mercredi, juin 17, 2026
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Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale

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Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale

 

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Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine occupe la 150ᵉ place sur 163 pays dans l’Indice de paix mondiale 2025 publié par l’Institut pour l’économie et la paix. Ce classement catastrophique place le pays parmi les États les plus dangereux du monde. Le régime du président Touadéra préférerait que cette information passe inaperçue, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.

 

 

L’Indice de paix mondiale évalue trois grands critères : le niveau de conflits en cours, la sécurité dans la société, et le degré de militarisation. Sur chacun de ces points, la République centrafricaine obtient des scores désastreux qui expliquent son positionnement au bas du classement.

 

Le rapport souligne que le pays s’enfonce dans une spirale de conflits internes. Les groupes rebelles contrôlent toujours des portions importantes du territoire. Les affrontements se poursuivent régulièrement dans plusieurs préfectures. Les populations civiles paient le prix de cette violence chronique qui empêche tout retour à la normale.

 

Dans l’Ouham, la Bamingui-Bangoran, le Haut-Mbomou  et la Vakaga, les combats continuent. Ces zones connaissent des déplacements répétés de populations, des pillages, des massacres. La crise humanitaire s’aggrave pendant que le gouvernement prétend avoir pacifié le pays.

 

L’instabilité politique permanente constitue un autre facteur de ce mauvais classement. Le pouvoir de Touadéra ne tient pas grâce à un consensus national ou à une légitimité démocratique, mais par l’appui massif de Mercenaires russes. La présence de Wagner dans les villes et sur les routes, ainsi que l’omniprésence des forces rwandaises, ne garantissent pas la paix. Ces forces étrangères renforcent au contraire la dépendance du régime et créent de nouvelles sources d’insécurité.

 

La note de la Centrafrique s’effondre particulièrement sur le critère de la sécurité sociétale. Le racket aux barrages routiers est devenu une norme. La criminalité s’est banalisée dans les villes comme dans les campagnes. Les enlèvements et les violences quotidiennes plongent la population dans une peur permanente.

 

Chaque déplacement entre deux villes devient une épreuve où les voyageurs risquent d’être dépouillés par des hommes en uniforme ou par des bandits. Chaque sortie au marché comporte des risques. Cette insécurité généralisée détruit la vie économique et sociale du pays.

 

Sur le plan économique, le rapport pointe les dépenses militaires disproportionnées d’un pays appauvri. Pendant que les hôpitaux manquent de médicaments de base et que les écoles s’écroulent faute d’entretien, les budgets sont engloutis dans la sécurité présidentielle et les équipements militaires qui profitent surtout aux intérêts étrangers.

 

Ces dépenses militaires ne servent pas à sécuriser la population. Elles financent Wagner et maintiennent le régime au pouvoir. Le pays s’appauvrit pendant que l’argent coule vers les mercenaires russes.

 

L’Indice 2025 rappelle aussi l’ampleur de la crise humanitaire : plus d’un quart des Centrafricains vivent déplacés ou réfugiés. Cette proportion énorme témoigne de l’échec total du régime à garantir la sécurité de base à ses citoyens. Des centaines de milliers de personnes ont dû abandonner leurs maisons pour fuir la violence.

 

Cette tragédie nationale n’a pas empêché le régime de multiplier des annonces grandioses : cité futuriste, aéroport moderne, éco-cité. Ces projets existent uniquement dans les discours officiels et sur les maquettes présentées lors des cérémonies. Sur le terrain, rien ne change. Le pays continue de reculer dans tous les classements internationaux pendant que le gouvernement vend des rêves impossibles.

 

Ce classement de 150ᵉ sur 163 place la République centrafricaine dans la catégorie des États faillis où la violence règne et où les institutions ne fonctionnent plus. Seuls treize pays dans le monde obtiennent des scores pires. Cette compagnie peu glorieuse – Yémen, Syrie, Soudan du Sud, Afghanistan – regroupe les zones de guerre les plus actives de la planète.

 

Le régime Touadéra réagira probablement à ce classement en accusant la communauté internationale de complot contre le pays. Cette stratégie habituelle consiste à rejeter toute critique externe comme une manipulation politique. Mais l’Indice de paix mondiale repose sur des critères objectifs et mesurables. On ne peut pas accuser un institut de recherche indépendant de comploter simplement parce qu’il publie des données défavorables.

 

Les trois piliers de l’indice : conflits en cours, sécurité sociétale, militarisation – correspondent exactement aux trois échecs majeurs du régime actuel. Le gouvernement n’a pas réussi à pacifier le territoire. Il n’a pas garanti la sécurité quotidienne des citoyens. Il a militarisé le pays au profit d’intérêts étrangers sans améliorer la situation sécuritaire.

 

Ce classement désastreux aura des conséquences concrètes pour le pays. Les investisseurs fuient les zones de conflit. Les touristes n’iront jamais dans un pays classé parmi les plus dangereux du monde. Les organisations humanitaires elles-mêmes hésitent à déployer leur personnel dans des environnements aussi hostiles.

 

La ministre du Tourisme peut bien se plaindre que le pays soit stigmatisé. Mais comment attirer des visiteurs dans un État classé 150ᵉ sur 163 pour la paix ? Comment convaincre des investisseurs de venir dans une zone où les conflits armés continuent et où la sécurité sociétale s’effondre ?

 

Ce classement constitue aussi un camouflet pour la stratégie sécuritaire du régime. Après neuf ans de présidence Touadéra, après des années d’intervention de Wagner et des forces rwandaises, après des milliards dépensés en sécurité, le pays occupe toujours une place catastrophique dans les indices internationaux de paix.

 

Cette stagnation – ou cette régression – dans les classements démontre l’échec de l’approche sécuritaire actuelle. Multiplier les forces étrangères, militariser le pays, réprimer l’opposition n’a pas créé la paix. Ces stratégies ont au contraire enfoncé le pays dans une spirale de violence et de dépendance.

 

Les Centrafricains vivent quotidiennement cette réalité que l’indice mesure. Ils connaissent l’insécurité permanente, les déplacements forcés, la peur constante. Pour eux, ce classement de 150ᵉ sur 163 ne constitue pas une surprise mais une confirmation de ce qu’ils subissent chaque jour.

 

Le président Touadéra peut continuer de détourner le regard. Il peut continuer de faire des discours triomphants sur la paix retrouvée et le développement en marche. Mais les faits restent têtus. Son pays occupe la 150ᵉ place mondiale pour la paix. Seuls treize États font pire. Après neuf ans au pouvoir, ce classement constitue son véritable bilan.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le CICR forme les journalistes centrafricains aux principes humanitaires et à la lutte contre la désinformation

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Le CICR forme les journalistes centrafricains aux principes humanitaires et à la lutte contre la désinformation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/photo-de-famille-a-la-fin-de-l-atelier-organise-par-le-cicr-a-Bangui-organise-par-le-cicr.jpg” data-wpel-link=”internal”>Photo de famille à la fin de l'atelier organisé par le CICR à Bangui organisé par le CICR.
Photo de famille à la fin de l’atelier organisé par le CICR à Bangui organisé par le CICR. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les 5 et 6 novembre 2025, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réuni des professionnels des médias centrafricains pour un atelier de deux jours consacré aux principes humanitaires, au droit international humanitaire et à la prévention de la désinformation dans l’action humanitaire.

 

 

L’événement s’est tenu dans la salle de conférence de l’hôtel deux Saisons à Bangui. L’objectif affiché était de renforcer la compréhension du rôle des médias dans la diffusion des principes humanitaires et la promotion du respect du droit international humanitaire (DIH).

 

Pour le CICR, il faut nécessairement mener un dialogue permanent avec les acteurs d’influence.

Photo prise lors de l'atelier organisé par le CICR.
Photo prise lors de l’atelier organisé par le CICR. Photo CNC

 

“Les professionnels des médias sont des acteurs très importants. Pour le CICR, c’est important d’avoir un dialogue avec tous les acteurs d’influence”, a déclaré Gbate Cyrille Jean Noël, coordinateur communication du CICR en République centrafricaine. Selon lui, cette initiative vise à “renforcer la collaboration qui existe déjà” avec les médias dans le cadre de la diffusion des messages clés et de la promotion du DIH.

 

Le coordinateur communication a souligné les risques liés à la désinformation : “Nous pensons que la désinformation peut constituer un facteur d’insécurité pour le personnel humanitaire et pour l’action humanitaire”. Il a rappelé qu’une “bonne information peut sauver des vies”, tout en reconnaissant qu’une information erronée peut avoir “un impact négatif sur l’accès humanitaire”.

 

Philippe Beauverd, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, a justifié cette formation par l’évolution rapide des technologies. “Il y a des technologies qui se développent extrêmement rapidement”, a-t-il noté, soulignant l’importance d’aider les journalistes “à pouvoir faire la part des choses et puis à pouvoir communiquer des événements après les vérifications d’usage”.

 

Le diplomate suisse a reconnu que la désinformation est un phénomène universel : “Malheureusement, la désinformation, moi je suis Suisse et il y en a aussi en Suisse”. Il a insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias d’apprendre “à pouvoir analyser ce que vous voyez avant d’y travailler” et de sensibiliser leurs publics.

 

Les organisateurs se sont déclarés satisfaits de la participation. “Nous avons trouvé la session très interactive et nous avons vu que vraiment les médias se sont intéressés”, a affirmé Gbate Cyrille Jean Noël. Le CICR envisage d’organiser d’autres sessions similaires, notamment “une autre session spécifique sur le droit international humanitaire et la protection des journalistes”.

 

Cette démarche intervient dans un contexte où l’action humanitaire en Centrafrique fait régulièrement l’objet d’informations contradictoires, notamment concernant les opérations dans les zones de conflit et l’accès aux populations vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Crépin Mboli-Goumba : ‘Une Constitution née d’un coup de force ne peut tenir’

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Crépin Mboli-Goumba : ‘Une Constitution née d’un coup de force ne peut tenir’

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

L’avocat et leader politique, Crépin Mboli-Goumba,  dénonce la légitimité de la Constitution de 2023 et l’inefficacité de l’ANE.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lors d’un point de presse tenu à Bangui, Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, a livré une analyse sans complaisance du cadre constitutionnel et électoral centrafricain. Pour ce juriste expérimenté et ancien ministre d’État, la Constitution adoptée en 2023 souffre d’un vice de forme rédhibitoire.

 

 

“Une constitution issue d’un coup de force n’est pas une constitution”, martèle l’ancien ministre d’État. Cette position tranche avec la version officielle qui présente le texte comme adopté démocratiquement par référendum. Crépin Mboli-Goumba  conteste cette légitimité en invoquant les conditions de son adoption qu’il qualifie de forcées.

 

La nouvelle loi fondamentale divise les Centrafricains en deux catégories distinctes, une innovation que l’opposant juge “très fâcheuse” et “dangereuse pour l’idée qu’on se fait de la République”. Cette stratification citoyenne constitue selon lui une rupture avec les principes égalitaires républicains et porte “les germes d’une déflagration de la nation”.

 

L’Autorité Nationale des Élections cristallise également les critiques du BRDC. Crépin Mboli-Goumba  dresse un bilan accablant de son action, évoquant le “hold-up électoral” de 2020-2021 où, selon ses termes, “il n’y a pas eu d’Élections”. Les dysfonctionnements techniques persistent avec 777 bureaux de vote non résolus et des tablettes défaillantes lors de l’enrôlement des électeurs.

 

L’institution électorale s’obstine pourtant à maintenir son calendrier, une attitude que l’avocat Crépin Mboli-Goumba  oppose “au bon sens le plus élémentaire” et aux recommandations des experts internationaux. Cette précipitation risque de reproduire des Élections bâclées” similaires à celles de 2020-2021.

 

Les critiques internationales renforcent cette position. L’expert indépendant des Nations Unies a pointé “l’incompétence” de l’ANE. Le représentant américain au Conseil de sécurité plaide pour un dialogue politique préalable. L’Union Européenne partage cette analyse selon Crépin Mboli-Goumba.

 

Le leader du BRDC établit un lien direct entre processus électoral et légitimité politique. “La légitimité d’un pouvoir est importante parce qu’il faut que le peuple se reconnaisse son lieu”, explique-t-il. La candidature annoncée du président Touadéra, rendue possible par la Constitution de 2023, relève selon lui d’une “politique de coup de force”.

 

Face à ces défis, Crépin Mboli-Goumba préconise une suspension de toute action électorale jusqu’à l’obtention d’un consensus politique. Cette approche vise à garantir l’inclusivité et l’intégrité du scrutin de 2025. Sans cette refonte, aucune élection crédible n’est envisageable selon le BRDC.

 

L’avocat Crépin Mboli-Goumba  plaide pour un retour à la Constitution de 2016 et une réforme profonde du système électoral. Cette position fait du BRDC un acteur incontournable du débat politique centrafricain, alors que les échéances électorales approchent dans un climat de tensions persistantes.

 

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On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement” : voilà comment le Président Touadera avait réclamé 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA

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On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement” : le Président Touadera réclame 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota-450×300.jpg” alt=”On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement" : le Président Touadera réclame 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA” width=”450″ height=”300″ />
Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Incroyable mais vrai : après avoir fait évaporer plus de 1 000 milliards de FCFA depuis 2016 dans le cadre du RCPCA, le Président centrafricain Faustin-Archange Touadera revient encore avec un nouveau programme. Cette fois, le Président promet une “rupture” avec l’humanitaire et réclame 7 000 milliards de FCFA supplémentaires pour son nouveau Plan national de développement. Même méthode, mêmes promesses, mais montant encore plus énorme.

 

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du 18 août dernier, le ministre et ex-détenu Maxime Balalou a dévoilé la nouvelle stratégie du gouvernement  pour soutirer encore plus d’argent aux bailleurs internationaux. Écoutez bien ce numéro parfaitement calculé : « Au cours de ces échanges en marge du sommet de TICAD 9 au Japon il y’a quelques jours, madame Catherine Chanson de l’OIM a salué les efforts du gouvernement sous la vision éclairée du président de la République en faveur de la paix et de la sécurité. Elle a également réaffirmé l’engagement de l’OIM à accompagner notre pays dans le retour durable des déplacés et refugiés tout en soutenant bien sûr l’intégration communautaire des ex-combattants ».

 

Voilà le préambule habituel : on salue la “vision éclairée” du président, on parle de paix et de sécurité, on évoque les déplacés et les ex-combattants. Le vocabulaire est parfaitement calibré pour émouvoir les donateurs internationaux. Mais attendez, le meilleur arrive.

 

Et voici la phrase magique qui doit faire tomber les milliards du ciel : « On doit rompre avec l’humanitaire. C’est ça la vision dans le cas du PND, je vous l’ai déjà dit. On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement. C’est une nouvelle approche qui conditionne même les propositions que nous allons faire à la table ronde de Casablanca», déclare  le porte-parole du gouvernement.

 

Magnifique ! Une “rupture” avec l’humanitaire pour “entrer dans le développement”. Comme si les 1 000 milliards précédents avaient été de l’humanitaire de base, et que maintenant, avec 7 000 milliards, on allait enfin faire du vrai développement. Le ministre nous explique doctement qu’il faut changer d’approche, mais curieusement, il ne dit jamais ce qui est arrivé à l’approche précédente et à son argent.

 

Mais le spectacle continue, car le ministre enchaîne sur la vision grandiose de Touadera du pays. « Cette table ronde qui va faciliter le financement du plan national de développement sera une étape importante dans le cadre de la mort de ces stables publics avec une vision du président de la République qui est de rendre prospère ce pays et amener chaque fils de ce pays maintenant à s’engager pleinement dans le processus de reconstruction de notre beau pays, la République Centrafricaine ».

 

Notez le vocabulaire : “étape importante”, “vision du président Touadera  “, “rendre prospère”, “reconstruction”. Exactement les mêmes mots utilisés en 2016 quand ils réclamaient les premiers milliards du RCPCA. Mais cette fois, c’est différent, c’est une “nouvelle approche”, paraît-il.

 

Le ministre poursuit avec son catalogue de promesses toutes faites : « Ça s’agit aussi entre autres à travers les principaux enjeux de renouveller ce partenariat autour des priorités nationales, à savoir l’accès à l’eau potable et à l’énergie, l’accès aux infrastructures, aux soins de santé, à l’éducation et surtout à l’emploi des jeunes ».

 

Tiens donc, exactement les mêmes priorités qu’il y a dix ans : eau potable, énergie, infrastructures, santé, éducation, emploi des jeunes. On se demande bien ce qu’ont fait les 1 000 milliards précédents s’il faut encore financer ces mêmes secteurs. Peut-être qu’ils sont partis en fumée ?

 

Et pour faire moderne, le ministre sort son manuel du parfait développeur durable : « L’autre aspect lié à la résilience climatique et au développement durable. Dans ce cadre-là, on doit tirer profit des expériences aussi japonaise ou faire face aux changements climatiques et à la protection de l’environnement. »

 

Voilà le nouveau packaging : résilience climatique, développement durable, expérience japonaise. Les donateurs adorent ces mots-clés. Ajoutez-y quelques références aux ODD et à l’Agenda 2063, et le tour est joué.

 

D’ailleurs, le ministre n’oublie pas de citer ses références internationales : « Également de travailler pour consolider la paix et la gouvernance inclusive en mettant en action dans la dynamique même de l’agenda 2063 de l’Union africaine et des objectifs du développement durable, les ODD ».

 

Parfait ! Agenda 2063, ODD, gouvernance inclusive… Tous les buzzwords y passent. Il ne manque plus que la “transformation numérique” et le “genre” pour avoir le bingo complet du développement international.

 

Mais le plus beau, c’est la conclusion du ministre sur le “nouveau paradigme centrafricain” : « Openure diplomatique, il faut le noter pour notre pays avec la diversification des partenariats de notre pays au-delà de ses alliés traditionnels tout en renforçant ce que nous appelons ici dans la coopération internationale le nouveau paradigme centrafricain ».

 

Le “nouveau paradigme centrafricain” ! Rien que ça ! Après avoir fait disparaître 1 000 milliards, ils inventent un nouveau paradigme pour en faire disparaître 7 000 autres. L’audace est remarquable.

 

La réalité, elle, est têtue : seuls 600 milliards des 7 000 demandés ont été obtenus pour l’instant. Soit 10% du montant réclamé. Mais qu’importe, le gouvernement a déjà commencé à promettre monts et merveilles avec cet argent pas encore reçu.

 

Pendant que le ministre parle de “désenclavement des territoires” et d’”autosuffisance alimentaire”, les Centrafricains attendent toujours les résultats des investissements précédents. Où sont les routes construites avec les milliards d’avant ? Où sont les hôpitaux ? Où sont les écoles ? Où sont les emplois pour les jeunes ?

 

Au lieu de répondre à ces questions gênantes, le gouvernement préfère lancer un nouveau plan avec de nouveaux milliards. C’est plus simple que de rendre des comptes sur l’utilisation des fonds précédents. Et manifestement, ça marche : les bailleurs continuent de donner.

 

Il faut reconnaître une chose au gouvernement centrafricain : il maîtrise parfaitement l’art de recycler les mêmes promesses avec un vocabulaire légèrement différent “. Rupture avec l’humanitaire”, “nouveau paradigme”, “table ronde de Luxembourg”… Les mots changent, mais le système reste le même : promettre, encaisser, faire disparaître, recommencer.

 

Les Centrafricains, eux, peuvent toujours attendre leur eau potable, leurs routes et leurs emplois. Le ministre a d’autres priorités : préparer le prochain plan de développement avec les prochains milliards à faire évaporer.

 

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Pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat autre que Touadera pour la septième république? Lisez la réponse d’Évariste Ngamana

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Pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat autre que Touadera pour la septième république? Lisez la réponse d’Évariste Ngamana

 

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Évariste Ngamana

 

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana vante les “réalisations” de Touadéra pendant que le pays s’enfonce dans le chaos.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Évariste Ngamana persiste à défendre l’indéfendable : un bilan présidentiel qui peine à convaincre au-delà des cercles du MCU.

 

 

Évariste Ngamana a récemment offert un spectacle édifiant lors d’une interview à la radio Ndèkè – Luka. Ce premier vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du MCU a réussi l’exploit de justifier l’injustifiable avec un aplomb déconcertant.

 

Quand le journaliste lui demande pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat pour la septième république, Ngamana répond sans gène : “Pourquoi choisir un autre candidat ? Le président a réalisé un travail unanimement reconnu au sein du MCU”. Il ajoute qu’il faut “lui donner encore la possibilité de parachever ce qu’il a commencé“.

 

Cette réponse explique un problème majeur : Ngamana et ses collègues du MCU vivent dans une bulle hermétique aux réalités centrafricaines. Car sur le terrain, les Centrafricains attendent toujours l’eau potable, l’électricité stable et des routes praticables.

 

Prenons l’exemple du Rwanda pour mesurer l’ampleur du décalage. En 1994, ce pays sortait d’un génocide épouvantable. Paul Kagame l’a redressé en quelques années. Routes modernes, accès à l’électricité, transition linguistique du français vers l’anglais : tout a été réalisé avec une efficacité remarquable. Vingt ans plus tard, Kigali fait figure de modèle continental.

 

Et la RCA ? Après presque dix ans de pouvoir de Touadéra, où sont ces fameuses réalisations que Évariste Ngamana évoque avec tant de conviction ? Dans les quartiers de Bangui, les habitants naviguent toujours entre les flaques d’eau stagnante. L’accès à l’eau potable relève du parcours du combattant. L’électricité reste un luxe réservé à quelques privilégiés.

 

Ngamana parle d’un “travail unanimement reconnu”. Par qui exactement ? Le cercle restreint du MCU qui refuse de voir la réalité en face ? Les chiffres de la Banque mondiale montrent une dette publique à 56,5% du PIB en 2024. L’insécurité persiste dans plusieurs régions malgré les promesses de retour à la paix.

 

Quand il évoque les routes en construction ou l’organisation du caucus africain comme des exploits, on s’interroge sur sa perception des priorités. Ces routes existent-elles vraiment ? Ce caucus change-t-il quelque chose au quotidien des Centrafricains qui peinent à joindre les deux bouts ?

 

La question du journaliste était pourtant simple : pourquoi pas une alternance ? Pourquoi ne pas permettre à d’autres voix de porter les aspirations nationales ? Cette interrogation légitime révèle les limites du MCU. Au lieu d’une vision renouvelée, le parti propose la continuité d’un système qui montre ses faiblesses.

 

Évariste Ngamana qualifie l’opposition de “trouble-fêtes” sans projet. Mais où est le projet concret du MCU au-delà des discours ? Où sont les réformes structurelles qui transformeraient durablement le pays ? Cette stratégie de disqualification de l’adversaire cache mal l’absence d’une feuille de route claire pour l’avenir.

 

Le plus préoccupant dans cette posture, c’est qu’elle traduit une déconnexion totale entre la classe dirigeante et les attentes populaires. Pendant que Ngamana vante des succès hypothétiques, les Centrafricains font face à des défis concrets : accès aux soins, éducation de qualité, opportunités économiques.

 

Cette attitude explique parfaitement les dérives d’un pouvoir qui s’autosatisfait. Au lieu d’une autocritique salutaire, on assiste à une fuite en avant dans l’autojustification. Cette approche ne peut que creuser le fossé entre gouvernants et gouvernés.

 

La comparaison avec d’autres expériences africaines de redressement national souligne l’urgence d’un sursaut. La RCA dispose de toutes les ressources nécessaires pour décoller. Il lui manque juste une vision audacieuse et des dirigeants à la hauteur de ses défis.

 

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Centrafrique : quand les employés de la mairie de Boda travaillent sans salaire depuis des mois, le maire, Barthélémy Pilapédé,  leur demande de faire avec

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quand les employés de la mairie de Boda travaillent sans salaire depuis des mois, le maire, Barthélémy Pilapédé,  leur demande de faire avec

 

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Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de la ville de Boda. Photo: RNL/Destin de Bonheur Wilikon

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de Boda, a abordé la question des arriérés de salaires des employés municipaux lors d’une interview récente. Ses déclarations confirment une situation déjà connue dans de nombreuses communes centrafricaines : des agents publics qui travaillent sans être payés pendant que leurs responsables se contentent de constater l’impuissance.

 

 

Interrogé sur les arriérés de salaires du personnel municipal, le maire Aimé Barthélémy Pilapédé répond : “Pour ces arriérés là, c’est partout, dans toutes les communes ça existe, mais nous faisons avec le peu que nous avons”.

 

Cette réponse commence par minimiser le problème en le généralisant. Puisque toutes les communes connaissent cette situation, cela devient presque normal, acceptable. Cette normalisation de l’impayé des salaires témoigne d’une résignation face à un dysfonctionnement qui devrait provoquer l’indignation.

 

Le maire poursuit : “On n’a pas d’autre chose à faire. On continue d’éponger petit à petit parce que la commune est vraiment à terre. Vous savez qu’il n’y a plus de bureau d’achat, il n’y a plus de subventions, l’état civil est gratuit. Donc ce sont les recettes qui aident la mairie à avancer, mais en ce moment c’est un peu difficile”.

 

Cette explication détaille les contraintes financières de la commune. L’absence de bureaux d’achat,  ces structures qui achetaient autrefois les produits agricoles – prive la mairie d’une source de revenus. L’arrêt des subventions gouvernementales coupe une autre source de financement. La gratuité de l’état civil, mesure sociale en apparence, réduit encore les recettes municipales.

 

Ces contraintes sont réelles. Mais elles ne justifient pas qu’on demande aux employés de travailler sans salaire. Un employeur qui ne peut pas payer ses employés devrait arrêter de les faire travailler, pas leur demander de continuer gratuitement en attendant des jours meilleurs qui ne viendront peut-être jamais.

 

Le maire Aimé Barthélémy Pilapédé ajoute une phrase qui résume toute l’absurdité de la situation : “Tous ces personnels municipaux là, ils savent ce problème, on est habitué et puis on fait avec parce que le gouvernement nous a placé confiance de gérer notre localité”.

 

Les employés municipaux “sont habitués” à ne pas être payés. Cette phrase devrait provoquer un scandale. Comment peut-on s’habituer à travailler sans salaire ? Comment peut-on normaliser cette situation au point de la présenter comme acceptable ?

 

La référence à la “confiance” du gouvernement sonne comme une manipulation. On demande aux employés de continuer à travailler gratuitement au nom d’une confiance abstraite accordée par un gouvernement qui, lui-même, ne leur verse pas les subventions promises.

 

Sur les solutions envisagées, le maire reste vague : “Nous on se bat avec le peu que nous avons en main, avec les recouvrements des boutiques qui se passent à chaque mois mensuellement, nous essayons de diminuer ces arriérés”.

 

Les taxes collectées mensuellement auprès des boutiques locales servent à “éponger” progressivement les arriérés. Mais ces montants restent dérisoires face à l’ampleur des dettes accumulées. Cette stratégie d’épongement progressif signifie concrètement que les employés municipaux attendront des mois, voire des années avant de récupérer l’intégralité de ce qui leur est dû.

 

Cette situation des employés municipaux de Boda se répète dans des dizaines d’autres communes centrafricaines. Partout, des agents publics locaux travaillent sans salaire ou avec des mois de retard, pendant que leurs responsables se contentent de gérer la pénurie.

 

Ce système d’exploitation des employés municipaux repose sur leur absence d’alternatives. Dans des villes comme Boda, les emplois sont rares. Les gens acceptent de travailler sans être payés parce qu’ils espèrent toucher un jour leurs arriérés et parce qu’ils n’ont pas d’autres opportunités.

 

Cette précarisation des agents publics locaux compromet la qualité des services municipaux. Comment des employés qui ne sont pas payés depuis des mois peuvent-ils rester motivés et efficaces ? Comment peuvent-ils subvenir aux besoins de leurs familles tout en continuant à se présenter au travail ?

 

La responsabilité de cette situation dépasse le maire de Boda. Le gouvernement central a coupé les subventions aux communes sans se préoccuper de leur capacité à fonctionner. Cette décentralisation sans moyens transforme les communes en structures fantômes où les employés travaillent gratuitement pendant que les services se dégradent.

 

Le maire Pilapédé ne propose aucune solution concrète à court terme. Il se contente de “faire avec” en attendant que les recettes locales permettent d’éponger progressivement les arriérés. Cette résignation face à une situation inacceptable témoigne de l’impuissance des autorités locales.

 

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Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix

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Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lecture-du-memorandum-des-habitants-de-Sikikede-reclamant-leur-autonomie-administrative.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix
Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À 1 128 kilomètres de Bangui, les jeunes de cette localité frontalière de Sikikédé  rêvent d’un avenir stable.

 

 

Malik Yakoub porte la parole d’une génération fatiguée. Président du collectif des ressortissants de Sikikédé, cette localité de la préfecture de la Vakaga, située aux confins du Tchad et du Soudan, il traduit l’aspiration profonde de ses pairs : vivre enfin en paix.

 

Cette communauté, située à 55 kilomètres de Boromata et à 18 kilomètres de Gordile, a traversé de longues années d’instabilité. Les conflits ont laissé des cicatrices profondes dans les esprits. Pourtant, loin de se complaire dans l’amertume, les jeunes de Sikikédé ont fait un choix : celui de l’espoir.

 

“La jeunesse a trop souffert”, confie Malik Yakoub. Cette souffrance, plutôt que de les paralyser, les a galvanisés. Ils refusent désormais de subir. Leur message est simple mais puissant : ils veulent tourner la page de la violence pour écrire celle du développement.

 

Cette transformation ne relève pas du simple vœu pieux. Les jeunes s’organisent, réfléchissent et proposent. Ils comprennent que leur localité, carrefour commercial naturel entre trois pays, possède des atouts considérables. Le commerce transfrontalier pourrait prospérer si la sécurité était garantie. Les activités pastorales pourraient reprendre leur rythme normal. L’agriculture, secteur vital pour les populations, pourrait enfin être pratiquée sans crainte.

 

Malik Yakoub insiste sur cette dimension économique. Pour lui, la paix ne se résume pas à l’absence de conflit. Elle doit permettre à chaque jeune de “faire quelque chose d’avancé”. Cette vision pragmatique révèle une maturité remarquable. Ces jeunes ne se contentent pas de rêver : ils planifient.

 

L’engagement de cette génération transcende les clivages. Qu’ils soient éleveurs, commerçants ou agriculteurs, tous partagent la même conviction : Sikikédé peut devenir un modèle de coexistence pacifique. Cette unanimité constitue un capital précieux pour l’avenir de la localité.

 

Les défis restent nombreux. Les axes routiers nécessitent une sécurisation constante. Les infrastructures de base font défaut. Les opportunités d’emploi demeurent limitées. Mais la détermination de ces jeunes compensent ces handicaps. Ils savent que rien ne sera facile, mais ils sont prêts à relever le défi.

 

Le témoignage de Malik Yakoub résonne au-delà de Sikikédé. Il incarne l’espoir d’une jeunesse centrafricaine qui refuse la fatalité. Ces jeunes, forgés par l’adversité, possèdent une force particulière : celle de ceux qui ont tout à reconstruire et rien à perdre. Leur message mérite d’être entendu, car il porte en lui les germes d’un renouveau possible pour cette partie oubliée du territoire national.

 

 

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Paris tête-à-tête : meilleures stratégies et conseils pour les parieurs

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Les compétitions tête-à-tête impliquant des équipes ou des individus sont la norme dans le secteur des paris sportifs. On peut dire qu’elles représentent une sous-catégorie d’événements, car il n’y a pas de favori ni d’outsider défini. Les deux camps ont des cotes équilibrées, généralement proches de 2,00, ce qui signifie que le résultat peut dépendre de détails insignifiants.

 

Paris tête-à-tête : meilleures stratégies et conseils pour les parieurs

Face à face : qu’est-ce que c’est ?

Pour commencer, il serait bon de savoir ce qu’est un match face à face. Un match équilibré est un scénario dans lequel les cotes d’un bookmaker pour la victoire d’une équipe ou d’un athlète sont presque égales aux cotes de l’autre équipe. Par exemple, 1,95 pour l’équipe A et 2,00 pour l’équipe B. Les matchs face à face s’appliquent aux équipes ayant des compétences similaires.

Des cotes égales ou proches suggèrent qu’il existe un équilibre des forces et que le degré d’incertitude est élevé. Néanmoins, grâce à une analyse adéquate, le parieur 1xbet Android peut prendre en compte les nuances que le bookmaker a sous-estimées et les exploiter à son avantage.

Facteurs clés pour analyser les matchs à égalité

Si vous avez opté pour un match à égalité, vous devez prendre en considération quelques facteurs décisifs.

  • Matchs face à face. L’avantage psychologique d’une équipe peut être clairement observé dans l’historique des matchs face à face. Certaines équipes perdent toujours contre certains joueurs, même si elles sont plus fortes dans tous les aspects majeurs ;
  • Forme actuelle. La situation de l’équipe et des joueurs individuels doit être prise en considération. Les blessures sportives, l’épuisement causé par un calendrier chargé et les remplacements imprévus dans l’équipe de départ peuvent tous influencer les performances ;
  • La motivation et le classement. La motivation est importante dans les matchs équilibrés. Lorsqu’une équipe a atteint tous ses objectifs dans le tournoi et que l’autre ne les a pas atteints, cette dernière sera évidemment désavantagée.
  • Le style de jeu. Leurs styles peuvent être parfaitement compatibles ou déséquilibrés. Par exemple, lorsqu’un joueur de tennis possède un service puissant, il aura l’avantage sur son adversaire qui devra disputer de longs échanges.

Il faut également tenir compte du facteur du terrain et d’autres facteurs externes, tels que les conditions météorologiques, les conflits internes au sein de l’équipe, etc.

Stratégies populaires pour parier sur des matchs serrés

Aucune stratégie ne garantit une victoire à 100 %. De plus, le bookmaker a toujours le dernier mot. Néanmoins, votre objectif est de préserver votre capital et de maximiser vos chances de gagner. Pour y parvenir, utilisez des stratégies acceptables et efficaces.

Lorsqu’il y a des matchs serrés, il est prudent d’utiliser les stratégies suivantes :

  • parier à contre-courant de l’opinion populaire ;
  • parier sur la valeur ;
  • situations d’arbitrage ;
  • parier en direct.

Ces deux stratégies comportent un certain degré de risque. Par conséquent, tenez compte des facteurs primaires et secondaires, et respectez les principes du jeu responsable et de la gestion de la cagnotte.

Erreurs courantes

Certaines erreurs que les parieurs commettent généralement doivent être évitées lorsqu’ils font des pronostics sur des matchs serrés.

  1. Négligence du facteur psychologique. Même de petites transformations émotionnelles et un stress léger peuvent rendre les athlètes nerveux et les amener à commettre des erreurs dans des situations critiques. Cela a une influence directe sur le résultat.
  2. Confiance excessive dans les statistiques. Les données des matchs précédents ne sont pas sans importance, mais elles ne garantissent pas que la même situation se reproduira.
  3. Tentatives de récupérer les pertes. Prendre des décisions précipitées sans les analyser au préalable est le meilleur moyen d’aggraver les pertes.

Si vous parvenez à les éviter, vos chances de gagner des paris, même lors de matchs très serrés, seront beaucoup plus élevées.

Conclusion

Lorsque vous pariez sur des matchs serrés, il est nécessaire de procéder à une analyse approfondie, de rester patient et d’être très discipliné. Il est tout à fait inadmissible de se fier uniquement à son intuition. Ce n’est qu’en tenant compte des détails dont les bookmakers ne sont pas conscients que le succès sera possible.

 

 

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Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻

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Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

La diaspora centrafricaine regroupée au sein des “12 Apôtres” a mandaté le cabinet Larochelle Avocats pour déposer auprès de la Cour pénale internationale (CPI) une communication dénonçant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en République centrafricaine depuis 2018. Ce document accuse directement le président Faustin-Archange Touadéra, plusieurs membres de son gouvernement et les dirigeants du groupe Wagner d’avoir mis en place une Politique d’État de répression et de pillage. Le CNC a rencontré le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbayapour décrypter la portée Politique et judiciaire de cette plainte.

 

 

CNC : bonjour Dr Gazagbaya.

Dr Gazagbaya: bonjour madame la journaliste.

 

CNC : Que représente concrètement cette plainte déposée à La Haye ?

Dr Gazagbaya: C’est une démarche juridique sérieuse, fondée sur l’article 15 du Statut de Rome. Elle ne correspond pas encore à une enquête officielle, mais elle oblige la Cour à examiner les éléments transmis. Le dossier est dense : il documente des meurtres, des disparitions, des tortures, des viols et des pillages commis par les forces du régime et les mercenaires de Wagner.

En clair, c’est un acte d’accusation structuré qui décrit une Politique d’État. Si le procureur estime qu’il existe une base raisonnable pour croire que ces crimes relèvent de la compétence de la Cour, il pourra ouvrir une enquête, voire demander des mandats d’arrêt.

 

CNC : Le président Touadéra est-il nommément visé ?

Dr Gazagbaya: Oui. Le document met clairement en cause le chef de l’État. Il démontre que les crimes commis depuis 2018 s’inscrivent dans une Politique de maintien au pouvoir par la terreur, avec la complicité du groupe Wagner. On y trouve une chaîne de commandement précise : Touadéra, ses conseillers, des ministres et des officiers de la garde présidentielle. Tous sont cités dans les témoignages recueillis.

 

CNC : L’entourage présidentiel affirme que la CPI ne fera rien, car Touadéra a rencontré plusieurs fois le procureur Karim Khan.

Dr Gazagbaya: C’est un discours de façade. Les rencontres diplomatiques n’effacent pas la responsabilité pénale. Le procureur agit selon le Statut de Rome, pas selon les amitiés politiques. Si les éléments sont jugés recevables, il peut rouvrir une procédure. D’ailleurs, la CPI a déjà indiqué qu’elle pouvait reprendre des enquêtes lorsqu’il existe de nouveaux crimes documentés. Le fait que Touadéra ait rencontré le procureur n’est pas une protection, c’est au contraire une trace publique de ses relations avec un organe judiciaire international.

 

CNC : Si la CPI ouvre une enquête et délivre un mandat d’arrêt, que se passe-t-il concrètement ?

Dr Gazagbaya: À partir de là, tout change. Un mandat d’arrêt international crée une obligation de coopération pour tous les États signataires du Statut de Rome. Cela veut dire qu’à tout moment, le président peut être arrêté s’il quitte le territoire national. Il ne pourra plus voyager librement, ses avoirs et ceux de ses proches peuvent être gelés, et le régime perd sa légitimité internationale.

C’est exactement ce qui est arrivé à Jean-Pierre Bemba ou à Laurent Gbagbo : des hommes politiques qui pensaient intouchables ont fini à La Haye.

Le cas centrafricain est encore plus grave. Les crimes documentés dépassent en ampleur ceux pour lesquels Bemba a été jugé. Le dossier parle de massacres, de viols collectifs, de disparitions forcées, de tortures systématiques. Ce n’est pas une série d’incidents isolés, c’est une machine d’État.

 

CNC : Peut-on dire que les crimes commis en RCA sont parmi les plus graves de la région ?

Dr Gazagbaya: Oui, sans hésitation. Ce que le groupe Wagner et les forces du régime ont fait dépasse en intensité les faits déjà jugés par la CPI dans d’autres pays africains. Les rapports de l’ONU, d’Amnesty International et du cabinet Larochelle convergent : on parle de villages rasés, d’exécutions sommaires, de viols utilisés comme armes de guerre, de pillages de sites miniers entiers.

En tant que Centrafricain, on sait ce qu’on a vu et ce qu’on a vécu. C’est plus qu’un conflit : c’est une entreprise organisée de terreur.

 

CNC : Peut-on imaginer l’arrestation effective d’un président en exercice ?

Dr Gazagbaya: Oui, si le contexte politique s’y prête. Ce n’est pas immédiat, mais c’est possible. La CPI ne reconnaît pas d’immunité pour les crimes de guerre ou contre l’humanité. Si un mandat est délivré, chaque déplacement devient un risque.

Ceux qui croient qu’un chef d’État peut échapper à la justice internationale oublient que plusieurs présidents ou ex-présidents africains ont été arrêtés. Tout dépendra du courage des États africains et de la pression internationale. Mais le message est clair : l’impunité n’est pas éternelle.

 

CNC : Certains accusent la diaspora d’utiliser cette plainte pour affaiblir le régime.

Dr Gazagbaya: C’est une erreur d’interprétation. La diaspora ne cherche pas la vengeance, elle cherche la justice. Les “12 Apôtres” ont simplement agi là où les institutions nationales refusent d’agir. La justice centrafricaine n’a ni les moyens ni la volonté d’enquêter sur des crimes commis par le pouvoir. Alors la CPI devient un recours légitime.

Et c’est d’autant plus important que la peur a paralysé la société civile dans le pays.

 

CNC : Quelles sont les chances que la CPI ouvre réellement une enquête ?

Dr Gazagbaya: Les chances sont réelles. Le document remplit trois critères essentiels : la gravité des crimes, leur caractère systématique et l’incapacité de la justice nationale à agir. Ce sont exactement les critères que le procureur examine.

S’il ouvre une enquête, cela débouchera probablement sur des mandats d’arrêt. Et à partir de ce moment-là, le régime Touadéra sera sous pression constante, à l’intérieur comme à l’extérieur.

 

CNC : Donc, cette plainte est une menace directe pour le pouvoir ?

Dr Gazagbaya: Oui. C’est une menace politique, diplomatique et judiciaire. Elle ne renversera pas le régime demain, mais elle fissure son image. Chaque dirigeant cité sait qu’il pourrait un jour être poursuivi.

La justice internationale avance lentement, mais elle ne recule jamais. Les crimes du régime Touadéra sont désormais consignés, documentés, et transmis à une instance indépendante. C’est la première étape vers la vérité et la responsabilité.

CNC : Dr Cyriaque Gazagbaya, merci.

Dr Gazagbaya : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.

 

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle

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Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle
Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) vient de déposer une requête au Conseil Constitutionnel demandant l’invalidation de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra. Les arguments juridiques avancés posent des questions fondamentales sur la légalité de cette candidature.

 

 

Dans un document déposé le 3 novembre 2025, l’OGDC, représenté par son coordonnateur national Élysée Nguimale, attaque frontalement la candidature du Président Touadéra  sur trois fronts majeurs : l’incompatibilité constitutionnelle, l’origine centrafricaine douteuse et la complicité avec des groupes armés.

 

Le premier grief repose sur une lecture stricte de la Constitution de 2016. L’OGDC argue que Touadéra, élu sous l’empire de cette Constitution qui interdit formellement plus de deux mandats consécutifs, demeure soumis à ses dispositions jusqu’au 30 mars 2026. La nouvelle Constitution du 30 août 2023, qui autorise théoriquement un nouveau cycle de mandats, ne s’appliquerait qu’après prestation de serment sur ce nouveau texte.

 

Cette argumentation juridique expose ce que beaucoup considèrent comme une manipulation constitutionnelle. Le pouvoir aurait monté une révision de la loi fondamentale essentiellement pour permettre au président sortant de contourner la limitation des mandats. L’OGDC estime que le Président Touadéra aurait dû démissionner au moins 90 jours avant le dépôt de sa candidature pour être éligible.

 

Plus spectaculaire encore, le document s’interroge sur la nationalité centrafricaine d’origine du président. Selon l’article 67 de la Constitution de 2023, le candidat doit être “centrafricain d’origine” avec une ascendance entièrement centrafricaine. L’OGDC demande que le Président Touadéra présente les actes de naissance de ses grands-parents paternels et maternels.

 

L’organisation va jusqu’à suggérer que la famille paternelle du président “demeure inconnue sur le territoire” et que le nom “Touadéra” signifierait en langue Ngbaka-Mandja “qui est chez l’oncle maternel”, impliquant traditionnellement un père inconnu.

 

Le troisième volet de la requête touche à un sujet particulièrement sensible : les liens avec les groupes armés. L’OGDC pointe du doigt la nomination au gouvernement d’Assane Bouba, ancien chef de guerre de la Seleka connu pour ses exactions à Ippy et Alindao.

 

Le document rappelle que Bouba, extrait de la prison du camp de Roux alors qu’il était poursuivi par la Cour Pénale Spéciale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a été maintenu dans le gouvernement malgré ces poursuites. Cette situation ferait de Touadéra un complice au sens de l’article 13 du code pénal, selon l’OGDC.

 

Cette requête place le Conseil Constitutionnel face à ses responsabilités. L’institution dispose de quinze jours pour statuer, conformément au code électoral. Sa décision sera scrutée comme un test de l’indépendance de la justice centrafricaine face au pouvoir exécutif.

 

Les précédents ne sont guère encourageants. Les institutions censées garantir l’équilibre des pouvoirs ont trop souvent démontré leur incapacité à résister aux pressions politiques. Le risque est grand de voir cette requête, aussi solide soit-elle juridiquement, rejetée pour des raisons purement politiques.

 

L’élection du 28 décembre s’annonce sous les pires auspices. Entre manipulations constitutionnelles, zones d’ombre sur l’éligibilité du candidat sortant et compromissions avec d’anciens chefs de guerre, la démocratie centrafricaine semble à nouveau sacrifiée sur l’autel des ambitions personnelles.

 

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Centrafrique : plus de 350 jeunes Centrafricains escroqués dans une vaste fraude au DDR  à Bangui. Environ 60 millions emportés par les escrocs

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Plus de 350 jeunes Centrafricains escroqués dans une vaste fraude au DDR  à Bangui. Environ 60 millions emportés par les escrocs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Lors-des-operations-du-desarmement-des-miliciens-Anti-Balaka-aile-Mokome-a-Yaloke.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : plus de 350 jeunes Centrafricains escroqués dans une vaste fraude au DDR à Bangui. Environ 60 millions emportés par les escrocs
Lors-des-operations-du-desarmement-des-miliciens-Anti-Balaka-aile-Mokome-a-Yaloke – UEPNDDRRCAF annonce le désarmement d’une trentaine de miliciens Anti-Balaka à Yaloké

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une véritable arnaque aux allures de trafic mafieux a été démantelée par la gendarmerie dans le quatrième arrondissement de Bangui. Plus de 350 hommes, la tête rasée, ont été retrouvés entassés dans une concession, victimes d’un système de fraude promettant leur intégration dans les Forces armées centrafricaines en échange de 200 000 francs CFA. L’affaire implique un ancien cadre de la milice anti-balaka et des mercenaires russes, démontrant une fois de plus l’ampleur de la corruption qui gangrène les institutions du pays.

 

 

La découverte a eu lieu ce mercredi 5 novembre 2025 dans la concession de M. Ange, située derrière le quartier Kagamoungoulou, à la sortie nord de la capitale. Cet homme n’est pas un inconnu des milieux des groupes armés : ancien coordinateur sous-préfectoral de la milice anti-balaka de Kouango, il entretient des relations privilégiées avec les mercenaires russes qui fréquentent régulièrement son domicile, y prennent leurs repas et mènent avec lui des activités dont la nature exacte reste à éclaircir.

 

C’est dans cette propriété que des centaines d’hommes, tous le crâne rasé, se trouvaient regroupés dans des conditions de promiscuité extrême. La concession débordait littéralement de monde, certains attendant à l’intérieur, d’autres patientant dehors faute d’espace. Chacun de ces hommes avait versé la somme de 200 000 francs CFA, convaincus qu’ils allaient bénéficier du programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration et être intégrés dans l’armée nationale.

 

En effet, l’affaire a éclaté grâce à la vigilance du coordinateur national de la milice anti-balaka. Alerté par la situation inhabituelle dans le quartier Kagamoungoulou, il a immédiatement contacté l’unité DDR pour s’enquérir de cette opération d’envergure. La réponse des responsables du DDR a été sans équivoque : ils n’étaient au courant de rien. Aucune opération officielle d’intégration n’était en cours dans cette zone.

 

Joint au téléphone, le chargé des relations avec les quatorze groupes armés a ordonné l’envoi immédiat d’une équipe de gendarmes sur place pour vérifier les informations. Les forces de l’ordre sont arrivées au moment où l’opération frauduleuse battait son plein. Une partie des victimes se trouvait encore dans la concession de M. Ange, tandis que d’autres étaient déjà en cours de transport vers Nzila, destination prévue dans l’enceinte de la Jeunesse Pionnière Nationale.

 

Le cynisme des organisateurs de cette fraude ne s’arrêtait pas au versement initial des 200 000 francs CFA. Le colonel des FACA chargé de transporter les victimes vers leur destination finale a exigé un paiement supplémentaire de 1000 francs CFA par personne, prétextant l’achat de carburant. C’est précisément lors de cette collecte additionnelle que les gendarmes ont fait irruption, surprenant les escrocs en pleine opération.

 

Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations. L’épouse de M. Ange, présente sur les lieux, a été interpellée. Le colonel complice a également été arrêté. Quant à M. Ange lui-même, il a pris la fuite.

 

Les révélations les plus inquiétantes concernent l’étendue du réseau impliqué dans cette fraude. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, des officiers de l’état-major des FACA sont directement impliqués dans le montage de cette arnaque. Plus inquiétant encore, des mercenaires russes ont participé à la manipulation de ces hommes désespérés.

 

Les liens étroits entre M. Ange et les mercenaires russes ne sont un secret pour personne dans les milieux informés de Bangui. Toutefois, cette affaire montre que même au sein de la force russe présente en Centrafrique, il existe des divisions. Certains éléments auraient soutenu l’opération frauduleuse, tandis que d’autres s’y seraient opposés, créant des tensions internes dont l’ampleur reste difficile à évaluer.

 

Cette affaire prend une dimension encore plus scandaleuse quand on la replace dans le contexte général du programme DDR en République centrafricaine. Des centaines d’anciens combattants des groupes armés ont légalement déposé leurs armes et dissous leurs mouvements, conformément aux accords de paix. Ces hommes attendent depuis des années leur intégration dans les forces armées nationales, une promesse formelle qui leur a été faite et qui n’a jamais été tenue jusqu’à ce jour.

 

Le président de la République aurait même donné l’ordre à l’état-major de procéder à l’incorporation de ces ex-combattants, mais jusqu’à ce jour, rien ne s’est concrétisé. Ces officiers et sous-officiers des groupes armés qui ont respecté leur engagement restent dans un vide juridique et professionnel, abandonnés par un État qui refuse d’honorer sa parole.

 

Pendant ce temps, dans une confusion totale, d’autres personnes sont bel et bien intégrées ou envoyées en formation. Quarante éléments du 3R et de l’UPC ont été acheminés vers le Maroc pour y recevoir une formation militaire. Comment expliquer cette sélectivité ? Sur quels critères se base-t-on pour choisir qui sera intégré et qui restera en marge ? Ces questions, personne ne semble en mesure d’y répondre.

 

Cette affaire de fraude massive n’est que la manifestation visible d’un dysfonctionnement profond des institutions centrafricaines. Le vol, les détournements de fonds et les réseaux mafieux prolifèrent dans une impunité totale. Chaque jour apporte son lot de scandales, et pourtant, aucune sanction réelle n’est jamais appliquée. Les responsables, qu’ils soient civils ou militaires, continuent leurs activités en toute liberté.

 

Ainsi, la République centrafricaine s’enfonce jour après jour dans un gouffre où règnent l’anarchie, la corruption et l’impunité. Cette nouvelle affaire, aussi grave soit-elle, risque de connaître le même sort que les précédentes : quelques jours d’émoi, puis l’oubli, sans qu’aucun responsable ne soit véritablement inquiété. Jusqu’à quand le pays pourra-t-il supporter ce délitement de ses institutions et cette prédation généralisée ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Anselme Mbata

 

Centrafrique : Joseph Figueira Martin, l’expert humanitaire belgo-portugais,  arrêté à Zemio par les russes, a finalement été condamné à 10 ans de prison dans une parodie de justice sous tutelle de Wagner

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Centrafrique : Joseph Figueira Martin, l’expert humanitaire belgo-portugais,  arrêté à Zemio par les russes, a finalement été condamné à 10 ans de prison dans une parodie de justice sous tutelle de Wagner

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'expert humanitaire belgo-portugais Joseph Figueira Martin avec son avocat <a href=Nicolas Tiangaye lors de son procès à la cour d’appel de Bangui” width=”401″ height=”450″ />
L’expert humanitaire belgo-portugais Joseph Figueira Martin avec son avocat Nicolas Tiangaye lors de son procès à la cour d’appel de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dix-huit mois après son arrestation illégale par les mercenaires russes à Zémio, l’humanitaire belgo-portugais vient d’être condamné à dix ans de prison ferme. Ce verdict scandaleux marque l’aboutissement d’une manipulation judiciaire de bout en bout pilotée par Wagner, avec la complicité active d’une justice centrafricaine totalement asservie.

 

 

La semaine dernière, le tribunal de grande instance de Bangui a prononcé la condamnation de Joseph Figueira Martin à dix ans de prison ferme pour espionnage et atteinte à la sûreté de l’État. Un verdict qui ne surprend personne tant cette affaire porte, depuis le premier jour, la signature de Wagner et de son emprise sur l’appareil judiciaire centrafricain.

 

Rappelons les faits : le 25 mai 2024, cet expert en pastoralisme travaillant pour l’ONG américaine FHI 360 était arrêté à Zémio par les mercenaires russes. Pas de mandat judiciaire, pas de procédure légale, juste une opération d’enlèvement menée par des étrangers sur notre territoire. Joseph Figueira Martin fut ensuite livré à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui, puis transféré à la prison du camp de Roux où il croupit depuis plus d’un an.

 

L’acharnement des autorités à écarter Me Nicolas Tiangaye, l’avocat choisi par Joseph Figueira Martin, rend cette affaire encore plus révoltante. L’ancien bâtonnier et ex-premier ministre centrafricain, figure respectée du barreau et membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), dérangeait manifestement par son intégrité et son indépendance.

 

Avant même la tenue du procès, le détenu a été sommé à plusieurs reprises de changer d’avocat. Des pressions répétées qui visaient à remplacer Me Tiangaye par un conseil plus “accommodant”, plus facile à manipuler dans cette parodie judiciaire. Mais Joseph Figueira Martin a tenu bon, refusant catégoriquement d’abandonner son avocat malgré les intimidations.

 

C’est finalement avec Me Nicolas Tiangaye à ses côtés que l’humanitaire belgo-portugais a comparu devant ses juges. Une fidélité à son conseil qui lui coûte aujourd’hui dix années de sa vie, enfermé dans les geôles centrafricaines pour des crimes qu’il n’a jamais commis.

 

Nos investigations sur ce dossier montrent une réalité incroyable : il ne repose sur aucune base légale solide. Les “preuves” présentées contre Joseph Figueira Martin ont été fabriquées de toutes pièces par les mercenaires russes, qui ont ensuite inondé les réseaux sociaux de captures d’écran bidonnées et de fausses accusations.

 

Wagner a d’abord prétendu avoir trouvé sur le téléphone de Martin des conversations avec des chefs rebelles. Puis, devant le scepticisme général, le groupe a changé de version une semaine plus tard, affirmant cette fois avoir découvert une invitation à un prétendu ex-rebelle pour “préparer un coup d’État” en France. Des allégations grotesques qui démontrent le niveau affligeant de cette manipulation.

 

Mais qu’importe la qualité des “preuves” quand la justice centrafricaine n’est qu’un instrument aux mains de mercenaires étrangers. Le procureur de la République et le juge d’instruction ont validé sans broncher ces accusations ridicules, prouvant une fois de plus leur soumission totale aux intérêts russes.

 

Face à cette dérive autoritaire, le président Faustin-Archange Touadéra maintient un silence assourdissant. Pas un mot pour rappeler que la Centrafrique reste, en principe, un État de droit. Pas un geste pour défendre la souveraineté judiciaire nationale face aux diktats des mercenaires russes.

 

Pire encore, le porte-parole de la présidence, M. Albert Yalloke Mokpeme, s’était distingué en insultant l’Union européenne lorsque celle-ci avait menacé de sanctions les responsables de cette manipulation. Selon lui, les Occidentaux voulaient “prendre les Africains comme des gens qui ne sont pas capables”. Une déclaration pathétique qui masque mal la réalité : notre justice n’est effectivement pas capable, non pas par manque de compétence, mais parce qu’elle est asservie aux mercenaires russes.

 

Cette condamnation à dix ans de prison montre parfaitement l’état de notre système judiciaire : une justice qui arrête à volonté, emprisonne à volonté, torture à volonté et condamne à volonté, toujours sous la dictée de Wagner. Les magistrats centrafricains ne sont plus que des marionnettes qui appliquent les sentences décidées ailleurs, par des étrangers qui se comportent en conquérants sur notre territoire.

Joseph Figueira Martin devient ainsi le symbole de l’arbitraire qui règne en Centrafrique. Cet homme de paix, ce chercheur qui a consacré huit ans de sa carrière à aider les populations centrafricaines les plus vulnérables, paie aujourd’hui le prix de son témoignage gênant sur les exactions de Wagner dans notre pays.

 

Rappelons que le Parlement européen avait voté en juillet dernier une résolution exigeant la libération immédiate de Joseph Figueira Martin et menaçant de sanctions ciblées contre les responsables de cette violation des droits de l’homme. Human Rights Watch a dénoncé cette “détention prolongée sans procès, contraire aux normes internationales”. Les gouvernements belge et portugais ont multiplié les démarches diplomatiques.

Toutes ces interventions n’ont servi à rien face à un régime centrafricain qui a fait le choix de la soumission totale aux intérêts russes. La condamnation de Joseph Figueira Martin envoie un message clair à la communauté internationale : en Centrafrique, c’est Wagner qui fait la loi, et les droits de l’homme peuvent aller au diable.

 

Dix ans de prison pour un homme innocent. Dix ans pour un humanitaire dont le seul crime fut de travailler pour améliorer les conditions de vie de nos populations. Dix ans décidés non par la justice centrafricaine, mais par des mercenaires russes qui manipulent nos institutions comme des pantins. Cette affaire restera comme une tache indélébile sur l’honneur de notre pays.

Par : Alain Nzilo

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Birao : trois mercenaires russes tués dans une embuscade tendue par la CPC-Fondamentale

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Birao : trois Mercenaires russes tués dans une embuscade tendue par la CPC-Fondamentale

 

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Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une opération des Wagner et des autodéfenses de Birao contre la Coalition des patriotes pour le changement faction  fondamentale s’est soldée par un échec cuisant vendredi dernier. Des mercenaires russes ont été tués, y compris le chef de mission russe.

 

 

L’embuscade s’est produite le vendredi 1er novembre sur l’axe Birao-Saraïbo, à environ 90 kilomètres de Birao en direction de la frontière entre le Tchad, la Centrafrique et le Soudan. Les éléments de la Coalition des patriotes pour le changement-Fondamentale (CPC-F) ont infligé de lourdes pertes aux mercenaires russes et à leurs alliés des autodéfenses.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les Wagner avaient quitté Birao en compagnie d’autodéfenses avec l’intention d’attaquer les positions de la CPC-Fondamentale à Saraïbo. Mais la coalition rebelle avait été prévenue à l’avance. Un éléments discrets de la CPCF à Birao avait informé ses collègues rebelles du projet d’attaque, permettant à ces derniers de préparer une riposte.

 

La CPC-Fondamentale a tendu son piège entre Birao et Saraïbo. Les échanges de tirs ont duré 17 minutes. Le bilan est lourd pour les assaillants : trois mercenaires russes ont été tués, dont le chef de mission. Un membre des autodéfenses a également perdu la vie. Côté blessés, on compte un élément des autodéfenses et deux mercenaires russes, ces derniers ayant été transférés à Bangui pour recevoir des soins.

 

Après cette attaque, le mardi 4 novembre, lors d’une patrouille dans la zone, les éléments de la CPC-Fondamentale ont fait une découverte qui confirme l’identité d’une des victimes. Ils ont trouvé une montre équipée d’une boussole numérique, avec un bracelet orné du drapeau de la Russie. Cette montre appartiendrait au chef de mission des Wagner tué lors de l’embuscade.

 

Cet incident montre les tensions qui persistent dans la région de la Vakaga, où les affrontements entre forces gouvernementales appuyées par les mercenaires russes et groupes armés restent fréquents. La zone frontalière demeure particulièrement instable, théâtre régulier d’affrontements pour le contrôle du territoire.

 

Par Moïse Banafio….

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Violemment tabassé par des soldats FACA, un jeune de Sam-Ouandja se retrouve dans un état critique à l’hôpital  

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Violemment tabassé par des soldats FACA, un jeune de Sam-Ouandja se retrouve dans un état critique à l’hôpital  

 

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Patrouille des soldats FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un jeune de Sam-Ouandja se trouve dans un état critique à l’hôpital de la ville après avoir été violemment agressé par des soldats des Forces Armées Centrafricaines. Son crime ? Être assis au bord de la route après avoir raté un match de football.

 

 

En effet, dans la soirée du mercredi 5 novembre, un match de football opposant le FC Barcelone à une autre équipe devait se jouer. Comme partout dans le monde, les supporters de Barcelone se sont mobilisés pour regarder ce match. À Sam-Ouandja, les jeunes se sont regroupés également dans la seule salle de cinéma locale qui dispose d’un câble et d’un groupe électrogène pour voir le match.

 

Mais arrivés au cinéma, les jeunes ont découvert que le match ne passait pas. Apparemment, la télévision ne captait pas. Déçus, certains jeunes sont revenus et se sont installés au bord de la route. Ils se sont connectés au wifi parce que le réseau wifi fonctionne mieux près de l’antenne. Ils regardaient le match sur leur téléphone.

 

Des soldats des Forces Armées Centrafricaines, marchant tranquillement au bord de la route,  sont arrivés. Ils ont demandé à ce groupe de jeunes ce qu’ils faisaient dehors à cette heure-ci. Les jeunes ont expliqué qu’ils étaient partis regarder le match au cinéma, mais que le match ne passait pas. C’est pourquoi ils regardaient sur leur téléphone avec le wifi.

 

Pour rien, les soldats FACA sont en colère, ils ont voulu les agresser. Les jeunes ont rapidement fui.

 

Les soldats ont continué leur progression. Quelques mètres plus loin, ils ont vu un autre jeune assis au bord de la route. Ce jeune aussi était parti au cinéma pour regarder le match. Mais comme il n’y avait pas de match, il était revenu. Il n’avait pas les moyens pour payer le crédit wifi et regarder le match sur son téléphone. Alors il était simplement assis au bord de la route. En train de réfléchir. Peut-être déçu d’avoir raté le match. Peut-être juste en train de se reposer.

 

Les soldats FACA sont arrivés à son niveau. Ils ont demandé ce qu’il faisait là. Le jeune a expliqué qu’il était parti voir le match de Barcelone au cinéma, mais que le match ne passait pas. C’est pourquoi il était en train de réfléchir au bord de la route.

 

Les soldats ont dit : “Tu dis quoi ? Malade! Tu vas voir  ”.

 

Et puis ils ont commencé à attaquer le jeune. Ils ont pris un bâton. Ils ont commencé à le frapper. Encore et encore. Le jeune criait. Il criait de douleur. Les soldats ont continué à le frapper. Ils ont frappé sa tête. Sa tête a été blessée gravement. Le sang coulait.

 

Les soldats sont partis. Comme si de rien n’était. Ils ont laissé le jeune au bord de la route, la tête en sang, le corps meurtri.

 

Le cri du jeune était si fort que les habitants sont sortis. Ils ont trouvé le jeune blessé. Ils l’ont pris et l’ont emmené à l’hôpital. Le jeune est actuellement hospitalisé. Son état est critique.

 

Voilà comment ces soldats se comportent. Au lieu de protéger la population, ils deviennent des bourreaux. Des criminels. Ils attaquent les jeunes sans raison. Ils frappent des civils innocents. Ils cabossent des têtes parce qu’un jeune est assis au bord de la route.

 

Quel était le crime de ce jeune ? Être assis au bord de la route ? Réfléchir ? Être déçu d’avoir raté un match de football ? Est-ce que c’est un crime maintenant en Centrafrique ?

 

Ces soldats ne sont pas des militaires. Ce sont des criminels en uniforme. Des bandits armés qui terrorisent la population au lieu de la protéger. On les forme pour défendre le pays, mais ils passent leur temps à agresser les civils.

 

À Sam-Ouandja, les habitants sont révoltés. Comment peut-on frapper violemment un jeune simplement parce qu’il est assis au bord de la route ? Comment peut-on lui casser la tête à coups de bâton sans aucune raison ? Comment peut-on partir tranquillement après avoir commis un tel crime ?

 

Et ces soldats ne seront jamais punis. Ils ne seront jamais sanctionnés. Parce qu’il n’y a plus de discipline dans l’armée centrafricaine. Il n’y a plus de commandement. Il n’y a plus de contrôle. Chacun fait ce qu’il veut. Chacun agresse qui il veut. Et personne ne dit rien.

 

Le jeune est à l’hôpital. Dans un état critique. Sa famille pleure. Ses amis sont choqués. Et les soldats qui l’ont agressé dorment tranquillement, sans aucun remords, en se demandant peut-être qui ils vont frapper demain.

 

Par Moïse Banafio….

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Yaloké  : quand les soldats FACA, basés au village Carrefour,  extorquent 150 000 FCFA à des éleveurs peuls

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Yaloké  : quand les soldats FACA, basés au village Carrefour,  extorquent 150 000 FCFA à des éleveurs peuls

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Yaloké : quand les soldats FACA, basés au village Carrefour, extorquent 150 000 FCFA à des éleveurs peuls
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des éleveurs peuls ont été arrêtés et rançonnés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) le jeudi 31 octobre à Carrefour, dans la circonscription de Yaloké 2. Les militaires leur ont extorqué 150 000 francs CFA avant de les libérer.

 

 

Les faits se sont produits dans le village de Carrefour, dans la commune de Guezeli, situé à plus de 60 kilomètres de Zawa. Zawa se trouve à 20 kilomètres de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, à 225 kilomètres de Bangui sur l’axe BossemptéléBouar.

 

Ces éleveurs peuls, qui ont installé leur campement près du village Carrefour depuis plusieurs mois,  vendent régulièrement de la viande et du lait aux habitants. Tout le monde les connaît, y compris les forces de sécurité présentes sur place.

 

Ce jour-là, les cinq de ces éleveurs Peuls venaient de vendre leur bétail. Ils se promenaient dans le village Carrefour pour faire quelques achats. Les soldats FACA basés dans ce village les ont interpellés et leur ont demandé leurs papiers d’identité.

 

Les éleveurs ne parlent pas le sango. Les militaires en ont profité pour les accuser d’être des rebelles et des assaillants. Ils leur ont ordonné de payer 150 000 francs CFA, sinon ils seront transférés dans la capitale pour être incarcérés.

 

Les soldats savaient que les éleveurs avaient de l’argent sur eux après la vente de leur bétail. Les cinq éleveurs, pris de panique,  ont rassemblé très rapidement la somme demandée et l’ont versée aux militaires. Ils ont ensuite été relâchés.

 

Cette pratique de racket se répète tous les jours sur l’ensemble du territoire national. Les soldats FACA ne sont pas les seuls à racketter la population. Les gendarmes et surtout les policiers agissent de la même manière, particulièrement contre les éleveurs Peuls et les commerçants musulmans.

 

Comme vous le savez très bien, dans un tel  village très isolé, personne ne peut se plaindre. Les victimes se taisent. Même les chefs de village et les autorités locales n’osent rien dire face aux militaires qui agissent sans contrôle.

 

Par Anselme Zato….

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MLPC fantoche : Josepha Sambat Tagotto humilie Jackson Mazette en le nommant simple suppléant du 3ème vice-président.  La guerre des mercenaires de Touadéra s’intensifie

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MLPC fantoche : Josepha Sambat Tagotto humilie Jackson Mazette en le nommant simple suppléant du 3ème vice-président.  La guerre des mercenaires de Touadéra s’intensifie

 

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Monsieur Jackson Mazette

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La bataille des mercenaires politiques de Touadéra s’enlise dans le chaos total. Au sein du MLPC fantoche, Josepha Sambat Tagotto continue son nettoyage et malmène ouvertement Jackson Mazette, celui-là même qui l’avait fait élire lors du congrès bidon de septembre 2025. C’est le retour de bâton. C’est la vengeance. C’est la guerre fratricide qui atteint son paroxysme.

 

 

Corbeau News Centrafrique a obtenu copie de deux décisions explosives du MLPC fantoche datées du 27 octobre 2025 et signées par Josepha Sambat Tagotto, président de cette structure parallèle.

 

La première décision, n°021/BE/SG.2025, suspend temporairement deux militantes du MLPC fantoche : Marmier Marie Rose et Senmode Arnaud. Le motif ? Constitution de groupe parallèle en rébellion ouverte contre les instances dirigeantes du parti. Comportement délégant contraire au règlement intérieur et portant atteinte à l’intégrité morale de ses membres, cadres et dirigeants. Relativisme de rôle hiérarchique.

 

La deuxième décision, n°023/MLPC/BE/SG.2025, est encore plus humiliante. Elle désigne le mafieux et criminel Jackson Mazette comme suppléant du 3ème vice-président du MLPC fantoche.

 

C’est une humiliation totale pour Jackson Mazette. Cet homme se réclame président fondateur du MLPC. C’est lui qui a trahi le vrai MLPC de Martin Ziguélé. C’est lui qui a quitté le parti en prétendant qu’il détenait le monopole du mouvement parce qu’il en était le fondateur. C’est lui qui a reçu 20 millions de francs CFA de Touadéra pour organiser un congrès et diviser l’opposition.

 

Et maintenant, voilà qu’un SDF qu’il a lui-même fait élire lors d’un congrès bidon organisé avec moins de 10 personnes dans une salle de la CNSS le relègue au rang de simple suppléant d’un vice-président.

 

Rappelons les faits depuis le début de cette comédie pathétique.

 

Jackson Mazette était le deuxième vice-président du vrai MLPC dirigé par Martin Ziguélé. Il a quitté le parti en prétendant qu’il était le fondateur du MLPC et qu’il détenait donc le monopole du parti. Mais avant lui, Mazette avait déjà manipulé d’autres personnes pour quitter le MLPC.

 

Le premier vice-président Chantal Jean-Édouard Koyambounou avait quitté. L’ex-secrétaire général du MLPC, Étienne Malekoudou, avait également quitté. Ils partaient avec le logo du MLPC pour créer leur mouvement appelé “MLPC Courant Originel” avec le soutien moral et financier de Touadéra.

 

Mais cette stratégie n’a pas marché. Le vrai MLPC est resté solide derrière son président Martin Ziguélé. Alors Mazette et ses complices ont sorti une nouvelle carte. Mazette ne veut plus parler de “MLPC Courant Originel” mais du “MLPC” tout court, pour tenter de démolir totalement le vrai MLPC.

 

Touadéra leur a financé 20 millions de francs CFA pour organiser leur congrès. Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc où il a des problèmes de prostate et de cœur. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Pendant son hospitalisation au Maroc, les membres de son parti se sont dit que s’ils ne faisaient rien, ils auraient des problèmes avec le président Touadéra qui avait donné l’argent pour le congrès. Alors ils ont obtenu, au nom de Touadéra, la salle de conférence de la CNSS à Bangui pour organiser leur réunion avec une dizaine de personnes. Ils ont appelé cela un “congrès”.

 

Et pendant que Mazette était à l’hôpital au Maroc, ils ont voté une autre personne à la tête de leur structure : Josephat Tagoto, soutenu fortement par Koyambounou. Ce Tagoto est un SDF, un sans domicile fixe. Il n’a même pas de maison. Il est originaire de Markounda. C’est ce monsieur qu’ils ont désigné “président” de leur MLPC fantoche.

 

Cette élection s’est faite avec le soutien de Koyambounou, l’ancien premier vice-président du vrai MLPC qui avait quitté, actuellement ministre conseiller à la présidence de la République.

 

Quand Jackson Mazette, à l’hôpital au Maroc, a appris cette nouvelle, il s’est paniqué. Il est entré dans une colère noire. Il a fait beaucoup de bruit. Il a contesté cette élection. Il a réclamé son statut de fondateur. Il a menacé de créer un autre mouvement. Finalement, il a décidé de nommer son neveu à la place de Tagoto.

 

Mais voilà que maintenant, Josephat Tagoto lui montre qui commande. Le bras de fer est devenu dur. Le combat est devenu rude entre les mercenaires de Touadéra.

 

Tagotto suspend deux militantes qui contestaient son autorité. Et il humilie Jackson Mazette en le nommant simple suppléant du 3ème vice-président. C’est le retour de bâton. C’est la vengeance.

 

Sambat Tagotto est dans un combat de vengeance. Il veut éliminer tous ceux qui le contestent au sein du MLPC fantoche. Il a compris que pour plaire à Touadéra, il faut être impitoyable. Il faut nettoyer. Il faut montrer qu’on contrôle totalement le parti.

 

Les militants farfelus que Touadéra a fabriqués pour prendre le contrôle du MLPC commencent maintenant à se déchirer entre eux. Tagotto veut tout contrôler. Mazette refuse de se laisser faire. Koyambounou joue sa propre partition. Malekoudou est dans son coin. Et le chaos s’installe.

 

C’est incroyable ce qui se passe au MLPC fantoche. Un parti créé artificiellement par Touadéra pour diviser l’opposition est maintenant lui-même divisé. Les mercenaires politiques qu’il a recrutés se battent entre eux pour le contrôle de cette coquille vide.

 

Cette guerre fratricide montre l’échec total de la stratégie de Touadéra. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a corrompu des cadres du MLPC pour qu’ils quittent et créent leurs propres mouvements. Il a financé des congrès bidons. Il a nommé des SDF comme présidents de parti.

 

Et au final, qu’est-ce que ça a donné ? Rien. Le vrai MLPC est toujours là, plus fort que jamais. Et les mercenaires qu’il a recrutés se déchirent entre eux pour des miettes.

 

Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé continue son travail d’opposition. Il dénonce les dérives du régime. Il appelle au dialogue politique. Il présente des alternatives crédibles pour le pays. Le parti historique reste debout, porté par des centaines de milliers de militants fidèles.

 

Les vrais militants du MLPC, ceux qui sont restés fidèles à Martin Ziguélé, regardent cette comédie avec un mélange d’amusement et de dégoût. Ils voient ces traîtres s’entretuer. Ils voient ces mercenaires se déchirer. Et ils se disent qu’ils ont eu raison de rester fidèles au vrai MLPC.

 

Mazette, Koyambounou, Tagoto, Malekoudou, tous ces noms ne sont plus que des curiosités politiques. Des gens qui ont cru pouvoir détruire un parti historique avec l’argent du pouvoir. Des gens qui ont cru pouvoir remplacer des décennies de lutte politique avec des congrès bidons organisés dans des salles louées.

 

Mais l’histoire leur a donné tort. Le MLPC est toujours debout. Martin Ziguélé est toujours respecté. Les militants sont toujours fidèles. Et les mercenaires ? Ils se déchirent dans l’obscurité, dans le chaos, dans la folie.

 

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Formation en intelligence artificielle au Japon : Quand Touadera vend du nouveau rêve pour son troisième mandat

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Formation en intelligence artificielle au Japon : Quand Touadera vend du rêve pour son troisième mandat

 

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Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Entre promesses floues et réalités budgétaires, le programme de formation de 30 000 experts en intelligence artificielle au Japon montre -t-il l’incompétence ministérielle ou la propagande habituelle  du régime de Touadera ?

 

 

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou  vient de nous servir son grand numéro sur la formation de soi-disant 30 000 experts en intelligence artificielle, supposément négociée par le Président Touadéra avec le Japon. Derrière les grands mots et les chiffres ronflants se cache une réalité plus prosaïque : personne ne sait vraiment de quoi il s’agit, mais l’essentiel est de faire du bruit médiatique. Bienvenue dans la communication gouvernementale version septième République, où l’annonce tient lieu de politique publique.

 

Trente mille experts ! Le chiffre claque, impressionne, fait rêver. Le Kitandaire Maxime Balalou nous explique doctement que “le chef de l’État a eu des entretiens avec le premier ministre japonais” et que cette discussion “a permis de convaincre le Japon de former nos jeunes en intelligence artificielle”. Convaincre le Japon ! Comme si Tokyo attendait les arguments de Bangui pour lancer ses programmes de coopération. La mégalomanie présidentielle n’a décidément aucune limite.

 

Le journaliste Pascal, lors du point de presse hebdomadaire du gouvernement le 18 août dernier,  a posé pourtant les bonnes questions : où se dérouleront ces formations ? Quels seront les critères ? Tous les jeunes centrafricains seront-ils concernés ? Des questions qui méritent des réponses précises. Mais voilà, notre ministre Kitandaire Maxime Balalou navigue dans le brouillard le plus total.

 

“On vient au sortir du sommet de TICAD 9 au Japon, je ne peux pas vous dire comment et où vous aurez les éléments”, bafouille-t-il avec l’élégance d’un vendeur de voiture d’occasion pris en flagrant délit. Traduction : nous avons fait l’annonce avant d’avoir les détails. “L’annonce a été faite globalement mais le mécanisme, vous aurez les informations sur le mécanisme“. Encore du charabia ! Le mécanisme sera dévoilé plus tard, les informations arriveront en temps voulu, patience mes bons amis !

 

La suite de sa réponse confine au ridicule. “On ne va pas amener 30 000 personnes au Japon. Je crois que ce pays a des experts un peu partout dans le monde”. Des experts un peu partout! Notre ministre découvre l’existence d’experts internationaux avec la fraîcheur d’un explorateur. “Donc c’est tout un processus”, conclut-il majestueusement. Un processus ! Le mot magique qui excuse tout, explique rien et rassure les naïfs.

 

Cette histoire sent la communication gouvernementale à plein nez. Touadéra revient du Japon, il faut montrer que le voyage a servi à quelque chose, alors on sort les grands chiffres. Trente mille formations  En intelligence artificielle ! Avec le Japon ! Peu importe que personne ne sache comment, où, quand ou pour qui. L’important, c’est l’effet d’annonce.

 

Le plus pathétique dans cette comédie, c’est l’assurance du Kitandaire concernant l’inclusion géographique. “Pour ceux qui s’intéressent à l’intelligence artificielle, le problème ne se pose pas”, affirme-t-il. Tous les jeunes centrafricains pourront participer, “y compris hors Bangui”. Formidable ! Sauf qu’il vient de reconnaître ne rien savoir du programme, des critères, des modalités. Comment peut-il garantir quoi que ce soit ?

 

Cette affaire ressemble à toutes les autres promesses du régime Touadéra  pour le troisième mandat : beaucoup de bruit pour rien. Combien de programmes de formation ont été annoncés en grande pompe ces dix dernières années ? Combien ont réellement vu le jour ? Combien de jeunes centrafricains maîtrisent aujourd’hui les technologies promises hier ?

 

Le ministre Kitandaire termine par un appel aux journalistes : “Il faut que vous soyez au fait de l’actualité et de la maîtrise de cet outil“. Conseil avisé ! Peut-être devrait-il commencer par maîtriser lui-même les dossiers qu’il présente avant de donner des leçons aux autres.

 

Au final, cette “formation de 30 000 experts centrafricains en intelligence artificielle  au Japon ” ressemble à un mirage de plus dans le désert des promesses gouvernementales. Trente mille experts centrafricains en intelligence artificielle ? Dans un pays où l’électricité manque, où Internet rame, où l’éducation de base fait défaut ? Le ministre ferait mieux de nous expliquer comment former d’abord des experts en distribution électrique ou en assainissement urbain.

 

En attendant les “informations sur le mécanisme”, les jeunes centrafricains peuvent toujours rêver de devenir des génies de l’IA grâce à la diplomatie présidentielle. Mais ils feraient mieux de ne pas retenir leur souffle : avec ce gouvernement, les promesses ont la durée de vie d’un communiqué de presse.

 

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Centrafrique : Touadera prévient le procureur de la CPI d’une guerre civile s’il est poursuivi

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Touadera prévient le procureur de la CPI d’une guerre civile s’il est poursuivi

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/touadera-avec-les-prophetes.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadera prévient le procureur de la CPI d'une guerre civile s'il est poursuivi
Touadera reçoit les bénédictions des faux prophètes, des démons de division en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La panique gagne le camp présidentiel. Depuis que l’association “Les Douze Apôtres” et leur avocat, Maître Philippe Larochelle, ont saisi la Cour Pénale Internationale d’une plainte contre Faustin Archange Touadera et les plus hautes autorités centrafricaines, le pouvoir multiplie les sorties médiatiques pour tenter de discréditer cette démarche. Dans un long communiqué publié le 27 octobre, le ministère de la Justice, dirigé par Arnaud Djoubaye Abazene, dévoile malgré lui l’ampleur de l’inquiétude qui habite le régime.

 

 

Le pouvoir se trahit avec une réponse qui dénonce sa nervosité .

Le ton est donné dès les premières lignes. Plutôt que de répondre sereinement aux accusations portées devant la juridiction internationale, le gouvernement centrafricain livre une charge virulente contre les plaignants. Les “Douze Apôtres” ? Des “présumés criminels opérant à visage découvert”. Maître Larochelle ? Un homme qui défend des rebelles notoires comme Maxime Mokom et Edmond Beina. La plainte elle-même ? Une “cabale médiatique visant à semer des troubles qu’à servir la cause de la justice”.

 

Cette violence dans les mots traduit un malaise profond. Lorsqu’un État se sent en position de force, il reste sobre dans sa communication. Quand il se sent menacé, il hausse le ton et multiplie les qualificatifs. Le communiqué du mafieux et faux docteur Djoubaye Abazene appartient clairement à cette seconde catégorie.

 

Et ce n’est pas tout! Le pouvoir brandit une menace à peine voilée d’une déstabilisation pour tenter d’intimider la CPI.

 

Au-delà des attaques personnelles, le ministère de la Justice ne se contente pas de contester la recevabilité de la plainte. Il agite le spectre d’une nouvelle crise. Les membres de l’association sont accusés d’être “pleinement impliqués dans les crises militaro-politiques récurrentes” et de publier régulièrement “des messages et des images d’exactions et traitements cruels” infligés aux soldats centrafricains. Le pouvoir les présente comme des agents de déstabilisation organisant une “manœuvre politique” depuis l’étranger.

 

Plus significatif encore, le communiqué avertit que cette démarche vise à “impacter la stabilité” du pays et à “saper le processus de paix et de réconciliation nationale ainsi que les échéances électorales en cours”. Traduction : si la CPI donne suite à cette plainte, la Centrafrique risque de replonger dans le chaos. Le message au procureur Karim Khan est limpide :  poursuivre Touadera reviendrait à déclencher une nouvelle guerre civile.

 

Enfin, des accusations qui se retournent contre le régime de Baba Kongoboro.

 

Pourtant, en tentant de discréditer les plaignants, le gouvernement confirme malgré lui certaines failles de son propre système. Le communiqué reconnaît implicitement que des exactions ont bien été commises, mais attribue leur responsabilité aux opposants. Il admet aussi que certains faits évoqués dans la plainte font déjà l’objet de poursuites nationales, notamment devant la Cour Pénale Spéciale. Pourquoi alors une telle nervosité si la justice centrafricaine fonctionne correctement ?

 

La réponse se trouve peut-être dans un document joint au dossier des “Douze Apôtres”, dont des extraits circulent. Ce document accuse directement Touadera de complicité avec des groupes armés, en violation de la Constitution. Il cite notamment la nomination au gouvernement d’Assane Bouba, poursuivi par la Cour Pénale Spéciale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre liés aux événements d’Ippy et d’Alindao. Plus grave encore, Hassan Bouba avait été extrait de la prison du camp de Roux malgré les poursuites en cours contre lui, et maintenu à son poste ministériel, désormais gardé 24 heures sur 24 par des Mercenaires russes,  en dépit de sa situation judiciaire.

 

Comme Touadera lui-même le sait, ces faits constituent une violation de l’article 5 alinéa 4 de la Constitution, qui interdit aux auteurs et complices d’actes de rébellion d’exercer toute fonction publique. Ils pourraient aussi engager la responsabilité pénale du président lui-même, en tant que complice au sens de l’article 13 du code pénal.

 

Pour tenter d’intimider, le pouvoir sort son dernier fusil, l’insulte.

 

Devant ces accusations précises et documentées, le régime choisit la stratégie de l’attaque ad hominem. Maître Larochelle est qualifié d’”avocat attitré” de présumés criminels. Les membres de l’association sont présentés comme des “réfugiés” qui “violent allègrement les instruments juridiques internationaux encadrant leur séjour dans les pays d’accueil”. Le ministère de la Justice va jusqu’à ironiser sur le fait qu’ils puissent “retourner ces exactions en leur faveur pour se présenter en défenseurs de leurs propres victimes”.

 

Cette rhétorique agressive tente de détourner l’attention des questions de fond. Plutôt que de répondre point par point aux accusations portées devant la CPI, le gouvernement préfère disqualifier moralement et juridiquement ceux qui les formulent. La tactique est connue, mais elle a ses limites. La Cour Pénale Internationale n’examine pas la réputation des plaignants, mais la solidité des éléments qu’ils produisent.

 

Le communiqué tente également de décrédibiliser les sources documentaires sur lesquelles s’appuie la plainte. Il évoque des “extraits de certains articles de presses partisanes” et des “rapports et analyses tendancieuses de certaines ONG”, citant notamment The Sentry, dont un rapport sur la Centrafrique “avait été décrié par de nombreux centrafricains” et “condamné par la Justice Centrafricaine”. Le ministère parle de “témoignages sans bases crédibles concoctés pour les besoins de la cause” et de “fabulations”.

 

Mais là encore, l’argument est à double tranchant. Si ces documents sont si peu crédibles, pourquoi le pouvoir s’inquiète-t-il autant ? Et surtout, pourquoi mobiliser toute la machine gouvernementale pour répondre à ce qu’il qualifie lui-même de “fuite en avant” et de “démarche politique hasardeuse” ?

 

La vérité est probablement ailleurs. Le régime sait que la plainte repose sur des éléments suffisamment sérieux pour embarrasser Bangui sur la scène internationale. Il sait aussi que la CPI, après s’être prononcée en faveur de la compétence de la Cour Pénale Spéciale dans l’affaire Edmond Beina, pourrait cette fois-ci juger que les conditions de recevabilité sont réunies pour examiner les accusations visant directement le sommet de l’État.

 

Eh! Touadera! La coopération avec la CPI comme bouclier politique. Quelle comédie ?

 

Dans un exercice d’équilibriste, le communiqué rappelle que “la République Centrafricaine demeure État partie au Statut de Rome et entretient d’excellente coopération avec la CPI, dans le cadre de la lutte contre l’impunité”. Mais cette déclaration de principe est immédiatement suivie d’une mise en garde : le pays “reste vigilante contre toutes les manœuvres visant à impacter sa stabilité”.

 

Cette position ambiguë traduit le dilemme du pouvoir. D’un côté, il ne peut pas se permettre de critiquer ouvertement la CPI, au risque de passer pour un régime hostile à la justice internationale. De l’autre, il doit envoyer un signal clair au procureur : toute poursuite contre Touadera serait considérée comme une ingérence déstabilisatrice. Le message est subtil, mais la menace est bien là.

 

Le ministère de la Justice conclut son communiqué en affirmant que “la société centrafricaine reste pleinement mobilisée pour faire respecter la loi et garantir la paix sociale”. Une formulation étrange, qui semble mobiliser par anticipation la population contre une éventuelle décision de la CPI. Le pouvoir prépare-t-il déjà le terrain pour une contestation populaire, voire des troubles, si le procureur décidait d’ouvrir une enquête ?

 

La suite du texte confirme cette lecture. Le gouvernement annonce que “la justice examinera avec rigueur toutes les infractions d’incitation à la violence, à la haine, à la révolte, aux troubles et des menaces perpétrées afin que leurs auteurs et complices soient punis conformément à la loi”. Autrement dit, ceux qui soutiendraient la démarche des “Douze Apôtres” pourraient être poursuivis pour complicité d’incitation à la violence.

 

Au final, ce long le communiqué du ministère de la Justice produit l’effet inverse de celui recherché. Plutôt que de rassurer sur la solidité juridique de la position du gouvernement, il révèle une inquiétude profonde face à une plainte qui pourrait avoir des conséquences politiques majeures. Les attaques virulentes contre Maître Larochelle et les “Douze Apôtres”, les menaces à peine voilées de déstabilisation, l’appel à la mobilisation de la “société centrafricaine” – tout cela dessine le portrait d’un pouvoir acculé.

 

La plainte déposée devant la CPI vise des faits précis et graves. Le dossier comporte des accusations de complicité du président Touadera avec des individus poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il évoque des violations constitutionnelles. Il met en lumière les dysfonctionnements de la justice nationale, incapable ou non désireuse de poursuivre les plus hautes autorités de l’État.

 

Face à ces accusations, le gouvernement aurait pu choisir la transparence et la coopération avec la justice internationale. Il a préféré la stratégie de la défense agressive, des attaques personnelles et de la menace voilée. Cette réaction n’est pas celle d’un pouvoir serein. C’est celle d’un régime qui se sent menacé et qui tente, par tous les moyens, de dissuader le procureur de la CPI d’examiner un dossier potentiellement explosif.

Le message envoyé à Karim Khan est d’une simplicité brutale : si vous poursuivez Touadera, la Centrafrique replongera dans la guerre civile. Reste à savoir si la Cour Pénale Internationale se laissera intimider par cette forme de chantage à la stabilité, ou si elle estimera que la lutte contre l’impunité justifie de prendre ce risque.

 

Par Alain Nzilo

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Simplice Mathieu Sarandji, ex-boucher de Bordeaux titulaire de la nationalité française, préside l’Assemblée nationale en RCA, pendant que Dologuélé, qui a renoncé à sa nationalité française, est déclaré apatride

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Simplice Mathieu Sarandji, ex-boucher de Bordeaux titulaire de la nationalité française, préside l’Assemblée nationale en RCA, pendant que Dologuélé, qui a renoncé à sa nationalité française, est déclaré apatride

Simplice Mathieu Sarandji, ex-boucher de Bordeaux titulaire de la nationalité française, préside l’Assemblée nationale en RCA, pendant que Dologuélé, qui a renoncé à sa nationalité française, est déclaré apatride

Rédigé le .

Par: la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

Le nom de Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale et premier secrétaire exécutif du MCU, est sur toutes les lèvres depuis que Dologuélé a dénoncé l’application sélective de la loi sur la double nationalité. Et Dologuélé a parfaitement raison de le citer. Le cas de Sarandji est encore plus grave que celui de Dologuélé. Voici pourquoi.

 

Simplice Mathieu Sarandji est français. Il possède la nationalité française. Il n’a jamais renoncé à sa nationalité française. Il est toujours français aujourd’hui. Selon la loi de 1961 que le régime Touadéra brandit contre Dologuélé, Sarandji a donc automatiquement perdu sa nationalité centrafricaine le jour où il a acquis la nationalité française. Il n’est plus centrafricain. Il est français.

Mais cet homme qui n’est pas centrafricain selon la propre interprétation du régime est président de l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine. Un Français préside l’Assemblée nationale centrafricaine. Un Français dirige le pouvoir législatif du pays. Un Français est le deuxième personnage de l’État après le président de la République.

Et ce n’est pas tout. La Constitution de 2023 voulue par Touadéra stipule clairement que seuls les Centrafricains “d’origine” peuvent occuper les plus hautes fonctions de l’État. Sarandji, ayant acquis la nationalité française, ne remplit pas cette condition. Il ne devrait même pas être député, encore moins président de l’Assemblée nationale.

Mais il y a pire encore. Selon des informations crédibles obtenue par la rédaction du CNC, Touadéra prévoit de nommer Sarandji comme vice-président de la République. Un Français comme vice-président de la Centrafrique. Voilà où nous en sommes.

Mais qui est vraiment Simplice Mathieu Sarandji ? Son passé est encore plus troublant que sa situation de double national. Avant de devenir président de l’Assemblée nationale, Sarandji était aide boucher à Bordeaux, en France. C’est son métier. Il travaillait dans une boucherie à Bordeaux.

Et comment est-il revenu en Centrafrique ? Pourquoi a-t-il quitté la France où il avait un travail et la nationalité française ? Parce qu’il a eu un grave problème avec son épouse. Selon les informations que nous avons obtenues et publiée en 2017 sur CNC, Sarandji a tenté de pousser son épouse du haut d’un étage pour qu’elle tombe et meure.

Heureusement, les services de secours sont arrivés à temps. La femme a été sauvée. Mais Sarandji a été arrêté par la police française pour cette tentative de meurtre. Il a été placé en garde à vue, puis remis en liberté.

C’est à ce moment-là que Sarandji est rentré à Bangui. Il a quitté la France avant d’être épinglé par la justice française. Il est revenu se réfugier à Bangui.

Voilà l’homme qui préside aujourd’hui l’Assemblée nationale centrafricaine. Un ex-boucher français en fuite, accusé de tentative de meurtre sur son épouse. Certains disent même, avec un humour noir, que c’est parce qu’il a vu trop de sang dans son métier de boucher qu’il a tenté de tuer sa femme.

Et cet homme, avec ce passé criminel, avec sa nationalité française qu’il n’a jamais abandonnée, préside l’Assemblée nationale. Il dirige le MCU. Il fait voter des lois. Il représente le peuple centrafricain. Et personne ne dit rien. Personne ne le déclare apatride. Personne ne lui retire son immunité parlementaire.

Pourquoi ? Parce qu’il est fidèle à Touadéra. Parce qu’il obéit aux ordres du régime. Parce qu’il n’est pas un opposant. Alors on ferme les yeux sur sa double nationalité. On ferme les yeux sur son passé criminel.

Pendant ce temps, Anicet-Georges Dologuélé, qui a renoncé à la nationalité française pour se conformer à la Constitution de 2023, qui a fait exactement ce que Touadéra demandait publiquement, est déclaré apatride. Un ancien Premier ministre. Un député depuis dix ans. Un homme qui a tout donné pour son pays. Déclaré apatride.

La comparaison est accablante pour le régime. D’un côté, Sarandji : ex-boucher de Bordeaux, titulaire d’un passeport français qu’il n’a jamais rendu, accusé de tentative de meurtre sur son épouse, préside tranquillement l’Assemblée nationale sans être inquiété. De l’autre côté, Dologuélé : ancien Premier ministre, député en exercice, a renoncé à sa nationalité française pour respecter la Constitution, est déclaré apatride et persécuté par le régime.

Dologuélé a parfaitement raison de citer le cas de Sarandji. C’est le cas le plus grave, le plus scandaleux de tous les binationaux du régime. Sarandji cumule tout : double nationalité non abandonnée, passé criminel, fuite de la justice étrangère. Et pourtant, il est président de l’Assemblée nationale et bientôt peut-être vice-président de la République.

Mais Sarandji n’est pas le seul. Le cas de la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, est également parlant. Elle aussi est française. Elle n’a pas renoncé à la nationalité française. Elle est totalement française. Donc, selon la loi de 1961, elle n’est plus centrafricaine. Et pourtant, elle est ministre des Affaires étrangères de la Centrafrique. Une Française représente la Centrafrique auprès des autres pays.

Et il y en a beaucoup d’autres. Au moins trois ou quatre conseillers à la présidence de la République sont français. Ils ont la nationalité française et ne l’ont jamais abandonnée. Ils sont toujours français. Mais ils conseillent le président centrafricain. Ils participent aux décisions les plus importantes du pays. Et personne ne les déclare apatrides.

Ce n’est pas seulement des Français. Il y a d’autres nationalités également. Des conseillers tchadiens, des ministres camerounais, des hauts fonctionnaires libanais. Le gouvernement centrafricain est rempli d’étrangers ou de binationaux qui n’ont jamais renoncé à leur autre nationalité.

Mais aucun d’entre eux n’est inquiété. Aucun ne reçoit de lettre du ministre de la Défense. Aucun ne se voit retirer son immunité parlementaire. Aucun n’est déclaré apatride. Pourquoi ? Parce qu’ils sont tous fidèles au régime.

Le seul qui est persécuté, c’est Dologuélé. Pourquoi ? Parce qu’il a osé renoncer à la nationalité française pour se conformer à la Constitution, et qu’il ose maintenant se présenter contre Touadéra aux Élections.

Cette hypocrisie est insupportable. Cette application sélective de la loi est inacceptable. Ce deux poids deux mesures détruit la crédibilité de l’État de droit en Centrafrique.

Quand Dologuélé cite le cas de Sarandji, il ne fait que pointer une vérité que tout le monde connaît mais que personne n’ose dire publiquement. Sarandji est français. Il n’a jamais renoncé à sa nationalité française. Selon la loi que le régime applique contre Dologuélé, Sarandji n’est plus centrafricain. Il devrait être démis de ses fonctions. Il devrait faire une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine. Mais rien de tout cela ne se passe parce que Sarandji est protégé par Touadéra.

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Interview exclusive :  Hubert Kaïda Monganga,  “Le ministère doit comprendre que l’UMC n’est pas sous sa tutelle”

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Interview exclusive :  Hubert Kaïda Monganga,  “Le ministère doit comprendre que l’UMC n’est pas sous sa tutelle”

 

Hubert Kaïda Monganga, vice-Président de l'union des musiciens centrafricains
Hubert Kaïda Monganga, vice-Président de l’union des musiciens centrafricains. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À la suite du jugement rendu le 29 octobre 2025 par le Tribunal administratif de Bangui suspendant la note du ministère du Tourisme et de la Culture convoquant de nouvelles Élections à l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC), la rédaction du CNC a rencontré Hubert Kaïda Monganga, vice-président de l’UMC, pour en savoir davantage sur cette décision et sur la crise qui secoue depuis plusieurs semaines la communauté artistique centrafricaine.

 

 

CNC : Bonjour, pouvez-vous d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Hubert Kaïda Monganga :  Bonjour, je m’appelle Hubert Kaïda Monganga, je suis le vice-président de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC). Je travaille aux côtés du président Armand Touaboy, élu à la tête de notre organisation le 30 août 2025.

 

CNC : Le Tribunal administratif vient d’ordonner le sursis à exécution de la note du ministère de la Culture. Quelle est votre réaction à cette décision ?

Hubert Kaïda Monganga : C’est une décision juste et rassurante. Le Tribunal a suspendu la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25 qui prévoyait de nouvelles Élections à l’UMC. Cela rétablit la vérité et confirme la légitimité du bureau élu. Le droit a simplement triomphé de l’arbitraire administratif.

 

CNC : Comment cette crise a-t-elle commencé à l’intérieur de l’Union des Musiciens Centrafricains ?

Hubert Kaïda Monganga : Tout a commencé après notre élection du 30 août. Ce scrutin a été organisé dans le respect total de nos statuts, sous la supervision d’un comité électoral indépendant. Mais l’ancien président par intérim, Dany Ngarasso, a refusé de reconnaître le nouveau bureau mis en place.

 

CNC :  Quel rôle le ministère a-t-il joué dans cette affaire ?

Hubert Kaïda Monganga :  Malheureusement, un fonctionnaire du ministère, Philippe Bokoula, ami proche de Dany Ngarasso, a utilisé sa fonction pour soutenir son camarade. Il a même rédigé une note visant à empêcher notre élection avant qu’elle ne se tienne. Après l’échec de cette tentative, le ministère a signé une nouvelle note pour organiser des Élections parallèles. C’est une ingérence claire dans les affaires internes d’une association indépendante.

 

CNC :  Le ministère justifiait cette note par un “désaccord entre responsables” de l’UMC. Que répondez-vous à cela ?

Hubert Kaïda Monganga : Ce désaccord n’existe pas. Il s’agit d’un prétexte pour légitimer une intervention illégale. Le seul problème, c’est que Dany Ngarasso refuse d’accepter le choix des musiciens. L’administration s’est appuyée sur lui pour tenter de relancer des Élections dans le but de le réinstaller, ou du moins leur propre clone  à la tête de l’organisation. Ce n’est pas du tout acceptable.

 

CNC : Pourquoi avoir choisi de saisir la justice au lieu de régler cette affaire à l’interne ?

Hubert Kaïda Monganga : Parce que nous croyons en la loi. L’UMC est une association reconnue par le ministère de l’Administration du Territoire, pas par celui de la Culture. Ce dernier n’a donc aucune compétence légale pour organiser nos Élections. Nous avons saisi le Tribunal administratif pour faire respecter notre autonomie. Et la décision rendue le 29 octobre confirme que nous avions raison.

 

CNC — Que contient exactement la décision du Tribunal administratif ?

Hubert Kaïda Monganga : Le Tribunal a reconnu sa compétence, jugé notre requête recevable et ordonné le sursis à exécution de la note ministérielle. En clair, les élections que le ministère voulait organiser ne peuvent pas avoir lieu. Les dépens sont mis à la charge du Trésor public. C’est un rappel fort : aucun ministère ne peut agir en dehors du cadre légal.

 

CNC : En quoi cette décision est-elle importante pour les autres associations culturelles du pays ?

Hubert Kaïda Monganga :  Elle crée un précédent. Elle montre que la justice peut protéger les organisations contre les abus de pouvoir. Ce jugement confirme que les associations ont le droit de gérer leurs affaires sans ingérence. Cela concerne toutes les structures culturelles du pays : les musiciens, les acteurs, les peintres, les écrivains… C’est une victoire pour tout le secteur artistique.

 

CNC :  Comment souhaitez-vous que les relations évoluent désormais avec le ministère ?

Hubert Kaïda Monganga :  Nous ne sommes pas dans la confrontation. Le ministère doit simplement comprendre que l’UMC n’est pas sous sa tutelle. Nous voulons travailler en partenariat, dans le respect des lois et de l’indépendance de chacun. La collaboration est possible, mais elle doit se baser sur la légalité.

 

CNC : Quel message adressez-vous enfin aux musiciens centrafricains ?

Hubert Kaïda Monganga : Je leur dis de rester unis et confiants. Cette décision prouve que nous pouvons défendre nos droits sans violence. L’UMC appartient à tous les musiciens, pas à un individu. Ensemble, nous devons continuer à faire vivre la culture centrafricaine dans la transparence et le respect mutuel.

 

CNC : Hubert Kaïda Monganga , CNC vous remercie

Hubert Kaïda Monganga : c’est à moi de vous remercier monsieur le journaliste.

 

Propos recueillis par Brahim

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Chassé par ses propres camarades : la plateforme PJLOD suspend Tanza Saint-Cyr pour “faits contraires à l’éthique”

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Chassé par ses propres camarades : la plateforme PJLOD suspend Tanza Saint-Cyr pour “faits contraires à l’éthique”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Saint-Cyr-TANZA-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Chassé par ses propres camarades : la plateforme PJLOD suspend Tanza Saint-Cyr pour "faits contraires à l'éthique"
Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

C’est l’humiliation de trop pour Saint-Cyr Tanza, cet homme qui n’a même pas dépassé la classe de CM2, mais qui prétend briguer la présidence de la République centrafricaine en décembre 2025. Après avoir été la risée nationale avec ses déclarations comme “J’ai le copie dans ma bureau” et son incapacité à distinguer le Conseil constitutionnel du “conseil consultatif”, le voilà désavoué par sa propre famille politique.

Dans un communiqué de presse émis ce mardi 28 octobre 2025 à Bangui, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) annonce officiellement la suspension de Combattant Tanza Saint-Cyr de ses rangs. Une décision qui intervient deux jours après l’Assemblée Générale du dimanche 26 octobre 2025, où les membres ont unanimement tranché : Tanza n’est plus des leurs.

Le communiqué, signé par le porte-parole Igor Mokpem, ne prend pas de gants. La PJLOD reproche à Tanza des “faits accomplis” qui sont “contraires à la vision politique et aux valeurs fondamentales défendues par la Plateforme”.

Plus précis encore, le texte affirme que “les actions de Combattant Tanza Saint-Cyr, jugées incompatibles avec l’éthique et les principes de la plateforme, ont conduit à cette mesure prise à l’unanimité par les membres lors de l’Assemblée Générale“.

Autrement dit : Tanza a dépassé les bornes. Ses gesticulations médiatiques, ses accusations sans fondement contre Dondra et Dologuélé, son instrumentalisation évidente par le pouvoir en place, tout cela a fini par dégoûter ses propres camarades.

La PJLOD va plus loin. Dans son communiqué, elle précise solennellement que “Combattant Tanza Saint-Cyr n’est plus coordonnateur et sympathisant de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD).”

Et elle ajoute ce coup fatal : “Toutes démarches, déclarations et actions entreprises par Combattant Tanza Saint-Cyr, à compter de la date de ce communiqué, relèvent de sa seule responsabilité et n’engagent en rien la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD).”

En langage clair : débrouillez-vous avec Tanza. Ce qu’il dit ou fait désormais ne nous concerne plus. Nous ne voulons plus être associés à ce cirque.

C’est un désaveu total. Une rupture complète. Un reniement public.

Pour comprendre cette suspension spectaculaire, il faut revenir sur le parcours récent de Tanza Saint-Cyr. Cet homme, qui vit dans une maison de location modeste au quartier Ramandji dans le troisième arrondissement de Bangui, n’a ni les moyens financiers, ni le niveau intellectuel, ni la crédibilité politique pour briguer la magistrature suprême.

Et pourtant, il a déposé sa candidature. Comment ? Grâce à Touadéra. Le régime lui a donné les 15 millions de francs CFA nécessaires pour la caution. Le régime finance probablement l’ensemble de sa campagne. Et en échange, Tanza joue le rôle qu’on attend de lui : attaquer les vrais opposants, Dondra et Dologuélé, avec des accusations grotesques.

Lors du débat Patara de la radio Ndèkè-Luka, Tanza a déclaré avoir en sa possession une copie du passeport congolais d’Henri-Marie Dondra, ce qui prouverait que celui-ci n’est pas centrafricain. “J’ai le copie dans ma bureau”, avait-il déclaré dans un français approximatif qui avait fait exploser les réseaux sociaux de rire.

Il avait également affirmé que Dologuélé était devenu “apatride” après avoir renoncé à sa nationalité française. Mais pendant tout le débat, Tanza avait multiplié les bourdes linguistiques et les confusions. Il avait appelé le Conseil constitutionnel “le conseil consultatif” à plusieurs reprises, avant d’être corrigé par l’un des débatteurs.

Mais ce n’est pas tout. La lettre que Tanza a déposée au Conseil constitutionnel pour demander l’invalidation des candidatures de Dondra et Dologuélé a également été publiée sur les réseaux sociaux. Elle est truffée de fautes d’orthographe et de grammaire. Des internautes ont pris leur stylo rouge et ont corrigé la lettre comme un professeur corrige la copie d’un élève de primaire. En bas de la lettre corrigée, quelqu’un avait écrit : “Appréciation : obligation de reprendre la base (la classe de CI)”.

Un autre commentaire disait : “À l’écrit comme à l’oral, ce candidat, Tanza Saint-Cyr, doit remettre sa honte dans son slip et reprendre l’école Bâ-lâ, école des retraités, dans son école d’enfance à Koudoukou”.

Et puis il y a eu l’incident avec Élysée Nguimalé. Ce coordinateur d’une organisation de la société civile avait envoyé un message à Tanza après le débat : “Bonjour monsieur le Président. Félicitations pour ta prestation d’hier à l’émission Patara.”

Visiblement, Nguimalé se moquait de lui. Et Tanza l’a compris. Sa réponse avait été violente : “Je déteste les hypocrites. Ne m’envoies plus jamais de messages et plus jamais des appelles. Ok ?”

La capture d’écran de cet échange avait circulé massivement. Tanza était devenu un exemple parfait du ridicule.

Autre détail spectaculaire : selon la législation électorale précédente, il fallait une propriété bâtie pour être candidat à la présidentielle. Mais Tanza Saint-Cyr n’a pas de propriété bâtie. Il vit dans une maison de location. Comment a-t-il pu déposer sa candidature ? Mystère. Probablement que le régime a trouvé un moyen de contourner cette exigence.

Les Centrafricains se demandent : comment un homme qui n’a même pas une maison à lui peut-il prétendre diriger un pays ?

Face à ce naufrage, la PJLOD a décidé de couper les ponts. Dans son communiqué, la plateforme “réaffirme son engagement indéfectible envers les valeurs démocratiques, de la bonne gouvernance et du respect des institutions.”

Et elle ajoute : “Nous restons déterminés à poursuivre notre lutte pour un avenir meilleur de la République Centrafricaine, en adhérant aux principes de transparence, d’intégrité et de responsabilité.”

C’est une manière de dire : nous ne voulons pas être associés à la comédie organisée par Touadéra. Nous ne voulons pas que notre nom soit sali par les pitreries de Tanza. Nous avons des valeurs, et nous y tenons.

La suspension de Tanza par la PJLOD marque un tournant. Ce n’est pas seulement l’exclusion d’un membre encombrant. C’est un signal fort envoyé au régime Touadéra : vous pouvez acheter des hommes, mais vous ne pouvez pas acheter notre dignité.

Tanza Saint-Cyr est devenu le symbole d’un régime désespéré, prêt à financer n’importe qui pour tenter de déstabiliser l’opposition. Un régime tellement méprisant envers le peuple qu’il pense que les Centrafricains vont gober cette comédie.

Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils rient. Ils se moquent. Et maintenant, même les membres de sa propre plateforme politique l’abandonnent.
Alain Nzilo….

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Centrafrique : le pays a perdu son âme. Reportage glaçant à l’hôpital pédiatrique de Bangui

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le pays a perdu son âme. Reportage glaçant à l’hôpital pédiatrique de Bangui

 

Bangui-corbeaunews-centrafrique-20fevrier2019.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le pays a perdu son âme. Reportage glaçant à l’hôpital pédiatrique de Bangui
Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des scènes qu’on ne peut pas oublier dans notre vie. Ce dimanche 2 octobre 2025 à l’hôpital pédiatrique de Bangui, nous avons vu un pays à genoux. Des bébés qui pleurent et tremblent entre les mains de leur maman. Aucun médecin présent. Des parents désespérés. Des agents qui s’en fichent. Trois heures de reportage qui résument tout ce qui ne va pas en Centrafrique. L’humanité a disparu.

 

 

Dimanche 2 novembre 2025, 14h30. Notre équipe de reportage pousse les portes de l’hôpital pédiatrique de Bangui. Nous avons déjà visité plusieurs centres hospitaliers ces dernières semaines. Nous avons déjà vu des choses difficiles. Mais rien ne nous avait préparés à ce que nous allons découvrir ici pendant les trois prochaines heures uniquement.

 

Dès l’entrée, l’odeur nous saisit. Un mélange de désinfectant, d’urine et de désespoir. Des femmes assises sur des bancs avec leurs bébés malades que certains pleurent.

 

Nous nous dirigeons vers le service des urgences. C’est là que les cas les plus graves arrivent. C’est là que la vie et la mort se jouent en quelques minutes. C’est là que nous allons comprendre à quel point ce pays a sombré dans le chaos.

 

Dans la salle d’attente des urgences, une maman est assise sur un banc en bois. Elle tient son enfant contre elle. L’enfant a peut-être 13 ans. Peut-être moins. Difficile à dire. L’enfant respire difficilement. On entend le bruit. Ce bruit caractéristique quand l’air ne passe plus bien. Quand les poumons luttent. Quand chaque respiration est un combat.

 

La maman berce doucement son bébé. Elle murmure des mots que nous n’entendons pas. Des prières peut-être. Ou juste des paroles réconfortantes pour son enfant. C’est une fillette. Ses yeux sont rouges.

 

Nous nous approchons de la maman. Nous lui demandons l’enfant souffre de quoi ? Elle nous répond que l’enfant a un problème de respiration profonde. Et depuis combien de temps elle attend ici?  Elle lève les yeux vers nous et répond : deux heures, dit-elle. Deux heures qu’elle est là avec son bébé qui suffoque. Deux heures qu’elle attend qu’un médecin vienne examiner son enfant.

 

Mais sur place, pas de docteur. Dans un service d’urgences pédiatriques. Un dimanche après-midi. Avec des enfants qui arrivent en détresse respiratoire.

 

Quelques minutes plus tard, une autre maman arrive en détresse. Elle porte son enfant dans les bras. L’enfant tremble. Des tremblements violents. Incontrôlables. C’est une crise de paludisme grave. Nous le reconnaissons immédiatement. Nous avons vu ça trop souvent dans ce pays.

 

La maman revient vers le guichet. Elle fait rapidement la procédure pour voir le docteur. “Mon enfant est très malade. Il tremble. Il a de la fièvre. S’il vous plaît, aidez-moi.”

 

La maman retourne s’asseoir après avoir fini à l’accueil. Elle est toujours en détresse. Son enfant, un petit garçon de 10 ans  continue de trembler dans ses bras. Et personne ne fait rien.

 

Nous restons là. Nous observons. Nous prenons des notes. Nous filmons discrètement. Trente minutes passent. Les deux bébés sont toujours là. La première maman avec son enfant en détresse respiratoire. La deuxième avec son enfant qui tremble de paludisme. Et toujours pas de médecin.

 

Une heure passe. Rien. Les agents de santé vont et viennent. Ils discutent entre eux. Ils rient même parfois. Comme si de rien n’était. Comme si ces deux enfants qui souffrent à quelques mètres d’eux n’existaient pas.

 

Deux heures. Nous n’en pouvons plus. Nous décidons d’intervenir. Nous allons voir la secrétaire.

 

“Madame, excusez-nous. Il y a deux enfants là-bas qui attendent depuis deux heures. L’un a des difficultés respiratoires. L’autre fait une crise de paludisme. Ils sont dans un état grave. Pourquoi ne sont-ils pas pris en charge ?”

 

La dame lève à peine les yeux de son téléphone. “Le docteur n’est pas là”.

 

“Comment ça, le docteur n’est pas là ? Nous sommes aux urgences. Il doit toujours y avoir un médecin de garde.”

 

“Le docteur qui était là est parti. Son remplaçant n’est pas encore arrivé”.

 

“Parti où ? Et pourquoi est-il parti avant l’arrivée de son remplaçant ?”

 

“Mais ces enfants sont en danger. Vous ne pouvez pas appeler un autre médecin ? Il n’y a vraiment personne d’autre dans tout l’hôpital ?”

 

“Il n’y a qu’un seul pédiatre de garde le dimanche. Il faut attendre.”

 

Un seul pédiatre. Pour tout l’hôpital pédiatrique de Bangui. Un dimanche. Le jour où les familles n’ont pas accès aux centres de santé privés. Le jour où tout le monde vient à l’hôpital public. Un seul pédiatre. Et il n’est même pas là.

 

Nous retournons voir les deux mamans. Nous leur expliquons la situation. Elles ne disent rien. Elles savent déjà. Elles connaissent ce système. Elles savent qu’il n’y a rien à faire. Qu’il faut attendre. Attendre et espérer que leurs enfants tiennent le coup.

 

Nous décidons de continuer notre visite. Nous voulons voir les autres services. Comprendre si c’est partout pareil. Si tout l’hôpital est dans cet état.

 

Nous nous dirigeons vers le service de traumatologie pédiatrique. C’est là qu’on soigne les plaies. Qu’on nettoie les blessures. Qu’on fait les pansements.

 

Dans le couloir, un père attend avec son fils avec des nombreux autres patients. L’enfant a une plaie au bras. Un bandage sale recouvre la blessure. Le père tient à la main un papier. Un rendez-vous médical.

 

Nous engageons la conversation. Le père nous explique. Il y a deux jours, il est venu avec son fils. Un médecin a examiné la plaie. Il l’a nettoyée. Il a fait un bon travail. Et à la fin, il a donné un rendez-vous. “Revenez dimanche à 15 heures pour changer le pansement.”

 

Le père a respecté le rendez-vous. Il est là. Dimanche. 15 heures. Comme demandé.

 

Mais le médecin qui avait donné le rendez-vous n’est pas là. À sa place, une nouvelle doctoresse.

 

La porte du service est fermée. Le père attend. D’autres parents attendent aussi avec leurs enfants. Quinze minutes passent. Vingt minutes. La porte reste fermée.

 

Finalement, la porte s’ouvre. La doctoresse apparaît. “Entrez”, dit-elle sèchement.

 

Mais la porte ne s’ouvre pas complètement. Elle est bloquée de l’intérieur par des table-bancs que la doctoresse a empilés derrière. Pourquoi ? Nous ne savons pas. Peut-être pour se protéger des patients. Peut-être par flemme de tout ranger.

 

“Entrez, j’ai dit. Qu’est-ce que vous attendez ?”

 

Les parents se regardent. Comment entrer quand la porte est bloquée ? Ils font des efforts. Ils se faufilent. Ils poussent. Le père prend son fils dans les bras et se glisse dans l’ouverture.

 

Nous nous glissons aussi. Discrètement. Nous voulons voir ce qui va se passer.

 

“Asseyez-vous”, ordonne la doctoresse au père.

 

Le père regarde autour de lui. “M’asseoir où, madame ? Il n’y a pas de chaise.”

 

“Asseyez-vous, j’ai dit !”

 

Le père reste debout. Avec son fils dans les bras. Il ne sait pas quoi faire.

 

La doctoresse s’énerve soudainement. “Tu viens faire quoi ici ?”

 

Le père, surpris par l’agressivité, répond calmement : “C’est pour la plaie de mon fils. Le docteur m’a donné rendez-vous aujourd’hui à 15 heures.”

 

“On ne fait pas ça l’après-midi! Pourquoi tu viens à l’après-midi? On fait les pansements le matin. Le matin ! Pas le soir.”

 

Le père montre le papier. “Mais madame, c’est le docteur qui a écrit ici. Dimanche 15 heures. Ce n’est pas moi qui ai décidé. C’est le docteur.”

 

La doctoresse attrape le papier. Elle le regarde à peine. “C’est faux. On ne donne jamais de rendez-vous le soir. Vous devez venir le matin.”

 

“Mais madame, c’est écrit là. Sur le papier officiel de l’hôpital. Avec le tampon du docteur.”

 

“Je m’en fiche de ce qui est écrit. Ici, on travaille le matin. Vous revenez demain matin.”

 

Nous sortons avec lui. Nous sommes aussi choqués que lui. Comment peut-on traiter les gens comme ça ? Comment peut-on être aussi insensible ? Comment peut-on manquer à ce point de professionnalisme et d’humanité ?

 

Les trois heures que nous avons passées à l’hôpital pédiatrique nous ont ouvert les yeux. Ce n’est pas juste un problème de manque de moyens. Ce n’est pas juste un problème de manque de médecins. C’est un problème beaucoup plus profond. C’est un problème de perte totale de conscience professionnelle. De perte d’humanité. De perte d’âme.

 

Les médecins partent avant l’arrivée de leurs remplaçants. Ils laissent des bébés en détresse pendant des heures sans soins. Les agents de santé sont indifférents à la souffrance des enfants. Ils passent devant des bébés qui tremblent, qui suffoquent, et ils ne font rien. Les doctoresses crient sur les parents qui respectent les rendez-vous. Elles les chassent. Elles les humilient.

 

Ce que nous avons vu à l’hôpital pédiatrique de Bangui n’est pas un cas rare dans le pays. C’est le reflet de tout ce qui va mal dans ce pays. La Centrafrique a perdu son âme. Les gens n’ont plus de conscience. Ils n’ont plus de sentiment humain. Ils n’ont plus la volonté d’aider leurs compatriotes.

 

La crise qui a frappé le pays a rendu tout le monde insensible à la souffrance. Y compris les professionnels de santé qui sont censés sauver des vies. Y compris les médecins qui ont prêté le serment d’Hippocrate. Y compris les infirmiers qui ont choisi ce métier pour aider les autres.

 

Le système de santé s’est effondré. Non pas seulement à cause du manque de moyens. Mais surtout à cause de la disparition totale de l’éthique professionnelle. À cause de l’indifférence généralisée. À cause de l’absence totale de sanctions.

 

Nous avons compris ce jour-là pourquoi le général Ouandé, à l’époque du Président Bozizé, était venu à l’hôpital pédiatrique, avait été obligé de frapper les agents de santé pour que son enfant soit traité. Il avait raison. Totalement raison.

 

Ce reportage n’est que le début. Nous avons vu tellement d’autres choses pendant ces trois heures. Des choses encore plus graves. Des choses encore plus choquantes. Nous en parlerons dans nos prochains articles. Parce qu’il faut que les Centrafricains sachent. Il faut que le monde sache. Il faut que tout le monde voie à quel point ce pays est tombé bas.

 

 

Centrafrique : Touadéra confie la jeunesse du MCU à un faussaire récidiviste, Daniel Ngrépayo

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Touadéra confie la jeunesse du MCU à un faussaire récidiviste, Daniel Ngrépayo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/07/le-directeur-de-cabinet-au-ministère-de-la-jeunesse-et-des-sports-entouré-à-gauche-de-monsieur-daniel-nzéwé-et-à-droite-de-monsieur-héritier-doneng.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadéra confie la jeunesse du MCU à un faussaire récidiviste, Daniel Ngrépayo
l’ex-directeur de cabinet au ministère de la jeunesse e des sports entouré à-gauche de monsieur Daniel Nzéwé e -à droite de monsieur héritier doneng

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 26 juillet 2025, au deuxième congrès du Mouvement Cœurs Unis (MCU) tenu à Bangui, Arsène Ngrépayo a été nommé premier secrétaire national à la jeunesse, au civisme et à l’emploi des jeunes du parti présidentiel. Une décision qui relance les critiques sur le fonctionnement interne du MCU, connu pour recycler des figures controversées dans les plus hautes sphères.

 

 

Arsène Ngrépayo n’est pas un inconnu. Ancien directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, il avait été impliqué en octobre 2021 dans un détournement de 5 millions de francs CFA issus du fonds Covid-19. Les fonds avaient été retirés au Trésor grâce à des documents falsifiés et une signature ministérielle imitée. Alerté, le ministre avait convoqué Arsène Ngrépayo, mais aucune suite judiciaire n’a été engagée. Le personnel du ministère avait lancé un ultimatum pour exiger le remboursement.

 

Dès 2017, Arsène Ngrépayo était déjà soupçonné d’avoir distribué des faux billets à des membres du Conseil national de la jeunesse venus de province. Il est décrit par plusieurs sources internes comme un faussaire expérimenté, impliqué dans des circuits de contrefaçon monétaire. Ces faits, largement documentés, n’ont jamais donné lieu à une enquête judiciaire.

 

Malgré ce passé, Arsène Ngrépayo  a continué sa progression au sein du système. En novembre 2023, il est nommé chargé de mission à l’Assemblée nationale par Simplice Mathieu Sarandji. Cette promotion avait déjà suscité l’indignation, mais aucune remise en question n’a été observée au sommet de l’État.

 

Avec cette nouvelle nomination à la tête de la jeunesse du MCU, le régime Touadéra démontre une fois de plus qu’il n’existe aucune barrière morale ou judiciaire pour accéder aux postes de responsabilité. L’image envoyée à la jeunesse centrafricaine est celle d’une République où les crimes économiques ne disqualifient pas – ils propulsent.

 

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Touadera, regarde cette vidéo de la honte : tu fais 10 ans au pouvoir, mais les centrafricains continuent de faire de rang pour recevoir des aides humanitaires d’urgence

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Touadera, regarde cette vidéo de la honte : tu fais 10 ans au pouvoir, mais les centrafricains continuent de faire de rang pour recevoir des aides humanitaires d’urgence

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/capture-ecran-video-aide-humanitaire-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, regarde cette vidéo de la honte : tu fais 10 ans au pouvoir, mais les centrafricains continuent de faire de rang pour recevoir des aides humanitaires d’urgence
Capture d’écran de la vidéo de sensiblisation humanitaire de l’ONG norvégien Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une simple vidéo de distribution d’aide humanitaire vient de créer un véritable séisme dans l’opinion publique centrafricaine. Les images montrent des familles de Bouar recevant des transferts monétaires d’urgence pour acheter de la nourriture et survivre au quotidien. Ce qui devait être une campagne de sensibilisation classique s’est transformé en réquisitoire involontaire contre une décennie de gouvernance qui laisse le pays dans une dépendance totale à l’aide internationale.

 

 

Les réactions des Centrafricains ne se sont pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent avec une amertume palpable. Comment accepter qu’après dix années de pouvoir, plus de 35 000 familles dépendent encore des transferts d’argent norvégiens via Catholic Relief Services pour manger quotidiennement ? Et ce n’est que pour cette ONG. Cette question hante désormais les esprits et remet en cause les promesses de développement du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Les statistiques humanitaires racontent une histoire que les discours officiels préfèrent taire. 2,4 millions de Centrafricains,  37,5% de la population,  survivent grâce à l’assistance humanitaire . Ce chiffre dépasse l’entendement dans un pays qui dispose pourtant de ressources naturelles considérables.

 

La République centrafricaine occupe la 191ème position sur 193 pays dans le classement du développement humain . Cette place déshonorante contraste avec les annonces gouvernementales régulières sur les “avancées” et la “reconstruction” du pays. Les Centrafricains voient bien que la reconstruction promise se limite aux communiqués de presse.

 

La vidéo de sensibilisation montre des familles qui reçoivent de l’argent pour “manger décemment et avoir l’énergie nécessaire aux activités agricoles”. Écoutez ça Touadera! Le pays est dans la merde totale. Cette formulation, bien qu’innocente, montre l’ampleur du désastre : des Centrafricains ont besoin d’aide étrangère simplement pour avoir la force de cultiver leurs propres terres.

 

Depuis 2020, le gouvernement norvégien finance via Caritas Norvège les programmes de Catholic Relief Services qui distribuent de l’argent aux familles centrafricaines les plus démunies . Cette générosité scandinave, bien que salvatrice, pose une question douloureuse : comment un État souverain peut-il laisser ses citoyens dans une telle dépendance vis-à-vis de la charité internationale ?

 

Les transferts monétaires permettent aux bénéficiaires d’éviter “des alternatives négatives”, euphémisme qui cache des réalités bien plus sombres : mendicité, prostitution, banditisme ou exode rural massif. Cette aide d’urgence devient ainsi le dernier rempart contre l’effondrement social complet de certaines communautés.

 

Les projections pour 2025 anticipent que 2,2 millions de personnes atteindront des niveaux de crise ou d’urgence alimentaire entre avril et août . Ces prévisions catastrophiques interviennent après une décennie de gouvernance qui promettait pourtant de sortir le pays de l’ornière.

 

Un Centrafricain sur cinq vit en situation de déplacement : 680 000 comme réfugiés dans les pays voisins et plus de 442 000 comme déplacés internes . Ces mouvements de population massifs témoignent de l’incapacité persistante de l’État à créer les conditions d’une vie décente sur son propre territoire.

 

L’Union européenne a alloué 19,7 millions d’euros d’aide humanitaire au pays en 2025, dont 2,5 millions pour la préparation aux catastrophes . Cette solidarité européenne constante souligne par contraste l’incapacité de l’État centrafricain à mobiliser ses propres ressources pour ses citoyens.

 

Cette dépendance chronique interpelle d’autant plus que le pays dispose de richesses minières considérables. L’or, les diamants, l’uranium et le bois centrafricains enrichissent diverses entreprises étrangères tandis que la population locale tend la main pour recevoir quelques billets de banque qui lui permettront de manger.

 

La vidéo humanitaire, diffusée sans arrière-pensée politique, devient malgré elle un miroir impitoyable tendu à une décennie de pouvoir. Même les acteurs humanitaires reconnaissent aujourd’hui qu’ils “ne peuvent plus se contenter de répondre aux besoins humanitaires immédiats” et qu’il faut “s’attaquer aux problèmes systémiques” .

 

Cette prise de conscience tardive des organisations internationales rejoint les critiques de plus en plus nombreuses des Centrafricains qui voient leur pays stagner dans l’assistanat permanent. Les distributions d’argent, aussi nécessaires soient-elles, rappellent constamment l’échec de l’État à créer les conditions d’une autonomie économique de base.

 

Les familles qui apparaissent dans la vidéo ne demandent pourtant pas grand-chose : de quoi manger et la possibilité de travailler dignement. Cette revendication basique, qui devrait être la mission première de tout gouvernement, reste un luxe inaccessible pour des millions de Centrafricains après dix années de pouvoir.

 

La réaction émotionnelle des Centrafricains face à cette vidéo humanitaire traduit une prise de conscience collective. Voir son propre pays réduit au statut de cas humanitaire permanent blesse l’orgueil national et questionne les choix politiques des dernières années.

 

Les besoins humanitaires “demeurent importants malgré l’amélioration de la situation sécuritaire” selon l’évaluation officielle des Nations unies . Cette reconnaissance implicite de l’échec du développement économique et social contraste avec les discours optimistes habituels des autorités.

 

La Norvège, petit pays de cinq millions d’habitants, finance l’alimentation de base de dizaines de milliers de familles centrafricaines. Cette réalité, aussi généreuse soit-elle de la part d’Oslo, interroge sur l’utilisation des ressources nationales et sur les priorités budgétaires d’un État qui laisse ses citoyens dépendre de la charité étrangère.

 

La vidéo de Catholic Relief Services, en montrant la réalité quotidienne de milliers de familles centrafricaines, oblige à regarder en face les résultats concrets d’une décennie de pouvoir. Les transferts monétaires d’urgence, les distributions alimentaires et l’aide humanitaire permanente constituent désormais l’économie de survie de près de la moitié de la population.

 

Cette situation interpelle directement la responsabilité du pouvoir en place et questionne la pertinence des stratégies de développement mises en œuvre depuis 2016. Les Centrafricains méritent mieux que de dépendre indéfiniment de la générosité internationale pour leurs besoins les plus élémentaires.

 

L’émotion provoquée par cette simple vidéo humanitaire révèle l’attente profonde d’un peuple qui aspire à retrouver sa dignité et son autonomie. Elle rappelle aussi que derrière chaque statistique humanitaire se cachent des familles, des enfants et des rêves brisés par une gouvernance qui peine à transformer les promesses en réalités tangibles.

 

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Touadera candidat 2025 : élection ou couronnement annoncé ?

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Touadera candidat 2025 : élection ou couronnement annoncé ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA CANDIDATURE À UN TROISIÈME MANDAT DEVENUE FORMELLE MARQUE LE POINT DE DÉPART DES HOSTILITÉS DE LA RÉSISTANCE DÉMOCRATIQUE
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Le président sortant présente pathétiquement sa candidature comme une réponse populaire.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 26 juillet 2025, Faustin Archange Touadera a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat présidentiel lors du congrès du Mouvement Cœurs Unis. Cette décision, applaudie par son Conseil des ministres le 31 juillet, répondrait à un “appel patriotique” des citoyens et de la diaspora. Mais cette version officielle cache une réalité différente.

 

 

Le président justifie sa candidature par des “résultats édifiants” et la nécessité de “poursuivre l’œuvre de reconstruction”. Dans les faits, les Centrafricains vivent autre chose. Les routes se cassent, l’électricité disparaît pendant des jours dans la capitale, l’eau potable manque dans les quartiers. À Bangui, le pont Sapeke menace de s’effondrer. Les hôpitaux fonctionnent sans médicaments pendant que les épidémies de M-POX se propagent. Le pays recule au lieu d’avancer.

 

L’enthousiasme populaire invoqué mérite d’être vérifié. Les organisations qui portent cette demande :  “Toadera merci”, “Toadera nouvelle génération” – travaillent déjà pour le pouvoir dans l’opération Kwa ti kodro, autrement dit  d’assainissement urbain. Ces groupes prétendument citoyens sont en réalité des extensions du parti présidentiel. Les “forces vives” et “plateformes politiques” mentionnées appartiennent toutes au même cercle.

 

Touadera parle de contrer la “mauvaise propagande” et de “dissiper les craintes alarmistes”. Cette attitude défensive montre qu’il s’attend aux critiques. La présentation publique d’Armel Ningatouloum Sayo devant un juge d’instruction, censée démentir des “rumeurs” de répression, produit l’effet inverse. Elle renforce les doutes sur l’usage de la justice par les Mercenaires russes du groupe Wagner contre les opposants.

 

Le pouvoir organise des événements comme le Caucus Africain de Bangui pour montrer sa “vitalité diplomatique”. Ces opérations coûteuses détournent l’attention des vrais problèmes tout en valorisant l’image internationale du président sortant.

 

La mécanique est bien connue : transformer une décision personnelle en demande collective. Les “réclamations populaires de longue date” invoquées viennent surtout de structures partisanes qui se présentent comme des mouvements citoyens. Cette confusion entre mobilisation authentique et mise en scène politique questionne la sincérité de l’appel patriotique.

 

Les Centrafricains voient leur pays reculer vers des époques qu’ils croyaient finies. Les services publics s’effondrent, la corruption gangrène les institutions, la pauvreté s’étend. Mais au sommet, on prépare tranquillement la reconduction du système.

 

Décembre 2025 dira si cette mise en scène convainc un peuple fatigué par les promesses non tenues. Entre les discours officiels et la réalité quotidienne, l’écart grandit.

 

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À Bangui,  une Collision en chaîne entre taxis-motos devant le lycée technique, la consommation de stupéfiants pointée du doigt

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À Bangui,  une Collision en chaîne entre taxis-motos devant le lycée technique, la consommation de stupéfiants pointée du doigt

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/accident-des-taxis-motos-sur-l-avenue-de-l-independance-face-au-lycee-technique-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Bangui, une Collision en chaîne entre taxis-motos devant le lycée technique, la consommation de stupéfiants pointée du doigt
Accident des taxis-motos sur l’avenue de l’indépendance, face au lycée technique de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un nouvel accident de circulation impliquant des taxis-motos s’est produit ce mercredi 5 novembre 2025 sur l’avenue de l’Indépendance, devant le lycée technique de Bangui. Deux conducteurs ont percuté un véhicule arrêté.

 

 

Les faits se sont déroulés peu avant 11 heures du matin, alors que des élèves du lycée technique traversaient l’avenue pour rejoindre leur établissement. Un automobiliste s’est arrêté et a activé ses feux de détresse pour laisser passer les piétons. Un premier taxi-moto, transportant une passagère, est venu percuter l’arrière du véhicule immobilisé.

 

Un second taxi-moto, arrivant sur les lieux, a percuté le premier moto-taxi qui venait de heurter le véhicule. Les deux conducteurs n’ont apparemment pas vu le véhicule arrêté malgré ses feux de détresse allumés.

 

Les deux passagères, qui se trouvaient à l’arrière des motos, ont été blessées. Elles ont été transportées à l’infirmerie de la gendarmerie pour recevoir des soins. Les gendarmes ont constaté que les deux conducteurs circulaient sans permis de conduire. Un constat d’accident a été établi.

 

Cet accident s’est produit au même endroit où une collision entre deux motos-taxis avait déjà eu lieu le dimanche dernier. La répétition de ces incidents interroge sur l’état des conducteurs de taxis-motos. La consommation de Tramadol et d’autres stupéfiants se répand parmi les motocyclistes de la capitale, une pratique qui diminue leurs capacités de conduite et met en danger leur vie, celle de leurs passagers et des autres usagers de la route.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : quand le Directeur Général des Douanes se prend pour un seigneur de guerre.  Frédéric Inamo crée sa milice privée et affame ses agents pour financer ses paramilitaires

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Centrafrique : quand le Directeur Général des Douanes se prend pour un seigneur de guerre.  Frédéric Inamo crée sa milice privée et affame ses agents pour financer ses paramilitaires

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/01/frederic-inamo-des-douanes-corbeaunews-ngaba-IMG_30janv2018162840.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand le Directeur Général des Douanes se prend pour un seigneur de guerre. Frédéric Inamo crée sa milice privée et affame ses agents pour financer ses paramilitaires
Le Directeur général des douanes, Inamo Frédéric

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des dérapages qui passent inaperçus dans le silence complice des institutions. D’autres sont si grossiers, si outranciers, qu’ils finissent par éclater au grand jour comme un abcès trop longtemps contenu. Ce qui se passe actuellement à la Direction Générale des Douanes relève de cette seconde catégorie. Frédéric Inamo, Directeur Général des Douanes depuis une éternité, vient de franchir une ligne rouge que même les esprits les plus cyniques n’auraient jamais imaginée : il est en train de créer sa propre milice personnelle.

 

 

Oui, vous avez bien lu. Un directeur général d’une administration civile, censé collecter les taxes et contrôler les frontières, s’est mis en tête de former des paramilitaires. Et pour financer ce projet délirant, il a tout simplement décidé de ne plus payer le travail extra-légal de ses agents. Les douaniers qui risquent leur vie chaque jour sur les postes frontaliers, qui se font tirer dessus par les trafiquants, qui passent des nuits entières à surveiller les marchandises, ne toucheront pas leur prime ce mois-ci. Pourquoi ? Pour que Monsieur le Directeur Général, Frédéric Inamo  puisse envoyer quelques hommes au camp Kassaï apprendre à tirer avec des Kalachnikovs.

 

L’information, aussi surréaliste qu’elle puisse paraître, est confirmée à la rédaction du CNC par plusieurs sources au sein de la douane. Des agents ont été sélectionnés, on ne sait selon quels critères, pour suivre une formation militaire au camp Kassaï. Certains se demandent même s’il s’agit vraiment de douaniers en fonction ou de stagiaires sortis d’écoles en Afrique de l’Ouest qui auraient déjà reçu une initiation militaire avant d’entamer leur formation douanière. Personne ne comprend. Personne n’explique. Et surtout, personne n’ose poser trop de questions. Parce que dans la Centrafrique de Touadéra, questionner les puissants peut coûter cher.

 

Frédéric Inamo n’est pas un inconnu dans le paysage administratif centrafricain. Cet homme a déjà battu tous les records de longévité à la tête de la Direction Générale des Douanes. Il est là depuis si longtemps que certains jeunes douaniers ne connaissent que lui comme patron. Il a survécu depuis le début du mandat de son oncle Touadera. Il a traversé toutes les crises. Il s’est maintenu à travers tous les changements de gouvernement. Comment ? Par quelle magie administrative un homme peut-il rester aussi longtemps à un poste aussi stratégique ?

 

La réponse est simple : l’argent. Les douanes, c’est de l’argent. Beaucoup d’argent. Des milliards de francs CFA transitent chaque année par les postes frontaliers. Et celui qui contrôle les douanes contrôle une partie importante des ressources du pays. Frédéric Inamo a compris cela depuis longtemps. Il a su se rendre indispensable. Il a su tisser des réseaux. Il a su partager les revenus avec ceux qui comptent. Et grâce à cela, il est resté en place. Pendant des années. Pendant une décennie.

 

Mais maintenant, Inamo veut plus. Il ne lui suffit plus de contrôler l’argent des douanes. Il veut aussi contrôler la force. Il veut avoir ses propres hommes armés. Il veut créer sa milice personnelle. Pourquoi ? C’est la question que tout le monde se pose. Pour se protéger contre qui ? Pour attaquer qui ? Pour servir quels intérêts ?

 

Personne ne le sait. Mais tout le monde s’inquiète. Parce qu’un directeur général qui crée sa propre milice, c’est un directeur général qui se prépare à quelque chose. Peut-être qu’il sent que son règne touche à sa fin et qu’il veut se protéger. Peut-être qu’il a des projets personnels qui nécessitent une force armée. Peut-être qu’il veut simplement montrer sa puissance. Ou peut-être qu’il agit sur ordre de quelqu’un de plus haut placé.

 

Ce qui est certain, c’est que cette initiative est totalement illégale. Un directeur général d’une administration civile n’a pas le droit de créer sa propre force armée. Les douaniers ne sont pas des soldats. Ils ne sont pas formés pour faire la guerre. Leur rôle est de contrôler les frontières, de collecter les taxes, de lutter contre la contrebande. Pas de tirer avec des Kalachnikovs.

 

Et pour financer cette formation militaire, Frédéric Inamo  a trouvé une solution simple : voler l’argent de ses agents. Le travail extra-légal, c’est une prime que les douaniers reçoivent chaque mois en plus de leur salaire de base. Cette prime est censée compenser les conditions difficiles de travail, les risques encourus sur le terrain, les heures supplémentaires effectuées. C’est une partie importante du revenu des douaniers. Certains comptent sur cette prime pour nourrir leur famille.

 

Mais ce mois-ci, Frédéric Inamo  a décidé de ne pas payer cette prime. Sans consultation. Sans explication. Il a tout simplement annoncé que l’argent du travail extra-légal serait utilisé pour financer la formation militaire de quelques agents sélectionnés. Les autres n’ont qu’à se débrouiller.

 

Cette décision a provoqué une colère énorme parmi les douaniers. Beaucoup se demandent comment ils vont faire pour boucler les fins de mois. Certains ont des crédits à rembourser. D’autres ont des enfants à scolariser. D’autres encore ont des parents malades à soigner. Et on leur dit qu’ils ne toucheront pas leur prime parce que le directeur général a décidé de créer sa milice personnelle.

 

C’est inacceptable. C’est scandaleux. C’est du vol pur et simple.

 

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Le dernier mouvement de personnel qui a eu lieu à la Direction Générale des Douanes a également soulevé beaucoup de questions. Les postes stratégiques, ceux où on peut gagner beaucoup d’argent, ont été distribués entre les proches de Frédéric Inamo. Depuis Béloko jusqu’à Bangui, en passant par Gamboula et Nola, tous les postes juteux sont maintenant occupés par des gens triés sur le volet.

 

Béloko, c’est la frontière avec le Cameroun. C’est par là que passent une grande partie des marchandises qui entrent en Centrafrique. Les taxes collectées à Beloko se comptent en milliards de francs CFA. Celui qui contrôle Beloko contrôle une fortune.

 

Gamboula et Nola, ce sont les frontières avec le Cameroun également, mais dans des zones moins surveillées. C’est par là que passe beaucoup de contrebande. Bois précieux, diamants, or, tout transite par ces postes. Et celui qui contrôle ces postes peut facilement fermer les yeux sur certains trafics moyennant compensation.

 

Bangui, c’est le poste central, le siège du pouvoir douanier. C’est là que toutes les décisions se prennent. C’est là que l’argent est centralisé. C’est là qu’on décide qui sera affecté où, qui sera promu, qui sera sanctionné.

 

En distribuant tous ces postes stratégiques entre ses fidèles, Frédéric Inamo  s’est assuré un contrôle total sur les douanes. Plus personne ne peut le contester. Plus personne ne peut surveiller ce qu’il fait. Il règne en maître absolu sur son administration.

 

Et maintenant, il veut aller plus loin. Il veut créer sa force armée. Il veut avoir ses propres soldats. Il veut transformer la Direction Générale des Douanes en une organisation paramilitaire.

 

Les douaniers ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas pourquoi leur directeur général a besoin d’une milice. Ils ne comprennent pas pourquoi on leur vole leur prime pour financer cette formation militaire. Ils ne comprennent pas ce qui se cache derrière tout cela.

 

Mais ils ont peur. Peur de poser des questions. Peur de protester. Peur de se retrouver mutés dans un poste perdu. Peur de perdre leur emploi. Alors ils se taisent. Ils encaissent. Et ils espèrent que quelqu’un, quelque part, va finir par intervenir.

 

Mais personne n’intervient. Parce que dans la Centrafrique de Touadéra, chacun fait ce qu’il veut. Les ministres volent. Les directeurs généraux créent des milices. Les gouverneurs terrorisent les populations. Et personne ne dit rien. Parce que tout le monde est complice. Parce que tout le monde profite du système.

 

Frédéric Inamo doit des explications. Il doit expliquer pourquoi il envoie des douaniers en formation militaire. Il doit expliquer à quoi va servir cette milice. Il doit expliquer pourquoi il a volé l’argent du travail extra-légal de ses agents. Et si ses explications ne sont pas satisfaisantes, il doit être sanctionné. Il doit être démis de ses fonctions. Il doit être traduit devant la justice.

 

Alain Nzilo

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Quinze ans après sa condamnation en France, l’escroc Saifee Durbar revient à Bangui et promet un chemin de fer fantôme.  Touadéra, aussi un escroc, pose la première pierre de cette parodie

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Quinze ans après sa condamnation en France, l’escroc Saifee Durbar revient à Bangui et promet un chemin de fer fantôme.  Touadéra, aussi un escroc, pose la première pierre de cette parodie

 

Pose de première pierre de la construction du siège de la société Trans African Railways au village Pani au Pk30 de Bangui route Boali
Pose de première pierre de la construction du siège de la société Trans African Railways au village Pani au Pk30 de Bangui route Boali

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 1ᵉʳ novembre 2025, le président Faustin-Archange Touadéra a personnellement posé la première pierre du siège social de Trans African Railway Systems LTD, au PK-30 route de Boali. Derrière cette cérémonie officielle présentée comme une étape du « désenclavement ferroviaire » de la République centrafricaine se cache un visage bien connu des milieux politico-financiers : celui de Saifee Durbar, ancien vice-ministre de Bozizé et fraudeur condamné en France.

 

 

Saifee Durbar , cet homme d’affaires d’origine indo-pakistanaise n’en est pas à sa première apparition à Bangui.  En 2009, le Président de la République d’alors, François Bozizé, l’avait nommé vice-ministre des affaires étrangères. Oui, vous avez bien lu. Vice-ministre. Un homme d’affaires étranger, sans parcours politique connu, sans expérience gouvernementale, devient soudainement vice-ministre en Centrafrique. Déjà à l’époque, tout le monde s’interrogeait. Qui est cet homme ? D’où vient-il ? Quelles sont ses véritables motivations ?

 

 

Les réponses sont arrivées quelques semaines plus tard. La justice française a confirmé que Saifee Durbar était sous le coup d’une condamnation pour escroquerie et fraude financière. Trois ans de prison ferme. François Bozizé l’a limogé immédiatement. Fin de l’histoire. Ou plutôt, fin du premier chapitre.

 

Parce qu’en décembre 2009, Saifee Durbar s’est rendu à Paris. Peut-être pour des affaires. Peut-être en toute naïveté. Ou peut-être en pensant qu’il était intouchable. Mais la police française l’attendait. Le 2 décembre 2009, il a été arrêté à l’aéroport. Et là, surprise. Durbar s’est présenté comme diplomate centrafricain. Il a brandi un passeport diplomatique délivré à la hâte par le régime Bozizé. Il a invoqué l’immunité diplomatique. Il pensait pouvoir échapper à la prison grâce à ce bout de papier centrafricain.

 

Mais la France ne s’est pas laissé impressionner. Les autorités françaises ont immédiatement levé cette prétendue immunité. Elles ont confirmé qu’aucun statut diplomatique réel ne protégeait Durbar. Que ce passeport était un montage grotesque. Et que la condamnation restait valable. Durbar devait aller en prison.

 

Sauf qu’il n’y est jamais allé. Personne ne sait exactement comment, mais Durbar a disparu. Il s’est volatilisé. Peut-être grâce à des complicités. Peut-être en exploitant des failles administratives. Peut-être en fuyant vers un pays sans extradition. Toujours est-il qu’il ne s’est jamais présenté pour purger sa peine. Et pendant quinze ans, on n’a plus entendu parler de lui.

 

Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce 1er novembre 2025, où il réapparaît à Bangui, sur le lieu de son crime. Avec une nouvelle casquette. Celle de PDG de Trans African Railway Systems LTD. Une entreprise présentée comme britannique. Une société qui promet de construire un chemin de fer reliant Bangui au port de Kribi. Exactement le même projet qu’il proposait déjà en 2009.

 

Oui, vous avez bien lu. Le même projet. Mot pour mot. Quinze ans plus tard. En 2009, quand Faustin-Archange Touadera était premier ministre de François Bozizé, Durbar promettait déjà un train du développement. Financé par des capitaux privés venus d’Europe. Un train qui allait désenclaver la Centrafrique. Qui allait transformer l’économie du pays. Qui allait créer des milliers d’emplois. Les mêmes promesses qu’aujourd’hui.

 

Mais en 2009, rien ne s’est passé. Aucune étude de faisabilité. Aucun appel d’offres. Aucun tracé. Aucun financement. Aucun début de travaux. Rien. Le projet est resté sur le papier. Et Durbar a disparu après son limogeage.

 

Et maintenant, quinze ans plus tard, il revient avec exactement le même discours. La même société, juste avec un nom différent. Les mêmes promesses. Le même projet. Et cette fois, c’est son ancien Premier ministre devenu président, Kongoboro Touadéra, qui pose lui-même la première pierre.

 

C’est ici que ça devient vraiment troublant. La cérémonie du 1er novembre n’était pas une cérémonie ordinaire. Le président de la République s’est déplacé personnellement. Il a posé la première pierre du siège social de Trans African Railway Systems LTD. Il a prononcé un discours. Il a donné sa caution officielle à ce projet. Il a légitimé Saifee Durbar comme un investisseur sérieux, un partenaire stratégique du développement de la Centrafrique.

 

Un spectacle destiné à donner l’image d’un pouvoir bâtisseur. Un pouvoir qui attire les investissements étrangers. Un pouvoir qui lance de grands projets d’infrastructure. Alors même que les caisses de l’État sont vides. Que le pays peine à réhabiliter quelques axes routiers. Que certains fonctionnaires des institutions ne sont pas payés régulièrement. Mais peu importe. L’important, c’est l’image. L’important, c’est la communication. L’important, c’est de faire croire que le développement est en marche.

 

Et pour cela, on fait appel à un escroc international condamné en France. On lui déroule le tapis rouge. On lui offre la légitimité présidentielle. Et on espère que personne ne posera de questions.

 

Mais nous, à Corbeau News Centrafrique, nous posons des questions. Et la première question est simple : qui est vraiment Trans African Railway Systems LTD ?

 

Nous avons cherché. Nous avons fouillé. Nous avons consulté les registres britanniques. Et devinez quoi ? Cette entreprise n’existe pas. Elle n’apparaît dans aucun registre officiel britannique. Les autorités de Londres ne connaissent pas cette société. Les organismes de régulation ne répertorient aucune activité liée à des infrastructures africaines sous ce nom.

 

Trans African Railway Systems LTD est une coquille vide. Une façade. Un nom inventé pour donner une apparence de crédibilité à un projet fantôme.

 

Mais le nom de Saifee Durbar, lui, apparaît bien dans plusieurs dossiers controversés. Notamment celui de la mine d’uranium de Bakouma. Cette affaire liée à UraMin-Areva où Durbar se présentait comme intermédiaire entre la République centrafricaine et des investisseurs européens. Un rôle jamais prouvé. Un rôle dont le résultat fut un échec total. Mais un rôle qui lui a probablement permis de toucher des commissions, des facilitations, des pots-de-vin.

 

Voilà le vrai profil de Saifee Durbar. Un intermédiaire opportuniste. Un homme qui se présente toujours comme le lien entre l’Afrique et de mystérieux investisseurs européens. Qui promet des financements qui n’arrivent jamais. Qui signe des protocoles d’accord qui ne débouchent sur rien. Mais qui, au passage, empoche probablement des sommes confortables.

 

Et aujourd’hui, le président Touadéra lui offre une nouvelle opportunité. En posant personnellement la première pierre de son siège social, Touadéra transforme un escroc condamné en investisseur respectable. Il lui donne la crédibilité dont il a besoin pour continuer ses opérations douteuses.

 

À Bangui, beaucoup s’interrogent. Comment est-ce possible ? Comment un homme condamné à trois ans de prison en France pour fraude peut-il revenir sous les projecteurs sans qu’aucune autorité ne s’en émeuve ? Comment peut-il rencontrer le président de la République ? Comment peut-il lancer un projet officiel sans qu’aucune vérification ne soit faite ?

 

Les réponses sont simples mais terrifiantes. Parce qu’en Centrafrique, il n’y a plus de contrôle. Il n’y a plus de transparence. Il n’y a plus de vérification. N’importe qui peut venir à Bangui avec un beau discours et un projet fumeux, et obtenir la caution présidentielle. Pourvu qu’il offre quelques facilités aux bonnes personnes. Pourvu qu’il promette quelques retombées aux bons intermédiaires. Pourvu qu’il accepte de jouer le jeu de la corruption généralisée.

 

Le retour de Saifee Durbar traduit une dérive profonde du régime Touadéra. Le pouvoir s’entoure de personnages condamnés, compromis dans des montages financiers opaques, et les remet au cœur des projets stratégiques du pays. Derrière les discours sur le désenclavement et le développement durable, ce sont toujours les mêmes acteurs douteux qui tirent profit du manque de contrôle et de transparence.

 

Cette cérémonie du PK-30 ne marque pas le début d’un chemin de fer. Elle marque la continuité d’une alliance malsaine entre le pouvoir et les aventuriers financiers. La République centrafricaine, qui peine déjà à bâtir des routes viables, se voit aujourd’hui promise à un train fantôme conduit par un fraudeur notoire.

 

Alain Nzilo

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Centrafrique : Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, enlevé par des mercenaires russes à Bangui, est toujours introuvable

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Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, enlevé par des mercenaires russes à Bangui, est toujours introuvable

 

Centrafrique : Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d'Amdafock, enlevé par des mercenaires russes à Bangui, est toujours introuvable
Le candidat Wouya Mocko Abel,  enlevé par les mercenaires russes à Bangui,

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une enquête d’investigation menée par Corbeau News-Centrafrique (CNC) montre les circonstances inquiétantes de l’enlèvement de Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafock, dans la préfecture de la Vakaga. Enlevé à Bangui dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025 par des mercenaires russes, il reste introuvable à ce jour. L’enquête de terrain menée par notre équipe d’investigation déployée à Amdafock et Birao démontre un possible complot impliquant des autorités locales.

 

 

En effet, le 2 octobre dernier, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) ouvrait officiellement le dépôt des candidatures pour les scrutins présidentiel, législatif et municipal de décembre 2025. C’est précisément cette nuit-là que Wouya Mocko Abel, qui s’apprêtait à déposer son dossier de candidature à la mairie d’Amdafock, a été enlevé à son domicile à Bangui par des mercenaires russes accompagnés de gendarmes.

 

Selon notre enquête, le candidat jouissait d’une forte popularité dans sa localité d’Amdafock, ville frontalière avec le Soudan. Son enlèvement intervient quelques jours seulement après une altercation verbale avec le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader.

 

Notre investigation a révélé que le sous-préfet Ramadan Abdelkader avait proféré des menaces directes et criminelles contre Wouya Mocko Abel par téléphone.

 

“Tout ce que je te dis au téléphone, tu peux enregistrer ma voix et faire tout ce que tu veux avec. Tu peux aller le déposer n’importe où, même au tribunal, je m’en fiche”, avait déclaré le sous-préfet au candidat. Il avait même ajouté : “Si tu étais sur place à Amdafock, tu verrais ce qui t’arriverait. Mais comme tu es à Bangui, je vais envoyer l’un de mes fils militaires pour te kidnapper”.

Le sous-préfet a également tenté de coller une étiquette de “rebelle” au candidat Wouya Mocko Abel, affirmant qu’il serait “rebelle lui-même” et qu’il “collabore régulièrement avec des rebelles”. Nos sources indiquent que Ramadan Abdelkader a même menacé de faire tuer le candidat, se vantant de pouvoir assumer publiquement ses propos devant n’importe quelle autorité.

 

Quelques jours après ces menaces explicites, Wouya Mocko Abel a effectivement été enlevé à Bangui.

 

L’ombre de l’ancien député Goumba Valentin

 

L’enquête menée par notre équipe à Amdafock et à Birao a révélé des éléments troublants concernant le rôle de Goumba Valentin, ancien député de Birao et cousin du candidat enlevé. La mère de Wouya Mocko Abel est en effet la sœur de Goumba Valentin.

 

Selon les témoignages recueillis sur place, c’est Goumba Valentin qui aurait invité son cousin à venir à Bangui, lui proposant de loger chez lui pour faciliter les démarches de dépôt de candidature. Toutefois, une fois à Bangui, l’ancien député aurait changé d’attitude.

 

Nos sources indiquent que Goumba Valentin aurait commencé à répandre des rumeurs sur son cousin, affirmant à qui voulait l’entendre que Wouya Mocko Abel serait “un rebelle” et que sa candidature ne devrait pas être acceptée. Cette campagne de dénigrement aurait créé une véritable crise familiale.

Centrafrique : Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d'Amdafock, enlevé par des mercenaires russes à Bangui, est toujours introuvable
Manifestation à Amdafock pour demander la libération immédiate de monsieur Wouya Mocko Abel, arrêté par les mercenaires russes à Bangui. Photo CNC

 

Face à cette situation, Wouya Mocko Abel avait quitté le domicile de son cousin pour louer sa propre maison à Bangui. C’est évidemment dans cette résidence qu’il a été enlevé par les mercenaires russes.

 

Après son enlèvement, la population d’Amdafock a organisé une manifestation massive devant le bureau de la Minusca pour exiger la libération de leur candidat. Les manifestants ont remis un mémorandum à la mission onusienne et ont exprimé leur colère contre cet enlèvement.

 

“Nous, la population d’Amdafock, sommes particulièrement tristes. Abel Mokouya est un homme simple, sympathique, reconnu par la population d’Amdafok comme candidat au maire. Il n’a aucun problème avec la population. Il représente le meilleur garant de l’avenir des jeunes de la sous-préfecture d’Amdafock”, a déclaré l’un des manifestants.

 

Les habitants ont directement pointé du doigt le sous-préfet Ramadan Abdelkader : “Il a été menacé il y a quelques mois par certains hommes politiques. Et effectivement, il est arrêté à Bangui au moment du dépôt des dossiers. Nous sommes convaincus que c’est un coup monté contre sa candidature“.

 

Les partisans du candidat enlevé affirment que si quelque chose arrive à Wouya Mocko Abel, le sous-préfet et ses complices “vont finir mal”. Cette mobilisation témoigne de la popularité du candidat dans sa localité.

 

Pour la famille et les habitants d’Amdafok, il ne fait aucun doute que l’ancien député Goumba Valentin est complice de cet enlèvement. L’ancien député est connu pour être ami avec le sous-préfet et également avec le ministre de la Justice, tous originaires de la Vakaga. Selon les témoignages recueillis, ils auraient comploté pour que les mercenaires russes enlèvent Wouya Mocko Abel.

Une stratégie de disqualification forcée.

 

Où est détenu Wouya Mocko Abel ? Depuis son enlèvement, aucune trace officielle de Wouya Mocko Abel n’a été retrouvée. Il n’apparaît ni à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, ni à la prison du Camp de Roux, ni à la prison d’Ngaragba, ni à l’OCRB.

Selon nos dernières informations, le candidat Wouya Mocko Abel serait maintenu dans le sous-sol du camp de Roux, devenu une prison secrète des mercenaires russes à Bangui. D’autres sources évoquent également la possibilité qu’il soit détenu dans des conteneurs à l’aéroport international de Bangui Mpoko, où les mercenaires russes disposent de cellules privées.

 

Gisèle MOLOMA

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Zemio : Un soldat de forces armées centrafricaines échappe de justesse à l’exécution

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Zemio : Un soldat de forces armées centrafricaines échappe de justesse à l’exécution

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/07/le-sergent-chef-Johnattan-Mackfoy-décédé-à-Obo-le-18-juillet-2018.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zemio : Un soldat de forces armées centrafricaines échappe de justesse à l’exécution
Rotation des éléments de forces armées centrafricaines à Obo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Torturé et jeté dans un puits par ses propres collègues et les Mercenaires russes du groupe Wagner, le soldat FACA  a réussi à fuir vers la RDC

 

 

À Zémio, la semaine dernière, un jeune soldat de deuxième classe des Forces armées centrafricaines a frôlé la mort. Son crime ? Avoir perdu son arme pendant qu’il était parti en ville pour acheter du crédit téléphonique pour appeler sa famille à Bangassou. Ce qui aurait dû donner lieu à une procédure disciplinaire normale s’est transformé en tentative d’exécution sommaire instrumentée par ses propres collègues et des mercenaires russes. Le jeune homme est aujourd’hui réfugié en République démocratique du Congo, ayant échappé de peu à ses bourreaux.

 

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, le jeune soldat FACA, déployé à Zémio depuis moins d’un mois après un an de service dans l’armée nationale, vivait ses premiers jours dans cette ville frontalière du Haut-Mbomou. Comme beaucoup de soldats isolés loin de leurs familles, il voulait simplement prendre des nouvelles de ses proches restés à Bangassou. Il a laissé son arme dans sa chambre et s’est rendu acheter du crédit téléphonique. Un geste banal qui allait basculer dans le cauchemar.

 

À son retour, l’arme avait disparu. La nouvelle s’est répandue rapidement dans la garnison. Ses collègues militaires et les mercenaires russes présents sur place ont immédiatement accusé le jeune soldat. Sans enquête, sans procédure, sans même chercher à comprendre ce qui s’était réellement passé, ils ont décidé de son sort.

 

Les coups ont commencé. Ils l’ont brutalisé, insulté, accusé de tous les maux. Puis ils lui ont attaché les mains avec des câbles et l’ont traîné derrière la gendarmerie, à la sortie de la ville. Là se trouvait un puits d’eau asséché, un trou profond creusé par les villageois et depuis longtemps abandonné. Ils ont jeté le jeune soldat FACA au fond de ce puits, comme on se débarrasse d’un déchet.

 

Il était environ 17 heures. Les militaires et les mercenaires sont repartis, le laissant au fond du trou avec les mains liées. Leur plan était simple : revenir le lendemain pour l’achever. Le soldat a passé toute la nuit dans ce puits. Des heures d’angoisse, de douleur, dans le noir absolu. Il savait qu’au matin, ils reviendraient pour le tuer.

 

Mais 24 heures plus tard, le jeune soldat FACA a pris une décision : se battre ou mourir. Il s’est débattu pendant des heures pour libérer ses mains des câbles qui les enserraient. La douleur était intense, mais la peur de mourir était plus forte. Il a finalement réussi à se dégager. Restait à sortir du puits.

 

Les anciens creuseurs avaient laissé des prises rudimentaires dans les parois du puits, de petits trous servant d’escalier artisanal. Le jeune soldat FACA s’est agrippé à ces prises, a grimpé centimètre par centimètre, les mains ensanglantées, le corps meurtri. Après des efforts qui lui ont semblé durer une éternité, il est parvenu à atteindre le sommet et à s’extraire du puits.

 

Une fois dehors, il ne pouvait pas retourner à la garnison. Ses bourreaux l’y attendaient. Il a donc fait le seul choix possible : traverser la frontière vers la République démocratique du Congo. Les militaires congolais l’ont arrêté à son arrivée sur leur territoire. Il est actuellement détenu en RDC, où son sort reste incertain.

 

Cette histoire pousse à s’interroger sur l’état de l’armée centrafricaine. Comment en est-on arrivé à un point où des soldats torturent et tentent d’exécuter leurs propres collègues ? Comment des mercenaires étrangers peuvent-ils agir en toute impunité sur le sol centrafricain, participant à des tentatives de meurtre contre des éléments de l’armée nationale ?

 

Zémio est devenue depuis plusieurs mois un théâtre d’horreur où les abus se multiplient. Les mercenaires russes du groupe Wagner, présents massivement dans la région, y imposent leur loi. Les témoignages d’arrestations arbitraires, de tortures, d’exécutions sommaires se sont accumulés depuis leur arrivée. Les civils ne sont pas les seules victimes. Comme le montre le cas du jeune soldat FACA, même les soldats centrafricains ne sont pas à l’abri.

 

La perte d’une arme est effectivement une faute grave dans toute armée. Elle justifie des sanctions disciplinaires, une enquête approfondie, éventuellement des poursuites judiciaires. Mais elle ne justifie jamais la torture et encore moins une tentative d’exécution. L’armée centrafricaine dispose de codes, de règlements, de procédures. Tout cela a été balayé à Zémio au profit de la barbarie pure.

 

Le rôle des mercenaires russes dans cette affaire est particulièrement inquiétant. Ces hommes, qui ne rendent de comptes à personne, se comportent comme s’ils étaient au-dessus des lois centrafricaines. Ils participent à des actes de torture sur des soldats de l’armée qu’ils sont censés former et soutenir. Cette relation toxique transforme les FACA en une force de plus en plus incontrôlable, où la violence remplace la discipline et où la vie humaine ne vaut plus rien.

 

Ce jeune soldat FACA a eu de la chance. Le puits était sec. Il a réussi à se libérer. Il a trouvé la force de grimper. Combien d’autres soldats ont-ils connu le même sort sans avoir cette chance ? Combien ont disparu dans des puits, des fosses, des rivières, victimes de leurs propres collègues ou de leurs “formateurs” russes ?

 

En RDC, le jeune soldat attend. Il ne peut pas rentrer en Centrafrique où il serait immédiatement arrêté ou pire. Il ne peut pas non plus rester indéfiniment en détention en RDC. Son avenir est suspendu à une décision que prendront les autorités congolaises. Mais une chose est sûre : s’il rentre, ce sont les mercenaires et ses anciens collègues qui l’attendent. Et cette fois, il n’y aura peut-être pas de puits sec pour lui sauver la vie.

 

Cette histoire résume le naufrage moral de l’armée centrafricaine. Des soldats censés protéger la population deviennent des criminels. Des mercenaires étrangers imposent leur loi par la terreur. Les procédures judiciaires et disciplinaires sont remplacées par la violence sommaire. C’est un pays de fous, où la vie d’un soldat compte moins que celle d’une arme perdue.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Sam-Ouandja : deux commerçants de Ouanda-Djallé assassinés par des hommes armés non identifiés

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Sam-Ouandja : deux commerçants de Ouanda-Djallé assassinés par des hommes armés non identifiés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/gare-centrale-des-taxis-bus-et-taxis-motos-de-la-ville-de-sam-ouandja-dans-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Gare centrale des taxis, bus et taxis motos de la ville de Sam-Ouandja dans la Vakaga
Gare centrale des taxis, bus et taxis motos de la ville de Sam-Ouandja dans la Vakaga

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Deux personnes ont été tuées ce dimanche 2 octobre dernier par des hommes armés non identifiés sur l’axe entre Sam-Ouandja et Ouanda-Djallé. Les victimes étaient des commerçants de Ouanda-Djallé très connu dans la ville.

 

 

Le dimanche 2 novembre dernier, aux environs de 6 heures du matin, Mahamat et Mathurin, tous deux commerçants, ont quitté Sam-Ouandja pour rentrer dans leur ville de Ouanda-Djallé. Après leur départ sur une moto, à quelques kilomètres seulement  de Sam-Ouandja, ils sont tombés sur des hommes armés. Les assaillants ont immédiatement ouvert le feu sur eux, faisant tuer sur place l’un des motocyclistes, celui qui a conduit la moto et qui s’appelle Mathurin. Le passager, un grand commerçant de Ouanda-Djallé, lui, il a pu s’échapper en sautant de la moto. Les hommes armés l’ont poursuivi et ont tiré sur lui. Il a été atteint par balle et il est mort.

 

Or, avant que la deuxième moto soit prise à partie par les assaillants, ces derniers ont mis la main sur une première moto quelques minutes plutôt, sur laquelle il y’avait deux personnes. Les assaillants les ont kidnappé, ils les ont attaché les mains avant de leur poser des nombreuses questions.  C’est justement après la première moto que la deuxième moto est arrivée, et les assaillants n’ont pas hésité d’ouvrir le feu sur elle sans se poser des questions cette fois. Et après avoir pourchasser l’un des passagers qui avait tenté de fuir dans la foret , Les assaillants l’ont tué finalement et ont pris sa carte d’électeur. Retournés auprès de ces deux premiers otages, Ils les ont montrée la carte d’électeur de la deuxième victimes et ont demandé s’ils connaissaient cette personne. Ils ont répondu oui. Après cela, les assaillants les ont libéré.

 

Les deux victimes sont des commerçants de Ouanda-Djallé. La deuxième victime, du nom de Mahamat, est un grand commerçant, tandis que la première victime s’appelle Mathurin, est aussi un commerçant. Tous les deux sont des commerçants d’Ouanda-Djallé.

 

Pendant ce temps, à Ouanda-Djallé, les gens attendaient l’arrivée de monsieur Mahamat et Mathurin qui ont quitté Sam-Ouandja tôt le matin à 6 heures. Comme le temps passait et qu’ils n’arrivaient toujours pas, ils se sont inquiétés. Normalement, avec 85 kilomètres de distance, ils auraient dû arriver à une certaine heure. Mais ils tardaient. Les gens d’Ouanda-Djallé ont pensé qu’ils avaient peut-être eu une panne de moto ou un problème technique.

 

Des jeunes ont décidé de quitter Ouanda-Djallé sur des motos pour aller à la rencontre de Mahamat et Mathurin. Pour les devancer. Pour voir ce qui se passait. Entre temps, à Sam-Ouandja, les autres personnes ont quitté pour aller chercher à savoir ce qui s’est passé, selon des informations qu’ils ont reçu.

 

Les jeunes venus de Ouanda-Djallé et de Sam-Ouandja sont parties dans la forêt ensemble pour chercher. Ils ont fouillé. Finalement, ils ont retrouvé le corps des deux commerçants. Ils avaient été abattu. Mahamat a été abattu de six balles dans le corps.  Les jeunes venus de Sam-Ouandja et de Ouanda-Djallé ont ramené le corps dans la ville d’Ouanda-Djallé.

 

À Ouanda-Djallé, personne ne sait qui a commis ce crime. Les familles des victimes ne comprennent pas. Elles ne voient aucune raison pour ces assassinats. Pourquoi tuer ces deux commerçants ? Quel était le motif ?

 

Mais à Sam-Ouandja, c’est une autre histoire. Les habitants ont leur propre version, et ça concorde à la réalité. Ils accusent directement les rebelles Peuls de l’UPC qui sont cantonnés dans l’école primaire de Sam-Ouandja.

 

Selon les informations qui circulent à Sam-Ouandja, voici ce qui se serait passé avant l’attaque. Des commerçants et éleveurs peuls ont quitté le Tchad. Ils sont rentrés sur le territoire centrafricain pour venir vendre leur bétail. Ils sont arrivés à Sam-Ouandja avec leur bétail. Les soldats des Forces Armées Centrafricaines les ont taxés. Ils ont payé. Les gendarmes les ont taxés. Ils ont payé également. Les policiers les ont taxés. Ils ont payé.

 

Puis les rebelles cantonnés à l’école ont demandé également de payer. Ils ont fixé le montant à 400 000 francs CFA. Le chef peul a refusé. Il a dit qu’il avait déjà payé aux autorités, aux gendarmes, aux FACA. Qu’il n’avait plus d’argent pour payer aux rebelles. Il a proposé de donner 30 000 francs.

 

Les rebelles ont refusé. Ils ont dit qu’il fallait payer tous les 400 milles francs  . Le chef peul a insisté. Il a dit qu’il n’avait pas l’argent. Qu’il avait déjà payé à l’État et aux autorités.

 

Alors les rebelles se sont fâchés. Il y a eu un échange verbal violent. Les rebelles lui ont dit : “Tu refuses de payer ? Tu vas retourner comment au Tchad ? Par le ciel ? Par la terre ? C’est à toi de choisir. Mais si vous refusez, vous allez rentrer comment ?”

 

Le chef peul n’a rien dit et la discussion s’est terminée en queue de poisson.

 

Quelques jours plus tard, le chauffeur du commerçant tchadien a décidé de rentrer. Il a pris quelques personnes avec lui sur sa moto et quitte Sam-Ouandja.  Sur la route, le chauffeur du chef peul faisait partie de la première moto qui a été attaquée par les assaillants en premier.

 

Selon la version de Sam-Ouandja, les assaillants, qui sont aussi des Peuls de l’UPC,  cherchaient le commerçant tchadien. Ils voulaient le tuer pour le punir d’avoir refusé de payer les 400 000 francs. Ainsi, ils ont vu que le patron ne faisait pas parti de l’équipage de la première moto. C’est pourquoi, ils ont vu la deuxième moto, croyait certainement que c’est le patron qui arrive. Et sans se douter, ils ont ouvert le feu sur la deuxième moto et tuer les passagers pour rien.

 

Le fait que les assaillants aient montré la carte d’identité au chauffeur du chef peul prouve, selon les habitants de Sam-Ouandja, que c’était une attaque ciblée. Que les assaillants cherchaient quelqu’un de précis. Qu’ils voulaient vérifier s’ils avaient tué la bonne personne.

 

À Sam-Ouandja, les habitants n’ont aucun doute. Ce sont les rebelles cantonnés dans l’école qui ont organisé ces assassinats. Pour venger le refus du chef peul de payer. Et pour envoyer un message à tous les autres commerçants : payez ou vous mourrez.

 

Mais ce sont des informations qui circulent dans la ville. Des informations qui circulent à Sam-Ouandja. Des accusations non vérifiées. À Ouanda-Djallé, pendant ce temps, les autorités n’ont toujours pas identifié les assaillants.

 

La ville d’Ouanda-Djallé est endeuillée. Le grand commerçant Mahamat et Mathurin étaient des personnes connues et respectées. Leurs familles pleurent. Et maintenant, l’inquiétude grandit. Les gens se demandent : est-ce qu’on peut encore circuler en sécurité sur cet axe ? Qui sera la prochaine victime ? Quand est-ce que les autorités vont réagir ?

 

Moise Banafio

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Le DG de la police Bienvenu Zokoué crie à la diffamation : quand les bourreaux se victimisent

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Le DG de la police Bienvenu Zokoué crie à la diffamation : quand les bourreaux se victimisent

 

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Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Directeur Général de la Police Nationale, le Général Bienvenu Zokoué, fait face à des accusations graves concernant son implication dans des exécutions sommaires et des tortures. Sa réaction ? Crier à la diffamation. Ses communicants publient des textes pathétiques pour le présenter comme une victime de “manœuvres de diffamation” et de “détracteurs” qui veulent “ternir son image”.

 

 

Le texte publié par un avatar sous l’appellation d’Emergency-Info-RCA le 18 octobre 2025 est un modèle de propagande ridicule. On y présente Bienvenu Zokoué comme “un acteur clé qui joue un rôle central dans le maintien de l’ordre et la sécurité des populations à travers le respect des Droits de l’Homme”. On y affirme que “sous le magistère du DG Bienvenu Zokoué, les forces de l’ordre opèrent dans le respect des normes en vigueur en matière de Droits de l’Homme”.

 

C’est à se demander si les auteurs de ce texte pathétique vivent dans le même pays que nous. Le DG Bienvenu Zokoué qu’ils décrivent n’existe que dans leur imagination. Le vrai Zokoué est un homme que ses propres collègues de la police qualifient de “braqueur et criminel ”. Un homme qui a eu de graves problèmes avec le syndicat de la police et qui a dû manœuvrer pour le démanteler. Un homme qui est à l’origine de nombreux braquages de commerçants libanais. Un homme sous les ordres duquel des arrestations arbitraires, des tortures et des exécutions sommaires ont lieu régulièrement.

 

Le texte de propagande prétend que les accusations contre Bienvenu Zokoué concernant une requête adressée au Bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale sont “imaginaires” et “mensongères”. Ils affirment que dire que Zokoué serait cité dans une plainte à la CPI pour des crimes relevant de sa juridiction, notamment concernant la fosse commune découverte vers le cimetière de N’Drès, relève de la “diffamation et désinformation”.

 

Mais ces dénégations ne trompent personne. Zokoué n’est pas cité dans des plaintes à la CPI par hasard. Il n’est pas accusé d’exécutions sommaires et de tortures par des “détracteurs” qui veulent lui nuire. Il est accusé parce qu’il a effectivement commis ces crimes. Les preuves existent. Les témoignages existent. Les corps existent.

 

Le problème de Bienvenu Zokoué, c’est qu’il croit que crier à la diffamation va faire disparaître les accusations. Il croit que mobiliser des communicants pour publier des textes ridicules va restaurer son image. Il croit que se présenter comme une “force tranquille et engagée sous l’impulsion du Président Touadéra” va le protéger de la justice internationale.

 

Il se trompe. La CPI n’est pas impressionnée par la propagande. Elle s’intéresse aux faits. Et les faits contre Zokoué sont accablants. Sous sa direction, la police centrafricaine est devenue une machine de répression. Les arrestations arbitraires se multiplient. Les tortures sont courantes à l’OCRB et dans les commissariats. Des gens disparaissent. Des corps sont retrouvés dans des fosses communes.

 

Bienvenu Zokoué est directement responsable de cette situation. C’est lui qui donne les ordres. C’est lui qui couvre les crimes de ses hommes. C’est lui qui empêche les enquêtes sur les abus commis par la police. C’est lui qui transforme la police en milice au service du régime.

 

Le texte de propagande parle du “respect des Droits de l’Homme” et cite même “des résolutions de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples”. C’est d’un cynisme absolu. Bienvenu Zokoué se fiche complètement des droits de l’homme. Pour lui, ces droits sont des obstacles qu’il faut contourner pour accomplir sa mission de répression.

 

Quand des commerçants libanais sont braqués, c’est souvent avec la complicité de policiers sous les ordres de Zokoué. Quand des hommes d’affaires musulmans sont arrêtés, leurs biens disparaissent mystérieusement et se retrouvent dans les maisons de hauts responsables de la police. Quand des opposants sont arrêtés, ils sont torturés dans des cachots avant d’être transférés à l’OCRB ou livrés aux Russes.

 

Et Bienvenu Zokoué prétend que tout cela est de la diffamation ? Que les accusations contre lui sont “imaginaires” ? Que ceux qui le dénoncent sont des “mensongers politiques” et des “aigris de tout bord” ?

 

Non, monsieur Bienvenu Zokoué . Ceux qui vous dénoncent ne sont pas des aigris. Ce sont des victimes de vos abus. Ce sont des gens qui ont été torturés dans vos commissariats. Ce sont des familles dont les proches ont disparu après avoir été arrêtés par vos hommes. Ce sont des témoins qui ont vu vos policiers commettre des crimes.

 

Le texte de propagande affirme que ces accusations ne vont pas “décourager le DG Bienvenu Zokoué qui reste déterminé à barrer la route aux malfaiteurs politiques qui veulent la déstabilisation du pays”. Cette phrase en dit long sur la mentalité de Bienvenu Zokoué . Pour lui, tous ceux qui le critiquent sont des “malfaiteurs politiques” qui veulent déstabiliser le pays. Il ne peut pas concevoir que des gens le dénoncent simplement parce qu’il commet des crimes.

 

C’est la mentalité classique des bourreaux qui se victimisent. Ils commettent des atrocités, puis quand on les dénonce, ils crient à la persécution. Ils disent qu’on les diffame. Ils disent qu’on veut ternir leur image. Ils disent qu’on veut déstabiliser le pays.

 

Mais la vérité finit toujours par éclater. Les crimes de Bienvenu Zokoué sont documentés. Les témoignages s’accumulent. Les preuves sont rassemblées. Et un jour, il devra répondre de ses actes devant la justice. Peut-être pas devant la justice centrafricaine qui est aux ordres du régime. Mais devant la justice internationale qui ne se laisse pas impressionner par la propagande.

 

Le fait que Bienvenu Zokoué mobilise des communicants pour publier des textes pathétiques à sa gloire montre qu’il a peur. Il sait que les accusations contre lui sont sérieuses. Il sait que son nom circule dans les chancelleries et dans les bureaux de la CPI. Il sait que sa réputation est ruinée. Alors il essaie désespérément de redorer son blason avec de la propagande grossière.

 

Mais cette propagande ne trompe personne. Quand on lit que Zokoué est un défenseur des droits de l’homme, on ne peut que rire jaune. C’est comme dire que Touadéra est un démocrate ou que Wagner respecte le droit humanitaire. Ce sont des mensonges tellement énormes qu’ils en deviennent risibles.

 

La réalité, c’est que Bienvenu Zokoué est un criminel en uniforme. C’est un homme qui a transformé la police en instrument de terreur. C’est un responsable qui couvre les crimes de ses subordonnés et qui en commet lui-même. C’est un général qui mérite d’être jugé pour crimes contre l’humanité.

 

Et aucune campagne de communication ne changera cette réalité. Zokoué peut publier autant de textes de propagande qu’il veut. Il peut mobiliser autant de communicants qu’il veut. Il peut se présenter comme une victime de diffamation autant qu’il veut. Les faits restent les faits. Les crimes restent les crimes. Et un jour, justice sera rendue.

 

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Centrafrique : Wagner fait pression pour récupérer 200 hectares de forêt vers Pissa

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Wagner fait pression pour récupérer 200 hectares de forêt vers Pissa

 

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Un-CBH-traverse-la-barriere-de-Pissa-en-direction-de-Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les Mercenaires russes du groupe Wagner intensifient leurs demandes au gouvernement centrafricain pour obtenir des concessions forestières dans la Lobaye, officiellement pour cultiver du cacao, officieusement pour l’exploitation illégale des bois.

 

 

Le groupe Wagner multiplie les pressions sur le gouvernement centrafricain depuis plusieurs mois pour obtenir de nouvelles concessions forestières dans la préfecture de la Lobaye. Selon des informations recoupées auprès du ministère de l’administration du territoire, le groupe Wagner demande depuis quelques mois l’attribution de 200 hectares vers Pissa, en direction de Mbaïki, pour reprendre leurs activités d’exploitation forestière.

 

Officiellement, Wagner prétend vouloir se lancer dans la culture du cacao sur ces terres. Cette façade agricole ne trompe personne au sein du gouvernement qui a parfaitement compris les véritables intentions des mercenaires russes. Derrière cette couverture se cache un projet d’exploitation forestière illégale, continuation de leurs activités passées dans la préfecture.

 

Cette nouvelle demande intervient après l’arrêt forcé de leurs précédentes opérations forestières dans la Lobaye. Pendant plusieurs mois, Wagner avait exploité massivement les forêts centrafricaines, exportant des quantités importantes de bois brut vers l’étranger. Cette exploitation intensive avait fini par attirer l’attention de la communauté internationale.

 

Les pressions internationales avaient contraint le Cameroun, pays de transit traditionnel, à interdire l’exportation de ces bois sur son territoire. Cette décision camerounaise avait effectivement stoppé les exportations de Wagner, les privant d’une source de revenus considérable et les contraignant à cesser temporairement leurs activités forestières.

 

La CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) avait également durci sa position en interdisant l’exportation de bois brut. Cette réglementation exige désormais que le bois soit transformé localement avant toute exportation, compliquant considérablement les opérations de Wagner qui privilégiaient l’exportation directe de grumes.

 

Face à ces obstacles réglementaires, Wagner tente aujourd’hui un retour en force en multipliant les pressions sur les autorités centrafricaines. Le ministre de l’Administration du territoire fait l’objet de sollicitations particulièrement insistantes de la part des mercenaires russes qui cherchent à accélérer l’attribution de leurs nouvelles concessions.

 

La semaine dernière, Wagner a intensifié ses démarches en adressant des courriers officiels réclamant l’attribution rapide des 200 hectares demandés vers Pissa. Cette impatience témoigne de leur urgence à reprendre leurs activités lucratives d’exploitation forestière sous couvert de projets agricoles.

 

Le gouvernement centrafricain se trouve dans une position délicate face à ces pressions. D’un côté, il dépend militairement du soutien russe. De l’autre, il ne peut ignorer complètement les pressions internationales et les réglementations de la CEMAC concernant l’exploitation forestière.

 

Cette situation a donné lieu à un jeu complexe entre Wagner et les autorités centrafricaines. Le gouvernement semble temporiser, cherchant à ménager à la fois ses partenaires russes et ses engagements internationaux. Cette stratégie d’évitement agace visiblement Wagner qui multiplie les pressions pour obtenir satisfaction.

 

La demande de 500 hectares vers Pissa s’inscrit dans la stratégie plus large de Wagner de sécuriser ses sources de financement en République centrafricaine. L’exploitation forestière représente un secteur particulièrement lucratif que les mercenaires russes ne veulent pas abandonner définitivement.

 

Le choix de la zone de Pissa n’est pas fortuit. Cette région de la Lobaye dispose de ressources forestières importantes et d’un accès relativement facile aux voies de communication vers l’extérieur. Ces avantages logistiques facilitent l’exploitation et l’évacuation des produits forestiers.

 

La couverture “culture de cacao” choisie par Wagner témoigne de leur connaissance des enjeux locaux. Le cacao est effectivement une culture traditionnelle de la région qui peut justifier l’attribution de grandes surfaces. Cette façade agricole permet de masquer les véritables intentions d’exploitation forestière intensive.

 

L’insistance de Wagner pour obtenir rapidement ces concessions révèle aussi leur compréhension des enjeux temporels. Plus ils attendent, plus les pressions internationales risquent de se durcir et de compliquer leurs futures opérations. D’où leur volonté d’obtenir rapidement les autorisations nécessaires.

 

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Bangui : au croisement du huitième arrondissement, des tirs des policiers ivres sèment la panique et le chaos au sein de la population

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Bangui : au croisement du huitième arrondissement, des tirs des policiers ivres sèment la panique et le chaos au sein de la population

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/commissariat-du-huitième-arrondissement-de-Bangui-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : au croisement du huitième arrondissement, des tirs des policiers ivres sèment la panique et le chaos au sein de la population
Commissariat du huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une bagarre entre deux rivales a provoqué lundi soir un désordre général au croisement du huitième arrondissement de Bangui. Des policiers du commissariat dudit arrondissement , manifestement ivres, ont tiré à balles réelles en l’air et procédé à plusieurs arrestations, semant la panique parmi les habitants.

 

 

En effet, les faits se sont déroulés vers 18 heures, le lundi 3 novembre 2025. Deux jeunes femmes, liées amoureusement à un militaire, se sont rencontrées par hasard dans un débit de boisson au croisement du huitième. La rencontre a viré à la bagarre. L’une des deux belligérantes, après des conseils de la foule, voudrais quitter le lieu à bord d’une mototaxi. La seconde rivale l’a poursuivie dans la rue, relançant l’altercation sous les regards des passants.

 

Alertés par des bruits des badauds, plusieurs policiers du commissariat du 8ᵉ arrondissement sont arrivés sur place. Selon les témoins, ils étaient en état d’ébriété et ont ouvert le feu en l’air avant d’arrêter des civils présents sur les lieux, y compris deux militaires en civil. Les arrestations se sont faites dans le désordre, sans distinction entre protagonistes et spectateurs.

 

L’incident a provoqué une vive tension dans le quartier. Des civils se sont rassemblés au bord de la route en face du commissariat du huitième pour dénoncer les abus répétés des policiers, accusés d’utiliser leurs armes pour intimider et rançonner la population. Des échanges verbaux violents ont éclaté entre les policiers et certains militaires sur le lieu.

 

La tension a failli dégénérer, mais d’autres jeunes conscients sont finalement intervenus pour calmer les esprits et éviter un affrontement.

 

Pour la population du huitième arrondissement, jusqu’à quand les policiers du huitième arrondissement continueront-t-ils à se comporter comme une menace pour ceux qu’ils doivent protéger ?

 

Brahim

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18 accords violés : Aristide Briand Reboas dénonce la répétition des échecs de paix avec les groupes armés

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18 accords violés : Aristide Briand Reboas dénonce la répétition des échecs de paix avec les groupes armés

 

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aristide Briand REBOAS, ancien ministre de la jeunesse et des sports

 

Aristide Briand Reboas ne mâche pas ses mots. L’ancien ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports a exprimé sa frustration lors d’une interview à la radio Ndèkè – Luka, critiquant ouvertement les accords de paix signés avec les groupes armés du pays.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pour lui, l’accord de cessez-le-feu du 19 avril 2025 à N’Djaména, qui associe l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) et le mouvement Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), représente le 18e accord du même type depuis celui de Syrte.

 

 

Le constat de l’ancien ministre Aristide Briand Reboas est sans appel : tous ces accords ont été rompus par les mêmes acteurs. Selon lui, les chefs de groupes armés comme Sendé Bobo et Ali Darassa utilisent ces négociations pour préserver leur position plutôt que de chercher une véritable solution au conflit. L’ancien ministre considère que ces dirigeants n’ont jamais eu l’intention de respecter leurs engagements.

 

L’opposition de certains de ces leaders à la nouvelle constitution de 2025 confirme, d’après Aristide Briand Reboas, leur volonté de continuer à déstabiliser le pays. Il recommande au président Faustin-Archange Touadéra de ne plus signer d’accords sans obtenir de garanties solides, estimant que cette répétition d’échecs montre clairement une mauvaise compréhension du problème par les autorités.

 

Anicet-Georges Dologuélé, président de l’URCA, avait déjà exprimé ses réserves un mois plus tôt sur les mêmes antennes. Dans une interview antérieure à la radio Ndèkè – Luka, il rappelait que le président Touadéra avait déjà signé dix accords depuis son arrivée au pouvoir. Pour le leader de l’opposition, cette multiplication d’accords révèle une approche électoraliste, destinée principalement à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections en vue d’un troisième mandat.

 

Paul Beninga , Porte-Parole du Groupe de travail de la société civile, partage cette vision critique. Il estime que l’accord du 19 avril relève davantage de la manœuvre politique que de la recherche sincère de paix. Cette analyse prend une dimension particulière dans le contexte actuel, où la présence du groupe Wagner complique davantage la situation sécuritaire et compromet les chances de stabilité durable.

 

Les trois personnalités convergent sur un point : la stratégie actuelle ne fonctionne pas. Aristide Briand Reboas appelle à une rupture avec cette méthode, suggérant d’arrêter de négocier tant que des mécanismes de contrôle efficaces ne seront pas mis en place. Cette remise en question fondamentale interroge l’avenir des efforts de pacification en République centrafricaine et la nécessité de repenser complètement l’approche diplomatique avec les groupes armés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Les jeux de table pour les joueurs expérimentés

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Les jeux de société attirent depuis longtemps les fans de stratégie et de mathématiques. À la différence des jeux de hasard, ils permettent de contrôler et demandent des compétences. Pour les joueurs expérimentés, certains jeux peuvent rapporter plus d’argent que d’autres s’ils sont joués avec intelligence et sérieux.

La rentabilité dans les jeux de table

La rentabilité ne se calcule pas seulement en termes de profits immédiats. Elle repose sur la gestion du budget, du temps et des émotions. Plusieurs sites en ligne, comme ceux sur l’application 1xbet apk est disponible, permettant de tester différents jeux de table et d’en observer le fonctionnement. Comprendre la logique des jeux améliore les scores.

Un jeu de table est lucratif avec des décisions réfléchies, pas aléatoires. Les joueurs expérimentés étudient les probabilités pour ajuster leur jeu. Ils savent aussi prendre le temps de bâtir la rentabilité. Enfin, patience et persévérance sont de mise. Même les jeux favorables peuvent être coûteux si on est impulsif. La patience est la clé du succès.

Le blackjack

Le blackjack est l’un des jeux de table préférés des joueurs expérimentés. Il mêle hasard et logique. Le secret est la stratégie de base, un ensemble de règles simples pour minimiser l’avantage de la maison. Les pros ne jouent pas à l’instinct. Ils apprennent par cœur les probabilités et calculent les meilleurs coups en fonction de la carte du croupier.

Cette technique peut faire d’un jeu de hasard un jeu plus contrôlé, mais le blackjack exige de la concentration et du contrôle. Les erreurs d’émotion ou de mise trop forte peuvent ruiner les gains. Jouer intelligemment et ne pas s’emballer sont les clés pour être gagnant.

Les jeux de table pour les joueurs expérimentés

Le poker comme un classique intemporel

Le poker est plus qu’un simple jeu. C’est un jeu qui demande de la stratégie, de la patience et de comprendre les autres, en plus des cartes. Le poker, à la différence d’autres jeux, valorise les compétences sur le long terme plutôt que la chance. Les experts le savent, chaque jeu fait partie du puzzle.

Ils perdent sans se décourager et gagnent sans fanfaronner. Ils sont efficaces grâce au bon moment, à la compréhension des adversaires et à la gestion de leurs émotions. Voici quelques éléments essentiels qui influencent la réussite au poker :

  • Une écoute active du comportement des autres joueurs.
  • Une bonne gestion du capital et des mises.
  • La capacité à ne pas prendre de décisions hâtives.
  • L’étude des probabilités avant chaque coup majeur.

La roulette et le baccarat

Le baccarat et la roulette sont des jeux basés sur la chance, cependant, l’utilisation d’une stratégie peut influencer le résultat. Ces jeux n’offrent pas la possibilité de tricher ou de mémoriser, mais une bonne gestion de vos mises contribue à minimiser vos pertes et à maximiser votre temps de jeu. Dans le baccarat, les joueurs expérimentés optent pour des tactiques simples, telles que miser sur le banquier, qui offre un avantage supérieur.

À la roulette, certains joueurs adoptent des stratégies pour gérer leurs fonds tout en évitant les risques excessifs. Il n’est pas aisé de faire de l’argent dans ces jeux. Elle découle de la résolution et du soin. Celui qui sait bien gérer ses finances et ses émotions a la possibilité de jouer plus longtemps et d’apprécier une expérience plaisante.

La clé d’un jeu responsable

Il est impossible de gagner à un jeu de table sans une bonne gestion du capital. Les joueurs d’élite définissent des limites précises avant de commencer et respectent strictement ces règles. Ils considèrent chaque session comme un investissement en temps et en argent, plutôt que comme une quête de profit. Il est tout aussi essentiel de maîtriser ses émotions. Des actions impulsives peuvent survenir lors de moments de colère.

Savoir s’arrêter au bon moment préserve le joueur d’une perte superflue et rend le jeu plus agréable. Adopter une approche responsable demeure la stratégie la plus efficace. Les jeux de société doivent être une source de plaisir plutôt qu’une source de stress. La rentabilité se résume à plaisir, prudence et stratégie.

Conclusion

Les jeux de table les plus rentables sont ceux où la connaissance prime sur la chance. Le blackjack, le poker, la roulette et le baccarat nécessitent tous de la patience, de la logique et de la discipline, bien que les probabilités de gain diffèrent. En étant expérimenté, en apprenant, en respectant les règles, on gagne plus d’argent.

Les experts savent que la chance ne fait pas tout. Ce qu’ils décident et comment ils agissent influencent le résultat. En gros, les jeux de société apprennent à réfléchir et à se contrôler, à condition de jouer de manière responsable.

 

 

 

Bangui : la police saisit une cargaison de Tramadol escortée par un policier de l’OCLAD.  Le directeur tente de faire libérer son agent pris en flagrant délit, mais en vain

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Bangui : la police saisit une cargaison de Tramadol escortée par un policier de l’OCLAD.  Le directeur tente de faire libérer son agent pris en flagrant délit, mais en vain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/07/pickup-police-nationale-CNS-en-patrouille-micka.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : la police saisit une cargaison de Tramadol escortée par un policier de l’OCLAD. Le directeur tente de faire libérer son agent pris en flagrant délit, mais en vain
pickup-police-nationale-CNS-en-patrouille-micka – Centrafrique : un chef d’antenne de l’OCRB tué dans un accident à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une saisie spectaculaire de drogues de synthèse a eu lieu la semaine dernière à Bangui. Un convoi transportant des cartons de Tramadol a été intercepté par l’unité de police FICU alors qu’il se dirigeait vers le marché Mamadou Mbaïki, communément appelé KM5. Le plus scandaleux : un policier de l’OCLAD, l’Office Centrafricain de Lutte Anti-Drogues, escortait le convoi sur ordre de son directeur, le général Sim Joaki Danigoumandji surnommé général des taxi-motos.

 

 

En effet, la semaine dernière, un véhicule suspect est signalé à l’unité FICU. Le véhicule quitte le centre-ville pour le marché PK5. En réalité, il s’agit d’un convoi de deux véhicules : un taxi en tête et un minibus derrière. À bord du taxi, un policier. Un policier qui travaille à l’OCLAD, l’office de lutte anti-drogues. Le minibus suit derrière.

 

Le convoi, qui  a quitté les abords de la rivière Oubangui, a été  signalé très rapidement au service FICU. Une dizaine de policiers de la FICU montent dans leur véhicule et prennent en chasse le convoi. Ils arrivent à leur niveau sur l’avenue Boganda proche du KM5 et arrêtent les deux véhicules.

 

Quand ils inspectent le minibus, ils découvrent très vite et visibles des cartons. Des cartons de Tramadol. Il y en a plein. Dans le taxi également, il y en a. Mais à bord du taxi, il y a un policier de l’OCLAD.

 

Les policiers de la FICU demandent à ce policier ce qu’il fait là. Le policier répond que c’est son chef qui lui a ordonné de venir escorter ce convoi.

 

Immédiatement, le taxi et le minibus sont reconduits au commissariat central par les policiers de la FICU. Quand ils arrivent au commissariat, ils fouillent à nouveau. Ils trouvent des paquets de Tramadol. C’est du trafic de drogue.

 

Sur place, le commandant de la FICU est contacté. Il ordonne à ses policiers de garder les deux véhicules au commissariat central pour nécessité d’enquête. Le policier de l’OCLAD est placé en garde à vue. La femme qui organisait le trafic, une Congolaise, est également placée en garde à vue.

 

Puis, le directeur de l’OCLAD, le général Sim Joakim Danigoumandji  tente d’appeler pour faire libérer son policier et la femme congolaise. Il essaie de persuader ses collègues. Il veut que le véhicule soit libéré. Mais en vain. Le véhicule reste bloqué au commissariat central. Le policier reste en garde à vue. La Congolaise également.

 

On ne sait pas ce qui va se passer maintenant. Vont-ils étouffer l’affaire ? Vont-ils la porter devant le tribunal ? Personne ne sait.

 

Imaginez. Tu es directeur de la lutte anti-drogues. Mais c’est toi qui favorises l’arrivée des drogues. C’est toi qui ordonnes à tes éléments d’escorter des drogues. C’est terrible. C’est un crime. Si la justice fait son travail correctement, c’est la prison. Et pas un an. Dix ans. Vingt ans.

 

La dame congolaise n’en est pas à son premier coup. Comme nous l’avons dit déjà dans nos précédents articles sur CNC, elle est protégée par le commandant Yarkokpa de la garde présidentielle. Cette Congolaise fait ce trafic de Tramadol depuis plusieurs années. Elle est protégée par le commandant Yarkokpa. Et maintenant, elle tente de passer par la couverture du directeur de l’OCLAD. Mais ça tombe mal.

 

Vont-ils étouffer l’affaire ou vont-ils passer devant le tribunal ? Notre équipe suit cette affaire de près pour la suite.

 

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Sam-Ouandja : comment Hassan Bouba a piégé Wagner pour le compte du Tchad – Exclusivité sur la bataille qui a coûté la vie à 7 Russes et 17 rebelles tchadiens

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Sam-Ouandja : comment Hassan Bouba a piégé Wagner pour le compte du Tchad – Exclusivité sur la bataille qui a coûté la vie à 7 Russes et 17 rebelles tchadiens

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/image-de-propagande-wagner_500.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'image de propagande de Wagner à Sam-Ouandja
L’image de propagande de Wagner à Sam-Ouandja

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La vérité totalement cachée derrière l’opération militaire de Sam-Ouandja contre les rebelles tchadiens vient d’être découverte par la rédaction du CNC, et elle est encore plus grave que ce que nous avions publié initialement. Cette opération n’était pas une victoire des FACA contre la LRA comme le prétend la propagande de Wagner relayée par le régime Touadéra. C’était une bataille sanglante entre les Mercenaires russes et des rebelles tchadiens, provoquée par une manipulation des services de renseignement tchadiens utilisant Hassan Bouba comme pion.

 

 

Selon des informations exclusives obtenues par la rédaction de Corbo News Centrafrique auprès de sources fiables sur le terrain, voici ce qui s’est réellement passé à Sam-Ouandja.

 

Depuis 2022, les mercenaires russes du groupe  Wagner entretiennent de bonnes relations avec les rebelles tchadiens basés vers Sam-Ouandja, ainsi qu’avec les rebelles de la LRA. Ces bonnes relations ne sont pas un secret pour ceux qui connaissent la région. Wagner ravitaille ces rebelles. Wagner les forme. Wagner les utilise pour ses propres objectifs stratégiques dans la région frontalière entre la Centrafrique, le Tchad et le Soudan.

 

Mais récemment, le chef des mercenaires russes dans cette zone, celui qui entretenait ces bonnes relations avec les rebelles tchadiens et la LRA, a été muté. Son remplaçant est arrivé. Et ce nouveau chef russe n’a pas encore établi de relations avec ces rebelles. Il ne les connaît pas. Il ne sait pas qui ils sont. Il ne sait pas que Wagner travaille avec eux depuis des années.

 

Pendant ce temps, au Tchad, le service de renseignement tchadien, l’Agence Nationale de Sécurité (ANS), a mené des enquêtes pendant des années. Ils ont finalement identifié qu’il y a effectivement des rebelles tchadiens dans le coin de Sam-Ouandja. Ces rebelles représentent une menace pour le régime tchadien. Ils veulent les éliminer.

 

Mais comment faire ? Ces rebelles sont sur le territoire centrafricain. Le Tchad ne peut pas officiellement mener une opération militaire en Centrafrique. Il faut trouver un moyen indirect de les frapper.

Dimitri Sitiy, chef du groupe Wagner en Centrafrique à gauche, et Hassan Bouba, ministre de l'élevage et de la santé animale à droite, dans une image amoureuse
Dimitri Sitiy à gauche, et Hassan Bouba, à droite, dans une image amoureuse

 

C’est là qu’intervient Hassan Bouba. Tout le monde sait qui est Hassan Bouba. C’est un Tchadien venu en Centrafrique il y a quelques années. Il a créé la rébellion de l’UPC. Il a été nommé au gouvernement centrafricain. Mais il reste toujours agent secret, agent de renseignement du Tchad. Ce n’est un secret pour personne. Hassan Bouba est le pion que les services de renseignement tchadiens utilisent régulièrement en Centrafrique pour des informations secrète.

 

Donc, les services de renseignement tchadiens ont contacté Hassan Bouba. Ils lui ont dit qu’ils ont localisé des rebelles tchadiens dans tel coin, à Sam-Ouandja. Et ils lui ont demandé de manipuler les Russes pour qu’ils attaquent ces positions.

 

Comment ? En leur faisant croire que ce ne sont pas des rebelles tchadiens, mais des rebelles de la LRA. Hassan Bouba ajoute que la LRA de Joseph Kony est une menace sérieuse, non seulement pour Touadera, mais également pour les russes. Hassan Bouba veut faire croire aux Wagner que les positions des rebelles tchadiens à Sam Ouandja sont des positions de la LRA, et donc il faut absolument attaquées.

 

Hassan Bouba a donc discrètement parler de cette cache tchadienne à son mari Dimitri Sitiy, le chef des mercenaires russes en Centrafrique. Hassan Bouba est en couple avec Dimitri Sitiy depuis des années. Ils travaillent ensemble depuis longtemps. Hassan Bouba a dit à Dimitri Sitiy que des rebelles de la LRA se trouvent à tel endroit vers Sam-Ouandja, et que c’est une menace pour le régime.

 

Dimitri Sitiy, informé par Hassan Bouba en qui il a confiance, a immédiatement donné l’ordre aux mercenaires russes dans la localité de Sam-Ouandja d’attaquer la position des rebelles de la LRA.

 

Mais ce n’étaient pas des rebelles de la LRA. C’étaient des rebelles tchadiens. Des rebelles que Wagner connaissait bien, qu’ils ravitaillaient depuis des années, avec qui ils entretenaient de bonnes relations. Mais le nouveau chef russe sur place ne le savait pas. Il a reçu l’ordre d’attaquer, et il a attaqué.

 

L’attaque a été terrible. C’était une vraie bataille. Les rebelles tchadiens, qui se sont retrouvés attaqués par leurs anciens alliés russes sans comprendre pourquoi, ont riposté violemment. Au moins sept mercenaires russes ont été tués. Dix-sept rebelles tchadiens ont été tués également. C’était un carnage.

 

Voilà la vérité sur Sam-Ouandja. Ce n’était pas une opération des FACA. Ce n’était pas une victoire contre la LRA. C’était une bataille entre Wagner et des rebelles tchadiens, provoquée par une manipulation des services de renseignement tchadiens qui ont utilisé leur pion Hassan Bouba pour tromper Dimitri Sitiy.

 

Les soldats FACA n’ont rien à voir avec cette opération. Ils n’ont même pas poussé un centimètre sur le terrain. Ils n’ont même pas agi. Ils ne savent même pas ce qui s’est passé. Ils ont appris l’attaque sur les réseaux sociaux comme tout le monde. Ils ont lu qu’il y avait eu une opération des FACA qui ont attaqué les positions de la LRA, et ils étaient surpris parce qu’ils n’étaient même pas informés.

 

Ce sont les mercenaires russes, trompés par Hassan Bouba, qui ont mené cette bataille contre les rebelles tchadiens. Sous la commande indirecte du service de renseignement tchadien qui a manipulé toute l’opération.

 

Cette révélation change complètement la compréhension de ce qui s’est passé à Sam-Ouandja. Ce n’est pas une victoire militaire du régime centrafricain. C’est une manipulation réussie des services de renseignement tchadiens qui ont réussi à faire tuer leurs propres rebelles par les mercenaires russes sans que personne ne comprenne ce qui se passait.

 

Hassan Bouba a joué son rôle à la perfection. Il a utilisé sa relation de confiance avec Dimitri Siti pour lui faire croire que les rebelles tchadiens étaient des rebelles de la LRA. Dimitri Siti, qui ne connaissait pas la situation sur le terrain à Sam-Ouandja, a cru Hassan Bouba et a donné l’ordre d’attaquer. Le nouveau chef russe sur place, qui ne savait pas que Wagner entretenait de bonnes relations avec ces rebelles tchadiens, a exécuté l’ordre. Et le résultat a été un massacre : 7 Russes morts, 17 Tchadiens morts.

 

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Ngarba : le Tchad arrête Al Habo, le chef de gang qui terrorisait le Bamingui-Bangoran depuis des années

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Ngarba : le Tchad arrête Al Habo, le chef de gang qui terrorisait le Bamingui-Bangoran depuis des années

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/des-militaires-tchadiens.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ngarba : le Tchad arrête Al Habo, le chef de gang qui terrorisait le Bamingui-Bangoran depuis des annéesLa face cachée du sourire diplomatique : Wagner prépare une tempête au Tchad
des militaires tchadiens – en patrouille

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des arrestations qui peuvent soulager toute une région. Justement, l’arrestation d’Al Habo en fait partie. Ce chef de gang tchadien qui terrorisait le Bamingui-Bangoran et la Vakaga depuis des années vient d’être capturé par les forces tchadiennes à Ngarba, au Tchad, près de la frontière centrafricaine.

 

 

Le redoutable criminel tchadien Al Habo n’est pas n’importe qui. Ce chef de gang tchadien est connu de tous les habitants du Bamingui-Bangoran et de la Vakaga. Depuis des années, il terrorise la région. Braquages. Enlèvements. Meurtres. Racket. Tout y passe.

 

L’homme est basé au Tchad. Il vit à Ngarba, une ville tchadienne proche de la frontière centrafricaine. Mais il envoie régulièrement ses hommes commettre des crimes en Centrafrique. Sur tous les axes du nord. L’axe Ngarba-Ndélé. L’axe Ouanda-Djallé. L’axe Miamani. Partout où passent des véhicules, des commerçants, des voyageurs, les hommes d’Al Kamout attaquent.

 

Ils bloquent les routes. Ils braquent les véhicules. Ils kidnappent les gens pour demander des rançons. Et quand les gens ne peuvent pas payer, ils tuent. C’est aussi simple que ça. Al Habo dirige son gang depuis le Tchad. Il ne vient presque jamais lui-même en Centrafrique. Il envoie ses hommes. Et après chaque opération, les bandits retournent au Tchad où ils sont en sécurité.

 

Il y a quelques jours à peine, Al Habo a encore frappé. Il a envoyé cinq de ses hommes attaquer un campement d’éleveurs arabes situé à 12 kilomètres de Ndélé. Les bandits sont arrivés au campement. Ils ont encerclé les éleveurs. Et ils leur ont dit qu’ils devaient payer 600 000 francs CFA. Immédiatement.

 

Les éleveurs ont expliqué qu’ils n’avaient pas 600 000 francs sur eux. Mais qu’ils pouvaient envoyer quelqu’un à leur patron qui était à Ndélé. Si le patron leur envoyait l’argent, ils paieraient. Les bandits ont accepté. Ils ont dit qu’ils allaient attendre.

 

Un des éleveurs est parti à Ndélé. Il a trouvé le patron. Il lui a expliqué la situation. Le patron a immédiatement compris qu’il fallait agir vite. Il n’a pas cherché l’argent. Il est allé voir les Mercenaires russes basés à Ndélé. Il leur a expliqué que des braqueurs avaient encerclé ses éleveurs. Que ses hommes étaient en danger. Et il a demandé s’ils pouvaient intervenir.

 

Les mercenaires russes ont accepté. Ils ont pris leurs armes. Ils sont montés sur leurs motos. Et ils sont partis vers le campement. Arrivés près du campement, ils ont laissé le patron des éleveurs avancer seul. Pour faire croire aux bandits que c’était juste lui qui arrivait avec l’argent.

 

Les bandits ont vu le patron s’approcher. Ils sont sortis de leurs cachettes pour aller discuter avec lui. Et à ce moment-là, les mercenaires russes ont ouvert le feu. Ils ont tué trois bandits sur place. Un quatrième a été blessé au ventre mais il a réussi à s’enfuir. Le cinquième s’est également échappé.

 

C’est ça, le mode opératoire d’Al Habo. Il envoie ses hommes. Ils attaquent. Ils kidnappent. Ils demandent des rançons. Et souvent, ils tuent. Tout ça depuis le Tchad. En toute impunité. Parce qu’après chaque attaque, les bandits retournent au Tchad où personne ne les inquiète.

 

Al Habo avait même promis récemment qu’il allait intensifier ses attaques pendant cette saison sèche. Il voulait profiter du fait que les routes deviennent praticables pour multiplier les braquages. Il voulait terroriser encore plus la population.

 

Mais voilà qu’il vient de se faire arrêter. Et son arrestation est presque comique tellement elle est rocambolesque.

 

Al Habo était parti au Soudan. Au Soudan du Nord. Pour acheter des armes. Un stock important d’armes. Il voulait armer davantage son gang. Pour pouvoir faire encore plus de dégâts. Encore plus d’attaques. Encore plus de braquages.

 

Il a acheté les armes au Soudan. Et il a décidé de les ramener par voie fluviale. Il a chargé les armes dans deux pirogues. Il a tout caché sous des bâches. Pour que personne ne voie ce qu’il transportait. Et il a commencé la traversée.

 

Mais des pêcheurs l’ont repéré. Ces pêcheurs connaissaient très bien Al Habo. Ils savaient qui il était. Ils savaient ce qu’il faisait. Et quand ils ont vu ces deux pirogues avec des bâches, ils ont tout de suite compris qu’il transportait des armes.

 

Alors les pêcheurs ont alerté les forces de défense tchadiennes. Ils ont prévenu l’armée. Ils ont dit qu’Al Habo était en train de transporter un gros stock d’armes dans deux pirogues.

 

Les militaires tchadiens ont réagi rapidement. Ils ont préparé une embuscade. Ils se sont positionnés sur la route que devait emprunter Al Kamout. Et ils ont attendu.

 

Quand Al Kamout est arrivé avec ses deux pirogues, les militaires sont sortis. Ils ont voulu l’arrêter. Mais Al Kamout a réussi à fuir. Il a abandonné ses deux complices. Il a abandonné ses deux pirogues pleines d’armes. Et il s’est échappé.

 

Les militaires tchadiens ont capturé les deux complices. Ils ont saisi les deux pirogues et tout le stock d’armes. Et ils ont interrogé les deux complices. Ils leur ont demandé à qui appartenait cette cargaison d’armes. Les deux complices ont immédiatement pointé du doigt Al Habo. Ils ont dit que c’était leur chef. Que c’était lui qui avait acheté ces armes au Soudan. Que c’était lui qui les transportait.

 

Les militaires tchadiens ont alors décidé de lancer une chasse à l’homme pour capturer Al Habo. Ils ont demandé aux pêcheurs de surveiller. De les prévenir s’ils voyaient Al Habo  quelque part. Les pêcheurs ont accepté.

 

Al Habo s’était réfugié sur une petite île. Il se cachait là. Il attendait que les choses se calment pour pouvoir repartir. Mais il était coincé. Il ne pouvait pas traverser sans l’aide d’un pêcheur.

 

Le lendemain de l’embuscade, Al Habo  s’est présenté de nuit chez un pêcheur. Il lui a demandé de le faire traverser. Immédiatement. Le pêcheur a regardé dehors. Il faisait nuit noire. Alors il a dit à Al Habo  qu’il était trop dangereux de traverser maintenant. Qu’il valait mieux attendre le jour. Que dès que le soleil se lèverait, il le ferait traverser sans problème.

 

Al Habo  a accepté. Il a trouvé la proposition raisonnable. Alors il est allé dormir. Tranquillement. En pensant qu’au matin, il pourrait traverser et s’échapper.

 

Mais pendant ce temps, le pêcheur a alerté les militaires tchadiens. Il leur a dit qu’Al Habo était chez lui. Qu’il dormait. Et qu’il voulait traverser au matin. Les militaires ont préparé leur intervention. Ils ont attendu le lever du jour.

 

Au matin, les militaires tchadiens sont arrivés en nombre. Ils ont bouclé la zone. Ils ont encerclé la maison du pêcheur. Et ils ont mis la main sur Al Habo. Le chef de gang ne pouvait plus s’échapper. Il était pris.

 

L’arrestation d’Al Habo est une bonne nouvelle pour toute la région du nord de la Centrafrique. Cet homme a terrorisé les populations pendant des années. Il a commis des dizaines de braquages. Des dizaines d’enlèvements. Il a tué des gens. Il a ruiné des familles. Et il opérait en toute impunité depuis le Tchad.

 

Moïse Banafio

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Le chef d’État-major du MPC, Djido Ali, soudanais, transformé en centrafricain natif de Boda par  Al-Qatim. Voilà comment ce chef rebelle  pense que tout le monde est idiot en Centrafrique

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Le chef d’État-major du MPC, Djido Ali, soudanais, transformé en centrafricain natif de Boda par  Al-Qatim. Voilà comment ce chef rebelle  pense que tout le monde est idiot en Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/general-djido-ali-le-rebelle-soudanais-nomme-chef-d-etat-major-du-mpc-par-al-khatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le chef d’État-major du MPC, Djido Ali, soudanais, transformé en centrafricain natif de Boda par Al-Qatim. Voilà comment ce chef rebelle pense que tout le monde est idiot en Centrafrique
Général Djido Ali, le rebelle soudanais nommé chef d’État-major du MPC par Al-Khatim

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Al-Qatim Mahamat vient de mentir d’une manière pathétique. Vraiment pathétique. Le genre de mensonge qui dépasse la simple honte. Parce que la honte, ce mot-là ne suffit même pas pour décrire ce que cet homme vient de faire. Il faudrait inventer un nouveau mot. Un mot plus fort que la honte.

 

 

Al-Qatim dit que Djido Ali, son nouveau chef d’État-major  est natif de Boda. C’est ce qu’il écrit dans son message adressé à la rédaction du CNC. Le général Djido Ali est centrafricain de sang. Natif de la ville de Boda dans la préfecture de la Lobaye. Voilà ce qu’il ose écrire. Sans rougir. Sans même réaliser à quel point c’est ridicule.

 

Djido Ali est connu de tous les habitants de Markounda. De Kouki. De toute la région. C’est un rebelle soudanais. Il commande des combattants soudanais. Il parle arabe. Il ne parle même pas le sango. Et Al-Qatim vient nous dire qu’il est natif de Boda. Qu’il est centrafricain de sang.

 

Si Djido Ali est vraiment natif de Boda, alors qu’Al-Qatim nous donne ses parents. Qu’il nous donne le nom de son père. Le nom de sa mère. Le nom de son village exact à Boda. Le nom de ses frères et sœurs. Le nom de ses oncles et tantes. Qu’il nous donne des preuves. Des documents. Des témoignages de gens qui l’ont connu enfant à Boda.

 

Mais bien sûr, il ne peut pas. Parce que Djido Ali n’est pas de Boda. Il n’est même jamais allé à Boda. Il est soudanais. Point final.

 

Et puis, si Al-Qatim dit qu’il n’y a pas de rebelles soudanais dans son mouvement, qu’il explique quelque chose. Il y a quelques jours, quand les rebelles FSR ont pris une ville au Soudan, les combattants du MPC à Markounda ont célébré toute la nuit. Ils ont tiré en l’air. Ils ont dansé. Ils ont crié de joie. Il y a des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux. Tout le monde les a vues.

 

Pourquoi des Centrafricains célébreraient-ils la prise d’une ville soudanaise par des rebelles soudanais ? Pourquoi tireraient-ils en l’air de joie ? Pourquoi danseraient-ils ? Ça n’a aucun sens. À moins que ces combattants ne soient eux-mêmes soudanais. À moins qu’ils ne soient eux-mêmes membres ou sympathisants des FSR. À moins qu’ils ne célèbrent la victoire de leurs frères au Soudan.

 

Qu’Al-Qatim explique ça d’abord. Et ensuite, on pourra discuter.

 

Mais non. Au lieu d’expliquer, Al-Qatim préfère mentir. Il préfère nier l’évidence. Il préfère nous menacer. Il dit qu’il va saisir le procureur du Tchad. Qu’il a des preuves. Qu’il va nous poursuivre.

 

Qu’il le fasse. On attend. On a l’habitude des menaces. On a l’habitude des intimidations. Ça ne marche pas avec Corbeau News Centrafrique. Jamais.

 

Al-Qatim pense qu’on est comme les autres médias centrafricains. Ceux qui sont basés à Bangui. Ceux qui n’ont pas de correspondants dans les provinces. Ceux qui publient ce qu’on leur donne sans vérifier. Ceux qu’on peut facilement manipuler. Ceux qu’on peut intimider.

 

Mais il se trompe. Corbeau News Centrafrique a des correspondants partout. Dans toutes les provinces. Dans toutes les villes. Dans tous les villages. On connaît qui est qui. On sait qui fait quoi. Et quand on publie quelque chose, c’est après vérification. Toujours.

 

Avant de publier l’information sur Djido Ali, on a vérifié. On a parlé à des habitants de Markounda. On a parlé à des habitants de Kouki. On a parlé à des gens qui connaissent Djido Ali depuis des années. Et tous disent la même chose : Djido Ali est soudanais.

 

Alors Al-Qatim peut dire ce qu’il veut. Il peut nier autant qu’il veut. Il peut mentir autant qu’il veut. Ça ne changera rien. La vérité reste la vérité.

 

Et puis, il y a autre chose. Dans son message, Al-Qatim dit qu’on a été manipulés par deux ou trois individus mal intentionnés. Que ces gens veulent saboter le processus de paix entre le gouvernement et le MPC. Que le Tchad est garant de ce processus. Que notre publication met en danger la stabilité de la région.

 

C’est drôle. Parce qu’Al-Qatim oublie de mentionner quelque chose. Son mouvement n’existe plus. Il n’y a presque plus personne. Tous ses combattants sont partis. Certains sont retournés au Tchad. D’autres ont rejoint l’UPC. D’autres font du commerce. D’autres travaillent sur les chantiers miniers. Il ne reste plus grand monde avec Al-Qatim.

 

Et comme preuve, ce vendredi, Al-Qatim a envoyé une note à tous ses anciens combattants. Une note pour leur ordonner de revenir. De regagner le mouvement. Sinon, ils vont voir. Sinon, il va les livrer au groupe Wagner. C’est ça qu’il a dit. C’est ça qu’il a écrit dans sa note.

 

Les ex-combattants du MPC sont paniqués. Certains fuient pour retourner au Soudan. D’autres quittent la zone. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils savent qu’Al-Qatim est capable de tout. Y compris de les livrer à Wagner.

 

Voilà la réalité du MPC. Un mouvement qui n’existe plus. Un chef qui menace ses propres combattants. Un homme qui ment pour sauver la face.

 

Al-Qatim dit qu’on a été manipulés. Qu’on n’a pas vérifié nos informations. Qu’on a publié de fausses nouvelles. Mais c’est lui qui ment. C’est lui qui manipule. C’est lui qui essaie de sauver ce qui reste de sa réputation.

 

Il dit qu’il va saisir le procureur du Tchad. Qu’il a des preuves. Qu’il va nous envoyer une copie de sa plainte. Qu’on verra.

 

On attend. Avec impatience. Parce qu’on aimerait bien voir quelles preuves Al-Qatim peut présenter pour prouver que Djido Ali est natif de Boda. Ça va être intéressant.

 

Et puis, Al-Qatim devrait faire attention. Parce qu’il n’est pas en position de menacer qui que ce soit. Il est lui-même recherché par la Cour Pénale Internationale. Pour crimes de guerre. Pour crimes contre l’humanité. Pour toutes les exactions que son mouvement a commises en Centrafrique.

 

Il s’est allié avec Wagner. Il a participé à des massacres. Il a tué des civils. Il a brûlé des villages. Et maintenant, il nous menace de poursuites judiciaires. C’est risible.

 

Le Tchad peut même l’arrêter. Pour ce qu’il fait. Pour ce qu’il a fait. Pour ses crimes. Alors qu’il arrête de jouer les victimes. Qu’il arrête de mentir. Qu’il arrête de nous menacer.

 

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