Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/une-dizaine-des-rebelles-de-seleka-armés-dans-la-commune-de-liotto-450×325.jpg” alt=”DeDes combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR” width=”450″ height=”325″ />Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Après son retrait de l’accord de paix de Khartoum le 5 juin dernier , le mouvement rebelle 3R (Retour, Réclamation et réhabilitation) n’a pas attendu longtemps avant de semer la panique dans les préfectures de Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé malgré la mise en garde de la Minusca contre sa tendance expansionniste en violation de l’APPR-RCA. Étonnamment, ce dimanche 7 juin, le 3R a envoyé un message au gouvernement et à la communauté internationale pour annoncer leur première revendication après l’enlèvement de 3 véhicules des humanitaires au village Dongbaké.
Après les communes de Diba (Nana-Mambéré ), Démbi (Nana-Mambéré ), besson (Nana-Mambéré ), Bokaya et Koundili, situé dans l’Ouham-Péndé, c’est le tour du village Dongbaké situé à 5 kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko, à la frontière avec le Cameroun d’être brièvement occupé par les combattants rebelles de 3R ce dimanche 7 juin. Même si aucun acte de violence n’avait été commis sur les populations locales, les rebelles ont érigé quand même leur propre barrière sur la route n°1 Bouar-Béloko à hauteur du village Dongbaké où ils ont bloqué plusieurs dizaines des véhicules qui venaient dans les deux sens. Environ 200 passagers ont été rançonnés par les assaillants, et 3 pick-up ont également été emportés, dont celui de l’ONG internationale DCA (Danchurchaid), et de DJARAKO BTP. Mais avant de partir en direction de Besson, les rebelles ont clairement précisé que leur seule revendication est que le gouvernement doit libérer immédiatement et sans condition le général Abdoulaye Miskine, patron du front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), arrêté et emprisonné à Ndjamena au Tchad. Au même moment, les rebelles ont également indiqué que si Touadera n’arrêtait pas de créer de trouble dans le pays, ils vont appeler à voter contre lui à la prochaine élection présidentielle dont il sera probablement candidat à sa propre succession.
On ignore pourquoi les assaillants ont-ils lancé une telle revendication. C’est une stratégie de diversion ou de justification ?
Par ailleurs, 10 des passagers, victimes de cet acte crapuleux ont expliqué à CNC qu’ils avaient été bloquées de 8 heures du matin jusqu’à midi par les assaillants alors que les soldats Faca sont basés à Zoukombo, situé à 30 kilomètres du lieu de leur prise d’otage. D’après eux, au moment où ils étaient encore maintenus sous le pont de Mambéré sans leurs téléphones portables qui sont d’ailleurs récupérés par les assaillants, des soldats pakistanais de la Minusca sont venus les filmer en présence même des rebelles. Ce qu’ils n’arrivent pas à comprendre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/commissariat-du-5e-de-bangui-avec-un-véhicule-de-police-à-lextérieur-et-des-passants-avec-de-pousse-pousse-le-18-juillet-2019-par-micka-450×337.jpg” alt=”Environnement de l’incident devant le commissariat du 5ème arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi” width=”450″ height=”337″ />Environnement de l’incident devant le commissariat du 5ème arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Le service d’unité d’intervention de la police nationale a été appelé d’urgence ce dimanche 7 juin sur un lieu d’incident dans le 5èm arrondissement de Bangui. Un policier auxiliaire a failli être lynché par un groupe d’individus non identifié, mais il a été sauvé de justesse. Une enquête a également été ouverte pour y faire la lumière.
L’incident est survenu ce dimanche 7 juin devant le commissariat du 5èm arrondissement de Bangui sur l’avenue Koudoukou. Le policier incriminé aurait tiré avec son fusil d’assaut sur un camion transportant des matériels d’une ONG internationale à destination des villes de province. Les deux roues avant du camion ont été complètement endommagées par les tirs du policier.
Mais que s’est-il réellement passé ?
Selon une source proche de l’enquête, l’incident a eu lieu au moment où le conducteur du camion a été sommé par deux policiers auxiliaires de s’arrêter. Pendant que le conducteur cherchait à stabiliser son véhicule sur l’accotement, l’un des auxiliaires, croyant que le conducteur cherchait à fuir, tire 4 balles avec son fusil d’assaut sur les deux roues avant du camion. Heureusement, personne n’a été touché, mais le tir inapproprié du policier a attiré l’attention des passants qui se sont rassemblés en nombre sur le lieu de l’incident. Par peur de lynchage, le policier incriminé se retranche dans la concession du commissariat du 5èm arrondissement, mais la foule s’agite gravement pour le récupérer. Grâce à l’intervention de la Compagnie nationale de sécurité (CNS), l’ordre a été rétabli et le policier auxiliaire impliqué dans cet incident a été conduit à la CNS pour nécessité d’enquête.
Joint au téléphone, le commissariat du 5èm n’a pas souhaité communiquer sur l’affaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/factulté-de-droit-et-des-sciences-économiques-le-22-mai-2020-par-CNC-450×337.jpg” alt=”Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.
« A cane non magno sæpe tenetur aper »
Avec la pandémie de Covid-19 où chacun reste confiné chez soi, tout le monde veut se rendre utile par quels que procédés que ce soit, notamment par les compagnes de sensibilisation tant physiques qu’électroniques, aides aux nécessiteux ou même par la publication des articles de presse sur des sujets sociaux, politiques et consorts pour ne citer entre autres, que ceux-là. C’est ce dernier cas qui correspond à celui entrepris par un certain Prospère INDO, Economiste et Consultant international résidant à Paris, qui a mis en ligne en date du 27 avril 2020, un article intitulé « A Bangui, l’école du droit sème la corruption[1][i]» que nous avions trouvé en côtoyant les sites web pour se délecter comme d’habitude, des merveilles qu’offre le monde intelligible, en vue de sa participation aux débats démocratiques actuels de notre société, lequel article ne peut que faire appel à des remontrances de la part de tout ressortissant ou étudiant conscient et sérieux de la noble « École de droit » de l’Université de Bangui à laquelle on doit respect et considération. C’est ainsi que, suite à ce qu’il convient d’appeler des « ratés » tout au long dudit article, on ne peut s’abstenir de remonter, copieusement mais poliment, les bretelles à ce monsieur pour avoir commis ces péchés insupportables.
Eh bien ! monsieur le Parisien, nous vous voyons venir ! Vous vous demandiez en toute probabilité mais sans qu’on ne puisse rien y affirmer, « qu’ai-je fait à ce monsieur inconnu pour qu’il s’en prenne ainsi à ma personne ? ». Loin de nous cette idée ! Pour paraphraser l’ancien ministre Adrien POUSSOU dans sa « Tribune au sujet de l’impossibilité de la prorogation du mandat du président de la République[2][ii] », nos observations au sujet de votre article ne doivent en aucun cas, être considérées par les spécialistes du contretemps et de la réaction comme une attaque ad hominem. D’ailleurs, l’honneur nous échoit de venir très respectueusement vous faire remarquer qu’il ne s’agit tout au long de ses lignes que d’une mise au point articulée par un étudiant lambda de la Faculté des Sciences Juridique et Politique (F.S.J.P) de l’Université de Bangui sur laquelle s’est porté un certain nombre des considérations véhémentes mais trompeuses étalées dans votre article ci-dessus évoqué. Donc, nul besoin de vous faire comprendre qu’en vertu de notre « liberté de penser et d’expression, puisque la RCA jouit encore du statut d’un Etat démocratique » comme l’a fait remarquer l’Enseignant-Chercheur M. Mario AZOU-PASSONDA dans son article intitulé « Centrafrique : la problématique de la prorogation du mandat du Président Touadéra au regard de la Constitution du 30 mars 2016[3][iii] », nous devons y répliquer pour dénoncer les contrevérités qui sont contenus dans ce fameux article.
Mais, pour que la lanterne des uns et des autres soit vraiment éclairée, il convient de dénuder pour les exhiber, ces affirmations que nous jugeons manifestement contraires à la vérité par un bref résumé panoramique de votre article (I) après quoi nous passerons véritablement à nos réprimandes relatives audit article en vue de l’extirpation de certaines de ses affabulations (II).
I – Un résumé panoramique de l’article intitulé A Bangui, l’école du droit sème la corruption
Il convient de rappeler que ce résumé panoramique ne porte pas sur l’ensemble de l’article mais juste sur des éléments sur lesquels nous apporterons nos observations. Ce qui nous conduira à garder une neutralité politique lorsque le glaive parlant de l’auteur se tourne contre certains hommes politiques.
D’entrée de jeu, l’auteur de « A Bangui, l’école du droit sème la corruption » porte en premier lieu notre attention, à tort ou à raison, sur des supposés « tripatouillages de notes d’examen contre des petites enveloppes ou gâteries sexuelles, tel serait le scandale qui court à l’Université nationale de Bangui(UNB) ». Dispose-t-il peut-être de moyens probants pouvant attester ces affirmations graves et dans l’hypothèse du contraire, injurieuses.
Au total, poursuit l’auteur, l’université compte aujourd’hui un effectif total de 20.000 étudiantes et étudiants dont 10.000 pour la seule faculté des sciences juridiques et politiques – ceci explique sans doute, selon lui, le fait que la RCA ne compte aucun anesthésiste en ce temps de Covid-19. Il conclut ses propos liminaires par une certaine conséquence de cette situation en ces termes : « On comprend dès lors pourquoi la justice est gangrenée par la corruption au sommet de l’Etat, où pullulent les anciennes autorités de l’Université nationale de Bangui, et où persiste la pratique des dessous de table et des commissions. »
Dans la première partie de A Bangui, l’école du droit sème la corruption intitulée « Au jeu des petites enveloppes, l’assemblée nationale n’est pas la dernière », notre très cher Consultant international affirme fièrement, avec un air serein et un registre populaire ce qui suit : « Pendant que les parlementaires palpent leur pognon[4][iv], les « juristes » sortis de l’UNB se crêpent le chignon, sur la querelle de vacation du pouvoir en cas de glissement du calendrier électoral ! » C’est là pour l’auteur, le moment idéal de s’en prendre avec virulence à certains enseignants-chercheurs notamment un Maître de Conférences et un Maître-Assistant à l’Université de Bangui.
A coup d’arguments spécieux, dit notre Economiste, l’un M. Alexis N’DUI YABELA qui serait selon lui un spécialiste du droit public de l’environnement, veut modifier les dispositions de l’article 35 de la constitution, qui excluent tout amendement de la durée et du nombre des mandats présidentiels afin d’y introduire la notion de « force majeure » ; l’autre, poursuit-il, M. Dominique Désiré ERENON, certifie que le cas de force majeure est implicitement contenu dans l’article 35 tel qu’il est rédigé. Plus loin, l’Economiste conclut ce qui suit : On comprend donc pourquoi l’Etat fonctionne si mal et la justice est si malade en Centrafrique. Et donc selon l’auteur : « A Bangui, l’école de droit donne le mauvais exemple » !
Après cette transcription panoramique fidèle à la diptérosodomie qui gonfle ledit article, il serait judicieux de passer enfin à nos remontrances à son sujet afin de le débarrasser de certains de ses asticots.
II – Des remontrances en vue de l’extirpation de certaines affabulations contenues dans l’article intitulé A Bangui, l’école du droit sème la corruption
Après quelques mises au point sur ce qu’il convient d’appeler « atteinte à l’honneur d’une grande école », nous nous pencherons particulièrement sur une incompréhension de la part de l’auteur au sujet des articles de deux enseignants-chercheurs.
Au premier abord, il convient de porter à la connaissance de notre Consultant international que, contrairement à une idée qu’il a reçue et qu’il veut nous faire partager de bonne foi, l’Université de Bangui, par lui dénommée à tort l’ « Université nationale de Bangui »[5][v], avec une certaine certitude au point de mettre entre parenthèses le sigle « UNB », ne compte aucunement neuf (9) facultés. A contrario, cette « excellence académique au cœur du continent africain » compte précisément : cinq (5) facultés dont celle des sciences juridique et politique, quatre (4) instituts, une (1) école, neuf (9) centres de recherches et six (6) laboratoires.
Aussi, pour la gouverne de ceux qui ne le savent pas ou qui ne le savent plus étant donné que leur certitude est mise en doute, l’Université de Bangui ne compte pas 20.000 étudiants dont 10.000 pour la « seule » Faculté des Sciences Juridique et Politique (F.S.J.P.). On ne sait donc où est-ce que notre cher Economiste est allé recueillir ces données mais on lui demandera de se mettre en doute lui-même. On comprend donc que ce n’est pas en allant de site web en site web qu’on peut pénétrer dans les arcanes d’une administration, telle l’Université de Bangui. Cette erreur manifeste se trouvant dans l‘article en question en est une parfaite illustration.
Monsieur le Consultant international, nous aimerions bien, avec votre permission bien sûr, vous poser quelques questions : étiez-vous vraiment convaincu que la seule école de droit dont vous n’appréciez guère pouvait rafler à elle seule la moitié de l’effectif total de l’Université de Bangui ? N’essayez-vous pas de déguiser peut-être la vérité afin de faire plaire ou de salir quelqu’un ? En outre, que faisiez-vous tout ce temps pour que la République Centrafricaine « se retrouve sans anesthésiste » en ce temps de Covid-19 ?
Vos mots concernant l’école de droit du Centrafrique dans cet article sont à côté de la plaque !, si vous nous permettez l’expression. Non point parce qu’ils pointent du doigt des cas supposés de corruption qui pourraient certainement exister, mais parce que vous vous permettez de tout généraliser c’est-à-dire, d’étendre ces affirmations erga omnes. Si l’on s’en tient à vos dires, on pourrait se verser dans une interprétation selon laquelle la faculté de droit est une faculté de corruption et que, par conséquent, tous les enseignants sont d’office corrompus et les étudiants, des corrupteurs. Ce qui pourrait sans doute causer d’éventuels préjudices à un certain KRANENDJI qui vient d’empocher fraîchement un diplôme universitaire en droit public général ainsi qu’à un certain nombre de collègues cleans dans les instances nationales et internationales ou sur le marché d’emploi. Vous comprenez donc en quoi nous avons intérêt à agir contre l’atteinte que vous aviez porté à l’honneur de l’établissement qui nous a formé et qui pourrait probablement jaillir sur nous. On peut donc comprendre que ce n’est nullement la faute exclusive des « juristes » si la justice est gangrenée par la corruption jusqu’au sommet de l’Etat et où persiste la pratique des dessous de table et des commissions comme vous l’entendez. Toutefois, on ne saurait ignorer que chacun a sa part de responsabilité dans la descente aux enfers du Centrafrique ou dans la rentrée des loups dans Bangui[6][vi]. Vous le savez certainement mieux que nous !
Venons-en maintenant à ce qu’il convient d’appeler une incompréhension de la part de l’auteur de A Bangui, l’école du droit sème la corruption au sujet des articles de deux enseignants-chercheurs de la F.S.J.P. relatifs à une certaine possibilité ou non de vacance de la présidence de la république suite à une probable non tenue des élections générales de 2020-2021 dans les délais constitutionnels.
L’auteur de cet article nous fait savoir à tort que M. Alexis N’DUI YABELA, Maîtres de Conférences de son état, voudrait modifier les dispositions de l’article 35 de notre Constitution, qui auraient exclu tout amendement de la durée et du nombre des mandats présidentiels. D’ailleurs nous brûlons d’envie d’inviter l’auteur de cet article à lire ou à relire avec nous les dispositions de l’article 35 par lui évoqué :
« Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux (2) tours.
La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le Mandat est renouvelable une seule fois.
En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (2) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ».
Alors, entre nous, où est-ce qu’il est question d’exclusion de tout AMENDEMENT de la durée et du nombre du mandat présidentiel dans les dispositions de cet article ? Vous allez à coup sûr pointer du doigt le dernier alinéa de cet article ; or celui-ci parle d’une part, de l’impossibilité pour le président d’exercer plus de deux mandats, et d’autre part de l’interdiction de la prorogation de ce mandat. L’interdiction de l’amendement dont il est question est prévue plus loin à l’article 153 qui énumère les dispositions intangibles de la Constitution du 30 mars 2016, entendez les dispositions exclues de la révision constitutionnelle.
A propos, nous ne pouvons nous empêcher de saisir avec plaisir bien sûr, l’opportunité que vous nous offrez pour citer le Maître de Conférences Alexis N’DUI YABELA en ces termes : Bien que l’interprétation des textes constitutionnels soit devenue la chose la mieux partagée de tous les Centrafricains, il convient cependant de ne pas perdre de vue que l’on ne peut interpréter des dispositions constitutionnelles, sans une maîtrise parfaite des vocabulaires même de cette disciple. Comme le souligne d’une manière générale le Professeur Jérôme BONNARD et bien d’autres auteurs, « Le droit a un vocabulaire qui est technique et complexe »[7][vii].
Qu’à cela ne tienne ! Qu’il s’agit de l’article 35 ou 153, laissez-nous porter à votre attention et pour la gouverne de ceux qui ne le savent pas, que l’auteur de « Centrafrique : doit-on confondre « vacance du pouvoir » et « vacuité des pouvoirs publics » en droit constitutionnel ? » ne veuille en aucun modifier certaines dispositions de la loi fondamentale, la Grundnorm, à moins que l’un de nous deux n’a pas la version officielle de son article. Mais ce n’est certainement pas nous ! Or, après avoir dénoncé la démarche persistante et on ne peut plus terne entreprise par certains locataires de la chambre basse du Parlement centrafricain en vue de réviser la Constitution du 30 mars 2016, notamment les articles 36 et 68 et ce en dépit des verrous constitutionnels, pour y introduire la notion de « force majeure », ce « roseau pensant du droit public centrafricain » a proposé des solutions juridiques pour pallier les risques de vacance sinon de vacuité du pouvoir que pourrait éventuellement occasionner la pandémie de Covid-19.
Pour clore le paragraphe, on se dit que c’est peut-être là le moment de laisser l’homme que vous rangez à tort parmi les « spécialistes du droit public de l’environnement » vous faire une réplique à sa propre manière : A la suite de Mlle Jessica MAKOWIAK, Maître de conférences à l’Université de Limoges, je ne sais même pas « à quels temps se conjugue le droit de l’environnement »[8][viii]. Bref !!!
Quant à ce qui concerne M. Dominique Désiré ERENON qui certifierait selon vous à coup d’arguments spécieux que, « le cas de force majeure est implicitement contenu dans l’article 35 tel qu’il est rédigé », laissez-nous vous informer que vous vous êtes trompé, une fois de plus encore. Contrairement à vos allégations, ce constitutionnaliste qui s’est employé « à la manière d’un mécanicien ou d’un serrurier, à utiliser tous les outils, outils et clefs juridiques disponibles et à choisir ceux qui sont les mieux adaptés à l’équation que représente l’éventuel glissement du calendrier électoral de 2020 », a parlé dans son article, intitulé « L’appréhension constitutionnelle d’un éventuel glissement du calendrier électoral de 2020 en RCA[9][ix] » de « L’IMPOSSIBILITE ABSOLUE D’UNE PROROGATION DU MANDAT PRESIDENTIEL[10][x] ». Pour éclairer notre lanterne sur ce point et afin d’avoir notre adhésion, le constitutionnaliste porte en effet à notre connaissance que : (…) l’article 35 al. 3 de la Constitution du 30 mars 2016 énonce l’impossibilité absolue « d’exercer plus de deux mandats consécutifs » et de « le proroger pour quelque motif que ce soit ». Alors ab hinc, où est-ce que ce monsieur aurait certifié la main sur la conscience que le cas de force majeure est implicitement contenu dans l’article 35 tel qu’il est rédigé ? D’ailleurs si vous insistez, sachez que nous avons soigneusement scruté ledit article à la recherche de l’expression « force majeure », mais devinez quoi, celle-ci n’y figure point et aucune autre expression ne lui a fait référence même implicitement.
Mais, dans l’espoir que vous pouvez accepter un esprit critique à la manière des grands[11][xi], veuillez agréer monsieur, l’expression de nos profonds respects. Ainsi prennent fin nos observations !
Très cordialement !
Fait à Bangui, le 05/06/2020
Par : Junior Merlin KRANENDJI
Un étudiant lambda à la Faculté des Sciences Juridique et Politique (F.S.J.P.)
[Ecole du droit et de la science politique]
*********
Post-scriptum : Je préfère être une fourmi dans le monde intelligible que d’être un éléphant dans une allégorie de la caverne !!
[4][iv] Aux dires de l’auteur, il semblerait que 101 des parlementaires centrafricains auraient accepté une enveloppe de 2.500.000 francs CFA chacun en contrepartie de leur vote favorable à la validation de la proposition de loi constitutionnelle visant à modifier et compléter certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.
[5][v] Bien qu’il s’agit d’une université nationale, l’unique d’ailleurs, sa dénomination n’est nullement « Université nationale de Bangui (UNB) » mais « Université de Bangui » tout court.
[7][vii] Voir à ce titre l’article intitulé « Centrafrique : doit-on confondre « vacance du pouvoir » et « vacuité des pouvoirs publics » en droit constitutionnel ? Contribution d’un ancien ‘’DG de l’ENAM’’ à la compréhension non seulement des supputations doctrinales, mais aussi des tentatives de récupération politiciennes des risques de vacance du pouvoir, éventuellement occasionnés par la pandémie du coronavirus en Centrafrique. » Par M. Alexis N’DUI YABELA ; à consulter en ligne à l’adresse : http://centrafrique-presse.over-blog.com/2020/04/doit-on-confondre-vacance-du-pouvoir-et-vacuite-des-pouvoirs-publics.html ; consulté le 25/04/2020
[10][x] Et c’est précisément l’intitulé de la première partie de cet article.
[11][xi] Il faut noter que monsieur Prospère INDO est l’auteur de plusieurs articles et de plusieurs livres édifiants, dont on peut citer entre autres, pour les articles : Au secours ! « Les loups sont rentrés dans Bangui », et quant aux livres : « Barthélémy Boganda : Héritage et vision » Victor BISSENGUE et Prospère INDO, « la RCA à la croisée des chemins et l’héritage de Barthélémy Boganda »(Acte de la conférence débat du 2 février 2019, sous la direction de Victor BISSENGUE et Prospère INDO).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/siège-social-télécel-centrafrique-par-cnc-450×255.jpg” alt=”siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”255″ />siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Suite à la publication de l’article intitulé « Covid-19 : inquiétude du personnel de Télécel après la contamination de 2 agents », la direction générale de la société de téléphonie mobile Télécel-Centrafrique a demandé un droit de réponse que nous publions ci-dessous. Par ailleurs, la rédaction du CNC souhaite informer ses lecteurs que l’information que nous avions publiée la semaine dernière sur la contamination au Covid-19 de deux agents de la Télécel est bien réelle. Après notre publication, 3 agents de comptabilité et de la trésorerie testés positifs au Covid-19 ont été autorisés le 1er juin par la direction des ressources humaines à se confiner chez eux pour une durée de 21 jours. CNC se réserve le droit de publier les noms de tous les agents infectés au sein de la Télécel ainsi que la capture d’écran des échanges des messages entre la DRH et les agents malades.
DROIT DE RÉPONSE
La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE a pris connaissance avec étonnement des informations parues dans la publication de Corbeau News Centrafrique, en date du 1 Juin 2020 selon lesquelles le Directeur Général de la société aurait refusé le confinement de deux de ses employés de la comptabilité testés positifs au COVID 19, et aurait demandé qu’ils reprennent service.
La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE tient à préciser qu’il s’agit d’une fausse information et dénonce ce genre de pratique soutenue par aucun support ni preuve et qui est de nature à porter atteinte à l’intégrité et l’image de la société TELECEL CENTRAFRIQUE.
Entant qu’employeur de référence, nous nous sommes engagés depuis le début de cette pandémie dans la préservation de la santé physique et mentale au travail de nos salariés à travers :
La prévention par la mise en place du Comité Corona en interne qui veille sur le comportement à adopter, le conseil sur les gestes barrières : la distanciation sociale, qui implique un aménagement des locaux, lavage des mains (avec la mise à disposition de gels hydro alcooliques et masques), ou encore la gestion des entrées et sorties (Prise de température) ;
La mise à disposition du personnel d’une aide financière pour des réserves de produit de premières nécessités afin de soulager les charges du ménage ;
Des actions d’information sur le groupe WhatsApp pour tout le personnel avec des messages de sensibilisation sur les gestes barrières envoyés journalièrement par les membres du comité Corona, et bien d’autres mesures prises telles que la diffusion des consignes par tous moyens des informations sur les mesures Gouvernementales et de la Direction Générale (affichage dans l’entreprise, note interne envoyée aux salariés par ..).
Par ailleurs, la société s’est engagée à réduire la proximité physique des effectifs qui implique une distance d’un mètre entre les collaborateurs, le télétravail, les vacances, rotation, etc.
Quant au cas de contamination en l’interne, nous avons noté malheureusement que quelques collègues ont été touchés par cette maladie et l’entreprise a automatiquement pris toutes les mesures afin de s’assurer qu’ils soient suivis par le médecin Conseil de l’Entreprise dans leur lieu de confinement. Aucun Personnel contaminé n’est contraint de rester travailler.
Aujourd’hui nous devons rester solidaires dans la lutte contre cette pandémie, utilisons tous les moyens, (médias écris, réseaux sociaux etc.) pour la sensibilisation de la population dans la lutte contre cette pandémie qui évolue grandement dans notre pays. L’heure n’est plus à la diversion ni des
publications vides de sens qui n’apportent rien pour la population. Nous avons un seul ennemi qui est « COVID-19 » contre lequel nous devons nous unir et s’engager dans la mise en œuvre de réponses concrètes, efficaces et nécessaires pour soutenir et protéger la population frappée de plein fouet par cette crise sanitaire.
TELECEL CENTRAFRIQUE reste et demeure une Société citoyenne qui a toujours œuvré, en toutes circonstances, dans l’intérêt du Peuple centrafricain, ce qui se traduit aujourd’hui par l’Assistance au Ministère de la Santé à travers la remise des Kits téléphoniques permettant la mise en place du numéro vert 1212, un don en matériels biomédicaux dont la procédure de livraison est en cours de finalisation, et bien d’autres actions dont on ne peut tout citer ici… Ceci, pour assister et soutenir la population, ce qui devrait être la préoccupation de tout le monde en ce moment critique.
La Société TELECEL CENTRAFRIQUE tient à rassurer ses fidèles Abonnés, ses Partenaires et la Population Centrafricaine qu’elle reste et demeure une société qui met au centre de ses intérêts la protection de son capital humain. Aucunes actions malveillantes ne pourraient constituer un obstacle au développement harmonieux de notre Société.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le nombre de décès liés aux coronavirus enregistrés dans le monde a maintenant atteint 400 013, selon les données compilées par l’université Johns Hopkins.
L’université américaine a commencé à compiler ses données peu après le début de l’épidémie en Chine à la fin de l’année dernière./////////////.
Elle indique qu’il y a eu plus de 6,9 millions de cas confirmés./////////////.
L’Amérique, l’Inde et le Brésil sont les nouveaux épicentres de la maladie./////////////.
En Afrique, le Covid-19 a fait 5 060 morts sur 183 760 cas./////////////.
Le virus qui entraîne la COVID-19 se transmet principalement par des gouttelettes produites lorsqu’une personne infectée tousse, éternue, ou lors d’une expiration. /////////////.
Vous pouvez être infecté en inspirant le virus, si vous êtes à proximité d’une personne malade, ou en touchant une surface contaminée puis vos yeux, votre nez ou votre bouche./////////////.
Guerre des chefs au parlement congolais: le parti de Tshisekedi dans l’impasse
Bangui ( République centrafricaine ) – Qui succèdera au député Jean-Marc Kabund au poste de 1er vice-président de l’assemblée?
Du côté de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti du président congolais Félix Tshisekedi dont M. Kabund est président intérimaire, on se refuse pour l’instant d’avancer le nom d’un éventuel successeur./////////////.
“Tout dépend maintenant du chef de l’Etat. C’est lui qui doit nous donner le nom”, a réagi à VOA Afrique le député Léon Mukayi, président du groupe parlementaire UDPS./////////////.
Le dépôt des candidatures au poste du 1er vice-président de l’Assemblée nationale aura lieu du 6 au 8 juin./////////////.
Le 28 mai, l’UDPS avait, à l’issue d’une réunion de certains de ses organes, mis en garde les députés élus sur sa liste de déposer leur candidature, sous peine de radiation du parti. Et avec, la perte de qualité de député./////////////.
M. Kabund, la trentaine, a été déchu le 25 mai lors d’un vote consécutif à une pétition signée par 62 députés./////////////.
Au départ, l’UDPS indiquait vouloir garder ce poste vacant. Mais certains du parti n’ont pas épousé cet avis, à l’instar du constitutionnaliste André Mbata qui, après une audience avec le président Tshisekedi, avait déclaré que le parti ne pouvait rester bloqué pour et par un seul individu./////////////.
D’autres aussi ont exprimé le même point de vue. C’est le cas du président de la commission électorale du parti, Jaquemain Shabani./////////////.
Pour sa part, M. Kabund a, la semaine passée, rejeté sa destitution et promis de saisir la justice. Et il pourrait marquer un point./////////////.
En effet, l’auteur de la pétition qui l’a fait tomber, le député Jean-Jacques Mamba, du Mouvement pour la Libération du Congo, parti de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, avait été arrêté pour avoir truqué la signataire d’au moins deux députés. Il a par la suite été libéré après la rétraction des deux accusateurs./////////////.
L’affaire a été suspendue au niveau de la justice et pourra reprendre après la session parlementaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/barrière-checkpoint-gendarmes-de-Gallo-dans-la-nan-mambéré-le-17-avril-2020-par-cnc-450×355.jpg” alt=”Barrière de contrôle des gendarmes à Gallo, non loin de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”355″ />Barrière de contrôle des gendarmes à Gallo, non loin de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Bouar (Corbeaunews-centrafrique) – Les faits se sont produits ce dimanche vers 13 heures dans la localité de Dongbakè, située à une dizaine de kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko, près de la frontière avec le Cameroun.
Selon les informations du CNC, les assaillants, identifiés comme des éléments de 3R, auraient menacé les trois conducteurs avec leur fusil d’assaut avant de s’emparer de leurs véhicules.
Interrogée par CNC, une source sécuritaire a indiqué que les trois pick-up appartenaient aux ONG humanitaires internationales.
Bangui ( République centrafricaine ) – Après des manifestations qui ont secoué le pays, les autorités du Sénégal ont décidé de procéder à un nouvel assouplissement des restrictions. Malgré ces annonces très attendues, les Sénégalais ne sont pas totalement satisfaits.
Après deux nuits de violentes émeutes de Touba à Dakar, le gouvernement sénégalais recule à nouveau face à la pression de la rue./////////////.
Au-delà des aménagements sur le couvre-feu et la levée de l’interdiction des transports interurbains, le gouvernement a également décidé d’assouplir les restrictions sur les réunions dans les endroits publics ou privés, les restaurants, les salles de sport, les salles de jeux. Des décisions prises pour calmer les frustrations d’une population qui se dit fatiguée par les tâtonnements des autorités dans la gestion du coronavirus./////////////.
En effet, depuis le début de la pandémie en mars, les autorités donnent l’impression de faire du pilotage à vue pour éviter des obstacles. Même les justificatifs officiels de l’assouplissement (le dépassement du pic, par exemple) ne convainquent pas. Pire, ils sèment le doute dans l’esprit de certains citoyens./////////////.
C’est le cas d’Alioune Badara Gueye, qui n’est pas convaincu que le pire est passé. “Je crois qu’on n’a même pas atteint la moitié plutôt que le pic. Au Sénégal si on avait atteint le pic ça devait être la catastrophe”, affirme-t-il, catégorique./////////////.
Le jeune homme souligne qu’en ce moment il y a des rassemblements, mais aucun cas n’y est signalé. “Tu ne vois même pas une personne que tu connais te dire: ‘j’ai le corona, je suis malade’”. /////////////.
Les transporteurs qui ont déclenché la vague de contestation à travers le pays sont les premiers à se réjouir de l’allègement des restrictions même s’ils relèvent des insuffisances./////////////.
Mor Ndiaye est chauffeur sur l’axe Dakar-Touba. Il estime que le maintien du couvre-feu à 23 heures peut encore être un souci à cause des aléas. Les autorités ont commis des erreurs qui ont poussé les populations à bout, créant ainsi une pression sociale intenable pour le président Macky Sall./////////////.
Telle est aussi la conviction d’Ousseynou Souaré, qui estime que tout le monde en a ras-le-bol du confinement parce que si les mesures étaient adéquates “on en serait pas là”. Pour lui, les couacs sont nombreux./////////////.
“Les gens qui attendent jusqu’à présent pour recevoir leur aide ne l’ont pas reçue. Les gens ne travaillent plus, l’économie est entrain de partir en lambeaux, les gens ne savent plus à quel saint se vouer”, souligne-t-il./////////////.
“La population ne comprend même pas les décisions de l’État”, renchérit Alioune Badara Gueye . “Ils prennent des décisions, mais ils n’assument pas leurs responsabilités”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/masque-pour-la-lutte-contre-le-Covid-19-confectionné-par-lassociation-Action-pour-la-Promotion-Rurale-en-République-Centrafricaine-et-lassociation-ACCES-SOLIDARITE-450×409.jpg” alt=”Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.” width=”450″ height=”409″ />Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 119 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 04 à 76 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout mille cinq cent soixante-dix (1570) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 06 juin 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 06 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de cent dix-neuf (119) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (77) et féminin (45). Leur tranche d’âge varie de 04 à 76 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 05 juin 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les cent dix-neuf (119) nouveaux sujets infectés, un seul cas est importé, et cent dix-huit (118) sont issus de transmission locale, et proviennent de Bangui (99), Boali (01), Yaloké (01), Bossembélé (07), Paoua (04), Zawa (01), Gadzi (01) et Bouar (03). Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts. Officiellement, avec ces cent dix-neuf (119) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour mille cinq cent soixante-dix (1570) cas du nouveau coronavirus sur son territoire. Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les cent dix-neuf (119) personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les mille cinq cent soixante-dix (1570) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique a annoncé que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministère de la Santé, cinq (5) cas de décès sont enregistrés depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/de-gauche-à-droite-touadera-et-dominique-darlan-450×275.jpg” alt=”De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.” width=”450″ height=”275″ />De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Par une décision courageuse de la Cour Constitutionnelle rendue le 05 juin 2020, la proposition de révision constitutionnelle initiée par les Honorables Mathurin DIMBELET-NAKOE et Jean-Symphorien MAPENZI, soutenue par le Président Pr Faustin Archange TOUADERA et validée par le Gouvernement de Firmin Ngrebada, a été rejetée par les juges constitutionnels centrafricains pour non-conformité à la Constitution du 30 mars 2016.
Il s’agit d’un énième camouflet subi par le clan de Touadera et le MCU de Simplice Mathieu Sarandji, d’Arthur Piri, Evariste NGAMANA, Fidèle NGOUANDJIKA, Dr Ndui YABELA et cie. Très récemment, la Cour Constitutionnelle avait annulé le Décret portant création de la Délégation des Grands Travaux et Investissements Stratégiques pilotée par le Ministre Délégué Pascal Bida KOYAGBELE.
La Cour n’a pas en effet loupé le grand Mathématicien de Boyrabe, natif de Damara. Du coté du MCU et du clan TOUADERA, c’est la panique totale et le désenchantement. Avant cette décision, les partisans du MCU claironnaient à tout va que la Cour avait été corrompue et ne rendrait qu’un avis favorable à leur funeste projet. Mme Danièle DARLAN, Jean-Pierre WABOE, Nadine PINGAMA, Sylvie NAISSEM et les autres juges ont décidé de dire le droit et rien que le droit.
Mais la décision de la Cour ne pouvait qu’être en défaveur du pouvoir de Bangui quand on sait que la plupart des opinions émises çà et là étaient hostiles à toute révision constitutionnelle. D’ailleurs, hormis les politiques notamment ceux de l’opposition, les spécialistes et praticiens du droit, des professeurs de droit tels que le Constitutionnaliste Dominique Désiré ERENON, Jean-François AKANDJI-KOMBET de l’Université de Paris 1, Dr Thierry Irénée YARAFA Me Albert PANDA, Aristide Briand REBOAS, Paul Crescent BENINGA et bien d’autres fils du pays s’étaient tous prononcés contre cette initiative parlementaire, avec de solides arguments juridiques. Malheureusement, ces dignes fils du pays n’ont pas été écoutés, peut-être parce qu’ils ont le malheur d’être centrafricains ou de ne pas être encartés au MCU, parti au pouvoir ; le pouvoir de Bangui a plutôt préféré les négliger, les contourner et recourir à de mercenaires du droit venus de l’étranger et gracieusement payés avec l’argent du contribuable centrafricain. C’est une habitude en Centrafrique de négliger les experts nationaux comme si les étrangers en savaient plus que nos intellectuels tels que ceux cités ci-dessus et qui sont de surcroit ressortissants de grandes universités européennes. Nous avons des valeurs sûres chez nous qu’il faut valoriser. Dans le milieu diplomatique à Bangui, on s’interroge sur la négligence dont sont victimes les vraies compétences nationales.
Si le pouvoir de Bangui avait suivi les différentes interventions et communications de nos intellectuels précités notamment le Constitutionnaliste Dominique Désiré ERENON, lequel avait été très pertinent dans sa démonstration juridique lors de la Conférence de Presse du 08 mai 2020, il aurait dû retirer son projet révisionniste et éviter d’être fragilisé aujourd’hui dans l’opinion à travers la Décision que viennent de rendre Mme Danièle DARLAN et ses collègues.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/avenue-de-lindépendance-niveau-d10-entrée-école-saint-floris-le-14-mai-2020-par-trégu-450×337.jpg” alt=”Environnement de l’accident survenu à Gobongo ce vendredi 5 juin sur l’avenue de l’indépendance à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Environnement de l’accident survenu à Gobongo ce vendredi 5 juin sur l’avenue de l’indépendance à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Vendredi 5 juin, aux alentours de 10 heures, un dramatique accident de la circulation impliquant un véhicule des sapeurs-pompiers s’est produit à hauteur du marché Gobongo, dans le quatrième arrondissement, sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.
La victime, un homme de 67 ans dénommé Jérôme Elian, circulait sur sa moto en direction du centre-ville sur l’avenue de l’indépendance quand il a été violemment frappé à hauteur du marché Gobongo par un véhicule des sapeurs-pompiers qui roulait au même sens. Vu l’impact du choc, le sexagénaire succombe de ses blessures sur le champ. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital de l’amitié.
Une enquête a été ouverte au parquet général pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cet accident dramatique.
Selon des informations obtenues par notre bureau des accidents et d’actualités, la victime serait un ancien chauffeur à l’OMS. Il a été admis à la retraite il y’a quelques années. Domicilié au quartier PK15 sur la route de Boali, il se rendait ce vendredi à l’ÉNARCA au centre-ville quand il a été mortellement frappé par le véhicule des pompiers à hauteur de Gobongo.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Abass Sidiki, chef d’État major de 3R (Retour, Réclamation et réhabilitation) a annoncé dans un communiqué publié ce vendredi 5 juin le retrait de son mouvement de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signées le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. Et il met en garde les autorités contre une éventuelle attaque des Faca contre ses bases.
“Le mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en œuvre de l’APPR-RCA », a indiqué le chef rebelle Abass Sidiki dans son communiqué. Toutefois, il demande par ailleurs à ses hommes de “répliquer avec la dernière force en cas d’attaque contre ses bases par les forces gouvernementales ».
Cette réaction de 3R intervient juste quelques minutes après la décision de la cour constitutionnelle rejetant en bloc le projet de la révision constitutionnelle initié par quelques députés de la majorité, et appuyé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Une simple coïncidence ou une stratégie du pouvoir ? s’interrogent les Centrafricains.
Dans son communiqué, le chef rebelle a également réaffirmé l’engagement de son mouvement pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA si les menaces et les intimidations contre le 3R cessent : “le mouvement 3R réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en œuvre” de l’accord de paix “si les menaces, les provocations
cessent”.
Rappelons que le mercredi dernier, la Minusca avait mis en garde Abass Sidiki “contre sa tendance expansionniste » en violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Lors des élections groupées marquant la fin de la transition démocratique, le président de la république ainsi que les parlementaires de la sixième législature étaient élus pour un mandat de cinq (5) ans. A l’approche de cette échéance quinquennale, l’Autorité Nationale des Élections (ANE), organe désigné par La constitution chargé de gérer les opérations électorales a retenu dans son chronogramme définitif la date du 27 décembre 2020 pour organiser le premier tour du scrutin présidentiel et législatif. Des difficultés techniques, matérielles et logistiques apparentes s’accumulent sans oublier le paramètre d’insécurité qui prend en otage le facteur « temps » rendant quasi impossible l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.
Pour combler l’éventualité du glissement du calendrier électoral avec corollaire une situation non prévue par la constitution, certains députés véreux agissant sous le contrôle et l’aiguillage du pouvoir ont trouvé un prétexte parfait à travers la pandémie du coronavirus comme facteur du retard pour modifier et compléter certaines dispositions constitutionnelles. Cette modification de la constitution propose une nouvelle rédaction des articles 36 et 68 de la constitution pour contourner
les verrous rigides des articles 35, 38, 153 et 158 recommandés par le forum de Bangui en y intégrant la notion de « force majeure ».
Les forces vives de la nation se sont insurgées contre cette démarche qui y voit d’une part une manœuvre de monopolisation du pouvoir et d’autres part un moyen de dicter sa volonté. C’est dans ce climat alimenté par des charges électrostatiques que la Cour constitutionnelle a été saisi pour donner son avis sur la constitutionnalité de la procédure. Sur la forme, la noble cour constitutionnelle s’est d’abord déclarée compétente pour statuer et a déclaré la requête recevable. La prudence et la difficulté des sages au cours de l’instruction du dossier étaient palpables car cette dernière a procédé à l’audition et la concertation de certaines personnalités politiques, missions inédites non répertoriées dans les missions de la Cour attribuées par l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016.
Au fond, la Cour constitutionnelle a travers l’avis n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif à la révision de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 a émis un avis formellement défavorable à la modification de la constitution et a décidé qu’en cas de glissement du calendrier électoral synonyme d’un vide juridique constaté, le recours à une large concertation consensuelle au détriment de la transition politique s’impose. Conscient de la capacité notoire du pouvoir à politiser les institutions de la république, le citoyen lambda s’interroge :
L’avis défavorable émis par la Cour constitutionnelle sur le projet de modification de la constitution est-elle conforme à l’esprit de notre loi fondamentale ? Pourquoi la Cour constitutionnelle a organisé l’audition des chefs de partis politiques alors que ces derniers n’ont pas saisi la noble cour ? La réception et l’audition des forces vives de la nation sont-elles les nouveaux baromètres pour légitimer les décisions de la Cour constitutionnelle ? Sa décision d’exclure la transition politique consensuelle équivaut à la continuité du mandat du président de la république au delà du délai constitutionnel, cela n’est-il pas contraire aux dispositions de l’article 35 de la constitution ?
Au delà des interrogations qui alimentent les débats politiques, il est important de souligner que cet avis de la Cour constitutionnelle n’est une victoire pour personne si ce n’est que le droit qui a triomphé. Les démocrates avertis ne peuvent que saluer cette décision qui confirme l’indépendance et la neutralité de la Cour constitutionnelle à l’égard du pouvoir établi pourvu que ça dure c’est à dire que le peuple souverain espèrera mieux lors des prochaines échéances électorales. Pour ce faire, nous encourageons les juges constitutionnels d’éviter au maximum d’être inféodé au pouvoir au risque de politiser l’institution qui est le gendarme de la loi fondamentale.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/des-rebelles-du-FPRC-en-position-de-combat-avec-un-DKM-sur-un-pick-up-à-Ndélé-le-29-avril-2020-450×299.jpg” alt=”Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”299″ />Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio
Ndélé (Corbeaunews-Centrafrique) – lourdement armés, ils ont été interceptés par les forces mixtes Minusca-Faca, ce vendredi 5 juin, aux environs de 15 heures sur l’axe Miammani, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine.
Selon les informations du CNC, les 5 rebelles interceptés par les soldats des forces armées centrafricaines, appuyés par les forces de la Minusca, seraient des combattants du FPRC en provenance de la ville de Ndah, une localité située à une centaine de kilomètres de Ndélé sur l’axe Birao. Lourdement armés, les suspects auraient tenté de résister dans un premier temps, mais ils ont été très vite neutralisés par les forces loyalistes dirigées par le colonel Moussa Kitoko.
Pour l’heure, les 5 suspects sont détenus dans les locaux de la Minusca à Ndélé en attendant leur transfèrement sur Bangui où ils seront probablement déférés devant le parquet général dans les prochains jours.
Au même moment, les populations de Ndélé viennent d’assister avec joie à l’arrivée des forces de sécurité intérieure (FSI) après 8 ans d’absence dans la ville.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Les-juges-de-la-Cour-Constitutionnelle-450×300.jpg” alt=”Les juges de la Cour Constitutionnelle” width=”450″ height=”300″ />Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Vendredi 5 juin 2020, la Cour constitutionnelle vient de rejeter il y a quelques minutes le projet de la modification de la constitution du 30 mars initié par quelques députés de la majorité, et appuyé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Selon les juges, en cas du glissement du calendrier électoral prévu pour fin décembre 2020, une large concertation des forces vives de la nation est plus que nécessaire dans de telles circonstances.
Nous reviendrons largement avec Gisèle Moloma dans nos prochains articles sur CNC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/les-douaniers-centrafricains-lors-de-la-journée-de-la-douane-à-Bangui-en-2018-par-fred-krock-450×254.jpg” alt=”Les douaniers centrafricains lors de la célébration de la journée internationale de la douane le 25 janvier 2018 à Bangui. Photo CNC” width=”450″ height=”254″ />Les douaniers centrafricains lors de la célébration de la journée internationale de la douane le 25 janvier 2018 à Bangui. Photo CNC
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Les suspects ont été entendus en toute discrétion depuis 24 heures à l’inspection de services douaniers à Bangui. Les dommages causés pourraient atteindre des centaines de millions de francs CFA. Une affaire qui pourrait bien rejaillir sur plusieurs personnalités de la douane. Parmi elles, le Directeur général Frédéric Inamo.
Cela aurait pu être le scénario d’un très bon film hollywoodien. En effet, depuis plus de trois ans, des dizaines de camions-citernes de 36 000 litres en provenance du Cameroun ont été détournés du regard du service douanier à la frontière. Avec la complicité de quelques agents douaniers de la direction régionale n°2, cette mafia fonctionnait discrètement durant plus de trois ans sans que l’affaire soit éclatée.
Comme dans toutes les affaires du crime organisé, la discrétion est de mise, et aucun participant ne doit être traité en fonction de son grade. Ce qui n’a pas été fait ce dernier temps, et le partage du dernier butin a mal tourné. La direction générale a été saisie, et l’affaire tourne au vinaigre.
Depuis cette semaine, le directeur régional n°2 de la douane, et plusieurs de ses collègues ont été convoqués à l’inspection du service douanier à Bangui. Après avoir été entendus durant des heures, le Directeur régional, monsieur Kénguéna et deux autres agents ont été innocentés de l’affaire. Par contre, le receveur de la douane de Nola, monsieur Goro, ainsi que deux de ses collègues, les douaniers Bissafi et Damango Ont été soupçonnés par l’inspection de service douanier d’être les meneurs de cette mafia qui a duré tant d’année en dépit de la situation financière catastrophique de la République centrafricaine.
Notons que les camions-citernes impliqués dans cette mafia ont été destinés au ravitaillement au carburant de certaines sociétés forestières basées dans les préfectures de Mambéré-Kadéi et de Sangha-Mbaéré. Au lieu de passer légalement à la douane et faire des formalités, ces sociétés préfèrent s’adonner au jeu de mafia avec la complicité de certains douaniers crapuleux qui prélèvent, selon nos information, une somme de 17 millions de francs CFA sur chaque camion citerne de 36 000 litres en provenance du Cameroun. Mais le corbeau de l’affaire, le lieutenant Damango, un proche du pouvoir, est désormais cité comme le principal auteur-concepteur de cette mafia depuis plusieurs années.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/assemblée-nationale-centrafricaine-450×254.jpg” alt=”assemblée nationale centrafricaine” width=”450″ height=”254″ />
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Au départ, c’était une affaire impliquant 3 sujets camerounais. À l’arrivée, c’est un énorme scandale. Ce jeudi 4 juin, 3 sujets camerounais, à bord d’un Mitsubishi Galloper couleur rouge, ont été interpellés par la CNS dans le cadre d’une affaire de trafic illicite des documents officiels. Mais très vite, l’affaire tourne au scandale impliquant deux personnalités de l’Assemblée nationale proches du parti au pouvoir.
Jeudi 4 juin, peu avant midi, des policiers d’intervention de la compagnie nationale de sécurité (CNS) ont été appelés en urgence à l’école nationale des arts et de la culture sur l’avenue de France à Bangui. Sur place, 3 sujets camerounais ont été interpellés. Ils sont soupçonnés de trafic de macarons des députés. Mais après quelques minutes d’audition, les trois suspects ont très vite dénoncé leur complice. Il s’agit du député Mathurin Dimbélé Nakoé, député de Sosso-Nakombo, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, cadre influent du parti au pouvoir. Convoqué par les enquêteurs, il a été auditionné longuement ce jeudi entre 13-15 heures. Mais que s’est-il passé réellement ?
Député Teddy Arnauld Weïdane à la manœuvre.
Selon les premiers éléments de l’enquête menée par CNC, tout a commencé par une affaire de fraude douanière impliquant 3 camerounais et un député centrafricain, l’honorable de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane.
En effet, depuis quelques années, les 3 suspects camerounais s’adonnaient au commerce des marchandises entre l’Europe et la RCA. Le député de Bouca 2, moyennant une compensation financière, se présentait comme le propriétaire de la cargaison afin que celle-ci soit exonérée des taxes fiscalo-douanières en République centrafricaine. Un jeu de mafia très juteux pour le député Weïdane. Mais cela ne va pas durer longtemps. Un jour, l’homme aurait tenté de jouer ses complices camerounais, et ces derniers, à travers leur avocat, ont immédiatement saisi la justice pour escroquerie aggravée. Aussitôt, le député de Bouca a été écarté du jeu au profit de son collègue de Sosso-Nakombo, l’honorable Mathurin Arnauld Dimbélé. Étant deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, et cadre influent du parti au pouvoir, ce dernier confectionne de faux macarons officiels de l’Assemblée nationale qu’il appose sur le parebrise du véhicule de ses 3 complices camerounais. Une histoire de les faire circuler librement comme des députés sur le territoire centrafricain. L’affaire semble bien fonctionner pour les 4 mafieux. Mais ce qu’ils auraient ignoré, c’est que leur ancien complice, le député de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane les fliquait discrètement de bout en bout. L’homme n’a pas apprécié sa mise à l’écart du jeu.
Scène d’arrestation et joie du député Weïdane
Ce jeudi 4 juin, peu avant midi, les 3 camerounais, à bord de leur véhicule Mitsubishi Galloper de couleur rouge frappé du macaron officiel de l’Assemblée nationale, se rendait au cabinet de leur avocat situé dans la cour de l’école des arts et de la culture sur l’avenue de France à Bangui. Immédiatement, le député Weïdane, qui suivait discrètement leur manœuvre, informe les forces de l’ordre pour les dénoncer. La CNS est arrivée, et les 3 camerounais ont été interpellés vers 12h et placés en garde à vue à la CNS. Le député Dimbélé Mathurin a également été auditionné. Selon nos informations, une enquête a été ouverte, et le service juridique de l’Assemblée nationale a également été saisi de l’affaire.
Entre temps, la rédaction du CNC tente en vain de joindre au téléphone les députés Weïdane et son collègue Dimbélé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/avenue-des-martyrs-à-Bangui-le-11-mai-2020-par-anselme-mbata-450×304.jpg” alt=”Avenue des martyrs à Bangui, le 11 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”304″ />Avenue des martyrs à Bangui, le 11 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Un homme d’une vingtaine d’années est mort après avoir été heurté par un taxi, ce jeudi 4 juin 2020, devant la primature sur l’avenue des martyrs à Bangui. Le chauffard a pris la fuite, mais il a été très rapidement attrapé par une foule hostile.
Le taxi, dont le numéro de portière est T571, roulait à vive allure sur la grande avenue des martyrs au moment de l’accident. L’impact entre le véhicule et la victime, un jeune commerçant ambulant d’environ 21 ans, s’est produit vers 18h30. Le choc était violent, très violent. Le jeune homme ne peut s’en sortir. Il est décédé sur le champ.
Pendant ce temps, le taximan impliqué dans l’accident accélère et prend la fuie. Poursuivi par une dizaine des conducteurs de motos-taxis jusqu’au quartier Yassimandji, dans le cinquième arrondissement, le suspect n’a plus de choix que de trouver refuge à l’antenne de l’OCRB (office central de répression du banditisme) du quartier Ngouciment. Aussitôt, une foule hostile s’est constituée sur place pour exiger des policiers sa tête. Ce qui n’a pas été fait, et un renfort de la police sont arrivés, puis le suspect a été embarqué.
Placé en garde à vue à la brigade des accidents de la police, le suspect sera probablement déféré devant le parquet dans les prochaines heures.
Quant à la victime, son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire située non loin du lieu de l’accident.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/abdoulaye-miskine-du-FDPC-450×336.jpg” alt=”Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du mouvement FDPC.” width=”450″ height=”336″ />Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du mouvement FDPC.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La justice tchadienne a ouvert une information judiciaire contre le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, ainsi que trois de ses compagnons, tous détenus à N’Djamena.
Le leader du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, et trois de ses compagnons, avaient été interpellés à l’est du Tchad et conduit à N’Djamena en octobre 2019.
A l’époque, Bangui avait dépêché à Ndjamena le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbatta, en vue de négocier l’extradition de ces rebelles. Mais, le Tchad avait refusé. Huit mois après, la justice tchadienne décide finalement d’ouvrir une information judiciaire contre ces rebelles centrafricains. Que leur reproche-t-on concrètement ? Pour Maître Mognan Kembetiade, un des avocats des prévenus, ‘’On reproche à Abdoulaye Miskine et aux trois autres, l’infraction d’organisation de mouvement insurrectionnel et de viol, en 2004. Les conseils se réservent pour l’instant le droit de présenter les moyens de défense qui permettront aux juges de rendre une ordonnance digne de ce nom. Il n’a pas été précisé s’il s’agit de viol commis sur le territoire tchadien ou en territoire centrafricain. Parce que nous n’avons vu aucune plainte annexée au procès-verbal d’enquête préliminaire. Dès l’instant où une information judiciaire est ouverte et le juge d’instruction saisi de l’affaire, je pense qu’on ne peut plus parler d’extradition‘’, explique l’avocat.
Sitack Yombatina Beni, deux hypothèses justifieraient le refus des autorités tchadiennes d’extrader ces rebelles en Centrafrique :
“La première hypothèse plausible qu’on pourrait émettre est que le Tchad refuse qu’Abdoulaye Miskine puisse se retrouver de l’autre côté et fasse un certain nombre de confessions. La deuxième hypothèse qu’on peut émettre également, vue la tension entre la république centrafricaine et le Tchad, est que le Tchad garderait Abdoulaye Miskine et sa suite comme moyen de pression pour permettre de dénouer les relations entre les deux pays. Il aurait été plus facile de les renvoyer en Centrafrique et puis le Tchad pourrait aussi se constituer partie civile. Parce qu’Abdoulaye Miskine n’est pas seulement réclamé par la Centrafrique mais aussi par la Cour pénale internationale (CPI). “
Relations difficiles
Un avis que partage bon nombre de défenseurs tchadiens des droits humains, comme Sosthène Mbernodji, le Coordonnateur du mouvement citoyen pour la préservation des libertés, le MCPL. “Il faut que le Tchad arrête de s’impliquer dans les affaires centrafricaines. Abdoulaye Miskine doit être extradé en Centrafrique puisqu’il est centrafricain. On n’a pas assez de garantie pour que Miskine soit jugé et purge sa peine ici”, estime Sosthène Mbernodji.
La DW a tenté sans succès, d’avoir l’avis des autorités judiciaires tchadiennes sur le sujet.
En 2003 et 2014, la République centrafricaine avait accusé le Tchad de soutenir des rebellions contre les différents pouvoirs qui se sont succédés en Centrafrique. Des accusations qui continuent jusque-là d’empoisonner les relations diplomatiques entre Bangui et N’Djamena.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycée-Gobongo-rue-Mbaïkoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata-450×337.jpg” alt=”Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La prudence est de mise : depuis quelques mois, dans la capitale centrafricaine, le service de police et de la gendarmerie à en effet constaté la recrudescence de cas de vols, vols à mains armées et de cambriolage.
« On n’a jamais assisté à un tel accroissement en fréquence et en intensité des actes de barbarie en République centrafricaine, particulièrement à Bangui », déplore un officier de la gendarmerie joint au téléphone par la rédaction du CNC.
En effet, depuis quelques mois, dans les différents arrondissements de Bangui, il ne passe jamais un jour qu’on rapporte aux forces de l’ordre des cas de vols, vols à mains armées et de cambriolage. Selon Frédéric, un commandant de l’unité d’intervention de la police nationale, l’appui des populations victimes est plus que nécessaire afin de débusquer les malfaiteurs.
Pas plus tard qu’hier, vers 17 heures au croisement Miskine/ Ben-Zvi, dans le cinquième arrondissement, un taximan, qui constate le réchauffement du moteur de son véhicule, est sorti brièvement de son véhicule pour aller chercher de l’eau à quelques mètres pour remplir son radiateur. Malheureusement 3 minutes plus tard, à son retour, la batterie de son taxi n’est plus à sa place. Elle a été dérobée par des bandits qui le suivaient de près. Une heure plus tard, au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement, une dame d’une trentaine d’années se voit projeter au sol par un conducteur de moto taxi qui tentait de lui voler son porte-monnaie. Comme si cela ne suffisait pas, au croisement du lycée de Gobongo, dans le quatrième arrondissement, une dame de 60 ans se voit arracher son téléphone portable alors qu’elle était en communication. Pour les cas de vols à main armée et de cambriolage, n’en parlant pas. C’est devenu malheureusement un acte banal.
Face à la montée inquiétante de ces cas de criminalité à Bangui, les forces de l’ordre multiplient des patrouilles dans la capitale, mais elles semblent dépassées par l’ampleur de la situation. Elles demandent e concours de la population pour tenter de débusquer ces malfaiteurs qui se multiplient par centaine dans le pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/une-dizaine-des-rebelles-de-seleka-armés-dans-la-commune-de-liotto-450×325.jpg” alt=”DeDes combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR” width=”450″ height=”325″ />Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Au moment où sa villa de fonction est en pleine réhabilitation, et son retour dans la ville est annoncé pour bientôt en grande pompe par les autorités du pays, la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, vient de le mettre en garde contre la tendance expansionniste de son mouvement en violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).
« La tendance expansionniste du 3R dans l’ouest de la République centrafricaine viole l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). Cela doit cesser », a déclaré ce mercredi le porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse conjointe Minusca – gouvernement
Cette nouvelle mise en garde de la Minusca intervient une semaine après celle de la semaine dernière où le 3R avait été semé par la Minusca de quitter immédiatement et sans délai la brigade de la gendarmerie de Besson occupée en totale violation de l’accord de paix dont il est l’un des 14 signataires. Faux, rétorque le patron de 3R Abass Sidiki. Dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC, le 3R Demont catégoriquement avoir occupé illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson comme avait annoncé la Minusca : « Le Mouvement 3R porte un démenti formel aux allégations non fondées formulées dans un communiqué conjoint MINUSCA / gouvernement du 26 mai 2020, faisant croire que le mouvement 3R a transgressé l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) en occupant illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson », et d’ajouter que « le Mouvement 3R informe l’opinion nationale et internationale qu’aucun de ses éléments occupe la brigade de Besson.
Entre temps, le 27 mai dernier, au village Koundili, dans l’Ouham-Péndé, des dizaines des combattants rebelles de 3R avaient semé la terreur au sein de la population locale alors que dans les localités de Bokaya (préfecture de l’Ouham-Péndé) et de Koundé (préfecture de Nana-Mambéré),, c’est la psychose qui a gagné la population locale à cause de l’incursion de 3R.
Rappelons que depuis quelques jours, à Bouar, des informations discrètes circulent dans les quartiers faisant état de la présence du chef rebelle Abas Sidiki dans la ville. L’homme serait logé dans la base de la Minusca en attendant la fin des travaux de réhabilitation de sa villa de fonction située au quartier des fonctionnaires à Bouar.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/masque-pour-la-lutte-contre-le-Covid-19-confectionné-par-lassociation-Action-pour-la-Promotion-Rurale-en-République-Centrafricaine-et-lassociation-ACCES-SOLIDARITE-450×409.jpg” alt=”Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/rca) et l’association ACCES SOLIDARITE.” width=”450″ height=”409″ />Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
À Monsieur le Ministre de la santé
Bangui
Objet : Information d’appui à la lutte contre le covid-19 en République Centrafricaine
Monsieur le Ministre,
A l’heure où la pandémie du coronavirus sévit dans le monde entier, les jeunes de la diaspora centrafricaine notamment ceux de la France, du Canada, des États Unis d’Amérique et d’Afrique ne peuvent rester insensibles à la propagation du covid-19 dans leur pays d’origine. Ces jeunes ont initié un projet RCA-URGENCES COVID-19 intitulé KANGA LEGUE NA CORONAVIRUS ce qui signifie en français barrons la route au coronavirus. Ce projet a pour but de mobiliser des fonds afin de fabriquer des masques de protection et d’acheter des kits d’hygiène pour mettre à la disposition des personnes vulnérables identifiées dans la capitale Bangui et l’arrière pays.
Le projet est porté par deux associations de la diaspora oeuvrant en République Centrafricaine, régies par la loi française de 1901 et reconnues officiellement par les autorités centrafricaines. Il s’agit de l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
Les matériels de fabrication des masques et leur confection sont réalisés par une coopérative mixte mise en place. Les kits d’hygiène seront achetés à Bangui pour faire valoir l’économie locale.
La plateforme de Bangui, composée de membres d’APR/RCA et D’ACCES SOLIDARITE ainsi que d’une équipe de bénévoles, est appuyée par des médecins volontaires tels que le professeur en Pharmacologie Narcisse Patrice KOMAS, les docteurs Mathilde GUIDIMTI et Junior ODJO-KITE. Les deux équipes sont chargées de la sensibilisation, l’animation et la distribution des masques et des kits d’hygiène.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-la-salle-du-dépistage-à-Béloko-le-7-mai-2020-450×419.jpg” alt=”Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.” width=”450″ height=”419″ />Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 104 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 01 à 84 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout mille cent soixante-treize (1173) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce mardi 02 juin 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 02 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de cent-quatre )104) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (73) et féminin (31). Leur tranche d’âge varie de 01 à 84 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 01 juin 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les cent quatre (104) nouveaux sujets infectés, un seul cas est importé, et cent quatre (104) sont issus de transmission locale, et proviennent de Bangui (102), Bangassou (01). Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts. Officiellement, avec ces cent quatre (104) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour mille cent soixante-treize (1173) cas du nouveau coronavirus sur son territoire. Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les mille cent soixante-treize (1173) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministère de la Santé, quatre (4) cas de décès sont enregistrés depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/rond-point-centre-ville-de-bangui-par-corbeaunews-300×165.jpg” alt=”Rond-point de centre-ville de Bangui. CopyrightCNC.” width=”300″ height=”165″ />Rond-point de centre-ville de Bangui. CopyrightCNC.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Depuis plusieurs semaines, à Bangui, les autorités centrafricaines, en partenariat avec des Russes, organisent une série de distribution des tracts dans les rues du centre-ville de la capitale. Une stratégie de manipulation des informations et de colportage des rumeurs jamais vue nulle part ailleurs plus qu’en République centrafricaine.
C’est vraiment « délirant ! Ce qui se passe actuellement à Bangui ressemble parfaitement à une stratégie de campagne de désinformation et de colportage des rumeurs organisée et mise en scène par des Russes en collaboration avec les autorités centrafricaines », s’indignent les Banguissois, victimes de cette campagne de manipulation de l’opinion publique centrafricaine à des fins électorales.
« Dieu merci ! Ceux qui sont exposés à cette compagne de désinformation ne dépassent pas une dizaine. D’ailleurs, parmi eux, la plupart disaient ne pas comprendre exactement les informations véhiculées dans ces tracts qualifiés du quotidien par ses auteurs », constate Marcelin Yanga, un professeur d’école interrogé par CNC.
Après avoir débordé sans succès les réseaux sociaux avec des avatars, le régime de Touadera et ses alliés Mercenaires russes de Wagner s’emploient désormais à organiser des manœuvres informationnelles dans les rues de Bangui la capitale à travers des pseudos ONG panafricaine créée par un certain burkinabé Harouna Douamba. Chaque semaine, le trésor public centrafricain débloque d‘importantes sommes d’argent pour ces activités nuisibles alors que bon nombre des populations centrafricaines, victimes des violences des groupes armés, continuent de croupir sous des bâches chauffantes des ONG dans des camps des déplacés internes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/réception-de-la-délégation-de-lunion-européenne-par-la-chef-de-délégation-de-lUE-en-centrafrique-et-la-ministre-de-la-santé-le-7-mai-2020-450×300.jpg” alt=”Accueil de la délégation de l’Union européenne par la chef de la délégation de l’UE en Centrafrique et le ministre centrafricain de la santé de la population. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.” width=”450″ height=”300″ />Accueil de la délégation de l’Union européenne par la chef de la délégation de l’UE en Centrafrique et le ministre centrafricain de la santé de la population. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – comme tous les sujets médiatiquement fort, le coronavirus (Covid-19) n’échappe pas au sillon de la désinformation.
En République centrafricaine, l’épidémie provoquée par le nouveau Coronavirus continue d’alimenter les médias, mais aussi le Web et les réseaux sociaux, parfois de mauvaise direction. Le récent cas de fake news autour du Covid-19 est celui du blog privé « Potentiel Centrafrique », qui, dans son dernier article intitulé : « Centrafrique : Les personnes atteintes du covid-19 passent à la vitesse supérieure », où l’auteur tente malheureusement de distiller de fausses informations au sujet du pont aérien humanitaire ouvert par l’Union européenne en République centrafricaine.
D’après ce blog de désinformation, les 40 tonnes de matériels de santé fournis par l’Union européenne à destination de la Centrafrique pour la lutte contre la pandémie du Covid-19 seraient « contaminées depuis l’Europe ». D’après l’auteur de l’article, les kits de santé fournis par l’UE « contiennent des virus de coronavirus ». Et ce n’est pas tout. L’auteur tente malheureusement de justifier la récente augmentation des cas du Covid-19 en RCA par l’arrivée sur le sol centrafricain de l’aide humanitaire européenne. Bien évidemment, cette fake news publiée par « Potentiel Centrafrique » a été rédigée dans un laboratoire dont CNC se réserve le droit de dénoncer dans les prochains jours.
Selon le porte-parole du gouvernement Maxime Ange Kazagui, « ces campagnes de désinformation attribuant à l’Union européenne une prétendue responsabilité dans l’accroissement récent du nombre de personnes affectées par le covid19 sont non seulement dénuées de tout fondement, mais elles sont faites dans le but de créer la défiance, susciter la haine et promouvoir des
désinformations ciblées ».
Même son de cloche de côté du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain). Son bureau politique, dans un communiqué publié en date du 15 mai 2020, avait dénoncé aussi la « compagne irresponsable et paranoïaque de certains prétendus Panafricanistes agglutinés dans de soi-disant ONG panafricaines, mais dont la principale activité en Centrafrique est de vivre au crochet du trésor public par la prédation financière ».
Face à la multiplication des fake news en République centrafricaine, la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, a établi une charte de bonne conduite signée par une dizaine d’organes de presse nationaux.
Selon Samuela Isopi, chef de la délégation de l’Union européenne en RCA, la République centrafricaine a été choisie parmi les 4 pays bénéficiaires de ce pont aérien humanitaire de l’Union européenne, car il s’agit d’un pays vulnérable avec une crise humanitaire déjà aiguë.
Rappelons que parmi les 40 tonnes d’aide humanitaire de l’UE, une partie a été remise au ministère de la Santé. Une grande partie est destinée aux agences des Nations unies en Centrafrique, puis aux ONG internationales pour faire face à la pandémie du Covid-19 en RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/siège-social-télécel-centrafrique-par-cnc-450×255.jpg” alt=”siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”255″ />siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Les deux agents de Télécel testés positifs au Covid-19 exercent au service de comptabilité. Ils ont été placés en isolement, mais leur directeur général n’ont pas accepté. Depuis lors, ils reprennent leur activité au bureau, et l’inquiétude domine au sein du personnel de la société de téléphonie mobile Télécel.
« Là, c’est un piège ! On nous a piégés. Actuellement, je peux vous dire que je suis l’un des cas suspects du Covid-19 comme les autres collaborateurs», s’indigne un cadre de Télécel joint au téléphone sur son numéro privé.
Selon les informations du CNC, les deux agents de comptabilité testés positifs au Covid-19 ont été placés en isolement chez eux. Or, ce mardi 2 juin, alors qu’ils venaient d’informer le service des ressources humaines de leur état de santé, le Directeur général, Monsieur Malek Attrissi, conteste leur placement en isolement, et ordonne à ce qu’ils reprennent leur activité. Une fois de retour au bureau ce mardi matin, c’est la consternation qui domine au sein du personnel de la Télécel. Ce qui pousse certains à s’interroger de l’attitude à avoir face à des collègues de travail qui tombent malades après avoir été contaminés par le coronavirus.
« En cas de contamination au milieu du travail, le Covid-19 peut-il être considéré comme un accident de travail ? », s’interrogent-ils.
La réponse peut être affirmative, comme le contraire. Tout dépend des circonstances auxquelles l’agent a été exposé à ce virus au milieu du travail, selon un expert du ministère de la justice interrogé par CNC. Selon lui, dans le cas de la Télécel, si les faits sont établis, le Directeur général, monsieur Malek Attrissi pourrait être poursuivi en justice.
Rappelons que la République centrafricaine compte à ce jour 1069 cas de Covid-19 sur son territoire. Parmi eux, 23 sont guéris de leur maladie, et 4 cas de décès enregistrés depuis l’apparition de la pandémie dans le pays en mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua-450×270.jpg” alt=”rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Yekoua / CNC.” width=”450″ height=”270″ />rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Crédit photo : Bertrand Yekoua / CNC.
Bambari (Corbeaunews-Centrafrique) – La victime est connue sous son sobriquet de « Kalambou ». Son cadavre a été retrouvé ce lundi 1er juin dans la matinée, gisant dans une marre de sang à son domicile.
Ce drame s’ajoute à la longue liste de série noire qui frappe la ville de Bambari depuis plusieurs mois, alors qu’hier, lundi 1er juin, un corps sans vie d’une moto taximan avait été retrouvé décapité à 4 kilomètres de la ville sur l’axe Kouango.
Cette fois, l’acte criminel s’est produit au domicile de la victime sis au quartier Hadji, croisement non loin du bureau local de l’ONG internationale Coopi. La victime a été décapitée par ses agresseurs, son cadavre, qui gisait au dos dans une marre de sang, a été inhumé quelques heures plus tard par sa famille après une cérémonie funéraire musulmane. Il était commerçant très connu dans la ville par son sobriquet de « Kalambou ». On ignore si la victime connaissait ses agresseurs, mais selon nos informations, ces derniers courent toujours, et leurs identités ne sont pas connues des enquêteurs. Une enquête judiciaire a été ouverte au parquet général de Bambari pour homicide volontaire au premier degré.
Cependant, l’une des hypothèses émises par les enquêteurs serait une tentative de racket qui aurait mal tourné. Toutefois, ils disent ne pas écarté l’idée d’un acte de braquage.
Bangui, (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 58 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 9 à 72 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout mille soixante-neuf (1069) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 30 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 1er juin 2020 que le ministère de la Santé et de la population a annoncé au public la confirmation de cinquante-huit (58) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (36) et féminin (22). Leur tranche d’âge varie de 9 à 62 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 31 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les cinquante-huit (58) nouveaux sujets infectés, cinquante (50) sont des cas importés, et huit (8) sont issus de transmission locale. Ils sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces cinquante-huit (58) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour mille soixante-neuf (1069) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les mille soixante-neuf (1069) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, quatre (4) cas de décès sont enregistrés depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/chantier-minier-de-Abba-dans-la-nana-mambéré-450×337.jpg” alt=”Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – Il a été déclaré cliniquement mort quelques heures après son admission aux urgences de l’hôpital préfectoral de Bouar ce dimanche 31 mai.
Ce dimanche vers 15 heures, un homme de nationalité chinoise, en provenance de la ville minière d’Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, a été déclaré cliniquement décédé à l’hôpital préfectoral de Bouar de suite d’une courte maladie.
Selon une source médicale locale contactée par CNC, l’homme serait atteint du plasmodium Falcipalum, responsable de forme mortelle du paludisme. Pour les habitants de Bouar, il ne fait aucun doute, ce Chinois serait mort du Covid-19, ce qui est totalement faux, rétorque un fonctionnaire de la municipalité de Bouar interrogé par CNC. Son corps devrait être transféré à Bangui par voie routière ce lundi 01 juin, selon ses proches.
Rappelons que depuis 2018, le gouvernement centrafricain avait concédé aux investisseurs chinois un vaste territoire minier dans la localité d’Abba (Nana-Mambéré), à Bozoum (l’Ouham-Péndé), à Gaga (Ombella Mpoko), à Sosso-Nakombo (Mambéré-Kadéï) et à Nola (Sangha-Mbaéré). Plusieurs sujets chinois travaillent dans ces secteurs et les populations locales ne cessent de dénoncer le caractère désastre écologique de ces exploitations minières à grande échelle.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_Bambari_corbeaunews-450×229.jpg” alt=”Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.” width=”450″ height=”229″ />Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.
Bambari (Corbeaunews-Centrafrique) – Le corps de la victime a été retrouvé ce lundi 1er juin à 4 kilomètres de Bambari sur l’axe Kouango. On ignore les raisons de cet assassinat sordide, mais une enquête a été ouverte au parquet de Bambari pour homicide.
Selon les premiers éléments d’informations recoupées par CNC, les faits se sont produits dans la nuit du dimanche à lundi 1er juin alors que la jeune moto taximan se dirigeait vers la sous-préfecture de Kouango quand il a été intercepté par les assaillants à 4 kilomètres de Bambari, non loin du pont Busc. On ignore les intentions réelles des présumés criminels au moment des faits, mais la jeune moto taximan a été retrouvé ce dimanche matin égorgé, et sa moto emportée par les assaillants.
Selon le témoignage de certains habitants des villages situés non loin du lieu de la scène, l’assassinat de cette jeune moto taximan n’est pas la première du genre dans le secteur : « ici, sur cet axe Bambari-Kouango, on peut te tuer facilement à cause de ta moto ou de l’argent. On ne peut rien faire, le gouvernement doit nous aider à mettre de l’ordre dans le coin », ont-ils déploré.
Selon les informations du CNC, une enquête a été ouverte pour assassinat au premier degré, et l’enquête est en cours à la gendarmerie de Bambari.
Pour l’heure, les présumés auteurs de ce crime sont dans la nature, et leurs identités ne sont toujours pas connues.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/les-scouts-se-mèlent-à-la-sensibilisation-du-covid-19-450×253.jpg” alt=”Les scouts se mèlent à la sensibilisation à la pandémie de Covid-19 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.” width=”450″ height=”253″ />Les scouts se mèlent à la sensibilisation à la pandémie de Covid-19 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – monsieur Isidore Alphonse Dibert, ministre conseiller politique du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est probablement la deuxième personne à mourir de la complication du nouveau coronavirus (Covid-19) en République centrafricaine. Il était une importante personnalité politique respectée, selon ses ex-collaborateurs.
On ignore dans quelle condition il a été infecté de cette maladie respiratoire connue sous le nom du Covid-19, mais son décès a été annoncé seulement sur les réseaux sociaux dans la matinée du samedi 30 mai 2020.
Interrogé par CNC, un membre de sa famille, sous couvert de l’anonymat, a indiqué que monsieur Isidore Alphonse Dibert avait été testé positif au nouveau coronavirus et placé en isolement à son domicile. Dans la nuit du vendredi à samedi, quelques minutes avant son décès, son état de santé s’est détérioré, et une équipe des médecins urgentistes s’est rendue chez lui pour lui poser des équipements respiratoires. Malheureusement à leur arrivée, son décès a été constaté sur place vers 3h du matin. Depuis lors, le gouvernement n’a pas encore réagi, et des rumeurs enflent dans les quartiers de la capitale.
Il y a lieu de rappeler qu’en date du 30 mai 2020, la République centrafricaine compte environ 1011 cas de Covid-19 sur son territoire. Parmi eux, 23 sont déclarés guéris de leur maladie, et 2 cas de décès sont enregistrés par le ministère de la Santé publique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/arrivée-du-chef-rebelle-Ali-Darassa-à-Ngakobo-le-21-août-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yékoua-du-cnc-450×363.jpg” alt=”arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc” width=”450″ height=”363″ />arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Obo (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans un communiqué publié en date du 28 mai 2020, le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa « dénonce une fois de plus le comportement irresponsable de certains hauts cadres du gouvernement qui, via les réseaux sociaux, la presse écrite et télévisée, divulgue les fausses informations et diffament le nom du mouvement UPC ». Selon lui, les événements produits à Obo ayant conduit à l’arrestation de 9 présumés combattants rebelles de l’UPC n’est qu’une simple révolte de la « minorité» contre les soldats Faca suite à l’assassinat d’une jeune moto taximan le 18 mai.
Selon le porte-parole de la Minusca, mission des Nations unies en République centrafricaine, l’offensive militaire dirigée contre les positions des soldats Faca le 20 mai dernier à Obo, dans le Haut-Mbomou, serait menée par des combattants rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). Avec l’appui des Casques bleus de la Minusca, celle-ci avait été repoussée par les soldats Faca, et une dizaine des assaillants ont été tués, et d’autres capturés. Or, le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, dans son communiqué du 28 mai, dénonce avec fermeté cette information qu’il qualifie de véritable diffamation à l’égard de l’UPC.
D’après lui, lors des violents affrontements qui ont opposé les forces de défense nationale aux présumés combattants rebelles de l’UPC à Obo, chef-lieu de la préfecture de Haut-Mbomou, aucun combattant de l’UPC combattait aux côtés des assaillants, encore moins des forces de l’ordre: « l’UPC n’est en aucun cas impliquée dans le triste événement d’Obo, car c’est le général d’armée Ali Darassa Mahamat qui avait contribué au redéploiement des Faca, des gendarmes et les policiers dans la zone d’Obo pour protéger la population civile », précise le communiqué de l’UPC.
Toutefois, le chef rebelle Ali Darassa, qui se dit attaché à l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), dénonce avec fermeté les propos diffamatoires à l’égard de l’UPC de certains hauts cadres du gouvernement : « Le général d’armée Ali Darassa Mahamat dénonce une fois de plus le comportement irresponsable de certains hauts cadres du gouvernement qui, via les réseaux sociaux, la presse écrite et télévisée, divulgue les fausses informations et diffament le nom du mouvement UPC. Ces derniers sont depuis fort longtemps en train de malmener une partie de ladite population et diffusent des raisons imaginaires qui n’ont aucune correspondance avec la réalité du terrain ».
Cependant, le chef rebelle Ali Darassa, soupçonné de vouloir étendre sa conquête dans le Haut-Mbomou en attaquant la ville de Obo, à la frontière avec le Soudan du Sud, accuse à son tour les soldats Faca d’avoir commis délibérément des bavures sur la population civile : « les Faca ont exécuté un jeune mototaximan en date du 18 mai 2020, cela a entraîné la révolte de la minorité. Ensuite, cette minorité innocente est traquée, chassée, tuée, leur maison et boutique incendiée, certains sont en fuite vers Mboki, d’autres, égarés dans la brousse, et d’autres, arrêtés arbitrairement et transférés à Bangui ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – À quelques mois des échéances électorales en République centrafricaine, les groupes armés semblent adopter une nouvelle stratégie en dépit de leur engagement contenu dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). Le mouvement 3R, dirigé par Abass Sidiki, l’un des signataires dudit accord, ne semble ménager ses efforts pour respecter ses engagements. Le 14 mai dernier, ses combattants, lourdement armés, ont désarmé de force les gendarmes en poste à la brigade de Besson. Mais le chef d’État major de 3R, dans un communiqué, a nié catégoriquement l’implication de son mouvement, et parle plutôt de la diffamation à l’égard de 3R.
Comme dans une comédie ivoirienne, le 3R, dans son communiqué, pose ses conditions pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA, mais hausse également le ton contre le gouvernement.
Hier, on parlait du FPRC, MLCJ, PRNC et RPRC qui se battaient au Nord et centrent pour étendre leur présence et contrôler plus des axes routiers . Aujourd’hui c’est le tour de 3R, du MPC et de l’UPC, trois groupes armés dirigés par des sujets étrangers qui semblent déterminés à étendre leur influence sur le territoire national.
Le mercredi 20 mai, à Obo, une présumée attaque des combattants rebelles de l’UPC avait été repoussée par les militaires de l’armée nationale, appuyés par les forces de la Minusca. Or, le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, dans son communiqué du 28 mai, a catégoriquement nié l’implication de son mouvement dans ces affrontements. Au même moment, au nord-ouest, dans la préfecture de Nana-Mambéré, un autre mouvement armé, le 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), dirigé par Abass Sidiki, dans un communiqué parvenu à la rédaction du CNC, Demont catégoriquement avoir occupé illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson comme avait annoncé la Minusca : « Le Mouvement 3R porte un démenti formel aux allégations non fondées formulées dans un communiqué conjoint MINUSCA / Gouvernement du 26 mai 2020, Faisant croire que le Mouvement 3R a transgressé l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) en occupant illégalement la brigade de la gendarmerie de Besson », et d’ajouter que « le Mouvement 3R informe l’opinion nationale et internationale qu’aucun de ses éléments occupe la brigade de Besson. Ces déclarations sont de nature à ternir l’image du Mouvement ».
Et ce n’est pas tout. Le 3R, dans ce même communiqué, invite bizarrement l’opinion nationale et internationale à « lire seulement la déclaration faite par le Ministre de Sécurité Publique devant les élus de la nation par rapport au désarmement des gendarmes basé à Besson ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, le 3R, comme dans une comédie ivoirienne, lance un appel « de mise en garde au Gouvernement contre toute sorte de provocation directe ou indirecte contre ses bases et/ou ses éléments. Au cas contraire, le mouvement 3R ripostera pour sa légitime défense ».
Cerise sur le gâteau, le 3R se dit toujours attaché à l’accord de paix de Khartoum, mais pose de condition : « Le Mouvement 3R réaffirme son engagement pour la mise en œuvre de l’APPR-RCA si les menaces cessent et les garanties de la sécurité de ses responsables sont assurées ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-de-la-police-centrafricaine-dans-une-rue-de-bangui-par-cnc-envoyée-par-cédric-wa-gomba-450×298.jpg” alt=”Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR” width=”450″ height=”298″ />Une patrouille de la police centrafricaine dans une rue de Bangui. CopyrightDR
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Le suspect s’appelle Patrick Pandio, âgé d’une quarantaine d’années. Il a été soupçonné d’avoir violé une fillette de 3 ans. Arrêté par les forces de l’ordre et placé en détention dans les locaux de la police judiciaire, il sera probablement déféré devant le parquet la semaine prochaine, selon une source proche du dossier.
Il a failli être lynché par une foule hostile, mais il a eu la chance de sa vie grâce à la présence des forces de l’ordre sur le lieu de la scène. Monsieur Patrick Pandio, âgé d’une quarantaine d’années, habitant rue Chicago, dans le huitième arrondissement de Bangui, aurait été pris en flagrant délit d’abus sexuel sur une fillette de 3 ans, habitant le même quartier. On ignore si le suspect à un problème mental, ou il a un lien familial avec les parents de sa présumée victime. Mais au moment de son arrestation par les forces de l’ordre, une foule furieuse voudrait l’extraire pour le passer à tabac.
« Les coups pleuvaient de tout côté », explique un témoin de la scène interrogé par CNC. Finalement, il a été embarqué par les forces de l’ordre qui ont pu le protéger. Incarcéré dans les locaux de la police judiciaire, l’homme sera présenté devant le parquet général probablement la semaine prochaine.
Joints au téléphone, les parents de la victime, y compris ceux du suspect n’ont pas souhaité commentaire l’affaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/dans-la-salle-du-dépistage-à-Béloko-le-7-mai-2020-450×419.jpg” alt=”Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.” width=”450″ height=”419″ />Dans la salle du dépistage Covid-19 à Béloko, à la frontière avec le Cameroun le 7 mai 2020.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 88 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 6 à 63 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout neuf cent soixante-deux (962) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 30 mai 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 30 mai 2020 que le ministre de la Santé publique docteur Pierre Somsé a annoncé au public la confirmation de quatre-vingt-huit (88) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (60) et féminin (28). Leur tranche d’âge varie de 6 à 63 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 29 mai 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a également indiqué que parmi les quatre-vingt-huit (88) nouveaux sujets infectés, aucun ne provient de l’extérieur. Ils sont issus tous de transmission locale, et sont actuellement pris en charge avec toutes les dispositions nécessaires pour la recherche et l’identification de leurs contacts .
Officiellement, avec ces quatre-vingt-huit (88) nouveaux cas, la République centrafricaine compte à ce jour neuf cent soixante-deux (962) cas du nouveau coronavirus sur son territoire.
Pour l’heure, on ignore dans quelle condition les 52 personnes infectées par ce virus ont été soupçonnées avant de passer aux examens au laboratoire.
Notons que parmi les neuf cent soixante-deux (962) cas que compte la République centrafricaine, le ministère de la Santé publique annonce que 23 sont guéris de leur maladie, et sont libérés du traitement après l’avis des médecins spécialistes. Par ailleurs, selon le ministre de la Santé, seul 01 cas de décès est enregistré depuis la première confirmation du Covid-19 en République centrafricaine le 14 mars 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-450×337.jpg” alt=”direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews” width=”450″ height=”337″ />Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La victime, un homme de 38 ans dénommé Jean-Aimé Pauraouhoul, habitant quartier bercail, derrière l’aéroport international Bangui Mpoko, dans la commune de Bimbo. Il est décédé de suite de ses blessures, quelques minutes après son agression. Le suspect, interpellé par les forces de l’ordre, est actuellement entre les mains de la justice.
Selon les premiers témoins qui sont arrivés sur le lieu de l’incident et interrogés par CNC, les faits se sont produits ce vendredi 29 mai aux environs de 9h30 au quartier Bercail, situé derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. Le suspect, un homme de 28 ans dénommé Prince-Bertrand Guina, a été interpellé par les forces de l’ordre et incarcéré à la brigade criminelle de Bangui quelques minutes après son acte criminel.
En effet, quelques jours plutôt, Monsieur Jean-Aimé Pauraouhoul, en conflit avec ses propres parents au sujet de la vente d’un terrain familial situé au quartier Bercail, se rendaient sur le lieu pour détruire les bornes posées par l’acheteur. Malheureusement à son arrivée, il a retrouvé monsieur Prince-Bertrand Guina qui est l’acquéreur. Une altercation s’éclate entre les deux hommes, et l’acheteur, monsieur Prince-Bertrand Guina, sortait son couteau et poignarde mortellement monsieur Jean-Aimé Pauraouhoul.
Interpellé par la police, puis incarcéré à la brigade criminelle, le suspect aurait reconnu les faits, selon une source proche du dossier. Il sera déféré probablement dans les prochains jours devant le parquet de Bangui. Quant à la victime, quelques minutes après avoir été déclaré cliniquement mort, son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – Après l’effondrement de la république en 2013 avec les conséquences néfastes qui en dérivent, la construction de l’ouvrage démocratique se fonde inévitablement sur le respect du principe de séparation de pouvoirs édicté par Montesquieu et plus particulièrement le respect de la loi fondamentale. Le conseil constitutionnel qui a pris une importance croissante dans ce processus de construction démocratique en est le garant du respect de la constitution. La constitution du 30 mars 2016 étant une œuvre humaine est éligible à des modifications en vue de l’adapter aux réalités du moment mais le choix de l’opportunité et le respect des formes édictées par les textes doivent être les principaux leviers à activer. La crise sanitaire mondiale née du coronavirus est devenue un prétexte parfait pour nos autorités établies de tripatouiller la constitution en initiant des scénarios inédits, incohérents et maladroitement agencés. Le tâtonnement notoire et abusif dans les procédés utilisés en passant d’abord par des rumeurs publiques, ensuite une proposition de loi initiée par une horde de députés acquis au pouvoir et maintenant la proposition de loi se mue brutalement en projet de loi délibéré en conseil des ministres pour modifier et compléter certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 en vue d’y intégrer la notion de « force majeure ». Ainsi, sans le vouloir de façon expresse, le pouvoir de Bangui a épuisé les deux procédés de révision constitutionnelle prévue par l’article 151 de la constitution qui dispose que : « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au président de la république et au parlement statuant à la majorité des 2/3 des membres qui composent chaque chambre ». Sachant que la modification de la constitution par voie référendaire ne devrait aboutir, le pouvoir a jugé mieux se rabattre sur la voie parlementaire car la majorité présidentielle se confond avec la majorité parlementaire. Parallèlement à ce désarroi, la Cour constitutionnelle au delà de ses missions consultatives et juridictionnelles s’invite dans l’arène pour torturer aussi la constitution en s’adjoignant une nouvelle mission en auditionnant les personnalités politiques en vue d’une hypothétique concertation. Constatant le péril imminent de l’architecture démocratique, le citoyen lambda s’interroge : Qu’entendez-vous par la notion de « force majeure » si n’est qu’un « fourre-tout » susceptible de mettre en danger permanent la rigidité de notre constitution consacrée par l’article 35 ? La modification constitutionnelle envisagée respecte t-elle les normes et procédures constitutionnelles ? A qui profiterait véritablement cette modification de la constitution imposée mordicus ? Quelles seront les incidences de la modification des articles 35 et 68 sur les dispositions de l’article 153 qui exclut toute révision avec des clauses qui empêchent la malléabilité de la constitution ? La constitution remaniée prendra t-elle en compte la nouvelle mission de la Cour constitutionnelle relative à la concertation ? Qu’est-ce que le peuple souverain peut-il encore attendre d’une cour constitutionnelle que le président de la république a lui-même corrompu ? Fort de ce qui précède, nous tenons à souligner que le pouvoir est le seul à connaître les véritables motivations de la modification de la constitution qui ne peut être autre chose qu’une technique de monopolisation du pouvoir par voie légale. Pour éviter un risque incontournable d’embrasement en l’absence du sénat, l’impasse politique et juridique créée par l’éventuel effet du coronavirus passe nécessairement par un consensus politique et républicain, unique gage de la consolidation démocratique et de la sécurité juridique. Ainsi, il urge de bannir toute modification de la constitution pour des intérêts égoïstes car elle peut impacter l’alternance politique en légitimant au passage les coups d’état tant décriés par les organisations panafricaines et l’ONU. Pour finir et à titre de rappel, lors du 33eme sommet des chefs d’état africains tenu à Addis Abeba (Éthiopie) les 9 et 10 février 2020, le président de la commission de l’Union Africaine avait mis en garde contre le tripatouillage des constitutions…nous estimons que notre chère nation ne fera pas exception. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/rondpoint-du-quatrième-arrondissement-avec-la-statue-du-soldat-450×337.jpg” alt=”rondpoint du quatrième arrondissement avec la statue du soldat” width=”450″ height=”337″ />Croisement du 4e arrondissement, Bangui, le 11 juillet 2019. Photo CNC / Mickaël Kossi
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – La liberté est dangereuse, mais qu’il faut se battre pour la garder dans la règle. En faisant de la liberté la base de notre ordre démocratique. Ceci dit qu’il faut s’ouvrir à la critique et surtout en nous ouvrons à un processus ouvert. Par ailleurs aussi, pour une conséquence acceptable intellectuellement, qui peut produire des effets imprévisibles et non maîtrisables : que ce soit la liberté politique, d’en faire de la politique ou la liberté tout cours, la liberté entraîne une dynamique déroutante ; des risques et une insécurité sont inhérents à celle-ci. A l’origine d’un ordre libéral, il existe une foi profonde dans la liberté, c’est le respect des règles constitutives, une foi profonde ressentie dans sa liberté, une confiance qui doit continuer à perdurer en tant que disposition au courage et aux risques.
Faut-il rappeler continuellement par ailleurs : la responsabilité politique, l’éthique républicaine, la responsabilité citoyenne est un vain mot en République Centrafricaine ?! C’est une des questions qui me reviennent le plus souvent encore et encore de manière intuitive que j’ai eue beaucoup de mal de m’en défère. Qu’elles puissent être une interrogation légitime ! De surcroît qu’il n’y a aucune vraie bonne réponse à la question ! Seul rappel et lucidité est de mise, que j’observerai de manière pragmatique pour tout dire, compte-tenue de la situation politique actuellement de mon Pays.
Il faut aussi se rappeler :
« Aucune ambition politique n’est au-dessus de la vie humaine, de surcroît de la vie des Centrafricains(es), du peuple centrafricain, de la destinée de la République Centrafricaine ».
Des milliers des Centrafricains(es), femmes et enfants sont dans des camps des fortunes à l’étranger, dans des camps en territoire Centrafricain, voir même ceux qui ne puissent pas se déplacer croupissent dans la brousse, aux dépits, aux dépends des tous les dangers d’insécurités de toutes genres, faut de liberté qu’on les a omises injustement dû à la mauvaise gouvernance, aux calculs politiques, aux querelles politiciennes en accumulation de la mauvaise gouvernance depuis son indépendance.
Les jeux politiques, les jeux de pouvoir…les plus scéniques ne cessent de divertir le monde entier sans aucune responsabilité politique, d’éthique républicaine, pour ne pas dire responsabilité citoyenne. Aucune offre politique en somme, pour tous ceux qui occupent le devant de la seine politique, par ailleurs dans l’opposition politique, ou des pseudos opposants politiques dixit dans les récifs de bonne conscience, ne propose pas un chemin plus noble politiquement, ou des trajectoires de réconciliation, de la reconstruction de notre nation, sans oublier la fermeté politique pour commencer. Nb) On fait tout et son contraire…En Centrafrique Pays de tous les paradoxes.
Sans aucun effort de justice ou soit sélective quand ça dépend ! et une offre réparatrice aux centrafricains(es) qui ont tant vaincus des épreuves, des tragédies, des souffrances continuelles qui perdure indéfiniment.
Afin de mieux amuser la galerie ; on nous parle d’une révision de la constitution…, d’autre parle d’une nouvelle transition ?! à croire qu’en faisant la politique en Centrafrique, elle rende aveugle…ôte toute rationalité dans les raisonnements et, ce petit monde jure, tourne que sur le jeu de pouvoir sans conscience, peu importe la situation dramatique que vive nos compatriotes, notre Pays pourtant bien assiégé par des mercenaires, des groupes des factions armées non-conventionnelle sans loi ni foi ! Qui ne cessent d’endeuiller le peuple Centrafricain, à leur tête des crépitements des armes sur un peuple innocent, les terrorisés afin de les muselés, pour mieux pillés les ressources de notre cher patri, avec la bénédiction de certains fils et filles de la Centrafrique.
Plus grave, ces bourreaux sans cesse sont promus à des postes des responsabilités sans avoir les compétences, une culture de la gouvernance, et des institutions d’Etat. N’en parlant pas de l’expérience…seule expérience c’est de tuer des gens innocents, et pillés les ressources sous terraine de la Centrafrique, en prime raquetter les honnêtes gens.
Les seules arguments politiques dispensés sur la scène politique Centrafricaine, que j’observe jusqu’à présent : « les diffamations, les calomnies, des insultes entres les amis(es) d’hier, qui sont devenues des ennemies d’aujourd’hui parce qu’on se sent lésé dans son intérêt pour tout compte, dans un jeu que nous même avions instaurés ou encouragé. Le Pays paye le prix, le peuple au passage ! Jusqu’à quand, qu’on doit supporter toutes ces bêtises et les jeux scéniques des politiques, et tous ceux qui sont sur les institutions d’Etat ?!
On ne peut prétendre, modifier la constitution pour le seul fait de la pandémie ! qui est une urgence sanitaire ponctuelle et périodique. Le vrai problème est ailleurs, si l’impréparation de l’organe organisatrice est apparente…dû au manquement…des moyens…des ressources matérielles, des compétentes, le pouvoir politique, organique ou institutionnel, de même l’opposition politique avaient tous le temps de se saisir, afin de trouver une solution d’ajustement. Tout ce beau monde était aveuglé par ce dont je parlais un peu plus haut, c’est-à-dire « les diffamations, les calomnies, des insultes entre copains et copines » laissé passer l’essentiel.
Maintenant, qu’il faut se mettre à l’évidence pour les uns et les autres et, êtres lucides si ce mot à un sens pour tout le monde. Qu’il y’aie une concertation politique inclusive, afin de pallier à toutes ces lacunes dans les (organes organisatrices, qu’institutionnelles… S’il y’aurait glissement dans les délais aux vues des élections groupés) …Alors sans toucher aux pouvoir exécutifs et législatifs, enfin de permettre de continuer…qu’il y’aie pas de vacance de pouvoir. Que nous cessons de tergiverser sur le plan politique, mais faire un effort d’œuvrer de bonne foi via une Plate-forme d’autorité neutre et paritaire médiane, de régulation et de vigilance, afin de ne pas encore fragiliser d’avantage cette jeune démocratie, depuis sa remise de l’ordre constitutionnel. Ps) Faisant de la politique pour sauvegarder l’intérêt générale.
Et maintenant, régler de manière plus efficaces les problèmes d’occupations de ces factions armées non-conventionnelles…mercenaires, donner de l’espoir, de la sécurité aux Centrafricains(es), au peuple Centrafricain ainsi que la Paix.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Le Centrafricain lambda, en ce mois de mai 2020, est très dubitatif parce qu’il ne perçoit aucune visibilité politique, aucun signe fort, ni un message audible et rassurant pour le lendemain post COVID-19 et post électoral de Centrafrique.
IL s’interroge : de quoi sera fait ce lendemain ?
Il doute à cause d’une atmosphère politique voulue à Bangui de plus en plus délétère ou anxiogène. .
IL s’inquiète des pièces des puzzles qui se mettent en place présageant d’une autre apocalypse
Chaque compatriote se souviendra de l’anodine phrase que le Président PATASSE, le 1er Démocratiquement Elu de notre histoire politique, aimait prononcer, avec toute la plaisanterie nécessaire, chaque fois que la circonstance s’offrait : ‘’… le mensonge court à la vitesse du lièvre et la vérité arrive toujours à la vitesse de la tortue, et Bangui est une ville de rumeurs, mais les rumeurs de Bangui finissent toujours par devenir réalités…’’
Le Président TOUADERA joue à la roulette russe
Le régime du Président TOUADERA, depuis 2016, nous a habitué à des mensonges d’Etat et à un certain agenda caché, qui a commencé à se révéler depuis février 2019. Contre l’opinion populaire nationale qui a rejeté son initiative du énième dialogue avec les groupes armés, il a fait tenir celui-ci à Khartoum (Soudan), parrainé par l’Union Africaine et financé par ses alliés russes de la société WAGNER et les systèmes des Nations Unies. L’issue de cet énième dialogue, que le Président TOUADERA a défendu comme l’ultime main tendue, a permis de constater que le Président TOUADERA avait un agenda politique caché, celui de s’allier aux groupes armés dans l’optique de s’accrocher au pouvoir, d’où la sibylline amnistie cachée dans le second accord secret du dialogue de Khartoum, révélé par SABONE Abakar dans son premier live de février 2020. Dans notre lettre ouverte au Président TOUADERA du 29 mars 2019 (laquelle lettre ouverte a amené certains du milieu présidentiel à envisager de manière épidermique notre élimination physique), nous avons récusé ce dialogue comme étant :
Un mépris pour les victimes des seleka,
Un mépris pour les recommandations du Forum National de Bangui de mai 2015
Une humiliation pour le Peuple Centrafricain
Une consécration de l’impunité
Une violation de la constitution de la République
Réalisant que les mensonges commencent à le rattraper, risquent d’impacter gravement la suite du mandat présidentiel et compromettre la ré élection de son mentor, en toute conscience, le milieu présidentiel opte pour la roulette russe en jouant son va-tout : ‘’ça passe ou ça casse, et recourir à la politique de la terre brûlée, si ça ne passe pas’’, stratégie suicidaire qui s’applique gauchement et rend l’atmosphère politique de plus en plus anxiogène à Bangui et provoque, en province, la recrudescence des tueries de masse réalisées par les groupes armés, instrumentalisés politiquement, ce qui crée une psychose nationale. Ces derniers temps, la vie politique nationale est réduite à la guéguerre entre le camp TOUADERA-MCU et le camp BOZIZE-KNK, animée par leurs porte-paroles, à travers des réseaux sociaux (live-s) se rivalisant par des révélations d’en-dessous malsains, nauséabonds, diffamants, reléguant les autres acteurs politiques au rang d’observateurs, malgré eux. Au lieu d’une union sacrée de tous les acteurs politiques et sociaux pour gérer avec intelligence et pragmatisme le premier mal du siècle sorti d’un laboratoire quelque part et envisager de manière consensuelle un schéma centrafricain pour une organisation responsable et conséquente des élections présidentielles et législatives, le Centrafricain lambda est témoin, malgré lui, de révélations faisant état des assassinats politiques, des crimes économiques et financiers, des holdups électoraux sous les précédents différents régimes politiques de Bangui, et épargnant, curieusement, celui du Président TOUADERA.
Qui croirait et pourrait croire que ce serait un des proches collaborateurs du Président TOUADERA, le Ministre Conseiller Spécial à la Présidence de la République, Mr NGOUANDJIKA Fidèle, qui, certainement avec la bénédiction de son mentor, va vilipender dans des propos diffamants, humiliants, dégradants l’ancien Président BOZIZE et autres dignitaires, lesquelles vilénies ont provoqué la réaction immédiate de l’ancien Président BOZIZE, par l’intermédiaire du chef rebelle SABONE Abakar. Live-s d’infamies contre live-s d’infamies, l’attention du Centrafricain lambda a été totalement détournée des dénis de responsabilités politiques, des ratages de la gestion du COVID-19, de l’incapacité des Autorités de Bangui d’organiser les élections à dates constitutionnelles retenues, des actions dilatoires du Président TOUADERA de procéder à la modification de la constitution de la République pour s’accrocher au pouvoir, des enlèvements et assassinats de nuit….
Personne ne peut présager ce qui adviendra ces prochains mois en Centrafrique pour question d’obsession morbide de s’accrocher au pouvoir, de manque de visibilité politique, de manque de messages politiques audibles et rassurants, ce qui cristallise la psychose nationale créée par l’insécurité qui perdure depuis 2012-2013.
Le Centrafricain lambda, en ce mois de mai 2020, vit une réelle psychose ; il doute, s’inquiéte et s’interroge, vu les pièces des puzzles qui se mettent en place sûrement et tranquillement depuis quelques mois, ce que nous allons essayer de décrypter ensemble.
La non révélation du deuxième accord secret du dialogue de Khartoum qui a accordé une sibylline amnistie aux bourreaux ou assassins du Peuple Centrafricain, que Mr NGEBADA, l’actuel Premier Ministre, a utilisé pour faire plaider sa nomination auprès du Président TOUADERA par les chefs des groupes armés, évoqué par le chef rebelle SABONE Abakar dans son live en février 2020. Pourquoi continuer de cacher ce deuxième accord dit secret, maintenant révélé ? Le simple fait de le cacher constitue en soi une faute de haute trahison politique.
Les trafics d’armes de Gbadolité (RDC) : la pauvre FLORENCE (sans nom), certainement contre une très forte rétribution, a accepté de protéger les vrais trafiquants, se faisant la principale responsable de ces trafics d’armes entre Gbadolité (RDC) et le Sud-Est de Centrafrique (Basse Kotto, Mbomou et haut Mbomou), empêchant ainsi de connaître toutes les vérités sur les quantités, les qualités et les calibres de ces armes, les durées de ces trafics et les possibles destinataires.
Stratégie d’occupation de l’espace centrafricain et alignement des groupes armés : (1) Après Birao, Ndélé a été à feu et à sang, violences instrumentalisées par certaines personnalités politiques, membres du Gouvernement NGREBADA, certainement avec la bénédiction du Président TOUADERA et la complicité des contingents de la Minusca de ces localités, (2) NDARASSA Ali, amené à Bangui et ramené à Bokolobo par un aéronef de la MINUSCA, reçu par le Premier Ministre qui lui aurait donné des instructions, entreprend une occupation criminelle du Mbomou et du Haut Mbomou, avec interdiction du Président TOUADERA faite aux éléments du détachement des FACA à Obo, d’empêcher cette occupation, (3) dans la mouvance de l’occupation de l’espace centrafricain par les groupes armés, le Ministre WANZE a officiellement accompagné SOULEMANE Bi-Sidi, alias Sidiki, avec ses éléments formés à Bouar, aux frais du contribuable centrafricain, pour les laisser se fondre dans la nature entre Bouar et Baboua, certainement pour reprendre les tueries de masse dans ces deux préfecture, ce qui constitue une autre haute trahison politique, (4) SABONE Abakar, dans un de ses live-s de riposte, a évoqué sa préférence politique ainsi que celles de NOURREDINE Adam et de HISSEIN Abdoulaye pour l’ancien Président BOZIZE.
S’il faudrait bien décrypter ces scénarii, (1) le Sud-Est du pays (Préfectures de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou) est politiquement placé sous contrôle de l’UPC de NDARASSA, le Nord-Est (Préfectures de la Vakaga, du Bamingui Bangoran et de la Haute Kotto) est aussi politiquement placé sous le contrôle du RPRC, de DJONO AHABA Gotran (membre du gouvernement NGREBADA) et de ses alliés soudanais, et les Préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Nana Mambéré sont de même politiquement placées sous le contrôle des 3R de SOULEMANE Bi-Sidi, alias Sidiki, (2) Les chefs des groupes armés se sont déjà alignés politiquement : SABONE Abakar, NOUREIDINE Adam, HISSEIN Abdoulaye et probablement les chefs des groupes anti balaka sont derrière l’ancien Président BOZIZE et les chefs des autres groupes armés sont avec le Président TOUADERA. Cependant, il reste un groupe armé dont on ne connait pas encore l’alignement politique, celui basé dans l’espace compris entre les rivières Pama et M’Poko. Est-il allié à BOZIZE ou à TOUADERA ?
Et-Après ?????
La patience du Centrafricain lambda est poussée à ses limites extrêmes
Il y a une évidence qui ne se récuse pas. Il y a toujours un début et une fin en Politique. Et le début conditionne toujours la fin qui peut parfois être marquée par certains signes caractéristiques qui ne trompent pas. Plus on veut repousser la fin en Politique, plus elle sera brutale et imprévisible, d’où nécessité pour tout acteur politique de savoir quitter la Politique au moment qu’il faut, si non, c’est la Politique qui le quitte d’une manière ou d’une autre, et au moment où il s’y attend le moins. La politique fonction ne se conçoit plus et ne peut plus se concevoir en tant que telle, après tous les gâchis et inconséquences politiques vécus par le Centrafricain lambda, même si les pays nantis veulent maintenir sous leur domination leurs anciennes colonies pour les exploiter. Un peuple qui subit beaucoup d’inégalités, d’injustices, d’exclusions, qui meurt de faim et de maladies, alors que ses gouvernants politiques engrangent, en très peu de temps, des milliards de francs cfa dans les paradis fiscaux, affichent des comportements insolents, insouciants et méprisants à son égard, s’endurcit de ces insolences, insouciances et mépris, et réagit toujours par des négativités destructrices. Le printemps arabe n’est pas encore tombé dans l’oubli. Nous avons été témoins en 2011 et en 2012 de la vindicte populaire qui a fait basculer les BEN ALI (Tunisie), MOUBARACK (Egypte), PAPANDREOU (Grèce),BERLUSCONI (Italie), SARKOZI (France), ZAPATERO (Espagne), préoccupés pour la défense des intérêts des patrons des grandes firmes qui les ont installés au pouvoir ou qui les ont soutenus. Aussi, nous avons été témoins de la grogne populaire qui a mis fin aux longs règnes de CAMPAORE (Burkina Faso), de BOUTEFLIKA (Algérie) et de BECHIR (Soudan). Les années 2012 et 2013 ont été marquées par les affres de la rébellion et coup d’Etat de la coalition seleka, desquelles le Centrafricain lambda ne s’est pas encore remis, car les plaies ouvertes par cette énième crise militaro-politique de 2012-2013 se sont encore refermées et le Président TOUADERA y retourne les couteaux pour s’accrocher au pouvoir au mépris de tout bon sens politique.
Quelle victime centrafricaine, aussi peu insouciante qu’elle soit, pourrait accepter de voir ses dirigeants politiques octroyer une amnistie à ses bourreaux ou assassins pour se maintenir au pouvoir, alors qu’elle n’a fait l’objet d’aucune attention ou considération ? Quel Centrafricain, aussi nécessiteux qu’il soit, pourrait brader son orgueil, sa fierté d’homme et abandonner son pays à des mercenaires importés par de véreux leaders politiques ou gouvernants insouciants, même si les rapports de forces lui sont encore défavorables ?
Le Centrafricain lambda, après le COVID-19 et après les élections que le Président TOUADERA veut renvoyer aux calendes grecques, se doit de renaître et de se ré inventer, après les gâchis politiques des six décennies d’indépendance octroyée, durant lesquelles il n’a pu construire des repères ni s’affirmer à cause d’une instabilité politique entretenue, des solutions antinomiques imposées de l’extérieur, lesquelles solutions ont fait de lui un nain politique, économique et un nécessiteux. Comble de malheur, le régime politique du Président TOUADERA est devenu son propre bourreau et mène le bateau Centrafrique sur des écueils. Si nécessiteux qu’il soit, il ne peut brader son orgueil, sa fierté d’homme et demeurer l’éternel exclu chez lui, car il y a des limites en tout et un moment pour tout :
Un moment pour souffrir et un moment pour ne plus accepter de souffrir ;
Un moment pour pleurer et un moment pour rire ;
Un moment pour avoir faim et un moment pour ne plus accepter d’avoir faim
Un moment pour être malade et abandonné à soi et un moment pour être malade et être obligatoirement pris en charge par la Puissance Publique ;
Un moment pour supporter et un moment pour ne plus accepter de supporter ;
Un moment pour tolérer et un moment pour ne plus accepter de tolérer ;
Un moment pour combattre et un moment pour vaincre ;
Un moment pour pardonner, mais après détermination des responsabilités ;
Et, surtout
Un moment pour choisir en fonction de ses intérêts ou faire ses propres choix de société. Et ce moment est arrivé pour que le Centrafricain lambda choisisse selon ses intérêts, qui ont été bradés, pour d’autres depuis au moins cinq (5) siècles.
Le Centrafricain lambda, quelles que soient les distractions politiciennes, commence à prendre conscience et veut maintenant et désormais des gouvernants soucieux de ses préoccupations fondamentales, des gouvernants matures politiquement et visionnaires du devenir de Centrafrique.
Quel citoyen, aussi analphabète qu’il soit, pourrait accepter au moment où le covid-19 commence à faire des dégâts dans son pays, que ses dirigeants ne soient préoccupés que pour le fauteuil présidentiel et les sièges parlementaires, alors que les hôpitaux sont des mouroirs ?
Qui a droit au bonheur et qui n’y a pas droit ?
Même s’il faudrait être dupe, naïf ou immature politiquement, aucun Centrafricain ne peut plus accepter, qu’après huit (8-9) dialogues, tenus uniquement entre pouvoirs publics et groupes armés, avec exclusion des autres forces vives de la Nation, fortement financés par les systèmes des Nations Unies, que d’idoines solutions de sortie définitive de cette crise, qui perdure depuis 2012-2013, ne soient trouvées. Les élections de 2015-2016 ont été défendues comme étant le panacée pour un retour à l’ordre constitutionnel et démocratique ; mais voilà plus de quatre (+4) ans, nous, Centrafricains, sommes en train de faire l’amer constat que les décideurs politiques centrafricains sont devenus nos propres bourreaux.
Il faut comprendre le silence du Centrafricain lambda
Le silence du Centrafricain lambda depuis est lourd de significations. Ce silence ne sous-entend ni fatalité, ni résignation, ni docilité ; le Peuple Centrafricain est un rouleau compresseur, sur un versant, dont les freins ne doivent pas être lâchés ; or depuis février 2019, le Président TOUADERA a bien lâché les freins et, encore plus grave, il est en train d’enlever les cailloux qui le retiennent. Cette année bissextile 2020 risque d’être une année d’overdose collective des comportements irresponsables, de gestions politiques aventurières et exclusives, de crimes financiers et économiques, d’abandon et de non-assistance à un peuple en danger, voire de tentative d’un crime de génocide contre un peuple. Et ce silence doit être compris politiquement par le Président TOUADERA. Le Centrafricain lambda, dans les souffrances qui lui sont imposées par le régime politique actuel, attend avec patience les élections pour, enfin, choisir un Chef d’Etat qui assurera sa sécurité, défendra l’intégrité du territoire national, assurera la cohésion sociale ; un Chef d’Etat qui fera marcher l’économie et la soutiendra et un Chef d’Etat qui assurera les besoins sociaux fondamentaux.
Donc un Chef d’Etat qui saura concevoir, organiser, animer et accompagner, c’est-à-dire un Chef d’Etat qui amènera le Centrafricain lambda à s’auto-organiser. Pour le dire encore mieux, le Centrafricain lambda veut choisir par le biais des élections libres, non truquées, un Chef d’Etat qui fera autrement la Politique et qui va la concevoir en termes de mission d’objectifs et non plus en termes de politique-fonction ou de faire de la politique une fin en soi, une réussite sociale ou encore un moyen d’exister socialement. Donc, les élections que le Président TOUADERA voudrait renvoyer aux calendes grecques, le Centrafricain lambda les attend comme une résilience et l’ultime alternative devant lui permettre de ne plus être un exilé-méprisé-exclu chez lui, mais une occasion d’affirmer sa maturité politique, et sa prise de conscience, certes tardive,, de pouvoir exprimer sa préférence pour une société centrafricaine plus déterminée, plus engagée, plus responsable, plus conséquente, plus solidaire et capable de s’auto-organiser.
Les futurs candidats aux élections, les futurs postulants aux différentes fonctions administratives se doivent de comprendre ce silence, et particulièrement le Président TOUADERA qui joue au feu et s’obstine pour renvoyer aux calendes grecques ces élections tant attendues ; si par son obstination ou son obsession de s’accrocher au pouvoir, il prend la responsabilité politique et historique de faire tourner le barillet de la roulette russe, la tempe qui va recevoir la balle qui sort du canon ne s’y attend pas toujours…..
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/Les-couturiers-en-pleine-fabrication-des-masques.-Copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”Les couturiers en pleine fabrication des masques. Copyright CNC – Jefferson Cyrille Yapende” width=”450″ height=”337″ />Les couturiers en pleine fabrication des masques. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapende
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19 en République centrafricaine, plusieurs jeunes couturiers centrafricains ont été sélectionnés et formés pour fabriquer 150.000 masques artisanaux devant servir aux populations de se protéger contre la propagation de cette maladie.
Ces jeunes ont reçu, la visite du Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Félix Moloua et l’Ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi ce mercredi 27 mai, à l’Alliance Française de Bangui où l’atelier de la coopération éphémère, une initiative citoyenne lancée pour répondre au défi posé par la pandémie à Coronavirus.
Soutenu financièrement par le Fonds européen de développement et le Fonds Bekou et réalisé en partenariat avec l’Alliance Française de Bangui (AFB), le projet emploie 115 couturiers centrafricains, sélectionnés et formés par l’association Ndara pour la production de masques artisanaux répondant aux normes internationales.
La salle de spectacle de l’AFB a servi de cadre de cette production massive de ces masques avec toute une chaîne de travail visant à fabriquer, laver, repasser et imprimer avec les logos UE-RCA, des masques de protection destinés aux populations dans le cadre des mesures de prévention et riposte contre ce fléau invisible appelé COVID-19.
Selon le Chef d’atelier, Yann Kossi, la première vague de ces masques artisanaux seront distribués dans un premier temps aux mototaxis et personnes qui fréquentent les lieux publics comme les marchés de la ville de Bangui.
« Après quelques jours de production, nous avons déjà produit 14.000 masques et si tout va bien la première vague de ces masques de protection contre cette maladie seront distribués aux mototaxis et des personnes qui visitent régulièrement les marchés commerciaux de 8 arrondissements de la ville de Bangui. Par ailleurs, l’autre projet ciblera toute la population dans son ensemble», a-t-il précisé.
Même son de cloche chez l’Union européenne qui a précisé que le projet vise à produire globalement 150.000 masques artisanaux qui seront distribués à des catégories cibles, identifiées avec le Ministère de la Santé publique et de la population. Les premiers 15.000 masques seront prêts d’ici samedi prochain pour la distribution qui sera accompagnée d’une sensibilisation assurée par des ONG sur comment porter, utiliser et laver ces masques uniques à 100%.
A en croire le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Félix Moloua, ce projet est la consolidation de la mise en œuvre des acquis du RCPCA en réponse aux secteurs informels par la création des emplois devant aider les jeunes centrafricains.
L’une des couturiers sélectionnés, Bengue Catherine se réjouit en remerciant le gouvernement, l’Union européenne et l’Alliance Française de Bangui pour cette opportunité d’emploi leur permettant de subvenir aux besoins de leurs familles surtout dans ce moment difficile.
A titre de rappel, cet engagement découle d’un entretien tenu le 25 mai 2020 entre le gouvernement centrafricain et quelques partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine pour le Développement (BAD) et le projet Londo.