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RCA : Coronavirus, la Chine populaire faite à nouveau des dons des kits sanitaires aux forces armées centrafricaines

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L’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong et la ministre de la défense nationale Marie-Noëlle Koyara, lors de la remise des dons chinois des kits sanitaires aux forces armées centrafricaines le 12 août 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 08 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le  cadre du soutien au gouvernement centrafricain dans la lutte contre la pandémie à coronavirus, l’ambassade de la République populaire de Chine en Centrafrique a fait un don des matériels sanitaires au ministère de la Défense nationale.

 

La remise de ce don des matériels sanitaires a eu lieu ce mercredi 12 août au ministère de la Défense nationale en présence de la chef dudit département, madame Marie-Noëlle KOYARA et l’ambassadeur de Chine populaire en RCA, le diplomate Chen Dong.

Ce don  de matériels sanitaires octroyés aux forces armées centrafricaines  par la province de Fujian, en République populaire de Chine, est composé entre autres de 10 000 masques de nez et de 100 pistolets frontaux.

Selon le diplomate chinois, c’est dans le cadre du renforcement de la coopération agissante entre la Chine populaire et la République centrafricaine dans le domaine de sécurité que la province de Fujian vole au secours  de l’armée nationale avec ces matériels sanitaires pour aider la RCA en général, et les FACA en particulier dans la lutte contre la propagation du Covid-19.

Il est à noter que la province de Fujian, qui a été visitée en 2018 par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, mène depuis plusieurs années une très bonne et étroite coopération dans le domaine de formation des agents de la garde présidentielle centrafricains.

Écouter le diplomate chinois :

 

Prenant la parole, la ministre de la Défense madame Marie-Noëlle KOYARA a vivement salué le geste salutaire du peuple chinois envers leurs frères centrafricains à la veille du soixantième anniversaire de l’indépendance de leur pays la République centrafricaine.

D’après la ministre, ce beau cadeau servira à sauver beaucoup de vies.  « C’est ça le sens de l’amitié »,  a-t-elle déclaré.

Écouter la ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA :

 

Rappelons que la semaine dernière, la province de Fujian en Chine avait remis des dons de 12 000 masques de nez et 140 pistolet frontaux aux trois départements centrafricains à savoir le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, le ministère de l’Économie et de la Coopération internationale et le ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger.

 

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Mystère autour de la mort suspecte d’un officier supérieur togolais

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Mystère autour de la mort suspecte d’un officier supérieur togolais

Bangui ( République centrafricaine ) – L’enquête ouverte en mai après la mort suspecte d’un officier supérieur de l’armée togolaise au lendemain de l’investiture du président Faure Gnassingbé, piétine toujours, suscitant la suspicion de la société civile.

Le lieutenant-colonel Bitala Madjoulba, commandant du 1er Bataillon d’intervention Rapide (BIR), avait été retrouvé mort dans son bureau le 4 mai 2020 au matin et l’autopsie du corps avait révélé une blessure par balle./////////////.

Ce militaire à la prestigieuse carrière faisait partie du cercle restreint réunissant les hauts gradés les plus proches de Faure Gnassingbé. Le président togolais est arrivé au pouvoir en 2005 après la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans./////////////.

Le profil de la victime et les circonstances de sa disparition ont jeté le trouble parmi les Togolais, d’autant qu’aucune piste concrète, personnelle ou professionnelle, n’a pris consistance pour l’instant. “Cet assassinat nous interpelle tous, quelle que soit notre orientation politique”, constate le pasteur Komi Edoh, président du Mouvement Martin Luther King (MMLK)./////////////.

Peu après la mort du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba, les médias locaux avaient évoqué la piste d’un “règlement de comptes au sein de l’armée” et les habitants de son village natal Siou – à plus de 500 km au nord de Lomé – ont manifesté à plusieurs reprises pour exiger que “toute la lumière” soit faite sur sa disparition./////////////.

Mais plus de trois mois après les faits, rien ne filtre sur le travail de la commission d’enquête conduite par le ministre de la Sécurité, le général Damehame Yark. /////////////.

“Retenez simplement que la commission fait son travail”, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier, qui ajoute que “le corps de la victime est toujours conservé à la morgue, pour les besoins de l’enquête”./////////////.

Responsabilité de l’Etat/////////////.

Le Togo a également sollicité “l’expertise” de la justice française a précisé le général Yark le 13 juillet à l’AFP. /////////////.

“La responsabilité de l’Etat togolais est engagée” dans cette affaire, affirme Nathaniel Olumpio, le président du Parti des Togolais (opposition), qui pointe les “défaillances” des autorités : “lorsqu’on assassine un officier supérieur dans son bureau, à l’intérieur d’un camp militaire, cela veut dire que l’État s’est montré incapable de garantir la sécurité des officiers sur leur lieu de travail”. /////////////.

Ce dossier “est une patate chaude entre les mains de la Justice”, renchérit David Dosseh, porte-parole du Front Citoyen Togo Debout (FCTD), qui rassemble de nombreuses organisations de la société civile togolaise./////////////.

“Il y a eu suffisamment de précédents qui démontrent qu’au Togo, des enquêtes sont ouvertes sans qu’on sache ce qu’elles deviennent par la suite”, s’inquiète David Dosseh, qui estime que “plusieurs personnalités proches du régime pourraient être mises en cause” si l’enquête aboutit, bien qu’aucun élément ne vienne pour l’heure étayer cette hypothèse./////////////.

Lors d’une conférence de presse, le 7 mai, trois organisations de défense des droits de l’Homme – la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH), l’Association des victimes de l’impunité au Togo (Asvito) et la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) – avaient appelé la famille du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba à porter plainte contre l’État togolais, censé garantir la sécurité et l’intégrité des personnes sur son territoire./////////////.

“Silence radio”/////////////.

Un collectif d’avocats a saisi le 10 juillet le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies à Genève, a annoncé samedi à l’AFP Me Mawaba Songue Balouki, avocate au barreau de Marseille, en France. /////////////.

De nationalité togolaise, celle-ci dit avoir été mandatée par un membre de la famille du gradé pour constituer ce collectif de trois avocats, afin de mettre “la pression internationale” sur l’Etat togolais, pour que “justice soit rendue”./////////////.

“Nous demandons au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies d’inviter l’Etat togolais à s’expliquer sur ce dossier, car jusqu’à présent c’est le silence radio”, a détaillé Me Balouki./////////////.

Plusieurs enquêtes ouvertes par le ministère de la sécurité ces dernières années au Togo et impliquant les forces de l’ordre, n’ont jamais abouti.

Avec AFP/VOA

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L’État islamique s’empare d’un port stratégique au Mozambique, lourdes pertes au sein de l’armée

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L’État islamique s’empare d’un port stratégique au Mozambique, lourdes pertes au sein de l’armée

Bangui ( République centrafricaine ) – Mardi le port stratégique de Mocímboa da Praia, dans la province de Cabo Delgado au Mozambique, est tombé entre les mains des insurgés suite à près de 5 jours d’affrontements, a-t-on appris de plusieurs sources locales.

Selon les sources, les insurgés sont venus à bout de militaires mozambicains car ces derniers ont manqué de munitions./////////////.

Une source militaire a dit à la VOA sous couvert d’anonymat que des mercenaires sud-africains travaillant pour le compte du gouvernement mozambicain n’ont pas pu arriver à temps à Cabo Delgado car leurs hélicoptères ont dû s’arrêter en chemin pour se ravitailler, perdant ainsi 15 minutes cruciales. Par ailleurs, un convoi de véhicules militaires venu en renfort a été pris en embuscade par un groupe d’insurgés./////////////.

Selon les estimations, les forces régulières ont perdu 55 hommes et on compte 90 blessés parmi les survivants. Les corps sont arrivés à Pemba dans des camions./////////////.

Les combats ont causé un déplacement des populations civiles, selon des témoins./////////////.

Le port de Mocímboa da Praia est la plaque tournante de l’activité économique dans la région, où sont situés d’importants projets d’exploitation de gaz naturel./////////////.

Selon le président mozambicain Filipe Nyusi, les insurgés sont soutenus par des forces externes./////////////.

Auteur: André Baptista. Traduit et adapté du portugais. Lire l’original>>

Avec AFP/VOA
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RCA : message de Monsieur Jean-Serge WAFIO, Président fondateur du PDCA aux pionniers et pionnières de son parti.

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Logo officiel du parti PDCA

 

Pionnière,

Pionnier,

Par le présent message, je voudrais rassurer les Pionnières et Pionniers, surtout ceux de province, qui continuent de s’inquiéter pour mon absence prolongée ; la date de mon retour sera communiquée dans quelques semaines. Chaque Pionnière ou chaque Pionnier de Bangui et Bimbo se souviendra qu’en 2017 et 2018, je vous avais souvent exprimé mes inquiétudes, doutes, interrogations et pressentiments négatifs à cause des violations répétée de la constitution et des dérives dictatoriales constatées et décriées, et surtout mon inquiétude sur la probable non-tenue des élections aux dates constitutionnelles retenues, si le Président TOUADERA réussissait, contre l’opinion populaire, son dialogue avec les groupes armés. Il souviendra aussi à chacune et à chacun, que je n’avais pas cessé de m’interroger sur ce que le Président TOUADERA escomptait avec ce dialogue récusé par tous, qu’en juin et août 2019, après la tenue dudit dialogue, j’avais alerté les Présidents des Partis Politiques sur la nécessité de réfléchir à des alternatives au cas où les Autorités Politiques de Bangui n’ organiseraient pas ces élections aux dates constitutionnelles retenues, et qu’en octobre 2019, j’avais proposé une concertation citoyenne, parce que les faits, actes et comportements de nos Autorités de Bangui m’ont convaincu que ces élections n’auront pas lieu.

Chacune ou chacun est témoin aujourd’hui que la vie politique nationale est réduite, depuis décembre 2019, à une féroce guéguerre ou querelle de personnes (fà mbi, mbi fà mo) entre le Président TOUADERA et son mentor, l’ancien Président BOZIZE, aux vilénies entre le MCU et le KNK, aux dénonciations quotidiennes de grossières manœuvres dilatoires pour des hold-up électoraux de la part du camp présidentiel et à la territorialité de l’insécurité, à quel dessein ? Avec la bénédiction du pouvoir TOUADERA, (1) Ali NDARASSA sème la terreur dans nos Préfectures de la OUAKA, de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou, (2) le RPRC de Djono Ahaba GONTRAN, le PRNC de NOUR GREGAZA et le MLCJ de TOUMON DEYA mettent à feu et à sang, la Vakaga, le Bamingui Bangoran et la Haute Kotto, et (3) SIDIKI tue allègrement dans l’ouham Pendé et la Nana Mambéré, sur fond de grand risque d’avoir plus de votants étrangers que d’électeurs centrafricains inscrits. Il ne peut avoir d’ élections sereines, crédibles et acceptables dans une insécurité aussi politiquement et territorialement organisée, à moins de vouloir envisager une grave crise pré ou post-électorale.

Au risque de me tromper, ce que je ne crois pas, je suis convaincu et reste persuadé, en ce mois d’août 2020 que dans le contexte socio-politique très délétère actuel, lequel frise même l’ implosion, les élections ne pourront pas se tenir, à moins que le Président TOUADERA ne veuille nous amener à une boucherie. La seule alternative possible qui demeure est la résilience. Nous transcender, nous mettre sous l’arbre à palabre et élaborer consensuellement un schéma réaliste et pragmatique pour aller à ces élections dans une sécurité assez avancée pour des résultats acceptables. Je vous demande, par conséquent, de continuer le travail de repérage des candidats potentiels et crédibles et de poursuivre la sensibilisation de proximité. Je remercie chaque Pionnière et chaque Pionnier qui pourrait relayer le présent message à l’attention des Pionnières et des Pionniers de province.

Pour le soixantième (60è) anniversaire de notre indépendance octroyée le 13 août 1960, je souhaite à chaque Pionnière et à chaque Pionnier une bonne et joyeuse commémoration, dans la mesure du possible.

Mes considérations pionnières. A bientôt.

WAFIO JEAN SERGE

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RCA : recensement électoral, un superviseur de l’ÂNE tué à Ippy

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”5 combattants de la seleka avec leurs armes” width=”450″ height=”326″ />
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bambari, République centrafricaine, mercredi 12 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).

Il s’appelle Steve Régis Leppa, superviseur d’un centre d’enrôlement des électeurs dans la localité d’Ippy, située à  496 kilomètres de Bangui. Il serait assassiné dans des circonstances troubles.

 

Selon des sources officielles locales, son décès est survenu ce mardi 11 août 2020 dans la région d’Ippy, située dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

On ignore les circonstances exactes de sa mort, mais tout porte à croire qu’il a été violemment agressé quelques minutes plutôt avant d’être transporté dans un état grave à l’hôpital de la Minusca situé à la périphérie de la ville d’Ippy. Grièvement blessé au visage, son décès a été malheureusement constaté quelques minutes plus tard par les médecins.

Transporté à Bambari, la dépouille de la victime est en cours d’acheminement à Bangui par la voie routière.

Pendant ce temps, au croisement Ndjoubissi, sur l’axe Ndassima, une équipe des agents recenseurs et agents tablettes de l’ÂNE ont été interceptés par ces mêmes rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Ils ont été dépouillés totalement par les malfrats qui ont confisqué également toutes les tablettes en leur possession.

 

Rappelons que le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa est aussi conseillé en matière de sécurité du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Il est l’un des signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA) du 06 février 2019.

Le mois dernier, il a été invité discrètement à Bangui par les autorités nationales afin de négocier avec lui son grand retour dans la ville de Bambari. Ce qui a profondément choqué l’opinion nationale qui a appelé à une ville morte dans le pays la semaine dernière.

 

Bertrand Yékoua

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RCA : Les saisons du pays ne servent aucunement de points de référence pour le développement au régime de TOUADERA

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Inondation dans un quartier du sixième arrondissement de Bangui en juillet 2019. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Un éditorial de Angèle Kanzoro.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 12 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).

Les écoles primaire et secondaire amènent le scolaire centrafricain à se familiariser avec les saisons de chez lui. Il en acquiert une certaine maturité devant l’aider dans sa vie courante. Etant un pays tropical, le citoyen sait, pour toute cause, que la terre natale a deux saisons principales : la saison pluvieuse, la saison sèche. Que doit faire TOUADERA si jamais il est appelé à être le chef suprême de cette entité naturelle ?

 

Pleinement, le Centrafrique dans sa globalité, les voisins limitrophes et l’univers savent pertinemment qu’un professeur d’université dirige un Etat. Comme le soulignaient les journalistes de RFI en son temps, un mathématicien vient jongler avec les formules mathématiques pour mener à bien son pays. En géographie également, il a le rang de jouer avec cette discipline devant surpasser les saisons boueuses imposées par les eaux du ciel. Est-ce que l’on constate avec vérité si les eaux que déverse la pluie abondante sont correctement combattues et finalement maîtrisées ?

Faisons seulement un pas de touriste dans les quartiers Damala, Combattant, Tournant, disons le huitième arrondissement de Bangui en général, la pilule est plus qu’amère à consommer. Il est un grand intérêt pour les habitants de porter, chacune et chacun, une paire de bottes. Cela veut autant dire à ces concitoyens de pays en voie de sous-développement, de faire voir ces matières de hauts luxes. Combien de femmes, d’enfants et d’hommes brandiraient cette chaussure coûteuse tant extrêmement chère ? Rarissime en sera le nombre des porteurs qui se baladeront pour chercher avant tout ce qu’il faut mettre sous la dent. Et pourtant, la République centrafricaine est un Etat avec des membres de gouvernement professorale ment sollicités.

Le ministre du Territoire, la Mairie n’existent pas dans ce camp de bataille éternelle ?

Vu que la SECURITE qui faisait l’objet de priorité des priorités du président de la République, chef de l’Etat, que lui signifie l’assainissement de la ville de Bangui, capitale d’une cité accueillant les sommités du monde. Il ne semble ne rien dire vu qu’absolument rien ne le gène dans son grand trou. Même pas des tonnes d’eaux devant tout balayer une matinée. Le voilà président de sa République, chef de l’Etat où les organisations non gouvernementales font et servent toujours les mille tâches que leur recommande ce cher professeur en matières minuscules de l’Etat confisqué. N’est-ce pas une stratégie officieuse de les officialiser ?

La grande sagesse recommande que l’espoir permette tout. Les prochaines échéances électorales peuvent balancer un terrestre hors du commun, si le coup d’Etat électoral est écarté, de peur que ce pays saccagé des années durant, demeure réellement un de ces quatre saisons, un repos du guerrier.

 

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RCA : lutte contre Covid-19, première réunion du comité de gestion des fonds à Bangui

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Les ministres des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA, Président dudit comité et celui de la Santé Publique, Dr Pierre SOMSE copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 11/08/20.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 12 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour une meilleure gestion des ressources mobilisées  par le gouvernement en faveur de la lutte contre la pandémie du coronavirus en RCA, un comité chargé du suivi de la gestion des ressources mobilisées a été mis en place par le gouvernement. Sa première réunion a eu lieu ce mardi 11 août à la primature en présence du ministre des Finances Henri-Marie DONDRA, de son collègue de  la santé docteur Pierre Somsé,  des donateurs ainsi que de la société civile.

 

Selon le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA, ce comité de gestion des ressources mobilisées créé par un arrêté du Premier ministre le 22 juillet 2020 a pour mission de suivre l’utilisation de toutes  les ressources consacrées  à la lutte contre la propagation de Covid-19 afin de garantir leur gestion saine, efficace,  efficience, transparente et responsable.

Écouter le ministre Henri-Marie DONDRA :

 

Prenant la parole, le ministre de la Santé docteur Pierre Somsé  a salué vivement l’initiative de la mise en place de ce comité de gestion des ressources qui permettra de centraliser les informations portant sur les ressources allouées et les dépenses  ainsi que le résultat obtenu  étant donné que leurs origines et leur mécanisme des dépenses sont aussi complexes et diverses.

Écouter le ministre de la Santé docteur Pierre Somsé :

 

 

Il est à noter que lors de cette réunion,  cinq points ont été inscrits à l’ordre du jour à savoir les orientations, les ressources déjà mobilisées, les dépenses effectuées, les dépenses en cours  de mobilisation et les divers.

Interrogé à la sortie de cette réunion, le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA a précisé que ce comité de gestion des ressources qui va se réunir chaque mois  a été mis en place à l’initiative du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA afin de permettre aux centrafricains et aux donateurs de savoir comment les ressources mobilisées dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus sont gérées.

Écouter le ministre des finances Henri-Marie Dondra :

 

Rappelons que depuis plusieurs mois, la coalition de l’opposition ainsi que les diverses personnalités questionnent l’utilisation et la gestion des fonds alloués dans le cadre de lutte contre le Covid-19 en République centrafricaine.

 

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Poutine annonce avoir développé un vaccin

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Coronavirus: Poutine annonce avoir développé un vaccin

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président Poutine a déclaré que le vaccin, développé par l’Institut Gamaleya de Moscou, offrait une “immunité durable” contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’un vaccin développé localement contre la Covid-19 avait reçu l’approbation réglementaire après moins de deux mois d’essais cliniques sur les humains./////////////.

M. Poutine a déclaré que le vaccin avait passé tous les contrôles requis, ajoutant que sa fille a déjà été vaccinée./////////////.

Les autorités ont déclaré qu’ils prévoyaient de commencer une vaccination de masse en octobre./////////////.

Des scientifiques ont exprimé récemment leurs préoccupations face à la rapidité de la mise au point du vaccin et ses essais en Russie, rappelant le respect des lignes directrices./////////////.

En outre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté la Russie la semaine dernière à suivre les directives internationales de production d’un vaccin contre la Covid-19./////////////.

Le vaccin russe ne fait pas partie de la liste des six vaccins de l’OMS qui ont atteint la phase trois des essais cliniques, qui impliquent des tests plus répandus chez l’homme./////////////.

Qu’a dit le président Poutine à propos du vaccin ?/////////////.

Évoquant une première mondiale, le président Poutine a déclaré que le vaccin, développé par l’Institut Gamaleya de Moscou, offrait une “immunité durable” contre le coronavirus./////////////.

Le ministre de la Santé, Mikhail Murashko, a déclaré que le vaccin s’était “révélé hautement efficace et sûr”, reflétant un grand pas vers la “victoire de l’humanité” sur la Covid-19./////////////.

En juillet, des scientifiques russes ont annoncé que les premiers essais d’un vaccin conçu par l’Institut Gamaleya étaient au point. /////////////.

La semaine dernière, le gouvernement russe a annoncé qu’il se préparait à commencer des vaccinations de masse après avoir déclaré qu’il avait mené avec succès des essais du vaccin./////////////.

Plus de 100 vaccins dans le monde sont en cours de développement, certains d’entre eux étant testés sur des personnes dans le cadre d’essais cliniques./////////////.

Malgré des progrès rapides, la plupart des experts pensent qu’un vaccin efficace ne sera pas disponible bien avant la mi-2021./////////////.

“Parfois, des chercheurs affirment avoir trouvé quelque chose, ce qui est bien sûr, en tant que tel, une excellente nouvelle”, a déclaré le porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, aux journalistes le 4 août./////////////.

“Mais entre trouver ou avoir la moindre idée d’avoir un vaccin qui fonctionne et avoir franchi toutes les étapes, il y a une grande différence.”

Avec BBC Afrique

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Tchad : qui est Baba Laddé, l’ex-chef rebelle  tchadien gracié ce jour par le Président Idriss Deby  ?

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Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 11 août 2020. Aujourd’hui gracié, Baba Laddé a eu 50 ans le 21 juillet dernier. Quelques éléments biographiques pour mieux connaître son parcours.

 

Mahamat Abdoul Kadre Oumar est né le 21 juillet 1970 à Gounou Gaya (Mayo Kebbi Est).

Ce que peu savent, c’est que son père, né en 1945 à Bongor, est de mère Peule, du clan Garadji, plus connu sous le nom de Yillaga, mais est de père Baguirmien, du clan Koubar (Koubahr).

La mère de Baba Laddé est elle aussi une Peule Yillaga (de père et de mère) et est née à Bongor en 1950.Les Yillaaga sont des Yirlaabe, donc des Diallo.

 

Si le père de Baba Laddé est Baguirmien par son père, il s’est toujours considéré Peul car élevé dans la famille de sa mère. Baba Laddé sera lui aussi élevé dans la famille de sa mère.

 

Le père de Mahamat Abdoul Kadre Oumar était commerçant, fut marié plusieurs fois et eu 5 filles et 5 garçons.

 

Sous Tombalbaye, il fut président des commerçants de Gounou Gaya et eu des responsabilités au niveau national de la fédération des commerçants.

 

À l’arrivée d’Habré, considéré comme opposant, ses commerces furent pillé et il fit vivre sa famille par l’agriculture et la chasse.

 

Il soutint la prise de pouvoir d’Idriss Deby en 1990. En 1992 il intègre l’Union Nationale de Abdoulaye Lamana. En 1996 il rejoint le MPS, son bureau de Gounou Gaya et devient conseiller municipal. Le père de Baba Laddé meurt en 2009 à Maiduguri (Nigeria) dans une maison de son fils alors que celui-ci est en prison.

 

Baba Laddé, marié à 3 femmes et père d’une fille  née le 15 août 2005, fut principalement élevé dans sa famille maternelle. Grande famille d’éleveurs qui transhume entre Tchad, Cameroun et Centrafrique.

Durant son enfance il ne vit que très peu ses parents et fût très proche de sa grand mère maternelle qui voulut l’adopter.

 

Quand son père vint le chercher au campement pour le ramener à Gounou Gaya et l’inscrire à l’école, sa grand mère dit “quand tu reviendras tu seras Baba Laddé”. Après ça, ses oncles, neveux et cousins l’appelèrent “Baba Laddé”, le père de la brousse.

 

Élevé dans un campement nomade, comme son père, il se considère Peul.

Quand il affirme qu’il est “100% Peul, 100%Tchadien” ce n’est pas au sens ethnique : son combat est à 100% pour défendre les droits des Peuls et en même temps à 100% pour défendre les droits de tous les Tchadiens.

On peut aimer son ethnie, sa tribu, son clan, et en même temps aimer son pays, aimer son ethnie ne signifie pas détester les autres groupes. Être fier de son identité est important pour créer un état multiculturel.

Il est normal que les  Toubou-Goranes aiment et soutiennent leurs frères du Niger et de Libye et en même temps ils sont de vrais Tchadiens. Pareil pour les Massalits, Moundangs, Mboums, Roungas.. Un Toubou Libyen est un vrai Libyen comme un Peul mauritanien est un vrai Mauritanien.

 

Mahamat Abdoul Kadre Oumar fit son primaire et son collège à Gounou Gaya et en sortit en 1990.

 

Il intègre alors le Lycée technique de Ndjamena. Il le quitte en terminale pour devenir gendarme en 1995, reçu 6 ème sur 1000 candidats.

 

Après sa formation il devrait secrétaire du commandant de l’école d’instruction. Puis il suit une formation au Journal Officiel et devient archiviste de la gendarmerie. Maréchal des Logis Chef, il devient capitaine en 1998.

 

En 1998, un conflit éclate dans le sud et au Chari Baguirmi entre éleveurs Peuls et autorités locales. Le président Déby envoie 3 députés et le Sultan de Ndjamena pour enquêter sur ce qui se passe. Ils lui rapportent que les autorités locales et les forces de sécurité font toutes sortes d’abus, notamment du racket et des exécutions sommaires. Mais Déby voit leur compte rendu comme une attaque contre ses parents Zaghawa et les écarte.

L’association des éleveurs rencontre le ministre de l’intérieur et le premier ministre mais la situation continue de se dégrader.

 

Mahamat Abdoul Kadre Oumar est préoccupé par cette situation. Il décide de créer avec un groupe de jeunes Peuls le Front Populaire pour le Redressement, une assemblée générale est organisée dans un quartier nord de Ndjamena et est nommé président du mouvement. Pour les initiales, ils se sont inspirés du FPR rwandais.

 

Mais trahi par un des participants, le 15 octobre 1998, il est arrêté avec 3 autres camarades.

 

Libéré le 19 septembre 1999 après leur avoir fait jurer de ne plus entrer en rébellion, le pouvoir prévoit d’envoyer Baba Laddé dans le nord pour le faire disparaitre.

Alors, Baba Laddé décide de passer à Kousseri au Cameroun puis après 2 semaines en brousse arrive à Maiduguri où sa mère est installée depuis son divorce et son remariage.

 

Baba Laddé va passer plusieurs années au Nigeria, sous de fausses identités. Pendant ce temps, depuis 1998, le FPR va se développer au Tchad et en RCA, plus comme un mouvement d’autodéfense contre les bandits et les exactions des forces de l’ordre que véritablement un mouvement rebelle.

 

Pendant ses années d’exil au Nigeria, l’association peule nigeriane organise une rencontre entre Baba Laddé et l’ancien président le Général Buhari (qui redeviendra président en 2015) qui lui exprime son soutien, puis invité par des militants des communautés peules du Niger, du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal, il entreprend un voyage dans ces 4 pays où, lors de conférences, il sensibilise sur la cause au Tchad et prévient que des crises touchant les Peuls peuvent éclater dans les pays d’Afrique Occidentale.

 

Il est au Nigeria en 2006 quand les rebelles tchadiens installé au Soudan l’invitent à les rejoindre. Les rebelles du FUC viennent d’échouer à Ndjamena, Mahamat Nouri a rejoint le Soudan et Timan Erdimi monte en puissance face à Yahya Djillo.

 

Arrivé au Soudan, l’UFPD (qui deviendra UFDD quelques mois après) lui propose d’y adhérer, mais la Concorde Nationale Tchadienne d’Hassan Saleh al-Djinedi (qui aujourd’hui combat au Yémen) lui ayant proposé d’abord, le FPR intègre la CNT. Dans cet accord Baba Laddé exige qu’à la victoire, il y ai installation de la démocratie, non pillage des ressources, le respect de toutes le communautés ethniques du pays, et l’accès pour ses hommes aux armements et moyens roulants que le Soudan met à disposition. Baba Laddé est nommé Commissaire aux Affaires Extérieures de la CNT.

 

Ses hommes commencent à arriver du Tchad et de RCA au Darfour. Mais al Djinedi ne leur fournit que peu d’équipements et n’aide pas vraiment à les faire venir du Tchad et RCA.

 

Déçu, il rejoint l’UFPD signant avec Mahamat Nouri le même accord qu’il avait fait avec la CNT. Baba Laddé refuse un poste dans l’organigramme du mouvement, sa priorité étant ses hommes.

 

Mais à un moment 300 combattants FPR arrivé de RCA et remontant du Darfour Sud au Darfour Nord pour rejoindre la base de l’UFDD sont intercepté par la sécurité soudanaise. Alors que Nouri lui dit qu’il essaye de les faire  libérer, il ne fait rien pendant 3 jours et Baba Laddé entrant en contact avec les Soudanais comprend que les autorités ont cruent que c’était des Peuls Soudanais et non des Tchadiens. Le manque de considération lui font alors quitté l’UFPD.

 

Il rejoint alors Abdelwahid Aboud Mackaye qui vient de prendre la tête du FUC après le départ de Mahamat Nour Abdelkerim.

Baba Laddé est alors nommé Commissaire à la Défense du FUC.

 

En collaboration avec l’UFPD, le FUC attaque le 22 octobre 2006 Goz Beida, puis prennent Am Timan et Haraze-Mangueigne. Mais le Soudan rappelle en urgence Aboud Mackaye à Khartoum, lui disent qu’ils ne veulent plus que le FUC existe et dans les heures qui suivent il est annoncé que l’UFDD est créé par la fusion de l’UFPD, du CDR d’Acheikh Ibn Oumar et du FUC. L’UFDD revendique l’attaque en cours. Les combattants du FUC et de l’UFPD sur le terrain sont surpris d’apprendre ça.

 

Baba Laddé refuse à ce moment de rejoindre cette coalition. Pendant 3 mois lui et ses hommes sont sans soutien. Il décide alors de rejoindre Abdelwahid Aboud Mackaye dans l’UFDD, on lui propose pas un poste, mais il refuse.

 

Peu de temps après, le journaliste français Laurent Correau vient faire un reportage sur l’UFDD. Les services Soudanais lui disent qu’il y a parmi eux un gendarme Peul de 36 ans. Laurent Correau demande à rencontrer celui qui n’est pas encore connu comme Baba Laddé. Mahamat Nouri le prend très mal.

 

À ce moment, les Soudanais convoquent à Khartoum Mahamat Nouri, Timan Erdimi, el-Djinedi et Baba Laddé. Mais les 3 leaders font tout pour que le jeune gendarme ne rencontre pas les hauts gradés Soudanais.

 

Les 3 rencontrent le chef de la sécurité et retournent vite sur le terrain, alors que Baba Laddé reste à Khartoum. Ils lancent l’attaque sur Adré, avec les hommes du FPR intégré dans les troupes UFDD, sans que Baba Laddé soit au courant.

Mais grâce à la communauté peule de Khartoum, Baba Laddé a accès à Omar el Bechir. Les Soudanais comprennent l’intérêt pour eux de soutenir des rebelles Peuls dans leur lutte contre Déby. Ils décident d’armer le FPR en tant que mouvement autonome.

 

Mais les 3 leaders disent aux Soudanais que Baba Laddé est sudiste et si eux et le FPR entrent armés dans Ndjamena, il y aura un “nouveau 79”.

Les Soudanais renoncent alors et disent à Baba Laddé de choisir d’intégrer un des mouvements de Nouri, Erdimi ou el-Djinedi. Il choisit d’intégrer la CNT, encore, principalement parce qu’elle est basée à Moudeina, près de la RCA.

 

Peu de temps après, Nouri propose de façon très pressante à la CNT de s’allier pour de futures attaques. Les combattants se sentent menacés. Baba Laddé fait partie de l’équipe de la CNT qui signe l’accord avec l’UFDD, mais aucun d’eux ne sait exactement ce qu’il a signé..

 

Baba Laddé en a ras-le-bol. Il appelle des amis de l’ambassade de France à Khartoum et les services Soudanais qui le ramènent à Khartoum puis le transfert au Nigeria. Ces hommes repartent vers le sud du Tchad et la RCA. En 2008, 3 de ses principaux lieutenants dont son chef d’état major Ali Darassa (contrairement à ce que certains disent, le chef de l’UPC n’est pas Nigérien, mais Tchadien, du Chari Baguirmi) viennent le voir au Nigeria.

 

pour planifier son retour sur le terrain. Il traverse le Cameroun, le nord de la RCA et rejoint la Grande Sido en septembre 2008.

 

Le FPR lance des attaques contre des bases de l’armée et de la gendarmerie, souvent avec succès.

 

l’Assemblée générale du mouvement nomme Mahamat Abdoul Kadre Oumar Général de Brigade.

 

Quelques temps plus tard, la rébellion centrafricaine APRD de Jean-Jacques Démafouth invite le FPR à s’installer dans le nord de la RCA pour chasser les zaraguinas qui infestent la zone. Les zaraguinas sont majoritairement Peuls et la situation dans la zone est dramatique.

 

Le FPR s’installe en 2009 dans la brousse de Kaga Bandoro et écrase le phénomène zaraguina. Bon nombre de zaraguinas intègrent le FPR en jurant de renoncer au banditisme. Les déplacés centrafricains et les réfugiés tchadiens peuvent se réinstaller en paix dans la zone.

Bangui est egalement satisfait et Ndjamena regarde la zone mais n’a pas encore compris que c’est le FPR qui s’est installé en RCA.

 

Mais inquiet de cette lumière, l’APRD demande au FPR de cacher son identité et d’intégrer le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice. Mahamat Abdoul Kadre Oumar refuse d’intégrer le FPR dans un mouvement centrafricain mais accepte de cacher son identité. Il prend alors comme nom de guerre le surnom que lui donnait sa grand mère : Baba Laddé

 

Refusant de combattre Bozizé, des combats éclatent avec l’APRD, dont le FPR sort vainqueur. Heureux, Bozizé l’invite à Bangui.

Quelques mois après, le pouvoir centrafricain l’invite à revenir à Bangui pour entamer des négociations avec Ndjamena.

Mais au cours d’une réunion au ministère de la défense il est arrêté.

 

Échangé avec Charles Massi, il est envoyé à Ndjamena. Menacé d’être envoyé à Koro Toro par Ahmat Mahamat Bachir si il n’appelle pas ses hommes à négocier, il refuse. Pendant ce temps le mouvement est dirigé par son petit frère Ramadan, rentré de ses études à Kano (Nigeria), et Ali Darassa.

 

Au bout de 11 mois il réussit à s’échapper, passe à Kousseri et rejoint Garoua.

 

Il s’inscrit comme réfugié politique au camps du HCR. Sa présence connue, Ndjamena et Yaoundé négocient, Ndjamena propose à Baba Laddé plusieurs milliards de Francs CFA pour qu’il revienne, mais il refuse.

 

Il quitte le camps du HCR et passe au Nigeria. Trop connu dans ce pays, il part à Dakar. La communauté peule de Dakar le met en relation avec Abdoulaye Wade.

 

Le président sénégalais appelle directement Déby et lui propose des négociations dans la capitale sénégalaise, mais Déby refuse. L’ancien président tchadien Goukouni Weddeye rencontre Déby pour essayer de démarrer de nouvelles négociations, mais Déby lui répond qu’il “veut la tête de Baba Laddé”. Abdoulaye Wade demande alors à Baba Laddé de retourner au Nigeria.

 

Le Nigeria et le Cameroun sont alors mobiliser pour l’empêcher de retourner en RCA. Il se déguise et évite les grands axes. Arrivé à Yaoundé, il va à l’ambassade centrafricaine demander un visa. On lui répond qu’il y a une rébellion peule et qu’on ne peut pas lui donner. Il explique qu’il n’est qu’un commerçant et on lui accorde. Il passe enfin en RCA et arrive dans son fief de Kaga Bandoro.

Baba Laddé appelle Radio Ndeke Luka et ses contacts à l’ambassade de France à Bangui pour leur dire qu’il est revenu et est près à des négociations, on est en janvier 2011.

 

Le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo, l’ONU et la FOMAC font un énorme travail. Mais quand Ndjamena  comprend que les combattants du FPR sont 11 000 et qu’il faudra les intégrer dans l’armée,  le pouvoir renonce.

 

La tension monte entre le FPR et les pouvoirs tchadiens et centrafricains pendant 1 an jusqu’en janvier 2012. Les armées des 2 pays passent à l’attaque, le FPR se replie et installe sont état-major à Ippy. Baba Laddé et une équipe vont au Soudan du Sud à Boro Madina pour voir s’il y est possible d’y installer le mouvement. Se présentant à la SPLA, ceux ci les font attendre plusieurs mois qu’un général arrive pour négocier.

 

Finalement, le Soudan du Sud refuse leur présence et ils repartent pour Ippy.

 

C’est là qu’arrive la nouvelle que le Tchad et la RCA sont prêt à négocier à travers l’ONU et la CEMAC.

Baba Laddé est accueilli par les diverses autorités à Bambari. Puis il est accueilli à l’aéroport de Bangui par le premier ministre et plusieurs ministres. Il est enfin accueilli à Ndjamena et est nommé conseiller du premier ministre. Un mois après, le 6 octobre 2012, Baba Laddé et les officiers sont à Sido pour accueillir les combattants FPR ainsi que les civils qui rentrent avec eux.

Ils bougeront ensuite à Sarh, mais seulement 200 combattants sont retenus pour intégrer les forces de sécurité. Après une longue attente, alors que la Seleka a commencé, Ali Darassa demande l’autorisation de retourner en RCA avec la majorité des hommes. Baba Laddé accepte. Dès debut 2012, les discussions pour la création de la Seleka étaient entamer avec les mouvements centrafricains et certains mouvements tchadiens. Mais le FPR n’en fit finalement pas partie.

 

En septembre 2013, malade, il part se soigner au Nigeria. Le premier ministre et le médiateur tchadien affirment alors qu’il est parti en rébellion, repris par la presse. L’ambassadeur tchadien au Nigeria le défend et l’envoie au Niger se faire soigner. Baba Laddé rencontre le président Issoufou qui propose à Deby d’être médiateur, mais celui-ci refuse que son homologue joue ce rôle.

 

Baba Laddé garde un œil sur la RCA et est en contact avec les différents groupes Seleka et avec la famille Bozizé, il rencontre Jean Francis à Nairobi en novembre 2013. Il préssent que les milices anti balaka en formation peuvent entraîner le pays en enfer si elles entrent en action. Plusieurs membres de sa famille dont des enfants seront assassiné par les anti-balakas.

 

Les négociations pour son retour au Tchad sont menées par les officiers de l’ANS et Goukouni Zen et Abakar Sabone l’accompagne pour son retour.

 

En juillet 2014 il est nommé préfet de Grande Sido. Déby le charge de mettre fin à l’insécurité dans ce département.

Mais arrivé sur place, il comprend que l’insécurité n’est causé ni par les anti-balakas, ni les Seleka, ni les zaraguinas, mais par les forces de sécurité… Il y met fin mais s’entraîne des inimitiés.

 

On ne sait pas pourquoi mais le 24 novembre 2014 il est relevé de ses fonctions. La population de Maro se soulève pour refuser le départ de son préfet.

Début décembre, il est arrêté mais pendant qu’il fait sa valise et que son aide de camp est déjà ligoté dans une voiture, il s’enfuit.

 

Avec un camarade, ils passent la frontière et après plusieurs jours de marche se présentent aux soldats de la Minusca à Kabo. Les casques bleus, voyant ces 2 hommes en guenilles, ne les croient pas. Baba Laddé appelle donc ses contacts à l’ambassade de France à Bangui qui confirment son identité aux soldats de l’ONU.

 

Un général Pakistanais de la Minusca vient le chercher et le ramène à Bangui où il est remis à la justice centrafricaine. Ce n’est que là que des poursuites judiciaires sont lancées. Le 2 janvier 2015 il est rapatrié à Ndjamena, mains et pieds attachés au siège de l’avion. Après 48 heures aux renseignements généraux il est présenté à la justice le 5, envoyé à la prison d’Amsinéné, puis transféré à la prison de Koro Toro le 9 janvier.

 

Au bout de 3 mois son état de santé se dégrade, la croix rouge insiste pour l’envoyer à l’hôpital à Ndjamena, mais il n’est qu’envoyer à Amsinéné et le petit dispensaire de la prison, puis 2 mois après il est renvoyé à Koro Toro, pendant 3 ans.

 

Il est envoyé en 2017 à Moussoro, puis à Amsinéné en 2018. Jugé le 24 décembre 2018, il écope d’une peine de 8 ans mais a eu une remise de peine de 3 ans mettant fin à sa peine le 5 janvier 2020. Il était également sur un décret de grâce en 2019 mais n’a pas été libéré, puis un autre décret de grâce en 2020 pour la Covid-19, pas libéré, et donc à nouveau un décret de grâce en août 2020.. Il n’a jamais été admis ailleurs que dans les dispensaires de prisons depuis 2014 pour se faire soigner.

 

Aujourd’hui le FPR est un parti légal. Les nombreux combattants qui ont intégré l’UPC et les 3R sont pour les affaires tchadiennes membres du FPR-Extérieur. La direction du FPR-Extérieur, basé en RCA, n’est en conflit avec personne, entretien des relations fraternelles avec le FPR “légal”, l’UPC et les 3R mais ne se mêle pas de leurs décisions politiques ou militaires.

 

 

RCA: FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA 2016 – 2020, DES ANNÉES DES DEMISSIONS.

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Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR

 

Rédigé par  les amis de siloë de Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 11 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comment Mr Faustin Archange TOUADERA (FAT), candidat des pauvres, de classes populaires,  qui a suscité tant d’espoir en 2015 chez ses compatriotes, apparaît-il aujourd’hui comme l’homme des démissions, de la trahison, des compromissions?

 

“Les élections que nous appelons de tous nos vœux sont capitales pour nous tous et notre pays” écrit-il dans son programme.

 

Il est né le 21 Avril 1957 à Bangui, Oubangui-Chari. Il est le fils d’une famille de 10 enfants, du quartier populaire de Boy-Rabe de Bangui. Il est professeur de mathématique. Il est nommé 1er Ministre le 22 Janvier 2008 par le Président  F Bozizé Yangouvonda.

Diplômé des universités de Lille et de Yaoundé.

Il démissionne le 12 janvier 2013, remplacé le 17 janvier 2013 par Me Nicolas Tiangaye qui constitue le 3 février 2013, un cabinet d’Union nationale. Trente candidats sont en lice.

 

Trente candidats sont en lice. Le peuple centrafricain méfiant ne donne la majorité à aucun des deux candidats arrivés en tête au premier tour. Il les oblige ainsi à travailler ensemble pour le bien de la République Centrafricaine.

 

Une candidature d’engagement.

FAT se présente à l’élection présidentielle de 2015. Il arrive deuxième avec plus de 19%. Le 4 août 2015, il déclare sa candidature « provisoire » dit-il : « ma candidature et celle de François Bozizé ne peuvent être concurrentielles 

Le 8 Décembre 2015, la cours constitutionnelle de transition ne retient pas la candidature de l’ancien président, François Bozizé Yangouvounda, renversé par un coup d’Etat en mars 2013 et sous le coup des sanctions internationales.

 

Il se positionne alors comme candidat. Son  projet politique s’articule autour de trois thèmes : 1 Lutter contre les souffrances et les atrocités. 2 Mettre en valeur les ressources Humaines, Agro-pastorales, Minières et autres. 3) bâtir une société basée sur la Justice, l’Unité, la Confiance, la Laïcité, la Solidarité, la Souveraineté.

Pour FAT, la mauvaise gouvernance conduit à des exactions de tout genre : “les cours d’eau Oubangui, Ouaka, Kémo, Nana, ouham, Pendé, charriaient des corps sans vie de nos compatriotes, victimes de la folie humaine nos mamans et sœurs  ont étés violées”.

 

Les défis qu’il veut relever ensemble avec les Centrafricains sont : “La corruption qui est érigée en mode de gestion, la Sécurité et la Paix mises à rude épreuve sans oublier la Santé, l’Education et l’Emploi des jeunes. Ensemble, nous devons apporter des réponses appropriées”

Il ajoute que le tissu social a été déstabilisé transformant de nombreux citoyens en réfugiés. “Nous devons  bâtir une RCA que nous aimons pour y parvenir devons suivre : le respect de l’éthique et des lois et règles, de l’intégrité, la responsabilité, l’intérêt général…”

FAT fait sienne cette maxime de B Boganda: “Si je laisse tomber ce pays, vous mes pères, vous mes mères, vous direz que je suis un vaut rien”

 

Le moment est venu pour les citoyens de se ressaisir du programme de candidature de Faustin  Archange TOUADERA, véritable contrat moral avec eux pour un bilan de son travail à la tête de l’Etat pendant cinq ans. S’ils sont satisfaits ils le reconduisent à son poste. S’ils ne sont pas satisfaits, ils le remercient et choisissent un autre via les urnes. C’est l’alternance démocratique.

 

Propagande officielle et déclarations mensongères  des responsables

De l’ONU, de l’UE, de l’UA et de la CEEAC.

FAT a un programme en 2015. Pourquoi il ne l’a pas réalisé? Il a fait le contraire au grand dam des Centrafricains qui le jugent sévèrement. Quels sont les principaux facteurs de ses démissions? Pourquoi en 2020 il n’a pas de programme mais il se lance dans des fraudes, des corruptions, un tripatouillage électoral, recours à des groupes criminels?

 

Pour comprendre l’histoire politique, économique et sociale de la RCA, qui est liée à celle de ces « voisins musulmans » dont le principal est le Tchad (ancien Kanem Bornou). Sa prospérité au XVII° siècle est basée sur le trafic d’esclaves qu’il va chercher en RCA.

La vision de la RCA dans le Tchad du 14° siècle rapportée par des voyageurs Arabes esclavagiste : «Au Sud on trouve des individus sauvages semblables à des ogres, dangereux pour l’homme, plus proches de l’animal que de l’homme” écrit Ibn Saïd. Le Tchad un obstacle pour la RCA et pour FAT. Il faut au préalable enlever dans les têtes l’esprit esclavagiste avant toute relation bilatérale (RCA/Tchad) ou multilatérale (RCA/CEEAC).

 

Le second obstacle que doit surmonter FAT pour réaliser son programme, le poids de la colonisation française encore d’actualité aujourd’hui. Voici comment quatre personnalités en parlent Coquerry-Vidrovich, la Contrainte, A Gide, l’Exploitation, B Boganda, la Contrainte, A Césaire, la Cruauté. Aujourd’hui la Françafrique.

 

Novembre 2016, I. Déby, président en exercice de l’UA et F A Touadéra, décident une réunion de l’UA sur le processus de pacification de ce pays “dans un bref délai”. Il débute le 17/07/2017 avec l’accord de Libreville, se termine le 6/02/2019, avec le fiasco dit accord Khartoum. Ce genre de mépris des Africains décrédibilisent les institutions internationales. Il faut les réformer.

A Libreville l’idée est claire. Ecarter les Centrafricains de toute décision concernant leur pays. C’est une politique dangereuse et aventureuse.

Sont présents : l’UA présidée le Tchadien M Moussa Faki Mahamat, M A Allam-Mi SG un autre (en poste le 05/08/2013. Il remplace un autre Tchadien Nassour Guelengdoukou Ouaïdou), Tchadien SG de la CEEAC, M A Mahat Bachir un Tchadien, ministre de la sécurité publique, C A Doubane Ministre des Affaires Etrangères de la RCA. La CEEAC a un fonctionnement peut démocratique tout la DOMP de l’ONU.

 

La France occupe le DOMP l’ONU  depuis 1997 B MAYET 1997, J M GUENO 2000, A LE ROY 2008, H LADSOUS 2011, JP LACROIX 2017. Ce n’est pas démocratique. On comprend que l’ONU soit rejetée critiquée parfois. Elle est aussi comptable de la situation sécuritaire en RCA.

 

Les Amis de Siloë Centrafrique

11 Août 2020

 

 

 

 

 

RCA : Bambari, une adjointe au maire, candidate à la législative, est soupçonnée d’avoir distribué des faux actes de naissance

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Nouveau siège du MCU à Bambari. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bambari, République centrafricaine, mardi 11 août 2020. Madame Desi Bolingo, l’adjointe au maire de Bambari, candidate du mouvement cœurs unis aux législatives dans la première circonscription de Bambari a été prise en flagrant délit de distribution des faux documents de naissance à un groupe des personnes.

 

Selon notre journaliste qui a pu assister à la scène, les faits se sont produits ce lundi 10 août 2020 vers 09 heures dans un centre d’enrôlement situé sur le parking de la mairie de Bambari.

Ces faux électeurs, que nous avons considérés comme des victimes,  ont été recrutés dans différents quartiers de Bambari par madame Desi Bolingo , l’adjointe au maire, appuyée par son équipe de campagne, selon plusieurs témoignages concordants recueillis par CNC.

Les victimes, qui étaient toutes des femmes ce jour, ont été entassées par petit groupe de 80 personnes sous un hangar situé dans la concession de la mairie avant de se faire enrôler une par une au centre du recensement des électeurs situé à proximité.

Hangar de la mairie de Bambari. Photo CNC / Bertrand Yékoua
Hangar de la mairie de Bambari. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Pendant ce temps, madame Desi Bolingo, qui était à son deuxième coup ce jour, faisait des navettes triangulaires toute la journée afin de rassurer ses potentiels faux électeurs qui ont aussi peur de se faire interpeller par les forces de l’ordre.

Interrogées par CNC, certaines des victimes nous ont  confirmé qu’elles se sont préalablement enrôlées vers 8 heures au centre du CEG avant de se faire pour la deuxième fois à la mairie.

Concernant les documents de naissance en leur possession, elles ont confirmé formellement qu’ils auraient été délivrés à la mairie par madame Desi Bolingo. Des vrais faux actes de naissance.

Rappelons que plusieurs candidats du MCU ont été pris en flagrant délit de distribution des faux documents de naissances aux mineurs et à certains citoyens étrangers tant à Bangui qu’en province.

 

Depuis Bambari, Bertrand Yékoua

Copyright2020CNC

RCA : APPEL PATRIOTIQUE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE par la Capital Synergies

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Centrafrique – Capital Synergies

Les Cadres et les Elites de Centrafrique Acquis à la révision des politiques publiques Et Au Renforcement de la Démocratie Nationale

 

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APPEL PATRIOTIQUE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

Monsieur le Président de la république,

Le climat socio-politique dans le pays est malsain et explosif. Jusqu’à présent, la nation centrafricaine était abîmée par les groupes armés, désormais elle est au bord d’un affrontement fratricide ;

C’est pourquoi, ne pouvant garder un silence complice, le Collectif des cadres que nous représentons, réuni dans CAPIITAL SYNERGIE, en appelle à votre intervention pour apaiser les esprits et calmer les rancœurs, afin de sauver et préserver l’unité nationale.

Nous avons fait les constats suivants :

  • Depuis plusieurs années l’Etat centrafricain, dans la manifestation de sa puissance publique, est en état de décomposition ;
  • Depuis les “Accords“ politiques dits de « Khartoum », une orientation de choix politique s’est faite en faveur des Groupes armés, au détriment des organisations politiques et sociales républicaines ;
  • Les institutions sous-régionales et internationales ont créé les conditions d’une gouvernance qui courtise les Groupes armés, de sorte que ces derniers en profitent pour normaliser l’annexion qu’ils font des régions sur lesquelles ils règnent ;
  • La pacification du pays et le rétablissement de l’ordre public sur l’ensemble et la totalité du territoire national sont, de plus en plus, illusoires ;
  • Malgré les engagements que vous avez pris au début de votre mandat, le régime incohérent et injuste de l’embargo qui restreint la souveraineté de notre pays, n’est pas levé ;
  • Le pays vit au rythme des atermoiements de la Communauté internationale et dans la crainte des Groupes armés ;
  • Nombreux sont les compatriotes qui, pour diverses raisons, avaient cru, en 2016, dans la sincérité de vos déclarations visant la restauration de la paix sociale et le progrès économique dans le pays ;
  • Beaucoup ont été déçus mais certains vous demeurent acquis et refusent, encore aujourd’hui, de projeter un regard critique sur la conduite des affaires publiques, notamment en ce qui concerne la sécurisation du territoire et l’établissement de l’ordre public national sur la totalité du pays ;
  • Pressentant les difficultés incontournables qui ne manqueront pas d’affecter l’organisation des élections prévues en décembre 2020, votre majorité parlementaire s’est saisie du prétexte de la pandémie du Coronavirus pour entreprendre une loi modificative de la constitution. L’objectif recherché était de vous habiliter à décider du report des élections et de prolonger, en conséquence, la durée de votre mandat ;
  • La Cour constitutionnelle a mis en échec la spéculation de votre majorité parlementaire. Néanmoins, elle a considéré que si le report des élections ne pouvait en aucun cas se décider par la modification législative de la constitution, elle a cependant suggéré que le report de la date desdites élections pouvait être réalisé par la voie d’une concertation politique nationale, sans que celle-ci ne porte sur l’instauration d’une transition politique ;
  • Les partis politiques de l’opposition, les syndicats ainsi que les associations de la société civile se sont massivement prononcés en faveur de la concertation politique nationale dont la convocation, à votre initiative, vous a été suggérée par la Cour constitutionnelle ;
  • Le Conseil épiscopal centrafricain et les organisations religieuses nationales recommandent aussi un dialogue national, avant toute perspective électorale ;
  • Le gouvernement et la majorité présidentielle sont les seuls à ne pas cacher leur déception. Ils font état de leur énervement, de leur agacement, de leur amertume et de leur opposition à l’orientation ouverte par la Cour constitutionnelle.
  • Depuis la délibération de la Cour constitutionnelle du 5/06/2020, le pays est ainsi dans un état d’incertitudes, quant aux suites à donner à celle-ci.
  • Cependant, nous assistons à l’accélération du processus électoral par l’adoption de la loi organique opportuniste sur une ANE à deux vitesses, par la distribution illicite d’actes d’état civil, par des opérations d’ inscription sur les listes électorales qui ne mobilisent pas les électeurs ;
  • Le gouvernement est entrainé par les organismes sous-régionaux dans des stratégies mal conçues et s’égare dans des « huis clos » périlleux avec certains Groupes armés ;
  • Une partie de la jeunesse centrafricaine est abusée par l’expression de la communication de certaines personnalités publiques qui banalisent les fonctions politiques et ridiculisent les institutions de la république avec des anecdotes de potins ;
  • Les injures et les insultes sont désormais les propos les plus courants entre les centrafricains.

Nous remarquons que les marques d’incivilité ne sont pas l’expression exclusive d’une certaine jeunesse illusionnée, révoltée ou instrumentalisée.

Elles sont aussi la marque de certaines personnalités publiques de premier plan, actuelles ou anciennes, qui discréditent par la vulgarité de leurs vocabulaires non seulement les fonctions politiques qu’elles ont exercées ou exercent encore mais aussi les institutions de la république qu’elles ont servies ou servent encore.

Monsieur le Président de la république,

Tout affrontement physique de nature politique, survenant dans la capitale et opposant des partisans, sera la porte ouverte au chaos, ce qui prévaudra aux Groupes armés, dont on sait que le désir est de parvenir à la partition de ce qui restera de la République centrafricaine.

Le Ministre de la sécurité publique, le Procureur de la république observent un silence étrange sur les agressions verbales et les actes délictueux qui se répandent dans la communauté nationale.

Leur absence d’actions s’analyse comme une caution implicite qu’ils apportent aux injures publiques, aux menaces et aux propos haineux qui se multiplient dans le pays et sur les réseaux sociaux ;

Le Conseil National de la Médiation et la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance manquent d’initiatives. Leurs responsables ne devraient pas attendre d’être missionnés pour se saisir du traitement de la crise sociale qui émerge dans le pays et qui tend à s’établir notamment dans la capitale. Le Conseil National de la Médiation et la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance ne sont pourtant pas des appendices du pouvoir exécutif. Leurs responsables méconnaissent qu’ils sont des institutions constitutionnelles autonomes et indépendantes, susceptibles de s’auto-saisir de sujets affectant la cohésion nationale et la paix sociale.

Monsieur le Président de la république,

C’est en considération de la gravité du climat socio-politique volcanique qui prévaut en Centrafrique, que nous vous rappelons qu’à l’occasion de votre serment d’investiture vous avez juré de “n’être guidé que par l’intérêt national et la dignité du peuple centrafricain44.

C’est donc en référence à votre serment que CAPITAL SYNERGIES a décidé de vous interpeller et de vous adresser cet appel patriotique, pour que votre parole soit enfin entendue par la Nation :

  • Dans quelques jours nous célèbrerons LA JOURNEE DU 13 AOUT qui symbolise, chaque année, la naissance de l’Etat centrafricain et son accession à la souveraineté internationale.
  • NOUS VOUS DEMANDONS, qu’en ce jour particulier de l’histoire de notre peuple, en vous départissant des contraintes de vos affinités partisanes, PRENEZ la parole et INDIQUEZ à tous les centrafricains, quels qu’ils soient : Dans quel état se trouve le pays ? Dans quelles conditions seront organisées les élections ? Dans quel état se trouve la sécurité des populations ? Quels sont les effets de l’embargo que continue de subir le pays ? Indiquez-nous la voie à suivre pour que notre pays préserve ce qui reste encore de la paix sociale sur le territoire centrafricain ;
  • DITES A CHACUN ET A TOUS, comment devrions-nous, selon vous, évoluer vers des élections légitimes, crédibles, sincères, transparentes et en toute sécurité.
  • Rassurez les centrafricains, soyez accessible aux valeurs du dialogue, sans lesquelles il n’y a pas de démocratie.

L’unité de la nation dépend de la hauteur de la prise de parole que nous vous demandons d’envisager.

Il vous appartient désormais de savoir comment réunir les fils et filles de Centrafrique, pour un dépassement de soi et le bienêtre de tous.

Considérations patriotiques.

Fait à Troyes le 8 août 2020

Pour Centrafrique-Capital Synergies

Le Président

Et, par délégation

Cyriaque SOUKE

Président délégué, Porte-parole

RCA : un minibus bélier fonce sur des piétons et fait plusieurs blessés sur l’avenue David Dacko à Bangui

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Des minibus stationnés au terminus nord au centre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 11 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un minibus de transport interurbain a fait plusieurs blessés dont un grave sur l’avenue David Dacko dans le sixième arrondissement à Bangui.

 

Selon le service de la police chargé de la circulation routière, l’accident a eu lieu ce lundi 10 août 2020 vers 15 heures.

Le véhicule, de marque Toyota Hiace, immatriculé BG 86 AE, conduits par monsieur Lucien Blaise, faisait des navettes depuis la matinée entre Pétévo et centre-ville. Malheureusement, vers 15 heures, alors qu’il venait de quitter la station  de Pétévo à destination du centre-ville, au quartier Langbashi, le véhicule n’obéissait plus au conducteur. Ainsi, à quelque 200 mètres du pont Sapéké, en pleine vitesse, il fonce sur des piétons et  des kiosques  avant de s’engouffrer dans une concession privée, blessant grièvement une dame qui a été transportée d’urgence à l’hôpital. Son pronostic vital est engagé.

Entre temps, un réparateur de téléphone, dans son kiosque installé aux abords de la route et qui faisait office de son atelier de réparation, a également été percuté par le minibus qui a fait d’énormes dégâts.

Selon les premiers éléments d’enquête de la police, une défaillance technique serait à l’origine de ce malheureux accident.

Quant au conducteur du minibus, qui a échappé de justesse au lynchage public, a  été interpellé par les forces de l’ordre pour nécessité d’enquête.

 

Anselme Mbata

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Deux frères jumeaux brûlés vifs: 18 interpellations dans le sud-ouest

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Deux frères jumeaux brûlés vifs: 18 interpellations dans le sud-ouest

Bangui ( République centrafricaine ) – “Dix-huit présumés auteurs de meurtres sont aux arrêts et seront jugés”, a déclaré à la presse Édouard Samba, ministre provincial de la Justice du Kongo-central (sud-ouest).

Une centaine de morts dans les violences oubliées du Tanganyika /////////////.

“Il faut que justice soit faite pour nos deux frères. Ils n’étaient pas des voleurs, ni des inciviques”, a déclaré à l’AFP Salvador Munku, frère des défunts./////////////.

Selon lui, les deux hommes ont été “enterrés dans une fosse commune à Kinzau Mvuete, sans cercueil ni linceul. Nous sollicitons une autorisation d’exhumation pour un enterrement digne”./////////////.

Âgés de 28 ans, les deux victimes étaient des rappeurs connus dans la région. /////////////.

Localité enclavée, Kinzau Mvuete est située à 60 km à l’ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo-central (sud-ouest). Des vols de motos et des braquages sont régulièrement rapportés dans cette localité agricole./////////////.

Sur les réseaux sociaux, des internautes ont dénoncé un crime xénophobe en raison de l’appartenance des victimes à la communauté Luba (celle du président Félix Tshisekedi), dans la région du Kasaï (centre)./////////////.

“L’association des notables du Kongo-central condamne cet acte”, a déclaré à l’AFP l’un de ses porte-parole, Charlie Mingiedi, a assurant que “les deux frères jumeaux n’ont pas été tués à cause de leur appartenance Luba”.

Avec AFP/VOA

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Trois jeunes civils burundais condamnés à 30 ans pour “attentat” contre le président

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Trois jeunes civils burundais condamnés à 30 ans pour “attentat” contre le président

Bangui ( République centrafricaine ) – “Le Tribunal de grande instance de Kayanza a condamné trois jeunes gens dont une fille à 30 ans de prison pour attentat et complot contre le chef de l’Etat lors d’une procédure de flagrance”, a annoncé à l’AFP une source judiciaire, sous couvert d’anonymat.

“Le Tribunal de grande instance de Kayanza a condamné trois jeunes gens dont une fille à 30 ans de prison pour attentat et complot contre le chef de l’Etat lors d’une procédure de flagrance”, a annoncé à l’AFP une source judiciaire, sous couvert d’anonymat./////////////.

Des témoins présents au procès dimanche ont confirmé l’information./////////////.

Mercredi vers 17H00, trois pierres ont été lancées sur le convoi du président Ndayishimiye depuis une station-service, selon la procureure Désirée Bizimana./////////////.

La première a touché un policier de la garde présidentielle, la deuxième le pare-brise d’un véhicule et la dernière est passée au-dessus du cortège d’une cinquantaine de voitures, selon l’accusation./////////////.

Cinq suspects ont été arrêtés dès mercredi soir, dont deux relâchés rapidement./////////////.

Chadia Mbaririmana et Augustin Manirishura, deux pompistes de la station-service et Christophe Ndayidhimiye, un mécanicien, ont dans un premier temps été inculpés pour “manquement à la sécurité publique et ne pas avoir alerté les services concernés que la sécurité du chef de l’Etat était en danger”. /////////////.

La procureure avait requis sept ans et demi de prison contre les prévenus “effrayés” et “totalement dépassés” qui ont comparu sans avocat, selon des témoins./////////////.

Durant tout le procès, ils ont nié avoir jeté ou été témoins de jets de pierres. Mais la cour a requalifié les faits d’”attentat et complot contre le chef de l’Etat”, les condamnant à 30 ans de réclusion./////////////.

“La cour a subi de fortes pressions politiques pour condamner sévèrement les prévenus”, selon la source judiciaire./////////////.

Contacté lundi par l’AFP, le porte-parole du président burundais, Jean-Claude Karerwa Ndenzako, n’a pas réagi./////////////.

“Le pouvoir burundais est toujours paranoïaque en ce qui concerne ces histoires de complot”, a estimé un diplomate africain sous couvert d’anonymat./////////////.

Évariste Ndayishimiye, figure clé du parti au pouvoir, a été élu président le 20 mai et a pris ses fonctions peu après la mort soudaine de son prédécesseur Pierre Nkurunziza./////////////.

La communauté internationale espérait un assouplissement du régime mais la nomination d’un gouvernement largement composé de tenants de la ligne dure a montré qu’il s’inscrivait dans les pas de son prédécesseur.

Avec AFP/VOA
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Huit personnes dont six touristes français tuées dimanche au Niger

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Huit personnes dont six touristes français tuées dimanche au Niger

Bangui ( République centrafricaine ) – Huit personnes dont six Français et deux Nigériens ont été tuées dimanche par des hommes armés venus à motos dans la zone de Kouré au Niger qui abrite les derniers troupeaux de girafes d’Afrique de l’ouest, a-t-on appris de source officielle.

«Il y a huit morts : deux Nigériens dont un guide (touristique) et un chauffeur, les six autres sont des Français», a déclaré à l’AFP le gouverneur de Tillabéri, Tidjani Ibrahim Katiella. Plus d’informations à suivre…

Avec AFP

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RCA : La rencontre du Premier ministre avec les garants et facilitateurs du conflit centrafricain

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Bangui, République centrafricaine, dimanche 09 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il nous souviendra que le vendredi 17 juillet 2020, une vidéoconférence a regroupé le Premier ministre centrafricain, Firmin GREBADA, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine(UA), l’Ambassadeur Smaïl Chergui et le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de la paix, Jean-Pierre LACROIX.

 

Cette rencontre des têtes devant mener la voie pour la paix en République centrafricaine, fait rire quant à l’objet de leur discussion. Tant, la sécurité, priorité des priorités du candidat et président de la République Faustin Archange TOUADERA a été traitée comme un fil de couture pour une dame se parant pour une soirée épatante.

En réalité, en quelques lignes, le volet sécurité était passé sous les pieds des causeurs qui agrémentaient leur temps du weekend qui arrivait avec toutes les attentions possibles. Le sujet portait sur SIDIKI Abass dans le nord-ouest du pays en sang.

Est-ce de cette manière que ce chapitre devait pousser ceux qui aiment vraiment la paix, à en débattre ? Non. Au jamais non. Mais vu que la situation centrafricaine tend à devenir une marchandise d’Affaire, qui ne peut qu’attirer que ceux qui s’y plaisent, il y a lieu d’y réfléchir. Les élections sont la priorité pour le gouvernement et ceux qui lui donnent à manger.  En effet, tout le  monde appelle et pense aujourd’hui aux votes. Seulement, est-il possible que l’on choisisse des meneurs d’hommes qui aient toute la volonté de travailler avec courage, paix et conscience ?

L’on ne manquera pas de tenir compte de ce que la coordonnatrice de la plateforme Bê Oko a insinué :(L’opposition a exprimé sa ferme volonté d’aller aux élections à la date prévue et demande en même temps au président de la République d’organiser une concertation nationale avec les forces vives de la nation en vue d’arrêter un « chronogramme électoral plus réaliste ». En sus de cette idée, d’autres voies centrafricaines se sont élevées pour réclamer la même mesure. Pensez-vous que l’extérieur  dira autres choses si cette expression est commune et nationale ?

 

Nestor Grevickos

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RCA : l’URCA annonce son deuxième congrès ordinaire à partir du 12 août 2020

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Constance Goune-Bana, 3ème Vice-présidente de l’URCA, le 08 août 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 09 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À moins de 5 mois des élections législatives et présidentielles prévues le 27 décembre 2020, le bureau politique de l’Union pour le renouveau centrafricain, en abrégé URCA, annonce son deuxième congrès ordinaire qui aura lieu du 12 au 15 août 2020.

 

Ce deuxième congrès ordinaire de l’URCA, selon son bureau politique,  « vise à valider des candidatures aux élections législatives, l’investiture du candidat de l’URCA à l’élection présidentielle, la validation des textes juridiques du parti, la formation des militants sur le suivi du processus électoral, ainsi que sur la participation des jeunes et des femmes à la gouvernance politique ».

Selon madame Constance Goune-Bana, troisième Présidente de l’URCA,  « Ces assises permettront également de poser toutes les critiques sur les élections passées de 2015-2016, mais aussi projeter le futur du parti en vue des élections à venir ». Il est donc demandé à tous les conseillers politiques nationaux, les Présidents fédéraux et sous-fédéraux de Bangui, Bimbo, Bégoua, ainsi que ceux des provinces et de l’extérieur à prendre part massivement à ce deuxième congrès ordinaire qui débutera le 12 août prochain dans la salle du cinéma du complexe scolaire Galaxy , situé à Sica 1, en face de la station TOTAL de relais-Sica à Bangui.

Compte tenu de la pandémie du coronavirus,  le bureau politique de l’URCA annonce aussi que le respect des mesures barrières est de mise, et ainsi que le port de masque sera rendu obligatoire.

Écouter madame Constance Goune-Bana, troisième Présidente de l’URCA :

 

Cyrille Jefferson Yapendé.

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RCA : un CB de la gendarmerie de Bouar pris en flagrant délit d’adultère dans une auberge

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Auberge municipale de Bouar. pour illustration. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, samedi 8 août 2020 ( Corbeaunews-centrafrique ).Il a été surpris nu en compagnie de sa supposée maîtresse dans une auberge locale dénommée « Kobé ti yanga », située au plein centre-ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Jeudi, 06 août 2020, vers 22 heures, un  sous-officier de la gendarmerie nationale, commandant de la brigade de Bouar a été pris en flagrant délit d’adultère par la belle famille de sa supposée maîtresse dans une chambre de l’auberge Kobé ti yanga situé devant l’agence de la CBCA au centre-ville de Bouar.

Selon les premiers éléments d’information recueillis par CNC, le piège aurait été tendu par la jeune fille dénommée Prisca qu’il croyait déjà draguer.

En effet, quelques jours plutôt, le conjoint de Prisca, Monsieur Jean,  lors d’une altercation, avait été interpellé et placé en garde à vue à la brigade de la gendarmerie de Bouar. Sa conjointe Prisca, une très belle fille d’une vingtaine d’années, qui menait des démarches auprès des autorités pour sa libération, a été accrochée par le commandant de cette brigade. L’homme tentait de la draguer, mais la fille, très prudente,  rejette sa proposition.

Pendant ce temps, monsieur Jean, qui devrait sortir de la prison à l’issue de sa garde à vue, a été maintenu injustement dans la cellule par le CB qui n’arrive pas à dégager de son esprit la beauté de Prisca.  L’homme persiste et accroche de nouveau la jeune fille qui accepte finalement du bout de lèvre sa proposition. Un rendez-vous a été fixé par le CB devant l’auberge « Kobé ti yanga » ce jeudi 06 août vers 22 heures. Aussitôt, la jeune fille informe sa belle famille, et un dispositif a été mis en place sur le lieu. Au même moment, le gendarme,  qui est arrivé  devant l’auberge avec sourire aux lèvres, se précipitait pour récupérer la jeune fille avec toutes ses galanteries. L’homme choisissait une chambre et se mettait à se déshabiller.  C’est en ce moment que les éléments du dispositif se sont présentés devant la chambre pour cueillir le CB en flagrant délit.

Après quelques minutes d’interrogatoire, notre fameux CB n’a plus de choix que d’avouer. Il fait appel à la brigade pour ordonner la libération de Jean, le conjoint de la jeune fille. C’est ainsi que Jean est libéré ce jeudi vers 22 heures.

Affaire à suivre…

Noter que les noms Prisca et Jean ont été attribués par la rédaction pour raison de sécurité.

 

Gervais Lenga

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RCA : Coronavirus, la Chine populaire faite à nouveau des dons des kits sanitaires au gouvernement centrafricain

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La remise symbolique de dons de matériels sanitaire par l’ambassadeur de la Chine en RCA, Chen Dong au ministre des Affaires Étrangères et des centrafricains de l’Etranger Sylvie Remonter Baïpo copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 08 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le  cadre du soutien au gouvernement centrafricain dans la lutte contre la pandémie à coronavirus, l’ambassade de la République populaire de Chine en Centrafrique a remis à nouveau un don de respirateurs  et des kits sanitaires au gouvernement centrafricain.

 

Ces dons  de matériels sanitaires ont été octroyés par la province de Fujian, en République populaire de Chine, et remis au gouvernement centrafricain par l’entremise de leur ambassade en RCA, représentée par le diplomate en chef Chen Dong.

Ces dons de kits sanitaires chinois, composés de 12 000 masques de nez et de 140 pistolets frontaux, seront mis à la disposition de trois départements centrafricains, à savoir le ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, le ministère de l’économie, du plan et de la coopération, ainsi que du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, qui sont des « principaux acteurs de coopération et de relations entre la République centrafricaine et la République populaire de Chine », a déclaré le diplomate Chen Dong.

Écouter son discours ci-dessous :

Prenant la parole, la ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, Madame Sylvie BAÏPO TEMON, avant de remercier vivement le peuple chinois de leur soutien constant au peuple centrafricain, tient à saluer tout d’abord la bonne coopération entre la République centrafricaine et la République de Chine malgré la pandémie du coronavirus.

Écouter la ministre centrafricaine des affaires étrangères :

 

Rappelons que le lundi dernier, l’ambassade de Chine en RCA avait remis au gouvernement des dons des kits sanitaires octroyés toujours par la province de Fujian, en République populaire de Chine. Ces matériels, destinés aux trois départements centrafricains,  sont composés de : cinq respirateurs et 4000 thermomètres pour le ministère de la Santé, 10000 masques de protections pour le ministère de l’Intérieur et de sécurité publique et 4000 autres pour le compte de la primature.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DU PEUPLE POUR LE PEUPLE SANS LE PEUPLE NE RELÈVE T-IL PAS DE LA HAUTE TRAHISON ? 

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo CNC.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 08 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans la théorie primitive des démocraties modernes, un pouvoir nest légitime que lorsquil est confié souverainement par le peuple à travers les urnes. Le peuple incontournable et devenu le centre de gravité de toutes initiatives est ainsi le dépositaire du pouvoir et rien ne peut se faire que dans lintérêt supérieur du peuple. Cest dans cette logique que la maxime du seizième président américain Abraham Lincoln (1860-1868) sur la démocratie prend sa source : le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.

 

Les préambules de toutes les constitutions du monde et les contenus des prestations de serment font référence aux intéts du peuple même si dans la pratique il en est autrement. En conséquence de ce qui précède, un président de la république même issu des urnes qui méprise et piétine de façon flagrante les intérêts supérieurs du peuple viole systématiquement les dispositions constitutionnelles et surtout son serment qui est répertorié comme crime de « haute trahison » par les dispositions de larticle 124 de la constitution et confirmé par les dispositions de larticle 23 de la constitution qui énonce : « toute personne habitant le territoire national à le devoir de respecter, en toutes circonstances la constitution, les lois et règlements de la république ».

Il est évident de rappeler que la « haute trahison » est un concept ambigu qui na pas de définition pénale mais doit sanalyser en un manquement très grave du président de la république aux devoirs de sa charge. Animé par le sentiment de peur et du manque de courage politique, ce pouvoir moribond a signé un accord politique avec les groupes armés sans consulter le peuple sachant quaucune disposition constitutionnelle ne fait référence à un quelconque accord politique.

Toujours dans la logique du manque de courage teinté de peur, ce pouvoir sest mis en danger tout seul au retour clandestin du Général déserteur. Par peur de faire appliquer le mandat darrêt, le pouvoir a voulu par extravagance le bloquer à l’étranger mais aujourdhui la peur a changé de camp. Le mépris du peuple coloré dun projet électoraliste vous a poussé à ramener encore pour la énième fois le groupe terroriste de lUPC dans la région de la Ouaka comme si les meurtres précédents n’étaient pas suffisants.

La haute trahison fait également référence à lentretien dune milice politique qui terrorise impunément le peuple et les forces vives de la nation à travers les chaînes nationales qui sapparentent à la propagande rwandaise sur la radio « mille collines ». Surpris par votre manque dhumanisme, le citoyen lambda sinterroge :  

Avez-vous demandé lavis de la population de la Ouaka pour délocaliser la machine criminelle de lUPC à Bambari ? Navez-vous pas déclaré par le passé la ville de Bambari une ville sans armes ? Quel est le statut juridique des groupes armés dans la hiérarchie ou la pyramide des institutions républicaines telles que définies par la constitution pour mériter autant votre partenariat et/ou votre attention ? Ce pouvoir a t-il conscience que le chef de guerre de lUPC est un étranger et par conséquent un mercenaire ? Quest-ce qui justifie cet autisme au point de mépriser durablement le peuple qui vous a fait roi ? Faisant l’économie de la notion de fraude, savez-vous que votre pouvoir sollicitera dici peu le suffrage du peuple tant martyriser ? A défaut danticiper sur lavenir électoral,

votre trajectoire est suicidaire à limage de votre incompétence, et votre incapacité à pacifier le territoire national ne fusse quanéantir un groupe armé voire arrêter un chef rebelle. Noublions pas que si les échéances électorales à venir se passent à bonne date et dans des conditions transparentes, la sentence du peuple tant méprisé sera sans équivoque et sans appel.

Mais au delà de toutes surprises, renoncer à se représenter faute de bilan crédible demeurera lultime sortie honorable pour un pouvoir prolétaire devenu oligarchique.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que cest moi. 

 

Paris le 07 août 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

RCA : le chef rebelle Abass Sidiki désormais sous sanction américaine et onusienne.

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Bangui, République centrafricaine, samedi 08 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Trésor américain et le comité de sanction de l’ONU ont imposé vendredi des sanctions contre le chef d’État major et coordonnateur de 3R, l’autoproclamé général Bi Sidi Souleymane alias Abass Sidiki.

 

Selon le journal VOA Afrique qui a cité un communiqué du trésor américain, les sanctions des États – unis contre Abass Sidiki font suite à des mesures similaires prises par le Conseil de sécurité des Nations unies.

D’après les autorités américaines, le groupe 3R aurait tué, torturé, violé et déplacé des milliers de civils depuis 2015 et monsieur  Souleymane aurait lui-même participé à ces exactions, rapporte VOA.

Par ailleurs, suite au rapport du comité des experts chargés de suivre la Situation en République centrafricaine, le fondateur du mouvement rebelle le 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), l’autoproclamé général Abass Sidiki, de son vrai nom Bi Sidi Souleymane est placé sur la liste des personnalités centrafricaines privées de voyage et dont leurs avoirs sont gélés.

Il y a lieu de noter que monsieur Bi Sidi Souleymane  alias Abass Sidiki, chef d’État major de 3R  est l’un des signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 06 février 2019 à Bangui entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés.

Rappelons que sur cette liste noire des États – unis et de l’ONU, , figuraient Nourredine Adam, l’ex-chef de la coalition Seleka et patron du FPRC, mais également  l’ancien Président François Bozizé et Abdoulaye Miskine, chef du mouvement rebelle FDPC.

Le mois dernier, Abass Sidiki, qui est également ministre conseiller du Premier ministre Firmin Grebada, est accusé par la Minusca, mission de l’ONU en RCA d’avoir utiliser des mines antipersonnel et antichars dans ces attaques contre des patrouilles des Casques bleus et des militaires centrafricains dans la région du Nord-ouest de la RCA.

 

Anselme Mbata

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Réactions après l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara

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Réactions après l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président est prêt à faire un 3e mandat. Si elle était attendue, cette annonce réjouit le RHDP alors que l’opposition y voit une candidature de trop.

Après plusieurs semaines de suspense, Alassane Ouattara, le président sortant, vient d’annoncer officiellement sa candidature. Cette candidature intervient à la suite du décès d’Amadou Gon Coulibaly, premier ministre et candidat désigné par la coalition au pouvoir pour succéder à Alassane Ouattara./////////////.

“J’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens, me demandant d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Je suis donc candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.”, a déclaré jeudi (06.08.20) le chef de l’Etat ivoirien, dans un discours à la télévision nationale. /////////////.

Violation de la constitution /////////////.

Le chef de l’Etat a profité de son allocution à la veille de l’indépendance de la Côte d’Ivoire pour annoncer son intention de se lancer dans la course au scrutin présidentiel. Le pays célèbre vendredi (07.08.20) le 60e anniversaire de son indépendance./////////////.

“C’est un candidat qui parle, c’est le président de la République, mais c’est un candidat qui parle et qui s’adresse á l’ensemble du peuple. C’est une heure de grande écoute. Il profite de cette heure-là pour faire cette annonce.”, constate Ousmane Zina, enseignant-chercheur á l’université de Bouaké. /////////////.

Pour Pulchérie Gbalet, leader de la société civile et proche de l’ancien président Laurent Gbagbo, cette déclaration de candidature est une violation de trop de la constitution ivoirienne ://///////////.

“Ce n’est pas une surprise pour nous, qu’il le confirme maintenant. Même s’il ne l’avait pas dit, nous le savions déjà. Nous ne l’acceptons pas et nous allons le manifester.”/////////////.

De leur côté, les militants du RHDP, le parti au pouvoir, estiment que la Côte d’Ivoire s’est dotée d’une nouvelle Constitution. Les compteurs sont donc remis à zéro, en termes de mandat présidentiel. /////////////.

Réaction mitigée au sein du RHDP/////////////.

Depuis quelques semaines, les déclarations et les mouvements de soutien des dignitaires du parti au pouvoir pour exiger la candidature du président Ouattara se sont donc multipliés. Pourtant, Alassane Ouattara a maintes fois déclaré qu’il ne serait pas candidat./////////////.

Yeo Pépéléagui, membre de la jeunesse du RHDP, le parti présidentiel, semble déçu par la décision de son mentor : /////////////.

“Le constat, il est clair. C’est que nous sommes dans une logique d’un match retour de 2010. Dont les acteurs sont encore les mêmes qui iront à cette élection du 31 octobre 2020 prochain.”/////////////.

Jeudi (06.08.20), des milliers de militants se sont réunis dans des communes d’Abidjan et à l’intérieur du pays, notamment à Bouaké et á Korhogo, pour saluer cette annonce de la candidature d’Alassane Ouattara./////////////.

Henri Konan Bédié est candidat aussi au scrutin d’octobre prochain /////////////.

Echec de la classe politique/////////////.

Le RHDP a été qualifié de grand parti avec de nombreuses compétences. Mais avec ce revirement d’Alassane Ouattara,/////////////.

Marie-Noëlle du PDCI-RDA estime que la coalition qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir s’est vidée de ses vrais hauts cadres et ressemble aujourd’hui à un tigre en papier. Elle s’interroge sur le moment choisi pour annoncer la candidature : /////////////.

“Comment comprendre que c’est pendant le discours pour l’indépendance qu’il annonce sa candidature en tant que candidat pour un parti politique ? Cela démontre le mépris contre l’emblème et les armoiries de l’Etat. Alassane vient de fouler au pied les fondements de notre nation.”/////////////.

Tous ici avaient espéré voir Alassane Ouattara passer le flambeau à une nouvelle génération. Geoffroy Kouao, analyste politique et juriste, soutient que les principaux leaders politiques n’ont simplement pas confiance en leur jeunesse. Pour lui, c’est un véritable échec ://///////////.

“Cette candidature de monsieur Ouattara montre l’échec de la politique ivoirienne. C’est-à-dire que depuis près de trente ans, la classe politique a été incapable de préparer des jeunes pouvant assumer le destin du pays.”/////////////.

L’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara intervient après celle d’Henri Konan Bédié, 86 ans./////////////.

Aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers les principaux partis de l’opposition. Cette même opposition avait tenté une manifestation jeudi (07.08.20) devant la commission électorale indépendante. Mais très vite, cette manifestation a été réprimée par la police./////////////.

A l’approche du 31 octobre, date du premier tour du scrutin présidentiel, la tension monte entre pouvoir et opposition. Les populations, de leur côté, retiennent leur souffle.

Avec DW français

Le syndrome FOMO, une menace pour la jeunesse africaine ?  

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Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 07 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les réseaux sociaux ont connu une croissance significative au cours de ces dix dernières années. Selon le site DataReportal, le nombre total d’utilisateurs des réseaux sociaux a passé le cap des 3,96 milliards d’utilisateurs dans le monde cette année, soit plus de 51% de la population mondiale.

 

L’accès aux nouvelles technologies facilite laccessibilité des jeunes aux plateformes numériques. Continent très jeune, l’Afrique enregistre l’un des plus fort taux de croissance au cours de ces dernières années. En effet, selon une étude réalisée par Hootsuite et l’agence de communication WE ARE Social, sur une population totale de plus de 1,32 milliard d’habitant, le continent africain compte :

– 1,08 milliards dindividus qui possèdent un Smartphone ;

– 453,2 millions dindividus utilisent internet et 217,5 millions actifs sur les réseaux sociaux.

 

Avec la démocratisation du Smartphone en Afrique et l’accessibilité aux réseaux sociaux, la consommation de l’information n’a jamais été aussi importante. Initialement conçu pour : faciliter les échanges, maintenir le lien social, disposer de l’information sans délais, partager gratuitement des connaissances et provoquer les rencontres professionnelles, les réseaux sociaux ont de nombreux apports positifs dans le domaine social et professionnel. Mais ces plateformes sociales sont de plus en plus détournées de leurs usages par une jeunesse qui les utilise sans prendre conscience des risques. Alors, il est important de souligner les zones d’ombres qui se dessinent chaque jour auprès des jeunes générations.

 

Créative, ambitieuse et curieuse, la jeunesse africaine a rapidement su intégrer et redessiner lemploi des réseaux sociaux dans son quotidien. Alors qu’elle cherchait un espace où elle peut pleinement s’exprimer, les réseaux sociaux ont répondu présent. Mais avec l’absence de modération et de charte éthique, les langues se délient, les discours haineux sintensifient, la violence se vulgarise et les fausses informations se multiplient. Fake-News, diffamation, cybercriminalité, cyber-harcèlement, constituent un véritable fléau.

 

Le succès des réseaux sociaux auprès des jeunes s’explique par le syndrome FOMO (Fear of missing out) qui touche 80% des utilisateurs. Ce dernier révèle la crainte de rater quelque chose sur les réseaux. La volonté d’informer sur tout et n’importe quoi pousse les utilisateurs à ne pas faire  la  distinction entre  le domaine de la vie publique et la vie privé. En exposant ainsi des photos, des vidéos intimes et en évoquant des sujets sensibles, ils sont souvent à lorigine de dérives qui pourraient être préjudiciables pour leur futur d’un point de vue juridique.

 

Comme le  Sénégal et la Côte-dIvoire, des cadres juridiques sur l’utilisation des réseaux sociaux et de l’internet deviennent indispensables pour permettre aux utilisateurs d’avoir un comportement responsable et adéquat sur les réseaux sociaux et internet. C’est pour cette raison qu’il est important de les sensibiliser, de les éduquer sur l’utilisation des médias et réseaux sociaux. La Centrafrique,  avec  lassociation des blogueurs centrafricains (ABCA), a lancé en 2018 une campagne de sensibilisation pour lutter contre les fausses informations et les propos haineux qui empêchent la cohésion sociale centrafricaine sur les réseaux sociaux. LABCA propose également d’éduquer les utilisateurs sur les bonnes pratiques du web notamment des réseaux sociaux. Toujours d’actualité, cette campagne de sensibilisation a été appuyée par la Minusca ainsi que par de nombreux journalistes centrafricains. Depuis le 1er août  de cette année, le pays a vu naître officiellement le CJCLD, le Consortium des Journalistes Centrafricains dans la Lutte Contre la Désinformation. Ce regroupement de journalistes professionnels a pour objectif de lutter contre la diffusion et la propagation des Fake News au sein des médias d’informations et de sensibiliser les lecteurs aux dangers de la désinformation. Ces initiatives salutaires se doivent d’être répétées sur l’ensemble du continent.

 

En attendant, il  en va de la responsabilité de chacun de faire attention à ce qui est publié sur internet. Pour cela il faut se poser les bonnes questions : Est-ce que l’information que je partage est saine ? L’information est-elle importante ? Et surtout : Est-ce que jaccepte les conséquences de mon message ?

 

Par Adama Bria

Corgeaunews

LES MINES ANTIPERSONEL EN RCA, UNE BARBARIE AUX YEUX DU MONDE.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/ENFANTS-PREMIERES-VICTIMES-thubnail4904-450×310.jpg” alt=”Photo d’illustration d’un enfant, première victime de la barbarie humaine au monde” width=”450″ height=”310″ />
Photo d’illustration d’un enfant, première victime de la barbarie humaine au monde

 

« Encore aujourd’hui, une personne saute sur une mine toutes les deux heures. C’est terrible, mais c’était bien pire il y a une quinzaine d’années, avant l’entrée en vigueur du Traité d’Ottawa. Le 4 avril est la Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte anti mines ». Radio Canada (01/0482016). Ce chiffre peut être revu à la hausse compte tenu de l’augmentation des conflits dans le monde ces dernières années.

Sur le continent Africain, au le Sénégal en Casamance – mais aussi en RD Congo et au Tchad, les populations côtoient au quotidien des mines antipersonnel qui ont été enfouies durant les conflits passés ou encore présents. Tampi Dalahi, chef démineur dans le nord du Tchad dit qu’il faut des décennies pour  dépolluer tout le Nord du Tchad (DW du 04/04/2018).

 

Les mines antipersonnel ne font pas partie

De l’histoire militaire centrafricaine.

C’est un des aspects de la guerre asymétrique, hybride que certaines grandes puissances imposent impitoyablement aux Centrafricains depuis plusieurs années pour piller leurs ressources. Avec les mines antipersonnel elles ont  franchi un cap. Ceux qui ont fait rentrer les mercenaires russes (Wagner) RCA en répondront un jour devant la justice.

 

Les mines antipersonnel n’ont  jamais été utilisées en RCA disent des observateurs militaires de ce pays. Elles sont posées par les terroristes des  3R, partenaires des Russes et du gouvernement de la RCA. L’Afrique centrale est en danger, l’opération Barkhane aussi. La Convention sur leur interdiction ou le Traité d’Ottawa date du 18/09/1997.

Les pays qui interviennent dans la crise centrafricaine et qui ne l’ont pas signé ou ratifié sont : la Russie, la Chine et les USA. Quand cette guerre sera terminée il faudra beaucoup  d’argent, et du temps pour dépolluer les zones souillées où ces soit disant amis de la RCA sont en train de semer des mines.

 

Ceux qui ont Posé  ces mines sont des barbares,

Des terroristes, des mercenaires.

Une mine terrestre est une charge explosive conçue et placée de façon à être déclenchée, par l’action involontaire de l’ennemi, au passage des personnes, du bétail (mine antipersonnel) ou des véhicules (mine antichar ou anti véhicule).

Le 15/07/2020 les terroristes des 3R ciblent des casques bleus  de l’ONU. Ils s’exposent d’ors et déjà à des sanctions prévues par des résolutions de l’ONU. Ils ont déjà abattu un hélicoptère de l’ONU à Bouar en Septembre 2019

La Chine, la Russie et les USA qui interviennent sont soupçonnés d’avoir équipé les terroristes des 3 R. Seule une enquête indépendante pourra déterminer l’origine des explosifs. Les coupables seront démasqués de manière irréfutable.

 

Le 30/07/2018 le journal Le Monde Afrique publie que “trois journalistes russes, Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal sont enlevés et tués par neuf ravisseurs enturbannés” selon M Kazagui.

“Une contre-enquête est également menée par le Centre de gestion des investigations qui avait envoyé les trois journalistes enquêter sur une société russe implantée récemment en RCA (supposée être Wagner) et soupçonnée de mercenariat.” RFI 21/01/2020

Qui a intérêt que les trois journalistes russe ne parlent pas de ce que fait Wagner en RCA? Qui a intérêt à protéger les terroristes des 3 R et à cibler des casques bleus avec des armes sol air et des mines? Il faut une enquête de l’ONU.

Le message que renvoient les terroristes des 3 R et leurs alliés est qu’ils se foutent de la Démocratie et de la République. Ils vont avec leurs mines antipersonel tuer plus de civils que des combattants.

 

« Je présente mes condoléances à la famille du disparu ainsi qu’au peuple rwandais et j’affirme que notre mission dans le nord-ouest de la RCA se poursuivra. Ceux qui ont commis cet acte ignoble seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice » affirme Mankeur Ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la Minusca, la Mission de paix de l’ONU déployée dans le pays.

 

Pour quoi en RCA n’appelle-t-on pas

Des terroristes, des terroristes ?

“Sidi Bi Soulemane alias Sidiki Abbas, un chef de guerre Camerounais, est recherché dans son pays pour terrorisme”. Alors pourquoi en RCA ou dans l’accord mort-né de Khartoum, porté par l’ONU, l’UA, la RCA ne désigne-on pas cet individu de terroriste? Il faut que l’ONU le combatte jusqu’au bout dans le cadre de l’opération en cours. Ce qui n’est pas sûr.

Le danger majeur est la connexion entre le terrorisme sahélien du Nigérien Ali Darassa et le terrorisme d’Afrique centrale de Sidiki, soutenu par Wagner. Ce sera le chaos en Afrique centrale et Barkhane sera en difficulté.

 

Les Centrafricains doivent appliquer leur philosophie de défense avant et pendant la colonisation. Chaque ethnie défendait son espace vitale : Baya, Banda, Nzakara… Ce qui a permis de repousser les esclavagistes arabes venus principalement du Nord, de l’Est et du Nord-Ouest comme aujourd’hui.

 

Dans le contexte actuel, chaque Etat de l’Afrique centrale devrait être autonome en termes de défense nationale. En même temps, et être prêt à intégrer une force supranationale en cas de  menace. La réalité est que certains pays sont « affaiblis » par la Françafrique.

 

La politique africaine de la France en Afrique centrale n’est plus adaptée cela depuis plus d’un siècle. Elle privilégie plus l’option militaire (Tchad gendarme) que l’option politique au sens noble du terme et le développement. Le peuple doit prendre son destin en main, comme le souligne la chancelière allemande. En définitive, la solution à la crise centrafricaine est politique et non militaire. Les prochaines élections en RCA offrent une opportunité à saisir à condition qu’elles soient transparentes. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

 

PAR : Les Amis de Siloë Centrafrique

05/08/2020

 

 

 

 

 

 

 

 

RCA : De la résilience pour sauver Centrafrique de la désintégration

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Logo officiel du parti PDCA

 

La période pré-électorale en cours, semble apparemment placée sous haute tension, avec grand risque d’une implosion à cause des faits, actes et comportements des Autorités Politiques de Bangui qui font preuve d’avoir perdu leur sang froid…

 

Un cocktail socio-politique explosif

 

Dès les premières dérives du Président TOUADERA, nous n’avons pas hésité, comme certains Leaders Politiques, à les décrier et à lancer de nombreuses alertes, certes, à notre manière peu élégante et non diplomate, pour attirer l’attention du nouveau locataire du Palais de la Renaissance. Certains opportunistes du camp présidentiel, dont les derniers sont entrain de quitter le bateau TOUADERA qui prend l’eau de toute part, n’ont pas hésité à employer les qualificatifs de fauteur de troubles, d’emmerdeur, d’embrouilleur, d’éternel insatisfait, tout en soutenant qu’il fallait laisser le temps au Président qui vient d’être élu et qui a hérité d’une situation difficile. Soit. Et le temps lui a été laissé et le Président TOUADERA en a profité pour nous offrir sur la pierre d’immolation, en cette première semaine du mois d’août 2020, une situation socio-politique la plus indigne et la plus irresponsable de notre histoire politique très peu glorieuse, laquelle situation socio-politique, déjà très délétère, frise dangereusement la limite de l’implosion ou de l’embrasement à cause :

  • Des dysfonctionnements au niveau de toutes les Institutions de la République,
  • De l’insécurité instaurée en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat, sur fond de territorialité de trois mercenaires-bourreaux du Peuple Centrafricain: Ali Ndarassa dans les Préfectures de la Ouaka, de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou; AL Katim dans les Préfectures du Bamingui Bangoran, de la Vakaga et de la Haute Kotto; Sidiki dans les Préfectures de l’ouham Pendé, de la Nana Mambéré et prochainement où…..?,
  • De la dégradation très prononcée des structures et infrastructures socio-économiques,
  • De la sanctuarisation des exclusions,
  • De la désastreuse gestion du COVID-19,
  • Des dysfonctionnements au sein du Comité Stratégique,
  • De l’illégalité et de l’illégitimité de l’Autorité Nationale des Elections-ANE,
  • Du superbe mépris politique de l’avis de la Cour Constitutionnelle, relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’ANE,
  • Des arrivées massives des militaires étrangers et des mercenaires à Bangui, ces derniers temps,
  • Des inconcevables ratés dans les enrôlements des futurs électeurs, d’où rejets de la population dans nombreuses localités,
  • De certains chefs des groupes armés qui empêchent les enrôleurs de l’ANE de circuler dans les Préfectures qu’ils considèrent comme étant leurs juridictions,
  • Des inadmissibles modes opératoires des hold-up électoraux, décriés au quotidien depuis des semaines,
  • De l’insolite huis clos entre le gouvernement, les garants, les facilitateurs et le criminel Ali Ndarassa,
  • Du cinglant et humiliant désengagement de Ali Ndarassa du procès-verbal n° 0161/PM/DIRCAB 20 du 30 juillet 2020,
  • De la velléité exprimée par Ali Ndarassa et Sidiki de faire de Centrafrique un Etat peulh,
  • De l’entente contre nature entre Ali Ndarassa et le mercenaire soudanais, ancien partenaire de la coalition seleka, Moussa Assimeh,

Un tel explosif cocktail socio-politique ne peut garantir le bon déroulement des élections dont le premier tour est censé se tenir le 27 décembre 2020, à moins que le Président TOUADERA voudrait réellement embraser le pays. Et c’est l’intention qui semble transparaître, selon certaines indiscrétions.

 

Le Peuple Centrafricain pour un choix électoral conséquent, le Président TOUADERA pour des hold-up électoraux explosifs

 

Le Président TOUADERA, durant les 52/60 mois déjà écoulés de son mandat présidentiel (30 mars 2016-31 juillet 2020), de sa bouche, il n’a parlé de riens, de sa droite, il a amnistié en catimini les bourreaux du Peuple Centrafricain et a soutenu les mains étrangères qui ont tué des Centrafricains-es, pillé et brûlé leurs greniers et souillé leur terre. Gémissements, complaintes, désolations ont été les lots quotidiens du Peuple Centrafricain depuis ces 52 mois, un peuple qu’il n’a pas su ni pu rassasier, mais, qu’il n’a fait que mépriser, comme ses prédécesseurs, à travers le parjure, les violations de la constitution, les dénis de responsabilités et les trahisons à répétition.

Le Centrafricain veut faire des prochaines élections, qu’il voudrait sereines, un moyen pour

  • retrouver la paix du cœur et la paix sociale,
  • retrouver sa dignité, son orgueil et son respect longtemps bafoués,
  • sortir du cul de sac dans lequel le Président TOUADERA l’a conduit,

mais, ce Président voudrait lui voler son vote à tous prix, même au risque d’embraser le pays.

 

Questions de survie et de patriotisme politiques, questions d’orgueil et d’audace au moment où nous n’avons plus droit à l’erreur, durant cette période des 122 jours (27 juillet au 27 décembre 2020), commencée depuis le 27 juillet 2020, qui paraît être une période de tous les dangers, une période sous très haute tension.

 

Toutes analyses faites, une seule alternative s’offre au Peuple Centrafricain. La résilience pour une concertation citoyenne, sinon ce serait un tsunami populaire très dévastateur. En effet, le Président TOUADERA a ouvert la boîte de pandore et il n’est pas en mesure de gérer les problématiques qui émergent de cette boîte, mais veut brouiller les cartes avec une politique de fuite en avant, très suicidaire collectivement. Chacun se souviendra, qu’avec le dialogue de Khartoum, qu’il a fait tenir contre l’opinion populaire nationale, avec la complicité de la communauté internationale, il a commencé à dérouler le calendrier de ses agendas cachés, consistant à (1) amnistier les mercenaires-bourreaux du Peuple, (2) s’allier les chefs de groupe armés amnistiés, (3) qui devraient accentuer l’insécurité, en vue de (4) faciliter des fraudes électorales massives. Mais seulement, il n’avait pas réalisé que le Peuple Centrafricain, qualifié d’analphabète, a perçu ses stratégies de basse classe qui ont fait ressurgir le sentiment de ‘’trop c’est trop’’ qui est une condamnation irrémédiable et irrévocable du Président TOUADERA.

 

L’impérative tenue de la concertation citoyenne, pour éviter la désintégration de Centrafrique

 

Le Président TOUADERA a scellé lui-même son sort avec le déroulement du calendrier de ses agendas cachés. Ceux qui avaient opté pour l’aptitude des trois (3) singes se doivent de voir, d’écouter et de dire ce qu’ils ont refusé de voir, d’écouter et de dire. Il n’y a plus d’illusion à se faire, et nous nous sommes assez voilé la face. IL est maintenant temps de nous regarder, ainsi que les autres, frontalement pour organiser cette concertation citoyenne ou nationale, parce que la situation très explosive créée par le Président TOUADERA et évoquée ci-dessus ne nous permet pas d’aller sereinement aux élections, à moins que nous voudrions nous suicider collectivement, comme les moutons de PANURGE. Nous avons tous failli et nous devons tous collectivement nous ressaisir et nous assumer. Notre force ou notre capacité de  résilience nous l’impose.

 

Evitons de tomber dans les éventuels pièges de fuite en avant du Président TOUADERA. Il incombe maintenant aux Leaders Politiques et Sociaux conséquents et responsables, d’être très stratèges pour obtenir la tenue de cette concertation qui est synonyme de consécration de l’échec du mandat présidentiel qui se termine.

 

Dans cette optique, nous proposons humblement les actions suivantes à envisager pour ne pas être pris de cours :

  • – Mise en place d’un groupe de travail par les Forces Vives de la Nation, ayant pour mission (1) de recueillir les avis des Responsables de certaines institutions nationales et internationales sur l’improbabilité ou l’impossibilité de la tenue des élections, (2) constater ou faire constater politiquement, juridiquement, techniquement, matériellement l’impossibilité ou l’incapacité des Autorités Politiques d’organiser les élections à dates constitutionnelles retenues, (3) faire les plaidoyers nécessaires pour une concertation nationale ou citoyenne;
  • Réaliser des réflexions partagées sur les termes de référence (TDR) de la concertation citoyenne ou nationale;
  • Elaborer et proposer un programme réaliste de la concertation nationale au cas où l’impossibilité d’organiser les élections se serait avérée.

 

Le Président TOUADERA dans sa fuite en avant, semble vouloir nous embarquer dans une aventure belliqueuse ou une politique de la terre brûlée pour noyer son incapacité. Et c’est le moment où jamais, pour que nous, Leaders Politiques et Sociaux, puissions démontrer que nous sommes des stratèges politiques et devrions mutualiser nos génies pour éviter les  probables pièges qui seraient tendus.

 

 

 

 

WAFIO  JEAN  SERGE

PRESIDENT DU PDCA

 

RCA : élections 2020-2021, selon maître Nicolas Tiangaye, les membres de l’ÂNE sont dans le dispositif de fraude électorale de Touadera

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Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 06 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le lundi 04 août 2020, Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès  social (CRPS), un parti politique de l’opposition, membre de plateforme de coalition de l’opposition démocratique 2020), avait déclaré que les membres de l’autorité nationale des élections (ÂNE), sont dans le dispositif de fraude électorale au profit du président  Faustin Archange TOUADERA. Il a également déclaré que le chef de l’État a lamentablement échoué sur tous les plan durant ses quatre années passées à la magistrature suprême de l’État.

 

Processus électoral

Sur le processus électoral, le Président de CRPS, maître Nicolas Tiangaye  a déclaré que « techniquement, il est impossible d’organiser les élections générales d’ici le 27 décembre 2020. Il y’a donc une impérieuse nécessité pour l’ensemble des forces vives de la nation de se réunir, de se mettre autour de table. C’est une revendication nationale et internationale. Par ce que nous voulons que pour aller aux élections, que cela se fasse dans la paix. On ne va pas aux élections pour le plaisir d’aller aux élections… », a-t-il déclaré.

Écouter Maître Nicolas Tiangaye sur le processus électoral ci=dessous :

:

Bilan catastrophique

Dans sa déclaration devant la presse, le Président de CRPS maître Nicolas Tiangaye n’a pas manqué de faire un bref bilan du chef de l’État au pouvoir depuis 2016. D’après lui, le Président de la République a échoué dans la gestion de l’État.

« Il a un bilan qui parle contre lui. Il ne pourra pas tromper le peuple centrafricain, disant qu’il a réussi. Par ce quand il était arrivé au pouvoir, en 2016, 50% du territoire étaient occupés par les groupes armés aujourd’hui nous sommes à 80%. Il ne va pas dire que sur le plan sécurité qu’il a réussi. Sur le plan économique, social et de la  lutte contre le coronavirus, il ne peut pas dire aussi qu’il a réussi »,  a martelé le leader de CRPS, Maîttre Nicolas Tiangaye.

Écouter seulement maître Nicolas Tiangaye :

RCA : Covid-19, la plateforme religieuse de Centrafrique invite à une nouvelle journée de prière le 08 août

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Les leaders religieux de Centrafrique lors de la conférence de presse relative à la journée de prière et de pardon sur la COVID-19. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 06 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Face à la propagation de la pandémie de Covid-19 sur le territoire centrafricain, la plateforme  des confessions religieuses de la Centrafrique (PCRC) invite à nouveau les Centrafricains à s’unir le samedi 08 août prochain à une journée nationale de jeûne et de pardon. Une journée  pour se repentir et implorer  la miséricorde de Dieu pour nos manquements envers lui.

 

Face à la propagation du Covid-19 sur le territoire centrafricain, la PCRC organisera pour la deuxième fois une journée nationale de prière et de pardon le samedi 08 août 2020.

Pour les leaders religieux centrafricains, l’objectif de cette nouvelle journée de prière est de  prendre conscience de notre désobéissance :

« Nous devons prendre conscience et repentir à travers la prière, et notre conversion pour adopter un comportement responsable en respectant les mesures barrières ».

 

Écouter les propos liminaire de la PCRC lus par la porte-parole :

 

La pandémie de Covid-19 et le respect des mesures barrières

Pour le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, les leaders religieux s’adressent tout d’abord à la conscience. « Qui dit conscience,  dit respect et liberté de part et d’autre ».

D’après lui, le coronavirus reste un mystère, et personne n’a mis encore la main sur lui.  D’où les tâtonnements que nous sommes en train de faire.  Mais des propositions allant dans le sens pour sauver l’être humain  ont été faites, et nous devons saisir cette opportunité.  Voilà pourquoi la science nous fait des propositions, disant « portons des masques », et nous devons changer de comportements s’il s’agit de sauver l’être humain.

Écouter Cardinal Dieudonné Nzapalainga :

 

Pour l’imam Omar Kobine  Layama,  la science est émanation de Dieu, surtout dans le domaine de la santé. Selon lui, l’homme de la science a trouvé les substances de protection de la vie humaine dans la parole de Dieu : «  protège-toi, le ciel protégera ». Et si aujourd’hui nous nous trouvons en face d’une pandémie, et que ces hommes de sciences font leur recherche et nous disent voilà la piste de nous protéger  de cette maladie, c’est à nous autres de nous mettre sur cette piste. Et si celui qui ne veut pas se protéger va se livrer à la mort. Et le rôle des leaders religieux c’est effectivement de rappeler aux fidèles cette science divine que les hommes portent en eux, mais également de respecter leurs autorités. Quand elles nous disent de nous protéger. Si nous ne respectons pas, nous ne respectons pas Dieu.  Donc c’est le rôle des leaders religieux de transmettre ces rappels afin que nous tous nous puissions vraiment nous protéger de cette pandémie, et éviter à notre pays une calamité.

Écouter imam Omar Kobine Layama :

 

Centrafrique, échec et mat pour le président Touadera

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

 

Bangui, République centrafricaine 05 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).

Par  Le monde Afrique.

À force de tromperies, de double jeu permanent, de mépris de l’intérêt national, le pouvoir centrafricain se rapproche de la fin de partie. Elle pourrait être rude pour les uns et les autres.

 

La volte-face du chef rebelle Ali Darassa et néanmoins conseiller militaire du Premier ministre, concernant un énième accord de paix, aussi vite dénoncé dès son retour auprès de ses bandes armées, pourrait faire hausser les épaules, cela étant tellement prévisible.

 

La liste des échecs du chef de l’État centrafricain s’allonge chaque jour davantage. A ceux-là s’ajoutent le mépris, sans vergogne, des principes fondamentaux de la démocratie et de la bonne gouvernance.  Contrairement à la propagande officielle et aux déclarations des responsables de l’ONU et de l’Union africaine, le bilan de son quinquennat est catastrophique.

Le point d’orgue aura été le fameux Accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019. La communauté internationale s’est accrochée invariablement à ce pacte de non-agression entre des parties n’ayant que des objectifs patrimoniaux et faisant peu de cas de l’intérêt national.

Comment ces responsables de l’ONU et de l’Union africaine ont-ils pu agréer un pacte conclu pour la réélection de Faustin-Archange Touadera, alors que les partis politiques républicains et les forces vives de la nation ont été éjectés des pourparlers de Khartoum – à l’exception de la caution du MLPC de Martin Ziguele – et écartés de la mise en œuvre de cet accord léonin ?

Les dernières provocations des chefs rebelles notamment celles de Abass Sidiki, Al-Khatim et surtout d’Ali Darassa, viennent enfin d’ouvrir les yeux, semble-t-il, des dirigeants centrafricains, désormais confinés autour du PK 0 de Bangui. Mais étaient-ils vraiment dupes ?  Leur pactisation avec des groupes terroristes s’apparente à la lâcheté de l’ancien premier ministre britannique, Neville Chamberlain vis-à-vis de Hitler. Après l’Accord de Munich du 30 septembre 1938, il déclarait :  » le Fuhrer est un gentleman sur qui on peut compter, lorsqu’il a engagé sa parole ». On connait la suite. Firmin Ngrebada et Faustin-Archange Touadera sont des lointains successeurs de Neville Chamberlain.

A propos de l’Accord de Khartoum, un homme politique centrafricain aurait pu déclarer comme Winston Churchill :  » ils ont voulu éviter la guerre au prix du déshonneur, ils ont le déshonneur et la guerre ». Avec Ali Darassa, ils ont voulu la paix dans le déshonneur et au mépris des souffrances du peuple centrafricain, ils auront eu « la perfidie », « les duperies »,  » l’asservissement des populations de régions entières » et probablement la guerre civile.

Ils devront répondre de cette tragique entente diabolique.

 

La mise en cause de l’ONU et de l’Union africaine

« On ne déjeune pas avec le diable, même avec une très longue cuillère « . Cette phrase de l’ancien premier ministre Français, Raymond Barre, peut être appliquée au président Touadera, à son premier ministre Firmin Ngrebada et à leurs conseillers. Elle doit aussi concerner Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU et Smail Chergui, président du comité Paix et Sécurité de l’Union africaine.

Comment ces deux responsables de l’ONU et de l’Union africaine ont pu être les facilitateurs voire les organisateurs des pourparlers de Khartoum en janvier 2019 ? Comment ont-ils pu valider cette directive russe, tellement invraisemblable, alors que les tourments des Centrafricains venaient surtout de ce pays  aux mains d’un despote ? En janvier 2019, la capitale soudanaise était déjà en ébullition et des dizaines de morts jonchaient alors les rues de la capitale soudanaise. Comment Omar el-Bechir, le despote sanguinaire, ami de Touadera, sous sanctions internationales, notamment de l’ONU, et sous mandat d’arrêt de la CPI depuis plusieurs années, pouvait-il jouer les bons offices et se congratuler avec Jean-Pierre Lacroix et Smail Chergui, à l’issue de cette invraisemblable rencontre entre le gouvernement centrafricain et des chefs rebelles qui mettent à feu et à sang le pays ? Il faudra un jour qu’Antonio Gutteres, Jean-Pierre Lacroix, Mankeur Ndiaye pour l’ONU, Moussa Faki Mahamat et Smail Chergui s’en expliquent.

 

Une situation explosive

A moins de cinq mois du premier tour de l’élection présidentielle, la situation est devenue explosive. La volte-face d’Ali Darassa reçu avec les honneurs à Bangui révoltent les citoyens et attisent les mécontentements de toutes parts. Les tripatouillages de l’Autorité nationale des elections sont de plus en plus incendiaires, d’autant que cette structure aux mains du pouvoir a perdu sa légitimité et sa légalité  même si le président Touadera rechigne à promulguer la loi organique qui devrait mettre fin à ses forfaitures. En se voilant la face devant une telle situation, les responsables de la communauté internationale qui étaient au chevet de la République centrafricaine, auront à assumer leurs responsabilités dans leur soutien inconditionnel au président Touadera et à son clan tribalo-affairiste. Ils auront fort à faire dans un conflit qui ne sera plus  » à faible intensité ». L’exemple de l’Accord de Munich de 1938 n’aura servi à rien.

 

Publié pour la première fois par le Monde Afrique

Et écrit par : Charybde en Scylla

 

RCA : massacre de Ouadda Maïkaga, environ 405 déplacés sont arrivés à Aïgbado

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des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga

 

Bria, République centrafricaine, mercredi 5 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria enregistre depuis dimanche l’arrivée massive des déplacés fuyant le massacre perpétré par des rebelles du PRNC au village Bornou, situé à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la RCA.

 

Le 24 juillet dernier, des rebelles du Parti du rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC), ont attaqué, en représailles, le village Bornou, situé à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga, sur l’axe Bria, tuant au passage 11 civils et blessé 25 d’autres. Une centaine des habitations ont également été incendiées par les rebelles qui ont réussi à faire un maximum des dégâts.  Sur place à Bornou, on n’y trouve personne, et ses habitants, les survivants, ont dû quitter pour se réfugier dans les localités voisines. Parmi eux, environ 405, pour la plupart des enfants, des personnes âgées et des femmes sont arrivés au village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé.

Selon le témoignage de certains de ces déplacés, avant d’arriver à Aïgbado, ils ont dû marcher en groupe dans la brousse durant une semaine. D’après eux, d’autres familles ont préféré, au péril de leur vie, se réfugier dans la sous-préfecture de Ouadda Maïkaga, occupée par les rebelles du PRNC, et situé à seulement 3 kilomètres de Bornou.

Pour l’heure, la situation humanitaire reste préoccupante, et les rebelles, que ça soit du côté du FPRC ou du PRNC, renforce leur position dans les localités, au risque d’occasionner un nouveau conflit, alors que les troupes de la Minusca, qui sont basées à Bria, font la sourde oreille aux multiples appels de détresse lancés par la population locale.

 

Moïse Banafio

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violente explosion à Beyrouth, plus de 70 morts et des milliers blessés

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Liban : violente explosion à Beyrouth, plus de 70 morts et des milliers blessés

Bangui ( République centrafricaine ) – Une violente explosion dans la zone portuaire de la capitale libanaise, Beyrouth, a fait plus de 70 morts et des milliers blessés selon un bilan provisoire annoncé par le premier ministre.

L’explosion a été si puissante qu’elle a causé des dommages aux rues et aux bâtiments sur des kilomètres à travers la ville./////////////.

La cause n’est pas encore connue, le ministre de l’intérieur a déclaré que des informations préliminaires font état de produits hautement explosifs qui avaient été saisis il y a des années et stockés dans le port./////////////.

Le premier ministre Hassan Diab a déclaré que les responsables seront sévèrement punis./////////////.

Les vidéos de la scène d’explosion, dans la zone portuaire, montrent de la fumée s’élevant d’une première explosion, puis une explosion beaucoup plus importante qui semble avoir englouti plusieurs bâtiments voisins. /////////////.

Un témoin a déclaré à la BBC que l’explosion était si importante qu’il pensait qu’il allait mourir./////////////.

Les hôpitaux seraient submergés de blessés ; les pompiers s’attaquent à de nombreux incendies.

Avec BBC Afrique

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RCA : élections 2020-2021, 3 fils de Mbaïkoua soupçonnés d’avoir préparé des fraudes massives.

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Bangui, République centrafricaine, mercredi 05 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À quelques mois des élections législatives et présidentielles prévues pour le 27 décembre prochain, les soupçons des fraudes se multiplient partout dans le pays, et les frères et sœurs Mbaïkoua, candidats du MCU aux législatives, sont également soupçonnés.

 

Virginie Mbaïkoua, candidate à la législative dans la circonscription de Bégoua, dans l’Ombella-Mpoko; Edgar Mbaïkoua et Timoléon Mbaïkoua, respectivement candidats dans les circonscriptions de Paoua 1 et Paoua 2, dans la préfecture de l’ouham-Péndé. Leurs points communs, ils sont tous des enfants de Mbaïkoua et candidats aux législatives prochaines sous la bannière du mouvement cœurs unis, parti au pouvoir. Sauf que depuis quelques semaines, ils sont soupçonnés d’avoir préparé minutieusement des fraudes électorales.

En effet, ce lundi 3 août, vers 9 heures, au plein centre-ville de Paoua, Madame Virginie Mbaïkoua, assistée de ses deux frères Timoléon et Edgar,  ont réuni des gens pour leur demander de fournir chacun deux cartes photos d’identité afin de leur confectionner de carte nationale d’identité. Or, pour de nombreux observateurs locaux, cette démarche des frères et sœurs Mbaïkoua n’est autre qu’une pure escroquerie. Selon eux, les deux cartes photos d’identité qu’ils ont demandées, si elles sont fournies par leur potentielle victime, vont leur permettre de monter au nom de chacune des cartes d’adhérent au mouvement cœurs unis, mais également des fausses cartes d’électeurs pouvant leur permettre de voter aux élections d’une manière illégale. D’ailleurs, le mois dernier, les mêmes frères Mbaïkoua ont été également soupçonnés d’avoir organisé  la distribution des faux actes de naissance à un groupe des jeunes de Paoua.

Rappelons que madame Virginie Mbaïkoua, cadre du mouvement cœurs unis, est aussi ministre de la Réconciliation depuis 4 ans.

 

De Paoua, Patricia Lamadji

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RCA : les forces vives de la nation lancent un ultimatum au Président Touadera pour la tenue d’une concertation avant les élections générales

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Les quelques membres de la synergie des forces vives de la nation au siège du parti URCA le lundi 3 août 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapende.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 04 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’initiative du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC),  une réunion des forces vives de la nation regroupant les partis politiques , les organisations de la société civile, des syndicats et des personnalités politiques indépendantes a eu lieu ce lundi 03 août au siège du parti URCA à Bangui. Les membres de cette plateforme ont réitéré leur appel au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de convoquer immédiatement dans un délai de trois jours  la concertation des forces vives de la nation afin de sortir le pays de l’impasse politique actuelle à quelques mois des élections générales. Passé ce délai, si la concertation n’est pas convoquée, ils organiseront des actes de désobéissance civique jusqu’à la convocation de ladite concertation.

Écouter les propos liminaires des forces vives de la nation lus par Gervais Lakosso :

 

 

PROPOS LIMINAIRE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, DES SYNDICATS ET DES PARTIS POLITIQUES RECLAMANT LA TENUE DE LA CONCERTATION DES FORCES VIVES DE LA NATION AVANT LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES

À huit mois de la fin du mandat du Président Touadera, la situation sécuritaire du pays s’est empirée. Plus de 80% du territoire est occupé par les groupes armés animé pour la plus part des mercenaires étrangers; la souveraineté nationale est hypothéqué; l’économie nationale est asphyxiée; les espoirs de plusieurs entités se sont estompés; l’armée est empêchée de jouer son rôle avec un embargo qui se renouvelle chaque six mois dont le gouvernement est incapable de satisfaire les conditions pour sa levée totale.

La pandémie du Coronavirus est venue accentuer les difficultés de gouvernance du régime en place.  Ses stratégies de prise en charge des malades et la mise en place des mesures d’accompagnement en faveur des nombreuses entités de la nation victimes socioéconomiques de la pandémie n’ont pas convaincu.

Pendant ce temps, le gouvernement propose la modification de certaines dispositions de la constitution en vue de proroger de manière unilatérale les mandats du Président de la République et des députés.

Suite à un avis défavorable de la cour constitutionnelle, le régime se jette maintenant sur les élections, qu’il tient à organiser à bonne date alors que tous les signaux montrent clairement qu’on ne peut avoir des élections libres, transparentes et crédibles d’ici à décembre 2020.

Dans son avis sur la proposition de modification de la constitution, la Cour Constitutionnelle a suggéré au Président de la République d’organiser une concertation des forces vives de la nation afin de parvenir à un consensus politique qui permettra d’optimiser les conditions de la tenue des élections générales selon un calendrier réaliste et réalisable défini par tous.

Avant elle, plusieurs forces vives de la nation et des compatriotes de manière individuelle ont émis la même proposition à plusieurs reprises. Le 7 juillet 2020, une synergie des forces vives de la nation, à l’initiative du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine, a écrit au chef de l’État, l’invitant à convoquer sans délai la concertation des forces vive de la nation pour sortir le pays de l’impasse politique. Cette demande est demeurée sans suite jusqu’à ce jour.

La conférence épiscopale de Centrafrique vient d’insister sur la même proposition dans son message aux chrétiens et aux personnes de bonne foi du 28 juillet 2020. La communauté internationale a également émis cette proposition.

Tous ces appels n’ont reçu aucune suite du Président de la République.

Sur le terrain, le chef de l’État est déjà en compagne, contrairement aux dispositions légales. Le gouvernement s’active à organiser les élections vaille que vaille, et l’autorité nationale des élections s’enlise tous les jours dans des impaires qui portent déjà le doute sur les résultats des élections, et installe une crise de confiance entre cet organe d’une part, le peuple d’autre part, et les parties prenantes aux élections.

Eu égard à tout ce qui précède, nous lançons ici et maintenant un dernier appel patriotique au Chef de l’État pour convoquer la concertation des forces vive de la nation immédiatement afin de sortir le pays de cette impasse politique qui n’a que trop duré.

Ainsi, dans un délai de trois jours, si la concertation n’est pas convoquée, nous organiserons des actes de désobéissance civique jusqu’à la convocation de ladite concertation.

 

Fait à Bangui, le 03 août 2020.

Les signataires de la lettre du 07 juillet 2020.

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » apporte son soutien indéfectible suite à l’appel à la mobilisation générale lancé par le GTSC et les secteurs syndicaux.

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Face à l’incapacité de l’Etat centrafricain de pouvoir solutionner la crise sécuritaire qui pollue notre pays depuis des années et au regard des massacres perpétrés par les bandes armées sur la population civile, le Collectif «  Touche pas à ma constitution » Organisation de la Société civile de la diaspora se joint à cet appel de la mobilisation générale toute en apportant son soutien indéfectible aux revendications citoyennes présentées par GTSC et les secteurs syndicaux.

De ce fait, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » demande à nos compatriotes de répondre plus massivement à cet appel du 05 août 2020 tout en rajoutant des nouvelles revendications supplémentaires :

1-L’interdiction formelle de la réinstallation du mercenaire Ali Darrassa dans la ville de Bambari comme le prévoit dans les accords de huit clos,

2-L’arrestation immédiatement des Chefs rebelles tel que : Ali Darras, Sidiki et suivies de leur transfèrement à la CPI.

Levons-nous comme un seul peuple uni pour combattre les injustices et défendre la patrie en danger.

Fait à Paris, 03 août 2020

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

RCA : Bria, un homme froidement assassiné par les rebelles du PRNC au village Gbali

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Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, 03 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’acte criminel avait eu lieu ce vendredi  31 juillet  au village Gbali, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda Maïkaga, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre nord de la rca.

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur le lieu du crime par une équipe du CNC, la victime s’appelle Ano Abdrassoul , âgé de 52 ans, un artisan minier qui s’est converti au chasseur durant la saison de pluie.  Il a été assassiné ce vendredi 31 juillet à 5 kilomètres de son village, non loin du pont de la rivière Pendé, sur l’axe Bria. Son corps a été retrouvé sur le lieu de son crime ce dimanche 2 août par des passants.  Interrogés par CNC, ses proches ont indiqué qu’il s’était rendu quelques jours plutôt à Bria afin de vendre ses produits de chasse.  C’est au moment de son retour qu’il a été assassiné froidement par des bandits armés, identifiés formellement par des habitants de Gbali comme des éléments rebelles du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine). Sa moto a été emportée par les assaillants, ainsi que son sac à main contenant une somme d’environ 900 mille francs  CFA.

Rappelons que la quasi-totalité des axes routiers reliant les villes de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran sont sous contrôle strict des combattants rebelles de l’autoproclamé général Zacharia Damane, chef d’État major et coordonnateur militaire du PRNC qui séjourne actuellement à Ouadda Maïkaga.

Il y a lieu de noter que depuis la cessation des hostilités entre les différents groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, les violences à connotation ethnique  se multiplient dans la région du nord, du Centre Nord, et du nord- Et. Le PRNC, extrêmement violent dans ses opérations militaires, est régulièrement cité dans des nombreux actes criminels contre les populations civiles du nord. Son Président, qui réside en France, risquerait bien d’être rattrapé par la justice internationale.

 

Moïse Banafio

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RCA : vive tension à Grimari, un général Anti-Balaka tué par les FACA.

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Les miliciens Anti-Balaka de la République centrafricaine

 

Bambari, République centrafricaine, 03 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-préfecture de Grimari situé à 305 kilomètres de Bangui  connaît depuis dimanche après-midi un fort regain de tension. Des combats entre les soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka enflamment la ville.  

 

Des éléments de forces de sécurité intérieures désarmées, un convoi de l’ÂNE bloqué, et un meeting du mouvement « Be Africa ti  Kwè » de l’ancien Premier ministre Mahamat Kamoun boycotté, la ville de Grimari, théâtre d’échange des tirs entre les soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka, est sous tension depuis 24 heures.

En effet, ce dimanche 02 août, vers 13 heures, des miliciens Anti-Balaka, sous le commandement de leur  tristement célèbre général Mandayé, ont désarmé, au checkpoint des forces de l’ordre à la sortie de la ville sur l’axe Sibut, un gendarme et un policier avant de chassé, quelques minutes plus tard, des militants du parti « Be Africa ti é Kwè » réunis dans la ville pour un meeting de leur parti. Aussitôt, les axes Sibut-Grimari et Bambari-Grimari sont bloqués par les miliciens Anti-Balaka qui ont également intercepté un convoi des agents de l’autorité nationale des élections (ÂNE) en provenance de Bambari et à destination de Bangui.

Quelques heures plus tard, vers 16 heures, des soldats FACA, déployés en urgence dans la ville, ont réussi à reconquérir la ville aux mains des miliciens Anti-Balaka qui sont actuellement en débandade dans la brousse.

Selon une source sécuritaire locale, l’autoproclamé général Mandayé serait également tué dans ces affrontements avec les FACA.

Pour l’heure, toutes les activités humanitaires sont interrompues  dans la localité pour des raisons de sécurité.

 

 

Bertrand Yékoua

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RCA : dégâts environnementaux et atteintes aux droits humains dans le cadre de l’exploitation de l’or à Bozoum, Amnesty international exige une enquête indépendante

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AMNESTY INTERNATIONAL

DECLARATION PUBLIQUE

 

République centrafricaine. Malgré le départ des entreprises minières chinoises, la nécessité de mener des enquêtes, rendre des comptes et apporter des réparations demeure

 

Les autorités de la République centrafricaine doivent mener une enquête indépendante sur les préoccupations relatives aux déts environnementaux et aux atteintes aux droits humains dans le cadre de lexploitation de lor à Bozoum, ville du nord-ouest du pays.

 

Amnesty International a défait part de ses vives inquiétudes concernant les activités de quatre entreprises exploitant les mines aurifères et les risques pour l’environnement et les droits humains des habitant·e·s du secteur.

 Ces quatre entreprises minières – Tian Xiang, Tian Run, Meng et SMC Mao – qui exploitaient l’or à Bozoum ont quitté la région fin avril 2020, a appris Amnesty International par l’intermédiaire des médias et d’un contact local, le prêtre catholique Aurelio Gazerra.

 La cessation des opérations met apparemment fin à tout nouveau risque de répercussions négatives sur les droits humains dues aux activités des entreprises, risques qu’Amnesty International avait soulignés en avril.

 Toutefois, la mort de sept personnes sur les sites miniers abandonnés et le fait que la rivière ouham nait pas été remise en état, la rendant potentiellement dangereuse, ne font que renforcer la nécessité d’une enquête indépendante sur les allégations mises en avant par Amnesty International et la nécessité d’amener les responsables présumés à rendre des comptes et à garantir un recours effectif pour les préjudices causés.

 

SEPT MORTS EN SEPT JOURS SUR LES SITES MINIERS ABANDONNÉS

 

Daprès La Voix de Koyale, une station de radio communautaire, et Corbeau News Centrafrique, sept personnes sont mortes noyées sur les sites miniers désaffectés le long de la rivière Ouham sur une période de sept jours, fin avril.

 D’après les médias, ces morts ont pu être causées par l’état dans lequel les berges ont été laissées lorsque les compagnies minières ont quitté les sites. Selon un article : « Désormais, il ny a que du gravier et beaucoup de gros trous aux parois raides, pleins deau, où les gens incapables de nager meurent facilement. »

 Le père Aurelio Gazzera a également confirmé que des personnes sont mortes dans la rivière fin avril.

 

NOUS RÉITÉRONS NOS APPELS AVEC UNE URGENCE RENOUVELÉE

 

Étant donné les morts récentes dans la rivière Ouham sur les sites des mines abandonnées, Amnesty International engage de nouveau les autorités centrafricaines à :

 

  • diligenter sans délai une enquête indépendante et impartiale sur la mort de sept personnes sur les sites miniers abandonnés, en vue de déterminer la cause de leur décès et de faire en sorte que le secteur soit remis en état et ne soit pas dangereux pour les habitant·e·s ;

 

  • diligenter une enquête visant à déterminer si les activités dexploitation et le processus de fermeture des mines ont respecté les lois pertinentes relatives aux droits humains, à lenvironnement, à la santé et à la sécurité, et le droit administratif, minier et pénal – et sils ont mis en péril la vie humaine et la santé. Cette enquête doit englober les éventuelles noyades qui se sont déroulées après le départ des entreprises minières de Bozoum. Afin de garantir lindépendance et limpartialité, l’équipe en charge de linvestigation sera pluridisciplinaire par nature et composée de membres de la société civile, de porte-parole des populations concernées, de scientifiques, dexperts techniques et de représentants du gouvernement ;

 

  • sil est établi quil existe un risque actuel ou imminent pour la vie ou la santé des populations des zones minières, prendre des mesures immédiates pour protéger leur vie et leur santé, qui peuvent notamment consister à fournir de leau potable saine, à garantir laccès à des soins de santé, à clôturer les parties dangereuses des berges, et à apporter un soutien à ceux dont les moyens de subsistance ont été impactés et qui ont de plus grandes difficultés à pêcher et mener des activités agricoles qui dépendaient de la rivière ;

 

  • sil savère que les activités minières sont à lorigine de violations des droits humains ou y ont contribué, prendre de toute urgence des mesures pour que les entités responsables soient amenées à rendre des comptes, fournir aux personnes affectées l’accès à un recours utile, prenant la forme notamment d’une indemnisation, de restitution et de garanties de non-répétition ;

 

  • envisager de ratifier la Convention de Minamata sur le mercure et d’élaborer un plan daction national pour réduire, et si possible, éliminer lutilisation du mercure pour lextraction artisanale et à petite échelle de lor ;

 

  • autoriser de futures exploitations minières dans la région à condition que toutes les procédures régulières soient respectées, notamment des évaluations approfondies portant sur les conséquences environnementales et sociales.

 

Amnesty International appelle les entreprises à :

 

  • mener une enquête et prendre des mesures correctives adaptées si les compagnies minières ont causé des atteintes aux droits humains ou y ont contribué à un moment quelconque. Cela suppose, en consultation avec les populations touchées, de restaurer la rivière dans son état initial et de fournir des réparations aux victimes d’atteintes aux droits humains ;

 

  • publier toutes les informations concernant la conception des mines, les évaluations menées par les entreprises des impacts au niveau social et environnemental, ainsi que les analyses deau ou dautres activités pertinentes ;

 

  • adhérer aux principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains communiqués par la Chambre de commerce chinoise des importateurs et exportateurs de métaux, minerais et produits chimiques (CCCMC), notamment les directives sur la responsabilité sociétale des investissements miniers chinois à l’étranger et les directives à lintention des entreprises chinoises pour le développement de chaînes dapprovisionnement en minerais responsables.

 

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse dAmnesty International pour lAfrique de lOuest et lAfrique centrale : sadibou.marong@amnesty.org, press@amnesty.org ou +221 77 658 62 27  Twitter : @AmnestyWARO

 

Complément d’information

 

Le 17 avril 2020, Amnesty International a publié une déclaration demandant au gouvernement centrafricain de suspendre les activités de quatre sociétés dexploitation aurifère près de Bozoum et de diligenter de toute urgence une enquête indépendante sur les impacts environnementaux et relatifs aux droits humains que ces entreprises ont pu avoir.

 

Amnesty International a fait état de ses vives inquiétudes concernant les opérations de ces entreprises. Trois rapports du gouvernement et d’autres témoignages corroborés par des images satellites, des photographies et des vidéos attestent de grands changements le long du cours deau de lOuham.

 

Des bulldozers et des pelles mécaniques ont été utilisés pour construire des barrages en terre visant à détourner le cours d’eau pour draguer les sédiments, le sable et les graviers dans le lit de la rivière, avant de les passer au crible pour chercher de lor.

 

Des monticules et des trous se sont ainsi formés le long de la rivière, leau a nettement changé de couleur et son niveau de turbidité (eau trouble) a augmenté. Les poissons sont morts. Les échantillons deau recueillis ont révélé de fortes concentrations de mercure, souvent utilisé dans les mines aurifères artisanales et ayant des effets toxiques sur la santé humaine.

 

Cette situation est d’autant plus préoccupante que les villageois·e·s dans les zones environnantes dépendent de la rivière pour leur usage domestique, notamment pour leau potable, la pêche et lagriculture. En cas de violations ou d’atteintes aux droits humains, le droit international relatif aux droits humains exige que les États réagissent en enquêtant sur les allégations, en amenant les responsables présumés à rendre des comptes et en garantissant un recours effectif pour les préjudices causés.

 

Le devoir de garantir un recours effectif s’inscrit dans le cadre de l’obligation plus large d’offrir une protection contre les atteintes aux droits humains commises par des acteurs non étatiques, notamment par des entreprises. De même, les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de lhomme et d’autres normes internationales relatives aux droits humains disposent clairement que, lorsque des entreprises causent des violations ou y contribuent, elles sont tenues de remédier aux incidences négatives.

 

Le gouvernement centrafricain doit donc diligenter une enquête indépendante et garantir laccès à un recours effectif pour les personnes touchées. Dans ce cas, le recours doit au minimum englober la réparation et la remise en état de la rivière Ouham, qui a été détournée en de nombreux endroits et dont de grandes parties des berges sont aujourdhui dangereuses, avec des monticules de gravier instable.

 

En raison de la turbidité de l’eau et de la présence de mercure, une substance toxique, le gouvernement doit aussi veiller à ce que la population puisse voir accès à de l’eau potable sûre et à de l’eau sûre pour un usage domestique. Enfin, il doit exiger des entreprises qu’elles coopèrent et, si elles sont reconnues responsables de déts environnementaux et d’atteintes aux droits humains, quelles financent les programmes de réhabilitation.

“Le chef de guerre Ali DARRASSA vient de démontrer pour la énième fois qu’il n’est pas pour la paix en Centrafrique”, selon Martin Ziguélé

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Le Président du mouvement de libération du peuple centrafricain Martin Ziguelé, le 02 août 2020 à Bangui. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Dans une déclaration faite devant les journalistes dimanche, l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, également Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)  revient sur l’accord négocié à huis clos entre le gouvernement centrafricain, les Facilitateurs de l’APPR-RCA et  le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa. Selon lui, ce dernier n’est pas pour la paix en Centrafrique. En conséquence, sa place devrait être en prison afin qu’il réponde de ses nombreux crimes contre le peuple centrafricain.

 

Écouter Martin Ziguélé :

 

 

PROPOS LIMINAIRES

 

Le chef de guerre Ali DARRASSA vient de démontrer pour la énième fois qu’il n’est pas pour la paix en Centrafrique. En effet après la signature à Bangui le 30 juillet dernier, c’est-à-dire il y a 72 heures à peine, d’un Accord négocié à huis clos entre lui et  le Gouvernement ainsi que les Facilitateurs de l’APPR-RCA, il s’est rétracté sans autre forme de procès ce samedi 1er août 2020, c’est-à-dire qu’il ne reconnaît plus les engagements qu’il vient à peine de prendre. Cela constitue un énième rebondissement dans la tentative de résolution de cette crise imposée à notre pays par les groupes armés en général, et l’UPC du sinistre Ali DARRASSAen particulier.

La position claire et non équivoque du  MLPC est que  Ali DARRASSA soit immédiatement arrêté et traduit en justice afin qu’il réponde de ses nombreux crimes contre notre peuple devant la justice.

Faut-il le rappeler, Ali DARASSA continue d’occuper des régions entières du Centre et du Sud-Est de notre pays et maintient en esclavage les populations de nos villages et de nos villes telles que Bambari, Bria, Mingala, Bakala, Alindao, Kongbo, Mobaye, Zangba, Bangassou, Zémio, Rafaï, Obo et Bambouti.

Faut- également rappeler qu’ALI DARASSA et ses hommes ont attaqué à deux reprises Bambari avec pour objectif d’empêcher le Gouvernement de célébrer la Journée Mondiale de l’Alimentation, laissant de nombreux orphelins et blessés ?

Faut-il enfin rappeler ses attaques coordonnées contre l’Eglise catholique à Bambari, Alindao et Kongbo ayant entrainé l’assassinat d’importants membres du clergé à savoir :

  • L’Abbé Firmin GBAGOUA, Vicaire général de Bambari ;
  • L’Abbé Joseph Désiré ANGBABATA, Curé de Séko ;
  • L’Abbé Blaise Propser MADA, Vicaire général d’Alindao ;
  • L’Abbé Célestin NGOUMBANGO, Curé de Kongbo.

En évoquant que ALI DARASSA soit réinstallé à Bambari déclaré pourtant « Ville sans armes » par le gouvernement et les forces internationales en décembre 2018, quel message envoie-t-on ainsi à la population meurtrie de Bambari, et des zones sous occupation de fait de l’UPC dans le centre et l’est du pays?

Au moment même où notre armée, de concert avec les forces internationales, se bat héroïquement sur le terrain, et au péril de leurs vies, contre les groupes armés, quel message une telle réinstallation apporte-t-elle ?

Pour le MLPC, la résolution de la crise centrafricaine passe nécessairement par l’arrestation sans conditions et sans délai de ALI DARASSA, Mahamat ALKHATIM et SIDIKI ABBAS , ainsi que tous autres les chefs de guerre, et  leur traduction devant la justice.

Je vous remercie.

Martin Ziguélé

RCA : plusieurs morts et des blessés dans un accident de circulation sur la route nationale n°1

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Le car de la compagnie Avenir de Nana-Mambéré accidenté à Bossembélé le 02 août 2020 sur la route nationale n°1.

 

Bangui, République centrafricaine, 02 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bilan est lourd et risque de s’alourdir dans les prochaines heures. Au moins 11 personnes ont été tuées et 33 autres blessés dans un accident de circulation survenu ce dimanche 02 août à Bossembélé, situées à 157 kilomètres de Bangui, au centre-ouest de la rca, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko.

 

L’accident s’est produit vers 11 heures sur la route nationale n°1  qui relie la capitale Bangui à la République du Cameroun, tronçon Bossembélé- Yaloké.

Tous les blessés ont été évacués aux urgences de l’hôpital de Bossembélé pour leur prise en charge médicale. Selon les premiers éléments d’informations recueillis auprès de certains blessés, la mauvaise qualité de la route et la vitesse seraient à l’origine de ce terrible  accident.

Selon nos informations, le véhicule impliqué dans cet accident appartenait à la compagnie « Avenir de Nana-Mambéré». Lors de son départ, il avait quitté Bangui avec au moins 70 passagers à bord, dont des personnes âgées et des enfants. Arrivé à Bossembélé, 157 kilomètres de Bangui, le chauffeur avait effectué  les formalités d’usage auprès des forces de l’ordre avant de quitter la ville 10 minutes plus tard. Malheureusement, le conducteur, dans sa pleine vitesse, se retrouve face à face à un trou en plein milieu de la route. En essayant de l’éviter, le véhicule se retrouve tête à queue avec ses quatre roues en l’aire.

Pour l’heure, les Casques bleus de la Minusca, avec leur machine, sont à l’œuvre pour tenter de soulever le car afin de récupérer les autres corps qui sont coincés à l’intérieur et au-dessous.

Affaire à suivre…

 

Zatoua,

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RCA : note du désengagement et de clarification de l’UPC relative à la rencontre de Bangui

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NOTE DU DÉSENGAGEMENT ET DE CLARIFICATION

 

L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son coordonnateur militaire, chef d’état-major, le général d’armée Ali Darassa Mahamat se désengage du procès verbal N” 0161/PM/DIRCAB 20 du huis clos entre le gouvernement, les garants, facilitateurs et le leader de l’UPC, établi et publié le 30 juillet 2020 par le gouvernement.

En effet, sur l’invitation du gouvernement et les garants, le général d’armée Ali Darassa Mahamat s’est rendu à Bangui avec sa délégation pour un huis clos sur l’APPR-rca. Une fois arrivé à Bangui, le gouvernement a soumis un document déjà préparé en lui demandant d’amender et de signer Mais le général d’armée Ali Darassa a émis le souhait de bien parcourir le document avec son Staff avant de l’approuver.

A la deuxième rencontre, le général d’armée Ali Darassa Mahamat a désapprouvé le document qui lui a été soumis par le gouvernement et demande qu’il y’ait une discussion franche et correcte. C’est alors que les garants et facilitateurs de l’APPR-RCA ont invité le général d’armée Ali Darassa Mahamat au siège de l’Union Africaine (U A) pour trouver un compromis. Suite aux échanges entre le généra d’armée Ali Darassa Mahamat et les garants, un procès verbal équilibré a été soumis au gouvernement, mais le gouvernement lui aussi a son tour l’a désapprouvé.

Suite a cela, le gouvernement a établi un autre procès verbal que le général d’armée Ali Darassa Mahamat a aussi refusé de signer, car ses revendications ne figurent pas dans ce document C’est ainsi que le premier ministre, chef du gouvernement Firmin Ngrebada à proférer des menaces en présence des garants et facilitateurs à l’encontre du général

d’armée Ali Darassa Mahamat en lui disant, tant que ce procès verbal n’est pas signé, il ne partira pas de Bangui. C’est sous cette pression que le général d’armée Ali Darassa Mahamat a été contraint de signer ce document.

Le général d’armée Ali Darassa dénonce ce genre de pratique et attire l’attention de la communauté nationale et internationale sur ce

genre de dialogue à sens unique, qui risque de compromettre la nouvelle tenue d’une éventuelle rencontre des groupes politico-militaires signataires de l’APPR-RCA et le gouvernement

Le coordonnateur militaire, chef d’état-major de l’upc, le général d’armée Ali Darassa Mahamat réaffirme son engagement et sa volonté de progresser sur le chemin tracé par l’APPR-RCA signé le 06/02/2019 a Bangui.

Vive la RCA apaisée Vive la Paix

 

L Coordonnateur militaire, Chef d’État major de l’UPC, le Général d’armée Ali Darassa