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RCA : transfert de Mahamat Saïd à la CPI, le FPRC lance un ultimatum à la Minusca

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L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani, l’ancien général du FPRC,  domicilié à Bria, dans la Haute-Kotto,  a été arrêté et remis à la cour pénale internationale (CPI) par les autorités judiciaires centrafricaines. Il a été interpellé discrètement par la Minusca  entre mercredi et jeudi  dans la ville de Bria et remis à la justice centrafricaine, qui à aussitôt remis à son tour à la CPI.  Sur place à Bria, c’est la consternation  et la colère. L’État major du FPRC, informé de la nouvelle, lance un ultimatum à la MINUSCA.

 

Aujourd’hui, 24 janvier 2021  selon la CPI, Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani, aussi connut sous le nom de « Mahamat Saïd  Abdel Kain »,  un ancien général du FPRC,  « a été remis à la cour pénale internationale (CPI) par les autorités de la République centrafricaine (RCA) en raison d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré sous scellé le 7 janvier 2019 ». D’après la cour, Monsieur Saïd est suspecté de crime de guerre et de crime contre l’humanité qui aurait été commis à Bangui entre 2013 – 2015.

Cependant, la nouvelle de son arrestation par les Casques bleus de la MINUSCA à Bria, dans la Haute-Kotto, a été interprétée comme une nouvelle provocation de trop par la MINUSCA. Le FPRC, dont Mahamat Saïd faisait partie des généraux avant d’être interpellé, monte au créneau   et lance un ultimatum avant ce lundi 25 janvier à la MINUSCA pour sa libération immédiate.

Entre temps, Monsieur Saïd a été remis aux forces de la CPI ce dimanche 24 janvier 2021 par la justice centrafricaine.

Selon le procureur de la CPI, lors de la délivrance de mandat d’arrêt contre Monsieur Mahamat Saïd en 2019,  le juge unique de la chambre préliminaire II, Monsieur  Rosario Salvatore Aitala, a trouvé des motifs raisonnables de croire que Monsieur Saïd, un ressortissant de la République centrafricaine, né le 25 février 1970 à Bria, était un commandant de la Séléka et à ce titre, est soupçonné d’être responsable des crimes présumés suivants :

  • crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains), et
  • crimes de guerre (torture et traitements cruels).
  1. Said est suspecté d’avoir commis ces crimes conjointement avec d’autres et/ou par l’intermédiaire de ceux-ci, ou d’avoir ordonné, sollicité ou encouragé la commission de ces crimes, ou d’avoir apporté son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à leur commission, ou d’y avoir contribué de toute autre manière.

Le Greffier de la CPI, M. Peter Lewis, a remercié les autorités de la République centrafricaine et de l’État hôte, les Pays-Bas, pour leur coopération lors de l’arrestation et de la remise de M. Said à la Cour. Affaire à suivre…

Cependant, à Bria, dans le FPRC, nombreux sont ceux qui conteste son arrestation par les casques bleus. Ils parlent d’un enlèvement et non d’une arrestation.

« Nous ne savons pas qu’il avait été arrêté. Au départ, on lui demande de rejoindre l’équipe de la Minusca pour une réunion. De là, les casques bleus l’ont interpellé sans avoir informé sa famille. Ce n’est que trois jours après qu’on est informé qu’il est arrêté et gardé à vue au camp de Roux à Bangui, Ce n’est pas possible’, déclare un général du FPRC joint au téléphone par la rédaction.

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 3 nouveaux juges internationaux nommés à la Cour pénale spéciale

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Bangui ( République centrafricaine ) – Les trois nouveaux juges internationaux de la Cour spéciale sont originaires de Belgique, du Burkina Faso et de Madagascar. Leur nomination était très attendue. En octobre dernier encore, lors de l’inauguration du bâtiment de la Cour, son président Landry Michel Louanga avait déploré les difficultés rencontrées pour ces recrutements.

Il évoquait notamment le manque d’« engouement » des pays partenaires pour mettre à sa disposition des juges. Or la CPS étant une cour hybride, toutes ses instances doivent être composées de magistrats centrafricains et étrangers, sous peine d’être bloquées./////////////.

Désormais, et c’est une étape importante, plus rien ne devrait faire obstacle à la mise sur pied de la cour d’assises, dont les autorités ont promis qu’elle tiendrait cette année ses premiers procès, sans dire qui serait jugé ni à quelle échéance./////////////.

Depuis l’audience inaugurale de la CPS en 2018, dix dossiers ont fait l’objet d’une saisine par le juge d’instruction. Et une quinzaine de personnes sont officiellement en détention à la prison de Ngaragba et son annexe du Camp de Roux./////////////.

Mais la cour refuse de divulguer leur identité. Ce choix est régulièrement critiqué, notamment par l’ONG Amnesty International. La cour le justifie par l’insécurité régnant dans le pays, dont les 2/3 sont sous le contrôle de groupes armés.

Avec RFI

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RDC / Nord Ubangi : 6 pêcheurs congolais enlevés par des rebelles Centrafricains sur la rivière Ubangi

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le cadre de concertation provincial de la société civile alerte sur l’enlèvement de 6 pêcheurs congolais sur la rivière Ubangi partis à la pêche depuis le vendredi 15 janvier dernier. D’après la source, les victimes, dont 2 mineurs âgés de 10 et 14 ans, ont été appréhendés à côté de l’îlot congolais appelé “Pito” lundi 18 janvier aux environs de 22 heures. Ces derniers sont originaires de la cellule de Mogoro, dans le quartier Fiwa, commune de Molegbe, située à 47 Km de la ville de Gbadolite, chef-lieu de la province du Nord-Ubangi.

Les informations ont été fournies par un rescapé de ce kidnapping, Gbeto Verekota, âgé de 24 ans, qui signale que lui et ses frères ont été copieusement torturés par ces envahisseurs. Il s’en est sorti avec une fracture au bras gauche. Il affirme qu’il a pu s’échapper durant leur transfert vers la base arrière de leurs bourreaux dans la localité de Yehu, sous-préfecture de Zangba, préfecture de Basse-koto, en République centrafricaine./////////////.

Ce rescapé confirme qu’il s’agit bel et bien des insurgés Centrafricains du groupe Anti-Balaka dirigés par un certain général du nom de Ngiambi Gbialo./////////////.

D’après les sources concordantes à Mogoro, les Anti-Balaka exigeraient les montants exorbitants à titre de rançon allant jusqu’à 500.000 FCFA, équivalent à 1.650.000 FC pour chaque victime avant leur libération./////////////.

Le cadre de concertation provincial de la société civile du Nord-Ubangi qui alerte les autorités, recommande au gouvernement provincial une descente urgente sur terrain du comité provincial de sécurité. Ce, dans le but de s’imprégner de la situation afin de prendre des mesures idoines pour la sécurisation de la population de Mogoro en proie à la psychose généralisée. Et au gouvernement central de reconsidérer sa position face aux menaces sécuritaires des groupes armés Centrafricains le long de la rivière Ubangi./////////////.

Prince Wello

Avec Actualités CD

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4 221 réfugiés centrafricains demandeurs d’asile enregistrés à Andu au Bas-Uélé

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RDC: 4 221 réfugiés centrafricains demandeurs d’asile enregistrés à Andu au Bas-Uélé

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et la Commission nationale de réfugiés ( CNR), ont procédé à l’enregistrement et l’identification de quatre mille deux cent vingt et un (4 221) réfugiés centrafricain dans la cité de Andu, en Province du Bas-Uélé.

Selon l’Agence Congolaise de Presse, ces réfugiés demandeurs d’asile en République démocratique du Congo, ont fui leur pays, la République Centrafricaine à cause des affrontements à répétition qui s’y déroulent./////////////.

Si la Bangui la capitale centrafricaine vit un un calme précaire, l’arrière pays est exposé à des tensions de plus en plus fortes depuis la tenue mouvementée de la récente élection présidentielle./////////////.

Selon le dernier décompte, plus de 42 000 personnes ont traversé la rivière Ubangi en fuyant des troubles dans les provinces centrafricaines voisines pour gagner un abri sur le sol congolais./////////////.

Cet afflux massif des réfugiés centrafricains est au cœur des inquiétudes des autorités des provinces touchées à savoir le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi et le Bas-Uelé./////////////.

Il convient de noter que ces hommes, ces femmes et ces enfants sont en situation de catastrophe humanitaire./////////////.

Selon plusieurs témoins, ces réfugiés sont sans abris dignes, ils manquent de la nourriture, des vêtements et l’accès aux soins de santé appropriés./////////////.

Patrick BOMBOKA

Avec Radio Okwapi

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RCA : un faux lieutenant de douane interpellé par les forces de l’ordre

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Les douaniers centrafricains. CopyrightDRKODAK Digital Still Camera

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 24 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Dans le désordre, il y’a le désordre, et tout le monde le sait.  Il y’en a certains qui en ont profité, et d’autres non. C’est le cas d’un jeune homme d’une trentaine d’années, qui se fait déclarer  officier de la douane centrafricaine depuis plusieurs mois. Et comme par malheur, ce samedi 23 janvier, il a été pris en flagrant délit de racket et interpellé par les forces de l’ordre. Il a été placé en garde à vue à l’OCRB). Une enquête a été ouverte sur lui.

 

Il s’appelle Sani Koliko, âgé d’une trentaine d’années, il a été interpellé ce samedi par les agents de  service mobile et de surveillance de la douane centrafricaine, appuyés par les éléments  de défense nationale. On lui reproche d’avoir usurpé le titre de « lieutenant de la douane » depuis plusieurs mois. Il a été placé en garde à vue à l’Office central pour la répression  du banditisme (OCRB) pour la nécessité d’enquête.

Selon le lieutenant colonel de la douane Olivier Kondolé,  commandant de la brigade de surveillance  mobile de douane,  c’est depuis vendredi que le suspect a été repéré par son service, et on lui a intimé l’ordre de ne plus porter cette tenue de la douane centrafricaine, car cela constitue une usurpation du titre.  Mais à notre grande surprise, ce samedi matin, on le retrouve au même endroit et dans le même habillement. Il voulait à nouveau racketter les gens, et il a été cueilli par nos forces.

Notons que ce genre de pratique n’est pas nouveau à la douane centrafricaine. Souvenez-vous, en 2010,  un cousin du chef de l’État d’alors, Monsieur François Bozizé, avait monté son propre faux décret  le nommant au servie de douane du guichet unique à Douala, au Cameroun. Il a exercé sur place durant plusieurs mois avant de découvrir qu’il n’était pas douanier centrafricain, en plus sa nomination était le faux.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : La Cour Constitutionnelle pouvait bien sauver la République, si elle avait dit le droit et rien que le droit…,

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 24 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Cour Constitutionnelle pouvait bien sauver la République, si elle avait dit le droit et rien que le droit…, mais pour des raisons que la Raison ignore, elle a fait l’option de ne pas entrer dans l’histoire politico-juridico-juridictionnelle du pays

 

En effet, Dame DARLAN et ses Juges Constitutionnels pouvaient nous faire l’économie de la crise de la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC en cours, si, rien que le droit  était dit, et pour ce faire, ils avaient eu plusieurs occasions, en or, (1) le recours formulé par le compatriote BEDOUNGA, Président du MDRC, qui devrait permettre aux Membres de notre Cour Constitutionnelle de faire une interprétation assez extensive des dispositions de la loi en se fondant sur des motivations politiques, (2) l’examen des dossiers de candidature au regard des dispositions de la Constitution de la République, des Accords et Conventions Internationaux, qui devaient leur permettre de déclarer inéligibles à jamais les anciens et actuel Présidents BOZIZE YANGOUVONDA, NDJOTODIA, SAMBA PANZA et TOUADERA, (3) le retrait du candidat BOKASSA Jean Serge, (4) le très faible taux de participation aux votes du 27 décembre 2020 : 655 054 votants effectifs pour 1 856 236 inscrits, soit 35 % de participation, et 318 626 voix obtenues par le Président TOUADERA déclaré ré élu, soit 17 % des électeurs inscrits ; mais ils n’ont pas capitalisé ces occasions qui devraient faire jurisprudence et les élever au haut niveau de respectabilité nationale.

 

Et, pour n’avoir pas dit le droit et rien que le droit, Dame DARLAN et ses Juges constitutionnels ont validé une légitimité à moins de 1/5ème, parce que moins de 20% des électeurs inscrits ont voté le candidat TOUADERA, malgré les bourrages d’urnes, tripatouillages des procès-verbaux et autres… S’il faudrait apprécier les 318 626 voix obtenues au plan territorialité, nous pouvons affirmer sans équivoque que c’était la ville de Bangui qui avait voté pour le candidat TOUADERA. Et par voie de conséquence, n’ayant pas dit le droit et rien que le droit, les Membres de la Cour Constitutionnelle ont contribué, malgré eux, à l’avènement de la crise de la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC, laquelle crise induit actuellement des problématiques que nous évoquerons après constatation partagée des dispositions constitutionnelles et conventionnelles, dont la correcte application ou observation devrait leur conférer le qualificatif de ‘’Sauveurs du Peuple centrafricain’’:

  1. Des dispositions constitutionnelles et conventionnelles non observées
    • : Constitution du 30 mars 2016

PREAMBULE (partie intégrante de la constitution) :

  • 7ème paragraphe : ‘’ Résolu à construire un Etat de droit fondé sur la démocratie pluraliste, le respect de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs en vue de garantir la sécurité des personnes et des biens, la protection des plus faibles, notamment les personnes vulnérables, des minorités et le plein exercice des libertés et des droits

fondamentaux’’

  • 9ème paragraphe : ‘’S’opposant fermement à la conquête du pouvoir par la force et toute forme de dictature et d’oppression, ainsi qu’à tout acte de division et d’entretien de la haine’’
  • 10ème paragraphe : Conscient que la tolérance, l’inclusion, la concertation et le dialogue constituent le socle de la paix et de l’unité nationale’’
  • 17ème paragraphe : Réaffirme son attachement à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981 et à la Charte Africaine de Démocratie, des Elections et de la Gouvernance du 30 juin 2007’’
  • 18ème paragraphe : ‘’ Réaffirme son adhésion à toutes les Conventions Internationales dûment ratifiées, notamment celles relatives à l’interdiction de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, à la protection des droits de l’enfant et celles relatives aux peuples autochtones et tribaux’’

ARTICLES :

Art. 28 : ‘’ L’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout Etat tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.

Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur.

Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’Etat.’’

 

Art.35 : ‘’ Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux (2) tours.’’

 

Art. 36 : ‘’ Ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes :

  • Être de nationalité centrafricaine ;
  • Jouir d’une bonne santé morale et physique ;
  • Être de bonne moralité.

 

Art. 94 : ‘’Les Accords ou Traités régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque Accord ou Traité, de son application par l’autre partie’’

 

1-2:  Loi n° 19 Portant Code Electoral de la République Centrafricaine

Art. 115 : ‘’En cas de décès, d’empêchement définitif ou de retrait de l’un des candidats entre la publication de la liste des candidats et le premier tour, l’organisation de l’élection est entièrement reprise avec une nouvelle liste de candidats, sur décision de la Cour Constitutionnelle, saisie sans délai par l’A N E ou toute partie intéressée’’

 

2: CHARTE AFRICAINE DE LA DEMOCRATIE, DES ELECTIONS ET DE LA GOUVERNANCE

PREAMBULE (partie intégrante de la Charte):

  • 7ème paragraphe : ‘’Soucieux d’enraciner dans le continent une culture d’alternance politique fondée sur la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes, conduites par des organes électoraux nationaux, indépendants, compétents et impartiaux’’

 

3 – PROTOCOLE SUR LA DEMOCRATIE ET LA BONNE GOUVERNANCE DE LA CONFERENCE

INTERNATIONALE SUR LA REGION DES GRANDS LACS

  • 3 : DROIT DE VOTE – ‘’ Les Etats Membres doivent garantir à tout citoyen éligible le droit de voter et d’être élu sans discrimination’’

 

  • 4 : MODIFICATION DE LA LOI ELECTORALE – ‘’ Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement de la majorité des acteurs politiques et sociaux’’

 

  • 7 : INDEPENDANCE DES ORGANES ELECTORAUX : ‘’
    • Les organes chargés des élections doivent être indépendants et neutres. Chaque Etat membre doit organiser une concertation nationale appropriée pour déterminer la nature et la forme desdits organes.
    • Ces organes doivent, dans leur composition, refléter le principe de parité entre les hommes et les femmes ‘’

 

  • 8 : ETAT CIVIL FIABLE ‘’
  • Chaque Etat membre doit s’assurer de l’établissement d’un système d’état civil fiable et stable
  • Les Etats membres s’engagent à coopérer dans ce domaine par des échanges d’expériences et au besoin par une assistance technique ‘’

 

  • 9 : Etablissement des listes électorales :’’ Les organes électoraux doivent établir les listes électorales de manière transparente et crédible. Les parties prenantes peuvent les consulter autant que de besoin’’

 

  • 10 : TRANSPARENCE – ‘’ L’organisation, le déroulement des élections et la proclamation des résultats s’effectueront de manière transparente’’

 

1-5 : PROTOCOLE PORTANT AMENDEMENT AU PROTOCOLE PORTANT STATUT DE LA COUR AFRICAINE DE JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME OU PROTOCOLE DE MALABO

 

Art ; 28 E : CRIME RELATIF AU CHANGEMENT ANTICONSTITUTIONNEL DE GOUVERNEMENT

1- ‘’Aux fins du présent Statut, ‘’changement anti constitutionnel de gouvernement’’ signifie le fait de commettre ou d’ordonner de commettre les actes suivants, avec intention d’accéder ou de se maintenir au pouvoir :                ……..

f)- toute modification substantielle des lois électorales durant les six (6) mois précédant les                élections sans le consentement de la majorité des acteurs politiques’’

 

  1. Des Problématiques induites par le fait de n’avoir pas dit le droit et rien que le droit

Si Dame DARLAN et ses Juges Constitutionnels avaient dit le droit et rien que le droit, au regard des dispositions légales sus-évoquées, les anciens et actuel Présidents de la République, BOZIZE YANGOUVONDA, NDJOTODIA, SAMBA PANZA et TOUADERA, ne pourraient pas ou ne pouvaient plus prétendre être candidats à une quelconque élection en Centrafrique. Ces quatre anciens et actuel Président de la République, une fois déclarés inéligibles, la Cour Constitutionnelle aurait énormément contribué à solutionner de nombreux problèmes politico-politiques et centrafricano-centrafricains. Mais hélas, n’ayant pas dit le droit et rien que le droit, Dame DARLAN et ses Juges Constitutionnels ont facilité l’émergence de problématiques, ci-après, qui ne pourront être résolues, que si nous Centrafricains faisions preuve de résilience pour une introspection commune et une réconciliation intra centrafricaine préalables :

  • Une légitimité politique incongrue ou étriquée : les militants et sympathisant du Mouvement des Cœurs Unis-MCU argueront que le Président TOUADERA a une légitimité partielle conférée par 318 656 Centrafricains, soit 17 % des Centrafricains inscrits. Et les 83 % des Centrafricains qui n’ont pas voté le Président TOUADERA ne se reconnaitront pas en lui et se feront de fervents opposants politiques ;
  • Un état de siège de fait par la CPC qui encercle la ville de Bangui, prenant à la fois en otages les Autorités Politiques et la population de la ville de Bangui ;
  • Un état d’urgence décrété par le Président TOUADERA le jeudi 21 janvier 2021 sur toute l’étendue du territoire national, alors que son pouvoir ne contrôle que les 89 km² de la ville de Bangui, soit 0,016 % du territoire, un non-sens politique et sécuritaire ;
  • La cristallisation des déchirures sociales et les clivages communautaires exacerbés depuis 2012-2013 qui rendent aléatoire la symbiose nationale, sans une réconciliation nationale, préalable ;
  • La désacralisation de la Cour Constitutionnelle et de l’ANE, d’où parjures, discrédits, déshonneur pour les Membres de ces deux Institutions de la République, qui sont pourtant d’éminents Cadres dont le pays en aura encore besoin ;
  • Les grognes sociales et les frondes socio-politiques permanentes, les désobéissances civiles multiformes ;
  • Les compensations-récompenses aux mercenaires importés, dont nombreux ont trouvé la mort, et la problématique de leurs rapatriements;
  • Les nombreux supplétifs étrangers importés pour faciliter la ré élection du candidat TOUADERA, à qui de faux jugements d’actes supplétifs de naissance ont été remis, ce qui constituera un autre complexe problème au plan nationalité;
  • Les conséquences politiques, diplomatiques et juridiques des mercenaires importés ;
  • Les relations diplomatiques et économiques avec les pays voisins dont certains opposants aux régimes politiques de ces pays ont intégré le mercenariat ;
  • La restauration de l’Autorité de l’Etat et la problématique de compensations ou réparations à l’endroit des victimes co-latérales, innocentes et ayants-droits centrafricains ;
  • La fin du FCFA et les accords d’indépendance de 1960 de plus en plus décriés par les Centrafricains, qui sont pendants et impacteront la reformulation des relations diplomatiques entre la France et Centrafrique ;
  • La reconstruction du pays, et tant d’autres problématiques qui seront encore induites, le temps que durera cette crise CPC.

 

Il n’y a pas et il n’y aura pas de miracle à opérer. Le réalisme et le pragmatisme politiques s’imposent et vont s’imposer. Et la seule et possible alternative demeure la concertation citoyenne, peur bleue des Autorités Politiques de Bangui depuis deux (2) ans. Au Président TOUADERA et à l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA de se transcender et faire la paix des braves pour mettre fin aux supplices du Peuple Centrafricain.

 

Sincères considérations

 

WAFIO Jean Serge

                                                                                                                Président du PDCA

 

 

 

Le Conseil de Sécurité “prêt” à revoir l’embargo sur les armes en Centrafrique

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Le Conseil de Sécurité “prêt” à revoir l’embargo sur les armes en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Conseil de Sécurité de l’ONU a annoncé qu’il était prêt à revoir l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine (RCA) depuis 2013.

Cette déclaration fait suite à la demande récemment formulée à ce propos par les autorités centrafricaines./////////////.

Une manifestation a également été organisée vendredi à Bangui pour appeler à lever cet embargo./////////////.

« Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de la demande des autorités centrafricaines de lever l’embargo sur les armes et ont réaffirmé qu’ils étaient prêts à revoir cet embargo » , a annoncé le Conseil dans un communiqué publié au terme d’une réunion consacrée à la Centrafrique./////////////.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité, plusieurs partenaires de la Centrafrique ont soutenu son plaidoyer pour la levée totale de l’embargo sur les armes./////////////.

Le représentant permanent de la Chine au Conseil de sécurité, Zhang Jun, a argué que « la République centrafricaine est confrontée à une tâche colossale pour préserver sa souveraineté et sa sécurité, ainsi que pour protéger sa population. La communauté internationale devrait soutenir vigoureusement le gouvernement dans le renforcement de ses forces de sécurité afin qu’il puisse assumer la responsabilité première du maintien de la stabilité et de la gestion des frontières dès que possible »./////////////.

Le Royaume-Uni a fait remarquer que toutes les demandes des autorités centrafricaines pour armer ponctuellement les forces de la Centrafrique, avaient été acceptées. Et en avait déduit que l’embargo n’était pas une excuse valable pour le manque d’action de l’armée centrafricaine face aux groupes armés./////////////.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité jeudi, le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Mankeur Ndiaye, a prévenu que la République centrafricaine était confrontée à « un grave risque de recul en matière de sécurité »./////////////.

Il a demandé à ce propos d’y déployer 3.000 Casques bleus supplémentaires pour permettre à la Mission de paix des Nations Unies (Minusca) qu’il dirige de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace./////////////.

L’embargo sur les armes imposé sur la République centrafricaine a été à chaque fois prorogé d’une année. Des allègements ont également été consentis à plusieurs reprises mais n’ont nullement permis de rétablir la sécurité dans le pays./////////////.

AA

Avec AFP

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les pièges d’une réélection facile – La semaine de

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Centrafrique: les pièges d’une réélection facile – La semaine de

Bangui ( République centrafricaine ) – À présent que resurgissent des dangers évidents que l’on avait feint d’ignorer, l’on ne peut que se demander à quoi a finalement servi l’empressement à tenir ces élections. Comme si l’on avait voulu sécuriser la fonction présidentielle pour un seul homme. Comme si la seule réélection du chef de l’Etat suffisait pour que s’estompent les nuages, lourds de menaces, que l’on voyait s’amonceler dans le ciel de la Centrafrique. Personne, à Bangui, n’a voulu prendre le temps d’évaluer l’utilité du sursis qu’aurait pu constituer, pour les populations, l’amorce d’un dialogue, même timide. On a préféré reconduire, à la sauvette, Faustin-Archange Touadéra, avec à peine l’équivalent du tiers des voix de la population de la capitale.

Ceux qui risquent la famine seraient trois fois plus nombreux que ceux qui ont voté pour le président. Et, pour les épargner, il va peut-être falloir supplier ceux avec qui l’on refusait d’entamer un dialogue… Le pouvoir centrafricain et les chancelleries qui l’ont soutenu ont-ils pu ne pas avoir envisagé une telle évolution dans leur stratégie ?/////////////.

Certains vous rétorqueront que l’essentiel est que le président Touadéra a été réélu… /////////////.

Peut-être. Mais, à quoi sert-il de se faire élire pour se retrouver dans l’incapacité d’assurer le devoir de protection dû par l’élu à ses électeurs ? Cet empressement à expédier la présidentielle, avec la bénédiction de quelques bons amis de la RCA, illustre à la caricature le rapport désolant que bien trop de politiciens, dans notre Afrique, ont au pouvoir, et qui consiste à se focaliser, en priorité, sur les avantages que confère la fonction, en reléguant au second plan l’immensité des obligations qui vont avec. Bien des patriotes renonceraient probablement à briguer la magistrature suprême, s’ils avaient conscience des attentes de leur peuple./////////////.

Il est possible que François Bozizé jubile, en entendant cela…/////////////.

Les incohérences du pouvoir actuel n’excusent nullement le comportement du général Bozizé, qui est à mille lieues de ce que l’on attend d’un ancien chef d’État. Ses pratiques s’apparentent parfois à celles des flibustiers et autres coupeurs de route. Tant que lui, Bozizé, ne sera pas au pouvoir, le peuple centrafricain n’aura jamais de répit. Il paraît évident qu’il n’agit pas par amour pour son peuple, mais pour la jouissance des privilèges, dans ce pays où ceux qui ont la charge suprême savent, depuis toujours, tirer des ressources naturelles de quoi s’offrir un train de vie qui ferait pâlir d’envie bien des dirigeants de pays riches./////////////.

Est-ce donc, finalement, parmi les opposants qu’il faudra rechercher les bons ?/////////////.

La sincérité démocratique de certains opposants est loin d’être exempte de tout reproche. Quelques-uns des leaders de l’opposition ont été aux affaires, comme Premier ministre, ou président de l’Assemblée nationale… Il serait risqué de suggérer qu’à la place du président Touadéra, ils auraient tous été meilleurs ou différents. Lorsque ces opposants réclamaient le report des élections, certains de leurs concitoyens mettaient en doute leur souci proclamé de sauvegarder la crédibilité de la démocratie. Ils les suspectaient plutôt de rechercher le vide constitutionnel, pour justifier un partage du pouvoir, peut-être davantage…/////////////.

C’est ici que l’on se surprend à constater que les insuffisances de la classe politique centrafricaine rappellent celles de bien d’autres pays de cette Afrique, où les mêmes causes produisent les mêmes démocraties approximatives, qui n’offrent à l’état de droit aucune chance de prospérer, hélas !

Avec RFI

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RCA : arrivée en masse des mercenaires en Centrafrique  

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Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le Président centrafricain, Professeur  Faustin Archange Touadera et le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara ont déclaré, dans les médias, que la RCA est en guerre. Mais cette guerre, qui secoue depuis quelques temps la République centrafricaine, profite à une maigre partie  des Centrafricains qui tire profit. Actuellement, en RCA, on peut parler de la guerre des mercenaires qui se renforcent de deux côtés. Dans le nord, on note l’arrivée des nouveaux mercenaires africains,  tandis qu’à Bangui, on voit l’arrivée, ce samedi 23 janvier,  des centaines des mercenaires russes à l’aéroport international de Bangui Mpoko.  Et le peuple centrafricain ?

 

Si les Banguissois ont été désagréablement surpris ce samedi 23 janvier par l’arrivée de centaines des mercenaires russes lourdement armés à l’aéroport international de Bangui Mpoko, ils ne savent pas qu’au nord de la RCA, on enregistre également depuis jeudi l’arrivée d’une centaine des mercenaires peuls dans le rang du mouvement 3R de sulfureux mercenaires camerounais Abbas Sidiki, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Au même moment, le représentant du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye, dont les manœuvres sont largement contestées par l’opposition démocratique, demandent aussi pour sa part au conseil de sécurité de l’ONU des Casques bleus supplémentaires afin de renforcer les forces de défense à « la sécurisation de la RCA ».

Cependant, sur les réseaux sociaux, les partisans des deux camps multiplient des stratégies et des fake news.  D’autres vont même accuser certains médias de prorégime ou prorebelles. Ces comptes avatars ne sont pourtant pas localisés pour la plus part sur le sol centrafricain. On parle en ce sens des mercenaires numériques.

Pendant ce temps, le peuple centrafricain meurtri  est laissé à son triste sort à la merci des mercenaires étrangers qui occupent désormais la totalité du territoire national.

L’embargo sur les armes décrété par le conseil de sécurité de l’ONU est constamment violé par les deux parties. Que reste-t-il des pauvres centrafricains ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU appelle au dialogue politique en République centrafricaine

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le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé vendredi au dialogue politique en République centrafricaine (RCA) après la validation de la réélection du président sortant centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

 

Dans un communiqué de presse, les membres du Conseil ont pris note de la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre dernier, ce qui a validé la réélection de M. Touadéra.

Ils ont appelé toutes les parties concernées à respecter la décision de la Cour constitutionnelle et à réaffirmer leur engagement à la consolidation de la démocratie et à la règle de droit, tout en encourageant le gouvernement et toutes les parties politiques à s’engager dans le dialogue, selon le communiqué.

Les membres du Conseil ont condamné dans les termes les plus vifs les violations de l’accord de paix en RCA, ainsi que les violences perpétrées par certains groupes armés avec le soutien de l’ancien président François Bozizé, visant à saper le processus électoral.

Ils ont rappelé que “les individus et entités qui se livrent ou apportent leur soutien à des actes qui portent atteinte à la paix, à la stabilité ou à la sécurité de la RCA (…) peuvent être désignés sous le régime de sanctions du Conseil de sécurité”.

Ils ont également condamné le discours de haine et l’incitation à la violence alimentés par des campagnes de désinformation et ont exhorté toutes les parties signataires de l’accord de paix de février 2019 à honorer pleinement leurs engagements et à s’engager sur la voie du dialogue et de la paix.

 

Xinhua

RCA : Hasan Bouba, auteur d’un sulfureux communiqué au nom de l’UPC, est nouvelle fois à couteau tiré avec Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC

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Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le ministre de l’élevage, le tchadien Hassan Bouba, l’un des représentants de l’UPC au gouvernement ,  est à nouveau à couteau tiré avec son patron rebelle de l’UPC, l’autoproclamé Général d’armée Ali Darassa. En cause, un « faux communiqué de presse »  ne 135 du 12 janvier 2021 publié au nom de l’UPC, dénonçant les actes de violence commis à l’Est du pays. Pour le mercenaire Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC, il ne fait aucun doute, ceci est l’œuvre de Monsieur Hassan Bouba sous la complicité du Premier ministre et du Président de la République.

 

Après avoir contesté sa nomination au gouvernement ,  puis plaidé son retour, le chef rebelle et mercenaire Ali Darassa  est à nouveau à couteau tiré avec son coordonnateur politique adjoint, le sulfureux tchadien  Hassan Bouba. Ce dernier siège actuellement au gouvernement  en tant que ministre de l’élevage et de la Santé animale dans le quota de l’UPC, et joue en faveur du pouvoir dans le conflit qui l’oppose depuis un mois avec la coalition des groupes armés.

Le 13 janvier dernier, peu après  l’attaque de la périphérie de la capitale  et de la ville de Bangassou, au sud-est  de la rca par les rebelles de la CPC, un mystérieux communiqué de presse ne 135 du 12 janvier 2021 de l’UPC  faisait son apparition sur les réseaux sociaux dénonçant « les actes de violence perpétrés à l’est de la RCA » par des individus non identifiés, et cautionne ainsi les élections du 27 décembre 2020. Même si celui-ci comportait des erreurs graves, il a été largement partagé par les proches du régime sur les réseaux sociaux.

Pendant ce temps, le mercenaire Ali Darassa, alerté par son équipe, publie un communiqué de démenti afin d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale que le « faux communiqué » du 12 janvier 2021 serait l’œuvre de Monsieur Hassan Bouba, ministre de l’élevage, sous la complicité du Premier ministre Firmin Ngrebada et du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Aussitôt, au sein de l’UPC, on aimerait plus sentir la présence de Monsieur Hassan Bouba qu’ils considèrent comme un traitre à la solde du pouvoir.

Contacté par CNC, le ministre Hassan Bouba n’a pas souhaité répondre à nos questions sur le sujet.

Il y’a lieu de rappeler que Monsieur Hassan Bouba avait pris sa fonction au mois de décembre dernier suite à des nombreuses correspondances adressées au chef de l’État Faustin Archange Touadera par le mercenaire Ali Darassa qui plaidait à son faveur.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les rebelles du CPC occupent Zémio et sont en route pour Obo

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bangassou, République centrafricaine, vendredi, 22 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La sous-préfecture de Zémio, située à 1113 kilomètres à l’extrême sud-est de Bangui, est depuis 24 heures sous contrôle total des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Leur prochaine étape, la ville d’Obo, située à plus de 200 kilomètres de Zémio, suscitant la panique au sein de la population locale.

 

La ville de Zémio, située à l’extrême sud-est de la RCA, est l’une de trois sous-préfectures du Haut-Mbomou,. Depuis quatre jours, elle est secouée par des détonations d’armes des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui contrôle désormais la totalité de la ville. Mais depuis 48 heures, des sources sécuritaires locales ont indiqué à CNC que ces rebelles se préparent à attaquer la ville d’Obo, située à environ 200 kilomètres de Zémio, en allant vers la frontière du Soudan du Sud. Cependant, les mêmes sources locales ont indiqué qu’ils ont procédé depuis 24 heures à la réquisition des motos et des moyens roulants appartenant aux particuliers pour préparer leur attaque. D’ores et déjà à Mboki, située à 120 kilomètres, mais également à Obo, on observe déjà l’inquiétude au sein de la population. Certains ont dû commencer leur déménagement pour éviter d’être pris pour cible au cas ou les rebelles arrivent.

Selon des sources humanitaires, les rebelles qui sont actuellement nombreux à Zémio sont ceux qui faisaient partie du groupe des assaillants qui ont occupé durant deux semaines la ville de Bangassou avant de quitter au profit des Casques bleus de la Minusca.

À  suivre…

 

Par D. Doumba

Journaliste rédacteur

Correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5893

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Armes, jeu trouble de groupes miniers… ce que dit le rapport de l’ONU sur la Centrafrique

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Armes, jeu trouble de groupes miniers… ce que dit le rapport de l’ONU sur la Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Les experts de l’ONU rappellent les FACA à leur obligation d’assurer la protection et la traçabilité de leurs stocks d’armes (illustration). © AFP/FLORENT VERGNES

Les investigations contenues dans ce rapport datent pour l’essentiel d’avant l’élection de décembre et la formation de CPC, cette coalition rebelle qui menace aujourd’hui le pouvoir de Bangui. Les experts qualifient tout de même de « central » le rôle joué par l’ex-président François Bozizé – déjà sous sanctions de l’ONU – dans la mise sur pied de cette coalition./////////////.

Concernant les livraisons d’armes dans le pays – autorisées à certaines conditions –, les experts rappellent les forces armées centrafricaines à leur obligation d’assurer la protection et la traçabilité de leurs stocks. Ils soulignent en effet que du matériel militaire arrivé en octobre dernier à Bangui en provenance de Russie n’avait pas été enregistré par la Centrafrique au mois de décembre, et disent avoir des preuves que certains de ces équipements se sont retrouvés fin décembre à Boali aux mains de groupes armés membres de la CPC, 3R et anti-balaka précisément. Les experts affirment aussi que « la plupart des notifications » de livraisons d’armes que les États adressent au comité de sanctions sont trop lacunaires, ce qui rend difficile l’application de l’embargo./////////////.

Autre fait saillant documenté dans ce rapport, la façon dont l’UPC, l’un des plus puissants groupes armés du pays, tire ses revenus d’un système de taxation sur l’exploitation du business des mines d’or dans la région de Bambari. Les experts accusent ce groupe armé d’avoir en place une véritable « administration parallèle » à celle de l’État centrafricain. Ils décrivent comment des agents sont chargés pour le compte le compte de l’UPC de prélever les taxes minières à la place des autorités, sous peine de représailles parfois, puis d’acheminer les fonds ainsi collectés vers Bokolobo où réside le chef du groupe Ali Darassa./////////////.

Complicité/////////////.

En toile de fonds, les experts dénoncent surtout la complicité dont font preuve, selon eux, plusieurs entreprises d’extraction d’or présentes sur place : les entreprises IMC, l’Industrie minière de Centrafrique à capitaux chinois, et Midas, une entreprise officiellement malgache, « réputée proche de la Russie » selon Africa Intelligence./////////////.

Ces deux entreprises sont entre autres accusées de payer directement des membres de l’UPC pour assurer la sécurité de leurs sites, et donc de financer le groupe armé en violation flagrante du régime de sanctions des Nations unies. L’an dernier, selon une enquête de RFI, l’entreprise Axmin enregistrée au Canada, avait refusé de poursuivre son exploitation de Ndassima dans ces conditions. Selon l’entreprise, cette exploitation était impossible sans passer d’accord avec des groupes armés./////////////.

Enfin, le groupe d’experts de l’ONU insiste sur « l’absence » de représentants de l’État dans ces zones d’exploitation de l’or. Un officiel qu’ils ont interrogé raconte même avoir été arrêté et retenu pendant sept heures par l’UPC pour avoir tenté de se rendre sur le site minier de Ndassima 2./////////////.

Interrogée par le panel d’experts, Midas a répondu ne pas être informée de la présence de I’UPC dans la zone. L’entreprise a ensuite fourni aux experts une lettre signée du ministère de l’Intérieur adressée à la compagnie, dans laquelle il est écrit que Midas ne travaille pas avec les groupes armés./////////////.

IMC n’a pas répondu aux accusations des experts.

Avec RFI

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Quel dialogue pour sortir la Centrafrique de la crise ?

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Quel dialogue pour sortir la Centrafrique de la crise ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Après les dernières offensives rebelles, le chef de la Minusca appelle au dialogue avec tous les acteurs. Mais son appel n’est pas bien reçu par tous les Centrafricains.

Les autorités centrafricaines ont décrété ce jeudi (21.01) l’état d’urgence pour 15 jours sur l’ensemble du territoire. Le couvre-feu a été décrété alors que l’émissaire de l’Onu en RCA, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une augmentation du nombre de Casques bleus déployés dans le pays après les récentes offensives rebelles./////////////.

La Minusca (Mission de l’ONU en RCA) souhaiterait 3.000 hommes supplémentaires avec des moyens aériens importants tels que des drones, des hélicoptères d’attaque ou encore des forces spéciales. Mankeur Ndiaye a également appelé au dialogue avec les groupes armés./////////////.

“Des discussions oui, mais pas celles qui aboutissent au partage de postes”, demande pour sa part le juriste et acteur de la société civile, Bruno Hyacinthe Gbiegba. Ecoutez l’interview en cliquant sur l’image. /////////////.

Le président Faustin Archange Touadéra a été réélu officiellement la semaine dernière alors que la capitale Bangui est menacée par une nouvelle offensive rebelle./////////////.

La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra à asseoir son autorité, selon la force militaire des Nations unies en Centrafrique./////////////.

Le représentant de l’Onu dans ce pays a déploré une “désertion” depuis décembre des forces de sécurité nationales. Cela impose selon lui des réformes.

Avec DW français

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La Centrafrique sur un volcan

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La Centrafrique sur un volcan

Bangui ( République centrafricaine ) – Après la publication lundi par la Cour constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection présidentielle et la proclamation par celle-ci de la réélection du président Faustin-Archange Touadéra, la situation reste tendue sur le terrain. © FLORENT VERGNES / AFP

La crise post-électorale en République centrafricaine a soudain pris un tournant dramatique ce jeudi. « L’état d’urgence est proclamé sur tout le territoire national pendant une durée de 15 jours à compter du 21 janvier 2021 à minuit » (23 heures GMT) a déclaré à la radio nationale Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence de la République. Plus tôt dans la journée, l’émissaire de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une « augmentation substantielle » du nombre de Casques bleus déployés dans le pays, après les récentes attaques meurtrières des principaux groupes armés, qui occupent les deux tiers du territoire./////////////.

L’état d’urgence pour temporiser/////////////.

Il y a un mois, soit une semaine avant le 1er tour, le 27 décembre, des élections présidentielle et législatives, six des plus puissants groupes armés se sont alliés pour former la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont lancé une offensive contre le président Touadéra qui briguait un second mandat. Depuis qu’ils ont juré de « marcher sur Bangui », les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale, même si deux attaques simultanées d’environ 200 assaillants ont été repoussées le 13 janvier à Bangui./////////////.

Les rebelles se heurtent jusqu’à présent à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées : quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie. « Les auteurs, coauteurs et complices présumés de ces crimes imprescriptibles commis contre le peuple centrafricain seront recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes », a affirmé lundi au sujet de l’offensive rebelle le président Touadéra dans son premier discours depuis sa réélection officielle, tout en appelant à la réconciliation nationale./////////////.

Dans ce contexte, « l’état d’urgence permet aux autorités de procéder à des interpellations sans forcément passer par le procureur de la République », a précisé à l’AFP Albert Yaloké Mokpeme. La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra à asseoir son autorité, alors que le représentant de l’ONU en Centrafrique a déploré une « grande désertion » depuis décembre des forces de sécurité centrafricaines, qui impose des réformes./////////////.

L’ONU doit envoyer plus de Casques bleus/////////////.

« Il faut une stratégie d’aménagement du mandat » de la Minusca, a insisté le représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine lors d’une visioconférence du Conseil, organisée par les membres africains de cette instance sur demande de Bangui. Ndiaye n’a pas précisé le nombre de Casques bleus supplémentaires souhaité pour la Minusca qui représente déjà l’une des plus grosses et coûteuses opérations de l’ONU dans le monde. Selon une source proche du dossier, la Minusca souhaiterait le renfort de 3 000 Casques bleus avec des moyens aériens importants (drones, hélicoptères d’attaque, capacités de franchissement ou encore forces spéciales). Mankeur Ndiaye a aussi réclamé une « prorogation de quelques mois » du renfort intervenu en décembre de quelque 300 militaires rwandais détachés de la mission de paix menée au Soudan du Sud. À l’origine, ce renfort, plutôt rare à l’ONU, était prévu pour deux mois. L’émissaire a averti le Conseil que « la menace pourrait durer », alors que la Minusca a déjà perdu sept Casques bleus depuis le début de l’offensive rebelle. Les forces de sécurité centrafricaines estimées à environ 2 600 militaires sont trop récentes et trop peu aguerries, et souffrent d’une trop faible chaîne de commandement et d’un manque de sanctions, a aussi relevé l’émissaire. « La résultante est la grande désertion observée lors des premiers assauts des rebelles », a-t-il précisé. Selon une source diplomatique, seuls près de 300 militaires centrafricains ont été déployés après l’annonce en décembre de l’offensive des rebelles. « C’était la débandade », les militaires ont fui, déposé les armes ou se sont réfugiés dans les camps de Casques bleus, a précisé cette source. Les forces de sécurité en Centrafrique sont principalement formées, depuis longtemps, par l’Union européenne et des instructeurs russes. Devant le Conseil de sécurité, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, s’est livrée à un plaidoyer pour « la levée totale de l’embargo sur les armes lourdes » imposé à son pays. Il crée « un déséquilibre dans le rapport de force sur le terrain » alors que les groupes armés continuent de s’approvisionner, a-t-elle lancé. La question continue cependant de diviser le Conseil. La Chine et la Russie ont soutenu jeudi cette demande, mais les Occidentaux ont répété leurs réticences à voir un afflux d’armes risquer de tomber entre de « mauvaises mains » dans le pays.

Avec AFP
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RCA : un convoi des véhicules en provenance de Bambari attaqué par les rebelles vers Grimari

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Convoi-camions-transports-routiers-Douala-Bangui-corbeaunews-bon-1–450×243.jpg” alt=”convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC” width=”450″ height=”243″ />
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

Bambari, République centrafricaine, samedi, 23 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un convoi d’une vingtaine des véhicules, escortés par les forces des Nations unies en République centrafricaine , ont  essuyé des tirs   des rebelles du CPC à la sortie sud de Grimari, sur l’axe Sibut,  selon des sources sécuritaires locales.

 

Selon les mêmes sources, le convoi  a quitté Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, ce vendredi 22 janvier vers 10 heures. Il était sous escorte des forces de la Minusca  quand il a traversé la ville de Grimari qui se trouve à 89kilomètres du lieu de leur départ. Tout a été parfait jusqu’à 11 kilomètres à la sortie sud de la ville quand un groupe des rebelles les ont attaqués, mais le convoi poursuit sa route jusqu’à Sibut, située à 180 kilomètres de Bangui. Plusieurs véhicules ont reçu des projectiles, mais on ne déplore aucun cas de blessé ni de mort   parmi les passagers, encore moins de l’équipage, ni des casques bleus.

L’attaque de ce vendredi intervient 5 jours après celle survenue sur le corridor Bangui Béloko au village Forro, à 20 kilomètres de Garoua Boulaï,  ou deux camionneurs camerounais ont été tués et deux autres blessés après l’attaque de leur convoi par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui sont désormais contre le ravitaillement de la capitale.

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : couvre-feu dans la capitale, trois jeunes interpellés par les forces de l’ordre et déposés à Bimbo

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Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). Ils sont au nombre de trois, tous sont des jeunes du quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Ils ont été interpellés, pour ne pas dire enlevés, vers 21h48,   à leur domicile par les forces de défense et de sécurité pour non-respect de « couvre-feu », puis déposés à 12 kilomètres plus loin, dans la commune de Bimbo. Aussitôt, la famille dénonce le comportement crapuleux des forces de l’ordre, et menace de saisir la justice.

 

Un couvre-feu a été instauré par le chef de l’État Faustin Archange Touadera sur toute l’étendue du territoire national à la suite de la récente attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

à la périphérie de la capitale, dans le secteur de PK12 et PK11, le 13 janvier dernier.

Selon cette décision présidentielle, il est donc interdit de circuler entre 18 heures et 5 heures du matin. Les forces de l’ordre, ainsi que ceux de la défense ont multiplié des patrouilles dans la capitale.  Ainsi, ils ont été régulièrement accusés d’avoir kidnappé, séquestré et assassiné plusieurs personnes  dans la capitale Bangui.

Cependant, dans la nuit du mercredi à mercredi 20 janvier,  au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui, vers 21h48, trois jeunes hommes, en train de jouer aux cartes devant leur domicile situé non loin de l’école maternelle, ont été interpellés par les forces de sécurité pour n’avoir pas respecté le couvre-feu instauré.

« Cette nuit, nous étions tous chez nous à la maison en train de jouer aux cartes quand les forces de l’ordre sont arrivées. Dans un premier temps, ils commencent à nous fouiller, sur moi, ils ont retrouvé 17 000 francs CFA, et sur mon frère, ils ont confisqué 14 000 francs. Mon frère leur a demandé de nous restituer notre argent, ils refusent. C’est ainsi que je dis ouvertement que ceci n’est rien d’autre que l’arnaque pure et simple des populations.  Aussitôt, ils nous ont fait embarquer dans leur véhicule de patrouille pour aller nous déposer à Bimbo, à 12 kilomètres de notre domicile. Comme il faisait 22 heures, nous ne pouvons pas rentrer chez nous. Ainsi, nous avions squatté une cafétéria  jusqu’au lendemain avant de rentrer chez nous dans le quatrième arrondissement  », a-t-il déclaré à CNC.

Cependant, leur famille, qui s’inquiétait énormément pour leur sécurité, dénonce l’attitude des forces de l’ordre qui interpellent les paisibles citoyens chez eux sans aucune raison apparente.  D’après eux, un avocat est déjà saisi sur cette affaire.

Que la justice soit faite, à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

POSITION DU COLLECTIF DES PRESIDENTS DES CONSEILS D’ARRONDISSEMENTS FACE A LA FAMEUSE DECISION DU BUREAU EXECUTIF DU CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE.

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Point de presse du collectif des Président de la jeunesse des arrondissements de Bangui. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Centrafricains, Centrafricaines, chers jeunes et leaders des Organisations de la Jeunesse des différentes entités, chers journalistes et professionnels des médias ;

C’est avec beaucoup de regret et de consternation que nous, comme tout autres leaders jeunes avons suivis aux environs de 11h-57 mn sur les réseaux sociaux des panoplies des notes portant destitution de notre cher frère Destin Donatien BAZENE, une autre portant sanction du frère Hubert Mermoz FOLLOT et une autre portant suspension de Monsieur Dieu Trésor ADOUM, respectivement Président du Conseil d’Arrondissement de la Jeunesse du 6e, Président du Conseil d’Arrondissement de la Jeunesse du 4e, et Président du Conseil d’Arrondissement de la Jeunesse du 8e.

Le collectif, après avoir été informé de cette situation que nous qualifions de nul et non avenue, s’est aussitôt réunis afin d’éclairer la lanterne de nos pairs jeunes centrafricains et les jeunes de nos arrondissements respectifs.

Il est important de rappeler ici que les présidents des Conseils précités ont été élu lors d’une Assemblée Générale et ont chacun en ce qui le concerne un MANDAT ELECTIF, ce qui veut simplement dire que ni le bureau exécutif du Conseil National de le Jeunesse Centrafricaine, ni la Présidente à elle seule ne peut et en aucun cas destituer, sanctionner ou suspendre un membre du Conseil que ça soit au niveau du bureau exécutif, que ça soit les Conseils Préfectoraux, sous-préfectoraux, Communaux, les Conseils d’Arrondissements et les Conseils de quartiers, car nous avons tous été élu du simple fait de notre mode de désignation qui est pendant une Assemblée Générale, ce qui signifie que seule l’Assemblée Générale est souveraine et peut se prononcer sur la situation d’un de ses membres. A titre d’illustration, l’article 51 alinéa 1 de l’ancien règlement intérieur qui est caduque et qui est tombé en désuétude dispose « Les affaires sont jugées en premier ressort devant le bureau exécutif ou les organes dirigeants des structures décentralisées. En cas de contestation, elles sont portées à l’examen de l’Assemblée Générale ». En son alinéa 2, il est encore dit que « En cas d’insatisfaction, la justice peut être saisie. Les décisions rendues par le Ministre en charge de la Jeunesse, concernant la gestion administrative interne, sont sans appel.

Les Présidents de ces conseils n’ont pas été nommés par le bureau exécutif pour être destitué, sanctionné ou suspendu, nous sommes les représentants légaux de nos pairs jeunes.

Sur la question des procédures de sanction, l’article 48 du règlement intérieur qui est caduque et qui est tombé en désuétude au premier alinéa, stipule que « Les sanctions applicables pour les délits ou fautes punissables au plan interne sont ».

a)- Les sanctions consécutives aux délits ou fautes :

  • L’avertissement ;
  • L’amende de 1.000 à 10.000 FCFA ;
  • Le Blâme ;
  • La suspension temporaire pour une durée de trois (3) mois ;
  • L’exclusion en cas de faute grave engageant la vie et/ou la stabilité du CNJCA, ou portant atteinte aux institutions républicaines. Il dit nulle part dans les textes que l’on doit être sanctionné jusqu’à nouvel ordre comme ceci est le cas du Président de la Jeunesse du 8e Arrondissement et la destitution du Président de la Jeunesse du 6e

Sur la question du fond et de la forme de ces documents, les textes sont bourrés de beaucoup de fautes d’orthographe et grammaticaux (Mairie de la 8e Arrdt) et bien d’autres fautes dont je me fais le devoir de ne pas les mettre aux yeux du public.

Parlons des faits qui ont été reprochés.

Pour le 4e Arrondissement.

Un seul motif.

  • Usurpation des fonctions régaliennes du bureau exécutif.

C’est simplement parce qu’avec une Association des femmes, nous avons organisés une MARCHE PACIFIQUE afin d’interpeller les acteurs et partenaires du pays de faire en sorte qu’il ny’ait plus de prise de pouvoir par les armes et qu’à l’issu de cette Marche, c’était lui qui était chargé à remettre le Mémorandum à la Primature. C’est qu’ils ont dit qu’il a usurpé de leurs fonctions.

Pour le Président du 6e Arrondissement.

La décision n’est pas motivée.

Pour le Président du 8e Arrondissement.

Deux motifs.

  • Utilisation du logo du CNJCA à des fins politiques ;
  • Utilisation des locaux appartenant à la Jeunesse pour des réunions politiques.

Sur le premier motif.

Nous avons formés 80 jeunes volontaires pour la sensibilisation sur la pandémie à coronavirus, les volontaires nous demandaient avant de commencer la sensibilisation une visibilité pouvant les couvrir, et c’est ainsi que nous avons sollicités plusieurs personnes de bonnes foie, parmi lesquelles, une seule nous a répondu favorablement, en la personne du grand frère Aristide ANGOURE en nous demandant de voir quelqu’un qui pouvait nous confectionné cent (100) tee-shirts.

Voici quelques images en illustration.

Pour le deuxième motif. Les salles de toutes les maisons des jeunes sont souvent mises en locations et ça même au bureau exécutif, ils mettent aussi leur salle en location même voire à des hommes politiques, pour rappel, ils ont reçu le président Augustin AGOU pendant la campagne électorale, et donc, ils ne sont pas bien placés pour ces genres de motif

IL sied de noter aussi que tous les membres du bureau exécutif ne sont pas bien placés à nous faire ces genres de remarque, puisque tous, nous avons des obédiences politiques, je m’en vais là vous citer quelques exemples.

La présidente, Mlle Audrey Pamela DEROM est membre dans la direction de campagne de l’ancienne présidente de la transition Catherine SAMBA PANZA.

Le premier vice-président, Karl Michael KIKOBE est l’actuel coordonnateur du Mouvement Initiative pour une Transformation par Action (ITA) qui est un mouvement politique.

Le deuxième vice-président, qui est le président du Conseil préfectoral de la Jeunesse de la NANA-GRIBIZI est un candidat aux élections législatives à KAGA-BANDORO ainsi que certains membres des Conseils préfectoraux et des Conseils d’arrondissements dont nous taisons les noms ici, mais au moment opportun, nous mettrons cela au public centrafricain.

Par conséquent, nous présidents des conseils d’Arrondissements de la Jeunesse rejetons en bloc toutes ces allégations qui ne profitent en rien à la jeunesse qui font que déchirer le tissu social de la jeunesse, ces présidents notamment celui du 4e, 6e, et 8e restent et demeurent les présidents de leur arrondissement respectif.

Le collectif demande aussi la suspension de toutes les activités du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine pour absence des textes réglementaires et statutaires et la convocation d’une Assemblée Générale pour la révision de l’ancien texte afin d’éviter les pilotages à vue et des bavures de la part du Bureau National.

Restons attacher à vos conseils après une crise qui a secoué notre organisation l’année dernière et qui a failli même à sa dissolution par le Premier Ministre, nous avons mis en avant la voix des recours légal pour trancher cette affaire.

En définitif, nous demandons au Ministre de la Jeunesse et des Sports de prendre ses responsabilités face à cette mascarade de décision au cas échéant, nous même prendront notre responsabilité à bras le corps.

 

Fait à Bangui, 22 janvier 2020

Ont Signé

Le Président du CAJ 1er                                                    Président du CAJ 3è

 

Président du CAJ4e                                                            Président du CAJ 5e

 

Président du CAJ 6e                                                           Président du CAJ 7e

 

Président du CAJ 8e

 

 

 

RCA : pour Mankeur Ndiaye, « les soldats FACA sont trop récentes et trop peu aguerries et qui ne tardent pas à fuir devant les rebelles » 

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Représentant du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine , le sénégalais Mankeur Ndiaye, devant le conseil de sécurité de l’ONU ce jeudi, a clairement indiqué que les militaires centrafricaines « sont trop récentes et trop peu aguerries, et souffrent d’une trop faible chaîne de commandement et d’un manque de sanctions ». Ils ne tardent pas à « fuir » aux combats. Une réalité ou non ?

 

 

La grande désertion observée lors des premiers assauts des rebelles

Si des nombreuses  sources militaires ont indiqué que seuls près de 300 militaires centrafricains qui ont été déployés après l’annonce en décembre de l’offensive des rebelles, on constate malheureusement  ” la grande débandade”.  Beaucoup ont fui, et certains ont déposé leurs armes,  ou encore retranché dans les camps de Casques bleus avant même l’arrivée des rebelles.

Ainsi, Mankeur Ndiaye, représentant du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine  exprime son inquiétude, et  appelle à l’augmentation sensible du nombre des Casques bleus, dont certains diplomates parlent de 3000 hommes.

Monsieur Mankeur Ndiaye insiste aussi sur le maintien du Président Faustin Archange Touadera au pouvoir. Donc l’augmentation de nombre des Casques bleus de la MINUSCA pourrait aider à maintenir la stabilité institutionnelle en République centrafricaine .

Notons qu’en Centrafrique, pour combattre  la coalition des rebelles qui menace le pouvoir en place, le Président Touadera a fait appel au renfort des Mercenaires russes de la société Wagner et les commandos rwandais dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

République centrafricaine : La recrudescence de la violence et des déplacements menace des milliers d’enfants déjà touchés par la crise humanitaire et la COVID-19

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L’UNICEF est profondément préoccupé par le bien-être de milliers d’enfants qui, selon les estimations, ont été récemment déplacés par une flambée de violence dans plusieurs villes d’Afrique centrale, dont la capitale Bangui, avant et après les élections générales du pays. La crise risque d’entraîner une augmentation des taux de malnutrition ainsi que le recrutement d’enfants dans les groupes armés.

 

À l’approche et au lendemain des élections générales du 27 décembre 2020, le conflit armé entre les forces gouvernementales et une coalition de groupes armés dans plusieurs villes de la République centrafricaine (RCA)[1] a forcé près de 200 000 personnes – dont presque la moitié sont des enfants – à fuir leurs foyers. Alors que beaucoup sont depuis rentrées chez elles, environ 100 000 personnes sont toujours déplacées.[2] La situation reste volatile dans de nombreuses régions du pays, suite à l’annonce des résultats des élections.

 

« Cette nouvelle vague de violence et de déplacement accroît les besoins humanitaires au moment où les populations centrafricaines doivent déjà faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19 et à des années de conflit et d’insécurité », a déclaré Fran Equiza, Représentant de l’UNICEF en RCA. « Pour les enfants et les femmes les plus vulnérables, les combats constituent une menace directe à leur vie. Ils sont susceptibles d’entraîner une augmentation de l’incidence de la malnutrition chez les enfants et des violations flagrantes de leurs droits, comme le recrutement ou le meurtre. »

Dans tout le pays, les cas de malnutrition aiguë sévère chez les enfants de moins de cinq ans ont augmenté de 16,4 pour cent par rapport à la même période en 2020. Cette augmentation est largement due à l’insécurité généralisée.

Bien que la RCA ait enregistré jusqu’à présent un nombre relativement faible de cas de COVID-19[3], l’impact général de l’épidémie a été sévère. Depuis mars dernier, une baisse significative des taux de vaccination a été observée[4] en raison des difficultés rencontrées pour mener à bien la vaccination de routine. La pandémie a également entraîné la fermeture et l’interruption des services destinés aux enfants déplacés de force et aux victimes de violences, y compris par des groupes armés. Entre janvier et juillet 2020, plus de 380 violations graves des droits de l’enfant ont été enregistrées dans le pays, soit plus de 2,5 fois les chiffres pour la même période en 2019, avec une augmentation des incidents de violence basée sur le genre contre les enfants au plus fort de l’épidémie de COVID-19 et lors des fermetures d’écoles.

« Une fois de plus, les enfants portent le poids de cette crise : leur éducation est perturbée, ils sont exposés à la violence, séparés de leur famille ou recrutés dans des groupes armés », a ajouté M. Equiza. « Nous demandons à toutes les parties de veiller à ce que les civils, en particulier les enfants et les femmes, soient protégés et tenus à l’écart du danger, conformément au droit international relatif aux droits de l’homme et au droit humanitaire. »

 

Dans les semaines qui ont précédé les dernières violences, l’UNICEF avait renforcé son pré-positionnement de fournitures de secours d’urgence à Bossangoa, Bouar, Kaga Bandoro, Bambari et Bangassou, et maintenu une présence pleinement opérationnelle dans ses cinq bureaux – Bangui, Bambari, Bouar, Bossangoa et Kaga Bandoro. Les 2 et 3 janvier, par le biais du Mécanisme de Réponse Rapide (RRM), l’UNICEF a procédé à une distribution d’urgence de nourriture, d’eau et de fournitures sanitaires à environ 10 000 personnes, dont 6 200 enfants dans la ville de Dekoa, fortement touchée par les combats, à 260 kilomètres au nord de Bangui, la capitale.

 

À Bangassou, l’UNICEF et ses partenaires ont fourni des équipements d’eau et d’assainissement pour la première intervention, ont facilité l’accès à l’eau sur le principal site de déplacement et se préparent à distribuer des articles essentiels lorsque la situation sécuritaire le permettra. À Bangui, l’UNICEF et ses partenaires ont facilité l’accès à l’eau et la construction de latrines dans un site de déplacement temporaire. À Bouar, l’UNICEF a fourni 2,6 tonnes d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi et de lait thérapeutique pour le traitement des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et, en coordination avec l’OMS et MSF, a envoyé des kits de médicaments à l’hôpital de la ville et à trois centres de santé, pour couvrir les besoins de 3 000 personnes pendant un mois.

 

L’UNICEF continue à travailler avec ses partenaires pour apporter un soutien aux enfants, aux familles et aux communautés dans les zones touchées par l’insécurité.

 

La crise humanitaire en RCA reste l’une des plus importantes au monde, en termes de ratio du nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire par rapport à la population totale. En 2020, l’appel d’urgence de l’UNICEF n’était financé qu’à 49 pour cent, avec des déficits de financement critiques dans les domaines de la santé et du VIH, de la protection des enfants, ainsi que de l’eau et de l’assainissement.[5] L’UNICEF a lancé un appel de 75,7 millions de dollars US pour répondre aux besoins d’urgence en RCA en 2021, y compris à l’épidémie de COVID-19 en cours. À ce jour, l’appel est financé à 21 pour cent.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus difficiles au monde, pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, pour construire un monde meilleur pour tous.

Vous pouvez suivre l’UNICEF sur Twitter et Facebook.

 

Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec :

Giovanni Zambello, Chef de la Communication, UNICEF RCA, gzambello@unicef.org

Sandra Bisin, Cheffe de la Communication de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, sbisin@unicef.org

 

[1] Il s’agit de Bossangoa, Bossembele, Yaloke, Boali, Mbaiki, Boda, Beloko, Dekoa et Bouar à l’Ouest, et Bambari, Grimari, Bakouma et Bangassou à l’Est. Des affrontements ont également eu lieu à Bouca. Le 13 janvier, des éléments armés ont lancé des attaques coordonnées à la périphérie de la capitale Bangui, qui ont été repoussées ;

[2] Communiqué de presse du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 20 janvier 2021 ;

[3] 4.980 cas cumulés confirmés depuis le 14 mars 2020, dont 4.908 patients guéris et 63 décès (au 20 janvier 2021). Source : Ministère de la Santé de la RCA ;

[4] Sur la base d’une analyse comparative des données administratives de vaccination du Ministère de la Santé de la RCA, les données de vaccination pour les huit premiers mois de 2019 et 2020 montrent une diminution de 11 % des enfants vaccinés avec le penta3 et de 6 % des femmes enceintes ayant reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique ;

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RCA : controverse autour de l’instauration de l’État d’urgence en Centrafrique

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La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le régime d’exception, communément appelé ‘État d’urgence », a été instauré en Centrafrique par la présidence de la République ce jeudi 21 janvier 2021 sur l’ensemble du territoire pour un délai initial de 15  jours. Mais à Bangui, nombreux sont ceux qui pensent que le régime fait un grand pas vers la dictature et la chasse aux sorcières  en République centrafricaine .

 

La présidence de la République centrafricaine explique que l’objectif de l’instauration de l’État d’urgence sur tout le territoire national est de pouvoir procéder à des « interpellations sans autorisation préalable du procureur »   dans le cadre des enquêtes ouvertes sur la coalition rebelle CPC :

« Suite aux attaques que nous avons connues le 13 janvier dernier, l’état d’urgence est décrété afin de permettre aux services de défense, de sécurité, la police, la gendarmerie de procéder à des arrestations ou des interpellations pour raisons d’enquête dans l’urgence sans qu’on demande d’avoir l’autorisation du procureur de la République. Ce problème d’autorisation retardait un certain nombre de choses dans le cadre des enquêtes en cours. Sinon, tout le reste de la procédure se déroule normalement. S’il y a lieu de libérer la personne au bout de quelques heures, cela va se faire. Si les enquêtes montrent qu’il y a des choses qui nécessitent prolongation, ils vont suivre la procédure normale. » a déclaré le porte-parole de la présidence, Monsieur Albert Yaloke Mokpeme  .

Cependant, à Bangui, chacun tente d’interpréter  à sa manière l’instauration de cet État d’urgence.  Certains parlent de la peur qui s’empare désormais le cœur du pouvoir de Bangui, d’autres pensent qu’avec cette décision, la rca fait un grand retour à la dictature et aux chasses à l’homme. D’après eux, le gouvernement  est dans la logique de légaliser l’enlèvement et la tuerie perpétrés par la milice du pouvoir, les « REQUINS ».

Du côté de l’opposition démocratique, aucune réaction en ce moment. Un cadre de l’opposition indique à CNC qu’une réunion des leaders de la COD-2020 est prévue sur cette affaire dans les prochaines heures.

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : État d’urgence en Centrafrique, où l’émissaire de l’ONU veut une hausse “substantielle” des Casques bleus

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La République centrafricaine a décrété jeudi l’état d’urgence pour 15 jours sur l’ensemble du pays, majoritairement sous contrôle de groupes armés et où le président Faustin Archange Touadéra a été réélu officiellement lundi sur fond de nouvelle offensive rebelle.

 

Plus tôt dans la journée, l’émissaire de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une “augmentation substantielle” du nombre de Casques bleus déployés dans le pays, après les récentes attaques meurtrières des principaux groupes armés, qui occupent les deux tiers du territoire.

Une semaine avant le 1er tour, le 27 décembre, des élections présidentielle et législatives, six des plus puissants groupes armés se sont alliés pour former la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont lancé une offensive contre le président Touadéra qui briguait un second mandat.

Depuis qu’ils ont juré de “marcher sur Bangui”, les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale, même si deux attaques simultanées d’environ 200 assaillants ont été repoussées le 13 janvier à Bangui.

Les rebelles se heurtent jusqu’à présent à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées: quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie.

“Les auteurs, coauteurs et complices présumés de ces crimes imprescriptibles commis contre le peuple centrafricain seront recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes”, a affirmé lundi au sujet de l’offensive rebelle le président Touadéra dans son premier discours depuis sa réélection officielle, tout en appelant à la réconciliation nationale.

– Interpellations –

Dans ce contexte, “l’état d’urgence permet aux autorités de procéder à des interpellations sans forcément passer par le procureur de la République”, a précisé à l’AFP Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence de la République.

La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra à asseoir son autorité, alors que le représentant de l’ONU en Centrafrique a déploré une “grande désertion” depuis décembre des forces de sécurité centrafricaines, qui impose des réformes.

“Il faut une stratégie d’aménagement du mandat” de la Minusca, a insisté Mankeur Ndiaye lors d’une visioconférence du Conseil, organisée par les membres africains de cette instance sur demande de Bangui.

  1. Ndiaye n’a pas précisé le nombre de Casques bleus supplémentaires souhaité pour la Minusca qui représente déjà l’une des plus grosses et coûteuses opérations de l’ONU dans le monde.

Selon une source proche du dossier, la Minusca souhaiterait le renfort de 3.000 Casques bleus avec des moyens aériens importants (drones, hélicoptères d’attaque, capacités de franchissement ou encore forces spéciales).

Mankeur Ndiaye a aussi réclamé une “prorogation de quelques mois” du renfort intervenu en décembre de quelque 300 militaires rwandais détachés de la mission de paix menée au Soudan du Sud. A l’origine, ce renfort, plutôt rare à l’ONU, était prévu pour deux mois.

L’émissaire a averti le Conseil que “la menace pourrait durer”, alors que la Minusca a déjà perdu sept Casques bleus depuis le début de l’offensive rebelle.

Les forces de sécurité centrafricaines estimées à environ 2.600 militaires sont trop récentes et trop peu aguerries, et souffrent d’une trop faible chaîne de commandement et d’un manque de sanctions, a aussi relevé l’émissaire.

– “grande désertion” –

“La résultante est la grande désertion observée lors des premiers assauts des rebelles”, a-t-il précisé.

Selon une source diplomatique, seuls près de 300 militaires centrafricains ont été déployés après l’annonce en décembre de l’offensive des rebelles. “C’était la débandade”, les militaires ont fui, déposé les armes ou se sont réfugiés dans les camps de Casques bleus, a précisé cette source.

Les forces de sécurité en Centrafrique sont principalement formées, depuis longtemps, par l’Union européenne et des instructeurs russes.

Devant le Conseil de sécurité, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, s’est livrée à un plaidoyer pour “la levée totale de l’embargo sur les armes lourdes” imposé à son pays. Il crée “un déséquilibre dans le rapport de forces sur le terrain” alors que les groupes armés continuent de s’approvisionner, a-t-elle lancé.

La question continue cependant de diviser le Conseil. La Chine et la Russie ont soutenu jeudi cette demande, mais les Occidentaux ont répété leurs réticences à voir un afflux d’armes risquer de tomber entre de “mauvaises mains” dans le pays.

 

AFP/TV5

Un diplomate chinois appelle la communauté internationale à aider la République centrafricaine à améliorer sa sécurité et son développement

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le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un diplomate chinois a appelé jeudi la communauté internationale à aider la République centrafricaine (RCA) à améliorer la situation sécuritaire et à stimuler le développement économique du pays.

 

Avec la conclusion des élections générales, la RCA traverse une période critique. Le pays est en effet entré dans une nouvelle étape de son développement, mais fait encore face à de nombreux défis, a indiqué Zhang Jun, représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies.

La Cour constitutionnelle du pays vient d’annoncer les résultats définitifs des élections. A cette occasion, la Chine a félicité le président Faustin-Archange Touadera pour sa réélection. La Chine estime par ailleurs qu’avec l’aide de la communauté internationale, le peuple et le gouvernement de la RCA pourront continuer à progresser sur la voie du développement national, a-t-il déclaré au Conseil de sécurité.

La Chine appelle toutes les parties en présence en RCA à donner la priorité aux intérêts supérieurs du pays et du peuple, à respecter la décision finale de la Cour constitutionnelle, à observer l’accord de paix, à renoncer à la violence et à résoudre leurs différends de manière pacifique et conforme au droit, a-t-il souligné.

  1. Zhang a également appelé à davantage d’efforts pour aider la RCA à améliorer ses capacités sécuritaires.

 

Xinhua

La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

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La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

Bangui ( République centrafricaine ) – M. Ndiaye, qui dirige la Minusca, a rappelé que la Cour constitutionnelle centrafricaine a validé le 18 janvier la réélection du Président sortant, Faustin Archange Touadéra.

Sur le terrain, la situation demeure tendue « depuis la vague de violences qui a précédé le premier tour des élections, a émaillé celui-ci et se poursuit, du fait de la nouvelle coalition dénommée Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), dont les connivences avec certaines personnalités politiques, notamment l’ancien Président François Bozizé, sont désormais établies », a expliqué le Représentant spécial devant les membres du Conseil de sécurité./////////////.

« Cette situation de violences causée dans les régions par les groupes armés alliés – UPC, 3R, MPC, ainsi que certaines factions du FPRC et des anti-balaka – contre les populations civiles, les autorités publiques, les forces de défense et de sécurité et la MINUSCA, met à l’épreuve les capacités de la Mission à assurer ses tâches essentielles de protection des populations civiles dans un contexte politico-électoral tendu, exacerbé par des clivages identitaires », a-t-il ajouté./////////////.

M. Ndiaye a remercié le Conseil de sécurité de son soutien qui a permis la mise en place rapide du déploiement de troupes et d’hélicoptères de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) dans le cadre de la coopération intermission./////////////.

Demande de troupes supplémentaires/////////////.

Considérant la multiplication des violences et l’adoption des embuscades comme mode opératoire par les combattants de la CPC qui ont causé à ce jour plus de cinq morts parmi les Casques bleus, l’envoyé de l’ONU a demandé la prorogation de quelques mois de cette coopération intermission./////////////.

Selon lui, il faut également une stratégie d’aménagement du mandat de la MINUSCA. « Une augmentation substantielle des effectifs des composantes en uniforme de la Mission en l’occurrence la Force, la Police et l’Administration pénitentiaire, devrait lui permettre de maintenir sa posture robuste tout en disposant d’une plus grande mobilité »./////////////.

« J’appelle ce Conseil à examiner les mesures les plus appropriées pour garantir une adaptation de la MINUSCA à la nouvelle situation », a-t-il dit. « Si elles peuvent paraître importantes en première approche (3.000 Casques bleus demandés), ces troupes additionnelles permettront à la mission de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace. Proposition est donc faite de rehausser le plafond des casques bleus autorisés à 14 650 soldats », a-t-il souligné. /////////////.

Mankeur Ndiaye a prévenu que « la République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité et consolidation de la paix, ce qui pourrait saper tout ce que ce Conseil et les partenaires de la République centrafricaine ont contribué à construire »./////////////.

Il a toutefois estimé que pendant cette crise, « les Centrafricains et les Centrafricaines ont démontré, par leur comportement courageux, qu’ils ne sont plus disposés à tolérer qu’on utilise la violence pour les priver d’un droit fondamental tel qu’est le droit de vote ». « En grand nombre, les citoyens et les citoyennes ont bravé la menace des armes et sont allés voter au risque de leur propre intégrité physique, et cela en dépassant les vieux conflits identitaires », a dit M. Ndiaye./////////////.

Selon le Représentant spécial, la seule réponse durable aux défis actuels est politique. Il a jugé désirable un gouvernement encore plus intégré, « avec un remplacement des éléments les plus radicaux par des membres plus impliqués dans la paix et la réconciliation »./////////////.

« Par ailleurs, un dialogue renoué avec les éléments des groupes armés qui ont opté pour rejoindre la CPC, mais qui n’ont pas commis des crimes graves, va être fondamental pour cheminer sur un parcours de réconciliation qui puisse stabiliser le pays sans compromettre la recherche de la justice et de la lutte contre l’impunite », a-t-il ajouté.

Avec Minusca

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La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

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La République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité, prévient l’envoyé de l’ONU

Bangui ( République centrafricaine ) – M. Ndiaye, qui dirige la Minusca, a rappelé que la Cour constitutionnelle centrafricaine a validé le 18 janvier la réélection du Président sortant, Faustin Archange Touadéra.

Sur le terrain, la situation demeure tendue « depuis la vague de violences qui a précédé le premier tour des élections, a émaillé celui-ci et se poursuit, du fait de la nouvelle coalition dénommée Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), dont les connivences avec certaines personnalités politiques, notamment l’ancien Président François Bozizé, sont désormais établies », a expliqué le Représentant spécial devant les membres du Conseil de sécurité./////////////.

« Cette situation de violences causée dans les régions par les groupes armés alliés – UPC, 3R, MPC, ainsi que certaines factions du FPRC et des anti-balaka – contre les populations civiles, les autorités publiques, les forces de défense et de sécurité et la MINUSCA, met à l’épreuve les capacités de la Mission à assurer ses tâches essentielles de protection des populations civiles dans un contexte politico-électoral tendu, exacerbé par des clivages identitaires », a-t-il ajouté./////////////.

M. Ndiaye a remercié le Conseil de sécurité de son soutien qui a permis la mise en place rapide du déploiement de troupes et d’hélicoptères de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) dans le cadre de la coopération intermission./////////////.

Demande de troupes supplémentaires/////////////.

Considérant la multiplication des violences et l’adoption des embuscades comme mode opératoire par les combattants de la CPC qui ont causé à ce jour plus de cinq morts parmi les Casques bleus, l’envoyé de l’ONU a demandé la prorogation de quelques mois de cette coopération intermission./////////////.

Selon lui, il faut également une stratégie d’aménagement du mandat de la MINUSCA. « Une augmentation substantielle des effectifs des composantes en uniforme de la Mission en l’occurrence la Force, la Police et l’Administration pénitentiaire, devrait lui permettre de maintenir sa posture robuste tout en disposant d’une plus grande mobilité »./////////////.

« J’appelle ce Conseil à examiner les mesures les plus appropriées pour garantir une adaptation de la MINUSCA à la nouvelle situation », a-t-il dit. « Si elles peuvent paraître importantes en première approche (3.000 Casques bleus demandés), ces troupes additionnelles permettront à la mission de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace. Proposition est donc faite de rehausser le plafond des casques bleus autorisés à 14 650 soldats », a-t-il souligné. /////////////.

Mankeur Ndiaye a prévenu que « la République centrafricaine court un grave risque de recul en matière de sécurité et consolidation de la paix, ce qui pourrait saper tout ce que ce Conseil et les partenaires de la République centrafricaine ont contribué à construire »./////////////.

Il a toutefois estimé que pendant cette crise, « les Centrafricains et les Centrafricaines ont démontré, par leur comportement courageux, qu’ils ne sont plus disposés à tolérer qu’on utilise la violence pour les priver d’un droit fondamental tel qu’est le droit de vote ». « En grand nombre, les citoyens et les citoyennes ont bravé la menace des armes et sont allés voter au risque de leur propre intégrité physique, et cela en dépassant les vieux conflits identitaires », a dit M. Ndiaye./////////////.

Selon le Représentant spécial, la seule réponse durable aux défis actuels est politique. Il a jugé désirable un gouvernement encore plus intégré, « avec un remplacement des éléments les plus radicaux par des membres plus impliqués dans la paix et la réconciliation »./////////////.

« Par ailleurs, un dialogue renoué avec les éléments des groupes armés qui ont opté pour rejoindre la CPC, mais qui n’ont pas commis des crimes graves, va être fondamental pour cheminer sur un parcours de réconciliation qui puisse stabiliser le pays sans compromettre la recherche de la justice et de la lutte contre l’impunite », a-t-il ajouté.

Avec Minusca

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RCA : DECLARATION du MLPC relative aux résultats du Premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020

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Logo officiel du parti MLPC

DÉCLARATION

 

Par décision n° 03/CC/21 du 18 Janvier 2021, la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, donnant le candidat Faustin Archange TOUADERA élu dès le 1er tour par 318 626 voix sur 1 858 236 électeurs inscrits, pour 655 054 votants et 599 416 suffrages valablement exprimés, c’est-à-dire en définitive 17% du corps électoral pour un taux de participation de 35,25%.

Le caractère universel des élections, pourtant consacré par la Constitution, n’a pas été respecté, privant de fait les ¾ des électeurs de l’exercice de leur droit de vote. Cette situation s’explique principalement par l’échec du Plan intégré de sécurisation des élections qui a été promis « robuste » mais qui s’est finalement avéré défaillant dans sa mise en œuvre avant et pendant les scrutins, facilitant ainsi les actes de sabotage et de violence opérés par les groupes armés. Par conséquent les fraudes massives, les irrégularités graves relevées et les conditions chaotiques constatées partout dans les bureaux de vote ôtent toute crédibilité à ces élections.

Devant ce tableau, qui met clairement en lumière le problème objectif de légitimité, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) prend néanmoins acte de la décision de la Cour Constitutionnelle en mettant en avant l’ancrage de notre Parti dans les valeurs de la République et notre engagement constant aux côtés du Peuple centrafricain.

Par ailleurs, le Bureau Politique du MLPC fait le constat que la proclamation du candidat Faustin Archange TOUADERA comme Président de la République pour un second mandat par la Cour Constitutionnelle rend caduc l’Accord Politique Electoral signé entre le MLPC et le candidat indépendant Faustin Archange TOUADERA le 6 Février 2016.

Dès lors que la page de l’élection présidentielle est tournée, s’ouvrent aussitôt celles de la résolution des défis qui correspondent aux attentes du Peuple et qui sont la Sécurité, la Paix, la Justice, la Réconciliation nationale, la Réparation, la Reconstruction et la Bonne gouvernance.

A chacun de ces défis doit correspondre dans les meilleurs délais une offre politique globale et lucide, consensuelle, structurée et planifiée pour ramener la Sécurité, la Paix et la Réconciliation entre Centrafricains, afin de rompre avec un cycle quinquennal électoral chaotique, source récurrente de crises avec des conséquences désastreuses sur les populations civiles.

De ce fait, le Bureau Politique du MLPC condamne tout aussi bien l’usurpation du pouvoir par les armes que l’usurpation du pouvoir par les fraudes électorales, car ces deux voies représentent les deux faces d’une même pièce de monnaie.

En conclusion, le Bureau politique du MLPC, tout en réitérant sa ferme condamnation des exactions commises contre les populations civiles innocentes partout dans le pays, propose l’annulation pure et simple du 1er tour des élections législatives et la subordination de sa reprise au rétablissement d’un seuil de sécurité acceptable pouvant permettre à la majorité de nos compatriotes inscrits sur la liste électorale d’aller choisir sereinement leurs représentants dans une Assemblée Nationale légitime.

Bangui, le 21 Janvier 2021

Pour le Bureau Politique

Le Président

RCA : scandale, le général Henri Wanzet Linguissara donne de l’honneur militaire à un général milicien du PK5

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Une patrouille de la gendarmerie nationale à Bangui, le 12 mai 2019. Crédit photo : Mickael Kossi/CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 21 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La scène s’est produite à plusieurs reprises au domicile privé du ministre au quartier PK11, ou plusieurs anciens miliciens, recrutés discrètement et habillés aux tenues des gendarmes, ont été déployés pour sécuriser le lieu.

 

Si plusieurs centaines des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 ont été admis au centre de formation militaire du camp Kassaï pour être endoctrinés,  une centaine d’autres, sur proposition du ministre Henri Wanzet Linguissara,  ont été déployés directement depuis le 14 janvier 2021 sur le terrain.  Et ce n’est pas tout ! Au domicile du ministre Henri Wanzet Linguissara, au quartier PK11, à la sortie nord de la capitale, une vingtaine d’autres, habillés en gendarmes et lourdement armés, sont positionnés tout autour en appui aux Mercenaires russes qui étaient déjà sur place.

Chose étonnante, les tenues de la gendarmerie remises à ces miliciens par le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara étaient de grande taille. Et pour y remédier, les miliciens ont été obligés de faire recours aux voisins du ministre qu’ils auraient contraint de leur montrer le domicile du couturier du secteur.

Mais le plus surprenant dans cette affaire, c’est quand le général milicien du PK5 s’est rendu au domicile du ministre pour y rendre visite à ses hommes. Incroyablement, à son arrivée, il  reçoit des honneurs militaires de la part du ministre Henri Wanzet Linguissara qui le salue militairement comme son chef de l’armée.

Alors, les chefs miliciens d’autodéfense du quartier PK5, qualifiés il y’a quelques mois des « fauteurs de troubles » par le gouvernement , sont aujourd’hui devenus miraculeusement des hommes de la paix du pouvoir.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bambari, nouvelle détonation d’armes, la panique s’empare de la ville

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 21 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Des renforts paramilitaires russes viennent d’arriver dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine . Aussitôt, ils procèdent à l’arrestation d’un suspect, et des détonations d’armes de guerre sont entendues dans la ville, paniquant les populations qui se sont terrées à la maison.

 

Jeudi 21 janvier 2021, une dizaine des Mercenaires russes sont arrivés ce matin au renfort aux forces gouvernementales à Bambari.  Aussitôt arrivés, ils ont procédé à l’arrestation d’un suspect peul, muni d’un pistolet devant l’espace Tiringoule, au centre-ville, paniquant les populations locales qui ont quitté précipitamment le lieu pour rentrer à la maison. Des boutiques et les commerces sont fermés par peur d’une éventuelles représailles  des rebelles.

Au même moment, une foule des passants s’est réunie  devant la base des soldats FACA abritant les mercenaires russes pour observer le tabassage du suspect arrêté.

Cependant, les paramilitaires Russes, très mécontents de voir ces nombreux badauds devant leur base, leur demandent en vain de quitter le lieu.  Comme du jeu, ils ont ouvert le feu sur eux, blessant grièvement deux qui sont actuellement à l’hôpital. Selon une source hospitalière, leurs jambes risqueraient d’être amputées.

Affaire à suivre.

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : polémique autour de l’interdiction de l’autorisation permanente de survol du territoire national

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui, République centrafricaine, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans une correspondance adressée aux missions  diplomatiques, aux postes consulaires et aux organisations internationales accréditées en République centrafricaine , le ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger informe  que face à la situation sécuritaire du pays, toute l’autorisation permanente du survol et d’atterrissage  du territoire national est interdite. Mais pour des nombreux observateurs, à quoi cette décision sert – il , et comment le gouvernement  peut-il contrôler le territoire aérien de son pays ?

 

Conformément à la stipulation de la convention de Chicago du 7 décembre 1944 relative à l’aviation civile internationale,  ratifiée,  l’État exerce la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire national. Et en application de ces principes généraux, aucun aéronef d’un État étranger ne peut survoler le territoire centrafricain ou n’y atterrit sans justifier d’une autorisation préalable.

Ainsi, en tant qu’interlocuteur des États étrangers ou organisations internationales,  le ministère des Affaires étrangères instruit et délivre les autorisations diplomatiques de survol du territoire.

Ainsi, le ministère centrafricain des Affaires étrangères, dans sa note diplomatique en date du 6 janvier 2021, et  adressée aux  missions  diplomatiques, aux postes consulaires et aux organisations internationales accréditées en République centrafricaine  informe  que face à la situation sécuritaire du pays, toute l’autorisation permanente du survol et d’atterrissage  du territoire national est interdite. Toutefois, les Missions diplomatiques peuvent adresser au ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger les demandes ponctuelles de Survol et d’atterrissage du territoire centrafricain.

Alors, nombreux sont ceux qui se demandent  l’intérêt d’une telle décision  en ce moment de crise, car notre pays, non seulement ne dispose aucun moyen pour surveiller son espace aérien, mais empêche seulement les ONG humanitaires à bien faire leur travail.

À suivre…

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Monsieur Dieu-Trésor ADOUM, Président de la CNJ du huitième arrondissement, est suspendu de ses fonctions par le bureau exécutif

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Dieu-Trésor ADOUM

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Cette décision du Conseil national de la jeunesse, tombée à quelques jours de la décision de la cour constitutionnelle, pourrait être un coup fatal à son ambition politique.

 

Monsieur Dieu-Trésor ADOUM, Président du Conseil national de la jeunesse du huitième arrondissement de Bangui, et candidat suppléant aux législatives dans la première circonscription du huitième, est suspendu de ses fonctions par le bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse. Les raisons évoquées :

– Utilisation du logos du Conseil national de la jeunesse à des fins politiques ;

– utilisation des locaux appartenant à la jeunesse pour des réunions politiques.

Selon la note signée par la présidente du CNJ, ces faits sont en violation avec les dispositions de l’article 1 alinéa 2 des statuts du Conseil national de la jeunesse centrafricaine qui précise clairement son caractère apolitique et laïc.

Par cette décision du Conseil national de la jeunesse, la candidature de Monsieur Dieu-Trésor ADOUM aux législatives dans la première circonscription du huitième arrondissement de Bangui est mise à mal. Elle pourrait être invalidée purement et simplement par la cour constitutionnelle.

Selon nos informations, plusieurs candidats  dans la première circonscription du huitième ont aussi déposé des requêtes auprès de la cour constitutionnelle concernant la candidature de Monsieur Dieu-Trésor ADOUM qui est à la fois candidat suppléant et  Président du Conseil national de la jeunesse du huitième arrondissement.

Joints au téléphone, certains membres de l’équipe de campagne du candidat Aristide  , dont Dieu-Trésor ADOUM est suppléant,  se disent séerains, et évoquent la possibilité de graisser les pattes des juges constitutionnels afin de valider les résultats proclamés par l’autorité nationale des élections.

Affaire à suivre.

note du suspension jeunesse
Note du suspension du Président de la jeunesse du huitième arrondissement de Bangui

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

avenue mbaïkoua dans le huitième arrondissement de Bangui le 01 août 2020
L’avenue mbaïkoua dans le huitième arrondissement de Bangui le 01 août 2020. Photo CNC

 

De gauche à droite Adoum Trésor, suppléant et Aristide Angouré candidat aux législatives du 8ème
De gauche à droite Adoum Trésor, suppléant et Aristide Angouré candidat aux législatives dans la premiière circonscriptions du 8ème arrondissement de Bangui.

Déclaration conjoint UE, UA, CEEAC et nations unies sur les élections en République centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/G5-Centrafrique-parténaires-drapeaux-450×182.png” alt=”G5-RCA groupe des parténaires de la Centrafrique drapeaux” width=”450″ height=”182″ />

 

DECLARATION CONJOINTE SUR LES ELECTIONS 

EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smaïl Chergui; le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo; le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix ; et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, M. Josep Borrell, prennent note de la décision de la Cour Constitutionnelle de la République Centrafricaine, statuant sur le contentieux électoral et proclamant les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne appellent tous les acteurs concernés à respecter la décision de la Cour Constitutionnelle et à réaffirmer leur engagement dans la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en République Centrafricaine. Ils rappellent l’importance du dialogue dans la recherche de solutions durables pour la paix et la stabilité.  A cette fin, ils encouragent  les autorités nationales à promouvoir  l’unité nationale, le respect des principes démocratiques, le dialogue politique et inclusif, la bonne gouvernance, ainsi que le renforcement des institutions nationales, la poursuite du processus de paix, la lutte contre l’impunité, et la mise en œuvre d’initiatives socio-économiques inclusives, y compris à travers des programmes de reconstruction et de développement post-conflit, pour faire bénéficier à la population centrafricaine les dividendes de la paix, et alléger ses souffrances.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne expriment leurs fortes préoccupations face à l’escalade de la violence et aux attaques coordonnées, y compris celles visant à prendre le contrôle de la capitale Bangui. Ils condamnent fermement les violences perpétrées par certains groupes armés visant à compromettre le processus électoral et déstabiliser le pays, ainsi que les discours de haine et d’incitation à la violence alimentés par des campagnes de désinformation. A ce titre, ils encouragent tous les acteurs à travailler ensemble, dans un climat apaisé, pour créer les conditions favorables à la finalisation des prochaines étapes du processus électoral, en particulier les élections législatives. Ils saluent l’engagement continu des Casques bleus des Nations Unies pour le maintien de la paix, travaillant en collaboration avec les forces nationales de défense et de sécurité, ainsi que les autres forces déployées dans le cadre de la coopération bilatérale avec le Gouvernement centrafricain.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne invitent les autorités centrafricaines à poursuivre le processus de paix avec les groupes armés, notamment par la mise en œuvre intégrale de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine du 06 février 2019, en étroite coordination avec les partenaires nationaux, régionaux, et internationaux.  Ils exigent que les groupes armés mettent fin immédiatement aux violences et aux tentatives de déstabilisation, qui ont coûté la vie à des populations civiles, des travailleurs humanitaires, des forces nationales de défense et de sécurité, ainsi que des Casques bleus.  Ils les invitent à rejoindre le chemin du dialogue et de la paix. Ils rappellent que les auteurs et commanditaires de violences devront répondre de leurs actes criminels devant les juridictions nationales et internationales. Ils encouragent également les autorités nationales à poursuivre les efforts visant à rendre fonctionnelle la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR).

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne appellent à une mobilisation continue de la sous-région, et saluent les initiatives régionales visant à renforcer le dialogue, apaiser les tensions et rechercher des solutions politiques concertées à cette crise. Ils réitèrent leur engagement aux côtés du peuple et du Gouvernement de la République Centrafricaine dans leurs efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, ainsi que de promotion de la réconciliation nationale et du développement durable, en étroite collaboration avec les autres partenaires.

 

Fait à Addis-Abeba-Bruxelles-Libreville-New York, le 18 janvier 2021   

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine

Ambassadeur Smaïl Chergui,

 

Le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC),

Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo

 

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix

  1. Jean-Pierre Lacroix

 

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,

  1. Josep Borrell

 

Fermeture des frontières au Cameroun : des conséquences rudes pour la RCA

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Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Initialement, la fermeture des frontières avec le Cameroun avait été mise en place pour endiguer la pandémie du Covid-19. Cette mesure, qui était censée prendre fin le 17 avril dernier, est toujours en vigueur pour des questions sécuritaires. Nonobstant, la situation actuelle en rca ne permet pas la réouverture des frontières avec le Cameroun, et cela fait plus d’un mois que l’axe Garoua-Boulaï, qui permet le ravitaillement de Bangui depuis le Cameroun est bloqué par les rebelles. Plusieurs routiers y ont d’ailleurs laissé la vie ces derniers jours. Néanmoins, depuis le 12 janvier 2021, le trafic a pu reprendre mais dans une moindre mesure, par convois et sous escorte de la Minusca.

 

Par sa position géographique et ses deux ports, le Cameroun occupe une place stratégique en matière d’approvisionnement de marchandises en direction du Tchad et de la RCA. Ces derniers, enclavés, ne disposent pas d’ouverture sur la mer. Selon des sources douanières, les flux commerciaux avec ces deux pays ont chuté de près de 80% (par rapport à 2019) depuis la fermeture des frontières. « Le Tchad et la RCA se sont alarmés auprès des autorités camerounaises des graves conséquences sur leurs économies que la fermeture des frontières provoquerait » a informé un haut fonctionnaire auprès du média d’information Jeune Afrique.

La situation sanitaire mais surtout sécuritaire actuelles, ne permettent pas de disposer d’un approvisionnement des denrées permanent et continu. Certains produits se font donc de plus en plus rares, mais la demande est toujours constante. Selon le principe économique de l’offre et la demande, cela génère « naturellement » une augmentation des prix. Sur cette hausse sont répercutés, entre autres, les coûts logistiques et de production, ainsi que l’anticipation des stocks par les commerçants qui craignent de manquer.

L’axe Garoua Boulaï, qui relie Bangui à Douala, à 725 km à l’ouest de Bangui, est la plaque tournante des flux commerciaux. Avec la crise sécuritaire en RCA, cette zone de trafic commercial est en permanence engorgée et ressemble désormais à un vaste parking où s’accumulent plus de 800 véhicules de transports de marchandises vitales pour les populations.

Suite à de nombreux échanges et négociations, notamment par les syndicats de camionneurs, une reprise de l’activité marchande pourrait être possible. Un soulagement pour les camionneurs qui étaient bloqués à la frontière depuis quelques semaines. Néanmoins, pour de nombreux chauffeurs, la peur d’attaque des rebelles subsiste. C’est pourquoi les convois seront désormais escortés par des véhicules de la MINUSCA.

 

Par Julien EKOMO

Journaliste contributeur du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp :+1 438 923 5892

 

l’ONU dénonce le blocus de la capitale

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Centrafrique : l’ONU dénonce le blocus de la capitale

Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui) La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a dénoncé mercredi la tentative d’asphyxie de la capitale Bangui par une coalition armée qui cherche à renverser le président Faustin Archange Touadéra, et alerté sur le « drame social et humanitaire que pourrait subir la population ».

Depuis le début de l’offensive des rebelles une semaine avant les élections présidentielle et législatives du 27 décembre, Bangui subit un blocus des principaux groupes armés qui contrôlent les deux tiers du territoire et ont mené plusieurs attaques sur les routes nationales 1 et 3 reliant la capitale de ce pays enclavé au Cameroun voisin. /////////////.

Dans ce pays en guerre civile depuis 2013, M. Touadéra a été proclamé réélu lundi par la Cour constitutionnelle, mais deux électeurs sur trois n’ont pas voté en raison de l’insécurité. /////////////.

« Les attaques contre les convois commerciaux par les anti-Balaka, le 3 R, le MPC et l’UPC, et leurs alliés politiques, dont l’ancien président (François) Bozizé, pourraient rendre impossible la disponibilité et l’accessibilité aux biens alimentaires, aux médicaments et à d’autres produits essentiels au fonctionnement des services publics tels que les hôpitaux », a déclaré Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. /////////////.

« Ces groupes armés et leurs alliés politiques sont responsables de violations graves du droit international humanitaire ainsi que des droits de l’Homme », a-t-il ajouté dans un communiqué. /////////////.

Embuscade/////////////.

Lundi, un convoi de camions commerciaux escorté par les Casques bleus est tombé dans une embuscade des groupes armés et a été contraint de stopper sa route. Trois chauffeurs de camion ont été blessés dans l’attaque, affirme la MINUSCA. /////////////.

« La Force a fait de la réouverture de l’axe Béloko-Bangui (qui relie le Cameroun à la capitale, NDLR) une priorité pour permettre la reprise des mouvements logistiques », a insisté le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la force de la Minusca. /////////////.

« Les contraintes actuelles sur l’approvisionnement alimentaire déjà fragile font à nouveau grimper le prix des produits alimentaires de base », s’est également inquiétée la coordinatrice humanitaire pour l’ONU, Denise Brown. /////////////.

Le prix de certains produits de base a augmenté d’au moins 50 % dans certains endroits, et dans le deuxième pays le plus pauvre du monde, plus d’un tiers de la population (1,9 million de personnes) est confronté à un niveau élevé d’insécurité alimentaire, selon l’ONU.

Avec France Info

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Sud-Ubangi : l’afflux des réfugiés centrafricains à Zongo constitue un danger sanitaire, alerte le maire

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Sud-Ubangi : l’afflux des réfugiés centrafricains à Zongo constitue un danger sanitaire, alerte le maire

Bangui ( République centrafricaine ) – L’afflux de plus de 1 700 ménages des réfugiés centrafricains dans la ville congolaise de Zongo située en face de Bangui, la capitale de la République centrafricaine constitue un danger sur le plan sanitaire, alerte mardi 19 janvier 2021, le maire de la ville Michel Siazo Yeke yeke.

Selon lui, chaque jour qui passe, des ménages entiers gagnent le sol congolais sans aucun contrôle sanitaire./////////////.

« Ils passent la nuit à la belle étoile. Parmi eux, certains font des diarrhées, et ils n’ont pas à manger », indique Michel Siazo./////////////.

Pour sa part, le député national élu de Zongo, Roger Sido Wagia interpelle les autorités pour une assistance rapide aux réfugiés./////////////.

Les réfugiés centrafricains à Zongo, dans le Sud-Ubangi,ville congolaise en face de Bangui, de la République centrafricaine. Ils passent nuit à la belle étoile et manquent de nourriture. Photo mairie de Zongo./////////////.

« Avec le Coronavirus, il y a à craindre. Nous n’avons pas un centre de dépistage à Zongo. Ces réfugiés viennent sans contrôle sanitaire. Il n’y a pas que la Covid-19, il y a d’autres maladies », renchérit-il./////////////.

A en croire le maire de la ville, aucune structure n’a apporté un appui à ces réfugiés. Mais quelques ONG locales ont dénombré les réfugiés et catégorisé les tranches d’âge./////////////.

Afflux au Nord-Ubangi/////////////.

Avec l’afflux des réfugiés centrafricains, les villages sont bondés de monde. Les vivres, de l’eau potable, ainsi que des médicaments manquent. Ces conditions de vie deviennent aussi difficiles pour les populations d’accueil./////////////.

Des voix s’élèvent pour solliciter l’assistance du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et des autorités congolaises./////////////.

Les réfugiés centrafricains à Zongo, dans le Sud-Ubangi,ville congolaise en face de Bangui, de la République centrafricaine. Ils passent nuit à la belle étoile et manquent de nourriture. Photo mairie de Zongo./////////////.

Dès l’afflux des réfugiés centrafricains au Nord-Ubangi, estimés à plus de 50 mille personnes, le gouverneur de province, qui séjourne à Kinshasa depuis sa déchéance par les députés provinciaux, a été reçu en audience par le vice premier ministre et ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde, ainsi que par le ministre des Affaires humanitaires Steve Mbikayi./////////////.

Au menu de leurs discussions, comment apporter une assistance humanitaire et sécuritaires aux congolais confrontés à cet afflux./////////////.

Pour Izato Nzenge et le Caucus des députés nationaux du Nord-Ubangi, plusieurs localités sont surpeuplées. Elles connaissent une pénurie d’eau potable, de vivres et les conditions sanitaires restent précaires. D’où une intervention rapide en faveur des populations d’accueil./////////////.

Mais les démarches entreprises à Kinshasa par le gouverneur déchu Izato Nzenge, sont plutôt mal vues par le mouvement citoyen du 14 juillet, M14./////////////.

Le Mouvement a enfin mis en garde les deux membres du gouvernement, qualifiant leurs audiences de manœuvre machiavélique tendant à défier la volonté de la population du nord Ubangi dans le but d’un rétablissement forcé du gouverneur déchu.

Avec Radio Okwapi

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Situation en République centrafricaine

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Situation en République centrafricaine

Bangui ( République centrafricaine ) – La France prend note des résultats définitifs de l’élection présidentielle en République centrafricaine, proclamés par la Cour constitutionnelle le 18 janvier, et de la réélection du Président Faustin-Archange Touadéra.

Elle encourage les autorités centrafricaines à instaurer rapidement un dialogue avec l’ensemble des acteurs de la classe politique du pays, notamment avec l’appui du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, afin de retrouver la voie d’une réconciliation et d’une paix durables./////////////.

La France condamne avec la plus grande fermeté toute action déstabilisatrice, en particulier celle des groupes armés soutenus par l’ancien président François Bozizé, et appelle à la cessation des hostilités. Elle condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, le 15 janvier 2021, et près de la ville de Bangassou, le 18 janvier 2021, qui ont coûté la vie à plusieurs casques bleus. Les responsables de ces attaques devront être identifiés et répondre de leurs actes./////////////.

La France réitère son soutien à la MINUSCA et aux garants de l’Accord de paix pour rétablir la sécurité, garantir le respect des institutions centrafricaines et de l’ordre constitutionnel, et apaiser les tensions./////////////.

Q : Faustin Touadéra a été officiellement réélu à la tête de la Centrafrique bien que deux électeurs sur trois n’aient pas pu voter en raison de la situation sécuritaire. Quelle est la réaction de la France dans un tel contexte ?

— Fin de l’article —

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RCA : le Président du parti RDC, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba ne serait pas mort, selon son parti

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Président du parti du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 ne serait pas mort, a-t-on appris de sources proches de son  parti.

 

Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, candidat de son parti à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, ne serait pas décédé de suite de sa maladie, selon Monsieur Pascal Koyaméné, porte-parole du parti RDC.

Le mois dernier, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba, qui avait été évacué en urgence en France,  est admis dans un hôpital à Orléans suite à son état de santé qui s’était aggravé.

De retour au pays pour participer à la présidentielle du 27 décembre dernier, il faisait à nouveau l’objet d’une évacuation sanitaire en République démocratique du Congo (RDC). Mais ce mercredi 20 janvier, sur les réseaux sociaux, on annonce son décès à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).  Son parti, à travers son porte-parole, a démenti la nouvelle et parle d’une information erronée.

Notons que Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est déclaré quatrième à l’élection présidentielle du 27 décembre dernier, Il aurait obtenu 3,71%, selon les chiffres qui lui ont été attribués par l’autorité nationale des élections, et confirmés par la cour constitutionnelle.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les sombres histoires de Wagner en Afrique

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Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine , mercredi, 20 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Depuis 2017, l’entreprise russe de mercenariat Wagner déploie ses employés armés dans différents pays du continent africain, y compris au Soudan et en Centrafrique. Elle est devenue en quelques années un des principaux symboles de la nouvelle volonté de mainmise russe en Afrique. Cependant, sa présence est aussi synonyme de brutalités, propagande et dommages collatéraux.

Au même titre que la Centrafrique, la Libye traverse une longue crise sécuritaire. Là-bas aussi, les Mercenaires russes ont été envoyés pour aider l’un des belligérants et pour la sécurisation des champs de pétrole dont la production est envoyée en Russie. Avec le temps, la population ne supporte plus la présence de ces étrangers. Le 31 décembre dernier, dans la ville libyenne de Houn, au centre du pays, une foule en colère a exigé le départ des mercenaires russes de Wagner et de leurs supplétifs soudanais.

Les habitants de la ville ont lancé un mouvement de désobéissance civile après que les mercenaires étrangers ont tué le jeune Ayman Abou Qassissa, sans aucune raison. Ainsi, le jour de ses funérailles, les lieux publics de la ville ont été maintenus fermés en signe de protestation. Cet acte symbolique visait à dénoncer la répression et les attaques menées contre des civils, sans motif et sans justification. Ce que résume un habitant de la ville s’exprimant sur une chaîne de télévision libyenne : « nous demandons que des enquêtes soient ouvertes dans l’affaire du meurtre d’Ayman ainsi que des autres jeunes assassinés et violemment torturés ». Il poursuit : « La population dénonce les violations extra-judiciaires et inhumaines commises à son encontre ».

D’autres pays d’Afrique espèrent encore que les mercenaires russes pourraient les accompagner dans leur sortie de crise.

Le cas du Mozambique montre qu’ils se trompent. Cet autre exemple illustre que Wagner n’est pas la solution pour sortir d’une situation sécuritaire difficile. Motivée par l’exploitation des ressources naturelles, l’aventure russe s’est soldée par un échec, notamment dans le nord du pays, dans la province de Cabo Delgado.

Les écrits sur le sujet ne manquent pas et convergent vers le même constat initial : des agents de sécurité trop confiants qui connaissent mal le pays comme ses coutumes et qui sont peu adaptés à ce terrain tropical.

De surcroît, ces mercenaires malmènent et méprisent les troupes mozambicaines qu’ils sont pourtant censés former et conseiller au combat. Les formateurs slaves aux méthodes rugueuses jugent ces soldats locaux peu rigoureux. La suite est connue : la société de mercenariat subit rapidement plus de pertes que prévues.

En octobre 2019, quelques semaines après leur arrivée, sept mercenaires de Wagner sont tués dans une embuscade tendue par les rebelles djihadistes. Une dizaine de soldats mozambicains a péri à leurs côtés. Les employés de Wagner ont finalement dû quitter le pays et l’aventure de Wagner au Mozambique résonne comme son premier échec en Afrique.

Les dérives des hommes de Wagner en Centrafrique ne font donc que s’ajouter à une liste déjà longue… sans parler du jeune Syrien torturé en 2017 sur le champ pétrolier d’al-Chaer, au nord de Palmyre. De Syrie au Mozambique, de Libye en Centrafrique, là où sont passés les mercenaires de Wagner, ce sont toujours les mêmes sombres histoires qui se dessinent.

 

Par Adama Bria

 

RCA : les forces de la MINUSCA sont-elles devenues des forces supplétives de la garde présidentielle ?

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Déployée en Centrafrique dans les années 2014, l’opération de maintien de la paix multidimensionnelle des Nations unies (MINUSCA ), dont la priorité première serait d’assurer la protection des civils, est aujourd’hui sous le feu des nombreuses  critiques dans le pays. Certains l’accusent d’avoir fait le jeu des groupes armés, d’autres du pouvoir. Mais avec la dernière élection couplée  et l’attaque des groupes armés à la porte de la capitale,  nombreux sont ceux qui affirment que l’opération de la MINUSCA,  conduit par un ancien ministre sénégalais,  est sans doute devenue une force supplétive à la solde du pouvoir.

 

Dans un courrier adressé au Secrétaire général des Nations unies, les leaders de l’opposition démocratique réunis au sein de la COD-2020,  ont accusé  le représentant du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Monsieur   Mankeur Ndiaye d’avoir  interféré dans les élections du 27 décembre 2020, et d’assumer une responsabilité dans l’escalade  de la violence qui a éclaté peu avant ces élections. Ils appellent le Secrétaire général de l’ONU a ouvert une enquête  pour déterminer l’ampleur  de son intervention  et ses effets. Ils soulignent également que Mankeur Ndiaye porte sans doute une responsabilité dans la crise actuelle au pays.

Or, la plateforme Béoko, qui soutient la candidature du chef de l’État à la présidentielle du 27 décembre 2020, appelle les leaders de l’opposition à encourager plutôt la MINUSCA qui s’atèle à ramener la paix dans le pays.

« Il est donc irresponsable de la part de la COD2020 de personnaliser le débat en accusant sans fondement le représentant du secrétaire général de l’ONU en RCA, chef de la MINUSCA, et de faire accroitre l’idée que ses appuis constituent de quelque manière que ce soit une pression sur nos Institutions », a déclaré le rapporteur de la plateforme Béoko.

Cependant, dans les rues de la capitale, d’aucuns pensent que les agissements de Monsieur Mankeur Ndiaye y compris de son staff  ne sont pas conforment à leur mission.

‘On a vu l’opération de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), au Mali, et au Soudan du Sud, leurs réaction et comportement ne sont pas comme ceux de la MINUSCA en Centrafrique   », a regretté un enseignant universitaire à Bangui.

« On a vu les forces de l’ONU combattante au côté des Mercenaires russes comme des forces normales. En plus, le chef de la MINUSCA avait fait appel aux hélicoptères de la société de paramilitaire russe pour combattre les rebelles. Avec ça, on pense que la MINUSCA n’est pas neutre comme elle prétend », a réagi un Diplomate africain en poste à Bangui.

Au même moment, un membre du gouvernement  considère cela comme une parfaite collaboration militaire sur le terrain afin de mettre hors d’état de nuire les mercenaires rebelles et ses acolytes.

Du côté des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), il ne fait aucun doute, la MINUSCA est contre eux, en conséquence, elle est devenue comme une cible à combattre comme les autres.

Il y’a lieu de noter que deux Casques bleus de la MINUSCA ont été tués lors d’un affrontement qui les a opposés aux rebelles du CPC à une dizaine de Kilomètres de Bangassou, au sud-est du pays.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« Rien n’empêche d’imaginer François Bozizé à la tête de la CPC »

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Noureddine Adam : « Rien n’empêche d’imaginer François Bozizé à la tête de la CPC »

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Ancien numéro deux de la Séléka, le leader du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique est un des chefs de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont les troupes ont attaqué Bangui le 13 janvier.

On l’a connu membre du service d’ordre de l’émir d’Abou Dhabi, patron d’une entreprise de sécurité aux Émirats arabes unis, leader de la Convention des patriotes pour la justice et la paix ou encore numéro deux de la Séléka et à la tête du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Voilà désormais Noureddine Adam, fils d’imam et policier de formation, au cœur de la nouvelle organisation rebelle centrafricaine : la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

C’est en partie sur ses ordres que les troupes de la CPC ont lancé, le 13 janvier dernier, une série d’attaques sur Bangui, afin d’accentuer encore la pression sur le président Faustin-Archange Touadéra, dont la réélection le 27 décembre dernier est contestée. La CPC avait-elle réellement pour objectif de conquérir la capitale ? Quelles sont ses relations avec François Bozizé ? A-t-elle les moyens de tenir face à la Minusca, aux Russes et aux Rwandais ? Et, si oui, que ferait-elle du pouvoir ?/////////////.

Noureddine Adam, qui vit dans la clandestinité entre le Soudan et ses fiefs de Birao et Ndele, dans le nord de la Centrafrique, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

 

Jeune Afrique : Quel est l’objectif actuel de la Coalition des patriotes pour le changement, qui a attaqué Bangui le 13 janvier ?/////////////.

 

Noureddine Adam : Les objectifs de la CPC restent ceux qui ont été clairement énoncés dans la déclaration de Kamba-Kota du 15 décembre 2020 : rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, restaurer la souveraineté de l’État à l’intérieur des frontières et sur l’ensemble de ses ressources naturelles et économiques, garantir à chaque citoyen la liberté d’aller et de venir sans entrave, de se livrer à ses activités économiques… En un mot : développer le pays et sortir le Centrafricain de la pauvreté et de la précarité./////////////.

Jusqu’ici, la CPC semblait mettre la pression pour pousser le président Faustin-Archange Touadéra au dialogue, cet objectif a-t-il changé ?

Lire la suite sur Jeune Afrique

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deux Casques bleus tués, le président réélu appelle à la «réconciliation»

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Centrafrique : deux Casques bleus tués, le président réélu appelle à la «réconciliation»

Bangui ( République centrafricaine ) – Une stabilité politique qui n’est pas synonyme de paix. Alors que le maintien au pouvoir du président centrafricain Faustin Archange Touadéra a été validée, ce lundi, par la Cour constitutionnelle, deux Casques bleus de l’ONU ont été tués par des rebelles, opposés au régime.

« Un Gabonais et un Marocain ont été tués lundi, à 17 km de Bangassou, dans le sud de la République de Centrafrique, suite à l’embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés », a annoncé la Minusca, la mission de l’ONU, dans un communiqué./////////////.

Cet incident porte à sept le nombre le nombre de soldats au service de la paix tués depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les alliés à l’ancien président François Bozizé./////////////.

Les rebelles voulaient empêcher la réélection de Touadéra/////////////.

Pas question de reculer pour autant. « La mission Minusca reste engagée à poursuivre son mandat de protection des populations civiles et de sécurisation des élections », a assuré dans le communiqué Mankeur Ndiaye, le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique./////////////.

Le 17 décembre, les six groupes armés les plus puissants qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra./////////////.

C’est pourquoi quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) sont déployés depuis 2014. Ils sont soutenus par des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays./////////////.

Le président réélu « tend la main » à l’opposition/////////////.

Depuis qu’ils ont juré de « marcher sur Bangui », les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale./////////////.

Dans le même temps, le président réélu a appelé à la réconciliation. « Je tends la main patriotique à l’opposition démocratique afin de sortir notre pays du cycle vicieux de violences et de destruction », a déclaré le chef de l’État./////////////.

Son élection avait été confirmée dans le même temps par la Cour constitutionnelle qui a rejeté les recours en annulation du scrutin de 13 des 16 rivaux du chef de l’État sortant. Ils invoquaient des « fraudes massives » et l’impossibilité pour deux électeurs inscrits sur trois de voter, le 27 décembre, en raison de l’insécurité./////////////.

Touadéra a, lui, une nouvelle fois accusé l’ancien président François Bozizé, dont la candidature avait été invalidée par la Cour constitutionnelle, d’avoir « conçu la rébellion, réuni les moyens et mis le feu au pays ».

Avec Le Parisien
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