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Centrafrique: Message de Ban K-Moon à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2016

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Message de Ban K-Moon à l’occasion de la Journée

internationale de la femme,

 

Bangui, (CNC), 05-03-2016

Le 8 mars 2016

 

Au cours de mon enfance, pendant l’après-guerre en Corée, je me souviens d’une tradition que j’avais observée, qui m’avait intrigué : les femmes qui allaient accoucher laissaient leurs chaussures sur le seuil de la porte et lançaient un coup d’œil apeuré. « Elles se demandent si elles vont jamais les porter à nouveau », m’avait expliqué ma mère.

Plus d’un siècle plus tard, ce souvenir continue de me hanter. Dans les régions pauvres dans le monde d’aujourd’hui, les femmes risquent encore de mourir en couches, alors que la mortalité maternelle fait partie des nombreux dangers évitables. Des bébés de sexe féminin subissent trop souvent encore des mutilations génitales. Des filles sont attaquées en chemin à l’école. Des corps de femmes deviennent des zones de bataille pendant les guerres. Des veuves marginalisées s’appauvrissent.

La seule façon de résoudre ces problèmes, c’est de donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement.

Pendant plus de neuf ans, j’ai appliqué cette philosophie à l’Organisation des Nations Unies. Nous avons brisé tellement de plafonds de verre que le sol est jonché de tessons. Nous balayons les hypothèses et les préjugés du passé, afin que les femmes puissent franchir de nouvelles frontières.

J’ai désigné la première femme commandante d’une force des Nations Unies, et j’ai fait en sorte que les femmes soient représentées au plus haut sommet de l’Organisation. Les femmes sont à présent des dirigeantes au cœur de la paix et de la sécurité, domaine qui était l’apanage exclusif des hommes. Lorsque je suis arrivé à l’ONU, aucune femme ne dirigeait une mission de paix sur le terrain. Aujourd’hui, un quart des missions de paix de l’ONU sont dirigées par des femmes, c’est loin d’être suffisant, mais cela constitue déjà un grand progrès.

J’ai signé près de 150 lettres dans lesquelles je nommais des femmes à des postes de sous-secrétaire générale ou de secrétaire générale adjointe. Certaines, de renommée mondiale, avaient déjà occupé les postes les plus élevés au sein de leur gouvernement, d’autres l’ont ensuite fait en retournant dans leur pays d’origine. Toutes m’ont aidé à démontrer que souvent, une femme est le meilleur candidat à un poste.

Pour veiller à pérenniser ces progrès qui sont réels, nous avons instauré un cadre qui met le système des Nations Unies tout entier face à ses responsabilités. Alors que l’égalité des sexes était perçue comme une idée fort louable, c’est aujourd’hui une politique fermement appliquée. Avant, la formation à la problématique hommes-femmes était facultative; aujourd’hui, elle est obligatoire pour un nombre toujours grandissant de membres du personnel de l’ONU. Dans le passé, seuls quelques budgets consacraient des ressources à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes; aujourd’hui c’est devenu la pratique pour un budget sur trois, et ce n’est pas fini.

Confucius nous a appris que pour mettre de l’ordre dans le monde, il fallait commencer par définir son propre cercle. Armé de la preuve selon laquelle des dirigeantes femmes à l’ONU constituent un précieux atout, je me suis exprimé en faveur de l’autonomisation des femmes partout. J’ai pris la parole devant des parlements, des universités, au cours de rassemblements publics, d’entretiens privés avec des chefs d’État et de gouvernement, de réunions avec des responsables d’entreprises et de discussions franches avec des hommes puissants à la tête de sociétés patriarcales rigides. J’ai insisté partout sur l’égalité des femmes et les mesures urgentes à prendre pour y parvenir.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, il existait encore neuf parlements au monde, qui ne comptaient aucune femme. Nous avons aidé à réduire ce chiffre à quatre. J’ai lancé en 2008 la campagne « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes »; aujourd’hui, nombre de chefs d’État et de gouvernement et de ministres, des centaines de parlementaires et des millions de personnes ont adhéré à l’appel à l’action.

J’étais le premier homme à rallier la campagne HeForShe; plus d’un million de personnes l’ont fait, depuis. J’ai défendu des activistes qui ont préconisé l’abandon des mutilations féminines et j’ai été enchanté lorsque l’Assemblée générale a adopté la première résolution de son histoire en vue de soutenir cet objectif. Je me fais l’écho des appels lancés par nombre de personnes qui savent que les femmes peuvent nous aider avec beaucoup de succès à mettre en œuvre notre audacieux Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à faire avancer l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

En cette Journée internationale de la femme, je continue d’être scandalisé par le déni des droits des femmes et des filles, mais je suis encouragé par l’action des personnes, partout au monde, qui savent que l’autonomisation des femmes fera avancer la société. Consacrons-y des fonds suffisants, sensibilisons courageusement l’opinion et manifestons une volonté inébranlable, pour parvenir à une plus grande égalité des sexes dans le monde. C’est le plus grand investissement qui soit, dans notre avenir partagé.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: «LE PREMIER DEVOIR DÈS LA PRESTATION DE SERMON SERADEVOUÉ AU RASSEMBLEMENT» DIXIT F.A TOUADERA

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«LE PREMIER DEVOIR DÈS LA PRESTATION DE

SERMON SERADEVOUÉ AU RASSEMBLEMENT»

DIXIT F.A TOUADERA

 

Bangui, (CNC), 03-02-2016

 

Dans sa première déclaration publique juste après la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition sur les résultats du second tour de la présidentielle, le nouveau président élu de la République centrafricaine promet de tout mettre en œuvre pour la réconciliation nationale. Cette réconciliation nationale accompagne, selon Faustin Archange Touadera, la refondation de la République centrafricaine qui ouvre la voie à une nouvelle ère.

Rien de surprenant, rien de nouveau, la Cour Constitutionnelle de transition n’a fait que dire le droit en confirmant la victoire du nouveau président de la République Centrafricaine. Faustin Archange Touadera est élu président de la

République avec 695.559 voix soit 62,69% de suffrage exprimé. Le nouveau président de la République centrafricaine se veut être le président de la rupture avec les anciennes méthodes de la gestion de pouvoir.

«Je m’engage à servir mon pays, la République Centrafricaine avec le dévouement et l’exemplarité que requière cette haute fonction. Le premier devoir de la prestation de sermon sera dévoué au rassemblement de tous les Centrafricains. Au tour des idéaux de paix et de tolérance, nous construiront une démocratie vivante, apaisée, respectueuse des droits de chaque citoyen», a déclaré le président de la République Centrafricaine.

La sécurité, la réconciliation et la relance économique sont les chevales de bataille de Faustin Archange Touadera qui doit relever les défis afin de répondre aux attentes du peuple qui lui a fait confiance. Le nouveau président de la République entend prôner la refondation nationale pour une nouvelle Centrafrique pleine de promesse et de défis.

« Je serai le président de la réconciliation nationale. Une réconciliation nationale sans laquelle rien n’est possible. Cette réconciliation nationale tant souhaitée est nécessaire pour faire face aux exigences légitimes de notre peuple : paix et sécurité durable, reconstruction d’un Etat de droit, désarmement, démobilisation et réinsertion, rapatriement, redressement de l’école, lutte contre la corruption, développement économique et social », a souligné Faustin Archange Touadera.

Décidément c’est une nouvelle ère qui s’ouvre en République Centrafricaine qui retrouvera sa place dans le concert des nations avec l’élection de Faustin Archange Touadera. Cette élection est considérée par la communauté nationale aussi bien internationale comme une sortie de crise qui a fragilisé le pays depuis plus de trois ans suite à l’éviction de François Bozizé au pouvoir par l’ex coalition séléka en mars 2013.

Le nouveau président doit, à cet effet, rassembler dans les actes, ses paroles. Car le temps n’est désormais plus au discours politicien mais plutôt à mobiliser toutes les compétences et la capacité des filles et fils du pays pour faire émerger la République Centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE: LES NATIONS UNIES FELICITENT LE PRESIDENT ELU A LA TETE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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LES NATIONS UNIES FELICITENT LE PRESIDENT ELU A LA TETE

DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, (CNC), 03-03-2016

Les Nations Unies en Centrafrique félicitent M. Faustin Archange Touadéra pour son élection à la tête de la République Centrafricaine, a annoncé le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, au cours du point de presse hebdomadaire de ce mercredi 2 mars 2016. Cette réaction fait suite à la proclamation définitive des résultats du second tour de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de Transition le mardi 1er mars 2016.

Selon le porte-parole, les Nations Unies en Centrafrique saluent le discours de rassemblement et la volonté exprimée par le président élu d’œuvrer en vue de la réconciliation nationale. Les Nations Unies notent que la rencontre de samedi dernier, entre le chef d’État élu et M. Anicet Georges Dologuélé, son adversaire au second tour, illustre clairement la volonté des Centrafricains d’entrer dans une ère nouvelle de paix, de réconciliation et de développement.

Les Nations Unies en Centrafrique adressent également leurs félicitations aux Centrafricains pour leur comportement patriotique lors du scrutin présidentiel et réitèrent l’engagement continu de l’organisation à apporter son plein appui aux autorités de transition et à la population afin de mener à terme le processus électoral en République Centrafricaine, et à travailler avec le président élu.

L’arrivée à Bangui de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme

Faisant le point sur les questions relatives aux droits de l’Homme, Vladimir Monteiro a annoncé l’arrivée à Bangui de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum. Au cours de sa mission, Mme Keita Bocoum prévoit une série de rencontres pour faire le point sur la situation et les développements depuis les violences meurtrières de septembre-octobre 2015. L’Experte participera aussi à l’inauguration officielle du Centre de recherche en droits humains et gouvernance démocratique de l’Université de Bangui. Mme Keita Bocoum compte également se rendre à l’intérieur du pays et à la prison centrale de Ngaragba pour évaluer la situation de la prison après l’évasion massive de prisonniers en septembre 2015.

Le programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR)

S’agissant du programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), Vladimir Monteiro, a informé qu’après Kaga Bandoro et Bria, ce fut au tour de Birao et de Bouar de bénéficier des activités de sensibilisation sur le pré-DDR. A Birao, l’événement a mobilisé 62 combattants dont 22 femmes et a été axé sur la cohésion sociale et l’épargne des bénéfices tirés des activités génératrices de revenus. A Bouar, la MINUSCA a rencontré les dirigeants des groupes armés et les autorités locales afin de discuter de questions liées à la sécurité et d’évaluer les conditions pour la mise œuvre d’activités du pré- DDR dans cette localité.

Afin de désamorcer les tensions intercommunautaires, une délégation des Nations Unies s’est rendue à Kina et à Fatima dans le 3e arrondissement de Bangui afin d’évaluer l’ampleur des dégâts suite aux évènements du 26 septembre 2015. Il était question de planifier les travaux de reconstruction communautaire dans ce quartier sensible de Bangui.

Vladimir Monteiro a conclu son propos sur des clarifications relatives au financement de la Synergie des medias pour des élections apaisées en RCA. Suite à la visite d’un collectif de cinq Directeurs de publication à la MINUSCA pour obtenir plus de clarté sur le financement de la Synergie, la Mission a adressé une correspondance à la Maison de la presse et des journalistes (MPJ)dans laquelle elle fait le point sur l’appui apporté aux medias par la MINUSCA et le PNUD. Cette même lettre a été remise à tous les organes membres de la Synergie. La MPJ assurant la coordination de la Synergie, Monteiro a suggéré aux medias de dialoguer avec cette organisation faîtière.

La situation sécuritaire en Centrafrique

Sur les activités de la composante de Police de la MINUSCA, son porte-Parole, le Lieutenant Salifou Konseiga, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine écoulée a été marquée par quelques agitations en province qui se caractérise notamment par des attaques à main armée. La composante Police de la MINUSCA poursuit ses missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, les différentes patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance ainsi que la colocation dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie à travers le territoire.

De son côté, le porte-parole militaire de la MINUSCA, le Colonel Adolphe Manirakiza, a annoncé que la situation sécuritaire dans les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham-Pende a été marquée principalement par des conflits entre les différents groupes armés. Une série de rencontres avec les représentants des différents groupes armés et les différentes autorités locales ont permis de trouver des ébauches de solutions à leurs différends. Une attention particulière a également été accordée aux axes Kaga- Bandoro- Batangafo-Kabo et Sibut en raison des actes de banditisme qui y ont été observés ces derniers jours.

Le Colonel Manirakiza a également fait état des travaux entrepris par le Génie pour faciliter l’accès et le déploiement de la Force à Nzako où des éléments identifiés comme des Seleka se seraient installés pour combattre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Il a enfin indiqué qu’au cours de la semaine écoulée, la Force a escorté et protégé 513 véhicules commerciaux sur tous les axes.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES DEPLACES DU SITE DE M’POKO EXIGENT LE DEPART DE L’ONG PREMIERE URGENCE

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LES DEPLACES DU SITE DE M’POKO EXIGENT LE DEPART

DE L’ONG PREMIERE URGENCE

 

Bangui, (CNC), 03-03-2016

Les déplacés du site de M’poko parrainés par l’ONG Première Urgence Internationale (U.P) ne supportent plus la manière avec laquelle ils sont traités. Au cours d’une rencontre le samedi 27 février 2016 avec le personnel de cette ONG et le représentant du ministère des affaire sociales, M. Armand Gadenga, directeur général du ministère des Affaires Sociales en Actions Humanitaires et Etudes des Planifications des Statistiques Sociales, ces déplacés ont dénoncé la mauvaise gestion de ce site par cette ONG et le gouvernement en place.

La prise du pouvoir par la rébellion séléka le 24 mars 2013 et plus précisément les exactions perpétrées sur la population civile durant le règne de ce régime, a créé des camps des déplacés sur toute l’étendue du territoire national. A Bangui, les habitants des arrondissements cibles des ces exactions se sont refugiés dans des sites des 3ème, 4ème et 5ème arrondissements. Ces déplacés bénéficient de l’appui de certains partenaires.

Les raisons du soulèvement des déplacés

Pour les déplacés du site de M’poko, « la Première Urgence Internationale » est le partenaire qui défend les droits fondamentaux de ces déplacés. Après des tentatives de retour à l’ordre et à la paix pour le vivre ensemble, certains déplacés par crainte de la mort ne peuvent pas regagner leurs domiciles pour d’autres, leurs maisons ont été détruites durant la crise. Le site du M’poko reste le grand site des déplacés du pays en générale et de la capitale en particulier car il regroupe presque la majorité des habitants du 3ème arrondissement de Bangui, enclave musulmane. Mais la collaboration entre ces déplacés et leur partenaire n’est pas au rendez-vous. Les investigations menées par notre rédaction révèlent l’incompétence du gouvernement dans le suivi des activités que mène cette ONG sur le terrain auprès de ces déplacés. Alors que cette ONG a pour mission première, « d’aider les populations victimes de crises humanitaires en leur donnant la capacité de reprendre en main leur destin ». Ceci selon les principes des humanitaires.

Rappelons que la Première Urgence Internationale s’est installée en Centrafrique depuis 2007. Au début de l’année 2014 durant la récente crise et en complicité de la cheffe d’Etat de transition actuelle, elle a obtenu le monopole de négocier et de recevoir tous les financements et ravitaillements en produit destinés à ces déplacés.

Ainsi, le gouvernement actuel en partenariat avec cette ONG se fait du beurre sur le dos de ces déplacés. Même le coordonnateur général de ce site qui n’est autre qu’un déplacé est manipulé par cette ONG et du gouvernement en place et est devenu un traitre pour les autres déplacés.

Cette ONG ignore que les représentants des déplacés sont souvent formés par certaines ONG de la place sur le droit des déplacés relatif à la loi de Kampala et sur le logement terre, biens et propriétés. Ces déplacés confirment qu’ils souffrent de la mauvaise gestion de la P.U Ces déplacés se plaignent du fait que souvent contrairement aux autres ONG, si P.U organise un atelier de formation en leur faveur, ils ne bénéficient ni d’argent de transport ni du déjeuner. Le 17 février 2016, la responsable technique de la PU, Mme Amélie, lors de sa visite sur ce site, trouve un jeune habillé d’un tee-shirt portant l’effigie du candidat Martin Ziguélé, celle-ci est allé publier sur internet « dans les allées poussiéreuses de la zone 13, un quartier du camp, Francis Clotaire Himelet arbore encore un tee-shirt à l’effigie de Martin Ziguélé, son candidat favori, éliminé dès le premier tour du 30 décembre. C’est mon président à moi, affirme le jeune homme ».

Un tournoi de match de football a été organisé à l’intention des déplacés de ce site par cette ONG mais boycotté car ils ont découvert que le trophée n’avait aucune valeur financière contrairement autres matchs, organisés par cette ONG sur les autres sites, qui ont une valeur d’un million de francs cfa. Le trophée avait été loué à l’ONM à deux mille francs CFA. Bien que ce match fût organisé par cette ONG, le chef de mission Samuel Baudry, lors de nos investigations ne reconnait pas que ce match a été organisé par son institution. Alors que la responsable technique a publié sur internet que « pour tromper l’ennui des plus désœuvrés, l’ONG Première Urgence, gestionnaire du site, a organisé des jeux et un quizz de culture générale, pour lesquels les participants viennent répondre encouragés par des centaines de personnes rassemblées sous le soleil, vieillards et nourrissons compris ».

La colère des déplacés

Ce samedi 27 février 2016, au cours d’une rencontre avec les représentants de cette ONG certains déplacés n’ont pas hésité à demander à cette ONG de plier bagage. Pour une représentante des personnes du troisième âge : « nous avons fui la mort pour nous retrouver en ce lieu, malheureusement, les humanitaires nous prennent pour leur marche pied. Nous les gens du troisième âge, nous n’avons plus de force. P .U a promis de nous appuyer mais depuis 2014, nous n’avons rien eu. Les financements et les produits sont souvent inégalement distribués. Le personnel de cette ONG chargé pour ces tâches nous mélangent avec leurs parents qu’ils font venir des quartiers et ce sont eux qui en bénéficient et non nous les déplacés. L’ONG Médecins Sans Frontières, présente sur le site, ne s’occupe pas bien de nos soins, elle ne nous donne que des paracétamols à tous les malades sans faire de diagnostique. Le personnel de cette ONG est devenu des pharmaciens aux quartiers avec les produits qu’il devait utiliser pour nos soins. Présentement, PU monopolise tout et bénéficie sur nous. Le personnel ne voit que son intérêt. Nous voulons retourner chez nous car

nous avons trop souffert mais toutes nos maisons sont détruites. Les responsables de la PU m’avaient amené un jour chez moi où ils m’ont fait des photos à coté de ma maison détruite mais depuis lors cela reste sans suite. PU s’est transformée en notre ennemie et elle n’est pas notre amie, les déplacés du site de M’poko sont abandonnés. Ils sont considérés même par le gouvernement de transition et par l’ONG d’être des rebelles. PU n’a jamais fait le recensement des déplacés mais ces déplacés sont surpris d’avoir des chiffres falsifiés élaborés par cette ONG au nom des déplacés du site de M’poko ». Le personnel recrutent des jeunes qu’il utilise sans les rémunérer et à chaque fois il ne parle que de bénévolat, ce qui est très mal compris par ces déplacés qui n’ont rien à faire parfois pour gagner leur pain.

La consolation de l’ONG

Le directeur de coopération de cette institution en mission à Bangui, surpris de l’acte de son personnel appelle ces déplacés au calme et les prie d’avoir l’esprit apaisé. Il promet à ces déplacés qu’il est là au nom de tous les humanitaires et au nom des son ONG et que le respect de la personne humaine demeure sa seule préoccupation. Cette visite d’échange témoigne combien il est préoccupé de la situation des déplacés et plus précisément des déplacés du site de M’poko. Car la première chose à laquelle il doit faire face c’est d’être à coté de la population pour connaitre ses besoins. Il rassure ces déplacés que toutes les remarques seront prises en compte. Pour lui, si les déplacés se plaignent c’est qu’il y a un échec dans la mission que doit remplir son institution dans ce pays à travers son travail auprès de la population civile. Il souhaite à ce qu’un plan d’action avec les responsables du site soit mis en place dans lequel ils doivent énumérer point par point les problèmes auxquels il attend apporter de solutions. Les tâches sur le site doivent être reparties entre les humanitaires. Mais ce qui est primordial c’est le plan d’action. Car il y’aura des approches à chaque problème. Il promet aux déplacés qu’aucun problème ne sera négligé. Il appelle les déplacés a faire preuve de citoyenneté. Selon lui, les ONG viennent et partent ce qui reste c’est la communauté. C’est à la communauté de se construire. Ces déplacés exigent le départ de PU car, disent-ils sa présence sur le lieu n’a aucune importance.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MOUVEMENT PATROTIQUE POUR LE CENTRAFRIQUE (MPC) PRESIDENCE BUREAU EXECUTIF NATIONAL

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          MOUVEMENT PATROTIQUE POUR LE CENTRAFRIQUE (MPC)
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PRESIDENCE
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BUREAU EXECUTIF NATIONAL

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SECRETARIAT GENERAL
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N° __35_/MPC/PR/ BE / SG /2016

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Son Excellence, Monsieur Le Président de la République.

Bangui, (CNC), 03-01-2016

 

Objet: Lettre de félicitations au Chef de l’Etat et Président de la République Centrafricaine.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Suite à votre brillante élection à la Magistrature Suprême de notre pays, élection à travers laquelle le peuple Centrafricain dans son écrasante majorité vous a accordé son soutien indéfectible, nous, élites et forces vives de la minorité arabe de

Centrafrique, à travers notre mouvement MPC vous adressons nos vives et chaleureuses félicitations.

Votre élection à la magistrature suprême est l’occasion rêvée par tous les centrafricains de rebâtir une nation débarrassée des démons de l’oppression, de la marginalisation, de l’exclusion, de la gabegie, de la malversation etc…. Celle-ci marque la fin d’un cycle de violence inouïe et sera l’occasion de rebâtir ensemble une nation unie par le destin, liée par l’envie de vivre en parfaite harmonie et de travailler pour l’épanouissement individuel et collectif. Il sera alors opportun d’œuvrer pour le retour de la concorde civile, de la consolidation de la paix et de la stabilité dans notre cher et beau pays.

La réalisation de ce “Projet de Société” est une œuvre immense et titanesque. Et, comme vous l’avez vous même plusieurs fois réitère lors des diverses échanges politiques que vous avez eues avec nous, la réalisation de ce vaste chantier nécessite l’adhésion et la participation de tous grâce à des propositions concrètes. Pour l’heure et en ce qui nous concerne, nous ne pouvons que vous reconduire notre vœu de voir se réaliser cette volonté affirmée de réconcilier peuple centrafricain dans sa diversité culturelle et linguistique et de favoriser la participation de toutes les couches sociales du pays à l’édification du « nouveau Centrafrique ».

Ainsi, nous vous réitérons notre soutien total pour l’accomplissement de votre noble et exaltante mission de la refondation de l’état Centrafricain à travers la participation de toutes les compétences techniques que nous disposons.
Que Dieu tout puissant vous assiste dans la réalisation de ce projet de société « le Centrafrique des grands chantiers » pour qu’enfin voit le jour un développement humain harmonieusement reparti sur l’ensemble du territoire national et prenant en compte l’amélioration du bien-être de l’ensemble population Centrafricaine.

Fait à Kaga-Bandoro, le 28 février 2016

         LE PRESIDENT EXECUTIF DU MPC

M. IDRISS AHMED Elbachar
           

            Tel: (+236) 75559292/ 77668471

             Email: aalwadabi@gmail.com

Centrafrique: Bureau Fédéral, Secrétariat Général N°_0010_BF/SG/2016 COMMUNIQUE DE PRESSE

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N°_0010_BF/SG/2016

COMMUNIQUE  DE PRESSE

Bangui, (C.N.C), 03-01-2016

C’est avec une profonde tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès de la camarade KOYAMBOUNOU, née YAMBA Marthe, survenu le 26 février 2016 à l’hôpital Emile Müller de Mulhouse des suites d’une maladie.

Au nom de tous les militantes, militants et sympathisants de la Fédération, nous rendons un grand hommage à la camarade Marthe KOYAMBOUNOU qui a été de toutes les luttes que le parti a menées, en compagnie de son mari.

Que l’Eternel Dieu Tout Puissant lui accorde toute  sa grâce.

En cette douloureuse circonstance,  le Bureau Fédéral adresse au camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU 1er Vice-président du MLPC ainsi qu’à la famille en deuil, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

Fait à Paris, le 29 février 2016

Pour le Bureau Fédéral,

Jean Didier KABRAL

Président Fédéral

CENTRAFRIQUE: DES MILLIERS DE DEPLACES ENTRE SOUFFRANCES ET INCERTITUDE EN RCA, SELON CICR

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DES MILLIERS DE DEPLACES ENTRE SOUFFRANCES

ET INCERTITUDE EN RCA, SELON CICR

 

Bangui, (C.N.C), 03-01-2016
En République Centrafricaine (RCA), le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) annonce que des milliers de personnes déplacées attendent toujours de pouvoir rentrer chez elles et reprendre une vie normale. A la souffrance de personnes déjà profondément affaiblies par les conséquences du conflit est venue s’ajouter, depuis le début de l’année, la présence et des incursions d’hommes armés dans les sites de déplacés, ainsi que des incendies domestiques à Kaga Bandoro, Batangafo et Bambari. Leurs conditions de vie ne cessent par conséquent de se dégrader, d’après le CICR dans un bulletin d’information.

Dans son bulletin d’information le CICR fait savoir qu’à Bambari, au centre-est du pays, les incendies ont tué et blessé plusieurs personnes et ont causé d’énormes dégâts matériels : plus de la moitié des abris de fortune et des biens de personnes déjà vulnérables sont partis en fumée. La même situation s’est produite à Kaga Bandoro et à Bantagafo, au nord de la RCA, où aucune perte en vies humaines n’est heureusement à déplorer.

«Je n’ai pas eu le temps de prendre mes biens quand l’incendie a éclaté et j’ai perdu tout ce qui permettait à ma famille de vivre sur ce site : les habits, le matériel de couchage et les biens essentiels de ménage reçu des organisations humanitaires. Qu’allons-nous devenir?», s’interroge Jeannette Igakola, une veuve résidant sur le site de l’Évêché de Kaga Bandoro.

Situation difficile à Bangui

A Bangui, le CICR estime que la capitale de la RCA, la situation humanitaire des personnes déplacées est tout aussi difficile. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement les expose aux maladies telles que le paludisme et la diarrhée. Les difficultés d’accès à la nourriture les soumettent au risque de malnutrition. De nombreuses autres personnes sont aujourd’hui déplacées au sein de la RCA. Certaines d’entre elles vivent dans des familles d’accueil, alors que d’autres encore ont trouvé refuge dans la brousse où les conditions de vie sont encore plus précaires. La persistance de l’insécurité dans leurs lieux d’origine empêche certains déplacés qui le souhaiteraient de rentrer chez eux. D’autres préfèrent attendre de voir l’évolution de la situation avant de prendre la décision d’un retour.

«Quelque 435 000 personnes déplacées en RCA vivent aujourd’hui dans des conditions très difficiles. Leur souhait le plus cher est de pouvoir rentrer chez elles dès que la situation le permettra », explique Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en RCA.

De novembre 2015 à janvier 2016, le CICR, en collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine, a réalisé plus de 250 interventions chirurgicales et plus de 1500 consultations et à l’Hôpital Communautaire de Bangui. Il a effectué plus de 10 000 consultations à Kaga Bandoro, dont un millier de consultations prénatales ; apporté un soutien psychosocial à plus de 50 victimes de violences sexuelles à Kaga Bandoro. Dans ses activités, le CICR a traité plus de 1900 cas de paludisme à Birao ; il a permis à plus de 100 personnes séparées de leur famille à cause du conflit d’échanger des nouvelles avec leurs proches par téléphone et réuni 3 d’entre elles avec leur famille ; fourni quotidiennement de l’eau à plus de 53 000 personnes déplacées à Bangui, Kaga Bandoro et Bambari ; fourni quotidiennement de l’eau potable à 10 000 habitants de la ville Ndélé à travers le réseau de la Société de distribution d’eau en Centrafrique ; fourni une assistance alimentaire à plus de 7500 enfants malnutris à Kaga Bandoro ; distribué des vivres à plus 20 000 personnes déplacées à Bangui et à plus de 7000 autres sur l’axe Kaga Bandoro-Ouandago ; sensibilisé 45 journalistes et plus de 100 leaders communautaires sur la nécessité de protéger les infrastructures et le personnel médicaux ; sensibilisé plus de 30 élèves officiers des Forces Armées Centrafricaines et 45 membres des groupes armés aux principes de base du droit international humanitaire.
Par ailleurs, les délégués du CICR ont visité plus de 500 détenus à travers le pays. Plus de 400 d’entre eux ont reçu des articles d’hygiène personnelle et générale.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Gabon: Election Présidentielle, Ali Bongo candidat à un deuxième mandat

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 Gabon: Élection Présidentielle,  Ali Bongo

candidat à un deuxième mandat

Bangui, (C.N.C), 02-29-2016

Ali Bongo s’est déclaré sur un pont, ce lundi 29 février, à Port-Gentil et, pour illustrer son annonce de candidature, le président gabonais sortant a filé la métaphore autour du pont, de la passerelle au-dessus des obstacles. Il est donc candidat à sa succession pour un scrutin présidentiel qui devrait se tenir d’ici le mois de septembre.

Ali Bongo a soigneusement mis en scène sa déclaration de candidature. Il a pour cela choisi une province symbolique, celle de l’Ogooué-Maritime, la province la plus frondeuse du pays.

Au lendemain de l’annonce de sa victoire en 2009, la ville de Port-Gentil s’était embrasée. Aussi durant son mandat, Ali Bongo a-t-il réalisé quelques investissements dans la province.

Il y est arrivé hier, dimanche, pour une revue des chantiers. C’est d’ailleurs sur le chantier de la route Port-Gentil / Omboué qu’il a annoncé sa candidature. Là encore le symbole est fort, car Ali Bongo était à quelques kilomètres de la ville natale de Jean Ping, son principal opposant et rival.

Les jours prochains seront décisifs pour Ali Bongo. Il doit d’abord convaincre les frondeurs de son propre parti, qui exigent un congrès de clarification avant l’investiture du candidat à la présidentielle. Il doit ensuite affronter l’opposition qui ne veut pas qu’il brigue un second mandat pour cause d’acte de naissance douteux.

►Concernant la plainte pour « faux » concernant l’acte de naissance du président Ali Bongo, déposée en France par sa demi-soeur et héritière de l’ex-président Omar Bongo, celle-ci a été classée sans suite par le parquet de Nantes qui estime que sa juridication n’est pas compétente.

RFI AFRIQUE

 

Bangui: Reseau des Journalistes pour le Developpement Rural (RJDR)

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(Corbeau News Centrafrique)

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Reseau des Journalistes pour le Developpement Rural (RJDR)

Republique Centrafriaine

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Bangui, (CNC), 02-29-2016

AVIS D’APPEL A CANDIDATURE

Dans le but de valoriser les œuvres journalistiques en milieu rural et inciter les médias à s’intéresser aux questions liées à la promotion humaine, le Réseau des journalistes pour le développement rural (RJDR) en partenariat avec le Ministère en charge du Développement du monde rural lance la première édition du Prix du Meilleur Journaliste du Monde Rural.
Peuvent faire acte de candidature, tout média, tout journaliste ayant produit un reportage, un article, une analyse, une émission, un magazine ou un documentaire sur un fait donné et ayant impacté positivement sur les conditions de vie en milieu rural, dans la période allant de Mars 2013 jusqu’au février 2016.
Les candidatures sous ouvertes le 28 février 2016 et prendront fin le 4 mars 2016 à 00 heure.

Composition du dossier:

– Une copie de la carte de presse ;
– Une copie d’article, un élément sonore ou visuel, certifié conforme par l’organe dans lequel l’élément a été publié ou diffusé.
Lieu du dépôt de dossier : Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ)
Ou contactez les numéros suivants : 75 03 67 89 ; 72 03 38 55 ; 75 37 24 05 ; 72 71 64 02

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Ou par mail : ltdc@yahoo.fr; krockfred@yahoo.fr

Le Rapporteur Général

Centrafrique: LE GOUVERNEMENT DE TOUADERA SE DOIT D’ADOPTER LE GRAM : Gouvernance, Reformes, Austérité et

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE GOUVERNEMENT DE TOUADERA SE DOIT D’ADOPTER LE GRAM :

Gouvernance, Reformes, Austérité

et Moralisation de l’Etat.

Bangui, (C.N.C), 29-02-2016

Le programme de gouvernement de la 3è transition se doit de se reposer sur une politique ferme de rétablissement de l’État et de la relance économique dans un contexte de crise sur fond de budgets serrés avec une pression accrue. Le programme appelle à la fois à une maîtrise des coûts et du bon fonctionnement de l’État.

Le point de départ sera l’Etat et de toute sa puissance. L’administration de l’Etat a été délaissée aux mains des prétendus hommes politiques, des prédateurs, des aventuriers qui l’ont pétrifié dans le culte du passé et des intérêts personnels. L’Etat doit avoir une organisation plus apte, souple et appropriée, des missions claires, des objectifs mesurables qualitativement ou quantitavement, des suivis, des contrôles, des hommes et la qualité de leur profil (motivation, comportement convenable, expérience, intelligence et responsabilité) avec des principes simples: but, fierté, patience, constance et perspective. Il appartient à l’Etat de se doter des compétences de ses vaillants fils et filles pour sa gestion et son développement.

La bonne gouvernance passe par la qualité de l’organisation des hommes, des principes, de la discipline et de la rigueur et puis de l’observation d’un certain nombre de valeurs comme des béquilles qu’on ne se sépare pas. La bonne gouvernance, c’est l’exercice d’une politique de gestion qui, tout en requérant la transparence, l’honnêteté, l’équité et la responsabilité, doit devenir un art et donc une passion. Elle est le nouveau concept de gestion de toute organisation, quelle soit publique ou privée.

La réforme, elle sera d’ordre structurelle, elle touchera tous les départements de l’État. Il s’agit ici d’identifier les services de l’Etat lesquels, les populations s’y reconnaissent, les services rentables. Les services qui ne sont pas reconnus par les contribuables, ils seront purement et simplement supprimés. Les besoins des départements seront quantifiés, priorisés et exécutés. Combien ils coûtent et combien ils rapportent à l’Etat et aux populations. C’est la gestion de valeur.

Au département des finances et du budget de l’Etat ; la réforme sera fiscale, elle visera à aider à la croissance et à relancer la consommation des ménages. La RCA est un pays fiscal, la pression fiscale impacte davantage l’emploi et la croissance. Il faut encourager l’investissement des entreprises qui conduise à davantage d’emplois et de croissance.
Les réformes sont douloureuses mais elles aident à sortir l’économie de la faillite. L’État doit savoir intégrer l’informel dans le petit commerce général afin d’élargir l’assiette des impôts. Expliquer aux centrafricains qu’ils doivent se fiscaliser eux-mêmes pour aider le pays. En effet, il s’agit de déplacer les charges fiscales vers les sources qui créent moins de distorsions tel que : impôt sur patrimoine, impôt sur la consommation, impôt sur le revenu des personnes physiques et l’impôt sur le bénéfice des sociétés. Sachant que les réformes réparent des déséquilibres dans l’économie, l’État doit comprendre pour lui-même quelles sont les réformes structurelles pour son économie. La réforme fiscale et la réforme de l’État sont indispensables pour renouer avec la croissance.

Ensuite, des coupes budgétaires pour en finir avec les aides ou les emprunts; sortir tous les dossiers des états généraux, les traiter, dépoussiérer toutes les voies de recettes et dépenses les plus tangibles et exigibles, payer les fournisseurs locaux ; poursuivre également les débiteurs divers de l’Etat. L’objectif, c’est créer le dynamisme, la confiance, l’Etat doit se prendre en charge sur ses fonds propres et relancer le business local et puis de moins recourir à l’aide extérieure. Effet, l’Etat doit mériter l’aide extérieure et non en dépendre.

L’austérité, concerne la rigueur sur le train de vie de l’Etat et de son fonctionnement en général, surtout les détournements de deniers publics, les vols, les corruptions, les arrangements, les dépenses de consommation cérémoniaire, les dépenses de voyages et les frais missions abusés dont raffolent les agents de l’Etat.
La pléthore de postes de ministres d’état, de ministres délégués, de secrétaires, de chargés de missions, de conseillers, et les petits postes de subordinations sans production seront nettoyés. Le gouvernement sera léger et souple, implacable par rapport à sa mission mais toutefois saura agir selon les occurrences et toujours équitable.

La moralisation ici, il s’agit de la méthode de management à appliquer pour changer le comportement et la mentalité des agents de l’Etat. L’Etat est moribond à cause de manque de professionnalisme de ses propres agents. Les agents de l’Etat n’ont pas pour la plupart un esprit corporate, ce qui compte pour eux c’est ce qu’ils peuvent gagner par jour au travail comme profits en exerçant les fonctions pour lesquelles l’Etat leur verse des salaires. La reforme retiendra de les traiter avec soins car c’est eux qui font vivre l’État et cela permettra de mieux lutter contre la corruption et toutes formes de mentalité et comportement négatives au changement.

Les agents de l’Etat pour la plupart d’entre eux sont restés nègres et, ont développé un esprit communautaire où ils se protègent mutuellement et se partagent les fruits d’arrangements qu’ils opèrent. Beaucoup ont des profils très médiocres ou pas conformes à l’emploi qu’ils occupent.

Adopter un système de management par objectifs (but et résultat) incluant un contrôle systémique. Des reportings, des comptes rendus et des procès verbaux constants. Des analyses, des évaluations et des prises de décisions orientées résultats. Des sanctions positives et négatives. Des promotions et des avancements professionnels. Des formations et des spécialisations. Identification des talents (emerging talent, potential executive, best talent, key contributor), plan de successions et plan de carrières. Produire la matrice de développement des compétences dans chaque département afin de garantir à l’Etat une vie d’entreprise pérenne.

Comment faire fonctionner une telle politique, il faut le concours des Managers ayant vu et vécu des expériences de faillite pour construire la fonctionnalité et décliner les opérations de réalisation.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Le rapport de mission du RJDR sur la foire agricole dans la ville de Bouar

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le rapport de mission du RJDR sur la foire

agricole dans la ville de Bouar

Bangui, (CNC), 27-02-2016

La semaine passée, la ministre d’Etat en charge du Développement du Monde Rural, Marie-Noëlle KOYARA, accompagnée de certains membres du gouvernement dont les ministres Marguerite Samba-Maliavo, Gertrude Zouta, Eugénie Yarafa et Mme PHISMIS ainsi que l’ambassadeur Charles Malinas ont pris part à la 6e édition de la foire agricole de Bouar. Cette foire, selon le plan d’action prioritaire du Département 2016-2018, permet aux populations de travailler davantage en vue d’améliorer leurs revenus agricoles après cette crise.

Célébrée sur l’esplanade de la Mairie de la ville, la foire agricole a vu la présence associations et groupements agropastoraux venus de l’ensemble de la Préfecture de Nana-Mambéré dont plusieurs se sont vus doté des outils de travail dont un tracteur et des crédits remis. Au cours de la mission, la représentation régionale de la section des affaires judiciaires et pénitentiaires de la Minusca de Bouar, à son tête le chef du bureau KAPALATA Christine, les autorités de Bangui, en mission dans la ville, ont procédé à l’inauguration officielle de la Maison d’arrêt de ladite ville par la MINUSCA.

Cette initiative pour la maison d’arrêt de Bouar est né suite à la demande des autorités pénitentiaires centrafricaines, basées dans la ville et au constat des visites de terrain effectuées par la section des Affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSCA qui ont vu la nécessité de la réhabilitée après cette crise.

A travers cette remise en état de la prison de Bouar, l’objectif est de faciliter le retour de l’Etat de droit dans la Région et de participer à la lutte contre l’impunité ; promouvoir la reprise du travail du personnel pénitentiaire et améliorer les conditions de détention des détenus afin de rendre la prison conforme aux normes internationales des droits humains en vigueur en la matière.

Les travaux ont coûté de millions entièrement financés par la MINUSCA. En plus du renforcement du bâtiment de la prison, et de l’équipement, dans les jours à venir, du bureau du régisseur en ordinateur, imprimante et mobiliers, le projet, selon une de la MINUSCA, doit fournir aussi une moto-ambulance pour le transport des détenus malades et un moulin pour le broyage des aliments ainsi que du matériel de fouille qui permettra d’éviter désormais de soumettre les détenus à l’épreuve humiliante de la fouille par le déshabillage systématique. Des salles d’attente ont également été construites pour accueillir les familles et les proches des détenus lors des visites.

La cérémonie d’inauguration était présidée par la ministre d’Etat Marie-Noëlle KOYARA en mission dans la ville et du chef du bureau régional de la MINUSCA, Mme et Fréderic OUAGONDA, préfet de Nana-Mambéré. Etaient également présent Monsieur Charles MALINAS, l’ambassadeur de France en Centrafrique, le personnel de la Maison d’arrêt ainsi que le corps judiciaire de la ville dont Alain TOLMO, le procureur général. Selon, le chef du bureau régional de la MINUSCA, « la prison de Bouar se trouvait dans un état de délabrement alarmant et posait des risques de sécurité ; les toilettes étaient inexistantes…La maison d’arrêt avait été détruite suite à la crise. C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé de prendre en charge ce projet ».

« Tout le monde savait dans quelles conditions se trouvait la prison de Bouar avant sa rénovation. Aujourd’hui c’est comme une maison d’arrêt flambant neuve que nous recevons. C’est le lieu de remercier, au nom du ministre de la Justice et en mon nom propre, la MINUSCA. Et nous les invitons toujours à nous accompagner dans le sens de l’amélioration des conditions de détention», a déclaré Fréderic OUAGONDA, le préfet de Bouar.
Le préfet a témoigné de « toute la reconnaissance du gouvernement centrafricain à l’endroit de la MINUSCA et toute la communauté internationale pour leur engagement sans faille dans la stabilisation du pays. » Tout comme le préfet, le maire a exprimé la reconnaissance de toute la population pour ce geste qui, renforce la quiétude et la sérénité au sein de la communauté car pour lui, « réhabiliter une prison, c’est non seulement sécuriser la population mais, c’est aussi sauver la vie des personnes qui y sont détenues ».

La chef de bureau de la MINUSCA a quant à elle, a rassuré les autorités de l’appui de la Mission non seulement dans la consolidation du système judiciaire et pénitentiaire mais dans bien d’autres domaines conformément à son mandat.

Inauguration de trois bâtiments administratifs réhabilités de la Sous-préfecture

Dans la même série d’activité, la ministre d’Etat en charge du Développement du Monde Rural, Marie-Noëlle KOYARA, a présidé la cérémonie d’inauguration de trois bâtiments de la Sous-préfecture de Bouar rénovés grâce au soutien de la MINUSCA en présence des autres membres du gouvernement qui l’ont accompagné dans la mission.

Il s’agit des bâtiments abritant les services déconcentrés de l’Etat qui se trouvaient dans un état de délabrement très avancé. L’appui à la réhabilitation des infrastructures administratives traduit la volonté de la MINUSCA de contribuer à la réussite du processus de décentralisation en Centrafrique et à l’amélioration de la gouvernance. L’objectif visé est de permettre aux fonctionnaires décentralisés et déconcentrés de disposer d’un cadre de travail adapté à leurs nouvelles attributions dans le cadre de la décentralisation.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: DÉCLARATION N° 0510 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA FÉLICITE LE NOUVEAU PRÉSIDENT DÉMOCRATIQUEMENT ÉLU,

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DÉCLARATION N° 0510 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA FÉLICITE

LE NOUVEAU PRÉSIDENT DÉMOCRATIQUEMENT ÉLU,

MONSIEUR FAUSTIN ARCHANGE-TOUADERA.

 

Bangui, (C.N.C), 02-26-2016

Au nom du Bureau Politique du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC-Coalition-SÉLÉKA), au nom de l’État-major du FPRC, au nom de l’ensemble de notre mouvement, nous-nous faisons le devoir civique de féliciter le nouveau Président démocratiquement élu, Monsieur Faustin Archange-Touadera.

Nos félicitations s’adressent aussi à l’ensemble de notre population pour la discipline et le don de soi qui ont présidé au succès du cycle électoral dans notre pays, la République Centrafricaine (RCA).

Nous n’oublions pas non plus le séjour salutaire de sa Sainteté, le Pape François qui a réussi à rencontrer toutes les couches sociales de notre pays, leur parlant d’exercer un dépassement de soi et de privilégier l’intérêt suprême de notre nation. Ce message avait rejoint la vision de notre mouvement le FPRC-Coalition-SÉLÉKA, qui prône la négociation, le dialogue, l’inclusion, la reconnaissance mutuelle, la coexistence pacifique, le retour assisté de nos populations éparpillées dans les pays de la sous-région, l’unité, la laïcité, le patriotisme et le développement intégral de notre pays, la RCA pour une Paix Durable.
Aujourd’hui, nous saisissons cette occasion pour rappeler au Président élu :

Notre mouvement le FPRC-Coalition-SÉLÉKA, avait signé un accord de paix à Nairobi au Kenya avec les Antis Balakas qui prévoyait une troisième transition et baliser de ce fait, le chemin du cycle électoral ouvert à toutes et à tous.

Il convient de rappeler que plusieurs centrafricaines et centrafricains, n’ont pas participé au cycle électoral qui conduira à la mise en place des institutions issues des élections.
Pour ne pas gêner le processus enclenché, notre mouvement a observé une neutralité responsable et non un silence ou un effacement.

Nous en appelons au sens élevé de l’homme d’État du Président élu et nous lui recommandons d’éviter le débauchage, la politique d’exclusion, de marginalisation et les schémas qui ont par le passé, contraint des compatriotes à reprendre les armes.
Nous disposons des cadres militaires et civils, qui n’ont besoin que d’un espace d’expression et d’action pour mener le défi de la construction d’une armée républicaine et d’une police ouvertes à toutes et à tous, d’une société démocratique et laïque, d’un État capable de créer la richesse et de la distribuer équitablement sans exclusion et du développement équitable de toutes nos régions.

Notre mouvement peut se targuer d’avoir réussi à respecter la parole donnée, les accords signés. Nous sommes de ce fait, un acteur incontournable dans la recherche de la sortie de crise dans notre pays, la République Centrafricaine. Nous sommes disposés à apporter cette caution pour la crédibilité d’une société ouverte, unie, laïque et démocratique dans un respect mutuel.

Ensemble, tournons la page des années sombres de l’histoire de notre pays, la République Centrafricaine en nous regardant droit dans les yeux et en marchant main dans la main, gage d’une dignité retrouvée.

Fait, le 26 février 2016

Moustapha SABOUNE

Coordonnateur Politique

FPRC-Coalition-SÉLÉKA

saboune@hotmail.ca

 

CENTRAFRIQUE: LE G8-RCA POURSUIVRA SON APPUI AUX COTÉS DES NOUVELLES AUTORITÉS ÉLUES

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LE G8-RCA POURSUIVRA SON APPUI AUX COTÉS

DES NOUVELLES AUTORITÉS ÉLUES

Bangui, (CNC), 02-26-2016

Le Groupe de coordination pour la préparation et le suivi des réunions du Groupe international de contact sur la République centrafricaine (G8-RCA) se félicite de la tenue dans le calme et de la participation active de la population aux scrutins du second tour de l’élection présidentielle et du premier tour des législatives du 14 février 2016.

Dans un communiqué de presse du 24 février 2016 parvenu à notre rédaction, le G8-RCA annonce qu’il poursuivra son appui aux cotés de la population et des nouvelles autorités élues. Le G8-RCA salue l’engagement de l’ensemble des autorités de la transition et des autres institutions de la République, notamment l’Autorité Nationale des Elections (ANE), la Cour Constitutionnelle, la Haute autorité de la communication ainsi que du Cadre de concertation, qui ont permis, malgré les défis, les meilleures conditions possibles d’organisation et de déroulement du scrutin avec l’appui de la communauté internationale.
Selon le communiqué, le G8-RCA prend note des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle et des élections législatives du 14 février dernier annoncés par l’ANE. Selon l’ANE et dans l’attente de la décision de la Cour Constitutionnelle de transition, M. Faustin Archange Touadéra obtient 62,71% des suffrages exprimés et M. Anicet Georges Dologuélé 37,29%. Pour ce qui est des élections législatives, 46 sièges sur 140 ont été attribués.

«En attendant la publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de transition, le-G8-RCA félicite d’ores et déjà le président élu. Le G8-RCA se félicite de l’engagement pris par M. Faustin Archange Touadéra à privilégier le dialogue et la réconciliation nationale » lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, le G8-RCA tient à saluer également M. Anicet Georges Dologuélé qui dans sa Déclaration, a reconnu les résultats provisoires publiés par l’ANE et félicite M. Faustin Archange Touadéra, et décide, « dans le souci de promouvoir l’esprit de paix de ne formuler aucun recours devant la Cour Constitutionnelle de Transition ».

Le G8-RCA réitère l’engagement de la Communauté internationale à continuer à soutenir le processus en cours avec le second tour des élections législatives qui mettront fin à la transition.

Le G8-RCA souligne que le peuple centrafricain aura besoin de toutes ses ressources humaines pour contribuer à la reconstruction du pays. Dans ce cadre, « le G8-RCA appelle toutes les personnalités, partis politiques et forces vives du pays à continuer à jouer un rôle dans la recherche de solutions durables pour la paix, la réconciliation, le développement économique et social de la République centrafricaine », poursuit le communiqué.

Le G8-RCA poursuivra « aux côtés de la population centrafricaine et des nouvelles autorités élues à apporter son appui aux projets et programmes qu’elles voudront bien mettre en place, en vue notamment de la promotion de la paix et de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’état, de la promotion de la justice et du refus de l’impunité, du DDR, de la réforme du secteur de sécurité et de la relance du programme de développement de la République centrafricaine», souligne le communiqué.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA LANCE LA PHASE PILOTE DE LA POLICE COMMUNAUTAIRE A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca LANCE LA PHASE PILOTE DE LA POLICE

COMMUNAUTAIRE A BANGUI

 

Bangui, (CNC), 25-02-2016

Le Commissaire de la composante de Police de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Luis Carrilho, a présenté ce mercredi 24 février 2016, le concept de la Police communautaire, dont les activités de sensibilisation à Bangui prennent fin le 1er mars.

D’après le Commissaire Carrilho qui intervenait lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission, ce projet est mené en collaboration avec les forces de sécurité intérieures (FSI) centrafricaines et a pour objectif de rapprocher la police de la population, en impliquant celle-ci dans le dispositif sécuritaire.

La campagne de sensibilisation sur la police communautaire a déjà été menée dans sept arrondissements de Bangui. Quatre grands objectifs sont recherchés à travers la mise en place de la police communautaire à savoir lutter contre l’insécurité, améliorer la qualité de la vie des communautés et résoudre les problèmes liés à la criminalité. In fine, cela doit aussi contribuer à prévenir les perturbations de l’ordre public.

Selon le commissaire de la Police, «un Conseil communautaire s’est tenu le 5 janvier 2016 afin de sensibiliser la population à la police communautaire, expliquer le concept et recueillir leurs différents avis à travers des travaux en ateliers». D’autre part, le personnel de police et de gendarmerie a été formé au concept afin de leur permettre de l’appliquer en répondant aux attentes des populations. Il en a été de même avec les élus et les responsables locaux.

Les casques de la RDC rapatriés

Intervenant aussi au cours de cette conférence de presse, le Porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, a annoncé que les Casques bleus de la République démocratique du Congo déployés dans les préfectures de la Ouaka et du Mbomou, ont effectivement quitté le territoire centrafricain la semaine dernière. Il a ajouté que les congolais sont en train d’être remplacés par des casques bleus de la Mauritanie, dont 250 éléments sont arrivés dimanche dernier. Selon le Porte-parole, quelques 300 soldats mauritaniens arriveront dans les prochains jours, dans le but de renforcer les effectifs. Quelques 200 soldats mauritaniens sont déjà sur place à Bambari tandis que d’autres ont été déployés à Kouango, Ngoua koubo et Mobaye.

Le pré-DDR

Sur le processus de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) Monteiro a annoncé la tenue à Bria et à Kaga Bandoro, le 20 février dernier, d’activités de sensibilisation sur le processus, en partenariat avec des entités régionales. A Bria, le tout premier forum de métier, organisé par le Centre régional de formation professionnelle et pratique, a servi de cadre à cette activité qui a regroupé 60 anciens combattants dont 20 femmes.

A Kaga-Bandoro, la MINUSCA en partenariat avec les autorités locales, a organisé une journée de sensibilisation sur la cohésion sociale et la paix avec les ex-combattants. Il était aussi question du pré-DDR, de l’importance de la réintégration mais ainsi de la confiance qui doit être rétablie au sein des communautés.

Le porte-parole a conclu sur le projet “Jeunes à risques” qui a permis de créer, la semaine écoulée, 704 emplois d’urgence en faveur des jeunes et des personnes vulnérables, pour la réhabilitation d’infrastructures communautaires dans les localités de Boy Rabe à Bangui, Bouar, Kaga Bandoro et Bambari.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: MSF DISTRIBUE DES KITS D’URGENCE AUX FAMILLES DEPLACEES DE BATANGAFO

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(Corbeau News Centrafrique)

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MSF DISTRIBUE DES KITS D’URGENCE AUX

FAMILLES DEPLACEES

DE Batangafo

 

Bangui, (CNC), 02-25-2015

 

Le 10 février dernier, plus de 449 familles déplacées ont perdu leur abri et leurs biens, ravagés par un incendie qui a touché le camp de Batangafo, un des plus importants du pays. Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) se sont rapidement organisées et ont distribué des kits d’urgence comprenant du matériel d’hygiène et de cuisine pour toutes ces familles.

Devant l’inaction d’autres organisations sensées être en charge de cette distribution, MSF s’est donc mobilisée pour organiser une évaluation des besoins en collaboration avec les autorités locales et les représentants des familles concernées. La distribution a été préparée pendant plusieurs jours et réalisée jeudi dernier.

« Plusieurs familles vivant dans des zones proches du lieu de l’incendie ont été affectées mais leurs biens ont pu être sauvés. Nous avons donc décidé de venir en aide à ceux qui ont véritablement tout perdu », explique Joao Martins, coordinateur de projet MSF à Batangafo.

Chaque kit distribué, incluant des bâches plastiques, des couvertures, des cordes, du matériel d’hygiène et de cuisine et des moustiquaires, a été adapté au nombre de personnes dans la famille certaines allant jusqu’à 14 personnes.

« Afin de mettre en œuvre une distribution bien organisée, nous avons uniquement demandé aux chefs de famille de venir. Aucune autre activité médicale n’a été réalisée, mais notre hôpital reste ouvert pour toute la population du camp de déplacés et nos travailleurs communautaires suivent l’évolution de la situation de ces familles avec attention », poursuit Joao Martins.

Le camp de Batangafo a accueilli des dizaines de milliers de personnes depuis le début des violences entre les différents groupes armés à la fin de 2014, forçant la majorité des habitants de la ville à quitter leur maison pour trouver refuge sur un terrain libre entre l’hôpital et la base des forces internationales. A la recherche de protection et de sécurité, les habitants de la région sont venus grossir les rangs des déplacés dans le camp, qui compte actuellement 30 000 personnes. Aujourd’hui, 450 000 centrafricains sont déplacés dans le pays et le même nombre a fui à l’étranger pour trouver un refuge.

Ces dernières semaines, de nombreux feux se sont déclenchés dans la zone, probablement dus au temps chaud et sec, typique de la saison actuelle en Centrafrique ; ce qui a sans doute contribué à déclencher cet incendie accidentel dans la structure MSF à Batangafo, en janvier dernier.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 avec plus de 300 personnels internationaux et 2000 personnels locaux. Depuis décembre 2013, MSF a quasiment doublé ses projets de prise en charge médicale en réponse à la crise, passant de 10 projets à près de 20. MSF intervient aussi auprès des réfugiés centrafricains au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo.

A Batangafo au nord de la Centrafrique, MSF gère l’hôpital général composant 150 lits et soutient cinq centres de santé situés dans les périphéries de la ville. En 2015, MSF a dispensé près de 75 000 consultations et 7 300 patients ont été admis à l’hôpital. Dans le camp de déplacés, MSF a mis en place de nombreuses activités, notamment une vaccination contre le pneumocoque et la rougeole pour plus de 12 000 enfants.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMITE DE SOUTIEN DE NANTES: REMERCIEMENT DES MEMBRES DU COMITE DE SOUTIEN DE NANTES

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMITE DE SOUTIEN DE NANTES: REMERCIEMENT

DES MEMBRES DU COMITE DE

SOUTIEN DE NANTES

Bangui, (CNC), 24-02-2016

Le deuxième tour de l’élection présidentielle vient de s’achever par la victoire de notre candidat Faustin Archange TOUADERA. Cette victoire est le fruit de l’investissement des différents comités de soutien qui ont fait un excellent travail de mobilisation qui a permis à notre candidat d’obtenir de meilleurs résultats par rapport au premier tour. Pour cela, je tiens à remercier toute l’équipe du CST Nantes pour leur disponibilité et leur patriotisme.
Au nom de toute l’équipe du CST Nantes j’adresse mes remerciements à
Madame Sylvie MAZOUNGOU pour son assistance et son indéfectible soutien lors de la mise en place du CST Nantes.
Le comité de soutien de Nantes tient également à remercier toutes les personnes qui se sont mobilisées lors de ce scrutin pour voter en faveur du candidat Faustin Archange TOUADERA. Vous avez fait un choix de raison, parce que vous voulez rompre avec le passé, mettre fin aux souffrances du peuple centrafricain, aux injustices, à la gabegie, au clientélisme, au népotisme, au régionalisme etc. Faustin Archange TOUADERA incarne les valeurs d’intégrité de rigueur, de loyauté dont toutes les filles et tous les fils de notre pays ont besoin pour se relever.
La succession des crises, des périodes de violences qui ont secouéle Centrafrique ont freiné son développement. Pour tourner définitivement cette sombre page de son histoire notre peuple espère retrouver la paix et la stabilité, gage de développement. L’exploitation de nos ressources naturelles et la contribution de toutes les centrafricaines et tous les centrafricains favoriseront l’émergence de notre pays.
La tâche est immense et les défis sont nombreux pour relever ce pays dont les infrastructures sont quasiment inexistantes, pour ce faire, nous devons faire confiance à notre président et à sa future équipe gouvernementale pour sortir notre pays du gouffre.

Jean-Christophe MAKENZET

Vice Président du CST Nantes

Centrafrique: 43 deputes élu au premier tour de élections législatives,

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: 43 deputes élu au premier tour

des  élections législatives,

 

Bangui, (CNC), 02-23-2016

Le reste des sièges seront attribués lors du second tour des législatives, dont la date n’a pas encore été annoncée.

Quarante-trois candidats aux législatives centrafricaines ont été élus dès le premier tour au Parlement qui compte 140 sièges, selon les résultats provisoires publiés par l’Autorité nationale des élections (ANE), dont l’AFP a obtenu communication lundi.

Ce nouveau premier tour des législatives a eu lieu le 14 février, en même temps que le second tour de la présidentielle qui a vu la victoire de Faustin Archange Touadéra. Le premier tour du 30 décembre avait été annulé par la Cour constitutionnelle en raison de nombreuses irrégularités.

Selon l’ANE, le taux de participation est de 52%.

Le reste des sièges seront attribués lors du second tour des législatives, dont la date n’a pas encore été annoncée.

Parmi les candidats déclarés élus figurent Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), arrivé cinquième à la présidentielle, dans la région de Bocaranga (nord), et Jean-Michel Mandaba, président du Parti de la gouvernance démocratique (PGD), dans la région de Bamingui (nord).

D’autres personnalités telles que Bertin Béa, secrétaire général du Kwa Na Kwa (KNK, parti du président déchu François Bozizé), Béatrice Emilie Epaye (ancienne ministre et député, présidente de la commission préparatoire du forum de Bangui), ont aussi été élues.

Par ailleurs, un ex-élément des Forces armées centrafricaines (FACA), également ex-chef des milices anti-balaka, Alfred Yékatom Rombhot, a été élu dans la région de M’baïki (sud). Candidat indépendant, il fait partie des personnes visées par des sanctions de l’ONU pour leur implication dans les violences intercommunautaires qui ont déchiré le pays ces trois dernières années.

Les candidats déclarés élus appartiennent en majorité à des formations politiques comme l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de Anicet-Georges Dologuélé, le Renouveau démocratique centrafricain (RDC) de Désiré Kolingba Nzanga Bilal, le MLPC de M. Ziguélé, et le PGD de Jean-Michel Mandaba, tous quatre candidats malheureux à la présidentielle. Le Rassemblement pour la République (RPR) de Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du Conseil national de transition (CNT) et le KNK de François Bozizé sont également représentés aux côtés de nombreux candidats indépendants.

Sur plus de 1.500 candidats en lice pour ces législatives, au moins 111 s’étaient désistés, évoquant des difficultés financières. La plupart ont ensuite apporté leur soutien à d’autres candidats mieux placés dans leurs circonscriptions respectives.

Les recours relatifs au premier tour peuvent être déposés à compter de lundi, pendant cinq jours, auprès de la Cour constitutionnelle, qui doit proclamer les résultats définitifs dans un délai de 15 jours.

 

AFP

 

CENTRAFRIQUE: UNE 3è TRANSITION DÉMOCRATIQUE ET LÉGITIMEMENT INSTALLÉE : UN MODÈLE DÉPOSÉ I NÉDIT

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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UNE 3è TRANSITION DÉMOCRATIQUE ET LÉGITIMEMENT

INSTALLÉE : UN MODÈLE DÉPOSÉ I

NÉDIT CENTRAFRICAIN.

 
 
 
 
 
Bangui, (C.N.C), 23-02-2016
 

Personne n’oubliera la méthode grotesque qui a permis la mise en place de la Transition insipide dont Samba Panza fut la baronne.

Une transition que l’extérieur a commencé à décrier et à perdre toute sa confiance quant à sa réussite et, qui a fini par la qualifier de transition chancelante et dont nous désignons strictement de transition mafieuse.

Composée d’individus qui se sont choisis de manière intuitu personae, ils se sont enrichis sur le dos et sur la souffrance répugnante du peuple centrafricain.

Pour illustrer nos propos, l’affaire angolagate et en janvier dernier l’incendie du ministère des finances dont l’objectif désespéré et recherché est de faire disparaître des traces avant la fin de la transition.

La transition n’avait pas de légitimité, elle n’émergeait pas de la volonté de nos peuples. Cette transition était une petite bougie pour éclairer une table pour le diner et non un lampadaire pour

éclairer une voie. La situation nous demandait d’aller à la légitimité pour signifier notre existence et que l’état transitoire ne pouvait durer.

Il faut reconnaître que toute autorité qui n’émane pas de la volonté générale des peuples est incontestablement illégitime. Et même si l’autorité émane de la volonté générale, il faut qu’elle se repose sur son objet et sa source.

L’autorité de la transition de SAMBA PANZA n’émane pas des centrafricains. Elle est illégitime et ne peut prétendre en toute autorité agir au nom du peuple centrafricain. Une autorité de fabrication qui n’a ni objet ni source légale; elle était d’une absurdité politique. Elle n’administrait rien mais elle savait profiter et faire prolonger sa durée de vie.

Si l’ONU était à dessein de nous aider à sortir de cette crise, il fallait aller très vite aux élections afin que nous puissions doter notre pays d’un gouvernement légitime. La question de la représentativité légale de notre peuple était fondamentale. C’est désormais chose faite.

La Minusca doit maintenant travailler côte à côte avec le gouvernement légitime, un partenaire national sûr de droit. C’est une question de droit d’existence et de souveraineté d’un peuple qui s’est manifesté par ce vote.

Le ralliement des autres candidats aux élections présidentielles à TOUADERA est la recherche de cette transition légale en vue de préparer notre pays aux processus électoraux légaux futurs. TOUADERA est le Président de la 3è transition légitime qui rassemble toutes les forces de notre pays. Cette transition est ouverte mais ne sera pas à n’importe quel prix.

Vous n’êtes pas sans ignorer que cette élection ne s’était pas déroulée dans des conditions idoines, seule la volonté de nos peuples de dominer les difficultés, a permis la tenue de cette élection. Les élections libres sont encore devant nous. Toutes les forces doivent maintenant se rassembler pour travailler à l’avantage de ce processus avenir qui honorera notre peuple.

Cette 3è transition démocratique conduite par TOUADERA a une mission très importante. Elle doit corriger les deux (2) dernières aventures de transition celle de DJOTODJIA et de SAMBA PANZA. Au fait, l’on se pose tous cette question, qu’est ce qui fait qu’une organisation ou un individu réussisse une action, une mission, quel est le processus qui permette de connaître la réussite. La science est claire, il y a un processus derrière tout phénomène, qu’il soit d’ordre physique, social, etc.

Si réussir est le but de toute organisation, il doit exister une énergie ou une force permettant de canaliser cette réussite. D’où vient cette énergie et comment se transforme-t-elle en succès.

L’énergie humaine joue un rôle prépondérant dans le développement de tout individu ou d’une organisation en occurrence. Il faut savoir convertir cette énergie en une atmosphère intense. La source de cette énergie et le mécanisme qui la transforme en force motrice est à l’origine du succès.

Mais qui est à l’origine de cette transformation ? C’est la personnalité de l’organisation. Donc, c’est la personnalité elle-même de la transition qui devait être à l’origine de la transformation. Si TOUADERA et son gouvernement ne sont pas en mesure de dégager cette personnalité, le risque d’échec ne fait pas de doute.

Cette personnalité comprend tout ce que représente l’état de la Transition, c’est-à-dire l’ensemble vivant et intégré de ses éléments constitutifs à savoir : les hommes, les compétences, les moyens matériels et financiers, les associations, les partis politiques, les syndicats, et plus large l’ensemble de la population elle-même que constitue la société et l’extérieur (toutes les relations internationales). L’ensemble de tous ces éléments cités est source d’énergie inépuisable et exploitable. Donc la personnalité de l’état de la transition c’est l’ensemble vivant de tous ces éléments intégrés qui la constituent.

Ce que l’on peut craindre tous et déplorer, ce qu’il ne faudrait pas que cette 3è transition soit pour les uns et pour les autres une occasion de profit personnel induit, de montage

de business personnel souterrain et que les vautours d’hier reprennent l’aéropage économique de notre pays et font sombrer l’espoir de tout peuple.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

BANGUI: MINISTERE DES EAUX ET FORETS : UNE GESTION MACABRE

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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MINISTERE DES EAUX ET FORETS : UNE GESTION MACABRE

 
 
 
 
Bangui, (CNC), 02-23-2016
 
Le département des eaux et forêts chasse et pêché est malade sans que l’exécutif en charge de la transition ne puisse chercher à diagnostiquer afin d’en apporter le remède qu’il faut. Pendant que le personnel de ce département vit un calvaire dû aux multiples arriérés de salaires enregistrés, la Ministre dudit département et son Directeur de Cabinet se contentent de s’enrichirent avant que la transition ne puisse terminer.
 
Puisque la transition de Catherine Samba-Panza est en train de tirer résolument à sa fin pour que les Centrafricains puissent espérer une vie paisible, certains cadres de la transition trouvent l’opportunité de saigner les institutions du pays par leurs calculs d’une vie de bonheur après la transition. L’occasion est donnée à la ministre Isabelle Gaudeuille et son Directeur de Cabinet Vincent Kongo qui, par ailleurs ont un lien parental, de se faire du beur à travers l’achat de véhicule luxueux, des missions inventées, le recouvrement parallèle des taxes auprès des sociétés forestières, le paiement des factures exorbitants, la réquisition de certains fonds. Bref, la liste est longue.
 
En effet, nous avons mené des investigations sur la gestion actuelle au ministère des eaux et forêts, chasse et pêche suite aux multiples plaintes du personnel du Compte d’Affectation Spéciale de Développement Forestier (CAS/DF). Des sources concordantes au sein dudit ministère nous ont permis de constater une gestion peu orthodoxe qui mine ce département en cette période de transition qui se traduit par de nombreux actes.
 
Premier acte : l’achat d’un véhicule luxueux de commandement, marque TOYOTA de dernier cri, pour la Ministre à un prix exorbitant de 57.500.000 FCFA, alors que le CAS/DF, organe financier du département, a prévu l’achat de ce véhicule à un prix de 37.500.000 FCFA. Pendant ce temps, le personnel du département totalise plusieurs mois d’arriérés de salaires. Selon les explications du Directeur de Cabinet de la Ministre, M. Vincent Kongo, la Ministre Isabelle Gaudeuille a trouvé le véhicule de marque RENAULT commandé par le CAS/DF au prix de 37.500.000 FCFA est trop fragile et eu peu confortable. Ainsi, la Ministre a pris la décision de commander un véhicule de luxe à CFAO MOTOR, pour ses déplacements. Or selon nos sources, ce véhicule n’a jamais servi aux activités de département, mais garé hors usage au domicile de la ministre.
 
Deuxième acte : la création des multiples missions fictives. Selon les informations qui nous sont rapportés, la ministre avec son Directeur de cabinet inventent des missions tan à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays qui sont prises en charge par le CAS/DF. Informations confirmées par le Directeur de cabinet, lors de notre échange avec lui pour l’équilibre de l’information, mais qui a tenté de justifier les raisons de ces multiples missions.
 
Troisième acte : le recouvrement parallèle. Des sources proches du département nous ont rapportés que le Directeur de cabinet de la ministre fait des recouvrements parallèles des différentes taxes forestières auprès des sociétés, or d’après nos sources, cela ne relève pas de sa compétence car le CAS/DF dispose d’un service destiné à cet effet. Certaines sources ont fait qu’au cas où le service de recouvrement du CAS/DF procède aux recouvrements par chèque, le
 
Directeur de cabinet exige du Directeur, Ordonnateur et le Comptable du CAS/DF de pouvoir récupérer ces chèques. Quand les taxes sont versées en espèces, le Directeur de cabinet exige à ce que plus de la moitié lui soit versée pour les besoins urgentes de la ministre, à en croire d’autres sources proches du département. En cas d’opposition, celui-ci se propose de les limoger. « Une situation que le personnel n’a jamais connu depuis la création du Compte d’Affectation
Spéciale de Développement Forestier (CAS/DF) », déplore un agent recruté du ministère des eaux et forêts, chasse et pêche. Contacté sur la question, le Directeur de cabinet du département Vincent Kongo balaie de revers de la main ces informations et parle plutôt des gens de mauvaise intention qui parlent en mal de lui.
 
Quatrième acte : le paiement des factures exorbitantes. Sur instructions fermes de la ministre Isabelle Gaudeuille, ont fait savoir nos sources, le CAS/DF souffre d’exécuter le paiement des factures exorbitantes de certains travaux réalisées au département dont la peinture et fournitures et bien d’autres.
 
Cinquième acte: la réquisition de 75.000.000 FCFA. D’autres sources ont informé d’une réquisition de 75.000.000 FCFA sur le compte du CAS/DF par madame la ministre pour la des routes par rapport à la venue du Pape François à Bangui. Contacté sur la question, le Directeur de cabinet de la ministre nous a confirmé cette information. Pour lui, le Conseil de ministre a ordonné à tous les ministères de cotiser par ministère cette somme de 75.000.000 FCFA pour la réhabilitation des voies de la capitale.
 
Sixième acte : la réquisition de 150.000.000 FCFA. D’après les informations collectées auprès des sources au sein du département, une réquisition obligeant le CAS/DF, organe financier du département, a décaissé cette somme de 150.000.000 FCFA pour la réhabilitation des édifices au sein des parcs nationaux à Ndélé et Birao. Depuis lors, aucune réhabilitation n’a été faite sachant pertinemment que ces zones sont des zones d’insécurité dont aucune étude préalable de faisabilité n’a été effectuée. Durant nos échanges, le Directeur de cabinet a confirmé les faits mais il s’est expliqué disant que les fonds alloués pour la réalisation de ces travaux sont encore gardés à la banque. Or la situation du personnel terrain du CAS/DF se caractérise par dix-huit à vingt-quatre mois d’arrières de salaire, le non versement des cotisations à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et des impôts régulièrement prélevés, le non payement de l’arbre de Noël et de la prime de rendement et le non remboursement des frais médicaux.
 
Septième acte : le troc de quatre véhicules avec la SEFCA. Nos sources ont rapporté que la ministre en charge des eaux et forêts, chasse et pêche a conclu un échange de quatre (4) véhicules de marque Toyota Land-Cruiser en compensation des arriérés de taxes forestières du CAS/DF sur la société SEFCA. Finalement, le département n’a bénéficié que deux (2) de ces quatre (4) véhicules car la société SEFCA n’a pas honoré l’engagement de la livraison de ces véhicule, si bien que la ministre a suspendu la livraison du reste de deux (2) véhicules. C’est ce que déplorent certains cadres du département qui estiment que ce troc est illicite car, d’après eux, les sociétés ont seulement le droit de payer leurs taxes. Certains s’interrogent en disant « qui sait si la SEFCA a versé la somme en place du reste de deux véhicules ».
 
Huitième acte : la confiscation du véhicule de service du Directeur du CAS/DF. Dans la poursuite de nos investigations, certaines sources nous ont fait savoir que le Directeur de cabinet de la ministre, a confisqué le véhicule de service du Directeur du CAS/DF qui réclame en vain la restitution du véhicule. D’après certaines sources proches du CAD/DF le Directeur de cabinet use de son titre pour influencer la direction générale. Selon les explications du Directeur de cabinet M. Vincent Kongo, ce n’est pas une confiscation mais plutôt une décision de la ministre Isabelle Gaudeuille. Car d’après lui, le département ne disposait pas de véhicule de service pour la Direction de cabinet. C’est ainsi que la ministre a ordonné au Directeur général du CAS/DF de lui céder son véhicule.
 
En fin, toutes ces situations font que le CAS/DF se trouve dans un coma avancé car incapable de faire face à ses diverses charges à savoir le versement régulier des salaires du personnel, le versement des cotisations du personnel à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et bien d’autres. Au moment où nous sommes en train de suivre ce dossier, la ministre vient de limoger le Directeur générale du CAS/DF. Toutefois, nous revenons sur les en dessous de ce limogeage et d’autres informations sur la gestion de ce département, dans nos prochaines publications. Affaire à suivre !
 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Et maintenant peut commencer la vraie transition …

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(Corbeau News Centrafrique)

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Et maintenant peut commencer la vraie transition …

Bangui, (E.N.S), 23-02-2016

Ça y est, c’est fait : même si nous devons encore attendre la validation du conseil constitutionnel, le processus électoral a rendu son verdict, en désignant le Pr Touadéra comme le nouveau Président de la République Centrafricaine. Et chose normale, chacun y va de ses félicitations, en rappelant au passage son implication dans … cette victoire.
Encore un disque bien rayé pour ce pays habitué à l’actualité dramatique par ses trop nombreuses et récurrentes crises. L’inqualifiable ratée de la transition et sa triste fin à en pleurer doivent nous alerter sur la répétition de nos joies à chaque fois qu’un changement se produit dans ce pays. Car, à chaque fois, nous tombons encore plus bas dans nos travers. Avec la cohorte de morts que nous devons enterrer dans un pays dépourvu de cimetière …
En effet, ne nous faisons pas d’illusion. Ces élections n’ont rien d’un salut pour un peuple meurtri. Et, le nouveau Président n’a pas de formule magique pour répondre à tous les espoirs placés en lui. A ce jour, et cela pour encore longtemps, la RCA dépend entièrement de la bonne volonté de la communauté internationale. Pour un pays qui se veut indépendant, c’est bien le pire héritage à laisser aux générations futures.
Alors que faire ? Tout sauf tout ce qui a été fait jusque-là !!!
A commencer par INNOVER et surtout OSER.
Innover : gouverner différemment en réduisant le train de vie de l’Etat et en adoptant une logique de performance à tous les niveaux de l’action publique. En commençant par un gouvernement limité à 20 membres qui ne viennent pas d’appareils politiques

et dont les résultats sont évalués tous les 6 mois par le Parlement.
Le Gouvernement aura, pour objectif, de réformer le pays pour relancer les investissements et réduire la dépendance budgétaire.
Ainsi, l’action du Chef de l’Etat sera essentiellement tournée vers la réconciliation nationale et la restructuration des forces de défense et de sécurité. A cette action, pourront prendre part les différents responsables politiques nationaux et les groupes rebelles qui se seront engagés dans la voie de la paix.
Oser : ne pas agir avec l’illusion du pouvoir mais avec le poids des responsabilités et le devoir de rendre des comptes. Pour cela, le nouveau Président devra agir pour faire vivre la contradiction. En scientifique qu’il est, il pourrait être celui qui donnerait la force aux institutions nationales de mener à bien leurs missions. Cela pourrait commencer par le fait de soumettre à l’appréciation de l’Assemblée Nationale les dominations de hauts fonctionnaires ou des dirigeants des entreprises publiques.
Ce serait, toujours pour le formateur, l’occasion d’enseigner à ses concitoyens une nouvelle matière : la transparence.

Depuis trop longtemps, on entend qu’il faut mettre l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il est plus que temps de poser les bases pour passer de la prière à l’action …
C’est, en réalité, maintenant que commencerait la transition centrafricaine. A nous de la rendre plus crédible désormais.
Bonne chance Centrafrique et bon courage Mr le Président. L’exilé

Elvis NGBONDO SAKPO

BANGUI: LA SYNERGIE DES MEDIAS RAPPELLE L’EXISTENCE DU CODE DE BONNE CONDUITE

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(Corbeau News Centrafrique
 
 
Synergie rédaction
 
 
 

LA SYNERGIE DES MEDIAS RAPPELLE L’EXISTENCE

DU CODE DE BONNE CONDUITE

 
 
 
Bangui, (CNC), 22-02-2016

la synergie des médias a consacré, mercredi 10 février, sa 7ème émission à la promotion du Code de Bonne Conduite adopté en décembre 2015 par les candidats aux élections législatives et présidentielle.

Invités au studio de Radio Notre Dame, Armelle Nadège Kpangba, Présidente par intérim du Cadre de Concertation pour les élections en Centrafrique et Evrard Bondadé, rapporteur Général de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme, ont déploré la mauvaise tournure prise par la campagne du second tour de la présidentielle. Selon eux, les équipes de campagne ont tendance à prendre possession de la voie publique où elles rivalisent d’insultes, de disputes et d’ébriété. C’est la raison pour laquelle Evrard Bondadé a proposé aux deux finalistes de la présidentielle de mettre en place des comités de veille pour corriger les dérapages de leurs partisans. Faute de quoi de cela, a-t-il indiqué, l’on serait fondé à leur imputer les débordements observés.

Armelle Nadège Kpangba a, quant à elle, recommandé aux candidats de bien choisir leurs délégués dans les bureaux de vote car il s’agit d’une lourde responsabilité qu’on ne saurait confier au premier venu. Elle a, par ailleurs indiqué que la comité de suivi du Code de Bonne Conduite a déjà interpellé les candidats et que des sanctions pourraient tomber. Les deux invités de l’émission ont exhorté les électeurs à retourner aux urnes dimanche prochain, même si leur candidat est disqualifié. Ils ont enfin souhaité que le perdant accepte les résultats et félicite le vainqueur, comme il s’y est engagé en signant le Code de Bonne Conduite. Il faut rappeler qu’avec l’appui de la Minusca, du PNUD et du National Democratic Institut, le Cadre de Concertation entreprend une vaste campagne de promotion du Code de Bonne Conduite afin d’obtenir des lendemains apaisés pour le second tour de la présidentielle du 14 février. Abraham Azouyangui

« On parle d’alliance quand deux ou plusieurs formations politiques s’associent pour mettre en place un gouvernement »

Le 2è tour de l’élection présidentielle voit apparaître la notion d’alliance. La Synergie des Médias est allée à l’encontre de Guy Eugène Demba, spécialiste de droit. Le chef de Département à la Faculté des Sciences et Juridiques à l’Université de Bangui explique ce concept et les conséquences qui en découlent.

Le second tour de la présidentielle est l’occasion pour les qualifiés de nouer des alliances; que signifie cette notion en période électorale ?
Dans le contexte électoral, ce terme n’arrive pas au hasard. il s’agit de l’adéquation qu’on peut tirer entre les systèmes électoraux dans un pays et les conséquences qu’on a sur la configuration du paysage politique dans le pays en question. Cela veut dire qu’en fonction d’un système politique ou d’un système électoral donné dans un pays, on aura justement une configuration qui s’impose d’elle-même. Je veux donc dire qu’il faut partir des lois sociologiques fondamentales. Et il faut déjà dire qu’il y a plusieurs systèmes électoraux. Ici en République Centrafricaine, le système qui a été retenu par le Code électoral est le scrutin majoritaire à deux tours. Cela veut dire qu’est élu celui qui a obtenu la majorité des voix. Mais comme il y a deux tours, cela veut dire qu’il ya un premier tour à l’issu duquel s’il y en a un qui obtient déjà la majorité c’est-à- dire la moitié de 100 plus une voix, donc celui-là passe d’office au premier tour.

Mais si on arrive au cas de figure que nous constatons chez nous où personne n’obtient la majorité absolue, on va obligatoirement au second tour avec les deux candidats arrivés en tête. Pour espérer gagner au 2è tour, deux ou plusieurs formations politiques font nouer des liens selon leur affinités pour former ce qu’on va appeler alliance pour mettre en place un gouvernement

Maintenant, au second tour, s’il n’y a pas de majorité absolue qui se dégage, la loi prévoit à cet effet que la majorité relative suffit, peu importe le nombre de voix. C’est celui qui arrive le premier qui est élu. C’est ce qui arrive dans un système de scrutin majoritaire à un tour où il n’y a pas de deuxième tour. Et dans ce système, c’est celui qui est le premier avec la majorité relative qui passe. mais à côté, il y a ce qu’on appelle la représentation proportionnelle qui est un peu compliqué car il est basé sur la répartition des voix dans les circonscriptions en fonction des listes plurinominaux, mais en RCA on est habitué à la liste uninominal. Ce qui fait que quand vous allez voter et qu’il y a cinq sièges à pourvoir à l’Assemblée et donc chaque parti politique doit proposer un nom. Et une fois les élections finies, on va essayer selon le nombre de suffrages exprimés dans la circonscription, on obtient ce qu’on appelle le quotient électoral. Sur la base du nombre de voix obtenues par chaque parti, on peut alors déterminer ce qu’on appelle quotient électoral. A titre d’exemple: si le quotient électoral est de 2000 et que le total des voix est de 5000, cela veut dire qu’on aura deux fois deux mille dans cinq mille. Et c’est en fonction de cela qu’on va répartir les sièges aux uns et aux autres. C’est donc un système compliqué que nous n’avons pas chez nous.

Quelles sont les conséquences juridiques à propos de ces alliances dans la mesure où bon nombre pense à un partage de gâteau entre l’élu final et tous les perdants qui ont appelés à voter pour lui ?
Des conséquences ne manquent pas. Mais dans notre cas d’espèce qui est un scrutin majoritaire à deux tours, on dit que ce genre de scrutin est un scrutin des alliances. Concrètement donc, le scrutin du 14 février 2016 auquel nous allons participer est un scrutin des alliances parce que, entre les deux, il y en a un qui devra passer et va logiquement composer avec les perdants du premier tour et par le jeu d’alliance vont bien participer à la vie politique de la nation. Donc pour ce faire, les partis auront en fonction de leurs affinités idéologiques de ces deux candidats que nous connaissons pour un rapprochement en espérant la victoire de l’un ou de l’autre. Et donc, ils sont obligés de se mettre ensemble et lorsqu’ils se mettent ensemble, il y a des conséquences sur la formation de l’exécutif après le vote par exemple. Et comme ils se sont mis ensemble, ils doivent partager leurs différentes vissions dans la gestion du pouvoir et collaborer ensemble dans le cadre de cette alliance. Aussi, évidemment, il en découle dans la formation du gouvernement que des postes soient attribués en fonction de tout cela. mais ce n’est pas une obligation en tant que telle. maintenant, sur le plan de la représentation nationale au niveau de l’Assemblée, cela permettra aux partis alliés qui ont gagné les élections de former une majorité parlementaire en fonction du nombre de députés qu’ils auront. ou bien cela peut être aussi le cas de l’opposition. Conséquence, l’alliance qui aura à gagner sera aux affaires et l’autre constituera l’opposition , et cela nous permettra de voir clairement un pouvoir avec une majorité à l’Assemblée et en face une opposition avec des groupes parlementaires pour faire la contrebalance car on ne peut pas avoir un pouvoir sans opposition. Et ce n’est que dans contexte qu’on parle de démocratie.

Qu’ajoutez-vous pour éclairer encore les électeurs pour terminer ?

Nous arrivons à la fin de cette longue étape des élections à commencer par le référendum. Alors je demande aux Centrafricains d’aller massivement voter en leur âme et conscience et dans la paix surtout. Qu’ils suivent le mot d’ordre donné par leur parti ou pas, tout ce qu’on demande à ces partisans, c’est d’aller voter dans la paix et dans la sérénité pour qu’on puisse avoir un Chef d’Etat. Propos recueillis par: Marcellin Zoumadou.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: SYNERGIE DES MÉDIAS: DES EXPERTS EXPLIQUENT POURQUOI LES LÉGISLATIVES ONT ÉTÉ ANNULÉES

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(Corbeau News Centrafrique)

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SYNERGIE DES MÉDIAS: DES EXPERTS EXPLIQUENT

POURQUOI LES LÉGISLATIVES

ONT ÉTÉ ANNULÉES

 

Bangui, (CNC), 02-22-2016

La 5ème émission radiophonique de la Synergie des Médias pour la couverture des élections a été réalisée le vendredi 29 janvier dernier à la Radio “la Voix de l’Evangile” à Bangui avec Guy Eugène Demba, chef de Département des Sciences Politiques à l’Université de Bangui et Me Bruno Hyacinthe Gbiegba, Avocat à la Cour et formateur de l’Observatoire National des Elections (ONE).
Le thème portait sur la décision rendue par la Cour Constitutionnelle de Transition d’annuler les élections législatives du 30 décembre dernier.

Pour Guy Eugène Demba, la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition était justifiée en raison des nombreuses anomalies constatées, notamment “l’attribution d’un même numéro à deux candidats, doublon du nom d’un candidat sur un bulletin, etc.”

Quant à Me Bruno Hyacinthe Gbiegba, il indique qu’il est impérieux de mettre un accent particulier “sur la formation des agents électoraux, la confection des bulletins, le déploiement des matériels sensibles dans les bureaux de vote dans l’arrière-pays et l’acheminement des bulletins de vote et des procès-verbaux de l’intérieur du pays au Centre de Traitement des Données de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) en temps opportun.

En définitive, les deux invités ont demandé aux leaders politiques et aux Centrafricains de respecter les institutions et la loi de la République car, ont-ils conclu, “personne n’est censé ignorer la Loi”.
Pour le scrutin du 14 février prochain, les candidats et les partis politiques doivent tout faire pour envoyer leurs représentants dans tous les bureaux de vote afin d’éviter d’autres irrégularités conduisant une fois de plus à une pléthore de recours en annulation.
Parlant des électeurs, les invités de cette table ronde organisée par la Synergie des Médias les ont exhortés à choisir non pas sur la base du clientélisme ou du népotisme mais plutôt sur celui des projets de société fiables.

Rappelons que ces élections législatives qui seront reprises le 14 février prochain, seront couplées avec le second tour de la présidentielle.

Abraham Azouyangui

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) recycle ses agents

« Chat échaudé craint l’eau froide ». Tirant les leçons des scrutins des 13 et 30 décembre, l’Autorité Nationale des Elections organise des sessions de formation pour combler les lacunes de ses agents électoraux avant le prochain scrutin.

“Chat échaudé craint l’eau froide”. Piquée au vif par la Cour constitutionnelle qui a annulé les élections législatives du 30 décembre dernier, l’ANE veut renforcer les capacités de ses agents. Du 4 au 5 février, ceux-ci seront outillés sur le mécanisme de remplissage des procès-verbaux et des feuilles de résultats. ”Lors du référendum constitutionnel, nous avons relevé des imperfections assez élevées et des mesures ont été prises pour les corriger. Ainsi, au 1er tour des élections couplées du 30 décembre 2015, bien qu’il y ait eu une nette amélioration, il y a toujours des cas qui se sont avérés. Les procès-verbaux et les feuilles des résultats étaient absolument inexploitables du fait qu’ils n’ont pas été bien remplis par certains agents, recrutés pourtant sur la base d’un certain nombre de critères définis par l’ANE”, a expliqué le rapporteur général de l’ANE, Julius Rufin Ngouadé-Baba. Selon lui, cette formation est exclusivement réservée à la pratique de remplissage des procès-verbaux et des feuilles de résultats. ”Au regard du constat fait à partir des procès-verbaux et feuilles de résultats, tantôt illisibles pour certains ou mal remplis pour d’autres, nous avons décidé d’une formation pratique, où en tant que commissaires, nous effectuerons des descentes sur le terrain pour appuyer nos démembrements et les autorités locales non seulement à faire un choix objectif de certains compatriotes qui viendront en appui pour que ces imperfections soient corrigées”, a-t-il ajouté. Pour le président du bureau de vote numéro 6 au centre de vote de l’école Amitié (4ème arrondissement de Bangui), Ben Sédard Béfio, “les difficultés relevées dans les traitements des procès-verbaux et les feuilles de résultats sont dues à la foi au non-respect des consignes données pendant les séances de formation ou bien c’est parce que certains agents électoraux ne savent pas bien lire et écrire correctement”. Il a par ailleurs souhaité que l’ANE fasse recours aux enseignants qualifiés pour appuyer les bureaux de vote défaillants afin de garantir le bon déroulement de ces futures élections. Il faut rappeler que lors d’une conférence de presse, le 14 janvier dernier, la Présidente de l’ANE, Marie-Madeleine N’kouet Hoornaert avait reconnu que 18% des procès-verbaux du premier tour des élections du 30 décembre n’avaient pas été traités par l’ANE pour diverses raisons.

Ghislain Ngoyo
« On est en train de voir le réaménagement des dispositifs »
Le Porte-parole de la Force explique à notre reporter comment la Minusca s’emploie à rectifier le tir quant aux manquements sécuritaires observés lors du 1er tour.

■Pourquoi, malgré le plan de sécurisation, de nombreux actes d’intimidation ont eu lieu dans les centres de vote, ce qui a conduit la CCT à annuler les législatives? A mon sens, ce n’est pas principalement un problème de sécurité qui aurait poussé la CCT à annuler les législatives. A mon sens, nous avons suivi le déroulement de tout le processus. Sur le point de vue sécuritaire, je crois qu’il n’y a pas eu beaucoup de problèmes. Les intimidations peuvent avoir eu lieu au niveau des localités, chez eux, dans leurs villages, mais des intimidations qui n’étaient pas visibles et qui ne pourraient pas pousser la force de la MINUSCA à agir. Si les intimidations ont eu lieu à l’intérieur des quartiers, à l’intérieur des villages pour que les gens ne puissent pas aller voter, là on ne pourrait pas le dire réellement qu’on pouvait pas entrer dans tous les villages pour éviter que ces intimidations aient lieu. Nous avons jusqu’à présent un seul centre où les matériels ont été saccagés, c’est dans le Mbomou.

■ La MINUSCA a été déployée dans l’arrière-pays et dans les villes et villages, voire dans les zones sensibles. Mais le problème d’insécurité demeure. Est-ce un problème d’effectif ?
Nous avons essayé de couvrir tout le territoire avec les moyens qu’on avait. Comme le plan de sécurisation des élections l’indique très bien, dans les zones sensibles, c’est là où on met des postes statiques, mais dans les zones moins sensibles, c’est là où nos forces font des patrouilles pour voir s’il y a l’un ou l’autre problème qui peut surgir et sachez aussi que, comme dans nos conférences de presse précédentes nous avons déjà indiqué que la patrouille et le poste statique entre la patrouille et le poste de vote, ont des connexions, une liaison téléphonique pour que si un poste, même jugé non sensible, connaît une petite perturbation, il y ait une liaison téléphonique avec la patrouille pour qu’elle se dépêche pour sécuriser le vote. C’est dire que les effectifs sont limités, il est vrai, on ne peut pas dire qu’on a des effectifs pour mettre un peu partout dans le pays et c’est pourquoi on essaie de cibler les postes sensibles, les zones sensibles et les zones moins sensibles, on met des postes statiques dans les zones sensibles, on met des patrouilles dans les zones moins sensibles, c’est justement pour dire qu’on ne peut pas avoir un effectif suffisant pour mettre les hommes un peu partout. Mais avec les effectifs qu’on a, on essaie de les programmer, de telle manière qu’on puisse couvrir le territoire pour que les élections puissent se passer en toute tranquillité. Comme je l’ai dit lors des élections précédentes, on avait fait un dispositif adapté qui nous permettait quand même d’assurer la sécurité des votants et comme je le dis, si ce n’est ce poste qui était considéré comme dans une zone pas sensible moins sensible qu’on a vu que les matériels ont été saccagés, ailleurs, il n’y avait pas de problème de sécurité majeure. Maintenant, on est en train de réaménager nos dispositifs, parce qu’une zone qui était sensible lors des élections précédentes, peut être maintenant moins sensible et une zone qui était considéré comme moins sensible aujourd’hui peut être sensible demain. C’est dire que compte tenu de l’évolution de la situation sécuritaire, on peut aménager notre dispositif sécuritaire après analyse de la situation sécuritaire. Je vous donne un exemple très parlant : hier, la préfecture de Mbomou n’était pas un zone trop sensible, maintenant c’est une zone sensible. Hier Paoua n’était pas une zone trop sensible, maintenant c’est une zone trop sensible, c’est dire qu’on évalue chaque jour, chaque fois la situation sécuritaire et on peut déterminer quelle est la zone sensible, quelle zone est non sensible, où on peut déployer un poste statique où on peut déployer nos patrouilles. C’est dire qu’en matière de sécurité, rien n’est statique, ça évolue de jour en jour et on a besoin de faire une évaluation de la situation chaque jour pour savoir comment changer nos dispositifs de sécurité pour ces élections futures. C’est dire par exemple que dans la Vakaga, la Haute Kotto et le Mbomou on a même installé des positions à l’intérieur pour pouvoir assurer la sécurité des élections futures parce qu’aujourd’hui nous considérons que cette zone est une zone sensible. C’est dire que le dispositif change suivant le degré de sécurité de chaque zone.

Pour le second tour, quelles mesures vont être prises pour mettre les candidats et les électeurs à l’abri d’actes d’intimidation?
Comme je l’avais dit tantôt, les mesures qu’on a déjà prises, c’est qu’on doit revoir notre dispositif de sécurité pour mettre des postes statiques dans les zones où c’est plus sensible que les autres. Comme je vous ai déjà parlé de la Vakaga, où on va installer des positions temporaires dans Ouandja, Ouadda Djallé, Tiringoulou, Yalinga et dans le Mbomou, on va installer des positions temporaires dans Ouango, dans Béma où le matériel électoral a été saccagé. C’est pour vous dire que compte tenu des leçons que nous avons tirées des élections antérieures, on est en train de voir le réaménagement des dispositifs. Ce sont ces mesures qu’on est en train de prendre pour que les erreurs qui auraient été commises lors des premières élections ou bien s’il y a eu changement de terrain en matière de sécurité, qu’on puisse réaménager, pour que demain ou après-demain on ne puisse pas être surpris. Nous sommes préparés pour

qu’après les élections tous les matériels soient acheminés de façon sécurisée au bureau du centre de traitement par nos éléments pour qu’il n’y ait pas de fuite parce que, comme vous l’avez entendu, il a été remarqué qu’il y a des bulletins ou des urnes qui ont été remarqués dans un taxi où les gens disaient que c’était des tricheries. On va éviter de telles choses pour que nos hommes sachent exactement après le vote que tout le matériel, tous les bulletins soient acheminés en mains sûres jusqu’au centre de traitement. Ce sont des mesures qu’on est en train de prendre pour éviter qu’il y ait encore des petits problèmes qui dérangent le déroulement normal des élections. Propos recueillis par Sébastien Lamba

L’Observatoire des Médias en Centrafrique prend des sanctions contre quatre organes de la presse écrite
Par décision n°002 du 22 janvier 2016, quatre organes de la presse écrite écopent de différentes sanctions allant d’une mise en garde à un avertissement. Ainsi le quotidien “La Fraternité”, accusé d’avoir violé le Code d’éthique et de déontologie du journaliste en Centrafrique “est mis en garde pour injures et diffamation”. Par contre, les quotidiens “La Renaissance” et “Les Dernières Nouvelles” ainsi que l’hebdomadaire “Le Tam-tam” reçoivent chacun un avertissement pour avoir violé certaines dispositions de l’Ordonnance 05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de communication en République Centrafricaine.

En effet, il est reproché à l’hebdomadaire “Le Tam-tam” la calomnie, le mensonge et l’altération de documents tandis que le quotidien “La Renaissance” a reçu un avertissement pour les faits d’accusations sans preuve, de propos outrageux et mensongers. “Les Dernières Nouvelles” reçoit la même sanction pour non-respect à l’égard des autorités publiques légalement établies.

L’article 5 de cette décision précise : “Tous ces organes sanctionnés sont condamnés à publier la présente décision” dans leurs colonnes. Autre dossier enrôlé par l’organe d’auto régulation de la presse centrafricaine est celui de Patrick Akibata, Directeur de publication de l’hebdomadaire “Le Charpentier” qui, selon le directoire de l’OMCA, aurait violé les dispositions de l’article 5 du Code de bonne conduite des médias centrafricains en période électorale. Mais ce cas atypique sera examiné prochainement lors d’une audience du tribunal des pairs.

Il est à noter que ces sanctions font suite aux rapports circonstanciés produits par le service de monitoring de l’OMCA pour le mois de décembre dernier. Ces rapports ont révélé des fautes graves et la violation de certaines dispositions de l’Ordonnance 05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la Communication en République Centrafricaine, du Code d’éthique et de déontologie du journaliste en RCA et du Guide de bonne conduite des médias centrafricains en période électorale. Toutefois, d’autres sanctions restent en perspective: Des auditions sont actuellement en cours à l’OMCA au sujet d’une série d’articles diffamatoires ou outrageants publiés par certains organes de la presse écrite et incriminant sans preuve le Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Aurélien Agbénonci. Frédéric Mégnet Ntonga

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: ANICET GEORGES DOLOGUELE RECONNAIT SA DEFAITE ET APPELLE LE PEUPLE A L’UNITE

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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ANICET GEORGES DOLOGUELE RECONNAIT SA DEFAITE

ET APPELLE LE PEUPLE A L’UNITE

 
 
Bangui,  (CNC), 02-21-2016
 

Après la proclamation des résultats provisoires ayant abouti à la victoire de Faustin Archange Touadera, son challenger Anicet Georges Dologuelé s’inscrit dans le dynamisme de l’apaisement pour l’intérêt national. Se comportant en démocrate, le candidat malheureux de ce scrutin reconnait sa défaite toute en appelant le peuple centrafricain à s’unir pour rebâtir la République centrafricain avec le nouveau président.
Dans déclaration publique, le candidat de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) Anicet Georges Dologuele en reconnaissance de sa défaite a félicité son challenger Faustin Archange Touadera arrivé provisoirement en tête du second tour de la présidentielle.

«Rénovateurs, Rénovatrice, chers compatriotes. Pour la paix, je fais donc le choix de respecter les résultats provisoires publiés par L’ANE, de renoncer à saisir la cour constitutionnelle de transition de tous recours en l’annulation et de reconnaître Faustin Archange Touadera comme le président de tous les Centrafricains. J’invite mes militants, sympathisants et alliés, à garder le calme, dans l’esprit de notre devise, et à accompagner le nouveau Président dans l’œuvre de réconciliation et de redressement de notre cher et beau pays. Je lui souhaite bonne chance, et que Dieu bénisse la République Centrafricaine », a déclaré Anicet Georges Dologuele, candidat malheur de ce second tour de la présidentielle du 14 février 2016 en Centrafrique.

De son côté, le candidat proclamé vainqueur à l’issue des résultats provisoires de l’ANE, Faustin Archange Touadera, rend un hommage mérité à son challenger, le perdant de la course pour, dit-il, son fair-play politique. Il appelle les Centrafricains de tous les horizons, de toutes les religions, et de toutes les obédiences politiques à l’unité et la solidarité pour la prospérité de la République centrafricaine. Le candidat indépendant Faustin Archange Touadera a obtenu 62,71% des voix contre 37,29% des voix de son challenger Anicet Georges Dologuélé. Ces résultats ont un taux de participation de 61%.

Une scène de jubilation à Bangui après la victoire de F.A Touadera
Suite à la proclamation finale des résultats provisoires du second tour de la présidentielle par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), ayant fait du candidat indépendant Faustin Archange Touadera l’élu de la course, ussitôt après cette proclamation, une scène de jubilation a envahi les voies de la capitale centrafricaine.

Dans les rues de Bangui la capitale centrafricaine, les militants et sympathisants et alliés ayant soutenu la candidature du professeur

Faustin Archange Touadera, se sont fondus dans une scène de liesse pour célébrer la victoire provisoire du candidat indépendant. Des taxis et bus ainsi que de motos et une marée humaine jubilent au rythme de klaxonne, de cire de youyou et au nom du candidat heureux des résultats provisoires Faustin Archange Touadera.

L’ancien premier ministre de l’ex président François Bozizé a obtenu provisoirement 62,71% des voix. Il a totalisé 695.559 voix pendant que le candidat provisoirement malheureux Anicet Georges Dologuélé, candidat de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a obtenu 413.352 voix.

Selon le code électoral, la Cour Constitutionnelle de Transition a 15 jours de travail pour donner son verdict final sur les données provisoires de l’ANE permettant de confirmer la victoire du professeur Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

BANGUI: LE RESEAU ARC-EN-CIEL DEMANDE AUX CANDIDATS DE SE SOUMETTRE AU VERDICT DES URNES

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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LE RESEAU ARC-EN-CIEL DEMANDE AUX CANDIDATS DE SE

SOUMETTRE AU VERDICT DES URNES

 
 
Bangui,  (C.N.C), 02-21-2016
 
Dans sa déclaration préliminaire le 17 février 2016, le Réseau Arc-en-Ciel a présenté son rapport sur le double scrutin du 14 février 2016 en République centrafricaine. Le réseau Arc-en-ciel regroupant 15 organisations de la société civile, donne son avis sur le processus électoral au regard des observations faites sur le terrain pas ses agents. Il a recommandé aux acteurs politiques de se soumettre au verdict des urnes.
 
Au terme de ses observations, le Réseau Arc-en-Ciel note que les scrutins couplés du 14 février 206 se sont déroulés conformément au cadre juridique et institutionnel régissant l’organisation des élections en République centrafricaine. Dans les onze préfectures couvertes par ses observateurs, les opérations de vote et de dépouillement se sont déroulées sans incident majeur, à en croire le coordonné du Réseau l’Abbé Fréderic Nakombo. Le Réseau Arc-en-Ciel félicite l’ensemble des parties prenantes au processus électoral pour la bonne tenue de ces scrutins. Il félicite particulièrement le peuple centrafricain dont la mobilisation dans le calme et la sérénité traduit la détermination à sortie de la crise par ces élections. Le Réseau a déployé pour les scrutin du 14 février 2016, 1703 observateurs de court terme (OCT). Ces observateurs ont été précédés sur le terrain par 82 observateurs de long terme (OLT) déployés depuis le mois de décembre dernier.
 
Sur l’ouverture des bureaux de vote
 
L’article 78 de la loi électorale dispose que les scrutins sont ouverts sans interruption de 6 heures à 16 heures. La quasi-totalité des bureaux de vote visités par les observateurs du Réseau Arc-en-Ciel, ont ouvert avec un retard variant entre quinze minutes et une heure. Les raisons du retard sont diverses selon le Réseau. L’arrivée tardive du personnel des bureaux de vote, la livraison tardive du matériel électoral, l’aménagement des salles devant accueillir le vote le matin. Le Réseau note, cependant, une nette amélioration comparativement aux scrutins du 30 décembre 2015, et se félicite des dispositions prises à cet effet par l’ANE.
 
Sur le matériel électoral
 
D’une manière générale, le Réseau note que le matériel électoral était disponible dans tous les bureaux de vote visités. Toutefois, le Réseau relève que la livraison de matériel électoral le matin des scrutins a entrainé l’ouverture tardive du vote dans de nombreux. Par ailleurs, le Réseau a constaté que les bulletins de vote remis à la plupart des bureaux de vote n’étaient pas proportionnels au nombre des inscrits sur la liste électorale remise aux différents bureaux de vote.
 
Sur la participation électorale
 
Le Réseau a constaté que les scrutins du 14 février 2016 ont été marqués par une participation somme toute moyenne des électeurs. L’engouement noté par le Réseau lors des scrutins du 30 décembre 2015 a baissé d’un cran. Dans toutes les localités couvertes, les files devant les bureaux de vote étaient, selon le Réseau, clairsemées toute la journée. Sans doute démotivés par l’élimination de leurs candidats au terme du premier tour de l’élection présidentielle et le retrait d’une centaine de candidats aux législatives, de nombreux électeurs ne sont pas mobilisés, d’après le constat du Réseau.
 
Sur le dépouillement et gestion des procès-verbaux des résultats
 
La loi électorale centrafricaine fixe le début des opérations de dépouillement à 16 heures. A l’exception de quelques bureaux de vote, le Réseau a noté que les opérations de dépouillement ont commencé avec un retard compris entre trente minutes et une heure et trente minutes. Ce retard est la conséquence de celui accusé à l’ouverture des votes. D’après le rapport du Réseau, la procédure de dépouillement a été bien respectée dans l’ensemble et le personnel commis à la tache a convenablement accompli ses missions en dépit de quelques tâtonnements. Le Réseau a relevé dans de nombreux bureaux de vote l’absence des représentants de certains candidats. Dans l’attente des résultats pour lesquels ses observateurs de long terme restent mobilisés, le Réseau Arc-en-Ciel formule les recommandations des parties prenantes du processus électoral.
 
A l’ANE, le Réseau recommande de procéder à la compilation et au traitement des procès-verbaux dans le strict respect des prescriptions légales afin d’éviter les suspicions nuisibles à la crédibilité, à l’intégrité et à la transparence des résultats. Il recommande à l’ANE de veiller à la sécurisation de l’acheminement des plis électoraux dans les différents centres prévus à cet effet pour éviter toute manipulation frauduleuse.
 
Aux acteurs politiques, le Réseau recommande de maintenir et préserver le climat de quiétude qui règne depuis les scrutins du 30 décembre 2015, se soumettre au verdict des urnes et privilégier le cas échéant les voies légales de règlement des litiges électoraux.
 
Aux électeurs et électrices, le Réseau recommande d’éviter toute manipulation politique visant à remettre en cause l’ordre et la quiétude sociale.
 
 
Aux électeurs et électrices, le Réseau recommande d’éviter toute manipulation politique visant à remettre en cause l’ordre et la quiétude sociale.
 
Et aux partenaires internationaux, le Réseau recommande de continuer à soutenir le processus électoral comme ils l’ont fait jusqu’à présent, soutenir les initiatives visant à renforcer les valeurs démocratiques et la cohésion sociale.
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE REPRESENTANT SPECIAL APPELLE TOUS LES CENTRAFRICAINS A PRESERVER L’ESPRIT DE PAIX

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(Corbeau News Centrafrique)
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LE REPRESENTANT SPECIAL APPELLE TOUS LES CENTRAFRICAINS

A PRESERVER L’ESPRIT DE PAIX

 
Bangui, (C.N.C), 02-21-2016
 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, prend note des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle du 14 février dernier, annoncés ce samedi par l’Autorité nationale des élections (ANE). Il a également rappelé les engagements pris dans le cadre du code de bonne conduite.

Selon les chiffres provisoires de l’ANE, Faustin Archange Touadéra arrive en tête du scrutin présidentiel devant Anicet Georges Dologuélé, respectivement avec 62,71% et 37,29%.

Le Représentant spécial se félicite de la publication par l’ANE des résultats provisoires de la présidentielle, bureau de vote par bureau de vote, ainsi que des améliorations introduites dans les opérations électorales en vue du bon déroulement des scrutins groupés du 14 février.

Bien que les résultats soient encore provisoires, le Représentant spécial félicite le candidat présidentiel Faustin Archange Touadéra, arrivé premier lors de ce scrutin. De même, le Représentant spécial félicite le candidat présidentiel Anicet Georges Dologuélé pour son discours de concession, qui illustre sa stature d’homme d’État, ce qui va contribuer de manière significative à maintenir un climat de paix et de la stabilité en République centrafricaine.

Parfait Onanga-Anyanga salue le sens élevé de patriotisme et de maturité politique, dont les candidats à la présidentielle ont fait montre pendant toutes les étapes du processus électoral.

Le Représentant spécial exhorte les camps des candidats à la présidentielle à sensibiliser leurs membres et sympathisants à rester modestes dans la victoire et à éviter toute forme de violence, dans l’esprit des engagements pris dans le cadre du Code de Bonne Conduite des partis Politiques et candidats signé les 9 et 12 décembre 2015.

Le Représentant spécial appelle tous les Centrafricains à préserver l’esprit de paix qui a prévalu tout au long du processus électoral et à attendre, dans la sérénité, la publication des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle de transition.

Le Représentant spécial réitère l’engagement des Nations Unies aux côtés des autorités et de la population centrafricaines, en vue de mener à terme le processus électoral, qui doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel et une sortie de crise apaisée en République centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : MESSAGE DE FELICITATIONS A MBAYA ALAIN ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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 CENTRAFRIQUE : MESSAGE DE FELICITATIONS

A MBAYA ALAIN?

Bangui (CNC), 02-21-2016

Ce rassemblement national, sous l’impulsion du coordonnateur Monsieur Alain MBAYA qui a mène une campagne sans répit durant des mois en France plus précisément à Lyon et au Maroc afin de sensibiliser le maximum de Compatriotes en vue d’une adhésion autour la candidature du Professeur Faustin Archange TOUADERA.
L’engouement enregistré lors du second tour de cette élection à Lyon et régions, le Maroc confirme le sentiment d’être travail abattu pour la victoire finale de notre Candidat Président Faustin Archange TOUADERA. Mes félicitations de passage à Monsieur Jerry -FELEMA et toute son équipe.
Alain Mbaya a été le premier frondeur du parti KNK qui a rejeté l’alliance URC et KNK signé par le secrétaire général Monsieur BEA Bertin. Appelant à travers un communiqué de presse tous les militants et sympathisants du KNK a vote pour le 2eme vice Président Faustin Archange TOUADERA.
Refusant de suivre les consignes de BEA Bertin, il préféré suivre le Candidat le rassembleur et l’unificateur Faustin Archange TOUADERA cela a fait déclic pour tous les ouvriers du parti. Le résultat électoral obtenu démontre que le KNK est un parti qui est mieux structuré. Alain MBAYA a fait un repli et a gardé ses aspirations profondes pour le développement de notre pays la Centrafrique. Au travers des idées, réflexions, orientations afin de définir et adopter de façon consensuelle les voies, les moyens et les actions à mener pour accélérer le développement de notre pays. Le travail d’organisation, de mobilisation et d’appui aux nouvelles autorités démocratiquement élues continuera pour le vivre ensemble entre toutes les communautés.
Mes félicitations au Président de la République Centrafricaine Faustin Archange TOUADERA .Vive la paix et le développement

SIMON -KOITOUA

BANGUI: LA CONCERTATION ELARGIE DES PAPP DEMANDE LA DEMISSION DE JULIUS NGOUADE-BABA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA CONCERTATION ELARGIE DES PAPP DEMANDE LA

DEMISSION DE JULIUS NGOUADE-BABA

 

Bangui, ( C.N.C)02-20-201

La concertation élargie des partis, association et personnalité politique (CEPAPP) dans sa déclaration du 19 février 2016, demande la démission du Rapporteur et Porte-Parole de l’ANE, Julius Rufin Ngouadé-Baba, si les faits qui lui sont reprochés s’avèrent réels. Le Rapporteur de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) est mis en cause dans un soupçon de sa vite nocturne avec le candidat de l’URCA Anicet Georges Dologuelé. Nous laissons à votre portée l’intégralité de la déclaration.

DECLARATION DU CONCERTATION ELARGIE DES PARTIS, ASSOCIATION ET PERSONNALITE POLITIQUE N0 : 002/2016 RELATIVE AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES DU 14 FEVRIER 2016.

Le 14 février 2016, les Centrafricains, rappelés aux urnes, ont participé au premier tour des législatives et au second tour de la présidentielle qui a opposé Anicet George Dologuelé à Faustin Archange Touadéra. De nombreux observateurs électoraux des organisations nationales, sous-régionales et internationales se sont convenus sur l’amélioration des conditions de l’organisation desdits scrutins comparativement à celles du 30 décembre 2015. Le peuple centrafricain a marqué par le calme et la sérénité ce double scrutin hautement important pour l’avenir de notre pays meurtri par plus de deux années de crise multiforme. La concertation élargie des partis, associations et personnalités politiques indépendantes se félicite du sens élevé de patriotisme que les Centrafricains ont pu, une fois de plus prouver, en s’inscrivant dans la dynamique de ces élections que nous considérons tous, comme le dernier recours de sortie de crise. En outre, dans leurs totalités, les observateurs électoraux des organisations nationales, sous-régionales et internationales ont salue l’amélioration des conditions d’organisation desdits scrutins comparativement à celles du 30 décembre 2015. La concertation tient aussi à saluer les efforts consentis par l’Autorités Nationales des Elections soutenue par tous les partenaires nationaux et internationaux pour améliorer les conditions de ces scrutins. La Concertation invite l’Autorité Nationale des Elections à doubler d’efforts pour la suite du processus électoral car, s’il faut que ces élections apportent une réponse idoine à la crise centrafricaine, elles doivent être transparentes, crédibles, apaisées, incontestables. Au moment où les premiers résultats de la présidentielle, sont en train d’être publiés, des informations mettant en cause l’impartialité de Julius Rufin Ngoande-Baba, Rapporteur General et porte-parole de l’ANE se font de plus en plus persistance. La Concertation des partis, associations et personnalités politiques indépendantes saluent la prompte réaction de la présidente de l’ANE qui, en attendant les résultats de l’enquête ouverte sur le rencontre nocturne entre Julius Rufin Ngoande-Baba et le candidat Dologuelé, a décidé de mettre à l’écart ce commissaire qui aurait aussi renié son

serment. La concertation estime que si les faits reprochés, sont avérés, le commissaire mis en cause doit être démis de ses fonctions et mis à disposition de la justice qui devra corriger ces genres de comportement dont le seul intérêt est de replonger la RCA dans un autre chaos. La concertation met en garde tous ceux qui se seraient inscrits dans la dynamique de manipuler la volonté populaire à travers des manœuvres dilatoires. Elle rappelle que le tribunal du peuple n’oublie et ne pardonne jamais ces attitudes déviantes. La concertation appelle le peuple au calme et à la vigilance pour défendre et protéger le vote historique qu’il a fait le 14 février 2016.

Fait à Bangui, le 19 Février 2016

Pour la Concertation

Le Président de Présidium

M. Crépin Mboli-Goumba

CENTRAFRIQUE: VIVE LA LIBERTÉ, VIVA, VIVA !

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(Corbeau News Centrafrique)

Robert ENZA
©2014CNC

 

VIVE LA LIBERTÉ, VIVA, VIVA !

 

Bangui,  (CNC), 02-20-2016

Le peuple centrafricain est un peuple qui a du ressort. Exploité et humilié, il vient de démontrer aux yeux du monde, qu’il a aussi le sang rouge dans le corps comme les autres humains, et qu’il est capable de se hisser au même niveau de liberté que les occidentaux ; il revendique la liberté, il est prêt à la défendre comme les autres peuples du monde qui défendent leur liberté.

Nous avons dit que le vote n’est pas une simple expression d’élire un homme, un Président de la république, il est l’expression de la conquête renouvelée de la liberté.
Et la liberté pour le conquérir, il faut de l’audace et du combat.

Voici exactement, ce que nous avons dit sur Centrafrique Libre le 15 janvier 16 :

« Le président sorti de ces élections annoncées avant même son déroulement de mauvaises élections pour finir avec la transition chancelante selon les organisateurs, doit être le Président du peuple centrafricain, sans regret et ni ressentiment. Car on ne gère pas un pays pour soi ni pour ses intérêts propres mais c’est réaliser le destin commun de tout un peuple. C’est un devoir de société.

Trois (3) ans d’inexplicables violences gratuites. On ne connaît ni les auteurs, ni les causes. Mais une chose est vraie, les causes et les auteurs sont connus. Tout laisse croire que les auteurs ne seront jamais poursuivis. Les auteurs et les causes seront punis. C’est de notre vie qu’il s’agit, il nous faut établir la justice pour apporter la paix sociale.

Notre peuple a connu de ces atrocités sauvages et crapuleuses qu’aucun outil mathématique et financier au monde ne peut mesurer ; mais notre prise de conscience commune d’avoir compris ce qui nous est arrivé est la seule mesure et cette mesure-là au niveau de la conscience est une arme pour nous défendre.

Jamais, les centrafricains ne pourront tolérer ni accepter que le pays revive ce que nous avons vécu ; la crise politique de la Séléka est un événement inique en son genre dans l’histoire de notre peuple. Nous sommes déterminés à jamais à combattre cette calamité politique qui nous a conduit à la catastrophe.

Le peuple centrafricain veut que les choses changent et ça il faut aller chercher, il faut se battre. Ça ne se donne pas. Pour se battre c’est à nous de nous battre pour l’acquérir. Qu’on ne nous impose rien par coup d’argent. Un Président élu par la grâce de l’extérieur ne changera jamais les choses pour notre bonheur.

Le peuple centrafricain veut un président à lui et une politique à lui où il peut participer et être écouté. Le peuple centrafricain veut que le pouvoir lui appartienne et qu’il soit acteur à part entière.

Le caractère principal de ces élections qu’il faut retenir, c’est d’abord qu’il s’agit pour nous d’un combat pour notre liberté et puis pour notre unité. Pour cela les centrafricains doivent montrer qu’eux aussi, ils sont audacieux. Qu’ils sont capables de se défendre contre tout ce qu’on peut leur imposer. En politique, choisir c’est toujours un acte de défense pour la liberté.

Durant ces campagnes nous avons assisté à un gangstérisme de la part de ces candidats mandatés par l’extérieur. Jamais l’argent dans le monde n’a été utilisé de cette façon. Ils ont dépensé et dépenser afin de conquérir le pouvoir, rien que le pouvoir pour leurs intérêts propres.

Avec l’argent, ils ont pensé avoir le dessus sur le peuple centrafricain, ils n’ont jamais pensé que dieu était avec ce peuple et dieu nous a accroché à cet espoir : c’est TOUADERA ARCHANGE.

Leurs supporters se plaisaient à dire, qu’ils faisaient une démonstration de force. Il fallait dire plutôt qu’ils faisaient une démonstration de honte parce que ces gens là qui n’ont rien réussi et qui n’ont pas d’argent pour eux-mêmes et qui soudain démontrent une fortune. Ils caracolaient à la tête des sondages, des mandatés insipides et dès le premier tour ce fut une décembrisade.

Pour ce second tour, centrafricains, si jamais nous n’avions connu de révolution, c’est maintenant ; et c’est l’occasion pour nous de forger notre avenir. Nous devons avoir la capacité pour forcer les choses à devenir accessibles grâce à notre audace. Centrafricains, nous avons toujours manqué d’audace mais cette fois soyons audacieux.

Abandonnons notre infantilité légendaire, la corruption grâce à laquelle ces gens-là nous manipulent. Nous devons être capables de périr courageusement dans le combat pour se défendre, si non nos enfants et nos descendants continueront à tout souffrir.

Les centrafricains doivent accepter de laisser un pays libre à leurs enfants, ils doivent savoir que la liberté se confond avec le bonheur et le courage avec la liberté. Si au BURKINA FASO, ces peuples là-bas se sont battus, c’est pour éviter à leurs enfants de tout souffrir, leur conquérir au moins ce bonheur qu’est la liberté. Par leurs dernières élections, les Burkinabés ont conquis leur liberté, plus rien ne s’opposera à eux si non le défi du développement.

La RCA est corrompue et tellement corrompue, que nos descendants vont continuer à souffrir de tout car nous n’avions rien défendus, nous n’avions rien conquis par notre audace. Nous n’avions aucun monument qui représente l’histoire de nos combats. Nous sommes un peuple qui n’est pas encore constitué en tant que peuple ; c’est pour cela que tout énergumène peut tout se permettre.

Mais le moment est là devant nous, faisons savoir aux autres, à ceux qui nous méprisent que nous sommes un peuple qui a tout appris et qu’ils peuvent compter sur notre capacité à nous défendre, surtout quand il s’agit pour nous de choisir démocratiquement notre Président : TOUADERA ARCHANGE est notre Président ».

Merci à toi, le centrafriqu’Un, c’est fait, vive la liberté mais gardons une vigilance accrue sur la gestion publique de notre pays. Nous sommes tous les actionnaires sociaux de cette grande Entreprise nationale qu’est l’État.
Et l’obligation est faite à ceux qui veulent nous gouverner de tenir à notre égard en tant que actionnaires sociaux toutes informations sur la construction politique et comme sur la gestion publique de notre pays.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

CENTRAFRIQUE : GESTION OPAQUE AU MINISTERE DES EAUX ET FORETS

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : GESTION OPAQUE AU MINISTERE

DES EAUX ET FORETS

 

Bangui, (CNC), 02-20-2016

Le personnel du Compte d’Affectation Spéciale de Développement Forestier (CAS/DF) vit dans une précarité sans précédente à cause de la gestion peu orthodoxe des cadres du ministère des eaux, forêts, chasse et pêche.

Recrutés par ce département ministériel en appuie au personnel qualifié, les salaires du personnel du terrain du CAS/DF ont été toujours payés sur les fonds du Compte d’Affection Spéciale du Développement Forestier, organe financier du département. Mais depuis la fin du régime du président François Bozizé avec les mesures de l’unicité de caisse, les données ont changé avec les nouvelles autorités de la transition en cours, les droits du personnel ne sont plus respectés ni versés.

Cette situation se justifie par le fait que le CAS/DF ne dispose pas d’autonomie financière. Interrogé sur cette question, une source près du personnel du CAS/DF déclare: « depuis le régime du feu président Ange Félix PATASSE jusqu’à presque la fin de celui de François BOZIZE avec les multiples événements qui se sont succédés à savoir les mutineries, coup de forces, nous n’avons jamais vécu de tel calvaire lorsque le CAS/DF avait encore son autonomie financière. Nos droits étaient respectés et versés comme prévu par les textes. Mais avec les nouveaux cadres du département de cette transition, nos droits sont bafoués».

Aujourd’hui, la situation de cette catégorie du personnel se caractérise par dix-huit à vingt quatre mois d’arrières de salaire, le non versement des cotisations à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et des impôts régulièrement prélevés, le non payement de l’arbre de Noël et de la prime de rendement et le non remboursement des frais médicaux. Les travailleurs qui sont à Bangui totalisent moins d’arrière de salaires. Tandis que ceux qui sont empêchés et qui sont restés en provinces à cause de l’insécurité totalisent plus de mois d’arrières de salaire.

A cela, le comptable se passe de bureau incontournable pour la gestion du personnel de CAS/DF et organise des opérations de son gré. Quand le personnel veut réclamer son droit, la réponse est que le ministère et son directeur de cabinet ont tout pris l’argent pour mission ou à défaut de recevoir des menaces de licenciement ou d’être mis en chômage technique.

Eu égard à tous ce qui précède, selon une source près du CAS/DF, le collectif du personnel de terrain avait saisi son ministère de la tutelle à plusieurs reprises par des correspondances pour lui faire part des préoccupations légitimes du personnel. Malheureusement selon cette même source, les correspondances sont restés sans suite jusqu’à ce jour. Ce collectif a mandaté des délégués pour solliciter l’intervention du Premier ministre chef du gouvernement en date du 03 juillet 2014 qui pourrait être très salutaire pour les droits des travailleurs et le maintien de la paix sociale. Mais cela aussi n’a pas porté de fruit.

Contactée sur cette question, une source près de la direction du Compte d’Affectation Spéciale du Développement Forestier, dément cette accusation tout en brandissant des preuves de bulletins de payement d’arrières de salaires du personnel du terrain du CAS/DF. Cette source confirme en même temps que ce personnel est recruté sous la base d’un contrat. Ce qui veut dire qu’il n’est pas un personnel permanant du département, mais il se considère toujours comme un permanant. D’autres qui sont des surveillants pisteurs et gardiens du chantier de reboisement relevant de l’inspection préfectorale forestière dans l’arrière pays, sont absents de leur poste respectif depuis 2013 et se trouvent présentement à Bangui mais continuent d’emmarger sur le budget du Compte d’Affectation Spéciale de Développement Forestier. Cette situation a entrainé des sanctions administratives vis-à-vis de ceux qui ont refusé d’obtempérer.

Bref, à voir de près cette situation combien lamentable du personnel du CAS/DF, tout porte à croire qu’il y a l’anguille sous roche dans le département des eaux, forêts chasse et pêche. Corbeau News suit de près l’évolution de ce dossier. Nous reviendrons dans nos prochaines publications sur la gestion peu orthodoxe de ce ministère dirigé par Madame Isabelle Gaudeuille. Affaire à suivre !

 

Bangui, Eric NGABA P CNC

 

CENTRAFRIQUE: ROJET SOUS REGIONAL D’ELABORATION ET DE REVISION DES POLITIQUES NATIONALES DE SECURITE

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(Corbeau News Centrafrique)

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PROJET SOUS REGIONAL D’ELABORATION ET DE REVISION

DES POLITIQUES NATIONALES DE SECURITE

ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE

Bangui, (F.A.O)19-02-2016

L’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) en partenariat avec le gouvernement centrafricain lance le projet sous régionale d’élaboration et de révision des politiques nationales de sécurité alimentaire et nutritionnelle en République centrafricaine. Lancé le 12 février 2016 au siège de la FAO à Bangui, ce projet vise améliorer durablement la situation alimentaire et nutritionnelle en Afrique centrale, grâce à la mise en œuvre de politiques cohérentes et des initiatives mieux coordonnées.

C’est à travers un atelier que ce projet a été officiellement lancé en présence d’environ trente personnes dont les représentants des ministères en charge du développement du monde rural, de la santé, du plan, de l’élevage, du commerce et des affaires étrangères, du PAM, l’UNICEF, OMS, l’Université de Bangui, l’Association des consommateurs centrafricains, du CIONG-CA, des coordonnateurs et référents techniques des projets FAO. L’objectif du projet est d’informer et sensibiliser les parties prenantes sur l’importance et les enjeux que comporte ledit projet dans la politique nutritionnelle et surtout leur implication dans la mise en œuvre des activités. C’est aussi de valider la feuille de route pour servir de chronogramme de travail dans la mise en œuvre harmonieuse des activités. Il s’agit enfin, de favoriser le processus d’accompagnement de révision des politiques, programmes et plans en matière de nutrition et leur adoption par les autorités du gouvernement.

Pour la mise en œuvre de ce projet au regard du caractère multisectoriel de lutte contre la faim et la malnutrition, les acteurs impliqués sont notamment le ministère du développement du monde rural, ministère de l’élevage, le ministère de la santé et de la population, le ministère du plan, de l’économie et de la coopération, le ministère du commerce de l’industrie et des petites et moyennes entreprises et le ministère des affaires sociales. C’est toute une plateforme des partenaires techniques et financiers et du secteur privé mise en place qui les implique dans la révision de ces documents de politiques de nutrition en République centrafricaine.

Globalement, la réduction de la faim et de la malnutrition de la population mondiale s’est sensiblement améliorée depuis la conférence internationale sur la nutrition (CIN) de 1992. Cependant, le recul de la faim et la dénutrition a été inégale et intolérablement lent. Aujourd’hui, l’enjeu fondamental consiste à améliorer durablement la nutrition grâce à la mise en œuvre de politiques cohérentes et des initiatives mieux coordonnées dans tous les secteurs concernés.

En République Centrafricaine, la malnutrition aigüe globale est un problème récurent depuis plusieurs années et la crise actuelle que traverse le pays a fortement aggravé la situation nutritionnelle des groupes vulnérables qui avait déjà atteint des seuils d’alerte en 2012. En effet, selon les résultats de l’enquête SMART en 2014, la prévalence nationale de la malnutrition aigüe globale chez les enfants de moins de 5 ans est de 6,6% dépassant le seuil d’urgence de 40% et celle de l’indice pondérale est de l’ordre de 20,2% se situe dans le seuil d’alerte de 20,29%. La situation est plus alarmante dans toutes les préfectures dépassant le seuil d’alerte de 5%, à l’exception de la Mambéré-Kadei tandis que le Vakaga présente le taux de MAG le plus élevé de 8,9%.

Cet état de fait est non seulement du aux conflits civilo-politiques et à l’insécurité qui sévissent dans le pays mais aussi à un manque ou à l’insuffisance de la mise en œuvre des politiques multisectorielles de réduction de la faim et de la malnutrition. Comme l’a souligné le représentant de la FAO en Centrafrique Jean Alexandre Scagla en ces termes « En Afrique centrale, il y a un manque d’uniformité entre les pays concernant le projet d’élaboration et de révision des politiques nationales de sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: QUE DIT LE GOUVERNEMENT DE L’OCCUPATION DU CTS DE M’POKO PAR LA MINUSCA ?

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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QUE DIT LE GOUVERNEMENT DE L’OCCUPATION DU

CTS DE M’POKO PAR LA Minusca?

 
 
Bangui, (CNC), 02-19-2016
 
Alors que la Société centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL) réclame ses frais de loyer du Centre de Télécommunication par satellite (CTS) occupé gratuitement par les forces internationales, la MINUSCA ne semble pas répondre à cette revendication qui devrait rétablir la SOCACTEL dans ses droits. Dans cette affaire, le gouvernement de transition qui doit rétablir la SOCATEL dans ses droits, garde encore silence au lieu de situer l’opinion.
 
Suite à l’un de nos article du mardi 16 février 2016, sous le titre « La MINUSCA doit 528 millions à la SOCATEL » concernant l’occupation du Centre de transit par les forces internationales, le Porte-parole de la Mission onusienne en Centrafrique a tenu à rappeler l’entente juridique passée avec les autorités nationales et portant présence des Forces de la Mission. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA du 17 février 2016, le Porte-parole
 
Vladimir Monteiro a rappelé une entente juridique dont «Status of Forces Agreement (SOFA)» pour justifier l’occupation de ce Centre de Télécommunication du M’poko appartenant à la SOCATEL.
 
«Conformément à l’article 5, paragraphe 16 du SOFA, la MINUSCA avait introduit une demande d’attribution dudit terrain appartenant à l’Etat en date du 21 août 2014. Le 16 septembre 2014, par note verbale, le Ministère des Affaires étrangères de la RCA a informé la MINUSCA de la décision du Gouvernement centrafricain de céder ce terrain à la Mission à titre gracieux», a expliqué le Porte-parole.
 
Pour lui, ce Centre de Télécommunication par satellite du M’poko que réclame la SOCATEL, a été octroyé à la MINUSCA par le gouvernement de transition. Car selon Vladimir Monteiro, quand les Nations unies se déploient dans un pays, ce pays hôte cède un terrain à la Mission pour son installation, conformément aux accords conclus entre les Nations unies et le pays hôte. Ce qui revient à dire, a souligné Monteiro, que la MINUSCA ne doit rien à la SOCATEL, alors que cette société paraétatique centrafricaine revendique de la MINUSCA le versement d’une somme de 528 millions de FCFA pour l’occupation de sa propriété (le Centre de transit par Satellite de l’aéroport Bangui M’poko). Cette revendication vient suite un plan de sauvetage, de l’entreprise publique proposé par la nouvelle direction générale de la SOCATEL au gouvernement de transition. Il convient de noter que ce terrain était occupé auparavant par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) avant d’être transféré à la MINUSCA.
 
«La MINUSCA retient que ce terrain est une propriété de l’Etat centrafricain et qu’elle n’est pas liée financièrement à la SOCATEL pour son occupation. Il appartient au gouvernement centrafricain et à la SOCATEL de régler leur désaccord sur ce titre de propriété », a martelé Vladimir Monteiro, avant d’ajouter que « la Mission se réserve le droit de revoir l’occupation du terrain conformément à ses besoins opérationnels et en fonction du règlement de cette affaire ».
 
Le gouvernement doit rétablir la SOCATEL dans ses droits
 
Mais que dit le gouvernement de la transition cité par la MINUSCA dans cette affaire ? Pour rétablir la SOCATEL dans ses droits, le gouvernement de transition ne doit pas garder un silence complice mais doit se prononcer pour que l’entreprise publique puisse relancer ses activités. Car l’occupation gracieuse de ce Centre appauvrit l’entreprise publique centrafricaine qui éprouve de difficultés de fonctionner. Les difficultés extrêmes que connaissait la SOCATEL lui avaient enlevé toute considération, tout crédit. Avec un peu plus de trente mois d’arriérés de salaires du personnel, les agents de cette entreprise publique devenaient la risée de la société centrafricaine.
 
Le site de la SOCATEL de M’Poko appelé à l’époque Centre de Télécommunications par satellite (CTS) propriété de la SOCATEL, dispose du Titre Foncier et qui avait construit les bâtiments, est occupé depuis janvier 2013 par le Contingent rwandais appartenant à la MINUSCA et ce, en dépit de toute logique gratuitement. Des démarches sont menées par le gouvernement qui ont abouti au versement à la SOCATEL des loyers afférents à cette occupation. Le loyer mensuel étant de 22 millions, le coût de l’occupation après vingt-quatre mensualités s’est chiffré à 528 millions de francs CFA soit 264 millions de francs CFA par an. Ce montant dont la SOCATEL attend le règlement permettra déjà à l’entreprise publique de télécommunications d’envisager l’avenir avec une certaine sérénité.
 
Les investigations de la direction générale de la SOCATE concernant le patrimoine de la Société ne se sont pas arrêtées à ce niveau. La SOCATE documents à l’appui, a démontré que le pylône situé sur la colline des Panthères est bel et bien sa propriété. A l’époque dépouillée des bénéfices de ce pylône, dorénavant la SOCATE et le ministère de la Communication se partageront les frais de location versés par les utilisateurs du pylône. Ainsi dans de nombreux domaines, la Société Centrafricaine de Télécommunications a été rétablie dans ses droits. Le personnel peut enfin pousser un soupir de soulagement.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: JULIUS RUFFIN NGOUADÉ-BABA, L’INCARNATION DE LA FACE CACHEE DE L’ANE

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(Corbeau News Centrafrique)

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JULIUS RUFFIN NGOUADÉ-BABA, L’INCARNATION

DE LA FACE CACHEE DE L’ANE

 

 

Bangui, (CNC), 02-19-2016

Pendant que le processus électoral se poursuit en Centrafrique, M. Julius Ruffin NGouadé-Baba, rapporteur général et porte-parole de l’Autorité Nationale des Elections se livre à un jeu malsain qui déshonore les centrafricains. Alors qu’il ignore que les élections sont une question de vie ou de mort, il a tenté de jouer à la mafia avec le candidat Anicet Georges Dologuelé, candidat à la présidentielle.

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) est devenue une coquille vide au regard de l’attitude de son rapporteur général. Le lundi 15 février 2016 M. Julius Ruffin Ngouadé-Baba, Rapporteur Général va en violation des dispositions qui régissent le fonctionnement de ladite institution. Il a été en compagnie du candidat Anicet Georges Dologuélé chez le frère cadet du candidat, nommé Fréderic Dologuelé, fonctionnaire de douane à des heures tardives. Ce cadre privé est situé non loin du motel Catimini à Lakouanga dans le 2e arrondissement de Bangui. Cette personnalité avec une attitude sulfureuse en occurrence M. Julius Ruffin Ngouadé-Baba, s’illustre ces trois derniers mois par son gout élevé et très poussé des véhicules neuf et de dernier cri venant d’Europe ou d’ailleurs.

Pour ses défenseurs, il peut bénéficier de la circonstance atténuante du fait de son agenda chargé qui l’empêcherait de faire la formalité douanière en bonne et due forme le jour et au bureau d’un service douanier, d’où nécessité d’aller de façon nocturne chez son client qui n’est autre que le frère du candidat Anicet Georges Dologuélé pour lequel il roule comme patron d’un anti chambre de l’ANE.

Anicet Georges Dologuélé ne s’est pas trempé en misant sur celui qui s’occupe du traitement des données et la publication provisoire. Mais, cette fois-ci, une fois n’est pas coutume, ils sont tous tombés dans leurs propres pièges et l’histoire retiendra que les tricheurs et les voleurs des élections sont toujours rattrapés. Au regard des affres politiquement criminels d’un allié fut-il Julius Ruffin Ngouadé-Baba, l’on peut dire que le parole-parle ne pourrait pas seul dans cette mafia sans la complicité des autres cadres de l’ANE. Il est déjà écrit dans le livre blanc que les fossoyeurs et les tricheurs ne seront jamais parmi les élus.

Bangui, Eric NBAGA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: QUELLE FUTURE ASSEMBLEE NATIONALE AVEC DES GRANDS BANDITS?

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(Corbeau News Centrafrique)

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QUELLE FUTURE ASSEMBLEE NATIONALE AVEC

DES GRANDS BANDITS?

 

Bangui, ( CNC) 02-18-2016

Alors que tout le peuple centrafricain veut cout que cout finir avec la transition qui a beaucoup torturer la population à travers ces élections, les escrocs et bourreaux cherchent à se positionner. Les candidats aux législatives doivent faire l’objet d’investigation judiciaire car beaucoup d’entre eux sont cités dans des affaires floues dont l’escroquerie et le banditisme.

Pendant que le processus électoral est en cour en République centrafricaine, il y a lieu de plancher sur la coloration de la prochaine Assemblée nationale avant que la Cour Constitutionnelle de Transition puisse rendre son verdict afin d’éviter qu’elle ne devienne bicamérale par la volonté des responsables d’une transition en manque de projection. Ils sont nombreux à se présenter à ces élections législatives en vue d’avoir l’immunité parlementaire pour se couvrir contre des éventuelles poursuites judiciaires. Dans candidats aux législatives prétendent représenter les populations à la future Assemblée nationale issue des urnes alors qu’ils ont sur eux des plaintes susceptibles de les faire croupir à la taule. Certains sont impliqués dans l’escroquerie pendant que d’autres sont impliqués dans les violences ayant conduits à plus de 5 milles morts (bilan d’Amnesty international) durant les conflits en République centrafricaine. puisqu’aux élections législatives certains chefs d’Antibalaka et ex Seleka sont aussi candidats.

Et aujourd’hui, nombreux sont les Centrafricains qui se posent la question sur la composition de la nouvelle Assemblée nationale. «Et pourquoi les personnalités chargées de diriger les institutions de notre pays sont-elles tout pour le détruire ? » Le moins que l’on puisse dire sur les candidats aux élections législatives est que la République centrafricaine est dans un contexte bien précis où le pays sort d’une crise à nulle autre pareille depuis son indépendance. Si bien que la future Assemblée nationale doit être dotée des hommes intègres et capables de veiller sur les actions gouvernementales.

Or, tout porte à croire que certains candidats aux élections législatives n’ont pas les qualités requises pour représenter le peuple centrafricain dans cette haute institution de la République. Aujourd’hui, ceux-là qui ont négativement brillés dans leur gestion de la cité et qui ont causé du tort au peuple centrafricains, ont eu la bénédiction de la Cour Constitutionnelle de Transition pour se présenter aux élections avec les mains salles. Ceux-là même qui ont été condamnés à une peine d’emprisonnement pour le vol, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, infractions aux lois sur les mœurs et stupéfiant, infractions économiques, financières et douanières, comme prévoit le code électoral en son article 151 alinéa 6 étant comme un critère d’inéligibilité, se sont présentés aux élections.

Tel est le cas du coordonnateur du l’ONG Association Missionnaire des Gagneurs d’Ames (AMGA) Teddy Ouedane, candidat aux élections législatives. Selon des informations à notre procession, Teddy Ouedane a été accusé d’escroquerie, d’abus de confiance et de faux et usage de faux. Plusieurs factures non payées, de location de véhicule pour les campagnes électorales du candidat Teddy Ouedane sont déposées à la justice. Une affaire a été intentée en justice contre ce dernier par ses victimes pour avoir gain de cause. C’est ainsi que le candidat aux législatives a fait l’objet d’une enquête en arrestation déposée auprès de la Cour d’Appel de Bangui en date du 07 décembre 2015, par le Magistrat directeur des affaires pénales et des grâces M. Salomon APano Ndoma. C’est ainsi que la Cour d’Appel à lancer un mandat d’amener en conformité à la loi du 10/002 du 06 Janvier 2010. Ce mandat ordonné à tous huissiers ou agent de la force publique d’amener par devant la justice en se conformant à la loi le coordonnateur de l’ONG ‘‘AMGA’’ M. OUEDANE Teddy Arnauld.

Mais ce mandat de justice n’a jamais été mis en application, selon nos sources, car ce dernier bénéficie d’un trafic d’influence au niveau du ministère de la justice qui met à mal l’exécution de ce mandat. De telle situation doit intéresser la Cour Constitutionnelle de Transition pour rendre une décision au nom du peuple centrafricain afin de sauvegarder le Parlement qui ne doit pas être composé des gens de moralité douteuse. Corbeau News a essayé en vain d’entrer en contact avec M. Teddy OUEDANE cité dans l’affaire pour sa version des faits. Toutefois, la rédaction est disponible d’avoir la version de ce dernier pour enfin éclairer le publique.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: APPELE DE L`ASSOCIATION DES ETUDIANTS ET STAGIAIRES CENTRAFRICAINS DE CHINE RELATIF A L`EVOLUTION DU

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(Corbeau News Centrafrique)

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APPELE DE L`ASSOCIATION DES ETUDIANTS ET STAGIAIRES CENTRAFRICAINS

DE CHINE RELATIF A L`EVOLUTION DU PROCESSUS

DE SORTIE DE CRISE EN RCA

Bangui, (CNC), 02-18-2016

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: SATISFECIT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UA SUR LE SCRUTIN DU 14 FEVRIER

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(Corbeau News Centrafrique)

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SATISFECIT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE

L’UA SUR LE SCRUTIN DU 14 FEVRIER

 

Bangui, (C.N.C), 02-17-2016

La Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA) donne son point de vue sur le double scrutin du 14 février 2016 en République Centrafricaine. Dans son rapport présenté à la presse le 16 février 2016 à Bangui, la Mission d’Observation électorale de l’UA dirigée par Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre de la République du Sénégal, se dit satisfait des opérations du second tour des électorales présidentielle et législatives en Centrafrique, en dépit de quelques incidents enregistrés le jour du scrutin que la Mission a formulé quelques recommandations.

Après la Mission de l’Union africaine pour l’observation du premier tour de l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 et des législatives invalidées par la Cour Constitutionnelle de Transition, la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a dépêché une nouvelle fois, une Mission en vue d’observer le second tour de l’élection présidentielle couplée avec le premier tour des élections législatives du 14 février 2016. Composée d’ambassadeurs accrédités auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba, de responsables d’organes de gestion des élections et de membres d’organisations de la société civile. Ces observateurs proviennent de 19 pays africains. Le mandat de la MOEUA consiste à évaluer la régularité, l’équité et la crédibilité de l’élection présidentielle et des élections législatives du 14 février 2016 en Centrafrique. Au regard des observations faites sur le terrain, la Mission fait le point sur le scrutin.

Sur l’administration électorale

La Mission a constaté que les agents des bureaux de vote n’étaient pas suffisamment formés et ne maitrisaient pas les procédures des opérations électorales le jour du scrutin. Ces procédures consistent à sceller une urne, et qu’ils avaient des difficultés à procéder au dépouillement et à remplir les procès-verbaux.

Sur le découpage électoral

Le mécanisme du découpage actuel a été proposé par l’ANE au Ministère de l’administration du territoire et les données utilisées sont celles issues du recensement général de la population et de l’habitat de 2003. Pour la ville de Bangui, chaque arrondissement constitue une circonscription électorale. Toutefois, pour les préfectures et les arrondissements de la ville de Bangui à forte démographie, une circonscription électorale supplémentaire sera créée par la tranche respective de trente-cinq mille habitants par sous-préfecture et quarante-cinq mille habitants. Pour les élections législations du 14 février 2016, 141 sièges étaient à pourvoir, selon le chef de la Mission Souleymane Ndéné Ndiaye. Si le critère

démographique est théoriquement le critère clé pour le découpage électorale, d’après le premier du Sénégal, la Mission a noté que tous les députés ne représentent pas le même nombre d’électeurs à l’Assemblée nationale.

Sur la liste électorale

Le double scrutin du 14 février 2016 a utilisé même fichier électoral que celui des élections présidentielle et législatives du 30 décembre dernier. La Mission a constaté, lors du premier tour, que les agents des bureaux de vote avaient confectionné une liste des électeurs détenteurs des cartes d’électeurs ou des récépissés dont les noms étaient omis sur la liste électorale. La Mission a constaté que l’ANE n’a pas actualisé les listes des électeurs par l’inclusion, sur la liste générale, des noms omis. La Mission estime que ces omissions devraient poser problème le jour du scrutin d’autant plus que pour les scrutins du 14 février 2016 les personnes détentrices des cartes d’électeurs ou récépissés et dont les noms sont omis sur la liste électorale ne voteront pas. C’est pourquoi, de nombreux électeurs n’ont pas pu accomplir leur devoir par la faute de l’ANE qui a omis de les inscrire sur les listes électorales.

Sur la fermeture et dépouillement

La Mission a observé que les opérations de vote ont été prolongé dans les bureaux de vote qui avaient ouvert en retard au regard de l’article 78 du code électoral. Dans l’ensemble, la MOEUA a observé que les bureaux de vote visités ont fermé à l’heure légale de clôture. La Mission a observé que dans tous les bureaux de vote visités par ses observateurs, le président du bureau de vote a annoncé les résultats à l’assistance. Dans la majorité de cas des bureaux de vote observés, les résultats n’ont pas été affichés. Dans certains des cas, seuls les résultats de la présidentielle ont été affichés conformément aux dispositions de l’article 96 du code électoral.

Recommandations de la MOEUA

La Mission a formulé des recommandations. Au gouvernement, la Mission recommande de doter l’ANE de moyens financiers et humains adéquats pour un bon déroulement des activités électorales, d’assurer la présence des forces de l’ordre dans des centres de vote en nombre suffisant sur toute l’étendue du territoire. A l’ANE, la Mission recommande de régulariser la situation des électeurs détenteurs des récépissés mais dont les noms ne figurent pas sur les listes électorales, d’établir un plan de communication efficace entre l’ANE et les démembrements ainsi que la formation de ces derniers, de renforcer les capacités du personnel électoral en vue d’une appropriation des procédures et des outils de travail.

Aux candidats et partis politiques

La MOEUA recommande de prendre garde de toutes déclarations ou attitudes de nature à semer la confusion et le désordre dans le pays avant la proclamation officielle des résultats par les organes dédiés, de respecter le verdict des urnes et privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux en vue de préserver la paix et la stabilité, et d’éviter tout discours qui pourrait nuire au climat de paix constaté le jour du scrutin.

A la société civile

La Mission recommande à la société civile de poursuivre ses efforts en vue de la promotion d’une plus grande participation des citoyens dans la consolidation de la démocratie en République centrafricaine, de s’impliquer davantage dans la sensibilisation des populations en vue de recréer la culture de la participation citoyenne.

A la communauté internationale

La Mission recommande à la communauté internationale d’appuyer la République Centrafricaine afin de lui permettre de faire face à ses nombreux défis.

En concluant, la Mission d’Observation électorale de l’Union africaine note que le double scrutin du 14 février 2016 s’est déroulé dans le calme, la sérénité et la transparence. La Mission a noté que le double scrutin a connu des difficultés logistiques et organisationnelles. Mais toutefois, la Mission souligne que ces difficultés n’ont pas empêché les Centrafricains à se rendre aux urnes. Elle a conclu que les difficultés rencontrées n’ont pas été de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA : POUR LE MEILLEUR…ET POUR LE PIRE !

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(Corbeau News Centrafrique)

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FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA : POUR LE MEILLEUR…ET POUR LE PIRE !

 

 

 

 

Bangui, (E.M.N), 17-02-2016

Le dimanche 14 Février 2016, jour de la St-Valentin, le peuple centrafricain se rendait, en ce qui le concerne, aux urnes pour désigner ses futurs dirigeants en vue du quinquennat à venir.
Selon les observateurs sur place dans le pays et selon ceux de l’étranger, le taux de participation des électeurs à ce scrutin groupé du deuxième tour pour la Présidentielle et premier tour pour les législatives était modéré. Qu’à cela ne tienne ! ALLONS SEULEMENT, suivant le slogan en vogue durant ces élections, pour en finir avec une Transition politique hasardeuse et tant décriée par l’ensemble de la classe politique centrafricaine, les centrafricains eux-mêmes et la Communauté Internationale. D’ici fin Mars, les lumières vont s’éteindre DEFINITIVEMENT sur les acteurs de le Transition faisant place à des Autorités démocratiquement élues synonyme d’un retour tant souhaité à la légalité constitutionnelle.
Les dés sont jetés et le peuple a voté son futur Président et ses Députés. A la lumière des premières tendances et des résultats recueillis auprès des différents états-majors des candidats à la Présidentielle et les premières proclamations par la très controversée Agence Nationale des Elections(ANE), tout porte à croire que le Candidat N°2 FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, candidat indépendant à cette élection semble prendre le large et distancerait substantiellement son concurrent direct le Candidat N°1 ANICET GEORGES DOLOGUELE, candidat du Parti politique URCA. Sans risque de se tromper et en attendant la validation définitive par la Cour Constitutionnelle de Transition, seule organe habilité à dire le droit et dont les Décisions sont insusceptibles de recours, l’on peut déjà arguer que le futur occupant du prestigieux PALAIS DE LA RENAISSANCE sera le candidat N°2 susnommé F.A. TOUADERA. Qu’on se le tienne pour dit !
Courant Avril 2016, les choses sérieuses vont commencer car après l’investiture et l’installation des nouvelles Autorités, il s’agira désormais de GOUVERNER. Les lampions des élections éteints, il sera dorénavant question de trouver des voies et moyens idoines pour faire renaitre de ses cendres, tel le phœnix, un pays exsangue et meurtri par plusieurs années de crises militaro-politiques des plus pires de son histoire. D’aucuns disent que « gouverner, c’est prévoir » et l’écrivain français LAROCHEFOUCAULT nous enseigne que « la meilleure qualité que doit posséder un Suzerain est de savoir s’entourer », autrement dit, de savoir choisir ceux qui doivent l’aider à gouverner. C’est donc à ce niveau de la décision politique que seront jugés les premiers pas des futurs dirigeants du pays, surtout le futur Chef de l’Etat. Les soutiens à F.A. TOUADERA ont été massifs et l’heure est désormais aux REMERCIEMENTS et ACTES DE RECONNAISSANCE. Le tact et le flair ici seront de mise pour réussir à contenter tous les alliés, partenaires et amis politiques. La tache ne sera pas du tout aisée et la qualité d’homme d’Etat et de visionnaire du désormais Président F.A TOUADERA sera appréciée à ce niveau de la décision.
Les écueils à éviter sont les remerciements basés sur des critères de coteries partisanes, de clanisme, de tribalisme, de copinage, de remerciements d’individus douteux aux passés sombres et truffés de vieilles casseroles car ils sont apparemment légions parmi les personnes qui se positionnent déjà au lendemain de la VICTOIRE à participer à la MANGEOIRE couteaux en mains. Il ya aussi les nostalgiques des années « CONVERGENCE KNK » qui pensent enfin détenir leur revanche avec le retour de « l’ancien OUVRIER et Vice-président » F.A. TOUADERA aux affaires de l’Etat.
Les chantiers post-électoraux sont vastes et les défis à relever sont énormes. Il serait donc hautement souhaitable pour le futur locataire du Palais de la Renaissance de sortir des sentiers battus, de se départir des erreurs et errements du passé en se positionnant, revêtu de ses oripeaux de « CANDIDAT INDEPENDANT», comme un Rassembleur et un Réconciliateur largement au dessus de la mêlée, et surtout qui ne sera pas L’OTAGE DES FAUCONS et des MANGEOCRATES PATENTES connus de tous. La Centrafrique au lendemain de son récent vécu a besoin d’un véritable CHANGEMENT et d’une AUTRE POLITIQUE qui passera par un véritable « NEW DEAL », un renouvellement générationnel, une promotion des jeunes et des femmes avec un bon dosage d’hommes d’expériences, de patriotes reconnus pour leur INTEGRITE et leur sens élevé de l’ETHIQUE.
Toute fausse note dans les premières « pierres » qui seront posées par le maçon nouvellement élu par le peuple centrafricain, enclenchera à coup sur le mécanisme d’un retour certain vers l’inconnu et le néant. Retenant les leçons tirées de la gestion de la chose publique par les différents régimes qui se sont succédés ces quarante dernières années, la République Centrafricaine qui cherche à retrouver sa place dans le concert des nations dites « MODERNES » aura besoin d’une autre approche politique.

Si par bonheur, F .A TOUADERA le très probable FUTUR PRESIDENT veut marquer de son empreinte l’histoire de son pays, il devra conjuguer au quotidien les qualités ci-après : patriotisme, intégrité, sens élevé de l’Etat, visionnaire, Manager… et enfin oser rêver et avoir de grandes ambitions pour la Centrafrique.
Le peuple centrafricain a « TOUADERISE »…pour le meilleur et pour le pire ! ALLONS SEULEMENT et que Dieu bénisse notre riche et beau pays !!!

 

EMMANUEL EKE-MOU-NDOH

 

CENTRAFRIQUE: MUSULMANS ET CHRETIENS SIGNENT LE PACTE DE NON-AGRESSION A BOEING

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(Corbeau News Centrafrique)

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MUSULMANS ET CHRETIENS SIGNENT LE PACTE

DE NON-AGRESSION A BOEING

 

Bangui, (CNC), 17-02-2016

La communauté musulmane et non-musulmane s’est engagée à reprendre le chemin de vivre-ensemble dans la société. Pour renforcer le lien de la cohésion sociale entre les musulmans et les chrétiens en République centrafricaine, un pacte de non-agression a été signé le 11 février 2016 entre les deux communautés à Boeing, la commune de Bimbo. Ce pacte est signé par le représentant des Antibalaka et du groupe d’autodéfense du km5, ainsi que par de certains acteurs impliqués dans le processus.

La signature de ce pacte de non-agression a permis d’ouvrir la voie au cimetière des musulmans du 3ème arrondissement de Bangui, se trouvant à Boeing dans la commune de Bimbo. De nombreuses personnalités dont les membres du gouvernement, les Représentants des missions diplomatiques et organisations internationales, la plateforme religieuse, les autorités locales du 3ème et de la commune de Bimbo ont pris part à la a cérémonie officielle de la signature dudit pacte qui s’est tenue sur le terrain du marché de Boeing. Cette signature est le fruit de plusieurs tractations entre les acteurs impliqués dans le processus, dont la population des deux communautés, la plateforme religieuse, le gouvernement de transition, et la communauté internationale, de l’ouverture du cimetière appartenant à la communauté musulmane du 3ème arrondissement de Bangui.

Le passage entre le 3ème arrondissement et la localité de Boeing pour atteint ce cimetière a été depuis longtemps le théâtre de combats et de violences entre les deux communautés. Après tout, la population aspire aujourd’hui à la paix pour vivre ensemble. Car c’est dans la paix que la République Centrafricaine se développe, comme l’a si dit la Maire de la commune de Bimbo dans son mots de bienvenu.

« Dans toute chose, il y a un début et une fin. La population de Boeing et du 3ème arrondissement, comme vous l’avez décidé d’enterrer la hache de guerre, c’est maintenant ou jamais d’adopter un comportement responsable. La communauté internationale présente à cette cérémonie de signature du pacte de non-agression est témoins de votre engagement, il ne faut pas que demain elle soit déçue », a martelé…, Maire de Bimbo.

A travers la signature de ce pacte, la population de la sous-préfecture et celle de la commune a soif de se consacrer à ses activités génératrices de revenus. Et donc, les deux communautés ont saisi cette opportunité pour mettre définitivement fin aux agressions, aux violences pour prôner la réconciliation.

En dépit de tous obstacles, les populations centrafricaines victimes de cette crise ont su les surmonter en bravant tous les dangers afin de mettre un terme à cette crise de plusieurs années. Fort de ce constat, la Coordination des Organisations Musulmanes de Centrafrique (COMUC) a saisi officiellement la Cheffe de l’Etat de transition et la communauté internationale, à travers une lettre de demande d’accès au cimetière le 24 juin 2015, pour demander l’ouverture de façon pacifique et amiable de ce cimetière musulman de Boeing permettant à la communauté d’enterrer dignement ses morts. Elle a initié un pacte de non-agression qui a été par la suite accepté par les deux communautés.

« C’est avec beaucoup de d’amertume et de tristesse que notre pays a vu ses fils et ses filles déchirés par une crise absurde et sans issue, limitant les déplacements et les activités des uns et des autres », a déploré Mahamat Youssouf, le Secrétaire général de COMUC.

Plusieurs mécanismes d’accompagnement pour la consolidation de la cohésion entre les deux communautés sont envisagés. Pour ce processus, les Travaux à Haute intensité de Main d’œuvre (THIMO) et la construction du nouveau marché, la réhabilitation de la mairie, et du commissariat de police de Boeing sont entre autres des mesures d’accompagnement recommandées dans le pacte signé. Sur place, la première pierre de la construction du marché a été posée par le ministre des transports, Abazen Djoubaye, représentant la présidente de transition à la cérémonie de la signature du pacte. Cette pose de pierre a rencontré l’agrément de la population de Boeing qui sera dotée d’un marché moderne.

Dans son intervention, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la Minusca, Parfait ONANGA-ANYANGA a souligné que la Mission onusienne remplira ses engagements tels que contenus dans le Pacte de non-agression, à savoir, la poursuite des activités d’accompagnement cités ci-haut. Ces activités profitent à la jeunesse des deux communautés. Aussi, la poursuite de la facilitation du processus de réconciliation communautaire, la réalisation de projets de paix et de développement, la mise en place d’un dispositif sécuritaire et d’alerte dans les points stratégiques du Kilomètre 5 et de Boeing, la poursuite d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat avec sont les des actions que va appuyer la MINUSCA avec ses projets à Impact Rapide (QIPs).

«Cette journée du 11 février 2016 restera à jamais gravée dans la mémoire collective comme celle où deux communautés d’une seule et même Nation, que tout semblait jadis diviser, ont décidé de s’extraire de l’abime dans lequel des mois de conflits les avaient plongés, en se donnant la main pour revivre ensemble » a déclaré Parfait ONANGA-ANYANGA.

C’est en effet à l’initiative de la Cheffe de l’Etat de transition que le Comité de Coordination des Activités de Réouverture du Cimetière (CCARC) a vu le jour. Ce mécanisme de concertation d’inspiration nationale a permis de rassembler les deux communautés, musulmane et chrétienne, vers un projet commun pour vivre en paix.

Ce Pacte de non-agression est vu par les représentants de la communauté internationale comme l’expression forte et annonciatrice de la concorde et de l’harmonie retrouvées entre les deux communautés. Comme l’a si dit le chef de la MINUSCA, le Pacte de non-agression est surtout un acte de justice. Il répare et rétablit la communauté musulmane dans son droit inaliénable d’accès libre au cimetière municipal de BOEING. Ce pacte honore aussi les membres de la communauté chrétienne qui ont cru en sa pertinence et travaillé à son adoption. Mais, « le Pacte de non-agression, n’est pas une fin en soi » a-t-il souligné. Ce pacte marque le début d’un processus de normalisation des rapports inter communautaires appelés à se renforcer avec le temps.

Dans ce même esprit, le PNUD et les Agences des Nations Unies prendront le relais de la MINUSCA pour la mise en œuvre des activités de création d’emplois d’urgence THIMO, mais aussi, selon monsieur ONANGA-ANYANGA, pour le financement d’activités génératrices de revenus dans les domaines du maraichage, de la pisciculture, de l’élevage et de la transformation. «Une attention toute particulière sera accordée à la formation des jeunes déscolarisés» a-t-il ajouté.

Il convient de dire que le pacte de non-agression signé entre les deux communautés est dans sa troisième signature mais par la suite foulé à pied par les parties signataires au regard des derniers évènements malheureux qui se sont produits dans la localité.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Societe Centrafriaine de Stockage des Produits Petroliers ( SOCAPS) Apple a Candidature pour le poste de Directer General

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Societe Centrafriaine de Stockage des Produits Petroliers

( SOCAPS)

Apple a Candidature pour le poste de Directer General

 

 

Bangui, (CNC) 02-17-2016

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: MSF SE PREPARE A VENIR EN AIDE AUX FAMILLES VICTIMES DE CONFLIT A BATAGAFO

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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MSF SE PREPARE A VENIR EN AIDE AUX FAMILLES VICTIMES

DE CONFLIT A BATAGAFO

Bangui, (CNC), 15-02-2016
 
 

Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) sont actuellement en train de préparer une distribution de kits d’hygiène et de cuisine pour 560 familles qui ont perdu leurs abris dans le feu qui a ravagé le camp de déplacés de Batangafo, mercredi dernier. Ce camp, un des plus grands du pays, accueille près de 30 000 déplacés. Cinq personnes ont été blessées dans l’incendie et sont actuellement prises en charge à l’hôpital soutenu par MSF.

Deux jours après cette catastrophe, aucune réponse adéquate de la part des acteurs humanitaires présent dans la zone, n’a été donnée. Pour les familles ayant perdues leurs abris dans l’incendie, tout comme pour la plupart des déplacés vivant dans le camp depuis plus d’un an, retourner vivre chez eux n’est pas une option à cause des menaces d’attaques par les groupes armés.

Le camp de Batangafo a accueilli des dizaines de milliers de personnes depuis le début des violences entre les différents groupes armés, forçant la majorité des habitants de la ville à quitter leur maison pour trouver refuge sur un terrain libre entre l’hôpital et la base des forces internationales. A la recherche de protection et de sécurité, les habitants de la région sont venus grossir les rangs des déplacés dans le camp.
Les violences, les vols et les exactions contre les civils ne se sont pas arrêtés et en novembre dernier, un affrontement a même poussé des milliers de personnes à trouver refuge à l’intérieur de l’hôpital soutenu par MSF. Pendant cet événement, ce sont 700 abris qui avaient été brulés de manière intentionnelle par les attaquants.

« Cette situation met une nouvelle fois en avant les conditions extrêmement précaires dans lesquelles vivent des milliers de Centrafricains », déplore Miroslav Ilic, chef de mission MSF dans le pays avant de rajouter « Les familles vivent avec quasiment rien et craignent pour leur sécurité au quotidien. La crise humanitaire dans le pays est loin d’être finie ».

Environ 450 000 Centrafricains sont toujours déplacés à l’intérieur du pays tandis qu’un nombre similaire a traversé les frontières pour se réfugier dans les pays limitrophes.
Ces dernières semaines, de nombreux feux se sont déclenchés dans la zone, probablement dus au temps chaud et sec, typique de la saison actuelle en Centrafrique ; ce qui a également contribué à déclencher un incendie accidentel dans la structure MSF à Batangafo, il y a deux semaines.

A Batangafo, MSF gère l’hôpital général (165 lits) et supporte cinq centre de santé situés à la périphérie de la ville. En 2015, ce sont près de 75 000 consultations qui ont été données et 7300 patients ont été admis à l’hôpital. Dans le camp de déplacés, MSF a apporté de nombreux soins de santé, comme une vaccination contre la rougeole et le pneumocoque pour plus de 12 000 enfants.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 et compte aujourd’hui dans ses équipes plus de 300 personnels internationaux et 2000 personnels locaux. Depuis décembre 2013, MSF a quasiment doublé son intervention médicale en réponse à la crise avec un nombre de projet passant de 10 à 17. MSF est également intervenu auprès des réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes tels que le Chad, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: L’ UPC de Darrass, en route vers la stabilité !

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(Corbeau News Centrafrique)

les Combattant de l'Ex-séléka

 

L’UPC de Darrass, en route vers la stabilité !

 


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Le général Ali Darrass avec le RSSG pour l’Afrique

Centrale le 10 septembre 2015 à Bambari

Bangui, (B.G), 15-02-2016

 

L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) a entamé une transition inédite. Souvent discrédités dans la presse, le mouvement et son chef de file, le général Ali Darrass, montrent à présent un autre visage. Alors, intéressons-nous de plus près aux actes et aux perspectives que propose l’UPC.  

Récemment, Darrass a signé un pacte de non-agression national avec monsieur Patrice Edouard Nguessona, chef des Anti-Balakas. Quelle surprise d’autant qu’il paraitrait que l’origine de cette initiative est à attribuer à l’UPC ! Dans les cercles banguissois, qui aurait pensé que Darrass puisse un jour mettre en place un tel projet ! Ce pacte a certainement été initié par ses conseillers politiques, notamment Hassan Bouba et Souleymane Daouda, et force est de constater que depuis sa signature, aucune entrave aux différents points de l’accord n’a été constatée et les élections se déroulent sans accrocs.

Alors, les leaders de l’UPC, déjà très impliqués dans les questions de sécurité dans la région de Bambari, veulent-ils se refaire une image ? En effet, très souvent accusés d’actes de rackets ou de vols, les groupes armés du mouvement peul seraient responsables de tous les problèmes sécuritaires sur Bambari et, plus largement, de toute la Ouaka ! Alors, stop et pas d’amalgame ! Il ne faut pas tout confondre : l’UPC est essentiellement composé de Peuls mais tous les Peuls ne font pas parti de l’UPC ! A ce titre, nombreux sont les petits groupes sans attache, ni contrôle, qui perpétuent des exactions… Alors, que les groupes de défense de Darrass ont une mission : sécuriser les populations de leur zone !  D’ailleurs, l’UPC aurait même proposé la création d’une brigade des archers chargée de sécuriser la route de la transhumance, toujours source d’inquiétude chez les éleveurs.

En parallèle, je m’interroge également sur le risque sans cesse grandissant que fait planer la Lord Resistance Army (LRA). En effet, les groupes armés de Joseph Kony, déjà implantés dans le Mbomou, menacent maintenant la Haute-Kotto et la Ouaka. Récemment, ils ont commis des actes de pillage aux portes de Bria ! Alors, si les forces de sécurité de notre pays ne sont pas en mesure de contenir ces agissements, qui va assurer la protection des populations ? Je vous laisse deviner

Comme vous l’aurez compris, alors que l’UPC s’est résolument orientée vers la protection de nos compatriotes, le mouvement s’est également positionné sur la voie du dialogue politique. Ca, peu de gens le savent… Car la réputation de ce dernier est écornée par l’image que donnent des personnes à la recherche de scoop ! Et, oui, l’UPC propose aussi des solutions en termes de développement socio-économique pour sortir la Centrafrique de l’impasse (notamment pour l’agriculture et l’élevage) mais aussi de réinsertion de ses combattants. Sur ce deuxième point, l’UPC a déjà donné les garanties de sa participation au processus de désarmement, démobilisation, reconversion (DDR) réalisée par la Minusca. Ce virage vers le « politique » est également réalisé par l’adoption de statuts officiels et la volonté de mettre en place une représentation officielle sur Bangui. En outre, l’UPC encourage et soutient la candidature de candidats du mouvement aux élections législatives.

 

L’Union pour la Paix en Centrafrique n’a jamais aussi bien porté son nom ! Mal médiatisé, le mouvement de Darrass se politise, sécurise et apporte des solutions dans un seul but : le retour à une stabilité durable.

 

Mme Blanche Kéré

Journaliste indépendante