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RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 7  nouveaux cas du covid-19.

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Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 7  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 16 à 68 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  quatre cent dix-huit (418) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mercredi 20 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du mercredi 20 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de sept (7) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (5) et féminin (2). Leur tranche d’âge varie de 16 à 68 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 19 mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que tous les nouveaux cas sont issus de transmission locale. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces sept (7) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour quatre cent dix-huit (418) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 45 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les quatre cent dix-huit (418) cas annoncés, le ministère de la Santé publique confirme que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : reprise des combats à Obo, les rebelles sont dans la ville, et les Faca battent en  retraite.

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À droite, Le colonel Moussa Maloum de l’UPC qui dirige les combats d’Obo.

 

Bangui, (Corbeaunews-Centrafrique) – Mercredi 20 mai aux environs de 6 heures, à Obo, préfecture de Haut Mbomou, à l’extrême sud-est de la République centrafricaine, les affrontements ont repris de plus belle entre les soldats des forces armées centrafricaines (Faca), et les combattants rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). Selon des sources locales, les rebelles sont en train de conquérir toute la ville, et les soldats Faca se battent en retraite pendant que les populations sont en débandade.

 

Dirigés par l’autoproclamé colonel Moussa Maloum, les combattants rebelles de l’UPC ont repris leur offensive contre les positions des soldats de l’armée nationale ce mercredi 20 mai dans la matinée. Les affrontements sont en cours, et les assaillants, qui occupent en ce moment tous les coins stratégiques d’Obo, sont en phase de reprendre totalement la ville aux mains des soldats de l’armée nationale qui se battent en retraite, selon une source officielle locale jointe au téléphone par CNC.

D’après la même source, les rebelles ont reçu la veille des renforts en hommes et  en munitions venus de la ville de Mboki quelques heures avant leur assaut.

Pendant ce temps, à Bangui, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA est en cours d’interpellation à l’Assemblée nationale sur le sujet.

Il y a lieu de rappeler que l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, est l’un des 14 groupes armés signataire de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA).

À suivre.

 

Copyright2020CNC

    Dieu -Beni BANDA : Les dérives pédophiles ou  viols d’un prêtre pervers sexuel ?

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L’Abbé Dieu -Beni BANDA

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La pandémie de la covid-19, qui depuis deux mois   domine l’actualité mondiale avec ses corollaires, devrait -il imposer un mutisme face aux multiples crimes sexuels commis par certains prêtres centrafricains auxquels on peut citer le cas de Dieu-Béni Banda ?

La question que se posent les familles des victimes, totalement dépitées, comment se fait-il que la hiérarchie religieuse et la justice pourtant saisies tentent d’étouffer ces différentes affaires de viols et pédophilie au grand dam des pauvres adolescentes ?

 

Certains prêtres ont-ils choisi le sacerdoce pour assouvir leur désir pédophile ou violer des filles ou c’est l’isolement amoureux et sexuel qui est à l’origine du passage à l’actes sur les enfants ?

Il convient de constater que ces deux explications ne semblent être juste, plus probable que le pédophile ou violeur voit en l’institution religieuse une protection contre ses penchants.

Le prêtre pédophile ou violeur se trouve dans un rôle privilégié vis-à-vis de l’enfant, il a une autorité et un rôle éducatif sur l’enfant vulnérable, la prêtrise en elle-même constitue un contexte facilitant.

Dieu-Béni BANDA, prêtre et professeur de latin au Séminaire de Sibut a fait siennes, toutes ces prérogatives pour abuser en toute impunité, de jeunes adolescentes orphelines qui ont accepté de faire sacrifice de leur vie en devenant des sœurs.

Le prêtre pédophile et violeur a jeté son dévolu sur quelques jeunes filles, utilisa toute sa ruse et son intelligence pour endosser le rôle du protecteur bienveillant, de la personne de confiance pour construire une relation d’emprise avec les jeunes filles de 13/15 ans, ses futures victimes sexuelles.

Des témoignages recueillis d’une famille, qui souhaite garder l’anonymat de peur de représailles, Jackie, une orpheline de 14 ans, au terme d’un cours de latin a été attirée dans un guet -apens classique par le prêtre, Dieu-Béni Banda, qui lui demanda d’entrer dans sa chambre pour récupérer du linge sale. Une fois que sa cible s’est introduite dans sa chambre, il s’empressa de verrouiller la porte puis la violée, malgré ses plaintes de pitié. C’est le début du calvaire de cette jeune fille devenue un objet sexuel d’un individu sans foi ni loi que rien n’arrête et cela dura des mois dans le silence total de l’institution religieuse.

Le prêtre indélicat utilisera le même stratagème pour briser sans vergogne la vie d’autres orphelines dont l’une prénommée Cynthia serait même tombée enceinte. Le prêtre avec la complicité d’un de ses frères la cache chez un autre frère qui vit au quartier Lakouanga.

Le calvaire de Cynthia est loin de connaître un heureux dénouement dans la famille du prédateur, car elle a subi au quotidien des violences physiques, qui ont entrainé la perte du bébé né dans des conditions jusqu’ici non élucidées par les autorités judiciaires. Le père de cette dernière M.K qui est un gendarme a aussi déposé plainte contre le pervers sexuel caché sous la soutane et attend que justice soit rendu à sa fille dans un pays où règne l’impunité.

Depuis la dénonciation du prêtre, dénonciation du prête, les langues des victimes qui se chiffrent à plusieurs dizaines commencent à se délier.

Les instances judiciaires centrafricaines sont saisies, mais rendront-elles réellement justice aux victimes afin qu’elles puissent se reconstruire un jour ? Rien n’est moins sûre, car de source proche d’enquêteurs en charge des sulfureux dossiers du prêtre, ce dernier aurait reconnu tous les faits qui lui sont reprochés et proposerait une compensation financière aux familles pour étouffer les affaires, ce que refusent les familles qui veulent aller au bout des procédures en cours.

En attendant, le pervers sexuel qui par ailleurs bénéficie du soutien d’un membre de sa famille proche, un très haut dignitaire de la hiérarchie religieuse en Centrafrique, qui a joué de son autorité pour l’affecter au séminaire de Bangui, le temps de le soustraire à la justice centrafricaine et l’envoyer suivre une formation en Europe.

Les familles ont saisi des associations internationales de lutte contre la pédophilie qui travaillent sur le dossier, mais aussi se mobilisent pour informer directement le Pape François de ces sordides affaires qui, hélas ternissent l’image du clergé et autres serviteurs de Dieu en République Centrafricaine.

 

Anicet Kamat

Journaliste indépendant

 

 

 

 

En République centrafricaine, l’UE s’engage contre le COVID-19

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Centrafrique.com/union-europeenne-sengage-pour-la-lutte-contre-le-coronavirus-en-centrafrique-1/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'Union européenne s'engage dans la lutte contre le Coronavirus en Centrafrique.
L’Union européenne s’engage dans la lutte contre le Coronavirus en Centrafrique.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans un pays fragile comme la République Centrafricaine, prévenir la dissémination du virus COVID-19 est un impératif afin de ne pas voir anéantis tous les efforts déployés pour relever le pays depuis la fin de la crise en 2014.

Comme partout dans le monde, les équipes de la Délégation de l’Union européenne à Bangui sont extrêmement mobilisées pour accompagner les autorités du pays et les partenaires qui mettent en œuvre les programmes financés par l’UE dans leur réponse à la crise.

La prévention d’abord : Chanson culte, spots radios et images pour sensibiliser sur les gestes barrières

Grâce au soutien de l’UE, les artistes du Collectif 236 ont produit la chanson « Covid19 tiri-ti-i-la » (« c’est notre combat » en Sango). Son rythme chaloupé et sa mélodie entrainante ont déjà conquis 8 radios nationales. Les paroles percutantes évoquent les dangers de la pandémie et martèlent les gestes barrières à adopter.

Au-delà de cette vidéo, de nombreux outils de sensibilisation sont développés par les différents partenaires. Pour les aider dans cette tâche, la Maison des services, financée par le Fonds Bêkou a déjà organisé 29 sessions de formation et de sensibilisation sur les messages clés liés au COVID-19. Plus de 151 Organisations de la Société Civile (OSC) ont été sensibilisées et outillées pour passer les bons messages au sein de leur communauté. Des seaux, des savons et du matériel de sensibilisation (bandes dessinées, affiches sur les gestes barrières, fiche de lavage de mains) leur ont été distribués, afin qu’elles puissent à leur tour organiser des sessions de sensibilisation. De plus, la Maison des Services vient de clôturer un appel à projet destiné à ses membres pour attribuer des financements aux OSC désireuses de mener des actions de réponse à la crise du COVID. 112 projets ont été reçus et la sélection est en cours.

Pour aider la population centrafricaine à adopter les gestes barrières (se laver les mains), l’UE accentue son soutien aux ONG travaillant sur le « WASH » – Water, Sanitation and Hygiene. Dès à présent, les programmes « WASH » financés par le Fonds Bêkou et mis en œuvre par UNICEF, l’ONG néerlandaise World Vision et l’ONG française ACTED ont réorienté leurs actions afin de mieux répondre à la menace. Le Fonds Européen de Développement va également financer une nouvelle intervention à hauteur de €1,5 millions, qui visera en particulier les villes de Bangui et Paoua.

Soutien aux formations sanitaires et protection du personnel de santé

Depuis sa création en 2014, le Fonds Bêkou a investi plus de 100 millions d’euros dans le secteur de la santé. Il appuie actuellement 157 formations sanitaires. Grâce au programme santé du Fonds Bêkou, et malgré la pandémie, 40% de la population centrafricaine bénéficie d’un accès aux soins de santé primaires. Le soutien apporté par le Fonds Bêkou depuis 5 ans permet au personnel de santé d’être mieux à même de répondre à l’épidémie. De plus, les efforts mis sur le renforcement du processus de surveillance épidémiologique facilitent la remontée d’informations et la prise de décision, sur l’épidémie, par les autorités.

Plus de €2 millions additionnels ont été attribués aux partenaires “santé” du Fonds Bêkou pour assurer la protection du personnel de santé et contribuer à la détection des cas. Des équipements de protection (gants, masques, gel hydro-alcoolique, etc.) sont progressivement mis à la disposition des soignants. Dans les formations sanitaires, les dispositifs et protocoles d’hygiène sont renforcés et des primes vont être payées pour les agents de santé de première ligne. A titre d’exemple, les ressources additionnelles mobilisées par le fonds « Bêkou » vont servir à former le personnel médical sur le COVID-19 à l’image des formations menées par la Croix Rouge Française (CRF) dans les hôpitaux publics des villes de Berberati, Carnot et Gamboula. Les acteurs de la santé au sein des communautés sont également ciblés : ainsi, l’Agence Italienne de Coopération (AICS) va former 52 relais communautaires du district sanitaire de Bangui.

De plus, des formations sanitaires comme le complexe hospitalier pédiatrique de Bangui (CUAMM/ACF) vont être dotées de kits de dépistage. Des premières mesures de protection vont être activées avec la mise en place d’un système de triage et l’établissement de zones d’isolement dans les formations sanitaires. Les ONG prévoient également la prise en charge alimentaire des cas suspects en isolation et la prise en charge du transport des patients vers les centres « Covid ».

Enfin, 3300 masques, du savon liquide, du gel désinfectant et des dispositifs de lavage de mains ont été remis le 29 avril au Ministre de la Santé, Pierre Somse, par l’Ambassadeur de l’Union européenne à Bangui, Madame Samuela Isopi. Ce don du Fonds Bêkou permettra au cabinet du Ministère ainsi qu’aux comités techniques et de coordination du Covid-19 de respecter les mesures de prévention et donc d’être mieux à même de mener la lutte contre l’épidémie. Le Fonds Européen de Développement a, de son côté, financé la fourniture de matériel roulant au bénéfice du Ministère pour faciliter l’investigation épidémiologique.

Atténuer les impacts autres que sanitaires

Le Fonds Bêkou a lancé fin 2019 un programme de relance économique doté de €18 millions dans la zone sud-est, région longtemps orpheline de l’aide en raison d’une situation sécuritaire volatile. Ce programme vient s’ajouter aux projets de relance économique en milieu urbain menés depuis 2015 auprès de 2500 acteurs économiques de Bangui et de Bouar ainsi qu’aux €43 millions consacrés au développement rural. Ces différents programmes devraient permettre d’atténuer l’impact de la crise dans les communautés bénéficiaires.

L’UE soutient également directement le gouvernement pour qu’il puisse financer la mise en œuvre de ces politiques. Un décaissement anticipé et groupé des tranches fixes d’aide budgétaire prévues dans les programmes d’appui à la Consolidation de l’Etat et d’appui à la Réforme du Secteur de la Sécurité et à la Gouvernance sera effectué au mois de juin par l’UE. Il est actuellement discuté de mettre 23,5 millions d’euros à disposition du Gouvernement centrafricain et notamment du Ministère des Finances pour lui permettre de faire face à l’impact de la crise sur les finances publiques.

 

Estelle Maitre

Niger: attaque meurtrière contre un poste militaire du Sud-Est près de Diffa

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Niger: attaque meurtrière contre un poste militaire du Sud-Est près de Diffa

Bangui ( République centrafricaine ) – Le poste militaire de Blabrine, dans la région de Diffa, grande ville du sud-est du Niger ciblée à plusieurs reprises ces dernières semaines par des jihadistes, a subi une attaque meurtrière dans la nuit de lundi à mardi, a appris l’AFP de sources concordantes. 

“Une attaque contre la base de Blabrine a eu lieu lundi soir vers 23h00 (22h00 GMT). Ils (les assaillants) ont emporté des choses (matériels) et il y eu morts d’hommes”, a affirmé Mara Mamadou, une figure de la société civile à Diffa.

Un élu local a confirmé l’attaque “dans la nuit de lundi à mardi par des hommes armés, probablement des combattants de Boko Haram”, faisant état de “plusieurs morts”.

Fin octobre 2019, 12 soldats nigériens ont été tués et huit blessés lors de l’attaque de cette base militaire, selon le ministère de la Défense.

Depuis début mai, de violents combats ont régulièrement lieu dans la région de Diffa entre l’armée nigérienne et des combattants islamistes.

Le 3 mai, d’intenses combats ont opposé l’armée nigérienne et des jihadistes du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), issu d’une scission de Boko Haram, autour du pont de Doutchi. Deux soldats nigériens ont été tués, selon le ministère de la Défense.

Dans une vidéo de propagande diffusée par l’Iswap, on voyait de nombreux insurgés s’emparer au milieu de tirs nourris d’armes automatiques d’un camp de l’armée nigérienne, mettant la main sur des véhicules et des stocks d’armement.

Le 9 mai, des échanges de tirs ont opposé les deux camps dans le même secteur, selon les autorités nigériennes.

Samedi, des roquettes sont tombées sur Diffa.

Le pont de Doutchi, qui relie le Niger au Nigeria, est situé à une dizaine de kilomètres au sud de Diffa.

Le 13 mai, le Niger a affirmé qu’au moins 75 “terroristes de Boko Haram” ont été tués dans deux opérations militaires dans le sud-est du pays et en territoire nigérian.

La région de Diffa abrite selon l’ONU 300.000 réfugiés nigérians et déplacés, fuyant depuis 2015 les exactions commises par Boko Haram et l’Iswap.

L’insurrection de Boko Haram a fait plus de 36.000 morts depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria et près de 2 millions de personnes ont dû fuir leurs foyers.

Le Niger doit aussi faire face dans l’Ouest, à ses frontières avec le Mali et le Burkina, aux attaques récurrentes des groupes jihadistes sahéliens dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

Les violences jihadistes au centre du Sahel – souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires – ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU

Avec AFP/VOA

Londres et Washington dénoncent l’implication de Moscou dans le conflit libyen

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Londres et Washington dénoncent l’implication de Moscou dans le conflit libyen

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont exhorté mardi la Russie à cesser son implication dans le conflit en Libye, après la confirmation dans un rapport récent de l’ONU de la présence de Mercenaires russes et syriens dans ce pays.

Lors d’une visioconférence du Conseil de sécurité, la Russie a balayé ces demandes, démentant à nouveau tout rôle de Moscou dans la participation de mercenaires russes aux combats, et jugeant le rapport onusien non fiable.

“Nous sommes particulièrement préoccupés par les informations sur la fourniture continue par des parties externes d’équipements et de mercenaires”, a déclaré l’ambassadeur britannique, Jonathan Allen.

“Les activités du groupe (privé russe) Wagner continuent d’exacerber le conflit et prolongent la souffrance du peuple libyen. Et je veux exhorter tous les membres du Conseil de sécurité à appliquer les résolutions de ce Conseil qu’ils ont eux-même voté”, a-t-il ajouté, en évoquant l’embargo sur les armes décrété depuis 2011 par l’ONU à l’égard de la Libye.

L’ambassadrice américaine, Kelly Craft, a aussi réclamé que “tous les acteurs impliqués dans le conflit libyen (suspendent) immédiatement leurs activités militaires”. “Ils doivent arrêter les transferts en cours d’équipements militaires et de personnels étrangers vers la Libye, incluant (…) les mercenaires du groupe Wagner”.

“Nous voyons beaucoup de spéculations sur de présumés mercenaires russes”, a réagi son homologue russe, Vassily Nebenzia.

“Dans sa majorité, le rapport (de l’ONU) est basé sur des informations non vérifiées ou clairement fabriquées, avec l’objectif de discréditer la politique de la Russie en Libye”, a-t-il critiqué. “Beaucoup d’informations liées à des citoyens russes mentionnées dans le rapport sont simplement sans fondement” et “il n’y a pas de militaires russes en Libye”, a-t-il insisté.

Sans identifier de responsables, l’émissaire par intérim de l’ONU en Libye, Stephanie Williams, avait au préalable indiqué au Conseil que l’ONU continuait à être “témoin de renforcements militaires alarmants”.

Ces renforcements viennent de “l’envoi sans interruption par des (pays) étrangers d’armes de plus en plus sophistiquées et meurtrières, sans parler du recrutement de davantage de mercenaires au profit des deux parties au conflit”, a-t-elle dit.

Le rapport confidentiel de l’ONU émane d’experts onusiens contrôlant l’embargo sur les armes. Il confirme la présence en Libye de mercenaires du groupe Wagner et révèle celle de combattants syriens venus de Damas soutenir le maréchal Khalifa Haftar.

Certains d’entre eux ont été recrutés par le groupe Wagner pour le compte du maréchal Haftar, selon le rapport. Le document confirme aussi que des rebelles syriens combattent en Libye en soutien du Gouvernement d’union (GNA) reconnu par l’ONU et appuyé militairement depuis fin 2019 par la Turquie.

Avec AFP/VOA

Covid-19 : l’OMS toujours dans le viseur de Donald Trump | DW | 19.05.2020

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Covid-19 : l’OMS toujours dans le viseur de Donald Trump | DW | 19.05.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Les 194 pays membres de l’OMS dont les États-Unis et la Chine, ont adopté une résolution pour une “évaluation indépendante” de la réponse de l’OMS à la pandémie de coronavirus.

Des reproches, des menaces et un ultimatum : Donald Trump donne un délai de 30 jours à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour rectifier ce qui, de son point de vue, ne marche pas. Après avoir suspendu mi-avril le financement américain de l’OMS, il menace désormais de le geler indéfiniment. S’il assure que l’OMS a ignoré les premiers rapports sur l’émergence du virus et est trop proche et indulgente avec la Chine, il est aussi question d’argent.

“La Chine a payé 40 millions de dollars l’année dernière. Et nous payions 450 millions de dollars par an depuis de nombreuses années. D’une certaine manière, cela ne fonctionne pas trop bien. Je pensais donc à ramener nos 450 à 40 et certaines personnes pensaient que c’était trop. Nous allons donc prendre une décision assez rapidement. Pendant de nombreuses années, nous avons payé 300, 400, 450, presque 500 parfois. Et nous n’étions pas traités correctement”, précise le président américain.

Pour la Chine il ne fait aucun doute que le président américain cherche à “se soustraire à ses obligations ” envers l’OMS et à “salir les efforts de Pékin face à l’épidémie. ” 

L’UE soutient l’OMS

Selon Virginie Battu l’une des porte-paroles de la Commission européenne, “l’Union européenne soutient la coopération internationale et les solutions multilatérales dans cette crise. C’est le moment de la solidarité, ce n’est pas le moment de pointer du doigt ou de saper la coopération multilatérale” explique-t-elle.

Dans la gestion d’une crise comme celle du coronavirus, la coopération multilatérale est en effet importante et un éventuel retrait d’un bailleur comme Washington n’est pas une bonne nouvelle, explique le docteur Michel Kodom, responsable de l’ONG Aimes Afrique, qui œuvre dans le domaine de la santé.

“Cela fait beaucoup réfléchir et pour nous qui sommes acteurs sur le terrain, l’OMS reste avant-gardiste des protocoles de soins adaptés pour le continent, lorsqu’on voit l’appui donné par l’OMS à nos différents ministères, on ne peut que regretter la décision de Donald Trump” déplore le médecin.

L’”évaluation complète”, sur laquelle se sont mis d’accord les pays membres de l’OMS devrait permettre de répondre aux questions litigieuses telles que l’origine du coronavirus.

Le président américain Donald Trump a par ailleurs affirmé avoir des preuves qu’il provenait d’un laboratoire en Chine.

Avec DW français

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 45  nouveaux cas du covid-19.

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 45  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 12 à 64 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  quatre cent onze (411) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mardi 19 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 19 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quarante-cinq (45(nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (33) et féminin (12). Leur tranche d’âge varie de 12 à 64 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 18 mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quarante-cinq (45)   nouveaux sujets infectés, trente-trois (33) sont issus de transmission locale , et douze (12) autres sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces quarante-cinq (45) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour quatre cent onze (411 ) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 45 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les quatre cent onze cas annoncés, le ministère de la Santé publique confirme que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

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RCA : mort par électrocution d’une femme à Bangui, sa famille est sous le choc.

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Elle s’appelle Marie-Thérèse Bindoumi alias MT, âgé d’une soixantaine d’années, ancienne professeure d’éducation sportive à la retraite. Elle a été électrocutée ce lundi 18 mai  vers 13 heures à son domicile sis au quartier PK10 à Bangui. Sa famille, inconsolable, est sous le choc. Que s’est-il passé ?

 

Comme disaient les experts, les prises et appareils électriques constituent un risque majeur non seulement pour les enfants, mais également pour les adultes. Ceci est valable pour chaque famille, quel que soit son rang social. C’est le cas de madame Marie-Thérèse Bindoumi, décédée après avoir été électrocutée à son domicile au quartier PK10 à Bangui.

En effet, selon les témoignages des voisins de la victime interrogés par CNC, l’incident a eu lieu ce lundi 18 mai aux environs de 13 heures alors que la victime, Madame Marie-Thérèse Bindoumi,  tentait de secourir son neveu qui criait à l’aide après avoir été électrocuté au moment où il tentait d’utiliser un fil électrique qui passe de la maison principale à la cuisine externe pour sécher son linge au soleil.

Les deux victimes, madame Marie-Thérèse Bindoumi et son neveu, après avoir été électrocutés, ont été transportés d’urgence à l’hôpital à Bangui. Après quelques heures de réanimation, le neveu revient à la vie, tandis que madame Marie-Thérèse Bindoumi, quant à elle, est décédée de suite de son électrocution. Un triste

accident qui a ôté la vie à cette brave dame ce lundi en plein jour alors qu’elle était entourée des membres de sa famille dans la joie et le bonheur.

Il y a  lieu de rappeler que madame Bindoumi est aussi responsable de formation des majorettes, mais également chef de service au ministère de la Jeunesse et des Sports au moment de son décès.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : tripatouillage de la constitution, Touadera donne son feu vert, et la cour constitutionnelle est saisie

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – ça y est ! C’est désormais chose faite. Le chef de l’État, Professeur Faustin Archange TOUADERA, après avoir donné son accord, vient de franchir une nouvelle étape dans son ambition de tripatouiller la constitution du 30 mars 2016 en vue de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat. La cour constitutionnelle vient d’être saisie, ce lundi 18 mai 2020, par le Président de l’Assemblée nationale.

 

Alors que les membres du G5, un groupe  d’États membres et Institutions partenaires de la République centrafricaine, dans un communiqué, avaient réitéré  leur soutien à l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles dans le strict respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, contrairement à ce qu’il avait annoncé dans les médias, préfère se focaliser sur son projet de modification de la constitution du 30 mars 2016 pour se maintenir illégalement au pouvoir au-delà de son mandat de 5 ans.

Ce projet du tripatouillage de la constitution, initié par quelques députés proches de la majorité présidentielle, qui vise à proroger, d’une manière illégale et unilatérale, non seulement le mandat actuel du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, mais également celui des députés, a été mis en suspens pour complément d’information par le chef de l’État lors du dernier conseil des ministres du mois d’avril 2020. Ceci ne veut pas dire que le projet avait  été suspendu, mais seulement reporté à une date ultérieure.

Justement, ce jeudi 14 mai 2020, lors du dernier conseil des ministres, le chef de l’État, conscient de son impopularité grandissante dans le pays, a donné finalement son feu vert pour la poursuite de la démarche auprès de la cour constitutionnelle. C’est ce qui a été fait. Ce lundi 18 mai, la cour constitutionnelle vient d’être saisie par le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Laurent Gon-Baba.

Désormais, les juges de cette cour ont huit (8) jours pour se prononcer sur le projet de la modification de la constitution porté par le chef de l’État.

À suivre.

 

Gisèle Moloma

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Covid-19 : L’ambassade de Chine et son ambassadeur en RCA se disent prêts à renforcer leur coopération avec l’OMS dans le pays.

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Centrafrique.com/nouvel-ambassadeur-de-chine-chen-dong-img_29avr2018160749-6/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ambassadeur de Chine en République centrafricaine chen dong. Photo CNC / Yapendé.
Ambassadeur de Chine en République centrafricaine chen dong. Photo CNC / Yapendé.

 

Bangui, (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans une correspondance adressée à l’ambassadeur de Chine en République centrafricaine en date du 24 avril 2020, le représentant de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en RCA, a l’honneur d’exprimer son sincère remerciement à la République populaire de Chine pour ses contributions multiformes afin de renforcer les capacités nationales de la République centrafricaine pour la préparation et la réponse à la pandémie du Covid-19 sur son territoire.

À cet effet, l’ambassadeur de Chine, dans sa réponse en date du 15 mai et adressée au Dr Severin Von Xylander, représentant  de l’OMS en RCA, remercie également l’OMS de son appui à la République populaire de Chine dans sa réponse contre la pandémie du nouveau coronavirus.   

 Ci-dessous, la lettre intégrale de l’ambassadeur de Chine en RCA au Représentant de l’OMS dans le pays.

 

À

Dr. Severin Von Xylander

Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé

République Centrafricaine

 

Monsieur le Représentant,

J’ai le grand plaisir de recevoir votre aimable message et je vous remercie de votre appréciation sur la Chine.

Depuis l’épidémie de Covid-19 a été signalée en Chine, l’OMS nous a soutenu dans la lutte contre cet ennemi commun de toute l’humanité. Grâce à son précieux soutien et celui de la Communauté internationale, à titre exemple la Centrafrique, la Chine a réussi d’endiguer ce virus qui a ravagé le territoire chinois.

À mon avis, cette réussite est d’origine d’une solidarité internationale. Dans ce sens, le gouvernement et le peuple chinois ont commencé maintenant une grande opération de soutien vis-à-vis les peuples des pays agressés par ce virus, en étroit partenariat avec l’OMS, dirigée par le Directeur Général Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus.

En effet, le globe est un village, nos destins sont liés. Pour cette raison, la Chine préconise l’établissement d’une Communauté de destin de l’humanité, en l’occurrence une Communauté de santé commune, qui correspond bien à la devise nationale de la Centrafrique «Unité, Dignité, Travail». Dans cet esprit, tous les actions et soutiens qui visent à la lutte contre l’épidémie sont appréciés et bienvenus.

L’Ambassade de Chine et moi-même sont prêts à renforcer davantage ce genre de coopération non seulement avec le gouvernement centrafricain et l’OMS en RCA qui, depuis la lutte contre cette épidémie, manifestent leur détermination et professionnalisme, mais aussi avec tous les autres partenaires régionaux et internationaux, tels que nos homologues de UA et CEEAC, y compris leurs pays membres, Minusca, UE, France, Russie et État-Unis, etc.

En attendant une prompte application de notre coopération, je vous prie d’agréer, monsieur le Représentant de l’OMS en RCA, l’assurance de ma haute considération.

 

 

 

CHEN Dong

Ambassadeur de la République Populaire de Chine

en République Centrafricaine  la lettre du représentant de l'OMS à l'Ambassadeur de chine en RCA

Le Premier ministre du Lesotho jette l’éponge

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Le Premier ministre du Lesotho jette l’éponge

Bangui ( République centrafricaine ) – Le désormais ex premier ministre du Lesotho aura toute la latitude de se défendre. Il est présumé impliqué dans l’assassinat de son ex épouse

Thomas Thabane empêtré dans une affaire de meurtre qui défraye la chronique a finalement démissionné

Cette démission réclamée par plusieurs personnes est l’épilogue très attendu depuis plusieurs mois d’une crise politique provoquée par sa mise en cause dans l’assassinat de son ancienne épouse en 2017.

Au pouvoir depuis près de trois ans, Thomas Thabane, 80 ans, est contesté depuis que la justice le soupçonne d’être lié à l’assassinat de son ex-femme en 2017, L’es épouse a été tuée quelques jours avant qu’il ne prenne ses fonctions.

“J’ai décidé de vous annoncer personnellement que je quitte mes fonctions de Premier ministre du Lesotho” a déclaré à la presse M. Thabane depuis sa résidence.

Le Premier ministre du Lesotho au tribunal

La femme du Premier ministre du Lesotho interrogée par la police

Mis sous pression dans son propre parti et sa coalition gouvernementale, le Premier ministre Thabane a longtemps résisté et ne s’était jusque-là engagé à quitter ses fonctions qu’en fin juillet.

Selon des observateurs, ses soutiens lui ont officiellement retiré leur confiance la semaine dernière à l’Assemblée nationale et proposé la nomination d’un nouveau chef du gouvernement, en la personne de l’actuel ministre des Finances Moeketsi Majoro.

Avec BBC Afrique

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 30  nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/rca-le-ministere-de-la-sante-de-la-population-confirme-36-nouveaux-cas-du-covid-19/dans-la-salle-du-depistage-a-beloko-le-7-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38072 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.
Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 30  nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 18 à 84 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  trois cent soixante-six (366) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce lundi 18 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 18 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de trente (30(nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin et féminin. Leur tranche d’âge varie de 18 à 62 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 17 mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les trente (30)   nouveaux sujets infectés, dix-sept (17) sont issus de transmission locale , et treize (13) autres sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces trente (30) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour trois cent soixante-six (366) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 9 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 366 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 18 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

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Violent combat entre FACA et UPC à Obo, au sud-est de la République centrafricaine.

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Centrafrique.com/rca-affaire-du-soldat-faca-qui-a-blesse-une-femme-a-bozoum-un-homme-arrete-et-incarcere-a-bouar/des-civils-applaudissent-a-un-soldat-faca-a-obo-en-republique-centrafricaine-7/” rel=”attachment wp-att-37596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine
Des civils applaudissent un Soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine

 

Obo (Corbeaunews-Centrafrique) – Les combattants rebelles de l’UPC, basés dans la sous-préfecture de Mboki, dans le Haut-Mbomou, après une première attaque la semaine dernière, ont lancé ce lundi 18 mai, dans la matinée, un nouvel assaut contre les positions des soldats FACA à Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine.

 

Selon le commandant  Jude Ngayoko , préfet de Haut-Mbomou, les rebelles ont été repoussés hors de la ville quelques minutes après leur attaque, et les soldats Faca (forces armées centrafricaines) sont actuellement en train de procéder au ratissage. « Les choses évoluent et je vous donnerai plus de détails après, car à l’heure actuelle, la tension est encore vive », a-t-il indiqué. Cependant, une source indépendante locale, jointe au téléphone, a précisé  à CNC que les « combattants rebelles peuls de l’UPC ont lancé l’attaque sur Obo du côté de la Rivière Mbokou, un accès rapide au centre administratif ».

Il y’a lieu de rappeler que l’attaque sur la ville d’Obo n’est pas une surprise, car depuis quelques jours, les rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ), dirigée par le sulfureux Ali Darassa, n’ont jamais caché leur intention d’étendre leur conquête dans le Haut-Mbomou, particulièrement à Obo, chef-lieu de ladite préfecture.

Pour l’heure, aucun bilan provisoire n’est disponible.

 

Copyright2020CNC

RCA : le ministère de la Santé de la population confirme 9  nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/centre-hospitalier-universitaire-de-bangui/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Centre hospitalier et universitaire de Bangui, le 15 mai 2020. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, Corbeaunews-Centrafrique) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 9  nouveaux cas sont de sexe masculin, âgés de 18 à 62 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout  trois cent trente-six (336) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce dimanche 17 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 17 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de neuf (9(nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin. Leur tranche d’âge varie de 18 à 62 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués le 16 mai 2020 à Bangui.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les neuf (9)   nouveaux sujets infectés, six (6)   sont issus de transmission locale , et trois (3) autres sont des cas importés. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces neuf (9) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour trois cent trente-six (336) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 9 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 336 cas confirmés, le ministère de la Santé publique confirme que 13 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, aucun cas de décès n’est enregistré  depuis la confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.

 

Anselme Mbata

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RCA : Bégoua, des policiers de la CNS passés à tabac par une foule hostile.

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Centrafrique.com/rca-une-operation-de-la-cns-visant-a-debusquer-un-malfrat-fait-polemique-a-bangui/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-6/” rel=”attachment wp-att-36406 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

Bangui (République centrafricaine ) – samedi, 16 mai 2020, sur la route de Damara, des policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS), basés au PK14 dans le cadre de la sensibilisation des automobilistes et autres usagers de la route au respect des mesures préventives contre la pandémie du Covid-19, ont été passé à tabac par une foule hostile, composée principalement des jeunes du secteur suite à un accident de circulation impliquant un motocycliste dans lequel les policiers ont été tenu responsables par les populations locales.

 

D’après les premiers éléments d’information recueillis par notre équipe des journalistes qui est arrivée sur le lieu de l’incident ce samedi 16 mai, c’est aux environs de 9h30 que les 8 policiers de la CNS ont été pris à partie et violemment agressés.

En effet, un motocycliste, avec 2 passagers à bord, en provenance du PK15, et à destination du PK12, a été sommé par un policier de s’arrêter pour un contrôle de routine lié à la sensibilisation  au respect des mesures mises en place par le gouvernement pour faire face à la propagation de la pandémie du Covid-19 en République centrafricaine. Or, ce motocycliste,  roulant à vive allure, ne pouvant s’arrêter au checkpoint des forces de l’ordre. Il préfère ne pas obtempérer aux injonctions du policier qui l’a sommé de s’arrêter. En essayant de s’échapper, le motocycliste percute violemment un pousse-pousse stationné aux abords de la route avant de se cogner gravement sur la chaussée. Aussitôt, une foule hostile s’est constituée sur le lieu de l’incident, prenant à partie les policiers qu’elle accuse d’avoir causé intentionnellement cet accident. Les policiers, qui étaient au nombre de 8, ont été copieusement tabassés par la foule. Même l’ancien ministre Raymond Adouma, qui est intervenu pour extirper les policiers avec sa voiture, a lui aussi payé le prix de son intervention. La lunette arrière de sa voiture a été endommagée par la foule. Une scène de quasi-guerre civile qui a poussé un commandant de la CNS et les gendarmes de la brigade territoriale de PK12 à intervenir pour calmer la situation.

Selon les responsables du syndicat des motos-taxis interrogés par CNC, lors de l’installation des policiers sur ce checkpoint le 8 mai dernier en présence du Directeur de la CNS et du commandant Sengo, l’ordre a été donné au policier de procéder uniquement à la sensibilisation des automobilistes et autres usagers de la route au respect des mesures préconisées par le gouvernement pour faire face à la propagation de la pandémie de la maladie à coronavirus en République centrafricaine. Il est strictement interdit aux policiers de demander aux automobilistes de faire de formalité, c’est-à-dire leur payer de somme d’argent, encore moins de demander de présenter les pièces afférentes de leur véhicule. Or, depuis leur installation, plusieurs témoins ont indiqué à CNC que ces policiers n’ont pas cessé de demander aux automobilistes, y compris les motocyclistes de faire des formalité, mais également de présenter les pièces afférentes de leur véhicule, contrairement à ce qu’on leur avait ordonné. Pour les responsables du syndicat des motos-taxis, ils auraient été informés quotidiennement de cette tracasserie, mais ils n’ont pas voulu la balancer, par peur de mettre ces policiers en conflit avec leur chef hiérarchique.

Entre temps, les 8 policiers impliqués dans cet incident de ce samedi  sont convoqués par le tribunal de Bimbo la semaine prochaine. Cependant, le conducteur de la moto accidentée et ses deux passagers, transportés d’urgence à l’hôpital communautaire après leur accident, ont été pris en charge par la compagnie nationale de sécurité (CNS).

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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RCA : Nana-Mambéré, la Minusca se lance à la poursuite du chef rebelle Abas Sidiki.

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Centrafrique.com/abass-sidiki-de-3r-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Abass Sidiki, chef d'État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga
Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar (République centrafricaine ) – Il a un nom, et un visage. Il s’appelle Abas Sidiki. Il est le chef d’État major et coordonnateur du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et réhabilitation). Il court toujours, et les forces de la Minusca tentent depuis 24 heures de le retrouver. Ses hommes, quant à eux, continuent malgré tout de semer le trouble au sein de la population du Nord-ouest.

 

Depuis le mois de novembre 2019, date à laquelle le patron du mouvement rebelle 3R avait été arrêté par les forces spéciales de la Minusca, puis placé en résidence surveillée à Bouar avec tous les attributs d’un chef d’État, le gouvernement centrafricain, dans son deal avec les chefs des groupes armés, n’a pas voulu lui faire croire qu’il a été arrêté. Mais cela ne va pas durer. Six mois plus tard, ce mercredi 13 mai, vers 16 heures, le chef rebelle réitère son action et prend la fuite miraculeusement alors qu’il faisait partie du cortège du ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, de retour d’une visite à Cantonnier, une ville frontalière avec le Cameroun.

Depuis cette date, l’homme devient introuvable, mais des sources sécuritaires ont indiqué à CNC qu’il serait dans la sous-préfecture de koui, anciennement appelée de Gaulle. Cependant, une colonne des véhicules de patrouille de la Minusca est allée le chercher dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, mais l’homme est toujours introuvable.

« C’est désormais une course poursuite qui est lancée », lâche un élément de la Minusca contacté au téléphone par CNC. Cependant, le gouvernement de Firmin NGRÉBADA, auquel le chef rebelle fait partie, n’a pas encore réagi, y compris les médias proches du pouvoir.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

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Covid-19 : le MLPC Condamne fermement la campagne de diffusion de « fake-news » contre le pont aérien humanitaire de l’Union européenne en RCA.

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Suite aux différentes crises politico-militaires récurrentes, avec leurs corollaires l’effondrement de l’Etat et ses difficultés objectives à fonctionner, ce sont plus d’une cinquantaine d’Organisations Non Gouvernementales internationales, et près d’une centaine nationales qui tentent depuis belle lurette de palier aux manquements relatifs au fonctionnement régalien de l’Etat notamment par la fourniture aux populations nécessiteuses les services sociaux de base. Ces ONG internationales et nationales n’ont de cesse de lancer des alertes sur la dramatique situation humanitaire précaire des déplacés internes de la République centrafricaine et l’exposition de la population en général à une insécurité alimentaire aigüe.

C’est dans ces conditions que la République centrafricaine à l’instar des autres pays du monde, doit faire face à la pandémie du coronavirus. Or, à la différence d’autres pays, elle affronte le COVID-19 dans une situation où les infrastructures sanitaires sont délabrées et les moyens médicaux particulièrement rares. Les risques de propagation sont donc très importants avec des conséquences catastrophiques à redouter. Le bilan au 14 mai 2020, fait état officiellement de 221 cas confirmés, dont 12 guérisons et 0 décès. Toutefois, ce bilan ne doit pas être une source d’assurance au regard de la véritable hécatombe que connaissent certains pays africains comparables au nôtre, pour ne pas citer les pays développés aux impressionnantes statistiques macabres.

La pandémie du COVID-19 qui a pris une tournure planétaire a entraîné la fermeture des frontières aériennes et terrestres de la RCA avec ses pays voisins, y compris le corridor vital Douala-Bangui dont elle est grandement tributaire. Cette situation est venue aggraver son enclavement et entrainer des conséquences tant sur les populations que les ONG humanitaires qui parviennent difficilement à accomplir leurs missions d’assistance aux populations en détresse.

Plusieurs ONG humanitaires concernées par l’aide européenne, ont déjà enregistré des victimes parmi leur personnel et subi de nombreuses exactions de la part des groupes armés qui mettent à feu et à sang certaines zones du pays. Il va sans dire que les populations fondent un certain espoir dans ce soutien sanitaire de l’Union européenne, mais leur soulagement serait plus grand si les seigneurs de guerre qui les terrorisent et martyrisent pouvaient être enfin arrêtés et traduits à la Justice.

Dans les moments extrêmement difficiles que notre pays a connus depuis 2013, l’Union Européenne n’a jamais manqué d’apporter un soutien multiforme décisif à la

République centrafricaine. La réponse humanitaire actuelle de sa part fait suite à l’appel des autorités centrafricaines et correspond aux besoins des Centrafricains. L’Union Européenne comme la Chine, les Etats-Unis d’Amérique, la France par le biais de l’Institut Pasteur de Bangui, ainsi que la Russie, sont déjà actifs dans le soutien humanitaire et sanitaire à notre pays. La Fédération de Russie a aussi annoncé récemment une prochaine livraison de matériel médical qui devrait être en rapport avec la lutte contre le COVID-19.

Tous ces pays amis et autres partenaires au développement travaillent très étroitement avec le gouvernement centrafricain dans les réponses efficaces à fournir en vue de faire face à la pandémie du COVID-19 alors que la tentation pourrait être forte d’abandonner notre pays à son triste sort. Fort heureusement, l’Union Européenne a fait le choix non pas de nous lâcher mais plutôt de continuer à nous assister.

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C) :

  • Dénonce la campagne irresponsable et paranoïaque de certains prétendus panafricanistes agglutinés dans des soi-disant ONG panafricaines, mais dont la principale activité en Centrafrique est de vivre au crochet du trésor public par la prédation financière. Les responsables de ces ONG ont une tendance atavique à voir dans toute action d’assistance humanitaire en faveur de notre pays une ingérence suspecte contre les intérêts nationaux ;

Condamne fermement la campagne de diffusion de « fake-news » et de folles rumeurs, délibérément déclenchée pour jeter le discrédit sur le plus grand et efficace partenaire au développement de la République centrafricaine qu’est l’Union Européenne ;

  • Appelle avec insistance, l’attention du Gouvernement sur la nocivité des activités de déstabilisation de certaines ONG qui sont de nature à compromettre les excellentes relations d’amitié et de coopération avec certains pays amis et importants partenaires au développement de notre pays.

Fait à Bangui le 15 mai 2020

Pour le Bureau Politique du MLPC

Martin Ziguelé

Le Président

 

 

COALITION SIRIRI : ALERTE, INUTILITÉ DES ÉLECTIONS FRAUDULEUSES EN 2020 EN RCA

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Minusca-et-aux-partis-politiques-pour-la-paix-et-la-liberation-de-la-rca/siriri-logo-2/” rel=”attachment wp-att-36880 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/siriri-logo-450×351.png” alt=”Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique” width=”450″ height=”351″ />
Logo officiel de la coalition Siriri de Centrafrique

 

La République Centrafricaine (RCA) a connu ces quinze dernières années des régimes dont la gestion a précipité l’effondrement de l’État et la marginalisation des populations. Les séquelles des dictatures sanguinaires qui ont caractérisé les pouvoirs successifs sont encore très présentes pour que nous puissions tous ignorer les ravages d’une telle gestion autocratique. Notre engagement tient d’une réalité douloureuse et profonde qui continue de nourrir notre ambition: se donner des moyens pour agir là où ça compte pour la Centrafrique.

La réaction des Autorités centrafricaines actuelles en dépend. Ce que nous savons et préconisons est de tout faire pour que les élections présidentielles n’aient pas lieu le 27 décembre 2020. Vouloir organiser les élections présidentielles en Centrafrique dans l’état actuel du pays, prouve à suffisance que les Autorités du pays, les Partis politiques, la Société civile, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), et les Partenaires internationaux de la République Centrafricaine, n’ont pas à cœur le retour définitif de la Paix et la Sécurité dans notre pays.

La COALITION SIRIRI prend ses responsabilités pour contribuer au retour de la Paix tant souhaitée par la majorité silencieuse de notre pays. De ce fait, nous sommes suffisamment mobilisés et déterminés pour l’atteinte de cet objectif en utilisant une formule à la centrafricaine avec les centrafricains.

L’Accord Piégé de Khartoum est Caduc dès le premier jour, nous avons eu l’occasion de le signifier directement à Ismaël Chergui de l’Union Africaine (UA) dans un grand hôtel à Khartoum en présence de l’Ambassadeur Fred un de ses collaborateurs, en leur disant, qu’ils reproduisaient les mêmes erreurs du passé concernant la médiation dans la crise centrafricaine. La COALITION SIRIRI était bien présente à Khartoum, mais a refusé de cautionner l’Accord pour la simple raison que les jeux étaient déjà faits à l’avance.

Les élections ne devront pas avoir lieu le 27 décembre 2020 en République Centrafricaine comme prévu par TOUADERA et son équipe pour la simple et bonne raison que 85% du pays n’est pas sous contrôle du Gouvernement actuel en République Centrafricaine.  Après quatre ans et demi de règne, même Bangui la capitale échappe au contrôle de TOUADERA et son Gouvernement, les tueries en série au km5, à Gobongo, à Miskine, à Boy-Rabe, à Fatima et dans l’arrière-pays en témoignent à suffisance.

Le Gouvernement de TOUADERA et ses acolytes, sont pleinement responsables des dérives intercommunautaires entre les ressortissants paisibles du Nord/Est du pays (Vakaga, Bamingui-Bangoron, Ouaka, Ouham-Pendé et Basse-Kotto) qui ont occasionné, malheureusement, plusieurs centaines de morts parmi la population civile. Touadera et ses complices utilisent la politique de « diviser pour mieux régner ».

Pour rappel, le 23 décembre 2019, il y a eu plus de 70 morts, dont les opérateurs économiques, parmi la population civile sans défense de klm5 à Bangui, de surcroit sous les yeux complices du Président TOUADERA et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA). La COALITION SIRIRI avait demandé aux Autorités compétentes de mettre en place une Commission d’enquête libre et transparente pour établir les responsabilités pour que justice soit faite. Malheureusement, jusqu’aujourd’hui, cette requête est restée lettre morte comme l’a été notre première requête suite au massacre prémédité de la population civile de Km5 et Fatima en 2018, dont les cadavres de plus de 50 personnes ont été exposés devant le bureau de Bonica à Bangui pour dénoncer l’attitude belliqueuse et la barbarie de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) contre la population qu’elle est supposée protéger. Ces images macabres ont fait le tour du monde via les réseaux sociaux.

Les Partis politiques qui accepteront d’aller aux élections dans les circonstances actuelles du pays seront traités comme des complices et des ennemis de la nation par la COALITION SIRIRI. Personne n’ignore que la machine de la fraude électorale à grande échelle de Touadera dénommée Sarandji, comme le nom l’indique, est déjà en marche pour voler les élections en leur faveur et plonger le pays dans le chaos.

La COALITION SIRIRI met en garde l’opinion politique nationale et internationale et invite tous les Partis politiques en Centrafrique de s’abstenir d’aller aux élections présidentielles du 27 décembre 2020. Les circonstances actuelles du pays ne le permettent pas. C’est pourquoi, nous réaffirmons que les conditions des élections présidentielles apaisées, libres et transparentes ne sont pas réunies; de nombreux pré requis et des conditions à remplir dans le respect de la Constitution restent encore des défis à relever, par exemple, la fiabilité des fichiers électoraux, le démembrement local de l’ANE et les garanties des élections libres, transparentes et consensuelles.

La folie, c’est de faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent. C’est ce qui se passe exactement chez nous en République Centrafricaine. Nous devons nous arrêter de gratter la démangeaison à travers la botte.

La COALITION SIRIRI indique, une fois de plus, qu’une troisième Transition consensuelle en République Centrafricaine s’impose pour unifier le pays dans son ensemble, le faire sortir du sous tutelle, organiser une conférence sur la Paix, la Justice et la Réconciliation nationale.

Le Président TOUADERA et son équipe ont lamentablement échoué et ils veulent s’accrocher malhonnêtement au pouvoir. Nul n’ignore dans quelle circonstance et comment TOUADERA était élu et a accédé au pouvoir; nous ne voulons pas que la même histoire se répète. Depuis son arrivée au pouvoir, la Centrafrique continue de compter les morts et les difficultés se sont accentuées et ont pris une autre dimension.

Tant que les problèmes cruciaux et fondamentaux à la crise en RCA, à savoir, la Sécurité sur l’étendue du territoire national, le retour assisté de tous les réfugiés, sans exception, qui souffrent dans les camps respectifs, le non-respect de la constitution, la Justice et la Réconciliation entre le peuple centrafricain, le fichier électoral crédible ne seront pas réglés,  les élections présidentielles ne régleront rien non plus dans la crise en République Centrafricaine.  Que DIEU bénisse et protège la RCA.

 

Fait le 18 mai 2020

Pour le Bureau Politique

Moustapha  Mahamat SABOUNE

Président

COALITION SIRIRI

Mail: victoir16@hotmail.com

Site web: www.cosiriri.net

 

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RCA : la Minusca lance des opérations à Ndélé et Grimari.

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Centrafrique.com/patrouille-des-soldats-portugais-dans-la-rue-a-ndele-par-cnc/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une patrouille des soldats des forces spéciales portugaises de la Minusca à Ndélé, le 12 mai 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Une patrouille des soldats des forces spéciales portugaises de la Minusca à Ndélé, le 12 mai 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Dans le cadre de son mandat de protection des populations, la Force de la MINUSCA vient de lancer deux opérations majeures à savoir l’opération « Igana siriri » (Ramener la Paix en Sango) à Ndélé (centre-nord de la République centrafricaine) ainsi que dans le triangle Sibut-Grimari-Kouango (préfectures de Ouaka et Kemo), afin de faire face à la situation sécuritaire dans ces régions.

 

L’opération à Ndélé sera menée conjointement avec la centaine de soldats FACA, qui viennent d’être déployés dans la ville, et vise à rétablir un environnement sûr et sécurisé dans et autour de la ville, d’assurer la protection des civils et d’aider à la mise en place de conditions sécuritaires permettant la reprise immédiate des activités humanitaires destinées aux populations notamment celles ayant fui leurs foyers. Elle a aussi pour objectif de créer les conditions favorables à une solution politique durable à la crise dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, contribuant ainsi à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) dans la région.

A cet effet, les effectifs sont renforcés notamment avec le déploiement d’une unité de casques bleus d’intervention rapide dédiée aux opérations d’ampleur ainsi que l’envoi d’un détachement de policiers des Nations Unies, à même d’appuyer les enquêtes initiées et de contribuer au maintien de l’ordre afin de prévenir tout acte criminel dans la ville.

L’opération à Ndélé se justifie par la série d’attaques délibérées contre la population civile par les groupes armés, auxquelles la Force de la MINUSCA a dû répondre avec vigueur le 29 avril dernier, pour expulser les assaillants de la ville.

Quant à l’opération dans le triangle Sibut-Grimari-Kouango, le but est de mettre fin aux activités illégales du groupe criminel dirigé par le dénommé Ayoloma, à renforcer la protection des civils et à assurer la liberté de mouvement le long des axes principaux et secondaires dans la zone Sibut-Grimari-Kouango.

L’opération fait suite aux exactions commises par ce groupe sur la population locale, dont celle du 15 mars dernier au cours de laquelle un soldat de la paix burundais est tombé dans sa mission de protection des civils.

En plus de ces deux nouvelles opérations, la Force de la MINUSCA poursuit l’opération « Kiri na autorité » (Restaurer l’autorité de l’Etat) lancée le 10 avril dans l’Ouest de la RCA, afin de freiner les activités des groupes armés qui, en période de transhumance, taxent illégalement les populations et contribuent à l’insécurité.

À cet effet, l’ultimatum de la Force, début mai, a forcé les éléments du groupe Retour, réclamation et réhabilitation (3R) à quitter le village de Baboua (Nana-Mambéré) où ils tentaient d’installer une base, en violation de l’APPR-RCA. Par ailleurs, dans la Lobaye, les Forces onusiennes contrôlent la zone et surveillent les routes de transhumance afin d’éviter tout incident entre populations nomades et sédentaires.

Malgré le contexte du COVID-19, la MINUSCA réitère son engagement à exécuter pleinement son mandat, notamment la protection des civils et des institutions, l’appui à la mise en œuvre de l’Accord de paix et la création d’un environnement sécuritaire propice à la tenue des prochaines élections. Elle continue à travailler étroitement avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines comme en témoigne le soutien important apporté récemment par la Force et la Police de la MINUSCA au déploiement de policiers et de gendarmes à Ippy, Bria et Kaga-Bandoro, ainsi que des FACA à Ndélé, des régions où les forces

de défense et de sécurité centrafricaines étaient absentes depuis 2012.

Avec la presse de la Minusca

Rwanda : Félicien Kabuga, considéré comme le « financier du génocide » arrêté près de Paris

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Centrafrique.com/des-photos-de-victimes-du-genocide-au-rwanda-au-Memorial-du-genocide-de/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des photos de victimes du génocide au Rwanda au Mémorial du génocide de Kigali. — Ben Curtis/AP/SIPA En 1994
Des photos de victimes du génocide au Rwanda au Mémorial du génocide de Kigali. — Ben Curtis/AP/SIPA
En 1994

 

 

Bangui (République centrafricaine ) – En 1994, lors du déclenchement du génocide au Rwanda, Félicen Kabuga présidait la Radio télévision libre des mille-collines, qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsis, et le Fonds de défense nationale qui collectait « des fonds » destinés à financer la logistique et les armes des génocidaires

 

Il résidait en banlieue parisienne sous une fausse identité. Félicien Kabuga a été arrêté samedi matin à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Cet homme de 84 ans est considéré comme le « financier du génocide rwandais » et l’un des principaux accusés encore recherchés par la justice internationale. Il est accusé d’avoir créé les milices Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit 800.000 morts selon l’ONU.

Il est visé par un mandat d’arrêt du Mécanisme international, la structure chargée d’achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR). Selon le communiqué des autorités françaises, il faisait partie des « fugitifs les plus recherchés au monde ».

Son arrestation montre que « les responsables de génocide peuvent être contraints de rendre des comptes, même vingt-six ans après leurs crimes », a commenté le procureur du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), Serge Brammertz, dans un communiqué.

Son entreprise aurait importé des machettes

En 1994, Félicien Kabuga – dont une fille était mariée à un fils du président rwandais Juvénal Habyarimana – appartenait au cercle restreint de ce dernier, dont l’assassinat, le 6 avril 1994, allait déclencher le génocide. Il présidait la Radio télévision libre des mille-collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, et le Fonds de défense nationale (FDN) qui collectait « des fonds » destinés à financer la logistique et les armes des miliciens hutu Interahamwe, selon l’acte d’accusation du TPIR. Il est également accusé d’avoir « ordonné aux employés de sa société […] d’importer un nombre impressionnant de machettes au Rwanda en 1993 », avant de les faire distribuer en avril 1994 aux Interahamwe.

Réfugié en Suisse en juillet 1994 avant d’être expulsé, Félicien Kabuga avait ensuite temporairement rejoint Kinshasa. Il avait été signalé en juillet 1997 à Nairobi, où il avait échappé à une opération destinée à l’arrêter, puis à une autre en 2003, selon l’ONG spécialisée TRIAL.

Avec 20minutes.fr

 

RCA : Nana-Mambéré, la présence des 3R crée une panique au village Bokaya

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Paoua-village-tale-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/Sur-la-route-de-Bozoum-Paoua-village-Talé-450×338.jpg” alt=”Village Talé, situé entre Bozoum et Paoua. Photo CNC / Florentine Maïguelé.” width=”450″ height=”338″ />
Village Talé, situé entre Bozoum et Paoua. Photo CNC / Florentine Maïguelé.

 

Bouar (République centrafricaine ) – La psychose a gagné, depuis vendredi 15 mai, les populations de la localité de Bokaya, située à 40 kilomètres de Bouar sur l’axe Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, , à la suite de la présence des combattants rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation). Les populations, apeurées, sont actuellement en débandade, tandis que les rebelles continuent de piller le village.

 

Depuis mardi, quelques heures après le retour au maquis du chef rebelle Abas Sidiki, une dizaine des combattants rebelles de 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation),  ont fait incursion successivement dans les communes de Besson et  de Koundé, situées à la frontière avec le Cameroun. Des gendarmes ont été désarmés de force, tandis que les populations, paniquées, ont dû quitter précipitamment leur domicile pour se réfugier dans la brousse. Quelques heures plus tard, dans la nuit du mardi à mercredi, quelques kilomètres plus loin, les mêmes rebelles ont fait un retour en force dans les localités de Niem-Yéléwa et de Bohong, où plusieurs éleveurs et commerçants locaux ont été contraints de leur verser des sommes d’argent. Comme si cela ne suffisait pas, ce vendredi, un autre groupe des rebelles de 3R ont  fait leur apparition au village Bokaya, situé à 40 kilomètres de Bouar sur l’axe Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, avant d’investir les localités de Talé et de Baloua, situées entre Bozoum et Paoua, toujours dans l’Ouham-Péndé. À Bokaya, une femme a été enlevée par les rebelles, et le village a été complètement pillé par les assaillants. Tandis qu’à Talé et à Baloua, ce sont des éleveurs  qui ont payé le prix fort avec une dizaine des bœufs emportés. Au même moment, notre point focal  au village Zotoua nous a indiqué que dans la nuit du vendredi à samedi, les 3R, lourdement armés,  sont arrivés dans leur localité.

Pour l’heure, on ignore les intentions réelles du chef rebelle Abas Sidiki depuis son retour au maquis le mardi dernier. S’agit-il de prendre militairement la capitale de la Nana-Mambéré?

Il faut noter au passage que plusieurs communes entourant cette grande ville du Nord-ouest sont actuellement aux mains des rebelles de 3R.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : fuite présumée du chef rebelle Abas Sidiki, une mise en scène organisée ?

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Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36205 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />
Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar (République centrafricaine ) – sans doute, pour les populations de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, la réponse est positive. C’est une mise en scène parfaitement organisée  en complicité avérée des autorités du pays, croient-ils. Mais  comment ?

 

Depuis plusieurs jours, des informations de sources dignes de foi ont fait savoir aux populations de la Nana-Mambéré et  de l’Ouham-Péndé que dans les semaines à venir, nous assisterions malheureusement au retour forcé vers l’insécurité grandissante dans la région. Et ce, à quelques mois des élections, fixées initialement pour le mois de décembre prochain.

Si aujourd’hui le chef rebelle Abas Sidiki, par ailleurs conseillé du Premier ministre, nourri, soigné, protégé  et logé gratuitement dans une villa administrative des fonctionnaires à Bouar, se dit outrer par un simple discours du chef de l’État, ou encore négligé par celui-ci pour la simple raison qu’il ne l’avait pas rencontré en audience, les populations de la Nana-Mambéré, en particulier celles de la ville de Bouar,  se disent étonner d’apprendre que pour des raisons évoquées ci-haut, il aurait décidé seul  de retourner au maquis et reprendre les hostilités alors que lui, Abas Sidiki, chef rebelle, il y’a quelques mois, a été cité dans plusieurs crimes de masse contre les civils.

« Si aujourd’hui il y a un problème entre lui et le chef de l’État Touadera, il devrait régler cela en famille, car il se dit son demi-frère »,  réagissent les habitants de Bouar qui voient derrière ce jeu malsain du chef rebelle Sidiki comme une mise en scène organisée  par le « chef de l’État Faustin Archange Touadera qui veut à tout prix retarder la tenue des élections dans le pays  en vue de modifier la constitution et se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat ».

Ce qui est étonnant dans cette affaire, au même moment, à Gbokologbo, un autre chef rebelle, Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC, menace lui aussi de reprendre les hostilités alors qu’il venait d’être reçu à Bangui par le Premier ministre.

Souvenez-vous, Abas Sidiki, Ali Darassa et Mahamat Alkhatim,  trois chefs rebelles étrangers, de diverses nationalités, Sont arrivés en République centrafricaine grâce à la rébellion de l’ex-Président de la République François Bozizé, ou encore à travers la Seleka, occupent à ce jour plus de 75% Du territoire national alors qu’ils exercent en même temps des fonctions du conseiller du Premier ministre. C’est aberrant !

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

Centrafrique : Le CICR renforce la capacité du personnel de santé sur la prise en charge clinique des personnes touchées par le COVID-19

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Centrafrique.com/les-15-personnels-soignants-sanctionnes-par-les-certificats-a-la-fin-de-formation-dans-les-locaux-du-cicr-rca-jefferson-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 15 personnels soignants sanctionnés par les certificats à la fin de formation dans les locaux du CICR-RCA. Jefferson Cyrille YAPENDE
Les 15 personnels soignants sanctionnés par les certificats à la fin de formation dans les locaux du CICR-RCA. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui (République centrafricaine) – Du 12 au 14 mai 2020, 15 personnels soignants qui travaillent dans les structures de santé soutenues par le Comité International de la croix rouge en Centrafrique (CICR), ont été outillés sur les activités de prévention et de prise en charge des personnes déclarées positives à la maladie à Coronavirus qui continue de décimer le monde entier avec une vitesse exponentielle. Pendant trois jours, ces médecins centrafricains, dont certains sont venus des villes de  provinces, ont été formés par les experts du ministère de la Santé publique et de la population et  l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 

Dans le cadre de ses activités humanitaires dans le domaine de la santé en République Centrafricaine, le CICR s’implique dans la lutte  contre la propagation de la pandémie du COVID-19. C’est dans cette optique que la délégation du CICR en Centrafrique a décidé de renforcer la capacité du personnel soignant qui est en première ligne de la lutte contre cette maladie.

L’objectif visé dans cette formation est d’abord d’observer les principes clés en matière de contrôle et de prévention de l’infection à COVID-19 au cours des interventions dans le contexte de la surveillance et de la prise en charge des patients dans les formations sanitaires et les lieux de détention ; ensuite, connaitre les schémas de dépistage et d’orientation des personnes testées positives à cette pandémie selon la gravité de l’affection dans les structures de la santé et les lieux de détention et enfin, assurer la prise en charge clinique des patients ayant des symptômes simples ou modérées, y compris l’identification des signes de danger et le référencement des patients dans les centres de traitement appropriés.

Debato Service Ornella Andrée, Médecin Cheffe de Kaga-Bandoro a apprécié à sa juste valeur la qualité de cette formation et les différents enjeux permettant de lutter efficacement contre le COVID-19 : « Pendant 72heures, nous avons beaucoup appris lors de cette formation, plus particulièrement nous qui faisions le terrain, comprenant la manière à laquelle on doit s’organiser  et faire le triage jusqu’à l’isolement et la prise en charge vers l’évacuation des patients atteints du COVID-19 », a-t-elle reconnu.

Elle se réjouit, parce que cet atelier est un atout supplémentaire qui va renforcer le comité préfectoral de réponse face à cette crise sanitaire mise en place à Kaga-Bandoro et promet de faire à son retour, le compte rendu étalé permettant de faire la mise en jour de leur plan d’action en  faisant des amendements qui vont leur servir de mener une bonne riposte dans cette préfecture.

Depuis la première déclaration officielle par le ministère de la Santé publique et de la population du premier cas de la contamination du COVID-19 en République Centrafricaine,  au mois de mars dernier, le CICR qui est l’un des partenaires du gouvernement centrafricain, ne cesse de ménager aucun effort devant freiner la propagation de cette épidémie dans le pays.

Le territoire centrafricain enregistre 41 cas nouveaux de Coronavirus le vendredi 15 Mai 2020 et le nombre total des cas positifs s’élève à 262, dont 13 guéris, zéro décès et 209 sous traitements.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

CENTRAFRIQUE : LA JUSTICE PÉNALE ET RÉPARATRICE EST-ELLE TOUJOURS À L’ÉPREUVE DE LA GRANDE MUETTE ? 

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Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Excellente photo de Bernard selembi doudou 750x740
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis notre accession à la souveraineté internationale, lorganisation administrative et judiciaire de notre beau pays calquée intégralement sur le modèle colonial à toujours fonctionné de manière opaque et surtout teinté du manque de lisibilité et de transparence. Les précédents régimes qualifiés injustement de démocratiques et ceux issus des coups d’état ont tous contribué chacun en ce qui le concerne à la déconfiture de notre chère nation avec corollaire la déchéance de la patrie et notre classement parmi les derniers du continent.

 

En évidence, il faut rappeler que lhistoire na jamais pu restituer la mémoire collective sur les coulisses et les mystères des modes de gestion depuis que le peuple a affirmé sa souveraineté. Lannée 2020 qualifiée dannée électorale souvre avec des bonnes guerres de positionnement, des manœuvres insistantes de tripatouillage de la loi fondamentale et de différents pactes contre nature avec les bourreaux du peuple. Cest dans ce climat délétère que loffensive du ministre conseiller spécial du président de la république consiste à déballer en désordre sous forme de cours magistraux et à travers de « lives » épisodiques improvisés dans une intention délibérée de nuire aux intéts du général déserteur et de son parti politique le KNK.

Au firmament, nul nignore que ces déballages risquent davoir des effets par ricochet de nature à éclabousser la cote de popularité du pouvoir en place. Ces déballages qualifiés de « cours magistraux » par les internautes ont évoqué et révélé des faits graves passibles de poursuites pénales comme des meurtres, des crimes de masse, des crimes économiques ainsi que des détournements moyennant finances de suffrages des élections des années 1999, 2005, 2011 qui sont tous des infractions prévues et punies par le code pénal centrafricain.

Attiré par le caractère totalement inédit des révélations, le citoyen lambda sinterroge :

Quels sont les véritables buts recherchés par ces différentes révélations grotesques et monstrueuses ? Ces cours magistraux ne risquent-il pas danéantir et daffaiblir le président de la république dans sa course à la réélection ? Quels seront les éventuels effets de ces déballages sur la vie politique centrafricaine ? Que peut encore attendre le peuple de cette génération de politiciens ? Après ces macabres révélations en pleine année électorale, les électeurs seront-ils encore motivés pour effectuer leur devoir citoyen sachant que le suffrage est morcelé et distribué avant le scrutin ?

Ces déballages et révélations improvisés annoncent-il lextinction dune catégorie de personnages politiques ?

Ces révélations confirment-elle la maxime juridique qui énonce que le « criminel revient toujours sur le lieu de son crime » ?

A qui profite véritablement ces crime odieux ? In fine, les prochains présidents de la république pourront-ils encore brandir avec fierté le concept de « démocratiquement élu » ? Faisant abstraction de toutes considérations politiques politiciennes, la justice pénale et réparatrice demeure le dernier rempart pour rétablir la société dans ses droits.

A ce stade, il est important de souligner quaucune juridiction ne peut se saisir elle-même et dès lors que ces différents crimes ne sont pas encore prescrits, il appartient à ceux ou celles qui se sentent lésés ou plus simplement ceux qui ont intét pour agir de saisir le ministère public par voie de plainte ou dénonciation. Avant de décider de lopportunité des poursuites, le procureur de la république du ressort territorial de linfraction ou lun de ses substituts tout en veillant sur la notion de la présomption dinnocence peut soit ordonner une enquête préliminaire conduite par les officiers de police judiciaire, soit ordonner une information judiciaire confiée à un juge dinstruction, soit saisir directement une juridiction de jugement quand les faits sont extrêmement graves et notoires, soit enfin de classer le dossier sans suite lorsque les faits de lenquête ne justifient pas une poursuite.

Pour finir, nous estimons que le moment est venu pour que le peuple mûrissent en tirant les leçons de ces déboires pour être arbitre des prochaines échéances électorales et surtout de faire confiance à une nouvelle génération dhomme politique pour injecter un sang nouveau à une nation agonisante et sous perfusion.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que cest moi. 

 

Paris le 15 mai 2020.

RCA : un jeune commerçant, originaire de Yaloké, a été enlevé par les 3R.

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Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar (République centrafricaine ) – Les faits se sont produits dans la matinée de ce vendredi 15 mai au village Diba, situé  à environ 15 kilomètres de Baboua, sur l’axe Gallo. Depuis son kidnapping, l’homme n’a pas fait un signe de vie, et sa famille commence à s’inquiéter sérieusement.

 

« Nous confirmons les faits. Nous sommes en contact permanent avec les autorités de Diba pour que mon cousin soit retrouvé très rapidement», a indiqué  à CNC, lors d’un échange téléphonique,  un proche parent de la victime.

Le jeune commerçant, originaire de Yaloké, a été intercepté par des éléments de 3R au village Diba, situé à 15 kilomètres de Baboua, sur l’axe de Bouar alors qu’il venait de faire ses achats à Garoua-Boulaï, une ville frontalière du Cameroun avec la RCA. Après son interception, les rebelles lui ont ordonné de décharger ses marchandises au bord de la route, puis 3 de leur son montés derrière sa moto avant de prendre une destination inconnue avec la victime.

Pour l’heure, le jeune commerçant n’a pas fait un signe de vie alors que ses parents commencent à s’inquiéter sérieusement de lui. Cependant, selon des informations du CNC, des contacts ont été pris avec les autorités de Diba pour sa recherche.

Entre temps, dans la préfecture de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, le retour dans les maquis du chef rebelle Abas Sidiki inquiète sérieusement les populations locales.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

Centrafrique: L’Union Européenne appuie le lancement des opérations de la première unité spéciale mixte de sécurité (USMS) issue de l’accord de paix

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Bouar/isopy-et-touadera-a-bouar-le-16-octobre-2019-pour-le-lancement-unites-miste-speciale-de-securite-a-bouar-3/” rel=”attachment wp-att-38123 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/Isopy-et-touadera-à-bouar-le-16-octobre-2019-pour-le-lancement-unités-miste-spéciale-de-sécurité-à-bouar-450×300.jpg” alt=”Le chef de l’État Faustin Archange TLe chef de l’État Faustin Archange Touadera, et la chef de la délégation de l’Union européenne en Centrafricaine le 16 octobre 2019 à Bouar lors du lancement de la première promotion des USMS. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />
Le chef de l’État Faustin Archange TLe chef de l’État Faustin Archange Touadera, et la chef de la délégation de l’Union européenne en Centrafricaine le 16 octobre 2019 à Bouar lors du lancement de la première promotion des USMS. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 Bouar le 15 mai 2020. La délégation de l’Union Européenne, a pris part ce jour, aux côtés du président de la république, chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadera, à la cérémonie de fin de formation des éléments de la première Unité spéciale mixte de sécurité (USMS), en présence du premier ministre, chef du gouvernement, du représentant de l’Union africaine, de l’ambassadeur de France, du Commandant de l’EUTM, de la Représentante adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, ainsi que des membres du gouvernement, marquant le début des opérations de cette unité composée d’anciens membres des groupes armés et des forces de défense et de sécurité centrafricaines.

Issues de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) signé entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés le 06 février 2019 à Bangui, les USMS, étaient un moyen de retour à la légalité offert aux anciens membres des groupes armés afin de participer, aux côtés des forces gouvernementales, à la sécurisation des corridors de transhumance et de permettre ainsi un retour progressif de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Aujourd’hui, après plusieurs mois de formation, cette première unité devient opérationnelle et servira d’exemple aux autres groupes armés qui désireront emboiter le pas: “Vous êtes des pionniers d’une opération, jamais tentée auparavant en RCA, dans laquelle tous ensemble nous avons dû apprendre. Vous êtes les acteurs de quelque chose d’unique, qui va au-delà de la Centrafrique, et qui, nous le souhaitons, pourrait servir de référence et d’inspiration dans d’autres contextes” s’est, à l’occasion, adressée l’ambassadrice aux anciens membres des groupes armés.

Tout en félicitant les autorités du pays et les partenaires impliqués pour ce défi hautement relevé, l’Union Européenne a assuré qu’elle continuera à soutenir les USMS pour autant qu’elles s’accompagnent d’une mise en œuvre effective de l’APPR, d’un respect des engagements pris par les parties signataires, à une accélération du DDRR, visant à un retour des combattants dans la république et une dissolution des groupes politico-militaires, tel que prévu dans l’Accord de Bangui.

L’occasion a également permis de remettre aux autorités du pays le bâtiment qui abritera le Commandement de la zone défense Nord-Ouest, doté d’une capacité de 100 postes de travail, accompagné d’une remise symbolique de matériel informatique destiné aux FACA, et procéder à la coupure de ruban du nouveau centre de formation pour les Forces de sécurité intérieure (FSI). Des travaux entièrement financés par l’Union Européenne et réalisés par le Fonds Suisse de Déminage (FSD) et le bureau CIVIPOL.

La visite à Bouar s’inscrivait également dans le cadre de la sensibilisation par les autorités aux mesures de prévention et aux dispositions adoptées face à la pandémie du COVID-19. Dans le contexte le peuple européen, durement touché, reste solidaire et déterminé à accompagner ses pays et peuples partenaires, dans la riposte à ce nouveau défi qui ne pourra être relevé que par une solidarité et coopération internationale. C’était le message du pont aérien humanitaire mis en place par l’UE dont le premier vol effectué le 08 mai 2020, accompagné par le Commissaire européen à la gestion des crises, chargé de l’aide humanitaire et de la protection civile, Monsieur Janez LENARCIC.

 

 

RCA :VERS UNE REBELLION DES INTELLECTUELS ET DE LA GRANDE MUETTE?  

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

Bangui (République centrafricaine ) – S’achemine-t-on vers une rébellion des intellectuels et de la grande muette dans le pays ?

 

En effet, depuis mi-avril dernier, et sur la base des informations bien vérifiées et provenant de Bangui et de la diaspora, certains opposants centrafricains s’emploient à convaincre des intellectuels centrafricains et des officiers militaires, et pas des moindres, pour qu’ils ouvrent enfin leurs yeux et constatent que le grand Professeur de Mathématiques devenu, Président de la République, mène une politique d’exclusion, de marginalisation des intellectuels centrafricains et des cadres de nos forces de défense et de sécurité.

 

Selon ces opposants et futurs candidats aux élections de 2020, la cruelle politique de Touadera envers les intellectuels et les officiers s’est accentuée après la signature de l’accord de paix avec les groupes armés qui ont tué, violé, torturé, volé et détruit le pays

Faustin Archange Touadera ignore systématiquement les intellectuels mais caresse et compose avec les groupes armés, dans le gouvernement, dans les différents cabinets. Il fait la promotion des idiots et bras cassés et exclue les dignes fils du pays. Touadera met en avant les groupes armés et néglige les officiers supérieurs de l’armée.

D’après ces opposants au régime de FAT, l’accord de paix a mis fin aux espoirs des grands intellectuels centrafricains, des experts et fait la promotion de ceux qui ont été à l’école des rébellions. FAT néglige les intellectuels centrafricains et quand il a besoin d’une expertise, il n’hésite pas à faire appel à des mercenaires étrangers, comme si les intellectuels centrafricains seraient médiocres et nuls.

Avec FAT, la pyramide des compétences a été inversée : pour réussir et se faire une place au sommet de l’Etat, il faut être passé par l’école des groupes armés. Pour être craint par FAT, il faut tenir une arme et non pas un stylo ou la craie…

D’après les infos de CNC, la plupart des intellectuels et officiers supérieurs de l’armée approchés seraient bien séduits par ce discours et risquent de se fédérer à travers une rébellion des intellectuels pour affronter FAT. L’objectif de certains opposants semble se réaliser, surtout que des propositions alléchantes sont faites aux personnes approchées.

Entre les groupes armés et les intellectuels, qui sont les plus dangereux ?

 

Wait and see….

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC

RCA : le ministère de la Santé de la population annonce 24 nouveaux cas du covid-19.

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Centrafrique.com/coronavirus-la-panique-sempare-des-pays-africains-et-le-seul-cas-centrafricain-en-phase-de-guerison/institut-pasteur-de-bangui-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-36782 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>institut Pasteur de-bangui-en-centrafrique
Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Santé de la population, les 24 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin. Leur tranche d’âge varie de 2 à 86 ans. Ils sont actuellement pris en charge sanitairement avec toutes  les dispositions nécessaires. Ce qui porte en tout  deux cent vingt-quatre (224 ) cas confirmés officiellement par les autorités sanitaires de la République centrafricaine ce jeudi 14 mai 2020.

 

C’est dans un communiqué de presse en date du 14 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de 24 nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin et féminin. La tranche d’âge varie de 2 à 86 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic  effectués au laboratoire national de biologique clinique et de santé publique, ainsi qu’à l’Institut pasteur, laboratoire de référence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en République centrafricaine.

Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les 24  nouveaux sujets infectés, 12  sont des cas importés, et les 12 autres sont issus de transmission locale. Ils sont   actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs  contacts .

Officiellement, avec ces huit (8) nouveaux cas, la République centrafricaine compte désormais deux cent vingt-quatre (224) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.

Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les deux personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.

Notons que parmi les 224  cas confirmés en total dans le pays, le ministère de la Santé publique confirme que 12 sont guéris de leur maladie, et zéro cas de décès enregistré à ce jour.

Par ailleurs, dans un communiqué du ministère de la santé publique en date du 13 mai, il est demandé à toutes personnes testées positives de se présenter dans un bref délai. Dans le cas échéance, ce département va intenter une poursuite judiciaire contre ces personnes, conformément à la note circulaire n°90/MJD/DIRCAB du ministre de la justice .

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

RCA : le chef rebelle Abbas Sidiki  en fuite, fait son retour en force dans le maquis.

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Centrafrique.com/rca-le-chef-rebelle-abbas-sidiki-malade-est-actuellement-pris-en-charge-a-bangui/le-chef-rebelle-abbas-sidiki-a-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36205 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les électeurs devant un bureau de vote
Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar (République centrafricaine ) – mercredi, 13 mai vers 17 heures, le chef rebelle Abbas Sidiki, chef d’État major et coordonnateur du mouvement rebelle 3R (Retour, Réclamation et réhabilitation), après avoir désarmé de force les gendarmes centrafricains au checkpoint de Besson, (Nana-Mambéré), est depuis hier soir introuvable, et tous ses  éléments qui ont intégré l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) sont également en fuite dans le maquis.

 

Pris en charge entièrement par l’État centrafricain après le désarmement partiel de ses combattants rebelles dans la préfecture de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé, le chef rebelle Abas Sidiki, chef d’État major et Coordonnateur du mouvement 3R est depuis mercredi soir introuvable. Selon des sources sécuritaires, l’homme serait en fuite avec tous ses éléments qui ont intégré l’USMS (Unité spéciale mixte de sécurité). Au cours de son évasion, le chef rebelle a pris le soin de désarmer vers 16 heures les gendarmes basées dans la ville frontalière de Besson, situé dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Deux heure plus tard, le chef rebelle réitère son acte criminel et occupe avec ses éléments la ville de Koundé, située toujours à la frontière avec le Cameroun.

Pour l’heure, on ignore les vraies raisons du retour au maquis du chef rebelle Abas Sidiki , mais certaines sources sécuritaires locales ont indiqué à CNC que le récent discours du chef de l’État lors de la sortie des USMS à Bouar le mardi dernier qui serait à l’origine de sa colère. Au même moment, une autre source explique que lors de cette même visite du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Bouar, le chef rebelle aurait tenté en vain de le rencontrer tête-à-tête. C’est ainsi qu’il a piqué une crise de colère avant de retourner au maquis. Mais ce qui est sûr, le chef rebelle, quelques heures après la cérémonie de la sortie des USMS à Bouar, avait accompagné  le ministre de la sécurité, le général Henri Wanzet Linguissara  à Béloko, une ville centrafricaine située à la frontière avec le Cameroun. C’est au moment de leur retour sur Bouar que son véhicule a disparu du convoi du ministre alors qu’il roulait derrière le convoi.

Il y’a lieu de noter qu’au mois de  novembre de l’année dernière, ce même chef rebelle Abas Sidiki avait pris la fuite pour rentrer dans son maquis à koui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé  avant d’être capturé et placé en résidence surveillée à Bouar avec une interdiction formelle de quitter la ville sans l’accord préalable de la Minusca.

Pour l’heure, dans la Nana-Mambéré, le retour du chef rebelle au maquis inquiète sérieusement les populations locales qui voient dans sa manœuvre une volonté de saboter les efforts de paix réalisés dans la région. Toutefois, cette fuite démontre à quel point le chef rebelle Abas Sidiki, hébergé et pris en charge sanitairement par le gouvernement, fait rouler toutes les autorités nationales dans la farine. Peut-être c’est une stratégie du pouvoir en place pour rendre impossible la tenue des élections en décembre prochain ?

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

Centrafrique : grève des camionneurs au PK 26.

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Centrafrique.com/des-camions-au-parking-de-la-douane-de-pk26-sur-la-route-de-boali-le-11-avril-2020-par-alain-nzilo/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Dans la matinée du mercredi 13 mai, les circulations sur la route n°1 entre Bangui et Boali ont été brièvement bloquées par une centaine des camionneurs en provenance de la République du Cameroun.

 

Selon les nouvelles mesures de surveillance  de la pandémie du Covid-19 mises en place par le gouvernement centrafricain, toute personne en provenance de la République du Cameroun doit se faire dépister à Béloko, ville frontalière avec le Cameroun. Cependant, pour les camionneurs, après un premier test de dépistage du Covid-19 à la frontière, ils doivent subir obligatoirement un second au PK26 avant d’entrer dans la capitale.

Justement, ce mercredi 13 mai, les convois qui ont quitté successivement la frontière trois jours plutôt à destination de Bangui, ont été bloqués dans la nuit du lundi à mardi à la barrière des forces des l’ordre au niveau du PK26 sur la route de Boali. Les raisons évoquées, chaque camionneur doit passer le second test du Covid-19 avant d’entrer à Bangui. Or, sur place, aucune équipe du ministère de la Santé n’est présente sur le lieu pour dépister les conducteurs. Après plusieurs heures d’échanges téléphoniques  avec le ministère de la Santé. Aucune solution n’a été trouvée. Les agents auraient évoqué un problème de carburant dans leur véhicule, mais également le paiement de leurs frais de mission.

En constatant ce grave dysfonctionnement, les camionneurs se sont littéralement mis en colère. Deux heures plus tard, ce mercredi vers 10 heures, ils ont bloqué, avec leur camion, toutes circulations sur la route nationale n°1, tronçon Bangui-Boali.

Immédiatement, vers 12 heures, une solution a été trouvée, et tous les camions ont pu entrer à Bangui en toute sécurité ce mercredi.

Pour de nombreux Centrafricains, la pandémie du Covid-19 semble être un gigantesque business des autorités nationales en quête de l’argent pour leur campagne électorale.

 

Anselme Mbata

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Coronavirus : accélérer le processus de création d’un État fédéral panafricain  

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Centrafrique.com/tribune-de-monsieur-adrien-poussou-au-sujet-de-limpossibilite-de-la-prorogation-du-mandat-du-president-de-la-republique/adrien-georges-poussou/” rel=”attachment wp-att-37099 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>adrien georges poussou
L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR

 

Bangui (République centrafricaine) – Il est beaucoup question, au cours de ces deux premières semaines du mois de mai, de l’après Covid-19. Alors que les Occidentaux demeurent inquiets par rapport aux nombreuses problématiques non résolues qu’implique le processus de déconfinement[1], certains Africains débattent du nouvel ordre mondial qui semble, à leurs yeux, s’amorcer avec plus de brutalité que par le passé.

 

Même si les États africains semblent pour le moment résister bien mieux que les autres pays, au sein de l’intelligentsia africaine, tout le monde ou presque s’accorde à dire que cette crise, aussi dramatique soit-elle, constitue une opportunité non-négligeable pour le continent, lui permettant d’opérer une rupture dans ses rapports avec le reste du monde.

 

Si, au point où nous en sommes, nul ne peut prédire avec exactitude, à moins de lire dans une boule de cristal, comment prendra fin cette pandémie ni comment s’opérera le changement de paradigme sur le continent, un certain nombre de chercheurs et d’intellectuels africains de renom ont d’ores et déjà apporté leur contribution à ce débat. Dans l’ensemble, ils reconnaissent qu’il faut tenir compte des caractéristiques structurelles des économies africaines et des contraintes spécifiques de chaque État, sans compter le rétrécissement considérable de l’espace budgétaire en raison de la baisse des recettes. Ce qui limite les capacités de réponse opérationnelle des États et accentue leur vulnérabilité.

 

D’ailleurs, beaucoup d’entre eux interrogent de plus en plus ouvertement la pertinence de certaines décisions prises par les gouvernements africains sans tenir compte des réalités locales, s’inspirant (imitant ?) de l’expérience des Occidentaux, notamment des mesures de confinement stricte. Dans un environnement économique marqué par la taille importante du secteur informel qui représente, selon les chiffres de la Banque mondiale, plus de 89% de l’emploi total, la précarité de la plupart des emplois, la prédominance des petites et moyennes entreprises (90% des activités) et une couverture limitée pour ne pas dire quasi-inexistante des régimes de pension ainsi que d’assurance chômage.

 

Autrement dit, les États africains, pris un à un, ne pèsent d’aucun poids dans la balance commerciale mondiale et sont sérieusement handicapés par un certain nombre de facteurs. Le premier de ces facteurs, comme le souligne la plupart des observateurs, reste la fragmentation du continent. Raison pour laquelle la réponse de l’Afrique face au Covid-19 a été multiple, éclatée, ne présentant aucune espèce de cohérence ni de coordination. Pas étonnant que de nombreuses Cassandre occidentales ont pu par exemple, sans gêne, faire état de leurs pires craintes d’un désastre humain qui, fort heureusement, ne s’est pas encore produit.

 

Vers une autre Afrique

 

Dans une telle occurrence, où l’on est à peu près certain que les micros-États du continent disposent individuellement de très peu de marge de manœuvre, comment sortir par le haut ? Et suivant l’expression de l’économiste togolais Kako Nubukpo, comment s’atteler d’urgence à construire un paradigme endogène de développement, fondé sur une économie de proximité ?

 

Une partie de la réponse se trouve dans les estimations faites par la plupart des experts : l’Afrique a besoin d’au moins 144 milliards de dollars pour relancer son économie au lendemain de cette pandémie. Mais la question que l’on est fondé de poser est celle de savoir d’où sortira tout cet argent ? De cette somme, certains économistes nous disent que 44 milliards devraient théoriquement provenir des effets induis d’un moratoire sur les dettes bilatérales et commerciales qui pourrait être décidé par les principaux prêteurs. Le reste des 100 milliards viendra du mécanisme mis en place par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale pour soutenir les États africains.

 

Alors que dans le même temps, un pays comme les États-Unis d’Amérique – qui sont une République fédérale comptant une cinquantaine d’États, avec une Constitution, un Chef d’État, une capitale, une armée, une monnaie, une diplomatie, un drapeau, un système législatif et judiciaire pour l’ensemble de son immense territoire[2] – débloque pas moins de 3000 milliards de dollars pour soutenir son économie et ses populations vulnérables.

 

Les États de l’Europe occidentale membres de l’Union européenne ont eux aussi, pour ne prendre que leur exemple, sorti le carnet de chèque pour sauver leurs économiques. On parle de plusieurs centaines de milliards d’euros.

 

Malheureusement, malgré l’ampleur et la remarquable mobilisation des leaders africains pour faire face aux conséquences du Covid-19, les États du continent sont réduits à solliciter l’effacement de leur dette ou à compter sur la solidarité internationale, notamment du FMI et de la Banque mondiale, deux organisations manifestement moins acquises au développement de l’Afrique. Pourtant, le continent est déjà une puissance démographique avec plus d’un milliard d’âmes, donc un marché considérable. Il dispose également d’immenses ressources énergétiques, minières, agricoles, piscicoles, pastorales, sociales, intellectuelles et culturelles qui sont convoitées par le reste du monde.

 

Bizarrement, il ne possède pas de leviers monétaires qui pourraient lui permettre, à l’instar des autres parties du monde, de créer de la monnaie nouvelle afin de l’injecter dans son circuit économique. Un handicape que l’on pourrait attribuer à l’absence d’une structure continentale chargée de gérer la monnaie commune panafricaine et à la faiblesse des échanges économiques entre les États du continent.

 

Or, nous sommes convaincus que l’Afrique peut s’en sortir toute seule et assez rapidement, à la seule condition de prendre des options radicales, solidaires, communautaires et panafricaines. La recherche de l’unité africaine, la recherche de l’inclusion et l’abandon des égoïsmes nationaux devraient constituer, pour les Africains, la pierre philosophale de l’action publique après le passage du Covid-19.

 

D’autant que l’on assiste à un ensauvagement du monde de plus en plus assumé et à la mort progressive du droit international, en tout cas celui issu des Nations unies. Le salut de l’Afrique viendra donc de sa capacité à mutualiser ses forces. Il y va de sa survie. Dès l’instant où le continent prendra conscience de l’urgence qu’il y a à résoudre ses problèmes dans une dynamique unitaire, panafricaine, il s’en trouvera grandi et cessera d’être marginalisé. Ainsi, ses dirigeants pourront-ils s’assoir dignement autour de la table, en compagnie des autres, pour discuter d’égal à égal et décider ensemble de l’avenir du monde.

 

Car une chose est certaine : l’union fédérale ne diminue pas la force des États, pris       individuellement, qui peuvent toujours conserver leurs propres organes de fonctionnement et de gestion à l’échelle locale. Mais elle permet plutôt de mutualiser la force de production et de peser économiquement. C’est ce qu’offre la pandémie du Covid-19 qui oblige les Africains à accélérer le pas vers la création de l’État fédéral panafricain qui aura la responsabilité historique de préparer le continent à faire face à la prochaine grande crise. La simple existence d’un tel État va revoir les rapports du continent avec le reste du monde.

 

Alors, il reste aux dirigeants africains de faire ce qui est utile pour leurs peuples. Il leur reste de faire ce qui est bien pour le continent. Il leur reste de redonner de l’espoir et de la fierté à leurs concitoyens, refusant de croire que les défis auxquels l’Afrique est confrontée sont impossibles à surmonter. Ils ne doivent pas baisser les bas et se contenter des solutions de facilité, comme par exemple cette demande de l’annulation des dettes. Une telle initiative ne peut pas grandir le continent. Bien au contraire ! Elle est humiliante pour les Africains et marginalise le continent. Il faut donc refuser de croire que la partie est perdue d’avance, pour ainsi faire taire les défaitistes, les diviseurs et les pessimistes. La tâche est immense, mais le défi à relever s’avère exaltant. Chacun devra prendre toute sa part. Une autre Afrique est possible. Elle est résolument unitaire et panafricaine.

 

Par Adrien Poussou
Ancien Ministre centrafricain de la Communication et de la Réconciliation Nationale
Militant panafricaniste

 

 

[1] Le mot n’a pas encore fait son entrer dans le dictionnaire

[2] Constat partagé par le professeur Théophile Obenga

Centrafrique : les soldats FACA de retour à Ndélé.

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Centrafrique.com/alerte-info-intervention-musclee-des-faca-et-policiers-au-domicile-du-ministre-du-tourisme-a-galabadja/les-soldats-faca-en-position-de-tirs-img_3876-6/” rel=”attachment wp-att-35520 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les soldats Faca en position de tirs IMG_3876
Image d’illustration des soldats FACA /

 

Ndélé (République centrafricaine ) – après 8 ans d’absence, les soldats des forces armées centrafricaines sont de retour ce mercredi 13 mai à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Un signe tangible du retour de l’autorité  de l’État dans cette ville touristique longtemps occupée par les groupes armés.

 

Accueillis dans la liesse à leur arrivée par le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan et les populations locales,  les soldats FACA, à bord des dizaines des véhicules militaires,  ont été conduits à la base TP, ex-lieu d’entraînement et du cantonnement des rebelles du FPRC.

Théâtre d’affrontement entre différents groupes armés rivaux, la ville de Ndélé, vidée de ses habitants depuis les derniers affrontements entre le FPRC et le RPRC, vient d’accueillir à nouveau les soldats FACA après plus de 8 ans d’absence. Pour l’heure, selon un officier de l’armée nationale, les échanges sont très cordiaux entre les soldats FACA et les combattants rebelles du FPRC.

Ce retour des soldats Faca à Ndélé est rendu possible grâce à l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les 14 groupes armés, et soutenu par la communauté internationale. Malheureusement, au moment du retour des FACA à Ndélé, toutes les populations civiles sont dans le camp des déplacés proche de la Minusca.

Affaire à suivre.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC

RCA : Ndélé, 6 personnes tuées dans un affrontement intergroupe armé.

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UN SOLDAT POrtugais en patrouille dans une rue de Ndélé, le 12 mai 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé (République centrafricaine ) – L’affrontement a eu lieu ce mardi 12 mai dans une petite localité située à 2 kilomètres de Ndélé appelée « Ndélé pas loin ». Les victimes, dont 4 rebelles et 2 civils, sont toutes de l’ethnie Rounga. Ce qui crée de facto une tension intercommunautaire dans la localité.

 

Ce mardi 12 mai 2020, dans la commune de « Ndélé pas loin », située à 2 kilomètres de la ville de Ndélé sur l’axe Bamingui, deux groupes armés rivaux, notamment le RPRC, à majorité Goula,  et le FPRC, à majorité Rounga,  se sont affrontés violemment suite à un acte présumé de braquage auquel les combattants rebelles du FPRC ont été soupçonnés d’être les auteurs, suite au témoignage des victimes qui sont de l’ethnie Goula.

Informés de la nouvelle, les combattants rebelles du RPRC, qui se sont cachés depuis quelques jours dans les parages, sont intervenus pour affronter militairement leurs frères ennemis du FPRC qui étaient au nombre réduit.

Après plusieurs minutes de combat, 4 combattants rebelles du FPRC et deux civils ont été tués, et plusieurs maisons ont également été détruites.

Au même moment, à 2 kilomètres, dans la ville de Ndélé, ce mardi, les forces spéciales portugaises , déployées sur place il y’a quelques jours, sont sorties pour la première fois en patrouille. Ils étaient lourdement armés, et avec leur véhicule de combat, ils ont parcouru la ville à pied, ce qui a été vivement apprécié par les populations.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC

Les efforts déployés pour promouvoir un cessez-le-feu mondial sont un « échec retentissant », selon Oxfam

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Centrafrique.com/communique-de-presse-du-collectif-centrafrique-nous-appelle/incendie-batiment-ville-de-ndele-lors-des-combats-du-29-avril-2020/” rel=”attachment wp-att-37920 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui (République centrafricaine ) – Les efforts menés par la communauté internationale afin de mettre en place un cessez-le-feu mondial pour que les pays touchés par le conflit –et le monde

entier –puissent contrer la propagation du coronavirus et ainsi sauver des millions de vie se sont soldés par un échec retentissant, déclare Oxfam.

 

Dans son nouveau rapport «  Conflict in the time of coronavirus

», Oxfam montre que dans de nombreux pays déchirés par des conflits, les violences et les combats se poursuivent sans relâche. Cette situation est exacerbée

par l’échec diplomatique du Conseil de sécurité des Nations Unies, par des années d’investissements insuffisants dans les efforts de consolidation de la paix et par l’afflux permanent d’armes dans les zones de conflit.

« Nous attendions une prise de responsabilité de la part du Conseil et de nombre des pays qui disent soutenir le cessez-le-feu tout en continuant de participer activement à des conflits dans d’autres parties du monde, de déployer des opérations militaires, de vendre des armes et de soutenir des tierces parties impliquées dans les conflits. », affirme José María Vera, directeur général intérimaire d’Oxfam International.

Le vendredi 8 mai, les États-Unis ont finalement refusé de voter une résolution de l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu mondial. Selon Oxfam, il s’agit d’un nouvel échec qui vient s’ajouter à la longue liste de défaites dans les tentatives de mettre fin aux conflits, à un moment où la paix et la coopération internationale sont plus nécessaires que jamais.

Pour deux milliards de personnes vivant dans des pays fragiles et touchés par des conflits, la pandémie de coronavirus est un danger bien réel.

Ces conflits mettent en péril des millions de personnes dans des régions où les systèmes de santé sont paralysés et où les hôpitaux sont bombardés. D’autres se retrouvent obligées de fuir pour rejoindre des camps surpeuplés où les conditions déplorables favorisent la propagation du virus.

« J’ai bien peur que le cessez-le-feu n’entre en vigueur qu’après que le COVID-19 se soit déjà propagé. À quoi sert de déclarer la paix s’il n’y a plus personne pour en bénéficier ? » raconte une militante pour la paix yéménite partenaire d’Oxfam à Aden.

L’année dernière seulement, la communauté internationale a investi plus de 1900 milliards de dollars en dépenses militaires. Cette somme est 280 fois plus élevée que la somme fixée par l’appel aux dons de l’ONU contre le coronavirus.

Dans un contexte marqué par le coronavirus

  • Fin avril, la branche de BAE Systems au Royaume-Uni a envoyé un avion-cargo en Arabie saoudite.
  • La Russie a des commandes de tanks blindés qui ont été testés en Syrie.
  • La France continue d’alimenter la guerre au Yémen en vendant des armes à l’Arabie saoudite.
  • L’Allemagne a autorisé la vente d’un sous-marin à l’Égypte en avril.
  • Le mois dernier, le Canada a levé la suspension sur les exportations d’armes en Arabie saoudite.

« Les pays exportateurs d’armes doivent impérativement arrêter d’alimenter des conflits et au lieu de cela, redoubler d’efforts pour faire pression sur les pays belligérants en faveur d’un cessez-le-feu mondial afin d’investir dans un processus de paix mettant fin une fois pour toute aux conflits », ajoute José María Vera.

Selon Fatimata Gansonré, habitante de Kaya au Burkina Faso qui a reçu l’aide d’Oxfam : « Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, tout est bloqué. On ne peut plus sortir, on ne peut plus se rassembler, nous avons dû mettre un terme à nos activités. La vie est devenue plus rude, et j’ai peur. Ma peur

a deux visages : l’insécurité et le virus. Avant le COVID-19, nous avions déjà du mal à trouver de quoi manger, mais c’est encore plus difficile aujourd’hui. »

Dans son rapport, Oxfam fait part de la situation dans plusieurs pays :

  • En République centrafricaine , des groupes armés ont violé le cessez-le-feu dans une montée subite de violence, malgré l’appel à la paix lancé et le fait que 14 groupes armés avaient signé un accord de paix avec le gouvernement en février 2019.
  • Au Myanmar, l’armée a rejeté les appels nationaux et internationaux en faveur d’un cessez-le-feu complet alors que le conflit dans l’État de Rakhine a redoublé et que les raids aériens et les bombardements sont fréquents dans les zones habitées. Dans tout l’État de Rakhine, des centaines de milliers de personnes sont déplacées, vivant souvent dans des refuges surpeuplés, et n’ont qu’un accès très limité aux services de santé. Près d’un million de personnes n’ont aucun accès à Internet, à un moment où la disponibilité des informations sur le virus peut sauver des vies.
  • L’Arabie saoudite a annoncé un cessez-le-feu unilatéral de deux semaines au Yémen à partir du 9 avril et l’a ensuite prolongé d’un mois, mais des affrontements continuent d’avoir lieu entre toutes les parties au conflit. À peine la moitié des services de santé yéménites fonctionnent encore tandis que plus de 100 000 cas de choléra ont été recensés cette année.
  • En Colombie, les rebelles de l’ELN ont déclaré le cessez-le-feu, mais pas les autres groupes armés, ni le gouvernement.
  • En Afghanistan, les négociations de paix intra-afghanes prévues pour mars ont été retardées et les Talibans refusent un cessez-le-feu si le gouvernement ne s’y engage pas aussi.
  • Au Burkina Faso, en raison des violences actuelles, les populations se voient souvent dans l’incapacité d’accéder à des biens et services essentiels comme l’eau, les soins de santé et les denrées alimentaires. Les restrictions en place visant à prévenir la transmission du virus sont d’autant plus d’obstacles.
  • Au Soudan du Sud, certains financements destinés à la consolidation de la paix ont été interrompus par les bailleurs, qui donnent la priorité à la lutte contre le coronavirus.

Selon José María Vera, « des décennies de conflit ont détruit les systèmes de santé et les économies de pays déchirés par la guerre, exposant deux milliards de personnes à la menace de maladies telles que le coronavirus. Gérer le coronavirus est suffisamment complexe pour un pays en paix, alors alimenter un conflit tandis qu’une pandémie sévit est condamnable ».

 

//Fin

Suivez-nous

@OxfamRCA.

  • Le rapport d’Oxfam «

Conflict in the time of coronavirus

», disponible en anglais pour le moment.

  • Oxfam renforce son action en vue d’aider 14 millions de personnes dans près de 50 pays à lutter contre le virus. Tout en se concentrant sur certaines

des zones de conflit les plus durement touchées comme le Yémen, la RDC et le Burkina Faso, Oxfam fournit des produits d’hygiène et de l’eau propre, des

informations sanitaires, un soutien aux hôpitaux ainsi que de l’argent aux familles déplacées par le conflit afin d’acheter des denrées alimentaires et

d’autres biens de première nécessité.

  • Des données de suivi des vols indiquent que l’avion-cargo 737 de BAE Systems a effectué un vol entre l’usine de l’entreprise à Warton au Royaume-Uni

et la base aérienne de King Fahd en Arabie saoudite, via une base militaire britannique à Akrotiri, à Chypre, le 23 avril. L’Arabie Saoudite mène depuis

plus de cinq ans une coalition de pays soutenant le gouvernement reconnu à l’international au Yémen et sa guerre contre les Houtis.

  • Le Gouvernement canadien a renégocié un contrat controversé de plusieurs milliards de dollars qui permettra à une entreprise de l’Ontario de vendre des

véhicules blindés à l’Arabie saoudite.

  • Selon plusieurs sources, le gouvernement allemand a autorisé la livraison d’une série d’équipements militaires produits par Thyssen Krupp le 1er avril,

y compris un sous-marin pour l’Égypte, qui a participé au blocus maritime au Yémen dans le cadre de la coalition menée par l’Arabie saoudite.

  • Le ministre russe de l’Industrie et du commerce a déclaré à la mi-avril que son tank T-14 avait été testé en Syrie.
  • L’ONU a lancé un appel à hauteur de 6,7 milliards de dollars pour répondre à la crise du coronavirus. Deux milliards de personnes vivent dans des régions

touchées par des conflits selon l’Aperçu de la situation humanitaire mondiale2019 de l’ONU.

  • La vente d’armes françaises au conflit au Yémen n’a pas cessé.
  • L’aide vitale apportée par Oxfam, y compris le plus grand réseau de distribution d’eau du pays dans la région de Bangui en République centrafricaine,

pourrait être interrompue en raison de la flambée de violence.

RCA : Damara, 4 personnes, issues d’une même famille,  ont été froidement assassinées.

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Centrafrique.com/ville-de-bogangolo-sur-axe-damara-et-bouka-le-11-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sous-préfecture de Bogangolo, le 11 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Sous-préfecture de Bogangolo, le 11 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Damara (République centrafricaine ) – Selon le ministère de la Sécurité publique, les 4 victimes sont issues d’une même famille. Elles ont été assassinées dans la journée du lundi 11 mai au village Yandja, situé à environ 15 kilomètres de Damara sur l’axe Bogangolo, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Le présumé criminel, activement recherché par les forces de l’ordre, est toujours dans la nature. Pendant ce temps, dans le village, un conflit entre les deux communautés s’éclate.

 

Le village Yandja, situé à une dizaine de kilomètres de Damara, a été secoué depuis lundi 11 mai par un violent conflit interethnique entre les Peuls et les populations locales.

Selon les habitants du village Yandja interrogés par CNC,  une tentative de vol des bœufs appartenant aux éleveurs peuls par un ex-Anti-Balaka  qui serait à l’origine de ce  violent conflit interethnique.

En effet, dans la nuit du jeudi à vendredi 8 mai, un ex-milicien Anti-Balaka dénommé Ferdinand Nanga alias section, qui vient à peine de sortir de prison de Ngaragba à Bangui suite à la grâce présidentielle, aurait organisé, avec l’appui de ses éléments,  le vol des bœufs appartenant aux sujets peuls au village Songoro, situé non loin du village Yandja, dans les localités de Damara. Mais cette nuit, les assaillants n’ont pas croisé des bœufs, mais seulement un cheval, appartenant à un éleveur Peul,  qu’ils auraient abattu avec leur fusil artisanal. Deux jours plus tard, le cheval n’est pas rentré chez son propriétaire qui s’inquiète sérieusement. À l’aide de ses amis, ils ont commencé sa recherche dans la localité de Songoro jusqu’au village Yandja en vain.

Au même moment, 4 personnes, c’est-à-dire le père, son épouse et  2 de leurs enfants, issues d’une même famille, de retour du champ, ont eu le malheur de croiser ce groupe des Peuls, toujours à la recherche de leur cheval. On ignore comment les choses se sont passées, mais ces 4 personnes auraient été froidement assassinées après avoir croisé ce groupe des Peuls en colère.

Quelques heures plus tard, la nouvelle est arrivée au village Yandja, et la colère s’empare des populations locales qui se sont immédiatement lancées à la poursuite des présumés auteurs de ce quadruple meurtre.

Pendant ce temps, les Peuls, sachant que les choses vont s’envenimer, quittent précipitamment la région, et sont actuellement introuvables. Mais le présumé voleur du cheval, monsieur Ferdinand Nanga, après une enquête menée par  les populations, a été retrouvé et remis aux forces de l’ordre. Il est actuellement transféré à la gendarmerie à Bangui depuis mardi 12 mai.

Les forces de l’ordre, déployées massivement dans le secteur, continuent de patrouiller pour ramener le calme pendant que les présumés criminels sont toujours en fuite.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

La Centrafrique est-elle condamnée a toujours avoir des crises électorales ?

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Centrafrique.com/rca-proposition-de-sortie-de-crise-faite-par-le-parti-areca/arca-logo-du-parti-arca/” rel=”attachment wp-att-37378 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>logo du parti ARCA
Logo officiel du parti ARCA.

 

Il y a un mois aujourd’hui, notre parti, l’Alliance pour Renaissance et l’Emergence de la Centrafrique (ARECA) avait publié une tribune analysant la situation préélectorale de notre pays en proposant une solution de sortie de crise qui devrait passer par un accord politique entre le pouvoir et l’opposition.

 

Cette solution, ne constituant pas une véritable transition comme celles que nous avons vécues jusqu’alors permet de garder en place les garants des institutions issues du suffrage universel à savoir le Président de la République et les Députés ; pour ne constituer qu’un Gouvernement consensuel à l’effet de préparer les élections avec à sa tête une personnalité neutre choisie par consensus entre la classe politique.

Cette démarche diversement appréciée on s’en doutait, n’a pas vu d’autres s’y substituer faisant l’unanimité non plus. Les constitutionnalistes suivant les bords politiques et les camps qu’ils pensent défendre interprètent la loi fondamentale qu’est la constitution suivant leurs intérêts du moment. Jamais ils ne se mettront d’accord entre eux tellement leurs intérêts sont divergents.

La révision constitutionnelle naguère préconisée comme solution à la résolution de la crise est mise en veilleuse par ceux-là même qui la défendait pour proposer une autre alternative non moins discutable consistant à mettre en scelle l’ANE et à la pousser à organiser les élections dans les délais constitutionnels.

L’ANE à son tour est contestée car au lieu d’organe technique, elle devait être érigée en institution comme le prévoit la nouvelle constitution du 30 Mars 2016. Sa mise en place devait intervenir dans les 12 mois suivant la prestation de serment du Président de la République, ce qui n’a été cas.

Pour ajouter à l’imbroglio, le mandat de l’ANE dans sa forme actuelle est prévu pour prendre en fin le 23 Décembre 2020, soit 4 jours avant le premier tour des élections.

Quelle nouvelle organisation mettra t’on en place pour prendre sa relève afin de centraliser et proclamer les résultats des élections couplées à venir ?

Pourquoi les initiateurs de la contestation de la légitimé de l’ANE devant la Cour constitutionnelle ne l’ont pas fait bien avant et n’attendre que la publication du chronogramme pour se manifester?

Il est bien vrai que la loi organique qui devait régir le fonctionnement de l’ANE a été retirée par le gouvernement de l’Assemblée nationale et n’est jamais revenue pour être votée définitivement puis promulguée. Le pouvoir commet ici un impair qui justifie la mise en place d’un gouvernement consensuel de crise à l’effet de préparer des élections transparentes non contestables.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire dit-on. A supposer que la Cour constitutionnelle n’accède pas à la demande de l’opposition du COD 20, il n’en demeure pas moins que le chronogramme publié soulève bien de problèmes.

Les délais compressés pour obéir au strict respect du calendrier constitutionnel ne résistent pas à une analyse sérieuse pouvant correspondre aux standards des normes acceptables dans ce domaine. Des élections mal organisées engendrent forcement des lendemains de crises.

Est-ce dire que notre pays est-il maudit pour ne pas pouvoir organiser depuis l’avènement du multipartisme des élections transparentes admises par tous en dehors de celles de 1993 qui a vu l’accession au pouvoir de l’opposition ?

La Cour constitutionnelle dans une adresse aux médias le 14 février 2020 a défini elle- même les critères des élections libres, transparentes et crédibles qui passent par un strict respect du calendrier électoral.

Et de rappeler ceci « La constitution a prévu que, l’élection du chef de l’Etat devra avoir lieu entre le 45ème jour et 90ème jour avant la fin du mandat du président en exercice. Et en faisant le calcul, tout commence le 27 décembre 2020. Et toutes les dates qui sont prévues dans le chronogramme électoral calé à partir du 27 décembre 2020 ne peuvent pas être modifiées car ces dates ont été calées sur la constitution ».

Nonobstant les délais des opérations prévues par la constitution qui devaient commencer le 2 janvier 2020, le chronogramme actuel produit par l’ANE ignore totalement les contentieux quant aux listes électorales qui résulteront du recensement.

La vérification et la prise en compte des réclamations par rapport aux différentes listes électorales s’avèrent importantes vu les nombreux déplacements des populations à la suite des crises que le pays continue de traverser.

Sans transparence dans l’audit du recensement, il peut avoir des irrégularités dans les opérations de vote, même si la perfection est toujours difficile à ce niveau. Mais c’est le faire à dessein qui est répréhensible et contraire à la loi.

Nous ne savons pas si l’ANE dans son chronogramme intègre les opérations de recensement dans les pays étrangers surtout chez nos voisins où du fait de la crise, il y a une forte proportion de l’électorat à ne pas négliger.

D’ailleurs la pandémie du COVID 19 empêche certains candidats à être présents sur le territoire national. Que prévoit-on pour ceux-là ?

Voilà toutes ces difficultés qui commandaient à une entente de la classe politique afin d’éviter des élections bâclées au prétexte d’éviter un glissement électoral source d’incertitudes comme le craignent certains.

Pourquoi ne devons-nous pas aussi demander à la communauté internationale représentée par le G5 (France, Union Européenne, Union Africaine, Russie, Etats Unis) de s’impliquer dans l’organisation actuelle des élections qui relève d’un casse-tête au risque d’aboutir sur une grave crise si l’on y prend garde ?

Dans la mesure où c’est la communauté internationale qui finance la presque totalité du budget des élections et cordonne les récupérations et transmissions des urnes électorales à travers la MUNISCA, pourquoi ne devrait-elle pas amener la classe politique à s’entendre pour une organisation d’élections crédibles au lieu d’être dans une position attentiste et laisser les gens aller à l’affrontement pour jouer les pompiers par la suite.

Nous souhaitons vivement cette implication du G5 dès à présent au lieu de laisser les esprits s’exacerber faute de solutions à concilier les parties.

Pour l’ARECA,

Le Président Bertrand KEMBA

Covid-19 : « tous les Chinois qui travaillent ensemble dans la lutte contre l’épidémie sont de véritables héros », dixit Xi Jinping

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Centrafrique.com/le-president-chinois-xi-jang-ping/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président chinois Xi Ping
Le Président chinois Xi Ping

 

Le monde entier célèbre la Journée internationale du travail le 1er mai de chaque année. Mais, la célébration de cette année est un peu particulière. Ce,

Compte tenu du contexte actuel marqué par l’épidémie du COVID-19. Durant les trois derniers mois, toute la Chine s’est engagée dans la lutte ardue contre le COVID-19, et a remporté la victoire décisive dans la province du Hubei, notamment à Wuhan, son chef-lieu.

 

La Chine a également obtenu des réalisations remarquables dans la prévention et le contrôle de l’épidémie sur toute l’étendue du pays. Derrière ces résultats encourageants, se trouvent le courage et l’abnégation du peuple chinois.

En effet, tous les Chinois travaillent ensemble dans la lutte contre l’épidémie, ils sont, à ce titre, de véritables héros. Dès l’apparition de l’épidémie, le président chinois Xi Jinping a qualifié la lutte antiépidémique d’une guerre populaire. Il a placé la vie et la santé du peuple chinois au centre de toutes les préoccupations, et a appelé à gagner la bataille antiépidémique en s’appuyant sur la masse populaire.

Le 30 avril, dans sa réponse à la lettre lui adressée par les travailleurs du Groupe Yuanfang de Zhengzhou, dans la province du Henan, Xi Jinping a mentionné «la Grandeur réside dans la simplicité, le héros vient du peuple ordinaire». Dans ses échanges téléphoniques avec les dirigeants étrangers, le président

chinois a également réitéré, que le peuple chinois était la source de force et de confiance du gouvernement chinois pour remporter la victoire contre le COVID-19, et a qualifié le peuple chinois de véritable héros.

L’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin disait que les Chinois travailleurs et pionniers constituaient le trésor le plus précieux que puisse avoir la Chine. Dans la lutte contre le COVID-19, les Chinois travaillent d’arrache-pied, sans reculer d’un pas, dans le souci de sauver les vies des malades atteints de COVID-19. Ils sont aussi engagés dans la prévention et le contrôle de l’épidémie dans les quartiers résidentiels.

Plus de 40 mille personnels médicaux venant des quatre coins du pays se sont rassemblés au Hubei, pour soutenir les travaux de secours médicaux sur place.

Le sociologiste britannique Martin Albrow, qui est également académicien à l’Académie des Sciences sociales de la Grande-Bretagne, a dit que les personnels médicaux chinois travaillaient jour et nuit, risquant même leur propre sécurité pour sauver la vie. Il est convaincu de l’appréciation des sacrifices des Chinois à l’échelle mondiale.

Au côté des quartiers résidentiels, la Chine a établi avec succès un réseau de prévention et de contrôle à l’échelon de base en un temps record. Chargés de la surveillance des températures corporelles de leurs habitants, de l’enregistrement des visiteurs, ainsi que des services et de l’administration des personnes en quarantaine, plus de 4 millions de travailleurs d’assistance sociale sont entrés dans 650 mille quartiers résidentiels urbains et ruraux, pour empêcher la propagation du virus.

Tous les Chinois se sont mobilisés comme un seul homme et ont travaillé dans leurs propres postes, afin de contribuer à la lutte contre l’épidémie. Tous ces travailleurs méritent la commémoration. Avec l’amélioration de la situation épidémique, les Chinois laborieux se sont engagés successivement dans la reprise de l’activité de production.

Jusqu’au 14 avril, 99% des entreprises de grande dimension (c’est-à-dire entreprise d’Etat ou entreprise non-étatique dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 20 millions de yuans) du pays ont repris leurs activités, et 94% des personnels sont retournés à leurs postes de travail. Jusqu’au 15 avril, les activités de production de 84% des PME chinoises avaient repris. La Chine s’efforce de réaliser ses objectifs d’éliminer la pauvreté absolue et de construire sur tous les plans une société d’aisance moyenne en 2020.

En dépit des challenges imposés par le COVID-19 pesant sur le développement économique, les efforts conjugués de tous les Chinois permettront à la Chine d’avancer vers la réalisation de ses objectifs de développement. C’est une certitude.

Guinée: sept morts dans des heurts liés au coronavirus et à l’électricité

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Guinée: sept morts dans des heurts liés au coronavirus et à l’électricité

Bangui ( République centrafricaine ) – Sept personnes ont été tuées mardi à Conakry et dans le nord-ouest de la Guinée lors de heurts avec les forces de l’ordre liés à des barrages routiers contre le coronavirus et aux coupures d’électricité, a-t-on appris auprès de la police.

Sept personnes ont été tuées mardi à Conakry et dans le nord-ouest de la Guinée lors de heurts avec les forces de l’ordre liés à des barrages routiers contre le coronavirus et aux coupures d’électricité, a-t-on appris auprès de la police.

“Il y a eu cinq morts à Coyah et un Dubréka”, deux préfectures proches de Conakry où des manifestants ont “protesté contre l’érection de barrages” pour isoler la capitale à cause du coronavirus, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, le commandant Mory Kaba.

A Coyah, ils ont saccagé la police et la gendarmerie, selon le commandant Kaba.

A Kamsar, près de la ville minière de Boké (nord-ouest), une personne est morte quand “les gens ont manifesté contre les coupures de courant”, a indiqué la même source. La victime est “morte par balle”, a dit à l’AFP une source médicale.

A Coyah et Dubréka, des barrages de la police et de la gendarmerie ont été érigés pour empêcher de prendre le chemin de Conakry alors que cette ville est un lieu de travail et de commerce de nombre d’habitants de ces deux préfectures.

Des manifestants ont également affirmé être “lassés de se faire racketter et maltraités” par les forces de l’ordre avant d’entrer et de sortir de Conakry, selon des témoins.

La Guinée, un des pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés par le coronavirus, a déclaré 2.213 cas confirmés dont 771 guéris et 11 décès.

Pauvre malgré d’importantes ressources naturelles, elle fait partie de ces pays où l’état du système sanitaire suscite l’inquiétude face à la pandémie.

Le virus Ebola y a tué 2.500 personnes entre fin 2013 et 2016.

Avec AFP/VOA

Le Sénégal autorise le rapatriement des morts du Coronavirus | DW | 12.05.2020

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Le Sénégal autorise le rapatriement des morts du Coronavirus | DW | 12.05.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans le 18e arrondissement de Paris, les Sénégalais qui vivent et travaillent dans le quartier de la Goutte-d’Or éprouvent un soulagement après la décision du président Macky Sall de lever l’interdiction de rapatriement des corps. Ibou Couly est consultant en informatique, en France depuis 20 ans. 

“C’est un grand soulagement. En fait, ce qui se jouait, c’était un drame. Le fait de ne pas accéder à un corps et de vivre le deuil de façon aussi lointain, pour moi, cela prolonge encore la douleur. Cela rend presque éternelle cette douleur. On a souvent des cimetières familiaux où les gens reposent dans le même carré. Et le fait de les disperser dans un pays lointain comme la France, les gens en éprouvent un traumatisme. C’est une décision que nous saluons, qui respecte la dignité des familles endeuillées.”

Constitué de représentants de la diaspora, le Collectif pour le rapatriement des corps des Sénégalais décédés de la Covid-19 chiffre à environ 80 le nombre de Sénégalais qui ont succombé à l’étranger, dont une cinquantaine rien qu’en France. 

Aujourd’hui, les familles vont pouvoir se procurer les laissez-passer mortuaires pour le rapatriement des corps, explique Seydina Omar Ba, coordonnateur en France du collectif :

“Des familles peuvent aller au consulat de leur lieu de résidence pour demander le laissez-passer et cela va leur être donné. C’est la seule chose qu’on demandait à l’Etat du Sénégal. Les dossiers sont complets, c’est-à-dire que toutes les autorisations sont données au niveau du pays d’accueil, en l’occurrence la France. Une fois que le laissez-passer est donné le transport peut se faire le plus normalement du monde. J’ai eu un des membres fondateurs du collectif qui a perdu son père, qui dit que peut être samedi, son père pourra aller au pays.”

Le collectif demande également à l’Etat sénégalais de prendre en charge une partie des frais de rapatriement des corps. 

Selon Seydina Omar Ba, des familles sont confrontées à des difficultés financières parce qu’elles ont gardé les corps dans des funérariums durant plusieurs semaines. Et cela à un coût : environ 50 euros par jour en fonction des établissements, selon nos informations. 

Avec DW français