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BANGUI: TIMOLEON BAIKOUA MET SA MACHINE POLITIQUE EN MARCHE

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(Corbeau News Centrafrique)

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TIMOLEON BAIKOUA MET SA MACHINE POLITIQUE EN MARCHE

Bangui, (C.N.C), 11-23-2015

 

A l’approche de la tenue des scrutins en République centrafricaine prévue le 27 décembre 2015, les choses se précisent pour que les Centrafricains puissent connaitre réellement qui sont les vrais candidats qu’il faut choisir pour l’avenir du pays. C’est dans cette configuration étant de situer le peuple que le candidat in dépendant à la présidentielle, le Docteur Timoléon Baikoua a huilé sa machine politique afin mettre en œuvre ce qu’attend les Centrafricains. Après le dépôt officiel de dossier de sa candidature à l’ANE le mercredi 18 novembre, il a présenté le 21 novembre l’équipe de sa Direction nationale de Campagne (DNC) aux comités de soutien à sa candidature. Cette DNC est dirigée par Thierry Patrick AKOLOZA, le Rapporteur du Conseil National de la Transition (CNT).

La présentation officielle du bureau de la Direction nationale de Campagne du candidat Timoléon Baikoua a eu lieu samedi dans la salle de conférence de l’Hôtel Azimut à Bangui. Cette présentation a vu la présence de nombreux partisans, sympathisants et cadres issus des comités de soutien au candidat indépendant venus des huit arrondissements de la ville de Bangui et ses environs. Demandant d’abord à l’assemblée d’observer une minute de silence en mémoire des victimes de la crise en Centrafrique, le Candidat indépendant a assuré l’assemblée sur sa vision politique. L’occasion pour le candidat indépendant de présenter son projet de société qu’il appelle les Centrafricains à une forte mobilisation autour de sa candidature afin de sortir la République centrafricaine du bourbier.

«J’exhorte tout le monde à une grande mobilisation autour de ma candidature afin de redonner l’espoir au peuple centrafricain. Je puis vous rassurer que c’est avec conviction et dévouement que j’entends honorer votre conscience » a exhorté Timoléon Baikoua Candidat indépendant à la présidentielle.

Evoquant la politique qui est de redonner l’espoir au peuple centrafricain, il s’agit selon lui d’une politique à l’endroit de la jeunesse au bord du désespoir, et en perte de repères. Il s’agit également pour lui, de redonner l’espoir aux fonctionnaires et agents de l’État qui, sans moyens mais avec dévouement donnent ce qui leur reste en énergie pour faire fonctionner l’administration. Cela vise aussi les retraités qui, ont tout donné à une République qui semble ne plus le leur reconnaitre aujourd´hui ; les Opérateurs économiques, selon ses propres termes, victimes des crises politiques et des options de politique-économiques, hasardeuses et réductrices ; les populations rurales, qui ont perdu tout espoir à la République, et dont la jeunesse est régulièrement abusée par les incubateurs de rebellions.

Cette politique c’est aussi une vision qui consiste, d’après le candidat Baikoua, à redonner l’espoir aux partenaires au développement qui, après avoir assisté à la destruction par les Centrafricains eux-mêmes de leurs biens attendent de voir rependre en main la reconstruction du pays, aux ex combattants désarmés et démobilisés des groupes politique-militaires, prêts à s’impliquer dans de vrais projets de développement socio-économiques. Sa vision politique consiste la question des forces de défenses et de sécurité très bien formées au cours de ces 20 dernières années d’après lui, mais qui ont été successivement piégés puis humiliés par les hommes politiques qui ne leur ont jamais fait confiance, ni donné les moyens de leur mission.

En présentant le bureau de sa Direction nationale de Campagne, le candidat indépendant Timoléon Baikoua veut se rassurer de dynamisme de ces cadres. Il a interpellé les cadres de sa DNC (Direction Nationale de Campagne) à s’investir pleinement pour servir le peuple centrafricain. Composée de neuf membres, la Direction Nationale de Campagne est dirigée par Thierry Patrick AKOLOZA, par ailleurs Rapporteur du Conseil National de la Transition. En prenant la parole, le DNC a rassuré les Centrafricains sur la nouvelle méthode de travail pour changer la donne.

« Je voudrais dire aux Centrafrique que si nous sommes réunis en ce lieu aujourd’hui, c’est de leur montrer comment le candidat indépendant Baikoua va faire pour leur redonner l’espoir. C’est aussi d’appeler les Centrafricains autour de candidature du candidat Baikoua pour bâtir notre pays dans l’unité. Nous travaillons main dans la main pour y arriver » a martelé Thierry Patrick AKOLOZA.

Il convient de dire que le candidat indépendant résume son programme de société autour des préoccupations devant rencontrer l’agrément du peuple centrafricain fragilisé par la crise de plusieurs années accumulées. Dans son projet de société, le Docteur Timoléon Baikoua retrace comme ses priorités, le renforcement de la sécurité et l’administration du territoire, la promotion de la justice, la lutte contre la corruption et la consolidation de la paix, la relance économique, renforcer la gestion des finances publiques, lutter contre la pauvreté, gérer rigoureusement les ressources naturelles, la protection de l’environnement, et la promotion du développement humain.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MSF DEPLORE LA SITUATION HUMANITAIRE EN RCA ET RECLAME L’ACCESDE LA POPULATION AU SOIN

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(Corbeau News Centrafrique)

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MSF DEPLORE LA SITUATION HUMANITAIRE EN RCA ET RECLAME L’ACCES

DE LA POPULATION AU SOIN MDICAL

Bangui, (C.N.C), 11-23-2015

 

Les conditions de vies des personnes déplacées sont déplorables. L’accès à l’eau, à l’hygiène et l’assainissement ne sont pas garanti et les camps sont souvent surpeuplés à cause des derniers regains de violence dans le pays. Cette préoccupation était au centre d’un café de presse organisé, le 20 novembre 2015 à la base du MSF à Bangui. Médecins Sans Frontières (MSF) déplore cette situation et réclame l’accès de la population au soin médical.
Les violences qui se sont produites ces derniers mois en République centrafricaine ont fragilisé la situation humanitaire dans le pays. De jour en jour, cette situation se dégrade laissant les personnes démunies dans le désespoir. Cette dégradation de la situation est due aussi à la suspension des activités des ONG humanitaires sur les sites des déplacés internes en raison de difficultés rencontrées sur le terrain.
Depuis les dernières violences à Bangui et à l’intérieur du pays, les ONG sont de plus en plus prises pour cible à travers des braquages, des pillages et des menaces. MSF a plusieurs fois été victimes de ces attaques : incident à Bangassou, braquage de voiture, pillage de stock etc. L’amalgame est fait entre les acteurs humanitaires et les forces internationales, ce qui rend la situation très tendue. La semaine dernière à Bangui, une voiture de MSF a été attaquée à l’entrée du camp de déplacés de l’aéroport M’Poko. Le véhicule et son contenu ont été volés. Cette attaque à main armée a pour conséquence directe l’arrêt des consultations externes dans l’hôpital de Mpoko.

Du coup, l’accès aux soins pour les familles vivant dans les camps est compliqué car ces personnes ne peuvent pas sortir du camp à cause de l’insécurité qui règne sur les routes et des menaces. Quotidiennement, Bangui est le théâtre de combats et d’incidents qui font de nombreux morts et renforcent le sentiment de peur qui règne dans la ville et qui empêche les déplacés d’avoir accès aux besoins de première nécessité. Plus de 44000 déplacés vivent dans des camps à Bangui et ont fui les violences.
Pour ce fait, MSF a installé les cliniques mobiles pour les déplacés aux sites de Saint-Sauveur, Centre Jean XXIII, Benz vi, FATEB, et site de Béthanie. Chaque semaine, environ1000 consultations sont dispensées principalement pour des cas de paludisme et d’infection respiratoire dues aux mauvaises conditions de vie des déplacés.
Sur le site de l’aéroport de Bangui M’poko, MSF dispense des soins de santé primaire, s’occupe des urgences et gère une maternité sur ledit site. Cette structure peut recevoir des afflux de blessés si besoin. La prise en charge et soutien psychologique y sont disponibles. Environ 400 consultations dispensées par jour.
Situation similaire à Bambari
La situation à Bambari est toujours volatile et tendue. L’insécurité qui règne dans le pays ne permet pas aux déplacés de se rendre dans les structures de santé en toute sécurité. Bloqués dans certaines zones de la ville à cause du risque d’attaque, les déplacés ne peuvent pas accéder à certaines structures qui peuvent leur apporter les soins précis dont ils ont besoin. A Bambari dans la préfecture de la Ouaka, environ 80 000 personnes sont déplacées. Plus de 40 000 personnes vivent dans des camps de déplacés, à chaque côté de la rivière qui traverse la ville. Ces familles vivent dans des conditions déplorables, dans des abris précaires et souvent surpeuplés. L’accès aux besoins de première nécessité comme l’eau ou les soins est souvent compliqué. Vue cette précarité de vie, MSF a mis en place des cliniques mobiles et des points Palu dans la ville de Bambari mais aussi sur les axes externes. Environ 56718 consultations externes dont 33118 pour des cas de paludisme sont dispensées de janvier à octobre 2015, en dehors de la prise en charge 942 cas de malnutri.
En dehors de leur cadre habituel de vie, les déplacés doivent faire face à des problèmes de santé auxquels ils n’auraient pas dû faire face en temps normal. Le respect du travail des humanitaires est essentiel pour leur permettre de venir en aide à la population qui en a besoin. Le respect du travail des humanitaires est essentiel pour leur permettre de venir en aide à la population qui en a besoin.
Des combats réguliers ont lieu à Bambari et pendant ces moment-là, la sécurité n’est plus assurée ni pour la population, ni pour les équipes MSF sur le terrain. Lors de ces périodes, les personnes déplacés trouvent refuge dans d’autres camps de déplacés mais les conditions de vies dans ces camps ne sont pas nécessairement meilleurs et manque souvent de place. Alors, dès l’arrêt des combats, les déplacés rentrent souvent dans leur camp d’origine.
Ces nombreux mouvements de population entrainent des besoins supplémentaires et une difficulté d’approvisionnement. MSF affirme qu’il poursuit ces activités de l’aide médicale malgré l’insécurité ambiante dans la ville. Cela dit, les acteurs humanitaires doivent pouvoir avoir accès à la population pour lui venir en aide notamment lors des combats. MSF est une association humanitaire internationale qui apporte une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé est menacée de manière totalement indépendante de tout pouvoir politiques, militaire ou religieux. En toute impartialité et neutralité, MSF vient en aide aux populations sans distinction aucune de religion, de philosophie ou de politique.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: MSF REDUIT SES ACTIVITES SUR LE SITE DES DEPLACES DE L’AEROPORT BANGUI M’POKO

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(Corbeau News Centrafrique)

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MSF REDUIT SES ACTIVITES SUR LE SITE DES DEPLACES DE

L’AEROPORT BANGUI M’POKO

 

Bangui, (C.N.C), 11-20-2015

 

Dans un contexte toujours aussi imprévisible, une voiture de Médecins Sans Frontières (MSF) a été attaquée à l’entrée du camp de déplacés de l’aéroport M’poko. Le véhicule et son contenu ont été volés. Cette attaque à main armée a pour conséquence directe l’arrêt des consultations externes dans l’hôpital de Mpoko et vient s’ajouter à la longue liste des menaces et incidents qui ont eu lieu à l’encontre de MSF dans le pays. Juste le service d’urgences et la maternité restent ouvertes. Cette situation a fait l’objet d’une manifestation, ce jeudi, des déplacés dudit site en soutien aux ONG humanitaires qui y ont cessé d’exercer.

C’est sur la route, à l’entrée du site de déplacés de Mpoko que les équipes MSF se sont faites arrêtées par un groupe d’hommes armés, alors qu’elles allaient travailler sur le site. Après avoir fait sortir le personnel présent dans la voiture sous la menace des armes, ces hommes ont pris possession du véhicule et du matériel qu’elle contenait et sont partis, laissant les équipes sous le choc.

« Ce qui s’est passé est inadmissible et intolérable. C’est compliqué de travailler dans ces conditions-là, sans garantie de sécurité pour nos équipes à Bangui. Nous avons donc pris la décision de réduire en partie les activités dans notre hôpital de Mpoko et de suspendre les consultations externes. Nous ne prendrons plus en charge pour le moment que les urgences et la maternité », déclare Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF à Bangui.

MSF rappelle que les activités mises en place à Bangui et dans le reste du pays ont pour but de venir en aide à la population. En attaquant les équipes MSF, les voleurs ont menacé leur sécurité et les ont donc empêchées de travailler, ce qui a pour conséquence directe de priver de soins de nombreuses personnes.

« Nous demandons aux différents groupes de respecter nos personnels, nos structures et notre matériel afin de permettre à nos équipes de continuer à apporter un soutien essentiel à la population qui en a besoin », insiste Emmanuel Lampaert.

MSF travaille dans le camp de M’poko depuis décembre 2013 et a mis en place un hôpital qui dispense gratuitement des soins de santé primaire et secondaire ainsi qu’un service de maternité. En moyenne, les équipes reçoivent plus de 400 personnes par jour dans cette structure. Cette réduction de service de MSF et la suspension de travail des ONG qui interviennent sur le site de M’poko, ont laissé les personnes déplacées.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

Bangui: ELECTIONS : TIMOLEON BAIKOUA DEPOSE OFFIELLEEMENT SON DOSSIER DE CANDIDATURE A L’ANE

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(Corbeau News Centrafrique)

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ELECTIONS : TIMOLEON BAIKOUA DEPOSE OFFIELLEEMENT SON

DOSSIER DE CANDIDATURE A L’ANE

 

Bangui, (C.N.C), 11-20-2015

 

La bataille électorale en République centrafricaine s’annonce déjà rude avec l’ouverture de dépôt de candidature devant l’Autorité nationale des Elections (ANE). Au numéro 12 respectueusement par l’ordre d’arrivée, le candidat indépendant à la présidentielle Timoléon Baikoua n’est pas à la traine pour prouver sa volonté d’aller aux élections afin de mettre fin à la transition qui n’inspire pas confiance. A travers l’équipe de sa Direction nationale des Campagne (DNC) dirigée par Thiérry Patrick Akoloza ayant reçu le mandat du candidat indépendant, le dossier de candidature du Docteur Timoléon Baikoua a été déposé ce mercredi 18 novembre 2015 à l’Autorité nationale chargée des élections.
A l’ANE les choses se précisent pour que le peuple centrafricain se prépare pour choisir les autorités légitimes braves hommes à qui il peut confier sa destinée. De part et d’autres, les candidats aux élections couplées du 27 décembre 2015, candidats des partis politiques tous les candidats indépendants, le désire d’aller aux élections se fait sentir. Le mercredi 18 novembre de la semaine, il était pendant ce temps 8 heures de Bangui, la Direction nationale de Campagne du Docteur Timoléon Baikoua avec toute la délégation, ayant reçu le mandat du candidat, s’est présenté devant l’ANE pour déposer officiellement le dossier de candidature.
« Le dépôt de candidature du Docteur Timoléon Baikoua candidat indépendant à la présidentielle réaffirme notre bonne volonté d’aller aux élections qui permettront au peuple centrafricain de retrouver le chemin de la paix. Nous appelons à une forte mobilisation au tour de cette candidature d’avenir » a lancé Thierry Patrick Akoloza Directeur national de Campagne du Candidat indépendant à la présidentielle, Docteur Timoléon Baikoua.
Il a en outre affirmé que la candidature du Docteur Baikoua dont il fait montre est la suite logique de la demande du peuple centrafricain qui a sollicité Timoléon Baikoua à se présenter aux élections. Pour lui, il faut faire la volonté du peuple quand celui-ci a besoin de toi. Le DNC a également fait de la question sécuritaire une préoccupation du candidat Baikoua. Il a interpellé le gouvernement à s’investir pleinement pour assurer la sécurité des Centrafricains au moment crucial du processus électoral.
Ils étaient trois candidats, dans la journée, à se rendre successivement à l’ANE pour compléter la liste des candidats ayant déposé les dossiers. La Direction Nationale de Campagne du Docteur Timoléon Baikoua était composée de quatre leaders dans la délégation. Il s’agit de Thierry Patrick Akoloza Directeur national de Campagne, Christian Kamayen Conseiller spécial, Edgard Baikoua Délégué à la logistique, et de Pierre Ndjekerem Chef de cabinet du candidat. Ils ont été reçus à l’ANE le matin par l’équipe chargée de recevoir les dossiers. Après les formalités dans la courtoisie étant la règle du jeu, la délégation accompagnée toujours par la même équipe de réception des dossiers, a livré le message à la presse pour signaler que les grands jours de la décision s’annoncent déjà.
Il convient de dire que tout doit se résume aux préoccupations devant rencontrer l’agrément du peuple centrafricain. Dans son projet de société, le Docteur Timoléon Baikoua retrace comme ses priorités, le renforcement de la sécurité et l’administration du territoire, la promotion de la justice, la lutte contre la corruption et la consolidation de la paix, la relance économique, renforcer la gestion des finances publiques, lutter contre la pauvreté, gérer rigoureusement les ressources naturelles, la protection de l’environnement, et la promotion du développement humain.

Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, la Direction Nationale de Campagne du Candidat indépendant à l’élection présidentielle, annoncé à tous les responsables des structures de soutien et à toute la population que la candidature du le Docteur Timoléon Baikoua, est bien déposée à l’Autorité Nationale des Elections avec accusé de réception.

Par ailleurs, la DNC demande par la même occasion aux Candidats aux législatives se trouvant à Bangui de se retrouver à la Résidence du Dr Timoléon Baikoua pour des formalités d’usage à partir du

 

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jeudi 19 novembre 2015.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: DECLARATION DES VICTIMES DES EVENEMENTS DU 29 OCTOBRE 2015 ET SUIVANT A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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DECLARATION DES VICTIMES DES EVENEMENTS DU

29 OCTOBRE 2015 ET SUIVANT A BANGUI

Bangui, (A.M), 20-11-2015

Le 29 Octobre 2015, suite à un incident survenu aux 92 Logements où deux taxis motos ont trouvé la mort, des individus armés ont mené des représailles contre les populations civiles des quartiers proches du marché KM5.

C’est ainsi que dans la matinée du 29 Octobre 2015, des attaques systématiques ont été dirigées contre les populations civiles des quartiers Gbawara, Kina, et Fatima premières cibles de ces groupes armés, tirant sur toutes les personnes surprises ou en fuite, incendiant à leur passage des maisons d’habitation.

Dans leur débandade ou le sauve qui peut, ces populations ont lancé des SOS à l’endroit des autorités Centrafricaines, de la Minusca, de l’Ambassade de France pour arrêter ces attaques.

Aucune réaction officielle de la part des autorités nationales et les forces internationales (MINUSCA et SANGARIS) n’a été remarquée sur le théâtre de ces agressions. Ces autorités ont été sourdes et muettes devant la détresse exprimée.

C’est ainsi que les attaques se sont poursuivies aux quartiers Cattin, Kpèténé avec des incendies de maison et des tueries par arme à feu ou arme blanche. Ces quartiers étaient devenus un champ de bataille avec l’intervention d’un autre groupe venu s’opposer à ces attaques.

Du 29 Octobre 2015 à ce jour, les quartiers Gbawara, Kina, Fatima, Cattin et Kpèténé ont donc été incendiés avec tout ce que contenaient les maisons incendiées. Des biens ont été brûlés ou pillés. Le Bilan de ces événements n’est pas encore établi en raison de l’insécurité qui règne dans ces quartiers désormais occupés par les assaillants, mais on déplore déjà dix pertes en vies humaines, des blessés, des centaines de maisons d’habitations et l’Eglise Baptiste de Kina incendiées et plusieurs milliers de personnes sans abris.

Les populations de ces quartiers quittant précipitamment leurs maisons par crainte d’être tuées, ont grossi les centres de déplacés de fortunes de Bangui ou bien des familles d’accueil à Bimbo et ailleurs, complètement démunies.

A ce jour, aucune assistance des autorités n’est apportée à ces populations victimes de ce désastre humanitaire.

La récente promesse gouvernementale de sécurisation du secteur n’est pas encore réalisée.

Ces victimes, conscientes de leur fragilité individuelle ont décidé le 15 novembre 2015 au Centre Jean XXIII à Bangui, de se regrouper pour prendre leur destin en main afin d’agir ensemble, de manière pacifique et dans la légalité.

A cet égard, nous, victimes de ces événements décrits ci-haut, condamnons l’inertie du gouvernement de la RCA, ainsi que celle de la MINUSCA et la SANGARIS devant la perpétration de ces actes criminels.

Nous considérons l’attitude du Gouvernement, de la MINUSCA et de la SANGARIS comme un défaut d’assistance à personnes en danger.

En effet, le devoir de protection des populations et de leurs biens s’impose aussi bien au Gouvernement centrafricain, au regard de sa Chartre Constitutionnelle de Transition et des instruments juridiques internationaux ratifiés par la RCA en cette matière et à la MINUSCA, en vertu de son mandat de protection qui concerne également la SANGARIS.

En conséquence, nous réclamons en urgence, protection, pour pouvoir revisiter les lieux de nos drames, sauvegarder ce qui peut l’être, documenter les faits et voir la possibilité de nous réinstaller.

Ces quartiers désaffectés doivent être sécurisés par les forces conventionnelles pour encourager le retour des populations déplacées.

Nous lançons, en outre, appel :
Aux organisations humanitaires, pour secourir les populations affligées, complètement démunies, sans habitations, malades et affamées afin de leur apporter un peu de dignité.
Au gouvernement de transition, pour assurer la mission de protection des populations et de leurs biens et d’engager des poursuites contre les auteurs présumés de ces crimes.
A la MINUSCA et la SANGARIS, d’exécuter leur mandat de protection en vertu des résolutions des Nations Unies concernant le conflit en RCA.

Enfin, pour notre part, nous nous engageons à contribuer à la détermination des responsabilités dans ces événements, afin que les personnes concernées répondent de leurs actes et que justice nous soit rendue.

A cet égard, nous ferons valoir nos droits au recours et à réparation.

L’impunité doit être combattue dans l’intérêt de la stabilité et de la paix à Bangui en particulier et sur toute l’étendue du territoire de la RCA en général.

La justice demeurera notre ultime objectif.

Fait à Bangui, le 19 Octobre 2015

Le Coordonateur

Apollinaire MOKOTEMAPA

BANGUI: GKZ LE CANDIDAT MYTHOMANE CHOISI PAR CATHERINE SAMBA PANZA

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(Corbeau News Centrafrique)

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GKZ LE CANDIDAT MYTHOMANE CHOISI PAR CATHERINE SAMBA PANZA

 

Bangui, (B.G),11-19-2014

 

Selon des sources sures émanant de la présidence de la République, la Présidente de la Transition et le Premier Ministre KAMOUN se sont engagés dans des manœuvres ostentatoires et rétrogrades en vue d’imposer au peuple Centrafricain à travers des élections présidentielles truquées le candidat Constant GOUGNONGBIA KONGBA ZEZE. Ce dernier s’engage à travers un pacte à octroyer une immunité totale à Catherine SAMBA PANZA et son clan afin de les préserver des éventuelles poursuites pour malversations et autres prédations perpétrées durant la transition.

Catherine SAMBA PANZA et Mahamat Kamoun sponsors de GKZ

Fort de ce pacte secret, Catherine SAMBA PANZA et KAMOUN ont mis à la disposition de Constant GOUGNONGBIA KONGBA ZEZE dont le sigle de campagne est GKZ des moyens financiers colossaux dont il a d’abord pris le soin de loger une bonne partie dans ses comptes bancaires personnels car lui-même ne serait pas convaincu de sa victoire.
Suite à cette transgression, ses bailleurs de fonds après un recadrage lui ont alors imposé l’excentrique Rachel NGAKOLA, la fameuse Directrice Générale de la douane qui n’est rien d’autre qu’une des dulcinées du Premier Ministre comme Trésorière Générale de son parti politique pour un contrôle plus orthodoxe de la trésorerie.

GKZ et sa bande de miliciens pilotés par Gerson NGANADEKOE

C’est toujours KAMOUN qui semble prendre à cœur sa candidature, en lui recommandant Gerson NGANADEKOE l’actuel Chargé de Missions à la jeunesse de la primature comme Directeur de Campagne. Ce personnage sulfureux notoirement connu pour son illettrisme avancé a fait ses débuts en tant qu’agent de renseignement (B2) de BOZIZE. D’ailleurs il fut celui-là même qui collectait auprès des sociétés paraétatiques de l’argent pour ravitailler la milice COCORA en café et en cash pour les néophytes les plus violents.
Nonobstant un CV vide, GersonNGANADEKOE se retrouve Chargé de Missions à la primature après avoir livré quelques secrets de BOZIZE à maman Cathy. En associant ce milicien avec un passé aussi sombre à son équipe, GKZ et ses acolytes affichent ouvertement les intentions de brutaliser tous ceux qui oseront contester leur plan macabre. ²²

GKZ, un repris de justice aux mains sales

Ainsi, son équipe de campagne est truffée de personnages aussi rocambolesques que lui.
Car pour bon nombre de ses anciens collaborateurs de la CAADE et de La SNE, GKZ est un repris de justice connu pour avoir durant le régime de KOLINGBA acheté deux Mercedes 190 E identiques avec de l’argent détourné à la CAADE pendant que la majorité des centrafricains vivaient dans une pauvreté extrême.
Dans tous les milieux qu’il fréquente, il se distingue par un gout immodéré des choses mondaines, une capacité exceptionnelle à répandre les médisances et une attitude misogyne à l’égard des femmes (Madame Gaudeuil l’a quitté parce qu’il là battait tout le temps)

Le truand GKZ, dernier rempart des Sambapazistes et Selekistes
Ce dernier, se vante partout où il passe d’avoir des relations intimes avec la Présidente de la Transition, et si tel est le cas nous devrions alors dénoncer et combattre le népotisme qu’entretien la présidente

CSP en voulant nous imposer ce gigolo comme président.

Face à des vérités si effrayantes, nous ne pouvons que dénoncer les attitudes aussi dangereuses et nocives des deux têtes de l’exécutif et leurs rappels par la même occasion l’obligation de rester neutre durant ces échéances électorales afin de permettre une compétition politique saine et équitable pour tous les participants.
Enfin, les Centrafricains n’accepteront ni ne tolèreront pas que les Autorités de la Transition leurs imposent ce truand et adapte du maraboutage comme Président…..
Affaires à suivre ! Restez connectés

 

Bryan GBIDE .

CENTRAFRIQUE: FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE BUREAU EXECUTIF NATIONAL COORDINATION POLITIQUE

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(Corbeau News Centrafrique )

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FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE
BUREAU EXECUTIF NATIONAL
COORDINATION POLITIQUE GÉNÉRALE
N° 00223 /FPRC/CGP. République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail

Bangui, (F.P.R.C), 19-11-2015

Déclaration No 00223-18-11-15/CGP du FPRC-SÉLÉKA
Bienvenue au Pape François en République Centrafricaine,Bangui jamais inspiré par la

puissance du Saint Esprit

Le Pape François arrive à Bangui le 29 Novembre et passera la nuit dans un pays mis sous tutelle par les politique et les ennemis de la paix qu’ils composent pour continuer à détruire le pays. On peut bien se poser la question de savoir où sont passés les saints dans ce pays. Heureusement pour nous que la Laïcité et la Paix que nous prônons ont eu un écho favorable au Vatican. Un homme de paix et d’ouverture d’esprit vient apporter son message et décide sans le consentement de l’archevêque Nzapalainga, de serrer la main des musulmans centrafricains à la grande Mosquée de Bangui.
Pour le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC)-Coalition-SÉLÉLKA, cette visite pontificale en sol centrafricain, en ce moment, constitue une occasion que doit saisir le peuple centrafricain pour écouter les paroles sages du Pape, inspiré par le Saint-Esprit, pour apaiser les subtilités de beaucoup en vue d’une cohabitation saine de toutes les populations de la République Centrafricaine dans la Paix voulue par tous.
Nous invitons nos compatriotes entre autres musulmans centrafricains, de sortir en grand nombre pour témoigner notre hospitalité, notre gratitude et de démontrer au Pape François les problèmes que nous vivons en République Centrafricaine ne sont pas des problèmes d’ordre confessionnels, bien au contraire, ce sont des problèmes de mal gouvernance et surtout de l’Exclusion.
Le séjour du Saint Père a une portée très symbolique. Au tant le Pape François que le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC)-Coalition-SÉLÉKA, nous sommes convaincus de la nécessité d’encourager le dialogue entre les différentes composantes de la société centrafricaine, agir pour une Paix Durable, pour la cohésion sociale, pour l’amour de la patrie, le PARDON, rendre possible le retour assisté des réfugiés, mettre un terme au détournement des fonds publics, œuvrer pour la mise en place des institutions consensuelles pour une transition apaisée et des élections libres et crédibles dans les délais que les différentes composantes de la société auront-elles-mêmes choisies et décidées.
Que tous les SÉLÉKA, les Antis-BALAKA et la Société Civile témoignent à cette occasion notre engagement à tenir la parole donnée, à respecter l’esprit et la lettre des accords de paix que nous avons signés à Nairobi au Kenya et ce n’est pas un hasard que le Pape ait visité le Kenya avant de se rendre à Bangui en République Centrafricaine.
Le FPRC-Coalition-SÉLÉKA est disposée à apporter sa modeste contribution en matière de sécurité et d’accueil si nécessaire, lors de cette visite pontificale.
Le FPRC-Coalition-SÉLÉKA, encourage donc tout le peuple centrafricain, toutes confessions confondues de toutes les régions du pays à venir en grand nombre pour accueillir le Saint-Père pour sa solidarité envers le peuple centrafricain si longtemps meurtrie.
Bienvenue au Pape François en sol centrafricain.

Le 18 novembre 2015

Moustapha SABOUNE
Coordonnateur Général Politique
FPRC-Coalition-SÉLÉKA
saboune@hotmail.ca

BANGUI: POURQUOI LA FRANCE EST-ELLE GENEE PAR LA VISITE DU PAPE EN CENTRAFRIQUE ?

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(Corbeau News Centrafrique)

AUDIENCE DU PAPE FRANCOIS

 

POURQUOI LA FRANCE EST-ELLE GENEE PAR LA VISITE DU PAPE EN CENTRAFRIQUE ?

 

Bangui, (CNC), 17-11-2015

 

Ce ne sont pas seulement les démons qui combattent la venue su Saint-Père en République centrafricaine, mais aussi certains partenaires au pays de Barthélémy Boganda qui s’agitent. Pendant que les Centrafricaines s’activent pour les préparatifs de la mission papale dans leur pays, les autorités françaises s’agitent pour informer l’entourage du Pape pour sa sécurité. Les autorités de la transition tout comme les religieux, tout le monde est déterminé pour que cette visite du Pape ne soit pas une ultime occasion perdue. D’ores et déjà, les choses se concrétisent avec l’arrivée à Bangui du Nonce apostolique du Pape, Franco COPPOLA pour préparer le terrain malgré l’agitation de la France.
Est-ce que le peuple français mérite-il les dirigeants qui le conduisent vers un chemin qu’il ignore? Les autorités françaises, au lieu de se préoccuper du réel problème du peuple français, préfèrent faire la politique d’ingérence dans les affaires des autres peuples. Or la logique veut que l’on respecte les uns et les autres pour garantir la solidarité et l’amitié entre les peuples. En faisant de cette visite pontificale en Centrafrique son affaire, Paris perd de vue que le pays de Barthelemy Boganda est souverain et n’a pas besoin de connaître une ingérence flagrante d’un pays ami dans une affaire intérieure.

Pour mémoire, initialement le président Français François Hollande qui maîtrisait mal l’ampleur de la crise centrafricaine, déclarait qu’avec 450 hommes il pouvait sécuriser la capitale Bangui en 6 jours avant de pacifier les villes de provinces contrôlées par les rebelles de l’ex coalition séléka. Ironie du sort!

A la surprise de la communauté nationale, François Hollande a décidé d’augmenter l’effectif des éléments de l’opération Sangaris à 2.000 hommes. Il n’y a pas longtemps, il a réduit cet effectif malgré la persistance et l’intensification de l’insécurité tant à Bangui qu’en province. Cette décision se justifie par le fait que la France qui est devenue le gendarme de ses anciennes colonies n’a pas les moyens de sa politique.
Il n’est pas superflu de relever le fait que la France qui n’est pas en mesure d’assurer la sécurité du Pape François à Bangui puisse encourager les Centrafricains à aller aux élections groupées qui doivent se dérouler sur un territoire couvrant 623 000 km2. Or , le président français François Hollande et le Secrétaire Général de l’ ONU Ban Ki-Moon s’étaient rendus, successivement à Bangui dans des conditions d’insécurité très tendues, pourtant leur vie n’était jamais menacé dans ces conditions où la tension était encore vive dans la capitale centrafricaine.
Le samedi dernier, le Nonce apostolique du Pape ayant juridiction sur la République centrafricaine et Tchad, Franco COPPOLA s’est rendu à Bangui pour constater la réalité. Dans sa démarche du terrain, il a visité, le Palais présidentiel, le Complexe sportif 20000 places (Stade Barthélémy Boganda), la Cathédrale immaculée de Bangui, la Faculté de Théologie de Bangui (FATEB). Pour cette circonstance, le Nonce apostolique Franco COPPOLA est accompagné par les religieuses et autorités centrafricaines.
Malgré l’inquiétude des uns et des autres, le Saint-Père est déterminé à se rendre dans ce pays rongé par les violences intercommunautaires. Rien ne montre pour le moment que sa visite prévue du 29 au 30 novembre 2015 à Bangui ne soit l’objet d’une probable annulation. Les autorités de la Transition et les responsables religieux ont mis en place des structures qui sont en train de préparer la visite du Saint Père à Bangui. Parmi ces structures, il y a une commission chargée de la sécurité. Cette structure qui est composée de professionnels des armes et d’experts en matière de sécurité a évalué les moyens humains, matériels, logistiques et financiers à mobiliser pour mettre en œuvre en vue de sécuriser les sites qui seront visités par le Pape François.
« Le Pape maintient cette étape et nous nous préparons. Aujourd’hui, je peux dire que les préparatifs vont bon train parce que les gens s’activent de part et d’autres avec un bon esprit. Que ça soit au niveau du gouvernement, soit au niveau de l’église, nous travaillons main dans la main. Certes, le Pape vient voir un pays pauvre, un pays où les ressources financières manquent cruellement, un pays où les gens sont confrontés à la violence. Le Saint-Père, très soucieux des pauvres, vient manifester sa solidarité » a confié l’Archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalayinga.
Contactée sur la question, la Conseillère en politique et communication de l’Ambassadeur de France à Bangui, THIRY Marine nous a fait savoir en ces termes: « A ma connaissance, la France ne s’oppose nullement à la venue du Pape en Centrafrique ». Sur les ondes de Radio Ndeke-Luka, l’Ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas a défendu son pays que la France ne peut interdir la visite d’un Chef d’Etat dans un autre Etat.
Les autorités françaises se reprochent-elles quelque chose de cette visite?
Pour répondre d’une manière pertinente à ces questions, il faut examiner la stratégie mise au point par la France pour maintenir la République Centrafricaine dans une situation de dépendance et la coloration religieuse donnée à tort à cette crise intercommunautaire. Il n’est pas normal que la présidente de la Transition Catherine Samba-Panza déclare qu’elle tient à la visite du Pape, qu’elle mobilise les pouvoirs publics pour la réussite de cette visite et que la France fasse un battage médiatique autour de l’incapacité de l’Opération Sangaris, à assurer la sécurité de cet illustre visiteur du Centrafrique. Seuls les Français sont en mesure de dire aux Centrafricains les raisons cachées qui les agitent. Mais si cette visite du Saint-Père est une occasion pour le peuple centrafricain de découvrir la face cachée de la France dans la crie centrafricaine, que cette illustre visite soit !
Les Centrafricains s’étonnent que les autorités françaises se substituent aux autorités centrafricaines pour s’opposer cette visite du Pape François. Après avoir tenté, sans succès, de dissuader le Pape François à annuler son voyage, les autorités Françaises utilisent à fond les médiats pour préparer la conscience collective, à une insécurité qu’ils ont entretenue et continuent d’entretenir à dessein. Ce n’est pas surprenant d’assister, juste deux semaines de la date prévue de la venue du Pape en Centrafrique, à un regain de violence dans la ville de Bangui et à l’intérieur du pays.
Certes, la visite du souverain pontife en République centrafricaine, intervient dans une configuration où le climat sécuritaire reste incertain dans le pays. Mais il ne revient pas du droit aux autorités françaises d’en faire leur priorité. Il convient de dire que si cette visite est un lueur d’espoir pour le peuple centrafricain en quête de la paix, les Centrafricains doivent saisir cette opportunité pour trouver une sortie de crise dans leur pays. En ramant contre la volonté populaire, la France ne fait qu’accroitre l’effectif des mécontents et son taux d’impopularité dans ses anciennes colonies, en occurrence la République centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE CICR APPELLE AU RESPECT DE LA VIE ET DE LA DIGNITE HUMAINE EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE CICR APPELLE AU RESPECT DE LA VIE ET DE LA DIGNITE HUMAINE EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, (C.N.C), 17-11-2015

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se dit être vivement préoccupé par l’intensification des combats entre groupes armés ainsi que par les violences intercommunautaires impliquant divers porteurs d’armes en République centrafricaine. Il appelle toutes les parties au conflit, tous les responsables de groupes armés et tous les porteurs d’armes à respecter la vie et la dignité humaines, à épargner la population civile et à faciliter une action humanitaire neutre, indépendante et impartiale.

Dans un communique du 06 novembre 2015, dont notre rédaction s’est procurée une copie, le CICR a exprimé sa préoccupation sur les violences en Centrafrique conduisant à beaucoup de pertes en vies humaines.

« Depuis fin septembre, des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées à Bangui. Plusieurs centaines d’enfants malades et de femmes enceintes n’ont pu se rendre dans une clinique ou une maternité. Des milliers de familles sont sans abri, leurs maisons ayant été incendiées et leurs moyens de subsistance détruits. La peur les accompagne jour et nuit », explique Patricia Danzi, directrice régionale du CICR pour l’Afrique.

Les confrontations entre groupes armés, Seleka et Antibalaka, les violences intercommunautaires et la multiplication des actes criminels touchent tous les segments de la population centrafricaine. cela a également impacté sur la situation humanitaire qui se détériore inexorablement.

« Alors qu’une action de secours rapide et efficace serait nécessaire, le personnel du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge n’est pas toujours en mesure de venir en aide aux blessés et aux personnes en détresse », a déploré Patricia Danzi.

Le droit international humanitaire interdit toute attaque dirigée contre des civils ou des biens de caractère civil, comme les maisons, les écoles, les structures médicales, les ambulances, les abris communautaires ou les lieux de culte. Les personnes malades, blessées ou détenues doivent être traitées avec humanité, sans discrimination et dans le respect de leur dignité.

Les personnels de santé doivent être protégés, et le travail des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine, du personnel du CICR et des autres acteurs humanitaires doit être facilité en toutes circonstances.

« Quand le droit et les principes humanitaires ne sont pas respectés, quand l’accès aux blessés et aux malades est entravé, quand les familles ne peuvent pas enterrer leurs morts selon les rites funéraires propres à leur religion ou tradition, quand l’insécurité conduit à la suspension de certaines activités humanitaires pourtant essentielles, c’est la notion même d’humanité qui est bafouée », a conclu Patricia Danzi.

Sur cet aspect du respect de droit international et humanitaire, le CICR a organisé une journée de réflexion et d’échange avec les Journalistes centrafricains. Cette journée a permis de créer une passerelle entre le CICR et les hommes de Médias pour la vulgarisation des droits internationaux et humanitaires au sein de la population centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L’ONG WALT VOLE AU SECOURS DES DEPLACES DE SITE DU CENTRE JEAN XXII

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’ONG WALT VOLE AU SECOURS DES DEPLACES DE SITE DU CENTRE JEAN XXII

Bangui, (C.N.C), 11-16-2015

L’ONG Women Act for Living Together (WALT) ou les Femmes agissent pour le Vivre Ensemble en français, s’est mise au chevet des déplacés internes de site du Centre Jean XXII, dans le 2ème arrondissement de Bangui. Le samedi 14 novembre dernier, l’association a distribué des kits alimentaires, sanitaires, et vestimentaires sur ledit site où sont massés environ 4.000 déplacés fuyant les violences dans leurs arrondissements.
La distribution de ces kites s’est passée en présence du représentant du ministère des affaires sociales et des responsables du camp des déplacés au Centre Jean XXIII. Le lot de ces kits est composé entre autres, des moustiquaires, des pagnes, de savons, de détergents pour les lessives, des chinchards, des tomates, de la farine de manioc, du sel, et des pains.
« Nous sommes dans la souffrance. Nous avons un problème de nourriture et de santé. Ce que HCR nous a donné ne suffissent pas. Mais ce que l’association WALT fait, vient nous soulagé un peu dans nos difficultés », a témoigné une personne de troisième âge sur le site du Centre Jean XXIII avant de déplorer que : « Les derniers évènements ayant secoué la ville de Bangui, sont sinistres que les autres. Les quartiers Bibalé et Bazanga dans le 3ème et 5ème arrondissement de Bangui sont les plus sinistrés. Pendant les conflits, on ne touche pas aux femmes mais cette fois ci, on tue, on égorge et on viole des femmes. Et on nous dit sur le site de regagner nos maisons, une fois rentré, et voilà on nous livre à la mort ».
Les récents regains de violences qui se sont vite produits dans la capitale centrafricaine ont contraint, de nouveau, des foyers à regagner les camps des déplacés. Sur les différents sites où sont massés des milliers de personnes, les conditions de vie y sont déplorables. L’on y remarque le manque cruel de nourriture et d’eau potable en dépit de l’aide fournie par certaines ONG nationales et internationales.
« Notre pays est depuis dans la crise. Et quand nous voyons nos frères, nos sœurs qui souffrent dans cette situation où ils se trouvent sur les sites, nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Ils sont dans des besoins, c’est pourquoi nous leur apportons de l’aide. Avec cette situation, le gouvernement, les ONG, Il faut leur apporter de l’appui qu’il faut. Parce que ce que nous leur apportons, c’est vraiment insignifiant», a martelé Fannya Collette Niakamatchi, Chargée de la protection à l’Association WALT.
Pour la perspective d’avenir, Fannya Collette Niakamatchi a ajouté que WALT va organiser dans les prochains jours une compagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA dans ce site. A cela s’ajoute une formation en informatique à l’intention des femmes. Or, entre temps, l’association prend en charge vingt enfants en difficultés durant la présente crise en Centrafrique. Ces enfants ont bénéficié des kits scolaires à travers le projet dénommé « Ange gardien ». D’après la Chargée de protection à WALT, cet appui s’inscrit dans l’ambition de donner la même occasion aux enfants démunis pour avoir accès à l’éducation.
L’ONG Women Act for Living Together (WALT) , littérairement dit, les Femmes agissent pour le Vivre Ensemble, est une association des femmes centrafricaine créée en mars 2014 après un constat fait sur les conséquences de la crise en Centrafrique. WALT est une ONG humanitaire de défense et pour la promotion de droit de l’homme.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: La Chine appuie le redéploiement de l’administration publique en Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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La Chine appuie le redéploiement de l’administration publique en Centrafrique

 

Bangui, (C.N.C),16-11-2015

 

Vendredi 13 novembre 2015, Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de transition a réceptionné, au Palais de la Renaissance, un don du gouvernement chinois à la République centrafricaine. C’est l’Ambassadeur de Chine en Centrafrique, Ma Fulin qui a remis le pactole en présence de la ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale, Mme Florence Limbio.

Le don octroyé par le gouvernement chinois est constitué de 500 motocyclettes, 300 bicyclettes et 15 000 lampes rechargeables. Ce don s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale et d’amitié entre la République populaire de Chine et la République centrafricaine. L’appui du gouvernement chinois qui vient raffermir la coopération entre les deux pays ainsi que leurs peuples respectifs est venu à point nommé pour renforcer l’Etat centrafricain dans ses efforts de redéploiement de l’administration suite à la crise que le pays a connue.
Selon Ma Fulin, Ambassadeur de la République populaire de Chine en Centrafrique, à travers ce don, la Chine veut interpeler les centrafricains à une mobilisation autour de l’essentiel, à savoir les échéances électorales prochaines. « Aujourd’hui, le processus de paix se trouve à un moment crucial. Il ne reste qu’un dernier kilomètre à parcourir finalement à la sortie de la crise. Le plus souvent, le dernier pas est le plus difficile. Et pourtant, le succès s’approche, l’espoir est juste devant. » a déclaré Ma Fulin qui appelle les centrafricains à se mettre ensemble pour réussir le pari de leur histoire.
Quant à Mme Florence Limbio, Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale cet appui est un grand soulagement pour le gouvernement de transition. Le membre du gouvernement a souligné par ailleurs, l’opportunité de cette aide qui est venue rehausser à plus de deux milliards de Francs Cfa, les aides du gouvernement chinois en faveur de la RCA pour l’année 2015.
« Les matériels que le gouvernement chinois offre aujourd’hui à la République centrafricaine sont de nature à répondre à deux défis cruciaux de l’heure, notamment l’organe principal en matière de l’organisation des élections à savoir l’ANE (Autorité nationale des élections) ainsi que les organes connexes seront privilégiés dans la distribution de ces matériels. Parce que la délicatesse de leurs missions et le souci du gouvernement de leur faciliter la tâche vont présider à l’affectation de ces matériels. Par ailleurs, la nécessité du redéploiement de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire conduira également à privilégier certains départements qui sont en première ligne dans l’atteinte de ces objectifs », a-t-elle déclaré.
La constance de l’aide chinoise en vers la RCA témoigne bien de la bonne santé de la coopération entre les deux pays. De quoi rassurer les centrafricains quant aux grands projets de développement en cours avec l’aide du gouvernement chinois, tel l’opérationnalisation du Centrale hydroélectrique de Boali 3.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Attentats: le monde avec Paris

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(Corbeau News Centrafrique)

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Attentats: le monde avec Paris

 

Bangui, (C.N.C), 11-15-2015

Les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis vendredi 13 novembre ont suscité de très nombreuses manifestations de soutien à travers le monde, ce samedi. De Berlin à Sydney.

Les manifestations de solidarité avec la France se sont multipliées partout dans le monde au lendemain du terrible attentat qui a fait au moins 129 morts et 352 blessés, vendredi 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

La porte de Brandebourg aux couleurs de la France

La place de Paris au pied de la porte de Brandebourg mérite tristement son nom ce samedi. Devant l’ambassade de France dont les drapeaux sont en berne, et devant laquelle des barrières de sécurité ont été disposées, la foule se recueille, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Comme il y dix mois après les attentats contre Charlie Hebdo, des Berlinois et des Français déposent des fleurs, allument des bougies, retiennent leurs larmes et leur émotion.

Certains préfèrent ne pas parler. Arne Krasting doit prendre sur lui pour expliquer son geste. « Je suis tellement choqué, j’ai vécu à Paris pendant quelque temps et je connais les endroits, je connais beaucoup de personnes, confie-t-il. C’est tellement horrible que j’ai besoin de parler avec des gens, de partager mes émotions. Jusqu’à maintenant, nous avons eu de la chance, mais il n’y a pas de raison pour que cela n’arrive pas à Berlin. »

Le président de la République Joachim Gauck, la chancelière Angela Merkel et de nombreux ministres se sont rendus à l’ambassade de France et ont rempli le registre de condoléances. « Nous sommes solidaires de nos amis français. Ne laissons pas notre vie libre et ouverte être remise en cause », a affirmé le maire de Berlin, Michael Müller. Signe de cette solidarité, la porte de Brandebourg, symbole de liberté, sera samedi soir illuminée aux couleurs de la France.

■ Des centaines de Moscovites devant l’ambassade de France

La tragédie qui a bouleversé Paris et la France a également suscité de l’émotion à Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a condamné des « assassinats inhumains » et lui aussi a exprimé ses condoléances ainsi que la solidarité de la Russie au peuple français. Le Kremlin s’est dit prêt à apporter « toute son aide dans l’enquête sur ces crimes terroristes » et appelle la communauté internationale à « unir ses efforts » contre le terrorisme.

« Qu’est-ce qu’on peut bien dire ? Ce qui est arrivé est épouvantable », réagit Irina au micro de notre correspondant, Etienne Bouche. Comme de nombreux Moscovites, elle est venue poser un billet rouge devant l’ambasse de France à Moscou. Le regard hébété, Alexandre se livre : « Je n’ai pas dormi de la nuit, j’ai regardé les infos. Je suis bouleversé par ce qu’il s’est passé. Les événements se sont enchaînés de telle manière qu’il était impossible de penser à autre chose ».

Depuis tôt ce matin, des centaines de Moscovites se sont succédés devant l’ambassade de France, déposant des fleurs et des bougies. « Depuis Charlie, nous nous inquiétons beaucoup pour la France et on se sent un lien particulier avec elle. Nous ne pouvons rien faire pour aider mais nous sommes là aujourd’hui, avec vous », exprime Svetlana.

C’est au nom de cette solidarité que s’est déplacée Daria. « Nous considérons que c’est notre problème à tous, cela ne concerne pas seulement les Parisiens et la France, c’est le problème du monde entier, soutient-elle. Il faut se serrer les coudes car cela peut arriver n’importe où, personne n’est protégé. » L’ambassadeur de France en Russie s’est exprimé en fin de matinée après s’être recueilli devant les messages de solidarité.

« Pleurer tous ensemble »

A Tel Aviv, des milliers de personnes étaient réunies en un lieu fortement symbolique : la place Rabin en plein cœur de la ville. Elles se sont retrouvées face à la mairie éclairée aux couleurs du drapeau français, relate notre correspondant sur place Michel Paul.

C’est à l’appel de l’ambassade de France que c’est tenu ce rassemblement silencieux. « La France a vécu une nuit de cauchemar et les mots nous manquent pour exprimer notre compassion et notre solidarité à l’égard de l’ensemble des victimes, a déclaré l’ambassadeur de France Patrick Maisonnave. La France paie un lourd tribut à sa lutte déterminée contre le terrorisme. Mais comme le président de la République l’a rappelé cette nuit même, la France ne cèdera pas. »

L’ancien président israélien Shimon Peres a pris la parole. « Nous sommes tous français », a-t-il notamment affirmé. Le ministre de l’Intérieur Silvan Shalom et le chef de l’opposition Yitzhak Herzog ont également exprimé leur soutien à la France.

Pour la plupart, ce sont des franco-israéliens arborant des drapeaux tricolores et des bougies qui sont venus manifester leur solidarité, comme l’explique l’une des participantes à ce rassemblement Arielle Sibony. « Je suis vraiment venue là parce que je me sens impuissante et que même si je suis loin, même si je ne peux rien faire, je pense que quand on est désespéré, qu’on n’a plus d’autre choix que de pleurer, il vaut mieux pleurer tous ensemble. Et c’est en tant que citoyenne française et israélienne que je fais cette démarche. Ma douleur est très grande, je sens que c’est partagé et ça fait du bien. »

De nombreux messages de condoléances sont parvenus à l’ambassade et aux consulats de France. Le ministère israélien des Affaires étrangères à Jérusalem a mis son drapeau en berne.

■ Marseillaise à Madrid, roses à Oslo

A Madrid, plusieurs centaines de personnes ont observé une minute de silence, avant que la maire et d’autres Madrilènes entonnent La Marseillaise. Au même moment, une minute de silence était respectée à Barcelone devant l’hôtel de ville de la deuxième ville d’Espagne.

Après l’antenne de la tour du World Trade Center à New York, construite sur le site du 11-Septembre et l’immense tour CN au cœur de Toronto, l’emblématique Opéra de Sydney a été illuminé aux couleurs françaises.

A Oslo, un fleuriste norvégien a distribué gratuitement des dizaines de roses pour que les gens puissent les déposer devant l’ambassade de France toute proche. Et à Kiev, le président ukrainien Petro Porochenko et ses ministres ont en personne porté des fleurs devant l’ambassade de France.

 

Paris RFI

Bangui: «Que les auteurs de crimes en Centrafrique ne soient pas impunies » Commission Épiscopale Justice

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(Coorbeau News Centrafrique)

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«Que les auteurs de crimes en Centrafrique ne soient pas impunies »

Commission Épiscopale Justice et Paix

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 11-15-2015

 

La Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJP) veut promouvoir l’assistance judiciaire aux victimes en Centrafrique. Par le biais d’un nouveau chantier récemment ouvert grâce à l’appui financier de l’Union européenne à travers l’Avocats Sans Frontières (ASF), spécialisée dans la défense des droits humains et le soutien à la justice, la Commission attend mettre en œuvre un programme d’appui à la population en situation de vulnérabilité à Bangui pour une meilleure connaissance et défense de ses droits. Les axes prioritaires de ce programme portent sur les activités réalisables pouvant contribuer efficacement à la bonification de l’accès à la justice des personnes en situation de vulnérabilité dans la capitale centrafricaine.

Cette question de l’accès des victimes à la justice a été, le samedi 2015, au centre d’une conférence de presse animée par le Secrétaire Général de la CEJP Abbé Frédéric Nakombo. La Commission a remarqué que des nombreuses crises politico-militaires qui ont cahoté le pays depuis des décennies ont compromis la construction d’un Etat de droit. La justice, perçue comme arbitraire et non indépendante par une majorité de la population, fait face à d’énormes challenges.

Dans ce contexte précis, l’Avocats Sans Frontière en lançant les bases d’une réflexion concertée entre les acteurs de la justice, sur la construction d’un système national d’aide légale, veut permettre aux personnes en situation de vulnérabilité de bénéficier de services d’aide légale de qualité. L’assistance judiciaire ouvre à son bénéficiaire le droit au concours d’un avocat-défenseur et d’un avocat ou avocat stagiaire, ainsi qu’à celui de tous les officiers ministériels, désignés à tour de rôle par le bureau de l’assistance judiciaire.

L’assistance judiciaire a pour objet de permettre aux personnes physiques dont les ressources sont insuffisantes de faire valoir leurs droits en justice. Pour la Commission Épiscopale Justice et Paix, quiconque est indigent ou ne dispose pas de revenus suffisants pour se pourvoir en cassation, doit pouvoir obtenir le bénéfice d’une assistance judiciaire. Les personnes morales, notamment les associations sans but lucratif ou encore les sociétés commerciales en état de faillite, ont aussi droit à l’assistance judiciaire.

Cette thématique de l’aide légale et l’assistance judiciaire de que veut promouvoir CEJP soutenu par ASF en République centrafricaine pose un problème sérieux. La Commission épiscopale note que le nombre d’avocats en République Centrafricaine est de 120, soit 1 avocat par 39.167 habitants. Prenant l’exemple de la Belgique où l’on trouve un avocat pour 666 habitants, il est aussi important de noter que 90% des Avocats centrafricains sont installés en milieu urbain.

« Il devient urgent de mener des actions de vulgarisation et de sensibilisation au droit des personnes vulnérables à l’intention de la population de Bangui et des acteurs de la justice en vue d’un renforcement des capacités des avocats, formation à l’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité, et membres de la société », a martelé Frédéric Nakombo qui a également ssouligné le devoir impérieux de tous les centrafricains d’œuvrer ensemble pour créer les conditions d’un système politique consensuel afin d’améliorer l’accès à la justice pour tous.

Force est de constater que l’accès à la justice en République centrafricaine n’est pas facile pour certains citoyens pauvres dépourvus des moyens financiers pour engager un avocat à défendre leurs causes devant la justice. Face à certaines conditions difficiles, les citoyens préfèrent recourir eux-mêmes parfois à la justice populaire pour résoudre les conflits. Le manque de confiance de la population dans la justice formelle et institutionnelle, la compréhension insuffisante et le mauvais exemple de la population civile sont pour autant des raisons qui justifient l’application de la justice populaire ou traditionnelle et la faible connaissance des populations de leurs droits et leur faible capacité à les exercer.

A cet effet, la CEJP a mentionné que les organes de soutien à la coordination des acteurs de l’aide légale sont le Ministère de la justice, barreau, huissiers de justice, organisations de la société civile, acteurs judiciaire.

«C’est un projet d’assistance aux victimes consiste à appuyer toutes les personnes en situation de vulnérabilité dans la ville de Bangui. C’est de créer des Centres pour l’accueil, l’écoute, les conseils juridiques à la population sur les questions de droit. Le service judicaire qui sera une assistance judiciaire consistant suivre les dossiers de la victime jusqu’à l’aboutissement » a souligné Ludovic Kai, Coordonnateur local de l’Avocats Sans Frontière à Bangui.

La CEJP, dans le domaine d’assistance psychosociale et juridique aux victimes d’un conflit sans discrimination, a de l’expérience à travers l’opérationnalisation d’un centre d’écoute à la disposition des populations en situation de vulnérabilité. Parlant de centre d’écoute à la disposition des populations en situation de vulnérabilité, la Commission va ouvrir un centre d’écoute dit Boutique d’écoute dans le 7ème arrondissement de Bangui.

Par ailleurs, la Commission Episcopale Justice et Paix invite le gouvernement de la transition à réformer le système judiciaire avant et après les élections afin de soutenir les personnes vulnérables à Bangui et en provinces en apportant ainsi une réponse prompte et positive à la demande d’assistance cruciale à l’avenir du pays.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LE CADRE DE CONCERTATION TIRE LA SONNETTE D’ALARME SUR LE CLIMAT SECURITAIRE EN RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE CADRE DE CONCERTATION TIRE LA SONNETTE D’ALARME SUR

LE CLIMAT SECURITAIRE EN RCA

 

Bangui, (C.N.C),11-15-2015

Les membres du bureau du Cadre de Concertation du processus électoral s’inquiètent de la situation sécuritaire très précaire quant à la tenue des élections couplées en République centrafricaine. Cette configuration sécuritaire a été l’objet d’un entretien entre les Conseillers de cette structure de concertation et les professionnels des médias, le vendredi 13 novembre 2015, dans la salle de conférence de la Primature à Bangui.
La situation sécuritaire qui se dégrade de jour en jour dans la capitale et à l’intérieure de la Centrafricaine devient une préoccupation. De part et d’autres, les avis se font enregistrer sur la tenue avec assurance des scrutins dans le pays. Le cadre de concertation, étant organe de médiation, veut de se rassurer d’un climat propice pour l’organisation des élections fin 2015. Il interpelle les autorités de la transition et la Minusca à s’investir au plus vite possible pour sécuriser la population qui continue de tomber sous la balle des bondes armées qui règnent en maitre dans le pays.
Aujourd’hui, cette question de sécurité refait surface avec les derniers évènements dramatiques qui sapent non seulement les efforts du gouvernement de restaurer l’autorité de l’Etat, d’asseoir les prémices du développement économique et de créer les conditions nécessaires à l’ordre constitutionnel, mais aussi d’assurer la sécurité avec l’appui de la MINUSCA de tous les citoyens sur le territoire national.
Pendant les deux journées d’enrichissement du chronogramme électoral de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), et du Code de bonne Conduite des 28 et 30 Octobre 2015, les trois composantes du Cadre de Concertation dont partis politiques, pouvoirs publics et Société civile y compris les candidats aux élections présidentielle et législatives ont affirmé que la sécurité reste et demeure la condition sine qua non de tenir le calendrier électoral proposé et enrichi et de réussir le scrutin qui se veut transparent, régulier, crédible et apaisé propre à la démocratie électorale et aux standards internationaux.
A juste titre, ils s’interrogeaient sur comment, sous les balles, l’ANE pourrait afficher la liste électorale, comment sous les balles et violences, les électeurs peuvent la consulter pour éventuel contentieux. Ils ont aussi remarqué les difficultés pour les candidats de mener leur campagne dans un cycle des violences hypothéquant la quiétude et la sérénité de leurs activités politiques et de la conquête du pouvoir et de légitimité représentative.
Pour les Conseillers du Cadre de concertation, la violence est incompatible avec les scrutins. La Mission a été donné au Cadre de Concertation de s’approprier de cette préoccupation et de la partager avec les acteurs impliqués dans le processus électoral au niveau national et international en vue d’une solution rapide, rigoureuse, adaptée ou négociée d’une sortie de crise sécuritaire.
« Ces questions du chronogramme et de la mise en œuvre de la sécurité des élections doivent devenir l’une des priorités de l’Action du Cadre de Concertation », a souligné les Conseillers.
Ils ont par ailleurs, réaffirmé leur volonté au respect du délai fixé des élections du 27 décembre 2015 pour le premier tour et le 31 janvier 2016 pour le second tour. Car selon eux, le présent chronogramme est validé en unanimité avec le Cadre de concertation. Si le Cadre de Concertation, organe de régulation jouant le rôle d’arbitre, de médiateur et de pacificateur du processus en accord avec cette recommandation des Forces Vives de la Nation, se propose de partager sa stratégie de sécurisation du processus électoral
Cela dit, un préalable doit s’imposer à tous, sans sécurité assurée à un niveau d’échelle raisonnable et acceptable pour les électeurs et les candidats, le Cadre de Concertation ne donnera pas son accord pour la tenue des scrutins dans un environnement de violence, d’assassinat, de destruction des biens, enfreignant la liberté fondamentale d’aller et venir des citoyens éléments politiques et juridiques de l’exercice du droit de vote.
« La vigilance du Cadre de concertation est de mise à chaque instant. Car, il tient à appuyer fortement le Gouvernement et la Communauté Internationale pour l’activation d’un plan de sécurité concerté, inclusif et adapté » a intimé Claude LENGA, Président du Cadre de Concertation.

En outres ces préoccupation, les membres du bureau du cadre de concertation ont dénoncé la situation difficile que vit le Cadre de Concertation. Ils totalisent aujourd’hui 16 mois d’arriéré des indemnités et ne disposent pas des locaux, alors que le budget de la structure a été voté par le Conseil national de Transition dans le budget de 2015.
C’est ainsi que dans leur communiqué de presse de la semaine dernière, les Conseillers du Cadre de Concertation ont sollicité les Forces Vives de la Nation et la Communauté Internationale d’entreprendre des démarches auprès du gouvernement de résoudre d’une manière juste, équitable et légale cette situation préoccupante du Cadre de Concertation.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Au moins 26 morts dans des attaques multiples à Paris

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(Corbeau News Centrafrique)

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Au moins 26 morts dans des attaques multiples à Paris

Bangui, (C.N.C), 14-11-2015

 

Plusieurs attaques à Paris et dans le secteur du Stade de France au nord de la ville ont fait vendredi soir au moins 26 morts, et une prise d’otages était en cours dans la salle de spectacle du Bataclan dans le centre de la capitale, dix mois après les attentats de janvier.

Selon le tout premier bilan de la préfecture de police de Paris, trois personnes ont été tuées dans des explosions dans le secteur du Stade de France, où se déroulait un match amical France-Allemagne auquel assitait le président François Hollande, qui a été évacué.

Interrogée peu après 22h30, la préfecture de police dénombrait «au moins trois fusillades, peut-être quatre dans le secteur du Bataclan (XIe arrondissement) et rue de Charonne (XIe arrondissement)», des quartiers animés du centre de Paris. Quinze personnes sont mortes à la salle de spactacle du Bataclan, également dans le centre de Paris, où une prise d’otages est actuellement en cours, selon la préfecture.

Plusieurs attaques à Paris et dans le secteur du Stade de France au nord de la ville ont fait vendredi soir au moins 40 morts, et une prise d’otages était en cours dans la salle de spectacle du Bataclan dans le centre de la capitale, dix mois après les attentats de janvier.

Selon le tout premier bilan de la préfecture de police de Paris, trois personnes ont été tuées dans des explosions dans le secteur du Stade de France, où se déroulait un match amical France-Allemagne auquel assitait le président François Hollande, qui a été évacué.

Interrogée peu après 22h30, la préfecture de police dénombrait «au moins trois fusillades, peut-être quatre dans le secteur du Bataclan (XIe arrondissement) et rue de Charonne (XIe arrondissement)», des quartiers animés du centre de Paris. Quinze personnes sont mortes à la salle de spactacle du Bataclan, également dans le centre de Paris, où une prise d’otages est actuellement en cours, selon la préfecture.

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TVA Nouvelles

BANGUI: Les forces vives de la nation signent un accord politique en vue d’une troisième transition

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les forces vives de la nation signent un accord politique en vue d’une troisième transition

 

Bangui, (C.NC), 14-11-2015

 

26 représentants des entités de la société civile, des groupes politico-militaires et des partis politiques signent un accord politique en vue d’une troisième transition. Ce sont plus d’une centaine d’acteurs se sont réunis ce vendredi 13 novembre à l’hôtel Ledger à Bangui. Ils s’opposent à la tenue des élections dans les conditions par le gouvernement et l’autorité nationale de transition. Ils exigent à cet effet une troisième transition. Dès le 20 décembre prochain, ces acteurs projettent une autre réunion en vue de la désigner d’un nouveau Chef de l’Etat de la transition, du Premier ministre de la transition et d’un nouveau parlement provisoire, de la Cours constitutionnelle de transition et du Haute conseil de la communication de la transition.

ACCORD POLITIQUE DES FORCES VIVES DE LA NATION POUR UNE SORTIE DE CRISE

Nous, forces vives de la nation :

– Considérant qu’après le 30 décembre 2015, il n’y aura plus de légalité constitutionnelle en République Centrafricaine

– Considérant la décision N°76/CEEAC/CCEG/XVI/15 du Président en exercice de la CEEAC saisi par les Autorités de Transition d’une demande d’ultime prorogation de la transition qui accorde cette prorogation technique afin de permettre aux Autorités de Transition d’organiser des élections législatives et présidentielle crédibles et transparentes avant la fin de l’année 2015;

– Considérant qu’au regard des éléments objectifs en notre possession, les élections générales pour lesquelles cette ultime prorogation technique avait été accordée par le Président en exercice de la CEEAC ne pourront pas être organisées avant la fin de l’année 2015 compte- tenu des contraintes légales imposées par le code électoral;

-Considérant que seul le peuple Centrafricain ou ses représentants, sont habiletés à conférer à tout régime sa légitimité et sa légalité;

– Considérant que les forces vives représentent les différentes composantes de la nation centrafricaine;

– Considérant que seule une union sacrée des forces vives autour d’idéaux républicains, nous permettra de mettre définitivement un terme à la spirale de violence qui fragilise les fondements de notre vivre-ensemble;

– Considérant que la nation rassemblée, hommes, femmes, jeunes, vieux, de toutes les confessions religieuses confondues, aspire à vivre non seulement en paix, mais dans des conditions respectant la dignité humaine :

Décidons librement de parapher et signer le présent document intitulé « Accord Politique des Forces Vives de la nation pour une sortie de crise », dont la teneur suit:

Article 1 : le Chef de l’Etat de Transition, ainsi que son Premier Ministre, le Président du Conseil National de Transition ainsi que tout le Conseil National de Transition cessent leurs fonctions le 30 décembre 2015.

Article 2 : En dehors du Chef de l’Etat de Transition, du Premier Ministre Chef du Gouvernement de Transition, du Président du Conseil National de Transition et du Conseil National de Transition, du Haut Conseil de la Communication et de la Cour Constitutionnelle de Transition, toutes les institutions restent en place.

Article 3 : Au plus tard le 20 décembre 2015, les forces vives de la nation se réunissent en formation élective pour désigner un nouveau Chef d’Etat de Transition, sur la base d’un large consensus, et à défaut, par vote à bulletin secret à la majorité absolue, sur la base d’une voix par participant.

Article 4 : Le même jour, le Premier Ministre de Transition est désigné par consensus par les forces vives de la nation.
Ce choix est entériné par décret par le Chef de l’Etat de Transition, qui ne peut le modifier.

Article 5: Afin de tenir compte de l’équilibre des institutions et de la répartition équitable entre les entités, le Chef de l’Etat de Transition ne peut être issu de la même entité que le Premier Ministre.

Article 6: Au plus tard dix jours après sa désignation, le nouvel exécutif formalise par décret la mise en place du nouveau parlement provisoire, sur la base des critères de désignation retenus et communiqués par les forces vives de la nation.

Article 7: En aucune manière, le Chef de l’Etat de Transition ne peut modifier le nom d’un représentant choisi par son entité sur procès-verbal

Article 8: Après la mise en place du parlement provisoire, les Conseillers Nationaux de Transition se réunissent pour mettre en place un bureau

Article 9: Au plus tard 10 jours après sa mise en place, le parlement provisoire statue sur une nouvelle charte constitutionnelle de transition et l’envoie au Chef de l’Etat de Transition pour promulgation, dans le respect des formalités établies.

Article 10: la durée de la Transition est de 18 mois. Toutefois, cette durée peut être écourtée dès lors que des élections crédibles, inclusives et transparentes auront été organisées.

Article 11: les nouvelles Institutions de Transition ont pour mission principale de:
– Ramener la sécurité ;
– Réconcilier les centrafricains ;
– Mettre en application le DDRR ;
– Remettre sur pied une armée nationale qui tienne compte de toutes les sensibilités et représentative de toutes les régions de notre pays ;
– organiser des élections crédibles, inclusives, transparentes et apaisées.

Fait à Bangui le 13 Novembre 2015

Ont signé :

1 – Pour la Concertation Élargie des Plateformes politiques, Partis et Associations Politiques et Personnalités Politiques Indépendantes:

– Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du Présidium
– Maître Henri POUZERE, Londo
– Elie DOTE, Kelemba-PDS
– Maxime KAZAGUI, ANC
– Enock DERANT LAKOUE, PSD
– Gina-Michele SANZE, PATRIE
– Bertin BEA, KNK
– Jean-Serge WAFIO, PDCA
– André DENAMSEKETE, FND
– Mathurin BENGUE-BOSSIN FPZKZ
– Romain OUANDAKOUZOU
– Alfred POLOKO, Personnalité politique Indépendante

2 – Pour la Société Civile :

– Organisation des Femmes de Centrafrique (OFCA) : M.A. SERVICE
– Centrales Syndicales : Hervé GBAKE KANG
Association Nationale des Etudiants Centrafricains : Kévin YABADA
Plateforme Religieuse : Apôtre Noël DEMANGAI
ONG AKOGBA : Albertine BOUYEMBE
Mouvement du 28 Septembre (M28) Kévin Sosthène KPEFIO
Association des Koli et Wali Gara : Emmanuel BAMARA
Fédération Nationale des Associations des Bouba Nguéré de
Centrafrique : Michel GWANDO
Comité National de Soutien à la Transition : Hassane DONDAYE p.o
Groupement des Aviculteurs de Centrafrique : Arsène NGOBAT- BANSAMBO
Plateforme des Jeunes pour l’Eveil des Consciences : Boris MANGUIBE

3- Pour les Groupes politico-militaires

Les Anti-Balaka : Maxime MOKOM
Les Ex-Selekas : Abdoulaye HISSENE

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Environ 30.000 déplacés du site de Batangafo vivent dans un calvaire dû aux affrontements

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(Corbeau News Centrafrique)

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Environ 30.000 déplacés du site de Batangafo vivent dans un calvaire dû aux affrontements

 

Bangui, (C.N.C), 14-11-2015

Ils sont environ 30.000 déplacés du site de Batangafo, au nord de Centrafrique, qui vivent dans un calvaire dù aux affrontPresque 10.000 personnes ont trouvé refuge dans la structure hospitalière de Batangafo mardi dernier, après des affrontements entre les Antibalaka et ex-Seleka qui ont provoqué plusieurs morts et blessés. Malgré l’intervention des forces de la Minusca, 700 abris du camp ont été brûlés à la suite de la flambée de violence et la peur s’est répandue au sein de centaines de familles déplacées qui ont cherché une protection dans l’enceinte des structures appartenant aux organisations humanitaires présentes dans la ville.

Les affrontements ont commencé après la mort de deux membres d’un même groupe armé aux alentours du camp de déplacés, occupé par près de 30.000 personnes. Les habitants du camp ont également déclaré que cinq autres personnes avaient trouvé la mort. Hier, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont traité en urgence quatre blessés, dont un par balle, deux par arme blanche et une personne brûlée.

« Notre équipe tente de réorganiser la situation et regrouper les déplacés dans un même endroit », confie le responsable médical MSF en RCA, Pitchou Kasongo.

La recherche de protection de la communauté nationale à l’hôpital de Batangafo n’est pas un fait nouveau. Il y a un an, l’accroissement de la tension amenait des milliers de personnes à envahir l’enceinte sanitaire régulièrement.

“Nous espérons que les personnes déplacées vont respecter cet hôpital au sein duquel les équipes ont besoin de calme et d’espace. Le respect de l’intégrité physique et psychologique de nos patients et de nos travailleurs est essentiel », affirme la chef de mission MSF, Nuria Gonzalez

La tension constante à Batangafo entraine la population dans une situation de vulnérabilité exceptionnelle.

« La majorité des déplacés ne peut compter que sur une assistance basique et malheureusement, la présence d’acteurs humanitaires dans la zone est très limitée », regrette González.

La ville de Batangafo a subi plusieurs épisodes de violence pendant un an et demi. La ville était presque vide à la fin de l’année dernière, après que des attaques constantes aient forcé la majorité des habitants à abandonner leurs foyers et chercher protection dans le camp improvisé à côté de l’hôpital. Le climat de peur s’est installé dans la ville et la population fuit systématiquement à chaque incident violent.

A Batangafo, MSF gère l’hôpital général (165 lits) et apporte un soutien à cinq centres de santé complémentaires dans les localités alentours.

MSF travaille en RCA depuis 1997 et compte actuellement plus de 300 effectifs internationaux et plus de 2 000 employés centrafricains déployés dans le pays. MSF gère une quinzaine de projets en RCA et opère 6 projets d’urgence supplémentaires pour les réfugiés dans les pays voisins tels que le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

Bangui,  Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: General Moussa Dhaffane s’oppose à la rétrocession volontaire des armes de la Séléka aux FACA

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(Corbeau News Centrafrique)

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General Moussa Dhaffane s’oppose à la rétrocession volontaire des armes de la Séléka aux FACA

Bangui, (C.N.C), 13-11-2015

C’est dans un communiqué de presse, signé le 11 novembre 2015 par Mohamed Moussa Dhaffane, que la Séléka Rénovée réagit aux propos de Joseph Bindoumi, Ministre de la Défense nationale devant le Conseil national de transition (CNT) à propos du réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA). Gl Dhaffane, dans cette déclaration, s’oppose vertement à l’idée de la rétrocession des armes de la Séléka aux FACA à l’état actuel des choses, si ce n’est dans le cadre du DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants).
Communiqué de presse
La Séléka Rénovée – Paix et justice a suivi avec beaucoup d’intérêt les propos du Ministre de la Défense lors de son interpellation devant le Conseil national de transition, le 11 novembre 2015.
Elle a noté que le Ministre de la Défense veut réarmer les FACA en commençant par la rétrocession des armes stockées dans les sites de cantonnement des ex-combattants de la Séléka, et que l’encerclement du Km5 est la résultante d’une planification visant à pousser les habitants dudit quartier à la révolte et au massacre. SOIT !
La Séléka Rénovée – Paix et justice, tout en continuant de soutenir que la refonte des Forces de défense et de sécurité est une nécessité de paix et de réconciliation, informe l’opinion publique nationale et internationale que ses armes ne seront volontairement remises que conformément au processus DDRR, dans un cadre politique approprié, où la sécurité des centrafricains ne sera plus sélective, où les autorités cesseront se stigmatiser certaines franges de la population par des propos incendiaires et xénophobes.
La Séléka Rénovée – Paix et justice appelle tous les compatriotes, musulmans et chrétiens, à la tolérane, la paix et la réconciliation pour le bien-être de tous et le développement économique du pays.

Fait à Bangui, le 11 novembre 2015

Le Président

Mohamed Moussa Dhaffane

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Devant les Conseillers nationaux, Joseph Bindoumi parlent du réarmement des FACA

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(Corbeau News Centrafrique)

Joseph Bindoumi interpellation

Devant les Conseillers nationaux, Joseph Bindoumi parlent du réarmement des FACA

Bangui, (C.N.C), 11-13-2015

Comme annoncé mardi 3 novembre 2015 dans sa déclaration, le Conseil national de transition a interpelé les ministres de la Défense nationale et de la Sécurité publique, ce mercredi 11 novembre, pour donner des réponses précises au peuple centrafricain sur la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA). Débats tout naturellement houleux, mais pour permettre aux centrafricains de se rassurer de l’avenir de leur armée hypothéqué depuis le 24 mars 2013. En répondant aux conseillers nationaux,  Joseph Bindoumi a fait savoir que la sécurité, dans le contexte actuel, appelle à la mobilisation de tout le peuple centrafricain avec l’appui de la communauté internationale.
L’escalade de violences depuis le 26 septembre jusqu’aujourd’hui en passant par le 26 octobre n’ont pu laisser indifférent le Conseil national de transition dans ses attributions de Représentant du peuple meurtri. C’est du moins la seule justification à donner aux séries d’actions que mène depuis un certain temps, les conseillers nationaux de transition en ce qui concerne la sécurité du peuple.
Après une réunion de crise formalisée dans une journée de concertation, mardi 3 novembre dernier à l’occasion de laquelle d’importantes actions ont été décidées, le CNT n’a laissé aucun champ libre au pouvoir exécutif de fournir des efforts supplémentaires pour assurer véritablement la sécurité du centrafricain. Entre autres actions décidées par le Parlement provisoire, une marche pacifique qui a eu lieu le 4 novembre sanctionnée par la remise d’un mémorandum au Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA et l’interpellation des Ministres en charge de la Défense nationale et de la Sécurité publique qui a eu lieu mercredi 11 novembre.
Tout naturellement, les préoccupations exprimées par les Conseillers nationaux de transition a tourné autour de l’enjeu de la réhabilitation des FACA et de leur implication effective dans les opérations de sécurisation du peuple centrafricain et de son territoire national. Surtout que les centrafricains, y compris les Conseillers nationaux et le Chef de l’Etat de transition, voire la Minusca ont convenu sur l’ « insuffisance » des forces internationales à restaurer à elles-seules, la paix et la sécurité dans le pays.
En réponse aux préoccupations des Conseillers nationaux, le Ministre de la Défense nationale a fait savoir que la réhabilitation est sur la bonne voie avec les efforts que son Département est en train de déployer. « Depuis que j’ai pris mes fonctions, beaucoup de choses ont été faites. » a déclaré le patron des FACA qui a expliqué « nous avons projeté nos forces sur la ville de Bangui et nous envisageons dans les heures et les jours qui viennent de les projeter dans l’arrière-pays. Aujourd’hui, nous nous sommes battus, pour la seule semaine de notre nouvelle fonction, pour que le Comité de sanctions puisse commencer à regarder du côté de la République centrafricaine. Pas plus tard qu’hier [mardi 10 novembre 2015], nous avons reçu un message de New York, nous levant partiellement l’embargo sur un certain nombre de matériels que nous avons demandés. »
A en croire Joseph Bindoumi, plusieurs autres chantiers sont en cours pour que dans un bref délai, les autres aspects de l’embargo soient levés sur les moyens qui doivent être mis en œuvre pour permettre à l’armée de rentrer dans son rôle de protection du peuple et du territoire centrafricain. Aussi, a-t-il ajouté, « avec les débats que nous avons heureusement avec la communauté internationale, nous avons fini par trouver les définitions exactes pour que les incompréhensions autour de l’armée cessent ».
Toutefois, le ministre de la Défense n’a pas manqué de faire part des difficultés à remettre sur pied les FACA. D’abord, une communauté internationale toujours réticente à l’idée de la réhabilitation des FACA : « Quand on fait rentrer un dossier dans le Système des Nations unies, on sait comment cela entre ; mais on ne sait plus comment cela sort. Le mécanisme est assez difficile. Mais, quand on connait les pions qu’il faut mettre pour arriver, ce que je suis en train de faire avec le concours des officiers généraux et les différents responsables de mon Département, pour que nous arrivions à placer le bon pion au bon endroit. » a fait savoir Joseph Bindoumi.
En plus, de l’avis du ministre de la Défense, le réarmement des FACA est une question très sensible qui doit éviter toute précipitation dangereuse, car dit-il « nous risquons de tromper le peuple si nous disons que le déploiement de l’armée consiste à jeter des armes entre les mains des militaires et de leur dire d’aller tirer dans telle ou telle direction. Non ! »
Qu’à cela ne tienne, Bindoumi a tenté de rassurer les Conseillers nationaux qu’il a une stratégie et une méthode d’approche en disant qu’il est en train de prendre langue avec tous les acteurs en vue d’éliminer les incompréhensions qui bloquent le réarmement des FACA. « Je suis en chantier. J’ai été à Kassaï où j’ai rassemblé nos hommes à qui j’ai parlé. De l’écho que j’ai reçu d’eux, ils ont été sensibles. J’avais plus de deux mille (2 000) hommes en face de moi ce jour-là, ils sont prêts à servir la Nation. Je crois que c’est un élément très important. J’ai également rencontré la communauté internationale, toute catégorie confondue pour parler la situation de la République centrafricaine, des victimes que nous enregistrons et de ce que nous devons faire. J’ai parlé avec le Comité de sanction, puisque beaucoup se disent que ce sont eux qui nous empêchent de protéger notre population », a-t-il dit.
Notons que mercredi dernier, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA a fait savoir que 170 armes sous séquestre demandées par le Chef de l’Etat de transition seront mises à la disposition des FACA. Est-ce un début sérieux du redéploiement des FACA ?

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Joseph Yakété, un candidat pour un changement des hommes et des pratiques

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(Corbeau News Centrafrique)

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Joseph Yakété, un candidat pour un changement des hommes et des pratiques

Bangui, (C.N.C), 13-11-2015

Mercredi 11 novembre 2015, au Complexe sportif 20000 Places à Bangui, M. Joseph Yakété s’est déclaré candidat à la prochaine présidentielle en RCA. Il a placé son combat sous le signe d’un « vrai changement » pour un Centrafrique développé et prospère où il fera beau vivre, malgré la situation actuelle.
Le vrai changement. C’est du moins ce que le candidat à la prochaine présidentielle Joseph Yakété, qui n’est pas à confondre avec le défunt Lévy Yakité, a prôné pour se démarquer de la cinquantaine de candidats déjà annoncée pour cette élection. « Beaucoup diront que ‘’ce sont les mêmes discours ; nous avons déjà entendu cela’’. Mais, je veux dire ceci : l’heure n’est plus au mensonge au peuple centrafricain ! L’heure n’est plus à la répétition de ce qui a échoué dans le passé ! L’heure est aux idées nouvelles ; l’heure est aux hommes nouveaux ; l’heure est au changement, notamment le changement des habitudes et des pratiques au sommet de l’Etat centrafricain. Il faut une nouvelle génération d’hommes politiques centrafricains ; car, nulle part est écrit qu’il y a une génération sacrifiée » a tenu à préciser au préalable Joseph Kakété.
Au fait, pour trouver les solutions adaptées à la situation que traverse la RCA depuis plusieurs décennies, le candidat Joseph Yakété donne un exercice au peuple centrafricain de se pose les questions suivantes : « Qu’est-ce que nous avons fait de cette terre d’accueil de Zo kwé zo ? Qu’avons-nous fait de ce pays aux nombreuses richesses naturelles répandues sur toute l’étendue du territoire national ? Qu’avons-nous fait de notre sous-sol riche en minerais, en pierres et en métaux précieux ? Qu’avons-nous fait de cette terre arable et fertile qui permettait une agriculture abondante ? Qu’est-ce que nous avons fait de nos forêts vierges aux essences précieuses tant convoitées par le monde entier ? Qu’est-ce que nous avons fait de notre Etat ? Qu’avons-nous fait de nos institutions politiques, administratives, judiciaires ? Qu’avons-nous fait de notre armée ? Qu’est-ce que nous avons fait de nos populations qui ne demandent qu’à vivre en paix dans leurs villages ? »
Tout naturellement, les réponses à ces questions légitimes donneront au peuple la précision dont le pays a besoin pour son plein épanouissement.
Qu’à cela ne tienne, de l’avis de Yakété, les différents régimes qui se sont succédé se sont appuyés sur un système de contrôle tribalo-familial des institutions de l’Etat. Cela ne pouvait pas s’accommoder d’un système de développement dans tous les secteurs de la vie nationale. En plus, l’inertie, l’indécision, le manque de planification ont abouti à une déliquescence des forces de défense et de sécurité, entrainant dans son sillage, les déséquilibres politiques, ethniques et confessionnels sur l’ensemble du pays.
Devant cette situation, Joseph Yakété, en sa qualité de membre de l’Union de gauche centrafricaine pour la présidentielle (UGCP) – entité regroupant 16 partis politiques, a dévoilé en mi-mot, les grands chantiers qu’il projette de mettre en œuvre, une fois élu président de la République.
« Nous allons tous ensemble rétablir dans ce pays, un Etat de droit ; nous allons réformer profondément les institutions politiques, administratives et judiciaires ; nous allons donner l’exemple de la bonne gouvernance et de la démocratie au sens moderne du terme ; nous allons donner un vrai élan à l’économie du pays et la relever sur les rails des grands échanges ; nous allons mettre fin aux inégalités économiques et sociales qui sont les causes des tensions permanentes intercommunautaires ; tout cela passe par la justice sociale et la solidarité nationale ; nous allons investir dans l’éducation nationale pour redonner aux jeunes leur place dans la société pour les faire participer, quelles que soient leurs origines sociales, leurs ethnies, leurs confessions religieuses sur la seule base de la compétence ; nous allons reconstruire avec nos partenaires privilégiés et la communauté internationale, une armée centrafricaine digne de ce nom pour protéger le peuple et le territoire de façon durable ; nous allons investir en partenariat avec les pays amis dans la modernisation de l’agriculture afin de pouvoir améliorer la quantité et la qualité de nos produits et de les rendre compétitifs au niveau sous-régional et régional ; nous allons investir en partenariat avec les pays amis dans le transport et la communication. La liste des réformes est longue, il s’agit de rebâtir une Nation. » a-t-il déclaré.
Pour Joseph Yakété, les centrafricains n’ont pas d’excuse devant l’histoire, si ce n’est de prendre courageusement leurs responsabilités respectives afin d’assurer leur destin commun. « Aujourd’hui plus que jamais, nous nous devons de répondre de la manière la plus exacte, de la manière la plus honnête, de la manière la plus claire à toutes les interrogations soulevées ci-haut et d’y apporter des réponses adaptées dans la vérité pour le devenir de notre pays. » a-t-il noté. Histoire pour Yakété, de mobiliser le peuple centrafricain autour des idées fortes incarnées par sa candidature.

 

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: CHRONOGRAMME DES OPERATIONS ELECTORALES REFERENDUM CONSTITUTIONNEL

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(Corbeau News Centrafrique)

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

Le chronogramme électoral défini par l’ANE
CHRONOGRAMME DES OPERATIONS ELECTORALES REFERENDUM CONSTITUTIONNEL

-ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES

Bangui, (C.N.C), 12-11-2015

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: LUCIEN DAMBALE DEMENT LES ALLEGATIONS SUR SON PRETENDU ASSASSINAT

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(Corbeau News Centrafrique)

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LUCIEN DAMBALE DEMENTI LES ALLEGATIONS SUR SON PRETENDU ASSASSINAT

Bangui, (Corbeau News Centrafrique)

Le Conteur emblématique centrafricaine, Lucien DAMBALE dément toute allégation selon laquelle, il aurait été assassiné, le lundi dernier, par un groupe des escadrons de la mort du KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui.
Les informations sur le prétendu assassinat du Conteur charismatique centrafricain ont vite circulé sur la toile, le réseau social Facebook, et dans les rues de Bangui la capitale centrafricaine. Ces informations erronés ont semé le doute et scandalisé toute la République centrafricaine, la diaspora centrafricaine à travers le monde.
Pour briser ces rumeurs occasionnant la crise cardiaque chez certains Centrafricains, en chair et en os, Lucien DAMBALE s’est sorti de sa carapace et a parlé aux Centrafricains sur les ondes de Radio Ndeke Luka où il travaille comme Narrateur de contes centrafricains.
Lucien DAMBA est un habitant du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, secteur à majorité musulmane, où les non musulmans ont dû quitter en raison de violence.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: «NOTRE OBJECIF EST DE FAIRE EN SORTE QU’IL Y AIT LE RETOUR A LA NORMAL» PORTE-PAROLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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«NOTRE OBJECIF EST DE FAIRE EN SORTE QU’IL Y AIT LE RETOUR

A LA NORMAL» PORTE-PAROLE DE LA Minusca

Bangui, (C.N.C), 12-11-2015

 

Face aux multiples accusations et réclamations des Centrafricains, de l’exécutif au parlementaire, portées sur les forces internationales, la MINUSCA a pour sa part, voulu rassurer les Centrafricains sur l’objection de sa mission. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de ce 11 novembre 2015 au siège de la mission onusienne à Bangui, le Porte-parole de la MINUSCA a balayé d’un revers de la main toutes ces accusations tout en reconnaissant les limites de la force onusienne.
La traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été l’occasion pour son porte-parole Vladimir Monteiro de faire le point sur les questions de l’heure. Sur la question de la passivité de la MINUSCA à intervenir au plus vite pour empêcher les violences et tueries, le Porte-parole a souligné que la force MINUSCA est là pour accomplir sa mission.
«Notre objectif est de faire en sorte qu’il y ait le retour à la normale. La MINUSCA est là pour assurer la protection de la population. Et nous faisons ce travail conjointement avec la Force de Sécurité intérieure » a intimé Vladimir Monteiro.
Toute en annonçant le renforcement de moyens en homme dans le rang de la MINUSCA qui va recevoir un nouveau contingent dont le contingent égyptien qui sera à Bangui avant la tenue des élections en République centrafricaine. Cela dit, les 12.000 hommes que compose la MINUSCA ne permettent pas à la mission de cadrer toute la République centrafricaine en proie à des fractions de groupes armés qui écument tout le territoire national.
Cette configuration démontre combien le processus électoral connaitra de perturbation sur le plan sécuritaire. Vladimir Monteiro a en effet évoqué un plan sécuritaire en vue de sécuriser la tenue des élections. L’idée de ce plan de sécurisation va dans l’annonce du Secrétaire général de l’ONU qui a souligné l’importance de créer un environnement propice à la tenue d’élections, afin de mettre un terme, selon lui, à la transition et d’apporter une paix et une stabilité durable dans le pays.
« Nous sommes en train de travailler en collaboration avec les autorités de la transition sur un plan de sécurisation du pays pour permettre la tenue des élections » a-t-il précisé.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon condamne, dans un communiqué, la mort d’un casque bleu de la MINUSCA, lors d’une attaque, mercredi dernier, à Batangafo au nord de Bangui. Après une flambée de violence entre les éléments Antibalaka et ex Seleka près d’un camp de déplacés dans cette ville, une confrontation impliquant des ex Seleka a eu lieu à proximité d’un barrage de la MINUSCA. Au cours de cet affrontement, un casque bleu a disparu et a, par la suite, été retrouvé mort.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Lettre ouverte à M. François Hollande – Président de la France

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Lettre ouverte à M. François Hollande

– Président de la France

Par M. SIMON – KOITOUA, un citoyen Centrafricain résident Agadir Maroc.

Bangui, (S.K), 12-11-2015

Objet : Centrafrique, les prochaines élections 2015 à haut risque sans le DDR
Monsieur le président

 

Le but de ce choix d’expression est de vous parler de mon attachement profond envers ces valeurs qui sont la démocratie, le respect des droits de l’homme et la liberté d’expression qui sont torpillées par Catherine SAMPA PANZA mais de profiter de ce seul moyen à ma disposition en tant que citoyen Centrafricain, pour lancer une sorte de cri d’alarme concernant mon pays la Centrafrique d’où la situation s’empire de jour en jour..

Monsieur le président

Il n’est ni possible ni nécessaire de revenir sur tous les faits qui ont marqué la politique Centrafricaine.
Bien que ce message vous soit personnellement envoyé, il vise aussi à informer la communauté internationale et ainsi attirer l’attention sur des risques conséquents de la situation politique actuelle de la Centrafrique.

Monsieur le président

Le processus de vivre ensemble en Centrafrique connaît aujourd’hui un blocage car les autorités actuelles ne sont pas prêtes à réconcilier les Centrafricains entre eux .Par conséquent cette situation est susceptible de s’effondre d’un moment à l’autre. Il n’y a pas besoin de grand-chose pour que les cicatrices se transforment en nouvelles blessures. Cette fragilité est due aux nombreux problèmes de fond qui rendent très complexe ce processus. L’un des raisons majeures de cette complexité est l’existence même du Népotisme, le régionalisme, le favoritisme, le clanisme et l’exclusion sociale ce sont des maux à bannir dans la nouvelle Centrafrique.
Ceux qui ont de près ou de loin participé aux actes de tueries, de pillages …, ce sont tous ces mêmes gens qui sont directement ou indirectement impliqués au premier rang dans ce processus de réconciliation nationale, des criminels sont récompensés dans les hautes fonctions de l’Etat au détriment des jeunes diplômes.
Bref, la démocratie n’étant pas leur culture, elle leur a été imposée par les événements. Ce pendant ces personnalités restent très puissantes dans la société Centrafricaine et gardent toujours l’influence sur l’opinion aussi bien sur le plan national.
Dès lors, on se tromperait énormément de penser que créer une rébellion est devenue un fonds de commerce en Centrafrique.
Dans une telle situation et pour une si importante question concernant le cœur même du destin du pays, il est à chaque fois très indispensable de se retourner contre le peuple afin qu’il exprime directement sa souveraineté.
Mais la mauvaise volonté politique des autorités de la transition fait qu’empirée la situation du pays les opposants au régime dictatorial de Catherine SAMPA PANZA sont interdits de quitter le territoire Centrafricain.

Tous les acteurs de la société civile Centrafricaine sont dans le collimateur de Madame Catherine SAMPA PANZA .Ce bon sens n’est rien d’autres que le respect, par tous les acteurs, des droits de l’homme et de libertés individuelles et des règles démocratiques ce qu’ignore Madame Catherine SAMPA PANZA.
En définitive, le DDR est crucial avant l’organisation des élections en Centrafrique.
Il est donc aujourd’hui et plus que jamais important que la communauté nationale se mobilise et que la communauté internationale de son coté, redouble d’efforts pour soutenir le peuple Centrafricain dans ce processus.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président de la république, l’expression de ma très haute considération

SIMON KOITOUA

AGADIR MAROC

BANGUI: PROPOSITON DE CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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PROPOSITON DE CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION -=-=-=-=-=- REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Unité-Dignité-Travail -=-=-=-=-=- PROPOSITON DE CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE *************** LE CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION A DELIBERE ET ADOPTE LA PROPOSITION DE CONSTITUTION DONT LA TENEUR SUIT :

2 PREAMBULE

Le peuple centrafricaine souverain, Fier de son unité nationale, linguistique et de sa diversité ethnique, culturelle et religieuse qui contribuent à l’enrichissement de sa personnalité, Convaincu de  l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et la paix, gages du progrès économique et social, Animé par le souci d’assurer à l’Homme sa dignité dans le respect du principe de « ZO KWE ZO » énoncé par le Père fondateur de la République Centrafricaine, Barthélemy BOGANDA, Conscient que seul le travail opiniâtre ainsi que la gestion rigoureuse et transparente de la chose publique et de l’environnement peuvent assurer un développement harmonieux, rationnel et durable, Résolu conformément au Droit International à préserver et à défendre l’intégrité du territoire de la République Centrafricaine ainsi que son droit inaliénable au plein exercice de la souveraineté sur son sol, son sous-sol et son espace aérien, Déterminé à rompre avec la gestion familiale, clanique et patrimoniale de la chose publique, Résolu à construire un Etat de droit fondé sur une démocratie pluraliste, le respect de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs en vue de garantir la sécurité des personnes et des biens, la protection des plus faibles, notamment les personnes vulnérables, les minorités et le plein exercice des libertés et droits fondamentaux, Convaincu que le suffrage universel est la seule source de la légitimité du pouvoir politique, S’opposant fermement à la conquête du pouvoir par la force et à toute forme de dictature et d’oppression, ainsi qu’à tout acte de division et d’entretien de la haine, Conscient que la tolérance, l’inclusion, la concertation et le dialogue constituent le socle de la paix et de l’unité nationale, Convaincu qu’il est essentiel que les droits de l’Homme soient protégés par un régime de droit, 3 Convaincu de la nécessité de l’intégration politique, économique et sociale africaine au plan sous-régional et régional, Désireux de nouer des liens d’amitié avec tous les peuples sur la base des principes d’égalité, de solidarité, d’intérêts réciproques et du respect mutuel de la souveraineté nationale ainsi que de l’intégrité territoriale, Réitérant sa volonté de coopérer dans la paix et l’amitié avec tous les Etats, d’œuvrer pour l’Union Africaine conformément à l’Acte Constitutif adopté le 12 juillet 2000, de promouvoir le règlement pacifique des différends entre Etats dans le respect de la Justice, de l’Egalité, de la Liberté et de la Souveraineté des Peuples, Réaffirme son adhésion à la Charte de l’Organisation des Nations Unies, à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, aux Pactes Internationaux du 16 décembre 1966 relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels d’une part et aux droits civils et politiques d’autre part, Réaffirme son attachement à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples du 27 juin 1981 et à la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance du 30 juin 2007, Réaffirme son adhésion à toutes les Conventions Internationales dûment ratifiées, notamment celles relatives à l’interdiction de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, à la protection des droits de l’enfant, et celles relatives aux peuples autochtones et tribaux, Adopte solennellement la présente Constitution, loi suprême de l’Etat à laquelle il doit respect, loyauté et fidélité et dont ce préambule est partie intégrante.

TITRE 1er DES BASES FONDAMENTALES DE LA SOCIETE

Art. 1 er : La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. La République reconnaît l’existence des Droits de l’Homme comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde. 4 Art. 2 : La République proclame le respect et la garantie intangible au développement de la personnalité. Chacun a droit au libre épanouissement de sa personnalité pourvu qu’il ne viole le droit d’autrui, ni n’enfreigne l’ordre constitutionnel.
Art. 3 : Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être porté atteinte à ces droits qu’en application d’une loi. Nul ne sera soumis ni à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Le délai légal de détention doit être strictement respecté. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense. Les droits de la défense s’exercent librement devant toutes les juridictions et administrations de la République. Nul ne peut être condamné si ce n’est qu’en vertu d’une loi entrée en vigueur avant l’acte commis. Toute personne faisant l’objet d’une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner et soigner par un médecin de son choix.
Art. 4 : La liberté de la personne est inviolable. Les libertés d’aller et venir, de résidence et d’établissement sur toute l’étendue du territoire sont garanties à tous dans les conditions fixées par la loi. Nul ne peut être contraint à l’exil. La République garantit aux personnes persécutées le droit d’asile. Nul ne peut faire l’objet d’assignation à résidence ou de déportation, si ce n’est qu’en vertu d’une loi.
Art. 5 : Tous les êtres humains sont égaux devant la loi sans distinction de race, d’origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d’appartenance politique et de position sociale. 5 La loi garantit à l’homme et à la femme des droits égaux dans tous les domaines. Il n’y a en République Centrafricaine ni sujet, ni privilège de lieu de naissance, de personne ou de famille.
Art. 6 : La famille constitue la base naturelle et morale de la communauté humaine. Le mariage est l’union entre un homme et une femme dans les liens prévus par la loi. La famille et le mariage sont placés sous la protection de l’Etat. L’Etat et les autres collectivités publiques ont, ensemble, le devoir de veiller à la santé physique et morale de la famille et de l’encourager socialement par des institutions appropriées. La protection de la femme et de l’enfant contre la violence et l’insécurité, l’exploitation et l’abandon moral, intellectuel et physique est une obligation pour l’Etat et les autres collectivités publiques. Cette protection est assurée par des mesures et des institutions appropriées de l’Etat et des autres collectivités publiques. Les parents ont le droit naturel et le devoir primordial d’élever et d’éduquer leurs enfants afin de développer en eux de bonnes aptitudes physiques, intellectuelles et morales. Ils sont soutenus dans cette tâche par l’Etat et les autres collectivités publiques. Les enfants nés hors mariage ont les mêmes droits à l’assistance publique que les enfants légitimes. Les enfants naturels, légalement reconnus, ont les mêmes droits que les enfants légitimes. L’Etat et les autres collectivités publiques ont le devoir de créer des conditions préalables et des institutions publiques qui garantissent l’éducation des enfants.
Art. 7 : Chacun a le droit d’accéder aux sources du savoir. L’Etat garantit à tout citoyen l’accès à l’instruction, à la culture et à la formation professionnelle. 6 Il doit être pourvu à l’éducation et à l’instruction de la jeunesse par des établissements publics ou privés. Les établissements privés peuvent être ouverts avec l’autorisation de l’Etat, dans les conditions fixées par la loi. Ils sont placés sous le contrôle de l’Etat. Les parents ont l’obligation de pourvoir à l’éducation et à l’instruction de leurs enfants jusqu’à l’âge de seize (16) ans au moins. L’Etat et les autres collectivités publiques ont l’obligation de créer et d’assurer le bon fonctionnement des établissements publics pour l’éducation et l’instruction de la jeunesse. L’éducation est gratuite dans les établissements publics pour les divers ordres de l’enseignement.
Art. 8 : La liberté de conscience, de réunion, de religion et des cultes est garantie à tous dans les conditions fixées par la loi. Toute forme d’intégrisme religieux et d’intolérance est interdite.
Art. 9 : La République garantit à chaque citoyen le droit au travail, à un environnement sain, au repos et aux loisirs dans les conditions fixées par la loi. Elle lui assure les conditions favorables à son épanouissement par une politique efficiente de l’emploi. Tous les citoyens sont égaux devant l’emploi. Nul ne peut être lésé dans son travail ou son emploi en raison de ses origines, de son sexe, de ses opinions ou de ses croyances. Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses représentants, à la détermination des conditions de travail. Des lois fixent les conditions d’assistance et de protection accordées aux travailleurs, et plus particulièrement aux plus jeunes, aux plus âgés, aux handicapés ainsi qu’à ceux qui ont des problèmes de santé dus aux conditions de leur travail.
Art. 10 : Le droit syndical est garanti et s’exerce librement dans le cadre des lois qui le régissent. 7 Tout travailleur peut adhérer au syndicat de son choix et défendre ses droits et intérêts par l’action syndicale. Le droit de grève est garanti et s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent et ne peut, en aucun cas, porter atteinte ni à la liberté de travail, ni au libre exercice du droit de propriété.
Art. 11 : La liberté d’entreprise est garantie dans le cadre des lois et règlements en vigueur.
Art. 12 : Tous les citoyens ont le droit de constituer librement des associations, groupements, sociétés et établissements d’utilité publique, sous réserve de se conformer aux lois et règlements. Les associations, groupements, sociétés et établissements dont les activités sont contraires à l’ordre public ainsi qu’à l’unité et à la cohésion du peuple centrafricain sont prohibés.
Art. 13 : La liberté d’informer, d’exprimer et de diffuser ses opinions par la parole, la plume et l’image, sous réserve du respect des droits d’autrui, est garantie. Le secret de la correspondance ainsi que celui des communications postales, électroniques, télégraphiques et téléphoniques sont inviolables. Il ne peut être ordonné de restriction aux dispositions ci-dessus qu’en application d’une loi. La liberté de la presse est reconnue et garantie. Elle s’exerce dans les conditions fixées par la loi. L’exercice de cette liberté et l’égal accès pour tous aux médias d’Etat sont assurés par un organe indépendant, doté de pouvoir de régulation et de décision dont le statut est fixé par la loi. La liberté de création intellectuelle, artistique et culturelle est reconnue et garantie. Elle s’exerce dans les conditions fixées par la loi.
Art. 14 : Toute personne physique ou morale a droit à la propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété, sauf pour cause d’utilité publique légalement constatée et sous la condition d’une juste et préalable indemnisation. 8 Le domicile est inviolable. Il ne peut y être porté atteinte que par le juge et, s’il y a péril en la demeure, par les autres autorités désignées par la loi, tenues de s’exécuter dans les formes prescrites par celle-ci. Les mesures portant atteinte à l’inviolabilité du domicile ou la restreignant seront prises pour parer à un danger public ou pour protéger des personnes en péril. Ces mesures peuvent être prises en application de la loi pour protéger l’ordre public contre les menaces imminentes, notamment pour lutter contre les risques d’épidémie, d’incendie ou pour protéger les personnes en danger. La propriété et les biens des personnes ainsi que le patrimoine de la Nation sont inviolables. L’Etat et les collectivités territoriales ainsi que tous les citoyens se doivent de les protéger.
Art. 15 : Tous les citoyens sont égaux devant les charges publiques et notamment devant l’impôt que seule la loi peut, dans les conditions prévues par la présente Constitution, créer et repartir. Ils supportent, en toute solidarité, les charges résultant des calamités naturelles ou des maladies endémiques, épidémiques ou incurables.
Art. 16: La défense de la Patrie est un devoir pour tout citoyen. Le service militaire est obligatoire. Il s’exerce dans les conditions fixées par la loi.
Art. 17 : Tout individu victime de violation des dispositions des articles 1 er à 15 du présent titre a droit à réparation. Toute personne habitant le territoire national a le devoir de respecter, en toutes circonstances, la constitution, les lois et règlements de la République.

TITRE II DE L’ETAT ET DE LA SOUVERAINETE

Art. 18 : La forme de l’Etat est la République. L’Etat Centrafricain a pour nom : REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. 9 La République Centrafricaine est un Etat de droit, souverain, indivisible, laïc et démocratique. Sa capitale est BANGUI. Elle ne peut être transférée qu’en vertu d’une loi, lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige. Sa langue nationale est le Sango. Ses langues officielles sont le Sango et le Français. Son emblème est le drapeau à cinq (5) couleurs dont quatre (4) en bandes horizontales d’égale largeur de couleurs bleue, blanche, verte et jaune, barrées perpendiculairement en leur milieu, par une bande d’égale largeur de couleur rouge et frappé dans l’angle supérieur gauche par une étoile à cinq (5) branches de couleur jaune. Sa devise est : UNITE-DIGNITE-TRAVAIL. Son hymne est la RENAISSANCE. Sa fête nationale est fixée au 1er DECEMBRE, date de la proclamation de la République. Sa monnaie est définie par la loi. Les sceaux de l’Etat et les armoiries de la République sont définis par la loi.
Art. 19 : Les principes de la République sont : – le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ; – la séparation de l’Etat et de la religion ; – l’unité nationale ; – la paix sociale ; – la justice sociale ; – le développement social et économique ; – la solidarité nationale. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par voie de référendum ou par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ni l’aliéner. 10 L’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion ou mutinerie constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 4, 5 et 6, sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’Etat. En cas de coup d’Etat, d’agression par un Etat tiers ou par des mercenaires, tout membre d’un organe constitutionnel a le droit et le devoir de recourir à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense en vigueur. Dans ces circonstances, tout citoyen ou groupe de citoyens a le droit et le devoir de s’organiser d’une manière pacifique, pour faire échec à l’autorité illégitime. Tous les centrafricains des deux sexes, âgés de dix-huit (18) ans révolus et jouissant de leurs droits civiques sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi. Le vote est un devoir civique. Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.
Art. 20 : Les partis ou groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale. Ils se forment et exercent librement leurs activités. Ils sont tenus de respecter le principe de la démocratie, de l’unité et de la souveraineté nationale, des droits de l’homme, de la laïcité et la forme républicaine de l’Etat, conformément aux lois et règlements en vigueur. Il leur est interdit de s’identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue, à une région ou à un groupe armé. Aucun groupe armé ne peut se transformer en parti politique. 11 Une loi détermine les conditions de leur formation, de leur fonctionnement, de leur financement et de leur dissolution.

TITRE III DU POUVOIR EXECUTIF

Art. 21 : L’Exécutif est composé du Président de la République et du Gouvernement. Le peuple centrafricain élit, au suffrage universel direct, le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Le Président de la République est le Chef de l’Exécutif. Le Premier Ministre est le Chef du Gouvernement.

Chapitre 1er DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Art. 22: Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne et symbolise l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution, assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité et la pérennité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des accords et traités. Il fixe les grandes orientations de la politique de la Nation. Il nomme le Premier Ministre Chef du Gouvernement et met fin à ses fonctions. Sur proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. Il est le Chef de l’Exécutif. A ce titre, il réunit et préside le Conseil des Ministres. Il en fixe au préalable l’ordre du jour et en fait enregistrer les décisions. Il veille à l’exécution des lois. 12 Il promulgue les lois, signe les ordonnances et les décrets. Il est le Chef suprême des Armées. Il est le responsable de la défense nationale. Il préside les Conseil et Comité Supérieurs de la Défense Nationale. Il préside le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Commission Consultative du Conseil d’Etat et la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes ; il veille à l’exécution des décisions de justice. Il a le droit de grâce. Il a autorité sur toutes les administrations et veille à leur neutralité. Il nomme aux fonctions civiles et militaires à l’exception de celles pour lesquelles la loi dispose autrement. Il négocie et ratifie les traités et accords internationaux. Il accrédite les ambassadeurs et les envoyés auprès des Chefs d’Etat étrangers. Les ambassadeurs et les envoyés étrangers sont accrédités auprès de lui. Il confère les distinctions honorifiques de la République.
Art. 23 : La fonction de Président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute activité lucrative. Durant son mandat, le Président de la République ne peut par luimême, ni par autrui, acheter ou prendre en bail un bien qui appartienne au domaine de l’Etat, sans autorisation préalable de l’Assemblée plénière de la Cour de Cassation dans les conditions fixées par la loi. Il ne peut prendre part ni par lui-même, ni par autrui, au marché public ou privé pour les administrations ou institutions relevant de l’Etat ou soumise à leur contrôle. En cas de violation des dispositions du présent article, le Président de la République peut être destitué selon la procédure prévue à l’article 100. 13
Art. 24 : Le Président de la république est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux (2) tours. La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (2) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit. Ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes : – être de nationalité centrafricaine ; – être âgé de trente cinq (35) ans au moins et de soixante quinze (75) ans au plus le jour du dépôt du dossier de candidature ; – avoir une propriété bâtie sur le territoire national ; – avoir résidé sur le territoire national depuis au moins un (1) an ; – n’avoir pas fait l’objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante ; – N’avoir pas été membre d’une milice ou d’une rébellion armée ; – Jouir de leurs droits civiques ; – Jouir d’une bonne santé ; – Etre de bonne moralité et capable d’assurer avec lucidité et efficacité les fonctions de leur charge. L’élection du nouveau Président a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) au plus avant le terme du mandat du Président en exercice.
Art. 25 : Les résultats de l’élection présidentielle sont proclamés par la Cour Constitutionnelle quinze (15) jours au plus tard après le scrutin. L’investiture, par la Cour Constitutionnelle, du Président élu intervient dans un délai de quarante-cinq (45) jours au plus tard après que la Cour ait vidé le contentieux électoral. En cas de décès ou d’invalidité dans ce délai, il est fait application des dispositions de l’article 35 ci-dessous. 14
Art. 26 : Lors de son entrée en fonction, debout, découvert, la main gauche posée sur la Constitution et la main droite levée, le Président de la République prête le serment ci-après devant la Cour Constitutionnelle siégeant en audience solennelle : «MOI…….., JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION D’OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CONSTITUTION, DE GARANTIR L’INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L’INTEGRITE DU TERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L’UNITE NATIONALE, D’ASSURER LE BIEN ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D’ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL OU CONFESSIONNEL, DE NE JAMAIS EXERCER LES POUVOIRS QUI ME SONT DEVOLUS PAR LA CONSTITUTION A DES FINS PERSONNELLES NI DE REVISER LE NOMBRE ET LA DUREE DE MON MANDAT ET DE N’ETRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L’INTERÊT NATIONAL ET LA DIGNITE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN».
Art. 27 : Dans les trente (30) jours qui suivent la prestation de serment, le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les (8) jours francs. Dans les trente (30) jours qui précédent la cessation de ses fonctions, le Président de la République renouvelle la déclaration de son patrimoine dans les mêmes conditions prévues à l’alinéa ci-dessus. Une loi détermine la nature des sanctions et des peines applicables à la non déclaration ou à la fausse déclaration du patrimoine.
Art. 28 : Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze (15) jours qui suivent l’adoption définitive du texte par le Parlement. Ce délai est réduit à cinq (5) jours en cas d’urgence déclarée par l’Assemblée Nationale. A défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la Cour Constitutionnelle soit sur saisine du Parlement. 15 Il peut néanmoins, avant l’expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certaines de ses dispositions. Cette demande doit être motivée et la nouvelle délibération ne peut être refusée. Elle intervient obligatoirement au cours de la même session. L’adoption, en l’état, du texte soumis à cette nouvelle délibération ne peut alors intervenir qu’à la majorité qualifiée des deux tiers (2/3) des membres qui composent chacune des deux Chambres. Le Président de la République promulgue cette loi dans le mois qui suit la clôture de la session parlementaire.
Art. 29 : Lorsque les circonstances l’exigent, le Président de la République peut soumettre au référendum, après avis du Conseil des Ministres, celui du Bureau de l’Assemblée Nationale, celui du Bureau du Sénat et celui du Président de la Cour Constitutionnelle, tout projet de loi ou, avant sa promulgation, toute loi déjà votée par le Parlement. Le texte adopté par le peuple à l’issue du référendum est promulgué dans un délai de quinze (15) jours.
Art. 30 : A titre exceptionnel, pour une durée limitée et pour l’exécution d’un programme déterminé, le Président de la République peut demander au Parlement l’autorisation de prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. Les ordonnances sont adoptées en Conseil des Ministres après avis de la Cour Constitutionnelle. Elles entrent en vigueur dès leur publication mais deviennent caduques si elles n’ont pas été ratifiées à l’expiration du délai fixé dans la loi d’habilitation. A l’expiration de ce délai, les ordonnances, lorsqu’elles ont été ratifiées, ne peuvent plus être modifiées que par la loi dans les matières qui sont du domaine législatif.
Art. 31 : Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la République, après avis du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée Nationale, du Président du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’ordre 16 public, l’intégrité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. La nation est informée par message du Président de la République de sa décision de mettre en œuvre ou d’interrompre l’application du présent article. Pendant qu’il dispose des pouvoirs exceptionnels, le Président de la République ne peut réviser ni suspendre tout ou partie de la Constitution ni dissoudre le Parlement. Pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Parlement se réunit de plein droit. Il est saisi pour ratification, dans les quinze (15) jours francs de leur promulgation, des mesures de nature législative prises par le Président de la République. Ces mesures deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est pas déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale dans ledit délai. Le Parlement peut les adopter, les amender ou les rejeter lors du vote de la loi de ratification. L’application des pouvoirs exceptionnels par le Président de la République ne doit, en aucun cas, compromettre ni la souveraineté nationale ni l’intégrité territoriale.
Art. 32 : Le Président de la République peut, lorsque les circonstances l’exigent, après avis du Conseil des Ministres, du Bureau de l’Assemblée Nationale, du Bureau du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, proclamer l’état de siège ou d’urgence pour une période de quinze (15) jours. Ce délai ne peut être prorogé que par l’Assemblée Nationale, réunie en session extraordinaire avec ou sans quorum.
Art. 33 : Le Président de la République communique avec le Parlement, soit directement, soit par message qu’il fait lire. Ces communications ne donnent lieu à aucun débat ni vote. Hors session, le Congrès se réunit spécialement à cet effet.
Art. 34 : Le Président de la République peut après consultation du Conseil des Ministres, du Bureau de l’Assemblée Nationale, du Bureau du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, prononcer la dissolution du Parlement. Les élections législatives et sénatoriales ont alors lieu 17 quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus après la dissolution. Chaque Chambre du Parlement se réunit de plein droit dans le mois qui suit son élection. En cas de dissolution du Parlement, le Président de la République ne peut légiférer. Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans les douze (12) mois qui suivent ces élections.
Art. 35 : La vacance de la Présidence de la République n’est ouverte que par le décès, la démission, la destitution, la condamnation du Président ou par son empêchement définitif d’exercer ses fonctions conformément aux devoirs de sa charge. Tout cas d’empêchement définitif ou de maladie, qui place le Président de la République dans l’impossibilité absolue d’exercer ses fonctions, doit être constaté par un comité spécial présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle et comprenant le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Le Comité spécial, saisi par le Gouvernement, statue à la majorité absolue de ses membres, par décision prise après avis distincts et motivés de trois Médecins, désignés par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, Chirurgiens-dentistes et Pharmaciens, et comprenant obligatoirement le médecin personnel du Président de la République. En cas de décès, un constat doit être établi par le Comité spécial visé à l’alinéa 2 du présent article, par décision prise après avis distincts et motivés de trois médecins, désignés par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, Chirurgiens-dentistes et Pharmaciens, et comprenant obligatoirement le médecin personnel du Président de la République. En cas de condamnation, la décision qui la prononce est transmise par le Président de la juridiction concernée au Président de la Cour Constitutionnelle qui en informe le Président de l’Assemblée Nationale ainsi que le Président du Sénat par lettre et la Nation par message. 18 En cas de démission, le Président de la République notifie celle-ci par lettre au Président de la Cour Constitutionnelle et en informe la Nation par message. Le scrutin pour l’élection du nouveau Président doit intervenir quarantecinq (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus après l’ouverture ou la constatation de la vacance. La personnalité exerçant les fonctions de Président de la République à titre provisoire ne peut être candidate à cette élection. En cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale. Dans l’hypothèse où celui-ci serait lui-même dans l’un des cas cidessus, la suppléance est assurée par l’un des Vice-présidents de l’Assemblée Nationale dans l’ordre de préséance. Le suppléant est tenu d’organiser, dans les quarante-cinq (45) jours francs au moins et quarante vingt dix (90) jours francs au plus, l’élection du nouveau Président de la République Pendant la durée de la suppléance, les dispositions des articles 22 à 34 ci-dessus, ne sont pas applicables.
Art. 36 : En cas d’absence ou d’empêchement temporaire du Président de la République, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement assure sa suppléance. En cas d’absence ou d’empêchement temporaire du Président de la République et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Président de la République fixe par décret les attributions du ou des Ministres chargés d’assurer sa suppléance en vertu d’une délégation expresse.
Art. 37 : A l’exception de ceux relevant des domaines réservés du Chef de l’Etat prévus aux articles 22, 28, 30, 31, 32, 33, 73, 79, 82 et 99, les actes du Président de la République sont contresignés par le Premier Ministre et, le cas échéant, par les ministres chargés de leur exécution. L’absence du contreseing entraîne la nullité de ces actes. 19
Art. 38 : Une loi fixe les avantages accordés au Président de la République et organise les modalités d’octroi d’une pension aux anciens Présidents de la République jouissant de leurs droits civiques.

Chapitre 2 DU GOUVERNEMENT Art. 39 : Le Gouvernement comprend le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et les Ministres.

Art. 40 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, détermine et conduit la politique de la Nation dont les grandes orientations sont fixées par le Président de la République, Chef de l’Etat, conformément à l’article 22 ci-dessus. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, dispose de l’Administration et nomme à certains emplois civils déterminés par la loi. Il assure l’exécution des lois. Il préside les Conseils de Cabinet et les Comités Interministériels. Les actes réglementaires du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, sont contresignés par les Ministres chargés de leur exécution. L’absence de contreseing entraîne la nullité de ces actes.
Art. 41 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée Nationale. Il peut être mis fin, à tout moment, aux fonctions du Premier Ministre par le Président de la République ou à la suite d’une motion de censure adoptée à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Nationale.
Art. 42 : Après la nomination des membres du Gouvernement, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours, devant l’Assemblée Nationale et expose son programme de politique générale. En cas de non respect du délai de soixante (60) jours, il est fait application de l’article 41 ci-dessus. 20 A cette occasion, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, doit demander un vote de confiance à l’Assemblée Nationale. La confiance lui est accordée ou refusée à la majorité absolue des membres qui composent l’Assemblée Nationale.
Art. 43 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale sur le vote d’un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si la motion de censure, déposée dans les vingt-quatre (24) heures qui suivent, est votée dans les conditions fixées à l’article 51 ci-dessous.
Art. 44 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres. L’intérim du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est assuré par un membre du Gouvernement désigné par décret du Président de la République.
Art. 45 : Les fonctions de membre du Gouvernement ne sont pas cumulables avec celles de membre du Parlement, de membre du Conseil Economique et Social, de toute fonction de représentation professionnelle, de tout emploi salarié et de toute activité lucrative. A la fin de la mission gouvernementale, les titulaires peuvent réintégrer leur fonction durant le mandat en cours. Une loi fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tels mandats, fonctions ou emplois.
Art. 46 : Dans les trente (30) jours qui suivent la formation du Gouvernement, le Premier Ministre et les Membres du Gouvernement font, chacun en ce qui le concerne, une déclaration écrite de patrimoine, déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs. A compter de la cessation de leurs fonctions, le Premier Ministre et les membres du Gouvernement renouvellent, chacun en ce qui le concerne, la déclaration de leur patrimoine dans les mêmes conditions prévues à l’article 27. 21
Art. 47 : Dans les domaines touchant à leur Département, les Ministres sont entendus par l’Assemblée Nationale sur les questions orales ou écrites posées par les Députés.
Art. 48 : Le Gouvernement examine, en Conseil des Ministres, les projets de lois avant leur dépôt à l’Assemblée Nationale. Il est consulté pour avis sur les propositions de lois. Il est en outre saisi préalablement à toute décision portant sur : – la politique générale de la Nation ; – le projet du plan ; – le projet de révision de la Constitution ; – les nominations à certains emplois civils et militaires.
Art. 49 : Outre les dispositions de l’article 48 ci-dessus, le Gouvernement a l’obligation de recueillir l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles. Il est tenu de publier ledit contrat dans les huit (8) jours francs suivant sa signature.
Art. 50 : L’Assemblée Nationale peut, par le vote d’une motion de censure, mettre en cause la responsabilité du Gouvernement. Elle porte obligatoirement l’intitulé « MOTION DE CENSURE » et doit être signée par le tiers (1/3) des membres qui composent l’Assemblée Nationale. La motion de censure signée, est remise au Président de l’Assemblée Nationale qui la notifie sans délai au Gouvernement. Le vote sur la motion de censure intervient dans les quarante-huit (48) heures qui suivent son dépôt. Le scrutin se déroule à bulletin secret et à la majorité absolue des membres qui composent l’Assemblée Nationale. 22
Art. 51 : Lorsque l’Assemblée Nationale adopte une motion de censure ou lorsqu’elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, le Premier Ministre doit remettre, sans délai, au Président de la République, la démission de son Gouvernement.

TITRE IV DU POUVOIR LEGISLATIF

Art. 52 : Le pouvoir législatif est exercé par un Parlement qui comprend deux (2) chambres : – lʼAssemblée Nationale ; – le Sénat. Le Parlement légifère et contrôle lʼaction du Gouvernement.
Art. 53 : Les chambres du parlement se réunissent aux mêmes dates : – en sessions ordinaires, sur convocation des Bureaux de lʼAssemblée Nationale et du Sénat, après consultation du Président de la République ; – en sessions extraordinaires, à la demande du Président de la République ou du tiers des membres composant lʼune et lʼautre chambre. Toutefois, les deux chambres ne sont convoquées simultanément que si les matières portées à lʼordre du jour concernent lʼune et lʼautre.
Art. 54 : Les deux chambres du Parlement peuvent se réunir en congrès, à la demande du Président de la République : – pour entendre une communication ou recevoir un message du Président de la République ; – pour recevoir le serment des membres de la Cour Constitutionnelle ; – pour se prononcer sur un projet ou une proposition de révision constitutionnelle. Lorsque le Parlement se réunit en congrès, le bureau de lʼAssemblée Nationale préside les débats. 23 Nul ne peut appartenir à la fois à lʼAssemblée Nationale et au Sénat. Dans les trente (30) jours qui précédent la cessation de leurs fonctions, les parlementaires renouvellent, chacun en ce qui les concerne, la déclaration de leurs patrimoines dans les mêmes conditions prévues à l’article 27. Une loi détermine le nombre, le régime électoral de lʼAssemblée Nationale et du Sénat ainsi que le régime des immunités, des inéligibilités, des incompatibilités, du régime des pensions, des indemnités, des conditions de leur remplacement en cas de vacance de siège et des privilèges des membres du Parlement.

Chapitre 1er DE LʼASSEMBLEE NATIONALE

Art. 55 : Le peuple centrafricain élit, au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans, des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de DEPUTE. Chaque député est l’élu de la nation. Le mandat du député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale ou la démission, la radiation ou la déchéance dudit député. Dans les trente (30) jours qui suivent l’installation de l’Assemblée Nationale, les Députés font, chacun en ce qui les concerne, une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs.
Art. 56 : L’Assemblée Nationale élit son Président pour la durée de la législature dans les huit (8) premiers jours de son installation. Les autres membres du Bureau sont élus chaque année. Le Président de l’Assemblée Nationale peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur la demande motivée du tiers (1/3) des députés. La destitution n’est prononcée que si le vote recueille la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Nationale. 24 L’Assemblée Nationale procède alors à l’élection d’un nouveau Président dans les trois (3) jours francs qui suivent cette destitution. Le scrutin se déroule à bulletin secret.
Art. 57 : Le droit de vote des députés est personnel. Tout mandat impératif est nul. Le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale peut, exceptionnellement, autoriser la délégation de vote dans les cas précis. Nul ne peut recevoir plus d’un mandat. Tout mandat impératif est nul.
Art. 58 : LʼAssemblée Nationale fixe, elle même, ses règles dʼorganisation et de fonctionnement sous forme de loi portant Règlement Intérieur. Celui-ci ne peut entrer en vigueur qu’après avoir été reconnu conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle.

Chapitre 2 DU SENAT

Art. 59 : Les représentants élus des collectivités territoriales élisent, au suffrage universel indirect pour une durée de cinq (05) ans des citoyens qui constituent le SENAT et qui portent le titre de SENATEUR. Chaque sénateur est le représentant des collectivités territoriales de la République. Le mandat du sénateur ne peut être écourté que par la démission, la radiation, la déchéance et le décès. Dans les trente (30) jours qui suivent l’installation du Sénat, les Sénateurs font, chacun en ce qui les concerne, une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs.
Art. 60 : Le Sénat élit son Président pour la durée de la législature dans les huit (8) premiers jours de son installation. Les autres membres du Bureau sont élus chaque année. 25 Le Président du Sénat peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur la demande motivée du tiers (1/3) des Sénateurs. La destitution n’est prononcée que si le vote recueille la majorité absolue des membres composant le Sénat. Le Sénat procède alors à l’élection d’un nouveau Président dans les trois (3) jours francs qui suivent cette destitution. Le scrutin se déroule à bulletin secret.
Art. 61 : Le droit de vote des Sénateurs est personnel. Le règlement intérieur du Sénat peut, exceptionnellement, autoriser la délégation de vote dans les cas précis. Nul ne peut recevoir plus d’un mandat. Tout mandat impératif est nul.
Art. 62 : Le Sénat fixe, lui même, ses règles dʼorganisation et de fonctionnement sous forme de loi portant Règlement Intérieur. Celui-ci ne peut entrer en vigueur qu’après avoir été reconnu conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle.

Chapitre 3 DES POUVOIRS DU PARLEMENT

Art. 63 : Le Parlement vote la loi, lève l’impôt et contrôle l’action du gouvernement dans les conditions fixées par la présente Constitution. Le Parlement règle les comptes de la nation. Elle est, à cet effet, assistée de la Cour des Comptes. Le Parlement peut charger la Cour des Comptes de toute enquête et étude se rapportant à l’exécution des recettes et des dépenses publiques ou à la gestion de la trésorerie nationale et des deniers publics.
Art. 64 : Le Parlement est seule à autoriser la déclaration de guerre. Elle se réunit spécialement à cet effet. Le Président de la République en informe la Nation par un message. 26
Art. 65 : Le Parlement se prononce sur les projets de lois déposés sur ses bureaux par le Gouvernement ou sur les propositions de lois déposées par les membres du Parlement.
Art. 66 : Sont du domaine de la loi : 1. Les règles relatives aux matières suivantes : – les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; – le quota accordé aux femmes dans les instances de prises de décisions ; – les sujétions imposées aux Centrafricains et aux étrangers résidents en leur personne et en leurs biens en vue de l’utilité publique et en vue de la défense nationale ; – la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et les libéralités ; – le statut des étrangers et de l’immigration ; – l’organisation de l’état civil ; – la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables, la procédure pénale, la procédure civile, le droit commercial, le droit social, l’amnistie, la création de nouveaux ordres de juridictions, le statut des Magistrats et la profession d’Avocat ; – l’organisation des offices publics et ministériels, les professions d’officiers publics et ministériels et les professions libérales ; – les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires ; – l’organisation générale administrative et financière ; – le régime des partis politiques et des associations ; – le code électoral ; – la privatisation d’entreprises du secteur public et la nationalisation d’entreprises ; – la création ou la suppression des établissements publics ; – la création et l’organisation d’organes de contrôle, de consultation, de régulation et de médiation ; – les règles d’édition et de publication ; – le plan de développement de la République ; – le plan d’aménagement et d’implantation progressive et généralisé du Sango ; – la protection de l’environnement, les régimes domanial, foncier, forestier et minier ; – le code de transparence et de bonne gouvernance des Finances publiques ; – les lois de finances ; – les règlements intérieurs de l’Assemblée nationale et du Sénat ; – la loi de règlement ; 27 – l’Assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impôts, les impositions de toute nature ; – le régime d’émission de la monnaie ; – l’état de mise en garde, l’état d’urgence, l’état d’alerte et l’état de siège ; – les jours fériés et les fêtes légales. 2. Les principes fondamentaux : – du régime de la propriété, des droits et des obligations civiles et commerciales ; – de l’enseignement, de la culture, de la recherche scientifique, technique, technologique et de la formation professionnelle ; – du droit de réunion et de manifestation pacifique ; – du droit de pétition ; – de l’hygiène et de la santé publique ; – de la mutualité, de la coopérative, de l’épargne et de crédit ; – de la décentralisation et de la régionalisation ; – de l’administration des collectivités territoriales ; – de l’organisation générale de la défense nationale ; – du régime pénitentiaire ; – du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.
Art. 67 : Les lois de finances déterminent la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’Etat pour un exercice déterminé compte tenu d’un équilibre économique et financier qu’elles définissent. Les lois de finances sont obligatoirement votées avant la fin de l’exercice en cours. Si la loi de finances fixant les ressources et charges d’un exercice n’a pas été adoptée en temps utile par le Gouvernement, celui-ci demande d’urgence au Parlement l’adoption d’une loi portant douzièmes provisoires de la loi de finances de l’exercice précédent. Déposé par le gouvernement dès l’ouverture de la seconde session ordinaire et au plus tard le 15 octobre, le budget est arrêté par une loi dite de finances, avant le commencement de l’exercice nouveau. Cette loi ne peut comprendre que les dispositions d’ordre financier. Toute proposition d’amendements au projet de loi de finances doit être motivée et accompagnée des développements des moyens qui la justifient. 28 Sont irrecevables les amendements déposés par les parlementaires lorsqu’ils ont pour effet d’entraîner une diminution des ressources non compensée par des économies ou une augmentation des charges de l’Etat qui ne serait pas couverte par une augmentation équivalente des ressources. Les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, après consultation des bureaux des deux chambres, constatent cette irrecevabilité. Si le Gouvernement le demande, le Parlement se prononce sur tout ou partie du projet de loi de finances en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Le Gouvernement est tenu de déposer sur les bureaux du Parlement lors de la première session ordinaire, le projet de lois de règlement de l’exercice précédent.
Art. 68 : Les matières autres que celles qui sont du domaine de la loi relèvent du domaine réglementaire.

Chapitre 4 DES RAPPORTS ENTRE LE POUVOIR EXECUTIF ET LE POUVOIR LEGISLATIF

Art. 69: L’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement et aux membres du Parlement.
Art. 70 : Les propositions de lois sont déposées à la fois sur les bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat, et transmises pour avis au Gouvernement. Le Gouvernement est tenu de donner son avis quarante cinq (45) jours au plus tard à compter de la date de réception. Passé ce délai, le Parlement examine la proposition de loi.
Art. 71 : Les projets et propositions de loi sont déposés à la fois sur le bureau de lʼAssemblée Nationale et sur celui du Sénat. Ils sont examinés par les commissions compétentes avant leur discussion en séance plénière. Le projet de loi examiné en séance plénière est le texte déposé par le Gouvernement. 29
Art. 72 : Les textes adoptés par lʼAssemblée Nationale sont aussitôt transmis au Président du Sénat par le Président de lʼAssemblée Nationale. Le Président du Sénat, dès réception des textes transmis, les soumet à la délibération du Sénat. Le Sénat, dans un délai de dix (10) jours à partir de la réception des textes ou dans un délai de cinq (5) jours pour les textes dont le Gouvernement déclare lʼurgence, peut adopter le texte. Dans ce cas, le Président du Sénat retourne le texte adopté au Président de lʼAssemblée Nationale qui le transmet au Président de la République aux fins de promulgation. Le Sénat peut éventuellement apporter des amendements au texte, à la majorité simple de ses membres. Dans ce cas, le texte amendé est retourné à lʼAssemblée Nationale par le Président du Sénat pour un nouvel examen. Les amendements proposés par le Sénat sont adoptés ou rejetés à la majorité simple des députés. Le texte adopté définitivement est transmis par le Président de lʼAssemblée Nationale au Président de la République pour promulgation. Les textes de loi adoptés par l’Assemblée Nationale peuvent être rejetés en tout ou partie par le Sénat. Le rejet doit être approuvé à la majorité absolue des sénateurs. Dans ce cas, le texte en cause, accompagné de lʼexposé des motifs du rejet, est retourné par le Président du Sénat à lʼAssemblée Nationale, pour un nouvel examen. LʼAssemblée Nationale, après délibération, adopte le texte à la majorité absolue des députés. Le texte adopté définitivement par lʼAssemblée Nationale est transmis au Président de la République pour promulgation. En cas dʼabsence de majorité absolue, le Président de la République peut provoquer la réunion dʼune commission mixte paritaire chargée de proposer un texte commun sur les dispositions rejetées par le Sénat. Le texte élaboré par la commission mixte paritaire est soumis par le Président de la République pour approbation aux deux chambres. Aucun amendement nʼest recevable, saufaccord du Président de la République. Si la commission mixte paritaire ne parvient pas à lʼadoption dʼun texte commun, ou ce texte nʼest pas adopté par lʼune et lʼautre chambre, le Président de la République peut : 30 – soit demander à lʼAssemblée Nationale de statuer définitivement ; – soit déclarer caduc le projet ou la proposition de loi.
Art. 73 : Le Président de la République promulgue les lois adoptées par le Parlement dans un délai de quinze (15) jours à compter de leur transmission, sʼil ne formule aucune demande de seconde lecture ou sʼil nʼen saisit la Cour Constitutionnelle. A lʼissue de ce délai, et après avoir constaté sa carence, il est fait application de l’article 28, alinéa 2 ci-dessus. La publication des lois est effectuée au journal officiel de la République en français et en sango.
Art. 74 : Le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement ont accès au Parlement, à ses Commissions et peuvent participer aux débats ; ils sont entendus quand ils en formulent la demande ; ils peuvent se faire assister de collaborateurs désignés par eux.
Art. 75 : Lors de la session au cours de laquelle le projet de loi de finances est examiné, le Premier Ministre présente à lʼAssemblée Nationale le programme économique, financier, social et culturel du Gouvernement.
Art. 76 : Le Premier Ministre peut après délibération du Conseil des ministres engager devant lʼAssemblée Nationale, la responsabilité du Gouvernement sur un programme ou, le cas échéant, sur une déclaration de politique générale. Le vote ne peut intervenir moins de quarante – huit (48) heures après la question de confiance. La confiance est refusée à la majorité absolue des membres de lʼAssemblée Nationale. Seuls sont recensés les votes défavorables à la question de confiance. LʼAssemblée Nationale peut mettre en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote dʼune motion de censure. Pour être recevable, la motion de censure doit être signée par au moins un tiers des membres de lʼAssemblée Nationale. Le vote ne peut intervenir moins de quarante – huit (48) heures après le dépôt de la motion de censure. La motion de censure est adoptée à la majorité des deux tiers des membres composant lʼAssemblée Nationale. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure. En cas de rejet de la motion de censure, les signataires ne peuvent en déposer une nouvelle avant le délai dʼun an, sauf dans le cas prévu à lʼalinéa 3 ci – dessous. 31 Le Premier Ministre peut, après délibération du Conseil ministériel, engager devant lʼAssemblée Nationale, la responsabilité du Gouvernement sur le vote dʼun texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté sauf si une motion de censure déposée dans les vingt – quatre (24) heures qui suivent est votée dans les conditions prévues à lʼalinéa précédent. Lorsque lʼAssemblée Nationale adopte une motion de censure ou refuse la confiance du Gouvernement, le Premier Ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement.
Art. 77 : Les moyens d’information, de contrôle et d’action du Parlement sur le Gouvernement sont : – la question orale avec ou sans débat ; – la question écrite ; – l’audition en commissions ; – la commission d’enquête et de contrôle ; – l’interpellation ; – la motion de censure. La loi détermine les conditions d’organisation et de fonctionnement des commissions d’enquête ainsi que les pouvoirs des commissions d’enquête et de contrôle. Le Gouvernement, sous réserve des impératifs de la défense nationale, de la sécurité de lʼEtat, ou du secret de lʼinformation judiciaire, fournit des renseignements au Parlement. Au cours de chaque session ordinaire, une séance par semaine est réservée par priorité aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement.
Art. 78 : Le Président de la République, après consultation du président de la Cour Constitutionnelle, du président de lʼAssemblée Nationale et du président du Sénat, peut soumettre au Référendum tout projet de réforme qui, bien que relevant du domaine de la loi, serait susceptible dʼavoir des répercussions profondes sur lʼavenir de la nation et les institutions nationales. Il en sera ainsi notamment, des projets de loi relatifs à : – lʼorganisation des pouvoirs publics ou la révision de la Constitution ; – la ratification des accords ou des traités internationaux présentant, par leurs conséquences, une importance particulière ; 32 – la réforme du statut des personnes et du régime des biens. Une loi détermine les procédures du Référendum.

TITRE V DES ACCORDS ET TRAITES INTERNATIONAUX

Art. 79 : Le Président de la République négocie, signe, ratifie ou dénonce les traités et accords internationaux. La ratification ou la dénonciation ne peut intervenir qu’après autorisation du Parlement, notamment en ce qui concerne les traités de paix, les traités de défense, les traités de commerce, les accords et traités relatifs à l’environnement et aux ressources naturelles ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui modifient les dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes et aux droits de l’homme, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire. Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement du peuple Centrafricain appelé à se prononcer par voie de référendum. La loi détermine les accords internationaux dispensés de la procédure de ratification. Le Président de la République et l’Assemblée Nationale sont informés de toute négociation tendant à la conclusion d’un accord international non soumis à ratification.
Art. 80 : La République peut, après référendum, conclure avec tout Etat Africain des accords d’association ou de fusion comprenant abandon partiel ou total de la souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine. Elle peut créer avec tous les Etats des organismes intergouvernementaux de gestion commune, de coordination et de libre coopération. 33
Art. 81 : Si la Cour Constitutionnelle, saisie par le Président de la République, par le Président de l’Assemblée nationale, ou par un tiers (1/3) des députés, a déclaré qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’autorisation de ratifier ou d’approuver l’engagement international en cause ne peut intervenir qu’après la révision de la Constitution.
Art. 82 : Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.

TITRE VI DU POUVOIR JUDICIAIRE

Art. 83 : La Justice constitue un pouvoir Indépendant du pouvoir Législatif et du pouvoir Exécutif. La Justice est rendue sur le territoire de la République Centrafricaine au nom du peuple centrafricain par la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat, la Cour des Comptes, le Tribunal des conflits, les Cours et Tribunaux.
Art. 84 : Les juges sont indépendants. Ils ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. Les Magistrats du siège sont inamovibles.
Art. 85 : Le Président de la République est le garant de l’indépendance du Pouvoir Judicaire. Il est assisté à cet effet par le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Commission Consultative du Conseil d’Etat et la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes, qu’il préside. Le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Commission Consultative du Conseil d’Etat et de la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes, veillent sur la gestion de la carrière des Magistrats et sur l’indépendance de la magistrature. L’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, de la Commission Consultative du Conseil d’Etat et de la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes sont fixés par des lois organiques. 34
Art. 86 : Le Pouvoir Judiciaire, gardien des libertés et de la propriété, est tenu d’assurer le respect des principes consacrés comme bases fondamentales de la société par la présente Constitution.

Chapitre 1er DE LA COUR DE CASSATION

Art. 87 : La Cour de Cassation est la plus haute juridiction de l’Etat de l’ordre judiciaire. Elle comprend trois (3) Chambres : – La Chambre Criminelle ; – La Chambre Civile et Commerciale ; – La Chambre Sociale. Art. 88 : Les Juges de la Cour de Cassation sont régis par leur statut et par les textes relatifs au Conseil Supérieur de la Magistrature.
Art. 89 : Les décisions de la Cour de Cassation ne sont susceptibles d’aucun recours.
Art. 90 : La Cour de Cassation donne son avis sur toute question judiciaire que le Président de la République ou le Président de l’Assemblée Nationale lui soumet. Elle peut aussi, de sa propre initiative, faire porter l’attention du président de la République sur les réformes d’ordre législatif ou règlementaire qui lui paraissent conformes à l’intérêt général.
Art. 91: Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour de Cassation.

Chapitre 2 DU CONSEIL D’ETAT

Art. 92 : Le Conseil d’Etat est la juridiction d’appel et de cassation des tribunaux administratifs, des organismes administratifs à caractère juridictionnel et de la Cour des Comptes. Les juges de l’ordre administratif sont régis par leur statut et les textes relatifs à la Commission Consultative du Conseil d’Etat. 35 Les décisions rendues par le Conseil d’Etat ne sont susceptibles d’aucun recours.
Art. 93 : Le Conseil d’Etat donne son avis sur toute question administrative que le Président de la République ou le Président de l’Assemblée Nationale lui soumet. Il peut aussi, de sa propre initiative, faire porter l’attention du Président de la République sur les réformes d’ordre législatif ou règlementaire qui intègrent sa compétence.
Art. 94 : Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil d’Etat. Une loi fixe le statut des juges du Conseil d’Etat. Chapitre 3 DE LA COUR DES COMPTES
Art. 95 : La Cour des Comptes est la juridiction compétente pour juger les comptes des comptables publics, ceux des collectivités territoriales ainsi que ceux des entreprises publiques. Les Juges de la Cour des Comptes sont régis par leur statut et les textes relatifs à la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes.
Art. 96 : Les décisions de la Cour des Comptes peuvent être déférées par voie de cassation devant le Conseil d’Etat.
Art. 97 : Une loi organique fixe l’organisation et le fonctionnement de la Cour des Comptes. Une loi détermine le statut des juges de la Cour des Comptes. 36 Chapitre 4 DU TRIBUNAL DES CONFLITS
Art. 98 : Le Tribunal des Conflits est une juridiction non permanente chargée de connaître les conflits de compétence entre les juridictions de l’ordre judiciaire ou entre les juridictions de l’ordre judiciaire et celles de l’ordre administratif. Les décisions de cette juridiction ont autorité de la chose jugée. Une loi organique fixe les règles d’organisation et de fonctionnement du Tribunal des Conflits.

TITRE VII DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Art. 99 : La Cour Constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est chargée de : – juger de la Constitutionnalité des lois organiques et ordinaires, déjà promulguées ou simplement votées, des règlements, ainsi que du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale; – connaître du contentieux électoral ; – veiller à la régularité des consultations électorales, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs; – veiller à la régularité des opérations référendaires, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs; – recevoir le serment du Président de la République élu ; – trancher les conflits de compétence au sein du pouvoir exécutif, entre les pouvoirs législatif et exécutif, et entre l’Etat et les collectivités territoriales ; – constater les défauts de promulgation des lois définitivement votées et la carence de leur promulgation de sorte à permettre leur entrée en vigueur; – interpréter la Constitution ; – donner son avis sur les projets ou propositions de Constitution et la procédure référendaire.
Art. 100 : Toute personne qui s’estime lésée peut saisir la Cour Constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois, soit directement, soit par la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité invoquée devant une juridiction 37 dans une affaire qui la concerne. La Cour Constitutionnelle est tenue de statuer dans un délai d’un mois. En cas d’urgence, ce délai est ramené à huit (08) jours. Lorsqu’une exception d’inconstitutionnalité est soulevée par un justiciable devant une juridiction, quelle qu’elle soit, celle-ci est tenue de surseoir à statuer et de saisir la Cour Constitutionnelle qui doit se prononcer sur la constitutionnalité du texte en litige dans le délai d’un mois qui court à compter de sa saisine par la juridiction concernée.
Art. 101 : La Cour Constitutionnelle comprend neuf (09) membres dont au moins trois (3) femmes, qui portent le titre de Juge Constitutionnel. La durée du mandat des Juges Constitutionnels est de sept (07) ans non renouvelable. Les membres de la Cour Constitutionnelle sont désignés comme suit : – deux (2) magistrats dont une femme, élus par leurs pairs; – deux (2) avocats dont une femme, élus par leurs pairs; – deux (2) enseignants-chercheurs de Droit dont une femme, élus par leurs pairs; – un (1) membre nommé par le Président de la République; – un (1) membre nommé par le Président de l’Assemblée Nationale ; – un (1) membre nommé par le Président du Conseil Economique et Social. Ils élisent, en leur sein, un Président parmi les membres juristes et un vice président. L’élection est entérinée par Décret du Président de la République. Les Juges Constitutionnels choisis doivent avoir au moins, dix (10) ans d’expérience professionnelle. Les neuf (9) membres de la Cour Constitutionnelle se renouvellent intégralement. Toutefois, en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif d’un membre, il est pourvu à son remplacement selon la procédure de désignation prévue à cet effet. Le nouveau membre achève le mandat de son prédécesseur. 38 En sus des membres ci-dessus prévus, les anciens Présidents de la République élus au suffrage universel direct sont Membres d’honneur de la Cour Constitutionnelle avec voix consultative. Lors des prises de décision, et en cas d’égalité des voix, celle du Président est prépondérante. Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat. Ils ne peuvent être ni poursuivis ni arrêtés sans autorisation de la Cour Constitutionnelle. Ils prêtent serment avant leur entrée en fonction.
Art. 102 : Les fonctions de Juges Constitutionnels sont incompatibles avec l’exercice de toute fonction politique, administrative ou au sein d’un parti politique, de toute activité lucrative, de toute fonction de représentation professionnelle ou de tout emploi salarié, à l’exception de l’enseignement et de l’exercice de la médecine. Dans les soixante (60) jours qui suivent leur installation, les membres de la Cour Constitutionnelle font, chacun en ce qui le concerne, une déclaration écrite de patrimoine, déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs.
Art. 103 : Les projets ou propositions de lois constitutionnelles sont déférés pour avis à la cour Constitutionnelle par le Président de la République ou le Président de l’Assemblée Nationale avant d’être soumis au référendum ou au vote de l’Assemblée Nationale.
Art. 104 : Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, et à toute personne physique ou morale. Tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet ; il ne peut être ni promulgué ni appliqué. Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle. 39

TITRE VIII DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE

Art. 105: Il est institué une juridiction non permanente dénommée la Haute Cour de Justice. Elle se compose de six (6) magistrats et six (6) députés élus au scrutin secret par leurs pairs. Le président de la Haute Cour de Justice est élu parmi les magistrats, le vice-président parmi les députés, dans les mêmes conditions que ci-dessus spécifiées.
Art. 106 : A la demande du Procureur Général ou de l’Assemblée Nationale à la moitié des membres qui la composent, le Président de la République défère devant la Haute Cour de Justice les ministres et les députés susceptibles d’être poursuivis pour haute trahison. La décision de mise en accusation, dûment motivée, est prise par le président de la République qui la transmet au Procureur Général près la Haute Cour de Justice.
Art. 107 : Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison. Sont notamment considérés comme crimes de haute trahison : – la violation du serment ; – les homicides politiques ; – l’affairisme ; – la constitution ou l’entretien de milice; – le refus de doter les forces de défense et de sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission ; – la violation de l’article 23 ci-dessus ; – la non mise en place des institutions de la République dans le delai constitutionnel ; – toute action contraire aux intérêts supérieurs de la Nation.
Art. 108 : La demande de mise en accusation n’est recevable que si elle recueille la signature de cinquante pour cent (50%) des membres qui composent l’Assemblée Nationale. 40 Le Président de la république ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée Nationale si le vote au scrutin secret recueille les deux tiers (2/3) des membres qui la composent. La résolution de mise en accusation, dûment motivée, est transmise par le Président de l’Assemblée Nationale au Procureur Général près la Haute Cour de Justice. Toutefois, pour les infractions de droit commun commises avant son élection ou en dehors de l’exercice de ses fonctions, le Président de la République ne fera l’objet de poursuites, devant les juridictions compétentes, qu’à la fin de son mandat.
Art. 109 : Lors des prises de décision de la Haute Cour de Justice, et en cas de partage de voix, celle du Président est prépondérante.
Art. 110 : Les décisions rendues par la haute Cour de Justice ne sont susceptibles d’aucun recours. Art. 111 : Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de la Haute Cour de Justice.

TITRE IX DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Art. 112 : Le Conseil Economique et Social est une Assemblée consultative en matière économique, social, culturel et environnemental. Les membres du Conseil Economique et Social portent le titre de Conseiller. Le Conseil Economique et social est obligatoirement consulté sur tout plan ou tout projet de loi de programme d’action à caractère économique, social, culturel et environnemental. De sa propre initiative, le Conseil Economique et Social peut formuler des recommandations ou appeler l’attention du Gouvernement ou de l’Assemblée Nationale sur les réformes qui lui paraissent opportunes sur les questions relevant de sa compétence. 41
Art. 113 : Le Conseil Economique et Social donne son avis sur toutes propositions et tous projets de loi, d’ordonnances et de décrets ainsi que sur toutes mesures nécessaires au développement économique, social, culturel et environnemental de la République qui lui sont soumis. Le Conseil Economique et Social peut être chargé de toute étude d’ordre économique, social, culturel et environnemental. Il veille à un développement équilibré de toutes les régions de la République. Une loi organique détermine l’organisation, le fonctionnement, le mode de désignation des membres du Conseil Economique et Social ainsi que la durée de leurs fonctions.
TITRE X DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Art. 114 : Les Collectivités Territoriales de la République Centrafricaine sont les régions et les communes. Elles ne peuvent être créées et modifiées que par la loi. D’autres catégories de Collectivités Territoriales peuvent être créées par la loi. Les Collectivités territoriales s’administrent librement par des organes élus. Une loi organique détermine les modalités d’application de la présente disposition.

TITRE XI DU HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION

Art. 115 : Le Haut Conseil de la Communication est indépendant de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association ou de tout groupe de pression. 42 Le Haut Conseil de la Communication est chargé d’assurer l’exercice de la liberté d’expression et l’égal accès pour tous aux médias, dans le respect des législations en vigueur. Le Haut Conseil de la Communication est doté de pouvoirs de régulation et de décision.
Art. 116 : Le Haut Conseil de la Communication comprend neuf (9) membres dont au moins quatre (4) femmes. Les membres du Haut Conseil de la Communication sont désignés parmi les personnalités ayant au moins dix (10) ans d’expérience professionnelle. Leur désignation est entérinée par Décret du Président de la République contresigné par le Premier Ministre.
Art. 117: Les membres du Haut Conseil de la Communication élisent en leur sein un Président parmi les membres professionnels des médias ou de la communication, et un Vice – Président. Ils ne peuvent être ni poursuivis, ni arrêtés sans l’autorisation de la Cour Constitutionnelle.
Art. 118 : Les fonctions de membres du Haut Conseil de la Communication sont incompatibles avec l’exercice de toute fonction politique, administrative ou au sein d’un parti politique, de toute activité lucrative, de toute fonction de représentation professionnelle ou de tout emploi salarié, à l’exception de l’enseignement et de l’exercice de la médecine. Une loi détermine l’organisation et le fonctionnement du Haut Conseil de la Communication et l’immunité de ses membres.

TITRE XII DU CONSEIL NATIONAL DE LA MEDIATION

Art. 119 : Le Conseil National de la Médiation est un organe permanent dirigé par une personnalité indépendante, le Médiateur de la République. 43 Le Conseil National de la Médiation a pour mission l’amélioration des relations entre les citoyens et l’Administration, en vue de protéger et de promouvoir les droits des citoyens. Le Conseil National de la Médiation est doté de pouvoirs étendus pour recevoir les réclamations des citoyens et proposer des réformes en vue de la mise en place d’un mécanisme efficace de prévention, de gestion et de résolution des conflits.
Art. 120 : Une loi organique détermine l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil National de la Médiation.

TITRE XIII DE LA REVISION

Art. 121 : L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui la composent.
Art. 122 : La révision intervient lorsque le projet ou proposition présenté en l’état a été voté par l’Assemblée Nationale à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui la composent ou a été adopté par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en cas de vacance de la Présidence de la République ou lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.
Art. 123 : Sont expressément exclus de la révision : – la forme républicaine et laïque de l’Etat ; – le nombre et la durée des mandats présidentiels ; – les conditions d’éligibilité ; – les incompatibilités aux fonctions de Président de la République ; – les droits fondamentaux du citoyen. 44 TITRE XIV DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
Art. 124 : Les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent la date de l’investiture du Président de la République élu. En cas d’inobservation des dispositions de l’alinéa 1 ci-dessus et en l’absence de la Haute Cour de Justice, la Cour de Cassation réunie en assemblée plénière sur saisine de l’Assemblée Nationale, statue exceptionnellement dans les huit (8) jours francs sur le crime de Haute trahison suivant la procédure prévue à l’article 100 de la présente Constitution. Si la saisine n’est pas faite dans le délai requis, le parquet général de la Cour de Cassation se saisit d’office.
Art. 125 : Exceptionnellement pour le Sénat, institué par la présente Constitution, le délai de mise en place est de deux (2) ans au plus tard à compter de la date de l’investiture du Président de la République, Chef de l’Etat démocratiquement élu.
Art. 126 : La présente Loi Constitutionnelle qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, entrera en vigueur après adoption par le peuple par référendum et sa promulgation par le Chef d’Etat de Transition soixante douze (72) heures avant l’investiture du Président de la République, Chef de l’Etat démocratiquement élu. Elle sera publiée au Journal officiel et exécutée comme CONSTITUTION DE

LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Fait à Bangui, Alexandre Ferdinand N’GUENDET

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Paris craint pour la sécurité du Pape

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Paris craint pour la sécurité du Pape

Bangui, ( F.G), 11-11-2015

 

La visite du Saint-Père, prévue le 29 et le 30 novembre, intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire du pays.

La France se passerait bien de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique, fin novembre, et n’en fait pas mystère. Paris a informé récemment les services du Vatican chargés de préparer la visite papale, prévue le 29 et le 30 novembre, que celle-ci présentait des risques sécuritaires. «Nous avons fait savoir au pape que sa venue en RCA était à haut risque pour lui, surtout que des centaines de milliers de pèlerins allaient venir du Cameroun, du Tchad et du Congo», prévient une bonne source à la Défense.

Le retrait progressif des militaires français de la force Sangaris présents en RCA -actuellement au nombre de 900- a été stoppé compte tenu de la dégradation, ces dernières semaines, de la situation sécuritaire et de la poursuite des affrontements intercommunautaires. «Ces forces sont nécessaires pour assurer la protection de l’aéroport et d’éventuelles évacuations médicales», souligne cette bonne source en excluant tout «renfort» pour la venue du pape. «Nous ne pouvons pas faire plus en matière de sécurité», déclare-t-on, côté français. Si les responsables de la Défense auraient de toute évidence préféré que le pape renonce à cette visite, on affirme que la France «n’intervient pas» pour demander une annulation. Celle-ci est d’ailleurs jugée peu probable à ce stade, hormis un brusque passage au rouge écarlate des voyants sécuritaires.

«Le pape est déterminé à cette visite ait lieu et estime qu’elle ne peut pas être reportée», relève-t-on dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian. «Les autorités centrafricaines la souhaitent aussi car elles estiment que ce sera un signal positif pour la tenue des élections», dont la date a été finalement fixée au mois de décembre. A l’approche de la visite en RCA – qui sera précédée d’une étape en Ouganda – aucune hypothèse n’est formellement écartée à la Défense: annulation, visite complète sur deux jours, voire un programme écourté qui réduirait la présence en du Saint-Père à quelques heures, ce qui soulagerait d’autant la pression pesant sur Sangaris.

Le Figaro.fr

CENTRAFRIQUE: «LE PEUPLE CENTRAFRICAIN A BIEN DES RAISONS D’ESPERER UNE VIE DE PAIX » LE DNC KARIM

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(Corbeau News Centrafrique)

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«LE PEUPLE CENTRAFRICAIN A BIEN DES RAISONS D’ESPERER UNE

VIE DE PAIX » LE DNC KARIM MECKASSOUA

 

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

 

La situation politique et sécuritaire très précaire en République centrafricaine préoccupe les Centrafricains lambda et les leaders politiques à l’approche de la tenue des scrutins dans le pays. Par la voix de la direction nationale de sa campagne dirigée l’ancien ministre et ambassadeur Elie Ouefio, le candidat indépendant à l’élection présidentielle du décembre 2015, Karim Meckassoua s’est prononcé sur cette situation impactant sur la tenue des élections et la sécurité dans e pays.
Devant une cinquantaine de Journalistes, le Directeur national de Campagne (DNC) l’ex ministre Elie Wefio a animé, ce 10 novembre 2015, un point de presse pour rapporter le point de vue du candidat indépendant Karim Meckassoua sur la situation inquiétante du pays. Après quelques jours d’observation de l’évolution de la situation du pays avec le recul, la Direction Nationale de Campagne (DNC) du candidat indépendant Karim MECKASSOUA par la voix de Elie Ouefio, a tenu ce point de presse qui vise essentiellement à faire le point sur le processus électoral et l’aspect sécuritaire en Centrafrique. Pour sortir la République centrafricaine de ce chao, le candidat indépendant préconise lui, la tenue effective des élections dans le délai fixé.
«Le candidat Karim MECKASSOUA avait clairement indiqué, que seule, l’organisation des élections dans les délais prescrits, permettra à la République Centrafricaine de retrouver la quiétude et le chemin vers la réconciliation de ses fils » a déclaré Elie Ouefio, le Directeur national de campagne de Karim Meckassoua.
Pour le candidat indépendant à la présidentielle de fin 2015, seules les élections libres, crédibles et transparentes peuvent ramener la sécurité et la paix en République centrafricaine. Pour ce fait, il faut, selon lui, respecter les délais. Parlant de ces délais, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza a sorti un décret fixant les dates officielles de l’organisation des élections dans le pays. D’après ce décret, le 13 décembre prochain se tiendra le référendum constitutionnel, alors que le 27 décembre est prévu pour le 1er tour des élections couplées dont le second tour sera tenu le 31 janvier 2016.
«Le peuple Centrafricain a bien des raisons d’espérer une vie de paix, de sécurité et de bonheur dont la voie d’accès reste et demeure, les élections libres, crédibles et transparentes que Monsieur Karim MECKASSOUA appelle de tous ses vœux » a-t-il souligné.
Sur la question de sécurité qui doit rassurer la tenue sans doute de ces scrutins, la Direction nationale de campagne de Karim Meckasoua a dénoncé la recrudescence de violences qui paralyse de nouveau la capitale centrafricaine. Les 26 Septembre 2015 et 26 Octobre 2015, des crimes crapuleux et planifiés à hauteur du marché combattant dans le 8e Arrondissement, ont servi de prétextes à des vagues de tueries, assassinats, destructions massives de maisons, Eglises, Mosquées et symboles de l’Etat.
« Face à ces barbaries dignes d’une époque révolue mais qui discréditent la République centrafricaine et son peuple, le candidat Indépendant aux prochaines élections présidentielles, Monsieur Karim Meckassoua, avait sans réserve, condamné ces crimes tout en appelant au gouvernement de la transition, au nom du maintien de l’ordre et de la justice pour lesquels il est mandaté, de tout mettre en œuvre pour rechercher, appréhender et condamner les coupables », a rapporté Elie Ouefio.
Pour pallier à cette situation d’insécurité chronique qui règne dans le pays sans que les forces internationales, la MINUSCA et Sangaris, ne s’en soient convenablement investies, le réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA) devient une préoccupation des Centrafricains. Le DNC de Karim Meckassoua pense que la participation des FACA dans la pacification du pays est nécessaire. Car selon Elie Ouefio, la souveraineté d’un Etat se mesure par la capacité de son armée à assurer la protection et la sauvegarde de l’intégrité du pays et, que le prolongement indéfini de la transition risquerait d’aliéner le peuple centrafricain.
« le Candidat indépendant Karim Meckassoua saluer et soutien la déclaration patriotique et responsable de Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de la République, Cheffe d’Etat de la Transition, relatives au réarmement des Forces Armées Centrafricaines et à la fin incontournable de la Transition », a-t-il souligné avant d’ajouter : « En dépit de son caractère tardif, cette déclaration a tout son mérite Rendre un vibrant hommage au Conseil National de Transition qui, ne disposant pas du Pouvoir de Censure, a opté pour une marche pacifique aux fins d’obtenir l’opérationnalité de notre vaillante et valeureuse Armée Nationale.
Par ailleurs, le DNC Meckassoua a exhorté les leaders politiques Centrafricains à transcender toutes les barrières artificielles pour soutenir et défendre, toutes les questions vitales touchant l’intérêt de la nation afin d’éviter de tomber à nouveau, dans l’excès d’extrémisme ayant fait abroger le régime du Président BOZIZE avec toutes les conséquences sombres non prévisibles que le peuple et le pays continuent de subir.
Il convient de dire que les autorités de la transition, ayant un mandat de courte durée, doivent s’employer pour organiser, dans les délais prescrits, les élections que réclament la majorité des Centrafricains et qu’exige la communauté internationale. Pour ce défi, la sécurité doit être renforcée sur toute l’étendue du territoire national afin de garantir un minimum de sécurité à la population de se prononcer les jours cruciaux des scrutins tant attendus.
De cette exigence de la communauté internationale à la réclamation des Centrafricains, l’on retient que le développement de la RCA va déboucher sur des investissements des partenaires internationaux permettant la mise en valeur de multiples richesses dont possède le pays et la création de l’emploi. Et ces investissements ne peuvent se faire que si et seulement si la RCA se dote des dirigeants issus des urnes.

 

Bangui,Eric NGABA Pour CNC
 

Bangui: « Les auteurs des violences à Bangui doivent être recherchés, appréhendés et condamnés » dixit Elie

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(Corbeau News Centrafrique)

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« Les auteurs des violences à Bangui doivent être recherchés, appréhendés

et condamnés » dixit Elie Oueifio

Bangui, (C.N.C),11-11-2015

 

Mardi 10 novembre, la Direction nationale de compagne du candidat indépendant Abdou Karim Meckassoua a animé un point de presse à son siège, sis au quartier Bakongo dans le 2ème arrondissement de Bangui. Il s’agit pour Elie Oueifio, le DNC, d’exprimer la compassion de son président aux familles endeuillées par les récents regains de tensions dans la capitale centrafricaine. Occasion ayant permis au DNC de saluer la valse d’appels à la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA), à commencer par celui du Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba Panza.
Près d’une centaine de morts, plus de trois cent blessés, des centaines de maisons pillées et/ou incendiées, plus de 48 000 nouveaux déplacés pour la ville de Bangui, d’importants dégâts… tel est le triste bilan des dernières violences intervenues dans la capitale centrafricaine, en l’espace seulement d’un mois. C’est le triste bilan d’accrochages entre des groupuscules d’hommes armés, à connotation inter-communautaire. « Face à ces barbaries dignes d’une époque révolue mais qui discréditent la Centrafrique et son peuple, le candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle, Monsieur Abdou Karim Meckassoua, avait sans réserve, condamné ces crimes odieux tout en appelant au gouvernement de la transition, au nom du maintien de l’ordre et de la justice pour lesquels il est mandaté, de tout mettre en œuvre pour rechercher, appréhender et condamner les coupables. » a réitéré Elie Oueifio.
« Exprimant sa profonde compassion aux familles endeuillées, le candidat Karim Meckassoua avait clairement indiqué que seule, l’organisation des élections dans les délais prescrits, permettra à la République centrafricaine de retrouver la quiétude et le chemin de la réconciliation de ses fils » a déclaré Elie Oueifio dans ses liminaires après avoir sollicité une minute de silence à la mémoire des personnes tuées.
Parlant justement des engagements des uns et des autres pour le retour à la paix et à la sécurité effective en RCA, Elie Oueifio, au nom de son président, a tenu à « saluer et soutenir la déclaration patriotique et responsable de Son Excellence Madame Catherine Samba Panza Présidente de la transition, Chef de l’Etat de transition, relative aux réarmement des Forces armées centrafricaines et la fin incontournable de la transition. » Quoique tardive, le DNC de Karim Meckassoua a estimé que cette déclaration de Samba Panza lève la honte de toute Nation, car « la souveraineté d’un Etat se mesure par la capacité de son armée à assurer la protection et la sauvegarde de l’intégrité du pays et, que le prolongement indéfini de la transition ne fera qu’aliéner le peuple centrafricain ».
Le Conseil national de transition a lui-aussi, eu une mention spéciale d’encouragement de la Direction nationale de campagne de Meckassoua pour avoir poussé plus loin que le Chef de l’Etat de transition, en organisant une marche pour le réarmement des FACA. D’ailleurs, sur la lancée, Elie Oueifio a encourager les centrafricains, à commencer par les formations et leaders politiques à s’inscrire eux-aussi dans la lutte.
C’est sur un message d’espoir envers le peuple centrafricain que Elie Oueifio a terminé son entretien avec la presse. « Le peuple centrafricain a bien des raisons d’espérer une vie de paix, de sécurité et de bonheur dont la voie d’accès reste et demeure, les élections libres, crédibles et transparentes que Monsieur Karim Meckassoua appelle de tous ses vœux. » a-t-il conclu.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Bangui: Situation explosive entre les Séléka des généraux Zacharia Damane et Ali Darass

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(Corbeau NewsCentrafrique)

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Situation explosive entre les Séléka des généraux Zacharia Damane et Ali Darass

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

 

La situation est explosive dans le Centre-est de la RCA. La tension a monté d’autant de crans entre les Séléka de Bria sous le commandement du général Zacharia Damane et les Séléka peulhs de Bambari sous le commandement du tristement célèbre nigérien, Ali Darass.
En cette période où les Centrafricains de tous bords sont appelés à une union sacrée pour extirper la Nation abimée par des décennies de crises militaro-politiques, la rébellion Seléka est menacée d’une explosion interne qui couve dans le Centre-est du pays. Il s’agit d’une forte tension qui monte dans les rangs des éléments de cette rébellion placés à Bria sous le commandement du général Zacharia Damane et ceux du seigneur de guerre nigérien, Ali Darass qui ont assiégé la ville de Bambari, pour ne pas dire la préfecture de la Ouaka toute entière, voire la partie du Centre-est du pays.
Alors que des hommes du général Damane ont quitté Bira pour Bangui (pour des raisons que nous ne connaissons pas encore), voilà qu’arrivé à l’entrée de Bambari, ils ont été stoppé sans ménagement par les éléments de Ali Darass. Ces derniers auraient, selon nos sources, exigé le désarmement préalable des éléments de Damane avant que ceux-ci puissent franchir les périmètres de Bambari. Le pire allait intervenir là, n’eût été l’intervention de l’armée française de l’opération Sangaris qui s’est interposée dans un premier temps pour éviter cet accrochage, et dans un second temps, raccompagnée les éléments de Damane à rebrousser chemin pour Bria.
Actuellement, tout porte à croire que ce couac essuyé par les éléments de Damane ne restera pas impuni. « On nous a demandé de nous désarmer, nous l’avons fait au nom de la paix dans notre pays. Malheureusement aujourd’hui, les étrangers de Ali Darass eux, ont gardé toutes leurs armes et toute leur capacité de nuisance sur notre territoire. Aujourd’hui, personne ne peut circuler librement pour rentrer ou sortir de la ville de Bambari, et cela au vu et au su des Sangaris et Minusca », a dénoncé sous couvert de l’anonymat un élément de Damane contacté depuis Bria, au téléphone.
Ce dernier a demandé aux autorités de la transition de prendre très aux sérieux cette situation. « Nous prenons acte de l’humiliation qu’ils (les hommes de Ali Darass) nous ont infligés grâce à leurs mentors Sangaris. Mais, nous demandons au gouvernement et la présidente de la transition à prendre leurs responsabilités, parce qu’Ali Darass est en train de vouloir étendre son règne sur toute la partie Centre-Est du pays, notamment en plus de Bambari et ses environs, les localités Ippy, Bria, Mouka… », a poursuivi la même source.
C’est malheureusement dans ce contexte tendu, ajouté à la situation sécuritaire instable à Bangui la capitale que l’Autorité nationale des élections entre dans le vif du déroulage de son nouveau chronogramme. Et, l’on s’interroge, comment MINUSCA et Sangaris seuls, peut-être avec les forces de sécurité intérieures (gendarmerie et police) faiblement montée en puissance pourront sécuriser les opérations électorales.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: «JE NE DEMANDE QU’UNE CHOSE AUX CENTRAFRICAINS : ARRETEZ CES TUERIES » DIXIT MARTIN ZIGUELE

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(Corbeau News Centrafrique)

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«JE NE DEMANDE QU’UNE CHOSE AUX CENTRAFRICAINS : ARRETEZ CES TUERIES » DIXIT MARTIN ZIGUELE

 

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

 

Les évènements regrettables qui se produisent en République centrafricaine ces derniers temps, interpellent les leaders politiques centrafricains. C’est au tour du président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé de se prononcer sur la recrudescence de violence dans la capitale centrafricaine.
Les Depuis plus d’une semaine, la ville de Bangui la capitale centrafricaine a renoué avec le cycle des violences, des tueries, des assassinats gratuits, des cycles de destruction des biens publics et privés, et d’incendies des maisons. Les Centrafricains se retrouvent encore au creux de la vague de violences et des communautés alors que pour le Martin Ziguelé, les Centrafricains de toute obédience sont tous des filles et des fils de ce pays. Il déplore cette situation conduisant au pleur, au versement de sang, à la perte en vie humaine, l’assombrissement de l’avenir, et à la perturbation des activités scolaires.
« Je ne demande qu’une seule chose aux Centrafricains : arrêtez ces tueries. Il n’y a rien qui puisse justifier la poursuite de cette politique de haine. Je demande également aux forces internationales qui vivent avec nous ce qui se passe, de se doter des moyens si c’est un problème de moyens; de se doter des moyens politiques, militaires et sécuritaires pour arrêter la descente aux enfers de ce pays » a martelé Martin Ziguelé.
Il dénonce, par ailleurs, que chaque fois c’est la même chose, on a découvert un corps, un a été tué, puis on tue l’autre, puis on tue un autre encore, puis on brule des maisons, puis on assassine des jeunes, puis on tue des femmes, puis on tue des enfant. Et chaque fois que nous pensons que l’accalmie est revenue, poursuit-il, au moindre incident, les choses repartent.
«J’appelle nos compatriotes à se ressaisir. J’appelle tous ceux savent ou qui se sentent filles et fils de ce pays, dans leur âme, d’arrêter immédiatement cette boucherie humaine. Regardez autour de nous, les gens ne parlent que de construction de routes, d’aéroports, de ports, d’usines, de relance de l’agriculture, d’emploi des jeunes; on ne parle d’investissement qu’en milliards de dollars. Et lorsqu’on arrive à la République Centrafricaine, c’est le nombre de mort qu’on compte » s’indigne le président du MLPC avant de se poser la question « Pourquoi nous nous entre-tuons? Hier, c’était la lutte pour le pouvoir, avant-hier c’était parce que tel a provoqué tel autre, mais aujourd’hui, pourquoi les Centrafricains s’entre-tuent-ils? »
Pour Martin Ziguelé, les Centrafricains ont trop souffert, et sont trop en arrière sur tous les plans mais il faut qu’il y ait des couloirs humanitaires qui permettent aux Centrafricains qui sont enfermés dans leurs quartiers respectifs de sortir, de regarder le spectacle de ce qui se passe dans ce pays, de se ravitailler, de permettre aux enfants d’aller à l’école.
« Arrêtons de nous regarder comme des ennemis. Il n’y a personne qui peut avoir raison quand quelqu’un est mort mais nous avons tous tords parce que nous sommes les auteurs de notre propre descente aux enfers » a-t-il conclu.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: UN NOUVEAU LEADERSHIP POUR DES NOUVEAUX INTERLOCUTEURS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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UN NOUVEAU LEADERSHIP POUR DES NOUVEAUX INTERLOCUTEURS

EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Bangui, (N.L.I), 10-11-2015

 

Constatant qu’en dépit d’une mobilisation internationale multiforme sans précédent depuis plusieurs années dans le pays, la situation sécuritaire reste intenable et ne cesse de se détériorer avec son cortège d’assassinats, de crises humanitaires, de perte de confiance de la population face à la poursuite des violations massives des droits de l’homme.
Constatant que la RCA est devenue un État en déliquescence.
Constatant que la classe politique qui se discute à l’infini la pole-position a implicitement rejeté faute d’application les recommandations et la feuille de route du forum visant à sauver le pays du naufrage qu’il connaît actuellement.
Constatant l’absurdité de la classe politique, complice des moeurs de violences politiques infligées au peuple Centrafricain par manque de volonté politique d’une part et de vision de sortie du pays de cette crise profonde, d’autre part.
Constatant la position ambiguë des Représentants Spéciaux successifs du Secrétaire Général de l’ONU en République Centrafricaine, persistant à nier l’évidence même de la nécessité de réarmer et de réhabiliter les FACA,
Constatant l’aveu de la Minusca et de l’ONU en substituant les groupes armés illégaux à l’armée Centrafricaine légalement institutionnalisée en leur permettant, contre toute attente du peuple, de détenir en toute impunité des armes et de continuer à terroriser la population, en choisissant de désarmer unilatéralement l’armée centrafricaine (FACA), seule capable de garantir la protection du peuple et l’intégrité territoriale avec l’appui des forces internationales en Centrafrique.
Constatant l’argument erroné de l’actuel Représentant spécial affirmant que : « le Centrafrique n’est pas en guerre avec l’extérieur », alors même que les résolutions des Nations-Unies, qu’il est censé fidèlement appliquer en République Centrafricaine et plus spécifiquement la résolution S/ONU-2127 du 5 décembre 2013 paragraphe 11 et S/ONU-2149 du 10 avril 2014 paragraphe 30

(g) relative au rapatriement des combattants étrangers du territoire centrafricain, démontrent le contraire de telles affirmations.
Constatant en outre que, depuis l’après Forum National de Bangui en mai 2015, après celui de Brazzaville en juillet 2014, que tous les accords signés de cessation des hostilités et de désarmement n’ont jamais trouvé un début d’application, de manière à inverser le cours des violences impunies.
Constatant que la lutte contre l’impunité n’a pas commencé en dépit d’un nombre incalculable de pertes en vies humaines, de blessures physiques et psychologiques graves subies par des dizaines de milliers de victimes ainsi que des destructions et l’accaparement de biens publics et privés y compris la perception des impôts, taxes divers en lieu et place de l’État sur toute l’étendue du territoire national.
Constatant les violations massives des droits de l’homme caractérisées par de nombreux charniers découverts et à découvrir qui transforment le pays un peu plus chaque jour en un vaste cimentière à ciel ouvert d’une superficie de 623000 Km2, n’ont pas encore été tous répertoriés afin qu’une sépulture digne du nom ne vienne apaiser la mémoire des victimes innocentes et calmer l’inquiétude grandissante des survivants en détresse.
Constatant le manque criard de leadership et de volonté affirmée dans la restauration des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en vue de jouer un rôle de premier plan dans la garantie de sécurité sur l’étendue du territoire centrafricain.
Considérant que les populations sont lasses de vaines promesses qui ne génèrent que de dangereuses frustrations et que la Transition en cours est une transition des bourreaux et non celle des victimes dont la liste s’allonge inexorablement.
Considérant la polarisation de la situation, les sentiments de peur et d’hostilité, de part et d’autre qui sont aiguisés et manipulés par les chefs de guerre avec l’ère pré-génocidaire qui échappe aujourd’hui à tout contrôle et qui risque de dégénérer en une guerre civile généralisée avec des impacts au-delà des frontières de la RCA.
Considérant le mutisme complice, l’irresponsabilité condamnable et l’indignité totale de la classe politique centrafricaine durant ces décennies de conflits.

Considérant en outre, l’incapacité des autorités de la Transition majoritairement issue de la même classe politique depuis 40 ans à trouver des solutions à une minorité sociale centrafricaine prise en otage par des brigands de grands chemin, les obligeants à s’identifier à eux par défaut, lesquels sont pourtant responsables connus et impunis des violations graves des droits humains.
Considérant le parti pris de la MUNISCA et de l’ONU de ne protéger que l’intérêt des bandes armées et non celui du peuple centrafricain.
Considérant l’incohérence dans l’interprétation et l’application des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies relatives à la RCA.
Considérant les échecs de plus en plus périlleux pour l’État et la population dans son ensemble.

UN NOUVEAU LEADERSHIP ET INTERLOCUTEUR DU PEUPLE DANS L’INTÉRET DE LA NATION S’IMPOSE.

Une nouvelle génération de Centrafricains constituée en plateforme tire désormais la sonnette d’alarme sur l’ère pré-génocidaire en cours en République Centrafricaine, qui échappe aujourd’hui à tout contrôle et qui risque de dégénérer en une guerre civile généralisée avec des impacts néfastes et durables au-delà des frontières de la RCA.
Nous, Centrafricains, réunis à travers différentes structures d’actions (WANDARA, ITA TI MBI, LE CONSEIL DES CENTRAFRICAINS DE L’ÉTRANGER) avons pris l’initiative de nous mobiliser en vue de proposer à la Nation des solutions pouvant garantir une véritable sortie de crise en RCA dans un esprit patriotique.
En effet, la mise en place d’une plateforme s’impose en vue de l’instauration durable des nouveaux interlocuteurs ouverts aux perspectives volontaristes de sortie réelle de la crise meurtrière qui endeuille chaque famille au quotidien en République Centrafricaine.
Pour ce faire, nous annonçons la naissance de la plateforme : un Nouveau Leadership pour des Nouveaux Interlocuteurs en République Centrafricaine qui lance un appel pressant à tous les Centrafricains de bonne volonté, aux amis et partenaires de la RCA de considérer dès à présent l’existence d’un nouveau leadership responsable et actif.

La plateforme travaille activement à la finalisation et à la vulgarisation la plus large possible d’un mémorandum dénommé CENTRAFRIQUE SURVIE – Bê Africa Mo Sô Kouâ, constatant l’impossibilité de tenir des élections escomptées du fait du non achèvement du processus préparatoire, tant les contraintes sécuritaires ont pris le pas en dehors du désarmement des groupes armés.
La vision du nouveau leadership est de proposer des réponses à la communauté nationale et internationale qui soient acceptables pour le peuple centrafricain qui a déjà beaucoup souffert et qui a plus que jamais droit à la considération et à la dignité due à tout être humain au-delà de toutes considérations sociales ou d’origine géographique.
La plateforme annonce l’adoption prochaine d’un mémorandum CENTRAFRIQUE SURVIE – Bê Africa Mo Sô Kouâ, document de propositions, de discussion et de plaidoyer en faveur de la survie de la République Centrafricaine avant les élections et son développement après le retour à l’ordre constitutionnel.

Les organisations signataires de la plateforme CENTRAFRIQUE SURVIE – Bê Africa Mo Sô Kouâ.

WANDARA ITA TI MBI LE CONSEIL DES CENTRAFRICAINS DE

L’ÉTRANGER

CONTACTE : centrafriquenouveauleadership@ita-timbi.org

BANGUI: NOUREDDINE ADAM ET LE FPRC, UN DANGER POUR LES ELECTIONS ET POUR LES MINORITES

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(Corbeau News Centrafrique)

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NOUREDDINE ADAM ET LE FPRC, UN DANGER POUR LES ELECTIONS

ET POUR LES MINORITES DE LA RCA !

Bangui, (B.K), 11-10-2015

 

En ce moment, la Centrafrique fait face à plusieurs enjeux majeurs, la tenue impérative de l’élection présidentielle en 2015, la lutte sans merci contre les fossoyeurs de notre pays qui tentent d’imposer leur violence aveugle et la défense des minorités ethniques. Ces trois enjeux doivent être la priorité du combat que doivent mener les filles et les fils de notre pays, ils s’inscrivent dans notre volonté d’assainir durablement notre pays et de le rendre uni et indivisible, à jamais !

Les élections en 2015, le signe de la renaissance de notre pays

Aujourd’hui, avec plus de 85 % d’électeurs inscrits sur les listes électorales, les promoteurs d’une Troisième Transition en RCA doivent se trouver à court d’arguments, l’avenir s’assombrit pour eux mais se dégage durablement pour nous !
Si nous mettons de côté les politiciens comme Joseph BENDOUNGA, Alexandre-Ferdinand NGUENDET et Elie DOTE qui tentent d’imposer leurs idées de Troisième Transition par médias interposés mais sans réelle conviction politique, il ne reste plus que ceux qui veulent forcer le destin par les armes et par la manipulation des populations : les tristement célèbres « Nairobistes », les véritables fossoyeurs de notre pays !

Nous sommes un peu plus de 1,8 millions de centrafricains à être enregistrés sur les listes électorales et ce chiffre progresse de jours en jours. En province, le recensement se déroule dans de bonnes conditions et les pseudos problèmes sécuritaires ne sont que de la poudre aux yeux jetée par les promoteurs de la partition ! Ils tentent de nous aveugler pour mieux nous manipuler mais nous ne nous laisserons pas faire ! Malgré ces tentatives de déstabilisation, tous les yeux sont tournés vers nous en ce moment pour savoir si nous sommes capables de prendre en main l’avenir de notre peuple.

Les observateurs internationaux, qu’ils soient de l’Union Africaine, de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Européenne ou de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale, s’accordent à dire que le scrutin aura bien lieu avant la fin de l’année 2015, d’autant plus que le projet de constitution et la participation des réfugiés au vote sont dorénavant résolues. Plus rien ne peut s’opposer à la tenue de ces élections !

Mais ne nous reposons pas sur ces prémisses d’une possible victoire, gardons toujours en tête que des forces du mal s’agitent dans l’ombre et attendent pour nous frapper…

Le jeu destructeur de Noureddine ADAM et des Nairobistes

Les Nairobistes, avec à leur tête un Noureddine ADAM connu pour financer et soutenir des activités subversives et criminelles dans tout le pays, luttent de tout leur poids contre l’idée d’une RCA unie, laïque et indivisible. Ils brandissent haut et fort la fracture confessionnelle, ils manipulent les consciences, ils instrumentalisent les plus fragiles d’entre nous afin que la RCA se perde dans le cycle infernal d’instabilités qu’elle connaît depuis des dizaines d’années. Pour eux l’instabilité c’est l’assurance de pouvoir s’enrichir et de continuer leurs actions criminelles.

Depuis les accords de Nairobi, signés le 10 avril 2015, les Bozisistes et Djotodistes veulent se partager le « gâteau RCA » pour asseoir leur pouvoir local et pour s’enrichir sur le dos des centrafricains. Nous connaissons tous ces suppôts à la solde de BOZIZE et de DJOTODIA : Zacharia DAMANE, Bachar FADOUL, Haroun GAYE, Hammit TIDJANI, Mahamat NOUR, Blaise KOSSIMATCHI, Yvon KONATE, Eugène NGAIKOSSET, Maxime MOKOM, sans oublier le tristement célèbre Noureddine ADAM, le chef de file du FPRC.
Noureddine ADAM, pilleur de diamants, contrebandier de viande de brousse et trafiquant d’armes est le symbole mortifère du courant radical de l’ex-séléka. Croire en la réussite de Noureddine ADAM et des Nairobistes c’est perdre la foi en notre pays, c’est croire aux paroles des Bozizistes et des Djotodistes et c’est croire au mariage putride entre la peste et le choléra !

Les récents événements de Bangui, avec ces dizaines de morts et ces centaines de blessés, prouvent que le FPRC est résolument engagé dans une action de « terre brulée » mais cela ne l’empêche pas de continuellement  manier la langue de bois.
Abakar SABONE, porte-parole du FPRC, a d’abord nié la présence d’hommes du FPRC dans les colonnes qui se dirigent actuellement vers Bangui. Continuellement trompé par Noureddine ADAM et par ses « fidèles » lieutenants, Abakar SABONE a enfin décidé d’ouvrir les yeux et de lâcher définitivement le FPRC. La défection du porte-parole du FPRC est lourde de conséquences, elle marque les premières fissures de ce parti violent et anti-démocratique !

La défense des minorités, une priorité pour tous les Centrafricains

Noureddine ADAM (ex-séléka) et les Nairobistes brandissent la fracture confessionnelle et le choc des minorités ethniques pour tenter de prouver que la paix est impossible à mettre en œuvre dans notre pays et pour imposer une Troisième Transition. Ils nous mentent !
Les musulmans, les Peuls et les Arabes bénéficient de l’hospitalité de notre pays, ils ont choisi la Centrafrique pour y vivre, pour y travailler et pour la faire prospérer, ils sont nos Frères et nos Sœurs, à jamais !
Dernièrement, les Peuls ont payé un lourd tribu pour défendre la paix. Une délégation de l’UPC a fait l’objet d’un ignoble attentat commandité par Nouredine Adam et exécuté lâchement par des Anti-Balaka nairobistes : Maxime MOKOM, NGAÏKOSSET et les anciens meurtriers de la garde présidentielle de BOZIZE.

Face à ce danger xénophobe et aux violences faites à celles et ceux qui militent pour la paix en RCA, les Autorités de Transition ainsi que les femmes et les hommes politiques de RCA doivent s’emparer du sujet de la défense des minorités ethniques et en faire l’un des thèmes politiques du moment. En combattant la haine de l’étranger nous construisons notre avenir commun et nous posons les fondements d’une Centrafrique républicaine, laïque et indivisible !

Tous ceux qui ne se reconnaîtront pas dans cette Centrafrique que nous voulons unie, tous ceux qui continueront de lutter contre la paix seront exposés aux actions de la Cour Pénale Internationale. L’épée de Damoclès est juste au dessus de leurs têtes et tôt ou tard ils rejoindront la longue liste des criminels déjà incarcérés : Lubanga, Katanga, Ngudjolo, Bemba, Mbarushimana et Gbagbo.

Blanche KERE

CENTRAFRIQUE: DECLARATION DU PRESIDENT DU PARTI DE L’UNITE ET DE LA RECONSTRUCTION (PUR),

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

PATRIE

 

DECLARATION DU PRESIDENT DU PARTI DE L’UNITE ET DE LA RECONSTRUCTION (PUR),

RELATIVE A LA SITUATION ACTUELLE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Bangui, (E.S.), 06-11-2015

 

Depuis le 26 septembre, la République Centrafricaine est plongée dans une spirale de violence injustifiée. Un regain de violence qui s’est soldé par un lourd bilan, tueries en cascade dans plusieurs quartiers de Bangui, suivie de représailles, engendrant ainsi la mort de nombreux citoyens innocents, de blessés graves ainsi des pertes matérielles (maisons incendiées, commerce détruits, etc…)
Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), regrette et condamne vigoureusement et avec la plus grande fermeté, toutes ces violences qui n’ont aucune justification, d’autant plus que le peuple centrafricain est fatigué par cette situation qui devient de plus en plus incontrôlable.
Le PUR exige l’ouverture immédiate d’une enquête sur les violences de ces derniers jours. Il est impératif que les auteurs, co-auteurs ou complices, répondent de leurs actes devant la justice.
Dans son adresse à la Nation du 1er novembre dernier, la Cheffe de l’État de transition a appelé à l’implication des FACA dans la sécurisation du pays. Le Conseil National, tout en lançant un ultimatum d’une semaine à l’exécutif, a tenu une marche le 04 novembre pour appeler au réarmement urgent des FACA.
Cependant, le PUR regrette que la présidence et le Conseil National de Transition, utilisent la réhabilitation des FACA comme une opportunité pour se régler des comptes. La situation actuelle nous impose à tous, une mobilisation citoyenne éclairée, mobilisation que les autorités sont censées piloter avec engagement effectif et clarté.

La réhabilitation des FACA est une exigence que le PUR n’a cessé d’exprimer depuis le début de la transition. La réalité aujourd’hui nous donne amplement raison. L’implication des seules forces internationales a montré ses limites sur le terrain. Aussi, le retour des forces de défense nationale armées et équipées est une exigence opérationnelle pour un minimum de sécurité.
Le PUR se réjouit que la présidence de la République et le Conseil National de Transition bien que tardif, aient enfin compris cette exigence posée par nous depuis des mois, sans que nous soyons entendu à l’époque.
Dès lors où la réhabilitation des FACA devient un point autour duquel convergent toutes les forces vives de la Nation, le PUR appelle de ce fait, au rassemblement républicain et patriotique de tous afin d’appuyer le retour impératif de nos forces de défense.
Le PUR appelle à une offensive diplomatique soutenue par toutes les forces vives de la Nation, pour discuter avec les partenaires sur la question de l’embargo qui frappe notre armée.
Le PUR exige de ce fait, des autorités de la transition, la création d’un comité technique constitué d’officiers de l’armée, de juristes et de spécialistes en relations internationales, comité dont le rôle est de mettre en place les conditions nécessaires au réarmement effectif des FACA.
En outre, nous appelons les forces internationales ainsi que les ONG internationales présentes sur le territoire centrafricain, de réviser leur comportement. Nous leur rappelons que leur mission fondamentale étant avant tout, la protection des populations civiles et l’assistance humanitaire.
« Un peuple qui oublie son histoire est condamné à la revivre » dixit Winston Churchill. Notre pays traverse une période sombre de son histoire. Nous tous, filles et fils de la République Centrafricaine, chrétiens et musulmans, nous sommes condamnés à vivre ensemble et à œœuvrer en faveur du retour de la paix et de la reconstruction de notre pays. Ces nobles causes doivent tous nous réunir.
Tous pour l’unité et la Reconstruction de la nation.

Faite le 09 novembre 2015

Le Président,

Eddy-Symphorien KPAREKOUTI

Bangui: Le Chef de la MINUSCA: «La priorité aujourd’hui ce sont les forces de sécurité intérieure»

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Le Chef de la MINUSCA: «La priorité aujourd’hui ce sont les forces de sécurité intérieure»

 

Bangui, (C.N.C), 09-11-2015

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, estime que la priorité actuelle est le renforcement des forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaines pour répondre aux défis sécuritaires actuels, tout en précisant que la question des Forces armées centrafricaines (FACA) devra se faire dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) dans le pays.

Le Représentant spécial et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) s’adressait mercredi à la presse, au lendemain d’un discours à la nation du Chef de l’Etat de la Transition, Catherine Samba-Panza, qui a demandé que les forces armées, la gendarmerie et la police puissent se joindre aux forces internationales, y compris la Minusca pour combattre la violence qui frappe Bangui depuis une semaine.
Onanga-Anyanga a affirmé que «la demande du chef d’Etat de la transition a été bien reçue par les Nations Unies» et qu’elle avait été communiquée à la Présidente du Comité des sanctions à New York, concernant le renforcement des FSI.

«Les autorités nous ont également fait part de leur volonté de faire en sorte que l’effort conjoint qui va être mené le soit prioritairement avec les forces de sécurité intérieure, parce que les difficultés auxquelles le pays fait face aujourd’hui sont des difficultés de sécurité intérieure», a indiqué Onanga-Anyanga, ajoutant que des discussions techniques ont été déjà engagées avec les forces de sécurité intérieure sur «cette collaboration gendarmerie/police pour répondre à ce besoin de sécurisation de la ville de Bangui».

Le Représentant spécial a souligné que le Comité des sanctions décidera sur la «demande précise» des autorités, tout en soulignant que le rôle des FACA, en ce moment de la crise, ne serait peut-être pas prioritaire puisque le pays ne fait face à aucune menace extérieure.

Pour Onanga-Anyanga, les FACA doivent d’abord se transformer en une force républicaine, ethniquement équilibrée, respectueuse des droits de l’Homme avant d’être réhabilitée.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: ABDOULAYE HISSEIN ET AROUNE GAYE, LES AUTEURS DE CRIME AU KM5

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( Corbeau News Centrafrique)

Sébastien WENEZOUI

ABDOULAYE HISSEIN ET AROUNE GAYE, LES AUTEURS DE CRIME AU KM5

Bangui, ( C.N.C), 11-09-2015

 

«Ces mercenaires, on le sait ; ils sont basés derrière la rue de la Mosquée Centrale, devant la rue Jamaïque, au quartier RAMANDJI, au quartier GBAYA et au quartier KINA, venus à Bangui sous le patronage de l’ancien Ministre Abdoulaye Hissein et le seigneur de guerre Aroun GAYE et ses acolytes » c’est la substance de la déclaration de Sébastien WENEZOUI, sur les derniers évènements à Bangui. Dans sa déclaration la semaine dernière, le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR) et ministre de l’environnement, Sébastien WENEZOUI a mis en lumière les en dessous de troubles et de multiples assassinats dans le 3ème arrondissement et leurs auteurs.
Les fauteurs de troubles et leurs acolytes qui menacent la paix et prennent en otage la population de km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui sont désormais connus. Sur les derniers évènements qui se sont produits dans la capitale centrafricaine conduisant au sinistre de plusieurs quartiers de 6ème et 3ème arrondissement de Bangui, le président du CCR a dénoncé les instigateurs de ces violences.

Dans la journée du 29 octobre 2015, deux jeunes musulmans ont été tués dans le 6eme Arrondissement de Bangui, à la suite d’une tentative de braquage des motos dont ils sont les auteurs. Deux heures plus tard, les fauteurs de trouble habituels du PK5 autrement dit km5 et leurs Mercenaires ont profité de cette situation regrettable pour commanditer des représailles sanglantes et aveugles causant des morts, brulant des maisons , commettant des actes de vols, détruisant des biens privés et publics dans les quartiers Cattin, Fatima, Bercy et une partie de quartier Kpetene.

« Aujourd’hui, il est clair que les intentions de ces criminels c’est de verser à flot le sang des centrafricains pour que tous les efforts de réconciliation et paix échouent et que les populations revivent un nouveau climat de violence entrainant la souffrance des habitants contraints à retourner dans les sites des déplacés pour sauver leurs vies. Nous avons constaté et même vu parmi ces agresseurs des personnes étrangères ; ne parlant ni le Français, ni Sango et qui, avec des bidons d’essence, brulent les maisons des déplacés, volent des Equipements intérieurs des maisons et autres », a déclaré Sébastien WENEZOUI, le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation.

Entretemps, une semaine avant, suite à l’assassinat de trois membres de l’UPC venus de Bamabari pour une concertation avec le gouvernement, ces mêmes criminels sans foi ni loi, ont tué en représailles trois jeunes, habitant le quartier Lakounga qui leur livrent habituellement de l’eau potable. Cette situation avait suscité des actions des barricades sur l’Avenue de France par les jeunes du 2eme Arrondissement en colère. Le ministre de l’environnement a aussi ajouté que sa plateforme le CCR dont le but est de rassembler les Chrétiens et Musulmans dans la cohésion sociale permettant la sortie de crise en République centrafricaine.

«Ce sont des lâches car ils se cachent derrière les pauvres habitants du PK5 pour commettre des actes odieux ou parfois derrière les contingents Burundais de la MUNISCA des lors qu’ils se sentent traqués et poursuivis quand ils attaquent les FACA habitant la localité et que celles-ci ripostent. Ces mercenaires ; on le sait ; sont basés derrière la rue de la Mosquée Centrale, devant la rue Jamaïque, au quartier RAMANDJI, au quartier GBAYA et au quartier KINA, venus à Bangui sous le patronage de l’ancien Ministre ’Abdoulaye Hissein et le seigneur de guerre Aroune GAYE et ses acolytes. Ces tueurs et leurs patrons sont bien localisés par les Forces de Défenses nationales et internationales » a-t-il dénoncé.

Devant cette situation grave, le président CCR qui œuvre pour la paix, a demandé aux forces internationales et à aux forces de défense et de sécurité intérieure, de désarmer sans délai, ces forces négatives qui sèment la terreur et verse quotidiennement le sang des centrafricains pour leurs pratiques de magie et de secte.

« Pour ma part, depuis une année, j’ai créé une plateforme, le CCR qui avait réussi à rassembler les Chrétiens et Musulmans dans la Cohésion sociale et la réconciliation pour essayer de sortir notre pays de la crise. Mais hélas, les Barbares, les seigneurs de guerre, les farouches opposants à la paix, les vampires et les pratiquants de la magie, qui achètent des têtes humaines se sont retranches au PK5 pour contrarier tous ces effort et semer la désolation » a-t-il ajouté.

Selon le ministre de l’environnement, ces vampires et pratiquants de la magie venus de loin, ont besoin du sang humain pour alimenter leurs réseaux de sectes et de magie. Et pour cela, a-t-il martelé, ils ont pris les vrais musulmans, les habitants du PK5 en otage et comme leurs boucliers humains.

Par ailleurs, il a demandé à la population musulmane innocente qui est prise en otage par ces criminels de guerre de se soulever physiquement contre eux et de continuer à collaborer avec la population chrétienne comme on a l’habitude de le faire dans le CCR. Car, a-t-il dit, les Chrétiens et Musulmans sont condamnés à vivre ensemble dans la cohésion en République Centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Declaration du camarade Ousseni KOTA, Candidat du MLPC aux elections legislative de 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Declaration du camarade Ousseni KOTA, Candidat du MLPC aux elections legislative de 2015

Bangui, (CNC), 09-11-2015

 

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Bangui, Oussemi TOKA

BANGUI: LA MINUSCA CONDAMNE L’ATTAQUE CONTRE UN CONVOI DE DEPORTTATION

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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LA Minusca CONDAMNE L’ATTAQUE CONTRE UN CONVOI DE DEPORTTATION

DES MUSULMANS VERS L’INTERIEUR DU PAYS

Bangui,(CNC), 07-11-2015

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec fermeté et indignation l’attaque perpétrée mercredi dernier à Bangui contre un convoi de déportation des sujets musulmans escorté pas les Casques bleus de la MINUSCA. Cette attaque a causé plusieurs blessés, parmi lesquels deux Casques bleus dont l’un est dans un état critique, et de cas de morts.

Dans un communiqué envoyé à notre rédaction, la MINUSCA demande aux autorités nationales compétentes de diligenter une enquête afin que les responsables soient identifiés et répondent de leurs actes devant la justice. Pour la MINUSCA, il s’agit d’un convoi commercial vers l’intérieur du pays, alors ce convoi est une déportation des civils musulmans vers le Centre-Est de la République centrafricaine, d’après les informations dont nous disposons. Selon les sources concordantes, certaines personnes déportées sont munies de fusil d’assaut et d’explosifs.

Le convoi avait quitté le 3e arrondissement, dans la capitale centrafricaine, pour se rendre dans la ville de Sibut, à 180 km au nord de Bangui, lorsqu’il a subi plusieurs attaques par des individus armés non identifiés à la sortie nord de la capitale. Ces attaques ont fait état de plusieurs blessés et d’un cas de mort parmi les déportés.

« La sécurisation régulière des convois commerciaux par la MINUSCA est indispensable pour l’approvisionnement de Bangui et d’autres régions du pays en biens de première nécessité, tout en assurant la vitalité des activités économiques », lit-on dans le communiqué.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, qui s’est rendu au chevet des deux soldats blessés, a tenu à leur rendre hommage en saluant leur bravoure, leur professionnalisme ainsi que leur esprit de sacrifice,.

Par ailleurs, des véhicules de la MINUSCA ont essuyé des jets de pierre mercredi matin à Bangui. Le Représentant spécial met en garde contre les attaques visant les Casques bleus qui constituent des crimes de guerre punis par le droit international ainsi que toute violence perpétrée contre les populations civiles, indique le communiqué.

Il lance à nouveau un appel au calme à tous les centrafricains, au moment où leur pays est une fois de plus confronté à des violences injustifiées qui ont déjà occasionné de nombreuses victimes innocentes, dont des enfants et des femmes.

Le Représentant spécial tient à souligner, d’après toujours le communiqué, que l’immense entreprise de restauration de la paix, de la réconciliation nationale, de l’autorité de l’Etat et du retour à l’ordre constitutionnel, exige de tous les centrafricains, courage et esprit patriotique. Il tient à renouveler l’engagement sans réserves de la MINUSCA à œuvrer avec les autorités de la Transition et toutes les forces vives centrafricaines au prompt retour de la paix et de la cohésion sociale.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA N’EST PAS FAVORABLE AU RÉARMEMENT DES FACA EXIGÉ PAR SAMBA PANZA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca N’EST PAS FAVORABLE AU RÉARMEMENT DES FACA EXIGÉ PAR SAMBA PANZA

 

Bangui, (C.N.C), 06-11-2015

 

La décision des autorités de la transition en République centrafricaine de réarmer les Forces armées centrafricaine, FACA, n’a pas rencontré l’agrément de la MINUSCA. Lors de la traditionnelle conférence de presse de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), le porte-parole de la mission onusienne Vladimir Monteiro a exprimé la position de la MINUSCA sur cette épineuse question du réarmement des FACA.

Les échanges étaient houleux entre les responsables de la MINUSCA et les professionnels des médias venus à cette conférence de presse hebdomadaire de la mission. L’occasion pour les journalistes de poser des questions sur des sujets de l’heure. Sur la réhabilitation des FACA et l’embargo sur les armes ainsi que la participation des FACA aux côtés des Forces internationales pour assurer la sécurité de Bangui, le porte-parole de la MINUSCA a rappelé que le processus de réarmement de l’armée nationale se fait à travers les différentes résolutions du Conseil de sécurité des nations unies.

« La MINUSCA a entendu cet appel de la présidente de la transition à propos des armes qui doivent etre retournées aux FACA. Mais, en même temps, cela se fait dans le cadre d’une résolution qui existe concernant la restructuration des FACA. Non seulement sur ces armes mais aussi la question de sanctions, cette question est en train d’être discutée dans le cadre du document adopté par le Conseil de sécurité », a martelé Vladimir Monteiro.

Dans son adresse du 02 novembre 2015, à la nation, la Cheffe suprême des armées, la présidente de la transition a demandé à la MINUSCA de remettre à la disposition des forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin, d’après Catherine Samba Panza, de renforcer les capacités d’actions des troupes nationales engagées dans le combat. Or la MINUSCA, lors de cette conférence de presse, n’a pas gobé cette décision des autorités centrafricaines de rendre opérationnelle les forces nationales afin de mieux sécuriser la population.

Par ailleurs, le Chef de la MINUSCA qui s’est intervenu au côté du porte-parole de la mission pour réagir aux multiples questions des Journalistes, a dit avoir entendu l’appel de la requête des autorités centrafricaines et avoir adressé une correspondance à la présidente du comité des sanctions mis en place par le Conseil de sécurité pour un assouplissement des mesures et le renforcement des forces de sécurité intérieure

«Le réarmement des FACA, une question cruciale, s’inscrit dans le processus de Réforme du secteur de sécurité (RSS). La Centrafrique a besoin d’une armée qui respecte les principes républicains. Il faut une armée ethniquement équilibré et représentative de toutes les régions du pays », a affirmé Parfait Onanga-Anyanga, Chef de la MINUSCA.

Le réarmement des FACA demeure une préoccupation du peuple centrafricain qui, au vu de la situation qui prévaut en ce moment dans le pays, ne fait confiance aux forces internationales brillées par une léthargie.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: UN PAYS, UNE ARMEE, LE CNT FAIT LA MARCHE POUR EXIGER LE REARMEMENT DES FACA

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(Corbeau News Centrafrique)

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UN PAYS, UNE ARMEE, LE CNT FAIT LA MARCHE POUR EXIGER LE REARMEMENT DES FACA

Bangui, (C.N.C), 06-11-2015

 

Les Conseillers nationaux de la transition en République centrafricaine ont marché, ce 04 novembre 2015 à Bangui de la capitale centrafricaine pour exiger du gouvernement de transition le réarmement des forces armées centrafricaines (FACA). Cet ultimatum est lancé suite à une réunion de concertation que les membres du Conseil national de la transition (CNT) ont tenue à la veille de la marche à leur siège demandant opérationnelle l’armée nationale.
« Un pays, une armée. Oui au réarmement des FACA et leur implication dans e processus de pacification du pays » ; « Les Centrafricains unis et indivisibles dans la paix », ce sont là le message inscrit au mode d’ordre de la marche des élus du peuple centrafricain. La marche a débuté à 10 heures de Bangui devant le siège du Conseil national de transition, dans le 4ème arrondissement, pour s’achever au rond-point « Place des Nations unies » dans le 2ème arrondissement de la capitale. Cette marche a réuni une centaine des Conseillers nationaux de transition qui se disent déterminer pour la cause de la population.
« Trop c’est trop. Nous ne pouvons pas retrouver la paix sans nos forces armées nationales. Aucun pays au monde n’est gouverné sans son armée. Donc nous faisons cette marche pour demander au gouvernement de réarmer les FACA. Car depuis le début de cette transition, la représentation nationale a attiré l’attention de gouvernement et aussi de la communauté internationale sur l’implication de nos forces de défense dans le processus de sécurisation du pays. Aujourd’hui les faits sont là, et nous attendons du gouvernement des actes concrets », a déclaré Alexandre Ferdinand Nguedet, président du Conseil national de transition.
L’idée de cette marche vient d’un constat fait sur l’inaction des forces internationales présentes dans le pays dont la Minusca et Sangaris à arrêter les violences intercommunautaires qui se sont produites dans la capitale et à l’intérieur du pays. L’inaction et l’incapacité de ces forces ont fait réveiller les autorités de la transition à exiger le réarmement des FACA en dépit du fameux embargo pesant sur les armes en République centrafricaine.
« Les derniers évènements nous ont contraint à demander la reprise des activités de nos forces de défense et de sécurité précisément les FACA au côté de leur confrères des Nations unies qui sont venues nous aider à sécuriser la population. Parce que nous avons constaté une certaine léthargie et faiblesse et surtout une certaine complicité de certains éléments de ces forces avec ceux qui commettent des exactions », a martelé Bruno Hyacinthe Biégba, Conseiller national de transition et Avocat au Barreau de Centrafrique.
A la fin de la marche, les Conseillers nationaux ont remis un mémorandum au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga Onyanga, chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA).
Dans son message le lundi dernier à la nation, la Cheffe de l’Etat de transition, Catherine Samba Panza a demandé à la MINUSCA de mettre à la disposition des forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer, d’après elle, les capacités d’actions de des troupes nationales engagées dans le combat.
Lors de sa conférence hebdomadaire de ce 04 novembre 2015, le Porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro a répondu aux journalistes que la question de réarmement des FACA relève de la compétence du Conseil de sécurité des Nations unies à travers les différentes résolutions définies.
La marche s’est passée dans un climat apaisé sous la sécurité de la gendarmerie et la police nationale avec l’appui de contingent sénégalais de la MINUSCA. La semaine dernière, pour le rappeler, la ville de Bangui a connu un regain de violence qui s’est soldé à une dizaine de morts et à l’incendie d’une centaine de maisons d’habitation.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE NOUVEAU CHEF DE MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

LE NOUVEAU CHEF DE MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI

Bangui, (M.SA), 04-10-2015

NOTE D’INFORMATION

Bangui, le 4 novembre 2015 – Le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), Parfait Onanga-Anyanga, a réaffirmé ce mercredi, que les Nations Unies n’ont pas d’autre vocation que de rétablir la paix et la stabilité dans le pays. En marge de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, M. Onanga-Anyanga réagissait aux nombreuses questions sur le rôle de la force onusienne durant les récents affrontements à Bangui et sur la demande des autorités de transition de rétablir les Forces armées centrafricaines (FACA) dans leur fonction.

Le Représentant spécial a saisi cette occasion pour rappeler qu’il n’y a aucune animosité entre les autorités de la transition et la MINUSCA avant de fermement condamner le lynchage contre les Forces internationales. Onanga-Anyanga a rappelé l’ampleur des efforts consentis par la Mission afin de sécuriser la Centrafrique notamment après les derniers évènements avec notamment la restructuration de l’Etat-major conjoint de Bangui, jusqu’alors dirigé par la Police et désormais est passé sous commandement militaire. Cela  afin de mieux répondre à une situation extraordinaire engendrée par les nouvelles menaces sécuritaires dans la capitale centrafricaine. Pour ce faire, des moyens militaires et des effectifs supplémentaires ont été mis à la disposition de l’Etat-Major.

Ce réaménagement de l’Etat-major conjoint de Bangui a permis de protéger la population civile dans les quartiers ou les affrontements entre groupes armés font à nouveau rage. Le nombre de patrouilles a été augmenté dans les quartiers sensibles notamment entre Fatima et Kina, dans le 6eme arrondissement de Bangui. A Fatima, la MINUSCA a empêché un groupe d’hommes armés d’attaquer l’église qui abrite plusieurs dizaines de déplacés. La Force s’est aussi interposée entre des groupes armés afin d’éviter des affrontements. Dans le premier cas, un soldat de la paix a été blessé par une grenade, dans le deuxième, les soldats de la paix ont essuyé des tirs. Il convient de retenir que la présence et la riposte de la Force et de la Police a empêché un bain de sang

Sur la réhabilitation des FACA et l’embargo sur les armes ainsi que la participation des FACA aux côtés des Forces internationales pour assurer la sécurité de Bangui, le Chef de la MINUSCA dit avoir entendu l’appel de la requête des autorités centrafricaines et avoir adressé une correspondance à la présidente du comité des sanctions mis en place par le Conseil de sécurité pour un assouplissement des mesures et le renforcement des forces de sécurité intérieures. «Le réarmement des FACA, une question cruciale, s’inscrit dans le processus de Réforme du secteur de sécurité (RSS). La Centrafrique a besoin d’une armée qui respecte les principes républicains. Il faut une armée ethniquement équilibré et représentative de toutes les régions du pays » a-t-il ajouté.

Onanga-Anyanga a appelé tous les Centrafricains à plus de lucidité car la Centrafrique a besoin de tous ses partenaires dont la «MINUSCA qui est incontournable ». Avec les échéances électorales imminentes, le Chef de la MINUSCA a insisté sur le fait que les diversions ne doivent faire perdre aux Centrafricains la volonté d’aller vers des élections crédibles et ouvertes à tous. A ce sujet, il s’est félicité de la signature le 2 novembre 2015 d’un Accord tripartite de coopération pour la participation des réfugiés aux élections a été signé entre le Cameroun, la Centrafrique et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en vue de permettre la tenue des élections générales dans les camps de réfugiés se trouvant sur le territoire camerounais.

Ces élections de sortie de crise constituent une occasion inédite pour le peuple centrafricain de faire prévaloir ses exigences à l’égard de la gouvernance et du développement, a-t-il conclu.

Par ailleurs, le Représentant spécial est revenu sur son déplacement mardi après-midi sur le site de déplacés de l’église de Fatima et a dénoncé les conditions difficiles et inadmissibles que ces déplacés vivent à caude des «ennemis de la paix». La semaine dernière, une équipe de la MINUSCA avait visité les sites de déplacés de la Mosquée centrale au KM5, dans le 3e arrondissement, et de Jean XXII

Bureau de la Communication et de l’information publique

Bangui, MINUSCA