avec le Ministère de la santé et d’autres partenaires, le Comité contribue à la lutte contre le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose. D’après les chiffres annoncés par le Coordinateur Santé, plus de 1000 interventions chirurgicales ont été réalisées à l’hôpital communautaire de Bangui et 50 patients ont été orientés à l’Hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro, plus de 27500 patients en urgence ont été consultés à l’hôpital communautaire et à l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro. De la prise en charge des femmes enceintes, plus de 1400 femmes enceintes consultées, plus de 1400 doses de vaccin administrées dans les Centres de santé de Dissikou et Ouandago, plus de 95000 personnes ont été prises en charge dans 22 Centres de santé et des cliniques mobiles à Bangui, Kaga-Bandoro, Berberati et Bambari. En plus, 9000 femmes enceintes reçues en consultations prénatales à Bangui, Bambari et Berbérati, plus de 49000 personnes dans les villes citées ont été sensibilisées sur la santé communautaire. Plus de 2400 blessés ont été transférés dans les Centres de référence et 5800 autres blessés pris en charge au Centre de santé Henry Durant à Bangui. Ensuite, plus de 3500 personnes victimes de violences sexuelles prises en charge sur le plan psychosocial et médical dans les villes citées ci-haut. Pour les enfants malnutris, plus de 3500 enfants malnutris de moins de 5 ans et femmes enceintes et allaitantes ont été prises en charge à travers les programmes nutritionnels à Kaga-Bandoro, Bambari, et Berberati. Par ailleurs plus de 1500 personnes dont les conducteurs de taxi-moto, membres de groupes armés, leaders des associations de jeunes ont été formées aux gestes qui sauvent. Environ 2 millions de personnes ont été assistées avec des moustiquaires imprégnées à longue durée. Concernant le paludisme, plus de 23000 malades ont été traités. Plus de 20000 patients ont été placés sous ARV. Et plus de 7000 cas de tuberculose ont été diagnostiqués dont 71% sont guéris, d’après la statistique présentée.

De la sécurité économique

De la nourriture et des biens essentiels de ménage ont été distribués aux personnes déplacées, des petits ruminants, des outils agricoles et des semences ont été remis aux retournés et aux populations vulnérables afin de contribuer à l’autosuffisance alimentaire. En collaboration avec l’Agence Nationale pour le Développement de l’Elevage (ANDE), des animaux ont été vaccinés contre la péripneumonie contagieuse bovine. Selon le bilan tel que présenté, plus de 30000 personnes déplacées ont été assistées avec des vivres à Bangui, sur l’axe Bambari-Ippy, à Kaga-Bandoro et dans la sous-préfecture de Kouango. Des boutures de variété de manioc résistantes à la mosaïque ont été remises à environ 300 familles reparties en groupement agricoles dans les préfectures de Nana Gribizi, Kémo, Ouaka, Nana-Mamberé, Bamingui-Bangoran et Vakaga. Le CICR a également assisté environ 10000 personnes résidentes et retournées des préfectures d’Ouham, Nana Grebizi et Ouaka avec des semences et des outils agricoles. Plus de 47000 bœufs vaccinés contre la péripneumonie contagieuse bovine(PPCB) en collaboration avec l’ANE dans la sous-préfecture de Bambari. Environ 18000 personnes ont été assistées avec des outils agricoles dans les préfectures de Nana-Grébizi, Kémo et Ouaka. En plus à Berberati, des semences vivrières et des vivres de protections ont été remis à environ 24000 personnes. Plus de 75000 personnes retournées ont pu bénéficier des biens essentiels de ménages dans la sous-préfecture de Boguila et Markounda. A Boda et à Yaloké, le CICR a assisté environ 270 femmes avec des petits ruminants. 1500 personnes déplacées et résidentes de la sous-préfecture de Moyenne Sido identifiées en vue de bénéficier des kits d’hygiène et de la construction des abris.

Dans le domaine de protection

Le CICR apporte son aide aux personnes déplacées de conflit et violences afin de rétablir le contact avec leurs proches ou à rechercher des membres de famille dont elles n’ont plus de nouvelles. Il enregistre également les enfants non-accompagnés et recherche leurs parents dans le but de les réunifier avec leurs familles lorsque cela est possible. Les personnes détenues sont visitées afin de garantir un traitement humain et des conditions de vies acceptables. En période de 2015, plus de 1000 personnes détenues ont été visitées par l’équipe du CICR. Plus de 30 enfants non-accompagnés ont été réunifiés. Par ailleurs, environ 500 messages Croix-Rouge ont été collectés.

Dans le domaine de l’Eau et Habitat

Le CICR a assuré l’approvisionnement en eau potable en faveur des personnes déplacées. Il a entretenu des infrastructures sanitaires et a procédé à la sensibilisation à l’hygiène sur les sites de déplacées. Un soutien a été accordé à la SODECA pour garantir de l’eau potable à Bangui et Ndélé. Plus de 60000 personnes déplacées à Bangui, à Kaga-Bandoro et Bambari approvisionnées quotidiennement en eau potable. A Ndélé ainsi qu’à l’hôpital de la ville, plus de 13000 habitants ont été desservis quotidiennement à travers le réseau SODECA. A Birao, environ 1000 personnes desservies grâce à la réhabilitation de trois puits. A Ndélé comme à Birao, 23 puits, 2 sources et 10 pompes ont été réhabilités. A Kaga-Bandoro, l’équipe de CICR a construit 30 latrines sur deux sites de déplacés. A Bangui, le CICR a fourni 125 tonnes de produits chimiques à la SODECA pour le traitement de l’eau à Bangui. A Dekoua et à Bambari, des matériaux et outils pour la reconstruction d’environ 1000 maisons ont été remis aux habitants. A Bambari, Bouar, et Kaga-Bandoro, environ 48000 personnes ont été sensibilisées aux pratiques d’hygiène. A Kabo, l’équipe de CICR a distribué 525 abris accessibles à l’eau potable et à l’assainissement construits et 800 kits d’hygiène à 1750 personnes déplacées. Dans le domaine de prévention
La protection des populations en période de conflit armé ou de violences passe également par la promotion et la diffusion des règles de base du droit international humanitaire (DIH), principalement à l’attention des porteurs d’armes. Environ 3500 membres des Forces armées centrafricaines (FACA) et des groupes armés dont les Antibalaka, ex seleka, RDPC, et RJ ont été sensibilisés sur les règles du DIH. Plus de 1000 leaders communautaires et conducteurs de taxi-moto ont été sensibilisés sur les activités de la Croix-Rouge et formés sur les gestes qui sauvent. Environ 160 policiers et gendarmes ont été formés sur les règles des Droits de l’Homme applicables aux opérations de maintien de l’ordre. En outre, environ 700 malades et leurs accompagnants ainsi que le personnel médical ont été sensibilisés sur la protection de la mission médicale.
Dans toutes ces activités présentées, le Coordinateur Santé au CICR, Yves Giebens a relevé que les équipes de CICR rencontrent souvent de difficultés au cours des interventions notamment les problèmes d’accès aux personnes en besoin d’aide nécessaire. Pour mémoire, le CICR est présent en République centrafricaine depuis 1982. Sa délégation a été ouverte en 2007. A ce jour, le CICR dispose d’une délégation à Bangui, des sous-délégations à Kaga-Bandoro, Bambari, Ndélé, et d’un bureau à Birao. Il opère également dans l’Ouest du pays à partir d’une sous-délégation à Bangui. il mène ses activités dans domaine de la santé, de l’eau et habitat, de la sécurité économique, du rétablissement des liens familiaux, de la visite des personnes privées de liberté et de la promotion du droit international humanitaire (DIH), en étroite collaboration avec la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA).

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Bangui: CERCLE NATIONAL DES JEUNES POUR LE SOUTIEN À A.TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

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CERCLE NATIONAL DES JEUNES POUR LE SOUTIEN À A.TOUADERA

Bangui (CNC), 26-01-2016

En prélude au deuxième tour de la présidentielle en République centrafricaine, les allégeances et les comités de soutiens continuent de se faire enregistrer. Une plateforme dénomée Cercle National des Jeunes pour le Soutien à Touadera (CNJST) a vu le jour. Le CNJST invite, à cet effet, tous les jeunes centrafricains des huit arrondissements de la Bangui, de Bimbo et Begoua à s’unir derrière le candidat indépendant du professeur Faustin Archange Touadera, arrivé au deuxième tour du scrutin.

A l’appel de CNJST, une cinquantaine de jeunes venus de tous les horizons de Bangui a pris part à la réunion de réflexion sur la stratégie pour le soutien au candidat indépendant Faustin Archange Touadera. La rencontre a réuni les jeunes de la plateforme CNJST et l’équipe de la Direction nationale de campagne du candidat indépendant, conduite par Simplice Sarandji. Le CNJST a pour comme président Romy Loic GOTTO qui a présidé cette réunion de réflexion. L’occasion pour le Romy Loic GOTTO de présenter aux participants l’objectif, les stratégies d’action du CNJST et les membres du bureau déjà mis en place. L’objectif principal de la plateforme est d’aider le candidat indépendant Faustin Archange Touadera à gagner le scrutin du second tour qui l’oppose avec Anicet Georges Dologuelé, candidat de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA).

La stratégie d’action de CNJST consiste, dans un premier temps, à mettre en place les antennes dans les huit arrondissements de Bangui, à Bimbo et Begoua. Second, le mode d’action est aussi de sensibiliser la population porte par porte avec la distribution du résumé de la profession de foi du candidat dans chaque foyer. Ensuite, la stratégie consiste l’organisation des activités sportives et culturelles dans les huit arrondissements de la ville de Bangui et ses environs, au nom du professeur Faustin Archange Touadera. En fin, la stratégie d’action consiste à organiser une causérie débat entre les jeunes et le candidat indépendant.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA COUR CONSTITUTIONNELLE INVALIDE LA LEGISLATIVE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA COUR CONSTITUTIONNELLE INVALIDE LA LEGISLATIVE

 

Bangui,(CNC). 26-01-2016

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a rendu public les résultats définitifs du double scrutin du 30 décembre dernier. Après avoir confirmé les candidats Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadera au second tour de la présidentiel, la Cour a jugé utile d’annuler la législative pour, selon le président de la Cour Zacharie Ndouba, des raisons de nombreuses irrégularités enregistrées au cours des opérations.

La décision de la Cour Constitutionnelle de Transition d’annuler l’élection législative a surpris plus d’un. Alors qu’une vingtaine des candidats à la législative a été déjà proclamés vainqueurs au premier tour de cette élection législative à l’issue des résultats provisoires de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), la Cour a jugé que les irrégularités constatées lors des opérations électorales sont de nature à impacter sur la crédibilité des résultats. Dans son rapport sur les procès-verbaux traités, la Cour Constitutionnelle de Transition remet en cause la crédibilité et la transparence des opérations électorales en ce qui concerne la législative qui fait objet de plusieurs disfonctionnement d’ordre technique et logistique.

En conséquent, la Cour a annulé ces élections législatives et demande au gouvernement de transition et l’ANE d’organiser de nouveau la législative. Selon les dires du président de la Cour, Zacharie Ndouba, l’Assemblée nationale ne va pas se constituer dans ces irrégularités. Il est donc important, d’après lui, que le peuple centrafricain ait une représentation démocratique et crédible.

Cette décision n’a pas plus aux certains partisans et sympathisants de certains partis politiques qui estiment que cela est une manœuvre politique permettant au futur président d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale. Car, disent-ils, la réorganisation du scrutin législatif serait en faveur du nouveau président. Mais d’autre part, les citoyens centrafricains saluent cette décision qu’ils estiment valable. Comme le dit un Centrafricain lambda « La Cour a dit le droit ».

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES LECONS A TIRER DU PREMIER TOUR DES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES LECONS A TIRER DU PREMIER TOUR DES ELECTIONS

EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui,(CNC), 26-01-2016

 

Le verdict tant attendu de la Cour Constitutionnelle de Transition est tombé ! Deux éminents fils du pays à savoir Anicet Georges DOLOGUELE et Faustin Archange TOUADERA seront les champions du peuple centrafricain devant s’affronter pour le « bouquet final » du second tour des élections. De ces deux Anciens Premiers Ministres sortira sous peu le futur locataire du très convoité « Palais de la Renaissance » et le futur PRESIDENT du pays du « Zo Kwe Zo ». Les dés sont jetés, les stratégies se mettent en place dans les deux camps et les Alliances les plus sordides s’établissent à tour de bras. Les démocrates de tous bords prennent acte de la Décision souveraine de l’auguste Cour Constitutionnelle de Transition qui a donc DIT LE DROIT.
Que retenir du Premier tour de ces élections et quelles leçons en tirer ? De l’analyse pure, il se dégage un air d’élections mal organisées desquelles sortira un PRESIDENT MAL ELU. Nonobstant le calme apparent relevé par les différents observateurs de ces élections groupées, les irrégularités ont été massives au point où certains candidats ainsi que les pouvoirs publics ont été indexés par d’aucuns comme ayant scientifiquement fraudé avec un appui bienveillant des HAUTES AUTORITES DE L’ETAT.
Pour d’autres, certains intellectuels y compris, ces élections seraient LA VICTOIRE DES ANTIBALAKAS représentés par les candidats annoncés de la nébuleuse « K.NK » que sont messieurs DOLOGUELE et TOUADERA sur la très décriée SELEKA représentée par monsieur ZIGUELE et consorts. Tiens donc !
D’un regard approfondi, ces élections ont UN GRAND GAGNANT en la personne du PRESIDENT DECHU François BOZIZE YANGOUVOUNDA qui revient en force quelque soit l’issue du scrutin présidentiel. Il aura en effet comme « Dauphin-Président », soit son neveu Anicet Georges DOLOGUELE (la mère de celui-ci étant de l’ethnie GBAYA et originaire de Benzambé) ou alors le très STRATEGIQUE CANDIDAT DIT DE « PRECAUTION » Faustin Archange TOUADERA, Vice-président de la « Convergence K.N.K » qui, tel le Phoenix, est entrain de renaitre doucement mais certainement de ses cendres. Vous avez dit « VICTOIRES DE ANTIBALAKAS » et du K.N.K ? Surement car Eugène NGAIKOISSET alias « le BOUCHER DE Paoua », Olivier KOUDEMON alias « GBANGOUMA », GUENEBEM et tant d’autres doivent jubiler dans l’ombre…les « AFFAIRES » devant reprendre sous peu …Les langues se délient et il est acté, selon une source autorisée, que le futur LOCATAIRE du PALAIS PRESIDENTIEL est déjà CONNU : FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, candidat de « PRECAUTION » et « CHEVAL DE TROIE » de la CONVERGENCE K.N.K » !!! L’ancien Premier Ministre DOLOGUELE, mais non moins NEVEU du Général-Président BOZIZE YANGOUVOUNDA ne servant que de « Sparring Partner », de « FAIRE VALOIR » pour camoufler la SUPERCHERIE servi aux centrafricains sur plateau. Ce qui confirme à n’en point douter que François BOZIZE, même depuis son exil Ougandais, demeure le « VERITABLE ROI DE CENTRAFRIQUE », le Maitre à jouer de l’échiquier politique national donc l’HOMME DE LA SITUATION.
Les autres CANDIDATS MALHEUREUX, qui pour la plupart, pensaient bénéficier des appuis politiques et des influences de certains de « LEURS AMIS ETRANGERS », n’ont plus que leurs yeux pour pleurer et sont la risée des compatriotes les plus cyniques…Ne dit-on pas qu’en politique il n’ya pas « d’AMIS », mais que des « INTERETS » ? Espérons que beaucoup de centrafricains qui ont décidé d’embrasser la carrière politique l’auront enfin compris !
Enfin, ces élections ont été tout sauf crédibles et transparentes tant les multiples entorses démocratiques ont défrayé la chronique, sans qu’une solution idoine puisse y être trouvée. Beaucoup de moyens tant matériels, financiers voire humains ont été déployés pour organiser ces élections et il est hors de question des les annuler, quitte à avoir un PRESIDENT MAL ELU…Tenez cela pour dit !!!
Dernier grand couac de ces consultations électorales du premier tour, c’est la fameuse ANNULATION des élections législatives reportées d’ici à 60 jours par la Cour Constitutionnelle de Transition…sans qu’il y’ait ANNULATION DE LA PRESIDENTIELLE et sa reprise par le corps électoral consécutivement aux multiples irrégularités de premier tour…
Pour terminer notre analyse, il y’a lieu de constater que tous les ingrédients d’une implosion à court ou moyen terme de la Centrafrique sont réunis et toujours vivaces. Les mêmes faits placés dans les mêmes conditions produisent les mêmes effets. C’est le fameux lien de cause à effet et l’avenir nous édifiera.

 

EMMANUEL NZAPA BATA-YINDOU

Centrafrique: Finalement c’est dessiné : la gauche sociale conduite par Archange TOUADERA contre la droite de la bourgeoisie

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(Corbeau News Centrafrique)

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Finalement c’est dessiné : la gauche sociale conduite par Archange TOUADERA

contre la droite de la bourgeoisie prolétarienne conduite par Georges

DOLEGUELE. Dixit Robert ENZA, Entrepreneur politique.

 

Bangui, (C.N.C), 25-01-2016

 

Bangui parle même de prolétariat contre la bourgeoisie, ironie du sort. Qui donc est capable d’exercer le gouvernement en se conformant aux conséquences de cette crise qui a répandu partout sur le territoire son lot de désolation ; ces larmes qui ont coulé, formant des eaux dont les vagues ont monté plus haut que la colline de gbazou-bangui et qui ont déposé des immondices.

Il faudra quelqu’un d’une grande perspicacité pour nettoyer ces immondices. Il suffira qu’il remédie à cette désolation. Quelqu’un qui soit attentif au perfectionnement de soi et qui pense à ce qui dure perpétuellement, mettre de l’ordre dans sa parenté et attirer vers lui les populations. Quelqu’un qui connaît les hommes et qui saura mettre l’union parmi les peuples.

Toute la question à se poser après ces élections, c’est comment faut-il gouverner, par indulgence ou par sévérité ? Le centrafricain est resté très longtemps sans être gouverné. Il nous faut de l’ordre.

Parce que le feu ardent cause rarement la mort car de loin on le regarde avec la crainte. Mais les eaux lentes font beaucoup de victimes, car on se familiarise et on joue avec elles.
Parce que, quand le gouvernement est indulgent, le peuple devient beaucoup négligent et il faut alors corriger par la sévérité ; et quand le gouvernement est sévère, le peuple souffre il faut alors déployer de l’indulgence.

Il y a également cette nouvelle vague de conscience collective positive qui s’est développée depuis cette crise. Celle qui n’entend plus subir le futur mais le contrôler. Elle prend position par rapport aux questions de société. Cette nouvelle conscience collective est riche en idées et elle souhaite sa participation dans les débats de gouvernement.

En terme de gouvernement, les centrafricains veulent que le gouvernement se situe entre les deux pensées suivantes de ces grands hommes d’état, citons: Le général De GAULLE disait aux français, « je suis venu pauvre, je repartirais pauvre » et celle de KENNEDI qui a promis au peuple américain d’envoyer un homme sur la lune. Deux grandes visions exprimées selon des contextes différents des deux pays. Et les deux hommes d’état ont tenu à leurs paroles.
Donc de la volonté de De GAULLE de bâtir une France qui sort de la 2è guerre mondiale à la volonté de KENNEDI de montrer la puissance de son pays, telle nous devons de projeter l’avenir de notre pays. Finir avec les errements, les tâtonnements, l’immobilisme et l’obscurantisme mais place à la pensée créative et à la vision.

Ces élections-ci se présentent à nous comme le point d’un nouveau départ, alors brisons la glace et libérons nos pensées. Si après ces élections, les centrafricains ne transforment rien, nos enfants seront condamnés à tout souffrir.

C’est dans ce contexte que le choix de nos deux leaders prend toute sa dimension. Le visage politique de notre pays est dessiné et se partage en deux faces politiques : la gauche sociale et la droite bourgeoise indifférente.
La droite indifférente parce qu’on ne l’a jamais vu aux chevets de la RCA dans des moments difficiles. Elle n’intervient jamais auprès des populations.

De cette droite indifférente se sont alignés tous les apprentis ‘’bourgeois‘’ de notre pays, du moins. C’est ce qui fait croire à François Soudan d’écrire aux centrafricains qu’ils ont de la chance d’avoir un « cheval blanc » à ce second tour, c’est un espoir. En effet, c’est juste un « cheval

En effet, c’est le manque de discipline, de l’organisation et de vision c’est-à-dire penser à quelque chose de durable qui a conduit notre État à la catastrophe. Le manque de discipline conduit au malheur. Le changement vient du leader, celui qui porte la vision de l’avenir. Celui qui montre le chemin à suivre et qui lui-même ne fait pas le chemin contraire. Le plus souvent c’est l’entourage qui abîme la pensée du leader, donc le choix des collaborateurs du leader s’avère délicat.

Nous en appelons à la révolution, donc à un changement, à une prise de position par rapport aux flagorneries rampantes. Fini avec les achats de conscience. Si les centrafricains veulent passer à un stade de vie meilleure, ils doivent prendre la décision de transformer les conditions de leur vie et c’est maintenant qu’il faut préparer par le pouvoir, l’État qui doit nous porter vers l’espoir.

En effet pendant les campagnes électorales les deux candidats se sont nettement distingués et confirment leur appartenance, eu égard aux moyens que chacun d’eux a mobilisés pour battre la campagne. L’un de la simplicité, l’autre de l’arrogance de la suffisance publicitaire. Bangui porte encore les stigmates de cette agressivité publicitaire. Beaucoup de ces candidats de puissance ont péri au 1er tour. C’est dire que parfois l’abondance de la publicité fait perdre de l’estime pour le produit. Le client en dégoûte.

Il n’est pas possible dans les conditions actuelles de se laisser égarés. Nos blessures sont là, nos larmes sont là, et nous voulons un pouvoir qui ne soit pas indifférent de nos souffrances et qui ne doit pas non plus gouverner par indulgence mais qui saura toujours trouver un équilibre harmonieux de gouvernement en suppléant à la sévérité par l’indulgence et à l’indulgence par la sévérité.

Révélons un homme éclairé et élevons un homme d’une humble condition à la tête du pays. Le Président Touadera a tout le profil, humble et disposé. Sa simplicité, sa sociabilité lui vaut le profil de rassembleur naturel et soucieux de ne pas décevoir.

blanc » une couleur mais ce n’est pas un « cheval ». Nous disons que ce qui dénote de la couleur ne dénote pas de la forme. La peinture vient toujours après une préparation d’un fond pur et qu’il peut s’agir d’un « cheval noir ».

Ils ne connaissent pas la souffrance de notre peuple ; ils ne connaissent que l’or et le diamant, en opposition nous connaissons l’agriculture. Le diamant et l’or n’ont aucun effet sur la vie des centrafricains et non plus ne leur profitent.

Ils ont en sus une visée essentiellement pécuniaire. Ils ont une géométrie d’ensemble, ils vivent entre eux et à l’écart de la société qu’ils exploitent. Et pour tout, bon nombre d’entre eux, qui parlent de bourgeoisie, ont bâti leur fortune sur le dos de l’État.

Nous n’irons pas jusqu’à parler des entrepreneurs car les entrepreneurs dans notre pays il n’en existe pas ou presque. Ces hommes qui agissent par opportunité de profit immédiat ne peuvent pas être assimilés à des entrepreneurs. Parce que le caractère de l’entrepreneur est différent de celui de l’homme d’affaires qui recherche un enrichissement personnel immédiat.

L’entrepreneur, il créé l’organisation et il laisse l’administration au gestionnaire. Il répond à un besoin social de façon durable tout en créant de la richesse dans le pays. Le groupe Kamach, une excellence, paix à son créateur bien-aimé.

En effet, ceux qui nous gouvernent, ne voudraient pas qu’on touche au passé et qu’on n’y touche pas à des sujets qui fâchent. Ce rabat jette une peur bleue qui languit et qui ne justifie en rien. Ils nous empêchent de réfléchir par nous-mêmes contre leurs intérêts.

Si l’on veut que les choses changent il faut tout dire, tout ; oublier, se taire, c’est trahir a dit L-F Céline.
On ne peut pas repartir comme ça sur cette base, sans dénoncer, sans définir une orientation et sans s’engager sur des valeurs comme l’handicapé se tient sur ses béquilles, rien ne changera.

Confucius a dit : le ciel dure, la terre persiste, c’est parce qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes. Le Président Touadera doit savoir apprécier cette pensée.
Le Président TOUADERA est une chance pour la RCA, par contrario à F. Soudan.

De cette droite indifférente se sont alignés tous les  apprentis ‘’bourgeois‘’ de notre pays, du moins. C’est ce qui fait croire à François Soudan d’écrire aux centrafricains qu’ils ont de la chance d’avoir un « cheval blanc » à ce second tour, c’est un espoir. En effet, c’est juste un « cheval blanc » une couleur mais ce n’est pas un « cheval ». Nous disons que ce qui dénote de la couleur ne dénote pas de la forme. La peinture vient toujours après une préparation d’un fond pur et qu’il peut s’agir d’un « cheval noir ».

Robert ENZA, l’Entrepreneur politique.

Centrafrique : les Résultats du 1er tour d’élections présidentielle délibéré aujourd’hui à Bangui par cour constitutionnelle

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(Corbeau Nens Centrafrique)
 
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Centrafrique : les Résultats du 1er tour d’élection présidentielle délibéré

aujourd’hui à Bangui par cour constitutionnelle

 
Bangui, (C.N.C), 25-01-2016
 
Après avoir étudié, puis rejeté, les recours de plusieurs candidats à l’élection présidentielle en Centrafrique, la Cour constitutionnelle a validé lundi les résultats du premier tour du scrutin, organisé le 30 décembre. Le duel entre Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra est ainsi confirmé.
 
Bangui,Gisèle Moloma, Pour CNC

CENTRAFRIQUE: VICTIMES DES EVENEMENTS DU 29 OCTOBRE 2015 ET SUIVANT (AS –VI 2015)

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(Corbeau News Centrafrique)

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VICTIMES DES EVENEMENTS
DU 29 OCTOBRE 2015 ET SUIVANT
(AS –VI 2015)

LISTE DES MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF
ISSUS DE L’ASSEMBLEE GENERALE CONSTITUTIVE, DU 23 JANVIER 2016

 

Bangui, (CNC), 25-01-2016

1. Président : Apollinaire MOKOTEMAPA
2. 1er Vice – Président : Pascal NANDIO
3. 2ème Vice – Président : Bernadette MBOULOU
4. Secrétaire Général : Jean – René BENGBA
5. Secrétaire Général Adjoint : Thibaut LOGBAMA – MOKOLET
6. Trésorier Général : Laurentine – NGOMBE
7. Trésorier Général Adjoint : Pasteur Firmin PASSA
8. Commissaire aux Comptes : Jean – Jacques TCHOMBEGO
9. Commissaire aux Comptes Adjoint : Colette BAKIKO
10. Responsable des matériels et de la Communication : Martial MAJOUGA
11. Conseiller chargé des Relations Extérieures : Vianney M’BOE
12. Conseiller chargé des Affaires Juridiques : Maître Célestin NZALA
13. Conseiller chargé des Affaires économiques et sociales : Yves FON

14. Point focal FATIMA : Eric LOGBAMA
15. Point focal BEA – REX : Rody MADOUZEKEKO

VICTIMES DES EVENEMENTS
DU 29 OCTOBRE 2015 ET SUIVANT
(AS –VI 2015)

MOTION DE REMERCIEMENT

Les victimes des événements du 29 Octobre 2015 et suivant dans des quartiers de FATIMA, KINA, MAKAMBO, CATIN, KPETENE, GBAWARA et BEA – REX, réunies en Assemblée Générale Constitutive à la FATEB, le samedi 23 Janvier 2015, expriment leur profonde gratitude :
 A leur Excellence, Monsieur le Président et Madame la Vice Présidente du Conseil National de la Transition ;
 A son Excellence, Monsieur le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA ;
 A Son Excellence, Monsieur l’Ambassadeur des USA à Bangui ;
 A son Excellence, Monsieur l’Ambassadeur de France à Bangui ;
 A Son Excellence, le Nonce Apostolique à Bangui ;
 A leurs Excellences, Messieurs les membres de la Plateforme religieuse;
 A Monsieur le Représentant de l’OIM à Bangui ;
 A Madame le Maire du 6ème Arrondissement ;
 Au Réseau des ONG de Promotion et Défense des Droits de l’Homme ;
 A Monsieur le Curé de la paroisse Notre Dame FATIMA

 A toutes les bonnes volontés,

Pour leur compassion et réconfort à l’égard des victimes, et pour leur attention particulière à l’endroit de la délégation des membres du Bureau Provisoire de l’AS – VI 2015.
Fait à Bangui, le 23 Janvier 2015

Les Victimes

VICTIMES DES EVENEMENTS
DU 29 OCTOBRE 2015 ET SUIVANT

RECOMMDATION

Les victimes des événements du 29 Octobre 2015 et suivant dans des quartiers de FATIMA, KINA, MAKAMBO, CATIN, KPETENE, GBAWARA et BEA – REX, réunies en Assemblée Générale Constitutive à la FATEB, le samedi 23 Janvier 2016,
 Convaincues que les attaques perpétrées contre elles ont été bien préparées, planifiées et exécutées par des bandes lourdement armées avec des intentions terroristes;
 Conscientes de l’état de dénuement total dans lequel elles se trouvent, suite à l’incendie et/ou le pillage de leurs biens, à la perte des êtres qui leur sont si chers;
 Déplorant la destruction de certaines infrastructures de base (écoles, centres de santé) et des édifices religieux dans leurs quartiers;
 Attachées aux idéaux de la Tolérance, de la Paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble, de la Justice…
 Soucieux de l’avenir de leurs enfants déscolarisés, suite à la fermeture des écoles pour question d’insécurité ;
 Préoccupés par l’insécurité ambiante dans les 3ème et 6ème arrondissements ;

 Convaincues que le Km5 (3ème Arrondissement) constitue le grand réservoir des bandits à Bangui ; que ceux – ci sont souvent drogués, habiles dans les actes de violence aveugle et alliés naturels des ennemis de la Paix.

Les victimes recommandent :
 Aux pouvoirs publics (Présidence, Gouvernement et CNT) ;
 Aux Nations Unies ;
 Ambassades ;
 Aux Organismes Internationaux ;
 A la Plateforme religieuse ;

1. Demandent :
 Avec impatience un inventaire exhaustif des victimes;
 Une enquête approfondie sur la nature et les nocivités des explosifs ayant servi à incendier les habitations et autres ;
 A combattre la vente des drogues et stupéfiants, sous toutes leurs formes ;
 Les travaux de réhabilitation des infrastructures de base et des édifices religieux détruits ou pillés;
 A trouver des voies et moyens afin d’ouvrir les écoles fermées et de favoriser le retour des classes aux enfants ;
2. Exigent :
 Que les auteurs et/ou les commanditaires desdites violences soient retrouvés et punis devant la Justice nationale ou internationale;
 Le désarment sans condition des bandes armées de tous bords;
3. Sollicitent :
 Avec insistance des aides humanitaires d’urgence en faveur des victimes, en général, et des personnes vulnérables, en particulier;
 Des appuis multiformes pour les actions des ONG dans les 3ème et 6ème arrondissements de Bangui, en général et en faveur de l’AS – VI 2015, en particulier ;

4. Appellent à des actions de sécurisation plus vigoureuses par la multiplication des check points et des opérations intenses de patrouille (à l’intérieur des quartiers) des agents des forces de défense et de sécurité;
1. Exhortent à promouvoir les activités de cohésion sociale entre les différentes communautés ;
2. Encouragent les uns et les autres à mobiliser des fonds nécessaires à la reconstruction des quartiers ravagés ou à la réparation des préjudices subis, une des conditions sinon qua non au retour de la Paix.

Fait à Bangui, le 23 Janvier 2015

Les Victimes

BANGUI: LES MEMBRES DU RESEAU DES JOURNALISTES DU DEVELOPPEMENT RURAL RENFORCENT LEUR CAPACITE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES MEMBRES DU RESEAU DES JOURNALISTES DU DEVELOPPEMENT

RURAL RENFORCENT LEUR CAPACITE

 

 

Bangui, (C.N.C), 25-01-2015

 

Ils sont quarante Journalistes membres du Réseau des Journalistes du Développement Rural, le RJDR en sigle, à subir une formation de renforcement de capacité sur le domaine agricole en République centrafricaine. Sur initiative de la ministre d’Etat en charge du Développement du monde rural Marie-Noëlle Koyara, la formation s’est tenue le 23 janvier 2016, dans une salle de conférence du complexe sportif 20000 places à Bangui.

Prévue pour une journée, la formation a réuni les membres du réseau avec les cadres du Département du Développement du Monde Rural. Cet atelier consiste à outiller les professionnels des médias aux documents et les méthodes du programme agricole développé par le ministère pour la période du 2016 au 2018. A l’ouverture des travaux de l’atelier, le Coordonateur du Réseau, M. Sylvestre KROCK, a mis un accent particulier sur la nécessité pour la République Centrafricaine de se reconstruire et de prendre des options pour le rendez-vous de l’excellence dans un contexte international axé sur le monde rural. Il a voulu mettre ici l’accent sur l’agriculture et à l’élevage.

En réponse au fait que le Département du Monde Rural ne peut pas lui-même promouvoir et médiatiser ses activités, M. Sylvestre KROCK a indiqué « qu’un groupe de professionnels de médias a décidé de mettre en place le Réseau des Journalistes du Développement du Monde Rural’, qui s’est imposé comme vocation son implication dans la promotion du Monde Rural.

Il s’agit, a souligné M. Sylvestre KROCK, pour les membres de ce réseau, d’envahir les canaux avec « des productions des émissions radiophoniques ou télévisées, la rédaction d’articles de presse ou en ligne, la création d’un site web, l’animation d’un bulletin d’information du département du Monde Rural, etc », d’où la nécessité d’outiller les membres du réseau dans le cadre de leur mission.
Intervenant à son tour, le Directeur de Cabinet du Ministère chargé du Développement du Monde Rural, Dr Désiré YASSIGAO, en prenant la parole au nom du Ministre d’Etat en charge du Développement du Monde Rural empêchée, Mme Marie Noëlle KOYARA, a apprécié à sa juste valeur la mise en place du Réseau des Journalistes du Monde Rural, indispensable pour combler selon lui « un important besoin de communication autour des activités de développement du monde rural ».

Il est également convaincu que cette initiative est nécessaire, surtout « qu’il est admis par l’ensemble des observateurs avertis de la situation de notre pays que l’avenir de la République Centrafricaine réside dans son agriculture. D’où il est impérieux de faire en sorte que cette vision soit partagée par les acteurs politiques, les acteurs économiques, les acteurs de la société civile et la population. Et l’un des moyens efficaces pour y parvenir, c’est celui des médias ».
Se fondant sur des faits concrets sinon statistiques, « la République Centrafricaine est, avant tout, un pays agricole ; que 65% de la population centrafricaine vit en milieu rural ; qu’un grand nombre de la population urbaine tire ses revenus des activités agropastorales ; que l’agriculture fournit de l’emploi et des revenus à 75% de la population active de la République Centrafricaine », a précisé le Directeur de Cabinet.

Paradoxalement à ces réalités, le Directeur de Cabinet a mentionné qu’au moins 67% de Centrafricains vivent en dessous du seuil de pauvreté et que les personnes les plus vulnérables, environ 70%, se trouvent en milieu rural. Vu que la République Centrafricaine dispose d’énormes potentialités, le Directeur de Cabinet a pensé que la pauvreté peut être combattue, à condition d’accorde, d’après lui, toute la priorité nécessaire aux agriculteurs, aux éleveurs, aux pêcheurs, aux pisciculteurs, aux femmes rurales et aux jeunes ruraux.

Il a profité de l’occasion pour épiloguer sur la feuille de route des actions prioritaires pour la relance de l’agriculture, couvrant la période 2016-2018, avec quatre principaux défis qui sont : la vulnérabilité des communautés rurales, à cause de la crise prolongée ; la détérioration de la cohésion sociale ; le chômage des jeunes ainsi que la mauvaise gouvernance agricole.
Convaincu que les médias sont indispensables dans la stratégie de mise en œuvre des Plans d’Actions Prioritaires de relance de l’agriculture, le Directeur de Cabinet a souhaité que le Réseau des Journalistes du Développement Rural occupe la place qui lui revient dans le dispositif d’exécution des actions prioritaires de relance de l’agriculture.
Il a recommandé aux participants à l’atelier de renforcement des capacités des membres du RJDR « une étroite, franche et fructueuse collaboration » avec la Ministère en charge du Développement du Monde Rural en vue de partager les orientations nécessaires à la relance des activités agropastorales.

Après la cérémonie d’ouverture officielle des travaux, le bureau de l’atelier a été mis en place et est composé de : Sylvestre KROCK, Coordonnateur du Réseau des Journalistes du Développement du Monde Rural, journaliste au journal L’Hirondelle’ ; Alain-Patrick MAMADOU, premier Rapporteur, Serge PATHE, journaliste à l’Agence Centrafricaine de Presse (ACAP) ; deuxième Rapporteur, Journaliste au Journal L’Expansion. La méthodologie adoptée à l’atelier est celle de Communication, suivies des débats. La première communication a été celle du Directeur de Cabinet du Ministère en charge du Développement du Monde Rural qui a axé sa communication sur la feuille de route nécessaire à la relance de l’agriculture, allant de 2016 à 2018.
Du point de vue du contexte, il a mis en exergue l’impact négatif de la crise sur le monde rural. Cet impact peut se mesurer, d’après lui, par la destruction de l’appareil productif, la désorganisation sociale et la destruction des moyens de fonctionnements des structures qui sont sous tutelles du Département du monde rural. C’est pourquoi, le Directeur de Cabinet a estimé que des défis à relever demeurent. Il s’agit, entre autres, de la reprise timide des activités agropastorales, l’insécurité alimentaire qu’il faut stabiliser, la vulnérabilité des ménages, et surtout la réinsertion des ex-combattants. La deuxième communication est celle du Dr Abel KPAWILINA NAMKOISSE, Coordonnateur de l’Unité de Politique agricole, des stratégies et prospectives au Ministère en charge du Développement du Monde Rural, focalisé sur les plans régionaux de relance de l’agriculture 2016-2018. Selon l’intervenant, les plan régionaux de la relance de l’agriculture sur plusieurs points, notamment le diagnostic, la spécificité régionale, l’orientation stratégique, la mise en œuvre d’une méthodologie d’approche et l’importance de la communication dans ce programme Il a mis en mise exergue que la

République Centrafricaine occupe une position géographique très importante et dispose de nombreuses potentialités. Malgré ces nombreux atouts, l’agriculture n’est pas valorisée.circulation des personnes et des biens, une situation humanit «Le prolongement de la crise avec les conséquences sur la aire préoccupante ayant entrainé la précarité du cadre de vie en milieu rural, la relance de l’agriculture s’avère nécessaire pour chaque région tout en tenant compte de leurs spécificités diversifiées » a conclu Dr Abel Namkoissé Kpawilina.

Après des débats fructueux, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants à l’endroit du gouvernement centrafricain, du Département de Développement du Monde Rural et d’autres partenaires impliqués dans le projet pour la mise en œuvre des objectifs fixés.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

BANGUI: LETTRE DE FELICITATION ET D’EXALTATION A LA REFPRME JUDICIARE, SIGNEE JOSEPH HETMAN EL ROOSALEM, EX MINISTRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LETTRE DE FELICITATION ET D’EXALTATION A LA REFPRME JUDICIARE, SIGNEE

JOSEPH HETMAN EL ROOSALEM, EX MINISTRE

 

Bangui, (C.N.C), 23-01-2015

 

– à la Bonne Gouvernance du Droit au Travail, à la Famille et à la Propriété – adressée au Nouveau Ministre de la Justice – Dominique SAÏD PAGUINDJI Monsieur le Garde des Sceaux,

La diffusion de la dépêche de votre Attaché de Presse, lue à la Radio Nationale le 10 Novembre 2015, comme vous pouvez vous en douter, a eu l’effet d’un baume sur les cœurs de ceux de la Communauté des justes, de celle des hommes droits et intègres, de ceux des parties civiles, les chrétiens victimes toujours gratuites, désignées à l’exploitation d’un magistrat – directeur de Cabinet.

Le magistrat – directeur de Cabinet leur accusateur, leur agresseur, un terroriste en procédure des crimes contre les biens d’autrui, à l’instance d’un pourvoi ministériel dont il n’accepte jamais le dépôt et l’enregistrement.
Un administrateur de la justice qui n’opère que par la loi du silence, la loi de la force, la loi de l’humiliation de l’autre, la loi de la jungle, propre aux mafieux, qui trompe et se trompe en faisant accroire aux gens mal avertis, qu’il exerce l’autorité de l’Etat et l’administration de la justice conformément à la loi.

Nous faisons référence à votre Focus avec les Présidents des Cours d’Appel et les Procureurs Généraux au sujet des trois axes fixés pour votre action. Le 3ème axe qui nous intéresse visant à : «l’accélération des traitements des affaires de violences perpétrées tous azimuts dans le pays». Y compris à la Chancellerie.

Pourquoi nous sommes si attentifs et pro-réactifs à votre annonce ?

Parce que la Direction de Cabinet demeure le centre névralgique de la corruption ; la banque des données des dossiers des affaires traficotées et jamais réglées. Le sanctuaire du recel des associations de malfaiteurs en robe noire. Faits toujours avéré et donc loin d’être des allégations infondées. Le fait récurrent d’un magistrat- directeur de Cabinet à un moment « T» et qui, unilatéralement alors, sous la pression de ses putatifs-ministres en robe noire, s’auto – proclame Président de la République et Premier Ministre tout à la fois, pour s’opposer aux instructions d’un Premier Ministre légal. Nous parlons du magistrat – directeur de Cabinet, Sous – chef de gang d’un gouvernement financé par un commanditaire privé et formé,pêle – mêle, de magistrats, avocats, notaires, greffiers autour d’une affaire de bien ou d’argent d’autrui ; D’obscurantistes gens sans foi ni loi. Des clercs pris en défaut, parce que, ayant auparavant, et par cupidité, commencé à régenter faussement des procédures en matière d’Appel ; àinventerde fausses procédures de saisine de la Chambre d’Accusation et qui, brusquement, rattrapés par la justice, s’aperçoivent qu’ils sont tombés sous les coups de boutoir des procédures des pourvois ministériels et de l’arme redoutable de l’injonction sur leur poursuite en justice en dépit de leur statut ; Pour cause de déni de justice, de faux et usage de faux en écriture publique aggravée. Alors,bonjour Apocalypse.

«Nul n’est au – dessus de la loi».

Et qu’ils l’apprennent à leurs dépens. Qu’ils apprennent que nul n’est au – dessus des valeurs républicaines d’unité, de dignité et de travail, trois valeurs chères à BOGANDA. Qu’ils apprennent que nul ne doit être au – dessus de nos Constitutions et de ce qui est écrit comme la parole de l’Evangile. Il est écrit en effet :
« 1. Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.
2 Car on vous jugera du jugement dont vous jugez,
Et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez » -Matthieu 7 v 1 -2
Et encore en Matthieu 24 v 14 à 16
14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier,
Pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.
15 C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, que celui qui lit fasse attention!
Le chrétien pratique une religion révélée, pétrie de vérités, de prophéties.
Alors, haro, haro sur l’usurpateur des fonctions de Premier Ministre de la RCA ; haro sur le corrompu, le magistrat directeur de Cabinet incompétent en matière d’administration de la justice. Haro sur le comploteur, un géant présomptueux, aux pieds d’argile, le GOLIATH centrafricain face au juste ;
Dans le contexte actuel de ce gouvernement de juges de la Transition, ce beau rôle aura été joué tour à tour par Messieurs Landry LOUANGA et Etienne KOYAGUE encore en scène. Ce dernier s’illustrant parfois dans des rixes avec les pour- voyants chrétiens, pour défendre les faux ministres de son faux gouvernement ; pour couvrir les commerçants, ses commanditaires pour qui, ils travaillent au noir et à qui ils reversent les amendes de l’Etat centrafricain.
Monsieur le Garde des Sceaux,
Maintenant que vous êtes déterminés à mettre un coup de barre à ses turpitudes, à ses violences, à ses recels et à ses mauvaises pratiques, nous sommes sûrs, qu’à vos côtés, Mr Etienne KOYAGUE, ne va plus se permettre de persister dans toutes ces violences.
La Communauté des justes, des chrétiens, dont les affaires sont pendantes à la Direction de Cabinet, soutiennent avec espérance les trois axes de votre stratégie de combat et chacun attend avec impatience le traitement de son ou de ses affaires. Nos pourvois ayant été bien actés et pris en compte dans les Procès – Verbaux de l’Inspection Générale d’Etat dressés lors des Passations de Pouvoir entre les ministres : les Ministres Entrants et les Ministres Sortants
Monsieur le Garde des Sceaux,
Que ça soit clair ; le magistrat n’est pas un fonctionnaire ; il n’est pas de la chaîne du service public de la Justice. De par son statut et son profil de formation, il est exclu des fonctions de Directeur de Cabinet, de Conseiller juridique du Premier Ministre et naturellement de Conseiller juridique du Chef de l’Etat.
Au fil des ans, voici quelques – uns de nos constats :
De fonctionnement harmonieux des services publics le magistrat- Directeur de Cabinet, à ce poste administratif stratégique n’en a cure ; De cœur, il n’en a que pour se faire de l’argent. Du respect de la hiérarchie, il n’ena cure ; De l’autorité de la loi et de l’Etat, il n’en a cure. Du respect de la chose jugée, il n’en a cure. Du respect des Constitutions et des libertés et droits individuels, il n’en a cure.
En revanche, quand l’occasion se présente de jouir de l’usufruit d’une propriété privée ou de monnayer un titre de créance d’un ouvrier, créance acquise sur son patron, il perd tout contrôle de soi, toute règle de morale professionnelle.Il y saute à pieds joints. En immoralité donc, il n’y va pas de main morte.
Or, pour les chrétiens, les violences contre les parties civiles participent de la jurisprudence dite «D’une affaire dans l’affaire» ;
D’une affaire de déni de justice, de refus de justice, de refus de juger donc de démission de ses fonctions, de corruption sinon d’incapacité professionnelle et de fabrique de faux et usage de faux en série. Or, la vocation d’un pourvoi ministériel est d’aboutir à l’écriture professionnelle d’une injonction. Document emblématique de l’exercice de l’autorité de l’Etat, du statut de Personnalité ; Pas une mince affaire. C’est pourquoi, il est dit :
« L’administration est affaire de technique et le gouvernement affaire de personnalité et pour emprunter le terme anglo-saxon, de personnalité, et par – delà, de responsabilité ».D’après André SIEGFRID – Ecrivain français.
Car, un ministre qui n’a pas de personnalité ne peut pas incarner l’Etat. Dont ici acte de la récurrente question de leadership à la Chancellerie.
Dans le cas du comportement du magistrat – Directeur de Cabinet Etienne KOYAGUE, l’on retiendra qu’il n’a aucune considération pour les Premiers Ministres ; encore moins pour le Ministre de la Justice.
Electron libre dans ce lieu sacré, il pèche, il pèche sans remords et sans état d’âme, contre la Constitution et contre les libertés et droits individuels dont les deux plus sacrés : la famille et la propriété au sens de l’article 17 de la – Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 Août 1789 :
Article 17 : Toute société dans laquelle il n’y a pas de garantie pour la propriété, n’a pas de constitution.
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 :
Article 17 : 1 – Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
2 – Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Autres enseignements de morale civique tirés de la sainte morale chrétienne à l’intention du Magistrat – Directeur de Cabinet à moraliser par les écrits des prophètes :Proverbes : 3 v 27 à 30
« 27. Ne refuse pas un bienfait à celui qui y a droit,
Quand tu as le pouvoir de l’accorder.
28 Ne dis pas à ton prochain:
Va et reviens, Demain je donnerai! Quand tu as de quoi donner.
29 Ne médite pas le mal contre ton prochain,
Lorsqu’il demeure tranquillement près de toi.
30 Ne conteste pas sans motif avec quelqu’un,

Lorsqu’il ne t’a point fait de mal.………….. » – Proverbes de Salomon
Jérémie : 7 v 27 et 28
27 Si tu leur dis toutes ces choses, ils ne t’écouteront pas ;
Si tu cries vers eux, ils ne te répondront pas.
28 Alors dis-leur :
C’est ici la nation qui n’écoute pas la voix de l’Éternel, son Dieu,
Et qui ne veut pas recevoir instruction ;
La vérité a disparu, elle s’est retirée de leur bouche.
Notre conclusion : Un magistrat-directeur de Cabinet ne peut pas accepter qu’on dise le droit à l’audience sur les affaires de faux et de déni de justice.

Nos réponses éthiques et nos stratégies proposées en vue de lutter contre la mal-gouvernance de la justice par gouvernement de juges.
Dans le contexte de la Transition, la Communauté des justes pensent que Transition rime avec Réforme judiciaire ; mieux avec Révolution. Et Réforme judiciaire signifie Injonction ; Qu’à défaut des annotations d’un ministre laxiste,le recours à l’injonction du Premier Ministre s’impose.
A cet effet, voici notre liste des préconisations proposées pour atteindre à la Bonne Gouvernance judiciaire. Au niveau au moins de la Direction de Cabinet.
1°) – Au nom du principe de personnalité du Garde des Sceaux, engager la restauration de l’autorité de la loi et de l’l’Etat ; Par l’exclusivité des nominations aux fonctions de Directeur de Cabinet ; Poste à réserver exclusivement aux Administrateurs Civils, plus aptes à faire fonctionner l’appareil judiciaire et plus qualifiés pour moraliser les acteurs de la justice.
2°) – Au nom de la personnalité du Garde des Sceaux, engager la restauration de l’autorité de la loi et de l’autorité de l’Etat ; Par l’application stricte de la technique de l’injonction comme réponse idoine à réserver aux pour-voyants devant le Ministre de la Justice.
3°) – Au nom du principe de personnalité du Garde des Sceaux, engager la restauration de l’autorité de la loi et de l’autorité de l’Etat ; Par la poursuite en justice de tout acteur de la justice quel que soit son corps de métier devant le magistrat instructeur de la Chambre d’Accusation ; Par l’interdiction des décisions de justice par voie d’ordonnance en lieu et place de jugement :
• conformément aux articles 46 – 47 – 126 –128- 138 -262 et suivants du code de procédure pénale
• A l’article 108 de la loi portant Cour de Cassation
4°) – Au nom du principe de la personnalité du Garde des Sceaux, engager la restauration de l’autorité de la loi et de l’autorité de l’Etat ; Par le renforcement au quotidien des capacités des magistrats désormais sous surveillance accrue et un contrôle drastique du travail de l’Inspecteur Général des services judiciaires et par – delà, le renforcement des capacités des Inspecteurs des services judiciaires à repartir dans les trois Cour d’Appel.
5°) – Au nom du principe de personnalité du Garde des Sceaux, engager la restauration de l’autorité de la loi et de l’autorité de l’Etat ; Par l’ouverture des registres judiciaires conformément :
• A l’article 652 du code de procédure civile pour ce qui concerne le Répertoire Général des Affaires du greffe de la juridiction
• Au Code administratif et à l’article 26 de la loi organique portant Conseil d’Etat, pour ce qui concerne le Registre d’Ordre des Tribunaux Administratifs

• Au code du Travail pour ce qui concerne le Registre Spécial des Tribunaux du Travail.

• Au décret n°06.196 du 20 Juillet 2006 sur la nomenclature des frais de justice.

Prendre un décret à cet effet et une «Note – Circulaire aux greffiers en chef pour joindre désormais aux Certificats de non-appel, des «Extraits desdits registres »

6°) – Sur les Urgences et en Première Urgence : Initier une loi relative au Conseil Supérieur de la Magistrature pour rendre cet organe constitutionnel essentiel, à l’aune du crime de déni de justice et des crimes de faux et d’usage de faux.
7°) – Deuxième Urgence : Initier une loi sur le déni de justice pour dissuader tous les acteurs de toute velléité de reconstitution d’association de malfaiteurs en robe noire au sein des Palais de justice.
8°) – Troisième Urgence : Initier une loi portant séparation de l’ENA de l’ENM

• Placer l’ENA sous la tutelle du Premier Ministre
• Placer l’ENM sous la tutelle du Ministre de la Justice et la délocaliser au sein du Palais de justice et enrayer tout amalgame des statuts
9°) – Quatrième Urgence : Par Note – Circulaire, instruire les Procureurs Généraux de faire enquêter et d’instruire désormais les affaires à eux dispatchées,à l’occasion d’une injonction, uniquement par la Chambre d’Accusation conformément aux articles 126 et 138 du code de procédure pénale.
10°) – Par Note – Circulaire, repréciser à l’Inspecteur Général des Services Judiciaires le cadre de ses interventions ordinaires au niveau des trois Cours d’Appel ; Encadrements qui doivent faire l’objet d’un rapport périodique à la Direction de Cabinet.
Sur les Cas concrets des Pourvois Ministériels déposés par Mr Joseph
HETMAN – EL – ROOSALEM autour de Trois Titres Fonciers et d’un Dossier de Créance de 21 Millions de Francs.
Je m’appesantis spécialement sur les crimes perpétrés autour du Titre Foncier 985 – Propriété dite «CTRO – II – Bangassou.
Dénonciations fondées DONC sur deux injonctions de deux Premiers Ministres. Et deux injonctions crapuleusement révoquées par d’idolâtres de l’argent et deux apostats relaps du christianisme, par les deux magistrats – directeurs de Cabinet précités.
Aussi, au nom du principe d’évocation, et ici l’évocation de l’article 25 du Code de Procédure Pénale, je vous supplie, Monsieur le Garde des Sceaux, de bien vouloir, moyens tirés des deux injonctions des deux Premiers Ministres, Leurs Excellences Faustin Archange TOUADERA et André NZAPAYEKE, me rendre justice au nom de l’article 25 du code de procédure Pénale.
Article 25 : Le Ministre de la Justice peut dénoncer au Procureur Général, les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre par des instructions écrites à verser au dossier, d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites que le ministre juge opportunes. Fin de citation
Premièrement : Ordonner l’instruction de mes quatre affaires de crimes économiques énumérées ci – haut : quatre crimes voire cinq, contre mes biens et contre ceux de mes mandants. Deuxièmement : Saisir l’Assemblée Plénière de la Cour de Cassation et déclencher ainsi le processus de la réforme judiciaire par l’éternelle question de la violation du Code du Travail par les greffiers des Tribunaux du Travail, les présidents des Cours d’Appel et les magistrats des Chambres Sociales des Cours d’Appel ; plus grave, par les magistrats de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation, qui ne tiennent aucun registre Spécial comme prescrit par le Code du Travail et la loi organique portant Cour de Cassation. Coupable à perpétuité de faux actes judiciaires.
Etat des lieux des quatre affaires :
1°) – Affaire du titre de créance de 21 Millions confisqué dans le Bureau de l’ex- Président de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation, de Mr Etienne KOYAGUE. Ceci, depuis plus de 10 ans ; Sur la volonté, plutôt sur le crime du Directeur de Cabinet de l’époque Mr BAÏGO – DARI qui, compétemment, ordonna cette confiscation chez le Président de la chambre sociale de la Cour de Cassation le 27 Septembre 2005.Saisir le Procureur Général pour qu’il soit fait retour du DOSSIER à la Direction de Cabinet en vue de nouvelles instructions ministérielles sur cette affaire.
A – Evaluation de l’appauvrissement de la famille sur 15 ans :
– Principal …………………………………………………..= 21. 000.000 F
– Dommages – Intérêts attendus : ……………..= 20 .000. 000 F
Total………………………………………………………..= 41. 000.000 F
B – Manque à gagner pour l’Etat au titre des Amendes :3. 000.000 F
2°) – Affaire du Titre Foncier TF.985 – Propriété dite CTRO – II – Bangassou
Titre Foncier – TF.985 Falsifié et instruction ordonnée par le Premier Ministre ; Relance de cette instruction à conduire conformément à la lettre et à l’esprit de l’article 25 du Code de procédure pénale.
A – Evaluation de l’appauvrissement de la famille sur 15 ans :
– Principal …………………………………………………..= = Pour Mémoire
– Dommages – Intérêts attendus : ……………..= 50 .000. 000 F
Total………………………………………………………..= 50. 000.000 F
B – Manque à gagner pour l’Etat au titre des Amendes et des impôts sur les revenus :……………………………………………………….= 20. 000.000 F
3°) – Affaire du Titre Foncier TF.2843 – Propriété dite «Résidence Lucy» Bangui
Reprise de l’instruction attendue par la procédure prescrite à l’article 25

A – Evaluation de l’appauvrissement de la famille sur 10 ans :
– Principal …………………………………………………..= = Pour Mémoire
– Dommages – Intérêts attendus : ……………..= 120 .000. 000 F
Total………………………………………………………..= 120. 000.000 F
B – Manque à gagner pour l’Etat au titre des Amendes :15. 000.000 F
NOTA BENE : Beaucoup de falsifications sur ce Titre Foncier. Ce qui exige et au nom de l’ordre public, qu’il soit fait opportunément et rapidement jurisprudence.
4°) – Affaire du Faux Titre Foncier TF.7174 créé sur la Concession DONGOLO – à Bangui : créé par un faux jugement de succession rendu par le Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui en dépit d’une action en pétition d’hérédité du successible Emilien RAFAÏ
A – Estimation de l’appauvrissement de la famille sur 15 ans :
– Principal …………………………………………………..= Pour Mémoire
– Dommages – Intérêts attendus : ……………..= 20 .000. 000 F
Total………………………………………………………..= 20. 000.000 F
B – Manque à gagner pour l’Etat au titre des Amendes :3. 000.000 F
NOTA BENE : Titre Foncier créé sur un terrain bâti et par un locataire qui a acheté le statut de successible auprès du Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui et du Conservateur de la Propriété Foncière.
Deux criminels qui ont délivré un faux jugement d’hérédité.
Il convient là aussi d’y faire jurisprudence.
Monsieur le Garde des Sceaux,
En tant que mandataire du successible, je me pourvois devant le Ministre POUR en appeler à l’intervention du Procureur Général afin que la question soit posée au magistrat Jules Germain GAVEAUX , juge de la famille, via le Président de la Cour d’Appel, sur le pourquoi de son refus d’appliquer le Code de la famille à l’aune de l’action en pétition d’hérédité vainement exercée devant lui, par le Mandataire du successible Emilien RAFAÏ.
Entre temps, vous avez affiché votre ferme volonté de faire fonctionner ce que vous appelez du très imagé nom de justice pérenne.
Que gloire vous soit rendu pour cet engagement et l’administration de la justice à ce niveau de la justice de proximité, pour le plus grand bonheur du centrafricain.
De tout ce qui précède, j’ai l’honneur et le contraignant devoir, encore une fois, Monsieur le Garde des Sceaux, de vous demander de bien vouloir dans l’intérêt de la protection du droit de la famille et de la propriété et tirant moyen de l’article 25 du code de procédure pénale ;
1°) – De me rendre justice à moi comme à tous ceux dont j’ai accepté de défendre les intérêts, à savoir ma propre fille Marie- Joseph ROOSALEM et mon cousin Emilien RAFAÏ.
2°) – Je saisis également l’occasion pour solliciter une courte audience au cours de laquelle je souhaite vous apporter d’autres compléments d’information.
Dans l’attente de votre pro – réactive décision et prompte intervention espérées ;
Veuillez agréer, avec nos remerciements anticipés, les assurances de ma considération très distinguées.
A la Très Haute Attention de :
Son Excellence Dominique SAÏD PAGUINDJI
Ministre de la Justice, Chargé de la Réforme Judiciaire et des Droits de l’Homme
Joseph HETMAN – El – ROOSALEM
Ministre Plénipotentiaire à la Retraite
Ancien Conseiller à la Cour Suprême
Deux fois Mandataire
Actuellement Sultan de RAFAÏ
Commandeur de l’Ordre National du Mérite
DEUXIEME PARTIE : LES PIECES A CONVICTION
1 – LES INSTRUCTIONS DU PREMIER MINISTRE TOUADERA
2 – LES INSTRUCTIONS DU PREMIER MINISTRE NZAPAYEKE
3 – LE COURRIER DE TRANSMISSION DES ORDRES DU DIRECTEUR DE CABINET SUR LE TITRE DE CREANCE de Mme Marie – Joseph ROOSALEM CONFISQUE PAR L’ANCIEN PRESIDENT DE LA CHAMBRE SOCIALE DE LA COUR DE CASSATION LE ……………….SEPTEMBRE 2007
4 – DE QUELQUES VALEURS MORALES TIREES DE LA SAINTE BIBLE :
Lévitique : 19 v 13 à 15« 11. Vous ne déroberez point, et vous n’userez ni de mensonge ni de tromperie les uns envers les autres.
12 Vous ne jurerez point faussement par mon nom, car tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis l’Éternel.
13 Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence. Tu ne retiendras point jusqu’au lendemain le salaire du mercenaire.
14 Tu ne maudiras point au sourd, et tu ne mettras devant un aveugle rien qui puisse le faire tomber; car tu auras la crainte de ton Dieu. Je suis l’Éternel.
15 Tu ne commettras point d’iniquité dans tes jugements: tu n’auras point égard à la personne du pauvre, et tu ne favoriseras point la personne du grand, mais tu jugeras ton prochain selon la justice….. »
NOTA BENE : les châtiments
Apocalypse :7. Écris à l’ange de l’Église de Philadelphie:
Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira:
8 Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.
9 Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé.
NOTA BENE : le juif est réputé être un magistrat qui connaît la loi et la synagogue réputé être le Tribunal
II – PROJET DE PREMIERE INJONCTION AU PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR D’APPEL DE BANGUI
NOTA BENE :
Projet visant à lever le voile sur la criminalité des acteurs de la justice.
NOTA BENE :Projet d’injonction proposé sous l’inspiration de la jurisprudence biblique
« Moi le Seigneur, je ferai cela très vite, quand ce sera le moment… »
«Je vous rendrai donc ce qui vous est dû…. » Esaïe : 60 v 22 et 61 v 8

Nous croyons que ce moment est venu sous la personnalité et le leadership du ministre PAGUINDJI

Ministère de la Justice République Centrafricaine
Chargé de la Réforme….. Unité – Dignité – Travail
N°……..Dir – Cab
Objet : affaire Joseph HETMAN – El – ROOSALEM, Ministre Plénipotentiaire à la Retraite, et actuellement Sultan de RAFAÏ, contre Me DOLLY GOTILOGUE et autres.
Références :
1 –Autour du Titre Foncier – TF 985 objet de plusieurs falsifications
2 – à l’article 25 de la loi portant Code de Procédure pénale.
Article 25 : Le Ministre de la Justice peut dénoncer au Procureur Général, les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre par des instructions écrites à verser au dossier, d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites que le ministre juge opportunes. ………………………………………Fin de citation
Je vous transmets en conséquence le dossier de l’affaire Joseph HETMAN – El – ROOSALEM, Ministre Plénipotentiaire à la Retraite, et actuellement Sultan de RAFAÏ, avec les précisions qui s’imposent :
1 – Engager immédiatement les poursuites exigées en la circonstance contre les auteurs de ces falsifications quel que soit leur statut et leur nationalité ;
2 – Saisir et faire instruire donc cette affaire par la Chambre d’Accusation, la seule Chambre compétente en matière de crimes aussi graves et aussi futés que ceux perpétrés autour de la Propriété dite « CTRO – II – Bangassou … » ;
3 – Verser ma présente injonction qui, au demeurant, s’appuie sur les annotations d’un Premier Ministre, au dossier de ladite procédure ;
4 – Convoquer le Sultan de RAFAÏ et lui demander de se rapprocher du Président de la Chambre d’Accusation ;
5 – L’informer de son droit de se faire assister par un avocat – Conseil ou de faire le choix de sa liberté de défendre lui – même sa cause.

Dominique SAÏD PAGUINDJI
Enseignement tiré de l’incurie et des inepties de l’administration de la justice centrafricaine

Adage : le diable est dans le détail – Ici, les détails des procédures.
– Justice sans registres judiciaires réglementaires
– Chambres sociales plus fonds de commerce qu’organes d’application du code du travail de 1961, articles 202 à 208
– Hypocrisie et complicité des ministres qui ne sanctionnent jamais les Procureurs Généraux des Cours d’Appel qui refusent d’appliquer les articles 46 et 47 – 98 – 102 – 126 – 128 – 138 et 262 du code de procédure pénale.
– Incapacité ; inculture ou ignorance des concepts de : Personnalité, de demande reconventionnelle ; liberté syndicale ; conventions collectives ; de plein contentieux ; de pétition d’hérédité ; Des incompétences absolues, tel que prévu à l’article 17 de la loi portant cour de Cassation… etc.……
– Refus de sanctionner les subterfuges des magistrats kleptocrates prompts à substituer un code par un autre et à substituer donc les procédures
Cas patent : du ministre Paul OTTO pourtant Inspecteur Principal du Travail qui, buté sur les deux jurisprudences de la ‘’Demande Reconventionnelle’’ et du « Plein contentieux » s’est retourné contre la travailleuse ROOSALEM et son mandataire et contre la partie civile dans l’affaire du TF.2843 ; Réquisitionna le Commissaire du Gouvernement près le conseil d’Etat pour condamner à l’amende en violation flagrante et du code Administratif et de l’article 31 du code Pénal. Or, le Conseil d’Etat, en tant que Cour de Cassation ne juge pas. Mais il casse les jugements des tribunaux administratifs.
Motif : la partie civile et son mandataire ne devaient pas dénoncer les dénis de justice, les corruptions, les faux et usages des fausses décisions des magistrats de la Cour d’Appel et naturellement le détournement du titre de la créance de 21 Millions de Francs CFA. (Par un certain Zacharie NDOUBA et ses complices FRAMANDJI – GALO et NGOUMBRE) au profit du PDG de la SA.APIC PHOTO SERVICE, pour trouver motif à son plein contentieux.
Nota Bene : Le Magistrat GBAZIALE alors dans ses œuvres au Conseil d’Etat se chargea de la basse besogne de leur séquestration.
Pauvres Centrafricains ! Qui vous délivrera de la barbarie de ces barbares ?

 

Bangui, Eric NGA Pour CNC

 

 

BANGUI: LA MINUSCA APPELLE A LA VIGILANCE FACE AUX ENNEMIS DE LA PAIX

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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LA Minusca APPELLE A LA VIGILANCE FACE AUX ENNEMIS DE LA PAIX

Bangui,(C.N.C), 21-01-2016
 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle à la vigilance face aux ennemis de la paix et met en garde contre toute attitude visant à perturber le processus électoral, qui s’est jusque-là, déroulé dans un climat apaisé grâce au civisme démontré par les Centrafricains. Une déclaration faite par le Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire, ce mercredi 20 janvier 2015 au siège de la MINUSCA à Bangui.

La MINUSCA met en garde les responsables de cet acte et rappelle que toute agression contre des Casques bleus constitue, selon Vladimir Monteiro, un crime de guerre passible de poursuites au regard des conventions internationales. Au moment où la Cour constitutionnelle de transition s’apprête à annoncer les résultats définitifs des élections présidentielle et législatives, la MINUSCA appelle les Centrafricains à la vigilance. La MINUSCA, en collaboration avec les Forces de sécurité intérieures et Sangaris, reste déterminée, à croire le monsieur Monterio, à recourir à tous les moyens disponibles pour protéger le droit du peuple centrafricain de choisir librement et de manière transparente son prochain gouvernement.

A la faveur de cette conférence de presse, Monteiro est revenu sur la rencontre du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, avec les acteurs majeurs du processus de réconciliation entre la communauté musulmane de KM5 et les résidents de Bimbo – Boeing le 14 janvier dernier. L’objectif de cette rencontre, à laquelle ont participé deux ministres du Gouvernement de transition et l’Archevêque de Bangui, était de faciliter la réouverture du cimetière musulman à Boeing. A cette occasion, les parties ont exprimé leur engagement et leur détermination à travailler sans répit afin que la communauté musulmane puisse enfin enterrer ses morts dans la dignité.

Au chapitre de la réduction des violences communautaires, le Porte-parole a annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation à Bambari, sur la rive gauche de l’Ouaka (Est de la ville). Elle vise à réduire les violences intercommunautaires qui ont frappé la ville entre mi-août et novembre 2015. Ces mêmes activités avaient été menées pendant plusieurs semaines sur la rive droite de l’Ouaka (partie Ouest). Une amélioration de la situation sécuritaire a déjà pu être observée dans la ville. Par ailleurs, dans le cadre de la stabilisation de la ville de Bangui, grâce au programme de Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO), 134 jeunes à risque ont contribué à la réhabilitation du marché local de Boy Rabe (Nord de Bangui) contre une rémunération hebdomadaire. Les THIMO contribuent à la réduction de la délinquance et de la manipulation et concourent à la stabilisation notamment en cette période électorale.

Concernant la surveillance de la situation des droits de l’Homme, la MINUSCA a répertorié 19 incidents de violations et d’abus des droits de l’homme qui ont touché au moins 36 victimes dont 4 femmes, accusées de pratique de charlatanisme et de sorcellerie. La MINUSCA a eu plusieurs entretiens avec les responsables de la police judiciaire, de la police et de la gendarmerie dont le but était de faire un plaidoyer pour le renforcement d’une bonne collaboration, d’un échange fluide d’informations et d’une facilité du travail des organisations des droits de l’homme. Enfin, le Porte-parole de la Mission a informé que dans le cadre de la sécurisation de Bangui, la MINUSCA procèdera le vendredi 22 janvier 2016, à la rétrocession de 28 armes aux Forces de sécurité intérieure. Ces armes seront rendues à la demande du Ministère de la sécurité à deux unités de la police et la gendarmerie à savoir la Compagnie Nationale de Sécurité

(CNS) et le Groupe de Sécurité et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN).

Pour sa part, le Porte-Parole de la Police de la MINUSCA, Lieutenant Salifou Konseiga, a déclaré que malgré une accalmie relative à Bangui, la situation demeure fragile dans l’attente de la proclamation des résultats définitifs du premier tour des élections par la Cour constitutionnelle. A cet égard, il a indiqué que la Police poursuit la sécurisation du processus électoral avec le maintien d’un dispositif autour du Centre de traitement des données. Les actions de sécurisation et de protection des civils se poursuivent également en collaboration avec les Forces de sécurité intérieure. Par ailleurs, le Lieutenant Konseiga a fait état de la recrudescence de viols sur mineures dans certains quartiers de Bangui. Des enquêtes sont en cours pour identifier les sources de ce phénomène inquiétant. Le Porte-Parole est également revenu sur le départ le 15 janvier 2016 de l’Unité de police constituée (UPC) de la République démocratique du Congo forte de cent huit (108) éléments. Il a rappelé que ce départ entre dans le cadre de la rotation normale des contingents en fin de mission, après un an de service auprès de la MINUSCA. Les effectifs congolais seront relayés par des policiers mauritaniens.

Eu égard à la Force, son Porte-Parole, colonel Adolphe Manirakiza, a indiqué que la MINUSCA continue ses patrouilles dans tous les secteurs conformément à sa mission première de protection de la population civile. L’accent a été mis sur certains secteurs nécessitant une attention accrue. C’est le cas des localités de Paoua et ses environs, Bocaranca et Markounda ainsi que Bossangoa (secteur Ouest). A Paoua particulièrement, la situation sécuritaire se stabilise malgré les quelques actes banditisme et les tensions intercommunautaires liées des mouvements de transhumance. Il a signalé que la MINUSCA a abattu un chef de gang de la localité de Poubaindi (Nord-Ouest, Préfecture de l’Ouham Pendé), alors qu’il tentait de lancer une grenade sur les éléments de la Force. «Des actions musclées de la force de la MINUSCA vont se poursuivre dans ce secteur pour réduire considérablement ces actes de banditisme », a-t-il ajouté. Par ailleurs, la MINUSCA condamne fermement l’attaque dont un Casque bleu a été la cible à Bangui le 18 janvier. Le porte-parole a révélé que le militaire a été blessé par balles alors qu’il sécurisait les installations du Centre de traitement des données de l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Bangui: SABOTAGE DE LA 37ème COMMEMORATION DE LA JOURNEE DES MARTYRS PAR LE GOUVERNEMENT TRANSITION

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(Corbeau News Centrafrique)

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SABOTAGE DE LA 37ème COMMEMORATION DE LA JOURNEE DES MARTYRS

PAR LE GOUVERNEMENT TRANSITION

 

Bangui, (CNC), 21-01-2016

 

« Brisons les chaines de la peur pour bâtir la paix en Centrafrique », c’est le thème de cette journée des Martyrs du 18 janvier 2016 organisée par le Conseil National de la Jeunesse sous l’impulsion de son nouveau président Francis Mongombé. La commémoration de la journée historique des Martyrs s’est passée tant bien que mal pour honorer la mémoire des disparus du 18 janvier 1979 sous le régime de Jean Bedel Bokassa, alors empereur de la République Centrafricaine. En dépit du sabotage à dessin par le gouvernement de la transition, le Conseil Nation de la Jeunesse (CNJ) a pu sauver cette journée des Martyrs qui s’est tenue le 18 janvier 2016, au rond-point des Martyrs à Bangui.

Puisque la transition est en train de tirer résolument à sa fin, on s’en fout du reste. C’est dans une ambiance peu enthousiasmante que la commémoration de la journée des Martyrs a eu lieu. La cérémonie s’est passée en présence du ministre de l’éducation nationale avec le corps universitaire, mais aussi du corps diplomatique et de quelques représentants des Nations Unies en Centrafrique. De façon méprisante, le ministre de la jeunesse et des sports, Nicaise Samedi Karno a boycotté cette cérémonie par son absence qui ne se justifie pas alors que le Conseil National de la Jeunesse et le département de la jeune sont habituellement les co-organisateurs de cette manifestation de la journée commémorative des Martyrs du 1979. Or, la cérémonie commémorative de la journée se passe habituellement en présence des hautes autorités du pays pour donner un sens à la mémoire des Martyrs du 1979. Raison pour laquelle, la journée est placée sous le haut patronage de la présidente de la transition pour rehausser cette cérémonie.

De surcroit, les fonds destinés à l’organisation de la cérémonie n’ont pas été décaissés pour permettre au CNJ de bien préparer les activités. Ce qui a fait dire les organisateurs que l’absence du Ministre de la jeunesse et des sports à la cérémonie est le fait d’un éventuel détournement des fonds alloués par le gouvernement pour l’organisation de ladite journée. Aussitôt à la fin de la cérémonie, les jeunes se sont soulevés prenant d’assaut l’enceinte du ministère de la Jeunesse et des sports. Car, d’après eux, la cérémonie a pu se tenir grâce aux efforts de membres du CNJ sans l’appui du gouvernement qui leur a promis de verser les fonds à la fin.

«Nous sommes sidérés parce qu’aujourd’hui la jeunesse n’est effectivement pas prise en compte malgré les efforts que les jeunes ont consenti pour le retour de la paix dans notre pays. Cette journée, on l’a commencée dans de nombreuses difficultés. Nous avons envoyé des correspondances au niveau de gouvernement pour pouvoir réaliser cette journée. Mais tout ce que nous avons élaboré dans le terme de référence n’est pas pris en compte par le gouvernement. Depuis trois jours, nous avons tenté en vain de rencontrer le ministre de la jeunesse qui a refusé de nous rencontrer. Or, le ministre nous a demandé d’organiser l’activité à crédit pour qu’à la fin, on aille nous décaisser les fonds. Mais aujourd’hui si le gouvernement veut compléter le nombre des Martyrs, nous sommes là », a expliqué Monsieur KPANGBA, Secrétaire général du CNJ.

Le département de la jeunesse cité dans ce sabotage, balaie d’un revers de la main ces accusations et parle plutôt d’une question de procédure. Selon les explications d’Héritier Doneng, le Chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, le décaissement des fonds a rencontré une difficulté au niveau des finances où le personnel du département était en grève. D’après lui : « c’est la question de procédure administrative que les jeunes du CNJ n’ont pas compris et qu’ils doivent, prendre leur mal en patience ». Car de toute manière les fonds vont être décaissés, à en croire le Chargé de mission. La fin de la cérémonie de la journée des Martyrs a été marquée par une manifestation de revendication des fonds alloués à l’activité et jusque-là, le CNJ n’a encore reçu aucun rond de la part du gouvernement. L’Avenue des Martyrs a été barricadée par les manifestants en colère contre Samedi Carno, ministre de la jeunesse et des sports accusé par les manifestants de saboteur des activités de la jeunesse centrafricaine. « Le ministre de tutelle n’aime pas l’épanouissement de la jeunesse et nous allons le lui dire en face », a dit un des organisateurs des activités relatives à la commémoration de la journée des Martyrs, à Charles Malinas, ambassadeur de France accrédité à Bangui qui a pris part à la cérémonie.

Pour rappel, la journée des Martyrs est célébrée chaque 18 janvier en République centrafricaine en mémoire des élèves et étudiants assassinés sous le régime de l’ex empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa en raison de leur opposition au port de la tenue scolaire exigé par le régime Bokassa alors que les fonctionnaires et agents de l’Etat totalisaient à l’époque 6 mois d’arriéré de salaire. En prélude à cette journée, le gouvernement centrafricain décaisse au CNJ, les fonds alloués pour l’organisation des activités marquant cette journée.

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Bangui Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: CENTRAFRIQUE : ETAT DE DROIT OU REPUBLIQUE BANANIERE ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : ETAT DE DROIT OU REPUBLIQUE BANANIERE ?

 

Bangui, (T.T.M), 21-01-2016

 

L’Etat légal ou selon la terminologie à la mode « l’Etat de droit » est un Etat qui agit dans le strict respect de la règle de droit. La légalité étant bien entendu un système dans lequel tous les actes à portée générale sont non seulement « sources de légalité », mais sont eux-mêmes « soumis à la légalité » (Constitution, Lois ordinaires, organiques, Décrets, Arretés, Décisions etc.). Ainsi, l’Etat ou les Pouvoirs publics qui décideraient d’évoluer en dehors dudit système prendraient inéluctablement le risque de conduire le pouvoir Etatique lui-même « pouvoir de droit, originaire et suprême » vers l’anarchie et l’inconnu… La question fondamentale qui se pose ici est de savoir si la Centrafrique dans les tourments de l’incertitude post-électorale dans laquelle elle se trouve actuellement, saura se démarquer de ce carcan conceptuel de République dite « BANANIERE » pour apparaitre aux yeux de l’opinion tant national qu’international avec les oripeaux plus flatteurs d’Etat de droit ? La question demeurent posée et la Cour Constitutionnelle de Transition avec ses Hauts Magistrats imbus justement du droit a ici une occasion en or et une voie royale pour conduire le peuple centrafricain vers cet idéal de légalité faisant tant défaut dans de nombreux pays du Continent africain.
Dernier rempart de la DEMOCRATIE et de DAME JUSTICE, les regards sont rivés sur cette auguste institution étatique appelée à dire le droit, rien que le droit, en rétablissant la stricte « vérité des urnes » respectant ainsi les suffrages véritablement exprimés par le peuple centrafricain pour le choix de ses dirigeants. Un éminent universitaire, Monsieur Jean François AKONDJI-KOMBE, Professeur de Droit à la Sorbonne, Président de l’IPAP, invité de « DIASPORA » disait ceci, je cite : « Nous avons besoin d’une rupture. Il faut rompre avec les habitudes du passé ! Je comprends qu’il y a des difficultés d’ordre politique, juridique, mais l’élément essentiel de ces élections ce sont les Centrafricains qui se sont levés pour ces élections et la seule voie acceptable est celle de la Cour Constitutionnelle. Je considère comme étant une insulte aux centrafricains lorsqu’on agite le spectre du chaos si jamais on n’est pas élu ; personne n’est propriétaire de ce pays à la place des centrafricains ». Fin de citation ! Voilà une stricte vérité claire et limpide comme l’eau de roche…
Il parait ici fondamental de combattre avec la dernière énergie possible la « CULTURE DE LA FRAUDE, DE LA TRICHE et de L’IMPUNITE ». Il s’agit donc d’opérer en l’espèce, en nous joignant au Philosophe Français Gaston BACHELARD, « UNE RUPTURE EPISTEMOLOGIQUE » avec les fâcheuses habitudes du passé. Aucun centrafricain et de surcroit aucun « INTELLECTUEL » digne de ce nom ne saurait cautionner de telles pratiques, de telles fuites en avant, s’agissant de la destinée, de l’avenir de tout un peuple.
Le choix des centrafricains quel qu’il soit, vise justement la désignation d’un homme rigoureux ou d’une femme rigoureuse (pourquoi pas ?) pour aider à mettre un terme à des pratiques illicites d’un autre âge et surtout un compatriote à même de conduire la Centrafrique vers des horizons meilleurs.
Puisse Dieu Tout-Puissant et miséricordieux accéder aux pleurs du peuple centrafricain meurtri, mais également le Pouvoir de Transition et la Communauté internationale de tout mettre en œuvre pour PROTEGER les membres de la Cour Constitutionnelle qui ont la LOURDE RESPONSABILITE de rendre justice à la vérité et à la PATRIE, gage d’une fin de Transition apaisée.

THOMAS TATENE-LA-MBITENE

Centrafrique: Communiqué de presse

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(Corbeau News Centrafrique)

President SAMI

 

Communiqué de presse

 

Bangui(C.N.C), 21-01-2015

 

Le président de l’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appelle au sens civique et responsable des hommes politiques Centrafricains à l’heure où la République Centrafricaine traverse une période sensible caractérisée par les échéances électorales encours.

Centrafricaines, Centrafricains, Mes chers compatriotes.

A l’heure où notre pays, la République Centrafricaine traverse une période sensible caractérisée par les échéances électorales encours,

Force est de constater, malheureusement, que certains compatriotes, leaders politiques s’illustrent par des propos irresponsables, incendiaires qui peuvent une de fois plus mettre le pays à feu et à sang.

Personne n’oublie que notre pays n’est pas encore sorti du cycle des violences, des tueries, du chaos que chaque centrafricaine et centrafricain a vécus douloureusement dans sa chair et son âme.

Des vies humaines ont été brisées, des populations violées, torturées, massacrées…la plaie est toujours saignante, même si les uns et les autres font d’énormes sacrifices pour pardonner, oublier et tourner cette page sombre de notre histoire au nom de l’union, de la réconciliation et de la cohésion sociale, car nous sommes condamnés à vivre ensemble !

Mes chers compatriotes,

En ce temps sensible, c’est avec tristesse que nous écoutons et voyons des concitoyens, des responsables politiques s’activer négativement, en tenant des propos incendiaires, en faisant des déclarations qui tendent à réveiller les vieux démons de la haine, de la division, de l’extrémisme. Pour leurs propres calculs et intérêts politiciens, ils jouent aux pyromanes, en sachant pertinemment qu’il ya du gaz  dans l’atmosphère centrafricain à l’heure actuelle. Et comme toujours, ils cherchent à mettre le feu, mais ils ne seront jamais les pompiers…

Face à ce danger qui nous guette, j’en appelle au sens civique et responsable des uns et des autres.

Evitons de replonger dans des maux qui vont encore nous diviser, soyons des acteurs et partisans de la promotion de l’apaisement, de la paix, de la réconciliation, de la tolérance, du vivre ensemble.

Privilégions l’intérêt supérieur de la Centrafrique.

Chrétiens, musulmans,  animistes, athéistes, nous sommes tous Centrafricains. L’intérêt national d’abord ! Préservons et consolidons cette « fragile » paix en cette période sensible que nous sommes entrain de traverser, car nous n’avons que trop soufferts et que nos sacrifices consentis jusque là ne soient pas vains.

Je prends à témoin l’opinion nationale et internationale et n’oublions jamais que l’histoire jugera nos actes et nos dires.

Vive la paix et l’union ! Vive la jeunesse ! Vive le peuple!  Vive la République Centrafricaine !

Sylvain SAMI

Président de l’Union et Réconciliation (UR)

BANGUI: LES MEDIAS DE CENTRAFRIQUE ET LA MINUSCA EN SYNERGIE POUR UN PROCESSUS ELECTORAL REUSSI

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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LES MEDIAS DE CENTRAFRIQUE ET LA Minusca EN SYNERGIE

POUR UN PROCESSUS ELECTORAL REUSSI

 

 

Bangui,(C.N.C), 20-01-2015

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: France-RCA : le retrait de la force Sangaris annoncé par François Hollande

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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France-RCA : le retrait de la force Sangaris annoncé par François Hollande

Bangui, (CNC), 19-01-2016

 

Si la mesure se concrétise, elle met un terme à une présence militaire française en Centrafrique depuis décembre 2013.

Au cours d’une cérémonie d’échanges de vœux aux armées, le chef de l’Etat français, François Hollande, a salué la bravoure de ses soldats engagés en RCA pour, a-t-il dit, empêcher les massacres. « Les élections ont eu lieu et nous pourrons donc nous désengager maintenant rapidement. En République centrafricaine, la force Sangaris- elle doit en être fière- a contribué à apporter la stabilité après avoir empêché les massacres », a déclaré François Hollande, le 14 janvier dernier, à l’école Saint-Cyr de Coëtquidan, en Bretagne.

La mission de l’opération Sangaris, initialement de courte durée, vise à mettre un terme à la spirale de violences intercommunautaires qui a suivi le renversement du régime de François Bozizé par les rebelles de la Séléka, en mars 2013. « Les soldats français ont permis à la RCA qui, il y a trois ans, était déchirée par une guerre civile, d’élire démocratiquement le futur président », s’est réjoui le président français. Plus de 2000 soldats au départ, la force française Sangaris a réduit ses effectifs à quelque 900 militaires dans le pays.

Même si Paris se félicite de la mission accomplie par ses soldats en RCA, l’opération Sangaris aura laissé des stigmates insurmontables au sein de la population centrafricaine, notamment chez les mineurs. Nonobstant, les accusations liées à la partialité des troupes sur le terrain, les éléments Sangaris se sont rendus coupables d’agressions sexuelles sur des fillettes centrafricaines. En effet, fin avril 2015, un quotidien britannique, The Guardian, révèle un rapport d’enquête portant sur des agressions et abus sexuels commis à l’encontre des mineurs âgés de 8 à 12 ans. Les faits imputables aux soldats français, se sont alors produits sur un site des déplacés à Bangui début 2014.

Le même rapport aurait été transmis en juillet 2014 aux autorités françaises par un membre suédois du HCDH, Anders Kompass, choqué par l’inertie de sa hiérarchie. Les mêmes abus ont été commis dans d’autres localités par d’autres contingents présents dans le pays, à l’encontre des populations vulnérables meurtries par la guerre civile. Malgré les déclarations et l’annonce des mesures, rien de concret n’a été fait pour punir les auteurs de ces crimes. Les victimes composées en majorité des mineurs, sont parfois abandonnées à leur triste sort.

 

Fiacre Kombo

CENTRAFRIQUE: LA RCA A UN NOUVEAU PLAN STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LE SIDA DU 2016-2020

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA RCA A UN NOUVEAU PLAN STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LE SIDA DU 2016-2020

 

Bangui, (C.N.C), 01-19-2016

 

Un niveau plan stratégique de combat contre le Sida en République centrafricaine est désormais disponible pour le travail du Conseil National de Lutte Contre le Sida (CNLS). Une réunion conjointe entre le Bureau du Conseil National de Lutte Contre le Sida et le Forum des partenaires et le gouvernement de transition s’est tenue, du 14 au 15 janvier 2016 à l’Hémicycle du Conseil National de Transition (CNT) à Bangui. Cette assemblée générale vise à valider ce nouveau plan

stratégique de lutte contre le Sida pour la période de 2016-2016 en République centrafricaine, et à informer sur le nouveau modèle de financement du Fonds mondial (NFM).
Placée sous le Haut patronage de Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de la transition, et Présidente du Comité national de Lutte contre le Sida (CNLS), l’Assemblée générale portant sur ce nouveau plan stratégique a vu la présence de nombreuses personnalités de la transition dont le premier ministre, représentant spéciale de la présidente de transition à la réunion, les membres gouvernement et du Bureau du CNT, la Maire de la ville de Bangui, la société civile, aussi des Chefs de missions diplomatiques, Postes consulaires et des Représentants des Organisations internationales ainsi que d’autres partenaires impliqués dans ce programme. Prévue pour deux jours d’activités, la réunion a été présidée par Mahamat Kamoun, Chef du gouvernement et premier Vice-président du CNLS. L’Assemblée générale est marquée entre autres, dans un premier temps, par plusieurs activités à savoir la présentation des activités de lutte contre Sida réalisées par les ONG humanitaires depuis le début de la crise en Centrafrique, les Sketch, les débats et discutions sur les différentes interventions des acteurs impliqués dans la lutte contre le Sida en République centrafricaine, et la visite du stand des articles de sensibilisation sur le VIH planté au couloir de la salle de l’Hémicycle, ainsi que la présentation ce nouveau plan stratégique de lutte contre le Sida 2016-2020. Au deuxième jour d’activité, les travaux de la réunion se sont poursuivi en plénière pour la validation des résultats des travaux en commission afin de terminer l’Assemblée générale par les lectures du rapport général de cette réunion conjointe, les déclarations et engagements, ainsi que la présentation des recommandations de ladite réunion.

Les recommandations

De nombreuses recommandations ont été énumérées par les participants à l’issue des commissions mises en place par l’Assemblée. Il a été noté que la vision nationale vise entre autre à réduire les nouvelles infections d’une part et l’amélioration de l’état de santé des Personnes vivant en VIH (PVVIH). En matière de prévention, les participants ont recommandé trois points essentiels. Il s’agit au premier point, du rapprochement des services et la prise en charge de toutes les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes, les femmes enceintes séropositives et leurs enfants exposés ; au deuxième point, l’intensification des activités des sensibilités et de mobilisation sociale par l’implication des organisations nationales et internationales à travers des stratégies de visite à domicile des personnes vivant au VIH ; au troisième point, le dépistage systématique des groupes prioritaires dont les prisonniers, les enfants, les jeunes et les femmes enceintes. En matière de prise, il est recommandé, d’abord, l’implication du ministère en charge de l’agriculture et de l’élevage dans l’exécution des tâches relatives à la sécurité alimentaires et nutritionnelle pour la pérennisation de la stratégie. Dans la prise en charge, les participants recommandent, ensuite, d’augmenter la couverture géographique en site de prise en charge (ARV, PTPE, prise en charge pédiatrique) ; la promotion de la politique de délégation des taches dans le cadre de la prise en charge par les ARV et le renforcement de capacités des archives communautaires pour le continuum des soins selon les normes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ; et enfin l’augmentation du nombre des compteurs CD4 et charge virale pour améliorer la qualité de la prise en charge.
En matière de gouvernance, ils recommandent la mise en application rigoureuse du plan de travail annuel budgétisé ; l’application des autorités locales dans la mise en œuvre des activités de la lutte contre le VHI/SIDA à tous les niveaux. Ils recommandent la mise en œuvre des résultats issus de l’étude sur la stigmatisation et la discrimination des PVVIH et les personnes affectées et les aider à développer des activités génératrices de revenus ; la construction des orphelinats et des cases de passage à Bangui et dans les préfectures pour accueillir les victimes démunies ; la création du fonds de lutte contre le VIH et le Sida qui sera alimenté par les taxes sur les billets d’avions et sur les produits nocifs pour la santé. En fin, les participants à cette Assemblée générale recommandent l’augmentation significative de la subvention accordée à la Coordination Nationale du Comité National de Lutte contre le SIDA.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L’Union européenne salue la fin de la transmission du virus Ebola en Afrique et réitère son soutien

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’Union européenne salue la fin de la transmission du virus Ebola en Afrique et réitère son soutien

Bangui, (C.N.C), 19-01-2015

 

L’Organisation mondiale pour la Santé a annoncé que la transmission du virus Ebola en Afrique de l’Ouest a pris fin, alors que le Libéria connait aujourd’hui son 42ème jour sans nouveaux cas. Une importante date que la Guinée et le Sierra Leone voisins ont franchi en novembre et en décembre dernier. La pire épidémie d’Ebola enregistrée jusqu’ici a eu un bilan humain tragique, avec 11 300 morts sur les 28 600 cas déclarés depuis l’annonce de l’épidémie.

A cette occasion, le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le virus Ebola et Commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises Christos Stylianides a fait la déclaration suivante :
“Il y a un an, la fin de l’épidémie d’Ebola aurait semblé inimaginable. Mais grâce à l’action des agents de santé, des personnes ordinaires, des gouvernements dans les trois pays touchés, associée à une réponse internationale sans précédent, la bataille contre la maladie a été gagnée. Je tiens à rendre hommage à tous ceux qui ont été impliqués pendant des mois pour ramener le nombre à zéro, une réussite à célébrer.

Dès le départ, l’Union européenne a été à l’avant-garde de la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola. Nous avons envoyé du matériel médical, des laboratoires et des épidémiologistes. Nous avons mis en place un système européen d’évacuation médicale pour tous les agents de santé internationaux dans la région. Nous avons financé l’excellent travail accompli par les organisations non gouvernementales et les Nations Unies pour soigner les victimes d’Ebola et faire face à ses conséquences.

Au total, avec ses Etats membres, l’UE a mobilisé près de €2 milliards en aide humanitaire, expertise technique, aide au développement à plus long terme et à la recherche de vaccins et de traitements. Nous déplaçons désormais notre réponse de l’urgence vers le développement, avec une attention toute particulière aux besoins des survivants.

En dépit de l’annonce faite aujourd’hui que l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest est terminée, il faut se garder de tout excès de confiance. Le risque de réinfection est beaucoup plus grand que nous le pensions, comme les différentes rechutes au Libéria depuis Mai 2015 l’ont montré.

Il y a aussi des leçons à tirer. Le système international doit remédier aux défaillances qui sont devenues plus qu’évidentes devant l’insuffisance de la réponse à la maladie dans les premiers mois de 2014. A cet égard, l’Union européenne met en place un Corps Médical Européen par le biais duquel les équipes médicales et l’équipement de nos Etats membres peuvent être déployés rapidement pour faire face à de futures situations d’urgence sanitaire. Il y aura d’autres crises comme celle-ci. Nous devons être mieux préparés.

Il est aussi plus important que jamais d’aider les trois pays à se reconstruire, à renforcer leurs systèmes de santé et à investir dans des mécanismes d’alerte et de réponse efficaces et solides. Ce sont des exigences essentielles pour empêcher toute nouvelle épidémie de se propager. L’engagement de l’UE à soutenir les pays touchés demeure ferme. Nous nous tiendrons aux côtés du Libéria, du Sierra Leone et de la Guinée aussi longtemps que nécessaire.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Communique de presse: de la DNC du MLPC et de Martin ZIGUELE

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(Corbeau News Centrafrique)

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                                                      Communique de presse: de la DNC du MLPC et de Martin ZIGUELE

 

Bangui, (CNC), 15-01-2016

Le jeudi 14 janvier 2016,  l`equipe de campagne du Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC) a effectue une descente dans les locaux du centre de Traitement des Donnee (CTD) de l`Autorite Nationale des Elections (ANE).

 

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Bangui, Giselle MONAM pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA DNC DE MARTIN ZIGUELE REMET EN CAUSE LA COMPETENCE DE L’ANE SUITE A UNE INVESTIGATION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA DNC DE MARTIN ZIGUELE REMET EN CAUSE LA COMPETENCE

DE L’ANE SUITE A UNE INVESTIGATION

 

Bangui, (C.N.C), 17-01-2016

« Nous voulons que le processus électoral soit limpide et juste », ainsi a déclaré Christian Touaboy, Directeur national de Campagne de Martin Ziguelé. Depuis la proclamation des résultats provisoires de ce double scrutin par l’ANE, les revendications se font enregistrer pour au sein des partis politiques pour remettre en cause la fiabilité de ces résultats. Ainsi, l’équipe de la Direction nationale de Campagne du candidat du MLPC Martin Ziguelé, accompagnée d’un Huissier et d’un Informaticien, a effectué le 14 janvier 2016, une descente à l’ANE pour s’informer et vérifier la chaîne du traitement informatique des résultats.

Le dérapage constaté dans l’organisation des élections du 30 décembre 2015 en République centrafricaine, par l’Autorité Nationale des Elections(ANE) n’est secret pour personne. Dans une conférence de presse, tenue le 15 janvier 2016 à la résidence de Martin Ziguelé, la Direction a noté que la publication des résultats provisoires par l’ANE a fini par convaincre les uns et les autres sur les conditions pour le moins douteuses et préoccupantes dans lesquelles ces élections ont été organisées et que les responsables de cette institution reconnaissent eux-mêmes. La DNC a souligné que devant les constats troublants faits d’une part par les représentants du candidat Martin Ziguelé dans les bureaux de vote et d’autre part par des Huissiers de justice, les faits ont été mis en évidence. L’éviction manu militari des représentants du candidat des bureaux de vote des circonscriptions sous l’emprise des groupes armés, le bourrage des urnes, le trafic d’influence, la substitution des procès-verbaux par d’autres falsifiés, et le refus délibéré de saisir les résultats du candidat à la présidentiel Martin Ziguelé sont entre autre les constats troublants que dénonce la DNC du candidat du MLPC.

Ce point de presse a été l’occasion pour l’équipe de campagne du candidat du MLPC de présenter à la presse les bulletins de vote vivement brulés, et pourtant en faveur de Martin Ziguelé. Ces bulletins de vote brulés sont, d’après les explications de la DNC, des Centre de vote de la région de l’Ouham-Pendé. La gravité de ces dérives, d’après Christian Touaboy, à l’évidence préméditées, sont telles qu’elles font planer un sérieux doute sur toute la chaine opérationnelle de l’ANE. Cela dit, selon les dires de Christian Touaboy, le doute plane depuis l’organisation des élections, la collecte des résultats, leur acheminement jusqu’au Centre de Traitement des Données (CTD), le traitement informatique des procès-verbaux et la publication des résultats provisoires.

«Le constat établi au cours de la descente et les explications données par les responsables de l’ANE a laissé la délégation sans voix. Les démonstrations demandées pour trois circonscriptions différentes font apparaitre à l’écran la mention « aucune saisie » devant le nom du candidat Martin Ziguelé », a expliqué Christian Touaboy, Directeur national de Campagne de Martin Ziguelé qui a ajouté : « le procès-verbal d’huissier établi à l’issue de cette descente a été versé à l’appui de la requette déposée à la Cour constitutionnelle de Transition vers laquelle désormais tous les regards sont tournés pour dire le droit et constater les graves dysfonctionnements et les fraudes mises en œuvre à grande échelle pour déterminer les résultats des élections».
Par ailleurs, le DNC de Martin Ziguelé a souligné que les candidats aussi aux législatives qu’à la présidentielle du MLPC ont été logiquement amenés à exiger le décompte manuel des voix, seule parade à la corruption du système informatique. Par ces décisions attendues, à en croire le DNC, la Cour constitutionnelle de transition enverra des signaux très claires à tous ceux pour qui la tricherie et le vol fondent la culture et l’action politique tout autant qu’un raccourci pour parvenir au pouvoir politique et la fonction de la représentation populaire. Toutefois, « nous sommes confiants du travail de la Cour Constitutionnelle à l’image de son président Zacharie Ndouba. Nous faisons confiance à la justice car nous sommes nous inscrivons dans un processus démocratique», a-t-il martelé.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LA TRANSHUMANCE POLITIQUE, UN MAL BIEN CENTRAFRICAIN

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(Corbeau News Centrafrique)

Élections en Centrafrique

 

LA TRANSHUMANCE POLITIQUE, UN MAL BIEN CENTRAFRICAIN

 

Bangui, (CNC), 16-01-2016

La République Centrafricaine, ce petit pays d’Afrique Centrale avec ses cinq millions d’habitants, est un Etat bien particulier.

Dans les démocraties avancées, l’adhésion à un parti politique ou un courant politique se fonde d’abord sur l’IDEOLOGIE prônée par ce parti ou véhiculée par le courant politique en question. L’idéologie étant l’ensemble des idées, des croyances et des doctrines propres à une époque, à une société ou à une classe. C’est sur ces idées prônées que se fonde tout militant pour suivre tel ou tel personnalité politique.

En Centrafrique, les modalités d’adhésion semblent bien différentes. Si ce n’est sur la base de l’appartenance ethnique, clanique, régionaliste, ce sera sur la base du « ventre ».

Pour preuve, lors de la campagne électorale pour les scrutins groupés du 30 Décembre 2015, des individus bien connus sur l’échiquier politique centrafricain, pour tel ou tel raison, ont vite fait de prendre fait et cause pour tel ou tel candidat. Ce qui, de prime abord constitue l’expression de leur liberté et donc leur droit le plus absolu de suivre qui bon leur semble. Seulement voilà, juste après la proclamation PROVISOIRE par la célébrissime A.N.E, et avant même que la Cour Constitutionnelle de Transition ait fini de « DIRE LE DROIT » en procédant à l’examen en la forme et au fond des scrutins couplés et leur PROCLAMATION DEFINITIVE, voilà nos larrons en foire, tels des « rats », sont entrain de « quitter le navire » de leurs poulains en perdition après les dépouillements et publication des résultats provisoires du 1er tour. Certains sans crier gare ni rendre compte du « pactole » qu’ils ont reçu de leurs champions du premier tour pour battre campagne, vont prendre purement et simplement la TANGENTE pour rejoindre le camp des « NOUVEAUX NANTIS »… sous des appellations des plus farfelues du genre « FRONT REPUBLICAIN DE SOUTIEN » au candidat X ou Y, de « Comité de soutien à X ou Y » etc. Certains Candidats pourtant partant pour le FAUTEUIL SUPREME, sans même attendre le verdict fatidique de la Cour Constitutionnelle de Transition, vont bonnement FAIRE ALLEGEANCE aux nouveaux chevaux « déclarés provisoirement » partant pour la suite de la compétition, ceci en dehors de toute sagesse et prudence requises en pareilles circonstances. Voilà, sans conteste la pratique démocratique au « BERCEAU DES BANTUS ».Seulement, le peuple BANTUS dans son essence même, privilégie le fameux « UBUNTU » qui signifie « je suis parce que nous sommes », autrement dit l’intérêt général, le communautarisme, en dehors de toute prédation, égoïsme ou mangeocratie.
Le Président Fondateur de la République Centrafricaine, feu Barthélemy BOGANDA doit surement se retourner moult fois dans sa tombe à cause de l’image tragi-comique véhiculée par ses fils et filles censés suivre ses pas pour assurer la pérennité et le développement de sa chère et douce Centrafrique.

NESTOR ZABANA

BANGUI: SANS AUDACE ET NI COMBAT, LES CENTRAFRICAINS NE CONNAITRONT JAMAIS LA LIBERTÉ. Dixit Robert ENZA, Entrepreneur

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(Corbeau News Centrafrique)

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SANS AUDACE ET NI COMBAT, LES CENTRAFRICAINS NE CONNAITRONT JAMAIS

LA LIBERTÉ. Dixit Robert ENZA, Entrepreneur politique.

 

Bangui, (R.E.E), 16-01-2016

 

Notre rassemblement autour de TOUADERA ARCHANGE est un combat, une audace pour conquérir par nous mêmes notre propre liberté. Il ne s’agit pas pour nous d’avoir élu un Président, mais plutôt d’afficher notre liberté.

Si la démocratie émane du peuple, elle n’est pas une déesse ; quelle est cette déesse que l’on traine par le bout de nez et lui impose la forme dans laquelle elle doit se tenir. Ceci dit la démocratie n’est pas un cadeau, c’est une lutte pour la liberté.

Le président sorti de ces élections annoncées avant même son déroulement de mauvaises élections pour finir avec la transition chancelante selon les organisateurs, doit être le Président du peuple centrafricain, sans regret et ni ressentiment. Car on ne gère pas un pays pour soi ni pour ses intérêts propres mais c’est réaliser le destin commun de tout un peuple. C’est un devoir de société.

Trois (3) ans d’inexplicables violences gratuites. On ne connaît ni les auteurs , ni les causes. Mais une chose est vraie, les causes et les auteurs sont connus. Tout laisse croire que les auteurs ne seront jamais poursuivis. Les auteurs et les causes seront punis. C’est de notre vie qu’il s’agit, il nous faut établir la justice pour apporter la paix sociale.

Notre peuple a connu de ces atrocités sauvages et crapuleuses qu’aucun outil mathématique et financier au monde ne peut mesurer ; mais notre prise de conscience commune d’avoir compris ce qui nous est arrivé est la seule mesure et cette mesure-là au niveau de la conscience est une arme pour nous défendre.

Jamais, les centrafricains ne pourront tolérer ni accepter que le pays revive ce que nous avons vécu ; la crise politique de la Séléka est un événement inique en son genre dans l’histoire de notre peuple. Nous sommes déterminés à jamais à combattre cette calamité politique qui nous a conduit à la catastrophe.

Le peuple centrafricain veut que les choses changent et ça il faut aller chercher, il faut se battre. Ça ne se donne pas. Pour se battre c’est à nous de nous battre pour l’acquérir. Qu’on ne nous impose rien par coup d’argent. Un Président élu par la grâce de l’extérieur ne changera jamais les choses pour notre bonheur.

Le peuple centrafricain veut un président à lui et une politique à lui où il peut participer et être écouté. Le peuple centrafricain veut que le pouvoir lui appartienne et qu’il est acteur à part entière.

Le caractère principal de ces élections qu’il faut retenir, c’est d’abord qu’il s’agit pour nous d’un combat pour notre liberté et puis pour notre unité. Pour cela les centrafricains doivent montrer qu’eux aussi, ils sont audacieux. Qu’ils sont capables de se défendre contre tout ce qu’on peut leur imposer. En politique, choisir c’est toujours un acte de défense pour la liberté.

Durant ces campagnes nous avons assisté à un gangstérisme de la part de ces candidats mandatés par l’extérieur. Jamais l’argent dans le monde n’a été utilisé de cette façon. Ils ont dépensé et dépenser afin de conquérir le pouvoir, rien que le pouvoir pour leurs intérêts propres.

Avec l’argent, ils ont pensé avoir le dessus sur le peuple centrafricain, ils n’ont jamais pensé que dieu était avec ce peuple et dieu nous a accroché à cet espoir : c’est TOUADERA ARCHANGE.

Leurs supporters se plaisaient à dire, qu’ils faisaient une démonstration de force. Il fallait dire plutôt qu’ils faisaient une démonstration de honte parce que ces gens là qui n’ont rien réussi et qui n’ont pas d’argent pour eux-mêmes et qui soudain démontrent une fortune. Ils caracolaient à la tête des sondages, des mandatés insipides et dès le premier tour ce fut une décembrisade.

Pour ce second tour, centrafricains, si jamais nous n’avions connu de révolution, c’est maintenant ; et c’est l’occasion pour nous de forger notre avenir. Nous devons avoir la capacité pour forcer les choses à devenir accessibles grâce à notre audace. Centrafricains, nous avons toujours manqué d’audace mais cette fois soyons audacieux.

Abandonnons notre infantilité légendaire, la corruption grâce à laquelle ces gens-là nous manipulent. Nous devons être capables de périr courageusement dans le combat pour se défendre, si non nos enfants et nos descendants continueront à tout souffrir.

Les centrafricains doivent accepter de laisser un pays libre à leurs enfants, ils doivent savoir que la liberté se confond avec le bonheur et le courage avec la liberté. Si au BURKINA FASO, ces peuples là-bas se sont battus, c’est pour éviter à leurs enfants de tout souffrir, leur conquérir au moins ce bonheur qu’est la liberté. Par leurs dernières élections, les Burkinabés ont conquis leur liberté, plus rien ne s’opposera à eux si non le défi du développement.

La RCA est corrompue et tellement corrompue, que nos descendants vont continuer à souffrir de tout car nous n’avions rien défendus, nous n’avions rien conquis par notre audace. Nous n’avions aucun monument qui représente l’histoire de

nos combats. Nous sommes un peuple qui n’est pas encore constitué en tant que peuple ; c’est pour cela que tout énergumène peut tout se permettre.

Mais le moment est là devant nous, faisons savoir aux autres, à ceux qui nous méprisent que nous sommes un peuple qui a tout appris et qu’ils peuvent compter sur notre capacité à nous défendre, surtout quand il s’agit pour nous de choisir démocratiquement notre Président : TOUADERA ARCHANGE est notre Président.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

BANGUI: « NOS REVENDICATIONS PORTENT SUR LA SINCERITE DU SCRUTIN » DIXIT LES CANDIDATS DE L’ AFDT

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(Corbeau News Centrafrique)

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« NOS REVENDICATIONS PORTENT SUR LA SINCERITE DU SCRUTIN »

DIXIT LES CANDIDATS DE L’ AFDT

Bangui, (C.N.C), 15-01-2016

 

Les leaders de la plate-forme politique de l’Alliance des Forces Démocraties pour la Transition(AFDT) ont persistent toujours dans leurs revendications sur les opérations électorales en cours à la suite de publication des résultats provisoires du premier tour de la présidentielle du 30 décembre 20415, par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Dans une rencontre, le 12 janvier 2016 avec les Journalistes, les leaders de cette plateforme regroupant les partis politiques le MLPC, le RDC, le CRPS, ASD, MDS, et l’UDCA ont demandé le recomptage manuel des bulletins des candidats et ont décidé de saisir la Cour constitutionnelle de Transition.

«Où sont passées les 228.512 voix qui n’apparaissent pas dans la publication des résultats provisoires de l’ANE du 7 janvier 2016 ? » s’interroge l’AFDT lors de cette conférence de presse le mardi 12 janvier 2016, à la résidence de Me Nicolas Tiangaye. L’occasion pour les leaders de cette plateforme politique à savoir Martin Ziguelé du MLPC, Désiré Zanga Bilal Kolingba du RDC, et Me Nicolas Tiangaye de CRPS, d’analyser avec les professionnels des médias les données électorales fournies par l’ANE afin d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur, d’après eux, une éventuelle crise post-électorale dues aux nombreuses irrégularités constatées tout le long du processus électoral en cours. Car pour les leaders de l’AFDT, de l’examen des données chiffrées par l’ANE elle-même, le taux de participation de 79% est erroné. Pour eux, le vrai taux de participation est finalement de 77% au lieu de 79%, en tenant compte des 73.677 voix, 228.512 voix volatilisées et des votes blancs et nuls.

Les 228.512 voix se sont volatilisées selon l’analyse des leaders de l’AFDT qui posent la question de savoir pour quelle raison et à quel dessein la volatilisation de ces importantes voix non sorties dans la publication des résultats provisoires par l’ANE. Ils ont souligné l’injonction de la communauté internationale d’avoir refusé aux candidats de l’AFDT qui ont saisi l’ANE de test du système informatique afin de s’en assurer de la crédibilité au Centre du traitement des données au sein de l’institution chargée des élections. «Pourquoi ils ont refusé de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote comme dit la loi », s’interroge Martin Ziguelé, candidat du MLPC.

Au regard de tous les constats faits sur les données de l’ANE, les leaders de l’AFDT émettent de sérieuses réserves sur la sincérité et la crédibilité des opérations électorales qui, d’après eux, ne reflètent nullement la volonté du peuple centrafricains de choisir librement ses dirigeants et ne respectent pas les standards universels admis d’une élection libre, transparente, démocratique et équitable. Ainsi, l’AFDT tiens pour responsable d’une éventuelle crise post-électorale, les commanditaires de cette mascarade électorale. Pour rétablir la vérité, les leaders de l’AFDT exige l’audit du système informatique de l’ANE, le décomptage manuel des résultats du scrutin. A cet effet, ils saisiront la Cour constitutionnelle de Transition, juge de la régularité des élections en vue de faire faire valoir leurs droits. Selon le président de l’AFDT, Christophe Mbrémaïdo, la plateforme politique entend tirer toutes les conséquences d’un hold-up électoral opéré contre la volonté du peuple centrafricain.

A cet effet, les leaders de l’AFDT demandent à la Cour constitutionnelle de transition de statuer en toute indépendance, sans pression extérieure et d’assumer ses responsabilités devant le peuple centrafricain et devant l’histoire. A la Communauté internationale, ils demandent d’être impartiale vis-à-vis de tous les candidats et d’éviter d’apporter sa caution à des manipulations électorales susceptibles de conduire à de nouvelles crises comme celles que le pays a déjà connues.

JOURNALISTES

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Bangui: INTERVIEW: L’Abbé Frederick Nakombo dresse le bilan annuel de la Commission Episcopale Justice et Paix

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(Corbeau News Centrafrique)

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INTERVIEW: L’Abbé Frederick Nakombo dresse le bilan annuel

de la Commission Episcopale Justice et Paix

 

Bangui, (CNC), 14-01-2016

Dans une interview exclusive accordée à la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le Secrétaire National de la Commission Episcopale Justice et Paix, l’Abbé Frédéric NAKOMBO fait le bilan annuel de la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP), une association qui œuvre dans les domaines de la Justice, Paix, Cohésion sociale, et la Réconciliation en République centrafricaine.
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Abbé Frédéric NAKOMBO, Bonjour !

Frédéric NAKOMBO (FN) : Bonjour !

CNC : Pouvez-vous présenter brièvement la Commission Episcopale Justice et Paix ?

FN La Commission épiscopale Justice et paix est service de la conférence épiscopale des Evêques. C’est une association qui traite de la question de la Justice, de la paix et des Droits de l’Homme. La Commission épiscopale Justice et paix a pour but de sensibiliser la population sur la lutte contre l’impunité, sur la défense de la dignité de la personne humaine, la promotion de la paix à la lecture de l’évangile. Elle étudie toutes les questions qui touchent aux droits de l’homme et fait des recommandations à l’endroit de la conférence épiscopale centrafricaine. Cette commission a été créée le 1er juillet 1991 à Berberati lors de la conférence épiscopale des évêques conformément à la recommandation qui a été faite par le Conseil pontifical Justice et paix le 6 janvier 1964 à Rome.

CNC : Quels sont les activités que la Commission Episcopale Justice et Paix a eues à mener durant l’an 2015?

FN : Nos activités durant l’année 2015 sont multiples. La Commission Episcopale Justice et Paix est une association à but non lucratif. Et elle vit des projets. En 2015, nous avons eu à mettre en œuvre un projet qui concerne la formation des acteurs de la Commission Episcopale Justice et Paix. Nous avons formé les ces acteurs de à la gestion financière, au montage des projets, à la lutte contre l’impunité, à l’engagement de l’église en faveur de la justice et paix, et aussi à la formation des acteurs aux droits humains. En plus de ce projet qui a été financé par Secours catholique France, nous avons aussi mis en œuvre un projet qui concerne l’édification de la paix, surtout la réconciliation et la paix au niveau de quatre Diocèses dont l’Archidiocèse de Bangui, les Diocèses d’Alindao, de Bouar et de Bossangoa. Par rapport à la mise en œuvre de ce projet, la CEJP a mobilisé des formateurs et des sensibilisateurs à l’intérieure du pays. Nous avions effectué des missions dans les diocèses concernées par le projet, et nous avons eu à sensibiliser les Chrétiens et les musulmans à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Les activités que nous avons réalisées sur le terrain, il faut dire que nous avons réalisé les activités à 90%, et ces activités ont bien réussi. Aujourd‘hui, les personnes qui ont été sensibilisées et par le Bureau national et par le Bureau diocésain demandent à ce que la CEJP puisse approfondir les activités pour la seconde fois, pour une meilleure compréhension des participants qui sont au niveau de chaque Diocèses. En plus de ce projet qui a été financé par Miserior via Cordaid, la CEJP a aussi octroyé un financement auprès de l’Association Avocats Sans Frontière Belgique qui se trouve implantée en ce moment à Bangui dans le cadre d’un service d’aide minimum légal. Et ce projet porte sur la sensibilisation de la population de Bangui sur le rôle et l’importance d’un Avocat et l’amélioration de l’accès facile à la justice des personnes en situation de vulnérabilité. En ce moment, la CEJP est entrain de travailler en partenariat avec Avocat sans Frontière pour la mise en œuvre du projet. Nous avons réalisé les activités de façon trimestrielle, il nous reste à réaliser aussi des activités dans la deuxième phase qui va commencer de janvier au mois de mars. La CEJP travaille en partenariat avec EISA qui est l’Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique en ce qui concerne l’éducation civique. Dans les années 2011, la CEJP avait mobilisé ses propres observateurs sur le terrain, et ils ont pu recueillir les informations et données sur l’observation. Pour cette année à travers AISA avec le financement de l’Union européenne, la CEJP a aussi mobilisé les observateurs électoraux qui ont beaucoup travaillé et ils sont entrain de parvenir les résultats au siège d’EISA qui se trouve ici à Bangui.

CNC : Quel bilan peut-on tirer de toutes ces activités que la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) a pu mener?

FN : Je vous dis que le bilan est positif. Certes, la situation des droits de l’homme au niveau de l’arrière-pays varie d’une localité à une autre. Mais les Diocèses que nous avons parcourus, nous ont présenté un bilan positif en termes d’actions. Parce qu’au niveau, les Diocèses d’Alindao, de Bouar et de Bossangoa, nous avons constaté que la CEJP est visible. Et la visibilité de la CEJP fait à ce que les partenaires puissent collaborer avec les acteurs de la CEJP pour la mise en œuvre de certains projets qui touchent beaucoup plus la question de la paix et de la justice dans la localité. C’est pour cela que les Diocèses d’Alindao, de Bouar et de Bossangoa et de Bangui travaillent en ce moment en partenariat avec CRS (Catholic Relief service) ; et CRS a beaucoup appuyé ces commissions dans différents domaines. A l’heure où nous parlons, nous avons au moins cinq Diocèses qui sont un peu en retard, parce qu’il y a eu de difficultés quant à ce qui concerne la nomination de certains Directeurs Diocésains qui n’ont pas pu terminer leur mandat et la nomination aussi de nouveaux Directeurs Diocésains qui n’ont pas été formés par rapport aux règlement et Statut de ladite commission. Mais il faut savoir que la CEJP est entrain de déployé tous les moyens nécessaires pour qu’au courant de cette année 2016 toutes les commissions soient dynamiques et fassent un travail d’efficacité sur le terrain.
CNC : Quelles sont vos perspectives pour cette année ?

FN : Présentement, la CEJP organise une Assemblée générale communément appelée Conseil National au tour de thème Cohésion sociale. Ce Conseil National vise d’abord à renforcer les capacités des acteurs de la CEJP, et ensuite à donner l’opportunité aux membres de la CEJP à réfléchir sur les atouts, les faiblesses, les opportunités et aussi les contraintes de la cohésion sociale par rapport à toutes activités que nous avons réalisées sur le terrain depuis l’année 2014-2015. En ce moment, la CEJP est en train d’établir un plan d’action qui vise une synergie d’action avec les membres du Bureau diocésain pour que dans six mois, les membres du Bureau diocésain puissent se retrouver en plénière à Bangui pour examiner cette question de violation des droits de l’homme et en suite essayer de trouver des solutions qui pourraient éventuellement aider les Bureaux diocésains à lutter contre les violations des droits de l’homme au niveau local

CNC : Pour finir, quels sont vos partenaires?

FN : Nous avons de multiples partenaires. La CEJP travaille avec l’Ambassade des Etats unis, le Secours Catholique, Avocats Sans Frontière, Cordaid, avec l’Aide d’Afrique en France, EISA, Miserior en Allemagne. Nous sommes en train de voir la possibilité d’engager d’autres partenaires comme l’Ambassade de France, et aussi des partenaires qui œuvrent dans le domaine de l’éducation civique pour les élections comme ENDIA et le PNUD qui sont les deux partenaires qui ont déjà travaillé avec la CEJP. Donc, nous avons toute une panoplie de partenaires qui soutiennent de près et de loin la Commission Episcopale Justice et Paix.

CNC : Monsieur Abbé Fréderick Nakombo, nous vous remercions

FN : C’est à moi de vous remercier pour l’intérêt que vous portier à nos activités.

Interview réalisée par Eric NGABA  Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MSF LANCE UNE CAMPAGNE DE VACCINATION DE MASSE SANS PRECEDENT EN RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

medecin

 

MSF LANCE UNE CAMPAGNE DE VACCINATION DE

MASSE SANS PRECEDENT EN RCA

 

Bangui, (C.N.C), 13-02-2016

Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé, le 13 janvier 2016 en Centrafrique, une vaste campagne de vaccination pour environ 220 000 enfants centrafricains. Menée en collaboration avec le ministère de la Santé, la campagne a démarré mi-juillet dans le nord du pays et se déroulera jusq u’à fin 2016 dans 13 des sous-préfectures où MSF mène des projets médicaux. Actuellement, cette campagne est en œuvre, selon un communiqué du MSF parvenu ce mercredi à notre rédaction, dans la sous-préfecture de Berberati, au sud-ouest de la RCA.

Dans le cadre de cette campagne, MSF administrera également un vaccin conjugué contre le pneumocoque (PCV), dont l’utilisation à large échelle par les acteurs humanitaires a été jusqu’ici très limitée, notamment à cause de son prix prohibitif.
« Nous bénéficions actuellement d’une donation de la part du laboratoire pharmaceutique Pfizer, l’un des deux fabricants du PCV, donation sans laquelle nous aurions dû dépenser plusieurs millions de dollars rien que pour l’achat de ce vacci », a-t-elle poursuivi. Toutefois, elle souligne que les donations ne sont pas une solution viable. Pour elle, il faut que le vaccin soit disponible à un prix juste, pour qu’il puisse être utilisé là où il est nécessaire et au moment où les acteurs de santé l’estiment important.

Le pourcentage d’enfants immunisés en République centrafricaine (RCA), d’après MSF, s’est effondré depuis la crise de 2013. « Médecins Sans Frontières (MSF) prévoit de vacciner un quart de la totalité des enfants centrafricains contre les principales maladies meurtrières de l’enfance. La possibilité d’organiser ce type de campagnes reste malheureusement exceptionnelle, notamment à cause du prix trop élevé du vaccin contre le pneumocoque », lit-on dans le communiqué.

D’après les chiffres officiels du ministère de la Santé, la crise politico-militaire qui a débuté en 2013 a provoqué l’effondrement des taux de couverture vaccinale dans le pays. Entre 2012 et 2014, le nombre d’enfants ayant été complètement immunisés contre la rougeole est passé de 64% à 25% ; de 52% à 20% pour les infections respiratoires aigües. Ainsi fin 2013, seulement 13% des enfants étaient complètement vaccinés à l’âge d’un an.

«Cette campagne de vaccination préventive est la plus importante jamais lancée par MSF en RCA et est l’une des premières visant à protéger les enfants âgés de moins de cinq ans contre autant de maladies », a expliqué le Dr. Pauline Lechevalier, référent vaccination à MSF qui a ajouté que « dans le contexte qui prévaut aujourd’hui en RCA, le risque d’épidémies, ainsi que celui du nombre de décès liés aux maladies évitables par la vaccination, est très élevé. Il est urgent de protéger le plus grand nombre d’enfants contre ces maladies ».

En plus d’organiser des campagnes de vaccination de masse, MSF va renforcer et élargir les activités de vaccination dans les structures de soins où elle intervient déjà. Viaces deux stratégies, MSF proposera aux enfants âgés de moins de 5 ans n’ayant pas reçu toutes les vaccinations nécessaires auparavant, jusqu’à neuf antigène. En fonction des besoins spécifiques à chaque sous-préfecture, d’autres mesures de prévention seront associées à la vaccination : distribution de Vitamine A, de moustiquaires, d’antiparasitaire et dépistage de la malnutrition, entre autres.

Depuis décembre 2013, MSF a doublé son niveau d’assistance médicale en réponse à la crise en cours en RCA. L’association gère actuellement 15 projets, dont plusieurs sont destinés à aider les réfugiés centrafricains dans les pays voisins dont le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo. MSF travaille en RCA depuis 1996 et, compte actuellement plus de 300 personnels internationaux et plus de 2 000 personnels centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF a doublé son niveau d’assistance médicale en réponse à la crise. Ses équipes offrent des soins gratuits concernant entre autres la pédiatrie, la santé maternelle, la chirurgie, le VIH et tuberculose. MSF soutient également l’activité de vaccination de routine (PEV).

En avril 2015, MSF a lancé une campagne de mobilisation publique dont l’objectif est d’appeler les laboratoires GlaxoSmithKline (GSK) et Pfizer, les deux producteurs de vaccins contre le pneumocoque (PCV), à rendre public le prix de ce vaccin pour tous les pays et à en réduire le prix dans les pays en développement en le faisant passer à 5 dollars par enfant, soit 4,50 euros pour les trois doses nécessaires. Une pétition a également été lancée en novembre dernier à cet effet.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: Les Nations Unies militent-elles en faveur d’un candidat à la présidentielle?

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(Corbeau News Centrafrique)
 
ANICE, DOUADERA
 
 

Les Nations Unies militent-elles en faveur d’un candidat à la présidentielle?

 
 
Bangui, (C.N.C), 01-13-2016
 

Le peuple centrafricain est en train vivre un scénario au niveau de la communauté internationale sur les opérations en cours des résultats encore provisoires des élections du 30 décembre 2015. Ainsi, les Nations unies financent les élections en République centrafricaine, elles font le choix à la place du peuple centrafricain. L’attitude affichée par les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations unies pour la Centrafrique laisse réfléchir sur la manœuvre diplomatique de la communauté internationale qui cherche à influencer le verdict des urnes en République centrafricaine.

Cela apparait comme un fait anodin, mais lorsqu’on fait un arrêt sur image des opérations en cours des résultats du scrutin du 30 décembre 2015, on comprendra dans un peu de temps là où la communauté internationale veut en venir. D’un constat d’indignation, ceux qui viennent au nom des Nations unies en soutien à la République centrafricaine semblent oublier les institutions de cette République. Dans ce contexte centrafricain que le pays tente de sortir de ses cendres à travers le retour à l’ordre constitutionnel, le dicton selon lequel « la main qui donne, commande » doit donner tort à son auteur. Cela dit, la communauté internationale qui finance en majeure partie les élections du 30 décembre 2015 en République centrafricaine, pense dicter sa loi au peuple centrafricain qui a traversé plusieurs années de crise accumulée. En effet, l’attitude diplomatique visiblement affichée par les Représentants spéciaux du Secrétaire Général des Nations Unies en République centrafricaine sème le doute quant à la crédibilité des résultats des urnes donnés par l’Autorité nationale des Elections (ANE) que de nombreux candidats même à la présidentielle rejettent.

Quel est la crédibilité de ces résultats lorsque le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga félicite les deux candidats provisoirement arrivés en tête du peloton électoral ? Quel est la crédibilité de ces résultats lorsque le Représentant Spécial Adjoint, Représentant résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Centrafrique, Aurélien AGBENONCI rend des visites nocturnes à certains des 30 candidats à la présidentielle ? Sans attendre la confirmation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle de Transition, Parfait Onanga-Anyanga se voit au-dessus de cette Cour, seule institution ayant la compétence de déterminer qui des 30 candidats iront au deuxième tour, prépare déjà la conscience collective au tour des candidats Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadera dont on chante la victoire avant le coup de sifflet final. Pour illustration de son attitude belliqueuse, il a même appelé ces deux candidats à préparer leurs militants et sympathisants à une campagne

apaisée pour le second tour, alors que la Cour constitutionnelle de la Transition n’a pas encore rendu son verdict final sur les données provisoires de l’ANE. Ce qui peut traduit la pensée d’Onanga-Anyanga qui ne considère pas la valeur de la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine. Par ailleurs, il a qualifié de succès incontestable le déroulement des élections présidentielles et législatives du 30 décembre 2015, marquées selon, par une participation massive des électeurs centrafricains.

Dans le même sillage du comportement diplomatique peu fertile de la communauté internationale qui s’ingère qui se substitue aux institutions centrafricaines, Aurélien AGBENONCI a dans la coulisse une diplomatie au tour des candidats. Ce qui est surprenant, aux environs de 19h à la résidence de Anicet Georges Dologuélé, en présence de de Jean Serge BOKASSA un des 30 candidats dans la course, le Représentant Spécial Adjoint a rendu une visite nocturne un candidat provisoirement favoris du scrutin. Surpris de cette visite qu’il estime anormale en cette période cruciale, Jean Serge BOKASSA s’explique : “je lui ai demandé l’en jeu de son visite chez Dologuele, il me répond c’est juste pour vérifier les soldats qui sont chargés d’assurer la protection de Doleguele “. Or le rôle d’Aurélien Agbénonci n’est pas de faire le contrôle des casques sur le terrain à moins qu’il se substitue aux commandants de la force MINUSCA. Selon Serge BOKASSA, le Représentant Spécial Adjoint lui a fait savoir dans la suite de discussion qu’il devrait se rendre également chez Archange Touadera. « Mais le jour d’après, j’appelle monsieur Touadera pour vérifier si effectivement
monsieur Aurélien Agbénonci était passé aussi chez lui pour contrôler les dispositifs sécuritaires, Touadera répond “NON”. C’est là que j’ai pensé que cette visite n’est pas du tout claire, car monsieur Aurélien Agbénonci l m’avait promis de se rendre dans la même nuit chez Touadera ». Alors, si les Nations Unies militent en faveur d’un candidat, les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine le démontrent déjà. C’est pour ce constat que l’Alliance des Forces démocratiques pour la Transition (AFDT), dans sa déclaration du 13 janvier 2016, demande à de la Communauté internationale d’être impartiale vis-à-vis des candidats et d’éviter d’apporter sa caution à des manipulations électorales.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: DECLARATION RELATIVE AUX ELECTION DU 30 DECEMBRE 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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DECLARATION RELATIVE AUX ELECTION DU 30 DECEMBRE 2015

 

 

Bangui, (C.N.C), 13-01-2015

 

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE : Anicet Georges DOLEGUELET vs Faustin Archange TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

ANICE, DOUADERA

 

PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE : Anicet Georges DOLEGUELET

vs Faustin Archange TOUADERA

Comment la diaspora centrafricaine peut-elle faire la différence ?

Analyse de Kag SANOUSSI, Président de l’Institut International de Gestion

des Conflits, Expert en Intelligence Négociationnelle

Bangui, (C.N.C), 13-01-2016

Au regard des résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Centrafrique et des projections faites en report de voix, le second tour risque de se jouer dans un mouchoir de poche.

S’il est vrai que c’est sur le terrain que tout se joue, la diaspora centrafricaine peut avoir un rôle décisif dans le choix du prochain Président de la République.
Bien qu’avec près de 28 000 votants, soit 1,5% du corps électoral, la diaspora centrafricaine ne doit pas pour autant être négligée.

En effet, nous savons qu’un acteur de la diaspora est “potentiellement” en relation avec une trentaine de personnes dans son pays d’origine. Ceci laisse entrevoir une surface d’influence potentielle non négligeable de la diaspora, notamment si certaines conditions sont réunies : contacts réguliers avec les personnes concernées dans le pays d’origine, envois réguliers de fonds de soutien, niveau de sensibilisation des personnes à la ‘‘chose’’ publique, etc.

Dans le cas centrafricain, en partant même d’une hypothèse très base d’un acteur de la diaspora en relation avec 10 personnes en RCA, cela fait passer la zone d’influence de la diaspora centrafricaine à un échantillon significatif de 280 000 votants, soit près de 14,5% des suffrages.

Mais la diaspora ne peut réellement être décisive qu’à condition de:

1- Ne pas se contenter d’écrire sur les réseaux sociaux, de parler dans les médias pour faire falloir ses analyses et ses choix ;

2- Appeler régulièrement la dizaine de personnes ciblées sur le territoire centrafricain pour échanger, se renseigner, informer et convaincre sur la pertinence de l’orientation choisie ;

3- Faire de chaque contact en RCA, un actif de la campagne du candidat de son choix. En sommes amener chaque votant à convaincre au moins cinq autres à faire le même choix. Par ailleurs, il conviendrait de garder un contact quasi permanent d’au moins une fois tous les trois jours jusqu’au soir du second tour.

4- Soutenir les acteurs ainsi ciblés sur le terrain, même avec des envois symboliques de fonds, non pas pour les ‘‘acheter’’ mais en guise de soutien à leurs activités citoyennes.

Mais outre le fait mobiliser et d’appeler à voter pour un candidat, nul ne peut oublier que la RCA sort doucement d’une crise profonde d’une rare violence.

L’esprit de Responsabilité doit donc prévaloir afin que l’adrénaline de l’élection ne conduise pas à des outrances et à la propagation de la haine d’un camp sur l’autre. Les supporteurs des deux finalistes doivent donc éviter de se laisser aller à des écrits et des propos qui seraient contraires à leur volonté affichée pour une cohésion nationale intégrale, vecteur d’une paix juste et durable en Centrafrique.

Cette élection, malgré ses imperfections, est sans nul doute, un rendez-vous pour un nouveau départ de la Centrafrique.
Il y a donc lieu de saluer l’équipe de la Transition qui, malgré les difficultés et les multiples reports est parvenue à l’organiser, tout comme le peuple centrafricain, pour son courage et sa détermination pour un véritable renouveau.

L’élection d’un nouveau Président de la République Centrafricaine ne règlera pas tout, mais constitue indubitablement un signal d’espoir et d’espérance.

Messieurs Anicet Georges DOLEGUELET et Faustin Archange TOUADERA incarnent sans doute ce nouvel espoir du peuple centrafricain qui, au soir du 31 janvier sera dans tous les cas, le véritable vainqueur.

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Kag SANOUSSI.

iigcafrique@gmail.com

www.institut-international-gestion-conflits.org

 

Centrafrique: UNE INTELLIGENTSIA RESPONSABLE

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(Corbeau News Centrafrique)

Le Bureau de l'autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

UNE INTELLIGENTSIA RESPONSABLE

Bangui, (C.N.C),12-02-2016

 

L’intelligence est, apparemment, la chose du monde la moins bien partagée en Centrafrique. Dans son acception substantielle, l’intelligence est la capacité de connaitre et de comprendre, par opposition à la bêtise.

L’intellectuel est par voie de conséquence le détenteur de cette connaissance ou entendement. De façon globalisante, ces intellectuels constituent cette classe de privilégiés du savoir communément appelés « INTELLIGENTSIA ». Ces personnes sont censées être les « lumières du monde » et aider leurs concitoyens à quitter « le monde de la caverne pour accéder à celui de la lumière » autrement dit à la connaissance, selon le philosophe Grec PLATON.

L’intelligentsia centrafricaine joue-t-elle véritablement ce rôle pour conduire les moins nantis à l’accession à cette lumière ? Rien n’est moins sure ! Pour preuve, les agissements des uns et des autres au lendemain des élections générales du 30 Décembre 2015.Dès les premières heures de la proclamation PROVISOIRE des résultats de ces élections groupées, un conglomérat de candidats a vite fait de crier à la fraude et solliciter illico l’annulation et la reprise pure et simple de ces scrutins présidentiel et législatif. De ce point de vue, ils n’ont pas tort car comment comprendre qu’un candidat comme Faustin TOUADERA lamentablement en ballotage défavorable à la législative dans sa circonscription de DAMARA puisse sans honte aucune aller glaner des milliers de voix dans la circonscription électorale de Paoua, par exemple, où il est quasiment un PARFAIT INCONNU ? La couleuvre est trop grosse à avaler c’est certain !!! Seulement voilà, ces mêmes candidats malheureux qui sollicitaient URBI ET ORBI l’invalidation du scrutin et sa reprise, en violation du fameux « code de bonne conduite » qu’ils ont signé avant les votes et en irrespect flagrant des textes en matière électorale qui stipulent que seule la Cour Constitutionnelle de Transition est appelée à dire le droit et à procéder à la PROCLAMATION DEFINITIVE des élections en Centrafrique.

Le ridicule ne tuant pas au pays de Barthélemy BOGANDA, ces contestataires patentés ont vite fait d’oublier l’objet de leurs contestations au lendemain de la scandaleuse parodie de traitement et de proclamation PROVISOIRE des scrutins par la douteuse A.N.E… A l’annonce desdits résultats PROVISOIRE, politique du ventre oblige, nos couards de candidats malheureux vont se ruer la tête baisser vers de verts pâturages, en faisant allégeances contre toute SAGESSE à des candidats déclarés PROVISOIREMENT en tête du 1 er tour et qui devraient tout de même avec PRUDENCE attendre les délibérations définitives de la Cour Constitutionnelle de Transition pour crier victoire à qui veut l’entendre…

Ce qui est cocasse, c’est que parmi ces candidats, figurent des individus censés incarner l’INTELLIGENTSIA, la CREME de l’élite centrafricaine…Pitoyable !!!

La morale de ce vaudeville version « CENTROS » démontre à suffisance la CUPIDITE LATENTE et le peu d’intérêts pour le PEUPLE de ceux qui aspirent à diriger la Centrafrique et plus promptes, au nom de la MANGEOCRATIE, à s’agiter auprès de candidats annoncés par l’A.N.E PROVISOIREMENT partant pour le second tour.

Mais que diront ou feront ces PREDATEURS en cols blancs qui lient des pactes avant terme, si la Cour Constitutionnelle de Transition venait à DESAVOUER la position de l’A.N.E ? Leurs contestations premières des résultats du 1er tour des scrutins les confond et dessert à coup sur !
La leçon à retenir est que les INTELLECTUELS quels qu’ils soient se doivent de bannir les intérêts égoïstes, catégoriels et partisans afin d’éclairer, de guider les centrafricains car comprenant mieux les causes de toutes les crises récurrentes en Centrafrique qui perdurent à ce jour. A bon entendeur salut !!!

 

Arthur KO-NGASSA

Centrafrique: LETTRE DE SOUTIEN DE Joseph YAKETE Candidat n° 30 Aux élections présidentielles.

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(Corbeau News Centrafrique)

Prime Minister of Central African Republic Addresses General Assembly

 

LETTRE DE SOUTIEN DE Joseph YAKETE Candidat n° 30
Aux élections présidentielles.

A

Archange Faustin TOUADERA.
Candidat N° 2 au second tour des élections
Présidentielles.

 

Bangui, (C.N.C), 12-01-2015

Objet: Lettre de soutien officiel
Pour le second tour du scrutin

L’année 2015 aura marqué à jamais une page de la démocratie en RCA ; où trente (30) candidats se sont engagés dans un scrutin pour le poste de Président de la république.
Ces engouements provenaient d’une volonté de tous, à vouloir apporter un changement, parce que nous avons tous pris conscience de l’état de la dégradation économique et de la déchirure sociale de notre pays. Parmi les trente (30) candidats en liste dont moi même, vous êtes arrivés en deuxième position pour le second tour.
Par ces élections, les centrafricains attendent beaucoup et tous, nous voulons un pays apaisé, réconcilié et réunifié ; un pays tourné vers l’avenir et engagé dans la perspective de la production massive et de l’émergence.
Dès lors, j’ai le désir de vous faire savoir ici pour ces raisons évoquées ci-haut, qu’il faut pour la RCA un homme d’État rempli qui soit humble, disponible, sociable et sans prétentions de tout savoir. Un Chef d’État ouvert, capable de rassembler, de créer une énergie autour de lui et d’utiliser dans une unité d’actions toutes les compétences dont dispose son pays pour restaurer l’Etat totalement détruit.
Au terme de ce second tour, j’ai vu en vous le profil de l’homme qui correspond à cette mission délicate de reconstruction nationale.
Je vous confirme ici que vous avez tout mon soutien, le soutien de mon équipe, le soutien de mon unité politique l’UNION DE LA GAUCHE CENTRAFRICAINE et enfin le soutien de tous les électeurs qui ont porté leurs voix sur ma personne.

Fait à Bangui le 12 janvier 16.

JOSEPH YAKETE, Le candidat n° 30.

Centrafrique: Communiqué de Presse N°0050/2015

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

Communiqué de Presse N°0050/2015

Bangui, (C.N.C), 12-01-2015

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution » en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et les candidats d’instruire leurs représentants dans les bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement des opérations électorales du 30 décembre 2015.
Afin de mettre en exécution cette volonté manifeste de revenir à la normalité constitutionnelle en date du 30 décembre 2015 le peuple Centrafricain s’est massivement rendu aux urnes dans l’intérêt supérieur de la nation afin d’élire dans la grande dignité et la sérénité nos futurs décideurs ; suite à l’opération de ces scrutins, l’Autorité Nationale des Elections, par la voix de sa Présidente a rendu le 07 Janvier 2016 le résultat provisoire de l’élection présidentielle en proclamant respectivement les deux anciens Premiers Ministres Anicet Georges DOLOGUELE et Faustin TOUADERA ayant comptabilisés plus de voix contrairement aux autres candidats.
Le Collectif« Touche pas à ma Constitution », membre de la Société Civile qui milite pour le retour à la légalité constitutionnelle prend acte de la décision et salue surtout le courage et la maturité de nos compatriotes qui ont démontré leur attachement à la culture de la démocratie.
Dans l’attente de la sentence qui sera rendue par la Cour Constitutionnelle, le Collectif demande dès maintenant à l’Autorité Nationale des Elections de prendre des mesures nécessaires afin de faire montre de professionnalisme et corriger surtout les carences constatées durant ce premier tour pour éviter toutes formes d’irrégularités pendant la tenue du second tour.
Le Collectif exhorte tous les Candidats qui ont été lésés pendant ces scrutins d’introduire leurs requêtes à l’appréciation du Juge Constitutionnel et appelle au calme. Vive la République Centrafricaine, Vive le retour à l’ordre constitutionnel,
Vive le Peuple Centrafricain uni et déterminé.

Fait à Paris, le 11 Janvier  2015.

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

BANGUI: AVANT LE VERDICT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE, DOLOGUELE ET TOUADERA PROCLAMÉS VAINQUEURS

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(Corbeau News Centrafrique)

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AVANT LE VERDICT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE, DOLOGUELE ET TOUADERA PROCLAMÉS VAINQUEURS

 

Bangui,(C.N.C), 12-01-2016

 

Les agitations se font comme si tout a été prévu pour que Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadera soient vainqueurs du peloton électoral. Avant le verdict final de la Cour constitutionnelle de la Transition, des voix se lèvent au sein de la communauté internationale et de la communauté nationale, pour féliciter par anticipation les deux candidats provisoirement favoris des résultats provisoires donnés par l’Autorité nationale des Elections (ANE). Des soutiens aux félicitations, on veut influencer la Cour constitutionnelle, seule institution ayant la capacité de déterminer qui des candidats aux élections va être dans bientôt vainqueur du scrutin.

Alors que les yeux du peuple centrafricain sont rivés vers la Cour Constitutionnelle pour connaître son futur président, des félicitations fallacieuses aux soutiens contre postes juteux tentent de semer le trouble au sein de la population qui s’est mobilisée le 30 décembre dernier en allant aux urnes. De la grande surprise des Centrafricains, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga félicite Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra. Dans un communiqué du 7 janvier 2016, il a félicité les deux candidats, arrivés respectivement au premier et au deuxième du scrutin du 30 décembre 2015, et les invite à préserver l’esprit de paix et de retenue qui a prévalu jusque lors. Or la Cour constitutionnelle n’a pas encore dit son dernier mot.

Par ailleurs, certains candidats malheureux ayant perdu l’espoir courtisent Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadera dont on chante la victoire avant le coup de sifflet final. Des soutiens contre postes juteux au prochain gouvernement légitime, les uns et autres s’alignent derrière les deux candidats proclamés vainqueurs avant la sentence finale de Cour. En premier lieu, le candidat de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé bénéficie de soutien du Mouvement National des Indépendants (MOUNI) regroupant 32 députés dont deux de ces trente-deux sont élus du coup au premier tour de la députation. . URCA et MOUNI, selon Thierry KAMACH, ont opté de proposer quelque chose de nouveau au peuple centrafricain, longtemps victime d’une mauvaise politique.

« Dans les préfectures comme Mambere Kadeï et la Sangha Mbaéré, le travail du MOUNI sur le terrain a récolté plus de 60.000 voix, soit, dit-il, environs 30% des suffrages en faveur d’Anicet Georges DOLOGUELE », a-t-il souligné. Les deux formations politiques ont signé un protocole d’accord le 6 décembre 2015, de surcroit l’alliance avec le KNK.

De son côté, le candidat indépendant et l’ex 2ème Vice-Président du parti Travailliste Kwa Na Kwa (KNK), Faustin Archange Touadera a eu une forte mobilisation de certains candidats malheureux de la course à la présidentielle du 30 décembre 2015. Il a signé, le 10 janvier 2016, un accord de soutien pour le deuxième tour du scrutin avec au moins 20 candidats malheureux du 1er tour du scrutin dernier. Ce qui est écœurant, c’est l’attitude diplomatiquement peu fertile du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga qui, sans se référer au préalable à la décision de la Cour Constitutionnelle s’est permis, non seulement de féliciter, mais appelle d’ores et déjà ces candidats à préparer leurs militants et sympathisants à une campagne conduite dans le calme et avec civisme. Il a rappelé que le Président élu sera celui de tous les Centrafricains.

Parfait Onanga-Anyanga a félicité également les 28 autres candidats du premier tour pour la qualité de leur campagne caractérisée par la dignité et le respect mutuel et qui s’est traduit par la participation massive des électeurs centrafricains aux élections législatives et présidentielles. Il les appelle à user des voies légales de recours là où des irrégularités seraient avérées et leur demande aussi d’appeler leurs militants à respecter les résultats annoncés par l’ANE. Mais à quoi sert donc le respect des voies de recours si des déclarations de ce genre tendant à confirmer les favoris comme étant définitifs et non provisoires ? cette déclaration de Parfait Onanga-Anyanga est tendancieuse et renforce la thèse selon laquelle, les Nations Unies militent en faveur d’un candidat. Et ce n’est pas Jean Serge Bokassa, dans ces déclarations sans détour, qui nous démentira. Ironie du sort !

 

BANGUI, ERIC NGABA POUR CNC

BANGUI: SYNERGIE DES MEDIAS : 3ème EDITION SPECIALE SUR LES ELECTIONS DU 30 DECEMBRE FAIR-PLAY ET GRANDEUR D’ESPRIT

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(Corbeau News Centrafrique)

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SYNERGIE DES MEDIAS : 3ème EDITION SPECIALE SUR LES ELECTIONS

DU 30 DECEMBRE FAIR-PLAY ET GRANDEUR D’ESPRIT

Bangui, (C.N.C), 11-01-2015

 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». Cette phrase de Voltaire peut faire recette en cette période électorale en République Centrafricaine. L’acceptation du résultat n’est pas une faiblesse.

EDITORIAL

On a remarqué qu’au fur et à mesure que les résultats partiels et provisoires tombent au compte-goutte, certains candidats, pourtant signataires du Code de bonne conduite, s’emploient à violer le texte qu’ils ont eux-mêmes signé. Les élections, comme dans toutes les compétitions au monde, sont régies par des lois et principes. Hélas, le fairplay en tant que respect de l’autre, respect du résultat, pardon et tolérance, souffre en ce moment névralgique du processus électoral en cours.
Pour rappel, ce sont les élections qui ont conduit le pays de Boganda au plus profond de l’abime. Le passé récent de 2011 avec la victoire contestée au premier tour de l’ancien Président François Bozize est encore présent dans les esprits. Les conséquences continuent de se faire sentir. Trente candidats pour un seul fauteuil, ce n’est pas sûr de ne pas avoir de contestation. Comme un homme fatigué après la traversée à pied d’un long désert, le peuple centrafricain ne veut plus d’une sempiternelle crise qui serait synonyme de l’enterrement de toute la nation déjà aux abois.L’arrêt du processus électoral demandé par certains candidats n’est pas de nature à assurer un lendemain apaisé à une République Centrafricaine déjà grabataire. Madame et messieurs, les textes et paroles ont valeur d’acte posé. A la fin de ces scrutins, une marque historique et indélébile restera. Soit on est des acteurs d’une sortie honorable de crise, soit on est des continuateurs d’une histoire interminable de crises. Nous sommes tous à la baguette, l’histoire jugera.

Juvénal Koherepede

1er tour des élections
Fidèle Gouandjika : « Je reconnais ma défaite et je respecte la volonté des électeurs »

Si l’on devait décerner un prix du fairplay à l’issue du processus électoral en cours, il reviendrait sans aucun doute à Fidèle Gouandjika. L’ancien ministre des Télécommunications a reconnu sa défaite seulement vingt-quatre heures après l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 et donné rendez-vous aux électeurs pour 2021.

En bon démocrate

« Je reconnais ma défaite et je respecte la volonté des électeurs et électrices qui se sont valablement et massivement exprimés le 30 décembre 2015 pour un véritable changement dans notre pays.», écrit notamment ce ministre atypique qui se qualifie lui-même d’inoxydable et qui se présentait pour la deuxième fois à une élection présidentielle. Intervenant au moment où ses compatriotes avaient plutôt la tête à préparer le premier réveillon tranquille depuis 3 ans, le message de Fidèle Gouandjika a dû passer inaperçu. Mais la fronde engagée contre l’Autorité nationale des élections (ANE) par une vingtaine de candidats réclamant l’interruption du processus n’en souligne que mieux l’élégance. Dans une déclaration commune en date du 3 janvier, ces candidats affirment « remettre fondamentalement en cause la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin ».

Ils relèvent également de « sérieux manquements qui entachent les opérations électorales en cours”, lesquelles conduiront, selon eux, “au rejet des résultats par la population entraînant un nouvel embrasement du pays ». A la veille du scrutin, ces personnalités avaient pourtant signé un code de bonne conduite aux termes duquel ils s’engageaient à « Accepter les résultats des urnes, nous féliciter mutuellement et féliciter le gagnant ». Si le message du candidat Gouandjika ne comporte pas de félicitations adressées au gagnant, c’est simplement parce que, à la date du 31 janvier, le gagnant n’était pas encore connu, l’ANE n’ayant pas encore entamé l’examen des procès-verbaux. Il est donc loin, le temps où “l’inoxydable” Gouandjika se faisait sanctionner par le Haut Conseil de la Communication pour ses écarts de langage lors des campagnes électorales. Simon Pierre Ndouba

Scrutin du 30 Décembre: Synthèse des rapports des observateurs internationaux et nationaux
Plusieurs missions ont été dépêchées en Centrafrique pour l’observation des opérations de vote du 30 décembre 2015. Parmi elles, nous notons de la mission de l’Union Africaine, de l’Electoral Institute for Democracy in Africa, de la CEEAC ainsi que l’appui non négligeable de l’Observatoire Nationale des Elections. Le résultat de leur analyse se présente …comme suit.
Union Africaine
La mission de l’Union Africaine commence par des constats préliminaires faits au terme de l’observation des opérations de vote et de dépouillement des voix. Elle a évalué la régularité, l’équité et la crédibilité des élections du 30 décembre, en rappelant l’histoire politique du pays, laquelle est jalonnée de crises militaro-politiques. Elle relève l’insuffisance de formation des agents recenseurs de l’ANE et déplore par la même occasion quelques comportements négatifs affichés par certains compatriotes pendant la campagne électorale à l’endroit de certains candidats. Elle se félicite de la participation massive des populations au vote, en dénonçant également les irrégularités relatives à l’ouverture tardive des bureaux de vote. Elle se félicite aussi de l’appui sécuritaire des forces onusiennes, de la SANGARIS ainsi que des forces nationales de sécurité. Elle salue la transparence, la crédibilité, et la sérénité des opérations de vote et appelle à

l’acceptation des résultats des urnes par les candidats ainsi que la sauvegarde de la paix et de la cohésion sociale.

CEEAC

La mission d’observation de la CEEAC dépêchée en Centrafrique voudrait se rassurer si les opérations de vote se sont déroulées conformément aux standards internationaux. Elle s’est félicitée de l’atmosphère calme, sereine et transparente qui a prévalu durant le déroulement du vote. Elle s’est également félicitée de l’implication des forces internationales dans le processus. Elle rappelle aux parties prenantes le respect des traités auxquels ils ont souscrit, ainsi que l’acceptation des résultats des urnes. Elle insiste sur l’importance de trancher juridiquement les contentieux qui naîtront des opérations, et d’éviter d’afficher des comportements de nature à perturber le processus de stabilisation du pays. Elle déplore également la livraison tardive des matériels et documents de vote dans les bureaux de vote ainsi que quelques irrégularités notifiés.

EISA

Electoral Institute for Democracy in Africa a également observé les opérations de vote du 30 décembre 2015. Il s’est félicité de l’engagement et de la détermination des Centrafricains à tourner la page de transition pour un nouvel élan démocratique basé sur un nouvel ordre constitutionnel. Le réseau reconnaît que le scrutin s’est déroulé sans incident majeur. Le scrutin a eu lieu dans une atmosphère apaisée, dans la transparence et la sérénité. Il affirme que la procédure du vote s’est faite en conformité avec la loi électorale.

Il recommande par la même occasion :
– D’accepter le résultat des urnes, de privilégier les voies légales de recours, de renforcer la formation de leurs délégués et d’accroître leur nombre dans les bureaux de vote ;
– Au gouvernement, de renforcer la sécurisation des scrutins dans l’arrière-pays pour le tour ;
– A l’ANE de corriger les imperfections constatées pour les scrutins à venir ;
– Aux partenaires d’appuyer l’ANE afin d’intensifier la campagne de sensibilisation et d’éducation civique.

O.N.E

L’Observatoire National des Elections a déployé plus de deux cent soixante-cinq (265) observateurs électoraux sur l’emble du territoire national, ainsi qu’à Douala, au Cameroun. Il félicite les Centrafricains pour leur forte mobilisation au vote du 30 décembre, lequel scrutin s’est déroulé dans le calme, la transparence et la sérénité. L’O.N.E loue également la bonne collaboration de l’ANE lors de tout le processus électoral. Mais, l’ONE aimerait que les irrégularités enregistrées pendant le scrutin soient corrigées, pour permettre une nouvelle relance organisationnelle afin de garantir l’avenir politique du pays. Max-Landry Kassaï

Des présumés fraudeurs Interpellés lors du scrutin

La fraude électorale inclut toute action ou inaction entreprise hors des normes légales ayant pour objet d’influer sur le résultat des élections de façon à garantir ou favoriser un résultat voulu. Quelques formes de fraude ont été décelés lors des élections groupées du 30 décembre 2015 dont le dépouillement et la proclamation des résultats provisoires sont en cours.
A titre d’exemple, au centre de vote du lycée de Bimbo, Paterne Djeukam a été surpris le jour du scrutin avec des urnes bourrées de bulletins en faveur d’un candidat à la présidentielle, a rapporté le commandant de la brigade de gendarmerie de PK 9 où ce dernier à été conduit pour nécessité d’enquête. Au centre de l’école Gobongo, c’est Joachim, un jeune homme de 21 ans qui a été surpris avec un lot de cartes d’électeur le jour du vote. Le présumé fraudeur a été remis à la police pour nécessité d’enquête. Dans le 2ème arrondissement de Bangui, plusieurs partisans d’un candidat à la présidentielle ont été aperçus monnayant des voix. Conformément aux règles de procédure définies par le Code de procédure pénale, ces présumés fraudeurs seront jugés par les juridictions de droit commun, notamment les Tribunaux de Grande Instance. Les peines varient selon le degré des infractions. Il peut s’agir d’une amende allant de 50 à 500 000 F CFA ou d’un emprisonnement variant de 2 à 5 ans. A.M Ngoumbassa-Komy (Le Messager) et Marcellin Zoumadou (l’Harmattan.)

Visite guidée au centre de Traitement des données du vote par l’ANE
Traiter et diffuser dans un délai de 6 jours francs les résultats issus des quelque 5600 bureaux de vote ouverts lors du vote du 30 décembre dernier. Tel est l’exploit que s’efforcent de réaliser les opérateurs du centre de traitement des données (CTD) de l’Autorité nationale des élections. Nos reporters leur ont rendu visite le mardi 5 janvier. Voici leur reportage.
Situé en face de l’hôtel Somba au centre-ville de Bangui, l’ancienne direction générale des Transports devenue le siège du CTD est devenu un véritable camp retranché. Des véhicules et policiers de la force de la Minusca en assurent la protection, tandis que des blocs de béton en cours de construction en complique désormais l’accès. Dans la guérite qui sert d’entrée, tout ce qui entre est passé au peigne fin et au détecteur de métaux.
Dans la cour, le visiteur peut voir des véhicules, des urnes empilées, plusieurs jeunes gens vêtus d’un gilet aux couleurs de l’ANE déchargeant ou rangeant d’autres urnes. Sous un hangar au toit de tôle, des hommes et femmes à la mine défaite examinent le contenu d’ enveloppes sorties des urnes empilées. Au fond du hangar, un homme seul devant sa table. “Notre problème, c’est le sous-effectif et la charge de travail qui nous contraignent à travailler jour et nuit. Depuis hier, je ne suis pas rentré chez moi. Matin et soir, je suis ici”, indique aux visiteurs Bernard Kpongaba le vice-président de l’ANE. Mais il accepte de servir de guide pour la visite des salles de travail.

Traitement des résultats
Selon lui, les opérations se font dans la plus grande transparence, en présence des représentants des candidats qui le désirent ainsi que des observateurs de l’Union Européenne et des Nations Unies. “On ouvre les plis en présence de tout e monde pour voir combien de voix chaque candidat a obtenu. La jeune femme là-bas qui a un cahier dit de transmission enregistre dedans puis elle se rend dans la salle là-bas appelée salle de saisie”. Dans cette seconde salle, une première équipe enregistre toutes les feuilles des résultats sur 7 ordinateurs pour les sauvegarder. Après quoi, les documents sont transmis aux opérateurs travaillant sur les ordinateurs de ces 2 rangées qui les saisissent et sortent un procès-verbal. Mais pour s’assurer de la conformité des données saisies, on affecte les mêmes documents aux opérateurs de l’autre rangée qui les saisissent à leur tour. S’il y a un écart, c’est qu’il y a un problème. Peut-être que l’opérateur a mal entré les données. Dans ce cas, on envoie les documents à la 3ème rangée d’ordinateurs. C’est là que l’erreur est corrigée. A la fin, tout est rangé dans les malles que vous voyez là-bas et qui sont fermées à clé…
Et Bernard Kpongaba de conclure : «Nous ne travaillons ni sous la pression, ni dans la peur. Je demande aux compatriotes de rester calmes. Si, comme candidat, vous êtes capable de gagner, vous gagnerez”. Frédéric Mbomba

« Les règles des Nations-Unies font que nous n’avons pas mandat de manipuler les imprimés », Aurélien Agbénonci, Représentant spécial adjoint du SG des Nations Unies en RCA
Après le 1er tour, le n°2 des N.U livre ses impressions sur l’appui logistiques apporté à l’ANE.

Est-ce que la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est satisfaite du déroulement des élections du 30 octobre dernier ?

La MINUSCA est satisfaite, mais ce qu’il faut dire c’est que cet appui aux élections est fait dans une composante plus complexe. Nous appelons cela l’assistance intégrée des Nations-Unies au processus électoral et cette configuration c’est à la fois la MINUSCA et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

Quelle a été votre degré d’implication dans la collecte du matériel électoral (procès-verbaux et urnes) après le scrutin?

Les Nations-Unies, comme vous le savez, étaient représentées sur le terrain à travers leurs bureaux régionaux, mais aussi les bureaux régionaux de la MINUSCA et les agents électoraux de l’assistance électorale intégrée. Les règles des Nations-Unies font que nous n’avons pas mandat de manipuler les imprimés, mais nous avons apporté à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) une assistance irremplaçable, c’est-à-dire de convoyer sur Bangui toutes les enveloppes des procès-verbaux et aussi tout le matériel nécessaire : les urnes dans lesquelles se trouvent les bulletins de vote pour permettre au Centre de Traitement des Données de faire son travail. Notre implication a été une implication par air et par la route. Nous avons loué des centaines de véhicules qui ont pu porter assistance à l’ANE et aux autorités nationales.

Dans quelles conditions ces matériels ont été acheminés de l’arrière-pays) depuis les bureaux de vote jusqu’à Bangui ?

Dans des conditions assez difficiles parce que les hameaux les plus reculés ont eu la possibilité de faire remonter d’abord au niveau des communes ces matériaux, ensuite du niveau des communes vers les sous-préfectures parfois par moto, parfois par voiture, et maintenant des sous-préfectures au niveau des préfectures et les préfectures correspondent généralement à des sites où nous avons des aérodromes et ces aérodromes ont permis aux avions de la MINUSCA d’atterrir et récupérer ces matériels pour pouvoir les convoyer sur Bangui dans des délais qui sont quand même particulièrement raisonnables – on ne serait jamais arrivés à remplir cette mission là si on n’avait pas l’appui aérien dont la MINUSCA dispose et qu’elle a mis à la disposition de la République Centrafricaine.

Quelles dispositions avez-vous prises pour éviter tout risque de tripatouillage pendant le trajet ?
De deux ordres. D’abord notre personnel civil a reçu des consignes très fermes pour être attentif et pour signaler tous les dysfonctionnements, c’est le premier cas. La seconde chose est la force de la MINUSCA. Nous savons que cette force est présente à travers notamment les casques bleus, le personnel militaire ou les observateurs et aussi la police des Nations Unies. Alors toutes ces forces ont été combinées pour appuyer les structures locales qui s’occupent des élections et de signaler le moindre incident.

Un exemple : dans une préfecture que je ne voudrais pas préciser ici, mais bien connue, un préfet, un moment donné, s’était emparé de l’ensemble du matériel alors que ce matériel devait être convoyé directement à l’aéroport, mais il a été arraisonné et le matériel a été récupéré et transféré à l’aéroport. Dans un autre endroit, un sous-préfet qui peut-être était encore dans le mode opérationnel du passé a pensé qu’il devait récupérer l’ensemble du matériel et le garder dans sa sous-préfecture au lieu de le convoyer directement, alors que le temps lui permet de le faire. Là aussi, nos agents étaient vigilants à la demande du démembrement de l’ANE et ce matériel a été ramené. Donc, il n’y a pas eu de manipulation. Nous avons veillé strictement à cela que dès que le vote était terminé, le compte a été fait. Le convoyage s’est fait des bureaux aux centres de vote vers les communes, des communes vers les sous-préfectures et vers les préfectures. Nous avons été des acteurs très attentifs et nous avons fait en sorte qu’il n’y ait pas de manipulation afin que le vote des Centrafricains puisse s’exprimer dans de bonnes conditions.

Propos recueillis par Sébastien Lamba

René Sakanga Morouba : « il n’y a pas de tripatouillage »
Commissaire en charge de la logistique et du matériel à l’ANE
Le scrutin du 30 décembre dernier a accusé un important retard (jusqu’à 24 heures pour certains centres ou bureaux). Comment expliquez-vous ces retards dus pour 38%, selon certains observateurs, à la non disponibilité des documents ?

René Sakanga Morouba : Vous savez, les documents que nous avons utilisés pour ces scrutins présidentiel et législatifs ont été tous commandés à l’extérieur du pays et donc on a eu, hélas, des difficultés en ce qui concerne l’arrivée à temps de ces formulaires à Bangui. Des avions qui ne sont pas disponibles pour certains et aussi, les fournisseurs n’ont pas été actionnés à temps pour pouvoir produire ces documents et de les mettre à disposition de l’ANE.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que ces retards ont été occasionnés à dessein pour soit saboter le scrutin, soit favoriser la fraude ?
En réalité, il faudrait que ces personnes s’approchent de l’ANE pour savoir réellement ce qui se passe à l’intérieur. Donc, je mets çà sur le compte de ce qui se dit dans la rue.

Les matériels acheminés (pour l’arrière-pays) depuis les bureaux de vote jusqu’à Bangui en passant par les chefs-lieux des préfectures n’ont-ils pas fait l’objet de tripatouillage en cours de route ?
Nos démembrements au niveau de l’intérieur sont également des personnalités qui sont assermentées aussi bien que nous aussi, nous sommes au niveau central. S’il y a eu tripatouillage, que les gens nous apportent les preuves de tripatouillage à tel niveau et à tel autre. Nous pensons très sincèrement que depuis le démembrement, le bureau de vote, en passant par nos démembrements ainsi que dans les différentes étapes du rapatriement de matériels à l’intérieur du pays jusqu’à Bangui, nous disons jusqu’à preuve du contraire qu’il n’y a pas tripatouillage.

Quelles dispositions avez-vous prises pour éviter tout risque de tripatouillage pendant le trajet ?
Nous travaillons en collaboration étroite avec les agences du système des Nations unies que ce soit la Minusca dans toute sa composante, soit le HCR et autres… Toutes ces Organisations internationales nous ont aidés et nous aident encore dans le travail que nous faisons notamment en ce qui concerne le rapatriement des résultats des élections depuis les bureaux de vote. Il y a des convoyages sous escorte de la Minusca jusqu’au niveau des autorités sous-préfectorales et préfectorales. Propos recueillis par Sébastien Lamba

Vox Pop : Paroles aux citoyens sur les résultats provisoires et partiels des élections présentées par l’ANE

—Annie Kelefio : « Les élections se sont déroulées dans la paix et la sérénité, dans notre localité à Bégoua. Nous saluons les efforts de l’ANE dans la publication des résultats provisoires. C’est ce qui nous a permis d’avoir des informations fiables sur chaque candidat ».
— Dieudonné Sylvestre Bangbe : « Quand le peuple décide, personne ne peut contredire. Le candidat qui serait élu c’est Dieu qui l’a élevé.».
— Joseph Yanam : « Nous allons soutenir le candidat qui sera proclamé par l’ANE et la Cour constitutionnelle de transition, même si ce ne n’était pas notre candidat. Nous avons beaucoup souffert et nous espérons la paix dans notre pays. »
— Marlène Azougo : « C’est le choix que nous avions fait qui est en train d’être diffusé provisoirement par l’ANE. Moi par exemple, ce n’est pas le candidat que j’ai choisi qui est en tête. Mais, comme c’est un choix national, dont je ne constitue qu’un maillon, que vais-je faire ? L’ANE est en train de faire son travail. Mais, il faudrait qu’elle communique aussi des chiffres et des pourcentages.
— Vanessa Ngawen : « Je suis en train de suivre ça avec tous les Centrafricains. Je n’ai rien à reprocher à l’ANE qui n’a fait que faire son travail régalien ».
— Florent Mbianika : « C’est un moment très remarquable pour tout le peuple centrafricain. Je pense que ces élections se sont bien déroulées. Les résultats partiels et provisoires en cours selon moi, reflètent le choix du peuple centrafricain ».
— Narcisse Baguene : « Les résultats provisoires qui sont en train d’être donnés par l’ANE ne doivent pas faire l’objet de questionnement. Ce qui devait être fait est fait. Je demanderai aux uns et aux autres de respecter le peuple centrafricain en acceptant le verdict des urnes ».

Propos recueillis par la rédaction

L’heure est au respect du Code de bonne conduite

Après la publication par l’ANE des résultats partiels et

provisoires de l’élection présidentielle, certains candidats estiment que les chiffres publiés ne sont pas conformes aux procès verbaux en leur possession.
A travers un point de presse organisé par une vingtaine de candidats à la récente élection présidentielle du 30 décembre, les frondeurs ont exprimé leur volonté de demander à l’ANE de surseoir à la publication des résultats partiels. Pour le candidat indépendant Abdou Karim Meckassoua : «Depuis la date du 30 décembre, jour du scrutin, j’ai recueilli une bonne dose de témoignages, des documents et des preuves d’un détournement du vote tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Les suffrages qui me sont attribués en divers endroits du pays s’avèrent souvent ridiculement inférieurs au nombre des citoyens mobilisés dans mes comités de soutien. Des procès-verbaux ont disparu. Des urnes apparaissent étonnement vides alors que d’autres sont remplis».
Face à cette revendication, même si elle est justifiée à travers des preuves de fraude, le citoyen lambda pense que quels que soient les résultats publiés par l’ANE, l’heure est grave et souhaite le respect scrupuleux du Code de bonne conduite auquel les candidats ont souscrit. L’une des dispositions de ce Code de bonne conduite stipule en son Article 28 : “Régler nos différends par la médiation, la conciliation et le dialogue avant de recourir à la justice”. En d’autres termes, il est fortement conseillé aux candidats de se concerter, de réunir les preuves d’éventuelles tentatives de fraude et de définir une ligne de conduite commune avant de mener une action en justice. Ceci garantirait la légitimité des nouvelles autorités du pays issues des urnes après des élections transparentes. Interrogée, l’ANE indique qu’il existe des dispositions légales mentionnées dans le Code électoral qui prévoient des sanctions pour les contrevenants. Ces sanctions sont définies à l’Article 200 du Code de bonne conduite qui stipule : ” Toute personne qui sera rendue coupable de modification ou d’altération des documents ou résultats des élections ou du référendum, lors de leur transmission, sera punie d’un emprisonnement ferme d’un (1) à cinq (5) ans et d’une amende de cent (100) à cinq cent (500) mille FCFA et de l’interdiction de droit de vote et d’être éligible pendant 5 ans au moins et de 10 ans au plus”. Telles sont les sanctions qui pourraient frapper les agents de l’ANE à qui revient la responsabilité de conduire dans la transparence tout le processus électoral.

Ces contestations pour des tentatives de fraude ne sont pas une nouveauté en Centrafrique. Et la République Centrafricaine n’est pas le seul pays au monde à vivre ce phénomène lors des scrutins. Toutefois, il s’avère impérieux en ce moment sensible pour un pays qui sort d’une période de crise de privilégier l’intérêt général des Centrafricains. Le patriotisme devrait être le leitmotiv de tous les leaders politiques engagés dans cette course au pouvoir. Que l’on se souvienne que le fair-play honore et grandit le perdant et occulte souvent l’éclat de la victoire du vainqueur. Fridolin Mamoko

Elections Siriri : Tél: 72 70 09 04/ 75 32 4078 Courriel: spndouba@yahoo.fr
Un projet de la MPJ, réalisé avec l’appui technique de : OMCA, ARC, RJDH et financier de la MINUSCA et du PNUD

Rédacteur en chef: Simon Pierre Ndouba, Red. adjoint : Simplice Doayouane, Relecture : Marcel Mboula et M.DGazikolguet, Secrétaire de rédaction : Armel Paul Ouakola (MPJ), Ont collaboré à ce numéro : Sébastien Lamba (ACAP), Gilbert Mbakop (Sango Ti Afrika), Marcel Mboula (Janus), M. L Kassaï (L’Agora), Ngoumbassa-Komy (Le Messager), etc. Montage graphique Gilbert Mbakop, Consultance particulière : Prospert Yaka Maïde

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE : MASCARADE ELECTORALE, LES CANDIDATS DE L’ AFDT SAISIRONT LA COUR CONSTITUTIONNELLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : MASCARADE ELECTORALE, LES CANDIDATS DE L’ AFDT

SAISIRONT LA COUR CONSTITUTIONNELLE

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

DECLARATION N° 20 RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DECEMBRE 2015

 

Bangui, (C.N.C), 01-10-2015

Le 30 décembre 2015, le peuple Centrafricain a été appelé à aller choisir par la voie des urnes, son prochain Président de la République ainsi que ses représentants à l’Assemblée Nationale.

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) félicite l’ensemble des électeurs Centrafricains qui s’était massivement mobilisé à cette occasion et salue son engouement qui traduit sa ferme volonté d’aller résolument vers le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

Cependant, de l’avis général, l’organisation de ces élections par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a été entachée de nombreux dysfonctionnements et irrégularités qui sont de nature à jeter du discrédit sur les résultats de ces scrutins.

Ces irrégularités sont caractérisées par :

– Les ouvertures tardives des bureaux de vote ;
– L’insuffisance des bulletins de vote dans plusieurs bureaux de vote ;
– Les intimidations et les menaces à main armée enregistrées dans des zones sous contrôle des groupes armés ;
– La non concordance des numéros des candidats inscrits sur les bulletins de vote avec les numéros sur les Procès Verbaux des dépouillements.
– l’absence de garantie de transparence dans le ramassage et l’acheminement des résultats électoraux au Centre de Traitement des Données(CTD) de l’ANE privant les candidats de la sincérité et de la fiabilité des résultats ;
– La transcription des résultats sur des feuilles vierges par les Agents de l’ANE au niveau du Centre de Traitement des Données sans les signatures des Représentants des candidats ;
– Le refus catégorique par l’ANE du test de fiabilité exigé par certains représentants des candidats à l’élection présidentielle, alors qu’elle l’a accordé à l’URCA sans la moindre justification de cette discrimination ;

– La violation de l’article 124 nouveau du code électoral qui exige la publication des résultats circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote.
Aussi, les statistiques publiées par l’ANE en dates des 06 et 07 janvier 2016 pour le 1er tour de l’élection présidentielle se présentent – elles selon le tableau ci-dessous :

Dates Electeurs Inscrits Nombre des Votants ou Electeurs Inscrits PV consolidés Votes Blancs Votes Nuls Suffrages
Valablement exprimés Taux de participation
06.01.2016 1. 954. 433 1. 509. 565 Inconnu Inconnu 1. 107. 438 73%
07.01.2016 1. 954. 433 1. 281. 053 42. 790 57. 148 1. 181. 115 79%

De l’examen des données chiffrées fournies par l’ANE elle- même, il ressort que :
 le taux de participation publié par l’ANE est de 79% le 07.01.2016. Ce taux est erroné. Au regard des données de l’ANE du 07.01.2016, avec un total d’électeurs inscrits (1. 954. 433) et le nombre des votants (1. 281. 053), le taux de participation réel est finalement de 65,546%, au lieu de 79%.

 les statistiques sur les votes blancs et nuls n’étaient pas communiquées jusqu’au 6.1.2016, alors que 402. 127 bulletins non traités le 06.01.2016 représentant la différence entre les Electeurs Inscrits PV consolidés et les suffrages valablement exprimés soit (1. 509. 565 – 1. 107. 438 = 402.127) devrait être traitée le 07.01.2016. Ce chiffre correspond à la somme du total des suffrages des 30 candidats valablement exprimés plus le nombre de votes blancs et nuls. Au regard des statistiques du 07.01. 2016 de l’ANE, le total des suffrages des 30 candidats valablement exprimés est de 73. 677, le nombre des votes blancs est de 42. 790 et celui des votes nuls 57. 748. Or, le total de ces trois rubriques selon l’ANE ne fait que 173. 615, nombre très inférieur à 402. 127.

 la différence entre 402.127 et 173. 615 est de 228. 512 représentant des voix volatilisées.

 cette différence correspond curieusement à 15% des Electeurs Inscrits PV déjà consolidés le 06.01.2016, soit 228. 512 :1. 509. 565 x 100=15%, un taux élevé de nature à remettre en cause la sincérité du scrutin.

 Une chute brutale et non justifiée du nombre des Electeurs Inscrits PV consolidés de 1. 509. 565 le 6.1.2016 à 1. 281. 053 le 07.1.2016 soit une différence de 228.512 représentant les voix volatilisées.
De tout ce qui précède, l’AFDT émet de sérieuses réserves sur la sincérité et la crédibilité de ces opérations électorales qui ne reflètent nullement la volonté du peuple Centrafricain de choisir librement ses dirigeants et qui ne respectent pas les standards universellement admis d’une élection libre, transparente, démocratique et équitable.

L’AFDT tient pour responsables d’une éventuelle crise post-électorale, les commanditaires de cette mascarade électorale.

Pour rétablir la vérité des urnes, l’AFDT exige :

– L’audit du système informatique de l’ANE ;
– Le décompte manuel des résultats du scrutin.

Les candidats de l’AFDT à l’élection présidentielle saisiront la Cour Constitutionnelle de Transition, juge de la régularité des élections en vue de faire de faire valoir leurs droits.

L’AFDT entend tirer toutes les conséquences d’un hold-up électoral opéré contre la volonté du peuple centrafricain.

Fait à Bangui, le 08 janvier 2016

Le Président de la Conférence des Présidents

Christophe BREMAÏDOU

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: FORAC: Forum pour le Rassemblement Centrafricain « Wa Songo é – Espoir et Avenir »

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(Corbeau News Centrafrique)

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FORAC: Forum pour le Rassemblement Centrafricain

« Wa Songo é – Espoir et Avenir »

 

 

Bangui,(C.N.C), 09-01-2016

La Présidence

Déclaration n°2016/01/001

Chers Sœurs et Frères Centrafricains,

Mes Chers compatriotes,

Vous vous êtes rendus massivement le 30 décembre dernier aux urnes voter pour le changement, la paix, la sécurité, la reconstruction de notre armée et pour l’ordre constitutionnel.
Nos populations ont tant souffert. Les candidats ont sûrement compris votre espérance et vos aspirations profondes à travers la ferveur qui a animé ces votes déroulés sans incidents, dans la paix, la sécurité et la dignité.

Vous avez choisi deux personnalités pour le 2ème tour de ces élections. Ces deux personnalités ne sont pas des ennemis. Ce sont des fils du pays. Chacun d’eux incarne une vision sociétale de notre nation. Nous attendons qu’ils nous convainquent.

Forac et moi-même acceptons votre choix : « la voix du peuple est la voix de Dieu », dit-on, et vous remercions.

Forac salue tous les électeurs qui ont effectué le geste républicain du vote permettant d’avoir un taux de participation très honorable, donnant ainsi une véritable légitimité à cette élection.

Forac remercie particulièrement tous les électeurs qui lui ont fait confiance et ont apporté leur voix à son candidat.

Forac adresse sa profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien depuis que son candidat a décidé de soumettre son projet de société au vote des centrafricains.
Par conséquent,

Forac n’acceptera aucune manipulation, aucune malversation visant à installer l’anarchie et à perturber les élections du 2ème tour.
Les éternels instigateurs de troubles et les contestataires anti-démocrates doivent prendre conscience de la souffrance de nos vaillantes populations innocentes et se plier aux seules lois des urnes.

Forac reste vigilant pour la suite des élections.

Forac, pour sa part, apportera son soutien à l’un des deux candidats élus pour le deuxième tour. Par la même, il appellera, le moment venu, ses électeurs, amis et sympathisants à voter pour celui qu’il désignera.

Forac entend rester une force de proposition et du vrai changement dans le paysage politique de la nation et dans la gestion de la chose publique pour la Justice Sociale et la Solidarité Nationale.

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Fait à Bangui, le 08 janvier 2016

Le Président

Joseph YAKÉTÉ

CENTRAFRIQUE: LES THIMO POUR CONSOLIDER LA PAIX ET POUR ERADIQUER LA PAUVRETE

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LES THIMO POUR CONSOLIDER LA PAIX ET POUR ERADIQUER LA PAUVRETE

 

Bangui, (C.N.C), 01-08-2016

 

Les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) deviennent, tout d’un coup, un moyen de combattre le chômage au milieu jeune en République centrafricaine. Ce programme qui exécuté depuis plus de dix mois d’action dans la capitale Bangui, a créé 61 milles emplois qui bénéficient aux jeunes et aux femmes désœuvrés. Ce projet d’assistance post-conflit destiné à l’utilisation optimale de la main d’œuvre pour réduire au maximum la pauvreté, atteint sa première phase d’action sociale à Bangui.

Lancé officiellement le 22 janvier 2015 à Bangui par la présidente de la transition, les THIMO sont financés par la Banque mondiale sur le fonds du projet de Facilitation des Transports et de Transit en zone-CEMAC, à hauteur 4 milliards de Franc CFA. Les THIMO consistent à travailler au curage des canaux de drainage, à la salubrité du cadre de vie, à la construction de canaux maçonnés et autres travaux de voirie urbaine. Le programme THIMO permet la réduction de la vulnérabilité des jeunes démunis en période post-conflit. Il est dédié à un large éventail de jeunes désœuvrés quels que soient leurs qualifications et leurs niveaux d’instruction. Il s’agit de créer un grand nombre d’emplois dans le but de résorber le chômage des jeunes en proie à la hantise de violence en période de conflit.

Le programme THIMO a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays africains jadis frappés par la crise militaro-politique. C’est le cas de la Cote d’Ivoire, du Burundi où le projet THIMO a été expérimenté par la Banque mondiale et certaines institutions internationales. « L’expérience de notre institution, dans d’autres situations similaires y compris en Côte d’Ivoire, a montré que les activités THIMO constituent une stratégie efficace pour atténuer la vulnérabilité des jeunes en proie à la violence et au conflit. Ces travaux contribuent à la réinsertion économique et sociale dans ce pays » a déclaré Ibrahim Bidou, Représentant résidant de la Banque mondiale à Bangui, qui a précisé que les autorités centrafricaines de la transition et la Banque mondiale ont décidé de conjuguer leurs efforts pour mettre en œuvre les activités THIMO, avec des approches, à la fois, économiques et sociales et donc, avec un impact direct sur la population.

Le Gouvernement centrafricain s’est inspiré de cette approche, c’est pourquoi, il a initié le programme THIMO-Bangui financé par la Banque Mondiale. Dix mois après son lancement officiel, ce programme a eu des impacts socio-économiques indéniables à plusieurs niveaux. Au niveau des entreprises nationales, les THIMO sont exclusivement mis en œuvre par des entreprises nationales. Cela permet de contribuer à la survie de ces structures économiques vis-à-vis des effets collatéraux de la crise enfin de leur permettre de protéger les emplois.

Les impacts des THIMO sur la population

Au niveau des ex combattants dans le 4ème arrondissement par exemple, beaucoup des ex-combattants ont abandonné la rapine, grâce aux emplois. Ils préfèrent désormais renouer avec des activités qui leur permettre de gagner dignement leur vie avec les salaires perçus. Au niveau des jeunes désœuvrés. Chaque bénéficiaire perçoit en termes de revenu financier 2500 FCFA par jour, cela pour deux (2) semaines minimum de contrat et deux (2) mois maximum. Les résultats montrent que le projet a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunis et des ex-combattants dans le tissu professionnel. Comme le témoigne Justin Nganamokoé « mon salaire me permet de payer le loyer, d’assurer les frais de scolarité de mes enfants et de prendre soin de ma famille ». Outre au niveau des jeunes désœuvrés, beaucoup de jeunes naguère démunis ont dorénavant droit à un emploi rémunéré à la faveur duquel ils peuvent s’organiser.
Par ailleurs au niveau des femmes, les THIMO donnent également d’opportunités aux femmes dépossédées de leur patrimoine de relancer leurs activités génératrices de revenus (AGR). Certaines d’entre elles, ont accru leur capital grâce aux travaux THIMO. « Avec un bénéfice journalier de 2500 FCFA obtenu grâce à la vente de spaghetti, je constitue des provisions qui nous permettent de survivre, moi et ma petite famille. Une partie du bénéfice me permet d’assurer la scolarité de mes deux enfants » a confié Carine Ngoussa, l’un des bénéficiaires des activités THIMO. Au niveau communautaire, le cadre de vie s’est amélioré dans les arrondissements bénéficiaires, par le truchement des travaux THIMO. Grace à ce projet, la jeunesse naguère encline au pillage, au vandalisme et à la violence, s’est reconvertie en acteurs de développement curant les canaux de drainage et des fossés maçonnés, participant ainsi à la salubrité du milieu et aux travaux de voirie.

Les armes de guerre ne sont qu’un souvenir

Les THIMO ont changé le mode de vie des ex combattants. Comme de nombreux jeunes du 4ème arrondissement de la ville de Bangui, Justin Nganamokoé a décidé d’abandonner les armes de guerre au profit des THIMO dont il tire l’essentiel de ses revenus. Il a troqué son arme de guerre contre la pioche, jadis élément des Antibalaka. Il est aujourd’hui manœuvre de l’entrprise DDN-Construction chargée d’exécuter les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Comme de nombreux manœuvres qui travaillent sur le site de Boy-Rabe, Justin s’adonne beaucoup aux activités des THIMO qu’il considère comme un moyen d’amener les jeunes à disposer de revenus afin d’assurer leur prise en charge et d’abandonner les mauvaises pratiques préjudiciables au développement de la République centrafricaine. Il se réjouit de ce que le gouvernement de la transition et les partenaires aient pris la décision de donner des emplois aux jeunes du 4ème arrondissement à travers les THIMO. Le projet est divisé en deux phases. Mais la première phase a eu quelques difficultés au cours de sa mise en œuvre. « Cette première phase qui a démarré en janvier 2015 devait durer normalement 6 mois. Malheureusement les récents évènements ont perturbé le déroulement des activités THIMO. C’est pourquoi les travaux de cette première phase continuent encore dans certains Arrondissements de la ville de Bangui », a expliqué dans une conférence presse relative au bilan à mi-parcours des THIMO, Jules YANGANDA, Expert en communication de ce projet.
La 2ème phase des THIMO a été lancée le 4 décembre dernier dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui. Les travaux seront axés sur la réhabilitation de route et la création des fossés maçonnés. L’avènement des THIMO dans le 2ème arrondissement de Bangui a suscité le satisfecit des autorités locales. Elles se réjouissent de l’avènement de ce projet qui va permettre, selon elles, aux jeunes et femmes de la localité d’accéder aux sources de revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie. Les résultats montrent que le projet THIMO a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunis et des ex-combattants dans le tissu professionnel.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

entrafrique: Fraude électorale, le parti RDC accuse le camp du candidat en tête du peloton

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Fraude électorale, le parti RDC accuse le camp du candidat en tête du peloton

Bangui, (C.N.C), 08-01-2016

« Le système informatique des élections a été verrouillé par un candidat aux législatives au profit d’un candidat à la présidentielle qui est en bonne position », c’est la substance de la déclaration du Directeur national de campagne du candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Désiré Nzanga Bilal Kolingba. Une déclaration faite, le 07 janvier 2016, lors d’une conférence de presse tenue dans la salle de conférence du Centre SOS santé à Bangui.

Le DNC du candidat du RDC, Anatole Ndemagouba-Gbogot n’y était pas allé sur l dos de la cuillère pour dénoncer les manœuvres organisées par l’Autorité nationale des Elections pour favoriser un des 30 candidats à la présidentielle de 30 décembre 2015 en Centrafrique. Le DNT a voulu à travers la rencontre avec les journalistes de démontrer et informer, selon lui, l’opinion nationale et internationale. Pour lui, une vaste manœuvre de détournement de certaines urnes et procès-verbaux a été organisée. Ces procès-verbaux, selon lui, ont été installés au siège même de l’ANE en vue de détourner l’expression du peuple.

« Quand on observe de près ce qui se passe au niveau de l’ANE, on peut déjà voir à l’œil nu les multiples cas de fraudes qui ont émaillé le scrutin du 30 décembre 2015. Déjà, le système informatique des élections au niveau de l’ANE a été installé par un candidat aux élections législatives qui appartient à un parti politique qui est en bonne position », Anatole Ndemagouba-Gbogot, Directeur national de Campagne de Désiré Zanga Kolingba, candidat du RDC à la présidentielle.

Pour aller dans la démonstration de preuves de ce qu’il qualifie de fraude électorale, Anatole Ndemagouba-Gbogot a évoqué l’inaccessibilité des représentants des candidats aux certains bureaux de vote dès le début des opérations électorales. Etant empêchés, « ils ont eu accès dans les bureaux de vote qu’à partir de 12 heures. Donc, ce qui prouve que pendant tout ce temps où les représentants ont été empêchés de rentrer dans les bureaux de vote, des multiples fraudes ont été émaillés », a-t-il martelé.

Le DNC prend à témoin les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain(RDC), les acteurs nationaux et internationaux dans le processus électoral en  RCA, de ce qui peut advenir. Pour lui, le peuple centrafricain doit rester serein et vigilant en s’employant et en se battant  de son énergie pour barrer la route au complot contre son choix. Il convient de rappeler que la République centrafricaine vient de traverser une crise qui l’a conduite dans le pétrin que chacun des Centrafricains doit prendre conscience afin d’éviter le pire à la population éprise de paix et justice.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC