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République centrafricaine: Femmes, enfants blessés et centre médical touché lors de violents affrontements à Bambari

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rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

De violents affrontements dans la ville de Bambari les 15 et 16 février ont blessé des civils et touché un centre médical soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF) avec des balles et des explosifs, compromettant ainsi davantage l’accès déjà très précaire de la population aux soins de santé.

 

L’équipe chirurgicale de MSF et ses collègues du Ministère de la Santé ont traité un total de 36 blessés de guerre à l’hôpital régional de Bambari. La majorité des blessés sont arrivés mardi, dès que les combats se sont calmés, permettant ainsi aux ambulances et aux patients d’accéder à l’hôpital. Parmi les blessés se trouvaient huit femmes et neuf mineurs âgés entre 17 mois et 17 ans.

“La crise humanitaire actuelle à Bambari et dans tout le pays est terrible et la violence qui touche les civils doit cesser. La population centrafricaine a déjà beaucoup souffert et ce que nous avons vu la semaine dernière est un nouvel exemple du lourd tribut de la violence sur la population, y compris les femmes et les enfants blessés par des balles et des éclats d’obus”, déclare Marcella Kraay, cheffe de mission adjointe de MSF. “Les tensions et les combats constants ont un impact profond sur une population déjà vulnérable et traumatisée, durement touchée par des années de guerre civile, une crise médicale chronique, et donc un accès extrêmement limité aux soins de santé”.

Le Centre de Santé Elevage à Bambari, où MSF, en appui au Ministère de la Santé, assure des soins de santé primaires à une communauté d’environ mille personnes, a été gravement endommagé par les combats. L’équipe de MSF qui a inspecté les lieux après la fin des violences a découvert qu’une explosion et des coups de feu avaient endommagé la tente médicale de MSF, y compris les salles de consultation des patients. Des douilles de balles étaient éparpillées sur le sol dans tout le complexe médical. Comme les combats se rapprochaient de plus en plus de la clinique, leur a-t-on dit, l’équipe médicale présente pendant les affrontements a fui les lieux.

Un centre médical est un espace neutre protégé par le Droit International Humanitaire (DIH) et ne doit jamais être ciblé ou utilisé pour les combats ou à des fins militaires. Marcella Kraay : “En cette période de crise, nous demandons à toutes les parties au conflit de respecter à tout moment les structures médicales, les ambulances, le personnel médical, ainsi que les patients et leurs accompagnants. Un accès sans entrave et durable à la population civile touchée par la violence doit être garanti afin de pouvoir assurer la provision de soins médicaux dont elle a tant besoin”.

Au cours des deux derniers mois, des combats ont éclaté entre une coalition de groupes armés non étatiques et les forces gouvernementales soutenues par des alliés militaires internationaux, plongeant le pays dans un nouveau cycle de violence. La ville de Bambari, dans la préfecture de Ouaka, est le théâtre d’affrontements depuis la mi-décembre. À ce jour, MSF a traité 111 blessés de guerre à Bambari depuis décembre 2020. L’impact des combats sur le Centre de Santé Elevage aggrave encore la souffrance des populations, limitant leur accès aux soins pendant une semaine entière, jusqu’à ce que les dégâts aient été réparés et que les activités médicales aient repris.

Au-delà des victimes directes de cette violence, la population de la République centrafricaine en général n’a qu’un accès très limité aux services médicaux essentiels en raison de la violence et de l’insécurité croissante. Plus de 200 000 personnes ont déjà été déplacées à l’intérieur ou à l’extérieur du pays et vivent dans des conditions très précaires.

MSF s’efforce d’assurer la continuité des soins dans tous ses projets et a augmenté sa capacité chirurgicale pour répondre à l’afflux de blessés et apporte une assistance aux populations déplacées dans les zones où l’organisation est présente. Les équipes de MSF sont prêtes à aider le Ministère de la Santé à faire face à un éventuel afflux de blessés de guerre et à aider les populations déplacées dans tout le pays.

***

MSF travaille en République centrafricaine depuis 1997. Indépendante de tout parti politique ou militaire, MSF gère 13 projets dans 7 des 16 préfectures du pays. Les équipes de MSF assurent des soins à tous ceux qui sont dans le besoin pendant les conflits, les déplacements de population ou les épidémies, sans distinction de race, de religion ou d’idéologie.

Depuis le début de la crise électorale à la mi-décembre, MSF, en soutien au Ministère de la Santé, a traité plus de 300 blessés de guerre à travers le pays et est intervenu dans les zones touchées par le conflit en dehors de ses projets réguliers, notamment à Bouar, Grimari, Bossembele, Mbaiki, Boali, Damara, Dékoa, Liton et Ippy.

Contacts :

Lorène GIORGIS – Responsable Communication

Email : msff-bangui-presse@msf.org

Tél : (+236) 72.07.69.95 / (+236) 75.42.76.85

 

RCA : Bria, les FACA et leurs alliés rwandais et russes sont à 30 kilomètres de la ville, les rebelles plient bagage

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Un véhicule de l’armée nationale incendié dans l’attaque dans la périphérie de Bambari, le 11 février 2021.

 

Bria, République centrafricaine, lundi, 22 février 2021, 11:18:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, qui ont quitté la ville d’Ippy dans la matinée du lundi 22 février,  se trouvent actuellement à 30 kilomètres de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. D’ores et déjà, les rebelles du MPC, du FPRC et  la milice Anti-Balaka quittent la ville, laissant derrière eux que leurs collègues de l’UPC.

 

Si les soldats FACA et leurs alliés rwandais et russes ont décidé de conquérir tout le territoire occupé par les rebelles  de la coalition des patriotes pour le changement, nombreux sont ceux dans le pays qui mettent en doute  leur stratégie.

« C’est comme si l’on déplace le problème du point A au point B. cela ne peut pas résoudre les problèmes sécuritaires actuels », déclare Joseph Koualet,

qu’à cela ne tienne ! Les soldats FACA, qui ont repris la ville d’Ippy la semaine dernière, sont en route pour la ville de Bria, et ils se trouvent seulement à 30 kilomètres, selon une source militaire.

Pendant ce temps, à Bria, les miliciens Anti-Balaka, qui étaient nombreux dans le  camp des déplacés du PK3, ont plié bagage, tout comme les éléments rebelles du front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), du chef rebelle Nourredine Adam,  et du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) Du mercenaire tchadien Mahamat Alkhatim.

Présentement, on ne voit que les éléments de l’UPC qui renforcent leur position dans la ville en attendant l’arrivée des soldats FACA et leurs alliés.

Selon les rebelles qui se sont repliés, l’heure n’est pas à l’affrontement inutile.

«  on va revenir dans bientôt », préviennent-ils.

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : retour massif et inquiétant des combattants rebelles de la CPC dans la ville de Kouango

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Les rebelles de l’UPC dans le village de Lioto en juillet 2014. CopyrightDR.

 

Bambari, République centrafricaine, lundi, 22 février 2021, 10:20:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Kouango, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine,  le retour massif à pieds des combattants de la coalition des patriotes pour le changement en provenance de la colline  aux alentours de Bangui  inquiète sérieusement les populations locales, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

D’après nos informations, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), en provenance de Bangui, derrière les collines qui surplombent la capitale, sont nombreuses dans les localités de Lioto, Bolbala, Ngadza, Bianga, et nombreux sont aussi à Goya.

« Je peux vous dire que c’est terrible ici. Le retour massif des combattants du CPC depuis Bangui aux pieds de la colline à pieds jusqu’à Kouango continue à nous faire peur. Ils sont nombreux à revenir. Certains ont continué à pied pour tenter de rentrer chez eux s’ils ne sont pas attaqués. D’autres sont encore là, attendant que la douleur des pieds enflés avec les longues marches disparaisse », soupire un habitant de Kouango interrogé par CNC.

Selon un autre habitant, il est plus que nécessaire de faire recours à la force pour les chasser de la ville :

« Ils sont encore nombreux ici. Si l’on ne les chasse pas par la force, ils ne vont pas quitter. Hors mis Lioto, ils sont aussi à Bolbala, Ngadza, Bianga, nombreux à Goya. Je te dis que cela nous fait peur, comme si leur tanière était ici », ajoute-t-il.

Il y’a lieu de rappeler que plusieurs milliers des rebelles du CPC ont encerclé la capitale Bangui depuis le mois de janvier 2021. Leur objectif, chasser le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA du pouvoir. Mais leur espoir semble arrêté net par la contre-offensive des forces de l’ordre, appuyées par les troupes rwandaises et les Mercenaires russes de la société Wagner.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Insolite : l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique déclare qu’il n’y aura pas des pourparlers avec les rebelles ni avec l’ancien Président François Bozizé

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Vladimir-TITTORENKOambassadeur-de-russie-en-centrafrique-450×300.jpg” alt=”L’ambassadeur plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République centrafricaine, Monsieur Vladimir TITTORENKO” width=”450″ height=”300″ />
L’ambassadeur plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République centrafricaine, Monsieur Vladimir TITTORENKO, lors de sa rencontre avec le chef de l’État Touadera le 15 février 2021. Photo renaissance.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 22 février 2021, 08:59:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Incroyable, mais vrai ! L’ambassadeur plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République centrafricaine, Monsieur Vladimir TITTORENKO, a fait une sortie hasardeuse  et peu diplomatique, pour ne pas dire surprenante  après sa rencontre avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA le 15 février au palais de la renaissance. Ceux-ci ne sont pas des propos diplomatiques, déclarent les observateurs.

 

«  Il nest pas question de dialoguer avec François BOZIZÉ et encore moins avec Ali DARASSA, Al Khatim et le mouvement 3R qui ne sont pas des citoyens de la République centrafricaine ».Tel est le propos tenu par le diplomate russe Vladimir TITTORENKO à la presse présidentielle à la suite de sa rencontre avec le chef de l’État. D’après lui, la fédération de la Russie soutient  seulement la concertation avec lopposition démocratique et les forces vives de la nation.

Or, pour de nombreux observateurs nationaux, l’ambassadeur russe semble aller loin des cadres diplomatiques, et tient des propos mêmes qui vont à l’encontre des chefs d’État de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC)  et des Grands Lacs qui préconisent un dialogue s’insère entre les centrafricains  sur la crise qui traverse leur pays en ce moment.

En plus, le gouvernement, sur l’initiative de la fédération de la Russie, avait engagé des pourparlers avec ces chefs rebelles étrangers il y’a deux ans, et un accord politique pour la paix et la réconciliation avait été signé entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés, contre l’avis de la classe politique centrafricaine qui dénoncent un deal politique à but électoraliste. Et contre toute attente, durant deux ans, les chefs rebelles sont devenus des partenaires privilégiés du gouvernement, selon les propos du Premier ministre Firmin Ngrebada sur la radio France internationale (RFI).

Mais voilà ! Deux ans plus tard, ces mêmes chefs rebelles, du moins sept d’entre eux, réunis au sein d’une coalition dénommée pompeusement CPC, ont tenté de renverser le pouvoir en place, poussant le chef de l’État à rompre ses relations avec eux.  Pour ce dernier et  les Russes, ce sont d’ailleurs l’ancien chef de l’État François Bozizé qui serait à l’origine de la création de la CPC, et donc il est inadmissible d’envisager un dialogue avec lui et ses chefs des groupes armés de la CPC.

En plus, l’ambassadeur russe parle du dialogue avec la classe politique et les forces vives de la nation. Mais ce dialogue avait été souhaité par la classe politique depuis longtemps avant même les élections, mais le chef de l’État y s’oppose catégoriquement jusqu’à la pression de la CPC.

Alors, on se demande si l’ambassadeur russe est-il devenu conseiller du chef de l’État comme son compatriote Valery Zakharov ?  Regardez bien, ils ont tenu les   mêmes propos formatés.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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CAN U20 : exploit de la Centrafrique, qualifiée avec la Tunisie et le Burkina Faso !

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CAN U20 : exploit de la Centrafrique, qualifiée avec la Tunisie et le Burkina Faso !

Bangui ( République centrafricaine ) – Après le Cameroun et l’Ouganda, on connaît trois nouveaux qualifiés pour les quarts de finale de la CAN des moins de 20 ans puisque le Burkina Faso, la Centrafrique et la Tunisie ont validé leur billet ce dimanche dans le groupe B à Nouakchott en Mauritanie.

Seule équipe invaincue dans cette poule, le Burkina Faso termine en tête après son succès face à la Namibie (1-0) grâce à un but inscrit par Kouame Botue dans les dernières minutes suite à une mauvaise relance adverse (90e). Ce résultat scelle le sort de la Namibie, éliminée./////////////.

Grosse surprise en revanche dans l’autre match du groupe où la Centrafrique s’est offert le scalp de la Tunisie (2-1) pour terminer 2e de la poule au nez et à la barbe de son adversaire du jour, qui est tout de même qualifié car assuré de terminer parmi deux des trois meilleurs 3es. Idéalement lancés par des buts coup sur coup d’Alfred Gombe-Fei, auteur d’un superbe enchaînement dans la surface (5e), et de Raphael Marc Yapende d’une belle frappe flottante (6e), les Fauves U20 ont rapidement concédé la réduction du score sur un penalty obtenu par Hassan Ayari et converti par Chiheb Laabidi (24e). Les jeunes pousses de Sébastien Ngato ont ensuite tenu bon malgré la domination tunisienne pour décrocher une qualification historique dès leur première participation. Quel dénouement !/////////////.

Le classement final du groupe B : 1. Burkina Faso 7 points, 2. Centrafrique 4 pts, 3. Tunisie 4 pts, 4. Namibie 1 pt

— Fin de l’article —

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RCA : l’ex-ministre délégué aux affaires étrangères Chancel Sokodé Ndeugbayi placé en garde à vue à la DSPJ

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Le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, chargé de la francophonie et du protocole d’État monsieur Chancel Sokodé Ndeugbayi. ©GOUV.CF

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 22 février 2021, 06:00:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien  ministre délégué aux affaires étrangères et aux Centrafricains de l’étranger, monsieur  Chancel Sokodé  Ndeugbayi  a été placé en garde à vue à la direction de police judiciaire à Bangui suite à des soupçon d’implication dans l’affaire de faux passeports diplomatique, a-t-on appris des sources policières.

 

Selon la même source, l’ex-ministre Chancel Sokodé aurait été conduit samedi dans les après-midi par une unité de police au garde à vue dans l’enceinte de la DSPJ pour nécessité d’enquêtes dans une affaire de faux et usage des faux.

Monsieur Chancel Sokodé serait interrogé sur l’affaire de la délivrance des faux passeports diplomatiques centrafricains à des sujets étrangers à l’époque qu’il était ministre délégué aux affaires étrangères et aux centrafricains de l’étranger. Une affaire jugée très compliquée par beaucoup d’observateurs car la ministre des affaires étrangères, Madame  Sylvie Baïpo-Temon, la copine directe du Premier ministre Firmin Ngrebada est directement impliquée.

En avril 2020, monsieur Chancel Sokodé avait été placé en détention provisoire, pour la même affaire,  à la  section des recherches et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. En liberté provisoire, il a déposé sa candidature aux législatives dans la première circonscription de Bambari ou il devrait y aller pour y battre campagne qui débutera fin février.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Transformer les jeunes associés aux groupes armés en bâtisseur de la paix pour le développement de la Haute Kotto !

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le projet de réduction de violence communautaire a contribuer à transformer les jeunes associés aux groupes armés en bâtisseur de la paix pour le développement de la Haute KottoDCIM100MEDIADJI_0084.JPG

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 22 février 2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Constater comment le projet de réduction de violence communautaire a contribuer à transformer les jeunes associés aux groupes armés en bâtisseur de la paix pour le développement de la Haute Kotto, tel est l’objectif de la mission que Pierre Emmanuel UBALIJORO, Directeur de la section DDR de la Minusca ce vendredi 19 Février 2021 à Bria, préfecture de la Haute Kotto. 

 

Sur le site Nouvel Elan, la joie était à son comble. Il y avait chants, danses et cris de joie. Aussitôt installés dans un hangar réservé aux invités de marques, Paulin BANGABELE, ancien bénéficiaire du projet Pré DDR, devenu encadreur et coach des jeunes, tiré à quatre épingles souhaite la bienvenue à la délégation et indique « nous sommes fiers de devenir des bâtisseurs et regrettons le temps passé dans la violence ! Vous pouvez compter sur nous pour la paix, car nous avons un grand rôle à jouer ».

Le coordonnateur régional de la section DDR, le Docteur NTANGA NTITA présente brièvement son projet et la délégation et insiste sur la politique de conditionnalité avant sa signature par un groupe de bénéficiaires du projet CVR-4.

D’entrée en jeu, le Chef de section DDR salue l’assistance en Sango et leur dit « j’aime votre nom de groupe : Nouvel Elan ! Effectivement, il s’agit d’une nouvelle vie. Et, je suis ici, ce jour, pour vous rassurer que nous sommes là et serons là pour vous accompagner à continuer et à maintenir ce Nouvel Elan dans la vie. Je vous encourage à travailler dur pour pérenniser votre projet afin que vos enfants puissent en tirer profit.

 

Le chef de bureau par intérimaire de la MINUSCA, Jean Emile NKIRANUYE a salué l’engagement des jeunes pour la paix avec un nouvel Elan et a souhaité que cela soit maintenu et élargi à tous les habitants du site PK-3

 

Le préfet a salué le dynamisme et la mobilisation des bénéficiaires du projet CVR situés au PK-3 dans la stabilisation et la lutte contre la pandémie. Il a remercié les jeunes pour avoir écrit une chanson et des pièces théâtrales pour sensibiliser leurs concitoyens en Sango, Français et en langue Banda.

 

Plusieurs matériels et équipements ont été mis à disposition du

groupe, entre autres les brouettes, les kits de matériels de formation

et d’apprentissage des jeunes orientés dans les filières de la

mécanique générale et automobile, de la menuiserie, de la menuiserie,

etc. Un équipement de musique a été également mis à disposition pour

l’entrainement des jeunes dans la musique et la danse.

 

Pour joindre l’utile à l’agréable, la délégation a exhiber quelques

pas de danse avec les jeunes avant de quitter la ville de Bria.

 

 

 

653 nouveaux gardiens de la paix présentés au drapeau national

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653 nouveaux gardiens de la paix présentés au drapeau national

Bangui ( République centrafricaine ) – Admis après le concours de recrutement de 2020, 653 élèves policiers dont 187 femmes ont été présentés au drapeau comme gardiens de la paix de la Police nationale centrafricaine promotion 2020-2021. C’était au cours d’une cérémonie tenue, le 19 février à l’Ecole nationale de police à Bangui, après un trimestre de formation.

Démarrée le 19 novembre 2020, la formation militaire initiale appelé formation commune de base (FCB) a été dispensée par les formateurs des forces de défense et de sécurité de la RCA, avec l’appui de la Police des Nations Unies de la Minusca (UNPol). /////////////.

Cette formation a porté, entre autres, sur la discipline militaire, le maniement des armes, les connaissances techniques et tactiques fondamentales pour l’accomplissement des missions communes de la Police, le sens de l’honneur et le dévouement à la patrie, le savoir-faire et le savoir-être. /////////////.

« Cette cérémonie, au-delà de son caractère solennel, est de tradition dans les forces de police. C’est un symbole fort et sacré, pour ceux-là qui demain au nom de la paix et de la sécurité, s’attèleront à défendre avec courage et détermination la patrie, ainsi que les institutions républicaines au prix de leur vie », a déclaré le Commissaire divisionnaire de Police Maxime SENGA, directeur de l’Ecole Nationale de Police. /////////////.

Après la formation commune de base, ces élèves devront passer, dans les prochains jours, à la seconde phase de leur formation qui sera typiquement professionnelle ou policière.

Avec Minusca

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République centrafricaine : panique à Bossangoa

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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 21 février 2021, 13:02:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont quitté massivement hier la ville de Bossangoa, importante ville du centre ouest  de la République centrafricaine  (RCA), suscitant la panique au sein de la population qui quitte massivement leur maison devant l’avancée des forces loyalistes qui se trouvent, selon les rumeurs, devant la porte de la ville.

 

 

Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement )CPC) ont quitté massivement hier Bossangoa, capitale de la province de l’Ouham pour se replier en direction de Markounda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham, située à une centaine de kilomètres plus au nord, ont affirmé des sources locales.

« C’est fini », a dit une source proche du CPC qui faisait face à l’avancée des hommes de la coalition FACA / rwandais / Russes vers Bossangoa.  « Il y’a moins des combattants du CPC dans la ville », a confirmé un habitant  de Bossangoa.

Le  général de la milice locale des Anti-Balaka a pour sa part affirmé que la ville  est toujours sous contrôle du CPC et a appelé ses combattants à ne pas paniquer les populations civiles. Mais selon des sources proches de la Minusca, les rebelles ont bel et bien quitté la ville, mais les forces loyalistes n’ont pas pour autant pris le contrôle de Bossangoa.

Mais hier soir, face à la fuite massive des rebelles, les populations ont-elles aussi abandonné leur domicile pour se réfugier dans la brousse, laissant la ville déserte hier soir.

Selon des rumeurs, les forces coalisées du gouvernement seraient à la porte de Bossangoa.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : viol, agression, vol, pillage, la CPI pourra-t-elle engagée des enquêtes sur les exactions des mercenaires russes en Centrafrique ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208.jpg” alt=”Image d’illustration des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.” width=”450″ height=”208″ />

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 21 février 2021, 10:06:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si l’on constate qu’à Bangui les populations sont plus ou moins en sécurité, , dans les villes de province, particulièrement dans les zones reprises par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, les populations se plaignent d’avantage des exactions commises sur les civiles par les mercenaires russes. On enregistre de plus en plus des témoignages, et la Minusca ainsi que le gouvernement ne semblent pas se soucier de ces détails importants.

 

Après la publication vendredi d’un article sur les exactions des mercenaires russes sur les populations civiles de Yaloké et Bambari, notre bureau d’enquête continue d’enregistrer malheureusement des témoignages des populations civiles des autres villes, particulièrement de Boda, Baboua  et de Bambari.

Si dans tous ces témoignages  les populations se disent respecter les soldats FACA et leur alliés rwandais, ce n’est pas le cas pour les mercenaires russes de la société Wagner. Ceci n’est pas une blague, encore moins une attaque contre les alliés du pouvoir.

Si à Baboua les populations s’inquiètent de plus en plus des scène de viol sur les filles commises par les mercenaires russes, à Boda et Bambari par contre ce sont les actes de vol, pillage et agression que les habitants de ces localités déplorent.

« Les Russes, après avoir chassé les rebelles dans notre quartier, commencent  à nous fouiller. Au début, on croyait à une mesure de sécurité, mais on constate très vite qu’ils cherchent autre chose. Même dans nos gris-gris, ils les déchirent pour savoir ce qui est dedans.  Même les femmes, filles et  vieillards  ils fouillent leurs gris gris. Ainsi, quelques minutes plus tard, l’un des gendarmes centrafricains qui nous ont dit en sango qu’ils cherchent de l’or dans nos gris-gris. Incroyable », relate un habitant de Bambari à notre équipe sur place.

De l’autre côté, un habitant de Boda confirme quant à lui que les Russes ont fouillé sa boutique et emportent de l’or et de l’argent :

‘Quand ils sont venus, je croyais qu’ils veulent acheter quelque chose. Mais non ! C’est pour me fouiller ainsi que ma boutique. Je leur disais que je n’ai pas d’arme ici, encore moins chez moi, mais l’un d’eux pénètre dans la boutique et commence à fouiller partout. Il a retrouvé mon argent, une somme de 4 millions et ensuite un petit paquet de l’or que j’ai gardés bien depuis des mois. Ils les ont tout pris et partir avec », s’alarme un commerçant de Boda.

Ceci ne sont qu’une partie  des témoignage que la rédaction du CNC a enregistrés. Alors, on se demande avec les allégations de viol, assassinat et  agression, la justice internationale pourrait-elle ouvrir une information judiciaire contre les exactions des mercenaires russes en RCA  On constate malheureusement que la justice ne s’intéresse qu’à ceux qui ne sont pas du côté du pouvoir.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : devant l’avancée des forces loyalistes, les rebelles commencent à quitter Bria

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Deux rebelles sillonnant une rue de Bria, le 11 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, dimanche, 21 février 2021, 08:43:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Devant la progression des soldats FACA appuyés par les soldats rwandais et les Mercenaires russes, les combattants rebelles du FPRC, de l’UPC, du MPC et des miliciens Anti-Balaka, réunis au sein de la coalition des patriotes pour le changement,  ont commencé à plier leur bagage  et quittent la ville de Bria pour les villages environnants. Les intéressés parlent de repli tactique, mais les populations parlent de bon débarras.

 

Après la reprise de la ville d’Ippy aux mains des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement, les soldats FACA et leurs alliés rwandais et russes ont désormais dans leur viseur la ville minière de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, située à une centaine de kilomètres d’Ippy.

D’ores et déjà, dans la ville de Bria, les rebelles qui occupent depuis plus de 7 ans la ville commencent petit à petit à plier leur bagage  pour se retirer de la ville en faveur de l’armée nationale.

Selon un général rebelle interrogé par CNC, tous les combattants ont décidé de se retirer de la ville avant d’y revenir :

« On préfère se retirer de la ville avant l’arrivée des soldats FACA et leurs alliés. On connaît très bien leur stratégie. Mais pour l’heure, on préfère les laisser faire en attendant qu’on revienne », a-t-il déclaré à CNC avant d’ajouter que « même si après leur opération, ils gardent un petit nombre sur place, on aura plus de choix que de les neutraliser avant d’occuper la ville »

Pour l’heure, « les FACA et leur allié russes ne visent que des zones minières pour chasser les rebelles, laissant à leur triste sort les habitants des autres localités non minières », déclare un observateur national.

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les ministres issus des groupes armés exclus du gouvernement et des cabinets du chef de l’État

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le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 21 février 2021, 01:53:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les personnalités issues des groupes armés réunis au sein de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), nommés au sein du gouvernement d’union nationale et dans les cabinets du Président de la République  et du Premier ministre, ont été relevées de leurs fonctions par un décret signé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

Selon le décret, il s’agit des ministres issus du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), de l’ pour la paix en Centrafrique (UPC), du mouvement 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de la Révolution justice (Aile Armel Sayo), et de deux factions Anti-Balaka (aile Ngaïssona et aile Mokome).

Les personnalités issus de ces groupes armés nommés dans les cabinets du Président de la République et du Premier ministre sont aussi limogés de leurs fonctions par un décret présidentiels.

Ces personnalités avaient été nommés en mars 2019 conformément à certaines dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine  (APPR-RCA) signé le 06 février 2019 à Bangui entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés qui opèrent sur son territoire.

Notons que les décrets présidentiels limogeant les membres des groupes armés au sein du gouvernement « d’union nationale » et des cabinets du chef de l’État et du Premier ministre interviennent un mois après les décrets présidentiels limogeant des chefs des groupes armés nommés conseillers militaires à la primature au rang de ministre en charge d’unité spéciale mixte de sécurité (USMS), et le ministre chargé du désarmement, de la démobilisation, de la réintégration et du rapatriement (DDRR).

Mais le plus étonnant dans cette histoire, c’est le limogeage du ministre délégué aux affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, qui est issu du parti MLPC, un allié du pouvoir de Touadera.

Il y’a lieu de noter que parmi les ministres des groupes armés limogés du gouvernement, seul Hassan Bouba, ex-membre de l’UPC qui garde encore son poste dans le gouvernement de Firmin NgrebadA.

Les groupes armés, dont les membres sont limogés du gouvernement par le chef de l’État, se sont réunis mi-décembre 2020 au sein d’une nébuleuse rébellion dénommée coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont le chef de l’État avait annoncé son divorce avec eux  après avoir mené des offensives contre son régime.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : Le CICR évacue 25 blessés à l’Hôpital universitaire de Bambari

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Un soldat de l’armée centrafricaine se tient sur un toit alors qu’il gardait la mairie de Bambari, en République centrafricaine, le 16 novembre 2020

 

Point sur les opérations

 

Bangui (CICR) – Entre le 15 et le 16 février, la ville de Bambari a connu de violents combats entre forces étatiques et groupes armés. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a évacué en urgence 25 blessés à l’Hôpital universitaire de Bambari.

Les deux jours d’affrontements laissent de graves conséquences pour la population de cette ville déjà touché par des violences similaires en décembre.

 

« La ville porte encore les stigmates des combats, parfois très violents pendant les deux jours qu’ont duré les affrontements », a déclaré Oumarou Rabiou Daddy, chef de sous-délégation du CICR à Bambari.

Au cours des affrontements, les voies servant à l’acheminement des secours, ont été coupées. « Les blessés, surtout parmi la population civile, sont restés bloqués chez eux ou au poste de secours de la Croix-Rouge Centrafricaine où plus d’une dizaine de blessés ont pu être stabilisés », poursuit-il.

Dès que la situation sécuritaire l’a permis, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) ont transporté 25 blessés, dont des femmes et des enfants, à l’Hôpital universitaire de Bambari où une équipe de Médecins Sans Frontières a pu les prendre en charge.

Grâce au soutien logistique et matériel du CICR, les volontaires de la CRCA ont collecté également des dépouilles mortelles.

Aujourd’hui, le calme semble revenu. Les populations traumatisées essaient de reprendre leurs activités malgré les opérations encore en cours.

Cependant des inquiétudes subsistent. « Des restes explosifs de guerre ont été identifiés et récupérés par des équipes de démineurs, mais nous sommes préoccupés par les risques liés à la présence d’éventuels explosifs ou munitions dans les quartiers où vivent les populations.», explique Oumarou Rabiou Daddy.

Alors que les affrontements se poursuivent dans divers endroits du pays, le CICR réitère un appel à toutes les parties impliquées afin qu’elles respectent et protègent les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités, notamment les civils, les blessés, et les détenus, respectent les biens civils, et veillent à ce que les morts puissent être recueillis en sécurité et inhumés en toute dignité.

Le personnel soignant et les secouristes de la Croix-Rouge demandent aux parties au conflit de fournir les garanties nécessaires afin qu’ils puissent accéder aux blessés et aux victimes.

Media contact(s):

Halimatou Amadou, ICRC Dakar, +221 78 186 46 87, hamadou@icrc.org Taoffic Mohamed Touré, ICRC Bangui, +236 75 64 30 07, ttoure@icrc.org

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RCA : les rebelles de la CPC quittent la ville de Bozoum pour une destination inconnue

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les casques bleus de la minusca lors du début de l’opération ala londo en juillet 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 février 2021, 10:33:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans la nuit du vendredi à samedi 20 février, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ont quitté la ville de Bozoum pour une destination inconnue, a-t-on appris de source locale.

 

Finalement, après la panique, vient le départ. Avant même l’offensive des forces gouvernementales contre leur position dans la ville, les rebelles ont du volontairement plier bagage dans la nuit du vendredi à samedi 20 février, et ce, pour une destination inconnue.

Selon des sources locales, le jeudi dernier, il y’avait un renfort des forces de la Minusca qui est arrivé dans la ville, suscitant un peu de panique. Le lendemain, contre toute attente, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont discrètement plié leur bagage pour une autre destination.

Pour l’heure, la ville est calme, et les activités tentent de reprendre tout doucement.

Notons que les rebelles du CPC qui ont occupé les villes de Boali, Bossembélé, Yaloké, Bossemptélé et Bouar,  se sont tous repliés sur Bozoum après les contre-offensives des forces loyalistes.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : processus électoral, les députés s’inquiètent de la sécurité des candidats aux législatives, et convoquent les membres du gouvernement  

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 février 2021, 10:07:15 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les députés centrafricains, qui s’inquiètent de la sécurité des candidats aux législatives  du 14 mars prochain. Convoquent à l’Assemblée nationale les membres du gouvernement, de l’autorité nationale des élections et du cadre de concertation. Une rencontre qui ne rassure pas les élus de la nation même si le gouvernement une suite favorable.

 

L’équipe convoquée par les députés de Marie-Noëlle KOYARA, ministre de la Défense, Henri Wanzet Linguissara, ministre de la Sécurité publique, Augustin Yangana, ministre de l’Administration du territoire, Mathias Barthelemy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections  et le représentant de cadre de concertation.

Après plus de deux heures d’échange,  les députés ne sont pas convaincus des réponses du gouvernement sur la question de la sécurisation des élections.

« Vous savez, la situation est évolutive. Donc il y’a des opérations en cours. Les situations peuvent changer d’un moment à l’autre dans un sens comme dans l’autre. Donc nous attendons, c’est une préoccupation que nous avons fait part aux ministres… », a déclaré le député Symphorien Mapenzi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Pour les députés candidats à leur propre succession, le gouvernement doit réunir les conditions nécessaires pouvant permettre le bon déroulement de la campagne électorale sur toute l’étendue du territoire national. Pour illustration, Jean Symphorien Mapenzi met en exergue les incidents survenus lors des élections du 27 décembre 2020 :

« pour éviter ce qui s’est passé le 27 décembre dernier, ou 8 de nos collègues qui ont vu leur véhicule arraché, et leur matériel électoral de campagne confisqué….Et il y avait deux qui ont frôlé la mort : un a perdu sa jambe, et il y’a un autre qui est aujourd’hui entre la vie et la mort. Il n’y a pas que les députés en fonction. Tous les candidats, est-ce que la sécurité de tous les candidats va être assurée ? Non seulement la sécurité des candidats, la sécurité des élections aussi, c’est-à-dire la sécurité du scrutin à proprement    Parlé ».

Le ministre de l’Administration du territoire, Augustin Yangana  promet revenir devant  vers la représentation nationale  dans les prochains jours avec des réponses concrètes.

« Les inquiétude des uns et autres sont fondés parce que les députés veulent savoir si jusqu’au 27 février prochain ils seraient capables d’aller dans tout le pays battre campagne. Et si ce n’est  pas le cas, ou les candidats peuvent aller battre campagne de manière à leur éviter des risques supplémentaires . Et donc le gouvernement a pris acte des préoccupations  des députés et a promis de revenir vers eux lorsque le moment viendra pour répondre à ces questions », déclare-t-il.

Cette rencontre intervient au moment ou plus de 90 députés ont signé une requête demandant au Président Faustin Archange TOUADERA la convocation d’une session extraordinaire relative à la situation sécuritaire en prélude aux élections du 14 mars 2021.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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RCA : ambiance de guerre vendredi à Bozoum

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Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Bozoum, République centrafricaine, samedi, 20 février 2021, 07:24:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vendredi, la ville de Bozoum s’est réveillée dans une ambiance de guerre. Près de deux cents rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, lourdement armés, ont pris position aux points stratégiques de  la ville suite aux rumeurs de l’arrivée des forces loyalistes dans la ville.

 

Vendredi, 19 février, dès le petit matin, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui ont d’ailleurs lancé une offensive contre les forces gouvernementales en décembre dernier, se sont précipités pour se positionner devant l’hôpital préfectoral de Bozoum, d’autres dans la forêt à l’entrée de la ville.

Selon leur renseignement, les forces loyalistes seraient déjà à quelques kilomètres à l’entrée de la ville de Bozoum pour venir les déloger.

« On entend des tirs en l’air depuis 6 heures du matin. On croyait déjà à un affrontement entre les rebelles et les forces loyalistes, mais tout porte à croire que ce sont ces derniers eux-mêmes qui ont fait ces tirs perturbateurs », décrit un habitant de Bozoum avant qu’un autre ajoute : « chaque nuit, ils ne cessent de faire de sommation pour intimider les gens. Cela fait peur effectivement, mais tout le monde ne peut pas supporter. Moi par exemple, mes parents se sont réfugiés au champ pour éviter d’être pris pour cible par ces rebelles ».

Il y’a lieu de rappeler que les rebelles, par peur d’une éventuelle offensive des forces loyalistes,  ont déjà incendié le pont  de x, situé sur l’axe Bossemptélé.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

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RCA : la ville d’Ippy reprise par l’armée nationale et ses alliés

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Les rebelles de la Séléka à Bria dans la Haute-Koto. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 février 2021, 05:37:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais ont repris le contrôle de la ville centrafricaine d’Ippy (centre nord ) après que les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) l’ont assiégée durant sept années, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

D’après des sources sécuritaires, ce retournement de situation est intervenu après six heures d’offensive des soldats de l’armée nationale et de leurs alliés russes, qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de la ville. Des sources locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction de Bria pour les uns, et dans la brousse pour les autres.

La vie normale n’a pas encore repris à Ippy, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester pour le moment.

Depuis la mi-décembre 2020, des groupes armés se sont coalisés sous le nom de coalition des patriotes pour le changement, avant de lancer une offensive contre le gouvernement, mais celles-ci avaient été repoussées par les forces armées nationales et les Mercenaires russes, appelés aux rescousses par le gouvernement.

L’offensive contre les positions de l’UPC à Ippy intervient 72 heures après celle menée contre la base de l’UPC dans la ville de Bambari et sa périphérie.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

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RCA : panique sur l’axe Bossembélé – Bossangoa, de violents combats signalés entre les rebelles et les FACA

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L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 février 2021, 23:21:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De violents combats entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement et les soldats de l’armée nationale appuyés par les Mercenaires russes ont été signalés à une centaine de kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bossembélé. Face à la progression rapide des forces loyalistes, la panique s’empare de la ville de Bossangoa, et les activités commerciales et administratives sont aussi paralysées.

 

Après la reprise de la ville de Boda, puis de Boali, Bossembélé, Yaloké, Bouar, Béloko, Bambari et tout récemment la ville d’Ippy par l’armée nationale, appuyée par les mercenaires russes et rwandais, c’est désormais le tour de la ville de Bossangoa, fief de l’ancien Président François Bozizé  d’être la cible prioritaire  de l’armée nationale et ses alliés russes et rwandais.

Ainsi, depuis vendredi matin, on signale des affrontements à une centaine de kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bossembélé. L’objectif, reprendre symboliquement la ville de Bossangoa et ses environnants aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, et si possible traquer  l’ancien Président François Bozizé qui serait retranché dans le coin.

Selon le gouvernement, l’ancien Président François Bozizé serait l’auteur de trouble postélectoral qui secoue actuellement le pays depuis deux mois. En conséquence, il a été radié, ainsi que ses deux enfants, dans le rang de l’armée nationale.

Retranché dans son fief de Bossangoa, l’ancien Président François Bozizé est sous le coup d’un mandat d’arrêt international de la justice centrafricaine pour son implication présumée dans la  déstabilisation actuelle du pays.

 

Le vendredi 29 janvier 2021, les chefs d’État de la région des Grands Lacs, lors de leur dernière conférence qui s’est tenue en Angola,  ont condamné les exactions commises et renouvelé leur engagement à privilégier le dialogue et la concertation pour sortir le pays de la crise actuelle.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR N’ENTREPREND T-IL PAS DE DISCUSSIONS AVEC L’OPPOSITION POUR LA RAMENER DANS LE PROCESSUS ÉLECTORAL EN ATTENDANT LE DIALOGUE POLITIQUE ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 février 2021, 21:40:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis la proclamation des résultats définitifs des élections groupées par la cour constitutionnelle, certains candidats malheureux de l’opposition qualifiés de « modérés » ont très vite que prévu accepté les délibérations de la cour constitutionnelle confirmant la réélection du président de la république pour un nouveau mandat de cinq (5) ans, d’autres candidats qualifiés « d’extrémistes » ou « jusqu’au boutistes » regroupés au sein de la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD 2020) ont rejeté en bloc les résultats au motifs que l’élection est émaillée d’innombrables irrégularités qui remettraient en cause la légitimité du pouvoir qui en est issu.

 

En conséquence de ce qui précède, les partis politiques membres de cette coalition politique ont unanimement pris la décision de se retirer de l’ensemble du processus électoral et surtout de ne présenter aucun candidat au scrutin partiel à venir, ni au deuxième tour des législatives. A titre de rappel, vingt deux (22) sièges seulement sur cent quarante (140) correspondant à moins d’un quart (1/4) de sièges ont été pourvus au premier tour des législatives. Ainsi par déduction, il reste cent dix-huit (118) sièges à pourvoir soit par les scrutins partiels, soit par l’organisation d’un deuxième tour. À ce stade, il apparaît important de souligner qu’à ce jour, l’Autorité Nationale des Élections (ANE), organe constitutionnel chargé de gérer les opérations électorales n’a pas officiellement enregistré une requête confirmant le retrait de la compétition des candidats de la coalition de l’opposition démocratique. Il en résulte que cette cacophonie folklorique à l’image de notre égoïsme politique laisse planer des inquiétudes sur la valeur juridique de la décision collective de la COD 2020 à l’allure et la trajectoire d’un document désuet par voie tacite…Seule l’histoire retiendra ce qui adviendra.

Inquiet que le front politique ouvert par la COD 2020 ne fragilise l’offensive militaire couronnée de reconquêtes des territoires jadis occupés par les groupes armés non conventionnels, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi le pouvoir de Bangui n’entreprend t-il pas de pourparlers avec l’opposition radicale pour la ramener dans le processus électoral afin de légitimer son deuxième quinquennat ? À travers cet entêtement, le pouvoir de Bangui veut-il s’inscrire durablement dans la logique d’un passage en force ? Pourquoi le pouvoir assimile t-il toujours ou fait-il un parallèle entre la COD 2020 et la coalition des groupes armés communément appelée sous l’acronyme de CPC ? En conséquence des précédents, que se passera-t-il si le pouvoir s’entête à aller aux législatives sans la COD 2020 ?

À l’instar du président Béninois, une Assemblée nationale monocolore est-elle un gage de bonne gouvernance ?

Le retour de la COD 2020 ne devrait-elle pas insuffler une nouvelle dynamique au processus électoral ? Si l’opposition démocratique représentée majoritairement par la COD 2020 refuse de participer aux législatives à venir, va t-elle accepter de participer à la concertation voulue par le chef de l’état avec un format inconnu ? À contrario, quelles seront les conditions de l’opposition démocratique réunie au sein de la COD 2020 pour revenir dans le processus électoral ? Ce retrait avait-elle exclusivement pour but d’empêcher la tenue des élections, de boycotter ou de faire pression pour infléchir le pouvoir du mathématicien qui fait la priorité à la légalité au détriment de la légitimité ?

Il est évident qu’en s’inspirant du football, le forfait de l’opposition démocratique radicale ne disqualifie pas l’équipe gagnante mais pour des raisons esthétiques de la notion de démocratie, nous proposons au président de la république qui, apparemment est pris en otage par des velléités belliqueuses de son clan de prendre ses responsabilités conformément aux dispositions de la constitution du 30 mars 2016 afin de créer les conditions d’une élection apaisée, transparente et crédible.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

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RCA : Wagner ou nerf vague ?

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Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 février 2021, 10:08:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si beaucoup de mentions ont été faites dans la presse ces derniers jours quant à la progression des mercenaires de Wagner, il est étonnant de constater à quel point leurs échecs, leurs bavures et leurs pertes au combat sont passées sous silence.

Et pourtant les constats illustrant le comportement douteux de ces mercenaires ne manquent pas et les médias centrafricains, en tout cas ceux qui ont su préserver leur indépendance éditoriale, se sont déjà fait l’écho des bavures de Wagner depuis bientôt deux mois que les combats avec la CPC ont débuté. Parler la langue du pays leurs serait en effet utile pour communiquer avec la population locale ou les humanitaires et éviter ainsi tout amalgame qui a causé les dommages collatéraux de ces dernières semaines parmi la population civile. Mais ce n’est pas une condition de recrutement, c’est fort dommage mais ce n’est pas le plus grave : ces chiens de guerre agiraient en dépit des lois internationales dont ils se moquaient.

Ces soldats de l’enfer ne se posent-ils donc aucune question si ce qu’ils font est bien ou pas ?

Comme le groupe Wagner n’est signataire d’aucune convention internationale, on peut se demander quelles règles ses mercenaires respectent ? Et surtout, s’ils viennent à les enfreindre, à qui rendront-ils des comptes ?
Cela amène par ailleurs à s’interroger sur la constitution réelle de leurs effectifs et notamment sur la variété de nationalités représentées. Même si la majorité des mercenaires semblent bien être Russes, on en voit beaucoup qui sont loin du type « caucasien »… Les Syriens peut-être ? Libyens ? Recrutés partout où Wagner est déjà présent ? Normal qu’on soit dans le flou puisque la Russie a plusieurs fois démenti la présence de combattants lui appartenant en Centrafrique.

Depuis fin décembre, les FACA comme les rebelles de la CPC témoignent de mercenaires Wagner qu’ils voient blessés ou tués sur le terrain. Au milieu des nombreux témoignages, provenant de différentes sources, il est difficile d’établir un bilan précis. Les blessés et les morts se compteraient toutefois par dizaines. Pourtant, il n’y a aucune communication des chefs de Wagner, aucun hommage, aucune image des cercueils… Que font-ils de leurs morts ? En aparté, certains blessés de Wagner se plaignent des conditions dans lesquelles ils ont été pris en charge, surtout en province.

Avec ses mystères, que cherche à cacher le groupe Wagner ? Si la guerre et l’argent sont les deux motivations d’un mercenaire, agissent-ils pour leurs propres intérêts privés ou pour les Centrafricains ? Qui nous assure que la symphonie de Wagner pour ramener la paix en Centrafrique ne se transformera pas en cacophonie pour le peuple centrafricain ?

Quand on se noie, on s’accroche à tout, même à un serpent !

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA :pillage, racket, vol et agression  de la population, les habitants de Yaloké et Bambari dénoncent le comportement des mercenaires russes

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Les mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 février 2021, 09:37:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reconquête de certaines villes de l’intérieur du pays par les militaires de l’armée nationale appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner, ces derniers se livrent littéralement au racket et au pillage de la population,  mais également  au vol et à la détention arbitraire des  habitants de villes conquises. Mais ces derniers, dépassés, appellent à l’aide et dénonce le comportement des paramilitaires Russes.

 

Face aux attaques des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, qui réunit sept groupes armés du pays,  et qui cherchent à asphyxier depuis près d’un mois la capitale en coupant les trois principales routes qui y mènent, le gouvernement centrafricain, à travers des accords de coopération militaire signés avec le gouvernement rwandais et la société de mercenariat Wagner, déploie plus d’un millier des mercenaires russes, mais également des troupes rwandaises à l’appui des militaires de l’armée nationale en vue de reconquérir  « toutes les villes de l’intérieur du pays occupées par les rebelles ».

Ainsi, le dimanche 24 janvier, les Russes, les Rwandais et les soldats FACA ont repris la ville de Boda aux mains des rebelles, suivi de Boali, Bossembélé, Yaloké, Bouar, Béloko, et tout récemment la ville de Bambari au début de la semaine.

Cependant, après la reprise de ces villes, les habitants de ces localités, qui venaient tout juste de subir les caprices des rebelles, se confondent désormais aux comportements crapuleux des mercenaires russes qui n’hésitent plus à racketter les pauvres citoyens, piller les boutiques aux abords de la route, mais aussi agresser toutes personnes, surtout les jeunes, qui portent sur leur corps des cicatrices du vaccin traditionnel.

« Après m’avoir déshabillé, les soldats russes ont vu sur mon corps des cicatrices de vaccins traditionnels qui avait été fait  par ma mère quand j’étais enfant.

Par la suite, ils m’ont accusé d’être un milicien Anti-Balaka. Malgré mes explications, ils m’ont agressé durant des heures jusqu’à l’intervention d’un gendarme centrafricain », a déclaré un habitant de Yaloké interrogé par CNC.

Et ce n’est pas tout ! Certains dénoncent le vol et pillage de leur  boutique par les mercenaires russes : «  si tu n’as pas un gardien devant ton magasin, c’est sûr qu’ils vont le casser pour prendre des choses. Je ne suis pas seul ici, même mes voisins ont subi les mêmes dégâts », explique un jeune commerçant de Yaloké.

Face à ce comportement des mercenaires russes, les soldats FACA et les gendarmes qui sont avec eux tentent de prévenir certains citoyens en langue nationale :

« Heureusement j’ai été averti par un policier qui était avec eux. Ils m’ont dit de cacher mon téléphone portable rapidement sinon ils vont le récupérer », témoigne un citoyen du quartier Élevage à Bambari.

La situation est de plus en plus inquiétante pour les habitants des villes conquises par les soldats FACA et les Russes si le gouvernement n’arrive pas à faire quelque chose pour que ces rackets et pillages de la population cessent.

On se souvient encore de la ville de Boali ou un Motel construit par un paisible citoyen avait été littéralement pillé et saccagé par les mercenaires russes le mois dernier.

« Ils peuvent démonter et emporter même les antennes paraboliques sur le toit d’une maison », s’alarme un habitant de Boali interrogé par CNC.

Notons que les militaires rwandais ont également pris part aux combats au côté des soldats FACA et des Russes dans l’opération de reconquête des villes aux mains des rebelles, mais ils se comportent dignement, selon les dires des populations.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : tentative de désertion d’un ex-rebelle du FPRC formé au camp Kassaï

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CopyrightEUTM-RCA

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 février 2021, 08:17:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme faisait partie des combattants du FPRC démobilisés à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Admis au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, l’homme tente de se soustraire et prend la fuite pour retourner à Bria, mais il sera capturé quelques jours plus tard à Sibut et placé en détention provisoire au camp de Roux à Bangui. C’est la chronique  d’une fin de règne d’un ex-commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria.

 

Il s’appelle Abdel Ambossoro, ex-commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Bénéficiaire du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) en septembre 2020, le tristement célèbre Abdel Ambossoro a été admis avec ses collègues des groupes armés au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, dans le septième arrondissement.   Profitant de l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à la périphérie de Bangui, l’homme avait pris la fuite  et abandonne sa formation initiale au camp Kassaï, et trouvait refuge au quartier KM5 durant un mois avant de décider de quitter la capitale. Malheureusement pour lui, à son retour, il a été capturé à Sibut, à plus de 180 kilomètres de la capitale Bangui. Ramené et placé en détention provisoire au camp de Roux à Bangui, monsieur Abdel Ambossoro est désormais entre les mains de la justice de son pays.

Il est accusé de nombreux crimes dont la prise d’otage en 2018 des Casques bleus de la Minusca.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Le chanvre indien, ce faiseur de cauchemar

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Accident de circulation impliquant trois motos et un véhicule de l’Université au quartier Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui le 19 février 2019. Credit photo Anselme Mbata/CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 février 2021, 06:30:30 ( Corbeaunews-centrafrique ). « Pétard du matin – poil dans la main ; pétard du soir – trou de mémoire »

 

La consommation de drogue prend de l’ampleur en République centrafricaine, et particulièrement à Bangui. La jeunesse est la couche sociale la plus touchée par cette pratique dangereuse pour la santé et la sécurité nationale. Appelé aussi « chanvre à résine », d’une grande toxicité, le chanvre indien procure un effet « stoned », relaxant voire soporifique mais peut aussi mener à des comportements dangereux et violents. Il s’agit d’une des drogues les plus accessibles et les plus utilisées en Centrafrique.

 

Effets sur la jeunesse centrafricaine : conséquences physiques et sociales

 

La hausse de sa consommation chez les jeunes s’accompagne d’une hausse des problèmes de violence et des problèmes de santé. En effet, consommer du chanvre indien provoque des problèmes pulmonaires et comportementaux. À la longue, les fonctions cognitives sont impactées et des troubles psychiques peuvent apparaître. Cette consommation de drogue a donc des conséquences sur le plan social. Le chanvre indien diminue les défenses immunitaires, a des effets sur la mémoire à court terme, sur l’équilibre et peut provoquer des comportements néfastes et dangereux (anxiété, dépression, suicide…). Cette drogue est souvent à l’origine des accidents mortels de la circulation car les conducteurs, motos, voitures ou camions, sous emprises de ce cauchemar de drogue ont les réflexes diminués, entrainant des comportements dangereux, et embarquent avec eux des innocents vers la mort.

 

Autorités face à l’augmentation de la violence : arrestations ou lutte contre l’addiction ?

 

La police intensifie son action pour combattre l’augmentation de la consommation de chanvre en milieu scolaire. Son action n’a pas d’incidence positive sur les jeunes, qui auraient besoin d’être pris en charge afin de lutter contre leurs addictions. Idéalement, une formation du personnel afin qu’il puisse prendre en charge les problèmes liés au trafic de drogue au même titre que les autres problèmes de santé serait un sérieux bienfait pour le pays.

 

Par Julien Ekomo

Contributeur spécial du CNC

Alain Nzilo

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L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés lance un appel pour un meilleur accès humanitaire en RCA

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L’image de la distribution des sauts aux déplacés internes de Bouar

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 février 2021, 05:17:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au cours de ces dernières semaines, la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique ne cesse de se détériorer, renforçant ainsi les souffrances d’une population déjà dévastée.

 

Alors que les déplacements des populations ne cessent de s’intensifier et que les organisations humanitaires sont de plus en plus prises pour cible, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé, le vendredi 12 février, un appel pour qu’un meilleur accès humanitaire soit mis en place. Ceci afin de pouvoir venir en aide aux dizaines de milliers de personnes qui fuient la violence, les menaces, les affrontements inter-ethniques mais aussi les combats entre le CPC et les FACA en République centrafricaine. Ces violences mettent en péril la vie des populations et l’appuie humanitaire.
Aujourd’hui, c’est près d’un tiers de la population qui est déracinée ou qui vie dans des conditions déplorables dans la brousse depuis décembre 2020, comme a pu l’indiquer Boris Cheshirkov, porte-parole du HCR. En effet, hantée par les violences, de nombreuses familles ont fui la capitale Bangui et se cachent désormais sous des abris de branchage, tentant de se protéger des violences, à des centaines de kilomètre à l’est de la ville.

Selon le HCR, 107.000 Centrafricains auraient franchi les frontières du pays pour se réfugier dans les pays voisins tels que la République démocratique du Congo, qui a accueilli plus de 92.000 réfugiés, le Tchad, le Cameroun mais également la République du Congo. Ainsi le nombre total de Centrafricains déplacés dans leur pays et dans la région se monte à plus de 1,5 million alors que la population totale s’élève à 4,8 millions d’habitants.

Du côté de l’OCHA, plus de 100.000 personnes auraient été déplacées à l’intérieur de la rca depuis le début de la crise en décembre.

Pour les équipes du HCR, un dialogue pour apaiser les tensions et un soutien durable de la communauté internationale sont nécessaires pour garantir une réponse humanitaire adaptée à la situation actuelle et renforcer les perspectives de solutions

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA: Les journalistes se lancent dans la campagne contre la désinformation

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Sephora Josiane Anga, journaliste de la radio Voix d’Evangile dit #StopATènè

 

Sephora Josiane Anga, journaliste de la radio Voix d’Evangile dit #StopATènè = Stop aux rumeurs et à la désinformation.

Merci de partager en soutien à La campagne contre la désinformation en République Centrafricaine.

 

RCA : à la CPI, les deux portraits de Patrice-Edouard Ngaïssona

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ngaissona-CPI-450×253.jpg” alt=”L’ex-chef de la fédération de football de la République centrafricaine Patrice-Edouard Ngaissona ors de sa comparution initiale devant les juges de la CPI à La Haye, aux Pays-Bas, le 25 janvier 2019″ width=”450″ height=”253″ />
L’ex-chef de la fédération de football de la République centrafricaine Patrice-Edouard Ngaissona ors de sa comparution initiale devant les juges de la
CPI à La Haye, aux Pays-Bas, le 25 janvier 2019

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021, 22:41:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La première phase du procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité s’est terminée

ce jeudi 18 février à la Cour pénale internationale. Trois jours d’audience durant lesquels chacun a donné sa « déclaration liminaire » et introduit les arguments, preuves et témoignages qu’il développera au cours de la prochaine étape, à compter du 15 mars.

Pour le parquet, aucun doute : Patrice-Edouard Ngaïssona était un chef politique incontestable des anti-balakas, un des principaux relais de l’ancien président François Bozizé, dont il partageait le plan de reprendre le pouvoir par les armes.

► Homme d’affaires riche et influent, il aurait financé, armé, structuré, donné des ordres aux milices, dont celle d’Alfred Yekatom, qui a semé la terreur au marché Boeing, à Bossangoa, ou encore dans la préfecture de Lobaye sur l’axe PK9-Mbaïki. Des exactions visant en particulier les musulmans et longuement décrites par l’accusation.

« Ngaïssona n’était qu’une voix et un visage des anti-balakas »

Une version soutenue par les avocats des victimes, plus de 1 400 recensées, nombreuses à subir encore aujourd’hui les conséquences des violences de l’époque, en particulier les déplacés et les réfugiés.

Pour l’avocat de Patrice-Edouard Ngaïssona, en revanche, le parquet a une interprétation erronée des actions de l’ancien ministre. Il s’est « précipité », dit-il, sur des éléments « qui ne tiennent pas ». La preuve, selon lui : plus de 60 témoins qui le dédouanent ont été écartés.

La défense ajoute que Patrice-Edouard Ngaïssona n’était qu’une voix et un visage des anti-balakas, qu’il n’avait aucun contrôle sur ces groupes multiples, nés de manière « spontanée, désordonnée, sans chefs politiques », qui ne forment pas une « organisation » telle que définit par le statut de la Cour. « Impossible » de le condamner au-delà de tout doute raisonnable, conclut-il.

La défense d’Alfred Yekatom prendra, elle, la parole à la reprise des audiences le 15 mars prochain, lorsque débuteront la présentation des preuves et les auditions des témoins.

 

RFI

RCA : détonation d’armes lourdes et légères ce jeudi matin à Gamboula

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Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.

 

Berberati, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021, 013:32:47 ( Corbeaunews-centrafrique ). La ville de Gamboula, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Mambéré-Kadéï, est secouée ce matin par des détonations d’armes automatiques des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Selon quelques habitants de la ville interrogés par CNC, les tirs ont débuté  ce jeudi vers quatre heures du matin pour se calmer deux heures plus tard, suscitant la panique au sein de la population. On ignore les raisons  de ces détonations d’armes lourdes et légères, mais certaines sources proches des rebelles disent qu’ils seraient informés de l’arrivée des gardes présidentiels dans la ville de Berberati, et disent prêts à les attendre pour les combats.

Rappelons que les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avaient érigé de barricade sur le corridor Kenzo – Berberati au niveau du village Nassoulé, situé à  une dizaine de kilomètres de Gamboula sur l’axe Berberati.

Leur objectif, asphyxier la ville de Berberati aux produits de premières nécessité.

« Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  C’est-à-dire  que les camions achètent des vivres ici  à Kenzo et ramènent à Berberati, et les gens de Bangui viennent s’approvisionner à Berberati  pour ravitailler Bangui. Ce qui fait que quand ils ont barré la route de Bangui – Béloko,  ça n’inquiète pas trop le gouvernement . Donc il faudrait également arrêter la route de Kenzo – Berberati afin de bien asphyxier la capitale Bangui », témoigne un commerçant de Berberati joint au téléphone.

 

Par Igor Baïlé

Journaliste, correspondant du CNC à Berberati

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Bozoum, la population dénonce les exactions des rebelles du CPC

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/pancarte-de-bienvenue-à-Bozoum-dans-louham-pendé-par-mardochet-450×337.jpg” alt=”Biendenue à Bozoum” width=”450″ height=”337″ />
Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé.

 

Paoua, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021, 10:30:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bozoum, plus d’une centaine des personnes vivent dans la brousse depuis près d’une semaine, craignant des violences des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui continuent de se retrancher massivement dans la ville, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, chassés des villes de Yaloké, Bossemptélé, Baoro et Bouar   par les forces gouvernementales, se sont repliés dans la ville de Bozoum après leur fuite devant la puissance de frappe des forces loyalistes.  D’autres sont sortis à Bossangoa et Koui, mais sont repliés également à Bozoum depuis 72 heures. Mais face aux rumeurs d’une offensive des forces de l’ordre, ces rebelles réquisitionnent les motos des particuliers, et demandent aux populations locales une contribution de guerre. D’autres imposent des taxes illégales aux commerçants, suscitant la résistance de certains. Et pour les contraindre à obéir, ils n’hésitent plus à procéder à des tirs d’intimidation avec leur arme à feu, poussant une partie de la population à se réfugier dans la brousse.

Pour l’heure, les habitants de Bozoum demandent au gouvernement de déployer très rapidement des forces loyalistes dans la ville afin de chasser ces rebelles de leur ville.

Rappelons que les rebelles ont incendié également le pont de Bambalou, situé sur l’axe Bossemptélé. Ils craignent que les forces gouvernementales utilisent cet axe pour venir à Bozoum les combattre.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

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En Centrafrique, un convoi commercial d’une quinzaine de camions est arrivé à Bangui

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En Centrafrique, un convoi commercial d’une quinzaine de camions est arrivé à Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – C’est sous les applaudissements que le convoi est arrivé à Bangui ce mardi 16 février. Hier, Abakar, un des chauffeurs de cette première rotation, était déjà prêt à repartir vers le Cameroun. « Lorsque nous sommes arrivés, nous avons appelé nos amis qui sont restés là-bas pour les rassurer, raconte-t-il. Ils sont aussitôt partis et sont actuellement à Bouar. Le niveau d’escorte que j’ai vu me rassure. Il n’y a rien à craindre, je vais charger et reprendre la route. »

Abakar a passé deux mois à Garoua Boulaï. C’est finalement escorté par les forces armées centrafricaines et les forces russes qu’il a pris la route. « J’apprécie la qualité de l’escorte que j’ai vu. Il y a même un hélicoptère en support aérien et même des escortes à moto. C’est rassurant », explique-t-il./////////////.

Un trajet de près de 600 kilomètres réalisé en un temps record cette fois-ci. Deux jours seulement pour rejoindre Bangui, explique cet autre chauffeur, qui déclare : « Avant, on mettait trois ou quatre jours pour arriver à Bangui. Grâce à l’escorte, on met deux jours. Nous sommes avec les alliés russes qui nous ont escorté depuis Garoua Boulaï. »/////////////.

Un nouveau convoi est déjà parti du Cameroun. Environ un millier de camions attendent à la frontière. Hier, un porte-parole de la CPC [Coalition des patriotes pour le changement] a menacé de fermer le corridor. Un incident sécuritaire a eu lieu près de Baboua, dans une localité située entre la frontière camerounaise et la ville de Bouar sur le corridor de ravitaillement.

Avec RFI

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RCA : Berberati, une section de la garde présidentielle vient d’arriver dans la ville

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Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021, 08:47:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Berberati, située à 584 kilomètres de Bangui vient d’accueillir la première section de la garde présidentielle. Ce qui suscite de nombreuses interrogations au sein des populations, mais certaines sources militaires parle d’une offensive en préparation contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement qui ont bloqué le corridor Berberati – Kenzo.

 

Depuis le dimanche 7 février, la circulation des biens et des personnes est mise à mal sur le tronçon Berberati – Kenzo. En cause, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient bloqué le corridor Bangui Béloko  sur la route n°1 depuis près d’un mois, sont venus à nouveau bloquer l’axe Kenzo – Berberati au niveau du village Nassoulé, situé à 35  kilomètres de Berberati. Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  C’est-à-dire  que les camions achètent des vivres ici  à Kenzo et ramènent à Berberati, et les gens de Bangui viennent s’approvisionner à Berberati  pour ravitailler Bangui. Ce qui fait que quand ils ont barré la route de Bangui – Béloko,  ça n’inquiète pas trop le gouvernement . Donc il faudrait également arrêter la route de Kenzo – Berberati afin de bien asphyxier la capitale Bangui ». Mais le comble de tout, les rebelles ne sont pas qu’au village Nassoulé. Présentement, ils sont basés  aussi a la frontière en allant vers kenzo au Cameroun, mais aussi sur le chantier bonewala, a 35 km de la ville de Gamboula, rendant difficile le quotidien des populations locales, mais aussi l’approvisionnement en produits de première nécessité qui deviennent de plus en plus rare sur le marché local.

Cependant, l’arrivée de la première section de la garde présidentielle à Berberati suscite quelque part d’énormes espoirs au sein de la population.

Pour l’heure, les gardes présidentiels sont toujours à Berberati, tout comme les rebelles qui maintiennent leur position dans les villages qu’ils occupent.

À quand l’offensive finale ?

 

Par Igor Baïlé

Journaliste, correspondant du CNC à Berberati

Alin Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Bambari, les rebelles se retirent complètement de la ville et occupent  les villages périphériques

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bambari, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021, 07:28:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 48 heures après les opérations menées contre les positions de l’UPC à Bambari par  les soldats FACA appuyés par les gendarmes et policiers centrafricains, sans oublier les rwandais et les paramilitaires russes, la ville de Bambari souffle un nouvel air à l’intérieur, mais pas à l’extérieur. Les rebelles ont dû quitter leur base de Bambari sous la pression des forces loyalistes, et se positionnent désormais aux alentours de la ville.

 

24 heures après l’opération menée le mercredi 10 février vers 10 heures du matin, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les Mercenaires russes de la société Wagner, ont mené une opération de démantèlement d’une barrière illégale érigée par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre sur l’axe Ippy. Au cours de cette opération des forces loyalistes, deux rebelles auraient été capturés, ce qui n’aurait pas plu à ses camarades rebelles  qui ont contre-attaqué  les positions des forces gouvernementales qui ont réussi à repoussé l’attaque, mais aussi mettre en déroute les assaillants qui ont du fuir leur principale base logistique et opérationnelle au profit des forces loyalistes qui renforcent désormais leur position dans le secteur.

Et ce n’est pas tout! Vingt quatre-heure après leur opération au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre sur l’axe Ippy  , les forces gouvernementales ont mené une nouvelle opération contre les positions de l’UPC dans plusieurs quartiers musulmans de Bambari, poussant ces derniers à se retrancher dans la périphérie de la ville, particulièrement dans les petits villages voisins.

Rappelons que le bilan provisoire de l’opération contre les positions de l’UPC à Bambari s’élève à 20 civils tués et plusieurs dégâts matériels.

Pour l’heure, la ville est relativement calme, et les forces gouvernementales occupent la totalité des position de l’UPC à Bambari, et des patrouilles sont menées régulièrement dans la ville.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Bakouma, le contingent marocain plie bagage et quitte la ville

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Un Casque bleu marocain de la force de l’ONU en Centrafrique à Bangassou le 3 février 2021

 

Bangassou, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021, 06:12:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le contingent marocain déployé à Bakouma, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Haut Mbomou, s’est retiré totalement de la ville, a-t-on appris des sources concordantes locales.

 

« En fonction des besoins opérationnels,  nous avons très souvent des contingents, ou des parties des contingents dans l’ensemble du pays qui bougent d’un jour à l’autre. Il est donc possible que certains de ces soldats marocains bougent dans une autre partie du territoire » a déclaré une source au sein de la Minusca, confirmant  ce retrait du contingent marocain de la ville de Bakouma.

De l’autre côté, on ignore si ces Casques bleus marocains vont-ils revenir dans un bref délai à Bakouma, ou seront – ils définitivement affectés dans une autre ville.

« Il est fort probable que ces Casques bleus marocains aillent renforcer l’effectif des autres collègues dans d’autres parties du pays. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne reviendront pas soit à Bakouma, ou ailleurs », ajoute la même source.

Rappelons que la ville minière de Bakouma regorge d’uranium, une réserve de la société française AREVA qui s’est retirée de la ville en 2012 pour reprendre l’exploitation probablement en 2030.

En décembre 2019, cette localité est occupée brièvement par les rebelles de la Seleka avant d’être reprise par les forces de la Minusca et les forces gouvernementales.

Voilà que ces Casques bleus marocains de la Minusca viennent de plier leur bagage mercredi 17 février 2021, laissant les populations à leur triste sort.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : campagne de lutte contre la désinformation

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Monsieur Guerret Sindo Roméo, Chargé de communication du Conseil National de la Jeunesse

 

Le Conseil National de la Jeunesse, via son Chargé de communication, Monsieur Guerret Sindo Roméo, dit #StopATènè = Stop aux rumeurs et à la désinformation.

Merci de partager en soutien à La campagne contre la désinformation en République Centrafricaine.

 

Mise à jour sur la crise humanitaire en République centrafricaine

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Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR

 

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Près de 210 000 personnes sont nouvellement déplacées en raison de l’escalade du conflit en République centrafricaine depuis la mi-décembre, ce qui porte le nombre total de personnes déplacées à 1,5 million, soit près d’un tiers de la population totale du pays.

 

Les personnes déplacées sont doublement touchées par la violence généralisée et le manque d’aide. L’insécurité qui règne dans tout le pays, combinée à la perturbation par les groupes armés de la route principale vers le Cameroun, retarde l’acheminement de l’aide humanitaire, notamment de la nourriture et des médicaments.

Le directeur national du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), David Manan, a déclaré:

“Nous sommes profondément préoccupés par l’augmentation alarmante des déplacements de population en République centrafricaine. Le nombre de personnes déplacées n’a jamais été aussi élevé depuis l’apogée du conflit en 2013/2014. Et si certaines personnes peuvent espérer pouvoir rentrer un jour, nous savons par expérience que beaucoup d’entre elles ne le pourront pas et pourraient se retrouver déplacées pendant des années”.

“La principale voie d’approvisionnement vers la République centrafricaine est encore largement perturbée, ce qui fait monter les prix des denrées alimentaires et entrave l’acheminement rapide des fournitures humanitaires. En outre, le conflit et l’insécurité actuels retardent l’acheminement de l’aide dans plusieurs régions du pays. Nous lançons un appel à toutes les parties au conflit pour qu’elles permettent aux biens et aux fournitures humanitaires nécessaires d’atteindre les personnes dans le besoin”.

“Les enfants et les jeunes sont de plus en plus exposés aux recrutements par des acteurs armés pour environ 30 euros, et beaucoup de ces jeunes portent les cicatrices et de ce qu’ils ont vécu toute leur vie. C’est un triste rappel de la manière dont nous, en tant que communauté internationale, n’avons pas réussi à protéger ces jeunes et à leur offrir d’autres opportunités et l’espoir d’un avenir”.

Citation d’une personne nouvellement déplacée en dehors de Bangui :

“Depuis que nous sommes ici, nous sommes restés sous cet arbre. Nous sommes sur le sol. Nous souffrons beaucoup et nous n’avons rien à manger. Ce sont les bonnes gens qui nous ont apporté des feuilles de manioc. Le prix du manioc a augmenté et nous ne pouvons pas nous le permettre”. dit Anne Kobangue, nouvellement déplacée à Liton, à 22 km de Bangui.

Faits et chiffres :

  • 000 personnes ont fui la République centrafricaine et cherché une protection dans les pays voisins depuis la mi-décembre, selon une nouvelle mise à jour du HCR.
  • Selon UNOCHA, 100.000 personnes restent nouvellement déplacées à l’intérieur du pays.
  • Au total, plus de 700 000 personnes sont déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine et 700 000 vivent comme réfugiés dans les pays voisins.
  • Le nombre total de personnes déplacées (1,5 million) n’a jamais été aussi élevé depuis le pic de la crise au début de 2014.
  • Les principales voies d’approvisionnement sont toujours très perturbées après plusieurs semaines de blocus complet par les groupes armés. Cela fait monter les prix des denrées alimentaires et met en danger la vie de plus de 1,9 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire.
  • En raison des blocus le long de la route principale reliant la RCA au Cameroun, les prix dans les zones touchées ont grimpé jusqu’à 240 % pour les denrées alimentaires de base importées et jusqu’à 44 % pour les produits locaux
  • 2,8 millions de personnes en République centrafricaine, soit plus de la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire.
  • Rien qu’en 2021, au moins 2 977 enfants ont été recrutés par des groupes dans tout le pays (ONU)

 

 

Pour des interviews ou de plus amples informations, veuillez contacter :

Tom Peyre-Costa, conseiller régional pour les médias en Afrique centrale et de l’ouest : tom.peyrecosta@nrc.no | Whatsapp : +33 6 58 51 83 91 | Skype : tom.peyre-costa

L’équipe médiatique du NRC à Oslo : Media@nrc.no | Téléphone : +47 905 623 29

Tom Peyre-Costa

Conseiller régional pour les médias en Afrique centrale et de l’ouest

Courriel : tom.peyrecosta@nrc.no | Whatsapp : +33 6 58 51 83 91 | Skype : tom.peyre-costa

‘On ne peut pas se contenter de répondre aux urgences’ (Peter Maurer, CICR)

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‘On ne peut pas se contenter de répondre aux urgences’ (Peter Maurer, CICR)

Bangui ( République centrafricaine ) – Interview avec Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge. Il réagit à la situation en Centrafrique.

Interview avec Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge. Il réagit à la situation en Centrafrique./////////////.

DW : Peter Maurer bonjour ! Vous venez de sceller un contrat de partenariat entre le CICR et la Banque mondiale. Quels sont les piliers de ce partenariat ?/////////////.

C’est le début d’une coopération beaucoup plus substantielle entre les deux organisations, l’une fondée sur l’urgence, l’autre fondée sur la transformation de développement de longue durée. Elle résulte de discussions qu’on a eues depuis de longues années où les institutions se sont rapprochées./////////////.

Nous avons vu dans les pays les plus fragiles qu’il faut bien ancrer le long terme dans le court terme et le court terme dans le long terme./////////////.

On ne peut pas seulement répondre aux urgences, mais on doit aussi donner une perspective pour les années à venir aux populations. On ne peut pas seulement panser les plaies superficielles, mais il faut essayer de répondre aux problèmes de santé plus globaux. Et c’est ce partenariat qu’on est en train de fonder pour la réponse hospitalière à Kaga-Bandoro. Mais j’espère bien aussi de faire un modèle pour d’autres situations dans le pays./////////////.

DW : Le conflit en Centrafrique est asymétrique, à telle enseigne que le droit humanitaire international est sacrifié. Est-ce que cela constitue une préoccupation pour vous ? Est ce que vous en avez discuté avec les acteurs ?/////////////.

Bien sûr. En tant que président du CICR, on discute toujours du respect du droit. On essaye toujours d’élargir les formations envers tous les acteurs. D’ailleurs, je peux dire que jusqu’ici déjà, on a eu beaucoup d’interaction avec le ministère de la Défense, avec l’armée, avec d’autres acteurs dans le pays./////////////.

C’est un travail de longue haleine, mais je suis réconforté par les discussions et la volonté aussi de poursuivre sur ce chemin et de respecter ce droit qui diminue en conséquence aussi les besoins humanitaires./////////////.

DW : Le couloir humanitaire a été longtemps fermés à cause du conflit. A cela s’ajoutent les locaux qui ont été victimes des conflits à Bouar ou Kaga-Bandoro. Quelle est la réponse du CCR par rapport à cette situation ?/////////////.

D’abord, il est clair que nous sommes toujours en souci sur notre propre sécurité aussi, et je pense qu’il faut interagir avec toutes les parties en conflit pour s’assurer qu’il y ait le respect du droit, un espace humanitaire dans lequel on peut travailler en sûreté. Et je pense que c’est un travail de tous les jours que la délégation est en train de faire ici./////////////.

J’espère bien que les chemins d’approvisionnement vont se stabiliser et vont s’ouvrir, vont apporter davantage de biens dans le pays parce que je pense dans tout le pays, on ressent ces énormes difficultés d’approvisionnement, non seulement des opérations humanitaires, mais de toute la vie socioéconomique./////////////.

DW : Comment le CICR, avec son partenaire, la Croix-Rouge centrafricaine, à trouver des volontaires pour aller sur le terrain en dépit des dangers de sa mission ?/////////////.

Bon, je pense, c’est une des choses qui me donnent toujours grande satisfaction : de voir que malgré toutes les difficultés, on a la confiance de beaucoup de gens qu’on a un engagement humanitaire qui va bien au-delà des organisations, qui est ancré dans la société. Et c’est peut-être le plus grand espoir que j’ai toujours quand je visite un contexte comme celui de Centrafrique./////////////.

DW : Monsieur le président, quelles sont les priorités du CICR en Centrafrique ? /////////////.

Les priorités resteront le respect du droit et des principes par les belligérants et l’assistance à la population dans les domaines clés tels que la santé, l’eau, la santé, la nutrition, mais aussi les plaies invisibles telles que la santé mentale et le soutien aux victimes de violences sexuelles./////////////.

DW : Justement, parlant de victimes, plusieurs victimes ont éprouvé des difficultés pour être transférées à Bangui par le CICR pour recevoir des soins et profiter aussi de l’appui d’assistance humanitaire du CICR. Quel est votre message à l’endroit de ceux qui font obstacle à l’assistance humanitaire à des personnes vulnérables ?/////////////.

On est convaincu qu’il y a une obligation de toutes les parties de faciliter le travail d’une organisation neutre et impartiale. Nous essayons d’engager toutes les parties pour faciliter ces accès, mais nous sommes très conscients que nous ne sommes pas toujours à même de pouvoir négocier et d’avoir les accords pour faire ces opérations. C’est une tragédie et on espère bien avoir davantage d’accès, davantage de compréhension auprès des belligérants dans l’avenir. Des véhicules ont déjà quitté depuis Genève./////////////.

DW : Combien ?/////////////.

Je ne peux pas vous dire./////////////.

DW : Peter Maurer, merci.

Avec DW français

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RCA : un convoi des véhicules en provenance de Garoua-Boulaï attaqué par les rebelles

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Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, mercredi, 17 février 2021, 012:09:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’attaque a eu lieu ce mercredi matin à 7 kilomètres de la ville de Baboua sur l’axe Béloko, entraînant un affrontement durant des heures entre les rebelles et les paramilitaires russes  de la société Wagner.

 

Selon des sources militaires, le convoi des véhicules qui a quitté la frontière camerounaise ce mercredi matin à destination de Bangui a été attaqué par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 7 kilomètres de la sous-préfecture de Baboua sur l’axe Béloko, au niveau du fleuve Mambéré, vers 7 heures du matin, entraînant un violent affrontement entre les forces loyalistes et  les rebelles durant plusieurs heures jusqu’à l’intervention de l’hélicoptère russe qui a forcé les rebelles à abandonner le combat.

On signale de nombreux cas des blessés parmi les camionneurs. Certains sont hospitalisés sur place à l’hôpital de Baboua, d’autres, plus urgents, ont été évacués par l’hélicoptère sur Bangui.

Pour l’heure, les camions en provenance de Bangui qui venaient de quitter la ville de Bouar sont bloqués à Baboua, tout comme le convoi en provenance de Garoua-Boulaï ce mercredi matin.

Notons que le premier convoi non humanitaire en provenance de la frontière camerounaise est arrivé en grande pompe hier dans la capitale Bangui. Il a été accueilli à son arrivée à Bangui par le ministre des Transports et plusieurs personnalités.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

Plus de 2.000 civils tués dans 3 provinces congolaises

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Plus de 2.000 civils tués dans 3 provinces congolaises

Bangui ( République centrafricaine ) – Plus de 2.000 civils ont été tués dans trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) l’an dernier, lors d’attaques attribuées en majorité à des groupes armés, a indiqué l’ONU mardi.

L’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, se dit alarmé par “les atrocités commises par les groupes armés (…) qui s’inscrivent dans le cadre d’une approche systématique visant à perturber la vie des civils, à semer la peur et à provoquer le chaos”./////////////.

“En 2020, les partenaires du HCR ont enregistré un nombre sans précédent de plus de 2.000 civils tués dans les trois provinces de l’est de la RDC: 1.240 en Ituri, 590 au Nord-Kivu et 261 au Sud-Kivu”, a déclaré un porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d’un point de presse à Genève./////////////.

“La majorité de ces attaques ont été attribuées à des groupes armés. Les meurtres et les enlèvements ont continué au Nord-Kivu en 2021, où les attaques ont également été dirigées contre des civils déplacés”, a-t-il ajouté./////////////.

Entre décembre 2020 et janvier 2021, au moins sept incursions de groupes armés dans cinq sites différents ont été signalées dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, selon le HCR./////////////.

Plus de 88.000 déplacés internes résident dans 22 sites soutenus par le HCR et l’Organisation internationale pour les migrations. Beaucoup d’autres vivent dans des sites spontanés ou au sein de communautés d’accueil./////////////.

Selon le HCR, les attaques menées par les groupes armés ont lieu sur la base de soupçons de collaboration avec d’autres groupes ou avec les forces de sécurité de la RDC. Les civils se retrouvent aussi piégés au milieu d’affrontements entre groupes./////////////.

Les groupes armés occupent également par la force des écoles et des maisons, interdisent les activités scolaires et attaquent des centres de santé, dans les territoires de Mweso, de Masisi et de Lubero, écrit le HCR./////////////.

En novembre, des groupes armés ont aussi “introduit des impôts illégaux à payer par les personnes qui veulent accéder à leurs fermes dans leurs villages d’origine au sein du territoire de Rutshuru”./////////////.

L’organisation relève que les opérations militaires de l’armée contre les milices “sont plus souvent réussies” que par le passé, mais soulignent que les forces armées n’ont pas la capacité de maintenir le contrôle des zones qu’elles sécurisent./////////////.

Plus de cinq millions de personnes ont été déracinées par l’insécurité et les violences en RDC rien qu’au cours de ces deux dernières années, avec près de deux millions de déplacés internes dans la seule province du Nord-Kivu, selon les estimations de l’ONU.

Avec AFP/VOA

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RCA : le calme est revenu à Bambari, mais le bilan provisoire fait état de 18 civils tués

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rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

 

Bambari, République centrafricaine, mercredi, 17 février 2021, 06:05:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). ardi 16 février 2021, après six heures d’affrontement entre les rebelles et les forces gouvernementales, l’heure est au bilan et aux funérailles des corps abandonnés dans les quartiers au moment de l’opération. Selon des sources locales, le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés et des morts.

 

Mardi 16 février 2021, une opération menée contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement par les forces gouvernementales  dans les quartiers musulmans de Bambari avait causé d’importants dégâts humains et matériels.

Des mortiers pilonnés partout  ont détruit  les toits des maisons, et causé  des blessés ainsi que des morts au sein des populations.

Pour la seule journée du mardi, la Croix-Rouge fait un bilan provisoire d’au moins 18 civils tués et d’une quarantaine des blessés. Une partie des blessés ont été acheminés à l’hôpital  hier après-midi, et le reste doit se faire aujourd’hui en raison de l’interdiction d’accès dans les zones de l’opération.

On ignore si les combats vont reprendre ce mercredi,  mais tout porte à croire que c’est possible vu la présence des hommes en armes dans les quartiers visés.

Depuis la semaine dernière, les forces loyalistes ont mené des opérations successives contre les positions des rebelles à l’intérieur et dans les périphéries de la ville de Bambari, poussant ainsi les civils à quitter leur foyer en direction des sites des déplacés internes.

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

deux miliciens centrafricains rejettent les accusations de crimes de guerre

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CPI : deux miliciens centrafricains rejettent les accusations de crimes de guerre

Bangui ( République centrafricaine ) – Premier jour de procès à la Cour pénale internationale (CPI) pour Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom. Ces deux ex-chefs de milices centrafricains ont rejeté, mardi 16 février, les accusations portées à leur encontre de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Patrice-Édouard Ngaïssona, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, surnommé “Rambo”, sont jugés pour des crimes présumés commis en République centrafricaine lors de la guerre civile entre 2013 et 2014. /////////////.

Ngaïssona et Yekatom, détenus par la CPI respectivement depuis janvier 2019 et novembre 2018, sont notamment accusés de “meurtre, viol, torture, transfert forcé de population, persécution et autres actes inhumains”. /////////////.

“Je ne me reconnais pas dans les charges retenues contre moi, je ne suis pas coupable”, a déclaré Patrice-Edouard Ngaïssona, 53 ans, au tribunal de La Haye. /////////////.

Des preuves “au-delà de tout doute raisonnable” /////////////.

Alfred Yekatom, 46 ans, a donné une réponse similaire, affirmant que “ces chefs d’accusations sont incorrects”. /////////////.

La Cour basée à La Haye avait déterminé en décembre 2019 qu’il existait suffisamment de preuves pour ouvrir un procès à l’encontre des deux anciens chefs de milices Anti-Balaka, dont les affaires ont été jointes. /////////////.

L’ouverture du procès s’inscrit dans un contexte de troubles persistants en Centrafrique, où six des 14 groupes armés qui contrôlent deux tiers du pays ont lancé à la mi-décembre une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra. /////////////.

La Centrafrique est plongée dans une interminable guerre civile depuis qu’une coalition rebelle à dominante musulmane, la Séléka, a renversé en 2013 le président de l’époque François Bozizé, entraînant alors la création de groupes armés chrétiens connus sous le nom de milices anti-balaka, et qui disaient alors avoir pris les armes pour mettre fin aux exactions de groupes armés musulmans. /////////////.

“Cette journée est importante pour la justice”, a déclaré devant la Cour le procureur Kweku Vanderpuye. /////////////.

“Les preuves dans cette affaire établiront la responsabilité pénale de Ngaissona et de Yekatom au-delà de tout doute raisonnable”, a-t-il ajouté. /////////////.

Selon lui, les crimes qui leur sont reprochés sont d’une telle “ampleur qu’ils transgressent la nature même de notre humanité.” /////////////.

“Une étape importante pour la justice” /////////////.

Ngaïssona, aurait été “le plus haut dirigeant” des anti-balaka, selon la CPI. Il a été arrêté en France en décembre 2018 avant d’être transféré à La Haye. /////////////.

Il était à l’époque président de la Fédération centrafricaine de football et membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). En 2019, la Fifa l’a interdit “de toute activité liée au football” pour plus de six ans. /////////////.

Ngaïssona savait que la milice “ciblerait inévitablement la population civile musulmane dans l’ouest de la République centrafricaine”, a affirmé le procureur Kweku Vanderpuye. /////////////.

Yekatom, un député, a été le premier suspect à être remis à la CPI dans le cadre de son enquête sur la Centrafrique, ouverte en 2014. Toujours membre du parlement centrafricain, il est actuellement remplacé par un suppléant. Il “aurait commandé un groupe d’environ 3 000” combattants anti-balaka, d’après la Cour. /////////////.

Yekatom les “a poussés à mener les crimes commis dans le cadre de l’attaque généralisée des anti-balaka”, a déclaré Kweku Vanderpuye. /////////////.

L’ouverture du procès “est une étape importante pour la justice des victimes de crimes brutaux commis dans le dernier conflit en République centrafricaine”, a déclaré dans un communiqué Elise Keppler, directrice adjointe de la section Justice internationale chez l’ONG Human Rights Watch, en marge de l’audience. /////////////.

Lors d’une audience de confirmation des charges en septembre 2019, un procureur de la CPI avait accusé les deux hommes d’avoir été impliqués dans une “campagne de violences et de terreur” contre des civils en Centrafrique. /////////////.

De par leurs anciennes fonctions – ministre des Sports pour l’un et chef de groupes armés pour l’autre -, Ngaïssona et Yekatom savaient que les milices sous leur contrôle “détruisaient des mosquées, décimaient des communautés, déportaient des musulmans, commettaient des meurtres et violaient des femmes et des enfants”, avait martelé l’accusation. /////////////.

Un autre suspect centrafricain, Mahamat Said Abdel Kani, chef présumé de la Séléka, a été remis à la CPI par les autorités de Bangui fin janvier, également pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. /////////////.

La première série d’audiences dans ce procès doit se tenir jusqu’à vendredi.

Avec AFP
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RCA: Lancement d’une campagne de lutte contre la désinformation et les discours de haine en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/dessin-anime-pub-ndekeluka-319×450.jpg” alt=”Bande dessiné la radio Ndèkèluka” width=”319″ height=”450″ />
CopyrightRNL

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 19:43:14 ( Corbeaunews-centrafrique ). La plateforme #StopATènè lutte contre les rumeurs et la désinformation en République Centrafricaine.

Le projet est réalisé par la Fondation Hirondelle, mise en œuvre par Radio Ndékèluka , les Radios communautaires, les blogueurs, les journalistes, les acteurs de la société civile et les associations de la jeunesse.