Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 octobre 2020, 14:45:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, c’est un peu la panique dans plusieurs centres d’enrôlement des électeurs dans la capitale, mais également dans des villes de province. Venus vérifier leurs noms sur les listes électorales, des administrés ont découvert avec stupéfaction qu’ils sont absents de la liste électorale de leur localité, d’autres ont vu l’orthographe de leur nom avec des fautes, ou encore leur photo remplacée avec celle d’un autre électeur. Un véritable cafouillage qui suscite de nombreuses réactions du côté de la population, et inquiète sérieusement l’opposition démocratique qui exige à nouveau un audit des fichiers électoraux avant les élections générales.
Des personnes qui ont pourtant l’habitude de voter dans leur commune, et qui se sont enregistrés dernièrement sur les listes électorales, ont constaté malheureusement avec stupéfaction qu’ils ne pourront plus voter aux prochaines élections à cause d’un cafouillage organisé au niveau de l’autorité nationale des élections (ÂNE).
Une situation qui inquiète plus d’un à cause du délai très court du contentieux et de recours, cinq jours au lieu de 20, initialement inscrit dans le code électoral.
Prenons l’exemple de la ville de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, dans le centre électoral n° 2316 de l’école d’application de Boro, qui regroupe environ 8 quartiers populaires du deuxième arrondissement de la ville, la quasi-totalité des électeurs qui se sont inscrits dans ce bureau n’ont pas vu leurs noms sur les listes électorales. Plus spectaculaire encore, les noms affichés ne sont que des noms musulmans, alors qu’à Bossangoa, d’après l’un de nos envoyés spéciaux qui a sillonné la ville dernièrement, on ne voit quasiment plus les musulmans au centre-ville de Bossangoa, encore moins dans le deuxième arrondissement. Et ce n’est pas qu’à Bossangoa que les choses sont en désordre total. Même au village Bodali, situé à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Gbadé, sur 311 inscrits, seulement 6 qui ont vu leurs noms sur les listes provisoires affichées par l’autorité nationale des élections.
Pour le directeur de campagne du candidat François Bozizé, vice-secrétaire général du parti KNK, monsieur Christian GUENEBEM-DEDIZOUM, cette situation démontre à quel point que ce processus électoral en cours n’est qu’une mise en scène trompeuse organisée par le gouvernement avec la complicité de l’autorité nationale des élections.
Si la situation est très fragrante à Bossangoa et les communes environnantes, à Paoua, Bangui, Yaloké, etc., les choses sont toutes aussi compliquées pour l’ÂNE.
Cependant, à Bangui, face à ce cafouillage total, l’opposition démocratique hausse le ton, et exige une nouvelle fois un audit des fichiers électoraux, avant d’appeler le chef de l’État à entreprendre une large concertation avec les forces vives de la nation avant les élections du 27 décembre 2020.
Du côté de l’ÂNE, ces irrégularités constatées ne sont qu’un problème technique à résoudre très rapidement dans les prochains jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/desire_zanga_kolinga_corbeaunews-450×225.jpg” alt=”désiré kolingba” width=”450″ height=”225″ />Le Président du parti RDC Désiré Zanga Kolingba
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 octobre 2020, 05:27:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Désiré NZanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain , probable candidat de son mouvement politique à la présidentielle du 27 décembre 2020, est actuellement hospitalisé en France dans un état critique, selon des sources proches de la famille, jointe au téléphone par CNC.
À deux mois du premier tour des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020, cette mauvaise nouvelle de l’état de santé de monsieur Désiré NZanga Kolingba est un véritable coup dur pour l’ancien parti au pouvoir, le RDC, fondé le 06 février 1987 par l’ancien Président de la République André Kolingba alias grand K.
Pour le moment, peu d’informations circulent sur son état de santé, mais de plusieurs sources ont indiqué à CNC que son ambition présidentielle est de plus en plus compromise, et son parti va probablement investir dans ce mois d’octobre un autre candidat pour les élections à venir. Mais qui ? C’est la question que tout le monde se la pose d’autant plus que dans ce mouvement politique, le clanisme est de rigueur. Cependant, le nom de l’actuel ministre des Finances, Henri-Marie DONDRA est de plus en plus évoqué pour succéder à monsieur Désiré NZanga Kolingba à la tête du RDC.
Selon un communiqué de ce mouvement politique de l’opposition publié il y’a quelques semaines, le congrès ordinaire du parti va se tenir dans ce mois d’octobre 2020 pour investir des candidats aux législatives et présidentielle du 27 décembre 2020.
Contacté, un membre du bureau politique du RDC indique que le seul souci actuel de son parti n’est pas l’état de santé de son Président, mais plutôt le problème financier.
« Comment le RDC va-t-il mobiliser des fonds pour l’organisation de son congrès et les élections prochaines ? », s’interroge-t-il.
Notons que le parti RDC a été créé en février 1987 par le Président d’alors, le général André Kolingba. Après son décès en février 2010, son fils, Désiré Kolingba, avait pris le règne du parti, le conduisant aux élections de 2011, puis de 2015.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/parcelles-delimitees-par-les-faca-450×338.jpg” alt=”Parcelles délimitées par les généraux des forces armées centrafricaines en toute illégalité dans la commune de Mpoko Ngomon” width=”450″ height=”338″ />Vue d’une partie des Parcelles délimitées par les généraux des forces armées centrafricaines en toute illégalité dans la commune de Mpoko Ngomon. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 octobre 2020, 08:53:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que tous les regards sont tournés vers le processus électoral en cours dans le pays, certains officiers généraux des forces armées centrafricaines se sont prêtés au dangereux jeu des mafieux arnaqueurs dans la commune de Mpoko Ngomon , située dans la préfecture de l’Ombella Mpoko, au sud-ouest de Bangui
Ils sont une dizaine, mais les plus célèbres cités dans l’affaire sont : le général Alfred Service alias Lapadjo et le général Galouti, mais également la ministre de la Défense, madame Marie-Noëlle KOYARA, dont le nom est aussi cité dans cette affaire.
En effet, depuis quelques semaines, au village Mpoko Ngomon , situé dans la commune de Bimbo, derrière quartier Cattin / Boeing, non loin du Parc Samba
, à environ 10 kilomètres de Bangui, certains officiers généraux de l’armée nationale, à la tête d’une colonne de 10 véhicules de l’armée nationale remplis des soldats FACA, lourdement armés, ont investi cette localité avec des matériels de la topographie,. Sans aucune procédure légale en la matière, et sans la présence des agents cadastraux, encore moins des documents officiels, ont procédé aux réquisitions, puis au découpage et morcellement des parcelles appartenant à des particuliers, et ce, d’une manière personnelle et totalement illégale. Et ce n’est pas tout, quelques jours plus tard, ces mêmes généraux ont fait venir des équipements de traçage routier, notamment un tracteur, conduit par un ex-militaire de l’armée national. En présence d’une foule des personnes en colère, ils ont ordonné au conducteur de l’engin de procéder à l’aménagement d’un réseau routier dans le secteur où ils ont réquisitionné des parcelles privées.
En présence de l’une de nos équipes mobiles, les populations locales se sont soulevées, et bloquent l’accès au secteur. Face à cette situation, les généraux, escortés par des dizaines de militaires lourdement armés, ont tenté de rassurer les populations locales en leur disant que les travaux qu’ils ont effectués dans la commune de Mpoko Ngomon ont été réalisés à la demande du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. « C’est officiel et légal », ont-ils précisé. Et plus étonnant dans cette histoire, les généraux ont pris leur temps pour expliquer aux manifestants qu’il serait inutile de faire la tête avec l’État et le gouvernement. Personne « ne peut vaincre l’État », martèlent-ils, tout en précisant que si les populations voudraient récupérer leurs parcelles de terrain, elles n’ont qu’à rembourser les frais des travaux de route qu’ils ont effectués, et qui s’élèvent à plusieurs millions de francs CFA, d’après eux.
Pour l’heure, aucune séance des négociations n’est engagée officiellement avec les propriétaires de ces terrains, et les deux camps maintiennent chacun sa position.
Mais selon nos informations, les chinois auraient découvert un gisement minier dans cette localité, suscitant ces agissements des officiels.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/touadera-lance-les-travaux-de-fibre-optique-a-berberati-en-2020-450×338.jpg” alt=”Les travaux d’installation des équipements de la fibre optique à Berbérati dans la Mambéré Kadéï” width=”450″ height=”338″ />
Les travaux d’installation des équipements de la fibre optique à Berbérati dans la Mambéré Kadéï
Bangui, République centrafricaine, Sunday, 18 October 2020, 07:15:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comment procéder au désenclavement numérique des zones rurales, couplées avec l’intégration régionale par l’intermédiaire d’une infrastructure à fibre optique d’accès aux pays limitrophes d’Afrique centrale ? Les pays concernés avaient trouvé une idée géniale : il faut donc poser des milliers de kilomètres de fibre optique sur les axes d’interconnexion entre le Cameroun, la République centrafricaine et le Congo ainsi que la mise en place d’une boucle locale urbaine, d’un centre national de données datacenter et d’un centre de formation digital. Approuvé par l’Union européenne et la banque africaine de développement, le projet va s’exécuter en rca de janvier 2018 à 2022. Ce désenclavement numérique à travers l’accès facile à internet constitue un facteur essentiel pour booster l’économie nationale, selon ses auteurs.
Hélas, le sort semble s’acharner sur ce projet qui nécessite une nouvelle réalisation des infrastructures, notamment des réseaux souterrains nécessitant des travaux d’enfouissement. Cofinancé par la banque africaine de développement et l’Union européenne à hauteur de plus de 33 milliards de francs CFA, le projet dorsale-fibre optique d’Afrique centrale composante RCA prend de l’eau petit à petit. En cause, la mauvaise gestion, le détournement des fonds et la mafia qui rendent difficile l’avancement des travaux de fouille du sol d’environ 1050 kilomètres depuis la République du Cameroun jusqu’à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Ce projet, qui devrait être exécuté par une entreprise sud-coréenne Tayan , est sous-traité à une entreprise libanaise dénommée « BUREAUTOP-IRIS » qui, à son tour, recrute des employés.
Or, ces travaux, qui devraient favoriser l’emploi massif des jeunes centrafricains , ne bénéficient qu’aux étrangers. L’entreprise BUREAUTOP-IRIS , recrute à plus de 99% que des étrangers pour son équipe technique, et les centrafricains ne sont recrutés par les libanais que pour des travaux d’enfouissement comme des manœuvres alors que la RCA regorge des ingénieurs télécom spécialisés en travaux d’installation de fibre optique. Plus étonnant dans cette affaire, pour les travaux d’enfouissement, les centrafricains sont payés par mètre linéaire, et ce, pour une somme de 400 francs CFA au lieu de 1000 francs CFA initialement prévus. Ce qui suscite la colère et le mécontentement des ouvriers à Bangui, Berberati, ou encore à Boali. Ils se sont mobilisés pour réclamer le départ de coordo du projet CAB, Monsieur Xavier DECOUPOU, et celui de ses amis libanais de l’entreprise BUREAUTOP-IRIS, principal sous-traitant du projet fibre optique. Pour les employés centrafricains, le projet de fibre optique ne bénéficie qu’au coordonnateur national ainsi qu’aux libanais.
Rappelons que le vendredi 4 octobre 2019, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a officiellement lancé à Berberati, dans la Mambéré Kadéï, le projet dénommé central African. Backbone, consistant à installer la fibre optique. Ce
projet qui s’exécute de janvier 2018 à 2022. Ce désenclavement numérique à travers l’accès facile à internet constitue un facteur essentiel pour booster l’économie nationale.
Le projet d’installation de la fibre optique, qui couvre une durée de 14 mois de mise en œuvre selon l’expertise de l’entreprise sud-coréenne Tayan, vise à améliorer le débit de la connexion internet et de communication en Centrafrique. Mais la question que tout le monde se la pose est de savoir si le délai de 14 mois initialement prévu va-t-il être tenu ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Image-des-4-membres-fondateurs-de-ce-mouvement-450×285.jpg” alt=”” width=”450″ height=”285″ />les quatre membre du mouvement I lingbi awé SONY DSC
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 18 octobre 2020, 10:32:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Mouvement Citoyen Panafricaniste dénommé «I LINGBI AWE », en abrégé « I.L.A » entend briser la misère et la tyrannie du peuple centrafricain à travers la vision du Président fondateur de la RCA, le feu Barthélemy Boganda.
Une position exprimée lors d’une conférence de presse organisée à Bangui par le coordonnateur général dudit mouvement, monsieur Crépin NGOKO-ZENGUET.
À en croire à sa déclaration, les membres de son mouvement se sont rendus la semaine dernière au village Bobangui pour s’incliner et rappeler la mémoire du Président fondateur Barthélemy Boganda et demander que son esprit les soutienne ans le combat qu’ils entendent commencer pour l’établissement d’une nouvelle nation en République centrafricaine.
D’après lui, le village BOBANGUI est le lieu où tout a commencé pour la RCA. C’est le lieu où est né le père fondateur de la RCA, monsieur Barthélemy BOGANDA avant de disparaître tragiquement quelque temps après avoir doté son pays nouvellement déclaré indépendant d’un Hymne national, « la Renaissance », puis d’une devise nationale : « UNITÉ DIGNITÉ TRAVAIL », d’une vision : « ZO KWE ZO , mais également des cinq verbes : Se nourrir, se soigner, se loger, se vêtir et s’instruire. Un patrimoine littéralement piétiné depuis par nos dirigeants qui se sont succédé à la tête de notre nation, selon Crépin NGOKO-ZENGUET, coordonnateur dudit mouvement qui ajoute:
« NOUS SOMMES PRÊTS ! Prêts pour reprendre le flambeau de la lutte initiée par le Père fondateur pour la souveraineté de notre pays et le bien-être de tout le peuple centrafricain où qu’il se trouve. Ainsi « nous briserons la misère et la tyrannie, en brandissant l’étendard de la Patrie ».
Nous vous présentons le mouvement Citoyen Panafricaniste « I LINGBI AWE » qui va désormais prendre part aux débats politiques de notre pays en faisant des propositions concrètes dans les domaines de la souveraineté de notre nation ».
Notons que pour les législatives du 27 décembre, le mouvement «I LINGBI AWE » dit avoir déjà au moins 25 candidats qu’il va soutenir.
« Nous serons à partir d’aujourd’hui dans la lutte citoyenne pour exiger à ce que nos dirigeants et nos partenaires apprennent à écouter chaque centrafricain, comprendre les préoccupations et leurs attentes afin de les intégrer dans chaque prise de décision politique qui engage la vie des enfants de ce pays ainsi que la destinée de notre nation.
Nous sommes prêts à lutter avec toute notre énergie pour l’amélioration des conditions de vie dans notre pays.
Nous sommes prêts à nous battre pour éviter à nos enfants ce que nous avons vécu dans ce pays.
Nous sommes prêts à nous tenir main dans la main, toute génération, pour relever les défis qui nous attendent.
Notre combat est au-delà des personnes et des partis politiques.
Nous combattons les pensées obscurantistes et les systèmes machiavéliques qui maintiennent notre nation pourtant immensément riche en bas de l’échelle du développement et de la paix.
Notre combat est contre la pauvreté chronique dont souffre notre population ; contre le pillage et la mainmise sur nos richesses par une poignée de personnes dont certains ne sont pas fils de ce pays, tandis que la majorité des Centrafricains vivent dans une certaine paupérisation ; contre une instabilité et insécurité endémique favorisées et entretenues par un système désuet et non adapté aux exigences que ce monde désormais global propose ; un système qui ne nous permettra jamais de relever les défis du développement durable que nous devons suivre », déclare monsieur Crépin NGOKO-ZENGUET.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/lancement-campagne-sensibilation-femme-pour-les-inscrition-sur-les-listes-electorales-et-la-verification-de-leurs-noms-sur-les-listes-le-17-octobre-2020-a-la-maiie-de-cinquieme-arrondissment-de-bangui-par-ENABEL-450×300.jpg” alt=”Une patrouille des forces de la Minusca à Bria, dans la préfecture de Haute-Koto. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.” width=”450″ height=”300″ />Lancement à la mairie du cinquième arrondissement de la campagne de sensiblisation et l’implication des femmes dans le processus électoral en rca par ENABEL. Photo CNC / Cyrille Jerferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 18 octobre 2020, 15:21:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une logique du relèvement et de la reconstruction de l’autorité de l’État et de l’État de droit en RCA, l’appui des femmes à la démocratie locale est plus que nécessaire. C’est dans cette optique qu’une grande campagne de sensibilisation des femmes et des leaders communautaires est organisée à Bangui par l’ENABEL, un programme de l’Union européenne de consolidation de la démocratie en République centrafricaine.
Selon madame Fatoumata Dramé, l’experte en genre et l’élection pour le programme de l’Union européenne, l’implication massive des femmes dans le processus électoral en cours en République centrafricaine commence par leur inscription sur les listes électorales, consolidée par la vérification de leurs noms une fois celles-ci sont affichées par l’autorité nationale des élections, enfin se mobiliser en nombre le jour des scrutins pour exprimer massivement leur voix.
Ainsi, une campagne de sensibilisation a été lancée dans les différents arrondissements de Bangui par l’ENABEL à l’endroit des femmes pour qu’elles puissent se mobiliser massivement afin de s’inscrire sur les listes électorales, puis aller vérifier leurs noms une fois que celles-ci sont rendues publiques par l’autorité nationale des élections.
« Le message vraiment fort est qu’il est important aujourd’hui, demain au plus tard, d’aller vérifier les noms sur les listes électorales. Il est important de s’assurer que notre nom est bien écrit, qu’il n’y a pas de manquement, que les images sont à la bonne place, les noms, etc », a insisté madame Fatoumata Dramé qui a également précisé que « si le nom est mal écrit, nous aurons une carte d’électeur avec un nom mal écrit, donc nous ne pouvons pas voter. Deuxièmement, si le nom est absent, il n’y aura pas tout simplement pas de carte d’électeur. Donc c’est important pour les femmes de se mobiliser, d’aller faire cette vérification qui prend quelques heures et de réclamer au besoin. C’est important parce que les voix comptent ».
D’après elle, les femmes participent moins au processus électoral.
« Souvent elles sont allées s’enregistrer, mais elles vont moins voter. Donc nous nous mobilisons, nous encourageons et nous sensibilisons toutes les femmes à participer pleinement à ce que la voix de chacune compte dans ce processus », a-t-elle martelé lors du lancement de la grande campagne de sensibilisation des femmes à la mairie du cinquième arrondissement de Bangui ce samedi 17 octobre 2020.
Pour le maire du cinquième arrondissement monsieur Alain Yemo, cette campagne de sensibilisation à l’endroit des femmes, des filles, des mamans du cinquième et du troisième arrondissement vise tout d’abord à les pousser, surtout celles qui se sont inscrites sur les listes électorales lors du processus d’enrôlement, à se rendre massivement dans les centres d’enrôlement vérifier si leurs noms sont sortis sur la liste affichée, et s’ils sont correctement écrits.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Remise-de-Batiment-de-transmission-et-la-sortie-des-FSI-a-la-formation-de-remise-a-nouveau-a-Bouar-le-17-octobre-2020-450×338.jpg” alt=”Remise de Bâtiment de transmission et la sortie des FSI à la formation de remise à nouveau à Bouar.” width=”450″ height=”338″ />Remise de Bâtiment de transmission et la sortie des FSI à la formation de remise à nouveau à Bouar, le samedi 17 octobreRemise de Bâtiment de transmission et la sortie des FSI à la formation de remise à nouveau à Bouar le 17 octobre 2020
Cérémonie de fin de stage des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) du projet d’Appui au Déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et au Redéploiement de l’Autorité de l’État sur le corridor Beloko – Bangui
Bouar le 17 octobre 2020
Monsieur le Ministre de l’Intérieure chargé de la Sécurité Publique,
Mon Général, Inspecteur général des Armées, Représentant la Ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée,
Général, Chef d’Etat-Major des Forces armées centrafricaines (FACA),
Monsieur le Chef adjoint de la mission civile de conseil de l’Union européenne en RCA (EUAM RCA),
Messieurs les chefs de mission CIVIPOL et FSD,
Chers stagiaires en fin de formation,
Chers invités,
Mesdames et messieurs,
Je me réjouis de me retrouver, une fois de plus, ici à Bouar, pour cette cérémonie de fin de stage de remise à niveau des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), la première dans ce nouveau Centre de Formation des FSI entièrement construit avec l’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du projet d’Appui au Déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et au Redéploiement de l’Autorité de l’État sur le corridor Beloko – Bangui.
Bouar, nous l’avons dit ici, Monsieur le ministre, il y a exactement un an et un jour, incarne le tournant auquel se trouve aujourd’hui la RCA et se positionne comme ville pilote: en ce qu’il concentre les premiers résultats tangibles de l’Accord du 6 février et ses premières leçons ; les premiers dividendes de la paix par le processus de DDR en cours; la restauration de l’Autorité de l’Etat ; le redéploiement de ses forces de défense et de sécurité ; la mise en place de la première USMS qui demeure un espoir de retour des ex-combattants dans la République et une dissolution des groupes politico-militaires, tel que prévu dans l’Accord de paix; la relance socio-économique, de par sa position sur l’axe reliant la Centrafrique au Cameroun qui joue un rôle déterminant pour tout le pays ; le retour progressif des Centrafricains réfugiés dans les pays voisins, bien que ralenti par la pandémie du COVID 19 qui continue de nous éprouver. Malgré tout cela, Bouar, dans le cadre de la Coopération UE-RCA, continue de forcer l’admiration et de prendre le visage de l’espoir. A Bruxelles, le nom Bouar est connu comme exemple et modèle d’une paix qui revient progressivement.
Faut-il le rappeler, Monsieur le Ministre, ce projet d’Appui au Déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et au Redéploiement de l’Autorité de l’État sur le corridor Beloko – Bangui, initié par le gouvernement et financé sur l’Instrument contribuant à la Stabilité et à la Paix de l’Union européenne, est doté d’un montant de 8,1 millions d’euros et il vise à :
(i) Appuyer le redéploiement des forces de sécurité centrafricaines (Gendarmerie, Police, Douanes, Eaux et forêts) sur le corridor Beloko – Bangui, afin de stabiliser l’ouest du pays; (ii) Apporter un soutien en formation, équipement et fonctionnement à l’Administration civile le long du corridor, afin de contribuer à la restauration de l’autorité de l’État; et (iii) Contribuer à restaurer la confiance des populations situées dans la zone de déploiement par l’information et la sensibilisation au retour des forces de sécurité intérieure et de l’Administration.
Avec ce projet, l’Union européenne a voulu s’aligner derrières les priorités du pays définies dans le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA), pour accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale de Restauration de l’Autorité de l’Etat ainsi que par le Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des FSI. Ce projet, Monsieur le Ministre, est le vôtre. Ses priorités, sa mise en œuvre se fait étroitement avec vous.
A travers donc ce projet, le Centre de Formation des forces de sécurité intérieure de Bouar, Police-Gendarmerie (ou nous nous trouvons aujourd’hui), a été construit. Ce centre d’un coût global de construction et d’équipement d’environ 850.000 €, doté d’une autonomie énergétique et qui peut recevoir soixante stagiaires en internat, a pour vocation de permettre la mise en œuvre de formations continues au profit des quatre Forces de Sécurité Intérieure à BOUAR. L’esprit de service public, de police de proximité et de respect des droits humains sont justement des notions que le projet de l’Union européenne mis en œuvre par CIVIPOL veut promouvoir parmi les personnels des Forces de Sécurité Intérieure à travers des formations, dessinée et dispensée sous votre leadership.
En raison de la COVID 19, il a été nécessaire de réduire la formation à 38 stagiaires dont 6 femmes (4 douaniers, 5 agents des Eaux et Forêts, 14 gendarmes et 15 policiers), venant principalement de Bouar et des environs, pour la constitution de quatre groupes de dix personnes au maximum. Je tiens à féliciter ces 38 personnes et en même temps à les encourager à utiliser les connaissances qu’elles ont acquises au profit des citoyens et des citoyennes d’Afrique centrale, et restaurer ainsi la confiance de la population envers les forces de sécurité, une confiance qui n’a pas existée toujours dans le passé.
Le Centre Interministériel de Coordination Opérationnelle (CICO) dont nous venons de procéder à la coupure de ruban figure également dans ce projet et aura pour mission d’assurer la coordination des actions et l’interopérabilité entre les Forces Armées et les Forces de Sécurité Intérieure territorialement compétentes. La gestion commune de la collecte et de la transmission des informations de l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité exerçant dans la Zone de Défense du Nord-Ouest permettra l’information en temps réel des Ministères concernés sur les événements en cours ainsi que les mesures prises, l’appui au personnel des fonctions opérationnelles de chaque ministère dans le cadre de la diffusion de l’information et du renseignement aux profits des autorités gouvernementales.
Il convient de préciser que le CICO est doté d’un système d’énergie autonome qui alimente un système de transmission de l’information sophistiqué par VSAT ; ces moyens permettent l’envoi de données numériques en direction de la capitale ou de tout endroit disposant d’un VSAT, ceci 365 jours par an et 24H/24.
Par ailleurs, neuf nouvelles barrières modernes des Forces de sécurité intérieure (FSI), comprenant un bâtiment, des guérites et des toilettes modernes pour les FSI et les usagers sont en construction sur le corridor Bangui-Beloko.
L’Union européenne a mis la consolidation des institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat et la reconstruction des forces de défense et de sécurité au cœur de son partenariat multidimensionnel et exceptionnel avec la RCA. Elle a répondu favorablement à l’appel des hautes autorités centrafricaines et a récemment consenti au déploiement d’une nouvelle mission civile de conseil stratégique (EUAM RCA) afin d’appuyer la mise en place de forces de sécurité intérieures adaptées et professionnelles. Nous avons procédé ensemble, Monsieur le Ministre, au lancement de cette mission le 24 septembre dernier en présence du chef de l’Etat. Aujourd’hui, cette mission est déjà pleinement opérationnelle.
Monsieur le Ministre, cela va de soi que les attentes sans cesse pressantes du peuple centrafricain en matière de protection nous obligent, surtout en cette période électorale, à travailler en très étroite coordination pour une restauration de la légitimité des forces de défense et de sécurité dans l’exercice d’un domaine régalien par excellence : la sécurité publique.
L’Union européenne, premier partenaire de la République centrafricaine en matière de réforme du secteur de la défense et de sécurité, est également première contributrice au programme d’appui aux élections présidentielle et législatives. En réaffirmant récemment à Bruxelles, à l’occasion de la visite du Président de la République, son partenariat multidimensionnel avec la Centrafrique dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour l’Afrique et du prochain, nouveau cadre de coopération bilatérale UE-RCA, l’Union européenne reste soucieuse du bon déroulement des prochains scrutins pour une acceptation des résultats par tous les acteurs, gage de consolidation des acquis démocratique et du processus de paix.
L’Union européenne mettra tout en œuvre pour accompagner le pays, le peuple centrafricain et les forces de défense et de sécurité à travers les missions européennes de conseil, EUTM et EUAM, dans le processus de consolidation de la paix et de sortie définitive de la crise.
Je vous exprime ici, Monsieur le Ministre, toute la confiance de l’Union européenne dans notre volonté d’appuyer la République Centrafricaine et dans notre détermination, commune, pour créer les conditions de la paix et protéger le peuple centrafricain.
Bambari, République centrafricaine, samedi, 17 octobre 2020, 15:45:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Son identité n’a pas été dévoilée, mais son corps sans vie a été jeté dans un puits d’eau dans la concession d’une clinique locale, selon les forces de l’ordre.
Samedi, 17 octobre 2020, le service de la gendarmerie de la ville de Bambari enquête sur un homicide plus ou moins volontaire survenu dans la nuit du vendredi à samedi 17 octobre 2020 au cours duquel un homme d’une soixantaine d’années, gardien du marché central de Bambari, avait trouvé la mort.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis par les enquêteurs, la victime avait été poignardée à plusieurs reprises par un ou plusieurs individus dont les identités ne sont pas connues pour le moment.
Grièvement blessé, l’homme succombe de ses blessures, et son corps sans vie a été retrouvé ce samedi matin dans la cour de clinique sanitaire « bon samaritain »,précocement dans un puits, située à proximité du marché central, présumé lieu du crime.
Pour l’heure, l’enquête est en cours, et les auteurs de ce crime courent toujours. Un appel à témoin a été lancé pour les retracer afin de les remettre à la justice.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-à-ndassima-450×398.jpg” alt=”un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima” width=”450″ height=”398″ />un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 octobre 2020, 13:31:05 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ces derniers temps, la Fédération de Russie, nouveau messie de l’Afrique, multiplie les promesses de voler au secours de la Centrafrique après plusieurs mois d’absence. Peut-on être optimiste ? Tout a commencé avec la promesse de dons alimentaires pour l’Afrique dont la Centrafrique devrait être bénéficiaire. On nous parle de blé pour une valeur de deux millions de dollars. C’est généreux et on peut être reconnaissant à la Russie pour çà… Mais on ne les a pas encore…
Cette annonce du don alimentaire est arrivée peu de temps après un don de matériel pour lutter contre la maladie à coronavirus. Cette opération pilotée par la Russie avait été organisée en grande pompe sur l’aéroport de M’Poko en présence du président. Ils ont attendu que la pandémie se calme pour aider le pays. C’est un peu tard…
L’on nous promet maintenant l’ouverture d’un bureau militaire avec 4 généraux dans l’ambassade de Russie. Autant de généraux alors que dans leurs autres ambassades l’attaché de défense est colonel ? Il y’a tant de généraux disponibles que çà en Russie ? Et pour commander quoi ? L’armée russe entière pour venir occuper le pays ? Un effet d’annonce ? une promesse qui ne sera pas tenue encore une fois… Quatre généraux, pour des plans cachés ?
Et puis ça y’est !!! A grands coups de trompette, les chars blindés russes arrivent à Bangui, avec plein de drapeaux et d’objets lancés sur la foule massée le long des rues, au mépris de toute sécurité. En plus, toute cette belle mécanique semble présenter quelques défauts puisque sur 10 chars, 3 sont tombés en panne pendant ce défilé qui se voulait triomphal ! Ils ont fini tractés par une corde par un camion. Ça commence bien !
En fait ces chars, ce sont plutôt des vieilleries dépassées qui tombent en panne, des véhicules repeints pour faire neuf, prélevés sur les stocks immenses de l’ex-armée soviétique. Et où vont-ils ces engins ? A Berengo, là où personne ne sait ce qui s’y passe. On peut se demander d’ailleurs quand notre armée pourra les utiliser… Pour l’instant ce sont les mercenaires de Wagner qui ont les clefs !
Des mots, beaucoup de mots mais surtout des armes, toujours plus d’armes, déversées en Afrique. Que fait la Russie pour le développement ? Elle donne des mots et des promesses… Qu’offre la Russie présentement ? Ce qu’elle a en quantité : des armes, des munitions, des chars vétustes, des mercenaires, des mines…. Pour quels plans ?
Il est temps de se désillusionner, l’action n’est pas là. Une déception à chaque fois alors que les Centrafricains ne recherchent que la paix et le vivre ensemble.
Qui vivra, verra si les autres promesses sont tenues…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-ville-de-Bangui-avec-immeuble-Écobank-et-orange-au-complet-450×196.jpg” alt=”Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”196″ />Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 octobre 2020, 11:06:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le retour à l’ordre constitutionnel matérialisé par la prestation de serment du 30 mars 2016, le pouvoir de Bangui s’est vite confronté à l’épineuse problématique de la sécurisation des documents d’identité, de permis de conduire, de titres de séjour et des cartes grises des véhicules immatriculés en Centrafrique.
En effet, suite à un appel d’offres qui a enregistré une cinquantaine d’entreprises concurrentes, le marché d’impression de documents sécurisés a été attribué de façon opaque et en violation des lois du marché à une entreprise libanaise redoutée dans des trafics mafieux à travers le monde.
Au delà des voix discordantes qui reprochaient le bradage d’une partie de notre souveraineté à une entreprise étrangère, le pouvoir est demeuré sourd et s’estime satisfait des prestations de cette entreprise étrangère. Le problème crucial qui fait l’objet de notre analyse, se résume à la tarification de ces documents sécurisés c’est à dire ce que le citoyen doit débourser pour obtenir une carte d’identité nationale. A titre de rappel, la loi de finances qui détermine les recettes et les dépenses de l’état au cours de l’exercice 2020 avait fixé le prix de la carte nationale d’identité à 4500 FCFA soit environ 7 euros. Au mépris des dispositions de la loi des finances, un arrêté interministériel autorise la société chargée d’impression des documents sécurisés à délivrer les cartes d’identité contre 6750 FCFA soit environ 10,50 euros.
Entre temps, un courageux parlementaire avait intenté une action en justice en annulation de l’arrêté interministériel devant le tribunal administratif qui a déclaré la requête recevable. Après avoir statué en droit, le tribunal administratif a déclaré illégal la hausse des prix. En d’autres termes, l’arrêté interministériel qui augmente le prix de la carte d’identité est illégal. Ce qui est passé inaperçu et qui a engendré la déferlante indignation de l’opinion nationale, c’est que le gouvernement a fait appel de la décision du tribunal administratif qui déclarait illégale la hausse des prix. A ce stade, il urge de souligner que dans n’importe quel ordre de juridiction, l’appel a toujours un effet suspensif c’est à dire qu’il suspend ou empêche l’exécution de la décision rendue en première instance et l’appel a aussi un effet dévolutif c’est à dire que la Cour d’appel est appelé à réexaminer l’ensemble du dossier dans un délai imparti. Ainsi, avec les effets de l’appel, la société de l’impression de documents sécurisés est en droit de continuer à appliquer les tarifs définis par l’arrêté interministériel c’est à dire 6750 FCFA en attendant la décision de la Cour d’appel. Dans l’incompréhension et la confusion, une plateforme de la société civile dénommée « M4500 » a projeté une marche pacifique avec un « sit-in » pour rappeler à l’ordre cette capricieuse société au motif qu’elle n’est pas au dessus de la loi et qu’elle doit respecter la décision du tribunal administratif.
Contrairement à la marche dite des « moutons » qui, pourtant interdite a été encadré par les forces de l’ordre, sans arrestation jusqu’à la remise d’un mémorandum au deuxième vice-président de l’assemblée nationale, la marche des « M4500 » s’est heurté à un impressionnant dispositif des forces de sécurité intérieure et de surcroît appuyé par les forces onusiennes. Devant ce traitement discriminatoire de deux mouvements citoyens dont l’un soutient les actions du pouvoir, le citoyen lambda s’interroge :
Quels sont les véritables contenus du contrat qui lie cette entreprise étrangère au pouvoir ? Ce marché était-il attribué dans le respect des règles établies ? Les enquêtes de moralité des dirigeants étaient-elles faites ? À quel prix le pouvoir centrafricain a-t-il bradé une partie de notre souveraineté ? A qui profite cette mafia qui a infiltré la république ? Le pouvoir a t-il une main invisible dans l’acquisition de ce marché par cette société libanaise ? Par ailleurs, pourquoi les prix des documents sécurisés ne sont pas revus en baisse eu égard au délabrement du tissu économique et social ? Pour soutenir son allié d’entreprise prédatrice, pourquoi le pouvoir ne subventionne t-il pas l’excédent qui pose problème ?
Enfin, les prochaines actions hostiles à cette société est-elle encore justifiée dès lors qu’il y’a une procédure judiciaire pendante ?
Pour calmer les esprits à la veille des échéances électorales, nous invitons le pouvoir à l’apaisement car des contestations de rue risquent de polluer l’environnement et surchauffer le climat électoral.
Pour finir, et selon des sources hautement sécurisées, il semble que les dotations de véhicules blindés ne sont pas destinées à combattre les groupes armés mais à mater les marches pacifiques y compris celles qui sont hostiles à l’impérialisme de cette société prédatrice où les hautes autorités centrafricaines sont majoritairement actionnaires. Mais attention, ne le dites à personne.
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/un-vehicule-du-PAM-accidente-au-village-Gbadengue-a-30-kilometres-de-bossangoa-le-10-octobre-2020-par-cnc-450×253.jpg” alt=”un véhicule du PAM accidenté au village Gbadéngué à 30 kilomètres de bossangoa le 10 octobre 2020 par cnc” width=”450″ height=”253″ />Un camion du programme alimentaire mondial accidenté au village Gbadéngué, situé à 30 kilomètres de Bossembélé, sur l’axe Bossangoa, le 10 octobre 2020. Photo CNC / Prisca Déganaï
Un homme transportant les produits humanitaire du programme alimentaire mondial lors de l’accident de son véhicule au village Gbadéngué, situé à 30 kilomètres de Bossembélé sur axe Bossangoa le 10 octobre 2020. Photo CNC / Prisca Déganï
Bossangoa, République centrafricaine, samedi, 17 octobre 2020, 07:37:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Transportant des tonnes de vivres en provenance de Bangui pour la ville de Bossangoa, un camion du programme alimentaire des Nations unies (PAM) a été littéralement vidé par un groupe des personnes non identifiées, appuyées par les miliciens Anti-Balaka au village Gbadéngué, situé à 30 kilomètres de Bossembélé sur l’axe Bossangoa.
Selon notre équipe mobile qui était arrivée sur le lieu de la scène, les faits se sont produits il y a une semaine au village Gbadéngué, situé à 30 kilomètres de Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko. Le véhicule, qui transportait des tonnes de vivres en provenance de Bangui pour Bossangoa, avait eu un accident à l’entrée de ce village. Aussitôt, un jeune conducteur de taxi-moto, qui roulait derrière le camion du PAM, est allé informer les jeunes de ce village qui ont envahi en quelques minutes le lieu de l’incident. Ces jeunes, soupçonnés fortement d’appartenir à la milice Anti-Balaka locale, ont proposé dans un premier temps leur service de protection avant de commencer à piller le véhicule en quelques minutes.
Notons que cet acte de pillage attribué aux miliciens Anti-Balaka n’est pas la première fois du genre. En juillet 2018, un véhicule du PAM avait été pillé dans les mêmes circonstances au village Djoh par les miliciens Anti-Balaka.
Pour les observateurs, les multiples cas d’accident de route enregistrés dans le pays sont probablement dus pour la plupart au mauvais état des réseaux routiers du pays.
Justement, il y a une semaine, dans la même région de l’Ouham, sur le pont situé à 8 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bozoum, un camion, transportant des tonnes de cargaison, s’est renversé complètement sur ce pont. Notre équipe mobile, qui était arrivée sur le lieu, a pu interroger le conducteur qui indique qu’il ne pouvait rien faire, car la dégradation avancée de l’axe qui serait à l’origine de son accident.
Rappelons que la journée mondiale de l’alimentation, qui devrait avoir lieu ce vendredi 16 octobre à Bossangoa, a été reportée à une date ultérieure en raison de la dégradation très avancée du réseau routier local ayant suscité le mécontentement des populations locales.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Fatime-Sherif-femme-de-djotodia-450×403.jpg” alt=”Fatimé Sherif, nouvelle épouse de Michel Djotodia” width=”450″ height=”403″ />Madame Fatimé Sherif, nouvelle épouse de l’ex-chef d’État de transition Michel Djotodia, le 15 octobre 2020.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 octobre 2020, 21:57:06 ( Corbeaunews-centrafrique ). Rentré à Bangui le 5 septembre 2020, pour la seconde fois après six années d’exil au Bénin, l’ex-chef d’État de transition Michel Am-Nondokro DJOTODIA, âgé de 74 ans, qui avait déclaré dans les médias qu’il est désormais l’ambassadeur de paix dans son pays, vient de se faire marier officiellement avec une jeune fille de 21 ans, Fatimé Sherif, étudiante à l’Université de Bangui.
La cérémonie de son mariage religieux a eu lieu ce mercredi 14 octobre 2020 à la résidence familiale de ses beaux parents située au quartier Km5, rue étoile, dans le troisième arrondissement de Bangui.
La jeune mariée, dénommée Fatimé Sherif, âgée de 21 ans, avait eu son baccalauréat série « B »l’année dernière. Native de Bria, elle est orpheline de mère, de l’ethnie Gbaya, de père mauritanien, collecteur de diamants et or, résidant à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto.
Sur le plan relationnel, madame Fatimé Sherif avait eu des contacts avec l’ex-chef d’État de transition depuis plusieurs années. En 2019, elle avait fait des navettes entre Bangui et Cotonou pour rencontrer son futur époux, Michel Am-Nondokro DJOTODIA. À cette époque, elle avait été accompagnée dans ses navettes par sa maman biologique, Madame Zara, décédée en 2019 dans l’avion lors de son évacuation sanitaire au Cameroun.
Lors de son retour à Bangui pour la première fois après plus de cinq ans d’exil, l’ancien chef d’État de transition n’avait pas manqué de fréquenter sa future épouse au quartier KM5. Même dernièrement, lors de son voyage à Bria, Michel Am-Nondokro DJOTODIA n’a pas manqué de visiter sa belle famille dans cette ville ou sa nouvelle épouse faisait ses études secondaires et primaires.
Notons que Michel Am-Nondokro DJOTODIA est officiellement marié avec madame Chantale Djotodia, une béninoise d’origine, aide soignante dans son pays qu’elle avait rencontré durant son exil au Bénin avant la prise du pouvoir de la coalition rebelle Seleka en 2013, dont il fut le chef.
Avec cette nouvelle vie, Michel Am-Nondokro DJOTODIA voudrait redonner du sens à sa vie à 74 ans.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Sorti 3e avec 12% de voix lors du simulacres d’élections groupées de 2015, le Rassemblement Démocratique centrafricain (RDC) de Désiré NZanga Kolingba subit sa dernière perfusion à quelques mois du double scrutin de 2020. A ce jour, de fortes inquiétudes ne cessent de gagner les cœurs des militants et sympathisants de cette formation politique fondée par le feu président André Kolingba. Absence de vision politique, transhumance, perte de repères ou simplement la fin d’une ère ?
Même si le RDC a annoncé son congrès pour la fin de ce mois d’Octobre, l’inexistence de son leader sur la scène politique après les deux tours des élections (2015-2016) continue de susciter de folles inquiétudes au sein de l’opinion nationale.
Bien que considéré comme un des principaux favoris des élections passées, Désiré Nzanga Kolingba alias DK qui avait soutenu le candidat de l’URCA lors du second tour a choisi se soustraire du jeu politique. On voit régulièrement le leader du RDC effectuer des incessants aller-retours entre Paris et Bangui. Si cela se justifie selon ses proches par son contrôle sanitaire, l’homme se prononce rarement ou pas du tout sur les faits sociopolitiques graves.
Doit-on accuser le laxisme naturel de DK ou simplement son manque de leadership politique ? Cette question laisse beaucoup de supputations.
En attendant, le bateau RDC est depuis peu sous de fortes vagues. Si l’alliance avec la majorité avait fait laisser au parti des plumes, le vent de la transhumance a été incalculable. Même dernièrement, des rumeurs d’un probable ralliement de la formation politique à la plateforme Be Oko a longtemps fait la une de l’actualité nationale. Le communiqué pendu par le bureau politique avait certes en partie étouffé les rumeurs sans mettre fin aux querelles ou encore repréciser le bord politique du parti.
Le RDC s’attachera en fin de compte à la majorité présidentielle ou devra-t-il intégrer la COD-2020, plateforme de l’opposition démocratique ? Pour le moment, rien ne rassure, mais, néanmoins, le ballotage politique du RDC a fait plusieurs mécontents au rang des cadres du parti dont Me Fleury Hotto et Jeannin Damossa.
Nombre des cadres du RDC ne manquent jamais de s’attaquer au leadership de DK qu’ils ne voient pas à la hauteur de la vision du parti créé par son défunt père. Doit-on défaire DK pour ressusciter le parti ? La question se pose à ce jour avec acuité puisque l’aile intellectuelle du RDC commence déjà à remettre en cause le choix clanique de DK pour la présidence du parti. Henry Mari Dondra, un des anciens jeunes cadres du RDC n’aurait-il pas été mieux ? Autant de questions qui frisent les débats. Le congrès très attendu viendra effacer le malaise qui se fait déjà ressentir au sein du parti des verts jaunes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio-450×423.jpg” alt=”une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”423″ />une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Bria, République centrafricaine, samedi, 17 octobre 2020, 05:38:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le suspect est transféré ce vendredi à Bangui dans un avion affrété par la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique. Présumé assassin d’un élément des eaux et forêts, monsieur Taguile a été arrêté après des heures d’affrontement militaire avec les combattants rebelles du FPRC à Bria.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis par CNC, l’agent des eaux et forêts, dénommé Rafadeck , dont le corps sans vie avait été retrouvé mardi dans la forêt, aurait été assassiné par monsieur Taguile, de l’ethnie rounga, combattants rebelle du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), un groupe armé à majorité Rounga, arabe, Sara et tchadien.
En effet, dans la journée du lundi 12 octobre, Monsieur Rafadeck, agent des eaux et forêt, s’est rendu dans sa ferme située dans la périphérie de la ville de Bria. Malheureusement, 24 heures plus tard, il n’a pas fait de signes de vie, et sa famille commençait à s’inquiéter. C’est ainsi que la gendarmerie du FPRC a été saisie, et une enquête a également été menée. Au cours de cette enquête, monsieur Taguile a été fortement suspecté, car, selon la gendarmerie du FPRC, il aurait eu un problème avec la victime quelques jours plutôt, en plus, les effets de la victime auraient été retrouvés à son domicile.
Pour avoir le cœur net, il a été convoqué par la gendarmerie du FPRC pour nécessité d’enquête, mais l’homme refuse d’y aller, suscitant la colère de ses amis rebelles qui ont déployé des éléments à son domicile pour le cueillir. Mais le suspect ne va pas se laisser faire, il a affronté durant des heures ses collègues du FPRC qui ont tenté en vain de l’interpeller jusqu’à l’intervention des Casques bleus de la Minusca.
Transféré dans la base militaire des casques bleus à Bria, puis à la section de recherche et d’investigation à Bangui, le suspect va bientôt être déféré devant le parquet général du tribunal de grande instance de la capitale dans les prochaines heures, selon des sources proches de l’enquête.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Suite à un incident avec un groupe armé actif dans la région, Médecins sans Frontière (MSF) a décider de réduire pendant deux semaines ses activités à Kabo.
Selon un communiqué de l’ONG internationale médecin sans frontières (MSF) publiée ce vendredi 16 octobre 2020, c’est à la suite d’un incident survenu dans la ville de Kabo, dans la préfecture de l’ouham qu’il a décidé de réduire pendant deux semaines ses activités dans cette ville. Celles-ci concernent notamment Les consultations externes, ainsi que les activités de supervision en périphérie de la sous-préfecture de Kabo.
Joint au téléphone par CNC, le service de communication du MSF n’a pas souhaité faire de commentaire avant la fin de pourparlers qui seraient en cours.
Notons que la ville de Kabo, située à 446 kilomètres de Bangui, est sous contrôle du mouvement armé MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique ), dirigé par l’autoproclamé général Mahamat Alkhatim, un ressortissant tchadien, arrivé en République centrafricaine dans les années 2003.
Et ce n’est pas pour la première fois que le staff du MSF a eu des difficultés à travailler dans la région à cause des agissements des groupes armés.
Un nouveau financement du gouvernement des États-Unis vient appuyer les activités d’urgence de l’UNICEF en République centrafricaine
BANGUI, le 16 octobre 2020 – Alors que l’insécurité et la violence généralisées continuent de menacer la vie et le bien-être des communautés en République centrafricaine, trois millions de dollars supplémentaires du Bureau d’Assistance Humanitaire (BHA) de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) vont permettre à l’UNICEF et à ses partenaires ACF, ACTED et Solidarités International de renforcer leur réponse d’urgence et d’apporter des secours à des milliers de personnes vulnérables, a déclaré l’UNICEF aujourd’hui.
Ce nouveau financement, qui s’ajoute aux six millions de dollars déjà donnés par le BHA pour 2020, sera crucial pour soutenir les efforts du Mécanisme de Réponse Rapide (RRM) de l’UNICEF visant à fournir des articles ménagers essentiels et des services d’eau et d’assainissement critiques rapidement après une catastrophe ou une crise.
« À un moment où les enfants continuent d’être les plus touchés par le conflit et où un sur deux a encore besoin d’une aide humanitaire pour survivre, il est impératif que nous continuions à adapter notre réponse à l’évolution des besoins dans tout le pays » a déclaré M. Fran Equiza, le Représentant de l’UNICEF en RCA. « Nous tenons à exprimer notre reconnaissance au gouvernement et au peuple des États-Unis pour leur généreux soutien, qui permettra à l’UNICEF de poursuivre et d’intensifier ses efforts pour fournir une assistance rapide et efficace là où elle est le plus nécessaire. »
« Les États-Unis tiennent à remercier l’UNICEF pour son travail inlassable en tant que partenaire clé de nos efforts d’aide humanitaire en République centrafricaine. Leur expertise et leur présence dans tout le pays nous permettent de continuer à fournir une aide vitale aux Centrafricains dans le besoin » a déclaré S.E. Lucy Tamlyn, l’ambassadeur des États-Unis en République centrafricaine.
D’ici la fin 2020, l’UNICEF prévoit d’intensifier son intervention dans les préfectures de l’ouham et de l’Ouham-Pendé au nord-ouest, dans celle de la Nana-Mambéré à l’ouest, ainsi que dans celle de la Basse-Kotto au sud – où l’on s’attend à ce que la présence de groupes armés continue à forcer les populations à fuir leurs maisons – et de fournir à 250 000 personnes des articles ménagers essentiels et à 100 000 personnes des services d’eau et d’assainissement.
Depuis le début de l’année, le RRM a fourni des articles de première nécessité à plus de 121 000 personnes vulnérables et a assuré des services essentiels d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de promotion de l’hygiène à plus de 88 000 personnes
[
1].
L’UNICEF remercie à nouveau le gouvernement et le peuple des États-Unis pour leur générosité et se réjouit de leur collaboration continue pour améliorer la vie de chaque enfant dans toute la République centrafricaine.
À propos du Mécanisme de Réponse Rapide (RRM) Le RRM est un système de suivi et de réponse rapide aux nouvelles urgences humanitaires (par exemple, les mouvements de population liés aux conflits, les catastrophes naturelles et les épidémies) par la distribution de produits de première nécessité et la fourniture de services d’eau et d’assainissement.
Il est le programme phare de l’UNICEF depuis 2013 et est mis en œuvre par les ONG ACF, ACTED et Solidarités International.
À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus difficiles au monde, pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, pour construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail au service
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycée-Gobongo-rue-Mbaïkoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata-450×337.jpg” alt=”Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 octobre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Le servie de police de l’agglomération de Bangui et la famille d’un conducteur de moto taxi lance un avis de recherche après sa disparition inquiétante dans la capitale depuis 24 heures. L’homme n’a pas fait de signes de vie, et son téléphone mobile n’est plus fonctionnel.
Monsieur Yafara Fernandez, connu sous le sobriquet de Ndèz, âgé de 24 ans, habitant quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement, est porté disparu dans la nuit du jeudi à vendredi 16 octobre 2020 après avoir effectué une course avec un client, dont les identités ne sont pas connues.
Cependant, quelques heures plus tard après sa disparition, vers 1h du matin, un homme inconnu avait utilisé le mobile du disparu pour informer sa sœur que celui-ci aurait été enlevé par des soldats FACA alors qu’il effectuait une course dans le septième arrondissement de Bangui. Cet appelant inconnu, dans sa conversation avec la sœur du disparu, décrivait étonnamment les portraits des présumés auteurs de cet enlèvement. Évidemment, tout ça ne pourrait être qu’une distraction, selon une source policière.
Ainsi, le service de police, ainsi que la famille de monsieur Yafara Fernandez lancent un appel à témoin à la population banguissoise pour que ce dernier soit retrouvé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/blinde-offert-par-la-russie-tracte-par-une-corde-a-sa-descente-davion-le-15-octobre-2020-sillonnant-bangui-450×338.jpg” alt=”L’un des 10 blindés offerts par la Russie tracté par une corde à Bangui le 15 octobre 2020″ width=”450″ height=”338″ />L’un des 10 blindés offerts par la Russie tracté par une corde au centre ville de Bangui, le 15 octobre 2020. Photo CNC / ADà Bangui le 15 octobre 2020
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 octobre 2020, 11:06:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Distribution des jouets, parades militaires, cérémonies, feux d’artifice, la livraison de 10 chars blindés d’occasion offerts par la Fédération de Russie aux forces armées centrafricaines a été accueillie avec enthousiasme par le chef de l’État et son gouvernement. Au même moment, dans les rues de la capitale, des critiques fusent, et le Président de la République est accusé de vouloir trop exagérer autour de cette fameuse livraison des matériels militaires d’occasion russe.
Jeudi, 15 octobre 2020, lors de la cérémonie de livraison des 10 chars militaires d’occasion offerts par la Fédération de Russie aux forces armées centrafricaines (FACA), des centaines de jeunes ont été mobilisés pour l’occasion par le parti au pouvoir contre la promesse d’un versement individuel d’une somme de 1000 francs CFA, et une parade militaire a également été organisée dans la capitale, suivie d’une distribution des jouets , puis d’une cérémonie spectaculaire pyrotechnique organisée dans le stade omnisport à l’honore des Présidents Poutine et Faustin Archange TOUADERA, et ce, pour seulement 10 chars d’occasion dont trois sont tombés en panne dès leur arrivée dans la capitale centrafricaine. Ainsi, les Centrafricains se demandent pour quelle raison le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement se sont mobilisés ainsi. S’agit-il du lancement de la campagne électorale, ou alors une simple propagande à la gloire de la Russie ?
Dans les arrondissements de la capitale, des voient s’élèvent pour s’indigner contre les fonds dépensés à l’occasion de ces cérémonies inutiles. Pour eux, ces fonds pourraient servir à aider les victimes et les déplacés des violences des groupes armés qui sont encore dans des camps des déplacés en province, ou encore financer la construction des écoles et des hôpitaux pour soigner le peuple centrafricain meurtri.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/AXR19BDDTHyyeoy_3Z-g-2.jpeg” alt=”recensement des électeurs à Bangui par ONUINFO” width=”400″ height=”266″ />Le recensement des électeurs à Bangui, en République centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 octobre 2020, 09:26:33 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après plusieurs jours de retard, l’autorité nationale des élections a enfin rendu disponibles depuis mercredi les listes électorales dans certaines villes du pays ainsi que dans la capitale Bangui. Le délai de recours, qui était initialement de 20 jours, est réduit à 5, suscitant la colère de la population.
Dans un peu plus d’une semaine, le chef de l’État, conformément à la nouvelle loi électorale très controversée approuvée par l’Assemblée nationale le 23 septembre dernier, va devoir convoquer le corps électoral d’ici le 25 octobre 2020. Entre temps, les listes électorales définitives doivent être disponibles au plus tard 24 heures avant cette date. Or, sur le terrain, l’autorité nationale des élections, organes chargés d’organisation technique des élections dans le pays, a du mal à boucler les opérations d’enrôlement des électeurs dans plusieurs villes de l’arrière-pays, poussant les agents à s’activer nuit et jour dans les centres de traitement des données en vue de respecter ce délai que d’aucuns considèrent comme un exploit.
Dans la foulée de ses difficultés, l’ÂNE a finalement affiché ce mercredi 14 octobre les listes électorales dans certaines villes de l’arrière-pays ainsi que dans la capitale. Dans les centres d’enrôlement, certains électeurs n’ont pas vu leur nom dans les listes affichées par l’ÂNE, et de tentative de correction est en cours.
Cependant, la coalition de l’opposition, dans un communiqué publié, campe sur ses positions, et appelle le Président de la République à une large concertation avec les forces vives de la nation en vue d’une organisation pacifique des élections.
La police burkinabè suspend ses contrôles routiers à Ouagadougou
Bangui ( République centrafricaine ) – La police nationale du Burkina Faso, régulièrement accusée de racket et de corruption, ne devrait plus mener de contrôles routiers dans la capitale Ouagadougou et sa région.
Les contrôles de véhicules par la police vont être suspendus jusqu’au 15 décembre à Ouagadougou./////////////.
La décision, prise par le directeur de la police nationale, intervient au lendemain d’un rapport sur la corruption publié par le Réseau National de Lutte Anti-Corruption (REN-LAC) et qui fait suite à une enquête d’une radio locale sur le racket lors des contrôles routiers dans la capitale du Burkina Faso./////////////.
Récemment un rapport du REN-LAC, une structure de lutte contre la corruption, accablait la police municipale classée en tête et la police nationale, 3e des institutions les plus corrompues du pays./////////////.
Le syndicat des transporteurs se réjouit de cette suspension des contrôles de police. En effet, l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) avait dénoncé la “pléthore” des contrôles dans la ville de Ouagadougou. /////////////.
“Les chauffeurs ont accueilli la note avec soulagement, ce qui va permettre de faire le bilan de ce qu’il y a comme griefs à notre système de contrôle. Ce n’est qu’un pan pour ce qui est des rackets et des tracasseries routières”, a indiqué Dramane Doussa, secrétaire permanent du syndicat./////////////.
Dans le récent rapport du REN-LAC, la police nationale est la troisième institution la plus corrompue avec 18,9% après la police municipale et la douane./////////////.
Des accusations rejetées par les concernés. /////////////.
“Il ressort des plaintes que certains policiers s’adonnent à des actes de racket lors des opérations de contrôle. Ces tracasseries routières ne sont nullement compatibles aux principes déontologiques de notre institution dont la mission principale est de rendre des services publics”, a réagi la police nationale./////////////.
“Le rapport n’attaque pas quelqu’un, le rapport informe chaque service sur ce que les citoyens burkinabè pris dans un échantillon de 2000 personnes pensent d’eux. Maintenant s’ils pensent qu’il ne faut pas tenir compte de ce que les citoyens pensent d’eux, en ce moment nous on n’a rien à leur dire”, souligne Sagado Nakanabo, Secrétaire exécutif du REN-LAC./////////////.
En attendant les contrôles restent suspendus jusqu’au 15 décembre./////////////.
“Tout contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires prévues par le Règlement de discipline générale du cadre de la police nationale”, prévient le directeur régional de la police nationale du Centre, Désiré Ouédraogo.
Pascal Affi N’Guessan : “Ou on va ensemble, ou pas de scrutin”
Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que la campagne démarre, le président du FPI Pascal Affi N’Guessan appelle à un boycott actif sans dire qu’il se retire du processus électoral.
La campagne présidentielle s’est ouverte ce jeudi (15.10.2020) à minuit. Aucun meeting n’était programmé dans l’immédiat. En effet, le candidat Pascal Affi N’Guessan a appelé à la désobéissance civile, tout comme l’ancien président Henri Konan Bédié , leader du PDCI-RDA. Tous les deux hommes politiques refusent pour l’instant de se lancer dans une campagne électorale./////////////.
Pascal Affi N’Guessan, dans une interview accordée à la DW, rejette d’ailleurs la tenue du scrutin du 31 octobre. Car pour lui les conditions ne sont pas réunies./////////////.
Les deux principaux candidats de l’opposition en Côte d’Ivoire ont aussi appelé leurs militants au “boycott actif” du processus électoral en vue de la présidentielle du 31 octobre, lors d’une conférence de presse conjointe./////////////.
“Nous avons décidé de porter solennellement à la connaissance du peuple de Côte d’Ivoire que le processus électoral en cours ne nous concerne nullement”, ont ils fait savoir. /////////////.
“Nous ne nous somems pas retirés de l’élection”, a auparavant déclaré Pascal Affi N’Guessan à la DW. “Nous n’imaginons pas un scrutin qui serait organisé sans nous. Ou on va ensemble, ou il n’y a pas de scrutin. Voilà la logique dans laquelle nous sommes”, a notamment martelé l’opposant./////////////.
Pascal Affi N’Guessan et Henri Konan Bédié ont par ailleurs appelé leurs partisans “à mettre en application le mot d’ordre de boycott actif par tous les moyens légaux à leur disposition, afin que le pouvoir actuel consente à convoquer l’ensemble des forces politiques nationales afin de trouver des solutions acceptables à toutes les revendications”./////////////.
En dehors de l’ouverture officielle de la campagne électorale, la Commission électorale a commencé à distribuer les cartes d’électeurs . Mais les leaders de l’opposition ont également demandé aux militants de “s’abstenir de participer, tant en ce qui concerne la distribution des cartes électorales qu’en ce qui concerne la campagne électorale”, et de “faire barrage au coup d’Etat électoral que le président Alassane Ouattara s’apprête à commettre”, et d’”empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin”./////////////.
L’opposition ivoirienne demande une réforme du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale indépendante qu’elle juge “inféodés” au pouvoir.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-PATRI-450×450.jpg” alt=”maître crepin mboli goumba président du parti PATRI” width=”450″ height=”450″ />Maître Crépin Mboli-Goumba
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 octtobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le mouvement des jeunes pour la protestation contre le prix illégal de la Carte Nationale d’Identité (CNI) fait réagir la classe politique centrafricaine. Parmi les premières voix qui se sont levées, celle de Me Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE, qui, dans une déclaration à la presse jeudi 15 octobre a exprimé son mécontentement vis-à-vis de la Société Al Madina pour son refus de respecter les lois de la République et promet aux centrafricains la gratuité de la CNI et de l’acte de naissance.
« Je suis solidaire du peuple centrafricain contraint de payer la carte d’identité à 6.750 FCFA alors que les lois de la République la fixe à 4.500 FCFA » a introduit Me Crépin Mboli-Goumba ce Jeudi 15 Octobre 2020 à l’occasion de son adresse à la presse.
« Je suis solidaire de ces compatriotes qui ont triomphé partiellement dans ce combat. Je suis solidaire de ces jeunes qui ne trouvent d’autres moyens que de manifester pour témoigner leurs mécontentement » a poursuit le président du Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE).
Pour celui qui s’impose aujourd’hui comme la figure politique de la jeunesse centrafricaine, il est hors de question de confier la confection des documents d’identité du peuple centrafricain à une société étrangère. « C’est une atteinte à notre souveraineté » a-t-il déclaré.
« Comment parler de la carte d’identité nationale alors que de nombreux centrafricains ne disposent pas d’acte de naissance » ? Crépin Mboli-Goumba s’interroge en proposant au peuple une alternative innovante « Si je suis élu Président de la République, je rendrais gratuits l’acte de naissance et les cartes d’identité pour l’ensemble des centrafricains » a promis le candidat investi de PATRIE pour le scrutin de 2020.
En attendant, pour l’avocat centrafricain, le peuple doit désormais renoncer au paiement illicite de la carte nationale d’identité. Une véritable douche froide pour les autorités centrafricaines qui semblent se terrer dans un silence de mort face à la violation des lois de la République ? Ça sent un combat d’éléphant !
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/touadera-et-koyara-a-laeroport-de-bangui-lors-de-la-reception-des-blinde-russes-le-15-octobre-2020-matin-450×429.jpg” alt=”touadera et koyara à l’aéroport de bangui lors de la réception des blindé russes le 15 octobre 2020 matin” width=”450″ height=”429″ />Le Président Faustin Archange Touadera et la ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara à l’aéroport de Bangui Mpoko lors de la réception des 10 blindés russes le 15 octobre 2020. Photo CNC
L’un des 10 blindés offerts par la Russie tracté par une corde au centre ville de Bangui, le 15 octobre 2020. Photo CNC / ADà Bangui le 15 octobre 2020
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 octobre 2020, 16:15:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La cérémonie de réception de ces matériels militaires offerts par la Fédération de Russie aux forces armées centrafricaines (FACA) a eu lieu ce jeudi matin à l’aéroport international de Bangui Mpoko, en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, et de la ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA.
Jeudi, 15 octobre 2020, à l’aéroport international de Bangui Mpoko, il était 7 heures quand l’Antonov russe AH 124 est atterri sur le sol centrafricain . À son bord, des pilotes probablement de nationalité russe, ainsi qu’une dizaine des chars blindés offerts par la Russie.aux forces armées centrafricaines. La réception a été faite par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, en présence des diplomates russes, et de la ministre de la Défense nationale, madame Marie-Noëlle KOYARA, sans oublier de nombreux militants du parti au pouvoir, les cœurs unis, mobilisés par le gouvernement pour l’accueil des matériels russes.
Cependant, l’un des 10 chars offerts par la Russie, à sa descente d’avion, est tombé en panne, et refuse de démarrer. Il était tracté par un camion du génie civil de l’armée nationale avant de regagner le garage en catastrophe quelques minutes plus tard. Pendant ce temps, les autres blindés, comme prévu, ont sillonné la capitale durant plusieurs heures avant que deux d’entre eux soient tombés à nouveau en panne au plein centre-ville de Bangui durant plusieurs heures avant d’être conduits au garage. Les sept autres blindés, encore en fonction, ont continué la route à destination de la ville de Berongo, sur la route de Mbaïki, où sont basés les Mercenaires russes de la société privée Wagner.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Des-civils-applaudissent-à-un-soldat-FACA-à-Obo-en-Republique-Centrafricaine–450×253.jpg” alt=”Des civils applaudissent un Soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine” width=”450″ height=”253″ />Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 octobre 2020, 09:46:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les scrutins présidentiels et législatifs du 27 décembre 2020 seront – ils partiels ? En tout cas personne ne pourrait le savoir, sauf le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement, dirigé par son ex-directeur de cabinet Firmin NGRÉBADA. Pour la Minusca, la réponse est claire : les routes entre Obo – Bambouti est totalement fermée, et l’accès est difficile. Mais que s’est-il passé ?
Selon la Minusca, le mauvais état des voies freine le déploiement des forces dans les sous-préfectures du Haut-Mbomou : « entre Zémio et Mboki, les routes ne sont pas praticables. Entre Obo et Bambouti, les routes sont totalement fermées ». Cette déclaration du chef du bureau de la Minusca à Obo sème le doute au sein de la population quant à la tenue effective des élections législatives et présidentielles du 27 décembre dans cette préfecture de Haut-Mbomou, située à l’extrême sud-est, et qui occupe le bore du Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.
« Si les forces de défense et de sécurité intérieure ne sont pas sur place, comment les élections pourraient se tenir dans de bonnes conditions ? Comment les matériels électoraux vont-ils être déployés si les axes routiers sont bloqués ou impraticables ? », s’interroge un enseignant universitaire à Bangui. Et il n’est pas le seul, le député de Bambouti, il y a quelques jours, avait émis de doute sur le processus électoral en cours. D’après lui, les opérations d’enrôlement des électeurs n’avaient eu lieu à Obo et à Bambouti que trois jours, et seulement quelque 700 personnes qui se sont inscrits sur les listes électorales. En outre, le Député avait déclaré aussi que la route entre Obo et Bambouti est totalement bloquée par les rebelles ougandais de la LRA, en complicité de ceux de l’UPC. D’après lui, même à Bambouti, la ville est totalement occupée par les rebelles de l’UPC qui supervise chaque déplacement.
Cependant, la Minusca, lors de la conférence conjointe du mercredi, a déclaré que « contrairement à certaines allégations, les opérations d’enrôlement se sont déroulées sont incident et les électeurs se sont fait enrôler à Obo, Mboki, Zémio et à Bambouti ».
Et les nombreux villages qui sont entre Obo et Bambouti ? Et ceux qui sont également entre Zémio et Mboki dont l’accès est difficile en raison des routes impraticables ?
« Il ne suffit pas de rester seulement dans les grandes villes tout en oubliant celles qui sont à l’intérieur, puis venir dire que tout va bien », s’alarme Joseph Koli, un ressortissant de la région.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/bozize-a-bossangoa-450×337.jpg” alt=”L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE / 18/09/20″ width=”450″ height=”337″ />L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 octobre 2020, 07:42:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation (JMA), célébrée chaque année en différé en RCA, prend une allure politique en cette année 2020 en raison du processus électoral en cours. Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, qui, chaque année, n’a cessé de rehausser de sa présence à la célébration de cette journée internationale, menace cette année de ne pas se rendre à Bossangoa où la JMA 2020 sera organisée. Pourquoi ?
Pour la première fois en 30 ans, la journée mondiale de l’alimentation va être célébrée en RCA dans des conditions particulières en cette période de la pandémie de Covid-19 : pas de réhabilitation des infrastructures routières, pas de construction des logements pour les délégations officielles, contrairement à celle de Bambari l’année dernière.
Pour les organisateurs de cette journée internationale, il ne fait aucun doute, on ne peut tenir la JMA dans ces conditions, il faut nécessairement la différer. Mais le chef de l’État, ferme sur sa position, exige que cette date du 16 octobre soit retenue pour la JMA-2020 à Bossangoa, sinon il ne serait pas disponible d’y participer, selon les organisateurs. Pourquoi ?
D’après des sources concordantes au sein du MCU, le parti présidentiel, à partir de fin octobre 2020, le calendrier du chef de l’État serait bien chargé à cause du préparatifs des élections du 27 décembre. Or, pour certains observateurs, le chef de l’État a peut-être raison. À partir du mois de novembre, c’est le dépôt des candidatures pour la présidentielle et les législatives. La Cour constitutionnelle va également valider ou non ces dossiers. Sachant le, la candidature de l’ancien Président François Bozizé, qui a suscité de nombreux débats ce dernier temps dans le pays, pourrait être validée ou non par la Cour constitutionnelle. Et si d’aventure le dossier de Bozizé est recalé par la justice, il y aura sans doute des tensions dans le pays, en particulier à Bossangoa, sa ville d’origine. Dans cette condition, le chef de l’État ne pourra pas prendre risque de se rendre dans cette ville dans des telles circonstances troubles.
« Il le sait, il le prévoit », réagit un observateur de la vie politique nationale.
Notons que dans une déclaration faite lors d’une conférence de presse de la coalition de l’opposition démocratique à la veille du vote de la loi rectificative du code électoral, l’ancien Président de la République François Bozizé disait : « En ce qui me concerne, rien ne m’empêche d’être candidat et c’est la raison pour laquelle on est en train de monter toutes sortes de scénarios pour m’éliminer. Pourquoi ? », s’est-il interrogé, et d’ajouter : « Vous vous rendez compte, en tant qu’ancien chef de l’État, je deviens persona non grata chez moi… ».
Aux dernières nouvelles, les populations de Bossangoa ont boudé, et la JMA-2020 est reportée à une date ultérieure, sans doute après décembre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 octobre 2020, 05:27:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci n’est pas une blague, encore moins un poisson d’octobre. Pour quelque vingt véhicules militaires offerts par la Fédération de Russie aux forces armées centrafricaines, la présidence de la République a prévu d’organiser une parade militaire dans la capitale pour célébrer tambour battant ce don de la Russie, et ce, en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Selon les tracs distribués en grande quantité dans les rues de la capitale Bangui, le défilé du matériel militaire offert par la Fédération de Russie dans le cadre de la coopération bilatérale va commencer à partir de l’aéroport international Bangui Mpoko, et passera par rond-point Marabéna avant d’atteindre le centre-ville. Les matériels vont ensuite acheminer à Berongo, base militaire des Mercenaires russes .
Tenez-vous bien ! Un long « défilé militaire » pour une vingtaine des véhicules offert par la Russie, alors que la Chine populaire, et les États-Unis, sans oublier l’Union européenne, ont livré une centaine des matériels militaires aux FACA et aux forces de sécurité intérieure dans la discrétion totale, car il s’agit des équipements de combats.
Souvenez-vous, en septembre dernier, c’est en grande pompe qu’une cérémonie se déroulait sur le tarmac de l’aéroport en présence du président Touadera, du ministre de la Santé, Pierre Somsé et de madame Anastasia Smirnova, chargée d’affaires a. i. de Russie. L’objet de cette cérémonie pompeuse, la remise d’une dizaine de lots des matériels sanitaires alors que la Chine et l’Union européenne avaient distribué une large quantité dans le pays à travers des ponts aériens qu’elles avaient mis en place.
Alors, les Centrafricains se demandent que cache derrière cette propagande à la gloire de la Russie en République centrafricaine. Tout le monde le sait, la Russie n’a pas des moyens financiers comme la Chine ou l’Union européenne. Mais un petit geste entre amis dans la discrétion est plus louable que de rouler des tonneaux vides dans les rues.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/réunion-de-lopposition-au-siège-de-lURCA-avant-la-création-dune-plateforme-politique-envue-de-la-préparation-des-élections-de-2020-lphoto-prise-le-27-novembre-2019-par-cnc-450×253.jpg” alt=”Réunion des leaders de l’opposition démocratique au siège du parti URCA d’Anicet Georges Dologuelé le 27 novembre 2019 en vue de la mise en place d’une plateforme politique. Créditi photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 octobre 2020, 04:43:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). A moins de trois mois des élections groupées du 27 Décembre 2020, l’opposition démocratique va en ordre dispersé pendant que le régime en place dans une dynamique de fraude massive s’en se butter à une onde de choc.
Les observateurs de la vie sociopolitique centrafricaine n’avaient tari d’éloge depuis que l’opposition politique centrafricaine s’était réunie au sein de la COD-2020. Le réveil pour les uns, la stratégie idéale pour forcer l’alternance pour les autres. Diantre, hormis les communiqués intellectuellement pondus pour dénoncer les bavures de ce régime autarcique, il n’y a que l’orthodoxie qui s’exprime. La République est-elle encore bien loin du salut tant attendu ?
A l’évidence, l’on serait tenté de penser que face à un gouvernement qui a montré ses insuffisances, l’opposition politique centrafricaine manque vraiment d’inspiration. A cela, beaucoup de questions se posent aujourd’hui : Est-ce à cause du non-renouvellement de la classe démocratique ? Est-ce à cause de la pluralité de cette opposition partagée entre la COD-2020, Chemin de l’espérance d’Abdou Karim Meckassoua et Patrie de Crépin Mboli-Goumba ? Sont-ce encore les intérêts grégaires qui empêchent des actions coordonnées de notre opposition démocratique face à une machine de fraude électorale déjà établie ?
Il vous souviendra que le cas centrafricain n’est pas si loin de celui de la Côte-D’Ivoire. L’un et l’autre, l’opposition démocratique a en face un régime obnubilé par la confiscation du pouvoir public. Mais, en Côte-D’Ivoire de Félix Houphouet-Boigny, l’opposition a su paralyser depuis quelques mois les activités économiques par une démonstration de force le week-end dernier lors d’un meeting. Pendant ce temps à Bangui, capitale politique de la Centrafrique, la cartographie électorale a été remise en cause par le cadre de concertation. Dans les régions du pays, les listes électorales ont été tachées du sang des mercenaires enregistrés par sons de tambour. Les nouveaux partenaires de paix du gouvernement de Centrafrique continuent de terroriser les agents de recensement déployés sur le terrain alors qu’il est bien difficile d’imaginer des campagnes électorales en province sans la tutelle des Nations Unies.
Ca sent l’implosion électorale. Demanderez-vous, combien de meetings ont été organisés par le contrepouvoir pour permettre de sensibiliser les populations moins conscientes du cataclysme électoral prévisible? Combien de stratégies développées pour travestir le quadrillage militaire du régime face aux marches de liberté ?
Pour le moment, nul ne voit le mal venir de loin, car, comme le dirait l’autre « chacun se croit aux portes du pouvoir » sans prendre la mesure de la gravité de notre situation.
C’est vrai, l’orthodoxie est l’autre face cachée de cette opposition démocratique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/commune-de-Bavara-a-80-kilometres-de-Paoua-sur-laxe-Bozoum-le-17-septembre-2020-450×337.jpg” alt=”commune de Bavara à 80 kilomètres de paoua sur l’axe bozoum le 17 septembre 2020″ width=”450″ height=”337″ />La commune de Bavara, située à 80 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum. Photo CNC / Bobérang
Paoua, République centrafricaine , mercredi, 14 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La présence massive des combattants rebelles de 3R lourdement armé dans les localités de Paoua, situé dans la préfecture de l’Ouham-Péndé continue de paniquer les populations locales. Dans la commune de Bimbi, on parle désormais d’une nouvelle découverte des mines d’or, et les rebelles de 3R arrivent pratiquement chaque jour et renforcent leur position, poussant les populations à fuir.
Rien que pour la journée de mardi 13 octobre, une cinquantaine des sujets peuls, en provenance de la localité de Bogondo, sont arrivés à Bavara dans l’après-midi alors que quelques heures plutôt, dans la matinée, un autre groupe, composé d’une trentaine d’hommes, en provenance de la région de Nana-Boguila, était arrivé à Bavara.
24 heures plus tard, ce mercredi 14 octobre, la présence d’une autre vague des rebelles est signalée dans la ville.
Alors, beaucoup se demandent que cherchent exactement le 3R et ses combattants.
Selon les témoignages de certains déplacés de la région interrogés par la rédaction, les 3R auraient découvert des mines d’or dans la localité de Bavara et de Talé. C’est ce qui aurait pousser ces rebelles à se regrouper dans le secteur.
Notons que les rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), après l’opération « Ala londo » menée conjointement depuis le mois de juillet dernier par les casques bleus et les militaires de l’armée nationale contre leurs positions dans les localités de Koui, Besson et Bocaranga, se sont massivement regroupés, le mercredi 17 septembre 2020, dans la commune de Bimbi, notamment à Bavara, mais également à Talé, Yambassa et Bondja, non loin de la sous-préfecture de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Le Vendredi 02 octobre 2020, les rebelles du mouvement 3R, après avoir occupé ces localités, ont commencé à expulser les populations locales de leur habitation, créant la panique générale au sein des populations.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-denrôlement-des-électeurs-quartier-galabadja-terrain-sans-cas-le-12-juillet-2020-450×337.jpg” alt=”centre d’enrôlement des électeurs quartier galabadja terrain sans cas le 12 juillet 2020″ width=”450″ height=”337″ />Centre d’enrôlement au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bouar, République centrafricaine, mercredi, 14 octobre 2020, 14:08:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quatre jours après leur redémarrage dans les sous-préfectures de koui, de Ngaoundaye, puis à Niem-Yéléwa, les opérations d’enrôlement des électeurs viennent d’être suspendues par l’autorité nationale des élections (ÂNE) au détriment des populations locales qui se sont mobilisées en nombre pour se faire inscrire sur la liste électorale. Que s’est-il passé ?
Pour l’heure, on ignore les vraies raisons de cette nouvelle décision de l’autorité nationale des élections. Mais une chose est sûre, les opérations d’enrôlement des électeurs sont à nouveau suspendues à Niem-Yéléwa, et selon nos informations, celle-ci est valable également à koui et à Ngaoundaye.
Pendant ce temps, à Niem-Yéléwa, les populations, qui se sont mobilisées en nombre pour se faire inscrire sur les listes électorales, ont été refoulées, et ce, selon les agents, à la demande des autorités de l’ÂNE à Bangui. Au même moment, les agents tablettes et recenseurs, qui devraient percevoir leur per diem qui s’élève à 210 000 francs CFA pour la totalité des 10 jours de l’opération, n’ont reçu que 70 000 francs CFA de la part de l’ÂNE. Ce qui a suscité leur colère ce mardi 13 octobre 2020. Selon le rapporteur général de l’ÂNE, les agents n’ont travaillé que 4 jours et non 10 jours comme prévu, et donc ils doivent être payés conformément aux quatre jours qu’ils avaient faits.
« Il est hors de question! Nous avons travaillé 4 jours, et c’est l’ÂNE qui nous demande de suspendre toutes les activités. Le contrat initial avait prévu 10 jours d’opération pour une somme de 210 000 francs CFA et non 70 000 francs CFA. Nous devrons être payés comme prévu, quelle que soit l’issue du contrat » rétorque les agents tablettes et recenseurs en colère joints au téléphone depuis la ville de Bouar.
Alors, nombreux sont ceux qui se demandent pour quelle raison l’ANE a suspendu les opérations électorales dans ces localités ? S’agit-il d’une stratégie de sabotage de la population électorale de la Nana-Mambéré et de l’ouham-Péndé ? Ou s’agit-il d’une pratique mafieuse de certains cadres de l’ANE pour se faire de l’argent sur le dos des agents tablettes et recenseurs ?
Rappelons qu’après une négociation entamée avec le chef rebelle Abass Sidiki, les opérations du recensement électoral ont repris dans certaines localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré après être suspendues pour des raisons de sécurité.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/les-leaders-de-lopposition-démocratique-le-2-mars-2020-au-siège-de-lURCA.-450×337.jpg” alt=”Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR” width=”450″ height=”337″ />Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2020 (Corbeaunews-Centrafrique). Pour la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), la visite du centre de traitement des données de l’autorité nationale des élections par la différente composante du cadre de Concertation ce mardi 12 octobre 2020 est sans doute une stratégie de l’ÂNE qui aurait pour but, selon cette coalition, « d’associer l’opposition à la forfaiture en cours d’organisation par l’ÂNE en vue de faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’opposition démocratique serait associée au processus qui a été menée jusqu’à ce jour de manière unilatérale par l’ÂNE et le Gouvernement ». En conséquence, elle en appelle pendant qu’il est encore temps au Président TOUADÉRA afin qu’il fasse usage de ses prérogatives constitutionnelles de garant de la paix et de la sécurité du peuple centrafricain pour réunir en urgence les forces vives de la Nation en vue d’élaborer des solutions consensuelles, avant qu’il ne soit trop tard.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le 12 octobre 2020, sur invitation de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) adressée aux différentes composantes du Cadre de Concertation (CC) pour visiter le Centre de Traitement des Données (CTD), la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020) s’est fait représenter par deux de ses membres :
– Mahamat Kamoun, Président du Parti BèAfrica Tié Kwé (BTK) ;
– Sosthène GUÉTEL DILAMKORO, Président du Parti Panafricain pour les
Libertés et le Développement (PPLD).
Du compte rendu fait par les représentants de la COD-2020, il ressort que ladite visite avait finalement pour but d’associer l’opposition à la forfaiture en cours d’organisation par l’ANE en vue de faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’opposition démocratique serait associée au processus qui a été menée jusqu’à ce jour de manière unilatérale par l’ANE et le Gouvernement.
À cet effet, la COD-2020 fait la mise au point suivante :
I/ DU BILAN DES OPÉRATIONS D’ENRÔLEMENT FAIT PAR LE RAPPORTEUR GÉNÉRAL DE L’A.N.E.
Cette présentation avait pour but de fournir les données récentes des opérations
d’enrôlement des électeurs. Selon le Rapporteur Général de l’A.N.E. :
824.185 électeurs seraient inscrits sur le fichier électoral dont 847.576 femmes représentant 46,46% et 976.609 hommes, soit 53,54% ;
Le nombre de dossiers de présumés doublons identifiés et entièrement traités serait de 17.367 inscrits ;
La liste électorale provisoire de la RCA (toutes préfectures) serait imprimée ;
Le nombre de centres d’inscriptions encore ouverts en RCA pour raison d’insécurité sont au nombre de 168 et répartis dans les localités suivantes :
Ngaoundaye, Bocaranga, Koui, Niem-Yéléwa et Besson. Ces Centres poursuivent à ce jour les opérations d’enrôlement ;
La liste électorale des 26 centres d’inscriptions de la diaspora serait disponible.
DES CONTRADICTIONS DE L’A.N.E. SUR LES OPÉRATIONS D’ENRÔLEMENT À LA SUITE DES QUESTIONNEMENTS DE LA COD-2020.
À propos des inscriptions, en sus des 168 centres d’inscriptions encore fonctionnels, l’A.N.E. a reconnu que par suite du vol d’une tablette à Bimbo et de deux autres contenant les données de la localité de Ndjoukou, portées disparues à la suite d’un accident de circulation, une reprise des opérations d’enrôlement serait en cours dans ces localités. Il faut relever que les opérations d’enrôlement doivent précéder l’établissement des listes électorales provisoires. Ces deux opérations distinctes ne peuvent être menées concomitamment ;
Après la démonstration faite du traitement des doublons par le technicien, nous avions estimé la durée de traitement d’un dossier à 5 minutes. À la question posée, l’A.N.E. a ramené ce délai de traitement à 3 minutes. En considérant le dernier délai et dans l’hypothèse que le CTD travaille 24 heures sur 24, il faudra 37 jours pour traiter les 17.367 dossiers de doublons. À quelle date ce travail a- t-il démarré ?
Comment l’A.N.E. peut-elle en même temps affirmer que la liste électorale provisoire de la RCA dans toutes les préfectures serait imprimée et admettre que dans trois Préfectures soit plus de 168 centres d’inscriptions, les opérations d’enrôlement se poursuivent ?
Le Décret N° 20.183 du 20 mai 2020 fixant la liste des pays retenus pour la participation des Centrafricains de l’Étranger à l’Élection du Président de la République avait retenu treize pays et quatorze centres d’inscription. D’où vient-il que l’A.N.E. nous révèle l’existence de 26 centres d’inscriptions de la diaspora ?
II/ DES AFFICHAGES DES LISTES ÉLECTORALES SUR TOUTE L’ÉTENDUE DU TERRITOIRE
Dans son exposé, le Rapporteur Général de l’A.N.E. nous a fourni les informations
suivantes concernant l’affichage des listes électorales :
Les listes électorales de quatre Préfectures (Haut-Mbomou, Vakaga, Basse- Kotto et Mbomou) seraient déjà acheminées par les soins de la Minusca dans les chefs-lieux de Préfectures ;
L’affichage à Bangui se fera après celui des Préfectures ;
L’affichage se fera sur toute l’étendue du territoire à partir du mercredi 14 octobre 2020.
DES CONTRADICTIONS, CONFUSIONS ET ZONES D ’ OMBRE ENTRETENUES PAR L’A.N.E.
Nous tenons à rappeler qu’au sujet de l’affichage des listes électorales, reporté finalement au 14 octobre 2020, la Présidente de l’A.N.E. a signé en date du 07 octobre 2020 deux communiqués aux contenus contradictoires sur le même sujet : le premier annonçant l’affichage pour le 09 octobre 2020 et le second pour le mardi 10 octobre 2020 (alors que le mardi correspond au 13 octobre).
Alors que les envois des listes électorales dans quatre Préfectures sont confirmés, aucune précision n’a été donnée sur la manière dont elles seront acheminées vers les Sous-préfectures, les Communes et les Villages pour leur affichage le 14 octobre 2020 ;
Le plan opérationnel pour l’acheminement des listes électorales vers les 12 autres Préfectures ne nous a pas été présenté, car l’A.N.E. est totalement dépendante de la MINUSCA sur le plan logistique.
III/ DES AUTRES POINTS DE PREOCCUPATION
La COD-2020 a demandé à l’A.N.E. la mise à disposition des bordereaux de décharges des tablettes utilisées sur le terrain en vue de se faire une opinion personnelle ; l’A.N.E. a marqué son accord.
La COD-2020 a émis l’hypothèse d’une demande d’audit du fichier électoral. Les autorités de l’A.N.E. ont répondu qu’elles ne s’opposeraient pas à une telle démarche.
Fort de tous les points de faiblesse relevés lors de cette visite, la COD-2020 réitère son appréciation sur l’incapacité de l’A.N.E. qui visiblement n’a pas les moyens de sa politique pour mener à terme le restant des opérations et conduire le peuple centrafricain à des élections apaisées, calmes et transparentes le 27 décembre 2020.
La COD-2020 prend à témoin la communauté nationale et internationale sur les dérives suicidaires de l’A.N.E. qui, dans son entêtement et sous la pression du Gouvernement, tient coûte que coûte à organiser des élections bâclées le 27 décembre 2020 avec toutes les conséquences que personne ne saurait prévoir.
La COD-2020 en appelle pendant qu’il est encore temps au Président TOUADÉRA afin qu’il fasse usage de ses prérogatives constitutionnelles de garant de la paix et de la sécurité du peuple centrafricain pour réunir en urgence les forces vives de la Nation en vue d’élaborer des solutions consensuelles, avant qu’il ne soit trop tard.
Fait à Bangui, le 13 octobre 2020
Kwa Na Kwa (KNK) – Rassemblement pour la République (RPR) – KELEMBA-PDS – Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) – Bè Africa ti É Kwè (BTK) – Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) – Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le Progrès Social (MDIPS) – Parti Panafricain pour les Libertés et le Développement (PPLD) – Congrès des Démocrates pour la Renaissance de Centrafrique (CDRC) – Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) – Mouvement pour l’Unité et le Développement (MUD) – Union Nationale Démocratique pour le Peuple Centrafricain (UNDPC)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/La-photo-de-famille-des-femmes-leaders-a-lhotel-de-la-ville-de-Boda-450×298.jpg” alt=”La photo de famille des femmes leaders à l’hôtel de la ville de BODA” width=”450″ height=”298″ />La photo de famille des femmes leaders à l’hôtel de la ville de BODA, dans la Lobaye, au sud-ouest de la RCA
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 octobre 2020, 06:05:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le cadre du projet « paix et sécurité » par les femmes en République centrafricaine, la WILPF-Centrafrique en partenariat avec la plateforme G23 a organisé du 1er au 5 octobre 2020 dans la Lobaye, une campagne de sensibilisation auprès des femmes en milieu rural sur le processus de paix en période électorale.
L’objectif principal de cette mission, financée par la Women’s International fort league and Freedom, est de sensibiliser et mobiliser les femmes de cette contrée de la Centrafrique pour des élections apaisées et de leur mettre en ordre de bataille en installant les démembrements de WILPF-Centrafrique. Les villes ciblées pour cette première mission précurseur sont notamment les villes de Pissa, Mbaïki et Boda. D’après Madame Bernice OUANGO-NDACKALLA, Présidente de WILPF-Centrafrique, d’autres villes de la Lobaye comme Boganangone, Moungoumba, etc. vont bientôt accueillir son organisme pour les mêmes activités de paix à quelques mois des élections. Et ce n’est pas fini pour autant, la WILPF-RCA a un objectif d’étendre ses activités à d’autres préfectures de la République centrafricaine.
Comme a indiqué sa Présidente, la WILPF internationale est créée en 1915 après la Première Guerre mondiale. Les pionnières ont travaillé, et c’est notre tour de continuer, et s’il reste des choses à faire, les enfants prendront la relève, a précisé madame Bernice OUANGO-NDACKALLA qui a également indiqué que dans chaque ville où WILPF-RCA a implanté sa base, un bureau de sept membres a été mis en place. Et ces bureaux qui va accompagner les autorités locales dans la recherche de solutions aux problèmes socio-économiques et sécuritaires. Au niveau du siège national, les travaux de suivi sont réguliers sur le terrain pour s’assurer de la bonne marche des activités dans les antennes des provinces.
Notons que cette initiative de l’ONG nationale WILPF-RCA a été particulièrement appréciée par le gouvernement national qui cherche des voies et moyens pour le retour de la paix dans le pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/greve-des-agenrts-recenseurs-devant-le-siege-de-lautorite-nationale-des-elections-ANE-a-Bangui-le-vendredi-10-septembre-2020-450×260.jpg” alt=”grève des agenrts recenseurs devant le siège de l’autorité nationale des élections (ANE) à Bangui, le vendredi 10 septembre 2020″ width=”450″ height=”260″ />Devant l’autorité nationale des élections à Bangui, le 10 septembre 2020. Photo CNC / Valerien
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 octobre 2020, 20:32:41 ( Corbeaunews-centrafrique ). Il s’appelle Cyrille Bazou, âgé de 29 ans, caporal-chef des forces armées centrafricaines (FACA). Il a été interpellé ce mardi par les forces de l’ordre devant le siège de l’autorité nationale des élections (ÂNE) et placé en garde à vue à la SRI.
Selon les premiers éléments d’informations recueillies sur le lieu de la scène, le caporal-chef Cyrille Bazou, du bataillon amphibie, détaché à l’ÂNE, et ivre au moment de la scène, aurait tiré plusieurs coups de fusil avec son arme de service sur les agents tablettes qui ont manifesté ce mardi devant le siège de l’autorité nationale des élections pour réclamer le paiement de leur indemnité. Au moment des tirs, les manifestants se sont dispersés en catastrophe, et plusieurs d’entre eux auraient été légèrement blessés dans leur fuite.
Les forces de l’ordre, présentes aux moments de l’incident, ont également été surprises par cette forte détonation d’arme. Ce qui les a poussées à intervenir pour mettre la main sur le caporal-chef qui était dans un état d’ivresse avancé.
Placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation (SRI),le soldat Cyrille Bazou devrait être sanctionné par ses chefs hiérarchiques, selon des sources proches du dossier.
Quant aux manifestants, ils ont pris un nouveau rendez-vous devant le siège de l’autorité nationale des élections ce mercredi pour un nouveau sit-in.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 octobre 2020, 17:08:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Alors que le bras de fer entre les députés, le collectif 4500 et la société Almadina se poursuit autour des prix de la carte nationale d’identité et de séjour, le DG de la société libanaise Almadina, dans une note adressée au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, au Premier ministre Firmin Ngrebada et au ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara, s’indigne contre le comportement du Directeur de l’immigration et l’émigration, mais également du commissaire de l’aéroport qu’ils accusent d’avoir torpillé ses affaires. L’homme sollicite de nouveaux marchés de confections des documents officiels dans tous les ministères, y compris celui de la production des actes de naissances et de nationalité centrafricaine. Et ce n’est pas tout!
Dans la première correspondance en date du 30 septembre, adressée au ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara, et intitulé »l’octroi illégal des visas au personnel des ONG », le Directeur général de la société libanaise Almadina, monsieur Aziz Nassour se plaignait du Directeur de l’immigration qui, selon lui, ne devrait pas continuer à délivrer des visas gratuitement au personnel des ONG.
« Depuis le démarrage du projet il y a un an, nous avons consenti des investissements énormes sans retour jusqu’à la date d’aujourd’hui, c’est pourquoi je vous serais gré de d’instruire le Directeur général adjoint de l’immigration de mettre un terme à cette pratique illégale. Ce qui constitue un véritable handicap pour notre projet », a écrit monsieur Aziz Nassour. Et ce n’est pas tout, le 02 octobre, l’homme saisit directement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en ce terme :
« Malgré les plaintes contre le directeur adjoint de la police en charge de l’immigration, le commissaire principal Bienvenu Paterne Nguimalé, concernant la délivrance de l’attestation de dépôt de carte de séjour à durée indéterminée jusqu’à l’obtention de la carte de séjour, ce dernier continue d’en délivrer », regrette Monsieur Aziz Nassour qui, dans sa correspondance, qualifie cela comme Un manque à gagner pour la société Almadina qui nécessite, selon lui, un effort supplémentaire des autorités. Et ce n’est pas fini, il continue, cette fois dans une correspondance adressée au ministre de la sécurité publique dans laquelle il qualifie de plus grave le fait que le commissaire de l’aéroport, Monsieur « Cédric Ngbalanga se rend complice puisse qu’il laisse les voyageurs embarqués ou descendre de l’avion avec l’ancienne carte de séjour ».
Pour le DG Aziz Nassour, les deux responsables de la police de l’immigration auraient fait cela dans le but de gagner quelque chose dans leur poche. En conséquence, il saisit le Premier ministre Firmin NGRÉBADA pour obtenir l’extension de son marché dans tous les départements de l’État, allant jusqu’à proposer la confection des actes de naissance et des certificats de nationalité centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 octobre 2020, 14:07:56 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est désormais une certitude. Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat, est rassuré de remporter la présidentielle du 27 décembre 2020 dès le premier tour, comme il avait dit lui-même, avec un score à la Soviétique, plus de 80%., avec une majorité confortable à l’Assemblée nationale. Pourquoi ? C’est probablement à cause de la nouvelle installation informatique du serveur de l’ÂNE, désormais basé en Russie. Et ce n’est pas tout.
Selon des enquêtes menées par notre bureau d’investigations, le premier serveur de l’autorité nationale des élections, installé dans son centre de traitement des données à Bangui, et sous le contrôle des informaticiens centrafricains , appuyés par des consultants étrangers. Le second serveur, installé dans les locaux du PNUD, est surveillé par les experts des Nations unies, puis le troisième, le principal, installé en Russie, est sous contrôle des informaticiens russes.
Selon le principal argument des autorités centrafricaines, le but de ce dispositif informatique serait de pouvoir récupérer très facilement les données électorales en cas de panne informatique. Or, selon les enquêtes menées, l’enjeu ne se situe pas à ce niveau. Avec ce dispositif informatique, c’est le serveur principal, celui de la Russie, qui dirige tout, même les données informatiques en cours de traitement à Bangui, que ça soit à l’ANE ou au PNUD, peuvent être effacées en un clic par les informaticiens Russes.
Une excellente victoire du candidat Faustin Archange TOUADERA qui a longtemps milité en faveur de ce dispositif informatique, car lui-même le sait.
Comment ?
Souvenez-vous, en 2015 – 2016,lors des élections législatives et présidentielles, c’est grâce à ce dispositif informatique installé par l’ex-chef d’État de transition Catherine Samba-Panza et son cousin Jean-Jacques Demafouth au palais de la renaissance que Faustin Archange TOUADERA avait été « élu frauduleusement Président de la République » au second tour avec la grande surprise de tout le monde, selon des experts. Pour cette année électorale, l’homme, désormais Président de la République, et « extrêmement impopulaire auprès de ses compatriotes», ne pourra pas s’en passer de cette stratégie. Il installe cette fois-ci le serveur principal de l’ÂNE en Russie pour être rassuré de gagner ces élections haut la main dès le premier tour, selon certains observateurs.
D’ailleurs, lors de la cérémonie de clôture du congrès de son parti le MCU, il avait déclaré qu’il va remporter la prochaine présidentielle avec une majorité confortable à l’Assemblée nationale dès le premier tour. Et ce n’est pas tout ! Au sein de son parti, les cœurs unis, nombreux sont ceux qui se réjouissent de la dernière rencontre de leur champion Faustin Archange TOUADERA avec les différentes personnalités de l’Union européenne et de la Fédération de Russie. D’après eux, l’Union européenne , y compris la Fédération de Russie s’accorde à lui laisser une seconde chance en remportant cette présidentielle du 27 octobre 2020.
Évidemment, la joie des cadres du MCU est difficile à vérifier par CNC, mais toutes les manœuvres engagées par les autorités prouvent à suffisance que ces élections seront sans doute une nouvelle voie de tension qui est en cours de préparation si la communauté internationale ne fait pas attention.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/manifestations-des-eleves-candidats-au-baccalaureat-au-lycee-de-Gobongo-le-9-octobre-2020-par-anselme-mbata-450×333.jpg” alt=”manifestations des élèves candidats au baccalauréat au lycée de Gobongo le 9 octobre 2020 par anselme mbata” width=”450″ height=”333″ />Manifestations des élèves candidats au baccalauréat session 2020 au lycée de Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui, le 9 octobre 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 octobre 2020, 12:10:27 ( Corbeaunews-centrafrique ). Monsieur Éphrem Kosh-Komba, vice-doyen de la faculté des sciences de l’Université de Bangui, Président du centre d’examens du baccalauréat scientifique, accusé par les élèves candidats d’attouchement sexuel sur une élève, revient sur l’affaire, et tente de s’expliquer avec une aisance décontractée avec des détails qui pourraient mettre à mal les allégations des élèves.
« L’organisation d’un examen est une responsabilité. Le mensonge va vite, mais la vérité, ça vient doucement, doucement pour triompher », a mentionné le professeur qui répond aux allégations des élèves qui l’avaient accusé d’avoir recruté des Étudiants pour la surveillance des épreuves écrites du baccalauréat au centre d’examens n°8 auquel il est nommé le Président. D’après lui, le recrutement de ces étudiants, pour la plus part en Master 1 ou 2, se justifie par l’absence de certains surveillants affectés dans son centre par la direction des examens et concours.
Pour justifier les vraies raisons de la manifestation des élèves au dernier jour des épreuves écrites, le Professeur Éphrem Kosh-Komba dit qu’à chaque foi qu’on le nomme Président d’un centre du baccalauréat, il cherche à recueillir des informations antérieures qui auraient affecté le fonctionnement du centre. C’est ce qu’il avait fait, et il a compris que dans ce centre n°8, regroupant les candidats de la série « D », il y a souvent le jeu de « chapeau » qui faisait circuler dans chaque salle d’examen pour la contribution financière des élèves candidats afin de remettre un petit pactole aux surveillants pour acheter sa conscience.
« Les candidats, qui font passer les chapeaux, et certains surveillants malveillants contribuent à cela. Donc ils réunissent des ressources, et ils remettent aux surveillants, et ils ont le temps de faire ce qu’ils veulent. Je pense que tout le monde le sait, mes collègues le savent aussi », balance le professeur qui ne cesse de marteler que la réussite et le devenir de notre pays dépend de la formation de ses cadres : « Je suis à l’Université, je suis dans une faculté qui reçoit pour la plupart des cas ceux qui obtiennent la BAC D ou C. Donc je vois un peu le niveau. Je vous donne un exemple, ici en première année, sur 300, 400, 600 ou 500 étudiants, l’effectif qui admettent en deuxième année ne dépasse guerre 15 ou 20 », insiste monsieur Kosh-Komba.
S’agissant des jeux des élèves, le Professeur a pris le soin de détailler certaines stratégies des élèves qui consistent à faire composer certains Étudiants à leur place, mais également cacher des téléphones et des appareils électroniques sur leur sexe, ou encore serrer les tables bancs pour empêcher le passage des surveillants au milieu de la salle…. Toutes ces techniques, selon lui, requièrent l’ingéniosité du Président du centre pour débusquer les tricheurs. C’est ainsi que dans certaines salles, certains candidats n’ont pu rien faire. Ils sont là en train de regarder les autres durant des heures sans écrire un petit mot sur leur feuille. Ils sont littéralement bloqués dans leur stratégie de tricherie, martèle le professeur.
D’après lui, le pire est que certains élèves ont pris leur courage pour gifler un surveillant en pleine composition, un autre tire les oreilles d’un surveillant. C’est la catastrophe. Déjà à ce niveau, ils rendaient fragile le surveillant, explique monsieur Éphrem Kosh-Komba.
« Pour tuer un pays, il faut tuer seulement l’éducation. Vous n’avez pas besoin d’une bombe atomique. Vous aurez de mauvais médecins, vous aurez de mauvais ingénieurs, vous aurez des mauvais enseignants. Et vous verrez tout de suite l’état de ce pays », a conclu le professeur.
Rappelons qu‘au dernier jour des épreuves écrit du baccalauréat session 2020, au lycée de Gobongo, les élèves ont déclenché une altercation avec le Président du centre, Monsieur Éphrem Kosh-Komba, l’accusant d’attouchement sexuel sur une élève dont il avait récupéré un téléphone plaqué sur son sexe.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/manifestation-collectifr-4500-450×428.jpg” alt=”Arrestation des membres du mouvement 4500 à Bangui ce mardi 13 octobre 2020.” width=”450″ height=”428″ />Arrestation des membres du mouvement 4500 à Bangui ce mardi 13 octobre 2020.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le mouvement des jeunes dénommés « 4500 », qui entend manifester devant la direction de la police judiciaire pour revendiquer le droit des centrafricains à avoir accès à la carte identité nationale au prix fixé par la loi des finances qui est à 4500 francs CFA au lieu de 6750 francs imposé par la société libanaise Almadina, a été empêché par les forces de l’ordre de tenir son sit-in à Bangui. Trois de ses membres ont été interpellés par la police, et les activités de la délivrance des récépissés ont également été suspendues pour raison de sécurité. Le bras de fer se poursuit vers le commissariat central de Bangui.
Pour ceux qui circulent ce mardi matin dans la capitale centrafricaine, celle-ci ressemble à un territoire en guerre en raison de la présence massive des forces de l’ordre déployées partout sur les grandes artères. Les raisons évoquées par le ministère de la Sécurité publique, perturbation à l’ordre public, menaces imminentes et probable déstabilisation du pouvoir en place. Or, d’après notre équipe, la présence massive de ces forces de l’ordre dans la capitale est liée à la menace du mouvement « 4500 » qui entend faire un sit-in devant la direction de la police judiciaire afin de forcer la société libanaise Almadina à faire payer les centrafricains au prix fixé dans la loi des finances à 4500 francs CFA au lieu de 6750 pour la carte nationale d’identité, mais également pour la carte de séjour au prix fixé dans ladite loi.
Pour le gouvernement qui manipule la société libanaise Almadina, il n’y a aucune raison que leur vache à lait soit suspendue aussi de la sorte en pleine période électorale. Ainsi, très tôt ce mardi matin, des milliers des policiers et gendarmes, appuyés par les éléments de la garde présidentielle sont déployés dans la capitale pour éventuellement empêcher les partisans du mouvement « 4500 » de se regrouper au rond-point Barthélemy Boganda comme ils avaient indiqué dans leur déclaration ce dimanche 11 octobre 2020.
Au même moment, trois membres du collectifs « 4500 » , à savoir : Adrien Koudou Zulia, Mike Biliwen et Geovanni Damandji ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central à Bangui.
Pour l’heure, les autres manifestants, à leur tête, monsieur Crescent Beninga se sont dirigés vers le commissariat central pour se constituer prisonniers jusqu’à la libération des trois présumés.
Pour de nombreux Centrafricains , le gouvernement de leur pays fait la politique antisociale, anti-républicaine. Ils ne comprennent pas pourquoi celui-ci, , qui devrait garantir le droit du peuple centrafricain, se retourne malheureusement contre ce même peuple pour le martyriser avec la complicité des mercenaires étrangers, que ça soit des groupes armés ou des sociétés mafieuses.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/brigade-de-lOCRB-de-Damala-à-Bangui-450×337.jpg” alt=”An” width=”450″ height=”337″ />Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 octobre 2020, 08:47:18 ( Corbeaunews-centrafrique ). La victime s’appelle Brice Wilibona, un commerçant de la localité, âgé d’une quarantaine d’années, assassiné, et sa motocyclette emportée par des hommes encore non identifiés , activement recherchés par les forces de l’ordre.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur le lieu de la scène, l’acte criminel avait eu lieu dans la nuit du dimanche à lundi 12 octobre 2020.
Le service de la gendarmerie, saisi de l’affaire, disait n’avoir aucune information sur les identités des présumés criminels ainsi que les heures exactes du crime.
Interrogés, les proches de la victime ont indiqué que c’est dans la matinée du lundi 12 octobre 2020 qu’ils ont découvert le corps sans vie de monsieur Brice Wilibona alors que la veille, il était avec sa copine dans la cave dénommée « Appelle-moi » avant de quitter tard dans la nuit pour rentrer à la maison. Malheureusement, c’est en cours de route qu’il se serait croisé avec ses criminels qui l’ont assassiné avant d’emporter sa moto ainsi que son porte-monnaie.
D’après les enquêteurs, la copine de la victime qui était avec elle dans la cave dénommée « Appelle-moi » est actuellement en garde à vue pour nécessité d’enquêtes.
Pour les proches de monsieur Brice Wilibona, ils ne demandent qu’une chose, tous les assassins de leur frère doivent être arrêtés pour que la justice soit faite à sa mémoire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/05/Simplice-Zinga-député-à-lassemblée-nationale-centrafricaine-300×225.jpg” alt=”” width=”300″ height=”225″ />L’honorable Simplice Zingas, l’ancien premier vice-Président de l’assemblée nationale le 25 février à Bangui. Il a été cité dans l’affaire. Credit photo : Anselme Mbata pour CNC.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Samedi 10 octobre 2020, lors d’une interview exclusive en marge de la conférence de presse de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le député Aurélien Zingas, bien connu pour ses propos directs envers le chef de l’État, n’a pas passer par le dos de la cuillère pour raboter la politique du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat. L’homme insiste sur « l’impopularité grandissante » du chef de l’État, avec un ton de moquerie.
« Si l’on avait des Instituts de sondages ici, e qu’on faisait réellement le sondage, c’est lui qui devrait être le chef de l’État le plus impopulaire du monde, a déclaré le député Simplice Aurélien Zingas qui justifie cela par sa mauvaise gouvernance axée sur le deal avec les groupes armés, la roublardise…
« Le Président Touadera a prêté serment pour garantir la sécurité des biens et personnes sur l’ensemble du territoire centrafricain, mais jusqu’à l’heure où je vous parle, nous sommes à plus de 4 ans et demi de sa gouvernance, rien de concret n’est fait. Il va se lever pour dire que j’ai recruté tel nombre des FACA, tel nombre des policiers, tel nombre des gendarmes, mais ça ne suffit pas ! Il faut les doter avec des armes. Il va vous dire qu’y a l’embargo, c’est faux! Nous avons écouté de hauts responsables militaires et diplomatiques dire que cette question d’embargo c’est du bluff ce que le chef de l’État, chef suprême des armés le fait », ajoute le député qui pointe surtout
« l’alliance du chef de l’État avec les groupes armés, son goût effréné d’être toujours avec les chefs rebelles », qui l’a rendu impopulaire, en donnant un exemple :
« Pas plus tard que la semaine dernière, le Premier ministre Tiangaye a envoyé une équipe pour se rendre à Kabo aux fins de redynamiser les structures de son parti politique, le CRPS, mais son véhicule a été confisqué par Alkhatim à Kaga-Bandoro. Après des investigations, Alkhatim a dit que c’est sur les instructions du président Touadera qu’il a confisqué ce véhicule. Et ça, c’est un exemple », martèle le député Simplice Aurélien Zingas qui revient sur les mauvais états des infrastructures routières du pays en ce terme :
« Nos routes, nos routes. Faites un tour à l’intérieur du pays, même au niveau de Bangui. Je vais vous citer un exemple. Je partais il y a un mois de cela dans ma circonscription dans la basse Kotto. Je suis arrivé à Bambari à 23h30, je devrais continuer la route. De Bambari à Bokologbo, ça fait 60 kilomètres. Je suis arrivé à 4 heures du matin. Pour parcourir 60 kilomètres, il faut 5 heures ou 4 heures ? », s’interroge le député de Mobaye Aurélien Simplice Zingas. Et ce n’est pas tout, l’homme revient longuement sur le fonctionnement du système éducatif de notre pays. Pour lui, c’est la catastrophe alors que le chef de l’État est un enseignant. S’agissant de l’électricité, de l’eau et des conditions de sécurité des Centrafricains, le député semble manquer des mots pour qualifier cela. D’après lui, le chef de l’État le savait très bien les conditions sécuritaires dans lesquelles les Centrafricains se retrouvent aujourd’hui.
« Il sait que le peuple vit dans l’insécurité, c’est pour cela qu’il n’ose même pas passer seulement une nuit à l’intérieur du pays auprès de la population pour connaître les réalités. Depuis près de cinq ans que le Président Touadera est là, il a passé une seule nuit à Berberati. En dehors de Berberati, rien », ajoute-t-il.
Notons que la réponse du parti MCU du chef de l’État au député Aurélien Simplice Zingas sera publiée dans nos prochains articles sur CNC.
Bangui ( République centrafricaine ) – En raison de la pandémie de Covid-19, plusieurs parents n’ont pas pu acheter de fournitures scolaires pour leurs enfants à pour la rentrée qui a lieu cette semaine.
La rentrée scolaire 2020-2021 est difficile pour plusieurs enfants de Mbujimayi (ville située au centre de la République démocratique du Congo et chef-lieu de la province du Kasaï oriental) dont les parents, affectés par la crise économique, n’ont pas pu acheter tout le matériel nécessaire. En plus, les commerçants subissent une perte de leur chiffre d’affaires./////////////.
Albert Ngeleka est père de huit enfants et il attribue cette crise aux conséquences de la pandémie de coronavirus ://///////////.
“Tout le monde n’est pas prêt pour la rentrée scolaire. La difficulté c’est le manque de moyens financiers, étant donné que nous étions bloqués à cause de la Covid-19. En tous cas, pour les dépenses scolaires c’est un grand problème. En tant que parent nous sommes responsables et nous devons tout faire pour nous acquitter de ces frais.”/////////////.
Manque d’emploi/////////////.
Ges Kabamba estime, lui, que la crise actuelle est la conséquence du manque d’emploi dans la province. Pour ce jeune père, ceux qui affirment qu’ils sont prêts pour la rentrée ne disent pas la vérité ://///////////.
“La conjoncture est difficile, l’argent n’est pas en circulation, la situation économique laisse à désirer. Dire que nous sommes prêts pour envoyer les enfants à l’école le 12 c’est du théâtre. Le fait que nous ne travaillons pas fait que l’argent devient difficile à trouver.”/////////////.
À cause du manque de moyens financiers, certains enfants n’auront pas la chance d’aller à l’école en RDC/////////////.
Dans plusieurs marchés de la ville, la situation est la même. Les rayons des fournitures scolaires sont souvent déserts. Au marché central de Dibindi à Bakwadianga, les vendeuses et vendeurs se plaignent du manque de clients ://///////////.
“Les parents n’achètent pas comme d’habitude, cette année est toute autre. Ils paient avec difficultés, il n’y a pas d’engouement.”/////////////.
“Ce que je peux vous dire est que les affaires ne marchent pas. Nous avons la marchandise mais les parent n’achètent pas. Les parents pleurent à cause de la Covid-19 donc il n’y a pas d’argent.”/////////////.
Autre préoccupation : cette période de l’année est normalement consacrée aux inscriptions pour les nouveaux élèves et la confirmation pour les anciens. Généralement, les élèves se précipitent pour assurer leur place mais cette année ce n’est pas le cas, les frais d’inscription pouvant atteindre 5.000 francs congolais dans certains établissements scolaires.
Huit morts et 10 blessés graves dans l’effondrement d’un immeuble à Lagos
Bangui ( République centrafricaine ) – Huit personnes sont mortes dans l’effondrement d’un immeuble de trois étages en construction dimanche à Lagos, la capitale économique du Nigeria, ont annoncé les secours lundi.
“Huit corps sans vie, six hommes adultes et deux femmes, ont été sortis des décombres”, ont annoncé les secours de Lagos sur Twitter. /////////////.
“Vingt personnes ont été retrouvées vivantes, dix sont gravement blessées” et ont été transportées à l’hôpital, précisent-ils. /////////////.
L’accident s’est produit dimanche à Obalende, un quartier populaire de Lagos. Les causes de l’effondrement ne sont pas encore établies, selon les secours. /////////////.
Le bilan monte à 20 morts après l’effondrement d’un immeuble à Lagos /////////////.
L’effondrement de bâtiments est une tragédie fréquente au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, où des millions de personnes vivent dans des immeubles délabrés et où la législation concernant la construction est régulièrement bafouée./////////////.
En juillet dernier, treize personnes sont mortes à Jos dans le centre du Nigeria lorsqu’un immeuble résidentiel de trois étages s’est effondré après des pluies torrentielles./////////////.
En mars, 20 personnes sont mortes dans l’effondrement à Lagos d’un immeuble qui abritait une école maternelle et primaire.