jeudi, juin 25, 2026
Accueil Blog Page 387

5 millions d’euros (Plus de 3 milliards FCFA) supplémentaires alloués par l’UE pour porter assistance aux personnes les plus vulnérables en République centrafricaine 

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/3CB477E7-3525-40B3-A069-66B3908C8A24-450×299.jpeg” alt=”‎Photo, l’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi et le ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua signent la convention de financement., 20:54 ‎Appuyer deux fois pour ouvrir” width=”450″ height=”299″ />
‎L’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi et le ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua lors de la signature de la convention de financement..

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

5 millions d’euros (Plus de 3 milliards FCFA) supplémentaires alloués par l’UE pour porter assistance aux personnes les plus vulnérables en République centrafricaine 

 

Bangui, 22 juillet 2020 L’UE renforce son aide en République centrafricaine (RCA) de 5 millions d’euros (FCFA 3 milliards et 287 millions) pour répondre aux besoins humanitaires croissants dans le pays et aux fragilités supplémentaires créées par la pandémie du Coronavirus. Le montant total du financement à l’aide d’urgence de l’UE auprès des organisations humanitaires actives en RCA s’élève désormais à 22,7 millions d’euros (FCFA 14 milliards et 237 millions).

 

M. Janez Lenarčič, Commissaire européen chargé de la gestion des crises a déclaré: « S’ajoutant aux projets bénéficiant déjà d’un soutien de l’UE, le financement actuel aidera ces actions afin qu’elles puissent continuer de répondre aux besoins critiques des personnes vulnérables, y compris les personnes déplacées et leurs communautés d’accueil. »

 

A travers ses fonds destinés à l’aide d’urgence, l’UE finance cette année plus de 15 projets en RCA. Grâce à ces fonds, l’UE fournit aux personnes les plus vulnérables une assistance alimentaire, des abris d’urgence, un accès aux soins de santé, à l’eau, à l’hygiène et l’assainissement, des moyens de subsistance à court terme ainsi qu’un soutien agricole, à l’éducation et à la protection. Un soutien est également apporté aux mesures de contrôle et de prévention du coronavirus, conformément au plan de réponse de la RCA à la pandémie. À travers d’autres canaux de financement, l’UE fournit aussi un soutien dans les secteurs de la santé et de l’économie touchés par la pandémie.

 

En plus de cette assistance financière pour les personnes dans le besoin, l’UE a également organisé, au début du mois de mai, trois vols du pont aérien humanitaire de l’UE vers la RCA, aidant à la livraison de plus de 40 tonnes de fournitures humanitaires et médicales vitales. Un autre vol a été opéré en coopération avec le Programme alimentaire mondial (PAM) avec 32 tonnes supplémentaires d’intrants médicaux.

 

L’UE est l’un des principaux donateurs d’assistance humanitaire et d’aide au développement en RCA. Depuis 2014, la RCA a reçu plus de 770 millions d’euros (FCFA 506 milliards) d’aide humanitaire de l’UE et de ses États membres.

 

À propos de la protection civile et de l’aide humanitaire de l’UE

L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.

Par l’intermédiaire de son service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire, l’Union européenne aide chaque année des millions de victimes de conflits et de catastrophes. À travers son siège à Bruxelles et son réseau mondial de bureaux locaux, l’UE fournit une assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.

 

Contacts :

Hugo DE MELO PALMA, EU Delegation in Central African Republic

Hugo.DE-MELO-PALMA@eeas.europa.eu

 

Lisa Emma HASTERT, ECHO Regional Information Officer

lisa.hastert@echofield.eu

 

Mariama Mary FALL, ECHO Regional Information & Communication Assistant

Mariama.Fall@echofield.eu

 

 

RCA : sur l’instruction du capitaine Bachir Doko, 2 jeunes de Paoua arrêtées et torturées par les soldats FACA

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Paoua-en-Centrafrique-le-27-décembre-2017-par-AFP-450×227.jpg” alt=”Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”227″ />
Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Paoua, République centrafricaine, 22 juillet ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le premier a été interpellé par les soldats FACA à son domicile ce mardi vers 7 heures du matin, et le second vers 11 heures. Sur l’instruction du tristement célèbre capitaine Doko Bachir, les deux jeunes hommes ont été sauvagement tabassés puis incarcérés dans un endroit inconnu de leur proche.

 

Les deux jeunes hommes ont été fortement suspectés d’avoir participé à l’altercation qui s’est produite le 11 juillet dernier dans un bar dancing à Paoua, durant laquelle 5 personnes ont été blessées, dont deux soldats de forces armées centrafricaines.

D’après les éléments d’information recueillis auprès des protagonistes et certains témoins de la scène, tout a commencé le samedi 11 juillet, dans un bar dancing dénommé « Roungan », aux environs de 21 heures quand un Soldat FACA, en état d’ivresse avancée, tentait de draguer une jeune fille alors que celle-ci faisait la table avec son copain. La fille faisait semblant, mais le FACA insiste, et tentait d’accrocher la jeune fille qui revenait des toilettes. Mais ce que notre FACA ne savait pas, c’est que tout son geste a été suivi discrètement de bout en bout par le copain de la jeune fille qui était dépassé par la jalousie, difficilement supportable. Ainsi, une violente altercation s’est éclatée entre le soldat FACA, appuyé par son ami, un militaire aussi, et le jeune homme, appuyé aussi par ses amis du quartier Elien. Au total, 5 personnes ont été blessées dans cette violence.

Mais à la grande surprise de tous, 10 jours plus tard, ce mardi 21 juillet, deux jeunes hommes soupçonnés fortement d’avoir participé à cette violente altercation ont été interpellés et frappés par les soldats FACA sur l’instruction de leur commandant dénommé  Bachir Doko, un capitaine de l’armée nationale.

Rappelons que le week-end dernier, les notables de Paoua Elien avaient tenu une réunion de réconciliation et de pardon avec les soldats FACA en présence du capitaine Bachir et de la mairesse de Paoua. Or, devant ces personnalités locales, le capitaine avait déclaré qu’il n’était pas près d’accepter un compromis s’il n’a pas encore vengé ses hommes blessés dans cette altercation.

Pour l’heure, les deux jeunes sont toujours introuvables depuis leur arrestation, et leurs proches ignorent complètement leur sort s’ils sont en vie ou pas.

 

Depuis Paoua, Fortuné Boberang

Copyright2020CNC

RCA : élections 2020-2021, quand le MCU se met en action avec l’ÂNE corrompue

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/siège-national-au-quartier-malimaka-du-parti-MCU-de-touadera-filmé-le-18-juillet-par-micka-450×337.jpg” alt=”siège national au quartier malimaka du parti MCU de touadera filmé le 18 juillet par micka” width=”450″ height=”337″ />
Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, 21 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans une note du secrétariat exécutif du mouvement cœurs unis (MCU) intitulés « situation  de l’ÂNE (autorité nationale des élections) dans la ville de Bangui », il apparaît clairement que le parti au pouvoir, le MCU  est en connivence avec l’ÂNE, dont les membres actuels sont aux ordres.

 

L’expérience montre qu’en Afrique,  toutes les mauvaises élections ont été favorisées par un organisme de gestion des élections partisan et corrompu, dont les membres   agissent toujours selon la logique de leurs composantes et entités, et non selon la logique de leur responsabilité dans la gestion des échéances électorales. C’est le cas de la République centrafricaine, où l’autorité nationale des élections (ÂNE), organe indépendant chargé de la préparation, de l’organisation des élections dans le pays, est sous contrôle du parti au pouvoir )le MCU), comme l’atteste la dernière note du secrétariat exécutif du mouvement cœurs unis (MCU) sur la « situation des bureaux de l’ÂNE à Bangui ».

Dans cette note confidentielle du MCU, on y voit clairement que chaque bureau du démembrement de l’ÂNE dans les arrondissements de la capitale est rempli à plus de 90%des partisans du MCU. Sans doute, selon plusieurs experts électoraux,  ce sont eux qui sont les bras armés de la fraude tout au long de ce processus électoral au profit du MCU. D’ailleurs, sur le terrain, c’est encore eux qui mettent en œuvre le recensement partisan, avec de faux électeurs  dans les arrondissements de Bangui. D’ores et déjà, la classe politique de l’opposition annonce qu’elle va saisir la justice dans le cadre des faux électeurs enrôlés par le MCU dans les arrondissements de Bangui, mais également dans certaines villes de province.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

 

Note du Secrétariat exécutif du parti MCU sur la situation de l'ANE à Bangui.
Note du Secrétariat exécutif du parti MCU sur la situation de l’ANE à Bangui.

RCA : L’USAID signe un nouvel accord de programme de développement avec le gouvernement de la République centrafricaine

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Accord-USAID-RCA4656-450×377.png” alt=”L’USAID signe un nouvel accord de programme de développement avec le gouvernement de la République centrafricaine” width=”450″ height=”377″ />
L’USAID signe un nouvel accord de programme de développement avec le gouvernement de la République centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, 21 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) ont signé un nouvel accord de développement de cinq ans. L’accord prévoit un financement d’environ 22 millions USD (12 588 314 200 CFA) pour des programmes qui encourageront la stabilisation en RCA, y compris des programmes visant à accroître les opportunités économiques licites et à contrer les facteurs de conflit. En outre, l’accord vise à faire passer la RCA d’un bénéficiaire d’aide humanitaire au départ à un bénéficiaire d’interventions de développement plus durable désormais.

L’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en République centrafricaine, Madame Lucy Tamlyn a assisté à la signature de l’accord au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération le 17 juillet 2020. Le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Monsieur Felix Moloua, a signé l’accord, qui sera à présent envoyé aux bureaux de l’USAID à Kinshasa, République démocratique du Congo, à la signature du directeur de mission de l’USAID, Monsieur Paul Sabatine. À cause des restrictions de voyage dues au COVID-19, les deux parties ont convenu de signer l’accord séparément. Au cours de la cérémonie de signature, l’Ambassadeur Tamlyn a déclaré : « Cet accord représente l’engagement des États-Unis à bâtir une paix et une prospérité durables et à long terme en RCA. »

Ce nouvel accord de développement couvre les exercices 2020-2024. Dans le cadre de l’accord, le gouvernement centrafricain est tenu de mettre en place un comité de pilotage pour suivre l’avancement des activités de développement financées par cet accord, et l’USAID supervisera l’exécution de l’accord depuis ses bureaux de Kinshasa. Ce projet de développement rejoint d’autres activités de l’USAID en RCA, notamment une aide humanitaire vitale et des programmes de formation et de soutien aux médias locaux.

Des émeutes liées à la fourniture d’électricité font des morts en Sierra Leone

0

Des émeutes liées à la fourniture d’électricité font des morts en Sierra Leone

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins quatre personnes, dont un adolescent, ont été tuées et dix autres blessées lorsque la police et les soldats ont ouvert le feu sur des manifestants dans le nord de la Sierra Leone, ont déclaré dimanche un responsable de la santé et des témoins.

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi par une journée pluvieuse dans la ville de Makeni pour tenter de bloquer le déplacement d’un générateur d’électricité vers une autre ville, craignant que cela ne mette en danger l’approvisionnement en électricité de la région, ont déclaré cinq témoins./////////////.

Lorsque les manifestants ont commencé à jeter des pierres, les autorités ont ouvert le feu, a déclaré Matthew Kanu, chef de département à l’université de Makeni./////////////.

“Ils ont commencé par des tirs de sommation et les gens ont commencé à s’enfuir … mais après cela, quand les gens ont continué à jeter des pierres, ils ont commencé à tirer sur eux”, a-t-il dit./////////////.

L’armée et la police se refusent de tout commentaire, pour l’instant./////////////.

Dans une déclaration faite samedi, le gouvernement a déclaré qu’il était conscient d’une “perte potentielle de vies humaines”, sans fournir de détails. Il a déclaré que toute tentative de porter atteinte à la paix publique serait combattue avec “toute la force de la loi”./////////////.

Le plus jeune des morts était un écolier de 15 ans qui est décédé peu après son arrivée à l’hôpital principal de Makeni, a déclaré le directeur médical de la ville, Mohamed Sheku. Dix autres personnes ont été admises à l’hôpital avec des blessures par balles, dont quatre étaient dans un état critique dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-il dit./////////////.

“C’était le chaos total toute la journée. Nous avions peur d’être pris entre deux feux si nous partions”, a déclaré Sheku à Reuters. “De nombreux membres du personnel hospitalier ne sont pas venus travailler parce qu’ils ont peur que les choses ne s’embrasent à nouveau à l’extérieur.”/////////////.

La capacité de production d’électricité de la Sierra Leone est loin de répondre aux besoins de ses 7 millions de citoyens. Les pannes d’électricité prolongées sont fréquentes, même dans la capitale et les zones urbaines, et sont une source de frustration pour la population.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=39290″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : recensement électoral, un neveu du chef de l’État prit en flagrant délit de distribution de faux actes de naissance

0

 

Bangui, République centrafricaine, 19 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il s’appelle Omer Alban Dole Dobia, neveu du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, et candidat du mouvement Cœurs uni (MCU) à la législative dans la circonscription de Bimbo 5. L’homme est soupçonné depuis plusieurs jours d’avoir distribué de faux actes de naissance aux jeunes venus de la ville de Damara, mais également aux ressortissants congolais de la RDC pour se faire enrôler sur la liste électorale dans la circonscription de Bimbo, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko. Des notables locaux et un jeune fraudeur témoignent.

 

C’est sur les ondes de la radio Ndékèluka ce samedi 18 juillet que l’affaire s’est éclatée au grand jour. Selon le collectif des chefs des quartiers et des villages de Bimbo 5, certains candidats proches du parti au pouvoir MCU ont distribué de faux actes de naissance aux électeurs, et surtout aux sujets congolais pour se faire enregistrer sur la liste électorale.

D’après le chef du quartier cité élevage André Moussazi, cette élection est pour les centrafricains et non pour les étrangers : « On donne l’acte de naissance à n’importe quel citoyen, y compris  les Congolais. Dans notre secteur de Bimbo 5, les actes de naissance, on les a distribués beaucoup aux citoyens congolais qui ne sont pas des Centrafricains », déplore-t-il sur les ondes de la radio Ndékèluka. Et il n’a pas tort. Son propos a également été confirmé par le chef du quartier cité Kodjo, monsieur  Jean-Prosper Ngam-ndropa qui tenait dans ses mains devant les journalistes plusieurs actes de naissances falsifiés, dont certains ont été saisi lors du recensement électoral dans la commune de Bimbo.  D’après lui, l’heure est grave, il est donc temps d’agir. Et ce n’est pas tout. Un jeune fraudeur dénommé Juvénal Ngrémandé, interrogé par la radio Ndékèluka, confirme bel et bien que c’est le neveu du chef de l’État Monsieur Omer Alban Dole Dobia, potentiel candidat du MCU à la législative dans la circonscription de Bimbo 5 qui lui avait remis un faux acte de naissance afin qu’il puisse se faire enrôler sur la liste électorale. Et il n’est pas le seul. D’après lui, ils sont au moins une centaine dans son quartier à se faire enrôler de cette manière. À la Mairie de Bimbo, certains conseillers ont reconnu formellement que ce processus électoral est entaché des fraudes massives. C’est le cas de monsieur Darius Mamadou, Conseiller municipal  qui confirme que de faux actes de naissance circulent, et même des congolais traversent la frontière pour se faire enrôler en RCA avec ces faux documents de naissance. D’après lui, les fraudeurs ont pris au moins 300 personnes au niveau de Longo, une commune de Damara pour les amener à Landja-Mpoko pour leur donner de faux actes de naissance.

Interrogé par la radio Ndékèluka, Monsieur Omer Alban Dole Dobia s’inscrit en faux contre ses allégations qu’il considère comme une provocation de certains candidats de l’opposition, et même de son parti le MCU. (Lire les déclarations des notables de Bimbo 5 dans ce fichier audio ci-dessous) : 

Comme nous l’avons toujours annoncé sur CNC, le clan au pouvoir semble ne rien lâcher. Toutes les stratégies sont mises en place pour la réélection de leur candidat en mal de popularité sur tout le territoire national. C’est le cas de Baoro et Bouar où c’est le conseiller du chef de l’État, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui supervise lui-même la distribution de ces faux documents sur le terrain. Même à Boali, dans l’Ombella Mpoko, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, candidat dans cette circonscription,  avait utilisé les moyens de l’État, trois pick-up Land-Cruiser Bj80 de la primature pour transporter ses faux électeurs depuis Bangui afin de les faire enrôler localement. Ce type des cas sont nombreux, et l’autorité nationale des élections semble tolérer au grand bande l’opposition qui n’a que ses yeux pour regarder.

Rappelons que monsieur Omer Alban Dole Dobia est neveu du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Il   réside chez lui au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement, où il tenait un bar dancing.

D’après nos informations, l’homme serait détient une connaissance très approximative.  C’est d’ailleurs un vendeur des bières que son oncle Faustin Archange TOUADERA l’a fait nommer au ministère de l’Environnement où il passe tout son temps à voyager à l’étranger.

À ce jour, tout le monde s’étonne de voir des caravanes des jeunes du MCU sillonner tout le pays pour se faire enrôler avec de faux actes de naissance, ou encore avec des documents reconnaissance délivrés par les chefs de quartiers corrompus.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

Images des faux actes de naissances saisis à la Mairie de Bimbo, dans la préfecture de l'Ombella Mpoko.
Images des faux actes de naissances saisis à la Mairie de Bimbo, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko.

RCA : affaire des mines antipersonnel et antichars utilisées par le 3R, tous les regards se tournent désormais vers les mercenaires russes de Wagner

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Les-mercenaires-russes-basés-à-Gbokologbo-sortis-espionner-les-camions-bloqués-sur-la-route-de-Dimbi-450×337.jpg” alt=”Les mercenaires russes basés à Gbokologbo sortis espionner les camions bloqués sur la route de Dimbi” width=”450″ height=”337″ />
Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga

 

Bangui, République centrafricaine, 19 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il ne fait aucun doute, selon plusieurs experts militaires, les mines antipersonnel et antichars posées dans les zones du Nord-ouest, occupées par le mouvement 3R seraient l’œuvre des mercenaires du groupe  Wagner.

 

« En République centrafricaine, c’est pour la première fois qu’on parle des mines antipersonnel. Même en plein moment de la crise entre 2013-2015 dans le pays, aucun groupe armé n’avait utilisé ce genre d’armement, car l’utilisation de ces engins requiert sa meilleure connaissance. Or, notre armée est sous embargo des Nations unies depuis plus de 6 ans, et ne dispose pas ce type d’armement dont son utilisation est interdite », affirme un officier général de l’armée nationale interrogé par CNC quelques heures après la déclaration sur la radio France internationale (RFI)  le 15 juillet dernier de monsieur Charles Bambara, responsable de communication de la Minusca (mission des nations unies en Centrafrique)  qui accuse le mouvement 3R d’Abass Sidiki d’utiliser les mines antipersonnel et antichars pour la première fois dans ces attaques contre les FACA et les troupes de la Minusca ayant occasionné la mort d’un casque bleu rwandais et blessé deux autres.

Pour des nombreux experts militaires centrafricains, il ne fait aucun doute, ce sont les mercenaires russes de la société Wagner qui auraient fourni, et formé les combattants rebelles de 3R à l’utilisation de ces engins explosifs dangereux. D’après eux, sur le plan régional, aucun groupe armé n’avait utilisé auparavant des mines antipersonnel dans ses opérations contre les forces de l’ordre. Le Tchad ne dispose pas ce genre d’armement interdit par la communauté internationale, encore moins le Cameroun. Or, en Libye, les États-Unis avait accusé cette semaine les mercenaires russes de Wagner d’avoir posé des mines antipersonnel autour de la capitale Tripoli. Ce que la Russie conteste vigoureusement.

Lire : le groupe Wagner aurait posé des mines autour de Tripoli

Pour l’heure, on ignore exactement la quantité de ces mines antipersonnel et antichars utilisée par le mouvement rebelle 3R dirigé par le peul Abass Sidiki qui se fait appeler désormais « Général d’armée Bi Sidi ».

D’après l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, également Président du parti MLPC, « l’utilisation des mines antipersonnel étant interdite, l’origine des mines importées et utilisées par Abbas SIDIKI doit être précisée et la chaîne de leur importation en Centrafrique tracée et rendue publique pour des actions judiciaires appropriées ».

Selon des informations du CNC, l’origine exacte des mines antipersonnel et antichars posées par le mouvement 3R contre les FACA et les troupes de la Minusca seraient en cours d’analyse par les experts des nations unies.

Pour l’heure, dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé,  les rebelles de 3R exigent aux populations civiles locales de quitter leurs villages au profit des rebelles qui occupent désormais la zone.

Au même moment, dans les médias, le gouvernement affirme qu’il vient de déployer sur place au moins 2500 soldats FACA pour y remettre de l’ordre. Une déclaration très contestée par les populations locales qui parlent de véritable manipulation de l’opinion.

Accusé d’avoir signé un deal avec les groupes armés, en particulier le 3R, l’UPC et le MLCJ, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans sa conversation avec les Pasteurs des églises de Bocaranga, demandent aux populations locales de prier seulement pour la paix dans leur région, alors que les rebelles de 3R venaient de braquer des humanitaires et une quarantaine des commerçants à quelques kilomètres de Bocaranga, et barricadent la route entre Niem et Bouar avec interdiction de circulation.

.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga.

Copyright2020CNC

RCA : des commerçants et humanitaires braqués par les rebelles de 3R, plus de 50 millions FCFA emportés.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/un-village-entre-Paoua-et-Bozoum-à-25-kilomètres-par-cnc-450×253.jpg” alt=”un village dans l’ouham-pendé. CopyrightCNC” width=”450″ height=”253″ />
Photo CNC / Florentine Maïguélé

 

Bocaranga, République centrafricaine, 19 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène a eu lieu ce mercredi 15 juillet au village Ngbama, situé à 57 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Mann, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Les victimes sont toutes des commerçants venus des différentes localités du nord-ouest, mais également des humanitaires qui travaillent dans la région.

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillies sur le lieu de la scène auprès de certains  témoins, ce sont les travailleurs humanitaires qui étaient les premiers à tomber dans le piège des assaillants, identifiées formellement par les populations locales comme des combattants rebelles de 3R.

D’après l’une des victimes interrogées par la rédaction du CNC, aux moments de leur braquage au village Ngbama, situé à 5 kilomètres de Mann sur l’axe Bocaranga, les assaillants auraient emporté une somme de 200 000 francs CFA en espèce avant d’endommager gravement leur moto. Sur place, quelques minutes plus tard, un convoi d’une dizaine des commerçants sur des motos est arrivé. Ils sont tombés malheureusement nez à nez avec les rebelles qui les ont littéralement dépouillés un par un. Et ce n’est pas tout. Les assaillants ont maintenu leur position au village Ngbama durant des heures. Au total ce jour, plus de 40 commerçants sont tombés dans leur piège, et au moins 50 millions de francs CFA ont été emportés par les assaillants.

Il y a lieu de noter que les routes qui mènent à Ngaoundaye, ou encore  à bang sont les deux principales voies du ravitaillement en produits de première nécessité de plusieurs localités du nord-ouest, en particulier la ville de Bocaranga, Paoua, Bossangoa, Bouca et bien d’autres.

 

Florentine Maïguélé

Crise politique au Mali : retour au statut quo après l’échec de la médiation de la CDEAO

0

Crise politique au Mali : retour au statut quo après l’échec de la médiation de la CDEAO

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a mené la mission de médiation ouest africaine

Le mouvement de contestation au Mali a rejeté le plan de sortie de crise, proposé par les émissaires de la CEDEAO ./////////////.

Dans un communiqué le M5-RFP affirme que “Les propositions de solutions de la Mission de la CEDEAO ne correspondent absolument pas aux aspirations et attentes exprimées par le M5-RFP et portées par l’écrasante majorité du peuple malien”. /////////////.

La feuille de route proposé par la médiation recommande en effet le maintien du président IBK dans ses fonctions, alors que la principale revendication de la contestation est justement la démission de ce dernier./////////////.

La mission préconise aussi la mise en place d’ une nouvelle cour constitutionnelle dont les membres comprendront 3 profils issus choisis de la magistrature, 3 personnes cooptées par le président de la république et 7 personnes choisies par les forces vives de la nation, ainsi q’un réexamen du contentieux électoral et la formation gouvernement d’union nationale./////////////.

La CMA et la Plateforme ont signé mercredi à Bamako un cessez-le-feu global et définitif./////////////.

Un plan rejeté en bloc par le mouvement du 05 juin qui a “réitéré ses demandes (…) notamment la démission de M. Ibrahim Boubacar Keita”, mais la CEDEAO a fait savoir que cette démission était “pour elle une ligne rouge”, selon le communiqué./////////////.

Mercredi, cette mission conduite par l’ancien président du Nigeria Goodluck Jonathan et composée de personnalités politiques et d’experts de pays de la Communauté des Etats ouest-africains (CEDEAO) est arrivée à Bamako pour une conciliation. /////////////.

La délégation a rencontré les différents protagonistes de la crise avec l’objectif de faire évoluer le statut quo et rapprocher le pouvoir et les mouvements au cœur de la contestation./////////////.

Cette mission de l’organisation ouest africaine est intervenue dans le cadre des efforts visant à désamorcer la crise et à éviter un bain de sang./////////////.

Les tensions qui secouent le Mali depuis le mois de juin ont dégénéré lors de la troisième manifestation du mouvement dit du 5-Juin qui est entré en “désobéissance civile” le 10 juillet./////////////.

Des violences entre protestataires et force de maintien de l’ordre ont éclaté vendredi dernier et se sont poursuivies tout le weekend. /////////////.

11 personnes y ont perdu la vie et 158 autres ont été blessées, selon le Premier ministre Boubou Cissé. Le Mouvement du 5 Juin, de son côté, fait état d’un bilan plus lourd. /////////////.

Le Premier ministre a annoncé une enquête “pour situer les responsabilités et évaluer l’étendue des dégâts”./////////////.

Ce mouvement de contestation est né il y a quelques mois lorsque la Cour constitutionnelle a inversé une trentaine de résultats, dont une dizaine au profit du parti du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir./////////////.

Depuis, les différentes revendications portées par ce mouvement qui fédère opposition, société civile, syndicats et religieux ont évolué en une seule, la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK et le départ du pouvoir en place. /////////////.

Une vingtaine de leaders de la contestation ont été libérés dimanche soir et lundi après avoir été arrêtés la semaine dernière. /////////////.

Des actes qui jusqu’ici suscitent la méfiance des leaders M5 qui y voient des opérations de communications politiques ://///////////.

”Est-ce là une provocation ou un geste de bonne volonté ?”, s’interroge Me Mountaga TALL, ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique./////////////.

Il perçoit dans les revendications de la contestation un combat pour la survie du Mali et ajoute : ” le Mali est menacée même dans son existence aujourd’hui”./////////////.

”Ce que nous demandons, c’est la démission du président Ibrahim Boubacar Keita”, martèle Me Tall./////////////.

Mais l’ancien porte-parole du gouvernement, Amadou Koita déclare que : ”C’est le peuple malien qui a élu le président de la république. La loi fondamentale stipule que la souveraineté appartient au peuple tout entier. Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice”./////////////.

”Demander le départ d’un président de la république démocratiquement élu il y a quelques années, alors même qu’en 2018 on a eu la possibilité de le faire partir, de le déposer de façon démocratique à travers les élections présidentielles, est-ce que c’est une démarche qui aujourd’hui peut nous permettre de nous en sortir ?”, questionne le professeur Cissoko./////////////.

L’exigence de démission adressée au président IBK n’est pas la solution, selon lui./////////////.

”Quels sont les leviers sur lesquels on va s’appuyer en l’absence d’une Assemblée Nationale, l’institutions de façon générale? la constituante qui va être mise en place sous quels critères elle va-t-elle l’être et tous les leviers sur lesquels l’état pourrait rebondir comment cela va se mettre en place ?”, se demande-t-il encore./////////////.

Il y a une grande partie de la population qui aujourd’hui n’a pas pris position dans ce débat explique Baba Dakono, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS), basé à Bamako./////////////.

Le chercheur estime qu’aujourd’hui l’inquiétude et l’incertitude prévalent, fondées sur la conviction qu’une démission du chef de l’état malien engendrerait une sorte de chaos : /////////////.

”Ces inquiétudes se renforcent quand on voit que la rue peut prendre le contrôle. Désarroi, inquiétude et colère sont les sentiments les mieux partagés”./////////////.

Les raisons de la colère /////////////.

La contestation canalise les mécontentements dus à la dégradation de la situation sécuritaire, la crise économique et sociale, les soupçons de mal gouvernance alimentée par les scandales qui ont touché différentes institutions./////////////.

” Les problèmes de gouvernance sont réels avec tous les scandales auxquels nous avons assisté. Les scandales liés à l’armement militaire, à la question des engrais entre autres font aujourd’hui qu’il y a une nécessité de changer de cap”, convient le professeur Cissoko./////////////.

À cela s’ajoute les violences inter communautaires qui se sont multipliées ces dernières années endeuillant le nord et le centre du pays déjà confrontés aux djihadistes qui sévissent dans presque plusieurs secteurs du Sahel./////////////.

Baba Dakono raconte que la situation est telle que sur les réseaux sociaux les gens s’assurent de quelles routes sont sûres avant de sortir car certains jeunes se sont convertis en coupeurs de route en plein centre de Bamako pour racketter les automobilistes. /////////////.

« Le Mali va mal »/////////////.

Comme le rappelle le professeur Etienne Faka ba sissoko, il y a six mois, les Maliens se sont retrouvés dans le cadre d’un dialogue national inclusif qui a posé la question de la lutte contre la corruption et de la transparence de la vie publique, du retour de l’administration dans les régions du nord et du centre du pays, entre autres. Quatre résolutions ont été adoptées au sortir de la rencontre dont la première portait sur l’organisation des élections législatives./////////////.

Les autres résolutions prévoyaient l’organisation du référendum et le projet de la nouvelle Constitution, la relecture de certains articles de l’Accord de paix d’Alger et la garantie de la sécurité pour tous./////////////.

Six mois après, le comité de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations n’a toujours pas été mis en place./////////////.

Un retard qu’Amadou koita, ancien ministre des Maliens de l’extérieur impute à l’arrivée dans le pays du Covid-19./////////////.

Avec la désobéissance civile décrétée par le mouvement du M5, des entreprises sont à l’arrêt, les services sociaux de base sont perturbés et les services publics fonctionnent au ralenti./////////////.

”Ceci risque d’avoir un impact sur les recettes fiscales du pays qui ont déjà été affectées, sur la capacité des entreprises à créer de la richesse, et donc sur la croissance économique du pays. Economiquement, le Mali va mal ”, se désole le professeur Cissoko.

Avec BBC Afrique

Centrafrique.com/?attachment_id=39261″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : L’OXFAM dote les points focaux sectoriels genre du RSS avec les motos et les ordinateurs portables

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Les-6-points-focaux-sectoriels-genre-du-RSS-avec-leurs-motos-au-bureau-de-la-coordination-RSS-à-Bangui.-Copyright-CNC-photo-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×337.jpg” alt=”Les 6 points focaux sectoriels genre du RSS avec leurs motos, au bureau de la coordination RSS à Bangui. Copyright CNC photo Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”337″ />
Les 6 points focaux sectoriels genre du RSS avec leurs motos, au bureau de la coordination RSS à Bangui. photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique).Dans le cadre du projet : « plaidoyer des organisations de la société civile féminines pour la sécurité communautaire et une stratégie nationale centrafricaine de Reforme du Secteur de la sécurité sensibles au genre », que l’ONG internationale OXFAM Centrafrique a doté les points focaux sectoriels genre RSS avec six (6) motos et (6) ordinateurs portables. La remise officielle de ces engins roulants et matérielles informatiques a eu lieu le vendredi 17 juillet 2020 au bureau de la Coordination RSS à Bangui.

 

Le personnel féminin des Forces Armées Centrafricaines (FACA), celles de Sécurité intérieure, à savoir la police et la gendarmerie, les Eaux et forêts, les Douanes et Droits Indirects et l’Administration Pénitentiaire sont les bénéficiaires de ce d’appui qui vise, à renforcer les capacités des organisations de la société civile féminines au genre et de la plateforme nationale des OSC œuvrant dans le contrôle démocratique de la RSS.

L’objectif global de ce projet est de promouvoir la sécurité communautaire avec la participation des femmes et des jeunes et faire du plaidoyer pour que le Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) de la Centrafrique soit sensible au Genre.

Par ailleurs, ce projet appuiera les points focaux sectoriels du RSS à engager une mobilisation sociale et politique en faveur de la participation des femmes, hommes, filles, garçons, des communautés minoritaires et les plus marginalisés à la définition des mesures sécuritaires et l’exercice de leurs droits à la sécurité.

Harouna Tamboura, Directeur de programme et Représentant du Directeur pays d’OXFAM Centrafrique, a précisé l’importance de cet appui dans son discours de la circonstance : « Ces motos permettront aux  points focaux de se déplacer vers les différentes bases et casernes des différentes unités de force de l’ordre, pour former et sensibiliser leurs paires sur la prise en compte des aspects  Genre lorsqu’ils assurent la sécurité. Les ordinateurs permettront à ces points focaux de faire la collecte des données de documenter les acquis et de permettre à la RSS de capitaliser tout le processus de renforcement des hommes en uniforme sur le Genre et la RSS », a-t-il dit.

Nicolette Wolobili, capitaine de la gendarmerie nationale, l’une des bénéficiaires, salue à sa juste valeur ce soutien : « C’est avec une immense joie de voir Oxfam Centrafrique nous doté avec les moyens roulants et informatiques. Ces motos vont nous permettre d’aller auprès de la communauté pour s’enquérir de leur sécurité, tranquillité et pour relever certaines inégalités du côté genre. Au nom de toutes mes collaboratrices, je remercie infiniment cette ONG pour cet appui qui va nous faciliter la tâche dans notre travail », a-t-elle réjoui.

Le projet sera mise en œuvre par la Coordination Nationale RSS, l’Association des Femmes Juristes Centrafricains (AFJC) et URU (Organisation non gouvernementale des jeunes). Il a été financé à hauteur de plus de 16 millions de francs CFA par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (UNPBF), ceci pour une période de 18 mois avec pour zone de couverture des principales villes de provinces, notamment, Bambari, Bangassou, Bangui, Bossangoa, Bria et Paoua.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright2020CNC

 

RCA : le ministre du DDRR Maxime Mokome convoqué à la gendarmerie

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/le-ministre-maxime-mokome-à-lépoque-coordonnateur-de-la-milice-Anti-Balaka-interviewé-par-le-diaspora-en-2016-450×446.jpg” alt=”Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.” width=”450″ height=”446″ />
Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après la perquisition de son domicile ce vendredi 17 juillet par les officiers de police judiciaire (OPJ), le ministre du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR), Maxime Mokome vient d’être convoqué pour une affaire le concernant à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

La justice centrafricaine soupçonne le ministre du DDRR, l’ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka  Maxime Mokome d’être mêlé à une affaire de coup d’État en préparation. Sur l’instruction du procureur général près tribunal de Bangui, une perquisition avait eu lieu à sa résidence du quartier Kaga-Mangoulou, vers Gobongo, dans le quatrième arrondissement, mais également  à celle du quartier PK 11 sur la route de Damara.  Et ce n’est pas tout. Quelques minutes plus tard, peu avant 17h30, le ministre reçoit une convocation de la section de recherche et d’investigation (SRI) pour se présenter dans les jours qui suivent. Aussitôt, au sein du gouvernement, chacun se demandait de quoi il s’agit exactement. Après le ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté et Chancel SEKODÉ NDEUGBAYI  , c’est maintenant le tour du ministre Mokome. Finalement à qui le prochain tour ? Se demandent-ils ?

Rappelons qu’en 2013-2015, en plein moment de la crise qui a secoué la République centrafricaine, le domicile privé du ministre Mokome situé au quartier Kaga-Mangoulou avait servi de base principale aux miliciens Anti-Balaka. D’après les informations obtenues par le service de renseignements de la présidence de la République, c’est dans ce coin que le ministre aurait organisé des réunions nocturnes avec ses présumés complices assaillants dont les identités ne sont pas encore connues.

Pour de nombreux observateurs, le régime actuel semble tomber dans une paranoïa totale.

Affaire à suivre…

 

Anseme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : Madame Honorine  Lydie MAGBA  , l’ambassadrice de la RCA en Côte d’Ivoire répond au ministre centrafricain des Affaires étrangères, madame  Sylvie Baïpo Temon

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/madame-honorine-flore-sylvie-Magba-lors-de-la-présentation-de-sa-lettre-de-créance-au-président-ivoirien-alassane-ouattara-le-jeudi-14-novembre-2019-450×402.jpg” alt=”Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’Ambassadrice de la rca auprès de la République de Côte d’Ivoir lors de la cérémonie de présentation de sa lettre de créance au Président ivoirien Alassane Dramane OUATTARA le 14 novembre 2019. Copyrightprsident ivoirienne” width=”450″ height=”402″ />
Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’Ambassadrice de la RCA auprès de la République de Côte d’Ivoir lors de la cérémonie de présentation de sa lettre de créance au Président ivoirien Alassane Dramane OUATTARA le 14 novembre 2019. Copyrightprsident ivoirienne

 

Bangui, République centrafricaine, 17 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite aux propos tenus par la ministre des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo Temon sur les ondes de la radio Ndékèluka le 08 juillet 2020, auxquels elle avait discrédité au passage Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’ambassadrice de la RCA auprès de la République de la Côte d’Ivoire sur la gestion financière des loyers de son Ambassade, celle-ci souhaite exercer son droit de réponse à madame la ministre que nous publions ci-dessous :

 

Centrafricaines ;

Centrafricains

Mes chers compatriotes,

Je suis Honorine Flore Lydie MAGBA Ambassadeur de Centrafrique en Côte d’Ivoire. Conseiller des Affaires Etrangères, matricule N°25984K.

Le 08 Août 2019 le Chef de l’Etat Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA m’a fait confiance en me nommant Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Centrafricaine en République de Côte d’Ivoire par décret presidentiel N° 19.227. L’office de mon message va à l’endroit de son Excellence Madame Sylvie BAIPO TEMON, Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger qui a bien voulu gérer les affaires de l’Etat sur les ondes de la Radio Ndeke Luka le 08 Juillet 2020, me discréditant sur la gestion financière des loyers de l’Ambassade de Centrafrique en Côte d’Ivoire.

J’ai été contactée, de suite par mr Gbelo Bienvenu, Journaliste qui avait souhaité avoir ma version des faits. J’ai remercié l’interlocuteur de son appel et lui a demandé de se rapprocher de la Présidence de la République pour avoir des réponses à ses questions. De ce fait, je prends ma plume en ce jour, pour éclairer l’opinion nationale et la diaspora centrafricaine.

Depuis trois semaines mon NOM fait la une des réseaux sociaux. Mes principes et ma maturité intellectuelle ont laissé le temps aux compatriotes des 4 coins du monde de se manifester et de s’exprimer. Je fonctionne avec les critiques même si celles-ci sont virulentes : elles m’instruisent si elles sont suivies de propositions concrètes et honnêtes.

Pour les compatriotes qui ne me connaissent pas, Je suis assise sur le socle diplomatique de la RCA depuis deux décennies. J’avance doucement et sûrement en faisant mon petit chemin dans la discrétion. La Diplomatie est un métier noble qui mérite du respect de soi et de son prochain. Le droit de réserve est primordial et impératif. 2 Le sage se garde de toute présomption et de toute précipitation. Proverbe Chinois.

Je suis arrivée à Bangui le vendredi 24 mai 2019 en provenance de Washington DC aux Etats Unis où j’ai exercé comme Chargé d’Affaires a.i. pendant 4 ans. Le lundi 27 mai 2019 je me suis présentée au Ministère des Affaires Etrangères afin de présenter mes civilités au Chef du département. J’ai demandé une audience en bonne et due forme, celle-ci a été introduite dans le cabinet de ministre à 10 h et le protocole est venu me faire savoir que Mme la Ministre est occupée et vous demande d’attendre 15 min et j’ai attendu de 10 h à 15 h 30 minutes. Je suis partie. Connaissant l’Administration, je suis revenue une 2e fois, Je n’ai été reçue. Après ma nomination, je suis repartie au Ministère des Affaires Etrangères en vue d’une audience de courtoisie et rien à faire. J’ai compris simplement que c’était un refus. J’en avais pris acte. Je pense qu’en diplomatie la courtoisie vaut mieux que tout. Administrativement le Ministre des Affaires étrangères est la dernière Autorité à recevoir un Ambassadeur en vue des dernières instructions avant que celui-ci ne prenne fonction. Après le 3 ème refus d’audience, j’ai été obligée de repartir vers Son Excellence Monsieur le Président de la République afin de prendre les dernières instructions pour regagner mon poste. Je suis arrivé à Abidjan le 11 novembre 2019 à 3h du matin. J’ai organisé mon arrivée à Abidjan depuis Bangui avec mon carnet d’adresses. De ce fait, j’avais demandé au chauffeur de louer un véhicule pour mon accueil. Heureusement les dispositions ont été prises par une connaissance. A 14 h20, j’ai appelé madame le chargé d’affaire pour une séance de travail, elle me fait comprendre qu’elle est occupée au marché et reviendrait vers moi dès qu’elle aurait fini. Jusqu’au matin du 12 novembre aucun signe de vie de Madame le Chargé d’Affaires .Et c’est en arrivant à l’Ambassade vers 09 h 30 que j’apprends que le chargée d’affaires est partie sur Bangui le lundi 11 Novembre 2019 à 17 h. Attitude déplorable d’un Chef de Mission. Il n’a pas eu passation de service. J’ai été obligée de signer personnellement mon Certificat de Prise de Service. Et quelques heures plus tard, j’ai été invitée par l’Ambassadeur Directeur Général du Protocole d’Etat pour une séance de travail pendant laquelle il m’informe que je remettrai ma lettre de créance à Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA Président de la République de Côte d’Ivoire le jeudi 14 Novembre 2019 à 13h30. Apres cette cérémonie émouvante, il m’a fallu retrousser les manches. L’Ambassade n’existait que de nom, Je ne pensais pas trouver un bâtiment aussi délabré avec un champ de manioc dans la cour arrière j’ai rapidement pris connaissance des problèmes qui gangrènent l’Institution. C’était une question de leadership : 1. Les arriérés de loyer depuis 22 ans. 2. Pas d’eau courante depuis 8 ans. Pas de sanitaires, je vous laisse imaginer la suite. Je me suis rapprochée de la SODECI, distributrice d’eau pour des négociations qui ont abouti à la réhabilitation de l’eau. J’ai payé toutes les factures avec preuves à l’appui. Lors de l’ouverture de la vanne, l’Ambassade a été inondée du fait que la plomberie est endommagée par la rouille. 3 3. Arriérés des frais d’électricité. J’ai été voir la Responsable afin de négocier un échéancier que je respecte. 3. Réhabilitation de la toiture. Pendant les saisons pluvieuses les locaux étaient inondés. Les preuves des travaux sont concrètes. 4 –Les dossiers étaient saisis et imprimés dans les cybers etc. J’ai installé un WIFI pour nous faciliter le travail et protéger les dossiers officiels. 5- L’Ambassade n’a pas de matériel roulant. J’ai vécu des moments de frustration en rasant les murs pour me rendre aux réunions ou réceptions. Je suis obligée de louer un véhicule en attendant que les Finances réagissent. Les factures pro forma des véhicules ont été envoyées au Ministère des Finances depuis le 06 Février 2020 et se trouvent dans le bureau du Chargé de Mission en matière des Dépenses. 6- Je n’ai pas de bureau. J’occupe un petit coin du bureau de la secrétaire. Certains compatriotes vivant en Côte d’Ivoire peuvent témoigner. Sur le Communiqué du MFB : Ministère de finance de Bangui ladite date expulsion de la chancellerie de l’ambassade de Centrafrique en Côte d’Ivoire En effet lorsqu’on se tient aux deux ordonnances de paiement Estampillés par le Trésor Public en date du 11 mars 2020, qui sont de 4.300.000 FCFA et de 20.000.000 FCFA soit un total de 24.300.000 FCFA. J’ai payé successivement à la dame Creppy Laëtitia AYOKO les 29 avril 2020 la somme de 1.000.000 FCFA. Le 03 juin 20 une remise de chèque de 1500.000 FCFA via la Banque Atlantique ; le 24 juin 2020 toujours via cette même banque 1.100.000 FCFA, un peu plus tôt en mai, j’avais versé à la même ayant droit la somme de 2.000.000 FCFA. Vu ce qui précède, je me vois dans l’obligation de rendre directement à l’Autorité Suprême. Toutes les preuves de paiement se trouvent à la Présidence de la République. Si l’on fait le cumul de ce que j’ai versé cela équivaut à 7 mois de loyer puisque le loyer mensuel est de 748.000 FCFA. Concluons que depuis ma prise de fonction je n’ai accusé aucun retard de loyer. Entre-temps les 4.300.000 FCFA étaient destinés aux personnels de l’ambassade. Alors en janvier 2020 par un soit transmis au MFB, le Dircab du Président de la République SEM Obed Namsio avait transmis le rapport de la rencontre entre Directeur des Affaires Juridiques du Ministère des Affaires Etrangères Ivoirien avec l’Ambassade de la RCA. Ce rapport met en lumière l’état des arriérés accumulés par ses prédécesseurs et les ayants droit de CREPPY propriétaire de l’immeuble. Le ST a été enregistré au MFB sous le numéro 0088/30/01/20. Donc le MFB ne peut se dédouaner. Effectivement L’Ambassadeur par courrier n30/AMB/RCA/RCI/20 avait informé de la mise en demeure n032/28/02/20 faisant obligation à notre ambassade de libérer les locaux dans un délai de 06 mois. Dernier délai 22 juin 2020. La mise en demeure est restée en vigueur dans la mesure où elle n’a pas été amendée par l’avocate des ayant-droits. Ces derniers réclament la totalité des arriérés des 22 années de loyers impayés. 4 Dans sa correspondance datant du mois de janvier le cabinet CEGEX a présenté l’état des arriérés suivants : arriérés au 31 décembre 2019 : 115.372.000 FCFA Intérêts de droit : 152.859.115 soit 268.213.115 FCFA. L’analyse confirme que c’est plus les intérêts qui ont plombé ces loyers et contrairement au communiqué de presse du MFB ces arriérés ne concernent pas l’année 2020. Aujourd’hui nos ambassades sont fermées et on cherche des boucs émissaires pourtant aussi bien en France, Brazzaville, Côte d’Ivoire des immeubles de l’État ont été bradés par nos dirigeants qui n’avaient pas de vision diplomatique. Brazzaville était l’héritage de Boganda, le patrimoine immobilier d’Abidjan était l’œuvre de l’empereur. S’ils n’avaient pas bradé nous en serions pas là aujourd’hui à pleurnicher. À qui la faute ? Aucune passation de service n’avait pas eu lieu parce que la Chargée d’Affaires a préféré quitter la Cote d’Ivoire quelques heures après mon arrivée à Abidjan et pourquoi ? Enfin il urge qu’un audit soit diligenté de Bangui à Abidjan pour faire la lumière sur la gestion de cette ambassade depuis au moins 30 ans. Beaucoup de détournements seront dévoilés. Affaire à suivre …, AMBASSADEUR DE CENTRAFRIQUE EN COTE D’IVOIRE

“on se connait pas donc pas de feedback “

CENTRAFRIQUE : EN L’ABSENCE D’UN BILAN CRÉDIBLE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE NE PEUT-ELLE PAS PRÉSENTER UNE CANDIDATURE UNIQUE ? 

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les élections groupées c’est à dire les présidentielles et législatives de décembre 2020 marque indiscutablement la fin d’un quinquennat et par voie de conséquence ouvrent droit à un nouveau mandat. La suite logique aimerait que les électeurs soient appelés aux urnes pour choisir le nouveau locataire du palais de la renaissance ainsi que les locataires du palais du peuple pour une septième législature.

 

S’inscrivant dans le respect des dispositions constitutionnelles qui autorise un mandat renouvelable une seule fois, le candidat naturel mais non encore déclaré du pouvoir sera probablement opposé au multiples concurrents qui tenteront becs et ongles de lui ravir son trône. Au delà de certains candidats qui ont déjà officiellement déclaré leur intention de briguer la magistrature suprême de l’Etat, les jours, semaines et mois à venir seront cadencés au rythme des congrès des différents partis politiques pour investir leurs candidats respectifs.

Animé par le souci de dompter l’électorat, le président de la république sera obligé de justifier son mandat par son bilan crédible soit-il qui tranchera entre les promesses de campagne confirmées dans le discours de prestation de serment du 30 mars 2016 et les différents projets réalisés ou en cours. La balance comptable peu élogieuse et peu glorieuse du président de la république sera la pierre angulaire qui déterminera l’ultime conviction des électeurs en âge de voter. Par contre, les autres candidats qui n’ont pas de bilan à défendre seront autorisés à vendre des illusions voir mentir comme d’habitude avec des promesses matériellement et potentiellement irréalisables.

À ce stade, il apparaît urgent de rappeler que primitivement, l’électorat classique centrafricain est encore basé sur le cordon régional, ethnique, clanique et familial. En conséquence de ce qui précède, il est souvent rare et vérifié que des électeurs de la même fratrie défendent des idéologies politiques opposées ou contradictoires. En outre, pour confirmer le taux élevé d’analphabétisme, les projets de société ainsi que les professions de foie des candidats ne servent à rien dans une sphère où tous les projets de société des candidats se ressemblent et ne se différencient que par des photos de campagne. On assiste parfois à des « copier-coller » mal agencés qui ne reflètent nullement les sociétés et cultures traditionnelles centrafricaines.

Devant l’évidence d’un bilan catastrophique du président de la république caractérisé par l’insécurité, le bradage de l’intégrité territoriale (aucun groupe armé n’est dissout ni désarmé), un accord politique avec les groupes armés non conventionnels en violation des dispositions constitutionnelles, l’institutionnalisation de la corruption, la dilapidation et le détournement impuni de deniers publics…l’opposition démocratique est contrainte si elle espère une alternance démocratique de s’aligner derrière une candidature unique pour s’assurer une victoire après mutualisation de leurs efforts. Convaincu par la versatilité avérée des acteurs politiques centrafricains, le citoyen lambda s’interroge :

Les promesses de campagne de 2016 ont-elles été respectées par le président de la république ? Quels sont les chantiers déjà réalisés ou en cours ? Le peuple est-il satisfait de la balance comptable du quinquennat ? Sur quel bilan le président de la république entend solliciter un nouveau mandat ? Face à ce bilan notoirement calamiteux, le président de la république est-il éligible à sa propre succession ? Par ailleurs, le candidat autoproclamé des pauvres reflétait-il le prolétariat au cours de son mandat ? Pourquoi l’opposition démocratique ne tenterait-elle pas une candidature unique qui a des vertus ailleurs ? Pourquoi ne pas aussi tenter des alliances électorales pour des élections locales (législatives) ? La candidature unique aux présidentielles de 2020 est potentiellement une piste à esquisser pour l’opposition démocratique.

D’ailleurs, à défaut du consensus, des poids lourd de l’opposition vont probablement s’émietter dans le grand nord et par projection dans d’autres régions électorales. N’oublions pas que le pouvoir a déjà réduit le nombre de candidats par un dispositif juridique en multipliant par trois (3) le montant de la caution. L’exercice de candidature unique est certes un problème sempiternel de l’opposition démocratique mais il vaut le prix si les différents leaders font l’économie de leurs égos et orgueils.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que moi.

 

Paris le 17 juillet 2020.

 

Bernard Selembi Doudou

Juriste, administrateur des élections

Dernière minute : perquisition musclée au domicile du ministre Maxime Mokome à Bangui

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/le-ministre-du-ddrr-maxime-geoffroy-elie-mokom-gawaka-de-la-milice-Anti-Balaka-450×300.jpg” alt=”le ministre du désarmement, démobilisation, rapatriement et réinseertion Maxime Geoffroy Elie Mokom Gawaka” width=”450″ height=”300″ />
Le coordonnateur militaire de la milice Anti-balaka, ministre du désarmement, démobilisation et réinseertion Maxime Geoffroy Élie Mokom. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, 17 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une perquisition s’est déroulée ce vendredi 17 juillet vers 15 heures au domicile de monsieur Maxime Mokome, l’ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka, et actuel ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR).

 

Ce vendredi 17 juillet, vers 15 heures, les éléments des forces mixtes de défense et de sécurité, lourdement armés, ont fait leur apparition au domicile du ministre Maxime Mokome sis au quartier Kaga-Mangoulou, vers Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Durant 2 heures, les forces de défense et de sécurité, composées des éléments de la garde présidentielle, des FACA, de la gendarmerie et de la police, ont perquisitionné minutieusement le domicile du ministre ainsi que son église dénommée « Église apostolique pour le réveil mondial » dont il est le pasteur. Il est à noter que cette église se trouve dans la même clôture que la résidence du ministre au quartier Kaga-Mangoulou.

Au même moment, sa deuxième résidence, située au quartier PK11 sur la route de Damara, a également fait l’objet de perquisition par les forces de l’ordre.

Selon des informations du CNC, durant 2 heures de perquisition, les forces de l’ordre n’ont pas trouvé de grand-chose. Seulement une petite quantité des armes et effets militaires.

Joint au téléphone, un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a indiqué pour sa part que le ministre Maxime Mokome serait impliqué dans une sale affaire en cours de préparation. Il aurait même organisé des réunions nocturnes à sa résidence à plusieurs reprises.

Lors de ces perquisitions, l’épouse du ministre et quelques fidèles de l’église apostolique pour le réveil mondial ont tenté en vain d’empêcher les forces de l’ordre de pénétrer dans la résidence du ministre, et ce, malgré le mandat du procureur général.

Affaire à suivre…

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

l’Ouganda dépiste tous ses députés

0

Covid-19 : l’Ouganda dépiste tous ses députés

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Ouganda a commencé jeudi un test collectif de ses 426 députés et du personnel de l’Assemblée nationale, selon une porte-parole du Parlement.

Les députés ont réclamé ces tests en raison des fréquents contacts qu’exige leur mandat a affirmé la porte-parole, Helen Kawesa./////////////.

Elle dément néanmoins des informations faisant état de l’hospitalisation d’un d’entre eux./////////////.

Un député avait en effet affirmé sur Twitter que l’un de ses collègues avait été testé positif au coronavirus. /////////////.

Une fois que les députés auront été dépistés, ce sera le tour du personnel du Parlement, a indiqué Helen Kawesa. /////////////.

L’Ouganda a officiellement recensé 0 mort pour 1051 cas, sans compter quelque 1500 chauffeurs routiers de pays voisins testés positifs, auxquels il a refusé l’accès à son territoire.

Avec BBC Afrique

Centrafrique.com/?attachment_id=39221″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : Ali Darassa et l’UPC souhaitent vivement la réélection du Président Touadera

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ali-darassa-et-hassan-bouba-à-gbokologbo-450×429.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.” width=”450″ height=”429″ />
Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, 17 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique ). Dans une lettre d’attention adressée au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en date du 12 juillet 2020, le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa lui apportent son soutien indéfectible à sa probable candidature à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020, et souhaite vivement sa réélection.

 

Après les membres du bureau du Conseil national des chefs traditionnels peuls Mbororo de Centrafrique, c’est le tour du chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et Coordonnateur de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’officialiser son soutien à la candidature du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020, et souhaite vivement sa réélection pour un second mandat.

Même si au départ l’objectif de cette lettre d’attention du chef rebelle était de solliciter la confiance du chef de l’État dans la personne d’Hassan Bouba Ali afin de lui permettre de rejoindre son poste du ministre de l’élevage  et de santé animale pour lequel il a été désigné en avril dernier, Ali Darassa n’a pas manqué cette occasion pour annoncer au chef de l’État qu’il espérait le voir doubler son mandat en 2021.

Évidemment, le souhait du chef rebelle de voir le chef de l’État Touadera rester au pouvoir encore 5 ans n’est pas un simple mot de flatterie. C’est même une volonté que le chef rebelle lui avait déjà exprimée à plusieurs reprises dans leur conversation.

Selon certains observateurs politiques centrafricains, durant les 4 ans du pouvoir de Touadera, le chef rebelle s’est illégalement enrichi avec la vente et l’exploitation d’ors et diamants, du prélèvement des taxes de transhumance et le commerce de bétails.

Affaire à suivre.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

 

RCA : Nana-Mambéré, les rebelles de 3R bloquent les circulations sur l’axe Bouar-Niem et lancent un ultimatum aux habitants du village Abba-Bondiba  de quitter la zone.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Croisement-koundé-béloko-450×337.jpg” alt=”Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”337″ />
Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, 17 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ça y est ! C’est désormais clair. Après avoir lancé des attaques contre les Casques bleus de la Minusca et les éléments des forces armées centrafricaines, le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) vient d’interdire  formellement toutes opérations du recensement électoral dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré.

 

En pleine période de recensement électoral en République centrafricaine, le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) vient d’interdire formellement toutes opérations d’enrôlement des électeurs dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé. C’est ainsi que depuis mardi, les rebelles ont bloqué les circulations sur l’axe Bouar-Niem. Ils ont également exigé aux populations des localités d’Abba-Bondiba   de vider totalement la zone. Depuis mardi, les mouvements de ces populations vers d’autres localités de la Nana-Mambéré ne cessent de prendre de l’ampleur.

D’après  les éléments d’informations recueillis auprès de ces personnes déplacées,  plus de 200 éléments tchadiens recrutés par le mouvement 3R convergent vers la zone les ont obligés à plier bagage. D’après eux, les rebelles de 3R se préparaient à lancer une  attaque imminente sur Baboua dans les prochains jours.

Au même moment, les rebelles ont annoncé que les opérations du recensement électoral dans la ville de Bocaranga, mais aussi à  Bozoum sont interdites.

 

Mais à quel jeu jouent Abass Sidiki et son mouvement 3R ?

La stratégie est simple : faire déplacer les populations de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré afin qu’elles ne puissent s’inscrire sur la liste électorale, et réduire sensiblement le nombre des électeurs dans cette région du Nord-ouest favorable à d’autres candidats que celui du parti au pouvoir, selon de nombreux observateurs.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

Une alimentation saine ne doit pas être un luxe pour les Africains

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/image-de-la-FAO-450×300.jpg” alt=”Une alimentation saine ne doit pas être un luxe pour les Africains” width=”450″ height=”300″ />
Une alimentation saine ne doit pas être un luxe pour les Africains27 January 2020, Taveta, Kenya – Fransesca and Rose is harvesting French beans at one of Njukini Corporative’s farms. The French beans will be picked up in the afternoon and taken to Nairobi for export. Njukini Corporative is a group of 347 members who farm 763.4 acres in total, they have build cemented canals from the spring waters, and grow a wide range of vegetables and fruits for both export and internal market.
These include: Eggplant, Chillies, Cabbages, Spinach, Lettuce, French Beans, and Pumpkin.
For fruits, they grow: Avocadoes, apples, mangoes, oranges and watermelon.

 

Même avant l’apparition de la COVID-19, l’Afrique était déjà confrontée à une crise d’accès aux aliments sains et frais

 

Article d’opinion par Abebe Haile-Gabriel, Sous-Directeur général et Représentant régional pour l’Afrique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

 

La faim progresse dans toutes les régions d’Afrique, en particulier en Afrique subsaharienne, et une alimentation saine est devenue un luxe qui est hors de portée de nombreux Africains.

Même sans prendre en compte les effets de COVID-19, l’Afrique est loin d’atteindre l’objectif convenu d’éliminer la faim à l’horizon 2030.

Les preuves sont frappantes. Cette semaine, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec quatre autres agences des Nations Unies, a fait paraître le rapport L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI), qui est le rapport mondial le plus fiable dans ce domaine.

Le rapport a révélé que l’Afrique présente la plus forte prévalence de la sous-alimentation – plus que le double de la moyenne mondiale – et, comparée aux autres régions, elle enregistre la croissance la plus rapide du nombre de personnes souffrant de la faim. Si les tendances récentes persistent, l’Afrique devancera l’Asie en 2030 et deviendra la région comptant le plus grand nombre de personnes sous-alimentées, soit la moitié du nombre total.

Cela représente une énorme perte de potentiel pour les individus, les communautés, les économies et les nations.

La COVID-19 vient aggraver le problème. À cause des perturbations de l’approvisionnement alimentaire et des moyens d’existence, de nombreux ménages ont de plus en plus de difficultés à avoir accès aux aliments nutritifs, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables. Les projections préliminaires présentées dans le rapport suggèrent que la pandémie de COVID-19 pourrait faire augmenter le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde de 83 à 132 millions de personnes.

Une alimentation saine ne doit pas être un luxe

Le coût d’une alimentation saine est supérieur au seuil de pauvreté international, ce qui signifie que les personnes qui gagnent moins de 1,90 dollar par jour n’ont pas les moyens pour consommer suffisamment de calories et de nutriments provenant de divers groupes d’aliments.

Comparé à la situation d’autres régions, ce manque de moyens pose le plus grand défi en Afrique, où presque un milliard de personnes n’ont pas les moyens d’avoir une alimentation saine.

On estime que plus de 80 pour cent de la population en Afrique de l’Ouest n’ont pas les moyens de s’offrir une alimentation saine, ce qui représente le pourcentage le plus élevé au monde. En Afrique subsaharienne, une alimentation saine coûte 3,2 fois plus que le seuil de pauvreté, et la situation est encore pire dans les pays confrontés à une crise prolongée comme les conflits.

Le seuil de pauvreté lui-même doit être revu afin d’inclure le coût des aliments nutritifs dans les besoins fondamentaux de la vie.

 

 

Des actions audacieuses pour éliminer la faim

Des actions audacieuses sont nécessaires pour transformer les systèmes alimentaires, rendre les régimes alimentaires sains abordables et favoriser les progrès vers la réalisation de l’Objectif de développement durable consistant à éliminer la faim et toutes les formes de malnutrition à l’horizon 2030.

Mais tout comme il n’existe pas un régime alimentaire sain unique pour tous les pays, il n’existe pas non plus de solution unique à la crise d’accès aux aliments.

Les options en matière des politiques et des investissements doivent favoriser des transformations qui contribueront à réduire le coût des aliments nutritifs et à renforcer le pouvoir d’achat des pauvres.

Les politiques gouvernementales doivent s’efforcer de réduire le coût des régimes alimentaires sains le long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, notamment en réduisant les pertes de nourriture. Il faudrait soutenir les petits producteurs pour faire arriver les fruits et légumes sur les marchés à faible coût. Le rapport de SOFI a montré que les investissements publics dans les réseaux routiers pourraient améliorer l’accès aux aliments riches en nutriments en réduisant les coûts de transport en Afrique. L’on doit encourager les consommateurs, par le biais de l’éducation, à changer de comportement, et la nutrition doit faire partie intégrante des politiques en matière de protection sociale et d’investissement.

Si des mesures rapides ne sont pas prises pour inverser la tendance en matière de la faim et permettre un accès facile aux régimes alimentaires sains à tous les Africains, les progrès réalisés pendant des dizaines d’années seront compromis. Nous ne devons pas permettre que cela se produise.

 

Légende de la photo

Une alimentation saine est devenue un luxe qui est hors de portée de nombreux Africains, et la COVID-19 vient aggraver le problème. Photo: ©FAO

 

Citation

«Si des mesures rapides ne sont pas prises pour inverser la tendance en matière de la faim et permettre un accès facile aux régimes alimentaires sains à tous les Africains, les progrès réalisés pendant des dizaines d’années seront compromis. Nous ne devons pas permettre que cela se produise.» – Abebe Haile-Gabriel, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

 

Journée de la justice pénale internationale: Déclaration du Haut Représentant Josep Borrell au nom de l’Union européenne

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/drapeau-union-européenne-très-bon-450×330.jpg” alt=”” width=”450″ height=”330″ />
CopyrightUE

 

Bruxelles, le 16 juillet 2020

Le 17 juillet marque la date de l’adoption du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) en 1998. À cette occasion, l’Union européenne réitère son engagement à maintenir et à défendre les principes et valeurs inscrits dans le Statut de Rome et à soutenir la CPI.

À une époque où le monde lutte contre la pandémie du COVID 19 et où notre objectif collectif devrait être de soutenir et de protéger les parties les plus vulnérables de la société, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre continuent d’être perpétrés.

La CPI fait face à des défis externes persistants. Nous restons fermes contre toute tentative de saper le système international de justice pénale en entravant le travail de ses principales institutions.

L’Union Européenne réaffirme son engagement à rester un moteur pour renforcer le soutien à la justice pénale internationale et à la CPI en particulier, en tant qu’acteur clé dans la lutte contre l’impunité et comme partie intégrante de l’engagement plus large de l’UE en faveur d’un ordre international fondé sur des règles.

Nous sommes résolus à protéger l’intégrité du Statut de Rome et l’indépendance judiciaire de la Cour. L’UE appelle à tous les États le respect de leurs engagements à garantir l’état de droit, que ce soit devant la CPI ou devant leurs tribunaux nationaux, dans leurs actions au niveau national et dans le cadre de leur politique étrangère.

L’UE reconnaît que le rôle de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme est plus important que jamais pour défendre les droits de l’homme, promouvoir la responsabilité et protéger les droits des victimes de crimes internationaux.

En adhérant au Statut de Rome, les États parties se sont engagés à garantir le respect et l’application durables de la justice internationale. Continuons à respecter notre engagement collectif.

 

RCA : Les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté l’attaque contre les casques bleus de la Minusca à Gedze

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/drapeau-des-états-unis-6-mai-2020-450×235.jpg” alt=”Drapeau des État unis” width=”450″ height=”235″ />
Drapeau des État unis

 

Communiqué de presse

 

 Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur l’attaque contre la Minusca

 

Bangui, 16 juillet 2020 – Toute l’équipe de l’ambassade des États-Unis en République centrafricaine (rca) est profondément attristée par la nouvelle de la mort d’un Casque bleu rwandais, décès au cours de son travail en protégeant les civils centrafricains à Gedze, à l’ouest du pays, le 13 juillet 2020. Les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque contre la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), qui a coûté la vie de ce Casque bleu, et en a blessé deux.

 

Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille de la victime, et souhaitons un prompt et complet rétablissement au blessé. L’ambassade des États-Unis réaffirme son soutien à la MINUSCA et aux courageux soldats de la paix qui risquent leurs vies afin de rassurent la paix en RCA.

 

 

RCA : Bangui, manifestation des agents recenseurs non affectés

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/cloture-de-lautorité-nationale-des-élections-bangui-centre-ville-450×337.jpg” alt=”Vue externe de la clôture du siège de l’autorité nationale des élections à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.” width=”450″ height=”337″ />
Vue externe de la clôture du siège de l’autorité nationale des élections à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui, République centrafricaine, 16 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un groupe des agents recenseurs non affectés ont bloqué depuis mercredi soir l’accès à la base logistique de l’autorité nationale des élections (ÂNE) afin de manifester leur mécontentement.

 

Alors que les opérations du recensement électoral ont débuté à Bangui comme dans la plupart des villes de province depuis plusieurs jours, certains agents recenseurs, recrutés, puis formés par l’autorité nationale des élections, n’ont pas pu se faire affecter sur le terrain. On leur avait expliqué qu’ils devraient passer un test à la fin de leur formation. C’est ce qui a été fait depuis plusieurs jours, mais les résultats n’ont pas été affichés alors que les opérations du recensement tirent presque à sa fin.

Pour ne pas se faire berner par l’Autorité nationale des Élections, au moins deux cents d’entre eux se sont manifestés en bloquant depuis mercredi soir l’accès à la base logistique de ladite Institution, et ce, jusqu’à 19 heures avant que les forces de l’ordre n’interviennent pour les déloger. Ce jeudi matin, ses mêmes individus se sont constitué à nouveau devant le bureau de l’ÂNE à Bangui pour manifester leur mécontentement.

Contacté par CNC, l’un des manifestants explique que certains agents parmi eux ont été appelés discrètement par l’ÂNE, puis affectés dans les villes de province alors que les résultats de leur test ne sont pas encore connus. C’est un « jeu de mafia, du népotisme qui se passe actuellement au sein de l’ÂNE à la vue impuissante de ses partenaires internationaux », explique-t-il.

Il y a lieu de noter que parmi les milliers des agents recenseurs et tablettes recrutés et déployés sur le terrain par l’autorité nationale des élections (ÂNE) ont vu des opérations d’enrôlement des électeurs, plus de la moitié sont recrutés frauduleusement par le rapporteur général de l’ÂNE, Julius-Rufin Ngouadé-Baba et ses neveux moyennant une somme d’argent, et d’autres par le parti au pouvoir, le MCU.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : grave incident entre les FACA et les policiers au quartier Combattant, un militaire interpellé

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h-450×415.jpg” alt=”intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h” width=”450″ height=”415″ />
intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, 16 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le suspect, un militaire du sixième bataillon d’infanterie territorial, a été interpellé par les gendarmes et placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation (SRI)à Bangui.

 

Ce jeudi matin, vers 6 heures, des policiers de la compagnie de circulation routière (CCR) en poste à Combattant ont interpellé un jeune de mototaxi, à qui ils ont confisqué la moto et transféré au commissariat du huitième arrondissement. Informé de la nouvelle, son grand frère, un Soldat FACA issu de la dernière promotion, s’est rendu sur le lieu. Une altercation verbale s’éclate, et les policiers ont fait appel à leur collègue d’intervention rapide qui est arrivée sur place, mais le FACA n’a pas voulu lâcher le morceau. Ainsi, les policiers ont fait recours aux gendarmes qui sont venus interpeller le militaire vers 7h20. Alors que les gendarmes venaient de quitter le lieu de l’incident avec le militaire interpellé, 30 minutes plus tard, deux pick-up du sixième bataillon d’infanterie territorial (BIT 6), à bord,  un capitaine de l’armée nationale  et une dizaine de ses hommes lourdement armés, sont arrivés à leur tour sur place. Sans chercher à savoir d’avantages, sur l’ordre du capitaine, ils ont commencé à agresser les policiers qui sont en poste au niveau de l’ONM avant de progresser à l’entrée de l’ancien marché combattant, sur l’avenue des martyrs. Grâce au concours des populations locales, le calme est revenu, et les militaires sont repartis.

Au total, 4 policiers sont blessés, dont un dans un état critique et hospitalisé à l’hôpital communautaire de Bangui.

Pour l’heure, la tension est encore vive entre les soldats FACA et les policiers, appuyés par les gendarmes.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : Abass Sidiki et les mines antipersonnel, la guerre est déclarée

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />
Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar, République centrafricaine, 16 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Avec l’utilisation des mines antipersonnel et antichars contre les casques bleus de la Minusca et les éléments des forces armées centrafricaines,, Abass Sidiki et son mouvement 3R déclarent la guerre  et se retirent définitivement  de l’accord de paix de Khartoum.

 

« J’ai suivi ce matin sur RFI le Responsable de la communication de la Minusca qui confirme que Abbas SIDIKI a fait poser des mines antipersonnel et antichars dans les zones du Nord-ouest où il s’est retranché. Ces mines ont déjà causé la mort d’un soldat rwandais ainsi que des blessures à  six autres. On ignore ce qu’il en est des populations civiles vivant dans cet enfer », déclare sur les réseaux sociaux le député de Bocaranga 3, l’honorable  Martin Ziguélé, Président du parti MLPC (mouvement de libération du peuple centrafricain).

D’après lui, l’origine  des mines antipersonnel est antichar utilisées par le 3R doit être précisée : « l’utilisation des mines antipersonnel étant interdite, l’origine des mines importées et utilisées par Abbas SIDIKI doit être précisée et la chaîne de leur importation en Centrafrique tracée et rendue publique pour des actions judiciaires appropriées ».

Rappelons qu’en date du 8 juillet 2020, sur l’axe Baoua-Besson, il y a eu une explosion d’un engin explosif improvisé, endommageant au passage un véhicule blindé de la MINUSCA. Selon une source proche des Nations unies jointe au téléphone par la rédaction du CNC, il s’agit de la deuxième explosion en 15 jours.

En outre, on vient d’apprendre que ce mercredi 15 juillet, les combattants de 3R ont barricadé l’axe Bouar-Niem.

Sans doute, Abass Sidiki et son mouvement 3R quittent définitivement l’accord de paix de Khartoum, et préfèrent faire la guerre au peuple centrafricain, selon un député de Ngaoundaye.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

A Bambari, Ali Darassa invite les morts à sa table

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-à-ndassima-450×398.jpg” alt=”un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima” width=”450″ height=”398″ />
un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, 16 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis que les FACA ont chassé hors de la ville d’Obo les troupes d’Ali Darassa, le mercenaire cherche tous les moyens pour se remettre en selle. Après Abass Sidiki, avec qui il tente de s’allier pour la soi-disante « protection de la communauté peulh » aux Nations-Unies, le voilà qui invite un revenant à sa table. Qui se souvient du général Moussa Assimeh ? Un des chefs de guerre les plus puissants de l’ex-Séléka serait pourtant de retour en Centrafrique.

 

C’était un des hommes clés de l’offensive de la Séléka en Centrafrique. L’homme fort sur lequel Michel Djotodia s’est aussi appuyé pour maintenir son pouvoir, a dû repartir sous la pression internationale en septembre 2013, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Moussa Assimeh n’est pas une balle perdue. Ce dernier est un barbare de plus venu piller la Centrafrique. Il s’est d’abord fait connaître dans le Darfour, où les milices Djendjawid ont pendant des années rasé, pillé et brûlé sans vergogne les villages, massacré les populations chrétiennes et animistes, vidant des régions entières de leur population. A Bangui, « chargé du maintien de l’ordre », il s’est rendu célèbre par ses exactions, en envoyant ses bandes tuer et piller les quartiers qui lui posaient problème, en faisant régner suspicion, délation, et en utilisant comme prison un vieux container en plein soleil… Sa spécialité : la « pacification ». Avec de telles méthodes, plus rien ne bouge, ni mort, ni vivant.

 

Mais que vient faire ce mercenaire soudanais à Bambari ? Comment a-t-il pu arriver depuis Am Dafok avec plusieurs dizaines de combattants lourdement armés ?

Certains affirment qu’il aurait été aidé par les mercenaires russes qui exploitent les mines d’or de Ndassima, qu’ils font garder et gérer par les milices d’Ali Darassa. Dans quel but ? Ali Darassa, ancien coupeur de route devenu chef de guerre de l’UPC, a perdu de son éclat depuis l’affaire d’Obo, où il aurait perdu plus de 40 hommes. Il devrait se méfier. Comme dit le proverbe : « Qui veut manger avec le diable, doit prendre une longue cuillère » ! Les Russes font la même chose que ce qu’ils ont fait en Tchétchénie, en Ukraine ou au Soudan : laisser leurs mercenaires nommer des chefs de guerre pour faire régner, par la terreur, l’ordre nécessaire à leurs affaires. Qui peut encore croire que la Russie est venue assurer la sécurité dans notre pays, qui n’a jamais été aussi morcelé, livré aux mains de bandes armées sans scrupules ? Nos ressources pillées, ils repartiront. Les mercenaires du nord aussi. Il ne restera au pays de Boganda, que les cailloux dont personne ne veut.

 

Copyright2020CNC

RCA : “Afflux de combattants étrangers” , selon l’ONU

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/des-rebelles-du-FPRC-en-position-de-combat-avec-un-DKM-sur-un-pick-up-à-Ndélé-le-29-avril-2020-450×299.jpg” alt=”Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”299″ />
Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui, République centrafricaine, 16 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le groupe d’experts de l’ONU chargés de contrôler l’embargo sur les armes en Centrafrique évoque dans un rapport annuel publié mercredi un “afflux de combattants étrangers” dans ce pays qui se prépare à une présidentielle et des législatives en fin d’année.

 

Une “série d’affrontements a été alimentée par l’arrivée de combattants étrangers et d’armes, principalement du Soudan”, indiquent les experts dans ce document de 150 pages qui doit servir de base à un renouvellement à la fin du mois de l’embargo sur les armes en vigueur depuis 2013.

“Le trafic régional d’armes s’est également poursuivi le long d’autres itinéraires”, ajoutent les experts, en citant une saisie d’armes en avril à Gbadolite par les autorités de République démocratique du Congo et qui était probablement destinée à la Centrafrique.

Dans ce cadre, ils se sont intéressés à une mystérieuse “Florence Yaba Mongo”, de nationalité congolaise, arrêtée en avril et transférée à Kinshasa après une saisie de 10 lance-grenades et 1.490 munitions.

Dans leurs recommandations, les experts demandent à la Centrafrique, au Soudan et au Tchad de “redoubler d’efforts pour lutter contre l’augmentation des flux d’armes et de combattants étrangers en République centrafricaine, qui représente une menace à long terme pour la région”.

Selon eux, “la perspective des élections a donné aux groupes armés une raison supplémentaire de maintenir et d’étendre leur contrôle sur le territoire”.

“L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par Ali Darassa et le groupe Retour, réclamation et réhabilitation (3R), dirigé par Abbas Sidiki, ont étendu leurs zones de contrôle”, disent les experts. Ces deux groupes armés à dominante peule cherchent à consolider et à étendre le contrôle du territoire pour maximiser la taxation des activités de transhumance, précisent-t-ils.

En citant une affaire d’armes disparues, ils estiment qu’elle illustre les faiblesses de la gestion des armes par les autorités centrafricaines. Ils pointent aussi que les notifications à l’ONU d’acquisition d’équipements sont souvent tardives.

“Affaire Elio Ciolini”

Ils s’étendent également sur un dossier curieux, “l’affaire Elio Ciolini, alias Bruno Lugon”. Cet Italien aux antécédents judiciaires et proche de l’extrême droite aurait cherché, entre février et avril, des soutiens pour renverser le gouvernement centrafricain tout en travaillant pour la présidence.

Accusé d’”activités subversives”, il a été démis en juin de ses fonctions par la présidence et arrêté, indiquent les experts.

“Bien que le recrutement des FACA (forces de sécurité centrafricaines) prévu dans le cadre du plan national de défense ait connu des revers persistants, le renforcement de la Garde présidentielle (Groupement spécial chargé de la protection républicaine) s’est poursuivi”, relève par ailleurs le rapport.

Depuis mars, le rôle joué par la Garde présidentielle en matière de sécurité s’est sensiblement étendu, son champ d’action couvrant tous les axes principaux, les intersections, les bâtiments officiels et l’aéroport de Bangui, et s’étendant jusqu’à Mbaïki et Damara, deux grands axes menant à Bangui, ajoutent les experts.

Selon eux, les récents recrutements au sein de la Garde présidentielle n’étaient pas prévus dans le plan national de défense et son rôle n’a pas été coordonné dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité.

En janvier, la Russie, au rôle influent auprès de la présidence centrafricaine, avait obtenu du Conseil de sécurité un nouvel assouplissement de l’embargo sur les armes après un premier allègement en septembre.

La discussion avait provoqué de vives tensions entre la France, soutenue par des pays européens et africains, et la Russie, appuyée par la Chine, qui pourraient se répéter lors de la renégociation de l’embargo préalable à son expiration le 31 juillet.

 

Par : AFP

RCA : reprise effective du travail après deux jours de grève dans les centres hospitaliers de Bangui

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/centre-hospitalier-universitaire-de-bangui–450×337.jpg” alt=”Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”337″ />
Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

En République centrafricaine (RCA), le personnel de santé, après avoir observé deux jours de grève ayant paralysé lundi et mardi les services de santé de la capitale Bangui, a effectivement repris le travail mercredi, a constaté sur place un correspondant de Xinhua.

 

Le personnel de santé, a indiqué mercredi le secrétaire général adjoint de leur fédération Nerry-Arsène Gbamanza, avait cessé le travail deux jours afin de revendiquer son statut particulier, ses indemnités de risque et l’intégration du personnel contractuel dans la fonction publique centrafricaine.

Lundi dernier, dans une déclaration à la presse, le gouvernement centrafricain, par le truchement du ministre centrafricain de la Fonction publique Jean-Christophe Nguinza, qui est également président du Cadre permanent de concertation et de négociation (CPCN) , reconnaissait la véracité des revendications du personnel de santé, mais soulignait que le dossier était en traitement par les services du ministère des Finances et du Budget.

Par : Xinhua/

RCA : En fin de mission, Juan José VILLA CHACON élevé au grade de Commandeur dans l’Ordre de la reconnaissance centrafricaine

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/La-décoration-au-grade-de-Commandeur-de-Juan-José-VILLA-CHACON-par-le-ministre-de-lEconomie-du-plan-et-de-la-coopération-Félix-Moloua-copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×337.jpg” alt=”La décoration au grade de Commandeur de Juan José VILLA CHACON par le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération Félix Moloua copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”337″ />
La décoration au grade de Commandeur de Juan José VILLA CHACON par le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération Félix Moloua copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 15 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique). Le Chef de coopération de l’Union européenne en fin de mission en Centrafrique, Juan José VILLA CHACON a été élevé le mardi 14 juillet, au grade de Commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine par le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Félix Moloua.

 

Après deux (2) ans de mission exercée en République centrafricaine, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera a marqué de sa reconnaissance au nom du gouvernement centrafricain vis-à-vis du Chef de coopération de l’Union européenne en Centrafrique en fin de mission dans le pays.

Selon le ministre de l’Economie, du plan et de la Coopération,  cette personnalité européenne a été décorée au grade de commandeur, parce que dès son arrivé au mois de septembre 2018, il s’est attaqué à un certain nombre de dossiers importants visant à relever le pays après la crise qu’elle a connue.

Parmi tant de dossiers, le ministre de l’Economie, du plan et de l’Economie a relevé entre autres : « Le suivi de l’appui budgétaire 2020-2021 qui a abouti à plusieurs décaissements et au prochain décaissement imminent, attendu pour ce mois de Juillet 2020 ; le lancement de nombreux projets dans le cadre du Fonds Bêkou à Bangui et dans certaines grandes villes du pays et le suivi de dossier du financement des élections groupées qui se tiendront en décembre 2020 », a-t-il témoigné.

Ce n’est pas tout, à l’intervalle de deux (2) ans, cet homme honoré a également suivi le dossier de la riposte de l’UE à la pandémie de la COVID-19, qui a abouti au projet de construction de forage à Bangui et à Paoua d’une part et à la confection de masques pour la distribution gratuite aux populations d’autre part.

Le suivi des dossiers relatifs à la sécurité, notamment les Unités Spéciale mixte de la sécurité (USMS) en collaboration avec l’opération militaire européenne l’EUTM-RCA n’est  pas resté en dehors de ses efforts multidimensionnels en faveur de la République centrafricaine.

Il est à noter que Josué VILLA CHACON quitte le Centrafrique ce mercredi  15 juillet 2020 pour la Guinée Conakry, son nouveau poste d’affectation. Pour finir, le représentant de la coopération centrafricain lui souhaite plein succès dans sa nouvelle mission.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

 Copyright2020CNC      

RCA : Le mouvement Fini Masseka, Fini Porosso s’engage à participer activement à la vie de la nation

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Deux-2-leaders-de-cette-plateforme-dénommée-Fini-Masseka-Fini-Porosso-copyright-CNC.-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×337.jpg” alt=”Les deux (2) leaders de cette plateforme dénommée Fini Masseka, Fini Porosso copyright CNC. Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”337″ />
Les deux (2) leaders de cette plateforme dénommée Fini Masseka, Fini Porosso copyright CNC. Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, 15 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique).Le mouvement Fini Masseka, Fini Porosso s’engage à promouvoir et à encourager les jeunes à participer effectivement à la vie de la nation centrafricaine. Cette promesse d’engagement a été faite le mardi 14 juillet par Giovanni Yanguitet Damandji, porte-parole dudit mouvement, lors d’une conférence de presse, tenue dans la salle de réunion du GSTC à Bangui.

 

Après plusieurs années des crises militaro-politiques qui ont sangloté la République Centrafricaine dans lesquelles plusieurs jeunes ont été victimes de manipulation des hommes politiques et des leaders des groupes armés, certains jeunes se sont engagés pour conscientiser ce milieu, afin de participer activement au développement du pays.

« Notre pays va mal parce que la sécurité fait défaut et que chaque jour, des destins sont fauchés, des vies sont brisées, des souffrances et humiliations sont subies par nombre de nos compatriotes, spécialement dans l’arrière-pays », a clamé Giovanni Yanguitet Damandji, porte-parole de Fini Masseka, Fini Porosso.

En ce qui concerne les élections groupées à venir, ledit mouvement compte s’engager pour une participation massive des jeunes tant dans l’enrôlement sur la liste électorale qu’à la candidature pour les législatives et promet de faire en sorte que les prochaines soient libres, transparentes et apaisées.

L’engagement dudit mouvement n’est pas de court terme et il est loin d’être une plate-forme électorale, a rappelé le porte-parole « Notre philosophie n’est ni une formulation théorique abstraite et idéologique, ni un catéchisme à réciter, ni une simple plate-forme électorale. Il ne s’agit pas d’un engagement à court terme à caractère tactique, technique, gestionnaire et électoraliste. Ce n’est pas non plus un appât politique, destiné à masquer l’horizon par les militants et les électeurs. Fini Masseka, Fini Porosso dans sa philosophie intègre également le terme lutte qui montre que les actions à mener ne seront constituées véritablement que par le combat permanent pour concrétiser des engagements et des opinions qui, sans cela, seront désincarnés », a-t-il conclu.

Cette organisation de la jeunesse à caractère politique, apparaît au moment où la République Centrafricaine s’apprête à abriter les échéances électorales groupées dont le premier tour est annoncé pour le 27 décembre prochain.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright2020CNC

RCA : L’Union européenne soutient le plan de riposte à la Covid-19 par la fabrication, la distribution gratuite et la sensibilisation sur le port de masques

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/Les-couturiers-en-pleine-fabrication-des-masques.-Copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”Les couturiers en pleine fabrication des masques. Copyright CNC – Jefferson Cyrille Yapende” width=”450″ height=”337″ />
Les couturiers en pleine fabrication des masques. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapende

 

 

 

 

Bangui, République centrafricaine, 15 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – L’Union européenne lance ce jour à Bangui la distribution de 100 000 masques destinés à 50 000 bénéficiaire (2 masques par personne) dans le cadre du plan national de riposte à la Covid-19. L’UE a financé globalement la fabrication de 180 000 masques artisanaux réalisés par des couturiers centrafricains.

A travers la distribution de masques à des groupes cibles, identifiés sur la base de la stratégie du Ministère de la Santé et de la Population, l’Union européenne se propose d’accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre des mesures barrières et de prévention visant à protéger les populations et à barrer la route à la propagation de la Covid-19. Les masques réalisés dans le cadre de la coopération UE-RCA seront plus particulièrement distribués à certaines catégories parmi les plus exposées et vulnérables, telles que les conducteurs des taxi-motos, les commerçants et vendeuses dans les marchés, les personnes en situation de handicap et du troisième âge. Des masques fabriqués dans le cadre des programmes de coopération UE-RCA dans le domaine de la sécurité ont déjà été distribués aux Forces de Défense et de Sécurité centrafricaines.

Pour la confection des masques, la Délégation de l’Union européenne, en partenariat avec l’Alliance française de Bangui, a sélectionné 120 couturiers centrafricains, en majorité des femmes et des jeunes, qui ont été formés, engagés et intégrés dans une chaine complète de production, dans le respect des normes et des standards internationaux, ce qui a contribué à renforcer leurs capacités et à générer des revenus pour l’économie locale.

La distribution des masques UE-RCA, qui coïncide avec le lancement officiel de la distribution des masques par le Ministère de la Santé, se fera en partenariat avec le Consortium Bioforce-Oxfam et avec un réseau d’organisations et structures de la société civile centrafricaine, notamment les ONG, les membres des plateformes religieuses, les chefs de groupes, les comités locaux existants, qui seront chargés de la distribution et de la sensibilisation des populations au port des masques.

La Délégation de l’Union européenne, en partenariat avec l’Alliance française de Bangui, a également réalisé, à travers le Collectif 236, un groupe de jeunes musiciens centrafricains, un titre et un clip vidéo pour contribuer à la sensibilisation de la population au port des masques. (suivre le clip vidéo sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=KQ0Prk0GhVM&feature=share&fbclid=IwAR12DSBPXsaGLPENjqJtaiPX-xHtMR4UIW7k124Hc09YxU1_IJfPRcaEC0s .)

L’Union européenne, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de riposte national, a réorienté ses appuis et mobilisé de nouvelles ressources pour un engagement global de plus de 35 millions d’euros, en mettant à contribution plusieurs projets et instruments d’intervention notamment le Fonds européen de développement, le Fonds Bekou, le programme d’appui budgétaire à l’Etat centrafricain, et l’aide humanitaire. Des projets de développement, en particulier en milieu rural, financés via le Fonds Bekou, ainsi que les projets déjà en cours dans le domaine de la santé pourront également contribuer à renforcer la capacité de réponse et la résilience des communautés face l’impact de la Covid-19, en particulier dans l’arrière-pays.

Pour plus d’information :

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine

Site web : http://eeas.europa.eu/delegations/central_africa

Facebook https://www.facebook.com/UE.Centrafrique

Twitter @UEenRCA

RCA : Reprise de la délivrance de certaines catégories de visas à l’ambassade de France

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/ambassade-de-france-à-Bangui-450×337.jpg” alt=”Ambassade de France à Bangui.” width=”450″ height=”337″ />
Ambassade de France à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, 15 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après une courte période d’interruption liée à la crise de Covid-19 et la ferméture des frontières européenne, l’ambassade de France en République centrafricaine annonce la reprise de l’activité de délivrance de certaines catégories  de visas.

 

Selon le consulat de France à Bangui, l’activités de délivrance des visas reprend uniquement pour les catégories suivantes :

– Étudiants (court et long séjour);

– Établissement familial (long séjour);

– Professionnels (long séjour);

– Titulaires d’un document de séjour (titre de séjour ou Visa de long séjour valant titre de séjour) expirant après le 15 juin et qui n’auront pu voyager avec celui-ci.

Les catégories citées ci-dessus peuvent d’ores et déjà réserver leur rendez-vous de dépôt sur le site internet de l’ambassade qui met tout en œuvre pour accueillir les demandeurs dans les conditions exigées par les autorités sanitaires centrafricaine. Afin de prévenir les risques de transmission et de garantir les distances physiques minimales, le service des visas ne pourra accueillir qu’un nombre restreint de demandeurs chaque jour. Cette mesure pourrait rallonger les délais de rendez-vous.

Le service des visas remercie tous les demandeurs de leur compréhension et les appelons à anticiper du mieux possible leur dépôt de demande de visa.

N’oubliez pas :

Notons que pour toute demande de visa, vous devez remplir votre formulaire en ligne sur

France-Visas, le site officiel des visas pour la France.

Il y a lieu de souligner que la délivrance éventuelle d’un visa ne garantit pas la possibilité d’entrée immédiate sur le territoire, qui reste déterminée par les restrictions applicables aux frontières. Avant de demander un visa, il est recommandé de vérifier si vous êtes autorisé(e) à entrer en France en consultant la page suivante du Ministère français de l’Intérieur :

Attestation de déplacement et de voyage.

Les dates de reprise pour les autres catégories de demandeurs de visa ne sont pas connues pour le moment.

 

Copyright2020CNC

RCA : les Peuls de Centrafrique soutiennent la candidature du président  Touadera

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/de-gauche-à-droite-Issa-Bi-amadou-et-abass-sidiki-dans-la-nana-Mambéré-450×315.jpg” alt=”De gauche à droite Lamido issu bi Amadou et Abass Sidiki à Koui en 2019.” width=”450″ height=”315″ />
De gauche à droite Lamido issu bi Amadou et Abass Sidiki à Koui en 2019.

 

Bangui, République centrafricaine, 14 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ceci n’est pas une blague, bien au contraire. Les membres du bureau du Conseil national des chefs traditionnels peuls Mbororo de Centrafrique lancent un comité de soutien à la candidature du Président Faustin Archange TOUADERA à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, selon un communiqué du bureau dudit  Conseil  publié sur les réseaux sociaux.

 

Dans ce communiqué, le bureau du conseil a indiqué que ce comité du soutien à la candidature du chef de l’État est composé comme suit :

Président : Lamido issu bi Amadou, Lamido de Bouar et Baoro.

Vice-président :  Lamido  Amadou Farikou, Lamido de Gaudrot Besson( Baboua).

2e vice-président : Lamido Bachirou Bi Amadou, Lamido de Niem-Yelewa.

3e vice-président : Lamido Idriss bi Maloum,  Lamido de Ourodjafoun (Ouaka).

4e vice-président : Lamido Ousmane bi Zaiga, lamido de Pombolo(Basse Kotto).

Rapporteur général : oussoumanou Aliou, conseillé politique et Diplomatique.

Conseillers:  le Maire de la Commune d’élevage de Ombella mpoko, le Maire de la Commune d’élevage de Ewou (bas koto).

Le maire de la Commune d’élevage de tombolo( Mbomou)

Membres: tous les chefs traditionnels peuls centrafricains de 2e et 3e degré, les Ardo et Kassala, les Présidents des FERGEC FNEC et FELGIP.

 

Notons qu’en dehors du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, Le Comité apportera également son soutien aux candidats aux élections législatives qui seront engagés à soutenir le Président Touadera à l’élection présidentielle, quels que soient leurs partis politiques.

Ce soutien indéfectible des Peuls à la candidature du chef de l’État intervient au moment où de nombreux observateurs nationaux et internationaux soupçonnent le chef de l’État d’avoir signé un deal avec les groupes armés, auxquels on peut citer le mouvement 3R, dirigé par  Abass Sidiki, un récalcitrant peul camerounais qui se disait demi-frère du chef de l’État, et l’UPC dirigée par Ali Darassa, un Peul nigérien installé en République centrafricaine.

Rappelons que les Peuls représentent moins de 2%de la population centrafricaine. Leur soutien au chef de l’État pourrait compromettre sans doute sa candidature en raison des nombreux crimes perpétrés par les groupes armés sur la population civile.

 

Gisèle Moloma

Copyright2020CNC

Bangui / Faits divers  : un voleur pris en flagrant délit  et frappé par une foule dans le huitième arrondissement

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule-450×337.jpg” alt=”Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />
Le présumé voleur derrière la moto et poursuivi par une foule qui voudrait le lynché. Scène survenue au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, 14 juillet 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un voleur, attrapé dans une résidence privée du quartier Galabadja 3, dans le huitième arrondissement de Bangui,   a été  frappé et déshabillé par une foule hostile qui l’a attaché avec des cordes avant de le transférer au commissariat.

 

Après avoir tenté de voler le téléphone et une radio d’une jeune femme dans sa résidence privée du quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui  ce mardi 14 juillet, un jeune homme d’une vingtaine d’années a été déshabillé et littéralement frappé par des hommes qui l’ont attaché avec des cordes avant de le transférer au commissariat du huitième arrondissement. Le jeune homme, qui a miraculeusement échappé au lynchage de la foule, a été pris la main dans le sac alors qu’il tentait de retirer un téléphone portable et un appareil radio par la fenêtre du domicile de sa victime. Pris en flagrant délit, l’homme tentait de s’enfuir, mais il a été très vite rattrapé par la foule.

Interrogée par CNC, la victime explique que quelques heures plutôt, vers 1 heure du matin, trois jeunes hommes, munis des outils de mécanique,  sont entrés par effraction chez elle pour la cambrioler. Après avoir crié au voleur, ils ont pris la fuite, mais l’un d’eux a été attrapé par ses voisins et transféré au commissariat du huitième arrondissement. Voilà encore ce mardi, vers 10h30 du matin, alors qu’elle s’apprêtait d’aller à l’hôpital, un autre voleur vient forcer sa fenêtre pour voler ses appareils.

Pour l’heure, les deux suspects, dont celui de cette nuit, sont en garde à vue au commissariat de police du huitième arrondissement de Bangui.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

Élection 2020 : Firmin NGRÉBADA, candidat aux législatives à Boali, est soupçonné d’organiser de fraude aux électeurs fictifs

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/le-premier-ministre-firmin-ngrebada-à-bangui-le-18-avril-2020-par-la-primature-de-la-république-centrafricaine-450×310.jpg” alt=”le premier ministre Firmin Ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine” width=”450″ height=”310″ />
le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, 14 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il est le Premier ministre, chef du gouvernement centrafricain. Candidat du parti au pouvoir aux législatives prochaines de 2020 dans la circonscription de Boali, Firmin NGRÉBADA, ex-directeur de cabinet du chef de l’État,  est soupçonné d’avoir mis en place un système de fraude massive à son profit, mais également  à celui de son parti, le MCU.

 

Un parti qui ne souhaite pas se faire voler lors d’une élection doit trouver, former et motiver des hommes et des femmes, et élaborer une contre stratégie pour contrer le fraudeur. Or,  au sein du mouvement cœurs unis (MCU), toute leur stratégie électorale est basés sur la fraude.  Ils aurait mis en marche depuis plusieurs mois une stratégie bien réfléchie par des hommes de confiance au sein de l’autorité nationale des élections (ANE) et des opérateurs du recensement électoral, sans oublier les chefs de quartiers et de village. C’est ce qu’on a vu dans certaines villes de provinces comme à Zawa,  Yaloké, Bossembélé, Bossemptélé, et même à Bangui, Où  certains individus, sur l’ordre de certains candidats proches du parti au pouvoir,  tentent de s’inscrire sur la liste électorale avec la carte du parti MCU, ou encore avec des documents de reconnaissance établis par les chefs de quartier. Entre temps, dans la circonscription de Boali, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, candidat du MCU aux législatives du 27 décembre 2020 dans cette localité, organise lui-même son système de fraude.

En effet, le dimanche dernier, à Boali, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA avait organisé, à travers ses hommes de main, des fraudes massives avec l’enrôlement des électeurs fictifs venus de Bangui.

Selon notre bureau d’enquête qui a mené l’investigation, ces faux électeurs ont été recrutés au quartier Fouh, à une cinquantaine de mètres de la résidence de maître Nicolas Tiangaye,  dans le quatrième arrondissement de Bangui.  Ils ont été trans portés à bord de trois pick-up de marque Land-Cruiser ce samedi 11 juillet à destination de Boali, où ils ont été hébergés dans son Motel avant de se faire enrôler le lendemain dimanche 12 juillet. Rentrée à Bangui, chaque personne avait reçu 6000 francs CFA de la part du Premier ministre. Et ce n’est pas tout. La deuxième et troisième vague est en préparation.

Jointe au téléphone, une source au sein du parti MCU a indiqué à la rédaction du CNC que le combat du Premier ministre Firmin NGRÉBADA serait de battre le candidat du KNK Bertin BÉA, actuel député de Boali, identifié comme la bête noire du régime en place. Cependant, une autre source, toujours au sein du parti au pouvoir, parle d’une compétition interne au sein du MCU avec l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC

RCA : recensement électoral, plusieurs cas de fraudes sont signalés

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/centre-denrôlement-des-électeurs-quartier-galabadja-terrain-sans-cas-le-12-juillet-2020-450×337.jpg” alt=”Un centre d’enrôlement des électeurs au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Copyright2020CNC” width=”450″ height=”337″ />

 

Bangui, République centrafricaine, 14 juillet 2020 (Corbeaunews-centrafrique ). L’enrôlement du corps électoral constitue sans doute une étape importante dans la crédibilité des opérations électorales. Les électeurs sont ceux qui sont inscrits sur la liste électorale. S’il y a dans cette liste des électeurs « fictifs », il devient possible de frauder. Et c’est ce qui est en train de passer dans ce processus électoral déclenché depuis deux semaines en République centrafricaine.

 

Officiellement, pour s’enregistrer sur la liste électorale, il faut la carte nationale d’identité, le passeport, le livret militaire ou le livret de pension. Or, sur le terrain, force est de constater que c’est le contraire de ce qui a été annoncé par l’autorité nationale des élections (ÂNE) et ses partenaires qui se produit sur le terrain. De nombreuses personnes se sont présentées avec la carte du mouvement Cœurs uni (MCU), d’autres avec de faux actes des naissances, ou encore avec de simples documents de reconnaissance établis par un chef de quartier corrompu. Certains ont réussi à s’inscrire librement sur la liste électorale, et ce,  sans aucune contestation. Par contre, dans certains centres d’enrôlement, ceux-ci n’ont pas été acceptés. C’est le cas du village Zawa, situé à une vingtaine de kilomètres de Yaloké où certains groupes de personnes, environ 200, dont des mineures, venues de Bangui, se sont présentées avec des cartes du mouvement MCU pour se faire enrôler. Malheureusement pour eux, l’un des agents, en l’occurrence celui de la tablette, refuse de les inscrire, et ce, malgré l’avis favorable de son chef de centre d’enrôlement.

Cependant, dans la localité de Yaloké, c’est le désordre total. Même les mineurs, avec un simple document établi par un chef de quartier, ont réussi à s’inscrire sur la liste électorale. Idem pour les villes de Bossemptélé et Bossembélé, situées dans l’Ombella-Mpoko. Même Bangui la capitale n’y échappe à cette pratique frauduleuse.

Sans doute, ce processus électoral est d’ores et déjà entaché d’importante irrégularité. C’est une fraude électorale qui se prépare actuellement au profit du parti au pouvoir, le MCU (mouvement cœurs unis), selon plusieurs témoins interrogés par CNC.

Comme disait l’ex-chef d’État gabonais Oumar BONGO ONDIMBA : « Comment peut-on organiser des élections, y participer et les perdre en Afrique ? ». Staline (le bolchévique) disait : « Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes ».

Affaire à suivre.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC

L’UE soutient la République centrafricaine à travers un décaissement de 23.5 millions d’euros d’aide budgétaire

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/drapeaux-union-européenne-et-de-la-rca-sur-une-pierre-jolie-à-bouar-dans-la-base-militaire–450×300.jpg” alt=”drapeaux de l’union européenne et de la RCA à Bouar par CNC” width=”450″ height=”300″ />
Photo prise à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré par Cyrille Jefferson Yapendé . Copyright2020CNC

 

L’UE soutient la République centrafricaine à travers un décaissement de 23.5 millions d’euros d’aide budgétaire

 

L’Union européenne vient de décaisser 23.5 millions d’euros (15.5 milliards FCFA) d’appui budgétaire en faveur de la République Centrafricaine.

Ce décaissement s’inscrit dans le cadre du nouveau programme d’aide budgétaire de l’UE à la RCA, signé récemment pour un montant global de 54 millions d’euros pour la période 2020-2021, dont 45 millions en appui à la Consolidation de l’Etat et 9 millions destinés à la réforme et au redéploiement de la justice et de la sécurité publique.

A travers le programme d’appui à la Consolidation de l’Etat, le Gouvernement de la République Centrafricaine et l’Union européenne visent pour les prochaines deux années à améliorer la gouvernance économique et à élargir l’espace budgétaire en renforçant le dialogue sur le cadre macroéconomique, l’amélioration du climat des affaires et le développement du secteur privé, la reforme de finances publiques, ainsi qu’à consolider le contrat social entre l’Etat et les citoyens par un soutien aux services sociaux de base, tels que l’éducation et la santé. Dans le contexte actuel, ce premier décaissement contribuera à la mise en œuvre du plan de riposte adopté par le Gouvernement pour faire face aux besoins sanitaires et à l’impact socio-économique de la crise liée à la COVID-19.

Les programmes d’aide budgétaire sectoriels, signés entre l’UE et la RCA en 2019, ont été augmentés dans cette phase de mise en œuvre de l’APPR et de préparation aux élections présidentielles, législatives et locales, pour appuyer le Gouvernement dans la réforme et le redéploiement des forces de sécurité intérieure et des services de la justice dans le cadre de la restauration de l’Autorité de l’Etat.

Le décaissement global de 23.5 millions d’euros qui vient d’être effectué correspond aux tranches fixes des deux programmes au titre de l’année 2020. Ce décaissement a été anticipé et accéléré pour permettre au pays de mieux répondre aux multiples défis – sanitaires, socio-économiques et sécuritaires – auxquels il est confronté. Le déboursement des tranches variables (pour un montant global de 6 millions d’euros) sera également avancé pour aider le Ministère des Finances à éviter des tensions de liquidité.

«Par ce nouvel appui budgétaire «  l’a déclaré l’Ambassadrice de l’Union européenne Samuela Isopi  « l’UE renouvelle sa confiance aux autorités centrafricaines et son ferme engagement aux côtés du pays dans la riposte à la crise liée à la COVID-19, dans la poursuite des réformes engagées en matière de gouvernance et de finances publiques et dans les efforts de consolidation des institutions et de rétablissement progressif de l’autorité de l’État». Elle a tenu à remercier le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et le Ministre des Finances et du Budget ainsi que leurs services pour la collaboration et la diligence qui ont permis, malgré le contexte difficile, d’atteindre ces résultats.

Pour soutenir le Gouvernement dans sa mission, l’Union européenne et le Ministère des Finances et du Budget viennent aussi de signer deux nouveaux projets d’un montant global de 1.5 millions d’euros concernant respectivement une assistance technique de long terme dans le domaine des finances publiques (900.000 euros) et la fourniture d’un service dédié de connexion internet (600.000 euros) qui appuiera le Ministère dans la mise en œuvre de sa stratégie de numérisation visant à une augmentation des recettes domestiques.

L’appui financier UE intervient en complément d’autres actions de réponse immédiate à la crise sanitaire liée à la COVID-19 engagées par l’Union européenne à travers le Fonds Bekou et le Fonds européen de développement, à hauteur de 6,5 million d’euros, pour soutenir les secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement, notamment pour la construction de forages, la fourniture d’eau potable, à Bangui, Bimbo, Begoua et Paoua, la formation et sensibilisation du personnel de santé, la distribution de matériel médical, la fabrication et distribution de 180.000 masques, notamment aux Forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à d’autres groupes cibles, la sensibilisation des populations et la remise de tests rapides et sérologiques.

A travers ECHO (la Direction général de l’aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne) l’UE a également augmenté son aide humanitaire d’urgence qui pour l’année 2020 s’élève globalement à 17.7 millions d’euros et a réalisé 4 vols humanitaires qui ont permis l’acheminement et la livraison de 70 tonnes d’équipements et matériel sanitaire ainsi que d’aide humanitaire, afin de permettre la poursuite de l’action humanitaire d’urgence au profit des populations centrafricaines et de renforcer la capacité de riposte à la COVID-19. Dans ce contexte la RCA a été le premier pays à bénéficier du pont aérien humanitaire lancé par l’UE et ses Etats-Membres, l’”Equipe Europe”, qui a été accompagné à Bangui par le Commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic.

 

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine

Site web : http://eeas.europa.eu/delegations/central_africa

Facebook https://www.facebook.com/UE.Centrafrique

Twitter @UEenRCA

 

l’ONU condamne une attaque contre la MINUSCA qui a coûté la vie à un Casque bleu

0

RCA : l’ONU condamne une attaque contre la Minusca qui a coûté la vie à un Casque bleu

Bangui ( République centrafricaine ) – Un soldat de la paix rwandais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été tué lundi lors de l’attaque d’un convoi de l’opération onusienne à Gedze, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest du pays.

L’attaque a été menée par des éléments présumés du groupe armé centrafricain Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R). Deux autres Casques bleus ont été blessés dans cette attaque./////////////.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fermement condamné cette attaque mortelle. Il a présenté ses plus sincères condoléances à la famille de la victime, ainsi qu’au peuple et au gouvernement rwandais./////////////.

« Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les forces de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre en vertu du droit international », a dit son porte-parole dans une déclaration de presse publiée le jour de l’attaque. « Il appelle les autorités de la République centrafricaine à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de cette attaque afin qu’ils puissent être amenés devant la justice aussi vite que possible », a-t-il ajouté./////////////.

Violation de l’accord de paix/////////////.

La MINUSCA a également condamné cette attaque qualifiée de « criminelle ». Cette dernière attaque « constitue une nouvelle violation de l’Accord pour la paix et la réconciliation par le 3R et son leader Abass Sidiki », a précisé la mission onusienne sur son compte Twitter. Fin juin, le chef des opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, avait alerté sur l’insécurité persistante en RCA. Devant le Conseil de sécurité, M. Lacroix avait estimé que les violations de l’accord de paix rendaient sa mise en œuvre difficile./////////////.

M. Guterres a réaffirmé que les Nations Unies vont continuer à soutenir les efforts nationaux pour faire avancer la paix et la stabilité en RCA, en étroite collaboration avec les partenaires internationaux. Il a souhaité un prompt rétablissement aux soldats de la paix blessés au cours de cette attaque.

Avec Minusca

Centrafrique.com/?attachment_id=39145″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

L’Union européenne contribue à hauteur de XAF 40 millions pour des activités de prévention d’Ebola en RCA

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/drapeau-union-européenne-très-bon-450×330.jpg” alt=”” width=”450″ height=”330″ />
CopyrightUE

 

Communiqué de presse

 

L’Union européenne contribue à hauteur de XAF 40 millions pour des activités de prévention d’Ebola en RCA

 

Bangui, le13 juillet 2020.

 

Etant donné la proximité de la République centrafricaine (RCA) avec la province de l’Equateur en République démocratique du Congo (RDC), où un foyer du virus Ebola a été déclaré récemment, l’Union européenne a débloqué XAF 40 millions (60 000 euros) en fonds humanitaires pour renforcer la capacité de prévention et de détection précoce en RCA.

 

Ces fonds européens permettront à la Société de la Croix-Rouge centrafricaine de fournir une aide dans 4 zones de santé les plus à risque. Ils soutiendront:  les contrôles de température aux points de passages frontaliers avec les zones affectées en RDC ; le recrutement et la formation de volontaires dans les communautés pour sensibiliser les populations et d’autres volontaires actifs dans les différents domaines de l’intervention;  la mise en place de points de lavage des mains aux passages frontaliers et aux centres de santé ; et  le développement des capacités en termes de matériel de protection pour les volontaires. Ces actions se feront dans le cadre du plan de préparation du Ministère de la Santé en RCA.

 

Le financement accordé s’inscrit dans le cadre de la contribution globale de l’UE au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

 

Au-delà de la proximité géographique, la RCA partage des liens commerciaux et sociaux importants avec la province d’Equateur en RDC. Les risques surviennent à un moment où la RCA fait face à une grave crise humanitaire – aggravée par la pandémie de coronavirus – avec un système de santé fragilisé après des années de conflit. En 2020, l’UE soutient l’action humanitaire en RCA à hauteur de (local funding) 17,7 millions d’euros.

 

 

Contexte

L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.

 

Par l’intermédiaire du service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), l’Union européenne aide chaque année des millions de victimes de conflits et de catastrophes. À travers son siège à Bruxelles et son réseau mondial de bureaux locaux, l’UE fournit une assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.

 

La Commission européenne a signé un contrat humanitaire d’une valeur de trois millions d’euros avec la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), en soutien au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophes (DREF) de la Fédération. Les fonds du DREF sont principalement alloués à des catastrophes « à petite échelle», c’est-à-dire celles qui ne donnent pas lieu à un appel international formel.

 

Le DREF a été créé en 1985 et est financé par les contributions des bailleurs de fonds. Chaque fois qu’une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge a besoin d’un soutien financier immédiat pour répondre à une catastrophe, elle peut demander des fonds du DREF. Pour les catastrophes à petite échelle, la FICR alloue des subventions du DREF, que les bailleurs de fonds peuvent ensuite réalimenter. L’accord de délégation entre la FICR et ECHO permet à ce dernier de réapprovisionner le DREF pour des opérations convenues (correspondant à son mandat humanitaire) jusqu’à hauteur de 3 millions d’euros.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

 

Lisa HASTERT : Lisa.Hastert@echofield.eu

 

Site web de la protection civile et les opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne:

http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

 

Comptes Twitter et Facebook:

https://twitter.com/eu_echo

http://www.facebook.com/ec.humanitarian.aid

 

Centrafrique, le président Touadera dans une mauvaise passe (Par le Monde Afrique)

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/de-gauche-à-droite-touadera-et-dominique-darlan-450×275.jpg” alt=”De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.” width=”450″ height=”275″ />
De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, 13 juillet (Corbeaunews-Centrafrique). que les élections présidentielle et législatives, de tous les dangers, se rapprochent inexorablement. Selon le chronogramme actuel, le premier tour de scrutin est toujours  programmé le 27 décembre 2020. Le pari de l’ONU, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des Etats-Unis d’Amérique et des institutions financières contributives devient, de plus en plus, difficile à tenir.

 

Certes, un scrutin à la burundaise ou à la malienne est toujours possible. Il faudra alors en payer le prix, comme ce fut le cas en 2011.

 

Embarras personnels

Le Covid-19 n’a pas épargné plusieurs des proches du chef de l’Etat. Des fidèles compagnons de route ont été frappés par cette pandémie qui continue sa progression dans le pays. Parmi ceux- ci, Georges Alphonse Dibert, son influent et irremplaçable conseiller politique s’en est allé brutalement le 30 mai 2020. Cette disparition de  » Siko » laisse un vide à la présidence et touche directement sa nièce, Marguerite, la seconde épouse officielle du chef de l’Etat, qui est devenue après la disgrâce de Brigitte fin mars, la première dame.

Autre disparition brutale, le 20 juin 2020, après une courte maladie, a été celle de l’ambassadeur de Centrafrique auprès du Roi Mohamed VI. En poste depuis près de vingt ans au Maroc, Ismaïlia Nimaga était un diplomate hors pair non seulement pour les relations bilatérales avec le Royaume chérifien mais aussi pour la diplomatie marocaine. En sa qualité de doyen du corps diplomatique, il a joué un rôle essentiel dans la création de plusieurs consulats africains  au Sahara occidental. Sa proximité avec la diplomatie marocaine avait permis aux autorités centrafricaines d’avoir des relais à l’international notamment à l’ONU, avec l’ambassadeur marocain Omar Hilale.

Enfin, le président Touadera est empêtré avec les affaires impliquant plusieurs ministres, des conseillers à la Présidence et à la Primature. Plusieurs chefs de guerre signataires de l’Accord de Khartoum ont repris leur liberté et menacent de nouveau la déstabilisation du pays. Le Pacte de non-agression permettant la réélection de Faustin-Archange Touadera a volé en éclats.  Pour les prochaines élections, il faudra s’armer, pas seulement de détermination, pour assurer le vote démocratique des citoyens.

 

Les revers politiques inédits

En Centrafrique, les temps changent. Jusqu’à maintenant, les députés et les organes constitutionnels de contrôle étaient surtout sensibles aux incitations sonnantes et trébuchantes. La corruption a toujours été le moteur politique du pays, à condition évidemment que le  » carburant » soit de qualité.

Depuis plusieurs semaines, le moteur s’est grippé, au grand désespoir du chef de l’Etat. Ce fut d’abord l’échec de la tentative désespérée du clan présidentiel de modifier la Constitution, puis l’émancipation des députés s’opposant au tripatouillage de l’Autorité nationale des élections ( ANE).

 

La Cour constitutionnelle réhabilitée

Une révision constitutionnelle aurait permis d’envisager une situation de force majeure autorisant ainsi de s’émanciper des dispositions constitutionnelles fixant  » ne varietur  » la durée à la fois du mandat présidentiel et de celui des députés. La proposition de loi des députés, écrite par le Palais de la Renaissance,  n’a pas reçu, le 5 juin 2020, un avis favorable. Exit donc une disposition constitutionnelle permettant une prolongation, sans véritable limite, du mandat présidentiel. En revanche, s’alignant sur les recommandations du Conseil de sécurité de l’ONU et du G5 Centrafrique, la Cour constitutionnelle rappelle l’exigence d=E

 

Article rédigé par Aza Boukhris

Dans : journal Monde Afrique

RCA : Le député de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane  visé par une plainte pour viol en France

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/député-de-Bouca-2-Teddy-Arnaud-Weïdane-450×234.jpg” alt=”député de Bouca 2 Teddy Arnaud Weïdane” width=”450″ height=”234″ />
député de de la deuxième circonscription de Bouca Teddy Arnaud Weïdane, visé par une plainte pour viol en France.

 

Bangui, République centrafricaine, 13 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ex-chef milicien Anti-Balaka Teddy Arnauld Weïdane, élu député de la deuxième circonscription de Bouca, fait l’objet d’une enquête préliminaire après qu’une jeune femme a déposé plainte contre lui en France pour viol et séquestration, ou détention en bande organisée.

 

Les policiers de Puteaux la défense, département des Hauts-de-Seine (Région Île-de-France) enquêtent depuis plusieurs semaines sur le député centrafricain Teddy Arnaud Weïdane.

Selon une source proche du dossier, le parquet de Hauts-de-Seine aurait ouvert une enquête préliminaire après la plainte d’une jeune femme pour viol commis sous la menace d’une arme et séquestration ou détention en bande organisée.

D’après la plainte déposée par la présumée victime il y a quelques semaines auprès  du commissariat de PUTEAUX LA DEFENCE dans le département 92 de Paris, les faits se sont produits entre juillet et août 2017 à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Selon la déposition faite par la plaignante auprès des enquêteurs, le suspect, à la tête d’un groupe des jeunes identifiés comme ses lieutenants Anti-Balaka, l’aurait séquestré et violé sous la menace d’une arme  durant plusieurs semaines.

Teddy Arnaud Weïdane, occupé dans l’hémicycle le jeudi dernier lors de l’adoption du projet de loi des finances rectificatives pour l’année 2020, n’était pas joignable pour répondre aux questions de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

Teddy Arnaud Weïdane est issu de la milice Anti-Balaka. En 2017,il avait été poursuivi pour les mêmes faits par le parquet de Bangui, et l’enquête est en cours. Le mois dernier, il est visé par une autre plainte pour détournement et escroquerie aggravée. Une perquisition avait été faite à son domicile la semaine dernière par les policiers de la CNS.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : 5 blessés dans une violente altercation entre les FACA et un groupe des jeunes à Paoua

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/les-soldats-de-l’armée-Centrafricaine-le-8-janvier-2013-pour-Reuters-IMG_4088-450×254.jpg” alt=”les soldats de l’armée Centrafricaine le 8 janvier 2013 pour Reuters IMG_4088″ width=”450″ height=”254″ />
Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Paoua, République centrafricaine, 12 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène a eu lieu ce samedi 11 juillet, aux environs de 21h30,  dans un bar dancing très populaire dénommé « Roungan », situé à environ 100m du marché central de Paoua, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Parmi les cinq blessés identifiés, figuraient 2 soldats des forces armées centrafricaines (FACA) détachés dans la ville. On ignore les vraies raisons de cette altercation, mais certains témoins parlent de la scène de la jalousie, alors que d’autres parlent d’une discussion qui a mal tourné. Les armes blanches sont sorties de deux côtés. L’un des FACA, grièvement agressé, sortait son couteau commando et blesse 3 personnes, tandis que le second, en état d’ivresse avancé, sortait son fusil d’assaut et faisait des sommations.

Pour l’heure,  le calme est revenu dans la ville, et l’un des deux soldats agressés se trouve actuellement à l’hôpital pour des soins appropriés.

Rappelons que le 26 janvier 2018,un premier détachement des soldats des forces armées centrafricaines(FACA) est arrivé dans la sous-préfecture de Paoua (nord-ouest), où ils sont appelés à opérer en synergie avec les soldats de la Minusca aux fins de repousser les éléments rebelles qui y foisonnent et qui sèment la terreur au sein de la population locale.

Le mois dernier, certains éléments de l’Unité mixte de sécurité (USMS), formé à Bouar dans le cadre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA), ont également été déployés à Paoua pour appuyer les soldats FACA dans leur opération de sécurisation de la zone en proie aux menaces des groupes armés de 3R et du MPC.

 

Fortuné Bobérang

Copyright2020CNC