(Corbeaunews News Centrafrique)
Les 10 Clés de l’Intelligence Négociationnelle
Bangui, (K.S),05-11-2015
Bangui, Kag SANOUSSI
(Corbeaunews News Centrafrique)
Bangui, (K.S),05-11-2015
Bangui, Kag SANOUSSI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui,(C.N.C), 04-11-2015
Nous apprenons avec tristesse le décès ce lundi 02 novembre, de Monsieur Pierre INZA, l’un des fidèles et talentueux correspondants de CNC à Dakar au Sénégal, des suites d’une longue maladie. A sa famille et ses proches, la rédaction de CNC présente ses condoléances les plus attristées.
Pour ce dernier hommage mérité, la rédaction de CNC rediffuse sa dernière chanson sur la démocratie et tournée, montée et mise en ligne par CNC.
Bangui, Au nom des toutes l`Equipes de CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.T), 04-11-2015
La Marche pour la Paix, des Conseillers nationaux, annonée hier par le Président du Conseil national de transition, Alexandre-Ferdinand N’Guendetvient de quitter le Palais du Conseil national de transition. Contre toute attente, les Conseillers nationaux ont bravé l’interdiction faite par le Directeur général de la gendarmerie, Chrysostome Sambia qui l’a qualifiée de “Marche inopportune”. Après avoir chanté l’Hymne nationale sous le Monument Barthélemy Boganda qui se trouve au sein du Palais du Conseil national de transition, le cortège s’est ébranlé en direction de la “Place des Nations-Unies”, où un mémorandum sera remis aux acteurs dans la crise centrafricaine…
Bangui, CNT
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (rfi), 04-11-2015
En Centrafrique, à mesure que la fin prévue de la transition et que les élections approchent, les discours se durcissent. Le Conseil national de transition (CNT) a réagi aux violences qui embrasent Bangui depuis huit jours et à celles de septembre dernier. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 3 novembre, le Parlement de transition s’en prend sans détour au gouvernement accusé d’incapacité à agir face aux violences récurrentes. Il lui lance un ultimatum : une semaine pour réarmer les Faca, les forces armées centrafricaines. Une marche des parlementaires doit même être organisée ce mercredi en fin de matinée.
Dans la déclaration qu’il signe, le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet, accuse le gouvernement d’avoir « laissé les communautés s’entretuer sans interposition », ou encore de n’avoir « pas pris les mesures efficaces pour garantir la sécurité des citoyens ». Les parlementaires parlent même d’une « trahison vis-à-vis du peuple ».
Le ton se fait même menaçant quand il donne une semaine au gouvernement pour réarmer les Faca, et les impliquer dans la pacification du pays. Un ultimatum qui témoigne une nouvelle fois des relations exécrables qu’entretiennent le président du CNT et l’exécutif. Mais selon la charte de la transition, le CNT n’a pas le pouvoir de voter une motion de censure contre le gouvernement. Il peut toutefois interpeller un ministre et le convoquer pour répondre aux questions des parlementaires. Selon la déclaration, le ministre de la Défense est d’ailleurs convoqué mercredi prochain.
Samba-Panza monte au créneau
Ce lundi 2 novembre, Catherine Samba-Panza avait elle-même prononcé un discours ferme, critiquant l’action de la Minusca. Mais elle disait aussi avoir ordonné justement aux forces de sécurités centrafricaines de se joindre aux forces internationales pour s’interposer entre les parties aux conflits.
Par ailleurs, la chef de l’Etat de transition avait aussi accusé clairement les signataires des accords de Nairobi d’être derrière les violences récurrentes. L’un de ces signataires, le FPRC de Michel Djotodia et Nourredine Adam lui a aussi répondu ce mardi dans un communiqué. Le FPRC, issu de la Seleka exige depuis des mois une 3e transition. Il maintient cette position parlant même d’un « impératif incontournable ».
Bangui, RFI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 04-11-2015
Les autorités de la transition ont finalement donné raison à population qui ne cesse d’accuser les forces internationales en Centrafrique de leur incapacité et complicité. Dans son adresse du 02 novembre 2015, à la nation, Catherine Samba Panza a pointé du doigt la force onusienne MINUCA et l’Opération française Sangaris de leur inaction face à la montée de violences à Bangui et a décidé d’armer les FACA.
La présidente centrafricaine de la transition est débordée par la situation qui prévaut dans le pays notamment la spirale de violence ces derniers temps dans la capitale. Elle se dit profondément consternée par cette situation ayant conduit à des pertes en vies humaines et à l’incendie des maisons d’habitation. Sur la question de l’inaction des forces internationales présentes dans le pays, Catherine Samba Panza n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour fustiger la Minusca et Sangaris qui ne l’inspirent pas finalement confiance. Elle a montré son mécontentement vis-à-vis de ces forces venues par rapport à leur attitude. En tant que de Chef suprême des armées, la présidente de la transition a demandé à la MINUSCA de remettre aux Forces armées centrafricaines (FACA) les armes de la défense nationale qui sont présentement en sa surveillance.
« En ma qualité de chef suprême des armées et de première garante de la sécurité du peuple centrafricain, j’ai demandé à la MINUSCA de être à la disposition de nos forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer les capacités d’actions de nos troupes engagées dans le combat. J’y veillerai personnellement » souligne la Cheffe de l’Etat de transition
En outres, elle a ajouté avoir également demandé aux forces internationales de redoubler d’efforts conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies en utilisant les moyens forts aux côtés des forces de défense et de sécurité centrafricaines pour traquer, d’après elle, les auteurs de ces troubles et les mettre hors d’état de nuire.
Elle a enfin compris la complicité de la MINUSCA et Sangaris dont elle fait toujours confiance. Cela dit, le Chef suprême des armées centrafricaines a finalement pris conscience combien il est important de réarmer au plus vite les FACA et les déployer sur le théâtre d’opérations afin de mieux sécuriser les citoyens centrafricains même avec les moyens de bord.
Il n’est pas tard pour les autorités de la transition de réarmer les FACA pour traquer les extrémistes qui ont pour ambition d’empêcher le processus électoral enclenché dans le pays où l’on s’apprête à aller aux élections fin 2015. L’attitude des forces internationales qui jouent au rat et à la souris témoigne à suffisance que la stabilisation de la République centrafricaine par la MINUSCA, conformément aux dispositifs du Conseil de Sécurité des Nations unies, devient de l’utopie.
« Je ne peux tolérer que les Centrafricains soient manipulés à s’entretuer ainsi pour satisfaire des ambitions politiques personnelles des individus et des intérêts inavoués. La transition n’a pas vocation à durer. Il n’y a pas une autre voie viable que celle qui consiste à ramener le pays à l’ordre constitutionnelle. Tous nos efforts jusqu’ici ne sont mus que par ce but ultime. Plus de 2 millions d’électeurs se sont inscrits sur les listes électorales, démontrant ainsi leur volonté d’aller aux élections » a renchéri Catherine Samba Panza.
Ainsi dit, les forces internationales en Centrafrique doivent, en toute intégrité et au respect des textes internationaux, appliquer les différentes résolutions du Conseil de Sécurité pour prouver leur volonté d’accompagner le peuple centrafricaine dans la résolution de crise dans le pays. Car jouer à la pyromanie c’est contribuer au calvaire du peuple centrafricain. Que la volonté de Catherine Samba Panza d’armer au plus vite les FACA ne soit pas une flatterie de discours mais plutôt une décision patriotique engageant la vie de la nation!
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui,(C.N.C), 01-11-2015
Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,
C’est avec une profonde consternation que je m’adresse à vous aujourd’hui. Une fois de plus, les ennemis de la paix sévissent depuis quatre jours dans les 2ème, 3ème, 4ème, 5ème et une partie du 6ème Arrondissement de la ville de Bangui.
En effet, à la suite d’une embuscade suivie d’assassinats dont ont été victimes des éléments de l’UPC en se rendant au Camp Mpoko pour des raisons privées, les extrémistes du KM5 bien connus de tous et leurs alliés des Accords de Nairobi ont engagé des représailles contre les populations de ces quartiers. Il s’en ait suivi un cycle de représailles contre représailles quisèment la désolation par la tuerie de paisibles citoyens, hommes, femmes et enfants, et par l’incendie de plusieurs habitations. De nombreuses familles sont ainsi endeuillées et entièrement privées de leurs biens matériels et immobiliers. Plusieurs ont trouvé refuge soit dans les sites des déplacés, soit dans des familles d’accueil.
J’adresse aux familles des disparus mes sincères condoléances et à toutes les autres victimes ma profonde compassion.
Sur le plan humain et de notre vivre ensemble, ces évènements montrent que les cœurs sont encore en guerre et que les engagements pris par les acteurs politiques et les groupes armés lors du Forum de Bangui et précédemment ne sont pas sincères.
Ce sont précisément ceux qui ont pris l’engagement de faire la paix qui dressent les centrafricains contre les centrafricains.
C’est pourquoi, je condamne avec la dernière vigueur ces pratiques barbares et inadmissibles ayant pour but avoué d’accentuer la fragilisation de la Transition et pour funeste objectif de saborder la visite annoncée du pape François et de porter un coup fatal au processus électoral.
Nous devons tous condamner cet extrémisme sans retenue qui s’attaque ouvertement et de manière blasphématoire à des figures morales emblématiques de notre pays.
Mes chers compatriotes,
Je sais que vous tous vivez dans la colère le fait que des malfrats bien connus continuent de commettre des exactions contre la population au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés. Ils défient l’autorité de l’Etat et prennent en otages les paisibles populations, principalement au Km5 et à Boy-Rabe mais aussi sur les routes de l’arrière-pays où ils érigent des barrages pour racketter et tuer.
Tant qu’il n’y a pas de riposte rigoureuse contre ces extrémistes qui ne veulent visiblement pas de paix dans notre pays, il sera difficile pour la Transition d’agir efficacement. J’ai donc ordonnéà la justice d’utiliser tous les instruments juridiques nationaux et internationaux pour poursuivre les auteurs de ces barbaries et leurs complices afin qu’ils répondent de leur actes devant les tribunaux. Certains de ces complices sont déjà sous les verrous et je veillerai à ce que la justice poursuive son travail dans ce sens jusqu’à la neutralisation de tous les acteurs sur le territoire national et à l’extérieur.
Mes chers compatriotes,
Il y a environ un mois, Bangui a connu une recrudescence de violences sur fond de tensions intercommunautaires avec un bilan lourd d’une centaine de morts et plus de 300 blessés qui ont mis à mal la cohésion sociale. La communauté Internationale avait alors estimé qu’il était urgent d’apporter un soutien immédiat à la stabilisation et la consolidation de la paix en RCA.
Les derniers évènements dramatiques intervenus à un mois d’intervalle de ceux du 26 septembreconfirment que les efforts de la MINUSUCA sont insuffisants pour garantir la sécurité à Bangui et que desefforts supplémentaires doivent être faits pour recadrer les interventions des forces internationales et notamment négocier la mise en place des postes avancés dans tous les quartiers afin d’assurer une sécurité de proximité aux populations. C’est pourquoi, nous exhortons les forces internationales à une action vigoureuse afin que Bangui soit sanctuarisé à l’approche d’évènements importants, et le pays sécurisé. La visite du pape et les élections doivent être vécues par les centrafricains comme des évènements unificateurs, œcuméniques et refondateurs, à vivre dans l’apaisement.
Face au danger qui menace la population, j’ai instruis nos forces de défense et de sécurité nationales de se joindre aux troupes internationales pour s’interposer entre les parties au conflit et frapper les récalcitrants qui persistent dans la voie de la violence. Ainsi, les FACA, la Gendarmerie et la Police Centrafricaine vontêtre plus actives sur le terrain aux cotés de la SANGARIS et de la Minusca. Malgréleurs interventions conjointes, les ennemis du peuple ont frappé durement. Cela démontreà quel point ces derniers sont déterminésàdétruire la paix si chèrementretrouvée par les efforts conjugués des populations à tous les niveaux depuis mon accession à la tête de l’Etat. Je m’incline devant la mémoire de tous les soldats qui ont payé de leur vie en combattant pour la paix. Je salue la bravoure et la détermination de toutes les troupes nationales et internationales.
En ma qualité de Chef Suprême des armées et de première garante de la sécuritédu peuple centrafricain, j’aidemandéà la MINUSCA de mettre à la disposition de nos forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer les capacités d’actions de nos troupes engagées dans les combats. J’y veillerai personnellement.J’ai demandéégalement aux forces internationales de redoubler d’efforts conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies en utilisant les moyens forts aux cotés de nos troupes pourtraquer les auteurs de ces troubles et les mettre hors d’état de nuire.
Je ne peux tolérer que les centrafricains soient manipulés à s’entretuer ainsi pour satisfaire des ambitions politiques personnels des individus et des intérêts inavoués. C’est pourquoi, j’ai réitéré ma demandeau Comité des Sanctions des Nations Unies et à la Cour Pénale Internationale ainsi qu’aux pays concernés de tout mettre en œuvre pour appliquer les sanctions qui pèsent sur les leaders politiques impliqués dans ces troubles afin que ces derniers soient arrêtés où qu’ils se trouvent et répondent de leurs actes devant la justice.
Mes chers compatriotes,
Tous, nous savons la longue période difficile que notre pays a traversée et continue de traverser. Mais, en dépit de la gravité et de la complexité de la situation, les questions humanitaires mobilisent nos efforts. Nous ne laissons pas de répit à nos partenaires et aux ONG nationales et internationales pour offrir l’aide d’urgence et les services appropriés aux personnes déplacées. Nous suivons aussi de près la situation des réfugiés centrafricains à l’extérieur. Le Gouvernement apporte aussi dans la mesure de ses moyens son aide financière directe.
Centrafricains,
Centrafricaines,
La transition n’a pas vocation à durer. Il n’y a pas une autre voie viable que celle qui consiste à ramener le pays à l’ordre constitutionnelle. Tous nos efforts jusqu’ici ne sont mus que par ce but ultime. Plus de deux millions d’électeurs se sont inscrits sur les listes électorales, démontant ainsi leur volonté d’aller aux élections. Le processus en cours avance bien. Ainsi, la liste électorale provisoire est en train d’êtreconfectionnée. Les matérielsélectoraux dans l’ensemble sont en voie de colisage pour le déploiement dans les provinces. L’ANE a engagé le dialogue avec les forces vives de la Nation pour la validation du nouveau calendrier électoral qui sera publiédans les meilleurs délais après ces consultations. Par conséquent, je peuxvous affirmer que nous sommes sur la bonne voie pour organiser le referendum constitutionnel et le 1er tour du scrutin présidentiel et législatif avant le 30 décembre 2015. Vous avez compris que la toile de fond de ce désordre organisé et de ces tentatives de déstabilisation, ce sont les élections qui inquiètent certains de nos compatriotes à l’avenir incertain. Il ne faut pas les suivre mais aller résolument aux élections.
Cependant, il faut rejeter l’idée de mauvaises élections qui nous ont déjà causé beaucoup de malheur par le passé. J’ai le devoir d’organiser des élections dans un minimum de conditions de sécurité et de paix pour que ces élections soient transparentes, libres et incontestables. J’ai la responsabilité d’organiser des élections apaisées qui marquent une fin apaisée de la Transition et un retour tout aussi apaisé à l’ordre constitutionnel. Cette responsabilité, je vais l’assumer jusqu’au bout comme vous me l’avez confiée.
Je veillerai donc à ce que les dispositions de notre code électoral soient scrupuleusement respectées et que le plan de sécurisation du processus effectivement déployé pour que la liberté d’aller et venir soit garantie pendant la période électorale et que nos compatriotes qui vont exercer leur devoir citoyen ne soient jamais contraints dans leur choix.
Mes chers compatriotes,
Nous sommes désormais à quelques mois de la fin de la Transition. Je souhaite vivement que nous nous mobilisons tous pour réussir cette dernière et décisive étape de la Transition. Pour le court temps qui nous reste, toutes les forces vives doivent constituer une union sacrée autour la Transition afin de créer les conditions d’aller aux élections dans la sérénité et la paix.
J’invite donc tous les compatriotes à un sursaut national : l’avenir et le sens de l’histoire, c’est d’aller aux élections et de passer la main. Mais, pour réussir cette mission, nous avons besoin, comme par le passé, d’être uni et de nous transcender, de mettre entre parenthèses nos propres intérêts et de privilégier le pays. Car c’est l’affaire de tous les Centrafricains sans exception.Chaque centrafricain doit y prendre sa part car la Centrafrique a besoin de nous tous.
Aujourd’hui, il nous appartient à nous, filles et fils de Centrafrique, de nous mobiliser ensemble pour empêcher un nouveau cycle d’atrocités instrumentalisé par des forces occultes. L’heure est grave. Restons unis et comme un seul homme, barrons la route aux ennemis de notre Nation.
A tous mes compatriotes, hommes, femmes et jeunes, je demande la vigilance. Je demande aux autorités locales que sont les maires et chefs de quartiers ainsi qu’aux jeunes et aux femmes d’organiser et de renforcer les comités de surveillance dans leurs arrondissements respectifs pour une sécurité de proximité et afin d’aider les forces nationales et internationales à débusquer les auteurs des troubles qui prennent aujourd’hui les populations en otage, notamment dans le 3ème Arrondissement de Bangui.
Nous devons opter pour l’apaisement, la sérénité et la paix sans lesquelles on ne peut rien construire.
Ensemble, mobilisons-nous donc pour arrêter les violences et aller aux élections dans la paix.
Vive l’unité nationale
Que Dieu bénisse notre chère patrie la République Centrafricaine.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (S.K), 03-11-2015
Ça va mal en République Centrafricaine les tueries , les pillages et les assassinats ciblés et cela serait la responsabilité des autorités incompétentes de la transition qui ont échouée lamentablement sur tous les plans sécuritaire ,économique et diplomatique dans la gestion de cette crise interminable cela dure depuis l’arrivée des seigneurs de guerres Soudano-Tchadiens en Centrafrique . La rêne Maman CHIMENE alias Catherine Sampa Panza qui gouverne encore la Centrafrique se comporte comme une présidente démocratiquement élue, elle brille par le refus d’écouter son peuple or elle est élue dans les conditions auxquelles tous les Centrafricains connaissent . Ceux qui gouvernent encore ne sont pas des hommes d’Etat mais des chefs de gang , des prédateurs et des voleurs de deniers public au profil d’un groupuscule de personnes et qui se comportent comme des vrais opportunistes au détriment de l’intérêt général du peuple centrafricain qui aspire que la paix . Mais la première fautive de tous ces malheurs n’est autre que le FARE 2011 qui a cautionne cette horde de la seleka.
Nous sommes tous conscients que l’opposition démocratique (AFDT, FARE 2011) a montré ses limites et a atteins la cécité politique donc aujourd’hui la responsabilité nous appartienne, nous la jeunesse responsable et consciente, les leaders d’opinions et la société civile de prendre le relais et sauver notre chère patrie la République Centrafricaine.
Des pilleurs des biens d’Etat, gouvernance clanique, violation flagrante des droits de l’homme … j’en passe. Un fruit ne peut tomber seul que quand il est mûr mais devant l’ouragan mûr ou pas mur il tombera.
Désolé mais c’est une triste réalité la Centrafrique est à la croisée du chemin.
SIMON -KOITOUA
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 11-02-2015
Les forces internationales en République centrafricaine, l’Opération française Sangaris et la force onusienne la Minusca, n’aspirent pas aujourd’hui confiance à la population. Face la montée de violence à Bangui, les forces internationales ne se sont pas convenablement investies pour sauver la population de la griffe des escadrons de la mort qui mettent à feu et à sang la capitale centrafricaine.
Une fois de plus, la ville de Bangui la capitale centrafricaine a connu depuis une semaine de violents affrontements entre les milices armées du km5 et les Antibalaka. Ces affrontements ont sinistré une bonne partie de la capitale notamment le 3ème, 5ème et 6 arrondissement de Bangui. L’assassinat à Bangui des trois membres de la délégation de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), venus de Bambari a été l’élément déclencheur de ce regain de violence.
Face à cette situation, les forces internationales présentes dans le pays jouent aux spectateurs qui, dans les gradins du stade de football, regardent jouer. Si bien que l’on assiste à beaucoup de perte en vies humaines, à l’incendie des maisons dans les quartiers Fatima, Kina, Katin, Sara, Castors et Kptene. Les escadrons de la mort du km5 dans le 3ème arrondissement ont démontré de quoi ils sont capables. La tactique de terre brulée, est devenue leur mode opératoire au vu et au su de la MINUSCA et Sangaris.
A force de constater l’inactivité des forces internationales qui assistent et «contribuent» à ces regains de violence, la société civile hausse le temps en demandant à la MINUSCA et Sangaris d’appliquer leurs mandats respectifs. A défaut de cette application, le groupe de travail de la société civile centrafricaine exige purement et simplement leur retrait du territoire national. Cette attitude des forces internationales en Centrafrique est de nature à faire pérenniser le conflit en République centrafricaine tout en leur permettant de continuer de s’enrichir par tous les moyens dans le pays.
Par ailleurs, un silence complice est observé du côté du gouvernement de transition qui n’a rien fait pour décompter cette situation. Malgré la montrée rapide de la spirale de violence sur le terrain terrorisant la population civile, les autorités de la transition ne cherchent pas à assumer leur responsabilité alors la protection des citoyens centrafricains leur revient en premier lieu.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( C.N.C), 30-10-2015
Deux Ministres d’Etat
Ministre d’Etat au développement du monde rural : Marie-Noelle Koyara
1- Ministre d’Etat Energie et Hydraulique : Aristide Sokambi
3-Transports : Arnaud Djoubaye Abazene
4-Finance : Abddallah kadre
5- Affaires Etrangères : Samuel Rangba
6- Economie Plan et Coopération Internationale : Florence Limbio
7- Défense Nationale : Joseph Bindoumi
8- Travail sécurité sociale : Gaston Makouzangba
9- Eaux et Foret Isabelle : Isabelle Gaudeuille
10- Santé et Population : Marguerite Samba Maliavo
11- Justice et Droits de l’Homme : Dominique Said Panguindji
12- Administration du Territoire : Walidou Bachir Modibo
13- Commerce : Gertrude Zouta
14- Mines et géologie : Jospeh Agbo
15- Poste et Télécommunication : Bounandele Koumba
16- Education National et Enseignement sup: Bernard Simiti
17- Communication : Bruno Yapande
18- Travaux Publics : Laurent Clair Malefou
19- Réconciliation : Ndouba Lydie Florence
20- Affaires Sociale : Eugenie Yarafa
21- Urbanisme : Jacques Ndemanga-Kamoun
22- Jeunesse et sport : Samedi Karnou Samedi
23- Secrétariat Général du Gouvernement : Marc Mokopete
24- Tourisme : Mauricette Monthe Psimhis
25- Environnement : Sébastien Wenezoui
26- Habitat et Logement : Armel Ningatoloum Sayo
27- Fonction Publique : Odile Zitongo
28- Sécurité publique : général Sambia Chrysostome
Trois Ministres Délégués sans changement
29- Elevage : Taieb Yacoub
30- Budget : Célestin Yanendji
31- Michel Bindo
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Condamne une nouvelle flambée de violence en Centrafrique et s’interrogation sur l’identité des véritables commanditaires de ces actes barbares et sur l’utilité d’un nouveau remaniement ministériel à un mois des élections.
Depuis un certain moment le fléau de l’insécurité grandissante et les différentes violations des droits de l’homme perpétrés par les ennemis de la Nation sont devenus la nouvelle marque de gouvernance en Centrafrique.
Fort de ce constat, le Collectif «Touche pas à ma Constitution», Organisation de la défense des Droits de l’Homme membre de la Société Civile ne peut pas rester indifférent face à cette nouvelle flambée de violence en Centrafrique.
Afin de nous permettre de connaitre exactement les motivations et les raisons de ces actes à répétition de violence chaque fois que la transition tire vers sa fin, le Collectif, se permet de s’interroger sur l’identité des véritables commanditaires de ces actes.
Le Collectif se demande, que fait le gouvernement de la Transition avec plus de 8000 soldats de la MUNISCA à sa disposition ? De même à quoi sert exactement l’utilité d’un nouveau remaniement ministériel à un mois des élections ?
Par ailleurs, le Collectif, condamne une fois de plus avec force cette nouvelle flambée de violence exige à ce que la lumière judicaire soit faite sur ce chaos du siècle.
Enfin, le Collectif invite nos concitoyens de se ressaisir et présente ses tristes condoléances aux familles éprouvées.
Fait à Paris le 29. 10. 2015.
Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.
Ampliations :
-A Son Excellence, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
-A Son Excellence, Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
-A Monsieur le Président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme,
-La presse pour large diffusion.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (A.F.P), 29-10-2015
L’Autorité nationale des élections (ANE) centrafricaine, chargée d’organiser les élections présidentielle et législatives prévues en principe avant la fin de l’année, a nommé une femme à sa tête, a rapporté jeudi la radio-télévision nationale à Bangui.
Marie-Madeleine N’kouet Hoornaert, précédemment rapporteuse générale de l’ANE, remplace Dieudonné Kombo Yaya, qui a démissionné début octobre, en évoquant des “pressions” pour organiser les scrutins dans un délai trop court selon lui.
Après de précédents reports dans un pays toujours instable après les violences intercommunautaires de 2013-2014, les autorités de la transition avaient fixé au 18 octobre le premier tour de la présidentielle et des législatives.
Auparavant, un référendum constitutionnel censé se tenir le 4 octobre n’a pas eu lieu.
M. Kombo Yaya, président démissionnaire de l’ANE a justifié sa décision en pointant du doigt “des pressions de la présidence centrafricaine et de la communauté internationale” pour organiser les élections avant la fin de l’année, alors qu’une partie de la classe politique estime que le pays n’est pas prêt, pour des raisons financières et sécuritaires.
Un projet de nouveau calendrier de l’ANE propose que le référendum constitutionnel ait lieu le 6 décembre 2015, le 1er tour des élections présidentielle et législatives le 13 décembre et un éventuel second tour le 24 janvier.
Les différentes institutions de la transition doivent mener des consultations jusqu’à la fin de la semaine sur ce calendrier. En cas d’accord sur ces dates, il serait alors officialisé la semaine prochaine.
Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé l’ex-colonie française, déjà très instable, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont le pays peine toujours à se relever.
Fin septembre, Bangui a connu un regain de violences qui ont fait au moins 36 morts et près de 30.000 déplacés en quelques jours.
Bangui, AFP
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 29-10-2015
Dans leur déclaration numéro 04 du27 octobre 2015, les chefs traditionnels peulhs de la République centrafricaine, condamnent l’assassinat des éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique. Une déclaration faite, le 27 octobre 2015, par Lamido ISSA BI AMADOU, le Porte-parole des chefs traditionnels peuhls au palais du Conseil National de Transition (CNT) à Bangui.
C’est avec indignation que les Chefs Traditionnels Peulhs de Centrafrique ont montré leur indignation suite à l’odieux assassinat à Bangui le 26 octobre 2015, des membres de la délégation du mouvement Union pour la Paix en Centrafrique (UPC).
Par la voie de la presse, ils condamnent avec force l’assassinat des membres de la délégation de l’UPC, mouvement dont ils estiment d’être inscrit dans la logique de la paix, du dialogue et de la concertation comme seules conditions de sortie de crise en Centrafrique.
« La position de l’UPC en faveur de la paix n’est plus à démontrer car les actes qu’elle pose ces derniers temps le prouvent évidemment » a estimé Lamido ISSA BI AMADOU
Pour éviter tout débordement, les Chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, par la voix de leur porte-parole, appellent au calme.
« Les Chefs traditionnels peulhs de Centrafrique exhortent les musulmans en général et les membres de l’UPC en particulier à s’abstenir à céder à la provocation et aux actes de représailles sur les innocents ; car Céder à la provocation et aux actes de représailles, c’est donner la chance aux ennemis de la paix et de la République Centrafricaine à atteindre leurs objectifs qui visent à créer le désordre, à rendre le pays ingouvernable, à empêcher la tenue des élections, à asphyxier l’économie et à déstabiliser les institutions de la Transition ».
Par ailleurs le Chef Traditionnels peulhs demande au Gouvernement et à la communauté internationale de prendre leurs responsabilités pour, entre autres, rechercher et traduire en justices les auteurs de l’assassinat des membres de la délégation de l’UPC, restituer les corps des victimes à la communauté religieuse à laquelle ils appartiennent pour des funérailles conformes à leur religion, ouvrir une enquête internationale pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans ces assassinats, assurer la protection et la sécurité des populations civiles centrafricaines sur toute l’étendue du territoire national en renforçant les capacités opérationnelles des forces conventionnelles nationales et internationales.
Le 26 octobre dernier, trois des quatre membres de l’UPC du seigneur de guerre, Ali Darass à Bambari, ont été assassinés à Bangui, dans le 8ème arrondissement, alors qu’ils venaient à l’appel de Catherine Samba Panza, Chef de l’Etat de la transition pour une concertation. Dirigée par le mercenaire nigérien Ali Darass, l’UPC est une branche de l’ex coalition seleka ayant pris le pouvoir en 2013 conduisant le pays dans le bourbier. Elle a établi son état-major parallèle à Bambari, au Centre-est du pays, à environ 375 km de Bangui.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 28-10-2015
Des affrontements sanglants sont signalés, ce 27 octobre 2015, entre les Antibalaka rivaux à Boali, une localité située à 75 km de Bangui. Ces affrontements ont fait fouir la majorité de la population de la ville dans la brousse, selon des sources locales. Au moins deux éléments Antibalka ont trouvé la mort au cours de ces combats dont les raisons ne sont pas encore élucidées.
D’après les informations en provenance de la ville de Boali, dans la préfecture de l’Ombela Mpoko, des violents combats ont opposé les éléments antibalaka rivaux dans la localité en fin de cet après-midi. «Ce sont les Antibalaka de Boali 2 et Boali croisement qui se sont livrés à de violents affrontements», à en croire un habitant de Boali contacté au téléphone et qui a ajouté ne pas connaitre les éléments déclencheurs de ces affrontements entre les compagnons de la même lute.
Selon un autre habitant de Boali, tout est parti d’une mésentente entre ces groupes rivaux des Antibalaka basés dans la localité. Face à ces affrontements ayant fait rage dans la ville, la population de Boali s’est vidée pour se cacher dans la brousse alors que les éléments de la Minusca se trouvent dans cette localité. A suivre…
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( R.N.L)
Les musulmans du PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui déplorent leurs conditions de vies, se disent abandonnés à leur triste sort et s’inquiètent pour leur sécurité. C’est le 22 octobre 2015 qu’ils ont exprimé leur mécontentement au cours de la visite de Stephan O’Brien, secrétaire général adjoint des affaires humanitaires de l’ONU .
« Sur le plan humanitaire, le plus grand site dans Bangui c’est le PK5. Aujourd’hui, nous accueillons les déplacés de Boda, Yaloké, Carnot et Berbérati, ce qui fait que nous sommes actuellement sursaturés. Avec les événements du 26 septembre, nous avons encore accueilli même des déplacés chrétiens qui se sentent en sécurité au PK5 », a plaidé le chargé de communication de la Coordination des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC), Ibrahim Hassan Frédé.
« Nous sommes dans une prison à ciel ouvert. Un musulman ne peut pas se déplacer au-delà de deux kilomètres carrés. Le PK5 est sans protection. Par contre dans chaque arrondissement, il y a la base de la Minusca. On se pose la question, pourquoi ce délaissement ? », s’est-il plaint.
En réponse, le coordonnateur des secours d’urgences, Stephen O’Brien a affirmé que la communauté internationale et également les Nations Unies mettent tout en œuvre pour délivrer les services souhaités.
« Avec la puissance des messages que vous avez délivré, j’espère que c’est possible pour nous de la communauté internationale et l’ONU, de faire mieux en délivrant le service que nous voulons délivrer. Nous ne sommes pas contre vous. C’est l’agenda pour améliorer les conditions de vie des personnes les plus vulnérables qui ont besoin de survie, de protection et d’espoir pour le future », a attesté Stephen O’Brien.
Stephen O’Brien avait effectué du 20 au 22 octobre 2015 une visite en République Centrafricaine pour évaluer la situation humanitaire. Il s’était rendu sur les sites de déplacés de la paroisse Saint Sauveur et de la mosquée centrale.
Cas d’assassinat signalé au PK5
Un boucher du marché Combattant a été tué vendredi 23 octobre 2015 dans le 3e arrondissement de Bangui alors qu’il vaquait à ses occupations quotidiennes. Les parents expliquent que la victime a été jointe au téléphone par un commerçant du PK5, sous prétexte de vouloir lui vendre un bœuf.
La dépouille mortelle a été retrouvé à l’endroit indiqué au téléphone par les bourreaux, relate Frédéric Dawi Mbioko, l’un des parents de la victime. « Mon cadet était à la maison quand le surnommé alias Pati l’a appelé au quartier Ketté Goussa, là où les vendeurs de bétail exercent. Je l’ai suivi pour m’assurer s’il a payé le bœuf mais je ne l’ai pas trouvé », a-t-il expliqué mentionnant qu’ « Il a été tué par des hommes armés ».
« Je demande que justice soit faite et que Patrice Adamou alias Pati soit interpellé à la barre », a conclu Frédéric Dawi Mbioko.
Pointé du doigt dans cette tuerie, Patrice Adamou, alias Pati, boucher dans le 3e arrondissement, accusé de complicité dans cette mort, clame son innocence.
« Je ne me reproche rien du tout. Je ne suis pour rien dans ce qui s’est produit. C’est depuis 1985 que je fais le commerce avec mes frères », a affirmé Patrice Adamou qui a démontré que « Mon cadet m’avait téléphoné qu’il devait se déplacer vers moi pour acheter un bœuf. Je lui ai dit de passer le lendemain matin à 6 heures pour faire l’achat. Il m’a finalement contacté quand j’étais avec les clients de Mbaïki, Boeing, même certains bouchers de Combattant. Je les ai servi. Ils étaient venus par le marché Ketté Goussa, or nous, musulmans du Km5, nous ne pouvons pas arriver jusqu’à ce niveau ».
M. Adamou reconnaît avoir échangé avec le frère de la victime au téléphone, « Entre temps, son grand frère et ses bouchers m’ont déjà trouvé le matin là où on vend habituellement les bœufs »
Le corps sans vie de ce boucher a été retrouvé dans les environs du marché Ketté Goussa, situé à Boeing dans Bimbo IV.
Radio Ndeke Luka
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( P.K), 27-10-2015
Il n’y a plus de respect pour les hommes de Dieu et c’est parce que Dieu a peut-être, quitté l’Afrique que nous assistons à ces actes apocalyptiques. Après le tour du Pasteur de l’Eglise ELIM Nicolas GREKOYAME GBANGOU, vient le tour de Monseigneur l’Archevêque de Bangui de subir les caprices des extrémistes que la Communauté Internationale et la Minusca se plaisent à couver. Il n’y a plus d’ordre dans le pays. Et si l’on vous disait que c’est pour inspecter le terrain en vue de la prochaine et imminente arrivée du Souverain Pontifie, le Pape François, vous comprendrez que les démons ont pris possession de la Centrafrique.
L’évènement a eu lieu ce lundi 26 Octobre au niveau de la Mosquée Centrale. Monseigneur l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga conduisait une délégation venue de Rome accompagné de quelques membres du Gouvernement. Le but de la visite était de communiquer avec les leaders religieux du Km5 autour de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique. Mais dans la foulée, quelques extrémistes qui venaient d’apprendre les nouvelles de l’enlèvement des leurs dans le quartier Combattant, ont décidé de s’en prendre à cette autorité de l’Eglise Catholique. Selon le Ministre de la Communication que nous avons eu au téléphone, deux autorités avaient été visées par ceux qu’il qualifie d’« extrémistes ». D’abord, Jean Jacques Démafouth qui serait le plus visé et Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. S’agissant du mobile de leur acte, le Ministre a répondu qu’ils n’ont pas d’autres raisons que de saper les efforts de paix surtout que la mission conduite par l’Archevêque devrait permettre aux experts venus du Vatican de prendre la température, quant à la venue du Saint Père. A tout prendre, Jean Jacques Démafouth a pu se sauver. En ce qui concerne, l’archevêque de Bangui, il a pu être escorté les Forces Internationales avec toute la délégation venue de Rome en direction de la Nonciature.
Entre temps, dans la journée, un incident s’est produit dans le 8e arrondissement au quartier Combattant. Quatre sujets musulmans qui se rendaient à l’aéroport, ont été cueillis par des extrémistes anti-balaka mais l’un d’entre eux a réussi à se sauver pour se refugier au domicile de l’ancien député et actuellement conseiller national, Jean Michel MANDABA. Il semble qu’il a été poignardé et l’arrivée des Forces Internationales a permis de le conduire au dispensaire de la MINUSCA. On ne sait rien du sort réservé aux trois autres qu’on a faits captifs. Selon certaines indiscrétions, la Chef de l’Etat de Transition devrait recevoir ce lundi, une délégation du Km5 en vue de la formation d’un nouveau Gouvernement. C’est donc informé que l’aile dure du Km5 a monté ce guet-apens. Il semble qu’on a fait comprendre aux quatre mousquetaires qu’ils avaient des colis à récupérer à l’aéroport. C’est ainsi qu’ils y sont allés. Et pendant qu’ils y allaient, la nouvelle s’est déjà répandue à Combattant. En conclusion, tout porte à croire que les partisans de Nairobi ont trompé leurs nez dans cette affaire. Car très vite, le quartier Castors a été l’objet d’attaque des drogués du Km5 qui n’avaient pas attendu longtemps pour déclencher les représailles.
Mais l’on devrait se rappeler les bribes de l’homélie du Curé de la Cathédrale Matthieu Evrard BONDOMBO faite ce Dimanche 25 Octobre. Selon, le clerc qui n’est pas allé du dos de la cuillère, il y a des personnes qui s’opposeraient à la visite du Souverain Pontife en Centrafrique. Invitant ses fidèles à faire en sorte que la venue du Saint Père ne soit pas du ressort du spectaculaire, le curé pense qu’il est temps que les Centrafricains se fassent guérir de leur cécité spirituelle qui est plus grave que la cécité physique. Il reste à savoir si les chrétiens pourront relever le défi. Viendra ou viendra pas ? La question se pose. Mais il faut quand même que le Saint Père vienne pour conjurer les vieux démons qui tiennent encore la RCA sous leur coupole.
Pétrus KASSALO
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 26-10-205
A l’approche des échéances électorales en Centrafrique, certaines formations politiques se fédèrent avec les unes et les autres. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a signé, ce 24 octobre 2015, plusieurs accords électoraux avec les partis politiques dont le MDES, MPC, UDCA, et la plateforme des anciens députés de la troisième législature.
La signature de ces multiples accords politiques a eu lieu ce samedi au domicile de Martin Ziguelé candidat du MLPC. Cette signature de protocoles d’accords politiques a vu la présence de nombreux cadres et militants de MLPC ainsi que ceux des autres partis signataires. Au tour de rôle, le président du MLPC a procédé à la signature successive d’accord électoral avec les uns et les autres.
En premier lieu de ce mariage politique, le MLPC s’est fait rallier avec le Mouvement Citoyen Patara (MPC) représenté par son 2ème vice-président Marcel Yangué Boyfini, ensuite avec le Collectif des Anciens députés de la troisième législature représenté par Joseph Malemindou et Jean-Marc Meiganga, et enfin le Mouvement pour la Démocratie et l’Evolution Sociale (MDES) représenté par son président Patrick Bienvenu Dalemet Rebailé. Pour l’Union des Démocrates Centrafricains (UDECA) représentée par son Président Faustin ZAMETO, précisons-le, la signature du protocole d’accord électoral a eu lieu il y a quelques semaines.
« Le président du MLPC est un homme de consensus. C’est pendant que le MLPC était encore au pouvoir que nous étions élus députés au temps du président Ange Félix Patassé. Mais pourquoi ne pas montrer notre gratitude envers ce grand parti qui est le MLPC. Voici là le sens de notre ralliement au MLPC. Nous allons faire de tous nos mieux pour soutenir Martin Ziguelé afin qu’il remporte cette élection au premier tour », a déclaré Joseph Malemindou représentant du collectif des anciens députés à la signature de cet accord électoral.
Tous les partis signataires de cet accord électoral se sont convenus de respecter leurs engagements. De part et d’autres, ils s’interdisent de signer un Protocole d’Accord similaire avec un autre candidat ou une autre plate-forme pour les élections présidentielles et législatives de 2015. Un tel acte entraînerait, d’après l’article 7 de ces accords, la rupture d’office du présent protocole d’accord électoral.
Selon l’article 5 des accords, le MLPC et les formations politiques qui soutiennent le candidat Martin Ziguelé, s’engagent à mutualiser leurs moyens humains, financiers et matériels en vue de la campagne électorale. Ces moyens humains, financiers et matériels évoqués à l’article 5 seront mis, d’après l’article 6 de l’accord, à la disposition de la Direction Nationale de Campagne (DNC) du MLPC dirigée par Christian Touaboy, et gérés selon les modalités à convenir.
A la fin de la campagne électorale, précise toujours l’article 6, il sera dressé dans les quinze jours qui suivent par les parties un rapport de gestion des moyens octroyés et auquel seront annexées les pièces justificatives
En cas de victoire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2015, l’article 4 du protocole d’accords stipule que les parties contractantes s’engageront par un protocole d’accord politique pour la gestion des affaires publiques.
En prenant la parole, le président du MLPC Martin Ziguelé a rassuré les militants de son parti ainsi que les leaders des partis politiques signataires des accords électoraux sur la victoire des scrutins de fin 2015. Pour lui, le MLPC recherche l’unité, la stabilité des institutions en République centrafricaine.
« Ce que nous recherchons à travers la signature de ces protocoles d’accords c’est une photographie la plus large possible des Centrafricains. Vous savez, ce qui manque dans notre pays c’est la stabilité, la solidité des institutions. Ce n’est pas après les élections qu’il faut aller chercher à créer un courant d’opinion majoritaire, mais c’est avant qu’il faut discuter avec les partis politiques. L’union fait la force et l’a dit Boganda : malheur à l’homme seul », a martelé Martin Ziguelé.
Par ailleurs l’article 2 dudit accord prévoit que pour l’élection présidentielle, les partis signataires s’engagent, par le présent protocole, à soutenir la candidature du président du MLPC Martin Ziguelé dès le premier tour. Pour les élections législatives, chacun des partis présente des candidats dans la circonscription de son choix, d’après les dispositifs de l’accord. Or à l’article 3, les parties s’engagent, lors du second tour des élections législatives, à désister au profit du candidat le mieux placé.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
Bangui, (C.N.C), 26-10-2015
«L’homme n’est jamais si grand que lorsqu’il se penche pour aider un enfant », c’est la vision de l’ONG dénommée Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant, CPDE en sigle, dirigée par Rémy Djamouss. Le CPDE a apporté, ce 24 octobre 2015, un soutien matériel aux enfants victimes de la crise en cours en République centrafricaine. Des kits scolaires dont des sacs contenant de cahiers, de trousses inclues de stylo, compas et bien d’autres effets scolaires ont été distribués aux 300 enfants vulnérables leur permettant de reprendre le chemin de l’école.
La remise officielle de ces kits scolaires a eu lieu ce samedi du 24 octobre, à l’espace culturel Linga Tèrè situé dans le 8ème arrondissement de Bangui. La remise s’est déroulée en présence de la représente de maire du 8ème, des parents d’enfants devant recevoir les kits. Au totale, 300 sacs avec des cahiers et stylos qui ont été distribués à ces enfants venus de différents arrondissements, notamment les plus touchés par la crise militaro-politique en République centrafricaine depuis 2013. Ces kits vont leur permettent de reprendre le chemin de l’école cette année.
« Pendant les évènements, nous travaillons en identifiant les enfants et les familles affectés par la crise. Nous apportons aujourd’hui notre soutien à ces enfants vulnérables, déplacés et orphelins de guerre qui sont en charge de leurs parents et d’autres sont en charge de leurs tuteurs. Ces tuteurs ont des enfants en leurs charges, et en plus de ces enfants, ils sont dans l’impossibilité de la prise en charge scolaire de ces enfants. Et donc nous, nous voulons beaucoup plus secourir ces enfants pour leur offrir les kits et grâce à l’appui de l’ambassade de France qui nous a offert 300 sacs scolaires » a fait savoir Rémy Djamouss.
L’ONG CPDE que dirige Rémy Djamouss, a reçu une aide matérielle de l’ambassade de France à Bangui qui a offert 300 kits scolaires. Les enfants bénéficiaires sont âgés de 7 à 14 ans, notamment les orphelins de guerre et victimes de la crise dont le CPDE apporte son soutien. Tous joyeux, les enfants ayant reçu ces fournitures scolaires comptent beaucoup reprendre le chemin de l’école pour, selon certains d’entre eux, aider le pays qui a tant souffert.
« Ces fournitures que j’ai reçues me permet d’aller étudier pour mon avenir et d’aider mon pays la République centrafricaine qui souffre. Je dis merci à ceux qui m’ont offert ce sac et les cahiers. Avec mes collègues, nous allons beaucoup étudier pour monter à la classe supérieure », s’est réjoui Benjamin Aladao, un élève de l’école Galabadja 2, bénéficiaire de ces fournitures.
Du coté des parents, le geste de CPDE vient à point nommé où les parents d’élèves se confrontent au problème de la prise en charge des enfants pour pouvoir reprendre normalement les études. Ils estiment pour eux que le don de ces kits à leurs enfants est un soulagement dans les lourdes charges dont ils font face. Comme l’a témoigné Jean de Dieu Magou, un parent d’élève venu du 7ème arrondissement de la ville de Bangui pour la circonstance.
« Un grand merci au CPDE avec ses collaborateurs, l’ambassade de France qui nous ont soutenus dans nos difficultés à payer les fournitures scolaires à nos enfants. Car nous avons passé un moment difficile dans cette crise. C’est vraiment un soulagement pour nous les parents de voir nos enfants recevoir ces fournitures ».
Par ailleurs, Rémy Djamouss a mis en garde les personnes de male intentions qui pourraient s’accaparer des sacs destinés à ces enfants et pourraient en faire un article de vente sur le marché de Bangui comme l’on constate souvent avec les sacs distribués par l’UNICEF. Aux parents, il leur a demandé de beaucoup veiller sur ces fournitures de peur que les adultes s’en approprient. Il en a ainsi interpellé le gouvernement d’assumer sa responsabilité de s’occuper de l’éducation qui, d’après lui, est une priorité dans un pays où le taux d’analphabétisme est à déplorer.
En outre, le président du CPDE a annoncé la formation professionnelle en couture en faveur des filles mères qui ont abandonné les études et qui éprouvent de difficultés dans leurs familles à s’occuper elles-mêmes de leurs enfants. Aussi avec le concours de l’ambassade de France à Bangui qui va louer la salle informatique du lycée Charles De Gaule, à en croire Rémy Djamouss, le CPDE va organiser la formation des filles en informatique d’ici le mois prochain.
« Aujourd’hui, nous déployons des efforts pour aider les personnes vulnérables mais nous n’avons pas encore toutes les possibilités d’aider car les cas sont nombreux. Et donc, si les partenaires sur qui nous comptons, peuvent nous appuyer dans notre objectif. Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est pour aider le gouvernement dont la première responsabilité incombe. Le gouvernement doit essayer de définir une politique sociale pour s’occuper des personnes vulnérables », a martelé le président de CPDE.
Le Centre pour Promotion de Droit de l’Enfant (CPDE-RCA) est une Organisation Non Gouvernementale ayant un caractère d’association à vocation humanitaire et à but non lucratif. Il est totalement indépendant des partis et associations politiques, ainsi que de toute obédience religieuse. Comme son nom l’indique, le CPDE défend les droits fondamentaux de l’enfant quelle que soit sa nationalité, sa race et sa religion.
Depuis le début de la crise, le CPDE intervient dans les camps de déplacés et dans les quartiers de Bangui pour venir en aide aux personnes vulnérables, en particulier les femmes et les enfants. De nombreuses activités de formation et de sensibilisation sur les droits fondamentaux de l’enfant sont organisées par l’ONG.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 25-10-2015
Le 19 septembre dernier, le ministère de l’éducation nationale lançait solennellement la rentrée académique en République centrafricaine. Un mois plus tard, et ce malgré les malheureux derniers événements qui ont paralysé la reprise effective des classes, les élèves de l’école Lakouanga située dans le 2ème arrondissement de Bangui ont reçu, ce samedi 24 octobre 2015, des fournitures scolaires, une œuvre sociale de la banque panafricaine, Ecobank-Centrafrique. L’intervention d’Ecobank s’inscrit quant à elle, dans le cadre de ‘’Ecobank-day’’ (la journée d’Ecobank) qui est une journée retenue par la banque panafricaine dans toutes ses filiales, pour démontrer sa contribution citoyenne au développement des pays d’accueil.
Pour cette année-ci en RCA, ce sont les élèves de l’école Lakouanga qui sont les heureux bénéficiaires de cette action sociale. M. Maxim Ndema est le Directeur général adjoint d’Ecobank qui replace lui-même l’activité de ce samedi axée sur le thème ‘’ Ensemble pour un avenir meilleur à nos enfants’’ : « Nous ne saurons rester insensibles aux maux qui frappent notre continent, menaçant ainsi son développement. C’est ainsi qu’en RCA, à l’instar des deux précédentes années où nous avons successivement fait don à l’Université de Bangui en 2013 et en 2014 où nous avons fait un autre don à l’hôpital général, nous avons choisi l’école Lakouanga pour célébrer notre ‘’Ecobank-day’’. Pour cette année, ce sont des kits scolaires que nous fournissons aux élèves à travers l’Association des parents d’élèves (APE), afin de motiver à la reprise effective des classes en cette période où notre pays traverse une crise sans précédent. Ces actions rentrent dans nos objectifs en tant qu’entreprise citoyenne, en vue de contribuer au développement économique et sociale et aussi à la paix. »
En effet, le pactole qui a été remis par le DGA d’Ecobank à l’école Lakoaunga est constitué de 4000 cahiers, 2000 paquets constitués de crayons, règles et compacts, etc. 2000 protège-cahiers, 2000 stylos, 250 cartons de craie, 800 ardoises pour les classes élémentaires. M. Maxim Ndema a tenu à préciser que « Nous ne sommes pas des humanitaires, mais nous sommes des humains. » pour justifier qu’Ecobank n’est pas que commercial, mais elle est aussi sociale et surtout citoyenne.
M. Paul Vondo président de l’Association des parents d’élève de Lakouanga a réceptionné le don. Il salue à sa juste valeur le soutien d’Ecobank en mettant en lien avec la crise politiqco-sécuritaire actuelle en RCA. « La dernière crise que nous avons connue a totalement bouleversé notre programme de l’année scolaires de cette année. Nous pensons que ce geste qu’Ecobank vient de poser aujourd’hui à l’endroit de l’école Lakouanga aura non seulement son impact positif sur la reprise timide des classes, mais motivera également nos enfants à reprendre rapidement le chemin de l’école en attendant l’appui de leurs parents. » a-t-il déclaré.
Même sentiment pour le Directeur de cabinet du Ministère de l’éducation nationale, Jean Dominique Ndarata, représentant personnel de son ministre : « Le Département de l’éducation nationale et de l’enseignement technique éprouve d’énormes difficultés quant à la rentrée scolaire 2015-2016. Ces difficultés s’inscrivent dans le cadre de la crise que notre pays a connue et ont eu des conséquences énormes sur le système éducatif national. A cet effet, nos partenaires qui sont les parents d’élèves ne sont pas épargnés et l’étude de nos enfants en pâtisse étant donné que les parents manquent de tout pour accompagner leurs enfants. C’est en cela que se justifie tout le remerciement du gouvernement, à travers ma voix à Ecobank pour son appui. »
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.NC), 25-10-2015
La liste des candidats déclarés à la prochaine présidentielle en République centrafricaine n’a cessé de s’agrandir. Jeudi 22 octobre, la Direction de campagne de l’ex-Coordonnateur général des anti-balaka, président du Parti centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD) et président de la Fédération centrafricaine de football, Patrice Edouard Ngaïssona, a animé un point de presse à l’hôtel Ledger Plazza Bangui. Un seul message : Patrice Edouard Ngaïssona est candidat à la prochaine présidentielle « pour un Centrafrique nouveau et émergent ».
Pendant que les autorités de la transition, les responsables de l’ANE et la communauté internationale se battent encore pour sortir un nouveau chronogramme électoral, du fait de l’impossibilité de la tenue du chronogramme actuel, les partis politiques et plus précisément les candidats aux prochaines élections affutent leurs armes.
Patrice Edouard Ngaïssona entre dans la course à la présidentielle. Sa Direction nationale de campagne a annoncé sa candidature en indépendant, jeudi dernier. C’est sous un applaudissement assourdissant que Eloge Koy, Secrétaire général de la DNC a fait son annonce, une annonce qui intervient au moment où le candidat est absent du territoire national.
« Face à l’urgence de la gravité actuelle de notre pays, et la nécessité de s’inscrire dans la trajectoire de la philosophie politique du Président fondateur Barthelemy Boganda, exprimée à travers ces cinq célèbres verbes, nous nous adressons à vous ce jour, jeudi 22 octobre 2015, pour vous dire que nous avons le bonheur suprême d’annoncer solennellement que son Excellence, M. Patrice Edouard Ngaïssona se porte candidat pour devenir président de la République centrafricaine. » a-t-il déclaré.
D’aucuns se poseraient certainement la même question posée par M. Koy : « Pourquoi cette candidature ? » Puisqu’il y en a déjà une soixantaine pour un seul fauteuil présidentiel. Mais, la réponde du Secrétaire général n’a pas tardé : « Patrice Edouard Ngaïssona est seul qui peut unir le peuple centrafricain ; le seul qui s’est soucié de la survie du peuple centrafricain pendant que tous les autres avaient pris la poudre d’escampette face à la tempête du mal qui s’est acharnée sur les familles centrafricaines tant chrétiennes que musulmane ; le seul qui est capable d’oser, d’agir, d’entreprendre et de construire pour changer les conditions de vie du peuple et rendre le plus difficile, envisageable ; le seul qui est capable de créer les conditions de travail et du bien-être socio-économique pour tous ; le seul qui est passionné par l’idée de relancer et de moderniser l’agriculture, facteur productif des principales sources des devises de notre pays grâce à la fertilité du sol , aux conditions climatiques et biodiversité. Nous croyons qu’il n’y a pas de fatalité. »
L’autre aspect qui galvanise la Direction nationale de campagne de Ngaïssona, c’est que ce dernier, émanation donc de la ‘’volonté populaire’’ allusion faite au mouvement révolutionnaire dont Ngaïssona était Coordonnateur général, devrait jouir d’une grande popularité acquise sur cette parcelle politique.
Car, selon Koy, « En face, il n’y a personne. Ceux qui sont en face sont ceux qui ont contribué au désastre du peuple centrafricain. Ils sont tous repérés par les centrafricains et, comme dit l’adage, un homme repéré un est homme mort. Ils sont politiquement morts et enterrés depuis longtemps. »
Cette candidature est aussi la résultante d’une lecture patriotique de ses porteurs, comme l’a exprimé le Secrétaire général en ces termes : « Voilà depuis plus de 50 ans que la République centrafricaine a accédé à la souveraineté nationale. Nul n’ignore qu’elle dispose d’énormes potentialités économiques, parmi lesquelles les fabuleux gisements pétrolifères, les immenses ressources énergétiques, forestières, minérales et une diversité de minerais métalliques qui sont encore inexploitées faute d’une politique viable et efficiente de promotion économique et sociale.
Malgré l’existence remarquable de ces potentialités économiques qui devraient servir au développement du pays, le peuple continue de souffrir sous le joug e la précarité et de la pauvreté. Qu’à cela ne tienne, le pays est fragmenté à la fois socialement, économiquement et politiquement. Les centrafricains ne savent plus vivre ensemble et le bien collectif est désintégré… »
Entre temps, Ngaïssona avait fondé un parti politique dénommé PCUD (Parti centrafricain pour l’unité et le développement qui peine d’accréditation dans les coffres du ministre de l’Administration du territoire. C’est ce qui explique la présentation en indépendant de Ngaïssona à la prochaine présidentielle.
Notons que les journalistes se sont intéressés à la proximité de Ngaïssona avec les anti-balaka devenus aujourd’hui de la mère à boire pour les populations civiles, notamment ceux des 5ème, 8ème, 4ème et 3ème arrondissements de la capitale à travers les actes de braquages appelés ‘’cousquette’’.
En réponse, le Secrétaire général pense plutôt que c’est un atout du fait que ce mouvement est l’émanation du peuple pour faire front devant les envahisseurs et les exterminateurs de la nation.
Rendez-vous est donc donné le 2 novembre prochain pour l’investiture de Patrice Edouard Ngaïssona.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeua News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C)25-10-2015
Séjournant depuis mardi 20 octobre dernier en terre centrafricaine, le Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge de secours humanitaires Stephen O’Brien a achevé sa visite ce jeudi 22 octobre 2015. A l’issue de cette visite qui l’a conduit dans les sites de déplacés de Bangui, notamment à l’église Saint Sauveur et au Km5, ainsi qu’à l’intérieur du pays à Dékoa, O’Brien a annoncé un nouveau financement en vue d’appuyer l’action humanitaire en RCA. « Suite à ma visite, j’annonce un nouveau financement de 12 millions de dollars américains soit 6 milliards de Francs Cfa du Fonds d’urgence des Nations unies pour appuyer la réponse humanitaire. » a-t-il déclaré lors de la conférence de presse qui a sanctionné la visite.
De l’impression qui s’est dégagée de la visite du Secrétaire général Adjoint, il affirme avoir vu de ses propres yeux le désarroi de la population centrafricaine. « J’ai pu me rendre compte de la souffrance et de la résilience des populations déplacées suites aux évènements récents. J’ai pu observer de l’autre côté, la grande générosité du peuple centrafricain, en particulier celle démontrée par des milliers de personnes envers leurs frères et sœurs qui sont dans le besoin. C’est pourquoi, je voudrais m’adresser au peuple centrafricain pour lui exprimer toute ma solidarité dans cette période difficile. Il ne faut pas que les actes posés par certains individus puissent vous décourager dans votre détermination pour un avenir meilleur. » a noté O’Brien.
Sur les perspectives, puisqu’il s’agit justement de constater personnellement la réalité humanitaire en vue du renforcement de son plaidoyer, le Secrétaire général Adjoint a indiqué que « les défis les plus importants en RCA, c’est de poursuivre et d’accroître l’assistance aux personnes vulnérables, en additionnant les services sociaux de base. Aussi, il faut assurer la protection des civils, car comment les gens peuvent se sentir en sécurité quand il y a des violences fragmentées ? Certes, l’impression générale montre l’amélioration de la situation sécuritaire, on voit des gens qui circulent, mais toutefois, l’on doit reconnaitre que la situation reste fragile et qu’un petit incident peut avoir des conséquences dramatiques. C’est justement là que nous devons le plus investir avec la contribution des personnes de bonne foi. »
Pour terminer, O’Brien rassure quant au soutien indéfectible des Nations unies au peuple centrafricain : « Soyons clairs que les Nations unies dans toutes leurs formes sont déterminées et resteront engagées aux côtés du peuple centrafricain dans cette période difficile. »
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C),10- 23-2015
Rien ne va plus entre les autorités de la transition et les membres du groupe de travail de la société civile centrafricaine depuis les derniers évènements ayant conduit aux tentatives de déstabilisation du régime transitionnel. La présidente de la transition Catherine Samba Panza accuse le Coordonnateur du groupe de la société civile d’avoir contribué à la déstabilisation de son régime alors qu’il reçoit souvent, selon la présidente, des fonds de ses mains. Des accusions que Gervais Lakosso balaie d’un revers de la main et parle plutôt d’un acharnement visant à ternir son image, lors d’une conférence de presse tenue ce 20 octobre 2015 à Bangui.
Devant une vingtaine des journalistes, les membres du groupe de travail de la société civile centrafricaine accusés par les autorités de transition d’avoir contribué aux tentatives de coup d’Etat dernier ont fait une mise au point sur la situation. Lors de cette conférence de presse, Gervais Lakosso assisté par Valérie Blandine Danga, a précisé que le groupe de travail de la société civile mène ses activités en toute in dépendance avec l’appui de ses partenaires nationaux et internationaux. Sur les fonds évoqués par la présidente de transition, le Coordonnateur groupe de travail de la société civile a souligné qu’il n’a jamais reçu de l’argent à titre personnel d’aucune autorité de la transition.
« Aucun membre du groupe de travail n’a jamais reçu de l’argent à titre personnel de la présidence, ni du gouvernement. Surtout le Coordonnateur du groupe de travail, Sieur Gervais Lakosso n’a jamais demandé, ni reçu de l’argent à titre personnel de la présidente et du gouvernement. Nous mettons à défie quiconque peut prouver le contraire », a déclaré Gervais Lakosso.
Par ailleurs, Gervais Lakosso a indiqué que les décharges et rapports d’utilisations des subventions que le groupe de travail de la société civile a reçues de la part de la présidence de transition pour les forums de la société civile sont disponibles à vérifiés.
« Nous affirmons avoir reçu trois subventions de 3.000.000, de 2.000.000, et de 1.500.000 fcfa de la part de la présidence de la République pour le forum de la société civile en juin 2014, pour l’atelier stratégique du groupe de travail en novembre 2014 et pour le pré forum de la société civile en avril 2015. Les décharges et rapports d’utilisation de ces fonds sont disponibles et consultables », a-t-il précisé.
Les autorités de transition, très soucieuses du déclin de leur pouvoir de peur de ne pas le perdre, accusent tout le monde. Tous ceux qui sont suspectés d’avoir contribué aux tentatives de déstabilisation de pouvoir de Bangui lors de l’insurrection du 28 septembre dernier, sont aujourd’hui dans les tigres de la transition. Ils ont vu leurs comptes bancaires gelés, de surcroit la suspension de paiement de leurs salaires comme fonctionnaires de l’Etat. C’est le cas pour les membres du groupe de travail de la société civile que les autorités de la transition ont rendus responsables de tentatives de coup d’Etat à Bangui pour leur appel à la désobéissance civique. Ces derniers démontent toute implication liée aux derniers évènements dans la capitale.
Conséquence, des comptes bancaires bloqués en plus de la suspension du versement de leurs salaires, ils dénoncent cette machination. Les membres du groupe de travail la société civile ont affirmé qu’ils n’ont jamais été associés ni de loin ni de près aux actions politiques de déstabilisation ni à celles des groupes ayant choisi la lutte armée comme mode de revendication et d’expression.
« Nous nous étonnons de ce que le gouvernement de transition ne s’intéresse nullement aux auteurs des crimes imprescriptibles qui ont secoué le pays, ni aux chefs de guerre qui agissent ouvertement pour s’emparer du pouvoir par les armes et s’emploie par des méthodes d’un autre temps à traquer les organisations de la société civile et leurs leaders qui n’ont fait que jouer leur rôle citoyen », a martelé le Coordonnateur.
Evoquant la question de la concertation qui se poursuit au palais présidentiel où la présidente de transition échange avec une partie des forces vives de la nation, le groupe de travail de la société civile estime que cette concertation est loin d’être la bonne démarche, et c’est de nature, selon la société civile, à compliquer la situation surtout que la sécurisation et la protection de la population civile n’est pas à l’ordre du jour et ne connait pas, a-t-il poursuivi, de dispositions pratiques efficaces.
« Nous invitons le peuple centrafricain à ne pas céder aux manipulations de tous les ordres et de rester mobiliser pour continuer à revendiquer notre droit à la sécurité et au bien être », a-t-il conclu.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 21-10-2015
La formation des jeunes et la promotion de l’éducation des enfants restent toujours au centre des préoccupations de la Miss-Centrafrique Flora Abiba Ngahally élue en mars 2015. Fidèle à son combat pour la jeunesse, la Miss-Centrafrique vient une fois de plus de voler au chevet des enfants vulnérables, en cette période de rentrée scolaire pour inscrire une vingtaine à l’école. Flora Abiba Ngahally, à travers son Ong ‘’La Colombe’’ a procédé lundi 19 octobre 2015, à l’inscription de certains enfants démunis, notamment des orphelins de guerre et les enfants relâchés par les groupes armés. La première étape d’inscription a concerné 17 enfants dont 07 ont été inscrits à l’Annexe de l’école New Tech de Miskine et 10 autres à l’Ecole privée espoir de la nation (EPEN) dans le 4ème arrondissement. Ce sont au total, une vingtaine d’élèves qui bénéficieront de ce soutien de la Miss-Centrafrique pour la paix.
La première étape de cette campagne d’inscription a débuté hier, lundi où deux établissements, à savoir l’annexe Newtech de Miskine et l’EPEN dans le 4ème arrondissement qui ont accueillis les enfants inscrits par la Miss Flora.
Au sortir de l’établissement de l’EPEN, la Miss situe sur les motivations ayant présidé à l’acte qu’elle a posé. « L’école est pour tout le monde, qu’on soit issu d’une famille démunie ou riche. Il s’agit pour nous de montrer l’importance de l’éducation des enfants qui sont l’avenir de demain. Et donc, une richesse pour le pays. C’est un geste modeste certes, mais il s’agit également d’inciter les parents et les autorités de notre pays à veiller à l’éducation des enfants. On déplore les ruptures des cours qui interviennent de temps en temps par rapport à la situation sécuritaire du pays. Mais, il ne faut pas baisser les bras, il faut le faire, car pour les parents, ce sera leur fierté de voir leurs enfants obtenir des diplômes. » a-t-elle déclaré.
Rappelons au passage que ces inscriptions sont le fruit de la cérémonie de collecte de dons organisée par l’Ong ‘’La Colombe’’ le mois dernier. Effectivement, les fonds collectés ont permis l’inscription d’une vingtaine d’enfants vulnérables.
Le geste posé par ‘’La Colombe’’ a été un véritable soulagement pour les parents des enfants inscrits, à l’image de Marceline Jingama la maman de l’élève Freddy Jingama inscrit à l’école EPEN. Selon elle, « c’est le travail qui revient d’abord aux autorités de notre pays. Nous, les veuves et les orphelins qui sont à notre charge, avons de réelles difficultés pour vivre. Nous manquons de tout. Mais si notre fille a décidé de nous venir en aide pour inscrire nos enfants dans des écoles privées, nous ne pouvons que dire merci. »
Quant au Directeur de l’école EPEN, « c’est pour la première fois que nous voyons une association se préoccuper des question d’inscription des enfants à l’école. En plus de l’originalité de l’initiative, il est encourageant que les autres Ongs et Associations qui foisonnent dans notre pays puissent en faire autant. »
Notons que Miss-Centrafrique Flora Ngahally accorde du prix à l’épanouissement de la jeunesse centrafricaine. En témoigne le discours phare qu’elle a tenu sur la situation des enfants et des jeunes au Forum national de Bangui, ainsi que plusieurs actions dont des remises des kits scolaires dans des écoles au niveau de Bangui. Pour le suivi des enfants vulnérable que son Ong ‘’La Colombe’’ vient d’inscrire dans des écoles privées de la place, Flora Ngahally compte sur le contrat parents d’élèves-établissements scolaires – Ong ‘’La Colombe’’.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (CNC), 21-10-2015
Intimidé, menacé, puis traqué par l’exécutif de la transition et plus principalement par le Premier ministre Mahamat Kamoun qui voulait sa tête à tout prix, le Coordonnateur du Groupe de travail de la société civile et initiateur du mouvement révolutionnaire ‘’Le temps de Bêafrîka’’ Gervais Lakosso réveille les ambitions de la vision citoyenne qu’il a portée au nom de la souffrance du peuple.
A bâtons rompus avec les professionnels des médias, ce mardi 20 octobre 2015, Gervais Lakosso a dénoncé les trafics d’influences orchestrés par le gouvernement contre lui ; il a rejeté en bloc les affirmations de Catherine Samba Panza au sujet de l’argent qu’elle lui aurait donné et ; il a réitéré la détermination de la société civile sur les points de revendications de la révolution ‘’Le temps de Bêafrîka’’.
« Je n’ai pas peur de la justice ; je n’ai d’ailleurs peur de rien. Parce je n’ai pas des ambitions démesurées. » a déclaré Gervais Lakosso pour parler de la pression politique qu’il subit en ce moment. Il ajoute « Ce n’est pas aujourd’hui que je subis des menaces, car les Séléka en leur temps m’ont menacé de mort, ce qu’ils n’ont pas pu faire ; au contraire ce sont eux qui sont partis du pouvoir.
Les Anti-balaka à leur tour ont pris ma voiture et m’ont menacé d’être complice des musulmans, ils n’ont pas réussi à me faire du mal. Cela ne veut pas dire que je suis un super homme, mais simplement parce que je défends des causes justes, et pour cela Dieu me protège. ».
Cependant, là où la pression politique bat son plein, en plus de la pressante demande tous azimuts d’ « enlever l’immunité parlementaire » en vue de procéder à son arrestation et sa traduction en justice, le gouvernement a tout fait pour bloquer les comptes de Gervais Lakosso et sa collègue Blandine Tanga. Selon cette dernière, « le gouvernement a procédé par coups de téléphone pour bloquer mes comptes à la BPMC sans un document juridique qui atteste de la levée de mon immunité parlementaire, ni de ma condamnation par les instances de notre pays. » Ce que l’activiste Anthropologue qualifie « des pratiques du temps des ‘’trocs’’ ».
S’agissant des affirmations de la présidente de la transition qui aurait donné beaucoup d’argent à Gervais Lakosso, ce dernier reconnait avoir émargé chez Samba Panza, mais pas à son nom propre ; plutôt au nom de la plateforme de la Société civile qu’il représente. « Nous affirmons avoir reçu trois subventions de 3.000.000 F.Cfa, de 2.000.000 F.Cfa et de 1.500.000 F.Cfa de la part de la présidence de la République pour le Forum de la société civile en juin 2014 ; pour l’atelier stratégique du Groupe de travail de la société civile en novembre 2014 et ; pour le pré forum de la société civile en avril 2015. » a-t-il reconnu avant de préciser qu’ « aucun membre du groupe n’a jamais reçu de l’argent à titre personnel de la présidence, ni du gouvernement. »
Par ailleurs, si Catherine Samba Panza a choisi la tribune de sa « concertation » encore en cours pour dénigrer les activistes de la société civile qui percevraient dans sa poche, Gervais Lakosso lui, a souhaité être convié et que cette campagne de dénigrement puisse se faire en sa présence. Car selon lui, la présidente intérim ne pouvait pas prononcer ces propos si lui Lakosso était dans la salle.
Heureusement, Samba Panza n’a convoqué que des bénis oui-oui pour l’exalter. D’ailleurs, Lakosso persiste et signe qu’une concertation digne du nom soit organisée par la présidente avec un quorum de cinquante (50) participants issus essentiellement des Pouvoirs publics ; des entités politiques et ; de la société civile pour débattre des vrais problèmes de l’heure.
Au passage, Gervais Lakosso a indiqué qu’il y a eu beaucoup d’amalgames autour des mouvements de désobéissance civile organisés par ‘’Le temps de Bêafrîka’’. « Nous n’avons jamais été ni de loin, ni de près aux actions politiques de déstabilisation ni à celles des groupes armés ayant choisi la lutte armée comme mode de revendication et d’expression.
Nous ne sommes ni auteurs, ni coauteurs de la marche et des actes de vandalisme du lundi 28 septembre 2015 et la tentative de déstabilisation du régime en place dont les auteurs présumés sont connus des instances judiciaires appelées à prouver leur culpabilité… » a-t-il relevé.
Mais, puisque de l’avis de Lakosso, les revendications portées par son mouvement n’ont pas encore trouvé satisfaction, la lutte continue. « Nous réaffirmons notre adhésion aux onze revendications du mouvement ‘’Le temps de Bêafrika’’ et insistons que la meilleure forme de concertation comme sollicitée par notre onzième revendication est une assise entre toutes les forces vives de la nation pour échanger de vives voix et trouver des solutions consensuelles pour résoudre définitivement la crise actuelle et aller aux élections de manière sereine. »
Pour terminer, Lakosso a fait un clin d’œil sur le Coordonnateur humanitaire Aurélien Agbeonci qu’il trouve les propos très discourtois et peu diplomatiques envers le peuple centrafricain, à commencer par les autorités politiques. Le Coordonnateur du groupe de travail de la société civile a tenu à rappeler au Coordonnateur humanitaire qu’il a demandé le départ de la Séléka, il a obtenu ; il a demandé le départ de Babakar Gaye, il a obtenu…
Bangui Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (T.V.N), 20-10-2015
Justin Trudeau marchera dans les pas de son père et retournera au 24 Sussex à Ottawa, à titre de premier ministre d’un gouvernement majoritaire.
«Ce soir, le Canada retrouve un peu de lui-même, le Québec retourne au gouvernement du Canada», a insisté le nouveau premier ministre en livrant un discours rassembleur et promettant une ère de changement pour le Canada.
Devant la victoire sans appel des libéraux de Justin Trudeau, le premier ministre Stephen Harper n’a pu que reconnaître que «la population canadienne a élu un gouvernement libéral, résultat que nous acceptons sans hésitation», dans un bref discours, dans lequel le chef conservateur n’a pas abordé le sujet de son avenir politique.
Stephen Harper avait toutefois envoyé une note au président du Parti conservateur, quelques minutes avant de monter sur la scène. Il lui a demandé que soit nommé un chef intérimaire et que soit lancée une course à la direction du parti afin de lui trouver un successeur.
Au NPD, Thomas Mulcair a souligné avec humilité la victoire majoritaire obtenue par Justin Trudeau, qui a défié toutes les prévisions à l’issue de la 42e élection fédérale.
«Depuis le début, cette élection porte sur le changement et ce soir, les Canadiens ont tourné la page et ont rejeté la politique de la peur et de la division», a commenté Thomas Mulcair, accusant la défaite, mais savourant aussi celle des conservateurs de Stephen Harper.
Le choc est dur pour le NPD qui termine avec 37 députés élus ou en avance, alors que le parti en avait obtenu 103 en 2011.
«Il est évident qu’il existe des différences majeures entre nos partis. Au cours des 78 jours de la campagne, l’accent a été mis sur ces différences pour permettre aux Canadiens de faire un choix et nous acceptons leur décision avec humilité», a affirmé M. Mulcair, réélu dans Outremont.
Il a aussi terminé son discours par un «on continue», qui laisse peut-être sous-entendre qu’il compte rester en poste comme chef de sa formation.
De son côté, Gilles Duceppe a été le seul chef des grands partis à avoir perdu dans sa circonscription de Laurier Sainte-Marie, devancé par la députée du NPD Hélène Laverdière.
Par ailleurs, la chef des verts, Elizabeth May a fait une furtive apparition devant ses partisans en Colombie-Britannique pour les saluer, tout sourire, lorsque son élection a été confirmée.
Loin d’assister au suspense annoncé, le Parti libéral a fait déferler un raz de marée rouge sur tout le Canada.
Les libéraux avaient besoin de 170 élus pour former un gouvernement majoritaire, ils sont en avance ou élus dans 184 circonscriptions sur 338, contre 101 pour les conservateurs, 42 pour le NPD, 10 pour le Bloc québécois et un siège pour le Parti vert.
Au Québec, le Parti libéral mène ou a été élu dans 40 circonscriptions, les conservateurs dans 12 circonscriptions, 16 pour le NPD et le Bloc compte 10 sièges élus ou en avance.
Au Québec, 35,5% des électeurs ont voté pour le Parti libéral, 25% pour le NPD, 17% pour les conservateurs et 20% pour le Bloc québécois.
Dans les provinces de l’Atlantique, l’équipe de Justin Trudeau a raflé toutes les circonscriptions disponibles (32), causant une véritable onde de choc au début de la soirée.
Au pays, les votes exprimés jusqu’ici étaient en faveur des libéraux dans une proportion de 40%, contre 32% pour les conservateurs et 19% pour le NPD, dont la chute a été vertigineuse par rapport à ses sommets dans les sondages.
Il s’agit d’une victoire significative et inespérée pour Justin Trudeau dont le parti n’avait fait élire que 34 candidats en 2011, laissant la formation politique au troisième rang à Ottawa.
En tout, près de 25,6 millions d’électeurs étaient inscrits sur la liste électorale pour cette 42e élection au Canada. Environ 3,6 millions de citoyens se sont rendus aux urnes lors du vote par anticipation.
À la dissolution de la Chambre au début du mois d’août, les conservateurs détenaient 159 sièges, les néo-démocrates 95, les libéraux 36, le Bloc québécois deux, Forces et démocratie deux, et le Parti vert deux également. Il y avait huit députés indépendants et quatre sièges vacants.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui , (C.N.C), 20-10-2015
Le pape François se rendra du 25 au 30 novembre au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique. Les détails de ce qui sera sa première visite pontificale sur le continent africain ont été dévoilés lundi.
Les dates de la visite du pape François au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique ont été confirmées le 10 septembre par le porte-parole du Saint-Siège, Federico Lombardi. « Le Saint-père effectuera un voyage pastoral en Afrique, du 25 au 27 novembre au Kenya, du 27 au 29 novembre en Ouganda, puis en Centrafrique les 29 et 30 », avait-il indiqué. Désormais, c’est le programme détaillé du souverain pontife que le Vatican a rendu public, lundi 19 octobre.
Le pape rencontrera à chaque fois les trois chefs d’État concernés (Uhuru Kenyatta, Yoweri Museveni et Catherine Samba-Panza) et célébrera dans chaque pays une messe (homélie). À Nairobi, il s’adressera au clergé et aux religieux en général puis aux séminaristes, avant de visiter le siège de l’ONU dans la capitale (avec un discours prévu).
Vendredi 27, il effectuera une visite au quartier pauvre de Kangemi (où il prendra aussi la parole) puis rencontrera la jeunesse au stade Kasarani (nouveau discours). En Ouganda, le pape se rendra aux sanctuaires anglican et catholique des Martyrs de Namugongo pour y commémorer la canonisation par le pape Paul VI en 1964 des premiers saints africains – 22 jeunes gens tués entre 1885 et 1886.
Cardinal Monsengwo : « J’attends de la visite du pape François en Afrique un nouveau souffle pour l’Église »
Le pape à la mosquée centrale de Bangui
Pour son premier voyage sur le continent, le pape a choisi trois pays comptant une importante communauté catholique et en proie à des tensions civiles meurtrières. Le Kenya lutte contre les Shebab, qui ont multiplié les attaques meurtrières dans le pays depuis que l’armée kényane est entrée en Somalie en octobre 2011 pour les combattre.
En Centrafrique, la visite intervient aussi dans un contexte politique et sécuritaire tendu. Dans un pays en proie à de fortes tensions communautaires, le discours qu’il doit prononcer le 30 novembre devant la communauté musulmane dans la mosquée centrale de Bangui devrait être symboliquement très fort.
Bangui, Jeune Afrique
(Corbeau News Centrafrique)

L’ancien président de la République centrafricaine n’a pourtant théoriquement pas le droit de voyager.
Soumis au régime de sanctions des Nations unies – il n’a donc théoriquement pas le droit de voyager -, François Bozizé a débarqué à Pretoria le 14 octobre, jour de son 69e anniversaire, selon plusieurs sources diplomatiques et sécuritaires.
Contacté, le ministère sud-africain des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire. À Paris comme à Bangui, on goûte peu cette escapade, dont les tenants et les aboutissants restent encore flous. Fin août, les États-Unis étaient intervenus auprès de l’Ouganda, où Bozizé vit en exil, pour qu’il s’abstienne à l’avenir de toute activité politique.
Bangui, Jeune Afrique
(Corbeau Nes Centrafrique)
Bangui, (C.N.C) 20-10-2015
Sept casques bleus de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont été attaqués par des éléments armés des Anti-Balakas, le dimanche 18 octobre 2015 à Boali, dans la Préfecture de l’ Ombella Mpko, à 95 km au Nord-ouest de Bangui.
Dans un communiqué dont notre rédaction s’est procurée d’une copie, la MINUSCA condamne cet acte qu’elle qualifie d’intolérable contre des casques bleus venus servir le peuple centrafricain et contribuer à la sortie de crise dans le pays.
« La MINUSCA s’indigne également que les mêmes agresseurs aient détenu le même jour la Vice-Présidente du Haut Conseil de Transition et arrêté des agents de la Sécurité intérieure avant de les relâcher un peu plus tard » lit-on dans le communiqué.
La MINUSCA rappelle aux assaillants que leur geste pourrait constituer un crime au regard des conventions internationales. « Les auteurs de tels agissements doivent être identifiés, arrêtés et traduits devant les tribunaux selon la loi nationale ou internationale en vigueur » précise le communiqué.
Par ailleurs, la MINUSCA réitère son appel pressant à tous les groupes armés à honorer leurs engagements contenus dans les Accords signés sur la cessation des hostilités à Brazzaville en juillet 2014 et sur les principes du DDR en marge du Forum de Bangui en mai 2015 et à s’inscrire dans une logique de réconciliation nationale, gage d’une paix durable en RCA.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
a criminalité en Centrafrique à la hausse après les violences de fin septembre. Les anti-balaka qui avaient cédé du terrain face aux forces onusiennes ont repris le contrôle de certaines routes menant dans l’arrière-pays. Dimanche après-midi, la vice-présidente du CNT a été brièvement kidnappée, ainsi que plusieurs membres des forces de l’ordre.
Il était environ 16h, dimanche. La vice-présidente du Conseil national de transition Léa Koyassoum Doumta revenait d’un enterrement à 90 km au nord de Bangui lorsque des éléments armés revendiqués anti-balaka ont intercepté sa voiture.
Ils ont ensuite désarmé les deux personnes chargées d’assurer sa protection, avant de conduire la vice-présidente et les membres du convoi qui revenait de l’enterrement à l’abri des regards.
Pendant près de deux heures, Léa Koyassoum Doumta raconte avoir parlementé avec les ravisseurs qui, selon elle, étaient près d’une cinquantaine. Finalement, les anti-balaka ont décidé de la relâcher en lui remettant une liste de revendications à transmettre au gouvernement.
Un peu plus tard dans l’après-midi, ce sont six gendarmes centrafricains qui ont été kidnappés et désarmés par ces mêmes anti-balaka. Les gendarmes ont été retenus en otage jusqu’à 21h30 dimanche avant d’être libérés grâce à la médiation du gouvernement, qui a aussitôt entamé des pourparlers avec les ravisseurs.
Ils exigeaient entre autres la libération de plusieurs personnes arrêtées plus tôt dans le courant de la semaine. On ne sait pas si ces revendications ont été satisfaites.
Bangui RFI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (B.L.I) , 19-10-2015
Ce fin stratège a su resauter en un temps record presque toutes les organisations de la jeunesse de Centrafrique qui œuvre sur le terrain depuis des années. Cet homme au carnet d’adresse aussi long que le bras et hyper riche, travail également en catimini avec de nombreuses personnalités, des fonctionnaires, des salariés, des chômeurs et des diplômés sans emploi.
(La force de Patrice Edouard NGAÏSSONA provient de sa placidité et sa capacité à être constamment à l’écoute de ses concitoyens afin de répondre de façon adaptée à leur aspiration).
De fil en aiguille, cet homme discret sur le plan national mais hyper médiatisé sur la scène internationale a utilisé la stratégie de la fourmi pour conquérir le cœur des Centrafricains d’en bas et ceux d’en dessous.
Le seul chic à l’heure actuelle est que ces adversaires politiques surfent sur son appartenance à ANTIBALAKA
Pour déverser sur lui leur haine savamment orchestrée et entretenue en vue de contrarier sa candidature aux prochaines échéances électorales.
Antibalaka est l’émanation du peuple Centrafricain C’est pourquoi la LOI N°99.017 PORTANT ORGANISATION GENERALE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DE L’ARMEE NATIONALE, dans son article 1er je cite : La défense Nationale est l’organisation par laquelle tous les citoyens de l’Etat Centrafricain assurent ensemble en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité des personnes et des biens, ainsi que l’intégrité du territoire. Elle est globale et permanente. Fin de citation.
C’est dire que le groupe d’auto-défense et de résistance populaire est autorisé par la loi en Centrafrique.
Etant donné que NGAÏSONNA alias EDO a su faire ses classes en politique, il coupa l’herbe sous les pieds de ses détracteurs en nommant alors son joker Igor LAMAKA comme responsable de la Communication et Marketing politique porte parole de sa Compagne.
Bangui, Bérenger Ludovic Igor LAMAKA
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (E.S.K), 19-10-2015
Sur les dernières actualités faisant coulé de l’ancres et de salives en Centrafrique, la Rédaction de NDJONI SANGO a bien jugé de faire réagir les Leaders politiques centrafricains dans le seul but d’éclairer l’opinion publique. Le premier à réagir, Eddy Symphorien KPAREKOUTI, président de Parti de l’Unité et de la Réconciliation (PUR). Depuis Dar Es Salaam, en Tanzanie, le candidat à l’élection présidentielle de 2015 en République centrafricain, nous a accordés une interview dont il analyse la situation chaotique dans le pays en crise 2012. Pour lui, la concertation organisée par la présidente de transition n’est qu’une duperie.
Njoni Sango (NS): M. Eddy Symphorien KPAREKOUTI Bonjour,
Eddy Symphorien KPAREKOUTI (ESK) : Bonjour
NS : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle, quelle analyse faites-vous de la situation actuelle de la République Centrafricaine que vous comptez diriger demain ?
ESK : Merci pour l’opportunité que vous m’offrez afin que le m’exprime sur la Situation en République centrafricaine, mon pays qui, je le rappelle est en crise depuis aujourd’hui trois années. Depuis le
coup d’Etat de mars 2013 qui est le déclic de la crise, la situation du pays n’a pas évolué, ce qui est regrettable. Il est certes vrai qu’on a changé de président en janvier 2014 ainsi que plusieurs gouvernements mais, la recette ne semble pas encore être trouvée par ceux là de qui dépend la destinée de plus de quatre millions de Centrafricains.
Depuis le début, la mission des autorités de la transition est de trois ordres, selon les termes de la charte ainsi que de tous les documents qui ont posé les bases de cette période exceptionnelle. Il était
question que la sécurité soit rétablie sur l’ensemble du territoire, que les conditions soient réunies pour faciliter le retour de ceux qui ont fui leur maisons et que les élections soient organisées afin que le pays retrouve l’ordre constitutionnel. Mais, l’analyse qui s’impose à la connaissance collective aujourd’hui, est que cette mission n’a pas été accomplie. C’est ce qui justifie, la persistance de la violence sur l’ensemble du territoire. Je tiens à rappeler que les autorités ne contrôlent difficilement que 10% du territoire. Aussi, l’organisation des élections pose problème. Vous et moi, comprenons que le navire n’avance pas dans le sens voulu par le peuple centrafricain qui, depuis le début jusqu’aujourd’hui, est la principale victime alors que les uns et les autres profitent de cette souffrance pour se hisser.
L’essoufflement des autorités parait plus qu’évident car elles n’arrivent pas à poser les actes qu’il faut afin d’obtenir les résultats qui peuvent changer la réalité sur le terrain.
2-NS : Vous semblez être dur avec les autorités de la transition, mais que pensez vous de la concertation des forces vives de la Nation initiée par la cheffe de l’Etat, n’est pas une bonne réponse ?
ESK : Il ne s’agit pas pour moi d’être dur ou tendre avec les autorités de la transition. En ma qualité de leader politique, mon rôle est de recadrer le gouvernement quand les choses ne vont pas dans le bon sens. Quand les actes posés sont positifs, je n’hésite pas toujours à le reconnaitre.
Je voudrais rappeler que la concertation annoncée le 07 octobre, dans la foulée du regain de violence à Bangui, est une exigence déjà formulée par plusieurs entités politiques dont ma formation, le PUR. Vu, l’échec du forum national de Bangui, le PUR avait en son temps appelé la cheffe de l’état à organiser de manière régulière des échanges, afin poser et résoudre les questions factuelles qui minent la transition. Notre appel n’a pas été suivi d’effets, la Présidente semble faire preuve d’une atonie, elle et ne réagit qu’aux seuls crépitements des armes. Si nous avions été entendus dès le départ, nous n’aurions pas à déplorer aujourd’hui la perte de nombreuses vies humaines.
Malgré tout, nous avons constaté qu’à la place de véritables concertations, la cheffe de l’État a organisé une duperie en occultant les sujets qui fâchent. Elle a écarté ceux qui sont capables de lui dire la vérité au profit des opportunistes.
L’échec de la transition est la conséquence de ces systèmes anti-démocratiques de la cheffe de l’état.
NS : Le président de l’ANE Dieudonné Kombo Yaya a démissionné de son poste. Cette démission va-t-elle, selon vous avoir des répercussions sur le processus électoral ?
ESK : Le processus électoral a du plomb dans l’aile bien avant même la démission du président de l’Autorité Nationale des Élections. Tout ce qui a été imposé au peuple, n’a pas fonctionné depuis le début de la seconde transition.
Aujourd’hui, tout le monde est rattrapé par la réalité du terrain. En prêtant serment, le président de l’ANE a pris dès le départ un engagement ferme devant le peuple. Dans son discours, il avait promis organiser des élections de sortie de crise qui permettront à la RCA de retrouver la paix. N’étant pas mis dans les conditions de tenir cet engagement, M. Dieudonné Kombo Yaya à préféré se retirer, preuve d’une certaine sagesse. En fait, cette démission n’est qu’un élément de plus qui s’ajoute à la crise en Centrafrique.
Comme on l’a fait pour le compatriote Mokamanede, le président M. Dieudonné Kombo Yaya sera remplacé. Les problèmes fondamentaux demeurent sur la table, ce qui hypothèque le dénouement heureux du processus électoral. Notre plus grande crainte du moment est la situation post-électorale qui risque de déboucher sur une nouvelle crise encore plus profonde et complexe. Nous avons vu cela en 1981, 1992 et plus récemment en 2011. Le peuple de la RCA n’accepte plus de revivre une nouvelle fois ces tristes expériences qu’on lui impose, d’où son exigence d’élections propres, que je nommerai « élections-solutions ».
NS : Est-ce que pour vous, les conditions sécuritaires et financières sont réunies pour que ces élections se tiennent aux bonnes dates ?
ESK : Il n’y aura pas d’élections-solutions dans ce pays sans le retour de la sécurité et le rétablissement préalable de l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire. Le G-8 affirme que les élections seront sécurisées, nous souhaitons qu’il ne se trompe pas. Cependant, la sécurité ne se décrète pas d’un coup de baguette magique, c’est avant tout un processus mûrement préparé.
Quant aux finances, elles ne sont pas encore au rendez-vous.
NS : Depuis Paris où il était en visite d’Etat la semaine dernière, le Président Tchadien a lancé cette phrase, « il faut des mauvaises élections qu’une transition chancelante». Comment appréciez-vous ces propos ?
ESK : Sans remettre en cause les propos du Président Tchadien M. Idriss Déby, je dirai pour ma part, qu’il est quasi-impossible d’organiser des élections crédibles sans en avoir préalablement posé le socle. Doit-on condamner les Centrafricains à revivre constamment le feuilleton d’élections bancales depuis l’indépendance ? D’autre part, il est inacceptable que le peuple de Boganda soit toujours considéré comme immature, au point de confier le sort de son pays à une tierce partie extérieure. Convenez avec moi, que notre pays mérite mieux que cela!
NS : Comment entrevoyez-vous l’après 30 décembre ?
Il y a des nuages bien sombres qui planent sur le futur de la RCA. Le PUR qui fait partie de la Coordination Générale des Partis, Associations Politique (CGPA), a eu la clairvoyance d’anticiper ce problème. Nous pensons à juste titre, que si les élections ne sont pas tenues avant le 30 décembre, se posera aux institutions actuelles un problème de légitimité puis que la transition ne peut plus être prorogée. L’objectif est de trouver le schéma idéal, qui permettra d’éviter toute surprise désagréable. Mais, une fois de plus, la présidence fait le jeu de l’esquive et de la roublardise sur cette question.
La solution pour eux, c’est de précipiter les élections afin d’éviter cette réalité politique incontournable. Les autorités doivent avoir le courage de se pencher sur cette question de l’après 30 décembre, c’est impératif.
NS : Président, je vous remercie.
ESK : c’est à moi de vous remercier.
Propos recueillis par Prince BANDA
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (M.L.P.C ), 10-15-2015
Sa Direction Nationale de Campagne réagit avec verdeur.
En Centrafrique, il ne se passe jamais un seul jour sans que certaines personnes mal intentionnées et notamment en manque d’ingéniosité ne distillent dans la presse des abominations en vue d’intoxiquer les paisibles populations centrafricaines.
Ce qui est sûr, je crains que vos agissements se retournent violemment contre vous ?
La dernière campagne en date est signée Taka Parler, le sulfureux blogueur qui commence à se voir pousser des ailes grâce à Internet et Facebook. En effet, dans sa parution du 15 octobre 2015, le blogueur Taka Parler s’est permis le luxe de pondre un long article truffé de mensonges et de fantasmagories selon lesquels le candidat du MLPC, le favori des centrafricains à l’élection présidentielle de 2015 serait entrain d’organiser un hold-up électoral avec le concours du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, le patron du PNUD, l’Ambassadeur de France en Centrafricain, la MINUSCA et la Sangaris ainsi que bien d’autres hautes personnalités de la Transition en cours dans le seul but de gagner la prochaine élection présidentielle. Vos mensonges risquent de se retourner violemment contre vous.
Et pour corroborer son article qu’il ose qualifier de « résultat d’enquête conjointe », le blogueur Taka Parler est allé jusqu’à scanner deux prétendues correspondances officielles échangées entre le Représentant de BAN KI MOON et le Ministre Conseiller en matière de Sécurité monsieur DEMAFOUTH. Malheureusement, pour lui, c’est le digne fils de la république Martin ZIGUELE qui serait derrière tout cela. Quelle accusation infondée ! Quelle méchanceté !
Chers blogueurs du Taka-Parler, votre haine et votre ignorance sont une métastase de l’ignorance.
Taka-Parler, le VSAT auquel vous faites allusion est une technique de communication par satellite bidirectionnelle qui utilise des antennes paraboliques. Nous ne voyons pas le lien qui existe entre ce fameux VSAT qui vous fait si peur et le candidat du peuple Martin ZIGUELE. Alors pour quelle raison accuser le candidat du MLPC ?
Encore moins, en quoi l’utilisation d’une technique moderne connue sous le sigle de VSAT devrait laisser à penser qu’une opération de fraude électorale est en préparation en faveur de ZIGUELE? Avez-vous oublié que nous sommes en plein troisième millénaire et que tout recours à la biométrie comme pour le fichier électoral, et aux nouvelles technologies ne concourra qu’à simplifier les opérations de vote, à réduire les risques de fraudes avec des résultats plus que fiables ?
Autant de questions qui démontrent à suffisance l’ignorance et la naïveté de nos soi-disant spécialistes de médias en ligne qui auraient mieux fait de se cultiver suffisamment avant de se lancer dans une aventure journalistique, au lieu de passer leur temps à tirer à boulet rouge sur Martin ZIGUELE reconnu comme le seul homme du Rassemblement et d’apaisement dans ces moments difficiles que traverse le peuple centrafricain.
Cher Taka Parler, sachez que dans votre volonté de démontrer l’indémontrable, vous mentez. Vous n’êtes que de petits calomniateurs.
Comme le dit clairement un dicton populaire, ce n’est pas en racontant des mensonges à longueur des journées qu’ils deviennent des vérités.
Comprenez ceci : Martin ZIGUELE est un homme honnête, c’est un homme compétent et travailleur. C’est un homme qui a toute la confiance de sa grande famille politique et d’une immense majorité de Centrafricains. Et ce ne sont pas vos jalousies, votre haine qui n’est que la lèpre de l’esprit qui le fera reculer.
Martin Ziguélé va gagner ces prochaines élections, à la régulière. Sans bavure : 1er tour K.O !
Martin ZIGUELE est un républicain, c’est un démocrate qui se bat corps et âme pour sortir son peuple de la spirale de la guerre civile, de l’insécurité et de la misère. Que vous ne vouliez ou non, ces élections, Martin ZIGUELE les gagnera sans bavure, n’en déplaise aux aigris. Et au regard des sondages crédibles, l’hypothèse d’une victoire dès le premier tour reste d’actualité.
Alors, jusqu’à quand allez-vous cesser avec vos pratiques de division et de haine ? Martin ZIGUELE est centrafricain comme vous et moi ? Dire le contraire, c’est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.
Or, au moment où le futur président qui sortira des urnes aura tant de choses à régler : la sécurité, le chômage, la lutte contre l’analphabétisme, la santé, la jeunesse, les salaires, les retraites, pourquoi ne pas se focaliser sur les projets de société de chaque candidat ? Au lieu de perdre son temps sur des racontars mensongers qui n’honorent pas la Centrafrique ni le métier de la presse ? Je vais vous rafraichir la mémoire en disant ceci: Martin Ziguélé est un centrafricain par chaque centimètre de sa peau. Il n’a pas une double nationalité comme d’autres candidats. Il ne dispose que d’un seul passeport centrafricain. Alors, il est temps de revoir votre stratégie de communication. Arrêtez votre procès en sorcellerie. C’est nul et sans effets.
Chers petits calomniateurs de TAKA PARLER, croyez-vous détenir le titre foncier de la Centrafrique ?
Reconnaissez que votre conception du journalisme est totalement binaire, partiale et partielle. Les centrafricains ne sont pas dupes. Nous savons que votre article est le fruit d’une « ziguéléphobie » à la solde de certains adversaires politiques en perdition, de certains opposants en panne d’idées. Car ayant déjà épuisé sans résultats escomptés toutes leurs cartes de dénigrement, et voyant que la machine électorale du MLPC est devenue inarrêtable, que le Candidat Martin Ziguélé est entrain de déjouer tous les pronostics d’amateurs, les piètres candidats déboussolés et aux abois ne peuvent surfer que sur la peur et la haine pour espérer déstabiliser le MLPC et son candidat. Peine perdue !!!
Cher Taka Parler, le candidat Martin ZIGUELE et le MLPC est un véritable « kota Bali ti Oubangui ». Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur.
A titre de rappel, la Direction nationale de campagne du MLPC et de Martin ZIGUELE exige un droit de réponse et se réserve le droit de saisir la justice pour « campagne en diffamation » afin que les responsables de telles fausses accusations répondent de leurs actes.
Vaka by Vaka, terrain occupé par le MLPC ! MZ est prêt pour gouverner, prêt pour présider. MZ est déjà aux portes du pouvoir. Seul le peuple aura le dernier mot, votre complot n’y changera rien.
A bon entendeur, salut !
Fait à Paris le 15 octobre 2015
Le Porte-parole de la DN
SEKODE NDEUGBAYI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C ), 15-10-2015
Le 3ème arrondissement de la ville de Bangui est le théâtre en ce moment d’affrontement entre les jeunes musulmans armés du km5 et les éléments ex Antibalaka. A l’origine, deux jeunes musulmans auraient été assassinés en fin de cet après-midi au quartier Yakité dans ledit arrondissement d’après les habitants du secteur en débandade, alors que le porte-parole de la communauté musulmane de km5 parle lui de quatre jeunes musulmans blessés par balle.
Des crépitements a l’arme automatique ont retenti les plusieurs quartiers du 3ème arrondissement de Bangui, la capitale centrafricaine. Plusieurs versions expliquent les origines de cette nouvelle tension. Certains habitants parlent de cas supposé d’assassinat de deux jeunes musulmans pendant que d’autres évoquent une affaire de troque qui a tourné au vinaigre.
Cette situation de panique a fait fouir les habitants d’une bonne partie de 3è et 5è arrondissement de la ville. Contacté au téléphone, Abakar Ousmane, porte-parole de la communauté musulmane de km5 parle lui plutôt de quatre jeunes musulmans grièvement blessés par balle.
« Nous sommes surpris de l’attaque cet après-midi aux environs de 17h 35 minutes par les Antibalaka. Actuellement, nous sommes cachés dans la maison. Et au moment où je vous parle, il y a quatre jeunes musulmans qui étaient en train de jouer à proximité de pont Yakité sont grièvement blessés », a témoigné Ousman Abakar.
Il affirme par ailleurs qu’aucune force de la Minusca n’a circulé dans le secteur pour la protection de la population. Une source proche de la MINUSCA nous a rapporté que les mesures seraient en train d’être prises.
Par ailleurs, nous avons tenté en vain d’entrer en contact avec les Antibalaka pour leur version des faits. Cette nouvelle tension vient s’ajouter aux piques de dernières violences dans la capitale ayant causé les pertes en vie humaine. Une situation que les autorités de transition sont en train de chercher les solutions par la concertation en cours initiée par la présidente de transition Catherine Samba Panza avec les forces vives de la nation.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 15-10-2015
La situation sécuritaire en Centrafrique demeure volatile tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays après les semaines de violences et d’affrontement. Une situation que la MINUSCA n’arrive pas à convaincre la population du point de vue de son action opérationnelle. Lors de sa traditionnelle conférence de presse animée tenue ce 14 octobre 2015 à son siège à Bangui, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSC) a annoncé le retour progressif à la normale dans le pays alors le pays est sous menace de l’infiltration d’un groupe rebelle dans la capitale.
Le mandat de la MINUSCA étant d’assurer la protection de la population civile centrafricaine est encore loin d’être appliqué à la lettre. Les derniers évènements qui se sont produit à Bangui portent à croire que la MINUSCA n’est prête dans la logique de faire cesser les violences en République centrafricaine. A Sibut où le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), une dissidente de l’ex rébellion seleka a montré son ambition de reprendre le pouvoir à Bangui, la MINUSCA n’a pas fait le front jeu au début de cette menace.
Lors de ces évènements, tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, l’on a constaté la passivité des éléments de la MINUSCA de réagir pour venir au secours de la population sans défense. C’est ce que dénonce la société civile centrafricaine qui réclame de la MINUSCA l’application de son mandat.
« Nous dénonçons le fait que les éléments de la MINUSCA se réfugient toujours dans leurs engins blindés dès qu’il y a crépitement d’armes que ce soit dans la capitale ou dans l’arrière-pays » a déclaré Bernice OUANGO-NDACKALLA la présidente du G23, membre du Groupe de Travail de la Société Civile.
Sur la situation de la ville de Sibut avec le FPRC qui était en route, à 186 km pour Bangui, le lieutenant-colonel Adolphe MANIRAKIZA, porte-parole militaire de la MINUSCA, a fait le point sur la situation sécuritaire qui prévaut en ce moment à Bangui et dans le pays. Il a annoncé le retour progressif au calme à Sibut où les forces internationales ont affronté, le 10 octobre 2015, les éléments armés du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).
« Les éléments de FPRC venaient de forcer le passage malgré l’ultimatum des forces internationales, pour se rendre à Bangui en passant par les chemins de transhumance. Certains, dont le nombre n’est pas encore connu, sont morts, d’autres blessés, et 08 éléments parmi lesquels 05 blessés, se sont rendus aux forces de la MINUSCA qui leur ont administré les premiers soins. Le Chef du FPRC a par la suite demandé un cessez-le- feu, pour récupérer et enterrer les morts, faire soigner les blessés et organiser le reste de ses hommes pour rejoindre les lieux respectifs de provenance » a expliqué lieutenant-colonel Adolphe MANIRAKIZA
Accorder le cessez-feu au groupe de bandits est un acte de complicité à l’instabilité dans le pays alors un nombre important de ces rebelles ont pu infiltrer dans la capitale, selon nos informations. L’attitude passive des forces onusiennes donne l’occasion aux groupes armés en Centrafrique de tenter par tous les moyens de déstabiliser le pays. Ce qui fait que depuis son opérationnalisation en Centrafrique, la MINUSCA n’arrive pas stabiliser le pays permettant au aux autorités de la transition de mener à bien le processus politique conduisant aux élections.
Par ailleurs, le porte-parole de la Mission onusienne, Hamadoun Touré, a indiqué que la MINUSCA était encouragée par les avancées du processus électoral, dans le cadre de l’enregistrement des électeurs où l’on a noté plus de 1,8 million d’inscrits.
Il a estimé que « c’est la volonté du peuple centrafricain de vouloir sortir de la crise par la voie des urnes ». C’est dans ce sens que la MINUSCA accompagne, selon Hamadoun Touré, les autorités de transition pour la tenue d’élections libres, justes, régulières, transparentes et inclusives.
Face cette configuration des choses, le redéploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) s’impose comme le réclame toujours la population. L’on déplore le fait que le redéploiement des FACA et leur réarmement se heurte à une méfiance voire un refus de la communauté internationale en dépit de leur réhabilitation en bonne voie.
Bangui, Eroc NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (E.U.S), 15-10-2015
Les Etats-Unis envoient 300 militaires au Cameroun à l’invitation du gouvernement de Yaoundé. L’annonce vient d’être faite par la Maison Blanche, et le Congrès en a été informé. Ce déploiement s’inscrit dans la lutte régionale contre Boko Haram : 90 hommes sont déjà sur place, pour un déploiement qui devrait monter à 300 spécialistes du renseignement dans les semaines qui viennent.
Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio
Le Cameroun fait partie de la coalition contre les insurgés qui mènent depuis plusieurs mois des attentats sanglants bien au-delà du nord-est du Nigeria, leur fief historique, pour frapper les Etats limitrophes du bassin du lac Tchad : Tchad, Cameroun et Niger.
« Les militaires américains que nous avons commencé à déployer au Cameroun, le sont à l’invitation du gouvernement camerounais, et vont travailler en coordination avec ce gouvernement », explique Josh Earnest, le porte-parole de Barack Obama.
« Les Etats-Unis ont établi un partenariat avec le ministère camerounais de la Défense, dans un effort régional plus large, afin de lutter contre l’expansion de Boko Haram, et toute autre organisation extrémiste en Afrique de l’Ouest. Nous mettons à disposition les compétences uniques de l’armée américaine, pour venir en aide à cet effort régional. », ajoute-t-il.
« Ce déploiement a pour mission de conduire des missions de renseignement et de reconnaissance aérienne. Ces informations seront utilisées pour renforcer la lutte anti-terroriste qui est déjà en cours sur le terrain. Je souhaite être clair sur la mission des militaires américains déployés au Cameroun : ils sont armés, mais ils sont armés pour leur protection et pour assurer la sécurité des troupes. Ils n’ont pas de mission de combat », conclut-il.
Bangui RFI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( Burkina), 15-10-2015
Le rapport d’autopsie du corps présumé de Thomas Sankara et le rapport balistique ont été présentés aux familles. Le rapport sur le test d’ADN n’est pas encore disponible, selon l’un des avocats de la famille Sankara. Plusieurs soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), à l’origine du coup d’État manqué du 17 septembre, ont été inculpées pour leur implication présumée dans l’assassinat du président du Burkina Faso en 1987.
La présentation des deux rapports s’est faite en présence des différentes familles et des personnes inculpées dans cette affaire. Les avocats des familles ont jusqu’à 15 jours pour demander une contre expertise.
Les examens balistiques et d’autopsie renseignent déjà les familles sur les circonstances de la mort de Thomas Sankara et de ses douze compagnons. Benewendé Stanilas Sankara, l’un des avocats de la famille du capitaine Thomas Sankara, le dit tout net : les assassinats du 15 octobre 1987 sont d’origine criminelle.
Pour les avocats, ses bourreaux n’ont laissé aucun chance au président Thomas Sankara. Plusieurs impacts de balles ont été relevés sur ce qui est considéré jusque-là comme ses restes, exhumés en mai dernier pour les besoins de l’enquête.
Maitre Ambroise Farama, un autre défenseur de la famille Sankara, détaille les impacts : « Je peux vous dire ce que l’on a pu relever en ce qui concerne le corps de Thomas Sankara, c’est vraiment ahurissant, on peut dire qu’il a été purement et simplement criblé de balles, à tous les niveaux et même en bas des aisselles, ce qui montre certainement qu’il avait levé les bras. Il y en avait près d’une dizaine, la poitrine, les jambes, un peu partout ».
Au moins huit personnes, dont plusieurs militaires appartenant à l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont été déjà inculpées dans cette affaire. Et pour l’avocat Benewendé Stanislas Sankara, l’instruction se déroule bien : « Pour le moment, des militaires de l’ex-RSP sont inculpés, et aussi le médecin inculpé pour faux en écriture publique, je crois qu’on voit déjà se profiler à l’horizon une instruction sereine, sérieuse, où les droits de la défense sont garantis et tout ce que nous souhaitons, c’est que le juge ait cette sérénité jusqu’au bout pour faire son travail, et qu’on puisse aboutir à la manifestation de la vérité ».
De nombreux éléments retrouvés dans la supposée tombe concourent à dire que les restes exhumés appartiennent au président Thomas Sankara, en attendant bien sûr les résultats des tests d’ADN, selon les avocats.
Bangui, RFI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (R.F.I), 15-10-2015
Les Béninois pleurent la mort de leur grand homme, le général-président Mathieu Kérékou qui a dirigé le Bénin pendant presque trois décennies. Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1972, l’homme a présidé aux destinées de son pays jusqu’en 2006, avec une interruption de cinq ans entre 1991 et 1996. Il est décédé ce mercredi 14 octobre au Bénin. Le président béninois Boni Yayi a décrété une semaine de deuil national. Tous les drapeaux du pays seront mis en berne.
Surnommé le « Caméléon », cet ancien dictateur rouge qui, après la transition politique du Bénin, était revenu au pouvoir par les urnes, a profondément marqué l’imaginaire de son peuple. Dans l’esprit des Béninois, sa haute figure demeurera longtemps associée aux turbulences et transformations de leur vie politique postcoloniale.
Dans les livres d’histoire, le nom de Kérékou est devenu synonyme de la démocratie, l’homme ayant présidé à la première transition réussie, en Afrique, de la dictature militaro-marxiste à un régime présidentiel multipartite. D’une certaine façon, grâce à lui, le petit Bénin, enclavé entre l’immense Nigeria et le minuscule Togo, est devenu un pays modèle pour l’ensemble du continent.
Retiré de la vie politique active depuis 2006 à l’issue de son second mandat de président élu, Kérékou partageait sa vie ces dernières années entre sa résidence de Cotonou et sa retraite à Natitingou, dans le Nord-Ouest. Adulé par son peuple, il avait fêté ses 80 ans en 2013, avant de tomber gravement malade l’année suivante. Hospitalisé alors à Paris dans un état critique, il en était pourtant revenu en pleine forme, mais ses soucis de santé n’ont cessé de le hanter. La maladie l’a finalement emporté ce 14 octobre.
Mathieu Kérékou appartient à la deuxième génération d’hommes politiques qui ont pris (parfois arraché) les rênes du pouvoir des mains des pères des indépendances africaines. Ancienne colonie française, le Bénin, qui s’appelait alors Dahomey a accédé à l’indépendance en 1960, mais est très vite plongé dans l’instabilité chronique à cause d’une concurrence féroce pour le pouvoir entre les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud. Dans la première décennie de son existence, le pays a connu quatre coups d’Etat et autant de régimes militaires et a vu son premier président Hubert Maga céder le pouvoir aux militaires dès 1963.
Marxisme-léninisme « tropicalisé »
Né en 1933, à Kouarfa, dans le Nord-Ouest du Bénin, Mathieu Kérékou rejoint l’Ecole des enfants de troupe à 14 ans. Sa formation militaire le conduit au Mali et au Sénégal. Il étudie ensuite en France, d’abord à Fréjus (troupes de marine) puis à Saint-Maixent (sous-officier de l’armée de terre). En 1960, lors de l’indépendance, il est sous-lieutenant, et, l’année suivante, aide de camp du président Hubert Maga. Il terminera sa carrière avec le grade de général. Ses pairs de l’armée le reconnaissent comme l’un des meilleurs officiers de sa génération.
En 1972, avec d’autres officiers, Kérékou participe à un putsch qui le porte à la présidence de son pays. Le coup d’Etat se déroule sans un coup de feu. Après une période de transition, l’option socialiste est choisie et, en 1974, les putschistes imposent le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l’Etat et la révolution comme horizon.
Dès 1975, le gouvernement procède à la nationalisation des grandes entreprises et rebaptise le pays République populaire du Bénin afin de réduire le poids de la tradition séculaire attachée à son ancien nom de Dahomey. En 1977, le régime est déstabilisé par une tentative de coup d’Etat perpétré avec l’aide du mercenaire français Bob Denard. Le gouvernement s’engage dans une politique de répression contre les opposants et surtout contre les intellectuels dont beaucoup doivent alors fuir le pays. La police politique fait régner la terreur, torture et emprisonne les récalcitrants dans la tristement célèbre prison de Ségbana, dans le nord du pays.
Le grand mérite de Kérékou : avoir senti le vent de l’histoire tourner
La dérive touche aussi la gestion économique. Malgré la mise en place de programmes de développement économique et social, les communistes au pouvoir sous l’égide de Kérékou ne réussissent pas à faire décoller l’économie. C’est la faillite du marxisme-léninisme à la béninoise que les critiques du régime brocardent sous le nom de « laxisme-béninisme » à cause de la corruption et le népotisme rampants.
A la fin des années 1980, la situation économique est catastrophique et le pays doit passer par les fourches caudines du FMI pour redresser les comptes de la Nation. Les mesures draconiennes imposées par le gouvernement déclenchent des grèves massives d’étudiants et de fonctionnaires, paralysant le pays. En décembre 1989, après des mois de contestations populaires et de pressions diverses, le président Mathieu Kérékou met fin au règne du parti unique, abandonne la doctrine marxiste-léniniste et convoque la Conférence nationale des forces vives de la nation, qui doit définir les fondements d’un ordre nouveau. Cette assemblée inédite réunissant les 493 délégués de l’opposition et du pouvoir se tient du 19 au 28 février 1990 à Cotonou, sous la présidence de Mgr Isidore de Souza, archevêque de la ville. A la clôture de la Conférence nationale, Kérékou accepte de mettre en oeuvre toutes les recommandations dont la suspension de la Constitution de 1977 et la rédaction d’une nouvelle Constitution, amorçant le changement du régime.
Le grand mérite de Kérékou est d’avoir senti le vent de l’histoire tourner. Pas seulement en Afrique, mais aussi en Europe où l’année 1989, avec la chute du mur de Berlin, voit émerger un monde nouveau. Le dictateur dahoméen aurait-il été influencé par les événements en Europe de l’Est ? « Tout, au Bénin, s’est passé sans lien direct avec la chute du mur de Berlin et, surtout, avec le discours de François Mitterrand à La Baule auquel une légende tenace s’attache à associer la démocratisation béninoise, affirme l’africaniste Francis Kpatinde. La décisiond’organiser la Conférence nationale a été prise en août/septembre 1989 (avant la chute du mur) et la conférence nationale s’est tenue en février 1990, quatre mois avant le discours de La Baule. »
Kérékou va devoir toutefois payer le prix de sa gestion chaotique du pays pendant les années de dictature. Il perd la présidentielle de 1991 à son challenger Nicéphore Soglo, mais reviendra au pouvoir en 1996, cette fois, par la voie des urnes.
Un homme à double facette
« C’est sa double facette qui rend Kérékou un personnage politique fascinant », explique Alioune Fall, professeur du droit constitutionnel et des institutions politiques africaines à l’université Montesquieu de Bordeaux. « Après avoir mis en place une dictature communiste très dure avec suspension de tous les droits fondamentaux, il reniera la doctrine marxiste-léniniste, allant jusqu’à quasiment demander pardon à son peuple lors de la Conférence nationale. Qui plus est, le dictateur Kérékou s’est signalé à l’attention en revêtant l’habit démocratique comme peut-être jamais aucun chef d’Etat africain n’a su le faire. »
En effet, après sa défaite en 1991, l’ex-homme fort fera preuve d’une grande maturité politique en se gardant de toutes critiques à l’encontre de son successeur. Par conséquent, la population porta à son crédit le caractère pacifique de la transition, d’autant que son successeur Nicéphore Soglo s’était lancé dans une politique d’obstruction à la mise en place des institutions démocratiques prévues par la Conférence nationale. L’ex-dictateur profitera aussi de l’érosion du capital politique de Soglo pour revenir aux commandes en 1996 sans donner l’impression de vouloir réhabiliter l’autoritarisme de l’ancien régime. Par ailleurs, s’étant rapproché de l’Eglise pendant sa traversée du désert, le candidat sut aussi utiliser habilement le registre du religieux pour emporter la conviction de ses concitoyens. C’était du grand art !
Légitimé par la volonté populaire, Mathieu Kérékou saura désormais se situer au-dessus des querelles partisanes, et se fera réélire à la présidence en 2001 pour un dernier mandat de cinq ans. Depuis la fin de son mandat électif, en 2006, il s’est toujours gardé de s’immiscer dans la gestion au quotidien du pays, même si les acteurs de la vie politique venaient régulièrement le consulter. Il ne s’est pas mêlé non plus de la polémique qui n’a cessé d’enfler au Bénin depuis 2013 autour de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 pour permettre à l’actuel chef de l’Etat Yayi Boni de postuler pour un troisième mandat.
« Mathieu Kérékou aimait dire que les branches de l’arbre ne pourront jamais se casser dans les bras d’un caméléon », se souvient Alioune Fall selon lequel l’ex-dictateur fut le meilleur garant de la démocratie béninoise. Et le spécialiste de déplorer que des caméléons qui se réinventent comme l’a su si bien faire l’autocrate béninois, soient toujours si peu nombreux dans la vie politique africaine.
Bangui, RFI
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 15-10-2015
Le président du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé rassure les militants et sympathisants de son parti sur les scrutins de fin 2015 dont la bataille s’annonce rude déjà. Une déclaration faite le 10 octobre 2015 lors de la réunion de concertation des cadres du MLPC à Bangui. L’essentiel de cette réunion est, pour les cadres du parti, de se réunir pour se concerter sur la vie politique du MLPC et sur les prochaines échéances électorales à venir.
A l’approche des élections couplées en Centrafrique, le MLPC définie les stratégies permettant d’atteindre son objectif fixé. Au cours d’une réunion regroupant les cadres du parti, Martin Ziguelé donne les signaux forts pour mettre en marche sa machine politique. Cette s’inscrit dans la tradition de MLPC à réfléchir et à dégager quelques actions urgentes à mener aux fins de soutenir organisationnellement, matériellement et financièrement la Direction Nationale de Campagne (DNC) du parti.
« Aujourd’hui- et il vaut mieux tard que jamais-, notre grand Parti le MLPC doit impérativement renouer avec ces stratégies très efficaces qui ont fait leurs preuves dans le passé, afin que votre Grand Parti gagne les élections à venir dès le premier tour, car disons-le clairement- l’objectif du MLPC est de gagner les élections à venir dès le premier tour pour abréger les souffrances du peuple centrafricain » a déclaré Martin Ziguelé, président du MLPC.
Pour Martin Ziguelé, le MLPC doit gagner les élections à venir dès le premier tour car, d’après lui, peuple centrafricain a trop souffert et n’a pas le temps d’attendre un second tour. La voix du peuple, évoque-t-il, c’est la voix de Dieu, et ce que le peuple veut Dieu le voudra, et ce que Dieu a décidé se fera.
« Mais Dieu a aussi dit “aides -toi et le Ciel t’aidera”. Donc Camarades, organisons- nous, renforçons les capacités de notre Parti afin de mobiliser notre peuple Vaka by Vaka c’est-à-dire quartier par quartier, village par village, ville par ville, commune par commune, préfecture par préfecture, et région par région, afin de porter le MLPC dès le premier tour au pouvoir par les urnes » a-t-il martelé.
Cette réunion de concertation est déjà mise en place sous la direction de Christian TOUABOY, le Directeur National de Campagne déjà présenté officiellement aux militants du parti, et qui a commencé avec son équipe. Celui-ci a déployé sur le terrain son plan stratégique global de campagne électorale. La Direction Nationale de Campagne n’attend désormais que les contributions de toutes natures pour continuer le travail..
C’est une tradition du MLPC, depuis sa création, d’organiser la réunion des cadres. Cependant force est de constater que cela fait plusieurs années également que parti n’a pas pu organiser ces réunions, en raison des contingences politiques et sécuritaires inhérentes à plusieurs événements de la vie politique nationale.
« Le MLPC votre Parti reste et demeure respectueux et conséquent dans ses engagements vis-à-vis de la transition. Il salue l’action des forces internationales Minusca et Sangaris venues à la demande du peuple centrafricain nous sauver des griffes de bandes armées instrumentalisées par des assoiffés du pouvoir », a ajouté Martin Ziguelé.
Au jour d’aujourd’hui, et après avoir organisé des tournées de restructuration des organes de base du Parti, le bureau politique, par la voix de Martin Ziguelé, a rassuré que le MLPC est prêt à se présenter aux élections législatives et présidentielle de 2015 dans les meilleures conditions possibles et le plus tôt possible.
« Je vous demande donc de resserrer les rangs du Parti comme de par le passé et de vous engager résolument dans les préparatifs organisationnels, matériels et financiers de la précampagne et campagne électorales pour la victoire du MPLC dès le 1er tour » a insisté le candidat du parti.
Pour rappel, en 1991 et 1992, quand le MLPC se préparait pour les élections législatives et présidentielle, l’organisation des cadres du parti avait joué un rôle déterminant dans les diverses stratégies de conquête du pouvoir de l’Etat. Les actions suivantes avaient été initiées par ses cadres : la mise en place de commissions spécialisées et leur participation massive à ces commissions ; la mise à disposition du parti de leurs propres moyens de déplacement pour parcourir nos villes et nos campagnes à l’intérieur du pays, le paiement de cotisations régulières et mensuelles selon les catégories socioprofessionnelles de nos cadres pour le financement intégral de la campagne du Parti; l’animation et l’organisation sur le terrain de la campagne du Parti par des cadres qui se sont mués en activistes de la campagne de sensibilisation et de mobilisation ; et la participation enthousiaste à l’élaboration et à la vulgarisation du programme politique du MLPC , etc…
« Cet esprit de sacrifice et d’engagement sans faille de nos cadres, tous unis et en symbiose constante avec le Bureau Exécutif de l’époque a été à la base de la victoire de notre Grand Parti en 1992 et en 1993, malgré le très peu de moyens dont disposait le parti » a-t-il conclu.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Centafrique)

Bangui, (C.N.C), 13-10-2015
Lundi 12 octobre, les rescapés du site des Pères Comboniens ont reçu une assistance financière en vue de retrouver une vie normale. Il s’agit d’une enveloppe de 50 000 F. Cfa remis à chacun des 52 ménages encore présents sur le site afin de leur permettre d’aller prendre de maison de location dignement dans les quartiers. Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui a personnellement fait le déplacement de Bimbo pour être témoin de l’acte salutaire posé par les Pères Comboniens.
Au total, deux millions six cent mille francs Cfa (2 6 000 000 F. Cfa) constituaient l’enveloppe globale remise hier, par le Père Aubert Ngamede, Recteur dudit centre de formation missionnaire. Ce sont des centaines de personnes déplacées à raison de 52 ménages récences qui ont bénéficié de cette assistance. Mme Lydie Pétiabo une des déplaces venue fuyant son quartier Kina sortait de la salle après avoir émargé.
Elle exprime ses sentiments : « Cela fait deux années que nous avons fui les violences pour nous refugier ici chez les Pères Comboniens. Au début, tout s’est bien passé, les Pères nous assistaient normalement, il n’y avait pas de problème. Seulement, ces deniers temps, la collaboration est devenue tendue entre nous à cause d’un petit
problème de l’eau que les Pères auraient avec l’Ong OXFAM. Le Recteur nous avait interdit de puiser de l’eau suite à ce problème. Mais, aujourd’hui si les Pères eux-mêmes décident de nous aider à quitter et d’aller louer ailleurs, nous ne pouvons que leur dire merci. Parce que nous ne pouvons pas retourner chez nous dans le 3ème arrondissement. » L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a profité de la circonstance pour donner des conseils aux heureux bénéficiaires afin d’utiliser à bon escient l’argent qu’ils ont perçu. Aussi, le Prélat a fait le plaidoyer auprès des Pères Comboniens pour temps soit donné aux déplacés de chercher doucement des maisons de location avant de quitter le site.
Le Recteur du Centre de formation missionnaire des Comboniens, Père Aubert Ngamede lui, a rappelé le contexte de l’accueil et du départ de ces déplacés. « Il s’agit aujourd’hui d’une assistance aux déplacés, mais plus précisément les plus démunis et ceux qui ont réellement de problème pour retourner chez eux. De 6 800 ménages au début de la crise, nous avons accompagné les gens jusqu’aujourd’hui, nous sommes à 52 ménages que nous sommes en train de secourir avec une somme de 50000 F. Cfa pour avoir le loyer à aller commencer une vie normale dans les quartiers de façon digne. » Somme toute, la démonstration faite par les Pères Comboniens est une véritable école pour les Ongs et le gouvernement qui assistent les déplacés, notamment en ce qui concerne un appui conséquent à retourner dans les quartiers. Seulement que le cas de l’aéroport Bangui Mpoko, faute probablement de suivi-évaluation n’a pu véritablement vider ce camp. Aussi, la récurrence de la résurgence des conflits intercommunautaires reste en trame de fond du renouvellement de la population des déplacés internes.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
Bangui, (C.N.C), 13-10-2015
Du 9 au 13 septembre 2015 s’est tenu à Bangui, le Forum pour la promotion du secteur privé en Centrafrique, conformément à la vision de la Présidente de la transition, Catherine Samba Panza. D’aucuns diraient voilà encore un forum et des recommandations à ranger au placard. » Certes, ce paradoxe est réel, mais la particularité du Forum économique est qu’il s’est achevé sur des notes d’espoir, notamment la mobilisation des partenaires autour des problèmes récurrents de l’économie centrafricaine, le financement, l’environnement des affaires, l’émergence d’une bourgeoisie nationale, une main d’œuvre qualitativement et quantitativement disponible. Afin de préparer, d’organiser ce forum et éventuellement d’en assurer le suivi des recommandations, Samba Panza a fait confiance à un homme, Théodore Jousso, Ministre-conseiller à la Présidence de la République, Chargé des investissements. Jousso est donc ce technocrate centrafricain qui, fort de ses 20 ans d’expérience en tant que Directeur de cabinet du DG de l’ASECNA à Dakar, dans une approche innovante de Partenariat public/privé, a pu lever 70 milliards de F. Cfa en vue de la mise aux normes de la plateforme aéroportuaire de Bangui Mpoko, alors qu’il était Ministre de l’Aviation civile en 2012. Avec lui, Corbeaunews revient sur les enjeux de ce forum.
Corbeaunews Centrafrique (CNC) : D’où est venue l’idée d’un forum économique en cette période de transition?
Théodore Jousso (TJ) : L’initiative du forum provient de Madame la Présidente de la République, Chef de l’Etat de la transition. Vous vous souvenez, dans son allocution à la Nation du 1er décembre 2014, elle annonçait la décision d’organiser un forum des opérateurs économiques. C’est à ce titre justement que le forum qui a été organisé du 9 au 13 septembre dernier a été placé sous son très haut patronage. Alors, le Cabinet présidentiel s’est saisi du dossier et a essayé donc de l’organiser de manière paritaire avec les opérateurs économiques, notamment les organisations patronales (GICA, UNPC, les Associations des commerçants…), puis le ministère du Commerce et de l’industrie a été sollicité pour coiffer l’ensemble de l’organisation.
CNC : Quelle idée a-t-elle guidé les travaux préparatoires de ce forum?
TJ : De manière pratique, on a mis en place des Sous-commissions, à savoir une Sous-commission technique, une Sous-Commission logistique et communication et une Commission finance et budget. Nous avons travaillé en synergie et de manière transversale où à chaque fois en cas de besoin, on tient des réunions à l’occasion desquelles les Sous-commissions font le point de l’avancement des préparations dans chaque secteur d’activités.
Ce qu’il faut retenir aussi, c’est que très tôt, on s’est rapproché du Ministère de l’Economie, du plan et de la coopération internationale pour voir comment on peut définir une vision économique de notre pays. A ce moment, les experts du Ministère de l’Economie nous ont parlé de la croissance accélérée qui repose sur le développement de trois grappes de croissance : Agriculture, Forêt et Mines. Sur cette base, nous avons pu élaborer les termes de référence de ce Forum ; on a pu définir ensemble les objectifs généraux, les objectifs spécifiques, ainsi que les résultats attendus.
Une fois que l’agenda a été calé, nous avons discuté sur le format du forum en ce qui concerne sa durée, soit en trois jours soit en cinq jours. Mais, les partenaires ont insisté sur cet aspect, indiquant que c’est l’occasion au grand jamais d’approfondir les discussions avec l’administration publique sur le contexte économique qui est étroitement lié au contexte politique. Car, l’économie a été ravagée et qu’il faudrait rentrer dans une phase de reconstruction et de relance des activités économiques qui est inscrit dans le quatrième pilier de la feuille de route du Gouvernement de transition. Cependant, la relance de l’économie que nous avons envisagée s’est opérée avec une forte mobilisation des opérateurs économiques du secteur privé, d’où l’objet de ce forum sur le secteur privé. En de termes simples, nous pensons que le secteur est créateur de richesses et d’emplois et peut impacter directement sur la réduction de la pauvreté, afin de lutte de manière efficace contre le chômage des jeunes. Alors, nous avons estimé que pour stimuler le secteur privé à tirer l’économie à partir des trois grappes de croissance, il faut améliorer le climat des affaires.
CNC : Qu’en est-il de son déroulement?
TJ :
S’agissant du déroulement proprement dit du Forum, nous l’avons construit autour de trois pôles d’activités.
Le premier pôle d’activités concerne les exposés-débats. Ici, nous avons retenu sept thèmes que nous avons débattu avec nos partenaires durant deux jours pleins. Je profite d’ailleurs de vos colonnes pour leur exprimer tous les remerciements du gouvernement, car d’eux nous avons bénéficié des contributions très engagées en termes de contribution financière, matérielle et surtout intellectuelle. Il y avaient plus de vingt (20) experts de plus haut niveau qui sont venus de la Société financière internationale, de la Banque Mondiale, de l’Agence française de développement, de l’Organisation des Nations unies pour le l’investissement industriel, etc. Durant ces deux jours, nous avons examiné successivement les opportunités d’investissements en Centrafrique sous forme de film documentaire ; nous avons revisité toute la politique fiscale du pays, les enjeux d’élargissement de l’assiette fiscale et d’incitation aux investissements à travers la Charte nationale d’investissement tout en soutenant le secteur privé et en maintenant une pression fiscale minimale pour permettre aux opérateurs économiques de se développer. Nous avons aussi débattu sur le dispositif d’accueil et l’accompagnement des PME où la parole a été laissée beaucoup plus aux opérateurs économiques pour exprimer leurs attentes ; l’examen de l’adéquation de l’éducation et de la formation dispensées dans nos écoles et l’emploi où il a été question de voir si les entreprises se retrouvent dans le paysage des étudiants qui sortent de nos instituts de formation, est-ce que ces compétences répondent aux besoins du marché de l’emploi. A partir d’un exposé fait par le Directeur général de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, nous nous sommes aperçu que le dispositif aujourd’hui est très faible, il faut le diversifier, le consolider, le construire de manière à former des gens prêts à l’emploi. L’autre thématique abordée concerne la problématique du financement des PME où nous avons organisé un panel qui a regroupé plusieurs institutions de finances et du marché financier de l’Afrique centrale, de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, de l’Association professionnelle des banques de la place, les organismes de micro-crédits en présence du Fonds africain de garantie et de coopération économique et des opérateurs économiques représentés par l’organisation patronale. Ce panel a été très riche en débats parfois houleux et chacun a pu exprimer ses attentes et je pense que les établissements financiers ont écouté le message émis par les opérateurs économiques qui souhaitent davantage d’écoute, de proximité au problème de financements de PME. A cet égard, je suis heureux de vous annoncer que l’Autorité des marchés financiers de l’Afrique centrale va organiser ici à Bangui, du 25 au 26 nombre prochain, le premier atelier sur la problématique de financements en termes de mécanismes innovants sur les fonds d’investissement.
La problématique de l’entreprenariat féminin et de l’autonomisation des femmes été abordée, surtout quand on sait que lorsqu’on donne à la femme la possibilité de s’épanouir, elle tire toute sa famille, toute la communauté vers le haut. Cela a été présenté par l’Association des femmes d’affaires de Centrafrique avec des cas concrets de réussites et d’échecs et les femmes ont formulé des recommandations fortes pour qu’on puisse développer les groupements féminins et le réseau d’affaires des femmes en Centrafrique.
Enfin, nous avons abordé le commerce transfrontalier dans le processus d’intégration régionale en zone CEMAC. Un expert de la Commission nous a présentés le commerce intra-régional et comment faire développer les échanges entre les pays d’une même zone monétaire et économique.
Le deuxième d’activités concerne les travaux en petits groupes. Il y a eu trois Ateliers sur les grappes de croissance, notamment les ateliers sur l’Agriculture, la Forêt et les Mines, plus un quatrième atelier qui est transversal et qui s’attaquait donc au climat des affaires. Avec le concours de la Société financière internationale qui a dépêché des experts de haut niveau et qui ont revisité le processus d’évaluation de chaque pays dans le classement Doing Business établi par la Banque Mondiale et concomitamment, quels sont les réformes qu’il faut engager pour améliorer le climat des affaires dans notre pays et surtout le classement de notre pays dans le Doing Business qui est en quelque sorte, la carte d’identité d’un pays vis-à-vis des investisseurs en termes de sécurité physique, juridique, et d’opportunité. Tout cela doit nous permettre d’attirer davantage les investisseurs dans notre pays.
Le troisième pôle d’activités enfin, ce sont les rencontres d’affaires en marge des travaux. C’est-à-dire que les gens se rencontrent dans les salons, ils discutent affaires, ils discutent de la suite à donner au forum. A cet égard, je peux vous dire que la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale va ouvrir très bientôt son bureau de liaison ici à Bangui, notamment dans le cadre de cette recherche de proximité avec les opérateurs économiques. La Société financière internationale elle-aussi, va bientôt rouvrir son bureau en Centrafrique en vue d’ouvrir ses guichets aux opérateurs économiques. Il y a également le séminaire de COSUMAF sur les mécanismes innovants de financements.
Tout cela pour dire qu’il y a une suite à donner à ce forum. Je dirais par exemple que plusieurs sociétés chinoises sont arrivées ici, elles ont rencontré Madame la Présidente de la République et je les ai conduites dans les ministères qui représentaient leur centre d’intérêt, notamment le Ministère de l’Agriculture pour la commercialisation du coton, le Ministère de l’Energie pour pouvoir nous installer plus rapidement une augmentation des capacités de production, puis le Ministre de l’Equipement et des Travaux publics pour ce qui concerne le développement des infrastructures.
CNC : Au-delà du succès organisationnel, quels sont les véritables enjeux de ce forum?
TJ : Parlant de l’enjeu de ce forum, je dirais qu’il y a eu beaucoup d’engouements autour de ce forum. Nous avons prévu d’accueillir 250 personnes dont cinquante personnes venues de l’étranger et deux cent d’ici. Finalement, nous avons distribué plus de cinq cent badges et dans les ateliers, nous avons enregistré presque trois cent personnes de manière permanente durant les cinq jours du Forum. Cet engouement nous rassure non seulement de la suite qu’il conviendrait de donner à ce forum, mais aussi de l’engagement et du sens élevé de responsabilité dont ont fait preuve les opérateurs économiques du pays. Nous avons vu tous les segments depuis les ‘’Wali-gara’’, les ‘’Boubanguéré’’, les toutes petites entreprises et les grandes entreprises qui ont des filiales de taille mondiale et chacun de façon spécifique a pu dialoguer avec l’administration pour faire part de ses préoccupations et les facteurs de blocage qui inhibent le développement de ses activités dans la perspective de construire ensemble un partenariat public/privé.
CNC : Qu’en sera-t-il des gages politique et populaire de mise en œuvre des recommandations de ce forum?
TJ : J’aimerais tout simplement rappeler le passage de l’allocution de Madame la Présidente de la République, Chef de l’Etat de transition à la cérémonie de clôture qui disait en substance, ‘’la graine de l’espérance a été plantée’’. Donc, il nous appartient à nous tous, enfants de ce pays de venir, par nos mains, arroser cette plante de l’amener à maturité, de manière à partager demain les fruits de cette plante. Je crois que c’est l’idée forte de ce Forum. C’est que nous avons posé les bases de la relance des activités économiques de notre pays, lesquelles activités sont basées sur les grappes de croissances que sont l’Agriculture, la Forêt et les Mines, auxquelles il faut ajouter bien évidemment les facteurs de production, notamment l’énergie et les infrastructures.
CNC : Quelles sont les retombées de ce forum pour l’économie centrafricaine exsangue?
TJ : Les retombées sur l’économie nationale sont nombreuses en termes de perspectives et de promesses. Ce sont des promesses qu’il faut maintenant concrétiser par un travail toujours soutenu. C’est-à-dire que le même élan d’efforts qui a prévalu lors de la préparation du forum doit être le même engagement qui doit guider aujourd’hui pour conduire les réformes. Il y a, à cet effet, plusieurs types de réformes, à savoir des réformes immédiates à mettre en œuvre, il y en a à court terme, certaines à moyen terme et d’autres encore à long terme. Il y a des réformes qui nécessitent de mobiliser des ressources financières ; d’autres pas. Donc, celles qui ne nécessitent pas des ressources financières doivent être engagées très vite sous forme de préparation des textes organiques, des décrets d’application.
CNC : Quelles en sont les contraintes possibles et comment les contourner?
TJ : Tout naturellement il y a des contraintes à la mise en œuvre des recommandations de ce forum, qui sont de divers ordres. Il y a des contraintes liées à la mobilisation des ressources financières étant entendu que le tissu économique au niveau intérieur est très faible. Il faut donc penser à l’épargne au niveau de la Sous-région et l’Autorité de régulation des marchés financiers va nous accompagner à mobiliser les ressources au niveau de la Sous-région pour nous permettre de développer un certain nombre d’activités. D’ores et déjà, les partenaires techniques ont vu l’engouement suscité par le forum et nous ont encouragés à continuer à travailler dans ce sens. Je pense qu’avec les bonnes volontés et le travail d’équipe qui a prévalu lors des travaux préparatoires du forum, durant le déroulement du forum et même après le forum, nous pouvons ensemble engager les réformes pour aller vers l’amélioration du climat des affaires dans notre pays.
CNC : Monsieur le Ministre, je vous remercie.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (C.N.C), 13-10-2015
La signature de l’Accord électoral entre les Partis Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et l’Union des démocratescentrafricains (UDCA) a eu lieu ce lundi 12 octobre. Le document a été paraphé par Martin Ziguélé et Faustin Zameto Mandoko respectivement président du MLPC et président de l’UDCA en présence Christian TouaboyDirecteur national de campagne de Martin Ziguélé et les bureaux politiques des deux partis.
La RCA semble comme à l’approche des élections. Même si visiblement le 26 octobre n’est pas tenable, la date buttoir du fin décembre 2015 devant marquer l’ultime fin de la transition encours persiste sur les lèvres tant du côté des autorités de la transition elles-mêmes que du côté des partenaires de la communauté internationale. Et, les états-majors des partis politiques s’activent. C’est dans cette dynamique que se situe la signature du Protocole d’accord électoral intervenue lundi dernier entre les partis UDCA de Zameto et MLPC de Martin Ziguélé. Malheur à l’homme seul dit-on. C’est pourquoi, ces partis, promouvant la politique de l’union, ont décidé de se mettre ensemble pour la conquête du pouvoir.
Faustin Zameto Mandoko qui a signé le document au nom de l’UDCA annonce solennellement le soutien de son parti à la candidature de Martin Ziguélé. « C’est simplement parce que nous avons constaté que les choses sérieuses commencent à être mises en route et nous voulons à travers cet acte solennel marquer le début du combat qui va nous mener jusqu’à l’élection présidentielle. Au niveau de l’UDCA, cela fait un peu longtemps que nous travaillons laborieusement en coulis à ce sujet et qui a abouti à la signature de ce protocole d’accord
électoral. C’est pour dire que nous avons un seul candidat à la présidentielle, en la personne du président Martin Ziguélé. Donc, nous essayerons de l’accompagner jusqu’au Palais de la Renaissance. »
a-t-il déclaré.
L’accueil a été chaleureux du côté de MLPC. Martin Ziguélé voit au-delà d’un soutien politique, une école de solidarité entre les centrafricains autour de l’essentiel. « Comme je le dis toujours, le MLPC a été créé par des compatriotes jeunes enseignants, syndicalistes, étudiants, etc. pour la restauration de la République à l’époque de l’empire. C’est un parti qui a lutté dur et qui est arrivé au pouvoir à partir de la base, c’est-à-dire du peuple […] Dans cette lutte que nous perpétuons, nous nous sommes dit que dans ce pays, il n’y a pas que des méchants ; mais il y a des hommes et de femmes de bonne volonté qui veulent qu’on fasse ensemble, quelque chose pour sauver notre pays. C’est le cas de notre frère Zameto et le parti UDECA qui ont commencé depuis deux ans à discuter avec nous pour arriver à la signature de ce document aujourd’hui. » a affirmé le président du MLPC.
Au terme du Protocole d’accord lu par Christian Touaboy, Directeur national de campagne de Martin Ziguélé, les deux partis s’engagent dans une dynamique électorale unitaire en vue de se soutenir mutuellement aux prochaines élections présidentielle et législatives ; pour la présidentielle, les deux partis sont convenus de soutenir le candidat du MLPC Martin Ziguélé dès le premier tour et pour les
législatives, chaque parti présentera ses candidats dans les circonscriptions électorales de son choix ; en cas de second tour pour les législatives, les deux partis s’engagent à désister en faveur du candidat le mieux placé ; en cas de victoire du président du MLPC à la présidentielle, les deux partis vont s’engager par un accord politique pour la gestion des affaires publiques ; les moyens humain, financier
et matériel des deux partis seront mutualisés pour la campagne électorale et seront générés par la Direction nationale de campagne qui se fera le devoir de produire un rapport financier dans les quinze jours après la campagne ; l’UDCA s’interdit de signer un accord similaire avec un autre parti politique sous peine de la rupture dudit accord ; le règlement de tout litige sera à l’amiable à défaut d’être
rompu.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC