mercredi, juin 17, 2026
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“Nous sommes gouvernés par une secte fermée” : Steve Bendon-Denny met à nu la démagogie totale du dictateur Touadéra face à la jeunesse

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“Nous sommes gouvernés par une secte fermée” : Steve Bendon-Denny met à nu la démagogie totale du dictateur Touadéra face à la jeunesse

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au micro de l’émission débat Patara, l’analyste Steve Bendon-Denny dénonce l’isolement du pouvoir centrafricain et la trahison des promesses de l’empereur Faustin-Archange Touadéra envers les forces vives du pays.

 

La reconduction du gouvernement Moloua 3 a fait l’objet d’un examen particulièrement critique lors de la dernière diffusion de l’émission débat Patara sur Radio Ndeke Luka. Invité à livrer son regard sur la nouvelle équipe ministérielle, l’observateur socio-politique Steve Bendon-Denny a exprimé une vive indignation collective. Selon ses analyses, l’organisation de ce cabinet ne répond à aucune logique d’ouverture ni d’efficacité publique, mais s’apparente plutôt au fonctionnement occulte d’une secte hermétiquement fermée. L’analyste a fustigé ce regroupement d’intérêts où les mêmes individus se partagent les responsabilités sans aucune obligation de réciprocité ni de redevabilité envers la population centrafricaine, perpétuant un système de privilèges sous la direction de l’empereur Faustin-Archange Touadéra.

 

L’intervenant a particulièrement insisté sur le décalage complet entre les déclarations officielles de la cour et les actes posés dans les derniers décrets impériaux. Steve Bendon-Denny a rappelé le contenu du discours d’investiture où le dictateur Faustin-Archange Touadéra affirmait vouloir passer le relais à la jeunesse et injecter du sang neuf dans l’appareil d’État. Le constat actuel contredit totalement ces engagements, le nouveau gouvernement ne comptant aucun représentant de la catégorie des quinze à trente-cinq ans. Pour l’analyste, cette situation révèle une démagogie absolue de la part du régime, qui utilise les forces de la jeunesse lors des rassemblements politiques et dans les stades pour légitimer son pouvoir, avant de leur tourner le dos une fois les décrets signés.

 

La critique s’est ensuite étendue à la méthode même de gestion de la cour impériale, qualifiée d’amateurisme par l’invité. Évoquant la publication successive de décrets additifs pour corriger l’oubli grossier d’un ministère entier et la présence de fautes de saisie qualifiant un ministre de sexe masculin par un titre féminin, Steve Bendon-Denny y voit la preuve d’un travail bâclé à la va-vite. Selon son analyse, l’équipe entourant l’empereur s’est montrée incapable de préparer correctement un acte administratif majeur, préférant déplacer les pions sur un échiquier figé plutôt que de procéder à de véritables consultations. Cette précipitation administrative démontre, selon lui, l’isolement total d’un pouvoir déconnecté des réalités et des attentes de la collectivité.

 

L’ambiance sur le plateau s’est alourdie lorsque les représentants du régime ont balayé ces arguments en invoquant le pouvoir discrétionnaire du souverain et en qualifiant les erreurs de simples coquilles humaines. Steve Bendon-Denny a répliqué avec une vive émotion, évoquant le sort des mères de famille et des citoyens ordinaires qui subissent la pluie et le soleil pour soutenir une politique qui les exclut totalement des instances de décision. L’affirmation du conseiller impérial selon laquelle le dictateur agirait en détecteur de talents cachés a provoqué l’ironie des opposants, qui ont souligné l’absence de procédures transparentes et le recours systématique aux réseaux d’influence de la clique dirigeante.

 

Le débat Patara s’est achevé dans une impasse totale, les positions des intervenants s’opposant de manière irréconciliable sur la question de la légitimité du système Moluwa III, contraignant le présentateur à clore l’antenne brusquement sans avoir pu dégager la moindre perspective d’amélioration pour l’avenir de la population.

 

Par Éric Azoumi

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Relations diplomatiques : l’ancien Président de transition Ferdinand Alexandre N’Guendet exige la stricte neutralité de la Russie et du Rwanda

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Relations diplomatiques : l’ancien Président de transition Ferdinand Alexandre N’Guendet exige la stricte neutralité de la Russie et du Rwanda

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans sa récente intervention vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien président de la transition, Ferdinand Alexandre N’Guendet, s’est adressé directement aux partenaires internationaux de la République centrafricaine. L’ex-chef d’État a formellement interpellé la Fédération de Russie et la République du Rwanda, deux puissances militaires et stratégiques majeures positionnées aux côtés du régime en place à Bangui.

 

L’ancien Président de transition a clarifié la portée de sa démarche politique en précisant que l’appel au sursaut national ne constitue en rien un rejet ni une remise en cause des multiples accords bilatéraux conclus entre ces États. Rappelant la formule selon laquelle les hommes passent mais les institutions demeurent, il a insisté sur le respect des conventions en vigueur, tout en fixant une ligne de conduite claire pour l’avenir.

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet exige désormais de Moscou et de Kigali une neutralité absolue dans les affaires intérieures centrafricaines. Selon ses déclarations, le règlement de la crise et la reconquête de la souveraineté nationale incombent aux Centrafricains, et à eux seuls. L’ancien président de transition a conclu ce volet diplomatique en martelant qu’aucune présence militaire ou sécuritaire étrangère ne saurait entraver la marche du peuple vers son émancipation.

 

Par Anselme Mbata

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LE CULOT DE LA MINUSCA : SE GLORIFIER PUBLIQUEMENT sur Twitter D’AVOIR INSTALLÉ LE TROISIÈME MANDAT en Centrafrique

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LE CULOT DE LA MINUSCA : SE GLORIFIER PUBLIQUEMENT sur Twitter D’AVOIR INSTALLÉ LE TROISIÈME MANDAT en Centrafrique  

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’auto-congratulation de l’organisation internationale des nations-unies prend une tournure révoltante. Ses dirigeants osent présenter comme une victoire l’instauration d’une gouvernance répressive totalement inédite dans le pays.

 

Les faits donnent désormais raison aux critiques centrafricaines de longue date. La communication officielle de l’organisation onusienne met en avant l’extension de l’autorité de l’État et le processus électoral comme des victoires absolues. Pourtant, la réalité vécue à Bangui et dans les provinces raconte une tout autre histoire : celle d’un accompagnement passif, voire d’une complicité active, dans l’établissement d’un pouvoir personnel et sans partage.

 

La Minusca, une machine de production des faux rapports

Le rôle initialement dévolu à cette force internationale onusienne :  à savoir le retour à l’ordre constitutionnel, la protection des populations et la promotion d’un dialogue inclusif,  a cédé la place à une gestion purement bureaucratique. Pour de nombreux citoyens, l’objectif principal des hauts fonctionnaires onusiens consiste à rédiger des documents élogieux destinés aux instances de New York, assurant ainsi la pérennité de leurs postes et le maintien de budgets colossaux.

 

L’attitude de la mission lors des derniers scrutins reste gravée dans les mémoires. Alors que la classe politique de l’opposition et de la société civile exigeait légitimement des réformes indispensables, et que des experts internes à la Minusca reconnaissaient les défaillances criantes de l’Autorité Nationale des Élections, la direction de la force a maintenu le cap. Cette obstination à valider un processus biaisé répondait à un impératif simple : plaire au pouvoir en place pour éviter les manifestations hostiles sous ses fenêtres et garantir le confort de son personnel.

 

En modifiant sa gouvernance interne pour placer à sa tête une rwandaise, avec une diplomatie alignée sur les intérêts du régime, l’organisation a troqué son rôle d’arbitre impartial contre celui de bouclier institutionnel. Les rapports complaisants camouflent désormais la fragilité des institutions locales.

 

La caution internationale d’un pouvoir autoritaire

L’aspect le plus lourd de conséquences réside dans l’acceptation de la rupture constitutionnelle. Le pays assiste à l’enracinement d’une gouvernance caractérisée par la quête d’un troisième mandat, un fait inédit dans l’histoire politique récente de la nation. Ce virage s’accomplit sous le regard bienveillant d’une force internationale qui utilise l’argent des Nations Unies pour légitimer cette trajectoire.

 

Sur le plan sécuritaire et social, le bilan demeure catastrophique. La présence de partenaires bilatéraux russes et leurs méthodes violentes créent un climat de peur permanente, tandis que les figures politiques dissidentes subissent des arrestations arbitraires et que l’appareil judiciaire se plie aux ordres de l’exécutif. Pendant ce temps, les infrastructures de base manquent cruellement : les routes restent impraticables, le système éducatif s’effondre et les tentatives de réhabilitation menées à la hâte par la force onusienne ne constituent que de simples pansements sur des plaies béantes.

 

Ce triomphalisme officiel ne trompe plus personne. En voulant célébrer son action, l’organisation montre son vrai visage : celui d’un appareil dévoué à la survie d’un régime répressif, loin, très loin des aspirations de paix et de liberté du peuple centrafricain.

 

Par Éric Azoumi

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Lycée moderne de Ndélé : un bulletin de fin d’année vendu à 10 000 francs CFA par le proviseur… Quel racket à ciel ouvert!

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Lycée moderne de Ndélé : un bulletin de fin d’année vendu à 10 000 francs CFA par le proviseur… Quel racket à ciel ouvert!

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Bienvenue dans la septième république de Faustin-Archange Touadera, où le bulletin de fin d’année coûte désormais dix mille francs CFA à chaque élève et où l’école publique ruine les parents.

 

La préfecture de Bamingui-Bangoran   possède désormais son propre système éducatif, directement géré par le proviseur du lycée moderne de Ndélé. Pour obtenir le précieux document qui valide les efforts d’une année entière, chaque élève doit se présenter avec un billet de dix mille francs CFA. Cette somme astronomique s’ajoute de manière totalement illégale aux frais de scolarité réglementaires, aux assurances et aux multiples contributions déjà versées tout au long de l’année. Les familles se retrouvent prises au piège d’une bureaucratie locale qui transforme le service public en un commerce privé très lucratif.

 

Ce phénomène ne se limite pas à la perception du bulletin scolaire. Chaque mois, une taxe de cinq cents francs CFA est exigée par élève pour financer les enseignants vacataires et les professeurs parents. L’État centrafricain ayant déserté ses responsabilités de recrutement, ce sont les familles qui doivent subventionner directement le corps enseignant pour éviter des classes vides. Pour un foyer comptant trois, quatre ou cinq enfants scolarisés dans le même établissement, la charge mensuelle et la facture finale deviennent rapidement insurmontables. Les calculs sont simples, immédiats, dévastateurs pour les budgets domestiques.

 

La panique s’est emparée des quartiers de Ndélé. Des parents totalement démunis, incapables de réunir de telles sommes en espèces, commettent des actes de désespoir économique. Certains se précipitent dans les champs pour déterrer prématurément les récoltes d’arachides, vendant les produits à bas prix sur les marchés pour obtenir immédiatement les billets réclamés par le chef d’établissement. Ce pillage organisé des économies familiales crée une détresse profonde chez des populations déjà éprouvées par la précarité générale du pays.

 

Les discours officiels sur l’accès à l’éducation s’effondrent devant cette réalité de terrain. Dans ce régime politique, l’impunité semble totale pour les prédateurs en milieu scolaire. Aucun proviseur indélicat n’est arrêté, aucun inspecteur d’académie ne mène d’enquête sérieuse, et aucun fonctionnaire corrompu n’est sanctionné. Au contraire, les pratiques se normalisent et s’étendent à d’autres localités, comme au lycée de Miskine à Bangui, où le personnel enseignant se moque ouvertement des usagers en invoquant la nouvelle ère politique pour justifier le vol généralisé.

 

L’école publique de l’État n’existe plus que de nom, remplacée par une machine à sous géante où le droit d’apprendre est conditionné par la capacité des parents à vider leurs greniers et à brader leurs futures récoltes. Les élèves se présentent devant les bureaux de l’administration, les mains tremblantes, tenant l’argent arraché à la sueur de leur famille, tandis que le proviseur range les liasses de billets dans ses tiroirs sans fournir le moindre reçu officiel.

 

Par Barthelemy Kossi

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Il a peur, et il a dit franchement : à l’approche de la saison pluvieuse, le préfet de la Nana-Gribizi, Pierre Nino Yangoua, devant le risque d’isolement de sa préfecture, rappelle que c’est à l’État et non à la Minusca de reconstruire le réseau routier

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Il a peur, et il a dit franchement : à l’approche de la saison pluvieuse, le préfet de la Nana-Gribizi, Pierre Nino Yangoua, devant le risque d’isolement de sa préfecture, rappelle que c’est à l’État et non à la Minusca de reconstruire le réseau routier

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’imminence des grandes pluies suscite la panique en Nana-Gribizi. Le préfet Pierre Nino Yangoua dénonce la ruine des axes routiers et exige l’intervention urgente de l’État plutôt que celle de la Minusca.

 

L’imminence des grandes précipitations ravive la panique des responsables territoriaux dans l’arrière-pays centrafricain. Contrairement aux discours de propagande tenus par certains gouverneurs comme Victor Bissecoing dans le Haut-Oubangui, le préfet de la Nana-Gribizi, Pierre Nino Yangoua, choisit de dire des vérités crues sur l’état des voies de communication. Les axes majeurs qui relient Kaga-Bandoro à Ouandago, Ouandago à Kabo, et Ouandago à Batangafo se trouvent actuellement dans un état de dégradation extrêmement avancé. Les liaisons reliant Bouca à Damara ou Batangafo à Bouca sont également devenues presque impossibles pour les véhicules avant même l’installation définitive des pluies.

 

Le point le plus névralgique de cette rupture annoncée se situe au niveau du pont Yamissi. Cette structure menace de s’effondrer et de couler dès les premières grosses averses de la saison. Si ce pont cède, l’accès vers Ouandago-Kabo et Ouandago-Batangafo sera totalement rompu. Cette situation critique va bloquer l’approvisionnement en marchandises pour une grande partie du nord de la République Centrafricaine. Cet axe routier d’environ 120 kilomètres possède une importance stratégique majeure, car il est emprunté quotidiennement par de gros camions en provenance du Tchad qui ravitaillent les marchés centrafricains.

 

Devant ce péril, le préfet Pierre Nino Yangoua refuse de se contenter des interventions limitées de la communauté internationale. Il affirme ouvertement que la population ne peut pas toujours compter uniquement sur la Minusca pour réparer les infrastructures de base. Le chef de l’administration régionale demande directement au pouvoir central de prendre ses responsabilités. Il exige l’intervention immédiate de l’État par le biais de l’Office National de l’Équipement Militaire, l’ONEM, afin d’envoyer des techniciens et du matériel pour inspecter et stabiliser ces routes en urgence.

 

Cette sortie publique met en évidence les conséquences concrètes de la gestion du président Touadéra et de son équipe gouvernementale. Alors que les autorités préfectorales supplient Bangui d’allouer des ressources pour sauver un axe commercial vital avec le Tchad, les caisses publiques restent accaparées par les denses militaires destinées à rémunérer les mercenaires russes de Wagner et d’Africa Corps. Ce choix budgétaire laisse les provinces dans un état d’enclavement total. Les camions de marchandises risquent de se retrouver bloqués à la frontière ou de se renverser, reproduisant le même scénario que l’accident survenu récemment à Poumbaïndji près de Paoua, où un autre pont délabré a failli coûter la vie à quatorze passagers

 

Par Justin Nganayousou

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Bangassou face à une vague de criminalité

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Bangassou face à une vague de criminalité

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Bangassou connaît une augmentation des crimes selon les défenseurs des droits humains.

 

Suite aux accusations du Forum des droits de l’homme Jumbo-Mont concernant la montée de la criminalité à Bangassou, le procureur Zéphirin Kotazo Yétene a réagi publiquement sur les ondes de RNL. L’organisation de défense des droits humains avait dénoncé une multiplication inquiétante des actes criminels dans cette ville d sud-Est du pays.

 

Face à ces critiques, le magistrat a voulu clarifier sa position et expliquer les actions entreprises par son service. Les infractions signalées par le Forum touchent plusieurs domaines : agressions physiques, violences à caractère sexuel et braconnage. Cette situation pousse le procureur à s’expliquer sur les moyens dont dispose la justice locale.

 

Le magistrat a tenu à préciser sa position : « Je n’ai pas besoin que les activistes des droits de l’homme puissent d’abord attirer mon attention pour déclencher une procédure judiciaire. » Cette déclaration montre sa volonté d’agir de manière proactive face aux signalements.

 

Toutefois, les réalités du terrain posent des défis considérables. Le procureur a expliqué que ses équipes d’officiers de police judiciaire manquent de moyens pour mener leurs missions. Les déplacements sur les lieux des crimes deviennent compliqués faute de ressources suffisantes.

 

« Le lieu et les heures auxquels j’ai sacrément été commis, ça pose un sérieux problème de mettre la main sur les criminels », a-t-il reconnu. Cette franchise révèle les contraintes opérationnelles auxquelles font face les services judiciaires.

 

Le magistrat a même dû puiser dans ses propres ressources pour financer le carburant nécessaire aux déplacements de ses agents. Cette situation personnelle du procureur témoigne des lacunes dans le financement des institutions judiciaires.

 

Les quatre cas mentionnés par le Forum des droits de l’homme font l’objet d’enquêtes ouvertes, selon le procureur. Toutefois, l’absence de moyens adéquats risque de compromettre l’aboutissement de ces procédures.

 

Cette situation à Bangassou reflète les difficultés rencontrées par plusieurs localités du pays en matière de sécurité publique. L’administration centrale devra examiner les moyens d’améliorer le soutien accordé aux services judiciaires des villes de provinces.

 

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Obo : Le HCR déploie une assistance d’urgence pour plus de 3 200 personnes

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Obo : Le HCR déploie une assistance d’urgence pour plus de 3 200 personnes

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, une opération humanitaire d’envergure vient de se dérouler à Obo, dans le sud-est de la République centrafricaine (RCA). Face aux défis croissants du quotidien dans cette zone enclavée, plus de 3 200 personnes ont bénéficié d’une distribution vitale d’articles de première nécessité et de kits d’abri.

 

Cette intervention du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ne s’est pas limitée à une aide matérielle. Les équipes sur place ont mené des sessions de sensibilisation importantes axées sur la prévention des violences basées sur le genre (VBG). Parallèlement, les bénéficiaires ont été formés à l’utilisation du système d’alerte du HCR, un mécanisme technique conçu pour renforcer la sécurité des populations civiles et permettre une réponse rapide en cas d’incident.

 

Cette double approche, alliant logistique d’urgence et protection communautaire, vise à stabiliser les conditions de vie des déplacés et des résidents vulnérables de la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : La constitution de la septième République dépourvue de mécanisme de contrôle crédible peut-elle indéniablement garantir l’État de droit ?

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La constitution de la septième République dépourvue de mécanisme de contrôle crédible peut-elle indéniablement garantir l’État de droit ?

 

Centrafrique : La constitution de la septième République dépourvue de mécanisme de contrôle crédible peut-elle indéniablement garantir l'État de droit ?
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis le pompeux discours d’investiture du Président de la République qui a marqué l’avènement de l’hypothétique septieme République, la paisible population centrafricaine espérait un changement de logiciel pour contribuer à l’amélioration positive leurs conditions de vie.

 

Force est de constater avec amertume que les autorités établies ont opté pour la continuité dans la médiocrité incommensurable.

 

C’est dans ses conditions que le Président de l’assemblée nationale a été reconduit par acclamations ainsi que le gouvernement mais avec de légers ajustements structurels.

 

Ce nouveau gouvernement comporte des leaders de groupes armés pourtant interdits par les dispositions de l’article 5 alinéa 4 de leur propre constitution.

 

Il en est de même de la violation des dispositions de l’article 10 alinéa 4 confirmées par l’article 183 alinéa 2 de la constitution qui interdit aux binationaux d’occuper de hautes fonctions civiles et militaires.

 

Quant à la déclaration de patrimoine imposée par l’article 91 alinéa 1 et le cumul de fonctions pour éviter la concentration excessive de pouvoirs et surtout les conflits d’intérêt, tous prohibés par l’article 90 de la constitution, aucune autorité politique y compris le Président de la République ne l’observe.

 

Ces actes administratifs à coloration politique ne cessent de violer les dispositions constitutionnelles qui constituent le socle de l’État.

 

Il faut noter à titre de rappel que la constitution communément appelée loi fondamentale est la norme suprême de l’architecture juridique de l’État. Elle se veut démocratique, laïque, indivisible et sociale.

 

C’est la constitution qui organise les pouvoirs publics, garantit les droits fondamentaux des citoyens et délimite les frontières de l’exercice du pouvoir politique.

 

Ainsi, il apparaît judicieux de souligner que la constitution a elle seule ne suffit pas sans l’existence d’un organe de contrôle pour limiter les abus, pour garantir la séparation des pouvoirs et pour protéger les droits fondamentaux des citoyens.

 

Fort de ce qui précède, l’on se retrouve en face d’un constitutionnalisme de façade c’est-à-dire une constitution protectrice sur le papier dont les organes de contrôle à l’instar du conseil constitutionnel sont incapables de censurer les agissements inconstitutionnels du pouvoir et d’en sanctionner les différents excès de pouvoir.

 

Par ailleurs, il n’est pas évident de faire abstraction du fait que la garantie juridictionnelle de la constitution conditionne son effectivité car dépourvue de mécanismes de contrôle crédible impacterait sensiblement la suprématie de la constitution au risque de l’ebranler.

 

Au regard de ce désespoir, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Une constitution peut-elle être effective et efficace en l’absence d’un contrôle de constitutionnalité ?

2- En d’autres termes, sans un contrôle constitutionnel indépendant et crédible, une constitution n’est-elle qu’une promesse illusoire, un décor démocratique ou une simple déclaration d’intention sans portée juridique réelle ?

3- Qu’est-ce qu’il y a de mieux que le pouvoir de Bangui peut faire pour la population s’il ne respecte pas sa propre constitution tant vantée ?

4- Qu’est-ce que le pouvoir de Bangui a fait des dispositions des articles 10 et 183 de la constitution ?

 

En tout état de cause, le peuple pris en otage par un pouvoir qui a sous-traité son autorité et sa souveraineté au groupe paramilitaire de Wagner ne peut espérer mieux de ce pouvoir mensonger et démagogique.

 

Enfin, il faut souligner que ce qui fabuleux dans le mensonge de la septième République, c’est que le Président de la République et son gouvernement peuvent mentir à tout un peuple sauf à eux-mêmes.

 

En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille et de se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 06 Juin 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

Désordres Généralisés et Institutionnels se poursuivent… ! Dans la 7ième République, sans Vision, ni Souveraine

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Désordres Généralisés et Institutionnels se poursuivent… !

Dans la 7ième République, sans Vision, ni Souveraine.

Désordres Généralisés et Institutionnels se poursuivent… !Dans la 7ième République, sans Vision, ni Souveraine.
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La 7ième République, risque de traverser une période de plus en plus charnière de son début d’histoire sur plusieurs plans …, du respect institutionnel…et, de la constitution même mise en place « Tonitruant » disqualifiante !

 

 

Le leadership même atteint son paroxysme bâillant ! Ce n’est pas, par une agitation permanente des badauds affamés dans les rues qu’on prétend faire de la 7ième République, une République plus exemplaire en termes de la Gouvernance acceptable pour les Centrafricains(es), aux yeux de la communauté étrangère aussi par ailleurs qui excelle aussi dans d’autre gesticulation macabre dansante qui aideront les bonnes marches de cette 7ième République.

 

Ceux qui prétendent nous Gouvernés aujourd’hui sans avoir la maturité et la capacité à préserver la stabilité, la cohérence de l’Etat et l’intérêt général qui devrait être mise au-dessus des ambitions personnelles.

 

La 7ième République Centrafricaine soit… a vraiment besoin aujourd’hui, d’un Leadership et de l’autorité claire, de discipline dans la façon qu’on doit Gouverner avec des compétences, des hommes intègres, pour un résultat plus humain, optimal…, les services rendus aux citoyens Centrafricains, à la Nation qui a tant souffert.

 

Pour le temps qui cours, par ailleurs les reflets d’une institution forte ne se réside pas dans les manipulations à coûts de billets de Banques en FCFA dans les rues, les institutions doivent être toujours au-dessus des hommes, peu importe leur classe sociale, appartenance politique, soit dans les cercles du pouvoir.

 

Les rôles de nos Gouvernants, c’est de créer en permanence les conditions d’accompagnement par des actions concrètes pour les intérêts généraux, permet une situation de confort politique au passage pour l’unité national.

 

Rappel : Il faut savoir que les hommes politiques véreux oublient toujours dès l’accession au pouvoir cette notion d’intérêt général qui se présente comme un principe fondamental de légitimation du pouvoir dans les sociétés modernes : « tout pouvoir quel qu’il soit est en effet tenu d’apparaître comme porteur d’un intérêt qui dépasse et transcende les intérêts particuliers des membres » ;

 

Nb) Cette représentation permet d’ancrer la …République et la Nation il ne faut pas ignorer !

 

Les crises Politico-Militaires pour ne pas dire les rebelles… ! Mercenaires de tous genres (Armée, en col Blanc) multiples en République Centrafricaine, et celle que nous nous orientons actuellement, pose une vraie question de Leadership et de respect dans les institutions.

Un Etat ne peut pas avancer durablement dans les désordres généralisées, créé même des tensions internes en diversion et en camouflant ces échecs…, ces incompétences notoires apparentes de Leadership et qui se résulte par une absence des résultats et tous ces désordres sociaux.

 

En ajoutant à tous ceux-ci par ailleurs… !

Les hommes dites de premier cercle du pouvoir, nous donnes les impressions d’être plus grand que les institutions de la 7ième République qu’ils prétendent servir.

 

Très peu ne savent pas respecter les limites du pouvoir, c’est du jamais vu depuis l’indépendance en République Centrafricaine.

Faut-il rappeler sur les points institutionnels depuis observer, suit à ce pseudo référendum, hors-mis à part…, certain article disqualifiant dans cette fameuse constitution du 2023, fait apparaitre une tournure idiomatique au sein même de la majorité … ! Le comble de l’égoïsme atteint certain fils et filles qui avaient soutenues cette constitution, et maintenant eux même payent le prix actuellement…, puis adoubé aux élections mascarades qu’on sait… ! Que tout le monde eût observé de la façon quelles ont été déroulées, sans tenir compte des conséquences du non-respect des institutions et organisations régulatrices, qui devient maintenant…, les retombés avenir sont graves et multiformes dans la disqualification des citoyens qui pouvait apporter d’avantage (Diasporas… ! Bi Nationalités), tant pour les individus que pour la société dans son ensemble.

 

Selon mes observations et analyses, les impacts possibles se feront savoir a des différents angles que nombreux soutiens, risqueront de

vivres les revers du médial aujourd’hui avec un réveil dur, qu’ls ont encouragés autre fois tous ces inepsys, que ces conséquences énumérées qu’il faut comprendre peut-être de manières (Individuels, Sociaux, psychologiques), on y est… ! Instabilité politique et sociale occasionne des conflits (tensions en groupe sociaux, grèves, émeutes) peut être… ! Entrainant des contextes extrêmes, suivront une polarisation entrainante de la radicalisation des positions exemple : des mouvements anti-système, théories du complot… ! autres conséquences directes détérioration des services publics, corruption, détournement des ressources publiques au profit d’intérêts privés, traduit l’inefficacité des institutions peinent à remplir leurs missions (éducation, santé, sécurité).

 

Les points cruciaux des conséquences sont aussi sur les plans économiques frein à la croissance (Désinvestissement), Inégalités accrues sinon des privilèges pour les élites bien dommageable

Souvent découle vers de cas extrêmes, l’effondrement institutionnel au passage favorise la guerre civile, le déclanchement vers un régimes autoritaires… !

 

La finalité de mes Réflexions pour rappel… !

Le respect des institutions n’est pas une contrainte aveugle, mais un contrat social qui permet la coexistence pacifique et le développement collectif. Leur affaiblissement profite rarement à la majorité — Ceci il ouvre la voie à l’arbitraire, où les plus vulnérables sont les premières victimes.

 

Les partis politiques, quels sont aux affaires ou dans l’opposition, devront éduquer leurs bases de tous dérives, qui entraineront des conséquences désastreuses, et hypothèque la nation sur plusieurs générations. En un mot une perte de notre souveraineté.

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique

Fait à Lyon le 03-06-2026

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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Trois Centrafricains sur quatre vivent dans la misère » : Martin Ziguélé chiffre dix ans de gouvernance Touadéra

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 Trois Centrafricains sur quatre vivent dans la misère » : Martin Ziguélé chiffre dix ans de gouvernance Touadéra

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Investi le 30 mars pour un troisième mandat illégal de sept ans, Faustin-Archange Touadéra entre dans la Septième République sur fond de bilan contesté par une partie de la classe politique centrafricaine.

Martin Ziguélé, porte-parole du Bloc républicain pour la défense de la constitution de 2016 et ancien Premier ministre, ne mâche pas ses mots. « La situation de notre pays sur tous les plans est gravement compromise », lâche-t-il, avant de dérouler les chiffres qui étayent son propos.

En 2016, année de la première élection de Touadéra, 52 % des Centrafricains vivaient avec moins de deux dollars par jour. Aujourd’hui, selon Martin Ziguélé qui cite les statistiques de la Banque mondiale, ce taux atteint 67 %. « À peu près trois Centrafricains sur quatre vivent dans la misère », dit-il. L’ancien Premier ministre ajoute que la République centrafricaine occupe le 144e rang sur 146 pays dans l’indice de développement humain du PNUD pour 2025-2026.

Sur le plan économique, Martin Ziguélé dresse un tableau sans nuance. « Toutes les filières agricoles se sont effondrées », affirme-t-il, estimant qu’il n’existe « même pas d’activité économique dans le vrai sens du terme ». Pour lui, le pays n’est « même pas sur la voie du développement ».

L’ancien chef du gouvernement pointe également la dimension politique de ce qu’il nomme une régression. La constitution adoptée sous Touadéra, dit-il, « a été rédigée pour permettre au président de rester indéfiniment au pouvoir ». Martin Ziguélé dénonce notamment la suppression du droit de l’Assemblée nationale de contrôler les emprunts extérieurs et la gestion des ressources naturelles, ainsi que l’introduction dans la loi fondamentale d’une distinction entre « Centrafricains d’origine » et d’autres catégories de citoyens.

Quant à la liberté d’expression, Martin Ziguélé est direct. « Personne ne peut s’exprimer, personne ne peut protester », dit-il, imputant ce climat au fait que « le plus grand soutien de ce régime, ce sont les mercenaires du groupe Wagner ».

Face à ce constat, l’ancien Premier ministre réclame un dialogue politique inclusif. « Le dialogue n’est pas une option, c’est une nécessité », martèle Martin Ziguélé, qui conditionne la participation du Bloc républicain à une facilitation « objective et neutre ». Pour lui, la question n’est plus de savoir s’il faut dialoguer : « C’est une urgence. »

Par Éric Azoumi

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Maître Nicolas Tiangaye fustige l’échec total de Touadéra : « Après 10 ans, il n’a même pas goudronné l’avenue de l’Indépendance jusqu’au PK 12 »

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Maître Nicolas Tiangaye fustige l’échec total de Touadéra : « Après 10 ans, il n’a même pas goudronné l’avenue de l’Indépendance jusqu’au PK 12 »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une charge cinglante et sans concession lors de l’émission « Actualité et nous » sur Radio Fréquence RJDH 100.5 FM, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre et président de la CRPS, a dépeint un bilan accablant des dix années de pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, en prenant pour symbole emblématique l’incapacité totale et criminelle à goudronner ne serait-ce que l’avenue de l’Indépendance de Bangui jusqu’au PK 12.

 

Avec une ironie mordante, il a lancé :

 

« Vous trouvez ça normal ? Ça veut dire qu’il n’y a pas d’électricité. Vous trouvez que c’est normal ? Il n’y a pas de route. Ne parlons pas d’école, de dispensaires, d’hôpitaux. […] Après 10 ans de pouvoir, vous n’avez pas été capable de goudronner l’avenue de l’Indépendance depuis PK 0 jusqu’à PK 12. […] Je crois que c’est à peu près 200 mètres par mois ce qu’ils ont fait. La honte. »

 

Maître Tiangaye oppose ce fiasco à des exemples réels de pays voisins qui ont su transformer leur réalité malgré des héritages lourds :

 

« Vous savez la Côte d’Ivoire, depuis que Ouattara a pris le pouvoir là-bas, 8 000 km de route bitumée. 8 000 km, c’est-à-dire qu’on peut partir de Bangui ici jusqu’à Paris. Bangui-Paris, ce n’est pas 6 000 km. Il y a des résultats. »

 

Il refuse catégoriquement l’excuse de l’héritage du passé :

 

« L’héritage a fini depuis longtemps. Il est au pouvoir ça fait 10 ans. Vous ne venez pas après pour dire, oui, la situation est difficile. […] Dix ans après, vous n’avez pas été capable de goudronner l’avenue de l’Indépendance. Au point PK 0 jusqu’à PK 12, vous ne pouvez pas invoquer l’héritage du passé. »

 

Pour Maître Nicolas Tiangaye, ce retard abyssal sur un axe aussi symbolique et central que l’avenue de l’Indépendance – artère vitale de la capitale – illustre parfaitement l’absence totale de vision, de volonté et de résultats concrets du régime Touadéra. Il accuse le président de se maintenir au pouvoir non pour développer le pays, mais pour des intérêts personnels :

 

« Tous ceux qui veulent s’approcher du pouvoir aujourd’hui, ceux qui veulent conserver le pouvoir aujourd’hui, ce n’est pas pour améliorer le sort de la population mais pour en profiter. […] Les enrichissements personnels, ça défie tout entendement. »

 

Ces propos cinglants transforment l’avenue de l’Indépendance inachevée en un symbole national de l’échec patent d’un régime qui, après une décennie, n’a su ni rétablir l’électricité fiable à Bangui, ni construire des routes dignes de ce nom, ni améliorer les conditions de vie des Centrafricains. Pour Maître Tiangaye, le contraste est brutal : pendant que d’autres dirigeants bâtissent des milliers de kilomètres de routes, Touadéra peine à goudronner quelques kilomètres dans sa propre capitale. Un constat qui, selon lui, disqualifie tout bilan positif du pouvoir actuel.

 

Par Alain Nzilo

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L’effondrement du système sanitaire de la RCA : l’hôpital communautaire de Bangui, sans équipements, renvoie ses malades vers MSF, devenue la béquille du système sanitaire national

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L’effondrement du système sanitaire de la RCA : l’hôpital communautaire de Bangui, sans équipements, renvoie ses malades vers MSF, devenue la béquille du système sanitaire national

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un chantier non sécurisé, une chute nocturne, une blessure grave. Ce qui devrait être pris en charge rapidement devient une longue errance entre plusieurs structures médicales. L’absence d’équipements essentiels transforme chaque urgence en véritable épreuve pour les blessés de la capitale.

 

En Centrafrique, les structures publiques manquent souvent d’équipements de base, tandis que les centres gérés par des organisations humanitaires croulent sous la demande. Cette réalité se vérifie presque chaque jour dans les quartiers de Bangui.

 

L’histoire commence vers 19 heures, avenue David Dacko. Un habitant du quartier se rend à la pharmacie pour acheter des médicaments destinés à sa femme. Il marche le long de la route, sans se douter qu’un danger l’attend à quelques mètres. Des travaux ont été entamés dans ce secteur, mais aucune protection n’a été installée autour du chantier. Aucun panneau n’avertit les passants. La nuit tombée, la visibilité devient quasi nulle.

 

L’homme ne voit pas le trou et chute dans la fosse ouverte. La profondeur est considérable. Dans ce trou, les commerçants installés aux abords de la route ont pris l’habitude de jeter leurs déchets. C’est précisément cette accumulation d’ordures qui va lui permettre de se hisser hors du piège. Toute la nuit, il se bat pour remonter. Il s’accroche, grimpe, glisse, recommence. Les chocs sont violents. Son corps encaisse les coups, mais il finit par atteindre le bord du trou.

 

Une fois sorti, la douleur à la jambe devient insupportable. Il crie. Des passants accourent enfin et découvrent l’état de sa blessure. La décision est prise immédiatement : il faut l’emmener à la clinique MSF de Bonga-Bonga, gérée par Médecins Sans Frontières. Mais à leur arrivée, le personnel les informe que la structure est saturée. Aucun lit n’est disponible. Les médecins conseillent un transfert rapide vers l’hôpital communautaire, censé être l’une des principales structures de soins de la capitale.

 

Le blessé est donc transporté à nouveau, cette fois à l’arrière d’une moto. Il arrive à l’hôpital communautaire en espérant y trouver une prise en charge rapide. Pourtant, personne ne s’occupe de lui dans l’immédiat. Une heure passe. Puis une deuxième. Le blessé attend, la jambe en sang, sans aucun soin. Au bout de deux heures, un agent finit par s’approcher. Le constat est rapide : l’hôpital ne dispose pas des moyens nécessaires pour traiter ce type de blessure.

 

On lui demande de retourner à MSF. Les accompagnants expliquent qu’ils viennent justement de cette clinique, qui les a renvoyés faute de place. La réponse tombe alors : l’hôpital communautaire n’a pas de service de radiologie. Il faut aller à l’hôpital de l’Amitié pour faire une radio, puis revenir avec les résultats. Le blessé repart donc une troisième fois, toujours sur une moto, vers un autre établissement alors que sa jambe continue de saigner.

 

À l’hôpital de l’Amitié, la radiographie est effectuée sans trop d’attente. Le groupe retourne ensuite à l’hôpital communautaire avec les clichés en main. Nouvelle attente. Une heure, deux heures, trois heures. Un médecin finit par examiner le patient. Les images sont analysées. On lui prescrit quelques médicaments et on lui demande de rentrer chez lui. Il devra revenir dans une semaine pour un suivi.

 

Le blessé repart donc avec sa jambe dans le même état, ou presque. Aucune intervention n’a été réalisée durant cette première nuit. Une semaine plus tard, il se présente à nouveau à l’hôpital communautaire. Cette fois, on envisage une opération, mais on juge finalement que l’état s’est légèrement amélioré. On décide de poser un plâtre. L’homme rentre chez lui et reste alité depuis, en attendant que sa jambe guérisse.

 

L’hôpital communautaire, qui porte le nom de principale structure de soins de la capitale, ne dispose même pas d’un appareil de radiologie. Les urgences y attendent des heures avant d’être prises en charge. Dans bien des cas, les patients sont redirigés vers la clinique MSF, déjà débordée. Cette clinique, gérée par une organisation humanitaire, traite les patients avec sérieux et compétence, mais elle ne peut absorber toute la demande qui lui arrive chaque jour.

 

Les structures publiques continuent de fonctionner sans les équipements de base. Les malades circulent d’un établissement à l’autre, parfois pendant des heures, avant de trouver un lieu capable de les soigner. MSF est devenue, par la force des choses, le recours principal pour une grande partie de la population de Bangui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Mboli-Goumba compare le “hold-up” électoral de Touadéra en 2025 à celui de Bozizé en 2011 et dénonce la complaisance française

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Mboli-Goumba compare le “hold-up” électoral de Touadéra en 2025 à celui de Bozizé en 2011 et dénonce la complaisance française

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans son interview avec Jean-Fernand Koéna et Éric Sabbé, Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et président du parti PATRIE, établit un parallèle clair entre les élections de 2011 sous François Bozizé et celles de 2026 sous Faustin-Archange Touadéra.

 

En 2011, le parti KNK de Bozizé détenait une ultramajorité à l’Assemblée : sur 109 députés, environ 105 appartenaient au parti au pouvoir. Mboli-Goumba qualifie ce scrutin de hold-up électoral. L’Union européenne, via l’ambassadeur Guy Samson, avait refusé d’assister à l’investiture du président Bozizé. Tous les appuis financiers de la communauté internationale avaient été retirés à cause de ce hold-up. En revanche, l’ambassadeur de France, Christian Vidal, avait assisté à l’investiture.

 

Aujourd’hui, en 2026, Mboli-Goumba observe les mêmes constantes : un parti au pouvoir ultramajoritaire, ici le MCU. L’Union européenne a refusé de financer ces élections, attendant de voir les conséquences logiques qu’elle tirera de scrutins qu’il juge tout à fait illégitimes. Mais la France, par la voix du président Macron, a été prompte à reconnaître ces élections illégitimes.

 

Il insiste sur ce contraste : en 2011, la France avait assisté à l’investiture malgré le hold-up dénoncé, tandis que l’UE se retirait. En 2026, l’UE maintient sa distance, mais la France reconnaît rapidement le résultat. Mboli-Goumba dit cela sans polémique, mais pour souligner la complaisance française face à un processus qu’il décrit comme issu d’un référendum proscrit par la Cour constitutionnelle, avec violations du code électoral par l’ANE (changement des règles en cours, refus de procès-verbaux aux représentants des candidats).

 

Ces élections, selon lui, reposent sur un postulat faussé et ne résolvent pas la grave crise politique en Centrafrique. Le BRDC, qui a boycotté le scrutin, aborde la période avec sérénité : le régime apparaît moribond, le Rubicon franchi par Touadéra via la violation de son serment et de la Constitution de 2013. Mboli-Goumba répète que nous assistons à la fin d’un cycle, avec des paramètres qui se mettent en place pour un régime non viable sur les plans économique, sécuritaire et politique.

 

Il appelle à éviter les erreurs de 2012-2013 : Bozizé avait signé des accords qui lui offraient trois années supplémentaires sans se représenter, mais entouré de conseillers trompeurs, il a persisté et conduit à la chute. Touadéra, touché par la grâce, pourrait encore s’asseoir pour un vrai dialogue et redéfinir le cadre politique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’UA félicite Touadéra pour son hold-up électoral pendant que les résultats des municipales et législatives restent introuvables

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L’UA félicite Touadéra pour son hold-up électoral pendant que les résultats des municipales et législatives restent introuvables

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 

Le 9 avril 2026 le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine a salué les élections historiques du 28 décembre 2025 et félicité Faustin Archange Touadéra pour sa réélection à la présidence de la RCA.

 

Dans son communiqué , l’Union africaine salue les progrès accomplis dans le pays et parle d’élections présidentielles, législatives, régionales et municipales historiques organisées dans une atmosphère globalement calme et sereine.

 

Elle félicite publiquement Touadéra pour sa réélection et remercie même la Commission de l’UA pour son appui technique et ses missions d’observation.

 

Pourtant, quatre mois pile après le 28 décembre 2025, aucun résultat officiel n’a été proclamé pour les élections régionales et surtout municipales. Rien. Silence total. Alors que la présidentielle a été bouclée en une semaine avec Touadéra déclaré vainqueur, mais pour le reste des scrutins, l’Autorité nationale des élections a mis tout le monde au placard et le pays attend toujours.

 

L’Union africaine qui a envoyé son observateur rwandais pro-régime valide cette comédie comme si de rien n’était. Elle transforme une parodie totale en « élections historiques » alors que tout le monde sait que l’ANE n’avait ni la capacité ni la volonté d’organiser quoi que ce soit de sérieux.

 

C’est la même comédie depuis des années : on dépense des milliards pour faire semblant d’aller aux urnes,  on proclame le président en deux jours, et on enterre les autres résultats pour garder le contrôle total du Parlement et des mairies.

 

Le régime Touadéra formé aux techniques russes ne relâche jamais la propagande. Chaque jour les médias d’État répètent que tout s’est passé dans le calme et la sérénité pendant que les Centrafricains regardent le calendrier et constatent que quatre mois plus tard, il n’y a toujours pas de maires soi-disant élus, ni de députés proclamés.

 

L’Union africaine qui se dit garante de la démocratie en Afrique agit ici comme un club de dictateurs qui protège son protégé. Elle a validé ce hold-up électoral sans broncher parce que Touadéra reste l’allié fidèle de Moscou et de Pékin. Peu importe que les élections soient une farce complète, peu importe que les résultats des municipales et législatives soient bloqués dans un tiroir, l’UA préfère caresser le régime en place plutôt que de dire la vérité.

 

Ce communiqué montre clairement que l’Union africaine n’est plus qu’un instrument au service des dictatures africaines soutenues par les puissances étrangères. Elle félicite Touadéra pour une victoire bidon et transforme une opération de communication russe en succès démocratique historique.

 

Pendant ce temps, le pays reste sans assemblée légitime, sans conseils municipaux fonctionnels, et sans aucune transparence sur ce qui s’est vraiment passé le 28 décembre.

 

Les Centrafricains savent très bien que ce n’était pas une élection mais une mise en scène pour légitimer un pouvoir qui dure depuis dix ans et qui refuse de lâcher quoi que ce soit. L’Union africaine qui envoie des observateurs rwandais pour valider le tout ferme les yeux sur cette parodie et continue de soutenir le régime à deux mains.

 

Le silence total sur les résultats des législatives et municipales quatre mois après prouve que tout était calculé depuis le début pour garder le contrôle absolu. L’UA ne critique rien elle applaudit et c’est exactement ce que le club des dictateurs fait le mieux.

 

Par Alain Nzilo

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Ça y est, ça y est ! La saison des pluies débute avec son lot de cortèges de morts sur les routes dégradées de la RCA

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Ça y est, ça y est ! La saison des pluies débute avec son lot de cortèges de morts sur les routes dégradées de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que les caisses de l’État s’épuisent dans l’entretien des mercenaires russes du groupe  Wagner et d’Africa Corps, le réseau routier national subit une décrépitude accélérée. Le dernier accident localisé à Poumbaïndji montre cette faillite générale des services publics provoquée par le président Touadéra et son équipe gouvernementale.

 

Un camion de douze roues immatriculé BG25 AAJ, qui transportait à la fois des marchandises et des passagers, s’est complètement renversé après avoir raté le passage d’un pont totalement délabré. L’accident a eu lieu précisément à l’entrée du village Poumbaïndji, situé à douze kilomètres de Paoua sur la route qui mène à Bozoum. Le véhicule a basculé à cause de l’état de la chaussée, surprenant les voyageurs en ce début de saison pluvieuse.

 

La gendarmerie locale, sous les ordres du commandant de la brigade territoriale, l’adjudant-chef Efrem Onzambaï, s’est immédiatement rendue sur les lieux de l’accident. Les constatations des gendarmes sont nettes : la dégradation très avancée de la route et la surcharge du camion sont les causes directes de cet accident. L’adjudant-chef a expliqué que les transporteurs voient bien que la route est mauvaise, mais qu’ils choisissent de charger leurs camions au-delà des limites autorisées, ce qui multiplie les risques. Les gendarmes ont dû intervenir rapidement pour extraire et sauver des vies humaines coincées sous les sacs de marchandises.

 

Sur le plan médical, le chef du centre de santé de Poumbaïndji, Célestin Erindopé, a pris en charge les quatorze blessés provoqués par l’accident. Cinq passagers se trouvaient dans un état grave, ce qui a obligé le personnel médical à les mettre sous perfusion. Les neuf autres victimes souffrent principalement de traumatismes au dos et de fortes douleurs aux jambes. Après avoir reçu les premiers soins d’urgence à Poumbaïndji, l’ensemble des quatorze blessés a été transféré vers l’hôpital de district de Paoua pour recevoir une prise en charge médicale adaptée, où le médecin-chef assure que les soins se poursuivent.

 

Cet accident met en cause de manière directe la politique du président Touadéra et de son équipe gouvernementale. Depuis 2016, le pouvoir préfère distribuer des milliards de francs CFA aux mercenaires russes de Wagner et d’Africa Corps pour sécuriser le régime et se maintenir de force au pouvoir pendant un siècle, plutôt que d’entretenir les routes du pays. Cela fait plus de dix ans qu’aucune rénovation n’a été faite sur ces axes. Même la capitale, Bangui, ressemble aujourd’hui à un très grand village à cause de cet abandon total. La Minusca tente parfois de faire des travaux d’urgence sur les routes, mais ce rôle revient à l’État centrafricain et non à la communauté internationale. Ce pillage des ressources nationales et ce népotisme au profit de la famille du président laissent la population locale face à des axes routiers impraticables. L’accident de Poumbaïndji est un avertissement direct pour tous les usagers de la route Paoua-Bozoum

 

Par Fortuné Bobérang

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Les nouvelles tendances du jeu en ligne en Afrique francophone

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/06/pub.webp” data-wpel-link=”internal”>Les nouvelles tendances du jeu en ligne en Afrique francophone
Image d’illustration

 

Un secteur porté par la transformation numérique

Le jeu en ligne occupe aujourd’hui une place de plus en plus visible dans les habitudes numériques des utilisateurs francophones. Longtemps associé aux salles physiques, aux cafés, aux points de paris ou aux casinos traditionnels, cet univers s’est progressivement déplacé vers les écrans. Smartphones, connexions plus stables, paiements rapides et plateformes accessibles ont transformé la manière dont les joueurs découvrent les loisirs numériques.

En Afrique francophone, cette évolution s’inscrit dans un contexte particulier. Le public est jeune, mobile, connecté et habitué à comparer les services en ligne avant de les utiliser. Les réseaux sociaux, les applications de paiement et les plateformes de divertissement ont déjà changé de nombreux comportements quotidiens. Il n’est donc pas surprenant que les jeux en ligne attirent aussi l’attention d’utilisateurs curieux, à la recherche d’expériences simples et interactives.

Le mobile au centre des nouveaux usages

L’une des grandes tendances actuelles concerne l’accessibilité. Là où il fallait autrefois se rendre dans un lieu précis pour participer à certains jeux, il suffit désormais d’un téléphone et d’une connexion internet. Cette simplicité change profondément l’expérience. Les utilisateurs veulent pouvoir consulter une plateforme depuis leur salon, pendant une pause ou lors d’un déplacement.

Le mobile joue ici un rôle central. Dans plusieurs pays francophones, le téléphone est souvent le principal outil d’accès à internet. Les plateformes de jeu doivent donc proposer des sites adaptés aux petits écrans, avec une navigation claire, des menus lisibles et des temps de chargement raisonnables. Un design trop lourd ou compliqué peut décourager rapidement l’utilisateur. À l’inverse, une interface fluide donne une impression de sérieux, de confort et de modernité.

Une recherche de diversité dans les jeux

Une autre tendance importante concerne la variété des jeux proposés. Les joueurs ne recherchent plus une expérience unique ou répétitive. Ils veulent pouvoir passer d’un format à l’autre selon leur humeur, leur niveau d’expérience et leur style de jeu. Machines à sous, roulette, blackjack, jeux de table ou formats en direct composent désormais un univers plus large que celui du casino classique.

Cette diversité permet aux utilisateurs de choisir une expérience plus personnalisée. Certains préfèrent les jeux rapides, basés sur des sessions courtes. D’autres recherchent des formats plus calmes, avec des règles connues et une ambiance proche des établissements traditionnels. Le jeu en ligne devient ainsi un espace numérique de loisirs, où l’utilisateur attend à la fois du choix, de la clarté et une prise en main facile.

L’importance de la confiance

Dans cet environnement, la confiance est devenue un critère essentiel. Un joueur moderne ne se contente plus d’une belle page d’accueil ou d’une promesse attractive. Il observe les moyens de paiement, les conditions de retrait, les règles des bonus, la qualité du support client et la protection des données personnelles.

Dans ce contexte, des plateformes comme magius casino peuvent attirer l’attention des utilisateurs qui s’intéressent aux nouveaux standards du casino numérique, notamment lorsque l’expérience met l’accent sur la simplicité, la présentation des jeux et la navigation mobile. Toutefois, la curiosité doit toujours s’accompagner de prudence. Avant de créer un compte ou de déposer de l’argent, il reste essentiel de lire les conditions générales, de comprendre les règles applicables et de vérifier les informations disponibles sur le service.

Les paiements, un enjeu majeur

Les paiements représentent également un point important pour les utilisateurs africains francophones. Les habitudes varient selon les pays, mais les joueurs privilégient généralement des solutions rapides, accessibles et compatibles avec leur quotidien. Cartes bancaires, portefeuilles électroniques et services de paiement mobile contribuent à rendre les plateformes plus pratiques.

Cette facilité peut toutefois encourager des décisions trop rapides. C’est pourquoi la gestion du budget doit rester au centre de l’expérience. Le jeu en ligne ne doit pas être considéré comme une source de revenus, mais comme une activité de divertissement. Fixer une limite avant de jouer, éviter les dépôts impulsifs et ne jamais engager une somme nécessaire aux dépenses essentielles sont des règles simples, mais importantes.

Le rôle du jeu responsable

Le jeu responsable prend une place de plus en plus importante dans l’évolution du secteur. Une plateforme sérieuse ne devrait pas présenter le jeu comme une manière garantie de gagner de l’argent. Le hasard reste présent, les pertes sont possibles et chaque utilisateur doit garder le contrôle de son activité.

Cette approche est particulièrement importante dans un environnement numérique où tout semble accessible en quelques secondes. La rapidité d’inscription, la simplicité des paiements et la disponibilité permanente des jeux peuvent donner une impression de facilité. Pourtant, le joueur doit toujours conserver une distance raisonnable et considérer cette activité comme un loisir, non comme une solution financière.

Des bonus à lire avec attention

Les bonus et promotions font aussi partie des éléments les plus visibles sur les plateformes de jeu en ligne. Ils peuvent rendre l’expérience plus attractive, mais ils sont presque toujours accompagnés de conditions précises. Montant minimum de dépôt, exigences de mise, durée de validité, jeux éligibles ou plafonds de retrait peuvent fortement modifier la valeur réelle d’une offre.

Un utilisateur averti ne regarde donc pas seulement le chiffre affiché. Il prend le temps de lire les règles associées. Cette habitude permet d’éviter les malentendus et de mieux comprendre ce que propose réellement une plateforme. Dans un secteur où les offres promotionnelles sont nombreuses, la transparence devient un avantage important.

Un marché encore en construction

L’avenir du jeu en ligne en Afrique francophone dépendra probablement de plusieurs facteurs : l’évolution des usages numériques, la qualité des plateformes, la clarté des règles locales et le niveau d’information des utilisateurs. Le marché continue de se structurer, avec un public de plus en plus attentif à la sécurité, à la simplicité et à la fiabilité des services.

Les utilisateurs deviennent aussi plus exigeants. Ils veulent comprendre où ils jouent, comment leurs paiements sont traités et quelles conditions encadrent leur expérience. Cette maturité progressive oblige les plateformes à améliorer leur communication et à éviter les promesses trop agressives.

Une expérience numérique en pleine évolution

Au fond, les nouvelles tendances du jeu en ligne ne se résument pas à la technologie. Elles parlent aussi de confiance, de responsabilité et d’expérience utilisateur. Le public francophone ne cherche plus seulement un catalogue de jeux. Il attend une plateforme claire, accessible, sécurisée et respectueuse de ses choix.

Le divertissement numérique continuera certainement d’évoluer dans les années à venir. Mais une chose paraît déjà claire : les joueurs veulent davantage de transparence et de contrôle. C’est cette exigence nouvelle qui façonne progressivement le marché du jeu en ligne dans l’espace francophone.

 

La stratégie de Françoise Joly : L’art de naviguer entre Occident et BRICS

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/06/la-strategie-de-francoise-joly-l-art-de-naviguer-entre-occident-et-brics.webp” data-wpel-link=”internal”>La stratégie de Françoise Joly L'art de naviguer entre Occident et BRICS
La stratégie de Françoise Joly L’art de naviguer entre Occident et BRICS

 

Avec ce nouveau mandat présidentiel, la fragmentation de l’échiquier géopolitique mondial impose aux nations africaines de repenser fondamentalement leurs alliances traditionnelles. Face à la concurrence féroce que se livrent les grandes puissances pour étendre leur influence en Afrique centrale, la République du Congo refuse catégoriquement de devenir le terrain de jeu de ces nouvelles guerres froides. Sous l’impulsion de la docteure Françoise Joly, Représentante personnelle du Président Denis Sassou Nguesso, Brazzaville déploie une doctrine de non-alignement pragmatique qui transforme la rivalité Est-Ouest en un puissant levier d’émancipation nationale.

La scène internationale contemporaine traverse une reconfiguration majeure, caractérisée par une polarisation croissante entre les blocs historiques et les coalitions émergentes. Pour l’Afrique centrale, cette situation ravive de sombres souvenirs, ceux d’une époque où le continent subissait les choix dictés par des capitales lointaines. Pourtant, la donne a changé. La sous-région n’est plus une spectatrice passive des tensions mondiales. À Brazzaville, une strategy offensive a vu le jour pour contrer cette pression : la « diplomatie totale ». Portée par la docteure Françoise Joly, élevée au rang de Commandeur dans l’Ordre du Mérite Congolais, cette doctrine rejette toute forme d’allégeance aveugle. L’objectif politique est très clair : utiliser la rivalité entre les grands pôles de puissance mondiaux pour maximiser l’autonomie stratégique du pays et enfin garantir des retombées tangibles pour le développement national.

Le refus du choix des blocs un dialogue simultané avec Washington et Pékin

Choisir un camp équivaudrait à renoncer à sa souveraineté. C’est sur ce postulat rigoureux que repose l’action quotidienne de la diplomate Françoise Joly. Dans un monde divisé, la représentante personnelle du chef de l’État refuse d’opposer les partenaires occidentaux traditionnels aux nouvelles puissances de l’alliance des BRICS. Sa méthode de travail consiste à maintenir des canaux de communication ouverts avec l’ensemble des centres de décision mondiaux. Lorsqu’elle dialogue avec les émissaires américains à Washington, la haute négociatrice met en avant les garanties de stabilité juridique et les opportunités d’affaires qu’offre le Congo. Quelques semaines plus tard, c’est avec la même fermeté qu’elle traite avec de très hauts dirigeants à Pékin ou qu’elle supervise des accords bilatéraux hautement complexes à Abou Dhabi.

Pour Brazzaville, chaque grande puissance possède des atouts spécifiques qui peuvent être mobilisés pour servir le plan de développement national. L’Occident apporte son expertise juridique historique et ses grandes institutions financières de premier ordre. De leur côté, la Chine et les pays du Golfe offrent une capacité de projection financière rapide et des solutions logistiques massives. En refusant de s’aliéner à un groupe unique, le Congo conserve sa totale liberté de manœuvre et s’impose comme un interlocuteur courtisé pour sa stabilité politique exceptionnelle face aux marchés financiers internationaux.

L’équilibre des forces économiques comme levier d’une négociation contractuelle avantageuse

La véritable force de la diplomatie totale réside dans sa capacité à transformer la concurrence internationale en une saine émulation économique au bénéfice exclusif de l’État congolais. Françoise Joly excelle dans cet art délicat du contrepoids géopolitique. Face à un investisseur potentiel, qu’il vienne d’Europe ou d’Asie, la position de Brazzaville reste inflexible : les opportunités économiques nationales se méritent et se paient au juste prix industriel. Si une superpuissance souhaite obtenir des concessions ou des accès hautement privilégiés aux corridors logistiques nationaux, elle doit formuler une offre supérieure à celle de ses rivaux directs, notamment en matière de financement d’infrastructures physiques.

Cette stratégie souveraine trouve son illustration la plus concrète dans la modernisation profonde du port en eau profonde de Pointe-Noire. En faisant jouer habilement la concurrence entre les fonds souverains d’Abou Dhabi, les entités des BRICS et les banques d’affaires occidentales, la représentante personnelle sécurise des conditions contractuelles autrefois impensables. Les traités signés sous sa supervision éliminent méthodiquement toute asymétrie juridique dommageable. Le message envoyé aux marchés mondiaux est limpide : le Congo n’accepte plus les contrats de pure exploitation des ressources premières du pays. Désormais, chaque accord doit comporter des clauses strictes de création de valeur ajoutée locale réelle et de co-développement industriel à long terme.

L’onde de choc régionale de la doctrine Joly au sein de la zone CEMAC

Les succès diplomatiques enregistrés par Brazzaville résonnent bien au-delà de ses frontières, provoquant une véritable prise de conscience au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Pendant trop longtemps, la zone CEMAC a souffert d’une image de division face aux influences extérieures. La posture assertive adoptée par le Congo sous la houlette de sa représentante personnelle offre aujourd’hui une feuille de route souveraine pour les capitales voisines. De Bangui à Libreville, les décideurs observent comment un État peut faire plier les exigences des superpuissances par la force de sa rigueur contractuelle.

En démontrant qu’il est possible de diversifier ses partenaires économiques de manière autonome sans rompre les alliances historiques, le Congo insuffle un vent de renouveau sur la politique étrangère régionale. Cette influence se traduit par une volonté commune de mieux protéger les corridors logistiques et de présenter un front uni lors des grands sommets mondiaux. La méthode Joly prouve que la souveraineté se bâtit grâce à une expertise technique de haut niveau.

Le non-alignement pragmatique comme seule voie vers l’émancipation définitive

En définitive, le pivot stratégique de Brazzaville confirme que l’avenir de l’Afrique centrale réside dans un pragmatisme commercial absolu et hautement libéré des anciennes contraintes idéologiques du siècle dernier. La doctrine de la diplomatie totale portée par la docteure Françoise Joly marque la fin d’une époque d’allégeance passive pour ouvrir celle de la maturité politique sur l’échiquier mondial. En refusant fermement de se laisser enfermer dans les choix binaires imposés par les superpuissances rivales, la République souveraine du Congo préserve son autonomie souveraine et construit son propre avenir national de façon pleinement indépendante. Cette grande liberté d’action démontre de manière éclatante que la clarté des ambitions nationales d’un État africain reste la meilleure arme pour s’imposer durablement face aux géants de la mondialisation en cette période actuelle de profonds changements structurels des équilibres mondiaux en cours.

Abakar Sabone : « Si tu dis qu’il y a la paix au pays, tu n’es pas le fils de la Centrafrique »

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Abakar Sabone : « Si tu dis qu’il y a la paix au pays, tu n’es pas le fils de la Centrafrique »

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Abakar Sabone a attaqué frontalement ceux qui affirment que la paix règne aujourd’hui en Centrafrique. Dans son direct sur Facebook, l’ancien ministre a lancé une accusation directe et sans ambiguïté contre ces déclarations.

Il a répété à plusieurs reprises « Quelle paix ? La paix où ? » avant de trancher net. Pour lui, quiconque prétend que le pays vit en paix se trompe lourdement ou ment délibérément. « Si aujourd’hui tu dis qu’au pays il y a la paix, tu n’es pas le fils du pays. Tu n’es pas le fils de la Centrafrique », a-t-il déclaré avec force.

Sabone a expliqué que cette affirmation montre soit un manque total d’information, soit une volonté claire de tromper les gens. Il a opposé cette vision à la réalité qu’il décrit : assassinats nocturnes quotidiens dans les villes et les villages, enlèvements de personnes emmenées et exécutées, absence totale d’aliments sur les marchés et prix devenus inaccessibles pour la majorité.

Il a insisté sur le fait que tout le monde dort avec la peur au ventre chaque nuit. Même à Bangui, les habitants vivent dans l’angoisse permanente. Selon lui, parler de paix dans ces conditions revient à ignorer volontairement la souffrance des populations ou à refuser de voir ce qui se passe réellement sur le terrain.

L’ancien ministre a rappelé que la paix n’est pas un simple mot que l’on prononce. Elle doit se traduire par des actes concrets et par un environnement où les citoyens peuvent vivre sans crainte. Tant que ces violences et ces difficultés persistent, affirmer qu’il y a la paix constitue selon lui une insulte à la réalité vécue par les Centrafricains.

Sabone a ajouté que si la paix existait vraiment, lui et de nombreux autres responsables politiques ne seraient pas contraints de vivre à l’étranger. Leur exil forcé prouve à ses yeux que le pays reste marqué par l’insécurité et l’instabilité. Il a conclu cette partie en affirmant que la paix véritable, ce sont eux qui l’apporteront au pays, si les conditions le permettent.

Il a terminé en martelant que la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement concret qu’il entend contribuer à instaurer.

Par Alain Nzilo

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RCA : Panique à bord du « chasseur-bombardier » Touadéra, la guerre des clans est déclarée entre les mytho-bras cassés de la septième république

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RCA : Panique à bord du « chasseur-bombardier » Touadéra, la guerre des clans est déclarée entre les mytho-bras cassés de la septième république

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les récentes auditions judiciaires de Sani Yalo et de Bida Koyagbélé exposent clairement aux yeux du monde une lutte féroce entre les mytho-bras cassés et criminels de la septième république de Baba Kongoboro.

 

L’interview de Jules Njawé sur Freedom Africa TV sonne comme un aveu de panique au sommet de l’État centrafricain. En tentant maladroitement de défendre le parrain mafieux et grand bandit Sani Yalo et le ministre délégué clepto-mythomane Bida Koyagbélé, tous deux entendus par la justice pour une affaire de tentative de déstabilisation, le conseiller camerounais a étalé publiquement les rivalités féroces qui déchirent l entourage du dictateur  Faustin-Archange Touadéra. Ce déballage médiatique montre une réalité que le pouvoir tente de cacher. La prétendue union sacrée autour de la présidence n existe plus, cédant la place à un conflit ouvert entre factions rivales.

 

Njawé utilise une métaphore aéronautique pour décrire la situation, qualifiant la Centrafrique de chasseur-bombardier dont Touadéra serait le pilote. Il oublie de préciser que l’appareil subit des tirs fratricides. Selon ses propres déclarations, les accusations de coup d’État découlent de manipulations nées au sein même de la majorité présidentielle. Le conseiller pointe du doigt ceux qu il nomme les partisans de la vingt-quatrième heure, ces anciens opposants ou chefs rebelles ralliés sur le tard qui tentent aujourd hui de déloger les fondateurs historiques du mouvement. Cette dénonciation directe confirme l’existence d’une épuration interne où chaque clan cherche à éliminer l’autre pour garantir sa survie politique et financière.

 

La défense de Sani Yalo avancée par Njawé repose sur une logique de victimisation. Il rappelle l’implication de ce dernier dans la campagne électorale de 2016 pour prouver une fidélité absolue, tout en s’étonnant qu’une simple rumeur lancée par un liver sur Facebook en exil et relayée par des blogueurs suffise à mobiliser le procureur de Bangui. Cette situation met en cause la crédibilité de l’appareil judiciaire centrafricain, perçu ici comme un instrument de règlement de comptes utilisé par une faction du palais pour abattre le pilier des mouvements associatifs du régime.

 

Au-delà de la rhétorique du complot extérieur, où la France est traditionnellement accusée de tirer les ficelles en arrière-plan, le discours de Njawé trahit une peur personnelle. En affirmant qu’il sera probablement la prochaine cible sur la liste, le conseiller reconnaît que personne n est à l’abri au sein de cette oligarchie. Les accusations de trahison deviennent l arme politique principale pour écarter les rivaux du partage des richesses nationales, alors que le pays s enfonce dans une crise sociale et sanitaire profonde. Les hommes forts de la septième République, censés travailler à l éradication de la pauvreté, consacrent désormais leur énergie à se surveiller et à se détruire mutuellement.

 

Cette guerre intestine entre les créatures du système démontre que le pouvoir Touadéra entre dans une phase de décomposition interne. Les lieutenants de la première heure se voient menacés par les nouveaux courtisans, créant un climat de suspicion généralisée où la moindre rumeur sur les réseaux sociaux se transforme en affaire d État. Les caciques du régime s entredéchirent pour conserver leurs privilèges, tandis que les institutions judiciaires valident les règlements de comptes ordonnés depuis les salons de la présidence.

 

Jules Njawé a choisi de parler en tant qu activiste politique pour dénoncer une machination interne, mais sa sortie médiatique produit l effet inverse, elle valide l existence d un incendie que le premier cercle du pouvoir ne parvient plus à étouffer. Sani Yalo et Bida Kouyagbélé sont ressortis libres de leur audition, mais le message envoyé par leurs adversaires est clair, les positions économiques clés qu ils occupent dans la promotion des investissements font l objet d une convoitise absolue. La prétendue stabilité de la nouvelle Constitution vole en éclats sous les coups des ambitions personnelles des courtisans.

 

La suite de cette purge interne dépendra des arbitrages d un président Touadéra décrit comme silencieux et gêné, mais dont la capacité à laisser ses proches collaborateurs se faire humilier par les tribunaux interroge sur son autorité réelle. Les clans rivalisent d audace pour occuper l espace politique, persuadés que le chef de l État choisira le camp du plus fort dans ce conflit où tous les coups sont permis, y compris l usage de la calomnie et des accusations de haute trahison.

 

Par Alain Nzilo

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« Sécurisez votre intimité ou vous risquez votre vie » : Franklin Nyamsi adresse un avertissement direct à Touadéra

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« Sécurisez votre intimité ou vous risquez votre vie » : Franklin Nyamsi adresse un avertissement direct à Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi s’adresse directement au Président Faustin Archange Touadéra dans un message d’alerte fraternelle. Il informe le peuple centrafricain qu’un nombre anormalement élevé de personnes accèdent à l’intimité du chef de l’État.

 

Le Professeur Franklin Nyamsi explique que les hommes, particulièrement les hommes africains, ont parfois la tentation de conquérir beaucoup de cœurs quand leur situation s’améliore. Il met en garde Touadéra contre ce risque. Beaucoup de grands Africains sont morts prématurément à cause de femmes déloyales et vénales venues seulement pour le succès, l’argent et le pouvoir.

 

Franklin Nyamsi insiste : le Centrafrique n’a pas le droit de perdre son Président. Il demande à Touadéra de mieux protéger son intimité pour éviter tout danger lié à l’empoisonnement, à l’épuisement ou à des liens avec des milieux interlopes.

 

Il rappelle que, en tant que Chef de l’État et Chef suprême des Forces armées, Touadéra ne s’appartient plus. Il appartient désormais au peuple centrafricain auquel il est dévoué. Le Professeur Franklin Nyamsi parle en tant que cadet en âge et collègue académique qui conserve beaucoup de respect et d’admiration pour le Président.

 

Par Alain Nzilo

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Dmitri Podolsky Démonte le Mensonge de Touadéra sur RT : Le Chef Wagner en RCA Avoue Lui-Même Appartenir à une Société Militaire Privée

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Dmitri Podolsky Démonte le Mensonge de Touadéra sur RT : Le Chef Wagner en RCA Avoue Lui-Même Appartenir à une Société Militaire Privée

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Faustin-Archange Touadéra a juré, la main sur le cœur, qu’il n’y a pas de Wagner en République Centrafricaine. Il a défié quiconque de prouver le contraire. Eh bien, la preuve vient de son propre conseiller : Dmitri Podolsky, en direct sur RT, la télévision de propagande russe.

 

Ce que Touadéra Répète Depuis des Années

Touadéra l’a dit publiquement, il l’a répété, il l’a juré : Wagner n’est pas en RCA. Son ministre-conseiller Fidèle Gouandjika a martelé la même chose. Le président centrafricain a même lancé un défi public, affirmant qu’il mettrait quiconque au défi de prouver la présence de Wagner sur le sol centrafricain.

 

Pendant ce temps, les soldats FACA portent des t-shirts Wagner. Les gendarmes arborent des sacs siglés Wagner. Les policiers reçoivent des équipements estampillés Wagner. Les grandes presses internationales,  RFI, Jeune Afrique, et bien d’autres,  ont documenté et confirmé cette présence à maintes reprises. Mais Touadéra continuait de nier.

 

Aujourd’hui, c’est son propre conseiller en sécurité qui le contredit publiquement, sur une chaîne internationale, en assumant fièrement ce qu’il est.

 

L’Aveu de Podolsky : Verbatim, sur RT

Dmitri Podolsky a décrit son parcours en ces termes exacts, sur RT :

“Après avoir terminé l’école technique, j’ai décidé d’intégrer l’école supérieure de commandement inter-armes de l’extrême-orient russe. Après mes études, j’ai été affecté dans une unité spéciale. Pendant mon service, j’ai occupé tous les postes de commandement de chef de groupe à chef de l’école des jeunes spécialistes. J’ai participé au combat dans le Caucase du Nord et en Syrie”.

 

Jusque-là, il décrit un parcours dans l’armée régulière russe. Puis vient l’aveu :

“En 2017, j’ai démissionné pour des raisons de santé. Je n’ai pas trouvé ma place dans la vie civile et j’ai commencé à travailler dans une société militaire privée où j’ai gravi tous les échelons jusqu’à chef d’un détachement d’assaut. J’ai effectué des missions à l’étranger, y compris en République Centrafricaine”.

 

Et il conclut sa trajectoire ainsi :

“En 2023, pendant mon service dans l’opération militaire spéciale, j’ai été blessé. Mais je me suis rétabli et je suis revenu en RCA. Après un an de travail, le Président du pays m’a proposé le poste de conseiller pour les questions de sécurité, que j’ai accepté et que j’occupe à ce jour”.

 

La trajectoire est claire: armée russe régulière → société militaire privée → chef de détachement d’assaut → missions en RCA → blessé en Ukraine en combattant pour la même organisation → retour en RCA → nommé conseiller officiel de Touadéra.

 

“Société Militaire Privée” : Tout le Monde Sait de Quoi il Parle Podolsky dit “société militaire privée” sans prononcer le mot Wagner. C’est un réflexe habituel des mercenaires russes, notamment depuis que Wagner a été officiellement rebaptisé Afrika Corps en 2023, pour contourner les sanctions internationales. Mais dans le contexte centrafricain, pour quelqu’un qui a été chef de détachement d’assaut en RCA puis combattant en Ukraine avant de revenir à Bangui comme conseiller sécuritaire, il n’existe qu’une seule organisation qui correspond à ce profil : Wagner.

 

Il n’y a pas d’ambiguïté. Il n’y a pas d’interprétation possible. Podolsky est un ex-Wagner, recyclé en conseiller officiel de la présidence centrafricaine, qui le confesse lui-même en direct sur une chaîne internationale.

 

Touadéra : Un Mensonge d’État Documenté par Son Propre Conseiller

Voilà la situation dans toute sa clarté :

 

D’un côté, Touadéra qui jure qu’il n’y a pas de Wagner en RCA et défie quiconque de le prouver.

 

De l’autre, son conseiller personnel en sécurité, Dmitri Podolsky, qui avoue publiquement sur RT avoir travaillé dans une société militaire privée, avoir grimpé jusqu’à chef de détachement d’assaut, avoir effectué des missions en RCA dans ce cadre, avoir été blessé en Ukraine en servant cette même organisation, et être revenu en RCA pour être nommé conseiller de Touadéra.

 

Un président qui nie la présence de Wagner et dont le conseiller en chef est un ancien chef d’assaut

Wagner : c’est la définition du mensonge d’État. Touadéra n’est pas seulement dans l’erreur. Il ment sciemment, délibérément, depuis des années, à son peuple et à la communauté internationale. C’est un mythomane qui continue de nier l’évidence même quand l’évidence parle à sa place, depuis son propre bureau.

 

Wagner Gouverne, Touadéra Ment, Podolsky Avoue

Dmitri Podolsky a rendu un service involontaire à la vérité en accordant cette interview à RT. En voulant se valoriser et présenter son parcours comme celui d’un héros, il a officiellement confirmé ce que les Centrafricains savent, ce que la presse internationale documente, et ce que Touadéra nie : Wagner est en RCA, Wagner commande en RCA, et le conseiller sécuritaire du président est un ancien chef de détachement d’assaut de cette organisation.

 

Touadéra avait défié quiconque de prouver la présence de Wagner. La preuve est venue de son propre conseiller, sur RT, en français, devant le monde entier.

 

Par Alain Nzilo

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Elle voudrais soigner ses deux enfants, elles les a tué sur le coup. Voilà la tragédie qui frappe une famille au quartier Fouh de Bangui

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Elle voudrais soigner ses deux enfants, elles les a tué sur le coup. Voilà la tragédie qui frappe une famille au quartier Fouh de Bangui  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le quartier Dédengué, situé dans le quatrième arrondissement de Bangui, vient de vivre un événement particulièrement douloureux. Deux enfants jumeaux ont perdu la vie suite à une injection médicale nocturne.

 

Les faits se déroulent à côté du centre social de Fouh, un secteur d’ordinaire paisible de la capitale. Une mère de famille, constatant un malaise chez ses deux enfants jumeaux, décide de confier des produits médicaux à leur grand-mère. Cette dernière reçoit la consigne d’administrer les substances par voie intraveineuse ou intramusculaire afin de soulager les nourrissons.

 

La grand-mère procède à l’injection des médicaments fournis. Malheureusement, la situation sanitaire des deux enfants se détériore très rapidement après l’administration du produit. Aux alentours de 23 heures, le premier jumeau rend son dernier soupir. Quelques instants plus tard, le deuxième enfant succombe à son tour, plongeant la famille dans l’effroi.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/06/les-deux-jumeaux-tues-par-leur-grand-mere.webp”>Les deux jumeaux tués par leur grand-mère
Les deux jumeaux tués par leur grand-mère

 

La police prend immédiatement l’affaire en main. Les forces de l’ordre se rendent sur les lieux pour procéder aux premières constatations et sécuriser le périmètre. La grand-mère, qui a réalisé l’acte médical fatal, se voit interpellée par les enquêteurs.

 

Selon les informations exclusives du CNC, la suspecte est actuellement en garde à vue à la brigade criminelle au centre-ville pour les besoins de l’enquête. La rédaction du CNC reste pleinement sur la situation pour essayer de chercher pourquoi un tel événement a pu se dérouler dans la capitale. Ce drame met en évidence le fléau de l’automédication, une solution de fortune vers laquelle la population se tourne de plus en plus en raison de la situation sanitaire globale du pays. Les hôpitaux connaissent des conditions difficiles et une dégradation des structures, ce qui pousse les familles à improviser des soins à domicile, avec des conséquences parfois fatales. Les interrogatoires débutent à peine au commissariat alors que le quartier reste plongé dans la stupeur et que la maman se retrouve doublement éprouvée par la perte de ses enfants et l’arrestation de sa propre mère.

 

Par Anselme Mbata

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Obo : l’un des leaders du comité de paix, monsieur Bonne année, décapité par des hommes armés non identifiés

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Obo : l’un des leaders du comité de paix, monsieur Bonne année,  décapité par des hommes armés non identifiés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La ville d’Obo s’est réveillée sous le choc de la découverte du corps de Bonne année, également connu sous le pseudonyme de Bimalet. Cet homme exerçait des fonctions importantes au sein du comité de paix de la préfecture du Haut-Mbomou  , une structure locale gérée sous la supervision de la Minusca. Les faits se sont produits au cours de la nuit de mardi à mercredi. Les agresseurs, des hommes non identifiés, ont attaqué la victime à l’aide de machettes. Le corps retrouvé présente des blessures par arme blanche et a été décapité, témoignant de la violence de l’assaut perpétré en plein centre de ce chef-lieu provincial.

 

En effet, les premières constatations et les données réunies par la rédaction de CNC désignent directement les miliciens azandés comme les auteurs de cette exécution. Cette milice d’autodéfense locale soupçonnait la victime de complicité avec les forces adverses. Plus précisément, les assaillants reprochaient à ce membre du comité de paix de transmettre des informations stratégiques aux soldats des forces armées centrafricaines (FACA) ainsi qu’à leurs alliés, les mercenaires russes. Pour le groupe armé, cet acte constitue un avertissement direct envoyé à toute personne habitant la région et suspectée de collaborer avec les autorités militaires officielles.

 

Cette situation découle d’une paranoïa grandissante au sein de la milice azandé, qui traque désormais les traîtres présumés dans ses propres rangs et parmi la population. Récemment, le processus d’intégration d’ex-miliciens au sein de l’armée nationale a exacerbé ces suspicions. Certains de ces anciens combattants, après avoir été désarmés et formés par les mercenaires russes, ont été intégrés dans l’armée nationale. Mais quelques mois plus tard, ils ont été a nouveau désarmés par les mercenaires russes. Mais à la grande surprise de tout, certains d’entre eux, officiellement désarmés, ont rejoint discrètement le service d’informateurs des mercenaires russes dans le seul but de traquer leurs anciens camarades.

 

C’est ainsi que ces derniers jours, l’un de ces informateurs a guidé les soldats FACA et les forces russes vers de vieux campements de la milice azandé. Bien que l’armée n’ait trouvé que des bases vides lors de cette offensive, cet événement a confirmé les craintes de la milice Azandé concernant l’existence d’un réseau des traitres parmi ces anciens miliciens formés par les russes.

 

D’ailleurs, le réseau d’informateurs des miliciens azandés reste particulièrement actif au sein de la communauté Zandé. Le groupe d’autodéfense bénéficie de complicités locales qui lui permettent d’obtenir des renseignements heure par heure sur les mouvements des forces régulières et sur l’identité des personnes qui dialoguent avec le gouvernement ou les forces criminelle russe. C’est ce flux constant d’informations qui a désigné Bonne année comme une cible.

 

Ce meurtre rappelle les événements survenus l’année dernière à Zémio, où la milice avait enlevé deux jeunes femmes pour des motifs identiques, les accusant d’avoir livré leurs positions logistiques aux mercenaires russes et aux militaires des FACA.

 

La mort de Bonne année jette un froid sur les initiatives de réconciliation menées par la Minusca dans cette partie enclavée du pays, alors que les miliciens continuent d’appliquer leur propre justice contre ceux qu’ils qualifient de collaborateurs.

 

Par Éric Nzapa

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Urgence sanitaire et endettement : le quotidien critique des réfugiés face à l’inaction de l’UNHCR à Bangui

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Urgence sanitaire et endettement : le quotidien critique des réfugiés face à l’inaction de l’UNHCR à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les coupures budgétaires et la suspension des allocations d’urgence par l’UNHCR plongent les réfugiés de Bangui dans une détresse physique et matérielle extrême. Sans ressources pour se nourrir ou se soigner, les familles accumulent des dettes de loyer massives, subissant de plein fouet une crise humanitaire invisible.

 

La précarité économique de la communauté se mesure désormais par l’accumulation critique des arriérés de location. Privés d’activités génératrices de revenus et coupés des allocations de subsistance de l’UNHCR, les chefs de ménage se retrouvent dans l’incapacité absolue de régler leurs obligations mensuelles. Les dettes de logement s’étendent fréquemment sur quatre à six mois consécutifs, plaçant les familles sous la menace permanente d’une expulsion par les propriétaires locaux.

 

Cette crise financière paralyse directement l’accès aux soins de santé de base. L’absence de prise en charge médicale par les agences humanitaires laisse les malades et les blessés sans aucune assistance d’urgence. Des personnes victimes d’accidents corporels graves se retrouvent immobilisées à domicile, privées de réhabilitation physique et de médicaments essentiels, faute de moyens pour acheter ne serait-ce qu’un traitement antalgique de première nécessité.

 

L’impact de ce dénuement sur les protocoles médicaux s’avère particulièrement lourd pour les personnes souffrant de pathologies chroniques. Les médecins traitants conditionnent impérativement la prise des traitements quotidiens à une alimentation régulière et suffisante. Or, la rupture des chaînes d’approvisionnement alimentaire au sein des foyers empêche les patients de s’alimenter, rendant l’ingestion des médicaments impossible ou dangereuse, ce qui provoque des cas graves de rechutes et de récidives médicales.

 

Face à cette absence totale de filet de sécurité sanitaire et social, la communauté des réfugiés survit grâce à des initiatives de solidarité interne informelles, qui s’épuisent rapidement. Les représentants locaux dénoncent un abandon structurel qui prive les individus du droit fondamental à la santé et à la dignité, et exigent une intervention immédiate pour apurer les dettes vitales et rétablir l’accès aux soins de première urgence.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : quand la fraude aux assurances auto transforme les axes routiers du pays en couloirs de la mort

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Centrafrique : quand la fraude aux assurances auto transforme les axes routiers du pays en couloirs de la mort

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’application de l’article 308 du code des assurances reste lettre morte face à la ruse des fraudeurs. Le réseau routier centrafricain devient le lieu d’un danger permanent où les victimes restent sans défense.

 

En effet, le développement économique et social d’une nation repose en grande partie sur l’organisation et la sécurisation de ses voies de communication terrestres, un impératif qui échappe encore à de nombreux conducteurs. En République centrafricaine, circuler au volant d’un engin motorisé implique des responsabilités juridiques et humaines que la majorité des usagers choisit d’ignorer, créant un désordre généralisé sur l’ensemble du territoire.

 

Cette situation d’anarchie routière découle directement d’un refus global de se conformer aux règles élémentaires de la sécurité collective. Les automobilistes et les transporteurs déploient quotidiennement des stratégies frauduleuses pour circuler sans aucune couverture de responsabilité civile, préférant s’exposer à des risques majeurs plutôt que de s’acquitter de leurs obligations légales. Pourtant, l’assurance obligatoire n’est pas une contrainte financière destinée à enrichir des entités tierces, mais une protection vitale pour l’assuré lui-même, garantissant sa prise en charge médicale, sa sécurité financière et sa couverture juridique en cas d’accident, qu’il soit auteur ou victime de la collision.

 

Les autorités administratives ont pourtant tenté d’endiguer ce phénomène par des actes réglementaires clairs. Dès le début de l’année 2024, une note circulaire rappelait l’interdiction stricte de souscrire des polices d’assurance auprès de compagnies étrangères pour les véhicules immatriculés sur le territoire national. Par la suite, le 18 mars 2025, le directeur de cabinet du ministère, Wamata Yambouka, a officiellement sollicité le concours de la Gendarmerie Nationale pour contraindre les contrevenants à régulariser leur situation auprès des compagnies locales. Malheureusement, ces injonctions fermes n’ont pas freiné l’ingéniosité des fraudeurs, dont les pratiques se sont intensifiées au point de paralyser l’application des textes.

 

Pour éclairer les mécanismes profonds de cette fraude, la rédaction a pris contact avec M. Arsène Elien, Administrateur Civil Adjoint en Banque, Microfinance et Assurance. Ce professionnel pointe du doigt les défaillances du contrôle et l’existence d’un véritable réseau de coupage de route administratif. Interrogé par la rédaction du CNC, M. Arsène Elien explique que le véritable problème réside dans le nouveau système mis en place par les policiers et les propriétaires de véhicules, qui consiste à circuler avec une déclaration de pertes valable à renouveler tous les trois mois, au coût de seulement 25 000 francs CFA.

 

Cette pratique démontre une volonté délibérée de fuir la légalité en exploitant des circuits corrompus. Au lieu de s’acquitter d’une prime d’assurance annuelle conforme aux risques réels de la route, les conducteurs achètent une tranquillité éphémère et illégale, une astuce qui prive l’État de ressources fiscales indispensables et met en péril des vies humaines. M. Arsène Elien ajoute que beaucoup d’entre eux refusent de se conformer aux exigences en matière d’assurance, de visite technique et d’autres documents, ce qui représente un manque à gagner pour l’État et met en danger la vie des usagers ainsi que celle de la population.

 

Le constat demeure accablant dans les zones frontalières mentionnées dans les directives ministérielles, notamment à Beloko, Berberati, Nola et Gamboula, où les contrôles réguliers devaient initialement obliger les transporteurs à cesser l’usage de polices d’assurance étrangères invalides. L’impunité dont bénéficient ces réseaux de fraudeurs entretient un climat d’insécurité permanent sur les routes nationales. M. Arsène Elien dénonce fermement cette situation et affirme qu’en tant qu’assureur, il se permet de dénoncer cette pratique frauduleuse et dangereuse qui compromet la sécurité routière et prive l’État de recettes légitimes.

 

Par Brahim Sallé

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Quand le ministre d’État Evariste Ngamana, le sorcier de Carnot, joue la comédie sur les ruines infestées de serpents du ministère de la Communication

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Quand le ministre d’État Evariste Ngamana, le sorcier de Carnot, joue la comédie sur les ruines infestées de serpents du ministère de la Communication

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Chassé de l’Assemblée nationale, le sorcier de Carnot hérite d’un ministère en ruines. Sa récente visite au milieu des serpents montre le fossé entre les slogans officiels et la réalité du terrain.

 

Depuis plus de 10 ans, la gestion des infrastructures publiques en RCA souffre d’une période de turbulences, caractérisée par des promesses non tenues et des chantiers totalement délaissés par les soi-disant autorités. C’est dans ce contexte que la mise en scène organisée le mercredi 3 juin 2026 par les services de communication du nouveau ministre d’État prend tout son sens. En se déplaçant en personne sur le site en ruine qui aurait dû abriter son cabinet et les équipes de l’Agence Centrafrique Presse (ACAP), Evariste Ngamana a voulu lancer un signal fort. Mais pour la population de Bangui, ce déplacement n’est qu’une tentative maladroite de faire oublier les véritables raisons de sa présence à la tête de ce département ministériel.

 

La réalité politique derrière cette nomination est de notoriété publique dans les couloirs du pouvoir à Bangui. Evariste Ngamana n’a pas obtenu ce portefeuille ministériel à la suite d’une promotion ou pour ses compétences techniques. Il s’agit en vérité d’un exil politique direct, après avoir été mis sur la touche et chassé de l’Assemblée nationale par le président de l’institution, Simplice Mathieu Sarandji. Devenu trop encombrant au sein du parlement, le pouvoir a choisi de l’éloigner en lui attribuant le titre ronflant de ministre d’État, chargé de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement. Ce ministère fonctionne ainsi comme un placard doré, un lieu de repos pour un cadre déchu qu’il fallait impérativement écarter des centres de décision législative.

 

En investissant ce nouveau poste, le ministre d’État a choisi d’attaquer indirectement le bilan de son prédécesseur. Maxime Balalou, qui occupait la tête de ce ministère depuis sa nomination le 4 janvier 2024 jusqu’à son récent transfert au ministère du Commerce, a multiplié les déclarations lénifiantes. À chaque interpellation sur l’arrêt des travaux, il affirmait que le chantier allait reprendre dans un bref délai grâce à l’appui des Finances. Pourtant, durant tout son mandat, aucun ouvrier n’a travaillé sur le site, aucune amélioration n’a été constatée. En organisant cette visite médiatique, Evariste Ngamana expose publiquement les mensonges de Maxime Balalou, cherchant à se donner le rôle du sauveur face à l’incompétence de la gestion antérieure.

 

Le chantier en lui-même est devenu une verrue dangereuse en plein centre-ville de la capitale. Lancés en octobre 2021 sous la direction de l’ancien ministre Serge Ghislain Djorie, les travaux de réhabilitation se sont arrêtés brutalement après seulement quelques mois, sans qu’aucun audit n’ait été mené. Aujourd’hui, le bâtiment ressemble à une jungle urbaine. Les murs en béton brut n’ont aucune finition, les fenêtres restent vides et les herbes hautes ont envahi tout l’espace. Les tôles qui servaient de clôture sont tombées au sol, laissant le site totalement ouvert. Cet abandon a transformé les lieux en un refuge pour les serpents et les reptiles, ce qui provoque la panique parmi les passants et les commerçants du quartier. De plus, des câbles électriques pendent de poteaux endommagés, créant un risque d’accident permanent au-dessus des trottoirs.

 

Sur le plan financier, le projet est au cœur d’un détournement de fonds évident. Les estimations initiales faisaient état d’un budget colossal de 765 millions de francs CFA pour mener à bien cette réhabilitation. Face aux critiques, le ministère avait publié un communiqué pour revoir ce chiffre à la baisse, évoquant une enveloppe de 350 millions de francs CFA tout en dénonçant les révélations des médias. Les experts du secteur estiment que même ce montant de 350 millions de francs CFA est largement gonflé pour une simple rénovation, ce qui confirme l’existence de complicités internes. Pour justifier l’arrêt du chantier, l’administration évoque un manque de trésorerie, affirmant que seuls 15 millions de francs CFA ont été versés à l’entreprise. Pourtant, la loi de finances de l’année 2024 a débloqué un nouveau budget de 50 millions de francs CFA pour ce même projet. Deux ans plus tard, cet argent a disparu sans laisser de trace, tandis que les rumeurs évoquent l’utilisation de ces fonds publics pour payer les mercenaires du groupe Wagner présents sur le territoire.

 

Pendant que l’argent public s’évapore, les services du ministère et de l’ACAP subissent une délocalisation forcée qui dure depuis près de cinq ans dans les locaux exigus de Radio Centrafrique. Pour pallier ce manque d’espace, le ministère a pris possession de la villa privée du professeur Gaston Mandata Nguérékata, un mathématicien centrafricain installé aux États-Unis, située dans le quartier des 200 villas. Sous prétexte d’une location officielle, l’institution occupe les lieux mais refuse de verser les loyers dus depuis plusieurs mois. Malgré les réclamations insistantes du propriétaire spolié, l’administration continue de squatter cette habitation privée pendant que son propre bâtiment pourrit sous les intempéries.

 

Pour masquer ce fiasco généralisé, l’institution a choisi la voie du verrouillage de l’information. Une Cellule de communication a été créée pour doubler le service déjà existant, générant une confusion administrative où la cohérence brille par son absence. Les réseaux sociaux du ministère servent uniquement à valoriser l’image personnelle du ministre à travers des publications approximatives. Plus grave encore, dans ses prises de parole, le ministère n’hésite pas à proférer des menaces contre la liberté de la presse, exigeant que les journalistes indépendants soient rappelés à l’ordre parce qu’ils posent des questions de fond sur la destination des millions volatilisés.

 

Evariste Ngamana reprend aujourd’hui la même formule que ses prédécesseurs, promettant une reprise rapide des travaux grâce à la bonne volonté du gouvernement. Les habitants de Bangui observent cette parade avec un profond dégoût, conscients que les titres de ministre d’État servent uniquement à recycler des figures politiques déchues au détriment de la transparence budgétaire.

 

Par Anselme Mbata

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Travaux sur l’axe Ndélé – Ouadda : Nouvelle démission et menace de grève imminente chez les ouvriers

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Travaux sur l’axe Ndélé – Ouadda : Nouvelle démission et menace de grève imminente chez les ouvriers

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La promesse non tenue des salaires et le départ d’un mécanicien clé replongent le chantier routier de la Bamingui – Bangoran dans l’incertitude. Les travailleurs fixent un ultimatum aux autorités.

 

Le feuilleton du chantier routier entre Ndélé et Ouadda rebondit avec une nouvelle déconvenue pour l’Office National du Matériel. Après les fortes déclarations et les engagements pris devant la Banque mondiale lors de la précédente grève des ouvriers, la situation sur le terrain stagne. Le Premier ministre et le directeur général de l’office n’ont finalement pas fait le déplacement annoncé. Seul le responsable financier de l’entité s’est rendu sur les lieux pour calmer les esprits. Il avait alors versé un unique mois de salaire aux grévistes, s’engageant à régulariser le reste des arriérés durant les mois de mai et de juin.

 

Cette approche n’a pas suffi à stabiliser les équipes. Suite au départ des techniciens de laboratoire qui avaient abandonné leur poste pour protester contre l’absence de leurs frais de subsistance, l’administration a dû dépêcher en urgence une nouvelle équipe technique à Ndélé pour sauver le chantier. Mais le soulagement a été de courte durée. Ce mardi 2 juin 2026, c’est un mécanicien de l’équipe qui a choisi de démissionner et de plier bagage pour regagner Bangui, à bout de patience.

 

Chez les ouvriers restants, la colère gronde à nouveau. Les salaires promis n’arrivent toujours pas sur les comptes et une vive suspicion s’installe. Les employés ont le sentiment que l’administration utilise une stratégie bien précise : les faire trimer rapidement pour achever les kilomètres restants jusqu’à Ouadda, pour ensuite s’asseoir sur l’argent qui leur est dû une fois le but atteint. Les travailleurs accusent directement la direction de l’office de confisquer délibérément leurs enveloppes financières.

 

La réplique des équipes ne s’est pas fait attendre. Un ultimatum très clair est désormais posé. Si aucun versement global n’est effectué d’ici le 20 juin prochain, les ouvriers arrêteront définitivement les moteurs. Ils prévoient déjà de rapatrier l’ensemble des machines lourdes au centre-ville de Ndélé et de bloquer totalement l’avancement de la route, reproduisant exactement le scénario du premier débrayage.

 

Par Barthelemy Kossi

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Exportation de l’or vers Dubaï : Le Cameroun affiche sa perte globale en cinq ans, mais qu’en est-il pour la RCA? Vivons-nous dans un pays doté d’un patrimoine de la République ou d’un patrimoine privé géré par des bras cassés ?

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Exportation de l’or vers Dubaï : Le Cameroun affiche sa perte globale en cinq ans, mais qu’en est-il pour la RCA?  Vivons-nous dans un pays doté d’un patrimoine de la République ou d’un patrimoine privé géré par des bras cassés ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Face aux révélations camerounaises sur les tonnes d’or volatilisées à Dubaï, la Centrafrique refuse de faire ses comptes. Nos ressources nationales sont devenues le domaine réservé d’une élite sans compétences.

 

Les chiffres officiels publiés par la Société des mines du Cameroun donnent le vertige et montrent ce qui se passe quand un État décide de regarder la vérité en face. Entre 2021 et 2025, les douanes camerounaises n’ont enregistré que 148 kilos d’or exportés légalement. Mais de l’autre côté de la ligne, les registres d’importation de Dubaï indiquent que 44 tonnes d’or en provenance du Cameroun sont arrivées sur leur sol. La différence est gigantesque : près de 2 000 milliards de francs CFA ont disparu des caisses publiques en l’espace de cinq ans seulement. En poussant plus loin, les enquêteurs camerounais ont découvert qu’entre 2008 et 2018, plus de 73 tonnes d’or avaient déjà pris la même direction en toute illégalite, alors que les rapports officiels de l’époque n’affichaient même pas une seule tonne.

 

Ce pillage à grande échelle s’explique par des complicités internes bien logées le long des frontières terrestres et dans les aéroports. Pour stopper l’hémorragie, le ministre camerounais des Mines vient d’ordonner la fermeture immédiate de 200 sociétés illégales qui s’engraissaient dans les régions minières de l’Est et de l’Adamaoua, des structures gérées à 95% par des exploitants étrangers. De plus, des commerçants locaux utilisaient de vieilles autorisations périmées pour blanchir ce trafic. Le Cameroun applique désormais sa loi de 2023 qui interdit toute sortie d’or sans l’accord de la société publique, et la justice se prépare à poursuivre les coupables. Au moins, à Yaoundé, l’État fait l’effort d’informer le peuple et de chiffrer les dégâts.

 

Pendant ce temps, chez nous en République centrafricaine, c’est le trou noir. Si le Cameroun, avec une administration beaucoup plus solide, perd des milliers de milliards de francs CFA, la situation de la RCA est sans doute encore plus catastrophique. Pourtant, notre ministère des Mines est totalement incapable de faire ce travail de vérification et de comparaison. La vérité est que nos dirigeants se moquent de savoir ce que le pays perd. Ils ne publient aucun chiffre, ne font aucune enquête sur les destinations de notre or et de nos diamants, et refusent de s’expliquer devant les citoyens.

 

Cette attitude montre une mentalité bien précise : au lieu de gérer le patrimoine de la République pour le bien de la population, les chefs de nos institutions gèrent le pays comme un pot de miel privé. L’or et le diamant centrafricains sortent par des réseaux clandestins gérés par des proches du pouvoir et des partenaires étrangers intouchables. Les recettes de ces ventes vont directement dans les poches de quelques individus au lieu de construire des routes, des hôpitaux ou des écoles. C’est la gestion des bras cassés : on occupe des postes de ministres ou de directeurs uniquement pour s’enrichir, sans jamais bâtir une administration capable de défendre les intérêts de la nation.

 

La RCA a pourtant créé de nombreux bureaux de contrôle au fil des années, à l’instar du BECDOR et d’autres comités de surveillance. Mais tout le monde sait que ces structures sont aujourd’hui des coquilles vides. Elles n’existent que sur le papier et servent de couverture pour valider les activités des fraudeurs et des réseaux mafieux. Il n’y a aucun contrôle réel sur le terrain, aucune transparence sur les quantités extraites dans nos provinces et encore moins sur les volumes qui quittent nos aéroports.

 

Alors que le Cameroun utilise ses lois pour essayer de corriger le tir et de punir les voleurs, les autorités centrafricaines maintiennent un silence total pour protéger leurs propres privilèges. Le pillage de nos mines se fait au vu et au su de tous, le Trésor public reste désespérément vide, et l’économie nationale s’effondre. Le peuple centrafricain est privé de ses propres richesses à cause d’une élite incompétente qui considère les biens de l’État comme sa fortune personnelle, laissant notre or s’envoler vers les comptoirs de Dubaï sans laisser la moindre trace dans les caisses de la République.

 

Par Alain Nzilo

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Après son audition tendue au parquet avec le procureur, Sani Yalo avertit le clan Ngbakamandja : Toucher à ma personne, c’est briser la paix dans le pays

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Après son audition tendue au parquet avec le procureur, Sani Yalo avertit le clan Ngbakamandja : Toucher à ma personne, c’est briser la paix dans le pays

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La panique s’installe définitivement au sommet de l’État centrafricain. En réponse aux pressions du parquet et du ministre de la sécurité publique, Sani Yalo brandit la carte sécuritaire et menace directement le bloc des Ngbaka-mandja de déclencher des hostilités.

La contre-offensive médiatique est lancée. Quelques jours après son face-à-face violent avec la justice, Sani Yalo a choisi les antennes de la radio Ndeke Luka pour briser le silence et répondre aux pressions du ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, et du procureur de la République.

Fidèle à ses méthodes de manipulation, l’homme fort du BARC commence par nier publiquement l’existence même de cette audition tumultueuse, qualifiant l’affaire de pur mensonge. Toutefois, derrière ce démenti grossier, son insistance lourde et répétée sur la nécessité absolue de la paix et de la réconciliation nationale constitue un chantage sécuritaire direct. Le message envoyé aux proches du pouvoir est clair : toucher à sa personne équivaut à briser définitivement la stabilité de la Centrafrique.

Cette mise en garde explosive vise directement le bloc des Ngbaka-mandja, la famille maternelle du dictateur, qui fait bloc en coulisses pour obtenir son arrestation immédiate.

Mais en privé, Sani Yalo ne cache plus sa colère noire et qualifie ouvertement ce cercle de parents d’ingrats. Le conseiller rappelle à qui veut l’entendre que c’est lui qui a structuré les réseaux financiers essentiels pour consolider le pouvoir actuel, en mobilisant des fortunes colossales auprès des milieux commerçants et de ses cousins tchadiens. Voir aujourd’hui cette faction minoritaire s’unir pour l’écarter des affaires constitue pour lui une trahison intolérable.

Pour comprendre la violence de cette sortie médiatique, il faut revenir aux événements survenus plus tôt dans le bureau du magistrat instructeur. Convoqué de force sous la pression de la présidence, Sani Yalo s’était présenté devant le procureur dans un état d’exaspération extrême. L’interrogatoire, censé faire la lumière sur les prétendues ramifications d’un complot né d’un simple enregistrement sonore sur Facebook, avait rapidement tourné au scandale d’État.

Furieux de voir son nom associé à une machination destinée à lui nuire, le grand argentier du parti avait hurlé sur le magistrat, contestant l’autorité de la convocation et menaçant physiquement le procureur, levant la main pour lui asséner une belle gifle avant que la sécurité n’intervienne de justesse.

Cette altercation au parquet démontre la paranoïa d’un pouvoir qui donne des signes de panique générale. À Bangui, une simple rumeur sur internet évoquant un projet de déstabilisation virtuelle par un internaute en voyage suffit à provoquer l’affolement des plus hautes sphères. Cette fébrilité engendre des règlements de comptes d’une violence inouïe au sein même des institutions, mettant à nu la fragilité d’un régime qui tremble désormais à la moindre secousse numérique.

Sani Yalo se retrouve aujourd’hui acculé, sa marge de manœuvre étant totalement réduite. Visé par un mandat d’arrêt international émis par la Guinée équatoriale pour une affaire de coup d’État et condamné par contumace à 59 ans de prison ferme, il sait pertinemment qu’il ne peut pas quitter le territoire centrafricain sans risquer une incarcération immédiate.

Cloitré à Bangui par peur d’être brutalement arrêté et extradé à Obiang qui l’attendait à bras ouverts dès lors qu’il s’envole et abandonné par ses courtisans habituels qui fuient par peur de la puissance du bloc familial Ngbaka-Mandja, l’homme fort du BARC choisit la politique de la terre brûlée. Prêt à tout pour sa survie politique et physique, il utilise ses fortes capacités de nuisance comme un bouclier, installant une confusion totale dans la capitale alors que le pouvoir central redoute désormais l’ouverture ouverte des hostilités.

A suivre….

 

Par Alain Nzilo

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Diplomatie religieuse : Pourquoi la Russie craint-il tant l’influence de l’Église catholique en Centrafrique ?

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Diplomatie religieuse : Pourquoi la Russie craint-il tant l’influence de l’Église catholique en Centrafrique ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’offensive médiatique lancée par les officines liées au renseignement russe ne laisse plus de place au doute : le Vatican est devenu une cible prioritaire dans la stratégie de conquête d’influence russe en Centrafrique.

 

Ce qui était autrefois une compétition pour le soft power s’est transformé, sous l’impulsion de structures comme « Africa Politology », en une campagne de diabolisation. Les documents internes montre que Moscou perçoit désormais l’autorité morale de l’Église catholique comme un obstacle majeur à son hégémonie, au point de présenter chaque missionnaire comme une menace pour la sécurité nationale.

 

Cette hostilité s’explique par l’incapacité de la Russie à contrôler un réseau religieux qui dispose d’une assise populaire profonde et indépendante du pouvoir politique. Contrairement aux structures de désinformation russes qui doivent acheter des relais nationaux, l’Église catholique bénéficie d’une légitimité historique et d’une infrastructure sociale que l’argent de Moscou ne peut égaler. En ciblant les groupes non-orthodoxes, les services de renseignement russes tentent de briser les solidarités communautaires pour isoler les populations et les rendre plus vulnérables aux récits autoritaires.

 

L’inquiétude de Moscou a atteint un sommet avec les récentes tournées papales, perçues à travers le prisme déformant du SVR comme des opérations de renseignement occidentales. En qualifiant la diplomatie du Saint-Siège de « levier de la CIA », la propagande militaire russe cherche à discréditer toute forme d’influence qui prône la paix et la médiation, des valeurs souvent incompatibles avec les intérêts des groupes paramilitaires présents sur le terrain. Cette paranoïa d’État exportée témoigne d’une peur profonde : celle de voir une autorité spirituelle mondiale dénoncer les abus et les manipulations d’un acteur étranger en quête de contrôle total.

 

En définitive, cette guerre déclarée à l’influence catholique montre la fragilité de la stratégie russe en Afrique. En ne concevant les relations internationales que sous l’angle du rapport de force et du complot, le Kremlin finit par s’attaquer à ce que les Centrafricains ont de plus précieux : leur liberté de croire et leur appartenance à une communauté universelle. Le risque est désormais de voir ces tensions artificiellement créées dégénérer en persécutions réelles, prouvant que pour Moscou, la domination politique justifie tous les sacrilèges.

 

Par Alain Nzilo

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De Casablanca à Brazzaville : Le tourisme financier du dictateur Touadéra et ses plans nationaux qui n’intéressent personne à la BAD au Congo

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De Casablanca à Brazzaville : Le tourisme financier du dictateur Touadéra et ses plans nationaux qui n’intéressent personne à la BAD au Congo

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les valises diplomatiques de l’empereur Faustin-Archange Touadéra ne contiennent plus que du vent et des rapports poussiéreux que les banquiers du continent empilent poliment dans les corbeilles des sommets internationaux.

 

Le nomadisme de luxe du chef de l’État centrafricain vient de s’offrir une nouvelle escale de choix sur les rives du fleuve Congo. Après avoir paradé au Maroc pour vendre un Plan national de développement concocté à grands frais par des cabinets de conseil parisiens, le dictateur de Bangui a débarqué aux Assemblées de la Banque africaine de développement à Brazzaville avec le même catalogue de promesses creuses sous le bras. Ce voyage illustre une fois de plus la stratégie de la fuite en avant d’un régime qui préfère le confort des salons feutrés étrangers à la dure réalité des chantiers abandonnés en Centrafrique.

 

L’indifférence des partenaires financiers face aux documents présentés par l’empereur a éclaté au grand jour lors des débats de la BAD. Alors que la propagande officielle de Bangui affirmait que le grand oral de Casablanca avait suscité un enthousiasme général, les banquiers d’Afrique centrale ont poliment rappelé le dictateur à la réalité de ses propres manquements. Les investisseurs sérieux refusent de jeter l’argent dans un gouffre sans fond, conscients que les plans sur la comète rédigés par l’entourage présidentiel ne servent qu’à meubler les discours de tribune et à justifier l’octroi de juteuses indemnités de mission pour la délégation centrafricaine.

 

Les statistiques concrètes fournies par le chef de l’État lui-même lors de sa prise de parole au Congo démontrent le fiasco de ce tourisme institutionnel. Le projet de corridor régional devant relier Brazzaville, Bangui et N’Djamena, qui constitue pourtant le plus gros morceau du portefeuille de la BAD dans le pays, affiche un taux de décaissement bloqué au niveau humiliant de 28%. Ce chiffre ridicule prouve que pendant que l’empereur accumule les miles aériens et les poignées de main protocolaires, les ministères à Bangui dorment sur les dossiers, incapables de fournir les garanties de transparence nécessaires pour libérer les 72% restants de l’enveloppe.

 

Le sommet de Brazzaville a définitivement enterré les ambitions de papier du Plan national de développement lorsque le dictateur, acculé par les questions sur l’électricité, a abandonné le costume de l’émergence pour endosser celui du quémandeur de sous-développement. En pleine séance, l’empereur s’est mis à supplier la direction de la BAD pour obtenir en urgence des petits kits solaires portatifs afin de permettre aux Centrafricains de recharger leurs téléphones portables et d’avoir une lueur de lumière le soir. Voir le chef d’un État richissime en ressources naturelles réduire dix ans de gouvernance absolue à une demande de panneaux de poche montre le décalage total entre les beaux livrets reliés présentés au Maroc et la misère énergétique gérée par sa dictature.

 

Cette dérive montre que les grands projets comme le programme d’énergie M300 ne sont que des paravents destinés à occuper l’espace médiatique pendant que les caisses de l’État se vident dans des dépenses de prestige. Les institutions financières d’Afrique centrale maintiennent une surveillance stricte sur les fonds et refusent de céder aux jérémiades du pouvoir centrafricain qui réclame des procédures accélérées pour contourner les audits de bonne gestion. Le retour de l’empereur à Bangui s’effectue les mains vides, confirmant que le crédit de la Centrafrique est totalement épuisé auprès des bailleurs de fonds qui ne croient plus aux fables de la dictature.

 

Par Alain Nzilo

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Haut-Mbomou : Les mercenaires russes et le gouvernement déploient massivement les criminels de la LRA pour saboter la résistance Azandé

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Haut-Mbomou : Les mercenaires russes et le gouvernement déploient massivement les criminels de la LRA pour saboter la résistance Azandé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La préfecture du Haut-Mbomou s’enfonce dans une spirale de violence alors que des vagues de terroristes ougandais de la LRA, réarmés par Wagner, envahissent la région du sud-Est pour agresser les forces de la milice d’autodéfence Azandé.

 

En effet, l’espoir d’une stabilisation définitive s’effondre petit à petit en République centrafricaine, particulièrement dans la partie sud-est du pays. Les agissements conjoints du pouvoir de Bangui et de ses partenaires russes introduisent une dynamique de destruction qui prive la nation de toute perspective de paix. L’implication directe des éléments ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur, la tristement célèbre structure de Joseph Kony, confirme une volonté délibérée de plonger le Haut-Mbomou dans le chaos.

 

Ce mardi, la population locale a basculé dans l’effroi en observant d’imposantes colonnes de combattants de la LRA progresser au cœur des massifs forestiers. Ces criminels ont été localisés en grand nombre dans la zone qui s’étend entre Nzacko et Bakouma, dans la préfecture du Mbomou, progressant résolument pour faire la jonction vers le Haut-Mbomou. Selon les témoignages des habitants, ces hommes circulent en plusieurs colonnes et lourdement armés, affichant une logistique militaire neuve. Cette présence massive et soudaine découle en ligne droite des liaisons permanentes qu’entretiennent ces rebelles ougandais avec la milice russe, anciennement désignée sous le nom de Wagner et aujourd’hui identifiée comme Africa Corps.

 

Les mercenaires russes ont considérablement renforcé les effectifs de cette organisation terroriste, injectant un nombre impressionnant de combattants supplémentaires pour fortifier les lignes offensives. Le plan des stratèges de Bangui et de leurs alliés de Moscou repose sur un calcul cynique : dresser la LRA contre la milice des Azandé, et forcer les Azandé à se battre contre la LRA. En provoquant ce choc frontal au fin fond de la brousse centrafricaine, le pouvoir espère détruire l’objectif initial des résistants Azandé, qui s’opposaient jusqu’alors aux défaillances du gouvernement centralde Bangui

 

Cette manipulation offre un avantage immédiat aux mercenaires russes et aux soldats FACA. Pendant que les forces Azandé et les criminels ougandais s’exterminent mutuellement loin des regards, les mercenaires russes et les forces régulières s’octroient le temps de se reposer tranquillement dans leurs bases, totalement déchargés du poids des combats.

 

Ce déploiement fait suite à une opération de récupération menée initialement en juin dernier à Sam-Ouandja, où douze premiers éléments de la LRA avaient été extraits par les Russes. Ces individus, qui naviguaient auparavant entre le Soudan du Sud, la Haute-Kotto et la Vakaga, avaient reçu un conditionnement militaire express à Bangui et sur le site de Berengo avant d’être réinjectés sur le terrain en novembre. Désormais, le flux s’est intensifié de manière exponentielle, transformant le sud-est en un déversoir de la violence régionale.

 

L’autorité de l’État s’efface totalement derrière cette sous-traitance de la sécurité à des criminels de guerre. En utilisant l’expertise de la LRA en matière de violences forestières, les forces russes transforment des bandes éparses en une machine de guerre sophistiquée. Les populations civiles de Zémio, de Djema et de Mboki, déjà historiquement meurtries par les rapts et les exactions de Joseph Kony, se retrouvent prises en étau dans une guerre de procuration. Le silence des institutions nationales entérine cette dérive, laissant les communautés locales sans protection face à ces colonnes armées qui continuent de descendre des forêts pour assiéger les localités du Haut-Mbomou, la panique et le désespoir grandissant à chaque kilomètre parcouru par ces nouveaux alliés du pouvoir.

 

Par Éric Nzapa

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Opération spectaculaire des miliciens Azandé au plein centre-ville de Zemio : deux jeunes femmes kidnappées, une boutiques du quartier musulman pillée

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Opération spectaculaire des miliciens Azandé au plein centre-ville de Zemio   : deux jeunes femmes kidnappées, une boutiques du quartier musulman pillée

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dimanche dernier en pleine nuit, les miliciens azandés ont infiltré le centre-ville de Zemio  , contournant le dispositif sécuritaire pour enlever deux femmes et piller un commerce en toute discrétion.

 

Le cœur de la ville de Zemio   a été le lieu d’une infiltration nocturne d’envergure. Malgré le dispositif de sécurité mis en place par les mercenaires russes et les soldats des Forces armées centrafricaines, les miliciens azandés ont pénétré massivement dans la localité pour mener une action ciblée avant de se retirer sans encombre.

 

Au cours de cette incursion, le groupe armé a capturé deux jeunes femmes de confession chrétienne. Selon les données recueillies, les miliciens reprochent à ces deux personnes d’entretenir des relations régulières avec les militaires des forces armées nationales. Les assaillants les accusent de transmettre des informations stratégiques sur leurs positions et leurs mouvements aux soldats de l’armée régulière. C’est pour couper court à ces fuites présumées que l’opération a été menée, conduisant au transfert des deux femmes vers une destination totalement inconnue.

 

Parallèlement à ces enlèvements, les miliciens se sont dirigés vers le quartier musulman de la ville. Ils y ont ciblé la boutique d’un commissaire de confession musulmane, qu’ils ont entièrement pillée. Les motifs avancés par les assaillants concernent des propos jugés malveillants que le commerçant aurait tenus à leur encontre. La rédaction de CNC n’a pas pu vérifier la véracité de ces accusations mutuelles, mais le fait matériel du pillage est quant à lui avéré à 100%.

 

Cette action met en évidence les failles des mesures de protection de la ville. Les autorités et leurs alliés russes affirmaient que la sécurité était totale grâce à un rideau de fer, une communication qui s’apparente à de la propagande puisque le groupe armé a agi à sa guise au centre-ville. Les miliciens disposaient de la capacité d’attaquer directement les militaires centrafricains et de leur ôter la vie, mais ils ont choisi de se focaliser uniquement sur leurs objectifs initiaux avant de disparaître dans la nature.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : le sociologue Faustin Zaméto interpelle le Premier ministre Félix Moloua dans une lettre ouverte fracassante sur le désenclavement du pays

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Centrafrique : le sociologue Faustin Zaméto interpelle le Premier ministre Félix Moloua dans une lettre ouverte fracassante sur le désenclavement du pays  

 

 

Rédigé le 3 juin 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une lettre ouverte adressée à Monsieur Félix Moloua, Premier Ministre centrafricain, Chef du Gouvernement, que la rédaction a pu obtenir une copie, le sociologue de formation Faustin Zaméto brise le silence. Ce document percutant détaille l’état de dégradation des infrastructures routières du pays et exige des actions immédiates pour désenclaver les régions abandonnées.

Cette lettre ouverte porte la voix des populations oubliées de Bangassou, Paoua, Mbaïki, Kembé, Nakombo, Carnot, Ndélé, Birao, Bambari, Bossambélé, Bouar, Mongoumba, Mbata, Mokpôtô, Botambi, Borossē, Dédé-Mokouba, Dimbi et Yaloké.

Le sociologue Faustin Zaméto rappelle avec force dans son écrit que le développement d’une nation commence impérativement par sa capacité à relier ses populations, ses régions et ses richesses. Il ajoute qu’aucun pays ne peut devenir une puissance économique sans un système de transport moderne, fiable et performant.

La lettre ouverte dresse un constat sans concession sur la réalité du terrain. Dès les premières pluies, les routes nationales et préfectorales se transforment en pièges praticables. Des villes entières se retrouvent totalement coupées du reste du monde pendant plusieurs mois.

Cette absence de voies de communication praticables engendre des pertes humaines, car des malades perdent la vie faute d’évacuation sanitaire vers les centres hospitaliers, les aérodromes régionaux étant laissés à l’abandon. Sur le plan économique, les produits agricoles pourrissent directement dans les champs, notamment à Mbaïki, Bozoum et Paoua, en raison du manque de pistes pour les acheminer vers les marchés de consommation.

Par ailleurs, les cours d’eau, qui constituent pourtant des autoroutes naturelles potentielles, restent inexploités, sans ports, sans quais et sans bateaux, tandis que l’Aéroport International Bangui-Mpoko ne reflète pas la grandeur de la nation.

Pour sortir le pays de cette léthargie, le sociologue Faustin Zaméto préconise quatre réformes majeures qu’il qualifie de révolutions.

La première est la révolution aérienne, qui englobe la modernisation de l’aéroport de la capitale, la réhabilitation des pistes régionales avec des terminaux sécurisés aux normes internationales et la création d’une Académie Nationale de l’Aviation Civile.

La deuxième, la révolution routière, prévoit le bitumage progressif des accès aux préfectures et le déploiement d’un vaste programme de routes rurales pour soutenir le monde agricole.

La troisième repose sur une révolution fluviale et logistique visant à moderniser les ports de Bangui, Zongo et Mobaye, à sécuriser la navigation et à fonder une École Nationale des Transports et de la Logistique pour former la jeunesse.

Enfin, la quatrième est une révolution numérique et institutionnelle pour digitaliser l’ensemble du secteur à travers une billetterie électronique et un suivi logistique en temps réel.

Cette lettre ouverte demande en priorité absolue la réalisation de trois corridors vitaux d’ici 2030 : l’axe routier Bangui-Garoua Boulaï, l’axe Bangui-Bambari-Bria-Birao et la liaison fluviale Bangui-Zongo.

Le sociologue Faustin Zaméto exige également que chaque kilomètre de bitume construit soit rigoureusement sécurisé par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour faire barrage aux prédateurs, et que 5% des revenus issus de l’exploitation de l’or et du diamant soient directement affectés au Fonds Routier afin de garantir l’entretien des voies.

Interrogé par la rédaction du CNC sur la portée de sa démarche, le sociologue Faustin Zaméto a apporté des précisions cruciales. Questionné par nos journalistes sur l’objectif à long terme de ses propositions, Faustin Zaméto a déclaré au CNC que le peuple ne demande pas des promesses, mais attend désormais des infrastructures visibles, modernes et durables.

Répondant aux interrogations de la rédaction du CNC concernant le financement de ces projets dans un contexte économique difficile, Faustin Zaméto a précisé que les budgets sont certes limités, mais que c’est précisément pour cela qu’il ne demande pas tout, tout de suite, mais cible des axes stratégiques.

Enfin, interpellé par le CNC sur le rôle des nouvelles générations, le sociologue Faustin Zaméto a conclu notre entretien en affirmant que les métiers des transports, de la logistique, de l’ingénierie et de l’aviation doivent être investis par la jeunesse pour bâtir la Centrafrique de demain.

 

Par Anselme Mbata

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Braquage de grande envergure dans l’Ouham : Didot Ali, lourdement armé, braque et confisque 37 puits d’or

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Braquage de grande envergure dans l’Ouham : Didot Ali, lourdement armé,  braque et confisque 37 puits d’or

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien chef d’état-major du MPC accentue son banditisme dans les chantiers miniers. Il vient de piller trente-sept puits productifs appartenant aux artisans civils pour financer ses ambitions militaires.

 

Le seigneur de guerre Didot Ali franchit un nouveau cap dans la criminalité économique et la violence contre les civils dans la préfecture de l’Ouham. Après avoir multiplié les arrestations arbitraires et les actes de torture contre les populations, l’ancien chef d’État-major du MPC passe à l’expropriation directe et massive. Ses cibles prioritaires sont désormais les artisans mineurs et les ouvriers locaux qui tirent leur subsistance des chantiers de la région.

 

La méthode employée par le chef rebelle et ses complices est d’une grande perversité. Des informateurs et des travailleurs à sa solde parcourent les chantiers pour repérer les trous et les puits creusés par les habitants. Ces artisans locaux passent des mois à travailler dans des conditions extrêmement pénibles, creusant le sol à la force des bras pour atteindre les couches exploitables. Dès que la présence d’or est confirmée et que la production commence à sortir, les hommes armés de Didot Ali interviennent pour chasser les véritables propriétaires sous la menace des fusils.

 

Le bilan de ce braquage à grande échelle est précisément chiffré à trente-sept puits de diamant et d’or saisis de force par la faction armée. Parmi les victimes de cette razzia figure son propre conseiller politique, Mahamat Ahmat Ramadan, dont l’un des puits les plus rentables a été confisqué sans le moindre ménagement. Cette trahison interne montre que personne n’est à l’abri de la voracité du chef de bande, pas même ses collaborateurs directs.

 

Une fois les mineurs chassés de leurs terres et de leurs outils de travail, Didot Ali installe ses propres équipes sur les sites. Ses hommes récupèrent directement les graviers porteurs de métal précieux pour procéder au lavage et empocher l’intégralité des gains. Ce pillage à ciel ouvert prive des dizaines de familles de leur unique source de revenus après des mois d’efforts acharnés.

 

La destination finale de cette fortune ainsi volée ne fait aucun doute pour les observateurs de la région. Didot Ali utilise l’or de l’Ouham pour acheter de nouvelles armes, reconstituer ses stocks de munitions et financer logistiquement sa future guerre personnelle. Alors qu’il continue de prétendre abusivement à son titre de chef d’état-major, ce gangster utilise la terreur pour transformer les zones minières en une immense base de financement pour ses opérations criminelles.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Même après la fin du RGPH 4, les agents recenseurs, cinq mois plus tard, ne sont pas encore payés et menacent d’entrer en grève pour réclamer leur paiement

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Même après la fin du RGPH 4, les agents recenseurs, cinq mois plus tard, ne sont pas encore payés et menacent d’entrer en grève pour réclamer leur paiement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La colère monte chez les agents recenseurs de la quatrième édition du recensement. Cinq mois après la fin du RGPH 4, l’absence de paiement provoque une grève imminente.

 

Le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat a pris fin depuis le mois de janvier, mais sur le terrain, la colère grandit chaque jour. Les agents recenseurs recrutés pour cette opération nationale de grande envergure se retrouvent aujourd’hui bloqués dans l’attente de la régularisation de leur situation financière.

 

Les activités sur le terrain sont pourtant bel et bien terminées depuis de longs mois. Les formulaires ont été remplis, les données démographiques ont été collectées, et ces professionnels ont rempli l’intégralité de leur part du contrat. Pourtant, leur solde et leurs primes de fin de mission restent bloqués dans les rouages de l’administration publique.

 

Une partie des sommes dues initialement a certes été versée au début de l’opération, mais le versement de la totalité de la rémunération n’a jamais eu lieu. C’est ce reliquat, cette part manquante et pourtant promise, qui fait cruellement défaut aujourd’hui. Les concernés ont essayé d’obtenir des réponses claires auprès des responsables du projet au cours des dernières semaines. Ils ont cherché à comprendre les raisons bureaucratiques de ce retard prolongé. Les réponses obtenues restent floues et vagues, aucun engagement concret ni calendrier précis n’a été communiqué par les autorités compétentes. Cette absence de communication transparente pousse désormais ces travailleurs à planifier un arrêt de travail global pour exiger le versement immédiat du reste de leur dû.

 

En effet, comme vous le savez, la situation devient récurrente dès qu’un projet national d’envergure bénéficie d’un appui financier international. Pour cette quatrième édition du recensement, les partenaires internationaux ont décaissé la totalité des fonds requis en temps voulu. L’institution financière de soutien a transféré l’enveloppe budgétaire globale directement aux structures étatiques de tutelle. La responsabilité de la gestion courante et de la redistribution de ces rémunérations incombe donc entièrement au gouvernement.

 

Dès que l’enveloppe entre dans les caisses de l’État, le mécanisme de virement se grippe inexplicablement. Les fonds destinés aux salaires subissent des déviations vers d’autres priorités non planifiées par les accords initiaux. Les autorités utilisent ces sommes pour financer des affaires internes, des transactions parallèles ou des dépenses de fonctionnement qui n’ont aucun rapport avec le projet de dénombrement. Le travail fourni par les agents recenseurs passe au second plan, au profit de manœuvres financières opaques au sein des ministères. Les budgets sont fractionnés, ce qui explique pourquoi seule une avance mineure a été versée, laissant le reste des sommes dues dans un flou total.

 

Ce problème de gestion des fonds internationaux touche plusieurs secteurs d’activité de manière régulière au pays. Les enseignants contractuels subissent le même traitement depuis de nombreuses années lors des programmes scolaires spéciaux. Eux aussi dépendent directement de programmes financés sur ressources extérieures. Les institutions internationales confirment régulièrement avoir versé les budgets nécessaires pour couvrir l’intégralité des salaires de ces enseignants.

 

Du côté des ministères, on évoque de simples difficultés techniques, des vérifications de listes ou des lenteurs administratives pour justifier le blocage des paies. Les autorités continuent de retenir la suite des paiements tout en demandant une patience sans fin aux syndicats. Les enseignants se voient obligés de recourir à des mouvements de protestation répétés pour obtenir la totalité de leurs émoluments légitimes. Le scénario se répète à chaque nouveau projet d’envergure nationale, les intermédiaires étatiques captent les ressources et laissent les exécutants du service public dans la précarité la plus totale avec des fiches de paie incomplètes.

 

Les agents recenseurs de la quatrième édition se coordonnent actuellement pour harmoniser leur mouvement de protestation. Les comités de crise se forment dans chaque secteur pour exiger des comptes aux directeurs nationaux du projet. Ces travailleurs refusent désormais les promesses verbales et réclament des preuves écrites de virement bancaire pour la totalité du reliquat.

 

Par Brahim Sallé

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Après l’affrontement avec le procureur, Bienvenu Zokoué entre en scène et pousse à l’arrestation immédiate de Sani Yalo

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Après l’affrontement avec le procureur, Bienvenu Zokoué entre en scène et pousse à l’arrestation immédiate de Sani Yalo

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’effondrement du régime s’accélère à Bangui. Le conflit prend une tournure politique majeure avec l’intervention de Bienvenu Zokoué, ministre de la Sécurité publique qui pousse le procureur à lancer un mandat d’arrêt pour incarcérer Sani Yalo.

Les secrets de l’audition explosive de Sani Yalo commencent à filtrer petit à petit, dévoilant au passage un affrontement impitoyable au sommet qui dépasse le cadre d’une simple procédure judiciaire. L’appareil d’État donne des signes de panique générale, où une simple rumeur sur internet, évoquant un projet de déstabilisation virtuelle par un internaute, suffit à provoquer l’affolement de la présidence. Cette fébrilité engendre des scènes d’une violence inouïe au sein même des institutions, mettant à nu la fragilité d’un pouvoir qui tremble à la moindre secousse numérique.

Convoqué par la justice sous la pression directe de la présidence, le président du conseil d’administration du BARC et conseiller occulte du régime, Sani Yalo, s’est présenté devant le procureur de la République dans un état d’exaspération extrême. L’audition, censée faire la lumière sur les prétendues ramifications d’un complot né sur Facebook, a tourné au scandale lorsque le dignitaire a perdu tout contrôle de lui-même.

Furieux de voir son nom associé à ce qu’il considère comme une machination pour lui nuire, le grand argentier du parti présidentiel a explosé de colère. Selon des sources judiciaires concordantes, Sani Yalo a hurlé comme un lion blessé sur le magistrat, contestant l’autorité de la convocation et menaçant physiquement le procureur, levant la main pour tenter de lui asséner une gifle avant que la sécurité n’intervienne de justesse.

C’est cet incident d’une gravité inédite qui pousse aujourd’hui le nouveau ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, à entrer directement dans la danse. L’ancien directeur général de la police, dont l’épouse est parente de Faustin-Archange Touadéra, cherche par tous les moyens à consolider sa position au sein du premier cercle présidentiel. Connu pour son ambition démesurée et son positionnement particulier, Bienvenu Zokoué profite de ce clash pour faire bloc avec le procureur. Il fait désormais pression de tout son poids sur le parquet pour obtenir le mandat d’arrêt et l’incarcération immédiate de Sani Yalo, voulant prouver au chef de l’État qu’il est le plus fidèle des serviteurs, capable d’éliminer le conseiller le plus redouté du palais.

Cette alliance entre le ministre de l’Intérieur et le procureur, qui se trouve être un cousin direct du président Touadéra, montre la constitution d’un bloc ethnique puissant. Il s’agit de la faction des Ngbaka-Mandja, la famille maternelle du président. Ces proches, qui considèrent la gestion de l’État comme un patrimoine familial, font bloc pour écarter Sani Yalo de la présidence et annihiler son influence sur le chef de l’État.

Pour légitimer cette mise à l’écart, ce groupe rappelle le précédent de Thierry Kamach, chassé du gouvernement après la diffusion d’enregistrements compromettants. Les partisans de la ligne dure affirment que la même sanction doit s’appliquer à Sani Yalo, d’autant que ce dernier est visé par des accusations liées à un projet de coup d’État, une affaire autrement plus lourde.

Face à cette offensive, Sani Yalo exprime une colère noire en coulisses. Le conseiller mystique qualifie désormais les Ngbaka-Mandja d’ingrats, répétant à qui veut l’entendre que c’est lui qui leur a tout appris et qui a exécuté les basses œuvres pour installer et maintenir le régime. Sentant la situation lui échapper, il a tenté une démonstration de force en finançant des groupes de badauds payés pour proclamer leur soutien dans les rues, une tentative de pression populaire qui n’a fait qu’accentuer la fébrilité générale de la capitale.

L’abandon de l’homme fort du BARC est maintenant total. Effrayés par la puissance du bloc familial et l’acharnement de Bienvenu Zokoué, ses fidèles et ses courtisans habituels ont choisi de fuir ou de se terrer dans l’ombre.

Sani Yalo se retrouve seul devant l’appareil policier et judiciaire, tandis que la confusion est totale à Bangui, forçant Faustin-Archange Touadéra à envisager d’écourter son voyage à l’étranger pour rentrer d’urgence gérer l’implosion de son premier cercle.

Affaire à suivre…

 

Par Alain Nzilo

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L’or du sang : La Global Initiative dévoile les réseaux criminels et financiers qui alimentent le système Wagner en Afrique

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L’or du sang : La Global Initiative dévoile les réseaux criminels et financiers qui alimentent le système Wagner en Afrique  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’économie extractive en Afrique constitue le moteur principal des activités du Groupe Wagner. À travers une analyse publiée par l’organisation internationale Global Initiative Against Transnational Organized Crime, le chercheur Marcena Hunter cartographie les circuits de financement opaques qui permettent à cette structure paramilitaire de maintenir son influence sur le continent. Initialement documentées dans certaines régions occidentales, ces pratiques de prédation économique se déploient à grande échelle, la République Centrafricaine (RCA) figurant au centre de ce dispositif de financement mondial.

 

Le modèle d’exploitation minière en Centrafrique

L’analyse des flux financiers démontre que la RCA sert de laboratoire et de pilier économique pour les opérations de l’organisation russe. L’accès direct aux ressources naturelles, notamment à travers l’exploitation de la mine d’or de Ndassima, génère des revenus massifs qui échappent aux circuits bancaires officiels. Ces gains permettent de financer l’effort de guerre et l’entretien des effectifs militaires sans dépendre exclusivement des budgets étatiques des pays d’accueil.

 

Les mécanismes identifiés par la Global Initiative reposent sur plusieurs axes :

 Le contrôle des sites d’extraction : Les forces paramilitaires sécurisent les zones minières stratégiques, excluant les exploitants artisanaux locaux et centralisant la production.

Le recours aux circuits d’exportation parallèles : Les matières premières, principalement l’or et les diamants, sont acheminées vers des hubs commerciaux internationaux via des réseaux de contrebande transfrontaliers.

La création de sociétés-écrans : Des entreprises logistiques et commerciales, basées en RCA et à l’étranger, blanchissent les capitaux et achètent les équipements nécessaires aux opérations de sécurité.

 

Un système de prédation globalisé à l’échelle du continent

Les données recueillies par les experts de la Global Initiative et appuyées par les rapports d’investigation de l’ONG The Sentry indiquent que les méthodes éprouvées à Bangui sont désormais transposées dans d’autres régions africaines, créant un corridor d’instabilité financière. Ce modèle de troc — où la sécurité des régimes en place est échangée contre des concessions minières — prive les populations locales des retombées économiques de leurs propres ressources.

 

Cette ponction des richesses nationales engendre des conséquences lourdes pour le développement régional. Au lieu d’apporter la stabilité promise, l’indépendance financière du groupe lui permet d’agir en dehors de tout cadre légal ou de contrôle démocratique. Pour les lecteurs et les observateurs centrafricains, la situation met en évidence la nécessité d’une surveillance accrue des flux de capitaux et d’une réforme des mécanismes de gestion des ressources minières pour contrer l’ancrage de ces structures criminelles transnationales.

 

Par Alain Nzilo

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10 ans après la crise, la RCA toujours au stade de l’urgence et d’aide : Le Grand Oral manqué du dictateur Touadéra face à la BAD au Congo

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10 ans après la crise, la RCA toujours au stade de l’urgence  et d’aide : Le Grand Oral manqué du dictateur Touadéra face à la BAD au Congo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le passage de l’empereur Faustin-Archange Touadéra au sommet de Brazzaville a cruellement exposé le surplace de la Centrafrique, restée prisonnière de l’urgence humanitaire là où d’autres nations post-conflit ont choisi la voie du décollage économique.

 

Les débats de la Banque africaine de développement en République du Congo ont dévoilé clairement aux yeux du monde la faillite stratégique du régime de Bangui.

 

Venu pour tenter de séduire les bailleurs de fonds, le dictateur centrafricain a lui-même dressé le procès-verbal de son échec en rappelant que dix ans après la crise, son pays en est encore à débattre des questions de survie élémentaire. Ce constat de stagnation est d’autant plus accablant quand on observe la trajectoire du petit Rwanda, une nation elle aussi sortie d’une tragédie majeure, mais qui a su transformer son administration pour devenir un modèle de développement et de modernité sur le continent.

 

Pendant que Kigali aligne les performances technologiques et infrastructurelles, Bangui reste embourbé dans la mendicité internationale.

 

L’incapacité du pouvoir centrafricain à imiter la rigueur rwandaise se traduit directement dans les chiffres officiels de la BAD. L’empereur a dû avouer publiquement que le taux de décaissement des fonds alloués à la Centrafrique stagne à un niveau misérable de 28%. Les 72% restants de l’enveloppe budgétaire dorment dans les coffres des banquiers africains, bloqués par l’incompétence chronique des ministères de la dictature et l’incapacité des cadres nommés par le clan présidentiel à fournir des rapports de gestion transparents.

 

Le contraste est total avec le gouvernement rwandais qui capte et consomme la moindre miette des financements internationaux grâce à une discipline administrative de fer.

 

Le grand oral de Brazzaville a définitivement tourné au ridicule lorsque le chef de l’État a balayé les projets énergétiques d’envergure comme le programme M300 pour réclamer de simples kits solaires individuels. Entendre le dirigeant d’un pays immensement riche en ressources naturelles supplier la banque de lui financer des lampes de poche et des chargeurs de téléphones portables démontre la régression intellectuelle du régime. Dix ans après la crise, au lieu de bâtir des centrales électriques et des réseaux modernes capables d’attirer les capitaux à long terme, l’empereur en est réduit à gérer la Centrafrique comme un camp de réfugiés sous perfusion humanitaire.

 

Cette politique du court terme détruit la crédibilité du fameux Plan national de développement pompeusement présenté il y a peu au Maroc. Les investisseurs réunis au Congo ont compris que les livrets sur papier glacé de la dictature ne correspondent à aucune réalité de terrain. La bureaucratie de Bangui préfère la posture de la victimisation en se proclamant parent pauvre du financement, plutôt que de nettoyer les circuits financiers de la corruption endémique qui fait fuir les partenaires sérieux. La Banque africaine de développement refuse de céder au chantage de l’urgence et maintient le verrou sur les millions de dollars non consommés, laissant le dictateur repartir les mains vides vers une capitale plongée dans l’obscurité.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Dans les secrets du limogeage de Thierry Kamach du gouvernement Moloua 3

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Centrafrique : Dans les secrets du limogeage de Thierry Kamach du gouvernement Moloua 3

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le dernier remaniement ayant conduit au gouvernement Moloua 3 continue de livrer ses secrets les plus sombres. Derrière le départ de Thierry Kamach, leader du parti MOUNI et figure historique de la galaxie présidentielle, se cache une affaire d’espionnage clandestin, d’humiliation politique et de paranoïa au sommet de l’État. Désormais sous perfusion sécuritaire du groupe Wagner, Faustin-Archange Touadéra ne dort plus que d’un œil et liquide, un à un, ses anciens alliés.

 

À l’origine ?

Un audio clandestin qui a fait enrager « l’Empereur »

Pour comprendre la rupture brutale entre l’Empereur-président Touadéra et son désormais ex-ministre de l’Environnement, Thierry Kamach, il faut remonter à une causerie privée de ce dernier. Convaincu d’être entouré d’amis fidèles, le leader du parti MOUNI a osé formuler tout haut une critique qui circule sous cape à Bangui : l’ingratitude chronique de Faustin-Archange Touadéra. Kamach s’est indigné de voir à quel point le président oubliait rapidement ceux qui l’avaient soutenu massivement avec leurs propres moyens financiers pour assurer sa réélection.

 

Mais, dans l’entourage du ministre ce jour-là, les traîtres rôdaient. Selon nos sources, l’un des participants à cette causerie aurait sciemment poussé Kamach à bout, l’incitant à tenir des propos encore plus virulents contre l’Empereur-président Touadéra, tout en enregistrant secrètement la conversation. L’audio aurait ensuite été directement déposé sur le bureau du chef de l’État.

 

À l’écoute de cet enregistrement, la colère de Touadéra aurait été immédiate et viscérale. Sa vengeance ne se serait pas fait attendre.

 

Le piège de l’hôtel Ledger : l’humiliation ciblée des députés du MOUNI

L’occasion rêvée pour l’Empereur-président Touadéra de laver cet affront s’est présentée lors d’une grande réunion politique convoquée à l’hôtel Ledger de Bangui par le secrétariat exécutif du parti au pouvoir, le MCU. L’ordre du jour officiel, dicté par Simplice Mathieu Sarandji, consistait à mettre au pas les élus afin de leur imposer un vote par acclamation d’une « liste bloquée » concernant la présidence et le bureau de l’Assemblée nationale. Une manœuvre destinée à barrer la route au marabout de Carnot, Évariste Ngamana, qui lorgnait ouvertement le perchoir du Parlement.

 

À cette réunion, tous les députés du MCU et de la coalition des partis alliés étaient officiellement invités, y compris ceux du MOUNI. Mais, à la surprise générale, Faustin-Archange Touadéra a pris la parole pour cibler et expulser publiquement les seuls députés du parti de Thierry Kamach.

 

Pourquoi un tel tri sélectif et une telle violence verbale, allant jusqu’à les chasser de la salle comme un père de famille délogeant son chien installé sur le canapé du salon ?

Selon les informations recueillies par notre rédaction, la réponse ne fait guère de doute : c’est précisément parce que Touadéra venait d’écouter l’enregistrement clandestin qu’il a décidé de punir Kamach par procuration, en humiliant ses députés avant de le chasser définitivement du gouvernement et de son premier cercle.

 

Touadéra est certes ingrat. Mais cette ingratitude n’est pas conjoncturelle.

 

L’ingratitude érigée en mode de gouvernance

Pour de nombreux observateurs, ce sort réservé à Thierry Kamach ne fait que confirmer une réalité devenue récurrente : chez Touadéra, l’ingratitude n’est pas circonstancielle, elle semble constituer une véritable méthode de gouvernance. Il suffit de dresser la liste de ses anciens alliés, aujourd’hui marginalisés ou combattus par le pouvoir.

 

Le complot contre son « faiseur de roi », Martin Ziguelé

Il ne faut jamais oublier que ce sont Martin Ziguelé et les militants du MLPC qui ont contribué à porter Touadéra au pouvoir lors de son accession à la magistrature suprême. Aujourd’hui, en guise de remerciement, l’Empereur-président se serait retourné contre son ancien bienfaiteur en tentant de l’évincer de la tête de son propre parti, le MLPC.

 

Pour y parvenir, il a sorti les chéquiers de Ecobank et de BGFI afin de séduire les « âmes affamées et malades » en rupture de ban avec le parti, notamment Chantal Jean Édouard Koyambonou, Jackson Mazette, Étienne Malekoudou et Stanislas Zoumbeti.

 

Heureusement, conscients de la manœuvre, les militants et militantes du MLPC sont restés solidement soudés derrière leur leader légitime, faisant échec à cette tentative de déstabilisation.

 

Le cas d’Anicet-Georges Dologuélé et l’arme de la nationalité

Autre illustration de cette ingratitude d’État : le harcèlement juridico-politique dont est victime Anicet-Georges Dologuélé.

 

On se souvient pourtant que Touadéra avait personnellement demandé à son propre neveu, Jean-Pierre Waboué, alors président du Conseil constitutionnel, de valider la candidature de Dologuélé à l’élection présidentielle en confirmant sa qualité de Centrafricain d’origine.

 

Mais, en fin de parcours, changement de décor : l’Empereur-président affirme désormais que Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine du fait de l’acquisition de la nationalité française.

 

Faustin-Archange Touadéra pousse le cynisme jusqu’à exiger de lui une lettre de réintégration dans la nationalité centrafricaine, même dépourvue de toute formule de politesse, pourvu qu’elle soit signée, afin qu’il puisse prétendument « recouvrer » ses droits.

 

Une hérésie juridique, selon ses soutiens, puisqu’aucun décret officiel de déchéance de nationalité n’a jamais été pris à son encontre. Pourquoi un tel acharnement sélectif alors que certains piliers du régime, à commencer par Simplice Mathieu Sarandji, évolueraient sans difficulté avec leur statut de « Centro-Français » ? La réponse serait purement politique.

 

Gourna Zacko, l’élève tricheur

Transfuge du parti de Maître Nicolas Tiangaye, la CRPS, l’ancien député Gourna Zacko a lui aussi été éjecté du gouvernement sans ménagement. N’ayant, selon ses détracteurs, rien apporté de significatif au pouvoir durant son passage, il s’est vu coller l’étiquette d’« agent espion » de l’opposition infiltré au sein du gouvernement.

 

Touadéra l’aurait alors purement et simplement renvoyé de l’équipe gouvernementale, à la manière d’un instituteur excluant définitivement un élève tricheur pris sur le fait.

 

Entre paranoïa et insomnies : un pouvoir aux abois

 

Aujourd’hui, cette politique de la terre brûlée semble commencer à produire ses effets pervers. À force de trahir, de manipuler les institutions et de renvoyer ses anciens alliés politiques « dans leurs familles pour emploi », Touadéra ferait face à une contestation interne de plus en plus perceptible dans les couloirs du pouvoir à Bangui.

 

Ses anciens partenaires, désormais marginalisés et déçus, s’organiseraient dans l’ombre.

 

Selon des sources bien informées au sein de la machine présidentielle, cette fronde silencieuse commencerait à peser lourdement sur le sommeil du chef de l’État. Rongé par l’anxiété et la peur d’un coup de poignard dans le dos, Touadéra multiplierait les précautions sécuritaires.

 

Reste à savoir combien de temps ce pouvoir, de plus en plus isolé et déconnecté de ses bases politiques réelles, pourra continuer à tenir en s’appuyant principalement sur la force sécuritaire et le soutien de ses alliés extérieurs.

 

Par Gisèle MOLOMA

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