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BANGUI: LA MINUSCA CONDAMNE LES TENTATIVES DE COUP D’ETAT A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca CONDAMNE LES TENTATIVES DE COUP D’ETAT A BANGUI

 

Bangui, (C.N.C),13-10-2015

 

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se dit préoccuper par l’infiltration organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui, dont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPC) et les Anti-Balakas. La Mission condamne de manière énergique toute tentative de déstabilisation de la capitale.

Dans un communiqué de presse dont notre rédaction s’est procurée une copié, la MINUSCA rappelle que la priorité de son mandat, tel que défini par la Résolution 2217 du Conseil de Sécurité, est d’assurer la protection des civils contre toute menace de violence physique.

« En plus, la Résolution autorise la MINUSCA à prendre toutes mesures nécessaires pour mettre en œuvre son mandat, conformément à ses ressources et à sa présence sur le terrain ; et autorise la Force française Sangaris à lui apporter son soutien » précise le communiqué.

Ainsi, Les troupes de la MINUSCA, avec l’appui de Sangaris, « ont dû, une fois de plus, faire usage de la force en réponse aux attaques perpétrées par les éléments du FPRC, dans les environs de Sibut » lit-on dans le même communiqué.

A travers ledit communiqué, la MINUSCA veut rappeler à tous les groupes armés signataires de « l’Accord de Brazzaville et de l’Accord sur les Principes du DDRR du Forum de Bangui leurs engagements contenus dans ces accords ».

Par ailleurs, la MINUSCA condamne vigoureusement les activités violentes et illégales qui sont une violation de leurs engagements et restent une menace pour la paix et la stabilité en Centrafrique et appelle tous les groupes armés à mettre immédiatement fin à leurs activités illégales.

La Mission se dit être déterminée à continuer à utiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils, renforcer l’autorité de l’Etat et appuyer le processus politique. La MINUSCA met en œuvre son mandat et fait usage de la force si nécessaire en toute impartialité.

La MINUSCA tient à rappeler aux groupes armés et aux auteurs d’actes criminels que toute action hostile contre le personnel de maintien de la paix et ses locaux constitue un crime au regard de la loi internationale

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Une colonne des ex-Séléka mise en déroute par Minusca et Sangaris à Sibut

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(Corbeau News Centrafrique)

Ex - rebelles de la Seleka à Bambari. Photo AFP
Ex – rebelles de la Seleka à Bambari. ©AFP

 

Une colonne des ex-Séléka mise en déroute par Minusca et Sangaris à Sibut

Bangui, (C.N.C),12-10-2015

A l’expiration d’un ultimatum donné par le gouvernement de transition aux éléments du Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) – une des branches dissidentes de l’ex-Sélaka commandée par général Nouredine Adam, dans leur progression sur Bangui, les forces Sangaris et Minusca sont entrées en action. L’affrontement a eu lieu samedi 10 octobre à 13 heures, heure locale. Présentement, aucun bilan n’est encore disponible.

Lazare Ngaya Morales, Préfet de la Kémo a affirmé que la journée de dimanche à Sibut, chef-lieu de la Kémo situé à 180 kilomètres à l’Est de Bangui, est plutôt calme. « Les détonations ont été entendues hier (samedi) à 11 kilomètres de la ville sur l’axe Grimari. Les forces étrangères sont revenues à Sibut par la suite sans annoncer de bilan. Toutefois, nous savons que de lourdes pertes aussi bien matérielles qu’humaines sont infligées aux assaillants. Quant à la population, elle est visiblement soulagée et vaque librement ce dimanche matin à ses activités.

Néanmoins, si aucun bilan officiel n’est encore publié par l’état-major de Sangaris et de la Minusca, Dominique Said Paguindji, Ministre de la sécurité publique et Porte-parole du gouvernement a rendu public ce dimanche 11 octobre 2015 un communiqué dont Corbeaunews s’est procuré une copie. En substance, le gouvernement a déclaré : « Il nous y a eu effectivement la progression des hommes armés en direction de Sibut. Informé, le gouvernement appuyé par les forces internationales, notamment la Sangaris et la Minusca sont allés au contact des hommes armés. Un ultimatum a été donné à ces hommes de retourner par le chemin d’où ils sont venus. Une fois que cet ultimatum expiré, la Minusca et Sangaris se sont mises à l’œuvre pour mettre en déroute ses assaillants.

« Ceci est un message clair qui est envoyé en direction des groupes armés pour leur dire que l’équilibre de la force n’est pas en leur faveur et qu’ils ont plutôt intérêt à revenir autour de la table des négociations pour privilégier des solutions politiques et apaisées. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA PERCEE D’EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI EN MARCHE AU SEIN DE L’OPINION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA PERCEE D’EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI EN MARCHE AU SEIN DE L’OPINION

Bangui, (C.N.C), 12-10-2015

Le paysage politique en Centrafrique est en train de changer radicalement à l’approche des élections qui pointent à l’horizon. Toutes les études faites jusque là, ont permis de constater l’émergence de la nouvelle génération d’hommes politiques.
La crise que la République Centrafricaine a eue raison de ceux qui se considéraient comme les baobabs de la classe politique centrafricaine. Cette crise a aussi favorisé l’émergence de nouveaux leaders qui ont réussi à faire passer l’idéologie qu’ils défendent. C’est le cas d’Eddy-Symphorien Kparékouti, Régina Konzi Mongot, Sosthème Marius Dingombé pour ne citer que ceux là.
Tout se passe comme si la crise là a joué en défaveur des politiques qui, il y a deux années en arrière, faisaient vibrer la scène politique nationale. Dans plusieurs sondages réalisés par plusieurs entités, la nouvelle génération d’hommes politiques dont vient d’en parler, s’est distinguée contre toute attente.
Il y a un mois, les deux sites internationaux « Taka Parler et Afrique news info» ont lancé une opération de sondage en ligne comme cela se fait partout d’ailleurs. Les résultats de ce sondage varient du jour au lendemain mais nous constatons que ceux qui se considéraient comme les ténors de la vie politique centrafricaine, sont sanctionnés, ce qui n’est pas rien.
Nous avons une émergence de la nouvelle classe politique avec Eddy-Symphorien Kparékouti qui a pris la tête depuis quelques jours avec 28% suivi de Régina Konzi Mongot 15% puis de Désiré Kolingba 14¨% qui, il faut le dire est le seul ancien à se créer une voie parmi les jeunes qui arrivent et qui inspirent confiance auprès des Centrafricains. Ce sondage a été fait avec un échantillon de plus de 1600 personnes avec tous les principaux leaders politiques de la République Centrafricaine soit 36 personnalités politiques dont les plus connues Martin Ziguelé qui a obtenu 3%, Anicet Georges Dologuelet 5%.
Aujourd’hui beaucoup de gens s’interrogent sur la percée vertigineuse d’Eddy-Symphorien Kparékouti, l’un des plus jeunes présidents de partis politiques. En effet, il y a un certain nombre de facteurs objectifs qui jouent en faveur de ce jeune leader politique qui, selon ses propres termes, est venu en politique pour aider à la reconstruction de son pays, une reconstruction, pour lui d’abord morale puis matérielle d’où le nom de son parti, Parti de l’Unité et de la Reconstruction qui a vu le jour en 2014.
Si ce jeune technocrate, opérateur économique respecté en Afrique de l’Est, a pu percer aujourd’hui sur la scène politique c’est parce qu’il a su, au cours des mois, partager ses convictions avec le peuple de la République Centrafricaine qui, frappé par l’épouvantable crise, voulait d’une nouvelle génération de leaders politiques, véridiques, nationaliste et combatifs. C’est dans cette optique qu’Eddy – Symphorien Kparékouti a évolué depuis la création de sa formation politique.
Dès le départ, le président du PUR et son staff ont compris la nécessité de parler avec le peuple, c’est ainsi que le bureau politique a installé la politique de proximité axée sur des rencontres régulières avec la population de Bangui et de l’arrière-pays afin de leur expliquer la nécessité du vivre-ensemble. Lors des multiples descentes sur le terrain que ce leader a eu à faire, il a pris son temps pour exhorter le peuple de la RCA au changement de mentalité et au respect des valeurs républicaines car pour lui, c’est la seule issue qui reste à la RCA.
Aussi, Eddy-Symphorien Kparékouti est l’un des rares leaders politiques actuels à développer une grande capacité de projections partant des réalités politiques. Lorsqu’il fallait aller au forum, le président du PUR était celui qui appelait à une rencontre inclusive et ouverte afin que les maux qui gangrènent la RCA soient traités de manière profonde et définitive. Toutes les violences qui ont secoué la transition, ont été condamnées par le PUR dont le siège a été pillé lors du dernier regain de violence à Bangui.
Il n’est pas de sujet politique sur lequel Eddy-Symphorien Kparékouti se réserve de débattre. Pour lui, la solution à la crise est centrafricaine « c’est fondamentalement aux Centrafricains de trouver les réponses à la crise. Les autres sont là pour accompagner les démarches que nous aurons décidées, voilà ce que le peuple doit comprendre » expliquait ce dernier lors d’une interview exclusive à un journal centrafricain.
Aujourd’hui, dans tous les pays limitrophes de la RCA, il y a appel pour que le PUR puisse s’y implanter. C’est dans ce cadre que des jeunes centrafricains du Soudan, Togo et du Cameroun ont mis en place des structures de cette formation politique. D’autres pays leur emboiteront le pas dans les jours avenir. Pour ces Centrafricains de la diaspora, les prises de positions du leader du PUR sont soutenables.
Le président du PUR a su convaincre en quelques mois d’activités politiques. Sa position dans le sondage de « Taka Parler et Afriquenewsinfo» n’est que le résultat de sa détermination, de son engagement et de son sens de sacrifice au profit du peuple de la RCA. Comme veulent l’appeler ces admirateurs : «Eddy-Symphorien Kparékouti, est un combattant réaliste et objectif ».

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LE « G23 » EXIGE LE DEPART DE LA SANGARIS DU TERRITOIRE CENTRAFRICAIN

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE « G23 » EXIGE LE DEPART DE LA SANGARIS DU TERRITOIRE CENTRAFRICAIN

Bangui, (C.N.C),11-10-2015

La plateforme pour la participation politique de la femme centrafricaine à la consolidation de la paix « G23 » persiste dans ses revendications. Dans un point de presse animé le 07 octobre 2015 à Bangui, la plateforme « G23 », membre du Groupe de Travail de la Société Civile qui a initié le « mouvement citoyen pour l’appropriation de la destinée du pays » exige le départ sans condition des soldats français de l’opération sangaris du territoire centrafricain. Elle exige également l’application par la Minusca de la résolution 2149 des Nations-Unies sur le désarmement même par la force les groupes armés.

« Solidarité – Action – Persévérance » c’est la devise de la plateforme ayant initié le mouvement « le Temps de Béafrika » au cours duquel un appel à la désobéissance civique a été lancé. Regroupant une vingtaine de femmes, le G23 montre sa position avant toute satisfaction aux trois points des onze (11) points de revendications. Après avoir demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie dans les derniers évènements à Bangui, la présidente de G23 a exposé à la presse l’avis du mouvement avec le mot d’ordre d’appel à la désobéissance civique qui se poursuit. Cet avis est axé sur les trois point essentiels mais elle a mis l’accent sur le départ des soldats français de l’opération sangaris qui demeure, selon la plateforme, l’une des préoccupations de G23.

« La population en général et le « G23 » en particulier déplore le fait que le survol de la ville de Bangui par les hélicoptères de la SANGARIS est accompagné de tirs à balles réelles, occasionnant ainsi de victimes innocentes » a déploré Bernice OUANGO-NDACKALLA, présidente du G23 avant de rappeler que : « Le G23 tient à signaler à l’opinion internationale et nationale que ce comportement des soldats français n’est pas la première car si nos mémoires sont bonnes, ils ont procédé de la sorte dans le 6ème arrondissement en 1996 – 1997, tuant ainsi des pauvres civils qui fuyaient devant les soldats Tchadiens de la Mission de Suivi des Accords de Bangui en abrégé MISAB ».

Les casques bleus de la MINUSCA
De surcroit la demande du départ des soldats français de l’opération sangaris, le G23 a porté un regard critique sur l’inaction de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). La plateforme exige l’application du mandat des casques bleus à défaut leur retrait du territoire centrafricain. Lors des derniers évènements, le G23 a constaté, comme toute la population centrafricaine, la passivité des éléments de la MINUSCA au début de la crise.

« Nous dénonçons le fait que les éléments de la MINUSCA se réfugient toujours dans leurs engins blindés dès qu’il y a crépitement d’armes que ce soit dans la capitale ou dans l’arrière-pays » a martelé la présidente du G23.

Aussi, le « G23 » s’est dit étonner de l’invasion des prisonniers de la maison d’arrêt de NGARAGBA lors des derniers évènements, évasion dont la responsabilité est aujourd’hui attribuée aux FACAS alors que cette prison, d’après Bernice OUANGO-NDACKALLA, est sous la responsabilité des casques bleus.

Déploiement des FACA
La plateforme a exigé comme solution à la violence et au retour de la sécurité en Centrafrique le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) sur toute l’étendue nationale. Le « G23 » déplore le fait que le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines et leur réarmement se heurte à une méfiance voire un refus de la communauté internationale.

Par ailleurs, le « G23 » reconnaît que certains des militaires sont membres des groupes armés. La SELEKA a dans ses rangs des FACAS, les ANTIBALAKAS ont également dans leur rang des FACAS. Deux groupes de FACAS se retrouvent dans les ANTIBALAKAS, un groupe qui comprend les militaires qui ont dû prendre le maquis pour riposter face aux exactions de la SELEKA et un autre groupe constitué de militaires fidèles au régime défunt.

« Cet état de fait ne peut justifier la non réhabilitation de nos forces armées car dans une véritable armée rigoureusement bien organisée, il est facile de neutraliser les indisciplinés. Aussi, le G23 dénonce le fait que tous les militaires centrafricains soient condamnés à cause des agissements de certains d’entre eux », a déclaré Bernice OUANGO-NDACKALLA

Sur cet aspect, la présidente du G23 a fait savoir que les membres de la plateforme ont tenté de croire que c’est la non réhabilitation des FACAS qui favorisent la constitution de certains militaires en petits groupes de bandits car n’étant pas occupés.

« Le Gouvernement de la transition doit être un rassembleur et non l’auteur d’une politique d’exclusion » a-t-elle martelé.

Le G23 demande au Gouvernement de rassembler sans délai tous les militaires centrafricains afin de rassurer la population qu’un début de solution à sa sécurité est en route et qu’elle peut maintenant reprendre pleinement ses activités en toute quiétude.

Le « G23 » lance un appel pour l’arrêt définitif des violences et demande à la population de ne pas céder à la vengeance, d’éviter de prendre des risques tels que pénétrer dans les zones non sécurisées. La plateforme appelle la jeunesse à ne pas se laisser manipuler par les hommes et femmes politiques, de ne pas faire du suivisme, à protéger leur vie pour prendre demain la relève , à ’être des acteurs de la paix et de la cohésion sociale.

« Le G23 affirme que les Centrafricains ne sont pas un peuple violent mais c’est la cohabitation avec certains peuples violents qui a peu à peu transformé la nature du Centrafricain » a-t-elle ajouté.
Le « G23 » demande purement et simplement le départ de la SANGARIS.

Au Gouvernement
Pour G23 le gouvernement centrafricain doit s’engager à reconstruire les habitations détruites et à dédommager toutes les victimes de la crise, et e rassembler toutes les forces vives de la nation pour une concertation apaisement.

A la communauté internationale
Conformément au mandat du « G23 » qui est de promouvoir la participation politique de la femme à la consolidation de la paix, la plateforme demande à la communauté internationale de soutenir sous toutes les formes les efforts de la première femme Chef d’Etat en Afrique centrale, Catherine Samba Panza qui a hérité d’un pays, souligne-t-elle, en totale déconfiture.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Viols en Centrafrique : l’auteur du rapport de l’ONU raconte

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(Corbeau News Centrafrique)

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Viols en Centrafrique : l’auteur du rapport de l’ONU raconte

 

Bangui, (FranceInfo ), 08-10-2010

 

Elle est la première à avoir recueilli les témoignages d’enfants disant avoir été violés par des militaires français en échange de nourriture. Gallianne Palayret, fonctionnaire de l’ONU, a rédigé l’an dernier un rapport accablant pour les soldats de l’opération Sangaris. La jeune femme révèle aujourd’hui à France Info que l’armée était au courant de ces accusations dès le mois de mai 2014.

“Prévenir tout abus futur”

Nous sommes en mars 2014. La jeune femme vient d’arriver à Bangui. Très vite, elle est alertée par une ONG qui travaille sur le camp de déplacés de M’Poko, près de l’aéroport. C’est là, lui dit-on, que des enfants auraient été violés par des soldats en échange de rations de nourriture. Accompagnée de personnel de l’Unicef, elle rencontre au total six garçons, âgés de 9 à 13 ans. Les faits lui semblent graves. Gallianne Palayret veut “prévenir tout abus futur”.

“Si ce que ces enfants me racontent est vrai – ce que je crois à l’époque et ce que je crois encore aujourd’hui, alors il faut tout faire pour éviter que ça continue”.

Avant même d’avoir terminé son enquête, l’humanitaire prend donc contact avec l’état-major de la force Sangaris, à Bangui. Nous sommes en mai 2014 : “Je leur ai indiqué les endroits où auraient été commis les faits, pour la plupart des check-points avec des sacs de sable derrière lesquels se cachaient les militaires, des sacs de sable plus hauts que la taille des enfants. Je leur ai demandé de mettre plus de contrôles à ces endroits et en général d’être attentifs à ce qui se passait dans le camp et autour du camp”.

Le “no comment” de l’Etat-major

En apparence, la jeune femme est entendue : “Ils m’ont prise très au sérieux, ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient informer Paris, mettre plus de patrouilles, et que si cela était avéré des sanctions seraient prises. Ils ont été très surpris, mais aussi très professionnels dans la réponse”.

Galliane Paleyret ne sait pas si les contrôles ont bien été mis en place. Elle ne sait pas si “Paris” a été mis au courant. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que l’armée n’a pas reconnu que cet entretien avait eu lieu et qu’elle était donc au courant de possibles viols dès le mois de mai 2014.

Avant même d’avoir terminé son enquête, l’humanitaire prend donc contact avec l’état-major de la force Sangaris, à Bangui. Nous sommes en mai 2014 : “Je leur ai indiqué les endroits où auraient été commis les faits, pour la plupart des check-points avec des sacs de sable derrière lesquels se cachaient les militaires, des sacs de sable plus hauts que la taille des enfants. Je leur ai demandé de mettre plus de contrôles à ces endroits et en général d’être attentifs à ce qui se passait dans le camp et autour du camp”.

Le “no comment” de l’Etat-major

En apparence, la jeune femme est entendue : “Ils m’ont prise très au sérieux, ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient informer Paris, mettre plus de patrouilles, et que si cela était avéré des sanctions seraient prises. Ils ont été très surpris, mais aussi très professionnels dans la réponse”.

Galliane Paleyret ne sait pas si les contrôles ont bien été mis en place. Elle ne sait pas si “Paris” a été mis au courant. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que l’armée n’a pas reconnu que cet entretien avait eu lieu et qu’elle était donc au courant de possibles viols dès le mois de mai 2014.

A LIRE AUSSI ►►► Soupçons de viols en Centrafrique : la justice française va enquêter

Elle refuse aujourd’hui de confirmer ou d’infirmer les révélations de la fonctionnaire de l’ONU, de dire si l’entretien a bien eu lieu dès le mois de mai… Au siège de l’Etat-major des armées, contacté cette semaine à Paris, c’est “no comment”, on renvoie vers l’enquête en cours. A ce jour l’armée a seulement reconnu être informée en juillet 2014, grâce à une “fuite” du rapport de Galliane Palayrat.

Toujours pas entendue

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, des juges d’instruction ont été saisis, mais il a fallu attendre juillet 2015, pour que la gendarmerie prévôtale se déplace à Bangui, elle a pu entendre les enfants et filmer leur témoignage. Galliane Palayret, elle, n’a toujours pas été sollicitée : “Une demande a été faite à l’ONU afin de m’entendre. L’ONU, dans une lettre du 13 juillet, a autorisé la levée de mon immunité diplomatique, pour que je puisse être entendue par les autorités françaises, mais à ce jour (1er octobre 2015, ndlr) je n’ai encore reçu aucune convocation formelle”.

Un simple mail reçu la semaine dernière lui demande si elle a “prévu” de passer à Paris ces six prochains mois, ce qui permettrait éventuellement à la justice de l’entendre. Pas de convocation donc, mais une simple demande de renseignements.

Malgré tout, la justice avance

Les militaires qui ont été identifiés devraient être assez vite entendus par la justice, mais ce qui préoccupe Gallianne Palayret c’est qu’elle est repartie trop tôt pour pouvoir terminer son enquête :

“Ce rapport devait être continué. J’aurais pu interviewer encore 4 ou 5 enfants, et peut-être que d’autres noms auraient surgi de ces témoignages.”

Début septembre, le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête préliminaire après d’autres accusations, celles d’une jeune fille qui dit être tombée enceinte après avoir été violée par un militaire de Sangaris. On ne sait pas si cette affaire s’est produite dans les mêmes circonstances que les précédents témoignages recueillis par Galliane Palayret. Mais cette fois-ci, la justice n’a mis que quelques jours pour réagir.

 

Bangui, FranceInfo

CENTRAFRIQUE: L’ARCHEVEQUE DE BANGUI NZAPALAYINGA DONNE VIVRES AUX PERSONNES DEPLACEES

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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L’ARCHEVEQUE DE BANGUI NZAPALAYINGA DONNE VIVRES AUX PERSONNES DEPLACEES

Banngui, (C.N.C), 08-10-2015

La situation humanitaire est pour ce temps déplorable à Bangui suite aux derniers événements qui se sont produits dans la capitale centrafricaine. L’Archevêque de Bangui, à travers l’ONG catholique CARITAS, a, à cet effet, multiplié le déplacement sur les sites des personnes déplacée afin de les venir en aide. Avec l’aide financière du pape François attendu à Bangui en ce mois de novembre, il a distribué des vivres aux 21.390 personnes déplacées sur les 14 camps de fortune visités.
Depuis le déclenchement de la violence le 26 septembre 2015 dans la capitale centrafricaine la situation s’est aussitôt dégradée. Ce regain de violence intercommunautaire a impacté directement sur la situation humanitaire dans la ville entrainant le déplacement massif de la population vers les camps de refuge.
Les sites des déplacés internes de Bangui n’ont cessé d’accueillir les personnes fuyant les violences dans leurs arrondissements. Les représailles de l’assassinat d’un jeune musulman de Taxi-moto dans le 8ème arrondissement ont fait vivre le calvaire à la population du 5ème et 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Sur les différents sites des déplacés internes de Bangui, les conditions de vie y sont déplorables. Les besoins en eau, en nourriture et aux produits pharmaceutiques se font vivement sentir. Des femmes, des enfants et des hommes, dorment à même le sol.
Monseigneur Nzapalayinga à travers l’ONG catholique « CARITAS » de Bangui a décidé de voler au secours des personnes démunies dans les camps de fortune. Sur les différents sites où sont massées au moins 21.390 personnes déplacées, des sacs de riz, des cartons de sardines et des bidons d’huile sont distribués. Cette visite de l’Archevêque a permis aux personnes déplacées de retrouver un peu de sourire.
« Je suis une habitante de quartier Yakité dans le 3ème arrondissement où on détruit notre maison. Mais je me suis déplacé de chez moi depuis le début de la crise pour me réfugier au camp de l’église frère des Castors. Ce qui s’est passé le samedi du 26 dernier nous a mis dans la panique. Tout le monde sur le site de l’église a pris fuite pour venir ici au site de l’église de Saint Sauveur. Mais là où nous sommes, c’est notre calvaire car depuis lors, aucune ONG ni une autorité de notre pays n’est venue nous assister. C’est grâce à cette arrivée de l’Archevêque que nous allons survire un peu », a témoigné Lucienne Gbenimé, une déplacée sur le site de l’église Saint Sauveur.
Les témoignages recueillis sur tous les sites visités laissent croire qu’aucune Organisation Non Gouvernementale à caractère humanitaire n’a assisté les personnes démunies. Aucune mesure de la part du gouvernement n’est encore prise sur les conditions de ces déplacés. Si bien que la situation risque d’accentuer les conditions de vie déplorables des déplacés. Ces derniers ont affirmé qu’ils ne sont pas prêts à regagner leur domicile respectif. Car ils ont vu leurs maisons incendiées et détruites. Ils posent certaines conditions préalables à leur retour : le désarmement, la réparation et la justice.
« Nous sommes venus voir comment ces personnes-là vivent. Ils vivent dans des conditions inhumaines que nous déplorons. Ils ne devaient pas se retrouver là où ils se trouvent. Nous qui sommes de Dieu, nous devons toujours prêcher la paix, sensibiliser les gens à ne pas faire du mal à leur prochain. Nous prions Dieu pour qu’il y ait la paix entre les hommes, les femmes les enfants de notre pays. Vue cette situation, nous avons dit que nous ne pouvons pas rester les mains croisées. C’est pourquoi nous sommes venus avec le peu que nous avons comme nourriture pour donner à ces gens qui en ont besoin et n’ont trouvent pas » a déploré l’Archevêque de Bangui Monseigneur Nzapalayinga.
Par ailleurs, l’Archevêque a affirmé que la distribution de ces vivres va se poursuivre sur les autres sites qui ne sont pas encore visités. Pour la mosquée centrale où sont massés les musulmans du 3ème arrondissement de Bangui, les responsables de leur communauté se chargeront de distribution, à en croire l’Archevêque. L’ONG catholique « CARITAS » a reçu l’aide financière du Pape François à hauteur de 25 millions de franc CFA pour voler au secours des démunies.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LETTRE A MON PAYS, MADISON ELODIE FLEURY KOSSI

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LETTRE A MON PAYS, MADISON ELODIE FLEURY KOSSI

Bangui, (C. N. C), 07-10-2015

Ô terre de fierté, nation étoile.

J’eus cru à un certain moment, que tes enfants te tendront la main pour te retirer de ce trou de violence, mais…les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Ils croient être suffisamment enseignés pour prendre en main ton destin, cela est loin d’être concret. Vraie fiction!

Ton peuple donne l’image d’un homme qui s’est vu s’infusé sans force, dans une eau qu’il ne maîtrise ni la qualité ni la profondeur.
Le seul peuple au monde où la minorité vigilante est étouffée par la majorité vagabonde.
On a l’impression qu’à leur naissance, on leur a transplanté le cerveau du dromadaire. En plus de leur bosse, ils sont là à transporter des problèmes qui ne sont pas les leurs.

Héritage de mes ancêtres, fierté de ma peau.
A l’heure où je t’écris, la bassesse de plusieurs est entrain d’inhumer la sagesse des  vainqueurs. Il nous faut vaincre sans charme.

Mon pays, tu es envahi.
Envahi, par des larsins qui savent qu’ils n’ont plus d’avenir ailleurs ni dans autre chose, que de vivre comme des chacals et charognards.
Des véritables vagabons et ceux qui désirent te tapisser, les manipulent pour enlever la paix à tes enfants.

Nous ne sommes pas effrayés! On tient toujours!

Nous sommes un peuple fort et patient.
Quelques fois, ceux qui ne nous comprennent pas, nous taxent de naïfs.
Tout ce que je sais…quand tes enfant dont je fait partie, décident de changer les choses en positives, ça réussi toujours, même si c’est au prix de leur sang.
Il suffirait que quelqu’un prenne le devant alors, ”bonjour la Révolution Sauvage”.

Il ne faut pas que nous en arrivant là.

”Lettre à Mon Pays”

Bangui, Madison Elodie Fleury KOSSI Pour CNC

Bangui: Les miliciens Antibalaka version Mokom lèvent l’équivoque

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(Corbeau News Centrafrique)

Photo Rambo

Les miliciens Antibalaka version Mokom lèvent l’équivoque

 

Bangui, (R.N.L ), 07-10-2015

Richard Soumalékré, porte parole du commandant des Antibalaka, Maxime Mokom, basé à Boeing dans la commune de Bégoua, a rejeté en bloc ce mardi 6 octobre, les accusations faisant état de la

préparation d’un projet de coup de force portées contre leur leader et les miliciens. Selon lui, la réunion tenue à Boeing avec des musulmans armés du Pk5, présentés comme des Séléka, n’a rien à voir avec les préparatifs d’un coup d’état contre de la transition en cours en République Centrafricaine.

« Notre déplacement à Boeing ne consistait aucunement à tenir ou à organiser un projet de coup d’état. C’est une fausse accusation », a précisé Richard Soumalékré qui entend saisir la justice le moment venu : « Je prends l’opinion nationale et internationale à témoin. Dès que la République Centrafricaine retrouvera l’ordre constitutionnel, les auteurs de cette fausse accusation seront poursuivis en justice. Nous avons ce droit ».

Pour le porte parole du commandant Maxime Mokom, le déplacement de Boeing est lié à l’insécurité qui a pris de l’ampleur ces derniers temps à Bangui. « Ce qui avait amené l’équipe de notre coordonnateur à se déporter vers Boeing et rencontrer nos frères musulmans de la Séléka, ce sont les derniers événements survenus à Bangui et qui se sont soldés par des morts d’hommes. Pour ne pas que les hostilités continuent, qu’on continue d’égorger et que les pleurs cessent, notre coordonnateur a pris sur lui la responsabilité d’aller vers nos frères musulmans pour leur dire qu’il n’est pas bien de continuer les hostilités, qu’il faut arrêter et aller à la paix ».

Le porte parole du commandant Maxime Mokom, estime que le gouvernement de la transition a manqué à l’un de ses principaux objectifs, la protection de la population civile.

« Les derniers événements sanglants à Bangui ne nous ont pas plu. Nous avons comme impression que le gouvernement et ceux qui ont cette responsabilité de protéger les populations qui ont subi ces atrocités ont failli à leur mission ».

Dans une interview diffusée sur Radio Ndeke Luka ce mardi 6 octobre, Bertin Ganabéam, intervenant au nom de la population de Boeing, a pointé du doigt le capitaine Eugène Ngaïkoïsset, le commandant Maxime Mokom et Goyas Béoroféï,  qui seraient associés dans des réunions informelles et nocturnes avec les musulmans du Pk5 pour fomenter un coup d’état contre le pouvoir de Bangui.

Il s’agit d’une manipulation orchestrée par le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien Wénézouï, à en croire Maxime Mokom. Selon lui, cette manipulation vise à sauver le fauteuil ministériel de M. Wénézouï.

Bangui, Radio Ndeke Luka

BANGUI: « LA COMMUNIAUTE INTERNATIONALE NOUS A RENDUS IMPUSSANTS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMAPALI

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(Corbeau News Centrafrique)

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« LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE NOUS A RENDUS IMPUSSANTS »

DIXIT LAURENT GOMINA PAMAPALI

Bangui, (C.N.C), 07-10-2015

 

Dans son regard global, le président de l’Union nationale des Démocrate Républicain, UNADER en sigle, Laurent Gomina Pampali pense que les violences qui ne cessent de se produire en République centrafricaine ont plusieurs raisons. Il pointe du doigt, certains hommes politiques, les chercheurs d’argent et la communauté internationale.
Dans un point de presse organisé le 04 octobre 2015 à son domicile, Laurent Gomina Pampali a décrypté les facteurs directs des regains de violence en Centrafrique. Il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger la communauté internationale sur la manière de gérer la crise centrafricaine. Pour lui, l’embargo sur les armes en République centrafricaine ne devrait pas avoir impact sur l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA) pour protéger la population laissée à la merci des bandits armés.
Tout en évoquant le processus de la réhabilitation des FACA, il estime pour lui que les éléments des FACA étant déjà reformées et ayant été présentées aux Centrafricains par les autorités de la transition doivent être sur le théâtre d’opérations afin d’assurer la protection des civiles. A défaut du désarment des forces non conventionnelles dans le pays, les ingrédients de la violence sont toujours prêts à s’éclater.
« Tout analyste doit reconnaitre que le peuple centrafricain, est un peuple meurtri. Les dernières violences qui se sont produites à Bangui sont venues s’ajouter aux ingrédients de violences de plusieurs décennies. Les autorités des transitions nous ont dit qu’une partie des FACA sont déjà prêtes pour la protection de la population. Mais où l’on est avec cette réforme », s’interroge Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADER.
Si l’on évoque la théorie de Machiavel qui, dans son ouvrage intitulé “Le Prince” qui dit : « On ne gouverne jamais un pays sans son armée nationale » l’on dira que la réussite de le retour effectif de la sécurité nécessité sans doute l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines qui reste, malgré tout, le symbole de la souveraineté nationale. Comme dans le même sillage, la Ministre d’Etat chargée de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara l’a souligné dans un point de presse à son département « la RCA ne peut retrouver la paix sans son armée nationale.
Pour le président de l’UNADER, aucun pays du monde n’est resté sans son armée. Priver la République centrafricaine de son armée est selon lui une manière de rendre impuissant le peuple centrafricain. La passivité des forces internationales face au regain de violence dans le pays, ne fait qu’encourager les affrontements.
La responsabilité des hommes politiques
Concernant la responsabilité des hommes politiques centrafricains dans cette crise, le président de l’UNADER accuse ses collègues des autres partis politiques de ne pas faire trop pour remplir leur mission. Pour lui, les responsables des partis politiques doivent sensibiliser les militants et sympathisants sur les valeurs républicaines et civiques permettant d’apaiser les esprits sur les violences. Il préconise lui la création d’école de chaque parti politique afin d’instruire leur militants en formant les responsables des bases sur les lois relatives au parti politique. Les questions de la nationalité, de l’identité, de la culture doivent être, selon lui, enseignées aux militants.
« J’interpelle tous les hommes politiques, mes collègues chefs de parti à effectivement consacrer suffisamment de temps à éclairer leurs militants, la société civile sur cet aspect fondamental. D’où la nécessité de nous entendre pour constituer une nation véritable, celle que Barthélémy Boganda voulait », a-t-il martelé.
Le président de l’UNADER a également montré la position de son parti sur la nature des conflits en République centrafricaine que les autres pensent que c’est un conflit interreligieux. Pour lui, il s’agit là d’un conflit à caractère politique et économique. La crise en Centrafrique est fabriquée, d’après, par les profiteurs des richesses naturelles centrafricaines. Il n’est pas passé par quatre chemin pour pointer du doigt ceux qu’ils appellent « les chercheurs d’argent » venus de l’extérieur et ceux dans le pays même.
En fin, Laurent Gomina Pampali appelle le peuple centrafricain à se réconcilier avec lui-même pour reconstruire la République centrafricaine. Pour lui, les violences ne font qu’aggraver le calvaire de la population meurtrie depuis plusieurs décennies. Donc pour l’UNADER, il est temps de s’unir afin de voir un avenir meilleur.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: RDC: HRW met en cause les autorités dans la répression d’une manifestation

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(Corbeau News Centrafrique)

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RDC: HRW met en cause les autorités dans la répression d’une manifestation

Bangui, (R.F.I)  ,07-10-2015

En RDC, les autorités sont pointées du doigt. Dans son dernier rapport, l’organisation de protection des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) affirme que des responsables des services de sécurité et du parti au pouvoir à Kinshasa ont planifié l’attaque d’un rassemblement de l’opposition le 15 septembre dernier, qui avait fait au moins trois blessés. Mais pour le pour le porte-parole du gouvernement, c’est un rapport « politiquement motivé » et « peu crédible ».

Dans son rapport, l’organisation de protection des droits de l’homme Human Rights Watch est formelle. Elle dit avoir interviewé des dizaines de personnes ayant participé à l’attaque contre la manifestation de l’opposition. Tous racontent avoir été recrutés par des responsables des forces de l’ordre et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti au pouvoir, pour réaliser cet assaut, comme le rapporte Ida Sawyer, représentante de Human Rights Watch en RDC : « Tous les reclus étaient emmenés en camp militaire ici à Kinshasa. Ils ont reçu des instructions sur comment il faut organiser l’attaque. Et aussi chaque reclus a reçu environ 65 dollars. Et après lors de la manifestation, nous avons documenté comment ces jeunes ont attaqué les manifestants avec des bâtons en bois et d’autres armes blanches. »

Mais pour le porte-parole du gouvernement, ces témoignages sont insuffisants pour prouver une quelconque implication des autorités dans cette attaque. « Il ne suffit pas de dire qu’on a des témoignages précis. Il n’y a aucun nom. Ce sont des allégations dépourvues de toute base probante. On cite même un autre commandant de la police, mais sans donner des éléments qui nous permettent d’orienter l’ouverture d’une enquête. C’est ça le problème », estime Lambert Mende. Le porte-parole du gouvernement qui rappelle aussi avoir condamné le recours à la violence lors de cette manifestation.

Human Rights Watch appelle de son côté les autorités congolaises à protéger la liberté de manifester dans le pays, sans crainte d’être attaqués, sachant que le 15 septembre dernier, la police déployée autour du rassemblement était intervenue, très tardivement.

Bangui, RFI

CENTRAFRIQUE: LETTRE A MON PAYS…

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(Corbeau News Centrafrique)

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LETTRE A MON PAYS… MADISON ELODIE FLEURY KOSSI

 

 

Bangui, ( C.N.C), 07-10-2015

 

Il était une fois, un peuple uni

j’ai suivi une à une les heures qui ont fait ton Histoire.

J’ai vu les pleurs, les cris. J’ai vu le sang couler et les Hommes avancer sur le chemin de leur avenir. Ce même sang qui coule dans mes veines, je l’ai vu se déverser sur les pavés usés par le mécontentement.

Enfermée dans mon éloignement, j’ai pleuré. De joie, de peine, bien souvent de fatigue…

L’horloge s’était arretée. Plus de nuit, plus de jour, mon regard rivé sur les événements, je tentais de t’accompagner. Je ne voulais pas dormir te sachant dans la rue à proteger ma Patrie. Je ne voulais pas, je ne le pouvais pas. Je tendais l’oreille et j’entendais, dans la clameur anonyme de ta masse, ces mots qui se faisaient pour moi pierres à l’edifice d’un lendemain que je n’osais, il y a encore quelques mois, esperer : “liberté” “démocratie” “laïcité”.

Les yeux brillants, embués d’étoiles, j’ai découvert les tiens…

Ennivrée, grisée comme lors d’une premiére rencontre, j’ai frissoné et je t’ai aimé. Passionnement. J’ai aimé tes Hommes, tes Femmes, que je ne connaissais pas. J’ai aimé leur témairité, j’ai aimé leur regard et j’ai aimé leurs larmes.

J’ai aimé chacun de leur geste, chacun de leur pas…comme une ombre, tapie dans leur courage, je les suivais…par Amour pour toi.

Mais comme toute passion, tu m’as détruite… Oh non, je ne t’accuse pas, je t’aime trop aimé pour te jeter la pierre. Je me condamne juste moi même.

Je me condamne d’avoir vu la solidarité dans ton régionalisme. Je me condamne d’avoir cru apercevoir une conscience en éveil quand tu n’étais qu’un instinct primaire de survie.

Où es-tu toi qui a fait battre mon coeur ?

Où sont ces mains unis qui, comme une chaine de chair, faisaient murailles aux assauts du joug ?

Je me condamne oui… et à genoux sur le sol, la peau écorchée de priéres, je te regarde t’en aller…

Amante délaissée par celui qu’elle aimait, je crie ! Je crie de rage, de désespoir…

Je crie et je t’écris dans l’espoir que tu te retournes vers tout ce que tu as fait et qu’aujourd’hui, par confort, par peur, tu abandonnes lâchement…

Il ne faut pas que nous en arrivant là.

LETTRE A MON PAYS

 

Bangui, Madison Elodie Fleury Kossi Pour CNC 

Bangui: Bertin Bea interdit une énième fois de sortir du pays

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(Corbeau News Centrafrique )

Bertin Bea du KNK
Bertin Bea du KNK. ©2014CNC

 

Bertin Bea interdit une énième fois de sortir du pays

Bangui, (C.N.C ), 07-10-2015

Une énième fois, le Secrétaire général du parti ‘’Kwa na kwa’’, Bertin Bea a manqué de justesse son vol ‘’Air France’’ à destination de Paris. Ce soir du mardi 6 octobre, le SG du parti de l’ancien président François Bozizé a été interdit par le Commissariat de l’aéroport international Bangui M’poko de prendre l’avion.

Contactés, les proches de Bertin Bea expliquent que ce dernier amenait deux de ses filles nouvelles bachelières pour les inscrire en France. Arrivé à l’aéroport, toutes les formalités ont été faites, mêmes ses bagages ont été embarqués. A la dernière minute, le Commissaire de l’aéroport approche Bea pour lui dire que des instructions ont été données pour qu’il attende un peu ; alors qu’Air France n’attend pas. Poirotant pendant des minutes sans que de ‘’nouvelles instructions’’ ne soient données pour lui permettre de monter dans l’avion, Bertin Bea était resté coincé jusqu’à cela l’avion ne décolle. Toujours selon la source, les deux filles de Bea ont pu partir laissant brusquement leur papa à l’aéroport.

Notons que le 15 août dernier, le Secrétaire général du KNK a déjà essuyé un couac pareil à l’aéroport Bangui M’poko, finissant brièvement en prison avant d’être libéré.

Jusqu’au moment où nous mettons sous presse, ce qui est reproché à Bertin Bea n’est pas encore connu. Seulement, que selon ses proches, le ministre de la sécurité a donné l’autorisation, mais c’est le Procureur de la République qui aurait demandé l’interdiction de ce voyage.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Idriss Déby fait le médiateur dans la crise du Darfour à Paris

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(Corbeau News Centrafrique)

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Idriss Déby fait le médiateur dans la crise du Darfour à Paris

 

Bangui, (R.F.I), 06-2015

 

A la demande des autorités soudanaises, le président Déby a rencontré samedi 3 octobre à Paris dans le plus grand secret les chefs des trois principaux groupes armés du Darfour à se rendre à Khartoum pour la conférence sur le dialogue national prévue le weekend prochain. Les trois leaders, Minni Minnawi, Abdel Wahid Nur et Djibril Ibrahim ont refusé. Car ils craignent un dialogue taillé sur mesure par le régime soudanais. Avant d’envisager de se rendre au Soudan les chefs de groupes armés souhaitent un pré dialogue à Addis-Abeba sur les conditions du dialogue.

Puisqu’il n’arrive pas à les convaincre lui-même, Omar el-Béchir a donc demandé à Idriss Déby de le faire. Le président tchadien a rencontré à Paris les chefs des groupes armés darfouris pour les exhorter à participer au dialogue national samedi prochain à Khartoum. Mais les chefs de groupes demeurent inflexibles. Pas de dialogue en terre soudanaise dans l’immédiat, ce serait faire un cadeau au régime de Béchir affirme Djibril Ibrahim le chef du mouvement pour la justice et l’égalité, l’un des trois groupes armés du Darfour.

« Nous lui avons dit que nous ne pouvions pas participer à un dialogue national échafaudé par le parti au pouvoir, le NCP. Car sinon les résultats de ce dialogue seront déterminés d’avance par le régime. Donc si le gouvernement veut un dialogue national, il doit d’abord venir discuter à Addis-Abeba, comme le préconise dans ses résolutions le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, affirme Djibril Ibrahim. Et ensuite, nous pourrons aller à Khartoum. Mais sans cela ce serait – de notre part – comme offrir une légitimité à un processus qui n’en a pas à nos yeux. Un processus qui pour l’instant vise à permettre au régime de se maintenir, ce dont nous ne voulons pas. » Pour les chefs rebelles, le pré-dialogue doit servir à baliser le terrain, fixer le calendrier, les participants, le nom du médiateur et surtout les thèmes de discussions. Ils se disent prêts à conclure une trêve de six mois avec Khartoum en échange d’un accord sur la libération des prisonniers. Mais derrière cette position de façade transparait une volonté d’impliquer l’ONU dans ce dialogue. Ce que Khartoum se refuse pour l’instant à envisager.

 

Bangui, RFI

Centrafrique: Facebook lance un satellite avec Eutelsat pour développer Internet en Afrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Facebook lance un satellite avec Eutelsat pour développer Internet en Afrique

Bangui (C.N.C), 06-10-2015

Facebook et l’opérateur européen Eutelsat proposeront de l’Internet à haut débit en Afrique dès 2016, à des prix avantageux, grâce au lancement d’un satellite géostationnaire.

Facebook a annoncé, lundi 5 octobre, le lancement d’un satellite en partenariat avec le groupe européen Eutelsat pour développer Internet en Afrique sub-saharienne où de vastes territoires sont encore privés d’accès au Web.

Il s’agira de proposer un accès à Internet à haut débit en Afrique dès 2016, à des tarifs moins élevés qu’actuellement, grâce au satellite géostationnaire AMOS-6, et de reprendre l’initiative face aux projets alternatifs de constellations satellitaires.

L’annonce a été faite sur la page Facebook de Mark Zuckerberg, fondateur et dirigeant du célèbre réseau social.

“La mission de Facebook est de connecter le monde et nous pensons que les satellites joueront un rôle important dans la lutte contre les obstacles majeurs qui empêchent de connecter les Africains à Internet”, a expliqué Chris Daniels, vice-président de l’initiative Internet.org. dans le communiqué d’annonce.

“Nous sommes impatients de travailler en collaboration avec Eutelsat sur ce projet et de rechercher de nouvelles façons d’utiliser les satellites pour connecter les gens le plus efficacement possible dans les zones les plus reculées du monde”, a-t-il ajouté.

“Nous sommes enthousiastes à l’idée […] de collaborer avec Facebook sur ce nouveau projet qui vise à fournir des services d’accès à Internet en Afrique”, s’est réjouit Michel de Rosen, le PDG d’Eutelsat, à cette annonce. “Nous ferons en sorte d’offrir des solutions Internet fiables et à des prix avantageux, pour que davantage d’usagers puissent surfer et bénéficier ainsi de l’économie de la connaissance”, a-t-il ajouté.

Le projet s’inscrit dans le cadre de la plateforme Internet.org développée par Facebook qui vise à étendre les zones de couverture du réseau en facilitant son accès via la téléphonie mobile.

Le satellite est actuellement en construction, ont précisé les deux groupes dans un communiqué et il sera lancé en 2016.

Avec AFP et Reuters

Bangui, France24

Centrafrique: Communiqué: de la Nonciature Apostolique (Ambassade du Vatican)

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(Corbeau News Centrafrique)

Papa François au Vatican

 

Communiqué: de la Nonciature Apostolique (Ambassade du Vatican)

Bangui, (N.A.V ), 06-10-2015

 

Pape François

 

Bangui, Nunziatura Apostolica

 

 

 

 

Bangui: INTERVIEW EXCLUSIVE: Bertin Bea, SG du parti ‘’Kwa na kwa’’de François Bozizé

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(Corbeau News Centrafriuqe)

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 INTERVIEW EXCLUSIVE:   Bertin Bea, SG du parti ‘’Kwa na kwa’’de François Bozizé

répond aux accusations de David Brown

 

Bangui, (C.N.C), 05-10-2015

 

Vendredi 2 octobre dernier, dans son décryptage des dernières développements de la situation sécuritaire à Bangui, le Chargé d’Affaires à l’ambassade des Etats unis, David Brown a ostensiblement pointé du doigt l’ancien président François Bozizé d’être derrière ces violences. « Je crois qu’il y a ceux qui diraient que la main de Bozizé (François) est derrière quelques-unes des activités malheureuses de cette semaine. Cela ne semble pas raisonnable. Il faut que ce Monsieur arrête immédiatement tout soutien à la violence ici (en RCA). » a déclaré le diplomate américain avant d’annoncer que Bozizé court même le « risque » d’être inculper par le CPI. Cette déclaré a suscité une vive réaction au sein du parti Kwa na kwa (KNK), le parti de François Bozizé. Bertin Bea, Secrétaire général dudit parti dénonce un acharnement sans fondement sur son président dans l’interview ci-dessous.

Corbeaunews.ca (CNC) : Bertin Bea, Bonjour ! Vous êtes Secrétaire général du parti de l’ancien président François Bozizé, le KNK, et suite aux dernières violences survenues à Bangui ayant fait une quarantaine de tués, quelques trois cent blessés, ainsi que plus de quarante mille nouveaux déplacés internes, sans compter les dégâts matériels importants, le nom de Bozizé circule parmi les instigateurs de cette situation. En témoigne l’accusation ouverte portée par le Chargé d’affaires à l’ambassade des Etats unis en Centrafrique. Qu’en dites-vous ?

Bertin Bea (BB) : Bonjour Monsieur le journaliste ! Je crois que ces accusations ne sont pas nouvelles et cela ne nous surprend pas, non plus. La stratégie des autorités de la transition, c’est toujours de chercher des bouc-émissaires. Je tiens à rappeler que Madame la Présidente m’a reçu, le 8 septembre, à ma demande pour lui délivrer le message du présidente Bozizé. Le président Bozizé a estimé qu’avant l’arrivée du Pape François chez nous, les centrafricains doivent se parler et se pardonner, car il s’agit d’un événement important. En France, la visite du Pape est prévue en 2018 ; aux Etats unis, il vient de passer il y a une semaine ; donc c’est un événement important. Cela veut dire que le Président Bozizé est dans la logique d’un dialogue, mais un dialogue inclusif et non exclusif. Parce que l’exclusion est une bombe à retardement. Et, la démarche du dialogue ne peut pas sous-tendre en même temps celle de la violence.

CNC : Ainsi, quelle est la lecture de votre parti, le KNK sur cette résurgence de violences à Bangui ?

BB : Tout ce qui s’est passé ces derniers temps dans notre pays, c’est le résultat de la découverte du cadavre d’un individu, semble-t-il de la confession musulmane, c’est véritablement l’élément détonateur de ce que nous avons vécu depuis le 26 septembre. Alors, dès qu’on a amené ce corps au niveau de Km5, on a immédiatement connu des représailles ; les assaillants ont brûlé le commissariat de police du 5ème, égorgé le commissaire, égorgé les prisonniers qui étaient dans la geôle, égorgé des militaires, je pense ici au célèbre musicien du Groupe ‘’Musiki’’ qui a été assassiné avec sa femme chez lui. Et donc, d’autres compatriotes qui ne sont pas des musulmans, notamment des Anti-balaka et des FACA ont estimé qu’il fallait porter secours à leurs frères centrafricains qui avaient été pris en otage, surtout les femmes qui vendaient des légumes au Km5. Ils ont ainsi réagi dans une position de légitime défense. Il y a également les jeunes qui ne pouvaient plus supporter de certains comportements des forces internationales, notamment de la Minusca qui a tiré sur des gens dans la marche pacifique qui a conduit jusqu’au Pk 0. Cela veut dire qu’il n’y a pas le parti ‘’KNK’’, il y a plusieurs partis politiques et d’autres compatriotes qui sont exaspérés par ces comportements aujourd’hui qui réclament le départ de Madame Samba Panza et ont décidé de marcher. Alors, imputer tout cela au KNK, je dis non !

Je crois que cette politique de bouc-émissaire qui a trop duré – politique qui consiste à masquer l’incapacité des autorités à mettre en œuvre la feuille de route de la transition. Le ministre Abdou Karim Meckassoua qui est un musulman, après son intervention sur Rfi où il condamné ces dernières violences, a reçu la visite des gens qui veulent lui faire du mal, en plein Km5. Et, on va encore dire que tout cela, c’est le ‘’KNK ‘’? On voit mal le fait que les gens voient la main du ‘’KNK’’ partout. Donc, le ‘’KNK’’ rejette en bloc toutes les accusations portées contre lui.
Au nom de notre parti, je présente mes condoléances et toute ma compassion à celles ou ceux qui ont perdu proches et biens dans cette situation.

CNC : En vue d’arriver à un dénouement de la situation, surtout sur le plan politique, la Présidente de la transition a annoncé dans son adresse du 30 septembre à la Nation, une rencontre avec les forces vives de la Nation. Avez-vous des attentes particulières ?

BB : Ce qui est important aujourd’hui, c’est qu’au-delà de ce qui s’est passé, Madame la présidente a fait une déclaration à la Nation, et ce qui m’a retenu l’attention dans cette adresse, c’est l’idée qu’on puisse se retrouver, ce qu’elle va rencontrer les forces vives de la Nation pour échanger avec elles, et je pense que ce sera l’occasion pour qu’on puisse remettre tout à plat, et qu’on puisse faire un dialogue véritablement inclusif, c’est-à-dire avec la présence de tous les acteurs, notamment François Bozizé et Michel Djotodia en leur qualité de principaux acteurs qui ont été écartés lors du Forum national de Bangui la dernière fois. Sinon, nous allons encore assister à une parodie, à un simulacre de dialogue comme cela s’est passé au mois de mai dernier. Il faudra sortie définitivement de cette situation de comédie politique.

CNC : Bertin Bea, merci.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

RCA: Cri de détresse des hôpitaux suite au pillage des Ongs humanitaires

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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Cri de détresse des hôpitaux suite au pillage des Ongs humanitaires

 

Bangui, (C.N.C), 05-10-2015

L’heure est grave au lendemain du dernier regain de tension à Bangui. Si on a pu dénombrer quelques quarante morts et trois cent blessés, ainsi que 42 000 nouveaux déplacés internes à Bangui, il faut noter que le pire est encore pendant. Un tour des hôpitaux de Bangui, fait ce dimanche 4 octobre 2015 par la Présidente de la Délégation spéciale de la ville de Bangui, Hyacinthe Wodobodé a permis de se rendre à l’évidence. Les premières victimes post-crises, ce sont les bébés centrafricains que les médecins n’ont pas trouvé de médicaments pour les prendre en charge du fait des pillages des Ong humanitaires, adoubé ainsi par les difficultés de transport caractérisées par la paralysie de la circulation urbaine.

A ‘’Emergency’’, Ambretta Pasotti, Coordonnatrice médicale et chef de mission décrit le drame des enfants malades : « C’est depuis 2009 que nous travaillons en Centrafrique. Mais malheureusement au cours de la dernière semaine, nous avons enregistré une réduction drastique d’accès des enfants à nos services. Dans une semaine, nous n’avons reçu que 131 enfants au lieu de 500 auparavant. Cela veut dire que les enfants n’ont pas la possibilité d’arriver à l’hôpital pour recevoir des soins comme il se doit. Par contre, on a enregistré de plus en plus, des cas graves, notamment des cas de paludisme sévère qui ont besoin de la transfusion du sang et d’un traitement rapide, également nombreux cas des décès à l’arrivée, souvent parce qu’il faut parcourir des kilomètres à pied. » a-t-elle décrit.

Même situation au niveau de Complexe pédiatrique de Bangui. Par contre, très choqué par les actes de vandalisme perpétrés contre les Ong humanitaires qui soutiennent les hôpitaux de la place, Dr Jean Chrysostome Gody, Directeur dudit complexe interpelle la conscience des centrafricains, sur ce qui est bien pour eux et ce qui n’est pas bien.

« Je ne comprends pas que l’africains aujourd’hui, lorsque des êtres humains qui savent faire des choses viennent aider les autres, il pense qu’ils viennent occuper le terrain, et au nom de quoi, je ne sais pas. Alors, ces êtres humains qui ont un autre niveau de conscience et qui viennent nous aider, on les a empêchés de venir. Il est arrivé à un moment où je m’étais retrouvé sans médicament devant des cas graves. Et ce jour-là, j’ai dû aller voir d’autres partenaires de l’Ong ‘’Action contre la faim’’ pour récupérer des médicaments là-bas, les transporter sur mon épaule, accompagné de quelques étudiants en médecines pour venir avec et soigner des enfants centrafricains. Même au niveau de ‘’Action contre la faim’’ ils sont allés encore le mardi suivant pour casser et tout vandaliser. » a-t-il déploré.

La tournée dominicale effectuée dans ces hôpitaux par Hyacinthe Wodobodé, Maire de Bangui lui a permis de constater par elle-même les effets néfastes des derniers pillages sur la prise en charge des malades. « Ce que j’ai vu, ce n’est pas un drame ; mais une catastrophe ! » s’est-elle exclamée au sortir de la pédiatrie où seul Dr Gody et deux étudiants en médecine travaillent nuit et jour pour sauver des enfants dans des conditions difficiles. Elle a profité de sa visite pour encourager les équipes médicales encore sur le terrain dont l’Ong ‘’Emergency’’ :

« Ma visite, c’est aussi pour témoigner toute ma gratitude et ma reconnaissance au nom de la municipalité de Bangui à l’Ong internationale ‘’Emergency’’ qui, malgré les événements malheureux de ces derniers temps, n’a pas fermé une seconde sa porte, afin de sauver nos bébés et nourrissants, parfois eux-aussi victimes des violences. Je dis encore merci à l’équipe d’Emergency, car je sais que beaucoup d’Ong ou souffert dans les dernières violences, surtout celles qui ont vu leurs sièges et matériels de travail pillés et vandalisés du fait de l’irresponsabilité de certaines personnes qui les ont inutilement indexées. »
Notons que l’Ong ‘’Emergency’’ accueillait plus de 500 enfants de 0 à 14 ans par semaine ; alors qu’aujourd’hui, seulement 30% ont accès aux services de cette Ong.

Maire Wodobode H

Pédiatrie

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: ATTAQUE SUR LE SIEGE DE LA MINUSCA A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique )

Cérémonie containgent rwandais

 

ATTAQUE SUR LE SIEGE DE LA Minusca A BANGUI

Bangui, (C.N.C), 05-10-2015

Des individus armés non identifiés ont ouvert le feu dans la nuit du vendredi 2 octobre 2015 sur les casques bleus en faction devant le Quartier Général de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Les soldats onusiens ont riposté énergiquement contre cet acte lâche, obligeant les assaillants à prendre la fuite en motocyclette.

Dans un communiqué paru à notre rédaction, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, condamne fermement cette attaque et rappelle qu’elle peut constituer un crime de guerre, au vu des conventions internationales pertinentes. Il se félicite de la réaction appropriée et rapide des casques bleus et les encourage à continuer à rester vigilants dans l’exécution quotidienne de leurs tâches au service de la paix, d’après le communiqué.

Par ailleurs, le Représentant spécial invite les populations à garder le calme et les réassure de la détermination de la MINUSCA à poursuivre son action de protection des populations civiles et d’appui au processus politique en vue du rétablissement de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national.

Le chef de la MINUSCA appelle à l’arrêt immédiat des violences à Bangui et dans tout le pays pour que la raison prévale et que la large concertation des forces vives de la Nation annoncée par la Cheffe de l’Etat de la Transition puisse conduire le pays vers une sortie de crise pacifique et durable.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: DECLARATION DU PRESIDENT DU PUR RELATIVE A L’ ANNONCE DE LA CONCERTATION NATIONALE

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(Corbeau News Centrafrique)

 

 

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DECLARATION DU PRESIDENT DU PUR RELATIVE A L’ ANNONCE DE LA CONCERTATION NATIONALE

Bangui, (C.N.C), 04-10-2015

 

Dans son adresse à la nation, le mercredi 30 septembre dernier, Madame Catherine Samba-Panza, cheffe de l’Etat de transition, a annoncé la convocation prochaine d’une large concertation avec les forces vives de la Nation.
Il s’agit là, d’un acte attendu depuis longtemps par le peuple centrafricain, qui doit s’approprier à nouveau cette transition qui a manqué de résultat mais qui doit tout mettre en œuvre ici et maintenant, pour garantir fondamentalement au peuple de la RCA, la sécurité dont il a besoin.
La concertation entre les filles et fils de la RCA est un impératif national prévu par la charte de la transition. Le PUR n’a cessé de rappeler aux autorités de la transition, la nécessité et l’importance d’un consensus autour des décisions qui engagent l’avenir de notre Nation.
Par ailleurs, le PUR se félicite de la prise de conscience quoique tardive de la cheffe de l’Etat, qui a enfin compris que la situation politico-sécuritaire qui prévaut en Centrafrique ces derniers temps, nous impose l’urgence d’une large concertation.
La concertation entre les forces vives de la nation, annoncée par Mme Catherine Samba-Panza doit être l’occasion capitale pour poser les vrais problèmes, afin de trouver des solutions idoines autour des questions sensibles sur la suite de la transition.
Cette opportunité permettra aux autorités de la transition, aux forces vives de la nation, aux partis politiques, à la société civile, aux groupes armés, aux pouvoirs publics et à la communauté internationale, de sauver le navire Centrafricain d’un naufrage fatal. Nul ne peut ignorer que ces sensibilités sont divisées, sur les questions liées au retour à l’ordre constitutionnel.
Le PUR soutien cette initiative et appelle à des concertations inclusives, dont l’ordre du jour doit être préalablement connu par les participants, afin d’éviter le tripatouillage politique constaté lors du forum national de Bangui.
La concertation annoncée bien que tardive, constitue l’occasion en or à saisir afin de dégager une position consensuelle au nom de l’intérêt supérieur de notre nation, que tous nous sommes engagés à défendre et à protéger.
Aussi, le PUR s’interroge sur le fait que l’unicité du commandement des forces internationales recommandé par le forum de Bangui, ne soit pas appliquée à ce jour. Il est évident que les forces internationales opérant sous divers commandements, ne peuvent apporter de réponses idoines à la crise sécuritaire récurrente en Centrafrique.
Le processus électoral censé mettre fin à la transition, est depuis son lancement bloqué et caporalisé par les manipulateurs intérieurs et extérieurs. Le peuple n’est pas informé, personne n’osant mettre le doigt sur la plaie.
En outre, le PUR exige des autorités de la transition et des responsables de l’Autorité Nationale des Elections, la vérité sur le processus électoral. La suite de la transition dépend en grande partie des préparatifs et de l’organisation des élections groupées. Cependant l’impression qui se dégage, est le flou criard et volontairement entretenu autour de ce processus.
Le PUR appelle les forces vives de la nation à aborder les grands sujets avec réalisme sur la question épineuse de la transition, autour de laquelle les uns et les autres jouent au chat et à la souris.
A l’issue de cette concertation, le peuple centrafricain doit avoir une idée précise sur les futures élections et plus précisément, sur la suite à donner à la transition.
Le PUR fait remarquer que passée la date du 30 décembre, délai de rigueur de la transition actuelle, il est impératif de mettre en place un scénario consensuel afin d’éviter le chaos qui pourrait profiter aux opportunistes chroniques de tous les bords, dont la survie est leur maintien au pouvoir au détriment des souffrances du peuple.

Le PUR, interpelle les autorités de la transition ainsi que la communauté internationale, à se remettre en cause et reconnaitre l’échec patent du processus de transition initié depuis janvier 2013.

Tous pour l’unité et la reconstruction de la Nation

Faite le 03 octobre 2015

Le président du PUR

Eddy-Symphorien KPAREKOUTI

Bangui, E NGABA Pour CNC

Centrafrique: Ces violences sont injustifiables et catastrophiques pour un pays comme le notre.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Interview  exclusive: Ces violences sont injustifiables et catastrophiques

 pour un pays comme le notre; Franck Ahamed Dhaffane

 

Bangui , (C.N.C)  04-10-2015

CNC : Monsieur Franck Ahmed Dhaffane bonjour 

CNC: Après Bambari, c’est la ville de Bangui qui a renoué avec ses violencesintercommunautaires. Quelle analyse faites-vous aujourd’hui ? N’est-il pas une stratégie de déstabilisation mise en place par ceux qui ont perdu le pouvoir dont la Séléka et le Knk de François Bozizé ? 

FAD : Ces violences sont injustifiables et catastrophiques pour un pays comme le notre. C’est avec beaucoup tristesse que je condamne ce drame qui vient de se produire. Hier c’était Bambari aujourd’hui Bangui et Bouar, demain sera ou ? Je ne sais pas. Dieu seul sait ce qui se passe dans ce pays.  

Concernant les anciens dignitaires, ils ont eu à gérer ce pays et avec tous les résultats que nous connaissons aujourd’hui, alors il est hors de question de se fier à ce jeu, c’est dangereux. Nous ne pourrons pas accepter que quelques individus puissent prendre tout un pays, tout un peuple en otage. Si ces accusations sont justifiées alors il faut les neutraliser où qu’ils se trouvent. 

Pour ma part j’accuse la passivité des autorités qui ont la charge de rétablir l’ordre et la sécurité, à savoir, CSP et son Gouvernement, les Forces Internationale, pour leurs manques de fermeté vis-à-vis de ces milices armées, pour leurs manque de volonté politique de résoudre cette crise, qui n’a que trop duré. 

CNC : Le mode exécutoire est désormais bien connu. Et en voulant faire justice soi-même la réponse n’est toujours pas proportionnelle ? Pourquoi ne pas s’en remettre à la justice après la découverte de ce corps sans vie de sujet musulman?

FAD : Evidement vous avez raison, mais pourquoi tué inutilement ce jeune de taxi moto? Pour quel intérêt ou dans quel but ? Je croie que c’est l’élément déclencheur de cette ressente crise. Aucune vie, ne valait plus qu’une autre. Vous saviez dans un pays où on cultive l’impunité, ça finira toujours par la vengeance et à la fin il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu. A cet effet, j’appelle nos compatriotes de toutes les communautés à plus de respect pour la vie humaine, qui est sacrée, à la tolérance, à l’amour de son prochain et au pardon, tout en faisant confiance à la Justice.  

CNC : Ne pensez-vous pas, Monsieur Dhaffane, que ces évènements sont politiquement récupérés par les signataires des Accords de Nairobi ?

FAD : Qu’est ce que disent les accords de Nairobi? Je croie que c’est dans le seul but de ramener la paix, que ces pays frères et amis, ont réuni ces ennemies-là, alors j’exorde les parties concernées à travailler dans ce sens, de faire en sorte que les centrafricains aient mieux, ayez pitié de ce peuple. 

CNC : Le pays ne dispose plus d’une maison carcérale. Tous ces criminels sont aujourd’hui libres de leurs mouvements et se paient sur le terrain. La rentrée des classes est perturbée, l’administration idem. Quels sont selon vous la solution.

FAD : C’est dans ce souci que nous avons proposé aux Autorités de Transition, aux Nations Unies et à la CEEAC, de renégocier les accords judiciaires qui nous lient avec certains pays limitrophes, pour garder les prisonniers centrafricains pour un moment, en attendant les reprises effectives de nos services pénitentiaires. Car nous avons constaté à la moindre chose, Ngaragba est cassé, et ce sont ces même-là qui empireront la situation. Tous ces criminels qui attendent la Cour Pénale Spéciale ou Internationale pour être jugés afin de payer pour leursactes, ce sont eux qui sont partis rehausser ces barbaries. 

En plus il nous faut construire beaucoup de prison. Ngaragba seul ne suffit pas. Pour la reprise de l’administration et autres c’est au gouvernement qui revient cette tâche là. Ils doivent rassurer leurs employés en leurs donnant de sécurité etc. 

CNC : Entre élection et autre transition avec une autre équipe où vous vous situez?

FAD : Dans mes précédentes interviews je l’ai déjà dit. Les élections libres, démocratiques et crédibles ne pourront pas avoir lieu, sans le désarmement, la restructuration de nos forces de défenses et de sécurités, ça c’est le minimum pour préparer des élections. A moins, qu’on veutnous organiser des élections, à l’issus desquelles on sortira avec des violences post électorale. Concernant le maintien ou pas des autorités  actuelles? C’est à elles d’être convaincant. Elles doivent tout faire d’ici la fin de leurs échéances, pour convaincre nos partenaires afin de contraindre ces forces déployées chez nous, dans le seul but de désarmer tous les groupesarmés irréguliers, d’aider nos forces à arrêter ces méchants, de relancer l’économie, de ramener la paix et le vivre ensemble. Dans ce cas, les centrafricains jugeront pour son maintien. Dans le cas contraire, Elles tireront toutes les conséquences possibles. Et cette fois, Elles ne seront pas les seules, même les autorités en charge de préparatifs des élections partiront.  

CNC : Votre de dernier mot à l’endroit de vos concitoyens.

FAD : Mes pensés vont à l’endroit de tous ces familles endeuillées, de ces personnes qui ont tout perdu durant ces événements. Je leurs présente mes sincères condoléances et leurs souhaite courages. Nul n’est immortel. Ceux qui ont fait ça, paieront d’une manière ou d’une autre. A Dieu la vengeance. De rester calmes et confiants. Je profite ici pour joindre ma voix à ceux qui ont appelé aux arrestations de tous ces fauteurs de trouble qui continuent de donner d’insomnie à nos compatriotes. Notamment ceux qui ont appelé aux désobéissances civiques, Ce sont ceux-là qui ont sou traité la marche de populations civiles au groupe armé. Ils doivent en assumer. 

Franck Ahmed Dhaffane Merci  

FAD : C’est à moi de remercier. 

Suite aux derniers éléments survenus dans la capitale, Franck Ahamed Dhaffane, ancier DG de EUROTRANS aujourd’hui réfugié au Cameroun accepte de répondre aux questions de Alain Nzilo.  Franck Ahamed Dhaffane dirige également la plateforme de la société civile dénommée « Les Gardiens du Peuple » (LGP ) créée suite au dernier regain de la violence à Bambari et Bangui.

 

Bangui,Blaise SEREMA pour CNC

Centrafrique: Mahamat KAMOUN : Premier Ministre ou le dernier des ministres ?

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(Corbeau News Centrafrique )

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Mahamat KAMOUN : Premier Ministre ou le dernier des ministres ?

 

Bangui, (C.N.C), 04-10-2015

 

Le Premier Ministre de Transition en Centrafrique a inscrit son nom parmi les piètres hommes d’Etat centrafricains. Sa conférence de presse de ce jeudi 1er octobre 2015 à la primature en était l’occasion. A aucun moment, il n’a daigné répondre favorablement aux nombreuses attentes légitimes des populations. Le pire, il n’a pas tenu un langage d’apaisement, mais sous l’emprise de médiocrité en communication, il s’est affiché en pyromane.
Dans l’histoire de l’humanité, les événements sont révélateurs de petitesse ou de grandeur. Le Premier Ministre de Transition en République Centrafricaine en est le dernier cobaye. Mahamat KAMOUN, comme Ponce PILATE, s’est lavé les mains et n’a aucunement reconnu la responsabilité du gouvernement. Le premier responsable de toutes les victimes de cette crise est bien évidemment le gouvernement. C’est le gouvernement qui a échoué dans sa mission de la protection des biens et de l’intégrité physique de la population. Il s’en est pris à Radio Ndéké Luka et à Gervais Lakosso pour rien. Le ridicule est vraiment une qualité au pays de Bokassa.
« Je ne sais pas si vous Ndéké Luka, vous êtes une presse, une radio qui prêche la paix ou bien vous êtes une sorte de Radio Mille Collines ». Une grave déclaration que le Premier Ministre n’a pas mesuré l’ampleur. Cette simple phrase mérite une poursuite judiciaire, venant d’un PM, une voix prépondérante du gouvernement. Sous d’autres cieux, une telle sortie médiatique mérite un changement de gouvernement. Nous avons des informations, provenant d’un de ses proches, qui font état de ce qu’il (Mahamat KAMOUN) soutient la déstabilisation du pays en envoyant chaque semaine de l’argent aux criminels et mercenaires Ali NDARAS et Haroun Guei. Des documents et un appareil, pillés dans les locaux d’AMA (Agence des Musulmans d’Afrique, NDLR) contenant les preuves de ses relations criminelles avec les assassins du KM5 sillonnent les quartiers de Bangui. Le chef du gouvernement a parlé étant que l’un des parrains de la séléka au lieu d’agir comme un digne Homme d’Etat. Il n’a pas pris la hauteur comme un grand responsable en se mettant d’abord en cause avant d’accuser autrui. Il est une dangereuse épine sous les pieds de la Chef de l’Etat de Transition. Catherine Samba-Panza doit donc le surveiller comme du lait sur le feu.
Les centrafricains massacrés par les Forces burundaises et françaises au quartier Combattant n’ont aucune valeur à ses yeux. Telles des mouches pulvérisées, Mahamat KAMOUN, perdant le bon sens, n’a pas été humain face aux énormes pertes des populations civiles innocentes. Il était perturbé et accablé par les questions pertinentes de notre confrère Bonaventure KATIKIRO de Radio Ndéké Luka. Aucun mot de regret, aucun respect pour les morts, aucune phrase sur les armes et objets militaires découverts dans les locaux des ONG internationales dont il serait l’un des instigateurs. Et si c’était au Km5 que ces forces internationales avaient tué les populations, tiendrait-il le même discours ? Protéger la population, c’est effectuer des tirs à l’aveuglette contre elle ? Le cas des troupes tchadiennes mérite jurisprudence, les troupes burundaises doivent-être exclues des effectifs de la MINUSCA. Les français quant à eux, doivent arrêter leur business et rentrer chez eux.

Aucune annonce sur un chronogramme sérieux du désarmement, Mahamat KAMOUN a protégé ses ouilles criminelles du Km5. Les maisons brulées aux quartiers Bazanga, Sarah et à Ngouciment, des populations civiles, enlevées, torturées, et massacrées par les mercenaires du KM5 sont volontairement écartées du discours du PM de transition.
Son message lors de cette sortie médiatique a raté le coche.

Le silence serait mieux. Parler, c’est faire l’effort de dire quelque chose qui soit plus beau que le silence. Pourquoi ne va-il habiter Boy Rabé ou Combattant pour donner l’exemple d’un retour à la normale et sensibiliser les fonctionnaires à rependre le chemin du travail ? Les Hommes d’Etat de grande classe font toujours un effort de dépasser la défense de leur entité d’origine et agissent avec une grandeur d’éprit qui captive l’attention du peuple. Hélas, le bras droit de Samba-Panza, est un cancre en la matière. La formation d’un nouveau gouvernement s’impose. La riposte est un droit qui est reconnu dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il l’a certainement oublié. Les barricades sont des moyens des protections contre les lâchetés des mercenaires peules et leurs « doungourous » burundais. Il est tout sauf un patriote convaincu.
Mahamat KAMOUN a trahi sa mission. Il est clair qu’avec un tel Premier Ministre, mesquin et agrippé à une mauvaise ligne de communication tous les projets de paix et de réconciliation seront voués à l’échec. En temps de crise, il faut une communication adaptée, conciliatrice, humble et humaine pouvant adoucir les esprits.
Ce n’est pas Gervais LAKOSSO qui a tué, ce soi-disant musulman et jeté son corps au quartier Combattant. Ce n’est pas non plus lui qui a armé les criminels du Km5. Quand on reçoit un coup à la tête par exemple, doit-on attendre l’ordre de quelqu’un pour crier sa douleur ou pour se protéger la tête ? En voilà un point sur lequel, il a échoué. Il n’a pas parlé sérieusement de l’élément déclencheur de cette crise. Ce qui devrait susciter un vrai débat pour que lumière soit faite sur les vrais ennemis de la paix en Centrafrique. La grandeur ne se vend malheureusement pas au marché. L’histoire est témoin de nos actes et paroles.

Wisdom MOKOSSOUA

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: TIMOLEON BAIKOUA REPOND AU CRI D’ALARME DES ETUDIANTS DES CAMPUS

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(Corbeau News Centrafrique)

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TIMOLEON BAIKOUA REPOND AU CRI D’ALARME DES ETUDIANTS

DES CAMPUS UNIVERSITAIRES DE BANGUI

 

Bangui, (C.N.C), 04-10-2015

 

Le Docteur Timoléon Baikoua était au chevet des étudiants habitants les campus universitaires de Bangui. Sur l’appel des Etudiants confrontés à un problème crucial de rations alimentaires depuis le samedi dernier du déclenchement de violence à Bangui, Timoléon Baikoua leur vient en aide pour donner de nourriture. Deux sacs remplis de pains et un carton de boites de sardine ont été remis aux étudiants par Timoléon Baikoua.

Depuis le 26 septembre 2015 au début de déclenchement de violence intercommunautaire dans la capitale centrafricaine, les conditions de vie sont devenues de plus en plus difficiles sur les campus universitaires de Bangui. Cette situation a malheureusement impacté sur la vie estudiantine pour ceux qui habites les campus. Selon les étudiants, le gouvernement a suspendu le versement des fonds alloués hebdomadairement pour la nourriture des Etudiants de l’université publique de Bangui.

Face à cette situation de désolation, les étudiants ont jugé qu’il était évident de faire recours à certaines personnalités de bonne foi et de générosité. D’emblée, ils ont lancé un cri d’alarme à l’ancien ministre de l’éducation le Docteur Timoléon Baikoua qui n’a pas hésité de répondre favorablement à leur cri. Un geste jugé significatif du point de vue des étudiants. C’est ce que témoigne ici un étudiant en 2ème année de droit souhaitant garder l’anonymat qui
« C’est depuis samedi dernier que nous sommes là sur les campus en difficulté de nourriture. Le foyer universitaire est fermé depuis ce temps à défaut de manque de la nourriture. Mais s’il y a des gens dans notre pays comme Timoléon Baikoua en faisant ce geste à nous les étudiants, c’est à remercier et cela fait avancer les choses ».
A son arrivée à la cité numéro 1, tout a commencé par un échange d’information avec les étudiants. Le Docteur Baikoua voulait s’assurer que si les étudiants ne reçoivent pas de menace et qu’ils sont en sécurité lors de ces douloureux évènements. « Rien d’affliction ne s’est produit sur les campus », ont fait savoir les étudiants. Mais la seule inquiétude comme l’a souligné le président de l’Association nationale des Etudiants centrafricains (ANECA) Kevin Yabada la « levée de mesure sur les campus universitaire par le ministre de la sécurité publique ». Sur cet aspect, le Docteur Baikoua prodigue de conseil aux étudiants de faire preuve de vigilance et de sagesse.
La venue du docteur Timoléon Baikoua à la cité 1 de l’Université où se situe le Bureau de l’ANECA, était aussi l’occasion d’échanger sur les activités paralysées dans la ville de Bangui ayant un impact considérable sur les campus universitaires. Pour Docteur Baikoua, les violences intercommunautaires déclenchées le weekend dernier dans la capitale centrafricaine devaient en principe épargner, selon lui, l’université qui est un milieu laïc.
« L’université est un milieu neutre dans tout ce qui se passe dans notre pays, là où on ne connait pas la question de chrétien et musulman. A mon avis on ne doit pas parler de ces violences sur les campus universitaires. Donc, gardez votre calme et votre neutralité » a expliqué l’ex ministre de l’éducation supérieure.

De son côté, le président de l’ANECA Kevin Yabada a fait savoir que depuis le déroulement de ces malheureux événements, tous les étudiants résidants aux campus sont terrés à leur résidence. Pour lui, c’est le seul moyen pour les étudiants d’être en sécurité minimum bien que les campus ne soient protégés par les forces de sécurité. Toutefois, il a rappelé que l’Université de Bangui est endeuillée par le décès d’Achille Yapagaté, étudiant en première année de l’anthropologie, assassiné le 26 septembre 2015 durant les attaques ciblées de bandes armées du km5.
« Étant responsable des étudiants, j’ai conseillé aux étudiants de rester sur place aux campus. Et depuis lors, ils sont tous là avec nous. Notre souci en ce moment c’est le décès d’un de nous qui a été tué durant ces événements et que nous sommes en train de préparer avec les parents la cérémonie de son enterrement ce samedi 03 septembre 2015. Le grand problème c’est aussi le manque de nourriture pour les étudiants de campus qui ne trouvent pas à manger depuis samedi que le gouvernement a suspendu le versement des frais de nourriture », a déploré Kevin Yabada avant de porter la reconnaissance des étudiants à l’endroit du Docteur Baikoua pour son soutien indéfectible aux étudiants.

Se confiant à nous, l’ancien ministre de l’éducation supérieure et de la recherche scientifique Timoléon Baikoua explique que « donner à manger aux étudiants » est la responsabilité du gouvernement qui doit, même dans cette période de crise, remplir sa mission. Comme la situation s’est présentée ainsi, va-t-il signifié, il est obligé de venir en aide au cri d’alarme des étudiants lui font recours.
« Les étudiants m’ont appelé au téléphone pour me dire qu’ils n’ont trouvé à manger depuis que le gouvernement suspend le versement de frais de la nourriture de l’université. Comme un per de foyer et responsable de l’université, je me suis levé pour faire ce geste. Mais j’interpelle le gouvernement à jouer son rôle. Il a l’obligation de le faire » a-t-il martelé.

Disant que le Docteur Timoléon Baikoua est l’un des candidats indépendants à la présidentielle de 2015 en Centrafrique. Promouvoir le développement humain par la redynamisation du système de santé, du système éducatif et des structures d’encadrement de la jeunesse et des sports est l’une de ses priorités.
A vrai dire, le problème de la nourriture de devrait pas être un souci des étudiants d’un pays qui veut promouvoir les principes de la démocratie. Ne sourire qui est l’un des cinq (5) verbes du président fondateur, Barthélémy Boganda père de l’indépendance de la République centrafricaine est foulé à pied par les différents régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays. Si bien que les Centrafricains ont toujours du mal à conjuguer le verbe « Manger » à toutes les personnes. Cela doit interpeller les autorités de ce pays à tout mettre en œuvre pour que la nourriture ne devienne pour les Centrafricains un problème que les autres nations ont déjà résolu.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: partis et associations politiques indépendants réagissent réagissent à l’adresse à la Nation de Samba Panza

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(Corbeau News Centrafrique)

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Des plateformes, partis et associations politiques indépendants

réagissent à l’adresse à la Nation de Samba Panza

Bangui, (C.N.C), 04-10-2014

Rentrée précipitamment à Bangui le 30 septembre suite au regain de tension qui plombait son pays, alors qu’elle participait à la 60ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, Catherine Samba Panza s’est, sans répit adressée à la Nation. Sans aménagement, la présidente de la transition a pointé d’un doigt accusateur certains politiques d’être derrière la dernière flambée de violences ayant malheureusement causé plus d’une quarantaine de morts, près de 30 000 déplacés internes supplémentaires et de très importantes destructions de biens meubles et immeubles.
Cette déclaration n’a pu laisser indifférente la classe politique nationale ainsi indexée qui tape du poing sur la table. C’est à l’issue d’une concertation élargie ce samedi 3 octobre à Bangui. Dans une déclaration assortie de cette rencontre et signée de Me Crépin Mboli-Goumba, Président PATRIE (Parti africain pour la transformation radicale et l’intégration des Etats) en sa qualité du porte-parole, les plateformes, partis et associations politiques répondent à Samba Panza sur deux points.
D’abord, sur l’accusation, les leaders politiques ont estimé qu’il y a fuite en avant dans les affirmations de Catherine Samba Panza, car notent-ils : « Une lecture plus sereine des événements eut permis de noter l’abîme qui sépare désormais le Peuple Centrafricain de la transition actuelle, sans que ce peuple n’ait eu besoin de qui que ce soit pour l’exprimer dans la rue, face à l’abandon. Le décompte de ce désamour est terrifiant. Toutes les organisations emblématiques de la société Centrafricaine ont désormais exprimé leur défiance, de la plus importante organisation des femmes en passant par celle des jeunes, les étudiants, sans oublier les groupes politico-militaires. » peut-on lire dans la déclaration. Et de poursuivre : « A cela s’ajoute notre concertation, c’est à dire 90% des partis et associations politiques du Centrafrique. Bien évidemment, la transition peut travailler avec les 10% restant. Tant qu’à faire, puisque l’on est minoritaire, pourquoi ne pas travailler avec la minorité. Ultime anachronisme, comment affirmer que certains partis ne représentent rien et les accuser cependant d’avoir mobilisé un nombre incalculable de Centrafricains pour une insurrection populaire? »
Ensuite, le deuxième point qui préoccupe les leaders politiques, c’est celui de l’appel que la Présidente de la transition a lancé pour une prochaine rencontre avec les forces vives de la Nation, afin de dénouer la crise. A ce sujet, les leaders politiques ont salué l’initiative tout en posant deux conditions préalables : « -cette concertation doit être inclusive, c’est à dire ouverte à tous les Centrafricains à même d’apporter leur contribution à la cause de la paix et de la réconciliation nationale. -les sujets à aborder doivent être connus d’avance, pour éviter la politique du fait accompli dont est coutumière la transition. »
Les leaders politiques a tenu enfin à rappeler que le 31 décembre reste la date ultime pour la fin de la transition et que seul un Accord politique pour guider la suite du processus de la transition.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Burkina : Gilbert Diendéré arrêté, Michel Kafando à New York, la transition reprend son cours. Un cas d’école pour ceux qui veulent renverser la Transition en Centrafrique.

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(Corbeaunews centrafrique)

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Gilbert Diendéré arrêté, Michel Kafando à New York, la transition reprend son cours.

Un cas d’école pour les centrafricains voraces du pouvoir.

Gilbert Diendéré s’est rendu jeudi aux autorités burkinabè et se trouve désormais dans un camp de gendarmerie de Ouagadougou. La transition semble pouvoir reprendre sa marche en avant avec, en point de mire, l’élection présidentielle.

Gilbert Diendéré avait promis à maintes reprises qu’il se mettrait à la disposition de la justice. Il a tenu parole, après d’âpres négociations, jeudi 1er octobre dans l’après-midi, sortant de lui-même de la résidence du nonce apostolique, l’ambassadeur du Vatican. Il s’y était réfugié deux jours plus tôt, peu avant l’attaque sur la caserne où étaient retranchés les derniers éléments putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Le général Gilbert Diendéré a accepté d’être conduit au camp de gendarmerie Paspanga, près du centre-ville. Il dépend désormais de la justice militaire qui sera en charge du dossier. Une autre figure du coup d’État, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba, qui avait lu les communiqués des putschistes à la télévision, s’est lui aussi rendu jeudi dans la matinée tandis que la veille, six officiers ayant participé au coup de force avaient été arrêtés.

« La prison, c’est peu »

« C’est un soulagement que toute cette histoire se termine par la reddition du général Diendéré. C’est une ouverture pour la justice qui peut juger les crimes commis pendant le putsch mais aussi tous ceux dans lequel ce général a pu être impliqué », a réagi Me Guy Hervé Kam, de l’organisation de la société civile Balai citoyen.

Les violences ayant suivi le putsch ont fait 11 morts, selon le bilan officiel.

« Cela ouvre la voie pour les élections de sortie de la transition, et la résistance a montré un sentiment collectif de défense de la démocratie au Burkina », a ajouté le porte-parole du Balai citoyen, tandis que, dans la rue, l’annonce de l’arrestation de Gilbert Diendéré était bien accueillie.

« Je suis très content. Maintenant, il faut l’amener place de la Révolution pour que les familles de ses victimes puissent lui dire un mot », a estimé Omar, vendeur de 24 ans. « Il a commis des crimes. La prison, c’est peu », a-t-il ajouté. Les violences ayant suivi le putsch ont fait 11 morts et 271 blessés, selon le bilan officiel.

Procédures judiciaires en cours

Les autorités burkinabè ont par ailleurs fait procéder à l’arrestation du vice-président de la rébellion touareg Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Mahamadou Djeri Maïga. Brièvement interpellé, jeudi en fin d’après-midi, à l’aéroport de Ouagadougou alors qu’il voulait prendre l’avion pour quitter le pays, il a été entendu pendant plusieurs heures avant d’être libéré vers 23h00 locales (et GMT). « Mahamadou Djeri Maïga a été arrêté sur des allégations qui portent à croire qu’il allait fournir un appui logistique au putsch », a affirmé une source militaire.

D’autres interpellations seraient encore à attendre, selon le gouvernement. Dans un communiqué publié jeudi, il précise ainsi que, « suite à la mise en échec du putsch (…), les autorités compétentes procèdent à l’interpellation de personnes suspectes ou impliquées dans la tentative de déstabilisation des institutions de la transition ». « Les procédures judiciaires ont déjà été enclenchées », ajoute-il.

Vers la présidentielle

Du côté du RSP, au moins 800 à 900 des 1 300 hommes avaient déjà rejoint leur nouvelle affectation jeudi après-midi, selon une source de l’état-major. Les soldats de l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, dissoute le 25 septembre par le gouvernement, avaient jusqu’à vendredi pour se présenter dans une caserne ou à leur nouveau poste sous peine de sanction. Certains « irréductibles et meneurs » étaient cependant recherchés par la justice, a ajouté cette source.

Source Jeune Afrique

 

Bangui: Marcel Djimassé, élu Secrétaire national du Parti socialiste (PS)

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(Corbeau News Centrafrique )

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Marcel Djimassé, élu Secrétaire national du Parti socialiste (PS)

 

Bangui,(C.N.C), 03-10-2015

 

Samedi 26 septembre 2015, à l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le ‘’Parti Socialiste’’ a clos son Assemblée générale constitutive. Marcel Djimassé a été élu, Secrétaire national dudit parti qui s’est donné pour mission, le rassemblement de tous les centrafricains.
Tout de suite, beaucoup diraient, encore une formation politique de trop; mais la réponse à cette préoccupation première a fait l’objet d’âpres débats entre la presse et Marcel Djimassé qui explique: « Ce n’est pas un parti de plus qui a été créé. Nous avons espéré créer un mouvement de mission : la mission, c’est de rassembler. C’est de faire en sorte que ce pays puisse retrouver son revivre ensemble. Maintenant que le bureau a été mis en place, nous allons sans tarder commencer à travailler à cela, et je crois que les résultats seront mesurés dans très peu de temps. » a-t-il affirmé avant d’ajouter « La plupart des cadres qui composent le Parti socialiste de Centrafrique sont des anciens militants du FPP (Front patriotique pour le progrès du Feu Pr Abel Goumba) qui a connu une longue période de scission. Certains d’entre nous ont mis toute leur énergie à vouloir souder les morceaux et on a finalement trouvé que la réunification au sein du FPP n’est plus possible. Mais, nous nous sommes dits, est-ce qu’on ne peut pas créer autre chose pour continuer à maintenir vivante la leçon politique que nous a léguée le Professeur Abel Goumba ? C’est ce que nous avons essayé de faire. »
L’officialisation de ce parti intervenant à un pas des élections prochaines, Marcel Djimassé entend rassurer les uns et les autres sur la position de son parti : « Il est clair qu’on aura des candidats aux élections législatives. Maintenant, pour l’élection présidentielle, nous allons apprécier au fur et à mesure, puisque la question des élections n’est pas notre mission première. Nous voulons faire en sorte que sur le plan politique, le parti fonctionne autrement que de poursuivre uniquement les objectifs électoraux. Nous restons dans une dynamique d’un mouvement de missions, une force de propositions et d’actions positives. »
Quant à la question de la collaboration avec les autres héritiers politiques du Feu Pr Abel Goumba, le Secrétaire national du PS déclare que deux types de collaboration sont possibles, soit une réunification dans une sorte de famille recomposée; soit de tisser une étroite relation entre les personnels des différents partis politiques se réclamant de Abel Goumba.
Le bureau élu du PS par l’Assemblée générale constitutive se compose de la manière suivante:
Secrétaire national : Marcel Djimassé
Secrétaire national en charge de logistique et matériel : Oumar Moctar
Secrétaire national chargé de la communication : Hilaire Guitongo
Secrétaire national chargé des affaires sociales et de la solidarité : Mme Agnès Bouténé
Secrétaire national chargé de la défense et de la sécurité : Thomas Hilaire
Secrétaire national aux affaires administratives : Judicaël Zitongo
Secrétaire national aux élections : Lambère Apanika
Trésorière générale : Célestine Djimassé
Chargé de la commission discipline : Brice Séverin Kozoema
Chargé de la commission des conflits : Floris Nakanga
Chargée de la Cour des comptes : Miriam Fall
Premier fédéral : Mamadou Lamine

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: David Brown accuse et met en garde François Bozizé dans les récentes violences à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

 

 

 

David Brown accuse et met en garde François Bozizé dans les récentes violences à Bangui

 

Bangui, (C.N.C ), 03-10-2015

 

La capitale centrafricaine a enterré ses morts, au moins une quarantaine, selon des sources concordantes, des centaines des blessés et environ trente mille déplacés internes. Ce vendredi 2 octobre, la Présidente de la transition Catherine Samba Panza a signé le décret déclarant trois jours de deuil national du lundi 5 au mercredi 7 octobre prochain.
Entre temps, l’heure est à la détermination des responsabilités dans cette résurgence de la violence. David Brown, Chargé d’Affaires à l’ambassade des Etats unis à Bangui, en ce qui le concerne, pointe un doigt accusateur sur l’ancien Président François Bozizé. « Je crois qu’il y a ceux qui diraient que la main de Bozizé (François) est derrière quelques-unes des activités malheureuses de cette semaine. Cela ne semble pas raisonnable. Il faut que ce Monsieur arrête immédiatement tout soutien à la violence ici (en RCA). Je tiens à rappeler qu’il risque, peut-être dans un proche avenir, de se retrouver inculpé par la Cour pénale internationale. Donc, il faut qu’il arrête en tant qu’ancien chef d’Etat digne de prôner la paix, ce qu’il n’a pas fait… Je dirais qu’il a un problème de comportement qui n’est pas constructif et qui n’est pas digne non plus d’un ancien chef d’Etat. Je ne peux qu’exhorter l’ancien président de penser à toute la population et de commencer enfin à jouer un rôle constructif en République centrafricaine. » a déclaré le diplomate américain au cours de la conférence de presse qu’il a animée ce vendredi à Bangui. David Brown, dans sa lecture des derniers développements de l’actualité en Centrafrique, se veut peu alarmiste quant à l’incidence du récent regain de tension sur le processus électoral. « Les événements qui ont secoué Bangui n’ont pas eu un effet important sur les préparatifs des élections. L’enregistrement des électeurs à Bangui s’est terminé depuis un bon moment et il est évident du fait qu’ils ont déjà dépassé 1,6 millions de centrafricains qui se sont inscrits sur la liste électorale et qui ont un réel engouement d’aller aux urnes. » a-t-il affirmé.
Par conséquent, il exhorte les partenaires à apporter le soutien nécessaire à l’Autorité nationale des élections pour l’organisation des élections inclusives, apaisées et crédibles devant sanctionner la fin de la transition. Sur ce point précis, les Etats unis ont déjà une longueur d’avance en termes de contributions au processus politique et au rétablissement de l’autorité de l’Etat. « Donc, de la part de notre gouvernement en tant que membre de la communauté internationale, nous allons continuer à épauler le gouvernement centrafricain pour les préparatifs de ces élections. D’ailleurs, notre gouvernement a déjà fourni 1,7 millions de dollars pour la sécurité électorale, ainsi que 2 millions de dollars pour l’éducation civique. Aussi, il y a des enveloppes qui ont été mobilisées pour des appuis techniques à l’Autorité nationale des élections qui ont entre autres permis la rédaction d’un plan détaillé opérationnel des élections… Il y a un peu plus d’une semaine, dans un cadre global, nous avons signé avec le gouvernement centrafricain une convention de 12 millions de dollars pour réforme du secteur de la sécurité. » a-t-il précisé.
Notons que les scènes de violences qui ont démarré le 26 septembre dernier ont totalement paralysé la capitale Bangui. Néanmoins, une reprise timide des activités a été observée ce vendredi. Quelques commerces, banques et administrations ont ouvert. Mais, la psychose reste visible, ajouté à cela, le transport urbain qui n’a pas du tout repris dans la partie nord de Bangui.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Déjà 42 575 nouveaux déplacés à Bangui qui manquent de tout

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Déjà 42 575 nouveaux déplacés à Bangui qui manquent de tout

Bangui, (C.N.C), 02-10-2015

 

L’autre facette du dernier regain de tensions dans la capitale centrafricaine intervenu les 26, 27 et 28 septembre a été le flux des déplacés orientés à nouveau vers les ‘’ledger’’ (sites des déplacés internes). A ce jour, la coordination des organisations humanitaires en Centrafrique (OCHA) table sur le chiffre de 42 575 nouveaux déplacés à Bangui, portant ainsi à 69 890 le nombre total des Banguissois fuyant leur domicile à cause de l’insécurité. Ils viennent essentiellement des 3ème, 5ème et 8ème arrondissements.
Selon une revue de la situation faite par OCHA, « les estimations sont continuellement en hausse. Nous sommes aujourd’hui à 42.575 personnes nouvellement déplacées sur les sites, avec cependant, des mouvements pendulaires important qui pourraient présager d’un retour de nombreuses personnes dans leur quartier si la situation devait se calmer. L’augmentation du nombre des déplacés est continue à Mpoko ainsi que sur d’autres sites (voir tableau). Avec la création de deux nouveaux sites, le nombre total s’élève aujourd’hui à 32, avec une population totale de 69.890 déplacés sur les sites à Bangui. »
Alors que la plupart des mouvements de population était orientée vers les sites comme Mpoko, Benzvi, Saint Sauveur et de la Fateb. Aussi, des mouvements pendulaires entre les 5ème et 8ème arrondissements ont également été observés tandis que des nombreux déplacés auraient trouvé refuge dans des familles d’accueil, notamment dans les 2ème, 4ème, 8ème arrondissements ainsi au PK12.
Ces déplacements passifs étant intervenus à un moment où des organisations humanitaires aient été sauvagement pillées lors de la dernière flambée de violences et que la circulation urbaine reste paralysée, le problème d’assistance humanitaire n’a pas tardé à frapper les déplacés. Parmi les urgences des urgences l’eau, l’assainissement et la faim tapent déjà fort. « Depuis cinq jours que nous sommes-là, personne nous est venus en aide. Nous sommes abandonnés. On manque de tout, les enfants pleurent, nous-mêmes nous ne savons plus quoi faire, on dort à même le sol… Nous demandons aux autorités et à PAM de nous amener de l’eau à boire et de quoi à manger. Sinon, nous allons tous crever de faim. » a crié Helléna Ndorema, mère de quatre enfants rencontrée sur le site de Mpoko.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

RCA: Les membres de l’ ONU réaffirment leur soutien à la République centrafricaine

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Les membres de l’ ONU réaffirment leur soutien à la République centrafricaine

 

Bangui, (C.N.C), 02-10-2015

Lors d’une réunion de haut niveau tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ ONU, les Etats membres des Nations Unies se sont aujourd’hui engagés à continuer de soutenir la paix et la stabilité en République centrafricaine. Le but de cette réunion était de maintenir l’élan politique en République centrafricaine au-delà de la transition, et de rechercher un soutien global pour la mise en œuvre des résultats immédiats et les plus urgents du Forum de Bangui.

Les tâches les plus pressantes comprennent le désarmement et la démobilisation des anciens combattants, la justice et la réconciliation,la gouvernance et le développement économique, dont la restauration de l’autorité de l’Etat et le financement des prochaines élections.

Le week-end dernier, des incidents ont soudainement éclaté à Bangui, faisant plus de 100 morts et plus de 100 blessés, et provoquant le déplacement de milliers de femmes, hommes et enfants.

Bien que la situation se soit stabilisée ces derniers mois, ces affrontements rappellent que la stabilité de la RCA demeure précaire.

« Nous ne pouvons laisser quiconque remettre en question les résultats obtenus au cours de l’année écoulée et faire fi des aspirations de la vaste majorité des Centrafricains à la paix et à une vie meilleure. » a déclaré Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies dans son allocution d’ouverture du sommet de l’ONU.

« Nous devons agir maintenant pour briser le cycle de la violence en République centrafricaine et remettre le pays sur la voie du développement durable», a par ailleurs déclaré l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, Helen Clark avant d’ajouter : « Cela nécessitera la promotion de forces militaires et de police professionnelles, ainsi que la démobilisation des ex-combattants. Il faudra aussi assurer la justice et la réconciliation, la création d’emplois et l’amélioration des infrastructures dans tout le pays, ».

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux les opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a quant à lui souligné : « Il est donc essentiel que la transition se poursuive et qu’elle soit parachevée avec des élections démocratiques d’ici la fin de l’année. »

Le Secrétaire général adjoint a également rappelé que tous ceux qui agissent contre le processus politique ou qui commettent ou encouragent des crimes – qu’ils se trouvent à l’intérieur ou à l’extérieur du pays – seront tenus responsables de leurs actes.

Le gouvernement estime que le coût des trois priorités que sont le désarmement et la démobilisation des anciens combattants, la justice et la réconciliation, et la gouvernance et le développement économique, s’élèvera à 202 millions de dollars au cours des 18 prochains mois. Environ 85 millions de dollars restent à financer.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: A la tribune des Nations unies, les autorités de la transition plaident pour

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A la tribune des Nations unies, les autorités de la transition plaident pour

le renforcement du mandat de la Minusca et le déploiement des FACA

 

Bangui, (C.N.C), 20-10-2015

 

Rentrée précipitamment à Bangui le 30 septembre du fait de la flambée subite de violences dans son pays, Catherine Samba Panza a dû abandonner la délégation centrafricaine à New York pour poursuivre le déroulé de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations unies. Malgré ce retour prématuré de la présidente de la transition, le message des autorités de la transition pour le rétablissement de la paix et de la sécurité a été bien passé à la tribune des Nations unies.
Selon le communiqué de presse de la Cellule de communication de la présidence de la République envoyé par Henri Pascal Bolanga, Ministre Conseiller spécial de la présidente de la transition, le drame des 26, 27 et 28 septembre dernier n’a pas empêché la détermination des autorités de la transition à plaider auprès des Nations unies pour demander l’appui nécessaire, en vue de la réussite de la transition et donc, d’un retour à l’ordre constitutionnel. « … en lieu et place de la Présidente de Transition, le Ministre des Affaires Etrangères de la République centrafricaine, Samuel Rangba, est intervenu à la tribune des Nations Unies: ‘’Je demande au Conseil de sécurité des Nations Unies de renforcer le mandat de MINUSCA afin de mieux combattre ces ennemis de la paix et redonner espoir au peuple centrafricain meurtri’’ » peut-on lire dans le communiqué.
Un autre plaidoyer fort du Ministre des Affaires étrangères a été le déploiement des Forces armées centrafricaines réclamé à cor et à cri par le peuple centrafricain, en vue d’apporter son expertise du terrain aux côtés des actions des forces internationales opérationnelles en RCA. Il s’agit « d’envisager l’allègement du régime de sanction à l’égard de l’Etat centrafricain notamment en ce qui concerne la formation et l’équipement de nos forces de défense et de sécurité dans le cadre de la coopération bilatérale » a précisé Samuel Rangba.
Notons que la recrudescence des violences du fin septembre à Bangui sur fond de tensions intercommunautaires a occasionné près d’une quarantaine de morts et des centaines de blessés et vient ainsi porter un coup d’arrêt au processus électoral et transitionnel qui devait pourtant sortir renforcé de la participation de la Centrafrique à la présente Assemblée Générale. Ce qui a fait dire à la présidente de transition lors de son adresse à la Nation que «La nature politique de ces évènements est évidente. Il s’agissait ni plus ni moins d’une tentative de prise de pouvoir par la force. Une manipulation savamment orchestrée d’une partie de la population à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels est manifeste, avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et contre la France.»
A en croire une note des Nations unies aux correspondants sur le République centrafricaine en date du 1er octobre, les fruits des plaidoyers des autorités de la transition n’ont pas tardé à tomber. « Les Etats membres des Nations Unies se sont aujourd’hui engagés à continuer de soutenir la paix et la stabilité en République centrafricaine (RCA) lors d’une réunion de haut niveau tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Le but de cet événement de haut niveau était de maintenir l’élan politique en République centrafricaine au-delà de la transition, et de rechercher un soutien global pour la mise en œuvre des résultats immédiats et les plus urgents du Forum de Bangui.

Les tâches les plus pressantes comprennent le désarmement et la démobilisation des anciens combattants ; la justice et la réconciliation ; la gouvernance et le développement économique, dont la restauration de l’autorité de l’Etat et le financement des prochaines élections. » peut-on lire dans cette note.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: L’IMPOPULARITE DE LA FRANCE EN CENTRAFRIQUE

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14 juillet

 

L’IMPOPULARITE DE LA FRANCE EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, (C.N.C) , 02-10-2015

 

En sillonnant les rues de Bangui la capitale centrafricaine, on se rend compte que les centrafricains ont appris de cette sempiternelle crise. Jamais de mémoire d’homme, les réactions ont été contre la France.

Les centrafricains de différents milieux, dans leur grande majorité ont pointé un doigt accusateur l’ancienne puissance colonisatrice et les organisations humanitaires. Le sentiment anti-français va croissant dans les rues de Bangui.
« Nous sommes entrain de tout perdre en Centrafrique, nous n’allons pas nous laisser faire ». Parole du colonel R.RENE de la force française Sangaris. C’est le nom flanqué sur sa pointure coté gauche du treillis. Il a l’a dit dans un entretien avec l’un de nos reporters.

Ce haut gradé de l’armée française a aussi déclaré sans vergogne que la France fera tout pour mettre la main sur les principales richesses du pays. Il ne savait pas qu’il avait en face de lui un journaliste.

De tout état de fait, les chinois ne sont pas prêts à lâcher le gisement pétrolier de BOUROUMATA dans la ville de Birao à l’extrême Nord-est du Centrafrique. La France, selon les investigations est en mauvaise posture pour l’acquisition du gisement pétrolier de Carnot dans la Nana Mambéré. L’exploitation du ciment est confiée aux indiens par l’ancien président François BOZIZE.

Cette course aux richesses centrafricaines se ne fait plus désormais à visage masqué. Sur le terrain le mépris de la France et des ONG internationales se justifie. Les habitants de Bangui, sont passés à la vitesse supérieure en vandalisant la grande majorité de ces Organisations Non Gouvernementales qui œuvrent dans l’humanitaire.
Le déclic : D’importantes quantités d’armes découvertes dans les locaux de l’Organisation Internationale pour la Migration, OIM au quartier 1 dans le 1er arrondissement. C’était pendant le pillage de ses locaux le dimanche 28 septembre 2015. Que font les armes de guerre AK47 en état neuf dans les locaux d’une organisation humanitaire ? On se souvient que c’est OIM qui a déporté les populations peules du P13 sortie nord de Bangui en 2014, sans l’aval du gouvernement, pour les relocaliser à Bambari.

Ce qui a déclenché une déferlante de pillages de ces Organisations longtemps supposées entretenir la crise en République Centrafricaine. Les découvertes bizarres ne s’arrêtent pas là. Beaucoup de livres en Arabe ramassés dans les locaux du CICR au quartier Benz-Vi .Le CICR Une grande quantité de brassards des forces de la MINUSCA emportés par les pillards dans les locaux de l’ONG Action Contre la Faim à sica1. Grand est notre étonnement de voir qu’aucune radio de la place en a parlé. Ce qui devrait susciter de sérieux débats ailleurs, passe sous silence en Centrafrique.

Les populations de Bangui, durant cette crise, quand nous nous promenions pour prendre des impressions, disent ne pas hésiter à s’en prendre aux véhicules de ces Organisations Humanitaires.
Durant les cinq jours d’échanges de tirs, on a constaté une absence totale de la Croix Rouge sur le terrain pour ramasser les blessés et les cadavres. Etaient-ils avertis ? Les banguissois les accusent d’être les principaux acteurs de cette belligérance. Les témoignages recueillis font état de plusieurs éléments qui attestent des signes précurseurs de cette escalade de violences. « Ils ont augmenté les primes de risques octroyées aux expatriés depuis trois semaines, et nous n’avons pas l’accès à certains niveau d’informations ».

Déclare Christian, 45ans, il travaille dans une Ambassade à BANGUI. Il a encore poursuivi qu’ « habituellement quand ils font des choses comme ça, ce qu’ils préparent quelque chose ».
Un témoignage encore frappant qui a attiré notre curiosité est celui d’un jeune volontaire de la Croix Rouge Française. Celui-ci a refusé de montrer son prénom. Il nous a confié ceci : « J’ai vu plusieurs sacs blancs, gants et cache-nez pour le ramassage des cadavres qu’ils ont venir de l’extérieur du pays, une semaine avant le déclenchement de cette crise ». C’est dire que la spirale de massacres au pays de Barthélémy BOGANDA est une machination savamment ourdie par ceux-là qui ont l’expérience en la matière.

Le grand site des déplacés de l’aéroport de Bangui Mpoko qui a vu une grande partie de sa population rentrée chez elle, a connu une augmentation de ses latrines, comme pour accueillir à nouveau, une nouvelle vague de déplacés. Sur ce site, nous avons rencontré beaucoup de personnes qui nous ont ce même témoignage. C’est encore une preuve que la France se comporte en ennemie de la paix en Centrafrique. Toute une série de préparatifs qui ont abouti à ce que nous vivons.

En revenant dans la rue, les interventions sont une avalanche de haine envers le pays de Molière.

« Je suis chrétien pratiquant, je crois fermement que ce font ces français, ils le payeront chèrement. Un jour, ce qui est arrivé aux américains le 11 septembre 2001, arrivera en France, j’y crois, ils récolteront les fruits de leur méchanceté, j’ai perdu mon frère, ils payeront ces français ». Propos de Jean, le frère d’une des victimes du quartier Bazanga dans le 5e arrondissement de Bangui.

Pour la précision, ce quartier est l’un des proches du PK5 où les musulmans ont décimé la population et brulé toutes les maisons le samedi 27 septembre devant la passivité des forces burundaises de la MINUSCA accusées d’être de mèche avec les mercenaires musulmans et peuls du KM5. Aux passages des troupes burundaises et françaises, c’est une pluie d’injures en langue Sango, des cris de mépris, de bras d’honneur et des bruits de casseroles.

La majeure partie des réactions est faite d’injures et de malédictions à l’encontre de la France. Certains étudiants demandent la sortie de la RCA de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour rejoindre le Commonwealth comme l’a fait le Rwanda. Une autre tranche des réactions sont hostiles aux burundais, très contestés par la population qui les compare aux troupes tchadiennes exclues des troupes internationales en RCA. Une autre encore accuse la chef de l’Etat de transition Catherine Samba-Panza de passivité pour le désarmement du Km5 et le réarmement des Forces Armées

Centrafricaines, FACA. Dans l’ensemble, la cohésion sociale a encore du chemin devant elle.
La réconciliation entre les chrétiens et les musulmans est presque mission impossible. Pour notre part, nous trouvons curieux de voir les Anti-Balaka, dont plus de ¾ ne connaissent pas la langue de

Molière d’écrire correctement, dans un bon Français : « Sacrifice, bonne fête de Tabaski » sur le corps sans vie d’un supposé taximoto musulman découvert au quartier Combattant dans le 8e, élément déclencheur de ces soulèvements le 26 septembre. L’industrie de guerre se porte bien en Centrafrique, ancienne « Suisse africaine » sous l’ère impériale. Comme le disait un écrivain africain : « J’ai ma vérité, tu as ta vérité, mais la vérité appartient à DIEU ».

Juvénal KOHEREPEDE

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Nguendet et Samba Panza ont réussi leurs coups de forces

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Centrafrique : Nguendet et Samba Panza ont réussi  leurs coups de forces

 

Bangui, (C.N.C), 02-10-2015

 

Bravo monsieur Alexandre Nguendet, Bravo madame Samba Panza, bravo messieurs les balakas, bravo les selekas, bravo les mercenaires.

Vous avez réussi votre coup en massacrant votre peuple pour des raisons politiques. Comment peut-on imaginer Nguendet peut-il être derrière ce coups de folies meurtrière? Comment peut-on imaginer que Samba Panza et quelques hommes politiques véreux peuvent-ils  participer directement ou indirectement à ce massacre? Et pourquoi?

Après quelques réflexions et analyses des preuves tangibles, nous avons conclu que des personnalités précitées sont belle et bien impliquées pour des raisons plus ou moins claires, car depuis le début de cette fameuse transition chacune d’entre elles n’a cessé d’afficher son opposition à l’organisation des élections  sensés mettre fin à leurs pouvoirs et busniess.

Monsieur Alexandre Nguendet, dans sa dernière interview au magazine  Jeune- Afrique, a dit clairement que pensé àorganiser des élections avant la fin de l’année 2015 est une mauvaise disposition d’esprit car, pour lui les électionsdoivent se dérouler après le désarmement des milicesprobablement pas avant janvier 2017.Entretenir l’insecurité,crée des conflits font partie des stratégies bien réfléchies que Monsieur Nguendet a mise en place il y a de cela plusieurs mois. Les dernièrs faits remontent a avant-hier dans lesquels plusieurs personnes ont vues le fameux président du CNT Monsieur Alexandre Nguendet remettre une caissette de munitions aux anti-balakas pour aller attaquer  manœuvrer avec. Cela montre clairement que Nguendet a intérêt a entretenir l’insécurité pour pouvoir continuer à bouffer aux dos de victimes jusqu’à 2017 ou 2018 comme il n’a cessé de le dire en privée qu’il ne va pas quitter la tête du CNT avant 2017.

Pour madame Samba Panza, tout est claire depuis son alliance avec le chef rebelle Monsieur Demfouth a la présidence de la république. La famille Samba Panza, classé parmi les familles les plus riches d’Afrique en moins de deux ans de pouvoir, n’a pensé à aucun moment de quitter le pouvoir avant 2017.Madame Samba Panza ,chef de groupe mafieux de la république a pu s’enrichir sur le dos des victimes innocentes en achetant déjà au moins 15 pourcents des immeubles de la ville de Bangui grâce aux différentes poches d’insécurités créées par-ci par-là par son ami et proche-parent Monsieur Demafouth afin de prolonger indéfiniment cette transition.

Pour les anti-balakas, c’est aussi une occasion de demanderle retour de leur parrain Monsieur Bozizé mais égalementde voler, pillier.Quant aux selekas, prolonger la transition c’est également  prolonger l’exploitation illégale de nos ressources naturelles sans inquiétude voir en toutes impunités.

Tous les malfaiteurs profitent quand  il y a le trouble, lesmafieux s’enregisse lors que le sang des centrafricainscoulent. Malheur à eux Dieu les jugera.

 

Bangui, Nicole Beina Pour CNC

Centrafrique : vol de bœufs spectaculaire à Bangui

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Centrafrique : vol de bœufs spectaculaire à Bangui

 

Bangui (C.N.C),  01-10-2015

On a l’impression que certains de nos compatriotes ne mesurent pas les conséquences de leurs actes. On a toujours dit et redit que certains centrafricains ne veulent pas le bien de son prochain. Avant-hier  dans  le quatrième arrondissement de Bangui vers Gobongo, un camion transportant plusieurs dizaines des bœufs  et en provenance des villes du nord de la Centrafrique a été attaqué à son arrivée à Gobongo malgré qu’il ait traversé plusieurs villes dangereuses de province y compris le PK12 réputé très dangereux.

 Appartenant à un centrafricain et conduit par ce dernier, le camion malheureux s’était retrouvé nez-à-nez à quelques mètres du croisement du lycée de Gobongo avec un groupe de dix malfaiteurs assimilés à des Anti-balakas qui l’a pointe en tirant en l’air tout de même. Vu les menaces de ces malfaiteurs, le conducteur a dû s’arrêter  puis en moins de cinq minutes, tout le contenu du camion a été vide y compris plusieurs vingtaines des bœufs transportés mais selon nos informations il ne restait que deux bœufs dans le camion saints te saufs.

Alors on se demande pourquoi un centrafricain digne de ce nom peut accomplir un tel acte a un autre centrafricain? Et de sur quoi, selon des informations que nous avons recueillies sur place, ce camion appartenant à la famille BAMELEC.

Bangui,Blaise SEREMA pour CNC

Centrafrique: Bangui Trois braqueurs tués à Galabadja dans le huitième arrondissement

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Bangui : Trois braqueurs tués à Galabadja dans le huitième arrondissement

Bangui (C.N. C), 01-10-2015

Comme d’habitude à Bangui pour de rien tout peut basculer en un rien de temps. Depuis le début du trouble qu’a connu notre pays la Centrafrique, les fauteurs de troubles ont trouvé des belles occasions pour voler et piller les bien des paisibles citoyens voir détruire les biens publics appartenant à l’État.

Hier dans le huitième arrondissement de Bangui, les habitants de ce secteur ont fait l’expérience encore une fois de plus d’un braquage spectaculaire et de l’assassinat  des hauteurs de ce braquage en public.

Les faits se sont déroulés hier vers 11 heures du matin juste au croisement des sinistres à Galabadja  lorsqu’un soldat de la FACA détaché à Bouar et revenu à Bangui pour des soins médicaux s’était retrouvé face-à-face avec un groupe de quatre anti-balakas convertis aux braqueurs. Ces derniers, très gonflés, ont voulu récupérer sa moto malgré qu’il s’était présentés à eux comme un soldat de la FACA. Après quelque minute de disputes, l’un des quatre braqueurs a tiré directement avec son arme de point sur ce paisible père de famille, soldat de notre armée, qui était suffisamment blessé à l’œil mais en vie toujours à l’hôpital. Informés de la nouvelle, certains FACA –Balakas du secteur ont pris la chasse de ces malfaiteurs qu’ils ont retrouvé à 1km plu tare. Exposés en public, trois des quatre malfaiteurs ont était fusillés et le dernier blessé a échappé grâce à ces amis.

Voilà comment les Centrafricains vivent à Bangui tous les jours.

 

 

 

 

Bangui, Jisèle MOLOMA pour CNC.

Centrafrique: Communiqué: De l’Association « Egalité Pour Tous, EPT »

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Communiqué: De l’Association « Egalité Pour Tous, EPT »

Bangui, (A.E.T.E), 02-10-2015

Pour prendre parole et demander à la population Centrafricaine d’avoir des comportements matures et responsables, condamne avec fermeté les violences qui ont ressurgi ces derniers jours à Bangui. Elle en appelle en particulier à toute la population civile, quel qu’en soit leur croyance, de faire très attention et de ne pas se laisser manipuler par les ennemis de la paix qui ont des ambitions et  intentions égoïstes, morbides et diaboliques. Elle demande aux différentes communautés d’être intelligentes et de se rendre compte qu’elles s’entretuent et vivent dans des conditions misérables pendant que les manipulateurs sont à l’abri ainsi que leurs familles proches. EPT demande également à la « radio Ndeke-Luka » de prendre ses responsabilités par rapport à l’appel à la haine qu’elle ne cesse de lancer indirectement sur son antenne ; EPT lui demande donc d’être professionnelle et impartiale vis-à-vis des différentes communautés et ethnies constituant la République Centrafricaine. Enfin, l’EPT demande aux a
utorités de transition, à toutes les organisations internationales basées en RCA et en particulier à Bangui, de protéger, dans le cadre de leurs missions, toutes les personnes en danger, vulnérables et cibles des exactions de ce moment.
Par ailleurs, nos sincères condoléances à toutes les familles endeuillées, et nous exprimons  notre sincère compassion à toutes les organisations victimes d’actes de vandalisme, barbarie et de pillage.

Fait le, 01 Octobre 2015

Le Président

Djibrine Djallé

Bangui: Le Premier ministre Mahamat Kamoun annonce des mesures fortes pour la reprise du travail

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Le Premier ministre Mahamat Kamoun annonce des mesures fortes pour la reprise du travail

Bangui, ( C.N.C), 02-10-2015

Le mot d’ordre de désobéissance civile lancé dans le cadre de la campagne « Le temps de Centrafrique » par le Groupe de travail de la société civile, le 27 septembre dernier emble être bien suivi, doublé en cela par la présence des barricades, les hommes armés visibles dans les artères et l’absence de transport urbain. Malgré un premier appel du Premier ministre Mahamat Kamoun suivi de celui du Ministre de la sécurité publique Porte-parole du gouvernement Dominique Saïd Panguindji, celui de la présidente de la transition Catherine Samba Panza ; malgré la levée de la plupart des barricades les grandes avenues, les activités n’ont toujours pas repris ce jeudi 1er octobre.
Le Premier ministre Mahamat Kamoun est obligé, une fois de plus, de réitérer son appel. Cette fois-ci avec des séries de mesures visant à mettre en confiance la population, à travers l’intensification des patrouilles militaires et autres mesures pratiques. « La première des choses à laquelle le gouvernement doit s’atteler, c’est de rassurer la population quant à la sécurité. Il faut que les gens sentent que la sécurité est revenue et que la situation est totalement sous contrôle pour leur permettre de se déplacer librement. Cette mise en confiance passe inévitablement par le démantèlement des barricades érigées partout dans la ville, ce que nous avons déjà fait, grâce aux actions conjointes de nos forces de sécurité intérieures et les forces internationales. Très rapidement, il faudrait mettre hors d’état de nuire tous les éléments des bandes armées qui se promènent sur les différentes artères de la capitale et les quartiers. A cet effet, nous avons demandé aux forces intérieures et aux forces internationales d’intensifier les patrouilles de jour comme de nuit pour rassurer la population. Ensuite, les gens ne peuvent pas quitter leurs quartiers respectifs afin de parcourir à pied trois à cinq kilomètres pour rejoindre leurs lieux de travail ; c’est pourquoi nous avons lancé un appel pressant aux conducteurs de taxis et bus, ainsi que les moto-taxis à commencer à desservir la ville, en vue d’assurer le transport de nos concitoyens. De même, nous avons mis à la disposition des différentes stations-services, les agents de sécurité. » a déclaré Mahamat Kamoun lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jeudi 1er octobre, à la primature.
L’appel du Premier ministre s’adresse à tous les centrafricains sans exclusive comme il l’a si bien noté : « Cet appel que je lance aujourd’hui fait suite à celui que j’ai déjà lancé il y a deux jours et celui que la présidente de la République, chef de l’Etat de la transition, Mme Catherine Samba Panza a lancé hier, dans son adresse à la Nation. Je demande à tous les travailleurs tant du secteur public que privé de reprendre le travail. Aux autres compatriotes, notamment les commerçants, artisans, débrouillards, conducteurs de taxi et bus, etc. eux-aussi doivent reprendre massivement le travail. »
D’un revers de la main, le Coordonnateur du Groupe de travail de la société civile, Gervais Lakosso a balayé les appels à la reprise du travail de la Présidente de la transition et du Premier ministre. « Si c’est une concertation libre dont les conclusions ne sont pas préalablement connues d’avance, nous en sommes favorables. Mais, quant à notre mot d’ordre (de désobéissance civile), il reste en vigueur jusqu’à la satisfaction totale de nos onze points de revendications. » a déclaré Gervais Lakosso en réaction au discours de Catherine Samba Panza.
Jeudi matin, la société civile a publié un communiqué de presse demandant à tout citoyen de rester chez soi et d’observer le mot d’ordre en maintenant les trois temps indiqués pour le concert des casseroles (6h : 00, 12h :00, 18h : 00).
La nuit de mercredi et la journée de jeudi ont néanmoins été caractérisées par une accalmie. Cependant, les attaques ciblées contre les organisations humanitaires ont doublé d’intensité. Deux stations-services des sociétés TOTAL et Tradex y compris le commissariat de police du 4ème arrondissement ont été vandalisé mercredi à un moment où les autorités de la transition appellent à la reprise des activités.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Catherine Samba Panza appelle le peuple à la concertation

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(Corbeau News Centrafrique)

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Catherine Samba Panza appelle le peuple à la concertation

Bangui, (C.N.C ), 01-10-2015

La présidente de la transition, Catherine Samba Panza, appelle toutes les forces vives de la nation au chemin de la concertation pour chercher, selon elle,- les voies et moyens de sortie de crise. Un appel lancé dès sa rentrée à Bangui le 30 septembre 2015 après son déplacement à New York au sommet des Nations unies où elle a dû abandonner au vu de la situation à Bangui.
Catherine Samba Panza, la Cheffe de l’Etat de transition centrafricaine est rentrée ce mercredi à Bangui dans des conditions de troubles et de violence intercommunautaire qui ravagent la capitale depuis le weekend dernier. Dès son retour ce jour à Bangui, la présidente a prononcé un discourt d’appel au calme et au retour à la normale dans le pays. Elle en appelle le peuple centrafricain à faire bloc au tour de la transition afin de faire échec au coup de force contre les institutions de l’Etat.
« J’appelle en particulier toutes les forces vives de la nation, à savoir : groupes armés, les partis politiques, l’organisation de la société civile, le syndicat et confession religieuse à reprendre le chemin du dialogue, de la concertation et de la recherche du consensus » a martelé Catherine Samba Panza.
Selon la présidente, le chemin de sortie de crise en Centrafrique est tout indiqué dans la chartre constitutionnelle de la transition. Cette chartre recommande aux autorités de la transition de recourir à la concertation comme moyen de la cherche de consensus. Elle souligne qu’une réunion de large concertation avec toutes les entités sans exception aura lieu dans un très bref délai.
En attendant, elle appelle les détenteurs légaux d’armes à les déposer sans condition pendant que la justice, dit-elle, fera toute la lumière sur les tenants et aboutissants de ce qu’elle qualifie de nouveau complot contre la paix, l’unité et la démocratie. Des journées de deuil national avec le drapeau en berne, martèle la présidente, sera exceptionnellement décrété sur toute l’étendue de territoire centrafricain en mémoire des victimes de massacre du weekend dernier à Bangui.
En fin, la présidente de la transition appelle tous les fonctionnaires et agents de l’Etat à la reprise de travail toute en demandant aux forces nationales de sécurité (gendarmerie et police) et à la Minusca (Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine) d’assurer la sécurité effective de cette reprise de travail sur toute l’étendue du territoire national.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: Adresse à la Nation de Son Excellence Catherine SAMBA-PANZA, Chef de l’Etat de la Transition

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(Corbeau News Centrafrique)

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Adresse à la Nation de Son Excellence Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de la Transition

 

 

Bangui, (C.N.C ), 01-010-2015

Mes chers compatriotes, Centrafricains, Centrafricaines,

Il y a quelques jours, je me suis adressée à vous depuis New York.

Au regard de la gravité de la situation, j’ai décidé de revenir au pays. Car En tant que Chef de l’Etat, je suis garante la paix et de la sécurité de notre pays. Je me devais d’être parmi vous pour vous rassurer et apporter l’appui nécessaire à tous ceux qui sont en train de défendre les populations civiles, l’Etat et les Institutions de la transition.

Je me devais d’être aux côtés du Gouvernement de Transition dirigé par le Premier Ministre Mahamat KAMOUN, qui n’a ménagé aucun effort pour faire face à l’état d’insurrection qu’on voulait installer dans le pays.
Je suis également revenue pour partager ma compassion avec les familles endeuillées, ainsi que les blessés et les déplacés internes.

Je voudrais par dessus tout exprimer ma profonde reconnaissance à la population qui, en sa vaste majorité, est restée sereine. Je voudrais dire toute ma satisfaction à la population qui n’aspire à la paix et qui a entendu les nombreux appels aux calmes lancés par nos compatriotes épris de paix.

Ces remerciements vont également à l’endroit de la police, de la Gendarmerie et des éléments des Forces Armées Centrafricaines qui ont su protéger les populations et défendre les institutions du pays, avec courage, malgré leurs faibles moyens.

Je voudrais exprimer toute mon admiration et la reconnaissance des autorités de la transition aux forces internationales (MINUSCA et Sangaris) qui ont su s’interposer, au prix de leur vie, pour éviter que les Centrafricains ne s’entretuent.

Je voudrais exprimer toute ma sympathie aux ONG humanitaires dont les biens ont été pillés mais qui demeurent au chevet des populations centrafricaines en détresse.

Mes chers compatriotes,
Ceux qui poussent les Centrafricains à s’entretuer n’auront jamais la conscience tranquille ni la légitimité d’entre entendus. Car les événements douloureux de ces derniers jours n’ont pas leurs raisons d’être.

En effet, j’ai toujours été ouverte à la concertation et au dialogue. La transition en cours a réussi beaucoup de réalisations là ou certains s’attendaient à des échecs.

Le processus électoral avançait positivement, avec un engouement certain des populations sur les listes électorales. Les populations centrafricaines se préparaient à aller aux élections qui vont déterminer la légitimité des prochains dirigeants du pays.

Mais, avec la dernière tentative de coup de force, que nous venons de vivre, les élections risquent bien de s’éloigner.

La nature politique de ces évènements est évidente. Il s’agissait ni plus ni moins d’une tentative de prise de pouvoir par la force. Une manipulation savamment orchestrée d’une partie de la population à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels est manifeste, avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et contre la France.

Les conséquences politiques majeures de ce coup de force sont évidentes:
– Rupture du dialogue politique et du pacte républicain par une partie de la classe politique et de la société civile
– Mise à dure épreuve des efforts de cohésion sociale et de l’autorité de l’Etat
-Tentative de rupture si non de coup d’arrêt au processus électoral
Avec cette tentative de coup d’état, nous devons tous prendre conscience qu’il existe des menaces certaines sur le processus de transition en cours.
Mais quoi qu’il arrive, force doit rester l’Autorité de l’Etat soutenue par la population éprise de Paix et la Communauté Internationale. Il faut aller au désarmement sans discrimination des milices armées, à la protection des populations civiles et à l’usage de la force en cas de résistance.

J’appelle une fois encore vous tous mes compatriotes à faire bloc autour de la Transition, afin de faire échec à ces tentatives de coup de force reprouvée par l’opinion nationale et internationale.

J’appelle en particulier toutes les forces vives de la Nation (groupes armés, partis politiques, organisation de la société civile, syndicats, confessions religieuses, etc.) à reprendre le chemin du dialogue, de la concertation et de la recherche du consensus. Le chemin est d’ailleurs tout indiqué par la Charte Constitutionnelle de Transition.
D’ailleurs, dans un délai très bref, j’inviterai toutes les entités sans exclusives à une large concertation afin d’examiner les voies et moyens de sortie de crise. Car rien ne saurait remplacer le Dialogue en pareille circonstance.

En attendant, ceux qui ont pris les armes contre leurs frères et soeurs doivent les déposer sans condition pendant que la justice fera toute la lumière sur les tenants et les aboutissants de ce nouveau complot contre la paix, l’unité et la démocratie.

Je décréterais exceptionnellement des journées de deuil national avec drapeau en bernes sur toute l’étendue du territoire nationale en mémoire de toutes les victimes innocentes de ce massacre.

Enfin, j’appelle tous le monde à reprendre le chemin du travail. Je demande aux Forces Nationales de Sécurité et à la MINUSCA d’assurer la sécurité effective de cette reprise du travail, sur toute l’étendue du territoire.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

Vive la République.

Bangui, le 30 Septembre 2015

 

Centrafrique: MRPMC Mouvement Révolutionnaire des Patriotes Musulmans Centrafricains

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(Corbeau News Centrafrique), 01-09-2015

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MRPMC

Mouvement Révolutionnaire des Patriotes Musulmans Centrafricains

 

Communiquer de Presse Relative au Situation de Bangui

Réf. 08 /15/CN/MRPMC

Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans Centrafricains porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sur notre prise de position. La ville de Bangui a été secouée par des milices anti batlaka, occasionnant des tueries, pillage et des souffrances supplémentaire envers nos compatriotes. Depuis le début du processus de négociation de la paix, les violences des anti balaka sont flagrantes et récurrentes sans que cela ne soit dénoncé ou condamner par la communauté internationale et la Minusca de faire la pression sur les milices. La gravité de l’agression,d’hostilité est d’autant plus inacceptable. Nous lançons appelle aux milices anti balaka d’arrêté les hostilités, tuerie,pillage et de se retiré sans délai à leur position initiales ceux de la province. MRPMC rend responsable les milices et la partie politique pour cet acte à Bangui. Nous lançons appelle au anti balaka aux respects strict des engagements envers le peuple centrafricains, afin de donner une chance pour la dernière fois au processus de retour à la paix. Nous lançons appelle au Gouvernement de transition et la MUNISCA et les différents groupes armés, les parties politiques au sens de leurs responsabilités de se traduire par une détermination ferme. MRPMCprécises que ces insuffisances, ne font que fragiliser la confiance dans l’application de la paix, malgrétous ces efforts réticents envers nos compatriotes. MRPMC s’accorderadésormais le droit et le devoir du patriotisme de leur défendre en cas d’agression et répliquera à toutes les provocations engagées par les autres parties. MRPMC souhaite conforter ces patriotes qu’elle demeure au service d’une paix, égalité, liberté et la justice, prenant en compte ses aspirations fondamentales. MRPMCa mis à voix, son cœur et sa lutte pour défendre ces compatriotes. Parce que la liberté, la solidarité ne sont pas des délits. La Coordination demande à tous les patriotes de puisse jouir leur droit, leur liberté d’expression et de manifestations. Nous manifestons notre solidarité et notre soutien à nos compatriotes.

                                            La solidarité est notre arme de Bataille.

 

Vive la République, Vive MRPMC et Vive nos Compatriotes.

Ampliations :

– Présidence de Transition.

– A Mr le Président de CNT.

– A Mr le Premier Ministre du Gouvernement de Transition.

– Ambassades ; de (France, USA, Congo Brazzaville, Guinée E, Soudan, Maroc).

– Nations Unies.

– CEEAC. Fait le, 30 Septembre 2015

– CEMAC.

– Union Européens. Le Coordonnateur de MRPMC                                                 Fait le, 30 Septembre 2015 – CEMAC.

 – Union Africaines.                                                                                                          Le Coordonnateur de MRPMC 

– Presse nationale et internationale

– Presse nationale et internationale                                                                               DJAZIM MAHAMAT

 

 

Centrafrique: Biens mal acquis: des propriétés du clan Sassou saisies près de Paris

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(Corbeau News Centrafrique)

Denis Sassou Nguesso
Denis Sassou Nguesso. ©Rue89

Biens mal acquis: des propriétés du clan Sassou saisies près de Paris

 

Bangui, (C.N.C. ) 30-09-2015

 

C’est un nouveau pas dans l’affaire dite des « biens mal acquis ». Ce mardi 29 septembre, les juges français en charge de l’enquête ont saisi plusieurs propriétés soupçonnées d’appartenir à un neveu du président congolais Denis Sassou-Nguesso. Toute la difficulté de l’enquête consiste à établir des liens financiers entre la famille Sassou-Nguesso et les biens saisis. L’offensive de la justice est de plus en plus poussée dans les biens du clan présidentiel congolais.

Il s’agit des premières saisies immobilières visant la famille Sassou-Nguesso dans l’affaire des biens mal acquis. Parmi les biens saisis par la justice française, une luxueuse villa de 500 mètres carrés au Vésinet, banlieue cossue de la capitale.

Des hypothèques judiciaires très lourdes qui, selon l’avocat de Transparency International France – à l’origine de la plainte en 2008 -, n’ont été possibles que parce qu’un lien financier direct a pu être établi avec des membres de la famille Sassou.

Les enquêteurs sont persuadés que, dissimulé derrière des sociétés-écrans, le véritable propriétaire serait le neveu du président, Wilfrid Nguesso. C’est notamment sur des signalements de la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, que s’appuient les juges d’instruction. Comme en février dernier lorsqu’ils avaient saisi une quinzaine de voitures de luxe à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, chez des membres de la famille Sassou-Nguesso.

L’association Transparency International soupçonne le président congolais d’avoir détourné à son profit et à celui de ses proches une partie substantielle de la rente pétrolière du pays. Déjà en 2012 , la justice française avait saisi plus de 600 millions d’euros de biens à la famille de Teodorin Obiang Nguema, président de la Guinée équatoriale.

 

Bangui, RFI

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE PUR

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE PUR

Bangui, ( P.U.R ), 30-09-2015

L’actualité centrafricaine, ces derniers jours est marquée par un regain de violence dans la capitale qui avait pourtant retrouvée un semblant de calme. C’est en effet, avec regret et consternation que nous avons suivi les manifestations des 23 et 24 septembre 2015, manifestations qui se sont déroulées dans les quartiers nord de Bangui.

Notre regret et consternation sont d’autant plus forts, dès lors que ces lâches et malheureux incidents qui ont terriblement secoué les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, jusqu’à paralyser l’ensemble de la ville. Le bilan provisoire de ces évènements fait déjà état d’une vingtaine de morts, plusieurs dizaines de blessés et de nombreux dégâts matériels.
Ces évènements démontrent une fois de plus que les ennemis de la paix en République Centrafricaine, disposent d’une capacité de nuisance toujours prompte à accentuer la souffrance de ce peuple, déjà bien meurtri et désabusé.
Ces incidents sont la preuve de l’incapacité flagrante des autorités de la transition, d’assumer la mission fondamentale pour laquelle elles ont été instituées. Faut-il le rappeler, tous les textes fondateurs de la transition en Centrafrique, exigent des autorités de la transition la protection des civils comme mission prioritaire.
Les résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies contenues dans le chapitre 7, exigent de la Minusca la protection des populations civiles. Force est de constater que c’est le contraire qui se produit sur le terrain.

Le PUR présente ses condoléances les plus attristées, aux familles des victimes innocentes qui ont perdu la vie lors de ces tristes et regrettables évènements. En outre, nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.
Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), devant une telle situation ne peut que regretter l’inefficacité palpable des actions menées sur le terrain face à ces événements, par les autorités et la Minusca.

La nonchalance des autorités et des forces internationales viennent une fois de plus faire perdre à la République de dignes filles et fils.
Le PUR appelle les autorités de la transition à reconnaitre leur incompétence criarde à gérer la transition. Si il reste à la présidente de la transition un soupçon de patriotisme et de dignité, dans l’intérêt de la nation elle doit impérativement démissionner.

Les deux années écoulées n’ont nullement ramène la paix aux Centrafricains. Nous sommes aujourd’hui dans une impasse totale.

Le PUR appelle au retour sans condition des FACA. L’expérience a montré que seuls les fils du pays peuvent en assurer la sécurité. C’est pourquoi, nous appelons urgemment les FACA à plus de responsabilité, afin de stopper cette descente aux enfers vers laquelle les ténors de la transition veulent nous cantonner.

La solution aux différents problèmes sécuritaires créés de tout coté, est le désarmement systématique des groupes armés, parmi lesquels sont enfouis les ennemis de la paix en Centrafrique. C’est pourquoi, le PUR appelle la communauté internationale et les autorités nationales, à imposer le désarmement effectif de l’ensemble des groupes armés. Telle est la voix de sortie de crise exigée par le forum national de Bangui.

Le PUR appelle par ailleurs, le peuple Centrafricain au calme et à plus de vigilance, car aujourd’hui la Centrafrique fait face à de nombreux manipulateurs tant internes qu’externes, voulant ainsi semer par leurs actes la zizanie, afin de sauvegarder ce qu’ils ont comme intérêt dans notre Pays.

Le PUR exhorte les Centrafricains à l’unité pour que la cause nationale soit sauvegardée en ces moments de grande inquiétude.
Le peuple doit rester debout, digne et vigilant, car la période que nous traversons est sensible et l’atmosphère délétère.

Tous pour l’Unité et la Reconstruction de Nation.

Le 28 septembre 2015

Le président,

Eddy-Symphorien Kparékouti

Bangui, Eric NGABA Pour CNC