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RCA : Proposition de sortie de crise faite par le Parti ARECA.

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Logo officiel du parti ARCA.

 

Chers compatriotes et amis de la Centrafrique,

En cette période où la planète entière subit un des pires moments de son histoire avec la proscription quasiment de tous déplacements et réunions dans la plupart des Etats du globe, nous ne pouvons imaginer que le monde va disparaître à la fin de cette tragédie. Ne dit-on pas que quelle que soit la durée de la nuit, le soleil finira par se lever ?

La plupart des pays dans le monde ont pris des mesures de confinement. Les personnes dont les statuts le permettent se livrent au télétravail ou arrivent à se déplacer pour des activités qualifiées d’essentielles.

Avant de continuer notre analyse de la situation actuelle, nous saisissons cette occasion pour présenter nos compassions aux familles éprouvées par cette pandémie et prions pour ceux qui sont sur leurs lits d’hôpital ou en convalescence pour qu’ils recouvrent rapidement la santé,

Notre jeune parti l’ARECA (Alliance pour la Renaissance et l’Emergence de la Centrafrique) après des rencontres avec la population au pays se proposait de faire des tournées dans les régions de France où il existe de fortes communautés centrafricaines et aussi dans certains pays étrangers où nous avons de fortes diasporas afin de d’échanger avec nos compatriotes dans la perspective des élections à venir en tant que vecteurs d’influence économique et politique.

Malheureusement la pandémie actuelle nous oblige à modifier notre plan de communication étant donné qu’aucun déplacement n’est possible à fortiori les regroupements pour les échanges.

Cependant vu le contexte du pays dans une période pré-électorale où l’antagonisme renait entre les blocs (opposition et pouvoir) vu que la communauté internationale est préoccupée par des objectifs plus urgents à  l’échelon planétaire, il appartient à la classe politique centrafricaine de faire preuve de beaucoup d’imagination et de créativité pour sortir de l’impasse à organiser les élections à venir.

Comme un peu partout en Afrique, 2020  est une année charnière électorale avec des fortunes diverses pour chaque pays.

L’attention est beaucoup plus portée sur les pays en crise comme le nôtre dont l’élection peut être gage de sorite pacifique si elle  est bien organisée ou accentuée la crise dans le cas contraire.

Des hommes politiques et d’imminents juristes ont porté de jugement sur la situation de notre pays et le contexte international marqué par la crise de la pandémie du corona pour conclure à l’impossibilité d’organiser les élections groupées présidentielles et législatives dans les délais constitutionnels.

Il y a lieu de rappeler que sur l’organisation de ces élections dans les délais constitutionnels prévus, l’ANE avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Le Président de la République, le Gouvernement et la majorité présidentielle avait clamé haut et fort que les élections présidentielles et législatives se tiendront selon le calendrier prévu.

La MINUSCA avec à sa tête le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies sont également contre le report des élections. Monsieur Mankeur NDIAYE lors de la présentation de son rapport sur la situation de la crise centrafricaine devant les membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies s’est fermement opposé à l’idée de reporter les élections en Centrafrique comme le prévoit les délais constitutionnels. Tous ces discours étaient cohérents et vraisemblables à un moment donné. Or, il se trouve que les circonstances ont changé.

Le pouvoir qui soutient que les élections se tiendront dans les délais constitutionnels envoie en ce moment des ballons d’essai à travers une pétition à l’Assemblée afin de faire voter une prorogation du mandat du Chef de l’Etat ainsi que ceux des députés jusqu’aux nouvelles élections.

Les partis de l’opposition s’y opposent en prônant la stricte application de la constitution qui invoque une impossibilité absolue d’exercer plus de deux mandats par le Président de la République ou de le proroger pour quelque motif que ce soit.

Genèse des difficultés d’organisation des élections dans les délais constitutionnels.

La loi du 19 Août 2019, en application de l’article 80 de la constitution du 30mars 2016 fixe les règles d’organisation des élections présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, municipales et le référendum. L’application du calendrier électoral connu dès cette date aurait permis d’éviter de retard dans le chronogramme des opérations électorales (recensement, révision des listes électorales, démembrements  etc.) qui devrait être terminé au plus tard le 30 avril. Les réclamations s’en suivaient jusqu’au 31 mai 2020.

Les opérations du démembrement commencées en provinces sont contestées par l’opposition qui n’y ait pas été associée.

A ces difficultés s’ajoute le problème du bouclage du budget électoral dont en cette période de pandémie du coronavirus, les partenaires hésiteront à mettre la main à la poche sans garantie d’une élection fiable et transparente.

L’objectivité dans l’analyse montre même qu’en dehors des difficultés liées à la crise sanitaire actuelle, le faussé se creusait déjà entre le Gouvernement et l’opposition ce qui  allait augurer d’un processus électoral difficile tant les sujets de contentieux étaient nombreux.

Quelles solutions préconisées pour la sortie de la crise naissante

Sur cette prorogation des mandats plusieurs thèses s’affrontent. Il y a d’abord les hommes politiques de l’opposition qui sont vent debout contre le glissement brandissant les articles 35 in fine, 36, article 47 al.2 et 153 de la constitution. L’opposition soutient par ailleurs que le gouvernement veut tripatouiller la constitution pour rester au pouvoir. Car comme dit Maître Nicolas Tiangaye « il est techniquement impossible sur le plan du droit de prolonger le mandat du président de la République. Les groupes armés sont aussi contre le report des élections.

Le gouvernement et sa majorité défendent l’opinion contraire. Pour eux il y a cas de force majeure avec le déclenchement de la pandémie du Covid-19. A Radio France Internationale, l’honorable Mathurin DIMBELEE, député de la majorité présidentielle explique ceci pour justifier la prorogation du mandat présidentiel et législatif : « Que lorsque le processus électoral en cours est arrêté pour cas de force majeure il faut que le chef de l’Etat reste en place jusqu’à la reprise du processus électoral et jusqu’à l’installation du prochain président de la République. Et c’est la même chose pour l’Assemblée nationale et pour toutes les autres institutions ».

Puis vient la controverse juridique lancée par Dominique Désiré ERENON qui explique l’impossibilité juridique de proroger le mandat présidentiel si l’on s’en tient au texte actuel de la constitution et qui appelle de ses vœux à une révision constitutionnelle.

Certains favorables à la prolongation des mandats présidentiels en cours proposent au Président de la République l’adoption « d’une loi d’habilitation lui permettant de prendre des ordonnances pour organiser un nouveau calendrier des prochaines élections, en se fondant sur les circonstances exceptionnelles ».

Sans la pandémie actuelle, vu le retard pris dans le respect du chronogramme des opérations prévu par le code électoral ajouté au bouclage du budget, on aurait eu forcement des difficultés dans le processus à organiser des élections avec une garantie de fiabilité.

La transition d’avant la constitution de 2014 à 2016 était supposée préparer le pays à une sortie définitive des crises et tourner les sombres pages du passé en l’orientant vers un avenir radieux et meilleur.

L’exercice du pouvoir n’étant jamais facile, les difficultés qui se créent aujourd’hui méritent circonspection et attention particulière pour nous éviter les crises récurrentes que notre pays traverse.

A l’impossibilité d’organiser les élections dont tout le monde s’accorde aujourd’hui, doit-on proroger le mandat des députés et du Chef de l’Etat en faisant sauter le verrou constitutionnel qui prohibe de telles situations en ses articles 35 al. 3 et 36 al.2 ?

En l’absence d’un congrès regroupant le Sénat et l’Assemblée nationale doit-on laisser l’Assemblée seule décider de la modification de la constitution sachant que le résultat sera contesté du fait de la domination écrasante des partis alliés au pouvoir ?

La réponse évidemment est non. Une constitution est permanente dans le temps et ne peut être modifiée suivant les grés par une assemblée de surcroit monocolore. Une constitution est promulguée pour dépasser le cap des mandats présidentiels.

Nous sommes dans un pays en crise dont la stricte application de la constitution peut poser de problème. Les failles de la constitution que certains ont soulevées auraient dû être corrigées bien avant. Et non à postériori parce que le contexte s’y prête.

S’arc-bouter chaque partie de son côté ne nous fera pas prendre le bon chemin. Il est impérieux que la classe politique (majorité et opposition) s’accorde sur une sortie de crise en faisant preuve d’ingéniosité politique. Chaque partie doit faire de concession pour arriver à un résultat où il n’y aura pas de perdant mais un gagnant qui est notre pays.

Certains invoquent les articles 42 et 43 de la constitution qui donnent les pleins pouvoirs au Président en période crise pour prendre des ordonnances validées par le Conseil constitutionnel et au-delà l’article 151 pour la révision constitutionnelle. Et de citer en exemple certaines grandes démocraties qui ont pris des mesures urgentes en période de crise actuelle pour faire face aux difficultés du moment.

Ce à quoi nous pouvons objecter que les cas invoqués comme celui qui avait conduit à un report des élections chez nous en 2010, ne sont pas comparables. En période de paix, il est facile d’obtenir un consensus  politique par rapport à une situation donnée et faire entorse à la constitution. C’est ce qui se passe aussi ailleurs où il n y a pas de crise institutionnelle.

La modification de la constitution chez nous qui ne requiert pas l’unanimité de la classe politique posera forcement de problèmes. Ne dit-on pas que mieux vaudrait un mauvais arrangement qu’un bon procès ?

Notre  classe politique devrait méditer à cette maxime pour éviter au pays une navigation comme un bateau en mer sans boussole. Tant que ciel est clément, on sait comment s’orienter, quand arrivent les vagues et le mauvais temps, on perd de repaire.

Pourquoi ne pas tenter l’expérience d’un gouvernement de crise dont le Premier Ministre sera choisi par parmi une personnalité neutre dont la probité et l’honnêteté sont reconnues pour le diriger?

Le Chef de l’Etat et les députés resteront en place jusqu’à l’organisation des nouvelles élections.

La prorogation des mandats du Président de la République et des députés doit être de dix-huit (18) maximum vu l’ampleur de la mission à accomplir. Les autorités actuelles préconisent une durée de six (6) mais c’est une proposition au relent politique car eu égard à la tension que suscite le glissement du calendrier électoral, si elles préconisent un délai plus long, elles seront taxées de confiscation de pouvoir.

À notre avis, l’argumentaire de la force majeure du fait de la pandémie du Covid-19 est solide à quoi s’ajoute le problème de l’insécurité et impécuniosité de l’ANE. Etant précisé que nul ne connait à quel moment prendra fin cette pandémie d’autant que la RCA est très démunie pour engager une lutte efficace contre le coronavirus.

Nous rappelons à toutes fins utiles que selon le Professeur Hugues PORTELLI, « par force majeure, il faut entendre un évènement imprévisible (guerre, terrorisme, catastrophe naturelle) qui empêche le déroulement normal de l’élection. Dans ce cas, le mandat du président en place est prorogé d’autant ». Il convient d’intégrer dorénavant à cette liste, une crise sanitaire ou une pandémie.

Dès que les forces vives de la Nation se seraient accordé pour sur le principe de faire sauter le verrou constitutionnel des articles 35 in fine, 153, la révision du texte fondamental devra être bien ficelée. C’est un consensus politique qui prévaudra.

En France, le Covid-19 a aussi chamboulé le processus électoral. Les élections municipales ont été reportées à une date ultérieure par rapport à la date initialement prévue.

En Ethiopie, les élections législatives qui devraient se tenir le 29 août 2020 ont été reportées pour cause de Codiv-19.

Au Tchad, CENI a reporté les élections législatives qui devraient être organisées le 09 août 2020 à la date du 13 décembre 2020. Encore qu’il n’est pas sûr qu’elles auraient lieu à cette période car la lutte intensive que l’armée tchadienne mène contre Boko Haram ne prendra pas fin en ce moment-là.

Les pays comme la Côte d’Ivoire, le Niger qui organiseront les élections pendant ces périodes pourront également contraints de les reporter s’ils n’arrivent pas à maitriser l’évolution de la pandémie du coronavirus.

Vu les différentes situations présentées notre parti l’ARECA suggère ceci :

  • faire voter en urgence une loi organique en vue de réviser les dispositions des articles 35 et 153 de la constitution.
  • prorogation des mandats du Président et des députés pour une durée de (12 à 18) mois,
  • céder le poste de Premier Ministre à une personnalité indépendante choisie selon sa probité et ses compétences unanimement reconnues par les forces vives de la Nation qui conduira un gouvernement des personnalités technocrates,
  • réduire le nombre des membres du gouvernement qui ne peut nullement être un gouvernement d’union nationale,
  • faire adopter un programme exclusivement axé sur l’organisation des élections, le désarmement si cela est possible, l’urgence humanitaire, la relance économique suite à la pandémie du Covid-19 avec un chronogramme précis,
  • faire adopter une feuille de route claire dont la réalisation des travaux est évaluée et validée tous les mois,
  • mettre en place un comité politique et technique pour assurer l’évaluation et la validation de cette feuille de route et la présenter à l’Assemblée.

C’est par la voie d’un consensus politique qu’on règlera cette crise politico-institutionnelle qui se profile à l’horizon. Car en tout état de cause, il faut assurer l’intérêt général et la continuité de l’État.

On peut rappeler à toutes fins utiles que la RCA a déjà expérimenté ce cas en 1992 après que les élections présidentielles aient été annulées par la Cour Suprême de l’époque.

Dans cette voie de sortie de crise ni le gouvernement ni l’opposition ne doit perdre la face. Car le Président de la République et les députés, une fois leurs mandats arrivés à terme, n’ont plus de légitimité dans la mesure où ils n’ont pas reçu l’onction populaire du suffrage universel. D’où l’intérêt de trouver une solution consensuelle.

Les membres du Gouvernements seront choisis à part égale par l’opposition et la majorité en y incluant les groupes armés dans le processus. La question du désarmement ne peut être à l’ordre du jour maintenant au risque de retarder le processus électoral.

Le Chef du Gouvernement pour conduire des élections véritablement neutre, même si le concept parait difficile ne pourra pas se présenter aux différentes élections qu’elles soient présidentielles ou législatives.

Les Ministres peuvent être choisis dans les partis ou en dehors et sont des technocrates dont une conférence de crise réunissant la majorité et l’opposition leurs assignera des tâches précises en rapport à la préparation des élections et le bon fonctionnement des institutions du pays.

Il doit être prévu également le rôle à assigner à l’Assemblée pour cette période spéciale. Ce n’est pas un régime de transition qui est mis en place ni un gouvernent d’union comme par le passé ce qui risque d’être sujet à controverse.

Plus on prend de retard à mettre le scénario proposé en place, plus les esprits vont s’exaspérer au risque d’accentuer le malentendu et rendre le dialogue difficile par la suite. Une fois que les activités vont reprendre à travers le monde et le confinement levé, on peut initier les pourparlers à cet effet.

La communauté internationale appréciera à sa juste valeur qu’on ait trouvé de solution de sortie par nous-même ce qui  sera un signe encourageant quand on présentera nos doléances pour le bouclage du budget des élections et pour une relance d’envergure de l’économie à nos différents partenaires que sont la France, l’Union Européenne, les Etats unis, la Russie, la Chine pour ne citer que ceux-là.

La question à se poser est de fixer la date de démarrage de la concertation aussitôt le confinement terminé et quand les activités auraient repris sans avoir à attendre nécessairement la fin de la transition en mars 2021 pour mettre la nouvelle organisation en place.

On peut faire ce qu’on appelle en jargon comptable une opération accordéon ; cela consiste à réduire le mandant et l’augmenter d’une durée convenue pour les nouveaux mandats jusqu’aux élections. Ce procédé à l’avantage de ne pas faire perdre aux institutions en place (Président de la République et députés) la durée de leurs mandats actuels restant à courir. La durée de la prorogation tiendra compte de la période non achevée des mandats en cours .

Merci de votre attention,  Que Dieu bénisse la Centrafrique

Pour l’ARECA le Président Bertrand KEMBA

CENTRAFRIQUE : LES VELLÉITÉS DE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE, UN REMPART CONTRE LA TRANSITION POLITIQUE DÉSORMAIS  IRRÉVERSIBLE.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Après la parenthèse « Séléka » sanctionnée par une transition politique consensuelle, la République centrafricaine est officiellement entrée dans la sphère démocratique par la prestation de serment du président de la république le 30 mars 2016. À la lecture des dispositions de l’article 35 alinéa 2 de la constitution, le nouveau locataire du palais de la renaissance était investi d’un mandat de cinq (5) ans avec une possibilité de le renouveler une seule fois.

 

Il était évident que l’héritage du pouvoir n’était pas prometteur avec d’énormes défis à relever. Dans ce sens, les efforts du pouvoir sont vains pour assoir l’autorité de l’état et d’imposer l’ordre public dans les zones occupées à 80 % du territoire national par les groupes armés. A cela s’ajoutent le processus électoral qui s’enlise graduellement et la difficulté à convaincre les partenaires au développement à financer les élections. Qu’à cela ne tienne, la crise sanitaire mondiale générée par le coronavirus est une aubaine, un prétexte parfait pour justifier le report des élections alors que les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine savaient déjà que le calendrier électoral était intenable et que les élections ne pouvaient se tenir dans le respect du délai constitutionnel. A ce propos, l’article 35 alinéa 3 prohibe de façon catégorique la prorogation de la durée du mandat du président de la république.

A titre de rappel et selon les dispositions de l’article 36 alinéa 10 de la constitution, « l’élection du nouveau président de la république a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du président en exercice ». En conséquence de ce qui précède, dépasser la date du 30 mars 2021, le président de la république n’a aucune légitimité et le pays risque de se plonger dans un vide juridique avec des conséquences incalculables.

C’est dans ce contexte que le pouvoir est tenté d’esquisser une éventuelle révision constitutionnelle ou de négocier une loi d’habilitation à l’assemblée nationale qui permettra au président de la république de légiférer par ordonnances dans le domaine réservé à la loi en vue de proroger la durée du mandat. Apeuré par l’initiative de prorogation du mandat, le citoyen lambda s’interroge :

La solution à la longue crise politique centrafricaine réside t-elle dans la réforme constitutionnelle ? Il est vrai que l’actuelle constitution étant une œuvre humaine est éligible à des réajustements mais cette réforme constitutionnelle est-elle opportune ? En sollicitant les institutions républicaines, l’assemblée nationale et la Cour constitutionnelle sont-elles devenues des bras armés pour accomplir les sales besognes du pouvoir ? Comment peut-on justifier juridiquement et techniquement un tel projet de prorogation du mandat du président de la république ? Doit-on réviser une constitution juste pour proroger la durée du mandat présidentiel ? Les initiateurs de ce macabre projet ont-ils mesuré les éventuelles conséquences politiques, économiques et sécuritaires ?

Au delà de ces questionnements, d’aucuns se plaisent dans le juridisme en évoquant la théorie des circonstances exceptionnelles consacrée par les dispositions constitutionnelles de l’article 42. Il est important de souligner que la théorie des circonstances exceptionnelles consacrées par l’arrêt de principe HEYRIES puis confirmé par l’arrêt dame DOL ET LAURENT qui consacre la légalité d’exception est assortie de conditions cumulatives c’est à dire d’une situation anormale ( guerre, catastrophe naturelle etc…) et de l’impossibilité d’agir légalement.

Ainsi, il apparaît urgent de souligner qu’on ne peut exploiter isolément l’article 42 de la constitution. Dans la logique de l’esprit du législateur et surtout dans l’ordonnancement juridique centrafricain, un texte ne peut contredire un autre à défaut d’être illégal. A fortiori, la constitution ne peut évoquer une règle et à la fois son contraire. L’article 35 alinéa 3 de la constitution est clair et formel qu’on ne peut prolonger la durée du mandat présidentiel pour quelques motifs que ce soit. L’exception prévue à l’article 42 pour une loi d’habilitation pour légiférer par ordonnance concerne les domaines qui relèvent de la loi énumérés à l’article 80 de la constitution. Dans l’esprit du législateur, l’article 42 est une exception à l’article 41 qui impose une révision constitutionnelle par référendum.

Au delà de ce qui précède, nous tenons à rappeler que la Centrafrique est de surcroît le seul État en Afrique à surfer sur ce cordon alors que plusieurs États eux aussi en année électorale n’ont esquissé ce genre d’entorse à l’ordre juridique établi. Il s’agirait de la Côte d’Ivoire ( élection prévue le 31 octobre 2020) du Niger, élection la même date que nous (27 décembre 2020) du Burkina Faso (octobre 2020) etc…En outre, il faut faire attention car une révision constitutionnelle risque d’ouvrir la voie à un troisième mandat car les compteurs seront remis à zéro c’est à dire que le président est éligible à partir de la nouvelle constitution à faire quinze (15) ans au pouvoir.

Enfin, par la méthode éliminatoire, la transition politique consensuelle reste la solution idoine car ce que le pouvoir n’a pu faire en quatre (4) ans, le président de l’assemblée nationale qui assurera la suppléance ne peut le faire en trois (3) mois.

Par ailleurs, n’oublions pas que dans la tradition jurisprudentielle des transitions, celui qui la dirige ne se présente pas aux élections qu’il a lui-même préparées.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 10 avril 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

RCA : Analyse stratégique sur « l’Esprit de la lettre de la Constitution à la centrafricaine » 

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Centrafrique.com/luther-gondje-danagnag/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Godfroy- Luther GONDJE, l'auteur de l'article.
Monsieur Godfroy- Luther GONDJE, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie

 

1-La politique du ventre

La République centrafricaine dévastée depuis 1966 par les conflits militaro-politiques, les tentatives des coups d’État, l’instauration des régimes autoritaires et les mutineries qui justifient la problématique de la déficience constitutionnelle. L’échec du contrat social et le constat du chaos centrafricain décliné en diverses conséquences est une dualité de crise au niveau de la classe dirigeante. En effet, en raison des nombreux enjeux relatifs à ce pays en proie d’une instabilité permanente, l’exercice du pouvoir public en République centrafricaine suscite toutes sortes de convoitises et de manœuvres dilatoires provenant des acteurs politiques. De ce fait, il est donné de constater que le contrôle et la maîtrise du pouvoir politique est vue et vécue, d’une part par les acteurs politiques comme une « nécessité vitale qui se résume à la politique du ventre », et d’autre part, selon les groupes armés « le partage du pouvoir s’obtient au prix du sang ».

2- La doctrine des coups d’État et la démocratie controversée

La situation de crise endémique en R CA présente une grille de lecture très exceptionnelle en termes de la militarisation de sa vie politique et de l’inefficacité des principes démocratiques.  En revanche, depuis son accession à l’indépendance, la trajectoire des acteurs politiques de tout bord provient du cautionnement des coups d’État et de rébellions conçus comme le stratagème d’alternance à la gestion du pouvoir politique et économique. En effet, après la mort accidentelle du premier président, Barthélemy Boganda, David Dacko, devenu président à l’indépendance, fut renversé le 1er janvier 1966 par Jean-Bedel Bokassa. Le 20 septembre 1979 le coup d’État de David Dacko opéré contre Jean-Bedel Bokassa lui a permis de prendre le pouvoir par la force. Le 1er septembre 1981 André Kolingba a également organisé un coup d’État et chasse par la suite David Dacko du pouvoir. Après cette période agitée, à la suite de l’élection du 22 août 1993, Ange-Félix Patassé prit pouvoir, l’enchaînement des coups d’État a donc connu une accalmie. Le scrutin l’ayant conduit à son élection fut jugé démocratique cependant, il n’a pas fallu bien longtemps pour que cette parenthèse démocratique soit refermée. Le 15 mars 2003 François Bozizé renverse Ange- Felix Patassé avec l’appui des pays voisins dont la majorité sont des mercenaires d’origine tchadienne. Dix années plus tard Michel Djotodjia le chasse également du pouvoir à la suite d’une offensive menée par la coalition Séléka soutenue par des mercenaires tchadiens et Soudanais. Au regard de ces massacres perpétrés par cette entité sur la population civile, Michel Djotodjia est contraint à la démission le 10 janvier 2014 par la Communauté internationale. Il en est suivi une période de transition assurée respectivement par Alexandre-Ferdinand Nguendet, puis de Catherine Samba-Panza qui a conduit à l’élection de Faustin Touadera en date du 14 février 2016. Aujourd’hui, on reproche à ce dernier le fléau de l’insécurité qui mine dans le pays, l’absence d’autorité de l’État et l’effectivité de la politique de rupture qu’il prônait. Depuis quelques temps, malgré la pandémie de COVID-19 qui cristallise le paysage de la politique internationale. Compte tenu de l’infaisabilité du chronogramme électoral pour des raisons sécuritaires, techniques et matérielles. L’hypothèse de la prorogation du mandat de l’actuel président qui arrive à son expiration enclenche le processus de « l’ingénierie du vieux démon de ceux qui refusaient hier de respecter l’Esprit de la lettre de la Constitution ». Nul ne pourra ignorer jusqu’à présent que les juges internationaux ou nationaux ne se sont pas encore mis en robe pour dire le droit. Fort de ce constat, il est temps que le détonateur de la conscience républicaine transcende sur la bataille egocentrique.

3- La manipulation opportuniste

La déconstruction du système politique centrafricain est caractérisée par l’instrumentalisation du corps social. Sans forcer le trait on se rend compte que l’appartenance ethnique, les différences religieuses et la manipulation opportuniste sont des facteurs qui mettent en déroute la paix et l’unité nationale. Si la République centrafricaine est confrontée aux multiples hostilités qui ébranlent l’existence de ses institutions, c’est parce que la culture de la violence prend une dimension croissante sur le pluralisme des idées. Raison pour quelle, les différents regains constitutionnels et la semence des coups d’État ont contribué à l’effondrement de la jeune démocratie centrafricaine. Il en résulte que le caractère illégitime de ces régimes démontre à quel point la démocratie fonctionne en contre sens, c’est pourquoi, la classe politique centrafricaine continue de pérenniser « la théorie du complot ». En règle générale, la démocratie s’exerce par le génie du choix de ses dirigeants. Or, force est de constater que l’essence des alliances contre nature se transforme en règle du jeu. Si la République centrafricaine a connu depuis 1958 près de 20 de coups d’État ou tentatives de coups d’État cela explique rationnellement que les fantassins du machiavélisme sont prometteurs d’une stratégie à géométrie variable. Dès lors, il est évident que l’Esprit de la lettre de la Constitution centrafricaine reste toujours galvaudé.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert et Consultant international en gestion des crises politico-militaires

Doctorant-Chercheur en Droit et Sciences politiques à l’Université Toulouse 1 Capitole

LespaysafricainsdemandentàlaChinedemettrefinauxdiscriminationsliéesauCovid-19

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Bangui ( République centrafricaine ) – Les ambassadeurs africains en Chine ont appelé les autorités chinoises à mettre fin aux actes de discrimination qui donnent la fausse impression que le coronavirus est propagé par les Africains qui vivent en Chine.

 

“Le Groupe des ambassadeurs africains à Pékin exige immédiatement l’arrêt des tests forcés, de la quarantaine et des autres traitements inhumains infligés aux Africains”, déclare la note adressée au chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi.

Une copie a aussi été envoyée au président en exercice de l’Union africaine, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, ainsi qu’à tous les ministres africains des affaires étrangères.

Côté chinois, les autorités rejettent ces accusations et parlent plutôt “d’incidents isolés”.

“La Chine traite tous les individus du pays, chinois et étrangers, sur un pied d’égalité”, lit-on dans un communiqué publié par l’ambassade de Chine au Zimbabwe.

 

Avec VOA

Coronavirus:lepapeproposed’annulerladettedespayspauvres

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le pape a proposé dimanche dans son message de Pâques “de réduire” voire “d’annuler” la dette des pays pauvres, et lancé un appel à un allègement des sanctions internationales et à la solidarité de l’Europe face à la pandémie de coronavirus.

 

Dans un monde “opprimé par la pandémie, qui met à dure épreuve notre grande famille humaine”, il a appelé à répondre par “la contagion de l’espérance”,

dans ce message prononcé dans une basilique Saint-Pierre vide.

Il a souhaité “que soient relâchées les sanctions internationales qui empêchent aux pays qui en sont l’objet de fournir un soutien convenable à leurs citoyens” et appelé à la solidarité internationale “en réduisant, si non carrément en annulant, la dette qui pèse sur les budgets des pays les plus pauvres”.

Les Etats-Unis refusent par exemple de lever les sanctions économiques imposées à l’Iran, pays durement touché par la pandémie.

François a aussi répété son appel à “un cessez-le-feu mondial et immédiat dans toutes les régions du monde”.

”Ce n’est pas le temps de continuer à fabriquer et à trafiquer des armes, dépensant des capitaux énormes qui devraient être utilisés pour soigner les personnes et sauver des vies”, a-t-il affirmé dans ce message du chef spirituel d’1,3 milliard de catholiques, diffusé en direct dans le monde entier.

Le pape a notamment évoqué le Yemen et la Syrie, mais aussi l’Irak, le Liban, le conflit israélo-palestinien, l’est de l’Ukraine, “les attaques terroristes perpétrées contre tant de personnes innocentes”, en Afrique, le drame des migrants et la situation humanitaire dans le nord du Mozambique.

Il a aussi souhaité que “des solutions concrètes et immédiates” soient trouvées au Venezuela, “pour accorder l’aide internationale à la population”.

Il a choisi de lancer un appel spécifique à l’Europe qui doit retrouver “un esprit concret de solidarité qui lui a permis de dépasser les rivalités du passé”, notamment après la Deuxième guerre mondiale.

Face à la pandémie mondiale qui frappe durement des pays comme l’Italie, l’Espagne ou la France, il faut avoir recours “à des solutions innovantes” et oublier “les égoïsmes”.

Même si elle s’est mise d’accord sur un fonds de 500 milliards d’euros, l’Union européenne est apparue divisée sur la réponse à apporter aux conséquences économiques de la pandémie.

Les pays du sud, derrière l’Italie et l’Espagne, souhaitent la mise en place d’un système de mutualisation de la dette que refuse le nord, notamment l’Allemagne et les Pays-Bas.

”Que ces frères et soeurs plus faibles, qui peuplent les villes et les périphéries de toutes les parties du monde, ne soient pas laissés seuls”, a exhorté le souverain pontife.

Il a eu une pensée particulière pour les “personnes âgées et les personnes seules”, “les médecins et les infirmiers”, “les forces de l’ordre et les militaires”, tous ceux “qui travaillent dans les maisons de santé, ou qui “vivent dans les casernes et dans les prisons”.

“Pour beaucoup, c’est une Pâques de solitude, vécue dans les deuils et les nombreuses difficultés que la pandémie provoque, des souffrances physiques aux problèmes économiques”, a-t-il souligné.

 

Avec AFP/VOA

Lenouveaucoronavirusva-t-ildisparaîtreenété?

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Bangui ( République centrafricaine ) – L’idée qu’un climat plus chaud pourrait arrêter le coronavirus semble s’être évanouie avec la propagation du virus dans le monde entier. Une lueur d’espoir pourra-t-elle jaillir des nouvelles recherches.

Il est trop tôt pour savoir avec certitude si le nouveau coronavirus est saisonnier. Pour vraiment le savoir, il faudrait observer l’évolution des cas à un endroit donné au cours de l’année./////////////.

Mais nous pouvons examiner sa propagation sous différents climats à travers le monde, pour trouver des indices./////////////.

Quelles sont les preuves ?/////////////.

Certains éléments indiquent que les cas de coronavirus se sont particulièrement concentrés dans les régions fraîches et les régions sèches. /////////////.

Une étude montrent que les pays particulièrement touchés par le virus – ceux où il se propageait sans être détecté par transmission communautaire – avaient, au 10 mars, des températures moyennes inférieures à celles des pays où les cas étaient moins nombreux./////////////.

Une autre étude a examiné 100 villes chinoises comptant plus de 40 cas de Covid-19. Selon cette étude, plus la température et l’humidité sont élevées, plus le taux de transmission est faible. /////////////.

Et une autre étude, qui n’a pas encore fait l’objet d’examen par d’autres scientifiques suggère que bien que des cas de nouveau coronavirus puissent être trouvés partout dans le monde, les épidémies se sont particulièrement concentrées dans des “zones relativement fraîches et sèches” – au moins jusqu’au 23 mars. /////////////.

Mais, comme l’a souligné un groupe de chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le virus s’est maintenant propagé dans toutes les régions de l’Organisation mondiale de la santé, “couvrant effectivement toutes les zones climatiques, des régions froides et sèches aux régions chaudes et humides”./////////////.

Y a-t-il une division nord-sud ?/////////////.

Avec de nombreux autres virus, dont la grippe, on observe un schéma saisonnier dans les hémisphères Nord et Sud. Mais les régions tropicales proches de l’équateur ne connaissent pas le même schéma./////////////.

Et certaines des régions chaudes et humides qui ont connu des cas de transmission locale du Covid-19, comme la Malaisie et la République démocratique du Congo, sont proches de l’équateur et pourraient donc ne pas fournir la meilleure preuve de ce qui se passera ailleurs. /////////////.

Mais dans l’hémisphère Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – à la fin de leur saison estivale, lorsque leurs premiers cas ont été observés – ont eu beaucoup moins de cas que beaucoup de leurs homologues de l’hémisphère Nord. /////////////.

De nombreux autres facteurs entrent en jeu, tels que la fréquentation mondiale et la densité de la population./////////////.

Et comme le virus s’est progressivement propagé dans le monde entier – d’abord par des voyages internationaux – alors que les saisons ont changé, il est difficile de déterminer l’effet du climat en particulier. /////////////.

Les autres coronavirus sont-ils saisonniers ?/////////////.

Selon une équipe de chercheurs de l’University College London (UCL) et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, il semblerait que les autres coronavirus circulent principalement pendant les mois d’hiver. /////////////.

Ils ont demandé à près de 2 000 personnes un rapport hebdomadaire pour savoir si quelqu’un dans leur foyer présentait des symptômes de maladie respiratoire. Et toute personne présentant des symptômes a été priée d’envoyer un prélèvement pour qu’il soit testé. /////////////.

Les chercheurs ont ainsi observé des pics importants de cas de coronavirus en hiver, à peu près au même moment que la saison de la grippe. Un petit nombre de cas a été enregistré en été. /////////////.

L’un des auteurs de l’étude, Ellen Fragaszy, de l’UCL, a déclaré qu’il était donc “possible que nous soyons un peu soulagé au cours de l’été”. Mais nous ne pouvons pas être sûrs que c’est ainsi que le nouveau coronavirus se comportera./////////////.

Et le grand nombre de cas et leur propagation à travers le monde laisse penser qu’il ne faut pas trop espérer un répit estival. /////////////.

Ce coronavirus est-il comme les autres ?/////////////.

Le nouveau coronavirus, appelé Sars-Cov-2, qui provoque la maladie Covid-19, semble se propager essentiellement de la même manière que les autres coronavirus./////////////.

Mais ce qui le distingue des autres, c’est la façon dont il vous rend malade et le nombre de décès qu’il provoque. /////////////.

Le docteur Michael Head, de l’Université de Southampton, a déclaré que le développement et l’impact du nouveau coronavirus étaient “clairement très différents des coronavirus de type ‘rhume’ existants”. /////////////.

“Il reste à voir si les cas de Covid-19 vont diminuer en réponse aux changements environnementaux tels que la température et l’humidité”, a-t-il déclaré.

Bangui (République centrafricaine)

Coronavirus : l’Assemblée générale des Nations Unies s’accorde sur la coopération internationale

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Centrafrique.com/le-conseil-de-securite-de-lonu-devrait-lever-les-sanctions-sur-la-centrafrique-a-une-date-prochaine-selon-un-diplomate-chinois/conseil-de-securite-des-nations-unis-img_7mars2018225400-8/” rel=”attachment wp-att-36060 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.
le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

Bangui ( République centrafricaine ) – Le 2 avril dernier, l’Assemblée générale de l’ONU a approuvé par consensus une résolution appelant à la « coopération internationale » et « au multilatéralisme » pour combattre la pandémie de Covid-19.

Cette résolution met en avant « la nécessité de respecter pleinement les droits humains » et dénonce « toute forme de discrimination, de racisme et de xénophobie dans la réponse à la pandémie ». Le texte, intitulé « Solidarité mondiale pour lutter contre la maladie de coronavirus 2019 », insiste sur le rôle central de l’ONU dans la crise sanitaire et économique qui est devenue mondiale. C’est avec une grande préoccupation que l’Assemblée générale reconnait « la menace pour la santé, la sécurité et le bien-être des êtres humains » provoquée par le coronavirus et se dit consciente « des effets sans précédent de la pandémie ». Elle ajoute que « les plus pauvres et les plus vulnérables sont les plus durement touchés ». L’Assemblée générale estime en effet que la lutte contre le Covid-19 « nécessite une réponse mondiale fondée sur l’unité, la solidarité et une coopération multilatérale renouvelée ».

Le texte insiste aussi sur le rôle du secrétaire général de l’ONU, approuvant ainsi ses appels répétés pour travailler avec tous les acteurs concernés afin de mobiliser une réponse mondiale coordonnée à la pandémie et à ses effets collatéraux. António Guterres appelle les autorités nationales à travailler avec l’ONU sur le terrain.

Initiée par six pays (la Suisse, l’Indonésie, Singapour, la Norvège, le Liechtenstein et le Ghana), cette résolution a été parrainée par 188 Etats sur les 193 que comptent les Nations unies. Cinq (5) pays ne l’ont pas voté : la Russie, le Venezuela, Cuba, le Nicaragua et la République Centrafricaine. Ces pays ont, quant à eux, coparrainé une proposition de Moscou qui se voulait concurrente de la résolution adoptée. La principale différence porte sur une demande de levée générale des sanctions internationales. L’adoption de cette demande a été bloquée par l’Union européenne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Ukraine compte tenu du fait qu’elle accentuerait l’instabilité sécuritaire mondiale.

L’absence du vote de Moscou à la résolution commune traduit un amalgame entre, d’un côté, le besoin de solidarité contre la pandémie et, de l’autre côté, des questions diplomatiques partisanes. En adoptant la même position, la diplomatie centrafricaine tend à montrer qu’elle s’aligne de plus en plus sur celle de la Russie. A l’été 2019 déjà, la Centrafrique a révoqué sa reconnaissance de la République autoproclamée du Kosovo, ce qui correspond à un cheval de bataille de la Russie sur la scène internationale.

Dès lors, les Centrafricains sont en droit de s’interroger sur le prix de l’aide que fournit la Russie au pays : en plus des concessions minières, la Russie exigerait-elle de la Centrafrique de s’engager à ses côtés sur le plan diplomatique ?

En tout cas, à l’heure de cette crise sanitaire et économique mondiale, les diplomaties partisanes doivent être mises de côté. Centrafricains, faisons bloc derrière une réponse concertée et coordonnée qui seule donnera priorité à une entraide internationale solidaire. Les plus durement touchés risquent d’être une fois de plus les plus pauvres et les plus vulnérables, alors veillons à les préserver autant que possible par l’unité et l’entraide.

 

 

Copyright2020CNC.

PâquesversionCovid-19:récitsdeJérusalemàBethléem

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Bangui ( République centrafricaine ) – En Israël comme en Palestine, le coronavirus bouscule les habitudes. Cette année, Arabes chrétiens et Juifs ne se réunissent pas en prière, les églises et les synagogues sont fermées au public.

A Bethléem le calme règne sur la ville. Le chef gastronomique palestinien Fadi Kattan célébrera pour la première fois Pâques, à la maison, sans sa famille. /////////////.

“Pâques est un moment de retrouvailles en famille. On célèbre ensemble le dimanche de Pâques. On se retrouve tous chez mes parents, avec toute la famille, donc il y a des cousins, des tantes, des oncles. /////////////.

On vient tout juste de passer le dimanche des Rameaux, normalement on voit des milliers de gens qui descendent du Mont des Oliviers vers la vieille ville de Jérusalem.  A Bethléem, on voit normalenent les fleuristes ouverts qui décorent des rameaux que les enfants emmènent dans les églises. Tout ça n’a pas eu lieu./////////////.

Moi je suis chef et hôtelier et le début de la saison c’est maintenant.  Effectivement, là nous sommes dans une ville qui est complétement désertée, complètement fermée, complétement bouclée. C’est très difficile moralement d’imaginer ce qu’on traverse en ce moment.  Mais, c’est ce que tout le monde vit à travers le monde et c’est, je pense, ce qui rend les choses plus faciles.”/////////////.

Le Mur des lamentations entrain d’être désinfecté/////////////.

Pâques en visioconférence/////////////.

Du côté israélien, un couvre-feu a été mis en place pour la soirée de la Pâques juive. Interdiction totale de sortir de son domicile, sous peine d’une lourde amende.  Shaoul, vit à Jérusalem. Ce grand père de neuf petits-enfants sera exceptionnellement seul avec sa femme :  /////////////.

“Pour la fête de Pessah (la Pâques juive), tous les ans, nous recevons l’ensemble de la famille, ici, à la maison. Environ 50 personnes à chaque fois. C’est énormément de préparations, on fait des courses à l’avance, on cuisine beaucoup, on décore les tables. Et ce jour-là, c’est toujours une joie immense. /////////////.

Aujourd’hui on ne peut inviter aucun membre de la famille même pour la fête. En plus de cela, les synagogues sont fermées. Chacun prie tout seul chez lui. Cette année nous passons le repas de la fête seuls et nous verrons toute la famille sur un écran, avec l’application Zoom. On espère vraiment beaucoup, que l’année prochaine, nous pourrons passer les fêtes de Pâques en famille, tous ensemble physiquement, ce qui sera vraiment un grand bonheur.”/////////////.

A Jérusalem, le mot d’ordre est passé sur les réseaux sociaux. Pour tromper la solitude, chacun est sorti sur son balcon à 20h30 pour chanter ensemble la chanson qui marque l’ouverture de célébration de la Pâques juive.

Avec DW Français

RCA : destruction complète de la base avancée de la Minusca à Béboura.

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Centrafrique.com/paoua-en-centrafrique-le-27-decembre-2017-par-afp-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Paoua ( République centrafricaine ) – La base opérationnelle temporaire,  Tempory Operational base (TOB) de la Minusca, située dans la localité de Béboura 3  a été complètement détruite ce jeudi soir par les populations locales en colère. Tous les agents ont été rapatriés à Paoua, dans la sous-préfecture de l’Ouham-Péndé, au Nord-ouest de la République centrafricaine, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, tout a commencé ce jeudi 09 avril par un banal accident de circulation dans lequel une femme a été accrochée mortellement par un véhicule de patrouille de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique  ).

Malheureusement, les jeunes du village ayant assisté à la scène, ont alerté leurs amis avant de se regrouper massivement et transporter la dépouille mortelle de la victime jusqu’à la base de la Minusca.

Sans aucune forme de discussion, les jeunes auraient exigé de la Minusca des récompenses immédiates. Ce qui n’a pas été fait, et ces derniers, en colère, ont incendié et détruit complètement toutes les infrastructures de la base.

Opérationnelle temporaire de la Minusca dans le village au début de la soirée de ce jeudi 09 avril.

La Minusca, de son côté, réagit très rapidement en rapatriant son personnel local à Paoua, situé à 30 kilomètres.

Rappelons que la base opérationnelle temporaire,  Tempory Operational Base (TOB) de la Minusca située à Béboura 3 a été créée à la demande incessante des populations locales suite aux agressions répétées des rebelles de la Seleka basée à Nana-Boguila, une localité située à environ 40 kilomètres de Béboura 3.

Pour les notables locaux, le départ des forces de la Minusca dans le secteur ouvre inéluctablement la voie aux rebelles de commettre à nouveau des agressions dans la région.

Joint au téléphone depuis Paoua, le chef de bureau local de la Minusca n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

 

 

Copyright2020CNC.

CENTRAFRIQUE : LA MAUVAISE GOUVERNANCE NOUS RATTRAPE

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Logo officiel du parti PDCA

 

PARTI DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

(PDCA)

Chers(es) Compatriotes,

 

Je romps mon silence politique observé depuis quelques mois, durant lequel avec une poignée de Cadres du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, nous avons longuement réfléchi et élaboré le Projet de Société de notre Parti dans les perspectives des élections présidentielles et législatives. Entre temps, ayant pressenti certains signes précurseurs d’une impasse politique et d’un vide constitutionnel, au nom du PDCA j’ai alerté et proposé, en septembre 2019, aux Autorités Politiques Nationales et à la communauté internationale de Bangui, une concertation citoyenne en vue d’élaborer un schéma politique consensuel pour des élections apaisées et dans une sécurité assez avancée. Les circonspects propos tenus par Mr SHERGUI de l’Union Africaine m’ont amené à suivre, attentivement, les réalités socio-politiques de notre pays, lesquelles depuis novembre 2019, non seulement, me convainquent davantage d’un inéluctable glissement ou report de ces élections, mais plus, suscitent doutes et inquiétudes. Début avril 2020, aucune visibilité politique, aucun message politique audible ni rassurant, au contraire, nous assistons à de fortes tensions politiques, dégradant davantage l’atmosphère politique déjà délétère.

 

En effet, depuis décembre 2019, nous sommes tous témoins de fébrilités, d’insolites comportements, de retournements de situations, d’empressements politiciens qui ont rendu plus délétère l’atmosphère politique, ont donné lieu à constitution de fronts retranchés et aux aguets à Bangui, à la poursuite des tueries de masse en province. Je voudrais par la présente, nous interpeler individuellement et collectivement, et partager aussi humblement avec chaque compatriote la lecture de la situation politique de notre pays, à travers certains faits survenus de décembre 2019 à avril 2020 qui présagent de sérieux risques d’affrontements armés.

 

Nous, Centrafricains, sommes en ce mois d’avril 2020 à la énième croisée des chemins et cette fois-ci dans un cul de sac. Et l’histoire politique de notre pays nous a enseigné et renseigné qu’à chacune de ces croisées de chemin passées, nos gouvernants politiques ont toujours choisi les mauvaises voies de sortie. Cette fois-ci, nous n’avons plus droit à l’erreur. A l’issue des élections, qui ne peuvent qu’être différées à cause de l’impréparation, nous devrons nous affirmer, avoir l’audace de nous regarder frontalement ainsi que les autres (les yeux dans les yeux), bien faire nos choix de société, adopter les dignes et conséquents comportements politiques, avec des gouvernants matures et soucieux des préoccupations de leurs concitoyens, et surtout, nous devons savoir faire preuve d’un patriotisme politique orgueilleux et jaloux. Si nous manquons de courage, ayons la force morale et politique d’implorer les esprits de nos grandes figures du passé qui ont consenti l’ultime sacrifice, de nous inspirer, pour qu’enfin nous choisissions une bonne voie de sortie, parce que les quelques faits ci-après évoqués, sont en train de démontrer que  nombreux d’entre nous, n’ont pas encore compris ou refusent de comprendre et de prendre conscience de nos multiples inconséquences et turpitudes politiciennes, et laissent transparaître que leur seule obsession politique est l’occupation du fauteuil présidentiel à tous prix, même en sacrifiant les intérêts du Peuple Centrafricain, qui est le détenteur naturel et réel des pouvoirs et qui confère la légitimité.

 

  • PANIQUE DANS LE CAMP PRESIDENTIEL

 

L’arrivée impromptue ou inopinée de l’ancien Président de la République, le général BOZIZE et la publication des déclarations des généraux NGAÏFEÏ et YAGONGO ont créé une véritable psychose et d’irrationnelles fébrilités dans les milieux du Président de la République: camps retranchés et aux aguets, branle-bas de combats, appels à rescousse politique, refus des évidences, atteintes à l’intégrité physique, destruction des biens privés, arrestations-séquestrations arbitraires pour soupçons de coup d’Etat, mensonges d’Etat ont été les plus caractéristiques des actes traduisant cette psychose, alors que le bon sens nous impose l’impérative obligation de considérer la misère sociale entretenue et les préoccupantes attentes d’un Peuple Centrafricain méprisé, abandonné à lui-même, pour judicieusement arrêter les alternatives à proposer à ce peuple.

 

Au moment où toute la classe politique centrafricaine devrait observer une union sacrée et faire bloc autour du Président de la République, Chef de l’Etat pour l’aider à poser des actes politiques très forts en vue d’atténuer les effets du coronavirus ou covid-19 qui commence à faire ses premiers décès à Bangui, nous sommes étonnement sidérés de constater que ce Président de la République, Monsieur  TOUADERA, garant de l’unité nationale, se livre à de gravissimes errements, convaincant qu’il a perdu son sang-froid, après l’échec de la négociation menée secrètement auprès de l’ancien Président BOZIZE, par Monsieur BEYA François, Conseiller en matière de sécurité auprès du Président TSHISEKEDI de la République démocratique du Congo, pour que ce dernier (le général BOZIZE) ne soit pas candidat aux prochaines élections présidentielles – Incroyable et inadmissible…, volonté de faire du fauteuil présidentiel une fonction politique ?

 

Après plusieurs déploiements intempestifs des forces de défense et de sécurité, appuyés par les forces spéciales de la garde présidentielles, lourdement armées dans la ville de Bangui, les arrestations musclées de dix-sept (17) anciens militaires et militaires encore en rang, ayant manœuvré dans la milice anti-balaka au domicile du Ministre du Tourisme et de la Culture Monsieur NDOMATE le 28 mars 2020, d’autres gravissimes errements ont été posés : (1) le 02 avril, suicidaire décision d’arrêter les Leaders Politiques membres du Collectif de l’Opposition Démocratique-COD-2020, (2)le 03 avril, faute d’arrêter les généraux BOZIZE, NGAÏFEÏ et le colonel BOZIZE Jean Francis, six (6) éléments des FACA ont été arrêtés à leurs domiciles respectifs et présentés comme surpris en tenues militaires en train de préparer un coup d’Etat : le mensonge d’Etat pour justifier des bavures, (3) le 04 avril, deux jeunes manipulés, ont été envoyés chez le Ministre NDOMATE pour lui proposer la vente de cartouches, véritable manque de stratégie politique.

 

Ces quelques fébrilités politiciennes reflètent une réelle panique dans le camp présidentiel et sont de nature à ouvrir la boîte de pandore.. Il faudrait cesser, par conséquent, de distraire les Centrafricains pour cacher les échecs d’une catastrophique gestion des pouvoirs de l’Etat. La situation de notre pays ne permet plus d’ajouter une crise à une autre, car nous avons le dangereux coronavirus, qui risque de faire de nombreux décès ces prochains mois, vu notre plateau sanitaire digne de l’âge des pierres.

 

Les diplomates et les militaires ont l’habitude de dire, On sait quand on veut ou on peut déclencher les hostilités, mais on ne sait pas toujours quand et comment les arrêter.

 

Le défunt Président KOLINGBA disait de son temps, ‘’ … ne pas détruire ce qu’on ne peut construire… A chacun son tour chez le coiffeur…’’. Avant-hier et hier, c’était les tours des Présidents BOZIZE, NDJOTODIA et SAMBA PANZA ; aujourd’hui c’est le tour du Président TOUADERA, demain ce sera inéluctablement le tour d’un autre. L’éternité au pouvoir ne se conçoit plus et ne s’accepte plus, parce que avant-hier et hier, le peuple centrafricain analphabète à 97 %, méconnaissait ses droits ; aujourd’hui, ce peuple est analphabète à 71 %, et il commence à réaliser qu’il a des droits à revendiquer. Demain, quand il sera analphabète à 50 %, il revendiquera davantage ses droits pour faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction… C’est ça et ainsi la loi du jeu politique et de l’alternance démocratique. Le défunt général MALENDOMA disait, ‘’ … ballon a nzérè na passes…’’

 

Le Centrafricain lambda, non seulement observe ces fébrilités politiciennes, mais aussi s’interroge logiquement sur ce qu’il peut attendre des futurs candidats aux élections présidentielles et législatives, déjà en pré campagne et qui n’ont que l’obsession du fauteuil présidentiel ou du siège parlementaire ?

 

Interrogation légitime, vu que le Centrafricain, durant les six (6) décennies d’indépendance politique octroyée, a été et demeure le dindon de la farce, parce que désabusé, méprisé, abandonné à lui-même et victime des affres des multiples crises militaro-politiques qui l’ont déshumanisé, et aujourd’hui il risque de crever, à cause du coronavirus, faute d’assistance des gouvernants politiques.

 

  • MEPRIS ET REFUS D’ASSISTANCE A UNE POPULATION EN DANGER

 

En janvier, février, mars et avril, Alindao, Birao, Bria et Ndélé ont été à feu et à sang et continuent d’être à feu et à sang; le Centrafricain lambda a assisté, malgré lui, à la consécration de tueries de masse intolérables et insupportables, dans un silence-mépris des gouvernants et un silence-complice des forces internationales de la Minusca. Il s’interroge et s’insurge contre ce refus d’assistance à un peuple en danger.

 

Le mois de février 2020 sera à jamais marqué dans les annales de la vie politique centrafricaine comme le mois le plus riche en évènements politico-politiciens. Avant et après le sabrage du champagne pour commémorer l’an 1 de l’accord du dialogue-négociations forcées de Khartoum-Addis Abeba, alors que les tués-calcinés de  Alindao, de Birao, de Bria et de Ndélé ne sont pas encore tous mis en terre, il y a eu les scandales BOZOUMGATE, des passeports diplomatiques au Ministère des Affaires Etrangères, MAMPENZIGATE, la déclaration du chef de groupe armé ABAKAR SABONE, révélant les en-dessous de l’accord de Khartoum-Addis Abeba, caractérisés par des distributions d’enveloppes d’argent, pressions et in considération (cette déclaration fera l’objet d’une prochaine lecture politique partagée) et le refus d’entrée sur le territoire opposé au Président TOUADERA à l’aéroport de Dubaï (Qatar).

 

Incroyable et singulière conjonction de circonstances durant ce mois bissextile. Chacun de ces évènements interpelle tout Centrafricain, vu les circonstances dans lesquelles ils se sont déroulés et vu les perspectives des prochaines échéances électorales, qui ne pourront plus se tenir en décembre 2020 et en janvier-février 2021, réalisme et pragmatisme, oblige. Et le Centrafricain lambda de s’interroger et de douter, parce qu’il se demande ;  comment il va faire ses choix parmi les futurs candidats pluriels qui ne se préoccupent que du fauteuil présidentiel, alors que le peuple qui va conférer la légitimité des pouvoirs croule sous une misère inadmissible et entretenue ?

 

  • Rapport 2019 de HUMAN RIGHTS WATCH

 

HUMAN RIGHTS WATCH, dans son rapport 2019 sur Centrafrique a publié des statistiques comparatives sur les tueries de masse sous les trois (3) derniers régimes politiques de Bangui :

 

  • Sous le Président NDJOTODIA qui a passé dix (10) mois (mars 2013-janvier 2014) au pouvoir, 2 900 ( ?) Centrafricains ont été tués, soit en moyenne arithmétique, 290 Centrafricains tués par mois.
  • Sous la Présidente SAMBA PANZA qui a passé 27 mois (janvier 2014- mars 2016) au pouvoir, 330 Centrafricains ont été tués, soit 13 Centrafricains tués par mois, en moyenne arithmétique ;
  • Sous le Président TOUADERA qui est au pouvoir depuis le 30 mars 2016 (avril 2016-décembre 2019 = 45 mois), 7 000 Centrafricains sont tués, soit 156 Centrafricains tués par mois, en moyenne arithmétique. Alindao, Birao, Bria et Ndélé sont actuellement en train de battre ce lugubre record mensuel en ces mois de janvier, février, mars et avril 2020.

 

Ces statistiques comparatives ne peuvent que saper le moral, vu l’essence même de la prestation de serment du 30 mars 2016 du Président TOUADERA :  ‘’ la priorité des priorités est la sécurité durable et la défense du territoire national. J’y répondrai avec fermeté’’ (une des intentions chapelet tées dans le discours d’investiture du 30 mars 2016).  Au lieu de sécurité durable, nous sommes témoins de la sanctuarisation de l’insécurité absolue par des tueries de masse.

 

Dommage, le Président TOUADERA ne sait pas entrer dans l’histoire.

 

 

  • CORONAVIRUS OU COVID-19 :

 

Eh oui…, les évidences politiques ne se récusent pas, car elles s’imposent toujours. La mauvaise gouvernance, des différents régimes politiques, nous rattrape.

 

Depuis mi-décembre 2019 est apparu en Chine le coronavirus ou le COVID-19. À, mi-avril, il a conquis le monde entier à la vitesse de la lumière et aux aspects d’une troisième guerre mondiale. Alors que des gouvernants ailleurs se mobilisent et s’organisent pour minimiser les effets de cette arme biologique sortie d’un laboratoire, les Autorités Politiques Centrafricaines voulaient instaurer un silence-radio au début sur les premiers cas, sachant pertinemment que ce mal est arrivé à Bangui depuis janvier 2020, a commencé à faire ses premières victimes à partir de mars 2020 à Bangui et, risque de faire bientôt dans nos provinces de très nombreux décès, vu notre plateau sanitaire digne de l’époque de l’âge des pierres. Selon les informations de diverses sources concordantes, les premiers cas apparus à Bangui et délibérément cachés, seraient ceux d’un enfant d’une personnalité ou dignitaire politique, étudiant à Wuhan, rapatrié déjà contaminé (janvier 2020) et de deux responsables ou éléments militaires de la MINUSCA confinés à l’hôpital privé de cette institution (février 2020). Les banyamulenges et les éléments des précédents contingents des forces internationales avaient développé les syphilis, les staphylocoques et streptocoques dorés et le sida, les éléments des contingents de la MINUSCA vont tuer de nombreuses centrafricaines, avec le coronavirus et ceci ne préoccupe aucunement les gouvernants politiques actuels, alors qu’un consensus planétaire est en train de se dégager, selon lequel ‘’ la discipline a sauvé la Chine, l’indiscipline a noyé l’Europe. Mais l’inconscience va éradiquer l’Afrique…’’

 

Nos comportements politiques et sociaux à Bangui, surtout le manque de sensibilisation dans l’arrière-pays et la très faible sensibilisation à Bangui, l’irresponsabilité totale de certains de nos compatriotes, notamment les conducteurs de moto-taxi, des ouoro ouoro et koro-koro, les ambiance men de Bangui, indique que ceux-là n’ont pas encore réalisé, faute de vives sensibilisation et conscientisation par les Autorités Nationales, que ce coronavirus ou covid-19 est une véritable arme biologique sortie de laboratoire et qu’il fera plus de victimes chez nous que le sida et l’ébola réunis.

 

Qui comprendrait, qu’en 2020, après soixante (60) ans d’indépendance, même si elle a été octroyée, le pays ne puisse disposer que de quatre (4) établissements hospitaliers, ne possédant que trois (3) respirateurs ou appareils de réanimation, et sans anesthésistes ?

 

 A qui la faute ?????…..  A nous tous, y compris la communauté internationale de Bangui qui se fait l’alpha et l’oméga de la politique centrafricaine.

 

Outre les génocides en Centrafrique et en Afrique que fera ce premier grand mal du siècle (coronavirus ou covid-19), les grandes puissances qui vont connaître des récessions économiques, c’est-à-dire des recul, ralentissement, stagnation, baisse, chute, affaissement ou effondrement de leurs économies, vont se faire les ogres de matières premières gratuites, en se livrant aux pillages de l’Afrique, par renforcement du terrorisme dans les pays faibles, pour reconstruire leurs économies, et une fois de plus nous, Centrafricains, seront les dindons de la farce ou laissés pour compte, si nous n’arrivons pas,   malgré nos faiblesses, à nous organiser et contrôler notre territoire. Et c’est maintenant qu’il faudrait y penser, au lieu de chercher à nous entretuer. Nous n’allons pas chercher à occuper le fauteuil présidentiel pour diriger des tombes.    Soyons un peu plus sérieux et conséquents, et prenons garde des vaccins tests du covid-19, présentés comme vaccins contre la variole, qu’on cherche à inoculer aux enfants en province : cas de Bossangoa.

 

S’il faudrait considérer le rythme de l’évolution du covid-19 observé en Chine et en Europe, notre pays connaîtrait son pic, probablement très raide (moment de nombreux décès) durant les mois de juin-juillet-août 2020 à Bangui et août-septembre-octobre 2020 en province, selon les mouvements des personnes, si rien n’est fait d’ici là. Et ce serait deux périodes très déplorables pour nous, vu notre dénuement sanitaire et notre incapacité à nous prendre en charge.

 

Comme il a été évoqué ci-dessus, nous, Centrafricains, n’avons plus droit à l’erreur. Nous avons un impératif préalable, nous réconcilier avec nous-mêmes et envisager ces prochaines élections comme l’ultime alternative devant nous permettre de prouver notre maturité politique et notre prise de conscience, certes tardive, d’affirmer notre volonté d’instaurer une société centrafricaine plus déterminée, plus engagée, plus conséquente et capable de s’auto-organiser. Pour ce faire, la sécurité demeure et reste le déterminant.  Réconcilions-nous d’abord entre nous-mêmes, sur fond d’une sécurité avancée ; or avec le dialogue de Khartoum et la sibylline amnistie octroyée aux mercenaires-bourreaux importés, le Centrafricain lambda, et surtout chaque victime des affres seleka, n’a été que davantage outragée, déconsidérée, méprisée et a perdu toute confiance aux Autorités Politiques Nationales actuelles. Aller vite en besogne et ne pas tirer les leçons de 2015-2016, ne serait que suicidaire politiquement et collectivement…

 

Les Autorités Politiques Nationales et les Forces Vives de la Nation sont maintenant confrontées au réalisme et au pragmatisme politiques. A nous de démontrer que nous avons enfin compris et que nous entendions nous organiser autrement et en toute responsabilité conséquente, faire maintenant du concours de la communauté internationale un appui nécessaire et non un déterminant pour nos élections. Et c’est à dessein que le Président TOUADERA a refusé de prendre les dispositions qui s’imposaient pour organiser les élections à dates constitutionnelles retenues, mais il est pris dans son propre piège.

 

Une seule alternative s’offre à nous. Une concertation citoyenne en vue d’élaborer un schéma politique consensuel pour des élections apaisées et dans une sécurité assez avancée, ou vivre un autre coup d’Etat, ce qui serait très catastrophique pour nous tous.

 

 

  • APPEL A LA GENERATION LIVE

 

Je profite de cette lecture partagée des faits politiques qui laissent planer d’inquiétants risques politiques pour m’adresser à la génération live qui se distingue assez négativement ces derniers temps, alignement politique oblige. Cette génération a la chance de disposer d’un support ou d’un outil que ne disposaient pas les générations passées; le numérique ou l’internet comme chacun aime l’appeler, est un outil qui entrera de plus en plus dans les vies publiques et privées selon les possibilités ou maîtrise. Tout un chacun se doit de s’en familiariser.

 

Le live s’offre comme un moyen de contact ou de communication audio-visuelle directe et à temps réel, qu’il nous faut savoir utiliser à bon escient, parce que c’est un couteau à double tranchant. Une erreur vite lâchée, ne se rattrape pas et ne peut plus se rattraper. Et il en suit systématiquement mauvaise appréciation ou mauvais jugement. Dans dix (10), vingt (20) ans ou plus, les générations montantes, dont la génération live qui en fait partie et qui se fait connaître assez négativement, seront appelées progressivement à prendre la relève, selon les décades, dans l’organisation et la gestion de notre pays. Certains d’entre nous, des générations actuelles ou finissantes auront peut-être l’opportunité de les accompagner en conseils, alertes, compte-tenu de nos malheureuses ou heureuses expériences. Et c’est à elles de savoir capitaliser ces malheureuses et heureuses expériences pour mieux s’organiser que nous.

 

Qu’il s’agisse de générations passées, actuelles ou montantes ou futures, nous avons ont tous été moulés par un système éducatif conçu pour croire et accepter et non pour raisonner. Le système éducatif hérité de la colonisation, et  non encore adapté à nos réalités centrafricaines, enseigne ou éduque dans l’optique de la soumission et non dans celle du développement de l’esprit critique : le principe d’apprendre sans savoir raisonner, c’est-à-dire, apprendre au noir à tout supporter, à ne pas avoir d’esprit critique ; lui apprendre à croire et non à raisonner : C’était le mal que le colonisateur blanc a fait à l’Afrique et particulièrement à nous, Oubanguien hier et Centrafricains aujourd’hui. Compte tenu de ce moulage, les critiques ou observations offusquent irrémédiablement ou heurtent les susceptibilités, d’où réactivités épidermiques négatives ou destructrices. Cette négativité a beaucoup influencé et continue d’influencer les pratiques politiques chez nous, ce que nous appelons au PDCA, pratiques d’illettrisme politique.

 

Beaucoup d’entre nous refusent d’accepter que les contradictions et les observations positives nourrissent la Politique. Nous faisons de la Politique une fonction, alors que la Politique est une mission d’objectifs ; c’est pour dire que le discernement politique demeure encore un deus ex machina ; et appliquer la démocratie dans un tel contexte d’esprit, c’est faire tomber une goutte d’eau douce dans un verre d’eau de mer bien bleue, ce qui ne pourrait pas la dessaler. Il faudrait plus qu’une goutte d’eau douce. Nous devons saluer la lucidité de quelques Leaders Politiques qui font du discernement politique compte tenu de leurs valeurs et qualités intrinsèques. Les pratiques politiques chez nous ont été inspirées de mauvais modèles coloniaux, improvisés selon les esprits du Pape NICOLAS V, du roi LOUIS XIV et de l’esprit de la conférence de Berlin de 1885, modèles, bien que désuets, pérennisent une supériorité divine mal fondée et qui font grande place aux états d’âmes et intérêts, et surtout des intérêts qui ne sont pas ceux des autochtones.

 

La Politique, jusqu’à preuve du contraire, est et demeure une science avec des logiques et sur fond de réalisme et pragmatismes en fonction des nécessités d’adaptation, d’intégration ou d’implication. La Politique s’analyse et se conçoit en termes de missions d’objectifs, sur fond de gestion d’intérêts divergents, qu’il faudrait savoir concilier. C’est à ce niveau que les donnes sont souvent faussées et que le bât blesse.

 

Les générations passées et actuelles n’ont pas laissé ou n’ont pas fixé de repères, ce qui pourrait leur être valablement reproché, parce que beaucoup d’entre nous sont devenus ou se sont improvisés Leaders ou Hommes Politiques selon les nécessités, les circonstances ou par simple vocation fonctionnelle, sans être porteurs d’espoirs. Pour beaucoup d’entre nous Centrafricains, la Politique est encore une fonction, méconnaissant ainsi que la Politique est une mission d’objectifs. Être Député, être Ministre ou être Chef d’Etat, c’est la réussite sociale ou la concrétisation d’une ambition de grandeur, d’engrangements excessifs de richesses, de satisfaction personnelle, vision et conception déformées par des prismes injustifiés et antisociaux. Nous avons hérité d’un système politique, sans chercher à savoir comment il a été conçu ou élaboré, comment il avait fonctionné, et surtout nous n’avons pas cherché à l’adapter à nos réalités socio- économiques, parce que préoccupés par les intérêts, privilèges et avantages. Sans connaissance ou maîtrise d’un quelconque matériel ou engin, on ne saurait bien le manipuler ou le piloter. Nous devrons tous comprendre cela, pour bien savoir capitaliser les malheureuses expériences, car on s’assoit toujours sur une vielle natte pour tisser une nouvelle.

 

L’internet est un bon et mauvais outil, le live l’est autant, voire plus. Il fait connaître positivement et aussi il fait connaître négativement. Il ne constitue pas un luxe ou un privilège, mais demeure un support nécessaire pour communication à temps réel, genre visio-conférence. C’est un outil de travail, mais aussi un moyen de récupérations de données personnelles, d’exposition de la vie privée, de découverte des états d’âmes. Et nous, Centrafricains, nous nous faisons connaître négativement par moyen de ce support. Nous l’utilisons pour déverser aux yeux du monde entier nos mesquineries, nos inconséquences, nos haines, nos rancœurs et nos méchancetés. Selon les tranches des générations futures, certains (es) d’entre vous seront appelés à être des gouvernants, des opérateurs économiques, des prestataires services divers, des producteurs, en d’autres termes, vous serez des leaders ou porteurs d’espoirs. Et quand on est porteur d’espoirs ou leader, on est astreint à certains comportements, on doit exclure la banalité et la grossièreté de ses langages, en d’autres termes, on doit savoir prendre de la hauteur.

 

J’ai eu à suivre, indirectement, certains de vos lives sur youtube, facebook et autres. Force m’a été donnée de déplorer les insultes, les injures, les diffamations, les haines, les rancœurs, les méchancetés et autres, gratuitement déversées, ,cependant, dans vos lives, vous évoquez des comportements, faits, actes, gravissimes errements, des problèmes politiques, sociaux, économiques vrais ; vous exprimez parfois les réelles préoccupations du Centrafricain lambda ; vous mettez en relief le mépris de nos gouvernants envers le peuple ; vous vous faîtes la voix des sans voix, mais malheureusement sur fond d’insultes, de haine, d’injures et d’irrespect. Vous ne pouvez reprocher aux autres les erreurs que vous-mêmes commettez.

 

Comme je l’ai évoqué ci-haut, vous avez la chance d’avoir un support de communication à temps réel, chance que n’avaient pas les générations passées, mais il faudrait savoir en faire bon usage. Les critiques ou les observations objectives sont une vérité qui fait rougir, certes, les yeux mais ne les crève pas. Et quand on n’est pas formé à l’esprit critique, on n’accepte pas la vérité. La Politique ne s’improvise pas. Elle se conçoit, s’organise et s’anime. Et la Politique se nourrit de critiques et de contradictions, mais des critiques et contradictions objectives et non destructrices. Le défunt président de la République KOLINGBA disait de son vivant, ‘’ on ne détruit pas ce qu’on ne peut construire’’.

 

Merci de vous transcender pour ne plus faire des injures, des insultes, de la haine, de la rancœur, de la diffamation, de la méchanceté et surtout de l’irrespect, vos forces de frappe. Un adage zangoa dit : ‘’ le chef prend tous les crachats’’. Mais nos chefs politiques actuels refusent de prendre tous les crachats. Et ne faites pas comme eux, car demain, c’est vous qui serez les nouveaux chefs.

 

J’ose croire que ces quelques évidences évoquées seront bien partagées et feront l’objet d’une réflexion plus approfondie.

 

Sincères considérations.

 

WAFIO  Jean  Serge

Président du P D C A

 

Avril 2020

 

 

RCA : scandale de corruption et tripatouillage des notes à l’Université de Bangui.

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Centrafrique.com/universite-de-bangui-fdse-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Faculté de droit et des sciences juridiques de l'Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Classée parmi les pays les plus dangereux et corrompus au monde, la République centrafricaine dispose à ce jour une seule Université publique, celle créée en 1969 par l’ex-Empereur Jean-Bedel Bokassa. Autrefois considérée comme un joyau national, l’Université de Bangui est devenue depuis quelques années un nid de corruption, pour ne pas dire un endroit où l’argent fait la loi. Le cas flagrant est celui de la Faculté des sciences juridiques et politiques, où un rapport interne avait démontré comment les enseignants orchestrent des tripatouillages des notes des étudiants. Et ce n’est pas tout.

 

En République centrafricaine, l’enseignement supérieur souffre du climat général de la corruption alors que celle-ci n’a jamais fait l’objet d’un projet de  loi au parlement.

D’après les témoignages de certains étudiants interrogés par CNC, les enseignants du supérieurs, que ça soit à l’Université de Bangui que dans des établissements d’enseignements supérieurs privés, empochent régulièrement, et illégalement de petites sommes d’argent en échange de l’octroi de notes plus élevées aux examens.

Mais En 2019, sur l’initiative de Professeur Kongatoua, Doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques , une équipe de contrôle a été mise en place pour faire la lumière sur  le tripatouillage des note des Étudiants par certains enseignants en tant que responsable de saisie. D’après ce rapport parvenu au ministère de l’enseignement supérieur via le rectorat de l’Université de Bangui, le vice-Doyen de la faculté  des sciences juridiques et politiques, Monsieur Florent Ouandji, qui est à la tête de ces responsables de saisie des notes des Étudiants, a été démasqué par l’équipe de contrôle mise en place par le doyen Kongatoua.

Mais ce rapport, loin de rappeler à l’ordre tout le monde, faisait au contraire l’objet de diverses interprétations politique de la part du pouvoir de Bangui.

Pendant ce temps, à la faculté  des sciences juridiques et politiques, il ne passe jamais un jour que les étudiants se plaignent du comportement de certains enseignants, soit pour un cas d’abus sexuel, soit pour la corruption.

Notre bureau d’enquête, saisi du dossier, s’est rendu discrètement dans cette faculté de l’Université de Bangui, mais son constat est difficile à supporter que prévu.

Plusieurs cas de harcèlement sexuel et de corruption nous ont été signalés par les étudiants, mais également par certains fonctionnaires de l’Université qui déplorent le manque de réaction des autorités du pays, particulièrement celle du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, enseignant dans cette Université durant des décennies.

Pour de nombreuses victimes interrogées par CNC, déposer plainte à la justice revient tout simplement  à hypothéquer son avenir académique, car « dans notre pays, le plus fort, ou encore le riche a toujours raison. La justice n’est pas faite pour les faibles, encore moins pour nous les pauvres », déplorent-elles.

En République centrafricaine, selon Marcel Kassokolo, le constat est clair, « les étudiantes ne signalent pas les agressions sexuelles par peur de représailles, pour ne pas dire les insultes, les humiliations ou encore des menaces ».

D’autre part, certains étudiants, interrogés,  ont indiqué que c’est grâce à cette petite corruption des enseignants, ou encore des faveurs sexuelles sollicitées par ces derniers à leurs Étudiantes contre de meilleures notes dans les différentes facultés que bon nombre des Étudiants et Étudiantes arrivent à avancer dans leurs études. Dans le cas contraire, plus de 90% des Étudiants risquent d’abandonner après six mois d’études universitaires à Bangui.

Du côté des autorités, aucune mesure drastique n’a été prise pour endiguer ce phénomène qui est devenu malheureusement une règle administrative dans ce pays d’Afrique centrale.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Lettre du MLPC autour du constat dont il convient de parler, en réponse à des allégations de toutes natures, car puisées dans les caniveaux.

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Centrafrique.com/konzale-mogambo-ennock-du-bureau-politique-du-mlpc-de-toulouse-france/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caporal-Chef Achille Désiré Legrand Yamanz - , devant la Cour Criminelle ce mardi 07 janvier 2020 à la Cour d'Appel de Bangui
Monsieur KONZALE-MOGAMBO ENNOCK

 

Bangui (République centrafricaine ) – Que des journalistes (éminents ou pas) veuillent faire des « papiers » sur le climat politique dans le pays est une chose, mais lorsque l’intérêt financier et parfois partisan guide leur sentiment (une câlinothérapie bien rodée)

*l’insulte

*le dénigrement

*la calomnie

*les attaques personnelles souvent infondées

*la caricature via les réseaux sociaux alimente une démarche qui repose entièrement sur une rhétorique outrageuse, et qui ne vise que le discrédit, c’est autant de salissures qui sapent toute perspective de débats de qualité, aussi, faire émerger des solutions viables et pérennes pour le pays, passent hélas au plan accessoire et ne présage rien de bon, si ce n’est « polluer » le climat politique, ce qui ne glorifie personne.

Au MLPC, nous avons toujours reprouvé les calculs électoralistes et donc sordides qui ramènent le débat au ras des pâquerettes ; ces calculs constituent une véritable entorse au respect de la pluralité des opinions, et donc de la pluralité partisane.

Au MLPC, notre préoccupation majeure est de promouvoir une démocratie saine, de haute tenue, expurgée de stupides querelles de clochers, un partisianisme de mauvais aloi, qui méprise les règles simples de courtoisie.

Céder aux vanités de l’ego ne sert qu’à privilégier le conflit (de prestige personnel, conflit finalisé par une compétition dans laquelle l’intérêt du pays est hélas absent). Notre société s ‘étant judiciarisée tous azimuts, l’épisode « SELEKA » a déjà trouvé son épilogue, doit-on le rappeler… La singularité du MLPC, c’est le courant diversitaire que constitue sa parole, une parole qui gêne puisqu’elle vise à déconstruire des stéréotypes surannés pour ramener l’action politique dans son espace véritable : l’espace républicain.

Alors, pour résumer et donner une photographie du MLPC, un rappel condensé va y répondre.

MLPC : parti dont le mode d’action s’articule autour de :

*les valeurs de la république (communes à tous), qui impliquent le RESPECT des acteurs dans l’espace républicain.

*respect de la pluralité des opinions (pour dynamiser le débat démocratique, et favoriser la contradiction sans s’ériger en censeurs).

*la courtoisie, véritable paradigme social hors de toute rhétorique outrageuse,

*l’intérêt suprême du pays qui passe par la proposition d’un programme, véritable, réponse aux attentes du pays : réponse sécuritaire, réponse économique et réponse sociale, (pour n’évoquer que les grands thèmes du moment). Qu’il plaise aux uns et aux autres d’en prendre connaissance et de faire connaissance avec le MLPC dans sa vision de l’avenir où la controverse malsaine n’a pas droit de cité. Pour terminer, je dirai en substance que l’absence de vertu fait prêter le flanc à la vilenie, faute d’idéologie intelligible, d’où la porte ouverte au “bashing”, ce qui est malheureusement très navrant et désolant. Notre parti est une force en mouvement, et rien ne peut arrêter la nouvelle marche.

Victoire camarade.

Camarade KONZALE-MOGAMBO ENNOCK, Président sous-fédéral MLPC Toulouse.

La France et l’Union européenne agissent pour relier les régions de la Centrafrique : Expertise France lance grâce au Fonds Bêkou une nouvelle mission pour l’installation de 5 ponts dans le sud-est de la Centrafrique

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Centrafrique.com/construction-en-cours-de-ponts-metalique-dans-la-prefecture-de-mbomou-par-lexpertise-france-de-fonds-bekou/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pont construit par l'expertise France dans le Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Photo Ambassade de France.
Pont construit par l’expertise France dans le Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Photo Ambassade de France.
Construction de pont métalique par l'expertise France au sud-est de la République centrafricaine. Photo : Ambassade de France à Bangui.
Construction de pont métalique par l’expertise France au sud-est de la République centrafricaine. Photo : Ambassade de France à Bangui.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le jeudi 9 avril 2020

 

La France et l’Union européenne agissent pour relier les régions de la Centrafrique : Expertise France lance grâce au Fonds Bêkou une nouvelle mission pour l’installation de 5 ponts dans le sud-est de la Centrafrique

 

Dans le cadre de ses activités en République centrafricaine, Expertise France met en œuvre le projet de désenclavement des régions qui a pour objectif de faciliter la circulation des biens et des personnes entre les différentes régions de la Centrafrique, en installant dans des zones enclavées des ponts métalliques fournis à titre gratuit par le Centre national des ponts de secours de France. Ce projet est financé par l’Union européenne via le fonds Bêkou qui réunit l’Union européenne, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Suisse. Le projet a une durée de 35 mois, pour un montant global de 10,5 millions d’euros (7 milliards FCFA).

 

Après l’installation de quatre ponts dans les préfectures de la Lobaye, Ombella-Mpoko et Ouham Pendé, grâce à cet appui du Fonds Bêkou, Expertise France lance une nouvelle mission pour installer 5 ponts dans le Mbomou. L’équipe sera déployée pendant 7 semaines sur le terrain durant les mois de mars, avril et mai 2020. Ces ponts métalliques seront montés par des éléments du Bataillon du génie des FACA, formés par la Mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA) et la coopération militaire française.

 

Cette mission est le fruit d’un partenariat exemplaire entre la France, l’Union européenne, les FACA, le ministère des Travaux publics et le ministère de l’Economie, du Plan et de la coopération. Elle associe aussi la Minusca et la gendarmerie centrafricaine qui assurent sa sécurité.

 

L’installation de ces ponts facilitera la libre circulation des personnes et des biens et contribuera à la relance économique en facilitant les exportations et le transport de productions agricoles dans le Mbomou. Par ce projet, la France et l’Union européenne confirment leur engagement pour le développement de toutes les régions de la Centrafrique. La région sud-est, en particulier, bénéficie d’un programme global de relèvement socioéconomique (RELSUDE), à hauteur de 18 millions d’euros financé aussi à travers le Fonds Bêkou.  Le Fonds Bêkou confirme d’ailleurs sa vocation d’instrument privilégié choisi par l’UE et ses Etats membres pour répondre aux défis et aux besoins de la République centrafricaine.

 

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Au Botswana, parlementaires, ministres et président en quarantaine

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Au Botswana, parlementaires, ministres et président en quarantaine

Bangui (République centrafricaine) – 9 avr. 2020 19:16

L’ensemble du parlement du Botswana est désormais mis en quarantaine, a-t-on appris jeudi de source officielle.
La decision émane du directeur national des services de santé, le Dr Malaki Tshipayagae, selon une publication sur le compte Twitter du gouvernement botswanais.
La quarantaine est motivée par le fait qu’un agent de santé qui travaillait au parlement a été testé positif au coronavirus.
La quarantaine s’applique aussi à tous les ministres et au président Mokgweetsi Masisi car tous étaient présents à une session du parlement mercredi, précise un article de l’agence Bloomberg.
Le Botswana compte désormais 7 cas confirmés de Covid-19 et un décès, selon le ministère de la santé.
Le président Masisi souhaite prolonger pour 6 mois l’état d’urgence.
Une proposition que rejette d’emblée le leader de l’opposition, Dumelang Saleshando.
Selon le quotidien Mmegi, même s’il reconnait que le coronavirus exige des mesures fortes, M. Saleshando estime qu’accorder des pouvoirs exceptionnels au chef de l’Etat serait aller trop loin.
Une fin de non recevoir qui offusque le president Masisi.
“Je n’ai pas été élu pour diriger par décret”, a-t-il déclaré devant les parlementaires. “Avec l’aide de Dieu, je m’engage à utiliser la déclaration de l’état d’urgence uniquement dans le but de protéger notre peuple contre le potentiel dévastateur du COVID-19.”
Un vote – à distance – sur la question devrait avoir lieu dans les tous prochains jours.

Avec AFP/VOA

Les médecins nigérians mettent en quarantaine leurs homologues venus de Chine

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Les médecins nigérians mettent en quarantaine leurs homologues venus de Chine

Bangui (République centrafricaine) – 9 avr. 2020 17:13

Une équipe médicale chinoise de 15 membres est arrivée au Nigeria pour aider dans la lutte contre la pandémie du coronavirus. Leur venue est critiquée par plusieurs associations de professionnels de la santé alors que le pays compte désormais 276 cas confirmés.
L’équipe de médecins chinois est composée de spécialistes des maladies infectieuses, des maladies respiratoires, des soins intensifs et des cardiologues, entre autres.
L’annonce de leur arrivée a provoqué des réactions hostiles de la part du principal syndicat des médecins Nigérians. L’équipe chinoise est là pour aider le pays à contenir le coronavirus, selon les autorités.
Le Covid-19 suscite beaucoup de craintes au sein de la population nigériane, en raison du système de santé du pays et de la forte densité de la population.
La semaine dernière, l’Association nationale des médecins du Nigeria avait dénoncé l’arrivée des Chinois, car elle estime que le pays dispose de ressources humaines adéquates pour gérer la pandémie.
Mais selon Zhou Pingjian, l’ambassadeur de la Chine au Nigeria, la Chine effectue un geste de réciprocité.
“Dans les moments difficiles de la lutte en Chine contre le covid-19, nous avions reçu le soutien total du Nigeria. Il est temps pour nous de renvoyer l’ascenseur par un geste équivalent d’amitié et de gentillesse”, a-t-il déclaré.
Premier hic: depuis leur arrivée, les médecins chinois sont placés en confinement pour 14 jours à la demande du syndicat des médecins Nigérians.
C’est le protocole mis en place pour tout étranger qui arrive dans le pays.
Le ministre nigérian de la santé, Osagie Ohaniré, était à l’aéroport N’Namdi Azikwé d’Abuja, la capitale, pour tenter de clarifier les choses.
“Ils vont être confinés pendant 14 jours. Le Centre nigérian du contrôle des maladies (NCDC) est allé voir où ils sont en quarantaine. Et ils sont libres de leur rendre visite durant les 14 jours. Donc ce problème est résolu”, a-t-il expliqué.
Les médecins chinois sont arrivés avec des kits de test, des blouses de protection individuelle et d’autres équipements médicaux.
Le Nigeria avait déjà reçu un premier don d’équipements médicaux venus de Chine, offerts par le richissime entrepreneur Jack Ma.
A l’époque, ces livraisons avaient également suscité des critiques.
Le NCDC a même été obligé la semaine dernière de démentir les rumeurs selon lesquelles le matériel venu de Chine était déjà contaminé.
“Il y a beaucoup de craintes dans le pays parce qu’il a été dit que les Chinois envoyaient des kits périmés dans plusieurs parties du monde. Nous ne pouvons pas vérifier maintenant si cela est volontaire ou non. Mais comme ils sont déjà là, les Nigérians doivent être vigilants”, souligne l’activiste Deji Adeyanju.
La Chine – d’où est partie l’épidémie de covid-19 – multiplie les envois de missions médicales et du matériel à travers le monde, notamment sur le continent africain avec qui les liens économiques sont déjà très forts.

Avec AFP/VOA

Centrafrique : prorogation du mandat présidentiel, la pilule ne passe pas pour l’opposition démocratique

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Centrafrique.com/centrafrique-la-classe-politique-centrafricaine-souhaite-bon-retour-au-president-francois-bozize/les-leaders-des-partis-politiques-entourant-bozize-au-siege-di-knk-ce-jeudi-19-decembre-2019-en-fin-de-la-soiree/” rel=”attachment wp-att-35022 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les leaders des partis politiques entourant Bozize au siège di KNK ce jeudi 19 décembre 2019 en fin de la soirée. Photos: KNK
Les leaders des partis politiques entourant Bozize au siège di KNK ce jeudi 19 décembre 2019 en fin de la soirée. Photos: KNK

 

Bangui (République Centrafricaine) -Il est clair aujourd’hui que les députés proches de la majorité présidentielle sont dans la dynamique d’offrir une prorogation d’un mandat d’une ou deux années à Touadera sous prétexte de lutte contre le coronavirus qui bouleverserait le calendrier électoral. Vent debout, la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD 2020) met en garde la Touaderade dans sa volonté de tripatouiller la Constitution. Position exprimée lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Bangui.

 

La COD 2020 ne cache plus son inquiétude sur l’illisibilité du processus d’une part et d’autre part sur la volonté de la Touaderade de tripatouiller la Loi fondamentale afin de se maintenir au pouvoir en raison d’un bonus de deux ans.

A en croire les partis politiques de l’opposition, il existe une pétition sur initiative de Mathurin Dimbelet Nakoe, 2e vice-président de l’Assemblée Nationale, signée par les députés à la solde du pouvoir en vue d’offrir deux années de plus au mathématicien de Boy-Rabe si les élections n’étaient pas organisées pas dans le délai constitutionnel.

Se basant sur l’article 153 de la Constitution du 30 mars 2016, « sont expressément exclus de la révision : le nombre et la durée des mandats présidentiels les dispositions du mandat actuel », ont-ils cité.

Sans tergiverser, la COD 2020 met en garde Faustin Archange Touadera et les pétitionnaires tentés par cette périlleuse et hasardeuse aventure qu’ils sont passibles au crime de haute trahison même après la cessation de leurs fonctions.

Cette prise de position n’altère pas la dynamique des députés acquis à coup de billets de banque par le pouvoir de Bangui. Mathurin Dimbelet Nakoe, déterminé plus que jamais, à faire passer par tous les moyens cette tentative anticonstitutionnelle.

Des avis des juristes, cela ne passera pas et viole la constitution de la République Centrafricaine. Des juristes avisés l’attendent de pied ferme pour saisir la Cour Constitutionnelle.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

L’Afrique compte plus de 10.000 cas confirmés de Covid-19 (OMS)

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Rondpoint Pétévo-Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui (République Centrafricaine)- Le continent africain compte désormais plus de 10.000 cas confirmés de Covid-19, dont plus de 500 décès, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Bien qu’il ait été lent à atteindre l’Afrique par rapport à d’autres régions du monde, le nouveau coronavirus a connu une croissance exponentielle ces dernières semaines et continue de se propager.

 

« Le Covid-19 a le potentiel non seulement de causer des milliers de morts, mais aussi de déclencher des bouleversements socio-économiques. Sa propagation au-delà des grandes villes signifie l’ouverture d’un nouveau front dans notre lutte contre ce virus », a déclaré le Dr. Matshidiso Moeti, Directrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

Longtemps épargné, le continent africain a été atteint par le biais de cas importés, notamment des voyageurs ne revenant « de points chauds en Asie, en Europe et aux États-Unis ». Le premier cas de Covid-19 en Afrique a été enregistré en Égypte le 14 février dernier. Depuis ces premiers cas importés, 52 pays au total ont signalé des cas sur leurs territoires. Le virus était principalement confiné aux capitales des pays africains. Mais nombre d’entre eux signalent désormais des cas en provinces. Selon l’OMS, l’Afrique du Sud et l’Egypte restent les pays les plus touchés : 1.686 cas confirmés et 12 décès pour Pretoria et 1.322 cas confirmés et 85 décès pour le Caire.

Dans le monde, la pandémie a fait plus de 79.230 morts et plus de 1,35 million cas d’infections ont été officiellement diagnostiqués dans 192 pays. Avec 17.129 morts, l’Italie est le pays au monde comptant le plus de décès, suivi de l’Espagne (13.798), des États-Unis (10.845) et de la France (10.313) selon les derniers chiffres de l’OMS en date du 8 avril.

L’OMS insiste sur l’isolement et la détection précoces

Face à la propagation préoccupante du coronavirus en Afrique, la protection des travailleurs de la santé est un élément essentiel de la réponse, souligne l’OMS. « Nous devons protéger nos travailleurs de la santé et veiller à ce qu’ils soient correctement équipés – ils sont en première ligne et ont besoin de notre soutien indéfectible. Nous leur devons beaucoup », a dit le Dr Moeti.

L’agence onusienne travaille avec les gouvernements africains pour renforcer leurs capacités dans des domaines critiques tels que la coordination, la surveillance, les tests, la mise en quarantaine des contacts, la gestion des cas, la recherche des contacts, la prévention et la lutte contre les infections, la communication des risques et la sensibilisation communautaire, et le renforcement des capacités des laboratoires. Le Ghana, le Kenya, l’Éthiopie, l’Égypte, le Maroc, la Tunisie et le Nigeria ont étendu les tests nationaux à plusieurs laboratoires, ce qui permet de décentraliser les tests.

Mais dans ce dispositif, l’OMS estime que « l’isolement précoce de tous les cas, y compris les cas légers, est l’une des mesures de contrôle clés, au même titre que la détection précoce, le traitement précoce et la recherche des contacts ».  Des données épidémiologiques précises et en temps utile constituent l’un des outils les plus importants pour informer et orienter la réponse.

Pour l’agence onusienne, le combat contre le Covid-19 requiert une réponse décentralisée et adaptée à chaque contexte. « Les communautés doivent être responsabilisées et les autorités provinciales doivent s’assurer qu’elles disposent des ressources et de l’expertise nécessaires pour répondre au niveau local », a insisté la Directrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

« Les États doivent contrôler efficacement l’épidémie, mais prévoir le pire »

Face à la fragilité des systèmes de santé en Afrique, l’OMS souligne l’urgence pour les pays de tout faire « pour empêcher que cette épidémie ne s’intensifie davantage ». L’agence onusienne travaille sur l’ensemble du continent pour fournir des équipements essentiels, former les travailleurs de la santé et les cliniciens sur la meilleure façon de répondre à la maladie, et pour adapter les orientations mondiales aux difficiles contextes locaux.

Plus largement, l’OMS s’inquiète de l’impact de la pandémie sur les pays dont les systèmes de santé sont les plus fragiles et ceux qui connaissent des situations d’urgence complexes. Dans ces conditions, l’agence onusienne lance un appel à la communauté internationale pour apporter un soutien technique et financier à ces pays afin de renforcer leurs capacités de réaction pour minimiser la propagation de la pandémie. « Certains pays d’Afrique pourraient ne pas disposer de capacités adéquates en matière d’unités de soins intensifs, telles que des lits, des ventilateurs et du personnel qualifié », note l’OMS.

L’agence onusienne estime que l’Afrique a encore la possibilité de réduire et de ralentir la transmission du virus. Mais pour y arriver, tous les pays doivent rapidement intensifier leur réponse à la pandémie, notamment une combinaison appropriée de mesures de santé publique et d’éloignement physique ayant fait leurs preuves.  « Dans le cadre de ce processus, les États membres devraient viser à contrôler efficacement l’épidémie, mais prévoir le pire », a prévenu le Dr Ahmed Al-Mandhari, Directeur du Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

Dans le cadre du système de l’OMS, l’Afrique est divisée entre deux bureaux régionaux. Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique comprend 47 pays, dont l’Algérie et la majeure partie de l’Afrique subsaharienne. Le Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale comprend sept autres pays africains : Djibouti, Égypte, Libye, Maroc, Somalie, Soudan et la Tunisie.

 

ONU Info

 

 

 

Le gouvernement des États-Unis annonce un million de dollars (603,5 millions de CFA) pour soutenir les élections en RCA

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Centrafrique.com/logo-usaid-et-drapeau-des-etats-unis-combines-excellent-pour-le-communique-de-laide-des-ambasse-des-etats-unis/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>logo de l'USAID combiné avec le drapeau des États unis 

 

Bangui ( République centrafricaine ), 9 avril 2020 – Le gouvernement des États-Unis, par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a annoncé un nouveau financement d’un million de dollars (603,5 millions de CFA) pour soutenir les médias locaux avant les élections nationales de décembre 2020 en République centrafricaine (RCA). Ce nouveau financement s’appuie sur des années d’investissement de l’USAID dans des médias libres et indépendants en RCA, ce qui encourage une participation pacifique au processus démocratique.

 

L’ambassadeur Mme Lucy Tamlyn a qualifié le soutien de l’USAID aux médias locaux « d’un symbole de l’engagement des États-Unis à soutenir le processus démocratique en RCA. » Elle a ajouté : « Lorsque le secrétaire d’État adjoint Tibor Nagy s’est rendu en RCA en janvier, il a apporté un message de soutien américain et international pour des élections libres, équitables et ponctuelles en RCA. Ce financement démontre notre conviction que les élections peuvent et doivent se dérouler conformément à la constitution, et que nous considérons une presse libre comme l’un des piliers essentiels d’une société démocratique. »

Le financement aidera les institutions médiatiques locales à rendre compte des élections de manière juste et responsable et à dialoguer efficacement avec la commission électorale, les partis politiques et la société civile pendant cette période. Un média libre et indépendant fournit aux citoyens des informations précises et en temps réel sur les processus électoraux, encourage la participation démocratique pacifique et lutte contre la désinformation. Le gouvernement des États-Unis est déterminé à donner aux Centrafricains les moyens de réaliser leur objectif d’une démocratie stable qui promeut la paix et le développement.

À propos de l’USAID en RCA

 

Le programme de développement de l’USAID en RCA atténue les conflits intercommunautaires, encourage la participation démocratique pacifique, renforce la résilience des communautés face à l’insécurité persistante et renforce la conservation de la faune. Il est en grande partie géré par le bureau régional de l’USAID à l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

Pour plus d’informations sur le travail de l’USAID en RCA, veuillez visiter : https://www.usaid.gov/central-africa-republic

 

 

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Vital Kamerhe écroué à la prison centrale de Kinshasa

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Vital Kamerhe écroué à la prison centrale de Kinshasa

Bangui (République centrafricaine) – 9 avr. 2020 09:08

C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un directeur de cabinet de la présidence est arrêté. Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale de 61 ans, a été transféré mercredi soir à la prison centrale de Makala dans le cadre d’une vaste enquête anti-corruption supposée marquer le “renouveau” de la justice dans la lutte contre l’impunité des élites.
Figure centrale de la vie politique congolaise et le principal allié politique du président Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe a été placé sous “mandat d’arrêt provisoire” après avoir été entendu pendant plus de six heures par le parquet dans le cadre de cette enquête sur la mauvaise gestion présumée de fonds publics. 
Nommé directeur de cabinet au lendemain de l’investiture du président Tshisekedi le 24 janvier 2019, Vital Kamerhe devait s’expliquer sur l’utilisation de fonds publics destinés au financement des grands travaux lancés par le nouveau chef de l’Etat après son arrivée au pouvoir.
Un banquier, deux chefs d’entreprise et un responsable d’une entreprise publique ont déjà placés en détention provisoire dans cette enquête sur le financement du programme dit des “cents jours” du chef de l’Etat. Certains ont été depuis remis en liberté.
En conseil des ministres, le 20 février, le ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, avait souhaité que cette enquête marque “le début du renouveau” de la justice en RDC, “pour un véritable État de droit”. 
Félix Tshisekedi avec (en arrière-fonds) Vital Kamerhe à l’élection présidentielle de 2018 (image d’archives)
Le ticket Tshisekedi-Kamerhe
Parfois qualifié de “président-bis”, Vital Kamerhe s’était désisté en faveur de Félix Tshisekedi avant l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, qui a marqué la première alternance pacifique dans l’histoire du Congo.
Les deux hommes ont scellé un accord politique pour constituer leur plate-forme Cap pour le Changement (Cach), qui gouverne la RDC en coalition avec les forces politiques de l’ex-président Joseph Kabila. 
Le parti de Vital Kamerhe, Union pour la nation congolaise (UNC), compte plusieurs ministres au sein du gouvernement de 67 membres.

Avec DW français

Centrafrique : ‘’Proches du Président’’ et affaires d’État

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Centrafrique.com/indice-de-democratie-2019-la-rca-est-classee-parmi-le-top-4-des-pays-autoritaires-du-monde/le-president-faustin-archange-touadera-lors-de-la-presentation-de-ses-voeux-a-la-nation-le-mardi-31-decembre-2019/” rel=”attachment wp-att-35339 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre 2019 Bangui. Photo: Présidence RCA.
Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre
2019 Bangui. Créditi photo : Présidence RCA.

 

Bangui  ( République centrafricaine ) – Ils sont peu nombreux qui rôdent autour du Président Faustin Archange Touadera dont on ignore leur vrai statut et leur fonction réelle dans le dispositif institutionnel. Ils s’appellent des ‘’proches du Président’’. L’un d’eux qui est en train de défrayer la chronique est Adraman Baron. Qui est réellement Adraman Baron ? Anodine paraitrait une telle interrogation. Mais, il s’agit bien d’une question indéniable, lorsqu’on la place dans son contexte des hommes de main d’un Président de la République soit-il Pr. Faustin Archange Touadera.

« Qui est Adraman Baron ? », d’aucuns aimeraient voir une pareille question être posée par les hautes autorités, voire par le Président de la République lui-même. Car, Baron occupe à ce jour, au grand dam de tous, le poste de Ministre-Conseiller du Chef de l’État, sans aucune preuve de nomination, étant donné que son décret n’est lu nulle part ni ne figure sur un papier en décret muet.

En effet, sous le régime défunt du général François Bozizé Yangouvonda, Adraman Baron occupait le poste de Directeur général de la SOCATEL, et faisait partie des grands financiers du parti ‘’Kwa na Kwa (KNK)’’. A ce poste, non seulement ce dernier n’avait fait preuve que d’incompétence dans la gestion de cette société d’Etat, mais il a brillé dans les actes de malversation financière. La conséquence n’avait pas tardé à avoir raison de lui : il a été limogé par les autorités de l’époque.

Disparu de la scène sociopolitique pendant plusieurs années suite à son limogeage à la tête de la SOCATEL, Adraman Baron a refait surface en 2016, contre toute attente, aux côtés du Président de la République, Pr. Faustin Archange Touadera. L’on s’interroge à juste titre, quel est le numéro du décret de sa nomination ? Personne ne saurait y répondre si ce n’est pas lui-même Baron.

Seulement, là où le bât blesse est que ce sulfureux fils du pays passe son temps, à longueur de journée, dans des bistrots et des restaurants devenus son bureau. Devant les gens, il n’hésite pas à dévoiler des secrets d’Etat, il n’hésita pas à poser sur la table des questions d’Etat de l’heure. En outre, il ne manque jamais d’occasion de tenter d’escroquer les hommes d’affaires au nom du Chef de l’État – ces derniers qui entendent venir investir pour le développement du pays. D’ailleurs, l’on se souvient que plus récemment, l’une de ses victimes – un homme d’affaires, s’est fait déposer par lui, d’une somme de 20 millions de Francs Cfa.

Cette manière de comporter de Adraman Baron aux côtés du Chef de l’Etat est de nature à ternir l’image de son patron Touadera et à discréditer l’action politique qu’il mène. C’est en cela que l’on s’interroge encore pour savoir en quoi tient donc cette alliance contre-nature entre le Président Touadera et ce Monsieur ? Même si la question reste sans réponse jusque-là, le moins que l’on puisse dire est qu’en cette période charnière de tournant décisif pour aller aux élections et celui de lutte contre la pandémie de COVID-19, le Président de la République a besoin d’hommes crédibles autour de lui pour rassurer la population. Les personnalités à moralité douteuse comme Adraman Baron dans son sillage risqueraient bien fort d’être l’épine dans son soulier.

Interrogé par CNC, un conseiller du chef de l’État indique que monsieur Adraman Baron n’est pas un ministre-conseiller du Président de la République, mais plutôt un agent de renseignement de ce dernier. Seulement quant il s’agit de crédibiliser ses actes d’escroquerie auprès de ses potentielles victimes, il s’arroge impunément le titre du ministre conseiller du chef de l’État afin de les mettre dans leur zone de confort.

D’après la même source, monsieur Adraman Baron n’est pas le seul. Ils sont nombreux, très nombreux à faire ce genre de chose.

 

A suivre…

 

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Lutte contre COVID-19, les Scouts catholiques s’en mêlent

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Centrafrique.com/les-scouts-se-melent-a-la-sensibilisation-du-covid-19/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les scouts se mèlent à la sensibilisation à la pandémie de Covid-19 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Les scouts se mèlent à la sensibilisation à la pandémie de Covid-19 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les grands carrefours du 5ème arrondissement de Bangui ont été bouclés ce mercredi 8 avril 2020, matin par des petits groupes des Scouts et Guides Catholiques, notamment ceux du District Notre Dame d’Afrique et du Groupe de Benz-Vi. Ils ont installé des kits d’hygiène publics au niveau des croissements Marabéna et Miskine où ils appellent les passants à se laver systématiquement les mains avant de poursuivre leur chemin. Il s’agit d’une vaste campagne de sensibilisation à travers la capitale Bangui, afin d’interpeler les Banguissois quant au respect des règles élémentaires de prévention contre la propagation de la pandémie de Coronavirus.

 

« Nous avons fait le triste constat que depuis que nos autorités sensibilisent sur cette dangereuse pandémie de Coronavirus, la population centrafricaine, du moins la plupart des citoyens de notre pays, ne prennent pas cela au sérieux. Les gens continuent de se saluer à la main et même se font des accolades, ils refusent de porter des casques ou des cache-nez. Nous voulons, à travers cette campagne de sensibilisation par action, briser cet état d’esprit », a expliqué à CNC, Michael Yapélégo, Chef de groupe scout de Benz-vi.

A en croire les initiateurs de cette campagne, trois jours durant, notamment du mercredi à vendredi, les points stratégiques de la capitale bénéficieront de cette opération volontaire, surtout les lieux publics dont des marchés et des centres de santé. L’honorable Anne Marie Goumba qui a soutenu également l’initiative, a salué l’idée poussée en milieu jeune en faveur de la population.

Outre les kits d’hygiène installés dans les carrefours, les Scouts et Guides de Notre Dame d’Afrique distribuent des cache-nez et des dépliants avec des mesures de prévention de la propagation de Coronavirus aux passants, aux conducteurs de moto-taxis et des conducteurs de taxis et bus.

Soulignons que le Ministère de la santé et de la population a déjà confirmé onze (11) cas de contamination à COVID-19 sur le territoire centrafricain.

 

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Coronavirus : quel est le secret de la fédération de Russie ?

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Centrafrique.com/touadera-poutine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d'une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, la Russie compte, officiellement, un nombre anormalement faible de contaminés et de morts. Et si l’on admet que les autorités ont effectué plus de 130 000 tests comme elles le prétendent, la Russie affiche le taux de réponses positives le plus faible au monde. Mais quel est donc son secret ?

D’aucun mentionne une raison politique à cela, avec le référendum du 22 avril prochain et le projet d’une nouvelle Constitution permettant la multiplicité des mandats présidentiels à l’instar de certains régimes du continent. Toutefois, d’autres raisons sont avancées.

Dans un contexte de manipulation de l’information…

Une raison diplomatique pourrait aussi expliquer ce constat étonnant : il faut sauver les apparences coute que coute ! La Russie a une longue tradition de déformation de la réalité pour ne présenter que le profil le plus avantageux, dans l’espoir d’entretenir l’image d’une superpuissance. Rosstat, l’agence officielle russe des statistiques, annonce un bond de près de 40% des cas de « pneumonies » dans le pays depuis janvier. Plusieurs sources de médecins anonymes parlent plutôt de cas probables de COVID-19. Mais la communication officielle ne prononce jamais le nom du virus.

L’opposition s’inquiète au sujet des tests qui seraient fabriqués par une société inconnue dont personne ne connait ni les antécédents ni les propriétaires. D’après une source sécuritaire, « plutôt que de falsifier les résultats, il est plus simple d’en maitriser la source », cet enseignement découlerait d’une expérience certaine dans l’organisation des élections. Quant au centre anticorruption affilié à l’opposition, il évoque aussi un « détournement de fonds » de certains dirigeants sur le dos de la santé du peuple russe. Toute similitude avec des fonctionnements déjà observés sur le continent africain serait bien évidemment qu’une pure coïncidence…

Le nom de l’oligarque Evgueni Prigojine refait surface dans ces contrats de fourniture de matériels et autre soutien aux hôpitaux destinés à accueillir les nombreux malades du coronavirus qui n’existent pas. La réputation de chef d’orchestre de la propagande et de l’ingérence russe dans le monde n’est plus à démontrer depuis les affaires d’usines à trolls impliquées dans les élections américaines de 2016.

Les scientifiques s’inquiètent…

La dénonciation vient de toute part et Moscou peine à contenir les fuites. Tout d’abord les scientifiques qui accusent le pouvoir en place de mentir à la population. Anastasia Vasilieva, une responsable du syndicat Alliance des médecins, le confirme en s’adressant à ses compatriotes sans aucun filtre dans une vidéo publiée le 10 mars dernier sur YouTube et devenue introuvable aujourd’hui : « aucun équipement de protection n’a été fourni aux médecins, ce qui nous met tous en danger… nous devons arrêter de mentir et fournir aux médecins tous les moyens de protection… », explique-t-elle dans cette vidéo.

Tout comme les politiques !

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, qui pilote le groupe de travail de lutte contre l’épidémie, a commenté l’opacité de la situation en Russie : « le problème est que le volume des tests est très faible, et personne n’a une image claire ».

De son côté, le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, est préoccupé par la progression de la pandémie chez son voisin : « l’infection du coronavirus flambe en Russie », dit-il.

Tout en continuant à minimiser l’ampleur du fléau pour préserver l’image de façade de la « grande » Russie, Moscou cherche désormais à tirer un bénéfice politique de cette situation de crise qui lui échappe. Ainsi, le maître du Kremlin est présenté comme le seul capable d’organiser la lutte et de garantir la stabilité du pays, comme à l’époque de la lutte contre le terrorisme tchétchène.

Une fois de plus, le jeu de dupe à la russe se met en place pour tirer profit de la crise en trompant les populations et en désignant l’ennemi comme venant de l’Occident. Etranges similitudes avec un autre pays du centre de l’Afrique ou les faux semblants sont de mise et les apparences trompeuses.

A l’instar de l’épidémie qui s’abat sur Moscou, celui qui survivra verra ses espérances s’envoler lorsque le masque sera tombé.

 

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Covid-19 : la République centrafricaine annonce la confirmation du 11e  cas.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Il s’agit du onzième cas confirmé officiellement par le ministère de la Santé de la population qui confirme par ailleurs que celui-ci est aussi un cas de transmission locale, un sixième en tout.

 

Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, la confirmation de ce nouveau cas a été faite ce mercredi 8 avril par l’Institut Pasteur de Bangui, laboratoire de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit bien d’un sixième cas de transmission locale.

Le patient est âgé de 43 ans, de sexe masculin, résidant à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Pour l’heure, la RCA compte officiellement en tout onze (11) cas des personnes dépistées positives au Covid-19, dont quatre (4) sont guéris de leur maladie, selon le ministère de la Santé de la population qui a indiqué par ailleurs que les sept autres patients se portent bien. Ils sont pris en charge dans un centre de traitement à Bangui, et que les dispositions sont pris pour la recherche et le suivi de leurs contacts .

 

Anselme Mbata

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RCA : prorogation illégale du mandat de Touadera, Paul-Crescent BENINGA s’insurge et interpelle les députés.

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Centrafrique.com/paul-crescent-beninga-porte-parol-gtsc-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc
Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une lettre ouverte adressée aux honorables élus de la nation, le porte-parole du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), Monsieur Paul-Crescent BENINGA interpelle les honorables députés sur une discrète pétition en circulation portant prorogation du mandat du Président de la République et celui des élus de la nation pour une durée de deux ans. Selon lui, le tripatouillage constitutionnel dans le seul but de  proroger le mandat du Président de la République est illégal et anticonstitutionnel. Ceci revient à dire que   l’idée d’une pétition « démocraticide »  est formellement illégale et incongrue .

Ci-dessous l’intégralité de cette lettre ouverte adressée aux députés centrafricains par Paul-Crescent BENINGA.

 

 

LETTE OUVERTE AUX DEPUTES CENTRAFRICAINS

Par

Paul-Crescent BENINGA

Chercheur en sciences sociales

Porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise Centrafricaine (GTSC)

 

A nos honorables élus de la Nation,

Au moment où le monde est à l’arrêt à cause de la pandémie du COVID 19 qui n’épargne personne, vous voilà qui vous prêtez à un jeu politique qui vous conduira inéluctablement à rentrer, une fois de plus, dans l’histoire par la petite porte. Depuis près d’un mois, par l’entremise du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, une pétition portant prorogation du mandat du Président de la République et celui des élus de la nation pour une durée de deux ans, a été soumise à votre signature. Il ressort de ce qui se dit, ici et ailleurs, çà et là, que de nombreux députés s’empressent d’y apposer leurs signatures, espérant, de fait et de droit, jouir encore de deux ans de mandature.

L’engouement dont nombre d’entre vous font montre au sujet de cette pétition « démocraticide » interpelle mon sens de patriotisme et m’oblige à accoucher ces quelques lignes. En effet, il me vient à l’esprit la question qui suit: avez-vous pris connaissance de ce que prévoit la Constitution sur le mandat du Président de la République ? Si oui, avez-vous mesuré les conséquences qui découleront d’un tripatouillage constitutionnel ?

– Quand la Constitution écarte l’hypothèse de la prorogation du mandat du Président de la République En son article 35 alinéa 3, la Constitution du 30 mars 2016 stipule qu’ « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ». Comme l’a si bien rappelé Dominique Erenon dans sa sortie épistolaire du 31 mars 2020, il n’est pas possible d’envisager la prorogation du mandat du Président de le République pour quelque motif que ce soit. Ceci étant, dois-je vous rappeler que l’idée d’une pétition est formellement illégale et incongrue ? Une telle manœuvre n’est digne que de ceux qui se sont rendus odieux aux yeux du peuple par une gestion scabreuse de la chose publique et qui ont trouvé goût à la « mangeoire étatique ». Vous confirmeriez par le fait-même tout ce qui s’est raconté plus d’une fois sur une corruption réelle à l’Assemblée nationale.

Chers élus de la nation, il est non seulement illégal mais aussi immoral d’initier un tel projet au moment où la population attend de vous une contribution significative à la lutte contre la pandémie du COVID 19 qui paralyse le monde. De mon point de vue, l’urgence est ailleurs, elle n’est pas dans la recherche effrénée de vos intérêts. La France n’aurait pas été libérée si De Gaulle ne s’était contenté que des privilèges liés à son statut de réfugié politique en Grande Bretagne. La R.C.A ne serait pas un Etat « souverain » si Boganda résumait le monde aux privilèges liés à son statut de prêtre. Le Burkina Faso ne serait le pays des hommes intègres si Sankara ne se contentait que des privilèges liés au rang qu’il occupait dans le gouvernement. Ces hommes ont, chacun en ce qui le concerne, le mérite de poser des actes forts, courageux, téméraires, et ce, parfois au prix de leurs vies pour sauver leur nation.

Aujourd’hui, nul ne doute que votre tour est arrivé pour faire preuve de courage, de témérité, de sacrifice pour cette nation qui vous a tant donné. Faites office d’obstacle à l’idée de prorogation du mandat du Président car elle est anticonstitutionnelle, donc illégale. Demandez plutôt à l’ANE et au gouvernement de vous rendre compte de ce qu’ils font pour respecter les échéances constitutionnelles des élections, sans prétexter de la pandémie actuelle.

– L’histoire et les conséquences d’une éventuelle prorogation du mandat du Président de la République

L’histoire sociopolitique de notre pays nous rappelle la triste expérience du tripatouillage constitutionnel de mai 2010. La prorogation du mandat présidentiel par une Loi Constitutionnelle a développé des velléités de résistance politico-militaire ayant débouché, un an plus tard, à la contestation des élections et, trois ans plus tard, à un coup d’Etat aux conséquences incalculables. D’ailleurs, chaque fois qu’un Président essaie de se maintenir au pouvoir au-delà du mandat constitutionnel, il l’a chèrement payé au peuple qui n’a jamais été dupe. Ne soyez pas des amnésiques politiques.

Assurément, l’histoire veut se répéter, d’autant plus que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Sauf que vous avez la possibilité de changer le cours de l’histoire car les conséquences de ce tripatouillage constitutionnel dépasseraient vos attentes et feront replonger le pays dans un cycle infernal de crises et de violences si on n’y prend pas garde. Pourtant, vous n’avez aucun intérêt à voir ce pays replonger dans le chaos.

Proroger de force le mandat du Président de la République crée désormais une habitude et s’érige en une jurisprudence nocive pour notre jeune démocratie. Par cet acte, vous créez l’instabilité sociopolitique et institutionnelle avec le risque que le pays s’embrase de nouveau.

– Que faire : la nécessité d’encourager un dialogue entre le gouvernement et les forces vives de la nation

Le mérite d’un dialogue dans le contexte de la crise centrafricaine est de sauver la situation, et son défi est d’aboutir à des résultats escomptés. L’annulation des élections générales de 1992 avait débouché sur une crise postélectorale aux conséquences multiples. Heureusement que la « sagesse » a guidé nos principaux leaders du moment (Dacko, Goumba, Lakoue, Kolingba et Patassé) qui ont pu trouver un schéma de sortie de crise. Au lieu de toujours nous inspirer de mauvais exemples, en voici un qui pourrait servir de jurisprudence. S’il n’est plus possible d’organiser les élections à bonne date, il n’est pas encore tard pour sauver la situation.

Chers honorables, invitez le Président Touadera à dialoguer avec les forces vives de la nation afin de trouver une issue paisible à cette équation à plusieurs inconnus. La solution au glissement du calendrier électoral n’est pas le tripatouillage de la Constitution. La meilleure solution proviendra d’un large consensus entre les forces vives de la Nation.

Je vous exhorte fortement à plutôt vous occuper d’abord de la pandémie qui fait rage actuellement, sinon nul ne sait si vous serez suffisamment en vie pour profiter de la prorogation de votre mandature qui vous préoccupe tant au moment où sous d’autres cieux tout le monde s’unit pour se battre contre une mort collective. Enfin, rappelez-vous cette vérité de Martin Luther King dans son discours du 31 mars 1968 : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».

Fait à Bangui le 08 avril 2020.

Une ministre sud-africaine suspendue pour avoir désobéi au confinement

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Une ministre sud-africaine suspendue pour avoir désobéi au confinement

Bangui (République centrafricaine) – 8 avr. 2020 15:44

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a sanctionné mercredi l’une de ses ministres pour avoir violé l’injonction de confinement national imposée pour freiner la propagation du nouveau coronavirus.
Il s’agit de Mme Stella Ndabeni-Abrahams, ministre de la communication et des technologies numériques. Elle a été placée en “congé spécial” pour deux mois dont un mois sans salaire, selon une déclaration de la présidence sud-africaine.
A l’origine, la ministre a subi un revers majeur après que des images d’elle faisant la fête avec plusieurs personnes en plein milieu du confinement ont circulé sur les réseaux sociaux.
“Le président a convoqué la ministre hier, mardi 07 avril 2020. Le président a exprimé sa désapprobation des actions de la ministre, qui sapent l’exigence que tous les citoyens restent chez eux et sauvent l’Afrique du Sud de la propagation du coronavirus”, lit-on dans un communiqué de la présidence.
“Pour le président, le confinement est une exigence nationale qui requiert une conformité absolue de la part de tous les Sud-Africains”, a souligné Mme Khusela Diko, porte-parole du président Ramaphosa.
Elle a ajouté que la ministre Abrahams va présenter des excuses publiques à la nation et qu’un fonctionnaire intérimaire exercera ses fonctions pendant sa suspension.
Geste rare, la figure de l’opposition Mmusi Maimane a tweeté son accord avec la sanction imposée par Ramaphosa. “Merci, Monsieur le Président, pour cette réponse mesurée et rapide. Je pense que c’est juste”, a écrit l’ancien chef de l’Alliance démocratique, l’un des plus fervents rivaux de l’ANC au pouvoir.
L’Afrique du Sud compte à ce jour le plus grand nombre de cas de coronavirus sur le continent africain. Selon le tout dernier décompte, le pays compte 1749 cas confirmés, 13 décès et 95 guérisons.

Avec AFP/VOA

Des Africains expulsés de leurs hôtels en Chine

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Des Africains expulsés de leurs hôtels en Chine

Bangui (République centrafricaine) – 8 avr. 2020 12:48

Des centaines d’Africains dont hommes d’affaires vivant dans le sud de la Chine à Guangzhou ont été expulsés de leur hôtels et appartements au moment où des autorités locales lancent une campagne de tests du coronavirus.
Les personnes expulsées déclarent qu’elles sont discriminées.
“Ils nous accusent d’avoir le virus”, déclare Victor Tobenna, un étudiant nigérian à Guangzhou.
“Nous avons payé le loyer et juste après l’avoir récupéré, ils nous expulsent des maisons. Depuis la nuit dernière, nous dormons dans la rue”, ajoute-t-il.
L’homme d’affaires congolais Lunde Okulunge Isidore déclare:
“ils sont venus chez moi. Ils m’ont dit d’attendre 24 heures pour les résultats mais même après 24 heures, personne ne m’a contacté”.
Certains résidents ont déclaré à la BBC qu’ils ont été expulsés de leur appartement d’autres indiquent qu’ils ont été forcés à se mettre en quarantaine sans connaître les résultats de leurs tests.
Mardi, les autorités chinoises ont nié les rumeurs selon lesquels le virus se répand au sein de la communauté africaine et que des zones de résidences des Africains étaient en confinement.
Guangzhou accueille l’une des plus grande communauté africaine en Chine.
Il est devenu un hub pour les commerçants africains qui achètes et vendent des produits au continent.
Il y a des inquiétudes en Chine concernant le nombre de cas importés de coronavirus.
Les autorités craignent qu’ils n’occasionne une deuxième épidémie.
Depuis mars, Guangzhou exige la mise en quarantaine pour 14 jours des personnes qui arrivent de l’étranger.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : Les bourdes qui ont plombé le bilan de TOUADERA 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – En 2015 comme candidat indépendant  n’ayant pas de parti politique, il venait d’être sanctionné du KNK de François BOZIZE dont il fut le second vice-président, YANGOUVONDA pour avoir maintenu sa candidature à la présidentielle, Faustin Archange TOUADERA a cru bien faire de choisir son ex directeur national de campagne de 2015, Simplice Mathieu Sarandji comme Premier Ministre après son élection à la magistrature suprême en 2016. Ce faisant il a intelligemment vite coupé court aux ambitions excessives de la « bande de 0% » du premier tour de scrutin de la présidentielle qui, par pur opportunisme et calculs politiciens, était devenue très encombrant pour lui à cause de leur ralliement et soutien au second tour du scrutin qu’ils entendaient vendre chèrement. Mais en réalité, il eût été plus judicieux pour TOUADERA de garder SARANDJI comme un joker auprès de lui afin de lui confier le moment venu, la mission de créer un parti politique dont il pourrait se servir pour briguer sereinement un second mandat.

 

Première bourde : Nomination de SARANDJI comme PM

Mal lui a en a pris car Simplice Mathieu SARANDJI, tout universitaire et enseignant de géographie, ne s’est point distingué par sa connaissance du monde politique bien au contraire. Personnage ombrageux ayant des antécédents psychiatriques, de violences conjugales et connu pour son arrogance et ses penchants dictatoriaux, n’acceptant pas la moindre critique. Accessoirement, bien qu’ayant bénéficié de sa formation universitaire à Bordeaux, il n’est pas réputé pour sa francophilie bien au contraire. Avec les fonds spéciaux de la primature, il met en place une équipe occulte de communicants chargés de vilipender la France. Dès sa prise de fonction, son obsession était d’achever le chantier de son palais du PK 11 à la sortie Nord de Bangui qu’il habite depuis. A son départ de la primature, il fait réformer pour les acheter à vils prix, plusieurs véhicules du parc auto de cette institution. On parle aussi à Bangui de l’acquisition par le même individu de plusieurs propriétés immobilières dans la capitale et de plusieurs villas en province. On lui impute également le détournement de deux milliards de f cfa destinés à la réfection de l’axe routier Bossemptélé Bozoum sans qu’un seul kilomètre n’ait été réhabilité. N’eut été la vigilance des députés, son entreprise de BTP créée à dessein à des fins de prédation aurait eu le marché de plus d’un milliard de fcfa pour construction en dur de la tribune de défilé sur l’avenue des martyrs à Bangui.

 

Seconde bourde : Hisser MECKASSOUA au perchoir

En convainquant TOUADERA d’œuvrer pour hisser Karim Abdou MECKASSOUA à la présidence de l’assemblée nationale en reconnaissance de ce que dernier, ministre de l’enseignement supérieur, les avait fait nommer naguère par le président BOZIZE, l’un recteur de l’université de Bangui et SARANDJI, secrétaire général de la même université. Cette volonté de renvoi d’ascenseur est la preuve de la grande naïveté politique aussi bien de SARANDJI que de TOUADERA. En faisant ainsi ce cadeau à l’intriguant Karim MECKASSOUA, ils se sont tos les deux tiré une balle dans le pied.  Karim MECKASSOUA une fois porté au perchoir à coup de corruption des députés, ne tardera pas à le faire comprendre. Devant tous ses interlocuteurs, il n’hésite pas à dire tout le mal qu’il pense de TOUADERA et SARANDJI, les qualifiant d’incompétents et de manquer de la moindre vision pour diriger le pays.

 

Troisième bourde : Mettre SARANDJI à la tête du MCU

La création du Mouvement dit des Cœurs Unis (MCU) était davantage destinée non pas à servir de courroie de transmission et instrument pour la campagne pour faire réélire TOUADERA le moment venu, mais surtout à donner le change aux déçus et autres détracteurs devenus opposants du régime dont les rangs commençaient à grossir. Les dirigeants font manifestement preuve de beaucoup d’amateurisme tout en peinant énormément à asseoir ce parti sur la scène politique nationale. Il s’agit d’un parti attrape-tout qui en son propre sein, a beaucoup de difficultés à maintenir sa cohésion et son unité même à son sommet. Sa collaboration avec les partis dits alliés est quasi inexistante. Les croque en jambes sont légion.

 

Quatrième bourde : Félix MOLOUA au ministère de l’économie

On ne change pas une équipe qui gagne dit-on. En tant que dircab adjoint de campagne de TOUADERA, Félix MOLOUA est bombardé à la tête du ministère de l’économie, poste stratégique par excellence pour engager les actions décisives de développement du pays dont presque tous les voyants sont au rouge et dont l’urgence de la situation requiert une certaine vision et de l’énergie. C’est ainsi qu’un plan d’urgence pour le relèvement du pays appelé RCPCA est présenté aux bailleurs de fonds et amis de la RCA à Bruxelles et permet de lever plus de 2 milliards de dollar américain. Malheureusement force est de constater que malgré l’urgence de la situation du pays, trois années après que ces fonds aient été levés, rien de significatif n’est résolu au niveau des infrastructures de base dans le pays. MOLOUA a passé son temps à tourner en rond tout en utilisant anarchiquement les fonds du RCPA, ce qui provoquera la démission du premier coordonnateur de ce programme. Résultat : Bangui connaît deux années consécutives de pénurie d’eau en période de saison sèche avec le phénomène des bidons jaunes dans plusieurs quartiers populeux où les habitants sont en quête éperdue d’eau. Les délestages d’électricité continuent d’empoisonner la vie aux habitants de Bangui.

 

NEPOTISME ET NOUVEAUX RICHES

 

Arthur Bertrand PIRI au contrôle des sociétés

Pour avoir pris activement part dans l’équipe de communication de la campagne électorale de son oncle TOUADERA en 2015, ce neveu en a été amplement récompensé en jetant son dévolu sur le juteux poste de Contrôleur général des sociétés d’état et entreprises d’économie mixte qu’il a exigé et obtenu de son oncle. Plus prédateur que

PIRI tu meurs. Corrompu jusqu’à la moelle, cet individu s’illustrera par la vente des nominations aux hautes fonctions dans l’appareil d’état et des directeurs généraux perpétuellement victimes de son chantage. Il amassera sans cause une colossale fortune qui lui permettra d’édifier au PK 22 sur la route de Damara un grand immeuble à vocation hôtelière dont l’inauguration a donné lieu courant février dernier à des festivités tonitruantes. Arthur PIRI se vante sans scrupule de l’avoir construit sans crédit bancaire !

 

Flavien MBATA Garde des Sceaux

Autre neveu calamiteux de TOUADERA. Naguère dircab du président de la Cour constitutionnelle de transition lors des présidentielles de 2015, il exige aussi de son oncle d’être nommé ministre de la justice dès après la victoire de celui-ci. Réputé pour son penchant à lever le coude, on lui reproche d’être très peu visible à son cabinet de ministre. Il est le plus souvent retranché à son domicile banguissois où dans sa « datcha » de Boali alors que plusieurs dossiers de justice attendent et exigent une gestion de chaque instant que ce Garde des sceaux n’est pas en mesure de gérer.

 

Firmin NGREBADA PM

A l’instar de Flavien MBATA, Firmin NGREBADA s’est bâti une « datcha » en plein centre-ville de Boali. Chaque week-end, il déplace toute l’intendance et la logistique sécuritaire de la primature sur ces lieux. Certains de ces visiteurs de week-end racontent qu’attenant à la « datcha », le propriétaire a fait construire une fosse aux caïmans, un peu sur le modèle du sanguinaire Jean Bedel BOKASSA dans son palais de Kolongo  Son nom est cité dans plusieurs scandales financiers de corruption allant de la de vente de faux passeports diplomatiques dont celui de l’ex-tennis man Boris BECKER jusqu’à la ténébreuse affaire d’Abkhazie, dossiers qui ont abondamment  défrayé la chronique. L’affaire de l’Abkhazie dont tout indique que le cupide Firmin NGREBADA est le principal instigateur, a débouché sur le brutal double limogeage par TOUADERA des dircab Dominique Désiré ERENON et Vivien GORO, Chef de Cabinet particulier, une première dans les annales politiques de la RCA, tandis que curieusement NGREBADA est resté à son poste.

 

Par : Alain Nzilo

Directeur de Publications du CNC

Copyright2020CNC.

Me SOMBO DIDELE : « L’ARRESTATION ARBITRAIRE DE MON CLIENT SHABAZZ FARI TAHERUKA».

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Docteur Fari Tahéruka Shabazz, arrêté par la CNS le 3 mars 2020

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le 3 Mars 2020, Maître Arlette SOMBO-DIBELE (ASD) écrit lettre de deux pages au Procureur de la République, Laurent LENGANDE, au Tribunal de Grande Instance de Bangui (République Centrafricaine). Le sujet de sa lettre c’est l’arrestation arbitraire de son client selon elle : « J’ai l’honneur de porter à votre attention ce cas d’arrestation arbitraire de mon, client Monsieur Shabazz Fari TAHEROUKA ». Il retrace dans sa lettre l’arrestation de son client ; la “libération” de deux amis arrêtés ensemble avec lui ; la plainte déposée contre le député Symphorien MAPENZI pour menace de mort à son encontre ; elle sollicite la libération de client. Maître SOMBO-DIBELE est à la fois militante de la Société civile centrafricaine et femme politique.

 

  1. Shabazz Fari TAHEROUKA, militante de la Société civile centrafricaine et homme politique est arrêté arbitrairement par le CNS (Compagnie Nationale de Sécurité) du 1er arrondissement de Bangui alors qu’il était dans les locaux du CNS pour le suivi d’une plainte qu’il a déposée.

M S F TAHEROUKA est un activiste politique. Son analyse tranchante et impitoyable contre le pouvoir gêne le pouvoir autoritaire de M Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine.

 

 

M Shabazz Fari  TAHEROUKA un activiste politique

A l’analyse tranchante et impitoyable.

Le 6 Avril 2020, M S F TAHEROUKA réagit dans la presse pour contester “une libération au rabais et humiliante” que veulent selon lui imposer Mr A F NGUENDET et Mr F A TOUADERA :

“5. Car il est de bon ton de rappeler que c’est moi qui ai déposé plainte contre l’Honorable MAPENZI pour menace de mort et contre son homme de paille pour vol à l’arraché. Et que personne n’a légalement déposé plainte contre moi.

  1. Par conséquent, je conteste farouchement avec la dernière énergie les tractations entre le Chef de l’État, l’ancien Président du CNT et l’homme de paille du 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, qui vise à m’imposer une libération au rabais et humiliante.
  2. J’attends l’audience publique pour faire éclater la vérité, prouver mon innocence et ainsi démontrer que ce procès est politique et rien d’autre.

 

Fari Tahéruka SHABAZZ, Prisonnier Politique du Pr Faustin Archange TOUADÉRA”

 

Le 31 Août 2019 dans Centrafrique le Défi, il porte un regard critique sur le régime centrafricain :

« Monsieur le président de la République centrafricaine-Gondwana? À quoi bon être élu démocratiquement pour diriger le pays dictatorialement.

Tous les jours que Dieu fait vos griots nous vantent les mérites de votre accession démocratique au pouvoir de l’État. Mais vous avez plongé le pays dans les méandres du terrorisme international avec les pièces d’identité – passeport, carte d’identité, certificat de nationalité, permis de conduire etc…- qui sont désormais confectionnées par l’ancien financier d’Al-Qaïda, le libanais Aziz Nassour.

 

Vous avez noyé le pays dans la boue du mercenariat international en nommant à la tête de la sécurité nationale l’agent du Kremlin, Valéry Zakharov, qui officie sur notre sol à travers l’entreprise criminelle et négrophobe de mercenaires russes Wagner.

Vous avez livré en pâture le pays aux exploiteurs esclavagistes les plus véreux de Chine qui en plus de provoquer des catastrophes écologiques et sanitaires irréversibles pillent sans vergogne le sol et sous-sol centrafricain sans compter les pièces de monnaie.

Vous avez transformé la RCA en un vaste lupanar (Le Lupanar de Pompéi, connu aussi sous le nom de Lupanare Grande, est le bordel le plus célèbre des vestiges de la ville romaine de Pompéi. Il est intéressant pour les peintures érotiques sur ses murs)  de la corruption au point de compter parmi les pays les plus corrompus au monde en seulement trois ans au pouvoir.

Enfin vous avez fait de la RCA un véritable cimetière à ciel ouvert où vos amis mercenaires étrangers avec lesquels vous avez signé un deal à Khartoum au Soudan massacrent la population centrafricaine sans jamais être inquiétés par vous ou la justice. Plus de la moitié de la population qui meurent de faim, 2 millions d’enfants à l’article de la mort, 20% de la population qui vit dans des grottes, des trous sous terre, dans la jungle, dans les bois et la savane ou sous des bâches dans les camps de déplacés ou de réfugiés à la merci des animaux sauvages, des maladies les plus dangereuses, des réseaux maffieux.

Monsieur Touadéra vous êtes à travers votre politique ignominieuse le sida de la RCA.

Comme Hitler vous êtes arrivé démocratiquement au pouvoir mais pour quel résultat ? 

 

Fari Tahéruka Shabazz ».

Me ASD, en véritable combattante prendra la défense de M Shabazz  selon le droit. La tentative d’assassinat contre sa personne par la Garde présidentielle la conforte à prendre position pour la Justice, de Bonne gouvernance et de Paix.

 

 

Me Arlette SOMBO-DIBELE combattre

Pour les Droits de l’Homme.

Une femme de conviction, engagée dans le combat pour l’instauration des droits fondamentaux en RCA. « Me Arlette SOMBE-DIBELE a échappé à une tentative d’assassinat aux abords du terrain de l’UCATEX ». (E. Yamalé 17/06/2019)

Elle vient du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC). Elle fut Ministre de l’environnement, des eaux, forêts, chasse et pêches pendant la période de la Transition de la présidente Catherine SAMBA PANZA.

Le 15 Juin 2019, elle se trouvait aux abords du terrain de l’UCATEX dans le cadre d’un meeting organisé par le GTSC, annulé par M WANZE, Ministre centrafricain de l’Intérieur, de la sécurité publique.

De sources proches de la famille de Me ASD affirment que dès l’arrivée des organisateurs du meeting, à quelques mètres de la barrière érigée par les forces de sécurité intérieure, une grenade dégoupillée est lancée sur eux par des éléments identifiés comme membres de la Garde présidentielle. Elle s’en serait sortie par miracle surtout après les tirs à balles réelles qui ont suivis le jet de grenade.

Les images de son sac à main et de son pagne témoignent de l’impact du souffle des armes qui n’est pas passé loin.

Qui veut en finir avec Me ASD ? Une enquête internationale indépendante sur le déroulement circonstancié est réclamée pour déterminer et situer les responsabilités. Cette demande a-t-elle abouti ? Des responsabilités sont-elles situées et déterminées ?

 

Johnny Yannick NALIMO dans Kangbi Ndara du 17 Octobre 2017 pointe la « Dérive de bonne gouvernance en Centrafrique : 6 millions de francs CFA détournés, dénoncés par Arlette Sombo-Dibélé ». Il montre qu’en matière de bonne gouvernance elle est adoubée par le Fond Monétaire International « pour avoir fait contribuer son département au relèvement de la croissance mais remerciée comme une malpropre par son pays ».

ASD précise les fondements de son engagement politique :

« La situation de crise extrême qui a débuté dans notre pays en décembre 2012 m’a conduite à prendre position politiquement pour les valeurs que je défends quant à la justice, la bonne gouvernance et la paix ».

La récurrence de la violence comme méthode de gouvernance en RCA lui a valu un rapport d’International Crisis qui pointe la connivence du président Michel Djotodia avec les rebelles ex-Séléka pour commettre des enlèvements contre rançon.

 

International Crisis Group (ICG) : revitaliser et améliorer le système

Judiciaire à Bangui.

Le 17 Juin 2014 l’ICG produit un rapport n° 219 sur la crise centrafricaine.

 

L’International Crisis Group (ICG), aussi connu sous le nom de Crisis Group, est une ONG internationale à but non lucratif créée en 1995, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers grâce à un travail de recherche sur le terrain, des analyses et des recommandations indépendantes. Son président-directeur général est Robert Malley depuis janvier 2018.

 

Dans ce rapport l’ICG écrit que la crise centrafricaine débutée en Décembre 2012 marquée par la désagrégation de l’Etat aux conséquences importantes suivantes, la prédation des autorités et des groupes armés.

La Séléka amplifie et porte à son paroxysme la mauvaise gouvernance des régimes précédents. Les dirigeants pillent ce qui reste de l’Etat et font main basse sur l’économie du pays.

 

L’ICG écrit que le pouvoir centrafricain de l’époque se coalisait avec la “coalition ex-Séléka” pour piller leur propre pays, enlever les hommes d’affaire centrafricains contre rançons..

« Outre les pillages, les commandants de la Seleka se sont aussi adonnés aux enlèvements. Si la plupart des hommes d’affaires de Bangui sont partis à l’étranger avant ou peu après la prise de la capitale en mars 2013, certains de ceux qui sont restés ont été enlevés par des chefs militaires de la Seleka. L’un d’entre eux, soupçonné d’être un des partenaires d’affaires de Bozizé, a passé onze jours détenu dans une maison de la capitale au vu et au su de Michel Djotodia et du procureur de la République, qui lui ont tous deux rendu visite. Il a dû monnayer sa libération avec les commandants de la Seleka, qui lui disaient « l’Etat, c’est nous ».

Beaucoup de travail reste à faire pour arriver à une revitalisation et à une amélioration du système judiciaire centrafricain. L’exemple de l’arrestation arbitraire de M Shabazz en témoigne.

 

Le procureur de la République Laurent LENGANDE

Aux ordres du pouvoir, contre le citoyen centrafricain.

Le Procureur de la République, Laurent LENGANDE magistrat aux ordres et au service exclusif du gouvernement contre le citoyen centrafricain.

Au-delà de son cas spécifique c’est la réputation de tout le système judiciaire centrafricain qui est mis en cause :

 

Le 5 Mars 2020, Edouard YAMALE titre son article, celui qui nous préoccupe ici, « Silence du procureur de la République, Laurent LENGANDE suite à la lettre de l’avocat de Fari TAHERUKA SHABAZZ ».

 

Le 8 Mars 2020, il titre un autre article, « Quand les bandits sont au pouvoir, la place d’un honnête homme est en prison » !

 

Le 22 Novembre 2019, AfricaNews écrit qu’une plainte pour abus sexuels sur mineur a été déposée contre un prêtre belge catholique en Centrafrique par le procureur de la République de Bangui. Où en est cette enquête aujourd’hui ? Est-ce une opération de diversion qui vise les parents du mineur et  la presse ?

On trouve une voix qui soutient le système dans la presse centrafricaine.

 

Le 22 Août 2019, Jérémie WALANDA YANDIA, correspondant d’Afrique Panorama titre un article ainsi : « La manifestation de E Zingo Biani : est-ce une provocation de Paris ? » :

« après avoir passé plusieurs mois en RCA, les journalistes accrédités devaient savoir que la législation de la RCA interdit la couverture d’une manifestation illégale. Est-il possible que Paris ait provoqué cette arrestation spécialement pour ensuite accuser les autorités centrafricaines de ne pas respecter les libertés d’expression ? Un autre fait qui peut servir de preuve est que les organisateurs de la manifestation étaient vus ensemble avec les journalistes français quelques jours avant la manifestation pour les préparatifs. Malgré leurs tentatives, ils n’ont pas pu jouer le rôle de martyrs. Le procureur de la République, Laurent Legande, a très vite réagi pour les relâcher pour sauver la situation.

Alors, jusqu’à quand la France va continuer dans ses manœuvres machiavéliques pour déstabiliser d’avantage la RCA ? »

Les forces de l’ordre sont détournées au profit de M Faustin Archange TOUADERA, au détriment de leurs missions républicaines.

La problématique complexe des FACA n’est pas prise en compte ici. La destruction des FACA débutée avant l’ex-Séléka, aggravée sous son pouvoir se poursuit encore aujourd’hui. Le système de défense, le système armé n’est encore  capable de déployer, parce qu’il y a un problème de soutien des unités.

 

La Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) : maintenir ou rétablir

La sécurité générale de la population.

Me (ASD) qualifie la procédure contre son client de « totalement irrégulière ».  Malgré le « silence » du procureur de la République suite à sa lettre, elle encourage son client à déposer plainte contre M Azziz AROUFAÏ, collaborateur du député M Jean-Symphorien MAPENZI pour vol de téléphone portable en bande organisée.

Convoqué à la CNS pour le 3 Mars 2020 pour les suites de sa plainte, c’est lui qui sera maintenu pour une prétendue nécessité d’enquête tandis que l’auteur de l’infraction qui l’a reconnue est relâché s’étonne Me ASD.

 

La CNS a pour objectifs de maintenir ou de rétablir l’ordre public et la sécurité générale de la population. Elle forme un corps  spécialisé de la police nationale centrafricaine.

Entre 2012 et 2016, elle est au premier rang dans le maintien de l’ordre.

Depuis 2016, les conflits  d’intérêts et l’enrichissement illicite de sa direction minent les efforts pour rétablir la sécurité à Bangui.

Querelles internes entre le directeur et ses quatre commandants de compagnies y compris les éléments du CNS. Ajouter à cela des problèmes d’entretien des locaux du CNS. Toitures trouées.

Des herbes folles dans la cours

Les moyens roulants en panne.

Désintérêt des gardiens de la paix pour les actions de la CNS.

 

En 2016 l’effectif de la CNS est de 120 hommes.

2018 l’effectif s’effondre à 30 hommes. (Anselm MBATA, CNC 7/12/2018).

 

En 1979, M. Willybiro SAKO nommé directeur général à la sécurité nationale favorise la création de nouveaux  services tels que la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) ou l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) et transformant la direction de la sécurité en Direction de la police nationale.

 

« Détournement » des forces de sécurité intérieure

En  police politique.

Un parti politique est une organisation basée sur des textes fondamentaux (statuts, règlement intérieur, projet de société, etc.) librement acceptés par tous les adhérents.

Ces textes sont obligatoirement en harmonie avec les textes règlementaires nationaux et avec la déclaration universelle des Droits de l’Homme.

Le parti est organisé sur un territoire (quartier, arrondissement, commune, sous-préfecture, préfecture, région, département, à l’étranger où sont implantées des colonies centrafricaines. etc.).

 

Son but est de conquérir le pouvoir ou pour chercher à influencer la politique du gouvernement en place en nommant ses propres candidats et en tentant d’obtenir le suffrage des citoyens.

 

La réalité en Centrafrique est différente. Les de partis politiques du pays sont confrontés à plusieurs obstacles. On leur reproche des détournements de fonds publics, leur «immaturité » ; leur mutisme et leur aveuglement face aux drames insupportables imposés au peuple par la Séléka et leurs alliés étrangers. Ce mutisme a neutralisé leur capacité et leur poids nécessaire à l’équilibre démocratique dans le pays. Ils sont prompts au nomadisme politique pour des intérêts personnel du leader.

 

Les pouvoirs qui se sont succédé aux affaires en RCA, à l’image des pouvoirs de la sous-région ont usé des menaces, des arrestations, des intimidations contre les partis politiques par la redoutable Section de recherches et investigations (SRI), véritable police politique.

 

Cet arsenal répressif sera enrichi par la création du redoutable Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad). Un centre de détention illégale se trouvait dans les locaux du Cedad. On y embastille des gens, on les torture, on les tue hors de tout cadre légal. Les victimes sont principalement d’anciens militaires des forces armées centrafricaines (FACA), soupçonnés d’être pro Bozizé.

Le haut-commissariat aux droits de l’homme des nations unies (HCDH), préoccupé demande aux autorités de faire cesser ces pratiques.

Un décret présidentiel du 27 novembre 2013 dissoudra le Cedad

Le dysfonctionnement touche aussi les institutions de l’Etat comme l’Assemblée nationale et le gouvernement.

 

Le député Jean-Symphorien MAPENZI : une réputation

Sulfureuse, mafieuse.

Le 21 Février 2020, le journal en ligne Centrafrique le défi écrit au sujet d’un document sonore, « Les pulsions criminelles du premier vice-président MAPENZI ».

 

Le 21 Février 2020, Jefferson Cyrille YAPENDE dans Bangui Com dit de son côté, « Le GTSC exige la levée de l’immunité parlementaire de Jean Symphorien Mapenzi pour faux et usage de faux ».

Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise (GTSC) demande la levée de l’immunité parlementaire du 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Cette plateforme dite GTSC relate « au mépris de principes de bonne gouvernance, la falsification des résultats de vote de loi des finances de l’année en cours ». Cette position a été exprimée lors d’une déclaration faite le jeudi 20 février, par le, porte-parole du GTSC Paul Crescent Beninga.

 

Le 22 Février 2020, Charlotte COSSET sur RFI titre son article, « L’affaire du Mapenzigate secoue l’assemblée nationale »

« Une nouvelle affaire touche l’Assemblée nationale. Depuis plusieurs jours, les médias et réseaux sociaux parlent du « Mapenzigate », en raison d’une bande son où l’on entendrait le vice-président de l’institution expliquer comme il aurait truqué le vote de la loi des Finances.

Les soutiens du vice-président Jean-Symphorien Mapenzi expliquent que la bande son ne peut être authentifiée et que ces dénonciations ne cherchent qu’à affaiblir un pilier du Mouvement cœurs unis, le mouvement présidentiel ».

 

Le 18 Mai 2019 Kangbi Ndara de son côté titre, « Deux milliards d’infrastructures routières détournés : MAPENZI devrait s’expliquer ».

« Les travaux de réhabilitation de l’axe Bossemtélé-Bozoun ont stoppé court aussitôt inaugurés en 2018 par l’ancien Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji. A en croire la presse nationale et certaines sources proches du dossier, une bonne partie des fonds destinés à la remise en état de cette portion de route a été simplement détourné ».

 

Par rapport à l’implication du député MAPENZI dans l’arrestation arbitraire de M  SFT Me ASD interroge le procureur de le République : Ce dernier est en conflit avec M SHABAZZ. M le procureur de la République, en date du 24 Février 2020, j’ai déposé au nom de mon client une plainte contre l’honorable MAPENZI Symphorien pour menace de mort  à son endroit.

 

Le Secrétariat général du gouvernement est impliqué dans cette association de voleurs de téléphone par personne interposée, M Michel BILIWELE. C’est donc la primature et la présidence de la République qui sont eux aussi touché.

 

 

En conclusion

 

Les citoyens centrafricains ont compris que le poisson pourrit par la tête“.

L’usage de la violence est contre-productif dans toute démocratie.

La prise de conscience est réelle en RCA aujourd’hui. Elle touche toutes les couches de la société. Ça ne sert à rien de s’acharner sur tel ou tel citoyen, tel ou tel pari politique, la Société civile, tel ou tel militaire, etc. On élimine une personne, l’idée continuera à l’exemple de la promesse du peuple centrafricain le 1er Décembre 1958, qui est toujours d’actualité :

Le territoire de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 1er Décembre 1958,  République, dénommée République Centrafricaine. Ce jour-là nous sommes sortis de l’anarchie où nous vivions ; Nous sommes sortis du tribalisme ; Nous sommes sortis du clanisme. Nous sommes sortis des petites familles, des petits clans, des petites tribus. Nous sommes désormais, depuis le 1er Décembre 1958, un Etat, c’est-à-dire un Peuple organisé. Et en tant que Peuple organisé, nous devons avoir des Lois“. B Boganda.

 

 

Écrit par : Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 07  Avril 2020

 

 

 

 

Coronavirus, tout le monde en parle mais qu’en est-il vraiment ?

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Centrafrique.com/hopital-complexe-pediatrique-de-bangui-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le monde connaît un épisode tragique que beaucoup se plaisent déjà à décrire comme unique et sans précédent alors que d’autres crises épidémiologiques ont malheureusement déjà jalonné l’histoire auparavant en provoquant elles aussi de nombreuses victimes.

Le coronavirus, dit COVID-19 a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il sévit ; pour ne pas perdre le fil, il est nécessaire de faire un point sur ce que l’on sait actuellement sur cette pandémie sans se laisser bercer par les sirènes des pseudo-spécialistes autoproclamés.
Tout d’abord, c’est en Chine, dans la province de Wuhan plus précisément, que le COVID-19 est apparu. Le pangolin en est à l’origine puisqu’il présente 99% de similitude avec le coronavirus de cet animal. Les premiers cas signalés remontent à début décembre 2019.

Depuis, fort des échanges que la mondialisation génère, les choses se sont rapidement accélérées et aggravées principalement sur le continent européen mais également sur le territoire américain et dans une moindre mesure sur le continent africain.
Les derniers bilans qui sont annoncés montrent que l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne font partie des pays les plus touchés en Europe. Sous l’égide de l’organisation mondiale de la santé (OMS), des mesures strictes visant à enrayer la propagation du virus ont été décidées par nombre de nations, restreignant la mobilité et la libre circulation de la population pour des durées qui sont réévaluées en fonction de l’évolution de la situation.

La course au vaccin est lancée mais il faudra de l’ordre de 12 à 18 mois pour qu’un vaccin puisse être établi avec toutes les précautions qui s’imposent. Certains docteurs ont testé des traitements via la chloroquine, médicament préconisé dans la lutte contre le paludisme ; les résultats seraient encourageants mais le manque de recul incite les autorités sanitaires à la prudence.

Dans ce contexte, un pays parmi les grandes puissances dénote dans le paysage actuel, il s’agit de la Russie. En effet, selon les chiffres avancés, la Russie aurait à faire face à relativement peu de cas déclarés de COVID-19, avec un peu plus de 7 500 cas confirmés pour une population de 146 millions d’habitants.

Pourtant, Moscou n’a pas été dans un tempo différent des autres capitales dans la prise des mesures de protection. Alors, chacun y va de son commentaire sur la question et les théories les plus diverses circulent, jugez plutôt !

Certains prétendent que la Russie, qui a toujours, il est vrai, soigné sa réputation, n’annonce que ce qui l’arrange, quitte à travestir la réalité et à tordre les chiffres. Ainsi, le docteur russe Anastasia Vasilyeva, leader du syndicat de médecins « Alliance des docteurs » et proche de l’opposition russe, a fait la une des journaux russes en dénonçant la dissimulation du nombre de cas réels de coronavirus sous les chiffres des « pneumonies » et des « infections respiratoires aiguës ». D’autres expliquent aussi que les tests utilisés en Russie et produits par la société Vector ne sont pas fiables. Ils sont responsables de nombreux « faux négatifs » qui diminuent d’autant les chiffres nationaux. Sollicitée par le média américain CNN, la société pharmaceutique russe Vector n’a pas répondu sur ce sujet.

Une chose est certaine : le COVID-19 est l’objet de bien des enjeux, diplomatiques, politiques, économiques, et sociaux. Il convient donc de garder son esprit critique devant ceux qui veulent donner l’illusion d’être meilleurs que les autres.

Affaire à suivre !

 

Copyright2020CNC.

Centrafrique : 7 avril, un contexte hors norme pour la journée mondiale de la santé

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Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Chaque année, l’organisation mondiale de la santé (OMS) célèbre plusieurs événements sur le thème de la santé, comme la journée mondiale du paludisme ou encore celle de la vaccination contre la tuberculose par exemple. La journée mondiale de la santé fait partie des huit campagnes annuelles que l’OMS met en place.
Cette année, ce jour qui se veut habituellement célébrer de manière festive autour d’activités qui rassemblent et qui permettent de promouvoir le thème retenu, va indéniablement lui aussi faire les frais du coronavirus, appelé aussi COVID-19. Il n’y aura donc pas de colloques, pas de séminaires, pas de réunions de sensibilisation, ni de rassemblements ou de marches symboliques.

Pour l’année 2020, le thème retenu est la promotion de la santé !Si l’on considère que la promotion de la santé consiste à agir sur la responsabilité sociale et donc sur les différents partenaires pour permettre d’accroitre les capacités communautaires, il a été choisi à point nommé à la vue du contexte actuel de crise sanitaire. En effet, si l’individu reste au centre de cette démarche, cette stratégie doit lui permettre d’agir en faveur de la santé dans et avec sa communauté. C’est tout le sens des mesures préventives ou barrières qui ont été édictées par l’ensemble des continents et pays touchés de plein fouet par cette pandémie de coronavirus sans précédent. Chacun à son niveau peut agir pour endiguer la propagation de ce fléau ! Et ce sont bien l’ensemble de tous ces gestes individuels au quotidien, de la vigilance et de la surveillance de chacun d’entre nous sur ses proches et le respect des mesures de bon sens qui vont nous permettre d’éviter le pire en attendant qu’un remède, un vaccin ou l’éclair divin n’en vienne à bout !Les déterminants de la santé sont nombreux. Ils relèvent de la personne, bien entendu, mais ils sont aussi d’ordre relationnel ou environnemental, étroitement liés à la culture, au travail, à la société, etc. Qu’il est dur et frustrant pour un Centrafricain de devoir faire fi de ses us et coutumes ! Abandonner au moins pour un temps sa façon tactile de saluer ses amis, prendre de la distance lorsque qu’une file d’attente se forme, renoncer à faire la fête dans les boites de nuit, autant de déchirements qui pourtant sont essentiels pour soi-même comme pour ses frères et sœurs ! Alors, il n’y a pas de question à se poser et tant pis pour le côté festif de cette journée symbolique, ça attendra l’année prochaine !

Notre pays, si durement touché par les crises successives et les fléaux divers a bien besoin des organisations internationales comme l’OMS ou encore l’institut Pasteur de Bangui ; leur appui en cette période de crise du COVID-19 sera indispensable pour que nos frères et sœurs de Centrafrique ne soient pas terrassés par cette pandémie ! Qui vivra verra !

 

Copyright2020CNC.

 

Vive tension politique en RCA : mise en garde d’un expert de l’ONU aux acteurs politiques.

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Centrafrique.com/communique-du-parti-knk-suite-a-laudience-accordee-par-le-president-touadera-a-son-leader-francois-bozize/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinees-par-cnc-le-21-janvier-2020/” rel=”attachment wp-att-35838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020
L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en RCA, Yao Agbetse, a lancé un appel à la majorité, l’opposition, les groupes armés et les médias nationaux et internationaux à la retenue et à la responsabilité : « Tout acteur politique qui a exercé ou envisage d’exercer de hautes fonctions à la tête de la RCA, y compris la magistrature suprême, doit se montrer capable de placer l’intérêt du peuple avant ses propres intérêts ; cette exigence n’est pas négociable ».

 

« Toute tentative visant à entraver la marche du pays vers la paix fortement exprimée par le peuple centrafricain lors du Forum de Bangui en 2015 et lors des consultations nationales en 2019 dans le cadre de l’Accord de paix de Khartoum est une trahison du peuple qui n’aspire qu’à jouir de ses droits ».

« Toute personne qui pose des actes attentatoires à l’exercice des droits et des libertés fondamentales par le peuple centrafricain s’expose aux sanctions internationales, y compris devant la Cour pénale internationale ».

« Tous les leaders des groupes armés devenus Ministres en faveur de l’Accord de paix de Khartoum ou intégrés au sein de l’appareil étatique doivent exercer un devoir de diligence qui les obligent à respecter les lois républicaines et à s’abstenir de toutes actions incompatibles avec leurs engagements au titre de l’Accord ».

« En vertu de l’Accord de paix, je demande aux groupes armés de « mettre fin de manière immédiate, complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence » (article 5) comme ils se sont engagés à le faire.

« Alors que la RCA est confrontée à la pandémie du COVID-19 avec des conséquences potentiellement catastrophiques et que le dispositif électoral en vue du prochain scrutin présidentiel est loin d’être en place, les tensions actuelles sont de nature à saper les efforts qui ont été déjà entrepris et l’espoir légitime de paix de la population ».

« J’appelle les autorités centrafricaines à respecter les normes et standards internationaux applicables en matière d’arrestation, de détention provisoire, de procès juste et équitable, et de privation de liberté, et à éviter de recourir aux détentions arbitraires, aux disparitions forcées, à la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

« J’exhorte les pays voisins et les partenaires internationaux de la RCA à agir en artisans de paix en accompagnant la RCA vers des élections transparentes et à s’abstenir de toute action ou omission susceptible d’hypothéquer le processus électoral et de plonger à nouveau le pays dans le chaos ».

« J’appelle la majorité, l’opposition, les groupes armés et les médias nationaux et internationaux à la retenue et à la responsabilité ».

« J’appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures d’urgence et à envoyer un message fort aux acteurs centrafricains car les risques d’une irruption dans la violence sont réels ».

 

L’Angola sort des renforts de police et des blindés pour faire respecter l’état d’urgence antivirus

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L’Angola sort des renforts de police et des blindés pour faire respecter l’état d’urgence antivirus

Bangui (République centrafricaine) – 7 avr. 2020 11:36

La police angolaise a déployé lundi des centaines d’hommes supplémentaires et des blindés dans la capitale du pays Luanda pour y forcer le respect de l’état d’urgence anti-coronavirus, largement ignoré par sa population pauvre.
Des unités de la force d’intervention de la police équipés de véhicules blindés ont pris position sur les principales artères de la ville pour y contrôler véhicules et piétons, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le président Joao Lourenço a décrété l’état d’urgence dans tout le pays fin mars pour tenter d’enrayer l’épidémie de Covid-19. A ce jour, 14 cas de contaminations ont été officiellement recensés, dont deux mortels et deux guérisons, selon le dernier bilan.
Mais peu d’habitants de Luanda acceptent d’obéir aux strictes limitations de déplacement, contraints de sortir tous les jours pour subvenir aux besoins de leur famille.
“Les mesures de sécurité ont été renforcées parce que la population ne s’est pas conformée au +confinement+ imposé par l’état d’urgence”, a expliqué lundi le porte-parole de la police, Mateus Rodrigues, à la radio nationale, “c’est pour ça qu’il y a une présence policière massive dans les rues”.
Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence le 27 mars, de nombreux citoyens ont dénoncé des violences de la part des forces de l’ordre angolaises, régulièrement épinglées pour des atteintes aux droits humains.
“La police frappe quiconque quitte la maison sans nécessité”, a accusé lundi Francisca Daniela, une habitante de l’agglomération de Luanda. “J’ai été frappée hier, mais aujourd’hui je sors encore parce que je dois acheter quelque chose pour que les enfants mangent à la maison”, a-t-elle expliqué à l’AFP.
“La police n’est pas sur le terrain pour faire plaisir ou pour distribuer des chocolats”, avait justifié vendredi le ministre de l’Intérieur Eugenio Laborinho devant la presse.

Avec AFP/VOA

Hissène Habré bénéficie d’un congé pénitentiaire

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Hissène Habré bénéficie d’un congé pénitentiaire

Bangui (République centrafricaine) – 7 avr. 2020 11:26

La justice du Sénégal a autorisé l’ancien président tchadien, Hissène Habré à quitter pendant une durée de 60 jours, la prison du Cap Manuel son lieu de détention. Il  purgeait une peine de prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité.
Le Sénégal a enregistré 226 cas confirmés de Covid-19 et déplore deux décès
Raisons invoquées par les juges : ce centre de détention doit abriter la quarantaine de prisonniers dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Hissène Habré a donc pu regagner son domicile de Dakar où il est assigné en résidence surveillée.
Le 26 mars, son avocat, Mamadou Diawara, a formulé une demande de permission de 60 jours en raison de la pandémie de Covid-19 et surtout du fait de l’âge de Hissène Habré qui est “particulièrement vulnérable” à une contamination en milieu carcéral.
Selon le juge, Boubacar Ndiaye Fall, la sortie temporaire de l’ex-président tchadien “augmenterait automatiquement la capacité d’hébergement de la prison”. Tandis que sa présence “est de nature à handicaper les efforts déployés par l’administration dans ce combat” contre le covid 19.
Hissène Habré a dirigé d’une main de fer son pays de 1982 à 1990
Cependant, “l’ancien président réintègrera l’établissement pénitentiaire du Cap Manuel, immédiatement, à l’expiration de l’autorisation de sortir”, a précisé le juge de l’application des peines.
Colère des victimes
Au micro de la DW, Clément Abaifouta, le président de l’association des victimes du régime de Hissène Habré a indiqué que l’ex-président vit déjà dans une prison dorée. “Comparativement à ce que Hissène Habré a fait à nous autres, il est lui Habré, dans une prison que j’appelle un eldorado. Il a la télé, la climatisation. Nous, on n’avait pas tout cela” s’était-il indigné.
Clément Abaifouta, le président de l’Association des victimes de Habré ne s’est opposé à la libération provisoire de Hissène Habré
Hissène Habré, 78 ans, a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990.  Il a été arrêté en 2013 avant d’être condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie par les Chambres africaines extraordinaires après avoir été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.
Une commission d’enquête tchadienne a chiffré à 40.000 morts le nombre des victimes de la répression pendant son règne.
Après son renversement en décembre 1990 par son ancien chef d’état-major, Idriss Déby Itno, l’ex-président tchadien s’est réfugié à Dakar au Sénégal.

Avec DW français

RCA : pour la coalition Siriri, « Le Président TOUADERA n’est pas apte et crédible pour organiser les élections en décembre 2020 et encore moins diriger le pays ».

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Centrafrique.com/samedi-gervil-coordonnateur-de-siriri-coalition/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>GERVIL DIEUBENIT SAMEDI, Coordonnateur de la coalition Siriri.
GERVIL DIEUBENIT SAMEDI, Coordonnateur de la coalition Siriri. Photo de courtoisie.

 

RCA: Le Poisson d’avril du Président TOUADERA

 

L’histoire de la politique Centrafricaine nous rappelle qu’il fut un temps où le peuple centrafricain aspirait à la démocratie, au multipartisme, à l’alternance au pouvoir et au renouvellement de sa classe politique.

Les Centrafricaines et Centrafricains se souviendront qu’en 2015 déjà la COALITION SIRIRI, avait fustigée le processus électoral en déclarant que si l’aspiration du peuple s’était traduite par des élections, aujourd’hui on peut bien se poser la question de savoir pourquoi Ange Felix Patassé paix à son âme et François Bozizé n’ont pas achevé les mandats à la tête de l’État Centrafricain?

Qu’il s’agisse de A.F. Patassé ou de F. Bozizé, hier et Touadera aujourd’hui, tous les trois se sont battus bec et ongle, armes à la main pour justifier leur légitimité parce qu’élus démocratiquement. Les mêmes effets produisent toujours les mêmes résultats.

En réalité, il faut reconnaître qu’aucune de ces élections n’étaient crédibles, transparentes, régulières et ouvertes à toutes les centrafricaines et tous les centrafricains. Une élection est tout, sauf le congrès ou l’assemblée générale d’un parti politique ou regroupement des partis politiques.

Ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique, n’est rien d’autre qu’une copie conforme des échecs que le pays a connus. Ce schéma est connu de Centrafricaines, et de Centrafricains. Nous avons depuis bien longtemps dans nos précédentes déclarations, non seulement dénoncé des officines étrangères lesquelles par les mains invisibles à acheter des consciences et faire valoir leurs opinions, mais aussi rejeter cette mascarade d’élections de 2020.

Des milliers des centrafricaines et des centrafricains dispersés ici et là se trouvent marginalisés et exclus de ce processus de consultation populaire et d’exercice de démocratie.

Les mêmes personnes qui ont conduit le pays à la dérive ont cru un moment se faire une virginité parce que tout simplement, elles sont candidates et le pays ira pour le mieux.

Le 1er avril dernier, le professeur de Math, ci-devant TOUADERA, s’est livré à un exercice droit de réponse aux revendications légitimes du peuple centrafricain, dont nous avons eu le courage et le mérite de porter à la place publique au nom du peuple, dont il se targue de servir.

Il a fait le décompte, son échec à relever le défi est patent et nous encourage à poursuivre le combat pour la libération totale de notre pays. Son poisson d’avril est indigeste et cette saveur ne peut être humée que par les marchands d’un bonheur illusoire.

La COALITION  SIRIRI, ne s’est jamais trompée d’adversaire et Touadera est la parfaite incarnation du mal dont nous avons horreur et dont il faut impérativement extirper de la société Centrafricaine avant qu’il ne soit trop tard.

À la suite de son entretien avec les médias, l’opinion nationale qu’internationale, Touadera s’est rendue à l’évidence que la Centrafrique doit tourner la page des années sombres et le pays mérite mieux que la honte et l’humiliation que les populations vivent au quotidien. N’est-ce pas que notre pays sera bien gouverné le jour où la dictature, l’exclusion, la marginalisation, le pillage des deniers publics et la corruption érigée en mode de gestion seront enrayées.

Nous venons réitérer encore notre demande d’une troisième transition consensuelle dans notre pays la RCA,  parce que nous croyons que le processus qui sera enclenché le 27 décembre 2020 pour légitimer des institutions et leurs animateurs et animatrices sera nul et non avenu. Les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies en République Centrafricaine d’aujourd’hui.

La veille de dernières élections, l’ONG internationale et indépendante Crisis Group avait sonné l’alarme pour interpeller tacitement et insidieusement ceux et celles qui sont fatigués de la Centrafrique et veulent partir le plus vite possible en laissant le chao s’installer au pays et nous y sommes aujourd’hui.

Il n’est un secret pour personne, les élections en Centrafrique n’ont jamais réglé les problèmes qu’elles ont-elles mêmes créées. Le processus et les présents cycles électoraux portent en eux les germes de leurs propres destructions.

Notre combat pour l’instauration d’une vraie démocratie ne passera par des élections, mais bien au contraire par un dialogue entre centrafricains et par le choix consensuel d’un modèle de gestion et de participation citoyenne à la vie politique et civique.

De ce qui précède, il est impérieux pour nous de préserver les acquis de notre combat. Connaissant la médiocrité et d’autres vices qui caractérisent la classe politique centrafricaine, aujourd’hui incarnée par TOUADERA et ses complices, connaissant  les motivations réelles sur la précipitation entourant les élections, la Coalition SIRIRI ne cautionnera pas à cette mascarade d’élections. Nous demandons à toutes celles et tous ceux qui partagent notre vision et notre projet de société de se rappeler d’une chose : les dernières élections dites démocratiques en Centrafrique ont conduit à l’effondrement de l’État. En quoi les élections du  27 Décembre 2020 seront –elles différentes de celles qui les ont précédées? Pour nous, la réponse est NON.

Le Président TOUADERA, n’est pas apte et crédible pour organiser les élections en décembre 2020 et encore moins diriger le pays, il a lamentablement échoué et les résultats sont visibles à l’œil nu. Une transition politique en Centrafrique sans Touadera s’impose pour pacifier le pays dans son ensemble avant de le soumettre au suffrage universel et la COALITION SIRIRI détient la formule.

Pour la COALITION SIRIRI, le tort fait à notre démocratie, l’incapacité de la classe politique centrafricaine à faire l’introspection de ses propres échecs, nous motivent à poursuivre le combat pour une vraie libération du peuple centrafricain, l’instauration d’un idéal dans la gestion de l’État et le renouvellement de la classe politique.

Au regard de ce qui se dessine, nous reconnaissons la souffrance de notre population et c’est avec elle que nous continuerons à défendre notre projet de société : construire au Centre de l’Afrique, un pays démocratique, libre, laïc, prospère et ouvert à toutes et à tous.

De ces entrefaites, nous ne négocierons pas avec qui que ce soit, des valeurs qui fondent des États modernes à travers le monde. La noblesse de notre combat, c’est cette impérieuse nécessité d’agir pour le bien de toutes et de tous. La solennité de notre engagement nous imposera des sacrifices, certes, mais l’élévation de notre État en dépend, nous avons des hommes, des femmes, des jeunes, un projet de société et les moyens pour y parvenir proprement en temps et lieu.

Que le Ciel protège la RCA et nos populations contre le Coronavirus.

 

Fait le 7 avril 2020

 

  1. GERVIL DIEUBENIT SAMEDI

Coordonnateur en charge des opérations

COALITION SIRIRI

Email : vitoir16@hotmail.com

Site web: www.cosiriri.net

 

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Contaminé par le Covid-19, Boris Johnson a été admis en soins intensifs

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Contaminé par le Covid-19, Boris Johnson a été admis en soins intensifs

Bangui (République centrafricaine) – 6 avr. 2020 23:07

Coronavirus: Boris Johnson admis en soins intensifs — Matt Dunham/AP/SIPA
Son état de santé s’est détérioré. Lundi, au lendemain de son hospitalisation, Boris Johnson, contaminé par le coronavirus, a été transféré en soins intensifs.
Après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19 le 27 mars, Le Premier ministre britannique – seul chef d’Etat ou de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé — avait été hospitalisé dimanche soir pour subir des examens, selon ses services, en raison de la persistance de symptômes de la maladie, notamment la fièvre.
Boris Johnson reste « conscient »
« Au cours de l’après-midi, l’état de santé du Premier ministre s’est détérioré et, sur le conseil de son équipe médicale, il a été transféré au service des soins intensifs de l’hôpital », a indiqué le porte-parole dans la soirée. « Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab (…) de le remplacer là où nécessaire », a-t-il ajouté dans un communiqué. Ce dernier l’avait déjà remplacé pour présider la réunion quotidienne consacrée au Covid-19.
Selon une source gouvernementale, Boris Johnson reste « conscient » et son transfert, intervenu vers 19h locales (18h GMT) a été décidé « par précaution au cas où il aurait besoin d’un respirateur ».
Quelques heures à peine avant l’annonce de son admission en soins intensifs, le chef de la diplomatie Dominic Raab avait assuré qu’il avait passé une « nuit tranquille » à l’hôpital St Thomas, dans le centre de Londres, et qu’il restait « en observation ».
« Son moral est bon » et « il continue à diriger le gouvernement », avait-il assuré durant la conférence de presse quotidienne de l’exécutif, pressé de questions sur la capacité du Premier ministre à exercer ses fonctions malgré la maladie.
Des doutes sur la gravité de son état
Critiqué pour avoir tardé à prendre la mesure de la situation, le gouvernement a bâti en catastrophe des hôpitaux de campagne pour soulager un système de santé débordé, promis de décupler les tests qui manquent cruellement et débloqué des sommes gigantesques pour répondre au marasme économique et social. Depuis l’annonce de sa maladie, Boris Johnson continuait à diriger la riposte du gouvernement en quarantaine, depuis son appartement de Downing Street d’où il postait des messages vidéos sur Twitter appelant ses compatriotes à rester chez eux.
Le quotidien de gauche The Guardian affirmait lundi que « Johnson était plus gravement malade que lui ou ses fonctionnaires n’étaient prêts à l’admettre, et a été vu par des médecins inquiets de sa respiration ». Certains commentateurs jugeaient que le chef du gouvernement aurait dû se reposer.

Avec 20Minutes

TOUADERA TOTALEMENT DEPASSE PAR LES FAUCONS DE SON ENTOURAGE

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Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République

 

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Avant le retour clandestin au pays de l’ex président François BOZIZE YANGOUVONDA en décembre 2019, le président Faustin Archange  TOUADERA faisait face depuis environ trois  ans à opposition politique récemment autour d’une coalition dite COD-2020 dont Anicet DOLOGUELE revendique la direction. La caractéristique principale de certains de politiciens bien connus des Centrafricains est leur médiocrité et mauvaise moralité mais paradoxalement, ceux-ci aspirent à diriger au plus haut niveau la République centrafricaine. Leur dénominateur commun est la haine viscérale qu’ils vouent à TOUADERA. Dès que BOZIZE YANGOUVONDA est rentré au bercail dans les conditions que l’on sait, ces soi-disant opposants se sont immédiatement sabordés pour aller lui faire allégeance et tels des moutons de Panurge, lui obéissent au doigt et à l’œil en prenant aveuglément fait et cause pour lui. La preuve en est par exemple la ridicule visite prétendument de « soutien » que ces politiciens ont cru devoir aller rendre à leur vedette qui aurait échappé vendredi 3 avril à une « tentative d’arrestation ».

Contre toute logique et en dehors de tout bon sens,  c’est à l’endroit du seul parti politique dont le soutien a été décisif pour son élection au second tour de la présidentielle de 2015, à savoir le MLPC avec lequel une alliance politique a été signée et qui demeure en vigueur jusqu’ici, que certains faucons du régime de TOUADERA s’acharnent.

Comment comprendre en effet que ce soit contre le MLPC, ce parti allié qui soutient le président TOUADERA que les coups les plus durs soient portés par un certain nombre d’individus qui se réclament du locataire du palais de la Renaissance sans que celui-ci ne daigne piper mot. !

Comment expliquer que des énergumènes comme ZAMA Javon PAPA puisse aller jusqu’aux antennes de Radio Centrafrique déverser impunément des torrents d’insultes contre Marti ZIGUELE, président de ce même parti allié sans que le pouvoir en place ne s’en émeuve un seul instant. !

Comment comprendre que Dieudonné NDOMATE, ministrion anti-balaka, pris en flagrant délit de réunion avec plus d’une cinquantaine de bandits criminels à son domicile par ces temps de coronavirus, soit encore au gouvernement de la République alors que plusieurs participants à cette réunion sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, complot, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » excusez du peu, depuis lors sous les verrous !

Comment expliquer qu’on ait laissé passer tout le week-end à la SRI, en attendant une ultime confrontation lundi 6 avril avec son chef de cabinet, le ministre délégué aux affaires étrangères Chancel SEKODE du MLPC, qui a été longuement auditionné par le parquet vendredi dernier dans cette ténébreuse affaire de délivrance par le ministère des affaires étrangères de passeport diplomatique à des malfrats. Aussi bizarre que cela puisse l’être, dès la mise en détention préventive du ministre délégué SEKODE, sa collègue titulaire des affaires étrangères Sylvie BAIPO TEMON fait barricader la porte du bureau de SEKODE tout en faisant changer les serrures de la porte. Est-elle déjà au courant du dénouement ou du verdict de cette affaire ?

Pourquoi faire subir toutes ces humiliations au seul parti allié qui est le MLPC qui continue de soutenir TOUADERA ? Lorsque le président du MLPC Martin ZIGUELE et sa suite composée de plusieurs députés de la nation ont failli être abattus par les criminels des 3R en février dernier dans l’Ouham-Pendé, non seulement le parti du président TOUADERA ne s’en est pas ému une seule seconde mais mieux, certains membres du gouvernement se sont plutôt fait l’avocat des 3R de l’assassin de SIDIKI ABASS.

Pourquoi c’est au seul MLPC, parti allié, qu’on fait avaler des couleuvres alors que peu de cas est fait aux leaders des partis membres du COD 2020 qui pourtant, tirent à tout moment à boulets rouges sur le président TOUADERA et son parti le MCU.

Il est de notoriété à Bangui que c’est le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, Maxime BALALOU qui a introduit en RCA  un truand ivoiro-burkinabé et anti français dénommé Harouna DOUAMBA que ce même BALALOU a imposé à l’ex PM Mathieu SARANDJI, lequel l’a recommandé à TOUADERA. Ce dernier pourtant assez réservé au début s’est laissé dépasser par l’ampleur des dégâts occasionnés par cette bande de voyous prédateurs, qui n’ont eu de cesse de siphonner le trésor public s’octroyant tous les marchés par l’entremise de l’ONG ANA de DOUAMBA.  C’est le point de départ d’activités politico-financières mafieuses de ce groupe de malfrats. L’affaire de délivrance des passeports diplomatiques frauduleux est un maillon de la chaîne de fausseté à laquelle appartient bel et bien Sylvie BAIPO TEMON de par ses relations amicales et intéressés avec Harouna DOUAMBA

Pourquoi c’est au seul MLPC, parti allié, qu’on fait avaler des couleuvres alors que peu de cas est fait aux leaders des partis membres du COD 2020 qui pourtant, tirent à tout moment à boulets rouges sur le président TOUADERA et son parti le MCU.  Il est temps pour TOUADERA de se ressaisir. Le rôle des faucons extrémistes qui le caporalisent est évident et il doit les écarter. Leur chef de file est Simplice Mathieu Sarandji qui est en train de conduire TOUADERA droit dans le mur. Viennent ensuite, Arthur Bertrand PIRI, Sani YALO et autre Evariste NGAMANA.

 

 

 

Flash info : reprise des combats à Ndélé, les Goula du  RPRC contre-attaquent.

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Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.

 

Ndélé ( République centrafricaine ) – Les combats viennent de reprendre il y’a 30 minutes dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, entre les combattants rebelles Goula du  RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), et les Rounga du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ( ).

 

D’après les détonations d’armes entendues dans la ville ce soir, le RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC ont attaqué les positions du FPRC à Ndélé sur quatre fronts, mettant complètement la ville sous le feu nourri de leurs armes.

Pour l’heure, les populations sont prises en étau. Elles sont terrées chez elles pendant que les affrontements se poursuivent.

En tout cas, pour le moment il est difficile d’établir un bilan provisoire pendant que les armes lourdes sont entendues tout proche de ma résidence.

Les détails dans nos prochains articles sur Corbeaunews-Centrafrique.

 

Moïse Banafio

Envoyé spécial du CNC à Ndélé

Copyright2020CNC.

Convoqué par la justice, Vital Kamerhe ne se présente pas

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Convoqué par la justice, Vital Kamerhe ne se présente pas

Bangui (République centrafricaine) – 6 avr. 2020 18:35

Des sources proches de la présidence congolaise indiquent que Vital Kamerhe n’a pas répondu en personne à la convocation de la justice. Il a préféré se faire représenter par ses avocats. La direction de l’Union pour la nation Congolaise, le parti de Vital Kamerhe, dénonce un “acharnement”.
“Il existe beaucoup d’autres affaires similaires, liées à la corruption, aux détournements, à l’enrichissement illicite. Nous sentons qu’il y a une nouvelle dynamique du côté de la justice. Elle doit prendre en charge, instruire, examiner toutes les autres affaires qui étaient déjà portées à sa connaissance. Cela donnera une bonne image à l’opinion et tout le monde sentira qu’il n’y a personne qui est ciblé à cause de son appartenance politique ou ethnique”, expliique Georges Kapiamba, président de  l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ). 
“Noyeau dur”
Certains cadres de l’UNC affirment à la Deutsche Welle qu’un  “noyau dur autour de Félix  Tshisekedi” veut “obtenir la tête de Vital Kamerhe”. 
Pourquoi? Peut-être parce que des accords politiques passés fin 2018 à Nairobi font de  Vital Kamerhe, le candidat de la coalition Cap pour le Changement en vue de la présidentielle de 2023?
Félix Tshisekedi fait de la lutte contre la corruption son leitmotiv
“C’est toute la coalition CACH mise en place par Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe qui pourrait être fort ébranlée par cette affaire. Et qui dit coalition CACH, dit aussi la coalition CACH-FCC de Joseph Kabila. Est-ce que ça donnera lieu à une nouvelle redistribution des rôles au niveau du gouvernement? Ça, c’est quelque chose qu’il faudra surveiller de près en fonction des évolutions du dossier judiciaire”, analyse le politologue Dieudonné Wamu Oyatambwe.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, la justice congolaise a entendu plusieurs personnalités politiques suspectées d’avoir détourné des deniers publics. 
Le 23 mars dernier, l’ancien ministre de la Santé, Oly Illunga Kalenga et son ancien conseiller financier, Ezechiel Mbuyi Mwasa, ont été condamnés à cinq ans de travaux forcés pour le détournement de plus de 400 000 dollars. Cette somme était destinée à l‘origine à la riposte contre le virus Ebola dans l’est du pays.

Avec DW français

⚫️ République Centrafricaine : Un militaire français retrouvé mort au sein du camp de M’Poko

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République Centrafricaine : Un militaire français retrouvé mort au sein du camp de M’Poko
 

Bangui (République centrafricaine) – 6 avr. 2020 16:06

 

L’état-major français des armées a annoncé le décès d’un militaire français au sein du camp M’Poko de Bangui en République centrafricaine.

L’état-major français  des armées, dans un communiqué, a expliqué que l’adjudant Jean-Bernard Russon était engagé en République centrafricaine depuis le mois de novembre 2019 comme chef du dépôt de munitions du détachement d’appui opérationnel.

Le militaire était titulaire de la croix du combattant, de la médaille outre-mer avec les agrafes « Moyen-Orient », « Sahel », « Liban », « Tchad », de la médaille de la défense nationale échelon or, de la médaille de la reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan », de la médaille de la protection militaire du territoire avec l’agrafe « Egide ».

L’état-major explique qu’il a été découvert mort au sein du camp M’Poko de Bangui ce dimanche 5 avril 2020.

L’adjudant RUSSON nous quitte prématurément en laissant l’image d’un soldat humble, unanimement apprécié et respecté de tous.

Corbeaunews-centrafrique

RCA : panique au sommet de l’État, Touadera veut passer en force pour se maintenir au pouvoir.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les attaques contre la presse et les personnalités politiques de l’opposition démocratique centrafricaines sont révélatrices de la fébrilité du pouvoir de Bangui à quelques mois de la fin du premier mandat du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Avec le conseil de ses partenaires russes, Touadera veut se maintenir coûte que coûte au pouvoir, quel que soit le prix à payer. Ainsi, à l’Assemblée nationale, les députés proches de la majorité présidentielle ont lancé, depuis quelques jours, une pétition visant à prolonger le mandat du chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA si celui-ci arrive à son terme le 30 mars 2021. Ce qui soulève beaucoup d’inquiétude dans le pays, et des voix s’élèvent pour interpeller la communauté internationale.

 

Une forte tension politique règne depuis quelques jours en République centrafricaine. Avec les folles rumeurs de coup d’État alimentées par les proches du chef de l’État, et les attaques multiples contre les leaders politiques ayant déclaré leur candidature à la prochaine présidentielle, le pouvoir de Bangui, en tête le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA s’engage désormais dans une épreuve de force frontale visant à intimider ses adversaires politiques, et se maintenir au pouvoir, quelques soit le moyen à utiliser, au grand dam de la communauté internationale qui misait sur des élections libres et transparentes dans le délai constitutionnel.

Ainsi, après l’échec des négociations engagées par monsieur François Beya, conseiller en matière de sécurité du Président congolais Félix Tshisekedi visant à convaincre l’ex-Président François Bozizé de renoncer à sa candidature à la prochaine présidentielle en faveur de son ex-Premier ministre, l’actuel chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, on observe une certaine fébrilité au sommet de l’État. Même L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, Président du parti MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), allié du pouvoir de Touadera, est lui aussi dans la cible du pouvoir de Bangui, pour la simple raison que son parti l’avait investi candidat à la prochaine présidentielle, initialement fixée en décembre 2020.

Face à cette adversité de grosse taille, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession, ne sait quoi faire, vue son impopularité grandissante dans le pays.

Selon le premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi, cadre supérieur de MCU, parti présidentiel, il est hors de question que son parti aille aux prochaines élections pour la simple raison qu’ils n’ont aucune chance de l’emporter, même dans une petite commune. C’est dans cette disposition d’esprit que le chef de l’État, conscient de son impopularité, veut passer en force pour se maintenir au pouvoir.

Ainsi, la semaine dernière, les élus proches de la majorité présidentielle ont fait circuler une pétition visant à recueillir des signatures pouvant leur permettre de  réviser la Constitution du 30 mars 2016, mais également prolonger indéfiniment le mandat du chef de l’État ainsi que celui des députés actuels, une fois que ceux-ci arrivent à leur terme en 2021.

Avec une promesse du versement de pot-de-vin d’environ 2,5 millions par signature, plusieurs députés ont déjà apposé leur marque  en bas de cette fameuse pétition.

Mais d’après les constitutionnalistes, cette démarche du pouvoir de Bangui auprès du parlement est tout simplement illégale et anticonstitutionnelle.

Du côté de la communauté internationale, on s’étonne de cette démarche des autorités centrafricaines qui veulent se maintenir au pouvoir avec des moyens illégaux pouvant raviver la tension politique dans le pays, déjà fragilisé par plusieurs années de guerre civile.

Du côté de l’opposition démocratique, c’est la consternation totale.

En tout cas, pour beaucoup des Centrafricains, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA n’a pas appris la leçon de ce qui s’est passé dans ce pays. Il voulait nous ramener dans un conflit alors que le pays retrouve petit à petit son calme grâce au concours des partenaires internationaux.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.