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des groupes armés condamnent les hostilités d’une nouvelle alliance rebelle

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Centrafrique : des groupes armés condamnent les hostilités d’une nouvelle alliance rebelle

Bangui ( République centrafricaine ) – Les groupes armés qui se positionnent contre la nouvelle alliance rebelle sont, entre autres, l’Union des forces républicaines (UFR), la Révolution-Justice (RJ) et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).

Selon leur porte-parole, Askin Nzéngué Landa, la Coalition a foulé aux pieds l’accord de paix du 6 février 2019 dont la mise en œuvre “a donné l’opportunité d’un retour définitif à la paix, à la stabilité et à la cohésion sociale”./////////////.

Ainsi, le porte-parole a appelé au respect de l’accord de paix, et a suggéré aux garants de l’accord de faciliter un dialogue entre le gouvernement et les belligérants. Il propose aussi au gouvernement de tout mettre en œuvre pour empêcher le trafic d’armes et l’exploitation des ressources naturelles par la Coalition et les mercenaires en son sein./////////////.

Créée à la mi-décembre dernier, la Coalition des patriotes pour le changement regroupe des rebelles de l’ex-séléka et Anti-Balaka. Elle a déclenché des hostilités d’une vive intensité sur presque toute l’étendue du territoire centrafricain, dans le but d’empêcher la tenue des élections et créer une instabilité institutionnelle.

Avec Xinhua

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2021 : une année sous le signe du sport

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Les fauves à l’aéroport de Nouakchott

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). 2020 fut une année fortement marquée par la pandémie de la Covid-19 qui a généré le report de nombreux événements sportifs, notamment la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroulera désormais en janvier 2022 (au lieu de janvier 2021) au Cameroun. Malgré cela, cette nouvelle année restera dense en matière de compétitions sportives. En effet, dans le courant de cette année 2021 devrait se dérouler les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, l’Euro, le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) de football, l’AfroBasket et les championnats d’Afrique d’athlétisme, si tous ces événements sont maintenus.

La première de ces compétitions sera le CHAN, qui débutera le 16 janvier au Cameroun et qui s’étalera jusqu’au 7 février prochain. Ce championnat, qui a tant manqué aux amoureux du ballon rond, sera une mise en situation de la CAN. Malgré le contexte sanitaire actuel, le Cameroun se prépare à accueillir dignement cet événement qui valorise les joueurs évoluant dans les clubs africains. Covid oblige, le nombre de spectateurs sera limité, les règles de distanciation sociales seront maintenues, voire renforcées, avec la menace d’une seconde vague de la pandémie.

En effet, si certaines villes ont pris des mesures afin de limiter les rassemblements d’envergure et par conséquent un potentiel vecteur de propagation de ce virus, il en est d’autres, où les précautions sont plus légères mettant ainsi en danger la santé de la population.

Depuis quelques semaines, la Covid-19 régule la vie des Camerounais. Pour les fêtes de fin d’année, des dispositions ont été prises afin de limiter au minimum l’affluence dans les lieux de cultes par la mise en place, par exemple, d’écrans à l’extérieur des bâtisses comme cela a été le cas à la cathédrale Notre-Dame des victoires de Yaoundé.

La volonté de tous est de maintenir ces manifestations sportives et de permettre aux spectateurs de supporter les équipes, quel que soit le lieu et le pays. Le tout est d’arriver à le faire dans le respect des gestes barrières. Que les meilleurs gagnent.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédactrice du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / Whatsapp : 438923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur la violence post-électorale en République centrafricaine

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Madame Lucy TAMLYN, l’ambassadrice des États-unis en Centrafrique.

 

Les États-Unis sont profondément troublés par la violence qui continue de se produire depuis la tenue des élections le 27 décembre. Les États-Unis encouragent les Centrafricains à rester attachés au processus démocratique, à la constitution de la rca et à l’état de droit.

 

Le 27 décembre, des centaines de milliers d’hommes et de femmes à travers le pays ont voté pacifiquement, envoyant un message fort à quiconque chercherait à perturber les progrès démocratiques qui ont été réalisés dans ce pays. Le 19 janvier, la Cour constitutionnelle de la RCA proclamera les résultats définitifs du premier tour de scrutin. Nous appelons toutes les parties à respecter la décision de la Cour et à soutenir les processus démocratiques de la RCA.

 

Les États-Unis condamnent la violence de toute nature. Les griefs liés à l’élection doivent être résolus par la justice de la RCA ou par d’autres moyens légaux et constitutionnels. Nous pensons que la démocratie est la meilleure voie pour les Centrafricains, qui souhaitent sortir des crises répétées du passé et se diriger vers la paix, la stabilité et le développement.

 

Centrafrique : Touadéra va-t-il pouvoir tenir ?

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Réélu au premier tour de la présidentielle, Faustin-Archange Touadéra a gagné son pari. Mais que fera-t-il de son second mandat ? Mis sous pression par les groupes armés, contesté par une opposition qui ne reconnaît pas une élection tronquée, le président ne bénéficie que d’une faible légitimité.

Quelques heures d’attente, mais aucune minute de répit. Le 4 janvier, avec une après-midi de retard, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé que Faustin-Archange Touadéra avait remporté 53,92 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre et qu’il était, par conséquent, réélu pour un second mandat. Le sortant devance de loin les opposants Anicet-Georges Dologuélé (21 %) et Martin Ziguélé (7,46 %). « Coup K.-O. » réussi.

À quoi doivent désormais s’attendre les Centrafricains ? Dès l’annonce des résultats, une partie des candidats ont annoncé qu’ils allaient déposer des recours devant la Cour constitutionnelle. Recours abusif au vote par procuration, bourrage d’urnes, non-présentation de procès-verbaux (PV)… Plusieurs opposants n’ont pas attendu pour demander l’annulation du scrutin présidentiel, qu’ils ont cependant peu de chances d’obtenir.

« Cette élection est une mascarade. Au-delà des fraudes, comme la non-présentation des PV aux représentants de l’opposition, un tiers seulement des inscrits [650 000 sur 1,8 million] a pu aller voter », dénonce un adversaire de Faustin-Archange Touadéra. « À qui la faute ?, rétorque un proche du président. Ce sont les groupes armés de la Coalition patriotique pour le changement [CPC] qui ont empché le vote et c’est François Bozizé qui a appelé au boycott. »

 « Bozizé a mal analysé la situation »

Au lendemain de l’annonce des résultats, un nom est en tout cas sur toutes les lèvres : celui de l’ancien président. Rentré au pays fin 2019, François Bozizé s’était porté candidat avant de voir son dossier rejeté début décembre 2020 par la Cour constitutionnelle. Il s’était ensuite allié à Anicet-Georges Dologuélé, en particulier sous l’impulsion de son directeur de campagne, Christian Guénébem… avant de favoriser la création de la CPC et d’appeler ses partisans à ne pas aller déposer leur bulletin dans l’urne.

« Dologuélé s’est laissé piéger par François Bozizé, déplore un membre de l’opposition. Il a négocié une alliance avec Guénébem en espérant récupérer une partie des voix du KNK [Kwa Na Kwa], mais Bozizé a préféré jouer sa carte personnelle avec les groupes armés ». Anicet-Georges Dologuélé a bien appelé ses partisans à se rendre aux urnes, mais l’éphémère alliance avec l’ex-président avait éclaté, tandis que la CPC se lançait à l’assaut des axes menant à Bangui pour mettre la pression sur le pouvoir. « Bozizé a fait une mauvaise analyse. La crise de 2013 a laissé trop de traces. Il y a aujourd’hui un fort rejet de ce type d’actions par la population, à qui cela a rappelé les pillages et les viols », analyse un ancien ministre.

IL NE PEUT PAS SE DIRE DÉMOCRATE, S’ALLIER AVEC DES GROUPES ARMÉS ET APPELER AU BOYCOTT

« Il ne peut pas se dire démocrate, s’allier avec des groupes armés et appeler au boycott en empchant les gens de son fief de voter pour son allié politique. Beaucoup de Centrafricains qui lui étaient favorables n’ont pas compris qu’il n’appelle pas simplement à un vote anti-Touadéra », poursuit notre source. Selon nos informations, plusieurs cadres du KNK étaient eux-mmes hostiles à la stratégie de leur leader, en particulier ceux qui s’étaient portés candidats aux législatives qui se déroulaient le mme 27 décembre.

Pour la CPC, « la lutte se poursuivra jusqu’à la victoire »

Le 4 janvier, à quelques heures de l’annonce des résultats de la présidentielle, la justice centrafricaine annonçait qu’elle avait lancé une enquête pour rébellion contre François Bozizé, lequel est déjà sous sanctions des Nations unies pour son rôle dans la crise de 2013. Annoncé en fuite, au Cameroun puis au Congo-Brazzaville, l’ancien président assure qu’il n’en est rien et qu’il a bien l’intention de rester en Centrafrique et d’y poursuivre son « combat pour la réconciliation et la cohésion nationales […] tant que le président Touadéra restera sourd à la voix du peuple ».

« Il a gardé quelques discrets soutiens à l’étranger, qui espèrent se servir de lui pour mettre la pression sur Touadéra, explique un diplomate en poste à Bangui. Mme si personne ne veut prendre le risque de le soutenir officiellement, il reste un levier intéressant pour les puissances régionales et internationales qui ne font pas confiance au président actuel. » D’autant que ses alliés de la CPC n’ont pas rendu les armes. Depuis le 3 janvier, ils ont investi une partie de la ville de Bangassou, où la force de l’ONU (Minusca) a bien du mal à les tenir en respect.

Composée de groupes hétéroclites issus de l’ancienne Séléka et des anti-Balakas, la CPC a-t-elle vocation à durer ? « Au vu du caractère très prédateur de ces groupes, qui vivent par le contrôle de territoires et de ressources, l’alliance devrait peu à peu se fracturer, estime un analyste. Mais ils ont les moyens de résister à l’armée centrafricaine et à ses alliés, notamment grâce à des bases de repli dans l’arrière-pays centrafricain, voire dans des pays voisins. »

Contacté par Jeune Afrique, un des leaders de la coalition, Noureddine Adam, se montrait convaincu : « La lutte se poursuivra jusqu’à la victoire, qu’elle soit politique ou militaire. Nous sommes déterminés. Il n’y a pas de liberté sans prix à payer. »

La Minusca n’est « pas là pour entamer une guerre totale »

Faustin-Archange Touadéra a-t-il les moyens de lancer une opération reconquête au lendemain de sa réélection ? L’hypothèse est peu probable. « Il peut l’annoncer mais je ne crois pas qu’il en ait davantage les moyens que lors de son premier mandat, même avec les renforts russes et rwandais de décembre », estime notre analyste. « Notre mission est de protéger les populations et de sécuriser les opérations de vote, pas d’entrer en guerre contre des rebelles qui contrôlent 80 % du pays », résume quant à lui un cadre de la Minusca. « L’ONU ne peut pas se permettre de combattre main dans la main avec des mercenaires russes accusés d’exactions sur le terrain », ajoute une source sécuritaire.

BEAUCOUP DE PAYS ONT SIGNIFIÉ À L’ONU QUE LEURS CONTINGENTS NE SONT PAS LÀ POUR ENTAMER UNE GUERRE TOTALE

À Grimari, plusieurs civils sont notamment décédés le 28 décembre, dont un salarié de Médecins sans frontières (MSF), alors que des mercenaires russes avaient ouvert le feu sur un véhicule soupçonné d’appartenir aux groupes armés. « Beaucoup de pays ont signifié à l’ONU que leurs contingents ne sont pas là pour entamer une guerre totale », rappelle un ex-ministre. Quant à une montée en puissance de l’alliance rwando-russe, elle pourrait ne pas plaire à tout le monde. Selon nos informations, Kinshasa regarde de près la situation, tout comme la nouvelle administration américaine de Joe Biden et, bien sûr, la diplomatie française.

« Paris a joué le jeu en ordonnant le survol des rebelles par son aviation mais ils ne vont pas laisser l’influence des Russes grimper encore », analyse un diplomate. Mi-octobre, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le président Touadéra s’étaient entretenus au téléphone au sujet de leur coopération militaire.

Le 28 du même mois, le Premier ministre, Firmin Ngrebada, était reçu par le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak, pour une discussion sur « le secteur de l’énergie ». Au début du mois de décembre à Moscou, une délégation centrafricaine composée de Jean-Claude Rameaux Bireau, ministre conseiller chargé de l’Économie à la présidence, et Pascal Bida Koyagbelé, ministre délégué chargé des Grands Travaux et des Investissements stratégiques, a signé un contrat avec la société diamantaire russe Alrosa.

Une violation de l’embargo le jour de Noël ?

Le gouvernement centrafricain a-t-il obtenu des contreparties à ces bonnes relations commerciales ? Selon nos informations, au moins deux hélicoptères ont été livrés le 25 décembre, via un appareil de transport russe, à l’aéroport de Mpoko à Bangui, en apparente violation de l’embargo sur les armes en Centrafrique. Toujours selon nos sources, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est saisi de la question, tout comme de celle de l’arrivée en renfort à Bangui, quelques jours plus tôt, de 300 mercenaires russes.

POUR L’INSTANT, IL EST EN POSITION DE FORCE, MAIS IL VA DEVOIR ASSEOIR SA CRÉDIBILITÉ ET SERA OBLIGÉ DE DISCUTER AVEC LES PARTIS POLITIQUES

Des sanctions pourraient très prises par un comité spécial au sein du conseil. Plusieurs dizaines de véhicules blindés russes avaient déjà été livrés ces derniers mois à Bangui, cette fois en conformité avec des dérogations accordées dans l’embargo par les Nations unies. Mais celles-ci avaient déjà provoqué quelques tensions au sein du Conseil de sécurité, la France et les États-Unis surveillant de près les atterrissages de cargos russes à Mpoko.

« La France ne va pas se laisser marginaliser encore davantage en Centrafrique et les Russes sont maintenant trop implantés pour lâcher du terrain. La rivalité qui avait été surestimée dans les médias me paraît aujourd’hui plus réelle et les prochaines années seront intéressantes sur ce plan-là, résume Hans de Marie Heungoup, chercheur à International Crisis Group. Chacun va chercher à prendre la main sur l’après-élection, Moscou en misant tout sur Touadéra et Paris en poussant pour un dialogue national. »

“Je ne m’associerai pas à cette escroquerie”

S’il a refusé de tenir une concertation nationale en amont des élections, comme plusieurs opposants le demandaient et comme la Communauté économique des États d’Afrique centrale (Ceeac) lui en avait d’abord fait la recommandation, Faustin-Archange Touadéra peut-il aujourd’hui s’en passer ? Sa légitimité électorale est plus faible qu’en 2016, à l’occasion de sa première élection, seul un tiers des Centrafricains inscrits sur les listes électorales ayant été en capacité de voter cette année. « Pour l’instant, il est en position de force, mais il va devoir asseoir sa crédibilité et sera obligé de discuter avec les partis politiques et, peut-être, l’ensemble des forces vives de la nation pour calmer la situation », estime un ancien ministre.

JE NE CROIS PAS QU’IL ACCEPTERA DE FAIRE DE VRAIES CONCESSIONS

« En février 2019, il a signé l’accord de Khartoum avec les groupes armés sans consulter l’opposition, et cela n’a eu aucun effet bénéfique. Il lui faut désormais associer Dologuélé, Ziguélé et les autres », affirme un diplomate. Tout en contestant la réélection de Touadéra, la plupart des candidats de l’opposition continuent d’appeler à la tenue d’une grande concertation nationale. Le 29 décembre, François Bozizé et le KNK ont annoncé qu’ils poursuivraient le combat « tant que le président n’acceptera pas la concertation, le dialogue et la démocratie véritable ». Mais une concertation réelle peut-elle avoir lieu entre Touadéra, une CPC armée ou un Bozizé sous le coup d’une enquête pour rébellion ?

« Il peut, a minima, organiser un forum pour contenter une partie de l’opposition et tempérer les ardeurs de la Ceeac, des voisins congolais et tchadiens et de certains partenaires internationaux, mais je ne crois pas qu’il acceptera de faire de vraies concessions », explique un analyse.

« S’il ne veut pas concéder un gouvernement d’union nationale ou un calendrier vers d’autres élections, ce qui paraît improbable, est-ce que Dologuélé et Ziguélé auront un intért à participer ? », s’interroge un autre expert. Le 5 janvier, Anicet-Georges Dologuélé s’est montré ferme : « Il y a 5 ans, j’avais reconnu la victoire de Touadéra moins d’une heure après l’annonce des résultats [alors que] je savais qu’il n’avait pas gagné. Cette fois, je ne m’associerai pas à cette escroquerie. »

 

Par Mathieu Olivier

Avec jeune Afrique

 

 

RCA / Élections : la bourde de trop pour l’Autorité Nationale des Elections

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Centrafrique.com/centrafrique-lautorite-nationale-des-elections-devoile-le-calendrier-provisoire-des-elections-couplees/nouveau-batiment-autorite-nationale-des-elections-a-bangui-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-34038 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Nouveau bâtiment de l'autorité nationale des élections à bangui
Le nouveau bâtiment de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) – Copyright ANE

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 10 janvier 2021, 12: 25:19” (Corbeau news-Centrafrique ). Organisées dans des conditions sécuritaires criantes dénoncées à plusieurs reprises par certains candidats, les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 ont mis à nue la capacité technique et intellectuelle des commissaires de l’Autorité Nationale des Élections qui, fesses sur les textes et coton-tige aux oreilles, refusent obstinément de conduire ces élections en accord avec le code électoral. Analyse.

Des commissaires récidivistes conventionnels

Après les premières bavures commises par ces commissaires de l’ANE en acceptant toutes les candidatures, sans aucune vérification formelle de certaines pièces, la présidente de la Cour constitutionnelle, Madame Darlan était contrainte d’adresser en son temps, au nom des autres juges, une lettre de rappel de procédure à leur attention. Cette lettre n’a pas été lu et non plus appliqué obligeant la Cour à faire le travail à leur place. Ce qui a permis de placer hors d’état de nuire plusieurs candidats aux dents jaunes.

Et ce n’est pas tout. Le double scrutin du 27 décembre 2020 et les compilations des résultats ont aplati complètement les niveaux de ces commissaires de l’ANE, obligeant 11 candidats à formuler autant des griefs aux fins d’annulation pure et simple de ces scrutins. Une véritable patate chaude jetée dans les mains des 9 juges de la Cour constitutionnelle qui doivent dire si ces scrutins ont été organisés d’après les exigences  du code électoral.

Pour le centrafricain lambda, la violation du code électoral est remarquée à tous les niveaux du processus. Création des nouveaux bureaux de vote le jour du scrutin, vote massif par dérogation et aussi par procuration, bourrage des urnes, compilations des résultats des procès-verbaux fictifs,  présence massive et remarquée des militaires en arme autour des bureaux de votes…

Délocalisation et annulation des bureaux de vote à volonté
Si le code électoral autorise les membres des bureaux de dépouillement à surseoir aux opérations de dépouillement pour raison de sécurité pour le jour suivant, ce même code reste  par contre muet pour les opérations de vote.
D’après les exigences dudit code, en son article 56, l’ANE devait arrêter et publier le nombre et la localisation des bureaux de vote de chaque circonscription 60 jours (ancien article) 40 jours (nouvel article). Ce qui a été d’ailleurs fait. Mais force est de constater que le jour du scrutin du 27 décembre 2020, plusieurs bureaux de vote ont été délocalisés et centrés dans un seul centre ou deux ou seulement un seul bureau avec deux urnes dont une pour la présidentielle et l’autre pour les législatives ont été installés.
À Bambari, Bozoum, Paoua et dans plusieurs autres villes ou villages, c’est seulement 1 seul centre de vote avec  1 ou 2 bureaux de vote avec deux urnes a été installé et encerclé de prêt par les éléments et chars de guerre de la Minusca.
A Bégoua dans le 9ème arrondissement de Bangui, des centres de vote de la zone de PK16 sur la route de Boali ont été ramenés à l’école Bégoua au PK 12 entrainant des votes massifs des fraudeurs.
Dans l’Ouham-Péndé à Bimbi par exemple et même dans la Lobaye, des bureaux de vote ont été purement et simplement installés dans la forêt et placés sous la protection des jeunes d’autodéfense.
« Quels nom et prénom donnerons-nous à ces types de bureau ? » s’interroge un membre du démembrement de l’ÂNE de Bambari contacté par CNC.
« Des opérations de vote ont commencé chez nous à 12 heures pour finir à 13 heures ». Nous a rapporté un membre de l’ÂNE de Bozoum. « ..et nous devons aussi fermer un peu tard si nous ne devions pas tenir compte de la durée équivalente du retard exigé par le code électoral. Mais rien. Les éléments de la Minusca sont rentrés pour nous demander d’arrêter le vote », rajoute ce membre sous couvert de l’anonymat.
De ce fait, l’heure de clôture de vote n’a pas été décidé par les membres du bureau de vote, comme exige le code électoral. Et dans certains centre, des militaires en mission ont tous voté pour les deux scrutins, rendant ainsi le résultat des législatifs biaisé.
Mais d’où viennent les résultats comptabilisés ?
Des résultats fictifs
Si le code électoral exige, en son article 54 alinéa 4, aux membres des bureaux de vote et de dépouillement de produire chacun un spécimen de leurs signatures à l’ANE, c’est pour éviter des faux procès-verbaux. Mais les commissaires de l’ANE n’ont pas daigné demander et ceci a permis à la fabrication des vrais-faux procès-verbaux en faveur de plusieurs candidats dont le président sortant.
Des chiffres fantaisistes ont été attribués à certains candidats avant même que les procès-verbaux des résultats arrivent à Bangui. C’est le cas de la ville de Baoro, Obo pour ne citer que ces deux villes.
Pour un diplomate en poste à Bangui, la démocratie centrafricaine peut bien fonctionner si le pays n’institutionnalise pas un organe en charge d’organiser les élections mais plutôt de continuer avec le mode d’organe mixte comme il l’a fait dans les années 90.
Pour un observateur de la vie politique centrafricaine, la Cour constitutionnelle reste et restera toujours du côté du peuple et par conséquent, l’annulation des élections du 27 décembre sera la victoire du peuple.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : les villes de Bouar et Grimari sous menaces des rebelles

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cérémonie de fin de fetta à Bouar des nouvelles recrues faca le 16 octobre 2019 par EUTEM RCA

Bangui, République centrafricaine, samedi, 10 janvier 2021, 09:55:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De vives tensions règnent depuis ces derniers jours dans les villes centrafricaines de Bouar (ouest) et de Grimari (centre) où des groupes armés cherchent à prendre le contrôle, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

D’après ces sources, ce samedi à Bouar, les combats déclenchés par les rebelles se sont dirigés vers le camp Leclerc, une base militaire des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). A Grimari, les combats se poursuivaient depuis trois jours jusque dans la journée de ce samedi, selon les sources sous couvert d’anonymat.

Aucun bilan n’est disponible pour le moment. Même si les forces régulières ainsi que les Casques bleus de la Mission des Nations Unies (Minusca) contrôlent toujours les deux villes, la majeure partie de la population a trouvé refuge en brousse, ont fait savoir les mêmes sources.

Pendant que se déroulent ces affrontements, des avions français de chasse ont survolé l’espace centrafricain vendredi. Il s’agit d’une “demande du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en accord avec la MINUSCA”, selon un communiqué de l’Elysée publié samedi. Une telle démonstration avait eu lieu le 23 décembre 2020 avant les élections dans le pays.

La crise électorale centrafricaine a entraîné quelque 30.000 réfugiés centrafricains supplémentaires qui cherchent l’abri dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Avec Xinhua

les rebelles maintiennent leur présence et inquiètent les populations

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Centrafrique: les rebelles maintiennent leur présence et inquiètent les populations

Bangui ( République centrafricaine ) – La Centrafrique est toujours dans l’attente de la confirmation par la Cour constitutionnelle des résultats provisoires de l’élection présidentielle et législative du 27 décembre dernier. Sur le terrain la situation sécuritaire est toujours volatile. Hier samedi, une nouvelle attaque a été menée contre la ville de Bouar et la France est de nouveau sortie de son silence. C’est la deuxième fois en moins de deux semaines – fait rare – que l’Élysée communique. Les présidents Macron et Touadéra se sont entretenus vendredi.

À l’occasion de cet échange, Emmanuel Macron a réitéré « sa ferme condamnation » des groupes armés et de certains leaders politiques, dont François Bozizé qui tentent de « saper les accords de paix et le processus électoral constitutionnel ». Le président français a aussi pris note des résultats provisoires des élections tout en soulignant la nécessité d’un dialogue politique ouvert et inclusif, rapporte le communiqué de l’Élysée. Une prise de position qui intervient alors que l’engagement français dans le pays est souvent questionné voire critiqué à Bangui./////////////.

Après une première opération le 23 décembre, des Mirages ont survolé à très basse altitude l’ouest de la capitale puis la route de Mbaiki à hauteur de Bimbo, ainsi que des positions sur les routes de Boali et Damara. Les chasseurs français ont aussi appuyé les Faca et la Minusca au camp Leclerc, à Bouar, en effectuant trois vols dissuasifs au-dessus des positions de la coalition armée, précise-t-on de sources militaires françaises./////////////.

Car la ville de Bouar a de nouveau fait l’objet d’une violente attaque hier. Les forces centrafricaines appuyées par la Minusca ont fait face aux forces de la CPC. Le calme est revenu vers 16h. Le porte-parole du gouvernement assurait samedi soir que les rebelles avaient été repoussés hors de la ville./////////////.

Depuis le retrait de l’opération Sangaris, la présence militaire française est réduite au minimum avec un détachement d’assistance opérationnel dédié à la protection de l’aéroport. Depuis la formation de la coalition armée en décembre, des troupes rwandaises et des forces russes ont été envoyées dans le cadre d’accords bilatéraux de défense. Elles viennent soutenir sur le terrain les forces armées centrafricaines./////////////.

Bangoussou sous coupe réglée des rebelles/////////////.

La société civile s’inquiète par ailleurs de la présence des groupes armés à Bangassou, située à 750 km à l’est de la capitale Bangui. Elle aussi a été attaquée par les rebelles, dimanche dernier. Elle est désormais sous contrôle d’éléments des CPC, cette coalition de groupes rebelles. Personne ne sait combien de rebelles sont en ville. Mais plusieurs milliers d’habitants ont fui Bangassou, où l’on redoute des conséquences humanitaires à la présence en ville des groupes rebelles./////////////.

Plus de 10 000 personnes ont fui la ville depuis l’offensive des rebelles pour se réfugier en brousse, où au Congo voisin. Plusieurs personnes sont d’ailleurs mortes noyées, affirment des sources à Bangassou, en traversant le fleuve qui sépare la ville de la République démocratique du Congo./////////////.

Les entrées et sorties de la ville sont totalement bloquées, s’inquiète Vermont Bandassa : « Ce sont bel et bien les rebelles qui contrôlent la ville de Bangassou. Ils sont au niveau de la gendarmerie, du commissariat, au niveau de la mairie. Aussi longtemps que les rebelles resteront dans la ville de Bangassou, les activités seront paralysées, la population va rester dans la brousse. »/////////////.

Plusieurs organisations humanitaires internationales ont été pillées le week-end dernier, ainsi certaines boutiques de commerçants. Le grand marché qui jouxte le camp militaire est pour sa part fermé./////////////.

Que se passera-t-il si les groupes rebelles s’installent durablement en ville s’interroge Ghislain Mbari : « Les éléments du CPC sont là, sur la durée, presque une semaine aujourd’hui. Quand vont-ils partir ? S’ils n’ont plus de quoi manger, après les ONG, ils vont aller chercher parmi la population de quoi subvenir à leurs besoins. »/////////////.

Le député de Bangassou, Serge Singha, a également fait part de ses inquiétudes quant à la situation humanitaire dans sa circonscription. Toutes les ONG ont été pillées dit-il, la population ne reçoit aucune assistance.

Avec RFI

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RCA : reprise d’intenses combats à Bouar et Grimari

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 12:10:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats ont repris depuis ce matin à Bouar, dans la Nana-Mambéré,  située à plus de 450 kilomètres de Bangui, et à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka,  entre les soldats de l’armée nationale (FACA) et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC), a constaté sur place des journalistes du CNC.

 

Samedi, 9 janvier 2021, vers 8 heures, à Grimari, située à 350 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka, l’affrontement entre les soldats de l’armée nationale, appuyés par les paramilitaires Russes,  et les rebelles du CPC, a débuté, selon des témoins,  vers 8 heures avec une violente attaque des rebelles contre les positions des forces gouvernementales. On ignore si la ville est toujours sous contrôle de l’armée nationale, mais tous les témoins ont affirmé que les rebelles auraient reçu des renforts venus de Bria et Ippy.

Cependant, à Bouar, située à 450 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les témoins ont indiqué que les affrontements entre les rebelles et les soldats de l’armée nationale ont débuté vers 10 heures du matin. D’après eux, les combats se déroulent désormais à quelques mètres de la base militaire Leclerc.

Notons que dans la nuit du jeudi à samedi 9 janvier, les rebelles du CPC ont reçu des renforts venus de la sous-préfecture de koui, dans l’ouham-Péndé,  et de Baboua, dans la Nana-Mambéré.

Pour l’heure, à Bangui, des mirages ont quitté la capitale à destination des villes de province. Alors, vont-ils participer à la couverture aérienne de l’armée nationale ?

À suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bambari, deux soldats FACA tués

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bambari, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 09:39:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux militaires des forces armées centrafricaines, à savoir un adjudant et un caporal-chef,  ont été assassinés dans un incident à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre du pays, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Même si les circonstances du meurtre des deux militaires n’ont pas été dévoilées, des sources sécuritaires locales interrogées par CNC indiquent que la première victime, un adjudant dénommé Bouyembé, qui était parti se soulager non loin de leur base, aurait été confondu à son retour par le caporal-chef Ngaro, l’un de ses collègues militaire comme un ennemi. Aussitôt, il a été abattus  de plusieurs projectiles. Cependant, le soldat fautif,  constatant ses erreurs,  n’a pas pu retenir ses émotions,  et se fait tirer une balle dans la tête avant de succomber de ses blessures sur le champ.

Cependant, cette version des faits a été contestée par des sources humanitaire qui parlent de deux militaires abattus par erreur.

D’après les mêmes sources, l’acte criminel  se serait produit cette nuit aux environs de 23 heures devant la base militaire locale de l’armée nationale.

Pour l’heure, on ignore si une enquête est ouverte sur l’affaire, mais quelques éléments de la gendarmerie locale se sont rendus ce matin sur le lieu du crime pour recueillir des informations pertinentes.

Pour l’heure, les corps des  deux victimes viennent d’être transférés à la morgue de l’hôpital de Bambari par les agents de l’ONG internationale CICR.

À suivre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA: la frontière avec le Cameroun est bloquée depuis plus de trois semaines

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Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 06:33:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À la frontière, au poste de Garoua Boulai, transporteurs et les particuliers sont coincés. Parmi eux, Abi Ngomateke. Il venait de Douala pour rejoindre Bangui par la route.

 

« Ca va faire dix jours que je suis là. Je suis coincé, et je ne suis pas le seul, il y a des milliers de gens qui sont bloqués. On a pris une chambre à l’hôtel, mais on est au bout là : on n’a plus d’argent, on n’avait pas prévu de vivre ici ! Donc on va finir dehors comme des clochards, c’est tout. Je suis stressé, énervé et sans solution. »

À l’intérieur du pays, les déplacements sont rendus aussi très difficiles. Les routes sont peu sures. Petit Delphin Kotto, représentant de la société civile, s’est rendu avant-hier à Pissa à 70 kilomètres de Bangui pour ses activités…

« La route était vraiment calme, il n’y avait pas de véhicule qui passaient, nous on était parti en moto. Les gens n’étaient pas en ville, ils étaient dans la brousse parce que les assaillants, les rebelles, sont partout. Il y avait de la psychose. Les autres axes, c’est pas facile pour le moment : l’axe de Bouali, c’est pas facile, l’axe de Damara, c’est pas aussi facile, donc on est là, on attend. »

Ces limitations de déplacements imposées ont des conséquences importantes sur la vie des gens, l’agriculture et le commerce. L’impact le plus visible étant l’augmentation des prix des denrées alimentaires.

Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU s’inquiète de la situation en Centrafrique

Les violences lors du processus électoral ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir dans le pays ou dans les pays voisins (RDC Tchad Congo et Cameroun). Dans un communiqué, le HCR se dit « préoccupé par les informations faisant état de violations des droits humains en RCA » et regrette un accès difficile pour ses équipes à l’intérieur du pays pour venir en aide à ces déplacés dans le besoin et demande aux gouvernements voisins de continuer à les aider.

Romain Desclous, porte-parole du HCR pour l’Afrique de l’ouest et du centre

 

Par RFI

CENTRAFRIQUE : LE PEUPLE EST-IL PRÊT POUR ACCEPTER L’INACCEPTABLE FARCE ÉLECTORALE AU NOM D’UNE HYPOTHÉTIQUE PAIX ?

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique). Il est de notoriété absolue que la République centrafricaine traverse des moments les plus pénibles et sombres de son histoire politique. Organiser des élections groupées dans un climat d’insécurité entretenu par les groupes armés non conventionnels est un enjeu et à la fois un défi majeur du quinquennat alors que l’armée nationale est en totale reconstruction et de surcroît sous embargo du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Après le fameux accord de Khartoum négocié aux forceps suivi d’une accalmie relative depuis 2018, les incursions punitives des groupes armés coalisés sous l’impulsion du général Bozizé montent en puissance et mettent à mal le processus électoral qui avait déjà du plomb dans l’aile. Après le rejet par la cour constitutionnelle de la demande de report formulée par une frange de l’opposition démocratique, les élections présidentielles et législatives ont finalement été organisée le 27 décembre sur une partie du territoire national.

De nombreuses irrégularités parfois flagrantes ont été relevées entachant ainsi la crédibilité et la légitimité du scrutin groupé. L’on signale les bourrages massifs des urnes, le nombre particulièrement important de vote par dérogation, la conservation des urnes par les forces onusiennes, un électeur sur deux n’a pu voter, la modification des procès-verbaux de vote, la somme des pourcentages attribués aux candidats qui dépasse 100% et que l’Autorité Nationale des Élections a corrigé après la prise de conscience, la destruction de certains matériels électoraux par les groupes armés non conventionnels et surtout le taux de participation annoncé qui ne correspond pas au nombre de votants sachant que le corps électoral était initialement estimé à 1,8 million d’électeurs inscrits sur la liste électorale définitive.

Conformément aux dispositions de l’article 120 du code électoral, une dizaine de candidats y compris les membres de la Coalition de l’Opposition Démocratique COD 2020 ont demandé l’annulation et la reprise des élections groupées du 27 décembre 2020. Débordée par les requêtes et conformément aux dispositions de l’article 98 de la constitution, la cour constitutionnelle est tenue de statuer et de délibérer sur tous les recours.

Préoccupé par la représentativité et la légitimité d’une telle élection, le citoyen lambda s’interroge :

La cour constitutionnelle va t-elle valider une élection qui ne respecte pas les standards internationaux et surtout dénoncée par la majorité de l’opposition ? Le pouvoir mesure t-il le risque évident inhérent à la tension post-électorale ? Le lapsus du président de l’ANE créditant un candidat de 31% au lieu de 21% est-il révélateur de fraude ?Le pouvoir attend t-elle toujours des injonctions de la communauté internationale pour tenter une décrispation de la situation ? La détermination du peuple à exercer son droit de vote donne t-il le privilège au pouvoir de manipuler les résultats ? En d’autres termes, la détermination du peuple à voter synonyme du rejet de la violence est-elle une aubaine pour le pouvoir d’imposer au peuple l’inacceptable ?

Quelle est la part de responsabilité de la communauté internationale dans ce fiasco électoral ?

Depuis la sortie médiatique du président de la république déclarant que « la république est en guerre », couplée avec l’ouverture d’une enquête contre le général Bozizé pour rébellion, peut-on affirmer que la justice centrafricaine est aux ordres ? Dans la suite logique d’idée, peut-on aussi faire confiance à la cour constitutionnelle de dire le droit ? Le peuple a certes demandé les élections mais pas un passage en force suivi d’arrestations, d’enlèvements et de nettoyage d’une ethnie. En conséquence de ce qui précède, nous invitons le pouvoir à la vigilance contre des comportements isolés des milices ou sbires incontrôlés du pouvoir. L’avenir de la jeune démocratie centrafricaine est ainsi intimement lié à la décision de la cour constitutionnelle.

Nous osons espérer que les sages de la cour constitutionnelle dans la plénitude de leur composition collégiale diront le droit et rien que le droit sans se soucier de l’organisme qui va financer les nouvelles élections en cas d’annulation…ne perdons surtout pas de vue que  c’est la démocratie centrafricaine qui est l’heureux gagnant du processus électoral.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 8 décembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : plus de 90.000 personnes ont fui leur foyer à la suite des récentes violences post-électorales

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des réfugiés centrafricains regroupés sur un site à l’Est du cameroun par le HCR

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 05:45:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a exprimé, vendredi, sa vive inquiétude, face à ce regain de tension, qui a déjà forcé plus de 30.000 Centrafricains à se réfugier au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo. Et la majorité d’entre eux ont traversé la frontière fluviale avec la RDC.

 

Ce sont plus de 24.000 personnes, qui se sont réfugiées dans les provinces congolaises du Bas Uélé et du Nord-Oubangui, en traversant le fleuve Oubangui. Et les 2 et 3 janvier, ce sont au moins 15.000 Centrafricains, qui sont arrivés dans le village de Ndu, à la suite des attaques des villes de Damara et Bangassou.

« Les arrivées dans le village de Ndu, qui compte à peine 3,500 habitants, ont mis à rude épreuve les ressources et les familles d’accueil », a déclaré lors d’un point de presse, le porte-parole du HCR, Boris Cheshirkov.

Face à cet afflux de réfugiés en RDC voisine, l’Agence onusienne a renforcé sa présence le long de la rivière Oubangui. L’objectif est de répondre aux besoins des nouveaux arrivants et de préparer l’enregistrement ainsi que la réinstallation temporaire plus à l’intérieur des terres pour des raisons de sécurité.

Le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains temporairement suspendu

Au Cameroun, ce sont près de 4.500 autres personnes, qui sont arrivées pour la plupart dans la ville frontalière de Garoua-Boulai. Et plus de 2.000 Centrafricains se sont également réfugiés au Tchad voisin alors qu’environ 70 personnes ont atteint la République du Congo.

A la suite de cette nouvelle vague de réfugiés, le HCR s’est préoccupé par les informations faisant état de violations des droits de l’homme en RCA. L’Agence onusienne demande instamment aux gouvernements de tous les pays voisins de continuer à accorder l’accès à l’asile et à aider les autorités locales à enregistrer les nouveaux arrivants.

En attendant, la plupart des nouveaux réfugiés sont hébergés dans des communautés hôtes ou dans des abris de fortune. Selon le HCR, ces derniers ont un besoin urgent d’eau, d’un abri, d’un accès à la santé et à des installations sanitaires adéquates pour prévenir la propagation de la Covid-19.

Au Cameroun, un site dédié à Gado accueillera les nouveaux arrivants et l’enregistrement y sera effectué. L’enregistrement a également lieu au Tchad. Dans ce pays, le Programme alimentaire mondial (PAM) fournit des rations alimentaires aux réfugiés centrafricains et le HCR a mis en place une clinique mobile.

Ce regain de tension intervient alors que le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains avait repris le 20 novembre dernier, après des années d’exil au Cameroun et en RDC. Selon l’Agence onusienne, le processus est maintenant « temporairement interrompu ».

A la fin 2020, la RCA comptait plus de 1,2 millions de réfugiés et déplacés internes

Plus de 400 réfugiés centrafricains ont ainsi pu regagner en novembre dernier leur pays d’origine, après avoir passé plus de sept années en RDC.

Par ailleurs, à l’intérieur de la RCA, quelque 185.000 personnes d’au moins 25 localités ont fui, principalement par mesure préventive. Elles se sont réfugiées dans la brousse et les forêts depuis le 15 décembre.

Près de 113.000 personnes sont depuis retournées à leur lieu de résidence, selon les estimations du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires. Mais quelque 62.000 personnes restent nouvellement déplacées.

Sur le terrain, le HCR continue de travailler en étroite collaboration avec les autorités et ses partenaires pour mener un suivi en matière de protection des déplacés internes, afin de leur fournir une assistance et de soutenir les rapatriés et les efforts de réintégration.

Selon le HCR, près d’un quart de la population centrafricaine (4,7 millions) était déracinée à la fin 2020, avec plus de 600.000 réfugiés dans les pays voisins et autant de déplacés à l’intérieur de la RCA.

 

Avec ONUinfo

RCA : l’insécurité le long du couloir Bangui-Béloko impacte les recettes publiques (ministre)

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Convoi Bangui-Garoua-Boulai. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 05:31:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’insécurité qui prévaut le long du couloir reliant la capitale centrafricaine Bangui vers Beloko (ouest), proche de la frontière avec le Cameroun, a eu un impact négatif sur les finances publiques et l’économie, s’est inquiété vendredi le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

 

D’après lui, le blocage de cet axe qui constitue la principale voie de ravitaillement de Bangui a un impact négatif sur les échanges commerciaux entre la Centrafrique et l’extérieur. En plus de ce blocage, la destruction systématique par les groupes armés de la recette douanière de Beloko a empêché la mobilisation accrue des recettes intérieures de l’Etat.

Pour étayer ses propos, M. Dondra a indiqué que “plus de mille véhicules de transport de marchandises sont immobilisés à la frontière, ce qui constitue un manque à gagner énorme pour le Trésor public centrafricain”.

De son avis, la chute du niveau des recettes, corollaire de cette grave crise, soulève déjà de sérieuses inquiétudes, tant du côté du gouvernement en ce qui concerne les finances publiques, l’économie, les salaires, les bourses et pensions, que du côté de la population, désormais exposée à la rareté des produits d’exportation, notamment ceux de première nécessité, et à la flambée des prix.

Redoutant une asphyxie de la capitale, M. Dondra a regretté que son pays, comme bien d’autres, ait été secoué par les effets pervers de la pandémie de nouveau coronavirus, avec une incidence grave sur le taux de croissance. Cette crise sécuritaire sur le couloir Bangui-Beloko est en train, selon lui, de plonger la Centrafrique dans une situation catastrophique.

Avec Xinhua

neuf opposants déposent un recours en annulation de l’élection présidentielle

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Centrafrique : neuf opposants déposent un recours en annulation de l’élection présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Neuf opposants, dont Anicet-Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, ont déposé ce 6 janvier auprès de la Cour constitutionnelle un recours collectif en annulation de la présidentielle. Ils dénoncent des « fraudes massives » de la part des partisans du président Touadéra.

Dans le document adressé à la présidente de la Cour, Danièle Darlan, les neuf candidats, qui contestent la victoire au premier tour de Faustin-Archange Touadéra, ont dénoncé une « proportion inquiétante de votes par dérogation », la « non-remise de procès-verbaux aux représentants des candidats », des manœuvres d’ « intimidation », des « achats de vote » ou encore des « fraudes massives »./////////////.

La Cour constitutionnelle a jusqu’au 19 janvier pour se prononcer sur ce recours, déposé au nom des neuf candidats par l’avocat et ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye. Cette demande intervient dans un climat particulièrement tendu sur le plan sécuritaire – les groupes armés tentant toujours d’encercler Bangui – et fait figure de dernière chance de sortie de crise sur le plan politique./////////////.

Entre Dologuélé et Bozizé, le divorce/////////////.

S’il ne figure pas dans ce recours, le Kwa na Kwa (KNK), parti de l’ancien président François Bozizé (qui n’a pas été autorisé à se porter candidat), soutient la requête. Cette formation s’était alliée avec Anicet-Georges Dologuélé quelques jours avant le premier tour, avant que Bozizé ne choisisse finalement d’appeler au boycott, au grand dam de son nouvel allié./////////////.

Le KNK et les autres ténors de l’opposition ont pourtant bien du mal à présenter un front uni. Selon nos informations, Anicet-Georges Dologuélé impute en partie l’issue du premier tour à la décision de François Bozizé d’appeler ses militants à ne pas se rendre aux urnes. Il n’avait d’ailleurs pas été prévenu des intentions de boycott de l’ancien président, qui a finalement soutenu les groupes armés./////////////.

Le 27 décembre, alors que Dologuélé tentait de rassembler ses soutiens et de les pousser vers les urnes, Bozizé a même dépêché des partisans pour perturber la tenue du scrutin dans son fief de l’Ouham, qui était également l’un des potentiels réservoirs de voix du candidat Dologuélé. « Notre alliance avec Dologuélé était utile dans un contexte où l’élection était crédible. Mais quand le président Bozizé a constaté qu’elle ne le serait pas, il lui a fallu changer de plan », justifie un cadre du KNK./////////////.

Selon nos sources, François Bozizé pourrait prochainement se rapprocher des groupes armés rassemblés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Ses leaders, avec lesquels l’ancien président est en contact régulier, lui ont proposé de s’allier officiellement à eux, en exerçant un rôle et un leadership similaire à celui de Michel Djotodia dans la Séléka en 2013.

Avec Jeune Afrique

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RCA : un sous-officier de l’armée nationale assassiné à Bouar

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des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 8 janvier 2021, 10:58:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La tension est toujours vive vendredi à Bouar après plusieurs heures d’affrontement militaire ce jeudi entre les miliciens Anti-Balaka, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les soldats des forces armées centrafricaines  (FACA). La ville est divisée en deux : les miliciens Anti-Balaka au nord, et les forces régulières sont positionnés  vers la sortie sud, a constaté sur place un journaliste du CNC.               .

 

Selon des sources hospitalières, l’affrontement d’hier entre les rebelles et les forces gouvernementales aurait fait trois morts, principalement des Anti-Balaka, et une dizaine des blessés dans les deux camps.

Cependant, un sergent-chef de l’armée nationale, disparu depuis hier soir, a été retrouvé sans vie ce matin par ses collègues militaires. D’après des sources sécuritaires, il aurait été intercepté et mortellement poignardé par un groupe d’individus non loin du siège local de la Croix-Rouge nationale. Son arme de service a également été emportée les assaillants qui sont activement recherchés. Par les forces de l’ordre.

Selon quelques habitants de Bouar interrogés par CNC, les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui avaient pourtant contribué à l’occupation de la ville de Bouar la semaine dernière, ont décidé de se replier, 24 heures plus tard, vers la sous-préfecture de Koui ainsi qu’à Ngaoundaye avant de revenir, dans la soirée du jeudi 7 janvier à Bouar pour appuyer leurs collègues Anti-Balaka qui affrontaient les forces de l’ordre.

Par ailleurs, dans la préfecture de la Ouaka, les russes et les soldats FACA contrôlent toujours la ville de Grimari après des heures d’affrontement qui les ont opposé avec les rebelles de la CPC, a constaté sur place un correspondant du CNC dans la ville.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

un couvre feu imposé face à la rébellion

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Centrafrique : un couvre feu imposé face à la rébellion

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement a annoncé jeudi un couvre-feu dans un pays toujours occupé aux deux tiers par des groupes armés et en proie à de nouvelles offensives rebelles.

“Il est instauré un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire centrafricain de 20 heures à 5 heures du matin”, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué lu à la radio nationale./////////////.

Une manière supplémentaire de lutter contre la progression des rebelles même si pour l’heure, celle-ci est repoussée loin de Bangui par les forces loyalistes, les Casques bleus et surtout d’imposants renforts de combattants russes et rwandais./////////////.

Les rebelles ont avancé seulement à Bangassou/////////////.

Selon la force de maintien de la Paix de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), les rebelles n’auraient pas progressé depuis dix jours, à l’exception de Bangassou, à 750 km à l’est de Bangui./////////////.

Dans un pays en proie à la guerre civile depuis huit ans, les élections présidentielles et législatives ont pu tout de même se tenir le 27 décembre dernier. Mais en raison de l’insécurité due aux nombreuses attaques de la Coalitation des patriotes pour le changement (CPC), seuls un électeur sur deux a pu finalement se rendre aux urnes./////////////.

La victoire de Touadéra n’est toujours pas validée/////////////.

Lundi, l’autorité des élections avait annoncé la réélection de Faustin-Archange Touadéra, avec 53, 92% des voix récoltés dès le premier tour même si ce résultat doit encore être validé par la Cour constitutionnelle en raison de nombreux recours./////////////.

Dix candidats dont Anicet-Georges Dologuélé (2e avec 21,01%) et Martin Ziguélé (3e avec 7,46%) exigent l’annulation du double scrutin qu’ils jugent tronqué par des “fraudes massives” et par “l’impossibilité pour la moitié des électeurs d’exprimer leurs voix”.

Avec AFP

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Élections en Centrafrique, un réseau des acteurs de la société civile constate des nombreuses irrégularités et interpelle les juges constitutionnels

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Photo de Monsieur Ben Wilson Gassan

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 8 janvier 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Samedi 4 janvier 2020, vers 19 heures, l’autorité nationale des élections (ÂNE) avait déclaré Faustin Archange TOUADERA réélu au premier tour avec 53,92%  des suffrages , contre 21% pour l’opposant Anicet Georges Dologuélé, et 7,41% pour le Président du MLPC Martin Ziguélé. Mais ce résultat doit encore être validé par la Cour constitutionnelle. Cependant,  un réseau des acteurs de la société civile, qui note de nombreux cas d’irrégularité lors du scrutin, interpelle les juges électoraux à dire le droit et rien que le droit pour sauver une Nation en péril.

Ci-dessous, le propos liminaire de Monsieur Ben Wilson  GASSAN

 

Propos liminaires de la conférence de presse des acteurs de la société civile centrafricaine sur les élections 2020/2021

Citoyens centrafricains,

Chers professionnels de médias,

Vous êtes aujourd’hui conviés afin de recueillir l’avis des acteurs de la société civile que nous sommes sur la mise en œuvre du processus électoral ayant abouti lundi 04 Janvier 2021 à la délibération provisoire de l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

Chers conférenciers, malgré les irrégularités qui ont entaché la mise en œuvre de la dernière élection en Centrafrique, comme si c’était prévisible, l’ANE a donc rendu vainqueur le président sortant avec une marge de près de 54% de voix. Hélas ! Sans rentrer dans les débats de fonds au sujet de cette statistique, nous, observateurs de la vie publique voudrons par l’occasion de cette rencontre médiatique relever un certain nombre de faits constatés :

1-Le vote du 27 Décembre 2020 s’était tenu sous une forte tension politique et sécuritaire.

2-Plus d’un tiers du pays vivait au rythme des assauts des rebelles de la CPC dont les actions sont revendiquées par l’ancien président François Bozizé. Un état de fait que nous condamnons fermement.

3-Sur 1.800.000 électeurs convoqués, seuls 900.000 ont eu l’opportunité d’exprimer leur droit de vote.

4-Dans plusieurs parties du pays notamment dans la Mambéré-Kadéi, la Nana-Mambéré, l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Ouaka, le vote a été perturbé, les électeurs étaient contraints de quitter les bureaux de vote, des situations de violence ont été constatées, des urnes ont été brulées.

5-Pour les bureaux de vote où l’élection s’était tenue, les procès-verbaux ont été refusés aux représentants des partis politiques en totale violation du code électoral centrafricain.

6-Pour certaines régions, les décomptes des voix ont été même fait 24 heures après que l’élection ait eu lieu.

7-A la grande surprise du grand ensemble, lors de la proclamation de l’ANE, les résultats des bureaux de vote où l’élection a été perturbée ou ne s’est pas quasiment tenue, les chiffres ont été comptabilisés. Les urnes brulées ont-elles été ressuscitées ? Quelle a été l’alchimie qui a provoqué la mise en ligne de ces chiffres ? Ces questions demeurent jusque-là sont réponses.

8-Mesdames et messieurs, il vous souviendra que lors du délibéré provisoire de l’ANE, il nous a été dit que cette élection a connu un taux de participation estimé à près de 72%. Or, si l’on doit se référer au corps électoral convoqué, l’on retiendra amplement qu’il s’agit d’un taux de 32% de participation, contrairement aux 72% vendus par l’ANE ? Est-ce des stratégies pour légitimer un vote qui n’a pas respecté les standards nationaux et internationaux ? Encore là, nul ne le sait si ce n’est que ceux qui le soutiennent peut-être à tort ou à raison.

9-Devrions-nous encore rappeler que la délibération de l’ANE continue de surprendre plus d’un ? En effet, aux oreilles de tous, le président de l’illustre institution en charge des élections avait tout d’abord donné un chiffre qui fait un peu plus de 110% de suffrages pour venir le rectifier à 101%. Scandale ! Sans savoir que notre pays était devenu depuis le 04 Janvier la risée du monde. En témoignent les rapports des observateurs indépendants et des médias internationaux qui interviennent en République centrafricaine.

10-Ce qui est d’autant plus inquiétant pour la paix civile au lendemain de ces élections, c’est surtout le communiqué signé des 10 candidats à ladite présidentielle qui ont à l’unisson rejeté les résultats et ont appelé à la reprise de celle-ci.

Fort de toutes ces analyses et ces constats vérifiables et vérifiés, nous acteurs de la Société Civile présents à cette rencontre citoyenne n’avons qu’une seule revendication à porter aux juges de la Cour Constitutionnelle qui seront très attendus le 19 Janvier 2021.

Mesdames et messieurs, permettez-nous de retourner notre cible et de parler directement au cœur de nos juges suprêmes. Vous, voilà pour une fois face à cette grande épreuve. Celle de dire le Droit et rien que le Droit pour sauver une Nation en péril. Soit de vous laisser inféoder aux pressions internes et externes afin de compromettre la Démocratie et l’Etat de Droit.

Chers juges constitutionnels, il convient de vous dire que la délibération de l’ANE a été le démenti cinglant de l’intellectualisme centrafricain. Par cette démonstration moins méthodique, nous avons compris à quel niveau l’intellectuel centrafricain est capable de brader ses valeurs morales et de se plier aux exigences anti républicaines.

Bref, viendrez-vous aussi constitutionnaliser la manœuvre moins cartésienne ? Nous acteurs de la vie politique centrafricaine, voudrons bien croire à l’existence d’un Etat de Droit, d’une Nation démocratique. L’histoire retiendra quelque chose si vous vous déroberez de l’espoir que la Nation a placée en vous.

Pour finir, nous veillerons quotidiennement par l’éveil des consciences de nos compatriotes à qui la barbarie a ôté la voix pour que la démocratie triomphe, pour que le PEUPLE SOUVERAIN triomphe.

Chers juges constitutionnels, rendez nous notre SOUVERAINETE, rendez nous la confiance à nos institutions.

Je vous remercie !

 

 

 

RCA :  élection présidentielle du 27 décembre 2020, un recourt collectif vient d’être déposé à la cour constitutionnelle

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 8 janvier 2021, 08:28:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’élection présidentielle en rca, remportée par le Président sortant Faustin Archange TOUADERA,  a été remise en cause par un collectif des dix candidats qui dénoncent de nombreuses irrégularités et réclament l’annulation pure et simple du scrutin. Ainsi, ce jeudi 7  janvier 2021, dans l’après-midi,  ils ont déposé, à travers leur avocat,  leur recourt collectif devant la cour constitutionnelle.

Ci-dessous, l’extrait de leur recourt collectif….

 

le pape François lance un appel à la réconciliation et au dialogue

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Centrafrique: le pape François lance un appel à la réconciliation et au dialogue

Bangui ( République centrafricaine ) – Une nouvelle fois, la Centrafrique est au cœur des pensées du souverain pontife. C’est après la prière de l’Angélus, prononcée sans fidèles et devant les caméras que le pape François a voulu lancer un nouvel appel à la réconciliation.

« Je suis avec attention et préoccupation les évènements en République centrafricaine où se sont récemment déroulées les élections au cours desquelles le peuple a manifesté le désir de poursuivre sur la voix de la paix. J’invite ainsi toutes les parties à un dialogue fraternel et respectueux, à repousser la haine et à éviter toute forme de violence »./////////////.

L’actualité centrafricaine est suivie de près depuis plusieurs années au Vatican. Le pape a souvent abordé la situation du pays dans ses vœux, invitant à maintes reprises à revenir sur le chemin de la paix./////////////.

En novembre 2015, dans une Centrafrique alors déchirée par les violences interconfessionnelles, François s’était rendu à Bangui pour une visite de deux jours. Il avait notamment invité les Centrafricains à lutter contre « la peur de l’autre »./////////////.

Un an plus tard, il faisait de l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga le plus jeune de ses cardinaux, un homme salué pour sa volonté de dialoguer avec toutes les composantes de la société centrafricaine.

Avec RFI

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RCA : élections présidentielles et législatives, le collectif des femmes leaders de Bocaranga, Ngaoundaye et koui interpelle la Minusca et la France

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Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 14:42:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une correspondance adressée au responsable des Nations unies et l’ambassadeur de France en rca en date du lundi 6 janvier 2020, le  collectif des femmes leaders de la préfecture de Bocaranga, koui et Ngaouandaye ont interpellé les responsables des Nations unies et l’ambassadeur de la France en République centrafricaine   que le droit et devoir civique des citoyens doivent être respectés et remplit conformément à la constitution de notre pays. D’après elles,  ce droit a été  Curieusement  bafouillé jusqu’au point où les citoyens n’ont pas pu voter, ou remplir leur devoir civique le 27 décembre dernier.

À lire ci-dessous  leur correspondance adressée aux responsables des nations unies et l’ambassadeur de France en RCA.

 

 

Alerte info : la ville de Bouar secouée par des détonations d’armes

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 12:51:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à 450 kilomètres au nord-ouest de la capitale est secouée depuis près d’une heure par des détonations d’armes automatiques, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon des témoins interrogés par CNC, la scène a débuté peu avant midi vers 11h45 au plein centre-ville par une tentative du désarmement d’un Soldat FACA par un milicien Anti-Balaka qui aurait mal tourné avec une violente altercation entre les belligérants.

D’après eux, le soldat FACA  aurait grièvement blessé à la main le milicien qui aurait fait appel à ses compagnons qui sont intervenus pour tenter de désarmer le FACA, provoquant  des violents affrontements dans la ville.

Pour l’heure, on ignore si le soldat FACA est appuyé par ses collègues militaires ou il est seul face aux rebelles.

Cependant, les populations civiles, paniquées, sont terrées à la maison pour éviter d’être prises pour cibles.

Les détailles dans nos prochains articles.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les combattants rebelles de l’UPC sont-ils en mouvement vers la capitale?

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Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 11:20:05 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara,  a alerté, dans une correspondance, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine sur un éventuels mouvements suspects des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) vers Bangui. Selon le ministre ,  des renseignements en sa possession font état de ce que « ces rebelles ont emmené des véhicules BJ80 à 12 kilomètres de la ville de Grimari et ont repeint lesdits véhicules en couleur blanche avec des -marques UN comme celles des forces onusiennes de la Minusca

». Vrai ou faux ?

 

 

Le conflit en RCA crée une crise humanitaire en RDC

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Le conflit en RCA crée une crise humanitaire en RDC

Bangui ( République centrafricaine ) – Des milliers de Centrafricains ont trouvé refuge en RDC après les combats dans la ville de Bangassou dans le sud-est du pays. Depuis, la situation humanitaire se détériore pour les réfugiés et les populations hôtes.

En effet, il s’agit d’une situation assez préoccupante selon le personnel humanitaire présent en République démocratique du Congo./////////////.

D’après les derniers chiffres qui datent du 4 janvier, le Haut-Commissariat aux réfugiés a observé un afflux de plus de 10.000 nouveaux arrivants dans le village de Ndu situé dans la province du Bas Uélé./////////////.

“Nos équipes sont sur place et elles ont pu parler à ces familles qui ont dû fuir précipitamment en abandonnant tout leur bien derrière eux. Ces personnes, dont beaucoup de femmes et des enfants, sont dans un état de choc. La plupart d’entre eux sont accueillis par des familles d’accueil ou utilisent des abris de fortune le long de la rivière Ubangi. Les besoins les plus pressants sont la nourriture, les abris, les dispositifs sanitaires et les articles ménager de première nécessité”, a expliqué Fabien Faivre, chargé de communication du HCR en RDC./////////////.

Situation humanitaire alarmante/////////////.

La situation est difficile pour ces milliers de personnes, rappelle Fabien Faivre. Ils nécessitent une assistance aussi bien des organisations humanitaires que des autorités congolaises./////////////.

“Nous travaillons avec différentes agences onusiennes, le gouvernement et des partenaires. Nous assurons que l’accès aux demandes d’asile sur le territoire congolais soit facilité et nous commençons progressivement à identifier les personnes qui ont des besoins spécifiques pour leur venir en aide rapidement. Il faut savoir que le long de la frontière les nouveaux arrivants ne sont pas réellement en sécurité, il y a eu un enfant de sept ans qui a été touché par une balle perdue dans le village de Ndu et nous prévoyons de relocaliser temporairement ces nouveaux arrivants sur un site qui se situe à trois kilomètres plus à l’intérieur, sur un site où ils seront plus en sécurité”, a déclaré Fabien Faivre du HCR./////////////.

Davantage de réfugiés dans les semaines à venir/////////////.

La situation sécuritaire et humanitaire reste déliquescente aussi bien pour les réfugiés que pour les populations hôtes. Le HCR se prépare ainsi à accueillir un plus grand nombre de réfugiés dans les prochains jours./////////////.

Et pour Fabien Faivre, le HCR et d’autres partenaires se préparent à accueillir davantage de Centrafricains qui vont venir se réfugier en RDC : “En plus de la situation à Ndu, il commence à y avoir de nouvelles zones d’afflux comme par exemple à Yakoma dans la province du Nord Ubangui. Dans certaines localités d’accueil comme à Ndu, les soins de santé sont inexistants pour les populations locales. Avec cet afflux, le nombre de personnes a presque triplé à Ndu et les communautés locales qui accueillent généreusement ces Centrafricains manquent désormais de ressources pour répondre à leur propre besoin.”/////////////.

La reprise des combats en RCA risque les conditions de vies de ces populations dans les prochains jours. Et beaucoup craignent notamment la publication des résultats définitifs du scrutin présidentiel.

Avec DW français

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RCA : un élément de la garde rapprochée du chef de l’État assassiné par des hommes armés

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Président Touadera escorté par les soldats Minusca Rwandais.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 10:13:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’identité de la victime n’a pas été dévoilée  par la police judiciaire, mais tout porte à croire qu’elle avait été enlevée par des inconnus, puis assassinée quelques heures plus tard. Son  corps sans vie a été retrouvé non loin de son domicile au quartier Gbaloko, situé au PK13 sur la route de Boali.

 

Selon des informations du CNC, la victime serait un élément de la sécurité rapprochée du Président de la République.

« C’est une dame. Elle a récemment été incorporée dans la garde présidentielle avant d’intégrer le cercle fermé de la sécurité rapprochée du chef de l’État », a déclaré un habitants de Gbaloko joint au téléphone.

Selon des témoins, elle aurait été enlevée à son domicile du quartier Gbaloko dans la nuit du samedi à dimanche 3 janvier par des hommes inconnus. Malheureusement, quelques heures plus tard, son corps sans vie, décapité, a été retrouvé  non loin de son domicile par sa famille.. D’ores et déjà, des voix s’élèvent pour indexer les miliciens Anti-Balaka, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui vient par ailleurs d’occuper cette semaine les localités de Bagandou et de SCAD, situées dans la préfecture de la Lobaye.

Selon des sources judiciaires, une enquête a été ouverte, et les auteurs de cet assassinat odieux seraient activement recherchés par les enquêteurs.

Il y’a lieu de noter que le dimanche 3 janvier,  Monsieur Delphin Dothé, un candidat du parti KNK dans la circonscription de Damara, avait été assassiné dans les même circonstances par des inconnus. Les proches accusaient  la milice du pouvoir « Les Requins ».

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

les attaques contre les humanitaires ont fortement augmenté en 2020 (ONU)

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RCA : les attaques contre les humanitaires ont fortement augmenté en 2020 (ONU)

Bangui ( République centrafricaine ) – Les civils sont les premières victimes des tensions et des violences qui perdurent dans plusieurs régions de la Centrafrique. Mais le pays est également l’un des contextes les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires.

Entre janvier et décembre 2020, 424 incidents contre des humanitaires en RCA ont été enregistrés contre 306 en 2019, soit une hausse de 39%, a indiqué mardi OCHA. Dans les 424 incidents recensés l’année dernière, trois personnes ont perdu la vie et 29 autres ont été blessées./////////////.

Le mois de décembre a été particulièrement dangereux pour les travailleurs humanitaires en RCA avec un nombre record de 59 incidents enregistrés, soit près du double de la moyenne mensuelle en 2020. Pour ce seul mois de décembre, un humanitaire a été tué et cinq autres blessés. « Près de la moitié des incidents (23) survenus au cours de ce mois ont été des braquages des bases humanitaires », a précisé OCHA dans un aperçu de la situation publiée mardi./////////////.

Pour le bureau d’OCHA en Centrafrique, cette augmentation des incidents visant les humanitaires est inacceptable. « Les civils et les humanitaires ne sont pas une cible ! », a-t-il rappelé, mardi, sur Twitter./////////////.

Les tensions et affrontements en RCA ont pris de l’ampleur durant la seconde moitié du mois de décembre à l’approche des élections générales avec des groupes armés remettant en cause la tenue du scrutin. Des éléments armés ont accru leurs menaces et leurs attaques contre les humanitaires qui soutiennent la population centrafricaine. Il y a deux semaines, la coordinatrice humanitaire en RCA et cheffe adjointe de la Mission de paix dans le pays (Minusca), Denise Brown, avait souligné que « les acteurs humanitaires sont résolus à rester dans les communautés auprès des populations malgré les violences, qui doivent immédiatement cesser »./////////////.

Mme Brown avait également lancé un appel aux donateurs pour qu’ils augmentent le financement d’urgence de la réponse humanitaire en RCA, y compris pour les services aériens humanitaires des Nations Unies./////////////.

2,8 millions de personnes en Centrafrique ont besoin d’assistance et de protection. Le Plan de réponse humanitaire pour l’année 2021 requiert 444,7 millions de dollars pour venir en aide à 1,8 million de personnes. Au dernier jour de l’année 2020, le chef d’OCHA, Mark Lowcock, avait octroyé un million de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU (CERF) pour appuyer les services aériens humanitaires des Nations Unies en RCA.

Avec Minusca

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Témoignage d’un habitant de Bangassou, en Centrafrique

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Témoignage d’un habitant de Bangassou, en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis dimanche, la localité centrafricaine de Bangassou est contrôlée par des rebelles armés de la CPC. Un habitant raconte la peur des civils.

En République centrafricaine, dix candidats de l’opposition demandent l’annulation de la présidentielle. Ils refusent de reconnaître la réélection au premier tour de Faustin Archange Touadera, du fait qu’un électeur sur deux n’a pas pu se rendre aux urnes pour cause d’insécurité./////////////.

Parmi les zones déstabilisées par l’offensive de mouvements armés, il y a celle de Bangassou. Cette localité d’environ 30.000 habitants est située à plus de 700km à l’est de Bangui. Et elle est occupée depuis dimanche par un groupe armé qui la contrôle partiellement. La Minusca, la force de maintien de la paix en RCA, indique que “des Casques bleus supplémentaires sont arrivés en renfort” pour protéger les populations… mais la ville de Bangassou continue de se vider de ses habitants et des scènes de pillages ont été rapportées ce matin [06.01.21]. Bob Barry a joint un habitant resté sur place qui lui décrit la situation://///////////.

Habitant : Pour le moment, la ville est déserte. Il y a quelques personnes qui se sont réfugiés du côté del’hôpital de MSF ou qui sont parties en RDC. Beaucoup sont sans abri. Les conditions de vie sont difficiles./////////////.

DW : La ville est-elle occupée par des hommes armés, la Minusca ou des rebelles?/////////////.

Habitant : La ville même est contrôlée par les élément CPC qui ont pris le contrôle de la ville depuis dimanche. Ils n’agressent pas la population, mais les civils s’inquiètent et souffrent./////////////.

DW : Les forces rebelles n’ont pas accès aux bâtiments administratifs défendus par la Minusca, c’est bien ça?/////////////.

Habitant : A ma connaissance, la police, la gendarmerie sont occupées aussi. /////////////.

DW : Y a-t-il de l’aide humanitaire qui arrive aux civils?/////////////.

Habitant : Pour le moment, aucun humanitaire n’est en service. Ils sont eux-mêmes cantonnés dans leurs services et ils ne circulent pas.

Avec DW français

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RCA : Mahamat Sallet, nouvel homme fort de Bangassou, largement critiqué au sein de sa communauté

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Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 7 janvier 2021, 07:50:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le dimanche 3 janvier, une coalition des groupes armés, dirigée par Monsieur Mahamat Sallet, un général du FPRC, a pris le contrôle de la ville de Bangassou, située à 750 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Mbomou. Or, le chef militaire du FPRC, l’ancien ministre Abdoulaye Hissen, dans un communiqué, avait clairement indiqué que son mouvement ne faisait pas partie du CPC, mais l’implication de l’autoproclamé général Mahamat Sallet dans l’attaque de Bangassou remet en doute la crédibilité du communiqué du FPRC.

 

Le général Mahamat Sallet , de l’ethnie Rounga, est le Comzone du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC)  dans la localité de Zako depuis plusieurs années.  Mais la semaine dernière, en dépit de la décision de son chef militaire Abdoulaye Hissen Ramadan de ne pas intégrer la coalition des patriotes pour le changement (CPC), Mahamat Sallet  sollicite et obtient des hommes auprès du mercenaire Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) avant d’attaquer, dimanche dernier, la ville de Bangassou, située au sud-Est de la République centrafricaine. Mais au sein de son mouvement et de sa communauté, nombreux sont ceux qui critiquent sévèrement son action, et le qualifient de traitre à la solde des mercenaires étrangers.

Souvenez-vous, Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avait engagé en mars 2020 des discussion avec des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka qui se sont affrontée depuis juillet 2019 dans la préfecture de la Vakaga ainsi que dans d’autres villes de Bamingui-Bangoran et de la Haute-Kotto. À cette époque, le général Mahamat Sallet  était le seul général du FPRC à tenir des  propos non conciliants envers les rebelles Goula et Kara. Il est connu pour son extrémisme au sein du FPRC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

En Centrafrique, dix candidats réclament l’annulation de la présidentielle

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En Centrafrique, dix candidats réclament l’annulation de la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Dix candidats à l’élection présidentielle en Centrafrique remportée par le sortant Faustin-Archange Touadéra ont exigé mardi 5 janvier l’”annulation pure et simple” du scrutin auquel seul un électeur sur deux a pu participer et entaché, selon eux, de “nombreuses irrégularités”.

Lundi soir, l’Autorité des élections (ANE) a déclaré Faustin-Archange Touadéra réélu au premier tour avec 53,92 % des suffrages, mais ce résultat doit encore être certifié par la Cour constitutionnelle après les recours contentieux. “Nous demandons l’annulation pure et simple et la reprise” des élections présidentielle et législatives du 27 décembre, ont écrit dix candidats de l’opposition dans un communiqué./////////////.

“De nombreuses irrégularités”/////////////.

Le jour de ce double scrutin, le vote n’a pu avoir lieu ou être pris en compte que dans moins d’un bureau sur deux dans un pays en guerre civile depuis huit ans, aux deux tiers contrôlé par des groupes armés, dont les principaux ont lancé une nouvelle offensive huit jours avant les élections./////////////.

Les dix candidats font état “de nombreuses irrégularités qui ont émaillé les scrutins”, dont de très nombreuses dérogations accordées par l’ANE à des électeurs pour voter ailleurs que dans leur circonscription. Ils ajoutent que “sur un total de 1 858 436 inscrits (…), seuls 695 019 ont pu voter, correspondant à un taux de participation de 37 % et non de 76,31 % annoncé par l’ANE”./////////////.

Par conséquent, “nous ne reconnaissons pas les résultats publiés par l’ANE”, poursuivent les 10 candidats, dont Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, deux ex-Premiers ministres arrivés respectivement deuxième et troisième selon l’ANE, sur 17 prétendants au total./////////////.

Avec AFP

— Fin de l’article —

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21 candidats élus au premier tour des législatives

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Centrafrique: 21 candidats élus au premier tour des législatives

Bangui ( République centrafricaine ) – Les résultats des législatives en Centrafrique ont été égrenés à la radio. Ils donnent 21 candidats élus dès le premier tour. Parmi eux, six sont issus du mouvement présidentiel, le MCU ; trois sont indépendants ; les autres sont des candidats des grands partis d’opposition de François Bozizé, Anicet Georges Dologuélé et de Martin Ziguélé.

Soixante-et-une circonscriptions sont en ballottage, une majorité composées de députés du mouvement présidentiel ou indépendants. Parmi les grands absents du deuxième tour figurent les trois grands partis : le KNK, l’URCA et le MLPC./////////////.

Ces derniers semblent avoir été sanctionnés au profit des indépendants. Il faut dire qu’il y avait pléthore de candidats :1 585 candidats pour 140 sièges. De plus, certains partis avaient doublé leurs chances avec des personnalités connues non affiliées mais proches de leurs mouvances. Pour ces derniers, un deuxième tour s’impose./////////////.

Mais quid des circonscriptions qui n’ont pas pu voter à cause de l’insécurité ou de la destruction du matériel électoral ? En tout, les voix des habitants de 58 circonscriptions n’ont pas été prises en compte. Certains évoquent la possibilité de l’organisation d’élections partielles comme ce fut le cas en 2015./////////////.

Déjà avant le scrutin groupé, des recours avaient été déposés auprès de l’ANE et de la Cour constitutionnelle pour le report des élections à cause des conditions sécuritaires inadéquates notamment. Après l’annonce des résultats, des candidats aux législatives ont déjà affirmé qu’ils déposeraient leurs recours auprès de la Cour constitutionnelle.

Avec RFI

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l’offensive rebelle pourrait entraîner une guerre régionale

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Centrafrique: l’offensive rebelle pourrait entraîner une guerre régionale

Bangui ( République centrafricaine ) – Les partisans du président Touadéra ont célébré sa victoire, lundi, dans les rues de Bangui. Mais la situation reste très tendue dans la capitale. – EPA

Décodage /////////////.

La fragile victoire électorale du président centrafricain Faustin – Archange Touadéra, qui aurait, selon les premiers décomptes, remporté 60 % des voix mais sur un tiers du territoire, est éclipsée par une offensive rebelle qui pourrait se transformer en guerre régionale. A première vue, le président sortant a gagné le pari de tenir et de gagner les élections présidentielle et législatives qui ont eu lieu le 27 décembre dernier dans ce pays ravagé depuis 2014 par la guerre civile et accueillant 11.500 Casques bleus dans le cadre de la Minusca.

— Fin de l’article —

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RCA : listes complète des candidats élus au premier tour ainsi que ceux admis au second tour aux législatives du 27 décembre 2020 – 2021

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 6 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique). L’autorité nationale des élections a publié, ce mardi 5 janvier, les résultats du premier tour des élections législatives du 27 décembre dernier.  Il  donne 21 candidats élus dès le premier tour, et 61 circonscriptions sont en ballottage.  Ci-dessous la liste complète des candidats élus dès le premier tour ainsi que ceux admis au second tour.

 

 

Réactions mitigées en Centrafrique après la réélection de Touadéra

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Réactions mitigées en Centrafrique après la réélection de Touadéra

Bangui ( République centrafricaine ) – Les résultats provisoires donnent le président sortant, Faustin Archange Touadera, vainqueur au premier tour. Et déjà, les autres candidats contestent ces résultats partiels contre lesquels ils entendent protester.

Pas de liesse populaire en Centrafrique suite aux résultats des élections provisoires proclamés par l’ANE en charge des élections./////////////.

Sans surprise, les challengers de Faustin Archange Touadera n’entendent pas reconnaitre les résultats./////////////.

La société civile appelle les leaders politiques à déposer des recours devant la Cour Constitutionnelle./////////////.

“Ce ne sont que des résultats provisoires, aujourd’hui la seule voie légale de contestation, c’est de privilégier la contestation devant la Cour Constitutionnelle”, a estimé Origine Békondji est membre de l’Observatoire National des Elections./////////////.

Les contestataires/////////////.

Parmi les contestataires, le candidat Martin Ziguélé, ancien soutien du président Touadera. Il dénonce des violations du code électoral ://///////////.

Opposant et candidat à la présidentielle 2020, Martin Ziguélé/////////////.

“Nous avons adopté une disposition nouvelle qui fait obligation au président de chaque bureau de vote d’afficher, devant le bureau de vote, les résultats signés de tous les représentants des partis pour la transparence du processus. Je note simplement que depuis que les élections se sont organisées, nulle part les résultats n’ont été affichés pour l’attention des témoins. Tout a été mené comme des résultats ultra confidentiels, jusqu’à ce qu’on nous proclame des résultats des élections [qui contiennent même] des résultats qui viennent de bureaux de vote dans des provinces qui n’ont jamais participé aux élections”, a déclaré Ziguelé./////////////.

“Il y a cinq ans, j’avais reconnu la victoire de Faustin Archange Touadera moins d’une heure après l’annonce des résultats provisoires de l’ANE. Pourtant, je savais qu’il n’avait pas gagné. Mais je voulais donner une chance à mon pays d’aller rapidement vers la paix et le développement. /////////////.

Opposant et candidat à la présidentielle 2020 en RCA, Anicet-Georges Dologuélé/////////////.

Je suis un républicain, obstiné et impénitent et c’est précisément à cause de ces valeurs que je ne m’associerai pas à cette escroquerie électorale, à cette farce qu’on veut servir à mes compatriotes. Je ne reconnaitrai donc pas ces résultats et déposerai un recours à la Cour Constitutionnelle”, a protesté de son côté, le candidat Anicet Georges Dologuélé./////////////.

Sur 1 858 236 inscrits, seulement la moitié a voté. Les résultats provisoires ont été salués par la communauté internationale dans un communiqué peu après leur proclamation./////////////.

Mais ce nouveau mandat s’annonce compliqué pour le président Touadéra. Les résultats finaux devraient être annoncés le 19 janvier prochain par la Cour Constitutionnelle.

Avec DW français

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RCA : présidentielle du 27 décembre, l’opposition conteste la victoire du président Touadera

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 6 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). L’autorité nationale des élections a annoncé lundi la réélection du président Faustin-Archange Touadéra dès le premier tour du scrutin. Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé contestent sa victoire et parlent de fraude massive.

 

Ci-dessous les propos liminaire de l’opposant Anicet Georges Dologuélé.

 

PROPOS LIMINAIRES DU CANDIDAT ANICET GEORGES DOLOGUELE LORS DE SA CONFERENCE DE PRESSE DU 05 JANVIER 2021, A LA SUITE DE LA PROCLAMATION PAR L’ANE DES RESULTATS PROVISOIRES DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 27 DECEMBRE 2020

 

Mesdames et Messieurs,

Les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 27 décembre ont été proclamés hier soir par la nouvelle équipe dirigeante de l’ANE. Ils donnent le président sortant, Archange Faustin TOUADERA, vainqueur au premier tour avec un score de 53,92% et me placent en seconde position avec 21,01%.

Vous aurez tous relevé le cafouillage qui a précédé l’annonce de ces résultats. Ainsi, tous les invités, les représentants des candidats et la presse étaient en salle depuis 16 heures, mais le bureau de l’ANE n’y a fait son entrée que vers 19 heures. L’ANE a donc eu besoin de 3 heures supplémentaires pour gérer les intrigues qui l’ont contraint à donner la victoire à Faustin Archange Touadera. Chacun sait qu’en convoquant la presse par communiqué radio vers midi, l’ANE était déjà en possession de ces résultats provisoires et n’avait plus besoin d’une concertation de 3 heures pour les publier.

In fine, vous aurez noté comme moi, que ces résultats comportent des anomalies qui traduisent le climat de stress subi par les nouveaux commissaires de l’ANE pendant trois heures d’intrigues. Ainsi :

  • La sommation des pourcentages des candidats dépasse les 100% ;
  • Mon pourcentage a été annoncé à 31,01% par le président de l’ANE, avant rectification à 21,01% par le Rapporteur Général quelques minutes plus tard, quand quelqu’un a dû leur signaler que la sommation des valeurs relatives atteignait 110%.
  • L’ANE annonce un nombre d’inscrits de 910.784, alors que le corps electoral est de 1.858.236. Il a ainsi pris la reponsabilite d’ignorer avec le plus grand mepris les 947.452 centrafricains que la violence des groupes armes a empeches de voter. Ils representent pourtant 51% du corps electoral. Cette manipulation des chiffres a permis à l’ANE d’annoncer triomphalement un taux de participation de 76,31%, alors que le taux reel de participation est de 37,40%. Cela est d’autant plus paradoxal que, dans le document officiel publie à l’issue de cette decision, il est indique que seuls 2560 bureau de vote ont été validés sur les 5440 que compte le pays. Le scrutin n’a donc eu lieu que dans 47% des bureaux de vote.

Mesdames et Messieurs,

Vous avez tout appris, et le pourcentage de 31% contenue dans la décision lue par le président de l’ANE et rectifiée par la suite le confirme, m’a attribué, que le véritable résultat de Faustin Archange Touadera, en dépit des fraudes massives organisées en sa faveur, est de 43% au premier tour et le mien de 31%. Il y avait donc bien un second tour dans cette élection, mais le président sortant a mesuré l’ampleur de son impopularité et surtout le fait qu’il lui aurait été difficile de négocier un ralliement des autres candidats, tant sa gestion de l’Etat est catastrophique

Le président sortant n’aurait bénéficié du ralliement d’aucun candidat parce que la véritable nature de l’homme s’est révélée au contact du pouvoir. Ainsi, on ne reconnait plus celui qui était décrit comme humble, accessible, voir bon ; nous avons désormais affaire a un dirigeant volontiers dictateur, qui ne supporte par la contradiction, qui a développé une addiction au culte de la personnalité et va jusqu’à initier notre jeunesse à la violence à travers sa milice armée dénommée « les requins ». Ainsi, sa vision de l’avenir de notre jeunesse est de l’entrainer à procéder à des enlèvements d’innocents, à l’assassinat de leurs compatriotes, à la destruction des biens privés et publics et à la terreur. On ne reconnait plus le candidat des pauvres ; on a désormais affaire au Président le plus corrompu de l’histoire de notre pays.

C’est pour cela qu’il lui fallait absolument se déclarer élu au premier tour pour ne pas disparaître du paysage politique. Vous devinez avec moi qu’il a certainement tout mis dans la balance pour y arriver : Corruption, chantage, menace, manipulation.

Mesdames et Messieurs,

Il y a 5 ans, j’avais reconnu la victoire de Faustin Archange Touadera, moins d’une heure après l’annonce des résultats provisoires par l’ANE. Pourtant, je savais qu’il n’avait pas gagné. Mais je voulais offrir à notre pays une chance d’évoluer rapidement vers la paix et le développement. Au lieu de cela, j’ai plutôt offert à mon pays le plus piètre dirigeant de son histoire, qui a manipulé tout le monde depuis 5 ans : la population centrafricaine, ses alliés politiques, nos partenaires au développement, les chefs des groupes armés et j’en passe. Au lieu de résoudre nos problèmes déjà très nombreux, il les a aggravés et en a rajouté d’autres.

Je suis un républicain, obstiné et impénitent. Je suis un homme épris de paix et de justice. Et c’est précisément à cause de ces valeurs qui je ne m’associerai pas à cette escroquerie électorale, à cette farce que l’on veut servir à mes compatriotes.

Je ne reconnais donc pas ces résultats provisoires et  déposerai un recours auprès de la Cour Constitutionnelle.

 

 

Je m’associerai également à toute action de mes collègues candidats à l’élection présidentielle, pour dénoncer  les conditions calamiteuses dans lesquelles ces élections ont été organisées.

Mesdames et Messieurs,

Pour finir, permettez-moi d’exprimer ma surprise et mes regrets devant d’indifférence de l’Autorité Nationale des Elections, que mon équipe de campagne avait saisie dès les premières heures qui ont suivi le scrutin du 27 décembre, pour signaler certaines anomalies majeures. Ainsi, une correspondance lui a été adressée le 28 décembre 2020 pour dénoncer le fait qu’aucun de nos mandataires dans les bureaux de vote n’ait reçu une copie, ni de la feuille de résultats, ni du procès-verbal. Le 30 Décembre 2020, une deuxième correspondance a dénoncé une pratique inédite relevée par nos représentants à l’ANE, à savoir la reprise et le recadrage par les commissaires de l’ANE de certains procès-verbaux avant l’enregistrement des résultats. Le 2 janvier 2021, un communique de presse, toujours signée par ma Directrice National de Campagne, a relevé toutes les anomalies qui pouvaient remettre en question la validité du scrutin.

A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse de l’ANE. Au contraire, le président de cette institution a rendu public le 1er janvier 2021 un communiqué de presse dans lequel, il a pris le risque d’affirmer que chaque représentant des candidats dans les bureaux de vote avait reçu une feuille de résultat.

C’est-à-dire qu’il n’y avait aucune volonté, ni d’organiser des élections libres et transparentes, ni de proclamer les résultats sortis des urnes.

Cela fait beaucoup trop. Beaucoup de centrafricains me font confiance. C’est pour eux que je me bats et j’irai jusqu’au bout pour que leur vote soit respecté.

Je vous remercie

 

 

 

 

En Centrafrique, le bras de fer avec les groupes rebelles continue

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En Centrafrique, le bras de fer avec les groupes rebelles continue

Bangui ( République centrafricaine ) – La réélection de Faustin Archange Touadéra pose aussi la question du rapport de force entre les autorités centrafricaines, soutenues par les forces étrangères (notamment la Minusca), et les groupes rebelles…

Alors qu’ils contrôlent déjà deux tiers du pays, les groupes armés avait juré de “prendre le contrôle de tout le territoire”./////////////.

Pour l’analyste camerounais Joseph Owona Ntsama, tout peut arriver en RCA./////////////.

“Depuis 1959, la RCA n’est jamais définitivement sortie des conflits soci-politiques qui la minent. /////////////.

Tel que cela se passe, personne ne peut jurer de rien, il est à craindre une escalade de la violence. La RCA nous a habitués à cela et c’est extrêmement regrettable. Parce qu’il faudrait à un moment que la paix revienne et que les Centrafricains commencent à reconstruire leur pays et à y vivre” explique t-il./////////////.

Pour l’heure, s’ils sont parvenus à empêcher la tenue du scrutin dans une grande partie du pays, les groupes armés ont attaqué et pris – le plus souvent brièvement – des villes dans les territoires qu’ils occupent, principalement à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui. /////////////.

Protéger Bangui/////////////.

Selon la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) et les autorités, les rebelles se sont heurtés au déploiement de l’armée mais surtout des Casques bleus et de renforts venus de l’extérieur – principalement des paramilitaires russes et des soldats d’élite rwandais./////////////.

Des forces étrangères qui ont une mission bien précise selon Thierry Vircoulon de l’Observatoire de l’Afrique australe et centrale à l’IFRI, l’Institut français des relations internationales./////////////.

Il précise que “ces forces ne sont pas suffisament nombreuses donc leur fonction essentielle, en tout cas les mercenaires russes qui ont été envoyés, c’est d’éviter la prise de Bangui. En ce qui concerne la Minusca, avec 12.000 hommes, elle n’a fait pendant les cinqs dernières années que sécuriser des villes. Là ce qu’on a vu depuis une semaine c’est qu’un certain nombre de villes ont été perdues, ont été prises par les rebelles. Il y a une sorte de tradition en Centrafrique où le président s’enferme dans la capitale parce qu’il n’a justement que les moyens sécuritaires de protéger la capitale.”/////////////.

Depuis dimanche, une ville fait l’objet d’une attention particulière. Il s’agit de Bangassou, à 750 km à l’est de Bangui. Un groupe armé occupe et contrôle partiellement cette ville de près de 30.000 habitants.

Avec DW français
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une enquête judiciaire ouverte contre François Bozizé sur son implication dans la rébellion (parquet)

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Centrafrique : une enquête judiciaire ouverte contre François Bozizé sur son implication dans la rébellion (parquet)

Bangui ( République centrafricaine ) – Une enquête judiciaire a été ouverte contre l’ancien président centrafricain François Bozizé et ses complices présumés “par rapport aux faits de déstabilisation et de rébellion en cours”, selon un communiqué du parquet de Bangui publié lundi.

Plusieurs rebelles ayant déjà été appréhendés, une information judiciaire a été ouverte contre eux pour rébellion et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, entre autres./////////////.

“Il ressort de l’audition des premières personnes actuellement entre les mains de la justice l’évidence d’une connexion menant à d’autres coauteurs, complices et commanditaires de la rébellion”, précise le communiqué./////////////.

Le 19 décembre dernier, le gouvernement centrafricain a accusé M. Bozizé, dont la candidature à l’élection présidentielle avait été invalidée, d’une “tentative d’un coup d’Etat” avec les attaques qu’il aurait organisées avec les rebelles en vue de “marcher sur Bangui”./////////////.

Ce communiqué du parquet de Bangui intervient quelques heures avant la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle tenue le 27 décembre dernier, selon lesquels le président sortant Faustin-Archange Touadéra a été réélu avec 53,92% des suffrages exprimés. Ce sera la Cour constitutionnelle qui annoncera les résultats définitifs d’ici le 19 janvier prochain.

Avec Xinhua

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Élections en Centrafrique: l’opposition dénonce un recours «massif» au vote par dérogation

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Élections en Centrafrique: l’opposition dénonce un recours «massif» au vote par dérogation

Bangui ( République centrafricaine ) – La pratique du vote par dérogation, autrement dit, le fait pour un électeur d’aller voter dans une autre circonscription que la sienne, est prévue par le Code électoral dans des conditions très précises. C’est le cas pour des fonctionnaires en mission, par exemple, qui doivent présenter le jour du vote leur ordre de mission et un certificat d’inscription et de radiation, agrafé ensuite au procès-verbal.

Ce que dénonce l’opposition, c’est un recours jugé « massif » à cette pratique et en dehors des cas prévus par la loi. Les signataires du courrier adressé ce lundi matin à l’ANE, parmi lesquels Anicet Georges Dologuélé et Mahamat Kamoun, disent par exemple avoir consulté des certificats, visiblement signés par la présidente sortante de l’ANE et, autorisant un électeur inscrit dans un quartier de Bangui à aller voter dans un autre au sein de la même circonscription, ce qui n’est pas prévu par la loi./////////////.

Il faut rappeler que mardi 29 décembre dernier déjà, le réseau d’observateurs de la société civile Arc-en-ciel s’était étonné d’avoir constaté un nombre élevé de vote par dérogation dans la capitale. Il avait soulevé la question de la « régularité » de ces certificats. Sollicitée à ce sujet, la présidente sortante de l’ANE n’avait pas souhaité répondre aux questions de RFI./////////////.

Les opposants demandent donc à l’Autorité en charge des élections plus de transparence sur le sujet. Ils lui demandent de fournir le nombre exact des certificats d’inscription et de radiation délivrés ainsi que les noms de leurs bénéficiaires et l’ensemble des bureaux de vote concernés. Ils souhaitent aussi que soient fournis aux représentants des candidats, les registres de dérogation tenus dans chaque bureau de vote.

Avec RFI

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La Centrafrique entreelle dans une nouvelle guerre ?

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La Centrafrique entre-t-elle dans une nouvelle guerre ?

Bangui ( République centrafricaine ) – En février 2019, en République centrafricaine, quatorze groupes armés ont signé l’accord de Khartoum, un accord de paix avec le gouvernement du président en place, Faustin Archange Touadéra. Si certains de ces groupes avaient été en partie intégrés au gouvernement, il semble, après les récentes élections du 27 décembre, que nous nous retrouvions déjà aujourd’hui dans un scénario de guerre civile en République centrafricaine. Les groupes armés signataires de l’accord s’en sont largement retirés, et nous constatons que l’état relatif de cessez-le-feu a pris fin.

Nicolas Normand, ancien diplomate, ancien ambassadeur à Bamako, Brazzaville et Dakar, auteur, en 2018, du « Grand livre de l’Afrique »/////////////.

Accord d’intérêt plus que de paix/////////////.

De toutes façons, ces accords passés avec les groupes armés sont rarement très bons. Les rebelles qui appartiennent à ces groupes ne sont, par définition, pas des citoyens comme les autres, et ils ne recherchent pas la paix. Ce qui les pousse à agir, ce sont des avantages personnels. Le gouvernement, ses alliés et les groupes armés exploitent tous les ressources, toutes les richesses, qui sont présentes en République centrafricaine, essentiellement des minerais, de l’or et du bétail. C’est un pays aux multiples richesses, et le contrôle de son territoire permet évidemment un accès facilité à toutes celles-ci./////////////.

Donc l’accord de paix de 2019 était forcément relatif et fragile puisqu’il n’était fondé sur aucune vraie raison, aucun fondement politique élaboré par les parties prenantes dans une volonté de paix et d’apaisement. Ce n’était qu’un accord d’opportunité, établi afin de partager le butin en quelques sortes./////////////.

Une élection à tout prix/////////////.

Or l’élection présidentielle du 27 décembre a permis de mettre en évidence la fragilité de l’accord de Khartoum. Il est encore difficile de dire si la situation va encore empirer, mais les choses se présentent défavorablement. La majorité du corps électoral n’a pas pu participer au scrutin, ce qui le rend de fait non-inclusif et injuste. Quand une élection se déroule dans ces conditions, cela pose forcément un problème de légitimité pour celui qui se déclarera vainqueur. Les résultats risquent de jeter de l’huile sur le feu, ce qui est, selon moi, la raison pour laquelle tout le processus électoral aurait dû être suspendu./////////////.

C’est une erreur, il me semble, de se montrer trop formaliste et de vouloir à tout prix maintenir une élection. Une démocratie ce n’est pas juste un protocole électoral, c’est tout un système d’État de droit. Vouloir absolument une élection sous cette forme, dans un pays comme la République centrafricaine, ne peut résoudre le problème. Il faut être en capacité de préparer le vote dans de bonnes conditions. Qu’il soit inclusif, fiable, transparent, et qu’il ait du sens, quitte à ne pas respecter les délais./////////////.

Thierry Vircoulon, coordinateur de l’observatoire Afrique centrale et australe à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI)/////////////.

Le président Faustin Archange Touadera a voulu coûte que coûte que se tiennent, le 27 décembre, des élections présidentielle et législatives, alors que les groupes rebelles qui contrôlent la majorité du pays avaient déclenché une attaque une semaine avant cette date. Il a été soutenu dans sa volonté de maintenir les élections par le groupe des cinq qui comprend l’ONU, l’Union Européenne, la France, les États-Unis et la Russie./////////////.

On a ainsi vu l’Europe financer des élections, dont tout le monde savait qu’elles allaient être une mascarade. La sécurisation a été confiée aux Russes et aux Rwandais. Le désordre mondial conduit à de telles alliances contre nature entre des démocraties et des régimes autoritaires./////////////.

Depuis la première élection du président Faustin Ange Touadéra, en 2015, l’Europe et l’ONU ont construit une sorte de narratif sur le « reploiement de l’administration centrafricaine » et autres châteaux construits sur du sable. L’Europe a réglé plusieurs centaines de millions d’euros pour mettre en œuvre les accords de paix signés à Khartoum./////////////.

Le président a voulu passer en force/////////////.

Le 27 décembre, les élections ont eu lieu dans moins des deux tiers des sous-préfectures. En Centrafrique, seules les villes votent habituellement, car les campagnes, qui représentent 95 % de la population, sont difficilement accessibles. Cette fois-ci, une partie de l’électorat des villes n’a pas pu se rendre aux urnes, sa sécurité n’étant pas assurée. Le gouvernement a refusé également que votent les 600 000 Centrafricains réfugiés dans les pays voisins. Pourtant, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) avait proposé d’organiser ce scrutin, comme en 2015./////////////.

Le président Faustin Archange Touadéra a voulu passer en force, sans négocier avec l’opposition démocratique. Elle demande maintenant l’annulation du vote. Le président a voulu également mettre fin aux fonctions, souvent théoriques, cédées à des membres des groupes armés dans les allées du pouvoir, comme le prévoyaient les accords de paix signés à Khartoum./////////////.

Les groupes armés contrôlent Bangassou/////////////.

Si le gouvernement tient sa ligne dure, le président sera proclamé réélu dès le premier tour. Il ne sera pas légitime. De nombreux sièges à l’Assemblée nationale seront vacants faute d’élections organisées dans les circonscriptions. Les groupes armés seront à nouveau sur le chemin de la guerre. Leur stratégie est de prendre maintenant le contrôle des villes. Ils contrôlent Bangassou. Ils ont marché sur Bangui, mais ont été maintenus à distance par les casques bleus, les soldats rwandais et les paramilitaires russes./////////////.

Il faut être réaliste. Les Russes et les Rwandais peuvent uniquement sécuriser la route qui mène à la capitale. Dans les villes où elle est présente, la Minusca peut déloger les groupes armés. Ils disparaîtront dans la brousse jusqu’à la prochaine attaque.

Avec LaCroix

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le gouvernement se prépare à des éventuels troubles après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle

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Centrafrique: le gouvernement se prépare à des éventuels troubles après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) prendra des mesures pour faire face à des troubles susceptibles d’être lancés par les groupes armés à l’issue de la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle, a déclaré lundi le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara.

Le ministre centrafricain a signalé une préoccupation générale dans le pays suite à des récentes attaques menées par les rebelles qui avaient juré de “marcher sur Bangui”, la capitale. Pour rassurer les populations, il a affirmé que de nouvelles mesures seront prises avec le concours des partenaires bilatéraux dans le but de contrer les troubles des rebelles./////////////.

Les rebelles, réunis dans une nouvelle alliance dénommée la Coalition des patriotes pour le changement, se positionnent contre le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, qui vient d’être réélu président avec 53,92% des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés lundi par l’Autorité nationale des élections (ANE)./////////////.

M. Linguissara a ainsi exhorté les populations à collaborer avec les forces légales, en fournissant des informations sur les positions et actions des éléments rebelles./////////////.

Avant la déclaration, M. Linguissara a tenu ce lundi une visioconférence avec tous les seize préfets de la RCA pour évaluer la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national après la proclamation des résultats provisoires.

Avec Xinhua

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RCA : élection présidentielle du 27 décembre, TOUADERA s’offre la victoire dès le premier tour avec 53,92%

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 5 janvier 2021, 08:03:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon l’autorité nationale des élections, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat à la présidentielle du 27 décembre dernier, vient d’être déclaré vainqueur dès le premier tour avec un Escort de 53,92%.

 

Quelques heures avant la proclamation des résultats provisoires, ce lundi 4 janvier,  par l’autorité nationale des élections, la tension était  perceptible dans la capitale. Des policiers et gendarmes ont été déployés  autour des résidences des leaders de l’opposition à Bangui. Le ministre de l’Intérieur, le général Henri Wanzet Linguissara a également signalé une préoccupation sécuritaire générale dans le pays suite à de récentes attaques menées par les rebelles.

Cependant, au siège de l’autorité nationale des élections,  on annonce un leger retard dans la proclamation en raison d’une réunion des cadres de cette Institution électorale, et ce, /, quelques minutes avant l’arrivée à Bangui des résultats électoraux de la ville de Baoro qui seront très rapidement comptabilisés. Finalement, vers 19 heures, l’autorité nationale des élections proclame les résultats provisoires, accordant au chef de l’État le privilège de remporter dès le premier tour avec un Escort de 53,92%, suivi de l’opposant Anicet Georges Dologuélé avec 21,01% et Martin Ziguélé avec 07, 33%.

Les 1 attendent désormais la cour constitutionnelle  qui va statuer sur le dossier au plus tard le 19 janvier prochain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : L’ELECTION DE TOUS LES DANGERS

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La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Depuis la fermeture des bureaux de vote le 27 Décembre 2020, les états-majors des partis politiques sont en alerte maximum pour collecter les données des urnes afin de se projeter et aussi se préparer pour un éventuel second tour si cela devra avoir lieu.

Tous espèrent voir leur champion au second tour pour les uns ou être élu dès le premier tour pour les autres. Mais force est de constater qu’au vu des résultats qui sont à notre disposition aucun candidat nous disons bien aucun candidat ne peut prétendre gagner au premier tour. Un deuxième tour s’impose et celui-ci opposera les anciens alliés d’hier à savoir le MCU du Président sortant Faustin Archange TOUADERA et le MLPC de Martin ZIGUELE.

Mais la question que les centrafricains se posent est de savoir pourquoi la communauté internationale et le gouvernement centrafricain pardon l’ANE refusent-ils de repousser ces élections même pour 2 semaines, le temps de sécuriser les zones susceptibles de voter ?

Les réponses à cette question sont nombreuses, entre autres ;

1/ Le président TOUADERA a peur qu’en acceptant le report, une concertation lui soit imposée. Une concertation dont l’issu peut aboutir sur une transition qui va le contraindre à partager le pouvoir et lui faire perdre la main sur la machine électorale synonyme d’une défaite assurée.

2/ C’est que la communauté internationale a déjà choisi son président. Car même si tout le monde refuse de voir le danger qui guette la République Centrafricaine par rapport à l’organisation chaotique de ces élections partielles, les centrafricains savent déjà qu’en plus de la crise sécuritaire qui est déjà là, une autre crise politique se profile et cela réserve un lendemain incertain pour le pays.

3/ Ce choix de la communauté internationale est aussi appuyé par les présidents de la CEEAC qui dans leur dernier communiqué ont refusé l’idée d’un report et plus étonnant, ils ont appelé à une concertation des forces vives de la nation uniquement après les élections. Mais pour quoi cette organisation sous régionale préfère-t-elle mettre la charrue avant les bœufs ?

En effet, il faut savoir que derrière ce communiqué, certains chefs d’états ont des intérêts stratégiques en République Centrafricaine. C’est par exemple le cas du Congo Kinshasa et du Rwanda qui refusent de voir le pouvoir changer de main à Bangui, tandis que d’autres comme le Congo Brazzaville et le Tchad souhaitent voir la crise Centrafricaine perdurée afin de justifier auprès de leur population l’idée selon laquelle ou c’est moi ou c’est le chaos comme en Centrafrique.

4/ Enfin, l’autre explication est le pillage sans contrôle du sous-sol centrafricain qui enrichit nos voisins et qui ont fait d’eux des pays exportateurs des diamants (Cameroun, Tchad et les deux soudans) et sans oublier l’enrichissement des fonctionnaires internationaux sur le dos des centrafricains. Car plus la crise perdure plus les gens s’enrichissent et se servent comme bon leur semble.

Ainsi la sécurisation des élections prônées et vendues par le représentant des nations unies est un piège et une farce par rapport au constat fait sur le terrain le jour du scrutin. C’est une moquerie vis-à-vis du peuple centrafricain. Cet homme qui a une boulimie d’argent ne fera rien pour ramener la paix dans notre pays. Au contraire son souhait est d’étendre l’insécurité sur tout le territoire national. D’où l’impunité et la tolérance à l’encontre des groupes armés. C’est pourquoi nous disons que cet homme est un danger pour notre pays et qu’il doit partir. Comme preuve, il suffit de suivre son interview sur RFI il y a quelques jours ou il se moquait du peuple centrafricain.

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que le principal objectif de Monsieur MANKER NDIAYE est de favoriser la victoire du Président sortant quoi qu’il arrive. Et pour arriver à ses fins, il a mis en place des stratégies bien rodées dont voici quelques exemples :

Premièrement, il prévoit de tout faire pour que le Président TOUADERA soit élu au premier tour avec l’appui de l’ANE qui n’est pas un organe neutre comme on le pensait, mais bien inféodé au régime en place et téléguidé à distance par la Minusca. C’est pourquoi le dernier communiqué hasardeux et ridicule de Monsieur MOROUBA, nouveau président de cet organe électoral ne convainc personne. Ce communiqué apparait plutôt comme une preuve de sa soumission au gouvernement. Il essaie tout simplement de nous distraire et nous faire croire que le travail se passe bien alors qu’en réalité il prépare l’esprit des centrafricains à la victoire de TOUADERA. C’est un excès de zèle et cela sonne comme un aveu de culpabilité par rapport à ce qui se passe comme tricherie au niveau l’ANE dont il veut cacher la vérité. Mais il se trompe et il doit savoir qu’une main ne peut cacher la fumée.

Toujours sur le même ordre d’idées, nous devons savoir que Monsieur MOROUBA raconte des fables dans son communiqué et on doit savoir que des truquages et des tripatouillages des vrais résultats s’opèrent bel et bien dans son service et que tous les partis politiques ont la preuve que l’ANE ne travaille pas dans la transparence. Elle fait le jeu du pouvoir en violant le code électoral. Sinon pour quoi ou sur quelle base se permet-elle de redresser ou de reconstituer les choix du vote des centrafricains ? Et pour quoi aucun acteur politique n’a été associé à cette décision unilatérale qui concerne la manipulation des feuilles de résultats provenant des bureaux de vote dont l’objectif n’est autre que de contourner le système informatique mis en place par les partenaires ? Bref il est temps qu’une enquête indépendante soit diligentée afin de mettre la lumière sur le processus de compilation des données au niveau de cet organe et d’interpeller son président non seulement sur sa partialité mais aussi sur les menaces et les brutalités dont sont victimes depuis le début des proclamations des résultats les représentants des partis politiques.

Deuxièmement et pour appuyer ce que nous venons de dire sur l’ANE, Monsieur MANKER NDIAYE a mis au service de TOUADERA certaines forces onusiennes, plus particulièrement les Rwandais pour ne pas les citer et qui se sont substitués aux centrafricains comme président des bureaux de vote afin de modifier les résultats de Bangui. Et c’est ce qui a permis les résultats écrasants du MCU à Bangui.

Dans l’arrière-pays, les forces onusiennes ont participé au changement des procès-verbaux dans leurs locaux d’où les scores Soviétiques de TOUADERA. Sinon comment comprendre que les enveloppes remises fermées avec des procès-verbaux transportés par les avions de la Minusca sont arrivées ouvertes et déchirés à l’ANE avec des résultats modifiés et non conformes aux copies remises à certains représentants des partis politiques ? Bref la

MINUSCA contrairement à ce qu’on pense n’est pas une force neutre. Elle est complice du hold up électoral qui se dessine.

L’autre constat qui justifie la partialité de Monsieur MANKER NDIAYE est la passivité avec laquelle les forces des nations unies ont fait preuve dans la sécurisation des bureaux de votes. Ces dernières ont laissé les champs libres aux rebelles qui ont saccagé les votes en brulant les procès-verbaux en défaveur de TOUADERA. L’exemple le plus parlant concerne les villes de Bambari, de Carnot, de Bria et de Kaga-Bandoro.

Quant à la ville de Grimari, elle est l’exemple typique d’une fraude électorale organisée avec la complicité des forces onusiennes. En effet cette ville qui a vu sa population vidée à cause des attaques des groupes armées, a voté à plus de 10.000 voix pour notre professeur. Est-ce que ce sont des fantômes ou bien les habitants de Grimari qui sont sortis de leurs cachettes pour voter TOUADERA avant de repartir « illico presto » dans la brousse ? Pour quoi les enveloppes contenant des résultats qui sont gardés à la base de la minusca sont arrivées ouvertes ou déchirées ?

Un autre fait marquant et qui dépasse notre entendement concerne les procès-verbaux déjà remplis de certaines villes qui n’ont pas voté mais acheminés au siège de l’ANE à Bangui. Quelle prouesse de la Minusca ? Pour quoi cet agissement ? comment les villes qui n’ont pas voté peuvent t’elles avoir des procès-verbaux signés par les représentants des partis politiques ? En tout cas le doute est permis. Car ce n’est pas la première fois que les forces onusiennes participent au truquage des résultats présidentiels dans notre pays. On se souvient déjà du témoignage d’un élément Sénégalais de la minusca affecté à Paoua en 2015 qui regrette d’avoir falsifié tous les résultats de l’Ouham Pendé au profit de DOLOGUELE en 2015. Mais d’après lui, il a obéi aux ordres et qu’il n’a rien contre Monsieur Martin ZIGUELE… Alors l’histoire est-elle encore de se répéter ? A monsieur MANKER NDIAYE de nous répondre.

Toujours dans sa démarche stratégique de faire élire TOUADERA, le représentant de l’ONU commence déjà à faire pression sur certains opposants pour qu’ils reconnaissent la victoire de TOUADERA, et qu’en échange, toutes leurs dépenses seront remboursées et qu’un poste de ministre dans le gouvernement d’union nationale qui sera mis en place après les élections leur sera réservé. Libres à eux d’accepter ou de trahir le peuple centrafricain.

Enfin dans sa troisième stratégie, Monsieur MANKER NDIAYE a prévu qu’au cas où ce passage en force posera problème, il va refaire le coup du 2eme tour des élections frauduleuses de 2015. A savoir, imposer TOUADERA et DOLOGUELE au 2eme Tour, alors que tout le monde sait que ni l’un ni l’autre ne peut prétendre au second tour, surtout DOLOGUELE qui ne demandait pas tant d’où l’agitation ces derniers temps de ces partisans sur les toiles qui disent attendre impatiemment les résultats de l’Ouham Pendé « sa base électorale » pour confirmer et conforter leur deuxième place. Ce qui est une fuite en avant et renforce l’idée « d’une escroquerie électorale » décriée par Monsieur ZIGUELE sur RFI. Car en réalité, DOLOGUELE et TOUADERA sont battus de très loin dans cette région qui est le 2eme bassin électoral du pays après Bangui et c’est la même chose partout dans l’arrière-pays, car à part Bangui ou il est sorti 2eme avec la complicité du MCU, DOLOGUELE a perdu partout et ne peut prétendre au second tour. Quant au MCU c’est grâce aux fraudes que TOUADERA sera au 2eme tour sinon il est légalement battu.

Mais au-delà de tout ce que nous venons de dire nous devrons nous préparer à une victoire au premier tour de TOUADERA car tout est déjà mis en place avec la complicité de l’ANE, de la Minusca et de la Russie. Et pour nous convaincre, il suffit de suivre l’interview de l’ancien Premier Ministre de TOUADERA Monsieur SARANDJI à la presse avant d’hier qui a déjà annoncé la victoire de TOUADERA avec 52%.

En conclusion, les centrafricains doivent savoir que Monsieur MANKER NDIAYE a déjà reçu son « BANCO » Donc, il va entériner la victoire de TOUADERA. Mais ce qu’il oublie, c’est que la République Centrafricaine est un pays à part. Et une élection mal organisée, truquée et contestée réserve toujours au gagnant un avenir politique sombre, précaire et incertain. TOUADERA perdra le pouvoir avant même la fin de son 2eme mandat. Il suffit de regarder dans le rétroviseur pour comprendre ce que nous venons de dire.

Et le président TOUADERA en sait quelque chose puisse qu’il fût Premier ministre de BOZIZE en 2011 lors que les élections ont été tripatouillées. Et l’histoire risque de se répéter s’il s’entête.

Le MPLC de ZIGUELE qui à chaque élection crie aux fraudes peut témoigner avec l’affaire KOUDOUFARA lors des élections de 1999.

Le RDC de KOLIGBA en 1992 qui avait annulé le premier tour des élections alors qu’il avait été battu ne dira pas le contraire.

Le parti UDC de David DACKO en 1981 a vu sa victoire contestée pour fraudes massives était obligé de céder le pouvoir aux militaires sous la pression populaire.

Enfin en 1979 le peuple centrafricain a fini par avoir raison de l’empereur BOKASSA qui l’avait privé de liberté et de démocratie.

Au MCU d’être raisonnable et conscient du risque qu’il encourt en voulant confisquer la volonté du peuple souverain, sinon ils vont se retrouver au « village de si je savais ».

Aux hommes politiques centrafricains si vous aimez ce pays, ne confisquez pas le choix du peuple car quoi qu’on fasse le peuple a toujours raison et qu’il aura toujours le dernier mot. C’est pourquoi les latins ont compris et ont parlé de « vox populi vox dei ? »

Michel Zawadi