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Après Alindao, l’UPC poursuit sa conquête du territoire dans la sous-préfecture de Mingala.

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Centrafrique.com/rca-des-combats-intenses-ont-oppose-les-faca-et-les-upc-a-alindao/les-deplaces-de-leveche-dalindao-inquiets-lors-du-combat-opposant-les-faca-et-les-upc-ce-jeudi-9-janvier-2020-credit-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-35519 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les déplacés de l'évêché d'Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC ce jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo - CNC.
les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC le jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Après le violent combat opposant les combattants rebelles de l’UPC aux soldats de forces armées centrafricaines (FACA) dans la sous-préfecture d’Alindao, des sources concordantes proches des ONG viennent d’annoncer que le chef rebelle Ali Darassa et son fameux groupe UPC continuent malheureusement leur conquête du territoire national vers la sous-préfecture de Mingala, au sud-est de la République centrafricaine.

 

Après la conquête et l’occupation des villages de Kollo, Kaboul 3, Zounguinza, et Drochengba, le village Morouba (Mangadja) vient de tomber sous contrôle des éléments rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique), a annoncé l’ONG catholique Caritas internationale dans son message publié sur les réseaux sociaux ce vendredi 10 janvier auquel  elle déplore la situation humanitaire catastrophique provoquée par ce regain de violence dans la région.

Au même moment, à Alindao, une source sécuritaire locale indique à CNC qu’une dizaine des véhicules militaires de l’UPC lourdement armé sont arrivés dans la nuit du jeudi à vendredi dans la ville, probablement  au renfort des troupes rebelles positionnées sur place.

Du côté de la Minusca, on interdit formellement à tous les rebelles de circuler désormais avec leurs armes à Alindao. Leurs nombreux checkpoints doivent être aussi démantelés sans délai, selon un communiqué publié par la Minusca ce vendredi 10 janvier.

Du côté des autorités du pays, c’est le silence total. Aucune condamnation n’a été faite  à ce jour alors que  des soldats FACA ont été tués, des civils en danger imminents des groupes armés, et la situation humanitaire devient de plus en plus catastrophique dans la région. Force est de constater malheureusement que c’est le retour de l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA qui les intéresse, et un communiqué a été publié rapidement en ce sens.

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Anselme Mbata

©2020CNC.

RCA :Retour de Djotodia, une mission politique de Touadera ?

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L’ancien chef d’État de transition Michel Djotodia.

 

Bangui (République centrafricaine) – Quelques heures après son retour à Bangui, la polémique enfle dans la capitale autour de son accueil triomphal par les autorités du pays. Cette mise en scène, parfaitement orchestrée par le pouvoir de Bangui, a été largement commentée  sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale. Michel Am-Nondokro DJOTODIA, l’ex-chef rebelle et ancien chef d’État de transition serait-il en mission électorale de Touadera ?

 

Vendredi 10 janvier, à l’annonce de son retour en RCA, des tirs d’armes de  joie se font entendre dans plusieurs villes occupées par les rebelles issus de l’ex-coalition Seleka. Pendant ce temps, dans d’autres villes du pays, et dans la capitale, son retour fait débat. Certains l’interprètent comme une marque de défiance du chef de l’Éta Faustin Archange TOUADERA vis-à-vis de son ex-patron, son faiseur de rois, l’ancien président François Bozizé, après six ans d’exil en Ouganda, est rentrée discrètement au pays le 15 décembre dernier. Mais depuis son retour, l’homme sollicite en vain une rencontre avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, alors que son successeur, son tombeur Michel Am-Nondokro DJOTODIA, le chef rebelle, quelques heures après son retour, ont été accueillis avec honneur digne d’un chef d’État au palais de la Renaissance. Une suite lui a été réservée dans un hôtel de la capitale, aux frais de l’État.

Pour certains observateurs, l’accueil réservé à l’ex-chef rebelle Djotodia n’est pas une surprise pour le peuple centrafricain d’autant plus qu’il n’a pas l’ambition de briguer la magistrature suprême  de l’État en 2020, contrairement à son prédécesseur François Bozizé.

Cependant, une source proche de l’ex-homme fort de Bangui, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, indique à CNC que celui-ci se prépare à briguer la législative à Birao, dans le Vakaga, tout en prenant soin de garder son poste d’ambassadeur électoral de Faustin Archange TOUADERA auprès de ses partisans du nord, majoritairement hostile au chef de l’État.

 

Affaire à suivre…

Copyright2020CNC.

communiqué de presse du gouvernement relatif au retour à Bangui du l'ex-chef de l'État Michel Djotodia le 10 janvier 2020h

CENTRAFRIQUE: FOCUS SUR LE RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LA CORRUPTION ET SES CONSÉQUENCES JURIDIQUES.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour à l’ordre constitutionnel, les institutions républicaines sont mises en place les unes après les autres en dehors du sénat. C’est dans cette logique que les députés de la sixième législature ont fait leur rentrée parlementaire en mettant en place le bureau de l’assemblée nationale ainsi que les différentes commissions prévues par les textes en vigueur.

 

D’emblée, l’élection du premier président de l’assemblée nationale de cette sixième législature a été faite sur fond de corruption des députés avec des promesses électorales non tenables voire des distributions des billets de banque. Les représentants de la nation ont ainsi pris goût à l’enrichissement illicite bafouant au demeurant leurs missions principales. Dans cette compétition à l’enrichissement illicite qui n’épargne aucun secteur parlementaire, on enregistre pêle-mêle des détournements de deniers publics, des malversations financières, des sur facturations, des voyages non effectués, des abus de tous genres, la corruption, l’escroquerie sans oublier le bradage des contrats miniers moyennant des enveloppes.

Bref, tous les crimes économiques impunis passibles de sanctions et susceptibles d’intéresser le parquet général y sont recensés.

L’exemple le plus patent qui constitue la goutte d’eau qui a débordé le vase se résume à l’acquisition d’un permis minier que devrait avoir une société chinoise. En effet, face à ce scandale financier qui a eu beaucoup d’écho dans l’opinion nationale et les réseaux sociaux, les députés ont décidé à l’unanimité de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire matérialisée par l’arrêté du président de l’assemblée nationale N*268/AN/SG/DGSL/19 du 05 juillet 2019.

Après des investigations et auditions sous serment conformément aux pouvoirs qui lui sont conférés, la commission d’enquête parlementaire a rendu public son rapport qui accable plusieurs députés et personnalités politiques voire des personnalités qui ne sont pas des dépositaires du pouvoir de l’Etat.

Il est important de souligner au passage que tous ses abus sont rendus possibles par la décision très polémique de la cour constitutionnelle qui, après saisine à desseins du gouvernement s’est permis de s’arroger les prérogatives du législateur en modifiant l’esprit de l’article 60 de la constitution qui imposait l’autorisation préalable du parlement avant la signature de tous contrats miniers.

Choqué par le reflet ou l’image que la maison du peuple renvoie à l’opinion nationale où la corruption a atteint le haut lieu de la démocratie, le citoyen lambda s’interroge :

À quoi servent les commissions d’enquête parlementaire ? Un membre de cette commission d’enquête parlementaire peut-il éclairer l’opinion nationale sur la nécessité de recourir à une enquête parlementaire et surtout sa faisabilité ? Depuis le début de la sixième législature, combien de commissions d’enquête parlementaire ont été créées et combien ont abouti à une proposition de loi ? Les suites à donner aux rapports d’une commission d’enquête parlementaire dépendent-elles de la volonté politique du pouvoir et de sa majorité ? L’actuel président de l’assemblée nationale lui aussi cité dans d’autres affaires de malversations financières peut-il sereinement et efficacement assainir la maison du peuple en éradiquant la corruption ?

Au delà de ces interrogations, l’opinion publique doit savoir qu’une des nombreuses épouses du chef de l’état a été de façon lapidaire citée dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire. Sous d’autres cieux, cette dernière ne bénéficiant d’aucun statut juridique couvert d’immunités est passible de poursuites judiciaires diligentées par le parquet général en commençant par l’ouverture d’une information judiciaire.

En conséquence de ce qui précède, nous approuvons en majorité les conclusions de la commission d’enquête parlementaire qui propose un audit des permis miniers et la relecture du code miniers afin de faire cesser les malversations et les dysfonctionnements qui ont des conséquences néfastes la resonance de l’intégrité des parlementaires.

Pour finir, nous tenons à rappeler qu’une commission d’enquête parlementaire est un moyen de contrôle parlementaire avec des pouvoirs spéciaux qu’il faut distinguer d’une juridiction. La commission d’enquête parlementaire n’ a pas vocation à rechercher des infractions pénales. Leurs rapports n’ont rien de contraignant pour le pouvoir.

S’agissant de la levée des immunités des parlementaires mis en cause dans ce rapport, il appartient à l’assemblée plénière d’en décider. L’idéal serait que des poursuites judiciaires suivent les conclusions des commissions d’enquête parlementaires en vue de prononcer des sanctions contre les membres des réseaux mafieux. L’effet dissuasif, d’exemplarité de la sanction intimidera les éventuels délinquants pour éviter la récidive.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 10 janvier 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

RCA : trois morts et un disparu dans des violences intercommunautaires à Bria.

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Des combattants rebelles du FPRC sur une moto à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) – trois personnes ont été tuées ce jeudi 9 janvier  dans des violences intercommunautaires à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre nord de la République centrafricaine.

 

D’après les premiers éléments d’information, la première victime, de confession chrétienne, a été tuée vers  17 heures par des combattants rebelles du FPRC non loin de centre-ville de Bria, tandis que les deux autres, assassinées quelques heures plus tard vers 19 heures, par des miliciens Anti-Balaka aux alentours du site des déplacés du PK3.

En effet, selon quelques témoins de la scène interrogés par CNC, tout a commencé vers 17 heures locales quand trois hommes, fabriquant des briques cuites, de retour de leur chantier situé au centre-ville de Bria, ont été pris à partie, sans aucune raison apparente, par des rebelles du FPRC qui les soupçonnent d’être des miliciens Anti-Balaka. Après quelques minutes de poursuite, les rebelles ont réussi à abattre l’un des trois, tandis que les deux autres, quant à eux,  ils arrivent à s’échapper pour rejoindre le camp des déplacés et alerter les Anti-Balaka qui ont pris position aussitôt.

C’est ainsi que vers 19 heures, deux jeunes musulmans de l’ethnie Sara, de passage vers le site du PK3, ont été capturés par les miliciens Anti-Balaka qui les ont aussitôt assassinées en représailles.

Cependant, dans la matinée de ce vendredi 10 janvier, la nouvelle de l’assassinat de ces  deux jeunes musulmans Sara par les Anti-Balaka arrive au camp du FPRC, et les rebelles ont décidé immédiatement de monter  un guet-apens sur le pont Gbadou, dans l’objectif de filtrer les circulations dans le secteur. Malheureusement, un gardien de nuit, en poste au bureau local de la Minusca, de passage dans le secteur, est tombé dans le piège tendu par les rebelles qui l’ont déporté pour une destination inconnue. Sa moto a également été emportée par les assaillants.

Pour l’heure, la tension reste palpable à Bria ente les deux groupes rivaux, paralysant au passage les activités scolaires et économiques dans la ville.

Alors, la question que les citoyens se la posent ici est de savoir si la visite du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Bria la semaine prochaine va-t-elle calmer cette vive tension communautaire dans la Haute-Kotto ?

 

Moïse Banafio

Copyright©2020.

 

Djotodia, ex-chef rebelle et éphémère président putschiste, revient en Centrafrique

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Djotodia, ex-chef rebelle et éphémère président putschiste, revient en centrafrique

Bangui (République centrafricaine) – 10 janv. 2020 13:29

Un journaliste de l’AFP l’a vu à son arrivée dans un hôtel de Bangui, acclamé par une trentaine de ses partisans.
En les saluant, il était suivi de près par des officiers de l’armée et de la police centrafricaines chargés de sa protection.
M. Djotodia doit être reçu à la mi-journée par le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016, selon son entourage.
“2020 sera une année de paix, je ne suis plus un homme de guerre, je suis un homme de paix”, a lancé M. Djotodia aux journalistes.
– “pacifier le pays” –
“J’appelle tous les rebelles à patienter. Il y a un accord de paix qui a été signé. Il est temps que nous tous, combattants et tous les Centrafricains, on se lève pour pacifier le pays”, a-t-il ajouté dans un court entretien avec l’AFP.
Le 6 février 2019 à Khartoum, un accord de paix a été signé entre le gouvernement et 14 groupes armés, mais aussi entre ces groupes eux-mêmes.
Depuis, les combats ont baissé mais n’ont pas réellement cessé. La guerre civile persiste sous la forme d’accès de violence plus sporadiques entre groupes rebelles, qui contrôlent plus des deux tiers de la Centrafrique. Ces combats continuent de faire de nombreuses victimes parmi les civils.
Près d’un quart des quelque 4,7 millions d’habitants de ce pays parmi les plus pauvres du monde ont fui leurs domiciles depuis 2013.
A 71 ans, Michel Am-Nondroko Djotodia revient donc au pays après six années d’exil au Bénin et 24 jours après le retour à Bangui de François Bozizé, le président qu’il avait renversé par les armes avant de s’autoproclamer chef de l’Etat le 24 mars 2013.
M. Djotodia était alors à la tête de la rébellion de la Séléka, dominée par la communauté musulmane, un mouvement qu’il avait fondé et dissout le mois suivant sa prise du pouvoir, mais qui a continué à combattre des groupes d’auto-défense appelés anti-balakas, à majorité chrétienne.
Manifestement rapidement dépassé par ses combattants et par les affrontements très meurtriers pour les civils, cet homme plutôt discret, qui répétait alors qu’il n’avait “pas envie de se maintenir au pouvoir”, a été contraint de démissionner le 10 janvier 2014 avant de fuir au Bénin, après une intervention de l’armée française dans une opération baptisée Sangaris, sous couvert d’une résolution de l’ONU, pour mettre fin aux tueries.
Considérablement affaiblie par Sangaris et la force multinationale africaine MISCA, l’ex-Séléka avait dû se retirer de Bangui début 2014, s’était repliée sur ses fiefs du nord du pays et s’était divisée, disséminant ses forces en une multitude de groupes armés rebelles.
– Après le retour de Bozizé –
Michel Djotodia, qui a vécu auparavant de longues années à l’étranger, en particulier en URSS, était aussi l’un des principaux fondateurs puis chef de la rébellion de l’Union des Forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), mouvement à l’origine de la première guerre civile centrafricaine, de 2004 à 2008, sous la présidence de Bozizé, lequel avait lui-même pris le pouvoir par un coup d’Etat en 2003.
Le 16 décembre dernier justement, M. Bozizé a effectué à Bangui un retour d’abord en catimini, puis triomphal six jours plus tard, acclamé par des milliers de partisans dans la capitale et dont les slogans l’incitaient à “prendre le pouvoir”.
Il est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par la Centrafrique en 2013 pour “crimes contre l’humanité et incitation au génocide” et également sous sanction des Nations unies pour son rôle dans les sanglants affrontements de 2013.
M. Bozizé est rentré juste à temps pour pouvoir déposer une candidature à l’élection présidentielle prévue fin 2020, mais est resté vague sur ses intentions. Rien n’a filtré pour l’heure sur celles de M. Djotodia.

Avec AFP

Alindao : un commandant de l’UPC tué dans l’affrontement avec les FACA jeudi.

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le colonel Douha Mahamat de l’UPC tué dans le combat du jeudi 9 janvier à Alindao. Photo d’archive.

 

Alindao (République centrafricaine) – Un commandant des forces rebelles de l’UPC (unité pour la paix en Centrafrique), auteur présumé des nombreux crimes de droits humains et humanitaires dans la région, a été tué ce jeudi 9 janvier dans les affrontements qui ont  opposé ses éléments rebelles aux soldats des forces armées centrafricaines (FACA), a-t-on appris de source concordante au sein de l’UPC.

 

Grièvement blessé dans les batailles qui les ont opposés hier aux soldats des forces armées centrafricaines (FACA), le tristement célèbre Comzone des forces rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), le colonel autoproclamé Douha Mahamat est mort dans la nuit du vendredi à samedi vers 23 heures à la suite de ses blessures. Ce qui fait en tout 11 morts du côté de l’UPC, et 3 des forces armées centrafricaines (FACA), selon une source hospitalière locale contactée par CNC.

Le jeudi 9 janvier, vers 11 heures, un violent affrontement meurtrier avait opposé les soldats de l’armée centrafricaine et les combattants rebelles de l’UPC dans la ville d’Alindao, au centre est de la République centrafricaine. Deux sites des déplacés ont également été incendiés dans les combats.

L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) du 6 février 2019, faisait régulièrement l’objet de nombreuses critiques de la classe politique centrafricaine qui soupçonne son chef Ali Darassa de vouloir à tout prix empêcher l’application intégrale dudit accord dont il est signataire.

 

Copyright©2020CNC.

Flash info : retour à Bangui de l’ancien président de la transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA.

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Centrafrique.com/michel-am-nondokro-djotodia-annonce-son-retour-imminent-en-rca/bozize-touadera-djotodia/” rel=”attachment wp-att-35247 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'ancien Président François Bozizé (2003-2013) à gauche, Président Touadera (depuis 2016) au milieu et Michel Djotodia (2013-2014) à droite. Montage : Corbeaunews-centrafrique, le 28 décembre 2019.
L’ancien Président François Bozizé (2003-2013) à gauche, Président Touadera (depuis 2016) au milieu et Michel Djotodia (2013-2014) à droite. Montage : Corbeaunews-centrafrique, le 28 décembre 2019.

 

Bangui (République centrafricaine) – L’ancien chef rebelle, l’ex-chef d’État de transition viennent de rentrer à Bangui à bord de l’avion de la compagnie Royal Air Maroc en provenance de Casablanca via Douala ce samedi 10 janvier vers 8 heures du matin.

 

Accueilli à sa descente d’avion par le ministre de la Sécurité publique, le général de brigade Henri Wanzet Linguissara, et d’autres personnalités politiques centrafricaines, l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA est bel et bien de retour dans son pays six ans après son départ en exil au Bénin.

Dans une correspondance adressée au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en date du 28 décembre 2019,  l’ancien chef de l’État de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA a annoncé son retour imminent au pays, quelques jours après celui de son prédécesseur le général François Bozizé qui a eu lieu le 15 décembre. Finalement, l’homme a tenu sa parole et rentre officiellement au pays, contrairement à l’ancien président de la République François Bozizé qui était rentré clandestinement, faute de passeports.

Pour l’heure, on ignore où l’ex-chef rebelle va résider à Bangui, mais tout porte à croire qu’une résidence avait été préparée par son entourage derrière le ministère des Finances au centre-ville de Bangui.

Il y’a lieu de rappeler que le vendredi 10 janvier 2014, Michel Am-Nondokro DJOTODIA, Président par intérim de la République centrafricaine , et son Premier ministre Maitre Nicolas Tiangaye ont annoncé leur démission dans un communiqué après des tractation enclenchée par les dirigeants d’Afrique centrale, réunis pour un sommet extraordinaire à N’Djamena (Tchad), d’écarter le couple exécutif centrafricain pour faciliter une sortie de crise dans le pays.

 

CopyrighT2020cnc.

RCA :des combats intenses ont opposé les FACA et les UPC à Alindao.

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les déplacés de l’évêché d’Alindao inquiets lors du combat opposant les FACA et les UPC le jeudi 9 janvier 2020. Crédit photo : CNC.

 

Bambari (République centrafricaine) – jeudi 9 janvier, des combats meurtriers ont opposé les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) aux combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la ville d’Alindao, située à 505 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.

 

Selon une source proche de l’état-major état-major des armées contactées par CNC, l’offensive menée par les soldats FACA visait à anéantir au maximum les capacités militaires de l’UPC dans la ville d’Alindao.

Les combats, déclenchés  ce jeudi 9 janvier vers 11 heures après le meurtre d’un soldat FACA par les rebelles de l’UPC pourraient basculer toute la ville d’Alindao dans une nouvelle crise humanitaire d’envergure.

Déjà, selon un correspondant du CNC dans la région, la panique s’empare du site de l’évêché, situé à seulement quelques mètres du quartier général de l’UPC, où les combats se concentrent depuis quelques heures.

Les déplacés, paniqués, malgré la présence des forces de la Minusca qui sécurisent le site, ont du quitter précipitamment le coin pour se réfugier dans la brousse par mesure de sécurité.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais des sources indépendantes indiquent à CNC qu’il y aurait des morts et des blessés depuis le début des combats.

Aux dernières nouvelles, des renforts des UPC viennent d’arriver à  Alindao, et trois soldats FACA seraient tués dans le combat. Des morts ont été signalés du côté de l’UPC, mais difficiles de savoir le nombre exact pour le moment.

Deux sites des déplacés, notamment celui de l’église Élime et  AFAPS sont incendiés par les rebelles. Quelques milliers des déplacés sont pour l’heure dans la nature.

Notre équipe vient d’arriver dans la ville.

Affaire à suivre …

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Site des déplacés de l’église Élime proche de l’hôpital incendié dans les combats opposant les FACA et UPC le 9 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

Togo: 10 candidats à la Présidentielle de fin février

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Togo: 10 candidats à la Présidentielle de fin février

Lomé (Togo) – 9 janv. 2020 06:45

“La Céni informe l’opinion nationale et internationale (…) qu’à la date de clôture du dépôt des dossiers de candidature ce 8 janvier 2020 à minuit, elle a enregistré au total dix dossiers de candidature”, a déclaré le président de la commission, Tchambakou Ayassor, lors d’un point de point de presse à Lomé.
“La Céni (…) procèdera à l’examen préliminaire de l’ensemble des dossiers enregistrés, qui seront transmis au ministère de l’administration territoriale pour la suite du processus”, a ajouté M.Ayassor, sans dévoiler les noms des candidats.
La liste définitive des candidats retenus sera publiée par la Cour constitutionnelle au plus tard le 28 janvier.
Selon des sources proches de la commission électorale, parmi les candidats enregistrés, figurent Jean-Pierre Fabre, chef de file historique de l’opposition et président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’ancien Premier ministre et président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) Kodjo Agbéyomé et le président Faure Gnassingbé, qui briguera un quatrième mandat.
Ce dernier est au pouvoir depuis 2005, après avoir succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans. Il a été réélu en 2010 et en 2015 au terme de scrutins contestés.
Le pays a traversé une grave crise politique en 2017 et 2018, marquée par des manifestations gigantesques lourdement réprimées, pour réclamer la limitation des mandats présidentiels et le départ du chef de l’Etat.
Mais le pouvoir n’a pas cédé et en mai 2019, les députés ont voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d’une immunité à vie “pour les actes posés pendant les mandats présidentiels”.

Avec AFP

RCA :Le député HAMADOU Aboubakar Kabirou  aurait échappé à une tentative de son enlèvement.

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Centrafrique.com/rond-point-centre-ville-de-bambari-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-par-bertrand-yekoua/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Yekoua / CNC.
rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Yekoua / CNC.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Le député de la circonscription de Bambari 1, HAMADOU Aboubakar Kabirou, visiblement en contradiction avec le chef rebelle Ali Darassa, aurait échappé de peu à une tentative de son enlèvement par des combattants rebelles de l’UPC  le 5 janvier dernier à Bambari.

 

Après avoir critiqué il y’a quelques mois le plan machiavélique  de l’UPC et de son chef Ali Darassa, puis sollicite l’appui du gouvernement et des forces de la Minusca  pour le désarmement forcé des groupes armés à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, et  au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui, le député HAMADOU Aboubakar Kabirou  est désormais déclaré persona non grata  dans les zones sous contrôle de l’UPC.

Cette interdiction, valide pour une durée indéterminée, a été mise en exécution dimanche dernier lors de la visite préélectorale de l’honorable Hamadou Aboubakar   dans sa circonscription de Bambari 1.

Le député, qui a séjourné au quartier Bornou lors de sa visite, a été informé par ses sources au sein de l’UPC de son enlèvement imminent par des combattants rebelles de l’UPC. Paniqué, il a dû quitter en catastrophe le secteur pour rejoindre la brigade locale de la gendarmerie au centre-ville de Bambari où il a passé quelques heures avant de quitter la ville le lendemain  pour rentrer à Bangui.

Contacté par la rédaction du CNC, le député victime est injoignable au téléphone depuis deux jours.

Pour les observateurs nationaux, ce parfait exemple de la tentative d’enlèvement de ce député de la nation montre à quel point le désarmement des groupes armés, soupçonnés de connivence avec le pouvoir de Bangui,  est plus que nécessaire avant la tenue des élections groupées de 2020.

 

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Bria : un combattant rebelle du FPRC crée la panique au village Ngoundja.

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Centrafrique.com/un-rebelle-et-un-civil-se-parrlent-a-bria-corbeaunews-centrafrique-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un combattant rebelle du FPRC parle à un habitant de Bria, dans la préfecture de Haut-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC
Bria (République centrafricaine) – Mardi 7 janvier 2020, dans la localité de Ngoundja située à quelques dizaines de kilomètres de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Koto,  un combattant rebelle du FPRC, muni de son fusil automatique AK47, à semer la panique dans la ville, poussant les populations à terrer chez elles durant des heures.

 

Bria (République centrafricaine) – Mardi 7 janvier 2020, dans la localité de Ngoundja située à quelques dizaines de kilomètres de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Koto,  un combattant rebelle du FPRC, muni de son fusil automatique AK47, à semer la panique dans la ville, poussant les populations à terrer chez elles durant des heures.

 

Le rebelle, visiblement ivre au moment de l’incident, revenait du lieu de sa consommation d’alcool quand il sortait son fusil automatique avec double  chargeur bien garni. Intentionnellement, vers 17 heures, l’homme commence à tirer en l’air sans cesse durant des minutes jusqu’au point que ce village minier commençait à se vider de ses habitants visiblement traumatisés.

D’autres rebelles, intervenus sur le lieu de l’incident, n’ont pas pu désarmer le contrevenant qui sortait son couteau commando et blesse grièvement l’un d’entre eux.

Finalement, le suspect accepte de se rendre quelques minutes plus tard à ses collègues rebelles qui l’ont transféré dans leur base à Bria.

L’affaire a été tranchée amicalement, et le suspect a été libéré le même jour vers 19 heures.

Contactés par CNC, certains habitants du village minier Ngoundja expliquent malheureusement que ce genre de connerie n’est pas isolée dans leur localité qui attire de plus en plus des rebelles en quête de diamants et or.

 

Moïse Banafio

Copyright2019CNC.

Trois soldats nigérians tués dans une attaque

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Trois soldats nigérians tués dans une attaque

Abuja (Nigéria) – 8 janv. 2020 23:47

L’attaque contre le véhicule des soldats s’est produite lors d’affrontements entre les forces régulières et les combattants de l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) à Monguno, à 135 kilomètres au nord de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno.
Un véhicule du convoi de l’armée a pris feu après avoir été percuté par une voiture des insurgés remplie d’explosifs.
Des dizaines de combattants de l’ISWAP à bord de pickups équipés de mitrailleuses ont assiégé Monguno, et lancés plusieurs attaques simultanées.
Des civils voyageant dans des bus sous escorte militaire aux abords de la ville, ont été pris en embuscade au même moment, selon des habitants qui ont assisté à la scène.
De nombreux jihadistes ont été tués par des soldats qui ont repoussé l’attaque, d’après des témoins.
Un camp de réfugiés abritant des milliers de personnes a également été touché par une roquette pendant les combats, provoquant un incendie qui a ravagé des centaines de tentes.
Des insurgés ont également pris d’assaut les locaux des organisations humanitaires postées dans la région, qui avaient été évacués avant l’attaque, selon des habitants.
Les soldats ont finalement repoussé les attaques et bouclé la ville mercredi, multipliant les patrouilles.

Avec BBC Afrique

Un enfant retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un avion arrivé à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en provenance d’Abidjan.

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Un Boeing 777 de la compagnie Air France à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle le 27 juin 2019. (JOEL SAGET / AFP)

 

 

Une personne a été retrouvée morte, mercredi 8 janvier, dans le train d’atterrissage d’un avion d’Air France arrivé à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en provenance d’Abidjan, a indiqué la compagnie dans un tweet.

 

Il s’agit d’un enfant d’une dizaine d’années, précise une source proche de l’enquête à franceinfo.

 

“Le corps sans vie d’un passager clandestin a été découvert dans le puits du train d’atterrissage de l’appareil effectuant le vol AF703 reliant Abidjan

à Paris-Charles de Gaulle le 7 janvier 2020,

écrit Air France.

La compagnie exprime sa compassion et déplore ce drame humain. Une enquête est en cours.”

 

Selon une source policière à France Télévisions, l’enfant a été retrouvé mort à 6h20 ce matin, dans le train d’atterrissage de l’aile gauche de l’appareil.

La police aux frontières a effectué les premières constatations. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) et confiée à la

gendarmerie de Roissy.

 

Ces dernières années, plusieurs passagers clandestins, notamment des adolescents en provenance d’Afrique, ont été retrouvés morts de froid ou écrasés dans

des soutes de train d’atterrissage. Les températures descendent à -50°C entre 9 000 et 10 000 mètres, altitude à laquelle volent les avions de ligne. Et

les logements de train d’atterrissage ne sont ni chauffés, ni pressurisés.

 

Avec Francetvinfo.

RCA : un soldat FACA tue l’un de ses compagnons d’armes à Amdafock.

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Centrafrique.com/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

 

Birao (République centrafricaine) – En détachement à la mission des forces tripartites à Amdafock, une localité frontalière située à 65 kilomètres de Birao, un soldat de deuxième classe de la  promotion 2018 auraient été abattus par l’un de ses compagnons d’armes, un caporal-chef des forces armées centrafricaines, a-t-on appris de source sécuritaire locale.

 

Même si les circonstances exactes de cet assassinat crapuleux n’a pas été clairement définie par les autorités militaires, certaines sources proches de l’Éta major des forces armées centrafricaines (FACA) indiquent à CNC que l’acte criminel se serait produit dans la nuit du mardi à mercredi 8 janvier, vers 21 heures locales, suite à une légère dispute, quelques heures plutôt, entre le soldat de deuxième classe, la victime, et le caporal-chef, le suspect.

Pourtant, d’après les témoins de la scène, après leur dispute, le caporal-chef, issu de la promotion 2012, faisait semblant de tout oublier. Pendant ce temps, la victime, un soldat de deuxième classe promotion 2018,  qui ne doutait de rien de son collègue, a regagné son lit vers 21h pour reposer en attendant l’heure de sa faction. À la grande surprise de tous, le suspect resurgit avec son arme bien chargée et abattre de plusieurs balles la victime.

Pour l’heure, on ignore le sort réservé au suspect qui serait en garde à vue à Amdafock. Il sera transféré à Bangui dans les heures qui suivent, selon une source militaire contactée par CNC  au téléphone depuis Bangui.

Les forces tripartites, composées de quelque 200  soldats de trois pays, en l’occurrence du Tchad, de la République islamique du Soudan et de la Centrafrique, ont pour mission de sécuriser les frontières des trois pays en proie  à l’afflux massif des rebelles.

 

Copyright©2019CNC.

 

 

La police de retour au quartier PK5 de Bangui

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La police de retour au quartier PK5 de Bangui

Bangui (République centrafricaine) – 8 janv. 2020 02:16

Elle est accompagnée par des éléments de la Mission des Nations unies en Centrafrique Minusca, une opération de maintien de la paix lancée en 2014 dans ce pays où 70% du territoire est contrôlé par des groupes armés.
Le PK5 est en proie à des violences sporadiques depuis 2014.
C’est dans ce quartier de commerçants que s’étaient réfugiés de nombreux musulmans de Bangui après les affrontements entre rebelles de la Séléka et groupes Anti-Balaka à la chute du président François Bozizé en 2013.
Depuis, les ruelles du PK5 étaient tenues par plusieurs groupes autoproclamés d’autodéfense.
Les forces de sécurité centrafricaines en avaient été totalement chassées en avril 2018, après le lancement d’une opération visant à démanteler ces groupes qui s’était soldée par un échec.
Excédés par le racket mis en place par ces groupes, les commerçants ont finalement pris les armes le 26 décembre dernier.
Ces affrontements qui ont fait plus de 30 morts ont entrainé la fuite de ces groupes.
La Centrafrique est ravagée par la guerre civile depuis qu’une coalition de groupes rebelles a renversé en 2013 le président Bozizé.
Les violences ont forcé près d’un quart des 4,7 millions d’habitants du pays à fuir leur domicile.

— Fin de l’article —

Alassane Ouattara n’exclut pas un troisième mandat

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Alassane Ouattara n’exclut pas un troisième mandat

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 8 janv. 2020 02:04

Le président ivoirien Alassane Ouattara a indiqué à l’occasion de ses vœux à la Nation, qu’une modification de la Constitution de 2016 va intervenir durant le premier trimestre de cette année, à quelques mois donc de l’élection présidentielle d’octobre prochain.
M. Ouattara a une nouvelle fois redit qu’il pourrait être candidat, ajoutant que personne ne sera écarté de la course.
Pour l’analyste politique Rodrigue Koné, Alassane Ouattara va certainement briguer un troisième mandat :
“Si nous mettons bout à bout ses phrases et qu’on suit les discours tenus, mais aussi les actions qui sont en cours dans la scène politique, on peut penser que M. Ouattara est en train de se positionner pour son troisième mandat. Ces aménagements devraient permettre de laisser le champ libre à l’ensemble des acteurs pour pouvoir se présenter.”
Alassane Ouattara a pourtant souvent martelé qu’il fallait laisser place à une nouvelle génération. La Constitution de 2016 a néanmoins levé le verrou concernant l’âge. Elle permet ainsi à M. Ouattara, âgé de 78 ans, de se présenter pour un nouveau mandat.  
La presse ivoirienne suit de près les affaires judicaires de Laurent Gbagbo.
Le retour des ténors
L’opposition a régulièrement dit être contre une révision qui limiterait l’âge des candidats. Aujourd’hui, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bedié sont en effet âgés respectivement de 74 et 85 ans.
Cette volonté du chef de l’Etat ivoirien de n’exclure personne de la course au scrutin d’octobre prochain est donc sans équivoque pour le Mouvement ivoirien des droits de l’Homme (MIDH). Son président, Yacouba Doumbia, est persuadé qu’Alassane Ouattara va se représenter :
“Il n’interdit pas aux autres de se présenter donc nécessairement il se présentera. Ce n’est pas ce que nous aurions souhaité pour l’avancée démocratique en Côte d’Ivoire. Malheureusement, nous sommes encore dans des questions personnelles. Cela a un impact négatif sur l’avancée de notre démocratie. On repart en fait aux scénarii que nous avons vécus antérieurement. Ce n’est pas rassurant pour l’avenir de la Côte d’Ivoire parce que nous avons peur encore que les choses se crispent, qu’on retombe dans la bataille des trois grands.”
L’éventualité de la candidature des trois ténors de la vie politique ivoirienne –  Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bedié – n’est pas certaine pour l’instant.
M. Gbagbo reste poursuivi par la justice ivoirienne et la dernière fois que les trois hommes ont brigué la magistrature suprême en même temps remonte à 2010. La crise postélectorale qui avait suivi avait fait près de 3.000 morts.

Avec DW français

Une Centrafricaine condamnée en France pour avoir escroqué un homme.

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Centrafrique.com/capture-decran-de-la-salle-du-tribunal-de-caen-en-france/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>capture d'écran de la salle du tribunal de Caen en France

 

Bangui (République centrafricaine) – absente du tribunal, le procès de la jeune centrafricaine a eu lieu ce mardi 7 janvier 2020 au tribunal de Caen, dans le département de la région de Normandie, au nord de la France.

 

Selon le journal Ouest-France, les faits remontent au début du mois de septembre 2018, quand un homme, domicilié à Vire, fait la connaissance d’une femme de 30 ans sur un réseau social. Cette dernière, née en République centrafricaine, après plusieurs échanges virtuels, lui demande un service.

Domiciliée à Paris, la jeune centrafricaine propose de lui envoyer un chèque de 2 100 € en échange de huit mandats de 250 €.

L’homme, qui ne doutait de rien,  accepte la transaction. Il envoie les mandats et reçoit, en échange, un chèque volé.

La trentenaire a été poursuivie pour escroquerie. Elle a été jugée mardi matin, devant le tribunal de Caen, où elle ne s’est pas présentée. La procureure de la République, qui a estimé que « les faits étaient caractérisés », a requis 500 € d’amende.

Heureusement pour la jeune centrafricaine, les réquisitions du ministère public ont été entièrement suivies par le tribunal.

 

RCA : L’ex-caporal-chef Achille Désiré Legrand Yamanza    Condamné à 15 ans de prison ferme.

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Centrafrique.com/caporal-chef-achille-desire-legrand-yamanz-devant-la-cour-criminelle-ce-mardi-07-janvier-2020-a-la-cour-dappel-de-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caporal-Chef Achille Désiré Legrand Yamanz - , devant la Cour Criminelle ce mardi 07 janvier 2020 à la Cour d'Appel de Bangui
Le Caporal-Chef Achille Désiré Legrand Yamanz, devant la Cour Criminelle ce mardi 07 janvier 2020 à la Cour d’Appel de Bangui. Crédit photo : CNC

 

Bangui (République centrafricaine) – poursuivi pour association des malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et assassinat d’un soldat de paix, l’ex-caporal-chef Achille Désiré Legrand Yamanza   a été condamné à 15 ans de prison ferme ce mardi 7 janvier 2020 par la cour criminelle de Bangui.

 

 

Dans la salle de la cour d’appel de Bangui, ce mardi 7 janvier, L’ex-chef milicien Anti-Balaka, et ancien caporal-chef de l’armée nationale, monsieur  Achille Désiré Legrand Yamanza, poursuivi  pour association des malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et assassinat  du Brigadier Racingue Dieng du contingent sénégalais de la Minusca le 24 juin 2016 au quartier Vara, situé entre quartiers Yangato et Ngbénguéwé dans le cinquième arrondissement de Bangui, a été condamné à une peine de 15 ans de prison. Une peine  légèrement moindre vu le réquisitoire du procureur général qui demande la perpétuité assortie des travaux forcés alors que son avocat demande simplement ça relaxe.

Condamné à 15 ans au bénéfice de doute, monsieur Achille Désiré Legrand Yamanza , l’ex-caporal-chef des FACA devenu milicien Anti-Balaka, disait ne pas vouloir faire appel de sa condamnation, selon son avocat.

 

Copyright2019CNC.

– Message de vœux du Conseil pour la Protection des Populations et du Patrimoine de l’Est (C3PE) –

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Centrafrique.com/une-foule-de-la-population-en-debandade-img_28mars2018113330-5/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>une foule de la population en débandade IMG_28mars2018113330

 

Le président,

Mes chers compatriotes,

J’ai l’insigne honneur de m’adresser aujourd’hui à vous au nom de notre association dénommée « Conseil pour la protection des populations et du patrimoine de l’Est » (C3PE) que je préside et qui compte depuis peu dans le paysage sociopolitique de notre pays.

C’est ainsi qu’elle s’est assignée comme objectif principal de participer à la vie citoyenne et à la vitalité de notre jeune démocratie en étant toujours attentive au bien-être de nos populations, à l’unité de notre nation et à la sauvegarde de l’intégrité territoriale de notre république.

Avant d’aborder les questions qui intéressent, au plus haut point, la vie de notre nation, permettez-moi, en cette période charnière, de vous présenter mes vœux de bonne et heureuse année 2020.

Notre attention va principalement à l’endroit de nos frères et sœurs qui vivent, depuis quelques années, dans la terreur, le stress quotidien et la misère dans les territoires occupés. Je n’oublie pas les nombreux compatriotes déplacés et réfugiés dans les pays voisins dans des campements de fortune.

Notre compassion pour vous est grande.

Nous pensons, plus particulièrement, à nos frères et sœurs de Bambouti, qui souffrent davantage le martyr car, depuis trois mois, soumis à la menace permanente d’assaillants.

Je pense, également, à ceux vivant dans les autres territoires occupés : de Paoua à M’boki en passant par Kaga-Bandoro, Batangafo, Bambari, Alindao, Kembet, Gambo, Bangassou, Rafaï, Dembia, Zemio, Obo, Djema, Bria, Birao.

Je vous souhaite mes vœux les plus sincères et les plus chaleureux.

Mes chers compatriotes,

Au seuil de cette année et de cette décennie qui s’amorcent, nous nous devons de dresser un bilan sans complaisance des évènements douloureux qu’a connu et que connaît encore aujourd’hui notre pays avant d’essayer de tracer des perspectives, qui intègreront notre cadre de travail et de réflexions au cours des années à venir. C’est pourquoi, en ma qualité de responsable de notre organisation, j’invite chacune et chacun d’entre vous à y prendre part activement. A deux-a fortiori à plusieurs- l’on est toujours plus performant.

Mes chers compatriotes,

Comme vous pouvez le mesurer, 2019 comme les années précédentes, a été une année particulièrement lourde en évènements douloureux pour nos populations en général et encore davantage pour les populations de nos provinces, qui ont subi et continuent de subir, impuissamment et de façon stoïque, les affres de cette guerre imposée, depuis plusieurs années déjà, à notre pays.

Retenons, sans plus tarder, que dès le mois de janvier 2019, la ville de Bakouma, ville minière, située dans la préfecture du M’Bomou, a dû faire face aux assauts meurtriers de groupes armés, entrainant l’assassinat de son sultan le regretté Mbari et de son frère, qui ont tenté de porter secours aux populations. A la suite de ces évènements malheureux, nous avions immédiatement demandé au gouvernement d’intervenir pour protéger les populations civiles et même d’ériger, le moment venu, un monument afin d’immortaliser la mémoire de nos valeureux disparus, qui ont sacrifié leur vie pour le sauvetage de la vie de leurs concitoyens. C’est-à-dire-pour la bonne cause.

Au mois de mai, les localités de Lemouna, de Bohong et de Koundili dans la préfecture de l’Oum- pende ont également dû payer un lourd tribut du fait de ces groupes armés, qui essaiment le territoire national.

Au mois de juin de la même année, c’est au tour du village de Zangba, localité située dans la préfecture de la Basse-Kotto, de subir les attaques d’une violence inouïe de la part d’hommes lourdement armés, occasionnant au passage la mort de ses populations et de plusieurs de ses notables.

Les populations de la préfecture de la Ouaka voisine n’en ont pas été épargnées. Loin s’en faut. Ils continuent de subir- au moment où nous mettons sous presse- les raids tout aussi meurtriers de forces non conventionnelles. Avec à la clé, comme vous pouvez l’imaginer, de nombreuses pertes en vies humaines, des blessés, des personnes déplacées et des destructions de biens matériels.

C’est peu de dire qu’à ce jour, ses populations continuent, à leur corps défendant, d’être harcelées et mises sous pression quotidiennement.

Depuis le mois d’octobre, les villes de Birao, de Tissy et d’Amdafock dans la préfecture de la Vakaga sont le théâtre de violents combats entre groupes armés enregistrant, à n’en point douter, de nombreuses pertes en vies humaines au sein de la population civile.

Fin octobre, les autorités sous-préfectorales de la localité de Bambouti dans la préfecture du Haut- Mbomou, se sont vues purement et simplement chasser de leurs administrations par des assaillants, qui y ont substitué leur propre mode de gestion. Avec tous les abus que cela comporte.

Fin novembre, ce sont les populations de la ville de Zemio dans le Haut-Mbomou, qui ont été surprises, un beau jour, par l’invasion de ces mêmes groupes armés, qui y ont installé une de leurs places fortes.

Enfin, pour compléter le tableau, à la fin du mois de décembre dernier, en plein préparatif des festivités de fin d’année, c’est au tour de notre capitale Bangui de se faire entendre parler d’elle. Le marché du quartier du km5, considéré comme le poumon commercial du pays, a vu s’affronter des commerçants et des membres de milices d’auto défense, qui sous prétexte de sécurisation de ces commerçants, organisent en réalité leur racket en leur imposant une taxation illégale, échappant au contrôle de nos services fiscaux. Ces affrontements ont fait-au bas mot- une cinquantaine de morts et de nombreux blessés graves. Sans compter les innombrables destructions de biens matériels.

Cette comptabilité macabre et de pertes matérielles n’est malheureusement pas exhaustive.

Au vu de ce bilan peu élogieux pour notre pays- et c’est un euphémisme-, nous souhaitons que le gouvernement fasse un état des lieux exhaustif de la situation dans nos villes et villages et de procéder, le cas échéant, à une indemnisation des victimes de ce conflit tout en privilégiant les actions tendant au retour des personnes déplacées et des réfugiés.

Il conviendrait d’assurer concomitamment, à ces actions prioritaires, une prise en charge psychologique des victimes de ce conflit afin de prévenir ou, au moins, réduire les cas de traumatismes. Surtout pour notre jeunesse.

Sur le plan sécuritaire, nous proposons que notre pays continue d’approfondir ses relations de coopération militaire avec nos partenaires traditionnels et la communauté internationale afin de doter notre système de défense et de sécurité collectives de moyens capables de lui permettre d’assurer sa mission de protection et de sécurisation de nos populations et du territoire national.

C’est ici le lieu de rappeler solennellement qu’il est temps de mettre fin à cette habitude et pratique détestables qui consistent, souvent, à faire appel à certaines forces étrangères- qui loin d’aider à la stabilisation de notre pays- contribuent à la complexification de la donne sur le terrain en se conduisant souvent en véritables forces d’occupation. En ennemis de notre peuple.

Sur le plan économique et social, nous nous félicitons de l’assistance multiforme de la communauté internationale, qui n’a jamais cessé d’être au chevet de notre pays. C’est ainsi que le 30 mai 2019, le conseil d’administration de la banque mondiale a approuvé l’octroi à la RCA d’une aide additionnelle dénommée « Londo + » d’un montant de 100 millions de dollars afin de porter secours aux sinistrés et de financer la création d’activités en faveur des plus démunis.

Dans cette optique, l’association internationale de développement (IDA) a recommandé à notre gouvernement de mettre à la disposition des structures locales une enveloppe destinée à financer des travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO). Projet capable d’embaucher jusqu’à plus de 5 millions de personnes sur l’ensemble du pays. Il s’agit d’embauches journalières. Notre organisation avait proposé au gouvernement d’associer les populations concernées à la mise en œuvre de ce projet intégrateur.

Nous rappelons que cette aide ne doit pas être instrumentée à des fins de campagne électorale dans le cadre des élections majeures à venir. Car, c’est un droit consenti gracieusement par la banque mondiale à destination des plus faibles.

Aussi, notre organisation restera-elle vigilante quant au bon usage de ce financement.

Mes chers compatriotes,

Notre inquiétude pour vos vies reste grande.

Notre seule arme, à ce jour pour vous défendre, est- à chaque fois d’appeler l’attention des autorités et de la communauté internationale sorts. C’est pourquoi, une fois de plus, je vous invite à nous rejoindre pour défendre nos intérêts et faire valoir nos droits.

Nos actions n’ont d’autre but que de servir les intérêts supérieurs de notre pays que nous avons reçu en héritage. Nous nous mobiliserons afin de trouver les voies et moyens pour soulager les souffrances des populations en ayant constamment présent à l’esprit la satisfaction de leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner et s’instruire.

Que Dieu bénisse la RCA.

Fait à Bangui le, 07 janvier 2020

Pour le Conseil pour la protection des populations et du patrimoine de l’Est, Son président,

Guillaume Kelley-Himey ROOSALEM-HETAN

Des milliers de manifestants dans les rues de Guinée

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Des milliers de manifestants dans les rues de Guinée

Conakry (Guinée) – 7 janv. 2020 10:01

C’est l’une des plus grandes manifestations de ces dernières semaines dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Au moins 12 personnes auraient été blessées dans la ville de Kankan, dans l’est du pays, où les manifestants ont affronté des partisans du président Alpha Condé.
Dans la capitale, Conakry, de nombreux manifestants étaient habillés en rouge pour soutenir l’opposition.
Depuis octobre, la Guinée est le théâtre d’une série de manifestations organisées par l’opposition en réponse à la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution.
L’opposition et la société civile guinéenne sont préoccupées par le désir de M. Condé, 81 ans, de briguer un troisième mandat.

Avec BBC Afrique

Selon Didatien Kossimatchi,  « En quatre ans de pouvoir, TOUADERA nous a permis de reprendre confiance en nous et en l’avenir ».

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Centrafrique.com/centrafrique-le-mouvement-talitha-koum-retorque-aux-agitations-de-lopposition-qui-exige-le-retour-de-lex-president-francois-bozize/didatien-kossimatchi-du-parti-de-touadera-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-34727 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – A l’occasion de la présentation de ses vœux de l’an 2020 aux centrafricains, le coordonnateur général de TalithaKoum Centrafrique, Blaise Didacien KOSSIMATCHI, lors d’une conférence de presse organisée ce lundi 6 janvier à Bangui,  dresse le bilan de 4 ans du Président de la République, Faustin Archange Touadera.

Ci-dessous, l’intégralité de sa déclaration.   

 

Centrafricaine, centrafricain, très cher compatriotes,

 

A l’instar des peuples du monde entier, le peuple centrafricain vient de célébrer l’entrée dans une nouvelle année, l’an 2020.

 

Je voudrais saluer la sérénité qui a marqué ce moment de réjouissance populaire et surtout l’engagement des plus hautes autorités et de nos forces de défense et de sécurité qui n’ont pas lésiné sur les moyens afin que les centrafricains passent ce moment dans la joie, la paix, et la sécurité.

 

Je voudrais aussi saisir l’occasion pour présenter mes vœux de bonheur, santé et prospérité au peuple centrafricain tout entier, au Président de la République Chef de l’Etat, à son auguste famille ainsi qu’au Gouvernement de la République et toutes les institutions républicaines.

 

Très chers compatriotes, au-delà de la réjouissance, le moment de fin d’année et de nouvel an devrait interpeler chaque fille et fils du pays sur l’avenir de la Centrafrique, notre avenir commun.

 

Oui cet avenir collectif, ce destin commun, nous peuple centrafricain l’avons confié au Président Faustin Archange TOUADERA, en l’élisant à la magistrature suprême de l’Etat.

 

Le peuple centrafricain lui a accordé sa confiance dans un contexte extrêmement difficile car le Président TOUADERA a hérité d’un pays qui n’était que l’ombre de lui-même, un pays où tous les voyants étaient au rouge, un pays au bord du chaos.

 

Oui, disons-le entre nous, qui croyait encore que la RCA reprendrait le chemin de la croissance économique en 2015 ? Qui croyait que les armes cesseraient à Bangui et dans l’arrière-pays ? Qui croyait que nos enfants pourraient librement aller à l’école et préparer ainsi l’avenir du pays ? Qui croyait que la communauté internationale redonnerait confiance au peuple centrafricain ?

 

Peuple centrafricain, nous revenons de loin, de très loin et cela grâce au miracle d’un homme, d’un seul homme, le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

 

En quatre ans de pouvoir, le Président TOUADERA nous a permis de reprendre confiance en nous et en l’avenir.

 

Alors que personne ne croyait en sa politique de main tendue, il a su insuffler une dynamique de paix durable en rassemblant tous les seigneurs de guerre autour d’une table pour signer l’accord de paix de Khartoum qui reste aujourd’hui le cadre idéal pour le retour à la paix et à l’unité nationale.

 

Sur le plan économique, la croissance est au rendez-vous, la RCA a la confiance de la communauté internationale ce qui justifie le soutien de la BAD, du FMI et de la Banque Mondiale.

 

Sur le plan social, le Gouvernement s’acquitte de manière régulière de ses obligations vis-à-vis des fonctionnaires de l’Etat par le versement à terme échu des salaires, un pacte de stabilité est signé avec les syndicats pour garantir un environnement social apaisé et permettre aux fonctionnaires et agents de l’Etat de vaquer librement à leurs occupations.

 

Les retraités perçoivent régulièrement leurs pensions et les étudiants leurs bourses d’étude.

 

Dans sa quête de la réduction du chômage des jeunes, Le Gouvernement sous l’impulsion du Président Faustin Archange TOUADERA a procédé à une intégration massive des jeunes cadres dans la fonction publique centrafricaine.

 

Toujours dans cet élan une vague de recrutement des jeunes dans l’armée, la gendarmerie et la police centrafricaine se poursuit depuis plus d’un an.

 

La diplomatie centrafricaine est agissante et les relations amicales florissantes à l’exemple des pays amis notamment la France, la Russie, les Etats-Unis d’Amérique, le Portugal, le Rwanda, l’Angola, la RDC, et j’en passe….

 

Des efforts engagés dans la lutte contre la corruption sont perceptibles et le Président de la République a placé au centre de ses préoccupations la protection des droits humains et des libertés individuelles et collectives qui sont désormais garanties.

 

Le Président TOUADERA n’a pas oublié les centrafricains de l’extérieur car la diaspora centrafricaine est au centre de sa politique. C’est ainsi qu’un département leur est dédié, et que des facilités leur sont accordées tant pour le renouvellement de leurs documents sécurisés (passeports et autres…) que pour la possibilité pour eux de revenir s’installer et investir au pays.

 

Les infrastructures routières sont en réhabilitation et les immeubles administratifs fleurissent à Bangui comme des champignons.

 

La lutte contre l’impunité est effective et le centrafricain a désormais accès à une justice équitable.

 

Au plan éducatif, l’intégration dans la fonction publique a mis l’accent sur les enseignants qui sont massivement recrutés afin d’assurer un enseignement de qualité à nos enfants, des projets sont en cour pour la construction d’une nouvelle université sur le site de Ngola dont la pose de la première pierre est imminente.

 

Au plan sanitaire, le ministère de la santé a mis en place des stratégies qui ont permis au pays d’éradiquer certains fléaux et d’assurer à la population centrafricaine une couverture sanitaire de qualité.

 

Le secteur de la communication n’est pas laissé de côté, le Président TOUADERA a réhabilité la télévision nationale tout en renforçant la capacité de la radio nationale pour garantir une couverture totale du pays. La liberté de presse est effective car aucun journaliste n’est arrêté ni menacé pour ses opinions.

 

Bref, nous pouvons regarder l’avenir avec sérénité et conclure que le Président TOUADERA est véritablement l’homme de la situation.

 

Au regard de tous ces efforts dont les résultats sont perceptibles, comment comprendre que certains compatriotes refusent de regarder la réalité en face et continuent d’œuvrer pour maintenir le pays dans le chaos ?

 

Très chers compatriotes, il est temps que ces assoiffés de pouvoir se ressaisissent et donnent une nouvelle chance à la paix et la cohésion sociale durement acquise grâce aux efforts du Président TOUADERA.

 

Nous comprenons leur peur et inquiétude car ils savent que par la voie des urnes les centrafricains ne leur donneront aucune chance pour assouvir leur sombre dessein.

 

La stratégie de la courte échelle qu’ils nourrissent et l’espoir d’une transition qui leur permettraient de revenir aux affaires sont d’ores et déjà voués à l’échec.

 

Le jeu est fait, tout indique que le Président TOUADERA a la confiance du peuple vu les réalisations accomplies.

 

Vive le peuple centrafricain, Vive le Président Faustin Archange TOUADERA pour sa prochaine éclatante victoire aux présidentielles de 2020.

 

« QUI HABET AURES AUDIENDI QUI »

 

Fait à Bangui, le 06 janvier 2020

 

Le Coordonnateur Général de TalithaKoum Centrafrique

 Blaise Didacien KOSSIMATCHI

335 demandeurs d’asile soudanais arrêtés au Niger

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335 demandeurs d’asile soudanais arrêtés au Niger

Niamey (Niger) – 6 janv. 2020 19:55

Selon Seyni Saidou, procureur du tribunal de grande instance d’Agadez, ces demandeurs d’asile avaient entrepris un sit-in devant les bureaux du HCR à Agadez depuis le 16 décembre jusqu’au 4 janvier dernier.
Ils exigeaient l’accélération du traitement de leurs demandes du statut de réfugié et leur acheminement vers l’Europe.
Samedi, ils ont été délogés par les forces de sécurité qui les ont ensuite convoyés vers leur site d’hébergement.
« Malheureusement, arrivés là-bas, une fois descendus du bus, ils ont mis du feu au centre et ils s’en sont pris à la police et la gendarmerie par des jets de projectiles.» explique le procureur qui soutient que les manifestants ont brûlés plus de 90% du camp.
Selon un bilan des autorités locales, sur les “331 habitations” du camp, “290 habitations et l’infirmerie ont été réduites en cendres”. Au moins deux personnes ont été blessées par les manifestants qui ont “cassé des vitres des bus”.
Les personnes arrêtées “sont poursuivis pour des infractions graves à la loi pénale” dont “l’attroupement non armés sur la voie publique, la rébellion par destruction volontaire des biens meubles et immeubles et l’incendie volontaire des lieux servant d’habitation”, a noté le procureur.
Quelque 1.400 Soudanais ayant fui depuis 2017 l’insécurité et l’esclavage en Libye vivent dans ce camp à une dizaine de km de la ville d’Agadez. Depuis 2018, ces Soudanais manifestent régulièrement à Niamey et à Agadez pour exiger une accélération de leur installation dans des pays d’accueil, notamment en Europe.
Des centaines de réfugiés, en particulier des Ethiopiens et des Erythréens vivant à Niamey, ont pu être réinstallés en France, en Suisse, aux Pays-Bas, en Suède et en Finlande. “Les dossiers des Soudanais d’Agadez sont en train d’être traités dans la célérité”, avait assuré en décembre le ministère nigérien de l’Intérieur.

Avec BBC Afrique

Mali :  Cinq militaires tués dans l’explosion d’une mine artisanale.

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Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017

 

Bamako (Mali) – Cinq soldats du Mali en mission ont été tués, ce lundi, dans l’explosion d’une mine artisanale dans le centre du pays, a indiqué le ministre chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement.

“Une mission FAMa (Forces armées maliennes) est tombée dans une embuscade à l’EEI (engin explosif improvisé) ce matin […] Bilan provisoire : 5 soldats morts et 4 véhicules détruits”, a déclaré sur Twitter le ministre, Yaya Sangare.

 

“Les renforts sont déjà sur place pour le ratissage afin de neutraliser les ennemis”, a-t-il ajouté. Les faits se sont produits à Alatona, localité située entre Ségou et la frontière mauritanienne, selon le ministre.

“Tôt ce matin, un véhicule de ravitaillement qui partait à Diabaly avec du carburant a sauté sur une mine”, lors d’une attaque “accompagnée de feux nourris”, a confirmé à l’AFP un sous-officier faisant partie des renforts dépêchés sur place.

Attaques de plus en plus meurtrières

“Il y a eu des morts de notre côté et du côté des assaillants”, qui se déplaçaient “à moto et avec des véhicules”, a ajouté ce sous-officier s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. “Mais le renfort est venu à temps et nous avons récupéré nos corps et des blessés”, a expliqué le militaire, en disant “ne pas connaître le nombre exact” de victimes.

Tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina Faso – est désormais la cible des attaques de plus en plus meurtrières de plusieurs groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales, de la présence de 4 500 militaires français de la force antidjihadiste Barkhane et d’une force des Nations unies au Mali.

Les insurgés islamistes ont tué plus de 140 soldats maliens entre septembre et décembre, au cours d’une insurrection qui s’étend depuis 2013.

La pose de mines artisanales (IED, selon l’acronyme anglais couramment utilisé), faciles à fabriquer et efficaces contre les véhicules, est devenue un mode d’action privilégié pour les jihadistes au Mali.

Les civils ne sont pas épargnés par ces dispositifs souvent placés sur les axes de communication. Un rapport de l’ONU a fait état en octobre de 110 civils tués par des IED au Mali au cours du premier semestre 2019.

 

Avec  AFP

 

RCA : une cinquantaine des jeunes victimes d’une escroquerie de masse arrêtés à Bangui.

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candidat au concours du recrutement des policiers et gendarmes lors des épreuves sportives à Bangui le 16 septembre 2019. Crédit photo : Minusca.

 

Bangui (République centrafricaine) – Une cinquantaine des jeunes victimes du crime organisé ont été arrêtées et écrouées ce vendredi 3 janvier à la compagnie nationale de sécurité (CNS) à Bangui pour nécessité d’enquête.

 

Du jamais vu !C’est une histoire rocambolesque et inédite dans l’histoire du crime organisé en République centrafricaine.

Selon les témoins de la scène, tout a commencé dans la journée du vendredi 3 janvier 2020 quand une cinquantaine des jeunes, majoritairement enthousiastes, crânes rasés et accompagnés pour certains par leur famille, arrivent avec leurs bagages à l’aéroport international de Bangui Mpoko   dans l’espoir de quitter la République centrafricaine à bord d’un avion militaire spécialement affrété par le président Kagamé pour une formation des commandos d’élite dans son pays.

Cependant, le commissaire de l’aéroport, Cédric, surpris d’apprendre auprès de ces jeunes qu’ils vont quitter le pays pour une formation au Rwanda, contacte très rapidement à son tour la présidence de la République pour plus d’information sur le vol qui pourrait les embarquer tous.

Contre toute attente, son interlocuteur, à la présidence, lui apprend qu’aucun entourage du chef de l’État serait au courant de cette histoire de formation militaire au Rwanda cette année. Ceci dit, ces jeunes pourraient être des victimes d’une vaste série d’escroquerie du jamais vue en Centrafrique.

Afin d’avoir le cœur net, le commissaire de l’aéroport appelle son collègue Directeur de la compagnie nationale de sécurité (CNS), le colonel Sim Joaki Danigoumandji,  qui ordonne à son tour la mise en garde à vue de ces jeunes « nouvelles recrues » pour nécessité d’enquête.

Finalement, après trois jours d’audition et de garde à vue, la thèse d’une escroquerie de masse est privilégiée, et les victimes ont été toutes libérées ce lundi matin.

Contactés par CNC, cinq des victimes expliquent avoir versé environ une somme de 100 000 francs CFA (152 euros) par personne à leurs mystérieux recruteurs QI sont encore non identifiés par le service de police.

Selon quelques éléments d’informations recueillies par les enquêteurs, les victimes racontent d’avoir été contactées par des rabatteurs, parmi lesquels se trouvent certains membres de l’armée.

Comme dit un adage populaire, « il n’y a pas de fumée sans feu ». D’après certains observateurs nationaux, si aujourd’hui les arnaqueurs profitent abusivement de certains jeunes  c’est parce que la seule porte de sortie du chômage dans le pays c’est d’être incorporé dans l’armée. Là encore, pour être incorporé, il faut débourser d’importante somme d’argent au titre de pot de vin. À défaut, il faut nécessairement faire partie du clan au pouvoir afin d’espérer quelque chose. Et les escrocs, qui connaissent très bien comment fonctionne le système, en ont profité pour abuser financièrement les jeunes.

 

Copyright©2019CNC.

Raid contre une école militaire en Libye: 30 morts (nouveau bilan)

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Raid contre une école militaire en Libye: 30 morts (nouveau bilan)

Tripoli (Libye) – 6 janv. 2020 03:45

Cette école militaire est située à al-Hadba al-Khadra, un quartier résidentiel dans le sud de Tripoli, sous contrôle du GNA.
La banlieue sud de la capitale est le théâtre de violents combats depuis le 4 avril, début de l’offensive du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen qui veut s’emparer avec ses forces de la capitale libyenne, siège du GNA reconnu par l’ONU.
“Le raid aérien contre l’école militaire de Tripoli a tué 30 cadets et blessé 33 autres”, a déclaré Amin al-Hachemi, qui avait fait état d’un bilan de 28 morts dans la nuit.
Une vidéo de caméra surveillance, diffusée sur les réseaux sociaux, montre les cadets rassemblés dans la cour de l’école lorsqu’ils sont frappés de plein fouet.
Les forces du GNA ont accusé samedi soir sur leur page Facebook l’armée nationale libyenne (ANL) autoproclamé du maréchal Haftar d’avoir mené cette frappe, publiant des photos des victimes.
De son côté, le porte-parole des forces pro-Haftar, Ahmad al-Mismari, a nié “catégoriquement” que l’une des unités d’artillerie ou aériennes de l’ANL aient visé ce site.
Dans une conférence de presse dimanche, M. Mismari a accusé les jihadistes d’Al-Qaïda, du groupe Etat islamique et les Frères musulmans d’être responsables de cet “acte terroriste”.
Il s’en est pris par ailleurs au GNA qui tente selon lui de retourner l’opinion publique à Tripoli contre les forces de l’ANL.
La mission de l’ONU en Libye (Manul) a dénoncé “dans les termes les plus forts” la frappe contre l’école militaire, notant que “l’escalade croissante des opérations militaires (…) mine les chances d’un retour au processus politique”, selon un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche.
“Tôt ou tard”, les responsables rendront compte de leurs actes, a indiqué la Manul.
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est déchirée par des conflits fratricides.

Avec AFP/VOA

Trois américains tués par Al Shabaab au Kenya

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Trois américains tués par Al Shabaab au Kenya

Bangui (République centrafricaine) – 6 janv. 2020 03:33

L’attaque a eu lieu dimanche à l’aube.
Dans un communiqué, AFRICOM a confirmé que deux autres personnes ont également été blessées.
Les shabaab, dans une déclaration, affirment avoir tué 17 membres du personnel américain et neuf Kenyans.
Les pertes militaires américaines dans la région sont rares.
En 2017, un soldat avait été tué lors d’une opération contre ce même groupe en Somalie.
Selon, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique, l’attaque de dimanche s’est faite avec des tirs indirects et des tirs d’armes légères, endommageant six avions civils.
Peu avant, les forces de défense kenyanes ont déclaré avoir trouvé sur les lieux de l’attaque cinq corps d’assaillants.

Avec BBC Afrique

RCA : controverse sur l’affaire opposant la famille Patassé à la société VICWOOD .

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Centrafrique.com/lancien-president-ange-felix-patasse-par-wikipedia/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'ancien Président Ange Félix Patassé. Photo : wikipédia
l’ancien Président Ange Félix Patassé. Photo : wikipédia

 

Bangui (République centrafricaine) – Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a-t-il encore un rôle à jouer dans la résolution pacifique du conflit judiciaire opposant la société VICWOOD à la famille Patassé comme le réclame cette dernière ?

 

 

Le long et douloureux feuilleton judiciaire  et médiatique portant sur une affaire d’occupation illégale de la ferme familiale du défunt Patassé, située dans la localité de Nazémbé, à une vingtaine de kilomètres de Berberati par la société VICWOOD CENTRAFRIQUE SA depuis une dizaine d’années n’est pas prêt malheureusement de connaître son épilogue.

Selon la famille Patassé, représentée par les maîtres André Olivier Manguereka et Hugues Junior Dongoyo dans cette affaire, l’ancien Président Ange Félix Patassé avait  planté, dans cette ferme,  des bois de teck et construit trois villas avant d’installer sur les lieux le site de sa société dénommée ” Colombe Forêt Société Nouvelle”

Cependant, lors des douloureux évènements du 15 mars 2003, qui ont contraint le défunt Président et toute sa famille à l’exil, la société VICWOOD CENTRAFRIQUE SA en a profité pour « s’emparer illégalement »de ladite propriété.

Après plusieurs tentatives de règlement à l’amiable, la succession de l’ancien Président Patassé était obligée de saisir les Cours et Tribunaux de la République centrafricaine qui ont rendu plusieurs décisions en sa faveur condamnant la Société VICWOOD CENTRAFRIQUE SA à lui payer diverses sommes à titre d’indemnités d’occupations et dommages intérêts.

Cependant, les décisions judiciaires ayant revêtu l’autorité de la chose jugée, la succession a commis Maître Brice Martial Baïdou Huissier de Justice près les Cours et Tribunaux de Bangui qui s’est rendu le 07 décembre 2019, au site de la société VICWOOD aux fins de procéder à la vérification des biens saisis précédant la vente, et ce, conformément aux dispositions du code OHADA.

Malheureusement, selon la famille Patassé,  sur ordre du ministre de la Justice et du Procureur général près la Cour d’appel de Bouar, Maître Baïdou  , l’huissier de Justice, avait été empêché d’exécuter les jugements et arrêts rendus dans l’affaire susvisée, au motif que c’est le Président de la République, Faustin Archange Touadera, qui aurait donné des instructions au ministre de la Justice Flavien Mbata de bloquer l’exécution des décisions rendues dans cette affaire.

Il faut noter que la première décision avait été  rendue par le TGI de Berberati en date du 7 décembre 2017 , un jugement n°559 condamnant la société VICWOOD qui a interjeté aussitôt un appel prêt la Cour d’appel de Bouar qui a son tour confirme le jugement

L’affaire a été finalement déférée devant la Cour Commune de Justice et d’arbitrage d’Abidjan, laquelle Cour a annulé l’arrêt de sursis à exécution de la Cour de cassation de Bangui

Pour la famille Patassé, seul le président Faustin Archange TOUADERA pourrait trancher cette affaire, et elle en appelle à sa responsabilité.

Mais la question que certains se la posent est de savoir si Touadera a-t-il encore un rôle à jouer dans la résolution pacifique de ce feuilleton et marathon judiciaire du moment où son nom a été cité à plusieurs reprises comme l’auteur présumé du blocage de l’exécution de la décision de la justice de son pays au motif que la société VICWOOD CENTRAFRIQUE serait une importante contribuable de l’État?

e Ministre Flavien Mbata et le procureur général près la Cour d’appel, sont injoignables au téléphone malgré plusieurs tentatives de CNC.

 

Copyright2019CNC.

Six morts dans une explosion de gaz butane au Nigeria

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Six morts dans une explosion de gaz butane au Nigeria

Abuja (Nigéria) – 5 janv. 2020 17:17

Parmi les victimes se trouve le professeur Simon Mallam, chef de la Commission de l’énergie atomique du Nigeria. Il est mort dans l’incendie alors qu’il se trouvait chez son coiffeur dans les environs de Kaduna.
L’explosion s’est produite lorsque des clients se sont rassemblés dans un magasin de gaz butane pour charger leurs bonbonnes.
Selon la police locale, d’autres personnes ont été blessées et des magasins incendiés dans l’explosion.
Des millions de Nigérians utilisent le gaz butane pour la cuisson des repas. L’approvisionnement en électricité est insuffisant dans le pays.
Il y a eu une prolifération de magasins vendant du gaz avec des mesures de sécurité médiocres et peu de réglementation gouvernementale. Cela entraîne souvent des accidents mortels au Nigéria.

Avec BBC Afrique

Des miliciens Shebab attaquent une base militaire au Kenya

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Des miliciens Shebab attaquent une base militaire au Kenya

Nairobi (Kenya) – 5 janv. 2020 11:41

Des témoins ont déclaré avoir entendu des coups de feu et vu une épaisse fumée noire sortir du camp Simba aux premières heures du dimanche.
L’armée kenyane a déclaré que les troupes avaient chassé les insurgés de la base.
Al-Shabab est lié à Al-Qaïda et a son quartier général en Somalie voisine.
Cette attaque menée dans la baie de Manda, près de la touristique île de Lamu, est la dernière en date des shebab au Kenya depuis que Nairobi a envoyé des troupes en Somalie en 2011 pour combattre le groupe affilié à Al-Qaïda.
Le colonel Paul Njuguna, porte-parole de l’armée kényane, a déclaré dans un communiqué qu’”il y a eu une tentative pour briser la sécurité sur la piste aérienne de Manda. La tentative de brèche a été repoussée avec succès. Les corps de quatre terroristes ont été retrouvés. La piste d’atterrissage n’a pas été touchée”.
Après cette attaque des shebab, un incendie s’est déclaré touchant des réservoirs de carburant situés sur la piste d’atterrissage.
Le porte-parole a ajouté que l’incendie a été maîtrisé.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : l’état-major des FACA annonce le recrutement prochain des nouveaux militaires

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Des soldats FACA en formation avec des instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar le 16 août 2019. Crédit photo : EUTM-RCA

 

 

Bangui (République centrafricaine) – conformément à la loi de programmation militaire 2019-2023, l’état-major des armées a annoncé le recrutement prochain des 1000 nouveaux militaires au titre de l’année en cours, selon la volonté du gouvernement de rajeunir les forces armées centrafricaines (FACA).

 

L’État centrafricain recrute plus de 1500 éléments pour les FACA. Un recrutement qui se fera à trois niveaux au titre de l’année 2020, répondant ainsi à la loi de programmation militaire comptant pour la période de 2019- 2023, adopté par l’Assemblé Nationale en 2018. Cette loi trace les grandes lignes des actions du gouvernement en matière de la défense, notamment les dépenses liées à la dotation des FACA, en logistique dans le cadre de leur mission de protection du territoire, et également le recrutement de plus de 9800 jeunes  dans l’armée sur une période de 5 ans.

Cette nouvelle vague de recrutement lancé par l’Etat-Major des FACA, se fera à trois niveaux. Il s’agit d’abord des élèves officiers, puis des élèves sous-officiers et enfin,  celui de masse et de spécialistes pour les jeunes.

Le recrutement des élèves officiers s’effectuera du 02 au 06 juin 2020, inclus au centre de formation  et de perfectionnement du Camp Kassaï, et le dépôt du dossier de candidature se fera du 03 au 08 février 2020. Mais pour les élèves sous-officiers, et hommes de rang, le processus débutera à compter du 22 janvier au 05 février 2020.

Et dans les villes et à l’intérieur du pays, les endroits choisis pour le retrait et le dépôt sont, les préfectures, les sous-préfectures et les Mairies.

L’annonce de la deuxième série du recrutement des nouveaux militaires  quatre mois après la sortie officielle des 1023 jeunes recrues des FACA à Bouar et Kassaï à Bangui au mois d’octobre 2019.

Depuis l’année 2018, le gouvernement centrafricain, dans la perspective du rajeunissement des troupes, lance chaque année le recrutement d’au moins 1000 jeunes dans l’armée conformément  à la loi de programmation militaire.

Au fur et à mesure que ces jeunes militaires sont formés, ils ont immédiatement déployé presque sur l’ensemble du territoire dans des zones même sous contrôle des groupes armés.

Pour rappel, l’EUTM a déjà formé plus de 5000 hommes, au rang desquels, 3400 composés des policiers et des gendarmes sont passés au centre de formation de Berengo avec les instructeurs privés russes.

 

Copyright2020CNC.

communiqué de presse de l'État major pour le recrutement des soldats émis le 5 janvier 2020

RCA :Tentative d’agression à main armée d’une commerçante par un policier à Bambari.

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Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

 

Samedi 4 janvier, vers 13 heures, à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine, un gardien de la paix, muni de son arme de service,  aurait tiré plusieurs coups de fusil sur une jeune commerçante locale.

 

Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, les faits se sont produits vers 13 heures locales, dans un lieu de vente de l’alcool traditionnel communément appelé « Ngouli », situé  à quelques centaines de mètres du bureau central du détachement de la police.

Le suspect, un gardien de la paix, qui était arrivé sur ce lieu quelques heures plutôt accompagné de l’un de ses collègues brigadiers, faisait partie des habitués du coin, selon plusieurs sources.

Quelques heures plus tard, vers 13 heures, une légère dispute éclate à propos d’une banale affaire entre la vendeuse et son client policier. Comme disaient les témoins de la scène, personne ne s’attendait au revirement de la situation. Mais le suspect, fortement alcoolisé, sort son arme et tire plusieurs coups de feu avant de pointer son arme contre son collègue policier qui tentait de le calmer. Personne n’a été blessé, mais l’acte posé par cet agent de police a été largement critiqué à Bambari par la population qui supporte de moins de moins ce genre de comportement irresponsable de la part d’un agent de sécurité publique qui se comporte comme des criminels.

À Bambari, la question du maintien ou non des forces de police dans la ville se pose de plus en plus depuis près de trois mois. Le dernier détachement qui vient de rentrer à Bangui il y’a une semaine faisait l’objet de sévère critique de la part des  populations et des ONG internationales qui reproche au commandant et ses agents leur absence chronique au bureau, couplée d’une compétence approximative du maintien de la paix à Bambari.

Avec la nouvelle équipe qui vient d’arriver, il y’a une semaine, tout porte à croire qu’elle ne sera pas différente de la précédente.

 

Copyright2019CNC.

Analyse du discours de Chef de l’Etat Professeur Faustin Archange Touadera pour le nouvel an par le politologue, Docteur Fari Tahéruka Shabazz.

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Docteur Fari Tahéruka Shabazz. Photo courtoisie.

 

 

Bangui (République Centrafricaine) – Les discours des Chefs d’Etats sont toujours attendus avec beaucoup d’attention surtout à la veille de nouvel an. Ces messages adressés à la nation ne sauraient être que des vains mots mais un instant crucial où le Chef de l’État fait le bilan de l’année  passée et projette l’avenir en définissant les prochaines grandes lignes de ses actions politiques. Le discours du Professeur Faustin Archange Touadera n’a pas laissé indifférent les observateurs de la vie politique centrafricaine qui, de manière interposée, apprécient cet exercice souverain. En analysant ce discours, Fari Tahéruka Shabazz fait ressortir quelques points qui démontrent les limites de la politique du Chef de l’Etat depuis qu’il a accédé à la magistrature suprême.

 

De manière scientifique, Fari Tahéruka Shabazz part du principe du choix du quinquennat par le Constituant (Conseil National de Transition de 2013 à 2016) n’était pas anodin. C’est que comme le rappelait Sonia DEVEDEIX-MARGUERITAT, dans son ouvrage titré sobrement « LE QUINQUENNAT » : «  Le quinquennat [permet] de renforcer les mécanismes de mise en jeu de la responsabilité présidentielle, car, en rapprochant les échéances électorales, nous actionnons à la fois un mécanisme juridique, la sanction électorale, et un mécanisme politique, la pression découlant de la nécessité de rendre des comptes aux citoyens et d’être pédagogue pour les convaincre », p. 24, Editions L’Harmattan (FRANCE), 2001, 190 pages.

Ainsi pour qui voit bien le séquençage du quinquennat, identifie trois phases : une première pour prendre ses marques (généralement les 100 premiers jours), une deuxième pour travailler et implémenter son projet de société (entre les 100 jours et le 1er  janvier de l’année des élections) et enfin une troisième qui correspond à l’année électorale. Il se trouve qu’avec ces vœux du Chef de l’État pour le nouvel an 2020, nous sommes de plein pied dans la 3ème phase du quinquennat. Ce qui signifie que son discours aurait dû être un bilan de la phase 2 de son mandat. Mais il s’en est bien gardé comme il l’annonce lui-même sans honte : « Ce soir, je ne vous ferai pas le bilan des réalisations de l’année 2019 ».

C’était prévisible car il n’a pas de bilan, voilà pourquoi dans son discours il préfère “invite[r] à un moment de méditation et d’introspection”. Toujours le futur, comme si c’était un candidat avec toutes ses promesses de campagne.

Ainsi près de 12 mois après le foutu accord de Khartoum, les groupes continuent encore de tuer, de brûler des villages et des gens vifs, de dresser des barrières, de prélever taxes et impôts, de violer, de piller, de recruter des mercenaires et enfants-soldats, de s’approvisionner en armes, etc. Et 85 % du territoire sont toujours entre leurs mains. 20% des Centrafricains sont soient des réfugiés ou des déplacés internes. Plus de la moitié de la population meurt de faim et plus d’un million d’enfant de bas âge sont état de carence alimentaire extrême.

Le Président Touadera nous parle de son plan stratégique de bonne gouvernance quand l’écrasante majorité des membres de son gouvernement sont liés à de sordides affaires de pots de vins, de corruption, de détournements de deniers publics, de faux et usages de faux, d’usurpation, de concussion, de mœurs, etc. Sans que jamais il ne prenne aucune décision pour démettre de leurs fonctions les principaux concernés.

Il nous parle de sécurité mais toujours sans rien proposer comme résultats concrets ou mesures fortes. Juste des promesses comme d’habitude, là où les Centrafricains attendent toujours un bilan et le limogeage des incapables de la défense, de la sécurité intérieure et du renseignement.

Il nous parle d’élections alors qu’il n’y a pas de sécurité sur tout le territoire y compris à Bangui et que les financements qu’il tente de boucler, sans jamais y parvenir, sont à près de 100% ÉTRANGERS. Si ce sont les étrangers qui financent “nos” élections, qui vont alors décider du vainqueur de ces élections ?

Au final, rien sur l’éducation, rien sur les femmes et les jeunes. Rien sur la santé et l’emploi. Rien sur les enjeux climatiques, rien sur le terrorisme. Rien sur la géopolitique notamment les grands bouleversements de la CEEAC. Rien sur l’inflation, rien sur la chute du pouvoir d’achat des Centrafricains. Rien sur la pénurie de monnaie. Rien sur les graves violations de la liberté de la presse.

Un discours qui est passé complètement à côté. D’ailleurs Touadera reconnaît qu’il n’inspire plus confiance aux Centrafricains. Puisqu’il fait lui-même référence aux “craintes et au pessimisme de [s]on peuple.” Et de rajouter qu’il reconnaît “qu’une espèce de doute s’est installée quelque peu dans notre pays”. Pour répondre à cette morosité anxiogène des Centrafricains, que propose-t-il ? Le conflit et les menaces : “(…) je ne tolèrerai plus que certains compatriotes ressuscitent les vieilles querelles et attisent les braises d’un conflit toujours latent”.

L’année 2019 a été marquée et rythmée par trois événements : l’avènement d’Ë Zîngo Bîanî, les retours de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, et de l’ancien Chef de l’État, le Général d’Armée François Bozizé. Mais il n’a rien à dire là-dessus, vu qu’il a tout fait pour ne jamais les rencontrer. Au contraire, il dit d’eux que ce sont des “forces négatives [qui] veulent créer un climat de tension, essayant de plonger à nouveau le pays dans le chaos”.

Rien y fait, le discours des vœux 2020 de TOUADÉRA est à l’image de son mandat à savoir un Échec.

 

Fari Tahéruka SHABAZZ, Docteur en Sciences politiques

 

Décès d’une adolescente après un traitement mystérieux contre la sorcellerie dont elle est accusée.

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Une patrouille des forces de la Minusca parlant aux habitants du quartier Évêché à Bambari le 13 mai 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

 

Grimari (République centrafricaine) – Le service de police de Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka, a été appelé sur le lieu du crime ce  dimanche 22 décembre, mais le suspect et sa complice ont pris la poudre d’escampette pour se réfugier proche du quartier général de l’UPC, difficilement accessible aux forces de l’ordre, selon une source proche de la gendarmerie locale.

 

La victime, une adolescente de 15 ans, accusée par sa tutrice d’être sorcière et d’exercer une mauvaise influence sur elle, avait été amenée dans un premier temps chez un soi-disant guérisseur traditionnel qui l’a malheureusement torturé, et refusant de la laisser manger tout en lui infligeant des châtiments corporels de plus en plus violents. L’adolescente, sous la pression du guérisseur, finit par avouer qu’elle possédait effectivement de la sorcellerie.

Mais une fois rentrée à la maison, contre toute attente, l’adolescente se ravise. Elle explique à sa tutrice qu’elle n’est pas sorcière, mais qu’elle avait avoué parce que le châtiment du guérisseur était très violent. Ce que la tutrice n’a pas voulu malheureusement entendre.

Le lendemain, elle ramène l’adolescente chez un autre charlatan qui se dit grand maître spirituel qui aurait déjà dépossédé de nombreux sorciers pendant la durée de son existence maléfique. Cette fois, ce le coup fatal qu’il va donner à l’adolescente qu’il aurait forcée à avaler sa potion magique censée la déposséder.

Alertée par des citoyens, les forces de police se sont déportées sur le lieu du drame, mais la tutrice s’est évaporée, tout comme son guérisseur traditionnel.

D’après les éléments d’information en possession du service de la police locale, la tutrice, première suspecte dans l’affaire, aurait été vue au quartier Bornou, fief des éléments rebelles de l’UPC, difficilement accessible aux forces de l’ordre. Quant au guérisseur, il n’est plus visible depuis le 22 décembre dernier, date du décès de l’adolescente.

Quant à l’adolescente, décédée quelques minutes après avoir bu la potion magique du charlatan, sa dépouille mortelle a été inhumée  le lendemain.

Il y’a lieu de rappeler que depuis quelques mois, le phénomène des enfants sorciers, devenu monnaie courante à Bambari ce dernier temps, est difficilement gérable par les forces de l’ordre qui n’ont aucun moyen juridique pour contraindre les parents à respecter la loi.

 

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Centrafrique :Incendie dans un camp des déplacés à Bambari.

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incendie camp des déplacés de Lapago à Bambari le 3 janvier 2020. Crédit photo : CNC.

 

Bambari (République centrafricaine) – Le camp des déplacés de Lapago, sud-est de la ville de Bambari  a été ravagé par un violent incendie ce vendredi après-midi. Six personnes grièvement blessées et une centaine d’habitations brûlées.

 

La cause du drame n’est pas encore officiellement déterminée, mais selon certains témoins, les feux auraient débuté vers 15 heures locales, détruisant au passage une centaine d’habitations. Six personnes ont été également grièvement blessées, mais leur vie n’est pas en danger, selon une source proche du MSF contactée par CNC.

Le site des déplacés de Lapago, situé au sud-est de la ville de Bambari, abrite plusieurs milliers des déplacés fuyant les violences des groupes armés depuis 2014.

Les incendies sont fréquents dans les camps des déplacés

Plusieurs sites des déplacés, comme à Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi,  ou encore à Bria, dans le Haut-Mbomou, les cas des incendies sont régulièrement enregistrés à cause du vent et de la saison sèche.

 

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Mort du général Soleimani : Les Etats-Unis et l’Iran au bord de la confrontation

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Mort du général Soleimani : Les Etats-Unis et l’Iran au bord de la confrontation

Baghdâd (Irak) – 3 janv. 2020 22:21

Dès l’annonce de la mort de Qassem Soleimani, des milliers d’iraniens sont descendus dans les rues de Téhéran et d’autres villes d’Iran pour crier leur colère et appeler à la vengeance. Pour le président iranien Hassan Rohani ” L’Iran et les nations libres de la région se vengeront des Etats-Unis”. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, crient également vengeance. Pour Ramezan Sharif l’un des porte-parole des Gardiens de la révolution, “Cette joie temporaire des Américains et des sionistes ne durera pas longtemps avant qu’elle ne se transforme en chagrin. Les cadavres des gardiens de la révolution islamique, peuple iranien en devenir, et le front de la résistance dans toute la latitude géographique du monde islamique, va venger  ce fier martyr. ” 
Manifestation contre les Etats-Unis en Iran
Qassem Soleimani un grand stratège 
Le général Soleimani était le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution. Une force chargée des opérations extérieures de la République islamique d’Iran. Sur le poids de cet officier, Sanam Vakil, chercheur principal au programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Chatham House à Londres, indique que, ” Qassem Soleimani était un stratège et général très prospère qui a développé la doctrine actuelle de la politique étrangère de l’Iran. Une doctrine qui a très bien réussi à repousser les menaces hors des frontières de l’Iran et à renforcer les relations asymétriques de Téhéran avec les acteurs non étatiques du Moyen-Orient. Et la façon dont il l’a fait a été d’établir des relations avec les milices et les acteurs non étatiques à travers le Moyen-Orient. Cette stratégie a élargi l’influence de l’Iran d’une manière non traditionnelle et déstabilisatrice dans toute la région, mais elle a protégé l’Iran et a donné à Téhéran une influence dans certains pays.”
Pourquoi les Etats-Unis ont-ils pris le risque d’éliminer cet officier iranien ? Sanam Vakil  croit savoir que ” l’attaque était préventive. Elle était fondée sur le fait que les services de renseignement américains disposaient d’informations suggérant que Soleimani prévoyait de nouvelles attaques contre des responsables et des militaires américains au Moyen-Orient. Mais je ne sais pas si l’administration américaine a réfléchi à certaines des conséquences potentielles de son action ou est prête à protéger ses militaires des retombées de ce conflit si l’Irak s’enfonce dans une zone de guerre avec des missiles iraniens attaquant des bases américaines et d’autres Américains.”
Les grandes capitales à travers le monde appellent donc les Etats-Unis et l’Iran à la retenue après la mort du général Soleimani. Pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres “Le monde ne peut se permettre une nouvelle guerre dans le Golfe”.

Avec DW français

CENTRAFRIQUE: GROS PLAN SUR LES DÉFIS DE 2020, L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS POUR NOTRE JEUNE DÉMOCRATIE.

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – A l’entame de cette nouvelle année 2020, il apparaît urgent et indispensable de faire un focus, un récapitulatif sur les enjeux et défis à relever en vue d’endiguer la longue et béante crise centrafricaine.

 

En effet, la nouvelle année 2020 qui marque le début d’une nouvelle décennie s’annonce sans évidence comme celle de tous les dangers ou les mauvais coups politiques et diplomatiques sont permis au risque de replonger sans vergogne notre chère nation dans le cycle infernal de la violence ou de réveiller les vieux démons.

Il faut souligner entre autres que le climat d’insécurité qui règne sur une bonne partie du territoire national occupé par les multiples groupes armés, la rupture programmée de dialogue avec l’ opposition démocratique, le risque de fissures ou de liquidation de notre démocratie embryonnaire, le retour clandestin et mystérieux de l’ancien président de la république qui change sensiblement et considérablement le paysage politique centrafricain, le spectre de coups d’état ou de l’imminence de troubles qui hante la population sans oublier les prochaines échéances électorales qui consolideront nos acquis démocratiques.

Ces latentes craintes, incertitudes, doutes et la lente mobilisation des ressources financières mélangés avec le facteur “temps” qui est une variable très important qu’on ne peut maîtriser vont très certainement alourdir le processus électoral au risque d’assister à un éventuel glissement de calendrier électoral synonyme de la transition tant redoutée et combattue par le pouvoir central. Face à ces différents enjeux majeurs, le citoyen lambda et fervent observateur de la vie politique centrafricaine s’interroge :

Les autorités légitimes réussiront-elles à relever ces différents défis dans le délai prévu par la constitution ? Dans l’affirmative, comment vont-elles s’y prendre en terme de stratégies ou de méthodes ? Quels seront les leviers qu’il faut actionner pour aboutir aux résultats escomptés ? Qu’adviendrait-il si le processus électoral est lourdement perturbé par des événements imprévisibles ? Le prince de la monarchie de Bangui peut-il espérer sur l’appui de la mission de l’ONU (Minusca) pour appliquer réellement la dernière résolution votée par le conseil de sécurité de l’ONU ? A défaut de laver l’affront, quelles sont les différentes solutions alternatives envisageables ? Quel sera l’apport de l’accord de Khartoum dans ce processus électoral, dernier baromètre de l’avenir de notre jeune démocratie ?

En conséquence de ce qui précède, tous les acteurs de la vie politique centrafricaine doivent rester vigilants et conjuguer mutuellement leurs efforts en vue de consolider notre jeune démocratie.

Depuis toujours, nous ne cessons de croire à la capacité des centrafricains à trouver une solution idoine et durable à la crise. Cette dernière ne peut dériver que d’ un cadre consensuel avec les forces vives de la nation c’est à dire de façon inclusive les partis et mouvements politiques reconnus, les syndicats, la société civile, les organisations ou associations non gouvernementales sans oublier les chefs religieux et coutumiers.

Par ailleurs, il est important de souligner que l’échec de ce processus électoral dans le délai constitutionnel remettra en cause notre intelligentsia gage de notre capacité à se gérer. L’opinion nationale est sans ignorer que tout peuple aspire à son indépendance en rejetant toutes ingérences sous quelques formes mais cela passe indubitablement par notre aptitude à surmonter nos intérêts égoïstes au profit d’une cause commune.

Enfin et au delà de toutes considérations politiques, nous invitons humblement l’élu de la nation centrafricaine de se positionner en rassembleur nonobstant les clivages et de privilégier le dialogue avec les différents acteurs en vue de définir une formule typiquement centrafricaine à la crise.

Tous ceux qui soutiendront la thèse contraire porteront la lourde responsabilité devant l’histoire.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 3 décembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

  RCA :VŒUX 2020 DE L’ACADÉMIE DE LA PAIX.

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BÊAFRICA, choisit une décennie de Paix portée par Tous et pour Tous !

 

La décennie 2010 a été une période de chute dans l’abîme de la violence endémique au cours de laquelle la République Centrafricaine a durablement perdu le contrôle de son destin politique, économique et sociale. Le pays reste, malgré les efforts qui demeurent formels, englué dans une crise profonde causée par un rejet viscérale de la démocratie et de la justice.

L’industrie destructrice des groupes armés, essentiellement tournés vers les tueries, assassinats, massacres à des fins de pillages et d’accès compulsif aux privilèges étatiques garantissant la main mise sur les ressources naturelles, engendre dorénavant une nouvelle génération de leadership égocentré sur ses intérêts égoïstes, tyranniques et oppressantes au mépris de la vie des civils innocents sommés d’accepter d’être impunément tués par milliers, blessés physiquement et psychologiquement. Faisant de la République Centrafricaine l’un des trois premiers pays au monde où la population connait une spirale sans fin de violences et vivant dans la détresse la plus déshumanisante.

 

C’est dans ce contexte que l’année 2019 s’achève dans un regain de compétitions politiciennes dont les motivations sont toujours et encore entièrement orientées vers l’accaparement d’une administration centrale réduite aux acquêts de la « République de Bangui » qui a définitivement abandonné la très grande majorité du territoire à la prédation et sa population sacrifiée dans le silence assourdissant de l’État qui semble avoir choisi son camp. Celui de collaborer par facilité et renoncement moral avec la force des armes et jamais avec les victimes réduites au silence par la fin imposée de la construction populaire de la paix adoptée en mai 2014, qui leur a rendu la parole afin que leurs voix comptent dorénavant, en permanence, dans les perspectives de relèvement national, de son développement avant et après le retour à l’ordre constitutionnel.

 

Le Forum National de Bangui achevé avant le retour à la pleine légalité constitutionnelle en mars 2016 et la Commission Vérité-justice-Réparation-Réconciliation (CVJRR) dont la mission visionnaire est de permettre au peuple Centrafricain de poser lui-même le diagnostic souverain, indépendant et impartial de son pays, dans le but de dégager la vision, les perspectives et piliers de la REFONDATION NATIONALE, est renvoyée depuis mai 2015 fin du Forum National de Bangui aux calendes grecques, avec le risque depuis les termes de l’accord de Khartoum début 2019 de confier cette démarche populaire souveraine aux groupes armés et aux politiques qui concentrent à eux seuls tous les espaces d’expression démocratique au détriment des droits élémentaires des citoyens qui restent eux dans l’abandon la plus totale. Faire des parties au conflit des juges de l’histoire mal écrite et de l’avenir confisqué de la Nation est un péril dangereux que la mémoire nationale retiendra.

 

En effet, depuis la transition, tous les processus de construction de la Paix, n’ont jamais  impliqué toutes les parties prenantes du conflit en cours malgré leurs cris inaudibles pour y participer, laissant toujours survivre, et en suspens, des zones d’ombre au risque de déterrer à tout moment la hache de guerre qui menace ainsi en permanence et encore le destin national, ainsi piégé.

 

C’est encore dans ce contexte que les anciens Présidents François BOZIZÉ YANGOUVONDA et Michel Djotodia Am-Nondokro tenus à l’écart contre tout bon sens, et vivant jusque-là en exil entendent revenir avec force au-devant de la scène publique et politique,  dans une période pré-électorale, pour abonder au destin national bien mal en point, prenant ainsi de vitesse la logique des cache-cache et mauvaise foi impunie, érigée en leadership d’impasse inconséquente.

Les dizaines de vies injustement fauchées dont beaucoup d’adolescents au destin brisé au KM5 viennent rappeler la fragilité structurelle de la RCA depuis sa capitale Bangui. Leur sort et ceux des autres à travers le pays appelle notre conscience.

 

La population a besoin de paix pour se reconstruire et éloigner le spectre de la confrontation annoncée, lorsque des agressions ciblées ont déjà fait leur retour notamment à l’occasion de l’incendie criminel et condamnable du domicile d’une femme leader politique. Rappelant que la population a déjà consenti des sacrifices inestimables, acceptant au moins de 8 accords politiques depuis 2013, lesquels sont sans cesse bafoués, avec pour conséquences : la persistance du blocus durable du territoire et des pillages qui en résultent, la confiscation de la liberté de circulation du Peuple Centrafricain, de sa liberté économique et de la grande pauvreté généralisée sur fond de mortalité aggravée, battant tous les records d’homicides par armes à feu, incendies volontaires, absence d’accès aux soins et services sociaux de bases, détresses multiformes.

 

L’Académie de la Paix en appelle à tout le Peuple Centrafricain, après cette décennie perdue, à se saisir et s’approprier son destin qui commence et passe par l’unique chemin de la Paix des braves, à travers l’activation urgente de la Commission Vérité-justice-Réparation-Réconciliation (CVJRR) inter et intra-centrafricain sans pression extérieure aucune.

 

Cette instance est l’unique lieu d’expression démocratique propice à la VÉRITÉ dans l’Unité, au PARDON dans la Cohésion sociale et à la REFONDATION NATIONALE chemin de transformation d’avenir par le Travail afin que le pays retrouve enfin, demain, pour tous, et en particulier pour la jeunesse abandonnée, la Dignité perdue durablement. Une façon digne et responsable de redonner corps, contenu et mémoire agissante aux valeurs socles léguées par le Père fondateur Barthélémy BOGANDA.

 

L’année 2020 nous inscrira inéluctablement dans une décennie à multiples enjeux pour le destin des citoyens, des familles, des territoires et de la Nation Centrafricaine toute entière, au cœur d’une Afrique qui souffre certes, mais aussi et déjà en mutation profonde, en quête de renouveau où les peuples font entendre leurs droits et voix partout sur le continent et en particulier les femmes et les jeunes qui recherchent activement la paix et le développement harmonieux.

 

Que 2020, année décennale soit pour chaque Centrafricain, une occasion de choix d’une décennie de Paix portée par Tous et pour Tous sans oublier personne cette fois-ci. La sagesse le recommande.

 

Bonne et heureuse année 2020 pour construire la République Centrafricaine, en faire ensemble un pays de paix en toute responsabilité civique et engagement patriotique pour l’avenir commun.

 

Nous pouvons souhaiter une bonne année en langue nationale officielle : nzoni fini ngou na Ködörö séssé ti Bêafrica. Et proposer un slogan de construction inclusive de la paix : ZO KWE ZO NA YA TI SIRIRI, NGA NA MAÏNGO.

 

                                                                                         Bangui 01 janvier 2020

Madame Antoinette MONTAIGNE, Présidente

Ancienne Ministre de la Réconciliation Nationale

Centrafrique : La démission du député suppléant d’Anicet Georges Dologuélé, « une victoire pour la Touaderade ».

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Christian Gazam BETTY, Conseiller en Stratégie de Communication du Président de l’URCA, Anicet Georges Dologuelé, le jeudi 02 décembre 2020. Crédit photo : URCA

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’une des réussites ou prouesses du régime de mathématicien de Boy-Rabe se justifie à l’aune des démissions des cadres de l’URCA, parti fondé par Anicet Georges Dologuélé. Pour preuve, la démission du député suppléant de Bocaranga 1, circonscription dans laquelle est député le président de l’URCA, sonne comme une victoire pour le régime en place au point d’en faire un éditorial lu par le Directeur général de la Radio Centrafrique, caisse de résonance du MCU.

 

Si sous d’autres cieux, les Gouvernements mesurent leurs réussites à partir des indices sociopolitiques en renversant le taux de chômage chez les populations actives, les constructions des écoles, l’accès équitable de tous aux services de santé de meilleure qualité et l’amélioration de condition de vie des gouvernés, mais en Centrafrique et avec ces gens-là, c’est lorsqu’il y a des démissions dans les partis d’oppositions que le pouvoir de Bangui apprécie le baromètre de ces succès.

Le cas patent est celui de la démission de Jean Gayi de son de député-suppléant de Bocaranga 1 et de l’URCA dans une note en date du 27 décembre 2019 adressée à Anicet Georges Dologuélé.

Une nouvelle de démission qui a fait bondir les caciques du MCU allant jusqu’à faire de cela un sujet d’éditorial, lu par le Directeur général de la radio d’État et reconnu être un militant de la première heure du MCU, le parti né au pouvoir, en employant tous les vocabulaires pour démontrer à l’opinion nationale que la solution aux problèmes centrafricains, c’est la vague de démission enregistrée par le challenger n°1 de Touadera entre les deux tours de 2015-2016.

Depuis que le Chef de l’État Professeur Faustin Archange Touadera a sa formation politique, le MCU, l’on ne cesse de voir que les partis politiques se vident au profit de ce mouvement politique, « sitôt né, sitôt hégémonique », selon un homme politique de l’opposition.

Un départ qualifié d’un non-évènement par l’URCA, «  cette démission n’est aucun cas un coup dur pour l’URCA. Je vais même plus loin en vous disant que cette démission est un soulagement que les démissionnaires d’hier et d’aujourd’hui sont de la mauvaise graisse. Nous allons à une compétition et quand on va à une compétition, on se prépare. Et lorsqu’on se prépare, on perd de la mauvaise graisse qui n’a rien à faire dans notre corps alors l’URCA qui se prépare à aller aux élections perd de la mauvaise graisse qui n’a pas sa place au sein de l’URCA », c’est en ces termes que Christian Gazam BETTY, conseiller en Stratégie de Communication du Président de l’URCA.

En poursuivant, il a indiqué que l’on rentre et sort librement d’un parti et nul n’est besoin de pérorer là-dessus et cela traduit le manque d’éthique et de professionnalisme de la part de ce journaliste.

Mais même si l’URCA ne veut pas le reconnaitre, une telle vague de démission cache un réel malaise au sein du parti qu’il faut vite y remédier. Car l’année dernière, quelques membres du bureau politique ont claqué la porte et tout indique aujourd’hui que le parti dirigé par Anicet Georges Dologuélé minimise ces départs alors que les élections groupées s’approchent et qu’il ne doit  pas aller en ordre dispersé s’il veut briguer la magistrature suprême prochainement.

L’urgence apparait pour l’URCA maintenant, selon certains cadres du parti, de convoquer son congrès et de repartir sur une nouvelle base.

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2020CNC.

Exclusivité : rapport explosif de la commission parlementaire sur la corruption des députés.

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Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – après les auditions de plusieurs témoins, des personnalités politiques  proches du pouvoir et de l’Assemblée nationale, la commission d’enquête parlementaire sur la corruption vient de rendre public son rapport explosif très attendu depuis le début de ses travaux.

 

Outre le député Jean-Michel Mandaba, soupçonné d’empocher illégalement 40 millions de francs CFA des opérateurs économiques chinois, d’autres noms, particulièrement  des députés et de hautes personnalités politiques du gouvernement sont aussi cités dans cette affaire.

Si aujourd’hui le député incriminé Jean-Michel Mandaba déclare devant ses paires vouloir « mourir seul », laisse sous-entendre qu’il a non seulement des complices, mais aussi de gros bras derrière qui le soutient.

D’après le député suspect, « au moins huit dossiers de permis ont été traités, mais c’est seulement le cas du dossier MANDABA qui est exposé ». C’est clair ! Mandaba qui veut mourir seul balance tout de même d’autres affaires du genre, mais la commission n’a pas pu enquêter sur ces allégations.

Il ne fait aucun doute, le gouvernement, en particulier le ministre des Mines serait pleinement impliqué dans cette affaire de corruption à grande échelle des élus de la nation autour de la délivrance des permis miniers dans le pays.

Ci-dessous l’extrait du rapport de la commission parlementaire sur la corruption :

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/synthèse-de-la-Commissiondenquete-affaire-Mandaba.pdf” title=”synthèse de la Commissiond’enquete affaire Mandaba”]

Centrafrique : Vers un échec de la médiation entreprise par les autorités des villes soudanaises pour la paix à Amdafock.

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Abdoulaye Hissen, patron du CNDS, chef militaire du FPRC. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’initiative de la paix portée depuis le 26 décembre 2019 par les notables des villes soudanaises proches de la ville centrafricaine d’Amdafock, théâtre des violences armées entre le MLCJ et FPRC depuis le mois de juillet de l’année passée, se retrouve menacée aujourd’hui par l’absence de consensus entre les principaux belligérants sur un certain nombre de points. Le spectre de nouveaux affrontements plane sur cette ville du nord de la Centrafrique ensanglantée par ces eux groupes armés pourtant signataires de l’Accord politique pour la paix du 6 février 2019 à Bangui.

 

Sur initiative des notables soudanais des villes  frontalières à Amdafock, un comité de médiation initié a été mis en place depuis le mois dernier pour trouver une issue pacifique aux violences opposant depuis quelques mois deux groupes armés rivaux MLCJ et FPRC pourtant signataires de l’accord de paix du 06 février dernier. Mais les informations du CNC indiquent que cette démarche pacifique risquerait de connaître un échec du fait des radicalismes issus des deux camps opposés.

Contacté par CNC ce jeudi 2 janvier 2020, un haut responsable du groupe armé mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) déclare que « le FPRC doit quitter la région, car, Abdoulaye Hussein tient des propos hypocrites et avec des revendications échappant à la raison ».

Face à cette attitude belliqueuse, pour le MLCJ, il ne reste qu’à employer la manière forte. « Nos éléments et ceux du FPRC sont toujours dans la ville d’Amdafock. Les éléments du FPRC sont basés juste à côté de la base des forces tripartites soudanaises et nos éléments sont de l’autre côté. Les forces tripartites soudanaises tentent d’apaiser la tension. Mais je puis vous dire que nous sommes dans la logique de les faire partir de la région et ça, ce n’est pas négociable », a fait savoir notre source.

Ce comité, selon ce haut responsable, s’est rendu la semaine passée auprès de chaque leader de ces deux groupes armés rivaux pour les écouter et voir dans quelle mesure il peut bien mener ces pourparlers afin de réconcilier les belligérants.

« Les notables soudanais des localités frontalières avec Amdafock, très préoccupés par ce conflit qui pourrait s’enliser et plonger le Soudan dans l’insécurité, se sont rapprochés d’Abdoulaye Hussein qui exige qu’il doive faire son retour à Amdafock, mais nous ne voulons pas de lui », a laissé entendre ce responsable.

Abdoulaye Hussein, sur la question, a déclaré que ce sont les garants et facilitateurs de l’APPR-RCA qui « ont laissé les choses s’empirer au point de chouchouter le MLCJ et prouvent que c’est nous les malfaiteurs. Le MLCJ est entretenu et soutenu par le pouvoir de Bangui, car comment expliquer que les missions qui arrivent à Birao ne rencontrent que le MLCJ», regrette de son côté Abdoulaye Hussein.

L’attitude du gouvernement dans la gestion de cette crise entre ces deux groupes armés rivaux, démontre qu’il n’a ni volonté ni courage de s’impliquer dans la recherche de solution à ce conflit et pourtant son implication compte énormément, car il est le garant de la sécurité du peuple centrafricain, mais à y voir de près, ce n’est pas le cas, fustige Abdoulaye Hussein.

D’autres sources locales ont clairement indiqué que dans les jours à venir, un affrontement risquerait d’éclater entre les deux groupes armés dans cette partie du pays, car « pour le moment, nous remarquons une forte mobilisation armée des combattants du MLCJ qui laissent craindre un éventuel combat dans ces jours-ci », redoutent-elles.

 

Cédric Wa-Gomba

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