Centrafrique : les conseillers de Dologuélé alertent la communauté internationale sur une dérive du processus électoral

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une lettre adressée aux principaux partenaires internationaux, et signée par des proches conseillers d’Anicet-George Dologuélé, signale un risque de dérive dans le processus électoral centrafricain. Le document évoque des démarches administratives pouvant empêcher l’ancien Premier ministre de participer à la présidentielle de 2025, malgré sa renonciation formelle à toute nationalité étrangère conformément à la Constitution de 2023. Les signataires demandent une réaction rapide des institutions internationales afin de garantir la transparence des décisions liées aux candidatures.
Voici l’intégralité de la lettre ci-dessous :
LETTRE AUX PARTENAIRES INTERNATIONAUX CONCERNANT UNE PROBABLE DANGEUREUSE DERIVE DU PROCESSUS ELECTORAL EN CENTRAFRIQUE
À:
- Monsieur le Président de la République française / Madame la Ministre des Affaires étrangères,
- Monsieur le Secrétaire d’État (ou Secrétaire) aux Affaires étrangères des États-Unis,
- Madame la Présidente de la Commission européenne, Monsieur le Haut Représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité,
- Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine,
- Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,
- Monsieur le Président de la Banque mondiale, Madame la Directrice générale du FMI,
- Madame la Présidente de la Commission de la CEMAC / du Conseil de la CEEAC,
- Monsieur/Madame le/la Représentant(e) du Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme,
- Organisations internationales et ONG partenaires (Amnesty International, Human Rights Watch, International Crisis Group),
- Ambassades accréditées à Bangui.
Objet: Alerte urgente — tentative d’exclusion politique de M. Anicet-George DOLOGUÉLÉ (RCA) — demande d’intervention, de pression diplomatique et de mesures conditionnelles
Excellences, Mesdames, Messieurs,
Nous nous adressons à vous en urgence et avec la plus grande gravité au nom de la démocratie, de l’état de droit et du respect des libertés politiques en République centrafricaine (RCA).
Résumé du cas.
- Anicet-George DOLOGUÉLÉ, ancien Premier ministre, ancien ministre des Finances, dirigeant politique reconnu et député en exercice, est né de parents centrafricains et a longtemps servi la République centrafricaine dans des fonctions d’État et régionales.
Pour se conformer aux dispositions de la Constitution de la VIIᵉ République (30 août 2023) exigeant la nationalité exclusive pour prétendre à la magistrature suprême, M. Dologuélé a formellement renoncé à sa nationalité française. Malgré ce geste de conformité, des autorités et acteurs administratifs de Bangui cherchent à l’écarter de la course présidentielle 2025 par des arguments purement administratifs des interprétations sélectives et futiles du droit de la nationalité.
Notre appréciation.
Au regard des textes (Constitution 2023, Code de la nationalité, conventions, etc.) et des faits avérés — naissance centrafricaine, renonciation à toute nationalité étrangère, absence de décret officiel constatant une perte de nationalité centrafricaine — toute tentative d’invalidation de sa candidature relève d’une instrumentalisation politique des procédures administratives. Un tel acte serait une rupture du pluralisme politique et porterait atteinte aux standards internationaux de gouvernance démocratique pour lesquels vos pays et vos institutions portent une responsabilité morale et politique.
Face à cette situation qui menace la tenue d’Élections libres, inclusives, équitables et crédibles, nous sollicitons solennellement que vous mettiez en œuvre, sans délai, les actions suivantes:
- Déclaration publique conjointe (immédiate) — Exhortez les autorités centrafricaines à garantir l’égalité d’accès aux Élections et à s’abstenir de toute décision administrative visant à empêcher la participation de candidats remplissant les conditions constitutionnelles. Une déclaration forte des grandes démocraties et des institutions multilatérales aura un effet dissuasif immédiat.
- Observation renforcée et demande de transparence — Demandez, à titre d’observateur indépendant, l’accès total et immédiat aux dossiers administratifs et judiciaires relatifs à la nationalité, aux candidatures et à tout arrêté visant la disqualification d’un candidat; demandez la publication intégrale de tout décret ou décision administrative invoquée.
- Missions d’enquête / observation électorale — Soutenez et déployez une mission conjointe d’observation/mission d’évaluation du respect des standards (Union africaine, CEDEAO/ECCAS/CEMAC, ONU, UE) pour garantir l’impartialité du processus.
- Pression diplomatique coordonnée — Engagez, en coordination multilatérale, un canal de dialogue avec les autorités de Bangui pour exiger que toute contestation de candidature soit traitée exclusivement par les voies juridictionnelles compétentes, conformément à la Constitution, et non par simples manœuvres administratives.
Si malgré ces démarches la candidature de M. Dologuéle est invalidée pour des motifs administratifs ou politiques manifestement infondés, nous demandons que la communauté internationale mette en œuvre des mesures restrictives ciblées, comprenant notamment:
- Sanctions individuelles ciblées: gel des avoirs et blocage des comptes bancaires à l’étranger des responsables centrafricains directement impliqués, interdiction de visa pour eux et leurs proches directs sur le territoire des États membres signataires.
- Suspension ou révision conditionnelle de l’aide budgétaire et financière.
- Sanctions économiques ciblées.
- Mesures de suspension de coopération sécuritaire.
- Mesures diplomatiques d’isolement.
Nous sommes conscients que des sanctions peuvent avoir des effets économiques et sociaux sur la population. C’est pourquoi nous privilégions des mesures ciblées visant les responsables, et non des embargos généralisés.
Cependant, l’absence d’action face à un détournement du processus démocratique aurait, à moyen terme, des conséquences encore plus graves: perte de confiance des investisseurs, réduction de l’aide multilatérale, isolement diplomatique, et une crise économique prolongée.
Nous vous demandons, Excellences, Mesdames et Messieurs, de considérer la présente comme un appel solennel et urgent. Le silence des grandes démocraties sera interprété comme une complicité et brisera la confiance dans les valeurs démocratiques dont vous êtes les défenseurs.
Nous proposons immédiatement:
- Une déclaration publique conjointe dans les heures avenir, après reception de ce courrier;
- Un canal diplomatique pour exiger la communication de tout acte administratif relatif à la nationalité et aux candidatures;
- L’activation d’un mécanisme de sanctions graduelles si l’invalidation est confirmée par des motifs arbitraires.
Veuillez agréer, Excellences, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre haute considération.
A T BENGUEWE DAMARAS
Paris le 13 Novembre 2025
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
