(Corbeau News Centrafrique)
FORAC: Forum pour le Rassemblement Centrafricain
« Wa Songo é – Espoir et Avenir »
Bangui,(C.N.C), 09-01-2016
La Présidence
Déclaration n°2016/01/001
Chers Sœurs et Frères Centrafricains,
Mes Chers compatriotes,
Vous vous êtes rendus massivement le 30 décembre dernier aux urnes voter pour le changement, la paix, la sécurité, la reconstruction de notre armée et pour l’ordre constitutionnel.
Nos populations ont tant souffert. Les candidats ont sûrement compris votre espérance et vos aspirations profondes à travers la ferveur qui a animé ces votes déroulés sans incidents, dans la paix, la sécurité et la dignité.
Vous avez choisi deux personnalités pour le 2ème tour de ces élections. Ces deux personnalités ne sont pas des ennemis. Ce sont des fils du pays. Chacun d’eux incarne une vision sociétale de notre nation. Nous attendons qu’ils nous convainquent.
Forac et moi-même acceptons votre choix : « la voix du peuple est la voix de Dieu », dit-on, et vous remercions.
Forac salue tous les électeurs qui ont effectué le geste républicain du vote permettant d’avoir un taux de participation très honorable, donnant ainsi une véritable légitimité à cette élection.
Forac remercie particulièrement tous les électeurs qui lui ont fait confiance et ont apporté leur voix à son candidat.
Forac adresse sa profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien depuis que son candidat a décidé de soumettre son projet de société au vote des centrafricains.
Par conséquent,
Forac n’acceptera aucune manipulation, aucune malversation visant à installer l’anarchie et à perturber les élections du 2ème tour.
Les éternels instigateurs de troubles et les contestataires anti-démocrates doivent prendre conscience de la souffrance de nos vaillantes populations innocentes et se plier aux seules lois des urnes.
Forac reste vigilant pour la suite des élections.
Forac, pour sa part, apportera son soutien à l’un des deux candidats élus pour le deuxième tour. Par la même, il appellera, le moment venu, ses électeurs, amis et sympathisants à voter pour celui qu’il désignera.
Forac entend rester une force de proposition et du vrai changement dans le paysage politique de la nation et dans la gestion de la chose publique pour la Justice Sociale et la Solidarité Nationale.
Fait à Bangui, le 08 janvier 2016
Le Président
Joseph YAKÉTÉ






![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
