jeudi, avril 23, 2026
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Vakaga : le FSR attaque une localité d’Amdafock en représailles aux incursions de l’Afrikacorp au Soudan

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Vakaga : le FSR attaque une localité d’Amdafock, Angatoy,  en représailles aux incursions de l’Afrikacorp au Soudan

 

Vakaga : le FSR attaque une localité d’Amdafock, Angatoy,  en représailles aux incursions de l’Afrikacorp au Soudan
Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

Des éléments rebelles des Forces de Soutien Rapide (FSR) du Soudan ont franchi la frontière centrafricaine le samedi 11 avril 2026 et attaqué le village Angatoy, situé à environ 40 kilomètres d’Amdafock, dans la préfecture de la Vakaga, tuant des civils. Pourtant, cette attaque était annoncée. Elle est la conséquence directe des incursions répétées des mercenaires russes de l’Afrikacorp en territoire soudanais.

 

En effet, quelques jours avant l’attaque du samedi dernier, des mercenaires russes de l’Afrikacorp avaient traversé la frontière depuis la RCA vers le Soudan et commis des exactions, faisant des morts sur place. En réaction, des éléments du FSR avaient diffusé un message audio sur la plateforme de messagerie sociale WhatsApp,  dont CNC a obtenu copie,  menaçant explicitement de représailles et exigeant que Bangui rappelle ses mercenaires à l’ordre.

 

Le message était clair : si l’Afrikacorp repassait la frontière, le FSR ferait de même en sens inverse. Finalement, ils ont tenu parole.

 

Le schéma est bien connu et se répète depuis des mois. Les mercenaires russes partent de leur base de Birao, traversent la frontière vers le Soudan, commettent des dégâts et rentrent. Le FSR riposte en attaquant un village centrafricain sans défense. À chaque fois, ce sont les populations civiles qui paient. Les mercenaires russes, eux, restent au camp.

 

Mais la surprise de tout le monde, ce que le sous-préfet d’Amdafock a déclaré à la radio Ndékè-luka mérite d’être relevé. Selon lui, les auteurs de l’attaque seraient de simples « bandits soudanais », pas des éléments du FSR. C’est inexact.

 

Le FSR avait publiquement annoncé ses représailles. Soit le sous-préfet n’avait pas eu accès à cet audio, soit il a reçu consigne de ne pas nommer les choses. Car nommer l’Afrikacorp dans ce contexte, c’est s’exposer. Alors on dit « eux ». On contourne. On évite. Et pendant ce temps, les morts s’accumulent dans nos localités.

 

D’ailleurs, CNC a déjà publié des nombreux articles sur ce cycle à plusieurs reprises. Ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est que le message de menace était cette fois public, explicite, enregistré — et que personne n’a bougé.

 

Par Ibrahim Moussa

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Obo : les soldats FACA plongent la ville dans le chaos ce dimanche

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Obo : les soldats FACA plongent la ville dans le chaos ce dimanche

Obo : les soldats FACA plongent la ville dans le chaos ce dimanche
Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les tirs nourris des soldats FACA ont transformé la capitale provinciale du Haut-Mbomou, Obo en ville morte ce dimanche 12 avril 2026, poussant les habitants du chef-lieu du Haut-Mbomou à fuir dans tous les sens.

 

En effet, tout a commencé dans la nuit du samedi à dimanche, quand ces éléments de forces armées centrafricaines ont ouvert le feu sans discontinuer dans le secteur de l’AIM. Et comme si cela ne leur suffisait pas, dans l’après-midi du dimanche, ils se sont dirigés vers le quartier Lakouanga, là où se trouve le marché du soir, et ont ouvert le feu sans distinction.

 

Aussitôt, la ville s’est vidée complètement. Les habitants ont fui de partout, les marchés est vidé très rapidement. Au même moment, dans le quartier Lakouanga, les soldats ont procédé à l’arrestation de plusieurs personnes, notamment des jeunes.

 

Pour les habitants, nous sommes sur un territoire incontrolé. Les centrafricains se retrouvent dans un pays où chacun tire comme il veut. Les mercenaires russes d’Africa Corps tirent quand ils le désirent. Les soldats FACA font pareil. La population ne sait plus à quel saint se vouer.

 

Comment peut-on vivre en paix dans un pays où l’on proclame nuit et jour que la sécurité est revenue ? Le gouvernement garde le silence. L’état-major garde le silence. Ces soldats agissent en toute impunité, parce qu’il n’y a personne pour les recadrer.

 

Par Éric Nzapa

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Zémio : dix cultivateurs poussés à l’exil vers la RDC par les éléments des forces armées centrafricaines

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Zémio : dix cultivateurs poussés à l’exil vers la RDC par les éléments des forces armées centrafricaines

Zémio : dix cultivateurs poussés à l’exil vers la RDC par les éléments des forces armées centrafricaines
Fuite des habitants de Zemio vers la RDC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 

Avec la paix qui commence à revenir à Zemio, sous-préfecture du Haut-Mbomou, les habitants commencent à sortir petit à petit de leur cachette pour vaquer librement à leur occupation. Malheureusement, des obstacles créés par les soldats de forces armées centrafricains continuent.

 

En effet, tout a commencé la semaine dernière quand un groupe de quatre cultivateurs a quitté son village situé sur l’axe Djema pour  venir à Zemio , dans la préfecture du Haut-Mbomou.  Ces pauvres citoyens centrafricains ont quitté leurs champs pour rejoindre Zemio  centre. Ils portaient sur la tête leurs produits agricoles destinés à la vente. Arrivés à Zemio, ils ont passé la nuit chez des parents et ont écoulé leurs récoltes sans incident.

 

Encouragés par ce premier déplacement réussi, ils sont rentrés au village et ont raconté à leurs voisins que la ville avait retrouvé son calme après les attaques frontales et mortelles du 4 avril 2025. Un an plus tard, la population commençait à croire que la paix revenait peu à peu.

 

Motivés par ces nouvelles, dix autres cultivateurs ont pris la même décision. Ils ont chargé leurs produits sur la tête et ont marché plusieurs kilomètres à pied jusqu’à Zemio. Eux aussi ont dormi chez des proches et ont vendu leurs marchandises dans de bonnes conditions. Satisfaits, ils ont décidé d’aller plus loin : traverser la rivière Mbomou pour rendre visite à des membres de leur famille partis en exil en République démocratique du Congo.

 

Les dix hommes ont franchi la frontière sans encombre et ont rejoint leurs proches en RDC. Mais pendant ce temps, derrière eux, la situation a changé.

 

Des soldats des forces armées centrafricaines, informés d’une manière ou d’une autre, se sont présentés au domicile des familles qui avaient accueilli les cultivateurs. Ils ont demandé où étaient partis ces visiteurs. On leur a répondu qu’ils étaient déjà repartis. Les militaires n’ont pas accepté cette explication. Ils ont emmené les chefs de famille et les ont placés en garde à vue à la gendarmerie.

 

L’information est rapidement parvenue aux dix cultivateurs restés en RDC. Comprenant que le retour était devenu risqué, ils ont choisi de rester en exil.

 

Les personnes interpellées ont passé deux ou trois jours en garde à vue avant d’être libérées. Toutefois, les soldats avaient déjà confisqué les vélos et d’autres biens des familles. À ce jour, ces objets restent toujours bloqués à la gendarmerie.

 

Cette histoire a semé la peur parmi les habitants de l’axe Djema. Les cultivateurs craignent désormais de venir vendre leurs produits à Zemio. Ils redoutent que les militaires les prennent pour des miliciens et les Arrêtent pour rien, sans possibilité de retour.

 

C’est ainsi que les éléments des forces armées centrafricaines interviennent dans cette zone. Des cultivateurs ordinaires, venus simplement écouler leurs récoltes et rendre visite à leur famille, se retrouvent aujourd’hui contraints de prolonger leur exil par crainte des conséquences.

 

Par Éric Nzapa

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À Carnot, dans la Mambéré, les conducteurs de taxis-moto expriment leur mécontentement

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À Carnot, dans la Mambéré, les conducteurs de taxis-moto expriment leur mécontentement

 

À Carnot, dans la Mambéré, les conducteurs de taxis-moto expriment leur mécontentement
Les conducteurs des taxis-motos de Carnot en réunion pour parler de leur difficulté aux barrières de forces de l’ordre

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, des jeunes conducteurs de taxis-moto se sont réunis à la maison des jeunes. Ils demandent aux autorités de réduire le nombre de checkpoints sur les routes et d’alléger les paiements exigés par les forces de sécurité.

 

Dimanche dernier, plusieurs dizaines de conducteurs de taxis-moto se sont rassemblés en plein air sur le terrain de la maison des jeunes de la ville. Ils ont tenu une réunion pour faire part de leurs difficultés quotidiennes liées aux nombreux points de contrôle tenus par des soldats des FACA, des gendarmes et des brigades motorisées.

 

Un participant, qui est également un conducteur de taxi-moto,  a pris la parole pour décrire précisément leur quotidien. Il a expliqué que, lorsqu’un conducteur prend un client à Carnot pour aller par exemple à Baoro, dans la sous-préfecture de Nana-Mambéré, le tarif fixé est de 15 000 francs CFA pour ce trajet d’une centaine de kilomètres.

 

D’après lui, le conducteur doit d’abord acheter le carburant pour le départ. Une fois le client déposé à Baoro, il achète encore du carburant pour le retour. Une grande partie des 15 000 francs CFA passe donc dans le carburant. Au retour, souvent tard dans la soirée, il doit passer faire la recette à son patron, le propriétaire de la moto. Si tout va bien, il pourrait lui rester alors qu’entre 1 000 et 1 500 francs CFA pour subvenir aux besoins de sa famille.

 

Pourtant, à environ cinq kilomètres de Carnot, à l’entrée de la ville, la brigade motorisée de la gendarmerie exige de sa part une somme colossale de 2 500 francs CFA du conducteur de taxi-moto. Le même participant a souligné que les véhicules transportant plusieurs passagers paient seulement 2 000 francs CFA au même poste de contrôle. Il a jugé cette différence incompréhensible.

 

Il a ajouté que, sur d’autres axes comme ceux vers Bangui ou Béloko, les usagers versent souvent entre 100 et 200 francs CFA et passent sans difficulté. Ici, le montant demandé reste beaucoup plus élevé.

 

Les conducteurs ont demandé aux autorités préfectorales d’examiner leur situation et de trouver une solution pour que leur activité reste viable.

 

Cet affaire s’inscrit dans un contexte où les usagers de la route dans les villes de province en République centrafricaine dénoncent régulièrement la présence de ces barrières. Les conducteurs de taxis-moto, dont le métier est très difficile, se trouvent particulièrement touchés par ces paiements répétés.

 

Par Arthur Sapia

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Comment choisir une table live fiable dès les premières minutes

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table live

 

Quand on ouvre un lobby live, tout va vite. Les tables défilent, les croupiers sont déjà en place, la roue tourne, les cartes tombent, et l’envie de miser arrive presque tout de suite. C’est normal. Mais le vrai réflexe d’un joueur expérimenté, ce n’est pas de cliquer sur la première table venue. C’est de regarder deux ou trois détails très concrets avant de se lancer. Et vous allez voir, ce n’est pas plus compliqué que ça en a l’air. En quelques minutes, parfois en moins de soixante secondes, vous pouvez déjà savoir si une table inspire confiance, si l’environnement est propre, et si la session a de bonnes chances d’être agréable.

Petit détail qui change tout : une table live fiable se reconnaît rarement à un seul élément. C’est un ensemble. Une impression générale, oui, mais aussi des signes très précis.

Pourquoi les premières minutes comptent autant en casino live

Beaucoup de joueurs font la même erreur. Ils jugent une table sur son apparence, ou pire, sur un coup de chance vu dans l’historique. Honnêtement, ce n’est pas là que tout se joue. Ce qui compte, c’est la cohérence de l’ensemble.

Une table sérieuse donne très vite les bonnes informations. Vous voyez où sont les limites de mise. Vous trouvez les règles sans fouiller trois menus. Le flux vidéo est propre. Le croupier est lisible dans ses gestes. L’interface ne vous force pas à zoomer dans tous les sens sur votre téléphone. Bref, tout est à sa place.

Pour les joueurs français, ce point est encore plus important. Si l’environnement est clair dès le départ, on entre dans la session avec beaucoup plus de confort. Et quand on joue en direct, ce confort change vraiment la sensation de jeu.

Regardez l’écran avant de regarder vos jetons

Le premier réflexe, c’est l’observation. Oubliez la mise pendant quelques instants. Regardez la table comme si vous vérifiiez un terrain avant de vous asseoir.

Est-ce que la caméra montre bien la roue, les cartes ou le sabot ? Est-ce que les zones de mise sont nettes ? Est-ce que les chiffres sont lisibles sans plisser les yeux ? Si vous êtes sur mobile, est-ce que tout reste propre sur le home screen, puis sur la table elle-même ?

Ça paraît simple. Ça l’est. Mais c’est précisément ce que beaucoup oublient.

Une bonne table inspire confiance sans en faire trop

Les meilleures tables live n’essaient pas d’impressionner à tout prix. Elles vont droit au but. Le décor est propre, l’éclairage est bon, les annonces sont claires, et l’interface fait le job. C’est souvent ce genre de table qu’on garde ensuite dans ses favoris, parce qu’elle tient dans le temps.

À l’inverse, si vous sentez dès le début que l’image saute un peu, que les boutons sont mal placés ou que l’affichage paraît chargé, écoutez cette impression. Elle compte.

Les signes concrets d’une table live fiable dès le premier coup d’œil

Entrons dans le concret. Une table live fiable donne des indices visibles tout de suite, sans que vous ayez besoin de chercher pendant dix minutes.

Le premier, c’est la qualité du flux. L’image doit être stable, sans décalage visible entre l’action et l’affichage. À la roulette, vous devez suivre la bille sans avoir l’impression de regarder une vidéo compressée. Au blackjack, les cartes doivent être parfaitement lisibles. Au baccarat, le tableau de score doit rester propre, même sur un petit écran.

Le deuxième point, c’est la clarté des informations affichées. Une table bien pensée montre clairement le nom du jeu, le minimum de mise, le maximum autorisé, le fournisseur, et souvent l’historique des derniers tours. Vous n’avez pas à deviner. Vous devez pouvoir lire.

Le rôle du croupier, souvent sous-estimé

On ne va pas se mentir : un bon croupier change toute l’ambiance. Vous pouvez avoir une très belle table, si l’animation est brouillonne, le confort de jeu chute vite.

Observez sa façon de parler, de fermer les mises, d’annoncer les étapes et de manipuler les cartes ou la roue. Tout doit paraître fluide. Pas théâtral. Fluide. Quand les gestes sont propres et réguliers, vous savez tout de suite que la table est bien tenue.

Ce point rejoint ce qu’on disait plus tôt : dans le live, la confiance vient aussi du rythme. Une table qui garde un tempo stable donne envie de rester. C’est souvent pour ça qu’on relance une partie.

Les règles doivent être visibles en un clic

Attention à ça : si vous devez fouiller plusieurs écrans pour comprendre les règles, ce n’est pas un bon départ. Une table solide affiche un bouton d’information accessible immédiatement. Vous ouvrez, vous lisez, vous comprenez.

C’est là que vous vérifiez des éléments essentiels : le type de roulette, le nombre de jeux de cartes, les options de doublement au blackjack, les paiements sur certains paris, ou encore les mises annexes disponibles. Un joueur débutant y gagne en clarté. Un joueur plus habitué y gagne du temps.

Roulette, blackjack, baccarat : comment juger la fiabilité selon le jeu

Toutes les tables live ne se lisent pas de la même manière. Une roulette ne se juge pas comme un blackjack, et un baccarat n’envoie pas les mêmes signaux.

C’est justement pour ça qu’il faut adapter votre regard au jeu choisi.

Roulette live

Sur une roulette live, le premier point à vérifier, c’est le type de roue. Si vous êtes sur une roulette européenne à un seul zéro, vous partez déjà sur une base plus intéressante qu’avec une roulette américaine à double zéro. Son RTP théorique tourne autour de 97,30 %, ce qui reste plus confortable pour une session régulière.

Ensuite, regardez la table elle-même. Les cases sont-elles lisibles ? Les paris extérieurs sont-ils faciles à repérer ? Le résultat s’affiche-t-il clairement après chaque tour ? Une bonne roulette live doit vous permettre de miser sans hésiter, même si vous jouez depuis un écran compact.

Imaginez une situation très simple : vous ouvrez une table depuis votre téléphone dans le canapé, vous voyez immédiatement rouge, noir, pair, impair, les douzaines, la colonne, et le bouton de validation. Là, oui, vous êtes dans de bonnes conditions.

Blackjack live

Au blackjack, tout passe par le détail. C’est le genre de jeu où une table peut sembler parfaite à l’écran, tout en cachant des règles moins intéressantes si vous ne prenez pas trente secondes pour les lire.

Regardez si le croupier tire sur 16 et s’arrête sur 17. Vérifiez si le doublement est autorisé, si le split est possible, et combien de jeux sont utilisés. Avec des règles correctes et une stratégie de base bien suivie, le RTP du blackjack live peut dépasser 99 % dans certaines configurations. C’est l’un des rares jeux où vos choix ont un vrai poids.

Petit conseil de joueur à joueur : lors des premières mains, évitez les paris annexes. Ils attirent l’œil, c’est vrai. Mais pour démarrer proprement, la mise principale reste souvent le meilleur repère.

Baccarat live

Le baccarat impressionne parfois les débutants à cause de son tableau de bord. Pourtant, une bonne table de baccarat est souvent l’une des plus faciles à suivre.

Vous devez voir clairement les options Player, Banker et Tie. Le tableau des résultats précédents doit être bien rangé. Le rythme doit être calme, sans précipitation inutile. Côté rendement théorique, le pari Banker reste généralement le plus solide, avec un RTP proche de 98,94 % selon les règles classiques.

Si vous cherchez une expérience posée, très lisible et agréable à suivre, le baccarat live mérite franchement qu’on s’y arrête.

Le fournisseur, le studio et le home screen

On parle souvent du jeu, un peu moins de ce qu’il y a autour. Pourtant, le fournisseur et l’environnement général comptent énormément.

Un studio bien tenu se remarque tout de suite. L’éclairage est net. Le tapis ne brille pas de façon gênante. Les cartes sont visibles. Les transitions caméra sont propres. Quand vous voyez une table live produite par un nom reconnu comme Evolution ou Ezugi, vous savez en général que le cadre a été pensé pour durer, aussi bien sur ordinateur que sur mobile.

Et puis il y a le lobby. Le home screen, les catégories, la recherche, la manière dont on passe d’un jeu à l’autre. Ce n’est pas un détail. Un casino qui vous permet de rejoindre le live sans friction donne déjà un signal positif.

C’est justement ce qui rend certaines plateformes agréables à utiliser au quotidien. Par exemple, NV casino met en avant un bonus de bienvenue de 150 % jusqu’à 500 € avec 25 tours gratuits, des dépôts à partir de 10 €, ainsi que plusieurs méthodes de paiement concrètes comme Visa, Mastercard, Skrill, MiFinity, Binance Pay, Bitcoin et virement bancaire. Les délais annoncés vont de l’instantané à environ 5 jours ouvrables selon la méthode choisie. Quand ce type d’information est présenté clairement, on sent tout de suite que le parcours joueur a été bien travaillé.

Les bonus et les paiements ne choisissent pas la table à votre place, mais ils rassurent

Soyons clairs : un bonus ne rend pas une table live meilleure. En revanche, un bonus expliqué simplement, avec des montants clairs et une navigation propre, participe à la confiance générale.

Ce que vous devez regarder, c’est la cohérence. Une plateforme sérieuse affiche ses offres sans surcharge, vous montre où accéder au live, et laisse visibles les infos utiles sur les paiements. Dépôt minimum, délais, plafond éventuel, méthodes disponibles : tout cela doit être simple à consulter.

Sur ce point, Trickz casino donne aussi une impression assez fluide avec une navigation mobile agréable, des promotions régulières, et un bonus sur 4e dépôt à 150 % jusqu’à 500 €. On y retrouve aussi, dès l’accueil, plusieurs titres bien mis en avant comme Lucky Cash&Spins, Lucky Dama Muerta, TNT Bonanza, Treasure Chase ou Lucky Star. Ce n’est pas le live en lui-même, bien sûr, mais ce type de home screen donne une sensation d’ordre, et ça compte plus qu’on ne le pense.

Des détails très concrets qui rassurent un joueur

Quand vous voyez qu’un dépôt par carte est traité immédiatement, qu’un portefeuille électronique comme Skrill ou MiFinity permet de jouer sans attendre, ou qu’un retrait par virement peut prendre quelques jours ouvrables, vous savez déjà où vous mettez les pieds.

Ce genre d’info ne fait pas rêver. Et pourtant, c’est exactement ce qu’un joueur expérimenté regarde. Parce qu’au moment de retirer vos gains, vous serez bien content d’avoir vérifié tout ça avant.

D’ailleurs, retenez ce réflexe : si vous pensez demander un retrait plus tard, validez votre compte dès le début de la session si la plateforme le permet. C’est la base.

Tableau pratique

Avant de miser, vous pouvez passer cette mini grille mentale. Elle fonctionne très bien, surtout quand vous découvrez une nouvelle table.

Élément à vérifierCe que vous devez voirPourquoi c’est rassurant
VidéoImage nette, mouvement fluide, aucun décalage évidentVous suivez l’action sans doute ni fatigue visuelle
CroupierGestes clairs, annonces régulières, rythme stableLa session paraît sérieuse et facile à suivre
Limites de miseMinimum et maximum visibles immédiatementVous savez si la table colle à votre budget
RèglesAccès rapide aux infos de jeuVous évitez les surprises au premier pari
Interface mobileZones de mise lisibles sur petit écranVous jouez proprement même depuis le téléphone
HistoriqueDerniers résultats affichés clairementVous comprenez le tempo de la table
Paiements du siteMéthodes visibles, délais annoncésVous gardez une vue claire sur la suite

Gardez cette logique en tête : si trois ou quatre de ces points vous semblent flous, il vaut souvent mieux changer de table sans insister.

La petite routine qui fait gagner du temps avant le premier pari

Si notre équipe devait vous donner un conseil simple, ce serait celui-ci : prenez toujours une minute d’observation, pas moins. Vous allez éviter pas mal de sessions bancales comme ça.

Voici une routine très simple à garder sous le coude :

  • regarder deux ou trois tours sans miser ;
  • lire les limites de mise et le bouton d’information ;
  • vérifier si le flux reste net sur votre appareil ;
  • repérer le rythme du croupier et la fermeture des paris ;
  • choisir d’abord une mise modeste, puis ajuster si la table vous convient.

Cette routine a un vrai avantage : elle enlève la précipitation. Et dans le live, moins vous jouez dans la précipitation, plus vos décisions tiennent la route.

Ce que vous devriez faire, et ce que vous devriez éviter

Il n’y a pas une seule bonne manière de jouer, ça dépend forcément de votre budget et de votre style. En revanche, certaines habitudes marchent mieux que d’autres dans la pratique.

La première, c’est de choisir une table qui correspond à votre bankroll réelle, pas à celle que vous imaginez pour vous faire plaisir. Une limite basse n’a rien de moins noble. Au contraire, elle vous laisse respirer, observer, tester le rythme, et rester lucide.

La deuxième, c’est de garder vos premières mises très simples. À la roulette, commencez par des paris extérieurs si vous débutez. Au blackjack, restez sur les décisions de base. Au baccarat, ne compliquez pas la lecture avec des paris que vous ne maîtrisez pas encore.

Ce que vous devriez éviter, en revanche, c’est de courir après une série. Une table n’est pas « chaude » parce que le rouge vient de sortir quatre fois. C’est le genre de sensation qu’on a tous déjà connue. Mais si vous basez votre jeu là-dessus, vous risquez surtout de sortir de votre plan sans raison.

Pour les joueurs français qui jouent en soirée, souvent sur mobile, ce point est encore plus important. Quand on joue vite, avec un écran plus petit et plusieurs infos à lire, la discipline fait une vraie différence.

Les jeux autour du live peuvent aussi vous donner un indice utile

Ce n’est pas le cœur du sujet, mais ça mérite qu’on s’y arrête. Un casino qui travaille sérieusement son catalogue montre souvent la même rigueur dans son espace live.

Quand vous voyez des fournisseurs comme Play’n GO, Betsoft, Endorphina, Evoplay ou Spinomenal bien intégrés dans les autres sections, avec des fiches claires, des visuels propres et une navigation fluide, vous sentez que la plateforme a été construite avec une vraie logique. Et ce type de cohérence se retrouve souvent ensuite dans les tables en direct.

Prenons un exemple concret. Vous passez du live à une machine à sous avec un RTP affiché, un thème lisible et un démarrage instantané. Puis vous revenez à une roulette en direct sans latence, sans bug, sans perdre vos repères. Voilà un parcours qui met en confiance. Et c’est souvent ça, au fond, qui fait revenir les joueurs.

Au final, voilà ce qui compte vraiment

Si on met tout bout à bout, une table live fiable se repère vite. Pas parce qu’elle brille plus que les autres, mais parce qu’elle vous donne immédiatement les bons signaux : une vidéo nette, des règles lisibles, un croupier clair, des limites visibles, une interface propre, et autour de tout ça, un environnement qui ne vous fait pas perdre de temps.

Le plus important, c’est de ne pas confondre vitesse et précipitation. Vous pouvez choisir rapidement, oui. Mais choisissez avec méthode. Observez. Lisez. Vérifiez. Puis seulement après, misez.

Et là, vous verrez la différence. Vous entrez dans la partie plus sereinement, avec cette petite sensation agréable de savoir où vous mettez les pieds. Franchement, pour démarrer une session live dans de bonnes conditions, c’est déjà énorme.

Rebondissement dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : chacun renvoie la balle à l’autre pendant que les propriétaires, à bout de patience, haussent le ton

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture  de Touadéra : chacun renvoie la balle à l’autre pendant que les propriétaires, à bout de patience, haussent le ton

Centrafrique : la naissance d’un nouvel Empire d’esclavage, d’humiliation et de répression baptisé la « 7e République »
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Baba Kongoboro prend un nouveau tournant : chacun rejette la responsabilité sur l’autre, et les propriétaires, épuisés d’attendre, montent au créneau.

 

Comme vous-même vous le savez, la cérémonie de prestation de serment de Faustin-Archange Touadéra, organisée le 30 mars au stade 20 000 places de Bangui, avait mobilisé des centaines de véhicules : pick-up, bus, voitures de luxe pour transporter les invités et habiller l’événement. Les propriétaires avaient accepté de jouer le jeu, convaincus qu’ils seraient réglés sans délai. Une semaine plus tard, ils déchantent.

 

Depuis lors, ces créanciers se pointent chaque matin devant le ministère des Transports, harcelant le redoutable directeur général des Transports, Monsieur Nono – Wenceslas Nguelekoumon, qui ne sait plus quoi leur répondre. Acculé, il a fini par prendre son téléphone devant les propriétaires mécontents pour appeler le directeur général de l’ONEM, l’Office national des matériels, lui signifiant que c’est à cette structure qu’incombe le règlement des fonds.

 

Mais le directeur général de l’ONEM a retourné la chose autrement. Il a désigné le ministre des Mines, Ruffin Benam Beltoungou, responsable de la logistique au sein du comité d’organisation, comme celui qui devait décider et payer. Ngelekumo a alors appelé le ministre des Mines en direct, sous les yeux des propriétaires. Le ministre des Mines a répondu qu’il n’était chargé que des matériels, pas des financements, et a renvoyé lui-même vers le directeur général de l’ONEM.

 

Comme si ça commence à devenir un jeu de cash-cash avec les souris. Le lendemain, les propriétaires sont revenus. Le directeur général des transports Nguelekoumou a rappelé le directeur général de l’ONEM : plus de réponse, téléphone coupé. Il a ensuite tenté de joindre à nouveau le ministre des Mines : même résultat, téléphone fermé. Le directeur général des Transports s’est retrouvé sans voix devant ces créanciers qui avaient tout suivi en temps réel et qui comprenaient désormais à quoi ressemble la septième République quand vient le moment de payer ses dettes.

 

Lassés de ce jeu de renvois sans fin, les propriétaires ont décidé de porter l’affaire sur la place publique. Ils se sont rendus à la radio Gouandjika pour dénoncer les faits. Fidèle Gouandjika les a reçus et leur a demandé de s’acquitter de 7 500 francs pour passer à l’antenne. Les propriétaires ont sorti la somme. Un rendez-vous leur a été fixé le vendredi 10 avril 2026 à 14 heures pour une déclaration en direct.

 

Pendant ce temps, les véhicules ont été livrés, la cérémonie a eu lieu, et pas un franc n’a bougé. Bienvenue à la septième république de Touadéra.

 

Par Alain Nzilo

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Barbarie à ciel ouvert : la Centrafrique sombre dans la folie collective

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Barbarie à ciel ouvert : la Centrafrique sombre dans la folie collective

 

 

Barbarie à ciel ouvert : la Centrafrique sombre dans la folie collective
Les deux homosexuels interpellés par la population et publiés sur les réseaux sociaux

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La République centrafricaine est à la dérive. On ne peut plus dire qu’elle va sombrer : elle a déjà sombré dans une dépression collective,  et d’ailleurs une folie collective. On ne comprend plus ce qui se passe dans ce pays de merde.

 

En effet, il y a quelques jours, le fils du ministre conseiller Fidèle Ngouandjika s’est livré sur les réseaux sociaux à des insultes graves et vulgaires contre les femmes centrafricaines. Il les a traitées de « bêtes » et d’« idiotes », allant jusqu’à commenter leur odeur intime et leur hygiène de manière abjecte. Ces propos ont provoqué une immense colère populaire, tant sur les réseaux que dans les rues de Bangui.

 

Au départ, son père Fidèle Gouandjika l’avait défendu publiquement. Face à la vague d’indignation, il a fini par faire machine arrière et présenter des excuses aux Centrafricains, particulièrement aux femmes. Le fils lui-même a multiplié les excuses, mais le mal était déjà fait. Le ministre du Genre a réagi, les femmes ont déposé plainte, et même le ministre de la Justice a été obligé de sortir une déclaration.

 

Pourtant, alors que l’affaire des insultes sexistes occupait encore l’espace public, un nouveau fait, encore plus terrible, est venu confirmer cette folie totale qui s’est emparée du pays.

 

Au fait, la semaine dernière, deux hommes ont été attrapés, complètement déshabillés, nus, et filmés en train de « danser » sous les coups. On les frappe violemment pendant qu’ils sont forcés de danser, le sexe à l’air, devant une foule rassemblée. On ignore s’ils étaient soupçonnés de vol ou d’un autre délit. La vidéo circule librement sur les réseaux sociaux.

 

Personne ne s’indigne vraiment.

 

C’est une sauvagerie extrême, une barbarie inacceptable. Au-delà des actes que ces deux personnes ont pu commettre, ceux qui les ont attrapés, déshabillés, frappés et humiliés en public doivent être poursuivis avec la plus grande sévérité par la justice et condamnés lourdement.

 

Malheureusement, le pays est tellement plongé dans la dépression collective qu’une grande partie de la population semble considérer cela comme une forme de « correction collective », presque normale, voire légitime.

 

Comment un pays peut-il en arriver là ? Est-ce que de telles pratiques existent encore quelque part dans le monde ? Même dans les pays les plus stricts du monde arabe, on ne descend pas à ce niveau de sauvagerie publique.

 

Comment une telle scène peut-elle se dérouler en pleine place publique en Centrafrique sans que personne ne réagisse vraiment ?

 

Voilà où nous en sommes. La RCA a totalement sombré. Touadéra, ton régime nous rend fou.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : la naissance d’un nouvel Empire d’esclavage, d’humiliation et de répression baptisé la « 7e République »

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la naissance d’un nouvel Empire d’esclavage, d’humiliation et de répression baptisé la « 7e République »

la naissance d’un nouvel Empire d’esclavage, d’humiliation et de répression baptisé la « 7e République »
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sous le vernis d’une investiture aux allures de couronnement le 30 mars dernier, Faustin-Archange Touadéra a acté le basculement de la République vers une forme d’Empire. En prêtant serment sur sa nouvelle Constitution, le Chef de l’État lève les derniers verrous de la retenue pour laisser place à une politique de ségrégation et de violence politique et sociale, caractéristique atypique d’un régime autoritaire.

 

​La fin du double jeu constitutionnel.

​Jusqu’à ce 30 mars, Touadéra jouait la carte de l’ambiguïté. Bien que la Constitution du 30 août 2023 soit officiellement en vigueur, il s’est gardé de l’appliquer dans son intégralité, notamment ses dispositions les plus clivantes. Sous prétexte que ce texte n’avait pas encore reçu son « serment d’investiture », il maintenait dans son entourage immédiat des ministres et des hauts cadres binationaux.

Ce 30 mars 2026 marque la fin de cette hypocrisie. En prêtant ce serment, Touadéra serait désormais lié par la totalité de son texte. Cette “sacralisation” annonce une purge imminente : la discrimination institutionnalisée doit désormais frapper ceux-là mêmes qui l’ont servi, les binationaux.

L’ordre de la “traque” : Un dérapage indigne d’un Chef d’État.

Le point le plus sombre de ce discours reste l’ordre explicite donné aux forces de sécurité et aux alliés de « traquer » les opposants et leurs prétendus « relais invisibles ». Entendre un Chef d’État, censé être le garant de l’unité nationale et de la sécurité de tous les citoyens, tenir de tels propos est un fait sans précédent dans une nation qui se prétend démocratique.

​Touadéra s’en prend à des fantômes, des “relais” que lui-même ne voit pas, ouvrant ainsi la porte à l’arbitraire le plus total. Cet appel à la traque signifie que n’importe quel citoyen peut désormais être arrêté, interrogé et brutalisé sous simple suspicion d’être un “relais invisible”. Un Président ne devrait jamais appeler à la chasse à l’homme ; il devrait appeler à la justice. En choisissant la traque, il abdique sa fonction de protecteur pour celle de chef des miliciens.

Le spectre de l’impôt de capitation : Un avertissement à la jeunesse.

​Si l’application de la nouvelle Constitution est désormais totale, elle porte en elle le retour de l’infâme impôt de capitation, prévu pour être réactivé dans les prochains mois. La jeunesse qui danse aujourd’hui pour le pouvoir doit se souvenir des récits de ses aînés.
​Avant son abolition par feu le Président Ange-Félix Patassé, cet impôt colonial était le moteur d’une humiliation quotidienne. Dans la mémoire collective, on se souvient de ces jeunes interpellés pour non-paiement, déshabillés et exposés publiquement assis a terre les uns entre les jambes de l’autre, pour être humiliés, avant d’être jetés dans des camions militaires comme des rebelles capturés au front. C’est ce futur de dégradation et de contrôle policier permanent que la 7e République prépare pour ceux-là mêmes qui dansent aujourd’hui.

L’exploitation de la dignité et humiliation.

​Le mépris du peuple s’est manifesté dès les premières heures de la cérémonie. Des jeunes filles, pour la plupart mineures, ont été mobilisées comme « majorettes » pour une journée entière sous la pluie. Le prix de leur dignité ? Une pitance de 3 000 FCFA.

 

​Plus grave encore, le régime a instauré une sélection discriminatoire parmi les hôtesses d’accueil : les jeunes femmes centrafricaines, sous prétexte qu’elles ne savent pas parler couramment le français, ont été écartées, au profit des filles camerounaises au mépris de leur pays.

 

Pendant ce temps, dans les gradins, des militants assoiffés et affamés se livraient à des scènes de pillage de sachets d’eau, révélant la détresse d’un peuple qui meurt de soif sous les acclamations forcées.

 

Comme si cela ne suffisait pas, Gilles Lionel Gouandjika, fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika et consul honoraire de la Roumanie, pays d’origine de sa mère, s’est permis de tenir des propos d’une extrême vulgarité à l’encontre des femmes centrafricaines, insultant leur dignité de manière inacceptable.

 

​En mêlant ordres de mission pour « traquer » l’invisible et méthodes de coercition héritées de l’époque coloniale, Touadéra n’a pas inauguré une nouvelle ère, mais un Empire de la peur. La 7e République se baptise dans les larmes des mineures exploitées et la menace d’une répression sans visage. Le peuple centrafricain a soif, mais le pouvoir, lui, n’a soif que de contrôle.

Par Gisèle MOLOMA

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On connaît enfin l’auteur de la statue-ratée de Touadéra : entre le fiasco du culte de la personnalité et le ridicule du jamais vu

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On connaît enfin l’auteur de la statue-ratée de Touadéra : entre le fiasco du culte de la personnalité et le ridicule du jamais vu

 

 

On connaît enfin l’auteur de la statue-ratée de Touadéra : entre le fiasco du culte de la personnalité et le ridicule du jamais vu
La statue de Faustin Archange Touadera, le nouvel empereur de la Centrafrique

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La statue de Faustin-Archange Touadéra, érigée en grande pompe sur la “Place Touadéra Merci”, est devenue en quelques heures l’objet de railleries et de controverses. Après des jours de spéculations, l’identité de son concepteur ne fait plus mystère : Dorcis Bio, président de l’association “Touadéra Merci”, assume fièrement la paternité de ce monument qui, pour beaucoup, ressemble davantage à un cochon qu’au président centrafricain.

 

Dorcis Bio, l’homme derrière la statue qui fait rire Bangui

Dorcis Bio, dans une déclaration solennelle sur les antennes de la radio Centrafrique, explique que ce monument est un “signe de reconnaissance et d’amour pour tous les travaux abattus par le président”. Selon lui, il fallait “matérialiser toutes les actions qu’a menées le chef de l’État” et lui offrir une “lettre de noblesse” à travers cet ouvrage d’art. Pourtant, dès son inauguration, les Centrafricains ont été unanimes : la statue ne ressemble en rien à Touadéra. Pire, sa tête évoque celle d’un cochon, déclenchant une vague de moqueries sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale.

 

Le régime, visiblement embarrassé, a tenté de masquer la statue sous une bâche, avant qu’une femme proche du pouvoir ne propose de la refaire à ses frais. Une initiative qui en dit long sur l’état d’un système où chacun court après les faveurs du président, quitte à financer des monuments à sa gloire.

 

Pascal Bida Koyagbele et l’art de la flatterie politique

Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller en charge des grands travaux, a salué l’inauguration comme un “moment historique” et un “hommage à notre héros, notre champion”. Des mots qui sonnent faux dans un pays où la majorité de la population peine à se nourrir et où les services publics sont quasi inexistants.

 

Pour Koyagbele, ce monument marque “l’avènement d’une nouvelle révolution porteuse de renaissance”. Une déclaration qui contraste avec la réalité d’un pays en proie à la pauvreté, à l’insécurité et à une corruption endémique. Mais dans un contexte où la critique est étouffée, la flatterie devient une stratégie de survie pour ceux qui veulent rester dans les bonnes grâces du pouvoir.

 

Une statue qui divise et une population qui se moque

L’inauguration de la statue a provoqué un tollé. Les Centrafricains, habitués aux promesses non tenues et aux symboles vides de sens, n’ont pas hésité à exprimer leur ironie. Certains y voient une manœuvre de l’opposition pour ridiculiser Touadéra, d’autres une simple preuve de l’incompétence des artistes à la solde du régime.

 

Quoi qu’il en soit, l’affaire a forcé le régime à réagir : la statue a été recouverte, et une femme liée à un douanier influent a proposé de la refaire. Une course à la loyauté qui montre à quel point, en Centrafrique, le pouvoir se maintient moins par la compétence que par la soumission.

 

Un culte de la personnalité qui rappelle les pires heures de l’histoire centrafricaine

L’opposant Crépin Mboli-Goumba n’a pas manqué de rappeler que “jamais depuis l’empire Bokassa on n’était allé aussi loin dans le culte de la personnalité”. Une comparaison qui résume l’absurdité d’un régime obsédé par son image, alors que le pays s’enfonce dans la crise.

 

Alors que Touadéra entame un troisième mandat sous le signe de la répression et de la dépendance étrangère, cette statue-cochon restera comme le symbole d’un pouvoir déconnecté, plus préoccupé par son propre culte que par le sort de son peuple.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Corruption, instabilité et absence d’investissement : le diagnostic sans concession de Martin Ziguélé sur le sous-développement de la RCA

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Corruption, instabilité et absence d’investissement : le diagnostic sans concession de Martin Ziguélé sur le sous-développement de la RCA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/De-droite-a-gauche-le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-le-sulfureux-camerounais-Emile-Parfait-Simb.jpg” data-wpel-link=”internal”>Corruption, instabilité et absence d’investissement : le diagnostic sans concession de Martin Ziguélé sur le sous-développement de la RCA
De droite à gauche, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et le sulfureux camerounais Emile Parfait Simb

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, ancien ministre des Finances et député sortant, a dressé un tableau précis des obstacles qui freinent le développement de la République centrafricaine.

 

Ziguélé a identifié plusieurs facteurs clés. Il a d’abord insisté sur la corruption, qu’il considère comme un poids supplémentaire pour un pays qui dispose déjà de moyens limités. Il l’a comparée à un fardeau trop lourd pour un malade. Selon lui, la corruption, qu’elle soit petite ou grande, détourne des ressources qui devraient aller dans les caisses de l’État.

 

À titre d’exemple, il a évoqué les nombreuses barrières volantes tenues par des gendarmes, des policiers ou des jeunes sur les axes routiers autour de Bangui. Les transporteurs de légumes ou de produits agricoles doivent payer 500 francs CFA à chaque barrage pour passer. Ce type de pratique, observé au niveau local, reflète selon lui un comportement plus large qui touche l’ensemble de l’administration et de l’économie.

 

Un autre indicateur cité par Ziguélé concerne les critères de convergence de la CEMAC. Dans les États de la zone, les recettes publiques doivent normalement représenter environ 18 % du PIB. En Centrafrique, ce taux atteint seulement 7 %. La différence s’explique en partie par le faible rendement des services fiscaux et par les pertes liées à la corruption.

 

L’ancien chef du gouvernement a également pointé l’instabilité politique comme un frein majeur à l’investissement. Il a rappelé que l’investissement constitue le cœur de la théorie de la croissance. Sans stabilité, les capitaux privés hésitent à s’engager. Or, dans le budget qu’il a suivi en tant que président puis membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la contribution de l’État aux investissements s’élevait à seulement 8 milliards de francs CFA.

 

Ziguélé a expliqué que, pour sortir de la pauvreté, un pays doit investir durablement autour de 25 % de son produit intérieur brut pendant au moins 25 années consécutives. La Centrafrique se trouve très loin de cet objectif. L’État manque de marge à cause de recettes internes faibles et de dépenses courantes élevées. Le secteur privé, lui, évolue dans un environnement de faible consommation et de ressources limitées.

 

Il a ajouté que 70 % de la population vit en milieu rural et que les grandes cultures d’exportation ont fortement reculé. La production de coton, qui atteignait 60 000 tonnes en 1972, est tombée à quelques milliers de tonnes seulement. Le café suit la même tendance. Ces cultures assuraient autrefois un revenu monétaire régulier à une grande partie des familles. Leur déclin prive le pays d’une base économique solide.

 

Ziguélé a également mis en cause la concentration du développement à Bangui. Contrairement au Cameroun, à la Côte d’Ivoire, au Bénin ou au Tchad, où existent plusieurs pôles économiques régionaux, le développement centrafricain reste centré sur la capitale. Il se fait « par Bangui et pour Bangui ». Cette absence de développement vertical empêche la création progressive d’une classe moyenne et limite l’initiative privée.

 

Enfin, il a rappelé que les taux de croissance du PIB, souvent autour de 2 à 3 %, doivent être comparés à la croissance démographique qui dépasse régulièrement 3 %. Chaque année, la population augmente plus vite que la richesse produite, ce qui maintient la pauvreté à un niveau structurel.

 

Martin Ziguélé, qui achève son deuxième mandat de député et ne s’est pas représenté aux dernières élections, a indiqué qu’il se consacrera désormais pleinement à son parti, le MLPC, et à ses réflexions sur l’avenir du pays. Il reste convaincu que le redressement passe par une reprise de la production agricole, une lutte réelle contre la corruption et des investissements soutenus dans l’économie réelle.

 

Son diagnostic, nourri par son expérience comme ministre des Finances et directeur national de la Banque centrale, met l’accent sur la nécessité de bâtir une économie qui repose sur ses propres forces plutôt que sur l’aide extérieure seule.

 

Par Anselme Mbata

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En Centrafrique, le dollar CAR, la monnaie numérique de Touadera  chute désormais de 99%, 3 ans après son lancement

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En Centrafrique, le dollar CAR, la monnaie numérique de Touadera  chute désormais de 99%, 3 ans après son lancement

 

En Centrafrique, le dollar CAR, la monnaie numérique de Touadera  chute désormais de 99%, 3 ans après son lancement
Touadera, le Président centrafricain, un parrain mafieux africain

 

Au pays des mafieux criminels, au pays des arnaqueurs, au pays des fous, un des pays les plus démunis de la planète appelé la République centrafricaine, les soi-disant autorités ont tenté une nouvelle entourloupe numérique en février 2025 avec le lancement du memecoin, le  $CAR, présenté comme un instrument monétaire pour unir les gens et booster l’économie du pays.

 

Annoncé en grande pompe par le dictateur Faustin-Archange Touadéra sur son compte Twitter géré par les russes depuis la Russie, , ce jeton cryptographique sans aucune valeur réelle n’a servi qu’à spéculer sur la naïveté des acheteurs.

 

Ce memecoin, une pure invention sans utilité pour les échanges ou l’économie quotidienne, repose uniquement sur un engouement passager lié à une figure ou un buzz en ligne. Dès les premières heures, il a grimpé à une capitalisation folle dépassant les 800 millions de dollars, avant de plonger drastiquement à terre et casse sa tête comme si on le jette violemment contre un mur.

 

En moins de vingt-quatre heures, le cours de cette monnaie des mafieux criminels qui sont au pouvoir en RCA a dégringolé de plus de 90 %, parfois même jusqu’à 97 % selon les plateformes de suivi, avant de chuter et mort définitivement  à la fin 2025. À son lancement, les experts du milieu l’ont tout de suite qualifié d’escroquerie pure et simple, avec des soupçons de liens malveillants pour piéger les portefeuilles, des tentatives d’hameçonnage et un site web qui clignotait suspectement.

 

Le domaine du site en ligne avait été enregistré à la va-vite, juste trois jours avant, ce qui n’a rien d’un projet sérieux piloté par un État. Des voix dans le secteur ont pointé du doigt des manœuvres douteuses, comme un portefeuille qui a raflé une énorme part des jetons juste avant l’annonce officielle.

 

Ce n’est pas la première fois que Bangui se lance dans ces aventures hasardeuses. Avant le $CAR, il y avait le Sango Coin, lancé avec des promesses mirobolantes de tokeniser les richesses en or, diamants et bois pour attirer des fonds étrangers. Ce projet s’est soldé par un échec cuisant : moins de 10 % des jetons vendus, à peine quelques millions récoltés, et le site officiel hors service depuis avril 2025.

 

Beaucoup y voient une porte grande ouverte pour des réseaux mafieux et criminels qui blanchissent de l’argent ou contournent les règles, profitant d’un pays fragile où l’accès à internet reste rare et la population peine à joindre les deux bouts. Des observateurs indépendants estiment que ces initiatives servent surtout à remplir les poches d’un cercle restreint autour du pouvoir, sans bénéfice tangible pour les citoyens ordinaires qui manquent d’électricité et de connexions fiables.

 

Le ministre des Mines a bien essayé de justifier en disant que c’était géré par une entreprise d’État en partenariat avec une société obscure nommée Barn$ley, mais les doutes persistent sur la transparence et l’argent vraiment récolté. Des informations courent sur des liens avec des figures connues pour des arnaques massives en Afrique comme le camerounais Émile Parfait Simb, et des plateformes ont suspendu des comptes liés au projet pendant que les investisseurs comptent leurs pertes après ce pump-and-dump géant organisé au plus haut niveau.

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : la COSCIPAC saisit les partenaires internationaux du pays pour solliciter une conditionnalité stricte de l’aide en Centrafrique

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Centrafrique : la COSCIPAC saisit les partenaires internationaux du pays pour solliciter une conditionnalité stricte de l’aide en Centrafrique

 

Centrafrique : la COSCIPAC saisit les partenaires internationaux du pays pour solliciter une conditionnalité stricte de l’aide en Centrafrique
Delphin Kotto de la COSCIPAC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La COSCIPAC, via Petit Delphin KOTTO, a adressé à la présidente de la Commission de l’Union européenne une saisine intitulée SAISINE ET PLAIDOYER INSTITUTIONNEL A L’ATTENTION DE LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE L’UNION EUROPÉENNE ET DES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE pour demander une conditionnalité stricte de l’aide en Centrafrique.

 

Dans ce document signé par Petit Delphin KOTTO pour la COSCIPAC, l’organisation expose une série de défaillances structurelles qui touchent la gouvernance publique en République centrafricaine. La lettre cite notamment l’absence de poursuites effectives contre les auteurs de violations des droits humains au sein des forces de défense et de sécurité ainsi que des groupes armés alliés comme les mercenaires du groupe Wagner. Elle signale aussi l’instrumentalisation des forces de sécurité pour des objectifs de contrôle politique, avec des arrestations arbitraires d’opposants et un usage disproportionné de la force.

 

Le texte de Petit Delphin KOTTO pour la COSCIPAC aborde par ailleurs les contraintes qui pèsent sur la liberté d’expression à travers des pratiques d’intimidation et de menaces qui favorisent l’autocensure. Il évoque l’insécurité qui persiste sur de larges portions du territoire malgré la présence de l’État et de ses partenaires. Le recours à des partenaires sécuritaires extérieurs dans un cadre opaque fait l’objet d’allégations d’exactions contre les civils.

 

Le système judiciaire reste marqué par un manque de moyens humains et matériels, des cas de corruption et une lenteur des procédures, selon la saisine de la COSCIPAC signée par Petit Delphin KOTTO. Les mécanismes de contrôle de l’action publique manquent d’indépendance et de culture de reddition des comptes.

 

La COSCIPAC, par l’intermédiaire de Petit Delphin KOTTO, attire l’attention sur les effets d’un appui international sans conditions rigoureuses qui pourrait renforcer des pratiques contraires aux principes démocratiques et entraîner un détournement des ressources.

 

La lettre demande l’instauration d’une conditionnalité stricte de l’aide afin que tout appui financier ou technique soit subordonné à des progrès mesurables en matière de droits humains, d’indépendance de la justice et de gouvernance démocratique. Elle réclame aussi des dispositifs de traçabilité et de contrôle renforcés ainsi qu’une pression diplomatique coordonnée pour encourager des réformes dans les secteurs de la justice, de la sécurité et des institutions.

 

La COSCIPAC sollicite enfin le soutien à un processus de transition politique inclusif qu’un dialogue politique sincère et inclusif soit encouragé en vue de favoriser l’émergence d’un cadre consensuel de transition politique garantissant la restauration de l’État de droit la crédibilité des processus électoraux et la stabilité institutionnelle mais la COSCIPAC estime que

 

Par Anselme Mbata

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Bangui : Accident impliquant un véhicule de mercenaires russes à Damala

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Bangui : Accident impliquant un véhicule de mercenaires russes à Damala

 

Bangui : Accident impliquant un véhicule de mercenaires russes à Damala
Brigade de l’OCRB de Damala

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Un accident de la circulation s’est produit dimanche 11 avril 2026 dans la matinée au quartier Damalat, près de la brigade de l’OCRB de Damala, dans la commune de Bégoua, au nord de la capitale centrafricaine.

 

Selon les témoins présents sur les lieux interrogés par la rédaction du CNC, une mère de famille, seule,  poussait un pouce-pouce chargé d’équipements. La dame, qui venait de la direction du PK10, s’approchait du croisement de Damala. À cet endroit, comme vous le savez, une route descend vers l’ancien  marché Combattant en direction de l’aéroport, tandis qu’une autre voie continue vers le PK10 et le PK12 pour rejoindre Gobongo.

 

Le véhicule des mercenaires russes, conduit par un seul homme et en provenance de la direction de Don Bosco, a pris la direction de sortie vers PK10. La dame venait du même côté. Le camion, dans sa vitesse,  a touché le pouce-pouce, qui a ensuite percuté la femme. Celle-ci est tombée au sol.

 

Heureusement, les blessures de la victime ne paraissent pas très graves. Les personnes présentes ont surtout remarqué le comportement du conducteur russe. Il est descendu aussitôt de son véhicule, s’est approché de la dame pour vérifier son état et a contacté ses collègues pour organiser son transport vers l’hôpital.

 

Pour la première fois que cet acte marque les esprits dans le quartier. Les banguissois ont souvent observé dans la capitale que, lors d’accidents impliquant des mercenaires russes, ces derniers ne s’arrêtent généralement pas et poursuivent leur route sans porter assistance aux victimes centrafricaines.

 

Par ailleurs, les policiers de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) de Damala sont arrivés rapidement en nombre. Ils ont sécurisé la zone pour éviter tout débordement et sont restés sur place jusqu’à la fin de l’intervention.

 

Par Anselme Mbata

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Ouanda-Djallé : le sultan-maire interpelle directement le ministre Bireau sur les exactions des FACA et l’abandon de la ville

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Ouanda-Djallé : le sultan-maire interpelle directement le ministre Bireau sur les exactions des FACA et l’abandon de la ville

 

Ouanda-Djallé : le sultan-maire interpelle directement le ministre Bireau sur les exactions des FACA et l’abandon de la ville
La foule et la délégation ministérielle venue de Bangui réunies à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Ouanda-Djallé, le 27 février 2026, une dispute banale autour d’une bouteille d’eau a viré au drame : des soldats FACA ont ouvert le feu sur une foule en colère, laissant trois morts – dont des élèves – et une dizaine de blessés. Le lendemain, la ville entière s’est murée dans le silence, marchés clos, rues vides, deuil muet.

 

C’est dans ce climat de sidération que le sultan-maire, voix la plus écoutée de la localité, s’est adressé sans détour au ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau, venu en délégation avec Bruno Yapandé. Debout devant une assemblée tendue, il a lâché les mots qui résument des mois de rancœur accumulée :

 

« Nous ne sommes pas des Centrafricains ? Dites-le nous clairement si c’est le cas. » Il a décrit une ville coupée du monde : pas de réseau fiable, pas de gendarmes, pas de policiers, une école fermée depuis le carnage, des enfants terrorisés par des uniformes qui patrouillent jusque dans les cours de récréation. « Les militaires que vous nous envoyez sont devenus des lions sur nous », a-t-il lancé, citant les saisies arbitraires de téléphones, les taxes forcées sur les champs, les tirs en l’air pour intimider, l’occupation prolongée des locaux de l’OFCA en plein centre-ville.

 

Le sultan-maire n’a pas hésité à nommer : « Un certain Yamale a pris le portable de mon enfant et refuse de le rendre malgré les réunions au sous-préfet. » Il a conclu en interpellant le ministre : « Vous êtes là maintenant. Ramenez ce téléphone. Expliquez-nous comment on va vivre. Ouadadjali est dans un trou, oubliée, noyée. »

 

Le sous-préfet, témoin oculaire, a confirmé la chronologie implacable : une altercation au marché, une marche vers la base FACA, l’intervention manquée de la MINUSCA, puis les rafales. Il a ajouté que les habitants subissent depuis longtemps « violations des droits, intimidation, occupation illégale », sans que personne n’agisse vraiment avant ce drame.

 

Face à cette charge directe, le ministre Bireau a répondu avec gravité. Il a reconnu que « un militaire ne tire pas sur sa population », présenté des condoléances officielles, promis une enquête menée par le général Isamo, des sanctions disciplinaires rapides, des poursuites judiciaires et surtout le remplacement intégral des unités stationnées sur place. « Nous allons relever tout le monde ici et ramener d’autres soldats », a-t-il assuré.

 

Bruno Yapandé, de son côté, a insisté sur l’attention personnelle du président Touadéra : « Ses yeux sont rivés sur vous. » Il a comparé l’incident à une querelle familiale – « les dents et la langue se battent parfois » – pour appeler à la réconciliation.

 

Pourtant, derrière les promesses, la fracture reste béante. Le sultan-maire et une grande partie de la population ne demandent pas seulement des mots ou des changements de visage : ils exigent le départ des FACA de l’OFCA, le retour à une base excentrée, la présence effective de forces de l’ordre civile, et surtout que justice soit rendue pour les trois vies perdues.

 

À Ouanda-Djallé, on attend désormais moins des discours que des actes. La ville blessée observe, silencieuse mais vigilante.

 

Par Serge Binguimalé

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LA FORFAITURE DE NAMSIO, PRESIDENT DU TRIBUNAL DE COMMERCE, PETIT FRERE D’OBED NAMSIO AU SERVICE DE SANI YALO

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LA FORFAITURE DE NAMSIO, PRESIDENT DU TRIBUNAL DE COMMERCE, PETIT FRERE D’OBED NAMSIO AU SERVICE DE SANI YALO

Centrafrique : Sani Yalo, l’escroc qui se rêve Premier ministre en commençant à manipuler et falsifier l’Histoire à son propre avantage
Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Alors que le discours sans sincérité de Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro, bébé chéri de Omba Excellence n’a encore fait un mois, une terrible réalité est venue nous rappeler que rien n’a changé. Que la 7e République est la copie de la 6e République de Touadéra. Comme toutes les copies, elle est même pire.

 

Votre journal en ligne Corbeaux News a décidé de prendre un cas très symbolique du refus de rendre justice à travers le cas de Me Crépin Mboli-Goumba, coupable d’être opposant, jeté en prison dont le domicile a été perquisitionné à la demande du célèbre criminel parrain mafieux Sani Yalo, et aujourd’hui c’est la spoliation de tous ses biens. Nous rendrons fidèlement à nos lecteurs pour que les Centrafricains sachent le niveau de notre justice et le niveau de corruption dans la septième république de Touadéra.

 

En effet, on peut se demander comment un criminel comme Sani Yalo peut arriver à mettre sous sa coupe lez magistrats?

 

Le Président du Tribunal de Commerce s’appelle Namsio, même père et même mère avec Obède NAMSIO, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet de Baba Kongo Boro.  Président du Conseil d’administration de l’Arsep, et d’autres sociétés. C’est ce dernier qui a imposé encore son frère au tribunal de commerce car, selon lui, ce poste est très  juteux. Pourtant, ce fameux magistrat Namsio, que CNC connait très bien depuis sa formation à l’ENAM, dont il avait échoué lamentablement à ses cours, avec une moyenne de 05/20. Son frère Obed NAMSIO, depuis son bureau,  a fait pression pour qu’il devienne Magistrat.

 

Revenons à l’affaire de notre mafieux Sani Yalo. Dans l’affaire de tentative de spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par l’escroc multi récidiviste criminel Sani Yalo, qui était aussi derrière l’arrestation à l’OCRB du célèbre opposant , il a également mis Namsio à contribution.

 

C’est ainsi qu’après avoir saisi le Tribunal de Commerce pour le paiement des 450 millions d’indemnité d’occupation pendant 7 ans de sa propriété, Namsio tranche pathétiquement : Sani Yalo ne peut pas payer parce qu’il n’y a pas de contrat. Lisez bien ceci! Incroyable! Nous qui ne sommes pas Juriste, nous pouvons seulement aller faire des recherches sur Google. Ce moteur de recherche nous explique qu’on n’a pas besoin de contrat pour les indemnités d’occupation. Comment Namsio peut expliquer que quelqu’un aille chez un autre, prendre sa propriété en otage pendant sept ans et lui, le Magistrat incompétent décide qu’il n’y a rien à payer? Incroyable la septième république.

 

Tous les magistrats doivent aller lire la décision.

 

Sani Yalo avait déjà essayé de prendre de force la maison de Banguetande, heureusement qu’au niveau de la Cour de Cassation certains magistrats honnêtes avaient dit non.

 

Aujourd’hui c’est cet évadé de prison qui dicte sa loi. Un évadé de prison devenu Ministre d’Etat sans être allé à l’école dans la République de Touadera!

 

Mais cela est une perte de temps. Il y a la Cour d’appel , et après la Cour d’Appel, la Cour d’Abidjan.

 

On verra si l’escroc international Sani Yalo peut également aller là-bas. Rire! La Guinée Équatoriale l’attend de pieds ferme pour le mettre en cachot.

 

Nous suivons pas à pas cette chronique judiciaire de la septième république. Une demande en expulsion de Sani Yalo a été introduite devant Namsio. Nous vous informerons. Sans doute qu’il va décider de que Sani Yalo a la droit de rester dans la propriété de Me Mboli-Goumba dans contrat , puisqu’il a lui-même dit qu’il n’y a pas de contrat.

 

Aux dernières nouvelles Sani Yalo a fait une requête au tribunal de grande instance pour dire que la vente a Mboli-Goumba par l’État, n’est pas normal.

 

Comment quelqu’un dont le titre foncier a été forgé et déclaré faux par la Cour de Cassation, dernière juridiction, peut avoir le droit et la qualité pour saisir la justice?

 

Corbeaux News suit l’affaire. Restez à l’écoute, les détails dans nos prochains articles.

 

Par Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI PEUT-IL LÉGALEMENT CONDITIONNER LA MISE EN PLACE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT AUX RÉSULTATS DÉFINITIFS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ?

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LE POUVOIR DE BANGUI PEUT-IL LÉGALEMENT CONDITIONNER LA MISE EN PLACE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT AUX RÉSULTATS DÉFINITIFS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ?

 

Touadera livre des permis miniers comme des bonbons aux copains du régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube
Expertise du diamant au Bec d’or par Kongoboro, une découverte pour lui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La prestation solennel de serment du Président de la République au stade vingt mille places a marqué l’ascension tant attendue de la septième République.

 

Cette méga cérémonie à la fois budgetivore et génératrice de polémiques des hôtesses et d’injures publiques des femmes de Centrafrique a été suivie d’un discours fort du Président de la République qui marque le point de départ d’un nouvel ère.

 

La tradition républicaine, les us et coutumes démocratiques voire l’évidence trilogique martèle que cette suite cartesienne devrait marquer le début d’une nouvelle République, d’un nouveau mandat et par voie de conséquence d’un nouveau gouvernement.

 

Force est de constater avec regret qu’après plus de dix jours, le gouvernement sortant n’est toujours pas démissionnaire à plus forte raison la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale n’est pas à l’ordre du jour pour répondre aux attentes pressantes, aux aspirations socio-économiques et sécuritaires du peuple centrafricain.

 

Cette problématique politico-juridique à la frontière d’un imbroglio s’est érigée en matière à débats pour des juristes de salon, des juristes de réseaux sociaux, des juristes opportunistes qui ouvre la voie à une interprétation biaisée de la constitution, et qui n’hésite pas à travestir le droit pour des intérêts égoïstes au détriment des vrais juristes qui ont parcouru le célèbre ouvrage de Georges Burdeau sur le droit constitutionnel.

 

Pour mieux comprendre et appréhender ce quiproquo politico-juridique, il est judicieux d’interroger la loi fondamentale à travers les trois modèles standards pour définir le régime politique de la République centrafricaine.

 

À titre illustratif et pédagogique, il y’a d’abord le régime parlementaire où le gouvernement issu de la majorité parlementaire est politiquement responsable devant le parlement et le Président de la République peut dissoudre l’assemblée nationale.

 

Inversement, le parlement peut renverser le gouvernement par la voie d’une motion de censure.

 

Dans ce contexte, le Président de la République est obligé de nommer un premier ministre issu de la majorité parlementaire au risque de ce qu’on appelle “la cohabitation” si la majorité parlementaire appartient au parti politique opposé.

 

Ensuite, il y’a le régime présidentiel où le Président de la République qui est à la fois chef du gouvernement détient la quasi-totalité du pouvoir exécutif au détriment du sacré principe de séparation des pouvoirs et la motion de censure n’a pas droit de cité.

 

Enfin, il y’a le régime semi-presidentiel qui est un régime hybride avec un clonage du régime parlementaire et présidentiel c’est-à-dire que le parlement peut renverser le gouvernement et que ce dernier est politiquement responsable devant l’assemblée, le tout sous l’autorité renforcée du Président de la République.

 

De ces trois régimes politiques scrutés, la République centrafricaine est officiellement un régime semi-presidentiel mais en réalité c’est à dire dans la pratique il s’agit d’un régime présidentiel renforcé car le Président de la République contrôle tous les autres pouvoirs y compris le parlement.

 

Le chef de l’État avait par le passé imposé au parlement les lois sur la cryptomonnaie, la tokenisation, la nouvelle constitution, la modification successive du code électoral qui sont tous votées par acclamations sans amendements ni une deuxième lecture.

 

De tout ce qui précède, juridiquement et plus particulièrement en droit constitutionnel centrafricain, le Président de la République n’est pas obligé de mettre en place un nouveau gouvernement ni d’attendre la fin des élections législatives.

 

Cela relève librement de son pouvoir discrétionnaire et n’est aucunement conditionné à un délai.

 

Mais politiquement, il existe une crainte qui est d’ailleurs légitime…celle de présenter son programme de gouvernement devant parlement legitime et constitué pour négocier le vote de confiance c’est-à-dire le soutien politique du parlement d’où la nécessité d’une majorité parlementaire pour éviter la motion de censure précoce.

 

À ce stade d’analyse où la constitution ne prévoit aucun délai entre la prestation de serment et la mise en place du nouveau gouvernement, il apparaît important de souligner que cette situation d’impasse, d’indecision ne constitue pas une illégalité, ni une violation de la constitution mais il s’agit d’un conflit de cohérence logique entre les normes juridiques et la pratique politique ou la tradition démocratique qui traduit une nécessité d’insuffler un souffle nouveau en phase avec le discours d’investiture du Président de la République.

 

En conséquence de ce qui précède, le statuquo c’est à dire dans l’attente de la fin des législatives pour mettre en place le nouveau gouvernement, le pays va connaître une période d’impasse et de gouvernance provisoire parce que les ministres sortants ou intérimaires sont incertains sur leur sort debrayent et ne se contentent que des affaires courantes.

 

En conséquence, les grands projets et ou réformes économiques, sociaux et sécuritaires seront ralentis, retardés ou paralysés.

 

Les partenaires au développement ainsi que les institutions internationales financières vont hésiter pour engager des financements colossaux.

 

Face à ce constat qui inquiète, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- La nouvelle constitution est-elle véritablement opérationnelle dès lors que les binationaux sont toujours en fonction, le vice-président de la République non désigné, les chefs des groupes armés toujours au gouvernement ?

 

2- Conscient que le gouvernement va débrayer, le pays va t-il rester en veilleuse en attendant le résultat définitif des élections législatives ?

 

3- Le destin ou l’avenir de ce pays ne constitue t-il pas une priorité par rapport aux considérations politiques qui fragilisent l’État ?

 

4- La subordination du nouveau gouvernement aux résultats définitifs des élections législatives est-elle juridiquement fondée au regard du principe de séparation de pouvoirs ?

 

5- En d’autres termes, cet état de fait traduit-il une nécessité institutionnelle ou une derive visant à satisfaire des intérêts égoïstes ?

 

6- En agissant ainsi, le Président de la République est-il habilité à orienter l’ordre institutionnel ?

 

7- Enfin, si pour des raisons quelconques les législatives traînent y compris le traitement des contentieux électoraux par le conseil constitutionnel, la mise en place du nouveau gouvernement doit toutefois attendre ?

 

En tout état de cause, l’attente ne résout pas le problème des centrafricains mais les déplace et qu’un Président de la République sans majorité dans un régime présidentiel et semi-presidentiel n’existe pas.

 

En réalité, le pouvoir de Bangui n’a pas de crainte car la majorité parlementaire est déjà acquise au regard des résultats définitifs du premier tour et en l’absence de l’opposition démocratique à la compétition électorale, il n’y a aucun risque d’inversement de tendances.

 

Il ne faut pas aussi oublier que le pouvoir de Bangui a l’habitude de débaucher des députés des autres partis politiques pour se fabriquer une majorité mécanique.

 

En déduction de tout ce qui précède et en attendant le résultat définitif des élections législatives, le pays peut fonctionner avec un nouveau gouvernement sans obstacles majeurs.

 

Au delà de ce serment réduit à un formalisme protocolaire, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal est une voie infructueuse voire sans issue qui ne résout pas la crise mais au contraire n’est qu’une aggravation des causes du problème.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré, terrorisé où les femmes sont impunément et copieusement insultées mais qui ne reagissent pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que les dérapages, la corruption, le népotisme, la gabegie, le bradage des ressources naturelles, la sous-traitance de notre indépendance et le mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.

 

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dilatoires des mandats à vie.

 

Il faut savoir que nul n’est indispensable à ce pays qui regorge des compétences avec des visions multiples et variées à travers le monde et qui peuvent mieux servir ce pays que vous.

 

Alors n’attendez pas que la huée populaire, la clameur de la rue et la vocifération pour manifester l’hostilité ou la réprobation vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit alors qu’ils étaient conscients du danger.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 11 Avril 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

 

 

Touadéra, voici ce qu’un Rwandais dit de ton Bangui après quatre séjours dans la capitale

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Touadéra, voici ce qu’un Rwandais dit de ton Bangui après quatre séjours dans la capitale

 

Face à l’effondrement total du pays, les sorciers de la République font la fête. Touadera et son clan dansent et continuent de danser sur les tombeaux des centrafricains  
Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quand on dirige un pays, on doit se préoccuper de l’image qu’il renvoie au monde. Cette image ne se fabrique pas dans les discours officiels ou les communiqués du gouvernement. Elle se construit dans les conversations entre étrangers qui ont séjourné sur place, qui ont vu la réalité, qui comparent. Récemment, aux États-Unis, trois Africains se sont croisés : notre directeur de publication Alain Nzilo, un Rwandais et un Ougandais. Le Rwandais a raconté ses quatre séjours à Bangui, où travaille son épouse à l’UNICEF. Son témoignage est terrible pour Touadéra.

 

La scène s’est déroulée il y a quelques jours à Buffalo, une ville qui est dans l’État de New York aux États-Unis. Notre directeur de publication, Alain Nzilo, croise deux Africains. L’un est rwandais, l’autre ougandais. Le Rwandais, qu’Alain Nzilo connaissait déjà, lui lance une phrase en lingala pour plaisanter. Alain répond dans la même langue, mais d’une manière ironique, car il ne connait pas Lingala. Les trois hommes se saluent.

 

L’Ougandais, curieux, demande à Alain s’il est Congolais. Le Rwandais coupe court : “Non, il est Centrafricain”.

 

Le mot est lâché. Centrafricain. L’Ougandais enchaîne aussitôt avec une question polie : “Ça va votre pays ? C’est tranquille maintenant ?”

 

Alain Nzilo n’a pas eu le temps de répondre. Le Rwandais a pris la parole, et ce qu’il a dit pendant les minutes suivantes résume l’échec total du régime Touadéra.

 

“Moi, j’étais parti quatre fois à Bangui”, commence le Rwandais. L’Ougandais lève la tête “. Ah bon ?”

 

“Oui, ma femme travaille à l’UNICEF là-bas. J’ai visité Bangui deux fois, trois fois.”

 

Puis vient le coup de massue : “Mais Bangui, ce n’est pas une capitale d’un pays”.

 

L’Ougandais ne comprend pas. “Comment ça ?”

 

Le Rwandais n’hésite pas d’enfoncer le clou. “Quand tu vois Bangui, c’est très très sale. C’est comme un village. Un très gros village. On ne comprend pas”.

 

L’Ougandais, peut-être pour avoir une comparaison claire, demande au rwandais si Kampala, sa capitale, est vraiment mieux. La réponse du rwandais tombe comme un couperet : “Même 100 fois plus. Le rwandais exagère.  Et il n’hésite plus à foncer le pays : Bangui, c’est zéro. Quand tu vois Bangui, c’est zéro”.

 

Le Rwandais continue. Il raconte ce qu’il a vu lors de ses passages dans la capitale centrafricaine. “Tu vois les autorités rouler avec leurs grosses voitures, dans la poussière, dans le désordre. Ils sont escortés, lourdement armés. Et ils sont contents. Ils roulent comme ça, contents”.

 

Il explique avoir interrogé son épouse sur cette situation incompréhensible. “Je lui ai demandé : le pays est vraiment comme ça ? Elle m’a dit oui, le pays est comme ça. Les autorités sont contentes”.

 

Puis vient le passage le plus dur. “Mon épouse m’a dit : quand tu les écoutes, ils mentent. Ils mentent, ils mentent tout le temps. Ils disent que le pays avance. Mais moi, je suis là depuis avant la crise et après la crise. Quand tu regardes bien, le pays n’avance même pas. Il recule. Et les exactions, il y a beaucoup d’exactions”.

 

À ce moment précis, notre directeur de publication a senti qu’il fallait partir. Il a prétexté une course urgente, salué les deux hommes et s’est éclipsé. Mais le mal était fait. Les mots du Rwandais tournaient dans sa tête.

 

Ce Rwandais n’est pas un opposant politique. Il n’est pas un journaliste cherchant le scandale. C’est juste un homme dont l’épouse travaille pour les Nations unies, qui a séjourné quatre fois dans notre capitale, qui compare ce qu’il voit avec d’autres villes africaines.

 

Pendant que Baba Kongoboro multiplie les discours sur le développement, pendant que ses ministres parlent de progrès et de transformation, voilà ce que racontent les étrangers qui vivent à Bangui. Voilà l’image que notre pays renvoie dans les conversations informelles entre Africains à l’étranger.

 

Touadéra, es-tu content de cela ? Es-tu satisfait que ton Bangui soit décrit ainsi par quelqu’un qui y a séjourné quatre fois ? Penses-tu vraiment que les Centrafricains vont continuer à avaler tes mensonges pendant que les étrangers parlent ainsi de notre capitale ?

 

C’est grave. Vraiment grave.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Après avoir demandé pardon devant l’église, le Pasteur Faki repart aussitôt dans ses vieilles habitudes et attaque une diaconesse

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Après avoir demandé pardon devant l’église, le Pasteur Faki repart aussitôt dans ses vieilles habitudes et attaque une diaconesse  

 

Après avoir demandé pardon devant l’église, le Pasteur Faki repart aussitôt dans ses vieilles habitudes et attaque une diaconesse  
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Certains chefs d’église gouvernent avec la Bible. D’autres gouvernent avec leur humeur. Au Bataillon 2, le Pasteur Faki vient encore de choisir son camp.

 

Après son retour du PK55 où il était parti pour se reposer, Pasteur Issene Faki a repris son esprit. Tout avait pourtant bien commencé.

 

En effet, quelques jours après une violente dispute avec un diacre, ancien policier à la retraite lors du conseil de l’église, le Pasteur Issène Faki Saïté avait fait le déplacement jusqu’au domicile de cet homme pour lui présenter ses excuses. Un geste que beaucoup avaient salué, y voyant un signe que les choses allaient enfin changer dans cette communauté du Bataillon 2.

 

Le pasteur Issene Faki s’était discrètement retiré dans sa ferme au PK55 durant une semaine pour se ressourcer. Une semaine plus tard, le samedi suivant, lors du conseil de l’église, le pasteur est allé plus loin en renouvelant ses excuses publiquement, devant l’ensemble des diacres et diaconesses présents. L’assemblée avait écouté en silence, soulagée. Certains fidèles croyaient sincèrement que cette page difficile était enfin derrière eux.

 

Mais à la fin de cette même réunion, au moment où tout le monde s’apprêtait à partir, le Pasteur Faki a croisé une femme diaconesse dans l’église. Sans discussion préalable, sans explication, il lui a signifié oralement qu’elle était désormais sanctionnée et qu’elle ne ferait plus partie des réunions des responsables de l’église. Puis il est sorti et il est rentré chez lui.

 

Ce qui est plus étonnant, c’est qu’une seule voix du pasteur Issene Faki a largement suffi pour sanctionner cette diaconesse. La Bible est pourtant claire en 1 Corinthiens 14 verset 40 : « Que tout se fasse avec bienséance et dans l’ordre ». Ce qui s’est passé ce samedi-là ressemble à tout sauf à cela. C’est plutôt un grand désordre total.

 

Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est le calendrier. Le matin, cet homme demande pardon devant toute l’assemblée. Quelques minutes plus tard, il sanctionne seul une femme sans que personne ne comprenne pourquoi.

 

Le livre des Proverbes au chapitre 29 verset 20 dit : « Vois-tu un homme qui se précipite dans ses paroles ? Il y a plus à espérer d’un insensé que de lui. »

 

Des théologiens comme John Stott ont écrit que le pasteur qui exige l’obéissance de ses fidèles doit lui-même accepter d’être encadré et questionné. Ce que le Pasteur Faki pratique à l’UFEB du Bataillon 2 ressemble davantage à un pouvoir personnel qu’à un ministère partagé. Matthieu 20 verset 26 rappelle pourtant que « celui qui veut être grand parmi vous sera votre serviteur. »

 

Ce n’est pas la première fois que le pasteur se retrouve au cœur d’une telle situation. CNC avait déjà rapporté la dispute du 21 février 2025, au cours de laquelle il avait traité ce même diacre de sorcier et d’homme de ténèbres, devant une assemblée pétrifiée qui n’avait pas osé intervenir. Ce diacre avait quitté l’église ce jour-là en déclarant qu’il n’y remettrait plus les pieds.

 

Le Pasteur Faki est par ailleurs convaincu que des membres de sa communauté transmettent des informations aux médias. Il oublie que CNC dispose de journalistes qui fréquentent cette église, et que les faits rapportés n’ont pas besoin d’intermédiaires quand ils se produisent au grand jour, devant des dizaines de témoins.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Touadéra à la mosquée Anour de Kina : le discours hypocrite d’un grand-père qui joue au bébé pieux

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Touadéra à la mosquée Anour de Kina : le discours hypocrite d’un grand-père qui joue au bébé pieux

 

 

Touadéra à la mosquée Anour de Kina : le discours hypocrite d’un grand-père qui joue au bébé pieux
TOUADERA À LA MOSQUÉE Anour DE KINA, DANS LE TROISIÈME ARRONDISSEMENT DE BANGUI

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, a choisi cette année la mosquée Anour de Kina, dans le troisième arrondissement, pour la grande prière de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du Ramadan. Pas la mosquée centrale du PK5 cette fois, mais Kina. Même armada : pick-up blindé, véhicules blindés, mercenaires russes, hélicoptères qui tournent au-dessus pour un trajet court dans Bangui. La peur reste la même dans le ventre de ce dictateur voleur.

 

Là-bas, dans cette mosquée Anour de Kina, devant les fidèles musulmans, il a tenu un discours plein de prières et de larmes pour le pays. Il a salué les musulmans de Centrafrique et du monde entier. Il a parlé du jeûne, de la prière sans manger ni boire pendant le Ramadan. Il a dit que c’est un grand moment pour la religion et pour le pays. Que les prières des musulmans, dans les mosquées, dans les églises et ailleurs, ont aidé le pays à trouver la paix. Que grâce à ces prières, le chemin de la sécurité, du travail, de l’amour pour le pays se dessine. Que Dieu veille sur le pays pour qu’il avance, parce que sans Dieu, rien ne marche. Il a même lancé : « Dieu est le leader. Ô wetio. »

 

Mais écoutez bien : cet homme qui parle de Dieu comme le vrai leader, c’est le même qui laisse les tueurs, les voleurs, les criminels, les pilleurs courir librement. Il ne sanctionne personne. Il amène les Russes qui massacrent et pillent les ressources. Il laisse les voyous camerounais voler tout ce qu’ils veulent. Il laisse les Libanais faire pareil. Il pourrit tout le pays avec ces gens-là. Et maintenant il vient dire que le développement passe par la prière ? Non, le développement, c’est l’homme qui le fait. C’est lui qui doit créer le cadre, sanctionner les voleurs, arrêter les criminels. Pas se cacher derrière Dieu pour masquer son incapacité.

 

C’est honteux. Honte pour ce grand-père de famille qui se comporte comme un grand bébé. Il prie en public, il parle de Dieu qui tient le pays, mais en réalité il est le premier à torturer, à massacrer, à tuer les Centrafricains. Il proclame la paix revenue, mais il ne sort jamais sans blindage total. Il parle de développement par la prière, mais il laisse les pillards étrangers tout emporter.

 

Les Centrafricains voient clair : ces discours d’hémagogues ne trompent plus personne. Pendant qu’il prie à Kina avec son escorte de guerre, le pays saigne encore des braquages, des vols de bœufs, des attaques sur les routes. De quoi a-t-il peur au juste ? Des Centrafricains eux-mêmes ? Des vérités qu’il cache ?

 

Le peuple n’est pas dupe. Ces mots doux à la mosquée ne lavent pas le sang sur ses mains.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Martin Ziguelé dénonce un coup d’État électoral permanent

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Centrafrique : Martin Ziguelé dénonce un coup d’État électoral permanent

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/photo-de-famille-des-leaders-de-brdc-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Martin Ziguelé dénonce un coup d’État électoral permanent
Photo de famille des leaders de BRDC. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le porte-parole du BRDC accuse le régime de Bangui d’avoir capté de force le processus électoral du 28 décembre. Martin Ziguelé détaille les multiples violations constatées et exige l’ouverture d’un dialogue politique pour garantir l’alternance démocratique en République centrafricaine.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution rappelle d’abord que la MINUSCA a reçu mandat du Conseil de sécurité des Nations unies pour accompagner le gouvernement et l’Autorité nationale des élections. Cette assistance visait à garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles. Toutefois, les faits observés sur le terrain racontent une tout autre histoire qui contredit les objectifs initiaux de cette mission internationale censée protéger l’intégrité du scrutin.

 

Dès la phase de dépôt des candidatures, un bras de fer s’est installé entre le pouvoir exécutif et l’ANE. Le premier s’est ingéré directement dans la validation des dossiers tandis que la seconde gardait un silence complice face aux pressions exercées. Cette interférence précoce annonçait déjà les dérives qui allaient suivre durant toute la campagne et le jour du vote lui-même.

Centrafrique : Martin Ziguelé dénonce un coup d’État électoral permanent
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

Durant la période électorale, une compétition totalement déséquilibrée s’est déroulée sous les yeux de tous. Le parti au pouvoir a utilisé sans retenue les ressources de l’État, allant jusqu’à mobiliser des aéronefs privés pour ses déplacements. De l’autre côté, les candidats d’opposition ne pouvaient même pas accéder aux populations de l’intérieur du pays pour présenter leurs programmes et échanger avec les électeurs disséminés sur les 624 000 kilomètres carrés du territoire national.

 

Pourtant, chaque Centrafricain possède le droit souverain d’écouter et de juger toutes les personnes aspirant à gouverner le pays. Ce droit fondamental ne concerne pas uniquement les habitants de Bangui et des grandes villes mais s’étend à tous les citoyens sans exception. Personne ne peut confisquer cette prérogative constitutionnelle qui fonde la légitimité de tout pouvoir démocratique dans un État de droit respectueux des libertés.

 

Le jour du scrutin, le 28 décembre, les prédictions du BRDC se sont malheureusement vérifiées. L’ANE n’a pas pu résister à la volonté du pouvoir de fabriquer des résultats dès le soir même des élections. Le cadre légal a tout simplement disparu au profit d’une course effrénée vers l’annonce d’une victoire au premier tour, sans attendre le dépouillement complet ni respecter les procédures prévues par le code électoral.

 

Comme en 2020, aucun candidat à l’exception du pouvoir en place n’a eu accès aux procès-verbaux ni aux feuilles de résultats. L’article 121 du code électoral stipule pourtant que les listes électorales doivent être affichées devant les bureaux de vote dans les communes. Aucun affichage de ce type n’a été effectué malgré cette obligation formelle qui garantit la transparence et permet aux citoyens de vérifier la régularité des opérations.

Centrafrique : Martin Ziguelé dénonce un coup d’État électoral permanentMaître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordinateur du BRDC
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordinateur du BRDC

 

La loi impose également que les représentants des candidats reçoivent les résultats après le scrutin. Le 29 décembre, soit 24 heures après le vote, le président de l’ANE a diffusé un communiqué radio pour demander aux présidents des bureaux de vote de remettre les résultats aux candidats. Cet aveu confirme que cette remise n’avait pas eu lieu conformément aux dispositions légales, vidant ainsi le processus de toute crédibilité juridique.

 

Même dans ses analyses les plus pessimistes, le BRDC ne pensait pas que la réalité dépasserait ses prévisions. Pour la première fois, les Centrafricains ont assisté de visu à la captation totale d’un processus électoral par un pouvoir déterminé à conserver ses prérogatives. Les résultats annoncés ne reflètent ni la totalité des votes exprimés ni la sincérité du verdict populaire censé émaner librement des urnes.

 

Face à cette situation inédite, le Bloc Républicain réitère sa demande d’ouverture d’un dialogue politique avec le régime. Cette exigence découle directement des événements du 28 décembre et de la proclamation précipitée d’un candidat élu alors que seul le Conseil constitutionnel détient cette prérogative. L’ANE a outrepassé ses attributions en annonçant un vainqueur sans disposer de l’autorité constitutionnelle pour le faire dans les règles.

 

Ce cafouillage ne résulte pas d’une erreur administrative mais d’une volonté délibérée d’imposer au peuple centrafricain un fait accompli. Le dialogue politique apparaît comme l’unique issue pour restaurer la possibilité d’une alternance démocratique conforme aux aspirations des citoyens. Le combat mené par le BRDC ne cible pas un individu particulier mais défend le principe selon lequel la volonté populaire doit être respectée quand on convie les électeurs à se rendre aux urnes.

 

En refusant de participer à ces élections, le Bloc Républicain a fait un choix stratégique assumé. Cette posture expose l’organisation à mener une opposition extra-parlementaire avec le risque de dissolution de tous les partis membres au regard des dispositions de la nouvelle constitution. Malgré cette menace, le BRDC maintient sa ligne directrice fondée sur un constat juridique simple et incontestable pour ses dirigeants.

 

La position de base du Bloc stipule que le président Touadéra n’aurait pas dû se présenter à ce scrutin. Élu sous l’empire de la constitution de 2016, il a prêté serment à deux reprises en s’engageant à effectuer deux mandats de cinq ans. Ayant accompli cette durée, sa candidature aux élections du 28 décembre constitue une violation de ses engagements solennels et du cadre constitutionnel initial qui régissait son accession au pouvoir.

 

Tous les actes posés dans ce contexte revêtent donc un caractère illégal aux yeux du BRDC. Si le pouvoir persiste dans cette voie en supprimant, intimidant ou dissolvant les partis politiques, il ne fera que prolonger cette chaîne d’illégalités. Le Bloc continuera alors à se battre sur le terrain du droit et de l’action politique en s’appuyant sur le peuple centrafricain comme source de légitimité démocratique.

 

La logique du régime actuel s’apparente à celle d’un coup d’État permanent qui se perpétue par étapes successives. Le pouvoir a d’abord modifié la constitution sans en avoir le droit, puis organisé un référendum contesté dans sa légalité. Il a ensuite imposé une nouvelle constitution que la plupart des Centrafricains n’ont jamais consultée avant de participer à des élections alors que les conditions de cette participation violaient les engagements antérieurs.

 

Enfin, le régime a contraint l’ANE à proclamer son candidat élu alors que cette autorité ne dispose pas de cette compétence constitutionnelle. Face à cette succession d’entorses aux règles démocratiques, le BRDC répond par la mobilisation politique et le recours au droit comme armes principales dans un combat qui s’annonce long et difficile pour restaurer l’État de droit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Libération provisoire de Germain Wamoustoyo et Yvon Tazou dans l’affaire Armel Sayo

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Libération provisoire de Germain Wamoustoyo et Yvon Tazou dans l’affaire Armel Sayo

Libération provisoire de Germain Wamoustoyo et Yvon Tazou dans l’affaire Armel Sayo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Germain Wamoustoyo, ancien Inspecteur Général des Finances à la retraite, et l’Ambassadeur Yvon Tazou, ancien Directeur de Cabinet au Ministère des Affaires Étrangères et ex-Consul de la République Centrafricaine à Lomé, ont été libérés de façon provisoire dans le cadre de l’affaire dite « Armel Sayo ».

 

Selon des informations concordantes, leur détention, qui durait depuis environ un an, prend ainsi fin. Ils font partie des personnes interpellées entre février et mars 2025 dans le sillage de l’arrestation puis de l’extradition du Commandant Armel Mingatoloum Sayo (dit « Tayo ») depuis le Cameroun.

 

L’ancien directeur du trésor, monsieur Abakar Mahamat, Le Pasteur Guy Doba, Directeur Général chargé de la Réforme Administrative au Ministère de la Fonction Publique, ainsi que 6 autres personnes arrêtées illégalement dans cette affaire, restent quant à eux en détention provisoire. Leur demande de libération est en cours d’étude.

 

Rappelons que les deux hauts – cadres libérés avaient été arrêtés d’une manière totalement illégale et spectaculaire portant sur un présumé « complot » visant à renverser le pouvoir en place, qui a plus en plus peur de tomber.

 

Dès le mois d’avril 2025, le juge d’instruction avait pourtant recommandé la libération de plusieurs suspects, dont Wamoustoyo et Tazou, estimant que les charges n’étaient pas suffisamment étayées. Ces recommandations n’avaient pas été immédiatement suivies, entraînant une prolongation de la détention pour les intéressés.

 

Cette libération provisoire intervient alors que de nombreuses voix, y compris au sein de la société civile et de la famille des détenus, dénoncent depuis plusieurs mois des irrégularités dans la procédure, des conditions de détention difficiles et un silence judiciaire persistant sur le sort d’Armel Sayo lui-même, dont la famille et les avocats restent sans nouvelles fiables depuis plusieurs mois.

 

D’autres informations et développements sur cette affaire sont attendus dans les prochains jours. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre de près l’évolution du dossier du Pasteur Guy Doba ainsi que les suites judiciaires concernant l’ensemble des mis en cause.

 

Par Alain Nzilo

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Touadéra vend la Centrafrique aux Émirats arabes unis pour alimenter la guerre au Soudan

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Touadéra vend la Centrafrique aux Émirats arabes unis pour alimenter la guerre au Soudan

 

 

Touadéra vend la Centrafrique aux Émirats arabes unis pour alimenter la guerre au Soudan
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Faustin-Archange Touadéra transforme la République centrafricaine en plaque tournante pour les livraisons d’armes des Émirats arabes unis aux Forces de soutien rapide (FSR), les paramilitaires soudanais dirigés par Mohamed Hamdan Daglo dit Hemetti. Ce choix conscient du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera prolonge un conflit qui tue des milliers de civils soudanais chaque année, tout en rapportant à Bangui des millions en financements et en protections pour son pouvoir.

 

Lisez bien ceci! Un avion-cargo A300 immatriculé en Centrafrique sous le numéro TL- depuis janvier 2026,  décolle fréquemment des Émirats, souvent de Foujeyra avec transpondeur éteint, pour atterrir à Bangui puis rejoindre Birao, aérodrome du nord près de la frontière soudanaise. Cet appareil, auparavant propriété de Gewan Airways – filiale du groupe NG9 Holding lié à la famille du président émirati Mohammed ben Zayed –, est maintenant affrété par Invicta Air Cargo, société créée à Bangui en août 2025 par un ressortissant émirati. Un second A300, immatriculé TL-ARU, suit le même circuit. Ces vols transportent du matériel militaire : munitions, armes, drones et véhicules destinés aux FSR. Et Touadera jure devant tout le monde que c’est de la contre – vérité. Merde!

 

Abou Dhabi paie cher pour ce service. Le 6 mars 2025, Touadéra a signé à Abou Dhabi un accord de coopération économique avec Mohammed ben Zayed, ouvrant la voie à des projets massifs à Bangui : construction d’un nouvel aéroport international et d’une importante centrale solaire. Ces investissements masquent l’objectif réel : faire de la Centrafrique une porte d’entrée stable pour les armes vers le Soudan. Des sources sécuritaires et diplomatiques confirment que des envois ont transité par Bangui et Birao avant la prise sanglante d’El-Fasher, capitale du Darfour du Nord, par les FSR fin octobre 2025. Abou Dhabi prépare même une base à Birao pour consolider cette route.

 

Touadéra accepte ces arrangements contre de l’argent liquide et des garanties. Il finance les mercenaires russes d’Africa Corps (ex-Wagner), qui protègent son régime et extraient des ressources minières.

 

Déjà visé par un dossier à la Cour pénale internationale, Faustin-Archange Touadera répète qu’il n’a plus peur de rien : ni de la justice internationale, ni des conséquences. Il se présente en voyou continental, cabri mort sans crainte du couteau, prêt à tout pour rester au pouvoir et remplir les caisses.

 

Le Tchad a fermé sa porte après des menaces claires liées à la CPI et à son rôle passé de plateforme. Seule la Centrafrique reste ouverte aux Émirats. Touadéra laisse les avions atterrir, les armes transiter et les FSR continuer leurs offensives. Résultat : des milliers de Soudanais,  civils massacrés, villages rasés, famines aggravées,  paient le prix de cette complicité. Les Émirats arrosent sans relâche leurs alliés paramilitaires, et Touadéra touche sa part sans sourciller.

 

Ce régime à Bangui porte une responsabilité lourde. Touadéra vend l’espace aérien, les aérodromes et la neutralité du pays pour des avantages personnels. Les fournisseurs émiratis exploitent cette faiblesse pour contourner les blocages ailleurs et maintenir leur soutien aux FSR. Ensemble, ils alimentent une guerre qui s’éternise et multiplie les cadavres. Pendant que les avions TL-AIT et TL-ARU continuent leurs rotations, les civils soudanais meurent par milliers année après année. Touadéra sait. Il laisse faire. Et il en tire profit.

 

Par Alain Nzilo

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Le Professeur Franklin Nyamsi dit clairement à Touadéra : « Arrêtez la clanisation et la familialisation du pouvoir dans l’armée en Centrafrique ! »

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Le Professeur Franklin Nyamsi dit clairement à Touadéra : « Arrêtez la clanisation et la familialisation du pouvoir dans l’armée en Centrafrique ! »

 

Le Professeur Franklin Nyamsi dit clairement à Touadéra : « Arrêtez la clanisation et la familialisation du pouvoir dans l’armée en Centrafrique ! »Professeur camerounais Franklin Nyamsi
Professeur camerounais Franklin Nyamsi

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Professeur Franklin Nyamsi s’adresse directement au Président Faustin Archange Touadéra dans un message d’alerte fraternelle qu’il a fait sur les réseaux sociaux. Il informe le peuple centrafricain que, selon plusieurs témoignages fiables, le chef de l’État a commencé à gérer le pays en s’entourant essentiellement de membres de sa famille ou de personnes issues de son clan ou de son ethnie.

 

Cette pratique touche particulièrement les forces de défense et de sécurité. De nombreux officiers et sous-officiers des FACA bien formés et expérimentés auraient été écartés pour laisser la place à des parents ou à des membres du clan de Faustin-Archange Touadera disposant seulement d’une formation militaire très sommaire.

 

Le Professeur Franklin Nyamsi insiste sur le fait qu’un Président peut aider sa famille en leur offrant formation et renforcement de capacités. Mais il met en garde contre la confusion entre le pouvoir politique et le pouvoir familial. Il rappelle que cette confusion marque le commencement des douleurs pour le pays.

 

Franklin Nyamsi conclut en demandant à Touadéra d’arrêter rapidement cette spirale de clanisation et de familialisation du pouvoir dans l’armée. Il le fait en tant que cadet en âge et collègue académique qui conserve beaucoup de respect et d’admiration pour le Président.

 

Par Alain Nzilo

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La Centrafrique : un paradis des criminels, un enfer pour des honnêtes gens

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La Centrafrique : un paradis des criminels, un enfer pour des honnêtes gens

 

La Centrafrique : un paradis des criminels, un enfer pour des honnêtes gens
Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Perdue au cœur de l’Afrique, la République centrafricaine, plus de 10 ans après le conflit qui a ravagé le pays,  est aujourd’hui l’ombre d’une nation, déchirée entre l’avidité de ses dirigeants et l’indifférence du monde.

 

Ce pays, riche en ressources naturelles et en cultures diversifiées, devrait être un exemple de résilience et de potentiel. Pourtant, son histoire récente n’est qu’une litanie de coups d’État, de violences et de promesses trahies. Depuis son indépendance en 1960, la Centrafrique a été ballottée entre des régimes autoritaires, des rébellions sanglantes et une instabilité chronique qui a réduit ses institutions à l’impuissance. Les noms de Samba-Panza ou encore Touadéra ne sont pas ceux de bâtisseurs, mais ceux de dirigeants qui ont souvent privilégié leur survie politique au bien-être de leur peuple. Chaque transition, chaque accord de paix, semble n’être qu’un leurre, une parenthèse avant un nouveau cycle de chaos.

 

La situation économique de la Centrafrique est un scandale à elle seule. Malgré des sols fertiles et un sous-sol regorgeant de diamants, d’or et d’uranium, la majorité de la population vit dans une pauvreté extrême, avec moins de deux dollars par jour. Les richesses du pays, au lieu de financer des écoles ou des hôpitaux, alimentent les réseaux de corruption et les milices armées comme Wagner. L’agriculture, qui pourrait nourrir des millions de personnes, est abandonnée, tandis que les mines sont contrôlées par des groupes armés ou des intérêts étrangers comme Wagner ou le Rwanda. Le résultat est accablant : un pays où l’on meurt de faim, alors que quelques-uns s’enrichissent sans vergogne.

 

Sur le plan sécuritaire, la Centrafrique ressemble à un champ de ruines. Les mercenaires russes du groupe Wagner terrorisent les civils et transforment des villages entiers en zones de guerre. Bangui, la capitale, est une ville assiégée, où la présence des Casques bleus de la MINUSCA, des mercenaires russes et des troupes rwandaises ne semble plus suffire au régime des criminels. Les accords de paix, signés puis violés, ne sont que des leurres, tandis que l’impunité règne pour ceux qui commettent les pires exactions comme les mercenaires russes du groupe Wagner. Pendant ce temps,  l’État, incapable de protéger ses citoyens, semble avoir renoncé à sa mission la plus élémentaire.

 

La politique centrafricaine est une comédie également où les élections ne sont qu’une façade démocratique. Les scrutins sont truqués, l’opposition muselée, et le pouvoir se maintient par la force plutôt que par la légitimité. Les mercenaires étrangers, qu’ils viennent de Russie, du Rwanda ou d’ailleurs, ne sont pas là pour apporter la stabilité, mais pour servir des intérêts obscurs. Pendant ce temps, la communauté internationale, divisée et peu encline à s’engager, se contente de regarder de loin, comme si la souffrance des Centrafricains n’était qu’un détail parmi d’autres.

 

La société centrafricaine, elle, étouffe sous le poids de l’abandon. Les écoles manquent de tout, les hôpitaux sont des mouroirs, et les jeunes, sans perspective, n’ont d’autre choix que de fuir ou de rejoindre les rangs des milices. Les femmes et les enfants sont les premières victimes de cette violence endémique, exposés aux violences sexuelles, aux mariages forcés et à l’exploitation. La culture, autrefois riche et vibrante, s’étiole dans un pays où survivre est déjà une victoire.

 

Face à cette tragédie, une question s’impose : jusqu’à quand la Centrafrique restera-t-elle otage de ses démons ? Le pays a besoin de plus que des mots et des promesses. Il a besoin d’une refonte totale de ses institutions, d’une justice impartiale et d’un engagement réel de la communauté internationale. Sans cela, la Centrafrique continuera de sombrer, et son peuple, déjà si éprouvé, paiera le prix de l’indifférence et de la lâcheté.

 

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Exclusivité : comment la communauté tchadienne de Bangui a réussi à mettre le président Touadéra dans sa poche ?

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Exclusivité : comment la communauté tchadienne de Bangui a réussi à mettre le président Touadéra dans sa poche ?

Exclusivité : comment la communauté tchadienne de Bangui a réussi à mettre le président Touadéra dans sa poche ?
interieur-monsieur-Rator – Centrafrique : sur les 480 millions saisis par les forces de l’ordre au PK12, où sont partis les 200 millions ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le quartier PK5 (ou KM5, appelé aussi Mamadou Mbaïki), poumon commercial de Bangui, est un bastion incontesté de la communauté tchadienne en République centrafricaine (RCA). Ces commerçants, souvent désignés sous le terme générique de « communauté arabe », forment un réseau soudé, organisé et doté d’une puissance financière colossale. Certains sont nés en RCA, d’autres y ont immigré très jeunes, mais tous maintiennent des liens indéfectibles avec le Tchad – et c’est cette double appartenance qui a permis à ce groupe de tisser une relation aussi étroite qu’opaque avec le président Faustin-Archange Touadéra.

 

Un chèque de 200 millions de francs CFA : l’investissement qui lie

Dès mai 2025, soit sept mois avant l’élection présidentielle (officiellement prévue pour le 28 décembre 2025), la communauté tchadienne de PK5 a cotisé massivement pour financer la campagne et l’investiture de Touadéra. Le montant ? 200 millions de francs CFA, une somme colossale pour un pays en proie à la pauvreté et aux conflits. Officiellement, cet argent était destiné à « soutenir la préparation de l’investiture » – en réalité, il s’agissait d’un placement stratégique pour s’assurer une place de choix dans le cercle du pouvoir.

 

Quelques semaines après cette « contribution », le ministre de l’Administration du territoire, M. Bruno Yapandé , s’est précipité à PK5 pour une visite pour le moins symbolique. Objectif affiché : « renforcer les liens avec la communauté ». Objectif réel ? Distribuer des cartes de visite et installer un canal direct d’influence entre le palais présidentiel et les commerçants tchadiens. Une manière de dire : « Vous avez payé, nous sommes à votre service. »

 

Une dette morale qui étouffe la raison d’État

À quelques jours du couronnement du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera le Le 30 mars 2026, la communauté tchadienneétait reçue en grande pompe au Palais de la Renaissance. Photos et vidéos circulent, montrant des échanges chaleureux, des sourires complices, des promesses chuchotées. Un message clair : ces hommes ne sont pas de simples commerçants, ce sont des partenaires privilégiés du régime.

 

Pourtant, un détail crispe : Ahmat Deleris, alias Rator, ancien président par intérim du Conseil supérieur islamique de Centrafrique (CSISCA), reste l’homme incontournable du système. Originaire du Tchad, Rator a été un pilier du soutien à Touadéra,  et le président, malgré la mise en place d’un nouveau bureau du CSISCA en février 2026, refuse de le lâcher. Pourquoi ? Parce que Rator incarne la dette morale de Touadéra envers la communauté tchadienne. Une dette qui pèse plus lourd que les institutions, plus lourd que la légitimité démocratique.

 

PK5 : un quartier sous surveillance… et sous influence

PK5 n’est pas qu’un centre commercial. C’est aussi un nœud stratégique pour le renseignement centrafricain. Les groupes armés actifs en RCA, à l’exception des milices anti-balaka et zandé, sont majoritairement musulmans – et souvent liés, de près ou de loin, aux réseaux tchadiens. En s’alliant avec les commerçants de PK5, Touadéra ne se contente pas de s’assurer un soutien financier : il s’offre aussi un accès aux informations circulant dans ces cercles.

 

Le ministre Bruno Yapandé, lors de sa visite au KM5 en mai 2025, n’est pas venu les mains vides. Il a installé des relais dans le quartier, des oreilles attentives pour remonter les rumeurs, identifier les menaces, et surtout, contrôler. PK5 est devenu un poste avancé du pouvoir – et la communauté tchadienne, un rempart contre les dissidences.

 

Un « travail de titans »… ou une prise d’otage politique ?

Les membres de cette communauté le disent eux-mêmes : leur force réside dans l’organisation. Ils savent mobiliser des fonds en un clin d’œil, agir comme un seul homme, et surtout, faire pression quand leurs intérêts sont menacés. Ce que certains appellent un « travail de titans » ressemble furieusement à une machine de guerre économique et politique.

 

Aujourd’hui, la question se pose : jusqu’où ira cette influence ? Jusqu’où Touadéra, acculé par une dette morale et des intérêts croisés, acceptera-t-il de sacrifier la souveraineté de son pays pour contenter une communauté transnationale ? Le cas de Rator, maintenu dans l’ombre malgré son éviction officielle, est révélateur : le président centrafricain n’a plus le choix. Il est pris dans un étau.

 

une alliance contre nature

L’histoire de la communauté tchadiennede PK5 et de sa mainmise sur le pouvoir centrafricain est celle d’une symbiose malsaine. D’un côté, des commerçants qui ont acheté leur place au soleil ; de l’autre, un président qui, faible et isolé, n’a d’autre option que de s’en remettre à ceux qui le financent.

 

Par Anselme Mbata

 

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Selon Mathurin Bengué Bossin, électricité rare, hôpitaux à bout et écoles surchargées  confirment  le chaos social des centrafricains

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Selon Mathurin Bengué Bossin, électricité rare, hôpitaux à bout et écoles surchargées  confirment  le chaos social des centrafricains

 

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monsieur-Mouamar-Bengué-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Selon Mathurin Bengué Bossin, la réalité sociale en République centrafricaine se lit à travers trois indicateurs simples : l’accès marginal à l’électricité, un système de santé à bout de souffle et des écoles saturées. Des données qu’il avance pour décrire un pays où les services essentiels restent hors de portée de la majorité des centrafricains.

 

L’accès à l’électricité constitue, selon Mathurin Bengué Bossin, l’un des marqueurs les plus visibles du décrochage centrafricain. Il affirme que seuls 3 % de la population ont accès à l’électricité, sans même tenir compte de la fréquence des coupures massives. Un chiffre qu’il oppose à ceux de pays voisins ou comparables, où l’électricité est devenue un service largement disponible.

 

Cette situation pèse directement sur la vie quotidienne des centrafricains.

Dans les hôpitaux, Mathurin Bengué Bossin décrit des structures dégradées, incapables de répondre aux besoins élémentaires. Il avance un ratio d’un médecin pour environ 25 000 habitants, très éloigné des standards observés ailleurs. À ce rythme, explique-t-il, le système ne peut ni prévenir ni soigner correctement.

 

La formation médicale reste limitée.

Mathurin Bengué Bossin souligne que l’Université de Bangui forme en moyenne une vingtaine de médecins par an. Un chiffre qu’il juge dérisoire au regard de la croissance démographique, estimée à plus de 3 % par an. Cette dynamique aggrave mécaniquement la pénurie de personnels de santé et fragilise l’espérance de vie.

 

Les écoles ne sont pas épargnées.

Sur le plan éducatif, Mathurin Bengué Bossin évoque des salles de classe accueillant parfois plus de 250 élèves, notamment à Bangui. Une situation qui, selon lui, rend tout suivi pédagogique illusoire et compromet la qualité de l’enseignement dès le primaire.

 

Ces réalités s’additionnent.

Pour l’auteur, l’absence d’électricité freine le fonctionnement des hôpitaux et des écoles, la pénurie de médecins affaiblit la santé publique, et la surcharge scolaire prépare une génération sans bases solides. Un enchaînement qu’il décrit comme le reflet d’un État incapable d’assurer les fonctions sociales essentielles, laissant ces secteurs évoluer dans une tension permanente.

 

Par Brahim

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Centrafrique : l’enfer s’abat sur les habitants de l’axe Zémio-Rafaï

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Centrafrique : l’enfer s’abat sur les habitants de l’axe Zémio-Rafaï

Centrafrique : l’enfer s’abat sur les habitants de l’axe Zémio-Rafaï
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mardi 7 avril 2026, les mercenaires russes d’Afrikakor ont plongé les villages de l’axe Zémio-Rafaï   dans la terreur. Parti de Zemio   tôt dans la journée, un convoi a parcouru plus de 40 kilomètres vers Rafaï   avant de faire demi-tour , comme s’ils veulent rentrer à Zemio.

 

Mais c’est la surprise qui attend les habitants. Au retour, le chaos a éclaté sur la population. Les mercenaires russes, comme dans leurs habitude, ont commencé à forcer une par une les portes des habitations. Comme si c’est la fin du monde pour ces pauvres, ces éléments d’Afrikacorp  pillent méthodiquement tout ce qu’ils retrouvent. Même les réserves de nourriture des familles :  riz, haricots, tout ce qui servait à manger ont été pillés. Ils ont raflé les biens des villageois sans distinction.

 

En effet, tout a commencé au village de Bar, situé à environ 40 kilomètres de Zemio   sur cet axe. Là, après le pillage des maisons, ces criminels de Poutine ont arraché littéralement les chevrons de l’église CEC pour les emporter. Rien n’a échappé à leur passage : ni les habitations ni le lieu de culte.

 

Les habitants, pauvres des pauvres, se retrouvent aujourd’hui sans rien pour se nourrir. Les familles regardent leurs maisons vides et ne savent plus comment survivre dans les jours qui viennent.

 

Comme dans toute la préfecture du Haut-Mbomou, y compris Sur cet axe Zémio-Rafaï  , la population, de plus en plus terrorisée,  vit désormais dans la peur constante. Chaque passage de ces mercenaires laisse derrière lui le vide et le désespoir. Les habitants parlent de voyous qui viennent tout prendre, même ce qui permet de tenir jusqu’à la prochaine récolte.

 

Par Éric Nzapa

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Tentative de braquage à Bongueré, PK 30 de Bossangoa

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Tentative de braquage à Bongueré,  PK 30  de Bossangoa

Tentative de braquage à Bongueré,  PK 30  de Bossangoa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des individus armés ont tenté de braquer des commerçants qui rentraient du marché hebdomadaire de Benzambe. L’incident a eu lieu au village de Bongueré, au PK 30, sur la route de Bossangoa.

 

Les assaillants se sont positionnés pour attaquer le groupe de voyageurs. Le braquage n’a pas abouti à cause du bruit des véhicules qui approchaient. Des tirs ont retenti pendant la tentative.

 

Les commerçants ont pu poursuivre leur route sans que les coupeurs de route armés puissent prendre leurs biens. Personne n’a été blessé dans cet événement.

 

Cet incident intervient dans la même zone où, il y a deux jours plutôt, six motos avaient déjà été emportées lors d’un braquage près de Bokoté, à cinq kilomètres de Benzambe. Les habitants de ce secteur de l’Ouham notent que ces faits se répètent sur les axes utilisés pour le marché.

 

À ce jour, les auteurs de la tentative n’ont pas été identifiés.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Centrafrique : vaste incendie au marché central de Ndélé

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vaste incendie au marché central de Ndélé

 

Centrafrique : vaste incendie au marché central de Ndélé
Le marché soudanais de Ndélé ravagé par un incendie. Image d’illustration. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Ndélé, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran, au nord-est de la République centrafricaine, un violent incendie s’est déclaré ce mercredi 8 avril 2026 vers 19 heures au marché central de Ndélé.

 

Le feu a pris naissance dans une boutique située dans un local à côté, selon le témoignage d’Ibrahim qui a assisté à l’incident. Il semblerait qu’un fût d’essence ou un produit inflammable ait pris feu en premier, avant de se propager rapidement aux magasins et entrepôts voisins.

 

Une dizaine de magasins et d’entrepôts ont été totalement réduits à néant. Les flammes ont également touché des boutiques et des maisons avoisinantes. De nombreuses marchandises, dont des fûts d’huile de palme et d’autres produits stockés, ont été complètement détruites.

 

Comme dans la plupart des villes de provinces de la RCA, il n’y a pas d’électricité à Ndélé. Les populations utilisent souvent des panneaux solaires, des groupes électrogènes et d’autres moyens locaux pour s’éclairer et mener leurs activités quotidiennes. L’origine exacte du départ de feu reste encore inconnue.

 

Le marché central de Ndélé avait déjà connu un incendie lors des violences intercommunautaires qui avaient opposé le groupe armé FPRC à d’autres factions comme le PRNC et le RPRC.

 

Lorsque le marché a pris feu, ce sont les habitants eux-mêmes qui ont organisé des efforts de secours et de dégagement sur place après le déclenchement du sinistre.

 

Par Barthelemy Kossi

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Centrafrique : Sani Yalo, l’escroc qui se rêve Premier ministre en commençant à manipuler et falsifier l’Histoire à son propre avantage

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Sani Yalo, l’escroc qui se rêve Premier ministre en commençant à manipuler et falsifier l’Histoire à son propre avantage

 

Centrafrique : Sani Yalo, l’escroc qui se rêve Premier ministre en commençant à manipuler et falsifier l’Histoire à son propre avantage
Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis le coup d’État constitutionnel en 2023 puis celui de la manipulation électorale qui a conduit au couronnement le 30 mars dernier de l’empereur Faustin-Archange Touadera, son ami, le redoutable Sani Yalo veut désormais devenir son nouveau Premier ministre.

 

Mais pour y arriver, le parrain des parrains commence d’abord à la publication d’un livre saluant Touadéra comme le sauveur de la RCA, puis, dans sa folie, falsifie grossièrement des documents, utilise des photos générée par l’intelligence artificielle, et invente des fausses rencontres historiques de Charles De Gaulle avec son père dans le troisième arrondissement.

 

Mais ce que cet homme a oublié, il est le vrai visage d’un criminel endurci : auteur des braquages à l’ambassade de Libye à Bangui en 2020, responsable des attaques et vols au marché de Bimbo, il a aussi confisqué illégalement des immeubles, comme ceux de l’ONG Hama et de Maître Crépin Mboli-Goumba. À l’hôtel Ledger Plaza et à la BGFI Bank, il est également cité dans des détournements massifs. Condamné pour escroquerie, impliqué dans des affaires de corruption et de racket, Yalo représente le pire du banditisme organisé. Son objectif ? Utiliser la Primature pour étendre son empire criminel.

 

En effet, tout a commencé véritablement la semaine dernière quand le parrain des parrain mafieux Sani Yalo a décidé de publier sur les réseaux sociaux une courte vidéo générée par l’intelligence artificielle , dans laquelle il met en avant une photo ancienne, toute aussi générée par l’intelligence artificielle.

 

Mais le texte qui accompagne la vidéo affirme qu’en 1945, à Bangui, dans le quartier Mamadou Mbaïki, dit PK5, le général Charles de Gaulle, alors chef du Gouvernement provisoire de la République française, aurait rencontré deux dignitaires Haoussa originaires dudit quartier populaire de la capitale : Mamadou Mbaïki  et Mahamat Yalo, père de Sani Yalo.

 

Selon ce récit fabriqué et qui sort directement du chapeau de Sani Yalo, cette image servirait de témoignage d’une présence ancienne de la famille Yalo, reconnue à l’époque par les autorités coloniales.

 

Le message insiste sur la mosaïque des peuples centrafricains et sur le fait que chaque fil de cette trame mérite d’être visible avec dignité.

 

Mais cette affirmation ne tient pas la route. Elle est surtout pathétique et criminelle. Elle est fausse sur le plan historique. Charles de Gaulle et ses passages en Oubangui-Chari En 1945? C’est vraiment malade. Le général  Charles de Gaulle dirige effectivement à ce moment là le Gouvernement provisoire depuis Paris

 

Pour rappel, Sani Yalo doit comprendre que  les élections d’octobre 1945 ont lieu, l’Assemblée l’élit le 13 novembre comme président du Gouvernement provisoire, il forme son équipe le 21 novembre et reste en fonction jusqu’à sa démission le 20 janvier 1946. Pendant toute cette période, Charles de Gaulle se trouve en France, occupé par la reconstruction du pays et la préparation de la nouvelle Constitution. Aucune source sérieuse ne signale un déplacement en Afrique cette année-là.

 

De Gaulle s’est rendu en Oubangui-Chari (future RCA) à d’autres moments précis :

En octobre 1940, il passe à Bangui pour passer en revue les troupes ralliées à la France Libre.En avril 1941, un bref arrêt à Bangui lors d’une tournée.En janvier-février 1944, dans le cadre de la Conférence de Brazzaville, il effectue une grande tournée en Afrique équatoriale française.La photo diffusée dans la vidéo provient très probablement de l’un de ces passages (1940 ou 1941). La date a simplement été changée pour 1945. Ce procédé consiste à déplacer un événement réel dans le temps pour lui donner plus de poids politique. Un politologue centrafricain a qualifié ce genre de récit de « mensonge du siècle » dans la propagande locale. Voilà la réalité.

 

Le parcours de Sani Yalo

Sani Yalo, né le 10 mars 1966 à Bangui dans une famille haoussa, a grandi dans le quartier PK5. Son père, Mahamat Yalo, travaillait comme mécanicien et revendeur de pièces détachées. Après l’école primaire à Bangui, Sani Yalo, bien que issu d’une famille musulmane, poursuit sa scolarité au petit séminaire catholique de Bangassou. Il revient ensuite à Bangui et fréquente le lycée des Martyrs, où il arrête ses études en classe de première. Il n’a pas poursuivi à l’université.

 

À partir des années 1990, il se lance dans le commerce, notamment la revente de pièces automobiles, le taxi et le secteur pétrolier. Son nom apparaît dans l’affaire Zongo Oil (Petroca) sous le gouvernement d’Anicet-Georges Dologuélé. Cette affaire a entraîné des pertes importantes pour le Trésor public. Sani Yalo fait l’objet d’un mandat d’arrêt, fuit au Cameroun, puis revient en RCA. En août 2006, le tribunal correctionnel de Bangui le condamne à huit ans de prison pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires. Il a repris ses activités par la suite et s’est imposé comme un homme d’affaires influent dans les réseaux financiers et politiques.

 

Aujourd’hui, il est décrit comme un mécène important du président Touadéra depuis la campagne de 2016 et comme l’un des personnages écoutés à la présidence, même s’il ne détient pas toujours un titre officiel formel.

 

Pourquoi cette vidéo ?

Dans la lutte actuelle pour la Primature, Sani Yalo tente de se présenter comme une figure ancrée dans l’histoire du pays, porteuse d’une continuité culturelle. En reliant son père à une rencontre avec de Gaulle, il cherche à transformer une image trafiquée en argument de légitimité. Le discours sur la dignité des peuples et l’absence d’exclusion vise à toucher l’opinion.

 

Pourtant, le poste de Premier ministre demande une certaine stature : une formation solide, une vision pour le pays et une crédibilité qui va au-delà des réseaux d’affaires. Un parcours scolaire arrêté tôt, complété par de l’autodidaxie et des activités commerciales parfois controversées, ne correspond pas forcément à l’image d’un dirigeant capable de rassembler largement, notamment les jeunes qui attendent des exemples clairs d’effort et de rigueur.

 

La RCA croise depuis plus de 25 ans des années difficiles. Les citoyens souhaitent des débats politiques basés sur des faits vérifiables, pas sur des récits réinventés pour servir une ambition personnelle. Réécrire une date dans l’histoire pour gagner du terrain discrédite l’argument et affaiblit le débat public.

 

Le passé compte. Mais il faut le respecter tel qu’il est, sans le modifier pour des raisons du moment. Charles de Gaulle n’était pas à Bangui en 1945 avec le père de Sani Yalo. Les archives, les chronologies officielles et les témoignages historiques le confirment sans ambiguïté.

 

Par Alain Nzilo

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« Impunité zéro » ? Touadéra oublie ses promesses quand il s’agit de son fils et du fils de son conseiller Fidèle Gouandjika. Voir l’exemple de Bokassa dans cet article

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« Impunité zéro » ? Touadéra oublie ses promesses quand il s’agit de son fils et du fils de son conseiller Fidèle Gouandjika

 

« Impunité zéro » ? Touadéra oublie ses promesses quand il s’agit de son fils et du fils de son conseiller Fidèle Gouandjika
Évariste Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après les gifles en Russie et les agressions à Bangui, les insultes idiote et criminelle du jeune Gouandjika ravivent la colère populaire.

 

Un observateur centrafricain a parfaitement résumé l’indignation qui monte dans tout le pays : « Affaire de l’impunité déclarée depuis 2016 par Faustin Archange Touadéra, ça continue de faire des vagues après sa prestation de serment que beaucoup appellent couronnement de son empire le 30 mars dernier. Il parle d’impunité zéro, mais il a oublié ce qu’on appelle vraiment impunité zéro. »

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra n’a cessé de promettre la fin de l’impunité. Le 30 mars 2026, lors de sa prestation de serment au stade 20 000 places, il l’a encore juré solennellement. Mais la réalité est tout autre : ses propres enfants et ceux de ses proches agissent en toute impunité.

 

Le fils du président : Évariste Touadéra, la récidive sans conséquence

Le cas le plus emblématique reste celui d’Évariste Touadéra. Envoyé en « rééducation » à Kislovodsk en Russie en 2023, il s’était enfui et avait giflé une femme à la gare, incident filmé qui avait créé une tension. Rapatrié discrètement, il a récidivé à Bangui. En juillet 2025, dans le quartier Benz-vi, il a violemment agressé son garde du corps, Chérubin Saraga. Aucune sanction, aucune poursuite judiciaire. Le fils du président reste intouchable.

 

Le fils du conseiller : Gilles Lionel Gouandjika insulte les femmes centrafricaines

L’affaire Gilles Lionel Gouandjika est venue aggraver la situation. Le fils de Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la présidence et ancien consul honoraire de Roumanie, a publiquement insulté les femmes centrafricaines en les traitant de « sales », « malpropres » et « malodorantes ». Au lieu de condamner ces propos dégradants, son père a publié une défense inconditionnelle : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa », avec une photo souriante prise dans un supermarché.

 

Cette attitude a provoqué une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux. Des milliers de commentaires dénoncent le manque de respect envers les mères, sœurs et filles centrafricaines, piliers de la nation. Beaucoup rappellent que l’amour paternel ne saurait justifier des insultes sexistes ni dispenser d’une éducation fondée sur la dignité.

 

Quand on parle d’impunité zéro, l’exemple impressionnant reste celui de l’empereur Jean-Bédel BOKASSA et de ses proches. Touadera, le nouvel empereur centrafricain, qui rêve de devenir Bokassa, lit ceci. C’est un parfait exemple de l’impunité que tu en parles tous les jours du matin au soir sans même un résultat.

 

En effet, après la chute de Bokassa, lorsque les gardiens promènent leurs visiteurs dans les restes pillés de sa belle résidence à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui, ils leur montrent à l’arrière, à côté du garage, une enfilade de petites pièces où, selon eux, Bokassa enfermait ses enfants quand ils lui désobéissaient.

 

Il devait alors sanctionner quelque peccadille puisque aussi bien il n’a pas hésité à les incarcérer à Ngaragba lorsqu’il voulait leur infliger une punition plus importante. Le régisseur de la prison, Otto Sacher, avait certes amélioré leur séjour en aménageant pour eux une chambre dans le magasin d’approvisionnement. Ils ne manifestaient pas une excessive contrariété, ils avaient été punis par leur père.

 

Georges Bokassa a ainsi été écroué du 29 septembre au 25 novembre 1972. À cette occasion, Bokassa avait convoqué Sacher et lui avait expliqué qu’il n’appréciait pas que son fils ne voulût pas de la carrière d’ingénieur ou d’informaticien qu’il aurait aimé lui voir entreprendre.

 

Nestor Bokassa fut aussi enfermé pour indiscipline du 23 au 29 juin 1975. Jean-Charles et Saint-Cyr y passèrent huit jours en avril 1976. C’est Nicaise qui y accomplit le séjour le plus long : enfermé le 7 juillet 1977, il n’en ressortit que le 22 février 1978.

 

BOKASSA se montre aussi sévère envers ses domestiques, et la moindre faute pouvait se traduire par plusieurs mois de prison. C’est le malheur qui échoit au chef cuisinier Flavien BALEPOU. Il est arrêté le 14 mars 1973 et passe neuf mois à Ngaragba parce qu’il avait fait manger des poulets « saignants » aux enfants de Bokassa.

 

Une autre fois le cuisinier Flavien BALEPOU  se présente en tenue « directeur ». On appelle ainsi en Afrique la tenue que portent ministres et dirigeants et qui se compose d’une chemise-veste et d’un pantalon.

 

Voilà! Touadéra, tu lit déjà ce qu’on appelle impunité zéro! Arrête désormais de nous salir les oreilles avec tes bla-bla-bla pathétiques.

 

Par Alain Nzilo

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Après son couronnement célébrée en faste dans la capitale centrafricaine, vient le tour maintenant du règlement des dettes. Le pouvoir est incapable de payer les propriétaires des véhicules loués, et la colère commence à monter à Bangui

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Après son couronnement célébrée en faste dans la capitale centrafricaine, vient le tour maintenant du règlement des dettes. Le pouvoir est incapable de payer les propriétaires des véhicules loués, et la colère monte à Bangui

 

Après son couronnement célébrée en faste dans la capitale centrafricaine, vient le tour maintenant du règlement des dettes. Le pouvoir est incapable de payer les propriétaires des véhicules loués, et la colère monte à Bangui
Les partisans et militants du parti au pouvoir, sous la pluie au stade 20 000 places à Bangui ce lundi 30 mars 2026 pour la cérémonie de présentation de serment de Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’investiture du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra a été célébrée avec faste le 30 mars dernier au stade 20 000 places à Bangui. Des centaines de véhicules ont été loués par le comité d’organisation : pick-up, bus et voitures de luxe pour transporter les invités et assurer le bon déroulement de la cérémonie.

 

Une semaine plus tard, c’est la surprise totale. Les propriétaires de ces véhicules, qui croyaient faire affaire avec des gens conscients, ils viennent de rendre compte que ces bras cassés n’ont toujours pas changé du comportement. Depuis une semaine, ils  n’ont toujours pas touché leur argent. Ils se regroupent chaque jour en masse devant le ministère des Transports pour réclamer leur argent. Certains annoncent déjà qu’ils vont rentrer en grève et manifester avec force si rien n’est fait rapidement.

 

Pourtant, pour les minibus utilisés pour le transport des gens, eux, ils  ont été payés en cash sans problème. Comme les chauffeurs doivent rendre des comptes chaque soir à leurs patrons, le gouvernement a tenu à les payer rapidement.

 

Mais pour les autres véhicules, surtout les voitures, le silence persiste. Aucun décaissement n’a été effectué jusqu’à présent.

 

La langue commence à délirer parmi les propriétaires. D’autres accusent directement le comité d’organisation d’avoir saboté leur paiement. Ils estiment que si le gouvernement n’avait pas la capacité de payer, il n’aurait pas dû louer autant de véhicules et organiser une cérémonie aussi coûteuse.

 

« Ils veulent faire des cérémonies comme si de jamais vu en RCA, mais quand il s’agit de payer, ils sont incapables », disent-ils avec colère.

 

Les gens se regroupent tout le jour. Ils usent leurs chaussures à force d’aller et venir pour réclamer ce maigre paiement qui leur revient. La colère monte actuellement dans la capitale et le malaise grandit.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Félix Moloua s’accroche et veut remanier son gouvernement sans démissionner

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Félix Moloua s’accroche et veut remanier son gouvernement sans démissionner

Centrafrique : Félix Moloua s’accroche et veut remanier son gouvernement sans démissionner
Le Premier ministre Félix Moloua

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une semaine après l’investiture en grande pompe de Faustin-Archange Touadéra pour sa « Septième République », le Premier ministre Félix Moloua et son équipe sont toujours en poste. Un blocage qui confirme les rumeurs de pactes secrets et l’influence grandissante des conseillers russes sur l’architecture de l’État.

Dans toute démocratie, même de façade comme en Afrique centrale, l’usage veut qu’au lendemain d’une prestation de serment présidentielle, le Premier ministre remette sa démission ainsi que celle de son gouvernement. Cet acte symbolique permet au chef de l’État de renouveler sa confiance ou de changer de cap.

Pourtant, une semaine après le serment du 30 mars, Félix Moloua s’installe dans un mutisme confortable et une contradiction flagrante. Nommé sous l’égide de l’ancienne Constitution, aujourd’hui décriée et jetée dans les poubelles d’histoires du pays par le régime, il se retrouve en porte-à-faux avec le nouveau cadre institutionnel. Si Touadéra prétend que la nouvelle Constitution est « sacralisée » par son serment, Moloua n’a plus de base légale claire. Il devrait, en toute logique, démissionner pour espérer être reconduit sous l’autorité du nouveau texte. Ce mépris des formes n’est pas un oubli : il traduit une gouvernance qui s’affranchit des règles pour ne répondre qu’à des accords privés.

Malgré les attentes autour de sa démission, Félix Moloua s’agrippe à son fauteuil de Premier ministre. Ce blocage renforce l’hypothèse d’un pacte secret ayant permis le passage de la Constitution du 30 mars 2016 à celle du 30 août 2025. Le doute s’installe : ce ne seraient ni le Président ni le Premier ministre qui décideraient réellement de l’avenir du gouvernement centrafricain, mais des acteurs extérieurs, en l’occurrence les mercenaires de Wagner ayant comme avatâr Africa Corps. Une perception alimentée par les déclarations de Dmitri Podolsky, officiellement « conseiller » à la présidence, dans une interview accordée à la chaîne russe RT.

Dmitri Podolsky avait affirmé : « Il n’y aura pas de changements au sein de son équipe. La majeure partie restera en fonction. »

Cette déclaration apparaît comme un camouflet pour la souveraineté nationale, pourtant revendiquée par Touadéra. En annonçant publiquement le maintien de l’équipe Moloua avant même la prestation de serment présidentielle, Podolsky alimente l’idée d’un pouvoir sous influence. Le « pacte » qui en découle semble clair : pour garantir sa stabilité, le régime maintiendrait une équipe jugée fiable par ses partenaires.

Des ministres-députés : Le peuple attend la relève

L’opinion publique est exaspérée. La population attend non seulement le départ de Moloua, mais aussi celui des ministres élus députés lors du scrutin du 28 décembre 2025 sans parler des incompétents qui doivent être naturellement relâchés. Les Centrafricains veulent voir ces élus siéger à l’Assemblée pour porter leur voix, et non rester agrippés à des portefeuilles ministériels par pur appétit de pouvoir. En gelant le remaniement, Wagner paralyse le renouvellement démocratique et maintient des hommes liges aux postes clés pour sécuriser ses propres intérêts miniers et politiques.

La réalité, Touadéra semble déjà avoir oublié les pages lues au stade, préférant laisser Moloua s’accrocher pour ne pas perturber les affaires de ses alliés russes qui ne veulent aucun changement au sein de l’exécutif.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les femmes centrafricaines passent à l’offensive : une plainte officielle déposée contre Lionel Gouandjika pour injures et atteinte à la dignité

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Les femmes centrafricaines passent à l’offensive : une plainte officielle déposée contre Lionel Gouandjika pour injures et atteinte à la dignité

Les femmes centrafricaines passent à l’offensive : une plainte officielle déposée contre Lionel Gouandjika pour injures et atteinte à la dignité
Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Votre « impunité zéro », ça ne va pas rétroagir ? Les femmes centrafricaines ont décidé de ne plus subir en silence. Ce lundi matin, une plainte formelle a été déposée auprès de l’office du procureur de la République contre Gilles Lionel Gouandjika (également appelé Yonel Ouandjika ou Ionel Gilles Gouandjika), fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, pour ses propos injurieux et dégradants tenus sur les réseaux sociaux.

 

Dans une déclaration forte partagée sur les réseaux sociaux, les femmes leaders ont expliqué : « Ce message que nous avons adressé aujourd’hui, c’est une dénonciation du point de vue du droit qui saisit l’office du procureur de la République sur les actes crapuleux posés par M. Yonel Ouandjika. » Le document cible plusieurs textes de loi, dont le Code pénal, la loi sur la protection des données personnelles, la cybercriminalité et la loi sur la liberté d’information.

 

L’initiative vise à dire clairement « non » à toutes les injures, humiliations et atteintes à la dignité des femmes sur les réseaux sociaux. « Cet acte, nous l’avons posé ce matin. Notre plainte officiellement à Maître Biga, qui est aussi président de l’organisation des sociétés civiles et des droits de l’homme. » Les plaignantes soulignent le caractère particulièrement grave du cas : les insultes ont été proférées immédiatement après l’investiture du président Faustin-Archange Touadéra, qui a promis solennellement dans son discours la fin de l’impunité, la promotion et la protection des droits de la femme.

 

« Nous voulons que l’exemple soit donné, c’est pourquoi nous avons assigné M. Yonel Ouandjika. Si la justice rend une décision favorable, ça servira de leçon à tous ceux qui vont se permettre ce genre d’actes crapuleux sur les réseaux sociaux », ont-elles déclaré.

 

Elles précisent que cette action ne s’arrêtera pas à Gilles Lionel Gouandjika : « Il y a beaucoup de liaiseurs qui insultent les femmes. Il y a certaines femmes aussi qui insultent leurs sœurs-femmes, mais pour le moment nous avons commencé avec Yonel Ouandjika dont le cas est très flagrant. » Cette plainte intervient après la simple condamnation verbale du ministère de la Promotion du Genre et alors que le père, Fidèle Gouandjika, a publiquement défendu son fils avec un « je t’aime tel que tu es ». Elle fait également écho aux précédents dérapages d’autres enfants de hauts responsables, dont ceux du président lui-même.

 

Les femmes centrafricaines, mères, sœurs et filles, exigent aujourd’hui que la promesse d’impunité zéro ne reste pas un slogan vide. Elles veulent des actes concrets : ouverture d’une enquête, poursuites judiciaires et sanctions exemplaires pour rétablir la dignité bafouée.

 

Par Anselme Mbata

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Après le MSF, Wagner vise maintenant les ivoiriens de la Minusca à Mboki dans un spectacle propagande délirante

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Après le MSF, Wagner vise maintenant les ivoiriens de la Minusca à Mboki dans un spectacle propagande délirante  

 

 

Après le MSF, Wagner vise maintenant les ivoiriens de la Minusca à Mboki dans un spectacle propagande délirante  
Le Lieutenant Roger Abeja, officier logistique congolais de la RDC, est décoré dans le cadre de son service en tant que casque bleu au sein de la MINUSCA. Il reçoit des médailles pour son engagement dans les missions de maintien de la paix en Centrafrique . Découvrez les distinctions attribuées aux héros de la paix des Nations Unies.

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Après l’échec de leur opération à Zémio, où ils avaient arrêté illégalement un cadre humanitaire de MSF en l’accusant sans preuve de complicité avec des miliciens Azandé, les mercenaires russes du groupe Wagner changent de cible. Leur nouvelle propagande vise désormais le contingent ivoirien de la MINUSCA.

 

Depuis quelques jours, des images circulent sur les réseaux sociaux : des caisses en bois, des boîtes métalliques vert olive, des palettes de bouteilles d’eau, et un camion marqué « ONG TOLERANCE 19 ».

 

Un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA), se présentant comme soldat de deuxième classe, a publié un message pour expliquer ces photos. Selon lui, un véhicule humanitaire serait sorti de la base de la MINUSCA à Mboki, occupée par les casques bleus ivoiriens, transportant des caisses de munitions pour armes légères et lourdes (AK-47, DKM). Et dans son délire pathétique, ce fameux soldat raconte dans sa folie qu’une partie de Ces caisses de munitions auraient été cachées sous des palettes d’eau, destinées aux miliciens azandés à Zémio. Une caisse serait tombée sur une route de montagne entre la base de la Minusca et et le centre Mboki, démontrant le chargement, avant que des soldats FACA, qui roulaient derrière le camion,  n’interceptent.

 

Mais comme tous les centrafricains le savent, cette nième manipulation ne tient pas debout. En tout cas  cette version est une tromperie grossière. D’abord les miliciens azandés, formés et armés par les Russes en 2024, sont en conflit ouvert avec les casques bleus de la Minusca. Ils ont d’ailleurs tué un casque bleu kenyan l’année dernière près de Zemio. En plus, un convoi de la Minusca était même la cible des miliciens Azandé il y’a quelques mois. Dans un tel contexte, pourquoi les casques bleus ivoiriens prendraient-ils le risque d’armer un groupe qui les attaque régulièrement ? Pourquoi cacher des munitions sous des palettes d’eau, alors que ces casques bleus ont une parfaite liberté de transporter eux-même ces minutions s’ils veulent vraiment les remettre aux miliciens Azandé?

 

En plus, les images propagées ne prouvent rien : ni l’origine, ni la destination du chargement. Elles ne montrent pas que les casques bleus ivoiriens ont manipulé ces caisses.

 

Ce que ces Wagner ont oublié, cette affaire suit le même schéma que d’autres accusations contre la MINUSCA : les mercenaires russes accusent, depuis plusieurs années,  les casques bleus népalais et mauritaniens d’armer les rebelles de l’UPC et de 3R. Et maintenant, comme cette stratégie ne leur suffit plus, ils branchent les ivoiriens de leur folie.

 

Il y’a lieu de rappeler que les miliciens azandés, regroupés sous le nom Azandé Ani Kpi Gbè, avaient été recrutés et équipés par les Russes. En janvier 2025, les mercenaires russes ont arrêté deux de leurs chefs à Bangui, provoquant une vague de colère. Le 3 avril 2025, une tentative de désarmement de ces miliciens à Koumboli a dégénéré en embuscade, faisant quatre morts (deux soldats FACA, un gendarme, un policier, et un mercenaire russe). Depuis, les relations entre ces différents groupes sont exsangues.

 

Le soldat, dans ses propos, a même déclaré que cette septième république, c’est la délivrance de la RCA. La pire folie d’un homme déréglé.

 

Par Éric Nzapa

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La CRPS condamne fermement les propos ignobles de Gilles Ionel Ngouandjika et dénonce le silence complice des autorités

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La CRPS condamne fermement les propos ignobles de Gilles Ionel Ngouandjika et dénonce le silence complice des autorités

La CRPS condamne fermement les propos ignobles de Gilles Ionel Ngouandjika et dénonce le silence complice des autorités
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) a publié un communiqué de presse dans lequel il exprime sa plus profonde indignation et sa condamnation la plus ferme suite aux propos ignominieux tenus par Monsieur Gilles Ionel Ngouandjika, consul honoraire de la Roumanie en Centrafrique.

 

Dans ce communiqué de CRPS référencé N° : 021/CRPS/DP/P/026, la CRPS affirme que les déclarations de Gilles Ionel Ngouandjika offensent gravement les femmes centrafricaines, sapent leur dignité et dégradent la parole publique. « En tenant de tels propos, Monsieur Gilles Ionel Ngouandjika a franchi une ligne rouge morale et républicaine », écrit le Directoire Politique de la CRPS.

 

La CRPS dénonce avec vigueur la banalisation du sexisme, l’humiliation des femmes et la propagation d’une culture politique du mépris qu’elle juge incompatible avec les principes de respect, d’égalité et de responsabilité qui doivent fonder l’action publique.

 

Le parti va plus loin en pointant du doigt le silence des plus hautes autorités de l’État. Selon la CRPS, ce silence apporte une caution implicite à une dérive immorale. « Dans un État digne de ce nom, elles ne sauraient observer l’outrage sans réagir. L’absence de condamnation claire et immédiate équivaut, aux yeux de l’opinion, à une forme de complaisance, sinon d’approbation tacite, face à des propos indignes de la République. » Rappel des propos infâmes du père Fidèle Ngouandjika La CRPS rappelle également que ce n’est pas la première fois que la famille Gouandjika est mise en cause. En mars 2021, la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD-2020) avait déjà interpellé le Chef de l’État sur les propos infâmes de Monsieur Fidèle Ngouandjika, père de Gilles Ionel, qui avait rabaissé les femmes centrafricaines au rang de simples marchandises livrables aux mercenaires du groupe Wagner.

 

« Le géniteur de Gilles Ionel » avait alors tenu des déclarations qui avaient profondément choqué l’opinion publique, souligne le communiqué de la CRPS.

 

Cette nouvelle prise de position de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) intervient alors que la polémique autour des insultes de Gilles Ionel Ngouandjika ne cesse de s’amplifier. Après la condamnation du ministère de la Promotion du Genre et la plainte officielle déposée par des femmes leaders, l’opposition politique monte au créneau pour exiger une réaction ferme des autorités.

 

La CRPS, à travers son Directoire Politique, appelle implicitement le pouvoir à rompre avec la culture de l’impunité et à sanctionner les dérapages qui dégradent l’image de la République et humilient les femmes centrafricaines.

 

Par Junior Bangui

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Centrafrique: Impasse électorale et le spectre de la contrainte pour le second tour à Paoua 3

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Centrafrique: Impasse électorale et le spectre de la contrainte pour le second tour à Paoua 3.

Centrafrique: Impasse électorale et le spectre de la contrainte pour le second tour à Paoua 3.
Les mercenaires russes à Koundili, dans Lim-Pendé. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Face au silence des autorités après le préavis de marche de la population en date du 16 mars dernier, la tension monte d’un cran dans la commune de Banh. Les populations locales, dénonçant l’ma disqualification de leur candidat favori, exigent désormais que le scrutin du 26 avril soit délocalisé à Bangui au domicile du candidat au second tour, le sulfureux Namtoli tandis que la pression des mercenaires russes de Wagner se fait de plus en plus lourde sur les chefs de village.

 

​L’imbroglio politique dans la circonscription de Paoua 3 semble avoir atteint un point de non-retour. Alors que le second tour des élections législatives est prévu pour le 26 avril 2026, le climat social à Banh est marqué durant tout le mois de mars par une rupture totale de confiance envers les instances électorales locales et nationales.

 

​Un dialogue de sourds et une mobilisation étouffée.

L’origine de la crise remonte à la disqualification de leur candidat favori et arrivé en tête lors du 1er tour, Tononi Ndinganza Ghislain. Dans un mémorandum adressé à l’Autorité Nationale des Élections (ANE) dès le 5 mars, les représentants des villages de la commune de Banh fustigeaient déjà ce qu’ils qualifient de “manipulation politique” et de “monopole de gestion” par une seule famille.

 

​Malgré un préavis de marche déposé le 12 mars pour une manifestation prévue le lundi 16 mars à Paoua, les autorités locales sont restées murées dans le silence des morts. Cette absence de réaction a empêché la tenue de la marche, mais a surtout exacerbé le sentiment d’oppression d’une population qui estime son choix souverain volé au profit d’un candidat mafieux.

 

​Devant l’absence de garanties sur la transparence et l’indépendance du processus, les chefs de village et les collectifs de citoyens, notamment à Mbali, Kama et Souli, durcissent leur position. Le message est désormais clair : si les revendications ne sont pas entendues, le processus électoral ne pourra pas se tenir sereinement sur leurs terres.

 

​La population demande officiellement à l’ANE de remettre dans la course du second tour, leur candidat favori ou dans le cas contraire, d’organiser le vote du 26 avril en dehors de leur circonscription. Ils refusent de cautionner un scrutin déjà volé au premier tour et craignent que leur vote du second tour ne soit autre qu’une validation de leur vol.

 

Mais selon nos informations, l’ANE compte user la méthode Wagner dans la circonscription : Le vote sous surveillance. D’après ces sources, les éléments de la société de sécurité Wagner seront appelés en renfort. Ces derniers exigent fermement à l’ANE que le scrutin se déroule au sein même de la circonscription, sous leur supervision directe, comme ils l’ont imposé dans d’autres grandes localités du pays.

 

​Cette position sonne comme un avertissement direct aux autorités coutumières. En affirmant vouloir surveiller de près le déroulement du vote, Wagner place les chefs de quartier et de village, signataires des listes de protestation, sous une pression extrême. La menace est à peine voilée : l’objectif est d’étouffer toute velléité d’obstruction le jour J.

 

​Un test de légitimité pour l’ANE.​Le dossier, transmis au département juridique et à la MINUSCA, place les autorités électorales devant un dilemme majeur. Entre une population qui réclame justice ou délocalisation et des forces paramilitaires qui entendent imposer le scrutin par la force, la circonscription de Paoua 3 est devenue une véritable poudrière.

 

​À moins d’un mois du vote, le silence de la préfecture de Paoua ne fait qu’alimenter l’incertitude : le 26 avril sera-t-il le jour d’une élection démocratique ou celui d’une simple opération de contrôle territorial ?

 

Affaire à suivre.

 

Par Fortuné Bobérang

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Affaire Lionel Gouandjika, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, dénonce les insultes ignobles, les propos dégradants et le manque de respect répété envers les femmes

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Affaire Lionel Gouandjika, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, dénonce les insultes ignobles, les propos dégradants et le manque de respect répété envers les femmes

Affaire des hôtesses camerounaises venues à Bangui pour l’investiture de Touadéra : le fils de Fidèle Gouandjika, Gilles Gouandjika, a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines dans une incroyable bêtise sur les réseaux sociaux
Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’occasion de la fête de Pâques, l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) interpelle la société entière sur les dérives observées en ligne et dans le quotidien.

 

Dans un message rendu public dimanche 5 avril 2026, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, dénonce les insultes ignobles, les propos dégradants et le manque de respect répété envers les femmes. Il appelle les travailleurs et l’ensemble des citoyens à réagir avec fermeté.

 

« En ce jour qui célèbre le triomphe de la vie sur la mort et de la lumière sur les ténèbres, nous ne pouvons rester silencieux », déclare Louis-Marie KOGRENGBO au nom de l’ODSTC.

 

Le dirigeant syndical pointe du doigt la transformation de l’espace numérique, qui devrait être un lieu d’échange et de solidarité, en une tribune où se multiplient injures, humiliations et déshumanisation. Il souligne que ces comportements touchent particulièrement celles qui incarnent l’avenir du pays : mamans courageuses, épouses dévouées, sœurs, filles, collègues et compagnes de lutte.

 

L’ODSTC refuse de banaliser ces atteintes à la dignité humaine. L’organisation, par la voix de son Secrétaire Général Exécutif, rejette toute forme de tolérance face à cette décadence morale qui piétine les valeurs fondamentales de la société centrafricaine.

 

Le message met en évidence la réalité vécue par de nombreuses femmes du pays : sacrifices souvent ignorés, efforts non reconnus et injustices persistantes. Pour Louis-Marie KOGRENGBO, ce quotidien ressemble trop souvent à un chemin difficile, alors que Pâques invite précisément au renouveau et à la restauration.

 

Face à cette situation, l’ODSTC lance un appel clair et direct à tous les travailleurs, camarades et citoyens, quel que soit leur rang ou leur position :

 

Éduquer massivement au respect ;Promouvoir avec détermination la dignité humaine ;Réhabiliter pleinement la valeur inestimable de la femme dans notre société.Louis-Marie KOGRENGBO insiste : le respect de la personne humaine n’est ni une option ni un luxe, mais une exigence absolue et une responsabilité collective. Il invite chacun à devenir un défenseur actif de ces principes.

 

Le message du syndicaliste conclut sur une note d’espoir : une société qui honore, protège et valorise ses femmes se construit un avenir digne, stable et prospère. À l’inverse, celle qui les humilie s’engage sur la voie de la décadence.

 

Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC), appelle les centrafricains à la paix, à la dignité restaurée et à une espérance renouvelée.

 

Par Abdrahim Y.

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Ils en ont assez : le personnel de la mairie de Bimbo passe à la vitesse supérieure avec une grève illimitée

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Ils en ont assez : le personnel de la mairie de Bimbo passe à la vitesse supérieure avec une grève illimitée

 

 

Ils en ont assez : le personnel de la mairie de Bimbo passe à la vitesse supérieure avec une grève illimitée
Devant la mairie de Bimbo ce mardi 7 avril 2026. Photo Guira FM

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Ce mardi 7 avril 2026, l’entrée de la mairie de Bimbo ressemblait de nouveau à un champ de bataille: chants, cris, sifflets et une foule d’usagers bloqués devant des portes hermétiquement fermées. Le personnel municipal a officiellement lancé une grève illimitée, marquant une nette escalade dans leur mouvement de protestation.

 

Les agents ne supportent plus la situation. Depuis 12 mois, ils travaillent sans percevoir le moindre salaire. Douze mois d’arriérés couvrant les années 2024 et 2025. Douze mois où ces employés continuent d’assurer (quand ils le peuvent) des services essentiels comme la délivrance d’actes de naissance, les légalisations de documents et autres formalités administratives, tout en rentrant chez eux les mains vides.

 

Des usagers venus ce matin pour faire enregistrer la naissance de leurs enfants témoignent de leur impuissance :

 

« Nous sommes venus pour les actes de naissance et ils nous ont dit qu’ils sont en grève car depuis 12 mois ils ne sont pas payés. On ne sait plus quoi faire. » Une pancarte posée à l’entrée résume tout : « Réclamation de 12 mois d’arriérés de salaire ».

 

Fabien Arsis-Songo, délégué du personnel, est clair et ferme :« C’est la troisième ou quatrième phase de notre grève. Nous avons été patients. On nous a demandé d’attendre avant les élections, puis après les élections, puis jusqu’au 25 mars pour que notre situation soit décomptée. La base a décidé qu’elle ne peut plus supporter. S’il n’y a pas de salaire, il n’y aura rien. Sans paiement effectif des salaires dus, aucune reprise d’activité n’est envisageable. »

 

La grève avait déjà commencé par étapes depuis le 3 février 2026, avec des préavis et des arrêts de travail progressifs. Aujourd’hui, ils passent à la vitesse supérieure : grève illimitée.

 

Une situation incroyable en 2026

Comment est-il possible, en 2026, qu’une administration publique laisse ses agents travailler pendant un an entier sans les payer ? Comment peut-on exiger d’eux qu’ils assurent un service public vital pour les citoyens (surtout pour des actes de naissance, documents indispensables dans la vie quotidienne) tout en les condamnant à la précarité la plus totale ?

 

Ce n’est pas une exception dans le pays depuis des nombreuses années. Les mêmes problèmes de paiement chronique des salaires touchent d’autres mairies dans la capitale centrafricaine Bangui et dans plusieurs communes de province. La mairie de Bimbo n’est que l’exemple visible d’une gestion défaillante qui se répète.

Dans un pays qui sollicite régulièrement l’aide internationale, on est en droit de se poser des questions:

Où passent les ressources allouées aux collectivités territoriales ?Pourquoi les autorités locales et nationales ne trouvent-elles pas de solution durable ?N’est-il pas temps de solliciter ouvertement les partenaires techniques et financiers (Union européenne, Banque mondiale, autres bailleurs) pour assainir les finances municipales, mettre en place des mécanismes de paiement fiables et éviter que ce genre de crise ne paralyse régulièrement les services de base ?

 

La réalité du pays apparaît ici: des agents publics qui font preuve d’une patience remarquable finissent par craquer après un an sans salaire, tandis que les citoyens ordinaires, déjà confrontés à de multiples difficultés, se retrouvent bloqués dans leurs démarches administratives les plus élémentaires.

 

Par Éric Azoumi

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En une seule séance du conseil des ministres, Touadéra distribue l’uranium de Bakouma, le fer de Bambari et l’or du pays à des groupes étrangers. Le grand pillage continue

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En une seule conseil des ministres, Touadéra distribue l’uranium de Bakouma, le fer de Bambari et l’or du pays à des groupes étrangers. Le grand pillage continue

 

 

En une seule conseil des ministres, Touadéra distribue l’uranium de Bakouma, le fer de Bambari et l’or du pays à des groupes étrangers. Le grand pillage continue
Touadera et son gouvernement réunis autour de diamant découvert par le collecteur de boubou blanc au Bec d’or à Bangui

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

Pendant que les Centrafricains peinent à trouver de quoi manger, que les routes restent des pistes impraticables et que les hôpitaux manquent de tout, le Conseil des ministres extraordinaire, présidé par le Professeur Faustin-Archange Touadéra, a validé en moins de deux heures une quinzaine de projets de décrets qui livrent littéralement le sous-sol du pays à des sociétés étrangères.

 

Le ministre des Mines et de la Géologie a soumis 10 dossiers miniers. Parmi eux :

 

Quatre permis de recherche pour le minerai de fer dans les régions de Bambari, Yaloké, Bozoum et Baboua à la société Poxine International Company.

 

Un permis de recherche pour l’uranium dans la région de Bakouma au profit de Safir Energy.Quatre permis de recherche pour le cuivre, l’or, le diamant et le minerai de fer dans les zones de Ngandé, Alindao, Karno et Bouka à la Société Générale des Mines (Sogé Mine).

 

Plusieurs permis d’exploitation industrielle de petites mines à Amto Mining Company, Anxine et Abeka Mining.L’agrément d’une raffinerie d’or à la société Fortifive de Saoudima.Le Conseil a tout validé sans sourciller. Ces sociétés ont « satisfait aux conditions » et payé les frais exigés par la loi n°24.008 du 21 août 2024 portant code minier. Point final. Aucune garantie réelle de transformation locale, d’emplois massifs pour les jeunes Centrafricains, ni de réinvestissement visible dans les régions concernées.

 

Le gouvernement justifie ces attributions par « l’insuffisance des travaux antérieurs » et la nécessité de « méthodes modernes ». Pourtant, depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir en 2016, les Conseils des ministres se suivent et se ressemblent : une pluie régulière de permis de recherche et d’exploitation accordés à des acteurs étrangers, souvent opaques. Résultat ? Le secteur minier reste dominé par l’artisanat sauvage, la contrebande et la fraude, au point que le même gouvernement avoue la « persistance de la fraude » et crée… une direction générale de la police des mines pour tenter de la juguler.

 

Ironie suprême : on renforce la répression bureaucratique tout en distribuant de nouveaux permis. On crée aussi un Secrétariat Permanent de Certification des Substances Minérales pour l’or, qui est devenu « la première source des recettes d’exportation ». Mais où vont ces recettes ? Pas dans la construction d’hôpitaux dignes, ni dans des routes bitumées reliant Bangui aux provinces, ni dans des écoles équipées.

 

Le compte rendu mentionne encore la démolition d’un ancien bâtiment du ministère des Mines (jadis affecté à l’Union nationale des coopératives minières) pour construire un « nouvel édifice » destiné au personnel et aux nouvelles structures (Sonaderme, Géminca, Fonds minier…). Symbole parfait : on rase le passé pour bâtir plus de bureaucratie, pendant que le peuple attend toujours les fruits du sous-sol.

 

Pendant ce temps, la pauvreté explose

 

La RCA reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Plus de 65 % de la population vit sous le seuil de pauvreté extrême. L’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux soins reste dramatiquement faible. Les infrastructures de base (routes, hôpitaux, écoles) sont dans un état lamentable. Les régions minières comme Bambari, Bakouma ou Bria, riches en fer, uranium ou or, sont souvent des zones de tensions sécuritaires où les populations locales tirent peu ou pas profit des richesses extraites.

 

Au lieu de transformer ces ressources en levier de développement souverain, le régime préfère multiplier les décrets d’attribution. Depuis 2016, le schéma est identique : on signe, on communique sur « l’attractivité » du pays, et on passe au Conseil suivant. L’or et le diamant rapportent, certes, mais ces revenus servent davantage à entretenir le système qu’à bâtir un avenir pour les Centrafricains.

 

Un dépeçage qui s’accélère avant l’investiture Ce Conseil du 24 mars intervient juste avant la cérémonie d’investiture du 30 mars 2026, marquant le début du nouveau septennat de la VIIe République. Hommage à Boganda, gerbes de fleurs, drapeaux en berne, opération « Coati-Codro » de nettoyage… Le spectacle est rodé. Mais derrière les symboles républicains, la réalité est cruelle : le sous-sol continue d’être bradé pendant que les promesses de développement restent lettre morte.

 

Le message est clair : les multinationales (Poxine, Safir Energy, Sogé Mine, Fortifive, etc.) peuvent venir explorer et exploiter l’uranium de Bakouma, le fer de Bambari et l’or du pays. Les Centrafricains, eux, continueront à ramasser les miettes – ou à subir les conséquences environnementales, sociales et sécuritaires de ces activités.

 

Le grand dépeçage ne s’arrête pas. Il s’accélère.

 

Par Alain Nzilo

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