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Fake news : La Déclaration du Sous-Préfet sur la Minusca et la Réponse du Gouvernement

Fake news :  La Déclaration du Sous-Préfet sur la Minusca et la Réponse du Gouvernement

Le ministre Maxime Balalou
Le ministre Maxime Balalou

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 Une fausse nouvelle vaut mieux que mille vérités tordues.” C’est sur cette toile de fond que s’inscrit la récente polémique autour de la déclaration d’un sous-préfet de Gamboula, accusant la MINUSCA de collusion avec des forces armées. Cette affirmation, vite démentie par le gouvernement, soulève des interrogations profondes sur la véracité et la gestion de l’information par les autorités centrafricaines.

 

Quand on apprend à mentir, à ne pas dire la vérité, toute l’administration centrafricaine va certainement emboîter les pas.

 

Dans un échange lors de la conférence de presse hebdomadaire à Bangui, le Ministre de la Communication et des Médias, Maxime Balalou, a réfuté les allégations selon lesquelles la MINUSCA serait de connivence avec des hommes armés dans la région de Gamboula, dans la Mambéré-Kadéï. Ces accusations, originaires d’une autorité sous-préfectorale, ont été diffusées par une radio locale, provoquant des questions sur la véracité et la vérification des informations.

 

Le ministre Balalou a appelé les autorités locales à exercer une plus grande retenue dans leurs déclarations.

“Ce genre d’informations devrait être vérifiée avant toute diffusion”, a-t-il insisté, marquant une distance avec la source de la fausse nouvelle.

 

Pourtant, cette situation soulève un dilemme plus profond sur la crédibilité du gouvernement lui-même. Des cas précédents de désinformation, souvent propagés ou non corrigés par les autorités gouvernementales, ont déjà sapé la confiance publique. Le gouvernement éveille des doutes, non seulement par ses dénégations, mais aussi par son incapacité apparente à maintenir une ligne cohérente de communication.

 

Les implications de telles déclarations sont vastes, affectant non seulement la perception de la MINUSCA mais aussi la stabilité du pays. En se désengageant de la réaction du sous-préfet de Gomboula et en maintenant un discours de désinformation, le gouvernement perpétue un cycle de méfiance et de manipulation.

 

“Nous menons les investigations pour savoir exactement ce qui s’est passé et nous prendrons nos responsabilités comme on l’a toujours fait”, a conclu le ministre. Cependant, les citoyens restent sceptiques. Quand les fondations de la vérité sont si fragiles, peut-on vraiment espérer une administration transparente et responsable?

 

Par Prisca VICKOS

 

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Attente Sous le Soleil : L’Insensible Accueil Ministériel de Aurélien Simplice-Zingas à Bambari

Attente Sous le Soleil : L’Insensible Accueil Ministériel de Aurélien Simplice-Zingas à Bambari

 

Des élèves en uniforme rose rassemblés en plein air à Bambari, attendant l’arrivée du ministre Aurélien Simplice Zingas à Bambari .
Dans la chaleur étouffante de Bambari, les jeunes élèves attendent avec espoir et résignation le ministre de l’Éducation Aurélien Simplice Zingas, illustrant la vulnérabilité des innocents face à la désorganisation administrative.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)…  

Avant-hier à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, des écoliers en uniforme scolaire attendaient le ministre d’État à l’éducation, Aurélien Simplice-Zingas, sous un soleil de plomb. De 9h à 16h45, ils ont été exposés aux éléments, un tableau vivant de l’incurie administrative qui frappe notre système éducatif. Cette scène nous pousse à nous interroger si nos enfants sont-ils vraiment prioritaires pour nos dirigeants ?

 

En ce lundi 6 mai 2024, dès la matinée, des enfants, certains à peine plus hauts que les pupitres qu’ils occupent habituellement, étaient rassemblés devant l’École Nationale des Instituteurs, ÉNI de Bambari. Ils étaient là, symbole d’un futur promis par chaque jour d’école mais aujourd’hui, ils n’apprenaient pas. Ils attendaient, sous un soleil impitoyable, un ministre dont l’arrivée était annoncée comme un événement majeur pour la localité.

 

Le ministre de l’Éducation, Aurélien Simplice-Zingas, était attendu pour porter des nouvelles prometteuses pour l’éducation dans cette ville laissée en marge. Mais avant même son apparition, c’est un autre enseignement qui était donné : celui de l’indifférence. Ces jeunes élèves sont devenus les victimes involontaires d’une piètre planification et d’une communication défaillante, exposés non seulement à la rigueur du climat mais aussi à l’absurdité d’un système qui semble privilégier les apparats du pouvoir aux besoins fondamentaux de ses citoyens.

 

À mesure que les heures passaient, l’attente se transformait en épreuve, les visages joviaux se muaient en masques de fatigue et de frustration. Comment des responsables, à l’abri dans leurs bureaux, pouvaient-ils ignorer une telle souffrance infligée à l’innocence ? Est-ce là le respect que nous devons à nos enfants, ces jeunes âmes que nous sommes censés préparer à devenir les leaders de demain ?

 

Cet incident n’est pas un simple faux pas ; il reflète une faille profonde dans notre gouvernance, un manque criant d’empathie et de considération pour la génération future. Si nous ne pouvons pas protéger nos enfants lors d’une simple visite officielle, comment pouvons-nous prétendre bâtir un avenir où ils seront en sécurité, respectés et éduqués ?

 

Il est plus qu’important de repenser nos priorités et de redéfinir nos méthodes. Les enfants de Bambari, et de toute la République Centrafricaine, méritent une gouvernance qui les place au premier plan, non en arrière-plan d’une scène politique. Ce jour à Bambari doit être un catalyseur pour un changement, pour une réforme où chaque enfant comptera plus que les heures d’attente sous le soleil.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Chômage Technique et Flambée des Prix : Les Conséquences de la Suspension des Baleinières

Chômage Technique et Flambée des Prix : Les Conséquences de la Suspension des Baleinières

 

Des baleinières sur la rivière Mpoko Bac
Des baleinières sur la rivière Mpoko Bac . CopyrightDR

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 La quiétude apparente des eaux cache le tumulte des conséquences : chômage technique, flambée des prix, et un cri d’appel pour la reprise des activités des baleinières.

 

Au bord de la rivière Oubangui, non loin de la capitale centrafricaine, les eaux calmes reflètent un malaise palpable. La suspension temporaire des activités des baleinières et autres embarcations a plongé plus de 500 personnes dans le chômage technique, avec des répercussions directes sur l’économie locale et la vie quotidienne des habitants.

 

À 10h30, le port Sao, d’ordinaire vibrant d’activités, repose silencieux. Les baleinières, d’habitude en mouvement, gisent immobiles, leurs conducteurs et les commerçants riverains témoins d’une atmosphère inhabituelle de désolation. Alain, receveur de la baleinière “le Général”, exprime les difficultés rencontrées : chargé et prêt à partir pour Mobaye depuis le 26 avril, il se trouve désormais immobilisé, confronté aux difficultés de ses clients et à ses propres défis.

 

« Moi qui vous parle, ma baleinière est déjà chargée. Je devais quitter Bangui pour Mobaye, mais je suis bloqué à cause de cet arrêtée. Mes clients souffrent et c’est moi qui les nourris. J’ai beaucoup de problèmes pour le moment »,  a déclaré monsieur Alain.

 

Christophe, conducteur de la baleinière “Jésus La Solution”, pointe du doigt le manque de rigueur dans les contrôles techniques des embarcations, appelant les autorités à accélérer le processus pour permettre la reprise des activités et mettre fin aux souffrances des familles dépendantes de cette économie fluviale.

 

« Jusqu’à présent, ça ne fait pas de bien. Jusqu’aujourd’hui, l’équipe de controle technique de ces baleinières n’est pas encore arrivée ici à Port Sao. Nous demandons au ministère des Transports d’accélérer ce contrôle et autoriser la reprise de nos activités pour que cesse la souffrance de nos enfants », affirme monsieur Christophe.

 

Pourtant, ce n’est pas seulement l’activité des ports qui est touchée. Au marché Kolongo, la décision gouvernementale se traduit par une augmentation drastique des prix des denrées alimentaires. La cuvette de manioc, hier accessible à 2500 francs, se vend désormais à 4000 francs, tandis que l’huile de palme et le poisson fumé voient leurs prix grimper en flèche. Brigitte, commerçante au marché Kolongo, témoigne des difficultés d’approvisionnement et de l’impact sur les prix des produits importés, mettant en lumière une réalité économique de plus en plus précaire pour les habitants.

 

Brigitte : « Nous éprouvons beaucoup de difficultés à nous approvisionner en denrées alimentaires. Le prix de manioc, l’huile de palme et de poisson fumé a augmenté. Les prix de tous les aliments importés de la RDC et du Congo-Brazzaville sont en hausse. Dernièrement, un bidon d’huile qui se vendait à 17000 francs est vendu aujourd’hui à 30 000 francs parce que les activités des baleinières sont suspendues ».

 

Cette suspension des activités découle du tragique naufrage d’une baleinière le 19 avril dernier, au confluent de la rivière Ubangi et Poko, entraînant la perte de près de 70 vies selon les autorités. Un événement tragique qui a déclenché une série de mesures visant à assurer la sécurité des voies navigables, mais qui a également jeté des centaines de familles dans l’incertitude économique.

 

Ainsi, au cœur de cette situation complexe, se joue un équilibre délicat entre la nécessité de protéger les vies humaines et de maintenir les moyens de subsistance de toute une population. En attendant, les eaux calmes de la rivière Oubangui cachent les tourments d’une population confrontée à une crise économique sans précédent, dans l’attente d’une solution qui permettra de redonner vie aux rives animées de ce fleuve majestueux.

Par Anselme Mbata

 

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L’affaire Piri – Touadera : quand la mafia des produits pétroliers s’enracine en RCA

L’affaire Piri – Touadera : quand la mafia des produits pétroliers s’enracine en RCA

 

Le ministre Arthur Piri
Le ministre Arthur Piri

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)

Quand la nepotisme prend le volant, la justice se retrouve au bord de la route. Cette phrase trouve un écho particulier en République Centrafricaine, où le ministre Arthur Piri, orchestré par son oncle, le président putschiste Faustin Archange Touadera, a imposé un prétendu monopole exclusif à Neptune Oil, évinçant sans préavis les marketeurs nationaux. Une politique qui soulève une tempête de questions sur les véritables bénéficiaires de ce contrat mafieux.

 

Quand la cupidité prime sur l’intérêt national

 

La crise du carburant qui secoue depuis plusieurs mois la République Centrafricaine est une affaire qui dépasse les simples fluctuations de marché. Au cœur de cette tempête, le ministre Arthur Piri, avec l’aval de son oncle, le président Faustin-Archange Touadera, orchestre une mafia carburante qui paralyse économiquement le pays.

 

Il s’avère que le ministre Piri a scellé une entente douteuse avec Neptune Oil S.A., une société camerounaise, conférant à cette dernière un monopole exclusif sur l’importation des produits pétroliers. L’annonce de cette convention a été faite le 29 septembre 2023, suivie d’un arrêté ministériel daté du 3 octobre qui interdit à tous les marketeurs locaux de poursuivre leurs importations, réduisant ainsi leurs opérations à de simples activités de distribution interne.

 

Ce stratagème a immédiatement éveillé des soupçons de corruption et de népotisme. Alors que le pays fait face à une pénurie artificielle de carburant, aggravée par cette manipulation du marché, les marketeurs légitimes, qui avaient auparavant obtenu l’autorisation présidentielle pour importer et vendre des produits pétroliers, se retrouvent soudainement mis au banc, leurs investissements et leurs contributions fiscales ignorés.

 

Le ministre Piri, non content de bannir la concurrence, semble également tirer profit personnellement de cette pénurie orchestrée. Des témoignages concordantes,  accablants et  vérifiées  indiquent que Piri vendrait du carburant à des prix exorbitants à des entreprises désespérées, récoltant des bénéfices énormes au détriment de l’économie nationale et du bien-être des citoyens centrafricains.

 

Cette affaire suscite des questions sur l’intégrité et la compétence du gouvernement Touadera. Comment un président peut-il justifier une telle conspiration, clairement au détriment de son peuple? Ce népotisme manifeste, où les intérêts familiaux prévalent sur les besoins criants de la nation, est un symptôme d’un mal plus profond qui ronge les fondements de la gouvernance en Centrafrique.

 

Les implications de cette gestion calamiteuse sont vastes, affectant non seulement le secteur énergétique mais également la confiance du peuple centrafricain en ses leaders. Les marketeurs locaux, forcés de se reconvertir en de simples distributeurs, témoignent d’une économie où la libre entreprise est étouffée par des décisions arbitraires et des alliances douteuses.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Des Chinois kidnappés,  Leurs Véhicules Confisqués par les Mercenaires Russes à Gofo

Centrafrique : Des Chinois kidnappés,  Leurs Véhicules Confisqués par les Mercenaires Russes à Gofo

 

Les trois chinois enlevés à Ndiba molé dans la région de Abba sont libérés dans la matinée du dimanche 2 avril 2023 à Gallo en bonne santé
Les trois chinois enlevés à Ndiba molé dans la région de Abba sont libérés dans la matinée du dimanche 2 avril 2023 à Gallo en bonne santé

 

 

Bangui, 07  mai 2024 (CNC)

À Gofo, située dans la préfecture de la Basse-Kotto, une ombre plane sur le site minier alors que des Chinois sont enlevés et leurs véhicules saisis par les mercenaires russes.

 

Dans les méandres de l’axe Dimbi – Mingala, à quelque 612 kilomètres de la capitale centrafricaine Bangui, la tranquillité du site minier de Gofo a été brutalement troublée ce dimanche 5 mai 2024. Des responsables chinois, en pleine activité d’extraction minière, sont soudainement interpellés et enlevés par les hommes du mystérieux groupe Wagner. Trois véhicules, symboles de leur présence et de leurs opérations, sont également emportés dans cette étrange transaction.

 

Les raisons de cet enlèvement demeurent floues, enveloppées dans un voile de conjectures et de spéculations. Cependant, des murmures provenant des couloirs du ministère des mines et de la géologie à Bangui laissent entendre une possible explication : les autorités auraient pris la décision radicale de mettre un terme aux activités minières des Chinois, arguant qu’ils auraient failli à leurs engagements contractuels.

 

Dans une tentative de justification, des voix officielles avancent que cette prise en charge par les mercenaires russes viserait à garantir la sécurité des Chinois jusqu’à la capitale, où ils sont sommés de comparaître devant les autorités minières. Cependant, cette version officielle ne suffit pas à dissiper les nuages d’incertitude qui planent au-dessus de cette affaire.

 

Des sources locales, parlant à voix basse, évoquent d’autres motivations derrière cet enlèvement spectaculaire, mais se gardent bien de révéler davantage de détails pour l’instant. Néanmoins, notre équipe de journalistes reste aux aguets, prête à dévoiler la vérité dans nos prochains articles sur CNC.

 

Dans l’attente de réponses claires, Gofo retient son souffle, tandis que les échos lointains de cette affaire résonnent jusqu’aux confins de la préfecture de la Basse-Kotto, soulignant les tensions et les intrigues qui persistent au cœur de la Centrafrique.

 

Par Serge Mbirisso

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Centrafrique : Décapitation brutale d’un enseignant à Zemio

Décapitation brutale d’un enseignant à Zemio

 

marche du 6 septembre 2023 à Zémio en faveur de la paix
La marche pour la paix à Zémio le mercredi 6 septembre 2023. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 Pourquoi une vie dédiée à l’éducation et au développement se termine-t-elle dans une violence inouïe ?

 

À Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, un enseignant respecté a été tragiquement décapité alors qu’il travaillait sur son chantier de fabrication de briques. Ce drame marque un voile sur la fragilité de la paix dans cette préfecture du sud-est de la RCA.

 

Le drame sur le chantier….

 

Lundi, 6 mai dans la soirée, aux environs de 18 heures, au quartier Aregue 4, un silence lourd s’est abattu sur la ville de Zemio. Un enseignant, pilier de la communauté éducative, a été sauvagement tué sur son propre chantier, un lieu où il cherchait à construire bien plus que des murs. “Il était la gentillesse même, toujours prêt à aider, à éduquer”, témoigne Pierre, un résident de Zémio, la peur palpable dans sa voix.

 

Une ville sous le choc….

 

Zemio, d’ordinaire plus ou moins paisible, se retrouve maintenant en proie à l’angoisse et à l’incertitude. Les habitants, horrifiés, se demandent qui pourrait commettre un acte aussi barbare et pourquoi. “C’est comme si nous avions perdu notre boussole morale”, confie Marie, une mère de famille, les yeux hantés par l’effroi.

 

Des coupables insaisissables….

 

À ce stade, les autorités n’ont pas encore identifié les auteurs de ce crime odieux. L’absence d’arrestation et la rareté des indices disponibles rendent la résolution de ce meurtre particulièrement complexe. “Nous demandons justice, mais surtout, nous voulons comprendre”, insiste un groupe d’enseignants encore sous le choc.

Toutefois, selon les premiers éléments d’information recueillis par la rédaction du CNC, l’un des voisins de la victime serait directement impliqué dans cet assassinat. Il serait actuellement en fuite, et les forces de l’ordre sont à sa recherche.

 

La décapitation de cet enseignant à Zemio montre la fragilité de la sécurité dans cette localité du sud-est de la RCA.

 

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Sido : le commandant de la gendarmerie et ses éléments emprisonnés par les Wagner

Sido : le commandant de la gendarmerie et ses éléments emprisonnés par les Wagner

 

pancarte de la ville de Moyenne Sido

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

Dans le petit matin du dimanche 5 mai 2024 à Sido, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, à la frontière avec la République du Tchad, une scène de violence inédite a secoué cette ville frontalière centrafricaine. Les mercenaires du groupe Wagner, lourdement armés, sont venus subitement à la brigade de la gendarmerie de Sido . Ils ont arrêté le commandant et ses hommes, les accusant de complicité avec des braqueurs qu’ils ont capturés quelques heures plutôt.

 

Les habitants de Sido, témoins de cette brutalité, racontent que les Wagner ont agi rapidement et sans merci. “Ils ont emmené le commandant et ses hommes, les mains liées, et les ont enfermés”, dit un témoin qui préfère garder l’anonymat par peur de représailles.

 

Pendant ce temps, les présumés braqueurs qu’ils ont précédemment arrêtés, ils les ont tous exécuté sans forme de procès ni de vérification.

 

Par ailleurs, la brigade de la gendarmerie de Sido est actuellement sous le contrôle des Wagner. Les portes sont fermées, et ce sont eux qui font la loi. Les gendarmes, d’habitude protecteurs de la paix, sont maintenant derrière les barreaux, laissant la population locale sans auxiliaires de justice.

 

Cet incident pose des questions sur la sécurité et la justice à Sido. Les habitants se demandent qui est vraiment là pour la justice.

 

 

Par Bruno Zoumia

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Vol et Assassinat : Soldats FACA de Kouki Impliqués dans un Scandale de Bétail

Vol et Assassinat : Soldats FACA de Kouki Impliqués dans un Scandale de Bétail

 

Zone d'abattage du bovin des agriculteur de Bolio par les soldats FACA
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 Depuis près de trois semaines, l’agitation règne à Kouki, un village où la vie s’écoule habituellement paisiblement. Tout a commencé avec la mystérieuse disparition dans le village Bolio d’un précieux toro, compagnon de labeur des agriculteurs locaux. Utilisé pour labourer les champs avec ardeur, il a soudainement disparu dans la nature, laissant derrière lui l’inquiétude de ses propriétaires. Puis, tel un personnage de conte, le bœuf réapparut, traversant le village de Bolio pour se diriger vers celui de Kouki. Cependant, ce retour tant espéré ne fut pas aussi simple qu’il y paraissait. Sous l’œil vigilant du chef du groupe du village de Kouki, l’animal fut rapidement retrouvé et récupéré.

 

Pendant ce temps, le chef du groupe, souhaitant éviter tout malentendu, décida de confier le bœuf aux soldats FACA à Kouki pour qu’ils le gardent en attendant que son propriétaire se manifeste. Mais la situation prit une tournure inquiétante lorsque l’adjudant-chef des FACA, sans vérifier qui sont les véritables propriétaires de l’animal, décida de vendre celui-ci à la hâte à une autre personne.

 

Lorsque les véritables propriétaires à Bolio se rendirent compte de la disparition de leur bœuf, ils entreprirent une quête désespérée pour le retrouver. Les témoins les orientèrent vers le village de Kouki, affirmant que l’animal avait été récupéré par le chef du groupe de Kouki. Ainsi, ils ont retrouvé le chef du groupe de Kouki, celui-ci leur a dit qu’il a déjà confié l’animal aux soldats FACA pour le garder. Cependant, une visite très rapide à la base des FACA révéla que le bœuf avait mystérieusement disparu. Ainsi, des informations recueillies sur place par les propriétaires affirment que l’animal aurait été vendu très rapidement par l’adjudant-chef des soldats FACA à un monsieur bien identifié. Ainsi, l’animal a été conduit dans une ferme dans la forêt et tué.

Le boeuf disparu, confié aux soldats FACA, puis vendu par ces derniers et tué à Kouki
CopyrightCNC

 

Déterminés à retrouver leur bien, les propriétaires furent guidés par des témoins courageux jusqu’à la ferme isolée dans la brousse, où le bœuf avait été emmené. Malheureusement, les propriétaires ne font que constater les traces de sang et de déchets de l’animal tué. Pendant ce temps, alors que les propriétaires demandent à l’adjudant-chef pourquoi leur animal a été vendu et tué sans qu’on cherche le propriétaire, celui-ci affirme que selon les dispositions de la fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) et de la loi nationale, lorsqu’un animal est disparu, et une semaine passée sans que le propriétaire se manifeste, l’animal en question devient automatiquement propriété de l’État. Donc c’est l’État qui devient le nouveau propriétaire. Et l’adjudant-chef ne s’arrête pas là, il menace également les propriétaires.

Voilà comment nos éléments de force de défense fonctionnent dans les villes de provinces.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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L’ombre de la terreur plane sur les élections de 2025 : le double jeu de Faustin Archange Touadera

L’ombre de la terreur plane sur les élections de 2025 : le double jeu de Faustin Archange Touadera

 

La fête du MCU organisée à Begoua le lundi 22 avril 2024, le jour de deuil national pour soutenir la candidature de Ngueremi Daniel, candidat du MCU aux législatives PHOTO-2024-04-26-04-48-10.jpg
La fête du MCU organisée à Begoua le lundi 22 avril 2024, le jour de deuil national pour soutenir la candidature de Ngueremi Daniel, candidat du MCU aux
législatives
PHOTO-2024-04-26-04-48-10.jpg

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

 Quand le pouvoir choisit la force comme messager, que reste-t-il pour la population ?

 

À l’approche des élections de 2025, Faustin Archange Touadera, déjà à la tête de deux mandats présidentiels successifs, orchestre une préparation d’un troisième mandat dans la terreur, et

qui suscite autant de craintes. Ainsi, depuis plus d’un mois, le criminel de Bangui, Faustin Archange Touadera, a mobilisé le groupe Wagner, des mercenaires russes connus pour leur cruauté, épaulés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des gendarmes, pour une mission qui dépasse la simple sécurisation.

 

La stratégie de la peur….

 

Dans plusieurs villes de provinces, précisement dans le nord et nord-est ainsi que dans le nord-ouest, le climat est électrique. Les mercenaires, loin de se cantonner à des opérations de sécurisation, se livrent à des actes de violence : arrestations arbitraires, passages à tabac et expositions prolongées au soleil. Ces méthodes de terreur, qui visent à briser la volonté de résistance de la population, soulèvent des questions inquiétantes sur les véritables intentions du dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera.

 

Une résistance obstinée malgré l’oppression….

 

Les rebelles, ainsi que des segments courageux de la population, ne cèdent pas. Le pays, loin de retrouver une paix précaire, semble s’enfoncer davantage dans le chaos, témoignant de la complexité des tensions qui le traversent.

 

Un président en campagne, une anomalie politique….

 

Sur le plan politique, Faustin Archange Touadera  prend une initiative sans précédent. Ignorant les protocoles habituels qui assignent les activités politiques du parti présidentiel à certains responsables politiques du régime, il parcourt lui-même la capitale pour soutenir ses candidats positionnés pour les prochaines législatives. À Bangui, à Bégoua et au PK 12, il se contente d’investir lui-même les candidats de son parti pour les prochaines élections, une démarche qui étonne plus d’un.

 

Des implications profondes pour la démocratie….

 

Dans la ligne droite de la dictature

 

À mesure que 2025 se rapproche, l’approche de Faustin Archange Touadera pose une question cruciale : peut-on parler d’élections libres quand le pouvoir en place use de l’intimidation et de la violence pour sécuriser sa continuité ? Entre préparations sécuritaires agressives et campagnes politiques directes, le pays se dirige vers un scrutin qui va frôler la catastrophe.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Désarmement et Réorientation : La Surprenante sortie du maquis de 45 Anti-Balakas à Kouango

Désarmement et Réorientation : La Surprenante sortie du maquis de 45 Anti-Balakas à Kouango

 

Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014 afp
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014. Photo AFP.

 

 

Bangui, 07  mai 2024 (CNC)

Quelle source de mystère que ces 45 jeunes hommes, qui se réclament de la milice anti-balakas, qui ont décidé de se défaire de leur armement en présence de mercenaires russes à Kouango, une révélation aussi soudaine qu’étonnante. Dirigés par le soi-disant Général Sioni Mene, originaires de Lissara sur l’axe Kouango-Ndjoukou, ces individus ont pris une décision inattendue dans un contexte où les affrontements armés les impliquant avec les forces gouvernementales sont totalement absents.

 

Un Pas Vers la Paix ou un Calcul Politique?

 

Parmi eux, 19 ont opté pour un avenir dans l’armée nationale, emmenés à Bangui par les mercenaires russes pour y être formés, signe d’une possible intégration dans les forces régulières. Les autres ont préféré rester à Kouango, située à une centaine de kilomètres de Bambari, où ils sont en cours de réorientation socioprofessionnelle. Mais qui sont réellement ces hommes ? D’où surgissent-ils, et quelle est la nature de leurs affiliations antérieures ?

 

Une forces non combattantes : sont-ils réellement des anti-balaka?

 

Le phénomène anti-balaka, bien que complexe et fractionné entre diverses allégeances politiques, dont certaines à Faustin Archange Touadera et à son conseiller spéciale, Sébastien Wénézoui, , n’a pas récemment été impliqué dans des affrontements militaires directs contre les forces armées centrafricaines ou les contingents de Wagner. L’absence de ces miliciens dans les récits de combat soulève des questions sur leur rôle actuel et les motivations derrière leur démobilisation soudaine.

 

Implications et Perspectives

 

Cette sortie groupée pourrait signaler un tournant significatif dans les dynamiques de sécurité locale, mais elle pose également la question de la véracité de l’affiliation de ces hommes aux groupes anti-balaka historiques. L’examen minutieux de leurs motivations, affiliations passées et futur rôle dans la société civile ou l’armée centrafricaine sera nécessaire pour évaluer l’impact de cette démobilisation sur la stabilité locale.

 

La suite de leur parcours pourrait éclairer des aspects méconnus des stratégies de réconciliation ou de manipulation politico-militaire en Centrafrique. Pour l’instant, le mystère demeure entier et la surveillance de leur intégration et de leur adaptation à de nouvelles vies civiles ou militaires sera essentielle pour comprendre les véritables enjeux derrière ce geste de paix apparent.

Par Ghislain Gbalé

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Horreur à Bangui : Les Enlèvements au PK5 Explosent, Passant de 8 à 16 en une nuit

Horreur à Bangui : Les Enlèvements au PK5 Explosent, Passant de 8 à 16 en une nuit

 

Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022
Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

La liberté est quelque chose que l’on prend”, écrivait Jean-Paul Sartre. Dans la nuit du samedi à dimanche, à Bangui, la liberté a été arrachée brutalement par les mercenaires russes à seize individus, marquant une escalade terrifiante des violences. Initialement rapportés comme huit, les enlèvements dans le quartier PK5 ont doublé, une statistique alarmante qui révèle l’ampleur de la crise sécuritaire dans cet arrondissement.

 

En effet, dans l’obscurité enveloppante qui caractérise les heures tardives dans le quartier PK5 de Bangui, une série d’événements alarmants a secoué ce secteur populaire de la capitale centrafricaine, traditionnellement animé mais aujourd’hui teinté de peur. Les rumeurs de la veille ont cédé la place à une réalité plus sombre : non pas huit, mais seize personnes qui ont été kidnappés dans la nuit du samedi à dimanche par les mercenaires russes du groupe Wagner, encapuchonnées et armées. Parmi ces personnes kidnappées, dix soldats de l’armée nationale et six civils, dont les activités ont été brusquement suspendues par un acte de violence inouï.

 

Cependant, quelques jours avant cet enlèvement qui s’est déroulé dans la nuit du samedi à dimanche, une opération similaire menée toujours par les mercenaires du groupe Wagner, avait vu dix militaires arrachés à leurs familles. Ces hommes, enlevés sous le voile de la nuit par les mêmes mercenaires, ont rencontré un destin tragique. Ils ont été exécutés froidement par les russes du groupe Wagner. Mais  Leur mort n’a pas seulement laissé un vide chez leurs proches mais a aussi semé une onde de choc à travers la communauté du PK5.

Donc au total,  au moins 26 personnes, dont 20 militaires ont été kidnappé par les Wagner en moins d’une semaine dans le quartier PK5.

 

Dans ce contexte de crise, l’absence de communication officielle des autorités compétentes, notamment le ministre de la Sécurité publique et le ministre de la Défense, soulève des questions cruciales sur la sécurité et la justice dans la capitale. Les familles des victimes, initialement trompées par des affirmations rassurantes sur le prétendu emprisonnement de leurs proches, découvrent la dure réalité de la trahison et de la perte.

 

Cependant, dans un message poignant adressé à sa communauté, l’Honorable Algoni Ibrahim, député du troisième arrondissement, a exprimé sa profonde tristesse et ses condoléances aux familles des personnes récemment arrêtées par les Wagner à PK5. Reconnaissant la douleur et l’incertitude engendrées par ces événements, il a affirmé son engagement à examiner chaque cas individuel, malgré ses responsabilités actuelles qui limitent sa présence directe. M. Ibrahim a insisté sur son dévouement à défendre les droits et les intérêts des détenus, affirmant qu’aucune faute présumée ne justifie les méthodes employées pour ces arrestations. Il a également appelé à l’unité et à la solidarité au sein de la communauté, soulignant son engagement à œuvrer pour le respect des principes fondamentaux de justice et des droits humains, conformément aux lois nationales et aux normes internationales.

 

Par Anselme Mbata

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Braquage en série sur l’axe Ôgo-Batangafo : la population appelle le gouvernement à l’aide

 

Braquage en série sur l’axe Ôgo-Batangafo : la population appelle le gouvernement à l’aide

 

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Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim
Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 Quand le danger rôde, chaque ombre semble suspecte.” Cette pensée résume la tension qui pèse sur les habitants de l’axe Ôgo-Batangafo, récemment témoins d’une série de braquages audacieux. La dernière en date, particulièrement alarmante, s’est déroulée hier au village Kaoué, exacerbant la peur et l’incertitude parmi les commerçants et résidents locaux.

 

Des braquages répétés et coordonnés….

 

Selon des témoignages recueillis sur place, lundi dernier, des hommes armés non identifiés, et  soupçonnés par la population locale d’appartenir à la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ont ciblé, dans une précision alarmante,  des motos taxis. Le lendemain, ces mêmes assaillants se sont attaqués aux marchands se rendant au marché hebdomadaire de Kaoué, situé à 25 km de Batangafo. Leur retour a été marqué par un guet-apens soigneusement orchestré.

 

Témoignage d’un père affligé….

 

Tomte Jud, chef du village de Kolo, relate avec émotion l’agression subie par son fils et d’autres marchands.

“Ils étaient huit, armés jusqu’aux dents. Ils n’ont laissé aucune chance à ces travailleurs acharnés, leur arrachant biens, une moto, et une somme considérable”, confie-t-il. La détresse dans sa voix peint un tableau sombre des réalités que ces communautés de Batangafo et ses environs doivent affronter.

 

Appel à l’aide….

 

L’incident s’est produit au village Gongozénde, à 12 km sur l’axe de Kambakota. La récurrence de ces actes de banditisme a plongé cette préfecture dans une atmosphère de peur constante. La communauté de Kambakota et ses environs lance un appel désespéré au gouvernement pour le déploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). “Leur présence n’est plus une option mais une nécessité,” martèle un habitant de Batangafo, écho d’un sentiment général d’urgence.

 

Notons qu’entre peur et résilience, les habitants de l’axe Ôgo-Batangafo se retrouvent pris au piège d’une insécurité croissante. Les appels à l’aide résonnent dans un vide que seule une intervention rapide et décisive des autorités pourrait combler. La sécurité, un droit fondamental, reste pour eux un luxe lointain, un idéal à atteindre pour retrouver la paix et la stabilité dans leurs vies quotidiennes.

 

Simon Zala

 

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Insalubrité et Serpents : La Double Peine à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui

Insalubrité et Serpents : La Double Peine à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui

 

Le batiment de l'hôpital de l"Amitié de Bangui
Le batiment de l’hôpital de l”Amitié de Bangui. CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

Dans l’enceinte de l’Hôpital de l’Amitié de Bangui, une ombre inquiétante s’installe, suscitant crainte et préoccupation parmi les usagers. Cette menace rampante prend la forme des serpents, qui font une apparition récurrente dans certains services de l’établissement. Une situation qui, selon les responsables, est étroitement liée à l’insalubrité aux alentours de cet établissement médical de la capitale.

 

Des serpents à l’hôpital ? C’est une réalité qui glace le sang des patients et du personnel soignant, en particulier dans le service de neurologie, où ces reptiles sortent le plus souvent. Alain Blaise Ndako, surveillant général de l’hôpital, témoigne de la gravité de la situation : “Parfois, on peut tuer un ou deux serpents par jour, et cela constitue vraiment un handicap pour nous, le personnel soignant d’abord, et aussi pour le malade. Surtout lorsque quelqu’un est malade et qu’un serpent surgit brusquement, c’est vraiment un problème”.

 

Face à ce péril, la direction de l’hôpital réagit. Jean-Chrysostome Ketté annonce des mesures immédiates. Tout d’abord, un effort est entrepris pour désherber les environs, en particulier les hautes herbes derrière le logement de la mission médicale chinoise et près de la morgue. Cette démarche vise à éliminer les possibles habitats des serpents. De plus, des opérations de désinfection sont lancées, avec l’utilisation de produits chimiques dispersés dans les locaux.

 

Cependant, une question persiste : ces mesures seront-elles suffisantes pour mettre un terme à cette menace reptilienne ? Certains agents de santé demeurent mobilisés pour affronter ce phénomène et s’engagent à assainir les alentours de l’Hôpital de l’Amitié. La protection des autres services de l’établissement devient désormais une priorité absolue pour la direction.

 

La bataille contre les serpents à l’hôpital est lancée. L’objectif est clair : assurer la sécurité des patients et du personnel, afin que cet établissement demeure un lieu de soin et de réconfort, débarrassé de toute menace rampante.

Par Éric Azoumi

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Tensions sur l’axe Kouango-Ndjoukou : L’opération conjointe des mercenaires Wagner et des soldats FACA se poursuit

Tensions sur l’axe Kouango-Ndjoukou : L’opération conjointe des mercenaires Wagner et des soldats FACA se poursuit

fFACA en patrouille derrière l'aéroport de Bangui, en janvier 2021.
Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC) ….

 Aux sud-ouest de la préfecture de la Ouaka, où le silence de la nature est seulement interrompu par le bruissement des feuilles, une autre forme de tumulte prend racine.” L’axe Kouango-Ndjoukou est désormais la scène d’une opération militaire intense menée par les mercenaires du groupe Wagner et les soldats de l’armée nationale, débutée il y a une semaine dans la prétendue recherche des éléments des groupes rebelles UPC/CPC.

 

Déploiement et objectifs….

 

Depuis une semaine, la zone entre Kouango et Ndjoukou a vu un déploiement accru de forces combinées de mercenaires russes et de soldats FACA. Cette opération a été initiée dans le but de rechercher et de neutraliser les éléments des groupes rebelles de l’UPC (unité pour la paix en Centrafrique), membre de la  CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement), qui ont longtemps agité cette région.

 

Situation actuelle sur le terrain….

 

Jusqu’à présent, il n’y a eu aucun affrontement direct signalé entre les forces gouvernementales et les rebelles dans cette zone. Cependant, la présence continue des troupes de Wagner et de forces armées centrafricaines indique une opération en cours qui se poursuit avec détermination. “La forêt elle-même semble retenir son souffle, anticipant les mouvements de ceux qui se cachent dans ses ombres,” raconte un soldat sous couvert d’anonymat, soulignant l’intensité de la recherche.

 

Implications et perspectives….

 

Bien que les combats directs n’aient pas encore été rapportés, l’intensité de l’opération suggère une volonté ferme de la part du gouvernement et de ses alliés du groupe Wagner de mettre la pression sur ces groupes armés dans cette région critique. Les implications pour la sécurité locale sont considérables, car une réussite pourrait signifier un recul significatif pour les forces rebelles, tandis qu’un échec pourrait leur permettre de renforcer leur emprise sur la région.

 

Alors que les ombres s’allongent sur les routes entre Kouango et Ndjoukou, l’issue de cette opération militaire demeure incertaine. Cependant, l’espoir demeure que la paix puisse finalement s’enraciner dans cette localité tourmentée par le conflit, où chaque pas en avant est un pas vers la stabilité. Les jours à venir seront cruciaux pour déterminer le futur de cette zone, témoin silencieux des efforts incessants pour la paix.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Centrafrique : Le Mandat d’Arrêt de la CPS contre François Bozizé, un Coup de Pied dans l’Eau

Centrafrique : Le Mandat d’Arrêt de la CPS contre François Bozizé, un Coup de Pied dans l’Eau

 

L'ancien Président centrafricain François Bozizé
L’ancien Président centrafricain François Bozizé

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 “La justice qui tarde est souvent niée.” Cette citation, attribuée à William Shakespeare, résonne particulièrement dans le contexte du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale spéciale (CPS) contre François Bozizé en République centrafricaine. Pourtant, ce geste semble plus symbolique que significatif, soulignant les défis persistants auxquels est confrontée la quête de justice dans le pays. 

 

Un Mandat d’Arrêt Surprenant….

 

Dans le paysage politique et judiciaire centrafricain, la Cour Pénale Spéciale (CPS) se retrouve sous le feu des critiques. Depuis sa création il y a près d’une décennie, cette institution était censée être le fer de lance de la justice dans un pays déchiré par les conflits. Cependant, les événements récents ont soulevé des doutes sérieux quant à son efficacité et à son impartialité.

 

Le dernier exemple en date est le mandat d’arrêt émis contre l’ancien président François Bozizé. Cette décision aurait dû être un pas significatif vers la responsabilisation des responsables de crimes graves. Cependant, au lieu de cela, elle a soulevé un débat houleux quant à la crédibilité de la CPS.

 

La question fondamentale qui se pose est la suivante : pourquoi François Bozizé a-t-il été ciblé, alors que d’autres figures politiques, y compris des ministres en exercice, sont restées impunies malgré des allégations graves à leur encontre ? Par exemple, le cas du ministre de l’Élevage et de la santé animale, Hassan Bouba, est particulièrement troublant. Inculpé et incarcéré à la prison du Camp De Roux par la CPS, il a été libéré à peine une semaine plus tard grâce à l’intervention des mercenaires russes du groupe Wagner, laissant ainsi planer un doute sérieux sur l’indépendance et la capacité de la cour pénale spéciale (CPS).

 

Mais le problème va bien au-delà de quelques cas isolés. Il s’agit d’un schéma récurrent où les criminels présumés occupent des postes de pouvoir et échappent à toute forme de responsabilité. Des ministres, comme celui de la Justice, monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, qui avait acheté des armes pour soutenir ses cousins rebelles du PRNC, ou encore le ministre des Transports, monsieur Djono Ahaba,  par ailleurs chef rebelle du RPRC, dont ses combattants ont mis à plat la ville de Ndélé, et le ministre de l’Agriculture, ainsi que celui du ministère délégué au désarmement, sont librement en circulation dans la capitale en face de la CPS, malgré les accusations portées contre eux.

 

Cette impunité généralisée envoie un message désastreux à la population centrafricaine : que les puissants peuvent commettre des crimes en toute impunité, tandis que les victimes restent sans recours. Même des personnalités comme l’ancien président de la transition, Michel Djotodia, impliqué dans des massacres, semblent intouchables. Et le coût de théâtre, c’est l’ancien Président François Bozizé qui est visé par un mandat d’arrêt de la CPS. Et puis ? La réaction de la Guinée.

 

L’Écho du Rejet en Guinée-Bissau….

 

La Guinée-Bissau, où Bozizé est en exil, a rapidement réagi en déclarant qu’elle ne procéderait pas à son extradition. Le président guinéen, Umaro Sissoco Embaló, a souligné que la loi de son pays ne permettait pas l’extradition et a exprimé son étonnement face au mandat d’arrêt émis par la CPS.

 

La CPS Sous Influence Politique : Un Système Corrompu….

 

Pour de nombreux Centrafricains, la Cour pénale spéciale (CPS) est loin d’être un bastion de justice indépendante. Des allégations abondent selon lesquelles elle serait sous l’influence politique du président Touadéra lui-même, qui aurait régulièrement reçu des magistrats à son domicile. Ces mêmes magistrats sont soupçonnés d’être sous la coupe du ministre de la Justice, un individu lui-même impliqué dans des activités criminelles dans le pays. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que la CPS se soit permis de lancer des mandats d’arrêt fantaisistes, détournant ainsi son attention des véritables criminels qui continuent d’agir en toute impunité.

 

Les Crimes des Mercenaires de Wagner : Un Défi Ignoré par la CPS….

 

Alors que la Cour pénale spéciale (CPS) semble plus préoccupée par des mandats d’arrêt fantaisistes que par la justice véritable, les mercenaires du groupe Wagner continuent de semer la terreur en République centrafricaine. Sous l’influence politique de certaines figures, la CPS reste étrangement silencieuse face aux atrocités commises par ces mercenaires. Pendant ce temps, les populations locales sont laissées à la merci de ces criminels, tandis que la CPS semble détourner son regard des véritables responsables des crimes perpétrés dans le pays. Il est grand temps que la CPS se concentre sur la véritable justice et prenne des mesures pour traduire en justice les coupables de ces atrocités.

 

Il est clair que la CPS a échoué dans sa mission de rendre justice de manière équitable et transparente. Au lieu de cela, elle semble être utilisée à des fins politiques, servant les intérêts de certains au détriment de la vérité et de la justice.

 

Il est grand temps que la CPS soit soumise à un examen approfondi et à une réforme sérieuse. L’Afrique centrale mérite une justice qui soit véritablement indépendante, impartiale et efficace. Tant que des criminels continueront à se promener en toute impunité, la paix et la stabilité resteront des objectifs lointains pour le peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

 

 

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Centrafrique : Nouveau Carnage à Gadzi Béa ,  des morts et des blessés

Centrafrique : Nouveau Carnage à Gadzi Béa ,  des morts et des blessés

 

les combattants rebelles de l'UPC
Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Une fois de plus, le village paisible de Gadzi Béa, situé à 55 km de Yaloké axe secondaire Boganangone,   des hommes armés non identifiés ont fait une incursion dans ce village et lancé des grenades dans trois églises différentes en plein culte, faisant plusieurs morts et des blessés.  Ce village, autre fois paisible, devient le théâtre d’une tragédie sans fin. Dans l’ombre des grenades lancées lors de ce culte matinal, se dessine le récit d’une nation déchirée par la violence. Cette nouvelle vague de carnage rappelle cruellement que la paix reste un rêve lointain pour ceux qui habitent ces terres tourmentées.

 

La situation a provoqué une panique générale au sein de la population , nombreux sont ceux qui ont pris la poudre d’escampette pour se refugier dans la brousse et dans les villages avoisinants. La situation reste tendue dans ce village en raison de la présence des éléments armés sur le triangle Gadzi Béa- Yaloké – Boganangone.

Selon la population locale, cette nouvelle vague de tuerie est attribuée aux éléments rebelles du 3R après un cas du vol des bœufs appartenant à des éleveurs par des jeunes dudit village, survenu une semaine plutôt.

 

Les habitants, en quête de réponses à ce cauchemar récurrent, pointent du doigt les rebelles du 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui semblent venger cet acte de vol de bétail, à en croire des nombreux témoignages de la population recueillis par la rédaction du CNC.

 

En effet, la spirale de la violence dans le pays semble sans fin, enracinée dans un sol déjà fertilisé par le sang et les larmes.

 

Face à cette descente aux enfers, les soldats FACA basés à Yaloké se sont rendus sur les lieux. De nouveaux affrontements, entre des éléments armés et des soldats FACA ne sont pas exclus. De plus de nouveaux incidents liés à la transhumance pourraient provoquer un cycle de représailles dans les sous préfectures de Yaloké – Gadzi et Boganangone.

 

La transhumance, événement anodin en d’autres temps, devient une étincelle potentiellement mortelle dans ce brasier de conflits sans cesse en République centrafricaine. Chaque déplacement de troupeaux, chaque pas dans l’ombre des arbres, risque de déclencher une nouvelle vague de représailles, plongeant davantage le pays dans le chaos.

 

Par Anselme Zato

 

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Tragédie à Koundé : Une Jeune fille de 9 ans noyée dans les Ravins de l’Exploitation Minière chinoise

Tragédie à Koundé : Une Jeune fille de 9 ans noyée dans les Ravins de l’Exploitation Minière chinoise

 

Vue aérienne d’un chantier minier chinois à Koundé, montrant une grande étendue d’eau entourée de terre rougeâtre sous un ciel clair.
Chantier minier chinois à Koundé, illustrant les effets de l’exploitation minière sur l’environnement . Un bassin formé suite aux travaux d’extraction est visible, entouré de la végétation typique de la Nana-Mambér. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 Quel est le coût humain de l’exploitation minière sans contraintes ? Dans la localité minière de Koundé, dans la Nana-Mambéré, une réalité sombre vient de frapper une famille et une communauté entière : une fillette de seulement neuf ans a tragiquement perdu la vie dans les ravins créés par les activités des entreprises minières chinoises.

 

Des Ravins Mortels

 

Les engins lourds des sociétés d’exploitation, principalement chinoises, ont transformé le paysage de Koundé, laissant derrière eux des ravins profonds et dangereux. C’est dans l’un de ces pièges naturels modifiés que la jeune victime, originaire de Nièmme-Yéléwa, s’est noyée alors qu’elle tentait de laver du sable creusé sur des chantiers miniers dans la rivière Koundé, selon les témoins interrogés sur place. Son corps a été retrouvé quelques jours plus tard flottant à la surface de l’eau, un tableau qui a énormément choqué et bouleversé la communauté.

 

Une Communauté en Deuil et en Colère

 

Le drame a suscité une onde de choc parmi les habitants de Koundé, mais également de la colère. « Pourquoi nos enfants sont-ils exposés à de tels dangers ? », s’interrogent certains résidents, critiquant à la fois les pratiques dangereuses des compagnies minières et le choix des parents d’impliquer leurs enfants dans des activités aussi périlleuses. Les ravins, souvent laissés ouverts et non sécurisés, sont des accidents en attente de se produire.

 

Appels à l’aide des Autorités de Koundé

 

Face à l’inaction des exploitants et le manque de réponses concrètes de leur part, les autorités de Koundé interpellent directement le gouvernement de Bangui. Elles exigent des mesures immédiates pour assurer la sécurité des riverains, notamment la fermeture de ces ravins et une régulation plus stricte des activités minières chinoises. « Il est impératif de protéger notre peuple et d’offrir un avenir plus sûr à nos enfants », affirme un représentant local.

 

Précisons que cette tragédie à Koundé met en lumière les risques et les coûts cachés de l’exploitation minière dans des régions vulnérables. Il est temps pour les autorités compétentes d’agir, non seulement pour faire respecter les règles de sécurité mais aussi pour repenser l’impact de telles activités sur les communautés locales. Un enfant perdu est déjà un enfant de trop.

 

Par Gervais Docka

 

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Nuit de terreur à PK5 : huit civils à nouveau kidnappés par les mercenaires Wagner

Nuit de terreur à PK5 : huit civils à nouveau kidnappés par les mercenaires Wagner

 

Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022
Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Quand la peur est sur le chemin, la sécurité prend le maquis,” dit un vieux proverbe centrafricain. Dans la nuit du samedi au dimanche, ce dicton a pris une résonance particulière dans le quartier PK5 de Bangui, où les mercenaires du groupe Wagner ont fait irruption, semant la terreur et kidnappant huit personnes. Cette nouvelle vague d’enlèvements a plongé le quartier dans une atmosphère de peur et d’incertitude.

 

Dans la nuit du samedi au dimanche 5 mai 2024, une scène terrifiante s’est déroulée au quartier PK5 de Bangui, où les mercenaires du groupe Wagner ont opéré avec une précision glaçante. Vers vingt heures quarante-cinq, les rues normalement vibrantes de ce quartier populaire ont été le théâtre d’une opération de kidnapping orchestrée avec une efficacité sinistre. Huit personnes, dont les identités sont encore inconnues, ont été arrachées à leur quotidien par ces hommes armés, sans laisser de traces quant à leur destination actuelle.

 

Cette opération marque le deuxième acte de violence de ces mercenaires en seulement une semaine, ayant précédemment enlevé il y’a une semaine et exécuté dix soldats de l’armée nationale. Ces agissements brutaux ne sont pas isolés mais s’inscrivent dans une série d’interventions qui terrorisent les habitants et soulèvent des questions urgentes sur la sécurité et la souveraineté en République centrafricaine.

 

La rédaction du CNC poursuit ses efforts pour faire la lumière sur cette affaire, cherchant à identifier les victimes de ce dernier enlèvement. La communauté du PK5, déjà meurtrie, attend des réponses tandis que le spectre de la peur continue de planer sur Bangui, témoignant de la présence oppressive des mercenaires du groupe Wagner qui agissent avec impunité.

 

Par Alain Nzilo

 

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Terreur à Ketté Gbako : Un faux prétexte pour un nouveau massacre”

Terreur à Ketté Gbako : Un faux prétexte pour un nouveau massacre”

 

Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Au cœur de la préfecture de l’Ouham, le chantier minier de Ketté Gbako, dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa,  a été le théâtre d’une tragédie sanglante. Le 29 avril 2024, des mercenaires russes du groupe Wagner, sous le faux prétexte de combattre des rebelles inexistants, ont déchainé une violence aveugle sur des civils innocents.

 

Le drame de Ketté Gbako….

 

Le site minier de Ketté Gbako, situé non loin de Nana-Bakassa , est connu pour son activité minière artisanale et non comme un foyer de conflit armé. Cependant, ce jour-là, le 29 avril dernier, il est devenu le lieu d’un massacre où une vingtaine d’artisans miniers et de commerçants ont été froidement abattus. Les mercenaires de Wagner ont justifié leur intervention par la nécessité de neutraliser des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, une affirmation rapidement démentie par les faits : aucun rebelle n’était présent.

Dégâts humains causés par les mercenaires russes sur le chantiers Ketté Gbako
Dégâts humains causés par les mercenaires russes sur le chantiers Ketté Gbako

 

Témoignages et réactions….

 

“Nous étions là pour travailler, pas pour combattre”, témoigne Adama, un mineur de quarante ans. “Ils ont tiré sans avertissement, sans raison”. L’indignation est palpable parmi les survivants et dans les communautés environnantes. Les appels à la justice et à la responsabilité internationale se multiplient, exigeant des réponses et des actions concrètes contre les agresseurs.

 

Implications et conséquences…

 

Cette attaque soulève des questions critiques sur l’impunité avec laquelle les mercenaires du groupe Wagner opèrent sous couvert de sécurité. Les analystes pointent du doigt non seulement les violations flagrantes des droits humains, mais aussi l’impact déstabilisant de telles actions sur la sécurité nationale.

“C’est un acte de barbarie déguisé en mission de paix”, critique un expert en sécurité régionale.

 

Le massacre à Ketté Gbako est un exemple alarmant de la manière dont les opérations militaires peuvent être détournées pour justifier des actes inhumains. Alors que la poussière retombe sur les mines de Ketté Gbako, la demande de justice ne fait que s’intensifier, espérant qu’un jour la vérité émergera des ombres de ce sombre épisode.

 

Par Anselme Féimonazoui

 

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Kouki :  entre mercenaires et rebelles,  un village pris au piège

Kouki :  entre mercenaires et rebelles,  un village pris au piège

 

Un Homme à moto à côté d’un panneau Caritas rouillé sur une route de terre en zone rurale, affichage d’un projet communautaire à KOUKI Vita datant de 2015.”
À Kouki, dans la préfecture de l’Ouham. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 En République centrafricaine, dans la préfecture de l’Ouham, le village minière de Kouki vit un cauchemar éveillé. Coincé entre les massacres des mercenaires russes du groupe Wagner et les représailles des rebelles, les habitants de cette localité minière portent le lourd fardeau d’être constamment sur le fil du rasoir.”

 

 

Dans la petite localité minière de Kouki, située dans le nord-ouest de la République centrafricaine, une menace mortelle plane depuis trois jours. Ce village, où l’or est extrait artisanalement par des citoyens centrafricains et étrangers, est devenu le théâtre de violences récurrentes orchestrées par les mercenaires du groupe Wagner. À deux reprises, ces derniers ont déferlé sur Kouki, laissant derrière eux des artisans miniers massacrés. Lors de leur troisième incursion, bien que la plupart des habitants aient fui, deux personnes n’ont pas eu cette chance et ont été froidement exécutées par balles.

 

Cette spirale de violence a engendré des tensions exacerbées entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), actifs également dans ces sites miniers, et la population de Cookie. Les rebelles accusent ces derniers ainsi que les soldats FACA, postés en ville, de collusion avec les mercenaires russes du groupe Wagner, les ayant prétendument guidés vers leurs position dans la forêt. Ainsi, la semaine dernière, les rebelles ont lancé un avertissement sinistre: ils promettent une vengeance imminente sur la ville de Kouki.

 

Face à cette menace, la tension à Kouki est palpable. Les soldats FACA, préoccupés, ont dû faire appel aux mercenaires russes du groupe Wagner pour renforcer leur position. La population, terrifiée, passe des nuits blanches, guettant le moindre bruit. Bien que les rebelles n’aient pas encore lancé leur attaque annoncée, la présence des mercenaires n’a fait qu’accroître l’angoisse.

En effet, dans leur quête de repousser les rebelles, ces mercenaires russes sont allés, faisant semblant de retourner à Nana-Bakassa, ont fait demi-tour et pénétrer dans la forêt et aller abattre deux civils innocents de passage, exacerbant encore le climat de peur et de suspicion qui règne à Kouki.

 

Ce cycle de violence et d’accusations a plongé la ville dans une situation précaire, où chaque habitant craint pour sa vie, témoignant de la complexité et de la brutalité du conflit qui sévit dans cette région riche en ressources mais tourmentée.

 

Arsène Féimonazoui

 

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Entre nécessité fiscale et asphyxie économique : La pression insoutenable sur les petits commerces de Bangui

Entre nécessité fiscale et asphyxie économique : La pression insoutenable sur les petits commerces de Bangui

 

Image d’illustration du bar La Verdure au 4e arrondissement. Credit photo : Mickael Kossi /CNC.

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Où va le pays, lorsque même la lumière des entreprises nationales commence à vaciller sous le poids d’impositions écrasantes ?

 

Dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine, un vent de panique souffle parmi les propriétaires de buvettes, restaurants, et autres petits établissements commerciaux. Dernièrement, une pratique alarmante a été observée: la fermeture et le scellage de ces commerces par les services de la perception du Trésor. Selon des sources recueillies, chaque propriétaire reçoit une convocation impérieuse les sommant de se présenter dans un délai de 48 heures pour régler une taxe de 150 000 francs CFA. Cette mesure frappe sans distinction, ciblant aussi bien les établissements récemment inaugurés que ceux ouverts depuis plus longtemps.

Illustration, bar la Récréation au marché Gobongo de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi /Corbeaunews.

 

Le cœur du problème réside non seulement dans le montant exorbitant demandé, mais aussi dans l’approche utilisée par les agents de la perception. Des témoignages concordants dépeignent une situation où les textes législatifs justifiant de telles collectes ne sont pas présentés aux commerçants, laissant place à une confusion et une frustration grandissantes. Une propriétaire de buvette, sous couvert d’anonymat, partage son désarroi :

“Ils viennent, ils scellent, et la seule chose qu’ils nous disent c’est le montant à payer. On ne sait même pas pourquoi on paie, ni sur quelle base légale”.

 

Cette situation soulève des questions déterminantes sur la viabilité à long terme des petites entreprises nationales. Si les propriétaires de ces établissements sont forcés de fermer leurs portes faute de pouvoir s’acquitter de ces taxes, quel sera l’impact sur l’économie centrafricaine déjà précaire ? La réponse, malheureusement, semble se dessiner dans les rues poussiéreuses de Bangui, où l’activité autrefois vibrante cède la place à un silence lourd de conséquences.

 

Et pendant que les générateurs des buvettes tournent à plein régime, le futur économique du pays semble lui, tourner au ralenti.

 

La pression fiscale: symptôme d’un mal plus profond

 

Face à cette pression accrue, il est impératif de comprendre les origines de ces exigences fiscales qui semblent s’étendre partout dans le pays.

 

La pression fiscale exercée sur les commerçants de Bangui n’est qu’un reflet d’une réalité plus sombre et complexe qui pèse sur le pays. Au cœur de cette crise se trouve l’implication du groupe Wagner, une présence qui semble dicter une partie de la politique fiscale du gouvernement. Faustin Archange Touadera, dans son effort de maintenir une emprise sur le pouvoir, se trouve dans l’obligation de financer ce groupe mercenaire, essentiel à la stabilisation de son régime mais à un coût exorbitant pour la nation.

 

Pour satisfaire ces exigences financières, une augmentation drastique des taxes a été observée, touchant non seulement les transactions financières, la téléphonie mobile et la connexion internet, mais étendant sa portée à presque tous les aspects de l’économie locale. Récemment, même les barrage routiers et, désormais, les buvettes et les bars sont visés. Cette escalade laisse présager un avenir où aucune sphère, pas même les dons religieux, ne pourrait échapper à cette vague de taxation.

 

Cette stratégie risque non seulement de paralyser l’économie centrafricaine, mais aussi de pousser les citoyens vers un seuil de désespoir économique inédit. Quelles seront les prochaines cibles de cette politique fiscale envahissante ? Et jusqu’où le pays peut-il être poussé avant que la structure même de son économie ne commence à s’effondrer sous le poids de ces exigences financières de la Russie?

 

Par Alain Nzilo

 

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Intense Extorsion des gendarmes à la barrière de Greko : Un abus persistant malgré les décrets présidentiels

Intense Extorsion des gendarmes à la barrière de Greko : Un abus persistant malgré les décrets présidentiels

 

Deux gendarmes centrafricains en poste à Yaloké
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Dans la préfecture de Kémo, le village de Greko, situé à 45 kilomètres de Sibut sur l’axe Bambari, témoigne d’une réalité alarmante. Malgré le décret présidentiel ordonnant la suppression des barrages routiers illégaux, le commandant de compagnie de Sibut a déployé des gendarmes à Greko, perpétuant l’extorsion en toute impunité.

 

Les gendarmes, en poste depuis la nuit du samedi au dimanche 5 mai 2024, exigent sans scrupule 5 000 francs CFA de chaque véhicule. Cette nuit-là, entre 21h et 22h, quatre véhicules ont été bloqués et leurs conducteurs contraints de payer. Sur cette route très fréquentée, où transitent quotidiennement entre 200 et 500 véhicules, l’ampleur de cette extorsion pourrait être colossale.

 

Le sergent-chef en charge, notoirement connu pour son alcoolisme, dirige ces opérations avec une brutalité qui terrorise les passants. Parmi les victimes, Aline Dao, une femme malade venant d’Alindao, avec des papiers médicaux valides, qui, malgré son état, a été forcée de payer 1 000 francs CFA aux gendarmes qui lui a demandé ses pièces d’identités.

 

Ces gendarmes, selon leur propre dire, ils seraient autorisés à retournés sur cette barrière sur la décision de leur commandant de compagnie, un proches parent ethnique du président Touadera. Ce commandant, selon la population de Sibut, il  agit souvent avec la conviction d’être au-dessus des lois.

“Les commandants de compagnies de Bambari et de Sibut sont des parents au président, donc ils font ce qu’ils veulent”, explique un passager de passage dans un autre véhicule cette nuit.

 

Les passagers de la route Sibut – Bambari, exaspérés et effrayés, appelle le gouvernement de la République à intervenir. Les gendarmes, en transformant les barrages en outils de racket, non seulement violent le décret présidentiel mais sapent également la confiance en l’autorité de l’État.

 

Selon plusieurs sources interrogées à Sibut et Grimari, la nécessité de rétablir l’ordre et de respecter la loi est urgente, afin de protéger les citoyens contre ces abus qui ternissent l’image du gouvernement et menacent la sécurité publique.

 

Patrice Mboli

 

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Dérive alcoolique au volant : un camion-citerne se renverse entre Sibut et Grimari

Dérive alcoolique au volant : un camion-citerne se renverse entre Sibut et Grimari

 

 

Camion-citerne renversé sur une route rouge terre, entouré de personnes et de forêts tropicales.
Camion-citerne renversé près de Ouaoua, entre Sibut -Grimari, causé par un chauffeur en état d’ivresse, sans victimes graves signalées. CopyrightCNC

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Sur l’axe routier entre Sibut et Grimari, un incident peu commun mais évocateur des risques routiers s’est produit. Un camion-citerne, lourdement chargé de carburant, a fini sa course en travers de la route, après que son chauffeur, sous l’effet manifeste de l’alcool, a perdu le contrôle du véhicule.

 

Le drame potentiel a été évité de justesse : aucun autre véhicule n’a été impliqué et, par miracle, il n’y a eu aucune victime. Les détails recueillis sur place révèlent un chauffeur dont l’état d’ébriété avancé soulève des questions sur la sécurité routière dans cette localité, souvent négligée par les contrôles et les mesures préventives.

 

Le camion, en s’immobilisant brusquement, a bloqué la circulation dans les deux sens pendant plusieurs heures, créant de frustration aux usagers. Les conducteurs et les passants ont pu constater les dangers immédiats liés à la conduite en état d’ivresse, un phénomène malheureusement trop courant sur les routes du pays.

 

Cet incident souligne l’urgence de mettre en place des contrôles alcooliques réguliers pour les conducteurs, surtout sur des axes aussi fréquentés. Bien que les interventions des autorités locales soient souvent limitées dans ces situations, la nécessité d’actions concrètes pour prévenir de tels incidents reste une priorité claire pour la sécurité de tous.

 

 

Patrice Mboli

 

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Renforcer les voix pacifiques : Retour sur l’atelier de Paoua

Renforcer les voix pacifiques : Retour sur l’atelier de Paoua

 

Un monument avec une sculpture de colombe blanche surmontant un pilier orné de bandes colorées, situé dans la ville de Paoua.
À Paoua, ce monument célèbre les valeurs de dignité et de travail tout en aspirant à renforcer la paix et l’unité dans la communauté, affirmant son statut de ville modèle pour la cohésion sociale.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Sous le chaud soleil de mai, la Maison des Jeunes de Paoua s’est transformée en un véritable laboratoire de la paix. Pendant trois jours, un atelier unique y a rassemblé des leaders communautaires de divers horizons pour une cause commune : la lutte contre les discours de haine, ces poisons invisibles qui sapent les fondements de la coexistence pacifique.”

 

Thierry Messongo, un des modérateurs de l’atelier, a partagé avec nous les ambitions de ce rassemblement : “Notre objectif était de renforcer les capacités des leaders locaux, de leur fournir les outils nécessaires pour identifier et contrer les discours de haine avant qu’ils ne s’enracinent dans le tissu social”.

 

Le séminaire a débuté par une session éducative sur la nature des discours de haine, leurs causes et leurs impacts potentiellement destructeurs dans la société centrafricaine. Les participants ont exploré les différents mécanismes par lesquels de tels discours se propagent et les stratégies pour les désamorcer.

 

“Nous avons surtout cherché à créer une compréhension commune et à développer un langage partagé autour de la prévention des discours de haine”. explique Messongo. L’accent a été mis sur la formation d’un réseau d’alerte précoce composé de 180 activistes à travers le pays, capables d’intervenir rapidement en cas de détérioration du climat social.

 

L’importance de cette initiative est d’autant plus cruciale que la Centrafrique se prépare à des élections locales. “Nous sommes en période préélectorale, et il est vital que le public soit sensibilisé aux dangers des discours de haine, qui peuvent inflamer les tensions et conduire à la violence”, ajoute Messongo.

 

Grâce au soutien logistique et financier de la MINUSCA, le RJDH a pu mener cet atelier, espérant ainsi semer les graines d’une paix durable.

 

En résumé, les efforts du RJDH et de ses partenaires illustrent un engagement profond envers la construction d’une communauté plus résiliente et informée à Paoua. Cet atelier n’est qu’un début, car les enseignements tirés ici sont destinés à rayonner bien au-delà des murs de la Maison des Jeunes.

 

Par Gaël Boberang

 

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CENTRAFRIQUE : LA DUPLICITÉ D’UN MANDAT D’ARRÊT INTERNATIONAL CONTRE L’ANCIEN PRÉSIDENT BOZIZE RENFORCE T-ELLE SON EFFICACITÉ ?

LA DUPLICITÉ D’UN MANDAT D’ARRÊT INTERNATIONAL CONTRE L’ANCIEN PRÉSIDENT BOZIZE RENFORCE T-ELLE SON EFFICACITÉ ?

 

L'ancien Président François Bozizé à gauche de l'image
L’ancien Président François Bozizé à gauche de l’image

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 La Cour Pénale Spéciale (CPS) est une juridiction hybride incorporée dans l’ordonnancement judiciaire centrafricain et composée de juges nationaux et étrangers.

 

Il s’agit d’une Cour créée par la loi organique N*15.003 du 03 juin 2015 chargée d’enquêter, de poursuivre les auteurs, coauteurs et complices des crimes relevant du droit international perpétrés en République centrafricaine le 01 janvier 2003.

C’est dans cette optique qu’en conformité aux dispositions de l’article 3 de la loi organique, la Cour s’est déclarée compétente pour poursuivre l’ancien président de la république, le général François BOZIZE pour de présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

En conséquences de ce qui précède, les juges de la chambre d’instruction après avis du procureur près la Cour ont décerné un mandat d’arrêt international le 27 février 2024 resté secret et rendu public le 30 avril 2024.

Par définition, un mandat d’arrêt international communément appelé procédure d’extradition est une demande officielle d’un État à un ou plusieurs autres États de procéder à l’arrestation suivie de rapatriement d’une ou de plusieurs personnes visées par le mandat d’arrêt afin de répondre des crimes du droit international qui lui sont reprochés.

À titre de rappel, le général recherché était déjà visé par un mandat d’arrêt international délivré par le procureur près du tribunal de grande instance de Bangui Mr Alain Tolmo le 29 mai 2013 alors que ce dernier était exilé en Ouganda.

Dès son retour d’exil où il a vu sa candidature aux élections présidentielles de 2020 rejetée par la Cour constitutionnelle, ce mandat d’arrêt international n’avait pas été exécuté pour des raisons propres au pouvoir d’antan.

De nouveau en rébellion avec la base arrière au Tchad suivie de l’accord de Luanda dérivé d’une demande expresse des autorités de Bangui pour l’éloigner des frontières centrafricaines, le général BOZIZE réside actuellement en Guinée Bissau où lui est opposable un autre ou un nouveau mandat d’arrêt international.

Choqué par ce mandat d’arrêt de trop qui s’apparente à la diversion ou provocation, le citoyen lambda s’interroge sur les chances d’aboutissement d’une démarche aussi complexe qu’ambiguë :

La duplicité d’un mandat d’arrêt international renforce t-elle son efficacité ?

En d’autres termes, à quoi servira un mandat d’arrêt international de trop alors qu’un premier n’avait pas été exécuté ?

Existe t-il un accord de coopération judiciaire entre les deux États ?

Sachant que le général BOZIZE bénéficie du statut de réfugié en Guinée Bissau…Que dit le statut de Rome qui régi les réfugiés a à ce propos ?

Quelle sera l’issue des accords politiques de Luanda validés par l’Union Africaine pour écarter le général BOZIZE des frontières centrafricaines ?

Les mêmes raisons qui ont compromis l’exécution du premier mandat d’arrêt sont-elles encore valables aujourd’hui ?

Pourquoi poursuivre seulement le général BOZIZE…L’actuel ministre de l’élevage Mr Hassan Bouba que le pouvoir de Bangui avait libéré manu militari de prison n’est-il pas concerné par la procédure ?

Peut-on affirmer que la Cour Pénale Spéciale est aussi aux ordres du pouvoir de Bangui ?

Au nom du principe de la solidarité militaire, le général président de la république de Guinée Bissau acceptera t-il de livrer son compagnon d’armes ?

En tout état de cause et nonobstant toutes les bonnes volontés, cette procédure d’extradition est longue, complexe, parsemée d’embûches avec des considérations géopolitiques et géostratégiques qui alourdissent le mécanisme d’extradition.

Au delà de tout, n’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on aimerait pas qu’on nous le fasse, on ne récolte au passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention, ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 04 Mai 2024.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste,

 

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Coup de Tonnerre à l’Assemblée Nationale : L’ÉNERCA frappe de nouveau, Touadera se retrouve dans le noir

Coup de Tonnerre à l’Assemblée Nationale : L’ÉNERCA frappe de nouveau, Touadera se retrouve dans le noir

 

Hémicycle de l'assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.
Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 “L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut.” En ce jour du vendredi 3 mai, où la liberté de la presse est célébrée dans l’enceinte de l’assemblée nationale, l’obscurité s’invite dans l’hémicycle, rappelant avec force l’importance de la transparence et de la vérité.

 

Dans le sanctuaire de la politique nationale, alors que Faustin Archange Touadera s’apprêtait à jouer les funambules rhétoriques sur la scène de l’Assemblée, l’ÉNERCA, cette entité mystérieuse, a encore frappé. Les lumières se sont éteintes, laissant les dignitaires du régime plongés dans l’obscurité, symbole d’un pouvoir défaillant, d’une gestion hasardeuse, ou peut-être même d’une machination politique digne des meilleurs scénarios de théâtre congolais.

 

Vingt longues minutes, l’électricité a fait grève, laissant le silence peser lourdement sur les épaules des élus. Pas de réunions, pas de débats, juste le son des téléphones en quête de lumière, cherchant désespérément une connexion, un signe de vie dans ce noir impénétrable.

 

Les appels se multipliaient, chacun espérant trouver une réponse, une explication à cette interruption impromptue. Le Président de l’Assemblée Nationale, Simplice Mathieu Sarandji, le Premier Ministre Félix Moloua, tous étaient sollicités, mais aucun ne pouvait apaiser les craintes et les interrogations qui grandissaient dans l’obscurité.

 

Et puis, comme un voile se levant sur une scène théâtrale, la vérité émergea de l’ombre. Une réalité longtemps niée, cachée sous des promesses creuses et des discours bien polis : la coupure sauvage d’électricité, orchestrée par les fils entrelacés du pouvoir et de l’intérêt personnel.

 

Arthur Piri, ministre de l’Énergie, le parrain mafieux, client et fournisseur de l’ÉNERCA, une toile tissée si serrée qu’il est difficile de démêler les liens entre responsabilité et complicité. Dans un pays où les paradoxes sont monnaie courante, où la lumière et l’obscurité se disputent le contrôle des destins, cette coupure n’est peut-être qu’un rappel brutal de la fragilité de la démocratie, de la nécessité de rester vigilant face aux ombres qui se cachent dans les couloirs du pouvoir.

 

Alors que le monde célèbre la liberté de la presse, l’Assemblée Nationale centrafricaine se retrouve plongée dans l’obscurité, un rappel brutal des défis qui persistent, des batailles qui restent à livrer pour que la lumière de la vérité puisse enfin briller sur tous.

 

Par Alain Nzilo

 

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La Cellule de Veille contre la Corruption : gardienne des petits secret, silencieux sur  les grands scandales

La Cellule de Veille contre la Corruption : gardienne des petits secret, silencieux sur  les grands scandales

 

Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua
Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 Dans la prétendue lutte contre la corruption en Centrafrique, la Cellule de Veille semble naviguer entre ombre et lumière, comme le dit le proverbe africain : “Quand les petits rats dansent, les gros chats regardent.” Cette réalité complexe nous pousse à nous interroger sur les véritables intentions de cette institution. À travers cette analyse, plongeons dans les méandres de la lutte anti-corruption, où les petits scandales éclatent au grand jour tandis que les plus gros restent soigneusement dissimulés.

 

Depuis plusieurs semaines, les projecteurs médiatiques sont braqués sur cette entité, mais les résultats ne sont pas aussi éclatants qu’espérés. Au lieu de s’attaquer aux cas de corruption majeure qui gangrènent les institutions, la Cellule semble se complaire dans la dénonciation de petites affaires, laissant les gros poissons nager en eaux troubles.

 

Certains observateurs se demandent si ce silence assourdissant sur les affaires impliquant des proches du Président putschiste Faustin Archange Touadera ne serait pas le résultat d’un jeu stratégique visant à protéger les intérêts familiaux. Ou peut-être est-ce une tactique pour ménager les partenaires financiers internationaux, au détriment de la justice?

 

Un exemple récent illustre ce dilemme : alors que des cas flagrants de corruption éclatent au grand jour, comme le récent cambriolage au ministère de l’urbanisme impliquant un directeur général, un neveu de Touadera, la Cellule reste muette. Est-ce par souci de protéger les siens ou par volonté délibérée de détourner l’attention de l’opinion publique ?

 

Pourtant, cette semaine, une autre dénonciation mineure s’éclate  : la Cellule de Veille contre la Corruption a organisé une conférence de presse pour dénoncer l’ingérence de certaines autorités dans la délivrance des cartes nationales d’identité aux étrangers. Une dénonciation nécessaire, certes, mais qui semble détourner l’attention des véritables enjeux du pays.

 

William Nathan Moswagindo, superviseur général de la Cellule, s’est exprimé sans détour sur cette affaire, déplorant les inégalités flagrantes dans le traitement des demandes d’identification. Des étrangers se voient délivrer des cartes nationales d’identité sans respecter les procédures légales, tandis que des piles de dossiers frauduleux s’accumulent sur les bureaux des autorités.

 

Mais alors que cette dénonciation sonne comme un cri de désespoir dans un océan de corruption, certains restent sceptiques quant à la réelle volonté d’action. Les paroles sont fortes, les promesses de sanctions sévères, mais qu’en est-il des actes concrets ?

 

La population est appelée à dénoncer les actes de corruption en composant le numéro vert 1316, mais combien oseront braver la peur et la répression pour dénoncer les puissants ?

 

En réalité, la Cellule de Veille contre la Corruption oscille entre dénonciations superficielles et dénis sélectifs. Tant que les véritables responsables de la grande corruption restent impunis, le doute planera sur l’intégrité de cette institution. La véritable lutte contre la corruption exige plus que des mots : elle requiert des actions courageuses et déterminées, même au risque de déplaire aux puissants de ce monde.

 

Par Anselme Mbata

 

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La commune de Vassako : Une Voix Crie au Secours

La commune de Vassako : Une Voix Crie au Secours

 

Carte postale de Bamingui-Bangoron par la Minusca
CopyrightDiaspora

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 L’État centrafricain, c’est le nom, mais en réalité, il est pauvre que la misère elle-même.

 

Dans les recoins reculés de la République centrafricaine, dans la sous-préfecture de Bamingui, se cache une voix qui crie au secours. C’est celle d’Etienne Magonda, maire de la commune de Vassako, une figure locale qui témoigne des difficultés étouffantes qui entravent le bon fonctionnement de sa municipalité.

 

Depuis des mois, le refrain du non-versement des salaires résonne comme un écho lugubre dans les bureaux de la mairie. Le personnel communal attend impatiemment, le ventre creux et les poches vides, une réponse qui tarde à venir. Etienne Magonda, porteur de cette voix désespérée, dévoile la détresse qui règne, sans filtre ni fard.

 

“Auparavant, la capacité de la municipalité de Vassako était meilleure”. Ces mots résonnent comme une nostalgie amère, rappelant une époque où les sociétés de safari arpentaient les terres, contribuant au dynamisme économique de la commune. Mais depuis 2012, un voile sombre semble s’être abattu, étouffant les espoirs et la prospérité d’antan.

 

Les chiffres sont glaçants : 82 mois d’arriérés de salaire pour le personnel communal, 57 mois d’indemnités non perçues pour le maire lui-même. Les murs de la mairie, témoins muets de cette détresse, ont été érigés grâce à l’aide de la Minusca, tandis que le PNUD a apporté une lueur d’espoir sous la forme d’une imprimante et d’un ordinateur. Mais même avec ces outils entre les mains, l’absence d’énergie électrique plonge la municipalité dans l’obscurité, entravant toute tentative de travail efficace.

 

“Comment peut-on travailler?”, Cette question, lancinante, résonne dans les couloirs vides de l’administration locale. Les registres de naissance, symboles de l’identité et de l’avenir des enfants, brillent par leur absence. Et lorsque même les subventions de l’État tardent à arriver, l’avenir semble sombre et incertain.

 

Et pourtant, malgré ces tourments, une lueur d’espoir subsiste. Etienne Magonda, dans un geste de désespoir mêlé de détermination, lance un appel vibrant à tous les partenaires, à toutes les âmes charitables, à se joindre à lui dans cette lutte pour la survie de la commune de Vassako. Car au cœur de cette détresse, réside un espoir fragile, celui d’un avenir meilleur pour les générations à venir.

 

La municipalité de Vassako, autrefois florissante, lutte aujourd’hui pour sa survie. Mais dans l’obscurité de l’oubli, une voix s’élève, portant avec elle le cri de tout un peuple en quête de justice et de dignité. Et dans cette lutte, dans ce combat pour la lumière, se dessine peut-être le chemin vers un avenir plus juste, plus équitable, pour tous.

 

Issa Jonas

 

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Focus sur le Renforcement de Capacité des Agents Pénitentiaires de Paoua

Focus sur le Renforcement de Capacité des Agents Pénitentiaires de Paoua

 

Un monument avec une sculpture de colombe blanche surmontant un pilier orné de bandes colorées, situé dans la ville de Paoua.
À Paoua, ce monument célèbre les valeurs de dignité et de travail tout en aspirant à renforcer la paix et l’unité dans la communauté, affirmant son statut de ville modèle pour la cohésion sociale.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 L’amélioration des conditions de détention commence souvent par une formation adéquate de ceux qui en sont les gardiens. À Paoua, un atelier de renforcement des capacités a réuni des agents pénitentiaires dans un effort commun pour élever les standards de surveillance et de traitement des détenus. Organisé avec le soutien d’organismes internationaux et locaux, cet événement souligne l’engagement continu vers un système carcéral plus humain et efficace.

 

Au centre de cette action, la Plateforme d’Appui à la Réforme du Système Pénitentiaire (PARSP) et l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) se sont unies pour adresser une problématique majeure : l’amélioration des conditions de détention et la prévention de la torture. Quarante leaders, parmi lesquels des forces de sécurité intérieure (FSI) et des agents pénitentiaires, ont participé activement à cette session de formation.

 

Les Enjeux et les Objectifs….

 

L’atelier animé par Ghislaine Inga avait un double objectif : sensibiliser et outiller. Les participants ont été formés à des méthodes rigoureuses de suivi et d’évaluation des conditions de détention. Essaie Bomal Gondje, un participant, témoigne : “Ce que j’ai appris aujourd’hui transformera notre approche du monitoring des prisons. Nous sommes désormais mieux préparés pour détecter et rapporter les cas de mauvais traitements”.

 

Création d’un Comité de Suivi….

 

L’une des initiatives marquantes de cet atelier a été la mise en place d’un comité de suivi. Cette équipe aura pour mission de veiller à l’application des techniques enseignées et de s’assurer que les améliorations des conditions de détention ne restent pas lettre morte. “Nous avons établi une structure qui permettra une réelle transformation des pratiques sur le terrain”, précise Ghislaine Inga.

 

À travers cet atelier à Paoua, la PARSP, l’ACAT, et leurs partenaires montrent un engagement sans faille envers le respect des droits humains dans les prisons. Avec le soutien de la MINUSCA, ils espèrent instaurer une dynamique durable de respect et de dignité pour tous les détenus. Ces efforts pourraient bien marquer un tournant dans la lutte contre la torture et les mauvais traitements dans les centres de détention de la ville.

 

Par Gaël Boberang

 

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Braquage de coffre fort au ministère de l’urbanisme à Bangui, 23 millions disparus, un DG épinglé

Braquage de coffre fort au ministère de l’urbanisme à Bangui, un DG épinglé

 

Patrice Yarkokpa, directeur général du fond d’aménagement et d’entretien urbain, assis dans son bureau au ministère de l’urbanisme.
Patrice Yarkokpa, Directeur général du fonds d’entretien et d’aménagement urbainKODAK Digital Still Camera

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Des actes criminels au cœur du pouvoir…

 

C’est une histoire à la fois inédite et pourtant tristement familière dans le paysage politique de la République centrafricaine sous le régime de Faustin Archange Touadera. Ce qui aurait semblé impensable pour de nombreux Centrafricains se déroule aujourd’hui sous ce régime, où les liens familiaux et ethniques semblent primer sur la loi. Vendredi dernier, un événement des plus scandaleux s’est déroulé au ministère de l’Urbanisme, secouant les fondations mêmes du pouvoir.

 

Il s’agit d’un braquage, non pas dans les rues sombres de Bangui, mais au sein même des bureaux du ministère. Plus précisément, le coup a été orchestré au sein du Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain, une institution paraétatique censée servir l’intérêt public.

 

Les coulisses d’un vol organisé

 

La scène se déroule le vendredi dernier, dans l’enceinte du bureau du comptable du Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain. À l’insu des employés, une séquence digne d’un film congolais se déroule, orchestrée par le directeur général de l’institution, monsieur Patrice Yarkokpa.

 

Tout a commencé avec l’arrivée de monsieur Séraphin Selesson, le nouveau responsable financier. Dès sa prise de fonction, un durcissement des contrôles financiers a été instauré, bloquant toute sortie de fonds jugée anarchique. Chaque demande de fonds du directeur général, Patrice Yarkokpa, se heurte désormais à un refus catégorique du comptable, arguant qu’aucun argent n’est disponible en caisse, malgré les taxes payées régulièrement par les citoyens. Même les indemnités des employés sont désormais en suspens, plongeant l’institution dans une crise financière sans précédent.

 

Un dénouement spectaculaire

 

Pourtant, le vendredi fatidique, sur ordre du directeur général, la porte du bureau du comptable est violemment enfoncée, révélant un coffre-fort lui aussi brisé. À l’intérieur, une somme considérable de 16 millions de francs CFA mis à part, et un autre lot de 7 millions de francs CFA de l’autre côté. Ces fons en espèces est découverte et immédiatement confisquée par le directeur général.

 

Pendant ce temps, le week-end était tranquille pour le DG, mais la poudre s’est emparée du ministère de l’urbanisme que ce lundi 29 avril. Ce début de semaine révèle une toute autre tournure. Dans la matinée du lundi, , à son arrivée au bureau, le comptable découvre le désastre et alerte immédiatement le ministre et le directeur de cabinet, monsieur Pamphile Maleyombo. S’ensuit une réunion secrète au bureau de la ministre, où le directeur général avoue avoir pris l’argent.

 

Cette affaire, pour le moins troublante, reste pour l’instant étouffée au sein du ministère de l’Urbanisme. Pendant ce temps, si un citoyen lambda avait commis un acte similaire, il serait déjà derrière les barreaux. Il semblerait que la prison et la bonne gouvernance soient réservées à ceux qui ne font pas partie du cercle restreint du régime. Il est temps de remettre en question ces pratiques qui sapent la confiance du peuple envers ses dirigeants et de garantir que la justice soit réellement impartiale pour tous, quel que soit leur statut ou leurs liens familiaux.

Voilà les conséquences de la nomination familiale  aux postes de responsabilité.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : 10 soldats FACA, enlevés par les Wagner au KM5, ont été froidement assassinés

Bangui : 10 soldats FACA, enlevés par les Wagner au KM5, ont été froidement assassinés

 

Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

La violence, où qu’elle sévisse, laisse des cicatrices indélébiles dans le tissu social et traumatise la population. L’histoire tragique de dix soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) enlevés discrètement chez eux au KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, et assassinés froidement par les mercenaires russes du groupe Wagner, révèle le niveau alarmant de la criminalité dans le pays.

 

En effet, ces dix soldats FACA, tous originaires du quartier KM5 et anciennement membres des milices locales, communément appelées Moudjahidine, avaient été intégrés dans les forces armées centrafricaines (FACA) en échange de leur désarmement il y a plusieurs années. Cependant, après avoir servi pendant un certain temps dans l’armée nationale, ils avaient choisi de rester chez eux et de ne plus se rendre au travail. Cependant, , il y a quelques jours à peine, vers minuit, des mercenaires russes accompagnés de soldats FACA sont venus les arrêter chez eux pour les emmener vers une destination inconnue. Deux jours plus tard, les corps sans vie de six d’entre eux, dont le Sergent-chef Sanda et l’Adjudant-chef Moussa Zakaria, surnommé Moussa Major, ont été ramenés par les mercenaires russes au KM5, criblés de balles. Leurs dépouilles ont été entassées dans la mosquée du quartier avant d’être enterrées, tandis que le sort des quatre autres demeure inconnu.

 

Pour l’instant, un silence total règne autour de cette affaire. Ni le gouvernement ni le chef d’État-major n’ont encore réagit sur cet événement, gardant toujours un silence coupable.

 

Toutefois, il est important que la Cour pénale spéciale se saisisse de cette affaire pour mener une enquête approfondie, plutôt que de délivrer des mandats d’arrêt spectaculaire et sans fondement.

 

Par Gisèle MOLOMA

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La Campagne Hostile de Wagner contre la Vente aux Enchères de la Réplique du Trône de Bokassa

La Campagne Hostile de Wagner contre la Vente aux Enchères de la Réplique du Trône de Bokassa

Trône-Bokassa-a (2) aux enchères
Trône-Bokassa-a (2) aux enchères

 

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 Au cœur d’une controverse naissante, la réplique du trône de l’Empereur Bokassa, une pièce historique de grande valeur, se trouve désormais au centre d’une campagne hostile orchestrée par le groupe Wagner. Mais comment cette histoire a-t-elle commencé, et quelles implications cela pourrait-il avoir pour l’avenir de cette précieuse relique ?

 

La Genèse de la Controverse.

 

Tout a débuté avec un article captivant publié par le journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique, intitulé « Le Trône de Bokassa: Entre Histoire, Art et Enchères ». Ce récit enflammé a suscité l’intérêt de nombreux lecteurs, mais a également attiré l’attention du groupe Wagner, qui y a vu une opportunité de propager sa propre narrative.

 

Selon les publications sponsorisées par Wagner sur les réseaux sociaux, la réplique du trône de Bokassa ne serait rien d’autre que le vrai trône de Bokassa, pillé par la France et actuellement vendu aux enchères. Cette affirmation a immédiatement semé le doute et l’indignation parmi ceux qui suivent de près l’histoire centrafricaine et les relations avec l’Occident.

 

Les Articles Controversés.

 

Pour mieux comprendre les enjeux, il est crucial de revenir sur les deux articles qui ont alimenté cette polémique. Le premier, datant du 08 juillet 2023, décrivait l’exposition du trône de Bokassa au prestigieux Palais Vivienne à Paris. Il louait la réplique comme une œuvre d’art remarquable, rendant hommage à l’histoire de la Centrafrique et de l’Empire de Bokassa.

 

En revanche, l’article plus récent du 18 avril 2024, annonçait la vente aux enchères de cette même réplique, mettant en lumière son importance culturelle et historique. Cependant, cette publication a été le catalyseur de la campagne hostile de Wagner, remettant en question l’authenticité de la réplique et accusant la France de pillage.

 

Alors que la controverse fait rage, une question demeure : quelle sera l’issue de cette bataille pour la vérité et la justice ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, il est impératif de rester vigilants et de ne pas se laisser manipuler par les campagnes de désinformation. L’histoire du trône de Bokassa est trop précieuse pour être réduite à des querelles politiques et économiques. Au final, c’est la vérité qui triomphera, éclairant ainsi le chemin vers un avenir où le respect de l’histoire et de la culture prévaudra toujours.

 

Par Alain Nzilo

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Tragédie à Mbali, vers Bria   : Le Chef du Village Victime d’un Assassinat violent

Tragédie à Mbali, vers Bria   : Le Chef du Village Victime d’un Assassinat violent

 

Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah
Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah, le 14 février 2023

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

Dans le paisible village de Mbali, situé à 60 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur la route de Bria, , un acte impensable a ébranlé la communauté : le chef du village a été sauvagement assassiné par des hommes armés non identifiés. Cette tragédie a jeté une ombre sombre sur la tranquillité autrefois paisible de Mbali, laissant les résidents choqués et déconcertés. Alors que les rumeurs et les spéculations affluent, la quête de justice et de vérité commence dans ce village maintenant plongé dans le deuil.

 

Benjamin, chef du village de Mbali, situé à 60 kilomètres de Ouadda Maïkaga sur l’axe de Bria, a été tué. La population locale pointe du doigt les groupes armés comme responsables de son assassinat, tandis que les mercenaires du groupe Wagner venaient de quitter la zone quelques heures auparavant.

 

En effet, les samedis 20 et 27 avril, ainsi que le lundi 29 avril 2024, les mercenaires russes du groupe Wagner ont été déployés dans la localité de Ouadda Maïkaga, située à 204 kilomètres de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Initialement chargés de pourchasser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), leur mission a pris une tournure différente lorsqu’ils sont arrivés à Ouadda-Maïkaga. Dans cette ville, les Wagner ont commis des exactions insupportables contre les civils, pillé des maisons, et agressé des personnes innocentes avant de quitter la ville le lundi soir pour retourner à Bria. Curieusement, 3à 5 minutes après leur départ de Ouadda, les rebelles de la coalition des patriotes ont fait leur apparition dans la ville, laissant penser qu’ils attendaient leur départ autour de la ville. Cette proximité temporelle soulève des questions sur l’efficacité des mercenaires du groupe Wagner, étant donné que chaque fois qu’ils interviennent et repartent, les rebelles accusent les habitants de trahison et subissent de la punition.

 

Pendant ce temps, à 60 kilomètres de Ouadda, sur la route de Bria, dans le village de Mbali, le chef du village, monsieur Benjamin,  a été battu puis assassiné, et un civil a également été agressé et grièvement blessé. Les témoignages recueillis dans ce village pointent tous les doigts vers les rebelles qui accusent les habitants de ce village de haute trahison. Cependant, selon les proches du chef de ce village, ce dernier n’était pas un traître, encore moins quelqu’un dans le village. D’après eux, lorsque les mercenaires du groupe Wagner sont arrivés dans son village, ils sont venus le rencontrer. Les rebelles l’ont alors soupçonné le chef de collaboration avec les mercenaires russes pour les trahir, ce qui aurait conduit à son assassinat, selon ses proches.

 

La situation dans ce secteur est désastreuse. Il est à noter que ce n’est pas la première fois que les mercenaires du groupe Wagner se rendent à Ouadda. Ils sont déjà venus à plusieurs reprises, mais leurs séjours sont généralement brefs, ne dépassant pas quelques jours. Après leur départ, tous ceux qui ont eu des contacts avec eux sont accusés par les groupes armés de collaboration avec les mercenaires de Wagner. Les circonstances exactes de la mort du chef du village de Mbali restent donc sujettes à des investigations approfondies.

 

Par Moïse Banafio

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Acte de courage sous un toit effondré : l’histoire d’une survie à Kaga Bandoro

Acte de courage sous un toit effondré : l’histoire d’une survie à Kaga-Bandoro

 

Un arbre massif couché sur une maison en tôle dans le quartier Socada de Kaga-Bandoro, montrant les racines exposées et les branches étendues.
Résilience face à la nature : À Kaga-Bandoro, les habitants du quartier Socada font face aux caprices de la nature, illustrés ici par cet arbre tombé sur une maison familiale. Un rappel de la force et de l’imprévisibilité des éléments naturels.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 03 avril 2024 (CNC)  

 “Un seul instant suffit pour changer une vie”, dit un proverbe qui n’a jamais été aussi vrai que dans le récit qui a secoué le calme de Kaga-Bandoro, un jour où le ciel était d’un bleu immaculé. Dans cette localité paisible du nord de la République Centrafricaine, une famille s’apprêtait à vivre une épreuve qui testerait son courage jusqu’aux limites de l’imaginable.

 

Un arbre, vieux de plusieurs décennies, est soudainement tombé sur la maison où vivait une mère avec ses cinq petits-enfants. Ce jour-là, le destin a voulu que ce soit un moment de vie ordinaire qui se transforme en scène de bravoure extraordinaire. La mère, seule face au danger imminent, s’est lancée dans une mission de sauvetage désespérée pour extraire ses enfants des griffes de ce géant tombé.

 

Sa détermination à protéger sa progéniture, en dépit des risques immenses, offre un exemple de courage pur et de l’instinct maternel poussé à son extrême. Cette introduction à notre histoire n’est que le début d’un récit de survie et d’amour maternel qui résonnera longtemps dans les cœurs de ceux qui l’entendront.

 

En effet, le mardi dernier, un arbre ancien, peut-être fatigué par le temps et les orages, a choisi ce moment pour s’abattre sur la modeste maison d’une famille du quartier Socada à Kaga-Bandoro. Sous ce toit vivaient une mère et ses cinq enfants, un sanctuaire de joie quotidienne et de sécurité jusqu’à ce jour.

 

La mère, une figure de résilience et de courage, était chez elle avec ses petits-enfants. Quand l’arbre s’est écrasé subitement sur la maison, elle a réagi avec une promptitude remarquable. Avec une présence d’esprit hors du commun, elle a réussi à évacuer quatre de ses petits-enfants. Mais le sort en avait décidé autrement; un dernier enfant était encore à l’intérieur.

 

Sans hésiter, elle s’est précipitée à l’intérieur pour le sauver. Alors qu’ils s’échappaient de justesse, un mur, sous le poids de l’arbre, s’est effondré sur elle. Par miracle, elle a réussi à sortir avec l’enfant, mais pas sans conséquences. Gravement blessée au dos, elle est aujourd’hui hospitaliséeà l’hôpital de Kaga-Bandoro, son état témoignant de son sacrifice.

 

Les habitants de Kaga Bandoro, et particulièrement ceux du quartier Socada, connaissent bien la rudesse de la vie mais aussi la chaleur humaine qui les lie les uns aux autres. Cet acte de bravoure ne surprendra personne mais restera gravé dans les mémoires comme un exemple de l’amour inconditionnel d’une mère pour ses enfants.

 

À travers cet événement dramatique, nous voyons non seulement la vulnérabilité de nos existences mais aussi la force incroyable que peut déployer un cœur déterminé à protéger sa famille. L’histoire de cette mère est une source d’inspiration et un rappel poignant de la fragilité de la vie et de la puissance de l’amour familial.

 

Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

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Wagner ti Azandé, c’est le nom de la nouvelle milice de Touadera à Obo

Wagner ti Azandé, c’est le nom de la nouvelle milice de Touadera à Obo

 

uLes AZANDE ANI KPI GBE manifestent leur joie pour leur formation par les mercenaires russes du groupe Wagner.
Les AZANDE ANI KPI GBE manifestent leur joie pour leur formation par les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

Wagner ti Azandé” : Une nouvelle force nuisible composée des mercenaires soudanais et congolais émerge désormais dans l’Est de la République centrafricaine.

 

Après un mois de formation dispensée par les mercenaires russes, la milice AZANDE ANI KPI GBE s’est rebaptisée Wagner ti Azandé.

 

La fin de la formation de la première vague des miliciens AZANDE ANI KPI GBE par le groupe de mercenaires Wagner a été marquée par une cérémonie officielle ce mercredi 1 mai 2024. Toutefois, initialement, le gouvernement avait nié leur formation par les Wagner, mais suite aux révélations du journal Corbeaunews, il a changé de position en affirmant l’intégration de ces forces dans les Forces Armées Centrafricaines, une histoire fictive visant à tromper l’opinion publique centrafricaine.

 

Le général Mbetibangui, émissaire de l’État-major, a honoré de sa présence lors de la cérémonie de la sortie de ces miliciens. Son discours, empreint de pragmatisme et de volonté de collaboration, a symbolisé l’union entre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et cette nouvelle unité de la milice Pro-gouvernementale. Il a souligné l’importance de la discipline et du respect des droits humains, valeurs essentielles pour l’avenir de cette force.

 

Les débuts de cette intégration sont marqués par une volonté commune de pacification et de sécurisation de l’est de la République centrafricaine, une région depuis trop longtemps en proie aux conflits et à l’instabilité. “Wagner ti Azandé” s’engage à combattre les rebelles de l’UPC et leurs alliés, avec pour objectif ultime la libération totale du territoire centrafricain, d’après leur porte-parole.

« Nous sommes là pour travailler en étroite collaboration, d’abord avec les FACA. Les FACA nous considéraient comme des individus ayant pris les armes illégalement, et ils avaient raison. Pendant ce temps, nous revendiquions nos droits. Maintenant que nos droits sont reconnus, je crois que les discours sont révolus et nous allons travailler main dans la main. Le gouvernement a enfin entendu nos revendications et nous a tendu la main. Nous sommes prêts à affronter les rebelles de l’UPC et leurs alliés pour libérer l’est de la République centrafricaine, voire l’ensemble du territoire centrafricain », déclare le porte-parole de la milice Wagner ti Azandé, avant d’ajouter que : Le général Bangui a pris le temps de nous prodiguer des conseils concernant la discipline et le respect des droits humains tels que définis par la loi de la République centrafricaine ».

 

 

Cependant, cette première vague d’intégration n’est que le début d’une série d’étapes à venir, selon les plans des Wagner. D’autres miliciens suivront, progressivement, dans cette voie.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

 

La Députée Ali Aziza-Soumaïne Révèle la Misère des Soldats FACA à Thiry

La Députée Ali Aziza-Soumaïne Révèle la Misère des Soldats FACA à Thiry

 

Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.
Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

 

Dans les coins reculés de notre patrie, le pays de Boganda, le pays de Zo Kwé Zo, là où le bruit des batailles est remplacé par le silence étouffant de la négligence, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) mènent une lutte silencieuse pour leur survie. À Thiry, à 90 km de Ndélé, leur réalité est criante, leurs besoins déchirants. Mais leurs voix se perdent dans l’oubli, jusqu’à ce qu’une députée courageuse les fasse résonner dans les couloirs du pouvoir….

 

La députée de Ndélé-1, Ali Aziza-Soumaïne, a bravé les kilomètres et les obstacles pour témoigner de la vie difficile des soldats FACA à Thiry. Son récit, empreint de préoccupation maternelle et d’indignation citoyenne, révèle une situation intenable, un appel à l’aide resté trop longtemps sans réponse.

 

Pendant deux ans, ces soldats ont été relégués à Thiry, loin de leurs familles et de leurs droits élémentaires. Privés de salaires, leur dévouement à la protection de la population est confronté à des conditions de vie précaires. Leurs uniformes, témoins muets de leur sacrifice, sont usés par l’indifférence de ceux qui devraient les soutenir.

 

Dans ses paroles, la députée souligne l’urgence d’une action concertée. Elle implore le ministre de la Défense de venir en aide à ces soldats oubliés, de reconnaître leur courage et leur dévouement en leur assurant des conditions de vie dignes. Son appel résonne comme un cri de compassion et de responsabilité, exigeant que ceux qui portent le fardeau de la protection soient à leur tour protégés.

 

Dans cette bataille pour la dignité, la députée ne demande pas seulement des paroles, mais des actions concrètes. Elle propose un plan de rotation régulière, une rotation qui permettrait à chaque soldat de retrouver l’espoir et à chaque village reculé de sentir le souffle réconfortant de la solidarité nationale.

 

“Ces FACA qui sont restés à Thiry, ils ont été installés là depuis deux ans. Ils n’ont pas accès à leur famille, ils ne perçoivent pas leur salaire et ils rencontrent de nombreuses difficultés. En les voyant dans cet état, leurs tenues usées me touchent profondément en tant que maman. En tant que membre de la Commission de Défense à l’assemblée nationale, j’ai été réellement troublée. En constatant de mes propres yeux les réalités de ce village, je lance un vibrant appel au ministre de la Défense pour qu’il vole au secours de ses soldats qui, avec courage, protègent la population mais se retrouvent éloignés de Bangui, dans la détresse. Si quelqu’un a le courage, il doit les encourager, et l’encouragement se traduit par des affectations tous les six mois ou un an pour ces FACA, permettant à d’autres de les remplacer. Ainsi, progressivement, tout le monde bénéficiera d’une rotation et sera dans de meilleures conditions.”

 

Ainsi, alors que les voix des soldats de Thiry se font entendre à travers les mots de leur représentante, le silence assourdissant qui les entoure doit être brisé. Le ministre de la Défense est appelé à répondre à cet appel pressant, à agir avec la célérité et la compassion qu’exige cette situation.

 

En réalité, le destin des soldats de Thiry ne peut plus être ignoré. Leur sacrifice mérite reconnaissance et soutien. Puissent les paroles de la députée Ali Meaziza-Soumaïne trouver écho dans les cœurs et les actions de ceux qui ont le pouvoir de changer leur réalité.

 

Par Moussa Gildas

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Exclusion d’Élèves à FATEB : Défense des Droits de l’Enfant ou Excès de Sévérité ?

Exclusion d’Élèves à FATEB : Défense des Droits de l’Enfant ou Excès de Sévérité ?

 

Faculté évangélique de Bangui
Faculté évangélique de Bangui

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

À Bangui, capitale de la République centrafricaine, une affaire d’exclusion à l’établissement évangélique FATEB a ravivé les débats sur l’éducation et la discipline des enfants. La controverse éclate après la diffusion d’une vidéo choquante sur les réseaux sociaux, mettant en lumière les tensions entre les valeurs éducatives et les droits individuels des jeunes élèves.

 

Au centre de la controverse réside la question cruciale de la discipline des enfants. Les parents conscients soulignent à juste titre qu’à un jeune âge, il est impératif de guider les enfants vers des comportements respectueux et appropriés. La diffusion de discussions sur des réseaux sociaux en groupe sur des sujets aussi sensibles que la sexualité est un rappel alarmant de la nécessité de vigilance dans nos écoles.

 

Cependant, certains membres de la communauté éducative, comme Rémy Djiamouss du Centre pour la promotion et la défense des droits de l’enfant, soulèvent des préoccupations quant à la sévérité de la décision de la FATEB d’exclure ces 5 élèves. Ils mettent en avant l’importance de l’intérêt supérieur de l’enfant et du droit à l’éducation, inscrits dans la loi.

 

Rémy Djiamous, président du CP2E, a vivement critiqué cette décision jugée trop sévère. Selon lui, elle va à l’encontre de la loi, enfreignant notamment l’article 4 du code de protection de l’enfant qui prône l’intérêt supérieur de l’enfant. Pour lui, le droit à l’éducation, inscrit dans l’article 107, est un pilier essentiel, ne laissant aucune place à l’exclusion brutale des apprenants.

 

“Nous estimons que cette sanction est excessivement sévère et qu’elle ne respecte pas la législation en vigueur dans notre pays. En effet, nous disposons d’un code de protection de l’enfant en République Centrafricaine, qui stipule clairement dans son article 4 que toute décision ou mesure doit être prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Par conséquent, il est primordial de prioriser cet intérêt supérieur, notamment en garantissant le droit à l’éducation, tel que le prévoit l’article 107 du même code. Ce droit implique que tous les parents doivent inscrire leurs enfants à l’école, les accompagner dans leur parcours éducatif, et veiller à leur bien-être, même ceux qui ont la garde des enfants. Nous considérons qu’il est essentiel de prendre des mesures proportionnées qui tiennent compte de l’âge des enfants, sans recourir à des exclusions. En effet, une telle mesure va à l’encontre de la loi.”, a déclaré monsieur Remy Djamous.

 

Loin de nier la gravité des propos tenus par ces jeunes élèves, le débat s’enlise dans la quête d’un équilibre entre la sanction nécessaire et la préservation du droit fondamental à l’éducation. Certes, les valeurs évangéliques de l’établissement peuvent dicter des normes strictes de conduite, mais comment concilier ces valeurs avec le respect des droits individuels des enfants ?

 

Pourtant, il est essentiel de reconnaître que FATEB n’est pas l’unique bastion de l’éducation à Bangui. D’autres établissements offrent des alternatives éducatives aussi importante aux parents, soulignant ainsi la nécessité pour les écoles de maintenir des normes de conduite strictes, mais pas nécessairement punitives.

“Nous avons déjà entrepris une première démarche en adressant une lettre à l’établissement concerné, afin de demander aux responsables de reconsidérer leur décision. Si aucune action n’est entreprise dans un délai d’une semaine, nous prendrons nos responsabilités en saisissant les instances compétentes pour que justice soit rendue.”, conclut monsieur Remy Djamous.

 

Dans la quête d’un équilibre délicat entre la discipline nécessaire et le respect des droits fondamentaux des enfants, cette affaire souligne l’importance de la réflexion et de la médiation. Alors que les débats font rage, gardons à l’esprit que l’objectif commun est la protection et le bien-être des enfants, garants de l’avenir de notre société. Espérons que cet incident serve de catalyseur à des discussions constructives et à des actions concertées, œuvrant pour un juste équilibre entre discipline et compassion dans nos institutions éducatives.

 

Par Prisca VICKOS

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Urgence à Cantonnier : l’église Béthel Appelle à Votre Générosité

Urgence à Cantonnier : l’église Béthel Appelle à Votre Générosité

 

Cantonnier, village frontalier avec la ville camerounaise Garoua-boulaï. CopyrightCNC
Cantonnier, village frontalier avec la ville camerounaise Garoua-boulaï. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 29 avril 2024 (CNC)  

 “L’union fait la force.” Cette maxime résonne particulièrement à Cantonnier, où la foi des fidèles de la Mission Béthel Église Source d’Eau Vive est mise à l’épreuve face à un défi de taille.

 

Derrière le centre de santé Le Bon Samaritain à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun, les murs d’une église inachevée témoignent d’un projet commencé avec espoir mais suspendu par le manque de ressources. Là où devrait s’élever un toit, le ciel s’invite à travers les interstices, laissant la pluie pénétrer sans invitation.

 

Un témoignage des fidèles

 

“Chaque fois qu’il pleut, nous nous pressons sous les rares parties du toit couvertes, écoutant le prêche entrecoupé par le bruit des gouttes sur les tôles qui tombent sur nous ”, raconte Martine, une fidèle de la mission Béthel de Cantonnier “, ajoutant  que « C’est notre réalité, mais notre espoir reste intact. Nous savons que l’aide viendra, que notre église sera terminée”.

 

Pour que l’église soit terminée, il est essentiel de se procurer des matériaux de construction de base : des tôles, des lattes, et des chevrons. Ces ressources permettront d’achever la structure, offrant aux habitants de Cantonnier un lieu sûr pour se rassembler et pratiquer leur foi.

 

Comment aider la mission Béthel  de Cantonnier ?

 

Les fidèles déclarent : « Nous invitons tous ceux qui le peuvent, des individus bienveillants aux organisations humanitaires, à participer à ce projet. Les donations peuvent être adressées directement à la Mission Béthel de Cantonnier, ou à notre point de repère local : tel. +236 74 67 26 38 ».

 

Répondez à l’appel de Cantonnier, aidez la Mission Béthel à bâtir un refuge pour sa communauté. Ensemble, transformons cette structure inachevée en un sanctuaire d’espoir et de foi.

 

Par Emmanuel Gassawi

 

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Bangui, Un policier frappé à mort, son collègue, paniqué,  a pris fuite

Bangui, Un policier frappé à mort, son collègue, paniqué,  a pris fuite

 

La lettre police sur leur pick-up
CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Dans les rues chaotiques et traumatisées de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, chaque nuit apporte son lot d’incertitudes et de dangers. Dans la soirée du lundi au mardi 30 avril 2024, au cœur de la ville, un simple contrôle routier s’est transformé en tragédie, laissant derrière lui une famille en deuil et une communauté policière sous le choc.

 

Lundi, 29 avril 2024, il était environ 20 heures lorsque deux gardiens de la paix du commissariat du premier arrondissement de Bangui ont décidé d’entreprendre un contrôle de routine, à quelques pas seulement de leur poste. Ce qui aurait dû être une vérification ordinaire s’est rapidement mué en un événement tragique, coûtant la vie à l’un des policiers. Mais comment cette nuit funeste s’est-elle déroulée ?

 

Aux alentours de 20h45, ce lundi 29 avril 2024, un taxi-moto, avec à son bord un conducteur et une passagère, filait tranquillement en direction de Kassaï-Ouango lorsque les policiers ont décidé de l’arrêter. Mais le conducteur, refusant de se soumettre, a tenté de s’échapper, engageant ainsi une poursuite tendue. Dans cette confusion, l’un des policiers, armé de sa matraque, a porté des coups violents au conducteur et à sa passagère, les contraignant à stopper brusquement leur course.

 

Alors que le policier s’approchait du conducteur pour lui demander ses documents, celui-ci, dans un geste impulsif, lui asséna un violent coup de poing qui le fit chuter lourdement au sol. Tandis que son collègue prenait la fuite, abandonnant la scène à son sort, le conducteur et sa passagère reprirent possession de leur moto et repartirent calmement dans la nuit.

 

Quelques minutes plus tard, le policier en fuite revint sur les lieux, découvrant avec horreur que son camarade gisait toujours au sol, gravement blessé. Malgré l’arrivée rapide des secours, son décès fut malheureusement constaté sur place.

 

Au sein du commissariat du premier arrondissement, c’est le deuil qui prévaut suite à la perte tragique de l’un des leurs, un jeune policier issu de la promotion 2022. Interrogés par la rédaction du CNC, de nombreux témoins expriment leur consternation face à cette situation. Pour certains, ces policiers auraient agi dans un cadre illégal, succombant à ce que le droit qualifie de “faute à la victime”. Mais la responsabilité ne s’arrête pas là, elle incombe également à leurs supérieurs hiérarchiques, accusés de les pousser à des pratiques douteuses dans le but de garnir leurs propres poches.

 

Comme l’a souligné un chef de la police lors d’une interview, lorsqu’on habitue ses subalternes à commettre des actes répréhensibles pour satisfaire des intérêts personnels, il ne faut pas s’étonner si un jour ils franchissent la ligne, même sans ordre explicite. La tragédie qui a frappé cette nuit Bangui rappelle cruellement les dangers inhérents à un système gangrené par la corruption et l’impunité.

 

Ainsi, dans les rues de Bangui, la peur et le deuil se mêlent ce jour-là, témoins d’une réalité où la sécurité et la justice demeurent des idéaux lointains pour beaucoup.

 

Par Alain Nzilo

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Touadera et Piri reprennent en main le commerce de carburant en Centrafrique

Touadera et Piri reprennent en main le commerce de carburant en Centrafrique

 

station service de TOTAL Énergie à Bangui, centre-
station service de TOTAL Énergie à Bangui, centre-

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Depuis la nomination de M. Arthur Piri en tant que ministre du développement énergétique en Centrafrique, le pays est plongé dans une crise de carburant sans précédent. Associé à Faustin Archange Touadera, son oncle, Piri a transformé le ministère de l’énergie en une véritable entreprise mafieuse où il joue à la fois le rôle de fournisseur et de client. Sous couvert d’un prétendu accord confidentiel avec Neptune Oil du Cameroun, Piri a monopolisé le marché du carburant, instaurant ainsi une crise artificielle pour mieux l’exploiter.

 

Au cœur de cette mafia, le ministre Arthur Piri exige des Marketeurs qu’ils lui remettent leurs bons de commande de carburant, devenant ainsi le fournisseur exclusif des fournisseurs de carburant dans le pays. Cette situation ubuesque témoigne de l’emprise abusive du ministre sur un secteur vital de l’économie nationale. Alors que certains acteurs comme Total résistent, d’autres comme Tradex se plient à ses demandes, alimentant ainsi le monopole de Piri et Touadera sur le commerce de carburant en République centrafricaine.

 

Mais pourquoi cette avidité pour le contrôle du commerce de carburant? Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’une stratégie pour financer la future campagne électorale de 2025, même au détriment de la population centrafricaine qui continue de souffrir en silence. Alors que les stations Total, symboles de résistance, reprennent timidement leurs activités de vente des produits pétroliers, la question demeure : jusqu’où ira cette mafia pour s’enrichir au détriment du peuple?

 

Pour comprendre l’ampleur de cette crise, il faut remonter aux origines de la mafia de Piri. Depuis plusieurs années, ce dernier a progressivement consolidé son emprise sur le secteur énergétique, transformant le ministère en un véritable instrument de profit personnel. Ses propres dépôts disséminés à travers le pays lui permettent de contourner les règles et d’imposer sa loi sur le marché du carburant.

 

Laccord prétendument signé avec Neptune Oil n’est qu’une façade, dissimulant les véritables intentions de Piri et Touadera. Le manque de transparence entourant cet accord soulève de sérieuses questions quant à sa légitimité et à ses implications pour l’économie centrafricaine. Pendant que les citoyens font face à des pénuries de carburant et à des hausses de prix, Piri et son oncle continuent d’enrichir leurs coffres au détriment du bien-être du pays.

 

La complicité de certains acteurs du secteur énergétique ne fait qu’aggraver la situation. En cédant aux pressions de Piri, ils contribuent à renforcer son emprise sur le marché, éliminant ainsi toute concurrence et toute possibilité de régulation. Cette collusion entre le gouvernement et les acteurs privés menace non seulement la stabilité économique du pays, mais aussi la confiance des citoyens dans leurs institutions.

 

Face à cette mafia orchestrée par Piri et Touadera, certaines voix commencent à s’organiser pour dénoncer les abus et réclamer des mesures de transparence et de responsabilité. La société civile prévoit d’organiser Des manifestations dans tout le pays pour exiger la fin de l’exploitation et le retour à un système énergétique équitable et transparent. Mais jusqu’à présent, les autorités restent sourdes aux appels de la population, préférant protéger leurs intérêts personnels au détriment du bien-être collectif.

 

Dans ce contexte, il est crucial que la communauté internationale prenne conscience de la situation en Centrafrique et soutienne les efforts visant à restaurer la démocratie et l’état de droit. L’exploitation des ressources naturelles du pays ne doit pas servir les intérêts d’une élite corrompue, mais plutôt contribuer au développement et à la prospérité de l’ensemble de la population.

 

Il convient de rappeler que la mafia de vente de carburant en Centrafrique, dirigée par Piri et Touadera, représente une menace sérieuse pour la stabilité économique et politique du pays.

 

Par Alain Nzilo

 

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