Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/des-grevistes-de-lhotel-Ledger-a-lexterieur-le-26-novembre-2020-450×392.jpg” alt=”des grévistes de l’hôtel Ledger à l’extérieur le 26 novembre 2020″ width=”450″ height=”392″ />Des grévistes devant l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le jeudi 26 novembre 2020.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 10:35:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mobilisation des salariés de l’hôtel Ledger Plazza de Bangui ne faiblit pas. Le bras de fer avec la direction se durcit avec comme priorité le départ non seulement de leur directeur, le tunisien Rimeh Ben Salem ,accusé de gestion approximative et d’incompétence, mais également de l’expulsion du Directeur général sortant de la société LAICO-Centrafrique, le libyen Zied Khalifa Zarzour qui vient par ailleurs de recevoir sa note de cessation de fonctions d’administrateur remise par maître Albert PANDA GBIANIMBI, Avocat à la Cour. Mais les deux camps semblent maintenir leur position, et le bras de fer se poursuit avec comme toile de fond la corruption à grande échelle des autorités nationale.
Après l’expulsion illégale de Monsieur Amer Abdessalam Jouida, nouveau Directeur général de la société LAICO-Centrafrique, nommée par une décision du conseil d’administration de LIBYAN AFRICAN INVESTMENT COMPANY en remplacement de monsieur Zied Khalifa Zarzour, la société LAICO- rca et l’hôtel Plazza traverse un moment difficile de son histoire en RCA.
Après leur assemblée générale qui avait eu lieu à la bourse du travail, les employés durcissent le ton, et décident de manifester publiquement leur mécontentement en cessant collectivement le travail ce jeudi 26 novembre. Du jamais vu.
Ainsi, après une tentative d’intimidation, les employés sont sortis tous de l’hôtel, et le DG sortant faisait appel aux forces de l’ordre qui ont pu escorter et accompagner le Directeur pour le ramener dans une chambre dans son hôtel.
Pour ‘heure, la tension est extrêmement vive, et l’hôtel est totalement bouclé par des policiers et gendarmes.
Notons que le PDG sortant de la société LAICO, Monsieur Zied Khalifa Zarzour, limogé de son poste par le conseil d’administration, n’a pas voulu céder son poste à son successeur, Monsieur Amer Abdessalam Jouida , expulsé la semaine dernière du territoire national pour des raisons encore non connues.
Cependant, des sources indépendantes ont indiqué à CNC que la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpo-TEMON, qui avait chassé de son bureau les employés de l’hôtel Ledger, aurait reçu une somme de 30 millions de francs CFA de la part de Monsieur Zied Khalifa Zarzour, PDG sortant de la société LAICO-Centrafrique. En plus de cela, ce dernier aurait remis également de l’argent à plusieurs personnalités du pays, y compris le chef de l’État et son Premier ministre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/imeuble-air-gabon-au-centre-ville-de-bangui-le-2-juin-2020-450×367.jpg” alt=”Image d’illustration. Centre ville de Bangui, centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”367″ />Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 08:46:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vous l’avez peut-être constaté, les arnaques par téléphone se multiplient à Bangui comme dans les villes de province. Les médias ont d’ailleurs régulièrement mis en garde les populations et lancent un appel à la prudence, car cela peut parfois leur coûter cher. Malheureusement, certains compatriotes n’ont pas encore compris le jeu, et les arnaqueurs ne cessent d’innover.
Tout le monde peut se faire berner, y compris les plus avertis. En témoigne l’histoire d’une famille qui a été arnaquée il y’a quelques jours par un malfrat via un appel téléphonique.
En effet, au début de la semaine, une famille, qui venait malheureusement de constater que l’un de leurs enfants mineurs n’est pas rentrée à la maison, avait publié un communiqué sur la radio Ndékèluka, demandant à toute personne de bonne foi ayant de l’information permettant de retracer leur enfant de pouvoir communiquer avec elle via un numéro téléphonique que les parents ont mis dans l’annonce.
Malheureusement, les malfrats, qui utilise souvent des numéros mobiles pour escroquer leur victime, ont appelé les parents de l’enfant disparu pour leur annoncer que celui-ci a été retrouvé à Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Gribizi, accompagné de deux autres enfants, dont « l’un serait mort ». En plus de cela, le malfrat , qui s’est présenté comme un gendarme, demande aux parents de lui envoyer une somme de 50 000 francs CFA pour lui permettre de payer le transport et ramener à Bangui leur enfant. Aussitôt, les parents croyaient avoir affaire à une personne de bonne moralité, faisaient transférer dans l’immédiat une somme d’argent au malfrat qui n’est toujours pas arrivé dans la capitale avec leur enfant.
Et ce n’est pas tout. Les parents insistent à nouveau sur le mobile de malfrat qui indique cette fois qu’il serait bloqué à Damara avec leur enfant. Il est donc nécessaire de lui envoyer à nouveau de l’argent pour lui faciliter le transport. Incroyable, mais vrai !
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/bozize-djotodia-samba-panza-et-touadera-450×156.jpg” alt=”De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC” width=”450″ height=”156″ />De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 06:53:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À un mois du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu le 27 décembre 2020, la situation préélectorale en République centrafricaine inquiète. La discussion politique informelle telle qu’elle se déroule au quotidien dans les rues est apparue dorénavant comme un élément déclencheur des violences à connotation politique. C’est ce qui s’est passé mercredi au quartier Dédéngué 5, dans le quatrième arrondissement de Bangui, où un homme, qui s’est présenté comme un élément des forces de l’ordre, a été grièvement agressé pour avoir défendu politiquement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Au départ, tout le monde croyait à une simple discussion entre les jeunes, mais à l’arrivée, un homme se retrouve aux urgences de l’hôpital communautaire.
En effet, ce mercredi 25 novembre 2020, aux environs de 17 heures, au quartier Dédéngué 5, un groupe de jeunes, réunis après un match de football, échangeaient sur la tension politique préélectorale actuelle. La plupart dénoncent l’attitude du chef de l’État et sa manière de gérer le pays.
Or, à proximité d’eux, se trouvait un homme en tenue civile, en train de boire du bouilli chez une vendeuse. Il n’a pas supporté que ces jeunes critiquent sévèrement le chef de l’État. Il s’est approché d’eux, et les a mis en garde, mais les jeunes semblent l’ignorer totalement, mais l’homme, qui s’est présenté comme un élément de forces de l’ordre, insiste, puis gifle sévèrement l’un d’eux, provoquant la colère des autres qui se sont mis a copieusement frappé cet homme qui finissait quelques minutes plus tard aux urgences de l’hôpital communautaire.
Pour de nombreux observateurs, les discours de haine tenus par les hommes politiques et leurs partisans dans les médias et sur les réseaux sociaux sont aussi une source de tension dans le pays.
Des blessés lors d’une manifestation d’opposants guinéens
Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs personnes ont été blessées mercredi en Guinée lors d’une manifestation de partisans du principal parti d’opposition pour contester la réélection du président Alpha Condé et réclamer la libération de ses responsables emprisonnés, ont indiqué à l’AFP des témoins et une source hospitalière.
A Labé (centre-nord), les forces de l’ordre ont dispersé une manifestation de centaines de partisans de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), parti de Cellou Dalein Diallo, principal adversaire de M. Condé à la présidentielle du 18 octobre./////////////.
Les manifestants étaient munis de drapeaux et de portraits de jeunes tués, selon eux, par ces mêmes forces de l’ordre, ont rapporté des témoins et des organisateurs./////////////.
Une vingtaine de personnes ont été blessées lors de cette manifestation, selon des témoins joints par l’AFP. Une source hospitalière a fait état de sept blessés./////////////.
Un nombre indéterminé de manifestants ont été également arrêtés mercredi et conduits à la gendarmerie ou dans un camp militaire de la ville, a indiqué à l’AFP une source de sécurité./////////////.
Le gouvernement a annoncé dimanche l’interdiction jusqu’à nouvel ordre des manifestations, en invoquant la pandémie de Covid-19./////////////.
A Conakry, l’appel de l’UFDG à manifester a été maintenu mais semble cependant avoir eu un écho limité. Aucun rassemblement n’y a été rapporté./////////////.
La candidature de M. Condé a donné lieu à des mois de manifestations durement réprimées et de violences qui ont fait des dizaines de morts civils depuis un an et dans les jours suivant l’élection./////////////.
M. Condé, 82 ans, a été proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle. Cellou Dalein Diallo assure que c’est lui qui a gagné et dénonce une fraude./////////////.
Cinq figures de l’opposition, dont quatre membres de l’UFDG, ont été emprisonnées en novembre, mis en cause par les autorités pour implication dans les violences autour de la présidentielle./////////////.
Avec le maintien de l’appel de l’UFDG, gendarmes et policiers ont été positionnés aux endroits sensibles de Conakry comme l’aéroport ou les ponts. Des magasins sont restés fermés à Médina, grand marché de la capitale, mais les administrations, banques et stations-essence ont ouvert dans le centre-ville./////////////.
Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale, Amadou Damara Camara, a minimisé les récents propos du président français Emmanuel Macron sur la réélection de M. Condé, auxquels ce dernier n’a pas réagi publiquement./////////////.
M. Macron a dit à l’hebdomadaire Jeune Afrique ne pas avoir félicité M. Condé parce qu’il a “organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour pouvoir garder le pouvoir”./////////////.
“Pourquoi donner tant d’importance à la déclaration de Macron ? Le moment venu, (M. Macron) le félicitera parce qu’il est issu de la volonté du peuple de Guinée”, a déclaré mardi soir à la presse M. Camara. La Guinée, a-t-il rappelé, “ne fait plus partie des territoires d’outremer” français.
Bangui ( République centrafricaine ) – La légende argentine du football, Diego Maradona, qui venait de fêter ses 60 ans, est mort d’un arrêt cardiaque dans la banlieue de Buenos Aires.
Le champion du monde 1986, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football, avait été opéré début novembre d’un hématome à la tête et se trouvait depuis en convalescence dans sa résidence. /////////////.
La vie de Diego Maradona, né le 30 octobre 1960 dans la province de Buenos Aires, a été rythmée par de nombreux problèmes de santé, dont certains liés aux excès en tous genres qui l’ont parfois fait flirter avec la mort./////////////.
En 2000, il avait eu une crise cardiaque à la suite d’une overdose dans la cité balnéaire uruguayenne de Punta del Este. Il avait ensuite suivi une longue cure de désintoxication à Cuba./////////////.
En 2004, alors qu’il pesait plus de 100 kilos, une autre crise cardiaque l’avait terrassé à Buenos Aires, mais il s’en était sorti. Il avait ensuite subi une opération chirurgicale de l’estomac pour perdre du poids. /////////////.
En 2007, une consommation excessive d’alcool l’avait conduit à l’hôpital. /////////////.
Dernièrement, il avait dû se faire poser une prothèse à cause de ses genoux douloureux./////////////.
Le 2 novembre, il avait été hospitalisé pour de l’anémie et de la déshydratation à La Plata, une ville située à 60 kilomètres de Buenos Aires et dont il entraînait le club local. Un scanner avait alors révélé la présence d’un hématome sous-dural. Cela avait entraîné son transfert dans une clinique privée d’Olivos, dans la banlieue de Buenos Aires, où il avait été opéré le lendemain avec succès. /////////////.
Maradona, un génie du football/////////////.
Son aura a en effet dépassé le cadre des passionnés de football, tant Maradona aura marqué les esprits par ses buts et ses dribbles spectaculaires comme ses excès sur le plan extra sportif, entre déchéance, drogue et déclarations polémiques. /////////////.
Le souvenir des buts légendaires de ce dribbleur hors-pair, assez petit (1m65) laissera une trace indélébile dans tous les clubs où il est passé, de Boca Juniors, son club de cœur à Buenos Aires, à Naples, où il a évolué de 1984 à 1991 au sommet de sa carrière en Europe, après un passage à Barcelone./////////////.
Le légendaire numéro 10 a aussi étincelé en équipe nationale, sous le maillot de l’Albiceleste avec lequel il a marqué 50 buts en 115 matches en 17 ans de carrière internationale./////////////.
Son but de la main contre l’Angleterre en quart de finale du Mondial-1986, qu’il avait aussitôt rebaptisé “main de Dieu”, restera comme l’une des images les plus mémorables de l’histoire de la Coupe du monde, tout comme celle de son second but, tout en dribbles et en culot, dans cette rencontre au stade Aztèque de Mexico. /////////////.
Cette année-là, Diego Maradona sera champion du monde avec l’Argentine après avoir battu l’Allemagne en finale./////////////.
Après une autre finale contre l’Allemagne en 1990, perdue cette fois, l’histoire avec le Mondial finira mal : par une exclusion lors de l’édition 1994 après un contrôle antidopage positif. Le crépuscule pour Maradona malgré plusieurs tentatives de retour./////////////.
Moins retenus, ses passages sur les bancs des entraîneurs l’auront mené de la sélection argentine (2008-2010), au Mexique, et finalement au Gimnasia La Plata en Argentine, où il exerçait encore juste avant sa mort./////////////.
Pluie d’hommages/////////////.
Si la planète savait la santé du “Pibe de Oro” fragile, la nouvelle de son décès, annoncée dans un premier temps par la presse argentine, a entraîné un déluge de tristesse et d’éloges dans le monde du ballon rond, où seul le Brésilien Pelé (80 ans) rivalise dans le classement informel des plus grands de l’histoire./////////////.
L’ancien international Gary Lineker, buteur anglais lors du célèbre Angleterre-Argentine du Mondial-1986, a ainsi salué “de loin le meilleur joueur de (sa) génération et sans doute le plus grand de tous les temps”. “Après une vie bénie mais troublée, espérons qu’il trouve du réconfort dans les mains de Dieu”, a-t-il écrit sur Twitter. /////////////.
La Fédération argentine de football “exprime sa plus profonde douleur pour la mort de notre légende, Diego Armando Maradona. Tu seras toujours dans nos cœurs”, a-t-elle réagi. /////////////.
“Merci éternel. Eternel Diego”, a sobrement réagi Boca Juniors, le club argentin où le génial numéro 10 a joué, en 1981-1982, avant son départ pour le FC Barcelone (1982-1984) et Naples (1984-1991). “Pour toujours, ciao Diego”, s’est incliné le club italien. /////////////.
“Tu nous a emmenés sur le toit du monde. Tu nous as rendus immensément heureux. Tu as été le plus grand de tous. Merci d’avoir existé, Diego. Tu vas nous manquer pendant toute notre vie””, a déclaré le président de l’Argentine, Alberto Fernandez./////////////.
Le “Roi” Pelé a exprimé sa tristesse. “Quelle triste nouvelle. J’ai perdu un grand ami et le monde a perdu une légende. Il y a beaucoup à dire, mais pour l’heure, que Dieu donne de la force à ses proches. J’espère qu’un jour nous pourrons jouer ensemble au ciel”, a écrit sur Instagram le triple champion du monde brésilien, qui a fêté ses 80 ans fin octobre. /////////////.
Cristiano Ronaldo a dit pour sa part adieu à “un génie éternel”./////////////.
Quant à Kylian Mbappé, il a écrit sur Twitter : “Repose en paix légende. Tu resteras pour toujours dans l’histoire du football. Merci pour tout le plaisir que tu as donné au monde entier”./////////////.
Une minute de silence sera observée mercredi et jeudi soir avant “tous les matches” de Ligue des Champions et de la Ligue Europa, en hommage à Diego Maradona après son décès à 60 ans.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Docteur-NomloNapoleon-450×450.jpg” alt=”Docteur Napoléon Nomlo” width=”450″ height=”450″ />Docteur Napoléon Nomlo, médecin chef de l’hôppital district de Bouar
Bouar, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020, 08:59:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis quelques mois, voir des années, l’hôpital district de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, est au cœur d’un scandale dé détournement présumé des fonds publics et du matériel, y compris des médicaments et des consommables, impliquant l’actuel médecin-chef de l’hôpital district de Bouar ainsi que l’ancien chef de district sanitaire de Bouar – Baoro.
Dans ce scandale présumé, le personnel sanitaire et les partenaires de l’hôpital de Bouar exigent tout simplement la transparence et la justice. Selon eux, il va du crédit de la République centrafricaine vis-à-vis des partenaires financiers comme la banque mondiale, ou encore le FMI, sans oublier certaines ONG internationales qui nous appuient.
En effet, il y a quelques semaines, le nouveau chef sanitaire de district de Bouar – Baoro, lors de sa prise de fonction, s’est retrouvé face à de nombreux défis, notamment logistiques, sanitaires et financiers auxquels il doit s’affronter.
Contrairement à ce que son prédécesseur, docteur Odilon lui faisait savoir, le solde bancaire de l’hôpital de Bouar est au rouge alors que celui-ci lui avait indiqué qu’une somme de 4 millions de francs CFA serait disponible. Et ce n’est pas tout! Quelques semaines plutôt, cet ancien chef sanitaire de district de Bouar Baoro, affecté en urgence au centre hospitalier de Pétévo dans le sixième arrondissement de Bangui, a été cité dans une affaire du détournement des fonds destinés à la surveillance et la lutte contre les maladies épidémiologiques, suscitant la colère des partenaires qui réclament la transparence et la justice.
Pendant ce temps, le médecin-chef de l’hôpital de Bouar, Docteur Napoléon Nomlo est lui aussi cité dans de nombreux cas du détournement des matériels, des médicaments et des consommables offerts par des partenaires internationaux. Les premiers éléments de l’audit estiment les dommages causés à plus de 100 millions de francs CFA, car les motocyclettes, les groupes électrogènes et même les médicaments offerts à l’hôpital sont systématiquement détournés à des fins personnelles. Face à la gravité de l’affaire, le coordonnateur du projet SENI a ordonné depuis la semaine dernière, un audit, mais le médecin-chef n’a pas voulu se laisser débusquer. Il a engagé la bagarre avec l’un des auditeurs au sein de l’hôpital en plein jour.
Il y a lieu de rappeler que le docteur Napoléon Nomlo, à l’époque Étudiant en 2007, avait intégré l’école spéciale de formation des officiers active (ESFOA). Un mois plus tard, il avait pris la fuite pour regagner ses parents. À cette époque, l’homme avait déclaré qu’il avait subi de mauvais traitements de la part des instructeurs. Mais à notre grande surprise, cet homme qui est devenu aujourd’hui médecin, est très brutal avec ses collègues. Nombreux sont ceux qui dénoncent cela.
Pour l’heure, le ministère de la Santé n’a pas encore réagi sur cette affaire.
Affaire à suivre.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans sa perspective de conquête du pouvoir en République centrafricaine, le candidat du PATRIE veut rester bien lucide tout en proposant à ses compatriotes une nouvelle offre politique réaliste et largement détaillée.
Regarder ci-dessous sa déclaration sur la radio Bangui FM :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/meeting-de-lopposition-democratique-a-ucatex-le-14-novembre-2020-apres-midi-450×338.jpg” alt=”Vue d’ensemble du meeting de l’opposition démocratique ce mardi 24 novembre 2020 sur le terrin de l’UCATEX à Bangui. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />Vue d’ensemble du meeting de l’opposition démocratique ce mardi 24 novembre 2020 sur le terrin de l’UCATEX à Bangui. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020, 10:03:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bras de fer se durcit au lendemain du premier meeting de la coalition de l’opposition démocratique sur le terrain football de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui. L’opposition accuse le pouvoir d’être le premier partenaires des groupes armés, et le pouvoir hausse le ton et fustige l’opposition.
Le premier meeting de la coalition de l’opposition démocratique sur le terrain de l’UCATEX avait connu la participation de plus d’un millier de ses partisans venus pour la circonstance. Sur place, les leaders affichent l’unité à la vue de tous pour remporter les prochaines élections générales dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020.
Les opposants ont pris tour à tour la parole pour fustiger le bilan du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat.
Pour maître Nicolas Tiangaye, Président du parti CRPS et porte-parole de la coalition de l’opposition, l’objet de ce meeting est d’attirer l’attention du peuple centrafricain sur la situation qui prévaut dans notre pays.
« Nous estimons que le Président Touadera a échoué, et que le peuple centrafricain doit librement choisir les dirigeants qui doivent demain prendre son destin en main », a-t-il déclaré.
D’après lui, il y a un problème de sécurisation du processus électoral, parce qu’on ne pouvait pas faire des élections dans des conditions apaisées, étant donné que ce sont les groupes armés qui sont des alliés de Touadera qui empêche les opposants de circuler librement dans le pays.
« Le Président Faustin Archange TOUADERA n’est pas un démocrate, parce que nous avons toujours demandé qu’il y’ait une concertation nationale des forces vives de la nation pour qu’on puisse aller à des élections apaisées, crédibles, transparentes, et démocratiques, mais l’homme refuse », a déclaré maître Nicolas Tiangaye. Or, du côté du pouvoir, on accuse l’opposition de vouloir faire le jeu des grandes puissances qui seraient toujours à l’origine de la souffrance du peuple centrafricain.
Justement, 24 heures avant la tenue de ce premier meeting de la coalition de l’opposition démocratique, le gouvernement avait annoncé sur les ondes que celui-ci était formellement interdit avant de l’autoriser quelques heures plus tard sous la pression de la communauté internationale qui n’a pas voulu assister à une nouvelle crise politique dans le pays.
Mais dans la matinée de ce mardi 24 novembre, quelques heures avant le meeting, des armes lourdes et légères sont sorties de l’armurerie, des forces de l’ordre ainsi que les requins ont également été mis en alerte partout dans la capitale.
Cependant, 24 heures après ce meeting de l’opposition, le bras de fer se durcit entre le pouvoir et l’opposition, et ce, à seulement un mois du premier tour des élections présidentielles et législatives dans le pays.
Bangui ( République centrafricaine ) – Détenue à 85 % par l’État, monté au capital pour la sauver de la liquidation, la banque centrafricaine a redressé sa situation. Rencontre avec son directeur général, Hervé Kogboma Yogo. À lire sur Jeune Afrique.
Placée entre 2009 et 2013 sous l’administration provisoire de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), la Commercial Bank of Centrafrique (CBCA) avait été sauvée de justesse par le gouvernement centrafricain./////////////.
Forte de ce nouveau souffle, la banque centrafricaine a ouvert des agences dans plusieurs villes du pays et est bien installée dans un marché centrafricain dominé en termes de total de bilan par Ecobank, et où sont aussi présentes des filiales de la Banque populaire du Maroc ou encore de la Banque saoudienne BSIC. En 2018, CBCA a réalisé un bénéfice d’un peu plus de 800 millions de F CFA (1,22 million d’euros)./////////////.
Nommé à la tête de la banque fin 2017, le banquier centrafricain Hervé Kogboma Yogo, passé par la Banque des États d’Afrique centrale, tente de tourner la page de la crise récente, malgré un contexte sécuritaire toujours difficile en Centrafrique et la pandémie de coronavirus.
Question : Avec la situation sécuritaire du pays, arrivez-vous à alimenter vos agences en cash ?/////////////.
Hervé Kogboma Yogo (Réponse) : C’est toujours par avion que nous envoyons les fonds dans nos agences en province, par précaution. Mais je dois dire que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, y compris dans les zones de conflit.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-ville-de-Bangui-avec-immeuble-Écobank-et-orange-au-complet-450×196.jpg” alt=”Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”196″ />Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Banque africaine de développement (Bad) a procédé à la nomination de chefs de bureau pays pour la République centrafricaine, le Ghana, Madagascar, le Mali, la Sierra Leone, le Togo et l’Ouganda, à compter du 1er décembre 2020.
Parmi les personnalités nommées figure l’Ivoirien Mamady Souaré. Il est désigné pour occuper le poste de chef de bureau de la République centrafricaine.
Mamady Souaré a rejoint la Banque africaine de développement en 2004, en tant qu’ingénieur principal des transports. Il occupe actuellement le poste de directeur de la division des opérations d’intégration régionale au sein du Département du développement et de l’intégration régionale de la Bad.
Avant sa nomination au poste de chef de bureau pays en République centrafricaine, il était chef de la division des transports à la Bad dont la mission est la gestion des projets d’infrastructures de tous les pays membres régionaux en Afrique centrale, en Afrique de l’Ouest, du Nord, de l’Est et en Afrique australe.
L’ancien chef de la milice Sheka condamné à perpétuité en RDC
Bangui ( République centrafricaine ) – Ntabo Ntaberi est reconnu responsable de centaines de crimes dans plusieurs territoires du Nord-Kivu.
Le procès durait depuis novembre 2018. La cour militaire du Nord-Kivu a finalement condamné, ce lundi 23 novembre, l’ancien chef de la milice Nduma Defence of Congo (NDC), Ntabo Ntaberi, alias Sheka, à une servitude pénale à perpétuité. Cet ancien chef rebelle était poursuivi pour crimes contre l’humanité dans le territoire de Walikale, dans le Nord-Kivu. /////////////.
Tabo Taberi a été condamné pour “meurtre, viol, esclavage sexuel, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans”. Sa milice entendait lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Mais l’ONU avait relevé des attaques contre 13 villages, qui avaient fait 287 morts. 380 femmes, hommes et enfants avaient aussi été violés. /////////////.
Le procès a eu lieu devant un tribunal militaire à Goma/////////////.
“L’impunité n’est pas une fatalité”/////////////.
Les activistes des droits de l’homme qui, depuis le début de son procès, demandaient que justice soit rendue, semblent être satisfaits de la décision du tribunal. C’est aussi un soulagement pour les victimes. “C’est un monsieur qui a causé avec ses hommes, des désolations dans des familles et qui a laissé derrière lui, des veuves, veufs et des orphelins tout en mettant le territoire dans l’émoi”, raconte Vascos Saasita, activiste des droits de l’homme. “Cette condamnation est une lueur d’espoir pour plusieurs victimes des affres des guerres et leurs proches, car elles pourront obtenir une réparation.” /////////////.
La représentante des Natuions unies dans le pays Leïla Zerrougui a elle aussi réagit, estimant que “l’impunité n’est pas une fatalité”. /////////////.
Appels à d’autres procès/////////////.
Si cette condamnation est salué de toutes parts, elle ne met pas fin à l’insécurité dans la région. D’autres seigneurs de guerre agissent encore dans l‘impunité dans le Nord-Kivu et continuent de commettre de graves exactions sur la population. Les activistes des droits de l’homme suggèrent au gouvernement de ne pas négocier avec ces chefs rebelles mais des poursuites judiciaires./////////////.
En plus de la peine de servitude pénale à perpétuité, Ntabo Ntaberi a été condamné à une amende de 50.000 dollars américains de dommages et intérêts. Parmi les trois co-accusés, l’un a également été condamné à perpétuité, un autre à 15 ans de prison et le dernier a été acquitté.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/les-élèves-gendarmes-à-Kolongo-à-Bangui-le-7-mars-2020.-450×300.jpg” alt=”les élèves gendarmes à Kolongo à Bangui le 7 mars 2020.” width=”450″ height=”300″ />Des élèves gendarmes à Kolongo le 7 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020, 22:23:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Quatre jours après le début de leur formation initiale à l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui, un jeune élève gendarme vient de décéder au cours d’un exercice militaire, a-
t-on appris de source sécuritaire.
Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, connu sous le nom de Sélekon, est décédé ce mardi 24 novembre 2020 vers 15 heures.
On ignore les circonstances exactes de sa mort, mais des sources sécuritaires parlent d’un accident survenu lors d’un exercice militaire au sein de son établissement de formation.
Joint au téléphone, la direction de l’école nationale de la gendarmerie n’a pas souhaité faire des commentaires sur le sujet.
Pour l’heure, le ministère de la Sécurité publique n’a pas encore communiqué sur cet incident mortel.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020, 17:10:00 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un accident impliquant un camion-benne et une moto est survenu ce mardi 24 novembre vers 16 heures sur la route nationale n°3, à hauteur du PK16 faisant trois victimes, dont un mort et deux blessés.
Un camion-benne de l’Office national des matériels (ONM), qui circulait dans le sens de Boali vers la capitale, à la hauteur du pont de Sô, au PK16, a percuté de plein fouet une moto qui roulait en sens inverse, en broyant complètement une partie de l’engin.
Cependant, la passagère arrière de la moto n’a pas eu la chance de sa vie. Elle s’est retrouvée sous la roue du camion qui l’a complètement écrasé la tête, tandis que le conducteur a eu miraculeusement la vie sauve.
Pour l’heure, le corps de la victime est actuellement transféré par les gendarmes de la brigade motorisée à la morgue à Bangui, tandis que les deux blessés, le conducteur et un passant, sont transférés aux urgences pour des vérifications sanitaires.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Monsieur-Mike-COLE-de-la-CPI-en-RCA-450×383.jpg” alt=”Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA” width=”450″ height=”383″ />Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA
Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 Novembre 2020, 12:28:03 (Corbeau News-Centrafrique). Dans une interview exclusive accordée à CNC, Monsieur Mike COLE, représentant de la Cour pénale internationale en République centrafricaine répond aux questions du CNC aux sujets de l’affaire Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom, détenus dans les geôles de la CPI à La Haye, sans oublier les préoccupations des victimes ainsi que la coopération entre la CPS, la CPI et la justice centrafricaine.
Alain Nzilo : Bonjour Monsieur Cole
Mike COLE: Bonjour Monsieur Nzilo
Alain Nzilo : vous êtes le chef du bureau de la cour pénale internationale (CPI) en RCA depuis 2017. L’institution que vous représentez est une Institution permanente indépendante qui procède à des enquêtes et poursuite des personnes soupçonnées de crimes les plus graves à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Pour de nombreux Centrafricains, quel est l’intérêt pour la CPI d’ouvrir son bureau extérieur en RCA? Quel est exactement son rôle dans le pays?
Mike COLE: Avoir une représentation en Centrafrique, pour la CPI c’est soutenir le processus de la Justice, c’est être proche des victimes, mais également de la défense des accusés. Le bureau pays représente le Greffe de la CPI, car dans une Cour de justice il y a d’un côté l’accusation (avec la procureure) et il y a la défense de l’autre côté. Au milieu se tient le Greffe. Être en Centrafrique, c’est être disponible pour fournir des informations qui permettront une meilleure collaboration avec les systèmes pénaux nationaux pour l’accès à la justice. La CPI est dans un rôle essentiel qui est de faire respecter les normes spécifiques du droit international visant à empêcher et à prévenir les violences massives. Les crimes présumés commis en RCA sont des exemples de ce sur quoi la CPI enquête.
C’est pourquoi, en mai 2014 la présidente de transition a invité la CPI à ouvrir des enquêtes sur les crimes présumés commis par les groupes armés sur la population centrafricaine.
La CPI n’engage de poursuites que lorsque les États n’ont pas la volonté de le faire, ou sont dans l’incapacité de le faire véritablement. Donc, l’instauration du bureau extérieur de la CPI s’inscrit dans sa stratégie d’avoir une figure extérieure sur le terrain.
Alain Nzilo : Selon vos explications, on comprend aisément que l’instauration du bureau extérieur de la CPI en RCA s’inscrit dans sa stratégie, c’est-à-dire la figure publique de la cour sur le terrain. Cependant, elle a ouvert deux enquêtes sur des crimes graves en Centrafrique. La première en 2007 et elle concerne les crimes commis par les troupes de Jean-Pierre Bemba. La deuxième en 2014 pour une panoplie des atrocités commises par des milices armées depuis 2012. La première a accouché d’une souris et les victimes sont laissées sans voie de recours. En juin 2018, le représentant de la Cour à Bangui avait appelé ses partenaires à débloquer des fonds pour aider les victimes. Où en sommes-nous aujourd’hui avec cette histoire ?
Mike COLE : Le Conseil de Direction du Fonds au Profit des Victimes de la Cour Pénale Internationale avait approuvé un montant total de 1 250 000 Euros pour financer les programmes d’assistance en faveur des victimes des atrocités en RCA. Pour l’instant, le Fonds au Profit des Victimes a déjà financé un programme pilote à hauteur de 250 000 euros pour assister les victimes survivantes des violences sexuelles de 2003, les plus vulnérables dans la ville de Bangui et ses environs. Ce programme pilote est d’une durée de 12 mois.
En plus de ce programme pilote, le Fonds est en train de finaliser les contrats des projets avec cinq autres partenaires pour implémenter les programmes d’assistance aux victimes de la situation en RCA dans la ville de Bangui, Préfecture de l’Ombella M’Poko, Kemo, ouham et Ouham Pendé. Ces programmes pourront être développés pour une durée de cinq ans selon la disponibilité de financement, les performances des partenaires et l’approbation par le Conseil de Direction.
Je voudrais souligner que les programmes d’assistance du Fonds en RCA permettront d’apporter une réponse immédiate aux préjudices causés aux victimes en raison de crimes relevant de la compétence de la Cour, au niveau des individus, des familles, et des communautés, indépendamment du processus judiciaire. Ces programmes d’assistance visent à contribuer à l’amélioration des conditions physiques, l’état psychologique et à l’autonomisation socio-économique des survivants des crimes en RCA, grâce à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base tel que les soins médicaux, l’éducation, à la psychothérapie et à un soutien au développement des activités économiques pour redynamiser les sources des revenus aux ménages des victimes.
Les programmes d’assistance du Fonds apportent ainsi une autre forme de justice aux victimes : « la justice réparatrice » qui s’inscrit dans la dynamique de la justice transitionnelle.
Alain Nzilo : pour de nombreux Centrafricains, punir les criminels ne suffit pas. Il n’y aura pas de justice tant que justice ne sera pas rendue aux victimes. Et pour rendre justice aux victimes, la CPI doit avoir la capacité de répondre à leur droit et leur besoin. La CPI est accusée d’avoir ignoré la voix et les préoccupations des victimes. Qu’en dites-vous ?
Mike COLE : La Cour Pénale Internationale met la victime au centre de la justice qu’elle délivre. Elle prévoit la possibilité pour celles-ci d’avoir différents rôles au cours des procédures qui se déroulent devant elle.
Tout d’abord, les victimes peuvent souhaiter transmettre des informations au Procureur au sujet de crimes qui, selon elles, auraient été commis. Ces informations peuvent contribuer à renforcer des enquêtes et poursuites en cours. Ensuite elles peuvent avoir le statut de témoin dans une affaire. Elles peuvent également être représentées dans une affaire comme l’Affaire Yekatom et Ngaïssona par un ou plusieurs avocats qui défendent leurs vues et préoccupations tout au long de la procédure avec le statut de victime. Enfin les victimes peuvent demander et obtenir des réparations dans le cas ou à la fin d’un procès, la personne poursuivie est condamnée par les juges.
Je trouve intéressant de souligner que le Bureau-Pays de la CPI en Centrafrique travaille depuis des années en vue de mettre en œuvre le mandat du Greffe en ce qui concerne l’assistance aux victimes pour qu’elles puissent exercer leurs droits devant la Cour. C’est une partie essentielle de notre mandat qui est d’assister les victimes à accéder aux juges de la Cour afin de faire valoir leurs vues et préoccupations. Dans l’Affaire Yekatom et Ngaïssona, le Bureau avait enregistré en 2019 plus de 400 victimes qui ont été autorisées par les Juges à participer à l’audience de confirmation des charges. Malgré les nombreux défis liés à la pandémie de COVID-19, le Bureau a mis en place depuis juillet 2020, un processus restreint et sous contrôle, d’enregistrement des victimes dans le respect des mesures édictées par le Gouvernement centrafricain afin de lutter contre cette pandémie. Près de deux cent personnes ont été déjà enregistrées dans le Bureau de la CPI avec l’assistance de nos partenaires, des organisations des droits de l’homme, dans un environnement sain et en accordance avec les strictes mesures anti-Covid 19. Ce processus d’enregistrement de victimes continue afin de donner la possibilité au maximum de personnes concernées par cette Affaire de participer à la phase du procès qui débutera le 09 Février 2021.
Alain Nzilo : La deuxième enquête ouverte en 2014 concerne les crimes commis par des milices armées depuis 2012. À ce jour, seulement une seule milice, en l’occurrence la milice Antibalaka, qui s’inquiète des arrestations opérées en son sein. Cette inquiétude est aussi celle de certains hommes politiques et d’une partie de la société civile. Qu’en dites-vous ? La CPI est aussi sous pression des autorités ?
Mike COLE : Primo, les individus devenir des suspects faisant l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, non en raison de leur appartenance politique, de leur appartenance à un groupe (armé ou non armé) ni de leur race ou de leur religion, mais sur la base d’éléments de preuve recueillies par le bureau du procureur dispose, et examinées par des juges indépendant.
Secundo, la CPI ne dispose pas de forces de police ou de répression et compte donc sur la coopération avec les pays / gouvernements pour appuyer son travail, notamment pour procéder aux arrestations et transférer les personnes arrêtées.
Tertio, pour aboutir à une mise en accusation il faut qu’il y ait au préalable des investigations et qui dit investigation, dit confidentialité. La procédure peut être longue à aboutir, mais la justice finit toujours par être faite (le cas de Félicien Kabuga, arrêté récemment en France après vingt-cinq ans de cavale pour son rôle dans le génocide Rwandais en 1994).
Alain Nzilo : Mais il y a une raison de croire que la CPI a deux poids, deux mesures ?
Mike COLE: Absolument pas, la CPI a une obligation d’impartialité. La CPI ne disposant pas de forces de répressions ne peut procéder aux arrestations de tous les criminels de guerre, elle dépend donc de la coopération des États membres. Ce sont ces États membres ou bien le conseil de sécurité de l’ONU, qui doivent d’abord, la saisir pour qu’elle puisse déclencher des procédures d’investigations par rapport à des crimes commis sur le sol d’un des États signataires du traité de Rome. A ce jour, ce sont les pays africains qui saisissent le plus la CPI pour qu’elle se penche sur les crimes commis sur leur sol à cause de nombreuses crises que ce continent traverse malheureusement ; d’où la fausse impression que la CPI ne poursuit que les africains.
Alain Nzilo : La Centrafrique a ses propres Tribunaux et Cours qui jugent ses criminels. L’ONU a institué un autre tribunal hybride, la Cour Pénale Spéciale. La CPI aussi entend poursuivre et juger. Tout ça sur le seul centrafricain. Alors quel type de collaboration pour ne pas dire de répartition des tâches criminelles que vous faites entre vous ?
Mike COLE : La CPI est une Cour de justice. La répartition des tâches se fait conformément à la loi. La CPI, la CPS et les tribunaux nationaux sont ensemble ; permettez-moi de dire qu’ensemble nous sommes plus forts. Nous sommes dans un mécanisme de complémentarité pour la cause de la justice dans cette Grande maison de la justice. En plus de la Justice nationale, un état signataire du statut de Rome a la possibilité de saisir la CPI à venir enquêter sur des crimes graves commis sur son sol. Ce qui a été le cas de la RCA en 2014, lorsque la Présidente de transition a invité la CPI à se pencher sur les exactions commises sur la population centrafricaine.
Par exemple, l’arrestation d’Ali Kushayb par la justice centrafricaine et son transfert à la Haye est une parfaite démonstration de la collaboration et de la coordination entre la justice nationale et internationale. Cet homme, qui a fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pendant de nombreuses années, et accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans un pays étranger, a été arrêté en RCA par les autorités judiciaires centrafricaines et remis à la CPI conformément à la loi de la RCA et le droit pénal international, tels qu’annoncés dans le Statut de Rome. Ce type de coordination, conformément à la loi, apporte de l’espoir à de nombreuses personnes au Darfour qui ont été victimes de crimes terribles.
Alain Nzilo : quel message avez-vous à dire aux centrafricains et centrafricaines ?
Mike COLE : Une procédure judiciaire peut sembler longue. La justice est impartiale, et elle veillera à ce que justice soit rendue pour les crimes commis. Sans justice il n’y a pas de paix durable, c’est pour cela qu’elle devrait être au centre des débats et des préoccupations.
Alain Nzilo : Je vous remercie monsieur Mike COLE.
Mike COLE : Je vous en prie, c’est nous qui vous remercions pour l’intérêt que vous accordez au travail de la CPI et de la Justice.
Bangui ( République centrafricaine ) – Ils sont réunis, studieux, en ce samedi matin 21 novembre. tude du code électoral, révisions sur l’organisation des institutions et sur le fonctionnement du processus électoral, menaces sur le scrutin telles que la multiplication des fake news… Le programme est varié.
« Cette formation est la bienvenue, à mon avis, parce que nous sommes dans une période de turbulence. Durant cette période, mon rôle en tant que société civile, c’est de parler à mes pairs. On doit s’entendre sur un comportement à adopter pendant cette période et jusqu’à après l’élection. Là, je suis édifié. Cela me permet moi-même d’essayer de bannir un certain nombre de comportements dans lesquels je me reconnaissais », précise Nzama Joseph, membre de l’association Pijka, plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine./////////////.
De son côté, Félicité Kongana présidente du réseau des femmes africaines ministres et parlementaires prend sa tâche très au sérieux./////////////.
« Nous voulons tout apprendre parce que justement nous en avons besoin. Les manuels de sensibilisation, comment aborder les gens sur le terrain, comment être organisé dans les bureaux de vote, comment contrôler ces bureaux de vote le jour J. C’est très important pour pouvoir être sur le terrain, être dynamique, efficace et transparent surtout parce que là, il y va de la réussite de ces élections pour l’avenir de notre pays », souligne-t-elle./////////////.
Les organisations de la société civile ont une part importante à jouer dans ce processus, en tant qu’observateurs et relais auprès des populations notamment.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Quelques heures avant la déclaration télévisée du porte-parole de la présidence de la République à propos de l’incident militaire qui avait eu lieu au stade omnisport entre les gardes présidentiels et les éléments de sécurité rapprochée de l’ancien Président François Bozizé, neuf blindés russes ont été placés en alerte dans la capitale, tandis que des mercenaires de la société Wagner sont déployés tout le long du fleuve Oubangui. Que s’est-il passé ?
Quelques heures après sa conférence de presse à propos de l’incident militaire qui avait eu lieu au stade omnisport à Bangui, l’ancien Président de la République François Bozizé avait quitté la capitale pour regagner son village natal à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, avant de rentrer 48 heures plus tard à Bangui.
Au même moment, à la présidence de la République, la déclaration faite à la presse par l’ancien Président François Bozizé ne passe pas. Une réunion d’urgence a été organisée en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, et des mesures de renforcement de sécurité de la capitale ont été prises à l’unanimité. Sans surprise, des blindés russes, octroyés par l’armée russe aux forces armées centrafricaines, et qui devraient être déployées en province pour affronter les groupes armés qui occupent plus de 85% du territoire national, ont été déployés dans la capitale avec 150 de 250 nouveaux Mercenaires russes de la société Wagner qui venaient d’arrivée dans le pays.
Mais la chose la plus étonnante dans cette affaire, c’est le déploiement des mercenaires russes à Zongo, une ville frontalière de la République démocratique du Congo qui se trouve en face de la ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine.
À Zongo, les mercenaires russes sont positionnés tout le long du fleuve Oubangui afin de surveiller discrètement l’entrée et la sortie afin de débusquer des éventuels assaillants armés qui pourraient éventuellement déstabiliser le pays dans les prochains jours.
Cependant, à la télévision nationale, le porte-parole de la présidence de la République déclare officiellement que les propos tenus par l’ancien Président François Bozizé dans les médias suite à l’incident armé survenu au stade omnisport « sont une déclaration de guerre »faite contre le régime de son ex-Premier ministre Faustin Archange TOUADERA, et il doit en tirer les conséquences.
Ainsi, la présidence a également indiqué qu’elle se resserve le droit d’engager des actions en justice contre l’ancien Président.
Pour de nombreux observateurs, toutes les manœuvres de provocation engagées par le gouvernement contre l’ancien Président François Bozizé depuis son retour au pays en décembre 2019 sont sans doute une stratégie du pouvoir.
Notons que le meeting de l’opposition prévu ce mardi 24 novembre sur le terrain football de l’UCATEX est interdit par le gouvernement. Des forces de l’ordre sont déployés massivement sur place.
Affaire à suivre.
la portière du véhicule de sécurité rapprochée de l’ancien Président Bozizé forcée par les gardes présidentiels le samedi 21 novembre 2020. Photo CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/le-BRDM2-russe-offert-a-la-RCA-cest-a-dire-le-blinde-russe-offert-aux-faca-450×274.jpg” alt=”Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA) tombés en panne et au garrage” width=”450″ height=”274″ />Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA), tombés en panne lors de leur arrivée à Bangui. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020, 05:17:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis que la Russie a envoyé ses vieux blindés repeints, les intentions des Mercenaires russes sont de plus en plus opaques. Aux dernières nouvelles, 500 soldats russes sont attendus à Bangui pour sécuriser les élections puis on nous parle du défilé du 1er décembre organisé par la Russie.
Est-on tombé si bas ? La Centrafrique ne serait plus capable d’assurer la sécurité de ses concitoyens ou d’organiser sa fête nationale.
Il faut que le peuple ouvre ses yeux et ses oreilles. Les mercenaires russes se sont installés en Centrafrique pour capter ses ressources. La Russie n’a pas assez d’argent pour réaliser ses objectifs, être présente au cœur de l’Afrique. Alors tous les moyens sont bons pour exploiter les richesses de la Centrafrique.
La Russie n’investit pas en Centrafrique, elle envoie ses mercenaires qui font du trafic pour se payer et qui se comportent comme des occupants.
Pourquoi envoyer 500 mercenaires en Centrafrique ? Admettons que la Russie ait les moyens de le faire, à quoi vont-ils servir ? Sécuriser les élections ? C’est déjà la mission des forces de défense et de sécurité centrafricaines et de la Minusca. Ils s’y préparent depuis des mois, font des exercices et travaillent ensemble. A quoi vont servir ces russes qui ne sont même pas déjà arrivés ?
Ne reculant devant rien, on nous annonce que les cérémonies du 1er décembre, fête nationale de la Centrafrique, seront organisées par des mercenaires de la Wagner. Nous allons devoir assister à un spectacle de marionnettiste où la Russie tire les ficelles du défilé. Ce sera une fois de plus l’occasion de nous imposer des feux d’artifice pour effrayer les faibles et les malades.
Alors quoi ? C’est le retour à l’époque de la colonisation ? Cette situation intolérable est pire qu’au temps révolu de la Françafrique. Ce sont les mêmes qui critiquent à longueur de temps les ingérences passées des pays étrangers et qui applaudissent ces annonces des mercenaires russes. Où ont-ils laissé leur cerveau ?
Bangui, République centrafricaine, mardi 24 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le 26/12/2014, le Kremlin publie la doctrine militaire russe. L’accent est mis sur l’importance du facteur temps dans la gestion des crises, l’importance de la guerre de l’information en appui de la force militaire. La crise centrafricaine n’échappe à cette doctrine.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). “Il faut donc désormais envisager l’utilisation cachée de moyens militaires, notamment par des opérations d’information et l’usage des forces spéciales, par exemple sous le prétexte de maintien de la paix ou de gestion des crises.
La doctrine dite Gerasimov, du nom du CEMA russe, “évoque l’instrumentalisation des oppositions internes pour créer un front opérationnel sur l’ensemble du territoire ennemi”.
Les Centrafricains vont aller voter sur un territoire contrôlé par des mercenaires venus de l’étranger parfois de très loin, rebelles.
“La guerre de l’information ouvre des possibilités asymétriques utiles pour réduire le potentiel de l’ennemi et influencer les structures étatiques et la population. En fait, tous les moyens sont bons pour éviter l’engagement direct de ses propres forces.”
L’élection présidentielle américaine du 3 novembre 2020 pour élire au scrutin indirect le président des États-Unis redonne espoir aux Centrafricains croire encore comme les Américains que le vote est sacré. Ils éliront leur président le 27 décembre 2020.
“En Amérique, le vote est sacré. C’est aussi la volonté du peuple. Personne d’autre ne peut désigner le président à sa place. Notre système de gouvernement existe depuis 240 ans. Il est le plus envié dans le monde. J’appelle tout le monde à rester calme” Joe Biden.
«Les Américains ont désigné leur Président. Félicitations Joe Biden et Kamala Harris! Nous avons beaucoup à faire pour relever les défis d’aujourd’hui. Agissons ensemble!», a réagi le président Macron. En dira-il autant de l’élection en RCA qui déboucherait sur des chantiers bilatéraux importants franco-centrafricains ?
Soutien de l’ambassadeur de France
Au processus électoral en RCA.
M Macron va-t-il avoir la même réaction pour les élections en RCA? Certes, son ambassadeur en RCA a confirmé le 2/11/2020 son soutien au processus électoral pour l’organisation d’élections crédibles et pacifiques.
Sur le papier, ce soutien veut permettre au peuple centrafricain de choisir démocratiquement ses représentants; de coopérer avec les autorités centrafricaines, l’ANE; de se coordonner avec les partenaires internationaux; financer la Cours constitutionnelle, etc. qu’en est-il concrètement sur le terrain avec les groupes armés et les mercenaires ?
L’affaire de l’installation du principal serveur de l’ANE en Russie est une hérésie, une abération. Comment peut-on imaginer une chose pareille ? Alors qu’il est notoirement connu que la Russie a tenté d’influencer les élections aux Etats-Unis.
Pour détourner l’attention de l’opinion, une campagne de désinformation est lancée autour d’un prétendu serveur backup que la France aurait installé au PNUD. On apprend que l’ANE a bien commandé un second serveur et c’est elle qui choisit le lieu d’hébergement
L’Observation citoyenne condition d’une élection crédible.
Les Centrafricains attendent de voir. La France dit contribuer au projet de soutien de l’UE de soutien à l’observation citoyenne des élections. C’est conforme aux aspirations du peuple. Mais il faut associer des observateurs et ONG étrangers donc neutres.
Les partis engagés dans ces élections doivent rentrer en contact avec ces ONG habituées à l’observation citoyenne : Anticar (33)0892976789; OIF (33) 0144373325; The Sentry : info@thesentry.org; Survie: (33)953144974; FIDH (33)0143552518; FIDH: (33)0143552518; Sherpa: (33)0142213325; Transparancy International: (33)0184169565. Laisser l’opposition en tête à tête avec la Russie et le groupes armés n’est pas la garantie d’élections selon les standards démocratiques internationaux acceptés.
Le président F Bozizé, dans un meeting de son parti le KNK, le 15/03/2020 à Bouar remarque que les “fraudes” ou “dribles” ont commencé. “Soyez vigilants. Si les élections sont démocratiques et constitutionnelles, le peuple acceptera le verdict. Allez voter”
La France dit contribuer au projet de soutien de l’UE de soutien à l’observation citoyenne des élections. Cette idée est en contradiction avec l’Accord de Khartoum qui les écarte de toutes les décisions qui concernent leur pays. Il faut démontrer le contraire.
M Zacharie Mahamat, ancien Conseiller de Transition, témoin oculaire à Khartoum déclare sur RNL le 7/10/2019: “On a fait venir des groupes armés à Bouar. Ils rédigent des revendications à négocier à Khartoum. A Khartoum, la délégation est placée dans une salle” “Leurs revendications est mises de côté. M Chergui et M Lacroix dans une autre salle concoctent un document, appellent chaque individu à venir signer l’accord de Khartoum. Ceux qui l’ont signé savent-ils ce qu’il ont signé?” Il faut revenir à l’accord de Bangui.
La France par voix de M Jean-Yves Le Drian, dans le Figaro du 27 Octobre 2020 appelle l’Afrique à “faire bloc” avec elle face aux “tentatives de prédation”. En unissant ses efforts avec la Francophonie et autres bonnes volontés dans le cadre des élections en RCA, elles réaliseront une cohésion de la famille francophone durable mais aussi un rempart contre tous les extrémismes et le terrorisme dans le monde.
“Pourquoi je ne prends pas part à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020? Le suffrage ne sera pas libre puisque des hors-la-loi, lourdement armés, occupent plus de deux tiers du pays, et nombre d’entre eux viennent d’ailleurs. “Ils quadrillent le territoire et leur présence aux alentours des bureaux de vote influencera tendancieusement le déroulement du scrutin. De ce fait, le choix des électeurs ne saurait être sincère. L’électeur ira dans l’isoloir une arme à feu sur la tempe”. M R Hassen ex candidate.
En refusant d’être candidate à l’élection présidentielle du 27/12/2020 en RCA, Mme Hassan confirme une fois plus l’échec de l’accord de Khartoum du 6/02/2029 via celui de Libreville du 11/11/2016. On ne peut pas vouloir la paix en écartant tous les citoyens.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-Bangui–450×338.jpg” alt=”Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”338″ />Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 21:52:01 ( Corbeaunews-centrafrique ). Quelques minutes après son communiqué radiodiffusé interdisant le meeting de l’opposition démocratique, le général Henri Wanzet Linguissara, ministre de la sécurité publique a ordonné aux forces de l’ordre le démantèlement des installations et des affiches de l’opposition sur le terrain de l’UCATEX, suscitant la colère et le mécontentement de la foule réunie sur place.
Prévu pour ce mardi 24 novembre 2020 sur le terrain football de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui, le meeting de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) est de facto interdit par le gouvernement pour des raisons de sécurité.
Au même moment, le général Henri Wanzet Linguissara, ministre de la sécurité publique déploie sur le terrain de l’UCATEX des dizaines des gendarmes et des policiers qui ont procédé depuis cet après-midi au démantèlement de toutes les installations et des affiches de la COD-2020, suscitant la colère d’une foule des personnes qui ont assisté à la scène.
Pour l’heure, selon notre journaliste qui est sur place, le calme est revenu sur le lieu, mais les gendarmes sont toujours visibles sur le lieu.
Cependant, dans un communiqué de presse publié ce lundi après-midi, la les leaders de l’opposition ont contesté catégoriquement l’interdiction de leur meeting par le gouvernement. Ils appellent les banguissois à venir massivement à leur meeting qui aura lieu bel et bien ce mardi vers 14 heures.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga
Bouar, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 21:38:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques minutes, la ville de Bouar est secouée par des détonations d’armes lourdes et légères, faisant paniquer les populations locales qui sont actuellement en débandade générale.
Les tirs sont de plus en plus intenses et se dirigent vers la brigade de la gendarmerie locale. Personne n’est en mesure de dire exactement qui sont à l’origine de cette nouvelle hostilité.
Cependant, certains témoins ont indiqué à CNC que ce sont des miliciens Anti-Balaka qui seraient à l’origine de ces détonations d’armes lourdes et légères afin d’exprimer leur mécontentement suite à l’assassinat de l’un de leur par un Soldat FACA la semaine dernière à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Pour l’heure, les tirs se font de plus en plus vers le quartier Haoussa.
L’une de nos équipes est sur le terrain. Les détails dans nos prochains articles sur CNC.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/un-photographe-blanc-coincé-au-mu-en-train-de-filmer-les-manifestations-de-lopposition-à-Bangui-le-15-juin-2019-photo-facebook-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />Un photo-reporter de l’AFP en train de filmer les manifestations de l’opposition près de l’UCATEX à Bangui dans le 8e arrondissement.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 15:55:56 ( Corbeaunews-centrafrique ). Prévu pour ce mardi 24 novembre 2020 sur le terrain football de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui, le meeting de la coalition de l’opposition démocratique vient d’être interdit par le ministère de la Sécurité publique.
C’est dans un communiqué de presse du ministère de la Sécurité publique diffusé sur les ondes de la radio nationale ce lundi 23 novembre que les leaders de l’opposition démocratique ont appris que leur meeting qu’ils projettent organiser demain mardi sur le terrain football de l’UCATEX est d’ores – et déjà interdit par le gouvernement.
Une décision qui ne passe pas au sein de l’opposition politique nationale. Nombreux sont ceux qui dénoncent cette manœuvre du chef de l’État qui voudrait à tout prix museler ses opposants à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles et législatives.
« Nous maintenons le meeting pour demain, quel que soit le prix à payer », a déclaré l’honorable Aurélien Simplice Zingas, membre de la coalition de l’opposition démocratique.
Il y’a lieu de rappeler que le week-end dernier, dans un communiqué publié, les leaders de l’opposition démocratique avaient invité les Banguissois à prendre part massivement à un meeting de « vérité » sur le processus électoral en cours qu’ils entendent organiser mardi prochain sur le terrain football de l’UCATEX à Bangui. Contre toute attente, le ministère de la Sécurité publique vient de l’interdire purement et simplement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-combattants-rebelles-de-lUPC-à-gbokologbo-450×297.jpg” alt=”des combattants rebelles de l’UPC à gbokologbo” width=”450″ height=”297″ />Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo
Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 15:17:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis la semaine dernière, la sous-préfecture de Bambouti, située à environ 1429 kilomètres de Bangui est sous extrême tension. On parle de l’incursion musclée des miliciens d’autodéfense sus-soudanais dans la ville ainsi que l’assassinat d’un général de l’UPC. Et ce n’est pas tout!
Selon l’honorable Jean-Bernard Gbissigui, député de Bambouti, le maire de la ville a été pris en otage depuis la semaine dernière par les combattants rebelles de l’UPC, et ce, quelques heures après les affrontements meurtriers qui les ont opposés avec des miliciens autodéfense sud-soudanais qui ont fait incursion musclée quelques heures plutôt dans la ville.
En effet, il y’a quelques jours, au sud-est de la rca, à la frontière avec le Sud-Soudan, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), basés dans la sous-préfecture de Bambouti, ont mené une violente incursion dans une petite localité sud-soudanaise à la frontière avec la RCA. Plusieurs habitations ont été incendiées et saccagées. Un chef du centre sanitaire local a également été tué par les rebelles de l’UPC qui se sont repliés discrètement quelques heures plus tard vers la ville centrafricaine de Bambouti. Vingt— quatre heures plus tard, les miliciens autodéfense sud-soudanais, en représailles, ont lancé une contre-offensive contre les positions de l’UPC à Bambouti, faisant au passage plusieurs dégâts matériels et humains, ainsi que la fuite des éléments de l’UPC dans la brousse.
Cependant, la maire de la ville, madame Anne-Marie Siokani, , qui avait eu le courage de rester dans la ville malgré les détonations d’armes lourdes et légères des miliciens sus-soudanais, a été malheureusement kidnappé par les combattants rebelles de l’UPC quelques heures après leur retour dans la ville suite au retrait des miliciens sud-soudanais.
Selon l’honorable Jean-Bernard Gbissigui, député de Bambouti, Madame Anne-Marie Siokani est toujours entre les mais de ses ravisseurs de l’UPC qui ne sont plus basés dans leur quartier général, mais plutôt dans la concession de la résidence de Madame le maire.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagi sur cette nouvelle affaire qui est survenue à un mois du premier tour des élections législatives et présidentielles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/faustin-archange-touadera-lan-quatre-450×299.jpg” alt=”faustin archange touadera l’an quatre” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 12:43:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Nous proclamons réélu aujourd’hui à Mbaïki, le Professeur Faustin Archange Touadera ! », dixit monsieur Pascal Kiki , Président de la délégation spéciale de la ville de Mbaïki, lors de la récente visite du chef de l’État dans la ville. Une déclaration très controversée et largement critiquée à Bangui comme en province. Et ce n’est pas tout.
Souvent quand on a la bouche pleine, on ne parle pas. Alors, Monsieur Pascal Kiki, nommé Président de la délégation spéciale de la ville de Mbaïki par un décret présidentiel a-t-il la bouche pleine ? C’est la question que tout le monde se pose à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
En effet, le lundi 02 novembre dernier, en prélude à sa campagne électorale qui va débuter le mois prochain, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat, s’est rendu à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye.
Officiellement, on parle de la cérémonie du lancement officiel de la rentrée scolaire 2020-2021, couplée avec celle de la remise de 10 forages financés par l’Union européenne aux populations locales.
Cependant, Monsieur Pascal Kiki , président de la délégation spéciale de la ville de Mbaïki, dans son discours de circonstance, a non seulement pris le soin de faire longuement l’éloge du chef de l’État en présence de plusieurs personnalités politiques, mais s’adonne également le titre des juges de la cour constitutionnelle pour proclamer solennellement la réélection du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Mbaïki.
Incroyable que cela puisse paraître, ce discours controversé a été longuement publié et partagé sur les réseaux sociaux par les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Cependant, dans les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que le discours de Pascal Kiki n’est pas une surprise, d’autant plus qu’il est nommé à ces fonctions du maire par le chef de l’État. Il est donc nécessaire pour lui d’exercer cette politique du ventre en pleine période électorale. Mais il n’est pas le seul. À qui le tour ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-conférence-de-presse-le-27-janvier-2020-cyrille-yapendé-450×400.jpg” alt=”L’ex-Président de la République François Bozizé lors de sa première conférence de presse le 27 janvier 2020 depuis son retour d’exil. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CNC.” width=”450″ height=”400″ />L’ex-Président de la République François Bozizé lors de sa première conférence de presse le 27 janvier 2020 depuis son retour d’exil. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CNC.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 10:34:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ancien Président François Bozizé, candidat à la présidentielle du 27 décembre est en colère. Il accuse ses détracteurs qui sont au pouvoir de vouloir tout simplement le tuer avant les élections, et ce, quel que soit le prix à payer.
« Il y’a une semaine, certains officiers généraux bien placés ont fait des déclarations au camp Kassaï, parlant de ma personne. Je ne sais pourquoi, mais c’était en présence de l’inspecteur général des armées, du chef d’État major des armées, du directeur général de la sécurité présidentielle et du directeur général de la police nationale. Cette communication a été connue de tout le monde, et l’incident militaire survenu au stade omnisport entre les gardes présidentiels et les éléments de ma sécurité est sans doute son prolongement. Cela aboutira à quoi ? Mais toujours est-il que les ordres qu’ils leur aient été donnés c’est d’abattre Bozizé avant les élections », a déclaré l’ancien Président François Bozizé lors de son dernier point de presse à Bangui.
D’après lui, lorsque quelqu’un vous agresse pour vous faire du mal, vous êtes en légitime défense et « vous devez vous défendre ». Ceci est inévitable.
« Ne croyez pas que nous allons croiser les bras si l’on continue à nous provoquer, dans la mesure où nous provoquons personne. Depuis Kampala jusqu’aujourd’hui, jamais je n’ai agressé personne. Et si ce qui se trame…, nous sommes en légitime défense, on ne peut pas faire autrement… », a-t-il ajouté devant les journalistes.
Cependant, le processus de dialogue et de réconciliation en cette période électorale entre l’ancien Président de la République François Bozizé et le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est largement impacté par ce regain de tension entre les deux personnalités.
Officiellement, François Bozizé se dit toujours disponible, mais en coulisse ses proches menacent de ne plus y participer après l’incident survenu au stade Omnisport le week-end dernier.
Notons que le général Jean-Pierre Dolewaya, dans sa déclaration au camp Kassaï devant les militaires le 14 novembre dernier, avait implicitement accusé l’ancien Président François Bozizé de vouloir saper le processus électoral en cours dans le pays. D’après lui, tout militaire ne doit en aucun cas se plonger dans la politique de son pays. Il a également fustigé l’opposition démocratique tout en prenant soin d’épargner les groupes armés dans sa déclaration.
Une position politique largement fustigée et commentée sur les réseaux sociaux par des internautes.
Présidentielle au Faso: le dépouillement est en cours
Bangui ( République centrafricaine ) – Le dépouillement du double scrutin présidentiel et législatif a commencé à la tombée de la nuit peu après 18H00 à Ouagadougou. Le président Roch Marc Christian Kaboré, qui a voté dans cette même école, est le favori de cette élection sous haute tension, en raison de la spirale des attaques jihadistes dans laquelle le pays est aspiré depuis 2015.
Institutrice, Fatimata Kaboré était dimanche dans son école, mais en tant que présidente de bureau de vote N.7 du quartier de la Patte-d’Oie de la capitale du Burkina Faso, pays sahélien parmi les plus pauvres du monde. /////////////.
L’urne est posée sur une table de classe sortie pour l’occasion./////////////.
La journée a été relativement calme après l’excitation survenue lors du vote du président Kaboré. /////////////.
Fatimata a passé la plus grande partie de la journée à attendre patiemment les électeurs. Un calme et un ennui qui contrastent avec le ballet d’hélicoptères qui survolent en permanence l’école située en bout de la piste de l’aéroport./////////////.
Les appareils transportent urnes et personnel depuis les bureaux des zones enclavées où les groupes jihadistes font la loi. Dans le nord et l’est du pays, des bureaux de vote ont dû fermer sous la menace d’hommes armés. /////////////.
Début novembre, la Cour constitutionnelle avait constaté que l’élection ne pourrait se tenir sur 17,7% du territoire, faute d’une présence de l’Etat, administrative et sécuritaire, suffisante/////////////.
“Dieu merci à Ouagadougou, ça va!” dit, sans révéler son nom, un surveillant pénitentiaire en uniforme gris, reconverti ce dimanche en surveillant de bureau de vote./////////////.
Au moment, du dépouillement, il y a un léger flottement. /////////////.
“La Commission électorale (CENI) a fait une formation, la semaine passée, ils nous ont tout expliqué”, assure Iboudo Abdoulraïm, élève de première de 18 ans tiré au sort pour participer au processus dans ce pays qui a connu de nombreux coups d’Etat ou tentatives./////////////.
“Il manque les scrutateurs! On ne fait rien!”, intervient Nana Boureima, délégué du bureau./////////////.
4000 F CFA /////////////.
Fatimata Kaboré part, sac à main en bandoulière, dans la cour de l’école chercher des électeurs qui accepteraient de remplir ce rôle. En vain./////////////.
Finalement, on brise quand même le sceau de l’urne et on extirpe les bulletins, de grandes feuilles pliées en quatre où figurent les portraits des 13 candidats. /////////////.
Les électeurs ont du tremper leur doigt dans de l’encre indélébile, et l’apposer dans la case à côté de la photo de leur champion./////////////.
Lentement, les scrutateurs annoncent solennellement le nom inscrit sur chaque bulletin tandis qu’un assesseur note les résultats sur un petit calepin aux couleurs de la CENI, sous le regard attentif de Fatimata. /////////////.
Roch Marc Christian Kaboré semble se détacher mais le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré, et Eddie Komboïgo, candidat du parti de l’ancien président Blaise Compaoré, recueillent aussi de nombreuses voix./////////////.
Derrière les délégués occupés au dépouillement, Adama, un étudiant de 21 ans représentant un petit parti d’opposition, observe./////////////.
L’opposition a accusé samedi le pouvoir d’avoir organisé une “fraude massive” pour garantir une réélection du président Kaboré au premier tour./////////////.
“Pour être franc, je m’intéresse peu à la politique, mais je m’y retrouve dans le programme de ce candidat aux législatives”, explique-t-il d’abord. Avant d’avouer que le parti lui a promis 4.000 francs (8 euros) pour ses services./////////////.
“C’est important d’être là, pour qu’on ne puisse pas dire ensuite qu’il y avait fraude”, dit-il.
Bangui ( République centrafricaine ) – 6,5 millions d’électeurs devaient choisir leur chef de l’Etat et les 127 députés. De nombreux électeurs n’ont pas pu voter.
L’heure est à présent au dépouillement dans les bureaux de vote qui ont pu ouvrir lors du double scrutin législatif et présidentiel. Les premiers résultats devraient être rendus publics dès demain, commune par commune./////////////.
Ce qu’il s’est passé dimanche dans cet article Burkina Faso : revivez le vote sur la DW/////////////.
D’après la commission électorale nationale indépendante (Céni), le vote s’est globalement bien déroulé. “Des individus ont interdit aux populations de prendre part au vote”, a cependant reconnu le président de la Céni, Newton Ahmed Barry. 1.300 bureaux de vote n’ont pas pu ouvrir ce dimanche. Dans un village de la province de la Tapoa, dans l’extrême-est du pays, des populations ayant reçu des menaces de morts n’ont pas pu voter. Depuis le début des attaques djihadistes, 1.200 personnes ont été tuées. On compte un million de déplacés internes./////////////.
D’autres électeurs n’ont pas pu voter parce qu’ils n’avaient pas les nouvelles cartes d’électeurs, selon notre correspondant Richard Tiene, dans notre émission spéciale ./////////////.
Pas de polémiques sur les fraudes/////////////.
A Dori, une ville du nord du pays, Michel Bere de notre radio partenaire Horizon FM Grand Nord à Dori, a constaté qu’”il y a eu plus d’affluence que dans les années antérieures”. Il dit avoir observé l’engouement des populations lors du vote. Les populations de 400 villages n’ont cependant pas pu voter. /////////////.
Treize candidats dont une femme, Yéli Monique Kam, briguent la magistrature suprême, dont le président sortant Roch Marc Christian Kaboré. Après avoir voté, il a appelé à se concentrer sur le scrutin et non sur les fraudes. Des candidats de l’opposition ont dénoncé dimanche en effet des fraudes dans certains bureaux de vote. Samedi, l’opposition avait déjà indiqué qu’une fraude massive était en préparation pour une victoire au premier tour du président sortant Roch Marc Christian Kaboré./////////////.
Selon le politologue Kassem Salam Sourwèma, dans notre émission spéciale, “ce sont les élections les plus ouvertes que nous ayons eues jusque-là”. L’enseignant à l’université Ouaga 2 n’exclut pas une victoire au premier tour “même si sa probabilité n’est pas aussi forte que le dit le parti au pouvoir”./////////////.
La première pour la diaspora/////////////.
Les Burkinabè de l’extérieur ont voté pour la première fois à l’occasion de ce double scrutin. La Côte d’Ivoire est le pays qui compte une forte communauté burkinabè, environ cinq millions. Six mille électeurs se sont rendus aux urnes. Trois centres de vote étaient ouverts à Bouaké, Soubré et à Abidjan./////////////.
“Je suis contente de venir voter pour la première fois dans ma vie”, a déclaré Martine Kano. “Cela fait 30 ans que je suis ici en Côte d’Ivoire et c’est la première fois que je viens voter ici à l’ambassade”. Selon l’électeur Issouf Gaboné, arrivé depuis 6h dans son centre vote. Barry Kaboré affirme que “c’est un sentiment de joie qui m’anime de remplir mon devoir civil qui est de participer aussi à l’élection présidentielle de mon pays”./////////////.
Contrairement à l’Allemagne, le vote n’a donc pas pu se tenir dans tout le Burkina Faso. Le Conseil constitutionnel avait début novembre constaté que le scrutin ne pouvait se tenir dans 17% du territoire, faute d’une présence de l’Etat, administrative et sécuritaire, suffisante. Du coup, les Burkinabè espèrent que le prochain chef de l’Etat va définitivement mettre fin à l’insécurité.
Avec DW français Centrafrique.com/?attachment_id=42211″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-PATRI-450×450.jpg” alt=”maître crepin mboli goumba président du parti PATRI” width=”450″ height=”450″ />Maître Crepin Mboli-Ngoumba
Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). À quelques semaines du premier tour des élections présidentielles et législatives, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRI, candidat au fauteuil présidentiel, présente aujourd’hui au peuple centrafricain la philosophie d’action patriotique qu’il entend impulser afin de fonder une CENTRAFRIQUE NOUVELLE, une NATION FORTE. Cette philosophie d’action se matérialise par un programme ambitieux qui sollicitera le concours et l’engagement des âmes fortes de la République et des patriotes sincères. Afin de favoriser l’information des électeurs, nous publions le programme politique de chaque candidat à la présidentielle du 27 décembre, et voici ci-dessous celui de maître Crépin Mboli Goumba :
Bria, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 06:26:27 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC affirme que l’une de ses positions dans la Haute-Kotto serait attaquée par des « Goula et Rounga », tan disque du côté du FPRC on parle d’un simple incident survenu sur un chantier minier. Or, sur le terrain, l’affrontement est violent, faisant plusieurs blessés et des morts dans les deux camps.
Selon des sources militaires locales, « le 21 novembre, un affrontement s’est produit entre un nombre indéterminé de Goula et de Rounga armés combinés contre un groupe armé combiné d’arabes et de Peuls à aigbando, 70 km au nord-ouest de Bria sur l’axe Ndélé, faisant aucune victime ».
Or, du côté du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), on parle d’un simple incident survenu sur un chantier minier :
« Tension au chantier minier au village Aïgbando situé à 70 kilomètres de Bria sur l’axe Kpata entre la population civile et les hommes du FPRC armé, faisant deux blessés », a déclaré un officier général du FPRC à CNC.
Pendant ce temps, notre équipe, qui est arrivé sur le lieu de l’incident dimanche, par d’un violent affrontement entre deux groupes d’individus lourdement armés.
En effet, selon des informations recueillis sur place, un homme enturbanné de l’ethnie Rounga, sur sa moto en provenance de la ville de Ndélé, a été intercepté sur un checkpoint contrôlé par des arabes et Peuls au village Aïgbando. Après des formalités d’usage, ces derniers lui auraient exigé d’enlever son turban afin qu’il soit identifié formellement, mais l’homme y s’oppose catégoriquement. Aussitôt, le ton monte de deux côtés, et les détonations d’armes automatiques commencent à être entendues, poussant un nombre indéterminé d’hommes lourdement armés à intervenir pour détruire littéralement le checkpoint, et s’attaquer aux arabes et aux Peuls dans la ville, faisant des morts et des blessés qui sont actuellement pris en charge à la clinique médicale du MSF à Bria.
Pour l’heure, une équipe de médiation s’est rendue sur place depuis dimanche pour tenter de ramener le calme et le vivre ensemble dans la ville.
Cependant, à Bokologbo, le chef rebelle et mercenaire Peul Ali Darassa dénonce de son côté l’attaque contre l’une de ses positions dans la Haute-Kotto, et menace d’intervenir militairement.
Pour des nombreux observateurs, les propos de haine et de violences publiés sur les réseaux sociaux par des différents membres des groupes armés rivaux qui seraient à l’origine de cet incident malheureux dans la Haute-Kotto.
Souvenez-vous, il y a quelques jours, Ali Darassa avait déployé ses éléments Peuls dans plusieurs localités de la Haute-Kotto alors que se déroulait à Bangui un forum de réconciliation entre les différentes communautés du nord parrainé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
À l’issue du forum, et contre toute attente, le chef rebelle Mahamat Al Khatim avait accusé les groupes armés du nord d’avoir conclu un accord avec le gouvernement dans le seul objectif d’attaquer les positions des Peuls et des arabes sur le terrain. Ce qui avait poussé le gouvernement a publié un communiqué le 19 novembre afin de dénoncer ces allégations du chef rebelles.
Affaire à suivre…
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Bangui ( République centrafricaine ) – Les dernières initiatives de plusieurs ministres montrent que l’État de droit a vécu en Centrafrique et que l’État de nature l’a remplacé. Il n’ y a quasiment plus de limites aux opérations de captation privative de ce qui était du ressort de la puissance publique. L’ intérêt général a disparu au profit de l’enrichissement personnel.
En Centrafrique tout se vend et s’achète. Il n’ y a plus aucune limite dans la vente à l’ encan des permis d’exploitation des sites miniers, des marchés de fournitures, des marchés d’infrastructures, des concessions que l’on n’ose plus appeler de services publics, des prétendus partenariats public-privé (PPP). /////////////.
Les situations les plus extravagantes ne surprennent plus. Comme par exemples, la présence de groupes rebelles, qui tyrannisent la population, dans le gouvernement ou la candidature du député Jean-Michel Mandaba à la présidentielle, alors même qu’il a avoué avoir touché un pot-de-vin de 40 millions de franc cfa d’une société chinoise pour l’exploitation illégale d’un site minier. Nombre de malfrats seront élus députés dans la prochaine Assemblée nationale. /////////////.
Tout est bon pour faire du cash. On peut évoquer le choix, hors procédure réglementaire, de la société libanaise Al Madina pour la confection des documents officiels dont les cartes d’identité dites sécurisées, avec un coût majoré pour le citoyen, totalement illégal par rapport au prix fixé dans la loi de finances. Une fois payé ce surcoût, le citoyen devra se contenter d’un simple récépissé. La carte d’identité attendra. On devine les conséquences pour identifier les futurs électeurs des scrutins du 27 décembre 2020. L’ exemple de l’aéroport Bangui Mpoko est aussi symptomatique de la duplicité, depuis une décennie, des autorités centrafricaines, avec une certaine complaisance des bailleurs internationaux./////////////.
L’ aéroport de Bangui, tirelire du régime /////////////.
L’ aéroport de Bangui Mpoko est l’un des plus vétustes et les moins sécurisés d’ Afrique. La mise aux normes internationales de l’ OACI fait l’objet de missions d’experts et de réunions ad hoc, quasiment chaque année. Suite à cela, les projets de sécurisation et de la rénovation de la piste d’atterrissage, de la modernisation de l’aérogare et de la mise aux normes des installations de navigation aérienne se succèdent avec les financements de dizaines de milliards de Fcfa de l’ Asecna, de l’ Agence française de développement, du Fonds saoudien, de la Bad, de la Bdeac et de la Banque mondiale. Depuis dix ans, deux ministres des Transports et de l’ Aviation civile se relaient pour obtenir les financements et pour maintenir le statu quo, sans le moindre avancement des travaux. Il s’ agit de Théodore Jousso et de Djoubaye Abazene, très proches du président Touadera, depuis le temps où il était premier ministre./////////////.
Théodore Jousso, également très introduit à l’Asecna a été durant de nombreuses années le responsable technique et financier de ce » serpent de mer ». Les scandales ont été régulièrement dénoncés sans inquiéter pour autant les bailleurs. En revanche, ces scandales lui ont porté préjudice dans sa candidature à la tête de l’ASECNA. L’ impunité ne dépasse pas les frontières de la Centrafrique. Quant à Djoubaye Abazene, l’actuel ministre, parent de l’ ex président Michel Djotodia, il ne peut rien lui arriver car il est la caution Goula au régime de Bangui./////////////.
Le projet de concession au turc Damnus/////////////.
C’ est à quelques semaines des scrutins du 27 décembre 2020, qu’est survenu l’affaire du projet de concession au conglomérat turc Damnus de l’ aéroport de Bangui. Cette urgence interpelle. On rappellera aussi, le camouflet subi par Théodore Jousso dans sa candidature pour la présidence de l’ Asecna. Cette institution intergouvernementale qui gère et exploite les aéroports de dix-huit États francophones n’a désormais plus aucun intérêt pour le gouvernement centrafricain. Le licenciement des 250 agents de l’Asecna ne serait que broutilles. L’ abandon de la surveillance des aéroports secondaires par l’ Asecna est devenu sans intérêt, étant donné la perte de contrôle des trois-quarts du pays et la gestion par la Minusca./////////////.
Alors que la campagne électorale aurait dû conforter le secret de ce projet de concession, le syndicat des agents de l’Asecna, grandement menacés, a décidé de porter l’ affaire sur la place publique et mis ainsi fin à la totale discrétion de ce contrat léonin, qui aurait été engagé avec l’entreprise Damnus./////////////.
Les concessions de PPP existent dans la de nombreux États membres de l’ Asecna. Jamais, ils ne se font hors du cadre Asecna, en dehors des procédures obligatoires habituelles et avec des avantages aussi exorbitants au bénéfice du concessionnaire. Notre excellent confrère Africa Intelligence donne des détails de cette concession qui s’apparente à un abandon de souveraineté. Un document aurait été signé le 23 octobre 2020./////////////.
Le Groupe Damnus aura deux années pour faire les travaux de sécurisation, de modernisation et de MAINTENANCE de la gestion et de l’ exploitation de l’aéroport. L’investissement, estimé à 30 millions d’euros, sera largement amorti par les concessions financières faites par le gouvernement. On évoque 70 % des revenus des frais des services au passager, avec un maximum de 75 000 passagers annuels, ouvrant droit à compensation en cas d’un nombre inférieur et de manque à gagner, et 100 % des revenus des frais de manutention, de fret et de stationnement. La concession aura une durée de vie de 30 ans. /////////////.
L’ État centrafricain se privera des recettes qu’aurait pu lui obtenir une gestion nationale, avec le concours de l’agence nationale de l’aviation civile (ANAC) et la société de développement des infrastructures aéroportuaires de Centrafrique ( SODIAC). Ces deux structures parapubliques avaient bénéficié d’une convention de coopération avec la France, le 19 janvier 2019, pour la formation et les appuis techniques. On rappellera également que le président Touadera avait inauguré en grandes pompes, le 4 novembre 2019, un immeuble flambant neuf, surdimensionné sur 4500 m2, pour permettre à l’ANAC et à la SODIAC d’être opérationnel en matière de sécurité et d’ exploitation nationale. Manifestement, les priorités sont aujourd’hui toutes autres…./////////////.
Cette disparition de l’ État de droit a de quoi inquiéter pour la transparence, la crédibilité et le respect du code électoral pour les scrutins du 27 décembre 2020. L’ ONU, l’ Union africaine, l’ Union européenne, les représentants de ces organisations à Bangui assurent que ces scrutins seront un pas important vers la paix et la réconciliation nationale. Donnons rendez-vous après ces élections.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Le-President-du-MDREC-Joseph-Bendounga-dans-les-locaux-de-la-Cour-Constitutionnelle-le-mercredi-4-novembre-2020.-450×338.jpg” alt=”Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”338″ />Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 16:09:16 ( Corbeaunews-centrafrique ). À quelques jours de la publication définitive des listes des candidats aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre, le Président du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Monsieur Joseph Bendounga saisit à nouveau la cour constitutionnelle afin d’interpeller les juges sur les candidatures de certains prétendants issus des groupes armés, ou encore de leurs complices.
Selon l’opposant Joseph Bendounga, sa requête introduite vendredi auprès de la Cour constitutionnelle viserait avant tout à faire invalider les candidatures de tous les prétendants issus des groupes armés, y compris leur complice, quelle que soit leur origine.
« Quand vous prenez les armes pour porter atteinte à l’intégrité physique et morale de l’État, vous commettez un crime imprescriptible au regard de l’article 28 de la constitution. C’est l’usurpation du pouvoir. Et ceux qui les aident sont des co-auteurs. Donc, ces gens, il leur est interdit de briguer une quelconque fonction élective ou nominative. Le MDREC a saisi la Cour constitutionnelle pour lui demander de nous dire est-ce que ceux qui ont porté atteinte à la souveraineté de l’État peuvent-ils candidater pour la présidence de la République et les postes des députés à l’Assemblée nationale », a déclaré l’opposant Joseph Bendounga.
D’après lui, l’objet de sa requête auprès de la Cour constitutionnelle est non seulement l’invalidation des candidatures des membres des groupes armés ou encore de leurs complices, mais également faire en sorte que les juges, lors de l’audience solennelle et publique de la Cour constitutionnelle, puissent dire aux personnes concernées que la République centrafricaine est un pays de droit et qu’ils ne doivent pas postuler.
Aussitôt, sur les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que la requête du leader du MDRC viserait implicitement monsieur Armel Sayo Ningatoloum, Monsieur Abdoul-Kassim Algomi Tidjani , etc., ou encore le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, accusé à plusieurs reprises à tort ou à raison pour avoir créé, ou encore entretenir certains groupes armés comme la milice requins », l’UPC du chef rebelle Ali Darassa, et le MPC du mercenaire tchadien Mahamat Al Khatim.
Notons que d’ici le 3 décembre, la Cour constitutionnelle va publier les listes définitives des candidats aux élections présidentielles et législatives., dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 10:03:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). La tension est vive depuis samedi après-midi entre l’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et le chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA. En toile de fond, l’incident armé qui avait eu lieu samedi entre les éléments de la garde présidentielle et leurs collègues de la sécurité personnelle de l’ancien Président François Bozizé. Le premier accuse le second, et les deux se rejettent la balle.
Selon l’ancien Président François Bozizé, cette manière de faire risquerait de compromettre le bon déroulement des élections « puisqu’un général qui se permet de faire des choses de ce genre ne pourra pas le faire sans l’autorisation de son chef », en l’occurrence le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
En effet, selon François Bozizé, dans la matinée du samedi 21 novembre, il se trouvait au stade omnisport où se déroulait la cérémonie d’obsèques de l’épouse de monsieur Jean-Serge Bokassa. Tout se déroulait dans le calme en présence de la première Dame, l’épouse du chef de l’État jusqu’à la période du dépôt des gerbes où le général Alfred Service, directeur général de la garde présidentielle faisait son entrée dans le stade d’une manière « bouillante » alors qu’il n’était pas invité par le service de protocole, a affirmé monsieur François Bozizé.
D’après lui, le général Alfred Service s’est retiré brutalement de la salle quelques secondes après son entrée, suivi de la première dame qui s’est également retirée alors qu’elle n’avait pas encore déposé ses gerbes.
Au même moment, les éléments de sécurité de l’ancien Président lui faisaient savoir qu’il y’a une situation « délicate » à l’extérieur.
« Quand je suis sorti du stade, j’ai rencontré le général Alfred Service, Directeur général de la sécurité présidentielle qui se chamaillait avec deux ou quatre éléments de ma sécurité rapprochés. Ensuite, voyant que c’est un général qui se chamaillait avec les éléments de ma sécurité, j’ai dû intervenir pour les séparer et leur dire du calme. J’ai salué le général, et ce n’est que par la suite qu’on m’a rendu compte que le général aurait ordonné à ses éléments de briser la glace de mon véhicule et récupérer les armes. C’est ce qui a créé la dispute. », a déclaré l’ancien Président François Bozizé lors d’un point de presse qu’il a organisé quelques minutes après l’incident.
Selon lui, les gardes présidentiels avaient récupéré dans son véhicule trois armes de marques AK47 avec trois chargeurs bien garnis. C’est ainsi qu’il avait demandé au général Alfred Service de lui faire remettre ces armes puisqu’elles sont destinées à sa sécurité personnelle.
C’est ainsi que le général Service a réussi une quinzaine des minutes plus tard à récupérer ces armes aux mains de ses éléments avant de lui remettre, puis quitter le lieu accompagné de ses éléments lourdement armés à bord d’un véhicule de la garde présidentielle.
« Indiscutablement, leur intention était de faire du mal dans la mesure où les éléments de ma sécurité rapprochée qui gardaient le véhicule étaient au nombre de deux ou trois avec le chauffeur. Le reste de la sécurité était à l’intérieur du stade pour vivre la cérémonie proprement dite. La situation que nous vivons actuellement je ne sais même pas pourquoi, du moment que c’est le directeur général de la sécurité présidentielle, avec quelques éléments, et véhicule lourdement armé qui se mettent à procéder à des tels actes, cela veut dire qu’il y’a quelque chose qui ne va pas », a déploré l’ancien chef d’État François Bozizé.
Du côté de la présidence de la République, aucun commentaire n’a été fait sur le sujet, seul le général Alfred Service qui a rejeté ces allégations, accusant l’ancien Président de vouloir circuler avec des éléments lourdement armés alors qu’il n’est pas autorisé à le faire.
Paoua, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 08:16:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Paoua, située à 485 kilomètres au nord-ouest de Bangui, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques de guerre, faisant paniquer les populations locales. Le bilan fait état d’un mort et de deux blessés, le tout du côté de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) basés dans la ville.
Selon les informations du CNC, dans la nuit du samedi à dimanche 22 novembre, vers minuit, non loin du marché central de Paoua, une violente altercation verbale s’est éclatée entre quelques soldats du quatrième bataillon d’infanterie territorial (BIT 4) et ceux de l’unité mixte de sécurité (USMS) qui venaient de sortir d’un bar dancing très populaire dénommé « Roungan ».
Cependant, les soldats FACA, lourdement armés contrairement aux USMS qui ont laissé leur arme à la garnison, ont fait leur usage et agressé militairement ces derniers, faisant un mort et deux blessés parmi eux.
Très en colère, les éléments de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) ont du regagner en catastrophe leur base située à 3kilomètres au quartier NDJANGARA pour récupérer leurs armes, avec un objectif de contre-attaquer leurs collègues du BIT 4 qui sont basés à SARAMANDJA, à la sortie est de Paoua sur l’axe menant à Bossangoa.
Heureusement, avec les interventions de leurs chefs, les choses semblent calmer cette nuit jusqu’à ce matin.
Notons que toutes les victimes sont du côté des USMS, et les blessés sont actuellement aux urgences de l’hôpital pour des soins appropriés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/quelques-membres-de-lopposition-democratique-au-siege-du-parti-KNK-le-10-octobre-2020.-Photo-CNC-par-Cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”quelques membres de l’opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). À quelques jours de la publication définitive par la Cour constitutionnelle des listes des candidats aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre, la tension est de plus en plus visible entre le pouvoir et l’opposition démocratique. Cette dernière entend organiser la semaine prochaine, à Bangui, dans le huitième arrondissement, un grand « meeting de vérité ».
C’est dans un communiqué publié en date du samedi 21 novembre que les leaders de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) invitent la population banguissoise et environnante à venir nombreuse assister à son meeting qui sera organisé ce mardi 24 novembre 2020 à 14 heures sur le terrain de football de l’UCATEX, dans le huitième arrondissement de Bangui.
Selon la COD-2020, ce meeting populaire sera largement consacré au processus électoral en cours dans le pays.
Il y a lieu de noter que la coalition démocratique de l’opposition démocratique est composée des partis et associations politiques, à savoir :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/véhicule-accidenté-au-PK11-dans-la-nuit-du-samedi-à-dimanche-3-mai-2020-par-CNC-450×338.jpg” alt=”Véhicule impliqué dans l’accident survenu dans la nuit du samedi à dimanche 3 mai 2020 dans lequel deux hommes dont un adjudant FACA ont trouvé la mort. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”338″ />Véhicule impliqué dans l’accident survenu dans la nuit du samedi à dimanche 3 mai 2020 dans lequel deux hommes dont un adjudant FACA ont trouvé la mort. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020, 16:01:24 ( Corbeaunews-centrafrique ). A quoi servent les miroirs repliés sur eux-mêmes encore dans leur plastic si ce n’est pour les conserver neufs jusqu’à l’accident ? A quoi sert d’aller vite si ce n’est que de ne jamais arriver à destination ?
La densité du trafic routier, le niveau de dégradation du réseau routier ne sont en rien un facteur aggravant en matière d’insécurité routière à Bangui. Toutes les mégalopoles du monde enregistrent finalement peu d’accidents mortels en ville alors qu’à Bangui le moindre choc entre 2 véhicules invite la mort pour les passagers.
Les premiers à être servis sont ceux qui chevauchent leur moto, qui jonglent tels des équilibristes entre la vitesse et les trous de la chaussée rendant dangereux leurs croisements et leurs dépassements. Les seconds sont ceux qui prennent le taxibus entassés comme des mais. Les troisièmes sont ceux qui marchent au milieu du trafic comme pour traverser une rivière en esquivant les crocodiles (à roulettes) mais parfois ça rate.
Le premier coupable est bel et bien le conducteur qui sur son engin ne voit que le temps gagné à rouler plus vite qu’il ne marche au mépris de tout respect de sécurité. Le deuxième coupable est celui qui se croit plus fort que la machine qui arrive à toute allure.
Alors même si cela ne concerne pas l’intégralité des pilotes de moto ou de voitures car il ne faut pas exagérer non plus mais il suffit quand même d’un seul mauvais comportement pour créer un drame et cela arrive plus que souvent, il n’y a qu’à s’informer.
Alors, avant que les victimes (hommes-femmes-enfants) de la circulation ne grossissent encore les journaux, merci à vous, conducteurs de tout véhicule de respecter la vie plus que la vitesse et de préférer la prudence à la providence dans vos déplacements.
Tous les jours on apprend aux nouvelles des accidents terribles et rien ne change ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/lors-des-tirs-au-sein-du-stade-ominsport-450×253.jpg” alt=”lors des tirs au sein du stade ominsport” width=”450″ height=”253″ />Lors de l’incident au stade omnisport à Bangui le 21 novembre 2020
Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Des détonations d’armes automatiques sont entendues il y a quelques minutes non loin du stade omnisport à Bangui. Sur place, c’est la panique générale.
Incident armé au stade Omnisport ce samedi 21 novembre 2020
Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur place, les éléments de la garde présidentielle et ceux de la sécurité rapprochée de l’ancien Président François Bozizé seraient à l’origine de ce crépitement d’armes automatiques.
En effet, peu avant midi, l’ancien Président de la République François Bozizé s’est rendu à la cérémonie funéraire de l’épouse de l’opposant Serge Bokassa organisée au sein du stade omnisport à Bangui.
Cependant, le directeur de la sécurité présidentielle, qui était également sur le lieu de la cérémonie, souhaite désarmer le garde du corps de l’ancien Président François Bozizé, mais le fils de ce dernier, le colonel Francis Bozizé y s’oppose catégoriquement.
Aussitôt, et contre toute attente, des tirs d’armes automatiques commencent à être entendus à l’extérieur du stade, faisant paniquer les passants et les habitants du secteur.
Pour l’heure, le chef de sécurité de l’ancien Président Bozizé est arrêté par la garde présidentielle.
Joint au téléphone, un membre du bureau politique du KNK de l’ancien Président n’a pas souhaité commenter l’incident.
Il y a lieu de noter que depuis quelques semaines, les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ont multiplié des attaques sur les réseaux sociaux contre l’ancien chef de l’État et ses partisans.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020. Des palmes sont accrochées à l’entrée du ministère, les bureaux sont fermés.
Jean-Rock Soubi, du FDPC et membre du Comité consultatif et de suivi du DDRR : « Si vous nous voyez dans ce ministère c’est juste pour réclamer nos indemnités qui ont totalisé huit mois. Ce qui nous a poussé à barricader, à fermer le grand portail que vous voyez, avec les ministres. Beaucoup de mécontentement, c’est pourquoi nous sommes obligés de manifester pour que vraiment notre droit soit respecté. »
Célestin Gamare des RJ Bellanga : « On a demandé plusieurs fois, le gouvernement n’a pas payé, et c’est pourquoi on a décidé de sortir pour bloquer les membres du gouvernement. Aujourd’hui sur huit mois ils nous ont payé deux mois ». Abakar Larry Mahalba, vice-président du CCS, assure que la situation est en train de se normaliser :« Nous avons une tension de trésorerie et le gouvernement a fait le nécessaire. C’est un retard, c’est une question d’organisation et ce qui a été réglé et donc on va essayer d’activer les choses parce que le DDRR est dans sa phase irreversible. le gouvernement a déjà fait le nécessaire et c’est ce que nous allons activer. Je crois qu’il y a un message d’apaisement qui est là et le reste sera fait dans le cadre de la République. »
Il y a une dizaine de jours, ce sont les éléments issus du DDRR intégrés dans les unités spéciales mixtes de sécurités qui faisaient grève à Paoua et à Bouarpour pour accéder au paiement de leurs arriérés.
Bossangoa, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Alors que la célébration en différé de la journée mondiale de l’alimentation ( JMA-2020) va débuter mardi 24 novembre à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’ouham, les ouvriers et ouvrières du parti KNK s’activent depuis plusieurs jours pour organiser une grande marche du soutien à la candidature de l’ex-Président de la République François Bozizé dans la ville.
Suite à de multiples « campagnes de provocation et de diabolisation » orchestrées dans les médias par les conseillers du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, des ouvriers et ouvrières de l’ancien parti au pouvoir, le KNK (Kwa Na Kwa), projettent organiser la semaine prochaine à Bossangoa, dans l’Ouham, une grande marche du soutien à la candidature à l’élection présidentielle de l’ancien Président de la République, le général François Bozizé.
Selon les organisateurs de l’événement, l’objectif de la marche n’est pas de semer de trouble, mais plutôt d’attirer l’attention des juges de la cour constitutionnelle de ne pas céder à la pression du pouvoir qui multiplie des manœuvres visant à écarter la candidature au fauteuil présidentiel du général François Bozizé, candidat du parti KNK à la présidentielle du 27 décembre 2020.
« Depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux et dans les médias proches du régime, nous assistons à une déferlante campagne de diabolisation menée par les proches du pouvoir contre le grand ouvrier François Bozizé. Certains se sont déclarés juges de la cour constitutionnelle en disant que sa candidature à la présidentielle du 27 décembre ne serait pas validée par la juridiction électorale, d’autres préfèrent qu’il soit arrêté et traduit à la cour pénale internationale. Mais pour nous au KNK, cette campagne de diabolisation est de nature à semer de trouble dans le pays », a déclaré un membre de l’ancien parti au pouvoir, le KNK dirigé par François Bozizé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Monsieur-Miguel-MANZATELA-responsable-commercial-de-canal-450×299.jpg” alt=”Monsieur Miguel MANZATELA” width=”450″ height=”299″ />Monsieur Miguel MANZATELA, Responsable commercial Canal+ centrafrique
Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020, 06:47:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les fêtes de fin d’année sont déjà là, et la société Média Scan Centrafrique (CANAL+) a pensé à ses anciens et nouveaux abonnés pour de beaux moments de télévision. C’est à travers une campagne promotionnelle dont le package offres exceptionnelles a été dévoilé à la presse jeudi 19 novembre 2020 à la direction générale de Canal Centrafrique à Bangui.
Bientôt les fêtes de fin d’année ! Comme à son habitude, la société Média Scan (CANAL+) a pensé à ses abonnés. Du 20 novembre au 31 décembre 2020, la société Média Scan (CANAL+) lance une grande campagne de promotion à travers des actions permettant à la population centrafricaine de passer les fêtes de Noël et de fin d’année 2020 avec les bouquets CANAL+ adapté à tous.
L’annonce de cette vaste période de promotion qui a permis à la réduction du prix du kit canal+ à 5000 francs CFA au lieu de 10000 francs CFA a été faite le jeudi 19 novembre 2020 par le responsable commercial de ladite société, Monsieur Miguel MANZATELA qui a également précisé qu’avec ce montant, le nouvel abonné aura à sa disposition au moins 200 chaines nationales et internationales.
Et ce n’est pas tout ! D’offres exceptionnelles sont aussi disponibles pour les abonnés du Canal+, que ça soit en province ou à Bangui, rapprochez-vous seulement d’une agence la plus proche de vous.
Selon Monsieur Miguel MANZATELA, responsable commercial de Canal+, hors-mis le paiement direct à l’agence, le client peut également faire ses transactions via Orange-Money, ou encore par Express union.