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Kabila et Tshisekedi vont-ils “divorcer” ?

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Kabila et Tshisekedi vont-ils “divorcer” ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Félix Tshisekedi et Joseph Kabila entretiennent-ils une paix des braves de façade ? Malgré la posture rassurante du président Félix Tshisekedi, un air de mésentente souffle sur sa coalition avec Joseph Kabila.

Le 23 juillet dernier, les militants et membres du Front commun pour le Congo (FCC) sont descendus dans les rues de Kinshasa, capitale de la RDC./////////////.

Une marche que la plateforme politique de Joseph Kabila – dont il est le président honoraire – avait mis sous le signe du soutien aux institutions du pays./////////////.

Après la marche, quelques militants du FCC ont été pris à parti par les militants présumés de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), dans la commune de Limete, considérée comme bastion du parti au pouvoir./////////////.

Tshisekedi et Kabila vont former un gouvernement de coalition/////////////.

La plateforme de Kabila à la tête des assemblées provinciales en RDC/////////////.

Malgré son retrait de la scène politique, Joseph Kabila reste influent /////////////.

Lors d’une visite le dimanche 26 juillet aux victimes de ces violences à Kinshasa, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo, a fustigé ces actes./////////////.

“Il est inadmissible que nos militants soient attaqués parce qu’ils portaient des tee-shirts et pancartes à l’effigie de Joseph Kabila, notre autorité morale”./////////////.

“Il n’est pas normal qu’on puisse attaquer des gens parce qu’ils n’ont pas les mêmes opinions que les autres”, a déploré Néhémie Mwilanya./////////////.

“C’est de l’intolérance de bas étage. Nous n’avons plus besoin de cela. Nous avons besoin de préserver nos acquis qui sont l’appartenance à une même Nation, l’unité nationale et le processus démocratique qui est arrivé à maturation avec l’alternance politique que nous avons aujourd’hui”, a poursuivi le coordonnateur du FCC./////////////.

En juillet, les militants de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) de Félix Tshisekedi étaient descendus dans les rues pour s’opposer à l’entérinement de Ronsard Malonda à l’Assemblée nationale comme prochain candidat pour diriger la Commission électorale nationale indépendante (CENI)./////////////.

Le FCC soutenait pourtant cette candidature M. Malonda./////////////.

Quelques semaines plus tôt, les membres de l’UDPS qui sont toujours dans l’alliance CACH (Cap pour le changement, alliance entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe) étaient encore dans les rues pour s’opposer à la proposition de loi sur la réforme de la justice./////////////.

Une proposition de loi portée par les députés Aubin Minaku et Garry Sakata, du FCC./////////////.

Autant de signes qui démontrent les tensions persistantes au sein du FCC-CACH, les deux membres de la coalition au pouvoir./////////////.

Le 16 juillet dernier, lors d’un déplacement au Congo Brazzaville, le président Félix Tshisekedi s’est dit confiant en l’avenir de la coalition au pouvoir malgré les soubresauts observés sur la scène politique congolaise./////////////.

“Ce que je peux vous assurer en tout cas, c’est que nous n’allons pas vers une rupture de la coalition. Ça c’est certains”, a assuré le président Félix Tshisekedi./////////////.

Il a estimé que la tension observée entre les membres de la coalition est tout à fait inhérente à une jeune démocratie, à une première expérience politique./////////////.

“C’est la première fois que nous vivions une telle situation dans le pays” a insisté Félix Tshisekedi./////////////.

“Cela ne pouvait pas se passer parfaitement. Même dans les vieilles démocraties, les coalitions ont toujours posé des problèmes. Ça ne doit pas choquer”, a assuré le chef de l’Etat Congolais./////////////.

“L’expérience de coalition est vécue difficilement par la classe politique. Tantôt ça va bien et on se congratule, tantôt ça va mal, on s’insulte” explique Professeur Mwayila Tshiyembe, analyste politique et professeur de sciences politiques./////////////.

Il soutient que les tensions observées entre membres de la coalition est le signe d’un manque de culture de partage du pouvoir et de gouvernance./////////////.

Pour Félix Tshisekedi, “l’essentiel est de regarder d’abord les intérêts du pays”./////////////.

“Je crois que les uns et les autres sont conscients de cette prise en compte des intérêts du pays” précise le président de la RDC./////////////.

Néhemie Mwilanya, coordonnateur du FCC reste confiant en l’avenir de la coalition qui reste pour lui le phénomène vers lequel les regards doivent rester tournés et pas aux épiphénomènes qui se manifestent par des pics de tensions entre membres de la coalition./////////////.

“On ne peut pas avoir fait ce parcours, trois élections libres, pluralistes et avoir obtenu la liberté d’expression, de manifestation et d’association garantie pour retourner en arrière et tomber dans une intolérance politique”./////////////.

“L’unité nationale devrait nous aider à bannir la haine, mais aussi les partis politiques doivent s’investir dans l’éducation et la formation de leurs militants pour éviter que les violences dont ont été victimes nos militants ne se reproduisent”, espère le coordonnateur du Front Commun pour le Congo.

Avec BBC Afrique

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RCA : un officier général de la police et un lieutenant de l’armée nationale blessés dans un échange des tirs à Bangui

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cérémonie de fin de fetta à bouar et à bangui des nouvelles recrues faca le 16 octobre 2019 par eutm rca

 

Bangui, République centrafricaine, 1er août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un officier de l’armée nationale et un général de la police ont été  grièvement blessés à la suite d’un échange des tirs survenu vendredi 31 juillet vers 14 heures au croisement de Pétévo, dans le sixième arrondissement de Bangui, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

L’altercation, qui avait opposé les policiers de la compagnie de la circulation routière aux soldats du sixième bataillon d’infanterie territorial de l’armée nationale, faisait au moins six blessés, dont un civil et deux éléments de l’armée nationale.

D’après les premiers éléments d’information recueillis par CNC, ce vendredi après-midi, vers 6 heures, des policiers de la compagnie de circulation routière (CCR) en poste au croisement Pétévo dans le sixième arrondissement de Bangui, ont interpellé un jeune de mototaxi, à qui ils ont reproché sa manière de rouler. Mais contre toute attente, un élément FACA du sixième bataillon d’infanterie territorial (BIT), de passage dans un cortège funèbre de son compagnon d’arme qui s’est suicidé la semaine dernière, s’est arrêté devant les policiers afin de plaider leur clémence vis-à-vis de ce jeune taxi-moto qui serait son voisin du quartier. Les policiers,  après avoir entendu le militaire, refusent catégoriquement de lâcher la moto. Une altercation s’éclate, et le militaire, qui dégainait son pistolet, n’a pas eu gain de cause et quitte le lieu et continue sa route vers Bimbo comme si de rien n’était.

Une heure plus tard, alors que les policiers continuaient leur contrôle de routine, une dizaine des soldats FACCA se sont introduits brusquement à l’intérieur du poste avant d’agresser physiquement tous les policiers, y compris un général de police  qui était également sur le lieu. Des échanges des tirs s’éclatent entre les belligérants, faisant six blessés, dont un couturier et un gendarme de passage.

Le Directeur des opérations au ministère de la Sécurité publique, un général de la police, qui était intervenu en retard lors de la première altercation, a également été blessé par balle, tandis qu’un lieutenant FACA, qui était parmi les agresseurs, était aussi blessé par balle sur sa jambe. Incroyable, mais vrai.

Rappelons qu’il y a deux semaines, des policiers de la CCR et les militaires du sixième bataillon avaient eu des altercations au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement, faisant plusieurs blessés parmi les policiers.

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : embargo sur les armes, les diplomates onusiens accusent le gouvernement.

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont voté à l’unanimité ce mardi 28 juillet la reconduction de l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Les autorités centrafricaines, qui espéraient la levée totale de cet embargo, se disent déçues, alors que l’un des critères qui ont motivé le maintien de cette sanction concerne la restructuration des forces armées centrafricaines bafouée par le gouvernement.

 

Le comité des sanctions des Nations Unies, qui a pour mission principale de maintenir et de rétablir la paix et la sécurité, s’est concerté, le 28 juillet 2020, sur le choix de la

reconduction de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine. Autrement dit, ce régime de sanction imposé par le conseil de sécurité de l’ONU ne sera pas levé  tant que les conditions préalables ne seront pas remplies. Or, dans la résolution n° 2536/2020 prolongeant l’embargo,  les 15 experts techniques de l’ONU qui constitue le comité de sanctions ont clairement indiqué  que  le gouvernement centrafricain n’avait pas présenté officiellement un dossier technique réclamant la levée de cette sanction onusienne, alors que lors du dernier symposium, le conseil de sécurité a déclaré être préoccupé par les réseaux d’étranger qui financent et approvisionnent les milices et qui contribuent de facto à l’instabilité du pays. Ajoutant à cela, le comité a également pointé du doigt le recrutement anarchique des nouveaux éléments de la garde présidentielle qui sont issus pour la plupart de l’ethnie du chef de l’État. Sans oublier les dernières attaques aux mines antipersonnel et antichars planifiées par le groupe 3R  contre des patrouilles des FACCA et des Casques bleus constituent également l’une des raisons qui ont motivé le comité de sanction à reconduire l’embargo sur les armes à destination de la RCA.

Alors, que fait concrètement le gouvernement pour que cet embargo soit levé ?

Rappelons que  le comité de sanction de l’ONU doit évaluer trois leviers capitaux : d’abord de voir si la situation de conflit s’est améliorée avec des avancées significatives, ensuite d’apprécier si les critères énoncés dans la résolution primitive sont atteints et enfin si le processus de paix a atteint les résultats escomptés.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

CENTRAFRIQUE : LE RENOUVELLEMENT DE L’EMBARGO SUR LES ARMES RELEVAIT-IL D’UNE SURPRISE OU D’UNE ÉVIDENCE ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 01 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Linvasion guerrière et bestiale des groupes armés qui a mis fin à la révolution « orange » en 2013 a plongé la Centrafrique dans labîme en remettant en cause par voie de conséquence les fondements de la république. Des violences, exactions et tueries de la population ont atteint un seuil inédit contraignant ainsi le conseil de sécurité de lONU sur demande insistante des autorités dantan à imposer un embargo sur les armes.

 

En effet, conformément aux dispositions de l’article 41 du chapitre 7 de la charte des Nations Unies signée le 26 juin 1945 à San Francisco, dont la Centrafrique a adhéré depuis le 20 septembre 1960, le conseil de sécurité peut prendre de mesures par voie de résolution sans l’usage des forces armées. Ainsi, « tous les États doivent empêcher la fourniture, la vente, le transfert direct ou indirect d’armements à la Centrafrique à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs ressortissants ou au moyen de navires battant leur pavillon ou d’aéronefs immatriculés chez eux ». Depuis lors, devant l’incapacité ou l’incompétence du gouvernement de monter un dossier technique crédible répondant aux critères définis dans la résolution qui a imposé l’embargo, le conseil de sécurité de l’ONU ne fait que alterner «renouvellements » et « allègements ».

L’ingratitude et l’hypocrisie du pouvoir de Bangui qui se caractérise par le déni de vérité le poussent à jouer injustement à « l’éternel étonné » face à la résolution 2536/2020 votée à l’unanimité et à main levée le 28 juillet 2020 qui renouvelle l’embargo d’un an assortie d’un troisième et important allègement sur les lances roquettes de calibre 14.5. ainsi que de véhicules blindés.

Devant l’incompréhension de l’opinion publique et du pouvoir qui ne cesse de se déclarer victime , le citoyen lambda s’interroge :

Le pouvoir de Bangui maitrise t-il les critères et le mécanisme de sanctions du conseil de sécurité de l’ONU ? Le pouvoir peut-il éclairer l’opinion nationale sur les critères qui ont motivé le maintien de l’embargo ? En l’absence d’un dossier technique formel du pouvoir réclamant la levée de l’embargo, le pouvoir de Bangui est-il véritablement surpris par le renouvellement de l’embargo ? Existe t-il une commission technique composée d’experts nationaux chargée d’étudier les critères de résolution et d’évaluer les efforts du gouvernement ? Pensez-vous que le maintien de l’embargo relève t-il d’un complot de la communauté internationale ? Le fait que la France soit le porte parole de la résolution fait d’elle le responsable exclusif de la souffrance des centrafricains ? Sachant que le président de la république exclut de combattre militairement les groupes armés, quel serait l’apport de la levée de l’embargo sur le processus de pacification du pays ?

Depuis l’accession du président des pauvres à la magistrature suprême, aucune ligne budgétaire n’a été prévue dans les différentes lois de finances, alors comment le pouvoir pouvait-il acheter les armes pour défendre son intégrité territoriale ? Devrions-nous encore attendre comme d’habitude l’aide de la communauté internationale ?

En outre, les recrutements anarchiques de militaires à Boyrabe et à Damara sans le contrôle de l’état-major des forces armées ne constituent-ils pas un argument au comité de sanctions de l’ONU pour prolonger l’embargo ?

Au delà de différents questionnements, le groupe des quinze (15) experts techniques qui constitue le comité de sanctions de l’ONU doit évaluer trois leviers capitaux : d’abord de voir si la situation de conflit s’est améliorée avec des avancées significatives, ensuite d’apprécier si les critères énoncés dans la résolution primitive sont atteints et enfin si le processus de paix a atteint les résultats escomptés. Pour finir, il apparaît malheureusement de façon accablante dans les termes de la résolution n*2536/2020 prolongeant l’embargo que le Niger s’est offusqué sur le comportement du gouvernement centrafricain qui n’a pas présenté officiellement un dossier technique réclamant la levée de l’embargo, ce qui montre à suffisance que les trois (3) allègements obtenus ont été plaidés par des États partenaires alors que le Rwanda, l’Angola et la Sierra Leone ont réussi à lever l’embargo…Comment ont-ils procédé ?

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 31 juillet 2020.

RCA : le chef de l’État et son gouvernement donne leur feu vert au retour de Darassa à Bambari

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La revue des troupes rebelles de l’UPC par le Premier ministre Firmin Ngrébada à Bambari.

 

Bangui, République centrafricaine, 31 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, chassé de la ville de Bambari en 2017 par les forces spéciales de la Minusca, va faire son grand retour dans la capitale provinciale de la Ouaka dans les prochains jours, selon un accord signé à Bangui la semaine dernière  entre le gouvernement et le chef rebelle.

 

Déclarée ville sans armes par les nations-unies en 2017 à cause des exactions des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), la ville de Bambari va pourtant accueillir bientôt le chef rebelle Ali Darassa.

En effet, Selon un document d’accord signé par le gouvernement et le chef rebelle Ali Darassa, et adoubé par les garants et facilitateurs de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR), le Chef de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée  Ali Darassa, reçu discrètement à Bangui par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son Premier ministre Firmin Ngrebada le 25  juillet 2020, aurait  montré sa bonne foi à favoriser le retour de l’autorité de l’Etat et le déploiement des agents recenseurs de l’ÂNE (autorité nationale des élections)dans les zones sous son contrôle. En contre partie, le chef rebelle, aussi conseiller du Premier ministre en matière de sécurité,  sera pris en charge entièrement par le trésor public centrafricain (TPC), et logé dans une villa administrative au plein centre Bambari, capitale provinciale de la Ouaka. Exactement comme ce que le gouvernement avait fait avec le chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement armé 3R.

Incroyable, mais vrai. Imaginons un instant ce que pensent les citoyens de Bambari quand ils apprennent la nouvelle du retour de Darassa dans leur ville.

Rappelons que le samedi dernier, après avoir été reçu discrètement à Bangui par le chef de l’État et son Premier ministre, le chef rebelle Ali Darassa, dès son retour dans son fief de Bokologbo, avait pris en otage durant 5 jours un convoi du redéploiement des agents recenseurs et tablettes de l’autorité nationale des élections (ÂNE). On imagine déjà la suite avec ce fameux cadeau de ramadan offert par le chef de l’État au chef rebelle.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

Procès verbal de la réunion du gouvernement avec le chef rebelle Ali Darassa à Bangui du 25 au 27 juillet 2020 page 1
Procès verbal de la réunion du gouvernement avec le chef rebelle Ali Darassa à Bangui du 25 au 27 juillet 2020 page 1
Procès verbal de la réunion du gouvernement avec le chef rebelle Ali Darassa à Bangui du 25 au 27 juillet 2020 page 1
Procès verbal de la réunion du gouvernement avec le chef rebelle Ali Darassa à Bangui du 25 au 27 juillet 2020 page 2

RCA : GDRNE encourage l’administration forestière à tenir compte des recommandations des exploitations forestières illégales

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Les cinq (5) leaders de la plateforme de la société civile des organisations de la gestion durable des ressources naturelles et l’environnement (GDRNE) Copyright CNC@ Jefferson Cyrille YAPENDE. 

Bangui, République centrafricaine, 31 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Lors d’un atelier tenu à Bangui du 27 au 28 juillet 2020, la plate-forme des organisations de la société civile pour la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement (GDRNE), encourage le gouvernement à prendre en compte, les recommandations issues des missions d’Observation Indépendante Mandatée (OIM). Des recommandations allant dans le sens d’aider l’administration forestière et les entreprises forestières sur les multiples faits d’exploitations forestières illégales constatées en République Centrafricaine.

 

Dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance forestière et d’une meilleure gouvernance des ressources naturelles et de l’environnement en rca, la coordination de la plateforme des organisations de la société civile centrafricaines pour la Gestion Durable des Ressources Naturelles et de l’Environnement (GDRNE), avait mis en place un groupe de travail des observateurs en 2017. Après la validation d’un document de stratégie d’observation indépendante des activités forestières.

Le but de ce groupe de travail d’observation est d’analyser les rapports de missions d’observation indépendante mandatée avant leurs soumissions au comité de lecture et de validation. Depuis 2015 jusqu’aujourd’hui, six (6) missions d’Observation Indépendante Mandatée des activités forestières ont été réalisés. Et les rapports sont validés par le comité de lecture et de validation et transmis au gouvernement, nonobstant les actions de l’Observation Indépendante externe.

Fort est de constater, qu’en terme de pourcentage, que 99% des observations et recommandations de l’observation indépendante mandatée et du comité de lecture et de validation (CLV) sont restées sans suite. Aucune disposition n’est prise à l’heure pour corriger cela.

Selon ZOGA Parfait, Coordonnateur de la Plateforme GDRNE, les résultats attendus de cet atelier sont entre autres, dresser une note de position par rapport à la non prise en compte des recommandations issues des missions de l’OIM par l’administration forestière (gouvernement) et les entreprises forestières et aussi la redynamisation du groupe de travail OI de la GDRNE.

Dans leur observation indépendante des activités forestières en Centrafrique, les panelistes de cet atelier, suite aux multiples faits d’exploitations forestières illégales constatées, « l’administration forestière n’a entrepris aucune mission de contrôle forestier et l’ouverture des contentieux à l’encontre des entreprises incriminées dans les rapports ».

La contribution de la société civile avec leur plateforme dites « organisations de la société civile pour la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement (GNDRNE) », travaille pour le succès de ces initiatives primordiales, afin de permettre aux communautés locales et peuple autochtone de gérer durablement ses ressources dont elles dépendent et de jouir de leurs droits.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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RCA : Médecins Sans Frontières Offre une Prise en Charge Holistique des Survivant(e)s de Violence Sexuelle au Travers de son Centre Tongolo à Bangui

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Dans l’objectif d’assurer une prise en charge holistique des survivant(e)s de violence sexuelle (VS), Médecins Sans Frontières (MSF) ouvre le 1er août 2020 le centre Tongolo situé dans le quartier Batignolles, derrière le parc du Cinquantenaire, dans le premier arrondissement. Les services médicaux proposés aux survivant(e)s de VS de l’hôpital SICA seront transférés au centre Tongolo.

 

Bien que Bangui ne soit actuellement pas en proie à un conflit actif, comme cela a pu être le cas en 2013, les tensions demeurent élevées au sein des communautés de la capitale, ce qui entraîne des pics de violences, notamment sexuelles. Jusqu’en 2019, la majorité des agressions sexuelles connues étaient perpétrées par des acteurs armés. Cette tendance s’est inversée ces deux dernières années avec 67% des agressions commises au sein des communautés par une personne civile en 2020 contre 30% en 2018. La proportion de mineurs dans les consultations a aussi augmenté, passant de 37% du total des consultations en 2019 contre plus de 50 % depuis le début de l’année 2020.

 

L’accès aux soins médicaux, psychologiques et psychosociaux, la justice, la protection et la sécurité économique sont des éléments essentiels à toute réponse aux VS. Pourtant, dans l’ensemble du pays et notamment à Bangui, ces services sont en grande partie inaccessibles aux survivant(e)s de VS. « Avec ce centre, MSF s’engage à fournir un programme global de soins de haute qualité, gratuits, accessibles et inclusifs, y compris des services adaptés aux femmes mais aussi aux hommes, aux enfants et aux adolescents » déclare Yann LE BOULAIRE, Coordinateur de Projet du Centre Tongolo.

 

Les survivant(e)s de VS qui arrivent dans la structure reçoivent un ensemble de soins, tels que la prophylaxie post-exposition pour prévenir l’infection au VIH (moins de 72 heures suivant l’agression), la prévention des grossesses non désirées (moins de 120 heures suivant l’agression), la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles et la vaccination. Le planning familial sera bientôt disponible. Pour les cas pouvant nécessiter une hospitalisation ou des soins plus poussés, les survivant(e)s de VS sont orientées vers un centre de santé secondaire.

 

Outre les soins médicaux, les survivant(e)s bénéficient également d’un soutien psychosocial et de santé mentale. Une fois qu’elle a intégré le programme, le/la survivant(e) revient pour des rendez-vous de suivi médical et psychologique jusqu’à ce qu’elle montre des signes de progrès. Tout(e)s les survivant(e)s se voient proposer un certificat médical et sont suivi(e)s par des travailleurs sociaux.

 

Afin d’adopter une approche de soins globale et de couvrir tous les volets d’une réponse complète aux VS, un réseau d’acteurs dans différents domaines qui permet de diriger les survivant(e)s à d’autres structures si ils/elles souhaitent intenter une action en justice, ou si ils/elles ont besoin de protection, d’un abri d’urgence ou de soutien socio-économique sera présent de manière ponctuelle dans le centre, ou disponible via des références.

 

Le centre Tongolo est ouvert du lundi au vendredi, de 7h30 à 16h30. En cas de difficulté d’accès, contacter le 75874821, numéro gratuit et joignable en permanence. Le service présent dans la maternité de l’Hôpital Communautaire de Bangui est accessible 24h/24h et 7j/7.

 

 

Notes aux éditeurs :

 

MSF est une organisation médicale humanitaire internationale présente en République Centrafricaine depuis 1997. Ses équipes apportent leurs secours à des populations dont la vie ou la santé sont menacées, dans le strict respect de l’éthique médicale et des principes de l’action humanitaire, à savoir neutralité, impartialité et indépendance.

 

MSF est le principal acteur de la prise en charge médicale et psychosociale des survivant(e)s de VS en République centrafricaine. Au niveau provincial, MSF a intégré les activités de lutte contre les VS dans neuf programmes au sein des préfectures de Basse-Kotto, de Haute-Kotto, Mambéré-Kadéï, de Mbomou, d’Ouaka, d’ouham et d’Ouham-Pendé.

 

Contacts :

 

Seigneur Yves WILIKOESSE, Chargé de Communication à Bangui

Email: MSF-Bangui-COMOFFICER2@barcelona.msf.org 

Tél: +236 72 25 90 13

 

Aristide Vivien Gabriel NGALANGOU, Chargé de Communication à Bangui

Email: msf-Bangui-comofficer@barcelona.msf.org

Tel : +236 75542426

 

 

 

 

 

 

Quinze miliciens condamnés à 20 ans de prison en Ituri

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Quinze miliciens condamnés à 20 ans de prison en Ituri

Bangui ( République centrafricaine ) – Quinze miliciens ont été condamnés à 20 ans de prison pour leur “participation à un mouvement insurrectionnel” en 2019 en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mercredi auprès de la justice militaire congolaise.

Parmi eux, 13 sont des miliciens de la secte ethnico-mystique Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) et deux des membres de Forces patriotiques intégrationnistes du Congo (FPIC). Un milicien a été acquitté faute de preuve, a indiqué à l’AFP le major Vicky Lopombo, procureur militaire./////////////.

Actifs dans le territoire de Djugu, situé dans le nord de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, les membres du groupe Codeco prétendent défendre les membres de la communauté Lendu. /////////////.

Les FPIC sont présents dans le territoire d’Irumu, au sud de Bunia./////////////.

Depuis décembre 2017, des violences dans la province de l’Ituri ont fait “près de 1 .000 morts et un demi-million de déplacés”, selon un rapport du centre d’analyse politique International Crisis Group (ICG) publié le 15 juillet./////////////.

Il s’agit de “crimes contre l’humanité” d’après la Haute-commissaire aux Droits de l’Homme des Nations unies, Michelle Bachelet./////////////.

Entre 1999 et 2003, la région de l’Ituri avait été ravagée par un conflit entre les milices des deux communautés Lendu et Hema, instrumentalisé par l’Ouganda voisin. Les violences avaient alors fait des dizaines de milliers de morts./////////////.

Les violences en Ituri représentent l’un des nombreux conflits qui déchirent l’est de la RDC, en plus des conflits dans les deux provinces voisines du Nord et du Sud Kivu.

Avec AFP/VOA

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RCA : vive tension diplomatique entre la Libye et la République centrafricaine, Sani Yalo le chef d’orchestre

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immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, 29 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’affaire du  coup d’État manqué contre le Président équatoguinéen Obiang Nguema, laquelle il avait été accusé d’être l’un des principaux cerveaux, Monsieur Sani Yalo, personnage sulfureux et secret, vient à nouveau d’être cité dans une autre affaire  qui continue d’ébranler les relations diplomatiques entre la République centrafricaine et la Libye. Enquête exclusive du CNC.

 

Êtes-vous au courant que depuis le début de l’année 2020, la République centrafricaine a déjà refusé d’accréditer à deux reprises l’Ambassadeur de la Libye, nommé par le gouvernement officiel de son pays? Probablement non ! On vous explique pourquoi.

 

Tension et diplomatie

Suite à la crise qui a secoué la RCA depuis 2012, le dernier ambassadeur de la Libye auprès de la République centrafricaine, le diplomate libyen Omar Issa Baruni  avait quitté la RCA pour rentrer dans son pays. Son poste a été géré provisoirement depuis 2014 par le chargé d’affaires de l’ambassade, monsieur Hissen Badèr, limogé par le gouvernement de son pays en novembre 2019 suite à son communiqué publié à la télévisions libyenne  auquel il avait indiqué qu’il n’est plus du côté du gouvernement central de son pays, mais plutôt du maréchal Haftar, un puissant chef rebelle libyen. Quelques mois plus tars, en début 2020, un nouvel ambassadeur est nommé auprès de la République centrafricaine, mais son accréditation a été refusé par le gouvernement centrafricain. Un mois plus tard, un autre ambassadeur est nommé, et le gouvernement centrafricain maintient sa position et refuse de l’accréditer. Et ce n’est pas tout. Deux conseillers de l’ambassade de la Libye à Bangui, après une courte période de congé au Maroc, ont été refoulés à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Aussitôt, les relations diplomatiques entre la RCA et la Libye rentrent dans une période de turbulence.

 

Sani Yalo et les mercenaires libyens à la manœuvre

Selon le bureau d’investigation  et d’analyse du CNC qui a mené l’enquête depuis plusieurs mois, les relations diplomatiques entre la République centrafricaine et la Libye sont influencées par la présence des Mercenaires russes de la société privée Wagner.

Notons que ces mercenaires russes de Wagner, qui  combattaient au côté du chef rebelle libyen maréchal Haftar, sont aussi  présents en République centrafricaine. Ils ont une influence énorme sur le Président centrafricain. Ce sont eux qui bloquent l’accréditation de tous les diplomates libyens nommés par le gouvernement officiel de leur pays.

Sani Yalo, l’homme qui ne figure sur aucun organigramme officiel de l’exécutif centrafricain, en a profité pour manipuler la situation et s’enrichir illégalement. C’est d’ailleurs lui qui avait poussé le chargé d’affaires de la Libye en RCA, monsieur Hissen Badèr a regagné le camp du maréchal Haftar au détriment du gouvernement officiel de son pays. C’est lui encore Sani Yalo qui faisait la fausse promesse à celui-ci que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA va le nommer au poste de l’ambassadeur. Mais l’ambassadeur de quel pays parle-t-il  ? Incroyable, mais vrai.

D’après nos investigations, l’ambassade de la Libye à Bangui accuse déjà plus de 7 mois d’arriéré de loyer, sans compter les factures de l’électricité et de l’eau qui ne sont pas payées depuis des mois.

Il y a lieu de noter que depuis le revers subi par le maréchal Haftar en Libye, des milliers des mercenaires russes sont arrivés à Berengo, après ceux qui sont chassés au Soudan par le gouvernement soudanais.

Dossier à suivre (Épisode 3, 4 et 5  sont en cours de rédaction).

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

Bozizé vs Touadera, l’affrontement

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Bozizé vs Touadera, l’affrontement

Bangui ( République centrafricaine ) – La candidature à la prochaine élection présidentielle de François Bozizé, officielle depuis le samedi 25 juillet, ajoute des risques de déflagration à la situation politique déja explosive que connait la Centrafrique.

La candidature à l’élection présidentielle de François Bozizé, était attendue. Elle est désormais officielle après son investiture par son parti, le KNK, ce 25 juillet 2020. Sera-t-elle validée par la Cour constitutionnelle ? Avec ou sans Bozizé, la campagne électorale promet d’être à haut risque et quelque soit le vainqueur, on peut craindre que la réconciliation nationale s’éloignera encore davantage./////////////.

Bozizé ne craint pas Touadera/////////////.

L’ancien premier ministre de François Bozizé n’est ni Macky Sall, ancien premier ministre d’Abdoulaye Wade, ni Roch Christian Kaboré, ancien premier ministre de Blaise Compaoré. Dans des conditions différentes, Macky Sall et Roch Christian Kaboré ont pris la place de leur ancien mentor, sans laisser leur pays aller à vau-l’eau. Faustin-Archange Touadera n’a pas leur sens politique et leur volonté de combattre les vrais ennemis de leur pays. L’actuel président centrafricain est un universitaire rattrapé, sur le tard, par la politique, poussé par un clan tribalo-affairiste ayant trouvé en lui une personnalité idéale, car malléable, pour assouvir leurs projets d’enrichissement personnel. François Bozizé n’avait pas fait autrement en le sortant du rectorat de l’université de Bangui, sur les conseils de Fidèle Gouandjika, oncle du « petit », qui est passé maître dans les turpitudes machiavéliques. Durant les cinq années passées à la Primature, il accepta sans broncher tous les coups tordus du président Bozizé et de ses proches, de la liquidation de Charles Massi au hold up électoral de 2011. Il ne put faire preuve d’autorité envers ses principaux ministres, les parents du président et de leurs protégés. François Bozizé connait trop bien son ancien premier ministre ainsi que ses principaux conseillers qui furent, il n’y pas si longtemps, les siens. Le moment venu, le grand déballage pourrait bien nourrir la campagne électorale. Comme il l’a prouvé en revenant d’exil, en organisant des meetings de masse et en mobilisant ses partisans en toute quiétude, François Bozizé ne craint pas le président Touadera qu’il sait irrésolu et cantonné dans le statu quo./////////////.

La faute du président Touadera/////////////.

En dépit des recommandations de l’ONU, de la France et des Etats-Unis d’Amérique, Faustin-Archange Touadera n’ a pas souhaité réunir les forces vives de la nation pour apaiser un climat qui s’envenime dangeureusement, surtout si les échéances électorales constitutionnelles ne peuvent plus être respectées. Avec son Premier ministre Firmin Ngrebada, il a préféré jouer la réconciliation avec les quatorze groupes armés rebelles, issus largement de l’ex Seleka. L’Accord de Khartoum a exclu les partis politiques républicains et les représentants de la société civile. La main tendue aux rebelles, qui terrorisent la population, applaudie par le G5 ( ONU, Ua, UE, Fr, EU, Ru), ne saurait être un pas vers la réconciliation nationale. Il sera facile à François Bozizé, à propos de cet accord contre nature avec des rebelles pour la plupart étrangers, de rappeler la sentence de Winston Churchill : » Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur, vous avez eu le deshonneur et vous aurez la guerre »./////////////.

Deux poids et deux mesures/////////////.

Quelque soit le sort réservé à la candidature de François Bozizé, cette alliance entre le Palais de la Renaissance et les chefs historiques de l’ex Seleka, avec le soutien de Michel Djotodia, le tombeur de Bozizé, restera indélébile. François Bozizé et le KNK, qui renait de ses cendres, ne manqueront pas de rappeler que le président Touadera a permis, en revanche, l’arrestation et l’emprisonnement à la CPI de La Haye de deux chefs anti balaka ayant combattu les ex Seleka, tandis que plusieurs des chefs rebelles, sous sanctions onusienne et centrafricaine, sont transportés par l »ONU à Bangui, pour des réunions avec le chef de l’Etat. De même, deux ministres, issus des anti balaka, sont actuellement dans les mains de la justice de Bangui, alors que d’autres ministres, représentant des groupes rebelles, sont dans le même temps impliqués dans des combats dans le nord-est du pays. Le « deux poids, deux mesures » est dans les bouches de nombreux Centrafricains. Ce sera probablement le principal argument de François Bozizé. /////////////.

Vers un retour en 2013/////////////.

Inéluctablement, le face-à-face entre Faustin-Archange Touadera et François Bozizé risque fort de revenir à l’ancien clivage entre les ex Seleka relégitimés, par l’accord de Khartoum et la volonté du président Touadera, et les anciens anti balaka, revigorés par le retour de François Bozizé et l’esprit de révolte largement partagé dans la population mais aussi dans les rangs des sous-officiers et des officiers de l’Armée. Depuis une quarantaine d’années, François Bozizé s’est surtout illustré par les tentatives de conquête du pouvoir plutôt que par le souci d’instaurer la bonne gouvernance et d’assurer le développement économique et social de son pays. Avec un tel challenge, les Centrafricains pourraient bien voir leurs espoirs dans la paix, une nouvelle fois déçus./////////////.

Une fin d’année de tous les dangers/////////////.

La fin de l’année s’annonce pleine de risques. Les contestations concernant la composition et le fonctionnement de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) pourraient devenir davantage conflictuelles. La loi organique concernant l’ANE abroge désormais son ancienne version qui était un organe technique à disposition du pouvoir. On devine la position de l’opposition républicaine et de François Bozizé. Vont-ils accepter les décisions d’un organe gouvernemental frappé de caducité par la Constitution ? Un rejet de la candidature de François Bozizé, eu égards à son passé et aux sanctions dont il n’est pas exonérées, ne sera pas facile à gérer, notamment dans Bangui et sa banlieue, sans compter dans ses fiefs Gbaya. Une campagne électorale bâclée, avec ses innombrables irrégularités, pourrait exacerber les passions. Un report des échéances électorales créerait un vide constitutionnel de tous les dangers, si les forces vives de la nation ne sont pas réunies. Enfin, un hold up électoral, similaire à celui de 2011, lorsque le tandem Bozizé-Touadera était à la manoeuvre, ajouterait une nouvelle étape au processus de désintégration de cet État dont on peut d »ailleurs se demander s’il existe encore. Le microcosme politique banguissois, qui est aux affaires depuis plusieurs décennies, en est-il conscient ?

Avec Le monde Afrique

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RCA : Recadrage d’un ancien cadre de l’aviation civile aux agitations des partisans de Jousso, candidat au poste de Directeur général de l’ASECNA

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Bangui, République centrafricaine, 29 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Qui mieux que le personnel de L’ASECNA de Centrafrique connaît parfaitement Théodore Jousso, proposé par le Chef de l’État Faustin Archange Touadera, au poste du Directeur Général de l’ASECNA ? Depuis que ce dernier est déclaré candidat à la Direction Générale de l’agence panafricaine, il ne se passe pas un jour que ses déboires, quand il était un cadre au siège de L’ASECNA, ne cesse d’être révélé comme le témoigne ici ce recadrage de Monsieur Joséphat Tagotto.

 

Réaction dun ancien cadre centrafricain de lAviation Civile par rapport aux mensonges des partisans de JOUSSO candidat au poste de DG de lASECNA

 

Je ne réagis pas pour m’opposer au pouvoir du Président de la République de choisir un candidat au poste de Directeur Général de l’ASECNA.

Je réagis ici par rapport à la violence des propos méprisants, injurieux et haineux assortis de menaces que j’ai lu dans certains articles écrits par le candidat JOUSSO ou ses partisans à l’encontre des représentants du personnel de l’ASECNA en Centrafrique pour avoir, dans un Mémorandum donné leur avis au Président de la République sur la candidature de JOUSSO au poste de Directeur  Général de l’ASECNA. Ces articles également injurieux, grotesques et discourtois vis-à-vis des candidats ou citoyens respectables des pays frères et amis de la RCA (Burkina, Cameroun, Tchad, Niger) m’obligent à réagir en ma double qualité de citoyen centrafricain et d’ancien cadre de l’Aviation Civile, acteur et témoin de l’histoire de l’ASECNA de 1990 à 2017, de rétablir la vérité à l’attention de mes concitoyens et à la très haute attention de nos autorités.

Pendant des décennies, certains cadres centrafricains de l’ASECNA ont fait des mensonges et des contrevérités leurs armes de destruction qui ont suffisamment terni l’image de notre pays à l’extérieur, humilié ou brisé les carrières d’autres compatriotes, décrédibilisé les centrafricains et la République Centrafricaine, pendant que la majorité observe le silence par crainte de représailles. Il est temps de briser le silence.

Je voudrais avant tout informer les partisans de Mr JOUSSO qu’il n’est pas le premier candidat de la RCA au poste de DG de l’ASECNA. Le compatriote OTINA a été le premier candidat présenté par la RCA sous le régime de feu Président KOLINGBA. Ce compatriote avait toutes les compétences pour occuper ce poste, mais un pays membre de l’Agence s’y est opposé pour des raisons politiques. Le second candidat fut le compatriote METE Yapendé présenté sous le régime de feu Président PATASSE. Le même pays membre s’y est également opposé par ce que la sortie de la RCA de l’ASECNA était l’initiative de METE. Dans ces deux cas, les deux chefs d’Etat centrafricain ont refusé de remplacer leur candidat et notre pays a perdu deux fois ce prestigieux poste au profit du Malgache RAJAOFETRA qui a de ce fait doublé de mandat.

Pour en revenir à l’actualité, les représentants du personnel de l’ASECNA en Centrafrique ont pris position dans un Mémorandum adressé au Président de la République Centrafricaine en faveur du DG de l’ASECNA actuel pour les raisons suivantes :

 

  1. « …l’attachement de Mr Mohamed MOUSSA à la République Centrafricaine, à travers des actes concrets qu’aucun Directeur Général de l’ASECNA n’a posés depuis 60 ans ».

Les représentants du personnel ont justifié leur position par l’énumération des actes et des projets réalisés par Mr Mohamed MOUSSA ou en cours de réalisation en République Centrafricaine. Parmi ces actes, trois  appellent de ma part les observations suivantes :

  1. La réintégration à l’ASECNA de 12 centrafricains licenciés sous le mandat du DG Guitteye.

Le recrutement, la gestion, et le licenciement d’un agent relèvent du pouvoir de gestion du DG de l’ASECNA et non du Ministre. Il faut le dire clairement que toutes les démarches qui ont été menées en faveur de nos 12 compatriotes licenciés  sous Guitteye, que ce soit par les autorités centrafricaines, les syndicats ou même des particuliers comme moi n’ont pas abouti. La décision de Guitteye était sans appel et le Ministre JOUSSO ny pouvait rien. Sinon pourquoi ne l’a-t-il pas contraint à le faire ?

Le nouveau DG de l’ASECNA Mr Mohamed MOUSSA qui a réintégré nos 12 compatriotes à l’ASECNA alors qu’il n’était pas obligé de le faire. Il est très rare qu’un cadre ou un agent soit licencié de l’ASECNA et qu’il soit repris sans décision de justice.

Pour cela, la République Centrafricaine toute entière doit une reconnaissance à Mr Mohamed MOUSSA pour cet acte quil a posé. Jai  honte que certains compatriotes usent des arguments mensongers pour tourner en dérision un acte que nous avions tous applaudi en son temps.

  1. Concernant la réalisation des différends travaux à l’Aéroport Bangui M’Poko:

Je suis à la retraite, je ne suis pas candidat, je ne suis pas ami de Mr Mohamed MOUSSA ni reçu quelque chose de lui. Mais avant de prendre ma retraite, j’ai été parmi les acteurs et témoins de la finalisation et du montage des projets qui figurent dans le Plan d’Urgence de Bangui. Dès sa prise de fonction, Mr Mohamed MOUSSA a nommé deux centrafricains aux postes clés de la Direction des études et Projet. Moi-même comme Conseiller Technique du Directeur des Etudes et Projets, et Mr ZEMETA Lambert comme Responsable des Projets volet Génie Civile. Je ne suis animé que par le souci de dire la vérité à mes concitoyens et à nos autorités. Mais je dois affirmer que les représentants du personnel centrafricains de l’ASECNA sont modestes en parlant de l’implication du Dg Mohamed MOUSSA au démarrage des travaux de l’Aéroport Bangui, Mpoko.

 

Il s’est impliqué du Plan d’urgence de Bangui de bout en bout et je garde encore les souvenirs de l’époque où la mort dans l’âme, avant mon départ à la retraite, les projets allaient partout sauf en RCA. Avant l’arrivée de Mr MOUSSA, on savait où allaient les projets en tout cas pas en RCA. Cest Mr MOUSSA, qui, dès sa prise de fonction a fait du plan durgence de Bangui à notre grande surprise, non seulement une priorité mais il en a fait son affaire personnelle. Tous les matins, la Direction des Etudes et Projets se réveille sous la pression du DG qui a fait accélérer et finaliser les études et les projets de la construction à Bangui d’une Tour de Contrôle ; d’une Centrale Electrique ; d’une caserne de sapeurs-pompiers ; d’une station météo ; de la réhabilitation des logements et bâtiments administratifs etc. pour un montant de 15 milliards. Quand on a vécu cela et que quelqu’un essaye de banaliser vous ne pouvez que réagir. Les multiples PV des réunions sont là pour l’attester. Fin 2017, tous les projets du Plan d’urgence de Bangui étaient bouclés, du jamais vu pour la RCA. Le peuple centrafricain doit être reconnaissant envers ce Monsieur.

 

Les partisans de Mr JOUSSO peuvent-ils expliquer aux citoyens centrafricains pourquoi alors qu’il était Ministre en 2018 il ne s’est pas intéressé au Plan d’urgence jusqu’à son départ  du Ministère? Qui est venu faire le ménage et remettre ces projets en marche ? Le DG Mohamed MOUSSA. Tous ces projets seraient déjà réalisés si JOUSSO n’avait pas saisi la Direction Générale pour reverser les 15 milliards sur un compte à Bangui. Dès que l’Agent comptable de l’ASECNA lui a opposé un refus, il ne s’est plus intéressé à ces projets jusqu’à son départ du Ministère des Transports. Le personnel de l’ASECNA n’est pas dupe, les souvenirs de l’écroulement du mur de clôture de l’Aéroport Bangui M’Poko sont encore présents dans leurs esprits.

 

  1. L’expatriation de 10 cadres centrafricains

Les partisans de JOUSSO ont minimisé l’expatriation de 10 cadres centrafricains. Pendant combien d’années les cadres centrafricains n’entendaient plus parler d’expatriation à tel point que quand je partais à la retraite, la RCA ne comptait que 3 cadres dirigeants à Dakar au siège. Le chemin de l’expatriation était comme le chemin de la croix. Des cadres centrafricains ont vieilli à force de passer des dizaines d’années aux mêmes postes empêchant ainsi le recrutement et la promotion des jeunes. On ne peut banaliser cet acte qui est à louer. C’est un exploit et ne soyons pas complexés devant un tel exploit.

 

Autre raison de la prise de position des représentants du personnel de l’ASECNA en faveur du DG actuel Mr Mohamed MOUSSA concerne le « bilan patriotique » de Mr Théodore JOUSSO :

 

  1. « Mr Théodore JOUSSO est le seul centrafricain à occuper de hautes fonctions à

lASECNA… mais en termes de bilan patriotique, qu’à t il fait pour la Centrafrique et les Centrafricainsil a occupé les postes de Chef de Département Ingénierie et de Directeur Technique, postes où loccupant a tout pouvoir pour faciliter les investissements et particulièrement dans son pays. Mais force est de constater, quaucun investissement significatif na été fait en Centrafrique pendant quil occupait ces postes stratégiques… »

Les représentants du personnel centrafricain demandent respectueusement au Président de la République de retirer la candidature de leur compatriote JOUSSO et d’intercéder auprès de ses pairs afin de soutenir la candidature de Mohamed MOUSSA « pour lui permettre de finaliser et consolider ses projets qui feront de notre Agence un leader incontestable de fourniture de service de la navigation aérienne en Afrique. » à mon avis

 

  1. Les mandats des DG de l’ASECNA

Ils étaient de 6 ans non renouvelables jusqu’à la dernière réforme qui les a porté à 8 ans (2 x 4 ans). Le mandat de 4 ans à mi-parcours permet d’évaluer les réalisations du DG. Si elles sont positives, le DG poursuit le reste de son mandat. Par contre s’ils sont négatifs, il est remplacé par un nouveau DG. Un mandat de 4 ans est très court pour entreprendre et finaliser des grands travaux d’investissements sur plusieurs années. Le bilan de Mr Mohamed au vue de ses réalisations mérite d’être encouragé. Son mandat prorogé de 4 autres années. Les représentants du personnel centrafricain ont donné leur appréciation. Les décideurs devront en tenir compte.

 

  1. Peut-on être plus royaliste que le roi ?

Qui n’aimerait pas avoir son compatriote à la tête de l’organisme dans lequel il travaille pour bénéficier des avantages que celui-ci peut lui procurer ? En d’autres termes si JOUSSO devient aujourd’hui Directeur Général de l’ASECNA, qui seraient les premiers bénéficiaires de cette nomination ? N’est-ce pas les personnels centrafricains de l’ASECNA ? Alors pourquoi de manière unanime, les personnels de l’ASECNA des Activités Nationales que ceux des Activités communautaires ; cadres et agents d’exécutions unanimement rejettent la candidature de Mr JOUSSO ? Je connais les représentants du personnel centrafricain de l’ASECNA, ils sont bien formés au syndicalisme, ils maîtrisent les textes, sont objectifs, apolitiques et responsables. Ils ont toujours affronté les moments les plus durs et triomphé.

 

  1. En réponse à quelques questions posées par les partisans de Mr JOUSSO.

 

  1. la candidature de Jousso fait-elle peur au personnel de l’ASECNA de Bangui ? 

La candidature de JOUSSO fait peur par ce que l’ASECNA est un patrimoine commun à plusieurs Etats africains. Un patrimoine qu’il faut préserver et transmettre aux générations futures. Ils ne veulent pas que ce patrimoine soit détruit ou que l’image de la RCA ne soit ternie.

  1. JOUSSO un compatriote ?

Non, JOUSSO n’est pas un compatriote. Un compatriote est un citoyen qui se bat et se sacrifie pour la Patrie. JOUSSO a toujours profité des avantages que lui donne la nationalité centrafricaine, mais son comportement est celui d’un étranger qui combat les intérêts de la Centrafrique. Les exemples sont légions, mais il n’est pas indiqué d’en faire étalage ici.

 

  1. JOUSSO ne pourra maintenir la paix sociale à l’ASECNA :

JOUSSO n’est pas encore DG de l’ASECNA qu’il se présente déjà sous une logique d’affrontement avec le personnel, et particulièrement avec le personnel centrafricain. Les phrases relevées dans les articles rédigés par ses partisans en disent long :

« En adressant cette correspondance au Chef de lEtat, ce personnel fait preuve de rébellion  contre la décision du gouvernement. » « Certains soi-disant syndicalistes ont posé un acte de séditionceux qui ont signé ce document ont porté atteinte aux intéts fondamentaux de la Nation et méritent de répondre de leurs actes. » « Le personnel outrepasse ses droits pour se préoccuper de ce qui ne le regarde pas. Viendra le temps de grands déballages »

Vous vous êtes trompés d’époque. Nous sommes bien au 21ème siècle n’importe quel citoyen a le droit de donner pacifiquement son avis sur un sujet qui le concerne et c’est justement le cas. C’est cette ignorance des procédures administratives qui poussent certaines autorités à crier au scandale quand un collaborateur leur adresse un recours gracieux. En quoi cela constitue-t-elle une rébellion ? En quoi un mémorandum qui est le mode le plus pacifique qui puisse exister constitue-t-elle une rébellion ? Derrière ces phrases anodines se cachent la haine et l’esprit revanchard qui caractérisent la personnalité de JOUSSO.

En conclusion, il appartient aux décideurs, c’est-à-dire au Comité des Ministres de Tutelle et au Conseil d’Administration de décider avec sagesse et en toute souveraineté.

 

Signé TAGOTTO Joséphat,

IEEAC de classe Exceptionnelle, Retraité.

 

22 morts et 21 blessés dans une collision

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Mali : 22 morts et 21 blessés dans une collision

Bangui ( République centrafricaine ) – Le bilan est lourd et risque de l’être encore davantage. Vingt-deux personnes ont été tuées et 21 blessées, dont sept gravement, dans une collision entre un minibus et un poids lourd dans le sud du Mali.

L’accident s’est produit aux environ de 9 heures (11 heures à Paris) sur la Route nationale 26 qui relie la capitale Bamako à la Guinée, entre Kangaba et Bancoumana, selon un communiqué du ministère des Transports./////////////.

Des axes routiers en mauvais état/////////////.

« Tous les blessés ont été évacués à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako pour leur prise en charge dans les services d’urgence médicale », a indiqué la direction régionale de la Protection civile de Koulikoro, selon le site ivoirien Yeclo./////////////.

L’excès de vitesse et le non-respect du Code de la route sont en cause, selon le ministère. Les accidents de la route sont nombreux au Mali, où le mauvais état des axes routiers a été par le passé source de tensions sociales./////////////.

Le ministère a appelé les usagers à la plus grande prudence, « surtout en cette veille de la fête » de l’Aïd-El-Adha (également appelée Aïd-El-Kébir), qui commence vendredi, et qui est synonyme de nombreux déplacements dans un pays largement musulman comme le Mali./////////////.

La route reste le moyen de transport de marchandises et de personnes le plus utilisé dans ce pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer./////////////.

Triste d’apprendre un grave accident de la route aujourd’hui à Koulikoro #Mali./////////////.

Plusieurs victimes./////////////.

En cause, l’excès de vitesse./////////////.

Condoléances aux familles endeuillées./////////////.

Prompt rétablissement aux blessés.

Avec AFP

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RCA : Le Conseil de sécurité de l’ONU prolonge d’un an les sanctions contre la République centrafricaine

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

Bangui, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté mardi une résolution visant à prolonger d’un an les sanctions contre la République centrafricaine.

 

La résolution 2536, adoptée à l’unanimité par les 15 membres du conseil, a décidé de renouveler le régime de sanctions, à savoir un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs, jusqu’au 31 juillet 2021, mais également de prolonger le mandat du groupe d’experts, qui aide le Conseil de sécurité à mettre en œuvre les sanctions, jusqu’au 31 août 2021.

La résolution a aussi demandé au groupe d’experts de fournir au Conseil de sécurité un rapport à mi-parcours au plus tard le 31 janvier 2021 et un rapport final au plus tard le 30 juin 2021.

La résolution a exprimé une préoccupation particulière concernant les informations faisant état de réseaux de trafics transnationaux illicites qui continuent de financer et d’approvisionner des groupes armés en République centrafricaine, et demandé en conséquence au groupe d’experts de consacrer une attention particulière à l’analyse desdits réseaux.

Elle a par ailleurs demandé aux autorités centrafricaines d’établir un rapport d’ici le 15 juin 2021 sur les progrès accomplis en matière de réforme du secteur de la sécurité du pays, le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des membres des groupes armés et la gestion des armes et des munitions.

La résolution a demandé au secrétaire général de l’ONU de procéder, au plus tard le 15 juin 2021, à une évaluation des progrès réalisés par les autorités centrafricaines sur ces repères clés aux fins d’un examen par le Conseil de sécurité de l’embargo sur les armes imposé au gouvernement centrafricain.

La résolution a enfin affirmé l’intention du Conseil de sécurité de réexaminer le régime de sanctions, à tout moment si nécessaire, à la lumière de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays et des progrès accomplis en matière de conditions clés.

La République centrafricaine est plongée dans une guerre civile depuis 2012, et la présence de groupes armés a empêché le gouvernement d’établir une autorité étatique dans la plupart des régions du pays.

 

Par : Xinhua

République centrafricaine : La CPI fixe la date du procès de deux ex-miliciens

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Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona

 

Lannonce faite par la Cour pénale internationale (CPI) le 16 juillet 2020, informant du procès à venir de deux chefs de milice, est un pas important pour que justice soit faite pour les crimes graves commis en République centrafricaine, a déclaré aujourdhui Human Rights Watch, qui a mis en ligne lentretien filmé réalisé avec un des accusés. Cet entretien avait eu lieu le 3 septembre 2014, alors que le plus récent conflit faisait rage dans le pays.

 

La Cour a annoncé que le procès de Patrice-Édouard Ngaïssona et dAlfred Yekatom débutera le 9 février 2021. Dans la vidéo de 53 minutes, Ngaïssona évoque son expérience au sein des milices anti-balaka, les attaques contre les civils dans les villes de Bossangoa et Bambari, ainsi que le rôle quil a joué dans les négociations visant à mettre fin au conflit.

 

« La population centrafricaine a subi des atrocités et horreurs indescriptibles lors du conflit civil qui a démarré en 2012 », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe du programme Justice internationale de Human Rights Watch. « Pour les victimes et leurs familles, il est crucial que se tiennent des procès équitables et crédibles contre les personnes impliquées dans les pires de ces crimes ; ce sera un volet indispensable du processus permettant de rompre les cycles dimpunité qui apportent tant de violence dans le pays. »

 

Parmi les charges qui pèsent contre Ngaïssona et Yekatom, figurent des crimes de guerre et des crimes contre lhumanité en lien avec des incidents survenus entre décembre 2013 et décembre 2014. Ngaïssona a été arrêté en France et transféré à la CPI le 12 décembre 2018. Yekatom a été transféré à la CPI par les autorités de la République centrafricaine le 17 novembre 2018.

 

À partir de 2013, les combats entre la Séléka, une coalition rebelle brutale formée principalement de musulmans du nord-est de la République centrafricaine, et des milices chrétiennes et animistes peu organisées appelées anti-balaka, ont déplacé des centaines de milliers de personnes. À ce moment-là, la Séléka avait pris le contrôle du pays. Les combattants anti-balaka, qui au départ menaient des contre-attaques contre la Séléka, se sont très vite livrés à des attaques effroyables contre des quartiers musulmans, mettant souvent sur le même plan les civils musulmans et les membres de la Séléka.

 

Dans la vidéo, Ngaïssona ne remet pas en question la responsabilité des milices anti-balaka dans certains abus, mais il maintient que ceux qui les ont commis nen faisaient pas tous partie. À propos des anti-balaka, il parle de « révolution populaire », affirmant que les Centrafricains ont « le droit de se révolter pour défendre leur patrie ».

 

Sans contester quil faisait partie des chefs des milices anti-balaka, il déclare par ailleurs que ce groupe ne devrait pas être exclusivement ciblé pour ses abus et que « cest la population centrafricaine qui sest révoltée ».

 

Ngaïssona affirme également quil disciplinait les membres des anti-balaka : « [M]a présence a dilué beaucoup de choses, a discipliné ces enfants […]. Jai pris d’énormes risques au milieu de ces enfants, [leur disant] ne pas faire ça, fais ça, fais ça. »

 

Selon lui, il sefforçait dobtenir la paix en République centrafricaine :

[L]e travail que je fais, cest dans le sens damener lapaisement. Les hommes mont diabolisé au départ. Mais aujourdhui ils savent que non, ce nest pas la personne quon a diabolisée. Moi, ma mission, cest damener ce pays-là à retrouver sa place, à trouver la paix. Et [] je souhaiterais revivre avec mes frères, ensemble.

Il note quil était en contact régulier avec des leaders de la Séléka, notamment avec Mohamed Moussa Dhaffane, qui était ministre des Eaux et Forêts lorsque la Séléka était au pouvoir.

 

Pour des raisons de sécurité et afin de protéger lidentité de plusieurs personnes intervenant dans la vidéo, leur image est floutée et leur voix remplacée par celle dun acteur.

 

Ngaïssona et Yekatom sont les chefs anti-balaka les plus gradés à être jugés pour des crimes commis lors du conflit le plus récent du pays. Les poursuites dont ils font lobjet devant la CPI contrastent vivement avec labsence de procédures judiciaires contre les chefs de la Séléka et leurs alliés, qui continuent à contrôler de vastes territoires dans le pays. La CPI na pas émis de mandats darrêt à lencontre des leaders de la Séléka – à moins quils ne soient encore sous scellés. Il est nécessaire de poursuivre les personnes impliquées dans les abus commis par les forces de la Séléka, a déclaré Human Rights Watch.

 

me si la violence a diminué en République centrafricaine depuis lentretien avec Ngaïssona, qui se tenait en 2014, près de 75 % du pays sont toujours contrôlés par des groupes armés. Ces groupes continuent à attaquer et maltraiter des civils ; ils attaquentme les casques bleus des Nations Unies. Les auteurs de crimes graves n’étant pas forcés de rendre des comptes, cela favorise cette violence.

 

Lors dun accord de paix de 2019, des groupes armés ont tenté dinclure une amnistie ; certains de leurs chefs considèrent dailleurs que toute tentative de les tenir pour responsables de crimes graves soppose à lesprit des accords. Il existe actuellement 684 000 personnes déplacées au sein de la République centrafricaine et 617 000 réfugiés centrafricains dans les pays de la région. Beaucoup de ces personnes sont déplacées depuis 2013.

 

La République centrafricaine a établi une Cour pénale spéciale dans la capitale, Bangui, afin de juger, au côté de la CPI, les crimes internationaux graves commis lors du conflit. Ce tribunal fonctionne en partenariat avec lONU et comprend des juges et procureurs de la communauté internationale, qui travaillent avec des professionnels de la justice de la République centrafricaine. La Cour est opérationnelle depuis 2018 et des enquêtes sont en cours. Elle devrait recevoir un soutien international accru afin de continuer son travail, a déclaré Human Rights Watch.

 

« Les conflits en République centrafricaine ont été marqués par limpunité quasi totale des crimes de guerre et des crimes contre lhumanité », a conclu Elise Keppler. « Les procès de Ngaïssona et de Yekatom – et, nous lespérons, dautres bientôt – aideront à établir les faits et à déterminer les responsabilités de ces crimes. La justice aidera à ouvrir un nouveau chapitre pour la République centrafricaine, fondé sur le respect de l’état de droit. »  

 

Par : Human Rights Watch

La RCA espère la levée de l’embargo prochainement

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Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, 28 juillet 2020 (( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que l’embargo sur les armes prend fin le 31 juillet de cette année, le Comité des sanctions des Nations Unies qui a pour mission principale de maintenir et de rétablir la paix et la sécurité, se concerte sur le choix de la levée ou la reconduction de l’embargo. La ministre de la défense, Marie-Noelle Koyara, souhaite une levée totale de l’embargo et affirme que « l’embargo sur les armes n’a plus de sens ».

 

Les pays membres du conseil se sont difficilement entendus pour trouver un consensus en janvier 2020. Le prochain conseil aurait dû se tenir après les élections présidentielles. Mais, c’était sans compter sur l’acharnement des russes qui lors de ces échanges musclés ont réussi à fixer l’échéance à l’été.

Lors du dernier symposium, le conseil de sécurité a déclaré être préoccupé par les réseaux d’étranger qui financent et approvisionnent les milices et qui contribuent de facto à l’instabilité du pays. Et, c’est la raison pour laquelle la levée totale de l’embargo avait été rejetée. Néanmoins, il est important de rappeler qu’à chaque fois que les FACA ont eu besoin d’armes, des levées partielles sur l’embargo ont eu lieu et ce à plusieurs reprises. Celles-ci ont permis l’importation d’armes et de matériels pour permettre aux FACA de s’équiper et de combattre les rebelles qui sèment la terreur en Centrafrique. L’embargo, en imposant un contrôle, vise ainsi à réserver l’exclusivité des importations d’armes aux seules forces légitimes du pays : les FACA, la police, la gendarmerie, … et doit permettre d’empêcher les livraisons d’armes à tous ceux qui veulent nuire à la Centrafrique.

Les embuscades des rebelles sur les FACA et la Minusca, au cours de ces derniers mois ont tué trois soldats FACA et un casque bleu rwandais. En effet, les groupes rebelles implantés en RCA ne veulent pas que la paix revienne. Ils font venir des mercenaires des quatre coins du monde (par les voies terrestres), afin d’étendre leur contrôle et maintenir le conflit. C’est ce que confirme un rapport de l’ONU en notant le lien possible entre « l’arrivée de combattants étrangers » et les élections présidentielles prévues le 30 décembre.

Mobiliser l’énergie des FACA pour empêcher l’enlisement dans les régions de l’ouham-Péndé, de Nana-Membéré et sécuriser les populations, est une priorité. Le pays met de la bonne volonté pour la reconstruction, le renforcement de l’armée et de son redéploiement depuis 2016. Les formations tactiques et stratégiques auprès des FACA, comme le font les forces de l’Europe, soutiennent et contribuent à cet effort. Le retour de la stabilité en Centrafrique sera l’unique condition pour la levée de l’embargo…

 

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République centrafricaine : Faire face à la Covid-19 dans l’une des plus graves crises humanitaires au monde

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Faire face à la Covid-19 dans l’une des plus graves crises humanitaires au monde

Bangui (CICR) – La lutte contre le virus de la Covid-19 s’intensifie alors que la pandémie se propage de manière préoccupante en République centrafricaine. Alors que le nombre de personnes malades recensé dépasse 4500, une partie de la population ne croit toujours pas à l’existence de la maladie, mettant à mal les efforts de riposte. Le respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale demeure difficile pour de nombreuses personnes qui n’ont que difficilement accès à l’eau et au savon, vivent dans des camps de déplacés ou des prisons surpeuplées.

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA), sensibilise la population sur la maladie et les gestes barrières, aide les structures sanitaires et les lieux de détention à mettre en place des mesures de prévention et de contrôle de l’infection pour prévenir la propagation du virus. La Covid-19 est une menace de plus qui s’ajoute aux conséquences des conflits, de la violence et d’une situation de crise prolongée, rendant encore plus précaire le quotidien de milliers de Centrafricains.

« Ce n’est absolument pas le moment d’interrompre les activités. L’assistance et les services qui étaient vitaux avant, le sont davantage aujourd’hui. Il faut trouver un équilibre entre ce que nous devons faire pour répondre aux besoins humanitaires et les précautions à prendre pour ne pas devenir un vecteur de propagation de la maladie. Nous devons aussi veiller à ne pas mettre à risque notre personnel », a dit Bruce Biber, chef de délégation du CICR en Centrafrique.

Affiner les programmes d’urgence et les adapter à l’urgence sanitaire

En s’adaptant à la nouvelle réalité et en prenant toutes les précautions requises, telles que le port de masque, le lavage des mains et la distanciation, des distributions de semences, de vivres et d’outils agricoles ont pu être organisées pour soutenir près de 10 000 familles (soit plus de 50 000 personnes) retournées ou autrement vulnérables dans les préfectures de l’Ouham, de la Haute-Kotto, de la Basse-Kotto et du Mambéré-Kadéï.

« Quand je suis revenue dans mon village après les attaques de l’année dernière, mon champ avait été détruit. Cette distribution de semences m’a donné de l’espoir. J’ai recommencé à labourer mon champ et j’espère récolter en août », a dit Modestine, agricultrice à Markounda, dans l’Ouham. En attendant sa récolte, elle pourra cuisiner avec le riz, les haricots, l’huile, le sel et le Super Cereal qu’elle a reçus en plus des semences.

Une bouilloire en plastique et un kilo de savon ont été donnés en plus à chaque ménage, après une sensibilisation à la maladie et aux gestes barrières. Chaque interaction avec les communautés, de la réhabilitation des points d’eau aux distributions d’assistance, est utilisée pour assurer qu’elles aient les informations nécessaires sur la Covid-19 et comment se protéger.

Plus d’un million de personnes informées sur la Covid-19 et les gestes barrières

En plus des communautés ayant bénéficié d’une assistance, plus de 900 leaders communautaires, religieux ou de la société civile, porteurs d’armes, autorités locales ou membres de la communauté ont été sensibilisés à la maladie pour qu’ils puissent à leur tour transmettre les bonnes informations. Ils ont appris la technique du lavage des mains et ont reçu des affiches, des prospectus, des dispositifs de lavage des mains, des bouilloires et du savon pour lancer et poursuivre la sensibilisation dans leurs communautés.

Les volontaires de la CRCA, avec le soutien du CICR et d’autres membres du Mouvement international de la Croix- Rouge en Centrafrique, se sont également mobilisés pour sensibiliser leurs concitoyens. Ces derniers sont au cœur de la riposte : six jours sur sept, les volontaires circulent dans des quartiers avec des mégaphones ou dans des caravanes motorisées, ou encore s’installent près des marchés ou des sites de déplacés avec des dispositifs mobiles de lavage des mains. On estime à plus d’un million, le nombre de personnes touchées par ces actions de sensibilisation.

Avant l’arrivée de la Covid-19 en RCA, des formations en premiers secours étaient organisées dans les communautés afin de les éduquer aux gestes qui peuvent sauver des vies. Ces mêmes personnes, représentants de leurs communautés, sont maintenant formées comme sensibilisateurs Covid-19. Ils apprennent également à fabriquer des points de lavage des mains abordables avec des matériels locaux que tout le monde peut acquérir – un bidon de cinq litres et quatre bâtons de bois suffisent !

Faciliter l’accès à de l’eau potable

Pour une grande partie de la population centrafricaine, accéder à de l’eau potable reste un défi quotidien. Parfois la source d’eau est loin, le parcours dangereux et l’eau pas toujours potable – il n’est pas évident dans ces conditions d’appliquer correctement les mesures de prévention. A Gamboula, dans le sud-ouest du pays, le CICR vient de réhabiliter le forage du village. Delphine espère que cela évitera à d’autres familles du village le drame que la sienne a vécu : « Avant que ce forage ne refonctionne, je devais marcher plus d’un kilomètre vers la source dont l’eau était tellement souillée que nos enfants tombaient régulièrement malades. Ma fille d’un an a souffert de la diarrhée, je l’ai amenée à l’hôpital mais le personnel soignant n’a pas pu la sauver », a dit Delphine.

Cette année, le CICR a construit ou réhabilité 80 forages ou puits dans 50 villages et dans deux sites de déplacés, et le travail se poursuit. Des produits chimiques, nécessaires au traitement de l’eau et un soutien matériel et technique ont été fournis à la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) pour améliorer l’accès à l’eau dans les villes de Bangui, Bouar et Ndélé.

A l’hôpital de Kaga-Bandoro, sauver des vies au quotidien et se préparer à répondre à la Covid-19

La pandémie n’empêche pas les gens d’attraper d’autres maladies ou d’avoir besoin d’un médecin pour soigner une blessure ou aider dans un accouchement. Cette année, déjà près de 39 000 personnes ont été prises en charge gratuitement aux services de pédiatrie et de maternité à l’hôpital de Kaga-Bandoro et aux centres de santé de Grévaï et de Ouandago dans le Nana-Grébizi. Plus de 1200 accouchements ont été assistés.

En plus des problèmes de santé de routine, le personnel sanitaire doit maintenant se préparer aux potentiels malades de la Covid-19. Pour aider le personnel des structures de santé et les services sanitaires des lieux de détention soutenus par le CICR, 15 membres du personnel de santé ont été formés sur la prise en charge clinique des personnes atteintes de la Covid-19, avec le soutien du Ministère de la Santé et de la Population et de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Des équipements de protection individuelle, tels que des masques, des tabliers et des gants, ont été fournis au personnel pour qu’ils puissent continuer à faire leur travail en toute sécurité. Un circuit de prise en charge pour séparer les entrées et les sorties et d’autres mesures de prévention et de contrôle de l’infection, des thermo flash aux dispositifs de lavage des mains, ont été mis en place dans les trois structures de santé. Deux tentes avec huit lits supplémentaires ont été installées à l’hôpital de Kaga-Bandoro pour faciliter le triage et la prise en charge des malades du virus mais aussi pour faire face au flux de patients souffrant du paludisme que la saison des pluies amplifie. Un soutien supplémentaire de dispositifs de lavage des mains, de chlore et de gants est également fourni au personnel de quatre structures de santé à Bangui, où la pandémie évolue le plus rapidement.

Le programme psychosocial pour victimes de violences, y compris de violence sexuelle, continue dans les camps de déplacés à Kaga-Bandoro et dans les structures de santé soutenues par le CICR dans le Nana-Grébizi – plus de 500 personnes ont déjà pu bénéficier de ce service cette année. Une partie de ce programme est destiné aux enfants exposés à la violence. « Nous avons réduit le nombre d’enfants par séance, nous leur fournissons des masques et désinfectons les crayons avec lesquels ils dessinent dans le cadre de leur thérapie entre chaque séance », a dit Mamie Meniko, psychologue du CICR. Des cahiers de dessin seront distribués à 600 enfants déplacés pour les sensibiliser aux gestes barrières et les aider à passer le message à leurs familles et amis.

Protéger à tout prix les personnes détenues

Contenir la Covid-19 dans un lieu fermé et souvent surpeuplé, tel qu’une prison, est crucial tant les conséquences seraient dangereuses pour les détenus. En effet, certains sont déjà fragiles, suite à la malnutrition ou d’autres problèmes de santé. Le CICR soutient les autorités dans sept lieux de détention à Bangui et Bouar en installant des dispositifs de lavage des mains aux entrées et en fournissant des produits de nettoyage.

Le personnel sanitaire des établissements pénitentiaires à Bangui et Bouar a également participé à la formation sur la prise en charge clinique des patients de la Covid-19 et a reçu, entre autres, des masques, des gants et des thermo flash. Le personnel de cuisine, les autorités et les représentants des détenus ont été sensibilisés à la Covid-19 pour qu’ils puissent mener leur travail en sécurité et assurer que tout le monde soit informé et puisse se protéger. Par ailleurs, le soutien habituel se poursuit en termes d’assainissement, de nutrition et de maintien du lien familial, en adaptant les activités aux gestes barrières pour éviter la propagation du virus.

Continuer le dialogue pour assurer le respect de la vie et de la dignité humaine

Le dialogue avec les porteurs d’armes et les autorités se poursuit afin d’améliorer le respect de la vie, de la dignité et des droits de la personne humaine car la violence et les conflits ne s’arrêtent malheureusement pas à cause de la Covid-19. Une cinquantaine d’officiers des forces armées et de sécurité ont été formés au maintien de l’ordre et à la gestion de l’espace public dans un contexte de Covid-19. Le message reste le même : la vie humaine doit être protégée, partout et en tout temps – y compris durant une pandémie.

Informations complémentaires :

Daddy Rabiou Oumarou, CICR Bangui, odaddyrabiou@icrc.org, +236 75 64 30 07

RCA : un convoi de redéploiement des agents de l’ÂNE bloqué à Bokologbo par Ali Darassa.

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bambari, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un convoi des véhicules des agents recenseurs et tablettes de l’ÂNE sur l’axe Alindao  a été intercepté par le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur  de l’UPC, a-t-on appris de source officielle locale.

 

D’après la même source, le convoi a été intercepté par le chef rebelle  dans la journée du samedi 25 juillet à auteur du village Bokologbo, situé à une soixantaine de kilomètres de la ville de Bambari, au centre de la République centrafricaine. Les agents recenseurs et tablettes, qui étaient dans le convoi, ont dû passer la nuit à la belle étoile depuis 3 jours pendant qu’à Bangui, l’autorité nationale des élections (ÂNE) tente de les rassurer. Des contacts ont été pris avec le gouvernement afin d’engager des discussions avec le chef rebelle Ali Darassa en vue de faciliter le redéploiement de ces  agents recenseurs.

Joint au téléphone, le préfet de la Ouaka a également confirmé l’information et parle d’un évènement malheureux et regrettable.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa, nommé il y a un an par le chef de l’État comme conseiller du Premier ministre, et son ami, le chef rebelle  Mahamat Alkhatim, également conseiller du Premier ministre, ont été invités officiellement à Bangui par le gouvernement la semaine dernière. On ignore les vraies raisons de leur déplacement dans la capitale, mais tout porte à croire que  les deux chefs rebelles avaient eu des discussions avec les autorités en place concernant leur appui au processus électoral en cours.

 

Bertrand Yékoua

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Centrafrique : prolongement d’une semaine du délai d’enrôlement des électeurs à Bangui

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Un centre d’enrôlement des électeurs au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Copyright2020CNC

En République centrafricaine (RCA), le délai d’enrôlement des électeurs pour les prochaines élections présidentielle et législatives a été prorogé d’une semaine dans la capitale Bangui, a annoncé lundi l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

La nouvelle échéance devient donc le lundi 3 août, a décidé l’ANE, afin d’inclure le maximum de citoyens sur les listes électorales.

D’après Rufin Ngouadé Baba, rapporteur et porte-parole de l’ANE, jusqu’à lundi, seulement quelque 227.000 électeurs se sont fait enregistrer à Bangui, alors que les chiffres de 2015 totalisaient plus de 300.000 personnes enregistrées. Ainsi, il faut donner une chance supplémentaire aux retardataires pour qu’ils soient en mesure de remplir leur devoir civique, a-t-il souligné. Il s’agit du deuxième report. Le processus d’enrôlement lancé le 30 juin dernier aurait dû prendre fin 21 jours plus tard. D’après le dernier planning délivré par l’ANE, le premier tour des élections devrait se tenir le 27 décembre prochain.

 

Par Xinhua

RCA : la Minusca annonce avoir repris la ville de Besson aux rebelles de 3R

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Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les troupes de la Minusca et les soldats FACA ont repris ce dimanche 26 juillet le contrôle de la ville frontalière de besson, dans le Nord-ouest de la République centrafricaine, après des semaines des combats contre les rebelles de 3R, a annoncé un porte parole de la Minusca.

 

« les unités de la force de la Minusca et des forces armées centrafricaines ont repris dimanche 26 juillet la ville de Besson aux mains du groupe 3R », a annoncé la Minusca dans un tweet ce lundi 27 juillet. Alors que l’opération « Ala londo «  se poursuit sur le terrain après avoir chassé le groupe armé 3R de la ville de Niem la semaine passée, les Casques bleus et les FACA ont désormais dans leur cible la ville de koui, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé  où le 3R avait installé son État major depuis 2015.

Soutenues par une couverture aérienne des unités spéciales de la Minusca, les éléments de cette force conjointe Minusca / Faca ont repris successivement aux mains de 3R les villes de Gedz, Niem, et maintenant Besson.

Rappelons que la semaine dernière, le groupe 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) avait reçu un ravitaillement en armes et munitions à Ngaoundaye via un hélicoptère non identifié.

 

Gervais Lenga

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LES TERRORISTES 3R, DES “PIONS” DANS LA GUERRE ASYMÉTRIQUE MENEE CONTRE LA RCA ?

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Bangui, République centrafricaine, 28 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La guerre asymétrique ou hybride qui sévit en République Centrafricaine (RCA), commence peu à peu à livrer ses secrets. Cela permet à partir des raisons d’engagement des différents acteurs de cette guerre classer les uns et les autres en tant que “rebelles” ou “terroristes”.

 

Le Général Joseph ZOUNDEKO du RPCR (Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la République Centrafricaine)  disait ceci le 10 Juin 2016 sur Radio Ndéké Luka. Nous sommes prêts à favoriser la réussite du DDRR. Mais à une condition. Traiter les revendications légitimes qui nous ont poussés à prendre les armes. Elles sont quatre et dans l’ordre : la sécurité, les routes, l’éducation et la santé.

Le RPCR et d’autres similaires sont des mouvements citoyens qui se rebellent contre le pouvoir central qui les marginalise.

Les terroristes 3 R (Retour Réclamation Réhabilitation) eux défendent une cause louable certes, celle des Peuls. Mais ils tuent pour cela. C’est du terrorisme. Le terrorisme désigne l’usage de la violence par certaines organisations  politiques  pour atteindre leurs objectifs: faire pression sur l’Etat contraindre une population à l’obéissance, médiatiser une cause, promouvoir une idéologie. Tout ce que font les 3R, l’UPC (Union Pour la Paix en Centrafrique) d’Ali DARASSA, le MPC (Mouvement Patriotique pour la Centrafrique) de Mahamat ALKHATIM et autres. Ils font venir des terroristes de l’étranger. Les Peuls centrafricains souffrent de la même façon que tout le  peuple centrafricain.

Des indices tendent à montrer que les terroristes implantés en RCA sont des sous-traitants des mercenaires non africains.

 

Les terroristes de Sidiki se cachent derrière la cause peule.

Le Mouvement Retour, Réclamation et Réhabilitation (3 R) de Sidiki Abass choisit le Communiqué ou le Communiqué de presse qui est un court document officiel d’information  destiné au public et à diffuser sans modification par les médias.

Son objectif c’est la cause peule : le déplacement massif des éleveurs de cette communauté vers les pays voisins vers le Cameroun, le Tchad et le RDC. Sidiki Abass vise leur retour avec leurs troupeaux, leurs familles, le rétablissement dans leurs droits.

 

Créé en 2015 pour protéger la communauté peule des attaques des ex Anti-Balaka, ce mouvement est aujourd’hui un outil politique et stratégique entre les mains d’une puissance invisible. (G Maloma 3/07/2020, CNC).

 

Sidiki Abass, citoyen camerounais, auto-proclamé général, sévit dans l’Ouham-Pendé dans le Nord-Ouest de la RCA, frontalier avec le Cameroun. Le mouvement est troisième dans la violation des Droits de l’Homme dans le fichier de la Minusca. (S Krock 10/02/2017).

Opposant au régime de Yaoundé, il s’est heurté à la résistance de la Brigade d’Intervention Rapide (BIR), il se retranche dans l’Ouest de la RCA pour aménager une base arrière. en 2015.

 

“Après s’être installé dans les Sous-préfectures de Koui et Ngaoundaye, il occupe la Sous-préfecture de Bocaranga, où il a établi son quartier général dans le village Ngaoui, étend sa zone d’influence à Niem-Yéléwa dans la préfecture de la Nana Mambéré” (N Sayo du mouvement RJ en 2017).

 

Le mouvement de Sidiki est-il victimes ?

Le M3R est composé de peuls du Cameroun du Niger et de la RCA. Selon Sidiki, les exactions de ses hommes sont liées aux comportements des Anti Balaka et autres voleurs de bétails contre les campements peuls. Les députés Ziguélé et Dologuélé rejettent ces arguments

Des députés des circonscriptions occupées ont diligenté une mission auprès du M3R. Ils exhortent Sidiki Abass de tenir les autorités informées des incidents survenus pour trouver des solutions pacifiques. Efforts restés vains.

Une situation qui étonne le député M Ziguélé. Pourquoi le M3R qui a signé le processus de Désarmement, démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) continue-t-il d’occuper des territoires et de terroriser la population civile?

 

Les terroristes 3 R prétendent constater avec amertume que depuis le 14 Mai 2020 des machinations diaboliques dont le but est de ternir son image par des personnes mal intentionnées comme Me Kévin Junior Zackou Wangui qui participe illégalement à l’APPR-RCA

Parmi ceux qui ternissent l’image des terroriste 3 R, Sidiki cite des bandits, des coupeurs de routes ou Zaraguina qui sévissent dans les Nord-Ouest de la RCA : attaques horribles contre des villes et des patrouilles des casques bleus et des FACA.

 

Sidiki rejette ce qu’il appelle “les événements malheureux de Bocaranga” sur l’offensive du contingent rwandais de la Minusca. Par conséquent il demande à cette dernière de faire cesser leur offensive sur Besson. Ce que la Minusca rejette.

 

Annonce unilatérale d’un cessez le feu.

“Le Mouvement 3R par la voix de son de son Président fondateur, le Général Sidiki annonce la cessation des hostilités et invite les garants et facilitateurs de faciliter le dialogue avec le gouvernement pour des solutions idoines dans l’intérêt général” 8/7/2020

 

Après cette rencontre, Sidiki tiendra son engagement, reprendra son service au niveau du gouvernement, reprendra sa participation à la mise en oeuvre d’APPR-RCA si les menaces, les provocations cessent et les garanties de sécurité de ses responsables sont assurées

 

“Toutes ces actions militaires ont créé la panique au sein du groupe de Sidiki Abbas, car les combattants décampent à mesure que les forces conjointes avancent. L’opération va donc se poursuivre jusqu’à l’atteinte des objectifs fixés par les États-Majors des Forces armées centrafricaines et de la Force de la Minusca” indique Charles Bambara, porte-parole intérimaire de la Minusca.

Avec les terroristes il ne faut jamais faire confiance. L’objectif est de les mettre hors d’état de nuire comme la Brigade d’Intervention Rapide du Cameroun l’a fait.

 

Article rédigé et envoyé par : les amis de siloë

RCA :vaste opération de pillage de l’ambassade de la Libye à Bangui, Sani Yalo à la manœuvre

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Bangui, République centrafricaine, 27 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis plusieurs mois, l’ambassade de la Libye à Bangui est la cible d’une vaste  opération de pillage coorganisée par le sulfureux patron du BARC (bureau d’affrètement routier), Monsieur Sani Yalo, en complicité avec le chargé d’affaires de la Libye et de quelques complices camerounais et centrafricains. Les dégâts sont énormes. Enquête spéciale du CNC.

 

C’est une vaste opération des brigands digne d’un film de la mafia mexicaine qui s’est produite en pleine capitale centrafricaine. Monsieur Sani Yalo, soupçonné d’être le cerveau de la tentative du  coup d’État contre le Président équato-guinéen Obiang Nguema en 2017, est aujourd’hui l’un des principaux auteurs du pillage de l’ambassade de la Libye en Centrafrique.

En effet, depuis plusieurs semaines, Monsieur Yalo, en complicité avec le chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye   monsieur Hissen Badèr, ont organisé, avec l’appui d’un sujet camerounais, une opération visant à casser trois coffres-forts encastrés dans le mur du bâtiment de l’ambassade, dont le diplomate libyen n’avait pas la clé, faut de non passation de service lors de sa prise de fonction il y’ a six ans. C’est ce qui a été fait, mais Sani Yalo et son complice n’ont trouvé que des armes et des minutions du service de sécurité de l’Ambassade caché dans l’un des trois coffres-forts. . Comme un bon mafieux, Sani Yalo confisque ces armes et minutions, prétextant qu’il va les remettre au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Et ce n’est pas tout.  Les deux complices, qui croyaient qu’ils allaient trouver de l’argent dans les trois  coffres-forts, décident maintenant de vider l’ambassade de ses équipements. Ainsi s’organise une vaste opération de pillage. Depuis plusieurs semaines, on assiste aux navettes des camions remplis des équipements qui avaient été entreposés  à l’intérieur de l’ambassade dans 2 conteneurs et 4 entrepôts.

Selon nos investigations, les équipements emportés par cette bande des mafieux sont destinés à la construction du nouveau bâtiment de l’ambassade de la Libye sur l’avenue des martyrs. Incroyable que cela puisse paraître, même les climatiseurs et les 3 caméras qui étaient dans l’entrepôt ont été emportés par les assaillants.

En dehors des quatre entrepôts et deux conteneurs vidés. Le chargé d’affaires et son complice Sani Yalo ont déjà vendu 4 véhicules officiels de l’ambassade sans autorisations du gouvernement libyen.

Profitant de l’occasion, le sulfureux Sani Yalo avait récupéré le groupe électrogène de l’ambassade en prétextant que c’est le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui l’aurait demandé pour alimenter sa villa de Damara.

Et ça continue. La Mercedes officielle de l’ambassadeur est en cours de vente aux sujets libanais.

Interrogé par CNC, l’un des conseillers de l’ambassade de la Libye interdits de séjour à Bangui explique que le chargé d’affaires, qui assure l’intérim de l’ambassadeur depuis plus de six ans, est déjà limogé par le gouvernement officiel de son pays. C’est probablement pour cette raison qu’il est en train de jouer au criminel en pleine capitale centrafricaine.

Dossier à suivre.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

RCA : le coronavirus et le processus électoral, deux  importants points du message de la conférence épiscopale centrafricaine 

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Prise d’ensemble des évêques de Centrafrique dans la Cathédrale immaculée de Bangui avec le SG de la CECA qui présente le message et en arrière plan les autres évêques. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 27 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Réunis du 20 au 26 juillet 2020 pour leur deuxième assemblée générale ordinaire, les évêques de Centrafrique ont publié un message à l’église famille de Dieu et aux hommes et aux femmes de bonne volonté :  « Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple» nombre chapitre 11 versé 14., tel est l’intitulé du message des évêques centrafricains. Ils font ainsi allusion à l’œuvre de Moïse face au défi du bien être de son peuple (Nombre chapitre 11 versé 10 à  25).  

 

Les pères de l’église de Centrafrique se disent d’abord interpeller par deux défis majeurs : le coronavirus, et le processus électoral en République centrafricaine.

«  comment faisons face à la pandémie du coronavirus. Que pouvons-nous faire maintenant pour garantir un processus électoral crédible et accepté? », s’interrogent-ils.

 

La pandémie du coronavirus et le processus électoral

La pandémie du coronavirus, qui a débuté en décembre 2019 en Chine, ne cesse de décimer la population mondiale. En République centrafricaine, depuis son apparition en mars 2020, le nombre des sujets infectés par ce virus ne cesse d’augmenter. Les pères catholiques de l’église de Centrafrique, qui se sont réunis en assemblée générale ordinaire, se disent interpeller par ce défi sanitaire majeur. Ils déplorent l’insuffisance des structures de prise en charge adéquate des malades les plus graves dans le pays, tout en faisant échos des plaintes du personnel soignant ainsi que des malades qui sont abandonnées à eux-mêmes.

À quand les mesures d’accompagnement ? s’interrogent-ils.

Tout en partageant les souffrances des malades, les évêques de Centrafrique témoignent leur reconnaissant en vers tous les pays qui ont aidé la RCA dans la lutte contre la maladie à coronavirus.  Ils dénoncent le business et le profit malhonnête. Ils dénoncent également les marchands de la peur  qui sèment la panique en privilégiant, aux dépens de la population, leur sens de business.

S’agissant du processus électoral en Centrafrique,  les évêques montrent leur inquiétude face au sérieux problème de sécurité qui suscite des incertitudes et de questionnement.

« Quant à la tenue des élections d’ici fin décembre, il y a un réel problème de libre circulation des armes de tout calibre qui entrave la libre circulation des biens et personnes », déclarent-ils , avant de déplorer que le processus du DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement)aurait du gagner en régime afin de mettre fin à toute détention illégale d’armes dans le pays.

S’agissant du recensement électoral, les évêques pensent pour leur part que les soupçons des faux documents et de dysfonctionnement méritent d’être clarifiés par l’autorité nationale des élections (ÂNE).

 

Écoutez l’intégralité du message de la conférence épiscopale centrafricaine  présenté par l’évêque Joseph Tangakoti, secrétaire général de ladite conférence.

 

Interrogée par CNC, la Présidente de l’autorité nationale des élections qui était présente lors de la clôture de cette conférence répond au message des évêques sur le manquement observé dans ce processus électoral.

 

Écoutez la Présidente de l’ANE ci-dessus

 

 

RCA : l’ex-Président François Bozizé investi candidat à la présidentielle par son parti

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L’ancien Chef de l’Etat François Bozizé intronisé comme candidat du KNK à l’élection présidentielle de 2020-2021. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ex-chef d’État centrafricain François Bozizé a été investi samedi 25 juillet à Bangui par son parti, le KNK (Kwa Na Kwa), candidat à l’élection présidentielle du 27  décembre 2020, promettant ainsi la paix, la sécurité et  la réconciliation nationale.

Les ouvrières et ouvriers du parti KNK réunis en congrès ordinaire depuis vendredi 24 juillet ont procédé à la désignation du candidat François Bozizé à la prochaine présidentielle  du 27 décembre 2020.

« Mesdames et messieurs, distingués invités, Ouvriers et ouvriers, le congrès viennent de me désigner candidat du Kwa na Kwa à la prochaine élection présidentielle de 2020-2021. J’accepte solennellement la mission que vous me confiez de porter de nouveau nos couleurs, d’être candidat du peuple à l’élection présidentielle de 2020-2021 afin de relever tous ces défis  qui nous attendent pour le redécollage de la République centrafricaine. Avec vous, nous bâtissons un nouvel État digne et respecté pour un développement harmonieux … », a-t-il déclaré.

Écoutez le candidat François Bozizé

 

Président de la République de 2003-2013, François Bozizé avait été chassé du pouvoir par un coup d’État de la coalition Seleka dirigée par Michel Djotodia qui a pris brièvement le pouvoir avant de céder au profit de madame Catherine Samba-Panza en 2014.

Rentré discrètement à Bangui en décembre 2019 après 6 ans d’exil en Ouganda, François Bozizé, encore sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis en 2013 par la justice centrafricaine, vient de déclarer sa candidature à la prochaine élection présidentielle qu’il entend remporter dès le premier tour.

 

Copyright2020CNC

RCA : nouvel échec du Président Touadera, la Cour constitutionnelle vient de valider le projet de loi organique de l’ÂNE

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De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, 26 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le texte de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’autorité nationale des Élections (ÂNE), proposer par la commission élargie et votée par l’Assemblée nationale à une écrasante majorité vient d’être validé par la cour constitutionnelle ce vendredi 24 juillet 2020.

 

La Cour constitutionnelle a délibéré ce vendredi 24 juillet 2020 sur la loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’autorité nationale des élections (ÂNE). Selon les juges, cette loi organique validée par l’Assemblée nationale le 7 juillet  est parfaitement conforme à la constitution de 30 mars 2016. Ceci dit, la Cour constitutionnelle vient de délivrer un visa de conformité, et la loi est aussitôt notifiée au Président de la République Faustin Archange TOUADERA pour être promulguée  dans un délai de 15 jours.

Rappelons que le mardi 07 juillet, les députés se sont prononcés majoritairement en faveur des textes de loi organique de l’ÂNE proposés par la commission élargie de l’Assemblée nationale contre celui soumis initialement par le gouvernement. La cour constitutionnelle avait été saisie par le gouvernement qui conteste la constitutionnalité de ce texte de loi voté par l’Assemblée nationale qui prévoit la mise en place de 11 nouveaux commissaires électoraux.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA :quand des hommes lourdement armés sèment la panique au village Kpokorota sur l’axe Bouar-Baoro

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Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

Bouar, République centrafricaine, 26 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Situé à environ 35 kilomètres de Bouar sur l’axe Baoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le village Kpokorota a été la cible d’une bande armée dans la nuit du vendredi à samedi 25 juillet. Des circulations ont été brièvement interrompues sur la RN1, et des automobilistes ont également été agressés et enlevés par les assaillants.

 

Vendredi 24 juillet, vers 19 heures, un groupe des individus lourdement armés ont semé la panique au village Kpokoroka, situé  sur la route nationale n°1, tronçon Bouar-Baoro. Les assaillants, qui sont sortis à la veille du marché hebdomadaire de Kpokorota , auraient pillé un camion en provenance de Bouar avant d’enlever deux personnes, un homme et une femme. Quelques heures plus tard, ces mêmes assaillants sont signalés à Ngaïdoua, un village situé à 5 kilomètres de Kpokorota sur l’axe Baoro, où ils ont fait des sommations partout sans faire des dégâts.

Informés de leur présence, les soldats FACA sont intervenus sur place pour sécuriser la zone et pourchasser les assaillants, soupçonnés d’être des combattants rebelles de 3R. On ignore si des suspects ont été interpellés, mais une source sécuritaire locale confirme à CNC que les otages auraient été libérés par les FACA.

Pour l’heure, le calme est revenu dans les deux villages avec la présence renforcée des soldats Faca qui sécurisent la zone.

Rappelons que le bitumage de la route Bouar – Baoro touche presque à sa fin, et le goudron arrive déjà à 300 mètres du village Kpokorota.

 

Gervais Lenga

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RCA : carnage au village Ouadda Maïkaga, une dizaine des personnes tuées dans un acte de représailles d’un groupe armé

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des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga

 

Bria, République centrafricaine, 26 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins 11 personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées dans un acte de représailles d’un groupe armé extrémiste au village Bornou, situé à 3 kilomètres de la sous—préfecture de Ouadda Maïkaga, dans la Haute Kotto, au centre nord de la République centrafricaine.

 

Le village Bornou, située à 200 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda-Maïkaga a été la cible ce vendredi d’un groupe d’individus lourdement armés identifiés formellement par les populations locales comme des rebelles du groupe PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine). Au moins 11 personnes ont été tuées, et une vingtaine d’autres blessées, ainsi que des habitations incendiées par les assaillants.

En effet, selon les informations du CNC, tout a commencé ce mercredi 22 juillet par le meurtre de 3hommes de l’ethnie Sara par les rebelles du PRNC, à majorité Goula,  au village bougnoul , situé à environ 40 kilomètres de Bria sur axe Ouadda. Les Sara, appuyés par les Rounga, en représailles, ont également assassiné ce jeudi 23 juillet un chasseur de l’ethnie Goula au village Bornou, situé à environ 3 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur l’axe Bria. Comme si cela ne suffisait pas, l’État major du PRNC, basé également dans la sous-préfecture de Ouadda Maïkaga, et dirigé par l’autoproclamé général Damane Zackaria, a été informé de la nouvelle de l’assassinat du chasseur par les Sara et Rounga, proches du groupe armé FPRC.

Aussitôt dans la journée du vendredi 24 juillet, le PRNC déploie ses hommes au village Bornou. Malheureusement en arrivant sur place, ces rebelles ont mis en place une tactique visant à faire le maximum des dégâts humains et matériels. Au moins 10 personnes ont été tuées sur place, et une vingtaine d’autres blessées. Sans compter une cinquantaine d’habitations incendiées par les assaillants. Malheureusement dans certains médias, ce bilan a été volontairement minimisé. Pour l’heure, le village est vidé de ses habitants qui sont pour la plupart dans la brousse.

Dans un communiqué publié ce samedi 25 juillet, le député de Ouadda 2 Mahamat Abakar appelle les belligérants au calme et à la retenue.

 

Le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a été démis de ses fonctions

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Le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a été démis de ses fonctions

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a été démis de ses fonctions samedi, victime d’un vote de défiance des députés aussitôt entériné par la présidence somalienne, a-t-on appris de sources officielles.

M. Khaire, 52 ans, avait été nommé Premier ministre fin février 2017 par le président Mohamed Abdullahi Mohamed “Farmajo”./////////////.

Samedi, alors que les députés devaient officiellement poursuivre leurs travaux sur l’organisation des prochaines élections générales dans le pays en 2021, ils ont été invités par le président de l’Assemblée nationale à se prononcer sur un vote de défiance contre le Premier ministre./////////////.

“170 des 178 députés ont voté en faveur du vote de défiance contre le gouvernement”, a annoncé le président de l’Assemblée Mohamed Mursal./////////////.

“Dès lors, le président du gouvernement fédéral de Somalie, comme prévu par la constitution, doit nommer un Premier ministre et un gouvernement qui ouvriront la voie à des élections au suffrage universel en temps et en heure”, a ajouté M. Mursal./////////////.

Dans la foulée, la présidence somalienne a indiqué que le chef de l’Etat acceptait la décision du parlement et qu’il allait “très rapidement nommer un nouveau Premier ministre”./////////////.

Le président Farmajo a ensuite nommé par décret le vice-Premier ministre Mahdi Mohamed Guleid pour assurer l’intérim dans l’attente de la désignation d’un nouveau Premier ministre./////////////.

Parmi les raisons invoquées par le président de l’Assemblée pour justifier le renversement du Premier ministre figure “l’échec du gouvernement à mettre sur pied un plan précis ouvrant la voie à une élection au suffrage universel en 2021”./////////////.

Le fragile gouvernement central présidé par M. Farmajo ne contrôle qu’une partie du territoire somalien et est toujours confronté à l’insurrection des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda./////////////.

La Somalie s’est donné pour objectif d’organiser des élections au scrutin universel début 2021, une gageure au regard de conditions sécuritaires toujours très dégradées./////////////.

En 2016, le pays avait adopté un système d’élections indirectes où quelque 14.000 délégués choisis parmi les clans avaient désigné les députés. La dernière élection véritablement démocratique en Somalie remonte à presque 50 ans, en 1969./////////////.

Hassan Ali Khaire aura eu une longévité assez remarquable à son poste, dans un pays où les tensions au sommet de l’exécutif ont fréquemment paralysé l’activité gouvernementale ces dernières années. /////////////.

En 2017, M. Khaire était un nouveau venu sur la scène politique, issu de la diaspora. Avant sa nomination, il occupait le poste de directeur du département Afrique de la compagnie pétrolière britannique Soma Oil and Gas./////////////.

M. Khaire est membre du clan des Hawiye tandis que M. Farmajo est issu du clan des Darod, conformément à l’équilibre traditionnel au sommet de l’exécutif somalien.

Avec AFP/VOA

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au moins 20 paysans tués par des hommes armés au Darfour

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Soudan: au moins 20 paysans tués par des hommes armés au Darfour

Bangui ( République centrafricaine ) – Des hommes armés ont tué au moins 20 personnes, dont deux femmes et des enfants, qui étaient retournés sur leurs terres au Darfour dans l’ouest du Soudan pour la première fois depuis des années, a affirmé samedi à l’AFP un chef tribal.

L’attaque survenue vendredi dans le Darfour-Sud a également fait 20 blessés, a indiqué Ibrahim Ahmad, joint par téléphone depuis Khartoum. Le bilan des morts “risque de s’alourdir car certains blessés sont dans un état grave”, a-t-il dit. /////////////.

Ces paysans, les propriétaires originaux de ces terres, avaient été autorisés à revenir, au terme d’un accord conclu il y a deux mois sous l’égide du gouvernement entre ces propriétaires et ceux qui s’y étaient installés durant le conflit au Darfour, selon le chef tribal./////////////.

“Aussi beaucoup de familles sont venues pour cultiver leur terre. Mais vendredi, des hommes armés sont arrivés et ont ouvert le feu sur (les paysans), tuant vingt d’entre eux, dont deux femmes et des enfants”, a-t-il ajouté./////////////.

La tuerie a eu lieu dans le lieu-dit d’Aboudos, à 90 km au sud de Nyala, la capitale du Darfour-Sud. /////////////.

Le Darfour, où sévissent des groupes armés, est une vaste région qui s’étire le long des frontières avec la Libye, le Tchad, la République centrafricaine et le Soudan du Sud./////////////.

La région est le théâtre de violences depuis près de 20 ans. En 2003, un conflit y a éclaté entre le régime à majorité arabe d’Omar el-Béchir, aujourd’hui déchu, et des insurgés issus de minorités ethniques s’estimant marginalisées, faisant plusieurs centaines de milliers de morts selon l’ONU./////////////.

En 2005, l’Union africaine a déployé des soldats de maintien de la paix dans l zone. Deux ans plus tard, en 2007, cette force a été renforcée par des milliers de Casques bleus, formant la Mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD)./////////////.

Les violences meurtrières, dont les attaques de groupes armés, se sont poursuivies ces dernières années mais avec une moindre intensité que dans les années 2000./////////////.

Le 14 juillet, la MINUAD s’indignait d’une attaque meurtrière menée par “des hommes armés non identifiés”, contre un camp de déplacés internes. L’attaque a fait au moins 9 morts et 20 blessés, selon un communiqué.

Avec AFP/VOA

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RCA : le deuxième congrès du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé s’ouvre à Bangui.

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Ouverture du deuxième congrès du parti KNK à Bangui, le 25 juillet 2020.Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À cinq mois des élections présidentielles et législatives, le deuxième congrès du parti KNK (Kwa Na Kwa), de l’ancien Président de la République François Bozizé s’ouvre à Bangui ce vendredi 24 juillet. L’occasion pour les ouvrières et ouvriers du KNK de désigner leur futur candidat à la présidentielle de décembre prochain. François Bozizé, l’unique postulant à l’investiture, s’apprête à être désigné officiellement candidat de son parti.

 

C’est sous le slogan de « Lango ni à lingbi àwè », en français c’est le jour « J » que le deuxième congrès de l’ancien parti au pouvoir kwa na Kwa (KNK) s’est ouvert à Bangui ce vendredi 24 juillet, en présence des centaines des militants venus de l’intérieur et de l’extérieur, mais également de plusieurs personnalité politiques nationales.

Selon Bertin BÉA, Secrétaire général du parti, ce deuxième congrès de la convergence  KNK sera consacré pour l’essentiel à deux thèmes majeurs :

1 – La révision de textes de base du parti;

2 –  L’investiture de leur très grand ouvrier, Président fondateur, François BOZIZÉ YANGOUVONDA, comme candidat du KNK à l’élection présidentielle de 2020-2021.

Même si la désignation de ce dernier comme candidat du KNK à la prochaine présidentielle n’est qu’une formalité, certains observateurs pensent que celle-ci pourrait être déboutée par la cour constitutionnelle en raison des nombreux dossiers judiciaires qu’il traîne derrière lui.

Faux, rétorque Bertin BÉA, secrétaire général du KNK qui voit derrière ces allégations une manœuvre destinée à diviser son mouvement politique à la veille du prochain scrutin présidentielle.

 

 

Écouter Bertin Béa

 

 

Outre les instances du parti KNK, c’est aussi l’occasion pour certains leaders de l’opposition de dresser un bilan sombre du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au pouvoir depuis 4 ans.

C’est le cas du Président du parti PNCN Cyriaque Gonda, qui revient sur la désignation et le parcours de Faustin Archange TOUADERA comme Premier ministre de François Bozizé entre 2008-2012. Pour lui,  l’accession à la magistrature suprême de celui-ci en 2016 est un enfer pour le peuple centrafricain.

 

Écouter Cyriaque Gonda  

 

 

Pour le député Aurélien Zingas, représentant du Chemin de l’espérance de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, en dépit de son bilan catastrophique en 5 ans, la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est tout simplement une injure au peuple centrafricain.

 

Écouter Aurélien Zingas

 

 

S’agissant du député Anicet Georges Dologuélé, Président du parti URCA, leader de l’opposition, avec ce régime de Touadera, la RCA va mal. Les groupes armés sévissent partout sur le territoire national avec la complicité du pouvoir en place.

Écouter Anicet Georges Dologuélé

 

 

Même son de cloche du côté de l’ancien ministre des Affaires étrangères, monsieur  Armel Doubane qui revient sur l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). Selon lui, cet accord est un marché de dupe, car les groupes armés, pour la plus part gonflée par des mercenaires,  continuent de contrôler au moins 80% du territoire national.

Écouter Armel Doubane

 

 

Dans sa déclaration, le député du premier arrondissement Augustin Agou déplore que la RCA d’aujourd’hui repose sur des aides extérieures : « On ne développe pas un pays avec des aides extérieures », a-t-il ajouté.

Écouter Augustin Agou

 

 

Pour l’ex-Premier ministre de transition Mahamat Kamoun, le congrès du KNK intervient au moment où la RCA se prépare à aller aux élections. Malheureusement, le processus de ce scrutin est déjà entaché des nombreuses irrégularités organisées intentionnellement par le parti au pouvoir, le MCU, en complicité avec l’autorité nationale des élections (ANE).

Écouter Mahamat Kamoun

 

Rappelons que le premier tour de la présidentielle et législative est prévu pour le 27 décembre 2020. Or, avec ce retard accumulé dans le processus, tout porte à croire que ces élections auront lieu probablement en 2021.

 

Copyright2020CNC

CENTRAFRIQUE : LE CLIMAT DE MÉFIANCE, DE SUSPICION ET DE PROVOCATION POLITIQUE CONTRIBUE T-IL À L’ORGANISATION D’UNE ÉLECTION APAISÉE ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique). Depuis le retour à l’ordre constitutionnel amorcé par la prestation de serment du président de la république le 16 mars 2016, la scène politique centrafricaine est restée très mouvante car les citoyens de tous bords gardent encore en tête le traumatisme des exactions commises par les différents groupes armés non conventionnels qui ont pris le pouvoir par effraction en 2013. Ce serment d’assurer la sécurité du peuple et de défendre l’intégrité territoriale corollaire de notre fierté et de notre souveraineté nationale n’a pas tenu ses promesses.

 

La recherche isolée et aveugle de la paix sans l’aval du peuple a abouti à l’hypothétique accord de Khartoum qui n’a créé que des problèmes au lieu d’en résoudre. En outre, il est important de souligner que depuis le retour inattendu du général déserteur la physionomie de l’arène politique à radicalement changé condensant au passage des tensions électrostatiques dans l’espace. Faisant l’économie de la balance comptable déficitaire du quinquennat, le pouvoir de Bangui entretient un climat de méfiance, suspicion génératrice de tensions voire de provocation à la veille des élections groupées du 27 décembre 2020.

L’opposition démocratique, ignorée de la gestion de la chose publique et du processus électoral est souvent accusée de complot, d’incitation à la haine, de coup d’état ou de tentative de déstabilisation du pouvoir. Inversement et à l’instar de graves manquements dans l’enrôlement des électeurs, les principaux leaders de l’opposition accusent le pouvoir de fraudes émaillant les différentes étapes du processus électoral. Pire, il existerait une liste calquée sur le modèle du fichier « S » à la française à l’aéroport international de Bangui pour inquiéter les membres de la diaspora qui se permettraient de contredire la vision politique du président de la république.

Inquiet et incertain de l’issue des prochaines échéances électorales, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi le pouvoir de Bangui entretient-il un climat de méfiance, de suspicion, de peur, d’intimidation et de provocations à l’orée du scrutin de tous les dangers ? Faisant fi des leçons du passé, à qui profite ce crime planifié ? Conscient que les élections n’auront pas lieu à bonnes dates, pourquoi le président de la république ne convoque t-il pas la concertation nationale proposée par la Cour constitutionnelle afin de définir collectivement une issue apaisée ?

S’agissant de l’existence du fameux fichier « S », un citoyen qui marque son désaccord avec un régime qui pactise avec les bourreaux du peuple est-il systématiquement passible d’un délit pénal  au regard des textes en vigueur ? Cette mise en scène avec des acteurs amateurs relève t-elle de l’intimidation ou d’un signal envoyé aux activistes des réseaux sociaux ?

A vouloir faire cavalier seul, le peuple frustré par des inégalités sociales s’est senti désabusé et ne se voit pas concerné par les inscriptions sur les listes électorales car les résultats des élections sont toujours ailleurs que dans les urnes à l’instar des précédentes élections.

En conséquence de ce qui précède, le taux d’absentéisme à l’enrôlement risque d’être très élevé avec des répercussions sur la légitimité et la représentativité du nouveau élu. Pour finir, devant l’essoufflement de notre pessimisme dû au retard visible et chronique du chronogramme électoral, nous invitons humblement le président de la république à aplanir les tensions latentes. L’élection étant le baromètre de la démocratie, vouloir la bâcler ou la brader comme en 2016 nous plongerait dans une série noire qui remettra sensiblement en cause nos acquis démocratiques ainsi que les efforts tous azimuts de la communauté internationale.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 juillet 2020.

Le Soudan découvre un charnier d’officiers militaires

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Le Soudan découvre un charnier d’officiers militaires

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement soudanais a annoncé qu’il avait découvert un charnier datant de 1990.

Le procureur général a déclaré jeudi que le charnier contenait 28 officiers militaires soupçonnés d’avoir participé à un coup d’Etat manqué contre l’ancien président Omar al-Bashir./////////////.

“Le procureur a trouvé des preuves solides qu’il existe un charnier d’officiers militaires qui ont été tués en 1990 et le charnier est maintenant sous la protection des autorités jusqu’à la fin de l’enquête”, a déclaré le procureur./////////////.

Le régime de M. Bashir a déjoué un coup d’état militaire en 1990 et de nombreux rapports ont indiqué que les officiers impliqués ont été tués./////////////.

Il est actuellement accusé du coup d’État militaire qui l’a porté au pouvoir en 1989./////////////.

S’il est reconnu coupable, l’ancien président qui a dirigé le Soudan pendant 30 ans – pourrait être condamné à la peine de mort./////////////.

M. Bashir a également été inculpé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide présumés dans la région du Darfour occidental./////////////.

Il a été renversé l’année dernière après des mois de manifestations pro-démocratiques./////////////.

• Le Soudan accepte qu’Omar el-Béchir soit livré à la CPI

Avec BBC Afrique

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RCA : Bangui, scène d’émeute à Pétévo après un accident de circulation impliquant un véhicule de la gendarmerie

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Rondpoint du marché Pété vo, dans le sixième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, 24 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un véhicule de la gendarmerie nationale a failli coûter la vie à plusieurs personnes au croisement du marché Pétévo, dans le sixième arrondissement de Bangui.

 

Vendredi, 24 juillet, vers 6 heures du matin, un camion militaire de la gendarmerie, à bord, des dizaines d’élèves gendarmes, en provenance de l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo, dans le sixième arrondissement,  et à destination du camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement, a failli renverser une dizaine des piétons et des motos taximen au croisement de Pétévo. Selon des témoins, le conducteur du camion, aussi gendarme, aurait agi volontairement en braquant son véhicule en direction d’un groupe des motos taximen  stationnés au croisement Pétévo. Selon eux, le conducteur, dans un premier temps, aurait renversé volontairement une jeune moto taximan avant de faire marche arrière pour tenter d’écraser les autres. On ignore les raisons de ce geste,  mais certains témoins disaient que le conducteur aurait agi de la sorte pour obliger les jeunes moto taximen à dégager les voies de circulations qu’ils auraient empêchées avec leurs engins stationnés aux abords de la route. Or, pour les motos taximen, il s’agit bien d’un crime, et il doit en subir les conséquences. Aussitôt, une altercation s’éclate entre les jeunes du secteur et les gendarmes, poussant les unités d’intervention de la police à intervenir.

Pour l’heure, le calme est revenu dans le secteur, et le bilan provisoire fait état de deux blessés graves, dont une part balle transportée à la clinique du MSF au quartier Sica-Bangui.

 

Anselme Mbata

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Dernières heures: arrivée à Bangui des chefs rebelles Ali Darassa et Mahamat Alkhatim

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Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Bangui, République centrafricaine, 23 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). à l’invitation du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, et Mahamat Alkhatim, patron du mouvement armé MPC sont arrivés discrètement à Bangui ce jeudi.

 

Jeudi, 23 juillet, peu avant 17 heures, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, chef d’État major et Coordonnateur de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), et Mahamat Alkhatim, Président du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) sont arrivés discrètement à l’aéroport internationale Bangui Mpoko, à bord d’un aéronef affrété spécialement par la présidence de la République.

De source bien informée, les deux chefs rebelles, qui sont arrivés chacun avec sa délégation,  seraient l’invités du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Mais pour quelle raison ? Difficile de le savoir. S’agit-il une fois de plus d’une entente secret entre le pouvoir exécutif et les groupes armés en vue de la prochaine élection ?

Il est à noter que les deux chefs rebelles, Ali Darassa et Mahamat Alkhatim  sont arrivés à Bangui quelques heures avant le début du congrès du parti KNK (Kwa Na Kwa) qui aura lieu ce vendredi 24 juillet 2020.

Affaire à suivre.

 

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RCA : le PRNC de Nourd Gregaza soupçonné d’avoir assassiné 5 civils aux villages bougnoul niakania et krakoma

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Bria, République centrafricaine, 23 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine), un groupe armé extrêmement violent et actif dans le Nord de la rca, est soupçonné d’avoir assassiné 5 civils, dont 2 au chantier de bougnoul niakania, vers Bria,  et 3 au village krakoma, vers Ndélé.

 

Mercredi, 22 juillet, au village bougnoul niakania, situé à environ 40 kilomètres de Bria sur axe Ouadda, dans la préfecture de Haute Kotto, deux civils de l’ethnie Sara, dénommés amat waga et wouya moyé, ont été froidement assassinés sur un chantier de diamants  par un groupe d’individus armés encore non identifiés par les forces de l’ordre. Or, selon de nombreux témoins de la scène interrogés par CNC, les présumés criminels seraient des éléments rebelles du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine), dirigé par monsieur Nourd Gregaza. Au même moment, à krakoma, une localité située à 100 kilomètres de Ndélé sur l’axe Ouadda, trois civils, dont une femme et deux hommes, ont été froidement assassinés ce dimanche 19 juillet par des individus lourdement armés, identifiés formellement comme des éléments rebelles du PRNC.

Rappelons que le PRNC, créé et dirigé par monsieur Nourd Gregaza, a été régulièrement cité dans les rapports des Nations unies comme l’un des principaux acteurs de trouble ayant occasionné la mort et le déplacement des nombreux civils dans la région du Nord et du nord-est

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RCA : la Minusca annonce la poursuite de ses opérations militaires contre le 3R

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Les casques bleus de la Minusca lors de l’opération Londo contre le 3R dans la Nana-Mambéré. CopyrightMinusca

 

Bangui, République centrafricaine, 23 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission des Nations unies en Centrafrique, l’opération « Ala londo », menée par les Casques bleus de la Minusca contre le groupe rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) se poursuit dans le nord-ouest. La commune de Niem,  , l’une des bastions de 3R  dans la préfecture de la Nana-Mambéré,  a été reprise par les forces loyalistes, alors que la présence de certains combattants rebelles de 3R a également été signalée depuis dimanche au village Lô, situé sur l’axe Bouar-Bocaranga.

 

Selon la Minusca, « L’opération militaire de la force de la Minusca dans le nord-ouest de la République centrafricaine se poursuit. Elle vise à contraindre le groupe armé 3Rà quitter les zones occupées illégalement et permettre la liberté de mouvement et la protection des civils dans la région », a déclaré ce mercredi le porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse conjointe Minusca – gouvernement, précisant  au passage que les Casques bleus du bataillon tanzanien ont affronté cette semaine les éléments du groupe armé 3R dans la localité de Gbambia, préfecture de Mambéré-Kadéï, alors qu’au même moment, ceux du contingent rwandais ont repoussé une attaque de 3R à Gedze, dans la Nana-Mambéré. Or, ce mardi 21 juillet, dans la localité du village Lô, situé à 65 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, les éléments de 3R auraient assassiné une personne, et faisant fuir les habitants dudit village alors que 5 jours plus tard, le jeudi 16 juillet, dans la commune de Loura, située à 20 kilomètres de Bocaranga, ces mêmes rebelles de 3R auraient  exécuté 5 personnes d’une même famille.

Notons que le 13 juillet dernier, lors de l’opération « Ala Londo », dont l’objectif est de réduire la résistance de 3R  dans la région du Nord-ouest, un casque bleu du contingent rwandais, le sergent major Edouard Nsabiyaremye  a été tué dans une attaque des éléments de 3R dans la localité de Gedze (nord-ouest).

 

Anselme Mbata

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RCA : Lutte contre le COVID-19, OXFAM installe déjà 12 points d’eau temporaires dans certaines agglomérations banguissoises 

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Les 3 enfants qui s’approvisionnent en eau potable fournie par l’OXFAM au quartier Kpéténé dans 6ème arrdt de Bangui. Copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 22 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique).Dans le cadre de son projet réponse COVID-19, l’ONG international OXFAM met en place un projet d’appui visant à mettre en œuvre une réponse de santé publique et sociale locale. C’est en prévention de l’épidémie à Coronavirus en RCA. Cette ONG prévoit d’installer 20 points temporaires de distribution d’eau à Bangui  et ses périphéries. Mais sur les 20, l’eau a déjà coulé sur les robinets de 12 points d’eau qui commencent à desservir la population centrafricaine à ce jour.

 

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’OXFAM et son partenaire APSUD (Action pour la Population et Développement Durable), ce projet a pour but de freiner la propagation du COVID-19 en République centrafricaine, en améliorant l’accès à l’eau et à l’hygiène.

Ce projet vise également à sensibiliser 125 000 personnes sur le COVID-19 à Bangui et Paoua, notamment par l’intermédiaire de comités communautaires. Enfin, 10 000 kits d’hygiène seront distribués aux ménages les plus vulnérables à la maladie dans les semaines et mois à venir.

Ces points de distribution sont chacun équipés de rampes de distribution, robinets avec coffrages en bêton et dispositif de drainage des eaux avec une superstructure aménagées (dalles en béton armé et dispositif de drainage des eaux usées).

Cependant, les rampes sont alimentées par de bladders (10-15m3) posés sur une plateforme en bois, soit par des futs (2) en plastiques de 5m3 posés également sur une plateforme en bois en forme de mini châteaux.

Par ailleurs, les 20 points prévus installés temporairement par OXFAM pour la distribution d’eau à Bangui et son agglomération de Bimbo, 4ème, 6ème, 2ème arrondissements et Begoua, seront progressivement remplacés par 10 forages permanents. Quatre (4) autres seront également construits à Paoua dans l’ouham-Pende.

Autres points à relever sur les différents sites de distribution d’eau, les dispositifs de distanciation ont été installés sur chaque point, visant à respecter la mesure de la distanciation physique de 1, 5 mètre entre chaque consommateur d’eau. Les lavages de mains ont également été mis en place afin de garantir un accès aux normes d’hygiène minimale préconisées en période de cette pandémie par le gouvernement centrafricain.

Le coût de ce projet qui vise à freiner la propagation de cette maladie qui continue de faire son petit bonhomme de chemin dans le pays, s’élève à  1.350.000 d’euros soit environ 884.250 000 francs CFA. Il sera exécuté dans un délai de 6 mois.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

 

 

Une ONG tchadienne parle de “crime de guerre” suite à la mort de 44 détenus à N’Djamena

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Une ONG tchadienne parle de “crime de guerre” suite à la mort de 44 détenus à N’Djamena

Bangui ( République centrafricaine ) – Les parents des victimes (44 prisonniers mort en prison) réclament justice, N’Djamena, Tchad, le 22 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Les autorités tchadiennes affirment que 44 prisonniers soupçonnés d’être membres de Boko Haram se sont tous suicidés, mais une ONG dit que ce n’est pas vrai./////////////.

La Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) a publié le rapport « 44 civils, victimes d’exécutions sommaires et extra-judiciaires à N’Djamena ». C’est la conclusion d’une enquête sur la mort en prison, le 16 avril, de 44 présumés éléments de la secte Boko Haram. C’était dans la légion de la gendarmerie n°10 de N’Djamena, la capitale./////////////.

Le rapport de la LTDH, d’une quarantaine de pages, précise que 70 prisonniers, soupçonnés d’appartenir à Boko Haram, avaient été appréhendés le 13 avril à Baga Sola, dans la province du Lac./////////////.

Le document précise que les autorités n’avaient nullement fait mention des prisonniers de guerre dans leur bilan du 8 mai, après l’opération “Colère de Bohoma”. /////////////.

Le 14 avril, les 70 prisonniers avaient été transférés à N’Djamena, mais selon le mouvement, le procureur de la République n’en avait déchargé que 58./////////////.

Douze d’entre eux manquaient également à l’appel. Deux jours plus tard, 44 sur les 58 ont péri en prison. Les autorités avaient évoqué un suicide collectif lié à la consommation des substances létales./////////////.

“Le rapport que nous présentons établit formellement qu’il n’en est rien. Non seulement il ne s’agissait pas d’un suicide, mais ces personnes n’étaient nullement membres de la secte Boko Haram. Le rapport conclut que c’est un assassinat de masse sans écarter la qualification de crime de guerre”, a déclaré Maître Max Loalngar, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme./////////////.

Pour lui, ces prisonniers sont morts de soif et de maltraitance: “à la veille du drame, il a fallu attendre 16 heures pour qu’une bouteille d’eau soit jetée à travers les persiennes et à 18 heures une fumée noire appâterait dans la cellule et les uns toussaient, les autres criaient”. Il informe que les survivants interrogés au moment de l’enquête confirment qu’à minuit leurs 44 amis avaient cessé de vivre./////////////.

Pour Djmet Arabi, ministre de la Justice, si le gouvernement avait “une mauvaise intention”, ces présumés terroristes “allaient être exécutés sur le terrain loin des témoins”. Il indique que le gouvernement attend la conclusion de l’enquête de la convention nationale des droits de l’homme pour se prononcer./////////////.

“Au niveau du gouvernement je ne pense pas qu’on puisse répondre à ces genres de mensonge. Parce que ces gens sont arrêtés sur le terrain et ont été confiés à la justice comme étant membres actifs de boko haram pour être jugés”, a-t-il fait remarquer./////////////.

Les parents des victimes clament l’innocence de 44 prisonniers morts en prison et les 12 personnes portées disparues. Ils exigent que justice soit rendue ainsi que la libération des 14 rescapés déportés à Korotoro. La LTDH plaide pour qu’une enquête internationale soit diligentée sur cette affaire.

Avec AFP/VOA

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Nouvelles tensions entre Washington et Pékin

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Nouvelles tensions entre Washington et Pékin

Bangui ( République centrafricaine ) – Le consulat chinois de Houston au Texas a été fermé “afin de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées des Américains”. C’est ce qu’a indiqué, mercredi (22.07), la porte-parole du Département d’Etat américain, Morgan Ortagus, sans plus de précisions.

Le consulat chinois de Houston au Texas a été fermé “afin de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées des Américains”. C’est ce qu’a indiqué, mercredi (22.07), la porte-parole du Département d’Etat américain, Morgan Ortagus, sans plus de précisions./////////////.

Elle ajoute que “la Convention de Vienne dit que les diplomates doivent respecter les lois et règles du pays hôte et ont le devoir de ne pas s’ingérer dans les affaires internes de cet Etat”. /////////////.

Sans lien apparent, la décision de fermer le consulat de Houston intervient après l’inculpation aux Etats-Unis de deux Chinois mis en cause pour des attaques informatiques contre des entreprises engagées dans la recherche d’un vaccin contre la Covid-19. /////////////.

Condamnations de la Chine /////////////.

La Chine dispose de cinq consulats aux Etats-Unis. Elle indique qu’elle a été forcée par Washington de fermer le consulat de Houston. Ce consulat a été le premier ouvert en 1979, l’année de l’établissement des relations diplomatiques entre Washington et Pékin. /////////////.

Cette décision de l’administration américaine provoque la colère de la Chine. Cette fermeture est “une provocation politique lancée unilatéralement par la partie américaine qui viole gravement le droit international”, a dénoncé un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin. Il a ajouté que “la Chine condamne fermement cette action scandaleuse et injustifiée”, tout en menaçant de représailles./////////////.

Les Etats-Unis disposent d’une ambassade à Pékin, de cinq consulats en Chine continentale et d’une représentation à Hong Kong, l’ex-colonie britannique./////////////.

Après l’annonce de la fermeture de son consulat, la Chine a, par ailleurs, mis en garde les étudiants chinois aux Etats-Unis contre les “interrogatoires arbitraires”. /////////////.

Les forces de l’ordre américaines ont aussi intensifié “le harcèlement, la confiscation de biens personnels et les arrestations à l’encontre d’étudiants chinois”, affirme le ministère chinois des Affaires étrangères./////////////.

Tensions exacerbées /////////////.

C’est en marge d’une visite du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, à Copenhague au Danemark, que les Etats-Unis ont décidé de fermer le consulat de Houston. La veille de cette visite, alors qu’il était en Grande-Bretagne, M. Pompeo a exhorté le monde à faire front contre la Chine. /////////////.

Les relations entre les deux premières puissances du monde étaient déjà exacerbées sur plusieurs fronts : la situation des droits de l’Homme dans la région du Xinjiang (Nord-Ouest), les accusations d’espionnage et la loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong. Washington a révoqué le statut commercial préférentiel accordé à Hong Kong, restreint les visas pour les responsables chinois accusés de “remettre en cause” l’autonomie de l’ancienne colonie et arrêté la vente d’équipements de défense sensibles à ce territoire./////////////.

Selon le ministre Mike Pompeo, les Etats-Unis ne vont pas tolérer les violations de la souveraineté américaine et l’intimidation du peuple américain par la Chine. “Tout comme nous n’avons pas toléré les pratiques commerciales injustes, le vol des emplois américains et d’autres comportements flagrants”, ajoute la porte-parole du Département d’Etat américain, Morgan Ortagus. /////////////.

Le consulat devrait être fermé vendredi (24.07). Selon plusieurs médias de Houston, les pompiers avaient été appelés mardi soir au consulat pour des documents qui auraient été brûlés dans la cour du bâtiment. La police de Houston a indiqué sur Twitter que de la fumée avait été observée mais que les forces de l’ordre “n’avaient pas été autorisées à entrer” dans l’enceinte du consulat.

Avec DW français

RCA : recensement électoral, le MCU pris en flagrant délit de fraude massive à Mobaye

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apôtre nicolas Guerekoyamé de l’église Elim de Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, 22 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus dans ce pays d’Afrique centrale. Après les villes de Zawa, Bimbo, Boali, Baoro, Bouar, Bozoum et Bangui, où le MCU, parti du chef de l’État  avait été soupçonné d’avoir fait enrôler avec de faux actes de naissance des nombreux citoyens étrangers et des mineurs sur la liste électorale, c’est le tour de la ville de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto d’être la cible de cette pratique frauduleuse organisée par le mouvement cœurs unis, et dénoncés vivement par l’apôtre Nicolas Guerekoyamé-Gbangou, l’un des trois leaders religieux respectés en République centrafricaine.

Il n’y  a plus l’ombre de doute. Selon de nombreuses personnalités politiques et religieuses centrafricaines, le MCU, parti au pouvoir,  prépare une fraude massive aux prochaines élections présidentielles et législatives du 27 décembre prochain. Avec des fraudes massives observées depuis plus d’une semaine dans le processus d’enrôlement des électeurs, tout porte à croire que ces élections ne seront qu’une mascarade de plus, pour ne pas dire un nouveau porteur de conflit dans le pays si les partenaires nationaux et internationaux ne réagissent pas vite.

Selon l’apôtre Nicolas Guerekoyamé-Gbangou, interrogé par la radio Ndékèluka ce mardi 21 juillet, dans sa ville de Mobaye, c’est le maire et le Président fédéral du parti MCU qui sont les bras armés de la fraude tout au long de ce processus électoral dans la préfecture de Basse-Kotto. D’après lui,  avec la complicité avérée de deux chefs de quartiers de Mobaye, de faux actes de naissance ont été distribués aux citoyens congolais de la RDC pour se faire enrôlés sur la liste électorale en Centrafrique. Et ces citoyens congolais, d’après ses explications, voteront pour le parti au pouvoir le moment venu. C’est cette pratique qu’il qualifie d’irresponsable au micro de la RNL ce mardi 21 juillet.

 

 

Interrogé sur les fraudes massives organisées par le parti au pouvoir lors de ce recensement électoral, le rapporteur général de l’autorité nationale des élections (ÂNE)disait qu’ils auraient vu et entendu ces dénonciations que sur les réseaux sociaux et dans les médias. Mais sur le terrain, ils n’ont reçu aucune preuve qui justifie ces allégations.

 

Affaire à suivre…

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

 

RCA : grave accident d’un véhicule neuf de la police à Sibut, 3 policiers grièvement blessés

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Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Sibut, République centrafricaine, 22 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’accident à eu lieu ce mardi 21 juillet au village Kiné, situé à 204 kilomètres de Bangui sur l’axe Sibut-Dékoua, dans la préfecture de Kémo, à constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Mardi 21 juillet, vers 14 heures, un véhicule tout neuf de la police, issu de la dernière dotation de l’Union européenne aux forces de sécurité intérieure la semaine dernières, en partance pour la ville de Kaga-Bandoro, avec une dizaine des agents de la police à bord, aurait fait des tonneaux à 18 kilomètres de la ville de Sibut, au village Kiné sur l’axe Dékoua. Plusieurs agents ont été blessés, dont 3 grièvement.

En effet, selon le ministère de la Sécurité publique, le véhicule accidenté ainsi que les agents à bord ont été affectés au commissariat de Kaga-Bandoro. Mais avant leur départ de Bangui, il y avait de doute sur la capacité du chauffeur, un auxiliaire encore en formation à l’école nationale de la police. L’homme aurait expliqué à sa hiérarchie qu’il n’a jamais fréquenté la zone avec un véhicule de ce type (BJ80) neuf, surtout avec de nombreux agents à bord. Qu’à cela ne tienne, il peut y aller, selon sa hiérarchie. Finalement, en arrivant au village Kiné, 18 kilomètres de Sibut, l’homme perdaient le contrôle de son véhicule qui aurait fait des tonneaux avant de se stabiliser dans un champ.

Rappelons que ce genre de véhicule, Toyota Land-cruiser modèle BJ80  coûte environ 70 millions de francs CFA. À moins de 10 jours de leur dotation aux forces de l’ordre, voilà que le premier vient d’être irrécupérable.

Affaire à suivre.

 

Copyright2020CNC