dimanche, septembre 13, 2026
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RCA : congrès du MCU, la pression monte sur les fonctionnaires

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Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). La mise en œuvre effective des instructions du secrétaire exécutif du mouvement Cœurs-unis, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji,  et du Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, sur les préparatifs du congrès de leur parti, le MCU, inquiète sérieusement les fonctionnaires de l’État. Pourquoi ?

 

Prévu pour la deuxième quinzaine de ce mois de septembre 2020, l’appel  pour la mobilisation des fonds nécessaires à l’organisation du congrès du mouvement Cœurs-unis lancé par son Secrétaire Exécutif, le Professeur Simplice Mathieu SARANDJI, occupent une large partie de débats au sein dudit parti.

Aujourd’hui, les cadres du MCU, le parti présidentiel, se félicitent de la réussite de cette opération grâce aux militants et militantes qui, dans la stricte observation des délais, ont honoré la totalité de leur engagement, même si certains n’ont pas atteint le minimum exigé par le parti. Or, d’après notre enquête, les fonds mobilisés par le MCU auprès de ses militants proviennent en grande partie des fonctionnaires de l’État, particulièrement les nouveaux intégrés de la dernière promotion. Ils auraient été contraints de cotiser le montant exigé par le parti, même si certains ne sont pas des militants dudit mouvement politique.

Plusieurs d’entre eux se sont rapprochés de la rédaction pour se plaindre du comportement des cadres du MCU au sein de leur département respectif.

Alors, d’aucuns se demandent si c’est vraiment légal que le parti au pouvoir oblige les fonctionnaires, et utiliser les moyens de l’État pour ses opérations électorales ?

Joints au téléphone, les cadres du MCU n’ont pas voulu commenter ces allégations portées contre leur mouvement politique.

Rappelons que le congrès du mouvement cœurs unis est prévu pour le 17 septembre 2020, et le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, à la fin, sera investi candidat officiel à la présidentielle du 27 décembre 2020.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique, responsable du bureau d’analyse et d’investigation du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

RCA : manifestations des habitants de Boeing et de Cattin suite à l’assassinat d’un jeune moto – taximan

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Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

Bangui, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit du mercredi à jeudi, les habitants des quartiers Boeing et de Cattin sont sortis en masse pour manifester leur mécontentement suite à l’assassinat d’une jeune moto – taximan par des hommes en armes non identifiés, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon les témoins de la scène interrogés par la rédaction, l’acte criminel a eu lieu vers 20 heures et demie devant l’ancien Bar « Air Catin », situé non loin du foyer catholique. Les criminels auraient utilisé un stratagème  peu commune. À en croire à leur témoignage, quelques minutes plutôt,  une jeune fille dont l’identité n’est pas connue, sortait aux abords de la route devant l’ex-bar Air Catin comme si elle attendait quelqu’un. De passage, le jeune moto – taximan s’arrêtait à quelques mètres d’elle. On ignore leur conversation à cet instant. Quelques secondes plus tard, selon les mêmes témoins, un homme armé est sorti de l’obscurité et tire sur le moto – taximan à plusieurs reprises. La victime tombe au sol et succombe de ses blessures sur le champ.

Pendant ce temps, les présumés criminels s’emparent de sa moto et s’éclipsent dans la nature. Poursuivis en motos par un groupe des jeunes du coin, les assaillants ont pénétré, selon leur témoignage, dans le quartier des « Moudjahidines », vers KM5, et réputé  très dangereux la nuit.

Durant plusieurs heures, les jeunes sont sortis nombreux dans les rues et bloquent les circulations dans le coin. L’axe KM5 – Catin a été bloqué par les manifestants qui ont incendié des pneus et crient leur colère contre les forces de l’ordre qui ont leur poste de contrôle à quelques mètres du lieu du crime.

Déployés sur places, les policiers et gendarmes n’ont plus de choix que d’observer les manifestants qui étaient très nombreux cette nuit.

Le corps de la victime, transporté par des jeunes de Catin et Boeing, se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire.

Rappelons que ce dernier temps, les populations de Boeing et Catin déplorent la recrudescence des actes de braquage dans leur secteur, surtout la nuit. Les forces de l’ordre, installées dans le coin, ne sont que visibles  le jour pour racketter les usagers de la route, puis disparaissent la nuit, selon les jeunes du quartier  Catin interrogés par la rédaction du CNC.

 

Anselme Mbata

Journaliste, responsable équipe accident et faits divers du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

Flash info : Bangui, braquage d’un véhicule de la Croix-Rouge néerlandaise au centre-ville

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le véhicule, de marque Toyota Land-Cruiser, appartenant à la Croix-Rouge néerlandaise, a été braqué ce mercredi 9 septembre au centre-ville de Bangui par un groupe de trois assaillants activement recherchés par les forces de l’ordre.

 

Selon nos informations, la scène a eu lieu vers 21h30 à quelques mètres du lycée Charles de Gaulle, en face de l’école Sainte-Thérèse, située derrière la cathédrale Notre-Dame d’Immaculée Conception de Bangui.

Les assaillants, au nombre de trois, habillés en tenue des forces de l’ordre, ont intimé l’ordre au conducteur de s’arrêter. Croyant avoir affaire aux éléments des FSI, le conducteur s’arrête, et les malfaiteurs lui auraient intimé l’ordre de descendre avant de s’emparer du véhicule à destination inconnue.

Pour l’heure, les services de la police et de la gendarmerie lancent un appel à témoin afin d’identifier et interpeller les suspects qui sont encore dans la nature avec leur butin.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste, responsable de l’équipe d’accident et justice du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

Flash info : les DG de la radio et de la télévision suspendus par le ministre Kazagui

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Bangui, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le Directeur général de la télévision nationale, Monsieur Alfred Ngoe-bengué, et son collègue de la radio nationale, Monsieur Jésus Tarcile Bomongo, sont suspendus par le ministre de la Communication et des Médias, Monsieur Ange Maxime Kazagui. Motifs évoqués, refus d’obtempérer; insubordination à l’égard de la hiérarchie et  mauvaise manière de servir.

Lors d’une double conversation téléphonique avec le Directeur général de la télévision nationale, Monsieur Alfred Ngoe-bengué  , et son collègue de la radio nationale, monsieur Jésus Tarcile Bomongo, le ministre de la communication et des médias, Monsieur Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement, a le regret de leur annoncer qu’ils sont respectivement suspendus  de leurs fonctions pour une durée de 3 mois, en ce qui concerne le DG de la télévision, et 2 mois, pour le DG de la radio. En ce sens, une décision a été notifiée aux intéressés ce mercredi après-midi.

Dans sa décision, le ministre de la communication Ange Maxime Kazagui accuse le Directeur de la télévision et son collègue de la radio  de plusieurs griefs, à savoir le refus d’obtempérer; insubordination à l’égard de la hiérarchie; mauvaise manière de servir.

Pendant la durée de leur suspension, les deux intéressés conservent le bénéfice de leurs allocations familiales conformément aux textes en vigueur.

Rappelons que le vendredi 4 septembre 2020,  une coalition des partisans du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA appelle à la démission du ministre Kazagui au Motif « qu’il serait la source des tensions au sein de son ministère. Il serait en conflit permanent avec ses collaborateurs », selon monsieur Zama Javon Papa, porte-parole de ladite coalition pro-régime.

Selon des sources au sein du ministère de la Communication, le ministre aurait accusé le DG de la télévision et son collègue de la radio d’être à l’origine de cet appel des partisans du chef de l’État.

Notons que le DG de la télévision et de la radio sont des militants du parti au pouvoir, le MCU.

Sur les réseaux sociaux, le Directeur de la télévision nationale, Monsieur Alfred Ngoe-dengue contre-attaque : «  ayez pitié de Maxime Kazagui, car il ne sait pas ce qu’il fait et ce qu’il dit », a-t-il déclaré.

Pour lui, sa suspension et celle de son collègue de la radio seraient tout simplement une provocation, car sa décision est tombée à la veille du congrès du parti au pouvoir, le MCU.

« À la veille du congrès du MCU, le ministre Kazagui suspend les DG de radio et de TVCA.   On ne sait pas ce qu’il a derrière la tête », a-t-il réagit

 

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : arrestation de Mahamat Zakaria, le procureur général Éric Didier Tambo réagit et prône la fermeté

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Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le procureur  général près la Cour d’appel de Bangui, le magistrat Éric Didier Tambo alias supra national a réagit à l’arrestation de l’autoproclamé colonel Mahamat Zakaria, Le numéro 2 de l’UPC à Mboki, interpellé par les éléments des forces de défense et de sécurité (FDSI) le vendredi 4 septembre dans la localité de Bangassou, au Sud-ouest de la RCA. Il prône la fermeté, et félicite les forces de l’ordre.

 

Selon le célèbre magistrat Éric Didier Tambo, Procureur général près la Cour d’appel de Bangui, le présumé a été interpellé dans la localité de Bangassou par les policiers centrafricains. Il serait recherché depuis plusieurs mois par la justice centrafricaine pour des présumés graves crimes qu’il aurait commis sur les paisibles citoyens centrafricains.

À lire aussi RCA : arrestation d’un important commandant de l’UPC par les FACA

 

D’après le magistrat Éric Didier Tambo,  le suspect serait à l’origine de l’enlèvement et séquestration de l’équipe médicale en mission de vaccination dans le Haut-Mbomou, mais également celui du député d’Obo 2   Albert Guinimonguimi.

Lire aussi : RCA : des agents recenseurs et de vaccination kidnappés par l’UPC de Darassa

 

Pour le procureur général, Mahamat Zakaria, le Comzone adjoint de l’UPC à Mboki sera transféré d’un moment à l’autre vers Bangui. Une procédure régulière sera dressée  à son encontre, et il doit répondre de ses actes dans les jours à venir devant la justice centrafricaine.

 

Anselme Mbata

Rédacteur en chef

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : présence massive des éléments de l’UPC à 3 kilomètres de la ville d’Obo

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Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Obo, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La présence d’une centaine des éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a été signalée ce mardi 8 septembre 2020 à moins de 4 kilomètres de la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême sud-est de la RCA.

 

Mardi 8 septembre, dans la matinée, deux jeunes cultivateurs, de retour chez eux à Obo, après avoir passé la nuit dans leur ferme, ont été interceptés par un groupe d’hommes lourdement armés à 3 kilomètres de la ville d’Obo sur l’axe Mboki.

Les assaillants, habillés en tenues de treillis militaire, identiques à celle des soldats FACA,  et coiffés de bérets rouges, ont été identifiés formellement comme des rebelles de l’UPC.

Interrogés, les deux témoins ont expliqué que parmi ces rebelles, seules une personne qui savait parler sango, la langue nationale, et les autres ne parlaient que peul. Ils auraient expliqué qu’ils rentraient à Mboki après avoir passé des mois aux frontières.

Finalement, on a compris à la fin que c’est la relève de l’UPC qui venait de passer à moins de 4 kilomètres de la ville d’Obo, laquelle sont basés un important détachement des soldats FACA et les Casques bleus de la Minusca.

À la fin, les deux jeunes ont expliqué que les assaillants auraient récupéré leur bicyclette pour aller transporter leur chef qui serait derrière et totalement fatigué. Mais qui est ce chef qui est plus fatigué que ces hommes ? Difficile à savoir. Mais des sources au sein de l’UPC ont indiqué que c’est l’autoproclamé général Hassan Guenderou qui est à la tête du contingent de l’UPC à la frontière de la RCA avec le Soudan, y compris la RDC. Ce général avait expliqué que son détachement dans ces localités serait un acte de punition de la part de son chef Ali Darassa.

Rappelons qu’au mois de mai dernier, les soldats de l’armée nationale, appuyés par les Casques bleus de la Minusca,  ont repoussé à trois reprises les attaques des éléments rebelles de l’UPC contre leur position à Obo. 9 assaillants avaient été capturés et transférés dans la capitale Bangui pour être jugés et punis conformément à la loi en vigueur.

 

Martin Kourou

Correspondant du CNC à Obo

Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’opposant Joseph Bendounga dépose plainte contre Touadera et 3 de ses prédécesseurs

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De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 8 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  L’opposant Joseph Bendounga, Président du parti MOUVEMENT DÉMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE ET L’ÉVOLUTION DE CENTRAFRIQUE (MDREC)  attaque à nouveau en justice le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, locataire actuel du palais de la renaissance, mais également ses trois prédécesseurs, à savoir madame Catherine Samba-Panza (janvier 2014 –mars 2016), Michel Am-Nondokro DJOTODIA (mars 2013-janvier 2014) et François Bozizé( mars 2003 – mars 2013). Il les accuse d’être à l’origine de souffrance actuelle du peuple centrafricain.

 

Pour le leader du MDREC,  il ne fait aucun doute, ces quatre présumés seraient incontestablement à l’origine de la souffrance du peuple centrafricain. En ce sens, ils devraient répondre de leurs « actes criminels » devant la justice de leur pays.

D’après lui, les motifs de sa plainte sont entre autres « l’insécurité, le népotisme, la gabegie, le clanisme, pour ne pas dire la mâle gouvernance en générale ».

« Si l’on poursuit les petits Anti-Balaka, les petits coupeurs de route, les petits Seleka, mais les auteurs de ces mêmes actes n’ont jamais été inquiétés. Ils entrent le palais de la renaissance et tourne le couteau dans la plaie de la misère et des crimes qui ont mis la République centrafricaine en feu »,  a déclaré Monsieur Joseph Bendounga sur les antenne de la radio Ndékèluka.

Selon lui, l’ex-Président de la République, le général François Bozizé serait « l’alpha et l’Omega de toutes les crises qui ont miné la République centrafricaine. Donc il doit répondre de ses actes ».

Pour Michel Am-Nondokro DJOTODIA, l’ex-chef d’État de transition, l’ex-chef de la coalition Seleka et  tombeur  du Président François Bozizé en 2013, l’opposant Joseph Bendounga pense que sa responsabilité est engagée en tant que chef militaire et politique de la coalition rebelle de la Seleka.

« L’auteur de la pire de toutes les rébellions qui ont embrasé la République centrafricaine, qui ont détruit la République centrafricaine, c’est Monsieur Michel Am-Nondokro DJOTODIA, chef de la coalition Seleka ».

En ce qui concerne madame Catherine Samba-Panza, successeur de Michel Am-Nondokro DJOTODIA en 2013, l’opposant Bendounga  juge qu’elle serait à l’origine de plusieurs faits de malversations, dont la disparition de 10 millions de dollars octroyés par la République d’Angola en 2014. .

« C’est à la veille des élections que Catherine Samba-Panza a fait son cirque pour dire aux Centrafricains que l’angolagate c’est une fiction »,  a déploré monsieur Joseph Bendounga.

Dans le cas du professeur de Mathématiques Faustin Archange TOUADERA, chef de l’État actuel, l’opposant déclare qu’il est poursuivi conformément aux dispositions des articles 23 27 et 124 de la Constitution  pour « haute trahison ».

Rappelons que cette nouvelle plainte de Monsieur Joseph Bendounga contre le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et ses trois prédécesseurs intervient à trois mois des élections présidentielle et législatives prévues pour le 27 décembre 2020.

L’ex-Président de la République, le général François Bozizé a été investi par son parti le KNKcomme candidat à ces élections, tout comme Madame Catherine Samba-Panza. Pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, il sera investi probablement candidat à la fin du congrès de son parti, le MCU, prévu pour le 17 septembre 2020.

Dossier à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

Journaliste, responsable bureau d’analyse et d’enquête du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : vive tension entre les gendarmes et les populations de Yaloké après la libération d’un milicien Anti-Balaka

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

 Yaloké, République centrafricaine, 8 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le commandant de brigade de la gendarmerie de Yaloké, pris en otage par des miliciens Anti-Balaka, aurait ordonné la libération de l’un de leurs arrêtés quelques heures plutôt dans la ville minière de Gaga. Une action dénoncée par le mouvement de la jeunesse de Yaloké, dirigé par monsieur Achille  Bélélé. Depuis 24 heures, la tension est palpable dans la ville, et les gendarmes expriment leur sentiment d’insécurité.

 

Le présumé criminel libéré par la gendarmerie de Yaloké  serait un adjoint au chef de la milice Anti-Balaka de la ville minière de Gaga. Il a été interpellé par les militaires de l’armée nationale lors d’un vol survenu sur l’un des chantiers miniers chinois à Gaga. Transféré à Yaloké, il a été incarcéré à la brigade de la gendarmerie pour nécessité d’enquêtes.

Pendant ce temps, le tristement célèbre Comzone de la milice Anti-Balaka de Gaga, muni de son arme de guerre, et accompagné par trois de ses éléments lourdement armés, se sont présentés dans la nuit du lundi à mardi 8 septembre au domicile du commandant de brigade de la gendarmerie de Yaloké. Malheureusement, le CB se trouvait chez lui quand les assaillants sont arrivés. Coincé et fortement sous leur pression, l’homme ordonne la libération immédiate de leur camarade.

Le lendemain, mardi 8 septembre, les habitants de Yaloké, informés de la libération de ce milicien Anti-Balaka par la gendarmerie, se sont présentés devant la brigade pour exprimer leur mécontentement.

Cependant, monsieur Bélélé Achille, président de la jeunesse de Yaloké, appelle la population à ne plus respecter les gendarmes qui sont, selon lui, des corrompus et complices des miliciens Anti-Balaka. Pourtant, lors de conflit opposant madame Zhao, PDG de la société minière IMC   avec les populations locales sur des nombreux cas de disparition des enfants, Monsieur Bélélé Achille, après avoir touché au pot de vin, criait haut et fort qu’il n’y pas eu de révolte contre la société IMC à Yaloké. À la grande surprise de tous, ce même Bélélé Achille demande aujourd’hui que la jeunesse de sa ville se révolte maintenant contre les gendarmes qui sont des symboles de l’autorité de l’État dans sa ville.

Pour Bélélé Achille, le CB de la gendarmerie, ramené manu militari avec deux kalachnikovs sur la tempe, devrait accepter de mourir que de venir à la brigade libérer le fameux commandant des antibalakas incarcérés.

Affaire à suivre.

 

Par Alexis Marcelin Yanga

Correspondant du CNC à Yaloké

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : un convoi militaire des FACA empêché par les rebelles de 3R à Bocaranga

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bocaranga, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les éléments rebelles de 3R ont empêché depuis 48 heures un détachement militaire des soldats FACA dans la localité de Bocaranga, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Des crépitements d’armes sont entendus depuis 48 heures, et la tension est toujours vive dans la région.

 

L’incident a eu lieu à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar. Selon un officier de l’armée nationale, le convoi militaire empêché par les éléments de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) devrait amener la relève des  militaires détachés à Bocaranga.

« Les rebelles, qui sont présentement en nombre dans le village « Makoundji  Wali », situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, nous ont empêchés depuis 48 heures de progresser. Présentement, nous sommes à 10 kilomètres des rebelles, c’est-à-dire à 30 kilomètres de Bocaranga, toujours sur l’axe Bouar », a indiqué un sous-officier FACA joint au téléphone dans des conditions difficiles de réseaux.

Notons que depuis lundi, des détonations d’armes de ces rebelles sont entendues dans la ville de Bocaranga depuis 48 heures. Dans la nuit du mardi à mercredi 9 septembre, les rebelles ont fait des tirs avec leurs armes jusqu’au petit matin.

Pour l’heure, l’équipe de la Minusca qui est allée à la rencontre des rebelles n’a pas encore donné de suite quant aux raisons de ce blocage.

Affaire à suivre.

 

Florentine Maïguélé

Correspondant du CNC à Bocaranga

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : La présidentielle qui sonne le glas sera-t-elle démocratique ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />
Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les citoyens centrafricains attendent le 27 septembre 2020 pour élire des hommes de leur choix. Ceux-ci seront capables ou incapables ? Surtout ceux qui mettent l’atmosphère en effervescence et le jour J tarde à venir.

 

Le temps que le peuple traverse ne donne pas la paix au cœur. Tout va à l’insolence, inadvertance et sous-estimation de ceux qui seront, d’un jour à l’autre, voteront leurs propres bourreaux. Et pourtant, ces mêmes filles et fils du pays, très assoiffés de la vie courante, battent le pavé pour s’infiltrer, s’incruster dans le système qu’ils forgent eux-mêmes au gré des journées se succédant. Car, très fiers de leur personnage, ils ne peuvent qu’obtenir ceci ou cela. Mais encore en tout instant, ils nous enfoncent dans de sales draps

Qui ne sait pas que ces gens qui s’enveniment de jour, se retrouvent les nuits pour s’abreuver du breuvage que leurs tristes patrons de l’autre côté du fleuve leur envoient en tonnes. Comme la nation leur servait de cochon d’expérience, ils s’entendent au clair de lune pour nous exciter à nous rentrer dedans comme de petits fous.

Est-ce que la démocratie enseigne l’impolitesse, les incartades, les injures et les mésententes pour préparer les hommes qui veulent aider à vivre ? Comme ils sont politiquement mal éduqués ces politiques à demander notre suffrage leur permettant de vous laisser mal à l’aise ? Nous ne voulons point de ce chapitre de gouvernail alors que l’Unité devait nous habiter et créer le sens de bien vivre dans le bonheur.

Haro à la bassesse d’esprit. Cédons le pas à l’entente et la fraternité pour la paix de la République.

 

Par Angèle Kanzoro

Éditorialiste

Alain Nzilo

Directeur de Publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

Manifestation de soutien à la junte malienne à Bamako

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Manifestation de soutien à la junte malienne à Bamako

Bangui ( République centrafricaine ) – Des centaines de Maliens ont manifesté leur soutien au Comité national pour le salut du peuple (CNSP, la junte) mardi à Bamako, 24 heures après des pressions des chefs d’Etat ouest-africains qui exigent le retour des civils au pouvoir après le putsch du 18 août.

Les participants ont répondu à l’appel du MP4 (Mouvement populaire du 4 Septembre), nouvelle formation soutenant les colonels au pouvoir./////////////.

L’opinion publique semble partagée sur les modalités pratiques permettant à un civil de diriger la transition./////////////.

“On veut que l’armée reste au pouvoir le temps qu’il faudra. Pourquoi pas trois ans, d’ici la fin du mandat de l’ancien président IBK”, dit dans la foule des manifestants et le vacarme des vuvuzelas Hamza Sangare, commerçant d’une quarantaine d’années, en faisant référence à Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par les militaires le 18 août./////////////.

Les militaires ont dès le départ promis de rendre les commandes aux civils à l’issue d’une transition d’une durée qui reste à déterminer. Ils ont initialement parlé de trois ans (correspondant à l’échéance du mandat présidentiel) sous la conduite d’un militaire./////////////.

Mais ils se sont heurtés au refus des voisins ouest-africains et ont lancé des concertations avec les partis et la société civile sur la mise en place de la transition./////////////.

“Les militaires! Les militaires!”, a scandé un animateur pour motiver les manifestants arborant sous un soleil de plomb drapeau national, portraits du chef de la junte, le colonel Assim Goïta, et panneaux proclamant “Vive l’armée”./////////////.

Des dizaines de minibus verts typiques du paysage de Bamako où ils assurent généralement les transports en commun avaient été mobilisés pour les acheminer sur la place de l’Indépendance, haut lieu de la contestation avant le putsch./////////////.

Les partisans d’une transition longue confiée aux militaires arguent du temps et de l’autorité nécessaires pour créer les conditions d’un redressement dans un pays souvent décrit comme près de sombrer. Les autres invoquent au contraire le risque d’une instabilité encore accrue dans un Sahel déjà gagné par les agissements jihadistes, et le mauvais exemple régional donné par une junte maintenue durablement au pouvoir./////////////.

La junte est soumise à la pression des acteurs locaux avec leurs intérêts propres, mais aussi de la communauté internationale. La Communauté des Etats ouest-africains réclame un retour des civils au bout de 12 mois maximum. Elle impose un embargo sur les flux commerciaux et financiers avec le Mali./////////////.

Lundi, elle a donné jusqu’au 15 septembre aux militaires pour désigner un président et un Premier ministre civils de la transition, ne laissant que quelques jours à la junte pour surmonter les divergences maliennes. Le CNSP organise trois jours de concertations à partir de jeudi.

Avec AFP/VOA

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Centrafrique : Quand le bandit retrouve son lieu de crime en ce qui concerne DJOTODIA

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michel djotodia

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 8 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le retour en République centrafricaine de Michel DJOTODIA  AM-NONDROKO pose un gros point d’interrogation pour nombre de ces concitoyens qui ont pleuré comme de petites hases pour leurs petits levrauts  à elles enlevés par force. Et pourtant, on ne chasse jamais une poule de son poulailler.

 

D’aucuns laisseront entendre que cet ennemi-centrafricain revienne dans son fief pour jouer la carte des élections. Est-ce bien parler de prétendre qu’il revient pour « jouer la carte des élections » ? Il ne serait pas très sûr que de confier à un ex-chef d’Etat ayant forcé d’abandonner le Pouvoir Juteux d’y revenir faire la paix quelque part.

Le vieux souvenir de petits pains blancs auxquels il aura été habitué, ne sera pas dégoutté en un temps record après quelque 07 ans d’exil voulu par des amis-ennemis. Combien sa rancœur aura jailli pendant ce temps écourté de pause !

Toutes les raisons valables du monde auront été évoquées pour couvrir et berner les petits esprits. Malheureusement, de rares gens du monde qui ont un regard bien pointu et recensant le degré du mal et morts enregistrés se disent, attention au meurtrier qui refait surface par la volonté de ses bailleurs financiers, et lointains et proches.  Ils sont encore là gardant tout le privilège de faire ce qu’ils veulent que ce soit.

A.F.Touadera n’aura pas pactisé avec les rebelles depuis le 30 mars 2016 ? Il a toujours tendu une main de confiance aveugle aux ennemis de la nation qu’il drible avec intelligence. Soutenu par la race Blanche qui le soutient avec armes et capacité de nuire dangereusement, le chef de l’Etat en exercice a les mains les plus libres pour faire tout ce qui lui passe par la tête.

La communauté internationale joue le jeu qui lui convient vu que leur toujours capacité de nuire aux ennemis-amis les plus proches les guide correctement vers le mal et l’expédition à la mort dont ils sont les petits dieux inégalés.

Et comme les Centrafricains sont prêts d’être soutenus par un dieu, lequel exactement ? Les multiples séances des offices religieux se multiplieront pour céder le passage aux extrémistes de la disparition de la carte de la République centrafricaine, de disparaître du monde. Hourra au retour efficace et triomphal de Michel DJOTODIA AM-NONDROKO.

 

Par Angèle Kanzoro

Éditorialiste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 58 92

RCA : au moins 45 médecins en cours de spécialisation à l’étranger déplorent le non-paiement de leurs  bourses et subventions

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Marche des médecins et chirurgiens à Bangui le 20 août 2020. Photo CNC

 

Au moins 47 médecins en cours de spécialisation au Benin, au Cameroun, au Congo, en Côte D’Ivoire, au Togo, au Mali, au Niger, au Sénégal, au Maroc et aux Etats-Unis déplorent, dans un mémorandum adressé au chef de l’Etat, le non-paiement des bourses et subventions de la part de l’Etat Centrafricain depuis deux ans.

 

MÉMORANDUM DE LA PLATEFORME DES MÉDECINS
CENTRAFRICAINS EN SPÉCIALISATION À L’ÉTRANGER

A L’ATTENTION DU PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA,
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, CHEF DE L’ETAT.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Nous, Médecins centrafricains en spécialisation à l’étranger (Afrique, Europe, Amérique), avons l’honneur de venir très respectueusement auprès de votre haute autorité déposer ce mémorandum afin de vous informer de ce qui suit:

  1. SITUATION DES MÉDECINS CENTRAFRICAINS EN SPÉCIALISATION À L’ÉTRANGER

En 2020, la RCA compte au moins 47 Médecins en spécialisation à l’extérieur du pays à cause de l’insuffisance notable des études spécialisées au niveau de l’université de Bangui (Cf Annexe I); Ce qui constitue un espoir pour notre pays qui manque cruellement de médecins spécialistes pendant que nous traversons un contexte sanitaire mondial difficile.

– Nous étudions dans des conditions difficiles, sans bourses, ni subventions de la part de notre pays. Beaucoup d’entre nous paient à leurs frais la formation qui s’élève à plus d’un millions de Francs CFA par an. Le tableau récapitulatif ci-dessous présente le budget estimatif par année pour la formation post doctorale d’un médecin (Cf Annexe II);

Ceux parmi nous, qui sont fonctionnaires et mis en position de stage, perdent toutes les indemnités liées à leur profession et ne gardent que leur salaire de base (125.000F CFA/mois) pour vivre avec pendant 4-5 ans durant leur formation à l’extérieur contrairement à nos confrères médecins militaires qui gardent leur salaire avec les indemnités en plus de la bourse d’études obligatoire qui leur est octroyée systématiquement. Or la guerre sanitaire contre le coronavirus vient de démontrer que le coût de vie très élevé, les conditions sociales précaires, les exigences académiques et les énormes coûts des soins de santé dépassent toujours nos capacités financières;

La pandémie à COVID-19 n’a pas épargné certains d’entre nous. Deux de nos confrères ont été contaminés par la COVID-19;

Les doléances des Médecins en spécialisation présentées à son Excellence Monsieur le Président de la République, en Juillet 2018, puis le dossier de subvention de tous les médecins en spécialisation envoyé au Ministre de la santé depuis Janvier 2019 sont restés sans suite jusqu’à ce jour.

IL L’ETAT DES LIEUX AU PAYS.

– Nonobstant les multiples efforts déployés par nos autorités pour améliorer le système sanitaire de notre pays, le chantier reste malheureusement très vaste:

La situation sanitaire en République Centrafricaine est alarmante, l’accès aux soins de santé de qualité demeure difficile, au risque d’augmenter la mortalité maternelle et infantile, déjà parmi les plus élevées au monde

; dispose de cinq (5) Centres Hospitaliers Universitaires (CHU):Communautaire, Amitié Sino Centrafricaine, Maman Elisabeth Domitien, National de Bangui et Pédiatrique de Bangui; tous dépourvus des plateaux techniques adéquats et du personnel médical qualifié pour le diagnostic et la prise en charge des patients. Pour les cinq (5) Centres Hospitaliers Régionaux (CHRU) de Berberati, Bossangoa, Bambari, Bria, et de Bangassou, c’est la désolation totale. Aucun Médecin spécialiste et pourtant ce sont des “Centres Hospitaliers Régionaux Universitaires”, qui sont nos “garnisons sanitaires”.

Le nouveaux Centres d’Hémodialyse et d’imagerie Médicale qui vont être inaugurés grâce à votre leadership éclairé ne disposent respectivement que d’un néphrologue et de 4 Radiologues pour 5 millions d’habitants. Le Seul service de Traumatologie- Orthopédie du pays n’a qu’un seul spécialiste et ne dispose pas d’amplificateur de brillance. Il n’y a qu’un seul Médecin Anesthésiste- Réanimateur au pays, alors que la pandémie à la COVID 19 sévit et n’épargne personne. La liste est longue.

Les besoins en matière de santé restent encore immenses tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays où la réponse d’urgence des acteurs humanitaires proposée par certaines ONG et les acteurs de la santé peine à bien prendre en charge certaines pathologies. Nombreux sont nos compatriotes qui meurent au pays de pathologies pouvant être bien prises en charge par manque de Médecin spécialiste, réduisant ainsi l’espérance de vie de notre population

De ces faits, le point crucial à souligner est l’insuffisance notoire de médecins spécialistes au pays. La répartition médicale est inégale, avec plus de concentration à Bangui, la capitale. Aux niveaux intermédiaire (régions) et opérationnel (districts sanitaires et formations sanitaires), la densité médicale est d’environ un médecin pour 24.769 habitants;

Après l’obtention de leurs diplômes de Doctorat d’Etat en médecine, très peu de médecins généralistes centrafricains partent en spécialisation faute de moyens financiers.

que quatre (4) départements d’Études Spécialisées au niveau de la Faculté des Sciences de la Santé (Pédiatrie, Gynécologie Obstétrique, Santé Publique, et Anatomie-Pathologie) qui fonctionnent difficilement grâce aux efforts des chefs de départements, montre à suffisance, le manque cruel des spécialistes de la santé dans notre pays.

III. PROPOSITIONS DE SOLUTIONS

De ce qui précède, nous jeunes regroupés au sein de la plateforme des Médecins Centrafricains en Études de Spécialité à l’étranger (MECDES):

Conscients des efforts en cours pour améliorer le système de santé de notre pays; Soucieux de redonner à notre système de santé un souffle nouveau avec des jeunes médecins spécialistes, ayant acquis des nouvelles connaissances, dans des pays disposant d’un plateau technique meilleur;

Considérant l’absence des textes et lois organiques qui régissent la formation post doctorale dans le domaine de la santé en RCA, l’attribution de bourses d’étude aux médecins centrafricains et d’un plan de carrière des médecins centrafricains; Considérant l’insuffisance des médecins spécialistes dans les differents Centres Hospitaliers Universitaires du pays;

Venons par le présent mémorandum solliciter ce qui suit:

  1. Concernant la situation des médecins centrafricains en spécialisation:

une subvention annuelle exceptionnelle du Chef de l’Etat à chaque médecin en spécialisation à hauteur d’Un Million Cinq Cent Mille Francs (1.500.000) CFA par personne par an pour une durée totale de cinq (5) ans (Cf Budget estimatif annuel);

L’adoption via les Ministères de la Santé, de l’Enseignement Supérieur, de la Fonction Publique et des Finances d’un arrêté interministériels d’octroi de bourse

domaines de la santé. Que ceux qui sont fonctionnaires gardent leur salaire avec toutes les indemnités. Ajouter les indemnités mensuelles de spécialisation de Cent Mille Francs (100. 000 F CFA) pour les spécialisations de moins de 2 ans et de Cent Cinquante Mille Francs (150. 000 F CFA) pour les spécialisations de plus de 2 ans; Procéder au remboursement des frais d’études aux médecins qui payent leur scolarités à leurs frais afin de favoriser le retour au pays après la formation;

Au ministère de la Fonction Publique: La suppression de la mise en position de stage comme condition sine qua non pour partir en spécialisation car la spécialisation n’est qu’une continuité de service;

Faire des plaidoyers auprès de nos partenaires internationaux (Union Européenne, Ambassade de France, Ambassade des États-Unis d’Amérique, Ambassade de Chine, Ambassade de la Russie, USAID, Banque Mondiale, OMS, UNICEF, BAD) déjà engagés dans le processus de relèvement du pays, à ouvrir un canal spécial de financement dédié aux études post-doctorales des médecins centrafricains;

Activer pleinement la diplomatie centrafricaine à travers nos ambassades dans les pays respectifs d’accueil pour améliorer les conditions de vie et d’études des médecins en spécialisation, voire négocier avec les pays amis de considérer les médecins concernés éligibles aux avantages destinés aux médecins locaux.

  1. Concernant l’amélioration du système de santé et les conditions de travail dans les hôpitaux du pays:

Etablir un plan de carrière du personnel médical par la création d’un département de Formation Médicale Continue et Post Doctorale afin d’exprimer le besoin en

Reconstruire et équiper les Centres Hospitalier Universitaires existants avec des plateaux techniques performants afin d’augmenter la performance et la qualité des soins offerts à la population Centrafricaine;

Adopter un statut particulier pour le personnel médical;

Soutenir les médecins en cours de spécialisation à devenir des partenaires et à négocier une future réouverture des échanges interuniversitaires et culturels des étudiants entre les Universités en RCA et les Universités des pays amis dans lesquels ils étudient (à l’exemple du Peace Corps Volunteer, suspendu à cause des instabilités sécuritaires);

Créer d’autres Ecoles et Instituts de formation des paramédicaux dans les villes de Berberati, Bossangoa, Bambari et Bria pour combler le vide en personnels soignants dans les régions sanitaires et dans la mesure du possible libéraliser la formation des personnels soignants;

Nous, les présents signataires dudit mémorandum, nous nous engageons sur l’honneur à retourner au pays après notre formation pour servir et aider au développement du secteur de la santé de la République Centrafricaine, de former les jeunes et les futures cadres de la santé. Nous souhaitons bâtir des partenariats éducatifs, professionnels et créer des opportunités avec les institutions internationales pour désenclaver notre pays.

Très hautes considérations.

AMPLIATION:

  • ASSEMBLEE NATIONALE
  • PRIMATURE
  • DÉPARTEMENTS MINISTÉRIELS CONCERNÉS: SANTÉ, FINANCES, AFF. ETR, ENS. SUP., COOPÉRATION ET FONCT. PUBL.)
  • REPRÉSENTATION UNION EUROPÉENNE
  • AMBASSADES PAYS AMIS
  • CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES MEDECINS, PHARMACIENS ET

Le désarmement des groupes armés en Centrafrique, comment la mafia s’est-elle  impliquée ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi 8 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).

Le programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR), initié par le gouvernement avec l’appui des partenaires internationaux, attire de plus en plus des  délinquants criminels en  cols blancs, déguisés en humanitaires. Nombreux sont ceux qui veulent en profiter de la manne financière destinée à ce programme. Enquête spéciale du CNC.

 

Selon la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, en 2019, 5 groupes armés se sont engagés dans le processus du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) dans la région du Nord-ouest. Dans les préfectures de la Nana-Mambéré, Mambéré-Kadéï et l’ouham-Péndé, environs 450 combattants ont été désarmés, et le processus se poursuit dans  d’autres préfectures de la RCA, notamment la Haute-Kotto, Bamingui-Bangoran et l’Ouham. Un programme qui coûte des milliards de francs CFA, et financés en grande partie par les partenaires internationaux de la République centrafricaine. Une manne financière qui attire les convoitises , nombreux sont ceux qui veulent en profiter. Parmi eux, des  délinquants criminels en  cols blancs, et notre bureau d’analyse et d’investigation, qui s’est mobilisé sur cette affaire, ont pu localiser, à Bangui, une ONG fictive, dénommée « Foyer des Enfants Soldats et déshérités (FESD) ».

D’après les documents du Projet dénommé « Projet d’appui au désarmement, Démobilisation, Réintégration (DDRR) » dont la Rédaction du CNC a pu obtenir une copie, la soi-disant ONG internationale du droit norvégien Foyer des Enfants Soldats et Déshérités (FESD) qui n’existe nulle part dans le monde, entend intervenir pour ce Projet dans toute la zone CEMAC et SADEC.

Le coût du Projet, d’après les documents, s’élève à 500 milliards de FCFA à rechercher. Et pour les dirigeants de cette ONG disant « internationale », c’est en Centrafrique, pays de trouble par excellence, qu’il faut rechercher et soutirer ces fonds. Mais le gros problème, c’est que cette ONG disant internationale qui se réclame  du droit norvégien, dirigée par un soi-disant Centrafricain, n’existe nulle part ailleurs. Même en Norvège, on n’arrive pas à retrouver ses traces dans les fichiers administratifs de ce pays.

À Bangui, le FESD est totalement invisible.

Joint au téléphone, le ministre délégué au désarmement, le colonel Koagou dit ne pas reconnaître l’ONG FESD. Nous avons tenté de joindre le représentant de ladite ONG, mais en vain.

Pour l’heure, la question que tout le monde se la pose est de savoir si cette ONG fictive arrive-t-elle à empocher illégalement une partie des fonds destinés au désarmement des groupes armés avant de s’éclipser dans la nature ?

Affaire à suivre…

 

Gisèle Moloma

Journaliste, responsable du bureau d’analyse et d’investigation du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

RCA : les réfugiés centrafricains rapatriés dénoncent le non-respect des clauses de leur prise en charge

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Les réfugiés rapatriés devant le bureau du HCR à Bangui, le 8 septembre 2020. Photo CNC / Destin Ibrahim

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 8 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les  réfugiés centrafricains rapatriés volontairement ont manifesté ce mardi devant le bureau du haut commissariat des réfugiés (HCR)  sur l’avenue des martyrs  à Bangui pour réclamer leur droit.

 

Après des années d’exil à l’étranger, des milliers des Centrafricains ont décidé de rentrer au pays grâce aux partenaires internationaux, dont le HCR (haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés) et l’OIM (Organisation  internationale de migration).

Un retour plein de joie pour les uns, et plein d’espoir pour les autres. Malheureusement, cette excitation de ces rapatriés n’a pas duré longtemps. Ce mardi 8 septembre, ils ont dû redescendre dans la rue pour manifester leur mécontentement devant le bureau du HCR sur l’avenue Barthélemy Boganda à Bangui pour réclamer leur droit. Ils dénoncent le non-respect des clauses de leur prise en charge qui, selon eux,   serait à l’origine de leur situation précaire. Ils ont des difficultés à s’alimenter et à se loger, alors qu’on leur aurait promis un logement, du moins la réhabilitation de leur maison.

Des discussions avec les grévistes seraient en cours, selon un cadre du HCR joint au téléphone.

Rappelons que c’est pour la seconde fois en 10 jours que ces rapatriés ont manifestés devant le HCR à Bangui pour dénoncer le non-respect des clauses de leur prise en charge.

 

Destin Ibrahim

Tel : 70 13 39 97 : 70

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : grève au ministère des Finances, les stagiaires exigent leur intégration dans la fonction publique

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Grève des stagiaires du ministère des finances, le 8 septembre 2020. Photo CNC / anselme mbata

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 8 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Suite à l’appel de leur coordination, les stagiaires du bloc finance ont manifesté ce mardi pour dénoncer les irrégularités observées dans le processus de leur intégration dans la fonction publique, et réclament dans la foulée le paiement de leur arriéré, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Sans salaires depuis plusieurs mois, ces stagiaires  du ministère des finances ont décidé ce mardi 8 septembre  à Bangui d’arrêter de travailler aussi longtemps qu’ils ne seront pas intégrés à la fonction publique. Pour exprimer leur ras-le-bol, , ils occupent depuis ce matin la devanture de leur ministère.

Pour un cadre de la coordination des stagiaires du ministère des finance, l’objectif de ce mouvement d’humeur est de demander la régularisation sans délai de leur situation administrative, mais également le paiement immédiat de leur arriérée de salaires.

Rappelons que lors de la dernière vague d‘intégration dans la fonction publique, au moins 70 stagiaires parmi les 250 que compte le ministère des finances ont été intégrés. Or, pour les grévistes, ces stagiaires intégrés seraient issus en grande majorité du clan présidentiel.

Faux, retorque une source au sein du gouvernement qui indique que le ministère de la fonction publique aurait privilégié les stagiaires qui sont sortis des écoles des régies financières

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

anselmembata@gmail.com.

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

RCA : Bohomesse Bruce Kaga-Varot, un expert en faux papiers recruter discrètement au sein de l’ÂNE

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Monsieur Bohomesse Bruce Kaga-Varot

Bangui, République centrafricaine, mardi 8 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Monsieur Bohomesse Bruce Kaga-Varot, dont le niveau scolaire ne dépasse guère la primaire, a été recruté discrètement par l’autorité nationale des élections (ÂNE). Un expert en faux papiers pour les uns, un génie pour les autres, quelles fonctions occupe-t-il exactement au sein de cette Institution électorale censée être indépendante ? Enquête spéciale du CNC.

 

L’autorité nationale des élections (ÂNE) a annoncé que les élections présidentielles et législatives auront lieu fin décembre 2020. Le premier tour est fixé au 27 décembre de cette année, tandis que le second, si nécessaire, aura lieu le 14 janvier 2021. Cependant, les opérations d’enrôlement des électeurs, qui ont débuté depuis le mois de juin, se poursuivent encore dans les villes de province. Pendant ce temps, des voix s’élèvent de partout pour dénoncer des fraudes dans le processus, notamment la distribution aux citoyens étrangers, mais également à certains compatriotes centrafricains, dont des mineurs, des faux actes de naissance afin qu’ils puissent s’inscrire sur la liste électorale en toute tranquillité.

Le MCU, ainsi que le gouvernement, accusés par la population centrafricaine d’être à l’origine de cette pratique frauduleuse, démentent catégoriquement ces allégations. Mais depuis deux semaines, à notre grande surprise, notre bureau d’analyse et d’investigation, en charge de mener l’enquête sur ce soupçon de fraude que l’autorité nationale des élections semble complètement ignorer malgré de nombreux appels des forces vives de la nation, découvre que monsieur  Bohomesse Bruce Kaga-Varot, un expert en fabrication des faux documents officiels, a été recruté au sein de l’autorité national des élections.

Domicilié au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui, Monsieur Bohomesse Bruce Kaga-Varot, d’après notre investigation, serait le principal auteurs de la fabrication de ces faux documents de naissance, distribués partout sur le territoire national aux citoyens centrafricains et étrangers.

Mais la question qu’on se la pose est de savoir si c’est vraiment nécessaire de recruter Monsieur Bohomesse Bruce Kaga-Varot au sein de l’ÂNE afin qu’il puisse monter et distribuer ses faux documents ?

La réponse est non. Sa mission au sein de l’ÂNE, d’après notre enquête,  serait exclusivement réservée à la falsification  des procès-verbaux électoraux. Il sera chargé d’imiter les signatures des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote à l’intérieur du pays, ou encore dans la capitale Bangui. Et ce n’est pas tout. Certains proches de monsieur Bohomesse Bruce Kaga-Varot nous ont expliqué discrètement que sa mission serait aussi de fabriquer de faux récépissés d’identité nationale qui seront distribués aux faux électeurs lors du vote. Une énorme fraude qui se prépare avec la complicité avérée de l’ÂNE.

Joint au téléphone, un responsable de l’ÂNE n’ap pas souhaiter commenter l’affaire.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

Journaliste politique et d’enquête

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

La justice congolaise convoque Martin Fayulu, adversaire de Félix Tshisekedi

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La justice congolaise convoque Martin Fayulu, adversaire de Félix Tshisekedi

Bangui ( République centrafricaine ) – Cette convocation intervient après que les deux hommes aient tenté de démontrer une violation de la Constitution par le président Félix Tshisekedi.

Martin Fayulu et Théodore Ngoy, deux des candidats malheureux de la présidentielle de décembre 2018 en RDC, ont été convoqués devant un tribunal de Kinshasa, selon des documents officiels dont copie est parvenue lundi à VOA Afrique./////////////.

Leur convocation intervient quelques jours seulement après que les deux hommes politiques aient tenté de démontrer que leur ancien adversaire, le président Félix Tshisekedi, a violé la constitution congolaise. /////////////.

“J’ai l’honneur de vous inviter à vous présenter à l’office du parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe … ce mercredi 09/09/2020 à 11 heures pour des raisons qui vous seront communiquées sur place”, lit-on dans une convocation signée par l’officier du ministère public Claver Kakenzi, adressée à chacune de deux personnalités./////////////.

Le week-end dernier, une association, le Centre de réflexion juridique de la lutte contre l’impunité (CRJLI), a annoncé avoir porté plainte contre MM. Fayulu et Ngoy. Le CRJLI les accuse d’avoir incité la population à la désobéissance civile et d’avoir attenté à la vie du président Tshisekedi. Le CRJLI reproche aussi à M. Ngoy, qui est un avocat assermenté, de divulguer publiquement le contenu des consultations avec ses clients, à savoir deux juges impliqués dans une saga politico-judiciaire./////////////.

Il s’agit deux juges de la Cour constitutionnelle qui refusent leur mutation par le chef de l’État à la Cour de cassation car ils estiment que le président Tshisekedi a outrepassé son autorité. Il y a environ une semaine, Martin Fayulu a dit vouloir porter main forte aux intentions de M. Ngoyi de les soutenir dans leur quête./////////////.

Me Ngoy, leur avocat, soutient que la mutation de ces magistrats a violé la Constitution et par conséquent le président Tshisekedi s’est rendu coupable d’un manquement susceptible d’engager la procédure de destitution par le pouvoir législatif dominé par des élus issus de la formation politique de l’ancien président Joseph Kabila.

Avec AFP/VOA

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La Cédéao donne un ultimatum au CNSP pour remettre le pouvoir aux civils

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La Cédéao donne un ultimatum au CNSP pour remettre le pouvoir aux civils

Bangui ( République centrafricaine ) – La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a demandé à la junte au pouvoir au Mali de désigner un président civil de transition d’ici le 15 septembre, selon le communiqué final du sommet du bloc sous-régional à Niamey, la capitale du Niger.

“Le président de la transition et le Premier ministre de la transition devront être désignés au plus tard le 15 septembre 2020”, a affirmé le président de la Commission de la Cédéao Jean-Claude Brou./////////////.

Auparavant M. Brou avait précisé que la transition devait être “dirigée par un président et un Premier ministre civils pour une période de 12 mois”./////////////.

Aucune réaction ne nous est parvenue immédiatement de la part du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le directoire de la junte./////////////.

Le weekend dernier, le CNSP avait organisé des consultations avec un éventail des parties prenantes maliennes, y compris la coalition M5-RFP.

Avec AFP/VOA

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RCA : policiers kidnappés à bang, les ravisseurs demandent la libération de leur camarade.

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Les élèves policiers de la précédente promotion 2018. Crédit photo : CNC.

 

Bouar, République centrafricaine, lundi 7 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est désormais officiel, les ravisseurs du policier et de son auxiliaire kidnappés dans la nuit du dimanche à lundi demandent la libération immédiate de leurs collègues arrêtés par les soldats FACA il y a quelques jours dans la même région.

 

À travers notre équipe d’analyse et d’investigation dirigée par la journaliste Gisèle Moloma, nous avons tenté en vain de joindre au téléphone monsieur Florent Poutia, gardien de la paix pris en otage avec son auxiliaire dans la nuit du dimanche à lundi 7 septembre vers 1 heure du matin sur la barrière du pont Mberé, située à 3 kilomètres de la ville de Bang, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

Une heure plus tard, à notre grande surprise, vers 12 h 55, suite à notre insistance, l’un des ravisseurs du policier a décroché l’appel. Dans un premier temps, il explique que monsieur Florent n’est présentement disponible pour répondre à notre appel. Il parle en sango, langue nationale avec un accent peul. À la question de savoir pourquoi le policier ne pourrait pas répondre à l’appel, le ravisseur explique qu’il fallait d’abord demander aux autorités du pays, et à la Minusca de libérer trois de leurs collègues rebelles arrêtés par les FACA et la Minusca avant que Florent et son auxiliaire ne soient libérés.

Une formulation claire de  revendication exprimée par le 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation  qui ne cesse de narguer le peuple centrafricain au vu et su des autorité du pays qui considère les groupes armés comme des « collaborateurs » du gouvernement, d’après le terme employé par le Premier ministre sur la radio France internationale.

Notons que le premier tour des élections générales auront lieu le 27 décembre 2020, selon le calendrier initial publié par l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

Par Gervais Lenga, depuis Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

RCA : invitée de la radio Ndékèluka, Samba-Panza tacle à nouveau le Président Touadera et fustige son bilan à la tête du pays

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L’ex-chef de ltat, madame Catheriene Samba-Panza, et Faustin Archange Touadera, chef de l’État, le 17 janvier 2020 au palais de la renaissance à Bangui. CopyrightPrésidence.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 7 septembre 2020. « j’ai  compris que le problème de fond de la République centrafricaine était la mâle gouvernance, dixit Madame Catherine Samba-Panza. En ce terme, elle a ouvert le bal des hostilités avec son successeur , Faustin Archange TOUADERA, lors de son interview diffusée sur les antennes de la radio Ndékèluka ce lundi 7 septembre.

 

Depuis quelques jours, surtout après l’annonce de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre 2020, l’ex-chef d’État de transition madame Catherine Samba-Panza ne cesse de rappeler le bilan « catastrophique » de son prédécesseur, le professeur  Faustin Archange TOUADERA  afin de mieux minimiser  le tien. En ce sens, madame Catherine Samba-Panza voudrait rappeler aux centrafricains que le bilan Touadera n’est en aucun cas l’héritage de son bref passage à la magistrature suprême de l’État entre janvier 2014 et mars 2016.

Mais une chose est sûre, madame Catherine Samba-Panza est déjà en campagne, autant que son successeur Faustin Archange TOUADERA. Afin de mieux passer sous silence la faiblesse de son bilan après plus de 2  ans passés au palais de la renaissance, ses partisans sur les réseaux sociaux et dans certains médias centrafricains n’ont d’autres choix que de taper sur celui du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, considéré comme un chef du village par un autre ex-chef d’État de transition, Michel Am-Nondokro DJOTODIA.

Mais Catherine Samba-Panza, dont le slogan est « gouverné autrement pour construire une société de prospérité partagée, prône une nouvelle méthode pour gouverner la République centrafricaine autrement en impliquant la population, en étant à l’écoute des populations, en pratiquant une gouvernance participative  et inclusive.

Pour elle, durant les 4 années au pouvoir du Président Faustin Archange TOUADERA, la RCA a un « énorme problème sécuritaire » pendant que  « la majorité des populations centrafricaines  vivent des pauvretés criantes ». « Il y a un problème de cohésion sociale… »,  a-t-elle martelé.

Quelques heures plus tard, la réponse du clan Touadera n’a pas tardé. « Catherine Samba-Panza doit rembourser les 10 millions de dollars du don angolais qu’elle aurait détourné, et donne des explications au peuple centrafricain sur la disparition de plus de 100 véhicules de luxe neufs du parc auto présidentiel  lors de son passage à la tête de l’État entre 2014 et 2016 ».

Ce qui est sûr, la prochaine campagne électorale promet d’être riche en révélations. D’ailleurs, la tension est déjà palpable entre le clan Touadera et celui de Samba-Panza.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle Moloma

Email : giselemoloma@gmail.com

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les “seigneurs de guerre” fustigés par les évêques centrafricains

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Les “seigneurs de guerre” fustigés par les évêques centrafricains

Bangui ( République centrafricaine ) – Les évêques de Centrafrique ont vivement dénoncé la mainmise des groupes armés qui ravagent le pays dans une lettre publiée dimanche, alors qu’approchent les élections prévues en décembre.

La Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices depuis qu’une coalition de groupes armés a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. /////////////.

La signature d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés en février 2019, n’a pas permis de ramener la sécurité dans une grande partie du territoire./////////////.

“Les seigneurs de guerre tirent profit de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine”, écrivent les auteurs de la lettre./////////////.

Ces leaders rebelles “jouissent de tous les privilèges, en particulier la pleine liberté de mouvement et l’impunité malgré la poursuite discontinue des exactions sur le terrain. L’accès aux autorités leur est garanti. Ils se plaisent dans le business de la guerre, érigé en modèle économique du sang humain”, fustigent les évêques centrafricains./////////////.

Les auteurs critiquent également le gouvernement: l’Etat, selon eux, “n’est plus totalement en mesure de bâtir des politiques publiques profitables à la population”./////////////.

Toutefois, les évêques évoquent des “signes d’espérance”, à quatre mois de la présidentielle : la reconstruction de l’armée nationale, avec le soutien de l’Union européenne et de la Russie, ainsi que le redéploiement de l’autorité de l’Etat dans plusieurs provinces du pays.

Avec VOA

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RCA : un élément de la police et son auxiliaire enlevé à bang par les éléments de 3R

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Commissariat de police de ngaoundaye le 25 mars 2020. Photo CNC

 

Bouar, République centrafricaine, lundi 7 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un élément de la police du commissariat de Ngaoundaye et son auxiliaire ont été enlevés par les éléments rebelles de 3R dans la localité de bang, frontière avec le Cameroun, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA.

 

Monsieur Florent Poutia, gardien de la paix, kidnappé  par les 3R, faisait partie de la promotion Louis Mazangué, avant-dernière promotion sortie en 2019. Il était en fonction au commissariat de Ngaoundaye quant il a été enlevé avec son auxiliaire dans la nuit du dimanche à lundi 7 septembre sur la barrière du pont Mberé, située à 3 kilomètres de la ville de Bang, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

Selon les autorités de Ngaoundaye jointes au téléphone, le kidnapping avait eu lieu vers 1 heure du matin, et elles ignorent les raisons de cet enlèvement crapuleux. Or, selon une source sécuritaire locale, le 3R aurait réagi en représailles à l’arrestation de ces 3 éléments lors de l’opération « Ala londo » menée conjointement par les militaires des forces armées centrafricaines et les casques-bleus de la Minusca depuis le mois de juillet.

Rappelons que la ville de bang est située à la frontière avec le Cameroun et le Tchad, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Par Gervais LENGA

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : à peine rentré au pays, Michel Am-Nondokro DJOTODIA crée la polémique

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L’ancien chef d’État de transition Michel Djotodia.

Bangui, République centrafricaine, lundi 7 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À peine rentré à Bangui samedi, l’ancien Président de la transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA crée la polémique suite à ses propos jugés « dégradants » à l’endroit du chef d’État Faustin Archange TOUADERA, et diffusés dimanche sur les antennes de la radio France internationale (RFI).

 

« Je suis rentré définitivement. Je vais d’abord rencontrer le chef du village qui est le chef de l’État, et ensuite j’aurai à rencontrer certaines autorités telles que le Président de l’Assemblée nationale,  les ex-Présidents,  les ex-Premiers ministres…, toutes les ambassades ». a déclaré sur RFI, Michel Am-Nondokro DJOTODIA ce dimanche 6 septembre.

 

Pourtant, au sein du mouvement cœurs-unis (MCU), parti au pouvoir, qualifier le chef de l’État d’un « simple chef du village » n’est pas seulement un dérapage verbal, mais une offense au  Président de la République. « C’est un délit », précisent-ils.

Cependant, dans les rues de la capitale, les propos de l’ancien Président de la transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA ont suscité également de nombreuses réactions de la part des Banguissois. Pour eux, les propos de Michel Am-Nondokro DJOTODIA sur RFI sont clairs et sans équivoque. « Touadera n’est pas un chef de l’État, mais un chef du village, car ils contrôlent seulement la ville de Bangui et ses périphéries », ont-ils réagi.

Rappelons que l’ex-chef rebelle Michel Am-Nondokro DJOTODIA, à l’invitation du parti au pouvoir,  est rentré à Bangui le samedi dernier pour soutenir la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui sera probablement  investi  à la fin du congrès de son parti le 20 septembre prochain. Or, dans son interview sur la RFI, l’homme du 22 mars a déclaré qu’il n’exclut pas de se présenter lui-même à la présidentielle du 27 décembre prochain.

»Non!  Djotodia et Michel Amine, qui ont également déclaré leur intention d’être des candidats ne font que la diversion. D’abord, les deux sont alliés du pouvoir, et aussi ils n’ont pas comptabilisé 12 mois de présence sur le sol national, comme prévoit le code électoral », a réagi un avocat centrafricain au barreau national.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

Tél. : 75 12 11 22

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : LA RÉPUBLIQUE S’EST RENVERSÉE SOUS LE POIDS DES DÉRAPAGES POLITIQUES.

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Manifestation des jeunes du mouvement des patriotes centrafricains à Bangui le 17 février 2020. CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 7 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis la conférence de Berlin de 1885 consacrée au découpage ou au partage de l’Afrique entre les puissances coloniales, notre chère nation a hérité d’une carte topographique bien définie avec des frontières limitrophes. Cette carte devenue un patrimoine commun qui mérite toutes protections s’est depuis lors renversée par le poids d’incessants dérapages politiques sous le regard ébahi des protecteurs de la mémoire des participants à la conférence de Berlin. Le renversement de la carte délimitant notre territoire démontre que la démocratie centrafricaine fonctionne à l’envers de tout ce qui est normal car traditionnellement et à travers le continent, c’est l’opposition qui organise des manifestations contre le pouvoir mais en Centrafrique c’est tout simplement l’inverse.

 

C’est dans cette logique qu’une marche pourtant interdite par le ministre de la sécurité publique a été organisée malgré tout par la milice politique du pouvoir fondue en plateforme « galaxie 3003 » qui regroupe des leaders d’association et des organisations non gouvernementales favorables au pouvoir pour protester contre des présumées opinions émises par le président d’un parti politique légalement constitué par dessus parlementaire et candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle. A l’issue de cette marche interdite, un mémorandum a été remis au deuxième vice président de l’assemblée nationale représentant le bureau de l’institution du peuple, mémorandum dans lequel les manifestants réclament avec autorité assortie d’un ultimatum synonyme d’une mise en demeure, la levée immédiate et sans condition de l’immunité parlementaire du député garantie par l’article 67 de la constitution et sa traduction devant les tribunaux pour injures à l’endroit du peuple centrafricain.

Au demeurant, cette milice politique avait facilité l’accès aux médias d’Etat à leurs sbires pour lancer des appels à la violence et l’incitation à la haine sous le regard regard complice et impuni du Haut Conseil de la Communication (HCC) qui démontre par la même occasion la faiblesse de l’institution sensée réguler et sanctionner les dérapages. Par ailleurs, il urge de rappeler que depuis le début de l’affaire dite « Mouton », la ligne éditoriale de notre tribune politique hebdomadaire qui se veut objective et impartiale s’est refusée de la commenter car elle estime que l’essentiel des préoccupations du peuple suffisamment meurtri est ailleurs. Étonné par ce qui s’apparente sans réserve à de la manipulation politique et électorale, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi ces mutualisations d’énergies n’ont-elles pas été utilisées pour réclamer la levée de l’embargo, l’arrestation des seigneurs de guerre, le redéploiement de l’autorité de l’état ou même seulement pour rendre hommage à nos morts ? En guise de curiosité, qui finance les activités de cette plateforme « galaxie 3003 » ? Que représente cette milice politique sur l’échiquier politique et sur l’architecture juridique nationale pour oser sommer les élus de la nation ? Une association politique a t-elle le droit de réclamer la levée de l’immunité d’un parlementaire en lieu et place des institutions judiciaires ? Les parlementaires vont-ils se permettre de statuer sur un mémorandum qui est l’aboutissement d’une marche interdite par les pouvoirs publics ? Quels sont exactement les faits reprochés au président de l’URCA ? Ces supposés faits sont-ils constitutifs d’une infraction pénale ? Qu’ont-ils fait de la célèbre notion de présomption d’innocence qui est un principe fondamental garanti par l’article 4 de la constitution du 30 mars 2016 ? En outre, comment une marche citoyenne qui est interdite par le ministre de la sécurité publique peut-elle être encadrée par les forces de l’ordre jusqu’à son terme ? Quelles sont les conséquences juridiques prévues par les textes en vigueur lorsque les manifestants bravent l’interdiction de manifester ? Que se passera-t-il si les forces vives de la nation décident à leur tour de marcher alors que cette dernière est interdite ?

Au delà de ce qui précède, on remarque au final que le droit de manifester garanti par la loi fondamentale n’est accordé qu’aux uns et interdit pour les autres offrant un manque de lisibilité et de cohérence dans la trajectoire politique du gouvernement.

Pour finir, nous insinuons sous réserve de nous tromper que si les autres institutions de la république chargée d’assurer l’équilibre démocratique s’inscrivent dans le mutisme et le laxisme honteux du Haut Conseil de la Communication (HCC), les élections présidentielles à venir n’auront pas d’enjeux et les résultats seront connus d’avance au grand risque d’ouvrir la voie royale à une crise post-électorale sans précédent…ce que nous ne souhaitons pas pour notre mère patrie.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 04 septembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Deux militaires français tués en opération au Mali, annonce l’Elysée

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Deux militaires français tués en opération au Mali, annonce l’Elysée

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux militaires de la force française Barkhane au Sahel, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, ont été tués en opération samedi au Mali par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule blindé, a annoncé l’Elysée.

« Le Président de la République a appris avec une très vive émotion la mort de deux militaires français, le brigadier-chef de première classe S.T. et le hussard parachutiste de première classe Arnaud Volpe, après la destruction de leur véhicule blindé par un engin explosif improvisé, ce matin lors d’une opération dans la région de Tessalit au Mali », a indiqué la présidence dans un communiqué, ajoutant qu’un troisième militaire avait été blessé dans l’explosion./////////////.

45 soldats français tués en sept ans /////////////.

« Le Président de la République s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ces soldats du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, morts pour la France dans l’accomplissement de leur mission contre le terrorisme au Sahel », a ajouté l’Elysée qui, à la demande de la famille, n’a pas publié le nom de l’un des deux militaires tués./////////////.

L’opération Barkhane compte autour de 5.100 soldats. Au total, 45 soldats français, en comptant les deux militaires tués samedi, sont morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l’état-major. Un décompte qui n’intègre pas les accidents./////////////.

Exprimant ses « très sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches et à tous leurs frères d’armes », Emmanuel Macron a de nouveau appelé « à la mise en place sans délai d’une transition politique civile au Mali, conformément aux attentes de son peuple, de l’ensemble des pays qui le soutiennent, et condition sine qua none d’une lutte efficace contre les terroristes ».

Avec AFP

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Deux attaques de jihadistes font 6 morts parmi les militaires tchadiens

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Deux attaques de jihadistes font 6 morts parmi les militaires tchadiens

Bangui ( République centrafricaine ) – Vendredi, “trois hommes armés ont intercepté un véhicule des services de renseignement en plein jour dans le Kouri”, près de la frontière libyenne, “et ont ouvert le feu”, tuant trois passagers et en blessant deux autres, a indiqué à l’AFP le gouverneur de la province du Tibesti, le général Ali Maide Kebir.

Dans le massif du Tibesti, au nord du pays et à la frontière avec la Libye, l’armée tchadienne fait face à des rebelles et à des orpailleurs. /////////////.

A l’autre bout du pays, dans la zone du lac Tchad, elle affronte régulièrement des jihadistes affiliés à Boko Haram qui ont trouvé refuge dans cette vaste étendue marécageuse, à la frontière avec le Nigeria, le Niger et le Cameroun./////////////.

Samedi, “un véhicule de l’armée a sauté sur une mine artisanale posée par les Boko Haram, trois militaires sont tués et huit blessés”, a indiqué à l’AFP le préfet de Fouli, Yacoub Mahamat Seitchimi, confirmant une information d’un officier militaire qui a réclamé l’anonymat./////////////.

Malgré une vaste opération de l’armée tchadienne en avril contre le groupe jihadiste né au Nigeria en 2009, les attaques de Boko Haram dans la province du Lac continuent. Plus de 360.000 personnes ont fui leurs domiciles pour éviter les attaques et en raison d’inondations, selon l’Organisation internationale des migrations./////////////.

Contactée par l’AFP, l’armée tchadienne n’a pas confirmé le bilan des deux attaques.

Avec AFP/VOA
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RCA : arrivée à Bangui de l’ancien chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA

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Michel Djotodia de Centrafrique: ©AFP

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 5 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À bord de l’appareil de la compagnie Asky AIRLINES, l’ex-chef d’État de transition, monsieur Michel Am-Nondokro DJOTODIA  est arrivé à l’aéroport international de Bangui Mpoko ce samedi après-midi.

 

Monsieur Michel Am-Nondokro DJOTODIA, ex-patron de la nébuleuse coalition Seleka, qui avait pris brièvement le pouvoir par un coup d’État le 22 mars 2013 avant de démissionner et quitter le pays 9 mois plus tard, est rentré à Bangui ce samedi 5 septembre  2020, à l’invitation du parti au pouvoir, le MCU.

Pour l’heure, l’homme est hébergé et sécurisé par les éléments des forces de sécurité intérieure dans un endroit tenu secret par le gouvernement.

Selon des sources proches du mouvement cœurs-unis, l’ancien chef d’État de transition effectuera d’ici la semaine prochaine des tournés dans sa région natale du nord, particulièrement dans la Vakaga, puis Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto, avant de retourner à Bangui une semaine plus tard pour assister à l’investiture du chef d’État Faustin Archange TOUADERA comme probable candidat du MCU, dont le congrès démarre le 17 septembre prochain, selon le calendrier établi initialement par le parti.

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

Email ;: giselemoloma@gmail.com

Directeur de publications

Alain Nzilo

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RCA : arrestation d’un important commandant de l’UPC par les FACA

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Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Bangassou, République centrafricaine, samedi 05 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un commandant adjoint du mouvement rebelle UPC, unité pour la paix en Centrafrique,  a été interpellé par les militaires de l’armée nationale dans la localité de Bangassou (Préfecture de Mbomou), au sud-est de la République centrafricaine.

 

L’autoproclamé colonel Zakaria Mahamat, Comzone adjoint de l’UPC de Mboki a été interpellé par les soldats FACA ce vendredi 4 septembre, selon des sources sécuritaires locales.

L’homme, en provenance de la sous-préfecture de Zémio à destination de Pombolo, a été tombé dans le filet des forces de défense nationales à l’entrée de la ville de Bangassou. Il sera probablement transféré et déféré devant le parquet  général à Bangui d’ici la semaine prochaine.

Rappelons que le colonel Zakaria Mahamat, soupçonné par la justice centrafricaine d’être l’un des principaux auteurs de l’enlèvement et séquestration le 14 août dernier de 2 agents recenseurs, de 6 agents de vaccination, mais également de docteur  Blaise BEKOY et du député d’Obo 2  Albert Guinimonguimi dans la localité de Mboki, préfecture de Haut-Mbomou, au Sud-est de la rca.

Au mois de mai dernier, lors des attaques des positions des soldats FACA par les éléments rebelles de l’UPC dans la ville d’Obo, à l’extrême sud-est de la RCA, l’autoproclamé Mahamat Zakaria faisait partie des assaillants.

 

Par Félix Ndoumba

Email : felixndoumba@gmail.com

Alain Nzilo

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RCA : marche des moutons, un véritable échec du pouvoir, selon Christian Gazam BETTY, conseiller du Président DOLOGUÉLÉ

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Christian Gazam BETTY, Conseiller en Stratégie de Communication du Président de l’URCA, Anicet Georges Dologuelé, le jeudi 02 décembre 2020. Crédit photo : URCA

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 05 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Christian Gazam BETTY, conseiller en communication de monsieur Anicet Georges Dologuélé, leader de l’opposition et Président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA),  a dénoncé, vendredi,  dans une déclaration publique, la marche des partisans du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui ont exigé du parlement la levée de l’immunité du chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé.

 

«  Nous avons observé cette marche avec indignation.  Nous avons écouté sur les ondes de la radio nationale que cette marche avait été interdite par un communiqué de presse qui avait été lu par le Directeur général de la radio, et ce communiqué de presse est une décision signée par le ministre de la sécurité publique. Nous observons le lendemain que cette marche a quand-même lieu, et les participants sont escortés même par les forces de la sécurité publiques. C’est un naufrage de l’État », déclare monsieur Christian Gazam BETTY, conseiller en communication du Président de l’URCA.

 

D’après lui, cette marche des moutons est un échec de la part des ceux qui ont marché, parce qu’ils  se disent être des soutiens du pouvoir en place  : « Je m’attendais à ce que les personnes qui se sont insultées par des propos qui ont été sortis de leur contexte afin de pouvoir retourner la population contrent Monsieur Dologuélé, je m’attendais à ce que ces personnes soient des centaines des milliers, comme ça j’aurais au moins compris qu’il y a eu une insulte. Ne sommes-nous pas là dans une technique de manipulation ? L’échec de cette marche est un désaveu de la population à cette technique manipulatrice du pouvoir en place », ajoute-t-il.

 

Notons que le jeudi dernier, les membres de la plateforme galaxie 3003 (30 mars), regroupant plusieurs groupes de soutien au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, ont organisé une marche dans les rues de la capitale et devant l’Assemblée nationale pour exiger du parlement la levée de l’immunité du leader de l’opposition Anicet Georges Dologuélé, également Président du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA). Les organisateurs ont également lancé un ultimatum aux députés de répondre à leurs exigences dans un bref délai. Faute de qoi, une nouvelle marche musclée sera à nouveau organisée devant l’Assemblée nationale.

 

Par : Silver Anselme DERYO DJERAMBAYE

Tél. : 72 46 32 99

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RCA : les partisans du Président Faustin Archange TOUADERA exigent la démission du ministre de la communication

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Marche des moutons à Bangui le jeudi 03 septembre 2020. Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 05 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la marche dite « des moutons », organisés par des partisans du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour exiger du parlement la levée de l’immunité et la traduction en justice de l’honorable député Anicet Georges Dologuélé, Président du parti URCA, les mêmes manifestants ont tenté d’investir,  le lendemain, vendredi  04 septembre, le ministère de la communication  et des Médias pour exiger la démission du ministre Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement. Que s’est-il passé ?

 

Vendredi 04 septembre 2020, à Bangui, les militants et sympathisants de l’alliance pour la nouvelle Centrafrique, parti du ministre  Ange-Maxime Kazagui, ont pris d’assaut le ministère de la Communication et des Médias. Face à eux, les partisans du chef de l’État qui ont manifesté la veille pour exiger non seulement la levée de l’immunité parlementaire de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, mais aussi la démission du ministre de la Communication et des Médias, Monsieur Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement.

Selon les manifestants pros régime, le leader de l’opposition Anicet Georges Dologuélé aurait injurié publiquement les centrafricains en les qualifiants des moutons, tandis que le ministre de la Communication et des Médias, monsieur Ange-Maxime Kazagui, de son côté, serait la source des tensions au sein de son ministère. Il serait en conflit permanent avec ses collaborateurs, selon monsieur Zama Javon Papa, porte-parole des manifestants pro régime.

 

Faux, et archi faux, retorquent les partisans du ministre Ange-Maxime Kazagui qui dénoncent ce qu’ils qualifient comme une machination politique à quelques mois des élections générales.

 

Cependant, l’un des leaders du mouvement Galaxie 3003 a indiqué à Cnc que le ministre Ange-Maxime Kazagui serait un obstacle pour leurs mouvements.

« Il a sorti une circulaire il Ya deux jours pour interdire nos passages dans les médias publics», a-t-il ajouté avant de promettre de revenir, cette fois, la semaine prochaine devant la primature, toujours pour exiger la démission du ministre Ange-Maxime Kazagui.

notons que les élections présidentielles et législatives sont fixées pour le 27 décembre 2020, et le second tour, s’il en a, aura lieu en février 2021.

 

Anselme Mbata

Rédacteur en chef du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

RCA : prix excessif des cartes nationales d’identité, le tribunal administratif annule l’arrêté interministériel

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Tribunal de Grande instance de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 5 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le tribunal administratif a ordonné ce vendredi 4 septembre le sursis à exécution de l’arrêté interministériel augmentant les tarifs des titres de séjour et cartes nationales d’identité.

 

 

Le 6 août dernier, un groupe des députés avait introduit des requêtes en annulation auprès du tribunal administratif de  la capitale pour la suspension et l’annulation de l’arrêté interministériel augmentant les tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité,  contrairement aux prix fixés dans la loi des finances votée par l’Assemblée nationale.

Ce vendredi 4 septembre, le tribunal administratif a finalement pris sa décision. Il ordonne le sursis à exécution de cet arrêté interministériel.

Pour le tribunal administratif,  celui-ci est arbitraire et viole les engagements internationaux de la République centrafricaine. « C’est une violation de la loi », selon le magistrat Michel Anihibié qui ajoute également que le prix des documents officiels cités dans cet arrêté interministériel est excessivement majoré.

 

Interrogé, l’un des initiateurs de la requête, le député Thierry Georges Vackat a indiqué que ces deux ministères, signataires de l’arrêté querellé, ont violé la constitution et des textes internationaux.

Le tribunal administratif, qui a également indiqué que l’arrêté querellé porte préjudice  aux centrafricains et aux étrangers vivant sur le sol national, porte à la connaissance de tous les demandeurs et demanderesses des titres de séjours et cartes nationales d’identité qu’ils doivent désormais payer les prix de ces documents conformément aux prix fixés par la loi des finances  et non l’arrêté  conjoint.

 

Destin Ibrahim

Tél. 70 13 39 97

Directeur de publications

Alain Nzilo

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

Au moins 10 soldats maliens tués dans une embuscade dans le centre du pays

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Au moins 10 soldats maliens tués dans une embuscade dans le centre du pays

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 10 soldats maliens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi dans une embuscade dans la région de Guiré (centre), une zone proche de la frontière mauritanienne où sévissent des groupes jihadistes armés, a-t-on appris de sources sécuritaire et locale.

Le “bilan provisoire actualisé de l’embuscade de Guiré est de 10 morts, dont un sous-lieutenant, des rescapés retrouvés et quatre véhicules brûlés, une ambulance emportée”, indique un rapport interne du ministère de la Sécurité consulté par l’AFP. /////////////.

“Dans la nuit, des coups de feu nous ont empêchés de dormir, on aurait dit des bombes, nos maisons tremblaient”, a déclaré à l’AFP un élu de Guiré joint par téléphone. “Ce matin, ont a compté 10 morts, dont un sous-lieutenant”, a-t-il ajouté. /////////////.

“Depuis lundi, des hommes à moto circulent dans la zone, ils ont fait des prêches à Dilly, Moroudia et Guiré”, des localités situées à entre 50 et 100 km de la Mauritanie, a expliqué un administrateur civil de la région s’exprimant sous couvert d’anonymat./////////////.

“C’est hier (jeudi) qu’ils ont quitté Dilly pour Guiré et c’est en cours de route qu’ils ont organisé cette attaque contre les FAMa (Forces armées maliennes), a-t-il ajouté./////////////.

C’est la troisième fois que les forces de sécurité maliennes essuient des pertes aussi lourdes depuis que les militaires ont pris le pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat le 18 août./////////////.

Quatre soldats maliens avaient été tués et 12 autres blessés le 27 août dans une embuscade imputée aux jihadistes près de Mopti, dans le centre du pays, avant l’intervention de moyens aériens qui ont permis de “neutraliser” une vingtaine d’ennemis, a indiqué l’armée./////////////.

Quatre soldats avaient également été tués cinq jours plus tôt par l’explosion d’un engin au passage de leur véhicule, également dans le centre, un des principaux foyers des violences qui ont fait des milliers de morts militaires et civils depuis 2012 au Mali et qui se sont propagées depuis 2015 au Burkina Faso et au Niger voisins.

Avec AFP/VOA
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Un proche de Tshisekedi arrêté pour entretien présumé d’une milice

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Un proche de Tshisekedi arrêté pour entretien présumé d’une milice

Bangui ( République centrafricaine ) – L’abbé Pierre Mutanga, proche collaborateur du président congolais, est aux arrêts pour entretien présumé d’une milice à Kinshasa.

L’ONG ACAJ, Association congolaise pour l’accès à la justice, revèle que l’abbé qui gère la maison civile du Chef de l’Etat congolais est sous mandat d’arrêt provisoire depuis deux jours./////////////.

“M. Pierre Mutanga, directeur administratif à la Maison civile du Chef de l’Etat, placé sous Mandat d’Arret Provisoire ( MAP) à la Prison de Makala depuis 2 jours par la Justice militaire pour notamment ‘entretien d’un mouvement insurrectionnel’. Force reste à la loi”, indique dans un tweet le président de l’ACAJ, l’avocat George Kapiamba./////////////.

M. Mutanga est un abbé au diocèse de l’église Catholique Africaine./////////////.

La police avait annoncé, une semaine plutôt, le démantèlement d’un groupe insurrectionnel dans un quartier industriel, Kingabwa, en plein Kinshasa./////////////.

Vingt-trois personnes qui suivaient illégalement une formation militaire avaient été arrêtées à l’occasion, après un échange des tirs lors de l’opération, selon la police./////////////.

Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, ces hommes disaient être d’un groupe dénommé “Gardiens de la paix” et clamaient vouloir assurer la sécurité du président Tshisekedi./////////////.

L’UDPS, le parti de Tshisekedi, avait mis en garde toute personne qui tenterait de lui faire porter le chapeau de l’affaire.

Avec VOA

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Explosion de Beyrouth : une victime pourrait être vivante sous les décombres après un mois

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Explosion de Beyrouth : une victime pourrait être vivante sous les décombres après un mois

Bangui ( République centrafricaine ) – Les appels au silence sont fréquents afin que les sauveteurs puissent écouter les signes indiquant que quelqu’un est encore en vie

Les sauveteurs de Beyrouth continuent de fouiller les décombres d’un bâtiment, alors qu’une personne pourrait être en vie, un mois après l’explosion qui a dévasté la capitale libanaise./////////////.

Un équipement de détection spécialisé a été envoyé dans la région de Mar Mikhael après que des rapports non confirmés ont fait état d’un battement de cœur./////////////.

Les recherches ont d’abord été suspendues pendant la nuit, mais des volontaires ont continué à travailler à la main./////////////.

Au moins 190 personnes sont mortes lorsque 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium ont explosé./////////////.

Quelque 300 000 personnes se sont retrouvées sans abri à la suite de l’explosion du 4 août./////////////.

Les populations ont trouvé scandaleux qu’autant de matières dangereuses aient été stockées dans un entrepôt du port, qui se trouve à proximité de nombreuses zones résidentielles./////////////.

La démission du gouvernement libanais peu après n’a pas réussi à apaiser les manifestants, qui ont affronté la police dans la ville pendant plusieurs nuits./////////////.

Par ailleurs, quatre conteneurs contenant 4,3 tonnes de nitrate d’ammonium ont été découverts jeudi devant le port maritime de Beyrouth, a indiqué l’armée./////////////.

Elle a déclaré que ses spécialistes ont examiné les conteneurs, mais n’a pas donné plus de détails./////////////.

Les dernières nouvelles de Beyrouth/////////////.

Une foule s’est rassemblée dans le bâtiment jeudi alors que l’équipe de sauvetage du Chili commençait à travailler. On ne sait toujours pas si une personne est vivante sous les décombres./////////////.

Les équipes de secours ont interrompu les recherches pour la nuit car elles ne disposaient pas de grues pour soulever les décombres, de peur que le bâtiment ne s’effondre./////////////.

Mais les volontaires locaux ont juré de continuer à travailler à la main et une grue mobilisée par des particuliers est maintenant arrivée sur les lieux, selon les journalistes sur place./////////////.

L’équipe de sauveteurs chiliens aurait également repris le travail./////////////.

• Beyrouth: qu’est-ce que le nitrate d’ammonium à la base des explosions?/////////////.

• Beyrouth: le Liban panse ses plaies après l’explosion/////////////.

Les sauveteurs passaient devant le bâtiment mercredi soir lorsque leur chien a fait signe qu’il y avait une personne vivante à l’intérieur./////////////.

En revenant ce matin, le chien s’est rendu au même endroit et a fait le même signe. Le groupe a ensuite utilisé un scanner pour rechercher un battement de cœur ou une respiration de l’intérieur, et est venu avec un équipement pour creuser dans les décombres./////////////.

Les personnes présentes sur les lieux espèrent une histoire miraculeuse de survie /////////////.

Les sauveteurs se sont divisés en équipes de sept pour déplacer les débris morceau par morceau, en raison du risque de dommages supplémentaires./////////////.

De temps en temps, des appels au silence ont été lancés pour que l’équipe de secours puisse écouter attentivement, a rapporté Orla Guerin de la BBC depuis le lieu de recherche./////////////.

Le personnel de la Croix-Rouge a monté une tente avec des projecteurs et du matériel. Des sauveteurs de l’armée, des pompiers et des volontaires sont également sur place./////////////.

Les sauveteurs chiliens sont arrivés au Liban le 1er septembre. Selon une source locale, ils disposent d’un équipement très sensible qui peut détecter la respiration à une profondeur de 15m./////////////.

Pour l’instant, il n’y a pas de confirmation que quelqu’un soit vivant sous les décombres – mais certains de ceux qui se sont rassemblés sur les lieux espèrent./////////////.

La correspondante d’Al-Jazeera, Zeina Khodr, a tweeté que “les équipes de recherche disent avoir détecté un corps et ce qui pourrait être une personne avec un battement de cœur sous les décombres”./////////////.

Mar Mikhael a été l’une des zones les plus touchées par l’explosion./////////////.

C’est un quartier historique qui fait face au port. Il était célèbre pour sa vie nocturne avant la catastrophe.

Avec BBC Afrique

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RCA : élections de 2020 – 2021, l’ex-chef d’État de transition Michel DJOTODIA attendu à Bangui

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L’ancien chef d’État de transition Michel Djotodia.

 

Dans le cadre des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, l’ancien chef d’État de transition, l’ex-patron de la coalition Seleka  Michel Am-Nondokro DJOTODIA est attendu à Bangui ce vendredi.

 

À l’invitation du parti du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, l’ex-chef de la coalition Seleka Michel Am-Nondokro DJOTODIA, qui s’est autoproclamé Président de la République en mars 2013 après le renversement et la fuite du Président François Bozizé, est attendu à Bangui ce vendredi 4 septembre 2020.

Très respecté dans sa région natale de la Vakaga (nord de la RCA), l’homme du  24 mars 2013  a été sollicité par le mouvement cœurs unis, le parti au pouvoir afin de booster dans sa région natale la cote de popularité en berne du chef de l’État, probable candidat à sa propre succession pour un second mandat et d’éviter un éventuel revers électoral, selon un cadre du parti présidentiel joint au téléphone.

Rappelons que Michel Am-Nondokro DJOTODIA, 71 ans,  avait démissionné le 10 janvier 2014 après avoir passé neuf mois et dix-sept jours au pouvoir. Son prédécesseur, François Bozizé,   a été investi en juillet candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020 par son parti le KNK. Sa successeur, Madame Catherine Samba-Panza., s’est déclarée aussi candidate à ces mêmes élections.

 

Gisèle MOLOMA

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

RCA : tentative présumée d’empoisonnement de l’opposant Joseph Bendounga, la polémique enfle à Bangui

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De gauche à droite, le Président du parti MDREC Joseph Bendounga, et le Chef de l’État Faustin Archange Touadera. Photo montage du CNC le 30 janvier 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 4 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’affaire de la présumée tentative d’empoisonnement de l’opposant Joseph Bendounga défraye la chronique. Deux jours après la révélation faite par le leader du MDREC sur la radio Ndékèluka  , les Centrafricains sont sous le choc. Mais, petit à petit, ils commencent à interroger les faits. Qui est réellement derrière ce présumé complot ?

 

C’est désormais formel, Monsieur Ali Gonessa, conseiller diplomatique du chef de l’État, a avoué  avoir invité, avec sa collègue russe, également conseillère diplomatique du chef de l’État,  l’opposant Joseph Bendounga, Président du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC),  dans un restaurant de la capitale, et un cadeau à la Russe, composée d’une bouteille de Vodka  lui avait également été remis. Ce que l’opposant qualifie de tentative de corruption et d’empoisonnement.

En effet, dans une interview accordée à la radio Ndékèluka, Monsieur Joseph Bendounga

assure n’est pas un tintin, encore moins un guignole du pouvoir. D’après lui, le chef de  l’État, à travers ses deux conseillers, aurait tenté de le corrompre de faire des déclarations publiques pour lancer un appel au Président Touadera afin qu’il puisse convoquer une rencontre de concertation. « C’est vraiment de l’imbécillité politique », déclare le leader du MDREC sur les ondes de la radio Ndékèluka.

Or, le conseiller diplomatique du Président, Monsieur Ali Gonessa a affirmé pour sa part que l’objectif de la rencontre avec Monsieur Joseph Bendounga serait d’échanger sur certaines préoccupations de l’heure liés au processus électoral. D’après lui, monsieur Joseph Bendounga « est invité à passer seulement des messages d’apaisement et non autre chose ».

S’agissant de bouteille de vodka et des chocolats présumés empoisonnés offert gracieusement à Bendounga, Monsieur Ali Gonessa explique que ceci est une « tradition russe », et il ne voit pas dans quel intérêt Monsieur Bendounga puisse ….

Pour des nombreux centrafricains, il ne fait aucun doute, le leader du MDREC est victime d’une tentative de corruption, mais pas d’empoisonnement.

« Si aujourd’hui Joseph Bendounga se disait être victime d’une présumée tentative d’empoisonnement de la part du pouvoir en place, c’est tout à fait normal qu’il soit dans cette disposition d’esprit, car les russes sont soupçonnés d’être des champions dans le domaine », affirme un Professeur de droit à l’Université de Bangui interrogé par CNC.

Notons que la rencontre de monsieur Joseph Bendounga avec les conseillers du chef de l’État avait eu lieu au dernier jour de la fin de l’ultimatum de la synergie des forces vives de la nation au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA  . Les membres de cette plateforme  ont réitéré le 3 août dernier leur appel au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de convoquer immédiatement dans un délai de trois jours  la concertation des forces vives de la nation afin de sortir le pays de l’impasse politique actuelle.

 

Gisèle MOLOMA

Directeur de publication

Alain Nzilo

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RCA : démission ou motion de censure? Le Premier ministre Firmin NGRÉBADA sur le point de départ

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le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 04 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Au-delà les turbulences diverses qui l’affectent depuis le mois de juin dernier, la séquence électorale en cours l’obligera à quitter ses fonctions, probablement avant le 27 septembre prochain.

 

Le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, nommé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA le 25 février 2019 à la suite de la signature de l’accord de paix de Khartoum entre les autorités et les groupes armés le 6 février 2019, est depuis plus de 4 mois sous les menaces d’une motion de censure du parlement. Certains députés de la majorité ont témoigné leur défiance envers son gouvernement, et tentent de le forcer à démissionner. Or, l’homme du 25 février  est candidat de son parti à la législative dans la circonscription de Boali, préfecture de l’Ombella-Mpoko. En ce sens, il doit obligatoirement quitter ses fonctions trois mois avant le premier tour du scrutin, c’est-à-dire avant le 27 septembre prochain, selon le code électoral. De nombreux ministres de son gouvernement sont également dans cette situation.

Cependant, dans les coulisses du pouvoir, des tractations commencent, et des réunions des députés de la majorité se multiplient. Le mercredi dernier, à la résidence hôtelière de monsieur Bertrand Arthur Piri sur la route de Damara,  une réunion des cadres et députés du mouvement cœurs unis a eu lieu en présence du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. L’objectif de la réunion, selon les participants, définir une stratégie commune pour les prochaines élections, et choisir un nom qui sera proposé au chef de l’État en vue de sa nomination à la primature en remplacement de monsieur Firmin NGRÉBADA, si celui-ci confirmerait son départ.

D’ores et déjà, des noms commencent à circuler, et certains parlent de Henri-Marie DONDRA, ministre actuel des finances. Mais  celui-ci est aussi candidat à la législative dans la première circonscription de Bangui. D’autres parlent de Monsieur Félix MOLOWA, ministre de l’économie et de la coopération, ou encore du ministre de la justice, le magistrat Flavien Mbata, frère du chef de l’État.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Directeur de publications

Alain Nzilo

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

RCA : La prochaine étape de la marche des moutons, c’est d’investir le ministère de la communication?

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Marche des moutons à Bangui le jeudi 03 septembre 2020. Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 03 septembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Des sources proches des organisateurs de la marche de ce matin contre l’opposant Anicet Georges Dologuelé, le vendredi matin, les manifestants qui ont demandé la démission du ministre Ange Maxime Kazagui vont investir le ministère de la communication et des médias. Pour quelle raison?

 

Selon ces mêmes sources, le ministre est un obstacle pour leurs mouvements. «il a sorti une circulaire il ya deux jours pour interdire nos passages dans les médias publics», a lancé un des leaders du mouvement Galaxie 3003.

Cette histoire, si le ministère est touché demain, alors que les journalistes vont rendre un dernier hommage à la consœur Chantal Mohema Banga celà sera une atteinte à la mémoire de notre consoeur et à l’honneur des journalistes.

Les médias publics et tous les médias du pays ne doivent pas devenir les vecteurs de transmission des messages de haine et d’incitation à la violence. La radio nationale ne doit pas se transformer à une radio mille collines.

Pour rappel, cette même tension a été vive après le retour de Abdou Karim Meckassoua et celui de François Bozize. Les organisations de soutien au président Touadera sont dans la logique de prendre en otage les médias publics. L’obstacle serait le ministre en à croire cet organisateur.

Des indiscrétions nous ont confié il y a quelques temps que le ministre Kazagui avait déposé sa démission mais le président Touadera lui aurait dit de rester jusqu’à la fin des élections.

Le ministre contacté n’a pas souhaité faire des commentaires sur cette manifestation en préparation.

À suivre.

 

Directeur de Publications

Alain Nzilo

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Copyright2020CNC

circulaire du ministre de la communication

 

RCA : marche des moutons, vive tension à Bangui  entre les partisans du MCU et de l’URCA

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Bangui, République centrafricaine, jeudi 03 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La tension monte dans la capitale centrafricaine après une marche «  des moutons » organisée par les partisans du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA devant l’Assemblée nationale pour exiger des députés la levée de l’immunité parlementaire de l’opposant Anicet Georges Dologuélé et sa traduction devant la justice pour « injure publique » et « tentative de coup d’État », a constaté une équipe des journalistes du CNC.

 

Jeudi, 03 septembre 2020,à l’appel du sulfureux Blaise Didacien KOSSIMATCHI  , coordonnateur général de TalithaKoum Centrafrique , une plateforme dédiée au soutien au chef de l’État, des centaines des personnes ont organisé une marche durant des heures sur l’avenue des martyrs jusqu’au devant de l’Assemblée nationale sur l’avenue de l’indépendance à Bangui. Un mémorandum et un mouton ont été remis au Premier vice-Président de l’Assemblée nationale par les représentants des manifestants qui ont également lancé un ultimatum aux Députés :

 

Selon les organisateurs, l’objectif de ladite marche serait de demander la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable de Bocaranga 1 Anicet Georges Dologuélé, Président du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA).

D’après les propos tenus par les leaders de cette plateforme du soutien au chef de l’État sur les ondes de la radio nationale, l’honorable Dologuélé aurait fomenté en 2017 un coup d’État contre le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA quand il avait été trahi par l’un de ses complices, en l’occurrence le capitaine Joachim Kokaté, qui avait également déposé plainte en juin 2017 contre sa victime, Anicet Georges Dologuélé, qui est également  accusée d’avoir insulté le peuple centrafricain  « d’être des moutons », d’où le slogan des manifestants qu’on peut lire : « Dologuélé, le peuple centrafricain n’est pas de mouton. Dégage! », « Dologuélé devant la barre pour injure au peuple centrafricain », « Dologuélé alias 10 %, prédateur de la république », « Dologuélé, criminel du peuple centrafricain ».

Au même moment, devant le siège de l’URCA à Bangui,  une centaine des partisans de l’opposant Anicet Georges Dologuélé se sont regroupés pour manifester également contre ce qu’ils appellent « manipulation de l’opinion».

Des forces de l’ordre sont intervenues pour contenir les partisans de l’opposant Anicet Georges Dologuélé pendant que sur l’avenue de l’indépendance, ceux du chef de l’État ont la totale liberté de manifester alors que le ministère de l’Intérieur avait publié un communiqué la veille interdisant cette « marche des moutons ».

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Directeur de publications

Alain Nzilo

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892