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RCA : APPEL AUX AUTORITÉS POLITIQUES CENTRAFRICAINES PAR JEAN-SERGE WAFIO, PRÉSIDENT DU PDCA.

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Logo officiel du parti PDCA

 

PARTI DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

PDCA

APPEL AUX AUTORITES POLITIQUES CENTRAFRICAINES

 

Notre plateau sanitaire, digne de l’âge des pierres, ne nous permettra pas de gérer conséquemment les effets conjugués du coronavirus ou covid-19, vu les dysfonctionnements socio-politiques actuels et l’inconscience de nombreux de nos compatriotes.

 

L’Afrique vient d’être honorée par deux (2) remèdes, issus des plantes médicinales africaines :

  • Le sérum sénégalais, présenté par le Ministre sénégalais de la santé, Mr DIOUF à son homologue chinois, testé sur plus de 07 malades chinois de coronavirus qui ont été déclarés guéris, donc efficace à 100% ;
  • L’Apivirine, breveté et testé sur vingt (20) patients au Burkina Faso et sur d’autres au Bénin, dont un malade français au coronavirus, avec des résultats déclarés convaincants.

Ces deux (2) remèdes qui font la fierté de l’Afrique, à l’heure ou l’Occident s’investit encore dans des recherches pour un vaccin, demandent à être vulgarisés au plan essais cliniques.

 

Réalisme et pragmatisme politiques, oblige, avec insigne honneur, nous lançons humblement un appel aux Autorités Politiques Centrafricaines d’investir dans les essais cliniques de ces deux remèdes africains, au lieu de se voir imposer un vaccin-poison que le Professeur RAOULT DIDIER déconseille le test en Afrique. Ces essais cliniques induiront, certes quelques charges budgétaires exceptionnelles, mais auront le mérite de sauver de nombreux compatriotes, vu notre dénuement au plan sanitaire. Aussi, il a été préconisé, pour convaincre, l’octroi gratuit d’un certain nombre de spécimen.

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                           Président du PDCA

 

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 22 nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 22 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, de diverses nationalités. Leur tranche d’âge varie de 17   à  57  ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout  quarante et un (41) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce dimanche 26 avril 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 26 avril 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de vingt-deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets de diverses nationalités, du sexe masculin et féminin. La tranche d’âge varie de 17 à 57 ans, testés positifs ce dimanche 26 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 22 nouveaux sujets infectés, 16 sont du sexe masculin, et les 6 autres sont du sexe féminin, arrivés  en Centrafrique par la voie routière. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces vingt-deux (22) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais quarante un (41) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 41  cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.

 

Copyright2020CNC.

Campagne de dépistages contre le coronavirus dans les prisons marocaines

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Campagne de dépistages contre le coronavirus dans les prisons marocaines

Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités pénitentiaires du Maroc ont décidé de procéder à des tests de dépistage du nouveau coronavirus dans différentes prisons du royaume, alors qu’un total de 270 cas ont été décelés dans un établissement du sud du pays.

Les 270 cas de contamination ont été recensés dans la prison locale de Ouarzazate (sud), selon un nouveau bilan de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) publié dans un communiqué vendredi soir.

Parmi les personnes contaminées, 207 sont des détenus les autres des fonctionnaires, a précisé la DGAPR, ajoutant attendre les résultats des dépistages de 55 autres détenus.

Un total de 1.736 personnes (détenus et fonctionnaires) ont déjà été soumises à des tests de dépistage dans 73 prisons marocaines “dans le cadre d’une démarche proactive et préventive”, souligne le communiqué.

“Tous les résultats des tests provenant de 47 établissements ont été négatifs”, tandis que les résultats définitifs des autres prisons ne sont pas encore disponibles.

Une douzaine de cas ont également été décelés dans les prisons de Marrakech (sud) et de Ksar Kébir (nord).

Les prisons marocaines comptent près de 80.000 détenus.

Début avril, plus de 5.654 détenus ont été relâchés pour réduire les risques de propagation du virus dans des prisons notoirement surpeuplées.

Le bilan officiel des contaminations au Maroc est de 3.889 cas confirmés, avec 159 décès et 498 guérisons, selon le dernier décompte du ministère de la santé.

Avec AFP/VOA

Aux États-Unis, le nombre de décès dus au coronavirus dépasse les 50 000

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Aux États-Unis, le nombre de décès dus au coronavirus dépasse les 50 000

Bangui ( République centrafricaine ) – Selon les données de l’université Johns Hopkins, le nombre de décès dus au virus aux États-Unis a dépassé les 50 000 lors de l’épidémie de Covid-19 la plus meurtrière du monde.

Plus de 3 000 décès sont survenus au cours des dernières 24 heures, et il y a maintenant plus de 870 000 cas confirmés dans tout le pays.

Mais les États-Unis ont toujours un taux de mortalité inférieur à celui de la plupart des pays européens sur la base du nombre de cas actuels, comme l’a souligné le groupe de travail de la Maison Blanche. La triste nouvelle arrive alors que certaines parties des États-Unis rouvrent après des semaines de fermeture.

Les États-Unis ont de loin le plus grand nombre de décès et de cas dans le monde.

Toutefois, ils comptent une population de 330 millions d’habitants, bien plus élevée que celle des autres pays les plus touchés comme l’Espagne et l’Italie.

Le Dr Deborah Birx, experte du groupe de travail Covid-19 de la Maison Blanche, a déclaré que le pays a “l’un des taux de mortalité les plus bas du monde entier”.

Par habitant, le taux de mortalité actuel aux États-Unis est inférieur à celui de l’Espagne, de l’Italie, de la France, de la Belgique et du Royaume-Uni.

Les États-Unis sont en tête du tableau des décès dus aux coronavirus, mais ce n’est pas tout.

La population en est en partie responsable : de nombreux pays européens ont signalé plus de décès par habitant que les États-Unis, et l’Europe dans son ensemble a signalé plus de décès.

Mais attention à ne pas comparer ainsi d’énormes pays.

La situation à New York est très différente de celle du reste des États-Unis et il en va de même pour les autres pays.

L’Italie connaît en réalité deux épidémies : une au nord du pays, qui a dépassé les soins de santé, et une autre au sud, beaucoup moins avancée.

Les taux de mortalité dépendent également de la façon dont vous comptez- les chiffres de la France incluent les maisons de soins et ceux de la Belgique incluent également les cas suspects de Covid-19, ce qui fait que leurs chiffres semblent bien pires.

Les récentes augmentations importantes du nombre de décès quotidiens aux États-Unis sont également dues en partie à l’inclusion des décès “probables” dus au virus.

Le 14 avril, les centres américains de contrôle des maladies ont déclaré que leurs chiffres incluraient à la fois les cas confirmés et probables et les décès.

Un décès probable dû au Covid-19 est un décès qui répond aux critères cliniques et épidémiologiques mais qui n’a pas été confirmé par des tests.

Il est également important de noter que de nombreux cas bénins de Covid-19 ne sont pas signalés, de sorte que le taux de mortalité des cas confirmés n’est pas le même que le taux de mortalité global de la maladie.

Avec BBC Afrique

RCA : les groupes armés se retirent collectivement du gouvernement de Firmin NGRÉBADA.

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le premier ministre Firmin Ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui (République centrafricaine ) – Dans un communiqué publié ce vendredi 24 avril, les groupes armés, signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), ont annoncé, dans un ton peu cordial, la suspension de leur participation au gouvernement « d’union nationale » dirigée par Firmin NGRÉBADA. Un véritable coup fatal pour la paix en République centrafricaine.

 

Après la signature, le 06 février 2019,  de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), un gouvernement de large ouverture, dirigé par Firmin NGRÉBADA, ex-directeur de cabinet du chef de l’État,  avait été formé, incluant plusieurs représentants des 14 groupes armés, signataires dudit accord, conformément aux engagements pris par les parties signataires.

Mais ce vendredi 24 avril, contre toute attente, les principaux groupes armés, signataires de cet APPR-RCA, ont décidé unanimement de suspendre leur participation au gouvernement de large ouverture formé par monsieur Firmin NGRÉBADA, un mois après la signature de l’accord de Khartoum.

Selon eux, « l’échec de la mise en œuvre de l’APPR-RCA concerne surtout la gestion et l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires transitoires, les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS),  mentionnées aux articles 16 et 17 de lAPPRRCA”.

Sans détour, les signataires dudit communiqué ont indiqué aussi que la commission sur l’harmonisation des grades et sur l’intégration et la réintégration des leaders et des éléments des groupes armés dans les    De Sécurité et de Défense et dans la fonction publique de l’État et territoriale n’a jamais été mise en place, seize mois après la signature de l’APPR-RCA. De plus, la commission inclusive qui, selon l’article 11 de l’APPR-RCA, est « chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques du conflit en République centrafricaine, de qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice et qui doit soumettre son rapport à la CVJRR » n’a été qu’une coquille vide : cette commission n’a jamais fonctionné faute des moyens.

D’après eux, le régime de Touadera n’est pas « un acteur cohérent dans ses agissements ». En ce sens, ils décident de suspendre leur participation dans le gouvernement actuel, mais également dans  les différents organes.

 

Affaire à suivre.

 

Copyright2020CNC.

RCA :les groupes armés, signataires de l’APPR-RCA, demandent avec insistance au gouvernement de sortir de son surdité, de son tâtonnement, et de son entêtement.

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De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.

 

 

Communiqué de Presse Conjointe des groupes armés signataires de l’APPR-RCA

 

Centrafricaines et Centrafricains,

Chers compatriotes ;

Le 28 mars 2020, le parquet de la République de Bangui a annoncé sur les ondes nationales la tenue d’une réunion subversive au domicile du ministre des arts, de la culture et du tourisme, Monsieur Dieudonné NDOMATE, Coordinateur national adjoint du Mouvement des patriotes Anti-Balaka ; réunion qui, selon le parquet de la République de Bangui, aurait pour objectif de déstabiliser le régime en place ! Seize (16) personnes dont onze (11) militaires et cinq (5) civiles ont été arrêtés et transférés au camp de Roux et à la maison carcérale de Ngaragba.

Dans son courrier n° 003/MPA/CG/PP/20 du 1er avril 2020 adressée aux garants et facilitateurs de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA), le porte-parole du mouvement des patriotes exCombattants Anti-Balaka, Monsieur Beranger Ludovic Igor LAMAKA, regrettant l’instrumentalisation de la justice à des fins inavouées, a dénoncé cette arrestation et demandé, conformément à l’article 34 de l’APPR-RCA, une réunion de concertation aux fins de conciliation et d’arbitrage. Cette demande a été appuyée par le porte- parole du FPRC, Monsieur Aboubakar SIDDICK ALI, dans sa lettre n° 053/FPRC/BEN 020 du 03 avril 2020 adressée aux garants et facilitateurs de l’APPR- RCA.

Centrafricaines et Centrafricains,

Chers compatriotes ;

Pour contextualiser les faits, nous tenons à souligner que, samedi, le 28 mars 2020, aux environs de 11 heures, au domicile du ministre Dieudonné NDOMATE, situé à 500 mètres de l’intersection de deux rues de la Cité des Sinistrés, dans le 8e arrondissement, la coordination nationale du mouvement des patriotes Anti-Balaka tenait réunion de restitution des activités menées dans le cadre de la mise en œuvre de l’APPR-RCA. Arrivèrent alors dix (10) véhicules remplis des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), lourdement armés, sous le Commandement du Commandant WALO du BIT6. Ils prirent d’assaut la résidence du Ministre Dieudonné NDOMATE, forcèrent le portail et procédèrent à l’arrestation des Patriotes Anti-Balaka, présents aux fins de la réunion.

Il sied de réitérer que Monsieur Dieudonné NDOMATE, Coordinateur national adjoint du Mouvement des patriotes Anti-Balaka, est signataire de l’APPR-RCA.

 

 

C’est dans ce cadre qu’il a organisé cette réunion d’information et d’échange, notamment en ce qui concerne l’harmonisation des grades, telle que prévue au point 3 de l’annexe 2 de l’APPR-RCA.

Nous, les leaders des groupes armés signataires de l’APPR-RCA, par ce communiqué conjoint :

  • Réitérons que de nombreux engagements ont été pris par les parties signataires, groupes armés et gouvernement, lors des négociations, à Khartoum, du 24 janvier au 5 février 2019. Ces engagements ont été consignés dans l’APPR-RCA, signé à Bangui, le 06 février 2019, par les représentants des groupes armés et le gouvernement. Deux annexes ont été joints à l’Accord : l’annexe 1 qui concerne la mise en œuvre de cessation des hostilités et des arrangements sécuritaires temporaires ; et l’annexe 2 qui concerne les engagements du gouvernement. C’est avec un profond regret que nous constatons que l’échec de la mise en œuvre de l’APPR-RCA à la suite de la défaillance du gouvernement. En effet, l’échec de la mise en œuvre de l’APPR-RCA concerne surtout la gestion et l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires transitoires, les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), mentionnés aux articles 16 et 17 de l’APPR- RCA. Nous regrettons également que la commission sur l’harmonisation des grades et sur l’intégration et la réintégration des leaders et des éléments des groupes armés dans les Forces de Sécurité et de Défense et dans la fonction publique de l’Etat et territoriale n’a jamais été mise en place, seize mois après la signature de l’APPR-RCA. De plus, la commission inclusive qui, selon l’article 11 de l’APPR-RCA, est « chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques du conflit en République Centrafricaine, de qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice et qui doit soumettre son rapport à la CVJRR » n’a été qu’une coquille vide : cette commission n’a jamais fonctionné faute des moyens.
  • Regrettons que le Président de la République Centrafricaine et son gouvernement n’aient pas su saisir l’opportunité qu’offrait l’APPR-RCA pour sortir le pays du déchirement du tissu social causé par les conflits armés et déplorons que le régime ne soit pas un acteur cohérent dans ses agissements.
  • Déplorons que la quête de la paix ne puisse pas être une priorité pour le Président de la République Centrafricaine qui excelle dans les violations de l’APPR-RCA qu’il a lui-même voulu et signé ;
  • Constatons que le Président de la république n’a cessé de créer les conditions qui conduisent à l’échec de l’APPR-RCA ;
  • Regrettons que l’APPR-RCA complète la longue liste des Accords signés sans effet, à savoir : les accords de Birao en 2007, les accords de Syrte (2008), de Libreville (2013), la Déclaration de N’Djamena (2013), l’Accord de Brazzaville (2014), le Forum de Bangui (2015), la Déclaration de Nairobi (2015), l’entente de Saint’Egidio (2017).

En effet, chers Centrafricaines, centrafricains ; chers compatriotes ;

  • Considérant l’attaque de la base du FDPC à Zoukombo, ainsi que l’implication du gouvernement à l’épuration ethnique à Birao et les relations incestueuses qu’entretien le gouvernement avec le groupe armé PRNC (Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine) de Tiringulu et leurs alliés, en leur apportant un soutien multiforme ;
  • Considérant la situation sécuritaire et politique délétère, tant à Bangui que dans l’arrière-pays ;
  • Considérant les dérives totalitaires du régime ;

Nous, les leaders des groupes armés signataires de l’APPR-RCA, dénonçons avec la dernière l’arrestation des ex-combattants Anti-Balaka, qu’ils soient civils ou militaires, ainsi que le maintien en prison des ex-combattants FPRC et FPDC qui croupissent dans les geôles du camp de Roux et de Ngaragba.

Nous exigeons :

  • La libération des prisonniers politico-militaires, détenus à Ngaragba et au camp de Roux ;
  • La restructuration et la refondation des Forces de sécurité et de défense (les forces armées centrafricaines et les forces de sécurité intérieure) afin que celles- ci soient réellement une force Républicaine et non une armée ou entité à la solde d’un homme, d’un groupe d’individus ou d’une ethnie ; laquelle restructuration et refondation doivent être discutées avec les groupes armés qui ont adhéré à l’APPR-RCA.
  • La reconstruction et la restructuration de l’administration, du système judiciaire et du régime pénitentiaire.

En attendant que le Président de la République Centrafricaine et son gouvernement traduisent dans les faits les engagements pris à Khartoum et signé à Bangui, le 06 février 2019, demandons avec insistance au gouvernement de sortir de la surdité, du tâtonnement, et de l’entêtement qui le caractérisent et d’honorer ses engagements, tels que mentionnés dans l’APPR-RCA et ses annexes afin de mettre fin aux souffrances des populations et aux violences armées, nous décidons de suspendre notre participation dans le gouvernement actuel et dans les différents organes.

 

Ont signé :

Ali Darassa (UPC)

Mahamat Al-Khatim (MPC)

Abdoulaye Miskine (Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC))

Anti-Blaka

CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SERA LÉGITIMEMENT RESPONSABLE DES CONSÉQUENCES POLITIQUES ET JURIDIQUES DU TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION. 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’actualité politique centrafricaine actuelle se cristallise sur le projet de révision de la constitution initié par certains députés de la majorité parlementaire pour modifier la teneur des articles 35 et 68 de la constitution en vue de proroger le mandat du président  ainsi que des députés.

 

En effet, selon l’exposé des motifs du projet de révision constitutionnelle, les initiateurs se sont focalisés en prévision sur les effets dévastateurs du coronavirus pour éviter un vide juridique né du glissement du calendrier électoral initialement prévu le 27 décembre 2020 par l’Agence Nationale des Élections (ANE).

D’emblée, il urge de souligner d’abord que le sens d’une constitution dépend de son interprétation et qu’ensuite la constitution n’étant pas un texte comme les autres lois ou traités, son interprétation ne peut être l’apanage d’un boucher ni d’un primeur.

C’est dans ce climat que des contestations se font enregistrer contre une récupération et une instrumentalisation du coronavirus à des fins politiciennes et égoïstes dans le seul souci de pérenniser la gouvernance moribonde des autorités établies. Par ailleurs, le droit étant une science évolutive et avec le phénomène de la mondialisation, la révision de la constitution n’est nullement une mauvaise idée en soi mais elle doit être opportune et respectée scrupuleusement les procédures en vigueur.

D’abord, s’agissant de l’initiative de la révision de la constitution, l’article 151 de la constitution est limpide car elle appartient concurremment au président de la république et au parlement sachant que ce dernier doit être composé de deux chambres pour constituer le parlement quand bien même que l’article 156 de la constitution autorise l’assemblée nationale d’exercer la totalité du pouvoir du parlement mais exclusivement dans le domaine législatif car elle ne représente à elle seule le congrès.

En plus de l’initiative de révision, l’on doit apprécier le bien fondé de la révision avant son approbation soit par les parlementaires soit en consultant directement le peuple par voie de référendum. Entre temps, il ne faut pas occulter que la constitution du 30 mars 2016 caractérisée par sa rigidité est calquée sur le modèle français qui a fixé des limites et des barrières au delà desquelles la constitution ne peut être révisée.

En effet, selon les dispositions de l’article 153 alinéa 2, la constitution du 30 mars 2016 interdit sa révision lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire national alors qu’il est d’une notoriété que le territoire national est politiquement et militairement occupé à hauteur de 80% par les groupes armés qui perçoivent les impôts en lieu et place de l’état et en exploitent le sous-sol.

Au delà du rappel des textes constitutionnels, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi le pouvoir s’entête t-il dans cette voie sans issue qui remettra en cause notre fragile démocratie ainsi que les efforts de la communauté internationale ? A défaut d’un agenda caché, pourquoi s’évertuer à modifier la constitution malgré la contestation des forces vives de la nation ? Le président de la république a t-il mesuré les conséquences politiques et juridiques de son entêtement sur l’avenir de la nation ? En l’absence de l’avis motivé de l’Agence Nationale des Élections, sur quel fondement juridique les initiateurs de la modification de la constitution s’agitent-ils ? En pleine crise sanitaire du coronavirus où toutes les frontières aériennes, terrestres et maritimes sont fermées, le président de la république pense t-il que la solution à la crise centrafricaine se trouve à Kinshasa ou à Brazzaville ? Doit-on parcourir toutes les capitales voisines pour obtenir le principe d’un dialogue ou d’une discussion avec les forces vives de la nation ?

Visiblement, le pouvoir de Bangui est déterminé à atteindre son objectif nonobstant la mise en garde du G5, groupe des États et institutions qui soutiennent le processus de paix en Centrafrique qui rappelle au respect de la constitution et du calendrier électoral.

Dès lors que le projet de la modification de la constitution a été discuté et délibéré en conseil des ministres et en attendant l’avis de la Cour constitutionnelle, le président de la république est officiellement responsable des conséquences politiques et juridiques d’une telle démarche.

Au delà de ce qui précède, les forces vives de la nation peuvent mobiliser des moyens juridiques et politiques pour s’opposer à ce projet. Le levier juridique consiste essentiellement à un contrôle de constitutionnalité du projet de révision constitutionnelle devant la noble cour constitutionnelle de la république. En revanche, il existe une panoplie de leviers politiques qui va de la mise en accusation du président de la république pour destitution devant la haute cour de justice pour crimes de haute trahison, aussi la désobéissance civile ou une résistance passive, la révolte des citoyens et enfin l’insurrection dans le sens de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui stipule que : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Pour finir, nous estimons qu’il n’est pas encore tard pour le président de la république de saisir l’ultime chance de dialoguer avec son peuple, d’ouvrir une discussion républicaine avec les forces vives de la nation en vue de trouver un compromis, un consensus national encadré pour palier le glissement du calendrier électoral. Pour notre part, nous espérons que le volume et la quantité des rappels à l’ordre, au respect de la lettre de la constitution sont suffisamment élevés pour être audible par nos autorités. Mais attention, ne le dites à personne et si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 avril 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

COVID-19 : NOURRIR L’AFRIQUE MALGRÉ LA MALADIE

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Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui (République centrafricaine) – Pour élever un enfant, on a besoin d’un village, aiment à dire les Africains. Mais on pourrait aussi bien arguer du contraire : pour élever un village, on a besoin d’un enfant.

Un enfant à qui l’on offre un repas scolaire, c’est un enfant qui reste en classe et s’instruit. La pression économique qui pèse sur la famille diminue. Avec le temps, l’effet combiné de l’instruction et d’une bonne nutrition en bas âge se ressent au niveau de communautés entières, posant les bases de sociétés plus saines et plus productives. Des études réalisées sous l’égide de l’Union Africaine montrent que si les États du continent étaient libérés de la malnutrition infantile, ils pourraient enregistrer une hausse du PIB pouvant aller jusqu’à 16 pour cent.

À l’inverse, si l’on ferme l’école, l’enfant n’aura plus accès au repas scolaire. Les familles se trouveront en difficulté. L’enfant risquera l’émaciation. À la longue, la vitalité économique s’éteint. Les sociétés perdent pied. La promesse du développement s’évanouit, inaccomplie.

Comme la plupart des autres pays, les pays d’Afrique ont réagi à la crise du COVID-19 en fermant les écoles et les activités commerciales et en limitant la liberté de mouvement des personnes. Et si dans les pays riches de telles mesures supposent des choix difficiles, dans le contexte africain, ces choix sont déchirants. Avec des taux élevés d’insécurité alimentaire, une forte main-d’œuvre informelle, des systèmes de santé fragiles, de faibles dispositifs de protection sociale et une marge de manœuvre budgétaire limitée, les pays africains – dont beaucoup sont déjà confrontés à d’autres crises comme les criquets pèlerins et les sécheresses – risquent d’hypothéquer leur avenir dans l’espoir de protéger leurs populations.

Afin d’éviter des dommages irréparables, les confinements pour cause de coronavirus en Afrique doivent s’assortir de mesures d’atténuation rapides et résolues. Les gouvernements devraient notamment – avec l’appui de donateurs, d’organismes multilatéraux, d’ONG et d’acteurs du secteur privé – faire appel aux programmes de protection sociale là où ils existent, et en créer de nouveaux partout ailleurs. Si le besoin est particulièrement ressenti dans les régions rurales, les villes sont confrontées à un risque majeur en termes de stabilité sociale : une attention urgente est donc nécessaire dans les deux cas. Le moment est venu de distribuer nourriture et argent comptant directement aux ménages.

Il va sans dire que la protection de la vie et de la santé est prioritaire, mais la production alimentaire et les moyens d’existence viennent juste après. Et c’est pour cela que les activités agricoles doivent être maintenues. Les frontières doivent rester ouvertes pour le transport des biens alimentaires et agricoles : on ne doit pas permettre que le COVID-19 réduise à néant les progrès, obtenus au prix d’un patient travail ces dernières années, vers une plus grande libéralisation des échanges.

De plus, aucun effort ne devrait être négligé qui irait dans le sens d’un accroissement de la quantité et d’une amélioration de la qualité des produits agricoles. Produire plus et mieux signifie renforcer les capacités. Toute l’assistance technique nécessaire pour ce faire doit être mise à disposition. Aujourd’hui, nous avons besoin d’approches qui soient tournées vers l’avenir, avec des chaînes d’approvisionnement plus courtes et des outils de commercialisation innovants qui permettent de mettre en contact le producteur avec le consommateur via le cybercommerce.

En prenant toutes les précautions nécessaires, les semences et le matériel de plantation doivent continuer à arriver aux petits exploitants, les aliments pour animaux et les soins vétérinaires doivent être fournis aux communautés qui dépendent de l’élevage et les intrants de l’aquaculture, aux pisciculteurs. Les chaînes d’approvisionnement agricoles doivent être maintenues par tous les moyens, tout en observant les mesures de sécurité sanitaire. Les calendriers agricoles doivent être respectés, faute de quoi des récoltes vitales pourraient être perdues et certaines plantations rendues impossibles, ce qui nuirait encore davantage à la disponibilité alimentaire. De même, il faut que les éleveurs – acteurs essentiels de la sécurité alimentaire dans certaines zones de l’Afrique – puissent continuer à avoir accès aux pâturages. Les réserves alimentaires stratégiques d’urgence, liées aux plans de protection sociale, doivent être surveillées et restockées.

Une annulation des récoltes cette année aurait des conséquences catastrophiques. En revanche, c’est le moment ou jamais de mettre fin aux pertes après récolte en encourageant les investissements dans les équipements de stockage et la réfrigération. En même temps, la chute du prix de l’énergie pourrait marquer un passage historique vers la mécanisation.

Les prévisions économiques indiquent que le PIB des pays riches pourrait fondre d’un tiers au deuxième trimestre de l’année. Aucun pays ne peut se permettre le luxe d’ignorer un effondrement d’une telle ampleur. L’écart qui sépare les familles africaines de la faim est si mince, et les défenses dont les sociétés disposent pour lutter contre la catastrophe sont si précaires, que si l’on ne prend pas les mesures nécessaires dès le début, une tragédie nous attend à la fin. Dans un tel contexte, les pays africains devraient protéger, promouvoir et renforcer encore davantage les échanges interrégionaux.

Conscients de cette urgence, la FAO, les ministres de l’agriculture de l’Union Africaine et les partenaires internationaux se sont réunis virtuellement à la mi-avril pour s’engager à réduire aux maximum les perturbations dans le système alimentaire en Afrique, tout en continuant à œuvrer pour maîtriser la pandémie. Les mesures prévoient, entre autres, l’autorisation de traverser les frontières pour les biens alimentaires et agricoles, et la fourniture d’une aide directe aux citoyens africains – de préférence, et si possible, sous forme de monnaie électronique ou de coupons. L’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont toutes promis un appui de plusieurs milliards de dollars EU, sous forme de financements, neufs et réorientés, et sous forme d’assistance technique.

Notre détermination est forte de notre expérience. L’épidémie d’Ebola a engendré une très importante diminution de la production alimentaire dans les régions touchées. Avec le COVID-19, nous pouvons éviter qu’une telle catastrophe se reproduise. Tout ne dépend pas de nous. Mais ce qui dépend de nous se doit d’être fait.

  1. QU Dongyu est le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Mme Josefa Sacko est la Commissaire de l’Union Africaine chargée de l’économie rurale et de l’agriculture.

Mme Thokozile Didiza est Ministre de l’agriculture, de la réforme agraire et du développement rural d’Afrique du Sud et Présidente du Comité technique spécialisé dans l’Agriculture de l’Union Africaine.

 

par Qu Dongyu, Josefa Sacko et Thokozile Didiza*

 

Lutte contre la pandémie de coronavirus : l’ambassade de Chine à Bangui distribue des kits d’hygiène aux médias nationaux.

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Centrafrique.com/kits-dhygiene-de-lutte-contre-la-pandemie-de-coronavirus-remis-par-lambassade-de-chine-a-bangui-a-la-redaction-du-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>kits d'hygiène de lutte contre la pandémie de coronavirus remis par l'ambassade de chine à bangui à la rédaction du CNC
Le kit d’hygiène remis par l’Ambassade de Chine en RCA à la rédaction du CNC le 24 avril 2020. Photo CNC

 

Bangui (République centrafricaine ) – C’est dans le cadre de la sensibilisation de la population centrafricaine sur les mesures préventives pour bien lutter contre la pandémie de la maladie à coronavirus en Centrafrique que l’Ambassade de la République populaire de Chine distribue, depuis vendredi 24 avril,  des kits d’hygiène à la presse et aux professionnels des médias, auteurs de multiples articles et de reportage  sur le nouveau Coronavirus, détecté pour la première fois le  13 mars 2020 en République centrafricaine.

 

Ces kits d’hygiène sont constitués, pour chaque rédaction,   des sceaux à robinet de 25 litres, des savons Azur (carton de 80 pièces) et des divers documents sur la maladie à Coronavirus, nécessaires à la sensibilisation de la population, mais également indispensable  pour lutter contre la pandémie de la maladie à Coronavirus en RCA. Mais la particularité de ce geste de l’Ambassade de Chine envers les médias centrafricains, est que la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC), premier média centrafricains d’information générale et d’analyse  en ligne, a également reçu un lot de ces Kits d’hygiène au même titre que d’autres  médias nationaux. Ce qui n’a jamais été fait auparavant, même dans le cadre de formation de renforcement des capacités des journalistes, plusieurs fois organisée dans le pays.

C’est en ce sens que la rédaction du CNC tient à remercier vivement l’Ambassade de Chine en République centrafricaine qui ne cesse de penser à notre rédaction, même pour la formation des journalistes centrafricains en Chine que nous avons été sollicités à plusieurs reprises.

Il y’a lieu de rappeler que la République centrafricaine compte désormais 19 cas de Covid-19 sur son territoire, et 10 sont déjà guéris de leur maladie, selon le ministre de la Santé de la population, Docteur Somsé, qui a également indiqué que les 9 autres patients sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement de la maladie à Bangui.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Ces volontaires qui lavent les cadavres des victimes du Covid-19 en Iran

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Ces volontaires qui lavent les cadavres des victimes du Covid-19 en Iran

Bangui ( République centrafricaine ) – Les Corona Ladies sont intervenues pour nettoyer les corps des morts qui se seraient accumulés dans les morgues

Elles sont connues sous le nom de “Dames du corona” ou “Corona Ladies”.

Dans la ville iranienne de Qom, des bénévoles font le travail que de nombreux professionnels ont peur de faire : laver les corps des victimes du Covid-19, conformément à la tradition islamique.

L’Iran est le pays du Moyen-Orient qui compte le plus grand nombre de décès liés aux coronavirus.

Il est manifestement difficile d’obtenir des informations précises sur le pays, mais de nombreux articles en ligne estiment que les morgues du pays sont débordées.

Dans une vidéo mise en ligne, un employé de morgue a filmé des corps allongés sur le sol dans une file d’attente pour être lavés.

Il a affirmé que certains des corps étaient là depuis 5 ou 6 jours.

Après que ses images se sont propagées, les partisans de la ligne dure ont réagi rapidement.

D’abord, il a été arrêté, puis l’attention s’est portée sur le fait que les corps des victimes de Covid-19 n’étaient pas enterrés de manière respectable.

Les “Corona Ladies” ont été présentées sur plusieurs sites web, où elles sont décrites comme des femmes courageuses qui donnaient aux morts le dernier rite islamique, appelé Ghosl-e Meyyet.

Le slogan écrit sur leur dos se lit comme suit “si vous n’avez pas le courage d’un lion, vous ne pouvez pas entreprendre le voyage de l’amour”.

Hawzah News agency

Les gens portent des EPI pour laver les corps des victimes de la corona

Selon la charia, les personnes décédées doivent être enterrés peu après leur décès.

Mais avant cela, la loi exige que le corps soit nettoyé trois fois avec de l’eau.

C’est ce qu’on appelle Ghosl-e Meyyet.

L’eau contient un extrait de cèdre pour la première purification.

La deuxième fois, c’est du camphre, et enfin le corps est lavé à l’eau claire.

Après les trois Ghosls, le corps est recouvert d’un linceul blanc prêt pour les prières et l’enterrement.

Ce processus est-il sûr lorsqu’il concerne des victimes du Covid-19 ?

Lorsque cette crise a commencé, les conseils étaient très confus, tant au niveau international qu’au sein de l’Iran.

Au départ, le gouvernement déconseillait de laver les corps à l’eau, suggérant une version sèche du rite.

Mais début mars, le chef suprême a déclaré que les corps des victimes de Covid-19 devaient être traités exactement comme ceux de n’importe qui d’autres ; nettoyés, enveloppés dans des linceuls avec une prière régulière pour les morts exécutée pour eux.

Certaines des vidéos qui ont circulé montraient un grand nombre de corps conservés dans des morgues

Il a toutefois ajouté que les personnes qui s’occupent des morts doivent respecter les directives en matière de santé et de sécurité.

Quelles sont donc les directives ?

Bien que l’on ne pense pas que le coronavirus puisse être transmis par les morts, l’Organisation mondiale de la santé recommande une “grande prudence” car on ignore beaucoup de choses sur le virus.

L’OMS recommande que les personnes travaillant avec les morts portent un équipement de protection individuelle complet, y compris des gants et des masques.

En Italie, par exemple, les autorités sanitaires affirment que, bien que le virus ne puisse pas être transmis à titre posthume, il peut toujours survivre sur les vêtements – les cadavres sont donc immédiatement mis sous scellés et il est interdit aux familles de voir les restes de leurs proches.

Malgré les risques inconnus, les “Dames du Corona” continuent à travailler 24 heures sur 24 en Iran.

Elles sont composées de trois équipes, chacune travaillant par rotation de sept heures pour répondre à la demande.

Elles utilisent un certain nombre d’invocations et de chants religieux pour les aider dans leur travail.

Elles disent que lorsqu’elles lavent les corps des jeunes gens, elles crient plus fort afin de s’armer de courage pour la tâche qui les attend.

Instagram

Les étudiants de Mashhad lavent des corps pendant leur heure de déjeuner

Et elles ne sont pas les seuls volontaires en Iran : au l’école de Mashhad, les étudiants lavent des corps pendant leurs heures de déjeuner.

La peur et les chiffres

Ce n’est pas seulement la peur des employés de la morgue qui est à l’origine de ce retard, mais aussi l’ampleur de la mortalité à laquelle le pays est confronté.

Selon les statistiques officielles, plus de 60 000 personnes ont contracté le virus et environ 4 000 en sont mortes, au 8 avril.

Mais un groupe de chercheurs iraniens aux Etats-Unis pense que les chiffres réels sont bien plus élevés.

Avec BBC Afrique

La République centrafricaine enregistre son 18e e et 19e cas de Covid-19  sur son territoire.

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Centrafrique.com/covid-19-la-republique-centrafricaine-confirme-un-nouveau-cas-de-transmission-locale/chub-micka/” rel=”attachment wp-att-36838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les deux nouveaux cas sont de sexe masculin, de nationalité centrafricaine, âgé respectivement de 26  et 32 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout  dix neuf (19) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce vendredi 24 avril 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 24 avril 2020 que le ministre de la Santé publique, Docteur Pierre Somsé, a annoncé au public la confirmation de deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit de deux Centrafricains du sexe masculin, âgé respectivement de 28 et 32 ans, testés positif ce jeudi 23 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que le premier sujet infecté, âgé de 28 ans, est arrivé en Centrafrique par la voie routière depuis la République du  Cameroun, de même que le second, âgé de 32 ans, lui aussi est arrivé du Cameroun par la voie routière. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces deux nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais dix neuf cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 19  cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.

 

Copyright2020CNC.

RCA : pandémie du Covid-19, actualité politique nationale, et le tripatouillage de la Constitution, l’ancien Président François Bozizé s’exprime.

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Centrafrique.com/a-peine-rentre-au-pays-lancien-president-francois-bozize-est-menace-darrestation/bozize-francois-filme-quelques-jours-avant-sa-chute-par-jeune-afrique-en-2013/” rel=”attachment wp-att-34933 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique  
François Bozizé (RCA), président de la République centrafricaine, au palais de la Renaissance le 13 mars 2013, dix jours avant la prise de Bangui par les
rebelles de la Seleka. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

 

Déclaration du Président Fondateur du “Kwa Na Kwa” relative à la pandémie de la maladie à Corona Virus, au climat politique et sécuritaire, et au projet de révision constitutionnelle

 

Centrafricaines, centrafricains, mes chers compatriotes,

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Depuis la fin de l’année 2019, le monde entier est menacé par un mal nouveau, la maladie à Corona virus, encore connu sous son acronyme anglais de COVID-19. Le virus, extrêmement contagieux, peut, chez les personnes infectées, provoquer aussi bien un simple rhume, qu’une forte fièvre, une infection respiratoire grave et mortelle de type pneumonie ou bien n’avoir simplement aucun effet.

Ce nouveau virus, après être apparu en Chine, n’épargne aujourd’hui aucun continent, aucun pays, aucune ville. Il est à l’origine de la pandémie qui concerne le monde entier : de l’Asie aux Amériques et de l’Europe à l’Afrique, en passant par l’Australie.

L’Occident, en dépit de ses énormes avancées sur les plans scientifique, technologique et médical, subit de manière inquiétante cette pandémie. L’épicentre s’est d’abord situé en Europe, dans le nord de l’Italie, avant de se déplacer aux États-Unis d’Amérique. Aujourd’hui, c’est par milliers que l’on dénombre les victimes.

Face à ce fléau, qui se transmet essentiellement par contact physique, des mesures simples mais extrêmement efficaces ont été préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et permettent d’endiguer et de circonscrire la progression de la maladie. Ces mesures se présentent comme suit :

  • se laver soigneusement les mains avec de l’eau et du savon ;
  • utiliser un désinfectant pour les mains à base d’alcool ;
  • observer entre les personnes la distanciation sociale ;
  • saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades ;
  • utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter ;
  • tousser ou éternuer dans son coude ;
  • désinfecter les objets fréquemment touchés ;
  • porter un masque de protection couvrant le nez et la bouche.

Ainsi, du fait de l’apparition récente de plusieurs cas confirmés de COVID-19 en République Centrafricaine, nous devons plus que jamais tenir compte des préconisations de l’OMS et adopter le comportement responsable qui nous permettra de faire face ensemble à ce fléau.

De plus, le Président de la République a dernièrement édicté des mesures complémentaires s’ajoutant aux premières mesures préconisées ; j’encourage l’ensemble de la population à les observer scrupuleusement afin de contrer cette pandémie dans notre pays.

Afin de renforcer les mesures déjà prises, j’exhorte par ailleurs le Gouvernement à :

  • intensifier les contrôles par le dépistage systématique des personnes ayant été en contact avec des malades diagnostiqués, afin de contrer une possible propagation massive du virus ;
  • mettre en place une campagne de communication entièrement transparente autour de la pandémie ;
  • renforcer le plateau technique médical, notamment grâce à l’aide internationale et à la coopération avec les pays amis, dans la mesure où nos capacités demeurent encore très insuffisantes à ce jour.

De même, je lance un appel à l’unité au Peuple centrafricain dans ce combat contre ce mal nouveau car c’est en étant unis que nous serons forts. C’est en étant unis que notre résilience se manifestera et que notre capacité à surmonter les épreuves sera une nouvelle fois démontrée comme cela l’a été dans le passé.

Aussi, en ces temps difficiles, j’adresse une pensée compatissante à tous ceux et celles atteints par cette maladie et je leur souhaite un prompt rétablissement. Mes pensées vont également à ceux de nos compatriotes décédés des suites de ce fléau, ainsi qu’à leurs familles, ici au pays ou dans la diaspora centrafricaine à travers le monde. Qu’ils trouvent à travers ces quelques mots la marque de toute ma compassion et de mon indéfectible soutien.

Quelques institutions internationales et des pays amis ont commencé d’apporter à la République Centrafricaine des aides matérielles et techniques dans le cadre de leurs mandats pour ceux-là et spontanément pour les derniers. Qu’ils reçoivent, par ma voix, les sincères remerciements du Peuple centrafricain, ceux des militantes et militants du KNK et les miens propres.

Mes chers compatriotes,

C’est dans ce contexte difficile, qui exige de nous une solidarité absolue, qu’est menée en ce moment même une violente chasse aux sorcières dont le but inavoué est d’attenter à mon intégrité physique.

En effet, depuis mon retour du déplacement que j’ai effectué à Bouar, toutes sortes d’accusations graves et fantaisistes sont colportées contre ma personne et ma formation politique, dans le seul but de me disqualifier politiquement. En réalité, ma popularité dérange et, de ce fait, d’aucuns ont donc décidé de me liquider, aussi bien politiquement que physiquement. C’est pourquoi mon entourage et moi-même sommes l’objet d’un harcèlement constant, destiné à nous pousser à la faute et permettant de justifier, le cas échéant, mon assassinat planifié qui serait déguisé en simple bavure.

Je tiens à rappeler que dès mon retour au pays, j’ai pris la précaution de signaler ma présence aux autorités, ceci afin de ne laisser la place à aucune espèce d’interprétation biaisée sur mes intentions. Par ailleurs, je n’ai eu de cesse de prôner la Paix et la Réconciliation, aussi bien lors de mes différentes sorties durant lesquelles j’ai toujours agité un mouchoir blanc que lors des différents entretiens que j’ai eus avec le Chef de l’État. Ce message a également été répété lors des différents échanges avec les diplomates que j’ai rencontrés, soit au siège du parti Kwa Na Kwa, soit dans leurs chancelleries respectives. J’ai affirmé à plusieurs reprises ma disponibilité à œuvrer pour la Paix et la Réconciliation et je me suis rendu disponible pour soutenir l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) du 6 février 2019, bien que j’en avais été soigneusement tenu à l’écart.

Malgré tout cela, mon crime aujourd’hui est de ne pas avoir réservé la suite que l’on exigeait de moi, lorsque de nombreux émissaires sont venus me demander de renoncer à être candidat à la prochaine élection présidentielle et d’apporter mon soutien ainsi que celui du Kwa Na Kwa au Président de la République dans sa quête de réélection.

C’est aussi pour cela que la Loi N° 20.006 du 07 avril 2020 fixant le régime de pension accordée aux anciens Présidents de la République contient une disposition qui m’exclut aujourd’hui du bénéfice de ce texte en imposant à ceux qui y prétendent d’observer la neutralité politique. C’est dire que le fait pour moi d’animer le parti politique que j’ai créé m’interdit de prétendre à quoi que ce soit. Qu’importe ! Depuis 7 ans, je vis par mes propres moyens, sans le soutien des autorités de mon pays. Je continuerai de faire comme je l’ai toujours fait avec l’aide de Dieu, celles de ma famille et de ceux qui m’accompagnent depuis mon départ en exil.

Pour finir, je rappelle que l’actualité nous impose plus de sérieux et moins de calculs politiciens à l’heure où les conséquences de la pandémie du COVID-19 se font sentir sur les ménages centrafricains. Le Gouvernement devrait se concentrer davantage sur la détresse de nos compatriotes et orienter tous ses efforts pour barrer la route à ce fléau qui menace la communauté nationale et qui risque d’ébranler profondément notre Nation, comme toutes les Nations du monde.

Centrafricaines, centrafricains, mes chers compatriotes,

Le débat au sujet de la tenue, dans les délais prévus par la Constitution de notre pays, des élections générales de décembre 2020 a pris ces jours-ci une tournure particulière au regard de la situation médicale et sanitaire qui prévaut dans le monde. En effet, la pandémie du COVID-19 a eu des répercussions inattendues qui menacent directement le bon déroulement du processus électoral en cours en République Centrafricaine. Ainsi, les entraves à la bonne exécution du chronogramme des activités préparatoires que sont les questions sécuritaire, financière ou encore légale ont été intensifiées par au moins deux conséquences directes du Corona virus que sont l’impossibilité d’acquisition de certains matériels stratégiques dans les délais impartis et le risque de propagation locale du virus par le biais de l’A.N.E. et de ses activités.

C’est ainsi que depuis quelques semaines déjà, il règne une certaine agitation au sein de la communauté nationale du fait d’un projet de révision de la Constitution du 30 mars 2016. Ce projet est porté par un groupe de parlementaires apprentis sorciers qui invoquent une démarche similaire en 2010 lorsque, pour certaines raisons, les élections générales n’avaient pas pu se tenir dans les délais prévus. C’est ici le lieu de faire usage de la célèbre maxime qui soutient que « comparaison n’est pas raison » car en effet, si cela avait été rendu possible en son temps, c’est uniquement parce que la Constitution du 27 décembre 2004, alors en vigueur, le permettait en ce qu’elle ne contenait pas de verrou y relatif, contrairement à l’actuelle Constitution de la République Centrafricaine.

Malgré cette réalité, en date du 17 avril 2020, certains députés ont exposé ce projet de révision constitutionnelle qui nous promet l’ouverture de la boîte de Pandore. Rappelons-nous que c’est l’inobservation des dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004 qui nous a plongé dans cet enfer que nous vivons depuis le 10 décembre 2012. Aussi, j’exhorte tous les acteurs de la scène politique à respecter scrupuleusement la lettre et l’esprit de la Loi fondamentale, notamment en ses articles 35, 38, 151, 152 (alinéa 1) et 153.

L’article 35, en son alinéa 3, dispose que : « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (2) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ». Or, de l’aveu même des initiateurs de ce projet de révision constitutionnelle, il est envisagé une prorogation des mandats du Chef de l’Etat ainsi que des députés, ce qui n’est simplement pas permis aux termes de la Constitution pour ce qui concerne le Président de la République.

Il convient de rappeler qu’en 2015, à l’occasion de la tenue de l’atelier national d’enrichissement de l’avant-proposition de Constitution, présidé au nom de l’Exécutif par le Ministre Arnaud DJOUBAYE ABAZENE, lui-même secondé par l’Honorable Vice-Présidente du CNT Mme Léa MBOUA KOYASSOUM DOUMTA, ma formation politique avait, par la voix de notre représentant, attiré l’attention des participants, du CNT et du Gouvernement sur la nécessité d’une certaine flexibilité quant à la possibilité d’un glissement du calendrier électoral au regard de la situation de notre pays post-conflit, ainsi que l’éventualité d’un cas de force majeure, exigeaient de nous d’être prévoyants, forts de l’expérience de 2010. Ces arguments avaient été balayés d’un revers de main par le présidium et une formule rigide avait été retenue, précisant qu’aucune prorogation n’était envisageable « pour quelque motif que ce soit » – dont acte.

L’article 38, qui a trait au serment prononcé par le Chef de l’Etat lors de son entrée en fonction, dispose entre autres, au rang des engagements du Président de la République, celui de ne jamais exercer les pouvoirs qui lui sont « (…) dévolus par la Constitution à des fins personnelles ni de réviser le nombre et la durée (…) » de son mandat. Or ici, un allongement déguisé de la durée du mandat en cours, par le mécanisme de la prorogation, est bien ce qui est projeté. Le Président de la République, en laissant prospérer une telle initiative, prend le risque de violer son serment avec toutes les conséquences juridiques qui découleraient de cette violation.

Les articles 151 et 152 (alinéa 1) disposent respectivement que « l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et au Parlement statuant à la majorité des deux tiers (⅔) des membres qui composent chaque chambre » et que « la révision intervient lorsque le projet de proposition présenté en l’état a été voté par le Parlement réuni en Congrès à la majorité des trois quarts (¾) des membres qui le compose ou a été adoptée par référendum ».

Or, la Cour Constitutionnelle, dans sa décision N° 004/CCT/17 du 1er février 2017, relative à la Loi organique portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, avait dénié à la chambre basse du Parlement l’exercice de la plénitude des pouvoirs dudit Parlement, les limitant de ce fait, et de manière exclusive, à la fonction législative, c’est-à-dire l’adoption des lois ordinaires et organiques. Nous en voulons, pour exemple, le fait que le Président de l’Assemblée Nationale de l’époque n’avait pas été autorisé à nommer, en lieu et place du Président du Sénat, le neuvième (9e) membre de la Cour Constitutionnelle, malgré le fait que le Président de la seconde chambre de notre Parlement n’ait toujours pas été élu, faute de mise en place du Sénat. À cela s’ajoute le constat que les lois constitutionnelles relèvent, pour leur part, du domaine constitutionnel et du pouvoir constituant, ce qui les place hors du champ de compétence de la seule Assemblée Nationale, laquelle, aux termes de notre Loi fondamentale, ne constitue pas, à elle seule, le Parlement. La Cour Constitutionnelle a ainsi établi une jurisprudence.

Il est donc fondé de conclure que, dans la mesure où l’Assemblée Nationale n’exerce qu’une partie des pouvoirs du Parlement, au rang de laquelle ne figure pas la révision constitutionnelle, il y a lieu de considérer la présente initiative de révision de la Constitution du 30 mars 2020 comme anticonstitutionnelle.

Enfin, l’article 153 de notre Loi fondamentale, quant à lui, énumère les limites à la révision constitutionnelle. Il y figure notamment, au deuxième tiret, le nombre et la durée du mandat présidentiel.

Centrafricaines, centrafricains,

De ce qui précède, j’en appelle à la sagesse du Président de la République, garant de notre Constitution et du bon fonctionnement de nos institutions, et l’exhorte à mettre fin à cette initiative malheureuse, porteuse d’incertitudes et de germes d’instabilité. J’invite le Président de la République à réunir autour de lui toutes les forces vives de la Nation centrafricaine dans le but de préserver la Paix et la Continuité de nos institutions face aux défis qui seront les nôtres dans les mois à venir. Que sous son impulsion, une solution consensuelle, par le dialogue, puisse éviter à notre pays les affres d’un vide juridique et d’une vacance de pouvoirs propices aux initiatives malheureuses des fossoyeurs du Peuple centrafricain et des ennemis de la Paix.

Les défis qui se dressent devant nous sont immenses, mais nous pouvons les surmonter dans l’unité et la cohésion sociale. Qu’il soit clairement entendu que nous voulons des élections inclusives, libres, transparentes, crédibles, organisées dans les délais constitutionnels et dont les résultats seront acceptés de tous car il y va de la survie de notre démocratie. Cependant, nous ne pouvons feindre d’ignorer les entraves au bon déroulement du processus électoral, notamment le COVID-19 qui, à ce jour, est devenu une réalité en Centrafrique.

Aussi, je me tiens entièrement disponible pour travailler aux côtés du Chef de l’Etat afin de l’aider à rassembler les filles et les fils de Centrafrique pour qu’ensemble nous dépassions nos clivages et sauvions notre pays en partage.

C’est là mon engagement en faveur de la Paix.

C’est là mon engagement en faveur de la Démocratie.

C’est là mon engagement en faveur de nos compatriotes.

Puisse Dieu nous protéger tous !

Fait à Bangui le 24 avril 2020.

 

Le Très Grand Ouvrier

Président Fondateur

 

 

 

Général d’Armée

François BOZIZÉ YANGOUVONDA

Ancien Président de la République Centrafricaine.

 

 

RCA : la ministre des Affaires étrangères souffre-t-elle de la maladie du Covid-19 ?

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La Ministre Sylvie Baïpo Témon lors de la réception du mémorandum des jeunes manifestants, le 17 février 2020 à Bangui. CopyrightRNL

 

Bangui (République centrafricaine ) – Pour les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, la réponse est affirmative. Leur chef, madame Sylvie Baïpou Temon est bel et bien malade depuis 7 jours après avoir testé positive, alors que le ministre délégué aux affaires étrangères, monsieur  Sokodé, en détention provisoire depuis plusieurs jours vient d’être présenté pour la seconde fois devant son juge ce vendredi 24 avril.

 

Selon les informations du CNC recueillies auprès des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpou Temon, chef dudit département, a été testée positive au Covid-19 depuis 7 jours. Elle est en quarantaine chez elle en toute discrétion.

Pendant ce temps, le nouveau directeur de la Francophonie et de protocole d’État, nommé par le chef de l’État sur proposition de la ministre des Affaires étrangères, est arrivé à Bangui, le week-end dernier, à bord d’un vol spécial de l’armée française, alors que le ministre délégué des affaires étrangères en charge de la francophonie et du protocole d’État, Monsieur Sokodé, en détention provisoire à la SRI depuis près d’un mois, vient d’arriver, avec 5 de ses co-accusés,  ce vendredi 24 avril 2020au palais de la justice pour y rencontrer le juge d’instruction.

Dans cette affaire du trafic des faux passeports diplomatiques centrafricains, dans laquelle le ministre délégué, monsieur Sokodé, et son chef du cabinet ont été suspectés et incarcérés, la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie BAÏPO TEMON, pourtant considérée comme le cerveau de ce trafic, n’a pas été interrogée par les enquêteurs jusqu’à ce jour. On ignore les raisons de ce micmac, mais au ministère des Affaires étrangères, nombreux sont ceux qui critiquent le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son Premier ministre Firmin NGRÉBADA de l’avoir soustraire tranquillement de la main de la justice.

Rappelons que le ministre délégué, Monsieur Sokodé, ancien porte-parole du parti MLPC, a été dépouillé discrètement de toutes ses prérogatives par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en nommant un nouveau directeur de la francophonie et du protocole d’État, rattaché directement au cabinet de la ministre des affaires étrangères, l’intime du chef de l’État Touadera.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC

RCA : des inquiétants bruits de bottes

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Centrafrique.com/le-chef-de-letat-centrafricain-faustin-archange-touadera-a-kinshasa-le-22-avril-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Arrivée du chef de l'État centrafricain, Faustin Archange Touadera, à Kinshasa, en République démocratique du congo, le 22 avril 2020. Photo : Pcongo
Arrivée du chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadera, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 22 avril 2020. Photo : Pcongo

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le président Touadera est devenu, au fil des mois, une marionnette, aux mains de conseillers, dont des étrangers,  totalement imperméables à l’intérêt national. Sur fond de possibles mutineries chez un certain nombre de militaires centrafricains.

Quelle sera la vigueur de l’hostilité qui est apparue, ces dernières semaines, dans les rangs des Forces armées, des Forces de sécurité intérieure et de la Gendarmerie. Un vent mauvais souffle qui pourrait être annonciateur d’une tempête comme en ont connue David Dacko, Jean-Bedel Bokassa, Felix-Ange Patassé, François Bozizé  et Michel Djotodia Am-Nondroko

Les militaires se rebiffent  

Le président Touadera ne sait plus comment résoudre les fractures, de plus en plus béantes, dans ses forces armées. Elles sont nombreuses dans un pays habitué à l’inéluctable  » motion de censure militaire », appelée pudiquement « mutinerie ». Quels sont ces mécontentements qui sont bien davantage que de l’humeur ?

les formations dispensées à la fois par l’Union européenne  -EUTM- RCA – et la Fédération de Russie, avec ou sans  le groupe paramilitaire Wagner, sont devenues concurrentielles, faute de coordination et ont, de ce fait, engendré des conflits entre les bénéficiaires de ces formations différentes en tout point. De surcroît, viennent s’y ajouter  les intégrations de combattants rebelles dans les unités mixtes de sécurité.

– plusieurs centaines de jeunes recrues, qui ont été sélectionnées selon des critères très contestés, ont reçu une formation en Angola, en Guinée équatoriale et en Côte-d’Ivoire. A leur retour de stage, ils ont été intégrés dans des grades ne correspondant pas à leur fin de stage. On devine le mécontentement des militaires, déjà en fonction, voyant passer devant eux ces débutants privilégiés. Une illustration du népotisme qui est en cour à Bangui.

– plus grave pour le régime actuel, est le raidissement de plusieurs officiers et sous-officiers ayant des postes de commandement. L’ exemple de l’ancien chef d’Etat-major des Armées, le général de division Ludovic Ngaïfei est éloquent. Cet officier Supérieur était déjà en opposition frontale avec le régime actuel. C’était pour cela qu’il fut limogé, en 2017, par la ministre de la Défense. L’ ancien patron de la  » grande muette » est soudain devenu volubile. Son manifeste   » Quand la souffrance du peuple m’interpelle, à plus d’un titre » est d’une violence rare contre le régime du président Touadera. Ce très long réquisitoire, publié dans les médias le 5 mars 2020, était le point de non-retour du général de division. On comprend donc sa décision de demander immédiatement sa mise à la retraite, ce qui fut fait promptement, le 11 mars 2020. On comprend aussi que le président Touadera préféra prudemment de le verser dans la 2ème section, non pas au bénéfice du ministère de la Défense mais de celui de la Fonction publique. On imagine mal Ludovic Ngaïfei s’occuper de son troupeau de Zébus. Plus qu’ à la retraite, il est bien en réserve.

les rumeurs alarmistes arrivent jusqu’au Palais de la Renaissance, pourtant « en confinement » depuis longtemps. Le chef de l’État a renforcé sa garde présidentielle où le contingent rwandais de la Minusca joue curieusement un rôle de supplétif. L’État-major de la Garde présidentielle a été renouvelé, en avril 2020, avec des nominations de militaires à poigne, comme celles des généraux Jean-Piere Dolle-Waya et Alfred Service. Depuis quelques jours, les opérations rugueuses de la Garde presidentielle  sont signalées à Bangui mais aussi dans sa banlieue. Une paranoïa aigüe a contaminé le Palais de la Renaissance.

– la région de la Lobaye était jusqu’ à présent paisible, si ce n’est quelques accrochages relatifs aux exploitations étrangères des sites miniers. Les habitants, généralement les Ngbaka, ont été outrés par l’expropriation de la famille Bokassa du palais impérial de Berengo, au profit des mercenaires russes de Wagner.

Un vent de fronde

C’est sur cette base de mécontentement, sensiblement accentuée avec le retour de François Bozizé, que des mouvements d’hommes armés et sous commandement sont signalés dans la région et même au-delà. L’ethnie de l’ancien président Bozizé, les Gbaya, pourrait aussi en vouloir à Faustin-Archange Touadera. Plus qu’ailleurs en Centrafrique, la « nouvelle alliance » entre les ex-Seleka et le clan présidentiel constitue un motif de rejet qui pourrait s’amplifier.

La situation devient sérieuse et très préoccupante pour le pouvoir actuel. Elle l’ est tellement qu’en pleine période de confinement souhaitée par l’OMS, le président Touadera s’est senti obligé de se rendre, le mercredi 22 avril 2020, à Kinshasa pour rencontrer Felix Tshisekedi; puis à Brazzaville pour solliciter les conseils de Denis Sassou-Nguesso, pourtant un peu délaissé ces derniers temps.

Histoire , pour le président centrafricain, de trouver quelques appuis sur le plan régional

 

Avec Le monde Afrique

RCA : APPEL DE Me CREPIN MBOLI  GOUMBA AUX FORCES VIVES DE LA NATION, Un terrain miné ?

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Centrafrique.com/crepin-mboligoumba-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Crépin Mboligoumba
Crépin Mboli-Goumba

 

Bangui (République centrafricaine) – Le 19 Avril 2020, Me Crépin MBOLI GOUMBA lance un Appel à toutes les Forces vives de la Nation. Il faut dégager une position commune face à l’initiative qui menace de  réviser la Constitution du 30 Mars 2016 de la RCA pour cause du Covid-19.

Un Bureau est mis en place. Comment ce Bureau est-il formé ? S’agit-il d’un consensus ? D’un vote ? Il n’y a pas de réponse à ce stade.

Cependant, Il y a de réticences. Certains parlent d’une lettre de mission donnée à Me Crépin MBOLI GOUMBA par le Président de la République. Qu’il volerait au secours de du Président Faustin Archange TOUADERA. Qu’il s’offrirait ainsi d’une publicité à moindre coût pour sa campagne électorale.

Cet Appel intervient à sa sortie d’une audience que le Président Faustin Archange TOUADERA lui a accordée le 16 Avril 2020. Est-ce en son propre nom ou au nom d’un collectif qu’il a été reçu ? Il n’y a pas de réponse. Mais à sa sortie il lance un Appel solennel à toutes les Forces vives de la Nation. Il faut à présent d’une équipe représentative de ces dernières, aller vers les initiateurs de la révision la constitution d’organiser un débat avec les citoyens.

 

Les Forces Vives de la Nation font partie

De la solution de la crise en RCA.

Que met-on sous les mots utilisés. C’est le cas de la « Force vive de la Nation » (FVN). C’est une personne physique ou morale dont les actions contribuent à améliorer la société favorisant l’équilibre sociétal d’un pays et sa stabilité et sa valeur économique.

C’est aussi le cas des mots « révision et prorogation » de la constitution. Me Blaise FLEURRY HOTO apporte sa contribution.

 

« S’il arrivait que le coronavirus est un frein, l’Assemblée nationale peut saisir le Chef de l’Etat pour convoquer une session extraordinaire à l’effet de se pencher sur une éventuelle question de prorogation je dis bien de prorogation du mandat du Chef de l’Etat et des institutions de la République et non de la révision de la constitution. La révision de la constitution a une autre connotation que la simple question de la prorogation qui doit procéder à dire, nous souhaiterions que les mandats des Institutions de la République soient prorogés.

Si vous voulez réviser la constitution, vous n’allez peut-être pas toucher à la question du nombre de mandats mais nécessairement toucher à la question de la durée. Le mandat du Chef de l’Etat est de cinq ans, le mandat des députés est de cinq ans. Si vous voulez réviser la constitution ça voudrait dire implicitement que le délai de mandat de cinq ans ne peut pas être respecté. Mais deuxièmement ça veut aussi dire que pour les prochaines élections vous aller tabler sur quelle date pour la prise d’effet des fonctions du Chef de l’Etat et la prise d’effet des députés à l’Assemblée nationale ? »

 

Si les circonstances obligent à la faire il faut attendre le moment venu pour la faire dit le confrère de Me MBOLI GOUMBA. Anticiper à la date d’aujourd’hui pour parler de prorogation et prendre pour cause le coronavirus alors qu’on n’est pas en mesure de dire combien de temps le coronavirus va mettre et le mettre sous la force majeure ça pose un problème.

 

M Mathurin DIMBELE NAKOE  s’inquiète.

« Avec ce qui se passe aujourd’hui dit-il,  si le gouvernement devait édicter certaines mesures contraignantes qui empêchaient le déroulement normal du processus. Et qu’on arrive au 30 Mars 2021 sans que l’élection ait abouti qu’est-ce qu’on fait ? »

 

La prévoyance ne se discute pas en termes de révision de la constitution lui répond Me B FLEURRY HOTTO.

« Que l’Assemblée Nationale ou l’initiateur de ce projet de loi puisse faire une grande communication autour de cette question.

Nous sommes dans un Etat démocratique donc on ne devrait  pas avoir peur des débats.

On ne devait pas se limiter au niveau de l’Assemblée Nationale pour susciter des questions et donner des réponses. On aurait pu faire autour de cette question une table ronde. Là on peut discuter avec les partis politiques,  avec les organisations de la société civile, avec les organisations des droits de l’homme, avec les juristes, les praticiens du droit.et partir de ce moment on tamise, et reprend ce qui est essentiel pour pouvoir faire une projection sur un projet de loi

Que l’initiateur de ce projet de loi change de procédure. Qu’il essaie d’aller vers ses frères et sœurs  que sont les Centrafricains pour leur poser le problème. Essayer  non pas de s’imposer. Essayer non pas de se justifier. Mais essayer d’expliquer le bien-fondé de sa démarche et créer l’adhésion autour. C’est ce qui nous manque  en République Centrafricaine. On ne veut pas créer l’adhésion autour d’un projet. Cà c’est extrêmement  grave et s’emmène des frustrations.»

 

Conclusions

 

Maître Crépin MBOLI GOUMA et les Forces vives de la Nation doivent surmonter leurs divergences, saisir cette occasion pour aider l’Assemblée nationale à jouer son rôle en écoutant d’avantage les citoyens et en recherchant le plus souvent possible l’adhésion autour des projets de lois de la République. Les FVN font partie de la solution de la crise centrafricaine. C’est une des déclinaisons concrètes de l’UNITE nationale de la devise de la RCA.

 

Les Citoyens centrafricains veillent au bon fonctionnement de toutes les Institutions de la République conformément à la Constitution et être intransigeants.

C’est très difficile. La RCA se bat pour  sortir des décennies de dictatures c’est possible.

 

« Les Oubanguiens ont conscience qu’ils ont été exploités jusqu’ici et qu’entre autres, le programme des missionnaires est de les maintenir dans une quasi ignorance pour faciliter cette exploitation. Et moi, ma fierté est d’être vraiment l’élu d’un peuple qui a prouvé à tous qu’il savait dire « non » à l’esclavage, se rendant ainsi digne des autres peuples libres. Le Peuple centrafricain n’est hostile à aucun peuple. Il réclame simplement Egalité et Dignité dans la coopération avec tous les pays ». B BOGANDA  (17/06/1951)

 

Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 23 Avril 2020

RCA : Ndélé, la préfecture et l’inspection académique pillées, et les rumeurs d’une attaque de la ville enflent.

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Centrafrique.com/bureau-du-prefet-pille-par-les-assaillants-dans-la-nuit-du-mercredi-a-jeudi-16-avril-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bureau du préfet de Bamingui-Bangoran pillé par les assaillants dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril 2020.
Le bureau du préfet de Bamingui-Bangoran pillé par les assaillants dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril 2020.

 

Ndélé (République centrafricaine ) – L’acte criminel s’est produit dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril 2020 par des assaillants lourdement armés et non identifiés, alors que des rumeurs d’une nouvelle attaque foudroyante de la ville par les rebelles du RPRC refont surface. Plusieurs quartiers se sont vidés, et la peur s’empare des habitants de  Ndélé.

 

Après l’incendie du marché central et du lycée moderne de Ndélé, c’est le tour de la préfecture de Bamingui-Bangoran et de l’inspection académique fondamentale 1 d’être les cibles des assaillants non identifiés qui se sont introduits dans la ville dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril 2020.

Des bureaux ont été saccagés, et plusieurs matériels ainsi que des documents administratifs ont été emportés par les assaillants. Le préfet de Bamingui-Bangoran, qui se trouve actuellement à Bangui après la dernière attaque de la ville par des rebelles du RPRC, n’a pas encore réagi. Ce qui pousse certains à l’indexer comme le commanditaire de cet acte criminel.

Sur place, nous avons tenté en vain de le joindre sur son mobile.

Pendant ce temps, plusieurs quartiers de Ndélé, notamment  Kpeténè,Tipauyère,Mourouba, artisans, Golomandja, Galadja se sont vidés à cause des rumeurs d’une éventuelle nouvelle attaque de la ville par des rebelles du RPRC et ses alliés, qui sont signalés dans les environs.

Rappelons que pour la paix dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, le chef du CNDS (conseil national pour la défense et sécurité), le général du FPRC Abdoulaye Hissen, accompagné du sultan de Ndélé, et d’autres personnalités du FPRC sont arrivés hier à Bangui  la capitale, par un vol spécial de la Minusca  afin de participer à une réunion avec les autorités du pays et de la Minusca en vue de trouver une solution durable à la crise qui a secoué la région depuis plusieurs mois.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

Bureau préfectoral de Bamingui-Bangoran le 16 avril 2020
Image du 16 avril 2020.

 

Dernière minute : arrivé à Bangui du chef rebelle Abdoulaye Hissen.

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Bangui (République centrafricaine ) – La menace d’une large contamination au coronavirus à Bangui inquiète sérieusement les Centrafricains depuis  une semaine. Après les membres du cabinet du chef de l’État et du gouvernement, c’est le tour des agents aéroportuaires de la capitale d’être convoqués pour un test généralisé au Covid-19 à l’Institut Pasteur de Bangui. Comment le pays va-t-il s’en sortir ?

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, patron du CNDS (conseil national de défense et de sécurité ) vient d’arriver à l’aéroport international de Bangui Mpoko, ce jeudi 23 avril, à bord d’un avion de la Minusca en provenance de Ndélé. Logé dans un endroit discret, le chef rebelle rencontrera dans les prochaines heures les autorités du pays et de la Minusca.

 

C’est dans le cadre des pourparlers engagés par les autorités du pays, appuyés par la Minusca,  avec les différents groupes armés rivaux qui se sont affrontés violemment il y’a quelques semaines à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran  que le chef rebelle Abdoulaye Hissen, Président du CNDS ( Conseil national de défense ), un organe  de défense des trois principaux groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, est arrivé à Bangui sur invitation du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.

Accompagné du sultan de Ndélé, mais également de ses gardes du corps que le chef rebelle Abdoulaye Hissen est arrivé à l’aéroport international de Bangui Mpoko cet après midi du jeudi 23 avril 2020.

Logée discrètement dans la capitale, la délégation du FPRC conduit par Abdoulaye Hissen rencontrera le Premier ministre Firmin NGRÉBADA ainsi que d’autres personnalités de la Minusca en vue de discuter d’un éventuel cessez-le-feu dans le Bamingui-Bangoran, particulièrement à Ndélé.

Cependant, du côté du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ) et de ses alliés, le rendez-vous avait été fixé ce jeudi 23 avril à 10 kilomètres de Ndélé avec la Minusca pour permettre aux blindés d’aller récupérer leurs représentants. Mais en arrivant sur place, aucun rebelle ne s’est présenté durant plusieurs minutes. Qu’à cela ne tienne, d’autres représentants du RPRC et du MLCJ sont dans le gouvernement de Firmin NGRÉBADA. Ils pourront faire le jeu de leur mouvement respectif lors des prochains pourparlers.

Rappelons que la semaine dernière, le chef rebelle Ali Darassa avait été invité par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Bangui. L’objectif de son séjour dans la capitale centrafricaine était de discuter avec les autorités du pays de l’affaire de monsieur Hassan Bouba, mais également de sceller leur entente sur le contrat d’extraction aurifère à Ndassima, dans les environs de la ville de Bakala, dans la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

RCA : les en dessous de l’affaire opposant Ali Darassa et Hassan Bouba. Enquête spéciale du CNC.

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, le 16 mars 2019.
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Bangui (République centrafricaine ) – Depuis quelques jours, l’affaire opposant Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC, à monsieur Hassan Bouba, conseiller politique de l’UPC défraye la chronique à Bangui comme en province. Le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, et son Premier ministre, Firmin NGRÉBADA,  qui se sont ralliés derrière Ali Darassa dans ce bras de fer inédit, enfoncent le clou. Tandis que Hassan Bouba, qui tente difficilement de relever ses gants, s’active dans l’ombre pour se défendre. Que s’est-il réellement passé ? Enquête spéciale et inédite du CNC.

 

Dans une correspondance adressée au Premier ministre Firmin NGRÉBADA, et intitulée « lettre de proposition » en date de 20 avril 2020, le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée 5 étoiles Ali Darassa propose le nommé Mahamat Ibrahim, un autre sujet tchadien,  au poste du ministre conseiller du Premier ministre, au Remplacement de Monsieur Hassan Bouba, aux prises avec lui depuis près d’un mois, alors que quelques jours plutôt, à Bangui, la nomination de Hassan Bouba à la tête du ministère de l’élevage faisait l’objet de discussion entre le chef rebelle, Ali Darassa,  et le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA,  par l’entremise du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Finalement, la nomination de Hassan Bouba au gouvernement a été abrogée par le chef de l’État, qui demande par ailleurs au chef rebelle de lui propose un autre nom pour ce poste ministériel qui revient d’office à l’UPC.

Mais pourquoi Ali Darassa s’acharne-t-il contre son ami et conseiller politique de l’UPC Hassan Bouba ?

 

Les Russes à la manœuvre

Selon les premiers éléments d’information recueillis par le bureau d’enquête et d’analyse de Corbeaunews (BEAC), tout avait commencé à la fin du mois dernier par une affaire d’exploitation aurifère dans la commune de Ndassima, dans les environs de Bakala, préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

Ce site minier, attribué récemment et frauduleusement  à une société russe par le gouvernement, est situé dans des localités sous contrôle militaire des rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ) du chef rebelle Ali Darassa. Une somme de 100 000 dollars américains, soit environ 65 millions de francs CFA lui avaient été versés par la société russe, et les travaux devraient commencer d’un moment à l’autre.

Cependant, les Russes, avant de commencer les travaux d’extraction minière dans la zone, sollicitent l’appui du chef rebelle Ali Darassa. Ils  demandent  à celui-ci l’affectation de 50 de ses hommes lourdement armés pour sécuriser les chantiers. Et ce n’est pas tout, ils sollicitent aussi au chef rebelle de leur proposer la liste de 100 hommes, rebelles ou pas, qui seront employés comme  artisans miniers sur les chantiers. Aussi, sur chaque homme affecté sur ce chantier, le chef rebelle Ali Darassa va percevoir un pourcentage sur leur salaire. Un business dans le business.

 

Contrat minier menacé par Hassan Bouba

Cet accord, bien scellé et coordonné par Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État en matière de sécurité, semble être menacé par le sulfureux Hassan Bouba, pourtant ami direct de ce dernier.

Contre toute attente, les Russes, qui voient le diable partout, écartent monsieur Hassan Bouba de ce business. Ils l’ont soupçonné de faire le jeu des Français dans cette affaire de mine de Ndassima, attribuée initialement dans la règle du jeu à une société canadienne, puis réattribuée   frauduleusement à une société russe. Cette affaire, qui fait l’objet d’une plainte devant la justice internationale, est à l’origine de la colère des Russes, mais également du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA contre le tchadien Hassan Bouba, conseiller politique de l’UPC.

Le chef rebelle Ali Darassa, qui a perçu une importante somme d’argent dans cette affaire, semble emboîter les pas des Russes en écartant immédiatement Hassan Bouba, soupçonné  de collaborer avec le service de renseignement français pour déstabiliser l’UPC dans la Ouaka.

Ainsi, sur l’ordre des Russes, Hassan Bouba est écarté de tout : sa nomination au gouvernement est abrogée, il est limogé aussi de son poste du conseiller du Premier ministre, mais également de son poste au sein de l’UPC.

Un bras de fer inédit qui fait réagit ce dernier qui  est sorti de ses gants. Selon des informations du CNC, celui-ci voudrait rendre la monnaie de singe à son ex-patron Ali Darassa. Mais pour l’heure, il se dit réservé quant à la réponse face à cette affaire.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Lettre de proposition du chef rebelle Ali Darassa au premier ministre Firmin Ngrébada pour la nomination de monsieur Mahamat Ibrahim au poste du ministre-conseiller du premier ministre.
Lettre de proposition du chef rebelle Ali Darassa au premier ministre Firmin Ngrébada pour la nomination de monsieur Mahamat Ibrahim au poste du ministre-conseiller du premier ministre.
Monsieur Mahamat Ibrahim proposé par le chef rebelle Ali Darassa au poste du ministre conseiller du premier ministre.
Monsieur Mahamat Ibrahim proposé par le chef rebelle Ali Darassa au poste du ministre conseiller du premier ministre.

 

RCA : ALEXIS NDUI YABELA, UN JURISTE ENVIRONNEMENTALISTE AUTOPROCLAME CONSTITUTIONNALISTE FAIT UNE INTERPRETATION CONSTITUTIONNELLE HASARDEUSE, TROMPEUSE ET PERILLEUSE POUR NOTRE PAYS

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Centrafrique.com/aristide-briand-reboas-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Aristide Briand REBOAS
Monsieur Aristide Briand REBOAS

Bangui (République centrafricaine ) – Dans une réflexion intitulée « Centrafrique : doit-on confondre vacance du pouvoir et vacuité u pouvoirs publics en droit constitutionnel », parue en date du 19 avril 2020, Dr Alexis N’DUI YABELA, ancien Directeur Général de l’ENAM, Enseignant-Chercheur à la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l’Université de Bangui a fait une analyse juridique mais hasardeuse, trompeuse et périlleuse pour notre pays, puisque l’auteur s’emploie de toute évidence à défendre l’indéfendable, c’est-à-dire la possibilité de réviser le nombre et le durée du mandat présidentiel (article 35 de la Constitution du 30 mars 2016). Cet auteur soutient une démarche de certains parlementaires qui est aujourd’hui fortement critiquée et rejetée par l’ensemble des juristes, constitutionnalistes ou pas, acteurs politiques et  société civile et même la communauté internationale notamment le G5 à Bangui (Minusca, Ambassade de France, Ambassade des Etats-Unis, Représentation de l’Union Européenne et Représentation de l’Union Africaine, voir Déclaration du 20 avril 2020, dernier paragraphe).

Mais, il faut préciser que Dr Alexis NDUI YABELA n’est pas à sa première forfaiture juridique. Il est coutumier du fait. On se rappelle ses analyses erronées et hasardeuses de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013. Plus récemment, suite à la DECISION N°002/CC/20 DU 30 JANVIER 2020 de l’auguste Cour Constitutionnelle ayant annulé le Décret N° 19.355 du 17 décembre 2019 portant création d’une Délégation Générale des Grands Travaux et des Investissements Stratégiques (DGGTIS), Dr Alexis NDUI YABELA, a cru devoir organiser une Conférence-débat à l’Université de Bangui pour déclarer, en substance, à l’auditoire que ce n’était pas à bon droit que cette Cour avait annulé le Décret attaqué par Joseph BENDOUNGA du MDREC. L’auteur s’attaque ainsi, par pure jalousie, par opportunisme et positionnement politiques, à ses collègues universitaires tels que Dr Jean-Pierre WABOE, très bon enseignant en Droit Pénal, Mme le Professeur Danièle Darlan, éminent Professeur de Droit, l’unique femme enseignante en Droit à ce jour qui fait aussi notre fierté intellectuelle… Heureusement, le Pr Jean-François AKANDJI lui a donné une belle leçon de contentieux constitutionnel, dans sa sortie du 02 mars 2020 intitulée : « Affaire Koyagbele ou le constitutionnalisme d’occasion ». Autrement dit, Alexis NDUI YABELA est un « constitutionnaliste d’occasion » mais pas d’origine…

Dans son article intitulé « L’appréhension constitutionnelle d’un éventuel glissement du calendrier électoral de 2020 », Dr Dominique Désiré ERENON a été dans la prévention, il a fait de la pédagogie pour rendre sa pensée claire et surtout accessible à tous, guidé en cela par son attachement à la République et le souci d’une préservation de la paix sociale dans notre pays.

En tant que Constitutionnaliste, il  a interprété les dispositions constitutionnelles mais sans oublier l’absolu devoir qui est le sien, celui de ne pas induire en erreur les gouvernants ou les gouvernés.

Dr Dominique Désiré ERENON a ainsi démontré qu’une analyse institutionnelle, ce n’est ni un jeu ni de la masturbation intellectuelle cousue d’une litanie de citations bibliographiques. On n’entreprend pas une analyse institutionnelle pour plaire à qui que ce soit, aux gouvernants ou aux gouvernés. Une analyse institutionnelle doit se départir de tout ce qui est partisan, personnel ou individuel. L’institutionnel n’a rien d’individuel ou de personnel. L’institutionnel, c’est le collectif, lequel englobe forcément l’idée d’une certaine organisation sociale, l’ordre. Sous ce rapport, toute analyse institutionnelle précisément constitutionnelle doit être objective pour tendre à la préservation de l’ordre social.

Bien au contraire, dans son article datant du 19 avril 2020 précité, et vraisemblablement guidé par sa jalousie intellectuelle, Dr Alexis NDUI YABELA a cru devoir prendre le contrepied des récentes réflexions et prises de position de certains jeunes intellectuels tels que Dr Dominique Désiré ERENON, Aristide Briand REBOAS, Paul Crescent BENINGA et l’ancien Ministre Adrien POUSSOU.

D’après les renseignements en ma possession et bien recoupés, Dr Alexis NDUI YABELA n’a jamais apprécié l’arrivée à la Faculté des Sciences Juridique et Politique et la grande popularité des nouveaux Docteurs en Droit, plus jeunes, mais intellectuellement solides et imposants. Parmi ces jeunes cracks, on peut citer Dr Paulin TORDET, Dr Bertrand KENGUETONA, Dr Arnaud YALIKI, Dr Dominique Désiré ERENON.

Toujours d’après les renseignements bien établis, et comparativement à Dr Alexis NDUI YABELA, Dr Dominique Désiré ERENON est un Constitutionnaliste, donc le mieux qualifié pour dispenser un Cours de Droit Constitutionnel, pour faire des analyses constitutionnelles plus éclairantes et pertinentes. Il a été formé à la Sorbonne à Paris où il a brillamment soutenu sa Thèse de Doctorat de 712 pages, en Droit Constitutionnel, le 25 janvier 2015, devant un Jury très relevé, présidé par un certain Jean GICQUEL, éminent et redoutable Constitutionnaliste français de l’ère contemporaine(https://www.google.fr/search?source=hp&ei=3nSgXqjuJcK8ggfpw7iwCA&q=soutenance+erenon&btnK=Recherche+Google) et (http://www.sudoc.abes.fr/cbs/DB=2.1/SRCH?IKT=12&TRM=204746124) .

Fin connaisseur des institutions publiques centrafricaines, il a conçu et dispense depuis 2015 le Cours d’HISTOIRE POLITIQUE ET CONSTITUTIONNELLE DE LA RCA, cours très apprécié des étudiants.  Sa grande culture juridique, la qualité de ses enseignements, de ses analyses et interventions médiatiques notamment dans l’émission PATARA sur Radio Ndeke Luka ont vite fait de lui la coqueluche de la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l’Université de Bangui, l’ont rendu populaire dans le milieu estudiantin. Dans l’opinion, Dr Dominique Désiré ERENON est perçu comme un grand républicain, un éminent juriste constitutionnaliste, comme l’a récemment rappelé à juste titre l’ancien Ministre Adrien POUSSOU, n’en déplaise à certains jaloux.

Je demande ici solennellement à Dr Alexis NDUI YABELA d’être humble comme tout intellectuel, de cesser de s’arroger la qualité de Constitutionnaliste. Je le mets ici au défi d’en démontrer le contraire. Qu’il reconnaisse et dise aux étudiants de l’Université de Bangui et aux autorités publiques qu’il est plutôt environnementaliste c’est-à-dire un spécialiste du Droit International de l’Environnement. Il n’a jamais fait une Thèse en Droit Constitutionnel. Il a en effet préparé et soutenu sa Thèse de Doctorat en Droit de l’Environnement, en 2005, à l’Institut du Droit de la Paix et du Développement de l’Université de Nice, sous la direction d’Alain PIQUEMAL, sur le thème « La Contribution internationale à la sauvegarde des ressources naturelles en Afrique Centrale », thèse de 550 pages dont voici le résumé :

« Située au cœur du continent africain, l’Afrique centrale est une sous-région qui dispose d’énormes potentialités en ressources naturelles. Malheureusement, l’exploitation parfois mal conduite de celles-ci laisse présager, depuis quelques années, une situation de crise environnementale à brève échéance. Pour inverser cette tendance, les Etats centrafricains et la communauté internationale ne cessent de multiplier ces dernières années des stratégies en vue d’assurer la sauvegarde de ces ressources. De nombreuses initiatives ont ainsi été engagées dans la sous-région tant sur le plan de la ” re-formulation ” des politiques de leur gestion qu’en ce qui concerne les activités opérationnelles. La présente étude essaie d’en dresser un bilan et met en relief les voies selon lesquelles les Etats d’Afrique centrale ainsi que la société civile s’efforcent, avec le concours de nombreux partenaires internationaux, de gérer les ressources naturelles renouvelables dans une perspective de développement durable. Au fil de ces pages, le lecteur pourra se rendre compte que le droit international de l’environnement n’est pas resté au stade de la théorie. Dans cette partie du monde, il s’est traduit autant que faire se peut par des actions concrètes développées sur le terrain » (cf http://www.sudoc.abes.fr/cbs//DB=2.1/CMD?ACT=SRCHA&IKT=1016&SRT=RLV&TRM=YABELA).

Dans sa réflexion du 19 avril 2020, Dr Alexis NDUI YABELA a péché par un narcissisme en consacrant des lignes entières pour parler de lui-même, au lieu de nous parler uniquement de la Constitution du 30 mars 2016 ; il a péché par manque de modestie et par des attaques ad hominem contre ses collègues qu’il a voulu rabaisser en les qualifiant de « jeunes collègues », ce qui n’a pas manqué de susciter des réactions du corps enseignant et des étudiants en droit qui ont une affection particulière par exemple pour leur enseignant Dr Dominique Désiré ERENON ; enfin, il a fait une fait une interprétation hasardeuse de la Constitution du 30 mars 2016 en défendant l’indéfendable, en tentant de justifier gauchement un droit bidon pour les parlementaires d’initier une proposition de révision de l’article 35 de la Constitution, ce qui est formellement interdit par l’article 153. Son article est trop long, kilométrique, avec une orientation partisane et narcissique, destinée à plaire au Président Touadera et aux parlementaires Mathurin Dimbele et Jean-Symphorien Mapenzi. Il est le seul juriste centrafricain à soutenir cette démarche potentiellement source d’instabilité dans le pays.

On ne fait pas une interprétation constitutionnelle pour plaire à qui que ce soit. NDUI doit le savoir. En tant qu’environnementaliste, Dr Alexis NDUI YABELA devait par exemple au moment opportun prendre position sur les graves dégâts environnementaux sur les fleuves Ouham et Pendé occasionnés par les chinois. Il a gardé le silence. Aujourd’hui, pour une question qui ne relève pas de sa spécialité, et dans une réflexion destinée à plaire à Touadera et à son régime, Dr NDUI trompe tout le monde et pousse à une révision impossible et irresponsable susceptible de plonger notre pays dans le chaos. Il fait tout pour séduire et entrer dans la grâce d’un régime, en oubliant l’éthique et la morale.

Son article est kilométrique, long et cousu d’une litanie de citations bibliographiques qui n’impressionnent et n’intéressent personne. Il est passé à côté du sujet.

Pour terminer, après le COVID 19, je demanderai un débat public avec Dr Alexis NDUI YABELA dans l’enceinte de l’Université de Bangui, devant les étudiants. Je dispose de plus d’éléments à son sujet. D’ici là, qu’il cesse de s’autoproclamer constitutionnaliste et de tromper les gens et les étudiants. Qu’il cesse d’induire en erreur nos plus hautes autorités et de s’attaquer à ses collègues dont certains sont fort appréciés par nos étudiants et sont des grandes figures intellectuelles et républicaines de notre pays.

Fait à Saint-Pierre-des-Corps, le 22 avril 2020.

Aristide Brian REBOAS,

Ecrivain,

Diplômé de HEIP-CEDS de Paris

Ancien Directeur Général de la Documentation

Ancien Conseiller Juridique, Droits de l’Homme à l’Union Africaine

 

Entretien avec Hélder MUTEIA, Coordonnateur du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Représentant au Gabon & Sao Tomé et Principe

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Le Coordonnateur du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Hélder MUTEIA.

 

« En Afrique centrale, environ 42,7 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle »

Selon le Coordonnateur du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Hélder MUTEIA, la pandémie du COVID19 pourrait davantage aggraver la précarité des ménages. Raison pour laquelle, plusieurs actions concertées sont menées par la FAO et d’autres organismes pour en atténuer les effets.

Questions :

1. La propagation du coronavirus impacte négativement l’économie mondiale y compris celle de la sous-région. L’agriculture et les systèmes alimentaires ne sont pas épargnés. Comment l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture perçoit-elle cette pandémie et quels sont les potentiels répercussions sur l’agriculture et l’alimentation ?

La pandémie du coronavirus encore appelée COVID-19 menace à la fois les vies humaines et les moyens de subsistance des populations. Ce virus qui se repend très rapidement a plongé le monde dans une situation de crise. La réponse immédiate des gouvernements a été la mise en œuvre de plans de contingence avec des actions exceptionnelles, telles que des restrictions de mouvements à l’intérieur des pays tout comme les mouvements transfrontaliers pour lutter contre cette menace.

D’autres mesures comprennent le confinement obligatoire, la fermeture de petits marchés, le contrôle de l’activité commerciale. Ces mesures sont importantes parce qu’elles visent à stopper la propagation du virus et à sauver des vies humaines. Cependant, il y a des corollaires y compris sur les systèmes alimentaires.

La chaîne d’approvisionnement alimentaire qui est un réseau complexe comprenant des acteurs divers; fournisseurs d’intrants agricoles, des producteurs d’aliments, des transformateurs, des transporteurs, des distributeurs, des commerçants et des consommateurs. Tous sont affectés, directement ou indirectement. Soit par la maladie soit par les mesures de contrôle. Étant donné le rôle vital de la nourriture et de l’alimentation des populations, une action coordonnée immédiate est nécessaire pour atténuer le risque de chocs majeurs dans les systèmes alimentaires qui auraient des répercussions énormes, en particulier sur les groupes les plus vulnérables.

Dans les pays de la sous-région Afrique Centrale, les premiers signes sont déjà visibles: une légère hausse des prix et une pénurie de certains produits. Heureusement, certaines mesures prises par les gouvernements pour réglementer le transport des denrées alimentaires et leur commercialisation ont réussi à maintenir l’approvisionnement de base. Cependant, d’autres mesures seront nécessaires pour garantir la disponibilité, la stabilité et l’accès à des aliments nutritifs de qualité, pour assurer une alimentation équilibrée et saine pour tous.

Premièrement, il est nécessaire d’approfondir les mécanismes de protection sociale pour répondre aux besoins des plus vulnérables. Les mesures suivantes comprennent le renforcement de la production locale, visant, à court terme, la production à cycle court dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et de l’aquaculture. À moyen et long terme, il est urgent de restructurer le secteur productif, en soutenant l’agriculture familiale, les coopératives, le secteur privé, les agro-industries et les réseaux de distribution. Des programmes courageux sont nécessaires pour promouvoir l’accès à la terre, aux nouvelles technologies et à des marchés mieux structurés. C’est l’occasion de transformer de petites unités familiales en petites et moyennes entreprises. Encourager les jeunes à investir dans l’agriculture et promouvoir la numérisation de l’agro-industrie.

Le secteur de la pêche peut également jouer un rôle fondamental, car tous les pays de la sous-région ont un potentiel pour l’aquaculture tout comme pour la capture d’espèces sauvages le long des côtes marines, des lacs et des rivières. Les produits halieutiques représentent une source importante de protéines animales. Cependant, l’aquaculture nécessite de formation technique et des investissements dans les infrastructures et la pêche d’espèces sauvages nécessite des soins dans la préservation des écosystèmes.
Nous avons besoin de beaucoup de courage pour regarder froidement toutes ces réalités, comprendre les spécificités de chaque pays, mobiliser toutes les forces vives et prendre les mesures idoines.

2. Quelles pourraient être les catégories de personnes dont la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance sont les plus menacées par la pandémie ?

Il existe en Afrique Centrale, une diversité de contextes. La démographie y est complexe. Les cas divergent selon les pays ; urbanisation, crise sécuritaire, densité de populations etc., susceptibles d’engendrer des situations de vulnérabilité. Par exemple, au Gabon et au Congo, environ 80% des produits consommés sont importés, donc dépendants du commerce international.

D’une manière générale, et du point de vue des systèmes alimentaires, les populations les plus pauvres, tant en milieu rural qu’urbain, sont menacées par les effets de la pandémie. Par exemple, les populations urbaines et périurbaines pauvres, sont très dépendantes du marché pour se ravitailler, elles vivent en situation de précarité, dépendent de la vente quotidienne de leur main-d’œuvre, et à une alimentation peu diversifiée.

Les groupes vulnérables comprennent aussi, les personnes vivant en milieu rural et dépendant de la production agricole, d’emplois saisonniers dans l’agriculture, de la pêche ou encore de l’élevage. S’ils tombent malades infectés par la COVID-19 par exemple ou se voient limiter dans leurs mouvements ou activités, ils ne pourront pas se rendre sur leurs terres pour travailler, s’occuper de leurs animaux, aller pêcher ou accéder aux marchés pour vendre leurs produits, acheter de la nourriture, se procurer des semences ou encore de l’équipement. Les ouvriers informels seront également durement touchés par les pertes d’emplois et de revenus notamment au niveau de la récolte et de la transformation.
En Afrique centrale, plus de 26 % soit environ 42.7 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, ce qui signifie qu’elles n’ont pas suffisamment d’apport calorique pour une santé normale. Parmi ces personnes, plusieurs font face à une insécurité alimentaire grave aiguë, des souffrances liées à la faim tellement grave que leur vie et leurs moyens d’existence sont directement menacés et que leur survie dépend d’une aide extérieure. Ces personnes peuvent difficilement faire face à une nouvelle perturbation de leurs moyens d’existence ou à une restriction de leur accès à la nourriture du fait de la propagation de la COVID-19.

Dans la sous-région, la RDC avec une population de plus de 84 millions d’habitants, plus de 43% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique et 23 % de la population rurale souffre d’insécurité alimentaire. C’est le cas également de la RCA avec plus de 1,6 millions de personnes qui sont dans un besoin d’aide humanitaire. Le Tchad avec sa superposition de crises humanitaires se retrouvent avec 52% des ménages en insécurité alimentaire avec 600 000 enfant de moins de 5 ans en malnutrition sévère. Quant au Cameroun, le pourvoyeur des pays voisins en produits alimentaires, déjà 6 régions sur 10 ont une prévalence de retard de croissance ou de malnutrition chronique de plus de 30% chez les enfants de moins de 5 ans. Ce sont là quelques statistiques qui doivent nous alerter sur les sujets vulnérables.

3. Quelles sont les mesures prises par la FAO pour atténuer les risques de la pandémie sur la sécurité alimentaire et la nutrition au niveau mondial, plus précisément dans la sous-région ?

Pour lutter contre les effets néfastes de la pandémie sur les systèmes alimentaires, la FAO travaille en étroite collaboration avec les gouvernements, les partenaires internationaux, la communauté des donateurs et toute une gamme de partenaires. L’objectif est de garantir la réponse participative, durable, orientée par des données fiables, basée sur ce qui existe déjà, en évitant la fragmentation et la duplication des efforts.

Depuis notre siège à Rome, au niveau du Bureau sous-régional ici à Libreville comme dans les Bureaux de pays que nous couvrons, la sécurité de nos personnels est essentielle pour nous permettre d’assurer nos interventions.

Avec un portefeuille de près 150 projets en cours dans divers domaines liés à la production et la protection des plantes, la production animale, la pêche et l’aquaculture, la nutrition, les forêts et la faune, etc. Notre première action a été de maintenir la mise en œuvre de ces interventions pour garantir les niveaux de production susceptibles d’atténuer les effets néfastes de la pandémie de la covid19 sur la production de nourriture et son accès. Cette plate-forme d’actions, afin d’évaluer la possibilité de les mettre au service de la lutte contre les effets de la pandémie. D’autre part, nous établissons des partenariats avec toutes les organisations des Nations Unies qui servent dans les systèmes alimentaires (FIDA, PAM, UNICEF, OMS), l’OIE et d’autres organisations nationales et internationales ayant des programmes et des projets sur le terrain, afin de créer des synergies.

Par ailleurs, au sein du système des Nations Unies, avec des agences sœur nous explorons toutes les possibilités partenariales pour proposer des réponses concrètes et efficaces en cette période. Des initiatives conjointes sont en cours de préparation au sein de la grande communauté des partenaires. Avec l’Union africaine par exemple, nous envisageons de mobiliser des ressources de reconduction pour des projets urgents de revitalisation du secteur de la production alimentaire. L’objectif est de prévenir la faim et l’insécurité alimentaire généralisée, de faire en sorte que la production agricole, halieutique, animale et forestière continue d’être exercée de manière durable, assurer la protection sociale, de garantir la résilience des moyens de subsistance face à la pandémie et à d’autres catastrophes qui menacent actuellement les systèmes alimentaires, comme l’invasion des criquets, la sécheresse, la désertification et la chenille légionnaire d’automne.

Parallèlement à notre travail sur la production alimentaire, nous cherchons également à comprendre les effets de la pandémie sur les ressources naturelles qui sont à la base des systèmes alimentaires. Comme on le sait, la deuxième plus grande forêt tropicale est basée en Afrique centrale. Nous devons tout mettre en œuvre pour que la pandémie n’ait pas d’effets néfastes sur la flore et la faune.

Dans la sous-région, nous apportons notre appui technique à travers des enquêtes et des analyses destinées à améliorer la prise de décisions.

Nous partageons également avec l’ensemble des parties prenantes des informations pouvant contribuer à faire face à cette situation, notamment des pratiques d’horticulture comme les micro-jardins pour permettre aux populations de disposer d’aliments sains à proximité et nous promouvons par la même occasion une bonne alimentation pour renforcer son système immunitaire et limiter les risques face à la COVID-19.

89 policiers Sud-africains arrêtés pour avoir violé la réglementation sur le coronavirus

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89 policiers Sud-africains arrêtés pour avoir violé la réglementation sur le coronavirus

Bangui ( République centrafricaine ) – Des dizaines de fonctionnaires sud-africains, dont 89 officiers de police, ont été arrêtés pour avoir enfreint la réglementation instaurée pour lutter contre le coronavirus, beaucoup d’entre eux pour avoir vendu des boissons alcoolisées confisquées, a indiqué mercredi le ministre de la Police.

“Au total, 131 personnes, dont des fonctionnaires, des conseillers, des responsables de la santé et des services correctionnels, ont été arrêtées”, a déclaré à la presse le ministre de la Police, Bheki Cele, à Durban (est).

“Parmi elles, 89 sont des membres des services de police sud-africains”, a-t-il dit. Beaucoup d’entre eux ont été arrêtés pour avoir vendu de l’alcool qu’ils avaient confisqué à des particuliers, a-t-il précisé.

Plus de 20.000 policiers ont été déployés avec l’armée pour faire respecter le confinement durant lequel la vente d’alcool est interdite.

La semaine dernière, le président Cyril Ramaphosa a rejeté les appels de plus en plus nombreux en faveur de la levée de l’interdiction de vente d’alcool.

Plusieurs points de vente d’alcool fermés ont été pillés depuis l’imposition du confinement fin mars.

Le ministre de la Police a attribué une baisse importante du nombre de crimes violents à l’interdiction de la vente d’alcool.

Au total, plus de 118.000 personnes ont été inculpées pour avoir enfreint les règles en vigueur durant le confinement, a déclaré M. Cele.

La ministre des Communications, Stella Ndabeni-Abrahams, a payé mardi une amende équivalente à 49 euros pour avoir participé début avril à une fête chez des amis. Elle avait déjà été suspendue de ses fonctions pour deux mois, dont un sans traitement, par le président Cyril Ramaphosa.

La semaine dernière, un cadre d’une société minière de platine a été libéré moyennant une caution de 60.000 rands (2.900 euros) pour avoir ordonné à des mineurs de retourner au travail malgré l’interdiction d’exploitation alors en vigueur.

“Personne n’échappera à la loi, peu importe qui vous êtes”, a déclaré M. Cele. “Que vous soyez conseiller, que vous soyez ministre d’État, que vous soyez (…) policier, qui que vous soyez, si vous enfreignez ces lois, vous serez arrêté et la loi suivra son cours”.

A ce jour, l’Afrique du Sud a enregistré près de 3.500 cas de coronavirus, dont 58 décès.

Avec AFP/VOA

La Cour de justice africaine suspend le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro

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La Cour de justice africaine suspend le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro

Bangui ( République centrafricaine ) – La Cour africaine des droits de l’Homme a ordonné mercredi à la Côte d’Ivoire de suspendre son mandat d’arrêt contre Guillaume Soro et de remettre en liberté 19 de ses proches emprisonnés depuis quatre mois.

La Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples, institution de l’Union africaine basée à Arusha en Tanzanie, qui avait été saisie début mars par M. Soro et ses proches, “ordonne à l’Etat défendeur (la Côte d’Ivoire) de surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt contre Guillaume Soro”, dans un arrêt publié ce mercredi.

Candidat déclaré à l’élection présidentielle ivoirienne prévue en octobre, Guillaume Soro faisait l’objet depuis fin décembre 2019 d’un mandat d’arrêt par la justice ivoirienne pour une tentative présumée d’”insurrection”, et des détournements de fonds publics, toutes accusations démenties par l’ex-chef de la rébellion des années 2000.

La Cour ordonne aussi de “surseoir à l’exécution des mandats de dépôt” contre 19 proches de M. Soro accusés de complicité à divers degrés, actuellement détenus en Côte d’Ivoire, et leur mise en “liberté provisoire”: il s’agit de cinq députés et de membres de son parti, dont d’anciens ministres, ainsi que de deux de ses frères.

Pour justifier sa décision prise “à l’unanimité”, la Cour estime que le mandat d’arrêt et les mandats de dépôt risquent de “compromettre gravement l’exercice des libertés et des droits politiques des requérants”. La Cour invoque également le risque de “dommages irréparables” pour les requérants et la “présomption d’innocence” en leur faveur.

Amnesty International avait demandé le 4 avril des soins d’urgence pour le député Alain Lobognon, considéré comme le bras droit de M. Soro, emprisonné, malade et qui craignait “pour sa vie”.

Guillaume Soro a dès le début qualifié cette affaire de politique, une “opération” pour l’écarter de la course à la présidentielle prévue fin octobre.

Jusqu’à cette affaire, M. Soro, 47 ans, était vu comme un challenger sérieux pour la présidentielle par les analystes politiques, qui le disent populaire, notamment auprès de la jeunesse.

Longtemps allié du président Alassane Ouattara, qu’il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro était devenu Premier ministre, puis président de l’Assemblée nationale, avant de se brouiller puis de rompre avec le chef de l’Etat début 2019, ce dernier voulant brider ses ambitions présidentielles, selon les observateurs.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle s’annonce tendue. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Avec AFP/VOA

RCA : L’UNION EUROPÉENNE SOUTIENT LES ARTISTES CENTRAFRICAINS POUR LA RIPOSTE CONTRE LE CORONAVIRUS

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’UNION EUROPÉENNE SOUTIENT LES ARTISTES CENTRAFRICAINS POUR LA RIPOSTE

CONTRE LE CORONAVIRUS

Bangui, le 21 Avril 2020

Parmi les nombreuses activités que mène la Délégation de l’Union européenne en République Centrafricaine en riposte contre le CORONAVIRUS, une initiative culturelle en appui aux jeunes artistes centrafricains a récemment vu le jour et remporte encore aujourd’hui un franc succès en matière de communication sur les gestes barrières et la solidarité pour faire face à cette pandémie.

Un collectif de jeunes artistes locaux, le Collectif 236, a composé la chanson Covid19 tiri-ti-i-la, «c’est notre combat », accompagnée d’un clip musical, pour sensibiliser les populations centrafricaines et particulièrement les jeunes (70% de la population) sous financement du Projet D’appui à la Mise en œuvre et à la Coordination du Fonds Européen de Développement (PAMOCFED)

La supervision et direction artistique de ces deux réalisations a été assurée par l’Alliance française de Bangui, grâce à l’excellente collaboration que la Délégation a avec cette institution dirigée par Olivier Colin qui en est le Directeur.

Le Collectif 236 est une démarche militante initiée par le groupe de Rap Hk HOOKA, créateur du concept « Je suis CENTRAFRIk’1 ». Il regroupe 15 artistes professionnels centrafricains dans le but de sensibiliser le plus largement possible la population et les jeunes en particulier sur le danger de la pandémie Covid19 à travers la musique.

Nombreux sont ceux qui pensent que le Coronavirus n’est pas une affaire des Centrafricains. Cette démarche cherche donc à sensibiliser les jeunes sur les gestes barrières contre le Covid19.

Le titre musical est diffusé dans 8 radios nationales dont Radio Ndeke Luka, financé par l’Union européenne via le Fonds Bêkou qui a également reçu le 17 avril 2020 dans son studio le Collectif 236 pour son émission « Mossekattitude », et sur RFI, lors de la très célèbre émission de Claudy Siar « Couleurs tropicales » qui a été consacrée au COVID le 14 avril 2020.

Le clip passe déjà largement sur les réseaux sociaux de l’AFB et de la Délégation de l’Union européenne:

Youtube : https://youtu.be/UGV1f8hEjY 0 Instagram : alliancefrancaiserca

Facebook: afbangui – Union européenne en Centrafrique Twitter: @AFBanguiRCA @UEenRCA @SamuelaIsopiEU Whatsapp : 0023672701148

Il est également publié sur le site officiel du Service Européen pour l’Action extérieure (https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage fr) et de la Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine.

Cette initiative constitue un excellent exemple de communication et de sensibilisation sur le COVID 19 dont les membres du Collectif 236 peuvent s’en enorgueillir. Elle s’inscrit également dans le cadre des activités de diplomatie publique et de coopération visant particulièrement la jeunesse de la RCA et les jeunes leaders d’opinion.

La jeunesse, toujours au cœur des préoccupations de l’Union européenne, constituera ainsi la cible privilégiée de plusieurs futures interventions dans l’éducation, l’entreprenariat et la culture.

Bravo à la jeunesse centrafricaine !

 

Le virus va nous accompagner pendant « longtemps », prévient l’OMS

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Le virus va nous accompagner pendant « longtemps », prévient l’OMS

Bangui ( République centrafricaine ) – (Genève) Le monde est loin d’en avoir fini avec le nouveau coronavirus, alors que l’épidémie n’en est qu’à ses débuts dans la plupart des pays, a averti mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Ne vous y trompez pas : nous avons encore un long chemin à parcourir. Ce virus nous accompagnera pendant longtemps », a prévenu le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle depuis le siège de l’agence onusienne à Genève.

Alors que les manifestations anticonfinement surgissent ça et là, comme aux États-Unis et au Brésil, le patron de l’OMS a noté que ces « rassemblements ne feront qu’alimenter l’épidémie » et a appelé les autorités à dialoguer avec les communautés, via notamment des personnalités connues au plan local ou des chefs religieux.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 180 000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus fin février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, mais l’Europe reste la région la plus touchée, avec près de 113 000 décès.

« La plupart des épidémies en Europe de l’Ouest semblent être stables ou en déclin », mais « nous constatons des tendances inquiétantes à la hausse en Afrique, en Amérique centrale et du Sud, et en Europe de l’Est », s’est inquiété M. Tedros.

« L’un des plus grands dangers auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui est la complaisance » face à la pandémie, a-t-il ajouté, soulignant que « les premiers éléments indiquent que la majeure partie de la population mondiale reste susceptible » d’être infectée.

Nouvelles critiques américaines

Son avertissement intervient alors que l’OMS est durement critiquée par les États-Unis, qui l’accusent de mal gérer la pandémie. Washington accuse en particulier l’organisation internationale d’avoir tardé à alerter pour ne pas froisser Pékin.

« Nous croyons fermement que le Parti communiste chinois n’a pas signalé l’apparition d’un nouveau coronavirus en temps voulu à l’Organisation mondiale de la santé », a encore déclaré mercredi en conférence de presse le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, soulignant que chaque pays doit déclarer dans les 24 h à l’OMS toute découverte susceptible de constituer une urgence sanitaire internationale.

Le patron de l’OMS a pour sa part affirmé mercredi que l’agence avait déclaré l’urgence sanitaire internationale, niveau le plus élevé d’alerte, « au bon moment », le 30 janvier, « lorsque le reste du monde avait suffisamment de temps pour se préparer ».

« Nous avons déclenché le niveau le plus élevé alors que dans le monde il n’y avait que 82 cas confirmés et aucun décès », en dehors de la Chine, a-t-il détaillé, précisant qu’il n’y en avait alors que 10 en Europe dont 5 en France.

« C’était suffisant pour se préparer et combattre le virus », a-t-il insisté.

Il a rappelé que lors de la première réunion du comité d’urgence de l’OMS le 23 et 24 janvier, les experts ne s’étaient pas mis d’accord pour déclarer l’urgence sanitaire internationale. Il n’a toutefois pas mentionné que la décision finale revient au directeur général de l’OMS.

Le 11 mars, l’OMS a qualifié la crise sanitaire de « pandémie », une appréciation qui ne correspond toutefois pas à une réelle classification. Mais cet appel avait malgré tout déclenché une vague de mesures dans de très nombreux pays.

Avec AFP

La République centrafricaine enregistre son 15e e et 16e cas de Covid-19  sur son territoire.

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Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les deux nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, de nationalité centrafricaine et camerounaise, âgé respectivement de 28  et 42 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout  seize (16) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine, ce mardi 21 avril 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 21 avril 2020 que le ministre de la Santé publique, Docteur Pierre Somsé, a annoncé au public la confirmation de deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit de deux sujets de nationalité centrafricaine et camerounaise du sexe féminin et masculin, âgé respectivement de 28 et 42 ans, testé positif ce lundi 20 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que les deux  sujets infectés sont arrivés en Centrafrique par la voie routière depuis la République du  Cameroun en date du 18 avril 2020 pour le premier, et 19 avril pour le second. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces deux nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais seize cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 16 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Le Covid-19 pourrait faire resurgir d’autres maladies mortelles | DW | 22.04.2020

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Le Covid-19 pourrait faire resurgir d’autres maladies mortelles | DW | 22.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – La pandémie de Covid-19 va-t-elle entraîner la résurgence d’autres maladies mortelles ? C’est la question posée par l’Alliance du vaccin (Gavi). L’apparition du coronavirus suscite en effet une grande mobilisation de ressources y compris celles devant aller normalement à la lutte contre des maladies comme la rougeole, le choléra, le paludisme ou la fièvre Lassa, s’alarme cette organisation.

Des statistiques montrent que le risque est plus élevé dans les pays les plus pauvres du monde. 

Des campagnes de vaccination reportées

Ainsi, plus de 13 millions de personnes ne bénéficieraient pas de vaccins vitaux en raison des perturbations causées par la pandémie de coronavirus.

L’Alliance du vaccin est une organisation qui regroupe des gouvernements et des acteurs non-étatiques. Selon elle, 14 campagnes de vaccination majeures ciblant la polio, la rougeole, le choléra, la méningite et d’autres maladies ont déjà été reportées.

Un pays comme la République démocratique du Congo (RDC) fait actuellement face à la pire épidémie de rougeole au monde, indique Gavi : plus de 300.000 personnes infectées pour plus de 6.000 décès.

Félix Kabangue, ancien ministre de la Santé en RDC et actuellement député national salue la “flexibilité de Gavi” face à la réduction des moyens et met en garde contre les conséquences d’une crise de financement des activités l’organisation.

“Juste après la pandémie de Covid-19, il y aura une flambée d’épidémies à travers différents pays”, alerte l’ancien ministre de la Santé.

Pour lui, “avec 25 morts de coronavirus et 6.000 morts d’enfants de zéro à cinq ans, c’est 300 fois plus de décès de rougeole. Il y a des pays qui sont en voie d’introduire les nouveaux vaccins qui seront bloqués ! Le vaccin contre les pneumocoques, contre le cancer du col de l’utérus, le vaccin contre la rubéole, la méningite. Et il y avait des recherches qui étaient en train d’être faites contre le paludisme”.

Un avis que partage le Docteur Benoît Kebela Ilunga, membre du secrétariat technique du Comité multisectoriel de la riposte à la maladie à virus Ebola en RDC. Selon lui “la rougeole tue des enfants alors qu’ils sont l’avenir de demain”.

En 2019, des actions contre le paludisme avaient démarré avant l’apparition du Covid-19

Mise en garde de l’OMS

En attendant le futur vaccin contre le Covid-19, “il faut s’assurer que les gens sont protégés contre des maladies pour lesquelles un vaccin existe”, recommande l’Organisation mondiale de la santé.

Mais le professeur Dorothée Gazard, Chef de service du laboratoire de microbiologie au grand hôpital de Cotonou (CNHU), pense que la situation n’est pas aussi alarmante.

“La plupart des pays ont un plan annuel de travail et beaucoup de choses étaient déjà enclenchées au premier trimestre 2019 avant que le Covid-19 ne nous tombe dessus”, rassure l’ancienne ministre de la Santé au Bénin.

Sur le plan de la lutte contre le paludisme notamment, “le Bénin a déjà commencé la distribution des moustiquaires imprégnées”, renseigne le Professeur Dorothée Gazard qui explique que compte tenu des mesures de précaution en vigueur contre le Covid-19, “les distributeurs (de moustiquaires) font du porte-à-porte”.

A Madagascar, un enfant vacciné contre la rougeole (Archives – 26.03.2019)

Pareil pour la rougeole et la fièvre de Lassa : les pays adaptent leur stratégie selon Dorothée Gazard.

Les hôpitaux désertés

La spécialiste en parasitologie-mycologie admet toutefois un autre problème qui se pose : les malades désertent les hôpitaux et centres de santé, par peur d’une éventuelle contamination au Covid-19.

“Je n’ai pas de statistiques à vous donner mais les gens craignent de contracter le Covid-19 en milieu hospitalier, ça c’est une réalité”, indique-t-elle.

Lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, les patients tendaient à fuir les dispensaires et même les maternités étaient désertées.

Avec DW français

RCA : violence conjugale, un homme interpellé par les gendarmes à Bangui.

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intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (République centrafricaine ) – Un homme d’une quarantaine d’années, identifié comme monsieur Djikindeï, soupçonné de violence conjugale, a été interpellé ce lundi 20 avril par les éléments de la gendarmerie, section de recherche et d’investigation (SRI). Son épouse, la plaignante, selon les enquêteurs, pourrait faire face à une accusation de violence sur mineure. Pourquoi ?

 

Ce lundi 20 avril, aux environs de 9 heures du matin, au quartier Nguinda, situé non loin de l’école privée Martin Luther King, dans le huitième arrondissement de Bangui, une descente des éléments de la gendarmerie de section de la recherche et d’investigation (SRI) a permis de mettre la main sur un homme d’une quarantaine d’années, identifiées comme monsieur Djikindeï, fils d’un pasteur,  soupçonné d’avoir agressé son épouse, âgée d’une trentaine d’année, sur sa nuque, à l’aide d’un pilon à bois.

Selon les premiers éléments d’informations recueillies sur place, l’épouse de monsieur Djikindeï , quelques heures plutôt, aurait frappé sa fille, enceinte d’un homme inconnu. La mère, qui n’a pas apprécié que sa fille tombe enceinte d’un inconnu, insiste à ce qu’elle provoque un avortement de cet « embryon non viable ». Ce que la fille refuse en bloc, et la mère, qui n’arrivait pas à retenir sa colère, s’acharnaient sur elle.

De retour à la maison, monsieur Djikindeï, le père biologique de la fille, informé de la nouvelle de la colère de son épouse, s’acharne à son tour sur elle.

À l’aide d’un pilon à bois, l’homme frappe violemment sa femme sur sa nuque. Grâce aux voisins, elle arrive à s’échapper de son époux avant d’alerter la gendarmerie, qui a dépêché sur place des éléments de la SRI.

Heureusement à leur arrivée au domicile du couple, monsieur Djikindeï est encore à la maison. Il a été interpellé le même jour.

Désormais aux mains des forces de l’ordre, l’homme pourrait être accusé de violence grave  sur son épouse. Mais cette dernière, selon des sources proches du dossier, pourrait aussi être accusée de violence sur sa fille enceinte.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : retour du chef rebelle Ali Darassa à Gbokologbo, scène de joie de ses éléments.

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Centrafrique.com/le-chef-rebelle-ali-darassa-a-gauche-et-son-interprete-a-droite-de-limage-lors-de-leur-sejour-a-bangui-le-18-et-19/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le chef rebelle ali darassa à gauche et son interprète à droite de l'image lors de leur séjour à Bangui le 18 et 19
le chef rebelle ali darassa, à gauche, et son interprète à droite, lors de leur séjour à Bangui le 18 et 19 avril 2020. Photo de la primature.

 

Bambari (République centrafricaine ) – après avoir passé quelques jours à Bangui à l’invitation du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le chef rebelle Ali Darassa est de retour dans son fief de Gbokologbo, ce lundi 20 avril, à bord d’un petit avion spécialement affrété par le Président de la République Faustin Archange TOUADERA. Mais à  l’annonce de son  retour, plusieurs dizaines de ses éléments rebelles s’adonnent à tirer en l’air pour exprimer leur joie. Mais pourquoi fêtent-ils  le retour de leur chef à Gbokologbo comme une victoire ?

 

Ce lundi 20 avril, à Gbokologbo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, les rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique )s’adonnaient à faire des tirs avec leur fusil d’assaut. Il ne s’agit pas des tirs de combats comme à l’habitude, mais c’était des tirs de joie pour célébrer le retour à Gbokologbo de leur chef Ali Darassa qui vient de passer justement quelques jours à Bangui, à l’invitation du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Selon les rebelles, interrogés par CNC, Ali Darassa, leur chef d’État major, bien qu’il ne parle ni français, encore moins Sango, langue nationale en République centrafricaine, serait un bon négociateur.

Selon eux, lors de son déplacement à Bangui, il a pu rencontrer les autorités du pays, et toutes ses revendications ont été validées, non seulement par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, mais également par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

S’agissant de la nomination au gouvernement de monsieur Hassan Bouba à la tête du département de l’élevage, source de tension entre le chef rebelle Ali Darassa et le Président de la République, ce dernier aurait accepté finalement de suspendre cette nomination. À la demande du chef rebelle, le ministre actuel de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’Alphabétisation,  monsieur Moukadas NOURE  qui assure l’intérim au département de l’élevage durant trois mois en attendant la nomination d’une autre personnalité issue de l’UPC.

Pour le chef rebelle Ali Darassa, selon ses proches, sa principale revendication n’est pas seulement l’abrogation du décret de nomination au gouvernement de son conseiller politique Hassan Bouba,mais également son limogeage de son poste de conseiller du Premier ministre qu’il occupe depuis plusieurs mois. Ce qui a été accepté par le Premier ministre.

S’agissant du désarmement de ses éléments conformément à l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les 14 groupes armés, aucun débat n’a été fait sur ce sujet avec le chef rebelle lors de son séjour à Bangui, assurent ses proches interrogés par CNC, qui expliquent par ailleurs qu’une importante somme d’argent lui aurait été remise par le chef de l’État, par l’entremise de son Premier ministre Firmin NGRÉBADA. On ignore les raisons du versement de cette importante somme d’argent au chef rebelle, mais certains généraux de l’UPC parlent de fonds d’affaires. Mais de quelle affaire parlent-ils ?

Souvenez-vous, lors du passage  à Bangui du chef rebelle Ali Darassa la semaine dernière, ses généraux ont fait savoir à CNC que celui-ci serait en déplacement d’affaire dans la capitale.

Il y’a lieu de rappeler que depuis la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés, plusieurs représentants des chefs rebelles ont été nommés dans le gouvernement dirigé par Firmin NGRÉBADA, et des alliances contre nature ont également été scellées avec les rebelles qui sont devenus contre toute attente des supers alliées du pouvoir de Bangui.

Affaire à suivre.

 

Bertrand Yékoua

Copyright2020CNC.

Le ministre en charge de la police détenu pour violation du confinement anticoronavirus au Lesotho

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Le ministre en charge de la police détenu pour violation du confinement anticoronavirus au Lesotho

Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre de la Police du Lesotho Lehlohonolo Moramotse a passé la nuit de lundi à mardi en garde à vue pour avoir violé les règles de confinement anticoronavirus en vigueur dans le pays, notamment en achetant de l’alcool.

“Je peux confirmer que le ministre a été détenu au commissariat la nuit dernière”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police, le superintendant Mpiti Mopeli, en ajoutant qu’il avait été remis en liberté au petit matin avant d’être présenté à un juge.

Le ministre “est soupçonné d’avoir violé les règles de confinement et pour avoir branché illégalement son domicile sur le réseau de distribution d’eau”, a précisé le superintendant Mopeli.

Les 2 milions d’habitants du Lesotho sont placés sous confinement pour endiguer la propagation de la pandémie de Covid-19, dont aucun cas n’a encore été rapporté dans le petit royaume africain.

Le Premier ministre Thomas Thabane a annoncé mardi devant le Parlement la prolongation de cette mesure jusqu’au 5 mai, afin notamment de procéder à une campagne de dépistage.

Comme dans l’Afrique du Sud voisine, les autorités ont interdit la vente d’alcool pendant toute la durée de cette mesure.

Le ministre de la Police a été pris la main dans le sac il y a deux semaines sur une vidéo qui le montre en train d’acheter des boissons alcoolisées qui a fait le tour des réseaux sociaux locaux.

Il a été arrêté et placé en garde à vue lundi soir pour ne pas avoir répondu à une convocation de la justice pour violation de l’ordre de confinement.

Son arrestation intervient alors que le royaume du Lesotho est agité depuis des mois par une grave crise politique.

Sommé de démissionner par la coalition gouvernementale depuis sa mise en cause dans l’assassinat de son ex-femme en 2017, le Premier ministre Thomas Thabane a fait intervenir l’armée samedi pour “restaurer l’ordre”.

Un accord a été signé lundi sous médiation sud-africaine pour permettre un départ “digne” de M. Thabane a une date qui n’a pas été précisée.

Avec AFP/VOA

Covid-19 : vers une “crise humanitaire sans précédent” | DW | 21.04.2020

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Covid-19 : vers une “crise humanitaire sans précédent” | DW | 21.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Selon les Nations unies, la crise sanitaire provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus pourrait plonger des dizaines de millions de personnes dans la pauvreté dans le monde.

Dans la plupart des pays, les stocks des dernières récoltes s’épuisent lentement, avec les mesures restrictives. Cette pandémie signifie pour une bonne partie des populations un fardeau supplémentaire d’après huit organisations non gouvernementales, dont Oxfam. 

Dans certains pays, la crise sanitaire est venue aggraver celle sécuritaire qui les déstabilisait déjà. Et les plus exposés sont les populations déplacées, estime Claire Le Privé, chargée de communication chez Oxfam à Dakar : 

“Au Burkina Faso par exemple, qui est confronté à une crise humanitaire sans précédent, plus de 800.000 personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays et souffrent du manque d’aide alimentaire. Et la réponse aujourd’hui n’est pas suffisante face à l’explosion des besoins. Le coronavirus vient donc empirer une situation déjà très difficile.”

Parmi les plus vulnérables, il y a aussi les enfants. Les organisations humanitaires s’appuient sur des chiffres de la Communauté économique ouest-africaine. 

Flambée des prix 

Selon la Cédéao, le nombre de personnes qui pourraient avoir besoin d’aide humanitaire en Afrique de l’Ouest passerait de 17 millions à 50 millions entre juin et août prochain.  

Les prix des denrées alimentaires ont en effet augmenté en raison des couvre-feux et des fermetures de frontières. 

Dans certains pays, les denrées de base sont souvent indisponibles malgré les efforts des gouvernements. Et pour la nouvelle saison, les agriculteurs auront du mal à obtenir des semences et des engrais de bonne qualité.  

Enfin, les éleveurs nomades risqueraient d’être interdits de transhumance, toujours selon les organisations humanitaires. 

“Pour les producteurs et les éleveurs également du Burkina Faso, l’impact du coronavirus se fait sentir très fortement. Par exemple, les productrices laitières affirment avoir perdu 75% de leur marché à cause du confinement de certaines villes. Elles ne pourront plus payer leurs employés et fournisseurs. Et de même, à cause du couvre-feu, la possibilité d’abreuver les animaux la nuit n’est plus possible pour certains éleveurs – du coup, ils se retrouvent très nombreux dans la journée autour des points d’eau, causant des conflits”, a déclaré Claire Le Privé d’Oxfam à Dakar. 

Les organisations humanitaires demandent que les personnes vulnérables aient accès à une aide d’urgence et que la production alimentaire dans la région ouest africaine soit assurée. 

Avec DW français

RCA : le bureau politique du MLPC s’oppose au tripatouillage de la constitution du 30 mars 2016.

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Centrafrique.com/rca-communique-necrologique-de-la-federation-europe-ameriques-asie-moyen-orient-oceanie-du-mlpc/mlpc-logo-officiel-3/” rel=”attachment wp-att-37107 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

 

DECLARATION

RELATIVE A LA PROPOSITION

DE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a appris que le Bureau  de l’Assemblée Nationale réuni le 16 avril 2020, a déclaré la recevabilité d’une proposition de loi visant à modifier la Constitution du 30 mars 2016, par l’introduction de dispositions prévoyant le « glissement » du calendrier électoral, et donc implicitement la  révision éventuelle de la durée des mandats du Président de la République et des Députés, du fait des menaces que ferait peser la pandémie du Coronavirus sur ce calendrier en cours d’exécution.

Cette proposition de loi, émanant initialement de certains députés, sera transmise au gouvernement qui devra statuer sur son opportunité et sa pertinence en Conseil des Ministres. Ensuite le gouvernement devra solliciter l’avis préalable de la Cour constitutionnelle avant sa décision éventuelle et d’en saisir l’Assemblée nationale, s’agissant d’une proposition de loi constitutionnelle.

Cependant, tout en notant que la pandémie du Coronavirus invoquée à l’appui de cette initiative reste une réelle et grave menace pour l’humanité toute entière en général, et donc pour  la République Centrafricaine en particulier, le Bureau politique du MLPC estime qu’elle ne constitue pas le seul défi auquel fait face notre pays dans la vie quotidienne des centrafricaines et des centrafricains, notamment la question de l’insécurité et de l’occupation de fait de larges pans du territoire national par les groupes armés qui avancent délibérément à reculons dans l’exécution de leurs engagements souscrits dans le cadre de l’Accord de paix de Khartoum.

Autrement dit, on pourrait donc légitimement s’attendre à ce que le  sens de l’anticipation et de la prévision qui justifierait cette initiative de révision constitutionnelle puisse prévaloir dans la recherche des solutions durables aux sujets de grande préoccupation devant lesquels notre pays peine à alléger la souffrance du peuple, à savoir les crimes de masse, l’insécurité permanente et quotidienne causée par les  groupes armés, etc., car cette liste n’est pas exhaustive.

C’est pourquoi, le Bureau politique estime que la République centrafricaine étant un Etat de droit, régi par la Constitution du 30 mars 2016, toute démarche relative à la question d’une éventuelle modification du calendrier électoral, doit suivre dans la forme et dans le fond,  le cheminement suivant prévu par cette même Constitution :

  • L’Autorité Nationale des Elections est la seule institution constitutionnelle habilitée à proposer et à arrêter le calendrier électoral dans notre pays. Par conséquent seul son avis motivé peut donner une base légale à toute action des autres institutions.
  • La Cour Constitutionnelle est également la seule institution habilitée à dire le droit en matière constitutionnelle. Son avis motivé avant le déclenchement de cette initiative aurait été un signe de maturité démocratique, qui se fonde sur le respect des rôles et attributions des différentes institutions de la République.

 

C’est pourquoi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain appelle les Institutions précitées, à savoir l’Autorité Nationale des Elections et la Cour Constitutionnelle dont seules les décisions font légalement autorité en la matière, de se prononcer clairement sur cette question. Ensuite et ensuite seulement, à travers une démarche inclusive et consensuelle préservant la paix et la stabilité des institutions, les Centrafricains pourront convenir ensemble et en connaissance de cause, des solutions éventuelles à envisager  face aux différentes préoccupations de l’heure.

 

Fait à Bangui, le 21 Avril 2020

 

Pour le Bureau Politique

 

Le Président

 

Martin ZIGUELE

[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Déclaration-du-MLPC-sur-la-révision-des-mandats-21-04-2020-Bangui.pdf” title=”Déclaration du MLPC sur la révision des mandats 21 04 2020 Bangui”]

La République centrafricaine enregistre son 13e et 14e cas de Covid-19  sur son territoire.

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Centrafrique.com/coronavirus-la-panique-sempare-des-pays-africains-et-le-seul-cas-centrafricain-en-phase-de-guerison/institut-pasteur-de-bangui-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-36782 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>institut Pasteur de-bangui-en-centrafrique
Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les deux nouveaux cas sont de sexe masculin, de nationalité centrafricaine, âgé respectivement de 40  et 52 ans. Ils sont actuellement pris en charge dans le centre de traitement à Bangui. Ce qui porte en tout  quatorze (14) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 20 avril 2020 que le ministre de la Santé publique, Docteur Pierre Somsé, a annoncé au public la confirmation de deux nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit de deux Centrafricains du sexe masculin, âgé respectivement de 40 et 52 ans, testé positif ce lundi 20 avril à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

 

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que le premier sujet infecté, âgé de 40 ans, est arrivé en Centrafrique par la voie routière depuis la République du  Cameroun en date du 17 avril 2020, tandis que le second, âgé de 52 ans, est arrivé à Bangui par un vol spécial d’Air France en date du 19 avril 2020. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces deux nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais quatorze  cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 14 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes.

 

Copyright2020CNC.

Élections 2020-2021 : le verdict des bailleurs et partenaires de la République centrafricaine vient de tomber.

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Centrafrique.com/logo-g5-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du groupe des parténaires de la République centrafricaine (G5)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5

 

Les membres du G5 – un groupe d’États et d’institutions partenaires de la République centrafricaine (RCA), félicitent le Gouvernement, ses partenaires nationaux et internationaux, pour leur engagement dans la lutte contre le coronavirus (COVID 19).

 

Alors que le pays, à l’instar du reste du monde, fait face à l’un des plus grands défis sanitaires de son histoire, ils suivent cependant avec une grande préoccupation les récents développements politiques en RCA. Dans ce contexte, les membres du G5 condamnent fermement toute tentative de déstabilisation des institutions de la République et incitation publique à la violence. Ils appellent tous les acteurs politiques et forces vives de la Nation centrafricaine à rejeter les actes, discours et manipulations de nature à compromettre l’ordre et la sécurité publique, et à s’abstenir de toute tentative d’atteinte aux institutions démocratiques et à l’ordre constitutionnel. Ils demandent également que, chaque fois que cela soit nécessaire, la justice soit administrée de manière impartiale et efficace, en assurant à tous les auteurs d’actes répréhensibles le respect des droits de la défense et à un procès équitable.

 

Les membres du G5 rappellent le mandat de la Minusca conformément à la résolution 2499, et invitent le Gouvernement, en étroite coopération avec la Mission, les garants et facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA), à préserver la sécurité publique, protéger les populations civiles et à garantir le fonctionnement régulier des institutions.

 

Les membres du G5 insistent sur l’importance de la mise en œuvre de l’APPR-RCA, appellent les signataires à respecter leurs engagements en vertu de cet Accord et réitèrent leur soutien à la poursuite du dialogue entre tous les acteurs, afin de renforcer les mesures de confiance notamment dans le contexte de la lutte contre le COVID-19. Les membres du G5 réitèrent leur soutien à l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles dans le strict respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles qui s’imposent à tous les acteurs, sans exception.

 

Bangui, le 21 avril 2020

 

Mme Lucy Tamlyn, Ambassadeur des Etats-Unis auprès de la République centrafricaine

 

  1. Eric Gérard, Ambassadeur, Haut Représentant de la France auprès de la République centrafricaine
  2. Vladimir Titorenko Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République centrafricaine

 

Mme Samuela Isopi, Ambassadrice, Cheffe de la délégation de l’Union européenne auprès de la République centrafricaine

 

  1. Matias Bertino Matondo, Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine et Chef du Bureau de l’Union africaine pour l’Afrique centrale en République centrafricaine
  2. Adolphe Nahayo, Ambassadeur Représentant du Secrétaire de général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaine

 

  1. Mankeur Ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA

 

*M. Han Fraeters, Représentant résident de la Banque Mondiale en République centrafricaine*

 

 

Le président malgache lance son “remède” contre le coronavirus

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Le président malgache lance son “remède” contre le coronavirus

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président malgache Andry Rajoelina a officiellement lancé lundi, à grandes gorgées, un remède à base de plantes médicinales locales capable, selon lui, de prévenir et de guérir les patients malades du nouveau coronavirus.

“On a fait des tests, deux personnes sont maintenant guéries par ce traitement”, a affirmé M. Rajoelina devant ministres, ambassadeurs et journalistes réunis à l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA) qui a conçu le breuvage.

“Cette tisane donne des résultats en sept jours”, s’est-il réjoui en en ingurgitant une dose. “Je vais être le premier à boire ça aujourd’hui, devant vous, pour vous montrer que ce produit guéri et ne tue point”, a-t-il lancé aux sceptiques qui doutent des vertus de cette potion magique.

Baptisée “Covid-Organics”, elle est préparée à base d’artemisia, une plante à l’efficacité prouvée dans les multithérapies contre le paludisme, et d’autres herbes qui poussent à Madagascar.

Son efficacité spécifique contre le Covid-19 n’a fait pour l’heure l’objet d’aucune étude scientifique publiée.

L’annonce des premiers cas d’infection a causé sur la Grande île un vif intérêt pour toute une série de plantes médicinales ou de produits tels que le gingembre et le citron censés guérir ou, à tout le moins, protéger du virus.

Si elle a reconnu que certaines d’entre elles pouvaient “atténuer les symptômes” du coronavirus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé qu’il n’existait pour l’heure “aucune preuve” qu’elles peuvent “prévenir ou guérir la maladie”.

L’efficacité contre le Covid-19 d’autres antipaludiques comme la controversée hydroxychloroquine fait l’objet d’études.

L’OMS n’a pas assisté lundi au lancement du “Covid-Organics”.

Andry Rajoelina a balayé ces réserves en annonçant que sa potion serait offerte aux enfants des écoles et en rappelant que son devoir était de “protéger les Malgaches”.

“Le Covid-Organics sera utilisé en prophylaxie, c’est-à-dire en préventif, mais des observations cliniques ont montré une tendance à son efficacité en curatif”, a insisté le Dr Charles Andrianjara, directeur général de l’IMRA.

Le confinement des trois principales villes malgaches a commencé lundi à être progressivement levé. Selon le dernier bilan, 121 cas de contamination – aucun mortel – ont été recensés sur l’île, dont 39 considéré comme guéris.

Avec AFP/VOA

RCA : tripatouillage de la constitution, Adrien Poussou répond à monsieur Alexis N’DUI-YABELA.

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L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR

 

 

Ma réponse à notre compatriote Alexis N’DUI-YABELA

 

J’ai pris un grand plaisir à lire l’article du compatriote Alexis N’dui-Yabela, maître de conférences à l’Université de Bangui et ancien directeur général de l’École nationale d’Administration et de Magistrature (ÉNAM), intitulé « doit-on confondre vacance du pouvoir et vacuité des pouvoirs publics en droit constitutionnel ? »

 

En dépit, dois-je le préciser, de la longueur du texte qui pourrait constituer un motif de renoncement pour certains lecteurs susceptibles de paresse et de certaines tournures alambiquées de l‘auteur. Pour autant, la longueur du papier se situe dans le droit fil du pêché originel de la plupart des universitaires auxquels on a souvent reproché une inaptitude à la concision et une volonté toute relative de démocratisation de leurs sciences. Cependant, dans les circonstances actuelles, où la patrie joue son destin, avait-il le choix ? Pouvait – il se permettre de faire l’économie de l’ensemble des références qui sous-tendent sa démonstration ?  D’ailleurs, je ne crois pas trop m’avancer en affirmant que l’article n’a pas été rédigé à l’intention des joueurs de « kissoro », souvent rassemblés pour une partie sous l’arbre de Bagaza à Fouh mais plutôt destinés à ses pairs, spécialistes du droit constitutionnel et aux décideurs Centrafricains. La tradition n’attribue – t – elle pas à Platon le fait d’avoir gravé à l’entrée de l’Académie, l’école qu’il avait fondée à Athènes, cette célèbre formule : « nul n’entre s’il n’est géomètre » ? Préalable indispensable et véritable ode à l’excellence qui est loin d’être une fin en soi.

 

Au-delà du bonheur personnel, ce n’est pas sans fierté que j’ai dévoré les concepts qui y sont discutés ainsi que les arguments développés par l’auteur. Non pas parce qu’il a cité, pour les réfutés, plusieurs extraits de mes observations au sujet de l’article de l’un de ses « jeunes collègues » ou parce qu’il a reconnu, finalement, que l’interrogation que j’ai soulevée, notamment celle de savoir si la non-organisation de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel peut être considérée comme un « empêchement définitif » et ouvrir ainsi la vacance du pouvoir, conservait toute sa pertinence. Mais parce que N’dui-Yabela s’est inscrit dans une grande tradition intellectuelle qui existe ailleurs et qui avait pourtant cours dans notre pays avec les illustres aînés comme Alphonse Blagué, François Peoua, Abel Goumba ou encore Gaston Nguerekata pour ne citer que ces noms. Aujourd’hui, en raison de la médiocrité ambiante dans le pays, la génération « 1980-2000 » dont parle l’auteur de l’article et à laquelle j’appartiens, ne mesure pas pleinement la chance que l’on avait d’avoir les Timothée Malendoma ou encore les Nestor Kombo Naguemo parmi nos compatriotes.

 

Cette génération, qui se targue parfois de posséder tous les diplômes de la planète est souvent, malheureusement, réfractaire à l’idée même du débat contradictoire et veut régler ses contradictions à coup de « balaka ». Il y’a en son sein, ceux qui font commerce de délation, prompts à soupçonner les uns d’avoir reçu « une enveloppe bien garnie » de la part des tenants du pouvoir simplement parce que ceux-ci expriment publiquement leurs idées et les autres, à qui on exige de se taire, au motif qu’ils auraient participé à la gestion de l’État par le passé. Comme dirait Albert Camus, à juste titre d’ailleurs, « le jour où le crime se pare des dépouilles de l’innocence par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c’est l’innocence qui est sommée de fournir ses justifications »[1]. La vérité, c’est qu’en Centrafrique, pour paraphraser le Général de Gaulle, les échanges contradictoires épousent souvent les courbes intransigeantes d’une querelle religieuse.

 

Or, Jean-Paul Sartre que j’apprécie énormément, sans pour autant rejeter Albert Camus dont les idées sont plus proches des miennes – comme quoi la réalité est parfois beaucoup plus nuancée qu’elle ne paraît – définit l’intellectuel « comme quelqu’un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. C’est celui à qui, selon la formule de Diderot empruntée à Térence, rien de ce qui est humain n’est étranger, qui prend conscience de sa responsabilité individuelle dans une situation donnée, et qui, refusant d’être complice, par son silence, des injustices ou des atrocités qui se perpètrent, dans son pays même ou ailleurs dans le monde ». Pas besoin d’être un « doctrinaire » ou un « haut juriste » pour pouvoir s’exprimer sur les sujets brûlants de l’heure.

 

Il est vrai que le réflexe du « vrai » centrafricain qui s’accommode mal de la contradiction et qui assimile la critique, même objective, à une attaque personnelle, m’aurait plutôt incité à détester N’dui-Yabela ou à le considérer comme un ennemi intime, puisqu’il pointe les limites supposées de mon raisonnement sur un sujet donné. Telle n’est nullement ma conception de l’esprit républicain. Chez-moi, la réussite d’un compatriote ou son intelligence exquise est un motif de fierté.

 

Raison pour laquelle je n’ai toujours pas compris, comme on me l’a rapporté, que mes observations relatives à la démonstration de son « jeune collègue » m’ont valu de la part de ce dernier, le qualificatif peu valeureux de « prétentieux » n’ayant aucunement sa place dans un débat juridique parce que non doctrinaire et affirmant au passage que je n’avais jamais « mis les pieds » dans une classe de droit. Ce qui est complètement faux. Pire, comme si le débat entourant la Constitution est l’apanage des seuls juristes et que de ce fait, il ne doit intéresser ni les sociologues, ni les anthropologues, encore moins les politologues ou de simples citoyens. Or, il aurait fallu que notre héraut publia son article dans une revue réservée aux seuls « doctrinaires » pour que nous fûmes incapables d’y accéder ou de le commenter. Malheureusement ou fort heureusement, l’article fut mis à la disposition du public par les canaux traditionnels, de sorte que nous pûmes le lire et le critiquer. D’ailleurs, même certains passages de la Sainte Bible qui est censée être un livre sacré, n’échappe que rarement à l’exercice du contradictoire.

 

Plus sérieusement, je me suis déjà abondamment exprimé sur le sujet de l’impossibilité de la modification de la Constitution du 30 mars 2016 afin de permettre la prorogation du mandat du président de la République en cas de glissement du calendrier électoral comme tentent, maladroitement, de le faire certains députés de la majorité présidentielle, je ne souhaite donc plus y revenir. Par contre, je voudrais répondre au compatriote N’dui-Yabela sur deux problématiques soulevées par lui et qui me concernent personnellement.  Du reste, je retiens que lui et moi sommes parvenus à la même conclusion, notamment au sujet du consensus que le chef de l’État devra rechercher autour de cette épineuse question en engageant un dialogue sincère avec l’ensemble des forces vives du pays. C’est le plus important.

 

A – De la vacance prévue par la Charte constitutionnelle de Transition. 

 

Je tiens à rassurer notre compatriote que même si je porte des lunettes de vue, je ne suis pas encore « frappé de cécité » comme il l’a affirmé. Mieux, j’ai une acuité visuelle qui ferait pâlir de jalousie les chauffeurs de taxi de Bangui, réputés pour leur coup d’œil. Alexis N’dui-Yabela qui, soit dit en passant, a le même prénom que mon paternel, ne doit pas s’inquiéter outre mesure. Il n’aura pas besoin de me faire conduire par l’un de ses étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui.

 

Néanmoins, je reconnais que certains propos contenus dans ces observations et qui sont réfutés par N’dui-Yabela pouvaient prêter à confusion, puisque j’avais mal formulé les passages incriminés et que j’ai pu laisser croire que la Charte constitutionnelle de Transition méconnaitrait la vacance du pouvoir au lieu de dire qu’elle était restée silencieuse sur les conditions d’éligibilité à la fonction de président de la Transition en cas de vacance. Les rédacteurs de la Charte constitutionnelle de la Transition « s’étaient bien gardés, au nom d’un loyalisme méprisable à l’égard du puissant du moment, d’y inclure des dispositions relatives à la vacance du pouvoir. De sorte que l’on s’était retrouvé devant un vide juridique lorsqu’il a été question de procéder à l’élection d’un nouveau chef d’État de transition après la démission de Michel Djotodia. La Charte de la transition n’ayant rien prévu en la matière », avais-je écrit.  Or, les rédacteurs de la Charte constitutionnelle de transition ne s’étaient point gardés « d’y inclure des dispositions relatives à la vacance du pouvoir ».

 

En revanche, j’avais simplement voulu faire remarquer qu’il n’y figurait aucun critère sur les conditions d’éligibilité à la fonction de président de la transition. Certes, les articles 23 et 50, disposent chacun en ce qui le concerne que : « Le Chef de l’État de la Transition est élu par le Conseil National de Transition pour la durée de la Transition » ; « En cas de décès, de démission ou d’incapacité définitive médicalement constatée du Chef de l’État de la Transition, le Président du Conseil National de Transition assure la vacance », mais rien n’avait été prévu sur les critères de candidature à l’élection du nouveau président après le délai de suppléance, limité dans le temps. Ce que N’dui-Yabela ne dit pas, c’est que le président du Conseil National de Transition ne devrait assurer l’intérim qu’un temps pas « toute la durée de la transition ». Il s’ensuit qu’après la démission inattendue de Michel Djotodia à N’Djamena, il avait fallu mettre en place une commission spéciale chargée d’édicter les critères d’éligibilité des candidats. Ce qui avait ouvert la porte à toute sorte de dérives, puisque ces critères se rallongeaient au gré des désidérata de la communauté internationale de Bangui. Or, il aurait été plus simple de prévoir ces critères dans la lettre de la Charte constitutionnelle de transition et de s’y conformer au moment opportun.

Par conséquent, avec le recul, rien n’empêche aujourd’hui « ces constitutionnalistes de haut niveau » qui « ne peuvent et ne sauraient laisser avancer qu’il y avait un vide juridique en la matière », de faire amende honorable et de reconnaitre qu’il subsistait réellement un vide dans le sens des conditions à remplir pour être candidat à la présidence de la Transition.

B – Du malentendu sur la qualité de juriste émérite attribuée à un compatriote. 

 

Il convient de dire d’emblée que les « constitutionnalistes de haut niveau » qui ne « sauraient laisser » l’auteur de ces lignes « qualifier abusivement » l’un de leur « jeune collègue » d’« éminent juriste », ici utilisé dans son acception qui signifie quelqu’un « qui est au-dessus du niveau commun » et non dans le sens « honoraire » comme on dirait « professeur émérite » (ce à quoi fait allusion N’dui-Yabela) devraient faire preuve d’indulgence à son égard et se dire qu’il a pu se tromper de bonne foi, parce que, inaccessible aux méandres et aux subtilités des « dispositions particulières applicables aux cadres de l’enseignement supérieur ». Nous vivons sur la terre des hommes.

 

Même s’il est vrai que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, il n’y pas à s’étonner lorsqu’un individu qui est supposé n’avoir « jamais mis les pieds dans un amphithéâtre de droit » soit réduit à reprendre à son compte les grades et les qualités dont s’est targué leur « jeune collègue » nouvellement intégré comme « Maître assistant » à l’Université de Bangui alors qu’il se présente lui-même, entre autres, comme étant un « enseignant-chercheur » de la même Université. L’auteur de ces lignes pouvait-il savoir que le « jeune collègue » en question poursuit encore un stage probatoire d’une durée d’un an au sein de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques si celui-ci ne l’annonce pas lui-même ? D’autant que l’auteur de ces lignes ne pourrait pas se targuer d’être un « doctrinaire » comme l’autre. Au final, un « enseignant-chercheur » est bien quelqu’un « qui est au-dessus du niveau commun » dans une discipline donnée.

 

J’ai dit.

 

Fait, le 21 avril 2020

 

Georges Adrien Poussou

 

 

[1] L’homme révolté.

Kagamé s’inquiète de l’impact économique du coronavirus en Afrique

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Kagamé s’inquiète de l’impact économique du coronavirus en Afrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Le coronavirus risque d’avoir des conséquences désastreuses sur les économies africaines prévient Paul Kagamé.

Le président du Rwanda, Paul Kagamé, a averti qu’il pourrait falloir “une génération ou plus” pour que l’Afrique se remette du choc de la pandémie de Covid-19.

Il a déclaré au quotidien économique et financier britannique, Financial Times que le continent aurait besoin d’au moins 100 milliards de dollars d’aide de l’étranger.

La Banque mondiale a déjà averti que l’Afrique va entrer en récession, la première en 25 ans, alors que le commerce mondial se contracte et que les prix des matières premières continuent de baisser.

M. Kagamé a déclaré qu’il était confiant que des progrès pourraient être réalisés suite à ce qu’il a appelé un “bon engagement” de la part de “partenaires tels que la France, l’Allemagne, la Chine et les États-Unis”.

La semaine dernière, les pays membres du G20 ont convenu de suspendre le paiement de la dette de certains des pays les plus pauvres du monde, dont 40 en Afrique.

L’Afrique compte au dimanche 19 avril 21 096 cas confirmés de Covid-19 et 1 055 décès, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine.

La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé a averti que le continent pourrait devenir le prochain épicentre du virus.

Selon les responsables des Nations unies, la pandémie pourrait faire au moins 300 000 morts en Afrique et plongera près de 30 millions de personnes dans la pauvreté.

Avec BBC Afrique

Des notables camerounais tués par des sécessionnistes présumés

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Des notables camerounais tués par des sécessionnistes présumés

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux notables ont été tués par deux hommes armés à Bambili, dans la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun, a affirmé lundi à l’AFP le roi de cette localité, précisant que les assaillants, “probablement sécessionnistes”, ont été abattus par l’armée.
Les victimes sont respectivement le président du conseil traditionnel et le secrétaire général de cette assemblée, a précisé Afungchwi III, le Fon (roi) de Bambili, près de Bamenda, capitale de la région anglophone du Nord-Ouest.

Elles ont été prises pour cible jeudi “probablement par des partisans de la sécession qui manipulent la jeunesse du village et accusent les victimes d’avoir encouragé le dépôt des armes”, a-t-il affirmé.

Depuis 2017, un violent conflit entre l’armée et des indépendantistes secoue les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Selon des ONG, plus de 3.000 personnes ont été tuées et plus de 700.000 autres ont dû fuir leurs lieux de vie.

Les indépendantistes s’en prennent notamment aux autorités traditionnelles ou aux hommes politiques qui appellent les population locales à déposer les armes.

Selon le Fon de Bambili, “la paix revenait progressivement dans le coin, car depuis décembre, il n’y a pas eu d’incidents graves” avant l’assassinat des deux notables.

Selon lui, Bambili est visé en raison de la présence du campus de Bamenda, des responsables de l’Université ayant appelé à la pacification.

Avec AFP/VOA

Le Covid-19 sème la zizanie entre les USA et la Chine | DW | 20.04.2020

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Le Covid-19 sème la zizanie entre les USA et la Chine | DW | 20.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Les critiques à l’égard de l’Organisation mondiale de la santé concernant sa trop grande proximité ne datent pas d’hier et Donald Trump n’en a pas l’apanage.

L’OMS “a préféré s’orienter sur ce que la Chine voulait entendre” (M. Ohlberg)

Selon Harry Wu, directeur de l’Institut pour l’éthique de la médecine à l’Université de Hong Kong, la Chine n’a eu de cesse d’étendre, de manière systématique, son influence sur l’OMS, notamment en réussissant à placer, à la tête de l’organisation, les candidats de son choix.

“Au début des années 2000, la Chine a compris comment elle pouvaient remporter l’adhésion des Etats africains : elle a promis d’investir sur le continent pour qu’il se développe. Et en 2003, l’énorme travail de lobby en Afrique a porté ses fruits : Margaret Chan a été élue directrice de l’OMS.”

La question de la transmission du virus

Dans la présente crise, c’est en particulier le mode de transmission du virus qui fait l’objet de controverses. Selon la plupart de scientifiques, le nouveau coronavirus a probablement été transmis à l’homme par un animal.

Mais la présence, à Wuhan, berceau de l’épidémie, d’un Institut de virologie alimente depuis le début des spéculations sur une possible fuite depuis ces installations sensibles.

Le laboratoire en question a beau démentir, la discussion est loin d’être close : outre les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont demandé de plus amples explications à la Chine.

A quoi joue l’OMS ? 

Quant à l’OMS, son action suscite également des critiques. Selon Mareike Ohlberg, qui travaille pour un centre de recherches sur la Chine basé à Berlin, l’organisation aurait préféré ignorer certaines informations importantes sur la transmission du virus.

“Nous savons qu’au sein même de l’OMS, certains se sont penchés sur cette question de transmission du virus d’homme à homme. Mais dans les grandes directives et dans les grosses conférences de presse, on a préféré s’orienter clairement sur ce que la Chine voulait officiellement entendre.”

La semaine dernière, Donald Trump a décidé de geler la contribution de son pays au budget de l’Organisation mondiale de la Santé, estimant celle-ci trop proche de Pékin.

L’Australie monte au créneau

A noter que Canberra a appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante sur la façon dont l’OMS a géré la crise. L’Australie aurait, selon son ministre de la Santé, réussi à limiter la propagation du virus en partie en allant à l’encontre des conseils de l’organisation onusienne.

Elle a notamment été l’un des premiers pays au monde à interdire l’entrée, sur son territoire, des voyageurs en provenance de Chine. L’Australie compte à ce jour 6.600 cas et 70 morts du Covid-19.

Avec DW français

Mali, second tour des législatives sur fond d’insécurité | DW | 20.04.2020

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Mali, second tour des législatives sur fond d’insécurité | DW | 20.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Le second tour des élections législatives de dimanche (19.04) a été perturbé par des actes de violence dans le centre et le nord du pays. Comme lors du 1er tour, peu d’électeurs se sont acquittés de leur devoir citoyen.

Selon la Synergie, une plateforme d’organisations de la société civile qui supervisé le second tour de ces législatives, le taux de participation oscillerait entre 22 et 23%.

Par ailleurs, à Ouro-Mody (région de Mopti, Centre), un président d’un bureau de vote a été enlevé alors que les autres membres et des représentants de la commission électorale étaient “chassés par des hommes armés”.

Dans les communes de Sosobé et Togorougoumbé (Centre), le vote n’a pas eu lieu à cause des jihadistes qui ont menacé de s’en prendre aux électeurs, à en croire des témoins.

Le contexte sécuritaire et sanitaire a découragé les électeurs à aller voter

Plusieurs témoins ont indiqué que les électeurs n’ont pas voté à Talataye et Ouatagouna, dans le cercle d’Ansongo, dans la région du Liptako située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Situation identique dans la commune Gabero (Gao, Nord) et dans plusieurs localités de la région de Tombouctou (nord).

La mission d’Observation électorale de la Synergie a au relevé “une démultiplication de la pratique d’achats de vote dans plusieurs centres de vote”.

Renouvellement de l’Assemblée nationale

En dépit du climat sécuritaire et sanitaire, la majorité des acteurs politiques avaient milités pour le maintien de ces élections législatives plusieurs fois reportées. “En démocratie, rien ne vaut la pleine légalité constitutionnelle”, avait récemment indiqué le président Ibrahim Boubacar Keïta, dans un message à la nation.

Tout comme le second tour, premier tour avait  été marqué par des enlèvements de présidents de bureau, de vol et de destruction d’urnes.

Un millier de bureaux environ, sur plus de 22.000, n’ont pas ouvert au premier tour, a admis le ministre de l’Administration territoriale Boubacar Alpha Bah, dans des propos rapportés par la télévision publique.

L’opposant Soumaïla Cissé a été réélu dès le 1er tour des législatives

Dans certaines régions du nord, le large taux de participation (plus de 85% à Kidal pour une moyenne nationale de 35,6%, avec des députés élus avec 91% ou 97% des suffrages) laisse envisager  “une possibilité de fraude”, dit un diplomate sahélien.

À Bamako, la capitale, la participation au premier tour était de 12,9%. Sur les 147 sièges de députés, 22 ont été pourvus. Parmi eux: Soumaïla Cissé.

Le chef de file de l’opposition, avait été kidnappé le 25 mars alors qu’il était en campagne. La katiba Macina, groupe djihadiste d’Amadou Koufa serait à l’origine de cet enlèvement  et des négociations sont en cours pour obtenir sa libération.

Avec DW français

RCA : MATHURIN DIMBELET NAKOE OU LE COUP D’ETAT INSTITUTIONNEL PERMANENT.

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Bangui (République centrafricaine) – Quelques députés de la majorité présidentielle sous la houlette de M Mathurin DIMBELET NAKOUE, deuxième  Vice-président de l’Assemblée nationale de la RCA ont décidé de réviser la constitution du pays à quelques mois des élections du mois de Décembre 2020 pour cause de Coronavirus. Mais cette initiative ne passe pas dans l’opinion publique nationale.

 

L’initiative de la révision de la constitution appartient

Au Président de la République et au Parlement.

Le Député Mathurin DIMBELET NAKOUE est le 2° Vice-président de l’Assemblée Nationale, membre de la Commission Production, Ressources naturelles et Environnement de  cette institution, député de Sosso Nakombo dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Il dit devant une caméra le 11 Avril 2020 qu’il a décidé avec 110 députés de modifier la Constitution du 30 Mars 2016.

Il trouve leur démarche légale et constitutionnelle. Selon lui, l’Article 151 de la Constitution les autorise à prendre des initiatives pour modifier la loi fondamentale et d’autre part, vue les risques que fait peser le coronavirus sur le processus électoral en cours en République Centrafricaine.

« Les dispositions de l’article 151 de la constitution qui dit l’initiative  de la révision de la constitution revient concurremment au Président de la République, au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale.

Donc, c’est en application, c’est fort de ces dispositions constitutionnelles que certains groupe de députés, un groupe de députés (110 sur 140 au 11/04/2020), ces députés ont donc décidé de réviser certaines dispositions de la Constitution par rapport à la pandémie  du coronavirus qui sévit en ce moment et qui risque d’altérer le processus électoral en cours.

Et donc, nous avons décidé de modifier les dispositions des articles 35 et 68  de la Constitution ».

 

« Art. 151 – De la Révision. L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et au Parlement statuant à la majorité des deux tiers (2/3 des membres qui composent chaque chambre.»

 

« Nous avons décidé de modifier les dispositions des articles 35 et 68  de la Constitution. » 

 

Pourquoi M Mathurin DIMBELET NAKOE et ses amis ont-ils choisi la voie de la « pétition » étant donné que la Constitution leur donne déjà le droit sous certaines conditions de réviser la Constitution ?

Le droit de pétition est le droit accordé aux populations de faire une demande directe au représentant de l’exécutif. Par extension, il est possible de faire une pétition envers toute personne morale disposant d’un pouvoir. La valeur juridique d’une pétition est inexistante mais la pression sur les décideurs politiques qui en résulte peut être décisive.

Leur revendication est au profit du Président de la République et eux-mêmes les députés. En plus ils ont atteint le quorum 110 députés sur 140.

 

Le groupe décide de modifier les articles 35 et 68 de la Constitution.

Le premier article dit que le Président est élu pour cinq ans, renouvelable une fois et ne peut être prorogé pour quelque motif que ce soit.

Le second article dit que le député est élu au suffrage universel pour cinq ans. Voyons ces deux articles:

« Art. 35 Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux tours.

La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.

Le mandat est renouvelable une seule fois.

En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif  que ce soit. »

 

 

« Art. 68 Le Peuple centrafricain élit au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de député. Chaque député  est l’élu de la nation. Le mandat du député ne peut être écourté. 

Le mandat  du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée nationale, la démission, la radiation ou la déchéance du dit Député. »

 

 

M Mathurin DIMBELET NAKOE n’indique pas par quelles propositions il entend remplacer lce qui existe aujourd’hui. Il balaie du revers de la main les arguments de ceux « s’érigent » contre leur initiative par des « démonstration juridiques. Ils n’ont pas lu le texte.» La République Centrafricaine est une « République » le débat fait partie de son ADN. C’est le jeu normal dans toute démocratie.

Maître Nicolas Tiangaye dit le 10 Mars 2020 lors d’une conférence de presse qu’il n’a pas seulement « lu » ou « vu » la Constitution du 30 Mars 2016, qu’il a participé à sa rédaction:

« Nous avons contribué à l’élaboration de la Constitution ».

 

Lui et d’autres qui ont condamné cette initiative hasardeuse. Ils savent de quoi ils parlent. On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir « lu » où « vu » la Constitution de 2016.

Les révisionnistes prennent de l’exemple de 2010, le journaliste fait préciser un point à Mathurin DIMBELET NAKOUE :

« L’article que vous parlez est l’article 108 de la Constitution de 2004 ?»

 

Il répond OUI. Que vient faire la Constitution du 27 Décembre 2004 ici ?

« C’est pas…moi, j’ai entendu certains compatriotes s’ériger contre l’initiative dit-il, apporter des démonstrations juridiques et tout et tout, non.

Ils n’ont jamais lu le texte. Ils n’ont jamais vu le texte.

Il y en a qui parlent de l’inopportunité de l’initiative de l’initiative. Non, ils n’ont jamais lu le texte.

Je voudrais leur rafraichir la mémoire. En 2010, lorsque les députés de l’époque-là ont constaté qu’on ne pouvait pas aller aux élections. En 2010 il y avait pas cas de force majeur comme aujourd’hui.

Lorsque ces députés ont constaté que les conditions matérielles ne permettaient pas qu’on aille – que les élections se tiennent aux dates prévues par la constitution – il y avait amendement des  mêmes articles relatifs au mandat du président  de la République.

Oui, c’est les mêmes textes que nous avons récupérés et nous nous sommes dit nous sommes pratiquement dans le même contexte, sinon un contexte plus grave.

Aujourd’hui, le gouvernement, le président de la République, tous les Centrafricains s’attendent à ce que les élections aient lieu, que le 1er tour ait lieu le 27 Décembre 2020.

Mais avec ce qui se passe aujourd’hui, si on arrivait, si le gouvernement devait édicter certaines  mesures contraignantes qui empêchaient le déroulement normal du processus. Et qu’on arrive au 30 Mars 2021 sans que l’élection ait abouti qu’est-ce qu’on fait ? »

 

« C’est la première fois en République Centrafricaine

Qu’on a eu une Assemblée Parlementaire et Constituante ».

 

Un coup d’état constitutionnel est en cours en République Centrafricaine en ayant pour alibi le coronavirus. L’objectif final est de réviser la Constitution pour proroger les mandats du Président de la République et des Députés pour confisquer le pouvoir. Depuis le conclave de Boali avec ses millions distribués à certains députés jusqu’à putsch appelé « destitution » du président de l’Assemblée nationale, cela coûte beaucoup d’argent il faut rentabiliser l’investissement qui exclut toute alternance démocratique lors des prochaines élections de 2020/2021.   Si ce projet funeste aboutit, ce pays qui  souffre depuis 2012 rentrera dans une nouvelle période de souffrances. Mais nulle ne sait pour combien de temps. Ceux qui savent et qui se taisent aujourd’hui seront tenus comptables de ces souffrances.

 

Me Blaise FLEURRY HOTO, un autre constituant de la Loi fondamentale de 2016, croit que c’est pour la première en République Centrafricaine qu’il y a eu une Assemblée parlementaire et constituante qui a produit la Constitution du 30 Mars 2016, héritage important du Forum de Bangui.

« J’ai eu l’honneur de présider les travaux de l’élaboration de la Constitution du 30 Mars 2016. Je puis vous assurer que c’est la première fois en République Centrafricaine, qu’on a eu une Assemblée, je dis qu’on a eu en République Centrafricaine une Assemblée Parlementaire et Constituante.

Et à l’époque, les Centrafricains que nous représentions à l’Assemblée nationale  avaient un sentiment de refonte de la « République ».

Nous avions pensé  qu’il fallait recadrer tout ce qui ne va pas dans le pays et il fallait le recadrer dans ce vase de la Constitution pour permettre à la République Centrafricaine de ne pas souffrir de remords futurs par rapport à ce que nous avions connu dans le passé.

Donc, c’était l’esprit global des Centrafricains qui étaient représentés par des Conseillers nationaux de transition à l’Assemblée Nationale. »

 

Me Blaise FLEURRY HOTTO dit qu’ils ont travaillé sur l’ossature de la Constitution du 27 Décembre 2004. Ils ont apporté dix-sept ou dix-huit innovations dans la Constitution du 30 Mars 2016. Ce sont ces innovations qu’on appelle aujourd’hui des verrous pour freiner ce qu’il appelle des errements politiques qui ont toujours causé du tort à la République Centrafricaine.

« Ces verrous ont leur sens. Nous avons constaté que la République Centrafricaine a fonctionné à sa manière depuis l’Indépendance. Mais les moyens de contrôle n’étaient pas suffisants. Et puisque les moyens de contrôle n’étaient pas suffisants, il fallait mettre des garde-fous. Il fallait absolument trouver du répondant aux problèmes que nous avons vécu par le passé et aux problèmes du présent et en faisant des projections dans l’avenir pour éviter que les mêmes erreurs passées produisent les mêmes effets.

Est-ce que l’Assemblée a produit un rapport d’experts qui nous  dit par exemple que ce fléau du Coronavirus va s’étendre dans le temps jusqu’au mois de Décembre 2020 ? »

 

 

Ce n’est pas le coronavirus qui est le facteur d’impréparation ou de préparation des élections selon Me B. FLEURRY HOTTO. Mais c’est plutôt les structures, les organisations les hommes centrafricains et les femmes centrafricaines qui doivent aider à aller aux élections dans de bonnes conditions. Donc, parler de force majeure dans ce contexte donne à s’arracher les cheveux. Il y a un problème de communication qui se pose.

« J’aurais bien souhaité que l’Assemblée Nationale ou l’initiateur de ce projet de loi puisse faire une grande communication autour de cette question.

Nous sommes dans une démocratie donc on ne doit pas avoir peur des débats.

On ne devait pas se limiter au niveau de l’Assemblée Nationale pour susciter des questions et donner des réponses. On aurait pu faire autour de cette question une table ronde. Là on peut discuter avec les partis politiques,  avec les organisations de la société civile, avec les organisations des droits de l’homme, avec les juristes, les praticiens du droit.

Lorsqu’on s’enferme dans une structure, une institution qui est l’Assemblée Nationale qui n’est pas ouverte à tout le monde. L’Assemblée Nationale n’est ouverte qu’aux députés. Quand s’enferme en vase clos à l’Assemblée Nationale pour discuter de ça et surtout qu’il s’agit d’une question déterminante qui engage la vie de la nation, je crois que ça pose un petit problème.

J’aurais souhaité que l’initiateur de ce projet de loi change de procédure. Qu’il essaie d’aller vers ses frères et sœurs  que sont les Centrafricains pour leur poser le problème. Essayer  non pas de s’imposer. Essayer non pas de se justifier. Mais essayer d’expliquer le bien-fondé de sa démarche et créer l’adhésion autour. C’est ce qui nous manque  en République Centrafricaine. On ne veut pas créer l’adhésion autour d’un projet. Cà c’est extrêmement  grave et s’emmène des frustrations.»

 

La transparence des prochaines élections commence avant les élections. Décider en catimini de réviser une constitution juste avant les élections est grave. Les Centrafricains ont dénoncé massivement ce comportement qui risque de relancer les violences contre des innocents parce que des individus ne veulent pas se présenter à la régulière au suffrage des citoyens. C’est inadmissible que les pays occidentaux restent muets. Sauf s’ils sont complices avec la Russie et la Chine bien implantées en RCA. Mais les Centrafricains résisteront avec ou sans eux.

M Mathurin DIMBELET NAKOE n’est pas à sa première tentative de déstabilisation des institutions de la République.

 

Mathurin DIMBELET NAKOE, un habitué

Des coups d’Etat institutionnels.

 

Il n’est pas à sa première tentative.  Le 18 Octobre 2018, RNL titre un article “95 députés sur 140 déposent une motion en destitution contre le Président de l’Assemblée nationale de l’époque, Abdoul KARIME MECKASSOUA ». Les députés l’accusent de manquements à ses devoirs conformément l’article 70 de la Constitution et de l’article 12 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Accusation portée déjà par M Mathurin DIMBELET NAKOUE.

Le porte-parole du Groupe de Travail de la Société Paul Crescent BENINGA est la suivante :

Nous suivons de près les agitations politico-politiciennes des alliés d’hier devenu des frères ennemis. Nous demandons que cette crise n’affecte pas la stabilité des Institutions et la stabilité économique et sociale

Cette procédure en destitution d’un président de l’Assemblée nationale, deuxième institution du pays est une première dans l’histoire de la démocratie en Centrafrique écrit RNL.

Il faut remonter à un autre article de CNC,  « Magouilles à l’Assemblée », pour comprendre les tenants et les aboutissants d’une opération dont le but ultime est le contrôle de l’Assemblée nationale, donc destituer Abdoul Karim MECKASSOUA et contrôler les matières premières confiées à des pays « amis ». C’est une démonstration de la « Guerre hybride » qui est imposée aux Centrafricains.

Il faut avoir une idée claire de la « Guerre hybride » ou la Doctrine Gerasimov, du nom du CEMA russe est une doctrine militaire qu’il développé dans un article publié en Février 2013, repris par la revue La Vigie du 25 Avril 2015 :

« Il notait ainsi le gommage des limites entre les états de paix et de guerre, ainsi que l’importance croissante des moyens non-militaires pour atteindre des objectifs stratégiques. Il faut donc désormais envisager l’utilisation cachée de moyens militaires, notamment par des opérations d’information et l’usage des forces spéciales, par exemple sous le prétexte de maintien de la paix ou de gestion des crises.

 Il évoque l’instrumentalisation des oppositions internes pour créer un front opérationnel sur l’ensemble du territoire ennemi.

La guerre de l’information ouvre des possibilités asymétriques utiles pour réduire le potentiel de l’ennemi et influencer les structures étatiques et la population. En fait, tous les moyens sont bons pour éviter l’engagement direct de ses propres forces ».

Le 26 Mars 2018, un article de CNC montre comment M MECKASSOUA est destitué. La probité n’a pas de prix en RCA. Le ralliement d’un député vaut  un million de francs CFA, soit environ 1525 euros” payable en deux fois.

Le 8 Mars 2019, le président Faustin Archange TOUADERA convoque 80 parlementaires à un conclave particulier à Boali, une ville située à 80 kilomètres de Bangui la capitale. Le Chef de l’Etat veut compter sur la loyauté des députés au moment du renouvellement du bureau de l’Assemblée Nationale.

Scène cocasse, raconte un témoin. Il fallait voir dans l’hémicycle les députés, portable en main, photographier leur bulletin de vote. C’est que pour toucher le solde de l’enveloppe, chacun devait fournir la preuve du respect de sa parole.

Le jour dit, la vice-présidence de la chambre échoira à Jean-Symphorien MAPENZI, “touadériste” de stricte obédience et figure de proue du groupe Cœurs unis. L’objectif ultime, c’est bien d’imposer d’une manière ou d’une autre la destitution de M Abdoul Karim MECKASSOUA. C’est fait le vendredi 26 Octobre 2018.

Bureau de l’Assemblée nationale (15 membres): Président Laurent NGON-BABA (Trait d’union), Premier Vice-Président Jean Symphorien MAPENZI (ex-KNK aujourd’hui Cœurs unis), Deuxième Vice-Président Mathurin DIMBELET NAKOE (Cœurs unis).

 

Face aux accusations Abdoul Karim MECKASSOUA

Demande un audit de la Cour des comptes.

 

Face aux accusations graves portées contre lui, M Abdoul Karim MECKASSOUA choisit de faire confiance aux institutions de la République. Il saisit la Cour des comptes pour faire un audit sur sa gestion de l’Assemblée nationale et de se prononcer sur les accusations portées contre lui. C’est la juridiction compétente pour juger les comptes des comptabilités publics. L’audit ira jusqu’au bout. Voici la déclaration d’Abdoul Karim MECKASSOUA le 17 Août 2019 publié dans le journal 54 Etats, à la sortie du rapport de la Cour des comptes.

 

Abdoul Karim MECKASSOUA estime qu’il a été victime d’un misérable putsch que les commanditaires et les exécuteurs ont appelé « destitution ».

« Je veux, avant toute chose, féliciter notre Cour des comptes d’avoir pu mener cette procédure à son terme malgré les obstacles politiques, et d’avoir livré un rapport final de très grande qualité et de tout aussi grande objectivité ».

 

Le rapport montre très clairement que c’est faussement que, pour me destituer, on m’a accusé d’attribution de marchés publics sur la base de liens familiaux, de détournement de deniers publics, de concussion, de recrutements subjectifs, dénonce-t-il.

 

« S’ajouter au mensonge qui a consisté à prétendre que j’avais fait de la rétention de rapport de Commission parlementaire d’enquête, alors que le tout premier rapport de ce type au cours de la présente législature est celui produit sur le scandale de l’exploitation minière

 

Avec la lumière qui se fait aujourd’hui sur les pratiques mafieuses au sein de la Représentation Nationale, autour notamment des contrats miniers et forestiers, chaque citoyen prend conscience des raisons profondes pour lesquelles…”

 

…un Président d’Assemblée Nationale qui avait saisi simultanément la Commission de comptabilité et de contrôle interne, la Cour des comptes et la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance pour faire la lumière sur les accusations…

 

…accusations et soupçons de malversations financières au sein de notre institution, devait urgemment et par tous les moyens être démis de ses fonctions » (MECKASSOUA).

La révision de la constitution suit la même logique qualifiée.

 

Le défi que l’UE, les USA et les démocrates patriotes centrafricains ainsi que tous les hommes de bonne volonté doivent relever en RCA c’est de créer les conditions pour des élections libres et la transparentes.

 

Conclusions

 

Les initiateurs du projet de révision de la Constitution de 2016 doivent fournir sans délais aux citoyens centrafricains un rapport d’experts qui prouvent que le Covid-19 durera jusqu’en Décembre 2020 voir Mars 2021. La révision constitutionnelle n’est la panacée.

 

Qu’ils fassent un point sur la préparation des élections sur le plan matériel et sur le plan sécuritaire.

 

Que l’initiateur de ce projet de loi change de procédure. Qu’il essaie d’aller vers ses frères et sœurs que sont les Centrafricains pour leur poser le problème. Essayer non pas de s’imposer. Essayer non pas de se justifier. Mais essayer d’expliquer le bien-fondé de sa démarche et créer l’adhésion autour

 

Par : Les Amis de Siloë Centrafrique

19 Avril 2020