Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 11 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique). La loi fondamentale de la République centrafricaine promulguée le 30 mars 2016 avait répertorié parmi tant de chantiers juridiques l’actualisation de la loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Au demeurant, ce projet de loi avait été transféré il y’a un an au bureau de l’assemblée nationale pour examen mais ce dernier a été précipitamment retiré dans des conditions non encore élucidées. Ce qui logiquement devrait entraîner la mise en œuvre de la procédure de destitution du président de l’assemblée nationale selon les conditions définies par l’article 125 de la constitution pour trahison.
Après la claque indélébile de la Cour constitutionnelle qui a émis un avis défavorable au projet de tripatouillage de la constitution, les parlementaires étaient convoqués par décret en session extraordinaire pour statuer sur plusieurs projets de loi dont celui de l’ANE. Le projet de loi portant composition, organisation et fonctionnement de l’ANE a fait l’objet de plusieurs heures de débats riches, houleux, édifiants et passionnants dans l’hémicycle de l’assemblée nationale où naissent des divergences très remarquables sur la teneur des articles 6 et 74 du projet de loi. Initialement, l’ANE était composée de sept (7) commissaires alors que le projet de loi du gouvernement en propose neuf (9) tandis que la commission parlementaire élargie en propose onze (11). À l’issue du scrutin à bulletin secret, sur 122 votants, 78 parlementaires ont privilégié la proposition de la commission parlementaire élargie au détriment de la proposition du gouvernement qui n’en récolte que 42 voix.
S’inscrivant dans la suite logique et s’agissant des dispositions de l’article 74 du projet de loi, les parlementaires même ceux de la majorité présidentielle ont majoritairement voté pour la proposition de la commission parlementaire élargie qui récolte 80 voix contre 42 avec un indécis qui a voté nul.
En effet, l’article 74 version gouvernementale souhaite conserver la configuration actuelle de l’ANE en rajoutant les nouveaux commissaires pour mener le processus électoral à terme même au delà de leur mandat et cela jusqu’à production du rapport final des opérations électorales. La commission parlementaire élargie s’est énergiquement opposée vidant l’article 74 de sa substance. Ainsi, il urge de clarifier que ce n’est pas le corpus du projet de loi qui est mis en cause mais les dispositions transitoires qui consistent à maintenir les commissaires actuels en poste au delà de leur mandat légal. Ainsi, il revient désormais de droit à la noble Cour constitutionnelle de contrôler la constitutionnalité du projet de loi et de valider une énième désillusion du pouvoir de Bangui.
Effaré par le revirement vertigineux des parlementaires de la sixième législature tant controversés, le citoyen lambda s’interroge :
Les déroutes successives du pouvoir de Bangui présagent-elles d’une défaite électorale cuisante du président de la république ? Peut-on parler d’échec du pouvoir dans ces conditions ? À contrario, à qui profite le crime ? Pourquoi le pouvoir de Bangui est-il tant attaché à la configuration actuelle de l’ANE ? Existe t-il un risque d’adoption plénière de l’ANE ou de manœuvres en vue de dompter l’ANE ? Existe t-il un deal ou un arrangement préalable entre l’ANE et le pouvoir de Bangui ? Que peut-on dire de la neutralité et de l’autonomie de l’ANE au regard des manœuvres gouvernementales ? N’avez-vous pas remarqué que le président de l’assemblée nationale a fait perdre inutilement du temps au processus électoral par sa sotte idée de transférer discrètement le projet de loi amendé au gouvernement ? Avec cette trajectoire ou le peuple conscient commence à prendre ses responsabilités citoyennes, pensez-vous qu’un résultat électoral contraire aux vérités des urnes sera t-il encore accepté comme ce fut le cas en 2016 ?
Au delà de ces multiples questionnements, on remarque qu’au moins une fois dans l’histoire de la sixième législature, les parlementaires ont réussi à dégager un consensus en faveur de l’intérêt général et ce au détriment des billets de banque qui caractérisent leur mandat.
Fort de ce qui précède, il apparaît important de souligner que depuis le vent de la démocratie imposé par la conférence de la Baule en France, jamais un pouvoir même dictatorial n’a autant abusé de la loi fondamentale et constitué par voie de conséquence une grave entorse à l’arsenal juridique de notre pays. Heureusement que les parlementaires ont vu en filigrane le risque de prolongement illimité du mandat de l’autorité Nationale des Élections puisque dépendant de l’avancée du processus électoral. Pour finir, nous tenons à mettre le pouvoir de Bangui en garde contre l’éventuel embrasement de notre cher pays par des éventuelles manœuvres politico-juridique car une véritable démocratie ne propose pas de lois pour se maintenir au pouvoir.
Nous rappelons au passage les règles basiques du droit qu’une loi doit toujours conserver en toutes circonstances son caractère général, impersonnel, obligatoire et abstrait au détriment du « sur mesure » vecteur de l’anarchie.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Lintronisation-de-la-nouvelle-porte-parole-du-MLPC-Lucie-AGBO-par-le-2ème-Vice-président-dudit-Parti-Jackson-MAZETTE.-450×337.jpg” alt=”L’intronisation de la nouvelle porte-parole du MLPC, Lucie AGBO par le 2ème Vice-président dudit Parti Jackson MAZETTE.” width=”450″ height=”337″ />L’intronisation de la nouvelle porte-parole du MLPC, Lucie AGBO par le 2ème Vice-président dudit Parti Jackson MAZETTE.
Bangui, République centrafricaine, 10 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) a désormais une nouvelle porte-parole. Il s’agit de la vaillante femme engagée en politique, Lucie AGBO. Cette dernière a été intronisée le mardi 7 juillet 2020, à son nouveau poste, au siège provisoire du parti par le 2ème Vice-président, Jackson Mazette.
La cérémonie de la prise de service officielle de la nouvelle porte-parole a eu lieu en présence de certains militants, cadres du MLPC et des professionnels des médias conviés pour la circonstance.
A 6 mois des élections couplées en République Centrafricaine, le parti MLPC se prépare activement pour ces doubles scrutins dont le premier tour est annoncé pour le 27 décembre 2020.
Après avoir désigné par unanimité Martin ZIGUELE comme candidat qui portera les couleurs de leur parti à la présidentielle lors du congrès ordinaire baptisé « La nouvelle marche » au mois de mars dernier, les membres du bureau politique de ce parti ont désigné une femme qui va parler maintenant au nom de leur formation politique.
Le choix de cette dame activiste n’est ni anodin ni un fruit de hasard. C’est après avoir passé 40 ans de militantisme en son sein, c’est-à-dire, depuis la fondation de ce parti de lutte qu’elle a été choisie : « Etre militant, c’est un sacerdoce. C’est comme être croyant. C’est-à-dire, avoir une religion quel que soit son nom mais croire à sa destiné et au bien d’une Nation. Maintenant, ma mission est de rétablir. Parce que j’ai toujours demandé à Dieu : Amène moi là où je dois faire quelque chose pour te plaire, et faire du bien à ta Nation », a dit Lucie AGBO à la fin de son intronisation.
Ce n’est pas tout, elle a rappelé la raison pour laquelle elle a été désignée sans oublier de prodiguer quelques conseils à la jeunesse de ce parti sensé prendre la relève de leur lutte politique: « Une jeunesse consciente ne peut que mériter ce qu’elle a, même si c’est 50 ans après. Parce que aujourd’hui, avec l’âge que j’ai et qu’on me donne les attributs du parti officiellement, alors que j’ai toujours été une activiste, partout et dans tout ce que j’ai fait dans ma vie et encore plus dans le Parti. J’ai toujours été activiste, parce que je ne pouvais dire que la vérité, là où les gens ne pouvaient pas le faire. Ce que je veux dire à la jeunesse, qu’on le veuille ou non, ça paye toujours. 40 ans après toutes ces luttes, aujourd’hui, je me rétablie ».
Selon Gérard DOULPANGA, Secrétaire général adjoint du MLPC, dit qu’ils sont dans le respect d’une dynamique de mondialisation et globalisation, où on parle de concept genre de l’égalité entre l’homme et la femme, en leur donnant la chance de s’affirmer.
« Vous savez généralement que, quand une femme gère, elle gère bien. Quand une femme parle, elle parle avec le cœur. C’est pourquoi, le MLPC qui est un autre grand parti a jugé utile de pouvoir désigner cette femme, grande dame, cette dame de lutte, à être la porte-voix du Mouvement de libération du Peuple Centrafricain », a-t-il conclu.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui, République centrafricaine, 10 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les opérations du recensement électoral ont débuté le mardi 1er juillet à Bangui et dans certaines villes de province. Durant un mois, les électeurs centrafricains sont appelés à s’inscrire dans les centres d’enrôlement en vue de la présidentielle et législative du 27 décembre 2020. Mais d’ores et déjà, plusieurs cas des fraudes massives sont signalés partout sans que l’autorité nationale des élections les dénonce.
Débutées à Bangui, dans le quatrième arrondissement, en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ce mardi 1er juillet, les opérations du recensement électoral se poursuivent à Bangui et dans certaines villes de province en vue des élections du décembre 2020. L’enjeu est de taille. Avec plus de 70% du territoire national occupé par des groupes armés et des criminels de tout genre, ces opérations d’enrôlement des électeurs s’annoncent difficiles et compliquées, et beaucoup redoutent des cas des fraudes massives.
Justement, c’est ce qui est en train de passer à Bangui, où certains potentiels candidats aux législatives ou présidentiels organisent leur propre fraude avec la multiplication des faux électeurs.
Dans le troisième arrondissement par exemple, au centre du recensement de l’école Koudoukou, notre équipe a constaté que durant quatre jours d’affilés, ce sont les chefs des quartiers qui établissent de faux documents d’identité pouvant permettre à certaines personnes de s’inscrire sur la liste électorale. Malheureusement, beaucoup se sont présentés avec ces faux documents des chefs des quartiers. Parmi eux, on voit des mineurs de 13 et 14 ans, mais également des sujets étrangers.
Au même moment, dans le huitième arrondissement, certains individus sont venus d’un autre arrondissement s’inscrire librement sur la liste électorale alors qu’ils se sont inscrits déjà ailleurs. Malheureusement, ces cas de fraude sont signalés également dans les quatrième, cinquième, deuxième arrondissement. Ceci dit, partout dans les arrondissements de la capitale, on assistent à la multiplication des faux électeurs.
AIME DOUNDA PORTE-PAROLE DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE centrafricain (MLPC) REPOND AU blogue privé LE POTENTIEL
Monsieur,
Suite à vos écrits de 08 Juillet 2020, certes, le Président Martin ZIGUELE a fait entendre sa voix dans ce dernier temps. Mais l’objectif était de « sensibiliser » la population Centrafricaine à s’inscrire massivement sur la liste électorale afin que chaque Centrafricain puisse bénéficier d’un droit de vote et accomplir son devoir de citoyen. Car le « vote est l’arme d’un Citoyen » dixit Martin ZIGUELE.
Après avoir lancé un appel à la population Centrafricaine sur le danger que représente le COVID’19 dans le monde entier notamment en Centrafrique, il a exhorté le peuple Centrafricain à observer strictement les mesures barrières préconisées par les autorités centrafricaines et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avant de dénoncer avec toutes les rigueurs les attaques et les exactions des groupes armés sur les populations (civile et militaire).
Bref, le Président du MLPC Martin ZIGUELE touche en ce moment les vrais problèmes des Centrafricains.
Le président Martin ZIGUELE et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ont soutenu le Candidat Touadera pendant le second tour de la présidentielle 2015-2016 avec les propres moyens du MLPC même dans les zones où personne ne connaissait le Candidat Touadera.
Aujourd’hui, le MLPC et son Président n’ont absolument pas peur d’aller aux élections car nous avons toujours répondu présents aux grands rendez-vous des élections dans notre pays. D’ailleurs nous étions les premiers à designer notre candidat pour les prochaines élections du 27 décembre 2020 pendant le dernier congrès de notre parti en mars 2020 qui a rassemblé plus de milles militants, Cadres et Responsable des Organes du parti, venus de toutes les régions du pays même les régions sous contrôle des groupes armés.
Un leader politique doit absolument se mêler des questions socio-politiques et économiques de son pays. Et c’est un impératif pour le MLPC car nous optons pour :
Une vision politique cohérente dans l’intérêt du peuple centrafricain ;
La défense et la protection des libertés individuelles et collectives ;
La transparence dans la gestion de la chose publique ;
La défense du vivre-ensemble et de la cohésion sociale ;
La construction société de Justice et de Solidarité et
La maitrise de l’exploitation rationnelle des richesses nationales au profit du peuple centrafricain.
Cela ne nous étonne pas si vous disiez le contraire !!!
Mais le constat est clair et il ne fait aucun doute, le MLPC est la plus grande école politique en Centrafrique avec 41 ans d’existence et qui de nos jours 80% de ses Cadres sont des jeunes. Le MLPC est présent sur les 623000 km2 qui représentent la superficie de la RCA.
Monsieur le rédacteur du blog privé « le potentiel Centrafrique », allez plutôt vérifier auprès de l’Inspection Générale d’Etat si réellement le Président du MLPC avait été nommé par la Présidente Catherine Samba Panza et présentez les preuves aux Centrafricains. Voilà juste un dossier qui n’a jamais eu d’écho auprès des Centrafricains et qui était à la poubelle.
Car nous sommes un Parti politique responsable !
Pourquoi cet acharnement sur le MLPC et son Président ? A cause du refus de la Cour Constitutionnelle au projet de modification de la Constitution ? Pourquoi mettre en cause le président MARTIN ZIGUELE et le MLPC ? La sévère correction subite le 07/07/2020 à l’Assemblée Nationale lors de vote du projet de loi organique portant sur l’ANE d’où les articles 6 et 74 avaient échappé au MCU ?
Ecoutez, le MLPC a toujours « proclamé son indéfectible attachement aux principes et valeurs contenus dans la Constitution de la République » afin de garantir la liberté et la Justice aux Centrafricains. Donc pour nous, cette victoire est pour le peuple Centrafricain et la démocratie.
Monsieur le prétendant journaliste du potentiel, je vous conseillerais simplement de retourner suivre une formation en journalisme pour bien retenir le mot « diffamation » et de la peine qui pourrait y résulter. Je sais qu’on essayant parfois d’exercer ce genre de métier, il nous arrive souvent d’avoir l’ambition de chercher à nous faire démarquer mais mentir au peuple à cause de quelques graines de riz est non seulement ridicule mais une trahison de la valeur humaine. Vous êtes en train de salir ce métier noble.
Le peuple Centrafricain a besoin des hôpitaux, des routes, des écoles, de l’eau potable et de l’éducation. Informez votre Bourreau.
Bangui, République centrafricaine, 10 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les élus de la nation ont adopté le jeudi 9 juillet 2020 à 99, 99% des voix le projet de loi de finances rectificative de l’année en cours. Présenté et soutenu par le gouvernement via le ministre des finances et du budget, Henri Marie DONDRA. L’adoption dudit projet intervient dans un contexte de crise sanitaire due à la pandémie de la COVID-19, qui a eu des répercussions énormes sur l’activité économique.
Selon le ministre des finances et du budget, Henri-Marie DONDRA, le projet du budget rectifié a été rectifié dans un contexte où le monde entier fait face à la maladie à Coronavirus, impactant directement la reprise de l’activité économique esquissée depuis 2017.
Hormis ce virus qui est en train de décimer le monde, le projet du collectif budgétaire 2020 a été également élaboré dans une condition marquée par la chute drastique de la demande internationale des produits d’exportation de base de la rca. Il s’agit entre autres le bois, le café, le coton et le diamant ainsi que la détérioration de la situation sécuritaire dans certaines régions avec son corolaire, l’absence de l’activité économique dans ces régions par la crise sanitaire.
Les donnes de ce projet indiquent que le taux de croissance du PIB réel est à 1, 0% contre 5, 0% comme initialement prévu. Le gouvernement à travers ce projet veut aller vers un collectif budgétaire est motivé par la nécessité de prendre en compte dans le budget de l’Etat, en plus certaines données et dispositions relatives à la stratégie de riposte de l’exécutif contre la COVID-19.
« Dans cette optique, près de 10 milliards de francs CFA ont été alloués au ministère de la santé et de la population dont 4 milliards pour la construction d’un hôpital pour la lutte contre la COVID-19. Ensuite 4 milliards pour diverses dépenses liées à la lutte contre cette maladie INVISIBLE, 1 milliards de primes au personnel de santé impliqué dans la lutte contre ce virus, 500 millions de fonds de concours et 450 millions pour la construction d’un bâtiment R+2 dédié au centre de dépistage et à la prise en charge des personnes atteintes de COVID-19 », a clarifié Henri Marie DONDRA.
Par ailleurs, ce budget rectifié 2020 approuvé avec amendements au scrutin secret comporte des ressources totales évaluées à 363 993 251 000 FCFA dont 118 004 998 000 FCFA de ressources extérieures les dépenses globales s’élèvent à 321 667 465 000 FCFA. C’est pour dire que ces chiffres, l’on comprend que le déficit primaire passe de 35, 7 milliards de FCFA à 77, 2 milliards de FCFA.
Il y a lieu de noter que ce vote du projet de loi de finances rectificative a aussi marqué par les encouragements et les félicitations des parlementaires à l’endroit du ministre des fiances et du budget qui, en dépit du fait qu’il a contracté la COVID-19, a fait preuve de courage et de sacrifices pour sensibiliser les populations et à travailler sans relâche pour que ce projet de loi soit adopté en loi des finances.
Bangui, République centrafricaine, 09 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 91 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 09 mois à 59 ans . Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout quatre mille deux-cent (4200) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce jeudi 09 juillet 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 09 juillet 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de quatre vingt onze (91) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (69 ) et féminin (22 ). Leur tranche d’âge varie de 09 mois à 59 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 08 juillet 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les quatre vingt onze (91) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 00, et les cas à transmission locale au nombre de 91.
A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de quatre mille deux-cent (4200) dont 1142 guéris et 52 décès (08 en milieu hospitalier et 44 en milieu extra hospitalier).
Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/commissariat-de-police-de-Boda-incendié-450×207.jpg” alt=”commissariat de police de boda incendié” width=”450″ height=”207″ />Comissariat de police de Bagandou incendié.
Mbaïki, République centrafricaine, 09 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Mercredi 08 juillet, la tension est vive entre les populations locales et les forces de l’ordre à Bagandou, une ville située dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la République centrafricaine. La brigade de la gendarmerie pillée, et le commissariat de police incendié.
D’après les premiers éléments d’information recueillis sur place, tout a commencé par une tentative d’arrestation d’un suspect d’une trentaine d’années recherché depuis plusieurs mois par la police nationale. L’homme, soupçonné d’avoir incendié une habitation privée dans la localité de Bagandou, a finalement été arrêté par les forces de l’ordre dans la journée du mercredi 8 juillet. Après son audition par les enquêteurs, il devrait être transféré à Mbaïki, capitale provinciale de la Lobaye. Or, au moment de son transfèrement, à bord d’une moto, le suspect aurait provoqué un accident, et tentait de s’échapper.
Cependant, le policier qui l’a escorté sur la moto faisait des sommations en vain pour le dissuader. L’homme prenait le large, et l’agent de la police se voyait dans l’incapacité de le rattraper. Finalement, il tire sur lui avec son fusil d’assaut, et l’homme succombe sur place.
Informées de la nouvelle, les populations locales se sont soulevées pour manifester leur mécontentement contre l’assassinat du suspect. Ainsi, dans la nuit du mercredi à jeudi, la brigade de la gendarmerie a été pillée, et le commissariat de police incendié.
Pour l’heure, une équipe mixte d’intervention de la gendarmerie et de la police est en route pour se rendre à Bagandou afin de ramener la paix et la sécurité dans la zone.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/pickup-police-nationale-CNS-en-patrouille-micka-450×337.jpg” alt=”Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, 09 juillet ( Corbeaunews-Centrafrique ). Même si l’enquête judiciaire sur la fraude à la douane et trafic des faux documents officiels impliquant les députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane avait été définitivement suspendue par le parquet et transféré au service juridique de l’Assemblée national, l’enquête sur le volet opposant le député Teddy Weïdane à ses ex-complices camerounais se poursuit, et une perquisition avait eu lieu au domicile de l’honorable Weïdane.
En effet, suite à la plainte déposée par la partie plaignante camerounaise contre le député de la circonscription de Bouca 2 Teddy Weïdane pour escroquerie et vol aggravé, le parquet de Bangui avait ordonné une perquisition au domicile du suspect.
Assurément, depuis quelques années, une femme camerounaise, avec trois de ses compatriotes, s’adonnait au commerce des marchandises entre l’Europe et la République centrafricaine. Le député centrafricain de Bouca 2, moyennant une compensation financière, se présentait aux autorités centrafricaines comme le propriétaire de la cargaison afin que celle-ci soit exonérée des taxes fiscalo-douanières en RCA. Un jeu de mafia très juteux pour le député et ex-Anti-Balaka Weïdane. Mais cela ne va pas durer longtemps. Un jour, l’homme aurait tenté de jouer ses partenaires camerounais en bloquant une bonne partie de la marchandise importée, et ces derniers, à travers leur avocat, ont immédiatement saisi la justice pour escroquerie aggravée. Depuis lors, l’enquête se poursuit, et deux perquisitions avaient eu lieu au domicile du suspect, le député de Bouca.
Selon nos information, les policiers de la CNS n’ont rien trouvé au domicile du député Teddy Weïdane lors de la perquisition. Tous les conteneurs sont vides, même le véhicule qui faisait partie de la marchandise est introuvable.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/siège-national-au-quartier-malimaka-du-parti-MCU-de-touadera-filmé-le-18-juillet-par-micka-450×337.jpg” alt=”siège national au quartier malimaka du parti MCU de touadera filmé le 18 juillet par micka” width=”450″ height=”337″ />Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi
Bocaranga, République centrafricaine, 09 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents articles, en RCA, dans les villes de province, ce sont les préfets, sous-préfets, maires et agents spéciaux qui constituent les bureaux fédéraux et sous-fédéraux du parti au pouvoir, le MCU (mouvement cœurs unis). En dehors de ce cercle, on ne trouve quasiment personne, sinon leur famille. C’est le cas de la sous-préfecture de Bocaranga où le sous-préfet s’active pour organiser une marche en faveur du MCU contre une forte rémunération.
Selon une source proche des organisateurs, la marche aura lieu dans les prochains jours, et chaque participant à cette marche touchera une somme de 1500 francs CFA. Elle débutera vers 8 heures pour finir trois heures plus tard. Le sous-préfet, le maire, les chefs d’établissements scolaires et, etc. seront également présents. Mais ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est que tous les fonctionnaires de l’État affecté à Bocaranga, ainsi que les chefs de groupe et des quartiers sont aussi convoqués à participer à cette marche de soutien au parti MCU.
Sur place, les populations se demandent si le MCU a un problème particulier pour qu’on organise une marche pour le soutenir.
Évidemment, suite à la perte de patience du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA face à l’impopularité de son parti le MCU à moins de 6 mois des élections, son secrétaire exécutif, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji tente de lui prouver que la situation est sous contrôle sur le terrain, et que le MCU est toujours actif.
Si cette stratégie de l’ex-Premier ministre s’apparente à un jeu de dupe, sur le terrain, c’est une véritable manipulation qui se prépare.
D’après une source bien informée, le MCU aurait débloqué une somme de 1 000 000 de francs CFA pour l’organisation de cette marche de soutien.
Inculpé, le ministre de la santé du Zimbabwe démis de ses fonctions
Bangui ( République centrafricaine ) – Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a annoncé mardi avoir limogé son ministre de la Santé, inculpé pour avoir, entre autres, accordé illégalement un contrat de tests de dépistage du coronavirus.
Le Dr Obadiah Moyo, 66 ans, a été arrêté en juin après une enquête menée par la commission anticorruption du pays. Remis en liberté sous caution, il doit comparaître le 31 juillet devant un tribunal./////////////.
“Le président de la République (…) a démis de ses fonctions le Dr Obadiah Moyo avec effet immédiat en raison de sa conduite inappropriée pour un ministre du gouvernement”, a annoncé mardi son secrétaire, Misheck Sibanda, dans un communiqué. /////////////.
Le ministre est soupçonné de malversations pour avoir octroyé en violation des procédures un contrat de 20 millions de dollars à une société de Dubaï pour la fourniture de tests de dépistage et d’équipements de protection contre le Covid-19./////////////.
Il est également mis en cause dans deux autres contrats d’achat d’équipements hospitaliers en 2019./////////////.
Après la révélation par l’opposition des soupçons pensant sur le ministre Moyo, le gouvernement a annulé tous les contrats passés avec la société de Dubaï, selon le quotidien gouvernemental The Herald./////////////.
Plus de 700 cas de contamination par le Covid-19, dont 9 mortels, ont été recensés à ce jour au Zimbabwe.
RDCongo: covid-19: le Congo s’en sort apparemment plutôt bien
Bangui ( République centrafricaine ) – Une population très jeune Les supputations vont bon train pour voir à quoi attribuer ce résultat relativement bon; une des remarques les plus répétées est celle concernant l’âge de la population congolaise, très bas. L’âge médian est en effet, en RDC, un peu au-dessous de 19 ans – contre 41 ans en Belgique, 43 ans en Italie, 38 ans aux Etats-Unis ou 37 ans en Chine. Dans tous les pays où l’épidémie a fait des ravages, 80% des décès touchaient des personnes de plus de 65 ans. Or, en RDCongo, moins de 4% de la population a atteint cet âge.
Dans l’absolu, les chiffres de la pandémie de coronavirus en RDCongo ne sont pas mauvais du tout: 5283 cas et 117 décès au 17 juin, pour un pays dont la population est estimée à 80 millions d’habitants, dont plus de 10 millions pour la seule Kinshasa, épicentre de l’épidémie. La …/////////////.
Le Congo n’est pas le seul pays d’Afrique qui semble relativement bien s’en sortir. On déplore, pour tout le continent, quelque 11.500 morts, dont 6700 dans deux pays seulement, l’Afrique du Sud et l’Egypte./////////////.
Bien moins que la malaria ou la rougeole/////////////.
Il faut aussi resituer le nombre de cas de coronavirus en RDCongo dans un cadre plus général. Ainsi, depuis le début de cette année, on enregistre quelque 11 millions de cas de malaria, qui ont fait 8500 morts; environ 12.000 cas de choléra, qui ont entraîné 189 décès – soit à peu près autant que le coronavirus et que la typhoïde, qui a touché 750.000 personnes. La 10ème épidémie d’Ebola, dans l’est du pays, qui a duré d’août 2018 au 26 juin dernier, a fait 2300 morts pour 3500 cas./////////////.
La rougeole, qui attire peu l’attention (même avant la pandémie de Covid-19), s’est développée depuis un à deux ans – malgré une campagne de vaccination annoncée sous la présidence Kabila – et a fait dans les 26 provinces, depuis le début de cette année, un total de quelque 900 morts, pour environ 64.000 cas; une nouvelle campagne de vaccination est en cours, qui ralentirait la progression de la maladie./////////////.
A noter que des maladies qu’on croyait cantonnées au passé resurgissent. Ainsi, la peste a réapparu en 2019 dans une seule zone de sante de l’Ituri (nord-est de la RDC), celle de Rethy; on compte 28 cas, dont 10 décès..
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/hémicycle-de-lAssemblée-nationale-le-07-juillet-2020.-Photo-CNC-Anselme-Mbata-450×337.jpg” alt=”hémicycle de l’Assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC – Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />hémicycle de l’Assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, 07 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ça y est ! L’Assemblée nationale vient de trancher. Les députés viennent de voter majoritairement en faveur de texte de l’article 6 et 74 du projet de loi organique de l’ÂNE proposé par la commission élargie de l’Assemblée nationale.
Le gouvernement, dans son texte initialement soumis à l’Assemblée nationale, avait proposé dans l’article 6 neuf commissaires Électoraux , tandis que la commission élargie propose quant à elle 11.
Pour l’article 74, dans la version proposée par le gouvernement, il est dit : « À titre exceptionnel, les commissaires Électoraux en fonction au moment de l’entrée en vigueur de la présente Loi organique restent en place jusqu’à la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives ainsi que la production du rapport général, conformément à l’article 66 ci-haut. À l’expiration de ce délai, il est procédé au renouvellement total ». Or, la commission élargie propose : « Les nouveaux commissaires Électoraux désignés dès l’entrée en vigueur de la présente loi prêtent immédiatement serment et sont directement associés et participent de plein droit à la conduite des opérations électorales jusqu’à l’expiration du mandat des membres actuels de L’ÂNE ».
Cependant, à l’Assemblée nationale ce mardi 07 juillet, les députés se sont prononcés majoritairement en faveur des textes de loi proposés par la commission élargie de l’Assemblée nationale. Ce qui met fin définitivement à ce dossier polémique vieux de plus de 7 mois.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/des-manifestants-contre-larticle-74-du-projet-de-loi-organique-de-lANE-du-gouvernement-devant-lassemblée-nationale-le-07-juillet-2020-par-cnc-1-450×337.jpg” alt=”Les manifestants sur l’avenue des martyrs à hauteur de l’assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”337″ />fLes manifestants sur l’avenue des martyrs à hauteur de l’assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, 07 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après les 86 millions de francs CFA promis aux députés pour le vote en défaveur du projet de loi organique de l’ANE proposé par la commission élargie de l’Assemblée nationale, c’est le tour de la population de descendre dans la rue pour manifester leur mécontentement contre le jeu maffieux du gouvernement et de certains députés corrompus.
Mardi, 07 juillet, vers 9 heures du matin, des centaines des jeunes venus des différents quartiers de Bangui se sont réunis devant l’Assemblée nationale pour manifester leur mécontentement contre la corruption des députés par le gouvernement en vue d’un vote en défaveur de l’article 74 proposé par la commission élargie de l’Assemblée nationale.
Les manifestants, pour la plupart des jeunes, ont érigé des barricades sur l’avenue des martyrs à hauteur de l’Assemblée nationale. Sur les pancartes en carton qu’ils ont brandies tout en poussant des cris de colère, les manifestants ont inscrit « non aux députés maffieux », « Non à l’article 74 pour le maintien du bureau actuel de l’ÂNE ».
Rappelons que ce mardi 7 juillet, les députés vont examiner le projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’autorité nationale des Élections (ÂNE), un organe pérenne, indépendant, autonome et compétent en matière des élections générales en République centrafricaine. Mais d’ores et déjà, la majorité des députés et le gouvernement ne s’entendent plus, et la divergence se situe au niveau de l’article 74, où le texte initial proposé par le gouvernement a été complètement remanié par une commission élargie de l’Assemblée nationale.
Anselme Mbata
Copyright2020CNC
Les manifestants devant l’Assemblée nationale le 07 juillet 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/hémécycle-de-lassemblée-nationale-le-30-novembre-2019-par-cnc-450×300.jpg” alt=”Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.” width=”450″ height=”300″ />Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.
Bangui, République centrafricaine, 07 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’examen du projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE) promet d’être riche et intéressant en débat ce mardi 7 juillet 2020 à l’Assemblée nationale.
Ce mardi 7 juillet, le débat s’annonce houleux dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Les députés vont examiner le projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE), un organe pérenne, indépendant, autonome et compétent en matière des élections générales en République centrafricaine. Mais d’ores et déjà, la majorité des députés et le gouvernement ne s’entendent plus, et la divergence se situe au niveau de l’article 74, où le texte initial proposé par le gouvernement a été complètement remanié par une commission élargie de l’Assemblée nationale.
Dans ce projet de loi proposé par le gouvernement, l’article 74 stipule initialement: « À titre exceptionnel, les commissaires Électoraux en fonction au moment de l’entrée en vigueur de la présente Loi organique restent en place jusqu’à la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives ainsi que la production du rapport général, conformément à l’article 66 ci-haut. À l’expiration de ce délai, il est procédé au renouvellement total ». Or, au niveau de la commission élargie de l’Assemblée nationale, un consensus a été trouvé autour d’un autre texte de l’article 74 : « Les nouveaux commissaires Électoraux désignés dès l’entrée en vigueur de la présente loi prêtent immédiatement serment et sont directement associés et participent de plein droit à la conduite des opérations électorales jusqu’à l’expiration du mandat des membres actuels de L’ÂNE ».
D’ailleurs, en septembre 2019, c’est sur cette divergence autour de l’article 74 que le gouvernement avait retiré discrètement ce projet de loi du bureau de l’Assemblée nationale. Cependant, le mercredi 11 décembre 2019, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, interpellé par les députés, avait justifié sa position en indiquant que « les modifications apportées par les élus de la nation dans ce projet de loi menacent l’indépendance de l’Autorité nationale des Élections ».
De retour à l’Assemblée nationale, cette proposition de loi organique de l’ÂNE faisait à nouveau l’objet d’un examen par la commission élargie avant de passer ce mardi au débat public en vue de son vote définitif par les députés. Mais selon les informations du CNC, ce lundi 6 juillet, au moins 86 députés ont été invités au domicile de l’honorable du septième arrondissement, le député Ndotizo. Sur place, le gouvernement promet à chacun des députés 1 million de francs CFA pour le vote en défaveur de ce projet de loi largement modifiée par la commission élargie de l’Assemblée nationale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/arrivée-du-chef-rebelle-Ali-Darassa-à-Ngakobo-le-21-août-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yékoua-du-cnc-450×363.jpg” alt=”arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc” width=”450″ height=”363″ />arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Communiqué de presse de la jeunesse peule Centrafricaine
La jeunesse peul centrafricaine par la voix de son président ABOUBAKAR Bİ ZAFAROU lance un appels préssant pour la cessation imediate des hostilités et au réglement de ces conflits qui ont de nature a exploiter la souffrance des vulnerables peuls centrafricains que certains personnes enrhumé dans differents parties politiques comme veulent en récuperer pour leurs faire une place dans les opinions publiques en vu d’explorer l’avenir incertaine de notre communauté comme Mr Dahirou ZARNO qui n’a aucune famille en Centrafrique d’origine camerounaise, étudiant en Turquie qui est totalement déconnecté du terrain centrafricain et qui n’a aucune qualité de representer la jeunesse peule Centrafricaine en parlant en son nom car il est répresentant d’un parti politique pour les élections d’avenir malgré une faible representation de la communauté Centrafricaine en Turquie .
La jeunesse peule inspire à la paix et demande au gouvernement et aux groupes armés de respecté à la lettre les accords signés au Soudan pour débarasser la population Centrafricaine aux souffrances quotidiennes qu’elle entraine de faire face. Dans ces contexes des situations sécuritaires tendues entre le gouvernement et les groupe armées n’est pas une solution pour evincer nos parents qui sont taxés par certaines comme des complices et d’autres comme des indécies.
Dans les groupes armée qu’il y’a certainement beaucoup de nos jeunes qui sont analphabetes, baucoups d’entre eux été aussi sans une activité génératrice de revenue, certaines ont été forcé a l’exil en perdant tout leurs bétails et d’autres ont été entré volontairement dans les groupes armés pour défendre leurs parents pérsecutés , leurs soeurs eventrées par les anti-Balakas et dont l’élévage est la seule activité initiée a cette jeunesse peuls car les gouvernemnts précédants n’ont pas pu mesurer les risques que cela peuvent constituer pour l’avenir de la République Centrafricaine. İl est inadmissible de considére toute une communauté comme des énnemis de la nation, les peuls ne sont énnemis des personnes comme l’a clairement affirmé le président Macron. ces derniers temps il y’a eu des attaques attribuées aux élements des 3R et des soupçons des tuerries des masses des éleveurs peuls Centrafricains attribuées aussi aux forces armés Centrafricaines, la jeunesse peule demande aux autorités compétentes de procéders aux enquettes pour faire toute la lumiére pour ces malheueux evenemts.
La jeunesse peule constate aussi avec beaucoup d’étonnement les amalgames conduisants a des arrestations des jeunes et d’autres sujets peuls sous des soupçons d’être en connivence avec les 3R et l’UPC cette pratique est dangereuse qui peut donner raisons aux discours de certains prétendants protecteurs de la communaut, des éleveurs peuls ionnocents qui n’aspirent qu’a la paix et à l’exercice de leurs activté d’elevage dans la sérinité. La jeunesse peule Centrafricaine demande aux gouvernements de faciliter la libération des peuls arretés. Et d’attirer l’attention de force de l’ordre aux arrestations non fondées. Et cette meme jeunesse demande aux gouvernements et aux 3R de dialoguer a fin de d’apaiser la tension .
ABOUBAKAR Bİ ZAFAROU
Répresentant de la jeunsse peul Centrafricaine (JPC)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/masque-pour-la-lutte-contre-le-Covid-19-confectionné-par-lassociation-Action-pour-la-Promotion-Rurale-en-République-Centrafricaine-et-lassociation-ACCES-SOLIDARITE-450×409.jpg” alt=”Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/rca) et l’association ACCES SOLIDARITE.” width=”450″ height=”409″ />Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 40 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 05 à 82 ans . Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout quatre mille-neuf (4009) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce lundi 06 juillet 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 06 juillet 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de quarante)40) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (25 ) et féminin (15 ). Leur tranche d’âge varie de 05 à 82 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 04 juillet 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les quarante (40) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 01, et les cas à transmission locale au nombre de 39.
A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de quatre mille neuf (4009) dont 948 guéris et 51 décès (08 en milieu hospitalier et 43 en milieu extra hospitalier).
Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
PIONNIERES,
PIONNIERS,
En 2016, nous étions très attentifs aux premiers actes politiques de début de mandat du Président de la République;
En 2017 et 2018, suite à nos incertitudes, inquiétudes, doutes et interrogations, nous avons lancé des alertes, exprimé des prises de positions et formulé des alternatives qui ont été incomprises ou non acceptées. Mais nos incertitudes, inquiétudes et doutes sont fondés en cette année 2020, à cause des réalités socio-politiques de l’heure.
En 2019, nous avons observé un silence politique, synonyme d’un congé sabbatique, lequel est actuellement prolongé par les circonstances de la pandémie de coronavirus.
Compte tenu de l’insécurité qui a énormément limité ou empêché la mobilité et qui est devenue un fonds de commerce politique, nous avons décidé que les Bureaux des Organes de Base, qui devraient être renouvelés, restent en place et que les activités du Parti à la base soient réduites ou limitées pour ne pas exposer inutilement les Pionnières et Pionniers à certains risques. Ces mesures restent valables jusqu’à la tenue de l’Assemblée Générale Extraordinaire qui sera convoquée, dès que les contraintes sanitaires seront levées.
Dans l’attente du retour à la normalité politique et sociale, j’exhorte chaque Pionnière et chaque Pionnier à individuellement se remobiliser et faire une sensibilisation de proximité pour une inscription massive sur la liste électorale actuellement en cours et de se préparer en conséquence pour la prochaine Assemblée Générale Extraordinaire. Pour la réactualisation du registre des adhésions au Parti, je demande à celles et ceux qui ont déjà choisi d’autres familles politiques, de remettre leurs cartes d’adhésion et les documents de base en leur possession au Siège du Parti, sis Espace KONA, montée de Boy Rabbe.
J’exprime, au nom du Parti, les sincères et profondes condoléances aux Pionnières et Pionniers qui ont été éprouvés durant ce congé sabbatique et annonce qu’une veillée symbolique sera organisée à la mémoire des Pionnières et Pionniers disparus ces derniers moments.
Jean Ping constate “la vacance de pouvoir au sommet de l’État” gabonais
Bangui ( République centrafricaine ) – L’opposant gabonais Jean Ping a déclaré samedi que le président Ali Bongo Ondimba est dans “l’incapacité manifeste” de s’acquitter de ses fonctions et que la nation est désormais dirigée par une “bande” menée par la Première dame Sylvia Valentin Bongo.
M. Ping, 77 ans, a fustigé Mme Bongo comme étant à l’origine du projet de loi sur la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon./////////////.
“Les Gabonais ne veulent pas de cette dépénalisation de l’homosexualité”, a déclaré l’ancien président de la Commission de l’Union africaine qui continue de se déclarer “président élu” du Gabon, près de quatre ans après le scrutin qui l’avait opposé au fils du défunt président Omar Bongo Ondimba en août 2016./////////////.
Pour lui, le projet de loi sur la dépénalisation n’est qu’une tentative de “distraction” pour détourner l’attention de “la vacance de pouvoir au sommet de l’État” causée par l’accident cardio-vasculaire qui avait frappé le chef de l’État gabonais en 2018 lors d’une visite en Arabie Saoudite./////////////.
La déclaration de M. Ping, qui a été diffusée sur Facebook, intervient quelques jours seulement après que le parlement contrôlé par le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir ait voté la dépénalisation de l’homosexualité, moins d’un an après que le même PDG en ait fait un crime./////////////.
“Les parlementaires du PDG n’ont rien à faire de la volonté du peuple”, a déclaré M. Ping, soulignant qu’il est temps de “mettre fin à cette imposture qui n’a que trop duré”./////////////.
Dans un langage à peine voilé, l’ex-diplomate a validé les rumeurs qui circulent au Gabon selon lesquelles Mme Bongo serait en train de préparer l’installation au pouvoir de son fils Noureddin Bongo Valentin./////////////.
Au début de l’année, le jeune homme avait été promu au rang de “coordinateur général des affaires présidentielles” du Gabon, malgré un parcours professionnel que de nombreux détracteurs jugent squelettique./////////////.
“La bande à Sylvia”, a dit M. Ping, s’autorise à “agir au nom d’Ali Bongo Ondimba” pour une “destructuration des fondements de la société” gabonaise. L’objectif, selon M. Ping, est de se positionner comme le seul rempart éclairé dans un Gabon en retranchement obscurantiste./////////////.
Il interpelle donc les amis du Gabon à aider le pays “à ne pas sombrer dans le chaos”./////////////.
La solution, pour lui, est de “retirer” cette “loi scélérate”, a-t-il ajouté, empruntant une expression déjà utilisée par le clergé gabonais qui est farouchement opposé à la dépénalisation des rapports homosexuels./////////////.
Aucune réaction des autorités gabonaises n’a été immédiatement disponible.
Avec VOA Centrafrique.com/?attachment_id=39026″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Dispersion d’une marche contre le nouveau président de la Commission électorale congolaise
Bangui ( République centrafricaine ) – Une manifestation contre le nouveau président controversé de la très stratégique commission électorale en République démocratique du Congo a été dispersée par la police samedi à Kinshasa.
Quelque centaines de manifestants avaient répondu à l’appel de plusieurs mouvements citoyens pour dire “non au choix de Ronsard Malonda”, actuel secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)./////////////.
L’opposition accuse l’équipe sortante de la Céni, dont M. Malonda, de fraude lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2018./////////////.
Les manifestants ont lancé des appels en faveur d’une Céni apolitique. Encadrés par la police, ils ont marché sur cinq kilomètres, jusqu’au siège du Parlement avant d’être dispersés, après l’emploi de gaz lacrymogènes./////////////.
Plusieurs personnes ont été brièvement interpellées./////////////.
Le fonctionnaire proposé pour diriger la commission électorale suscite une controverse en RDC /////////////.
Les manifestants n’avaient pas demandé d’autorisation pour leur rassemblement, a déclaré le chef de la police de Kinshasa Sylvano Kasongo, en affirmant que “la police a encadré la manifestation d’une façon très professionnelle”./////////////.
Le choix de M. Malonda a été validé jeudi par l’Assemblée nationale. La nomination officielle dit être faite par le président Félix Tshisekedi./////////////.
La Céni est accusée par l’opposition d’avoir “fabriqué” des résultats en décembre 2018, en proclamant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle, et les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila, majoritaires au Parlement./////////////.
Le chef de l’État a demandé que le choix d’un nouveau président de la Céni “soit conduit dans un esprit de consensus, d’apaisement et dans le strict respect des règles”, selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi./////////////.
Le président a ajouté qu’il veillerait “personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral soient crédibles de bout en bout”. Les prochaines élections sont prévues en 2023./////////////.
Le propre parti de Félix Tshisekedi, l’UDPS, a prévu une marche contre le choix de M. Malonda le jeudi 9 juillet./////////////.
Les Églises catholique et protestante, des organisations de la société civile et les regroupements politiques d’opposition ont également rejeté le choix de M. Malonda.
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins sept personnes ont été blessées samedi par l’explosion d’une voiture piégée, interceptée par la police à une entrée du port de la capitale somalienne Mogadiscio, a-t-on appris de source policière.
La tentative d’attentat a été revendiquée par les islamistes shebab, qui poursuivent leur offensive contre l’Etat somalien et ses soutiens internationaux./////////////.
“Un kamikaze a tenté de frapper un poste de police à l’entrée du port, mais les forces de sécurité ont ouvert le feu et l’ont abattu, provoquant l’explosion du véhicule”, a expliqué un policier Abdukadir Ahmed./////////////.
“Deux policiers et cinq civils ont été blessés”, a-t-il ajouté. /////////////.
Selon des témoins, les policiers ont fait feu sur la voiture après que son chauffeur eut refusé de s’arrêter à un check-point./////////////.
Les attentats à la bombe sont assez fréquents à Mogadiscio, mais leur rythme s’est notablement ralenti ces derniers mois./////////////.
Toujours samedi, une bombe a explosé à Baidoa, à environ 250 km au nord-ouest de Mogadiscio./////////////.
“L’engin était dissimulé dans une boutique proche d’un poste de contrôle des forces de sécurité”, a affirmé Muqtar Isak, un policier, qui a fait état d’un bilan de cinq morts, deux policiers et trois civils./////////////.
Cet attentat a également été revendiqué par les shebab./////////////.
La Somalie a plongé dans le chaos après la chute du régime militaire du président Siad Barre en 1991, suivie d’une guerre de chefs de clans et de la montée en puissance des Shebab./////////////.
Affiliés à Al-Qaïda, ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom)./////////////.
Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont perdu l’essentiel de leurs bastions mais contrôlent toujours de vastes zones rurales, d’où ils mènent leurs opérations./////////////.
Le groupe État islamique (EI) est aussi actif en Somalie.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Image-de-lavion-transportant-le-deuxième-don-humanitaire-européen-copyright-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”Image de l’avion transportant le deuxième don humanitaire européen . CopyrightUE-RCA.” width=”450″ height=”337″ />Image de l’avion transportant le deuxième don humanitaire européen . CopyrightUE-RCA.
Communiqué de presse
Bangui, 4 juillet 2020
L’Union européenne (UE) a organisé une deuxième opération du Pont aérien Humanitaire de l’UE à destination de Bangui, cette fois-ci en coopération avec les services logistiques du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) et le Réseau Logistique Humanitaire. Cette coopération a permis d’acheminer 32 tonnes d’équipement et de matériel médical pour le compte d’organisations humanitaires afin d’assister le pays dans sa lutte contre le coronavirus qui affecte sévèrement l’ensemble de la population.
L’UE avait débuté ses opérations de pont aérien européen le 8 mai 2020, avec l’envoi de trois avions en République centrafricaine (RCA), transportant un total de 40 tonnes de fret humanitaire et quelques 60 travailleurs humanitaires issus de diverses ONG. Cette opération a été menée en étroite coopération avec la France dans l’esprit «Team Europe» (équipe d’Europe), et a été rehaussée de la présence de M. Janez Lenarčič, Commissaire européen chargé de la gestion des crises.
« Dans le cadre de sa participation à la lutte au niveau mondial contre le coronavirus, l’UE s’est donnée comme objectif de répondre aux défis de l’approvisionnement d’intrants médicaux spécifiques, en organisant des ponts aériens humanitaires. Ce deuxième arrivage de fret médical en RCA donnera les moyens à la communauté humanitaire de venir en aide aux personnes vulnérables et qui sont les plus à risque face à la pandémie de Covid-19 qui affecte le pays », a indiqué Samuela Isopi, ambassadrice de l’UE en RCA.
Outre cet appui logistique, l’UE finance à ce jour 15 programmes d’urgence pour un montant total de 17,7 millions d’euros en RCA. Ce financement vise à apporter une aide vitale aux personnes les plus vulnérables et à répondre aux besoins les plus aigus. Depuis 2014, la République centrafricaine a reçu plus de 770 millions d’euros d’aide humanitaire de l’UE et des États membres.
Outre l’aide humanitaire, l’UE a mobilisé plus de 30 millions d’euros en faveur de la lutte contre le coronavirus dans le pays au moyen de ses différents instruments, dont le fonds fiduciaire Bêkou. Ce financement permet de répondre aux besoins immédiats constatés en République centrafricaine dans les secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement, et l’économie.
Contexte
À propos de la protection civile et de l’aide humanitaire de l’UE
L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.
Le service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne porte assistance à des millions de victimes de conflits et catastrophes chaque année. Depuis son siège à Bruxelles, et son réseau mondial de bureaux locaux, l’UE porte assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.
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Pour en savoir plus sur l’aide humanitaire de l’UE :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/bandorole-de-grève-du-personnel-de-la-société-azur-brandie-sur-le-portail-du-siège-de-leur-société-450×337.jpg” alt=”grève du personnel de la société Azur en décembre 2017. CopyrightACAP” width=”450″ height=”337″ />
Bangui, République centrafricaine, 04 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ancien Directeur général de la Société centrafricaine de télécommunication, monsieur Grella Mpoko a été nommé contre toute attente en janvier 2019 Directeur général de la société de téléphonie mobile Azur Centrafrique . 8 mois plus tard, la société tombe en faillite, et elle n’est plus en mesure de régler ses dettes par négligence, et le syndicat du personnel, de son côté, parle de faute de gestion des dirigeants, en particulier celle du DG Grella Mpoko.
Dans une requête adressée au ministre de la Justice en date du 25 mai 2020, la délégation conjointe représentant le personnel de la société Azur Centrafrique avait sollicité auprès du ministre l’établissement d’une note interdisant toutes personnes d’accéder aux sites de Bangui comme de province de la société Azur Centrafrique sans une autorisation légale, et ce, dans le cadre de la vigilance sur la protection des biens restants de ladite société déjà en faillite.
Même si le contenu de cette requête paraît étrange pour les Centrafricains lambda, celle-ci a pourtant sa raison.
En effet, dans les mois passés, les délégués du personnel avaient constaté que le DG GRÊLA MPOKO avait récupéré à titre personnel un générateur sur le site de la société Azur du quartier yapélé qu’il a par suite réussi à vendre. Il s’est buté par contre sur le site du quartier ben-Zvi et de la ville de Bossangoa pour le même forfait grâce à l’opposition farouche des gardiens locaux. Cependant, le DG, toujours dans son élan, va poursuivre sa chasse sur le site de Boda où il a réussi à emporter le générateur à bord d’un pick-up bleu immatriculé DV 574 BG.
Dans la même période, alors que la famille BELEKA a scellé les bureaux de la direction générale pour des loyers non payés, le DG GRELA MPOKO va donc harceler le représentant de ladite famille pour soustraire dans le dépôt les DBS d’extension afin de pouvoir le vendre. Mais pourquoi le DG GRÊLA MPOKO s’acharne-t-il ainsi sur les biens restants de la société Azur alors que des repreneurs potentiels se seraient signalés pour tenter de sauver l’entreprise en faillite depuis quelques mois ?
D’après notre bureau d’investigation qui a pu mener ses propres enquêtes, le DG GRELA MPOKO est sans doute le dirigeant de fait. Par sa faute de gestion, Azur Centrafrique se retrouve aujourd’hui dans cette situation.
En effet, selon notre enquête, depuis sa nomination comme directeur général d’Azur Centrafrique en janvier 2019, l’homme n’a versé aucun salaire au personnel durant 8 mois, encore moins payer les factures de la SODÉCA (Société des eaux en Centrafrique ). Même l’électricité a également été frauduleusement branchée, car celle-ci avait été coupée faute des factures non payées alors que la société, selon notre enquête, faisait une recette de 100 000 francs CFA par jours grâce à la connexion internet et la vente des crédits de communications. Là aussi, notre enquête a démontré que même la somme encaissée n’avait pas été comptabilisée par le service de la trésorerie, car le DG Grella Mpoko, et son homme de main monsieur Wholamoko Kpekemoko Vivien Paterne qui ont procédé eux-mêmes au recouvrement des créances chez les grossistes communément appelés dans leur jargon les « Dealers ».
Mais la chose étonnante dans cette affaire, c’est le recrutement illégal de 37 agents par le DG Grella Mpoko, et ce, malgré la situation financière catastrophique de la société Azur à cette époque. Incroyable que cela puisse paraitre, parmi les 37 nouveaux agents recrutés, tous sont des proches familles du DG Grella Mpoko, ou encore ses hommes de main à la SOCATEL quand il fut son DG.
D’ailleurs, à cause du non-paiement de sa dette, la banque BSIC avait procédé à une saisie des équipements téléphonique d’azur qu’elle a eu à démonter en mettant la société hors service. Après toute discussion au niveau du Gouvernement, la banque BSIC a pu restituer ces équipements, mais il s’est posé un problème de leur réinstallation, car ils ont été démontés d’une manière sauvage, où l’équipementier HUAWEI qui avait installé au début a demandé une grosse somme d’argent à azur pour réinstaller à nouveau et remettre les équipements en service.
Sans doute, la nomination de Monsieur Grella Mpoko à la tête d’Azur est le catalyseur de la faillite de cette société de télécommunication mobile, pourtant très apprécié par ses abonnés pour ses qualités de réseaux mobiles.
Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir pour quelle intention le DG Grella Mpoko s’active pour vendre illégalement les restes des équipements de la société Azur ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/pickup-police-nationale-CNS-en-patrouille-micka-450×337.jpg” alt=”Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, 04 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Il s’appelle Paulin Odjo, alias Bozozo dit saboteur. Il est lieutenant de la police nationale détaché au commissariat du cinquième arrondissement de Bangui. Interpellé au quartier Fouh ce vendredi dans la soirée, l’homme est actuellement incarcéré à la brigade de l’Office Central de la Répression du banditisme (OCRB). Une enquête administrative a été ouverte, et l’homme pourrait faire face à des sanctions disciplinaires qui peuvent aller jusqu’à sa radiation dans le corps de la police nationale.
Vendredi 03 juillet 2020, aux environs de 16 heures, au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui, une intervention musclée des agents de la police nationale avait tourné au soulèvement populaire spontané des habitants dudit quartier qui ont immobilisé durant près d’une heure un véhicule d’intervention de la police.
Du contrat des travaux non exécutés aux chasses à l’homme
En effet, selon les premiers éléments d’informations recoupés sur le lieu de la scène, monsieur Paulin Odjo, lieutenant de la police détaché au commissariat du cinquième arrondissement comme commandant d’unité, aurait contacté un jeune de son quartier dénommé Charles Doui pour des petits travaux à son domicile du quartier Fouh. Suite à leur entretien, il lui a remis une somme de 3000 francs CFA. Or, ce que le commandant Odjo ne savait pas, le jeune Charles travaille encore sur un chantier au quartier PK10, et il doit nécessairement le finir avant de démarrer celui du domicile du commandant. Ainsi, plusieurs jours sont passés, et le jeune Charles n’a pas fait de signes de sa présence au commandant Paulin Odjo qui décide finalement de mettre la main sur lui.
De la chasse à l’homme à la violence policière
Durant plusieurs jours, le lieutenant Odjo s’active jour et nuit pour rechercher le jeune Doui partout, mais il est introuvable. D’ailleurs, dans sa recherche, ce mercredi 02 juillet, il s’est trompé du domicile du suspect pour pénétrer avec ses éléments de la police chez un colonel des eaux et forêts vers 4 heures du matin au quartier Fouh. Or, ce vendredi 3 juillet, alors que le commandant se trouvait encore au bureau au commissariat du cinquième arrondissement, son épouse, de passage, avait repéré le jeune Charles Doui dans un débit de boisson de traite non loin du domicile de maître Nicolas Tiangaye au quartier Fouh. Aussitôt, elle signale à son mari Odjo qui n’hésite pas à débarquer avec ses éléments de polices sur le lieu indiqué. Plusieurs clients ont été plaqués au sol, mais le jeune Charles n’était pas parmi eux. Il se trouvait dans un petit coin bien caché. Avec insistance des autres, il s’est finalement présenté au lieutenant Odjo qui l’a immédiatement menotté et plaqué au sol.
De la violence policière au soulèvement populaire
Aussitôt que le jeune Charles est menotté et plaqué au sol, le commandant Paulin Odjo aurait ordonné à ses éléments de le tabasser copieusement malgré la présence d’une foule des badauds qui n’hésitait pas à intervenir pour calmer les policiers. Personne ne savait pourquoi il subissait un tel traitement public, mais il était grièvement blessé. Au moment de son transfert au commissariat, la foule s’interpose et bloque le passage du véhicule de la police. Durant près d’une heure, la foule maintient sa position et ordonne l’arrestation du lieutenant Paulin Odjo.
Le ministre de l’intérieur, informé de la nouvelle, a dépêché sur place une équipe d’intervention de la police qui a procédé à l’arrestation du lieutenant Odjo qui est actuellement en garde à vue à l’OCRB.
Sanction disciplinaire ou radiation ?
Après son arrestation, le lieutenant Paulin Odjo pourrait faire face à des sanctions disciplinaires qui pourraient aller jusqu’à sa radiation dans le corps de la police nationale.
Pendant ce temps, le jeune Charles Doui, victime de cette violence policière, il a été transféré à l’hôpital communautaire. Grâce au soutien du commissaire du cinquième arrondissement, des frais médicaux et d’intervention ont été pris en charge rapidement.
Il faut souligner au passage le courage de certains jeunes du quartier Fouh, particulièrement au comédien Gbavini. Grâce à eux, le lieutenant Paulin Odjo et ses éléments n’ont pas été lynchés par la foule qui était plus agressive.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 04 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la promulgation de la loi électorale, l’Autorité Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel chargé de gérer les opérations électorales a établi un chronogramme fixant le premier tour des élections présidentielles et législatives au 27 décembre 2020. À cinq (5) mois du rendez-vous électoral fatidique, l’Autorité Nationale des Élections a capitalisé un retard considérable né de difficultés sécuritaires, financières, techniques, matérielles et logistiques présageant au demeurant un glissement du calendrier électoral.
Suite aux innombrables tentatives de modification de la constitution uniquement dans le but de proroger le mandat du président de la république ainsi que des parlementaires, les sages de la Cour constitutionnelle ont tranché en faveur d’une concertation nationale en excluant expressément la possibilité d’une transition. Visiblement intenable, l’Autorité Nationale des Élections s’active par l’enrôlement bien que tardif des électeurs en vue d’établir et d’actualiser le fichier électoral.
Convaincu du glissement inévitable du calendrier électoral, la classe politique centrafricaine se met en ordre de bataille en attendant la convocation de la présidence de la république à la grande concertation nationale sensée garantir la stabilité politique du pays au delà du délai constitutionnel. La grande inconnue de cette concertation nationale est l’avenir du président de la république devenu illégitime qui n’aura aucun mérite ni de bilan à vanter ou à défendre.
Face à cette situation à équation variable, le citoyen lambda s’interroge :
Le président de la république est-il encore le maître absolu de son destin ? Devant le rejet de la notion de « transition » et à l’issue de la concertation inclusive souhaitée par la Cour constitutionnelle, quel est le vocable adapté pour qualifier la période de glissement du calendrier électoral ? Quels seront les critères de désignation de la personnalité qui dirigera cette période ? S’agira t-il d’un premier ministre issu de la société civile, de l’opposition démocratique ou imposé par la communauté internationale ? S’agira t-il d’un gouvernement de large ouverture ou d’union nationale ? Le président qui dirigera cette période que je n’ose qualifier de « transition » pourrait-il être candidat aux prochaines élections présidentielles ? Si le président de la république s’impose pour diriger cette période consensuelle, quelles seront les conditions politiques à lui imposer ? Quels seront le sort et l’avenir des parlementaires de la sixième législature tant imbibés dans la haute mafia ?
Le voyage inopiné et télécommandé de certaines personnalités politiques centrafricaines au Congo Brazzaville malgré la fermeture de nos frontières aura t-il des impacts ou empruntes sur le processus ? La diplomatie sous régionale à travers le médiateur de la crise centrafricaine a t-elle tranché sur le sort du président au lendemain du 30 mars 2021 ?
Devant l’évidence du risque de dépouiller le président de la république de la majorité de ses pouvoirs, la notion de l’inconnu, de l’imprévisible voire du fatalisme l’idéal serait de ne pas se représenter aux prochaines élections présidentielles car il n’a aucun mérite, ni de bilan crédible et disponible pour justifier le mandat en dépit des milliards déversés par la communauté internationale.
Pour finir, nous constatons avec amertume que le pouvoir n’a pas vu le temps passé car surpris par le chrono qui s’égrène. Il est urgent et également important de rappeler que le pays de Boganda souffre actuellement des conséquences de mauvaise élection organisée pour les besoins de la cause en 2015. Aujourd’hui, les données se sont dégradées avec la « caporalisation » des groupes armés rendant hypothétique l’enrôlement des électeurs en trois semaines. Nous avons également une sérieuse crainte que cette transition ne sera une solution adéquate à la crise centrafricaine car elle permet en filigrane de remettre en cause nos acquis démocratiques. Cette concertation inclusive sous forme de mini conférence nationale si elle est sincère permettra véritablement d’extirper le mal centrafricain et définir une base saine pour une réelle émergence politique et économique en vue de son développement.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/centre-hospitalier-universitaire-de-bangui–450×337.jpg” alt=”Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”337″ />Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique ). Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 95 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 02 à 68 ans . Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout trois mille neuf-cent dix-huit (3918) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce vendredi 03 juillet 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 03 juillet 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de quatre vingt-quinze )95) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (59 ) et féminin (36 ). Leur tranche d’âge varie de 02 à 68 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 02 juillet 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les quatre-vingt-quinze (95) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 01, et les cas à transmission locale au nombre de 94.
A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de 3918 dont 859 guéris et 48 décès (08 en milieu hospitalier et 40 en milieu extra hospitalier).
Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Lancien-président-Juvenal-Habyarimana-en-1990-450×253.jpg” alt=”L’ancien président Juvenal Habyarimana en 1990″ width=”450″ height=”253″ />L’ancien président Juvenal Habyarimana en 1990
Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). La cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu rendu dans l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président rwandais qui allait déclencher le génocide au Rwanda
Le 21 décembre 2018, les juges antiterroristes chargés du dossier, avaient indiqué n’avoir pas suffisamment de charges pour renvoyer aux assises neuf membres ou anciens membres de l’entourage de Paul Kagame.Pour Gerd Hankel, expert en droit international à l’Institut pour la recherche sociale de Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, “avec ce non-lieu, on ne saura peut-être jamais, qui a été l’auteur de cet attentat déclencheur de ce génocide” qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU, principalement dans la minorité tutsi.
Rappel des faits
Le 6 avril 1994, l’avion transportant Juvénal Habyarimana, un Hutu, et le président burundais Cyprien Ntaryamira avait été abattu pendant sa phase d’atterrissage à Kigali par au moins un missile. Les enquêteurs français, saisis en 1998 après la plainte des familles de l’équipage, ont longtemps privilégié la responsabilité des rebelles tutsi menés par Paul Kagame avant de s’orienter un temps – et sans davantage aboutir – vers une implication d’extrémistes hutus, soucieux de se débarrasser d’un président trop modéré à leurs yeux.
Un pourvoi en cassation
Les avocats des familles des victimes de cet attentat ont fait appel de la décision de justice, espéraient que la justice ordonne la réouverture des investigations afin de se faire communiquer un rapport de 2003 du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui attribuait la responsabilité de l’attaque au clan Kagame.
Me Philippe Meilhac, l’avocat de la veuve Agathe Habyarimana, a dénoncé une “chape de plomb” et “une connotation politique omniprésente” dans ce dossier, citant en exemple les dernières déclarations de Paul Kagame.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/idriss-déby-président-du-tchad-450×253.jpg” alt=”Idriss Deby, le Président du Tchad ” width=”450″ height=”253″ />Idriss Deby, le Président du Tchad
Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Au Tchad, l’élection présidentielle a été fixée au 11 avril 2021 et les législatives au 24 octobre de la même année.
C’est le chronogramme provisoire des élections rendu public par la CENI (la Commission électorale) et le CNDP (Le cadre national de dialogue politique), après un ultimatum d’une semaine donnée par le maréchal Idriss Deby.
Selon le président de la CENI, Koddi Mahamat Bam et Felixe Niyalbaye, président du CNDP, qui est par ailleurs chef de file de l’opposition, ce nouveau chronogramme fait l’objet d’un consensus. Le processus comprendra la révision du fichier électoral. Si la majorité présidentielle se réjouit de ce chronogramme, Brice Guedmbaye, coordonateur général de l’opposition a déclaré qu’ils auraient voulu que les législatives se tiennent avant la présidentielle. Il a émis des doutes quant à la transparence du processus électoral. La législature actuelle a été mise en place depuis 2011 avec un mandat prorogé à plusieurs reprises.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Village-Létélé-dans-Bocaranga-450×337.jpg” alt=”Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé” width=”450″ height=”337″ />Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
Bocaranga, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits criminels se sont produits ce vendredi matin dans la commune de Ndjim, située à 37 kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga sur l’axe Ngaoundaye. Les assaillants, identifiés formellement comme des rebelles de 3R du sulfureux Abass Sidiki, auraient emporté à leurs victimes 4 motos et des lots des marchandises.
Selon les premiers éléments d’information obtenus auprès de l’une des victimes jointes au téléphone par la rédaction depuis Bocaranga, c’est au moment de leur retour à Paoua ce vendredi 03 juillet qu’elles seraient tombées dans le guet-apens tendu par les assaillants au niveau de la commune de Ndjim, située à 37 kilomètres de Bocaranga, avant d’être transférée immédiatement au croisement de Létélé, situé à 20 kilomètres sur l’axe Bocaranga.
Les victimes, au nombre de 4, sont toutes des commerçants de Paoua en provenance du marché frontalier de Mbaïmboum. Ils ont été interceptés par les assaillants aux environs de 8 heures au moment de leur retour à Paoua. Leurs marchandises, ainsi que leurs motos ont été emportées par les 3R qui contrôlent désormais tous les grands axes menant depuis Bocaranga vers Bouar, Ngaoundaye, Bozoum et Paoua aux grandes dames des forces armées centrafricaines et de la Minusca qui tentent difficilement de les neutraliser.
Rappelons que dans la nuit du jeudi à vendredi 03 juillet, ces mêmes rebelles de 3R ont fait des tirs à l’arme lourde et légère sur les quartiers périphériques de Bozoum avant de quitter la zone deux heures plus tard sans avoir confronté les soldats de l’armée nationale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/abass-sidiki-de-3R-par-CNC-450×253.png” alt=”Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga
Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Initialement créé en 2015 dans le but d’assurer soi-disant « la protection de la communauté peule » contre les multiples attaques des miliciens Anti-Balaka, le mouvement 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) est devenu au fil du temps un outil politique et stratégique aux mains d’une puissance invisible. Abass Sidiki, son Président fondateur, ne contrôle plus rien, et toues les stratégies militaires et de communication de son mouvement sont désormais gérées par une puissante cellule en dehors du cercle des décideurs de 3R.
Et ce n’est pas tout.
Parmi les groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) qui font de plus en plus parler d’eux durant les derniers mois, celui du mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), dirigé par son chef d’État major, l’autoproclamé général « Abass Sidiki », par ailleurs conseiller spécial du Premier ministre Firmin Ngrébada.
Le 3R, un groupe des bandits devenu politico-militaire
Devenu au fil du temps deuxième groupe armé en termes de puissance militaire après celui de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par un autre autoproclamé général d’armée Ali Darassa, le mouvement 3R, dont la zone d’exactions couvre toutes les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de la Mambéré-Kadéi, n’est plus considéré comme un groupe des malfrats coupeurs de route, mais plutôt comme un groupe politico-militaire par les autorités centrafricaines, alors que 4 ans auparavant, celui-ci visait principalement le retour des Peuls avec leurs troupeaux et leurs familles, et le rétablissement de leurs droits, ainsi que de leurs propriétés.
En mars 2019, après la signature de l’accord de paix de Khartoum le 6 février 2019, son Président fondateur, l’autoproclamé général Abass Sidiki alias Bi Sidi Souleymane a été nommé par décret présidentiel Conseiller spécial du Premier ministre en charge des unités spéciales mixtes de sécurité de la région nord-ouest, et ses représentants ont également été nommés dans le gouvernement de Firmin Ngrébada. Des postes stratégiques qui avaient permis au chef rebelle Abass Sidiki et son mouvement 3R de hisser au sommet de la hiérarchie politique et militaire en République centrafricaine. Mais ce nouveau positionnement stratégique du mouvement 3R n’est pas un fruit du hasard. Selon plusieurs experts militaires centrafricains , c’est un jeu politique conçu en vue des prochaines élections du décembre prochain. Et ce n’est pas faut, affirment des sources diplomatiques africaines.
Une stratégie de communication à la loupe
Alors qu’avant 2020, tous les communiqués et déclarations de 3R sont rédigés en manuscrit sur des bouts de feuilles des cahiers scolaires comme dans les années 1960, avec une écriture à la primaire. Mais bizarrement, depuis 2 mois, après le retour au maquis du chef rebelle Abass Sidiki le 13 mai dernier, tous les déclarations et communiqués de 3R se font désormais sur ordinateur. Ce qui provoque d’énormes doutes au sein de la communauté nationale et internationale. Or, selon des sources proches du mouvement 3R, tous les communiqués de Sidiki Abass seraient rédigés désormais par l’un de leurs représentants à Bangui. Mais qui est cet invisible représentant de 3R à Bangui que personne ne le connaît ?C’est la principale interrogation que tout le monde se la pose. Toutefois, en lisant ces communiqués, on aperçoit immédiatement que ceux-ci ne sont qu’une manipulation de l’opinion de plus, exactement comme on a vu récemment avec la propagation des rumeurs faisant croire à l’opinion publique l’assassinat du chef rebelle Abass Sidiki par les Casques bleus de la Minusca.
Le3R, une marionnette à la solde du pouvoir
Si aujourd’hui le 3R, avec ses moyens militaires limités attaque simultanément les bases et les patrouilles des forces armées centrafricaines, mais également des Casques bleus de la Minusca, tout en terrorisant au passage les populations de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, et ce, à quelques jours du lancement des opérations d’enrôlement des électeurs, tout porte à croire définitivement que le 3R joue désormais la carte du pouvoir, et le chef rebelle Abass Sidiki, déclaré pour mort par les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, ne contrôle plus rien. D’ailleurs, sa stratégie est pilotée depuis la capitale Bangui par un groupe que CNC croit déjà identifié.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera-450×403.jpg” alt=”Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.” width=”450″ height=”403″ />Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.
Bangui, République centrafricaine, 03 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Presque chaque jour dans une certaine presse, celle qui confond sensation et information, il est question de mercenaires qui prépareraient un coup d’état pour déstabiliser le pays. Mais en fait, qu’est-ce qu’un mercenaire ? Quelle différence avec les militaires ? Qui sont les militaires et qui sont les mercenaires en Centrafrique ?
Un mercenaire n’est pas un militaire, il n’appartient pas à une armée régulière. Il ne porte pas le treillis que portent les militaires de son pays. Un mercenaire n’est pas le soldat d’une armée, c’est un civil qui porte des armes, spécialement recruté pour une mission et pour une période déterminée. Il se vend au plus offrant, peu importe la cause. Un mercenaire travaille pour lui, à son profit, ou pour les sociétés privées spécialisées.
Un militaire, quant à lui, appartient aux forces armées nationales, dont il porte l’uniforme, et il se conforme à leurs statuts. Au pays de Boganda, aujourd’hui, les militaires sont les FACA, les soldats de l’EUTM, de la Minusca et du DETAO. Leurs missions sont clairement définies au profit de la RCA, leurs effectifs sont connus à l’unité près et communiqués au gouvernement. Les légionnaires français dont on parle tant sont des militaires de l’armée française, ce ne sont donc pas des mercenaires.
Mais alors qui sont les mercenaires en Centrafrique ? Où sont-ils ?
Croyez-vous que les Russes en armes que vous croisez en RCA soient des militaires et qu’ils appartiennent à des unités de l’armée russe ? Non. Ce sont des civils, anciens militaires pour certains, qui appartiennent tous à la société privée spécialisée Wagner.
La société Wagner n’est autre qu’une société de mercenariat qui profite de la terre de Boganda. Ils sont aussi en Libye et en Syrie. Ceux qui étaient présents au Soudan viennent d’arriver à Berengo car ils gênent la diplomatie soudanaise. Que viennent faire tous ces mercenaires présents à l’intérieur de nos frontières ?
Ces mercenaires à la solde de Wagner vont de pays en pays pour combattre ou plutôt déstabiliser les pays dans lesquels ils se trouvent. Dans quel but ?
Force est de constater que la Centrafrique attire par ses richesses toutes sortes d’individus ou de sociétés avides de s’enrichir. Quoi de mieux que de venir en RCA piller les ressources de diamants, d’or. Facile pour des mercenaires qui ne sont pas des combattants légaux comme les militaires, facile pour des sociétés privées armées qui utilisent ces « homme-guerre » pour atteindre leurs objectifs par la violence.
Décidément, avec les problèmes qu’endure la République centrafricaine, il faut en plus que certains journalistes mentent au peuple centrafricain ! Qu’ils cherchent à leur faire passer des militaires pour des mercenaires et des vrais mercenaires pour de braves soldats ! Le milieu de la presse est une bataille à ciel ouvert où les fausses informations se propagent plus vite que la maladie du coronavirus. Certes, elles ne tuent pas mais elles font plus de mal à la population qui ne parvient à s’en protéger.
Le métier de journaliste est d’informer pas l’inverse. Et si certains journalistes font des tripatouillages avec la vérité, n’oublions pas pour autant que la grande majorité des journalistes exercent leur métier avec professionnalisme. En tout cas, aussi bizarre que cela puisse paraitre, certains auteurs ne sont nullement inquiétés pour leur mensonges. Incroyable mais vrai.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/brigade-de-la-gendarmerie-de-Bozoum-450×379.jpg” alt=”Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC” width=”450″ height=”379″ />Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC
Bozoum, République centrafricaine, 02juillet ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la sous-préfecture de Bocaranga, c’est le tour de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé d’être la cible du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) dirigé par le sulfureux chef rebelle Abass Sidiki. Depuis une heure, vers 22 heures, des tirs à l’arme lourde sont entendus sur les deux axes à l’entrée de la ville, et les populations, apeurées, se sont terrées chez elles.
« Ça fait peur. Ça tire de partout. On ne sait quoi faire. Les rebelles sont déjà ici. Ils tirent sur nous », s’inquiète un habitant de Bozoum joint au téléphone par la rédaction.
Pourtant, vers 19 heures, une source sécuritaire locale avait signalé la présence des rebelles de 3R dans plusieurs localités proches de la ville de Bozoum : «les malfrats de 3R ont occupé les villages suivants : Borodoul , Letele , Kowone et Bowara .présentement ils sont sur la colline en face de la Minusca » a-t-elle indiqué.
À la grande surprise de tous, vers 22 heures, les rebelles ont pris d’assaut la grande ville de Bozoum, faisant des tirs partout à l’entrée de la ville. Ils ont attaqué sur deux fronts, mais on ignore si les soldats FACA ripostent aux provocations des rebelles.
Rappelons que ce jeudi, vers 14 heures, les rebelles de 3R qui ont attaqué les bases des casques bleus de la Minusca à Bocaranga vers 4 heures du matin ont quitté la zone pour une destination inconnue. S’agit-il des mêmes combattants qui tirent actuellement sur la ville de Bozoum ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/photo-espion-russe-en-centrafrique-Derrière-l’homme-aux-multiples-visages-la-cathédrale-Saint-Basile-le-Bienheureux-à-Moscou.-450×225.jpg” alt=”Derrière l’homme aux multiples visages, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, à Moscou.” width=”450″ height=”225″ />Derrière l’homme aux multiples visages, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, à Moscou.
Manipulation d’informations, fausses identités, rendez-vous secrets… Depuis six mois, un étrange conseiller à la présidence, ex-intime de l’extrême droite et des services de renseignements européens, hante les rives de l’Oubangui. Qui est-il et, surtout, pour qui travaille-t-il?
Certaines capitales africaines ne ressemblent à aucune autre et Bangui est de celles-là. Sur les rives de l’Oubangui, on croise des instructeurs russes, des diplomates en tout genre, des hommes d’affaires opportunistes, d’anciennes barbouzes venues vendre leurs talents au plus offrant… Quelques espions aussi, dont les salons de l’hôtel Ledger, unique établissement étoilé de la ville, et une poignée de restaurants chics étouffent les confidences.
Depuis le début de l’année 2020, c’est un individu au crâne raseé qui retient l’attention. Officiellement conseiller à la présidence, sous le nom de Bruno Lugon, il aurait pu n’être qu’un mounzou de plus au pays de Boganda et de Bokassa. Pourtant, il se retrouve au cœur d’une enquête du panel d’experts des Nations unies pour la Centrafrique chargé d’informer le Conseil de sécuriteé.Mais qui est Bruno Lugon?
Multiples visages
Sur sa carte de visite aux armoiries de la Centrafrique, le septuagénaire est « conseiller à la présidence » pour la « Sureté nationale ».
Selon plusieurs témoins, l’un de ses contacts privilégiés n’est autre que Fidèle Gouandjika, influent ministre conseiller à la présidence et proche de Faustin-Archange Touadéra. Pourtant, au cabinet du chef de l’État, on affirme ne pas le connaître. Premier couac ? Pas vraiment : en réalité, Bruno Lugon n’existe pas. Il n’est que la première inconnue d’une identité aux visages multiples.
Pour le comprendre, Jeune Afrique a remonté le fil des informations mentionnées sur cette carte de visite et s’est intéressé à ses deux numéros de téléphone centrafricains. L’un d’eux a été utilisé, en avril, pour envoyer un message à un ancien ministre devenu opposant :« Excellence, bonjour […] Le temps est venu de prendre contact avec vous. Je suis à Bangui depuis le mois de janvier 2020 comme analyste d’une organisation internationale qui tâche de mettre fin aux désordres sociaux et politiques qui règnent dans le pays. Mes référents ont le souhait de réunir tous les acteurs de la Centrafrique autour d’une table pour former un gouvernement d’unité nationale [et] renvoyer à la case départ l’actuel homme fort du pays. » Signé : « Colonel Eliot, officier de l’EEAS » (Service européen pour l’action extérieure).
Par quel tour de passe-passe Bruno Lugon est-il devenu le colonel Eliot, qui souhaite « renvoyer à la case départ » le président Touadéra? L’opposant approché ne donnera pas suite, mais l’affaire ne s’arrête pas là. Eliot a pris d’autres contacts, dont l’un l’a mené à Bangui, au quartier PK5, auprès d’un ancien de la rébellion Séléka que nous appellerons Mustapha. Influent au sein de la communauté musulmane de Bangui, Mustapha affirme avoir rencontré Eliot à quatre reprises, dans une villa et au Ledger.
Influence russe
Eliot, décrit-il, a un accent espagnol ou italien et se présente comme un citoyen des États-Unis originaire d’Amérique du Sud. « Il m’a dit qu’il était là pour faire tomber Touadéra et pour lutter contre les Russes », confie Mustapha, qui a lui-même fait de la bataille contre l’influence de Moscou un « combat personnel ». « Il disait qu’il fallait que l’on travaille ensemble et qu’il était un agent de l’armée américaine », ajoute l’ancien rebelle.
Lors des mêmes conversations, Eliot affirme avoir pris contact avec des cadres de l’Unité pour la paix en Centrafrique (l’UPC, d’Ali Darassa) et avec l’entourage de l’ancien président François Bozizé. Il dit avoir recruté deux ex-généraux de l’armée centrafricaine, Jean-Pierre Dolowaye et Ludovic Ngaife Lemademon, qui seraient – selon lui – prêts à le soutenir dans son projet. Seulement, rien n’est avéré : contactés par Jeune Afrique, Dolowaye et Ngaife Lemademon assurent ne pas le connaître.
Où commence la supercherie ? Et surtout, où se termine-t-elle ?
Il faut cette fois s’intéresser au visage de l’homme mystère pour remonter la piste. Celui-ci apparaît sur la photographie d’un document émis par le consulat centrafricain à Douala en janvier 2020. Mais ce « laissez-passer tenant lieu de passeport » ne mentionne ni le nom de Bruno Lugon ni celui du colonel Eliot. Notre homme y est « conseiller spécial » du chef de l’État mais sous un autre patronyme : Bruno Raul Rivera Sanchez, né le 18 août 1951, à Lima, au Pérou.
Fin du jeu de piste ? Toujours pas : Bruno Raul Rivera Sanchez est encore un pseudonyme. Déjà utilisé par le passé, cet alias nous mène loin de Bangui, entre l’Europe et l’Amérique du Sud. En réalité, notre homme n’est ni péruvien ni ressortissant des États-Unis. Il est bien né un 18 août mais en 1946, à Florence, en Italie. Surtout, il ne s’appelle pas Bruno, mais Elio. Et son nom de famille est Ciolini.
Selon la journaliste italienne Antonnella Beccaria, qui enquêtera sur lui et ses liens avec l’extrême droite transalpine, Elio Ciolini a construit ses réseaux dans le nord de l’Italie, en Suisse et en France dans les années 1970. Il fréquente alors Genève, son milieu de la nuit et ses hôtels de luxe, tout en enchaînant les petits boulots. La police italienne l’a déjà repéré, le soupçonnant d’usurpation de titres et de documents d’identité. Il se présenterait notamment comme un « professeur de lettres », faux diplôme à l’appui.
Attentat de Bologne
Le 26 juin 1979, il est arrêté entre la Suisse et l’Italie, les policiers le croyant complice d’un trafic d’armes sur la foi de renseignements fournis par les Israéliens. Selon ces derniers, Ciolini a rencontré à Genève un « terroriste arabe », Salah Yassine El Chouk, lequel devait ensuite l’accompagner à Montpellier, en France, pour récupérer du plastique et de la nitroglycérine et préparer une attaque en Israël. L’affaire ne va pas plus loin, les Italiens ne donnant étrangement pas suite.
Décrit comme un homme inspirant confiance et sympathie, Ciolini est plusieurs fois condamné en Italie et en Suisse dans les années 1970 pour faux et usage de faux, possession illégale de cartouches ou contrefaçon. Son dossier indique également qu’il a été interpellé en possession de 25 kg de lidocaïne, un des produits de coupage de la cocaïne.
Il fait des séjours en Argentine, au Pérou et en Bolivie, fréquente les réseaux de l’extrême droite européenne, proches de certains barons de la drogue. À la fin des années 1970, il passe par la case prison en Suisse après une arnaque qui a mal tourné. De sa cellule, il prépare un coup d’éclat.
En décembre 1981, Ciolini demande à être mis en contact avec le juge italien enquêtant sur l’attentat de Bologne du 2 août 1980 (85 morts, attribué à un groupuscule d’extrême droite) et affirme détenir des informations. Au juge il explique que l’organisation terroriste responsable de l’attentat, qu’il désigne sous le nom d’OT, dispose de ramifications dans l’industrie, la presse, la mafia et l’administration italiennes.
L’OT serait dirigée par l’Italien Stefano Delle Chiaie, un néofasciste italien que Ciolini a côtoyé en Amérique du Sud. À l’appui de ses dires, Elio Ciolini assure avoir infiltré l’OT pour le compte du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français (Sdece). Dans une Italie qui vit ses « années de plomb », la thèse a de quoi séduire. Mais elle relève de la désinformation.
« On est vraisemblablement dans une tentative de “dépistage” qui consiste à dévier une investigation en inventant un témoignage fondé sur des éléments réels », explique la chercheuse Pauline Picco, qui a enquêté sur l’affaire. Stefano Delle Chiaie, qui a été actif en Angola aux côtés de Jonas Savimbi, sera acquitté. Ciolini aurait en réalité agi sur ordre du général Pietro Musumeci, vice-directeur du service de renseignements militaires italiens, condamné par la suite pour avoir fabriqué de fausses preuves visant à favoriser l’émergence d’un État autoritaire en Italie.
Mercenaire de la désinformation ?
Infiltré dans l’extrême droite au service des Français ? Mercenaire de la désinformation pour les services de renseignements de l’armée italienne ? Elio Ciolini joue déjà de ses multiples visages et, sans doute, des diverses protections dont il bénéficie. Au fil des années 1980, il continue de voyager. Lors d’un entretien avec un journaliste, en 1987, il explique avoir résidé à Miami en 1984-1985 sous la protection du FBI. Il est aperçu au Pérou, en Suisse ou en Belgique, où il exerce sous le nom de Roland Baccioni (forgé à partir du prénom de son père, Rolando, et du nom de jeune fille de sa mère) au sein d’une société de sécurité qu’il a contribué à fonder, le « Service Intervention spécial ».
Plus tard, affirmant avoir travaillé tantôt pour les renseignements français, tantôt pour la CIA, il se rapproche une nouvelle fois des réseaux d’extrême droite et du grand banditisme. Mais, en décembre 1991, il est rattrapé par l’affaire de Bologne. Poursuivi pour avoir tenté d’influencer les enquêteurs, il est arrêté à Florence, en Italie, passe quelques mois en détention puis est condamné par contumace à neuf ans de prison (plus tard réduits à cinq).
Après quelques années dans l’ombre, entre Bruxelles et Zürich, il est interpellé en Roumanie, en septembre 2012, avec une carte d’identité au nom de Gino Bottoni Di Ferrara. La police roumaine ne se laisse pas berner : elle le place en détention sur la base d’un mandat d’arrêt émis par l’Italie. En liaison avec l’agent de la Fifa Vinicio Fioranelli et l’opérateur financier Volker Flick, Ciolini est maintenant soupçonné d’avoir répandu une rumeur de rachat du club de football de l’AS Roma afin de manipuler les marchés financiers.
Extradé en Italie, il y est condamné en décembre 2012 à un an et quatre mois de prison. Son dernier fait d’armes connu, avant que l’on retrouve sa trace à Bangui. L’Italien a-t-il profité de ces dernières années pour prendre contact avec les intermédiaires africains ou russes en Belgique ? Bangui et Moscou y disposent de réseaux liés au commerce du diamant et construits en partie autour d’un fidèle de Touadéra, Dimitri Mozer, consul de Centrafrique à Bruxelles. Ce dernier, contacté par Jeune Afrique, affirme ne pas connaître Ciolini.
Traque aux opposants ?
Selon nos informations, ce dernier a eu à Bangui des contacts répétés avec l’« assistant en relations publiques » de la présidence, Dmitri Alexandrov, notamment au restaurant Le Prestige. Pur produit de l’intelligentsia de Saint-Pétersbourg chère à Vladimir Poutine, Alexandrov est l’une des chevilles ouvrières de la stratégie russe consistant à contrer l’influence française en Centrafrique. Il est aussi le préposé aux médias de Valery Zakharov, principal conseiller russe du président Touadéra et proche de Evgueni Prigojine (financier officieux du groupe Wagner et de l’Internet Research Agency, réputée lié au renseignement militaire russe, le GRU).
Le mercenaire italien travaille-t-il pour le compte de la Russie en Centrafrique ? « Ce sont les Russes qui lui ont demandé de proposer un projet de coup d’État aux opposants et de leur transmettre systématiquement les noms de ceux qui adhèrent », affirme l’un des Centrafricains contactés par Ciolini. « Il a passé ces cinquante dernières années à manipuler les informations pour différents services de renseignements. Il n’est pas étonnant de le retrouver en Centrafrique à quelques mois d’une présidentielle », avance l’une de ses connaissances.
Âgé de 74 ans, il faccendiere (« l’homme de main », comme l’ont surnommé les Italiens), maître de la manipulation aux multiples visages, a-t-il perdu de son influence sur les rives de l’Oubangui ? Jeune Afrique a essayé de le contacter mais n’a pas obtenu de réponse. Gêné par les questions posées sur sa personne, notamment par les experts des Nations unies, il aurait une nouvelle fois disparu dans le courant du mois de mai. Pour mieux réapparaître ailleurs ?
Enquête exclusive du magazine Jeune Afrique du 01 juillet 2020.
Au Mali, le M5 propose une transition démocratique
Bangui ( République centrafricaine ) – Les leaders du M5-RFP exigent, entre autres, la dissolution de l’Assemblée nationale, la mise en place d’un organe législatif de transition et le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle.
Dans un mémorandum, les leaders du mouvement du 05 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques dessinent les contours de la refondation de l’État Malien. Parmi les neuf mesures proposées par les partisans de l’ imam Mahmoud Dicko , il y a donc la fixation des objectifs et de la durée d’une transition démocratique ou encore la tenue de concertations nationales pour faire l’état de la nation. Le détachement des services exécutifs de l’État de la présidence de la République fait également partie des mesures annoncées. /////////////.
Choguel Kokala Maiga, membre du mouvement, explique les caractéristiques de la mise en place d’un gouvernement de transition./////////////.
“Un Premier ministre désigné par le M5-RFP. Il ne peut être demis par le Président de la République que dans les conditions prévues par la charte de la transition.”/////////////.
Le mouvement ne fait plus de la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta la priorité des priorités. /////////////.
Des réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales figurent en bonne place dans cet agenda de sortie de crise du M5-RFP./////////////.
Pour Brehima, membre du M5 “si le Président de la République aime son pays, comme il aime toujours le dire, il doit faire son choix entre ces propositions et quitter le pouvoir.”/////////////.
Mahamane croit de son côté à une sortie de crise, “le Président peut rester bien sûr s’il applique ces mesures. Car elles diligentent la gouvernance de son régime.”/////////////.
Des demandes envisageables?/////////////.
Selon Dr Fousseyni Doumbia, professeur de droit et directeur du Cejep, le centre juridique, économique et politique, les propositions faites par le M5-RFP ne sont pas prévues dans la loi fondamentale de la République du Mali. /////////////.
Il explique qu’”il y a beaucoup de problèmes qui vont se poser. Un président honorifique ce n’est pas prévu par la constitution. Un Premier ministre de plein pouvoir qui jouera exactement tous les rôles que joue le président de la République, un président affaibli.”/////////////.
Les alliés du Mali dans la lutte contre les groupes armés ont exprimé leur préoccupation. /////////////.
Le professeur de droit ajoute que “seul interlocuteur légitime au Mali aujourd’hui c’est le président de la République et la communauté internationale est respectueuse des intuitions. Donc il est plus que difficile de matérialisér ces propositions tout en essayant surtout d’affaiblir le président de la République.’’/////////////.
Les leaders de la contestation prévoient une nouvelle grande mobilisation le vendredi 10 juillet, si les différentes mesures ne sont pas appliquées par le régime d’Ibrahim Boubacar Keita.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/des-éléments-de-FSI-en-formation-de-pilotage-des-motos-à-Bangui-450×300.jpg” alt=”Des gendarmes et policiers en formation de pilotage entièrement financée par la France au profit des FSI. Photo de l’ambassade de France.” width=”450″ height=”300″ />Des gendarmes et policiers en formation de pilotage entièrement financée par la France au profit des FSI. Photo de l’ambassade de France.
Bangui, république centrafricaine, 2 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Entièrement financées et assurées par la France, ces formations ont pour objectifs de renforcer les capacités de mobilité des unités de terrain, brigades de gendarmerie et commissariats, et d’élever le niveau opérationnel des unités spécialisées en charge de missions de police de la route et d’escortes officielles.
????? La France forme les gendarmes et policiers centrafricains.
L’ambassade de France en République centrafricaine apporte son expertise dans le domaine de la sécurité aux gendarmes et policiers centrafricains.
Lors d’un cycle de formation motocycliste de 45 jours découpé en 3 stages, des experts français assistés des cadres centrafricains de la sécurité ont formé 70 éléments des forces de sécurité intérieure. A l’issue de la première phase de formation, les 20 meilleurs stagiaires dont 10 policiers et 10 gendarmes ont été retenus pour un stage de perfectionnement au pilotage de motos de grosse cylindrée. Les autres ont été affectés dans les unités de patrouille terrain.
125 motos Yamaha ont été achetées par le Ministère centrafricain de l’intérieur sur appui budgétaire de l’Union Européenne. 10 motos de grosse cylindrée ont été offertes par la Chine.
Entièrement financées et assurées par la France, ces formations ont pour objectifs de renforcer les capacités de mobilité des unités de terrain, brigades de gendarmerie et commissariats, et d’élever le niveau opérationnel des unités spécialisées en charge de missions de police de la route et d’escortes officielles. Aussi, les stagiaires ont suivi plusieurs séquences de maniabilité qui vont leur permettre d’exécuter efficacement des missions délicates telles que des interceptions de véhicules en mouvement ou la protection de hautes autorités pendant leurs déplacements.
Lundi 29 juin 2020, en présence de représentants français, de l’Union européenne, de la Chine, le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur a présidé une cérémonie de cloture de stage avec remise de diplômes aux stagiaires suivie d’ une démonstration avec motos. Cette formation, qui n’a pour seul but que d’appuyer la Centrafrique sur le chemin de la restauration de l’autorité de l’Etat dans le pays, est l’illustration parfaite d’une coopération intelligente et efficace associant plusieurs partenaires au sein d’un même projet.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.” width=”450″ height=”253″ />des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
Bocaranga, République centrafricaine, 2 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après deux heures des tirs à l’arme lourde et légère des rebelles de 3R contre les positions des soldats FACA à Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé, vers 6 heures du matin, l’intensité des frappes semble baisser de plusieurs crans, mais la tension reste toujours vive. Les soldats des forces armées centrafricaines continuent de contrôler la ville, mais des barricades sont érigées partout dans les rues par des groupes des jeunes.
« Ils ne sont pas loin. Ils pourraient revenir à tout moment », s’inquiète un habitant de Bocaranga interrogé par CNC.
Les combats ont débuté vers 4h30 du matin avec des tirs aux armes lourdes et légères de 3R contre les positions des soldats de l’armée nationale (FACA). Mais après deux heures des tirs, les rebelles se sont volontairement repliés derrière les collines qui surplombent la sous-préfecture de Bocaranga. On ignore s’ils vont réellement revenir, mais les populations locales, apeurées, se sont terrées chez elles.
Au même moment, un éleveur peul, habitant dans la ville, vient d’être arrêté par un groupe des jeunes et remis aux soldats FACA. On ignore pour quelle raison ce citoyen peul a été arrêté.
Lundi, à Mont Yadé, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, ce même groupe des rebelles de 3R ont attaqué, dans la matinée, un convoi militaire des casques bleus de la Minusca à destination de la ville de Koui, faisant plusieurs blessés dans le rang des forces des nations unies. Mais quelques heures plus tard, dans la nuit du lundi à mardi 30 juin, les casques bleus ont lancé une vaste opération militaire contre le 3R dans la localité de Koui, anciennement DeGaulle. Suite à cette attaque, des proches du chef de l’État ont propagé des rumeurs faisant échos de la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki, tué par les forces de la Minusca. Ce qui n’a pas été confirmé, ni par la Minusca, ni par des sources indépendantes sur le terrain. Mais contre toute attente, ce jeudi matin, les rebelles de 3R ont pris d’assaut la ville de Bocaranga avec des tirs intenses partout dans la ville durant deux heures.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/La-photo-densemble-des-étudiants-sélectionnés-et-le-Secrétaire-général-de-la-Fondation-HMD-CNC-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×209.jpg” alt=”La photo des étudiants sélectionnés et le Secrétaire général de la Fondation HMD CNC Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”209″ />La photo d’ensemble des étudiants sélectionnés et le Secrétaire général de la Fondation HMD. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.
Bangui, République Centrafricaine, 2 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique).A quelques jours de reprise des activités académiques à l’Université de Bangui, la Fondation Henri Marie DONDRA (HMD) a mené depuis le samedi dernier une vaste opération de nettoyage au sein du campus universitaire. Ceci, dans le but d’apporter un appui aux étudiants afin de rendre à eux-mêmes leur environnement estudiantin sain et propre.
En prélude au redémarrage des cours à l’Université de Bangui programmé pour le lundi 6 juillet 2020 par le Rectorat, la Fondation Henri Marie DONDRA a décidé de voler à la rescousse des étudiants et leurs encadreurs avec en toile de fond, une activité en grande pompe de nettoyage baptisée « Université propre ».
Pour mener à bon port cette activité qui durera 3 jours, nombre d’étudiants habitant les cités du campus universitaire a été mobilisé pour mener cette opération d’assainissement en désherbant et en procédant au nettoyage des salles de cours.
Par ailleurs, pour faire face à la pandémie du COVID-19 qui continue de faire son bonhomme de chemin dans le pays avec la hausse fulgurante de contamination, la Fondation HMD a doté les étudiants résident dans le campus avec les kits de protection contre la maladie à Coronavirus.
« Nous sommes là pour venir en appui aux étudiants de l’Université de Bangui. Nous avons démarré cette activité depuis le samedi dernier, en les dotant avec des kits de protection contre le COVID-19 entre autres, sceaux d’eau, savons, détergents et gels hydro-alcoolisés », a précisé Stapin Martial BENGUE, Secrétaire Général de ladite Fondation.
Pour barrer la route à cette insalubrité qui gangrène cet environnement, la Fondation HMD, par la même occasion comme le témoigne le Secrétaire Général, a fourni des outils de nettoyage notamment, pelles, râteaux, brouettes ainsi que des machettes ont été donnés aux étudiants devant les aider à remettre la propreté sur le campus.
L’étudiante Marie Benoite YANDOMA, l’une des participants à cette opération, se réjouit de prendre part à cette activité visant à débroussailler les herbes qui occupent une grande partie du campus universitaire.
« On est en train de désherber notre environnement entouré par les ordures. Depuis un certain temps avec l’avènement du COVID-19 et la suspension des cours à l’Université de Bangui, les étudiants habitant la cité universitaire n’ont pas pu penser au nettoyage de leur environnement. Et grâce à cette initiative de la Fondation HMD, que nous avions été sélectionnés au préalable par nos chefs des bâtiments de cités universitaires (CB) et repartis en petits groupes de 10 personnes pour procéder au nettoyage sur tout le campus », -a-t-elle expliqué.
A titre de rappel, depuis l’apparition en mars 2020 de cette maladie dangereuse en rca, la Fondation HMD, du ministre des finances et du budget, multiplie des actions dans les différents quartiers de Bangui. L’on veut aider les autorités nationales du pays à lutter efficacement contre la propagation de cette pandémie qui continue de décimer le monde entier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/drapeau-de-lunion-européenne-et-de-la-république-centrafricaine-750×750-1-450×450.jpg” alt=”drapeau de l’union européenne combiné avec celui de la république centrafricaine 750×750″ width=”450″ height=”450″ />drapeau de l’union européenne combiné avec celui de la république centrafricaine 750×750
L’Union européenne salue le démarrage des opérations d’enregistrement des électeurs centrafricains en vue des élections présidentielles et législatives de décembre 2020. Elle félicite vivement l’Autorité Nationale des Elections et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour ce résultat qui constitue une étape essentielle du processus électoral.
Dès mardi 30 juin, près de 400 agents d’enregistrement ont été déployés sur les 8 arrondissements de Bangui.
C’est le Président de la République lui-même, S.E. Faustin Archange Touadéra, qui s’est inscrit le premier comme électeur, ouvrant la voie pour plusieurs milliers de Centrafricaines et Centrafricains qui se sont déjà rendus, dès le premier jour, dans l’un des 86 centres ouverts par l’ANE.
Pour la première fois de son histoire, grâce aux efforts de l’ANE, du PNUD, et des bailleurs, dont en particulier l’Union européenne, la République centrafricaine est en train de se doter d’un fichier électoral informatisé comportant des photos des électeurs, en couleur, ainsi que des photos de leur pièce ou document prouvant leur identité.
L’Union européenne se félicite particulièrement de cette opération qui permettra à la République centrafricaine de distribuer à ses citoyens des cartes d’électeur en couleur comportant leur photographie. Il s’agit d’une grande première pour le pays et c’est aussi « un indicateur concret de développement qui participe de la dynamique de renouveau initiée par les autorités centrafricaines », comme l’a souligné l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi. « Nous encourageons fortement toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à aller s’enregistrer massivement en suivant l’exemple donné par SE le Président de la République. Le vote c’est un droit mais aussi un devoir civique pout chaque citoyen, qui peut à travers sa voix participer à la consolidation de la démocratie et à la construction de l’avenir de son pays » a-t-elle continué. « Pour un pays en reconstruction comme la Centrafrique, la construction d’une démocratie solide et d’institutions fortes est fondamentale pour doter le pays d’une infrastructure institutionnelle et démocratique résiliente et d’une gouvernance efficace, sans lesquelles aucun pays ne peut se développer ».
L’enregistrement des électeurs se fait dans le respect des mesures barrières prévues dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le Covid-19 et des dispositions des autorités. Grâce à l’appui du PNUD, l’ANE a pris soin de prévoir, dans chaque centre, un agent dédié à la prévention, qui sensibilise les personnes venues s’inscrire et les invite au lavage des mains et au port du masque. « Ainsi chacun peut aller s’inscrire en toute sûreté vis-à-vis du risque posé par le Covid-19 qui » pour l’Ambassadrice « impose des précautions supplémentaires ».
L’étape de l’enregistrement permettra d’établir le fichier électoral, c’est-à-dire la liste des électeurs admis à voter le 27 décembre prochain. Les agents recenseurs, sur consignes de l’ANE, photographient la pièce d’identité et le formulaire de chaque inscrit et placent ces photos dans le fichier électoral. L’Union européenne salue l’introduction de cette nouvelle disposition, prévue par le programme d’appui aux élections et par la Convention de financement signée entre l’UE et le Gouvernement centrafricain, qui permettra d’établir un fichier plus fiable, de créer un premier lien avec l’état civil et de diminuer considérablement les risques de fraude électorale. L’UE tient ici à féliciter l’ANE pour l’application d’une des recommandations de 2018 émises par l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Le projet électoral PAPEC (Programme d’appui au processus électoral en Centrafrique) géré par le PNUD est appuyé par l’Union européenne à hauteur de 15 millions d’euros, à travers le Fonds européen de développement.
Parallèlement, l’UE a déployé un programme complémentaire, UE-PCD (Programme de consolidation de la démocratie), qui est mis en œuvre par Enabel, en partenariat avec le Forum des Femmes Parlementaires. L’UE-PCD prévoit une composante d’appui au processus électoral de 3 millions d’euros visant en particulier une assistance à l’ANE dans les opérations de cartographie et de renforcement en dotation technique du Centre de traitement des données. Il comprend également un appui à la stratégie genre de l’ANE et une campagne de sensibilisation finalisée à l’inscription des femmes au fichier électoral pour une plus large participation féminine aux prochaines élections. Un deuxième financement à travers l’UE-PCD permettra d’apporter un soutien aux autres institutions impliquées dans le processus électoral, notamment la Cour Constitutionnelle, le Cadre de Concertation et le Haut Conseil de la Communication. L’UE a également déployé une équipe d’experts électoraux auprès de l’ANE, chargée d’apporter une assistance technique aux experts nationaux centrafricains.
L’Union européenne, premier partenaire et bailleur du processus électoral déjà depuis les élections de 2015/2016, voit dans ces premières journées d’enregistrement réussies, un signal fort et positif pour la tenue d’élections crédibles et inclusives dans les délais constitutionnels. Elle encourage tous les Centrafricaines et Centrafricains à s’inscrire massivement et à s’impliquer dans le processus. Le processus électoral appartient à tous les Centrafricains. Une large participation de tous les citoyens est un facteur fondamental pour la réussite de ce scrutin.
L’Union européenne renouvèle ses compliments, sa confiance et son soutien à tous les Centrafricains, aux autorités, à l’ANE, à la Cour Constitutionnelle et aux autres institutions concernées et réitère son appel à tous les acteurs, politiques et de la société civile, pour un dialogue constructif et pour une participation active et positive à cette étape essentielle sur la voie de la démocratie, de la paix et du développement. L’Union européenne tient à remercier le PNUD pour la collaboration et le partenariat et tous les partenaires, dont la Minusca, qui apportent leur soutien fondamental au processus.
Investir dans des élections, libres et crédibles, est un investissement dans l’avenir du pays. Nous encourageons d’autres partenaires à unir leurs forces avec les nôtres.
Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.” width=”450″ height=”253″ />des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
Bocaranga, République centrafricaine, 2 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats sont en cours. Les détonations d’armes lourdes et légères sont entendues partout en ce moment. Les soldats FACA ripostent, mais l’intensité des tirs fait craindre le pire.
Sans doute, les combattants rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) n’ont plus de crainte pour les forces de la Minusca, encore moins des soldats FACA. Après deux jours d’affrontements avec les Casques bleus Bangladesh de la Minusca à Mont Yadé, les rebelles de 3R continuent malheureusement de progresser vers Bocaranga. Ce matin vers 4 heurs, ils ont attaqué sur deux fronts : axe Bouar, puis axe Ngaoundaye.
Selon une source militaire locale, la météo actuelle n’est pas favorable aux soldats Bangladesh de la Minusca qui maîtrisent moins le secteur qui est couvert des montagnes Rocheuses comme en Afghanistan.
Pour l’heure, les Casques bleus et les soldats FACA tentent de repousser cette attaque de 3R contre les positions des FDS à Bocaranga.
Les ONG humanitaires internationales ont déjà suspendu leurs activités dans la zone, d’autres ont du rapatrié leur personnel vers la ville de Bouar depuis les premiers affrontements de Mont Yadé du lundi 29 juin.
Nous reviendrons plus en détail dans nos prochains articles sur CNC.
Coup d’Etat manqué au Bénin : Qui en veut à Patrice Talon ?
Bangui ( République centrafricaine ) – Un groupe de personnes mises aux arrêts aurait eu pour ambition de déstabiliser les institutions du pays. Les faits remontent à la nuit du 25 au 26 juin 2020.
Pour l’instant on dispose de très peu de précisions sur ce putsch qui aurait été déjoué./////////////.
D’après nos informations de sources dignes de foi, une tentative de déstabilisation était bien en cours. Elle aurait été programmée pour la nuit du 25 au 26 juin dernier. Neuf personnes impliquées dans cette manœuvre sont aux arrêts. Parmi elles, des militaires et des civils. Ces personnes auraient été filées et mises sur écoute, ce qui a permis d’identifier leur objectif et leur niveau de préparation./////////////.
Nos sources indiquent que les militaires impliqués sont moins gradés. Le plus avancé du lot étant un caporal de l’armée./////////////.
Contactés, ni la direction de la Communication de la présidence, ni l’armée, n’étaient disponibles pour commenter cette information. Un dossier très sensible disent certains./////////////.
Plusieurs soldats impliqués dans cette affaire ont été arrêtés /////////////.
Le silence du pouvoir/////////////.
Au sein de l’opposition, on s’interroge sur le silence qui entoure cette affaire. Pour Donklam Abalo, porte-parole de l’USL, l’Union Sociale Libérale de l’opposant en exil Sébastien Ajavon, “C’est un mode de gouvernance. Il y a très peu d’informations sur tout ce que ce régime fait. Ne pas donner les informations est un style pour ce régime. Sinon, je ne vois pas de problèmes à dire ce qui se passe, voilà les détails en attendant l’instruction. Dans moins de dix mois, il y aura une élection présidentielle au Bénin et nous, on se bat pour une alternance démocratique. Maintenant qui a intérêt à déstabiliser le régime ? je ne le sais vraiment pas”, explique l’opposant. /////////////.
Démocratie fragilisée/////////////.
Ce n’est pas la première fois que le Bénin se trouve confronté à une tentative de déstabilisation. En mars dernier, les services de sécurité affirmaient avoir déjoué un complot visant à renverser le président Patrice Talon. Une vingtaine de personnes, dont dix militaires, avaient été arrêtées selon les autorités. /////////////.
Mai 2019, manifestation des partisans de l’ancien président Yayi Boni à Cotonou/////////////.
Même s’il reconnaît que la démocratie béninoise traverse des moments difficiles, Guy Dossou Mitokpè du parti “Restaurer l’Espoir”, exclut toute aventure militaire. Pour lui, il faut plutôt œuvrer à consolider cette démocratie. “En bons démocrates, je crois que quelle que soit la difficulté, nous devons faire l’effort de nous en tenir aux normes démocratiques. Nous n’avons jamais œuvré à la fragilisation de notre démocratie et nous ne le ferons jamais. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés dans l’application de la démocratie dans notre pays mais je pense qu’il urge de faire la promotion de la démocratie”, insiste Guy Dossous Mitokpè./////////////.
Le Bénin n’est pas totalement sorti d’une crise politique née des élections législatives du 28 avril 2019. Les communales de mai dernier n’ont pas apporté d’amélioration non plus. Ces deux scrutins ont été largement remportés par les formations qui soutiennent le président Patrice Talon qui devrait sauf surprise se porter candidat à la présidentielle de 2021.
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Le Président Béninois Patrice Talon. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, 01 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Un groupe de personnes mises aux arrêts aurait eu pour ambition de déstabiliser les institutions du pays. Les faits remontent à la nuit du 25 au 26 juin 2020.
Pour l’instant on dispose de très peu de précisions sur ce putsch qui aurait été déjoué. D’après nos informations de sources dignes de foi, une tentative de déstabilisation était bien en cours. Elle aurait été programmée pour la nuit du 25 au 26 juin dernier. Neuf personnes impliquées dans cette manœuvre sont aux arrêts. Parmi elles, des militaires et des civils. Ces personnes auraient été filées et mises sur écoute, ce qui a permis d’identifier leur objectif et leur niveau de préparation.
Nos sources indiquent que les militaires impliqués sont moins gradés. Le plus avancé du lot étant un caporal de l’armée.
Contactés, ni la direction de la Communication de la présidence, ni l’armée, n’étaient disponibles pour commenter cette information. Un dossier très sensible disent certains.
Plusieurs soldats impliqués dans cette affaire ont été arrêtés. Le silence du pouvoir Au sein de l’opposition, on s’interroge sur le silence qui entoure cette affaire. Pour Donklam Abalo, porte-parole de l’USL, l’Union Sociale Libérale de l’opposant en exil Sébastien Ajavon, “C’est un mode de gouvernance. Il y a très peu d’informations sur tout ce que ce régime fait. Ne pas donner les informations est un style pour ce régime. Sinon, je ne vois pas de problèmes à dire ce qui se passe, voilà les détails en attendant l’instruction. Dans moins de dix mois, il y aura une élection présidentielle au Bénin et nous, on se bat pour une alternance démocratique. Maintenant qui a intérêt à déstabiliser le régime ? je ne le sais vraiment pas”, explique l’opposant.
Démocratie fragilisée
Ce n’est pas la première fois que le Bénin se trouve confronté à une tentative de déstabilisation. En mars dernier, les services de sécurité affirmaient avoir déjoué un complot visant à renverser le président Patrice Talon. Une vingtaine de personnes, dont dix militaires, avaient été arrêtées selon les autorités.
Même s’il reconnaît que la démocratie béninoise traverse des moments difficiles, Guy Dossou Mitokpè du parti “Restaurer l’Espoir”, exclut toute aventure militaire. Pour lui, il faut plutôt œuvrer à consolider cette démocratie. “En bons démocrates, je crois que quelle que soit la difficulté, nous devons faire l’effort de nous en tenir aux normes démocratiques. Nous n’avons jamais œuvré à la fragilisation de notre démocratie et nous ne le ferons jamais. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés dans l’application de la démocratie dans notre pays mais je pense qu’il urge de faire la promotion de la démocratie”, insiste Guy Dossous Mitokpè.
Le Bénin n’est pas totalement sorti d’une crise politique née des élections législatives du 28 avril 2019. Les communales de mai dernier n’ont pas apporté d’amélioration non plus. Ces deux scrutins ont été largement remportés par les formations qui soutiennent le président Patrice Talon qui devrait sauf surprise se porter candidat à la présidentielle de 2021.