ACFPE : le défilé du 1er décembre transformé en business personnel par la directrice Renée Bimbo

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), la préparation du défilé du 1er décembre, journée de la République, est devenue un véritable marché noir interne, dénoncé par le personnel comme une manœuvre de la direction pour en tirer profit. Ce qui devait être une activité institutionnelle est aujourd’hui perçu comme une opération commerciale organisée depuis le bureau de la directrice générale Renée Bimbo.
Selon plusieurs agents, la directrice a confisqué la gestion des tenues du défilé, écartant les délégués du personnel du processus habituellement participatif. Autrefois, les employés choisissaient ensemble les modèles et les couleurs avant la commande. Désormais, seule la directrice décide. Les agents se contentent d’indiquer une couleur générale, tandis que les tissus, les fournisseurs et les prix sont fixés par la direction, sans aucune consultation.
Le système de la mafia traditionnelle, connu dans plusieurs institutions publiques et parapubliques, ou privées, prévoyait que les fournisseurs reversent entre 10 et 15% de ristournes au service des ressources humaines, une pratique officieuse mais répandue. “C’est un business interne, tout le monde le sait, même dans les autres structures publiques, c’est le service RH qui gère ce pourcentage”, explique un agent interrogé par la rédaction du CNC. Mais à l’ACFPE, la directrice aurait voulu s’approprier ces marges pour son propre compte. Plusieurs employés affirment qu’elle a écarté les ressources humaines pour contrôler seule le marché des tenues et encaisser directement les 10 à 20% de bénéfice.
Certains soupçonnent même un réseau personnel autour d’elle : “C’est peut-être elle qui achète les tenues à bas prix par ses proches et les revend à l’agence comme si c’étaient des fournisseurs indépendants ”, rapporte un employé de l’agence contacté par CNC. Les prix pratiqués confirment ces doutes : des habits coûtant 15 000 à 20 000 francs CFA sur le marché sont revendus jusqu’à 140 000 francs à l’agence. “C’est de la pure spéculation interne”, résume un autre cadre.
Cette situation a provoqué un boycott silencieux du défilé par une partie du personnel. Plusieurs employés ont refusé de participer, estimant qu’ils ne pouvaient cautionner un système injuste. Interpellée sur la question lors de la réunion du 23 octobre dernier, la directrice a affirmé que le défilé n’était pas obligatoire, une réponse qui a davantage choqué les agents. Pour eux, cette déclaration prouve son incompétence administrative, car chaque institution reçoit un quota officiel, souvent fixé à cinquante participants. “Si les employés refusent de défiler, elle fera venir ses proches ou les nouveaux recrutés pour combler les rangs”, ironise un agent.
Le défilé du 1er décembre est une tradition en Centrafrique. Toutes les administrations publiques, les entreprises parapubliques, les forces de défense et de sécurité défilent pour célébrer la proclamation de la République. Chaque institution reçoit un quota de participants. Pour l’ACFPE, c’est généralement cinquante personnes.
Normalement, le service des ressources humaines organise la commande des tenues. Le personnel choisit ensemble les modèles et les couleurs. On identifie des fournisseurs. On négocie les prix. Et effectivement, comme dans beaucoup d’institutions publiques, les fournisseurs reversent entre 10 et 15% de ristourne au service RH. C’est une pratique officieuse mais connue de tous.
Mais Renée Bimbo a décidé de changer le système. Elle a écarté le service des ressources humaines. Elle a pris le contrôle total de la commande des tenues. Elle décide seule des modèles, des tissus, des fournisseurs, des prix. Le personnel n’a rien à dire. On leur demande juste de donner une couleur générale, et c’est tout.
Pourquoi ce changement ? Parce que Renée Bimbo veut récupérer les 10 à 20% de ristourne pour elle-même. Elle ne veut pas que le service RH touche cet argent. Elle veut le garder pour son compte personnel.
Plusieurs employés soupçonnent même que Renée Bimbo a monté un système encore plus lucratif. Elle achèterait les tenues à bas prix par l’intermédiaire de ses proches. Ensuite, elle les revendrait à l’agence comme si c’étaient des tenues officielles confectionnées par des fournisseurs externes. Comme ça, elle empoche à la fois la marge sur l’achat des tissus et la ristourne sur la vente des tenues.
Les prix pratiqués confirment ces soupçons. Des tenues qui coûtent normalement entre 15 000 et 20 000 francs CFA sur le marché sont vendues jusqu’à 140 000 francs à l’ACFPE. C’est sept fois le prix normal. Où va la différence ? Dans la poche de Renée Bimbo et de ses complices.
Et maintenant, elle transforme le défilé national en business personnel. Elle utilise une activité institutionnelle pour s’enrichir. Elle arnaque son propre personnel en leur vendant des tenues surfacturées. Et elle garde les bénéfices pour elle.
C’est de la corruption pure et simple. C’est du détournement. C’est de l’abus de fonction. Renée Bimbo utilise sa position de directrice générale pour s’enrichir au détriment du personnel et de l’institution qu’elle dirige.
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)