jeudi, avril 30, 2026
Accueil Blog Page 524

Centrafrique: L`ONU sanctionne deux responsables de groupes armes

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_4840

 

Centrafrique: L`ONU sanctionne deux responsables de groupes armes

 

Bangui, (AFP)18-12-2015

Le Conseil de sécurité de L’ ONU a décidé jeudi de sanctionner deux responsables de groupes armés centrafricains à la suite des violences qui ont marqué le référendum constitutionnel de dimanche dernier à Bangui.
Haroun Gaye et Eugène Barret Ngaïkosset ont été ajoutés à la liste du Comité des sanctions de l’ONU en Centrafrique.
Le premier est décrit par le comité comme un dirigeant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, “un groupe armé de l’ex-Séléka à Bangui” qui a été “marginalisé”. Il dirige aussi le “comité de défense du PK5”, le quartier musulman où se sont déroulés les violences pendant le scrutin.
Eugène Ngaïkosset est un ancien capitaine de la garde présidentielle de l’ex-président François Bozizé, chassé du pouvoir par la coalition Séléka à majorité musulmane.
Selon le comité il est “associé au mouvement Anti-Balaka et a créé “sa propre faction anti-balaka” depuis qu’il s’est évadé de prison en mai dernier.
Les sanctions du comité sont des interdictions de voyager et des gels d’avoirs. Plusieurs autres dirigeants anti-balaka ou de la Séléka ont déjà été sanctionnés ainsi depuis le début de la crise en Centrafrique.
Il s’agit “d’un message clair à ceux qui envisagent de commettre des violences pendant les élections”, a commenté la mission britannique auprès de l’ONU.
Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d’affrontements intercommunautaires.
Le vote a été émaillé d’incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, notamment dans le nord-est.
Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l’ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle.

 

Eugène Ngaikoisset alias le “boucher de Paoua

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION DU PROCESSUS ELECTORAL

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_4935

 

LA Minusca MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION

DU PROCESSUS ELECTORAL

 

Bangui,(C.N.C), 11-12-2015

 

La Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est intervenue ce mardi à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran (nord-est), et contrôle désormais les points stratégiques de la ville. L’intervention a eu lieu après que des éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) aient hissé leur drapeau au poste de gendarmerie locale dans la nuit de lundi.
La MINUSCA et ses partenaires stratégiques poursuivront la mise en œuvre du plan de sécurisation du processus électoral pour permettre aux électeurs centrafricains de voter en toute sécurité lors des prochains scrutins. La MINUSCA rend hommage au courage et à la détermination des Centrafricains de Ndélé, de PK5, de Boye Rabe et de toute la Centrafrique qui ont bravé les menaces des fauteurs de trouble pour aller exercer leur droit de vote et décider librement de l’avenir de leur pays. La MINUSCA met en garde le FPRC et tout groupe armé qui tenteraient de perturber la paix et empêcher la poursuite du processus électoral que ce soit à Ndélé, à Bossangoa ou partout ailleurs sur l’ensemble du territoire national.
La mission condamne la déclaration du FPRC sur l’autonomie du Nord-est de la Centrafrique et usera de tous les moyens, y compris le recours à la force, contre toute tentative séparatiste, conformément à son mandat. Elle rappelle que son intervention, en coordination avec les forces de sécurité intérieures et Sangaris, ont permis la poursuite du scrutin référendaire ce lundi dans certains quartiers de Bangui et dans le reste du pays. Le Commandant de la Force de la MINUSCA s’est rendu ce 15 décembre à Kaga Bandoro où il a supervisé les opérations de la Force et ainsi permis aux électeurs de Kaga Bandoro et de Ndélé de voter. A Bossangoa, la sécurisation du processus a permis le déroulement du scrutin dans 29 bureaux de vote sur 35.
La MINUSCA et l’ensemble du système des Nations Unies ainsi que la communauté internationale restent aux côtés des autorités de transition et du peuple centrafricain pour les accompagner dans leur marche vers un retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE DU

0

(Corbeau News Centrafrique)12-17-2015

constat5

 

DECLARATION
DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE DU

13 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Bangui,  (O.N.E)

 

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, la Coordination Nationale de l’Observatoire National des Elections (ONE) s’est déployée dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et les quatre (4) circonscriptions électorales de Bimbo pour observer le vote du référendum constitutionnel, en prélude des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2015.
L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :
 Réseau des ONG des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
 Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
 Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
 Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albi noces).
Dans le cadre du processus électoral 2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre 2015. De plus, l’observatoire National des Elections (ONE) travaille avec la Division des Droits de l’Homme de la Minusca dans le cadre du monitoring des Droits Humains avant pendant et après les deux tours des scrutins couplées des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016.
Le référendum constitutionnel étant considéré comme un scrutin test, avant les scrutins présidentiels et législatifs couplés des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016, la Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) limitée par ses moyens ne s’est déployée que dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et ses environs (Bimbo) pour observer l’élection référendaire. Ce qui a permis aux observateurs déployés par la Coordination Nationale de l’ONE de faire des constats et de formuler des recommandations.

I- CONSTAT

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé le référendum constitutionnel depuis la mise en place du Comité de vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution, la campagne référendaire et le vote du 13 décembre 2015 et a constaté ce qui suit :

I.1- SENSIBILISATION ET VULGARISATION DU TEXTE DE LA CONSTITUTION

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction la mise en place par le Premier Ministre de la Transition d’un Comité chargé de la vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution par arrêté n°034 du 10 novembre 2015.

l’ONE regrette que le texte du projet de la Constitution n’ait pas été vulgarisé en Sango la langue nationale de la République Centrafricaine, qu’aucune affiche du texte de la constitution n’ait été visible dans les quartiers ou même aux abords des Centres de Vote observés. A cela s’ajoutent l’absence de la sensibilisation des électeurs sur le référendum constitutionnel et sur les techniques de vote.

I.2- CAMPAGNE REFERENDAIRE

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé toute la campagne référendaire dans les huit (8) Arrondissements de la Ville de Bangui et les quatre circonscriptions électorales de Bimbo malgré le contexte sécuritaire inadapté dans lequel est organisée l’élection référendaire. L’ONE se félicite de ce que la campagne référendaire ait été contradictoire entre les partisans qui militent pour le « Oui » et ceux qui militent pour le « Non ». La campagne référendaire s’est déroulée à Bangui conformément au délai légal et dans un climat favorable à la liberté d’expression, de réunion et de circulation.

I.3- LE SCRUTIN REFERENDAIRE

Le jour du vote du référendum Constitutionnel à Bangui le 13 décembre 2015, les électeurs Centrafricains se sont mobilisés devant leur bureau de vote pour exercer leur droit de vote. Ce qui se traduit notamment par leur importante participation au scrutin référendaire, leur discipline et leur patience.
L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction quelques points dans certains Centres de Vote des 1er, 2ème, 5ème, 6ème, 7ème Arrondissements et les quatre Circonscriptions de Bimbo. Il s’agit de :
– L’ccessibilité aisée des Centres de vote
– Une atmosphère calme et sereine,
– La présence discrète des forces de défense et de sécurité devant le lycée des martyrs à Bangui, qui procèdent à des fouilles des sacs que portent certains électeurs avant de leur donner accès au Centre de Vote,
– Disponibilité des matériels électoraux
– Présence effective des membres des Bureaux de Vote.
Cependant, l’Observatoire National des Elections (ONE) a également noté certains incidents critiques, des abus et violations des Droits Humains fondamentaux, des difficultés et dysfonctionnements de tous ordres qui ont émaillé le processus électoral.

Des incidents critiques

L’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que dans le 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui, plus précisément au Centre de Vote de l’école Koudoukou, le groupe armé Texas a brandit un drapeau et des affiches sur lesquels on pouvait lire « pas de vote ». Des tirs à l’arme automatique ont alors retenti provoquant la mort de deux à cinq électeurs selon des sources non officielles. Le vote référendaire n’a pas eu lieu à l’école Koudoukou dans la journée du 13 décembre 2015 malgré l’important déploiement des forces de la MINUSCA censés sécuriser les opérations de vote.

Dans le 3ème, 4ème et le 8ème Arrondissement de la Ville de Bangui l’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que des grenades soient lancées dans les Centres de Vote de l’école Gobongo 1 et 2 puis à l’école Saint

Jean de Galabadja occasionnant des cas de blessures parmi les électeurs.

Nous avons aussi constaté que dans tous les bureaux de vote de l’école Gobongo filles et garçons les présidents desdits bureaux ont terminé les opérations de vote à 16 heures 00 alors que plusieurs électeurs se trouvaient dans le rang. Selon le code électoral les personnes se trouvant dans les rangs sont les seuls qui doivent voter même si le bureau est fermé.

Des violations et abus des Droits Humains

L’Observatoire National des élections (ONE) a également relevé plusieurs cas de violations du droit de vote, notamment à l’école Notre Dame d’Afrique dans le 4ème Arrondissement et à l’école Ngouciment dans le 5ème Arrondissement où, les membres du Bureau de Vote ont refusé de faire voter des électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, qui ont présenté leur pièce d’identité, mais qui n’ont pas présenté de récépissé d’inscription sur la liste électorale. L’Observatoire National des Elections a en outre relevé le difficile accès des personnes handicapées dans les Bureaux de Vote. La faible participation des femmes au vote référendaire est remarquée dans les huit (8) Arrondissements et les quatre (4) circonscriptions de Bimbo.
De plus, dans le 3ème Arrondissement et plus précisément au quartier Gbaya Dombia, des hommes ont armes ont été observés en train de proférer des menaces de mort aux électeurs pour les dissuader de venir s’acquitter de leur droit de vote au Centre de Vote de l’école Gbaya Dombia. Ces bandes armées ont ensuite lancé des grenades dans l’enceinte du Centre de Vote provoquant des blessures et la débandade parmi les électeurs et des membres du Bureau de Vote.
Des difficultés et dysfonctionnements
L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté que la confection et l’affichage des listes électorales, l’établissement ainsi que la délivrance des cartes d’électeurs ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement de l’élection référendaire. Certains électeurs inscrits sur la liste électorale et détenteurs de leurs récépissés n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Tandis que d’autres électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, et qui ne sont pas détenteurs de récépissés (incendiés, pillés, égarés) du fait des crises intercommunautaires n’ont pas pu voter, malgré qu’ils aient présenté leur carte d’identité nationale ou leur passeport.
Dans le même registre, les insuffisances et irrégularités suivantes ont été constatées :
– Le démarrage tardif des opérations de vote ;
– La non disponibilité des cartes d’électeurs dans les bureaux de vote ;
– La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote ;
– Le laxisme dans les procédures de vote ;
– L’inadaptation des lieux désertés dans lesquels sont placés certains bureaux de vote ;
– Le nombre élevé des cas de refus de vote à certains électeurs qui ont présenté des cartes d’identité nationale ;

II- RECOMMANDATION
Afin de remédier aux insuffisances et irrégularités constatées sur le terrain, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :
– La poursuite du renforcement des capacités des agents électoraux ;
– Le choix des lieux plus adaptés pour abriter certains bureaux de vote du 3ème Arrondissement ;

– Le renforcement du dispositif de sécurité des candidats, des électeurs et autres acteurs du processus électoral ;
– L’intégration des forces nationales dans le dispositif de renforcement de la sécurité des scrutins ;
– L’impression et la distribution des cartes d’électeurs ;
– Faciliter l’accès des bureaux de vote aux personnes handicapées ;
– Intensifier la sensibilisation des électeurs pour participer aux scrutins ;
– Eduquer et sensibiliser les électeurs sur les techniques de vote ;
– Augmenter le nombre des assesseurs par bureau de vote pour une meilleure gestion des opérations électorales ;
– Permettre aux personnes qui ne possèdent pas leurs récépissés mais qui se trouvent sur la liste électorale de voter par dérogation comme l’exige l’ANE car ils ont été effectivement recensés ;
– Permettre aux électeurs qui possèdent leurs récépissés et qui ne trouvent pas leur nom dans la liste électorale de voter par dérogation car c’est la faute de l’ANE s’ils ont été omis au cours du recyclage de la liste électorale.
L’Observatoire National des Elections considère que l’élection référendaire est une élection test avant les scrutins présidentiels et législatifs, et constitue une étape majeure de la restauration de l’ordre constitutionnel. Pour la réussite de la fête démocratique lors des élections présidentielle et législatives, l’Observatoire National des Elections encourage l’Autorité National des Elections, la Société Civile, les Partis Politiques et les candidats à intensifier la sensibilisation des électeurs pour rehausser le taux de participation à ces scrutins à venir. Dans cet esprit, l’Observatoire National des Elections invite les parties prenantes du processus électoral à respecter le Code de Conduite qu’ils ont adopté et paraphé pour assurer la conduite apaisée de ces élections, qui permettront à la République Centrafricaine de traverser de l’autre côté de la rive où elle recouvrera la paix et la cohésion entre ces populations.
L’Observatoire National des Elections remercie l’opinion publique nationale ainsi que les électeurs pour la confiance qu’ils lui ont toujours manifestée.

 

Fait à Bangui le 15 Décembre 2015

Le Coordonnateur National

Me. Serge Soleil SERAMALE

Centrafrique: Programme de la compagne électoral du Candidat Martin ZIGUELE au élection Présidentielle de décembre 2015

0

(Corbeau News Centrafrique)12-17-2015

sans-titreee

 

Programme de la compagne électoral du Candidat Martin ZIGUELE

au élection Présidentielle de décembre 2015

 

Bangui, (CNC)

 

 

FullSizeRendercollectif Centrafricain

 

CENTRAFRIQUE: QUI SONT LES PRINCIPAUX CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_1987

 

CENTRAFRIQUE: QUI SONT LES PRINCIPAUX CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE

 

Bangui, (CNC)12-16-2015

DÉCRYPTAGE

Entaché de violences qui ont fait au moins cinq morts, notamment dans le quartier à majorité musulmane de PK5 à Bangui, le référendum constitutionnel du 13 décembre avait valeur de test avant la présidentielle. Plusieurs fois repoussé, le premier tour devrait finalement se tenir le 27 décembre.

La Cour constitutionnelle de transition a retenu les noms de trente candidats. Quatre d’entre eux font la course en tête. Leurs défis sont immenses : mettre un terme aux violences, restaurer la souveraineté de l’Etat, ressusciter des institutions exsangues et relancer l’économie d’un pays dont la richesse des sous-sols a alimenté le conflit.

Anicet Georges-Dologuélé

D’aucuns disent qu’il passe plus de temps à Paris, où est implanté son cabinet de consultance qu’en Centrafrique. Ce qu’il réfute, arguant que sa campagne de proximité couvre tout le territoire et qu’il se montre particulièrement dynamique. Premier ministre de 1999 à 2001 sous Ange-Félix Patassé puis président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale, il a eu à gérer plusieurs affaires de malversations et de corruption impliquant l’institution. Jamais condamné, il s’est toujours dit étranger à ces montages.

De retour à Bangui en 2013 après des années d’exil, l’ancien chef du gouvernement a créé son propre parti politique, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dont la devise est « Rassemblement, paix, développement ». Le mouvement, essentiellement constitué d’anciens cadres du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), est peu présent sur le terrain.

Agé de 58 ans, l’économiste de formation a axé sa campagne sur la nécessité de rétablir la sécurité et la justice pour pouvoir mettre en œuvre un programme économique ambitieux, attirer les investisseurs et créer de l’emploi. « Pour édifier cette nouvelle République centrafricaine, une rupture radicale s’impose. Ce n’est qu’ainsi que nous construirons une République de l’unité retrouvée dans la paix et la concorde nationale », dit-il. Et de marteler : « de 1996 jusqu’à aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais premier ministre ».

Karim Meckassoua

Il est le premier candidat à avoir tenu un meeting, le 5 décembre, au Stade 20 000 Places de Bangui, une semaine après la visite historique du pape François. « Elu demain président de la République, je défendrai deux projets simples. Simples, mais attendus depuis si longtemps. Le premier : nous réconcilier. Le second : nous développer », a-t-il proclamé à la tribune. Convié, le candidat rival, Anicet-Georges Dologuélé, était présent.

Candidat musulman indépendant de 63 ans né à Bangui dans une famille de Haoussa du Nigeria, Karim Meckassoua se présente comme un « candidat de l’union ». Ingénieur ergonome de formation, il a fait campagne à grands frais grâce au soutien financier et politique du président congolais Denis Sassou Nguesso, également médiateur de la crise centrafricaine, dont il est proche.

Ces derniers mois, ce candidat sans parti politique ni réel ancrage local a multiplié les va-et-vient entre Bangui et Brazzaville tout en faisant des escales à Paris où il dispose de soutiens, au ministère de la défense notamment. En 2014, Paris et Brazzaville avaient appuyé sa candidature au poste de président par intérim de la transition, en remplacement de Michel Djotodia. Son dossier fut rejeté en raison de son passé d’ex-putschiste.

Cet ancien homme d’affaires, qui a été actif dans le secteur minier, a joué un rôle de premier plan dans les préparatifs du coup d’Etat du 15 mars 2003 aux côtés de François Bozizé renversant le président d’alors, Ange-Félix Patassé. A cette date, Karim Meckassoua est un fidèle allié de François Bozizé qui, une fois au pouvoir, le nomme ministre des affaires étrangères. Il occupera cinq ministères différents. Et c’est à l’ambassadeur de Centrafrique en République démocratique du Congo, Elie Ouefio, l’ancien secrétaire général du parti de François Bozizé, Kwa Na Kwa (« le travail rien que le travail » en sango), qu’il a confié sa campagne.

Martin Ziguélé

« Réconciliation, rassemblement, reconstruction ». A la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le dernier premier ministre d’Ange-Félix Patassé (2001-2003) a fait de ce triptyque son slogan de campagne. « Il n’y a pas de télévision ni de radio en Centrafrique, hormis à Bangui, alors, il faut aller sur le terrain, dans toutes les grandes villes d’un pays dont je connais chaque commune, chaque préfecture, ce qui est ma force », estime celui qui avait sans doute remporté l’élection présidentielle de 2005, face à François Bozizé, et n’a pas reconnu les élections truquées de 2011.

Il peut compter sur une formation très bien implantée sur le territoire avec des antennes dans chacune des seize préfectures. Martin Ziguélé bénéficie également des réseaux de l’Internationale socialiste, qui lui ouvre les portes du Parti socialiste français, de l’Elysée, mais aussi des palais présidentiels d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali, d’Alpha Condé en Guinée et de Mahamadou Issoufou au Niger. Une « diplomatie » qui lui vaut d’être perçu comme le « candidat de la France » par certains rivaux, qui mettent en cause son bilan de premier ministre. Lui s’en défend et rappelle avoir mis en œuvre la première opération « mains propres », qui avait notamment valu l’incarcération de son ministre d’Etat aux finances.

Agé de 58 ans, cet expert en assurances, investi par son parti en novembre 2014, se veut la figure de proue de l’opposition à François Bozizé et le candidat leader de cette élection présidentielle. « Mon premier acte si je suis élu ? Mettre en œuvre un programme efficace de désarmement, de démobilisation et de réintégration tout en complétant le mandat de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) pour occuper les zones minières. »

Bilal Désiré Nzanga-Kolingba

Candidat malheureux face à Catherine Samba-Panza pour la présidence de la transition, Bilal Désiré Nzanga-Kolingba pâtit d’un manque de charisme qui le rend inaudible ou presque. Pourtant, c’est cet ancien député passé par la Banque mondiale, plusieurs fois ministre sous François Bozizé, que le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a désigné en février pour prendre les rênes du parti et briguer la magistrature suprême. Une destinée dynastique pour ce fils de l’ancien président André Kolingba arrivé au pouvoir par un putsch en 1981 et défait lors de la première élection démocratique de 1993 remportée par Ange-Félix Patassé.

Le parcours de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba, 59 ans, qui a mené activement campagne pour François Bozizé en 2010 dans le fief familial de Basse-Kotto, l’a mené à se rapprocher de ceux qui l’ont renversé, à savoir la coalition rebelle Séléka et l’un de ses chefs, Michel Djotodia.

Chrétien converti à l’islam en 1983, selon ses dires, il s’est discrètement rendu à plusieurs reprises chez l’un des parrains présumés de la Séléka, le chef d’Etat tchadien, Idriss Déby, qui cherche à renforcer son influence politique et militaire en Centrafrique. Toutefois, le RDC de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba souffre d’un manque de moyens et d’une implantation limitée à deux préfectures sur les seize que compte la Centrafrique. Ce qui peut être compensé par un soutien de l’ex-Séléka. Mais si son nom renvoie à l’histoire politique du pays, ce « fils de » est également cité aux côtés des anciens ministres Simplice Zingas et Abdallah Kadre dans une affaire de détournement de 20 millions de francs CFA déboursés en 2010 par le Trésor pour une couverture médiatique du cinquantenaire de l’indépendance. Ce que tous deux démentent. L’affaire est entre les mains de la justice.

IMG_4827

IMG_4828

IMG_4829

IMG_4830

Par Joan Tilouine  Le Monde.fr

 

Bangui: Les Centrafricains ont voté la nouvelle constitution malgré les tentatives de boycott

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_8514

Les Centrafricains ont voté la nouvelle constitution malgré les tentatives de boycott

 

Bangui, (C.N.C), 12-16-2015

 

C’est le vote pour la nouvelle constitution le 13 décembre 2015 en République centrafricaine. La population s’est mobilisée pour s’exprimer à travers ce referendum en dépit de multiples difficultés enregistrées au cours des opérations. Des problèmes sécuritaires et techniques perturbent le bon déroulement du vote référendaire dans le pays.
«J’exhorte le peuple centrafricain à se lever massivement pour voter en faveur de oui comme je l’ai fait pour l’avenir du pays », a déclaré en substance Catherine Samba Panza, Cheffe de l’Etat de la transition à sa sortie du bureau de vote à l’école Colombe dans le 7ème arrondissement de Bangui. Les opérations se sont bien déroulées dans certains bureaux de vote alors que dans d’autres bureaux c’est la désolation. Les difficultés logistiques et sécuritaires ont perturbé le bon déroulement des opérations du vote. Le climat sécuritaire dans certains arrondissements de la capitale et également dans certaines régions villes du pays était incertain.
Au pk5 dans le 3ème arrondissement de la capitale, c’est le quasi boycott du vote de la nouvelle constitution. Dans cette partie de la capitale, à majorité musulmane, les ennemis de la paix dans le secteur ont perturbé le déroulement du vote par des crépitements d’armes lourdes et légères. Très top le matin, des détonations à l’arme lourde et automatique, à défaut du non déploiement des forces internationales sur les lieux, ont créé la psychose dans le secteur empêchant l’arrivée des matériels de vote dans le secteur.
Exaspérée par cette situation, une partie de la population du pk5 a entamé une marche pacifique au siège de la Minusca pour exiger l’installation de logistique du vote dans le 3ème arrondissement permettant à la communauté musulmane de pouvoir s’exprimer. Plus tard à 11 heures, la MINUSCA a acheminé les matériels de vote dans le secteur. Alors qu’un bureau de vote du 3ème arrondissement au camp des Castors, a été relocalisé au lycée des Martyrs dans le 2ème arrondissement. Cette situation était parallèle dans le 4ème arrondissement de Bangui où des bandits armés ont été lancé des grenades près du bureau de vote au Lycée et au marché de Gobongo fait quatre blessés.
Par ailleurs à Bossangoa et à Kaga Bandoro, les groupes armés ont boycotté le référendum. A Bossangoa, zone de François Bozizé recalé par la Cour constitutionnelle, les hommes armés ont empêché la population de voter. A Kaga Bandoro considérée comme juridiction de Nourredine Adam, chef du FPRC a mis en exécution son plan de boycott de tout processus électoral dans la région. Plus tard le 14 et le 15 décembre, les populations de ces régions ont pu voter, suites à des négociations et sensibilisations.
A défaut des cartes d’électeurs non distribuées les Centrafricains ont pu voter librement avec les récépissés, pièces d’identité nationale et passeport. Malgré l’irrégularité de certains noms sur la liste électorale affichée par l’Autorités nationale des Elections (ANE) a trouvé une solution d’ouvrir une liste permettant aux gens dont les noms ne sont pas sortis sur la liste de pouvoir voter. En dépit des tentatives de boycott enregistrées au cours de ces opérations, la population s’est mobilisée, sous la protection des forces internationales et nationales, pour voter afin de sortir le pays de la crise. Ce vote référendaire est un premier test qui permet au peuple centrafricain de choisir ses futurs dirigeants lors des élections couplées du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2015, pour le premier et deuxième tour.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE SUR VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA

0

(Corbeau News Centrafrique)

comference

 

LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE

SUR VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA

 

Bangui, (CNC)15-12-2015

 

SUITE A LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION ET DE CALOMNIE CONTRE MARTIN ZIGUELE, LE CANDIDAT FAVORI DU MLPC A L’ELECTION PRESIDENTIELLE, DECLENCHEE PAR Wilfried Maurice SEBIRO ET LES INTERPRETATIONS MALVEILLANTES ET SANS FONDEMENTS AUXQUELLES CELUI-CI S’EST LIVRE DANS SON ORGANE DE PRESSE “CENTRAFRIQUE LIBRE”, TENDANT A FAIRE CROIRE QUE C’EST EN TANT QU’ENVOYE SPECIAL DE MME Catherine Samba-Panza QUE MARTIN ZIGUELE A ETE RECU LE 11 DECEMBRE DERNIER A LUANDA PAR SON EXCELLENCE JOSE EDUARDO DOS SANTOS, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ANGOLAISE, LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES A TENU A RECADRER LE CONTEXTE DE CETTE IMPORTANTE VISITE EN APPORTANT LES PRECISIONS ET CLARIFICATION NECESSAIRES DANS LE COMMUNIQUE DE PRESSE CI-DESSOUS AFIN DE LEVER TOUTE AMBIGUITE 

FullSizeRender

 

Bangui

 

Centrafrique: Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Salue le courage exceptionnel du Peuple Centrafricain et le

0

(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Communiqué de Presse N°0049/2015

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Salue le courage exceptionnel du Peuple Centrafricain et

le processus du retour à la légalité Constitutionnelle.

Bangui, (C.N.C) 12-15-2015

La détermination du peuple centrafricain de revenir à la légalité constitutionnelle dans cette circonstance exceptionnelle que traverse la République se confirme par l’existence d’une histoire inoubliable qui se caractérise par l’action politique courageuse qui conduit tout un peuple de résister face au climat de la terreur afin de doter les institutions républicaines de la loi fondamentale par l’exercice du pouvoir sacro-saint du droit de vote.
Désormais le peuple centrafricain indivisible vient de faire une grande démonstration de force politique à travers l’accomplissement d’un devoir citoyen qui s’avère impossible, mais avec une forte capacité de mobilisation générale et des multiples sacrifices, le peuple souverain fini par triompher pacifiquement par le respect du jeu démocratique.
Au regard de ce contexte très particulier, le collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile qui milite pour les valeurs constitutionnelle, tient d’abord à saluer le courage politique exceptionnel du peuple centrafricain et profite de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à tous les martyres et ainsi qu’à tous les combattants de la liberté qui se sont sacrifiés pour écrire tous ensemble cette nouvelle histoire qui enterra définitivement dans l’histoire de l’humanité.
Le Collectif, exhorte les détenteurs du pouvoir public de protéger très chaleureusement les acquis démocratiques dont le peuple centrafricain vient de l’obtenir au prix des sacrifices énormes.
Enfin, le Collectif, encourage davantage le peuple centrafricain de braver surtout la peur et de répondre plus massivement au prochain rendez-vous électoral fixé pour le 27 décembre 2015 afin de permettre au peuple centrafricain de faire son choix politique.

Fait à Paris le 14. 12. 2015

Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

BANGUI: LA MINUSCA APPELLE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE APAISEE ET MET EN GARDE CONTRE LES TROUBLES

0

(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

LA MINUSCA APPELLE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE APAISEE

ET MET EN GARDE CONTRE LES TROUBLES

Bangui, (C.N.C)11-12-2015

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité en Centrafrique (MINUSCA) a appelé à une campagne électorale paisible et invite les candidats à présenter leurs projets de campagne au peuple centrafricain sans animosité, ni recours à la violence sous toutes ses formes. L’appel a été lancé mercredi à Bangui, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, par son Porte-parole, Vladimir Monteiro.
Dans cet appel, la mission des Nations Unies en Centrafrique a aussi demandé à ceux dont la candidature a été rejetée de se conformer à la décision de la Cour constitutionnelle de transition et à faire montre de retenue dans leur réaction. La MINUSCA leur demande également de sensibiliser leurs sympathisants afin qu’ils évitent toute attitude qui serait de nature à perturber le processus électoral et la stabilité en Centrafrique. Sur un total de 44 candidatures présentées pour la présidentielle, 30 dont celle d’une femme ont été retenues tandis que 14 ont été rejetées.
La MINUSCA réitère sa détermination à travailler en étroite collaboration avec les autorités compétentes afin d’assurer le bon déroulement de cet important scrutin qui représente une étape cruciale vers une sortie définitive de la crise politico-sécuritaire qui affecte la Centrafrique depuis de longues années. Par ailleurs, la MINUSCA a rappelé la publication mardi, d’une première liste des candidats aux législatives du 27 décembre, par l’ANE. Cette liste comporte 1192 candidats députés et sera complétée après la réception des dossiers incomplets ce mercredi en fin d’après-midi.
Sur le plan électoral, la MINUSCA note également que le Conseil National de Transition a adopté le 4 décembre deux amendements au code électoral : l’article 68 qui prévoit le nombre de votants dans un bureau de vote et de l’article 47 sur la carte d’électeur avec photos. Désormais, le nombre de votants dans un bureau de vote est passé de 250 à 500 électeurs tandis que la carte d’électeur sans photographie est autorisée. Néanmoins, au moment du vote, l’électeur devra présenter, en plus de sa carte d’électeur, tout autre document avec photo prouvant son identité ou, au besoin, un témoin de son village ou quartier.
Sur les formations liées au processus électoral, le “Comité ad-hoc Genre et élections” des femmes centrafricaines, ONU Femmes et la MINUSCA organisent depuis mardi une formation de trois jours pour les femmes candidates aux législatives. Elle porte, entre autres, sur la campagne électorale, les techniques de communication électorale et de négociation. Enfin, la campagne de sensibilisation des électeurs sur le référendum de la Constitution du 13 décembre 2015 se poursuit dans le pays.
Le Porte-parole de la MINUSCA est aussi revenu sur la publication, vendredi, du premier rapport public sur les droits de l’homme en Centrafrique, au lendemain de la journée internationale des Droits de l’Homme autour du thème : «Nos droits. Nos libertés. Toujours ». Cette année, la journée est consacrée au lancement d’une campagne qui marque le 50e anniversaire des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme: le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Sur la question du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rappatriement des anciens combattants, Vladimir Monteiro a précisé que les opérations de PRE-DDR ont commencé à Bouar, le 3 décembre, et visent tous les combattants volontaires et membres des groupes armés signataires de l’accord DDRR de Bangui. Les combattants enregistrés et désarmés bénéficient d’une assistance alimentaire et sont dirigés vers des travaux communautaires générateurs de revenus. Pour rappel, les opérations de PRE-DDR ont été lancées en juin 2015 à Bangui avant d’être étendues à Birao, Bria, Kaga-Bandoro et Bambari. Le programme devra toucher 10 autres localités telles que Paoua, Bossangoa et Obo.
A propos de la cohésion sociale, le Porte-parole de la MINUSCA a indiqué qu’à la demande du Comité de crise à PK5, la MINUSCA a facilité une réunion sur la relance des services bancaires dans le quartier. Séparément, la MINUSCA a également rencontré les maires des 2e, 5e, 6e et Bimbo arrondissements pour discuter des moyens pour améliorer la gestion et le partage d’information entre les autorités locales sur la sécurité dans leurs zones.
De son coté, la sous-commissaire Pospescu Oana Andreea, Porte-parole de la police de la MINUSCA, a noté que la situation sécuritaire ces derniers jours dans le pays, a été marquée par une baisse significative de la criminalité. Sur les activités de la Police, elle a précisé qu’en plus des missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, la Police a effectué 145 patrouilles diurnes et nocturnes ainsi que des gardes statiques et des opérations de lutte contre la délinquance.
Par ailleurs, 40 officiers de la police judiciaire de la Police Centrafricaine et de la Gendarmerie nationale participent jusqu’au 26 décembre à une formation de remise à niveau en matière de traitement des affaires criminelles tandis que l’ensemble du personnel disponible des Forces de sécurité intérieures participent à une formation sur les missions des agents de sécurité pendant la période électorale et notamment dans un bureau de vote.
Pour sa part, le Lieutenant colonel Adolphe Manirakiza, Porte-parole militaire de la MINUSCA a fait savoir que la force de la Minusca est entrain de déployer toutes ses énergies pour appuyer le gouvernement dans la sécurisation des autorités et des agents électoraux qui se rendent sur le terrain, ainsi que le transport des kits électoraux. En exemple, il a cité que le 03 décembre dernier, la force a sécurisé le déploiement du matériel électoral à Nandobo Mboula, Salo et Moungoumba ; elle a aussi fourni une escorte à l’équipe électorale régionale de Kemo en date du 05 décembre, de Bangui à Sibut. Le 04 décembre, la force a sécurisé la distribution du matériel électoral dans la ville de Bouar.
Le Lieutenant colonel a enfin annoncé que la force escorte actuellement les autorités gouvernementales dans tout le pays pour sensibiliser la population au vote du referendum.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PROJET THIMO ATTEIND SA 1ère PHASE D’ACTION SOCIALE POUR LA REDUCTION DE PAUVRETE ET LA COHESION SOCIALE

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_8027

 

LE PROJET THIMO ATTEIND SA 1ère PHASE D’ACTION SOCIALE POUR LA REDUCTION

DE PAUVRETE ET LA COHESION SOCIALE

 

Bangui, (CNC), 11-12-2015

Le projet dit Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre, THIMO en sigle, est en train d’atteindre résolument son objectif. Ce projet d’assistance post-conflit qui vise l’utilisation optimale de la main d’œuvre pour réduire au maximum la pauvreté, atteint sa première phase d’action sociale à Bangui. Un point de presse visant à présenter le bilan à mi-chemin des activités du projet « THIMO-Bangui » s’est tenu, le 09 décembre 2015 au ministère des travaux publics à Bangui.

Lancé officiellement le 22 janvier 2015 par Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de la Transition dans le 6ème Arrondissement de la ville de Bangui, les THIMO dans sa première phase concernent tous les 8ème Arrondissements de la ville de Bangui. Les travaux de cette première phase consistent en la réhabilitation de voiries et drainage ainsi qu’en la création de fossés maçonnés le long des voies réhabilitées. Selon Jules YANGANDA, Expert en communication près de ce projet, le projet « THIMO-Bangui » a créé à ce jour, 61. 000 emplois correspondant à plus de 141 millions de francs CFA distribués aux jeunes et femmes démunies en termes de revenus financier.
« Ce projet qui vise à ramener la cohésion sociale et aussi à réduire la pauvreté présente un impact positif sur la population bénéficiaire. Nous avons enregistré aujourd’hui ouvriers et cadres pour ce projet », a-t-il noté.
Cette approche, d’après lui, a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays africains jadis frappés par la crise militaro-politique. C’est le cas de la Cote d’Ivoire, du Burundi où le projet THIMO a été expérimenté. Le Gouvernement centrafricain s’est inspiré de cette approche. C’est pourquoi, il a initié le projet THIMO-Bangui qui a été financé par la Banque Mondiale à hauteur de 4 milliards de francs CFA. Le projet est divisé en deux phases. Mais la première phase a eu quelques difficultés au cours de sa mise en œuvre.
« Cette première phase qui a démarré en janvier 2015 devait durer normalement 6 mois. Malheureusement les récents évènements ont perturbé le déroulement des activités THIMO. C’est pourquoi les travaux de cette première phase continuent encore dans certains Arrondissements de la ville de Bangui », a expliqué Jules YANGANDA.
La 2ème phase des THIMO sera très bientôt démarrée dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui. Les travaux consistent en la réhabilitation de route et en la création des fossés maçonnés.
«Je vous informe que dores et déjà, les Autorités locales du 2ème Arrondissement se réjouissent de l’avènement de ce projet qui va permettre aux jeunes et femmes de la localité d’accéder aux sources de revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il intimé
De nombreux bénéficiaires de ce projet ont utilisé une partie de leurs revenus pour se lancer dans de petits commerces, à en croire l’Expert en Communication qui a ajouté que : « Certains ex-combattants bénéficiaires de ce projet ont déclaré avoir abandonné les armes pratiques pour se consacrer aux travaux THIMO».
Toutes fois, ce projet THIMO relève de grandes difficultés. le cas de vol des matériels de travail constatés souvent sur le site des travaux, le refus de certains manœuvres d’accepter le principe de rotation qui devrait permettre à d’autres personnes d’accéder aux sources de revenus. Chaque bénéficiaire perçoit en terme de revenu financier 2500 FCFA par jour, cela pour deux (2) semaines minimum de contrat et deux (2) mois maximum. Les résultats montrent que le projet a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunies et des ex-combattants dans le tissu professionnel.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: « L’ARGENT ET LE CHOIX DES HOMMES POLITIQUES DE VALEUR : Une question d’éthique républicaine et démocratique »

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_1987

« L’ARGENT ET LE CHOIX DES HOMMES POLITIQUES DE VALEUR : Une question d’éthique

républicaine et démocratique »

Bangui, (C.N.C), 11-12-2015

Le Peuple Centrafricain aspire plus que jamais au retour à un état de sécurité et de quiétude durable après les graves atteintes aux droits de la personne humaine qu’il a subies sur plusieurs décennies et dont le point culminant a été atteint entre 2013 et 2015. Il attend aussi de renouer avec une vie démocratique normale, qui lui permette d’exprimer sa volonté sans peur et sans contrainte dans le choix de ses nouveaux dirigeants et représentants, à travers des élections transparentes et crédibles.

1) Mais nul n’est dupe !
La misère et l’indigence créées par deux années d’une guerre sans nom, risquent de rendre sourde ou aveugle une grande partie de la population devant le choix entre la qualité et l’argent des futurs dirigeants centrafricains, au sortir de la grave crise politique, morale, culturelle, économique et sociale que le pays a connue durablement !
D’où l’urgente nécessité d’une implication morale, matérielle et financière de toutes celles et de tous ceux qui à travers l’Afrique et le monde, aiment le Centrafrique.

Cette implication, morale d’abord, doit s’effectuer à tous les niveaux du processus électoral. Elle aura pour finalité première de corriger au départ l’injustice la plus intolérable dans un domaine où la « qualité » des personnes en lice doit beaucoup plus compter que leur « avoir matériel ou financier », au risque de voir s’instaurer de fait le « vote censitaire » par lequel le plus riche passe pour le plus apte à gouverner ; ce qui n’est pas souvent prouvé, du moins en Centrafrique !
Le rôle moral de la Communauté internationale d’un côté, celui des Amis du Centrafrique et du Gouvernement de Transition de l’autre, doit consister à prendre en compte ce type de déviation morale et politique pour mieux la prévenir et au besoin la rectifier, afin de donner les chances au Peuple centrafricain de renouer avec une démocratie relativement propre et durable !

2/ Dans le financement global des élections Une ligne devrait être prévue en faveur de tous les candidats à l’élection présidentielle dont les dossiers ont été validés définitivement par la Cour Constitutionnelle de Transition ! Par ailleurs, l’Autorité Nationale des Elections(ou une autre instance administrative) devrait fixer également fixer un montant des dépenses électorales à ne pas dépasser par les candidats.
De telles mesures auraient le grand avantage de mettre ces candidats sur une même position de départ et éviter que pour des raisons d’argent, le vice écarte d’emblée la vertu ou que la médiocrité dame le pion à la qualité, situation qui ramènerait le pays à la case départ !

3) Les élections centrafricaines de 2015 sont en priorité une affaire de « morale politique » avant les autres considérations habituelles! En tout cas l’Etat centrafricain dans sa convalescence, doit être plus rigoureux que par le passé et faire en sorte que l’élection présidentielle ne se transforme pas en une foire d’exposition de billets de banque ni en une bourse de valeurs sonnantes et trébuchantes !

Il faut à tout prix sortir la RCA du gouffre dans lequel l’ont plongée des décennies d’incurie morale et politique !
LGP

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centafrique: France, qui est le soutien congolais de Marion Maréchal-Le Pen ?

0

(Corbeau News Centrafrique),11-12-2015

fla

France : qui est le soutien congolais de Marion Maréchal-Le Pen ?

 

Bangui(CNC)

 

La société Congo Capital Entreprises, contrôlée par Wilfried Etoka, a écrit une lettre annonçant sa venue en Provence-Alpes-Côte d’Azur (sud est de la France) pour proposer des opportunités d’affaires aux entreprises régionales, “dès le lendemain de l’élection de Marion Maréchal-Le Pen”, la candidate du Front national.

Mis en cause par les milieux économiques, notamment par le patronat français, le Front national, qui est sorti en tête du premier tour des élections régionales en France, le 6 décembre dernier, se cherche apparemment des soutiens dans les milieux d’affaires. Le 9 décembre, Marion Maréchal-Le Pen, qui a obtenu 40,5% des voix en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a publié une lettre émanant de Congo Capital Entreprises, qui a promis de se déplacer « dès le lendemain de l’élection de Marion Maréchal-Le Pen en territoire de Provence Alpes Côte d’Azur pour présenter des opportunités d’affaires représentant 3 milliards d’euros de business potentiels aux entreprises de la région ».

Une lettre signée Innocent Dimi

Sur son compte Facebook, où elle a publié la lettre (reproduite ci-dessous) signée d’Innocent Dimi, vice-président de Congo Capital Entreprises, la candidate d’extrême-droite s’est réjouie :  « À tous ceux qui n’ont de cesse de promettre les pires conséquences économiques à une région dirigée demain par notre équipe, ce type d’initiative de grands groupes internationaux prouve que notre victoire sera une chance pour le développement économique, y compris international. »

Marion Maréchal-Le Pen a toutefois oublié de préciser que la lettre de Congo Capital Entreprises n’était pas totalement le fruit du hasard : Innocent Dimi, signataire de la lettre, serait en effet également « directeur Afrique » de Maréchal & Associés, la banque d’affaires fondée par Samuel Maréchal, le père de Marion… Ce dernier, joint par mail par Jeune Afrique, nous a simplement répondu : « Innocent Dimi n’est pas employé de mon cabinet », sans davantage de précisions (et alors que Mr Dimi figure dans l’organigramme en ligne de Maréchal & Associés), ce qui ne signifie évidemment pas que les deux hommes ne sont pas en étroite relation d’affaires.

Innocent Dimi est en tout cas depuis longtemps le dirigeant de la société de bourse congolaise « La Financière », qui est liée à Maréchal & Associés.

Plan de privatisation de 46 sociétés publiques congolaises

Congo Capital Entreprises a été choisi par le gouvernement congolais pour piloter un plan de privatisation de 46 sociétés publiques opérant notamment dans l’agro-industrie, l’hôtellerie et le tourisme, l’activité forestière, le commerce ou encore l’eau et l’électricité. Elle est contrôlée par Wilfried Etoka, négociant pétrolier basé au Maroc mais très puissant au Congo. Jeune Afrique rappelait récemment que, pour ses détracteurs, la réussite fulgurante de « Willy » Etoka, agronome formé à Brazzaville, s’explique avant tout par « ses liens étroits » avec le président congolais Denis Sassou Nguesso et son fils Denis Christel. Une accusation que l’intéressé nie en bloc.

Le soutien implicite de Wilfried Etoka peut paraître d’autant plus étonnant qu’il y a quelques semaines, Louis Alliot, autre leader du Front national (et conjoint de Marine Le Pen), s’était publiquement engagé contre le référendum organisé au Congo par Denis Sassou Nguesso…

Frédéric Maury

Jeune Afrique

BANGUI: POURQUOI LE CANDIDAT ANICET GEORGES DOLOGUELE EST LE CHOIX IDEAL POUR LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE (Partie 1)

0

(Corbeau News Centrafrique), 10-12-2015

D

 

POURQUOI LE CANDIDAT ANICET GEORGES DOLOGUELE EST LE CHOIX IDEAL

POUR LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE (Partie 1)

Bangui’ (

 

L’heure est grave jeunesse centrafricaine ! Notre pays est complètement à terre et il risque de disparaître si nous « la jeunesse » ne prenons par notre responsabilité et notre destin en main. Le 27 décembre 2015, nous irons votons pour un candidat pour lui remettre la clé de notre avenir pour les cinq prochaines années. Dans l’histoire de notre pays, une élection ne présente aucunement de tels enjeux. Après ce que nous avons subi comme crise depuis l’indépendance de notre chère patrie jusqu’à l’avènement de la seleka et des anti balaka, résultat direct de l’irresponsabilité et de la cupidité de certains de nos frères et sœurs centrafricains hélas ; qui ont abusé de la confiance du peuple centrafricain, usé de leur pouvoir pour organiser la destruction de la RCA et qui ont cherché par tous les voies et moyens pour satisfaire leurs intérêts égoïstes et opportunistes Ces élections sont donc pour nous jeunesse centrafricaine l’occasion de la dernière chance car nous n’avons non seulement pas droit à l’erreur mais nous devons corriger les erreurs du passé et remettre notre patrie que nous chérissons dans le concert des nations.

Alors pourquoi nous jeunesse devons prendre notre responsabilité ? Nous devons la prendre pour plusieurs raisons notamment: Pour Corriger le fiasco dans la mise en œuvre de la politique de sécurité qui est le reflet de la mauvaise gouvernance de ces trois dernières décennies préjudiciables à notre avenir.

 Pour Contribuer de façon active (s’impliquer et participer) à la gestion pérenne de notre économie et la dynamisation de nos structures sociales afin d’éviter la perpétuation de la relégation d’une grande partie de la population centrafricaine et en particulier les jeunes en seconde zone.

 Pour être des co-auteurs d’un nouveau système éducatif viable qui tient (et tenant) compte d’une part de nos attentes et d’autre part de celles de notre pays afin d’amorcer son (le) développement (de notre pays).
 Pour permettre à ce que, la jeunesse centrafricaine, dignes filles et fils de la république (et éviter parmi nous puissent) puissent se mobiliser pour faire front et ainsi s’opposer à tous celles et ceux qui manipulent la jeunesse centrafricaine, celles et ceux qui prêchent la doctrine de la haine, de la facilité, du banditisme, de l’incivilité, de la désobéissance, de l’anarchisme ; doctrines qui malheureusement insécurisent et déstabilisent notre pays et empoisonnent le quotidien de nos concitoyens (se faire manipuler ou suivre le chemin de la facilité synonyme d’insécurité, de désobéissance, d’anarchisme ou de la déstabilisation de notre cher pays).

 Prendre conscience en tant que jeune que nous ne sommes pas tous destinés à travailler dans le secteur public (D’être responsable et honnête et nous dire que l’Etat ne peut pas nous embaucher tous). De ce fait, nous devons être associés à la mise en place d’une politique nouvelle, crédible et viable d’entreprenariat permettant d’absorber un taux de chômage accablant et qui touche principalement notre couche (la jeunesse).
 Pour œuvrer et nous impliquer dans une politique crédible et viable de rassemblement et de la réconciliation de notre peuple afin de tourner complètement le dos à la haine et la peur de l’autre.
 Pour nous opposer énergiquement à tous les discours inadmissibles et inconcevables d’infantilisation et moralisateurs de la jeunesse centrafricaine par certains de nos hommes politiques.

Toutefois, parmi les 30 candidats qui ont vu leurs candidatures validées par la cour constitutionnelle de transition le 08 Décembre 2015, le candidat le n°1 Anicet Georges Dologuélé est le seul et l’unique qui peut rendre nos préoccupations (citées plus haut) effectives tout en se basant sur son projet de société, ses réalisations et des actes concrets au sujet de la jeunesse de son pays. Dans cette première partie (1), nous allons présenter les actes et réalisation du candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ pour la jeunesse. Dans les jours à venir, nous allons présenter les axes du projet de société détaillé d’Anicet Georges DOLOGUÉLÉ pour l’avenir de la jeunesse centrafricaine.
Anicet Georges DOLOGUÉLÉ est le seul et unique candidat à ces élections à pouvoir réaliser des choses concrètes et poser des actes sincères et convaincants pour son pays et en particulier en direction de la jeunesse.

Pour ses réalisations :

Le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ est le seul Premier Ministre à rajeunir la fonction publique. En étant à la primature, il a incité plus de 1000 fonctionnaires à faire valoir leur droit à la retraite et a recruté plus de 2000 jeunes, sur un effectif de 20 000 fonctionnaires.

 C’est un homme épris de paix et consensuel. La preuve, il a maintenu un climat de Paix et de Sécurité pendant 2 ans ce qui a permis à la jeunesse de vivre dans la quiétude sans assistance militaire externe. C’est le seul qui en tant que Premier Ministre a su tenir le pays sans un seul coup de feu et sans forces d’interposition dans le pays ;
 C’est aussi un homme d’état responsable. Pour preuve, il a géré d’une manière responsable et pacifique avec les partenaires sociaux (d’) une grève générale de plus de 3 mois, assortie d’un paiement simultané de 3 mois de salaires (unique cas dans l’histoire de notre pays). Il est à noter que ces fonctionnaires n’ont pas vu leurs droits de grève bafoués par la police ou la gendarmerie ;
 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a négocié et signé le contrat de construction de l’hôtel Ledger Palace avec le Gouvernement libyen qui fait la fierté du peuple centrafricain et devenu le QG de tous les responsables politiques de notre pays.
 Il est le seul Premier Ministre à pouvoir ramener les institutions financières internationales dans notre pays après un long moment d’absence. Par son pragmatisme, son sérieux, sa probité et sa gestion financière saine qu’il cherche à transmettre à la jeunesse de son pays. Ces institutions lui ont fait confiance et sont revenues dans notre pays après 9 ans sans programme de leur part. Et personne dans notre pays ne peut ignorer cet aspect.

 Il est parmi les seuls responsables politiques de notre pays a ne pas être impliqué de près ou de loin dans les rebellions ou milices armées qui ont endeuillé, divisé, affaibli, ruiné et cherché à mettre en péril l’avenir de la jeunesse de notre cher et beau pays que nous chérissons tous.
Même en dehors des frontières de son pays le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a fait ses preuves. Il est un homme de résultats. A la BDEAC, Anicet Georges Dologuélé a procédé à des reformes hardies qui ont permis de relancer notre banque sous régionale, paralysée depuis plus de 11 ans. Par ces réformes, la BDEAC a repris ses opérations de financement et triplé le volume de son portefeuille (50 à 150 Mds). Le capital social de la BDEAC est passé de 114 millions de $ à 500 millions de $ en l’espace de 6 ans. Les effectifs du personnel ont été doublés.

Pour ses actes

En dehors de ses réalisations, le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ est le seul candidat et responsable d’un parti politique à pouvoir s’entourer que des jeunes avec des profils hétérogènes reflets de notre société. Pour preuve, le parti URCA est piloté par des jeunes dont une grande majorité n’a jamais été encarté ni fait de près ou de loin la politique. Ses conseillers chargés de la confection de son projet de société sont tous des jeunes. C’est le contraire chez les autres candidats à ces élections du 27 décembre qui ont fait le choix des annonces démagogiques et populistes au sujet de la jeunesse et non d’impliquer cette dernière au cœur de leurs dispositifs. Le candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a fait le choix de reposer son projet politique sur la jeunesse pour plusieurs raisons :
Selon lui, seuls les jeunes sont aptes et en mesure de faire des propositions les concernant mais aussi de bien les mettre en œuvre et les réaliser. De même, il part du constat que la population de notre pays est en majorité jeune et le développement de notre chère patrie repose et reposera sur une jeunesse entreprenante, mobilisée, rassemblée, bien formée et déterminée.

Fort de ses réalisation et de ses actes, nous jeunesse, devons-nous mobiliser et prendre notre destin en main en allant voter massivement le candidat n°1 du renouveau, du rassemblement, de la paix et du développement le 27 décembre 2015 afin de rendre effectif notre rêve qui consiste à l’implication, la considération et à la pleine responsabilisation de la jeunesse de notre pays la République centrafricaine.
Comme promis nous aborderons dans les jours à venir le projet de société du candidat n°1 Anicet Georges DOLOGUÉLÉ pour la jeunesse de notre pays.

Que vive la RCA avec Anicet Georges DOLOGUÉLÉ

Lionnel Steve TONNET TOUABOY
Doctorant en sciences de gestion
Vice président- Fédération des jeunes Europe France URCA

Steve_touaboy@yahoo.fr

BANGUI: DIEUDONNE NZAPALAINGA AU CHEVET DES REFUGIERS CENTRAFRICAINS EN RDC

0

(Corbeau News Centrafrique), 10-12-2015

SAM_7512

 

DIEUDONNE NZAPALAINGA AU CHEVET DES REFUGIERS CENTRAFRICAINS EN RDC

Bangui, (CNC)

 

Les réfugiés centrafricains en République démocratique du Congo éprouvent des difficultés à survivre dans ce pays en dépit de l’aide fournie par l’UNHCR et le gouvernement congolais. La visite conjointe de l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga et de Nonce apostolique Louis Moriano, du 05 au 07 décembre 2015, a permis de redonner le réconfort à ces réfugiés. L’objectif de ce déplacement transfrontalier est d’apporter aux citoyens centrafricains en refuge dans ce pays voisin, le message du Pape adressé au peuple centrafricain durant sa visite à Bangui afin de leur apporter de réconfort. Par la même occasion, 30 sacs de riz, 30 cartons de sardines, 30 biscuits, 20 bidons d’huile, et 10s balles de vêtements ont été remis à ces citoyens centrafricains en refuge par l’Archevêque et la Caritas Centrafrique.
Le déplacement transfrontalier de l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo a permis a permis de toucher du bout de doigt la réalité des conditions dans lesquelles vivent les citoyens centrafricains en refuge. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la visite du 29 au 30 novembre dernier du Saint-Père en Centrafrique qui a apporté le message de la miséricorde au peuple centrafricain pour pouvoir se réconcilier. Ce déplacement a été conjoint avec celui du Nonce apostolique Louis Moriano ayant la juridiction sur la République démocratique du Congo.
La visite conjointe du Nonce Louis Moriano avec l’Archevêque Dieudonné Nzapalainga à la tête d’une délégation composée des membres de la Caritas Centrafrique et des Journalistes, au Centre de Transit de Zongo pour atteindre le site de Molé, c’est toute une lueur d’espoir pour les réfugiés centrafricains vivant dans ce centre. Des chants religieux entonnés, des applaudissements avec des palmiers et des cris de youyou ave les pagnes jetés par terre ont donné une ambiance électrique à l’entrée de ces hauts responsables religieux dans ce Centre de Transit de Zongo. Sur ce Centre de Transit où sont massés environ 1800 réfugiés centrafricains, Musulmans et non musulmans, les conditions de vie sont déplorables. L’arrivée sur ce Centre a été un déclic pour redonner l’espoir et le sourire aux personnes vulnérables.

«Nous ne vous oublions pas. De loin et de près nous sommes avec vous dans la prière. L’ouverture de la porte de l’année de miséricorde par le Pape François, est un signe de délivrance. Le premier message du Pape à Bangui, c’est le pardon et la réconciliation entre Chrétien et Musulman. Nous ne sommes qu’un. L’entrée du Saint-Père dans la mosquée centrale à Bangui montre qu’il y a la cohésion sociale entre Chrétien et Musulman et qu’il n’y a pas de conflit religieux. Aimons nous les uns et autres pour que la paix revienne dans notre pays », a déclaré l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga. L’Archevêque de Bangui a ajouté par ailleurs que la lumière de Dieu éclaire sur la RCA. Pour Dieudonné Nzapalainga il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix, et c’est le temps de la paix qui sonne en Centrafrique à travers la visite du Pape François.

Du côté du Nonce apostolique du Pape François, Louis Moriano ayant la juridiction sur la République démocratique du Congo, il faut ne pas avoir peur de l’autre. En rapportant le message du Pape François, Louis Moriano a exhorté les réfugiés centrafricains en terre congolaise de la RD à beaucoup prier pour la conversion des cœurs. « Le Saint-Père a ouvert la porte de miséricorde pour les Centrafricains. Le pardon doit régner entre vous » a-t-il lancé à la foule. Pour lui, les Centrafricains doivent ouvrir leur cœur pour partager la grâce de Dieu. Il a souligné l’importance de la visite du Saint-Père en terre centrafricaine qui s’inscrit, d’après lui, dans la perspective de la sortie de crise en Centrafrique.

Entre temps, les Réfugiés vivant au Centre de Transit de Zongo exigent leur relocalisation vers le camp de Molé à 37 km de la ville de Zongo. Car ils estiment une amélioration des conditions de vie sur le camp Molé dédié aux Réfugiés, contrairement au Centre de Transit de Zongo où ils grincent des dents. Arrivée au camp de Molé à environ 37 km de la ville de Zongo, la délégation a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et d’espoir et de réconfort. Les réfugiés centrafricains vivant sur ce site construit par le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), ont exprimé leur allégresse à cette visite conjointement entamée par le Nonce apostolique et l’Archevêque de Bangui avec leurs délégations. Au camp de Molé, on dénombre environ 18.000 milles réfugiés centrafricains qui se confrontent avec tous les problèmes du monde.
L’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga n’y était pas allé avec la main vide. Avec la Caritas Centrafrique, l’Archevêque a apporté aux réfugiés des vivres. Des sacs de riz, des cartons de sardines, de biscuits, des bidons d’huile, et des balles de vêtements ont été remis à ces citoyens centrafricains par l’entremise de la Caritas Zongo, partenaire à la Caritas Centrafrique.

SAM_7524

SAM_7521

SAM_7980

SAM_7497

 

Pangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PAM ETAND SES ACHATS LOCAUX DES VIVRES POUR LE PROGRES EN

0

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 10-12-2015

pam

 

LE PAM ETAND SES ACHATS LOCAUX DES VIVRES POUR LE PROGRES EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, (CNC)

 

Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) étend son activité d’Achat pour le Progrès (P4P) en République centrafricaine. En achetant plus de 400 tonnes des vivres locaux pour son programme de cantine scolaire dans les prochains mois. A travers cette initiative financée par les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon, le PAM entame ce projet afin de booster l’économie locale et les moyens de subsistance et faire du bien aux écoliers. Pour ce projet, 12.000 agriculteurs à petite échelle en sont les bénéficiaires.
Environ 900.000 personnes sont toujours déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine ou sont réfugiées dans des pays voisins depuis le début du conflit en 2013. Il est estimé que 1.800.000 personnes exigent actuellement l’assistance humanitaire en RCA, qui était l’un des pays les plus pauvres du monde même avant le conflit. En moyenne, le PAM et ses partenaires fournissent les vivres et l’assistance alimentaire d’approximativement un demi-million de personnes par mois.
« L’activité bénéficie aux agriculteurs et même aux écoliers. Elle offre aux agriculteurs des opportunités de marché, en améliorant leurs moyens de subsistance et en stimulant l’économie locale. En même temps, le riz et les haricots achetés par P4P seront fournis comme des repas dans les cantines scolaires pour 80.000 enfants. Ce qui encouragera des parents, à envoyer leurs enfants dans les écoles » explique Bienvenu Djossa, Directeur Pays du PAM en Centrafrique.
Un achat initial de haricots rouge à Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré une région agricole traditionnelle située au Nord-Ouest de la RCA, qui a été durement affecté par le conflit, est déjà bénéficiant pour près de 3.500 agriculteurs et 20.000 élèves. Le PAM planifie d’étendre les activités d’achat pour le progrès dans les autres régions telles que les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Pende.
« Ce sont des petites étapes, mais important dans un contexte où la crise en cours a perturbé des moyens de subsistance de la population et a eu un impact dévastateur sur l’agriculture du pays et l’économie du pays », a déclaré Djossa.
Par une initiative pilote de plus de cinq ans dans le pays, 2009 à 2013, le Programme Alimentaire Mondial a commencé à explorer des façons d’utiliser ses achats de produits alimentaires pour aider à développer les marchés de cultures de base et de stimuler, selon le Directeur du PAM en RCA, l’amélioration de l’agriculture paysanne. Suite à la réussite de cette phase pilote, l’initiative achat pour le progrès (P4P) a changé la vie et les moyens de subsistance de petits cultivateurs dans plus de 20 pays différents à travers le monde. Aujourd’hui, les efforts pour relier les petits exploitants agricoles aux marchés sont en cours de mise à l’échelle en place que le programme est de plus partie des activités ordinaires du PAM.
Le PAM est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde en distribuant une assistance alimentaire dans les situations d’urgence et en travaillant avec les communautés pour améliorer leur état nutritionnel et renforcer leur résilience. Chaque année, le PAM apporte une assistance à quelques 80 millions de personnes dans près de 80 pays.

 

Bangio, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Présidentielle en RCA: tensions à Bangui après l’éviction de Bozizé

0

(Corbeau News Centrafrique)

Election Agency

Présidentielle en RCA: tensions à Bangui après l’éviction de Bozizé

 

Bangui, (CNC)

En Centrafrique, on connait désormais la liste définitive des candidats à la présidentielle du 27 décembre. Sur les 44 dossiers déposés, 30 ont été retenus par la Cour constitutionnelle de transition ce mardi. Parmi les recalés, l’ancien président François Bozizé et Patrice Edouard Ngaissona, ancien leader anti-balaka. Peu après la publication de la liste des candidats, la tension est montée d’un cran à Bangui.

Des barricades ont été de nouveau érigées dans les quartiers réputés fidèles à François Bozizé ou Edouard Ngaissona: Boy Rabe, Combattants et Gobongo dans le nord de la ville, mais aussi vers PK9, au sud-ouest. Les rues de la capitale se sont vidées.

Pourquoi ces candidats ont-ils été recalés ? Quels sont ceux qui ont été retenus ? Deux raisons ont été invoquées pour expliquer le refus du dossier de François Bozizé. D’abord, l’absence de preuve de son inscription sur les listes électorales. Et pour cause l’ancien président, frappé d’interdiction de voyager, n’a pu se déplacer pour s’inscrire. La Cour constitutionnelle se réfère aussi à l’article premier de l’accord signé à Libreville en janvier 2013 et qui interdisait au président Bozizé de briguer un nouveau mandat.

Patrice Edouard Ngaissona se voit, lui, reprocher son casier judiciaire et des créances auprès d’entreprises d’Etat pour un montant dépassant les 500 millions de francs CFA. Exit aussi Michel Amine, condamné pour une affaire de faux passeport. Condamnations, absence du versement de la caution de 5 millions de FCFA ou dossier incomplet auront été les principaux arguments utilisés pour justifier l’invalidation de 14 candidatures.

Parmi les dossiers retenus, ceux d’anciens Premiers ministres : Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé ou Faustin Touadéra. Une douzaine d’anciens ministres sont aussi dans la course, dont Karim Meckassoua, Désiré Kolingba, Cyriaque Gonda, Jean Willybiro-Sacko ou Jean Serge Bokassa entre autres. Des diplomates également, comme l’ancien ambassadeur à l’ONU Charles Armel Doubane, mais aussi le défenseur des droits de l’homme Mathias Morouba. Une seule femme en revanche, l’ex-ministre Regina Konzi.

La campagne présidentielle officielle démarre le 12 décembre. Le 13 doit se tenir le referendum constitutionnel.

■ La liste complète des 30 candidats à la présidentielle :

– Anicet Georges Dologuélé
– Faustin Archange Touadéra
– Jean Michel Mandaba
– Martin Ziguélé
– Charles Armel Doubane
– Fidèle Gouandjika
– Désiré Kolingba Nzanga
– Sylvain Patassé-Ngakoutou
– Cyriaque Gonda
– Guy Moskit
– Timoléon Mbaikoua
– Régina Konzi
– Gaston Mandata Nguérékata
– Abdou Karim Meckassoua
– Jean-Barkès Ngombe-Ketté
– Laurent Gomina-Pampali
– Constant Gouyomgbia Kongba Zézé
– Mathias Barthélemy Morouba
– Jean Willybiro-Sako
– Théodore Kapou
– Émile Gros Raymond Nakombo
– Xavier Sylvestre Yangongo
– Théophile Sony Colé
– Maxime Kazagui
– Olivier Gabirault
– Stanislas Moussa Kembé
– Jean-Baptiste Koba
– Jean Serge Bokassa
– Marcel Djimassé
– Joseph Yakete

 

Par RFI

 

Centrafrique: Communiqué No 00196-08-12-15/CGP du FPRC-SÉLÉKA Remerciements au Pape François et Félicitation pour

0

(Corbeau News Centrafrique)

                                                                                                             FullSizeRender-1

       FRONT POPULAIRE POUR                                               République

    LA RENAISSANCE DE                                                              Centrafricaine

                            CENTRAFRIQUE                                                                   Unité – Dignité – Travail

BUREAU EXECUTIF NATIONAL
COORDINATION POLITIQUE GÉNÉRALE
N° 00196 /FPRC/CGP.

Communiqué No 00196-08-12-15/CGP du FPRC-SÉLÉKA
Remerciements au Pape François et Félicitation pour la population de Km 5 – Bangui-RCA

 

Bangui, (FPRC)

À l’issue de la visite symbolique et historique du Saint Père François, les responsables politiques du FPRC Coalition SELEKA viennent exprimer leur profond remerciement au souverain pontife d’abord pour sa détermination à prêcher par l’exemple le message de Paix à tous les centrafricains. Il a bravé l’interdiction des ennemis de la Paix à poser ses pieds dans la grande Mosquée de Bangui au Km 5. Au vu et au su de tous, le Pape a enlevé ses chaussures avant de traverser le portail de la Mosquée centrale de Bangui. Un geste fort et digne d’un musulman pratiquant. Il s’est adapté pour mieux élever son message au peuple centrafricain. Une attitude de respect et de reconnaissance de notre identité qui contraste largement avec le discours de mensonge distillait par ceux qui continuent de croire qu’ils détiennent la clé à la crise Centrafricaine. Décidemment le saint est venu de Rome pour illuminer la pensée des faiseurs des rois et reines à Bangui.
Nos remerciements vont droit à l’Imam de la Mosquée centrale de Bangui. Il a, contre vents et marrées, fait fi de l’incapacité des musulmans à organiser l’accueil de la plus haute autorité de l’Église Romaine. Contrairement aux propos des chefs d’orchestres et spécialistes de la diabolisation, de la falsification de l’histoire de ce pays, le problème en Centrafrique n’est pas confessionnel.
La mauvaise gouvernance, l’intolérance, la dictature, la marginalisation, l’exclusion, l’enrichissement illicite et personnel, la navigation à vue continuent de faire le lit de la pauvreté. Ce sont les responsables de ces maux en Centrafrique et les systèmes de gestion chaotique et opaque qui ont été mis en place que nous continuons non seulement à dénoncer, mais plus utilement à combattre.
Nos remerciements enfin s’adressent aux Jeunes musulmans de Km5 que les faiseurs de trouble ont présenté comme étant des inciviques desquels on ne peut rien attendre. Eux comme les autres, ont prouvé qu’ils sont capables du meilleur lorsqu’ils sont mis en contribution. Nous-nous battons pour faire vaincre l’idéal de justice et d’égalité.
Nos jeunes ont su contenir les provocations et les intimidations des aînés sensés apporter les preuves de leurs engagements à promouvoir la paix, la réconciliation nationale.
Les ennemis de la Paix en Centrafrique, veulent faire échouer les messages du Pape François. Au lendemain de son départ de Bangui, un paisible musulman centrafricain père de famille a été abattu froidement devant chez lui. La stratégie machiavélique derrière cet acte, est de faire riposter les musulmans de km5. Force est de constater, la population musulmane de Bangui est assistée par le saint Esprit et n’a pas ripostée à la provocation si grave alors qu’elle a la possibilité. Une lettre explicative sur cet assassinat ignoble et gratuit a été envoyée au Pape François et à Ban Ki-moon.
Nous leaders politiques du FPRC Coalition SELEKA sommes fiers du devoir accompli, de la promesse tenue à l’égard du souverain pontife et de l’ensemble de la population Centrafricaine. Nous continuerons à apporter des preuves tangibles de notre engagement à agir pour la paix, la reconstruction du pays, la laïcité de la gestion, de la paix, la démocratie participative et l’inclusion
Nous ne le dirons jamais assez, nous sommes résolument engagés à respecter les accords de Paix signés à Nairobi avec les protagonistes de la crise en Centrafrique. Nous sommes et restons un des acteurs incontournables dans le processus de résolution de la crise en Centrafrique, et c’est ensemble que nous allons développer notre pays la République Centrafricaine.
Nous croyons au message de l’Église Romaine. Cependant, nous invitons au plus au chef, la classe politique Centrafricaine à faire un profond examen de conscience dès lors qu’elle a jeté dans les méandres de l’histoire le message de paix et d’amour du Pape Jean Paul II adressé aux peuples Centrafricains lors de sa visite en 1986 en République Centrafricaine.
Force est de constater que ce sont malheureusement les mêmes qui se sont précipités à serrer la main du Saint Père qui ont conduit le pays dans l’intolérance religieuse, la division, l’insécurité et la marginalisation.
Il est important pour nous de nous investir encore davantage et de Faire de ces deux visites pontificales la voie de sortie de cette crise qui perdure faute d’interlocuteur attentionné et crédible. Que leurs messages soient gravés dans la mémoire collective comme un héritage à léguer aux générations futures. L’avenir de notre nation en dépend et le FPRC Coalition SELEKA y travaille déjà auprès de tous nos jeunes. Nous leur présentons une Centrafrique sous les meilleurs auspices.

Le 8 décembre 2015

 

Moustapha SABOUNE

Coordonnateur Politique

FPRC-Coa;ition-SELEKA

saboune@hotmail.ca

 

Bangui: Des soldats français entendus sur des soupçons de viols en RCA

0

(Corbeau News Centrafrique), 08-12-2015

Les soldats de l'Eufor RCA à Bangui
Les soldats de l’Eufor RCA à Bangui. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

 

Des soldats français entendus sur des soupçons de viols en RCA

Bangui, (RFI)

L’affaire a été révélée au printemps 2015 par le quotidien britannique The Guardian : des enfants centrafricains vivant sur le camp de M’poko à Bangui disent avoir été violés par des soldats français de la force Sangaris. Ces accusations ont entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire en France et ce mardi 8  décembre, quatre soldats sont entendus par la gendarmerie prévôtale.

Ce sont là les premières auditions de soldats français. Quatre militaires qui appartiennent au 152e régiment d’infanterie de Colmar, dans l’est de la France, sont actuellement entendus, selon les informations de RFI, sous le statut de la garde à vue par la gendarmerie prévôtale.

Cette formation de la gendarmerie nationale est chargée des enquêtes sur des faits commis par des soldats français déployés dans le cadre d’opérations extérieures de l’armée.

Elle avait envoyé des enquêteurs à Bangui à deux reprises, qui avaient interrogé onze enfants, victimes présumées de ces viols. C’est elle aussi qui devrait entendre dans les prochains jours l’auteur du rapport de l’ONU faisant état de ces possibles exactions. Une audition qui ne peut être rendue possible que par une levée de son immunité juridictionnelle.

Les enquêteurs disposent également d’une enquête interne réalisée par l’armée lorsqu’elle a eu connaissance des faits, neuf mois avant la parution de l’article du Guardian. Ces documents ont été déclassifiés à la demande du parquet de Paris. Le ministère de la Défense, critiqué pour ne pas avoir communiqué lorsqu’il a été alerté, veut montrer qu’il entend oeuvrer à l’émergence de la vérité. C’est lui d’ailleurs qui a saisi le procureur de Paris dès l’été 2014. Une fermeté affichée jusqu’au sommet de l’Etat puisque François Hollande a promis d’être « implacable ».

Par RFI

Centrafrique: artin Ziguélé, seul grand favori des Elections 2015 : Le grand journaleux Wilfried Maurice SEBIRO à l’école des

0

(Corbeau News Centrafrique), 08-12-2015

sans-titreee

 

Martin Ziguélé, seul grand favori des Elections 2015 : Le grand journaleux Wilfried

Maurice SEBIRO à l’école des « apprentis-bourreaux».

 

Bangui, (M.L.P.C)

 

L’élection présidentielle du 27 décembre 2015 rend de plus en plus fou. Elle rend tellement fou que de piètres Candidats, hommes de la rue et surtout des professionnels autoproclamés de médias-du moins considérant les gribouilles et chiffons médiatiques quotidiennement servis sur la toile- prennent nuits et jours un grand coup moral, au point de perdre parfois le sens de la raison.
La dernière joute strictement politicienne en date est signée Sieur Wilfried Maurice SEBIRO, le gentleman blogueur Wilfried Maurice SEBIRO, ce célébrissime spécialiste des investigations et enquêtes politico-journalistiques qui n’hésite pas à déverser son venin de haine et de calomnie contre le Candidat Martin Ziguélé, pourtant pressenti par presque tous les observateurs de la vie politique centrafricaine(du moins les vrais analystes et experts en Sciences-po) comme le candidat propre, favori et sérieux pour sortir son pays la Centrafrique des crises, en l’accusant d’être un ministre d’Etat de dame Cathy. Quelle foutaise !!!
Quand SEBIRO rime avec complot, c’est « Centrafrique Libre » qui perd sa crédibilité en devenant l’esclave de petits politiciens.
Dans ses colonnes du 7 décembre 2015, le rédacteur-blogueur SEBIRO dont la mission en temps normal devrait consister à prendre de la hauteur avant de coucher quoi que ce soit sur la toile, s’est permis le luxe d’insulter d’abord la classe politique centrafricaine toute entière avant de déverser son venin sur le digne fils du Centrafrique Martin Ziguélé, en l’accusant d’être bénéficiaire d’un décret muet dont la signature remonterait en Mars 2014. Et pour étayer ses allégations, sieur SEBIRO de brandir une copie dudit document officiel en pièce-jointe, espérant faire de sont post une vérité biblique. Mais ce que sieur SEBIRO ignore, c’est qu’il doit cesser de prendre les centrafricains pour des cons. Car son fameux « Décret muet » qu’il brandit n’est rien d’autre qu’un chiffon fabriqué par les laboratoires du quartier Miskine dans le 5em arrondissement de Bangui. Mais ce qui est sûr, quand SEBIRO rime avec complot, c’est « Centrafrique Libre » qui perd sa crédibilité et qui devient l’esclave de petits politiciens.
Oui ! Il vaut mieux faire envie que pitié : Ziguélé toujours attaqué mais jamais inquiété.
La ficelle est tellement grosse que le monde entier peut de loin comprendre que l’auteur de cette mesquinerie journalistique fait du complot au profit d’adversaires politiques en perte de vitesse et en manque total d’idées pour faire décoller leurs machines électorales. Cette pratique s’appelle FUF ou faux et usage de faux et est passible de la peine de prison. Je crains que ce montage aussi rocambolesque se retourne violemment contre vous, cher SEBIRO.
Martin Ziguélé jamais Ministre d’Etat sous CSP: La politicaillerie made in SEBIRO à quelques semaines des élections est à prendre à pitié.
« Malheur à celui qui ne fait pas mieux que son père ». « Qui n’avance pas recule ». Ces deux dictons en disent long. C’est mal connaître Ziguele « l’aîné de la famille »que de l’imaginer entrain de servir la soupe alors que bien de « petits frères ou cadets » sont là pour occuper cette responsabilité. Le droit d’aînesse est un droit inaliénable en république Centrafricaine. L’ignorer c’est complètement faire preuve d’offense à la tradition. Cher SEBIRO, votre sérum édulcoré de sigue ne passera pas.
SEBIRO, mon blogueur préféré ! Votre article ressemble a de la sigue. Les Centrafricains ne la boiront pas.
Ziguele veut servir le peuple Centrafricain, pas un homme. Encore moins une femme. Ce n’est pas qu’il est misogyne. Mais simplement qu’il ne fait pas de la politique pour simplement ajouter une ligne sur son Curriculum Vitae. Arrêtez de raconter des bêtises aux lecteurs. Attaquez le candidat sur l’essentiel. Nous savons que vous ne faites pas que de la communication. Vous faites aussi et toujours de la politicaillerie. Sortez de l’ombre SEBIRO, car Martin Ziguele et le MLPC sont des enfants de la lumière.

Ziguele aime tellement la lumière qu’il ne sera jamais tenté par un soi-disant décret muet.
Cher SEBIRO, la calomnie ne paie pas en journalisme. La magouille ne paie pas en journalisme. La diffamation est une lèpre de l’intelligence. Sachez que vous n’êtes qu’un petit calomniateur. Vous passez votre temps à dénigrer, à diffamer et à pondre des mensonges dans le seul but de nuire à un homme qui se bat corps et âme pour sortir son peuple de la misère. Vous êtes un messager de la haine. Pourtant il y a d’autres chats à fouetter.
Ce qui est sidérant et consternant, c’est la spécialité de nos soi-disant journalistes en ligne qui ne sont pourtant en réalité que des blogueurs. SEBIRO du « Centrafrique Libre » en est l’incarnation. Vous mentez le matin, vous mentez à midi, mais je ne savais pas que vous mentez aussi le soir puisque les choses tendent vers la fin. Pourtant il devrait y avoir d’autres chats à fouetter.
Oui cher SEBIRO, nous exigeons de votre journal un droit de réponse. Dans le cas contraire, nous vous attaquerons devant la justice, à Bangui ou ailleurs. Car vos allégations contre Ziguélé constituent de graves accusations infondées que l’on ne saurait prendre pour de simples diatribes de presse.

COMMUNIQUE VALIDE ZIG 2

Bangui, le 8 décembre 2015

SEKODE DEUGBAYI

 

Centrafrique : Sylvain SAMI, donne les raisons de son retrait dans la course à la magistrature Pourquoi je n’ai pas déposé ma candidature ?

0
(Corbeau News Centrafrique), 08-12-2015

image-voeux-sylvain-SAMI-20151

 

 

Centrafrique : Sylvain SAMI, candidat de l’Union et Réconciliation donne les raisons de

son retrait dans la course à la magistrature suprême de l’Etat

Pourquoi je n’ai pas déposé ma candidature ?

 

 

Bangui, (CNC),

 

Mes chers compatriotes,

Je voudrais remercie tous ceux qui m’ont rejoint, soutenue de loin ou de près tout au long de mon engagement politique, pour notre cher beau pays.
Je m’adresse à vous aujourd’hui, pour vous faire part des raisons qui m’ont amené à prendre la décision de ne pas déposer ma candidature pour l’élection présidentielle de 2015 en République Centrafricaine, mon très cher et beau pays.
Beaucoup d’entre vous jugeront ou ressentiront ce désengagement comme une faiblesse, je leur dis ceci « La révolte contre ce qui ne peut être changé est une faiblesse, la révolte contre ce qui peut être changé est un devoir » Charles Dollfus.
Pour moi, chaque étape de ma vie, de l’adolescence à ce que je suis aujourd’hui, cadre formateur dans une entreprise de sécurité, consultant auprès d’une firme ayant pour objet le financement de projet de développement en Afrique, en juin 2014 candidat déclaré aux élections présidentielles de 2015, a été une construction personnelle, un combat contre ceux qui pensent que le pouvoir leur est naturellement réservé, pour ceux qui pensent que la République leur est interdite.
La vérité je vous le dis, la République Centrafrique est notre bien commun et rien de solide ne pourra se construire sur le mensonge, l’injustice, la corruption, la fraude et la dissimulation.
Oui, la vérité je vous le dis même si elle est difficile à entendre.
Qu’est ce que la justice attend pour arrêter les responsables connus de ces massacres et assister les victimes d’une façon responsable? Où en sommes-nous avec le désarmement, la sécurisation du territoire ? Tant de questions restent à poser, car la situation sécuritaire actuelle est lourde de conséquences, de menaces à court et à long terme.
Le gouvernement de Madame Catherine SAMBA PANZA, le CNT, l’ANE et la Communauté Internationale ont échoués dans leur mission. La population est terrorisée, divisée, n’ose pas parler au risque de représailles. Ils ont laissé le temps aux rebelles de se restructurer, de se réarmer et désormais, ils ont la main mise sur les biens de la RCA. Après leur laxisme transitionnel, ils acceptent la candidature aux élections présidentielles d’un ex président et ses assaillants, alors qu’ils avaient eux même chassés en 2013, ainsi d’autres protagonistes du complot du coup d’état contre ce dernier. Tous ces éléments traduits la finalité de ces élections à venir, non démocrate, sans désarmement, sans justice, sans sécurité, sans loi et avec certains malfrats.
C’est bien malheureux, je confirme que la politique centrafricaine depuis des dizaines d’années jusqu’à maintenant consiste à affaiblir le peuple, à le rendre impuissant, à le bâillonner, tuer, violer enfants, femmes et hommes, car plus vous faites du mal, plus vous prenez de grade (lieutenant, colonel, générale, conseiller à la présidence, ministre ou président), voilà l’image, le projet que nos gouvernements successifs offrent à notre jeunesse.
D’autre part, je ne vois pas non plus chez ces candidats déclarés une idée ou projet qui permettraient à notre Pays de relever le défi de ce monde en perpétuel évolution. La leçon de toutes les élections et événements passés devrait nous rendre plus fort, plus expérimenté, plus vigilant et d’éviter les pièges. C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu, si nous ne sommes pas courageux aujourd’hui, ce sont eux qui devront payer demain.
La République Centrafricaine est sur un point crucial de son destin, où elle à besoin de ces vaillants et intègres femmes et hommes.
C’est aussi pour cela que je me suis déclaré candidat l’année dernière et porter des idées nouvelles dans l’Union et Réconciliation. Mais au vu des éléments cités plus haut, je déclare avoir renoncé à mon dépôt de candidature dans ce groupe garnis de tortionnaires du peuple. Je crois au plus profond de moi-même que c’est une nouvelle société qu’il nous faut inventer, un nouveau chapitre de notre pays qu’il faut ouvrir au lieu de relire sans cesse le précédent.
A tous mes compatriotes, je vous dis que je serai le candidat d’Union et Réconciliation, dans une élection démocrate crédible, sans des hors la loi, et la sécurité pour tous. Et non dans une fanfaronnade où l’Autorité Nationale des Elections (ANE) nous invite à être figurant dans un film électorale de gangsters des temps moderne et qu’après ils mettront à feu et à sang dans le pays quand ça leur chatouilleront le nombril.
Par la même occasion, je félicite et encourage les candidats n’ayant pas déposé leur dossier.

Je pense à toutes vies qui ont été enlevé sans qu’ils ne disent un mot, à toutes ces familles qui souffrent à travers le pays.
Je vous aime, gardez espoir malgré ces tribulations, une justice est proche, celle qui dépasse l’homme.

Je lance un vibrant appel à la communauté Internationale, afin qu’il se ressaisisse et applique les différentes résolutions qu’ils ont voté.
Je vous remercie.

Vive la jeunesse, vive le peuple et vive la République Centrafricaine !

Sylvain SAMI
Président d’Union et Réconciliation.

Burkina Faso : le général Diendéré inculpé “d’assassinat” dans l’enquête sur la mort de Sankara

0

(Corbeau News Centrafrique),07-12-2015

IMG_4599

Burkina Faso : le général Diendéré inculpé “d’assassinat”

dans l’enquête sur la mort de Sankara

 

Bangui, (AFP)

 

Emprisonné au lendemain de sa tentative de putsch au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré a été inculpé “d’assassinat” dans le cadre de l’enquête portant sur la mort du président Thomas Sankara en 1987, a indiqué le parquet militaire.

Le général Gilbert Diendéré, auteur du putsch raté du 17 septembre au Burkina Faso et emprisonné depuis le 1er octobre, a été inculpé d’”assassinat” dans le dossier de la mort du président Thomas Sankara en 1987, a appris l’AFP auprès du parquet militaire lundi. Dimanche, une information, citant des sources proches du dossier, indiquait que l’ancien putschiste était poursuivi pour “complicité d’assassinat”.

“Le général Diendéré a été inculpé le 12 novembre dans le dossier Sankara des chefs d’inculpation suivants : attentat, assassinat et recel de cadavre”, a affirmé un membre du parquet à l’AFP. L’enquête sur la mort de l’ancien chef de l’État burkinabè a été ouverte fin mars 2015, cinq mois après le renversement de Blaise Compaoré sous le règne duquel la mort de Thomas Sankara, surnommé “le Che Guevara africain”, demeurait taboue.

En mai, son corps avait été exhumé dans un cimetière de la banlieue de Ouagadougou pour tenter d’établir les circonstances exactes de son assassinat le 15 octobre 1987, lors du coup d’État qui avait porté au pouvoir son ancien allié, Blaise Compaoré. Dix autres personnes avaient déjà été inculpées dans ce dossier, pour la plupart des anciens soldats de la garde présidentielle de Blaise Compaoré.

Crime contre l’humanité

Le général Diendéré est l’ancien chef des services de renseignement de Compaoré, dont il était le bras droit. Mi-octobre, il a été inculpé de crime contre l’humanité et 11 chefs d’accusation ont été retenus contre lui dans le cadre, cette fois, du coup d’État manqué de la mi-septembre. Vingt-deux autres suspects, dont l’ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, sont également poursuivis, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État, meurtre, dissimulation de cadavres ou fraude.

Gilbert Diendéré avait conduit le 17 septembre une tentative de putsch des soldats d’élite du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Onze personnes ont été tuées et 271 autres blessées par les putschistes, mais le coup d’État, rejeté par l’opinion, a finalement tourné court après l’intervention du reste de l’armée.

Fin novembre, Roch Marc Christian Kaboré, ancien Premier ministre de Compaoré, a remporté dès le premier tour l’élection présidentielle avec 53,5 % des voix. Il avait rompu avec Compaoré au début de l’année 2014 pour former un nouveau parti d’opposition.

Avec AFP et Reuters

Par France24

Bangui: Libye, que sont devenus les enfants Kadhafi ?

0

(Corbeau News Centrafrique), 07-12-2015

IMG_4595

Libye: que sont devenus les enfants Kadhafi ?

Bangui, (RFI)

Prison, tribunal, exil, fosse commune. La vie n’a pas été particulièrement clémente avec les dix enfants Kadhafi (huit enfants biologiques et deux enfants adoptifs), depuis la mort par lynchage de leur père en septembre 2011 par une foule en délire. Trois d’entre eux ont été tués, alors que d’autres sont en cavale. D’autres encore pourrissent dans les prisons de Tripoli en attendant que la justice libyenne puisse se prononcer sur leur sort, ce qui est le cas de Saadi Kadhafi. A l’occasion de la réouverture du procès de ce dernier, ce dimanche 6 décembre, retour sur les heurs et malheurs du clan Kadhafi.

Elevée dans l’opulence des pétrodollars, la fratrie Kadhafi a souvent défrayé la chronique lorsque le père, le « guide » de la Jamahiriya « libyenne, arabe et populaire », régnait en maître incontesté à Tripoli. Ils s’appelaient Mohamed, Saïf al-Islam, Saadi, Mouatassim, Hannibal, Saïf al-Arab, Khamis et Milad. Aïcha était la seule fille du raïs, apparemment la prunelle des yeux d’un père aussi aimant qu’extravagant.

Pour être juste, les enfants Kadhafi avaient pour la plupart fait de bonnes études, voire même des études poussées, qui à la London School of Economics (Saïf al-Islam), qui à l’université Paris-Dauphine (Aïcha) ou dans une école d’ingénierie en Allemagne (Saïf al-Arab). Ils n’ont pas tous défrayé la chronique, non plus. En réalité, outre un trio de frères agités et flambeurs (Saadi, Mouatassim et Hannibal), les autres menaient des vies discrètes, à l’abri du regard des curieux et des paparazzis.

Mais en l’été 2011, lorsque le régime s’est écroulé, débouchant le 20 octobre sur la mort atroce de son fondateur entre les mains de miliciens en colère, la foudre de l’Histoire avec un grand « H » n’a pas épargné les existences des enfants. Ils ont été dispersés aux quatre coins du Moyen-Orient et de l’Afrique, quand ils n’avaient pas déjà été capturés ou tués.

De la prison au prétoire

Saadi, dont le procès s’ouvre à Tripoli ce dimanche 6 décembre, après moult ajournements et retards, est « l’enfant terrible » de la fratrie Kadhafi. Footballeur raté, playboy international, ancien membre de la jet-set, l’homme, 41 ans, aujourd’hui tête rasée, jouit d’une réputation sulfureuse dans la presse occidentale, relayée par les sites d’opposition libyens.

Passionné de foot, Saadi est le troisième fils de l’ex-guide libyen. Il se fait connaître au début des années 2000 lorsque, après avoir longtemps joué dans des clubs libyens, il débarque en Italie pour se faire un nom en tant que footballeur de niveau international. Fort des pétrodollars libyens qu’il se dit prêt à investir dans la business du foot, il signe avec des clubs prestigieux (Pérouse, Udinese, la Sampdoria de Gênes).

Mais faute de talent suffisant sa carrière sportive ne décolle jamais vraiment. En fait, son renom médiatique, le Kadhafi junior le doit moins à ses performances sur les terrains de sport, qu’à ses frasques à la sortie des boîtes de nuit ou au volant de sa Lamborghini Diablo jaune coûtant plus de 300 000 euros.

L’enfant terrible du « guide »

Rappelé en 2007 au pays par son père, sans doute pour limiter les dégâts, Saadi se distingue au cours des dernières années du régime Kadhafi en lançant des projets touristiques hasardeux, avant de se reconvertir dans l’armée en dirigeant une unité d’élite. Mobilisé dès le début de l’insurrection contre la Jamahiriya en été 2011, il participe à la répression des rebelles, avant de prendre la fuite vers le Niger en septembre, lorsque les bastions kadhafistes tombent les uns après les autres.

Les autorités nigériennes lui accordent l’asile politique pour des « raisons humanitaires », mais sous la pression internationale, elles doivent changer d’avis et se résigner à l’extrader en mars 2014 vers son pays. Il semblerait que ce sont les preuves fournies par les services de renseignement libyens des activités subversives que menait ce réfugié pas comme les autres contre le régime de transition à Tripoli qui auraient décidé Niamey à le livrer à son pays.

Depuis, placé en détention provisoire dans la prison al-Habda à Tripoli, Saadi répond aux enquêteurs qui l’interrogent sur les crimes dont on l’accuse : son implication dans la répression meurtrière de la révolte de 2011 et le meurtre en 2005 d’un ancien entraîneur d’al-Ittihad , club de football de Tripoli, qui s’était moqué de ses maladresses footballistiques.

Ces accusations, l’intéressé les réfute en bloc. Mais pourra-t-il longtemps tenir sa ligne de défense ? En août, une vidéo avait fuité sur les réseaux sociaux montrant Saadi Kadhafi subissant des menaces et des tortures aux mains de ses geôliers. La vidéo avait ému la communauté internationale, qui s’inquiète de voir le procès de Saadi déraper et se transformer en une « parodie de justice ».

Parodie de justice

La presse parle aussi de « parodie de justice » en évoquant le procès d’un autre fils du « guide », Saïf al-Islam, le dauphin présomptif. Ce docteur en philosophie, architecte-urbaniste de formation, était considéré comme la main droite de son père. Bien connu des négociateurs occidentaux, ce parfait anglophone savait gommer les aspérités du régime, qui constituaient des obstacles majeurs à la normalisation des relations entre la Libye et les Etats-Unis ou l’Europe.

C’est notamment son talent de négociateur qui avait permis de débloquer avec la France le dossier de la libération des infirmières bulgares en 2007 et celui de l’indemnisation des familles des victimes de l’attentat de Lockerbie (Ecosse) contre un DC-10 de la compagnie française UTA abattu au-dessus du Ténéré en 1988.

Or, les Libyens se souviennent de Saïf, dont le nom signifie « la glaive de l’islam », haranguant à la télévision nationale pendant la guerre civile et menaçant de noyer les ennemis du régime sous des « rivières de sang ». A la mort de son père, l’intéressé avait pris la relève à la tête des combats du clan, avant de prendre la fuite à travers le désert. Capturé en novembre 2011 par une brigade hostile aux autorités de Tripoli, Saïf a été jugé en 2014 par un tribunal libyen pour des atrocités perpétrées contre des civils. Jugé, et condamné à mort.

Empêché par ses geôliers de se présenter à son procès, l’accusé avait dû témoigner par vidéoconférence. La sentence du tribunal peut être exécutée à n’importe quel instant, sauf si la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis un mandat d’arrêt contre le « fils préféré » du dictateur libyen déchu, parvient à persuader les autorités libyennes de le transférer à La Haye.

De Tripoli à Oman, en passant par l’Algérie

Outre les représentants de la communauté internationale, au moins une autre personne suit de près l’évolution des dossiers judiciaires de Saadi et Saïf, les deux fils les plus en vue de l’ancien maître de la défunte Jamahiriya. Il s’agit de leur mère Safia Farkash, l’infirmière d’origine croate que Mouammar Kadhafi avait épousée en secondes noces, au début des années 1970. Celle-ci vit aujourd’hui dans le sultanat d’Oman, où une partie de la famille et des affidés du dictateur déchu de Tripoli ont trouvé refuge après la guerre civile de 2011, après un détour par l’Algérie.

C’est le président algérien Abdelaziz Bouteflika en personne qui s’était occupé à l’époque de l’accueil de la famille du « guide » libyen. Il aurait donné l’assurance à ce dernier qu’il s’occuperait des siens en cas de malheur. Il avait tenu parole en recevant dans son pays, dès septembre 2011, notamment Safia et trois de ses enfants – Aïcha la seule fille du couple, Hannibal et Mohammed le très discret aîné de la fratrie né du premier mariage du raïs – et leurs familles. Toute la famille a ensuite obtenu l’asile politique dans le sultanat d’Oman.

C’est d’Oman que les proches et en particulier la matriarche Safia, suivent les malheurs des deux fils Kadhafi qui croupissent dans les prisons libyennes. Celle-ci a payé un lourd tribut à la guerre civile. Trois de ses fils y ont trouvé la mort. Son troisième fils Mouatassim, colonel de l’armée libyenne, est mort au combat aux côtés de son père lors du blocus de Syrte, le 20 octobre 2011. Son frère Saïf al-Arab a péri dans les bombardements de l’Otan en avril 2011. Enfin, Khamis, le benjamin, a été tué en défendant la dernière base militaire pro-kadhafiste de la capitale libyenne, en août de la même année.

Dans ces conditions, il est difficile pour la maman de rester insensible, surtout après avoir visionné les vidéos sorties cet été montrant son fils Saadi se faire torturer et tabasser par ses gardiens. Safia craint le pire, d’autant que la milice Fajr Libya (Aube de la Libye), qui tient Saadi, n’est autre que celle qui avait battu à mort son autre fils Mouatassim, lors du conflit de 2011. Elle a qualifié les tortures perpétrées contre son fils de « crime contre toutes les notions d’humanité ».

Centrafrique: Communiqué de Presse N°0048/2015 Le Collectif« Touche pas à ma Constitution » en appelle à une mobilisation générale et électorale.

0

(Corbeau News Centrafrique), 07-12-2015

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

 

Communiqué de Presse N°0048/2015

Le Collectif« Touche pas à ma Constitution » en appelle à une mobilisation générale et électorale.

 

 

Bangui, (C.T.C)

 

Suite à la visite du Souverain Pontife, qui a apporté le réconfort, la consolation et l’espérance au peuple centrafricain. La continuité des actions salutaires menées par le Pape François va ouvrir dans quelques jours sa porte au grand rendez-vous du retour à l’Ordre Constitutionnel, qui s’inscrit dans un processus qui doit parachever le mécanisme de la stabilisation de nos Institutions.
Malgré la situation que connaît actuellement notre pays, le Collectif « Touche pas à ma Constitution », membre actif de la Société Civile, qui milite pour le retour à la légalité constitutionnelle lance un vibrant appel à tous les Centrafricains, soucieux de la paix, de prendre courage dans cette circonstance pour répondre présent à ce rendez- vous de la mobilisation générale et électorale pour nous permettre non seulement de tourner la page sombre de l’histoire de notre pays, mais surtout d’élire de manière démocratique nos futurs dirigeants qui auront la lourde responsabilité de reconstruire une nouvelle Centrafrique unie et indivisible dans les cinq années à venir.

Le Collectif profite de l’occasion pour sensibiliser massivement les compatriotes sur l’importance que représente le vote référendaire sans exclure également les multiples enjeux qui en découleront, notamment des scrutins groupés. Par ailleurs, le Collectif invite l’Autorité Nationale des Elections de tout mettre en œuvre afin d’accomplir cette noble mission dans le délai prescrit.

Fait à Paris le 07. 12. 2015

Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Centrafrique: Ban Ki-moon fait le point sur la situation en RCA

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_4557

Ban Ki-moon fait le point sur la situation en RCA

Bangui, (CNC), 04-12-2014

 

Tous les quatre mois, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon doit adresser un rapport complet sur la situation centrafricaine au Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce rapport, il est essentiellement question du processus électoral et de la lutte contre l’impunité.

Dans son rapport, le secrétaire général de l’ONU note que depuis quatre mois le pays a fait des progrès tangibles vers la fin de la transition. Il se fait écho de l’enregistrement de près de deux millions d’électeurs sur les listes, avant d’aborder la question du vote des réfugiés. Ban Ki-moon, appelle toutes les parties concernées à s’impliquer davantage pour que les réfugiés puissent voter, notamment en République démocratique du Congo où l’enregistrement n’a toujours pas commencé.

Le secrétaire général estime que les élections ne vont pas résoudre les problèmes de la Centrafrique, qu’elles comportent même leurs propres risques, mais qu’il faut y aller coûte que coûte.

Ban Ki-moon s’attarde ensuite sur le climat de sécurité qu’il qualifie de « volatile ». La lutte contre l’impunité reste un challenge clé, dit-il en déplorant l’évasion de tous les détenus de la prison de Bangui. Preuve s’il en est de l’impuissance du système pénal et judiciaire centrafricain.

Le secrétaire général termine en qualifiant la situation humanitaire de « critique », en réaffirmant la nécessité que les humanitaires puissent travailler en sécurité, qu’ils ne soient pas des cibles. En réaffirmant également que la Minusca ferait son possible pour les auteurs des attaques soient traduits en justice.

Bangui, RFI

BANGUI: ELCTIONS A CULTIVER LA PAIX ET LA TOLERENCE EN RCA LA COMMUNAUTE SANT’EGIDIO APPELLE LES CANDIDATS AUX

0

(Corbeau New Centrafrique)

SAM_6389

 

LA COMMUNAUTE SANT’EGIDIO APPELLE LES CANDIDATS AUX

ELCTIONS A CULTIVER LA PAIX ET LA TOLERENCE EN RCA

Bangui, (C.N.C), 04-12-2015

La situation politique et sécuritaire en République centrafricaine encore précaire demeure une préoccupation en prélude à la tenue des elections dans le pays. La Communauté Sant ’Egidio exhorte la classe politique centrafricaine à beaucoup œuvrer dans le processus de paix permettant d’abréger la souffrance de la population. La communauté a, à cet effet, organisée le 27 novembre 2015 à Bangui, une concertation entre les candidats aux élections et les émissaires de Sant ‘Egidio. L’objectif de cet échange est interpeller les acteurs politiques centrafricains à promouvoir la culture de la paix et tolérance.
La concertation a réuni au moins une vingtaine de leaders politiques candidats aux élections. La réunion de concertation a eu lieu dans une salle de conférence du stade Barthélémy Boganda à Bangui. La délégation de la communauté Sant ‘Egidio venue de Rome en Italie, a initié cet échange avec les acteurs électoraux en vue d’attirer l’attention des uns et des autres sur les enjeux des élections en République centrafricaine. Cette concertation a permis de créer un cadre pouvant emmener les Centrafricains à œuvrer pour la paix et le développement dans leur pays ravagé par de multiples conflits politico-militaires, à travers les élections présidentielles et législatives prévues du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016.
Cette concertation est la suite logique d’une démarche entamée depuis le mois de février dernier à Rome, en Italie, entre une frange de la classe politique centrafricaine et la communauté Sant ’Egidio. L’initiative de cette démarche vient suite à un constat fait par sur la situation chaotique que traverse la République centrafricaine continue de traverser. Les leaders politiques ayant fait le déplacement à Rome, ont pris conscience de gravissime de la crise en Centrafrique. Ils ont pris la décision de signer un document qui retrace leurs points de vue sur la situation du pays. Ils ont à unanimité lancé, à cet effet, un appel au peuple centrafricain à soutenir le travail de reconstruction politique, institutionnelle, économique et morale de la République centrafricaine.
En effet, ces leaders politiques se sont engagés à s’impliquer et œuvrer inlassablement pour sortir le pays de la crise actuelle à travers la tenue des élections générales qui consacreront des autorités légitimes. Cet engagement permet aux uns et autres non seulement de respecter les résultats de ces élections et le droit des autorités élues à gérer les affaires d’Etat, mais aussi de reconnaitre le droit à ceux qui n’ont pas recueilli la majorité du suffrage universel, de participer pleinement à l’animation de la vie politique nationale et d’apporter leur contribution à la gestion des affaires publiques.

 

SAM_6421

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: ELECTIONS en Centrafrique, (Listes des INVALIDES en cours par la Cour Constitutionnelle)

0

(Corbeau News Centrafrique)

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

ELECTIONS en  Centrafrique, (Listes des INVALIDES en cours par la Cour Constitutionnelle)

Bangui, (CNC), 12-04-2015

(Listes des INVALIDES en cours par la Cour Constitutionnelle)

3- Mandaba Jean Michel: Casier judiciaire incomplet (bulletin nr 3 Douala)
7- Ngaissona Edouard Patrice: casier judiciaire incomplet
10- Gonda Cyriaque: Titre foncier non conforme
13- Massengué Vickos: Dossier incomplet
16- Amine Michel: Casier judiciaire incomplet (bulletin nr 3 Marseille)
20- Ngari Benam Jérôme Baldert: Dossier incomplet
24- Reboas Briand Aristide: Dossier irrecevable (Absence de caution)
25- Ango-Koualé Michel: Dossier incomplet
29- Lembakoali alias Emery: Dossier irrecevable (absence de caution)
31- Ndotar Pascal: Dossier irrecevable (absence de caution)
32- Nadjibé Germain: Dossier irrecevable (absence de caution)
36- Koba Steve Mac Kelly: Dossier irrecevable (absence de caution)
37- Koba Jean-Baptiste: Dossier incomplet
38- Djorie Serge Alain: Dossier irrecevable (absence de caution)
39- Bozizé Yangouvonda François: Dossier irrecevable (non inscrit dans la liste électorale)
40- Koyagbélé Bida Pascal: Dossier irrecevable (non inscrit dans la liste électorale)
41- Bokassa Jean Serge: Titre foncier litigieux
42- Guélé-Gongassoua Freddy Michael: Dossier irrecevable (absence de caution)

Par Louis Marie Kogrengbo

BANGUI: SOYONS DIGNES DU MESSAGE ADRESSE PAR LE PAPE ET REPONDONS A SON INVITATION A LA PAIX » DIT KARIM

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_4492

 

« SOYONS DIGNES DU MESSAGE ADRESSE PAR LE PAPE ET REPONDONS A

SON INVITATION A LA PAIX » DIT KARIM MECKASSOUA

Bangui, (CNC), 03-12-2015

 

La visite du Pape François en terre centrafricaine marque l’histoire. Son message et son courage commandent les uns et les autres d’agir pour la réconciliation des Centrafricains et le relèvement de la République centrafricaine, martyrs des crises, politiques, sécuritaires et humanitaires depuis trois ans. Au sein de la classe politique centrafricaine, des appels à la prise de conscience se font enregistrer. Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, le candidat indépendant à la présidentielle Karim Meckassoua interpelle les Centrafricains à s’approprier du message du Saint-Père pour œuvrer dans la paix, au-delà des confessions religieuses et politiques
Pour le candidat indépendant à la présidentielle du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016, le passage du Pape François à l’église Saint-Sauveur, et à la mosquée centrale du KM5, a redonné aux Centrafricains l’espoir et le sursaut que mérite la Centrafrique. Karim Meckassoua pense que le Pape a fait la démonstration que la concorde est à la port ée du peuple centrafricain. La ferveur manifestée à son passage par les habitants de Bangui en témoigne. J’ai pu m’entretenir avec lui et le remercier, au nom de tous les Centrafricains, pour ce geste de courage, d’apaisement et d’appel à la bonne volonté de chacun.
« Aujourd’hui, soyons dignes du message adressé par le Pape François et répondons à son invitation à la paix et à l’union des volontés, au-delà des confessions religieuses et des partis politiques. Notre pays aura bientôt à choisir entre le chaos sans fin et la restauration de notre démocratie et de notre liberté. » a-t-il souligné dans le communiqué.
En se rendant à Brazzaville, République du Congo, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, puis au Vatican du 9 au 12 novembre derniers à la demande des conseillers et responsables du Saint-Siège, Karim Meckassoua a pu offrir sa contribution à la préparation de cette visite papale à Bangui. Avec les cardinaux Laurent Monsengwo, Robert Sarah et Pietro Parolin, ils ont travaillé au rassemblement œcuménique de la population de Bangui afin que le message du Pape François soit entendu du plus grand nombre. C’est dans le même esprit que qu’il a consulté l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, le révérend pasteur Nicolas Guérékoyamé et l’iman Tidjani Naib de la Mosquée Centrale, et réuni le 26 novembre les différentes communautés du KM5.
Il souhaite que la visite historique que le Pape a faite sur la terre centrafricaine, pour la première fois depuis trente ans, anime l’esprit des responsables centrafricains et engage chacun à agir. « Il est temps de refermer cette parenthèse douloureuse de notre vie nationale », a-t-il conclu.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: VIRGINIE BAIKOUA AU CHEVET D’UNE VICTIME DE CONFLIT

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_6528

 

VIRGINIE BAIKOUA AU CHEVET D’UNE VICTIME DE CONFLIT EN CENTRAFRIQUES

 

Bangui, (C.N.C), 03-12-2015

Les victimes de conflits en République centrafricaine ne sont pas parfois dans l’oubliette en dépit des promesses fallacieuses d’aide du gouvernement à leur égard. Virginie Baikoua, candidate à l’élection législative dans la circonscription de Bimbo IV poursuit son action humanitaire au près des personnes démunies. Le samedi 28 novembre dernier, Virginie Baikoua a assisté financièrement une femme victime de de la crise militaro-politique que traverse la République centrafricaine. Une somme de 250 euro soit environ 160.817 FCFA a été remise à Lucy Kongbo la victime, par la candidate Virginie.
La remise de l’enveloppe de cette somme d’argent s’est passée au quartier Begoua, dans la circonscription de Bimbo II, à 13 kilomètre route de Bouali, en présence de quelques membres de famille de la bénéficiaire de cette assistance financière ainsi que de l’équipe de campagne de la candidate. Cette aide témoigne la bonne volonté de Virginie Baikoua qui continuer, dans ses actions humanitaires menées depuis de le début de la crise, à se mettre au chevet des victimes délaissées de conflit en République centrafricaine. Lucy Kongbo est une femme veuve qui, après l’assassinat de son mari avec l’un de ses enfants par les ex seleka, reste avec cinq (5) enfants dont deux filles et trois garçons. Aujourd’hui, Lucy Kongbo grince les dents pour pouvoir s’occuper de ses orphelins partiels. Faute de moyens, les enfants ont de difficultés à reprendre le chemin de l’école après la mort de leur père.
Cette assistance financière est le fruit d’une démarche que Virginie Baikoua a eue à mener auprès de ses compatriotes en France qui ont cotisé chacun la somme de 250 euro soit environ 160.817 FCFA pour pouvoir soutenir la veuve Lucy Kongbo. L’approche de la veuve avec la candidate à l’élection législative était partie lorsque celle-ci était dans sa tournée politique mais aussi humanitaire dans le secteur. Tout a commencé suite au témoignage de la veuve dans une église locale où la candidate Baikoua était de passage. En écoutant le témoignage frappant de la veuve, Virginie Baikoua, très proche des personnes vulnérables, a pris la résolution de porter coup de main à la victime pour pouvoir s’occuper des orphelins en sa charge. Elle a même encouragé la veuve Lucy, en s’associant aux autres, à pouvoir mettre en place une association des victimes notamment les veuves vivant dans la localité de Begoua permettant de faire porter leur voix à l’opinion nationale et internationale.
Sur ce volet social et humanitaire, Virginie Baikoua a créé une ONG dénommé « SOLISIDA » en 2013 durant la crise dans le pays pour apporter de l’aide aux personnes vivant avec le VIH/SIDA en République centrafricaine. Elle a ouvert par la même occasion un Centre d’écoute des victimes qui ne fonctionne malheureusement pas aujourd’hui en raison de pillage et de vandalisme dont ledit centre faisait l’objet à l’époque de l’ex séléka au pouvoir. Cet esprit solidaire et humanitaire a commencé depuis qu’elle était en France où elle s’est battue pour venir en aide à la population centrafricaine en détresse durant le conflit qu’a connu la République centrafricaine. Cet engagement s’est matérialisé par de multiples dons de produits pharmaceutiques qu’elle a offerts notamment à l’Hôpital communautaire de Bangui et l’Hôpital de Bégoua où le besoin médical se faisait vivement sentir.
Se confiant à nous, la veuve Lucy Kongbo n’a pas caché son émotion et sa gratitude sur cette aide financière grâce à laquelle, elle compte relancer ses activités de revenue de première nécessité afin de s’occuper, d’après elle, des études de ses enfants. Elle a par ailleurs exhorté le gouvernement, les organisations d’aides aux personnes démunies ainsi que les personnes de bonnes volonté de ne pas perdre de vue la situation vulnérable des victimes de conflits en Centrafrique, notamment les veuves et orphelins.
Après de nombreuses années d’études en France, la cadette de Timoleon Baikoua, aussi candidat indépendante mais à la présidentielle de fin 2015 au début 206, a décidé de faire le retour au bercail afin d’apporter sa pierre pour la fondation de l’édifice. En s’engageant en politique, Virginie Bakoua a pris l’engagement de contribuer activement au relèvement de son pays la République centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: TIMOLEON BAIKOUA A L’ECOUTE DE LA POPULATION DE BOY-RABE

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_6321

TIMOLEON BAIKOUA A L’ECOUTE DE LA POPULATION DE BOY-RABE

Bangui, (C.N.C)01-12-2015

 

Le candidat indépendant à l’élection présidentielle prévue du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016, Timoléon Baikoua est allé, ce 26 novembre passé, à l’écoute de la population de Boy-Rabe, dans le 4ème arrondissement de Bangui. L’objectif de ce déplacement est d’échanger avec cette population éprise de paix et de justice afin de recueillir ses préoccupations. C’est aussi l’occasion pour le candidat indépendant de dévoiler son programme politique notamment axé sur la jeunesse de la localité.
La rencontre avec la population de Boy-Rabe a eu le jeudi dernier au domicile du chef du secteur Mandaba. Des centaines de personnes dont hommes, jeunes, femmes et enfants, sont venues à la rencontre du candidat indépendant le Docteur Timoléon Baikoua. Le but de ce rendez-vous, d’après le candidat, est d’échanger sur les préoccupations de cette population de Boy-Rabe afin d’en apporter les réponses. Après un bref laïus, le candidat indépendant a présenté à la population la primeur de sa politique. Cela a permis aux uns et aux autres venus pour la circonstance de poser des questions au candidat qui a décidé d’aller plus proche de cette population pour toucher du doigt les réels problèmes.
Aux multiples questions et préoccupations de la population de cette partie de Bangui, Timoléon Baikoua a présenté à cette population son programme de société qui résume les préoccupations exprimées. Dans ses priorités, il a mis un accent particulier sur la jeunesse pour s’adresser aux jeunes de Boy-Rabe en quête de bienêtre. Pour lui, Boy-Rabe regorge des jeunes vaillants qu’il faut créer des conditions nécessaires pour les encadrer, les former et les utiliser en créant de l’emploi. C’est pourquoi dans ses priorités politiques, il met un accent particulier sur les jeunes.
Il estime pour lui que la jeunesse centrafricaine est aujourd’hui au bord du désespoir, et en perte de repères. Connaissant les difficultés auxquelles la jeunesse de Boy-Rabe est aujourd’hui confrontée, le candidat indépendant a rassuré ces jeunes sur son projet de société qu’il compte mettre en œuvre à leur profit. Pour remédier au problème de chômage des jeunes, Timoléon Baikoua, étant ancien ministre de l’éducation, a préconisé la création de l’emploi, la formation professionnelle et le renforcement de système éducation de la République centrafricaine. Car pour lui, les jeunes doivent trouver du travail afin de renoncer à l’esprit de violence et de la guerre.
Il veut, à travers son large programme politique, redonner l’espoir au peuple centrafricain. il s’agit là, d’après Timoléon Baikoua, d’une vision politique permettant de redonner l’espoir aux fonctionnaires et agents de l’État qui, sans moyens mais avec dévouement donnent ce qui leur reste en énergie pour faire fonctionner l’administration. Cela vise également les retraités qui, ont tout donné à une République qui semble ne plus le leur reconnaitre aujourd´hui. Sa vision politique vise aussi les opérateurs économiques, selon ses propres termes, victimes des crises politiques et des options de politique-économiques, hasardeuses et réductrices. Dans son programme, il n’a pas manqué d’évoquer les populations rurales, qui ont perdu tout espoir à la République, et dont la jeunesse est régulièrement abusée par les incubateurs de rebellions.
Le candidat indépendant à la présidentielle inscrit dans son programme une priorité qui consiste à redonner l’espoir aux partenaires au développement qui, après avoir assisté à la destruction par les Centrafricains eux-mêmes de leurs biens, attendent de voir rependre en main la reconstruction du pays, aux ex combattants désarmés et démobilisés des groupes politique-militaires, prêts à s’impliquer dans de vrais projets de développement socio-économiques. Il a souligné également le renforcement des forces de défenses et de sécurité très bien formées au cours de ces 20 dernières années d’après lui, mais qui ont été successivement piégés puis humiliés par les hommes politiques qui ne leur ont jamais fait confiance, ni donné les moyens de leur mission.
Il convient de dire que c’est avec le courage et le souci de cette population éprise de paix et de justice que le candidat indépendant à la prochaine présidentielle s’est déplacé avec son équipe de campagne à Boy-Rabe où les gens craignent l’insécurité. Car pour lui, il faut aller à l’écoute de la population pour pouvoir connaitre les difficultés dans lesquelles celle-ci vie afin de voir dans quelle possibilité il faut intervenir. A la fin de la rencontre, une enveloppe contenant une importante somme d’argent a été remise à la population.

 

Bangui. Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA EST ENDEULLEE PAR LE DECES DU GENERAL MARTIN TUMENTA

0

(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

 

LA MINUSCA EST ENDEULLEE PAR LE DECES DU GENERAL MARTIN TUMENTA

Bangui, (CNC), 01-12-2015

Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a perdu l’un de ces cadres. La mission est endeuillée par le décès du Commandant de sa Force, le Général de Division, Martin Chomu Tumenta. Un décès survenu, lundi, des suites de maladie aux Etats unis.

Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, rend hommage au disparu et salue son engagement et son dévouement à la tête de la Force pour la cause de la paix en Centrafrique.

Le Général Tumenta, de la nationalité camerounaise, avait été nommé au poste de Commandant de la Force de la MINUSCA par le Secrétaire général de l’ONU, le 30 juillet 2014. Il était entré en fonction à la mi-septembre au moment du transfert de l’autorité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), alors sous son commandement, à la MINUSCA.

«Auparavant, il avait accompli une carrière exemplaire au sein du bataillon de troupes aéroportées camerounaises. Il a notamment dirigé les opérations Delta dans la péninsule de Bakassi et la troisième région militaire interarmées. Il a également été Directeur des ressources humaines au Ministère de la défense », lit-on dans le communiqué.

Né en 1954, le Général de Division Tumenta était diplômé de l’École militaire interarmées de Yaoundé et avait également étudié dans des Écoles de guerre en France et aux États-Unis.

La MINUSCA présente ses sincères condoléances à sa famille et aux autorités camerounaises.

Centrafrique: Nos enfants dans la crise

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_4527

Nos enfants dans la crise centrafricaine

 

Bangui, (Y.S.A), 01-12-2015
Le GHI, Global Hunger Index ou indice de la faim, est défini pour montrer le niveau de la faim dans les pays en développement et la Centrafrique remporte malheureusement la première place en 2015. A partir de cet indicateur et par corrélation entre pays, on constate des causes mais surtout des conséquences de la sous-alimentation sur la population et sur le développement d’un pays dans son ensemble.
En l’occurrence, je vais développer un sujet qui, à mon sens, devrait être au centre des discussions : l’impact de l’insécurité alimentaire sur les enfants de notre chère République Centrafricaine.
Cet indice de la faim est calculé par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et nous donne un indicateur très fiable pour qualifier la situation d’un pays dans l’insécurité alimentaire, comme la Centrafrique.
Comment ce GHI est-il calculé ? Il se base sur quatre critères :
– la sous-alimentation de la population (part de la population ayant un apport calorique insuffisant),
– la mortalité infantile*,
– l’émaciation infantile* (amaigrissement très prononcé),
– le retard de croissance infantile*.
* Les trois critères infantiles concernent les enfants de moins de 5 ans.
Ces données sont fournies par les gouvernements des pays et différents organismes tels que l’Organisation Mondiale de la Santé à l’IFPRI qui calcule tous les ans cet indice de 0 à 100. Entre 35 et 49,9, le résultat est « alarmant ». S’il dépasse 50, le résultat est jugé « extrêmement alarmant ». Cette année, 8 pays se retrouvent dans une situation alarmante.
La RCA arrive en première position avec un score de 46,9, c’est effectivement alarmant… Cependant, il faut noter que la Centrafrique descend pour la première fois sous la barre « extrêmement alarmante » depuis 1990, étant plutôt habituée à 51. C’est un début encourageant ! En effet, en regardant les chiffres de plus près, on constate une amélioration des trois critères infantiles au cours de ces 10 dernières années. Espérons que cette tendance va continuer car les conséquences de la sous-alimentation sont nombreuses et perverses.
Au-delà de ce chiffre et des calculs mathématiques, nous pouvons tirer des faits probants.
Tout d’abord, la région la plus sinistrée est l’Afrique subsaharienne, suivie de près par l’Asie du sud.
Parmi les vingt premiers pays de cette édition 2015 se trouvent quatorze pays subsahariens : la RCA, le Tchad, la Zambie, la Sierra Leone, le Niger, l’Ethiopie, Djibouti, le Nigeria, l’Angola, le Mozambique, la Namibie, le Burkina Faso, le Zimbabwe et le Liberia.
On constate aussi que la plupart de ces 14 pays subsahariens font face à de fortes instabilités ou en sortent tout juste. Cela nous montre de façon flagrante que la faim et l’insécurité d’un pays sont étroitement liées. La RCA en est l’exemple typique. En crise depuis 2013, dans l’incapacité de soutenir une autosuffisance alimentaire, des voies d’accès pour le ravitaillement constamment en proie aux coupeurs de route, des conflits récurrents en province comme dans la capitale, des pillages de villages par les groupes armés… Ce sont autant de facteurs qui montrent le lien très fort entre l’insécurité et la sous-alimentation. La loi du plus fort reprend sa fonction et la population meurt de faim.
Les conséquences sont dramatiques…
Je ne listerai par toutes les conséquences de ces phénomènes pour la simple raison que chacune mérite un article à part entière. Je vais donc plutôt m’attarder sur le sujet le plus sensible à mon avis, celui des enfants impactés par la faim.
En effet, ce sont les premières victimes, tant au niveau de la santé physique que psychologique. Un enfant sous-alimenté va développer des problèmes de croissance graves, des maladies…
Il existe aussi un cercle vicieux qui fait malheureusement des ravages dans notre beau pays.
Les Centrafricains sont dans un état général de sous-alimentation. Les parents travaillent autant que possible pour nourrir leur famille mais il est souvent impossible de fournir suffisamment de nourriture à cause des pénuries, des inflations, etc. Ainsi, les enfants dans la majorité des foyers se retrouvent contraints à travailler dés leur plus jeune âge pour apporter leur contribution à la famille. Evidemment, au détriment de l’école.
La faim, les conflits et la déscolarisation sont aussi à l’origine du phénomène des enfants soldats.
Des enfants, livrés à eux-mêmes, s’enrôlent dans des milices armées, parfois de force mais souvent de leur propre volonté (vengeance, plus de famille). Ils devront travailler pour survivre au profit des miliciens (aller chercher du bois, de l’eau, voler de la nourriture dans les villages). Ils seront également témoins d’atrocités qui les traumatiseront psychologiquement. Ceux qui réussiront à fuir ces conditions se retrouvent bien souvent sans attache familiale, sans toit, analphabète et sans éducation scolaire. Leur réintégration dans la communauté centrafricaine est d’autant plus difficile et éprouvante.
Or, un enfant déscolarisé, c’est toute une génération gâchée et incapable de faire évoluer le pays. Ainsi, la RCA ne se laisse aucune chance pour un meilleur avenir, cette chance est réduite à néant par la nécessité de la faim et la négligence du système éducatif et des enfants en général.
Cette déscolarisation réduit les chances d’une vie future. Un adulte analphabète voit son insertion professionnelle compromise car toutes les portes d’un travail rémunérateur se ferment devant lui. Il s’agit au niveau d’un pays d’un frein au développement économique global. Les pays les plus développés pourront installer leurs propres entreprises au détriment d’entreprises locales et nationales à cause d’un manque cruel de cerveaux centrafricains. La population devient une masse engourdie et apathique, incapable de prise d’initiative mais aussi de volonté de développement de son patrimoine local. Cela compromet également l’exercice de la citoyenneté par manque de recul sur les différents gouvernements qui régissent le pays, renforçant le sentiment général de mise à l’écart de la vie et de la dynamique du pays.
Face à toutes ces injustices et incompréhensions, un phénomène systématique se développe, il s’agit bien sûr des groupes armés, coupeurs de route et pilleurs de villages. Forcément, à défaut de pouvoir s’insérer et subvenir à ses besoins, il devient nécessaire de survivre par d’autres moyens, ceux de la violence, de la corruption et du terrorisme envers la population.
Je me permets de citer La Rochefoucauld-Doudeauville, « L’éducation est pour l’enfance ce que l’eau est pour la plante ». Sans éducation, un enfant ne pourra s’épanouir et se développer pleinement. Et un pays ne peut pas se développer sans sa population…
Il ne s’agit pas là de l’unique solution mais d’un premier pas vers la sortie de cette crise nationale. Il consiste en l’éducation et la scolarisation des enfants d’aujourd’hui pour une population dynamique demain. Le gouvernement qui sera élu dans les mois à venir doit ouvrir les yeux sur ce phénomène. Il ne peut pas laisser son peuple dans le noir, dans l’obscurantisme et l’analphabétisme. Il est temps de parier sur l’avenir et sur nos enfants. Une rénovation des structures scolaires actuelles, le développement de nouvelles structures dans les régions isolées, la formation d’enseignants… Des petits gestes, certes coûteux, mais qui permettront à la Centrafrique de se relever à long terme et de montrer au monde entier ce dont elle est capable !
Yaya Issa Aboubakar

 

Centrafrique: Le Pape à Bangui en pèlerin de paix et apôtre de l’espérance

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_4483

 

Le Pape à Bangui en pèlerin de paix et apôtre de l’espérance

 

Bangui, (R.D.V) 29-11-2015

« C’est en pèlerin de la paix que je viens, et c’est en apôtre de l’espérance que je me présente. » Le Pape François, pour sa première intervention publique en République centrafricaine, s’est adressé ce dimanche 29 septembre 2015 aux autorités de transition et au corps diplomatique réunis dans un des salons du Palais de la Renaissance, la résidence du chef de l’État. Le Pape a tout de suite mis l’accent sur la situation politique délicate que connait la Centrafrique, pays qui a connu une guerre civile suivie de violences intercommunautaires.

Dans ce discours, le Saint-Père a exprimé son « souhait le plus ardent » que « les différentes consultations nationales qui vont se tenir dans quelques semaines permettent au pays d’entamer sereinement une nouvelle étape de son histoire ».

S’adressant tout particulièrement à ceux qui sont au pouvoir, le Pape a voulu les aider à éclairer l’horizon en s’appuyant sur la devise du pays : « Unité – Dignité – Travail ». L’unité « est à vivre et à construire à partir de la merveilleuse diversité du monde ambiant, en évitant la tentation de la peur de l’autre, de ce qui ne nous est pas familier, de ce qui n’appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques ou à notre confession religieuse. » Et de poursuivre : « l’unité exige, tout au contraire, de créer et de promouvoir une synthèse des richesses que chacun porte en lui. L’unité dans la diversité, c’est un défi constant, qui appelle à la créativité, à la générosité, à l’abnégation et au respect d’autrui. »

Dignité et travail

Quant à la dignité, le Pape a repris à son compte une expression centrafricaine, rappelant à son auditoire que le pays est celui du « Zo kwe zo », autrement dit, « le pays où chaque personne est une personne ». Il a ainsi interpellé la classe dirigeante et les plus riches du pays. « Celui qui a les moyens d’une vie décente, au lieu d’être préoccupé par les privilèges, doit chercher à aider les plus pauvres à accéder eux aussi à des conditions respectueuses de la dignité humaine ». Cela passe par « le développement de leur potentiel humain, culturel, économique et social ». Autrement dit, a résumé le Pape François, « la dignité de l’être humain, c’est de travailler à la dignité de ses semblables ».

Dernière valeur prônée par la devise centrafricaine, le travail. « C’est par le travail que vous pouvez améliorer la vie de vos familles », a expliqué le Pape. « L’effort des parents exprime leur amour pour les petits ».

François est ensuite revenu sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : le respect de l’environnement dans les politiques de développement. Il a voulu attirer l’attention « de chacun, citoyens, responsables du pays, partenaires internationaux et sociétés multinationales, sur la grave responsabilité qui est la leur dans l’exploitation des ressources environnementales, dans les choix et les projets de développement, qui d’une manière ou d’une autre affectent la planète entière ». Le Pape a exprimé aussi sa confiance en les Centrafricains, affirmant que « cette vérité, la sagesse de votre peuple l’a comprise depuis longtemps et l’a traduite par ce proverbe : “Les fourmis sont petites, mais en étant nombreuses, elles ramènent leur butin dans leur nid”. »

L’engagement de l’Église

Le Pape François a tenu à saluer le travail par l’Église catholique depuis les premiers missionnaires qui vinrent évangéliser le pays, « dans le sens de ces valeurs de l’unité, de la dignité et du travail ». Cette action, le Saint-Père espère qu’il se poursuivra sans entraves, ne doutant pas que « les Autorités centrafricaines actuelles et futures se préoccuperont sans relâche de garantir à l’Église des conditions favorables à l’accomplissement de sa mission spirituelle ».

Enfin, vu la situation particulière du pays, le Pape a eu un mot pour la communauté internationale. « Je l’encourage vivement à aller toujours plus loin sur le chemin de la solidarité, souhaitant que son engagement, uni à l’action des Autorités centrafricaines, aide le pays à progresser notamment dans la réconciliation, le désarmement, le maintien de la paix, l’assistance sanitaire et la culture d’une saine gestion à tous les niveaux. »

Autocritique de la présidente de transition

Auparavant, la présidente de transition de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a eu des mots très forts, livrant une analyse très critique envers son pays et son peuple, soulignant combien la visite du Pape à Bangui « est vécue comme une bénédiction du ciel » et « comme une victoire de la foi sur la peur, sur l’incrédulité et une victoire de la compassion et de la solidarité de l’église universelle ». Cette victoire est d’autant plus belle que « le contexte politique du moment, les menaces sécuritaires réelles ou amplifiées qui ont émaillé les préparatifs de Votre visite, la résurgence ces derniers jours des mouvements extrémistes et du terrorisme avec une violence omniprésente, auraient pu vous décourager à prendre le risque de faire le déplacement de Bangui ».

Or, le Pape a donné une « leçon de courage et de détermination ». Le Pape « des Pauvres, des meurtris et de tous ceux qui sont dans la détresse », a tenu à venir pour « témoigner » sa « compassion » et sa « solidarité à un peuple tenaillé par la haine et l’esprit de vengeance, déchiré par des conflits interminables mais qui, malgré tout, n’a pas totalement perdu sa foi et est toujours debout par la force de l’espoir ».

Reconnaitre ses fautes

Rappelant la figure et l’héritage humaniste de celui qui est considéré comme le père fondateur de la République centrafricaine, Barthélémy Boganda, la présidente de transition s’est alors livrée à une critique sévère de son peuple. « Il revient aux filles et aux fils de ce pays de reconnaître leurs fautes et demander pardon, un pardon sincère que Votre bénédiction transformera en un nouveau levain pour la reconstruction du pays ». Usant d’un vocabulaire religieux, elle n’a pas hésité à confesser « tout le mal qui a été fait ici au cours de l’histoire et demande pardon » du fond de son cœur.

« Nous avons absolument besoin de ce pardon à l’occasion de Votre visite simplement parce que les dernières évolutions de la crise dans notre pays sont apparues comme des abominations commises au nom de la religion par des gens qui se disent des croyants » a-t-elle déclaré, regrettant que « l’amour sincère du prochain » ait quitté les Centrafricains, « désormais ancrés dans l’intolérance, la perte des valeurs et le désordre qui en résulte ».

La présidente a exprimé le grand espoir que les Centrafricains ont mis en cette visite du Pape François, dont les messages « sont attendus » pour « libérer » les habitants de ce pays « de la peur de l’autre », pour les « aider à cesser » leurs « conflits, à changer » leurs « cœurs » et à les « établir sur la voie de la sérénité, de la sagesse, de la fraternité et de la paix ». (XS)

Discours intégral de la présidente de transition Catherine Samba-Panza :

Très Saint-Père,

Leurs éminences les Cardinaux,  Evêques et Dignitaires religieux de toutes les obédiences,

Distingués membres du clergé catholique, des églises protestantes, des mosquées  et de différents cultes,

Distinguées Personnalités du monde entier qui ont bien voulu se joindre à nous en cette occasion exceptionnelle,

Mes chers compatriotes unis en ce jour mémorable dans notre diversité,

Au regard des incertitudes qui ont, un temps, entouré la visite du Pape en terre Centrafricaine, sa présence effective parmi nous aujourd’hui est vécue comme une bénédiction du ciel. Cette présence effective du Pape François à Bangui est également perçue comme une victoire. Une victoire de la foi sur la peur, sur l’incrédulité et une victoire de la compassion et de la solidarité de l’église universelle. Nous nous en réjouissons tous et Gloire soit rendue à Dieu pour cela.

C’est pourquoi, ces 29 et 30 novembre 2015 sont des jours à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de notre pays. Car en ces jours historiques, nous sommes le cœur de l’Afrique, la fierté d’une région.

Remplie de joie et d’allégresse, je souhaite très solennellement la bienvenue au Pape François, ainsi qu’a toute sa Délégation. « Nzoni gango na sesse ti be Afrika,  Tobwa Francois».  Le peuple centrafricain se joint également à moi pour Vous  dire du fond du cœur « Singuila mingui »  ainsi qu’à toutes les personnes qui ont effectué le déplacement à Bangui pour cet important évènement.

Très Saint-Père,

Le contexte politique du moment, les menaces sécuritaires réelles ou amplifiées qui ont émaillé les préparatifs de Votre visite, la résurgence ces derniers jours des mouvements extrémistes et du terrorisme avec une violence omniprésente, auraient pu  vous décourager à prendre le risque de faire le déplacement de Bangui. Il n’en est rien. La  leçon de courage et de détermination est ici exemplaire et devrait nous enseigner. Vous avez toujours manifesté votre solidarité aux victimes de la crise centrafricaine, en encourageant les hommes et les femmes de Centrafrique, toutes obédiences religieuses confondues,  à rester mobilisés pour reconstruire la cohésion nationale. Aujourd’hui, Vous leur confirmez une fois de plus et aux yeux du monde entier que Vous êtes à leurs côtés dans la fraternité et l’amitié universelles entre les Hommes. Vous avez surtout démontré une fois de plus que vous êtes le Pape des Pauvres, des meurtris et de tous ceux qui sont dans la détresse.

Vous avez en effet choisi de visiter un pays détruit dans ses fondements par plusieurs décennies de crises à répétition, un pays qui vit des drames au quotidien. Vous avez décidé de venir témoigner Votre compassion et Votre solidarité à un peuple tenaillé par la haine et l’esprit de vengeance, déchiré par des conflits interminables mais qui, malgré tout, n’a pas totalement perdu sa foi et est toujours debout par la force de l’espoir.

Au nom de cette foi, je veux commencer par implorer, à travers Vous, la miséricorde de Dieu Tout Puissant au seuil de cette visite que tous les Centrafricains sans distinction attendaient dans la ferveur et l’espérance. Votre présence nous apporte la lumière de la visitation divine qui vient illuminer et transfigurer nos cœurs dans la repentance.

Très Saint Père,

La République centrafricaine, notre pays, a été fondé par un Homme d’église, Barthélémy BOGANDA dont la vision, en tant que serviteur de Dieu et homme d’Etat était de placer l’homme et la femme créés à l’image de Dieu au cœur du développement du pays sans distinction ethnique, religieuse ou sociale. Cette vision de « Zo kwe zo » prône l’unité nationale, l’humanisme et le respect de l’être humain.  Mais les filles et les fils du pays n’ont pas su gérer l’héritage spirituel, moral, politique et social de notre Père fondateur. Il s’en est suivi une histoire tumultueuse caractérisée par des crises à répétition. Notre pays, n’a ainsi pas été épargné de vents dévastateurs qui ont semé la désunion et la méfiance jusqu’à la violence entre ceux qui appartiennent à un même socle, à une même nation. Des centrafricains ont infligé des souffrances inqualifiables à d’autres centrafricains.

C’est pour cela qu’il revient aux filles et aux fils de ce pays de reconnaître leurs fautes et demander pardon, un pardon sincère que Votre bénédiction transformera en un nouveau levain pour  la reconstruction du pays.

Au nom de toute la classe dirigeante de ce pays mais aussi au nom de tous ceux qui ont contribué de quelque manière que ce soit à sa descente  aux enfers, je confesse tout le mal qui a été fait ici au cours de l’histoire et demande pardon du fond de mon cœur.

Très Saint Père,

Nous avons absolument besoin de ce pardon à l’occasion de Votre visite simplement parce que les dernières évolutions de la crise dans notre pays sont apparues comme des abominations commises au nom de la religion par des gens qui se disent des croyants. Or, comment être croyants et détruire des lieux de culte, tuer son prochain, violer, détruire des biens d’autrui et procéder à des violences de toutes sortes ?

Nous avons absolument besoin de ce pardon parce que nos cœurs sont endurcis par les forces du Mal. L’amour sincère du prochain nous a quittés  et  nous sommes désormais ancrés dans l’intolérance, la perte des valeurs et le désordre qui en résulte.

Nous avons besoin de ce pardon pour reprendre le chemin d’une nouvelle spiritualité plus vivante, accueillante et concrète parce que fondée sur l’amour vrai qui contribue à la réalisation et à l’affirmation de notre humanité.

Nous sommes en effet conscients que la plus grande chose que Votre séjour parmi nous peut nous apporter, c’est la prière, l’intercession pour que les démons de la division, de la haine et de l’autodestruction soient exorcisés et chassés définitivement de nos terres, pour que notre pays retrouve le chemin d’une nouvelle spiritualité solidement ancrée dans la tolérance, l’amour du prochain, le respect de la dignité humaine et des Autorités établies.

Très Saint Père,

En tant que Messager de la Paix, vous avez choisi de venir consoler un peuple meurtri afin de le restaurer et de le réconcilier avec la grâce que Dieu lui a faite par son sol, son sous-sol, ses eaux, sa faune, ses forêts et sa diversité culturelle. Votre présence parmi nous doit nous réconcilier avec la Paix. Que le souffle de paix que vous apportez demeure en République Centrafricaine et établisse l’étendard de la Gloire de Dieu sur notre pays.

Vos messages sont attendus pour nous libérer de la peur de l’autre,  pour nous aider à cesser nos conflits, à changer nos cœurs et à nous établir sur la voie de la sérénité, de la sagesse, de la fraternité et de la paix.

Il est incontestable que le message de paix que vous nous apportez ne manquera pas d’infléchir et de tourner nos cœurs vers Dieu qui est la source véritable de la paix profonde à laquelle nous aspirons.

 Après toutes les souffrances que notre peuple a vécues et continuent de vivre, Vous lui apportez certes le réconfort, la chaleur et la force de Votre foi, Votre commisération mais davantage : Vous lui apportez l’espérance et la lumière d’une renaissance certaine.

Aujourd’hui, le peuple Centrafricain vit dans l’espérance du retour durable de la sécurité sur toute l’étendue de son territoire, de l’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques et au final, d’un retour à l’ordre constitutionnel avec des dirigeants élus qui présideront à sa destinée avec la préoccupation d’assurer son bien-être au quotidien.

Et c’est dans l’allégresse et la piété que nous Centrafricains de toutes les confessions religieuses confondues attendons que Votre main puissante bénisse ce pays afin qu’il devienne enfin cette terre de Zo Kwé Zo dont avait rêvé Barthélémy BOGANDA, Père fondateur de la République centrafricaine.

Une Centrafrique sans rancœurs, sans  haines, sans divisions, sans discrimination de religions et d’ethnies, une Centrafrique sans armes et dans laquelle tous les citoyens pourraient « se donner la main », pour relever et reconstruire leur pays.

Puisse cette visite marquer la naissance d’une nouvelle ère de coopération renforcée entre le Saint Siège et la République centrafricaine pour nous aider à atteindre l’épanouissement dans toutes ses dimensions matérielle et spirituelle.

Avant de clore mon propos, je me dois de remercier toutes les bonnes volontés qui ont contribué à faire de cette visite non seulement une réalité, mais surtout un réel succès. Je voudrais remercier le Nonce apostolique, l’archevêque de Bangui, le président de la conférence épiscopale de Centrafrique et toute la communauté catholique de Centrafrique, qui n’a ménagé aucun effort pour la concrétisation de cette visite. Le comité d’organisation ecclésiale et  le comité gouvernemental ont ainsi travaillé en synergie au sein de la coordination nationale  pour optimiser l’organisation de l’évènement. A tous, je dis merci, milles fois merci, pour leurs  précieuses contributions.

Ces remerciements vont aussi à l’endroit des forces internationales notamment la MINSUCA et la SANGARIS pour les efforts supplémentaires accomplis pour la circonstance. Leur présence sur le terrain aux côtés des forces intérieures sont un élément essentiel de la réussite de cette visite.

Très Saint Père,

Je terminerai mon propos en Vous souhaitant ainsi qu’à toute la délégation qui Vous accompagne un très bon et agréable séjour en terre Centrafricaine, terre de désolation aujourd’hui mais terre d’opportunités et d’avenir.

Gloire à Dieu pour la présence de son Messager parmi nous. Que la terre centrafricaine tressaillisse de joie car Dieu a jeté un regard favorable sur elle pour la sauver. Dieu a exaucé nos prières et nous a envoyé le Messager de la Paix. Nous sommes sauvés !

IMG_4478

IMG_4476

IMG_4471

IMG_4480

IMG_4492

IMG_4482-1

Je vous remercie. Radio Vatican

 

Bangui: LE PARTI PUR DE EDDY KPAREKOUTI S’INVESTI AUX PREPARATIFS DE LA VISITE DU PAPE

0

(Corbeau News Centrafrique)

DSC05116

 

LE PARTI PUR DE EDDY KPAREKOUTI S’INVESTI AUX PREPARATIFS DE LA VISITE DU PAPE

 

Bangui, (C.N.C), 11-29-2015

 

Le parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) n’est pas resté à la marge des préparatifs de la visite papale en République centrafricaine. Les militants et sympathisants de cette formation politique du candidat à l’élection présidentielle du fin 2015 au 31 janvier 2016 en Centrafrique, Eddy-Symphorien Kparékouti ont entamé dans la journée du samedi 28 novembre 2015, des travaux de nettoyage de la concession et des alentours de l’église catholique, la cathédrale Notre Dame immaculée conception de Bangui où le Pape François va ouvrir la porte de jubilé en signe de miséricorde ce 29 novembre à Bangui.
Ces travaux de nettoyage qui se sont déroulés le samedi matin, ont vu la participation des centaines des militants, sympathisants, les cadres ainsi que les jeunes volontaires. Les travaux consistaient à mettre la cathédrale de Bangui dans un environnement saint. D’après le président du PUR, Cette activité témoigne la participation du parti PUR aux préparatifs de l’arrivée du pape très attendue à Bangui.
« Je sais que beaucoup d’efforts sont consentis pour que le Saint Père vienne trouver un accueil chaleureux. Le PUR, à travers ce modeste geste, veut se joindre à tous ceux qui se sont donnés pour accueillir le Pape dans de meilleures conditions » a expliqué Eddy-Symphorien Kparékouti avant d’exprimer sa satisfaction au maintien de la visite Souverain pontife en terre centrafricaine :« Le Pape est une personne morale dont la présence dans un pays ne peut passer inaperçu. Sa venue en Centrafrique, un pays en crise, est significative. Pour nous, c’est une lumière qui vient nous éclairer, nous conduire vers la vraie cohésion sociale »
C’est avec les balaies, est les matériels de désherbage qu’ils ont procédé à rendre propre la concession. Ce geste montre combien les Centrafricains sont déterminés pour que le séjour du Pape à Bangui soit une réussite. C’est ce qui faire dire les militants du PUR que c’est une manière de prouver à l’opinion nationale et internationale la volonté des Centrafricains à accueillir le Saint Père
« Nous sommes là pour nettoyer la concession afin de prouver que nous sommes contents de l’arrivée du Pape parmi nous. Je pense que les cadres de notre parti, ont eu une idée géniale » a dit un jeune militant du PUR.
Ces travaux de nettoyage ont surpris plus d’un. Pour ceux qui, de passage regardent les militants du PUR travailler, ont apprécié cette initiative des cadres de cette formation politique. Il convient de dire que le PUR est le parti qui a prouvé de manière pratique sa contribution aux préparatifs de la visite du pape à travers ces travaux.

DSC05037

DSC05086

DSC05159

DSC05201

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: « Je souhaite que la visite du Pape soit une locomotive de la solution à la

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_4477-1

 

« Je souhaite que la visite du Pape soit une locomotive de la solution à la

crise centrafricaine » déclare Timoléon BAIKOUA

Bangui, ( C.N.C) 29-11-2015

 

« Bienvenue en terre centrafricaine au Pape » c’est sur ce mot de bienvenue le Docteur Timoléon Baikoua, Candidat indépendant à la présidentielle de fin 2015 au 31 janvier 2016, lance un appel au peuple centrafricain. En prélude à l’arrivée du Pape à Bangui ce dimanche le candidat, interpelle le peuple centrafricain à ne pas faire de cette visite papale un passage extraordinaire mais plutôt une occasion d’aller vers la paix et le développement pour l’avenir du pays. Il l’a dit au cours d’un point de presse consacrée à la visite du Pape qu’il a animé, samedi 28 novembre 2015, à son domicile à Bangui.
La visite du Souverain pontife en République centrafricaine, prévue du 29 au 30 novembre 2015, c’est aussi la préoccupation de tous. La population, les religieux, les autorités de la transition, ainsi que les leaders politiques, tout le monde s’active, dans un bon esprit, pour que cette visite papale ne soit pas une ultime occasion perdue. De part et d’autres, les Centrafricains se préparent à accueillir le Saint-Père à Bangui. A cet effet, le candidat Timoléon Baikoua exhorte les Centrafricains de ne voir cette visite comme une solution à la crise dans le pays mais plutôt, comme une contribution qui leur permet de trouver une solution de sortie de crise à travers les messages que le Pape va adresser. Car pour lui, le Pape vient avec une contribution et que c’est au peuple centrafricain de trouver une solution à la crise qui a ravagé le pays depuis plusieurs années accumulées.
«Dans 24 heures, le Pape foulera le sol de la République centrafricaine pour communier avec notre peuple après les tristes conflits fratricides qui ont endeuillé notre pays depuis bientôt trois ans. Pour nous en sortir, nous devons tout mettre en œuvre pour recouvrer la paix et la stabilité. Nous devons cultiver les deux valeurs cardinales du christianisme que le Souverain pontife viendra nous rappeler » a déclaré Timoléon Baikoua, candidat indépendant à la présidentielle.
Pour lui, les Centrafricains doivent cultiver l’amour de son prochain à travers la paix, la réconciliation et la miséricorde pour aller résolument vers la paix et le développement de la République centrafricaine qui n’attendent qu’eux. Car le pays le pays a beaucoup souffert et qu’il est temps, selon le candidat, pour que les Centrafricains prennent en main leur destin. Il a attiré l’attention des Centrafricains sur l’importance de cette visite papale. C’est avec beaucoup l’optimisme que le candidat Timoléon Baikoua voit cette visite du Souverain pontife. Il en appelle le peuple à une mobilisation pour la réconciliation et la cohésion sociale entre les communautés.
« Centrafricains, écoutons le message du Pape, mais attention. Le Pape ne sera que porteur de ces importants messages destinés à désarmer nos cœurs et nos esprits. C’est à nous Centrafricains de trouver la solution à notre crise à travers la visite du Saint-Père qui n’est qu’une contribution. Le plus important reviendra au peuple centrafricain qui doit, toutes affaires cessantes, s’engage résolument pour la paix, la réconciliation et le développement économique et social de notre cher et beau pays », a-t-il souligné.
Le Docteur Timoléon Baikoua n’a pas loupé de jeter un regard critique sur ce qu’il cible comme les causes de la souffrance du peuple centrafricain. Pour lui la République centrafricaine s’est distinguée depuis plusieurs années par le manque de vision de l’élite intellectuelle, politique et économique. Entre autres, la mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion des ressources par les dirigeants politiques, les injustices multiformes qui ont remplacé d’après lui, la promotion d’espace de liberté, de démocratie et de développement ont conduit le peuple centrafricain au drame. L’aggravation de la misère et de la pauvreté qui constituent les pires facteurs d’incubation des extrémismes et des rebellions.
« Ces maux et lacunes sont les véritables causes profondes du drame actuel du peuple centrafricain. Pour nous en sortir, nous devons cultiver l’amour du prochain à travers la paix, la réconciliation et la miséricorde », a martelé Timoléon Baikoua.
Il refuge de considérer la dimension confessionnelle apparente de cette crise comme étant la véritable cause de cette furie meurtrière qui a subitement envouté le peuple centrafricain. Selon le candidat indépendant, le peuple centrafricain a vécu selon le principe des identités convergentes et intégrées, depuis plus d’un siècle, qu’elles soient tribales, ethniques, régionales, raciales ou moins encore confessionnelles.
Evoquant la politique qui est de redonner l’espoir au peuple centrafricain, il s’agit selon lui d’une politique à l’endroit de la jeunesse au bord du désespoir, et en perte de repères. Il s’agit également pour lui, de redonner l’espoir aux fonctionnaires et agents de l’État qui, sans moyens mais avec dévouement donnent ce qui leur reste en énergie pour faire fonctionner l’administration. Cela vise aussi les retraités qui, ont tout donné à une République qui semble ne plus le leur reconnaitre aujourd´hui ; les Opérateurs économiques, selon ses propres termes, victimes des crises politiques et des options de politique-économiques, hasardeuses et réductrices ; les populations rurales, qui ont perdu tout espoir à la République, et dont la jeunesse est régulièrement abusée par les incubateurs de rebellions.
Cette vision politique c’est aussi une vision qui consiste, d’après le candidat Baikoua, à redonner l’espoir aux partenaires au développement qui, après avoir assisté à la destruction par les Centrafricains eux-mêmes de leurs biens attendent de voir rependre en main la reconstruction du pays, aux ex combattants désarmés et démobilisés des groupes politique-militaires, prêts à s’impliquer dans de vrais projets de développement socio-économiques. Sa vision politique consiste la question des forces de défenses et de sécurité très bien formées au cours de ces 20 dernières années d’après lui, mais qui ont été successivement piégés puis humiliés par les hommes politiques qui ne leur ont jamais fait confiance, ni donné les moyens de leur mission.

SAM_6590

SAM_6556

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Collectif «Touche pas à ma Constitution », Défenseur des valeurs Constitutionnelles et des Droits de l’Homme

0

(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Collectif «Touche pas à ma Constitution », Défenseur des valeurs Constitutionnelles et des Droits de l’Homme

Enregistré par la Préfecture de Police sous le Numéro W313017876.
Communiqué de Presse N°0047/2015

 

Le Collectif interpelle l’Autorité Nationale des Elections au respect du code électoral.

Bangui, (C.T.P) 11-26-2015

 

Malgré les différents moyens alloués par les partenaires de la République Centrafricaine pour financier le processus des élections, le Collectif « Touche pas à ma constitution » Organisation de la Société Civile qui milite pour le retour à la légalité constitutionnelle vient d’apprendre lors de la conférence de Presse animée à Bangui par l’Autorité Nationale des Élections ce qui suit :
Que compte tenu des raisons d’ordre technique « Il n y aura pas de photos sur les cartes d’électeurs » déclare Julius Rufin Ngouade-Baba, l’un des membres de cette Institution.
Par rapport au contexte très particulier que traverse actuellement le pays et vu les différentes souffrances dont le peuple Centrafricain a été victime le Collectif« Touche pas à ma Constitution » exige à ce que ladite institution puisse le plus vite revenir à la raison afin d’établir les différentes cartes d’électeurs en application du code électoral en vigueur dans le seul but de garantir la transparence pendant le déroulement de ces scrutins.
En outre, il convient de retenir que par rapport à la gravité d’une telle déclaration fracassante à l’approche même des élections, le Collectif tient d’ores et déjà tenir informer l’Opinion Nationale et Internationale des manœuvres dilatatoires organisées de toute pièce par l’Autorité Nationale des Elections dans l’intention manifeste de boycotter la tenue des élections et d’assassiner froidement la jeune démocratie et en plus de porter préjudice sur le choix souverain du peuple centrafricain.
Pour finir, le collectif, se réserve actuellement le droit d’intenter des actions en justice contre l’Autorité Nationale des Elections afin de rechercher la culpabilité de cette Institution étant comme le principal conspirateur et organisateur des fraudes délibérées au moment de ces scrutins.

Fait à Paris le 25. 11. 2015

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Ampliations :

-A Son Excellence, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
-A Son Excellence, Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
-A Madame la Présidente de l’Autorité Nationale des Elections,
-La presse pour large diffusion.

Bangui: Fin de la transition burkinabè, forte d’une réforme anti-corruption

0

(Corbeau News Centrafrique)

b

 

Fin de la transition burkinabè, forte d’une réforme anti-corruption

 

 

Bangui, ( RFI), 25-11-2016

 

Avec les élections générales de dimanche, la transition va s’achever au Burkina Faso. Depuis la révolution des 30 et 31 octobre 2014, qui a vu le peuple chasser Blaise Compaoré, qu’ont fait les Burkinabè de cette transition ? Ils ont notamment doté le pays d’instruments efficaces pour lutter contre la corruption. L’une des premières lois adoptées par les députés du Conseil national de la transition (CNT) fut ainsi celle sur la lutte anti-corruption, et les organes chargés de traquer les personnes corrompues ont été renforcés.

C’est une loi révolutionnaire. Ce ne sont pas les Burkinabè qui le disent, c’est l’ONU. La loi adoptée en janvier dernier par le Parlement de transition du Burkina Faso est exemplaire : elle reprend toutes les recommandations prévues par les Nations unies dans la lutte contre la corruption.

Parmi ces dispositions originales : le délit d’apparence. Un fonctionnaire qui mène grand train peut désormais faire l’objet d’une enquête. « On voit quand même des immeubles qu’un fonctionnaire de son état ne pourrait pas, éventuellement, posséder. La source reste douteuse. Pour cela, on peut à tout moment s’intéresser à ces types de comportement », se félicite Youmanli Lompo, député du CNT.

Si le contrôle des finances publiques existait avant la révolution, les magistrats avaient les mains liées. Désormais, tout a changé, assure Luc Marius Ibriga : « Il existe maintenant un fondement normatif qui permet de lutter contre la corruption. »

L’ASCE a du pain sur la planche

Le professeur Ibriga dirige depuis cette année l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE), autrement dit les magistrats qui veillent à la bonne utilisation des finances publiques. Une institution désormais inscrite dans la Constitution, et qui a du pain sur la planche.

« Pendant cette année, l’ASCE a eu à travailler sous pression, dans la mesure où la demande de contrôle et d’investigation était très forte de la part du gouvernement et des institutions publiques », confond-il.

Trois ministres de l’ancien régime ont déjà été inculpés pour détournement de fonds publics, et l’ASCE s’apprête à dévoiler de nouvelles affaires. Quel que soit le pouvoir qui sortira des urnes dimanche prochain, Luc Ibriga l’affirme : « Plus rien ne sera comme avant pour les corrompus. » Les Burkinabè eux ne demandent qu’à en être convaincus.

Paris RFI,

Bangui: CEEAC, un sommet extraordinaire sur les élections et la sécurité en Centrafrique à libreville mercredi

0

(Corbeau News Centrafrique)

Unsac_Libreville-1

 

CEEAC : un sommet extraordinaire sur les élections et la sécurité

en Centrafrique à libreville mercredi

 

Bangui, (A.D.C), 25011-2015

 

Libreville va abriter ce mercredi 25 novembre, un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) sur les élections et la sécurité en Centrafrique. Le président Denis Sassou N’Guesso, médiateur dans la crise centrafricaine prendra part à ces assises.

Au cours de ce sommet convoqué à la demande du Congo, les chefs d’Etat examineront le calendrier électoral et les moyens pour sécuriser le processus électoral dans ce pays en proie à l’insécurité malgré la présence de la Minusca et de la force française Sangaris.

Selon le chronogramme rendu public par les autorités centrafricaines, la présidentielle et les législatives se tiendront le 27 décembre prochain, précédées  le 13 décembre par le référendum constitutionnel.

Au plan sécuritaire, les chefs d’État de la CEEAC plancheront sur l’arrivée prochaine, en Centrafrique, d’un bataillon du Sénégal et d’un autre du Bangladesh : « Ces bataillons aguerris dans la guérilla urbaine, seront déployés principalement à Bangui pour sécuriser le processus avant, pendant et après et également la visite du pape François attendu à Bangui le 29 novembre», confie une source proche du dossier.

Par ailleurs, selon l’Agence gabonaise de presse (AGP) citant un communiqué du Comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), « tous les sujets se rapportant à la sécurité dans la sous-région de l’Afrique centrale seront au cœur des échanges entre les chefs d’État ».

Au nombre de ces sujets figurent les violences électorales, de la piraterie maritime dans le golfe de Guinée, la prolifération des armes légères et de petit calibre, le phénomène du braconnage, le trafic de drogues, les groupes armés, et surtout le terrorisme dans le contexte particulier de la lutte contre Boko Haram. Les attaques récurrentes de ce groupe contre le Cameroun et le Tchad avaient fait l’objet d’une « Déclaration » lors de la 39e  réunion de l’UNSAC à Bujumbura (Burundi) en décembre 2014.

À quelques jours du sommet de Paris sur le climat les chefs d’État de la CEEAC mettront à profit leur rencontre pour arrêter la position commune de la sous-région sur la COP 21.

 

Les Dépêches de Brazzaville

 

Bangui: L’ANE et les cartes d’électeurs sans photos : La DNC du MLPC et du candidat Martin ZIGUELE

0

(Corbeau News Centrafrique)

sans-titreee

 

L’ANE et les cartes d’électeurs sans photos : La DNC du MLPC et du candidat Martin ZIGUELE

met en garde contre toute mascarade électorale.

Bangui, (S. N), 11-25-2015

A quelques semaines du premier tour des élections présidentielles et législatives de 2015, tout se passe comme si la Centrafrique n’est pas prête d’exorciser ses vieux démons pour enfin rompre définitivement aux pratiques sataniques et antirépublicaines qui jusqu’-à présent ont plongé le peuple centrafricain dans le chaos actuel.
Depuis un certain, le comportement de certains hauts dignitaires de l’Etat, notamment les gesticulations incongrues de quelques hauts responsables de l’Autorité Nationale des Elections sont de nature à semer la zizanie dans l’esprit des citoyens, au point de provoquer dangereusement des tensions au sein des communautés. La dernière tentative en date concerne l’annonce de l’ANE faite par son Rapporteur général Julius Rufin NGOUANDE-Baba et qui doit interpeller la conscience de vrais démocrates et de la nation toute entière : « …Il n’y aura pas de photo sur les cartes d’électeurs ».
Selon toute vraisemblance, cette annonce tout aussi rocambolesque n’est rien d’autre que l’émanation d’un agenda caché. Elle apparaît aux yeux de tout centrafricain avisé comme étant une façon délibérée de conditionner l’opinion sur le pire à venir : voler sans état d’âme, truquer, frauder, falsifier les résultats du vote prochain.
Il faut rompre définitivement aux miasmes de la fraude électorale en Centrafrique.
Les populations centrafricaines en ont marre de toutes les pratiques électoralistes anachroniques et moyenâgeuses qui ont jusque-là plongé la nation centrafricaine au fond du gouffre. La carte d’électeurs avec photo-rappelons-le, est l’une des exigences du Code électoral. De ce point de vue, la volonté de l’ANE de vouloir faire voter les électeurs centrafricains avec des cartes ne comportant

pas de photo au prétexte d’un prétendu « souci technique », sans qu’aucune modification juridique et légale ne soit actée par les juridictions compétentes, revêt un caractère absolument malsain, déloyal et dangereux.
Les Centrafricains ne sont pas dupes. Evoquer le fameux aspect de « soucis techniques »comme veut le faire croire notre célèbre Rapporteur général Mr NGOUANDE-Baba, c’est prendre les Centrafricains qui se battent pour une vraie démocratie en Centrafrique pour des cons.
En vérité, l’annonce de l’ANE n’est que la partie visible de l’iceberg : des centaines de milliers de fiches jaunes sont nuitamment vendues en pagaille à Bangui et en provinces.
Personne n’est dupe. L’annonce de l’ANE de faire voter avec des cartes d’électeurs sans photo n’est que l’arbre qui cache la forêt. Mais ce que certaines autorités ignorent, c’est que le peuple les surveille comme le lait sur le fait. Nous savons qu’avec la bénédiction des gros requins de cette même ANE, qui est censée donner l’opportunité au peuple de choisir librement et en toute transparence le nouveau président de la République, des centaines de milliers de fiches jaunes avec des noms fictifs sont marchandées et vendues depuis un bon moment tant à Bangui que dans l’arrière-pays. La vérité étant toujours l’ennemi du mensonge, nous tenons à rassurer les uns et les autres que les militants, sympathisants et membres des partis alliés du MLPC sont sur le qui-vive ! Nous disons haut et fort que ces manœuvres électorales concoctées par ces groupuscules que nous avons déjà identifiés ne seront, à aucun moment ni d’aucune façon, cautionnées par les militants du MLPC et le peuple centrafricain, car trop c’est trop : frauder est un poison, mais un poison criminel pour la nation toute entière.
La vérité se fait jour. Les masques tombent les uns après les autres. La manipulation est grossière.
Comme dirait l’autre, il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison. Mais nous au MLPC, nous ne sommes pas prêts de laisser les stratagèmes de fraudes mourir de leur propre mort. Car nous allons précipiter les auteurs de cette orchestration et mascarade en cours tout droit au fond du trou qu’ils sont entrain de creuser eux-mêmes. Parce que notre seule force, c’est le peuple. En tant que démocrates, nous combattrons le moindre foyer de fraude, nous traquerons sur toute l’étendue du territoire centrafricain les fraudeurs et leurs complices. Nous les combattrons sans relâche et même avec les dents.
Les élections présidentielle et législatives de 2015 ne doivent souffrir d’aucune entorse ni machination quelconque.
Mesdames et Messieurs les comploteurs, vous êtes dans le collimateur. Arrêtez vos manœuvres sordides et criminelles. Laissez le peuple choisir librement le jour j.
A bon entendeur, salut !

Fait à Bangui, le 25 novembre 2015

Pour la Cellule de Com de la DNC

SEKODE NDEUGBAYI

CENTRAFRIQUE: LE BUT DE MA VISITE EST D’ABORD DE VOUS APPORTER LE RECONFORT DE LA CONSOLATION

0

(Centrafrique News Centrafrique)

IMG_1987

 

«LE BUT DE MA VISITE EST D’ABORD DE VOUS APPORTER LE RECONFORT DE

LA CONSOLATION ET DE L’ESPERANCE » DIT LE PAPE FRANCOIS

Bangui, (C.N.C), 11-25-2015

C’est dans un message vidéo que le Pape François s’adresse au peuple centrafricain, à quelques jours de sa visite, du 29 au 30 novembre 2015 à Bangui, en République centrafricaine. A travers ce message vidéo, le Saint-Père retrace le but de son premier déplacement en Afrique dont le Kenya et d’Ouganda et la Centrafrique. Le but de cette visite, souligné dans ce message vidéo, est d’abord d’apporter le réconfort de la consolation et de l’espérance aux Centrafricains, en particulier.
À quelques jours du voyage qui le conduira en Centrafrique, le Pape tient à dire au peuple centrafricain la joie qui l’habite. Il tient également à saluer déjà chacun d’entre les Centrafricains, avec la plus grande affection, quelle que soit son ethnie ou sa religion.
« C’est la première fois de ma vie que je viendrai sur le continent africain, si beau et si riche de sa nature, de ses populations et de ses cultures ; et je m’attends à de belles découvertes et à d’enrichissantes rencontres » a déclaré le Souverain pontife avant de déplorer : « votre cher pays connaît depuis trop longtemps une situation de violence et d’insécurité dont beaucoup d’entre vous sont les victimes innocentes ».
Le Pape souhaite que cette visite puisse contribuer d’une manière ou d’une autre à panser les blessures et à ouvrir un avenir plus serein pour la Centrafrique et tous ses habitants.

« Le but de ma visite est d’abord de vous apporter, au nom de Jésus, le réconfort de la consolation et de l’espérance. Je souhaite de tout cœur que ma visite puisse contribuer, d’une manière ou d’une autre, à panser vos blessures et à ouvrir un avenir plus serein pour la Centrafrique et tous ses habitants » a-t-il précisé.

Le thème de son voyage : « passons sur l’autre rive », un thème qui invite les communautés chrétiennes à regarder résolument en avant, et encourage chacun à renouveler sa relation avec Dieu et avec ses frères pour édifier un monde plus juste et plus fraternel.
«J’aurai notamment la joie d’ouvrir pour vous un peu en avance l’Année Jubilaire de la Miséricorde, qui sera pour chacun, je l’espère, l’occasion providentielle d’un authentique pardon, à recevoir et à donner, et d’un renouveau dans l’amour », a-t-il souligné
C’est en messager de paix et le promoteur de dialogue intercommunautaire que le Pape François se rendra à Bangui.
« J’aurai à cœur de soutenir le dialogue interreligieux pour encourager la cohabitation pacifique dans votre pays ; je sais que cela est possible, car nous sommes tous frères ».
En fin, le Souverain Pontife demande aux Centrafricains de prier pour lui. Par ailleurs, le Pape François a également envoyé un message qui est lu en anglais au peuple kenyan et ougandais : « Je viens comme un ministre de l’Évangile pour proclamer l’amour de Jésus Christ et son message de réconciliation, de pardon et de paix », a-t-il conclu.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: «QU’IL PLEUVE, QU’IL NEIGE, QU’IL VENTE, LE PAPE SERA A BANGUI ET NOUS NOUS PREPARATIFS»

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAMSUNG CAMERA PICTURES_851-1

 

«QU’IL PLEUVE, QU’IL NEIGE, QU’IL VENTE, LE PAPE SERA A BANGUI ET NOUS NOUS

PREPARONS » RASSURE LE COMITE DES PREPARATIFS

Bangui, (C.N.C), 11-23-2015

 

Les choses se concrétisent pour que la visite du Saint-Père en République centrafricaine ne soit une ultime occasion perdue. Le Comité de coordination des preparatifs de la visite papale, prévue du 29 au 30 novembre 2015, veut rassurer les Centrafricaines sur les dispositifs mis en place par les responsables religieux en synergie avec le gouvernement. Cela a fait l’objet d’un échange, le 15 novembre 2015, entre les professionnels des médias et les membres de ce comité de coordination chargé des préparatifs de la venue du Pape à Bangui. L’occasion pour la commission de dévoiler le programme du séjour du Pape à Bangui
Les échanges ont eu lieu ce mercredi dans la salle de conférence de la Cathédrale Notre Dame immaculée de Bangui. L’objectif de cette rencontre avec la presse est d’éclairer l’opinion publique sur comment va se passer le séjour du Pape dans la capitale centrafricaine. D’après la commission préparatoire co-présidée par la Ministre d’Etat au développement du monde rural : Marie-Noelle Koyara et l’Archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalayinga, tout est prêt pour recevoir dans la certitude la mission pontife dans le pays.
« Nous pouvons vous confirmer que tout est prêt. Tout est prêt parce que notre cœur est prèt et disposé. L’esprit nous anime actuellement préparer la venue du Pape. Nous avons cette prière que nous récitons tous jours. Qu’il pleuve, qu’il neige, le Pape sera à Bangui. C’est un défi que nous sommes en train de relever » a rassuré Marie-Noelle Koyara, Présidente du Comité de coordination des préparatifs.
Pour ce défi majeur, plusieurs commissions ont été mises en place permettant au comité de coordination de travailler sur tout aspect lié à cette visite papale. Le comité a présenté à la presse le programme établi pour le séjour du Pape. D’après ce programme, le Pape ira dès son arrivée au Palais de la présidence pour un petit entretien avec la présidente de la transition Catherine Samba Panza. Toujours à la présidence, le Saint-Père va passer un message au corps diplomatique, aux forces vives de la nation dont les hommes politiques, la société civile et les religieux.
Dans cette même journée de son arrivée, le Saint-Père aura une journée chargée. Après avoir fini à la présidence, le Pape ira sur les sites des placés pour un message. Il visitera en suite, l’hôpital pédiatrique avant d’aller à la nonciature apostolique, pour se rendre également à la Faculté de Théologie évangélique de Bangui (FATEB) afin de recevoir la visite de la communauté protestante. Dans la soirée du 29 novembre, le Saint-Père animera une messe avec les Clergés à la Cathédrale Notre Dame immaculée de Bangui où se suivra une veillée des jeunes.
Dans la deuxième journée de son séjour, 30 novembre 2015, le Saint-Père va commencer son activité par la visite à la Mosquée centrale au KM5 pour s’adresser à la communauté musulmane, avant de livrer une grande messe au Stade Barthélémy Boganda, le Complexe sportif 20.000 places.
Pour cette illustre visite papale en Centrafrique, l’Archevêque de Bangui Monseigneur Nzapalayinga appelle les Centrafricains à désarmer leurs cœurs et à ouvrir leur porte pour, dit-il, accueillir le messager de Dieu. Car d’après lui, le séjour du Pape à Bangui, sera un grand jour dans la vie des Centrafricains confrontés en quête de paix. Il appelle tout le monde, Chrétiens, Musulmans et Animistes, à se ressaisir et à s’unir pour que l’hospitalité devienne une réalité. Il appelle à la prière pour que les forces adverses qui veulent donner échec à cette visite n’aient pas une occasion.
« Le Saint-Père réaffirme son espoir et son hardent désire de venir nous voir. Le Messagier de paix viendra chez nous, et nous devons nous préparer à l’accueillir et lui offrant une chance de passer sur l’autre rive, celle de la fraternité, de la reconstruction, de l’unité nationale et du relèvement de notre pays. Nous savons qu’il y a des forces adverses qui veulent torpiller mais nous prions pour que le Seigneur convertisse les cœurs des uns et des autres afin que cette promesse devienne une réalité. Nous sensibilisons tous les Centrafricains à venir à cette grande rencontre de la miséricorde et de la réconciliation », a martelé l’Archevêque.
En outres, l’Archevêque a souligné que le Souverain pontife va faire des rites. Il ouvrira la grande porte de la Cathédrale de Bangui qui est une grande histoire dans l’histoire de l’église catholique en République centrafricaine. Et ce rite explique que le Saint-Père va ouvrir le cœur des Centrafricains Les membres du comité de coordination ont affirmé que des dispositifs sont déjà pris pour rendre agréable le séjour du Souverain pontife à Bangui. D’après Aurélien Simplice Zingas, membre du bureau dudit comité, outres la mise place du dispositif sécuritaire, 2500 Scoutes sont formés par le ministère de la sécurité publique sur la technique de surveillance. De surcroit les forces de défense et de sécurité, ces scoutes formés vont jalonner les grandes avenues de Bangui, durant le séjour de Saint-Père. A cela s’ajoute la sensibilisation au sein de la population, les vendeurs occupants les artères du marché Combattant et le Marché Sango sur la libre circulation ce jour.
Par ailleurs, le comité travaille en collaboration avec l’ENERCA (Energie centrafricaine) pour que le problème de l’électricité ne soit pas un souci durant le séjour du Pape. Cela pour permettre la projection sur l’écran géant et la retransmission en directe de la messe que le Pape va livrer au Stade pour la population n’en sera restée à la marge.
D’ores et déjà, les stands sont en train d’être montés à l’enceinte du stade 20.000 places à Bangui pour la grande messe du Pape prevue dans la journée du 30 novembre 2015. Le samedi 14 novembre, Le Nonce Apostolique du Pape ayant juridiction sur la Centrafrique et Tchad, Franco COPOLA s’est rendu à Bangui pour constater la réalité. Dans sa démarche du terrain, il a visité les yeux où devra se rendre le Souverain Pontife. Il convient de noter que c’est la deuxième visite du Pape à Bangui après celle du Pape Jean Paul en 1982.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC