(Corbeau News Centrafrique)
COMMUNIQUE : LE PRIX AURORA PRIZE
Bangui, (CNC), 17-03-2016
Quatre humanitaires d’exception choisis comme finalistes pour le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanité (Aurora Prize for AwakeningHumanity), doté d’un million de dollars
George Clooney et Elie Wiesel, co-présidents du Prix Aurora, se joignent au Comité de Sélection pour féliciter les finalistes du Prix inaugural
15 MARS 2016 – Aujourd’hui, le Comité de Sélection du Prix Aurora annonce les quatre finalistes du Prix Aurora, à savoir Marguerite Barankitse, de Maison Shalom et de l’Hôpital REMA au Burundi ; le docteur Tom Catena, de l’Hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba du Soudan, SyedaGhulam Fatima, secrétaire générale du Bonded Labor Liberation Front au Pakistan et Bernard Kinvi, prêtre à la mission catholique de Bossemptélé en République Centrafricaine.
Le Prix Aurora pour l’éveil de l’humanitéest un nouveau prix mondial de distinction qui sera décerné chaque année à des personnes ayant mis leur vie en danger pour permettre à d’autres de survivre. Les lauréats se seront distingués par l’impact exceptionnel que leurs actions auront eu sur la protection de la vie humaine et sur la promotion des causes humanitaires, tout en surmontant des défis importants pour ce faire. Celui qui, parmi les quatre finalistes, deviendra lauréat du Prix Aurora, recevra une subvention de 100 000 dollars américains, tandis qu’une subvention d’un million de dollars sera remise, sous forme d’un don, à une organisation caritative qui aura inspiré son travail.
Le Prix Aurora a été créé par les co-fondateurs de 100 LIVES (100 VIES), une initiative mondiale pionnière visant à exprimer la reconnaissance envers ceux et celles qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Arméniens il y a un siècle. Au nom des survivants du génocide arménien, le Prix Aurora qui sera décerné chaque annéea pour but de non seulement conscientiser l’opinion publique quant aux atrocités qui ont lieu de par le monde, mais aussi récompenser celles et ceux qui s’attellent à aborder ces problèmes d’une façon concrète et significative.
« Les quatre finalistes ont été distingués car ils ont trouvé le courage de combattre l’injustice et la violence infligées aux populations les plus vulnérables de leurs sociétés,» a affirmé Vartan Gregorian, co-fondateur de 100 LIVES et membre du Comité de Sélection du Prix Aurora. « Nous avons créé le Prix Aurora non seulement pour honorer, mais aussi pour soutenir ces héros méconnus qui transforment l’humanité et qui se lèvent contre l’injustice et les persécutions. Il y a cent ans, des étrangers se sont
soulevés contre les persécutions commises à l’égard de nos ancêtres. Aujourd’hui nous les remercions en distinguant ceux qui agissent dans le même esprit face aux atrocités modernes. »
LES FINALISTES
Marguerite Barankitse, de la Maison Shalom et l’hôpital REMA au Burundi, a sauvé des milliers de vies et soigné des orphelins et réfugiés durant les années de guerre civile qui a frappé son pays. Lorsque la guerre a éclaté, M. Barankitsea tenté de cacher 72 de ses voisins Hutus les plus proches, afin de les mettre à l’abri des persécutions. Ils furent découverts et exécutés sous ses yeux. Suite à cet événement terrible, elle entreprit de sauver et soigner des enfants et des réfugiés. Elle a sauvé près de 30 000 enfants et, en 2008, elle a ouvert un hôpital qui a soigné plus de 80 000 patients à ce jour.
Le docteur Tom Catena est médecin à l’hôpital Mother of Mercy dans les Monts Nouba au Soudan. Cet américain est le seul médecin permanent basé près de la frontière du pays avec le Soudan du Sud et a en charge plus de 500 000 personnes dans la région. Malgré les bombardements répétitifsde l’aviation soudanaise, le docteur Catenaest resté dans l’enceinte de l’hôpital afin d’être disponible 24 heures sur 24. Son désintéressement a fait l’objet de plusieurs articles et reportages. Il a été retenu par le magazine TIME parmi les 100 personnes les plus influentes au monde en 2015.
SyedaGhulam Fatima agit inlassablement pour éradiquer le travail forcé, une des dernières formes subsistantes de l’esclavage moderne. Fatima est secrétaire générale du Bonded Labour Liberation Front Pakistan (BLLF), qui a libéré des milliers de travailleurs pakistanais, dont près de 21 000 enfants, obligés de travailler pour des exploitants de fours à briques pour rembourser des dettes (les taux d’intérêt étant trop élevés pour que les travailleurs puissent rembourser, ils sont contraints au travail forcé et à une situation misérable, souvent brutale). Depuis qu’elle a commencé à militer, Fatima a survécu aux mauvais traitements ainsi qu’à plusieurs tentatives d’assassinat.
Le Père Bernard Kinvi a été ordonné prêtre à l’âge de 19 ans, après avoir perdu son père et ses quatre sœurs de maladie et d’exactions. Le Père Kinvi a quitté son pays natal, le Togo, pour Bossemptélé, une petite ville située en République centrafricaine, où il a pris la direction de la mission catholique. Dans cette mission, se trouvent l’hôpital Jean Paul II, une école et une église. En 2012, la guerre civile a éclaté en Centrafrique. Elle oppose les rebelles musulmans de la Sélékaaux Anti-Balaka (anti-machette), une milice chrétienne. Plongé au cœur de la violence, la mission du Père Kinvi a fourni un refuge et des soins médicaux aux victimes des deux camps. Il a pu ainsi sauver la vie de centaines de personnes de la mort et des persécutions.
Entre juillet et octobre 2015, les candidatures ont émané du monde entier via un portail spécialement dédié à cette occasion sur le site du Prix Aurora (www.auroraprize.com/fr). Les candidats ont été retenus pour leur action désintéressée, leur combat contre le travail forcé, pour l’accueil des réfugiés et les soins médicaux dispensés en première ligne dans des zones de conflits.
Un des quatre finalistes sera déclaré lauréat du Prix Aurora inaugural à l’issue d’une cérémonie qui se tiendra à Erevan, en Arménie, le 24 avril 2016. George Clooney, vice-président du Comité de Sélection, remettra le prix. Les finalistes du Prix Aurora seront honorés lors d’un week-end de manifestations réunissant d’importants acteurs dans le domaine humanitaire, dont l’International Center for Journalists, l’International Rescue Committee et Not On Our Watch, afin d’évoquer des problèmes humanitaires urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui, et distinguer ceux qui y font face.
Le Prix Aurora sera décerné chaque année le 24 avril à Erevan, en Arménie.
Pour plus d’informations, consulter : www.auroraprize.com/fr.
Contact presse : 100livesmedia@edelman.com
Photos et vidéos pour utilisation par les médias :http://edelman.isebox.net/100lives
Bangui, Eric NGABA Pour CNC


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![Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes , aux FACA et à la coalition UPC-LRA Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires Wagner, aux FACA et à la coalition UPC-LRA Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC La Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a rendu public un communiqué officiel adressé à l’opinion nationale et internationale, dans lequel elle documente des violations graves des droits humains commises dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. Les faits dénoncés impliquent directement les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes du groupe Wagner — désormais rebaptisé Africa Corps — et la coalition formée par l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et la Lord’s Resistance Army (LRA). Le communiqué de la Coordination AAKG rappelle en préambule que le groupe avait soumis, le 04 février 2026, des recommandations pacifiques au gouvernement centrafricain, dans le but d’obtenir une résolution apaisée du conflit. Ces recommandations sont restées sans réponse. Le gouvernement du dictateur Faustin Archange Touadéra a choisi d’ignorer cette démarche, ouvrant ainsi la voie à une escalade des violences dans le Haut-Mbomou. Pire, selon le même document, la déclaration publique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’encontre du groupe AAKG, a aggravé la situation au lieu de l’apaiser. Le communiqué indique que depuis cette prise de position hostile, les exactions se sont multipliées dans la région, ciblant aussi bien les biens des civils que les infrastructures collectives. Des pillages contre la communauté Azande. Le communiqué de l’AAKG décrit une campagne de destruction délibérée menée par les mercenaires russes Wagner contre les biens de la communauté Azande dans le Haut-Mbomou. Les faits rapportés ne relèvent pas d’incidents isolés : il s’agit d’une série d’actes de pillage qui visent méthodiquement les avoirs des populations civiles, les privant de ressources essentielles à leur survie quotidienne. Le communiqué précise que ces destructions s’inscrivent dans un contexte où la communauté Azande attendait un signal de bonne foi de la part des autorités centrafricaines. Ce signal n’est jamais venu. À la place, les mercenaires d’AfrikaCorp et les FACA ont poursuivi leurs opérations militaires contre les positions du groupe, en violation de la cessation d’hostilités que la Coordination AAKG avait pourtant décidé d’observer unilatéralement. Alors, des infrastructures publiques délibérément détruites. L’un des aspects les plus graves du communiqué concerne la destruction d’infrastructures publiques dans plusieurs localités du Haut-Mbomou. Le document cite nommément les établissements suivants, qui ont été ciblés et saccagés : L’École AIM de Zemio, un établissement scolaire dont la destruction prive des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. L’hôpital de la sous-préfecture de Bambouti, ainsi que l’ensemble des biens mobiliers de cette sous-préfecture, ont également été touchés. Le Centre de Santé du village Tabane, structure sanitaire indispensable pour les populations rurales de la zone, figure aussi parmi les cibles. Le communiqué mentionne par ailleurs plusieurs autres établissements publics répartis dans différentes localités du Haut-Mbomou, sans en donner l’inventaire exhaustif. Ces destructions d’écoles et de centres de santé constituent, selon le droit international humanitaire, des violations graves des règles de protection des civils en temps de conflit armé. Au-delà des pillages et des destructions matérielles, le communiqué de la Coordination AAKG signale des enlèvements de civils perpétrés sur l’axe Mboki. Ces actes sont attribués à des milices affiliées à des factions armées, notamment des éléments liés à l’UPC et à la LRA, opérant avec l’appui direct des mercenaires russes Wagner. Selon le communiqué, le recours aux enlèvements vise délibérément à aggraver le climat d’insécurité dans la région et à terroriser les populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit. L’axe Mboki, qui constitue un couloir vital pour les déplacements et les approvisionnements dans le Haut-Mbomou, est ainsi rendu dangereux par ces opérations menées en toute impunité. La MINUSCA est aussi pointée du doigt dans ce communiqué. Le communiqué de l’AAKG ne ménage pas la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). La Coordination prend à témoin cette mission onusienne, qu’elle accuse d’avoir failli à sa mission de protection des civils dans le Haut-Mbomou. Le communiqué indique que les populations locales attendent désormais avec urgence une intervention concrète de la MINUSCA, dont le mandat prévoit explicitement la protection des non-combattants. L’absence de réaction de la mission face aux événements en cours constitue, aux yeux de la Coordination, une forme de complicité passive avec les auteurs des exactions. Le communiqué insiste sur un point central : la Coordination AAKG a, de sa propre initiative, décidé de respecter une cessation des hostilités afin de laisser la place au dialogue. Cette décision, prise de bonne foi, n’a pas été honorée par l’autre camp. Les mercenaires russes Wagner et les FACA ont continué de mener des attaques contre les positions du groupe, ignorant totalement le geste d’ouverture posé par la Coordination. Ce constat d’échec du cessez-le-feu unilatéral est central dans le raisonnement du communiqué. Il démontre, selon l’AAKG, que les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes ne recherchent pas une solution négociée, mais cherchent à écraser militairement toute opposition dans le Haut-Mbomou. L’AAKG réaffirme son engagement pour la paix tout en refusant le silence En conclusion de son communiqué, la Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé réaffirme que son engagement reste orienté vers la protection des populations civiles et la recherche d’une paix durable dans la région. Mais le groupe prévient clairement qu’il ne peut pas rester silencieux devant les atteintes répétées à la dignité humaine et aux droits fondamentaux que subissent les Azande du Haut-Mbomou. Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême dans le sud-est de la Centrafrique, une zone enclavée où l’accès humanitaire reste difficile et où les violations des droits humains sont rarement documentées par les médias internationaux. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre l’évolution de la situation dans le Haut-Mbomou. Par Anselme Mbata Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/capture-decran-de-la-video-des-soldats-FACA-menacant-a-mort-peut-etre-tue-un-civil-non-arme-218x150.jpg)
