Centrafrique.com/a-interieur-du-marche-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bria (République centrafricaine ) – La victime s’appelle Aziz Kousko, âgé d’environ 28 ans. Il est décédé ce dimanche vers 2 heures du matin à la suite de ses blessures. Son agresseur, un Peul d’une trentaine d’années, est actuellement hospitalisé aux urgences de la clinique du MSF (médecin sans frontières) dans un état critique. Sur place, la tension est vive entre les Rounga et les Peuls.
Selon les informations recoupées sur place, ce samedi 2 mai, vers 22 heures, monsieur Aziz Kousko, fils du général du FPRC Mahamat Saïd, aussi vendeur des accessoires des téléphones mobiles aux abords du marché central de Bria, a été mortellement agressé au couteau alors qu’il est intervenu pour calmer son voisin, un vendeur des jus qui discutait avec ses deux clients de l’ethnie peule.
D’après les témoins de la scène interrogés par CNC, les deux sujets peuls auraient consommé chacun une bouteille du jus. Mais avant de partir, ils auraient remis seulement un billet de 500 francs CFA au vendeur au lieu de 1000 francs CFA. Une discussion s’éclate entre ce dernier et ses clients peuls qui conteste vigoureusement la version du vendeur qui affirme avoir reçu seulement un billet de 500 francs de leur part.
Entre temps, monsieur Aziz, qui est intervenu pour calmer la situation, se rangeait derrière son voisin, vendeur du jus pour exiger aux Peuls le paiement de la totalité de la facture, c’est-à-dire les 1000 francs CFA. Comme du jeu, les discussions s’envenimaient. L’un des Peuls sort son couteau et poignarde monsieur Aziz à plusieurs reprises, pendant que son camarade s’échappe dans la nature. Sur place, une foule hostile s’est massée sur le lieu de l’incident. Le peul, l’agresseur, est à son tour copieusement tabassé par certains témoins de la scène.
Transporté aux urgences du MSF de Bria, monsieur Aziz est finalement décédé de ses blessures ce matin vers 2 heures alors que son agresseur, le peul, est toujours hospitalisé dans un état critique.
Rappelons que monsieur Aziz est de l’ethnie Rounga. Son assassinat fait monter la tension depuis ce dimanche matin entre les Peuls, favorables à l’UPC, et les Rounga, favorable au FPRC.
Il y’a lieu de noter que la semaine dernière, un jeune du PK3 dénommé Chabani, âgé de 26 ans, avait agressé mortellement au couteau un homme qu’il a fortement soupçonné d’avoir accroché amoureusement sa fiancée.
À Bria, ce dernier temps, les agressions aux couteaux sont devenues un fait presque banal. Pour un rien, on sort le couteau et l’affaire est réglée.
Centrafrique.com/centrafrique-deux-morts-dans-des-violences-intercommunautaires-au-nord-ouest/ville-de-baboua-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-35354 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Baboua par Wikipédia.
Bouar (République centrafricaine ) – Prétextant de vouloir protéger les populations Peuls, les combattants rebelles de 3R ont occupé militairement la ville de Baboua, sous-préfecture de la Nana-Mambéré depuis 48 heures, malgré les négociations entamées vendredi par le préfet de la Nana-Mambéré, et assisté parle chef rebelle Abbas Sidiki. Les fonctionnaires, affectés dans la ville, demandent aux autorités l’évacuation de leur famille à Bouar ou à Bangui. La tension est encore palpable, et les populations sont toujours dans la brousse.
Avec trois (3) véhicules BJ75 lourdement armés, les rebelles de 3R ont pris position depuis 48 heures dans la ville de Baboua, créant la psychose parmi les populations civiles.
Selon des informations recueillies sur place, quelque deux cents (200) combattants rebelles de 3R, en provenance de la commune d’élevage de Niem-Yéléwa sur des véhicules et des motos, ont assiégé la sous-préfecture de Baboua, au nord-ouest de la République centrafricaine, suite à l’assassinat d’un sujet peul par un natif de la ville qui aurait soupçonné celui-ci d’avoir violé sa fille mineure.
Après des négociations entamées ce vendredi 1er mai 2020 par le préfet de la Nana-Mambéré en présence du chef rebelle Abbas Sidiki, les rebelles ont accepté de quitter la ville. Mais à la grande surprise de tout le monde, ce samedi 02 mai, une bonne partie de ces rebelles est encore présente dans la ville, prétextant vouloir rester pour protéger les populations civiles peules, menacées par les « chrétiens ».
Et ce n’est pas tout, les rebelles ne font pas que rester les bras croisés. Selon les populations locales interrogées par CNC, ils auraient agressé dans la journée de vendredi trois jeunes de la ville.
Pour l’heure, la tension est toujours palpable, et les rebelles ont installé 5 checkpoints dans la ville, prétextant vouloir rester pour protéger les populations civiles peules de Baboua.
Cependant, dans la matinée de vendredi matin, les fonctionnaires affectés à Baboua ont tenu une réunion de crise dans laquelle ils ont demandé aux gouvernements l’évacuation de leur famille à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, ou à Bangui, capitale nationale, en raison de la situation sécuritaire très préoccupante sur place.
Du côté de la Minusca, un ultimatum a été lancé aux rebelles depuis vendredi.
Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36205 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar (Nana-Mambéré ) – Il ne fait aucun doute, le chef rebelle Abbas Sidiki, patron du mouvement armé 3R (retour, réclamation et réhabilitation), par ailleurs conseiller spécial du Premier ministre, est devenu depuis quelques mois l’homme le plus puissant de la Nana-Mambéré. Rien ne peut se faire sans son consentement, encore moins son appui financier. Les populations locales, témoins de cette montée en puissance, se posent des questions.
Pris en charge par l’État centrafricain depuis le désarmement partiel de ses hommes dans les localités de koui, situées dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, le chef rebelle Abbas Sidiki, actuellement logé à Bouar, dans une villa administrative des fonctionnaires, est devenu comme du jeu l’homme le plus puissant et incontournable dans la Nana-Mambéré.
À lui seul, il finance le déplacement des forces de l’ordre, donne des instructions et organise des missions officielles dans la région.
Ce fut le cas du déplacement du comandant de compagnie des mines de la gendarmerie, il y’a quelques jours, dans les localités minières d’Aba, où les rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) supervisent et exploitent des gisements miniers à volonté. Sur ordre du chef de 3R, le commandant de compagnie minière s’est rendu sur place, mais il ne fait que constater les faits sans réagir.
Même pas plus tard qu’hier, à Baboua, sous-préfecture de la Nana-Mambéré, une délégation officielle composée de plusieurs personnalités préfectorales et sécuritaires, conduite par le chef rebelle Abbas Sidiki, est arrivée dans la ville pour engager des pourparlers avec les rebelles de 3R qui ont occupé la ville suite à l’assassinat d’un sujet Peul par un natif de la ville.
Pour l’heure, les populations locales, victimes du mouvement armé 3R depuis 6 ans, se demandent si le chef rebelle Abas Sidiki est nommé Gouverneur de la région du nord-ouest?
Le mois dernier, à Bocaranga, sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, le chef rebelle, escorté par des gendarmes centrafricains lourdement armés, est arrivé dans la ville pour assister, disait-il, sa famille adoptive qui serait en deuil. Une manière claire de trimbaler les forces de défense et de sécurité centrafricaines, avec la complicité avérée des autorités du pays.
Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine ) – Au moment où les États africains développent des stratégies de lutte contre la pandémie née du coronavirus, la Centrafrique vit au rythme des affrontements armés et de manœuvres politiques qui gravitent autour de l’interprétation de la loi fondamentale. A peine sorti de la polémique liée à la modification de la constitution en vue de proroger le mandat du président de la république, un autre débat fait son entrée dans l’arène mettant cette fois-ci en cause
la légalité et la légitimité de l’Agence Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel chargé de gestion des opérations électorales.
C’est dans
ce contexte de cafouillage juridique à coloration politique qu’un collectif des avocats mandaté par la COD 2020 a saisi par voie de recours la noble cour
constitutionnelle sur la constitutionnalité de certaines dispositions législatives régissant l’Agence Nationale des Élections plus précisément l’article
7 alinéa 2 et l’article 278 alinéa 2 de la loi organique n*19.0011 du 20 août 2019 portant code électoral. Sur la forme, la cour constitutionnelle est
jugée compétente pour statuer sur un tel recours conformément aux dispositions de l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016 qui stipule que : « la
Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’état en matière constitutionnelle. Elle est chargée de juger de la constitutionnalité des lois
organiques et ordinaires déjà promulguées ou simplement votées… ». La requête du collectif des avocats est également jugée recevable aux vues des impératifs
de l’article 98 alinéa 1 de la constitution qui énonce : « toute personne peut saisir la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois soit
directement soit la procédure de l’exception de constitutionnalité invoquée devant une juridiction dans une affaire qui la concerne ».
Sur le fond et plus précisément en droit, les requérants invoquent que la constitution du 30 mars 2016 à travers les articles 143 et 144 abroge la loi organique n* 13.003
du 13 novembre 2013 instituant l’Agence Nationale des Élections comme un organe technique de gestion des opérations électorales. Ainsi, cette ANE étant
illégitime devrait être mise en place au même titre que les autres institutions de la république dans un délai d’un an après l’investiture du président
de la république conformément aux dispositions de l’article 155 de la constitution qui dispose :« les institutions prévues par la présente constitution
seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent l’investiture du président de la république élu à l’exception du sénat qui sera mis en place après les élections municipales et régionales ». En outre, les requérants affirment avec véhémence que l’Agence Nationale des Élections exerçait dans l’illégalité depuis le 30 mars 2017 et pour ces motifs, le président de la république est passible d’une poursuite devant la haute cour de justice pour haute trahison
conformément aux dispositions de l’article 124 de la constitution. Embrouillé par cette succession épisodique de débats autour de l’interprétation de la
constitution, le citoyen lambda s’interroge : Le collectif des avocats veut nous faire comprendre que l’Agence Nationale des Élections pilote les opérations
électorales dans l’illégalité depuis 2017 ? A défaut d’une escroquerie ou d’une supercherie juridique, pourquoi opposé cette illégalité de l’Agence Nationale
des Élections qu’en 2020 ? Pourquoi la Cour constitutionnelle qui a la possibilité de s’auto-saisir n’a pas soulevé cette inconstitutionnalité de l’Agence
Nationale des Élections en temps voulu ? La classe politique ne savait-elle pas que l’Agence Nationale des Élections était illégale quand elle protestait
contre les démembrements de l’ANE ? Pourquoi ce débat fait irruption juste après que l’Agence Nationale des Élections ait sifflé la fin de la récréation
sur la modification de la constitution en déclarant officiellement que le chronogramme électoral est tenable dans le délai constitutionnel ? Au delà des
questionnements, nous tenons à souligner qu’à défaut de paraphraser l’article 2 du code Napoléon qui énonce que: « la loi nouvelle n’a d’effets que pour
l’avenir… », le principe du parallélisme des formes institué par Hans Kelsen énonce qu’un acte qui modifie ou qui abroge un autre est nécessairement
un acte contraire et que la norme inférieure ne peut être contraire à la norme supérieure. Or dans la réalité, la constitution du 30 mars 2016 n’a pas
modifié la dénomination ni la mission de l’ANE. Elle a par contre Changé son statut d’organe technique en l’élevant au rang d’institution au même titre
que les nouvelles institutions républicaines créées par la constitution et qui doivent être mises en place dans un délai d’un an après l’investiture du
président de la république. A ce titre et existant déjà, l’ANE ne fait pas partie des injonctions de l’article 155 de la constitution. A contrario, comment
peut-on mettre en place une institution qui est depuis lors opérationnelle sans changer de dénomination, de mission, de mandat ni de membres ? Cette interrogation
justifie l’inaction et l’inertie du pouvoir, source de cette polémique stérile qui est simplement de nature à affaiblir la république. Le véritable problème
qui devrait préoccupé la classe politique centrafricaine est celui qui consiste à faire une pression multiforme sur le pouvoir afin de déférer à l’assemblée
nationale la loi organique qui a été retirée par des voies non autorisées sachant que le mandat de sept (7) ans de l’ANE expire le 24 décembre 2020. Par
ailleurs, dès lors qu’un projet de loi est déposé à l’assemblée nationale, après la recevabilité le bureau de l’assemblée nationale met en place une commission
élargie et un rapport parlementaire a été même établi pour la plénière. Dès lors, le fait de remettre au gouvernement le projet de loi avec les rapports
qui sont déjà devenus une propriété du parlement viole le principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu. En conséquence de ce qui précède, le
président de l’assemblée nationale est passible d’une procédure de destitution selon les règles établies par l’article 125 de la constitution. Pour finir,
nous invitons humblement le pouvoir et la classe politique d’arrêter de nous distraire en prenant la constitution comme bouclier. A l’instar des tueries
de Ndélé qui démontrent à suffisance la souffrance des citoyens, l’heure approche pour que le peuple souverain sanctionne cette classe politique dotée
d’une culture politique en total déphasage avec le monde moderne et peut être l’heure d’organiser une alternance générationnelle avec des hommes aux idées
innovantes en vue de rattraper le train de l’émergence, de la bonne gouvernance et du partage usufruitier de notre patrimoine commun. Mais attention, ne
le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-dkm-sur-un-pick-up-a-ndele-le-29-avril-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio
Ndélé (République centrafricaine ) – Après plusieurs jours passés à Bangui la capitale, le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan vient de rentrer avec toute sa délégation à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, théâtre d’affrontements sanglants depuis deux jours entre les différents groupes armés rivaux. Sur place, le RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC ont installé leur base dans la ville, malgré la présence des casques-bleus de la Minusca, et le risque d’un nouvel affrontement entre groupes armés est bien réel.
Invité à Bangui la capitale dans le cadre des pourparlers intergroupes armés, l’ex-ministre de la jeunesse et des sports, Abdoulaye Hissen Ramadan, chef militaire du FPRC, patron du CNDS, conseil de défense et de sécurité regroupant 3 principaux groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, est rentré à Ndélé, avec toute sa délégation comprenant entre autres le sultan de Ndélé et de ses gardes-du-corps, ce vendredi 01 mai 2020, après avoir passé plusieurs jours dans la capitale Bangui dans le cadre des pourparlers de paix intergroupes armés engagés par le gouvernement centrafricain pour la cessation d’hostilités dans le nord et nord-est du pays, particulièrement dans la Vakaga, Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto, théâtre des violents affrontement entre différents groupes armés depuis l’année dernière.
Entre temps dans la ville, les rebelles du RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC, financés et armés par le pouvoir de Bangui, selon plusieurs sources concordantes interrogées par CNC, ont attaqué, ce jeudi 29 avril 2020, en plein jour, le marché central de Ndélé, ainsi que plusieurs cibles militaires du FPRC, faisant au moins 47 morts, pour la plus part des civils, en deux jours d’affrontements sanglants.
Le sultan de Ndélé, parti à Bangui pour la paix dans sa ville, a lui aussi perdu trois membres de sa famille. Rentré avec Abdoulaye Hissen Ramadan ce vendredi 01 mai 2020 avec des larmes aux yeux, l’homme était inconsolable sur le tarmac de l’aérodrome de Ndélé où ils sont arrivés à bord d’un aéronef de la Minusca, alors que les rebelles de la coalition RPRC-MLCJ-PRNC, lourdement armés, ont installé leur quartier général à eaux et forêts, au sein de l’église catholique, abandonnée depuis par les prêtres à cause des violences des groupes armés, au lycée moderne, mais également dans plusieurs quartiers de la ville abandonnés par les populations. Civil
entre temps, le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, dès son retour à Ndélé, a rendu visite aux déplacés, qui lui ont indiqué qu’ils ne rentreront plus chez eux avant la cessation définitive des hostilités à Ndélé.
Rappelons que le 30 mars dernier, les rebelles du FPRC, lourdement armé, avaient contraint tous les déplacés à rentrer chez eux sous prétexte de la pandémie du nouveau coronavirus, alors que la Minusca, qui assure la sécurité du camp, laisse les rebelles agresser les déplacés.
Par ailleurs, ce vendredi, à Ndélé, une équipe d’investigation de la Minusca et des FACA est arrivée dans la ville à bord ‘un deuxième aéronef de la Minusca.
Centrafrique.com/covid-19-la-republique-centrafricaine-confirme-un-nouveau-cas-de-transmission-locale/chub-micka/” rel=”attachment wp-att-36838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 8 nouveaux cas sont de sexe masculin. Leur tranche d’âge varie de 23 à 57 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout soixante-douze (72) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce vendredi 01 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 01 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de huit nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin. La tranche d’âge varie de 23 à 57 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 30 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que les 8 nouveaux sujets infectés sont tous des cas importés, arrivés en Centrafrique par la voie routière. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces huit (8) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais soixante-douze (72) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les 50 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.
Centrafrique.com/le-chef-rebelle-mahamat-al-khatim-du-mpc-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat Alkatim, chef d’État major du MPC.
Communique de presse du MPC relatif aux
attaques de la ville de Ndele.
Depuis le 21 Avril 2020, la ville de Ndele a été attaquée par les ennemis de la république composés des fils bien connus de la région de Bamingui-Bangoran et celle de la Vakaga.
L’ennemi n’est pas loin, ni ailleurs, il est de la maison avec de tentacules et des racines belliqueuses à Bangui. Ces attaques honteuses et haineuses ont provoqué plus de 25 morts et plusieurs blésés parmi les vaillantes populations de Ndele. Ils sont innocents, plus innocents de voir des bébés tombés sous leurs balles meurtrières.
Le MPC fidèle et attaché à l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR/RCA) condamne avec véhémence ces actes barbares, indignes de leurs auteurs et demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour traquer ces auteures et de les traduire devant la justice.
Le MPC voudrait profiter de l’occasion pour attirer l’attention du gouvernement de tout mettre en œuvre pour exécuter les recommandations de l’APPR/RCA notamment l’exécution des opérations des USMS car, depuis au retour de l’APPR/RCA de KHARTOUM les opérations des USMS ne sont pas opérationnelles dans le cadre de la consolidation de la paix, le cas de la situation de Ndele en est une illustration de ce manquement.
Le MPC en appelle à la responsabilité du gouvernement, des facilitateurs et des garants de l’accord en vue de mettre tout en œuvre pour accélérer les opérations des USMS afin de garantir la paix en Centrafrique et permettre la libre circulation des biens et des personnes.
Les MPC adressent toutes ces condoléances aux familles attristées.
Centrafrique.com/des-rebelles-du-fprc-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-arme-lors-des-combats-de-ndele-le-29-avril-2020-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les rebelles du FPRC lors de combat du 29 avril 2020 à Ndélé. Photo CNC / Moïse Banafio
Ndélé (République centrafricaine ) – depuis le début de l’attaque de la ville le mercredi 29 avril par les rebelles du RPRC, la situation sécuritaire est toujours préoccupante à Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, située à 654 kilomètres de Bangui. Le marché central a été littéralement pillé, tandis que deux ONG internationales, basées dans la ville, ont également été braquées par des assaillants. La tension est toujours palpable, et les populations civiles se regroupent dans le camp des déplacés proche de la Minusca.
Après la ville de Birao où les affrontements entre les groupes armés ont causé d’énormes dégâts humains et matériels, c’est le tour de la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran d’être la cible à son tour des groupes armés rivaux.
Les rebelles du RPRC, appuyés par ceux du MLCJ et du PRNC, n’ont pas fini de massacrer les populations civiles à Ndélé.
Après leur violente attaque contre les positions du FPRC à Ndélé le 11 mars dernier où une trentaine des civils avaient été massacrés, la coalition RPRC-MLCJ-PRNC, accusée d’être à l’origine du pillage du lycée moderne de Ndélé et du bureau du préfet de Bamingui-Bangoran, attaque à nouveau le marché central de Ndélé ce jeudi 30 avril peu avant midi, quelques heures après leur offensive de la veille.
Plusieurs magasins des particuliers ont été littéralement pillés alors que quelques heures plutôt, dans la nuit du mercredi à jeudi, deux ONG internationales ont également été pillées par des hommes en armes.
Dans la base de l’ONG internationale CICR (comité international de croix rouge), les assaillants ont récupéré une moto ainsi que des outils de communication, tandis qu’au CNR (Conseil norvégien pour les réfugiés( ils ont emporté un véhicule.
Pendant ce temps, dans le camp des déplacés, la situation humanitaire reste préoccupante, et les civils continuent d’arriver en masse.
Minusca-et-aux-partis-politiques-pour-la-paix-et-la-liberation-de-la-rca/siriri-logo-2/” rel=”attachment wp-att-36880 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/siriri-logo-450×351.png” alt=”Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique” width=”450″ height=”351″ />Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique
RCA: Déclaration de la COALITION SIRIRI N°.00921/BP/30/04/2020
AUX ABOIS, TOUADERA CHERCHE À MODIFIER LA CONSTITUTION POUR SE CRAMPONER AU POUVOIR
Fidèle à ses engagements patriotiques mettant l’intérêt national avant les intérêts pécuniaires et individuels vertu du régime Touadera, la Coalition SIRIRI, lance un cri d’alarme à la population centrafricaine et à l’opinion internationale sur le danger que court la République Centrafricaine (RCA) de se retrouver avec une pléthore d’Armées ou des mercenaires d’origines diverses et, par conséquent, incontrôlables, surtout en cas de conflit. Notre pays, la République Centrafricaine, risque d’être plongé de nouveau dans un chaos inqualifiable.
La Coalition SIRIRI, dénonce avec véhémence Touadera qui mène non seulement une politique de dilapidation forcenée des richesses nationales mais également, il cherche à modifier la Constitution avec le truchement de l’Assemblée Nationale pour se cramponner au pouvoir. En effet, au moment où les fonctionnaires de l’État n’arrivent plus à subvenir convenablement aux besoins vitaux de leurs familles, puisqu’ils accusent des salaires impayés de plusieurs mois, Touadera va recruter, au prix fort des mercenaires pour mieux renforcer sa dictature.
Depuis son initiative qui a abouti à l’adoption du processus de modification de la constitution, Touadera a cessé d’être le président en ôtant l’habit qui élève la fonction qu’il occupe et a décidé de revêtir celui du dictateur.
La Coalition SIRIRI et les centrafricaines et Centrafricains ont encore frais dans la mémoire les affres des tyrannies et des dictatures qui ont anéanti l’espoir de bâtir au cœur de l’Afrique, un pays démocratique, laïc et prospère. Notre combat a pour socle, l’instauration d’une République digne de nos ambitions.
La Coalition SIRIRI, fière de ses racines nationales centrafricaines et du programme de paix, de sécurité, de cohésion sociale et du développement qu’elle va implanter en RCA, accuse Touadera, aux abois qui cherche des protections auprès d’autres Chefs d’États et des Institutions Internationales, trahissant, avec mépris, l’opinion nationale et internationale.
La Coalition SIRIRI ne s’est jamais trompée d’adversaire, Touadera et sa meute de Députés sont la parfaite incarnation du mal dont nous avons horreur et dont il faut impérativement extirper de la gestion de la chose publique avant qu’il ne soit trop tard.
À la suite du tripatouillage de la constitution, Touadera et ses Députés se sont rendus à l’évidence que la Centrafrique doit tourner la page des années sombres et le pays mérite mieux que la honte et l’humiliation que les populations vivent au quotidien. N’est-ce pas que notre pays, la RCA sera bien gouverné le jour où la dictature, l’exclusion, la marginalisation, le pillage des deniers publics, l’insécurité et la corruption érigée en mode de gestion seront enrayés!
Nous réitérons notre demande d’une troisième transition consensuelle. L’amateurisme de Touadera et sa dictature avérée démontrent à suffisance que les conditions d’une élection démocratique, libre et transparente ne sont pas réunies en République Centrafricaine à ce jour.
Faudra-t-il rappeler que la Coalition SIRIRI ne combat pas l’homme, le Président de la République, mais seulement le mal et le danger qu’il constitue pour la société centrafricaine toute entière.
Touadera sait pertinemment bien que les différentes dictatures qui se sont succédées en Centrafrique ont empêché l’émergence de l’excellence, le renouvellement de la classe politique dans notre pays.
Notre Coalition refuse de bâtir sur des anciennes ruines. La recherche du meilleur dans chaque Centrafricaine et Centrafricain nous impose des sacrifices, certes, mais nous ne laisserons aucun espace à la négociation avec la dictature de temps moderne dont le maître d’œuvre est bien connu de toutes et de tous, TOUADERA.
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » condamne fermement la nature des actes perpétrés dans la ville de Ndélé et exige la démission du gouvernement de Firmin Ngrebada suivie de l’arrestation de tous les Chefs de guerre en vue de garantir la paix.
Le Collectif « Touche pas à ma constitution » a récemment pris position invitant non seulement l’ensemble de la classe politique centrafricaine à une prise de conscience collective et à l’arbitrage de la Communauté internationale à l’issue des tensions politiques qui secouent actuellement notre pays. En effet, depuis quelques jours il a été donné de constater que la ville de Ndélé plonge dans une flambée des actes de violences faisant plusieurs victimes. Il en résulte que, les groupes armés ont pris pour cible la population civile. Pour ce faire, la nature des actes perpétrés par ces entités sont susceptibles d’être qualifiés de crime contre l’humanité.
Fort de ce qui précède, le gouvernement qui dirige le Premier ministre Firmin NGREBADA ne semble plus être à la hauteur de la mission qui lui est confiée pour restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. En effet, depuis la mise en place de cette équipe gouvernementale sa riposte face à la barbarie ne consiste qu’à pondre des communiqués. Au vu de ses limites, le Collectif « Touche pas à ma constitution », organisation de société civile de la Diaspora centrafricaine qui milite pour la légalité constitutionnelle et la promotion des droits de l’homme exige la démission de ce gouvernement et prend à témoin l’opinion internationale et nationale sur la gravité de actes commis par les groupes armés. Par-ailleurs, le Collectif « Touche pas à ma constitution » condamne fermement les actes commis par les bandes armées et demande l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les derniers évènements ; enfin insiste sur l’arrestation de tous les Chefs guerres en vue de garantir la paix. Le Collectif «Touche pas à ma constitution» martèle qu’il défendra par sacerdoce toute forme d’acte pouvant mettre en danger le respect stricto sensu de la Constitution centrafricaine et la défense des Droits de l’homme.
Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 14 nouveaux cas sont de sexe masculin, de diverses nationalités. Leur tranche d’âge varie de 25 à 56 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout soixante-quatre (64) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce jeudi 30 avril 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 30 avril 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quatorze nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets de diverses nationalités, du sexe masculin. La tranche d’âge varie de 25 à 56 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués entre le 28 et 30 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 14 nouveaux sujets infectés, 2 sont issus de transmission locale , et 12 sont des cas importés, arrivés en Centrafrique par la voie routière. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces quatorze (14) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais soixante-quatre (64) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les 50 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.
Centrafrique.com/rca-des-inquietants-bruits-de-bottes/le-chef-de-letat-centrafricain-faustin-archange-touadera-a-kinshasa-le-22-avril-2020/” rel=”attachment wp-att-37717 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Arrivée du chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadera, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 22 avril 2020. Photo : Pcongo
Bangui (République centrafricaine) – La Minusca s’inquiète des conséquences du projet de réforme constitutionnelle engagé par le président centrafricain, qui lui permettrait d’assurer son propre intérim en cas de report de l’élection présidentielle de décembre.
Alors que le président centrafricain Faustin Archange Touadéra s’apprête à valider une modification de la constitution qui lui permettrait d’assurer son propre intérim en cas de report de l’élection présidentielle de décembre 2020, le projet suscite les plus vives inquiétudes au sein de l’ONU. Dans une note interne consultée par Africa Intelligence, la Minusca, la mission des Nations unies dans le pays, s’inquiète des conséquences d’un tel projet, alors que la quasi-majorité des partis d’opposition sont d’ores et déjà vent debout contre l’initiative. Validée le 22 avril par le cabinet du président, elle doit prochainement être présentée en conseil des ministres.
Pour prendre le pouls du projet, une délégation de la mission onusienne s’est entretenue avec plusieurs députés de la coalition au pouvoir, le 22 avril. Cette réunion s’est tenue en présence du G5, un groupe d’Etats et d’institutions partenaires de la RCA, composé notamment des Etats-Unis, de l’Union européenne (UE), de la France, de la Russie ainsi que de la Banque mondiale (BM). A l’instar de la Minusca, les principaux membres du G5 affichent eux aussi depuis plusieurs jours leur extrême perplexité quant au projet de réforme constitutionnelle porté par le président centrafricain.
Conscient d’avancer en solitaire, Faustin Archange Touadéra s’est lancé depuis le début du mois d’avril dans une recherche tous azimuts de soutiens sous-régionaux. Il a ainsi activement sollicité l’appui de Denis Sassou Nguesso et de Félix Tshisekedi lors d’une mini-tournée diplomatique entamée le 22 avril et qui l’a amené dans les capitales des deux Congo. A Brazzaville, il a néanmoins dû faire face aux vives réserves du président congolais.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Ndélé (République centrafricaine ) – L’attaque du marché central de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, ce mercredi 29 avril, par les rebelles du RPRC et leur allié du MLCJ et PRNC, fait au moins 37 morts, pour la plupart des civils. Ce jeudi matin, les tirs ont repris, et les RPRC se positionnent désormais dans la ville. Deux pick-up du FPRC récupérés par les RPRC.
La riposte des Casques bleus népalais de la Minusca et des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) n’a pas suffit de repousser les rebelles du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), appuyés par ceux du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine).
Désormais, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, située au nord de la RCA, est occupée par plusieurs groupes armés rivaux, le FPRC, à majorité Rounga et arabe, le MLCJ, à majorité Kara, le PRNC et le RPRC, à majorité Goula.
Après les affrontements de ce mercredi 29 avril, les forces coalisées du RPRC-MLCJ-PRNC se sont repliées dans plusieurs quartiers de la ville de Ndélé, notamment Artisanat, Mourouba, Sodeca, Mbatta, et quartier hadji, désertés depuis quelques jours par les populations.
Au même moment, ils ont créé leur base au sein de l’église catholique de la ville, puis à l’école préfectorale.
Lourdement armé, les RPRC-MLCJ-PRNC ont totalement anéanti une partie de force du FPRC dans la ville en récupérant deux de leur véhicule de combat lourdement armé.
Selon un officier général du FPRC interrogé par CNC, les deux pick-up récupérés par leurs ennemis seraient en panne au moment de l’attaque, ce que le RPRC a démenti, parlant des armes lourdes positionnées sur ces véhicules qui n’avaient pas fonctionné au moment de l’affrontement.
Pour l’heure, le bilan provisoire du combat d’hier fait état d’au moins 37 morts, et des dizaines des blessés, à majorité civile.
Il y’a lieu de noter que l’attaque a eu lieu au marché central de Ndélé avant de propager dans d’autres quartiers de la ville, alors que le chef militaire du FPRC, l’ex-ministre de la Jeunesse Abdoulaye Hissen Ramadan se trouve actuellement à Bangui, dans le cadre des pourparlers intergroupes armés.
Le RPRC et le MLCJ, soutenus par le gouvernement, se battent depuis plusieurs mois avec le FPRC pour le contrôle de la ville de Birao, Bria et Ndélé.
Les populations civiles, paniquées, se trouvent actuellement par milliers dans le camp des déplacés proche de la Minusca alors qu’elles avaient été chassées par les rebelles du FPRC il y’a quelques jours en raison de la pandémie du Covid-19.
Maigo Ti a Masseka : grâce à un financement de la France, un consortium d’organisations s’engage pour la formation de la jeunesse en Centrafrique
L’ambassadeur de France, M. Eric Gérard, le directeur de l’Agence française de développement en Centrafrique, M. Denis Vasseur et la directrice de l’ONG Mercy Corps en Centrafrique, Mme Petra Hoskovec ont signé le 28 avril 2020 une convention de financement pour le projet Maigo Ti a Masseka – « de l’espoir pour la jeunesse ».
Par cette convention, la France apporte 6,6 milliards de FCFA (10 millions d’euros) à travers l’Agence française de développement (AFD) pour financer ce projet d’une durée de quatre ans. Il sera mis en œuvre par un consortium d’organisations réunissant les ONG Mercy Corps (MC) et Triangle génération humanitaire (TGH) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Parce que l’insertion professionnelle de la jeunesse est un enjeu majeur pour le développement, la paix et la cohésion sociale en Centrafrique, la France a tenu à poursuivre le travail déjà réalisé par l’AFD pour appuyer la formation des jeunes centrafricains vulnérables et améliorer leurs opportunités socio–économiques.
Le projet Maigo Ti a Masseka renforcera les établissements d’enseignement technique et améliorera l’offre de formation professionnelle à Bangui, Mbaïki, Berberati, Carnot et Bouar. Il soutiendra l’insertion professionnelle et les opportunités économiques pour les jeunes. Il améliorera la coordination entre l’Etat, le secteur privé et les opérateurs de formation pour que la formation professionnelle s’adapte aux besoins de l’économie centrafricaine.
Ce sont près de 15 000 jeunes centrafricains qui seront soutenus par ce projet. Ils seront formés et appuyés dans leurs démarches professionnelles. Huit centres de formations et 16 ateliers d’apprentissage seront réhabilités et dotés en équipement, 530 jeunes vulnérables disposeront d’une bourse de formation et des kits de démarrage seront distribués aux apprentis à l’issue de leur cursus. Le projet accompagnera également les institutions publiques centrafricaines et appuiera leur montée en compétences.
Mercy Corps, Triangle génération humanitaire, l’Organisation internationale pour les migrations et l’Agence française de développement travailleront en étroite collaboration avec l’Etat centrafricain pour la pleine réussite de ce programme.
[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/2020-04-29-CP-signature-Maigo-Ti-a-Masseka1607.pdf” title=”2020 04 29 – CP signature Maigo Ti a Masseka[1607]”]
Centrafrique.com/les-ministres-gotron-djono-haba-felix-moloua-pierre-somse-lambassadrice-de-lue-en-rca-samuela-isopi-et-le-representant-pays-de-long-oxfam-par-cyrille-yapende-le-29-avril-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ministres Gotron Djono Haba, Félix Moloua, Pierre Somsé, l’Ambassadrice de l’UE en RCA, Samuela Isopi et le Représentant pays de l’Ong OXFAM, le 29 avril 2020 à Bangui. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la riposte au COVID-19, l’Union européenne, le gouvernement et OXFAM, ont signé le mercredi 29 avril, un projet d’appui à la mise en œuvre d’une réponse de santé publique et sociale locale, en prévention de la pandémie du nouveau coronavirus qui sévit en République centrafricaine. Ce projet qui sera exécuté par OXFAM s’élève à hauteur de 1.350.000 euros, environ 900 millions de francs CFA, pour une durée de 6 mois avec la construction de 125 forages dans la ville de Bangui la capitale, et celle de Paoua, sous-préfecture de l’Ouham-Péndé.
L’appui de l’Union européenne auprès du gouvernement dans la lutte contre la propagation du COVID-19 est loin d’être terminé.
Dans la journée du 29 avril, la mission européenne a marqué trois points supplémentaires d’aide en faveur de la population centrafricaine avec la signature d’un contrat avec OXFAM d’un projet en eau potable et assainissement à Bangui et Paoua.
C’est dans cette optique qu’OXFAM, un des partenaires de l’UE, a été sollicité pour proposer une réponse en santé publique au niveau social et local, en prévention de l’épidémie du COVID-19 à Bangui et Paoua.
Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, présente l’importance de ce projet :« Les activités du projet vont permettre aux populations d’appliquer les mesures de préventions incluant l’hygiène de base, de décontaminer les maisons et endroits à haut risque et de prévenir les risques d’autres maladies liées au manque et qualité d’eau. Les actions proposées dans le cadre de cette intervention seront alignées avec les priorités de la stratégie nationale portée par le gouvernement », a-t-elle indiqué.
La cheffe de la délégation de l’UE-RCA, a saisi cette occasion pour saluer le leadership et le courage avec lesquels le gouvernement centrafricain poursuit la mise en œuvre de ce processus de paix tout en s’investissant dans la réponse à l’urgence du COVID-19 en prenant des mesures nécessaires à la protection de ses populations.
L’un des appuis de l’Union européenne et ses Etats membres, sera lié au lancement d’un pont aérien humanitaire entre l’Europe et l’Afrique, afin de passer un message de fraternité et encourager tous les pays à l’unité et à la solidarité.
L’objectif de ce pont aérien est d’assurer la fourniture, l’acheminement et la livraison d’équipements médicaux et matériels humanitaires liés à la lutte contre l’épidémie et à son impact, mais aussi le transport de staff humanitaire, dans le but de maintenir le flux de fournitures et de personnel nécessaire à la gestion de cette crise sans précédent.
Il est à préciser que la République centrafricaine a été choisie comme le premier pays africain à bénéficier de cette initiative par le vol qui acheminera le 4 mai prochain environ 10 tonnes d’équipements médicaux et humanitaires et près de 70 staffs humanitaires de l’équipe humanitaire -pays pour faciliter la réponse à la crise. Ce pont prévoit aussi d’autres vols cargo qui auront lieu pendant la première dizaine du mois de mai 2020.
Centrafrique.com/centrafrique-le-pays-se-dote-dun-nouveau-comite-strategique-dappui-au-processus-electoral/des-electeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-a-bangui-par-ane-2/” rel=”attachment wp-att-34122 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui (République centrafricaine ) – L’autorité nationale des élections (ÂNE)vient de rendre public un nouveau calendrier des prochaines élections présidentielles et législatives en République centrafricaine, alors que l’ambiance politique dans le pays est toujours cristallisée, et les groupes armés continuent de se battre au nord et nord-ouest.
Selon le nouveau chronogramme établie par l’autorité nationale des élections (ÂNE), les prochaines élections présidentielles et législatives se tiendront toujours le 27 décembre 2020 pour le premier tour, et les résultats provisoires du premiers tours seront proclamés le 4 janvier 2021 par l’ÂNE, tandis que le résultat définitif seront annoncés par la Cour Constitutionnelle le 23 du même mois.
Pour le second tour, la date des échéances est maintenue pour le 7 février 2021, et la proclamation des résultats définitifs est programmée pour 9 mars de la même année.
Selon l’autorité nationale des élections , ce nouveau chronogramme publié dépendra du contexte sanitaire dans le pays, dominé par la pandémie du nouveau coronavirus qui ravage la quasi-totalité des pays du monde.
Du côté de l’opposition démocratique, aucune déclaration n’a été faite sur ce nouveau calendrier électoral que beaucoup redoutent sérieusement.
Alors, la question que les centrafricains se la pose est de savoir si les premières opérations du démembrement de l’ÂNE dans certaines villes des provinces décriées par l’opposition démocratique seront annulées ou confirmées dans l’état ?
Le Tchad abolit la peine capitale | DW | 29.04.2020
Bangui ( République centrafricaine ) – C’est à l’unanimité que les députés tchadiens se sont prononcés en faveur de l’abolition de la peine de mort pour les actes de terrorisme.
Il y a six mois, le ministre de la Justice, Djimet Arabi, avait présenté un projet de loi en ce sens : il s’agissait de modifier la loi dite “antiterroriste” qui s’applique au Tchad, un pays menacé depuis 2014 par des groupes jihadistes.
Le président Idriss Déby Itno disposant d’une écrasante majorité à l’Assemblée, la promulgation de la mesure ne devrait pas poser de problème.
Une fois promulgée par le président Déby, la nouvelle mesure pourra rentrer en vigueur
Première réforme en 2016
En 2016 déjà, le Tchad avait adopté une réforme de son Code pénal : la peine capitale avait été abrogée, sauf pour les personnes condamnées pour des actes terroristes.
“Cette fois”, explique le ministre de la Justice”, il s’agissait d’harmoniser notre législation contre le terrorisme avec celles de tous les pays du G5 Sahel qui ne prévoient pas la peine de mort pour les actes de terrorisme.”
En vérité, parmi les pays qui composent l’organisation régionale – la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad – seul le Burkina Faso a abrogé la peine de mort. Dans les autres pays, elle est toujours inscrite dans la loi même si, officiellement, elle n’est plus appliquée depuis des années.
Au Tchad, la dernière exécution de prisonniers condamnés à la peine capitale remonte à août 2015. Dix membres du groupe djihadiste Boko Haram, jugés pour leur responsabilité dans un double attentat suicide à N’Djamena, la capitale, avaient été fusillés.
En août 2018, quatre hommes avaient également été condamnés à mort par la justice pour avoir assassiné une commerçante chinoise à N’Djamena. Mais l’exécution n’avait pas eu lieu.
Une décision saluée
“Nous saluons cette décision d’abolir la peine de mort par le législateur tchadien”, a déclaré Jean Bosco Manga, fondateur du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés au Tchad.
Selon lui, “la logique de tuer un homme pour le punir d’avoir lui-même enlevé la vie à un autre est absurde.”
C’est en particulier la province du Lac, dans l’ouest du Tchad, qui fait l’objet d’attaques meurtrières contre des civils et des militaires. Des attaques auxquelles le président Déby a répondu, il y a un mois environ, par une offensive militaire qui s’est étendu jusqu’au Niger et au Nigeria.
Dans la région, l’armée tchadienne est réputée particulièrement efficace
Morts suspectes
Au terme de cette opération, 58 présumés membres de Boko Haram avaient été faits prisonniers et transférés, mi-avril, dans une prison de la capitale tchadienne, pour y être auditionnés, puis jugés par une cour criminelle. Mais quelques jours plus tard, 44 d’entre eux ont été retrouvés morts dans leur cellule.
Selon les résultats d’une autopsie, les prisonniers sont décédés après avoir ingéré une substance toxique à l’origine indéterminée.
Des associations de la société civile notamment avaient alors accusé les geôliers d’avoir infligé de mauvais traitements aux détenus… des allégations formellement démenties par le gouvernement.
Minusca-a-ndele/un-blinde-de-la-minusca-en-patrouille-a-ndele-le-13-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36751 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/un-blindé-de-la-minusca-en-patrouille-à-ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×403.jpg” alt=”Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”403″ />Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Ndélé (République centrafricaine ) – depuis quelques minutes, la ville de Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, située au nord de la Centrafrique, s’est réveillée vers 12 heures par des tirs intenses d’armes automatiques des rebelles du RPRC et de leurs alliés. On ignore les raisons de ces attaques, mais la population, très paniquée, est en débandade générale.
C’est aux environs de midi, ce mercredi 29 avril que les tirs ont débuté dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.
Les rebelles du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), et leurs alliés du MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice) et du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine) ont attaqué, ce mercredi 29 avril, en plein jour, le marché central de Ndélé, faisant paniquer les populations civiles qui sont en débandade.
L’attaque est violente, et les tirs des rebelles sont entendus partout.
Pour l’heure, les forces népalaises de la Minusca sont intervenues pour protéger les populations civiles pendant que les rebelles du FPRC, qui contrôlent la ville depuis plusieurs années, tentent malgré eux de repousser l’attaque.
Rappelons que le chef militaire du FPRC Abdoulaye Hissen et le sultan de Ndélé sont actuellement à Bangui dans le cadre des pourparlers de paix dans la région de Bamingui-Bangoran et de la Vakaga, en proie à des violences intergroupes armés depuis plusieurs mois.
Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, mais des sources hospitalières ont indiqué à CNC que plusieurs blessés sont déjà arrivés aux urgences de l’hôpital préfectoral.
Les civils, de leur côté, sont arrivés massivement dans le camp proche de la Minusca.
Bozoum-ouham-pende-Centrafrique-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Bozoum (République centrafricaine) – Selon les informations recueillies sur place et confirmées par la radio communautaire de Bozoum “La voix de Koyalé”, en sept (7) jours, sept (7) personnes sont déjà noyées dans les eaux du fleuve Ouham. Elles se trouvaient sur un chantier de recherche de l’or, désormais abandonné par les entreprises chinoises.
Mardi, 28 avril 2020, notre confrère de la radio communautaire de Bozoum “La voix de Koyalé” a diffusé la nouvelle que une femme enceinte est morte noyée dans les eaux du fleuve Ouham. Elle se trouvait sur un chantier de recherche de l’or, désormais abandonné par les entreprises chinoises, dont on voit les engins partir de Bozoum.
Au même moment, cette station radio communautaire a également annoncé que cette femme c’est la septième personne qui meurt dans l’Ouham sur les chantier en l’espace d’une semaine.
Pourquoi tous ces morts, alors que les pluies commencent à peine ?
Il faut voir en quel état les abords du fleuve ont étés laissés par les chercheurs d’or. Désormais il n’y a que du gravier et beaucoup de gros trous aux parois raides, pleins d’eau, où les gens incapables de nager meurent facilement.
Les entreprises chinoises auraient dû lisser les abords du fleuve, et voilà un autre triste héritage qu’ellesont légué aux populations de l’Ouham-Pendé.
Alors, plusieurs observateurs locaux se demandent si vraiment L’or est une richesse pour notre pays la République centrafricaine ?
Centrafrique.com/rca-accident-spectaculaire-et-inedit-dun-taxi-moto-sur-lavenue-david-dacko-a-bangui/olympus-digital-camera-26/” rel=”attachment wp-att-37540 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Vue du centre-ville de Bangui vers l’avenue David Dacko. Photo CNC / Mickael KossiOLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bangui (République centrafricaine ) – Apparu en Chine en novembre 2019, le coronavirus ou Covid 19 s’est répandu dans le monde à une vitesse jamais enregistrée dans l’histoire de l’humanité, à la faveur de la mondialisation et du développement des moyens de communication.
La République Centrafricaine, notre pays, a été atteinte mi-mars 2020 bien après les autres en raison de son enclavement, de son sous-développement mais surtout de sa marginalisation des grands courants des échanges internationaux tant au niveau économique, culturel que humain.
Partout ailleurs les gouvernements ont sonné l’alerte sinon le tocsin pour la mobilisation générale des populations afin de combattre la pandémie, de la contenir en attendant de trouver les moyens scientifiques et matériels de la neutraliser. Les établissements de santé avec leurs potentiels et des moyens nouveaux alloués par les Etats sont en première ligne des batailles. Les chercheurs sont tout autant mobilisés et les arsenaux industriels se sont remis au travail. Ils vont bientôt fonctionner à plein régime.
En République Centrafricaine, comme à leurs habitudes, les autorités ont dans un premier temps pris à la légère la menace. Certaines ont même qualifié le Covid 19 « maladie des Blancs ». Abasourdies par la suite, elles ont donné dans des propos dilatoires, contradictoires jusqu’au moment où, sous les injonctions de l’OMS et des partenaires extérieurs, elles se sont mises à crier au secours, flairant l’aubaine. C’est alors que les Banguissoises et les Banguissois ont été tenus en haleine via les médias, des disputes entre ministres. Qui du ministère des finances ou de celui de la santé allait avoir la haute main sur les dons d’argent et autres qui arrivent par vagues à Bangui en soutien aux actions de lutte contre le coronavirus ?
Un ministre comptable de fait
Le ministre de la santé et de la population semble avoir emporté la bataille. Et ce qui apparait impensable ailleurs, en tout cas dans les pays organisés où l’usage de l’argent public est tracé et où les dépenses font l’objet de procédures édictées par les lois et règlements, est, en Centrafrique, à la disposition et au bon vouloir du ministre. Des billets de banque sont remis de la main à la main au ministre qui cumule à la fois les fonctions d’ordonnateur et de comptable au mépris des règles de base de gestion publique.
Quel programme de lutte contre le Covid 19 le ministre de la santé a-t-il élaboré et quel en est le coût prévisionnel ? Nul ne le sait, mais il a besoin de l’argent, de beaucoup d’argent pour engager la lutte.
Quels sont les procédures de gestion des deniers publics, de passation de marchés ? Nul
ne le sait ! Personne ne s’en préoccupe à Bangui et dans ce pays de cash où tout se paye
en billets de banque, de main en main et les règles de bonne gestion reléguées aux oubliettes.
Les établissements de santé manquent de tout depuis des décennies.
Depuis des décennies les hommes, femmes politiques, leurs parents et les élites peu désireux de s’infliger le calvaire des hôpitaux locaux se font évacuer en France pour des soins, même les plus bénins aux frais de l’Etat.
Les personnels de santé, médecins compris n’ont pas tous reçu de formation en matière de Covid 19. Ils ne disposent pas des équipements de base. Un seul exemple : les masques, gants et thermomètres manquent cruellement.
Alors que faire face à de telles carences ?
A quelque chose malheur est bon
Après Covid 19, la vie ne sera plus comme avant, s’accordent à dire les gens sensés. Partout ailleurs les citoyens en débattent. Des réflexions sont conduites par les médecins, les élus, les responsables d’entreprises, etc pour évaluer les pratiques actuelles, élaborer de nouvelles plus efficientes, bref se poser des questions en toute responsabilité.
Covid 19 a enclenché un mouvement de solidarité sans précédent. Pour la première fois dans l’histoire du pays, des Centrafricaines et des Centrafricains mettent la main à la poche et continuent d’apporter spontanément des contributions financières à la lutte contre cette pandémie dont ils perçoivent l’épouvante et la capacité destructive. Leurs argents économisés avec parcimonie en ces temps d’incertitude et de difficultés en tous ordres ne doivent pas être mal gérés et encore moins dilapidés.
Le Ministre de la santé, pas plus aujourd’hui qu’hier ne saura gérer correctement ces dons aux bénéfices des populations et des professionnels de santé. L’incapacité de l’Etat et de ses services est bien connue.
Aussi, nous proposons que le Ministre de la santé soit dessaisi de la masse des dons recueillis et à venir. Le moment est venu d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de notre pays. Nous suggérons l’ouverture d’un compte spécifique dénommé « Fonds de lutte contre le Covid 19 – Réhabilitation des établissements de santé» dans une des banques les plus sûres de Bangui pour recevoir les dons. Les transactions sur ce compte seraient publiées à la fin de chaque mois ou tous les trimestres, ainsi les Centrafricains seraient tenus informés de l’utilisation de leurs argents.
Un comité ad hoc pour gérer les dons et des résultats tangibles
Un comité composé de personnalités connues et reconnues pour leurs qualifications professionnelles, leur intégrité, leur éthique seraient alors désignés par leurs pairs et charger de :
– évaluer le programme proposé par le ministre de la santé et de la population à la Nation
décider le programme d’équipements des établissements de santé en matière de lutte contre le Covid 19, de salubrité en leur sein.
Contribuer aux plans de formation continue des personnels de santé
décider et assurer les règlements les dépenses en ces matières
rendre compte à la Nation des actions et dépenses effectuées.
Composition possible du comité contre le Covid 19 en abrégé 3C Instance citoyenne, le 3C pourrait être composé de :
1 représentant du ministre de la santé
1 représentant du ministre des finances
1 représentant qualifié des personnels non médicaux
2 représentants qualifiés des personnels médicaux
2 représentants de la société civile dont 1 représentant des Usagers des établissements de santé
Les élus de la Nation que sont les députés, qu’ils soient de la majorité et, à plus forte raison, de l’opposition, gagneraient à se réveiller de leur torpeur et à se démarquer de ce qui apparait, aux yeux de la population et des laissés-pour compte, comme une connivence à la mal-gouvernance et, au pire, comme une éternelle trahison.
Le réservoir de colères terribles qui gronde dans les quartiers, les faubourgs et en brousse risque de tout emporter à la moindre étincelle. La lutte contre le coronavirus offre une opportunité de changer de paradigme.
Centrafrique.com/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Des militaires patriotes principales victimes des régimes centrafricains.
Il y a une prise de conscience réelle aujourd’hui en République Centrafricaine. Ce mouvement patriotique irréversible, touche toutes les couches sociales du pays. Les militaires se rendent compte que eux aussi sont des victimes des différents régimes qui se sont succédés au pouvoir. En 2013, les Séléka ont créé le redoutable Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad). Un centre de détention illégale se trouvait dans les locaux du Cedad. On y embastillait des gens, on y torturait, on y tuait hors de tout cadre légal. Le martyr des FACA a commencé longtemps : le 12/04/1969, le Lieutenant-colonel Alexandre BANZA est exécuté sur le champ de tirs de Kassaï – devant le tribunal militaire il aurait dit “Aucun militaire ne réussira un coup d’Etat en Centrafrique“; en 2004 le Capitaine KOYANGAO abattu au PK12 ; en 2009 le Colonel Charles MASSI, arrêté au Tchad, livré aux autorités centrafricaines, exécuté sans procès ; en 2005 le Lieutenant ASSOMBELE ; le Sergent-Chef SANZE (année ?) et beaucoup d’autres. Sous le règne des Séléka, des militaires soupçonnés d’être pro-Bozizé étaient tués. Le Haut-commissariat aux Droits de l’Homme des nations unies, préoccupé a demandé aux autorités centrafricaines de faire cesser ces pratiques. Un décret présidentiel du 27 novembre 2013 dissoudra le Cedad.
Les Officiers “patriotes“choisissent la “Lettre” pour s’adresser au Peuple centrafricain. La lettre peut être de démission, ouverte, de motivation, familiale ou autre. Mais celle des patriotes FACA est à la fois une lettre de motivation, une lettre ouverte et une lettre patriotique. Les officiers FACA mettent en avant leurs compétences et qualités professionnelles nécessaires à la victoire dans la “Guerre” qu’ils mènent pour préserver la Démocratie et le Bonheur du Peuple centrafricain. « Il y a au sein des FACA beaucoup de compétences aujourd’hui. Il ne s’agit pas de créer une armée à partir de rien. Nous allons nous appuyer sur ce qui existe. Et donc pour cela, nous allons faire un état de lieu. A partir de cet état des lieux et bien on va remettre tout le monde à niveau et augmenter le niveau. » (Général Eric HAUTECLOCQUE-RAYSZ, Commandant de l’EUTM-RCA, RNL le 2/06/2016). Les compétences, les Officiers patriotes FACA l’ont pour sécuriser et défendre le pays c’est-à-dire participer à la défense de la souveraineté nationale de la République Centrafricaine.
Les Officiers veulent une Armée fondée sur des valeurs
28 pays européens ont décidé le 16 Juillet 2016 de lancer la mission EUTM-RCA parce qu’ils croyaient que le processus démocratique était en place en République Centrafricaine. Mais la réalité est différente. Ce qui aura des conséquences négatives sur les résultats de la mission de l’EUTM-RCA : aujourd’hui, 90% du territoire sont entre les mains des groupes rebelles centrafricains, étrangers, des mercenaires européens, des dysfonctionnements graves au sein même de l’Assemblée Nationale avec le dernier épisode en date de l’affaire DIMBELET NAKOUE qui veut réviser la constitution pour cause de Covid-19 qui impacterait les prochaines élections. Quelques députés s’enferment à l’Assemblée nationale, à huis clos pour le faire. C’est coup d’Etat constitutionnel.
Ajouter à cela l’idée que l’Armée Nationale est formée par l’UE et la Russie pays qui n’ont pas les mêmes politiques de défense. C’est l’argent du contribuable européen qui est jeté dans ce gouffre. Les résultants ne sont évidents. C’est un contrat perdant pour la générosité des peuples européens et le peuple centrafricain qui continue d’être tué et d’être réduit en esclavage sur sa propre terre.
La lettre est être un outil essentiel qui structure le message que les Officiers adressent aux Centrafricain. Ils s’adressent à eux directement mais ils s’adressent aussi à un public plus large. L’Armée Nationale dit qu’elle est en “Guerre” pour “Préserver” la Démocratie et le Bonheur du Peuple. Les Officiers veulent une Armée Républicaine qui reçoit des missions définies par un Président de la République et l’Armée les exécute. Ce qui n’est pas le cas. C’est comme ça que ça devrait fonctionner en RCA. L’Armée nationale est en ligne avec la Constitution qui s’oppose à toute conquête du pouvoir par la force, à la dictature, à l’oppression, à la division. Le Ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée n’a pas pris suffisamment la mesure réelle de la crise profonde au sein des FACA. Et pense que ces Officiers sont manipulés par des ennemis de la paix. Il rappelle le caractère apolitique de l’Armée. Il faut rappeler dans ce contexte le “Devoir de désobéissance“ militaire qu’on a vue en Côte d’Ivoire dans l’affaire MAHE : «le subordonné doit refuser d’exécuter un ordre prescrivant d’accomplir un acte manifestement illégal» (JD Merchet Libération 01/02/2006).
Oui, la République Centrafricaine est en “Guerre”. C’est une “Guerre hybride” et asymétrique. Elle gomme les limites entre l’état de paix et l’état guerre. Par exemple l’Accord de paix à Khartoum et les tueries de l’UPC à Alindao en même temps. Les objectifs stratégiques poursuivis par ces prédateurs sont les ressources minières ou autres de la RCA.
La “Guerre hybride” ou asymétrique utilise des forces spéciales sous prétexte de maintien de la paix. “Des soldats tchadiens de la force africaine ont tiré sous les yeux de leurs homologues français sur la population civile qui manifeste” (J Larabo dans CARnews du 23/12/2013).
La Guerre hybride, instrumentalise des oppositions internes pour créer un front opérationnel sur l’ensemble du territoire ennemi. “Il s’agit d’affrontements fratricides entre les communautés locales, des ethnies Goula, Rounga et Haoussa” CNC 18/03/2020
Au total, les Officiers patriotes de l’Armée Nationale Centrafricaine délivrent deux messages au Peuple:
1/ l’Armée UNIE avec le Peuple centrafricain, combattent ensemble pour préserver la Démocratie et le Bonheur en RCA. Les forces vives de la Nation seront-elles au rendez-vous ?
2/ L’Armée NATIONALE est fondée sur des valeurs traditionnelles à préserver.
Depuis 2012 la République centrafricaine est prolongée dans une crise institutionnelle faisant plusieurs conséquences destructives. En effet, la crise constitutionnelle est considérée comme le facteur principal qui explique le basculement dans notre pays dans une instabilité pérenne. Au-delà de l’absence d’une justice réparatrice en faveur des victimes, il a été donné de constater que depuis quelques temps une inquiétude plane sur le projet de loi que porte certains Députés de la majorité présidentielle proposant la prorogation du mandat du Président Faustin-Archange Touadera qui arrive à son expiration et le maintien des institutions de la République au-delà du délai constitutionnel. Pour soutenir leur démarche les Députes de la majorité évoquent la situation de la pandémie de COVID-19 qui gangrène le monde entier tout en soutenant que les élections ne peuvent se tenir conformément au chronogramme rendu par l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Or, il ressort de l’article 35 alinéa 2 de la Constitution du 30 mars 2016 ce qui suit : « La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le Mandat est renouvelable une seule fois ». Toutefois la lettre de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 ne prévoit aucune disposition relative aux circonstances d’une extrême gravité. Cependant, quelques membres de l’opposition démocratique veulent bondir sur cette situation pour exiger la mise en place d’une transition. Non seulement la Cour Constitutionnelle est saisie afin de se prononcer sur cette question constitutionnelle, mais également certains fossoyeurs de la démocratie se projettent de mettre en danger la paix sociale et la stabilité.
Compte tenu de la gravité de la situation et la fragilité de nos institutions, le Collectif « Touche à pas à ma Constitution », Organisation de la Société civile de la Diaspora en appelle, d’une part à une prise de conscience collective et républicaine, et d’autre part à l’arbitrage sans délai de la Communauté internationale en vue de mettre fin à ce nouveau foyer de tension politique.
Centrafrique.com/rca-massacre-de-ndele-le-bilan-seleve-a-plus-de-40-morts-et-le-marche-central-incendie/vehicule-militaire-des-rebelles-du-rprc-a-ndele-le-11-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36675 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.
Communiqué de presse du PRNC
Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine.
Le président fondateur du Prnc M.Gregaza Nourd s’adresse aux 7 groupes armés, à Mr Touadera, Président de la République ainsi qu’à son chef du gouvernement Firmin Ngrebada .
Moi, M. Gregaza Nourd président fondateur du parti PRNC, je viens par la présente apporter un démenti formel aux allégations ainsi qu’aux suppositions
qui courent dans les médias et sur les réseaux sociaux. Des propos accusateurs laisseraient entendre à l’opinion centrafricaine et internationale qu’il existe une connivence entre d’une part PRNC et son représentant et d’autre part, Mr Touadera et son gouvernement. Je tiens à le dire ici maintenant et
une fois pour toutes : ” à aucun moment, ni moi-même, ni mon chef d’état-major le regretté Général Issa assassiné de sang froid le 27 mars 2020 avec la
complicité avérée de M. Abdoulaye Hissene de M. Nourredine Adam et bien sûr avec l’aide d’une partie des membres de la communauté Goula qui sont aujourd’hui
dans le gouvernement de Monsieur Touadera , ni notre nouveau chef d’état major le Général Azor que je viens de nommer n’ont négocié, ni conclut quelque
accord quel qu’il soit avec Messieurs Touadera et Ngrebanda ainsi que son gouvernement.” Contrairement aux 7 groupes armés signataires de ce communiqué de presse diffamant qui incrimine Prnc, nous ne sommes pas complaisants.
Eux oui se font payer par M. Touadera avec l’argent de la Centrafrique. En ce qui concerne M. Ngrebada , tout le peuple sait comment il est devenu le chef du gouvernement actuel. Le PRNC n’a aucun représentant au sein du gouvernement
centrafricain et encore moins dans les organes du pouvoir de M. Touadera.
Je vous informe que mes hommes se battent partout sur le territoire afin de garder l’intégrité de notre république au péril de leur vie avec le peu de
moyens dont je dispose pour mener à bien cette mission et que je mets à leur disposition dans l’intérêt suprême de notre pays.
Mes chers compatriotes, sachez-le, on a essayé à plusieurs reprises de m’acheter, de me corrompre mais j’ai toujours refusé catégoriquement pour une simple raison : notre pays n’est pas à vendre et la vie de mes concitoyens ne devrait pas être une monnaie d’échange pour des intérêts personnels. Et oui je suis en coalition avec le MLCJ qui me suit désormais. Partout où ils se battent tout le monde sait que, et je vous l’affirme, ce sont les hommes du PRNC qui
sont en première ligne notamment à Birao, Ndélé, Bria, Tirigoulou, Gordil dans tout le nord-est du pays.
Le combat du PRNC, c’est contre les ennemis de la RCA et non contre les centrafricains que je défends. Avant d’être Goula du côté de mon père et Mbanda
du côté de ma mère, je suis tout d’abord et avant toute autre considération centrafricain et fier de l’être !! C’est à ce titre que mes hommes ainsi que
moi-même nous nous battons pour l’intégralité de la RCA afin d’apporter la paix et la sécurité au peuple centrafricain à la place du gouvernement qui en
est incapable !!
Je rajouterais : c’est un mensonge de dire que Prnc bénéficie de soutiens quels qu’ils soient nous sommes seuls à mener notre combat et nous bénéficions
juste du soutien moral des centrafricains dans notre lutte.
Centrafrique.com/ceremonie-de-signature-convention-caravane-de-sante-ambassade-de-france/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cérémonie de la signature de la lettre d’entente, le 27 avril 2020 entre L’ambassadeur de France Eric Gérard, le ministre de la Santé et de la Population, le Dr Pierre Somse et le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, pour le lancement de la caravane de santé.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Lancement du projet Songo : la France finance des caravanes de santé pour fournir des soins gratuits aux populations du Nord-Est de la Centrafrique
L’ambassadeur de France Eric Gérard, le ministre de la Santé et de la Population, le Dr Pierre Somse et le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, ont signé ce 27 avril 2020 une lettre d’entente pour lancer un projet d’appui à la santé dans le Nord-Est de la Centrafrique.
Ce projet, baptisé Songo, est mis en œuvre par Expertise France, l’agence de la coopération technique internationale française. Il est financé par la France à hauteur de 1,950 million d’euros, soit 1,280 milliard de FCFA.
Ce projet facilitera l’accès des populations les plus vulnérables à des soins de santé de qualité dans la région sanitaire 5, qui regroupe la Bamingui-Bangoran, la Vakaga et la Haute-Kotto. Des caravanes de santé composées d’ambulances iront à la rencontre des populations isolées, pour lesquelles l’accès aux soins est aujourd’hui difficile, et leur fourniront des soins gratuits. Les hôpitaux de district de Ndélé, Birao et Bria ainsi que des formations sanitaires des zones d’intervention serviront de points de relais pour les caravanes de la santé. Ce projet renforcera également les capacités d’intervention des acteurs communautaires et de santé dans les trois préfectures.
Ce projet s’inscrit dans le redéploiement des services de l’Etat dans les zones isolées et affectées par les conflits. Il accompagne ainsi l’Etat centrafricain dans la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). Il confirme l’engagement de la France auprès de la population centrafricaine, dans toutes les régions de Centrafrique.
Centrafrique.com/signature-caravane-de-sante-de-lambassade-de-france-a-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature, le 27 avril 2020, à Bangui, entre l’ambassadeur de France à Bangui, le ministre de la santé et le ministre de plan et de coopération, de lettre d’entente du lancement de caravane de santé. Photo CNC
Bangui (République centrafricaine) – La France à travers son ambassade en République Centrafricaine, a financé à hauteur de 1.950 millions d’euro, soit 1.280 milliards de Francs CFA, des caravanes de santé devant fournir des soins gratuits aux populations du Nord-est de Centrafrique. La signature de la lettre d’entente pour le lancement de ce projet d’appui à la santé, a été faite le lundi 27 Avril, par l’Ambassadeur de France en Centrafrique, Eric Gérard, les ministres de la Santé et de la Population, Pierre Somsé et de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua.
Ce projet, baptisé « Songo » en français l’Amitié, est mis en œuvre par l’Expertise France, l’agence de la coopération technique internationale française et facilitera l’accès à des populations les plus vulnérables à des soins de santé de qualité dans la région sanitaire 5, qui regroupe la Bamingui-Bangoran, Vakaga et Haute Kotto.
Pour desservir des soins touchant une grande partie des populations de ces 3 préfectures précitées, les caravanes de santé composées d’ambulances iront à la rencontre des populations isolées, pour lesquelles l’accès aux soins est aujourd’hui difficile, et leur fourniront des soins gratuits.
En plus, les hôpitaux de district de Ndélé, Birao et Bria ainsi que des formations sanitaires des zones d’intervention, serviront de points de relais pour ces caravanes de santé. Ce projet va renforcer également les capacités d’intervention des acteurs communautaires et de santé dans les trois préfectures.
Eric Gérard, Ambassadeur de France en Centrafrique, l’idée de ce projet est de fournir des soins de qualité aux populations de la région sanitaire n° 5 et aussi accentuer sur les efforts entrepris par les autorités centrafricaines.
« L’idée de ce programme majeur est d’aller apporter à la population, des soins de santé et de qualité, notamment dans la 5ème région sanitaire qui couvre la Haute Kotto, Bamingui-Bangoran et Vakaga. Pour renforcer les efforts qui sont déjà entrepris par le gouvernement, et nous voulons accompagner le ministère de la Santé, qui a une vision de très vite prendre contact avec la population et faire bénéficier à chaque centrafricain les dividendes de la paix qui n’est pas un concept mais plutôt une réalité »,a précisé le numéro 1 français en Centrafrique qui a ajouté que ce projet est une démarche sanitaire, humaine, qui est une manière de dire selon lui, qu’on est ensemble dans cette situation.
PourPierre Somsé, Ministre de la Santé et de la Population, se réjouit de ce projet parce que le lancement de ce programme est une bouffé d’oxygène pour les populations du nord-est de la RCA qui n’ont pas accès aux soins de qualité depuis fort longtemps, faute de l’état de dégradation avancée des routes et le manque des ambulances.
S’agissant du COVID-19 qui continue de décimer le monde entier dont la République Centrafricaine, l’ambassadeur de France a annoncé que son pays est en train de prévoir d’autres moyens additionnels en liaison avec la communauté internationale avec deux points d’appui pour lesquels ils vont mettre un budget important dans les jours qui viennent.Il a aussi réitéré qu’ils vont renforcer la capacité de l’Institut Pasteur au profit des autorités nationales pour le dépistage de Coronavirus.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de redéploiement des services de l’Etat dans les zones isolées et affectées par le conflit. Il accompagne ainsi l’Etat centrafricain dans la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA), signé le 14 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés.
Centrafrique.com/covid-19-la-republique-centrafricaine-confirme-un-nouveau-cas-de-transmission-locale/chub-micka/” rel=”attachment wp-att-36838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 09 nouveaux cas sont de sexe masculin, de diverses nationalités. Leur tranche d’âge varie de 19 à 57 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout cinquante (50) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce lundi 27 avril 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 27 avril 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de neuf nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets de diverses nationalités, du sexe masculin. La tranche d’âge varie de 19 à 57 ans, testés positifs ce lundi 27 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 09 nouveaux sujets infectés, un cas de transmission locale , et 08 sont des cas importés, arrivés en Centrafrique par la voie routière. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces neuf (09) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais cinquante (50) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les 50 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.
Burundi: Lancement de la campagne électorale le 27 avril, une date qui n’est pas anodine | DW | 27.04.2020
Bangui ( République centrafricaine ) – C’était il y a cinq ans jour pour jour : le 27 avril 2015 commençaient les manifestations de l’opposition contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza.
Aujourd’hui, cet anniversaire coïncide avec le lancement de la campagne électorale pour les élections communales, législatives et le scrutin présidentiel de 2020. Les opposants au troisième mandat trouvent cette coïncidence malheureuse et y voient des motivations politiques.
Le 28 avril 2915, un homme est arrêté durant une manifestation dans le quartier de Musaga, à Bujumbura
Un message politique…
Arcade Habiyambere fait partie de ceux qui n’apprécient pas la coïncidence. Il explique y voir un message des autorités “parce que le début de la campagne aurait pu être le 20, c’était facile. Mais celui qui a choisi la date [du 27 avril] avait des mobiles politiques.”
Il s’agace : “[Prendre] cette date comme début de la campagne électorale, [c’est vouloir donner] une leçon à tous les Burundais. Il faut que l’on change le pouvoir… mais on n’a pas besoin d’aller brûler les voitures dans les rues. Pour le moment, il faut que les gens apprennent à utiliser la même force pour changer le pouvoir par les urnes. Cette date du début de la campagne électorale nous montre que celui qui l’a choisie voulait montrer aux Burundais que c’est le troisième mandat qui prend fin maintenant et c’est le quatrième mandat qui commence.”
Monument pour Évariste Ndayishimiye, candidat du CNDD-FDD au pouvoir
… ou hasard du calendrier électoral?
Pour le parti Congres National pour la Liberté, principal opposant au troisième mandat, la coïncidence est normale du fait que son choix par la Commission Électorale Nationale Indépendante se réfère au mandat des institutions en place.
Selon Thérence Manirambona, porte-parole du Congrès National pour la Liberté, voter est l’occasion pour l’électorat de s’exprimer er déclare à la DW:
“Pour moi, il est normal qu’il y ait cette malheureuse coïncidence. Ce qui s’est passé en cette période en 2015 est que les Burundais voulaient entrer dans une course électorale. Les élections sont la seule opportunité de se choisir des dirigeants. Nous espérons que c’est une autre occasion qui s’offre à tout Burundais de montrer réellement ce qu’il veut pour l’avenir de son pays.”
Sept candidats dont deux indépendants sont en lice pour la présidentielle. C’est la première campagne avec autant de candidats depuis l’indépendance.
Mais celle-ci débute dans un climat tendu entre les jeunes militants de certains partis politiques, comme le notent de nombreux militants des droits de l’Homme, à l’instar de HRW:
Des affrontements ont plusieurs fois opposé les jeunes du parti au pouvoir et ceux du Congrès national pour la liberté sur le terrain.
Les autorités burundaises ont invité les différents partis à la retenue afin de mener à bien le processus électoral.
Centrafrique.com/rca-massacre-de-ndele-le-bilan-seleve-a-plus-de-40-morts-et-le-marche-central-incendie/vehicule-militaire-des-rebelles-du-rprc-a-ndele-le-11-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36675 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.
Ndélé (République centrafricaine ) – Le combat a eu lieu ce samedi 25 avril dans la commune de Vassako, à une quarantaine de kilomètres de Ndélé, située dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, entre un groupe d’éleveurs peuls et les combattants rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Le bilan provisoire fait état d’un mort, mais la tension reste palpable dans la région.
Pendant que le patron du CNDS (Conseil national de défense et de sécurité), l’ex-ministre de la Jeunesse Abdoulaye Hissen Ramadan est en pourparlers directs à Bangui avec le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, mais également avec le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, à Ndélé, son fief, la tension est palpable entre les éleveurs peuls et les groupes armés, particulièrement le MPC de Mahamat Al-Khatim.
Selon nos informations, les Peuls, en transhumance dans le village Kotissako, situé à 47 kilomètres de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, sont tombés nez à nez avec les rebelles du MPC, venus de Kaga-Bandoro, en patrouille dans le secteur.
Les rebelles ont exigé des éleveurs le paiement des taxes communales et de transhumance. Ce que ces derniers ont refusé catégoriquement, expliquant au passage qu’ils auraient déjà payé ces mêmes taxes au FPRC avant de circuler dans la région.
Après plusieurs heures de discussion, aucune solution n’a été trouvée entre les deux camps, et les éleveurs ont ouvert le feu sur les rebelles.
Les échanges ont duré plusieurs minutes dans la brousse. Un rebelle du MPC a été abattu au début des échanges.
Ce dimanche 26 avril, un renfort du MPC est arrivé dans la commune de Vassako, 24 heures après ceux du FPRC, mais les éleveurs sont déjà partis.
Centrafrique.com/rca-des-inquietants-bruits-de-bottes/le-chef-de-letat-centrafricain-faustin-archange-touadera-a-kinshasa-le-22-avril-2020/” rel=”attachment wp-att-37717 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Arrivée du chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadera, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 22 avril 2020. Photo : Pcongo
Bangui (République centrafricaine ) – Le projet du tripatouillage de la Constitution du 30 mars 2016, initié par un groupe des députés proches de la majorité présidentielle au début du mois dernier, sous la bénédiction de la présidence de la République, vient de subir son premier coup. Le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, sous pression de la communauté nationale et internationale, vient de le reporter à une date ultérieure lors du dernier conseil des ministres, ce qui n’est pas du goût de certains députés, interrogés par CNC.
Dans un communiqué en date du 21 avril 2020, les membres du G5, un groupe d’États membres et Institutions partenaires de la République centrafricaine, ont réitéré leur « soutien à l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles dans le strict respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles qui s’imposent à tous les acteurs, sans exception ».
Cet engagement ferme du G5, qui sonne comme un avertissement au pouvoir de Bangui, est intervenu quelques jours après la prise de position des partenaires internationaux, y compris les Nations unies qui se sont fermement opposées à la modification de la constitution du 30 mars 2016 afin de proroger, d’une manière illégale et unilatérale, non seulement le mandat actuel du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, mais également celui des députés.
En plus de cette fermeté diplomatique des partenaires internationaux, ces derniers ont indiqué aussi au gouvernement qu’en cas du tripatouillage de la constitution du 30 mars, la République centrafricaine ne pourrait bénéficier d’aucun soutien financier de leur part.
Ce revirement spectaculaire et sans précédent de la communauté internationale vis-à-vis de la politique du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA n’a pas laissé indifférent celui-ci.
Ainsi, lors du dernier conseil des ministres, à la demande expresse du Président de la République, le projet a été mis en suspens pour complément d’information. Ceci ne veut pas dire qu’il a été suspendu, mais seulement reporté à une date ultérieure.
Du côté de la cour constitutionnelle, ce projet de tripatouillage de la constitution divise, de même qu’à l’Assemblée nationale.
Cependant, la question que les centrafricains se la posent est de savoir si Faustin Archange TOUADERA réussira-t-il de faire passer ce projet très controversé unilatéralement pour se maintenir au pouvoir ?
Affaire à suivre.
Centrafrique.com/rca-le-pdca-se-retire-de-la-coalition-de-lopposition-cod-2020/pdca-logo-centrafrique-serge-wafio-9/” rel=”attachment wp-att-36301 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo officiel du parti PDCA
PARTI DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN
PDCA
APPEL AUX AUTORITES POLITIQUES CENTRAFRICAINES
Notre plateau sanitaire, digne de l’âge des pierres, ne nous permettra pas de gérer conséquemment les effets conjugués du coronavirus ou covid-19, vu les dysfonctionnements socio-politiques actuels et l’inconscience de nombreux de nos compatriotes.
L’Afrique vient d’être honorée par deux (2) remèdes, issus des plantes médicinales africaines :
Le sérum sénégalais, présenté par le Ministre sénégalais de la santé, Mr DIOUF à son homologue chinois, testé sur plus de 07 malades chinois de coronavirus qui ont été déclarés guéris, donc efficace à 100% ;
L’Apivirine, breveté et testé sur vingt (20) patients au Burkina Faso et sur d’autres au Bénin, dont un malade français au coronavirus, avec des résultats déclarés convaincants.
Ces deux (2) remèdes qui font la fierté de l’Afrique, à l’heure ou l’Occident s’investit encore dans des recherches pour un vaccin, demandent à être vulgarisés au plan essais cliniques.
Réalisme et pragmatisme politiques, oblige, avec insigne honneur, nous lançons humblement un appel aux Autorités Politiques Centrafricaines d’investir dans les essais cliniques de ces deux remèdes africains, au lieu de se voir imposer un vaccin-poison que le Professeur RAOULT DIDIER déconseille le test en Afrique. Ces essais cliniques induiront, certes quelques charges budgétaires exceptionnelles, mais auront le mérite de sauver de nombreux compatriotes, vu notre dénuement au plan sanitaire. Aussi, il a été préconisé, pour convaincre, l’octroi gratuit d’un certain nombre de spécimen.
Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 22 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, de diverses nationalités. Leur tranche d’âge varie de 17 à 57 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout quarante et un (41) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce dimanche 26 avril 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 26 avril 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de vingt-deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets de diverses nationalités, du sexe masculin et féminin. La tranche d’âge varie de 17 à 57 ans, testés positifs ce dimanche 26 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 22 nouveaux sujets infectés, 16 sont du sexe masculin, et les 6 autres sont du sexe féminin, arrivés en Centrafrique par la voie routière. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces vingt-deux (22) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais quarante un (41) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les 41 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.
Campagne de dépistages contre le coronavirus dans les prisons marocaines
Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités pénitentiaires du Maroc ont décidé de procéder à des tests de dépistage du nouveau coronavirus dans différentes prisons du royaume, alors qu’un total de 270 cas ont été décelés dans un établissement du sud du pays.
Les 270 cas de contamination ont été recensés dans la prison locale de Ouarzazate (sud), selon un nouveau bilan de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) publié dans un communiqué vendredi soir.
Parmi les personnes contaminées, 207 sont des détenus les autres des fonctionnaires, a précisé la DGAPR, ajoutant attendre les résultats des dépistages de 55 autres détenus.
Un total de 1.736 personnes (détenus et fonctionnaires) ont déjà été soumises à des tests de dépistage dans 73 prisons marocaines “dans le cadre d’une démarche proactive et préventive”, souligne le communiqué.
“Tous les résultats des tests provenant de 47 établissements ont été négatifs”, tandis que les résultats définitifs des autres prisons ne sont pas encore disponibles.
Une douzaine de cas ont également été décelés dans les prisons de Marrakech (sud) et de Ksar Kébir (nord).
Les prisons marocaines comptent près de 80.000 détenus.
Début avril, plus de 5.654 détenus ont été relâchés pour réduire les risques de propagation du virus dans des prisons notoirement surpeuplées.
Le bilan officiel des contaminations au Maroc est de 3.889 cas confirmés, avec 159 décès et 498 guérisons, selon le dernier décompte du ministère de la santé.
Aux États-Unis, le nombre de décès dus au coronavirus dépasse les 50 000
Bangui ( République centrafricaine ) – Selon les données de l’université Johns Hopkins, le nombre de décès dus au virus aux États-Unis a dépassé les 50 000 lors de l’épidémie de Covid-19 la plus meurtrière du monde.
Plus de 3 000 décès sont survenus au cours des dernières 24 heures, et il y a maintenant plus de 870 000 cas confirmés dans tout le pays.
Mais les États-Unis ont toujours un taux de mortalité inférieur à celui de la plupart des pays européens sur la base du nombre de cas actuels, comme l’a souligné le groupe de travail de la Maison Blanche. La triste nouvelle arrive alors que certaines parties des États-Unis rouvrent après des semaines de fermeture.
Les États-Unis ont de loin le plus grand nombre de décès et de cas dans le monde.
Toutefois, ils comptent une population de 330 millions d’habitants, bien plus élevée que celle des autres pays les plus touchés comme l’Espagne et l’Italie.
Le Dr Deborah Birx, experte du groupe de travail Covid-19 de la Maison Blanche, a déclaré que le pays a “l’un des taux de mortalité les plus bas du monde entier”.
Par habitant, le taux de mortalité actuel aux États-Unis est inférieur à celui de l’Espagne, de l’Italie, de la France, de la Belgique et du Royaume-Uni.
Les États-Unis sont en tête du tableau des décès dus aux coronavirus, mais ce n’est pas tout.
La population en est en partie responsable : de nombreux pays européens ont signalé plus de décès par habitant que les États-Unis, et l’Europe dans son ensemble a signalé plus de décès.
Mais attention à ne pas comparer ainsi d’énormes pays.
La situation à New York est très différente de celle du reste des États-Unis et il en va de même pour les autres pays.
L’Italie connaît en réalité deux épidémies : une au nord du pays, qui a dépassé les soins de santé, et une autre au sud, beaucoup moins avancée.
Les taux de mortalité dépendent également de la façon dont vous comptez- les chiffres de la France incluent les maisons de soins et ceux de la Belgique incluent également les cas suspects de Covid-19, ce qui fait que leurs chiffres semblent bien pires.
Les récentes augmentations importantes du nombre de décès quotidiens aux États-Unis sont également dues en partie à l’inclusion des décès “probables” dus au virus.
Le 14 avril, les centres américains de contrôle des maladies ont déclaré que leurs chiffres incluraient à la fois les cas confirmés et probables et les décès.
Un décès probable dû au Covid-19 est un décès qui répond aux critères cliniques et épidémiologiques mais qui n’a pas été confirmé par des tests.
Il est également important de noter que de nombreux cas bénins de Covid-19 ne sont pas signalés, de sorte que le taux de mortalité des cas confirmés n’est pas le même que le taux de mortalité global de la maladie.
Centrafrique.com/le-premier-ministre-firmin-ngrebada-a-bangui-le-18-avril-2020-par-la-primature-de-la-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le premier ministre Firmin Ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine
Bangui (République centrafricaine ) – Dans un communiqué publié ce vendredi 24 avril, les groupes armés, signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), ont annoncé, dans un ton peu cordial, la suspension de leur participation au gouvernement « d’union nationale » dirigée par Firmin NGRÉBADA. Un véritable coup fatal pour la paix en République centrafricaine.
Après la signature, le 06 février 2019, de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), un gouvernement de large ouverture, dirigé par Firmin NGRÉBADA, ex-directeur de cabinet du chef de l’État, avait été formé, incluant plusieurs représentants des 14 groupes armés, signataires dudit accord, conformément aux engagements pris par les parties signataires.
Mais ce vendredi 24 avril, contre toute attente, les principaux groupes armés, signataires de cet APPR-RCA, ont décidé unanimement de suspendre leur participation au gouvernement de large ouverture formé par monsieur Firmin NGRÉBADA, un mois après la signature de l’accord de Khartoum.
Selon eux, « l’échec de la mise en œuvre de l’APPR-RCA concerne surtout la gestion et l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires transitoires, les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), mentionnées aux articles 16 et 17 de l’APPRRCA”.
Sans détour, les signataires dudit communiqué ont indiqué aussi que “la commission sur l’harmonisation des grades et sur l’intégration et la réintégration des leaders et des éléments des groupes armés dans les De Sécurité et de Défense et dans la fonction publique de l’État et territoriale n’a jamais été mise en place, seize mois après la signature de l’APPR-RCA. De plus, la commission inclusive qui, selon l’article 11 de l’APPR-RCA, est « chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques du conflit en République centrafricaine, de qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice et qui doit soumettre son rapport à la CVJRR » n’a été qu’une coquille vide : cette commission n’a jamais fonctionné faute des moyens.
D’après eux, le régime de Touadera n’est pas « un acteur cohérent dans ses agissements ». En ce sens, ils décident de suspendre leur participation dans le gouvernement actuel, mais également dans les différents organes.
Centrafrique.com/les-cheffes-des-groupes-armes-invites-pour-le-premier-anniversaire-de-lappr-sont-arrivees-a-bangui/de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki-2/” rel=”attachment wp-att-36170 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.
Communiqué de Presse Conjointe des groupes armés signataires de l’APPR-RCA
Centrafricaines et Centrafricains,
Chers compatriotes ;
Le 28 mars 2020, le parquet de la République de Bangui a annoncé sur les ondes nationales la tenue d’une réunion subversive au domicile du ministre des arts, de la culture et du tourisme, Monsieur Dieudonné NDOMATE, Coordinateur national adjoint du Mouvement des patriotes Anti-Balaka ; réunion qui, selon le parquet de la République de Bangui, aurait pour objectif de déstabiliser le régime en place ! Seize (16) personnes dont onze (11) militaires et cinq (5) civiles ont été arrêtés et transférés au camp de Roux et à la maison carcérale de Ngaragba.
Dans son courrier n° 003/MPA/CG/PP/20 du 1er avril 2020 adressée aux garants et facilitateurs de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA), le porte-parole du mouvement des patriotes exCombattants Anti-Balaka, Monsieur Beranger Ludovic Igor LAMAKA, regrettant l’instrumentalisation de la justice à des fins inavouées, a dénoncé cette arrestation et demandé, conformément à l’article 34 de l’APPR-RCA, une réunion de concertation aux fins de conciliation et d’arbitrage. Cette demande a été appuyée par le porte- parole du FPRC, Monsieur Aboubakar SIDDICK ALI, dans sa lettre n° 053/FPRC/BEN 020 du 03 avril 2020 adressée aux garants et facilitateurs de l’APPR- RCA.
Centrafricaines et Centrafricains,
Chers compatriotes ;
Pour contextualiser les faits, nous tenons à souligner que, samedi, le 28 mars 2020, aux environs de 11 heures, au domicile du ministre Dieudonné NDOMATE, situé à 500 mètres de l’intersection de deux rues de la Cité des Sinistrés, dans le 8e arrondissement, la coordination nationale du mouvement des patriotes Anti-Balaka tenait réunion de restitution des activités menées dans le cadre de la mise en œuvre de l’APPR-RCA. Arrivèrent alors dix (10) véhicules remplis des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), lourdement armés, sous le Commandement du Commandant WALO du BIT6. Ils prirent d’assaut la résidence du Ministre Dieudonné NDOMATE, forcèrent le portail et procédèrent à l’arrestation des Patriotes Anti-Balaka, présents aux fins de la réunion.
Il sied de réitérer que Monsieur Dieudonné NDOMATE, Coordinateur national adjoint du Mouvement des patriotes Anti-Balaka, est signataire de l’APPR-RCA.
C’est dans ce cadre qu’il a organisé cette réunion d’information et d’échange, notamment en ce qui concerne l’harmonisation des grades, telle que prévue au point 3 de l’annexe 2 de l’APPR-RCA.
Nous, les leaders des groupes armés signataires de l’APPR-RCA, par ce communiqué conjoint :
Réitérons que de nombreux engagements ont été pris par les parties signataires, groupes armés et gouvernement, lors des négociations, à Khartoum, du 24 janvier au 5 février 2019. Ces engagements ont été consignés dans l’APPR-RCA, signé à Bangui, le 06 février 2019, par les représentants des groupes armés et le gouvernement. Deux annexes ont été joints à l’Accord : l’annexe 1 qui concerne la mise en œuvre de cessation des hostilités et des arrangements sécuritaires temporaires ; et l’annexe 2 qui concerne les engagements du gouvernement. C’est avec un profond regret que nous constatons que l’échec de la mise en œuvre de l’APPR-RCA à la suite de la défaillance du gouvernement. En effet, l’échec de la mise en œuvre de l’APPR-RCA concerne surtout la gestion et l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires transitoires, les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), mentionnés aux articles 16 et 17 de l’APPR- RCA. Nous regrettons également que la commission sur l’harmonisation des grades et sur l’intégration et la réintégration des leaders et des éléments des groupes armés dans les Forces de Sécurité et de Défense et dans la fonction publique de l’Etat et territoriale n’a jamais été mise en place, seize mois après la signature de l’APPR-RCA. De plus, la commission inclusive qui, selon l’article 11 de l’APPR-RCA, est « chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques du conflit en République Centrafricaine, de qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice et qui doit soumettre son rapport à la CVJRR » n’a été qu’une coquille vide : cette commission n’a jamais fonctionné faute des moyens.
Regrettons que le Président de la République Centrafricaine et son gouvernement n’aient pas su saisir l’opportunité qu’offrait l’APPR-RCA pour sortir le pays du déchirement du tissu social causé par les conflits armés et déplorons que le régime ne soit pas un acteur cohérent dans ses agissements.
Déplorons que la quête de la paix ne puisse pas être une priorité pour le Président de la République Centrafricaine qui excelle dans les violations de l’APPR-RCA qu’il a lui-même voulu et signé ;
Constatons que le Président de la république n’a cessé de créer les conditions qui conduisent à l’échec de l’APPR-RCA ;
Regrettons que l’APPR-RCA complète la longue liste des Accords signés sans effet, à savoir : les accords de Birao en 2007, les accords de Syrte (2008), de Libreville (2013), la Déclaration de N’Djamena (2013), l’Accord de Brazzaville (2014), le Forum de Bangui (2015), la Déclaration de Nairobi (2015), l’entente de Saint’Egidio (2017).
En effet, chers Centrafricaines, centrafricains ; chers compatriotes ;
Considérant l’attaque de la base du FDPC à Zoukombo, ainsi que l’implication du gouvernement à l’épuration ethnique à Birao et les relations incestueuses qu’entretien le gouvernement avec le groupe armé PRNC (Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine) de Tiringulu et leurs alliés, en leur apportant un soutien multiforme ;
Considérant la situation sécuritaire et politique délétère, tant à Bangui que dans l’arrière-pays ;
Considérant les dérives totalitaires du régime ;
Nous, les leaders des groupes armés signataires de l’APPR-RCA, dénonçons avec la dernière l’arrestation des ex-combattants Anti-Balaka, qu’ils soient civils ou militaires, ainsi que le maintien en prison des ex-combattants FPRC et FPDC qui croupissent dans les geôles du camp de Roux et de Ngaragba.
Nous exigeons :
La libération des prisonniers politico-militaires, détenus à Ngaragba et au camp de Roux ;
La restructuration et la refondation des Forces de sécurité et de défense (les forces armées centrafricaines et les forces de sécurité intérieure) afin que celles- ci soient réellement une force Républicaine et non une armée ou entité à la solde d’un homme, d’un groupe d’individus ou d’une ethnie ; laquelle restructuration et refondation doivent être discutées avec les groupes armés qui ont adhéré à l’APPR-RCA.
La reconstruction et la restructuration de l’administration, du système judiciaire et du régime pénitentiaire.
En attendant que le Président de la République Centrafricaine et son gouvernement traduisent dans les faits les engagements pris à Khartoum et signé à Bangui, le 06 février 2019, demandons avec insistance au gouvernement de sortir de la surdité, du tâtonnement, et de l’entêtement qui le caractérisent et d’honorer ses engagements, tels que mentionnés dans l’APPR-RCA et ses annexes afin de mettre fin aux souffrances des populations et aux violences armées, nous décidons de suspendre notre participation dans le gouvernement actuel et dans les différents organes.
Ont signé :
Ali Darassa (UPC)
Mahamat Al-Khatim (MPC)
Abdoulaye Miskine (Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC))
Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (République centrafricaine ) – L’actualité politique centrafricaine actuelle se cristallise sur le projet de révision de la constitution initié par certains députés de la majorité parlementaire pour modifier la teneur des articles 35 et 68 de la constitution en vue de proroger le mandat du président ainsi que des députés.
En effet, selon l’exposé des motifs du projet de révision constitutionnelle, les initiateurs se sont focalisés en prévision sur les effets dévastateurs du coronavirus pour éviter un vide juridique né du glissement du calendrier électoral initialement prévu le 27 décembre 2020 par l’Agence Nationale des Élections (ANE).
D’emblée, il urge de souligner d’abord que le sens d’une constitution dépend de son interprétation et qu’ensuite la constitution n’étant pas un texte comme les autres lois ou traités, son interprétation ne peut être l’apanage d’un boucher ni d’un primeur.
C’est dans ce climat que des contestations se font enregistrer contre une récupération et une instrumentalisation du coronavirus à des fins politiciennes et égoïstes dans le seul souci de pérenniser la gouvernance moribonde des autorités établies. Par ailleurs, le droit étant une science évolutive et avec le phénomène de la mondialisation, la révision de la constitution n’est nullement une mauvaise idée en soi mais elle doit être opportune et respectée scrupuleusement les procédures en vigueur.
D’abord, s’agissant de l’initiative de la révision de la constitution, l’article 151 de la constitution est limpide car elle appartient concurremment au président de la république et au parlement sachant que ce dernier doit être composé de deux chambres pour constituer le parlement quand bien même que l’article 156 de la constitution autorise l’assemblée nationale d’exercer la totalité du pouvoir du parlement mais exclusivement dans le domaine législatif car elle ne représente à elle seule le congrès.
En plus de l’initiative de révision, l’on doit apprécier le bien fondé de la révision avant son approbation soit par les parlementaires soit en consultant directement le peuple par voie de référendum. Entre temps, il ne faut pas occulter que la constitution du 30 mars 2016 caractérisée par sa rigidité est calquée sur le modèle français qui a fixé des limites et des barrières au delà desquelles la constitution ne peut être révisée.
En effet, selon les dispositions de l’article 153 alinéa 2, la constitution du 30 mars 2016 interdit sa révision lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire national alors qu’il est d’une notoriété que le territoire national est politiquement et militairement occupé à hauteur de 80% par les groupes armés qui perçoivent les impôts en lieu et place de l’état et en exploitent le sous-sol.
Au delà du rappel des textes constitutionnels, le citoyen lambda s’interroge :
Pourquoi le pouvoir s’entête t-il dans cette voie sans issue qui remettra en cause notre fragile démocratie ainsi que les efforts de la communauté internationale ? A défaut d’un agenda caché, pourquoi s’évertuer à modifier la constitution malgré la contestation des forces vives de la nation ? Le président de la république a t-il mesuré les conséquences politiques et juridiques de son entêtement sur l’avenir de la nation ? En l’absence de l’avis motivé de l’Agence Nationale des Élections, sur quel fondement juridique les initiateurs de la modification de la constitution s’agitent-ils ? En pleine crise sanitaire du coronavirus où toutes les frontières aériennes, terrestres et maritimes sont fermées, le président de la république pense t-il que la solution à la crise centrafricaine se trouve à Kinshasa ou à Brazzaville ? Doit-on parcourir toutes les capitales voisines pour obtenir le principe d’un dialogue ou d’une discussion avec les forces vives de la nation ?
Visiblement, le pouvoir de Bangui est déterminé à atteindre son objectif nonobstant la mise en garde du G5, groupe des États et institutions qui soutiennent le processus de paix en Centrafrique qui rappelle au respect de la constitution et du calendrier électoral.
Dès lors que le projet de la modification de la constitution a été discuté et délibéré en conseil des ministres et en attendant l’avis de la Cour constitutionnelle, le président de la république est officiellement responsable des conséquences politiques et juridiques d’une telle démarche.
Au delà de ce qui précède, les forces vives de la nation peuvent mobiliser des moyens juridiques et politiques pour s’opposer à ce projet. Le levier juridique consiste essentiellement à un contrôle de constitutionnalité du projet de révision constitutionnelle devant la noble cour constitutionnelle de la république. En revanche, il existe une panoplie de leviers politiques qui va de la mise en accusation du président de la république pour destitution devant la haute cour de justice pour crimes de haute trahison, aussi la désobéissance civile ou une résistance passive, la révolte des citoyens et enfin l’insurrection dans le sens de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui stipule que : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Pour finir, nous estimons qu’il n’est pas encore tard pour le président de la république de saisir l’ultime chance de dialoguer avec son peuple, d’ouvrir une discussion républicaine avec les forces vives de la nation en vue de trouver un compromis, un consensus national encadré pour palier le glissement du calendrier électoral. Pour notre part, nous espérons que le volume et la quantité des rappels à l’ordre, au respect de la lettre de la constitution sont suffisamment élevés pour être audible par nos autorités. Mais attention, ne le dites à personne et si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/homicide-conjugal-a-grimari-un-homme-aurait-assassine-sa-femme-et-disparait/village-kine-avec-des-paysans-qui-marchent-et-trois-maisons-en-pailles-visibles-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35592 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Bangui (République centrafricaine) – Pour élever un enfant, on a besoin d’un village, aiment à dire les Africains. Mais on pourrait aussi bien arguer du contraire : pour élever un village, on a besoin d’un enfant.
Un enfant à qui l’on offre un repas scolaire, c’est un enfant qui reste en classe et s’instruit. La pression économique qui pèse sur la famille diminue. Avec le temps, l’effet combiné de l’instruction et d’une bonne nutrition en bas âge se ressent au niveau de communautés entières, posant les bases de sociétés plus saines et plus productives. Des études réalisées sous l’égide de l’Union Africaine montrent que si les États du continent étaient libérés de la malnutrition infantile, ils pourraient enregistrer une hausse du PIB pouvant aller jusqu’à 16 pour cent.
À l’inverse, si l’on ferme l’école, l’enfant n’aura plus accès au repas scolaire. Les familles se trouveront en difficulté. L’enfant risquera l’émaciation. À la longue, la vitalité économique s’éteint. Les sociétés perdent pied. La promesse du développement s’évanouit, inaccomplie.
Comme la plupart des autres pays, les pays d’Afrique ont réagi à la crise du COVID-19 en fermant les écoles et les activités commerciales et en limitant la liberté de mouvement des personnes. Et si dans les pays riches de telles mesures supposent des choix difficiles, dans le contexte africain, ces choix sont déchirants. Avec des taux élevés d’insécurité alimentaire, une forte main-d’œuvre informelle, des systèmes de santé fragiles, de faibles dispositifs de protection sociale et une marge de manœuvre budgétaire limitée, les pays africains – dont beaucoup sont déjà confrontés à d’autres crises comme les criquets pèlerins et les sécheresses – risquent d’hypothéquer leur avenir dans l’espoir de protéger leurs populations.
Afin d’éviter des dommages irréparables, les confinements pour cause de coronavirus en Afrique doivent s’assortir de mesures d’atténuation rapides et résolues. Les gouvernements devraient notamment – avec l’appui de donateurs, d’organismes multilatéraux, d’ONG et d’acteurs du secteur privé – faire appel aux programmes de protection sociale là où ils existent, et en créer de nouveaux partout ailleurs. Si le besoin est particulièrement ressenti dans les régions rurales, les villes sont confrontées à un risque majeur en termes de stabilité sociale : une attention urgente est donc nécessaire dans les deux cas. Le moment est venu de distribuer nourriture et argent comptant directement aux ménages.
Il va sans dire que la protection de la vie et de la santé est prioritaire, mais la production alimentaire et les moyens d’existence viennent juste après. Et c’est pour cela que les activités agricoles doivent être maintenues. Les frontières doivent rester ouvertes pour le transport des biens alimentaires et agricoles : on ne doit pas permettre que le COVID-19 réduise à néant les progrès, obtenus au prix d’un patient travail ces dernières années, vers une plus grande libéralisation des échanges.
De plus, aucun effort ne devrait être négligé qui irait dans le sens d’un accroissement de la quantité et d’une amélioration de la qualité des produits agricoles. Produire plus et mieux signifie renforcer les capacités. Toute l’assistance technique nécessaire pour ce faire doit être mise à disposition. Aujourd’hui, nous avons besoin d’approches qui soient tournées vers l’avenir, avec des chaînes d’approvisionnement plus courtes et des outils de commercialisation innovants qui permettent de mettre en contact le producteur avec le consommateur via le cybercommerce.
En prenant toutes les précautions nécessaires, les semences et le matériel de plantation doivent continuer à arriver aux petits exploitants, les aliments pour animaux et les soins vétérinaires doivent être fournis aux communautés qui dépendent de l’élevage et les intrants de l’aquaculture, aux pisciculteurs. Les chaînes d’approvisionnement agricoles doivent être maintenues par tous les moyens, tout en observant les mesures de sécurité sanitaire. Les calendriers agricoles doivent être respectés, faute de quoi des récoltes vitales pourraient être perdues et certaines plantations rendues impossibles, ce qui nuirait encore davantage à la disponibilité alimentaire. De même, il faut que les éleveurs – acteurs essentiels de la sécurité alimentaire dans certaines zones de l’Afrique – puissent continuer à avoir accès aux pâturages. Les réserves alimentaires stratégiques d’urgence, liées aux plans de protection sociale, doivent être surveillées et restockées.
Une annulation des récoltes cette année aurait des conséquences catastrophiques. En revanche, c’est le moment ou jamais de mettre fin aux pertes après récolte en encourageant les investissements dans les équipements de stockage et la réfrigération. En même temps, la chute du prix de l’énergie pourrait marquer un passage historique vers la mécanisation.
Les prévisions économiques indiquent que le PIB des pays riches pourrait fondre d’un tiers au deuxième trimestre de l’année. Aucun pays ne peut se permettre le luxe d’ignorer un effondrement d’une telle ampleur. L’écart qui sépare les familles africaines de la faim est si mince, et les défenses dont les sociétés disposent pour lutter contre la catastrophe sont si précaires, que si l’on ne prend pas les mesures nécessaires dès le début, une tragédie nous attend à la fin. Dans un tel contexte, les pays africains devraient protéger, promouvoir et renforcer encore davantage les échanges interrégionaux.
Conscients de cette urgence, la FAO, les ministres de l’agriculture de l’Union Africaine et les partenaires internationaux se sont réunis virtuellement à la mi-avril pour s’engager à réduire aux maximum les perturbations dans le système alimentaire en Afrique, tout en continuant à œuvrer pour maîtriser la pandémie. Les mesures prévoient, entre autres, l’autorisation de traverser les frontières pour les biens alimentaires et agricoles, et la fourniture d’une aide directe aux citoyens africains – de préférence, et si possible, sous forme de monnaie électronique ou de coupons. L’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont toutes promis un appui de plusieurs milliards de dollars EU, sous forme de financements, neufs et réorientés, et sous forme d’assistance technique.
Notre détermination est forte de notre expérience. L’épidémie d’Ebola a engendré une très importante diminution de la production alimentaire dans les régions touchées. Avec le COVID-19, nous pouvons éviter qu’une telle catastrophe se reproduise. Tout ne dépend pas de nous. Mais ce qui dépend de nous se doit d’être fait.
QU Dongyu est le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Mme Josefa Sacko est la Commissaire de l’Union Africaine chargée de l’économie rurale et de l’agriculture.
Mme Thokozile Didiza est Ministre de l’agriculture, de la réforme agraire et du développement rural d’Afrique du Sud et Présidente du Comité technique spécialisé dans l’Agriculture de l’Union Africaine.
Centrafrique.com/kits-dhygiene-de-lutte-contre-la-pandemie-de-coronavirus-remis-par-lambassade-de-chine-a-bangui-a-la-redaction-du-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le kit d’hygiène remis par l’Ambassade de Chine en RCA à la rédaction du CNC le 24 avril 2020. Photo CNC
Bangui (République centrafricaine ) – C’est dans le cadre de la sensibilisation de la population centrafricaine sur les mesures préventives pour bien lutter contre la pandémie de la maladie à coronavirus en Centrafrique que l’Ambassade de la République populaire de Chine distribue, depuis vendredi 24 avril, des kits d’hygiène à la presse et aux professionnels des médias, auteurs de multiples articles et de reportage sur le nouveau Coronavirus, détecté pour la première fois le 13 mars 2020 en République centrafricaine.
Ces kits d’hygiène sont constitués, pour chaque rédaction, des sceaux à robinet de 25 litres, des savons Azur (carton de 80 pièces) et des divers documents sur la maladie à Coronavirus, nécessaires à la sensibilisation de la population, mais également indispensable pour lutter contre la pandémie de la maladie à Coronavirus en RCA. Mais la particularité de ce geste de l’Ambassade de Chine envers les médias centrafricains, est que la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC), premier média centrafricains d’information générale et d’analyse en ligne, a également reçu un lot de ces Kits d’hygiène au même titre que d’autres médias nationaux. Ce qui n’a jamais été fait auparavant, même dans le cadre de formation de renforcement des capacités des journalistes, plusieurs fois organisée dans le pays.
C’est en ce sens que la rédaction du CNC tient à remercier vivement l’Ambassade de Chine en République centrafricaine qui ne cesse de penser à notre rédaction, même pour la formation des journalistes centrafricains en Chine que nous avons été sollicités à plusieurs reprises.
Il y’a lieu de rappeler que la République centrafricaine compte désormais 19 cas de Covid-19 sur son territoire, et 10 sont déjà guéris de leur maladie, selon le ministre de la Santé de la population, Docteur Somsé, qui a également indiqué que les 9 autres patients sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement de la maladie à Bangui.
Ces volontaires qui lavent les cadavres des victimes du Covid-19 en Iran
Bangui ( République centrafricaine ) – Les Corona Ladies sont intervenues pour nettoyer les corps des morts qui se seraient accumulés dans les morgues
Elles sont connues sous le nom de “Dames du corona” ou “Corona Ladies”.
Dans la ville iranienne de Qom, des bénévoles font le travail que de nombreux professionnels ont peur de faire : laver les corps des victimes du Covid-19, conformément à la tradition islamique.
L’Iran est le pays du Moyen-Orient qui compte le plus grand nombre de décès liés aux coronavirus.
Il est manifestement difficile d’obtenir des informations précises sur le pays, mais de nombreux articles en ligne estiment que les morgues du pays sont débordées.
Dans une vidéo mise en ligne, un employé de morgue a filmé des corps allongés sur le sol dans une file d’attente pour être lavés.
Il a affirmé que certains des corps étaient là depuis 5 ou 6 jours.
Après que ses images se sont propagées, les partisans de la ligne dure ont réagi rapidement.
D’abord, il a été arrêté, puis l’attention s’est portée sur le fait que les corps des victimes de Covid-19 n’étaient pas enterrés de manière respectable.
Les “Corona Ladies” ont été présentées sur plusieurs sites web, où elles sont décrites comme des femmes courageuses qui donnaient aux morts le dernier rite islamique, appelé Ghosl-e Meyyet.
Le slogan écrit sur leur dos se lit comme suit “si vous n’avez pas le courage d’un lion, vous ne pouvez pas entreprendre le voyage de l’amour”.
Hawzah News agency
Les gens portent des EPI pour laver les corps des victimes de la corona
Selon la charia, les personnes décédées doivent être enterrés peu après leur décès.
Mais avant cela, la loi exige que le corps soit nettoyé trois fois avec de l’eau.
C’est ce qu’on appelle Ghosl-e Meyyet.
L’eau contient un extrait de cèdre pour la première purification.
La deuxième fois, c’est du camphre, et enfin le corps est lavé à l’eau claire.
Après les trois Ghosls, le corps est recouvert d’un linceul blanc prêt pour les prières et l’enterrement.
Ce processus est-il sûr lorsqu’il concerne des victimes du Covid-19 ?
Lorsque cette crise a commencé, les conseils étaient très confus, tant au niveau international qu’au sein de l’Iran.
Au départ, le gouvernement déconseillait de laver les corps à l’eau, suggérant une version sèche du rite.
Mais début mars, le chef suprême a déclaré que les corps des victimes de Covid-19 devaient être traités exactement comme ceux de n’importe qui d’autres ; nettoyés, enveloppés dans des linceuls avec une prière régulière pour les morts exécutée pour eux.
Certaines des vidéos qui ont circulé montraient un grand nombre de corps conservés dans des morgues
Il a toutefois ajouté que les personnes qui s’occupent des morts doivent respecter les directives en matière de santé et de sécurité.
Quelles sont donc les directives ?
Bien que l’on ne pense pas que le coronavirus puisse être transmis par les morts, l’Organisation mondiale de la santé recommande une “grande prudence” car on ignore beaucoup de choses sur le virus.
L’OMS recommande que les personnes travaillant avec les morts portent un équipement de protection individuelle complet, y compris des gants et des masques.
En Italie, par exemple, les autorités sanitaires affirment que, bien que le virus ne puisse pas être transmis à titre posthume, il peut toujours survivre sur les vêtements – les cadavres sont donc immédiatement mis sous scellés et il est interdit aux familles de voir les restes de leurs proches.
Malgré les risques inconnus, les “Dames du Corona” continuent à travailler 24 heures sur 24 en Iran.
Elles sont composées de trois équipes, chacune travaillant par rotation de sept heures pour répondre à la demande.
Elles utilisent un certain nombre d’invocations et de chants religieux pour les aider dans leur travail.
Elles disent que lorsqu’elles lavent les corps des jeunes gens, elles crient plus fort afin de s’armer de courage pour la tâche qui les attend.
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Les étudiants de Mashhad lavent des corps pendant leur heure de déjeuner
Et elles ne sont pas les seuls volontaires en Iran : au l’école de Mashhad, les étudiants lavent des corps pendant leurs heures de déjeuner.
La peur et les chiffres
Ce n’est pas seulement la peur des employés de la morgue qui est à l’origine de ce retard, mais aussi l’ampleur de la mortalité à laquelle le pays est confronté.
Selon les statistiques officielles, plus de 60 000 personnes ont contracté le virus et environ 4 000 en sont mortes, au 8 avril.
Mais un groupe de chercheurs iraniens aux Etats-Unis pense que les chiffres réels sont bien plus élevés.
Centrafrique.com/covid-19-la-republique-centrafricaine-confirme-un-nouveau-cas-de-transmission-locale/chub-micka/” rel=”attachment wp-att-36838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les deux nouveaux cas sont de sexe masculin, de nationalité centrafricaine, âgé respectivement de 26 et 32 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout dix neuf (19) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce vendredi 24 avril 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 24 avril 2020 que le ministre de la Santé publique, Docteur Pierre Somsé, a annoncé au public la confirmation de deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit de deux Centrafricains du sexe masculin, âgé respectivement de 28 et 32 ans, testés positif ce jeudi 23 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que le premier sujet infecté, âgé de 28 ans, est arrivé en Centrafrique par la voie routière depuis la République du Cameroun, de même que le second, âgé de 32 ans, lui aussi est arrivé du Cameroun par la voie routière. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces deux nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais dix neuf cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les 19 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.