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Centrafrique : l’ancien Président François Bozizé bientôt de retour dans son pays,

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L’ancien Président centrafricain François Bozizé.

 

l’ancien Président François Bozizé bientôt de retour dans son pays, selon son parti KNK.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – C’est dans une déclaration relative à la situation socio-politique du pays mardi 26 novembre que dans l’un des points abordés, l’annonce de retour imminent de l’Ancien Président Centrafricain, François Bozize, est évoqué. Pour le parti KNK, les autorités centrafricaines ont tout fait pour qu’il ne revienne pas au pays.

 

Dans un premier temps, au regard de la déclaration du parti KNK, il s’agit de diagnostic des actes du pouvoir en place. De retour de Bozize à la situation sécuritaire, rien n’y a échappé.

Le retour de Bozize au pays et les obstructions des autorités centrafricaines est inscrit au premier point de cette déclaration. « Il n’est un secret pour personne que le Pouvoir en place s’est évertué à entraver autant que faire se peut le retour en République Centrafricaine de l’ancien Président François Bozize Yangouvonda. C’est pourquoi après avoir laissé la possibilité au Président Touadera de faire preuve de bonne foi et de bonne volonté, le KWA NA KWA a porté sur la place publique le refus de renouveler le passeport diplomatique de son Président Fondateur par l’actuel Chef de l’Etat à qui ce document de voyage a été remis en mains propres », a rappelé le parti.

Pour démontrer que le pouvoir de Bangui ne fait rien pour favoriser le retour de Bozize au pays, le blocage du projet de Loi portant sur le statut des anciens Chefs d’Etat n’est pas à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale et au gouvernement, « de même, le retard volontaire dans le projet de Loi portant sur le Statut des anciens Chefs d’Etat ou encore la prise de la circulaire inique faisant interdiction aux compagnies aériennes desservant la République Centrafricaine d’embarquer François Bozize Yangouvonda à destination Bangui sont autant de manœuvres dilatoires destinées à empêcher ce dernier de rentrer dans son pays », dénonce-t-il.

Que faire face à cela, le KNK ne manque pas d’imaginations ou de scénario pour acter le retour de leur champion. « Le Président Fondateur du KWA NA KWA a pris la résolution de rentrer à Bangui dans les tous prochains jours à une date qui sera officiellement communiquée sous peu. A cet effet, nous invitons les autorités à prendre langue avec notre formation politique afin d’organiser ce retour dans la dignité et la quiétude de tous », un appel qui sonne comme un passage en force.

Pour porter à la place publique, tout ce qu’il reproche au régime actuel, « le KWA NA KWA informe l’opinion publique nationale et internationale du lancement dans les prochains jours d’une vaste campagne d’information du public sur les graves et inadmissibles dérives du Pouvoir en place », conclut la déclaration du parti.

Pour rappel, le collectif des avocats de Bozize ont introduit des requêtes en annulation au niveau du Tribunal administratif de la circulaire prise par Théodore Jousso, ministre des transports, en 2016 suit son cours.

 

Cédric Wa-Gomba

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3 agents de santé tués en RDC

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Ebola : 3 agents de santé tués en RDC

Bangui (République centrafricaine ) – 28 nov. 2019 16:19

Trois agents de santé luttant pour enrayer la propagation du virus Ebola dans la région orientale de la RDC ont été tués.

Quatre autres ont été grièvement blessés à la suite d’une attaque menée par des groupes armés dans la province de l’Ituri. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a twitté sur les incidents survenus dans les mines de Biakato et les centres de riposte d’Ebola de Mangina. “Les attaques menées par des groupes armés dans les mines de Biakato et à Mangina en RDC ont fait des morts et des blessés parmi ceux qui luttent contre Ebola. Nous avons le cœur brisé que nos pires craintes se soient réalisées. Notre objectif est de soigner les blessés et de veiller à ce que le personnel des autres sites soit en sécurité”, a noté le chef de l’Organisation mondiale de la santé sur twitter. Le chef régional de l’OMS, Dr Matshidiso Moeti, a également tweeté au sujet des attaques: “Je suis profondément attristé par les deux attaques perpétrées contre les agents de santé dans les mines de Biakato et de Mangina en RDC. La situation est toujours d’actualité, mais nous comprenons qu’il y a eu des morts et des blessés. Nous faisons tout notre possible pour soigner les blessés et mettre notre personnel en sécurité”. Mardi, l’OMS a déclaré qu’elle réinstallait 49 employés après que des foules ont attaqué une base de l’ONU dans la ville de Beni, accusant les forces de l’ONU de ne pas les protéger des attaques rebelles. Les miliciens et les personnes qui ne croient pas que le virus Ebola est réel et mortel se méfient profondément de la façon dont le vaccin est administré. Ils ont déjà pris pour cible le personnel de santé intervenant contre Ebola. Il y a quelques semaines, un journaliste qui faisait de la sensibilisation sur Ebola dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, a été tué et sa maison incendiée. La République démocratique du Congo connaît actuellement la deuxième pire épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le monde, qui a tué plus de 2.000 personnes et en a infecté plus de 3.000 autres. L’épidémie touche les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, qui sont déjà déchirées par la violence perpétrée par les milices qui y opèrent. En juillet, l’OMS a déclaré qu’il y avait une “urgence de santé publique d’intérêt international”. En RDC les activités de riposte contre Ebola ralenties à Mambasa dans l’Ituri.
Avec BBC Afrique

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Centrafrique : L’opposition démocratique fait un bloc face au régime de Touadera

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Réunion des leaders de l’opposition démocratique au siège du parti URCA d’Anicet Georges Dologuelé le 27 novembre 2019 en vue de la mise en place d’une plateforme politique. Créditi photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

L’opposition démocratique fait un bloc face au régime de Touadera

 

Bangui (République centrafricaine ) – CNC – Sur initiative du Président de l’URCA, Anicet Georges Dologuele, les formations politiques d’opposition veulent porter une nouvelle dynamique commune dans leur combat contre ce qu’il qualifie « des dérives dictatoriales du régime Touadera ». Une première rencontre, dans ce sens, a réuni tous les ténors des partis politiques ce mercredi 27 novembre 2019 au siège de l’URCA à Bangui.

 

Une seule idée semble fédérer les partis politiques légalement constitués autour de la volonté de se regrouper pour mener la lutte politique dans le pays. Pour l’opposition, le régime du président Touadera a affaibli l’Etat Centrafricain, entrainant le déclin de l’autorité des services publics.

Ils justifient leur démarche par l’inquiétante situation sociopolitique de la République Centrafricaine, le laxisme du Président Faustin Archange Touadera et de son gouvernement sur les questions de la sécurité, l’attitude et les calculs permanemment politiciens de ces derniers, leur gestion exclusive et clanique ainsi que leur distance avec les vraies préoccupations du peuple centrafricain ont déterminé les principaux leaders des partis politiques de l’opposition démocratique, pour envisager ensemble, comment ils doivent se mobiliser dans une dynamique collective pour non seulement rappeler le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement à leurs responsabilités, mais et surtout de peser désormais de tout leur poids dans les décisions et orientations politiques nationales.

Bertin Bea du KNK, sans nuancer ses propos, croit que le régime actuel est englué dans des schémas politiques allant de la dictature aux préparations d’un hold-up électoral pour se maintenir au pouvoir, « au regard de la situation de plus en plus préoccupante du pays au plan politique, social, sécuritaire, que sais-je encore, nous avons compris qu’il fallait qu’on se rencontre et qu’on se parle entre nous », indique-t-il.

Car, selon lui, « l’opposition doit se mettre ensemble et c’est ensemble que nous allons donc rectifier toutes les dérives du régime Touadera à l’heure actuelle, trop c’est trop », s’exclame Bertin Bea.

Pour Anicet Georges Dologuele, le regroupement des partis politiques d’opposition pour parler du pays est important, « nous nous sommes réunis pour harmoniser nos points de vue et prendre la décision d’avoir un regroupement des partis politiques concret. Pour une plateforme politique, il va falloir rédiger des textes juridiques avec des modalités de fonctionnement pour qu’on puisse avoir un cadre dans lequel on puisse parler du pays », a noté le Président de l’URCA.

« Cette citoyenne, patriotique et responsable initiative est à saluer. C’est dans le rassemblement, les échanges citoyens qu’on parviendra à trouver des solutions à nos problèmes et à faire respecter notre Pays », conclut le communiqué final.

Quant au comité d’appui stratégique d’appui au processus électoral qui divise, ils promettent que des actions politiques et judiciaires seront menées.

Indubitablement, les jours à venir voire mois prochains le débat politique s’annonce tumultueux dans le pays et le régime de Touadera a franchi le Rubicon.

 

Cédric Wa-Gomba

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Le président Touadera lance officiellement les journées portes ouvertes de l’Union européenne en Centrafrique.

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La coupure du rubicon par le président, Faustin Archange Touadera, l’ambassadrice de l’UE-RCA, Samuela Isopi, le Commandant de l’EUTM, Erick Peltier et Félix Moloua, ministre de l’économie

 

Lancement officiel des  journées portes ouvertes de l’Union européenne en Centrafrique par le chef de l’État Touadera.

 

l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Cette cérémonie inaugurale a eu lieu en présence des plusieurs hautes personnalités dont les présidents des institutions républicaines, les membres du gouvernement présents à Bangui et les corps diplomatiques accrédités en République centrafricaine.

 

Organisées en étroite collaboration avec ses États membres et ses 53 partenaires comme les institutions, les agences de coopération des États membres, les ONG internationales et nationales et les agences des Nations-Unies, les journées portes ouvertes de l’UE (JPO) sont déjà ouvertes au public banguissois afin qu’il  découvre l’UE dans sa diversité géographique, historique et culturelle.

 

Cette première édition des JPO permet aux Centrafricains de connaître tous les domaines de la coopération UE-RCA représentés entre autres par la relance économique, les services sociaux de base tels que la santé et l’éducation, les infrastructures, la consolidation de l’État poursuivi à travers l’aide budgétaire, la formation des forces de défense et de sécurité, l’appui à la justice, le soutien au secteur privé, ou encore l’aide humanitaire.

 

Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, présente les enjeux de cette première édition des journées portes ouvertes qui offre la possibilité aux Centrafricains de s’exprimer, « pour la première fois, les journées portes ouvertes de la coopération UE-RCA donneront la parole aux Centrafricains. Ce sont les Centrafricains, les protagonistes de cette coopération, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour le relèvement et consolidation de la paix, le RCPCA, adoptés à Bruxelles en novembre 2016. Ce sont les Centrafricains en tant que bénéficiaires, mais surtout en tant qu’acteurs de la paix, de sécurité et de développement, qui sont les protagonistes de ces journées et les vrais artisans de l’avenir de leur pays. Le relèvement et le développement de la Centrafrique ne se feront que par les Centrafricains eux-mêmes », a précisé la cheffe de la délégation de l’UE-RCA, Samuela Isopi.

 

Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et ordonnateur national du Fonds Bakou dans son allocution de la circonstance ont plaidé pour qu’il y ait plus de visibilité sur les actions de l’UE en Centrafrique, « cependant, nous avons constaté qu’il n’y a pas assez d’actions de visibilité d’envergure sur l’ensemble des interventions de ce partenaire au développement durant toute cette période, malgré les résultats visibles obtenus », a constaté Félix Moloua.

 

L’alliance française de Bangui se transformera pour l’occasion en Village commun “I LA!” composé de 9 quartiers regroupés par “domaine d’intervention” liés à la coopération UE-RCA, ainsi que d’un quartier consacré à l’Union européenne et ses États Membres.

Le nom des quartiers traduits en sango est un message fort de rassemblement et d’engagement commun comme le recommande l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés.

 

Dix rencontres-débats et ateliers sont programmés pour échanger et débattre des thématiques d’actualité et d’intérêts pour les Centrafricains. L’Union européenne est présente en République centrafricaine depuis 1957 et ses nombreuses interventions à travers différents cycles de financements témoignent à suffisance son engagement depuis plusieurs décennies auprès de la RCA.

Il est à noter que dans le cadre de cette première édition des JPO de l’UE en Centrafrique, un atelier focus sur le Fonds Bakou aura lieu à l’Alliance française de Bangui ce vendredi 29 novembre 2019 à 9h45.

 

Jefferson Cyrille Yapende   

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Politique / Maitre Crépin Mboli-Goumba :  « Il s’agit là d’une incongruité inconstitutionnelle la mise en place du comité d’appui stratégique au processus électoral »,

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Maitre Crépin Mboli-Gouma, Président du Parti PATRI

 

Politique / Maitre Crépin Mboli-Goumba :  « Il s’agit là d’une incongruité inconstitutionnelle la mise en place du comité d’appui stratégique au processus électoral »,

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Alors que le débat autour de la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral par le gouvernement, défraie la chronique ces derniers temps à Bangui, le Chef d’Etat dans une interview exclusive accordée à Ndeke-Luka et qui sera diffusée samedi prochain, il soutient sa création. En réponse, l’avocat et l’homme de Droit, Maitre Crépin Mboli-Goumba qualifie cela d’une « incongruité inconstitutionnelle » au CNC.

 

Le Président Touadera, contre toute attente, balaie du revers de la main toute idée de truquage des prochaines élections à travers la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral. Car, selon lui, « ce n’est pas une première en Centrafrique. Son rôle n’est pas de remplacer l’Autorité Nationale des Elections (ANE) mais de mobiliser des ressources pour l’organisation des élections », a-t-il répondu dans un entretien accordé à Ndeke-Luka dont l’intégralité sera diffusée samedi 30 Novembre à 17 heures dans l’espace Patara.

Ne lui ayant pas accordé le bénéfice du doute, Maitre Crépin Mboli-Goumba estime qu’il s’agit là « d’une incongruité inconstitutionnelle », a répondu sans ambages, l’Avocat et Président du PATRIE.

« Nous aurons l’opportunité d’avoir une position en tant qu’opposition démocratique sur cette question », a annoncé Crépin Mboli-Goumba.

Pour lui, l’Autorité Nationale des Elections est le seul organe technique reconnu par la Loi fondamentale du 30 mars 2016 et dispose en son article 144 alinéa 1er que « l’Autorité Nationale des Elections est un organe pérenne, indépendant et autonome » qui ne saurait donc être satellisé à un quelconque comité », dit-il, tout en relevant que, « nous n’allons pas laisser ces élections organisées par un organe qui est anticonstitutionnel. En tant qu’opposition démocratique, nous allons nous battre pour que ces élections à venir ne soient pas organisées dans n’importe quelle condition mais surtout qu’il n’y ait pas de hold-up électoral. Nous y sommes préparés », prévient Maitre Crépin Mboli-Goumba.

La seule logique aujourd’hui apparait dans l’unité des partis d’opposition démocratique « de mettre de côté des divergences qui sont consubstantielles à l’existence des hommes de travailler ensemble pour l’intérêt du peuple Centrafricain », conclut-il.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : 5 villes centrafricaines accueillent le projet «Ville et VIH »

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Centrafrique : 5 villes centrafricaines accueillent le projet «Ville et VIH »

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – 5  Villes centrafricaines ont été choisies pour la mise en œuvre du projet « ma vile s’engage contre le VIH/SIDA » pour répondre au VIH chez les populations déplacées et les communautés hôtes. Bangui, Bimbo, Begoua, Bambari et Obo  sont les premières cités choisies pour lutter contre le VIH/SIDA au milieu des déplacés dans leurs localités respectives. Le projet a été lancé hier à Bangui à la Mairie du 4e arrondissement de Bangui.

 

Il s’agit d’une première en Centrafrique car désormais le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) et l’ONUSIDA veulent inscrire la lutte contre cette maladie dans une approche communautaire et non médicalisée. La prévalence nationale du VIH en RCA reste élevée à 4% et atteint 11,9 % dans la préfecture du Haut Mbomou. En 2018, environ 5.500 personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en RCA et 4.800 personnes sont décédées de maladies liées au VIH. Les populations déplacées sont confrontées à de nombreux défis dans l’accès aux services de prévention, de traitement et de soutien liés à ce fléau.

Ce projet qui a été lancé par le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui Emile-Gros-Raymond Nakombo, en présence du Ministre de l’Administration et du Territoire, du Représentant du Ministre de la Santé et de la Population empêché, des Maires du 3e, 5e, 6e, 7e, Pissa, Bimbo, Begoua et Zemio, dans la matinée de ce mercredi 27 novembre 2019 à la Mairie du 4e  arrondissement de Bangui a plusieurs objectifs tel que suit.

« Il vise à réduire la vulnérabilité des personnes déplacées et des populations hôtes au VIH dans cinq villes de la République Centrafricaine, contribuer au meilleur accès aux services de prévention, de traitement et de soins du VIH pour les personnes déplacées et les populations hôtes à risque dans les villes du projet, renforcer l’engagement des autorités locales (maires et conseils municipaux) dans la lutte contre le VIH et dans la santé ; soutenir l’intégration socio-économique des personnes vivant avec le VIH ».

Dans son discours de lancement, le Maire de la Ville de Bangui a souligné que le 16 décembre 2016, il avait signé l’engagement au nom des Municipalités de Centrafrique (AMCA) en faveur de la lutte contre le VIH et pour l’accélération de la riposte de celui-ci. Ainsi, la Mairie de Bangui fut la première ville Africaine à prendre un tel engagement.

Il est à signaler qu’un montant de 500.000 dollars a été décaissé pour la première phase qui vise à lutter contre la maladie dans cinq (5) villes de Centrafrique, notamment Bangui, Bimbo, Bégoua, Bambari et Obo.

Cédric Wa-Gomba

 

Cameroun : Matgénie Le Pca veut-il-démissionner ?

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 Matgénie Le Pca veut-il-démissionner ?

 

Des sources au sein de cette entreprise publique camerounaise révèlent que Jean Roland Daniel Ebo refuse de présider les conseils d’administration, depuis l’arrestation de son protégé, l’ex-directeur administratif et financier. Les travaux de la session ordinaire de cette instance ont eu lieu en son absence, à l’initiative des administrateurs les 27 et 28 novembre 2019 à Yaoundé.

 

C’est un fait inédit dans une entreprise publique au Cameroun. Un conseil d’administration qui siège en l’absence de son président. Pourtant, c’est ce qui s’est passé au Parc national du matériel du génie civil (Matgénie) les 26 et 27 novembre 2019 à Yaoundé. Les administrateurs ainsi que la direction générale, las de supporter les caprices et l’inertie du président du conseil administration (Pca) ont fini par tenir une session cette semaine conformément à la loi. Précisons que la loi stipule qu’en cas de refus, incapacité ou de vacance de poste constatés, les trois quarts des membres dudit conseil peuvent organiser les travaux en sessions (ordinaires et extraordinaires).

Même si le conseil d’administration ne l’a pas débarqué de son poste, certains administrateurs révèlent que Jean Roland Daniel Ebo voudrait lui-même démissionner de ses fonctions de Pca. A l’origine de cette décision, l’arrestation de son protégé, l’ex-directeur administratif et financier du Matgenie, Crépin Simon Zambo. Le haut cadre a d’abord été suspendu de ses fonctions par l’actuel directeur général, Désiré Abogo Ntang. Puis placé en détention préventive à la prison centrale de Kondengui le 30 octobre dernier en compagnie de l’ancien patron de l’entreprise, Niwa Long Othon. Les deux personnalités sont poursuivies pour détournement de deniers publics relatifs à l’exécution du Contrat Plan État du Cameroun-matgenie (CP).

D’autres sources vont plus loin en indiquant que le Pca serait lui-même impliqué dans les mêmes détournements de fonds et qu’il pourrait aussi être interpellé dans les prochains jours. Si ces informations sont avérées, ceci ne serait donc qu’une fuite en avant d’un Pca effrayé par la honte et le déshonneur et qui se préparerait à quitter le Cameroun. Raison pour laquelle, il boycott les travaux du conseil d’administration et livre une guerre sans merci au directeur général Désiré Abogo Ntang qui a réussi à démanteler la mafia qui s’était en racinée au Matgenie.

 

Désiré Abogo Ntang n’a qu’un seul souci, redorer le blason d’une entreprise âgée de 52 ans aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qui explique son sens de professionnalisme et de rigueur. L’ingénieur de génie civil ne tolère pas des comportements égoïstes qui non seulement ternissent l’image de l’entreprise, mais aussi contribuent à son redressement. C’est donc dans cette optique qu’il met constamment en garde ses collaborateurs afin que les comportements peu orthodoxes changent, au cas contraire, ils seront sanctionnés par la réglementation en vigueur.

 

CNC

Namibie: deux ex-ministres devant la justice pour corruption

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Namibie: deux ex-ministres devant la justice pour corruption

Bangui (République centrafricaine ) – 28 nov. 2019 16:22

Sacky Shanghala, ex-ministre de la Justice, et Bernhard Esau, ex-ministre de la Pêche, passeront la nuit en prison jusqu’à la poursuite de leur comparution vendredi, a ordonné le président du tribunal.

Quatre autres suspects, dont un banquier, comparaissent à leurs côtés.
MM. Shanghala et Esau avaient tous deux démissionné le 13 novembre, après avoir été mentionnés dans des documents révélés par le site WikiLeaks.
Selon ces documents, la société de pêche Samherji, basée en Islande, aurait versé des pots-de-vin à de hauts responsables namibiens pour s’assurer l’accès aux ressources halieutiques de la Namibie.
Les documents judiciaires montrent que M. Esau était l’une des figures clés de ce scandale qui porte sur 150 millions de dollars namibiens (10 millions USD).
Dans un communiqué diffusé samedi, la Commission anti-corruption a indiqué que son enquête avait jusqu’à présent “établi que (des actes de) conspiration, corruption, fraude, blanchiment d’argent et évasion fiscale ont été commis”.
Ce scandale a éclaté durant la campagne pour les élections générales du 27 novembre en Namibie, où le président Hage Geingob s’est présenté pour un second mandat.
Son parti, la Swapo, est au pouvoir depuis l’indépendance en 1990.
La pêche est l’une des principales sources de devises de la Namibie, pays d’Afrique australe bordé, sur sa façade ouest, par l’océan Atlantique.

Avec AFP/VOA

Pourquoi les pays impriment l’argent à l’extérieur de leurs frontières

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Pourquoi les pays impriment l’argent à l’extérieur de leurs frontières

Bangui (République centrafricaine ) – 28 nov. 2019 16:16

La roupie indienne est imprimée sur des presses de haute sécurité à l’intérieur du pays. De nombreuses devises ne sont pas fabriquées en interne

La semaine dernière, le gouvernement libérien a annoncé qu’il avait perdu 104 millions de dollars US (61.983.402.123 FCFA).
Ce n’était pas à cause d’une mauvaise décision d’investissement ou d’une fraude comptable, l’argent – en espèces – avait littéralement disparu.
Les billets avaient été commandés par la Banque centrale du Libéria auprès d’imprimeurs étrangers et avaient disparu après avoir traversé le principal port et aéroport du pays.
Une enquête diligentée par le gouvernement est en cours afin de faire la lumière sur cette situation.
Pendant ce temps, le mois dernier, les Indiens ont exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux au sujet de l’impression de l’argent.
Selon un article paru dans le “South China Morning Post”, la “China Banknote Printing and Minting Corporation”, propriété de l’État, a obtenu un contrat pour l’impression de roupies indiennes, ce qui soulève des inquiétudes quant à la sécurité nationale.
Mais ces deux affaires ont soulevé la question de savoir si nous devrions nous soucier de l’endroit où notre argent est imprimé.
Est-ce une pratique courante ?
L’imprimeur de billets britannique De La Rue produit les nouveaux billets en polymère
Certains pays, comme l’Inde, fabriquent tout leur argent liquide chez eux. Par exemple, les États-Unis sont légalement obligés d’imprimer leurs billets de banque sur leur territoire.
Mais pour la plupart d’entre eux, c’est une pratique courante d’imprimer une partie de leur argent à l’étranger, alors que d’autres comme le Libéria n’ont même pas leur propre imprimerie.
Un certain nombre d’entreprises hautement spécialisées gagnent de l’argent dans la plupart des monnaies du monde.
Le producteur de billets “De La Rue” estime que le marché de l’impression commerciale représente 11 % de l’ensemble des billets produits.
Les plus grands producteurs de billets se trouvent principalement en Europe et en Amérique du Nord.
La société britannique De La Rue, qui a perdu un contrat pour l’impression du nouveau passeport bleu britannique cette année, est la plus grande société de fabrication de billets de banque au monde.
Elle produit des liquidités pour environ 140 banques centrales. Chaque semaine, il produit suffisamment de notes pour atteindre deux fois le sommet de l’Everest en cas d’empilement.
Son concurrent, la société allemande Giesecke & Devrient, produit des billets pour une centaine de banques centrales, tandis que la Canadian Banknote Company et la société américaine et suédoise Crane sont également des acteurs majeurs, bien qu’il s’agisse d’une grande entreprise, c’est aussi une entreprise quelque peu secrète.
La BBC a contacté un certain nombre de fabricants de monnaie, qui ont tous refusé de révéler exactement pour quelles banques centrales ils produisent de l’argent. Beaucoup de gouvernements n’aiment pas en parler non plus.
C’est peut-être compréhensible étant donné la colère en Inde, qui montre la sensibilité de certaines personnes à l’endroit où leurs monnaies sont imprimées.
“Cela devient une question de nationalisme “, dit Duncan Connors, spécialiste de l’histoire de la monnaie à l’Université de Durham.
Pourquoi les pays ne le font-ils pas eux-mêmes ?
Fondamentalement, c’est coûteux et difficile à faire.
Les entreprises impliquées dans l’impression de billets existent depuis quelques centaines d’années. Elles disposent d’une technologie spécialisée et ont développé une crédibilité en matière de sécurité.
De La Rue a commencé à produire des billets de banque en 1860, d’abord pour l’île Maurice, puis ailleurs. Elle fabrique le nouveau polymère de la Banque d’Angleterre, concernant les billets de 5 et de 10 livres.
Pour les petits pays, il peut être très judicieux d’externaliser la production. Il ne vaut peut-être pas la peine d’acheter des presses coûteuses si elles n’ont besoin que d’un petit nombre de billets.
Il faudrait également suivre l’évolution rapide des progrès technologiques pour prévenir la contrefaçon.
Une imprimerie de billets produit environ un à 1,4 milliard de billets par an. Donc, si une banque centrale produit moins que ça, cela ne vaut pas vraiment la peine sur le plan financier.
Les États-Unis impriment environ sept milliards de billets par an.
La petite nation des Îles Salomon du Pacifique, qui compte 600 000 habitants, a sa monnaie conçue et imprimée par De La Rue.
D’autres informations accessibles au public montrent que la Macédoine et le Botswana sous-traitent également à la société britannique.
Est-il risqué d’externaliser cela ?
De nombreuses préoccupations en Inde étaient fondées sur des questions de sécurité nationale, d’autant plus que le pays est actuellement engagé dans un différend frontalier avec la Chine.
Mais les craintes concernant l’externalisation de la production monétaire sont-elles justes ?
Un exemple frappant est la Libye en 2011. Le gouvernement britannique a retenu environ 1,86 milliard de dinars (713.284.317.150 FCFA), dont 140 millions avaient été imprimés par De La Rue, provoquant une pénurie de billets de banque dans les derniers moments au pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi.
Donc, dans certains cas, un gouvernement étranger pourrait retenir de l’argent, mais c’est rare. L’incident en Libye a choqué les experts de l’industrie, mais n’a pas eu beaucoup d’impact sur l’externalisation de la production des billets de banque.
Il y a aussi le risque qu’une puissance étrangère qui imprime de l’argent ait connaissance des éléments de sécurité d’un billet de banque particulier, ce qui permettrait de produire des billets frauduleux.
Cependant, il n’y a pas de preuve visible que l’un ou l’autre de ces exemples se soit produit.
“Faites-vous confiance aux gens de votre pays pour imprimer votre propre argent ?” dit M. Connors.
Cependant, étant donné que la plupart des devises sont encore imprimées par les pays eux-mêmes, la menace n’est peut-être pas si grande.
“La majorité des pays impriment leurs propres billets de banque et une petite quantité est imprimée par l’industrie commerciale “, explique Guillaume Lepecq, directeur de l’International Currency Association.
Il n’existe pas d’organisme international de réglementation de la production monétaire.
Aurons-nous forcément besoin d’argent à l’avenir ?
Selon la Banque populaire de Chine, seulement 10 % des paiements de détail ont été effectués en espèces en 2016 en raison de l’augmentation des paiements mobiles
Malgré cela, selon les experts de l’industrie Smithers Pira, la demande de billets de banque dans le monde entier continue de croître.
Elle estime la croissance annuelle à 3,2 % pour le marché mondial, qui représente actuellement un peu moins de 10 milliards de dollars US (plus de 5.000 milliards FCFA).
L’Asie et l’Afrique sont les régions qui connaissent la croissance la plus rapide pour l’impression des billets de banque.
Donc on n’est pas encore post-trésorerie.

Avec BBC Afrique

Au moins 19 civils tués dans un nouveau massacre près de Beni en RDC

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Bangui (République centrafricaine ) – 27 nov. 2019 18:56

Au moins 19 civils ont été tués dans un nouveau massacre attribué au groupe armé des ADF près de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, où des manifestations violentes dénoncent depuis une semaine la “passivité” de l’ONU et des autorités face aux tueries.

L’ONU a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un manifestant congolais tué lors d’un face à-face avec des Casques bleus mardi. Le dernier massacre a eu lieu à 30 km au nord de Beni, à l’entrée d’une zone appelée “le triangle de la mort” en raison des tueries qui s’y déroulent depuis plusieurs années. “Bilan revu à la hausse. 19 morts”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui avait auparavant documenté 13, puis 14 victimes. La Monusco “a envoyé dès ce (mercredi) matin une force d’intervention rapide avec des militaires congolais”, a-t-il ajouté. Le bilan a été confirmé par les chercheurs du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’université de New York. Au total 99 personnes ont été tuées dans la région de Beni par des groupes armés depuis le 5 novembre, d’après le comptage du GEC. Les auteurs de ces tueries sont dans “l’immense majorité des cas” des membres du groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF), selon un membre du GEC. En réponse à ces tueries, la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, est agitée depuis une semaine par des manifestations anti-ONU, qui ont fait au moins sept morts depuis samedi. Un manifestant a été blessé mercredi matin à Goma par la police congolaise, et une dizaine d’autres ont été interpellés, a constaté un journaliste de l’AFP. “La Monusco assiste passivement aux massacres alors que sa mission principale est la protection des civils”, a déclaré l’un des manifestants, Fiston Muhindo. Mercredi, l’ONU a annoncé l’ouverture d’une “enquête” interne sur la mort d’un manifestant congolais tué lors d’un face à face avec des Casques bleu, mardi à Beni. “Les éléments que nous avons nous font dire que ce sont les Casques bleus qui sont responsables de la mort de ce jeune homme”, a déclaré à l’AFP le porte-parole intérimaire de la Monusco à Kinshasa, Mathias Gillmann. – Appel à la “retenue”- “Selon nos informations, un jeune homme s’apprêtait à lancer un cocktail molotov, et un des Casques bleus a apparemment tiré sur lui”, a-t-il ajouté. Le jeune homme a été touché à la tête lors d’un face à face entre une centaines de manifestants et des Casques bleus malawites devant une base civile de la Monusco, avait constaté un correspondant de l’AFP. La base avait été saccagée la veille. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué avoir pris en charge 27 blessés “suite aux manifestations ayant éclaté ces derniers jours” dans les hôpitaux que le CICR soutient dans la région de Beni. “Nous demandons à tous les acteurs de faire preuve de retenue”, a déclaré le chef du bureau de la Croix Rouge à Beni, Nour Khadam. “La population civile ne devrait pas être ciblée et les organisations humanitaires, les structures et le personnel médical doivent être respectés”, a-t-il ajouté. Un manifestant tué samedi, apparemment par la police, a été enterré mercredi dans le calme à Beni, a constaté un correspondant de l’AFP. L’armée congolaise avait annoncé le 30 octobre des opérations militaires contre les bases des ADF dans la région de Beni. Les tueries attribuées aux ADF sont des représailles sur les civils, d’après les observateurs. La présidence de RDC a annoncé lundi des opérations militaires conjointes avec les Casques bleus de la Monusco dans la région. A l’origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, qui se sont repliés dans l’est de l’actuelle RDC en 1995. Ils ne lancent plus depuis longtemps d’attaques contre la frontière ougandaise voisine. Ils vivent repliés en autarcie et en famille dans la forêt et la jungle autour de Beni, terrorisant les populations et pillant les magasins et le bétail. Leur nombre est estimé à quelques centaines de combattants. Au total ils sont accusés d’avoir tués plus d’un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.
Avec AFP/VOA

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Près de 1.000 membres présumés de Boko Haram innocentés et libérés

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Bangui (République centrafricaine ) – 27 nov. 2019 18:53

L’armée nigériane a libéré mercredi près de 1.000 détenus soupçonnés d’appartenir à Boko Haram après les avoir innocentés de tout lien supposé avec le groupe jihadiste qui mène une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Un total de 983 personnes incarcérées dans une prison militaire de la ville de Maiduguri (nord-est), ont été confiées aux autorités civiles pour leur “réhabilitation et intégration”. Le commandant de l’armée nigériane, Olusegun Adeniyi, a déclaré lors d’une cérémonie que les personnes libérées avaient “préalablement fait l’objet d’une enquête et innocentées”. Les détenus libérés, dont cinq femmes, ont été remis au gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, à la caserne militaire de Giwa. Selon le gouverneur, les personnes libérées n’étaient pas des jihadistes de Boko Haram, mais des suspects qui, après enquête, ont été “blanchis des infractions reprochées”. Cela représente l’une des plus importantes libérations de détenus par l’armée en une seule fois. L’un des détenus libérés, Ibrahim Usman, a affirmé avoir été arrêté dans la rue parce qu’il n’avait pas pu fournir de pièce d’identité valide à des soldats lors d’un contrôle. “Je n’ai jamais été membre de Boko Haram, mais j’ai passé quatre ans en détention”, a-t-il dit aux journalistes. En octobre, l’armée avait libéré 25 enfants après la publication d’un rapport accablant de Human Rights Watch (HRW) accusant des militaires d’être à l’origine de maltraitance et de torture à l’encontre d’enfants détenus. Des groupes de défense des droits de l’homme ont régulièrement accusé l’armée d’avoir procédé à des arrestations massives et arbitraires de citoyens innocents au cours des dix années de lutte contre l’insurrection jihadiste. Ils ont également critiqué les conditions de vie dans les centres de détention, les qualifiant de surpeuplés et insalubres, affirmant que certains détenus avaient été torturés ou même exécutés sommairement. Le conflit dans le nord-est du Nigeria a fait 35.000 morts et deux millions de déplacés. La violence s’est étendue au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.
Avec AFP

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Pourquoi la France lutte contre les djihadistes au Mali

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Pourquoi la France lutte contre les djihadistes au Mali

Bangui (République centrafricaine ) – 27 nov. 2019 20:41

Alors que la violence djihadiste s’intensifie au Mali, l’analyste Paul Melly se demande si la France peut persuader le reste de l’Europe de se joindre à cette lutte.

La ministre des Forces armées, Florence Parly, a appelé les autres gouvernements de l’UE à dépêcher des forces spéciales dans le Sahel, pour aider à freiner les attaques des militants islamistes qui ont tué plus de 100 soldats maliens ces dernières semaines.
Mais la France, elle aussi, paie un lourd tribut pour son rôle dans la lutte contre le djihadisme au Sahel avec la mort de 13 soldats lors d’un crash.
Deux hélicoptères, un de combat et l’autre de transport se sont percutés lundi. Au total, la France a perdu 38 soldats au cours de cette campagne de près de sept ans.
Embuscades meurtrières
La violence extrémiste, parfois mêlée à des trafics (drogue, armes, êtres humains) ou à des tensions communautaires locales, perturbe la vie quotidienne et tout espoir de développement dans cette région désespérément pauvre, en bordure du Sahara.
Les alliés européens ont apporté un certain soutien à l’armée malienne
Mais les causes sont complexes et ni les négociations ni les opérations militaires n’ont encore réussi à rétablir la sécurité.
En effet, la crise semble s’aggraver.
Malgré la création par les pays sahéliens d’une force commune de lutte contre le terrorisme et la présence de 4.500 soldats français et de plus de 14.000 Casques bleus de l’ONU, les groupes djihadistes ont cette année intensifié leur guerre contre le Mali et ses alliés internationaux.
Dans les régions du centre, l’activité djihadiste est dirigée par le charismatique prédicateur Amadou Koufa, qui est Peulh, un groupe ethnique d’éleveurs semi-nomades majoritairement musulmans.
Cette situation s’est entremêlée de tensions au sujet de ressources telles que la terre, les pâturages et l’eau, ce qui mine les relations avec un autre groupe ethnique musulman local, les Dogon, dont certains ont formé leur propre milice.
Plus à l’est, surnommée la “région des trois frontières” où le Mali, le Burkina Faso et le Niger partagent une frontière commune ; la zone a été le théâtre d’attaques transfrontalières répétées de groupes armés, dont l’un revendique l’allégeance à l’Etat islamique (IS).
Les militants ont monté une série d’embuscades meurtrières, étendu leurs activités à une grande partie du Burkina Faso et même enlevé deux touristes dans un parc national du nord du Bénin, confirmant les craintes qu’ils pourraient bientôt constituer une menace pour les pays côtiers, que sont la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria.
Le Mali “n’est pas oublié”
Ce n’est pas une crise africaine qui a été ignorée par le reste du monde. Bien au contraire.
Elle est régulièrement au centre des discussions du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’opération des Nations Unies au Mali (MINUSMA), avec des troupes d’Asie, du Canada et d’Europe ainsi que d’Afrique.
La France, qui est intervenue au Mali en 2013 pour empêcher les djihadistes de se déplacer vers le sud, mène désormais une opération anti-insurrectionnelle dans le Sahel.
En outre, depuis 2013, l’Union européenne forme l’armée malienne, tandis que la force antiterroriste française – l’opération Barkhane – déployée dans le Sahel, est soutenue par des hélicoptères britanniques, d’autres alliés européens ainsi que des drones de surveillance américains.
Principaux groupes djihadistes :
• Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), alliance de djihadistes, comprenant :
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqim)
Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, chef général du GSIM
Le Front de libération de Macina, dirigé par Amadou Koufa
• L’Etat islamique du Grand Sahara (ISGS), affilié à IS, actif dans le nord-est du Mali
• Ansarul Islam, actif dans le nord du Burkina
Pourtant, la crise sécuritaire continue de s’aggraver.
La MINUSMA est la mission de l’ONU la plus dangereuse au monde, ayant perdu 206 personnes au cours des six dernières années.
Sous la supervision du fragile accord de paix de 2015 entre les gouvernements maliens et les groupes qui ne sont pas engagés dans le terrorisme, la force des Casques bleus tente de soutenir les communautés locales.
Mais comme les lignes de ravitaillement s’étendent sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à leurs bases isolées, ses troupes sont très vulnérables.
Les troupes de la Minusma se sentent souvent vulnérables
Cependant, ce sont les armées des pays du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie, Tchad et Mauritanie) qui sont les plus touchées par la campagne djihadiste.
Elles ont désespérément besoin d’un financement et d’équipements internationaux supplémentaires pour leur propre force interarmées de 5.000 hommes.
L’armée malienne, en particulier, a du mal à s’en sortir : loin de la capitale, Bamako, sur un terrain difficile où les températures peuvent grimper jusqu’à environ 50°C pendant les mois chauds, les soldats sont en danger lorsqu’ils se déplacent en patrouille et se barricadent dans des bases de garnison rurales isolées.
Cette année a été particulièrement meurtrière : la mort de plus de 100 soldats maliens dans des embuscades à Boulikessi (région de Mopti), Indélimane et Tabankort depuis fin septembre a porté un coup au moral d’une armée qui se sent déjà mal équipée et sans soutien.
Les troupes françaises, appuyées par des hélicoptères et des avions d’attaque Mirage 2000, fournissent un soutien d’urgence chaque fois qu’elles le peuvent.
Mais ils couvrent une vaste région où, même avec le soutien des drones de surveillance américains, il est difficile de traquer de petites bandes de militants qui traversent à moto le terrain aride.
Les emplois, pas les armes à feu
Tout le monde s’accorde à dire qu’une action militaire ne peut mettre fin au terrorisme et rétablir la stabilité.
“Le G5 Sahel doit être soutenu et renforcé”
Principales milices (non djihadistes) :

• Coordination des mouvements azawadiens (CMA), anciens séparatistes touaregs qui ont signé l’accord de paix de 2015, notamment :
Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA)
Le Conseil Supérieur pour l’Unité (HCUA)
• La Plate-forme, une alliance pro-gouvernementale de milices du nord du Mali qui ont signé l’accord de paix de 2015, notamment :
Le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et ses alliés (Gatia), dirigé par Ag Gamou.
Ganda Koy (signifiant Maîtres de la Terre)
Le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA)
• Dan Na Ambassagou (Chasseurs qui ont confiance en Dieu), milice Dogon lancée au Mali central en 2016, en théorie dissoute par le gouvernement mais toujours en cause.
Mais même avec une aide importante, il est difficile de fournir des services publics efficaces ou d’assurer le développement économique à la base lorsque les conditions sont si précaires et que les employés du gouvernement font face à des menaces et intimidations et parfois à un risque d’assassinat.
La méfiance entrave le progrès
Dans le centre du Mali, il y a eu des négociations au niveau communautaire qui pourraient déboucher sur un processus de paix local durable.
Mais elle est fragile au mieux, entravée par la méfiance et la réticence au niveau politique.
Ces miliciens peuls ont remis leurs armes plus tôt cette année.
Plus au nord, des progrès ont été réalisés dans la démobilisation des combattants des groupes armés qui ont signé l’accord de paix de 2015.
L’intention est que nombre d’entre eux soient absorbés par des unités spéciales intégrées de l’armée, afin de renforcer la sécurité locale.
Mais là encore, les progrès ont été lents et n’ont pas été facilités par la réticence du gouvernement à développer pleinement les services publics à Kidal, la capitale régionale du nord-est, toujours sous le contrôle des anciens séparatistes Touaregs, même si ceux-ci sont signataires de l’accord de paix.
L’approche militaire actuelle des armées sahéliennes et de leurs partenaires internationaux ne fonctionne pas, du moins pas suffisamment, et la France est bien consciente de la nécessité d’une approche nouvelle.
C’est l’une des régions les plus pauvres du monde et il est essentiel de se concentrer davantage sur le développement. Mais cela ne peut toujours pas se faire sans une meilleure sécurité.
C’est la raison pour laquelle, malgré la perte de 13 hommes dans l’accident d’hélicoptère de cette semaine, le président Emmanuel Macron reste engagé dans la campagne militaire, en alliance avec les gouvernements sahéliens.
Mais Paris attend désespérément que d’autres pays européens fassent plus pour aider à partager ce fardeau.
Paul Melly est consultant auprès du groupe de réflexion britannique Chatham House et journaliste spécialisé, Afrique francophone.

Avec BBC Afrique

Le Bénin demande à l’ambassadeur de l’UE de quitter le pays

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Bangui (République centrafricaine ) – 27 nov. 2019 18:45

Accusant l’ambassadeur de la mission de l’Union Européenne d’ingérence dans les affaires de politique intérieure, le gouvernement béninois lui a demandé de quitter le pays, ont révélé plusieurs sources diplomatiques béninoises et européennes, ce mercredi.

« Il [Oliver Nette] s’intègre beaucoup trop dans les affaires intérieures. Il ne respecte pas son devoir de réserve de diplomate », a justifié une source diplomatique béninoise haut placée sous couvert d’anonymat. « Il a jusqu’au 1er décembre prochain pour partir du Bénin », a-t-elle ajouté. « Le Ministère [des affaires étrangères du Bénin] avait déjà plusieurs fois attiré son attention sur des excès, mais il a persisté. Il se disait protégé par Bruxelles. » Une porte-parole européenne a expliqué que le service d’action extérieure avait été informé le 20 novembre de la décision des autorités béninoises de retirer leur agrément à Olivier Nette, ressortissant allemand et chef de la délégation de l’UE.
Le pays en crise politique depuis fin avril
« Pour l’UE, rien ne peut justifier une telle mesure dans les bonnes relations globales qui existaient jusqu’à présent entre l’UE et le Bénin », a-t-elle déclaré. « Nous avons donc demandé d’urgence à nos partenaires béninois des éclaircissements sur les raisons spécifiques de leur décision, mais nous ne les avons pas encore reçues à ce stade », a-t-elle précisé.
Selon plusieurs sources diplomatiques européennes en poste à Cotonou, cette décision a été prise de manière brutale, sans convocation préalable, contrairement aux usages diplomatiques en vigueur. Le Bénin traverse une crise politique depuis fin avril, date des dernières élections législatives, auxquelles l’opposition n’avait pas pu présenter de candidat.
L’ancien président béninois et opposant Thomas Boni Yayi avait dénoncé une « parodie d’élections » et vit désormais en exil. Il a fait une visite éclair dans le pays avec une délégation de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) sans avoir rencontré le chef de l’Etat, malgré ce qu’avait annoncé la présidence. Patrice Talon, élu en avril 2016, est accusé d’avoir engagé un tournant autoritaire au Bénin, pays modèle de la démocratie en Afrique de l’Ouest.

Avec AFP

Reprise de violent combat à Bambari entre les FACA et les UPC.

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Image d’illustration d’une patrouille mixte FACA-Minusca à Bangassou. CopyrightCNC.

 

Reprise de violent combat à Bambari entre les FACA et les UPC.

 

Bambari (République centrafricaine) – CNC – Depuis quelques heures, des combats ont repris ce mercredi entre les rebelles de l’UPC et les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Bambari, capitale provinciale de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Selon une source sécuritaire locale, l’affrontement a débuté cet après-midi aux environs de quinze heures par des attaques simultanées et coordonnées des combattants rebelles contre les postes avancés des soldats FACA situés sur le pont Nguendet, juste à l’entrée du quartier élevage, considéré comme fief des rebelles, et celui de la paroisse Saint-Joseph de Bambari.

Les combats sont violents avec des armes lourdes et légères, reconnaît un officier centrafricain de la gendarmerie affecté à Bambari, sans pour autant préciser les raisons de cette offensive de l’UPC.

Cependant, une source préfectorale indique à CNC que les rebelles auraient agi suite à l’arrestation à Alindao des deux combattants de l’UPC et leur transfèrement sur Bangui.

Pour l’heure, les détonations d’armes lourdes et légères se font entendre dans la ville qui est complètement déserte .

Aucun bilan n’est disponible pour l’heure, mais notre équipe est sur le terrain sur place pour des détails dans nos prochains articles. D’ores et déjà, des sources hospitalières parlent des morts dans les deux cas, ce que nous sommes en train de vérifier.

Aux dernières nouvelles, des détonations d’armes se font entendre dans le secteur du commissariat de police de Bambari. S’agit-il d’une attaque ?

Affaire à suivre.

 

Bertrand Yékoua

Copyright2019CNC.

 

Centrafrique : MSF annonce le démarrage de campagne d’Activisme pour lutter contre la violence faite aux femmes.

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Vaccination d’urgence par le MSF dans la Vakaga en 2019. CopyrightMSF

 

Centrafrique : le MSF annonce le démarrage de

campagne d’Activisme pour lutter contre la violence faite aux femmes.

 

Campagne des 16 Jours d’Activisme

Médecins Sans Frontières engagé dans la lutte contre les violences sexuelles en RCA

 

Le Lundi 25 Novembre démarre la campagne des 16 Jours d’Activisme pour lutter contre la violence faite aux femmes. Initiée par le Secrétaire des Nations Unies, la campagne est focalisée sur la lutte contre les violences sexuelles et la protection des survivantes.[1]. Aujourd’hui, en République Centrafricaine, les violences sexuelles restent un problème majeur, qui va au-delà des contextes de conflit armé, et qui touche toutes les communautés dans l’ensemble du pays. En 2018, le GBVIMS[2] avait rapporté 21 969 cas de violence sexuelle, et Médecins Sans Frontières – MSF en avait identifié 4 256 de plus à travers ses projets en RCA.

En cette occasion, l’équipe MSF du projet Tongolo, ainsi que ‘plusieurs acteurs nationaux et internationaux, participera à la cérémonie officielle organisée par le Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant (MPFFPE), pour présenter les activités de l’organisation qui ciblent les survivant(e)s de violence sexuelle à Bangui et en République Centrafricaine. Depuis plusieurs années, MSF est l’un des principaux acteurs non gouvernementaux engagés dans la prise en charge médicale et psychologique des victimes de violences sexuelles en RCA, tant au niveau provincial (avec des activités intégrées dans les projets des préfectures de la Basse Kotto, Haute Kotto, Mambere-Kadei, Mbomou, Ouaka, Ouham, et de l’Ouham-Pende) qu’à Bangui, où des services spécifiques ont été mis en place dans les projets déjà existants à la maternité de Castors, à l’hôpital SICA, à l’hôpital Communautaire et au Centre de Santé de Bédé Combattant. Entre Janvier 2018 et Juin 2019, MSF a soigné 6 252 survivants de violences sexuelles, dont 57% étaient des femmes, 3% des hommes et 40% des mineurs de moins de 18 ans.

Dans le but d’assurer une prise en charge plus ciblée, spécialisée et holistique, le projet Tongolo (« étoile » en sango) a ouvert ses portes en décembre 2017 par MSF à Bangui (l’hôpital Communautaire et au Centre de Santé de Bédé Combattant). Le projet offre une prise en charge gratuite et de qualité pour les survivant(e)s de violences sexuelles, à travers des services adaptés aux différents profils de patient(e)s (femmes, hommes, mineurs et adultes). Le personnel MSF qui travaille dans le projet a été spécifiquement formé pour identifier et soigner les victimes, ainsi que pour mener des activités de sensibilisation ciblées au niveau communautaire, avec la possibilité d’apporter du soutien et de la formation aux autres associations et organisations qui travaillent dans le même domaine. En parallèle avec la prise en charge médicale, les survivants(e) reçoivent un soutien psychologique pendant plusieurs mois jusqu’à la sortie du programme, avec une amélioration de leur état, ainsi que la possibilité d’orientation pour la prise en charge juridique et la protection. Depuis le début de l’année, 770 survivant(e)s ont été pris en charge au projet Tongolo, ce qui montre un taux de plus de 42% de fréquentation par rapport à la même période en 2018. Cette augmentation du nombre de patients est probablement aussi liée à l’expansion des activités au Centre de Santé de Bédé Combattant et au développement du volet de la promotion de la santé dans la communauté.

A l’occasion de cette célébration, MSF rappelle que la prise en charge des victimes violences sexuelles ne se limite pas seulement à l’aspect médical, mais devrait aussi inclure systématiquement la protection, l’appui légal et le soutien au processus de réinsertion socio-économique. Aussi, il est important de souligner qu’une réponse adéquate demande l’intervention de plusieurs acteurs (nationaux aussi bien qu’internationaux), qui agissent dans les différents volets de la lutte aux VBG en RCA et rendent plus efficace le système de référence.

Le mandat de MSF consiste à apporter une aide médicale neutre, impartiale et gratuite à ceux qui en ont le plus besoin lors de conflits, déplacements de population ou d’épidémies. L’organisation est présente en République centrafricaine depuis 1997 avec des projets à Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa, Carnot et Bangui, et dispose d’une équipe d’urgence mobile à l’échelle du pays.

Contacts pour les médias :

Giorgia GIROMETTI – Responsable communication MSF en RCA

E-mail : msff-bangui-presse@msf.org

Tel : (+236) 72.07.69.95 / (Whatsapp) (+236) 75.42.76.85

Seigneur-Yves WILIKOESSE – Chargé de communication MSF en RCA E-mail: msf-bangui-comofficer2@barcelona.msf.org Tél (WhatsApp): (+236) 75.77.19.17 / (+236) 72.25.90.13

[1]  Le thème national pour le 16 Jours d’Activisme en 2019 est : « Tolérance zéro aux viols et protection des Survivantes/Victimes dans notre société pour le relèvement socioéconomique et la consolidation de la paix », défini par le gouvernement de la RCA à travers le Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant.

[2] Système de gestion de l’Information sur les Violences Basées sur le Genre

Le KNK annonce le retour imminent de l’ancien chef d’État François Bozizé.

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DECLARATION DU KWA NA KWA

RELATIVE A LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE

DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

La République Centrafricaine traverse depuis plusieurs années déjà une crise multidimensionnelle qui, malgré tous les efforts de soutien et d’accompagnement de la Communauté Internationale, peine à être résorbée pour laisser définitivement la place à la Paix.

 

C’est dans le but de privilégier la Paix et le redressement socio-économique qu’au lendemain des élections générales de 2015-2016, le KWA NA KWA a fait le choix d’accompagner les autorités nouvellement élues, notamment le Président de la République, Chef de l’Etat, le Pr Faustin Archange TOUADERA, sans réclamer aucune contrepartie dans l’unique souci de favoriser l’instauration d’une stabilité politique qui elle-même devait permettre d’amorcer le délicat virage de la réconciliation nationale et d’envisager sereinement un avenir pour notre pays où le triptyque Paix – Sécurité – Justice devrait garantir le développement du Centrafrique pour le bien de tous ses enfants.

 

Malheureusement, après avoir soutenu la politique du Chef de l’Etat durant trois longues années, laquelle politique que nous n’avons ni contribué à élaborer ni à mettre en œuvre, l’évidence nous est apparue que le pays courait à nouveau le risque d’un naufrage collectif et ne souhaitant pas être comptable des échecs successifs de ce régime, il nous a fallu quitter la majorité afin œuvrer désormais dans l’opposition démocratique et proposer une alternative à la gouvernance actuelle au Peuple centrafricain.

 

C’est pourquoi, au nom du Président Fondateur du KWA NA KWA, au nom du Bureau Politique, au nom de toutes les Ouvrières et de tous les Ouvriers, nous déclarons ce qui suit :

 

  1. DU RETOUR EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE S.E. FRANÇOIS BOZIZE YANGOUVONDA

 

Il n’est un secret pour personne que le Pouvoir en place s’est évertué à entraver autant que faire se peut le retour en République Centrafricaine de l’ancien Président François BOZIZE YANGOUVONDA. C’est pourquoi après avoir laissé la possibilité au Président TOUADERA de faire preuve de bonne foi et de bonne volonté, le KWA NA KWA a porté sur la place publique le refus de renouveler le passeport diplomatique de son Président Fondateur par l’actuel Chef de l’Etat à qui ce document de voyage a été remis en mains propres. De même, le retard volontaire dans le projet de Loi portant sur le Statut des anciens Chefs d’Etat ou encore la prise de la circulaire inique faisant interdiction aux compagnies aérienne desservant la République Centrafricaine d’embarquer François BOZIZE YANGOUVONDA à destination Bangui sont autant de manœuvres dilatoires destinées à empêcher ce dernier de rentrer dans son pays.

 

C’est pourquoi, le Président Fondateur du KWA NA KWA a pris la résolution de rentrer à Bangui dans les tous prochains jours à une date qui sera officiellement communiquée sous peu. A cet effet, nous invitons les autorités à prendre langue avec notre formation politique afin d’organiser ce retour dans la dignité et la quiétude de tous.

 

  1. DE LA CREATION DU COMITE STRATEGIQUE D’APPUI AU PROCESSUS ELECTORAL

 

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a cru bon, à l’image de l’un de ses prédécesseurs, de mettre en place par Arrêté n°058 du 18 novembre 2019 un « Comité Stratégique d’Appui au processus électoral ». Il a, par ce biais, omis de considérer que  le précédent comité du même type présidé par l’ancien Premier Ministre Mahamat KAMOUN avait été instauré durant la période d’exception qu’était la Transition.

 

Il ne saurait en être de même aujourd’hui alors que le retour à l’ordre constitutionnel est effectif depuis le 30 mars 2016 et que la Constitution de notre pays dispose en son article 144 alinéa 1er que « l’Autorité Nationale des Elections est un organe pérenne, indépendant et autonome » qui ne saurait donc être inféodé à un quelconque comité, aussi « stratégique » soit-il. De plus, le second alinéa de ce même article de la Constitution du 30 mars 2016 consacre la compétence de l’Autorité Nationale des Elections « en matière de consultations et élections générales » sans faire référence à la possibilité de créer un autre organe.

 

Aussi, le KWA NA KWA exhorte-t-il le Premier Ministre à revenir à la raison et à retirer purement et simplement cet arrêté qui constitue un facteur aggravant supplémentaire de la crise électorale qui se profile à l’horizon.

 

  • DE LA PROLONGATION DU MANDAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DES DEPUTES

 

Le processus électoral devant nous conduire aux élections groupées prévues pour la fin de l’année 2020 peine à démarrer, et ce pour plusieurs raisons. Outre les questions liées à l’insécurité qui sévit sur la majeure partie du territoire de notre pays, des problèmes liés à la mobilisation des ressources financières ainsi qu’au cadre légal devant encadrer l’ensemble du processus rendent le respect des délais constitutionnels de plus en plus hypothétique.

 

Face au risque de vide institutionnel qui plane, des apprentis sorciers pseudos experts en droit constitutionnel ont concocté un projet de Loi Constitutionnelle destiné à aménager la possibilité de voir les mandats du Président de la République et des Députés être prorogés jusqu’à la tenue effective de nouvelles élections générales, à l’image du précédent connu sous le Président François BOZIZE YANGOUVONDA et qui avait permis de préserver la stabilité institutionnelle à l’époque.

 

S’il n’est point besoin de rappeler que les contextes diffèrent du tout au tout, il n’est pas superflu de préciser que l’article 35 de notre Loi fondamentale en son alinéa 3 stipule qu’ « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ».

 

A la lumière des dispositions de la Loi Fondamentale, le KWA NA KWA s’étonne qu’une telle initiative ait pu germer dans l’esprit des ténors du régime actuel et en appelle au bon sens des uns et des autres pour éviter l’instauration d’un régime non seulement illégitime mais qui plus est illégal.

 

  1. DU DEGUERPISSEMENT DES EX-COMBATTANTS DE LA SELEKA DU CAMP BEAL

 

Le KWA NA KWA déplore la brutalité avec laquelle l’opération ayant conduit au déguerpissement du Camp BEAL a été menée car elle a débouché sur la mort de plusieurs femmes et enfants qui ont fait les frais de l’exercice de la violence sans discernement dont font de plus en plus preuve les forces de l’ordre sous le régime du Président TOUADERA.

 

  1. DU PANIER DE LA MENAGERE ET DES CONDITIONS DE VIE DE LA POPULATION

 

L’absence d’électricité, les pénuries d’eau, la lenteur dans l’assistance aux sinistrés des inondations et la cherté de la vie sont autant de maux qui minent le quotidien des centrafricains et qui rendent de plus en plus difficile la coexistence pacifique entre ces derniers qui assistent quotidiennement aux déballages médiatiques sur les scandales de détournements des deniers publics et de transferts de fonds à l’étranger dont les origines peines à être justifiées.

 

Les inégalités sociales qui se renforcent et le fossé qui se creuse davantage entre « les nouveaux riches » et le reste de la population centrafricaine constituent à n’en point douter une véritable menace pour la paix et la stabilité sociale.

 

  1. DE LA DEGRADATION DE LA SITUATION SECURITAIRE ET DE L’ACCORD DU 6 FEVRIER 2019

 

Depuis la signature de l’Accord du 6 février 2019 dit « Accord de Khartoum », il est enregistré en moyenne 70 violations dudit accord chaque semaine, dixit Mankeur NDIAYE, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la Minusca lors de la présentation de son rapport devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

A titre d’illustration, nous pouvons citer les massacres de Zangba, Mingala, Batangafo ou encore de Paoua. Nous pouvons également mentionner la multiplication des barrières illégales, la nomination de responsables d’une administration territoriale parallèle à celle de l’Etat centrafricain par le Chef de l’UPC tel que récemment encore dans le Haut Mbomou, préfecture récemment passée sous son contrôle effectif sans que le Gouvernement et la MINUSCA n’aient à ce jour réagi de manière efficace et adéquate.

 

Face à ce constat qui porte la comptabilité du nombre total de violations de l’Accord de Khartoum à plus de 2000 violations à ce jour, le moment de se demander si cet accord a encore des raisons d’exister est plus que jamais venu.

 

C’est pourquoi face à l’attitude dogmatique et irresponsable du Gouvernement et d’une certaine Communauté Internationale, qui s’est accoquinée avec certains de nos responsables, qui estiment que cet accord est « l’unique »voie de sortie de crise, le KWA NA KWA rappelle que même les dogmes religieux sont parfois l’objet de vives contestations et qu’un document rédigé par des hommes susceptibles de se tromper, tout accord soit-il, mérite, au vu de l’évolution de la situation politico-militaire de la République Centrafricaine, d’être revisité et que le génie centrafricain soit mis à contribution dans la recherche effective de la Paix.

 

De tout ce qui précède, le KWA NA KWA réitère l’appel lancé du haut de la tribune du Palais de la CEMAC le 12 août 201ç par le Grand Ouvrier Secrétaire Général, l’Honorable Bertin BEA et repris par le Rassemblement Démocratique Centrafricain le 22 novembre 2019 dans la Déclaration n° 003/RDC/BP/P.19 pour une concertation urgente de toutes les forces politiques et sociales en vue de trouver la réponse appropriée à cette nouvelle crise instaurée par le régime actuel.

 

De même, le KWA NA KWA informe l’opinion publique nationale et internationale du lancement dans les prochains jours d’une vaste campagne d’information du public sur les graves et inadmissibles dérives du Pouvoir en place.

 

 

Fait à Bangui le 26 novembre 2019

 

Pour le Bureau Politique

Le Grand Ouvrier Secrétaire Général

 

     Honorable Bertin BEA

                      Ancien Ministre

 

 

Au moins 41 morts victimes de pluies diluviennes à Kinshasa

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Bangui (République centrafricaine ) – 26 nov. 2019 22:11

Au moins 41 personnes sont mortes mardi à Kinshasa, victimes de pluies diluviennes qui ont provoqué dans la nuit de lundi à mardi inondations, glissements de terrains et électrocutions dans une capitale où les autorités congolaises peinent à combattre l’”urbanisme de la pauvreté”.

“Les dégâts matériels et humains sont vraiment énormes”, et le bilan est encore “provisoire”, a déclaré à l’AFP le vice-gouverneur de la ville Néron Mbungu. “80% des dégâts sont causés par des constructions anarchiques”, a-t-il ajouté. Les quartier populaires, principalement sur les hauteurs de Kinshasa (Kisenso, Lemba, Mont-Ngafula), ont été les plus touchées. Un quinzaine de personnes sont ainsi mortes dans celui de Lemba, le plus affecté par ces fortes pluies, selon un bilan provisoire. Lemba a subi une série “d’érosions et d’éboulements” de terrains “qui ont englouti” les maisons, a rapporté la radio Top Congo. Un spectaculaire effondrement de terrain y a coupé en deux sur la route monte vers le campus universitaire, a constaté une journaliste de l’AFP. Le trou présente une profondeur d’une dizaine de mètre sur une vingtaine de mètres de large. “Le collecteur (de l’eau) n’a pas pu supporter le volume des eaux et il a cédé, ce qui a entraîné la coupure de la route”, a expliqué à la presse le maire du quartier, Jean Nsaka. “Plus de 300 ménages sont inondés. Il y a beaucoup de maisons qui ont été détruites” rien que dans son quartier (ou commune), l’un des 26 de Kinshasa. En d’autres endroits de la capitale, deux ponts se sont notamment effondrés, selon le vice-gouverneur. Parmi les victimes, figure également “un enfant qui s’est électrocuté”, a-t-il ajouté. “Les gens sont têtus et ne respectent pas les normes de construction. Même si l’Etat dit qu’il ne faut pas construire, ils construisent. Voilà maintenant les conséquences”, a déploré le vice-gouverneur. La pluie a provoqué des dégâts ailleurs en République démocratique du Congo, immense pays touché par une “pauvreté généralisée” selon le Fonds monétaire international (FMI). – 7 morts dans le Sud-Kivu – Sept autres personnes ont été tuées dans la province du Sud-Kivu, “les unes ont été emportés par les eaux et les autres sont mortes suite aux éboulements”, selon un élu local, Seth Wenga. Des milliers de personnes ont été sinistrées par les inondations depuis fin octobre dans le nord-ouest du pays (province du Sud et du Nord-Ubangi, et de l’Equateur), le long du fleuve Congo ou de ses affluents. A Kinshasa, une cinquantaine de personnes étaient mortes dans des érosions et des effondrements de terrain en janvier 2018, après une nuit de pluies diluviennes. A l’époque, le précédent gouverneur André Kimbuta avait affirmé qu’”en vue de prévenir d’autres cas d’inondations”, les autorités procéderaient “à la démolition de constructions anarchiques”. Troisième ville la plus peuplée d’Afrique, Kinshasa compte quelque 10 millions d’habitants, qui vivent le plus souvent dans des habitations précaires, la capitale ayant vu sa population croître constamment en moins de 20 ans. En 2009, la Revue belge de géographie affirmait que dans le quartier de Ngaliema, “30% de la croissance urbaine s’est effectuée sur des pentes de plus de 15%, soit présentant un risque important d’érosion”. Cette croissance est le fait d’un “urbanisme de la pauvreté”, avait déclaré en juillet 2017 au quotidien français Le Monde, Corneille Kanene, ex-directeur de l’agence onusienne Habitat, ajoutant: “les trois quarts de Kinshasa sont constitués de bidonvilles sans accès à l’eau ni à l’électricité”.
Avec AFP/VOA

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RDCongo/Centrafrique: Haut-Uélé: la révolte contre les Mbororos —

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Bangui (République centrafricaine ) – 26 nov. 2019 17:15

Voilà des années que les Congolais du Haut-Uélé (nord-est; ex-Province orientale) cohabitent avec des Mbororos. Il s’agit d’un sous-groupe des Peuls (originaires d’Afrique de l’ouest) qui se consacre à l’élevage du bétail et pratique le nomadisme saisonnier. Mais ce mode de vie est de plus en plus difficile à mener en raison de la destruction des routes traditionnelles de la transhumance par la vente de terres, l’installation d’agriculteurs, l’érection de clôtures et constructions diverses qui empêchent le bétail d’accéder aux cours d’eau, etc…

Les affrontements armés au Sud-Soudan et en Centrafrique ont en outre fait fuir les Mbororos de ces pays. En Centrafrique, en particulier, la richesse (relative) que constituent leurs troupeaux les a fait prendre pour cibles de bandits de grands chemins, qui ont razzié leur bétail et enlevé leurs enfants contre rançon, tandis que leur religion musulmane les fait assimiler automatiquement aux ennemis des « anti-balakas » chrétiens dans la guerre civile que vit ce pays. En 2006-2007, des milliers de Mbororos centrafricains ont fui ce pays pour le sud du Tchad, le Cameroun et la RDCongo. La richesse des pâturages dans le nord-est de l’ancienne colonie belge est un rêve pour les éleveurs Mbororos venus de ces pays. Les Mbororos sont cependant de plus en plus mal acceptés par les Congolais. La population locale leur reproche d’être armés et, comme tous les agriculteurs confrontés à du bétail non enfermé, accuse leurs bêtes de détruire des champs et « polluer » des points d’eau. Certaines groupes de la société civile congolaise assurent qu’ils « tuent » et « violent » des Congolais, tandis que l’organisation américaine de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a rédigé un rapport dénonçant des cas d’exactions dont les Mbororos sont victimes de la part de soldats congolais. Une région abandonnée par Kinshasa Le Haut Uélé, très excentré, est indéniablement une des régions les plus abandonnées par les pouvoirs publics congolais et cela depuis longtemps. Riche de 2 millions d’habitants seulement pour un territoire grand comme trois fois la Belgique, cette province a subi les exactions de la Lord’s Resistance Army (LRA) ougandaise, avec son flot de mutilés et traumatisés à vie, et l’arrivée de 13.000 réfugiés soudanais et sud-soudanais à la suite des conflits civils. Cela a encore accru les tensions dans une zone pratiquement privée de vraies routes, où fonctionne un seul tribunal de grande instance. (Voir documentaire réalisé en 2017 par une ONG locale https://youtu.be/sHFr-orenBs ). En avril dernier, un affrontement entre Congolais et Mbororos à Tadra (territoire de Faradje) a fait un mort et deux blesses chez ces derniers. Le drame a entraîné une série d’actions de la part de la société civile locale, encouragée à agir par le député provincial Jean Faustin Akuma et lassée d’attendre une intervention des pouvoirs publics congolais. « Opération zéro Mbororo » En juin, la « jeunesse » de la province a ainsi lancé une « Opération zéro Mbororo »: une marche et une journée ville morte le 12 juin « pour que tous les moyens utiles d’autodéfense se voient amorcés par cette population vulnérable », selon les mots de l’organisateur, Me Isaac Degba Egboko. Les protestataires, soutenus par le députés national de Faradje Jean-Pierre Anokonzi, accusent « la communauté internationale » de « cajoler » les Mbororos, « présentés abusivement comme des réfugiés climatiques ». Le 11 septembre dernier, on déplore plusieurs blessés dans un nouvel accrochage entre Congolais et Mbororos à Nyangara centre. Ces derniers sont accusés de se comporter « en territoire conquis, avec une tendance de sédentarisation ». Bref: les habitants du Haut Uélé ont peur que les Mbororos s’installent. Le 9 octobre, la société civile lance « un train de mesures pour chasser les envahisseurs ». Il s’agit d’un appel à la population à rompre toute relation avec les Mbororos: ne plus consommer leur viande (NDLR: vendue moitié moins chère que celle des bouchers congolais, au grand mécontentement de ceux-ci mais à la satisfaction de la population pauvre) et refuser de les « voir » sur les marchés; ne plus leur acheter de bétail; ne plus rien leur vendre; ne plus les saluer; ne plus leur louer de logement; ne plus les transporter; ne plus avoir de « relations sexuelles » avec eux; exiger qu’ils quittent « votre village, votre quartier ». Le gouvernement provincial se réveille alors. Le 17 octobre, il a exhorté les Mbororos à regagner « leurs pays » et la population congolaise à les laisser rentrer chez eux sans incidents. Selon l’ONG locale Apru (Action pour la promotion rurale), des départs sont effectivement observés. On ignore encore, toutefois, où se rendent les éleveurs qui ont repris la route.
Avec Lalibre.be

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Ligue des champions : le PSG fait match nul contre le Real

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Bangui (République centrafricaine ) – 26 nov. 2019 22:04

Le Paris Saint-Germain a arraché le match nul (2-2) face au Real Madrid en toute fin de rencontre.

L’attaquant français du Real Karim Benzema s’est offert un doublé lors de ce match retour de la ligue des champions. Karim Benzema a d’abord ouvert le score à la 17e . A la 79e il alourdi le score pour le Real.
Alors que le match semble plié, le PSG réduit le score et égalise à dix minutes de la fin.
Deux réalisations coup sur coup ont permis au PSG de revenir dans la rencontre. D’abord Kylian Mbappe réduit le score à la 81e et Sarabia égalise à la 83e.
Le Paris St-Germain est premier du Groupe A. Lui et le Real étaient déjà assurés d’une place en huitième de finale.

Avec BBC Afrique

Un village baptisé ‘idiot’ change de nom

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Bangui (République centrafricaine ) – 26 nov. 2019 16:44

Un émir local a annoncé ce changement de nom en haoussa après que les résidents se sont plaints qu’on se moquait d’eux depuis des années et qu’ils avaient honte de dire aux gens d’où ils venaient.

“C’était honteux de dire aux gens à l’extérieur que je viens d’Unguwar Wawaye [Zone des idiots], mais maintenant je peux dire avec fierté que je viens de Yalwar Kadana [Zone d’abondance]”, a déclaré à la BBC Bala Sani, une résidente. “Nous remercions l’Emir pour ce geste.” Le village, dans l’état de Kano, a pris son nom initial il y a environ 70 ans lorsque les gens se sont installés près d’une rivière connue sous le nom Idiotic river (rivière débile). On ne sait pas très bien pourquoi la rivière porte ce nom.
Avec BBC Afrique

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Dialogue politique Centrafrique-France : communiqué conjoint du ministère centrafricain des Affaires étrangères et de l’ambassade de France en Centrafrique

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Dialogue politique Centrafrique-France : communiqué conjoint du ministère centrafricain des Affaires étrangères et de l’ambassade de France en Centrafrique

 

A l’occasion de la visite en Centrafrique de M. Rémi Maréchaux, directeur d’Afrique du ministère français des Affaires étrangères, un dialogue politique

s’est tenu ce jour au ministère des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’Etranger. Il s’agit de la première rencontre de ce type.

Voici le communiqué conjoint du ministère centrafricain des Affaires étrangères et de l’ambassade de France en Centrafrique à l’issue de cette rencontre.

 

Dialogue politique Centrafrique-France

 

COMMUNIQUÉ CONJOINT

 

Bangui, le 26 novembre 2019

 

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Mme Sylvie BaipoTemon, et le directeur d’Afrique et de l’Océan indien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, M. Rémi Maréchaux, ont tenu aujourd’hui un dialogue politique.

Ce dialogue constitue un nouveau cadre d’échange entre la République centrafricaine et la France. Il fait suite à une année riche en contacts entre les deux partenaires, avec la visite en Centrafrique du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian en novembre 2018, celles de la ministre française des Armées Florence Parly en décembre 2018 puis juillet 2019, et la rencontre à Paris entre les présidents Faustin-Archange Touadera et Emmanuel Macron en septembre dernier.

Ce dialogue a permis de rappeler l’intensité du partenariat qui unit les deux pays et de confirmer leur volonté d’approfondir cette coopération dans l’ensemble des domaines.

La France a rappelé son soutien entier aux autorités centrafricaines pour la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019. Elle a salué les progrès accomplis dans les processus de désarmement des groupes armés et de réforme du secteur de la sécurité. Rappelant l’importance de leur partenariat de défense et de sécurité, les deux Etats ont confirmé leur volonté de travailler ensemble, en étroite coordination avec leurs partenaires, pour répondre aux défis qui persistent pour la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Dans le cadre de sa contribution à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain, la République centrafricaine a fait a appel à la France pour un soutien à son plaidoyer, auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour la levée totale de l’embargo sur les armes

La France a confirmé qu’elle soutiendrait l’Etat centrafricain pour organiser les élections de 2020-2021 dans le cadre constitutionnel et selon le calendrier prévu.

La République centrafricaine a rappelé sa ferme volonté au respect des échéances électorales afin de garantir et conserver l’ancrage démocratique

Les deux partenaires sont convenus de renforcer leur dialogue pour coordonner les programmes de coopération mis en œuvre et en préparation, notamment :

  • Le programme Tamboula, qui forme 200 hauts fonctionnaires centrafricains et appuie leurs projets de modernisation de l’administration ;
  • Le développement des capacités de formation d’enseignants en Centrafrique ;
  • La formation des pompiers de la Protection civile ;
  • Le renforcement de la sûreté de l’aéroport de
  • Les projets de l’Agence française de développement (AFD) : sécurisation de l’aéroport de Bangui, réhabilitation de l’avenue Idriss Deby, rénovation de la centrale hydroélectrique de Boali, projet national de l’éducation, appui à l’apprentissage.

Par ailleurs, les deux partenaires sont également convenus de :

la nécessité de procéder à la revue des accords bilatéraux ;

  • La poursuite des travaux pour la définition d’un cadre de suivi de ce partenariat pour le rendre plus efficace, à travers des consultations politiques régulières ;

A l’issue du dialogue, deux conventions ont été signées entre l’Etat centrafricain et l’AFD :

  • L’apport de 10 millions d’euros d’aide budgétaire pour soutenir le fonctionnement de l’Etat centrafricain pour l’année 2019.
  • Un projet de gestion des inondations qui permettra une meilleure gestion des eaux pluviales dans les 1er et 2e arrondissements de

A cette occasion, la France a annoncé l’octroi de 118000 euros d’aide d’urgence pour les victimes des récentes inondations.

Football : Eto’o souhaite servir l’Afrique après ses études

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Bangui (République centrafricaine ) – 26 nov. 2019 16:42

Samuel Eto’o, la légende du football africain, dit qu’il veut mettre à profit ses études de gestion d’entreprise à la Harvard Business School aux Etats-Unis pour servir à son continent.

Le quadruple Joueur africain de l’année a annoncé sa retraite du football à l’âge de 38 ans en septembre.
“Je veux aider et apporter ma contribution positive à la transformation de notre continent “, a déclaré Eto’o au site d’information français Jeune Afrique.
Samuel Eto’o a confirmé sa décision d’étudier après le football:
“En janvier, je commencerai des études de gestion d’entreprise à l’université de Harvard après qu’ils m’aient gentiment accepté pour une formation spécialisée “, a-t-il expliqué.
“Quand on est footballeur, on paie des gens pour s’occuper de sa carrière et des choses en général. Mais quand c’est à vous de gérer les gens et que vous voulez les développer, vous avez pratiquement besoin d’apprendre de nouvelles compétences”, a ajouté Samuel Eto’o.
L’ancien attaquant du Cameroun et du FC Barcelone reste le meilleur buteur de son pays avec 56 buts en 118 matches.
“Je vais vivre à Boston pendant presque un an pour ça. Ce ne sera pas facile, mais c’est un beau défi et vous savez que j’aime toujours me lancer des défis.”
Eto’o a connu une carrière professionnelle riche en trophées en Espagne et en Italie, mais il a connu une grande partie de son succès en club à Barcelone, où il a joué de 2004 à 2009.
Parmi les trophées qu’il a remportés avec le club catalan, on compte trois titres de champion d’Espagne et deux titres de champion d’Europe.
Il a également remporté la Ligue des champions, sous la houlette de Jose Mourinho, à l’Inter Milan en 2010, et a remporté une médaille d’or olympique, avec le Cameroun en 2000.
Eto’o, qui a également joué en Russie, en Turquie et au Qatar, est le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations avec 18 buts.
Il a participé à quatre phases finales de Coupe du Monde avec les Lions Indomptables – 1998, 2002, 2010 et 2014 – jouant huit matches et marquant trois buts.
L’attaquant a également remporté deux titres consécutifs en Coupe d’Afrique des Nations avec son pays lors des éditions 2000 et 2002.

Avec BBC Afrique

13 soldats français tués dans un crash au Mali

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Bangui (République centrafricaine ) – 26 nov. 2019 16:37

“Le président annonce avec une profonde tristesse la mort de 13 soldats français au Mali dans la soirée du 25 novembre, dans un accident entre leurs deux hélicoptères lors d’une mission de combat contre les djihadistes”, peut-on lire dans un communiqué.

Selon plusieurs médias français, il s’agit de la plus grande perte de soldats français au combat dans la région depuis son intervention en 2013.
Un hélicoptère de combat Tigre et un hélicoptère de transport de type Caïman se sont écrasés après s’être heurtés lors d’une opération de combat.
La France compte plus de 4.500 soldats engagés dans la lutte contre les insurgés islamistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique dans la région du Sahel.
Le président Emmanuel Macron a salué “avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel”, a indiqué la présidence de la République dans un communiqué.
Ces pertes portent à 28 le nombre de soldats français tués dans cette zone depuis le déclenchement de l’opération Serval, en janvier 2013.
Bien avant ce crash, le dernier mort en date était un brigadier, tué par un IED, également dans le secteur de Menaka au Mali le 2 novembre.
Les militants islamistes utilisent le centre et le nord du Mali comme zone de prédilection pour lancer des attaques dans cette région désertique.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : Vives tensions depuis ce matin à Kaga-Bandoro            

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Photo d’illustration des combattants de l’ex-coalition Seleka à Bambari.

 

Vives tensions depuis ce matin à Kaga-Bandoro            

 

Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – CNC – Une partie de la ville de Kaga-Bandoro est en ébullition depuis ce matin en raison d’une tentative de désarmement d’un lieutenant de Mahamat Alkhatim, appelé « Libanais », par les casques bleus pakistanais au marché central de la ville. Ce qui n’est pas du tout apprécié par les hommes du MPC.

 

L’opération du désarmement du nommé « Libanais », numéro 2 de Alkhatim par les casques bleus du contingent pakistanais a failli tourner au drame en plein centre commercial de la ville de Kaga-Bandoro.

Selon des sources sécuritaires contactées par CNC, « la ville de Kaga-Bandoro a été déclarée, il y a de cela quelques mois, ville sans armes et la Minusca a pour mission de veiller à son strict respect. C’est dans cette optique qu’ils ont voulu désarmer le numéro 2 du MPC, Libanais, qui a l’habitude de se promener avec son arme en pleine ville», ont-elles rapporté au CNC.

La tentative de désarmement d’un des principaux chefs du MPC est perçue par ces hommes comme de la provocation. « Quelques combattants présents au marché central de la ville ont voulu en découdre avec les pakistanais. On observe l’évolution de la situation pour le moment car on ne sait jamais », indique un habitant de Kaga-Bandoro.

Les autorités locales contactées n’ont pas voulu se prononcer. La MINUSCA, de son côté, dit « suivre de près la situation ».

Affaire à suivre…

 

Avec Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Les équipes de Médecins Sans Frontières à nouveau cible d’agressions armées à Batangafo

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Centrafrique : Les équipes de Médecins Sans Frontières à nouveau cible d’agressions armées à Batangafo

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – L’ONG médicale et internationale MSF à Batangafo a été encore objet d’un braquage perpétré par un groupe d’assaillants dans la nuit du 24 au 25 novembre 2019. Au total, en 2019, il y a eu 24 incidents sur les acteurs humanitaires à Batangafo. DRC, MENTOR, MSF et OXFAM ont tous été touchés.

 

Si l’on y voit bien, la ville de Batangafo, au nord-ouest du pays, est l’une des régions aujourd’hui les plus dangereuses pour les acteurs humanitaires car rien qu’en 2019, nous comptabilisons plus de 23 incidents délibérément orientés contre les travailleurs humanitaires.

 

Le dernier fait en date est celui du 24 au 25 novembre 2019, vers minuit, où plusieurs assaillants ont fait intrusion dans une des maisons de Médecins Sans Frontières (MSF) à Batangafo, munis d’armes blanches et automatiques. Quatre membres du staff MSF et Humanité et Inclusion (HI), et un petit bébé étaient présents au moment du braquage, et une personne a été blessée à l’arme blanche par les assaillants pendant l’intrusion. De l’argent et les effets personnels du staff ont été volés.

 

Suite à cet incident, qui a lieu quelques semaines seulement après le braquage de l’ONG Oxfam, MSF et HI se voient contraintes à « réduire leurs activités à l’hôpital et dans la périphérie de Batangafo dès ce mardi 26 novembre. Seules les urgences vitales continueront à être prises en charge au niveau de l’hôpital », a annoncé MSF.

 

Ces cas d’agression et de violences sur les humanitaires sont récurrents à Batangafo. Les humanitaires et le staff de MSF en particulier, ont déjà été l’objet de plusieurs incidents et agressions ces derniers temps, dont on compte au moins deux épisodes violents de tabassage et de menaces du personnel identifié MSF.

 

Au mois d’avril 2019, MSF avait suspendu toutes ses activités pendant plusieurs jours après l’assassinat d’un membre de son personnel. De plus, très récemment, suite au braquage violent de la base de l’ONG Oxfam, toutes les organisations humanitaires présentes sur place avaient appelé encore une fois tous les acteurs impliqués dans la crise à respecter l’action humanitaire pour permettre l’assistance aux populations civiles.

 

« L’engagement de tous est nécessaire pour garantir la sécurité de nos employés, de nos structures et surtout de nos patients, et pour ne plus permettre que de telles attaques aient lieu dans l’impunité totale », ont rappelé les ONG humanitaires basées à Batangafo.

 

«Aujourd’hui, nous n’avons d’autre choix que de suspendre à nouveau presque toutes nos activités à Batangafo, car nous ne pouvons plus travailler dans de telles conditions, dans la crainte constante d’être attaqués. » déplore Sébastien Delhoume, coordinateur MSF à Batangafo, « face à toute cette violence envers nos équipes, nous avons de plus en plus de difficultés à trouver du personnel médical qualifié acceptant d’être déployé ici et d’y rester. Ceci va sans doute impacter la qualité des soins que nous sommes en mesure d’offrir » conclut-il.

 

Médecins Sans Frontières est présent depuis 2006 à l’hôpital de Batangafo et sur les axes périphériques, pour offrir des soins gratuits à l’ensemble de la population. Pendant le premier semestre 2019, les équipes ambulatoires ont pu réaliser 43 500 consultations ambulatoires, traiter environ 41 000 cas de paludisme et hospitaliser plus de 4 500 patients. A la maternité, MSF a assisté 848 accouchements et les équipes de promotion de la santé ont effectué plus de 18 500 consultations et référé 600 patients avec des complications vers l’hôpital de Batangafo.

Cédric Wa-Gomba

La RDC annonce des opérations militaires “conjointes” avec l’ONU à Beni

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Bangui (République centrafricaine ) – 25 nov. 2019 17:46

La présidence de la République démocratique du Congo a annoncé lundi des “opérations conjointes entre l’armée nationale et la Monusco (Mission des Nations unies au Congo)” à Beni, dans l’est du pays, “afin d’assurer la paix et la sécurité à la population civile”.

La présidence a également annoncé dans un communiqué “l’installation d’un quartier général avancé des forces armées à Beni”, à l’issue d’une réunion urgente d’un “conseil de sécurité” à Kinshasa présidé par le chef de l’Etat Félix Tshiskedi, en présence de la cheffe de la Monusco, Mme Leila Zerrougi. Aucune date n’a été précisée pour le lancement de ces opérations conjointes annoncées après un nouveau massacre de huit civils à Beni dans la nuit de dimanche à lundi. La mission onusienne “va renforcer la coopération avec ses partenaires et travailler étroitement avec les autorités pour trouver conjointement des solutions en faveur de la population de Beni”, a-t-elle indiqué dans un communiqué après l’annonce de la présidence. La nouvelle tuerie attribuée au groupe armé ADF (Forces de défense alliées) a provoqué la colère des habitants de Beni, qui dénoncent l’”indifférence des autorités de Kinshasa et “l’inaction” des Casques bleus présents sur place. Un bureau de l’ONU a été saccagé et partiellement incendié lundi à Beni par les manifestants, qui ont aussi mis le feu à la mairie de la ville. Au total 77 civils ont été tués depuis le 5 novembre à Beni et ses environs, dans le Nord-Kivu, selon un comptage du Groupe d’étude du Congo (GEC) de l’Université de New York. Il s’agit, selon les experts, de représailles des ADF après les opérations militaires annoncées contre leurs bases le 30 octobre par l’armée congolaise. L’armée congolaise a annoncé son offensive sans la Monusco, qui dispose d’une force de quelque 16.000 hommes en RDC et d’une force d’intervention rapide à Beni. Le mandat de la Monusco doit être renouvelé au Conseil de sécurité des Nations unies d’ici à la fin de l’année. C’est l’une des missions onusiennes les plus onéreuses au monde, avec un budget d’environ un milliard d’euros.
Avec AFP/VOA

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Au Cameroun, le principal opposant appelle à boycotter les législatives

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Bangui (République centrafricaine ) – 25 nov. 2019 17:44

Le principal opposant du Cameroun Maurice Kamto et son parti ont appelé lundi à boycotter les législatives et municipales de février 2020, dénonçant leur organisation alors qu’une partie du pays reste le théâtre d’un conflit meurtrier et craignant des “fraudes massives”.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) “appelle les Camerounais à ne pas aller voter et à rester chez eux le 9 février 2020 afin de ne pas cautionner les élections qui ne ramèneront pas la paix dans notre pays”, a déclaré M. Kamto. Rival malheureux du président Paul Biya à la présidentielle de 2018, Maurice Kamto a été libéré début octobre après avoir passé plus de huit mois en prison. Il a souhaité que “tous les partis politiques de l’opposition, l’ensemble de la société civile, les organisations et autres forces réligieuses” suivent son appel à boycotter ce double scrutin. La présidence camerounaise avait annoncé le 10 novembre que les élections législatives et municipales, reportées à deux reprises depuis 2018, se tiendraient finalement le 9 février 2020. Une partie de l’opposition avait dénoncé l’organisation de ces élections, s’inquiétant de leur crédibilité, au moment où le pays est confronté à de multiples crises. “Organiser des élections au Cameroun aujourd’hui, qui plus est des élections locales, sans avoir rétabli la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest…c’est donner le message que (les) populations (de ces régions) ne sont pas des Camerounais et, ce faisant, consacrer la partition de fait du pays”, a déclaré M. Kamto. Depuis deux ans, l’ouest du pays est le théâtre d’un conflit meurtrier qui oppose indépendantistes anglophones à l’armée et qui a déjà fait plus de 3.000 morts, selon des ONG. Ces deux régions comptent environ 16% de la population camerounaise. – “Nouvelle crise” à venir – M. Kamto a également critiqué l’absence d’une réforme du code électoral. “Avec le système électoral actuel, les mêmes causes produiront inévitablement les mêmes effets à savoir: fraudes massives, vol des résultats et nouvelle crise post-électorale”, a-t-il dit. La réélection en octobre 2018 de M. Biya, 86 ans dont 37 au pouvoir, avait déclenché une grave crise politique, l’opposition, notamment le camp de M. Kamto, arrivé en deuxième position, lui contestant la victoire. Le MRC avait lancé des manifestations pacifiques au lendemain des résultats pour dénoncer un “hold-up électoral”. C’est à l’issue d’une de ces marches que M. Kamto et des dizaines de ses partisans avaient été arrêtés en janvier. Il a été remis en liberté sur ordre de M. Biya huit mois plus tard, début octobre, notamment à la suite de pressions internationales, Etats-Unis et France en tête. Mercredi, pourtant, le MRC avait mis en place une commission chargée des investitures pour ce double-scrutin, avant de faire volte-face. Le parti “était persuadé que dans un sursaut patriotique, le régime en place prendrait en compte les exigences légitimes des Camerounais même à la dernière minute”, a justifié lundi M. Kamto. “Malheureusement, celui-ci s’est enfermé dans son mépris habituel”, a-t-il poursuivi. Lors de cette conférence de presse, le leader de l’opposition a également affirmé détenir des informations faisant état “d’un projet d’élimination physique” à son encontre et celle de plusieurs cadres de son parti. Le MRC “tient à dire aux extrémistes du régime, qui sont aussi bien des politiques que des membres du système de sécurité, que ces menaces n’ont aucun impact sur sa détermination à offrir une alternative au peuple camerounais”, a-t-il asséné. Le gouvernement n’avait pas encore réagi lundi en fin d’après-midi aux accusations lancées par M. Kamto, ni à l’annonce par son parti de boycotter les élections.
Avec AFP

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une base civile de l’ONU envahie et incendiée par des manifestants à Beni  —

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Bangui (République centrafricaine ) – 25 nov. 2019 17:37

Les forces de sécurité congolaises ont tiré à balles réelles à proximité du camp onusien pour tenter de contenir les manifestants, qui avaient incendié plus tôt dans la matinée la mairie de Beni.

Avant l’irruption des manifestants, deux hélicoptères des Nations unies s’étaient brièvement posés à l’intérieur de cette base civile de l’ONU, avant de repartir aussitôt, a constaté le correspondant de l’AFP. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a annoncé une réunion de crise pour 12h00 GMT. « Des maisons du personnel des Nations unies ont été attaquées et vandalisées », avait détaillé une porte-parole de la Monusco jointe par l’AFP avant la réunion de crise onusienne.
Avec Lalibre.be

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Les départs volontaires de l’armée suspendus au Burkina Faso

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Bangui (République centrafricaine ) – 25 nov. 2019 22:01

Dans une note destinée aux services internes de l’armée qui s’est retrouvée sur les réseaux sociaux, le chef d’Etat-major général indique que les demandes de départ volontaire de l’armée sont suspendues au Burkina Faso.

Sont aussi suspendus le traitement des demandes de disponibilité, les résiliations de contrats et de radiation des cadres des forces armées nationales.
Le général Moïse Minoungou demande aux chefs des différentes composantes de l’armée d’appliquer la note chacun en ce qui les concerne.
Le docteur Pierre Claver Milogo, chercheur et auteur d’un ouvrage sur la répression du terrorisme international, explique qu’une telle décision a des risques pour l’armée.
La décision intervient au moment où l’armée fait face à de récurrentes attaques de groupes armés au nord et dans l’est du pays.
Selon les autorités, cette décision se justifie par le fait que les forces armées manquent d’effectifs pour faire face aux défis sécuritaires.
Le 7 novembre le président Kabore avait décrété le recrutement de volontaires dans les zones sous menaces pour lutter contre le terrorisme.

Avec BBC Afrique

Début des opérations conjointes à Beni en RDC

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Bangui (République centrafricaine ) – 25 nov. 2019 21:36

La présidence de la République congolaise a annoncé lundi le lancement d’opérations militaires conjointes entre l’armée et les Casques bleus dans la région de Béni, dans l’est du pays, pour faire face aux massacres récurrents de civils.

L’annonce intervient après un conseil de sécurité convoqué suite aux derniers incidents enregistrés dans la région.
Depuis près d’un mois, l’armée congolaise mène, seule, une offensive contre les combattants de l’ADF, groupe armée rebelle d’origine ougandaise.
En représailles à l’offensive congolaise, les rebelles ont plusieurs fois attaqués des civils, faisant au moins 70 morts au cours des dernières semaines.
Dimanche soir, les assaillants ont tué à l’arme blanche au moins huit civils dans la ville de Béni.
En réaction lundi, des émeutes contre la Mission de l’Onu en RDC ont éclaté. Des émeutiers ont attaqué un camp des Nations unies pour dénoncer leur “inaction” après les massacres des civils attribués aux présumés ADF.
Au moins quatre manifestants ont été tués.
Des “enquêtes” vont déterminer l’origine des tirs, a ajouté le représentant du parquet militaire, qui évoque la possibilité d’un cinquième mort.
Un couvre-feu a été décrété jusqu’à nouvel ordre par les autorités provinciales du Nord-Kivu entre 18h00 et 06H00 à Beni et ses environs.

Avec BBC Afrique

Affaire de 137 millions, le PM Firmin NGRÉBADA en France depuis une semaine.

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Le Premier ministre Firmin Ngrebada à Bangui, en janvier 2019 lors de l’organisation préparatoire des pourparlers de Khartoum. CNC

 

Affaire de 137 millions, le PM Firmin NGRÉBADA en France depuis une semaine.

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – bien mal acquis, la saga continue pour le Premier ministre Firmin NGRÉBADA. En séjour depuis une semaine à Paris, l’homme de 137 millions  espère débloquer l’affaire avant son retour à Bangui prévu vendredi prochain.

 

Convoqué par le TRACFIN, un organisme du ministère français de l’Économie chargé de la lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement  du terrorisme, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA se voit contraint de se rendre en France juste après la célébration en différé de la journée mondiale de l’alimentation 2019 (JMA-2019) tenue à Bambari le 19 novembre dernier. En séjour à Paris, l’homme navigue dans le transport en commun entre le pôle financier français et le siège social de l’institution financière réceptrice de 137 millions de francs CFA qu’il avait envoyés  pour l’achat d’un pavillon en France et interceptés par TRACFIN.

Depuis une semaine, l’homme tente en vain auprès des autorités françaises et du TRACFIN le déblocage de son argent. Il aurait sollicité le concours d’un avocat parisien pour l’aider dans l’affaire,  mais les deux ont du mal à convaincre les enquêteurs qui demandent au passage  les bulletins de paie du Premier ministre pour les cinq dernières années. Une histoire de calculer le montant exact de son salaire officiel comparativement au montant envoyé en France.

D’après un cadre financier contacté par CNC, dans ce genre de cas, la banque qui reçoit les fonds fait une demande concernant l’origine des fonds à la banque émettrice, à l’étranger ou France. En l’absence de justifications claire,  TRACFIN est saisi et l’affaire devient politique avec les autorités.

Pendant ce temps, à Bangui, son retour est très attendu, surtout concernant le dossier du comité d’appui au processus électoral qu’il a mis en place et largement critiqué par la classe politique centrafricaine.

Convoqué à l’Assemblée nationale mercredi prochain, le Premier ministre sera finalement présent à Bangui vendredi prochain. Ceci dit, il ne pourra logiquement se présenter devant les élus de la nation ce mercredi.

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Soudan du Sud: Washington rappelle son ambassadeur après l’échec à former un gouvernement

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Bangui (République centrafricaine ) – 25 nov. 2019 17:42

Les Etats-Unis ont rappelé leur ambassadeur au Soudan du Sud pour “réexaminer” les relations avec ce pays en guerre après l’échec à former un gouvernement d’union nationale dans les délais prévus, a annoncé lundi le département d’Etat américain.

L’ambassadeur Thomas Hushek est rappelé “pour consultations liées au récent échec des parties à former un gouvernement intérimaire d’union nationale” avant la date-butoir du 12 novembre, a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus dans un communiqué.
“Nous réexaminons notre relation avec le gouvernement du Soudan du Sud”, a prévenu dans un tweet le secrétaire d’Etat Mike Pompeo.
Le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar avaient jusqu’au 12 novembre pour surmonter leurs différends et former ce gouvernement d’union censé éviter que ce jeune Etat indépendant ne replonge dans un conflit à grande échelle. Mais ils ont échoué et se sont fixé un nouveau délai de 100 jours pour y parvenir.
A l’approche de la date-butoir, les Etats-Unis, qui ont été parmi les principaux soutiens de l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, avaient manifesté leur impatience, laissant planer la menace de sanctions si les dirigeants échouaient à former le gouvernement. Washington a “de nombreux outils à sa disposition et nous n’hésiterons pas à les utiliser”, avait ensuite prévenu mi-novembre le haut responsable du département d’Etat chargé de l’Afrique, Tibor Nagy.
“Les deux dirigeants, et j’utilise des guillemets lorsque je parle de +dirigeants+, sont clairement assez satisfaits de la situation actuelle”, avait-il déploré. “La communauté internationale fournit de la nourriture, des médicaments et tous les biens de première nécessité dont la responsabilité revient normalement aux gouvernements. En gros, ils ne font rien”, avait-il dénoncé.
Les Etats-Unis donne environ un milliard de dollars par an à Juba, essentiellement en aide humanitaire.
Ce n’est pas la première fois que Salva Kiir et Riek Machar échouent à mettre en oeuvre un accord de paix qu’ils ont eux-mêmes signés. La défiance entre les deux hommes est profonde et la guerre avait éclaté en décembre 2013 lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, alors son vice-président, membre de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’Etat.
Le conflit, marqué par des atrocités de masse, a fait selon une estimation quelque 380.000 morts et contraint quatre millions de personnes à fuir leurs foyers.

Avec AFP

Pourquoi l’Ethiopie a un nouveau parti au pouvoir

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Bangui (République centrafricaine ) – 25 nov. 2019 17:35

La politique éthiopienne est sur le point d’entrer dans une nouvelle phase après la fusion de trois des quatre partis ethniques de la coalition au pouvoir, qui est en place depuis 1991.

Le nouveau Parti de la Prospérité comprendra également d’autres alliés du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) qui contrôle actuellement tous les sièges du Parlement.
Le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a soutenu le plan, a salué cette décision comme une “étape cruciale dans la mobilisation de notre énergie pour travailler à une vision commune “.
Mais le refus du Front populaire de libération du Tigréan (TPLF) de faire partie du nouveau parti met en lumière les problèmes qui pourraient se poser au Premier ministre.
Il sera confronté à son premier test électoral l’année prochaine, lorsque sa vision d’un pays unifié, d’une part, et ethniquement diversifié, d’autre part, sera soumise au vote.
Qu’y a-t-il derrière la fusion ?
Les discussions au sujet d’une fusion durent depuis plus d’une décennie.
Mais le Premier ministre, au pouvoir depuis avril de l’année dernière, est déterminé à recréer et à rebaptiser le parti parce qu’il croit que l’EPRDF a une image ternie.
Il veut aussi diriger un parti qui reflète mieux ses propres idéaux.
La coalition a été formée en 1988 par des groupes ethniques luttant contre le dictateur Mengistu Haile Mariam.
Elle a réuni le TPLF, le Parti démocratique Amhara, le Parti démocratique oromo (ODP) et le Mouvement démocratique populaire du sud de l’Ethiopie.
Tous les quatre avaient leurs racines dans les mouvements de guérilla marxistes, et bien qu’ils se soient éloignés de cette approche, l’EPRDF a défendu une large implication de l’Etat quand il s’agissait de développement.
Le Parti de la Prospérité, dirigé par M. Abiy, affirme qu’il aura des approches économiques plus libérales et laissera plus de place au secteur privé.
Qu’est-ce que ça changera ?
M. Abiy promeut une philosophie dite du “medemer”, qui signifie ” addition “, qui consiste à encourager la contribution de chacun et à mettre fin au séparatisme ethnique.
Le Parti de la prospérité, contrairement à l’EPRDF, comprendra des personnes de tous les groupes ethniques.
Auparavant, les membres venaient uniquement des quatre partis composant l’EPRDF, les autres ethnies avaient un statut secondaire.
Lors des élections de 2005, l’EPRDF et ses alliés ont remporté tous les sièges parlementaires
Le Premier ministre déclare aussi qu’il veut que les nominations aux postes de responsabilité soient faites sur la base du mérite plutôt qu’avec l’idée d’équilibrer les groupes ethniques.
D’autre part, M. Abiy, un Oromo de souche, tient à promouvoir la diversité dans le pays.
Il est arrivé au pouvoir à la suite d’une vague de protestations de la population d’Oromia, qui s’était plainte de la marginalisation politique et économique, et il est conscient qu’il doit répondre à ces préoccupations sans ramener le pays dans un État fortement centralisé.
Mais il y a encore de grandes questions sur la façon dont le Parti de la Prospérité va fonctionner dans les États régionaux du pays qui sont basés sur l’appartenance ethnique.
Pourquoi le TPLF s’y oppose-t-il ?
Lorsque l’EPRDF est arrivé au pouvoir, le TPLF était le parti dominant.
Meles Zenawi, qui a dirigé le gouvernement de 1991 jusqu’à sa mort en 2012, et d’autres personnalités clés étaient originaires de la région du Tigré.
Mais comme les Tigréans représentent environ 6% de la population, ils perdraient beaucoup d’influence dans le nouveau parti fusionné.
Cette influence s’est déjà estompée depuis l’arrivée au pouvoir de M. Abiy et il y a eu une tension croissante entre lui et la direction du TPLF.
Ils estiment également que la croissance de l’Éthiopie est due à leur approche du développement économique, qui est basée sur l’intervention de l’État et qui semble être en contradiction avec les perspectives du Parti de la Prospérité.
Mais ce n’est pas seulement le TPLF qui est concerné.
Certains membres de l’ODP, que préside le Premier ministre, seraient inquiets que le nouveau parti conduise à une perte de leur identité.
Quelles pourraient être les conséquences d’une scission ?
Il n’est pas encore clair si le TPLF va voler en éclat, ou si certains membres vont rejoindre le nouveau parti tandis que d’autres vont partir.
Le Premier ministre semble avoir des discussions en coulisse avec les membres du TPLF, mais le résultat de ces discussions n’est pas connu.
S’il y avait une scission, cela signifierait que le TPLF deviendrait un parti d’opposition tout en gardant le contrôle de l’État régional du Tigré.
Cela pourrait conduire à une plus grande tension avec le gouvernement fédéral et, dans le cas le plus extrême, à la possibilité de la création d’un État Tigré de facto séparé.
Quelle différence cela pourrait-il faire pour les élections de 2020 ?
Aux yeux de beaucoup de gens, quelle que soit l’ampleur des réformes entreprises, le FDRPE reste associé à l’oppression et aux violations des droits de l’homme, ce qui serait problématique aux urnes.
L’idée du nouveau parti a déjà eu une réaction positive chez certains, mais les dernières années ont vu tellement de changements qu’il est imprévisible de savoir comment les choses se passeront dans les urnes l’année prochaine.

Avec BBC Afrique

Arrestation des chefs rebelles centrafricains au Tchad, une mise en scène organisée par Ndjamena.

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Le général autoproclamé Ahmat Bahar à gauche et Abdoulaye Miskine à droite

Arrestation des chefs rebelles centrafricains au Tchad, une mise en scène démentie par l’état-major du FDPC.

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – depuis une semaine, la nouvelle de l’arrestation des trois chefs rebelles centrafricains au Tchad, mise en scène parfaitement par Ndjamena  a fait le tour du monde. Pendant que le pouvoir de Bangui se précipite pour demander leur extradition, des voix se lèvent de plus en plus pour exiger des explications aux autorités tchadiennes concernant la circonstance de leur arrestation, et l’état-major du FDPC dément formellement les allégations du gouvernement tchadien. Abdoulaye Miskine est-il vraiment arrêté à Ndjamena ?

 

Souvenez-vous, le 25 octobre dernier, nous avions annoncé l’arrestation du chef rebelle Ahmat Bahar, patron du MNLPC,  par les forces de sécurité tchadienne dans la ville de Gore, département de Nya-Pendé, région du Logone Oriental au sud du Tchad, à la frontière avec la République centrafricaine.

Quelques jours plutôt, le 14 octobre, nous avions annoncé la présence du chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui s’est retranché avec ses hommes dans la forêt d’Amdafock depuis plusieurs mois, a été surpris par l’intensité des combats entre le FPRC et le MLCJ dans la région. Pris entre deux feux, il est contraint de se replier au Soudan avec ses hommes.

À lire aussi :

 

Pour le troisième chef de guerre que les autorités tchadiennes disent l’avoir arrêté au Tchad, on ignore complètement s’il a été capturé avec le général Bahar au  Tchad.

Pour de nombreux observateurs centrafricains, la nouvelle de l’arrestation des trois chefs rebelles centrafricains auxquels le général Abdoulaye Miskine par les autorités tchadiennes n’est qu’une comédie mise en scène par Ndjamena, et demandent par la même occasion des explications au gouvernement tchadien sur les circonstances de leur arrestation.

En tout cas pour l’état-major du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), la nouvelle de l’arrestation du chef rebelle Abdoulaye Miskine n’est qu’une manipulation politique du gouvernement centrafricain.

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux ce lundi, il affirme « avec certitude » que «  Abdoulaye Miskine se trouve bel et bien sur le territoire centrafricain et non arrêté au Tchad ».

« L’État-major du FRONT DÉMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC) dément formellement l’information largement commentée par la presse et sur les réseaux socio, selon laquelle le General KoUTAMADJI MARTIN ALIAS ABDOULAYE MISKINE, Président du FDPC  serait arrêté au Tchad.

Le chef d’état-major du FDPC informe le peuple centrafricain sur les allégations mensongères et de mauvaises fois véhiculer sur la presse et les réseaux socio et belle et bien fausse », indique le communiqué.

Par ailleurs, l’état-major du FDPC confirme que la personne arrêtée au Tchad n’est qu’un officier du mouvement qu’il déconseille formellement aux autorités tchadiennes son  extradition en RCA.

Pour rappel, le général Abdoulaye Miskine, natif de Batangafo, est un charlatan bien connu à Carnot, dans le Mambéré-Kadéï,  et au quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Il  avait été recruté et intégré à la garde présidentielle par l’ancien président Ange Félix Patassé qui l’a élevé au grade du général des forces armées centrafricaines (FACA).

À la tête des nombreuses missions d’élite des commandos des gardes rapprochés de Patassé, il avait été doigté par le président Idriss Deby dans un premier temps comme ancien lieutenant des rebelles sudistes tchadiens emmenés par Laokin Bardé, liquidé en 1998 avant de l’avoir accusé à nouveau d’être l’auteur du massacre en 2002 des ressortissants tchadiens au marché à bétail, situé au PK13 à la sortie nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Échappé de justesse à son arrestation par les agents secrets tchadiens à Sibut, dans la préfecture de Kémo,  en mars 2013,Abdoulaye Miskine s’était retranché dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA avec ses éléments, dont Armel Sayo, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports. Finalement, il a été capturé par les forces de sécurité camerounaise après le rapt des ressortissants camerounais par ses hommes. Il avait été emprisonné à Yaoundé durant plusieurs mois avant d’être libéré.

En attendant que le chef de l’État tchadien, qui croit toujours que la RCA fait partie  des préfectures de son pays, continue de manipuler l’opinion publique pour son intérêt personnel.

Pour les Centrafricains, le doute persiste sur les circonstances de l’arrestation des « trois chefs rebelles centrafricains au Tchad ». En conséquence, ils demandent aux autorités centrafricaines et tchadiennes des explications claires sur les circonstances de leur arrestation et publier au passage leur image  avant toute confirmation.

 

Copyright2019CNC.

Des milliers de Centrafricains réfugiés en RDC rentrent volontairement en RCA avec l’appui du HCR

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Bangui (République centrafricaine ) – 24 nov. 2019 14:46

Ce projet de rapatriement a été lancé pour aider environ 172.000 personnes déracinées depuis 2013 à rentrer volontairement dans leur pays.

Le 21 novembre, quelques 400 Centrafricains – ainsi que leurs effets personnels – sont partis du camp de réfugiés de Mole dans un convoi de quatre camions et véhicules légers à destination de Zongo, dans la province du Sud-Ubangi, au nord de la RDC. « Ils ont ensuite poursuivi leur voyage en bateau jusqu’à Bangui, la capitale de la République centrafricaine », a déclaré vendredi le porte-parole du HCR, Babar Baloch. Le démarrage du programme de rapatriement volontaire fait suite à un accord tripartite signé par le HCR et les gouvernements de la RDC et de la RCA en juin 2019. En Centrafrique, les réfugiés retournent dans les régions de Bangui et dans les préfectures de Lobaye, d’Ombella M’poko, de la Kemo, de Nana Mambere, de Mambere Kadei et de Sangha-Mbaere, où la situation s’est améliorée ces deux dernières années. Depuis la signature de cet accord, quelque 4.000 personnes se sont inscrites pour bénéficier de ce programme rapatriement volontaire, faisant état de leur souhait de recevoir une aide au retour d’ici la fin 2019. Bien que certains réfugiés aient spontanément organisé leur propre retour, le HCR prévoit d’aider quelque 25.000 personnes d’ici la fin de l’année 2020, grâce à ce programme progressivement mis en œuvre. Amélioration de la situation sécuritaire dans leur région d’origine La majorité des réfugiés centrafricains vivaient en RDC depuis plusieurs années après avoir été contraints de fuir la violence dans leur pays. Les rapatriés ont déclaré que l’amélioration de la situation sécuritaire dans leur région d’origine ainsi que l’accord de paix conclu entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés avaient principalement motivé leur décision de mettre fin à leur exil. Avant leur rapatriement, des représentants des réfugiés s’étaient rendus dans leur région d’origine, où ils avaient pu y constater la présence des autorités administratives et de sécurité, ainsi que d’organisations humanitaires et de développement. Une fois en RCA, les réfugiés rapatriés reçoivent une aide au transport et un colis de retour composé d’une allocation d’aide en espèces et d’articles ménagers de première nécessité pour les aider à reprendre le cours de leur vie une fois établis de nouveau en RCA. Les rapatriés reçoivent également une ration alimentaire de trois mois, fournie par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM). Etant donné qu’environ la moitié des réfugiés rapatriés sont des agriculteurs, le gouvernement centrafricain leur a alloué des terres arables pour leur permettre de cultiver leur propre nourriture et de subvenir aux besoins de leur famille. Le HCR travaille également avec les autorités judiciaires centrafricaines pour faciliter la récupération des biens des réfugiés. Selon le HCR, près de 600.000 réfugiés centrafricains vivent en RDC et dans d’autres pays voisins, tandis qu’un nombre égal reste déplacé à l’intérieur des frontières de la RCA. Les retours volontaires reposent sur les décisions des réfugiés à titre individuel. « Le maintien des prestations de protection dans les pays d’accueil sera nécessaire pour les personnes qui estiment que la situation sécuritaire est toujours dégradée en RCA et qui, de ce fait, ne souhaitent pas y retourner », a précisé l’agence onusienne pour les réfugiés.
Avec Minusca

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Martin Ziguélé, président du MLPC, menacé de mort par Ali Darassa.

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Centrafrique.com/le-depute-martin-ziguele-a-droite-et-le-chef-rebelle-ali-darassa-a-gauche-par-cnc-montage-combine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016
Martin Ziguelé, Député et Président du parti MLPPC à droite, et Ali Darassa, chef rebelle et chef d’État-major de l’UPC à gauche. Montage du CNC.

 

Bambari (République centrafricaine) – CNC – Après l’opération du désarmement de Sidiki et de ses troupes dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé, Ali Darassa, sous pression, menace Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3, président du parti MLPC, ainsi que le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration du territoire, monsieur Lamido ISSA BI AMADOU pour son ingratitude envers lui.

 

Décidément, la guerre est ouverte entre le chef de guerre Ali Darassa et l’honorable Martin Ziguélé, président du parti MLPC.

Déclenchée par ce dernier lors de son point de presse à l’Assemblée nationale quelques heures après l’occupation de Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou,   par les combattants rebelles de l’UPC le 17 octobre dernier, la confrontation entre les deux hommes ne fait que commencer, et Ali Darassa ne compte pas se laisser faire :

« Ou c’est lui, ou c’est moi », disait-il.

Pour l’honorable Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3, dans sa déclaration lors de son point de presse, explique que « Ali Darassa, dans sa disposition d’esprit,  veut rouler tout le peuple centrafricain, y compris les autorités du pays dans la boue ». Il demande au passage aux garants de l’APPR-RCA (accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine) de «  frapper et réduire ses capacités militaires afin de le contraindre à se retrancher uniquement à Gbokologbo en attendant le DDRR ».

Finalement, Ali Darassa, sous pression, avait retiré ses troupes de Bambouti le 10 novembre dernier  pour les positionner non loin de la sous-préfecture de Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine.

Martin Ziguélé, toujours droit dans ses bottes, explique que le retrait des troupes d’Ali Darassa de Bambouti vers une autre ville de la région n’est pas la solution, et demande toujours aux garants de prendre des mesures coercitives contre lui et son mouvement.

En répliquant aux nombreuses attaques de l’honorable Martin Ziguélé, Ali Darassa lui interdit formellement de circuler dans des villes sous son contrôle, avant de le menacer directement : ou c’est lui, ou c’est moi ».

Comme si cela ne suffisait pas, Ali Darassa, commandant de l’unité spéciale de mixte de sécurité (USMS) de la région centre, ministre conseiller du Premier ministre, chef d’état-major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC),  interdit aussi toutes nominations des  sous-préfets, des maires, agents préfectoraux et municipaux dans des zones sous son contrôle.

Pour lui, toute nomination des fonctionnaires dans sa région et qui ne revêtirait  pas de signature de Monsieur Aliou, Ministre de l’élevage représentant son entité au gouvernement, sera considéré comme nulle

et de nulle effet

Le maire de la ville de Pombolo, de passage à Gbokologbo pour la JMA-2019 à Bambari, a été la première victime de cette nouvelle décision. Son malheur, c’est d’avoir circulé dans son bagage le décret de sa nomination. Découvert par Ali Darassa lors de contrôle du maire à Gbokologbo. Le décret a été complètement déchiré par le chef rebelle en personne qui lui expliquait que cette nomination  est nulle et sans effet, avant de proférer de menace de mort à l’endroit du ministre délégué  auprès du ministre de l’Administration du territoire, monsieur Lamido ISSA BI AMADOU qui n’est pas sur place ce jour.

Pour rappel, le ministre Lamido ISSA BI AMADOU, représentant le groupe 3R dans le gouvernement de Firmin NGRÉBADA, est lui aussi l’un des proches du chef rebelle Ali Darassa avant sa nomination dans le gouvernement en mars derniers. D’ailleurs, certains le considèrent comme celui qui aurait fait venir pour la première fois en Centrafrique Ali Darassa et Abas Sidiki, deux anciens collaborateurs du tchadien  Baba Laddé.

Pour de nombreux observateurs, Ali Darassa considère les régions occupées par ses hommes comme un État indépendant au sein de la République centrafricaine. Il agit et réagit comme un chef de l’État face au président Faustin Archange TOUADERA, pourtant officiellement élu par le peuple centrafricain.

Par ailleurs, le chef rebelle Ali Darassa, dans son entretien avec ses proches, ne cesse de crier haut et fort que grâce à lui que la célébration de la JMA 2019 a eu lieu dans la tranquillité : «  j’ai déployé plusieurs dizaines de mes hommes à Bambari, à la demande du gouvernement, pour sécuriser la JMA, en appui aux FACA et la Minusca », explique-t-il à son entourage.

La semaine dernière, une dizaine des hommes de l’UPC ont été aperçus à Zémio, non loin de la localité de Mboki où ils avaient quitté Bambouti pour se retrancher.

Rappelons que l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est l’un des quatorze groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine avec le gouvernement centrafricain en février dernier.

 

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L’Ouganda ouvre une usine de fabrication de téléphones portables

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Bangui (République centrafricaine ) – 24 nov. 2019 11:46

L’usine qui va fabriquer les premiers téléphones portables en Ouganda, située à Namanve, à l’est de la capitale, Kampala, est gérée par la société chinoise ENGO Holdings.

Elle a une capacité d’assemblage de 2 000 téléphones simples, de 1 500 smartphones et de 800 ordinateurs portables par jour. Plus tard, elle va commencer à en fabriquer. La capacité de production de l’usine va évoluer “en fonction de la demande”, et les appareils seront commercialisés sous la marque Simi, selon Ares Chow Yu Qing, le directeur d’ENGO Holdings. Les smartphones seront vendus au détail à 54 dollars (environ 28 900 francs CFA), et les téléphones simples à huit dollars (environ 4 265 francs CFA). Patience Atuhaire/BBC Les téléphones seront commercialisés sous la marque Simi. “C’est un grand progrès de faire entrer l’Ouganda dans le monde de la fabrication d’équipements technologiques, mais nous devons agir de concert avec le reste du monde en termes de normes et de qualité, afin d’être compétitifs”, a souligné James Saaka, le directeur de la NITA-U, le régulateur des technologies de l’information et de la communication en Ouganda. L’industrie manufacturière est l’une des priorités du gouvernement ougandais, et une part importante des investissements provient de la Chine. L’année dernière, les importations ougandaises en provenance de la Chine ont atteint un milliard de dollars. La même année, les exportations de l’Ouganda vers la Chine étaient seulement de 32 millions de dollars, selon des données fournies par les Nations unies. La Chine est également l’un des principaux partenaires financiers de l’Ouganda, et ses prêts financent essentiellement des projets d’infrastructures : les autoroutes, les barrages hydroélectriques, les aéroports et un chemin de fer qui doit relier d’autres pays d’Afrique de l’Est.
Avec BBC Afrique

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Retrouvailles entre les Ivoiriens Blé Goudé et Soro

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Bangui (République centrafricaine ) – 24 nov. 2019 15:29

L’ancien chef rebelle ivoirien, Guillaume Soro, candidat à la présidentielle de 2020, a rencontré dimanche l’ex-chef des Jeunes Patriotes en liberté conditionnelle.

La rencontre des ex-frères ennemis survient près de 10 ans après la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, qui a fait des milliers de morts.
M. Soro soutenait alors l’actuel président Alassane Ouattara, tandis que M. Blé Goudé était un des plus fervents partisans de Laurent Gbagbo, le président de la Côte d’Ivoire de l’époque.
Leur rencontre est “placée sous le signe de la recherche de la paix (…) entre deux camarades de lutte de longue date”, selon l’Agence France-Presse, qui cite un communiqué conjoint des deux parties.
Charles Blé Goudé appelle à éviter toute “tentation de vengeance”
Les deux jeunes politiciens disent avoir eu “de longs et fructueux échanges empreints de vérité sur la situation socio-politique nationale”.
Guillaume Soro et Charles Blé Goudé “ont exprimé leur compassion et leur solidarité au peuple de Côte d’Ivoire pour les traumatismes et les nombreux préjudices subis au cours de la crise”.
Pour l’avenir, les deux leaders politiques “s’engagent à œuvrer pour une réconciliation sincère” et “conviennent que la réconciliation doit se nourrir de vérité et de repentance, gage de tout pardon”.
Les deux ex-dirigeants de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) “réaffirment la nécessité de privilégier la voie du dialogue, de la négociation et de la concertation dans la résolution des conflits”.
Guillaume Soro a annoncé en octobre sa candidature à la présidentielle de 2020 après avoir rompu les liens avec le président Alassane Ouattara et la coalition au pouvoir en début d’année.
Il multiplie les gestes envers ses anciens adversaires politiques, demandant pardon à Laurent Gbagbo et s’entretenant avec l’ancien président Henri Konan Bédié.
M. Blé Goudé a été acquitté en première instance de crimes contre l’humanité par la CPI et attend en liberté conditionnelle aux Pays-Bas l’examen de l’appel de la procureure.
A la tête du mouvement des Jeunes Patriotes, un mouvement souvent qualifié de milice, il est poursuivi en Côte d’Ivoire pour des “faits concernant des actes de torture, homicides volontaires, viol”.

Avec AFP

Démantèlement d’un poste de gendarmerie des Anti-Balaka à Bria.

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Dans le camp des déplacés du PK3 de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) – CNC – samedi 23 novembre, le poste de contrôle des miliciens Anti-Balaka installé au cœur du camp des déplacés du PK3 a été démantelé par des Casques bleus de la Minusca, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Lors de l’opération du démantèlement samedi vers 9h du matin, au moins trois miliciens Anti-Balaka en faction ont été interpellés, et leur poste a été complètement détruit par les forces mauritaniennes de la Minusca.

Les miliciens Anti-Balaka, furieux contre l’arrestation de leurs compagnons d’armes, ont bouclé tout le secteur du PK3 pour exiger leur libération immédiate et sans condition.

Toute la journée du samedi, le secteur est paralysé, des détonations d’armes de fabrication artisanale et industrielle fusent de partout durant plusieurs heures, faisant fuir des milliers des personnes dans la brousse.

Selon une source proche de la milice Anti-Balaka, les trois suspects interpellés par la Minusca auraient été relaxés ce dimanche aux environs de 9h du matin sous pression des miliciens qui ont pris en otage le Préfet de la haute-Koto qui s’est rendu sur place pour constater les faits.

Pour rappel, le poste de contrôle des miliciens Anti-Balaka, installé au cœur du site des déplacés du PK3, faisait office à leu seul du service de la gendarmerie, de la police et du tribunal civil et correctionnel. À travers ce poste de contrôle, ils procèdent aux arrestations illégales, organisent des procès comme au tribunal, rackettent les populations et perçoivent des taxes illégales…

Le magistrat nommé par le redoutable chef Balaka se nomme Odilon. À lui seul, il tranche les affaires civiles comme les problèmes des couples, et des affaires criminelles comme les vols et autres.

Cependant, les déplacés, très mécontents de cette pratique mafieuse, auraient signalé l’affaire à la Minusca qui a pris sa responsabilité pour le démanteler.

 

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Déclaration du Mouvement ITA  relative à la mise en place du Comité d’Appui Stratégique au Processus Électoral.

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Centrafrique.com/logo-du-parti-de-yandocka-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote

Par l’arrêté n°058 du 18 novembre 2019, le Premier ministre Firmin Ngrebada, a décidé sur instruction du Président TOUADERA contre toute attente et sans consultations préalables avec toutes les forces vives de la nation en général, et les partis politiques en particulier, de la mise en place d’un Comité d’Appui Stratégique au Processus Électoral.

Cette structure, parallèle au cadre de concertation entre les principaux acteurs du processus électoral,pourtant prévu par la constitution du 30 mars 2016, placée sous l’autorité directe de son géniteur et qui a pour mission principale « d’assurer le suivi régulier de chaque étape importante du processus électoral et de veiller à la bonne exécution du chronogramme », est manifestement anti-constitutionnelle, donc illégale et irrégulière.

Elle traduit surtout l’expression palpable de la volonté, on ne peut plus, claire et nette et de la détermination du régime en place, à faire un passage en force et opérer un véritable coup d’état électoral en 2020-2021, avec la complicité probable d’une partie de la communauté internationale, en méconnaissance totale des dispositions légales en la matière. Elle constitue la preuve irréfragable d’un hold-up électoral en préparation en ce sens que six (6) membres du gouvernement et quelques responsables de certaines institutions républicaines, presque tous militants et assumant de hautes fonctions au sein du parti MCU y sont représentés, à l’exception des représentants des partis politiques et de la société civile.

En réaction à cette initiative qui relève purement et simplement du mépris et du refus permanent du dialogue dont le président TOUADERA et son clan ont toujours fait montre vis – à – vis de tous les principaux acteurs de la crise, le Mouvement ITA, porte – parole des intérêts des masses laborieuses de notre pays et de la jeunesse centrafricaine sans exclusive, dénonce avec force cet acte réglementaire foncièrement scélérat et porteur des germes de nouvelles tensions à venir dans notre pays où plus de 85% du territoire sont sous contrôle des Groupes Armés.

Le Mouvement ITA constate avec amertume et forts regrets que le Premier ministre Firmin NGREBADA, à travers cet acte, impose aux Centrafricains déjà privés de liberté d’aller et venir et de vivre en quiétude, des conditions très éloignées du chemin de la concorde nationale devant amener le pays vers des élections inclusives, transparentes, démocratiques, libres et incontestées en 2020-2021.

Cette réaction patriotique et républicaine est fondée sur l’attachement du Mouvement ITA au respect de la Loi fondamentale de notre pays que le Premier ministre a violée à travers cet acte mettant en place ce Comité.

Le Premier ministre est en flagrante violation des dispositions constitutionnelles et légales en vigueur, régissant l’organisation des élections en République Centrafricaine.

Il s’agit des dispositions des articles 143 et suivants de la Constitution du 30 mars 2016, instituant l’Autorité Nationale des Élections, et des articles 7 et suivants de la loi portant code électoral en République Centrafricaine, définissant les attributions de l’organe de gestion des élections et consacrant formellement l’impérieuse obligation de la mise en place d’un cadre de concertation entre les différents acteurs du processus électoral.

En sus du non – respect du cadre légal de l’organisation de ces futures consultations, il faut noter avec force l’inobservation des dispositions de l’article 37 de l’ordonnance n°05.007 du 2 juin 2005 sur les partis politiques par leur mise à l’écart de ce processus tel que défini par le présent arrêté.

Fort de ce qui précède, le Mouvement ITA appelle le Premier ministre NGREBADA à plus de raison et de sagesse et lui demande instamment de revenir, en toute humilité et en toute responsabilité, sur cette décision anti-constitutionnelle, illégale, irrégulière, anti-républicaine et somme toute incendiaire.

En outre, le Mouvement ITA saisit cette opportunité pour inviter très respectueusement les partenaires traditionnels de la République Centrafricaine, à savoir la France, les Etats – Unis, la Fédération de la Russie, la Chine, l’UE, la Minusca et Autres, appelés à siéger dans cette commission en tant qu’observateurs, à rejeter cette offre visant à les impliquer dans des manœuvres de fraudes électorales aux conséquences incalculables et malheureuses.

Le Mouvement ITA, au nom de la paix et de la sécurité transfrontalière et soucieux d’une diplomatie agissante avec tous les Etats frères de la République Centrafricaine toujours ignorés, dont les multiples appuis ont permis la tenue effective des élections de 2015 et qui continuent de nous assister, de joindre leurs voix à ce chapitre.

Enfin, le Mouvement ITA reste résolument déterminé à s’opposer à toute organisation d’élections bâclées, comme l’ont été celles qui ont porté en mars 2016 au pouvoir le président TOUADERA, et s’engage à saisir dans les tous prochains jours la Cour Constitutionnelle d’une demande en annulation de l’arrêté mis en cause en cas d’échec aux négociations en cours avec les forces vives de la nation pour une approche globale de la situation.

Fait à Bangui, 24 novembre 2019

Le 1er Secrétaire général

Dominique YANDOCKA