vendredi, mai 8, 2026
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RCA : Combat de Birao, le FPRC réinstalle ses deux bases dans la ville.

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Minusca-le-16-fevrier-2020-alain-nzilo/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/IMAGE-DE-COMBAT-DE-BIRAO-ENTRE-LE-FPRC-ET-LES-FORCES-DE-LA-MINUSCA-le-16-février-2020-alain-nzilo-450×437.jpg” alt=”Combats de Birao, un véhicule des rebelles du FPRC ciblé par les forces de la Minusca a pris feu le 16 février 2020 par corbeaunews” width=”450″ height=”437″ />
Un véhicule militaire du FPRC détruit par un blindé des forces de la Minusca au centre-Birao, le 16 février 2020. Photo de corbeaunews-centrafrique.

 

 

Birao (République centrafricaine ) – depuis dimanche matin, le FPRC faisait son entrée dans la ville de Birao après d’intenses combats opposant ses éléments à ceux du MLCJ d’une part, et d’autre part avec les forces de la Minusca, appuyée par les soldats FACA.

 

Coordonnés à distance par Nourredine ADAM et Abdoulaye Hissen Ramadan, les combats de Birao, préparés depuis plusieurs semaines par l’État major du FPRC, ont finalement eu lieu ce dimanche 16 février aux environs de 6 heures du matin.

Les forces de la Minusca, qui ont fait appel à l’aviation française la veille pour intimider les combattants rebelles du FPRC, n’ont pas pu arrêter leur progression dans la ville de Birao.

Des véhicules militaires du FPRC ont été détruits par les blindés de la MINUSCA, mais les troupes du FPRC, qui ont préalablement mis la ville en étau depuis plusieurs jours, arrivent à progresser sur plusieurs fronts jusqu’au centre Birao malgré des contre-offensives de ses adversaires.

POUR L’HEURE, LES REBELLES DU FPRC ont réussi à réinstaller leur base proche de l’aéroport de Birao, mais aussi au quartier élevage de la ville.

Selon des sources proches de l’État major du FPRC contacté par Corbeaunews depuis Ndélé, ni ABDOULAYE Hissen Ramadan ni Nourredine Adam n’ont été sur le terrain lors de ses combats de Birao.

Affaire à suivre….

 

Copyright2020CNC.

Centrafrique : la communauté internationale déterminée à tenir les élections dans le délai constitutionnel

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Centrafrique.com/centrafrique-le-pays-se-dote-dun-nouveau-comite-strategique-dappui-au-processus-electoral/des-electeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-a-bangui-par-ane-2/” rel=”attachment wp-att-34122 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba
Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.

Bangui (République centrafricaine) – En cette année électorale, le respect du calendrier électoral s’annonce rude car, le facteur temps semble être l’élément imprévisible auquel les autorités centrafricaines doivent y faire face d’abord. Face à cela, quelques associations et groupes tablent sur l’impossibilité de tenir le calendrier électoral à terme en raison de la situation sécuritaire dans le pays. A cette idée La communauté internationale s’y oppose fortement

De manière interposée, cette semaine en Centrafrique, la Communauté internationale est plus que jamais déterminée pour pouvoir accompagner le gouvernement centrafricain à organiser les élections dans le délai constitutionnel.

Samuela Isopi, ambassadeur de l’Union Européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, ambassadeur de l’Union Européenne en Centrafrique, a reconfirmé l’engagement de l’UE en faveur des élections à travers un soutien financier global programmé de 17,5 millions d’euros lors du dialogue politique UE-Gouvernement Centrafricain mercredi 12 février. « Le soutien de l’UE au processus est de permettre au gouvernement et aux institutions concernées effectivement de respecter le calendrier qui est prévu. Nous avons reçu aussi la confirmation d’une adoption formelle que l’Union Européenne apportera au programme qui sera géré par le PNUD ».

Même son de cloche du côté des Nations-Unies par la voix du Président de la Configuration RCA de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, l’Ambassadeur Omar Hilale, « pour l’ONU, les élections en RCA sont fondamentales parce qu’elles sont institutionnelles et constitutionnelles. Elles vont ancrer la Centrafrique dans la voie de la relève », a déclaré le président de la Configuration RCA, l’Ambassadeur Hilale.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a annoncé le déploiement déjà des 34 conseillers électoraux pour soutenir les autorités centrafricaines dans l’organisation des prochaines élections prévues entre fin 2020 et début 2021, d’après un communiqué de la MINUSCA publié mercredi.

« Ces conseillers seront déployés à la fois dans la capitale centrafricaine Bangui ainsi que dans les seize préfectures que compte le pays pour accompagner l’Autorité nationale des élections (ANE), la structure chargée de la préparation et de l’organisation des élections en Centrafrique », précise Vladimir Monteiro.

Pour l’opposition réunie au sein de ‘‘Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD 2020)”, s’aligne aussi derrière cette logique même si E Zingo Biani s’oppose toujours à la tenue des élections en justifiant que l’insécurité règne toujours à Bangui. Le COD 2020 tient au respect du calendrier électoral et à la volonté du gouvernement et de la communauté internationale à organiser ces élections dans les délais légaux prévus par la Constitution.

Pour Anicet Georges Dologuélé, président en exercice de cette plateforme, la priorité est d’être à l’avant-garde des élections prochaines. “Nous veillerons à ce que les élections prochaines soient organisées de façon transparente, équitable et que les Centrafricains ne contestent pas les résultats” a-t-il précisé.

Le gouvernement a déjà défalqué une enveloppe de 3 milliards FCFA pour les opérations électorales et l’Union Européenne a annoncé que 15,5 millions d’euros. La mobilisation des ressources avance se fait actuellement à un rythme soutenu, confie un diplomate à CNC.

Cédric Wa-Gomba

Centrafrique : La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 enterre E Zingö Biani

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Centrafrique.com/img_1005/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les leaders de l’opposition démocratique d’unis, lors de la signature de la convention de la création de plate-forme COD2020 à Bangui le 11 février 2020.Bangui (République centrafricaine) – Nouvellement créée, la plateforme de l’opposition dénommée “Coalition de l’Opposition Démocratique-2020 (COD 2020)”, en son article 12 fait interdiction aux parti ou associations politiques membre d’adhérer à une autre plateforme car cela « vaut exclusion ». Ce qui ouvre désormais la voie au départ d’E Zingo Biani des partis politiques qui en sont membres.

« E Zingo Biani est tué », s’exclame un de ses leaders interrogés par CNC ce week-end.

Quelques partis politiques de l’opposition ont signé mardi 11 février 2020 la charte de leur nouvelle plateforme dénommée “Coalition de l’Opposition Démocratique-2020 (COD 2020)”, qui s’est assignée la mission de veiller sur les questions de démocratie et la bonne marche des élections du 27 décembre prochain. Mais la naissance de cette coalition enterre de facto la plateforme socio-politique d’E Zingo Biani car, au regard de l’article 12 de la charte de COD 2020 qui stipule que : « l’adhésion d’un parti ou association politique membre de la Coalition de l’Opposition Démocratique-2020 à une autre plateforme politique est interdite et vaut exclusion ».

Interrogé sur la différence entre cette plateforme et le Front Uni E Zingo Biani, le président de COD-2020 nuance et justifie la différence par l’approche citoyenne portée par E Zingo Biani. Cependant, la nouvelle plateforme se veut politique.

Cédric Wa-Gomba

Centrafrique : Le gouvernement Centrafricain et l’Union européenne s’accordent sur les priorités politiques et stratégiques à l’an 1 de l’APPR

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Centrafrique.com/la-photo-de-famille-a-la-fin-du-dialogue-politique-entre-lunion-europeenne-et-le-gouvernement-centrafricain-au-palais-de-la-renaissance-le-14-fevrier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La photo de famille à la fin du dialogue politique entre l'Union européenne et le gouvernement centrafricain au palais de la Renaissance le 14 février 2020
La photo de famille à la fin du dialogue politique entre l’Union européenne et le gouvernement centrafricain au palais de la Renaissance le 14 février 2020. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Le gouvernement centrafricain et l’Union européenne (UE) se sont mis d’accord sur les priorités politiques et stratégiques du pays lors du dernier dialogue politique entre les deux parties, le mercredi  12 février dernier, à Bangui. Au cœur de ce dialogue, 5 points cruciaux ont été abordés, notamment la mise en œuvre de l’APPR, le processus électoral et la réforme du secteur de la sécurité.  

 

L’appui de l’Union européenne en République Centrafricaine ne semble pas encore prêt à s’arrêter en cette année 2020, une nouvelle session de dialogue politique UE-RCA, dans le cadre du dialogue soutenu et régulier sur toutes les questions d’intérêt mutuel qui est prévu par l’article 8 de l’Accord de Cotonou, sur  les relations entre l’Union Européenne  et les pays de l’ACP (Afrique, Caraïbe et  Pacifique).

Les deux parties ont abordées l’une après autres toutes les grandes priorités du partenariat multidimensionnel entre la Centrafrique et l’UE pendant ce dialogue dont la coopération pour le développement, la mise en œuvre de l’Accord de paix, les élections, la bonne gouvernance, la justice et les droits de l’homme, y compris la réforme du secteur de la sécurité, domaines dans lesquels l’UE joue un rôle de premier plan en tant que partenaire et bailleur de la RCA.

Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement a apprécié ce dialogue qu’il qualifie de front et constructif de la relation entre l’UE et la RCA, « ce dialogue politique qui est une rencontre formelle et régulière a pour objectif de mener un dialogue sur les enjeux de la République Centrafricaine de la manière que la vision de la RCA pour sa restauration, son développement pour la paix,  la sécurité et le  relèvement économique soient bien compris et pris en compte par nos partenaires de l’Union européenne. Plusieurs pays membres de l’Union européenne sont présents dans le pays et ce qui a permis effectivement des entretiens fronts et constructifs de la relation entre l’UE-RCA et surtout de mettre le doigt sur les aspects qui ont besoin d’être renforcés pour que cette relation aille mieux encore de l’avant », a déclaré la porte-parole du gouvernement.

L’Ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Madame Samuela Isopi , hormis plusieurs questions qui étaient sur la table de ce dialogue entre l’UE-RCA, a annoncé la nouvelle d’un appui supplémentaire de l’UE au processus électoral en cours, «  nous avons aussi abordé la question de l’appui de l’Union européenne au processus électoral, soutien qui est déjà en cours avec une première activité qui a été lancé avant la fin de l’année pour contribuer aux opérations afin de permettre au gouvernement et les institutions concernés de respecter le calendrier prévu dans les délais constitutionnels. Aujourd’hui nous avons aussi réussi la confirmation de l’adoption formelle d’un appui important que l’Union européenne apporte au programme qui est géré par le PNUD. Tout cela montre l’engagement du gouvernement et la volonté des partenaires dont l’UE la volonté d’aller aux élections dans les délais prévus et réunir les conditions nécessaires », a réitéré la Cheffe de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique.

Toujours dans le contexte des élections, l’UE a reconfirmé son engagement en faveur des élections à travers un soutien financier global programmé de 17,5 millions d’euros comprenant une importante contribution au programme d’appui au processus électoral PAPEC géré par le PNUD (dont l’UE sera le premier contributeur),  une assistance technique qui sera déployée auprès de l’ANE et un appui ciblé à la participation des femmes, mis en œuvre par l’agence de coopération belge ENABEL. Le Gouvernement et l’UE ont  également encouragé la communauté internationale à participer au financement du basket fund géré par le PNUD.

Depuis 2014, l’UE a mobilisé environ 900 millions d’euros en appui à la RCA. Pendant cette période, la moitié de la population centrafricaine a pu bénéficier des programmes financés par l’UE dans les différents domaines avec plus de 3 millions de consultations médicales, 150 000 enfants vaccinés et 140 000 accouchements assistés; 200 000 enfants scolarisés et 1.600 enfants ex-combattants réintégrés; 800 000 paysans formés et assistés pour accroître leur production.

 

Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright2020CNC.          

 

 

 

 

Dernière minute : vive tension à Ndélé, pillage de la station de la Minusca et des ONG en cours.

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Centrafrique.com/sur-la-piste-de-laeroport-de-ndele-le-16-fevrier-2020-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des casques bleus sur la piste de l'aérodrome de Ndélé le 16 février 2020. Crédit photo : CNC.
Des casques bleus sur la piste de l’aérodrome de Ndélé le 16 février 2020. Crédit photo : CNC.

 

 

Ndélé (République centrafricaine ) –  – Après le combat de Birao où les FACA et les forces de la Minusca se sont ralliés aux rebelles du MLCJ pour combattre le FPRC depuis ce dimanche vers 6 heures du matin, l’État major du FPRC, en colère,  menace d’attaquer  la base de la Minusca à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran. Mais depuis quelques minutes, les populations civiles, appuyées par des combattants rebelles se sont soulevées contre la Minusca, et les ONG sont pillées en ce moment.

 

Il est midi, ce dimanche 16 février, à Ndélé, la tension a monté de plusieurs crans entre  les rebelles du FPRC et les forces de la Minusca.

Une foule des individus, en civil,  arrive à contrôler la piste de l’aéroport dans laquelle ils l’ont barricadée avec de fil de fer.

Selon les manifestants, les forces de la Minusca, qu’ils accusent de connivence avec les rebelles du MLCJ, doivent obligatoirement quitter la ville de Ndélé.

Pour eux, il ne fait aucun doute, le gouvernement et la Minusca, à travers leur force respective, combattent au côté des rebelles du MLCJ à Birao. Donc, ils ne croient plus à l’impartialité de la Minusca dans cette crise. En conséquence, ils demandent son départ immédiat de la ville de Ndélé.

Dans une banderole  qu’ils ont affichée devant le bureau local de la Minusca, il est écrit :

«  la situation de Birao, Minusca partie prise. Minusca est égale MLCJ. Nous voulons le départ de  la Minusca ».

Quelques minutes plus tard, la station d’essence de la Minusca est saccagée et pillée par une foule de personnes. Même le bureau de l’ONG française PREMIÈRE URGENCE a également été pillé.

Pour l’heure, la tension est toujours palpable à Ndélé.

Le détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

RCA : le G5 dénonce la campagne de désinformation et de manipulation contre le personnel de la MINUSCA

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Minusca-a-bangui-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/logo-des-nations-unies-à-côté-dun-blindé-de-la-minusca-à-Bangui-450×243.jpg” alt=”logo des nations unies à côté d’un blindé de la minusca à Bangui” width=”450″ height=”243″ />

 

L’ambassade de France s’associe aux États-Unis, à l’Union européenne, l’Union africaine, la CEEAC, la MINUSCA et la Banque mondiale pour dénoncer la campagne
de désinformation et de manipulation contre le personnel de la MINUSCA.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Les membres du G5. un groupe d’États membres et d’institutions partenaires de la République centrafricaine, noter avec grande préoccupation la campagne organisée de désinformation et de manipulation par certains acteurs contre 1 personnel de la MINUSC A et alertent sur les conséquences néfastes de telles pratiques.

Les membres du G-5 rappellent que la résolution 2499 du 15 novembre 2019 du Conseil de sécurité des Nations unies condamne dans les termes le plus vifs toutes les attaques, provocations et incitations à la violence visant la Minusca.

Les membres du G5 notent que cette campagne inacceptable est de nature à compromettre la paix, la stabilité et la sécurité alors que le pays aspire à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale dans le contexte de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA), et en faveur d’un environnement propice à la tenue d’élections inclusives, libres, justes, transparentes, crédibles et pacifiques.

Les membres du G5 condamnent cette campagne de désinformation, de stigmatisation et les messages de haine dont les auteurs et instigateurs sont passibles de poursuites judiciaires.

Ils encouragent l’ouverture d’enquêtes aux fin d’identifier les personnes et entités impliquées.

Les membres du G5 réitèrent leur engagement à continuer à travailler avec les autorités centrafricaines et le populations pour le retour définitif de la paix dans le pays.

 

Bangui, le 12 février 2020.

 

Mme Lucy Tamlyn

Ambassadeur des Etats-Unis auprès de la République centrafricaine

 

M. Eric Gérard

Ambassadeur. Haut Représentant de la France auprès de la République centrafricaine

 

Mme Samuela Isopi

Ambassadrice. Cheffe de la délégation de l’Union européenne auprès de la République centrafricaine

 

M. Marias Bertmo Matondo

Ambassadeur. Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine et Chef de la MISAC

 

M. Adolphe Nahayo

Ambassadeur. Représentant du Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaine

  1. Mankeur Ndiaye

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MDJUSCAcommuniqué de presse de l'ambassade de france et de l'union européenne et de la minusca condamnant les campagnes de désinformation de pro touadera

RCA : Birao, les rebelles du  FPRC se trouvent à seulement 2km.

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Centrafrique.com/renfort-rebelles-seleka-bria-pour-ippy-24fevrier2019-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016
Un renfort du FPRC à Bria. CopyrightCNC

 

Birao (République centrafricaine ) – Le combat est intense, et le FPRC ( Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) semble tenir son avancée sur le terrain face au MLCJ ( mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ) . Des sources concordantes indiquent que le FPRC serait à la porte de Birao, bouclant au passage complètement la ville qui risque de tomber.

 

Les premiers combats, signalés dans la localité de Kafawa, située à sept kilomètres à l’entrée de Birao, faisaient au moins une dizaine des morts. Mais le MLCJ, dont les principaux combattants auraient quitté le village Kafawa quelques heures plutôt pour rentrer à Birao, laissant derrière eux que des combattants mineurs, n’a pas pu tenir face à l’offensive du FPRC

D’après un officier rebelle du CNDS qui a participé au combat au côté du FPRC, joint au téléphone, reconnaît que ses hommes se sont introduits imprudemment au village Katawa, contrôlé par le MLCJ avant d’être pris en étau. Six ont été tués, mais les renforts qui arrivent sur place leur ont permis de mettre en déroute les rebelles du MLCJ avant de s’emparer de Kafawa et progresser jusqu’à la porte de Birao.

Pendant ce temps, à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, un renfort des mercenaires soudanais du FPRC sont arrivés massivement dans la ville, faisant peur à la population civile qui redoute une possible violence dans la ville, comme à Bria où les violences entre les groupes armés se font désormais sur des chantiers miniers dans des localités environnantes de la ville.

 

 

RCA : Mafia dans l’armée, le colonel Charles Ngremangou est-il le parrain?

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Centrafrique.com/le-couple-presidentiel-et-les-generaux-en-danse-lors-du-repas-des-generaux-a-bangui-le-premier-fevrier-2020-photo-presidence/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du repas organisé à l'honneur des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : Présidence de la République.
Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du repas organisé à l’honneur des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : Présidence de la République.

 

 

Bangui (République centrafricaine ) – Cité dans plusieurs affaires de recrutement illicite des élèves officiers et sous-officiers des forces armées centrafricaines (FACA), le colonel Charles Ngremangou, ancien chef militaire des miliciens Anti-Balaka, et actuel directeur de cabinet du chef d’État major des armées, est à ce jour considéré comme le parrain des parrains de la mafia dans l’armée. Comment?

 

Même si l’homme se fait discret depuis quelques semaines en raison des folles rumeurs au sujet de son arrestation par la Cour pénale internationale, il continue de manœuvrer malgré tout dans l’ombre, avec les mêmes tactiques d’ailleurs. Il ne se présente plus au bureau, mais un coup de fil téléphonique est largement suffisant pour décrocher un rendez-vous  avec lui. Moyennant un pot de vin, même infirme, votre admission à l’école des officiers et sous-officiers est acquise.

Il y a quelques mois, son chauffeur, un ex-candidat malheureux au teste d’admission à l’école spéciale de formation des sous-officiers d’actives  (ESFOA) de camp Kassaï, était obligé de vendre le terrain de son père, à Bangui,  afin de graisser les pattes de son patron Charles Ngremangou. Finalement, après le versement du pot de vin, il est actuellement admis dans une école des officiers à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Mais ce dernier temps, l’homme trouve une nouvelle technique pour escroquer les jeunes qui souhaitent devenir officiers FACA.

Certaines de ses victimes ont pu témoigner, à CNC, qu’au début, le parrain Charles Ngremangou leur a promis une admission à l’école des officiers, mais au final c’est l’école des sous-officiers, une fois arrivés dans le pays de leur formation. Une technique qui lui a permis d’empocher des sommes importantes.

Et ce n’est pas tout. En plus de recruter frauduleusement les élèves officiers et sous-officiers FACA, l’homme serait aussi le puissant cerveau Des incorporations fictives des individus fantômes dans les FACA. Le système, il suffit de verser un pot de vin, ton nom va figurer parmi les sous-officiers, mais tu n’existes pas physiquement dans l’armée. Ton affaire, c’est d’empocher mensuellement et tranquillement les soldes versés sur ton compte bancaire par l’État.

Alors, certains observateurs se demandent si le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est-il au courant de cette affaire ?

Pour la ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara, des sources au sein de son ministère indiquent à CNC que sa marge de manœuvre semble limiter en raison de sa proximité familiale avec le parrain Charles Ngremangou et le chef d’État major Zéphirin Mamadou.

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

CENTRAFRIQUE : DU FARE AU COD 2020, LA COALITION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE SE MET EN ORDRE DE BATAILLE POUR ESPÉRER UNE ALTERNANCE POLITIQUE. 

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Centrafrique.com/centrafrique-les-enjeux-politiques-et-diplomatiques-de-leventuelle-extradition-dun-ministre-chef-de-guerre-arrete-au-tchad/doud-bernard-selembi-journaliste-29/” rel=”attachment wp-att-34166 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le dernier virage du quinquennat solennellement baptisé « année électorale » s’annonce mouvementé avec de riches rebondissements.

 

L’accord de paix de Khartoum arraché à coût de centaines de millions qui était sensé créer les conditions d’une élection libre, transparente, apaisée a montré ses limites. En conséquence, une incertitude chronique plane sur l’effectivité de la tenue des prochaines échéances électorales nonobstant les injonctions de la communauté internationale et des partenaires au développement qui insistent sur le respect du calendrier électoral et surtout de l’observation stricte du délai constitutionnel. A titre de rappel, il est important de souligner que les 2/3 du territoire national sont toujours occupés par les groupes armés non conventionnels pourtant signataires de l’accord de paix de Khartoum qui imposait la cessation des hostilités militaires, le désarmement et la démobilisation des troupes.

 

Au moment où la nation centrafricaine toute entière aspire à une paix durable, les différents acteurs du processus électoral s’activent, les quartiers généraux des partis et associations politiques légalement constitués aiguisent leurs stratégies électorales en vue de ravir d’une part le palais de la renaissance et d’autre part de se représenter massivement à l’assemblée nationale. C’est dans l’optique de cette croisade électorale qui se profile qu’à l’instar du Front pour l’Annulation et la Reprise des Élections (FARE) et animé par le souci de maximiser les chances de réussite que les partis et associations politiques de l’opposition se sont accordés pour créer une coalition de l’opposition démocratique affectueusement connu sous le nom réducteur de COD 2020. Cette nouvelle coalition composée de seize (16) partis politiques s’est fixée comme objectifs conformément aux dispositions de l’article 5 de la charte de coalition de lutter pour le retour de la paix sur l’ensemble du territoire national, de contrecarrer toutes manœuvres visant à confisquer le pouvoir et de veiller à la tenue d’une élection libre et transparente. L’article 7 de cette même charte constitue la pierre angulaire car il réserve le droit en cas de besoin de présenter une candidature unique aux prochaines présidentielles. Cette probable candidature unique qui constitue une innovation dans la vie politique centrafricaine interpelle le citoyen lambda qui s’interroge :

Quels sont les véritables objectifs de cette coalition dès lors qu’elle est majoritairement composée de personnalités qui ont des passés politiques peu appréciables ? Les membres de cette coalition réussiront-ils à mener un combat commun malgré le caractère cosmopolite de leur leader respectif ? Les actions respectives des partis membres de la coalition ne vont-elles pas nuire aux intérêts du COD 2020 ? Chaque leader membre de la coalition a t-il consulté sa base avant d’apposer sa signature sur la charte de coalition ? Ne s’agit-il pas d’une FARE bis puisqu’il s’agit presque de mêmes acteurs ? Le peuple n’a t-il pas le sentiment de lassitude ou le sentiment du déjà vu ? Cette coalition est-elle capable de résister à la déstabilisation par le pouvoir en place via la cooptation ou infiltration ? Existe t-il un bon profil parmi les leaders pour cette unique candidature ? Comment vont-ils définir les critères de désignation du candidat unique ? Vont-ils procéder à une élection primaire ? Naturellement, nous saluons l’initiative de s’unir pour mutualiser les efforts même si au fond ces genres d’initiatives sont difficiles à mettre en œuvre compte tenu de l’égoïsme et des agendas cachés de certains leaders. N’oublions pas que le début a toujours été difficile mais il faut oser. Depuis les indépendances, la Centrafrique a presque tout essayé en matière politique…D’abord des dictateurs civils et militaires, des putschistes, une junte militaire, un président intellectuel ou démocratiquement élu, une présidente et un premier ministre femme… Le peuple ne croit plus à rien. L’épreuve d’une candidature unique s’avère être la dernière invention politique pour reconstruire une nation en lambeaux. Pour finir, il urge de rappeler que rédiger une charte de coalition des partis politiques de l’opposition démocratique c’est bien mais l’appliquer dans la plénitude de sa rigueur est un énorme challenge, un défi à relever. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 14 février 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : Le PDCA se retire de la coalition de l’opposition « COD 2020 ».

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Centrafrique.com/pdca-logo-centrafrique-serge-wafio-9/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio
Logo officiel du parti PDCA

 

 

 

DECLARATION

 

 

Par message WhatsApp du 11 février 2020, reçu à 13 h 48, j’ai été informé de la création de la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020, en abrégé COD-2020, et de l’appartenance du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA à ladite coalition. N’ayant pu me joindre au téléphone avant la signature, les Membres du CLPS ont collégialement encouragé le Représentant du PDCA à signer l’acte créant cette coalition, sous réserve de mon avis.

 

L’appartenance du PDCA à une quelconque association, plate-forme ou confédération de Partis Politiques étant subordonnée à une connaissance préalable de la vision politique ou des objectifs de cette association, plate-forme ou confédération, et de l’avis du Bureau Exécutif National, dans certaines circonstances (article 70 des Statuts du PDCA), la signature du Représentant du PDCA n’est pas valable. Celle-ci est réputée nulle et non avenue.

 

Par conséquent, le PDCA est censé ne pas être Membre créateur de la COD-2020.

 

 

 

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                                                         Président du P D C A

 

RCA : « Harouna Douamba », un cerveau de campagne anti-Minusca.

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine ) – Connu pour avoir dirigé de multiples attaques médiatiques contre les intérêts français en République centrafricaine depuis 2017, le burkinabé Harouna Douamba , désormais au service de communication des Russes à la présidence de la République,  multiplie depuis quelques jours des attaques ciblées contre les fonctionnaires de la Minusca à Bangui. Pourquoi ?

 

Né au Burkina Faso et grandi en Côte d’Ivoire, Monsieur Harouna Douamba  (pseudonyme de circonstance), qui se dit conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, est la cheville ouvrière depuis 2017 de la campagne anti-française, mais aussi contre la  Minusca en République centrafricaine. Mais depuis quelques jours, l’homme se glorifie d’avoir dirigé une série d’attaques contre certains fonctionnaires de la Minusca sur les réseaux sociaux et dans les médias financés par le gouvernement.

En effet, Harouna Douamba , surnommé l’homme à multiples visages, accuse, sans aucune preuve,  plusieurs fonctionnaires de la Minusca d’avoir livré des armes et des munitions aux groupes armés dans le nord-est du pays. Dans sa ligne de mire, monsieur Ray Torres, Directeur des affaires politiques de la Minusca, monsieur Zlatko Bars Dimitroff, chef de bureau de la coordination à la Minusca et bien d’autres fonctionnaires. Mais ce qui est choquant dans cette affaire, monsieur Harouna Douamba   reconnaît formellement que ces allégations sont des véritables mensonges qu’il aurait minutieusement préparés pour mettre en difficulté la Minusca.

D’après son explication, les Centrafricains, dans leur majorité, accusent formellement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA d’avoir collaboré et financé certains groupes armés, et plusieurs actions du chef de l’État le prouvent. Mais pour détourner cette disposition d’esprit des Centrafricains, il faut nécessairement trouver un bouc émissaire, et c’est la Minusca qui est pour lui la cible facile. Mais ce qu’il a oublié, ces fausses allégations constituent  un délit grave devant la loi, et il pourrait y être condamné si une action en justice est engagée contre lui.

Rappelons que monsieur Harouna Douamba, né au Burkina Faso et grandi en Côte d’Ivoire, avait abandonné ses études à la fin de la primaire pour se consacrer à ses activités de broutage sur Internet, avant d’atterrir mystérieusement en Centrafrique.

À lui seul, l’homme multiplie la création des médias fictifs, mais aussi  des associations imaginaires comme « La nouvelle du continent », « le monde en vrai », « le quotidien dAfrique », « Association des sans Voix centrafricaines pour la paix » ou encore « Mouvement des Patriotes Centrafricains » etc.

Se disant Président d’une ONG internationale Aimons Notre Afrique (ANACOM), Monsieur Harouna Douamba, à cause de ces activités mafieuses, arrive à se faire louer un logement de luxe au croisement des Nations unies, sur l’avenue Barthélemy Boganda aux frais du trésor public, c’est-à-dire des paisibles contribuables centrafricains en raison d’un loyer de 1,5 million de francs CFA.

Comme si cela ne suffisait pas, l’homme recrute des dizaines des jeunes dans son entreprise mafieuse pour les embrigader comme des miliciens des réseaux sociaux.

Alors, la question que les centrafricains se la posent est de savoir si le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est-il conscient que collaborer avec ces gens d’individus est très dangereux pour la réconciliation et la paix dans le pays ?

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

République centrafricaine : Affecté par la criminalité, le CICR contraint de réduire ses opérations dans le Nana-Grébizi.

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Centrafrique.com/la-cheffe-de-delegation-du-cicr-en-centrafruque-valerie-petitpierre-cyrille-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Cheffe de délégation du CICR en Centrafruque Valérie Petitpierre cyrille
La Cheffe de délégation du CICR en Centrafrique Valérie Petitpierre. Photo CNC / cyrilleJefferson Yapendé

 

CICR – Communiqué de Presse No. 6

12 fevrier 2020

 

Bangui (République centrafricaine ) – Touché par une succession d’incidents sécuritaires mettant en danger son personnel et son action, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), se voit contraint de suspendre les mouvements de ses équipes et de réduire drastiquement ses activités humanitaires à Kaga-Bandoro dans le Nana-Grébizi, au centre-nord de la République centrafricaine.

Le 6 février, des individus armés se sont introduits dans les résidences des employés du CICR à Kaga-Bandoro, où l’institution déploie d’importants programmes en aide aux personnes touchées par les conséquences des conflits et de la violence. Ces derniers ont agressé physiquement des gardes et dérobé des biens matériels.

« C’est totalement inacceptable, nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions » dit Bruce Biber, Chef adjoint de la délégation du CICR en Centrafrique. « Nous n’avons d’autre choix que de réduire nos activités humanitaires et les mouvements de nos équipes jusqu’à ce que les conditions de sécurité soient de nouveau réunies. Nous continuerons néanmoins à assurer les services liés aux urgences vitales à l’hôpital de Kaga-Bandoro et l’approvisionnement en eau du site des déplacés. »

Cet incident survient dans un contexte sécuritaire qui s’est fortement dégradé depuis plusieurs années, avec une hausse de la criminalité affectant directement les populations, mais aussi les acteurs humanitaires. Au cours des derniers mois, plusieurs incidents graves, dont une intrusion armée dans les bureaux du CICR le 10 octobre dernier, ont mis à mal la sécurité du personnel de l’institution et son action à Kaga-Bandoro. Une équipe du CICR, en mission sur le terrain, a en outre été braquée et dévalisée à la même période en octobre 2019.

Dans la région de Nana-Grébizi, les programmes du CICR permettent de sauver des vies et de réduire les souffrances de milliers de personnes touchées par les conflits et la violence. En ce début d’année, le CICR s’apprêtait à renforcer et élargir ses services sanitaires à l’hôpital de Kaga-Bandoro et à lancer des programmes de soutien à la production agricole et d’amélioration de l’accès à l’eau en zone rurale.

« Les humanitaires ne sont pas une cible. A chaque fois que nous sommes attaqués, c’est notre capacité à délivrer de l’aide aux plus vulnérables qui est compromise », souligne Bruce Biber.

En République centrafricaine, les populations sont déjà les premières victimes des conflits et de la violence – mais aussi de plus en plus de l’insécurité et de la criminalité qui en résultent. C’est aussi l’un des contextes les plus dangereux pour les humanitaires, dont les structures et le personnel sont devenus la cible régulière de bandes criminelles.

Le CICR appelle tous les acteurs à déployer davantage d’efforts pour restaurer l’ordre et la sécurité, afin que les populations puissent accéder à l’aide dont elles ont désespérément besoin.

 

Daddy Rabiou Oumarou, CICR Bangui, odaddyrabiou@icrc.org, +236 75 64 30 07

Aurélie Lachant, C

Markounda, deux blessés gravent dans un échange de tirs entre population et rebelles.

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Bossangoa (République centrafricaine ) – deux personnes ont été grièvement blessées, ce lundi 10 février,  dans un échange de tirs entre les populations locales et les combattants rebelles de l’UPC dans les localités de Markounda,  situées à 457 kilomètres de Bangui, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

En effet, depuis quelques mois, le  village Kadanga, situé à 58 kilomètres de la sous-préfecture de Markounda,  dans l’Ouham, est devenu un lieu chimérique où l’on peut s’enrichir rapidement grâce à la découverte récente d’un important gisement de mine d’or.

Or, cette nouvelle découverte, qui devrait donner de l’espoir aux populations locales, crée malheureusement un mouvement massif des combattants rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), et de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans cette localité.

Des dizaines des chantiers d’or sont créer chaque semaine, et les rebelles arrivent par dizaine au village Kadanga, leur nouvel eldorado.  Ce qui a créé une tension entre les rebelles et les populations locales.

Àlire aussi : Découverte d’un gisement d’or à Bossangoa.

Finalement, ce lundi 10 janvier, des échanges des tirs se sont éclatés entre les riverains et les rebelles, faisant de nombreux dégâts. Deux personnes ont également été grièvement touchées.

Pour l’heure, le calme est revenu à Markounda après des pourparlers engagés par les autorités locales.

 

Copyright2020CNC.

Embargo sur les armes en Centrafrique : la Russie n’a pas d’autre chose à offrir au pays?

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Centrafrique.com/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

Bangui (République centrafricaine ) – Le conseil de sécurité de l’ONU a tranché, il n’y aura pas de levée totale d’embargo sur les armes en Centrafrique tant que les conditions préalables ne seront pas remplies ! Le vote a été unanime, les partenaires internationaux qui soutiennent le pays de Boganda ont étudié la question avec pragmatisme et ont décidé de l’assouplir sans pour autant le lever totalement. Pourquoi ?

Pourquoi la Russie s’acharne-t-elle absolument à faire lever l’embargo sur les armes? Aurait-elle raison toute seule ? Nous sommes en droit de nous poser la question lorsque l’on constate que l’ensemble de la communauté internationale n’est pas du même avis, et pour cause.

Les Russes disent à qui veut l’entendre que le retour des armes en Centrafrique permettra de mettre fin à la présence des groupes armés et de leurs actions de haut banditisme. De même, ils nous disent que la levée du contrôle sur les diamants permettrait à l’état centrafricain de remplir les caisses du budget. Mais qu’en est-il exactement ? Que nous dit notre expérience ?

 

Les mémoires sont encore en peine avec la crise qui a profondément meurtri notre jeune démocratie et l’on voudrait nous faire revenir à l’état initial, celui-là même qui a mis le feu aux poudres ! Quel est l’intérêt des mercenaires de Wagner ? Que veulent ceux qui gagnent leur argent en exploitant les mines de diamants au cœur des territoires occupés par les bandits ? Comme tous les mercenaires c’est toujours plus de richesse qui compte et ils ne veulent plus partager avec leurs amis des groupes armés. C’est pourquoi la Russie a tout intérêt à précipiter les choses pour amortir son investissement au plus vite.

La Russie a beaucoup d’armes à offrir, a-t-elle d’ailleurs autre chose que des armes à offrir ? L’Afrique n’a-t-elle pas assez souffert d’être inondée de kalachnikov ? Un pays aussi grand avec un PIB proche de celui de l’Italie ne fera jamais rien sur le plan économique pour la RCA. D’ailleurs, en plus de deux ans de présence maintenant, ils n’ont rien fait et pas investi un FCFA au profit de la population centrafricaine. Ses mercenaires n’ont qu’un seul intérêt : le leur. Exploiter rapidement les ressources diamantifères centrafricaines pour rentabiliser leurs affaires !
Personne n’est dupe. Vouloir précipiter le retour des armes dans le pays, c’est accélérer la présence de Mercenaires russes et leurs arrangements avec les groupes armés sur l’extraction des diamants. Ces mêmes groupes armés qui sont rémunérés actuellement pour assurer la protection des convois russes en province.

Pourquoi risquer de revenir en arrière dans une situation où les armes et les diamants étaient sans contrôle ? La restructuration de nos FACA est en marche mais elle est loin d’être terminée et le grand projet d’armée de casernement n’est pas encore un fait ! Comment contrôler que l’armement ne part pas dans de mauvaises mains ? Tout le monde en Russie sait pertinemment que les grands projets prennent du temps ! Alors pourquoi précipiter les choses en Centrafrique ? Pourquoi prendre autant de risques et anéantir les efforts de redressement du pays comme tous les investissements internationaux pour une poignée de diamants parce que les mercenaires russes en veulent plus et plus vite ?
Pour construire une grande bâtisse solide et durable il faut prendre le temps de faire des fondations profondes et adaptées.

 

Écrit par Évariste Ngamana

Centrafrique :Incendie dans un camp des déplacés à Kaga-Bandoro.

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les déplacés de kaga-bandoro au centre ouest de la République centrafricaine. Photo de la Minusca

 

 

Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – Le camp des déplacés de Saint-Lazare au centre de la ville de Kaga-Bandoro a été ravagé par un violent incendie ce lundi 10 février. Une dizaine d’habitations brûlées, et d’énormes dégâts matériels enregistrés.

 

La cause du drame n’est pas encore officiellement déterminée, mais selon certains témoins du sinistre, les feux seraient partis vers 10 heures du matin  de la cuisine d’un habitant du camp, emporté par le vent  avant de se propager très rapidement, et détruisant au passage une dizaine d’habitations. Aucun dégâts humains enregistrés, mais

le site des déplacés de l’Église catholique Saint-Lazare, situé au centre de la ville de Kaga-Bandoro, abrite des milliers des déplacés fuyant les violences des groupes armés depuis 2014.

Pour rappel, les incendies sont fréquents dans les camps des déplacés, comme récemment à Bambari, dans l’Ouaka, et Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto. En 2016, ce camp de Saint-Lazare avait été ravagé par un incendie à origine non déterminé, selon les ONG.

Selon les observateurs, les cas des incendies sont régulièrement enregistrés à cause du vent et de la saison sèche. Mais d’autres sources proches des ONG indiquent à CNC que, dans certains cas enregistrés, ce sont même les habitants du camp qui provoquent des incendies  de leur habitation afin de bénéficier à nouveau des aides des humanitaires.

Copyright©2019CNC.

 

RCA : De nouveaux mercenaires russes en Centrafrique pour accélérer les exploitations minières.  

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Centrafrique.com/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.
Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le dernier week-end de janvier a vu l’arrivée à Bangui de presque cent (100) nouveaux mercenaires russes de la société Wagner venus remplacer ceux sur place depuis un bon moment et visiblement très fatigués de leur séjour centrafricain qui n’est pas de tout repos ! Et pour cause !

Vivre en province centrafricaine même pour des mercenaires n’est pas chose aisée ! Déjà, les conditions sanitaires sont loin des standards russes et que dire de l’alimentation même si la Russie n’est pas non plus reconnue pour sa gastronomie ; mais tout cela n’est rien par rapport au danger quotidien que les arrangements avec les groupes armés pour exploiter et piller les ressources minières centrafricaines représentent ! En effet, dire que les mercenaires de Wagner manigancent avec les rebelles armés qui empêchent un retour à la paix est un secret de polichinelle ! Tous les Centrafricains le savent et ce ne sont pas les racontades instrumentalisées par les maniganceurs de Moscou diffusées dans la presse locale qui vont faire changer d’avis nos filles et fils de Centrafrique.

Les faits sont là, devant nos yeux : Wagner, dont les liens avec Moscou ne sont plus à démontrer, n’a d’autre ambition que celle de vider le pays de Boganda de ses richesses et au plus vite ! Et cette arrivée de sang neuf avec ces nouveaux mercenaires va permettre d’accélérer !

D’ailleurs la découverte d’un nouveau site dans le nord du pays attise les convoitises des serviteurs de Moscou qui souhaiteraient faire rapidement main basse sur les quelques 6 000 tonnes d’or que cette mine promet ! Au point qu’il est fort à parier que sous couvert d’équiper les FACA, la Russie ferait livrer des véhicules blindés… Avant tout pour leur permettre de conduire leurs actions d’enrichissement en sécurité et sans partager leur butin avec les groupes armés avec lesquels ils fricottent depuis maintenant deux ans !

Seulement, à trop vouloir jouer avec le feu, on finit par se brûler les mains comme cela fût le cas fin janvier tout près de Bria quand un convoi de mercenaires russes a été attaqué par un soi-disant groupe armé non identifié ! Certains évoquent une mise en scène russe qui viserait à justifier le renforcement de blindés dans les semaines à venir, d’autres plus nombreux indiquent qu’ils récoltent le fruit de leur magouilles dans le pays et que les groupes armés commencent à comprendre le véritable jeu des escrocs de la Volga et leur envoient un message clair : « cessez de nous prendre pour ce que l’on n’est pas ! » Dans tous les cas, ce convoi de mercenaires russes qui était escorté par des groupes armés montre encore une fois leur cuisine d’arrière-boutique. Après les bandits de Berengo, les assassins de Bambari voici les escrocs de Bria sans oublier les tortionnaires des prisons ! Autant dire que nous n’attendons pas avec impatience les renégats de Sibut !

Alors ces nouveaux mercenaires ne sont pas là non plus pour aider la population de Centrafrique, ils sont là pour exécuter les basses besognes téléguidées depuis Moscou ! Ce n’est pas parce que le loup se drape d’une peau de mouton qu’il en devient pour autant inoffensif ! Aucun Centrafricain n’est dupe ! Restons vigilants !

Copyright2020CNC.

Quand les rebelles du 3R, sur « ordre de Bangui », se postent en embuscade contre Martin Ziguélé.

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Centrafrique.com/de-gauche-a-droite-bernard-dillah-martin-ziguele-sexprimant-aux-populations-et-germaine-ziguele/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite Bernard Dillah - Martin Ziguélé s'exprimant aux populations et Germaine Ziguélé
De gauche à droite, Bernard Dillah, Martin Ziguélé s’exprimant aux populations et Germaine Ziguélé

 

Bangui (République centrafricaine ) – Tombé dans un guet-apens dressé par un groupe d’individus lourdement armés, identifiés comme des combattants rebelles de 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation), le Président du mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), l’honorable Martin Ziguélé, en mission de restructuration et de redynamisation des organes de base de son parti  dans les préfectures de Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé,  n’a pas subi de dommage physique, selon un communiqué de son parti. Alors, 

 

En tête d’une délégation de son parti à destination de la ville de Ngaoundaye, le ténor et charismatique homme politique centrafricain, Martin Ziguélé, qui a décidé de sillonner ces derniers temps les villes de provinces de la République Centrafricaine afin de palper du doigt les réels problèmes dont font face ces compatriotes, est tombé dans une embuscade des éléments rebelles de 3R, ce lundi 10 février, aux environs de 14 heures, au village Bourdoul, situé à une dizaine de kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.

Après quelques minutes de discussion entre les soldats FACA, détachés au service de sécurité rapprochée de l’honorable Martin Ziguélé, et les rebelles, ces derniers indiquent qu’ils ne pourraient pas laisser le convoi du leader du MLPC poursuivre son chemin sans accord préalable de Bangui. Mais de qui parlent-ils ? Du gouvernement, ou de leur chef Abbas Sidiki, en séjour dans la capitale pour raison de santé depuis 3 semaines  ?

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui accusent directement le pouvoir de Bangui d’avoir pactisé avec le chef rebelle Abbas Sidiki afin de briser la percée de l’honorable Martin Ziguélé dans les villes de provinces. « C’est un coup politique », disent-ils.

Pour réconforter ces militants, sympathisants et compatriotes sur les informations qui figent sur les réseaux sociaux, Martin Ziguélé a relaté les faits, « cet après-midi aux environs de 14heures au village Bourdoul à 19km de Bocaranga sur l’axe de Man, avec toute la délégation du MLPC que je conduis nous sommes tombés dans une embuscade tendue par les éléments de 3R lourdement armés et qui tenaient à bout de canon. Nous n’avons pas cédé à la panique bien que nous étions plus de 25 personnes à bord de cinq véhicules. Ils m’ont signifié par la voix de leur état-major et en direct qu’ils ont décidé d’en finir physiquement avec parce que moi-même j’ai demandé par la voie les médias de neutraliser »,  a indiqué Martin Ziguélé sur sa page Facebook depuis Bocaranga.

Pointe d’humour noir, selon ces termes, le leader du MLPC a ajouté q « ils sont surpris que je sois qu’ils aient décidé de me tuer. Nous avons pu rebrousser chemin sans coups de feu et somme tous sains et saufs à Bocaranga. Je continue la lutte quoi qu’il m’en coûte », a-t-il conclu.

D’après plusieurs sources concordantes contactées à Bocaranga, le leader du MLPC et toute la délégation étaient sortis sains et saufs dans cette embuscade. Et selon eux, ils sont actuellement dans la ville de Bocaranga sous la protection de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilité en Centrafrique (MINUSCA).

Cependant, dans cette mission prévue pour plusieurs semaines dans l’Ouham-Péndé, le Président du MLPC était accompagné par plusieurs cadres dudit parti, dont le 1er secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale et porte-parole, Bernard Dillah et son épouse Germaine Ziguélé.

À titre de rappel, Martin Ziguélé est un  homme politique qui utilise une ligne dure contre les groupes armés qui continuent de piétiner l’accord politique pour la paix et la réconciliation en tuant, pillant et violant les paisibles populations qui ne savent pas encore auquel saint se vouer pour avoir une paix définitive. Et malgré les menaces prônées par les leaders des groupes armés à son encontre, l’homme reste toujours hostile vis-à-vis d’eux en appelant les garants et les facilitateurs de l’APPR à les frapper militairement afin de réduire leurs capacités de nuisance.

 

 

La MINUSCA dénonce la campagne diffamatoire contre des membres de son personnel

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Minusca-annonce-la-fin-de-regne-de-lupc-a-alindao-et-a-bambouti/un-soldat-de-la-minusca-sur-un-char-blinde-lors-de-loperation-du-demantelement-des-barrieres-illegales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-fevrier-2020/” rel=”attachment wp-att-36094 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/un-soldat-de-la-minusca-sur-un-char-blindé-lors-de-lopération-du-démantèlement-des-barrières-illégales-de-lupc-sur-axe-bambari-alindao-le-1-février-2020-450×300.jpg” alt=”un soldat de la minusca sur un char-blindé lors de l’opération du démantèlement des barrières illégales de l’upc sur axe bambari alindao le 1 février 2020″ width=”450″ height=”300″ />
Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.

 

Bangui (République centrafricaine) – 10 févr. 2020 08:05

Depuis quelques jours, des fonctionnaires de la MINUSCA font l’objet d’attaques dans certains medias en ligne dont Ndjoni Sango, dans les journaux L’expansion et Centrafric Matin ainsi que dans une correspondance du Mouvement des patriotes pour la paix en Centrafrique adressée aux autorités centrafricaines, diffusant des informations mensongères, diffamatoires et inacceptables.
La MINUSCA estime qu’il s’agit d’actes d’intimidation, de menaces et de stigmatisation de nature à susciter la haine et la violence contre ces membres de son personnel. La Mission rappelle que la résolution 2499 du 15 novembre 2019 du Conseil de sécurité des Nations unies condamne dans les termes les plus vifs toutes les attaques, provocations et incitations à la violence visant la MINUSCA.
La MINUSCA renouvelle son entière confiance aux fonctionnaires victimes de cette campagne et salue leur professionnalisme, leur impartialité et leur engagement quotidien pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale entre le 3e et les 5e et 6e arrondissements de la ville de Bangui ainsi que la coopération entre la Mission et les institutions nationales.
La MINUSCA appelle la population centrafricaine au service de laquelle elle œuvre au quotidien à se démarquer de cette campagne et à rejeter toute tentative de manipulation par des acteurs qui veulent s’opposer au processus de paix en cours, processus auquel la MINUSCA et la communauté internationale apportent leur soutien total.
La MINUSCA se réserve le droit de donner une suite appropriée à de telles menaces et intimidations de son personnel.

Avec Minusca

Centrafrique : L’opposition centrafricaine annonce la création d’une nouvelle coalition

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Centrafrique.com/anicet-georges-dologuele-le-chef-de-file-de-lopposition-democratique-recut-par-touadera-le-28-janvier-a-la-presidence-de-la-republique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anicet Georges Dologuele - le chef de file de l'opposition démocratique - reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Les formations politiques de l’opposition centrafricaine ont finalement adopté la charte de l’opposition démocratique dénommée « Coalition de l’Opposition Démocratique 20-20 » (COD 20-20), samedi 08 février, pour veiller à la bonne marche de la démocratie dans le pays. La cérémonie de signature de la charte est prévue pour mardi 11 février.

 

Dénommée « Coalition de l’Opposition Démocratique 20-20 », cette nouvelle plateforme des partis de l’opposition s’est assignée pour principale mission : la défense de la démocratie et des citoyens par rapport à leur droit à vivre en paix, selon Anicet Georges Dologuele.

« Nous ne contestons rien, mais nous voulons que les choses se passent bien dans le pays », a indiqué Anicet Georges Dologuele.

La signature de la charte de l’opposition est prévue demain mardi 11 février ainsi que la désignation de son leader.

Cédric Wa-Gomba

Copyright2020CNC

 

Centrafrique : La FIDH se félicite du verdict de la cour criminelle condamnant les miliciens anti-balaka

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Centrafrique.com/les-accuses-devant-la-cour-criminelle-ce-vendredi-07-fevrier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les accusés devant la Cour criminelle ce vendredi 07 février 2020
Les accusés devant la Cour criminelle ce vendredi 07 février 2020. CopyrightCNC

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans un communiqué publié quelques heures après la sentence, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) se félicite de la décision de la cour criminelle condamnant lourdement cinq responsables des milices antibalaka reconnus coupables des crimes de Bangassou en 2017, ce vendredi 07 février.

 

La réaction des associations des droits de l’homme n’a pas tardé après le verdict de la cour criminelle. La FIDH y voit un signe de la volonté grandissante des autorités judiciaires centrafricaines à mettre un terme au cycle de l’impunité dans le pays.

 

« Nos organisations, parties civiles au procès, saluent ce verdict, qui démontre la volonté grandissante des autorités judiciaires centrafricaines à mener à leur terme des procès de premier plan contre les responsables des violences et crimes internationaux qui endeuillent la République centrafricaine depuis 2012 », se félicite la FIDH dans un communiqué publié quelques minutes après le verdict de la cour criminelle.

 

Les 5 chefs de guerres ont été reconnus coupables de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, atteinte contre les personnes jouissant d’une protection internationale, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre et assassinat et ont été condamnés à une peine de prison et de travaux forcés à perpétuité. 17 de leurs éléments ont été condamnés à 15 ans de réclusion et 6 autres à 10 ans, tous pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre et assassinat.

 

« Par la décision rendue aujourd’hui la justice centrafricaine marque son attachement à la lutte contre l’impunité. Il faudra toutefois poursuivre les efforts pour que la situation des autres victimes soit prise en compte dans un avenir proche, car la justice demeure le dernier rempart pour toutes les victimes des crimes de droit commun et de crimes internationaux », a déclaré Maître Mathias Barthélémy Morouba, Président de l’OCDH et avocats des victimes de Bangassou.

 

Dans le même ordre d’idée, Joseph Bindoumi, Président de la LCDH, estime que ces jugements sont des signaux forts envoyés aux auteurs des graves crimes commis en Centrafrique et espère voir la CPS à l’œuvre. « Les tribunaux ordinaires viennent de faire un exemple en jugeant ces crimes internationaux et qui nous rassure sur la lutte contre l’impunité. La Cour Pénale Spéciale qui a débuté ses instructions, donnera plus de poids à ce combat judiciaire, ce qui, nous l’espérons, ne permettra plus aux principaux responsables de crimes graves de se tenir en dehors de la justice ».

 

Drissa Traore, secrétaire général de la FIDH, souhaite que tous les responsables des crimes graves en Centrafrique soient jugés, « il est désormais essentiel que les autorités continuent à soutenir les importants efforts lancés en matière de lutte contre l’impunité afin de traduire en justice les nombreux autres responsables des conflits en RCA, tant Anti-Balaka que ex-Seleka, et que la Cour Pénale Spéciale puisse prendre le relais de la cour criminelle en s’assurant que tous les auteurs de graves violations soient poursuivis et jugés. Nous espérons enfin que les nombreuses victimes pourront bénéficier de réparations pour leurs dommages subis », a-t-il déclaré.

 

Deux ans et demi après les violents épisodes de mai 2017 à Bangassou ayant causé la mort de plusieurs dizaines de civils et de plusieurs casques bleus, la cour criminelle de Bangui a rendu aujourd’hui et après 3 semaines de procès un verdict très attendu. Elle a condamné lourdement cinq responsables de milices anti-balaka : Kevin Bere Bere, Romaric Mandago et Crépin Wakanam (alias Pino Pino), Patrick Gbiako, Yembeline Mbenguia Alpha, ainsi que 23 autres miliciens sous leurs ordres.

 

Cette condamnation est prononcée au lendemain du premier anniversaire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA signé le 06 février 2019, qui a vu la participation des principaux chefs rebelles impliqués dans plusieurs violations graves des droits de l’homme à l’intérieur du pays.

Centrafrique : Incendie du drapeau français à Bangui, le suspect serait un fou.

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-18/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre-ville de Bangui, capitale de la Centrafrique. CopyrightCNC
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Bangui (République centrafricaine) – Selon les premiers éléments d’enquête de la gendarmerie, l’auteur de l’incendie du drapeau français, le 6 février dernier, au plein centre-ville de Bangui, serait un homme déséquilibré  mentalement, d’après ses documents médicaux.

 

Le suspect, âgé de 27 ans, a été interpellé par les forces de l’ordre alors qu’il tentait d’incendier, pas un, mais deux drapeaux de la République française sur la place publique, ce jeudi 6 février.

Interrogé par les enquêteurs, le suspect aurait tenu des propos incohérents. Ce qui a d’ailleurs poussé les enquêteurs à privilégier  l’hypothèse d’un problème mental. Justement, sur ce point, ces parents ont présenté à la gendarmerie des documents médicaux prouvant que l’homme de 27 ans souffre de la dépression mentale. Et ce, juste après l’obtention de son baccalauréat.

Contactée par CNC, une source proche de la famille du suspect précise que le jeune homme  n’a pas pu fréquenter l’Université à cause de sa maladie mentale.

Cependant, à la présidence de la République, cette affaire de l’incendie du drapeau français faisait énormément de bruit. Le chef de l’État, de son côté, avait dépêché ses gardes du corps à la gendarmerie pour interroger le suspect. Même le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara s’est rendu aussi à la SRI pour voir le jeune homme qui a réussi à trembler le pouvoir de Bangui alors que le pays se prépare à aller aux élections dans quelques mois, et le gouvernement veut à tout prix éviter des problèmes diplomatiques avec les pays partenaires qui doivent mettre la main à la poche pour financer ces élections.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

CENTRAFRIQUE : LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE ANNULANT LE DÉCRET PORTANT CRÉATION D’UNE DÉLÉGATION GÉNÉRALE DES GRANDS TRAVAUX INTERPELLE T-ELLE LA HAUTE COUR DE JUSTICE ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – A la veille du premier anniversaire de l’accord de paix de Khartoum et dans le cadre de la mise en œuvre de ses grandes orientations politiques, le président de la république selon ses prérogatives constitutionnelles a apposé son illustre signature au bas du décret n*19.355 du 17 décembre 2019 portant création d’une délégation générale de grands travaux et des investissements stratégiques.

Cette nouvelle structure devrait mobiliser des milliards pour les grands travaux et investissements de l’Etat. Selon les dispositions constitutionnelles, tout citoyen centrafricain est légitime de contester la constitutionnalité d’un acte administratif qu’il estime contraire à la loi fondamentale.

C’est dans ce contexte que le téméraire président du parti MDRC a introduit une requête en annulation auprès de l’auguste cour constitutionnelle au motif que la création d’un établissement public avec des missions de service public relève du domaine de la loi conformément aux dispositions de l’article 80-14 de la constitution et en conséquence ne peut être créé par décret.

Le requérant reprochait au président de la république la volonté de s’accaparer de cette structure pour satisfaire les grandes orientations de sa politique. Sur la forme de la requête, la cour constitutionnelle selon les dispositions de l’article 95 de la constitution s’est déclarée compétente pour vérifier la constitutionnalité et par la même occasion déclare la requête recevable conformément aux dispositions de l’article 98 de la constitution.

Après avoir statué au fond, la cour constitutionnelle à travers la décision n*002/CC/20 du 20 janvier 2020 affirme que le décret n*19.355 du 17 décembre 2019 portant création d’une délégation générale des grands travaux et des investissements stratégiques est non conforme à la constitution.

En conséquence de ce qui précède, et selon les dispositions constitutionnelles de l’article 106 in fine tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet. Il ne peut être promulgué ni appliqué et s’il est en vigueur, il est retiré de l’ordonnancement juridique.

En effet, l’article 80-14 de la constitution réserve ce domaine à la loi. En termes clairs pour le commun des centrafricains, le président de la république est reconnu officiellement coupable de violation de la constitution.

Très animé par l’envie de connaître la suite de la procédure, le citoyen lambda s’interroge :

Après la violation avérée de la constitution, quelle est la sanction prévue par la loi fondamentale ? Les parlementaires centrafricains auront-ils le courage politique d’enclencher la procédure de destitution du président de la république prévue par l’article 125 de la constitution ? Quelles étaient les véritables missions de cette structure source de toutes polémiques ? Le président de la république voulait-il institutionnalisé les détournements de deniers publics pour financer sa campagne électorale à venir ? La Cour constitutionnelle gardera t-elle cette trajectoire pour trancher les contentieux électoraux en toute neutralité ?

Avant de méditer sur ces différentes interrogations, il apparaît important de rappeler que l’article 23 de la constitution impose à toute personne habitant le territoire national de respecter en toutes circonstances la constitution, les lois et règlements de la république. Cette violation de la constitution rappelle les termes du serment prêté en audience solennelle du 30 mars 2016 et qui définit à l’article 38 de la constitution…moi…je jure devant Dieu et devant la nation toute entière d’observer scrupuleusement la constitution…

Ces griefs qui marquent la victoire du droit, de la démocratie et un revers pour le pouvoir sont suffisants pour déclencher la procédure de destitution du président de la république prévue à l’article 125 de la constitution pour haute trahison mais il apparaît évident que la procédure de destitution a très peu de chance pour aboutir car le président de la république dispose non seulement d’une majorité écrasante à l’assemblée nationale mais on assistera aussi au traditionnel valse des billets de banque pour acheter la conscience des parlementaires…le jeu de la démocratie est parfois injuste.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 07 février 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Un ministre rwandais démissionne après avoir bousculé une femme

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Un ministre rwandais démissionne après avoir bousculé une femme

Kigali (Rwanda) – 7 févr. 2020 20:36

Selon BBC Great Lakes, l’incident, qui a eu lieu lundi, a été révélé après qu’un témoin oculaire a tweeté à ce sujet.
M. Uwizeyimana s’est excusé sur Twitter, disant qu’il regrettait profondément ce qui s’était passé.
“Cela n’aurait pas dû m’arriver en tant que responsable et fonctionnaire. Je me suis déjà excusé auprès du personnel de l’ISCO [Intersec Security Company] et je le fais maintenant publiquement…”
La ministre a ensuite rendu visite à l’agent de sécurité dans le bureau de son employeur. Il a pris une photo avec elle. (Deuxième personne à droite ci-dessous).
Mais de nombreux Rwandais sur les médias sociaux ont continué à faire pression pour obtenir la démission du ministre.
Jeudi, le Bureau du Premier ministre a annoncé la démission de M. Uwizeyimana.
Le même tweet a également annoncé la démission d’Issac Munyakazi, le ministre en charge de l’éducation primaire et secondaire.

Avec BBC Afrique

RCA : Communiqué conjoint Etats-Unis-France-UE sur le 1er anniversaire de l’Accord de paix.

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Communiqué de presse conjoint

 

Bangui, le 6 février 2020

 

L’ambassade des États-Unis, l’ambassade de France et la délégation de l’Union européenne en Centrafrique réaffirment leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de paix du 6 février 2019

 

À l’occasion du premier anniversaire de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signé à Bangui le 6 février 2019, l’ambassade des États-Unis, l’ambassade de France et la délégation de l’Union européenne en Centrafrique s’associent à l’Union africaine, la CEEAC et l’ONU pour réaffirmer leur plein soutien à la mise en œuvre de cet accord entre le gouvernement et 14 groupes armés. Cet accord demeure la seule voie viable vers une paix durable pour tous les Centrafricains.

 

Nous nous félicitons des importantes avancées qui ont été permises par cet accord : une baisse significative des violences recensées sur l’ensemble du territoire, le début du désarmement et de la démobilisation des groupes armés, le lancement de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) de Bouar, la poursuite du redéploiement des administrations et des forces de défense et de sécurité en province.

 

Nous saluons les efforts consentis par les autorités centrafricaines et par l’ensemble des partenaires de la RCA, en particulier l’Union africaine et la CEEAC en tant que garants de l’accord de paix et les Nations Unies et les pays de la sous-région en tant que facilitateurs, pour mettre en œuvre les engagements de l’accord.

 

Nous saluons l’important travail accompli par la Minusca sur le terrain pour protéger les populations civiles et soutenir la mise en œuvre de l’accord. Nous réaffirmons notre plein soutien à sa mission.

 

De nombreux défis restent à surmonter pour la pleine mise en œuvre de l’accord. Nous condamnons fermement les violations persistantes de l’accord et appelons tous les signataires à respecter leurs engagements de bonne foi, à cesser les violences et à choisir la voie du dialogue.

 

Nous réaffirmons notre soutien indéfectible aux autorités centrafricaines pour la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, afin d’œuvrer à la stabilité, à la paix et au développement du pays. Nous appelons l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile à joindre leurs efforts pour accompagner la mise en œuvre de l’accord et œuvrer à la justice et à la réconciliation nationale.

 

La mise en œuvre de l’accord permettra la tenue des élections prévues à la fin de l’année. Nous réaffirmons à cette occasion notre soutien à l’organisation d’élections libres, transparentes, régulières, inclusives et pacifiques, dans les délais prévus par la Constitution.

 

 

Mme Lucy TAMLYN

Ambassadeur des États-Unis auprès de la République centrafricaine

 

  1. Éric GÉRARD

Ambassadeur, Haut Représentant de la France auprès de la République centrafricaine

 

Mme Samuela ISOPI

Ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne auprès de la République centrafricaine

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/2020-02-06-CP-US-FR-UE-1er-anniversaire-APPR.pdf” title=”2020 02 06 – CP US-FR-UE 1er anniversaire APPR”]

RCA : l’ONU salue la condamnation des auteurs de violences meurtrières de 2017 dans le sud-est du pays

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RCA : l’ONU salue la condamnation des auteurs de violences meurtrières de 2017 dans le sud-est du pays

Bangui (République centrafricaine) – 7 févr. 2020 14:51

32 individus, assimilés à des combattants de la milice Anti-Balaka, étaient jugés depuis le 15 janvier 2020 à Bangui, la capitale de la RCA, pour des violences commises entre les 8 et 13 mai 2017, les 22 et 27 juillet 2017, et le 26 novembre 2017 à Bangassou et ses environs (localités de Yongofongo, de Bakouma et de Bema).
Les violences des anti-balakas s’étaient traduites par le meurtre de plusieurs civils et de 10 casques bleus de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca). Ces éléments armés s’étaient également livrés au pillage et à la destruction d’habitations et de biens et avaient attaqué à l’arme lourde le bureau de la MINUSCA à Bangassou. Leurs violences avaient contraint des milliers de civils à fuir leurs domiciles.
Vendredi, la Cour d’appel de Bangui a prononcé un verdit dans lequel 28 des 32 personnes poursuivies ont été reconnues coupables de ces violences. Les peines prononcées vont de 10 ans d’emprisonnement aux travaux forcés à perpétuité.
Pour le chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, ce verdict « témoigne de la volonté de l’Etat centrafricain, à travers l’appareil judiciaire, de lutter contre l’impunité en RCA ». Dans un communiqué publié le jour même du verdict, M. Ndiaye a rappelé que le Forum de Bangui en 2015 avait souligné l’importance de ne pas oublier les victimes civiles.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RCA a souligné que la condamnation « met fin progressivement à un cycle d’impunité pour rouvrir l’ère de la reddition des comptes et de la justice pour toutes les violences commises ». « Une étape », selon lui, « essentielle pour que le pays puisse avancer vers une réconciliation effective ».
« Nous prônons une tolérance zéro contre les agressions de Casques bleus et de tels actes ne resteront jamais impunis », a souligné le Représentant spécial, en référence aux 10 soldats de la paix tués dans ces violences.
La MINUSCA a indiqué qu’elle continuera, conformément au mandat assigné par le Conseil de sécurité, et avec l’ensemble de l’équipe-pays des Nations Unies en RCA, à soutenir les actions en faveur de la justice nationale et internationale, de la lutte contre l’impunité et de l’état de droit en Centrafrique.

Avec Minusca

Centrafrique: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque

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Centrafrique: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque

Bangui (République centrafricaine) – 7 févr. 2020 00:18

Dans un pays qui a connu 13 accords de paix et trois guerres civiles en vingt ans, jusqu’à la prise de Bangui par une coalition de groupes rebelles en 2013, les alternatives sont de toute façon réduites: pour les signataires comme les partenaires internationaux, « il n’y a pas d’autre narratif », confie une source diplomatique.
Si les violences ont baissé au cours des premiers mois de 2019, depuis septembre, elles se sont multipliées dans le nord-est, fief des rébellions successives contre le pouvoir de Bangui.
La préfecture de la Vakaga, voisine du Soudan, est ravagée par un conflit entre groupes signataires de l’accord. Ces affrontements se sont propagés à la préfecture voisine de la Haute Kotto et ont fait des dizaines de victimes fin janvier.
En dehors des massacres de Paoua en mai, la Centrafrique n’a plus connu de tueries de masse, mais des exactions contre les civils sont relevées presque quotidiennement sur un territoire toujours contrôlé aux deux tiers par les rebelles. Le nombre de déplacés internes a même augmenté en 2019, par rapport à l’année précédente, selon l’ONU.
Quelques progrès ont pourtant été enregistrés depuis un an. Principalement dans le nord-ouest, où les combattants de plusieurs groupes armés de moindre envergure ont pris part au processus de désarmement et démobilisation censé assurer leur retour à la vie civile.
En parallèle, l’Etat centrafricain a amorcé son difficile retour: le nombre de fonctionnaires sur le territoire a quasiment triplé depuis 2013. Et l’armée centrafricaine formées par l’Union européenne et la Russie, s’est redéployée dans plusieurs localités.
Depuis 2014, c’est une opération de l’ONU en Centrafrique (Minusca) qui tente de prévenir les violences.
Pour la première fois depuis la signature de l’accord, les militaires centrafricains ont affronté des rebelles issus de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), un groupe signataire de l’accord, début janvier.
Car entre les mouvements armés et le pouvoir de Bangui, le ton s’est durci.
– Présidentielle en ligne de mire –
Dressant un « constat d’échec » de la mise en oeuvre de l’accord début janvier, les leaders rebelles ont rappelé leurs revendications: libération de prisonniers, intégration de leurs combattants dans l’armée, autonomie accrue des régions délaissées par le pouvoir central.
« La clef de voûte de l’accord, in fine, est d’arriver à désarmer les combattants rebelles et à les intégrer dans l’armée », explique Hans de Marie, chercheur à L’International Crisis Group (ICG). Mais dans l’Est, « le processus de désarmement est au point mort ».
Pour les groupes armés qui rechignent à désarmer leurs combattants et continuent de perpétrer des exactions, l’impunité demeure.
« L’Union Africaine a été au coeur de la négociation de cet accord » indique Thierry Vircoulon, directeur de l’observatoire Afrique centrale à l’Institut français des relations internationales. « Dans la mise en oeuvre, c’est elle aussi qui tire les ficelles. Sa stratégie était de faire en sorte que cet accord tienne, quel qu’en soit le prix ».
Un prix qui sera peut-être payé dans les urnes: déjà embarrassé par le retour inattendu de l’ancien président François Bozizé en décembre, le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra peut difficilement capitaliser sur les dividendes de cette paix fragile pour assurer sa réélection lors de la présidentielle de décembre 2020.
Le pouvoir de Bangui fait aussi les frais de la politique « d’inclusivité » prévue par l’accord qui a permis à plusieurs responsables de groupes armés d’obtenir des postes dans le gouvernement et suscité de nombreuses critiques.
« Dès le début, l’opposition et la société civile se sont tous prononcés contre l’accord », rappelle Thierry Vircoulon et son « principal impact (…) est politique ». Selon lui, »ce qui est en jeu, c’est l’élection présidentielle de décembre 2020″.

Avec Lalibre.be

Ville morte à Bamenda suite à un mot d’ordre des sécessionnistes

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Ville morte à Bamenda suite à un mot d’ordre des sécessionnistes

Yaoundé (Cameroun) – 7 févr. 2020 00:11

Les activistes sécessionnistes y ont décrété six jours de villes mortes pour empêcher la tenue des législatives et municipales prévues dimanche 9 février, et la fête de la jeunesse prévue le 11 février.
Dans la ville de Bamenda par exemple, commerce et boutiques sont fermées, de nombreux habitants sont restés chez eux.

Avec DW français

Au Togo, la présidentielle vue par des influenceurs

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Au Togo, la présidentielle vue par des influenceurs

Lomé (Togo) – 6 févr. 2020 23:44

Le scrutin présidentiel est désormais un scrutin à deux tours au Togo
Qui sera le plus convainquant ?
Le blogueur Vence Adzimahé alias Salaud Lumineux, considéré comme l’une des personnes dont la voix comptera dans le processus, pense que “cette élection présidentielle aura une certaine spécificité, elle sera même historique. Pour la première fois, j’ai l’impression que l’enjeu ne sera pas forcément qui va arriver en premier, qui va gagner parce que personnellement, je suppose qu’on sait à peu près qui va gagner cette élection présidentielle à cause de la machine électorale qui tourne autour de ce candidat dont je ne vais pas donner le nom. Mais pour moi, je pense que pour cette élection, cela va être très déterminant”.
La conférence épiscopale n’a pas eu l’autorisation de participer à l’observation électorale
L’Eglise et la société civile en alerte
Pour le Père Émile Ségbédji, porte-parole de la Conférence des évêques du Togo, “si les élections constituent un moment important dans la vie d’un pays, elles ne doivent pas se transformer en une occasion de conflit, ni d’affrontement”.
Les organisations de société civile sont également prêtes à jouer un rôle.
Pour Nora Noviékou, membre de la section togolaise du réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP), “les périodes de campagne sont des moments de challenge, c’est vrai. Des moments de compétition. Mais que tout cela se passe dans la paix et la non-violence. C’est important. Que chaque candidat parle de lui, parle de son projet de société pour la population togolaise si jamais, il devenait président de la République”.
Pour sécuriser le processus électoral, une force spéciale a été créée. Elle compte 10 000 policiers et gendarmes répartis sur l’ensemble du territoire togolais.

Avec DW français

RCA : le chef rebelle Abbas Sidiki, malade, est actuellement pris en charge à Bangui.

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Centrafrique.com/le-chef-rebelle-abbas-sidiki-a-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les électeurs devant un bureau de vote
Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Contrairement aux chefs rebelles Ali Darassa, patron de l’UPC et Mahamat Al Khatim, chef d’État major du MPC, qui sont arrivés tous deux à Bangui le mercredi dernier pour prendre part à la célébration du premier anniversaire de l’APPR-RCA, le chef de guerre Abbas Sidiki, chef militaire du mouvement rebelle 3R ( retour, réclamation et réhabilitation ), séjourne quant à lui discrètement depuis près de trois semaines dans la capitale centrafricaine pour des raisons de santé.

 

Pris en charge intégralement par le gouvernement, l’homme est hébergé depuis son arrivée à Bangui dans une résidence hôtelière de luxe, « JM résidence ».

Interrogé par CNC, l’un de ses proches explique que le patron de 3R souffre d’une maladie de cœur. En tant que ministre conseiller du Premier ministre, il a droit à la prise en charge intégrale de l’État. C’est en ce sens qu’il est arrivé à Bangui après autorisation du gouvernement, a-t-il ajouté.

Dans les quartiers de  Bangui, la polémique enfle au sujet de sa prise en charge par le trésor public, c’est-à-dire aux frais des contribuables centrafricains.

« On ne peut jamais imaginer qu’un jour, dans notre pays, la République centrafricaine, ce sont les victimes et leur famille qui doivent contribuer pour payer les frais médicaux de leurs bourreaux », s’alarme Nicolas, un commerçant au marché central à Bangui.

À l’Université de Bangui, c’est la consternation générale.

« Nous savons que Abbas Sidiki est un Peul, un frère du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Mais c’est avant tout un criminel qui a tant souffert le peuple Centrafricaine durant des années. Si Touadera pense que ses frères criminels sont importants à ses yeux que le peuple centrafricain, je pense qu’il est temps de le destituer de son poste du Président de la République » s’exclame Basile Moukougbia,étudiant à la faculté de droit et des sciences politiques à l’Université de Bangui.

Du côté du gouvernement, c’est le silence radio. Aucun commentaire n’a été fait, ni par le ministre de la Sécurité publique ni par la ministre de la Défense, encore moins par celui de la santé.

Rappelons qu’en novembre  2019, le patron de 3R Abbas Sidiki, interpellé, avait été désarmé par les forces de la Minusca avant d’être placé en résidence surveillée dans un Motel à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la Centrafrique. Ce qui avait hérité à l’époque le gouvernement qui a tout de suite démenti la nouvelle.

Affaire à suivre…

 

Copyright2020CNC.

 

RCA : Un homme arrêté à Bangui pour avoir brûlé publiquement un drapeau français.

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-16/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le centre-ville de Bangui, le 18 août 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.
Le centre-ville de Bangui, le 18 août 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine) – Le suspect, âgé d’une trentaine d’années, a été mis aux arrêts ce jeudi 6 février à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui, a-t-on appris de source sécuritaire.

 

Ce jeudi 5 février, au plein centre-ville de Bangui, aux environs de 9 heures du matin, un homme d’une trentaine d’années, portant une chemise bleue avec un pantalon  jeans, chaussé d’une basket blanche, identifiée par des témoins comme un étudiant à l’Université de Bangui et domicilié au quartier Cattin, a été appréhendé par les forces de l’ordre après avoir incendié un drapeau français sur la place publique.

Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, le suspect aurait sur lui un gros sac à dos dans lequel il a caché un drapeau tricolore et de liquide inflammable.

Vers 9h10mn, il est arrivé au rondpoint zéro, situé à une centaine de mètres de la présidence de la République où se déroulait la cérémonie du premier anniversaire de la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). Tout doucement, l’homme sortait dans son sac à dos le drapeau français auquel il a brandit durant plusieurs minutes avant de l’incendier.

Furieux, les policiers de la compagnie de circulation routière, en poste non loin de la scène, ont tenté en vain d’appréhender le suspect qui a réussi à prendre la poudre d’escampette.

Poursuivi par les policiers municipaux, l’homme a finalement été arrêté et remis à une patrouille de la gendarmerie nationale.

Transféré à la section de recherches et d’investigation, le suspect est toujours en garde à vue.

Interrogé, l’homme explique tout simplement agir pour se faire parler de lui. Ce qui étonne plus d’un.

S’agit-il d’une manipulation politique ? Difficile de le savoir.

Le gouvernement, dans un communiqué lu sur les antennes de la radio Centrafrique ce jeudi soir, se dit choqué, et condamne fermement cet acte criminel.

Affaire à suivi.

 

Copyright2020CNC.

 

RCA :Attaque contre les éleveurs dans la localité de Ndjoukou, deux morts et des blessés.

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Sibut (République centrafricaine) – L’attaque a eu lieu ce mercredi 5 février dans la commune de Galabadja, situé dans la sous-préfecture de Ndjoukou, au centre de la République centrafricaine.

 

Selon les premiers éléments d’information recoupés par CNC, les faits se sont produits ce mercredi 5 février alors que les victimes étaient en pâturage dans la commune de Galabadja, située dans la préfecture de Kémo.

Tombés dans un guet-apens, les quatre éleveurs ont été pris sous les deux feux des assaillants. Le bilan fait état de deux éleveurs assassinés, deux autres blessés, tandis que 9 de leurs ânes ont également été tués et des bœufs emportés par les assaillants.

Selon les témoignages des populations locales, ces derniers temps, dans la localité de Ndjoukou, les attaques sont récurrentes contre les éleveurs. D’ailleurs, 24 heures plutôt, au village Badja, situé à environ 50 kilomètres de Kouango sur axe Bianga-Ngakobo, un jeune s’est furtivement introduit chez les éleveurs pour les dépouiller. Surpris, le brigand sort sa machette et blesse grièvement  cinq de ses victimes, dont l’une est grièvement atteinte et transférée au centre de santé de Rendekouzou dans la localité.

 

Copyright2020CNC.

Aucun représentant du FPRC à la célébration du  premier anniversaire de l’APPR-RCA.

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abdoulaye hissen à gauche et noureddine adam à droite

 

C’est claire, ni Abdoulaye Hissen Ramadan, Président du Conseil National de Défense et de Sécurité (CNDS), ni Noureddine Adam, Président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC)  ne participeront pas à la célébration du premier anniversaire de la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), organisée à Bangui, capitale de la RCA, ce jeudi 6 février 2020.

Les raisons évoquées, lisez la lettre du Noureddine Adam au premier ministre Firmin NGRÉBADA pour en savoir d’avantage.

 

A son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Bangui

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

L’évolution et la transformation de la nature et de la forme de la crise centrafricaine interrogent le schéma adopté dans le processus qui a abouti à l’APPR-RCA, tel que négocié à Khartoum, du 24 janvier au 05 février 2019, et signé à Bangui, le 06 février 2019. Il ne s’agit pas de remettre en question l’APPR-RCA mais de réfléchir sur la suite à donner à l’APPR- RCA, un an après sa signature, afin d’éviter le désastre ; c’est-à-dire le « Missa pro defunctis » de l’APPR-RCA. Il est donc nécessaire de faire un bilan annuel des avancés et des échecs de l’APPR-RCA et d’en tirer des leçons.

J’aurais souhaité participer en personne à cette grand-messe pour souligner, réaffirmer et témoigner mon engagement en faveur de la paix et mon adhésion totale et sans détours au processus de paix en cours, tel que codifié dans l’APPR-RCA. Malheureusement, les contingences ne m’autorisent pas d’être présent. C’est ainsi que j’ai mandaté le Général Abdoulaye Issène Ramadane, Président du Conseil National de Défense et de Sécurité (CNDS), pour me représenter.

Cependant, j’ai le regret de vous annoncer que, en raison des impondérables de dernière minute, le Général Abdoulaye Issène Ramadane ne pourra pas également être présent à la réunion de demain, le 06 février 2020. Qu’à cela ne tienne, je tiens à souligner ma solidarité et celle du FPRC à toute initiative de recherche des solutions pour que l’APPR-RCA ne tombe pas dans la désuétude. J’ai la profonde certitude que l’APPR-RCA constitue un espoir pour une issue viable vers la paix et, de ce fait, une opportunité que doivent saisir tous les acteurs engagés pour la paix en République Centrafricaine. Je tiens également à souligner que nos contributions, nos avis et nos suggestions ont été exprimés sans réserve dans des communications diverses et variées adressées au Président de la République, Chef de l’Etat ; aux Garants et au facilitateur de l’APPR-RCA ; lesquelles communications demeurent, malheureusement, sans suites. Je compte donc sur votre sagesse et votre sens de responsabilité pour apporter des réponses appropriées et satisfaisantes à nos doléances.

Dans l’espoir que cette réunion parviendra à atténuer les tensions actuelles dues aux retards enregistrés dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA, je vous remercie de votre aimable compréhension et vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 

 

 

Le 1er Vice-Président

Général Noureidine ADAM

 

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Coronavirus: la Guinée équatoriale fait un don de 1,8 million d’euros à la Chine

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Coronavirus: la Guinée équatoriale fait un don de 1,8 million d’euros à la Chine

Malabo (Guinee Equatorial) – 5 févr. 2020 22:46

Décidé en conseil des ministres, ce don est une marque de “soutien et de solidarité à la Chine”, est-il écrit dans un communiqué publié sur son site internet.
Ce pays pétrolier d’Afrique centrale, qui compte 1,3 millions d’habitants, entretient des liens économiques forts avec Pékin, depuis qu’il s’est lancé dans une politique de grands travaux avec les revenus de l’or noir. En dépit d’un revenu par habitant parmi les plus élevés d’Afrique, en Guinée équatoriale, une majorité de la population reste pauvre.
Le coronavirus, apparu en décembre dans la ville de Wuhan, au centre de la Chine, a déjà tué 490 personnes dans ce pays, selon le dernier bilan quotidien de Pékin, qui a aussi fait état de plus de 24.300 contaminations dans le pays.
Afin d’empêcher toute propagation du coronavirus en Guinée équatoriale, le gouvernement avait décidé fin janvier de placer systématiquement en quarantaine pour une durée de 14 jours toutes les personnes en provenance de Chine entrant sur son territoire.
Depuis cette date, 25 personnes ont été placées à l’isolement, selon le Comité national de lutte contre le coronavirus.

Avec AFP/VOA

Les Tchadiens accusent l’UE de financer une dictature

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Les Tchadiens accusent l’UE de financer une dictature

Ndjamena (Tchad) – 5 févr. 2020 22:37

A l’origine de l’aide : la promesse d’un dialogue ?
De sources proches du dossier, l’une des raisons de cette aide budgétaire est la libération du Secrétaire général de la Convention tchadienne pour les droits humains, Mahamat Nour Ibedou. Mais il y a aussi la promesse de la reprise du dialogue politique entre pouvoir et opposition.
Ces informations sont pourtant démenties par le ministère  tchadien de l’Economie et de la planification du développement, par le biais d’une réponse écrite adressée à notre rédaction : “Le décaissement de l’appui budgétaire n’est pas lié à la libération de Mahamat  Nour  Ibedou. Il est lié à la réalisation des indicateurs de performance en matière de gestion des finances publiques et au dialogue politique ouvert et inclusif entre le gouvernement et la société civile tchadienne.”
L’UE ferme les yeux sur les violations des droits de l’Homme 
Des arguments que conteste l’activiste Djeralar Miankeol, plusieurs fois emprisonné par le régime de N’Djamena. Pour lui, la promesse d’une reprise du dialogue politique est une plaisanterie.
“Mais quel dialogue politique ? Quel dialogue politique avec qui ? Est-ce qu’il y a une opposition ? Je ne comprends pas cet argument. Mais si c’est vraiment pour les questions de droit de l’Homme au Tchad, aujourd’hui je n’ai jamais vu une situation aussi déprimante que celle qui prévaut.”
La mise à disposition de la somme octroyée par Bruxelles se fera lors de prochaines discussions entre le président Idriss Déby et l’Union européenne, en marge du sommet de l’Union africaine prévu le 9 février. 
Pour d’autres citoyens tchadiens interrogés, l’Union européenne ignore les nombreux cas de violations des droits humains en soutenant financièrement le gouvernement tchadien.
Des critiques auxquelles réagit la Commission européenne, également par écrit. Si Bruxelles se réjouit de la libération de l’activiste Mahamat Ibedou, l’exécutif européen insiste sur le fait que l’appui budgétaire est une partie intégrante du programme de coopération avec le Tchad.
“Le respect des droits humains est une valeur universelle et une priorité pour l’UE.  Ce décaissement a été accordé suite à l’atteinte, par le gouvernement tchadien, d’un nombre de résultats en 2019 dans le cadre d’un programme d’audit concernant les domaines des politiques sociales et de développement du Tchad. En général, l’appui budgétaire est un appui à l’Etat. Ce n’est pas un soutien à une coalition politique.”
Mahamat nour Ahmat Ibedou, secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme
Déclarations d’intention 
Thomas Dietrich, journaliste et spécialiste du Tchad s’interroge cependant sur la politique d’aide au développement de l’Union européenne. Il estime que Bruxelles soutient non pas les peuples mais plutôt les dictateurs en Afrique.
“J’adore les déclarations d’intention qui disent que nous sommes très préoccupés par la situation des droits de l’homme dans tel ou tel pays. Mais derrière on se rend compte qu’en fait la realpolitik continue. On le voit au Tchad mais aussi au Gabon. Il y a de l’argent qui a été débloqué par Bruxelles pour construire des écoles mais celles-ci n’ont jamais été construites. Et que fait l’Union européenne ? Elle n’a jamais réclamé cet argent. C’est-à-dire qu’on finance des dictatures en sachant très bien que cet argent va être détourné et pourtant on continue.”
De son côté, le Réseau européen pour l’Afrique centrale accuse l’Union européenne d’avoir une position ambivalente sur les violations de droits humains cette fois au Rwanda. Bruxelles a en effet financé, l’an dernier, un projet de 900 millions de francs rwandais pour soutenir des projets agricoles.

Avec DW français

RCA : Les garants de l’APPR communiquent sur son premier anniversaire.

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Centrafrique.com/bangui-cnc-paraphe-a-khartoum-soudan-et-signe-definitivement-le-mercredi-9-fevrier-2019-au-palais-de-la-renaissance-a-bangui-le-contenu-de-laccord-de-paix-de-khartoum-nen-fini/ceremonie-signature-dialogue-de-khartoum-a-bangui-au-palais/” rel=”attachment wp-att-26468 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Cérémonie de la signature définitive de l'accord de Khartoum au palais de la renaissance à Bangui en Centrafrique.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Les garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine ont lancé, ce jeudi 6 février 2020, un communiqué conjoint pour commémorer le premier anniversaire de la signature dudit accord.

Sur l’initiative de l’Union africaine, et soutenu par l’Organisation des nations unies (ONU), de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et des pays partenaires, un accord de paix avait été paraphé à Khartoum, au Soudan, et signé à Bangui le 6 février 2019, pour la huitième fois en moins de 10 ans, entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés qui sévissent sur son territoire.

À cet égard, l’Union africaine (UA), la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Organisation des Nations unies (ONU), se félicitent dans un communiqué des efforts entrepris par les partis signataires dans la mise en œuvre de l’Accord, des progrès accomplis, et réaffirment leur soutien indéfectible à la mise en œuvre intégrale de l’Accord.

 

Nous saluons l’engagement renouvelé du Président de la République, Faustin Archange TOUADERA et de son Gouvernement en faveur de la paix, ainsi que les efforts déployés par toutes les parties prenantes qui illustre l’importance vitale de la mise en œuvre de l’Accord. Nous sommes toutefois préoccupés par les retards dans la mise en œuvre de certaines priorités essentielles de l’Accord, conçues pour consolider la stabilisation du processus de paix.

L’Accord demeure la seule voie viable vers une paix durable en République centrafricaine. A cet égard, nous appelons tous les signataires à respecter pleinement leurs engagements au titre de l’Accord. Nous encourageons également le peuple centrafricain, y compris les partis signataires et non signataires, les acteurs politiques, la société civile et les associations de femmes et de jeunes, à continuer de soutenir la mise en œuvre de l’Accord, le retour à une paix durable et à la stabilité en RCA.

Nous réitérons notre condamnation ferme de tous les actes de violence qui continuent d’entrainer des pertes en vies humaines, des blessés et des mouvements de personnes déplacées internes ainsi que de dégâts matériels. Nous lançons un vibrant appel à l’attention des signataires et des non-signataires de l’Accord pour la cessation définitive des violences, le respect scrupuleux de l’Accord et rappelons que toute entrave à l’Accord exposera ses auteurs à des mesures appropriées prises par les 3 organisations, conformément à l’Article 35 de l’APPR-RCA. Nous réitérons notre attachement au dialogue, seule voie vers la paix véritable et demandons instamment à toutes les parties d’utiliser les mécanismes de résolution des différends prévus par l’Accord.

Nous rappelons avec insistance que toute attaque contre les populations civiles, le personnel des Nations unies et les travailleurs humanitaires peut faire l’objet de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international.

Nous saluons les reformes en cours du système judiciaire, contribuant à lutter contre l’impunité. A cet égard, Nous appelons la communauté internationale à poursuivre son soutien multiforme et continu à la Cour pénal spécial, afin de tenir pour responsables les auteurs de violations des droits de l’homme, d’abus et d’actes criminels et exhortons les autorités centrafricaines à rendre rapidement opérationnel la Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparations afin que les victimes de la crise ne soient pas oubliées et leur voix entendue.

Nous appelons instamment à la promotion de l’inclusion et à l’adoption des lois sur la décentralisation afin de remédier aux inégalités affectant les communautés et les régions et assurer leur pleine participation à la vie politique, économique et sociale de la nation.

Nous appelons tous les acteurs à œuvrer pour que les élections présidentielles et législatives prévues en décembre 2020-2021 se tiennent à bonne date. Nous confirmons notre détermination à œuvrer pour que ces élections soient libres, transparentes et pacifiques. Dans ce même esprit, nous réaffirmons que toute velléité de saper le processus électoral ne sera pas tolérée et qu’il n’y aura d’autre alternative démocratique que la tenue effective des élections en 2020, conformément au calendrier électoral. A cet égard, nous appelons à l’adoption rapide d’un code de conduite électoral. En outre, nous lançons un appel à la communauté internationale pour une forte mobilisation autour du financement et l’appui multiforme aux élections de 2020- 2021 en RCA. Nous notons avec satisfaction une baisse significative des actes de violences sur l’ensemble du territoire depuis la signature de l’Accord et nous nous félicitons des progrès accomplis dans le rétablissement de l’autorité de l’État, notamment le redéploiement effectif et progressif de l’administration civile, y compris l’État de droit, ainsi que des forces de défense et de sécurité intérieure. Nous demandons aux autorités centrafricaines, avec l’appui de la communauté internationale, de veiller à ce que ces déploiements soient durables et à ce que les représentants de l’État agissent conformément à leurs rôles et responsabilités. L’État doit agir en tant qu’agent de stabilité et ne pas alimenter les divisions, en particulier dans le contexte électoral. Nous saluons donc en particulier les efforts déployés dans tout le pays pour régler les conflits intercommunautaires et rapprocher les communautés. Nous exhortons en outre toutes les parties à opérationnaliser sans délai les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) dans tout le pays, et à progresser dans le domaine du DDR, tout en veillant à ce que les forces de sécurité soient représentatives du peuple centrafricain.

Nous nous félicitons de la réactivation des commissions mixtes bilatérales entre la République centrafricaine et le Cameroun, la République du Congo et le Tchad. Nous soulignons l’importance d’une collaboration similaire avec les autres pays voisins et appelons les pays de la région à s’engager pleinement et à soutenir la République centrafricaine.

Nous réaffirmons la détermination de la communauté internationale à s’opposer à toute atteinte au processus de paix et à l’Accord dans lequel le peuple centrafricain s’est investi et qui répond à ses aspirations de paix, de sécurité, de justice et de réconciliation nationale.

Nous continuons d’exprimer notre plein soutien et notre appréciation à la Minusca dans les efforts qu’elle déploie pour utiliser tous les moyens nécessaires à la mise en œuvre de son mandat, notamment la protection des civils. Nous appelons chacun à soutenir pleinement la MINUSCA.

En tant que Garants et Facilitateur de l’accord, nous réaffirmons notre engagement constant à travailler ensemble pour le succès dudit Accord.

Nous appelons les autres Facilitateurs à apporter un soutien durable et appui multiforme déterminant au processus de paix en RCA. La paix et la stabilité de la République centrafricaine et de la région sont inextricablement liées. Nous exprimons notre reconnaissance aux partenaires internationaux pour le soutien qu’ils apportent à la République centrafricaine, notamment pour la mise en œuvre de l’Accord, et nous les exhortons à concrétiser les projets de développement pour lesquels ils se sont engagés.

Les Centrafricains n’ont d’autre choix que la paix, gage d’un développement socio-économique véritable au bénéfice des populations qui n’ont que trop souffert du conflit. Le chemin vers la paix n’est jamais facile. Mais avec de la détermination nécessaire, elle peut prendre racine, s’épanouir et répondre aux aspirations légitimes de tous les Centrafricaines et les Centrafricains

 

Les cheffes des groupes armés, invités pour le premier anniversaire de l’APPR, sont arrivées à Bangui.

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De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Invités par le gouvernement centrafricain à prendre part à la cérémonie du premier anniversaire de la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), plusieurs chefs rebelles sont arrivés ce mercredi après-midi à Bangui, capitale de la RCA.

 

Mahamat Alkhatim, leader du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ), et Abbas Sidiki, du mouvement retour, réclamation et réhabilitation (3R)  sont déjà présents à Bangui depuis quelques heures. Tandis que Abdoulaye Hissen, chef d’État major de CNDS, Noureddine Adam, patron du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) ne sont pas encore arrivés à Bangui, selon une source proche du gouvernement.

L’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine, signé le 6 février 2019 à l’initiative de l’Union africaine, soutenue par les Nations unies et les partenaires internationaux de la RCA, fêtera son premier anniversaire ce jeudi 6 février 2020 en présence des chefs des groupes armés et des représentants des garants.

Pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la célébration du premier anniversaire dudit accord sera axée sur le « défi  du pays », et compte énormément sur les partenaires et pays amis de la RCA pour le mettre en œuvre, a-t-il estimé.

Même si l’objectif du gouvernement était de rendre très rapidement la paix tangible sur l’ensemble du territoire national, plusieurs obstacles restent à franchir, notamment du côté des groupes armés qui ont leur propre agenda que celui du gouvernement.

Sur le terrain, notamment dans les villes de province, les groupes armés continuent malheureusement de se battre, soit avec les éléments des forces armées centrafricaines (FACA), soit entre eux pour des raisons difficilement compréhensibles pour le peuple centrafricain. Ce qui pousse d’ailleurs certains leaders de l’opposition démocratique à sévèrement critiquer ce fameux accord de Khartoum qu’ils qualifient d’un « tremplin pour les chefs rebelles».

 

Copyright2020CNC.

RCA : Bambari, un corps sans vie retrouvé sous le pont de l’Ouaka.

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Centrafrique.com/pont-de-la-ouaka-par-cnc-le-19-janvier-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pont de la Ouaka, à la sortie sud de Bambari, le 19 janvier 2019. Photo CNC / Bertrand Yékoua.
Pont de la Ouaka, à la sortie sud de Bambari, le 19 janvier 2019. Photo CNC / Bertrand Yékoua.

 

Bambari (République centrafricaine) – Il s’agit d’un homme, père d’une famille  dont l’identité est en cours de vérification par les forces de l’ordre, a-t-on appris de source proche du dossier.

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis par le service de la gendarmerie auprès de sa famille, la victime aurait quitté son domicile très tôt ce matin aux environs de 3 heures, laissant derrière lui sa femme et ses enfants, sans pour autant leur préciser sa destination.

De profession artisan, l’homme travaille aussi comme gardien de nuit, et habite Bornou, un quartier de Bambari à majorité peule, contrôlée par les combattants rebelles de l’UPC. Son corps inerte a été retrouvé par les passants très tôt ce matin sous le pont de la Ouaka, un secteur contrôlé par les miliciens Anti-Balaka.

Plusieurs hypothèses ont été développées par les enquêteurs, dont celle du meurtre prémédité, ou encore d’une tentative de braquage qui aurait mal tourné.

En tout cas les enquêtes sont en cours pour tenter de déterminer avec exactitude les circonstances de cet acte criminel.

 

Bertrand Yékoua

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“Le problème centrafricain, c’est un problème d’Etat” (Antoinette Montaigne)

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L’ex-ministre Antoinette Montaigne. CopyrightDR

 

 

Bangui (République centrafricaine) – L’avant-projet de loi sur la création de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR) a été remis fin janvier au président, Faustin Archange Touadera. Elle sera examinée et adoptée par l’Assemblée nationale. Antoinette Montaigne, ministre de la Réconciliation, au moment de la création de la commission estime que celle-ci est la seule solution pour « sauver la Centrafrique ».

 

DW : Madame Antoinette Montaigne, vous êtes ancienne ministre de la Communication et de la Réconciliation en Centrafrique et ancienne porte-parole de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. En ce moment, en Centrafrique, il est question de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Le décret est maintenant soumis à l’appréciation du président. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Antoinette Montaigne : La Commission vérité et réconciliation fait partie des mécanismes de construction de la paix que moi en tant que ministre de la Communication et de la Réconciliation de la République centrafricaine, j’ai mis dans la stratégie. Il s’agit des trois phrases-clés de la construction populaire de la paix : la première, ce sont les consultations populaires à la base. La deuxième, c’est le Forum national de Bangui et la troisième, c’est la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. La Commission est le seul chemin, la seule porte pour sauver la République centrafricaine et sa population qui souffre.

C’est quoi, cette commission? C’est le droit de la population dans la troisième phase de la construction populaire de la paix d’obtenir une analyse ensemble. Avec la philosophie qu’il ne faut pas forcément punir les gens. L’objectif étant de savoir pourquoi les fondations de l’Etat centrafricain sont aujourd’hui rongées par les termites. Si les fondations sont rongées par les termites, on ne pourra pas bâtir une société qui tienne debout. Ce mur porteur qui est érodé par les termites va s’effondrer !

Le problème centrafricain, c’est un problème d’Etat, et ce n’est pas un hasard que l’Etat est réduit à 30% du territoire aujourd’hui. Donc c’est la question de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Les groupes armés sont un des aspects de la Commission vérité. Mais il y a la pauvreté qui est importante. Il y a les injustices créées par le conflit. Il y a beaucoup de Centrafricains qui sont au Cameroun, au Tchad, en RDC, en République du Congo, etc.

 

DW : Mais soyons concrets : où en êtes-vous avec la paix en Centrafrique ?

 

Antoinette Montaigne : La paix en Centrafrique est articulée essentiellement autour de l’accord de Khartoum. L’accord de Khartoum, c’est l’accord entre l’Etat et les groupes armés. Mais le reste de la population ne participe pas. Alors que le reste de la population, tous les Centrafricains, sont victimes. Ceux qui sont maintenant à l’étranger, qui ont fini leurs études, qui ne peuvent pas rentrer – ce sont des victimes parce qu’ils craignent pour leur sécurité. Ceux qui ont fui, qui sont au Tchad, en RDC, au Cameroun, au Soudan ou ailleurs – ce sont des victimes. Ceux-là même qui ont perdu tout leur bétail, les éleveurs centrafricains, ce secteur qui s’est effondré – ce sont des victimes. Et donc le rôle de la Commission vérité est vraiment de pacifier cela. Et de demander à chacun de dire : qu’est-ce que vous avez subi en tant que citoyen dans votre pays et qu’est-ce que vous voulez que l’Etat fasse pour vous? Et c’est avec ça que tout le monde sera mis d’accord.

 

DW : Et comment cela va se passer ? C’est comme les tribunaux traditionnels “gacaca” au Rwanda? Comme la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud? Comment ce sera très concrètement ?

 

Antoinette Montaigne : Je pense qu’il faut ouvrir dans chaque quartier des listes de citoyens qui ont besoin de s’exprimer à la Commission vérité. Il faut ouvrir dans les ambassades et les consulats de Centrafrique à l’étranger des listes pour que les personnes qui veulent s’exprimer, s’expriment. Il faut ouvrir dans les pays étrangers, où il y a des réfugiés centrafricains, les listes de personnes qui veulent s’exprimer à la Commission Vérité. Comme ça, on fera un ensemble de questions qui se rapportent au même sujet et on va permettre maintenant à cette instance qu’est la Commission vérité de pouvoir appeler des personnes qui souhaitent s’exprimer, en mettant la liste de ces personnes-là. Même s’il n’y a pas tout le monde, que ces personnes se regroupent d’une manière ou d’une autre. On a maintenant les réseaux sociaux pour permettre de faire des conférences par villes, par pays, etc. Et que ces éléments-là puissent rentrer aussi dans la mémoire nationale pour permettre aux historiens d’écrire l’histoire de cette page sombre. Cette passerelle doit se faire pour que les populations retrouvent confiance dans leur pays et retrouvent confiance en l’Etat.

 

DW : En quoi cette commission sera différente de la Cour pénale spéciale qui existe déjà ?

 

Antoinette Montaigne : La Cour pénale spéciale va parler des questions d’enquête qui sont assez difficiles dans un pays chaotique. Une grande partie des victimes n’est pas au pays : au Cameroun, il y a plus de 250.000 Centrafricains, au Tchad, il y en a des dizaines de milliers. Partout dans le voisinage, nos voisins sont obligés de porter leurs frères en détresse. Donc vous voyez que là, si on doit faire des procédures de justice, tous les Centrafricains qui sont aujourd’hui en vie, seront morts. Dans 100 ans, on n’aura pas fini. Donc la Commission vérité, c’est un moment qu’il faut ouvrir. Après, il faut agir par priorité mais il ne faut pas la fermer tant que les gens n’ont pas fini de parler.

 

DW : Si je peux essayer de formuler ça autrement : la Cour pénale spéciale, c’est pour les gros poissons, donc les groupes armés. Et la Commission serait vraiment pour le citoyen lambda à qui on a fait du tort pendant la crise ?

 

Antoinette Montaigne : Vous avez tout compris : c’est le citoyen lambda. Mais il est aussi important que le peuple sache dans quel Etat on vit. Autrefois, on avait un Etat en République centrafricaine ! Il y avait la sécurité, il y avait la cordialité, il y avait la solidarité. Les Tchadiens venaient en Centrafrique, les Soudanais venaient, tout le monde venaient et on allait les voir, nos frères et sœurs, il n’y avait pas de problème. Aujourd’hui, on a une crise où l’Etat fonctionne moins bien. Ce n’est pas pour rien que l’Etat est réduit à 30% du territoire.

Donc la commission vérité, c’est la question de l’Etat en Centrafrique. Pourquoi l’Etat n’existe plus en province ? Pourquoi l’Etat est devenu tellement faible que les groupes armés font la loi ? Pourquoi l’Etat n’est plus capable de protéger les citoyens? Pourquoi les citoyens qui sont partis ne peuvent pas revenir chez eux ? Pourquoi les secteurs aussi importants que les transports en commun ont disparus? Pourquoi l’élevage, qui est un secteur très important, a été décimé ? Pourquoi il n’y a-t-il pas de route pour aller secourir les gens sur le plan humanitaire? Pourquoi et pourquoi et pourquoi… Donc ce sont ces pourquoi-là qui doivent nous mobiliser. Ce n’est pas la question de personnes. Je pense évidemment que les présidents des Assemblées nationales doivent venir témoigner. Les anciens Premiers ministres doivent venir témoigner, c’est eux qui ont été les chefs de gouvernement. Les gens simples doivent aussi témoigner pour dire pourquoi l’Etat est réduit à la portion congrue. Et je répète que ce n’est pas la peine de penser à sanctionner les gens. On veut une pédagogie de l’Etat dans les rapports entre l’Etat et les citoyens.

 

DW : Merci beaucoup madame la ministre

 

Antoinette Montaigne : C’est moi qui vous remercie.

 

L’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine a été signé le 6 février 2019, donc demain, il y a un an, à Bangui par le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. C’était à la suite de pourparlers menés à Khartoum, capitale du Soudan, sous les auspices de l’Union africaine (UA) et avec l’appui des Nations unies.

 

Interview réalisée par DW français.

Un mandat d’arrêt émis contre Jacob Zuma pour non-comparution au tribunal

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Un mandat d’arrêt émis contre Jacob Zuma pour non-comparution au tribunal

Prétoria (Afrique du Sud) – 4 févr. 2020 21:22

Il est reproché à l’ancien président Jacob Zuma son absence mardi à son procès pour corruption qui a été suspendu jusqu’au 6 mai prochain.
L’Etat a demandé au juge Dhaya Pillay de la Haute Cour de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre de Zuma.
L’équipe juridique de l’ancien chef d’Etat a présenté un dossier médical pour solliciter l’absence de son client au procès de Pietermaritzburg.
La défense de Zuma a signalé que son client était absent du pays depuis le 23 janvier pour des soins médicaux à l’étranger.
Billy Downer, le procureur de la République, a demandé à la défense de fournir plus de clarifications sur la maladie de l’ancien chef d’Etat.
Pour toute réponse, l’avocat de Zuma, Dan Mantsha, a déclaré que son problème de santé relevait de la sécurité nationale, puisque son médecin était attaché à l’armée.
“Il est absurde pour l’État de douter de l’admissibilité de la note médicale tamponnée par notre propre responsable militaire”, a plaidé l’avocat Mantsha.
En revanche, l’Autorité nationale des poursuites (NPA) a fait valoir que sa “note de maladie” était irrecevable parce que la date qui y figurait semblait avoir été modifiée.
Le mandat, accordé par le juge Dhaya Pillay, n’entrera en vigueur que si le tribunal détermine que M. Zuma a donné de faux témoignages sur son état de santé ou ne se présente pas au tribunal le 6 mai.
L’ancien président sud-africain est poursuivi pour 16 chefs d’accusation, dont la fraude, la corruption et le racket.
Il aurait reçu 783 paiements en 1999 pour protéger la société française d’armement Thales d’une enquête sur un marché d’armes de plusieurs milliards de rands.
Ces pots-de-vin auraient été reçus par l’intermédiaire de son ancien conseiller financier Shabir Shaik, qui a lui aussi été condamné pour les mêmes crimes.

Avec BBC Afrique

Elections au Cameroun : les populations fuient les villages anglophones

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Elections au Cameroun : les populations fuient les villages anglophones

Yaoundé (Cameroun) – 4 févr. 2020 21:16

Les commodités n’existent pas ici. L’homme nous conduit derrière ce bâtiment en construction, où il montre un ruisseau couvert d’algues et autres détritus urbains :
“Nous utilisons cette eau pour cuisiner, et pour nous laver. Mais quand nous avons soif, nous allons très loin chercher de l’eau fraîche.”
Suite à la crise anglophone, ils sont plusieurs centaines de déplacés internes à vivre ainsi, dans différents quartiers de la ville balnéaire de Limbe. 
Ces derniers jours, les arrivées dans cette ville sont massives. Les populations désertent les villages de l’arrière-pays, au fur et à mesure qu’approche le double scrutin du 9 février prochain. Ketcha Chi Derrick, un habitant de Limbe, témoigne :   
“Les gens sont en train de fuir leurs villages, abandonnant leurs maisons. Et quand ils restent ici, ils n’ont rien à manger. Ils n’ont pas où dormir. Et ils sont bloqués.”
La peur gagne les populations
Evoquant les élections législatives et municipales, Ketcha Chi Derrick poursuit :
“Les gens ont très peur, peur d’aller même vaquer à leurs activités quotidiennes. Plus encore, pour les élections qui approchent, les gens ont peur de sortir ce jour-là pour voter.”
Le propriétaire de l’immeuble est débordé et dépassé par les événements. Il se dit ruiné par la présence des personnes déplacées internes qui occupent son immeuble :
“Ils sont venus, je suis allé dans ma plantation pour récolter de la nourriture, récolter du plantain, récolter de l’igname, chercher un peu d’argent, acheter du poisson séché à Down Beach, et leur donner. Maintenant, je n’ai plus d’argent.”
Face à ce flux de populations dans la petite ville de Limbe, et l’imminence du double scrutin du 9 février, les autorités déploient des moyens militaires sur le terrain. 
Pas un kilomètre sans un dispositif sécuritaire : soldats armes au poing, véhicules militaires en patrouille, dressant des mitraillettes et des rubans de munitions sur leurs toits.  

Avec DW français