Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/manifeestations-des-surperviseurs-et-agents-recenseurs-en-septembre-2015-à-Bimbo-450×259.jpg” alt=”Manifestation des superviseurs et agents recenseurs à Bimbo en septembre 2015. CopyrightDR” width=”450″ height=”259″ />Manifestation des superviseurs et agents recenseurs à Bimbo en septembre 2015. CopyrightDR
Bossangoa, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – Des centaines des candidats au recrutement des agents recenseurs et tablettes de la commune de Ben-zambé, dans la préfecture de l’Ouham, ont manifesté leur colère ce mardi 30 juin pour dénoncer le manque de régularité dans le processus du recrutement par l’autorité nationale des élections (ÂNE). La résidence du Président du bureau du démembrement local a été détruite, et sa famille a également été expulsée de la ville. La tension est toujours très tendue.
Sans doute, c’est déjà un faux départ. La situation devient catastrophique partout. De Bangui jusqu’en province, c’est le même son de cloche : le processus du recrutement des agents tablettes et recenseurs engagés par l’autorité nationale des élections (ÂNE) est entaché d’importante irrégularité. Comme nous l’avions vu dans la capitale, dans certaines villes de province, plusieurs candidats au recrutement des agents recenseurs sur la liste électorale ont manifesté leur colère pour dénoncer cette irrégularité. À Ben-zambé, dans la préfecture de l’Ouham, c’est la résidence du Président du démembrement de l’autorité nationale des élections qui a été pillée et détruite par les manifestants. Selon des informations recueillies sur place, pour se faire recruter comme agent recenseur ou agent tablette, certains candidats auraient remis d’importantes sommes d’argent au Président local du démembrement de l’ÂNE, tandis que d’autres ont dû travailler comme manœuvre dans sa ferme. Mais à la surprise générale de tous, aucun parmi eux ne figurait sur la liste des agents recenseurs et agents tablettes publiée par l’ÂNE. Aussitôt, un mouvement de colère s’éclate dans la ville. Les manifestants réclament leur argent. En signe de protestation, ils ont pris d’assaut la résidence du Président du bureau de démembrement de l’ÂNE qu’ils ont littéralement saccagée et pillée. Et ce n’est pas tout ! Dans certaines villes de province, c’est la même réaction des candidats.
À Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, c’est le député de Bozoum 2 Ambroise Zawa qui se substitue de loin au Président du démembrement de l’ÂNE de Bozoum pour recruter les agents recenseurs.
Avec l’appui de ses proches comme messieurs Sanga Marc, Ndounga Bienvenu, Mboko-tataly et Ngremalé François alias cisco, ils encaissaient des sommes d’argent, mais également des cabris entre les mains des jeunes de Bozoum pour les faire des agents recenseurs. Malheureusement, depuis la publication de la liste définitive par l’ÂNE, c’est la colère et stupéfaction qui dominent.
Pendant ce temps, à Bangui, c’est un gigantesque désordre total. Nous reviendrons sûrement sur ce dossier dans nos prochains articles sur CNC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – depuis mardi, des rumeurs enflent sur les réseaux sociaux, et relayés sur les antennes de certains médias centrafricains faisant état de la mort du sulfureux chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major et coordonnateur du mouvement 3R. Il serait tué dans un affrontement opposant les forces Bangladesh de la Minusca et les combattants rebelles de 3R dans la localité de koui, sous-préfecture de l’Ouham-Péndé. Intox ou info ? qui dit vrai.
« Il est tombé dans une embuscade tendue par les forces Bangladesh de la Minusca dans la localité de koui. Après un bref échange des tirs, l’homme a été tué. Ses proches nous ont confirmé l’information », soupire un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA joint au téléphone par la rédaction du CNC. Or, sur le terrain, des sources sécuritaires locales ont démenti catégoriquement cette information et parlent d’une véritable diversion orchestrée par le 3R.
À Bocaranga, où les affrontements entre les 3R et les Casques bleus Bangladesh de la Minusca sont toujours en cours, les rumeurs sur la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki ne passent pas. Même à Koui, ou encore à Bouar, personne ne veut y croire. Tout le monde parle de manipulation de 3R appuyée par le gouvernement afin de desserrer la pression militaire exercée par la Minusca sur le 3R.
Mais qui dit vrai dans tout ça ?
« Les autorités doivent nous exposer sa dépouille sur la place publique pour que les Centrafricains puissent confirmer que Sidiki est réellement mort », explique un député de la Nana-Mambéré joint au téléphone par CNC.
Du côté de l’opposition démocratique, la nouvelle de l’assassinat du chef rebelle Abass Sidiki s’étonne plus d’un. Certains se demandent pourquoi le gouvernement se « réjouit » très rapidement de la prétendue mort de Sidiki alors qu’il n’a même pas vu sa dépouille mortelle.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/sarandji-et-touaddera-450×250.jpg” alt=”L’ex-premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightDR.” width=”450″ height=”250″ />L’ex-premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightDR.
Bangui, République centrafricaine, 30 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – rien ne va plus au sein du mouvement « Cœurs unis » du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à quelques mois des élections groupées du 27 décembre 2020. Son secrétaire exécutif, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, et le chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA, ne se parlent plus, et les altercations s’enchainent au sein du MCU, leur mouvement politique, désormais divisé en deux groupes.
Après l’échec de maintes tentatives d’implantation de ses bureaux fédéraux et sous-fédéraux dans les villes de provinces, le mouvement Cœurs unis du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA semble désormais faire du surplace, et ce, à Bangui comme en province.
« C’est très difficile pour nous! Toutes les batteries de stratégies que nous avons déployées sur le terrain n’accouchent qu’une souris », déplore un cadre influent du MCU.
Oui, personne ne peut ignorer ce constat sur le terrain. À Bambari, Bria, Ndélé, Nola, Berberati, Birao, Paoua, Bouar, etc., aucun bureau fédéral, sous-fédéral, encore moins une cellule du parti présidentiel MCU a été mise en place dans ces villes. Or, pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la faute revient au bureau politique de son mouvement le MCU, en particulier à son secrétaire exécutif, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI.
« Avec tous les milliards de francs CFA que le chef de l’État a pu injecter dans les activités de ce parti, on ne peut s’attendre à de tels résultats à moins de six mois des élections », s’alarme un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Désormais, au sein du MCU, c’est dû coup pour coup. Le courant ne passe plus entre le chef de l’État et le bureau politique de son parti. Même son influent conseiller politique, le secrétaire exécutif du MCU, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ne le croise plus, et ne parle plus avec lui. Certains proches du chef de l’État auraient évoqué son intention de se retirer de la course à la prochaine présidentielle de 2020. Mais les mercenaires russes vont-ils accepter ? Difficile de le savoir.
D’après un député proche de la majorité présidentielle, la seule option qui est actuellement sur la table du MCU c’est le « trucage massif». Nous reviendrons bientôt sur cette option dans nos prochains articles sur CNC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/un-blindé-de-la-Minusca-en-patrouille-à-ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×403.jpg” alt=”Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”403″ />Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bouar, République centrafricaine, 30 juin 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – alors que l’affrontement entre les Casques bleus de la Minusca ( mission des Nations unies en Centrafrique), et les rebelles du mouvement 3R ( Retour, réclamation et Réhabilitation) se poursuivait dans la localité de Mont Yadé, situé à 25 kilomètres de Bocaranga, l’État major des forces de la Minusca vient de lancer ce mardi 30 juin une vaste opération militaire contre le 3R dans la sous-préfecture de Koui, anciennement DeGaulle.
Visiblement, le mouvement rebelle 3R ne semblait être intimidé par la pression militaire de la Minusca qui vient de lancer dans la nuit du lundi à mardi une vaste opération contre ses positions dans la localité de Koui. Selon nos informations, celle-ci sera menée conjointement avec la couverture aérienne rapprochée des forces Bangladesh de la Minusca. Pourtant, ce lundi, peu avant 17 heures, alors que les affrontements entre les Casques bleus et les rebelles de 3R se poursuivaient dans la localité de Yadé, une marche pacifique des habitants de koui, soutenue par le 3R, demandait le départ immédiat et sans condition de toutes les forces de la Minusca de leur ville. Peine perdue. La Minusca faisait la sourde oreille, et campe sur ses positions d’attaque.
Pour l’heure, à Bocaranga comme à koui, toutes les activités humanitaires sont suspendues momentanément. Certaines ONG comme OCHA, ACTED et INSO ont dû rapatrier leur personnel vers Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, en attendant le retour au calme dans la zone.
Rappelons que depuis le retour au maquis du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, ses hommes ont lancé successivement des attaques contre la brigade territoriale de la gendarmerie de Besson, le 14 mai, où des gendarmes avaient été désarmés de force, suivie de celle contre la base d’entraînement de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS), le mardi 9 juin à Bouar, puis celle contre la base de la Minusca à Pougole, où des Casques bleus avaient également été désarmés. Sans oublier le dernier assaut contre une patrouille des soldats FACA à Besson, où plusieurs militaires centrafricains avaient été tués.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/des-soldats-français-en-patrouille-dans-une-rue-de-Bangui-en-2014.-CopyrightDR-450×254.jpg” alt=”Une patrouille des soldats français de la Sangaris dans une rue de Bangui en 2014. CopyrightDR” width=”450″ height=”254″ />Une patrouille des soldats français de la Sangaris dans une rue de Bangui en 2014. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, 30 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – La Coalition Centrafrique Libre (CCL) a organisé le lundi 22 juin une conférence de presse dans une salle de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS). Cette réunion était « un appel pour saisir les élus de la nation à interpeller le Premier ministre, le ministre de la défense et le ministre des affaires étrangères à situer le peuple sur la présence de légionnaires français en RCA et d’exiger leur départ ».
Selon les organisateurs, des légionnaires seraient arrivés en nombre dans le camp de M’Poko dans le but de déstabiliser la Centrafrique.
La demande du départ immédiat des légionnaires soi-disant « débarqués pour déstabiliser le pays » suscite les interrogations.
Force est de constater que l’affirmation s’avère totalement fausse. Qui a vu tous ces militaires ? Personne. Mais dans un kilo de mensonge il y a au moins 20 grammes de vérité, dit-on. Présentement la vérité est qu’il y a bien quelques légionnaires présents dans le cadre de l’opération EUTM-RCA et aussi au DETAO. D’ailleurs on y retrouve depuis toujours toutes les couleurs de béret. On est donc bien loin des 2 000 faussement annoncés.
Et surtout, leur mission consiste à former les FACA et à venir en aide à la population, comme cela a été le cas dernièrement avec une sensibilisation aux gestes barrières pour les jeunes du 5ème arrondissement.
D’ailleurs, le 25 juin, le gouvernement centrafricain a publié un communiqué qui confirme que les rumeurs diffusées sur ce sujet par la Coalition Centrafrique Libre, et d’autres groupes affiliés, sont des « mensonges inventés de toutes pièces ».
Au bilan, cet appel lancé avec virulence par quelques jeunes instrumentalisés n’a rassemblé que quelques dizaines d’individus, même pas une centaine dont certains étaient présents par curiosité. Une conférence de presse étant organisée, des journalistes ont permis de remplir le parquet de la salle. Et au bilan que reste-t-il ?
Il reste une Coalition Centrafrique Libre qui diffuse des fausses nouvelles et joue à attiser les peurs. A ce jeu dangereux elle a perdu toute sa crédibilité.
Le virus du mensonge est plus dangereux que la Covid19 en république centrafricaine. Pour s’en protéger le geste barrière est de le dénoncer.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/mouvement-dun-véhicule-de-la-Minusca-dans-la-ville-de-Bocaranga-le-29-juin-2020-450×337.jpg” alt=”mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020″ width=”450″ height=”337″ />mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /
Bocaranga, République centrafricaine, 29 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – L’affrontement a débuté ce matin du lundi 29 juin et se poursuit en ce moment avec une intensité rare des combats. Plusieurs blessés sont annoncés des deux côtés, et les populations, apeurées, ont du quitter la zone pour se réfugier dans la brousse.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis par CNC, l’affrontement a débuté après un assaut violent des 3R contre un convoi de ravitaillement de la Minusca dans la localité de Mont Yadé, situé à 25 kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga.
« Les rebelles de 3R auraient reçu une information selon laquelle cette équipe du ravitaillement de la Minusca serait composée des soldats des Forces armées Centrafricaines (FACA) qui voudraient lancer un assaut contre les positions des 3R », explique une source humanitaire jointe au téléphone depuis Bocaranga.
Pour l’heure, les affrontements se poursuivent, et un convoi militaire des soldats FACA vient de quitter Bocaranga pour le village Yadé, lieu des affrontements. Aucun bilan n’est disponible, mais des sources sécuritaires locales parlent d’un mort et de plusieurs blessés du côté de la Minusca.
Pendant ce temps, à Bocaranga, certaines ONG internationales ont complètement suspendu momentanément leurs activités dans la zone, et d’autres ont dû rapatrier leur personnel vers la ville de Bouar. La ville est complètement vidée de ses habitants.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/logo-département-américain-750×750-1-450×450.jpg” alt=”logo département américain 750×750″ width=”450″ height=”450″ />Copyrightdépartement américain
Communiqué de presse
Le gouvernement des États-Unis d’Amérique félicite le gouvernement centrafricain pour ses efforts de lutte contre la traite des personnes
Bangui, 29 juin 2020 – Le 25 juin 2020, le département d’État des États-Unis d’Amérique a annoncé que la République centrafricaine (RCA) avait fait des progrès importants en matière de la lutte contre la traite des personnes. Le gouvernement des États-Unis souhaite saisir cette occasion pour féliciter le gouvernement centrafricain pour ses efforts. Il y a encore du travail à faire, mais ces réalisations constitueront une base solide à partir de laquelle il sera possible de réaliser de nouveaux progrès en partenariat avec les organisations internationales, la société civile, et les partenaires bilatérales.
L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en République centrafricaine, S.E. Lucy Tamlyn, a déclaré : « Il faut sensibiliser les gens par rapport à cet esclavage moderne. Il faut identifier les victimes et leur donner les soins nécessaires pour qu’ils puissent regagnent leur liberté et leur dignité. Il faut entamer les poursuites judiciaires contre les malfaiteurs qui gèrent les réseaux criminels. Il faut que les leaders des groupes armés soient tenues pour leurs crimes contre l’humanité. C’est une lutte qu’on mène ensemble et j’ai assuré le chef de l’État de l’engagement américain de soutenir ses efforts ».
La loi américaine de 2000 sur la protection des victimes de traite ainsi que le rapport annuel sur la traite des personnes sont les principaux outils diplomatiques utilisés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique pour collaborer avec les gouvernements étrangers en matière de traite des êtres humains. Ils reflètent l’engagement du gouvernement des États-Unis d’Amérique à jouer un rôle de premier plan mondial sur cette question clé des droits de l’homme et de l’application de la législation.
À propos de la traite des personnes
La traite des personnes – également connue sous le nom de traite des êtres humains – est une crise d’envergure mondiale qui implique le recours à la force, à la fraude ou à la coercition pour obtenir un certain type de travail ou d’acte sexuel commercial. Chaque année, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes de la traite dans le monde, y compris ici en République centrafricaine. Le travail forcé, le travail des enfants, l’utilisation d’enfants soldats, la prostitution forcée et l’esclavage moderne sont tous des exemples de traite des êtres humains.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-Bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga
Bouar, République centrafricaine, 29 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – Un mouvement de panique a agité dimanche le marché central de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré située à 452 kilomètres au nord-ouest de Bangui.
Selon une source proche de la gendarmerie locale, ce vif mouvement de panique a été observé suite aux tirs de sommation d’un gendarme centrafricain qui aurait tenté d’interpeller un groupe des éleveurs peuls.
En effet, peu avant midi, ce dimanche 28 juin, la présence d’un groupe des éleveurs peuls a été observée au marché central de Bouar. Ils étaient en train de faire des achats avec d’importantes sommes d’argent en leur possession. « C’est étrange ! », s’étonne un témoin de la scène interrogé par CNC. Pour lui, il ne fait aucun doute, ces éleveurs peuls seraient des « intermédiaires « des 3R : « ils sont venus faire les achats ici au marché central pour ramener aux rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) », a-t-il expliqué.
C’est dans cette disposition d’esprit que le service de la gendarmerie de Bouar a été alerté par un groupe des jeunes, et une équipe d’intervention a également été dépêchée rapidement au marché central pour interpeller les suspects. Malheureusement à l’arrivée des forces de l’ordre, l’un des suspects n’a pas voulu obtempérer, et l’un des gendarmes faisait des tirs de sommation avec son fusil d’assaut pour le ramener à la « raison ». Aussitôt au marché central, cette détonation d’arme crée un mouvement de panique au sein de la population. « On croyait à un échange des tirs avec les Peuls », explique une commerçante des légumes.
Finalement, tous les éleveurs peuls ont été conduits à la brigade de la gendarmerie pour nécessité d’enquête, et le calme est revenu au centre-ville quelques minutes plus tard.
Il y a lieu de noter que la semaine dernière, une patrouille des forces armées centrafricaines avait été prise d’assaut par les rebelles de 3R, à majorité peule, dans la localité de Besson, faisant plusieurs morts, dont un gendarme. Ce qui a largement choqué les populations de Bouar qui assimilent abusivement les éleveurs peuls aux rebelles de 3R du sulfureux Abass Sidiki.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/catherine-samba-panza-partie-3-pour-sa-biographie-450×342.jpg” alt=”L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.” width=”450″ height=”342″ />L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.
Des élections maintes fois repoussées et finalement truquées.
A – Un remaniement en plein « AngolaGate » sur fond de violences.
Alors que s’achève le 27 juin 2014 à Malabo le 23ème sommet de l’Union Africaine, Samba-Panza participe à une réunion informelle sur la Centrafrique organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Elle y présente son bilan dans une ambiance tendue avant … d’être priée par ses pairs de quitter la salle…. C’est dans un couloir près du lieu de la réunion que la Présidente de transition doit attendre la fin des concertations… Le communiqué final publié à l’issue de la rencontre annonce « sa volonté de remanier son gouvernement » …
Du 21 au 23 juillet 2014, un sommet est convoqué à Brazzaville pour obtenir un cessez-le-feu officiel entre groupes armés.
Cette réunion et un remaniement de l’équipe gouvernementale apparaissent alors comme les derniers moyens pour Samba-Panza de sauver la face devant les critiques de plus en plus fortes à son endroit…
Le Premier Ministre Nzapayéké doit se résoudre à démissionner mais exige en échange des contreparties : il obtiendra près de 300 millions de FCFA et le poste d’ambassadeur de RCA en Afrique du Sud qu’il occupe encore aujourd’hui… Le 10 août 2014, Catherine Samba-Panza désigne pour le remplacer Mahamat Kamoun. La compagne de ce dernier Rachel Ngakola (cousine de SCP du côté maternel) qui est nommée au poste de Directrice Générale des douanes centrafricaines se distinguera par une gestion particulièrement prédatrice des recettes douanières…
Face aux bailleurs de fonds internationaux mais aussi à José Eduardo dos Santos, qui la convoque le 20 août 2014 à Luanda pour une brève séance d’explications sur l’utilisation des fonds alloués, la Présidente de transition plaide la bonne foi et l’urgence de la situation, sans que ses interlocuteurs ne soient c dupes quant à l’utilisation des 2,5 millions de dollars…
A Paris, l’on observe ce désordre avec crainte car la priorité est avant tout de se désengager au plus vite du théâtre d’opération centrafricain. Hélène Le Gal, conseillère Afrique de François Hollande vient à Bangui le 6 octobre 2014 pour recadrer CSP lui rappelant clairement qu’elle doit respecter le chronogramme relatif à l’organisation des prochaines élections qui doivent théoriquement se tenir au printemps 2015…
Pour les centrafricains, l’« Angolagate » est le catalyseur de la crise morale qui secoue la transition de Samba-Panza. La population descend dans la rue pour réclamer sa démission et des violences secouent Bangui. Depuis New York où elle participe à une réunion sur la RCA en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, CSP semble au bord de la rupture. Des violences intercommunautaires secouent Bangui et Bambari début Octobre 2014 faisant plusieurs dizaines de morts.
On assiste à un affrontement larvé entre la cheffe de l’État et Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du CNT qui annonce en grande pompe une enquête sur l’affaire du don Angolais. Cette enquête sera finalement abandonnée avec l’intervention de Sassou Nguesso après que Samba-Panza avoue dans une déclaration publique « n’avoir pas utilisé l’argent toute seule » et menace dans l’hypothèse d’une enquête d’exposer les noms des responsables mouillés dans cette affaire…
B – Le forum national de Bangui et les reports successifs des élections.
Alors que la date du scrutin initialement prévu pour le début de l’année est repoussée à l’été 2015, CSP s’active pour préparer le forum national de Bangui censé réconcilier les Centrafricains avant ce scrutin. Au début du mois d’Avril 2015, elle signe trois décrets portant nomination du présidium du Forum, des membres du Comité technique et fixant les dates du dialogue national. Le CNT s’élève alors contre ces décisions, accusant la Présidente de pas l’avoir consulté et les critiques se cristallisent sur le choix du très controversé Jean-Jacques Demafouth comme coordinateur du comité technique. Béatrice Epaye qui présidait la commission préparatoire du Forum en est limogée. Beaucoup reprochent à Catherine Samba-Panza de vouloir noyauter les débats du Forum et menacent alors de le boycotter.
Finalement, la Ministre de la Santé Marguerite Samba remplace Demafouth à la place du comité technique, la composition des comités est revue et tous les membres sont choisis par consensus. Lors de ce Forum qui se déroule du 4 au 11 mai 2015, les autorités de transition sont sévèrement critiquées.
Les débats permettent d’entériner une nouvelle prolongation jusqu’aux élections qui sont reportées au 18 Octobre 2015… Mais les violences s’intensifient. Le 20 Août 2015, plus de vingt personnes sont tuées et plusieurs dizaines blessées dans des violences intercommunautaires qui éclatent à Bambari provoquant des déplacements importants de populations.
Le 26 septembre 2015, l’assassinat d’un conducteur de mototaxi au PK-5 provoque une flambée de violences qui fait une quarantaine de morts et une centaine de blessés. On assiste à des scènes de pillages et des barricades sont érigées dans plusieurs quartiers de la ville.
Des manifestants demandent le départ des troupes de l’opération Sangaris et de la Minusca ainsi que celui de la Présidente de la transition. Des milliers de personnes sont déplacées et l’on assiste même à une évasion de centaines de détenus de la prison centrale de Bangui.
Samba-Panza qui est obligée de quitter précipitamment New York où elle participe à la 70e Assemblée générale des Nations unies qualifie ces évènements de « tentative de coup d’Etat ». Ce regain de tensions pousse à s’interroger : à qui profite le crime ?
La conséquence est en tous cas qu’une nouvelle date doit être fixée pour la tenue du premier tour des élections, cette fois au 13 décembre 2015…
C – Le trucage des élections présidentielles de
2015-2016.
Lors des élections présidentielles de 2015-2016, Constant Gouyomgbia-Kongba-Zeze (dont l’une des filles Cynthia est secrétaire à la Présidence) bénéficie du soutien de Samba-Panza. Rachel Ngakola, Directrice Générale des douanes gère ses comptes de campagne et celui-ci bénéficie ainsi d’importants moyens de communication (jusqu’à 3 millions de FCFA par semaine…).
Cela n’empêche pas ce candidat qui s’est distingué par d’importants détournements lorsqu’il était Directeur Général de la Caisse d’Amortissement des Dettes de l’Etat (CAADE) de n’obtenir que 0,49% des voix au premier tour de ces élections… Derrière le soutien de cette candidature en trompe l’œil, les autorités de transition organisent un vaste système de fraude validé par l’ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas en faveur de Faustin-Archange Touadéra.
C’est Joseph Mabingui le Directeur de Cabinet de la Présidente et ami de longue date de Touadéra qui appuie ce choix, facilité par le fait que son épouse Brigitte Touadéra (née Béléma) est Banziri. Jean-Jacques Demafouth nommé par un décret muet de CSP « superviseur général des élections » chapeaute en toute illégalité le travail de l’Autorité Nationale de Elections. On assiste alors à des cas de fraudes extrêmement graves : distribution massive de bulletins de vote préremplis, existence de bureaux de vote fictifs, modification de procès-verbaux par des responsables administratifs ou encore au vote d’électeurs dépourvus de tout document d’identité…Autant de manœuvres qui expliquent ce score très surprenant de Touadéra (loin de faire partie des favoris de ce scrutin) au premier tour de ces élections.
Les autorités de transition continuent sur leur lancée durant l’entre-deux-tour. Le Ministre des Finances, Abdallah Kadre et de Rachel Ngakola font ainsi réquisitionner un avion de la compagnie Minair déjà loué par son concurrent pour aller battre campagne dans l’arrière-pays…L’ensemble de ces moyens mis en œuvre au profit d’un candidat approuvé par l’ambassadeur Malinas permettent de parler de trucage des élections par les autorités de transition alors que celles-ci étaient chargées de les organiser en toute impartialité…
Signalons aussi le cas de la cinquantaine de véhicules offerts par l’Angola dans le cadre de l’élection présidentielle qui après avoir été stockés à Yaoundé par l’entourage de la Présidente vont se volatiliser…
Juste avant de quitter ses fonctions, Catherine Samba-Panza nomme par le décret sa fille Christelle comme ambassadrice « extraordinaire et plénipotentiaire de la RCA » en Guinée équatoriale, une nomination que ne remettra d’ailleurs pas en question Touadéra une fois installé sur le fauteuil présidentiel…
Lors de l’investiture du nouveau Président « élu », Samba-Panza arrive sous les huées des banguissois clôturant ainsi d’une bien triste manière cette période…
Un audit de cette transition réalisé par la Cour des comptes met en lumière un certain nombre de dossiers détournements et de malversations commis sous la Présidence Samba-Panza. Les conclusions de cet audit, qui sur instructions de l’exécutif pourraient prochainement filtrer, ne cessent de donner des sueurs froides à l’ex-cheffe de l’Etat qui ne cesse de se plaindre de cette situation en affirmant en privé comme en public que sans elle « Touadéra n’avait aucune chance d’être au second tour… »
Par l’intermédiaire de son parent Calixte Mbari, chef de la division « démocratie, Etat de droit et des élections » de la Commission de l’Union Africaine, Samba-Panza se reconvertira au sein de l’Union Africaine. Elle a ainsi conduit pour le compte de la Commission de l’Union africaine, des missions d’observation électorales au Sénégal et en Côte d’Ivoire et co-préside le réseau des femmes médiateurs de l’Union Africaine (FemWise-Africa),
Dans une interview octroyée au journal Jeune Afrique le 22 Mars 2016, lorsqu’on lui demande si elle pourrait envisager de se représenter aux prochaines élections, Catherine Samba-Panza répond « dans cinq ans, j’aurai un certain âge et je préférerais avoir une activité moins stressante : je ne suis pas de ceux qui, à 75 ans, veulent se présenter ! Et puis la politique, ce n’est pas mon truc… »
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/soldats-tchadiens-dans-vehicule-en-mouvement-450×253.jpg” alt=”Les militaires tchadiens en mouvement au Tchad” width=”450″ height=”253″ />Les soldats tchadiens.
Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020(Corbeaunews-Centrafrique ) – Dans la région du Sahel, précisément du Lac Tchad et depuis l’ouverture du front contre les terroristes de l’ISWAP et de Boko Haram, beaucoup s’accordent à reconnaitre que le Tchad fait figure de puissance militaire. Et ce ne seront pas les 1 000 combattants djihadistes de Boko Haram, annoncés avoir été tués par les hommes d’Idriss Déby Itno, au cours d’une opération lancée en Mars dernier, qui viendraient témoigner du contraire.
Au vu de ces succès, l’Assemblée Nationale tchadienne, décidait ce vendredi d’élever le général président au rang de Maréchal.
Le Maréchal’’ Idriss Déby Itno
Le Tchad dans la guerre contre le terrorisme n’a pas lésiné sur la disponibilité. Ses forces armées connues pour être les plus efficaces de la région, le pays avait été invité à intégrer trois forces antiterroristes clés: la Force opérationnelle multinationale conjointe (MNJTF), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et le G5 Sahel. De lourdes responsabilités, que le pays du général Déby avait souvent payé au prix fort, comme la disparition de 92 de ses soldats au cours d’une attaque de la presqu’île de Boma dans la région du Lac Tchad en Mars dernier.
Mais cela n’avait pas empêché, le général Déby de poursuivre sa lutte implacable contre l’extrémisme et le terrorisme. Le fait est que, le général n’était pas un novice en stratégie militaires. Son pouvoir il l’avait arraché à Hissen Habré en 1990, après avoir une dizaine d’années auparavant, ardemment contribué à refréner les velléités expansionnistes de Mouammar al-Kadhafi.
Aujourd’hui encore, 30 années après, le général Déby avait réussi à se maintenir à la tête d’un pays régulièrement secoué par des tensions ethniques internes et cerné de conflits à toutes ses frontières. Au nord, avec la guerre civile en Libye. À l’est, de puissantes milices qui se disputaient le contrôle du Darfour et du Soudan. Au sud, avec la République centrafricaine en crise. Et à l’ouest, avec l’Iswap et Boko Haram, autour du bassin du lac Tchad commun au Nigeria, au Cameroun et au Niger.
Un parcours militaire et une expérience de général longue de 30 années, qui avait certainement motivé sa consécration, ce vendredi, par les représentants du Peuple.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Eloie-Anguimaté-candidat-indépendant-à-la-prochaine-présidentielle-du-27-décembre-2020-Copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.” width=”450″ height=”337″ />Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Ça y est ! C’est parti pour les prochaine échéances électorales. Un autre candidat vient d’annoncer au public sa candidature à la prochaine présidentielle de 2020. Il s’agit de l’ex-ministre de la fonction publique, Monsieur Élois Anguimaté. Universitaire et Homme politique indépendant, Éloi Anguimaté se veut candidat du peuple et de la lutte contre la pauvreté, de rétablissement et de la consolidation durable de la paix, de plein emploi, de la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de bonne gouvernance.
Ci-dessous l’intégralité de son discours.
Centrafricaines, Centrafricains !
Mes chers compatriotes,
Je m’appelle Elois ANGUIMATÉ.
Je suis enseignant à l’Université de Bangui.Je suis le benjamin d’une fratrie de onze enfants. Je suis marié, père et grand-père. Je réside à Bangui, dans le 1er arrondissement, à la cité des É
En décembre 2020, nous fêterons nos 60 ans d’indépendance vis-à-vis de la puissance coloniale.
En décembre 2020, l’occasion nous est donnée de choisir notre nouveau Président de la République ainsi que nos nouveaux députés.
Notre si beau et si cher pays a été administré en toute souveraineté par ses propres enfants. C’est ce que voulait Barthélémy Boganda, le Président fondateur de note pays. C’est ce que nous voulions à sa suite.
Notre pays avait tous les atouts pour réussir dans le concert des nations modernes. Nous avons hérité de Boganda un programme de société simple qui se décline à travers notre devise : unité, dignité, travail, un slogan : zo kwé zo et cinq verbes dits verbes du Mésan, du nom de son parti, une langue nationale, un vaste territoire de 623 000 km2, immensément baigné d’eau (un produit très rare que nous convoiterait certains pays et certains peuples dans le dénuement), riche en flore et en faune variées, un sous-sol vierge d’exploitation aux richesses minières inégalées et insoupçonnées, et, par-dessus tout, un peuple très jeune et une culture variée.
Ces richesses faisaient de notre pays la Suisse africaine, une terre d’asile et d’accueil et de nous le peuple élu de Dieu.
Qu’avons-nous fait de ce précieux et inestimable héritage ?
Rien, absolument rien.
Notre indépendance a tourné au désastre.
Nos successifs dirigeants nous ont appris à nous en détourner et à vivre de mendicité, à nous désunir, à nous vivre en ennemis jurés, à nous entretuer, à mourir comme des chiens errants, à vivre dans l’ignorance pour leur grand bonheur, à nous dresser les uns contre les autres au seul motif que certains seraient des savaniers, des forestiers, des riverains, des musulmans, des chrétiens, de leur région, clan ou ethnie , le but inavoué est de se maintenir longtemps au pouvoir, là où coule le lait et le miel. Ils ont transformé notre école publique qui était au départ une école de réussite sociale en école d’échec et notre hôpital un mouroir.
Leur mérite pendant ces 60 ans, c’est d’avoir planifié et exécuté de main de maître leur œuvre machiavélique et d’en être satisfaits.
Leurs victimes se comptent par millions.
Pendant 60 ans, ils ont tourné le dos à 92% de la population qui vivent en-dessous du seuil de la pauvreté la plus abjecte et 70%de jeunes.
Les oubliés et les abandonnés de la République. Ils ne figurent dans aucun programme de gouvernement. Des fantômes que l’on ressuscite comme par enchantement lors des élections comme c’est présentement le cas.
Des fantômes à qui on viendra miroiter des lendemains meilleurs, dont on sollicitera de manière assidue les voix, car c’est à cet instant qu’on se souvient qu’ils existent réellement et que leur voix comptent. Des voix contre du pain (fa na mbimapa), du savon, du sel et que sais-je d’autres.
Centrafricaines, Centrafricains !
Mes très chers compatriotes.
J’annonce officiellement ce jour que je suis candidat indépendant à l’électionprésidentielle du 27 décembre 2020. Je suis également candidat indépendant auxélections législativesdans la circonscription de Kaga Bandoro 1.
Mes colistiersà la députation et moi avons opté de nous présenter sous la bannière : CENTRAFRIQUE SOLIDAIRE. Cette option n’est pas anodine. Elle participe de notre volonté commune de vous offrir le véritable changement dont vous avez toujours rêvé.
J’ai fait mon entrée en politiqueavec les 4 CN, la CFD et mon parti la Convention Nationaleaprès de longues années de militantismeau sein de l’Union des Etudiants Centrafricains au Sénégal (UECAS) et de l’Union Nationale des Etudiants Centrafricains (UNECA), en France. C’est de là que date mon altruisme.Il s’est développé et renforcé au fil de ma longue carrière professionnelle, de mes engagements associatifs et de mes contacts.
Je suis un candidat de conviction. La décision que j’ai prised’être candidat à l’élection présidentielle est le fruit de cet altruisme et de cette conviction.J’ai conscience que notre pays va très mal mais qu’il est guérissable. La responsabilité de le guérir nous incombe, individuellement et collectivement. Je suis candidat parce que je crois fermement qu’avec les atouts dont nous disposons nous pouvons réussir.
Je me présente à cette élection dans le contexte particulier que traverse notre pays. A contexte particulier traitement particulier. J’ai pris des engagements hardis qui figurent dans mon projet de société dont la quintessence sera portée à votre connaissance le moment venu. D’ores et déjà voici quelques-unes des priorités de mon mandat :
Le rétablissement et la consolidation durable de la paix dans notre beau pays,
La lutte contre la pauvreté,
le plein emploi,
la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de la bonne gouvernance.
Mes très chers compatriotes.
Je vous invite à joindre massivement à moi et à tourner avec moi dès le 27 décembre ces sombres pages de notre histoire, de cette gouvernance oppressive, répressive, hautaine, méprisante que nous croyions à notre service mais qui nous a asservis de manière bestiale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/transport-de-la-dépouille-du-Covid-19-au-quartier-PK11-le-25-juin-2020-par-CNC-450×247.jpg” alt=”La sortie d’un véhicule transportant la dépouille d’un homme suspecté du Covid-19 retrouvé mort sur son lit le 25 juin 2020 au quartier PK11. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”247″ />La sortie d’un véhicule transportant la dépouille d’un homme suspecté du Covid-19 retrouvé mort sur son lit le 25 juin 2020 au quartier PK11. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – D’après le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Docteur Pierre Somsé, la plupart des décès dus au nouveau coronavirus enregistrés en RCA ont eu lieu en dehors de l’hôpital,
À ce jour, la RCA a signalé 45 décès sur les 3.429 cas détectés. Parmi les décès, seulement huit cas ont été déclarés dans les services de santé, tandis que ceux qui meurent des suites du COVID-19 en dehors des hôpitaux sont comptabilisés au moment où leurs dépouilles sont placées dans les différentes morgues de la capitale centrafricaine Bangui, selon le magazine Xinhua qui a rapporté les propos du ministre centrafricain de la Santé.
Évoquant le profil des personnes décédées du nouveau coronavirus, docteur Pierre Somsé a décrit la plupart d’entre elles comme souffrant de maladies chroniques telles que l’hypertension, le diabète, la drépanocytose, le VIH/sida, la tuberculose, etc.
Mais l’un des gros problèmes du Covid-19 à ce jour en RCA, principalement à Bangui, c’est le transport des cadavres des personnes infectées du nouveau Coronavirus depuis le lieu de leur décès jusqu’à la morgue, si celui-ci est survenu en dehors du système hospitalier. Dans la plupart des cas que CNC a pu enregistrer, ce sont les proches des malades décédés du Covid-19 qui transportent eux-mêmes les dépouilles des victimes jusqu’à la morgue sans aucune protection recommandée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé).
Interrogés par CNC, la plupart des proches des victimes expliquent qu’ils n’ont plus de choix, car ils auraient contacté en vain le numéro spécial 4040, la police, la gendarmerie, y compris la croix rouge.
Depuis l’apparition du premier cas de COVID-19 en RCA le 14 mars, 699 malades ont été guéris, selon le service sanitaire du pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-à-gauche-et-touadera-à-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinées-par-CNC-le-21-janvier-2020-450×314.jpg” alt=”bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020″ width=”450″ height=”314″ />L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.
Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – L’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et le député du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, séjournent actuellement à Brazzaville, au Congo, depuis vendredi soir. Invités par le chef de l’État congolais Denis Sassou-Nguesso, les deux personnalités politiques centrafricaines vont devoir discuter avec le leader congolais, aussi médiateur dans la crise centrafricaine, la possibilité de décrisper le climat politique tendue dans le pays à quelques mois de la prochaine échéance électorale.
Après la mini tournée diplomatique au mois d’avril du chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où il avait rencontré son homologue Félix Tshisekedi, puis à Brazzaville, où il a également échangé avec le Président congolais Denis Sassou-Nguesso, ex-médiateur dans la crise centrafricaine, c’est désormais le tour de l’ex-Président de la République, le général François Bozizé, et le député du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, de se rendre à Brazzaville, au Congo, ce vendredi 26 juin, à bord d’un jet privé affrété spécialement par le leader congolais Denis Sassou – Nguesso
Selon une source proche du ministère congolais des Affaires étrangères, l’objectif de la présence de ces deux personnalités politiques centrafricaines à Brazzaville serait pour objectif de décristalliser l’atmosphère politique tendue en République centrafricaine après le retour discret au pays en décembre 2019, six ans après son exil en Ouganda, du leader du parti KNK François Bozizé.
Selon des sources proches du parti KNK, créé par l’ancien Président François Bozizé, et du chemin de l’espérance, fondé par l’ancien Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, le déplacement de ces deux leaders de l’opposition centrafricaine au Congo serait lié strictement aux efforts de paix menés par le chef de l’État congolais Denis Sassou-Nguesso en République centrafricaine.
Cependant, à Bangui, le voyage discret de Bozizé et de Meckassoua à Brazzaville, au Congo, a été interprété comme une nouvelle ingérence du Président Denis Sassou-Nguesso dans les affaires centrafricaines, surtout à quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives dans le pays.
Pour certains acteurs politiques centrafricains, c’est le fameux triangle maçonnique Sassou-Meckassoua-Le Drian qui serait à nouveau en marche.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/les-soldats-Faca-en-position-de-tirs-IMG_3876-450×253.jpg” alt=”les soldats Faca en position de tirs IMG_3876″ width=”450″ height=”253″ />Image d’illustration des soldats FACA /
Bouar, République centrafricaine, 27 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – passant provisoirement de 3 à 5 morts, le bilan de l’attaque des rebelles de 3R contre une patrouille des forces armées centrafricaines (FACA) ce dimanche 21 juin sur l’axe Koundé – Besson continue de faire beaucoup de bruit dans le pays. Les familles des victimes demandent des explications au gouvernement, tandis que les députés de l’Ouham-Péndé et de l’opposition mettent la pression sur les autorités. Et demandent l’arrestation immédiate du chef rebelle Ali Darassa, l’auteur présumé de triples attaques contre les forces de l’ordre ces dernières semaines.
L’attaque perpétrée par des combattants rebelles de 3R contre une patrouille des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) le dimanche 21 juin dernier sur l’axe Koundé-Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, aurait fait plus de 5 morts et une dizaine des blessés. Initialement, on savait qu’un gendarme et deux sous-officiers de l’armée nationale ont été tués, et une dizaine d’autres blessés . Cinq (5) blessés graves ont été transférés à Bangui par voie aérienne. Malheureusement, parmi eux, deux (2) viennent de succomber de leurs blessures à Bangui, passant le bilan provisoire de 3 à 5 morts du côté des forces armées centrafricaines. Et ce n’est pas tout. Au moins 6 soldats ayant participé au combat de Besson n’ont pas fait de signes de vie depuis dimanche. Une équipe des forces spéciales de l’armée nationale devrait ratisser la zone de l’attaque ce vendredi 26 juin en vue de les rechercher.
Pour l’heure, aucun bilan officiel est annoncé par le gouvernement, encore moins par la Minusca qui avait expliqué auparavant aux journalistes, dans un autre cas, qu’elle n’est pas venue en République centrafricaine pour compter le nombre des morts. Ceci dit, le nombre des victimes annoncé par la Minusca est tout simplement indicatif et non réel.
Du côté des parents des victimes, c’est la colère et la consternation qui dominent. On veut savoir pourquoi les soldats FACA ont-ils été livrés aisément aux rebelles de 3R sans que les autorités du pays ne ressentent aucune émotion particulière.
Pendant ce temps, à Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé, ces mêmes rebelles de 3R auraient annoncé leur intention de prendre la ville dans les prochains jours. Ce qui provoque une certaine psychose au sein de la population locale depuis 72 heures.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 27 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Les opérations préparatoires d’un scrutin présidentiel ou législatif de grande envergure représentent un exercice technique, complexe et très périlleux car elles engagent la vie et l’avenir d’une nation toute entière. La minutie et la transparence sont les deux principales caractéristiques pour économiser tout soupçon de fraude ou de favoritisme qui peuvent ébranler un pays à travers une crise post-électorale avec des conséquences incommensurables.
C’est dans ce contexte bien maîtrisé par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) que se profilent les élections groupées du 27 décembre 2020 avec corollaire l’insécurité galopante entretenue par des mercenaires étrangers à la solde du pouvoir. À six (6) mois de cette échéance fatidique, les non initiés voire les non imprégnés du droit électoral commencent à douter de la sincérité de l’Autorité Nationale des Élections à organiser les élections dans le délai constitutionnel.
Même le dernier avis défavorable de la Cour constitutionnelle sur l’initiative de certains députés de modifier certaines dispositions constitutionnelles laissait apparaître en filigrane cette évidence. La présidente de l’Autorité Nationale des Élections venait de faire une sortie médiatique hasardeuse synonyme de lancement des opérations d’enrôlement c’est à dire de l’inscription des électeurs sur la liste électorale.
Cet exercice consiste à recenser les électeurs en âge de voter en vue de leurs inscriptions, renouveler et actualiser le fichier électoral tout en épongeant le contentieux du fichier électoral.
Cette phase permet d’établir l’équilibre démographique et territorial des circonscriptions, de remodeler les circonscriptions ainsi que les bureaux de vote. Depuis la conférence de presse de la présidente de l’ANE, cette étape la plus importante du processus électoral évolue de report en report paradoxalement à la volonté ferme de l’ANE d’organiser les élections dans le strict respect du chronogramme électoral initialement établi. Face aux difficultés pratiques nées de l’impréparation, le citoyen lambda s’interroge :
Face au retard évident, l’ANE va t-elle encore proposer un nouveau chronogramme électoral ? La présidente de l’ANE n’avait-elle pas tous les leviers du processus avant de faire sa conférence de presse ? N’était-il pas mieux que l’ANE avise du report des élections maintenant ? Ces multiples reports, facteurs de découragement, démobilisation et d’inquiétudes représentent-elles une porte ouverte à la fraude électorale ? L’ANE craint-elle que l’annonce du report des élections provoque de crise institutionnelle dans le pays ? Le processus d’enrôlement des électeurs qui accuse mécaniquement de retard présage t-il d’une élection apaisée, libre et transparente ? Ces signaux ne prédisposent-ils pas à une crise post électorale aiguë ? A quoi ont servi les leçons du passé puisque la même ANE auteur des élections de 2016 n’a pas été remaniée ?
Visiblement, on remarque que l’ANE est entrain de donner tacitement raison aux détracteurs du pouvoir qui pariaient sur le respect du calendrier électoral. L’annonce officielle de son incapacité à organiser les élections dans le délai sonnera le coup d’envoi de la concertation pouvoir/forces vives de la nation.
En attendant les conclusions de cette concertation, nous espérons que le projet de loi organique sur ANE qui est actuellement en discussion devant les parlementaires convoqués en session extraordinaire apportera des solutions à la hauteur des attentes sur le mandat de l’ANE qui expirera trois (3) jours avant la tenue du premier tour du scrutin. Mis délibérément à l’écart du processus électoral et considéré comme un spectateur, l’opposition démocratique observe le tâtonnement en attendant peut-être leur transition politique tant sollicitée avec véhémence.
Pour finir, sachant que le facteur temps fait défaut et compte tenu de l’impraticabilité des routes pendant les saisons pluvieuses, nous exhortons la plateforme des confessions religieuses de s’intéresser à la problématique du glissement du calendrier électoral en vue d’arbitrer la concertation qui s’annonce houleuse.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/lancienne-Présidente-catherine-samba-panza-pour-ses-voeux-de-2020-450×305.jpg” alt=”l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza pour ses voeux de 2020″ width=”450″ height=”305″ />l’ancienne Présidente de transition catherine samba-panza.
A – Élue à la hâte Présidente de transition grâce à la France.
Un peu plus d’un mois après le début de l’opération Sangaris, juste après la démission de Michel Djotodia qui intervient le 10 Janvier 2014, le Conseil National de Transition (CNT) est chargé d’élire à la hâte (seulement dix jours après la démission de Djotodia) le futur Président de la transition. Mais ce n’est pas à Bangui que semble se jouer cette élection. Le 17 Janvier 2014, Denis Sassou-Nguesso qui est en déplacement à Paris reçoit dans la suite de son hôtel les ministres français des Affaires Etrangères Laurent Fabius et de la Défense Jean-Yves Le Drian.
Le lendemain, Sassou s’entretient directement de ce cette élection lors d’une rencontre avec François Hollande à l’Elysée. Il devient rapidement évident à Bangui que Samba-Panza est soutenue par les Etats-Unis, la France et le Congo. L’ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas en poste depuis à peine un mois n’hésite pas à confirmer de vive voix à de nombreux conseillers nationaux de transition le soutien de la France à Catherine Samba-Panza…
Il faut préciser que Charles Malinas est l’ancien directeur de cabinet de Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie plusieurs fois rencontrée par Catherine Samba-Panza au cours des derniers mois…
Alors que 24 dossiers de candidatures sont déposés, une sélection drastique est opérée par la Commission électorale spéciale du CNT selon 17 critères éliminatoires et seulement 8 candidatures sont finalement retenues la veille de l’élection.
Au premier tour, CSP obtient 64 voix (une voix de moins que la majorité absolue, fixée par le CNT à 65 voix) et devance Désiré Kolingba qui recueille 58 suffrages. Le 20 janvier 2014, Catherine Samba-Panza est finalement élue au second tour Présidente de la transition devançant Désiré Kolingba par 75 voix contre 53. Elle prête serment le 23 janvier 2014 devenant ainsi la première femme Présidente de l’histoire de la RCA, sans avoir jamais eu la moindre expérience gouvernementale auparavant.
Selon le calendrier de la transition, des élections générales doivent désormais être organisées au plus tard au premier semestre 2015…
B – Un gouvernement et des conseillers composés de proches et de parents.
La nomination d’un nouveau gouvernement (20 Ministres) et la désignation des membres du cabinet de la nouvelle Présidente (29 conseillers au total) le 3 février 2014 laisse une large place à des proches ainsi qu’à des parents de la Présidente de transition. André Nzapayéké, un cadre du PSD qui fut Ministre du développement rural dans le gouvernement d’Enoch Derant-Lakoué sous Kolingba, ancien de la Banque africaine de développement (BAD) et vice-président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) est nommé Premier Ministre. Sur les vingt membres de son gouvernement, huit sont parentés à la nouvelle Présidente de transition : Isabelle Gaudeuille (Ministre de la Justice et cousine de la Présidente), Aristide Sokambi (Ministre de l’Administration du territoire et cousin de la présidente), Florence Limbio (Ministre de l’Économie et du Plan et cousine de la Présidente), Denis Wangao Kizimalé (Ministre de la Sécurité publique et cousin de la Présidente), Rémy Yakoro (Ministre des Finances et du Budget et parent de Cyriaque Samba-Panza), Olivier Malibangar (Ministre des Mines et parent de Cyriaque Samba-Panza), Éloi Anguimaté (Ministre de la Fonction publique et beau-frère de la Présidente), Marguerite Samba (Ministre de la santé publique, épouse de l’ami intime d’Aristide Sokambi, Léopold Samba, ambassadeur à Genève). Joseph Mabingui, anciennement Secrétaire Général de la Présidence sous André Kolingba, directeur de cabinet d’Enoch Dérant Lakoué (lorsque ce dernier a géré en 2013 le Ministère de l’Économie, du plan) est nommé directeur de cabinet de CSP.
S’ils se sont connus et fréquentés lorsqu’ils étaient étudiants à Paris, il faut noter que son épouse Pauline Akondja est directement parentée à la Présidente de transition (du côté maternel). Christelle Sappot, la fille de Samba-Panza, jusqu’ici salariée au sein de la Société centrafricaine de cigarette (SOCACIG), filiale du Groupe Imperial Tobacco à Bangui est nommée chef de cabinet particulier de la Présidente de transition. Outre cette fonction, Christelle gère aussi les affaires financières de la Présidence disposant notamment d’un droit de regard sur les fonds spéciaux de la Présidence.
Le sulfureux Jean-Jacques Demafouth, cousin de Samba-Panza (côté maternel) est nommé conseiller spécial en matière de sécurité, chargé des relations avec MISCA, SANGARIS et EUFOR.
Enfin, notons que la proche amie de CSP Yacinthe Wodobodé est nommée Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui le 7 février 2014.
C – La prédation s’ajoute à l’inexpérience et au manque de résultats.
Si son élection suscite un immense espoir, le manque d’expérience de la Présidente se ressent très vite à tel point celle-ci semble ne plus rien maîtriser dès la fin du premier trimestre 2014. Elle ne parvient pas à enrayer l’insécurité ni à gérer les priorités, notamment le redressement des finances publiques. Le tandem Samba-Panza – Nzapayéké montre clairement ses limites alors que le cabinet présidentiel, sorte de « gouvernement bis », formé de 29 conseillers (dont certains ont rang de Ministre) paralyse l’action de l’exécutif par d’incessantes rivalités. Ce vide permet notamment à certaines personnalités comme son parent et conseiller en charge de la sécurité Demafouth de gagner en influence et d’outrepasser ses attributions. Ce sentiment de flottement est unanimement partagé au sein de la société centrafricaine mais aussi dans les capitales sous-régionales participant à la MISCA au général sénégalais Babacar Gaye en passant par les états-majors.
Les violences continuent d’embraser sporadiquement Bangui (comme le 28 Mai 2014 lorsque 17 personnes sont tuées à l’église Notre-Dame de Fatima) et l’arrière-pays, faute de désarmement tandis qu’aucun plan n’est esquissé pour améliorer le sort des milliers de réfugiés. De plus en plus critiquée, Samba-Panza montre des signes d’agacement, notamment vis-à-vis de la presse. Le 7 avril 2014, le directeur de publication du quotidien Le Palmarès est arrêté après la parution d’un article jugé diffamatoire. Une semaine plus tard, son homologue du journal Le Peuple subit le même sort.
Les premiers scandales voient le jour. Le fils ainé de CSP Stéphane Sappot (dont les multiples frasques à Bangui et en France marqueront la transition) est arrêté en mars 2014 par les douaniers français qui saisissent à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle 35 000 euros en liquide qu’il transporte. De nombreux permis forestiers dans le Sud-Ouest du pays sont attribués dans des conditions opaques (groupe Timberland industries / Sesame à Nola, STBC / STBK à Bayanga, Alpi / Alpica puis Wicwood / Sinfocam à Salo) laissant apparaître clairement des signes de prédation de l’équipe dirigeante. Le secteur des télécoms ne sont pas en reste. Le contrat passé entre la société EIG (aussi dénommée Zeus Télécom) pour la gestion de la Gateway Unique pour les appels internationaux présente ainsi de graves irrégularités (exclusivité et conflit d’intérêt manifeste pour la gestion et la supervision de la Gateway). En nommant le sulfureux homme d’affaires français Laurent Foucher comme ambassadeur de la Centrafrique auprès de l’ONU en Suisse, en lui octroyant un passeport diplomatique centrafricain et un poste de conseiller économique auprès de la présidence de la République, la Présidente de transition n’hésitera pas à monnayer une position diplomatique de haut niveau à ce ressortissant étranger dont la fortune estimée à près de 300 millions d’euros…
Notons aussi le cas de Dédé Vianney Mboe, frère de la sœur de CSP qui prodigue alors ses onéreux conseils juridiques aux autorités de transition et ses conseils patrimoniaux à Catherine Samba-Panza et son proche entourage malgré qu’il ait été radié à vie du barreau d’Orléans et condamné à trois ans de prison ainsi que le paiement de 90.000 euros de dommages et intérêts (peine confirmée en appel en Octobre 2012).
Si ces exemples sont autant de mauvais signaux relevés par les observateurs de la vie politique, c’est surtout le scandale du « don angolais » qui va éclabousser la transition. Le 4 mars 2014, CSP se rend à Luanda et le Président Dos Santos accepte d’octroyer un don de 10 millions de dollars à la RCA pour renflouer les caisses du Trésor Public et permettre le paiement du salaire des fonctionnaires. La moitié de cette somme est alors remise en liquide, dans des valisettes à la Présidente de transition. De retour à Bangui, CSP remet elle-même les 5 millions de dollars en liquides à sa fille Christelle Sappot, à Mahamat Kamoun, son conseiller spécial et à Robert Bokoyo, Directeur adjoint du Trésor avec pour consigne d’aller les échanger contre des FCFA à Douala. Le Ministre des Finances Rémi Yakoro pourtant unique ordonnateur des finances de l’État est tenu à l’écart de toute cette transaction… Lorsque la deuxième tranche du don angolais (les autres 5 millions de dollars) parvient à la Présidence, Christelle Sappot la remet au directeur général du trésor Gabriel Madenga le 28 avril, lequel transfère aussitôt la somme sur le compte centrafricain à la BEAC, via Ecobank.
À nouveau, le Ministre des Finances, Rémi Yakoro est tenu à l’écart et ne sera informé qu’a posteriori, deux jours plus tard, par un courrier du DG du Trésor… Soucieux de ne pas devenir le bouc émissaire de cette affaire, Rémi Yakoro révèlera que la seconde moitié de la seconde tranche de 2,5 millions de dollars (soit l’équivalent de 1,132 milliard de FCFA) s’est évaporée…
Après ces révélations, le scandale enfle à Bangui : partis politiques, société civile, bailleurs internationaux exigent des explications.
Joseph Mabingui, Directeur de Cabinet de la Présidente confectionne alors un tableau daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est vaguement expliqué que l’argent manquant a été utilisé sous forme de « fonds politiques » par la Présidence et la Primature. Il devient alors évident que ces fonds non comptabilisés au sein du compte courant du Trésor à la BEAC ont été détournés …
Bangui, République centrafricaine, 26 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – « Depuis plus de 3 ans, en Centrafrique, nous vivons une époque de peur, de clivage et de diabolisation en tout genre. Les défenseurs de droit de l’homme, les leaders de la société civile et de l’opposition, des journalistes, y compris les leaders d’opinion sont de plus en plus pris pour cibles. Ils sont malheureusement confrontés à une déferlante d’acte de harcèlement, de manœuvre d’intimidation, de campagne de diffamation, de mauvais traitement et de placement en détention ». Une fois de plus, Monsieur Paul-Crescent BENINGA, porte-parole du groupe de travail de la société civile (GTSC) vient d’annoncer qu’il a reçu dans la nuit du jeudi à vendredi 26 juin la visite de deux hommes en armes chez lui. S’agit-il d’une tentative d’intimidation ou d’un simple acte de braquage ?
« J’ai reçu la visite de deux hommes armés à 1h du matin. Mes gardiens ont crié, ils ont tiré des coups de feu et son repartis », confirme le porte-parole du GTSC Paul-Crescent BENINGA ce vendredi 26 juin.
Tout sauf une coïncidence, cette nouvelle tentative d’intimidation du porte-parole du GSTC intervient 48 heures après sa déclaration sur les tueries DES soldats FACA par des mercenaires du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), dans laquelle le GSTC « exige du Premier Ministre et du Président de la République la Démission dans un délai de 15 jours de toutes les « personnalités » représentant l’UPC, le MPC et le mouvement 3R dans le Gouvernement et dans les Institutions de la République ». Il demande aussi Le retrait du contingent Bangladesh dans les zones de la Nana Mambéré et de l’Ouham Pendé. Passé ce délai, le GSTC « invite tous les centrafricains à se mobiliser afin de dégager de la tête de nos départements ministériels ainsi que de nos Institutions les représentants des mercenaires promus à la faveur de l’Accord Politique pour la Paix et Réconciliation ».
24 heures plus tard, ce jeudi 25 juin, à l’Assemblée nationale, les députés ont boycotté la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire, exigeant l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, dont le mouvement serait à l’origine de l’attaque contre la base des USMS à Bouar, et celle de la Minusca à Pougole, mais également à l’origine de l’embuscade contre une patrouille des soldats FACA vers la commune de Besson le dimanche dernier. Les députés ont exigé aussi le limogeage du ministre de la Sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara. Pour certains proches du pouvoir, le GSTC serait l’auteur intellectuel de tout ce mouvement de colère au sein du parlement centrafricain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ali-darassa-et-hassan-bouba-à-gbokologbo-450×429.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.” width=”450″ height=”429″ />Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.
Bambari, République centrafricaine, 26 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – après sa nomination contestée au gouvernement de Firmin NGRÉBADA, l’ex-conseiller politique de l’UPC, monsieur Hassan Bouba est désormais formellement interdit de quitter le village Gbokologbo, situé dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la RCA.
Ancien coordonnateur politique de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’ex-conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, et ancien bras droit du conseiller russe du chef de l’État Valery Zakharov, Monsieur Hassan Bouba est depuis quelques semaines placé en résidence surveillée à Gbokologbo, lieu de résidence de son patron, le chef rebelle Ali Darassa.
Selon des informations du CNC, tout serait parti d’une rumeur faisant état d’un putsch en préparation contre le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). L’auteur présumé de ce putsch, selon la rumeur, est monsieur Hassan Bouba. L’homme serait très mécontent contre son patron Ali Darassa suite à sa nomination contestée au sein du gouvernement. Au mois de mai dernier, il aurait balancé au service secret l’importation via Gbadolité d’une importante cargaison d’armes de son mouvement rebelle. Celle-ci avait été saisie par les forces de sécurité congolaises.
Pour le chef rebelle Ali Darassa, Hassan Bouba représente non seulement une menace pour son mouvement, mais également pour sa propre sécurité. C’est ainsi que l’homme avait été invité à Gbokologbo, puis placé en résidence surveillée avec interdiction formelle de sortir du village.
Nommé au poste du coordonnateur adjoint de l’UPC la semaine dernière, Hassan Bouba travaille en même temps comme secrétaire permanent du chef rebelle Ali Darassa depuis 4 jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/catherine-samba-panza-biographie-partie-1-450×260.jpg” alt=”Catherine Samba-Panza, biographie. CopyrightDR” width=”450″ height=”260″ />Catherine Samba-Panza.
Jeunesse, études, carrière et entrée en politique.
Jeunesse, scolarité et études supérieures.
Née Catherine Sounga le 26 Juin 1956 à Fort-Lamy (Ndjamena), elle est la deuxième d’une fratrie de six enfants. Son père Barthélémy Djou est un aide-comptable originaire du Cameroun et sa mère Henriette Waloma (ou Warouma) est centrafricaine (Banziri). Catherine grandit à Ndjamena jusqu’à l’âge de 16 ans et la fin de son cursus de collège en 1970. Sa famille prend ensuite la décision de s’installer à Bangui où ses parents la confient à son oncle maternel Simon-Pierre Kibanda et à son épouse israélienne Sonia.
Simon-Pierre Kibanda qui est alors secrétaire au Ministère des Affaires Etrangères (avant d’être nommé chef du protocole en 1971) a fait carrière dans la diplomatie. Catherine poursuit à Bangui sa scolarité au lycée Marie-Jeanne Caron et obtient son baccalauréat A4 au lycée d’Etat des Rapides en 1973. Elle part ensuite étudier à Paris où elle étudie le journalisme et le droit jusqu’à un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenu en 1981.
Rédactrice dans une agence de la compagnie d’assurance Préservatrice – Foncière à Paris, elle est alors en ménage avec Jean-Claude Sappot avec qui elle a trois enfants (Stéphane, Christelle et Jimmy).
B.Parcours professionnel et associatif.
En 1984, Catherine rentre au pays et intègre l’Entreprise d’Etat d’Assurances « SIRIRI ». Elle se marie avec Cyriaque Samba-Panza qui est Secrétaire d’Etat au plan, aux statistiques et à la coopération internationale depuis la fin de l’année 1987. Son époux est proche de l’ancien Premier Ministre Jean-Pierre Lebouder et de Énoch Dérant Lakoué (il sera Directeur de Cabinet de ce dernier lorsque celui-ci sera Premier Ministre de Février à Octobre 1993 et Vice-Président de son parti le Parti Social-Démocrate).
En 1989, Catherine Samba-Panza intègre la filiale du Groupe Allianz « AGF Centrafrique Assurances » où elle travaille jusqu’en 2007. Elle fonde ensuite un cabinet de courtage (CSP Assurances-Conseils) puis rejoint la filiale de la société de courtage Gras Savoye en Centrafrique où elle est Directrice Générale jusqu’en 2013. Elle s’implique en au sein l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), devient Vice-Présidente de cette association de 2001 à 2008 et adhère par ailleurs au Lion’s club, autant d’activités qui lui confèrent de plus en plus de visibilité dans la capitale centrafricaine.
Entrée en politique et nomination à la mairie de Bangui par Djotodia.
Catherine Samba-Panza (CSP) est nommée Vice-Présidente du Dialogue National en Septembre – Octobre 2003. Elle s’y distingue en œuvrant à une scène de réconciliation entre les vieux ennemis David Dacko et Abel Goumba. Elle dirige ensuite le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National jusqu’en 2007. Apprécié de François Bozizé, son mari Cyriaque est nommé Ministre de l’Equipement et du Désenclavement dans le gouvernement du Premier Ministre Touadéra en Janvier 2008. Durant les élections législatives de 2011, Cyriaque souffre de nombreuses séquelles après une attaque cérébrale et c’est Catherine qui mène campagne sur le terrain pour lui dans la circonscription électorale de Bouca.
C’est Michel Djotodia qui offre à CSP son premier poste d’envergue. Par décret N°13.101 du 20 mai 2013, celui-ci la nomme Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui.
Pour expliquer cette nomination, il faut rappeler que Michel Djotodia (qui a comme lui étudié en URSS) fut contrôleur principal des finances au Secrétariat d’Etat au Plan, aux Statistiques et à la Coopération Internationale que dirigeait Cyriaque Samba-Panza à la fin des années 1980.
Par ailleurs, son Directeur de cabinet Mahamat Kamoun est en couple avec Rachel Ngakola, une très proche amie et parente du côté maternel de Catherine.
CSP prend officiellement ses fonctions de Maire le 14 juin 2013, un poste qu’elle occupera moins de 7 mois.
Lors de l’un de ses déplacements en France, elle sera amenée à rencontrer le Président français François Hollande lors de l’Assemblée des maires francophones à Paris le 15 novembre 2013, présenté par l’intermédiaire de Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
LES PREALABLES IMPERATIFS POUR DES ELECTIONS APAISEES ET ACCEPTABLES EN CENTRAFRIQUE,
Le réalisme et le pragmatisme politiques s’imposent : une concertation citoyenne, pour une sécurité assez avancée
‘’… chasser le naturel, il revient toujours au galop’’ –
‘’les évidences politiques ne se récusent pas’’
Les brutales manifestations de la vie socio-politique depuis 2013, caractérisée par une sanguinaire prise du pouvoir politique à Bangui le 24 mars 2013 et une gestion ethno-régionaliste de ce pouvoir politique de mars 2013 à janvier 2014, suivie d’une chancelante transition politique, laquelle a été interrompue de manière cavalière avec les élections imposées de 2015-2016, censées restaurer l’ordre sécuritaire républicain et l’autorité de l’Etat, se sont poursuivies depuis 2016 par une gestion aventurière et prédatrice sur fond d’une insécurité quasi généralisée et consacrée, facilitant tous les excès inimaginables. Par voie de conséquence, le Peuple Centrafricain vit une période d’incivisme, de remise fondamentale en cause de l’ordre pré établi, de destruction systématique par vengeance sur fond de manipulations et d’une sibylline volonté politique de créer l’apocalypse, à l’orée des élections censées se tenir en décembre 2020 et février 2021, mais sur lesquelles pèse déjà le spectre d’un renvoi aux calendes grecques.
Le vécu de la vie politique nationale depuis mars 2016, avec un Président de la République ‘’déclaré démocratiquement élu’’ laisse un goût amer et amène certains d’entre nous à admettre que nous, Centrafricains, sommes condamnés à végéter et patauger encore longtemps dans le désordre créé à dessein pour satisfaire d’autres intérêts. Et la pandémie de COVID-19, volontairement et politiquement mal gérée par les Autorités Politiques de Bangui, rappelle cyniquement le mépris des gouvernants politiques qui se sont succédé durant les six (6) dernières décennies à Bangui, d’où sensation de continuer à vivre l’ère des exclusions.
En effet, les multiples crises militaro-politiques, survenues en Centrafrique depuis 1966, trouvent leurs explications dans des questions d’intérêts divergents, voire contradictoires, et non dans des questions d’ordre social. Et chaque régime politique, survenu à Bangui, a toujours fondé ses actions sur des clivages exclusifs, si bien que la rébellion et les coups d’Etat paraissaient comme moyens privilégiés d’accéder aux fonctions politiques, qui étaient toujours perçues comme des fins en soi et non comme des missions d’objectifs.
Le Peuple Centrafricain, ne disposant pas suffisamment de recul politique, a vécu, malgré lui, toutes les manifestations démocratiques de façade pour une légitimité d’intérêts exclusifs, ayant conduit au cours des soixante (60) ans de pseudo indépendance, à l’effritement continuel et dégradation prononcée des structures et infrastructures économiques héritées de la colonisation, à l’affaissement de l’autorité de l’Etat et par voie de conséquence à ses désengagements, à la disparition de la sécurité collective, à la fracture de l’unité nationale, d’où émergence de sectarismes. Et depuis 2016, ces maux et dysfonctionnements se sont complexifiés avec le régime du Président TOUADERA.
La crise seleka, énième crise militaro-politique survenue à Bangui, non seulement a été la goutte qui a fait déborder le vase, mais constitue la résurgence du sentiment de trop c’est trop, et la forte volonté sociale et culturelle de destruction systématique, par vengeance aveugle. Et ce sentiment de ‘’trop c’est trop’’ a déjà déterminé le choix politique du Centrafricain lambda qui attend la tenue des élections pour sanctionner, parce que le régime du Président TOUADERA n’a pas apporté les solutions attendues, mais comme la coalition seleka, a consacré le mérite d’exhumer des questions enfouies dans nos subconscients, et auxquelles tout le Peuple Centrafricain doit maintenant apporter, de manières concertées, les réponses qui s’imposent. Tout comme la coalition seleka, le régime du Président TOUADERA est un mal nécessaire que seuls les Centrafricaines et les Centrafricains doivent savoir capitaliser. Il appartient maintenant et désormais au Peuple Centrafricain, édifié par ses propres malheureuses expériences politiques, et éclairé par celles des autres, de faire maintenant ses choix de société en trouvant des réponses aux questions fondamentales qui se posent :
Comment retrouver la paix du cœur et la paix sociale ?
Comment retrouver sa dignité, le respect de soi et celui d’autrui ?
Comment restaurer la symbiose nationale ou le vivre ensemble ?
Comment désormais faire les choix des gouvernants qui vont se préoccuper réellement des intérêts communs ?
Et tant d’autres questions déterminantes découlant de ces quatre (4) questions fondamentales, mais qui ne peuvent trouver des réponses qu’à travers des concertations récurrentes pour une sécurité assez avancée, et non par des méthodes non altruistes de gestion des pouvoirs du Peuple.
Forts de ces quelques constats et questionnements, nous, Centrafricains, devrons désormais être conséquents, oser un audace national, et réussir un patriotisme politique orgueilleux et jaloux pour ne plus nous faire manipulés ou nous faire complices de la destruction de notre pays. Nous devons nous regarder frontalement, ainsi que les autres, et définir consensuelle ment les lignes directrices d’actions politiques pour que les prochaines élections soient apaisées et acceptables. Cette vision s’impose après les échecs de nombreuses formules de compromis, uniquement, entre les agresseurs de la République ou belligérants, les pouvoirs publics et la communauté internationale. Avec le énième dialogue de Khartoum, à travers lequel le Président TOUADERA a voulu s’allier les groupes armés, afin de généraliser l’insécurité et l’utiliser pour renvoyer aux calendes grecques les élections, et rester au pouvoir, dont certains, nantis d’une amnistie cachée au Peuple Centrafricain, ont déjà repris les tueries de masse dans les Préfectures de la Basse Kotto, du Mbomou, du Haut Mbomou, de la Haute Kotto, du Bamingui-Bangoran, de l’ouham-Pendé, de la Nana Mambéré, et bientôt dans d’autres, pour rendre ingouvernable le pays. Aussi, il importe de relever que la communauté internationale réalise enfin que la gestion militaire de la crise depuis le 15 septembre 2014 par les Nations Unies ne constitue pas l’idoine donne politique pour sortie définitive du cycle infernal de crises militaro-politiques dans lequel Centrafrique a été plongé depuis 1966, d’où convergence de vues politiques que les années 2020-2021 se veulent une nouvelle ère d’engagements et de défis à relever par nous, Centrafricains, appuyés par cette communauté internationale, pour mettre fin au désordre politique instauré depuis 1966, devenu véritable fonds de commerces depuis 2012-2013, pour mieux organiser de crédibles élections et permettre au Peuple Centrafricain de se prendre désormais en charge. Donc, considérons comme clos, les ères de manipulations politiciennes, d’excessifs enrichissements par des gouvernants insoucieux de la misère du Peuple, de l’insécurité comme moyen d’enrichissements faciles, de dénis de responsabilités politiques et autres excès en toute impunité.
Avec les prochaines élections, qui connaîtront certes un report ou glissement, nous Centrafricains, n’avons plus droit à l’erreur. Après soixante (60) ans de gâchis politiques qui ont induit la néantisation du pays et la déchirure du tissu social, notre survie au sein du concert des Nations civilisées désormais, nous oblige à ré créer une société centrafricaine plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire oser, mais oser et réussir pour éviter la désintégration de notre pays, car les soixante (60) ans d’indépendance octroyée, ont été des années de turpitudes et d’inconséquences politiques pour causes d’illettrisme et d’immaturité politiques, de manipulations et d’exclusions politiciennes. Le sentiment d’exclusions a longtemps refoulé la haine dans notre subconscient individuel et collectif, si bien que les horreurs commises, tant bien par les seleka que les anti balaka, ont été les sombre manifestation d’une haine trop longtemps contenue, qu’il faudrait désormais extirper.
Le Peuple Centrafricain a trop souffert des turpitudes, des égoïsmes et des exclusions de ses propres fils, alors qu’il ne le mérite pas. Et il est temps de tourner les sombres pages de notre histoire politique peu glorieuse, de dépasser nos clivages politiciens mesquins et de privilégier les préférences nationales, pour ne pas être abandonnés au bord de la route de développement comme de grands enfants incapables de savoir ce qu’ils veulent.
Le Peuple Centrafricain est à bout de patience et cela doit être compris comme tel, car un peuple à bout de patience finit par perdre confiance et est capable de toutes les négativités destructrices. Le Peuple Tunisien en a fait la démonstration avec le printemps arable en 2011. Le Peuple Algérien, frustré à cause d’un Président paraplégique ou tétraplégique, a levé l’humiliation, longtemps contenue, en 2019. Le Peuple Soudanais, brimé, humilié, méprisé, a fini par avoir le dernier mot et a chassé le dictateur BECHIR du pouvoir, également en 2019. Et c’est pour éviter au Peuple Centrafricain d’autres dures épreuves, que nous proposons cette Concertation Citoyenne comme porte de sortie pour le Président TOUADERA et un moyen pour ce Peuple de se réconcilier avec lui-même.
De 2013 à 2019, durant six (6) ans, il y a eu 9 accords qui n’ont pas permis de mettre fin à cette énième crise militaro-politique de 2012-2013 ; durant six (6) ans, l’argent des contribuables du monde entier a été allègrement distribué aux chefs de groupes armés, qui ont trouvé par ces dialogues une autre source inépuisable d’enrichissement, ce qui explique l’accroissement de leur nombre qui est passé de 08 en 2014 à 15 en 2019. Si l’argent se distribue quand on brandit une arme, autant persévérer pour en avoir davantage. Nul n’a besoin d’être ressortissant d’une école de hautes études pour comprendre que la crise centrafricaine est depuis des décennies un véritable fonds de commerce politique et diplomatique, à cause de ses ramifications internationales.
Nous osons croire que nous avons tous, enfin, compris et qu’il faudrait éviter au Peuple Centrafricain de transformer sa patience en un tsunami populaire qui sera très dévastateur. Et faire pourrir une situation n’a jamais profité à aucun régime politique, depuis la crise des écoliers et étudiants sous le régime BOKASSA, avec les ‘’…aux cailloux’’, car les ‘’…aux cailloux’’ contre les armes, les ‘’…aux cailloux’’ ont toujours pris le dessus.
Une dizaine d’arrestations pour “avortement illégal” au Maroc
Bangui ( République centrafricaine ) – Onze personnes ont été interpellées mardi pour “avortement illégal” dans la ville de Marrakech, a annoncé la police marocaine. L’IVG est passible de prison au Maroc, où le sujet fait débat.
Dans un communiqué, la sûreté nationale (DGSN) indique avoir ouvert une enquête après avoir “reçu des plaintes sur une clinique pratiquant l’avortement illégal”./////////////.
Le propriétaire de la clinique, quatre infirmières et six patients, dont une adolescente de 17 ans, ont ensuite été interpellés pour “implication présumée dans la pratique courante d’avortement illégal, détournement de mineur, adultère et complicité”, selon la même source. Huit des personnes mises en cause ont été placées en garde à vue et la fille sous contrôle policier./////////////.
Le Maroc s’était engagé en 2015 dans un profond débat sur “l’urgence” d’un assouplissement de sa législation face au fléau des centaines d’avortements clandestins pratiqués chaque jour, dans des conditions sanitaires parfois désastreuses./////////////.
Une commission officielle avait dans la foulée recommandé que l’avortement dans “quelques cas de force majeure” devienne autorisé, notamment en cas de viol ou de graves malformations. Aucune loi n’est depuis venue entériner ces recommandations ardemment soutenues par les défenseurs des droits des femmes./////////////.
L’interruption volontaire de grossesse reste passible de six mois à cinq ans de prison au Maroc. Le code pénal sanctionne aussi bien la femme qui avorte (de six mois à deux ans de prison) que les personnes qui pratiquent l’acte (de un à cinq ans de prison)./////////////.
Les grossesses non désirées renforcent le phénomène des “mères célibataires” et l’abandon d’enfants, jusqu’à 150 par jour, affirment des ONG. Les enfants nés hors mariage sont considérés comme “illégitimes” par la loi marocaine.
Accord d’Alger : 5 ans après, le Mali toujours instable
Bangui ( République centrafricaine ) – La mise en oeuvre complète de l’accord signé en juin 2015 est retardée. De nouveaux groupes armés ont surgi entre-temps et l’action du gouvernement est à peine visible.
La signature de l’accord est intervenu après de longues négociations sous l’égide du pouvoir algérien. L’accord prévoit notamment de rétablir la paix au Mali par une décentralisation soutenue, la création d’une armée reconstituée intégrant les anciens groupes armés signataires, et des mesures de développement économique spécifiques au Nord du pays, le tout appuyé par un effort de dialogue, de justice et de réconciliation nationale./////////////.
Dès sa signature, l’accord a permis, selon l’analyste Bréma Ely Dicko, “de réduire la quantité d’armes en circulation, et aux différentes parties au conflit, de s’entendre sur unla voie à suivre”./////////////.
Le Mali toujours à la recherche de la paix/////////////.
Or cinq ans après, cet accord “n’a pas permis de ramener la paix au Mali”, regrette cet expert. “Au contraire, le chammp de l’insécurité s’est étendue”, affirme le sociolgue et enseignant chercheur à l’université de Bamako./////////////.
L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé entre le gouvernement malien et deux coalitions de groupes armés issus du nord du pays à savoir la Plateforme, alliée au gouvernement, et la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA), fédération de mouvements entrés en rébellion contre l’Etat./////////////.
La signature du document a été parrainée par la communauté internationale qui continue d’assister le gouvernement de Bamako, pour que celui-ci puisse reprendre le contrôle du territoire national et redéployer l’administration publique./////////////.
Pour le groupe de recherches et d’analyse des conflits, International crisis group (ICG), “il y a un calme précaire au Mali dont il ne faut pas se satisfaire”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/hémécycle-de-lassemblée-nationale-le-30-novembre-2019-par-cnc-450×300.jpg” alt=”Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.” width=”450″ height=”300″ />Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.
Bouar, République centrafricaine, 25 juin (Corbeaunews-Centrafrique ) – Sur l’initiative des députés, la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale a été boycottée ce jeudi 25 juin 2020. Ils exigent l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki et le limogeage du ministre de sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara. Mais qu’en est-il pour la ministre de la Défense et du chef d’État major des armées ?
Si l’attaque meurtrière contre une patrouille des soldats FACA ce dimanche 21 juin dans la localité de Besson n’a pas ému le pouvoir de Bangui, les députés centrafricains, quant à eux, n’ont pas du tout apprécié ce silence complice des autorités centrafricaines.
Ce jeudi 25 juin, lors de la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, les députés de l’ouham-Péndé et de l’opposition sont sortis de l’hémicycle avant le discours du Président de l’Assemblée nationale, puis celui du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Suivis par d’autres députés de la majorité, ils exigent l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), auteur présumé de l’attaque contre une patrouille des soldats FACA dans la localité de Besson, au nord-ouest de la République centrafricaine. Et ce n’est pas tout. Les députés exigent également le limogeage du ministre de la sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara. Mais qu’en est-il pour la ministre de la défense et du chef d’État major des forces armées centrafricaines ?
Justement, c’est la question que tout le monde se la pose depuis la dernière attaque de 3R contre les FACA le dimanche dernier à Besson, au nord-ouest, où aucun représentant du ministère de la défense ou de l’État major des armées s’est présenté sur le lieu de l’attaque pour remonter le moral des soldats endeuillés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki-450×273.jpg” alt=”de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki” width=”450″ height=”273″ />De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.
Bossangoa, République centrafricaine, 25 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – pendant que les Casques bleus de la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, et les forces de sécurité intérieure, gendarmes et policiers centrafricains pliaient leur bagage et quittent la zone, le MPC (mouvement patriotique pour la Centrafrique ), dirigé par l’autoproclamé général Mahamat Al-Khatim renforce sa présence dans les sous-préfectures de Markounda et de Nana-Boguila.
Alors que le chef rebelle Mahamat Al-Khatim et ses hommes sont aperçus depuis quelques jours dans la localité de Kouki, un nouveau site minier situé à 65 kilomètres de Markounda et qui attire massivement ce dernier temps les groupes armés, sur l’axe Paoua-Bossangoa, les rebelles du MPC, appuyé par des mercenaires tchadiens, contrôlent les localités de Boguila, Nana-Bakassa et Béboura, abandonnées par les Casques bleus et les gendarmes centrafricains.
« Tout ça, c’est à cause de la Minusca. On ne comprend pas pourquoi les Casques bleus ont abandonné Béboura, Boguila, Batangafo aux mains des rebelles qui circulent désormais comme des poissons dans l’eau et terrorisent les populations civiles », s’alarme l’unique gendarme centrafricain en position de départ à l’entrée de la commune de Nana-Bakassa, sur l’axe Boguila – Bossangoa.
À Béboura 3, un croisement stratégique situé à une vingtaine de kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa, la base opérationnelle temporaire, Tempory Operational base (TOB) de la Minusca a été complètement détruite le jeudi 9 avril 2020 par les populations locales suite à un accident de circulation impliquant un véhicule de patrouille des Casques bleus. La Minusca, de son côté, réagit très rapidement en rapatriant son personnel local à Paoua. Quelques semaines plus tard, la Minusca évacue sa base de Boguila, laissant les voies libres aux rebelles tchadiens et centrafricains qui circulent désormais libres dans le secteur.
Il y a lieu de noter que la semaine dernière, à Kabo, une localité frontalière avec le Tchad, le chef rebelle Mahamat Al-Khatim, chef d’État major et coordonnateur du MPC avaient reçu un pick-up neuf lourdement armé venu du Tchad. Selon des sources sécuritaires locales, cette nouvelle dotation pourrait s’inscrire dans les activités d’exploitation minière du chef rebelle.
À six mois des échéances électorales prévues pour la fin décembre 2020, les principaux groupes armés, pourtant signataires de l’accord de paix de Khartoum du 6 février 2019, ont investi et terrorisé malheureusement les populations des localités de l’est, du centre, du Nord et du Nord-ouest de la République centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155-450×218.jpg” alt=”les militaires russes dans un pick-up de la Gendarmerie Nationale IMG_7mai2018005155″ width=”450″ height=”218″ />Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.
Bangui, République centrafricaine, 25 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – depuis quelques jours, le palais impérial de Berongo, situé à 65 kilomètres de Bangui sur l’axe Mbaïki, accueille discrètement de nouveaux pensionnaires. Il s’agit des mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner, en provenance de la République du Soudan. Que s’est-il passé ?
« Ils sont nombreux, très nombreux. On peut parler de plusieurs centaines. On les a déposés discrètement au palais de Berongo », explique un habitant de Bobangui joint au téléphone par CNC.
En effet, depuis la chute de l’ancien Président soudanais Omar El-Bechir le jeudi 11 avril 2019, les nouvelles autorités soudanaises préfèrent coopérer militairement avec les Américains que les Russes. Or, sur le territoire soudanais, plusieurs milliers des mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner sont encore sur place, et leur présence gêne énormément la nouvelle diplomatie soudanaise. Ceci dit, ils doivent plier leurs bagages et quitter le sol soudanais. C’est ainsi que ces mercenaires russes sont arrivés massivement en République centrafricaine ces dernières semaines. Bizarrement, personne n’en parle, ni dans les médias, ni sur les réseaux sociaux.
Pour l’heure, on ignore ce que la société de mercenariat Wagner va faire avec ces milliers des mercenaires en République centrafricaine. Va-t-elle créer, après son départ du Soudan, la principale base africaine de sa société en République centrafricaine?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Moussa-laurent-gon-baba-au-perchoir-450×252.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR” width=”450″ height=”252″ />Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, 25 juin (Corbeaunews-centrafrique ) – sous la pression du Président de l’Assemblée nationale l’honorable Laurent Gon-Baba, l’enquête judiciaire sur la fraude à la douane et trafic des faux documents officiels impliquant les députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane est définitivement abandonnées. Le parquet se dessaisit de l’affaire, et le dossier est classé sans suite, selon une source proche de l’enquête.
D’après les premiers éléments d’informations recueillis par notre bureau d’investigation, c’est sur l’instruction du bureau de l’Assemblée nationale que l’enquête judiciaire visant l’honorable Mathurin Dimbélé Nakoé, député de Sosso-Nakombo, et l’honorable de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane est suspendue. Le parquet se dessaisit du dossier au profit du service juridique de l’Assemblée nationale.
Alors, qu’en est-il pour les autres complices camerounais impliqués dans l’affaire ?
Selon une source proche de l’affaire, le dossier est définitivement clos. Ceci n’est pas un fait nouveau. On a vu avec l’affaire du député de Bamingui Jean Michel Mandaba, où l’homme avoue avoir escroqué au moins 40 millions de francs CFA des opérateurs économiques chinois. Puis, celle du premier vice Président de l’Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi, impliqué dans plusieurs affaires de faux et usage de faux, des menaces de mort, du détournement des deniers publics etc..
Pour le Président de l’Assemblée nationale, il faut à tout prix éviter une nième affaire impliquant à nouveaux des élus de la nation à quelques mois des élections. Le dossier judiciaire des députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane, soupçonnés d’avoir trafiqué des faux macarons de l’assemblée nationale et vendus aux sujets camerounais est désormais classé dans un placard au service juridique du parlement au détriment du parquet.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-une-cellule-de-la-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-8-mai-2020-450×239.jpg” alt=”Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”239″ />Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, 24 juin (Corbeaunews-centrafrique) – après l’annonce du décès de monsieur Moussa Fadoul , l’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui, incarcéré depuis plus d’une année au Camp de Roux dans le cadre d’une tentative de vol d’un véhicule humanitaire, une importante mutinerie s’est déclenchée dans ce centre de détention militaire ce mercredi 24 juin 2020.
Le bruit est assourdissant. Ça cogne partout à la porte et barreau des cellules.
Mercredi 24 juin, à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui, la nouvelle s’est très rapidement propagée comme une traînée de poudre : l’ex-maire Moussa Fadoul est mort.
L’homme, à la santé fragile, a été incarcéré à la prison du camp de Roux début 2019 après avoir été appréhendé par le service de police lors d’une tentative de vol d’un véhicule humanitaire au quartier Ngoussima. Gravement malade ce dernier mois, monsieur Moussa Fadoul aurait sollicité en vain l’assistance des médecins en prison. Il est décédé dans la nuit du mardi à mercredi 24 juin.
Comme une traînée de poudre, la nouvelle de sa mort s’est très rapidement répandue de cellule en cellule. Des cris de colère sont entendus partout, et les prisonniers ont tenté de briser les barreaux de leur cellule. Ils réclamaient une meilleure condition de détention : au moins 2 détenus par cellule, et non 4 actuellement dans un petit 9 mètres carré; une meilleure prise en charge sanitaire et une meilleure garanties judiciaire etc..
Selon eux, la plupart des détenus emprisonner dans ce centre de détention de haute sécurité ne sont pas jugés alors qu’ils dépassent largement le délai d’instruction prévu par le code de procédure pénale…
C’est sur cette base de revendications que des pourparlers avaient été engagés avec les détenus, et une entente aurait été trouvée.
Pour l’heure, le calme est revenu à la prison de camp De Roux, et les travaux des grilles brisées lors de cette mutinerie viennent de terminer.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/moussa-fadoul-maire-du-cinquième-arrondissement-de-bangui-450×405.jpg” alt=”L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui Monsieur Moussa Fadoul.” width=”450″ height=”405″ />L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui Monsieur Moussa Fadoul.
Bangui, République centrafricaine, 24 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui, monsieur Moussa Fadoul, arrêté et détenu à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui il y a 14 mois est décédé dans la soirée de ce mardi 23 juin.
Il a été arrêté le samedi 6 avril 2019 au quartier Ngoussima par l’OCRB (office central de répression du banditisme) lors d’une tentative de vol d’un minibus de l’ONG internationale DRC (Conseil danois pour les réfugiés).
Son dossier n’a jamais été enregistré dans le rôle des assises de la Cour d’appel de Bangui, il est mort ce mardi 23 juin 2020sans être jugé.
Ses proches parents ont fait savoir qu’il aurait été maltraité et subi des tortures psychologiques en prison.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui, République centrafricaine, 24 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans le cadre de l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives, l’autorité nationale des élections (ÂNE) vient de rendre publique la liste complète des agents recenseurs (agents tablettes) en vue d’enrôlement des électeurs fixé initialement pour le 26 juin 2020. Ils seront formés et déployés sur tout le territoire national dans les prochains jours.
Ci-dessous, en format PDF, la liste complète des agents recenseurs (agents tablettes) :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/théodore-jousso-ex-ministre-des-transports-450×340.jpg” alt=”L’ex-ministre de transports Théodore Jousso. CopyrightDR” width=”450″ height=”340″ />
Lettre à mes compatriotes Centrafricains
Notre pays par la voix du Chef de l’Etat vient de présenter la candidature de notre frère Théodore Jousso au poste de Directeur General de l’ASECNA.
Je voudrais d’abord remercier le Président Touadéra pour cette initiative. Je connais Théodore depuis nos jeunes années au Lycée Barthélemy Boganda. Nous étions alors en formation par le premier centrafricain Professeur de Lycée de Mathématiques, Monsieur Théophile Kouassi, dont nous sommes fiers et reconnaissants.
Jousso a eu une carrière exceptionnelle avec 38 ans d’expérience dans le secteur du transport aérien, dont 18 ans comme cadre de direction à l’ASECNA qu’il connait bien, et 6 ans comme Ministre. Son profil est de ce fait rare et recherché parmi les possibles candidats pour diriger cette institution inter africaine en ces temps de défis portés au secteur du transport aérien par le Covid-19.
Je fais remarquer que notre pays reste largement sous représenté dans les institutions internationales. Contrairement aux autres Etats africains, nous n’avons jamais mis en place une politique de placement des cadres centrafricains dans les organisations multinationales dont nous sommes membres, même lorsque des postes nous sont réservés. Comme les autres pays africains savent le faire, soutenons les candidatures des cadres centrafricains dans les organismes internationaux.
Je demande avec humilité à vous tous, chers compatriotes Centrafricains, que lorsqu’il s’agit de candidature d’un(e) des nôtres, avec les bonnes qualifications, dans une institution internationale, de cesser nos contradictions internes, de privilégier la fibre nationale et de le (la) soutenir. Commençons par celle de Théodore Jousso, puisque c’est le cas présent. Rien, alors absolument rien ne nous dit que tous ces autres Africains qui sont légion dans les institutions internationales avec le soutien actif de leurs pays respectifs sont meilleurs que nos cadres. La République Centrafricaine regorge de cadres de haut niveau dans tous les domaines, avec les qualifications et l’expérience pour être de bons candidats. Nous devons faire preuve de solidarité et de soutien actif à tout(e) centrafricain(e) candidat(e) à l’internationale. La présence de cadres centrafricains dans les organismes internationaux contribue au rayonnement de la RCA dans le monde. Aussi nous devons, ensemble et unis, promouvoir une meilleure représentation de notre pays à l’extérieur, pour mieux faire connaitre, et faire respecter notre Centrafrique à travers le monde.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/logo-coalition-de-désiré-erenon-450×422.jpg” alt=”LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR” width=”450″ height=”422″ />LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR
UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT
Sécurité-Liberté-Prospérité
COMMUNIQUE DE PRESSE
N° RCA/USR/001/22/06/2020
Nous, filles et fils de la République Centrafricaine, sans distinction de région, ethnie, tribu, sexe, religion, parti politique, âge, catégorie socio-professionnelle, politiquement engagés ou non, membres de la société civile ou non, civils ou militaires, résidant sur le sol centrafricain ou résidant à l’étranger ;
Considérant la situation actuelle de la République Centrafricaine sous toutes ses dimensions ;
Considérant que la République Centrafricaine connaît un très grand retard intolérable dans son développement contrairement aux autres pays africains et même de la sous-région d’Afrique Centrale ;
Considérant le très faible poids de la République Centrafricaine dans le concert des nations ;
Considérant le contexte politique actuel dominé par l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) du 06 février 2019, mais constatant surtout que cet arrangement politique conclu entre le Gouvernement et les groupes armés s’avère aujourd’hui un instrument inadapté et inefficace pour ramener effectivement la paix et la réconciliation nationale dans le pays ;
Considérant que nous centrafricains deviennent de plus en plus esclaves sur la terre de leurs ancêtres, condamnés à fuir leurs lieux de vie, à se déplacer ou à s’exiler, à être traqués comme des bêtes de somme par les groupes armés, à être arrêtés, détenus, torturés, violés, tués, à être tués ici et là-bas, ça et là, à devenir des orphelins, veuves ou veufs du fait des attaques et crimes dont sont coupables les groupes armés dans le pays ;
SOMMES CONVENUS DE CE QUI SUIT :
Nous décidons de nous nous unir et d’agir, dans un esprit républicain, main dans la main, à travers une plateforme dénommée UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR) pour le relèvement de notre pays, la République Centrafricaine. Pour ce faire, diverses actions appropriées, légitimes, républicaines, démocratiques seront menées au niveau national et international.
En attendant la mise en œuvre de diverses actions appropriées pour le relèvement de notre pays meurtri, nous proclamons déjà la fin de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine du 06 février 2019. Cet accord de paix ne tient plus du tout, du fait de ses violations multiformes et incessantes par les groupes rebelles signataires. Nous demandons au Président de la République, Chef de l’Etat et au Premier Ministre, Chef du Gouvernement ainsi qu’à la communauté internationale de ne plus s’accrocher à cet arrangement politique du 06 février 2019 qui malheureusement ne s’est révélé qu’un instrument de promotion des membres des groupes armés (adeptes de la violence illégitime) au détriment des vrais et dignes fils du pays, de promotion de la violence illégitime comme moyen de revendications politiques et sociales et comme moyen de se faire une place dans les institutions de la République au détriment de nos enfants qui empruntent la voie l’école ; nous mènerons des actions pour l’abandon de l’arrangement politique inadapté et inefficace du 06 février 2019 ;
Nous demandons et exigeons immédiatement la fin de règne et la disparition totale des groupes armés du paysage militaro-politico-institutionnel de notre pays ; nous agirons à cet effet de façon appropriée.
Nous demandons la mise en place immédiate d’un nouveau gouvernement et des différents Cabinets, de façon plus républicaine, sans les membres des groupes armés.
Toutefois, les membres des groupes armés désolidarisés de leurs groupes ou qui auront intégré des partis politiques ou les organisations de la société civile pourront être nommés dans les différentes institutions de notre pays.
Nous lançons un appel à toutes les filles et tous les fils de la République Centrafricaine, à rejoindre la plateforme UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT, pour reconquérir notre sécurité, notre liberté pour la prospérité de notre pays.
Nous sommes issus de différents bords politiques, de différents milieux mais nous avons un impératif vital, celui de sauver ensemble notre pays. Unissons-nous et agissons donc pour le salut de notre patrie et la sauvegarde de la terre de nos ancêtres.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou-450×253.jpg” alt=”deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou” width=”450″ height=”253″ />Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Bouar, République centrafricaine, 22 juin 2020 (Corbeaunews- Centrafrique) – officiellement, l’attaque de cette nuit contre une patrouille des soldats FACA sur l’axe Koundé-Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, a fait 2 morts et 3 blessés. Or, des sources militaires interrogées par CNC parlent de 4 morts, 1 porté disparu et une dizaine des blessés.
L’annonce de la mort de ces trois vaillants soldats FACA, tombés sur le champ de bataille sur l’axe Koundé-Besson le jour de la fête des Pères, est un énorme choc pour tous les Centrafricains, en particulier ceux de Bouar. D’après une source militaire, les corps de deux soldats FACA et du gendarme centrafricain tués lors de cette embuscade sont en cours du rapatriement vers Bangui. Mais un troisième mort est annoncé du côté des FACA, selon la même source.
En effet, lors de cette patrouille, les soldats FACA auraient utilisé le véhicule des USMS (unité spéciale mixte de sécurité). Le conducteur du véhicule, un maréchal de logis de la gendarmerie nationale, est l’unique gendarme tué dans cette attaque. Tandis que les deux militaires centrafricains tués faisaient partie des forces spéciales de l’armée nationale. Plusieurs cas des blessés ont également été signalés dans le rang de l’armée nationale. Ils sont en cours de transfèrement sur Bangui par voie aérienne. Toutefois, deux sous-officiers FACA, qui faisaient partie de la patrouille attaquée par les combattants rebelles de 3R, n’ont pas fait de signes de vie depuis cette nuit, et l’un d’eux, grièvement blessé, est annoncé déjà pour mort, a-t-on appris de source militaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Bouar, République centrafricaine, 22 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – L’attaque a eu lieu ce dimanche 21 juin à quelques kilomètres de la commune de Besson, sur l’axe Koundé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Selon une source officielle locale jointe au téléphone par CNC, l’attaque, perpétrée par les éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), aurait fait 2 morts et trois blessés du côté des forces mixtes FACA (forces armées centrafricaines) – Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique).
Cependant, une autre source a indiqué à CNC que l’attaque aurait fait 3 morts, dont un sergent et un caporal FACA, mais également un gendarme centrafricain. Selon la même source, toutes les victimes seraient exclusivement du côté des FACA tombées dans une embuscade.
Le mercredi 17 juin, la Minusca et les FACA avaient lancé une opération contre les positions de 3R dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé. L’objectif, selon la Minusca est de mettre fin aux violences du mouvement rebelle 3R contre les populations civiles et l’État :
« L’opération conjointe avec les FACA a pour objectifs de pousser le 3R et Sidiki Abass à revenir complètement dans l’APPR-RCA en cessant sa politique expansionniste vers le Nord et sud-est de cette région de la RCA, à assurer la protection des populations et à rétablir l’autorité de l’État, dans les zones où elle a pu être mise en difficulté par les actions du groupe armé », a annoncé la Minusca, 20 jours après son second ultimatum au 3R de cesser immédiatement son ambition expansionniste et quitter sans condition la brigade de gendarmerie de Besson (Nana-Mambéré ), occupée en violation de l’accord de paix ». Ce que le 3R avait complètement nié, et parle plutôt de la diffamation à son égard.
Rappelons que le mouvement 3R, dirigé par le sulfureux Abass Sidiki, est l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum du 6 février 2019. Malheureusement, trois mois après la signature de cet accord, ce groupe armé est impliqué dans un massacre de plus de 46 civils dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, puis poursuit ses actes criminels dans la région jusqu’à ce jour.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/masque-pour-la-lutte-contre-le-Covid-19-confectionné-par-lassociation-Action-pour-la-Promotion-Rurale-en-République-Centrafricaine-et-lassociation-ACCES-SOLIDARITE-450×409.jpg” alt=”Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/rca) et l’association ACCES SOLIDARITE.” width=”450″ height=”409″ />Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
Bangui, République centrafricaine, 20 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 122 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 02 à 86 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout deux mille huit-cent huit (2808 ) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 20 juin 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 20 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de cent vingt-deux (122) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (87 ) et féminin (35). Leur tranche d’âge varie de 02 à 86 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 19 juin 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les cent vingt-deux (122) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 03, et les cas à transmission locale au nombre de 119.
A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de 2808 dont 472 guéris et 23 décès (05 en mlieu hospitalier et 18 en milieu extra hospitalier).
Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.
Bozoum, République centrafricaine, 20 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – C’est désormais officiel. Les Anti-Balaka exigent le départ immédiat et sans condition du préfet de l’Ouham-Péndé. Selon eux, celui-ci serait complice, pour ne pas dire à la solde du chef rebelle Abass Sidiki de 3R.
Les preuves sont là, disaient-ils.
Cet ultimatum des miliciens Anti-Balaka de Bozoum intervient quelques heures après le transfèrement sur Bouar de trois présumés combattants rebelles de 3R arrêtés par les miliciens Anti-Balaka et remis aux forces de l’ordre le 11 juin 2020.
En effet, ce jeudi 18 juin, derrière le centre culturel de Bozoum, s’est tenue vers 8 heures du matin une réunion de la coordination locale de la milice Anti-Balaka. Plusieurs personnalités de la préfecture, sous-préfecture, de la mairie et de la société civile ont été conviées.
L’ordre du jour était de brandir publiquement les preuves qui accablent le préfet de l’Ouham-Péndé dans ses actes de complicité avec le mouvement rebelle 3R, auxquels on peut citer la récente libération de trois sujets peuls, soupçonnés d’être des éléments de Abass Sidiki, arrêtés le 11 juin dernier à proximité du marché central de Bozoum.
Selon le coordinateur des Anti-Balaka de Bozoum, les trois suspects auraient été libérés par le préfet au cours de leur transfèrement sur Bouar, et ce, contre un versement de pot-de-vin de 1,5 million de francs CFA.
Pour les Anti-Balaka, cela s’appelle « haute trahison ».En conséquence, ils demandent sa démission dans l’immédiat.
Pour l’heure, ce sont les députés de Bozoum qui tentent de calmer le jeu, mais la tension est toujours palpable.
Joint au téléphone, le Préfet n’a pas souhaité commenter cette affaire. Mais l’un de ses proches à indiqué à CNC qu’il aurait agit sur ordre de Bangui. Mais qui est ce Bangui ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Bozoum-ouham-pende-centrafrique-450×189.jpg” alt=”bozoum-ouham-pende-centrafrique” width=”450″ height=”189″ />Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Bozoum, République centrafricaine, 20 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – Le sous-préfet de Bozoum, monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu est un cadre influent du mouvement MCU du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Sa décision de nommer son propre maire à la commune de Birvan-Bole, située sur l’axe Bouar n’a pas été bien accueilli par les membres de la délégation spéciale de cette ville.
« Ce n’est pas dans les prérogatives d’un sous-préfet de nommer un Président de la délégation spéciale de sa commune. On ne sait pas pour quelle raison que monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu a pris cette décision, mais je peux vous dire que celle-ci est illégale », s’alarme un cadre de la mairie de Birvan-Bole.
En effet, il y a quelques jours, après le décès de l’ancien Président de la délégation de la commune de Birvan-Bole nommé récemment par décret présidentiel, le sous-préfet de Bozoum, monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu, qui n’a pas voulu attendre Bangui pour la nomination d’un nouveau maire, préfère procéder à la nomination verbale de sieur Gaston Namsana comme nouveau Président de la délégation de la commune de Birvan-Bole.
Selon des sources locales, monsieur Gaston Namsana aurait versé un pot de vin de 300 000 francs CFA au sous-préfet de Bozoum avant sa nomination à la tête de la mairie de Birvan-Bole.
Mais ce qui est étrange dans cette affaire, cette désignation a été faite verbalement par le sous-préfet de Bozoum. Il n’y a donc aucun document officiel qui peut l’appuyer.
Pour l’heure, c’est la colère et l’indignation à la mairie de Birvan-Bole, à tel point que certains surnomment le sous-préfet Ali Darassa.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 20 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Devant la difficulté notoire et apparente de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) d’organiser les élections fiables dans les délais constitutionnels, l’avis de la Cour constitutionnelle n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif à la modification de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 sonne comme l’ultime recours pour éviter l’implosion du pays par des violences multiformes.
De prime abord, il est important de rappeler que le « fait » caractérise une situation effective, réelle même si elle est anormale ou illégale. Dans le cas de l’espèce et devant l’évidence de la primauté du « fait » sur le « droit », les forces vives de la nation seront convoquées dans un bref délai par le pouvoir selon un chronogramme raisonnable de baliser le devenir du processus électoral en cas de défaillance technique et logistique de l’Autorité Nationale des Élections de tenir le calendrier électoral initial. Cette concertation citoyenne privilégiée par la Cour constitutionnelle qui protègera nos acquis démocratiques au détriment de la transition politique est un moindre mal pour sauver notre démocratie.
Ces raounds de négociations et de pourparlers qui se profilent doivent définir le cadre fondamental d’une émergence démocratique participative et prospère. Les enjeux et les défis de cette concertation citoyenne sont énormes et exigent une minutie et de la hauteur pour aboutir à un protocole consensuel, unanime qui n’a comme dénominateur commun que l’intérêt supérieur de la nation.
Habité par le souci de réussite de cette rencontre républicaine, le citoyen lambda s’interroge :
Quelles seront les formes, les conditions, la durée et les différents acteurs de cette discussion
nationale ? La classe politique centrafricaine décrédibilisée aux yeux de la jeunesse sera t-elle unanime pour garder l’actuel président de la république à la tête du pays au delà de son mandat ?
En outre et à l’issue de cette période transitoire, le président de la république sortant serait-il candidat à sa propre succession puisque la constitution la lui autorise ? Pourquoi la Cour constitutionnelle, en proposant la concertation politique n’a pas tranché sur cette question ? A qui reviendra de droit le poste de premier ministre, chef du gouvernement ? Allons-nous assister à une énième cohabitation politique comme par le passé ? Comment se feront la redistribution des ministères régaliens ? Peut-on à ce stade parler d’un gouvernement d’union nationale ou de large ouverture ?
A l’image du fiasco des accords de paix de Khartoum, quels seront les rôles et la place des groupes armés dans ce processus de concertation ? Quels seront les rôles et influences des congrégations religieuses dans ces échanges ?
Enfin, les conclusions de cette concertation seront-elles approuvées et validées par le conseil de sécurité de l’ONU ?
Au delà de ces multiples questionnements, on constate que le « droit » n’est que la légitimation des « faits » mais nous souhaitons mettre en garde les différents acteurs de la vie politique centrafricaine contre le risque de la jurisprudence du président Kabila en République démocratique du Congo.
En effet, le président congolais avait profité de cette période transitoire (glissement du calendrier électoral) pour verrouiller tout le dispositif en remettant le pouvoir à un candidat de son gré au détriment de l’expression de la volonté souveraine du peuple. Ce dernier avait également confisqué le pouvoir législatif en désignant majoritairement ses députés à l’assemblée nationale rendant ainsi le jeu démocratique en sa faveur…Kabila est parti mais son influent système demeure rendant la tâche difficile au nouveau président pour réaliser ses promesses de campagne.
Pour finir, le pouvoir de Bangui dispose encore d’un ultime moyen d’éviter, d’économiser le risque d’échec de ce processus de concertation…organisé les élections groupées dans les délais constitutionnels.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_Bambari_corbeaunews-450×229.jpg” alt=”Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.” width=”450″ height=”229″ />Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.
Bambari, République centrafricaine, 19 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – depuis près d’une heure, c’est la psychose qui gagne les habitants de la ville de Bambari. Les commerces et les administration sont fermés. Le niveau de la sécurité autour, mais également à l’intérieur de la ville est renforcé.
Selon des informations parvenues au bureau de la préfecture, la présence massive des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est signalée à Bambari depuis quelques heures. Ils auraient pris position d’attaque autour de l’évêché. Cette présence fait suite à l’assassinat d’un sujet peul ce vendredi 19 juin au quartier Évêché, non loin de l’église catholique par un groupe d’individus encore non identifié.
Pour l’heure, c’est la débandade générale au marché central. Même les commerces et les administration sont fermés pour des raisons de sécurité.
Les soldats FACA ont également pris position dans la ville, et les forces de la Minusca et les FSI multiplient des patrouilles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/logo-coalition-de-désiré-erenon-450×422.jpg” alt=”LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR” width=”450″ height=”422″ />LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR
Bangui, République centrafricaine, 19 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – De sources dignes de foi, des centrafricains réfléchiraient à la création d’une plateforme politique, UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT(USR).
En effet, cette plateforme serait composée de citoyens centrafricains issus de divers horizons, personnalités politiques, figures intellectuelles, membres de la société civile, jeunes, femmes, étudiants, retraités etc.
De façon globale, cette dynamique non partisane viserait à lutter et à proposer à travers le débat, des solutions idoines pour le relèvement de la rca.
CNC reviendra avec plus de détails sur ce dossier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
LES REPRESENTANTS DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A BANGUI DOIVENT FAIRE LEUR MEA CULPA ET DEMANDER PARDON AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Les partenaires classiques de Centrafrique, l’Union Européenne-UE, les Nations Unies-NU, l’Union Africaine-UA, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale-CEEAC, à travers leurs Représentants, doivent faire leur mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain maintenu dans la misère durant des décennies par leurs faits et complicités.
Centrafrique qui avait ployé sous les précédents régimes politiques dictatoriaux et exclusifs installés par la FrançAfrique, durant 639 mois (août 1960-mars 2013), s’est totalement écroulé durant les 291 jours (24 mars 2013-10 janvier 2014) de la gestion des pouvoirs de l’Etat par la coalition seleka. Bien qu’étant estomaqués, humiliés, certains Leaders Politiques ont surmonté leurs états d’âmes pour proposer d’idoines alternatives afin de sortir définitivement du cercle infernal des crises militaro-politiques qui durent depuis 1966, après analyses-constats (1) des limites des forces internationales d’interposition en Centrafrique, (2) de l’instabilité politique voulue et sibylline ment entretenue par les Autorités Politiques de l’ancienne puissance colonisatrice et (3) la déduction de l’impérative nécessité d’un schéma centrafricain consensuel de sortie définitive de crises, axé sur,
L’urgente réactivation et effective opérationnalité des Forces de Sécurité et de Défense pour restaurer l’ordre sécuritaire républicain mis à mal,
Les impératives restauration de l’Autorité de l’Etat et réactivation de l’Autorité et des Services Judiciaires,
La réactivation des administrations nationale, territoriale et locale,
Les convocations des réunions des principaux Responsables des administrations territoriale et locale pour de nouvelles donnes politico-socio-économiques et transfrontalières,
La tenue d’un dialogue ou conférence nationale ou encore concertation citoyenne pour la refondation de la Nation Centrafricaine déchirée,
dont la mise en œuvre sera réalisée avec les appuis des partenaires. Ce schéma a été balayé de revers de main par ces partenaires qui ont utilisé la CEEAC pour imposer à Ndjaména (Tchad), en janvier 2014, une transition qu’ils ont trouvé chancelante par la suite, et y ont mis fin en imposant des élections mal organisées de 2015-2016 pour se sauver la face et et donner au Peuple Centrafricain un Président de la République ‘’ déclaré démocratiquement élu’’, complexifiant ainsi la situation socio-politique nationale. A peine six (6) mois de gestion des pouvoirs de l’Etat, les premières dérives (parjure, violations de la constitution, culte de personnalité…) ont éveillé la conscience des Leaders Politiques qui ont commencé à lancer des alertes aux Autorités Politiques de Bangui, déjà préoccupées, non seulement pour des enrichissements immédiats, mais ont envisagé et commencé à entreprendre des manœuvres dilatoires pour s’accrocher au pouvoir, en évoquant un énième dialogue qui se tiendra uniquement entre pouvoirs publics et les groupes armés qui contrôlent 80 % du territoire national….. Demander au pyromane de faire le sapeur-pompier….. Quelle bizarre logique….. ?
Récusé par l’opinion populaire nationale, les partenaires classiques, non seulement vont financer le dialogue de Khartoum (Soudan), parrainé par l’UA, dont l’accord, à peine signé, connaît 50 à 70 violations par semaine (cf rapport de Mr MANKEUR NDIAYE, patron de la Minusca, à SEM le Secrétaire Général des Nations Unies de septembre 2019), mais encore vont le déclarer comme seul document de référence pour organiser la vie politique nationale et supérieur à la constitution de la République ; et en février 2020, pour sauver ce dit accord déjà mort-né, les Autorités Politiques Bangui ont fait sabrer le champagne, alors que le groupe de NDARASSA se livrait à des tueries de masse à Alindao et les groupes RPRC, PRCN et MLC se livraient à d’autres tueries de masse à Birao, Bria et Ndélé.
Pour avoir soutenu ou financé ce dialogue, les partenaires classiques se sont faits les complices du Président TOUADERA dans la violation de la constitution de la République et, par voie de conséquence, ont méprisé le Peuple Centrafricain.
En ce mois de mai 2020, nous sommes témoins d’un revirement diplomatique de cette communauté internationale de Bangui. Pendant de longs mois, les Leaders Politiques visionnaires avaient préconisé une concertation citoyenne pour un schéma politique consensuel, vu le spectre d’un vide constitutionnel qui se profilait. En réponse, Mr CHERGUI de l’UA, droit dans ses bottes, avait nargué ces Leaders en déclarant avec vive et intelligible voix que les élections se tiendront bien à dates constitutionnelles retenues. Mais, au lieu d’être témoins de minutieuses préparations de la part des Autorités Politiques de Bangui, les Leaders Politiques et Sociaux vont décrier les manœuvres dilatoires du camp présidentiel tendant à modifier la constitution de la République, d’où désolidarisation de la communauté internationale de Bangui de cette initiative.
Mieux vaut tard que jamais ; la communauté internationale de Bangui, qui se faisait l’alpha et l’oméga de la politique nationale, finit par faire œuvre politique et diplomatique utile en reconnaissant et admettant que la concertation des Forces Vives de la Nation constitue l’idoine alternative, emboîtant le pas à la Cour Constitutionnelle qui a renvoyé toute la classe politique à une concertation citoyenne, parce que la solution à la crise est politique et centrafricaine. Pour que cette reconnaissance soit totale et pour que la communauté internationale de Bangui se refasse une virginité, elle se doit de faire son mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain.
La vie politique nationale ne peut plus continuer d’être décidée dans les doucets bureaux à Addis-Abeba, à Libreville, à Ndjaména,à Brazzaville, à Saint’Egidio, à New York, à paris ou encore à Bruxelles, mais désormais à Bangui, en terre centrafricaine, parce que ce sont les Oubanguiens hier, et Centrafricains aujourd’hui, qui ont connu et continuent de connaître les bestialisassions de la période coloniale et les affres des nombreuses crises militaro-politiques ( tueries de masse par de nombreux mercenaires importés, viols des Centrafricaines, destruction du patrimoine national et des biens publics et privés…..), créées et entretenues à dessein pour piller Centrafrique.
Il est, enfin, temps que les justes visions des Leaders Politiques Centrafricains et leurs vérités leur soient reconnue comme telles. Il est aussi temps de reconnaître aux Centrafricains leurs droits de faire leurs choix de société selon leurs propres intérêts. Et il est également temps que les Centrafricains osent désormais un audace national et réussissent un patriotisme politique conséquent. Et la seule alternative qui s’offre à eux pour ne pas connaître une désintégration ou une déflagration encore plus terrible, est et demeure une concertation citoyenne pour la refondation de la Nation Centrafricaine, et c’est, seule, cette concertation citoyenne qui mettra les Centrafricains en face d’eux-mêmes, de se regarder les yeux dans les yeux et leur permettra, après une introspection commune, (1) une prise de conscience collective, (2) l’adoption de manière consensuelle des mesures et éthiques à travers lesquelles chaque Centrafricain devrait s’y retrouver et (3) la détermination de manière consensuelle des axes pour les choix de société conséquents et les approches pour les délégations et gestions des pouvoirs du Peuple. Par cette concertation citoyenne, le Peuple Centrafricain se réconciliera avec lui-même, ce qui permettra d’effacer de manière définitive et sincère les séquelles des différents régimes politiques qui ont eu à gérer les pouvoirs du Peuple de manière exclusive et sur fond de manipulations politiciennes pour d’autres intérêts que ceux du Peuple Centrafricain.
En termes, mieux dits ou sociologiques, ‘’ une concertation citoyenne pour une libération psychologique et une compréhension partagée des alternatives pour des actions communes conséquentes’’.