Plus de 350 jeunes Centrafricains escroqués dans une vaste fraude au DDR à Bangui. Environ 60 millions emportés par les escrocs

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une véritable arnaque aux allures de trafic mafieux a été démantelée par la gendarmerie dans le quatrième arrondissement de Bangui. Plus de 350 hommes, la tête rasée, ont été retrouvés entassés dans une concession, victimes d’un système de fraude promettant leur intégration dans les Forces armées centrafricaines en échange de 200 000 francs CFA. L’affaire implique un ancien cadre de la milice anti-balaka et des mercenaires russes, démontrant une fois de plus l’ampleur de la corruption qui gangrène les institutions du pays.
La découverte a eu lieu ce mercredi 5 novembre 2025 dans la concession de M. Ange, située derrière le quartier Kagamoungoulou, à la sortie nord de la capitale. Cet homme n’est pas un inconnu des milieux des groupes armés : ancien coordinateur sous-préfectoral de la milice anti-balaka de Kouango, il entretient des relations privilégiées avec les mercenaires russes qui fréquentent régulièrement son domicile, y prennent leurs repas et mènent avec lui des activités dont la nature exacte reste à éclaircir.
C’est dans cette propriété que des centaines d’hommes, tous le crâne rasé, se trouvaient regroupés dans des conditions de promiscuité extrême. La concession débordait littéralement de monde, certains attendant à l’intérieur, d’autres patientant dehors faute d’espace. Chacun de ces hommes avait versé la somme de 200 000 francs CFA, convaincus qu’ils allaient bénéficier du programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration et être intégrés dans l’armée nationale.
En effet, l’affaire a éclaté grâce à la vigilance du coordinateur national de la milice anti-balaka. Alerté par la situation inhabituelle dans le quartier Kagamoungoulou, il a immédiatement contacté l’unité DDR pour s’enquérir de cette opération d’envergure. La réponse des responsables du DDR a été sans équivoque : ils n’étaient au courant de rien. Aucune opération officielle d’intégration n’était en cours dans cette zone.
Joint au téléphone, le chargé des relations avec les quatorze groupes armés a ordonné l’envoi immédiat d’une équipe de gendarmes sur place pour vérifier les informations. Les forces de l’ordre sont arrivées au moment où l’opération frauduleuse battait son plein. Une partie des victimes se trouvait encore dans la concession de M. Ange, tandis que d’autres étaient déjà en cours de transport vers Nzila, destination prévue dans l’enceinte de la Jeunesse Pionnière Nationale.
Le cynisme des organisateurs de cette fraude ne s’arrêtait pas au versement initial des 200 000 francs CFA. Le colonel des FACA chargé de transporter les victimes vers leur destination finale a exigé un paiement supplémentaire de 1000 francs CFA par personne, prétextant l’achat de carburant. C’est précisément lors de cette collecte additionnelle que les gendarmes ont fait irruption, surprenant les escrocs en pleine opération.
Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations. L’épouse de M. Ange, présente sur les lieux, a été interpellée. Le colonel complice a également été arrêté. Quant à M. Ange lui-même, il a pris la fuite.
Les révélations les plus inquiétantes concernent l’étendue du réseau impliqué dans cette fraude. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, des officiers de l’état-major des FACA sont directement impliqués dans le montage de cette arnaque. Plus inquiétant encore, des mercenaires russes ont participé à la manipulation de ces hommes désespérés.
Les liens étroits entre M. Ange et les mercenaires russes ne sont un secret pour personne dans les milieux informés de Bangui. Toutefois, cette affaire montre que même au sein de la force russe présente en Centrafrique, il existe des divisions. Certains éléments auraient soutenu l’opération frauduleuse, tandis que d’autres s’y seraient opposés, créant des tensions internes dont l’ampleur reste difficile à évaluer.
Cette affaire prend une dimension encore plus scandaleuse quand on la replace dans le contexte général du programme DDR en République centrafricaine. Des centaines d’anciens combattants des groupes armés ont légalement déposé leurs armes et dissous leurs mouvements, conformément aux accords de paix. Ces hommes attendent depuis des années leur intégration dans les forces armées nationales, une promesse formelle qui leur a été faite et qui n’a jamais été tenue jusqu’à ce jour.
Le président de la République aurait même donné l’ordre à l’état-major de procéder à l’incorporation de ces ex-combattants, mais jusqu’à ce jour, rien ne s’est concrétisé. Ces officiers et sous-officiers des groupes armés qui ont respecté leur engagement restent dans un vide juridique et professionnel, abandonnés par un État qui refuse d’honorer sa parole.
Pendant ce temps, dans une confusion totale, d’autres personnes sont bel et bien intégrées ou envoyées en formation. Quarante éléments du 3R et de l’UPC ont été acheminés vers le Maroc pour y recevoir une formation militaire. Comment expliquer cette sélectivité ? Sur quels critères se base-t-on pour choisir qui sera intégré et qui restera en marge ? Ces questions, personne ne semble en mesure d’y répondre.
Cette affaire de fraude massive n’est que la manifestation visible d’un dysfonctionnement profond des institutions centrafricaines. Le vol, les détournements de fonds et les réseaux mafieux prolifèrent dans une impunité totale. Chaque jour apporte son lot de scandales, et pourtant, aucune sanction réelle n’est jamais appliquée. Les responsables, qu’ils soient civils ou militaires, continuent leurs activités en toute liberté.
Ainsi, la République centrafricaine s’enfonce jour après jour dans un gouffre où règnent l’anarchie, la corruption et l’impunité. Cette nouvelle affaire, aussi grave soit-elle, risque de connaître le même sort que les précédentes : quelques jours d’émoi, puis l’oubli, sans qu’aucun responsable ne soit véritablement inquiété. Jusqu’à quand le pays pourra-t-il supporter ce délitement de ses institutions et cette prédation généralisée ?
Anselme Mbata



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
