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RCA : Bouar, 646 éléments des USMS     Désormais opérationnels.

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Centrafrique.com/ceremonie-de-sortie-de-la-premiere-promotion-des-usms-a-bouar-le-12-mai-2020-par-gervais-lenga/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cérémonie de sortie de la première promotion des USMS (unité spéciale mixte de sécurité), à Bouar le 12 mai 2020. Photo CNC / Gervais Lenga.
Cérémonie de sortie de la première promotion des USMS (unité spéciale mixte de sécurité), à Bouar le 12 mai 2020. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar (République centrafricaine ) – La cérémonie officielle de sortie de la première promotion des USMS, organisée ce mardi 12 mai en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA vient de s’achever à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Après plusieurs mois de formation dans un centre d’instruction spécialisé, la première promotion des USMS )unité spéciale mixte de sécurité), composée de 646 hommes et femmes dont 246 issus des groupes armés du nord-ouest, vient officiellement d’être opérationnelle. La cérémonie a eu lieu ce mardi 12 mai à Bouar en présence du chef de l’État, le Professeur  Faustin Archange TOUADERA, de chef de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique, Madame Samuela Isopi, et des représentants de l’ambassade des États-Unis, de France, de l’Union africaine, de la CEEAC, de la Minusca et des autres corps diplomatiques.

Le chef de l’État, dans son discours de circonstance, a vivement salué les efforts des uns et autres, en particulier les autorités administratives, judiciaires, militaires et religieuses, ainsi que les chefs traditionnels pour leur soutien multiforme  à la mise en œuvre de cette première unité spéciale mixte de sécurité (USMS), financée en grande partie par les fonds de l’Union européenne.

Selon le ministère de la Défense, les 646 éléments de cette première promotion de  USMS, composée des soldats FACA, des policiers et gendarmes, mais également des ex-combattants issus des groupes armés du Nord-ouest,  vont bientôt être déployés sur le terrain pour une période transitoire de 24 mois, conformément à l’acord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés.

Par ailleurs, les infrastructures militaires, financées toujours par l’Union européenne, et réalisés par la Fondation Suisse de Déminage, qui a employé les militaires du bataillon du génie des FACA formés par les instructeurs européens de l’EUTM-RCA, ont également été restituées au gouvernement centrafricain ce mardi 12 mai en présence du chef de l’État et de chef de la délégation de l’Union européenne en RCA.

 

Gervais Lenga

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RCA : sortie officielle de la première promotion des USMS à Bouar.

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Centrafrique.com/isopy-et-touadera-a-bouar-le-16-octobre-2019-pour-le-lancement-unites-miste-speciale-de-securite-a-bouar-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le chef de l'État Faustin Archange TLe chef de l'État Faustin Archange Touadera, et la chef de la délégation de l'Union européenne en Centrafricaine le 16 octobre 2019 à Bouar lors du lancement de la première promotion des USMS. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Le chef de l’État Faustin Archange TLe chef de l’État Faustin Archange Touadera, et la chef de la délégation de l’Union européenne en Centrafricaine le 16 octobre 2019 à Bouar lors du lancement de la première promotion des USMS. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bouar (République centrafricaine ) – six mois après leur formation dans un centre d’instruction dans les localités de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, la première promotion des USMS (unité spéciale mixte de sécurité), composées d’anciens rebelles et des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS), se prépare à sortir officiellement de centre de formation ce mardi 12 mai en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

Comme prévu dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale (APPR), la première promotion des USMS (unité spéciale mixte de sécurité), composée des éléments des forces de défenses et de sécurité (FDS), de 253 d’anciens éléments des groupes armés du nord-ouest, notamment les éléments de FDPC d’Abdoulaye Miskine, les 2 factions de  Révolution Justice (RJ), ailes Sayo et Belanga, les 2 factions Anti-balaka,  ailes Mokom et Ngaissona, ainsi qu’une partie des éléments de 3R de Sidiki, sans oublier les 16 femmes de la région qui ont aussi été incorporées, vont officiellement quitter leur centre d’instruction et de formation, situé à environ 4 kilomètres de Bouar sur l’axe Baoro,

La cérémonie va se dérouler ce mardi 12 mai à Bouar, en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, des représentants de la Minusca et de la délégation de l’Union européenne, principale contributrice financière des USMS.

Selon les informations du CNC, les éléments de cette première promotion des USMS vont être déployés dans les prochains jours dans la sous-préfecture de Paoua,  dans l’Ouham-Pendé, située au nord-ouest de la RCA. Pendant ce temps, la deuxième promotion, qui achèvera leur formation bientôt, sera déployée toujours dans cette région du nord-ouest.

Par ailleurs, les nouveaux bâtiments et armureries réalisés par l’Union européenne dans le cadre de son appui aux forces armées centrafricaines vont également être inaugurés ce mardi 12 mai par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en présence des représentants de la délégation de l’Union européenne en République centrafricaine.

Il y’a lieu de rappeler que les USMS ont pour objectif principal de contribuer à la protection des populations, de renforcer l’ordre public et à mener les missions de sécurisation des couloirs de transhumance dans le strict respect des principes républicains, c’est-à-dire  « dans l’impartialité et la neutralité ».

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA :accident spectaculaire du colonel Ngao de la police nationale à Bangui.

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Centrafrique.com/rca-reprise-timide-des-policiers-apres-8-jours-de-greve-generale/vehicule-de-patrouille-de-locrb-antigang-devant-lecole-nationale-de-police-avec-des-policiers-debout-a-cote-le-5-aout-2019-par-micka-du-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-35076 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>véhicule de patrouille de l'OCRB antigang devant l'école nationale de police avec des policiers debout à côté le 5 août 2019 par micka du cnc
Une patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de police le 18 août 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le colonel de police Ngao, détaché à la CNS (compagnie nationale de sécurité),  a été retrouvé  inconscient  au sol ce lundi 11 mai après son accident de circulation. Il a été transporté d’urgence à l’hôpital communautaire à Bangui, et son état de santé inquiète sérieusement sa famille.

 

Selon des informations recueillies par notre équipe qui est arrivée sur le lieu de la scène,  l’accident a eu lieu ce lundi 11 mai aux environs de 16 heures, non loin de la bourse du travail, derrière le stade Barthélemy Boganda, au croisement des itinéraires de délestage mis en place par le ministère des transports afin d’aider les usagers à contourner des portions du croisement des martyrs où les  circulations sont toujours bloquées en raison des travaux. Seul sur sa moto bleu modèle Ahujue, le colonel Ngao, qui aimait emprunter cet itinéraire de déviation pour rentrer chez lui au quartier Miskine dans le cinquième arrondissement, n’a pas eut la chance ce jour.

En arrivant sur ce croisement, l’homme n’a pas fait attention, il percute violemment un trottoir qui se trouvait à sa droite avant d’être projeté  frontalement au sol. Inconscient au moment de son accident, il a été secouru très rapidement par les passants, mais également par   certains jeunes du secteur qui ont très rapidement contacté la CNS, lieu de son travail situé à moins de 2 kilomètres.

Transporté d’urgence à l’hôpital communautaire de Bangui sur l’avenue des martyrs, son état de santé est toujours préoccupant.

Cependant, selon les premiers éléments d’information en notre possession, l’alcool serait malheureusement à l’origine de son accident. Quelques minutes avant de rentrer à la maison, l’homme a été vu en train de boire de l’alcool. Et ce n’est pas nouveau. Même à la CNS, au bureau, il reçoit toujours les gens avec sa bouteille de bière à la main. C’est étonnant, mais ce une réalité. Avec cet accident, nombreux sont ses collègues policiers qui lui souhaitent un prompt rétablissement, mais également un changement de comportement vis-à-vis de l’alcool.

 

Anselme Mbata

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RÉACTION DE L’ANCIEN MINISTRE Anicet Parfait Mbay SUR LE PONT AÉRIEN HUMANITAIRE UE

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Centrafrique.com/anicet-parfait-mbaye-ancien-ministre-detat-des-transports/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Anicet Parfait Mbaye, l'ancien ministre d'État.
Monsieur Anicet Parfait Mbay, l’ancien ministre d’État.

 

RÉACTION DE L’ANCIEN MINISTRE ANICET PARFAIT MBAY

SUR LE PONT AÉRIEN HUMANITAIRE UE

En réfléchissant à la forme de mon annonce de cette année, je me suis dit qu’il était important de déroger à la formule annuelle et habituelle.

En effet, l’actualité  m’oblige à réfléchir avec vous, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, à  deux sujets du moment.

Mon premier sujet de préoccupation a trait à cette polémique qui enfle autour d’un appui de l’Union Européenne à notre pays dans le cadre de la pandémie du COVID-19.

Dans le cadre de sa riposte contre cette pandémie, l’Union Européenne a choisi de venir en aide à certains pays africains. Le Cameroun, le Niger, le Burkina Faso et la République centrafricaine, ont été choisis pour cette première phase. Le pont aérien a commencé par Bangui. Bangui n’étant qu’une escale de deux heures.

Ce devrait être une chance pour ce pays déconfit par des années de conflits et destructions multiples d’accueillir une telle initiative.

Or, pour notre malheur, nous assistons sur les réseaux sociaux à un déferlement de théories complotistes, les unes plus délirantes que les autres, appelant à rejeter cette aide. Des lives en passant par les messageries, des messages pullulent pour inciter le peuple à ”la vigilance” sur cette aide qui, d’après ces conspirationnistes, serait délibérément empoisonnée. D’autres encore parlent d’armes, de munitions et de mercenaires déguisés en personnels d’ONGs.

Certes, les théories complotistes les plus absurdes ne sont pas l’anage du seul continent africain. Les plus grands conspirationnistes se recrutent surtout dans les grandes nations dites développées. Le gros problème, c’est que lorsqu’elles submergent l’Afrique et particulièrement notre pays, ces théories ont vite fait de télescoper une émotion souvent, pour ne pas dire toujours, irrationnelle. Au point de provoquer une amnésie collective.

Faut-il rappeler à nos complotistes locaux que depuis l’année 2013, l’Union Européenne n’a cessé de payer les salaires des fonctionnaires centrafricains? Que cette UE a dépensé des milliards de FCFA pour nous aider à remettre sur pied l’administration, l’armée, la gendarmerie et la police? Que la même UE a dépensé d’autres milliards en aides humanitaires diverses à travers les Fonds Békou et d’autres initiatives?

Qui a financé presqu’en totalité les élections de 2015/2016 ? D’ailleurs, qui va financer en grande partie les élections à venir ?

Pourquoi ces adeptes du complot ne refusent-t-ils pas l’argent et l’aide de l’Union Européenne en d’autres circonstances ?

De grâce! Cessons d’être les instruments de ces nouvelles guerres de positionnement géo-stratégique en expansion sur le continent africain.

Notre pays a besoin de tous les partenaires ouverts à travailler avec nous.

Oui à la vigilance pour combattre les anciens  modes de fonctionnement des politiques de coopération ayant induit de mauvais axes de  développement dans nos pays.

Seuls le bien-être et l’avenir de nos populations doivent désormais guider nos actions.

En Afrique, nous disons toujours que les vrais amis sont ceux qui sont restés à vos côtés dans les moments difficiles.

Le deuxième sujet concerne cette rude empoignade, par réseaux sociaux interposés, d’anciens dignitaires du pays. Par logique d’intérêts du moment, certains ont choisi leur camp et s’invectivent par différents canaux.

J’ai toujours pensé que le grand problème de ce pays était imputable à la qualité des femmes et des hommes qui ont occupé, à une époque ou une autre de notre histoire commune, des postes de responsabilités.

Sur tous les régimes sans exception, des tonnes et des tonnes de volumes de faits divers, mélangés à des anecdotes plus ou moins exotiques, pourraient être écrites. Mais aujourd’hui, nous touchons le fond de l’insignifiance et de l’indécence.

Quelle image ce spectacle digne d’une cour de récréation envoie-t-elle de la fonction de ministre de la République? Beaucoup pensent pourtant y voir des courageux, des hommes forts. Ah bon? Quelle image donnons-nous à nos compatriotes, à notre jeunesse ?

Lorsque vous êtes nommé ministre, les premiers documents qui  vous sont remis lors du premier conseil des ministres sont votre décret de nomination ainsi qu’une copie du décret portant organisation, fonctionnement et du règlement intérieur du conseil des ministres. Certains les ont-ils lus ? Ou les ont-ils cédé aux vendeuses d’arachides grillés ?

Je souhaite dire à nos compatriotes qui seront un jour aux responsabilités dans ce pays qu’être ministre, ce devrait être un sacerdoce.  C’est une étape de votre vie qui vous confère certes des droits mais aussi et surtout beaucoup de devoirs et beaucoup d’obligations, tout au long de votre vie.

Un ministre a plein droit d’écrire des ouvrages sur les différentes étapes de sa carrière. Un ministre peut écrire ses mémoires. Mais un ministre ne peut et ne doit, en aucun cas, mettre les verbatims du déroulement du conseil des ministres sur la place publique. En dehors des faits rapportés dans les comptes-rendus des conseils des ministres par le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement. Et surtout lorsque ces verbatims sont délibéremment tronqués au service d’une gloriole.

Ce fait, usuel chez certains et qui constitue pourtant une violation flagrante des dispositions du règlement intérieur du conseil des ministres, est passible d’une auto-saisine par le procureur de la République et de poursuites. Si beaucoup dont moi-même n’ont pas jugé utile de répondre à certaines versions très romancées et relatées très complaisamment, ce n’est absolument pas par une quelconque faiblesse. Simplement, il se trouve encore (heureusement d’ailleurs) quelques-uns parmi nous qui respectent les obligations liées à cette fonction.

 

Ce qui sûr, c’est que nous sommes appelés à être des exemples et à tracer des voies pour notre jeunesse. Laquelle jeunesse, par simple dynamique de la pyramide des âges, prendra un jour les rênes de ce pays. Et le plus tôt serait le mieux, pour peu que cette jeunesse soit bien préparée.

Je disais que la gestion d’un pays se juge aussi par la qualité des femmes et des hommes appelés à occuper des fonctions de responsabilités. Notre pays est malade de la mauvaise utilisation des ressources humaines qui pourtant ne manquent pas, tant au niveau national que dans la diaspora. Mais çà, c’est un autre sujet.

Voilà chers amis. En ce jour qui rappelle ma venue sur cette Terre des Hommes, j’ai été un peu long mais je tenais à partager avec vous ces deux sujets qui me tenaient à cœur. En espérant que l’année prochaine, Dieu me permettra de fêter une année de plus sur les bords de l’Oubangui autour d’un bon poisson braisé.

Protégez vous, mes chers amis et mes chers compatriotes. Le Coronavirus est toujours là.

Singuila mingui.

 

RCA : L’OMERTA DE L’UNION EUROPEENNE sur le drame centrafricain

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Centrafrique.com/drapeau-union-europeenne-avec-union-africaine-envoyes-par-les-amis-de-siloe-pour-son-article/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Montage du drapeau de l'Union européenne avec celui de l'union africaine
Montage du drapeau de l’Union européenne avec celui de l’union africaine

 

Bangui (République centrafricaine) – Les élections approchent, dit le Président François BOZIZE devant des centaines des militants de son parti, le Kwa Na Kwa (KNK) le 15 Mars 2020, lors d’un meeting à Bouar et des environs.

« Ne reculez pas. Faites du bon travail. Soyez vigilants dans votre travail, parce que les dribles (yémbélé yémbélé) ont commencé. Soyez vigilants pour ne pas qu’on vous couillonne ou qu’on vous trompe vos yeux ouverts. Les élections dans une démocratie doivent se dérouler normalement comme dans tous les pays démocratiques du monde. Comme çà tout le monde acceptera les résultats. Il ne s’agit pas de faire des choses en cachette en écartant certains. Une élection démocratique se déroule selon les règles démocratiques et selon la Constitution ».

La solution à la crise centrafricaine est politique pas militaire. Et donc elle passe par des élections crédibles, libres et transparentes.

Elle est « centrafricaine » comme dit M Mahamat ZACHARIA, un des constituants de 2016 : « Si c’est moi Mahamat ZACHARIA, je dois purement et simplement déchirer l’Accord de Khartoum. Et dire aux Centrafricains venons mettons-nous autour de la table voyons ce qu’on peut faire. Sans pour autant attendre l’emprise, l’ingérence de la communauté internationale » (RNL 07/10/2019, Patara).

 

Les enseignements tirés des élections de 2016.

L’élection de M Faustin Archange TOUADERA est contestée et reste à jamais entachées de soupçon de fraudes massives.

M Georges DOLEGUELE, leader de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) dans le journal CARnews du 21 Septembre 2016 accuse M Faustin Archange TOUADERA d’avoir volé les élections. Sans aller jusqu’à déposer de recours. Il a rapidement reconnu la victoire de son rival.

Ses arguments sont les suivants : premièrement il ne veut pas courir le risque que la situation ne dégénère, deuxièmement c’est « un acte de cœur », troisièmement l’Agence Nationale des Elections (ANE) ne fonctionnant pas, il demande sa dissolution:

« Parce que la situation aurait dégénérée. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’on allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maîtriser ce qui allait se passer».

 

La question de la candidature de M F A TOUADERA en 2020 est un vrai sujet. Ce que M François BOZIZE appelle des dribles ou yémbélé yémbélé se manifestent déjà, tentative de révision de la constitution, intimidation des représentants des candidats dans les zones tenues par les groupes armés. On peut lire dans un article du journal CNC du 5 Mai 2020 :

« Cri d’alarme du député MPLC de Kabo 1 Clément NABON face aux agissements belliqueux du rebelle tchadien Mahamat ALKHATIM. Après le guet-apens tendu au Président du parti MLPC Martin Ziguélé par les éléments rebelles de 3R (retour, réclamation et réhabilitation) dans la localité de Bocaranga le 11 février dernier, c’est le tour du député de MLPC  Clément NOBONA d’être la cible d’un autre groupe armé, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC),  dirigé par un sujet tchadien dénommé Mahamat Alkhatim, dans la ville de Kabo le mois dernier ».

 

La France soutient l’Accord Khartoum mort-né contre le Rapport du Forum souverain de Bangui de 2015. On ne voit pas comment les élections de 2020 se dérouleront dans le cadre d’un accord que plusieurs signataires foulent aux pieds. La France, la Russie, la Chine, l’UE et l’UA ont pour mission avant les élections de faire respecter cet accord par leurs partenaires, les groupes armés ou autres mercenaires de tous poils. Que la sécurité soit garantie par la MINUSCA conjointement avec l’Armée nationale que l’EUTM-RCA et la Russie ont formée.

« Il n’y a aucune alternative, ni souhaitable, ni susceptible de réussir », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Des déclarations qui interviennent alors que la Russie est de plus en plus présente diplomatiquement et militairement – ainsi que par mercenaires interposés – dans ce pays ».

 

Les attentes des Centrafricains vis-à-vis de l’UE.

Des horreurs s’abattent sur les Centrafricains depuis 2012 à Ndélé, à Baboua, à Birao, à Alindao, à l’Eglise de Fatima à Bangui, Bambari, etc. sous les yeux de l’UE, la Russie, les USA et la Chine. Les auteurs de ces crimes sont connus : M Ali DARASSA, Conseiller militaire en charge des USMS pour la zone Nord-Est ; Alkatim MAHAMAT, Conseiller en charge des USMS pour la zone Centre Nord ; M Bi SIDIK SOULEYMAN, Conseiller militaire chargé des USMS pour la zone Nord-Ouest. Ils ne sont inquiétés ni par les juridictions nationales ou internationales. Où se situe l’Armée nationale dans cette organisation ? Ils sont même récompensés par le gouvernement centrafricain qui leur confie des charges de sécurité du pays. Les centrafricains croient vivre un cauchemar.

 

La RCA peut travailler avec l’UE et la France en particulier sur la base de la stratégie globale de relations Afrique UE rédigée la 9 Mars 2020 à Bruxelles. Les domaines de la Paix et de la Gouvernance sont des priorités.

« L’Afrique est le voisin le plus proche de l’Europe. En raison de l’histoire, de la proximité et des intérêts partagés, les liens qui unissent l’Afrique à l’Union européenne (UE) sont vastes et profonds. Il est temps de faire passer cette relation à un niveau supérieur. Pour les relations entre l’Afrique et l’UE, 2020 sera une année charnière pour concrétiser l’ambition de développer un partenariat encore plus solide. L’Afrique comme l’Europe sont confrontées à un nombre croissant de défis communs, notamment les effets du changement climatique et la transformation numérique. La paix et la sécurité ne sont pas seulement un besoin fondamental pour tous, elles constituent également une condition préalable au développement économique et social. La paix, la sécurité, la bonne gouvernance et la prospérité économique en Afrique sont également essentielles pour la propre sécurité et prospérité de l’UE ».

 

L’UE et les financeurs des élections 2020 en RCA ne doivent pas laisser la sécurité de ces élections à des mercenaires, à des terroristes et autres rebelles. Ces gens-là ne connaissent pas ce que c’est la démocratie.

Les zones militaires dirigées par MM Bi SIDIK SOULEYMAN, Alkatim MAHAMAT et Ali DARASSA, alliés de M Faustin Archange TOUADERA font partie du dispositif de la fraude massive annoncée. Les candidats doivent se préoccuper.

La sécurisation des élections sera confiée à la MINUSCA, et l’Armée nationale. Des représentants des candidats, des observateurs nationaux et internationaux seront présents dans les bureaux de votes.

Les procès-verbaux transmis le jour même par voix électroniques et à l’arrivée les représentants des candidats seront sur place.

Les résultats d’une élection crédible et apaisés sont facilement acceptés. Il en découle la paix et la stabilité, facteurs que la RCA et la France et l’UE ont besoin pour combattre le terrorisme en Afrique centrale.

« La paix, la sécurité, la bonne gouvernance et la prospérité économique en Afrique sont également essentielles pour la propre sécurité et prospérité de l’UE ». (Stratégie globale avec l’Afrique 09/03/2020).

 

Par : Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 11 Mai 2020

Une campagne électorale sans crainte du coronavirus au Burundi | DW | 11.05.2020

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Une campagne électorale sans crainte du coronavirus au Burundi | DW | 11.05.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement continue de considérer la pandémie comme inexistante dans le pays. En dépit des rassemblements importants, les mesures semblent insuffisantes pour protéger la population pendant la campagne électorale.

Le constat du Cadre d’expression des malades au Burundi est clair : les mesures barrières comme la distanciation sociale, le port du masque ou le lavage régulier des mains ne peuvent pas être appliqués durant la campagne électorale.

Sylvain Habanabakize est chargé du plaidoyer et porte-parole du Cemabu et il fait un constat pessimiste de la situation.

“Nous avons des inquiétudes car les gens sont obligés de se rassembler. Nous avons constaté que les militants des partis politiques ne peuvent pas se laver les mains avec de l’eau et du savon et ne respectent pas les mesures de distanciation sociale”.

Le porte-parole du Cemabu “lance un appel à ces militants d’être garants de leur santé et aux candidats d’aider leurs militants à acheter des masques pour éviter la propagation du coronavirus”. 

Distribution de kits aux candidats

Avant le début de la campagne, les autorités sanitaires ont offert des kits médicaux aux candidats et à la CENI.

Pierre Claver Kazihise est le président de la Commission électorale nationale indépendante et il affirme pour sa part que la campagne se déroule dans des conditions d’hygiène tout à fait correctes.

“Le ministère de la Santé a déjà donné aux candidats en campagne des thermoflashs  pour prendre la température afin de dépister les gens qui ont besoin d’être médicalement suivi. L’hygiène est toujours là avec le lavage des mains, avant que les personnes n’entrent sur les lieux de rassemblement de la campagne électorale”. 

Sur le terrain, les partis politiques essaient de se conformer à ces mesures pour prévenir la propagation de la pandémie.

C’est du moins ce qu’explique Thérence Manirambona, le porte-parole du Congrès national pour la liberté.

“Les mesures qui sont prises, nous essayons de les respecter. Même ici on a des produits désinfectants. Allez dans différentes permanences du parti CNL : nous avons exigé de l’eau propre et du savon.”

Officiellement, dix-neuf cas ont déjà été testés positifs. On dénombre sept guéris et un mort selon le ministère de la Santé publique. Le Burundi n’a jusqu’ici pas mis en œuvre le confinement de la population .

Les électeurs sont appelés aux urnes le 20 mai pour des élections présidentielle, législatives, et municipales.

Avec DW français

RCA : Ndélé, arrivée des forces spéciales portugaises et rwandaises de la Minusca

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Des blindés des forces de la Minusca lors des affrontements des groupes armés rivaux à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé (République centrafricaine ) – À bord d’une cinquantaine des véhicules de combat lourdement armés, les forces portugaises et rwandaises de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) sont arrivées ce dimanche 10 mai vers 18 heures dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la RCA, théâtre des violents combats entre le RPRC et le FPRC, deux groupes armés rivaux issus de l’ex-coalition Seleka.

 

Après l’ultimatum sans réponse de la Minusca à la coalition  rebelle RPRC-MLCJ-PRNC de quitter sans délai leur position occupée lors du dernier affrontement dans la ville de Ndélé, plusieurs dizaines des soldats du contingent portugais et rwandais sont arrivés ce dimanche soir à Ndélé à bord d’une cinquantaine des véhicules de combat.

L’objectif, selon une source interne à la Minusca interrogée par CNC,  serait de contraindre non seulement tous les éléments rebelles de la coalition RPRC-PRNC-MLCJ de quitter  la ville de Ndélé, mais également de réduire leur capacité militaire.

Pour les habitants de Ndélé regroupés dans un camp des déplacés proche de la Minusca, l’arrivée des forces spéciales rwandaise et portugaise n’est autre qu’une bonne nouvelle pour la paix dans leur ville martyre de Ndélé, secouée récemment par une série des violents affrontements entre différents groupes armés rivaux ayant entraîné la mort de près de 100 personnes,  des dizaines des blessés, mais aussi de nombreux  dégâts matériels.

Par ailleurs, les soldats FACA, qui devraient être déployés à Ndélé la semaine dernière, sont actuellement en route. Ils pourraient arriver sur place dans les prochaines heures.

Il y’a lieu de noter que toutes les ONG internationales basées à Ndélé, notamment le CICR, Première urgence, Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR) et bien d’autres ont été littéralement pillées par les groupes armés avant l’arrivée des forces spéciales de la Minusca.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC

Narcisse Yakendé alias Jack Bauer, un général de police impliqué dans des trafics illicites entre Cameroun et Centrafrique.

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Un véhicule stoppé à la barrière de la gendarmerie à Gallo, dans la sous-préfecture de la Nana-Mambéré. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar (République centrafricaine) – La décision du gouvernement centrafricain de restreindre drastiquement les trafics routiers entre Béloko et Bangui en raison de la pandémie du nouveau coronavirus n’a pas fait que des mécontents. Certains fonctionnaires de l’État, profitant de cette occasion, utilisent les moyens mis à leur disposition pour y faire de l’argent. C’est le cas du tristement célèbre commissaire de la ville frontalière de Béloko Narcisse Yakendé  alias Jack Bauer, connu pour son comportement violent envers les populations. Comme du jeu, l’homme est devenu à lui seul l’unique commerçant grossiste des bières étrangères à Bouar, mais également transporteur des passagers ente Bouar-Béloko. Comment ?

 

Il y’a quelques mois, à Béloko, ville frontalière de la République centrafricaine avec le Cameroun,  les forces de l’ordre, en particulier les policiers, ont exprimé leur ras-le-bol pour dénoncer leur condition de travail. Ils avaient réclamé plus des moyens, particulièrement des véhicules, nécessaires à leur opérations sur le terrain. Grâce aux appuis des partenaires internationaux, plusieurs commissariats de police, ainsi que des  brigades de la gendarmerie, à Bangui comme en provinces, avaient été équipés des moyens roulants flambants neufs. Mais, là où le bât blesse, ces véhicules motorisés, qui devraient être un outil  à disposition des policiers et gendarmes pour mener à bien leur mission de maintien de l’ordre public, sont devenus malheureusement des biens privés de certains  chefs de police et de la gendarmerie.

Le cas palpable est celui du tristement célèbre général de police  Narcisse Yakendé alias Jack Bauer, commissaire de la ville centrafricaine de Béloko, située à la frontière avec le Cameroun. Ce général de police, qui ne devrait pas logiquement occuper ce poste de chef d’un service en raison de son grade de général, transforme malheureusement le seul et unique véhicule du parc automobile de  son  commissariat à son propre outil de business.

Il ne passe jamais un jour sans que ce véhicule de police, transportant des cartons de bière étrangère, fasse la navette entre Béloko et Bouar en toute tranquillité.

Selon des informations du CNC, le général Narcisse Yakendé alias Jack Bauer, qui dispose par ailleurs un bar-motel à Bouar, à Carnot, mais également à Béloko, n’aurait plus d’options depuis la restriction des circulations sur la RN1 que d’utiliser illégalement le véhicule de son commissariat pour ravitailler ses bar-motels à Bouar et Béloko. Ce qui n’a pas arrangé du tout ses concurrents qui dénoncent cet abus de pratique commerciale.

Toutefois, il est aussi important de souligner que le général Narcisse Yakendé alias Jack Bauer n’est pas le seul dans la police ou  dans la gendarmerie à utiliser leur véhicule de service à des fins privées en toute impunité.

 

Gervais Lenga

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Centrafrique : le cri du cœur de l’employée d’une ONG !

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Centrafrique.com/rca-de-nouveaux-mercenaires-russes-en-centrafrique-pour-accelerer-les-exploitations-minieres/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-4/” rel=”attachment wp-att-36265 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.
Base de la société Wagner sécurisée par des Mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine ) – De qui se moque-t-on ! Il est des sujets avec lesquels on ne joue pas. Que lon veuille faire croire à qui veut bien lentendre que la fédération de Russie est le pays qui sauvera le Centrafrique des crises incessantes, admettons. Par contre que lon rabâche à tout va que les Russes apportent leur aide aux populations là cest trop !

 

Il y a quelques semaines, un blog d’opinion qui se dit centrafricain a diffusé la propagande de Moscou en prétendant que « …la fédération de Russie continue ses activités daide au développement en République Centrafricaine contrairement aux ONG internationales qui suspendent leurs activités à cause du coronavirus… ». C’est la goutte d’eau qui fait déborder le seau ! De retour de province après une campagne de plus d’un mois, une témoin travaillant auprès d’une ONG célèbre dont je tairai le nom pour préserver l’anonymat commente cette infamie : « …en plus de deux ans de présence en Centrafrique, je nai jamais vu un seul Russe distribuer de leau, des médicaments ou des kits alimentaires auprès des populations démunies victimes de la crise ». Elle poursuit : « je reviens dune campagne de vaccination contre la rougeole et les seuls Russes que lon croise sécurisent des convois de camions en provenance de zones minières sous contrôle des groupes armés et à destination de la frontière soudanaise, certainement pour exporter leur butin… ».

 

Ce n’est pas la première fois que des personnes engagées dans des actions humanitaires pointent du doigt la Russie en Centrafrique comme étant le grand absent du terrain du « life saving » comprenez tout ce qui sauve la vie.

Agacée par ces allusions comme quoi les ONG déserteraient le pays pour cause du coronavirus, notre témoin insiste : « conformément aux directives du ministère de la santé, nous avons effectivement ralenti nos actions mais les plus vitales sont toujours assurées, des gens partout dans le pays comptent sur nous car sils devaient attendre après la Russie beaucoup seraient morts de faim à ce jour, à moins que les diamants ne se mangent ! » et elle continue « …le pire cest le mensonge, je connais bien la région de Birao et de Bria pour y avoir fait plusieurs missions daide de première urgence comme des campagnes de soins et je nai jamais vu ce soi-disant hôpital mis en place par la mission russe et dont les journaux ont martelé les esprits, cela marche peut-être avec les Banguissois qui ne peuvent pas vérifier linformation mais auprès des ONG cela ne prend pas ! ». De la poudre aux yeux qui est disséminée par une certaine presse devient réalité comme par magie.

Volontaire depuis plus de 15 ans, notre informatrice a parcouru plusieurs pays africains pour venir en aide aux populations les plus pauvres : « …lorsque je lis dans la presse que la relation entre la RCA et la Russie est gagnante-gagnante cela me donne envie de vomir, … il y a des associations, des organisations et même des états qui financent des millions deuros chaque année pour soutenir la Centrafrique et apporter une aide durgence à la population pour le relèvement du pays et ce serait les Russes qui obtiendraient les lauriers ! Cest écœurant ! Je suis sur le terrain au quotidien, et souvent avec la peur au ventre parce quil y a des bandits en armes partout dans le pays et parce que les mercenaires russes magouillent avec ces groupes armés pour une poignée de diamants, jen suis malade… »

 

Et pour finir : « Que la Russie avant de se pavaner en Centrafrique donne une liste des actions menées au profit de ceux qui nont rien ainsi que les véritables montants des aides financières distribuées. Je ne parle pas des kalachnikovs qui inondent le monde et tuent les peuples, je parle dargent, celui qui permet aux ONG de sauver des vies et non pas de donner la mort en faisant croire à tout le monde que lon est le messie ! ».

Ce cri du cœur d’une personne qui donne sans compter doit être entendu car aujourd’hui l’heure est grave, en plus de la faim, de la violence et de la maladie, les filles et les fils de Boganda doivent affronter le mensonge et la corruption des imposteurs experts en désinformation.

 

Copyright2020CNC.

RCA : message de solidarité des Notables de Rafai A La Très Haute Attention des Notables De La Vakaga et du Bamingui-Bangoran

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Centrafrique.com/le-sultan-de-birao-interviewe-par-la-radio-minusca-en-decembre-2019/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le sultan de Birao, préfecture de Vakaga, le 10 décembre 2019. Photo CNC.
Le Sultan de Birao, préfecture de la Vakaga, le 10 décembre 2019. Photo CNC

 

Son Altesse Le Sultan Sanoussi, Son Excellence Monsieur Le Président Michel Djotodia, Monsieur Le Ministre Noureddine Adam, Monsieur Le Ministre Gontron Djono Aba, Monsieur Le Ministre Dea Tomon Abbazene, Monsieur Le Ministre Djubai Abbazene, Monsieur Le Ministre Abdoulaye Hissein Ramadan, Monsieur Le Ministre Mohamed-Moussa Dhaffane, Le Général Mahamat Salé Ketté,

Chers compatriotes de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran,

Nous suivons avec beaucoup d’attention ce qui se passe dans la Vakaga et le Bamingui-Bangoran, deux régions dans le Nord de notre pays.

C’est avec amertume et grande tristesse que nous prenons connaissance de la situation désastreuse que vivent les populations plus récemment dans le Bamingui-Bangoran et dans un passé relativement lointain dans la Vakaga.

J’ai le devoir de m’adresser à mes frères du Nord, de la Vakaga et la Bamingui-Bangoran pour des raisons que nous connaissons : de par le fait de l’histoire qui nous a amené à tisser une relation particulière, faisant de nous des alliés, autrement appelés Mboukis.

Ainsi, au nom des notables de l’Est et en mon nom propre, je m’adresse plus particulièrement aux notables et aux principaux protagonistes de la crise qui sévit dans le Bamingui-Bangoran et accessoirement dans la Vakaga.

Mes très chers Mboukis,

Je vous parle non seulement en tant que Centrafricain mais aussi en tant que alliés de par ce fait de l’histoire afin d’honorer la mémoire de nos ancêtres, le Sultan Rafai père du Sultan Hetman dont je suis directement issu.

Le Sultan Rafai et les Sultans de la Vakaga/Bamingui-Bangoran, avaient signé des accords de paix et des alliances dans les années 1800, nous obligeant à préserver une certaine fraternité et donc une certaines solidarité, sans condition, et en particulier dans les épreuves.

Je pense que le devoir de mémoire et la force de nos valeurs historiques vous permettent de comprendre très profondément ma démarche. Cela me permet de faire l’économie de quelques références de notre histoire commune.

Chers Mboukis je viens humblement en mon nom propre et au nom des Bakoumbas de l’Est, c’est-à-dire nos notables, du Mbomou et du Haut-Mbomou, sous la bénédiction de nos ancêtres vous tendre la main afin de contribuer à la paix dans votre région.

Notre contribution première, est de vous demander de vous pardonner mutuellement entre frères impliqués dans ce conflit qui décime le Nord depuis quelques mois.

Nous savons bien que l’atmosphère politique qui fragilise notre pays à l’heure actuelle, donne l’occasion à des hommes politiques véreux, mal intentionnés, de vous diviser.

Nous vous demandons en toute humilité d’engager un processus de dialogue, d’abord sous l’angle traditionnel, afin de cesser toutes hostilités entre vous. Nous nous tenons disponibles pour entamer une médiation afin que le calme revienne dans vos contrées respectives.

Chers Mboukis,

pour ramener la paix dans la région par devoir de solidarité au nom de nos alliances ancestrales, nous vous nviton à votre table, pour que vous puissiez faire la paix des braves entre vous : nous sommes disposés à effectuer le déplacement à Birao ou à Ndélé.

Nous vous exhortons à ne céder sous aucun prétexte, à des incitations à la haine par des forces du mal qui n’ont pour seul objectif que la division entre les enfants de Centrafrique, qui veulent vous amener à vous entretuer afin d’affaiblir nos régions très riches ainsi que notre pays.

Nous vous invite à créer un Comité ou Conseil de Surveillance ayant pour mission de participer aux efforts pour la stabilisation commune de nos régions et au mieux de notre pays.

Nous espère que vous serez sensibles à notre message. Nous restons attentifs à vos sollicitations.

Vous pourrez NOUS CONTACTER via les cordonnées email ou par contacts sur les réseaux sociaux suivants : Compte Facebook : Guillaume Hetman-ROOSALEM, Email : roosalem@yahoo.fr

Veillez agréer chers Mboukis l’expression de notre très haute considération.

 

Psalmer Kelley Himey ROOSALEM-HETMAN

Président du Comité de Protection des Populations Et du Patrimoine de l’Est (C3PE)

Directeur de Projet

E-mail : roosalem@yahoo.fr

 

Centrafrique : Le CLESSA-FJ  interpelle les politiques au respect scrupuleux du calendrier électoral publié par l’ANE

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Centrafrique.com/les-6-membres-du-bureau-provisoire-du-clessa-fj-jefferson-cyrilleyapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 6 membres du bureau provisoire du CLESSA-FJ. Jefferson CyrilleYapende
Les 6 membres du bureau provisoire du CLESSA-FJ. Photo CNC / aJefferson CyrilleYapende

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le collectif des Leaders Emergents pour le Soutien et le Suivi des Actions menées en Faveur de la Jeunesse (CLESSA-FJ) n’est pas resté en marge de la situation politique de l’heure. Lors d’une conférence de presse tenue le samedi 9 mai, ce nouveau mouvement de la jeunesse centrafricaine s’est prononcée sur le climat politique de leur pays en interpellant les hommes politiques aux respectes « scrupuleux du calendrier électoral » publié par l’organe chargé de la gestion des élections en Centrafrique.

 

La question de la tenue des élections couplées ou pas, continue de susciter des réactions dans le pays, après une frange de classe politique, les organisations de la société civile, la communauté internationale et les constitutionalistes, etc…. C’est le tour de la jeunesse centrafricaine de se prononcer sur cette affaire qui continue de diviser.

En face des professionnels des médias convoqués pour la circonstance, les membres du bureau provisoire de ce collectif de la jeunesse, n’ont pas mâché leurs mots sur la question de la prorogation des mandats présidentiel et législatif entreprise par certains élus de la nation proches du régime de Bangui.

En s’appuyant sur le récent calendrier électoral publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), « nous interpellons tous les hommes politiques aux respects scrupuleux du calendrier électoral publié par l’ANE tout en tenant compte de la réalité de l’heure au cas contraire, nous demandons aux différents acteurs de la vie politique centrafricaine de respecter systématiquement la loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions du 30 mars 2016 en son article 35 et 68 pour éviter tous dérapages chaotiques et machiavéliques afin de profiter aux ennemis de la paix et de la nation » , ont-ils déclaré sans langue de bois dans leur déclaration.

Sur la question d’une éventuelle transition souhaitée par certains observateurs politiques, ces jeunes engagés sont restés droit dans leurs bottes pour dire « NON » à cette idée qu’ils ne voient pas d’un bon œil.

« Nous disons NON aux manipulations politiciennes pour des intérêts grégaires et égoïstes liées à une éventuelle transition, vues toutes les conséquences néfastes et désastreuses liées aux différentes périodes transitoires que l’on a connus dans le pays, l’histoire se répète toujours et les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets », a précisé sans passer par le dos de la cuillère, Crépin Bomaye, porte parole dudit collectif.

Ils profitent également à cette occasion pour dire NON aux tueries massives de la population dans les zones occupées par les groupes armés et demandent aux rebelles de respecter systématiquement leurs signatures pour la préservation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, signé le 6 février 2019, à Bangui.

Sur la pandémie à Coronavirus qui continue de décimer le monde entier, les membres du bureau provisoire de cette nouvelle association de la jeunesse, demandent à la population centrafricaine de respecter les gestes barrières relatifs à propagation du COVID-19 car cette maladie selon eux, n’est pas une fatalité mais plutôt une réalité.

Il est à noter que le CLESSA-FJ, nouvellement créer ayant pour but et mission, la défense des intérêts de la jeunesse centrafricaine en particulier et de la population centrafricaine en générale ; promotion des valeurs juvéniles et la lutte pour un Centrafrique prospère et meilleur ou il fait beau vivre.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE      

  Copyright2020CNC

 

 

 

 

 

 

 

Quatre civils tués suite à une pluie de roquettes sur la capitale lybienne

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Quatre civils tués suite à une pluie de roquettes sur la capitale lybienne

Bangui ( République centrafricaine ) – Des dizaines de roquettes se sont abattues sur Tripoli, tuant au moins quatre civils et endommageant sérieusement l’aéroport de la capitale libyenne, où le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU, a imputé dimanche l’attaque au maréchal Haftar.

La mission de l’ONU en Libye (Manul) a déploré sur son compte Twitter “un spectacle devenu très familier mais terrifiant”, depuis le début il y a plus d’un an de l’offensive du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen, pour s’emparer de la capitale libyenne.

Selon le porte-parole du ministère de la Santé du GNA, Amine al-Hachemi, au moins quatre civils, dont une fillette de 5 ans, ont été tués samedi dans les quartiers populaires d’Abou Slim Bab et Ben Ghachir, au sud de la ville, où 16 autres personnes ont été blessées.

Dans un communiqué, le GNA, basé à Tripoli, a attribué ces attaques à son rival, le maréchal Haftar.

L’aéroport de Mitiga a également été très endommagé samedi par les attaques qui se sont poursuivies dimanche matin. Des photos d’un avion au fuselage éventré, de bâtiments et de la piste gravement endommagés ont circulé sur les réseaux sociaux.

Selon une source aéroportuaire, deux avions civils ont été très touchés ainsi que les salles des voyageurs.

“Les forces du criminel de guerre (Khalifa Haftar) ont tiré plus d’une centaine de roquettes et de missiles sur des quartiers résidentiels du centre de la capitale Tripoli samedi”, a indiqué le GNA sur Facebook.

Bien que fermé depuis des mois à cause de frappes répétées, “l’aéroport international de Mitiga a été visé par des dizaines de tirs, touchant un avion civil qui s’apprêtait à décoller pour ramener des citoyens bloqués à l’étranger en raison de la pandémie du nouveau coronavirus”, a déploré le GNA.

“Désespoir”

“Le principal dépôt de carburant de l’aéroport a été directement touché par des tirs de roquettes”, provoquant un incendie et une épaisse colonne de fumée, a indiqué pour sa part la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC).

Quatre des dix réservoirs sont entièrement détruits par le feu. Les six autres sont très abîmés, a précisé la NOC sur son site.

La Manul a fait part de “sa ferme condamnation des attaques visant des civils et des infrastructures civiles” et a appelé à la traduction en justice de leurs auteurs.

Entre mercredi et dimanche, un total de 19 personnes -17 civils et deux policiers- ont été tuées et plus de 66 autres civils blessés dans les tirs de roquettes qui ont visé plusieurs quartiers de la capitale, selon le GNA.

Celui-ci a estimé cependant que le “projet sanguinaire” du maréchal Haftar pour s’emparer du pouvoir “touche à sa fin”.

“Les actes insensés (…) de ces derniers jours (…) sont la preuve de sa faiblesse et de son désespoir après les défaites successives de ses milices et de ses mercenaires”.

Les troupes du maréchal Haftar ont enregistré plusieurs revers ces dernières semaines.

Appuyées par la Turquie, les forces du GNA leur ont repris mi-avril deux villes stratégiques de l’ouest, et cernent actuellement Tarhouna, la plus importante base-arrière du maréchal, à quelque 80 kilomètres au sud-est de Tripoli.

“Nous ne prêtons plus aucune attention aux condamnations timides de la communauté internationale incapable qu’elle est de nommer l’agresseur, encore moins de lui réclamer des comptes ou de stopper ceux qui l’appuient”, a regretté le GNA.

Au fil des mois, l’ingérence d’armées étrangères a exacerbé le conflit, avec les Emirats arabes unis et la Russie dans le camp Haftar, et de l’autre la Turquie et son aide croissante au GNA.

Les deux camps s’accusent mutuellement de continuer de recevoir des cargaisons d’armes de leurs soutiens malgré des engagements pris en janvier par plusieurs pays à la conférence internationale de Berlin sur la Libye.

Avec DW français

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 36  nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/dans-la-salle-du-depistage-a-beloko-le-7-mai-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.
Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 36  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 8 à 52 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  cent soixante-dix-neuf (179) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce dimanche 10 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 8 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de trente-six (36(nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin et féminin. Leur tranche d’âge varie de 8 à 52 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués entre le 08 et 09 mai 2020 au laboratoire national de biologique clinique et de santé publique, ainsi qu’à l’Institut Pasteur, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 36   nouveaux sujets infectés, 13   sont issus de transmission locale , et 23  sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces trente-six (36) nouveaux cas (29 hommes et 7 femmes), la République centrafricaine compte à ce jour cent soixante-dix-neuf (179) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 36 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 179   cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 12 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialiste. Par ailleurs, aucun cas de décès est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : Covid-19, les personnes testées positives au village Cantonnier menacent de quitter leur centre de traitement.

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Centrafrique.com/base-du-hcr-a-cantonnier/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Base du HCR au village Cantonnier, dans la localité de Baboua, situé à 7 kilomètres de Béloko, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.
Base du HCR au village Cantonnier, dans la localité de Baboua, situé à 7 kilomètres de Béloko, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar (République centrafricaine ) – Les 22 sujets testés positifs au Covid-19 la semaine dernière par l’Institut Pasteur au village Cantonnier, situé dans la localité de Baboua, sous-préfecture de  la Nana-Mambéré, menacent de quitter leur centre de traitement dans les prochains jours.  En cause, l’absence du traitement contre leur maladie, mais également un manque cruel des moyens de subsistance. Au même moment, les populations locales, favorables aux malades, expriment leur intention de bloquer toutes circulations sur la RN1, tronçon Bouar-Béloko.

 

Testés positifs sur le site de cantonnier, dans la sous-préfecture de Baboua le 5 mai 2020  par l’Institut Pasteur, vingt-deux (22) réfugiés centrafricains en provenance du Cameroun ont été placés dans un centre local d’accueil et de traitement contre la maladie à coronavirus. Or, depuis leur isolement, les malades n’ont reçu aucun traitement, encore moins de quoi à manger à leur faim.

D’après les explications des malades contactés par CNC, depuis leur isolement au centre d’accueil de cantonnier, ils auraient reçu que du riz, de haricot et de l’huile pour leur alimentation alors que   les malades réclament des aliments riches en protéine, plus consistants, et capables de les tenir débout 24 heures. D’autre part, ils réclament du gouvernement leur prise en charge sanitaire, car, depuis la confirmation de leur positivité au Covid-19, ils disent n’avoir rien reçu comme traitement contre leur maladie. C’est ainsi que certains préfèrent se tourner vers le traitement traditionnel, mais également s’évader dans les quartiers pour chercher de quoi à manger à leur faim.

Pendant ce temps, dans le village, les habitants s’inquiètent sérieusement d’une possible augmentation des cas de contamination locale  à travers les sorties régulières et non autorisées des malades. Ils menacent depuis samedi 9 mai, tout comme les malades, de bloquer les circulations sur la route nationale n°1, tronçon Baboua-Béloko, si le gouvernement ne propose aucune solution  définitive à ces problèmes sanitaires.

Justement, concernant la gestion de cette épidémie du Covid-19 par les autorités du pays, nombreux sont ceux qui critiquent le gouvernement centrafricain d’avoir délibérément abandonné les malades à leur triste sort à Bangui comme en provinces.

Selon des informations recueillies par CNC, présentement à Bangui, la plupart des malades du Covid-19 seraient éparpillés dans les quartiers de la capitale. Et chaque semaine, ils auraient droit à un appel téléphonique des médecins pour demander si leur température est correcte ou non. Ceci dit, les malades doivent se prendre individuellement et entièrement en charge dans les quartiers, ou encore dans le centre de traitement alors qu’une somme de 10.000 francs CFA par jour leur aurait été promise par le ministère de la Santé de la population, selon certains malades interrogés par CNC.

Joint au téléphone sur ce point, le ministère de la Santé n’a pas répondu à nos appels.

Pour rappel, les 22 personnes testées positives au Covid-19 faisaient partie de centaine des réfugiés centrafricains en provenance récemment du Cameroun et basés dans un camp au village Cantonnier, situé à 7 kilomètres de Béloko, ville frontalière avec le Cameroun. Ils

 

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Bangui : viol d’une fillette de 9 ans, un suspect arrêté et transféré à la brigade criminelle.

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Centrafrique.com/rca-une-operation-de-la-cns-visant-a-debusquer-un-malfrat-fait-polemique-a-bangui/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-6/” rel=”attachment wp-att-36406 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le suspect s’appelle Malengapo Athanase, âgé de 25 ans, domicilié au quartier Plateau, à Cattin, dans la commune de Bimbo. Il a été appréhendé par les forces de l’ordre ce samedi 9 mai au quartier Ben-Zvi, dans le cinquième arrondissement. Transféré à la brigade criminelle, il sera déféré devant le parquet de Bangui la semaine prochaine, selon une source proche du dossier.

 

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait avoué les faits qui lui sont reprochés.

En effet, dans la journée du jeudi 7 mai, monsieur Malengapo Athanase, qui travaillait comme chauffeur temporaire  au domicile d’un particulier au quartier Plateau, aurait organisé le viol de la fillette de 9 ans de son patron. Mais les faits criminels, dénoncés par la victime à ses parents le lendemain, c’est-à-dire le vendredi 8 mai, faisaient l’effet d’une bombe dans la famille d’autant plus que le suspect, qui étudie logistique et transport, est aussi collègue de la mère de sa victime.

Immédiatement, une plainte a été déposée auprès de la justice, mais le suspect, après avoir commis son forfait, disparaît miraculeusement dans la nature et devient introuvable même aux vues de ses propres parents. Mais les policiers, toujours à ses trousses, sont très motivés  pour mettre la main sur lui. C’est ainsi que dans la journée du samedi 9 mai, au quartier Ben-Zvi, dans le 5e arrondissement, il a été appréhendé par les éléments de la compagnie nationale de sécurité (CNS).

Transféré à la brigade criminelle, il a été interrogé par les enquêteurs. Il va désormais faire face à la justice pour ses présumés actes criminels.

Selon une source proche du dossier, le suspect sera déféré très prochainement devant le parquet du tribunal de grande instance de Bangui.

Contactés par CNC, les parents de la victime n’ont pas souhaité commenter l’affaire.

« C’est à la justice désormais de faire son travail », disaient-ils.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Centrafrique : Le premier pont aérien humanitaire de l’Europe atterri à Bangui pour faire face au COVID-19

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Centrafrique.com/reception-de-la-delegation-de-lunion-europeenne-par-la-chef-de-delegation-de-lue-en-centrafrique-et-la-ministre-de-la-sante-le-7-mai-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Accueil de la délégation de l'Union européenne par la chef de la délégation de l'UE en Centrafrique et le ministre centrafricain de la santé de la population. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Accueil de la délégation de l’Union européenne par la chef de la délégation de l’UE en Centrafrique et le ministre centrafricain de la santé de la population. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’Union européenne (UE) et la France, ont entamé l’acheminement le vendredi 08 Mai 2020, du premier pont aérien humanitaire de l’Europe, quiavait atterri en République Centrafricaine. Au total 40 tonnes de fret humanitaire sont acheminés dans le pays à bord de ces trois vols qui permettront le déploiement de matériels sanitaire et humanitaire ainsi que 70 personnels d’ONG internationales, des Nations Unies, du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que de l’Institut Pasteur pour renforcer les efforts des autorités nationales dans la lutte contre le COVID-19.

 

L’Union européenne et ses États membres ont finalement décidé de lancer un pont aérien entre l’Europe et les Etats africains, notamment le Burkina Faso, Cameroun, Niger et la République Centrafricaine, pays qui est confronté à l’une des crises humanitaires les plus graves au monde avec un système de santé extrêmement faible, et le Coronavirus pourrait avoir un effet dévastateur sur cette terre.

Les équipements d’aide transportés à bord de ces vols humanitaires de l’Union européenne, sont utilisés pour les projets visant à soutenir les personnes vulnérables dans le pays, en particulier dans le contexte actuel de la pandémie du Coronavirus. Il s’agit des équipements de protection individuelle (masques, gants, gels alcooliques, etc), des tests pour le COVID-19, des médicaments à usage général ainsi que d’autres matériels destinés à des projets humanitaires, tels des kits d’abris.

Cette opération du pont aérien de l’UE vers la RCA, est menée en coopération avec la France,  le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Réseau logistique humanitaire dans le cadre du plan de réponse humanitaire global, en coordination avec les autorités centrafricaines.

Janez Lenarcic, le Commissaire européen à la gestion des crises, chargé de l’aide humanitaire et de la protection civile, a accompagné « ce premier vol du pont humanitaire aérien », selon ces propres termes. « C’est une manière pour eux d’affirmer à la veille de la journée de l’Europe célébrée le 9 mai, la détermination de l’Union européenne à se tenir aux côtés de la population centrafricaine qui, en cette période difficile, a besoin de la solidarité et d’humanité », a-t-il fait savoir.

« L’opération que nous avons mise en place à travers le pont aérien de l’UE aide à combler des lacunes critiques qui existent en ce moment pour le transport des humanitaires et l’acheminement de l’aide humanitaire. Elle soutiendra, d’une façon complémentaire, le système des Nations unies », a-t-il ajouté.

Pierre Somsé, ministre de la santé publique et de la population, dit que cette aide de l’Union européenne est la bienvenue parce qu’elle permet de renforcer les capacités de personnel soignant qui est en première ligne de la lutte contre cette pandémie.

« Mais ce que j’attends, c’est déjà le renforcement de nos capacités en matériels et équipements à travers les humanitaires avec lesquels nous collaborons très étroitement pour que cela leur permettent d’intervenir auprès des communautés, surtout dans le domaine de dépistage, l’isolement, la prise en charge des malades et de suivi », a plaidé le ministre centrafricain.

Tous les humanitaires qui sont à bord de cet avion, étaient restés en confinement en Europe jusqu’à leur départ vers Bangui. Ils ont effectué une quarantaine de 21 jours et doivent suivre strictement, dès leur arrivée à l’aéroport Bangui M’poko, les mesures sanitaires édictées par les autorités d’accueil.

Le pont aérien humanitaire de l’Europe à destination de la RCA, sse compose de trois vols au total dont les deux autres sont prévus les 12 et 13 mai 2020, pour le transport d’équipements humanitaires supplémentaires.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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Ma lettre aux Nations

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Centrafrique.com/briand-reboas/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aristid Briand REBOAS

 

Face aux corps inertes de Awa et Amine, martyrs d’une cause inconnue, je ne pouvais tenir en bride mon âme émue. Alors j’ai utilisé ma plume pour prêter à ces deux victimes innocentes une voix.

Devant la cruauté du tableau macabre que nous offrait la méchanceté de la cupidité humaine.

J’ai prêté ma voix à ces êtres privés de voix pour que leur soit accordée une dignité humaine pour que le triste souvenir de leur mort gratuite interpelle nos consciences et brise le silence de notre hypocrisie complice pour qu’un jour la justice sans détour luise.

Je ne pouvais rester insensible à cette tragédie humaine qui ne peut laisser indifférents que ceux qui de la vie n’ont aucune déférence

Non je ne pouvais rester impassible devant l’interpellation de ma conscience car mon rôle et ma responsabilité dans la société m’en faisaient obligeance à tous ceux qui comme moi pour la vie ont encore un peu d’humanisme au combat pour le respect du semblable. Je convie.

Afin que la justice des morts innocentes triomphe de la loi du silence hypocrite et complice du machiavélisme capitaliste qui foule aux pieds vies et valeurs poings levés les cœurs déterminés sur le sentier de la justice et de la vérité.

Peuples du monde entier retrouvons-nous engagés afin que plus jamais à pareil spectacle nos âmes ne soient confrontées.

 

 

 

NOUS SOMMES EN GUERRE POUR PRESERVER LA DEMOCRATIE ET LE BONHEUR DE NOTRE PEUPLE (Suite)

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Centrafrique.com/des-faca-pour-article-des-amis-de-siloe-centrafrique/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des soldats FACA en présence du Président Touadera et de monsieur Sarandji
Des soldats FACA en présence du Président Touadera et de monsieur Sarandji

 

En clamant haut et fort « Nous sommes en guerre pour la préservation de la démocratie et le bonheur de notre peuple », certains officiers patriotes de l’Armée nationale de la République Centrafricaine alertent l’opinion publique nationale et internationale qu’ils sont obligés de défendre la Constitution de la RCA en danger. C’est le Président de la République, Chef suprême des Armées qui a juré de protéger cette Constitution qui ne le fait pas :

“Je jure devant Dieu et devant la Nation d’observer scrupuleusement la constitution, de garantir l’indépendance et la pérennité de la République. De sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien-être du peuple centrafricain, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération d’ordre ethnique, régional ou confessionnel. De ne jamais exercer les pouvoirs qui me sont dévolus par la constitution à des fins personnelles, ni de réviser le nombre et la durée de mon mandat et de n’être guidé en tout que par l’intérêt national et la dignité du peuple centrafricain » (Art. 38 Constitution).

 

Où en sont les relations entre l’Armée nationale et le Président de la République Chef suprême des Armées ? Pourquoi les formations militaires dispensées par la Fédération de Russie et l’Union Européenne n’ont pas permis d’éviter ce gros malaise au cœur même de leur cible de formation, les Officiers et Sous-Officiers ? Pourquoi ces formations n’ont pas fait cesser cette pratique d’assassiner les officiers patriotes comme actuellement la chasse à l’homme organisée à Bangui contre les Généraux François Bozizé et Ludovic Ngaïfé sous les yeux de la Fédération de Russie et de l’Union Européenne muettes?

 

Une Armée nationale et républicaine ?

L’occasion est propice pour vous réaffirmer que Notre objectif est et demeure clairement la protection de la Nation et la sauvegarde des institutions de la République.

Cette « République » chèrement arrachée des mains du colonialisme le 1er Décembre 1958. Barthélémy Boganda et ses compagnons l’ont payé au prix de leurs vies dans un mystérieux accident d’avion le 29 Mars 1959 (Albert Fayama député, Senez chef de l’information du gouvernement, Cangala adjoint au maire de Berbérati, Duplessis  agent de la BNCI à Berbérati, et les membres de l’équipage de l’appareil Villemin le pilote, Estenon la radio, Stora le mécanicien et un steward).

 

L’Etat ou la République en RCA est la forme la plus élaborée de la vie commune d’une société humaine. Par extension, il désigne l’ensemble des institutions et des services qui permettent de gouverner et d’administrer le pays. C’est un Etat de droit, unitaire, souverain, indivisible, laïc et démocratique. La défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen. Les principes qui fondent la RCA sont : le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple ; la séparation de l’Etat et de la religion ; l’unité nationale ; la paix sociale ; la justice sociale ; la solidarité nationale ; la bonne gouvernance ; le développement économique et social (Art. 25 Constitution).

 

On a souvent reproché à l’Armée nationale son manque d’institution et sa dépendance de l’aide internationale pour bloquer les ennemis. Elle est aussi critiquée du fait de ses pratiques incluant des meurtres, de la torture et des violences sexuelles. Or, dans leur lettre, les officiers disent

« Notre combat est dirigé contre les ennemis du peuple centrafricain. Pour que tout cela cesse au plus vite, combattants décidés et engagés plus que jamais dans la protection et la sauvegarde de notre juste cause légitime, la défense des institutions de la République Centrafricaine. Nous informons l’opinion publique tant nationale qu’internationale que nous sommes en guerre pour la préservation de la démocratie et le bonheur de notre peuple» concluent les officiers

 

Un Chef suprême des Armées qui parachève la destruction

De l’Institution militaire ?

Aujourd’hui, le Chef suprême des Armées s’appuie essentiellement sur la Gendarmerie, la Police et la Garde présidentielle. L’Armée nationale sert d’alibi, de parade. Les groupes armés et autres mercenaires occupent plus de 90% du territoire. C’est la réalité sur le terrain. Et pourtant les Officiers et Sous-officiers font preuve ce qu’on appelle  le savoir être, le comportement, la connaissance du droit international, des règles d’engagement, c’est-à-dire dans quelles circonstances on a le droit d’utiliser la force.

« Bien que nous soyons  opposés à la médiocrité et au népotisme, dans le souci d’éviter un bain de sang et préserver l’esprit de corps, mais surtout préserver l’unité nationale, nous avons cru bon ne pas prendre  en embuscade cette jeunesse combattante, envoyée les confins de la Lobaye cet après-midi du dimanche 19 Avril 2020 ».

 

Enfin, l’Armée nationale a souffert de la gestion de ses ressources humaines. Il faut remettre de l’ordre dans la gestion des ressources humaines, disent les Officiers et Sous-officiers.

«Notre combat vise également à redonner aux forces Armées Centrafricaine ses valeurs traditionnelles, digne d’une armée moderne, contrairement aux agissements d’un Chef suprême et sa clique, indignes de notre confiance car ils n’ont cessé de dévaloriser notre noble institution, par l’instauration  d’une prime à la médiocrité».

 

Il y a une prise de conscience réelle aujourd’hui en RCA. Ce mouvement patriotique de résistance  irréversible touche toutes les couches de la société. Les Centrafricains veulent compter sur eux-mêmes pour se défendre. Ils ont fait confiance pendant des années à des étrangers. Ils voient les résultats aujourd’hui à Ndélé, Alindao, Bambari, Baboua. Alors, de plus en plus, des appels à la mobilisation générale ou à l’action se font entendre. Comment les réaliser ?

 

Les Forces vives de la nation (Société civile, partis politique, les syndicats, les Officiers patriotes, les mouvements confessionnels) doivent à présent saisir cette occasion historique, pour se concerter, analyser la situation et définir chacun dans son domaine l’action qu’il peut mener pour faire cesser les souffrances du Peuple. Sans cette concertation, ces souffrances continueront. C’est inacceptable, c’est inhumain c’est révoltant.

 

Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 05 Mai 2020

Le virus pourrait tuer 190 000 personnes en Afrique “en un an”.

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Le virus pourrait tuer 190 000 personnes en Afrique “en un an”.

Bangui ( République centrafricaine ) – Le traitement et l’isolement sont essentiels, selon le patron de l’OMS pour l’Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme que 190 000 personnes pourraient mourir en Afrique au cours de la première année de la pandémie de coronavirus si les mesures de confinement cruciales échouent.

Les nouvelles recherches prévoient également une flambée prolongée sur quelques années.

“Il est probable qu’elle couve dans les épicentre de transmission”, déclare Matshidiso Moeti, responsable de l’OMS pour l’Afrique.

Ce mode de transmission plus inégal et plus lent distingue l’Afrique des autres régions, selon les experts de l’OMS.

D’autres facteurs pris en compte sont les populations plus jeunes de la région qui ont “bénéficié du contrôle des maladies transmissibles telles que le VIH et la tuberculose”, ainsi que des taux de mortalité plus faibles.

• Un million de kits de test pour combler le “grand écart” de l’Afrique

• Des intellectuels lancent un appel aux dirigeants africains

• L’aide de Jack Ma contre le coronavirus arrive en Afrique

• Coronavirus : l’Afrique soutient l’OMS face à Donald Trump

L’avertissement de l’OMS intervient alors que la nation la plus peuplée d’Afrique, le Nigeria, ainsi que d’autres pays, dont l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire, ont commencé à assouplir certaines de leurs mesures de confinement.

Que dit l’étude ?

L’étude révèle qu’entre 29 et 44 millions de personnes dans la région africaine de l’OMS pourraient être infectées au cours de la première année de la pandémie. Entre 83 000 et 190 000 personnes pourraient mourir au cours de la même période, prévient-elle.

Les estimations sont basées sur des modèles de prévision et se concentrent sur 47 pays de la région africaine de l’OMS avec une population combinée d’un milliard d’habitants – l’Égypte, la Libye, la Tunisie, le Maroc, l’Érythrée, le Soudan, la Somalie et Djibouti ne sont pas inclus.

Sur l’ensemble du continent africain, plus de 2 000 décès dus à des coronavirus ont été enregistrés par le Centre africain de contrôle des maladies. En comparaison, 140 000 personnes sont mortes en Europe occidentale, où le virus s’est implanté plusieurs semaines auparavant.

Des cas ont été enregistrés dans tous les pays d’Afrique, à l’exception du Lesotho.

L’Afrique du Sud compte le plus grand nombre de cas confirmés – plus de 8 200 et 160 décès – tandis que l’Algérie a le plus grand nombre de décès – 483.

“Le Covd-19 pourrait devenir un élément incontournable de notre vie pendant les prochaines années, à moins que de nombreux gouvernements de la région n’adoptent une approche proactive”, déclare le Dr Moeti dans une déclaration de l’OMS.

“Nous devons tester, tracer, isoler et traiter”.

Avec BBC Afrique

RCA : tentative de braquage d’une moto taxi à Bangui, un sous-officier de la gendarmerie en garde à vue.

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Centrafrique.com/olympus-digital-camera-28/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le suspect, un sous-officier subalterne de la gendarmerie,  a été mis aux arrêts ce vendredi 8 mai à la brigade territoriale du PK12, à la sortie nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

En effet, ce vendredi 8 mai, au PK12,  dans la localité de Bégoua, vers 11 heures du matin, un maréchal de logis-chef, en tenue civile, sollicitait expressément une moto taxi pour une course horaire d’une heure dans les parages. Mais à la surprise du conducteur de la moto taxi, après avoir passé environ 3 heures en parcourant plusieurs endroits de la capitale avec son client gendarme, celui-ci lui demande à nouveau de le déposer au fin fond du quartier Combattant alors qu’ils venaient à peine de rentrer au PK12, lieu de leur départ initial. Très méfiant du comportement de son client, le mototaximan suspend la course et lui exige de lui payer les 3h de courses effectuées, mais celui-ci refuse, tout en lui demandant de le déposer au quartier combattant avant de régler l’ensemble de la facture. Une discussion s’éclate, et une dizaine des mototaximen sont intervenus pour calmer la situation.

Cependant, après plusieurs minutes de discussions, les explications données par le client gendarme n’avaient pas convaincu la foule qui est présente sur le lieu de la scène. C’est ainsi que le gendarme a été conduit par force au bureau local du syndicat des motos taxis au PK13 sur la route de Boali. Sur place, aucune solution n’a été trouvée, car le suspect aurait expliqué qu’il n’a pas de liquidité pour régler la facture de sa course horaire.

Ne sachant quoi faire face aux agissements de la foule hostile qui voudrait le lyncher, le bureau du syndicat contacte en urgence la brigade territoriale de la gendarmerie du PK12. Une équipe de patrouille est intervenue pour embarquer le suspect. Mais la surprise est de taille ! Le gendarme fautif serait bien connu du milieu des malfaiteurs. Certains de ses collègues ont indiqué qu’il avait été cité dans plusieurs affaires de vol et braquage des motos dans la capitale. Actuellement en garde à vue à la brigade territoriale de PK12, le suspect pourrait être présenté au parquet la semaine prochaine.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : cri d’alarme du député du MLPC de Kabo 1 Clément NOBONA face aux agissements belliqueux du chef rebelle tchadien Mahamat Alkhatim

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Centrafrique.com/rca-combat-de-ndele-le-mpc-condamne-avec-vehemence-ces-actes-barbares-et-indignes/le-chef-rebelle-mahamat-al-khatim-du-mpc-6/” rel=”attachment wp-att-37862 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle Mahamat Alkatim du MPC
Mahamat Alkatim, chef d’État major du MPC.

 

Bangui (République Centrafricaine ) – C’est désormais clair, le MLPC (mouvement de libération du peuple centrafricain), parti allié au régime de Faustin Archange TOUADERA, dont le Président, Martin Ziguélé, avait été investi candidat à la prochaine présidentielle de décembre prochain, est désormais dans la ligne de mire du pouvoir de Bangui, mais également de ses alliés des groupes armés.

 

Après le guet-apens tendu au Président du parti MLPC Martin Ziguélé par les éléments rebelles de 3R (retour, réclamation et réhabilitation) dans la localité de Bocaranga le 11 février dernier, c’est le tour du député de MLPC  Clément NOBONA d’être la cible d’un autre groupe armé, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC),  dirigé par un sujet tchadien dénommé Mahamat Alkhatim, dans la ville de Kabo le mois dernier.

Comme nous l’avions toujours annoncé depuis plusieurs mois, l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, signé à Bangui le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés est non seulement un échec, mais également un deal à but électoral pour le régime en place

Lisez attentivement la note ci-dessous sur les exactions de Mahamat Alkhatim,  chef d’État major du MPC contre l’honorable Clément NOBONA, député de Kabo 1, Président du groupe parlementaire MLPC.

 

Bangui, le 5 Mai 2020

Honorable NOBONA Clément

Député de la Première circonscription de KABO (Ouham)

Président du Groupe Parlementaire MLPC

 

NOTE A LA HAUTE ATTENTION

 

  • du Premier Ministre, Chef du Gouvernement
  • des Garants et Facilitateurs de l’Accord du 6 Février 2019

 

Objet : Confiscation des matériaux de construction d’une école et menaces de mort par Monsieur ALKHATIM Mahamat, Président du groupe armé MPC, basé à KABO.

 

 

La présente Note a pour objet de porter à votre haute attention les actes posés par Monsieur ALKHATIM Mahamat, leader du MPC, groupe armé basé à Kabo.

 

En effet, en date du 22 avril 2020, Monsieur ALKHATIM Mahamat dont le groupe armé est pourtant signataire de l’Accord du 6 février 2019, a mis la main sur une importante quantité de matériaux que j’ai fait acheminer à Kabo pour la construction d’une école dans cette localité.

Il s’agit notamment de :

  • 2,5 tonnes de ciment, soit cinquante (50) sacs
  • 200tôles de 2m en aluminium ;
  • 100 pièces de bois rouge 8X8 de 6 m ;
  • Fers à béton ;
  • Planches ; Etc.

Tous ces effets ont pris une destination inconnue à ce jour.

Outre ce forfait. Monsieur ALKHATIM a proféré contre le Président Martin ZIGUELE et moi-même, des menaces de mort, sous le prétexte que c’est nous qui attirons l’attention de la communauté internationale sur ses agissements et tes violences occasionnées par son groupe sur les populations locales.

Il va plus loin en déclarant devant les Chefs de groupe et de quartier de Kabo, réunis le 22 avril 2020 je cite :   « qu’il ne me verra plus à Kabo » – ma terre natale pour des raisons citées ci- haut-  “et que désormais ce sera le candidat de son choix et proche du pouvoir, qui viendra battre campagne à Kabo et qu’il les appelle à voter, car ZIGUELE est mon ennemi n°1”. Fin de citation.

Ces menaces à connotation fortement politique démontrent un rapprochement évident et insolite avec le pouvoir ainsi qu’un parti pris pour quelqu’un qui n’est pas encore candidat.

Si Monsieur ALKHATIM affiche cette attitude aujourd’hui, qu’en sera-t-it demain lorsque la campagne électorale commencera véritablement, avec le mouvement de personnes que cela induit ? C’est un sujet de préoccupation majeure pour les acteurs politiques et les partis, appelés à prendre part aux élections. Leur cri d’alarme doit interpeller dès maintenant l’opinion nationale et internationale afin qu’une solution soit trouvée avant l’ouverture de la campagne électorale.

Par ailleurs, il y a lieu de déplorer qu’aucune autorité, civile ou militaire n’est établie à Kabo, et que même la MINUSCA n’y a aucune base, alors que cette localité frontalière avec le Tchad qui grouille d’intenses activités, dont l’élevage des bœufs, constitue la principale porte d’entrée de la déstabilisation en République Centrafricaine. La ville de Kabo souffre le martyr en vase clos, sans

bâtiments scolaires, sans enseignants. C’est dans ces conditions qu’en tant qu’élu de Kabo, conscient que ce n’est pas mon rôle, j’ai personnellement malgré tout, engagé des enseignants à mes frais, et décidé de construire un bâtiments à usage de classe. De tels efforts ne peuvent pas passer par pure perte pour finir entre les mains de quelqu’un dont l’école est le dernier des soucis.

N’est-ce pas un crime contre l’humanité que de priver d’éducation les enfants, alors même que l’Accord du 6 février 2019 protège les infrastructures sociales et certains secteurs, telle que l’éducation ?

Cette violation délibérée de son engagement par Monsieur ALKHATIM aurait dû entraîner la mise en œuvre immédiate des sanctions prévues à cet effet. Quel degré de violation et d’atteinte aux droits doivent atteindre les groupes armés pour être enfin sanctionnés ?

A cet égard. Je lance un appel pressant au Gouvernement, à la MINUSCA, aux Garants et Facilitateurs de l’Accord du 6 février 2019 pour prendre la responsabilité qui est la leur et d’user de tous les moyens pour récupérer les matériaux destinés à la construction de l’école au profit des enfants de Kabo. L’avenir de cette localité en dépend.

Tel est l’objet de la présente Note que je vous soumets pour   Décision

 

Ampliations

– Président de la République

– Président de l’Assemblée Nationale

– Représentant spécial du SG des Nations (MINUSCA)

Union Europeenne

Union Africaine

CEEAC

Ambassadeur de France

UNICEF

UNFPA

UNESCO

PNUD

Médiateur de la République

Presse

 

Le Député de Kabo 1

Honorable Clément NOBONA.

 

CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DU PARTI POLITIQUE KNK S’IMPOSE T-IL COMME UNE ALTERNATIVE ABSOLUE AU RÉGIME AGONISANT DE TOUADÉRA ? 

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Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Excellente photo de Bernard selembi doudou 750x740
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin et ambigu du président fondateur du parti KNK, le paysage politique centrafricain sest profondément métamorphosé. Le pouvoir solitaire, arrogant et agonisant qui refusait tout partage ou tout dialogue avec les forces vives de la nation voit à travers ce retour au bercail lombre de coups d’état fomenté par les puissances occidentales alors que le leader des libérateurs se proclame en homme de paix. Ces différentes sorties à la frontière de la provocation politique qui lui permettent de tester sa popularité donnent des insomnies au pouvoir au point dinfliger des sanctions collatérales mêmes aux conducteurs de taxi-motos qui simprovisent sympathisants.

 

Il est notoire et évident que le rêve de tous les anciens chefs d’état poussés à lexil est de reprendre le pouvoir par tous les moyens mais lopinion publique ne cesse de sinterroger si le président du KNK est vraiment lhomme providentiel qui manquait à notre nation pour rattraper le train de l’émergence et par voie de conséquence le développement. Pour mémoire, il est important de rappeler quaprès son éviction du fauteuil présidentiel, le général déserteur a été placé sous sanction du conseil de sécurité de lONU.

En effet, le comité de sanctions du conseil de sécurité de lONU lui reprochait son soutien financier et logistique aux groupes miliciens « Anti-Balaka » et que ces actions visaient à empêcher le retour de la paix et de la cohésion nationale. Ces sanctions étaient assorties du gel de ses avoirs et une interdiction de voyager.

En dehors des sanctions onusiennes, un mandat darrêt diligenté par le parquet général a été délivré à son encontre le 29 mai 2013 pour crimes contre lhumanité et incitation au génocide, les mêmes crimes relevant du ressort de la compétence du tribunal pénal international.  A cela sajoutent entre autres les requêtes des familles Massi et Ndjader qui sollicitent du président de la république la mise en place dune commission denquête internationale indépendante afin de scruter les circonstances de la mort de leur défunt père. Devant ce passé tumultueux qui a endeuillé plusieurs familles, le citoyen lambda sinterroge :

Le général déserteur constitue t-il une alternative incontournable au régime agonisant de Touadéra ? Lallégeance du COD 2020 au général fait de lui un rempart naturel à lautisme du pouvoir ? Quel est le projet de société sur lequel le général peut sappuyer pour justifier un éventuel retour au pouvoir ? Quest-ce qui peut légitimement refroidir les ardeurs de celui qui se présente aujourdhui comme un acteur de la paix ? Pourquoi créer délibérément un mouvement de foule dans la capitale sachant quil ya une interdiction gouvernementale de sassembler au delà de quinze (15) personnes. Sagit-il dune provocation délibérée pour justifier une éventuelle riposte en légitime défense ? Le réseau de trafic illégal darmes démantelé en République démocratique du Congo et le vol darme qui a entraîné la mort dun militaire français dans le camp Mpoko ont-ils un début dexplication dans ces différentes provocations ? Les leçons et le recyclage rapide dun régime autoritaire et clanique renversé suffisent-ils à remettre le président du parti KNK sur la selle en vue des prochaines échéances électorales ?

A lopposé de lancien président dictateur dHaïti Duvalier qui a été inculpé et jugé pour crimes à son retour dans son pays, notre général déserteur a profité de la largesse, du laxisme et de la médiocrité démesurée du pouvoir pour vendre sa notoriété en labsence de baromètre de sondage et en conséquence alimenter un rêve utopique et illusoire de retour au pouvoir.

Cette analyse ne remet nullement en cause les combats légitimes et légaux du parti que nous respectons mais cest le personnage de leur mentor qui constitue une grave entorse au droit en attendant lanalyse et la validation de sa candidature aux présidentielles par la cour constitutionnelle. Nous estimons à ce stade que la loi organique relative au statut des anciens chefs d’état serait la bienvenue pour encourager les anciens présidents à une reconversion après la retraite politique car tous les anciens chefs d’état apparaissent aujourdhui comme ceux qui respectent les règles de la démocratie et que sous cette nouvelle étiquette ils rêvent une nouvelle étape de carrière politique en voulant tout changer sans rien changer.

A titre de rappel, un décret resté lettre morte aurait été signé dans les dernières heures précédant son départ en exil en 2013 remettant la sécurité de la ville de Bangui aux troupes françaises et sud-africaines. Pour finir, nous invitons les différents acteurs de la vie politique centrafricaine de bannir les velléités de prise de pouvoir par la force. Cette pratique qui appartient à une époque révolue est de nature à remettre en cause notre jeune démocratie et surtout de remettre en cause les efforts inlassables de la communauté internationale et des partenaires au développement.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que cest moi. 

 

Paris le 8 mai 2020. 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 49 nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 49  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 5 mois à 66 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  cent quarante-trois (143) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce vendredi 8 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 8 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quarante-neuf (49(nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin et féminin. Leur tranche d’âge varie de 5 mois  à 66 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués entre le 01 et 07 mai 2020 au laboratoire national de biologique clinique et de santé publique, ainsi qu’à l’Institut Pasteur à Bangui, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 49   nouveaux sujets infectés, 17  sont issus de transmission locale , et 32  sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces quarante-neuf (49) nouveaux cas (33 hommes et 16 femmes), la République centrafricaine compte à ce jour cent quarante-trois (143) du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 49  personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 143   cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 10 sont guéris de leur maladie, et sont sortis du centre de traitement après l’avis des médecins spécialistes, et zéro cas de décès enregistré jusqu’à ce jour..

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Insolite : à Bangui, une femme accouche en pleine rue une petite fille.

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Centrafrique.com/accouchement-dune-jeune-femme-ce-vendredi-8-mai-vers-16h30-au-quartier-galabadja-de-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une foule des femmes protègent l'accouchement ce vendredi 8 mai vers 16h30 au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Une foule des femmes protègent l’accouchement ce vendredi 8 mai vers 16h30 au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le bébé ainsi que sa maman se porte à merveille après cet accouchement en pleine rue du quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

Ce vendredi 8 mai, aux environs de 16h30, une jeune femme enceinte se rendait à l’hôpital pour y accoucher, mais le bébé est arrivé avant l’heure. Aidée par une vingtaine des femmes qui ont vu la scène, la jeune femme a pu accoucher finalement une petite jolie fille en pleine rue du quartier Galabadja avant d’être transportée à la maternité de l’hôpital communautaire.

Joint au téléphone, l’époux de la jeune fille nous a indiqué que le bébé, ainsi que sa maman se portent à merveille. Ils sont actuellement pris en charge à la maternité de l’hôpital communautaire, ajoute-t-il.

 

Anselme Mbata

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Arrivée sur le lieu de l'accouchement d'un véhicule pour transporter la jeune maman et son bébé . Photo CNC / Anselme Mbata.
Arrivée sur le lieu de l’accouchement d’un véhicule pour transporter la jeune maman et son bébé . Photo CNC / Anselme Mbata.

RCA :arrestation de Rodrigue Bozizé, la tension monte à Bangui.

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Centrafrique.com/rca-quand-le-capitaine-rodrigue-bozize-menace-un-journaliste-de-la-radio-nationale/rodrigue-bozize-capitaine-de-la-gendarmerie-fils-de-lancien-president-bozize-francois/” rel=”attachment wp-att-35286 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rodrigue Bozizé - capitaine de la gendarmerie-fils de l'ancien président bozizé françois
Le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé. CopyrightDR

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le capitaine de la gendarmerie Rodrigue Bozizé, fils de l’ancien Président François Bozizé, a été arrêté  ce jeudi7 mai et transféré à la section de recherche et d’investigation (SRI)à Bangui. Sur place, les mesures de sécurité sont renforcées, et la tension est à son comble dans la capitale.

 

L’arrestation a eu lieu ce jeudi 7 mai dans la localité de Pissa,une commune de la préfecture de la Lobaye, située sur la route nationale n°3. Pour l’heure, le parquet général de Bangui n’a pas communiqué sur le motif de son arrestation, mais certains témoins de la scène, interrogés par CNC, ont indiqué que le fils de l’ancien Président aurait été arrêté par les éléments de la garde présidentielle sur instruction de leur hiérarchie, alors que celui-ci était de passage, et n’avait commis aucune infraction au moment de son arrestation. Quelques heures plus tard, il a été transféré à la section de recherche et d’investigation à Bangui.

Contactés par CNC,  le ministre de la Justice, ainsi que celui de la sécurité publique n’ont pas souhaité communiquer sur cette arrestation qualifiée d’arbitraire par les proches du suspect.

Cependant, à la présidence de la République, certains proches du chef de l’État Faustin Archange Touadera ont expliqué discrètement que le suspect aurait été « appréhendé » avec une importante somme d’argent « destinée au ravitaillement des groupes armés » signalés depuis quelques semaines dans la Lobaye. Une version des faits largement contestée par les témoins.

Mais à Bangui, la tension monte de plusieurs crans. À l’intérieur et à l’extérieur de la SRI, la sécurité a été renforcée depuis hier soir, et les circulations, sur la rue qui passe devant  , sont interdites aux piétons ainsi qu’aux véhicules non autorisés.

Rappelons que le capitaine Rodrigue Bozizé, cité dans une fausse affaire de présumée agression d’un fonctionnaire du ministère de la Communication dans les locaux de la radio nationale », est depuis plusieurs mois dans le viseur des autorités depuis le retour d’exil de son père François Bozizé au pays.

 

Anselme Mbata

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Centrafrique : L’abbé Rodriguez Koydema publie son ouvrage intitulé “Coronavirus en Centrafrique, panique et réalisme”

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Centrafrique.com/abbe-rodriguez-koydema-photo-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Abbé Rodriguez Koydema, l’auteur du livre « Coronavirus en Centrafrique, panique et réalisme »
Abbé Rodriguez Koydema, l’auteur du livre « Coronavirus en Centrafrique, panique et réalisme »

 

Bangui (République centrafricaine) – « Coronavirus en Centrafrique, panique et réalisme » est le titre du nouvel ouvrage qui est paru en République Centrafricaine. La présentation de cette édition a eu lieu ce jeudi, 7 mai 2020, lors d’une conférence de presse, tenue à Bangui par l’abbé Rodriguez Koydema en cette circonstance.

Suite à la pandémie de la maladie à Coronavirus qui frappe le monde en général et la République Centrafricaine en particulier de plein fouet, certaines personnes émettent des doutes en ce qui concerne la découverte de cette pandémie dans le pays. Car le premier cas, détecté en Centrafrique provenait d’un prêtre italien en mission dans le pays d’où les questions sur cette contamination font polémique. C’est dans cette optique que ce religieux avait publié cet ouvrage intitulé « Coronavirus en Centrafrique, panique et réalisme ».

Il s’agit d’une réflexion personnelle sur les mesures prises en République Centrafricaine afin de barrer la route à l’évolution de COVID-19, éviter le conformisme selon l’abbé Rodriguez Koydemba, chancelier du diocèse de Mbaiki et écrivain dudit ouvrage, « ce titre est inspiré par rapport à la première déclaration de la découverte de cette maladie dans notre pays. Et du coup, il ya eu une espèce de peur qui s’est installée parce que la vie du centrafricain semble être hypothéquée. Et à partir de cette peur, il ya eu des mesures qui ont été prises et on semble ne pas adapter ces mesures  à notre réalité. Donc l’inspiration est venue de là pour qu’on puisse réfléchir et dire, sortons de la peur et essayons d’équilibrer cette peur par une proportionnalité avec la réalité du pays et qu’on puisse trouver des mesures qui sont adaptées, contextualisées et qui soient aussi originales pour pouvoir être applicables dans le pays », a-t-il soutenu.

Signalons que cet ouvrage est composé de cinq parties entre et autres, la présentation de la pandémie du Coronavirus, l’analyse sur les mesures complémentaires afin de voir leur applicabilité et leur limite, des propositions de solutions, accompagnant les mesures déjà prises et qui ne sont pas suffisantes et adaptées au quotidien des centrafricains, ensuite on peut lire aussi que Dieu reste le maître de la vie, du temps et de l’histoire et enfin une analyse de 13 leçons qu’on peut retenir du COVID-19.

Il faut rappeler que cette publication intervient au moment où la pandémie fait rage dans le monde entier et la République Centrafricaine en a déjà recensés 117 cas de contamination dont 10 guéris, mais qui demeurent toujours une incertitude pour certains citoyens.

 

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RCA : Une épidémie de rougeole à l’échelle nationale menace la vie des enfants

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Centrafrique.com/msf-measles-intervention-ndongue-veronique-and-sarah-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CopyrightImage MSF
CopyrightImage MSFSarah being vaccinated against Measles at an MSF vaccination site, Ndongue village.
“There are no NGOs coming here, that’s the first time we hear about vaccination. Many children fell sick because they don’t eat properly, and when we go to the hospital we have to pay. Nobody can afford to do it here, and that’s why we don’t go to hospitals, we rather try to heal us and our families with traditional medicine” Veronique (mother) explains.
“If someone doesn’t have any knowledge of traditional remedies, you ask someone else in your family, and if needed, as a last resort, you go to traditional healers. They accept to be paid with some chicken or other animal to eat, if we don’t have money” Veronique says.
Sarah is the last of 6 children (3 boys and 3 girls) of Veronique (mother) and her husband. They cultivate sesame, manioc and peanuts for a living, but they can’t afford to pay for any type of care (which is generally not free in CAR).

 

Bangui (République centrafricaine) – Lorsque les premiers cas de Covid-19 ont été confirmés en République centrafricaine au mois de mars, le pays était déjà en proie à une urgence humanitaire et sanitaire majeure. Au début de l’année, la RCA déclarait une épidémie de rougeole à l’échelle nationale, la plus importante depuis près de deux décennies. Médecins Sans Frontières (MSF) traite et vaccine les enfants à grande échelle dans plusieurs zones du pays.

 

Ndongue est un village isolé situé à l’ouest de la République centrafricaine, proche de la frontière avec le Cameroun. Des dizaines de parents et de jeunes enfants font la queue à un poste de vaccination que Médecins Sans Frontières a installé sous un grand manguier au centre du village. L’équipe est là pour administrer le vaccin contre la rougeole et la pneumonie (PCV13).

 

Certains des enfants qui attendent leur tour ont des rayures faites à l’aide d’écorce de mangue et de feuilles sur le visage, un remède traditionnel contre la rougeole et d’autres maladies. Pour la plupart des personnes vivant dans cette région reculée, la médecine traditionnelle est la seule option en cas de maladie.

 

« Ici, personne ne peut se permettre de payer une consultation à hôpital, nous essayons donc de nous soigner en utilisant la médecine traditionnelle. En dernier recours, nous allons chez les guérisseurs traditionnels, et nous les payons avec un poulet si nous n’avons pas d’argent, » dit Véronique, une agricultrice locale qui est venue faire vacciner le plus jeune de ses six enfants, Sarah André, âgée de trois mois. « C’est la première fois que nous entendons parler d’une vaccination.»

 

Après de nombreuses années de violence et d’insécurité, la République centrafricaine est dans un état d’urgence sanitaire chronique. Une grande partie des cinq millions d’habitants du pays, dont plus de 700 000 sont déplacés à l’intérieur du pays en raison de l’insécurité[1], n’ont pas accès aux soins de santé, et de nombreux enfants n’ont pas été vaccinés.

 

Dans ces conditions, une maladie évitable mais très contagieuse comme la rougeole peut se propager rapidement. En janvier, le ministère de la santé a déclaré une épidémie de rougeole à l’échelle nationale.

 

En soutien aux autorités sanitaires, MSF a lancé une campagne de vaccination massive pour vacciner plus de 312 000 enfants contre la rougeole dans sept zones sanitaires du pays.

 

« Les défis logistiques et les coûts liés à la mise en place d’une campagne de vaccination à grande échelle dans des régions aussi isolées et éloignées sont énormes”, déclare Ester Gutierrez, cheffe de mission de MSF en RCA. ¨Beaucoup de ces régions ne peuvent être atteintes que par avion, et nos équipes voyagent souvent pendant plusieurs jours pour atteindre les habitants des villages les plus reculés. L’insécurité est aussi un obstacle de taille : nous n’avons par exemple pas pu nous rendre dans la zone entre Bria et Ouadda au centre-nord du pays pour y vacciner les enfants et apporter des soins médicaux en raison des violences. »

 

Maintenir les vaccins au froid dans les régions dépourvues d’électricité fiable est un énorme défi. Zacharie Musangu est un vétéran de MSF qui a commencé à travailler avec l’organisation dans sa République démocratique du Congo natale en 2004. Sur la base temporaire de MSF, dans la petite ville de Baboua, l’expert en logistique se lève chaque matin à 3 heures pour préparer les vaccins destinés aux huit équipes mobiles qui les emmènent en voiture ou à moto dans les villages isolés du district. « Le plus important est de maintenir la même température lorsque les vaccins sont prélevés des congélateurs de notre base, ce que nous appelons la chaîne du froid active, à la chaîne de froid passive des glacières que nos équipes mobiles emmènent sur les sites de vaccination. C’est une procédure très délicate, » dit Zacharie, que tout le monde appelle Papa Zac.

 

En parallèle de la campagne de vaccination, les équipes de MSF traitent également les enfants déjà malades de la rougeole. Depuis le début de l’année 2020, plus de 6 200 cas suspects de rougeole ont été rapportés et traités par MSF dans les districts sanitaires de Nangha, Boguila et Bossangoa, dans la région de l’Ouham au nord du pays.

 

Yvonne Zongagofo a amené son beau-fils Maxime à un poste de santé que MSF soutient dans le village de Benzambe, à plusieurs heures de route de la ville de Bossangoa. Maxime est malade depuis trois jours. Il a de la fièvre et ne veut pas manger. « J’ai insisté auprès ma famille pour emmener Maxime au centre de santé après avoir su que c’était la rougeole », dit-elle. « Nous n’avons pas eu de cas de cette maladie depuis des années, mais j’ai reconnu les symptômes parce que je me souviens de la dernière épidémie, lorsque j’étais enfant. À l’époque, la médecine traditionnelle était le seul remède, et il n’y avait ni ONG, ni médecins, ni hôpitaux dans cette région. Aujourd’hui, la situation s’est légèrement améliorée, nous avons un peu plus accès aux soins de santé, mais ce n’est pas suffisant. Des enfants meurent encore dans ma communauté ».  Après la consultation au poste de santé, Maxime est conduit à l’hôpital soutenu par MSF à Bossangoa, où un service a été mis en place spécialement pour la rougeole.

 

Les enfants dont le système immunitaire est affaibli par la rougeole développent souvent d’autres problèmes de santé, notamment des infections respiratoires graves comme la pneumonie, ou la diarrhée. Une autre complication fréquente est la malnutrition. De nombreux enfants atteints de la rougeole développent des ulcères douloureux qui peuvent les empêcher de manger correctement. Les enfants malades n’ont pas beaucoup de réserves et sont rapidement sous-alimentés. Les équipes de MSF traitent ces comorbidités ainsi que les maladies comme la rougeole ou le paludisme, qui restent les principales causes de décès des enfants en RCA.

 

Soulaimani Bouldi, 30 ans, est un commerçant du village de Besson, où une équipe mobile de MSF avait mené une campagne de vaccination quelques jours auparavant. Soulaimani avait amené son fils Hammadou, âgé de deux ans, pour le faire vacciner. Mais notre équipe médicale a diagnostiqué une malnutrition chez le petit garçon, qui avait auparavant été malade de la rougeole, et l’a envoyé à l’hôpital de Baboua, où MSF soutient temporairement le service pédiatrique et a installé trois tentes pour traiter les cas de rougeole avec complications. « Notre vie a été incroyablement dure ces dernières années, » dit Soulaimani « Il y a 5 ans, nous avons dû fuir au Cameroun à cause des attaques des groupes armés. A notre retour, notre maison a été détruite et nos animaux ont été volés. Nous n’avons pas d’argent pour payer les médicaments de nos enfants ».

 

Malheureusement, pour certains enfants et leurs familles, l’aide arrive trop tard. Une femme appelée Zari Odette amène son bébé à l’hôpital, mais le petit garçon est mort à son arrivée. Il avait récemment été atteint de la rougeole et est très probablement mort de complications respiratoires.

 

Pour la seule année 2018, la rougeole a coûté la vie à plus de 140 000 personnes dans le monde, pour la plupart de jeunes enfants, et les chiffres de l’année dernière devraient être bien plus élevés, avec des flambées dévastatrices dans plusieurs pays.

 

« Les enfants ne devraient pas avoir à mourir d’une maladie évitable comme la rougeole », déclare Adelaide Ouabo, coordinatrice médicale de MSF. « Contrairement au nouveau Coronavirus, nous disposons d’un vaccin contre la rougeole depuis des décennies, et nous devons faire en sorte que le plus grand nombre possible d’enfants y aient accès. »

 

Le premier cas de COVID-19 a été confirmé en RCA en mars, et MSF soutient la réponse des autorités sanitaires à la pandémie.

 

« Dans le même temps, notre priorité reste de poursuivre nos projets médicaux pour sauver des vies dans de nombreuses régions du pays », déclare M. Ouabo. « Nous devons nous assurer que les mesures prises pour limiter la propagation du Covid-19 ne compromettent pas la lutte contre les « maladies tueuses silencieuses » comme la rougeole, le paludisme, la pneumonie ou la malnutrition. Nous savons par expérience qu’un accès réduit aux services médicaux en cas d’urgence entraîne encore plus de crises sanitaires ».

 

MSF craint qu’un accès réduit aux vaccinations ne crée des lacunes dangereuses en matière d’immunité, ce qui entraînerait une augmentation des maladies évitables par la vaccination dans les mois à venir.

[1] Selon les derniers chiffres du HCR de février 2020 : https://data2.unhcr.org/en/situations/car

Stop au coronavirus en Centrafrique : Oxfam installe 20 points d’eau à Bangui

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Les robinets s’ouvrent au point de distribution d’eau prA_s de la gendarmerie Batalimon 1, Bimbo.[1686]

Bangui (le 7 mai 2020) – Afin de contribuer à stopper la propagation du coronavirus en République centrafricaine (RCA), Oxfam améliore l’accès à l’eau à Bangui en installant 20 points de distribution d’eau.

Ce 7 mai, de l’eau sort des robinets du tout premier point d’eau installé par Oxfam à Bimbo, près de la gendarmerie du quartier Batalimon 1. Deux autres fourniront bientôt de l’eau sur les sites de l’école préfectorale et de l’église Elim. Au total, sur les prochains 6 mois, ce sont 20 points d’eau qui seront installés à Bimbo, au 4ème arrondissement et à Bégoua. Mis en place de façon temporaire dans la lutte contre le coronavirus, ils seront progressivement remplacés par 10 forages permanents et permettront à près de 100 000 personnes d’avoir accès à de l’eau propre.

« Chaque bladder a une capacité de 10m3. Nous prévoyons de les remplir quatre fois par jour à l’aide de camions citernes, et donc de fournir environ 40 000 litres par jour par point de distribution d’eau », explique Mohamedou Dia, responsable WASH (eau, assainissement et hygiène) d’Oxfam en RCA.

Alors que la capacité de production de la compagnie d’eau étatique est très limitée dans la capitale, augmenter l’accès à l’eau est primordial pour pouvoir respecter les mesures d’hygiène et faire barrière au coronavirus.

« Nos équipes s’assurent également que les mesures de distanciation sociale seront respectées aux points d’eau, c’est essentiel pour lutter contre la propagation de l’épidémie », précise Sylvain Pénicaud, le chargé de projet Covid- 19 d’Oxfam en RCA.

Ce projet est mis en œuvre avec notre partenaire APSUD, sur financement de l’Union européenne. Il prévoit aussi de construire 10 forages à Bangui et 4 forages à Paoua, ainsi que de sensibiliser 125 000 personnes sur le Covid-19 dans ces deux villes. 10 000 kits d’hygiène seront également distribués aux ménages les plus vulnérables à la maladie dans les semaines et mois à venir.

En RCA, le Covid-19 représente une crise sanitaire qui vient s’ajouter à une crise humanitaire déjà alarmante. Une personne sur deux a besoin d’une aide humanitaire et environ 70% des services de santé sont fournis par des organisations humanitaires

Oxfam en RCA | Contact médias : Aurélie GODET Email : aurelie.godet@oxfam.org, T: (+236) 75 36 86 35

Dernière heure : Bouar, 3 enfants tués par la foudre

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Bouar/monument-paix-ville-de-bouar-Centrafrique-corbeaunews-7/” rel=”attachment wp-att-35785 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC
Monument de paix au centre-ville de Bouar, au nord-ouest de la Centrafrique. Crédit photo : CNC

Bouar (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits ce jeudi 7 mai vers 13h30 au quartier Herman à Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, située au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Il s’agit de 4  garçons et une fille. Leur tranche d’âge varie de 8 à 13 ans. Ils ont été frappés par une foudre d’éclair ce jeudi 7 mai vers 13h30 au quartier Herman de Bouar.

3 sont décédés sur place, tandis que les deux autres, âgés de 8 ans,   sont actuellement

Hospitalisés dans un état stable, selon les médecins traitants contactés par CNC.

D’après les informations recueillies auprès de certains témoins de la scène, ce phénomène naturel de décharge électrostatique est presque récurant à Bouar avant 2012, une année dans laquelle une vieille dame, soupçonnée d’avoir mystiquement produire ces foudres électrostatique,  avait été enterrée vivante au quartier Herman. Cependant, entre 2013-2019, aucun cas de décès lié à la fulguration n’avait été enregistré à Bouar.

Cette année, pour la première fois en 7 ans, ce phénomène naturel  semble revenir à Bouar, particulièrement au quartier Herman où trois enfants sont morts ce jour, et deux autres blessés.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

Communiqué de l’Ambassade des États-unis en RCA : L’importance de solides valeurs démocratiques pour faciliter la lutte contre une pandémie 

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Centrafrique.com/drapeau-des-etats-unis-6-mai-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau des État unis
Drapeau des État unis

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’importance de solides valeurs démocratiques pour faciliter la lutte contre une pandémie

Par Madame Lucy Tamlyn, Ambassadeur des États-Unis en République centrafricaine :

 

Si le monde avait besoin d’un rappel de l’importance cruciale de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la pandémie de COVID-19 que nous connaissons actuellement en est un parfait exemple. Le coronavirus ne connaît pas de frontières nationales, de race, de religion, de nationalité ou d’opinion politique. Nous y sommes exposés du simple fait de notre humanité, et nous vaincrons ce virus parce que chacun de nous sait instinctivement que nous devons travailler ensemble en prenant appui sur les atouts que nous confère notre respect des droits de l’homme.

Prenez, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée dans le monde entier le 3 mai, le rôle essentiel des médias indépendants pour faciliter l’échange ouvert d’informations et d’idées si vital pour des sociétés démocratiques libres, prospères et sûres.

Cette année, alors que le monde est confronté à la pandémie de COVID-19, il est particulièrement important que les journalistes professionnels et les citoyens soient tous libres de rapporter ce qu’ils voient et entendent, et d’exprimer ouvertement leurs opinions. Nos médias indépendants facilitent l’échange d’informations vitales, passent d’innombrables heures à la recherche de faits et à vérifier leur exactitude, et font de leur mieux pour poser des questions difficiles pour faire en sorte que les responsables publics, comme les experts sur lesquels ils comptent, répondent de leurs actes. La transparence garantit à la fois une prise de décision raisonnée et une responsabilisation des autorités.

Des démocraties comme Taïwan, la Corée du Sud, l’Allemagne et les États-Unis ont fait preuve d’ouverture et d’honnêteté en ce qui concerne les chiffres alarmants, mais également les tactiques agressives qu’elles utilisent pour lutter contre le virus. Les démocraties de première ligne comme Taïwan et la Corée du Sud ont été parmi les premières à constater des infections en dehors de Wuhan et ont rapidement réussi à prévenir la propagation incontrôlée du virus sans recourir à l’oppression et à la peur.

Et les démocraties sont bien placées pour contribuer à la lutte mondiale contre COVID-19. En tant qu’Américains, nous sommes fiers que nos secteurs public et privé – dans le cadre d’une approche englobant l’ensemble de l’Amérique – aient déjà mobilisé des ressources pour aider à lutter contre COVID-19. Depuis le début de l’épidémie, le gouvernement américain a engagé 775 millions de dollars d’aide à ce jour et des entreprises, des ONG, des organisations confessionnelles et des particuliers américains ont contribué à hauteur d’au moins 3 milliards de dollars sous forme de dons et d’aide  pour lutter contre le virus.

Les États-Unis mettent à disposition l’aide dans plusieurs pays africains, y compris la République centrafricaine, qui recevra un financement humanitaire de 3,5 millions de dollars (2,1 milliards de CFA). Cette aide sera principalement affectée au soutien et au matériel liés à la santé dans le cadre des activités en matière de distribution d’eau et d’assainissement. Les États-Unis investissent de longue date de manière généreuse au service de la santé et du bien-être des centrafricains, et cette aide humanitaire vient s’ajouter à l’aide américaine des 20 dernières années : 4,5 millions de dollars (2,6 milliards de CFA) dans le secteur de la santé et 822,6 millions de dollars (487,5 milliards de CFA) au total pour la République centrafricaine.

Le proverbe africain selon lequel : « Si vous voulez aller vite, allez seul. Si vous voulez aller loin, allez-y ensemble » témoigne d’une profonde sagesse. Le peuple américain peut vous dire que vous n’êtes pas seuls face à cette crise. Nos communautés font face aux mêmes souffrances et aux mêmes défis que vous. Les Américains sont à vos côtés – sur un pied d’égalité – dans cette crise. Il n’y a pas d’autre moyen. Nous surmonterons cette crise en réaffirmant ce qui nous rend humains et libres : les valeurs démocratiques, une communication honnête et transparente, une collaboration créative et une véritable responsabilité envers nos êtres chers et nos communautés.

 

 

RCA : un premier cas suspect du Covid-19 détecté à Bria par le MSF panique la ville.

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Centrafrique.com/entree-principale-du-centre-hospitalier-universitaire-regional-de-bria-par-cnc-banafio/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>entrée principale du centre hospitalier universitaire régional de Bria par cnc banafio
Entrée principale du centre hospitalier universitaire régional de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio par cnc banafio

 

Bria (République centrafricaine ) – Le patient est un sujet peul, du sexe masculin, en provenance de la ville d’Ippy, située à environ 496 kilomètres de Bangui. Il a été mis en isolement, ainsi que d’autres employés du MSF  à Bria, et la panique s’empare de la ville.

 

Depuis le 14 mars, date à laquelle le ministère de la Santé de la population avait annoncé la confirmation du premier cas du Covid-19 en République centrafricaine, aucun cas confirmé de cette maladie n’a été détecté dans les villes de province. Mais depuis le week-end dernier, les choses pourraient changer.

En effet, la semaine dernière, un sujet peul, malade, en provenance de la sous-préfecture d’Ippy, situé dans la préfecture de la Ouaka, a été hospitalisé à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute Kotto. Mais le patient, qui a été examiné ce week-end dans un premier temps au bloc par les agents du ministère de la Santé, puis par les médecins et infirmiers du MSF, présentait des caractéristiques épidémiologiques et cliniques similaires au virus  SARS-COV-2, agent responsable de la nouvelle maladie respiratoire appelée « Covid-19 ». Pour ce faire, un diagnostic approfondi au laboratoire est plus que nécessaire.

C’est ainsi que cette semaine, un échantillon NASOPHARYNGÉ / ORO-PHARYNGÉ du patient a été envoyé au laboratoire de l’Institut Pasteur à Bangui pour examen.

Entre temps, le patient, ainsi que tout le personnel soignant ayant été au contact avec lui ont été placés en isolement au MSF pour plusieurs jours.

Au même moment, dans les quartiers, la nouvelle du confinement du patient  soulève beaucoup d’inquiétude parmi les populations alors que le résultat du test au laboratoire de l’Institut Pasteur n’est pas encore connu.

Par ailleurs, à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, une équipe de laboratoire de l’Institut Pasteur était arrivée dans la ville cette semaine pour procéder au test de certains sujets suspectés du Covid-19 dans la ville.  Le résultat est toujours attendu.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC.

RCA : Batangafo, 3 braqueurs de l’ONG internationale DRC arrêtés viennent de s’échapper de prison.

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Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR

 

Batangafo (République centrafricaine) – L’évasion a eu lieu en plein jour le dimanche 3 mai  dans les locaux des forces rwandaises de la Minusca   à Batangafo,  sous-préfecture de l’Ouham. Activement recherchés, les trois (3) fugitifs sont toujours dans la nature.

 

Jusqu’à ce jour, personne n’est en mesure d’expliquer concrètement les circonstances de cette évasion miraculeuse. Et la Minusca, de son côté, n’a pas communiqué sur l’affaire. Pendant ce temps, dans les quartiers, chacun y va de son commentaire.

En effet, dans la nuit du samedi à dimanche 26 avril, trois (3) jeunes miliciens Anti-Balaka, munis de leur fusil artisanal, ont cambriolé  la base de l’ONG internationale DRC (Conseil danois pour les réfugiés), au cours de laquelle les assaillants ont emporté des outils informatiques et bureautiques. À la surprise de tout le monde, les trois braqueurs sont arrêtés par leur chef dénommé Arnaud, et remis aux forces de la Minusca pour leur transfèrement sur Bangui. Malheureusement, ce dimanche 3 mai,  une heure avant leur départ pour Bangui, les trois présumés cambrioleurs se sont évadés de leur garde à vue dans la base de la Minusca à Batangafo.

Joint au téléphone, le bureau local de la Minusca n’a pas souhaité communiquer sur l’affaire. Entre temps, dans les quartiers, chacun y va de son commentaire. D’autres ont indiqué à CNC que l’évasion avait eu lieu grâce à la potion magique de leur parent qui les aurait rendus invisibles  à la portée du regard des gardiens. Au même moment, une autre version parle de la complicité au sein de la Minusca, ce que beaucoup contestent.

Affaire à suivre.

 

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RCA : Jean-Jacques DEMAFOUTH MAFOUTAPA, de la prison au jeu trouble lors des élections de 2015-2016.

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Centrafrique.com/rca-qui-est-jean-jacques-demafouth-mafoutapa-partie-1/jean-jacques-demafouth-1/” rel=”attachment wp-att-37948 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>jean jacques démafouth pour sa biogaraphie 

Suite et fin…

 

En Janvier 2004, un mandat d’arrêt international est émis par le tribunal militaire de Bangui à l’encontre de Jean-Jacques Demafouth pour « assassinat et complicité d’assassinat » du lieutenant Antoine Bodot, du maréchal de logis chef Apollinaire Hondet, du commandant de la brigade de gendarmerie de Kembé ainsi que trois autres personnes dans la nuit du 18 au 19 novembre 1999. Pour ce motif, le 30 décembre 2004, la Cour Constitutionnelle invalide sa candidature à l’élection présidentielle prévue début 2005. Le 22 janvier 2005, la médiation du Président gabonais Omar Bongo aboutit à la signature de l’accord de Libreville qui acte finalement la validation de sa candidature. Cependant, Bozizé précise bien à Libreville qu’il ne pourra pas intervenir dans la procédure judiciaire qui reste ouverte contre Demafouth qui délègue l’action de terrain à son directeur de campagne Joseph Agbo. Demafouth recueille finalement 1,27% des suffrages sans avoir mené campagne sur le terrain…

Le 28 mars 2008, l’état-major du groupe armé Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) désigne Demafouth comme président de ce mouvement qui sévit alors dans le nord-ouest de la Centrafrique. Le 7 Mai 2008, Demafouth rencontre Omar Bongo pour baliser le bon déroulement du dialogue politique inclusif que le président Bozizé entreprendra prochainement avec l’opposition et les troupes rebelles en vue d’un rétablissement de la paix en RCA. Un « accord de cessez-le-feu et de paix » est signé le 8 Mai à Libreville entre l’APRD et le gouvernement. Le texte prévoie « l’adoption d’une loi d’amnistie générale » et « l’abandon de toutes les poursuites judiciaires en cours ». Le 21 Juin 2008, le gouvernement signe à Libreville avec l’APRD un « accord de paix global » qui prévoit notamment une amnistie pour tous les combattants ainsi que les responsables civils et le cantonnement des soldats rebelles qui doivent intégrer un programme de Démobilisation, de Désarmement et de Réinsertion (DDR) et participer au « Dialogue Politique Inclusif » (DPI).

En Août 2008, Demafouth crée le parti politique Nouvelle alliance pour le progrès (NAP) afin d’être candidat aux élections de 2010. Son ami de longue date Bienvenu Dotocko est un cadre de ce parti politique qui est officiellement reconnu par le Ministère de l’Intérieur.

En Octobre 2008, Bozizé promulgue la loi d’amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles, après que celle-ci ait été adoptée par le parlement centrafricain. Cette loi d’amnistie notifie l’arrêt des poursuites engagées pour atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale ainsi que des infractions connexes, contre les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil. Le texte concerne notamment Jean Jacques Demafouth ainsi que les co-auteurs et complices pour détournement des deniers publics, assassinat et complicité d’assassinat.

Le 4 décembre 2008, Demafouth affirme à Libreville que son « premier acte sera de demander pardon au peuple centrafricain » lorsqu’il reviendra au pays mettant fin à six ans d’exil en France pour prendre part au DPI. Le DPI a lieu entre le 8 et le 20 décembre 2008 à l’Assemblée Nationale à Bangui, en présence de Bozizé et de Bongo rassemblant des acteurs de l’opposition politique, armée et de la société civile. Les travaux de ce forum sont présidés par l’ancien président du Burundi, Pierre Buyoya. A l’issue des débats, la plupart des recommandations formulées par la commission ont été adoptées par consensus, prévoyant notamment que l’organisation des prochaines élections générales, prévues pour 2010. Alors que les représentants des associations de victimes des évènements de 2001-2002, à l’instar de la ministre Bernadette Sayo et du président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, Goungaye Wanfiyo sont écartés des débats, il est demandé la création d’une Commission vérité et réconciliation pour permettre « un pardon définitif » après des années de conflits et exactions… Le DPI se clôture par une accolade publique entre Patassé et Bozizé qui s’engage à former un gouvernement de large ouverture.

Le 30 janvier 2009, la Conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC réunie à Libreville annonce accorder une « assistance financière de 8 milliards de FCFA pour aider la réalisation des opérations de DDR ». Le 13 août 2009, Bozizé lance officiellement le programme de DDR des ex-combattants dans le cadre d’une cérémonie de fête nationale célébrée pour l’occasion à Paoua aux côtés de Demafouth « Vice-président du comité de pilotage du programme de programme des anciennes rébellions. Le 21 décembre 2009, le Conseil de Sécurité de l’ONU demande au Gouvernement de la République centrafricaine de faire en sorte que le processus de désarmement soit achevé avant les prochaines élections. Le 18 février, lors d’une visite à Paoua, Bozizé s’en prend publiquement à Demafouth ainsi qu’à son ministre d’Etat Cyriaque Gonda, chargé de la communication et réconciliation, qui ont tous deux, la charge du pilotage du programme DDR. Bozizé pose la question de savoir ce qu’ils ont bien fait avec tout l’argent qu’il leur a précédemment remis pour payer les ex combattants. Bozizé les accuse d’avoir détourné une large partie de ces fonds pour se procurer des armes afin de le renverser du pouvoir. Il limoge finalement Cyriaque Gonda en Avril 2010.

Le 17 mai 2010, Demafouth annonce que l’APRD est dissoute.

Le Président du parti politique NAP candidat à l’élection présidentielle du 23 Janvier 2011 ne recueille finalement que 2,79 % et 31 184 voix.

Le 6 Janvier 2012, la Section Recherche et Investigation (SRI) arrête Jean-Jacques Demafouth mais aussi Herbert Gotran Djono-Ahaba et deux autres membres de l’UFDR. Tous sont accusés « d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » et incarcérés à la prison de Bossembélé. Demafouth est défendu par Me Nicolas Tiangaye et Mathias Morouba. Il sera finalement libéré en Avril 2012 après plusieurs semaines de détention.

Fin décembre 2012, Demafouth accompagne Eric Neris Massi à Paris où ils rencontrent notamment le directeur Afrique du Quai d’Orsay, Jean-Christophe Belliard.

Le 13 mars 2013, alors qu’il s’était rendu à Paoua dans le cadre du DDR, Demafouth passe la frontière tchado-centrafricaine à moto, habillé en soutane et indique à RFI qu’il a agi ainsi car il avait menacé d’arrestation par le Ministre de la Sécurité Josué Binoua. Faisant alors valoir son passeport français et demande à être rapatrié en France. Il est cependant refoulé vers la RCA le 16 mars 2013, avant d’être escorté jusqu’à Paoua puis d’être acheminé à Bangui.

Le 13 avril 2013, Michel Djotodia qui s’était autoproclamé Président après la prise de Bangui par la coalition Seleka le 24 mars est élu président de la République lors de la première session du Conseil national de transition (CNT) sous les applaudissements par acclamation, sans vote. Jean-Jacques Demafouth est alors membre du CNT en tant que représentant des partis politiques. Le 24 août 2013, Djotodia nomme Demafouth comme Ministre Conseiller à la Présidence en matière de DDR, chargé des relations avec la MISCA.

La transition de Samba-Panza permet à Demafouth de revenir en force et d’être le maillon fort de cette période d’intérim jusqu’aux élections de 2015-16. Parenté à la Présidente de transition de son côté maternel, il est nommé conseiller à la Présidence en charge de la sécurité et des relations avec les forces internationales (Sangaris, Misca). Installé dans un bureau juxtaposant celui de sa parente Samba Panza, Demafouth est l’un des rare qui peut entrer dans son bureau sans solliciter audience. Le Colonel Follot (qui fut chef de cabinet particulier de Jean-Paul Ngoupandé, Premier ministre du Gouvernement d’Union Nationale sous Patassé) est l’assistant de Demafouth. Ses proches sont promus comme par exemple Guy-Bertrand Damango, qui accède au grade de lieutenant-colonel avant d’être ensuite nommé Directeur Général de la Gendarmerie. Notons aussi les nominations dans le gouvernement de Mahamat Kamoun en Août 2014 de son ami Joseph Agbo aux Ministère des Mines et de Armel Sayo au Ministère de la Jeunesse et des Sports à Armel Sayo (dont le mouvement, Révolution et Justice, a recyclé nombre d’anciens cadres de l’APRD).

En 2014, Demafouth, Aristide Sokambi (Ministre de la défense) et le colonel Jules Kogbia (qui, en 2001, participa à une tentative de putsch contre Ange-Félix Patassé et qui a été nommé commandant de la Sécurité présidentielle) recrutent d’anciens membres des FACA qu’ils rétribuent en liquide pour combattre les poches de résistance anti-balaka à Bangui. Ces militaires sont utilisés lors d’interventions armées, et dans les heurts qui éclatent périodiquement dans plusieurs quartiers de la capitale.

En Septembre 2014, le visa américain est refusé à Demafouth alors qu’il faisait partie de la délégation qui accompagne Samba-Panza à New York où celle-ci devait prendre part à une réunion sur la RCA en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Le 4 avril 2015, Samba-Panza signe trois décrets nommant le présidium du Forum de Bangui, les membres du Comité technique, et fixant les dates du dialogue national du 27 avril au 4 mai 2015. Le Conseil national de transition (CNT), le Parlement transitoire centrafricain, s’élève alors contre ces décisions, accusant la présidente de n’avoir consulté ni le CNT ni la Cour constitutionnelle et les critiques se cristallisent surtout sur le choix de Demafouth, comme coordinateur du comité technique. Beaucoup reprochent i à la présidente de la transition de noyauter la préparation du débat et menacent alors de boycotter le Forum. Le 13 avril, de nombreux partis politiques rencontrent les parlementaires du CNT pour exiger que la présidente revienne sur les décrets de nomination. Le lendemain, les ex-présidents Bozizé et Djotodia s’engagent par écrit en faveur du Forum de Bangui dans un document signé à Nairobi, au Kenya. Catherine Samba-Panza réunit finalement tous les acteurs le 15 avril 2015. La ministre de la Santé Marguerite Samba, personnalité consensuelle, remplace finalement Demafouth à la place du comité technique. La composition des deux comités est entièrement revue et tous les membres ont été choisis par consensus.

A la fin de l’année 2015, les violences s’amplifient à Bangui. Demafouth entretient ce climat de violence dans la capitale par les milices du Km5 et notamment via Abdoulaye Hissène espérant pouvoir prolonger un peu plus la transition, les autorités en place ne pouvant pas être candidates à ce scrutin…

Lors des élections présidentielles de 2015-2016, de nombreuses voix dénoncent l’influence de Demafouth qui supervise le travail de l’Autorité Nationale de Elections et empêche certains candidats de mener campagne en Province. Demafouth fut ainsi à la base d’un vaste système de fraude organisée par les autorités de transition et validé par l’ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas en faveur de Faustin-Archange Touadéra. Parmi les anomalies dénoncées par ses adversaires : la distribution de bulletins de vote préremplis en faveur de Touadéra, l’existence de bureaux de vote fictifs, la modification de procès-verbaux par des responsables administratifs et le vote d’électeurs dépourvus de tout document d’identité…Ces manœuvres expliquent le surprenant score de Touadéra (loin de faire partie des favoris de ce scrutin) au premier tour et le trucage des dernières élections à la Présidence de la République Centrafricaine…

Juste avant la fin de son mandat, Samba-Panza essaye de trouver un point de chute à Demafouth comme ambassadeur de la République Centrafricaine auprès de la France mais les autorités françaises rejettent la demande d’agrément et une autre personnalité sera finalement choisie à ce poste.

 

 

Par : Emmanuel LIMBASSA

 

RCA : Jean-Jacques DEMAFOUTH MAFOUTAPA, du CNRI au coup d’État du 28 mai 2001

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(Suite de la première partie)…

 

Après l’élection de Patassé, Demafouth officie en qualité de conseiller juridique à la Présidence. Il entretient des liens avec des responsables français (notamment Bruno Delaye, conseiller pour les affaires africaines à la Présidence et Michel Roussin, Ministre français de la Coopération). En mars 1994, Demafouth tente de récupérer les biens immobiliers et les comptes en France de l’ex-empereur Jean-Bedel Bokassa. Le 28 mars 1le conseiller du président saisi ainsi le cabinet Jeantet & Associés pour entamer une procédure d’exequatur afin que la condamnation le 12 juin 1987 de Jean-Bedel Bokassa, par la Cour criminelle de Bangui puisse permettre de récupérer ses propriétés en France.  Demafouth épouse l’avocate Danièle Darlan, professeur en droit à l’Université de Bangui.

Il dirige le Centre national de recherche et d’investigation (CNRI) créé le 28 janvier 1995, par décret N° 95.031 par le président Patassé. Rattaché à la Présidence, le CNRI est doté d’une autonomie financière et d’une brigade d’intervention pour mener des recherches tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national. Cette structure permet de mener des enquêtes de police en lien avec le parquet conjointement avec la gendarmerie et de l’armée.

Le 18 mai 1996, débute ce que l’on a appelé la « deuxième mutinerie » lorsque se propage la rumeur que l’armurerie du camp Kassaï, la base du Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire (RDOT), passerait sous le contrôle de la Garde présidentielle. Durant ces événements qui durent une dizaine de jours et impliquent plusieurs centaines de militaires avec de violents combats, Demafouth se réfugie à l’ambassade de France jusqu’au 24 mai 1996, en excipant de sa double nationalité, française et centrafricaine. Sous la pression de Paris, le gouvernement de Koyambounou sera contraint à la suite de ces évènements de céder sa place à un Gouvernement d’Union Nationale (GUN), dirigé par Jean-Paul Ngoupandé qui prend fonctions le 30 Juin 1996. Les rapports entre le Chef du Gouvernement, son Directeur de Cabinet Karim Meckassoua, et les caciques du MLPC sont exécrables et certains ministres référent directement au Président de la République sans passer par le Premier Ministre Ngoupandé. C’est dans ce contexte que le 19 Janvier 1997, Karim Meckassoua : sortant d’une réunion avec le général malien ATT dans le cadre de la médiation africaine, est arrêtéinte du Palais Présidence par le capitaine Yossé de la Garde présidentielle, à la demande de Me Jean Jacques Demafouth. Tandis que son chauffeur est passé à tabac, il est conduit dans les locaux de la Garde Présidentielle et longuement et violemment interrogé. Ces évènements interviennent juste avant qu’un nouveau gouvernement dirigé par Michel Gbezera-Bria ne soit formé le 30 Janvier 1997.

Demafouth se distingue aussi à la tête du CNRI par l’arrestation de journalistes comme le rédacteur en chef du journal « Le Novateur » qui passe de sales moments en prison, par l’instruction de « dossiers de corruption » sans lendemains judiciaires, comme celui de l’ex-Ministre Charles Massi en Janvier 1998 et celui du général Ndayen, Ministre délégué à la Défense pour la restructuration de l’armée, désigné à ce poste par les mutins ou encore par l’élimination d’éléments comme celui du colonel Alphonse Rehote. Ce poste au CNRI lui permet par ailleurs d’octroyer des promotions à certains de ses éléments membres des forces armées, notamment celles de Guy Bertrand Damango, adjudant puis commandant la brigade territoriale de Bangui ou celle du lieutenant Alfred Service. Demafouth dirige le CNRI jusqu’à sa dissolution le 5 mars 1998, date à laquelle il se consacre notamment à ses activités de Président du Conseil d’Administration de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) et de Président de la commission d’arbitrage du MLPC.

Une fois passées les élections présidentielles de Septembre 1999, un nouveau gouvernement est formé dans lequel Jean-Jacques Demafouth est nommé Ministre de la Défense. Lors de la campagne de ces élections, la tension fut palpable entre les militants du MLPC et ceux du RDC dans la préfecture de la Basse-Kotto. Début Novembre, des responsables MLPC viennent se plaindre au Président Patassé que des militants du MLPC sont victimes de violences de la part d’une bande armée qui sévit aux alentours de Kembé. Le Ministre de la Défense décide alors de l’envoi d’une mission dans la zone en vue de remettre de l’ordre. Lors de cette opération, le lieutenant Alfred Service prend la tête d’un commando de l’Unité de sécurité présidentielle (USP) auquel se joint le Ministre de la Défense lui-même.  Ils se rendent à Kembé avec deux véhicules de l’armée et une trentaine d’éléments. Au cours de cette expédition, dans la nuit du 18 au 19 novembre 1999, le Lieutenant Antoine Bodot, le maréchal de logis chef Apollinaire Hondet, commandant de la brigade de gendarmerie de Kembé ainsi que trois autres personnes seront assassinés. Apollinaire Hondet fut ainsi conduit de Kembé vers Grimari où il fut torturé avant d’être mis à mort. Son corps, enterré dans un village situé entre Sibut et Grimari fut exhumé par la suite par la famille pour les funérailles à Bangui. Cette initiative sous forme d’expédition punitive entraîne la colère de la Primature et de la Présidence qui digèrent très mal le bilan macabre de cette funeste expédition aux lendemains des élections…

La tentative de coup d’Etat survenue dans la nuit du 27 au 28 Mai 2001 a longtemps été présentée comme une aventure exclusive d’André Kolingba. Mais Jean-Jacques Demafouth fomentait lui aussi un projet de renversement du régime. Les soupçons des cadres du régime contre Demafouth seront tels qu’il sera démis de ses fonctions fin Août 2001 accusé d’avoir fomenté « un coup d’Etat dans le coup d’Etat. »

Au petit matin du 28 Mai 2001, le général François Bédaya Ndjadder (alors Directeur Général de la gendarmerie et ultime rempart pour la protection du régime) est grièvement blessé au niveau de l’Université de Bangui. Au cours de cette embuscade organisée par Demafouth, c’est le sergent-chef Anatole Ngaya, chauffeur et garde du corps de Ndjadder qui tire sur ce dernier. Bien que blessé, Ndjadder arrive à contacter l’ambassadeur de France et Patassé pour être secouru et conduit à l’hôpital communautaire où il décédera quelques heures plus tard…

Dans l’après-midi du 29 Mai, alors que le coup d’Etat était en train d’échouer, le général André Kolingba est manipulé par Jean-Jacques Demafouth qui lui fait croire que Patassé est décédé. Le Ministre de la Défense pousse à ce moment André Kolingba à se démasquer, probablement pour se couvrir des accusations de coup d’Etat auxquelles il fera finalement face quelques mois plus tard. Kolingba tombe naïvement dans le piège et revendique la paternité du coup d’Etat à travers une déclaration sur les antennes de la Radio France Internationale.

Ndjadder éliminé, Jean-Jacques Demafouth tente une manœuvre le 2 Juin 2001 pour tuer le chef d’Etat-major de l’armée Bozizé en lui demandant de venir faire le constat de la maison d’André Kolingba. Cependant, Bozizé est méfiant et il demande au colonel Abel Abrou chef d’Etat-major de l’armée de terre de se rendre à Ouango. A son arrivée, les assassins qui le prennent pour Bozizé ouvrent le feu…

Beaucoup d’exécutions sommaires sont commises à la suite de l’appel lancé par Jean-Jacques Demafouth, qui demande aux populations de revenir dans la ville de Bangui et aux rebelles et loyalistes de regagner leurs camps. C’est souvent à l’occasion de ces retours volontaires que les civils sont exécutés, parfois par ds frères d’armes, dans les locaux de la police, de la gendarmerie ou dans les camps militaires. C’est dans ces conditions que le Lieutenant-Colonel de gendarmerie Alphonse Konzi par exemple est exécuté…Demafouth expliquera tranquillement aux enquêteurs de la FIDH que des douilles ont été retrouvées devant le portail de la concession des Bangazoni ce qui entraînera la mort de Léon Bangazoni, décapité ainsi que son fils qui sera lui aussi tué…

Le Ministre de la Défense annonce le 7 Juin 2001 que toute la capitale est sous le contrôle de l’armée loyaliste et Jean-Pierre Bemba ordonne le départ de ses troupes de Bangui, estimant que leur mission aux côtés des forces loyalistes est « terminée ».

Le 11 Juin 2001, une Commission d’Enquête Judiciaire présidée par le Procureur Général Joseph Bindoumi est créée pour investiguer sur la tentative de coup d’Etat du 28 Mai. Dans la nuit du 5 au 6 Juillet 2001, le chef de la sécurité du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Bangui Jean-Pierre Lhommée, un ancien colonel de l’armée française est tué par balles. Cet assassinat entraîne le classement du pays en catégorie 3 dans l’échelle des risques de l’ONU, ce qui interdit la présence des familles d’expatriés et les missions de l’extérieur. Jean-Pierre Lhommée, ancien colonel des Éléments français d’assistance opérationnelle (EFAO) est alors le seul fonctionnaire étranger habilité à circuler pendant cette période de couvre-feu au cours de laquelle de nombreuses exécutions extrajudiciaires sont maquillées en vols à main armés. D’après la Commission Mixte d’enquête judiciaire, un document prétendument tiré de l’ordinateur du colonel Lhommée aurait indiqué que plusieurs diplomates et hautes autorités étrangères étaient impliqués dans le coup d’Etat du 28 Mai 2001. Le Procureur Général Joseph Bindoumi expliquera aux délégués Amnesty International que c’est pour cette raison que le Ministre de la défense a donné l’ordre d’exécuter Jean-Pierre Lhommée.

Jean-Jacques Demafouth à qui l’on reproche « une passivité incompréhensible de l’armée » au cours de cette tentative de coup d’Etat est finalement démis de ses fonctions et placé à la disposition de la justice le 27 Août 2001 sur la base de conversations enregistrées dans lesquelles Demafouth demande à Bemba 600 hommes qui devait traverser le fleuve le dimanche soir pour « l’aider à prendre le pouvoir ». Il s’avère en effet que Demafouth a plusieurs fois appelé Bemba sur son satellitaire et que les enregistrements de ces conversations ont fini par fuiter entraînant son arrestation…

En Février 2002, le procès des putschistes du 28 mai 2001 débute devant la Cour criminelle. L’ancien ministre de la Défense, et 80 autres co-accusés comparaissent devant cette juridiction. Jean-Jacques Demafouth notamment défendu par Me Nicolas Tiangaye est jugé pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Alors que le procureur en chef, Joseph Bindoumi réclame de la cour l’imposition d’une sentence de 20 ans d’emprisonnement contre Demafouth, celui-ci est finalement acquitté par la Cour Criminelle le 7 octobre 2002 « au bénéfice du doute ».  Evoquant l’une des principales pièces de l’accusation, une écoute téléphonique entre Demafouth et le chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba, la Cour Criminelle estime que « l’intérêt de cet élément vise la matérialité du complot d’un autre projet de coup d’Etat qui se détache du crime dont l’accusation a déterminé d’une manière précise les circonstances ».

 

A suivre…

 

Par : Emmanuel LIMBASSA

 

Crise libyenne : Les mercenaires russes subissent de lourdes pertes | El Watan

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Crise libyenne : Les Mercenaires russes subissent de lourdes pertes | El Watan

Bangui ( République centrafricaine ) – L’enlisement de l’offensive de Khalifa Haftar sur Tripoli pousse, selon le site Africa Intelligence, son allié russe à muscler son soutien logistique et militaire.

Dans son offensive contre Tripoli, le maréchal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), ne se fait pas aider uniquement par des mercenaires soudanais.

Il se fait également épauler par des éléments de la société militaire privée russe ChVK Wagner, dirigée par l’homme d’affaires Evgueni Prigojine, présenté comme proche du Kremlin. Meduza, un site web d’enquête indépendant russe, repris par le média Afrique Panorama, a soutenu jeudi que 35 d’entre eux auraient été tués le mois dernier lors d’une attaque aérienne les visant.

Le site web, qui a son siège à l’extérieur de la Russie et qui fait actuellement l’objet d’une enquête par une commission parlementaire russe pour violation des lois russes sur la censure, a cité des sources au sein du groupe Wagner et des anciens combattants russes affirmant que les morts venaient principalement des régions de Krasnodar, Sverdlovsk et Murmansk, en Russie.

Ces mercenaires opèrent-ils dans le théâtre libyen avec le consentement de Moscou ? Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a déclaré à la presse russe qu’elle n’avait «aucune information détaillée» et a suggéré de poser des questions au ministère russe de la Défense.

La porte-parole a ensuite rejeté toute idée que les mercenaires soient liés au Kremlin, affirmant qu’il n’y a pas grand-chose que la Russie puisse légalement faire pour empêcher «les citoyens russes privés d’agir comme gardes du corps à l’étranger». «Si les citoyens russes ont des ennuis, nos missions diplomatiques peuvent leur venir en aide», s’est-elle contentée de dire.

Publiquement, la Russie se garde effectivement de prendre partie dans les combats qui font rage en Libye, et privilégie la prudence pour préserver ses intérêts. En coulisses, elle a cependant choisi son camp et mise, selon des experts, sur le maréchal Khalifa Haftar, qui s’est rendu plusieurs fois à Moscou.

Ce soutien est apparu encore plus clair en avril dernier quand la Russie avait bloqué l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU qui aurait appelé les forces du maréchal libyen Khalifa Haftar à arrêter leur avancée vers Tripoli.

Cela fait six mois que le maréchal Khalifa Haftar a lancé une offensive sur la capitale Tripoli pour renverser le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU. Khalifa Haftar et son armée se sont enlisés au sud de la capitale. Depuis plusieurs semaines, les deux camps procèdent systématiquement aux pilonnages des positions rivales, à l’aide de drones turcs ou émiratis. Mais cela ne change pas la donne.

L’enlisement de l’offensive de Khalifa Haftar sur Tripoli a poussé justement, selon le site Africa Intelligence, son allié russe à muscler son soutien logistique et militaire. Si, soutient-on, la base aérienne de Wattiya n’est nullement passée sous le contrôle de forces russes, contrairement à ce qu’ont avancé plusieurs sources, il reste que Moscou veille à ce que Khalifa Haftar ne manque de rien.

Cette guerre a déjà fait plus de 1000 morts et 2000 blessés. Elle a forcé 120 000 personnes à fuir et a coûté des milliards à la Libye. La communauté internationale, qui a toujours appelé à une solution politique à la crise libyenne, est restée très divisée.

Certains pays se sont directement impliqués à côté de l’un ou l’autre des belligérants, échouant ainsi à faire adopter une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies.

Cet été, Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU, a proposé un plan de sortie de crise en trois étapes. Ce plan repose sur un cessez-le-feu, l’organisation d’une conférence internationale qui normalement aura lieu à Berlin, puis d’une conférence inter-libyenne qui conduira à un gouvernement d’union nationale. Pour le moment, personne sur le terrain ne semble vouloir faire taire les armes.

L’Union africaine (UA) a réitéré vendredi dans un communiqué sa profonde préoccupation quant à la gravité de la situation actuelle. Le communiqué a été publié par le Conseil de paix et de sécurité du bloc panafricain de 55 membres, au terme de la récente réunion du Conseil consacrée à la situation sécuritaire actuelle en Libye.

Le Conseil a également fait savoir qu’il était convaincu de la nécessité d’une implication effective et urgente de l’UA dans la recherche d’une solution politique durable à la crise en Libye.

— Fin de l’article —

Combats entre l’armée nigérienne et Boko Haram à Diffa

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Combats entre l’armée nigérienne et Boko Haram à Diffa

Bangui ( République centrafricaine ) – D’importants combats ont opposé l’armée nigérienne et des combattants islamistes de Boko Haram dimanche, aux portes de Diffa, la capitale du sud-ouest du Niger, à proximité de la frontière avec le Nigeria, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Dans une vidéo de propagande diffusée par l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), issu d’une scission de Boko Haram et affilié à l’Etat islamique, on voit de nombreux insurgés s’emparer au milieu de tirs nourris d’armes automatiques d’un camp de l’armée nigérienne, mettant la main sur des véhicules et des stocks d’armements aux cris de “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand, en arabe). Ils semblent quitter ensuite le camp avec les véhicules. On voit également un soldat nigérien, couché face contre sol, qui semble déjà mort ou inanimé, recevoir deux balles.

Des habitants de Diffa ont témoigné avoir entendu le bruit des combats. “On a entendu le bruit des armes, surtout d’armes lourdes de 16h30 à jusqu’à 19h00 (15H30 à 18H00 GMT) du côté sud de la ville. C’était une audacieuse tentative d’infiltration de Boko Haram qui a été vigoureusement repoussée par nos FDS (Forces de défense et de sécurité) vers le pont de Doutchi” (10 km au sud de Diffa), a raconté à l’AFP Lawan Boukar, un résident de Diffa (200.000 habitants).

“Les assaillants étaient venus du côté nigérian, en fin d’après-midi à l’approche de l’heure de la rupture du jeûne du ramadan et pensaient certainement prendre par surprise nos soldats”, a avancé un autre habitant.

Une source sécuritaire a “confirmé l’attaque”, sans donner plus de détails.

Contacté par l’AFP, le ministère de la Défense a renvoyé à un communiqué, qui devrait être prochainement publié.

En 2015, d’intenses combats avaient opposé l’armée nigérienne aux jihadistes autour du pont de Doutchi, qui relie le Niger au Nigeria, au sud de Diffa.

Ce check-point est également proche de Damasak, une localité nigériane située à 30 kilomètres au sud de Diffa. Damasak avait été conquise en octobre 2014 par Boko Haram après de violents combats avec l’armée nigériane avant d’être reprise par les armées du Tchad et du Niger, après d’âpres combats.

L’attaque de dimanche intervient après une offensive terrestre et aérienne en avril de l’armée tchadienne qui a annoncé avoir chassé les jihadistes de son sol. Elle a affirmé avoir tué 1.000 jihadistes et perdu 52 hommes.

Fin mars, le ministère nigérien de la Défense avait annoncé avoir tué une “figure de proue” du groupe jihadiste Boko Haram, Ibrahim Fakoura, lors d’une opération dans les îles du lac Tchad (sud-est), repaire d’islamistes nigérians.

Fin avril, le ministre nigérien de la Défense Issoufou Katambé, avait déclaré à l’AFP que des opérations (militaires) étaient toujours en cours dans la zone du lac Tchad.

La région de Diffa abrite selon l’ONU 120.000 réfugiés nigérians, et des milliers de déplacés, fuyant les exactions de Boko Haram depuis 2015.

Le conflit avec les jihadistes de Boko Haram et de l’Iswap a fait plus de 36.000 morts depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria et près de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Le Niger doit aussi faire face dans l’Ouest à ses frontières avec le Mali et le Niger aux attaques récurrentes des groupes jihadistes sahéliens.

L’ensemble du Sahel est touché par les violences jihadistes – souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires -, qui ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU.

Avec AFP/VOA

Après les marchés et les bars, les mosquées du Faso rouvrent leurs portes

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Après les marchés et les bars, les mosquées du Faso rouvrent leurs portes

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Burkina Faso, des musulmans – en plein ramadan – ont manifesté samedi pour la réouverture des mosquées fermées depuis le 20 mars dernier pour cause du Covid-19.

Finalement cette pression a payé. Quelques heures après ces manifestations, les mosquées ont été rouvertes sur toute l’étendue du territoire national. Des analystes estiment que cela révèle la fragilité de l’Etat qui a aussi permis aux marchés de rouvrir après des manifestations des commerçants la semaine dernière.

Plusieurs dizaines de musulmans ont pris d’assaut le siège samedi matin à Ouagadougou de la FAIB, la fédération des associations islamiques du Burkina. “Trop c’est trop”, ont-ils clamé, exigeant la réouverture des mosquées.

“Nous sommes en train de revendiquer la réouverture des mosquées parce que nous avons fait le constat que les marchés ont été rouverts, les bars ont été rouverts et il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas rouvrir les mosquées. Ce sont les lieux de culte qui devaient être les premiers lieux à rouvrir”, lance un fidèle.

La pression a payé. Samedi soir, quelques heures plus tard, la fédération des associations islamiques, tout en condamnant les manifestations, annonce la réouverture des mosquées après une rencontre avec le ministère en charge des cultes.

“Quand on rouvre Rood-Woko, le plus grand marché, et encore on rouvre les 27 marchés de Ouagadougou, on veut rouvrir les écoles, relancer les autres activités… C’est difficile de dire à un religieux qu’on ne peut pas aller dans un lieu de culte. Si on peut prendre des précautions au marché, pourquoi pas à la mosquée aussi?”, a déclaré Boubacar Yugo, le président délégué de la FAIB, reçu sur la chaîne privée BF1.

Dans un communiqué, l’église catholique affirme maintenir la fermeture de ses lieux de culte.

Le gouvernement n’a fait aucune réaction concernant cette situation. Le secteur des transports devrait aussi reprendre mardi. A la date du 5 mai, le Burkina Faso totalise 672 cas de coronavirus, avec 46 décès.

Avec VOA

RCA : Baboua, une ville fantôme abandonnée aux rebelles de 3R

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Centrafrique.com/abas-sidiki-desarme-et-en-residence-surveillee-a-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le chef rebelle Abbas Sidiki dans un motel à Bouar
Le chef rebelle Abas Sidiki le 17 novembre à Bouar. Copyright2020CNC.

 

Bouar (République centrafricaine ) – Plus de 72 heures après les négociations entamées avec les combattants rebelles de 3R par le préfet de la Nana-Mambéré, en présence du chef rebelle Abbas Sidiki, la ville de Baboua, localité située  au nord-ouest  de la République centrafricaine sur la route nationale n°1, à la frontière avec le Cameroun, reste une ville fantôme où la situation sécuritaire est toujours inquiétante à cause de la présence des rebelles.

 

« C’est une ville fantôme. Il n’y’a aucune activité, on ne trouve quasiment personne dans la ville », a indiqué à CNC un employé de la municipalité de Baboua, joint au téléphone depuis la ville de gallo.

Pourtant, le préfet de la Nana-Mambéré, après des négociations entamées avec les rebelles de 3R le vendredi 1er mai, avait insisté sur la nécessité d’un retour rapide à la normale dans la ville avant la fin de week-end dernier. Mais les rebelles de 3R, qui étaient toujours dans la ville, faisaient peur à la population civile.

Finalement, ce mardi 5 mai, 5 jours après les négociations, les rebelles ont quitté la ville. Mais attention, ils ne sont pas loin. Selon des informations obtenues par CNC auprès des habitants de Baboua et des villages environnants, les rebelles, après leur départ, se sont positionnés à quelques kilomètres à la sortie de la ville sur l’axe Béloko. Sur place, ils ont installé leur base et positionnent leur arsenal de guerre comme s’ils se préparaient à engager des combats. Ce qui étonne plus d’un.

Souvenez-vous, à quelques kilomètres plus loin, à Zoukoumbo, le 5 avril 2019, les forces de la Minusca ont mené  une opération contre les rebelles du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) , accusée par la Minusca d’être  auteurs d’abus et de violations .

Comme par magie, une année plus tard, ce mardi 5 mai 2020, ce sont cette fois les rebelles de 3R qui se sont installés en lieu et place de ceux du  front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) dans la localité. Que s’est-il passé ? Un jeu du gouvernement ?

Rappelons que le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), dirigé par le sulfureux Abbas Sidiki, un sujet peul qui se dit demi-frère du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA,  est pourtant l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signé le 6 février 2019à Bangui.

 

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

RCA : le Fonds Bêkou de l’Union européenne poursuit son engagement auprès de la République Centrafricaine

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drapeau de l’union européenne combiné avec celui de la république centrafricaine 750×750

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Fonds Bêkou poursuit son engagement auprès de la République Centrafricaine
avec l’adoption de 3 nouveaux programmes

Bangui, le 4 Mai 2020

 

L’Union européenne et les Etats contributeurs du Fonds Bêkou – l’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays- Bas et la Suisse – ont adopté en avril trois nouveaux programmes en faveur de la résilience et du relèvement en République Centrafricaine à hauteur de 30 millions d’euros (19,7 milliards de FCFA). Ces fonds additionnels vont permettre de lancer de nouvelles phases des programmes de développement rural, réconciliation et genre déjà engagés. Ces nouvelles actions portent à 274 millions d’euros (180,4 milliards de FCFA) l’engagement global du Fonds Bekou en RCA.

18 millions euros sont destinés à la seconde phase du programme développement rural. Soutenir près d’1 million de petits exploitants dans le but d’augmenter leur production durable et leur accès aux marchés, injecter plus de 3 millions d’euros dans l’économie locale à travers les achats locaux, vacciner plus de 2 millions d’animaux, diminuer les tensions et l’insécurité liées aux transhumances, renforcer les Ministères de l’Agriculture et de l’Elevage à travers une assistance technique: ont été autant de succès du programme depuis son lancement en 2017. Il s’agit, avec cette nouvelle phase, d’accompagner la mise en place d’”agropoles”, des pôles de services destinés à appuyer le développement des activités agricoles et/ou d’élevage. Le projet proposé par l’Agence belge de développement Enabel prévoit, autour de ces agropoles, de réhabiliter des centres de formation, de développer des sources d’énergie propre et de dynamiser l’offre de services financiers (microfinance) et non financiers.

Suite à la décision du Comité de Gestion du Bekou, le programme réconciliation va se poursuivre, en particulier à travers le soutien aux médias centrafricains et particulièrement aux radios communautaires ,qui occupent l’essentiel du paysage médiatique en RCA. Leur rôle est capital pour permettre l’échange d’opinions, une information objective, relier les communautés et favoriser le dialogue et le renforcement de la cohésion sociale. Nouveauté de cette seconde phase, un accent va être mis sur la jeunesse à travers le soutien aux maisons de jeunes. Les jeunes centrafricains, qui représentent 70% de la population, sont des acteurs incontournables pour une réconciliation durable.

Le Fonds Bêkou poursuit son engagement dans le domaine du genre à travers la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Avec la troisième phase du programme genre, le soutien aux centres d’accueils ou d’écoute publics et communautaires va être poursuivi. Les victimes de VBG seront référencées vers les services de santé et prises en charge juridiquement. Un volet important du nouveau programme doté de 7 million d’euros sera centré sur l’autonomisation socio-économique des victimes. Afin de prévenir de nouvelles violences mais aussi d’éliminer la stigmatisation des victimes de VBG, un travail de mobilisation communautaire sera mené pour sensibiliser les populations. Finalement, fidèle à son mandat de soutenir la résilience à tous les niveaux et renforcer les institutions dans leur mission, le Fonds Bêkou poursuivra son appui au Ministère de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant.

Pour Francesca Di Mauro, Chef d’unité à la Direction Générale du développement et de la Coopération internationale et gestionnaire du Fonds Bêkou, l’adoption de ces nouveaux programmes s’inscrit dans l’engagement de long terme de l’Union européenne en RCA : « Ces trois programmes vont contribuer directement à la réalisation du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix 2017-2023. Nous sommes fiers de poursuivre notre engagement au côté de toutes les catégories de la population centrafricaine et en faveur du relèvement du pays. Le soutien du Fonds Bêkou s’ajoute à celui des autres programmes soutenus par l’Union européenne à travers ses autres instruments. ». Pour l’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA, Samuela Isopi, “Le Fonds Bekou confirme sa pertinence dans le contexte centrafricain en lien avec la mise en oeuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui le 6février 2019”.

“Le Fonds Bekou nous a permis d’apporter des dividendes concrets de cette paix à nos populations. Grâce à sa flexibilité et à sa capacité, des réponses adaptées sont apportées à nos besoins” l’a déclaré le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Felix Moloua. “Au nom du Président de la République Chef de l’Etat, je remercie l’Union européenne et les Etats-contributeurs pour ces nouveaux financements qui ciblent des secteurs et des acteurs clé pour le relèvement de notre pays, en cette période de lutte contre la pandémie à convid19″.

RCA : polémique autour de la chasse aux motos-taxis au centre-ville de Bangui.

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Centrafrique.com/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycee-gobongo-rue-mbaikoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des motos-taxis au croisement du lycée Gobongo, à Bangui, le 4 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Des motos-taxis au croisement du lycée Gobongo, à Bangui, le 4 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’opération a été menée conjointement ce lundi 4 mai par les unités de la police nationale, de la gendarmerie  et de la garde présidentielle, sur instruction du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara,  au centre-ville de Bangui. Loin de faire l’unanimité, cette opération des menées par les forces de l’ordre crée de facto des polémiques dans le pays, et les usagers, ainsi que les syndicats des transporteurs de motos-taxis ne sont pas du tout contents.

 

Ce lundi 4 mai 2020, les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre , après plusieurs mois de sensibilisation au respect du nouveau règlement interdisant les motos taxis de circuler au centre-ville de Bangui, ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Vers 4 heures du matin, ce lundi, les forces de sécurité intérieure (FSI), mais également les éléments de la garde présidentielle, munis de leur fusil, ont été déployées partout dans les rues de la capitale, bloquant au passage son accès aux motos-taxis.

Selon le ministère de la Sécurité publique, cette opération vise principalement  à faire respirer la capitale, envahie par  des milliers des motos-taxis, auteurs de multiple accident de circulation dans la capitale. Or, les usagers comme les représentants des organisations syndicales des motos-taxis ne sont pas de cet avis. Pour eux, la décision du ministre de la Sécurité publique d’interdire l’accès au centre-ville aux motos-taxis est purement politique. D’après eux, celle-ci serait motivée par la récente démonstration de force populaire de l’ancien chef de l’État François Bozizé au quartier Lakouanga, où des centaines, pour ne pas dire des milliers  des motos-taxis l’ont spectaculairement accompagné comme un messie, tout en bloquant les circulations dans plusieurs endroits de la capitale. Ce qui crée la « jalousie » des autorités en place, disaient-ils.

Pour de nombreux conducteurs de ces engins à deux roues, c’est grâce à leur moto qu’ils font vivre leur famille. Ils ne comprennent pas pourquoi, à chaque fois, les autorités du pays, en prenant des décisions qui les concernent, ignorent leur organisation syndicale alors que celle-ci existe bel et bien à Bangui.

Pendant ce temps, sur le terrain, ce mardi 5 mai, les forces de l’ordre, qui ont  installé leur checkpoint à plusieurs endroits de la capitale, interdisent toujours l’accès au centre-ville aux motos-taxis.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.