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À Nièm-Yéléwa : les élections groupées du 28 décembre tournent au fiasco  dans la circonscription de Bouar 4

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À Nièm-Yéléwa : les Élections groupées du 28 décembre tournent au fiasco  dans la circonscription de Bouar 4

 

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La représentante de l’ANE prise en flagrant délit de bourage des urnes par les observateurs. Sa main et les bulletins de vote devant elle en train de valider frauduleusement les

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Nièm-Yéléwa, dans la circonscription électorale de Bouar 4, le déroulement du vote du 28 décembre dernier a viré au désordre complet. Les dysfonctionnements ont commencé bien avant le jour J et se sont amplifiés jusqu’à transformer l’élection en une parodie.

 

Dès l’ouverture de la campagne électorale le 13 décembre dernier, les incidents se sont multipliés. Le maire de la ville, nommé par le dictateur Faustin-Archange Touadera,  a publiquement réclamé le soutien des électeurs pour l’ancien colonel rebelle du groupe 3R, candidat sur la liste du MCU, parti du dictateur Faustin-Archange Touadera. Le maire est allé jusqu’à menacer la population : ceux qui refuseraient de voter pour ce candidat verraient leurs champs détruits. Le maire, qui se trouve être le frère du candidat en question, n’a pas hésité à formuler ces menaces devant plusieurs témoins.

L'indicateur placé par le MCU derrière le bâtiment électoral pour guider les électeurs dans leur choix à Nièm-Yéléwa
L’indicateur placé par le MCU derrière le bâtiment électoral pour guider les électeurs dans leur choix à Nièm-Yéléwa

 

Durant la période de campagne, des anciens rebelles du 3R, devenus bras armés du pouvoir,  ont débarqué en nombre dans la localité de Nièm-Yéléwa, créant une atmosphère de pression sur les habitants. Les consignes étaient simples : voter pour le parti au pouvoir et son représentant, sinon apprêtez-vous à courir. Ils ont fait des réunions avec des chefs des quartiers et des villages, menaçant gravement ces derniers.

 

Le jour du scrutin, la situation a basculé dans le chaos total. La représentante de l’autorité nationale des Élections, avec son badge au cou,  a été surprise en train de bourrer les urnes publiquement. Comme si cela ne lui suffisait pas, elle rentre à chaque fois dans les isoloirs, montrant aux électeurs les personnes qu’ils doivent voter.

Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des élections. Photo CNC
Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des Élections. Photo CNC

 

Mais ce n’est pas tout. Derrière le bâtiment qui abrite le bureau de vote, une personne a été installée discrètement pour guider les électeurs peu familiers avec la procédure à voter tel ou tel candidat. Cachée derrière le bâtiment, cette personne indiquait aux votants sur quel nom apposer le tampon, orientant le choix vers l’ancien chef rebelle et le candidat Faustin-Archange Touadera. Les habitants de la zone, peu habitués aux scrutins, suivaient ces instructions sans se douter qu’on manipulait leur vote.

 

Cette personne a également été filmée par notre équipe, les preuves s’accumulent. Pourtant, face à ces images et à ces témoignages, la MINUSCA, lors de sa conférence de presse à Bangui,  maintient sa ligne habituelle : il ne s’agirait que de rumeurs sans fondement. Et ce n’est pas journalistique d’en parler. Une réponse qui laisse les observateurs perplexes devant l’accumulation de preuves visuelles.

 

Les conditions minimales pour garantir la sincérité du scrutin n’ont pas été respectées. Les électeurs ont voté sous la contrainte, guidés par des complices placés stratégiquement autour du bureau de vote. La représentante officielle censée veiller au bon déroulement des opérations a participé activement aux irrégularités, prise en flagrant délit.

 

Par Arsène Ngala

 

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Voilà, nous l’avions dit, c’est arrivé. Touadera rend les centrafricains fous. Écoutez ce que ce docteur a dit sur Bouar et Baoro

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Voilà, nous l’avions dit, c’est arrivé. Touadera rend les centrafricains fous. Écoutez ce que ce docteur a dit sur Bouar et Baoro

 

 

Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Image génére par Gemini pour illustrer l'article intitulé : Voilà, nous l’avions dit, c’est arrivé. Touadera rend les centrafricains fous. Écoutez ce que ce docteur a dit sur Bouar et BaoroImage d'illustration de la pauvreté dans un quartier de la capitale centrafricaine Bangui
Image d’illustration de la pauvreté dans un quartier de la capitale centrafricaine Bangui

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans le district sanitaire de Bouar et Baoro, des équipes venues de Bangui ont multiplié ces derniers jours des séances d’information sur les pathologies psychiatriques. Le chef de service de la psychiatrie du CHU de Bangui, le Dr Caleb Ketté, décrit une zone où les cas des malades mentaux recensés augmentent rapidement. Les constats qu’il présente dépassent toutefois le cadre local : des situations similaires sont rapportées dans plusieurs régions du pays, dans un contexte où la peur, la pression exercée par les forces russes et l’effondrement des possibilités d’emploi dominent.

 

Les premières données recueillies sur les personnes présentant des troubles mentaux durant les années 2011-2012 indiquaient déjà un taux de patients suivis avoisinant 18%. Mais une mission conjointe du ministère de la Santé et de l’OMS, déployée à Bouar en 2024, a ultérieurement identifié près de 52% de personnes manifestant des troubles variés. Les équipes présentes affirment que de nouveaux cas surgissent quotidiennement, bien qu’aucun chiffre actualisé ne soit disponible pour 2025. Les jeunes demeurent les plus exposés, notamment en raison des drogues et boissons artisanales qui circulent sur les axes reliant la région au Cameroun, selon les déclarations du médecin.

 

Durant l’entretien, le psychiatre évoque d’autres facteurs et explique que les périodes de violence traversées par le pays au cours des années 2013-2014 ont laissé des séquelles profondes, engendrant au passage des troubles mentaux chez les Centrafricains. Mais en vérité, cette situation actuelle relève davantage des méthodes employées par le pouvoir en place. Dans plusieurs zones, les habitants vivent sous la pression constante des forces russes du groupe Wagner opérant aux côtés du régime. Les interventions nocturnes, les arrestations sans motif, les disparitions et les violences répétées instaurent un climat où la population subsiste dans une tension permanente. Ce contexte alimente les troubles psychiques observés à Bouar, à Bangui et dans de nombreux autres districts.

 

Pourquoi le régime actuel porte-t-il une responsabilité majeure dans la montée rapide de la maladie mentale en Centrafrique? Lorsqu’on observe la terreur exercée par les Wagner sur les Centrafricains, lorsqu’on constate comment les soldats FACA terrorisent la population civile, comment les policiers sèment l’effroi parmi les citoyens, comment les jeunes dépourvus de toute possibilité d’emploi ou de formation basculent vers les taxis-motos, les trafics de rue, puis glissent vers le vol, les agressions et les drogues, on ne peut que constater l’émergence d’une folie collective. Ce phénomène s’observe dans tout le pays où les services de santé publics ont cessé de fonctionner. L’absence de perspectives entretient un cycle de détresse sociale qui se mue ensuite en détresse psychique.

 

Les manifestations décrites par le psychiatre — changement de comportement, insomnie, propos incohérents, agitation liée aux substances, douleurs persistantes — sont signalées par plusieurs centres de santé à travers le pays. Pourtant, la RCA ne compte que quelques spécialistes, ce qui restreint considérablement la prise en charge des personnes atteintes de troubles mentaux. À Bouar, un point focal a été établi à l’hôpital, avec un stock de médicaments fournis par l’OMS et distribués gratuitement. Des agents des zones voisines ont été formés pour gérer les cas simples avant de transférer les situations complexes vers l’hôpital.

 

Touadera, la seule chose que tu as réussi durant les 10 années que tu as fait au pouvoir, c’est de rendre les centrafricains fous! Et tu vas payer où ? C’est sur, ici sur la terre, peut-être devant la CPI, en suite dans une prison africaine, notamment au Tchad, dans le désert, car c’est le seul pays qui va accepter de te récupérer dans la prison de la CPI après ta condamnation définitive à 25 ans de prison ferme.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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— L’ancien député Mara affirme que “Le système scolaire hérité de la colonisation nous a fait perdre toutes les normes”

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L’ancien député Mara affirme que “Le système scolaire hérité de la colonisation nous a fait perdre toutes les normes”

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ancien-depute-jean-pierre-mara.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ancien député de Mala, monsieur Jean-Pierre Mara
L’ancien député de Mala, monsieur Jean-Pierre Mara

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Par : la rédaction de Corbeaunews-CentrafriqueCorbeaunews-Centrafrique (CNCCNC).

Dans une critique radicale du système éducatif africain, l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara a lancé une accusation explosive lors de l’émission “Baron de Tibico” ce vendredi 17 octobre 2025. Selon lui, le système scolaire et universitaire hérité de la colonisation a détruit les normes africaines et produit des élites déconnectées des réalités de leur pays, incapables de comprendre les implications de leurs propres décisions.

Ces propos de Mara interviennent dans le cadre d’une réflexion plus large sur la problématique de la double nationalité et les aberrations juridiques qu’elle a engendrées en Centrafrique. Mais au-delà de cette question spécifique, l’ancien député pointe un problème beaucoup plus profond : le système éducatif africain forme des gens qui pensent comme des Occidentaux mais qui gouvernent des Africains.

“La question de la binationalité ou de la double nationalité renvoie à l’école”, commence Mara en établissant un lien direct entre les problèmes juridiques actuels et le système éducatif. “Je me félicite de ce que M. Foumou Ntoto a dit dans sa conférence. Le sujet c’est le système scolaire en Afrique doit changer. Moi j’ajoute que c’est le système scolaire et universitaire en Afrique qui doit changer.”

Jean-Pierre Mara fait référence ici à Foumou Ntoto, intellectuel africain qui a récemment donné une conférence critiquant le système scolaire africain hérité de la colonisation. Mara reprend et amplifie cette critique en insistant sur le fait que ce n’est pas seulement le système scolaire primaire et secondaire qui doit changer, mais aussi et surtout le système universitaire.

Pourquoi cette critique du système universitaire ? Parce que c’est l’université qui forme les juristes, les économistes, les administrateurs qui vont ensuite gouverner le pays. Et selon Mara, ces gens formés à l’université ne comprennent même pas les implications de ce qu’ils font.

“On se demande si ceux qui ont étudié le droit, qui font le droit, donc qui ont été auteurs de certaines de nos constitutions, ou bien ceux qui sont actifs, qui sont professeurs de droit à l’université de Bangui, se rendent compte parfois des implications de ce que nous faisons”, lance l’ancien député.

Cette interrogation est dévastatrice. Mara, qui a été député et qui a travaillé avec des juristes pendant des années, met en doute la compétence même de ceux qui rédigent les constitutions et enseignent le droit à l’université. Il ne dit pas qu’ils manquent de diplômes ou de connaissances théoriques. Il dit qu’ils ne comprennent pas les implications concrètes de ce qu’ils écrivent, qu’ils ne voient pas les contradictions et les absurdités qu’ils créent.

Le cas de la double nationalité en est l’exemple parfait. Des juristes ont rédigé une Constitution en 2023 qui interdit la double nationalité pour certaines fonctions. D’autres juristes ont déterré une vieille loi de 1961 pour l’appliquer à cette nouvelle Constitution. D’autres juristes encore ont déclaré que Dologuélé, qui a renoncé à la nationalité française, est quand même apatride. Tout cela crée un imbroglio juridique incompréhensible où plus personne ne sait quelle règle s’applique.

Et ces juristes, formés dans les meilleures universités, ne voient pas le problème. Ils continuent à produire des textes de loi contradictoires, à appliquer des règles incompatibles entre elles, à créer une insécurité juridique généralisée. Pourquoi ? Parce que leur formation les a déconnectés des réalités du pays.

C’est là que Mara fait référence à l’analyse de Foumou Ntoto : “Selon ce que nous dit Foumou Ntoto, le système scolaire que nous avons hérité de la colonisation nous a fait perdre toutes les normes.”

Cette phrase est capitale. Le système scolaire hérité de la colonisation a fait perdre aux Africains leurs propres normes. Les normes africaines de gouvernance, de résolution des conflits, d’organisation sociale ont été remplacées par des normes importées d’Europe. Mais ces normes européennes ne fonctionnent pas dans le contexte africain. Le résultat est un vide normatif où plus rien ne fonctionne correctement.

Les élites africaines formées dans ce système copient aveuglément les modèles occidentaux sans se demander s’ils sont adaptés au contexte africain. Elles rédigent des constitutions calquées sur les constitutions européennes. Elles votent des lois copiées sur les lois européennes. Elles créent des institutions imitées des institutions européennes. Mais tout cela reste en surface, sans jamais s’enraciner dans les réalités africaines.

“On fait tout pour avoir de grands diplômes, généralement les diplômes de droits ou d’économies, copiés sur le modèle occidental, juste pour être dirigeant, dirigeant pour faire quoi”, dénonce Mara.

Cette critique va au cœur du problème. Les jeunes Africains poursuivent des diplômes en droit ou en économie non pas parce qu’ils veulent vraiment comprendre ces disciplines et les appliquer pour améliorer leur pays, mais simplement parce que ces diplômes sont le passeport pour devenir dirigeant.

Et une fois qu’ils deviennent dirigeants avec leurs beaux diplômes, que font-ils ? Rien de concret. Ils reproduisent les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs. Ils rédigent des lois inapplicables. Ils créent des institutions dysfonctionnelles. Ils gèrent le pays comme s’ils géraient un pays européen, sans tenir compte des réalités culturelles, sociales, économiques centrafricaines.

Le système scolaire et universitaire hérité de la colonisation a créé une classe de dirigeants africains qui parlent français mieux que les Français, qui connaissent le droit romain mieux que les Romains, qui citent Montesquieu et Rousseau à tout bout de champ, mais qui sont incapables de comprendre leur propre société et de la gouverner efficacement.

Ces dirigeants ont perdu leurs normes africaines sans pour autant avoir vraiment intégré les normes occidentales qu’on leur a enseignées. Ils sont entre deux mondes, n’appartenant vraiment ni à l’un ni à l’autre. Ils sont devenus ce que Foumou Ntoto et Mara appellent des gens sans normes.

Et c’est cette perte de normes qui explique le chaos actuel en Centrafrique. Des lois sont votées mais pas appliquées. Des constitutions sont adoptées mais violées régulièrement. Des institutions sont créées mais ne fonctionnent pas. Des Élections sont organisées mais truquées. Rien ne tient parce qu’il n’y a plus de normes partagées, plus de règles du jeu acceptées par tous.

Les anciennes normes africaines ont été détruites par la colonisation et par le système scolaire colonial qui les a présentées comme arriérées et primitives. Les nouvelles normes occidentales importées ne sont pas vraiment comprises ni intégrées, elles restent superficielles. Le résultat est un vide normatif où règne l’arbitraire.

La critique de Mara rejoint celle de nombreux intellectuels africains qui, depuis les indépendances, dénoncent l’inadéquation du système éducatif hérité de la colonisation. Ce système forme des “évolués”, des gens qui ont évolué vers le modèle occidental, mais qui ont perdu leur propre identité dans le processus.

Ces “évolués” méprisent souvent leur propre culture qu’ils considèrent comme arriérée. Ils préfèrent parler français plutôt que sango. Ils préfèrent le droit écrit européen au droit coutumier africain. Ils préfèrent les institutions importées d’Europe aux modes d’organisation traditionnels. Mais en méprisant leur propre culture, ils se coupent de leur peuple et deviennent incapables de le gouverner efficacement.

La solution que propose implicitement Mara, en reprenant l’analyse de Foumou Ntoto, est une réforme profonde du système scolaire et universitaire africain. Il ne s’agit pas de rejeter tout ce qui vient de l’Occident. Il ne s’agit pas de revenir à un passé précolonial idéalisé. Il s’agit de créer un système éducatif qui forme des Africains enracinés dans leur culture tout en étant ouverts au monde.

Ce nouveau système éducatif devrait enseigner le droit en partant des réalités juridiques africaines plutôt qu’en copiant le droit européen. Il devrait enseigner l’économie en partant des réalités économiques africaines plutôt qu’en appliquant aveuglément les théories néolibérales. Il devrait enseigner l’histoire en valorisant les contributions africaines plutôt qu’en présentant l’Afrique uniquement comme victime de l’histoire.

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Élections groupées du 28 décembre, le ministre Bruno Yapandé reçoit le bilan des observateurs d’Action Solidaire

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Élections groupées du 28 décembre, le ministre Bruno Yapandé reçoit le bilan des observateurs d’Action Solidaire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-ministre-bruno-yapande-et-madame-nadine-kossi-lors-de-la-remise-du-rapport-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Le Ministre Bruno YAPANDE et Madame Nadine KOSSI lors de la remise du Rapport. Photo CNC
Le Ministre Bruno YAPANDE et Madame Nadine KOSSI lors de la remise du Rapport. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Vendredi 2 janvier, Madame Nadine Kossi a déposé entre les mains du ministre de l’administration du territoire  Bruno Yapandé le document que son organisation a préparé après avoir suivi le scrutin du 28 décembre dernier.

 

L’association Action Solidaire compte parmi les rares structures autorisées à surveiller le déroulement des Élections groupées du 28 décembre 2025 en Centrafrique. Cette mission d’observation a concerné simultanément les votes présidentiel, législatif, régional et municipal. La remise de ce compte-rendu s’est déroulée en présence de plusieurs journalistes, dont l’équipe de la rédaction du CNC.

 

Bruno Yapandé, interrogé,  a salué l’accomplissement de ce grand défi électoral.

 

« C’est tout le peuple centrafricain qui peut se féliciter de ces Élections, montrant au monde que la démocratie a trouvé sa place dans notre pays », a déclaré le ministre. Il a ajouté que la crédibilité d’un tel exercice passe nécessairement par la présence d’observateurs. Le gouvernement et le chef de l’État accueillent favorablement ce travail effectué de façon professionnelle par Action Solidaire. Les liens entre les autorités et cette structure devraient continuer à se renforcer dans le domaine électoral et démocratique.

‎Photo, M. Bruno YAPANDE Ministre de l'Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local entouré de Mme Nadine KOSSI présidente de l'association Act
‎Photo, M. Bruno YAPANDE Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local entouré de Mme Nadine KOSSI présidente de l’association Act

 

Nadine Kossi, de sa part,  a exprimé sa satisfaction d’avoir été accueillie par cette haute autorité électorale.

 

« Je suis honorée que le ministre ait accepté de me recevoir pour que je lui transmette officiellement notre analyse du scrutin », a-t-elle affirmé. La présidente d’Action Solidaire s’est dite fière de constater que les Centrafricains ont voté dans le calme et que la population s’est déplacée en grand nombre vers les bureaux de vote. Cette mobilisation témoigne selon elle de la maturité démocratique du peuple et de son aspiration à vivre en paix et à bâtir un avenir meilleur.

 

La dirigeante de l’association a précisé que son travail ne s’arrête pas là. Les résultats définitifs ne sont pas encore annoncés et un second tour devra avoir lieu pour les scrutins législatif, régional et municipal. Le rôle de la société civile reste donc d’encourager la cohésion et le vivre-ensemble. Madame Kossi s’est inquiétée des publications circulant sur les réseaux sociaux où certaines personnes diffusent des chiffres sans en avoir l’autorisation. Elle a tenu à rappeler que seule l’autorité électorale compétente peut communiquer les résultats officiels. Elle a lancé un appel au calme et au respect des institutions en attendant la proclamation des chiffres du 28 décembre. Les Centrafricains doivent selon elle faire preuve de patience et de discipline durant cette période d’attente​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Carburant hors de prix, électricité introuvable : chronique d’un sabotage d’État contre l’industrie forestière en Centrafrique

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Carburant hors de prix, électricité introuvable : chronique d’un sabotage d’État contre l’industrie forestière en Centrafrique

Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra est Un président qui vit de chiffres propagandistes
professeur-richard-filakota-bon – L’échec patent du RCPCA révélé au grand jour par le ministre Filakota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, le secteur forestier – autrefois présenté comme un levier de croissance – est désormais un champ de ruines économique. Entre pénurie chronique d’électricité et prix du carburant en constante flambée, les entreprises forestières sont piégées dans un engrenage d’échecs imputables à un État absent, corrompu et incompétent.

 

Ce que le gouvernement appelle « politiques publiques » s’apparente à un mélange d’improvisation, de propagande mensongère et de désintérêt total pour les réalités du terrain.

 

À Mbaïki, Nola , Moungoumba ou Boali, les entreprises forestières opèrent dans un désert énergétique. Pas d’usine électrique, pas de réseau fiable, pas de soutien logistique. Les générateurs à fioul sont la seule planche de survie, dans un pays où le carburant coûte parfois deux fois plus cher que dans les pays voisins. Le Professeur Richard Filakota, interrogé sur la radio Ndékè Luka, résume cette absurdité : « Sans électricité, qu’est-ce que vous pouvez faire ? ». Rien, justement. Et c’est ce que fait le gouvernement : rien.

 

Pendant que le ministère de l’Énergie multiplie les annonces irréalistes :  projets de barrages jamais construits, plans de redressement fantômes, partenariats fictifs,  les sociétés forestières, elles, s’enfoncent. La promesse d’un « Plan National de Développement » n’est qu’un slogan vide. Il n’existe ni programme clair, ni investissement concret, ni coordination entre institutions. L’électricité reste un luxe d’élite réservé à Bangui. Le reste du pays, notamment les zones d’exploitation forestière, peut encore crever dans le noir pour des décénies.

 

Le prix du gasoil et du fioul est désormais hors de contrôle. Les taxes se multiplient, les coûts de transport explosent, les détournements aux douanes sont tolérés, voire encouragés. Le carburant devient un produit spéculatif entre les mains de réseaux mafieux comme Piri, liés aux cercles du pouvoir. Le gouvernement laisse faire, complice ou impuissant, pendant que les entreprises voient leurs charges doubler voire tripler.

 

La transition imposée par la CEMAC vers l’arrêt de l’exportation du bois brut est théoriquement bénéfique. Mais en l’absence d’un accompagnement réel de l’État, elle tourne à la farce. Comment transformer localement le bois si l’on ne peut pas faire tourner une machine ? Comment créer des emplois quand le carburant est rationné comme en zone de guerre ? Le pouvoir parle de développement, mais il sabote toute tentative d’industrialisation. Volontairement ou par incompétence, le résultat est le même : une industrie étranglée.

 

Le « dialogue public-privé » évoqué par Richard Filakota  est devenu un cache-misère. Derrière cette façade, aucune politique sérieuse, aucun engagement budgétaire, aucune volonté d’assainir le secteur. Les réunions organisées par les ministères ne débouchent sur rien. Les représentants du privé sortent frustrés, les recommandations restent lettre morte. L’État se contente d’écouter pour gagner du temps, en espérant calmer les critiques. C’est une méthode de diversion bien connue, utilisée dans tous les secteurs : miner le débat, repousser les décisions, organiser le chaos.

 

Dans ses discours, le gouvernement vante la « valorisation de la forêt », la « relance économique », la « création d’emplois verts ». Dans les faits, il bloque tout. Il transforme un potentiel national en fardeau. La forêt devient un lieu de pillage au profit de sociétés douteuses proches du pouvoir, pendant que les opérateurs centrafricains meurent en silence. L’écosystème forestier, censé être protégé, est livré à la prédation. L’industrialisation, censée être accélérée, est étouffée. L’emploi, censé être créé, disparaît.

 

L’incapacité chronique de l’État à planifier, anticiper et encadrer s’accompagne d’une stratégie de communication mensongère. La table ronde des bailleurs prévue dans le cadre du PND est annoncée comme la solution miracle, alors qu’elle n’a rien résolu dans le passé. C’est une énième opération cosmétique, destinée à masquer la faillite d’un régime qui n’a ni cap, ni vision, ni volonté politique.

 

La question centrale reste entière : qui a intérêt à maintenir ce désordre ? Certainement pas les entreprises, encore moins les populations locales. Mais le cercle restreint du pouvoir, lui, y trouve son compte : contrôle des flux, manipulation des marchés, chantage logistique, redistribution de contrats à des proches. La paralysie du secteur forestier n’est pas une erreur de parcours. Elle est la conséquence d’une gouvernance mafieuse, où l’intérêt général a été sacrifié sur l’autel des intérêts privés….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Centrafrique : quand le gouvernement lance officiellement le Recensement général de la population et des habitats dans un pays fragmenté où de zones échappent encore à tout contrôle

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quand le gouvernement lance officiellement le Recensement général de la population et des habitats dans un pays fragmenté où de zones échappent encore à tout contrôle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/ville-de-Boda-dans-la-lobaye-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand le gouvernement lance officiellement le Recensement général de la population et des habitats dans un pays fragmenté où de zones échappent encore à tout contrôle
Dans un quartier de la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gouvernement a annoncé le début du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4). Selon la présentation officielle, les équipes sont déployées pour couvrir l’ensemble du territoire. Cette opération doit fournir des données actualisées sur la population et les logements, des chiffres attendus par les partenaires internationaux qui financent une partie du programme.

 

Sur le terrain, les conditions ne permettent pourtant pas une couverture homogène. La saison sèche n’est pas encore pleinement installée. Plusieurs routes restent boueuses, certaines pistes sont coupées, et l’accès aux villages reculés demeure limité. Dans des préfectures comme le Mbomou, la Bamingui-Bangoran ou la Vakaga, les agents doivent composer avec des axes encore glissants et des ponts fragiles. Les localités éloignées restent difficiles à rejoindre avant janvier ou février, période où la météo devient réellement favorable.

 

À ces contraintes s’ajoute une insécurité persistante dans plusieurs régions. Il ne s’agit pas de zones entièrement verrouillées, mais de secteurs où les habitants signalent régulièrement des incidents, des vols ou des mouvements de groupes armés dispersés. Ce climat instable limite les déplacements, notamment dans certaines parties de la Ouaka, du Mbomou, du Haut-Mbomou, de la Mambéré, de la Nana-Mambéré, de ‘Ouham-Pendé, de Lim-Pendé  ou de la Mambéré-Kadéï. Les équipes ne peuvent pas circuler librement, surtout dans les zones éloignées des axes principaux.

 

Dans l’Ouham-Pendé, la présence d’éléments associés à l’ancien président François Bozizé figure parmi les facteurs qui compliquent le déploiement, selon le quotidien l’Hirondelle. Les agents doivent réduire leur temps de passage dans plusieurs localités sensibles, ce qui empêche un travail régulier. Les mêmes difficultés sont observées autour de Yaloké, Gaga, Gadzi ou Bagandou, où les villages situés hors des grands axes restent parfois inatteignables en raison de l’état des pistes.

 

Le recensement repose sur un calendrier qui ne coïncide pas avec les réalités du terrain. La période la plus favorable aux déplacements débute en janvier, mais cette fenêtre correspondra aussi aux Élections. Le cumul de contraintes logistiques et sécuritaires réduit donc les capacités d’intervention. Les partenaires internationaux attendent des données fiables, mais plusieurs préfectures ne pourront être couvertes qu’en partie si les conditions actuelles se maintiennent. Les agents devront composer avec des routes encore humides, des zones enclavées et une insécurité diffuse qui perturbe les déplacements.

 

Par Brahim….

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Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique renouvelle son bureau à la mosquée de Yapéré, éjectant finalement le sulfureux Deleris Rator

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Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique renouvelle son bureau à la mosquée de Yapéré, éjectant finalement le sulfureux Deleris Rator

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La cinquième assemblée générale élective du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique s’est déroulée mardi 30 décembre 2025 à la mosquée de Yapéré, donnant naissance à une nouvelle direction conduite par l’imam Abdoulaye Ouassélégué.

 

Le scrutin a porté à la présidence l’imam Abdoulaye Ouassélégué, entouré de quatre vice-présidents. Abakar Nyakanda occupe le premier poste, suivi de Mahamat Djibrine, Issaka Abdramane et Aroufaï AbdelAziz.

 

Le secrétariat général échoit à Nassour Abdel Kader, épaulé par AbdelAziz Zitongo comme adjoint. La trésorerie générale revient à Abakar Djabi, assisté de hadja Fatou Sombo.

 

L’imam Oumar Sarakou assume le rôle de conseiller islamique tandis que Maître Idriss Zackaria prend en charge le conseil juridique. Cette composition traduit la volonté d’une gestion collégiale au sein de l’institution.

 

Cette rencontre élective a failli ne jamais se tenir dans les conditions initialement prévues. L’hémicycle du ministère des Affaires étrangères, avenue des Martyrs, devait accueillir les travaux.

 

Mais la ministre Sylvie Baïpo-Temon a préféré déplacer l’événement ailleurs. Selon un membre du MCU joint par la rédaction du CNC, la responsable gouvernementale aurait échangé avec Deleris Rator avant de formuler sa position.

 

Elle n’a pas empêché la tenue de l’assemblée générale, demandant simplement qu’elle se tienne dans un autre lieu. La mosquée de Yapéré a finalement recueilli les suffrages des participants pour abriter cette importante rencontre.

 

Interrogé par un journaliste du CNC après son élection, le nouveau président n’a pas caché le poids de sa charge. Il refuse de parler de victoire personnelle.

 

“C’est une très grande responsabilité, une très lourde responsabilité que j’invoque le plus haut, qui a bien voulu que nous soyons”, a déclaré l’imam Abdoulaye Ouassélégué. Ces propos témoignent de son approche humble face aux défis qui l’attendent.

 

Face aux interrogations sur les tensions internes qui peuvent parfois diviser la communauté musulmane, le président fraîchement élu a puisé dans les écritures coraniques. Il a cité le chapitre 49, verset 13.

 

“Ô vous les hommes, je vous ai créés des mâles et d’une femelle, et je vous ai rendus en nation et en tribu, pour que vous vous entreconnaissez”. Pour lui, le texte sacré reconnaît l’existence de différences au sein de l’humanité tout en appelant à l’unité par la foi.

“Le Coran nous dit de nous attacher à un seul fil, qui est la religion qui nous conduit vers Dieu. Et c’est à travers ce fil-là que nous allons réunir tous”, a-t-il expliqué, admettant les appartenances tribales tout en affirmant l’union des musulmans.

 

Il y’a lieu de rappeler que la journée du 30 décembre a commencé dès 7h00 avec l’arrivée des membres du comité d’organisation, du bureau ad hoc, des associations de base et des prédicateurs. Une heure plus tard, le bureau exécutif sortant et le conseil d’administration ont pris place.

 

Entre 8h00 et 8h30, cadres musulmans, intellectuels, représentants d’ONG islamiques, institutions nationales et internationales, journalistes, membres de partis politiques, députés et ministres invités ont rejoint l’assistance. La diversité des participants témoigne de l’importance accordée à cet événement.

 

La lecture du Saint Coran a ouvert les travaux officiels à 8h30, suivie du mot de bienvenue du président du conseil administratif local et de l’intervention d’un doyen des imams. Le président du bureau ad hoc et le représentant du ministère de l’Administration du territoire ont ensuite pris la parole.

 

Après une pause photo à 9h50 et le retrait des officiels à 10h00, l’assemblée a examiné les rapports moral et financier du bureau sortant. Les débats ont porté sur le projet d’amendement des statuts avant son adoption.

 

Une pause pour la prière et un rafraîchissement ont marqué la mi-journée entre 12h15 et 13h15. Les candidatures ont été proposées l’après-midi, le mode électoral fixé, et le scrutin organisé avant une nouvelle suspension des travaux à 14h50​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : une femme de 55 ans violée par cinq soldats FACA à Bambouti

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une femme de 55 ans violée par cinq soldats FACA à Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-en-fuite-au-soudan-du-sud-dans-le-camp-des-refugies.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : une femme de 55 ans violée par cinq soldats FACA à Bambouti
Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une Centrafricaine de 55 ans a subi une agression sexuelle collective commise par cinq militaires des forces armées centrafricaines dans la localité de Bambouti, préfecture du Haut-Mbomou.

 

Les faits remontent au lundi 26 janvier 2026 dans cette ville frontalière située à cinq kilomètres du Soudan du Sud. La zone connaît depuis l’attaque du 28 décembre 2025 par des miliciens Zandé une instabilité qui a contraint de nombreux habitants à fuir vers le pays voisin. La reconquête menée par les miliciens Wagner et les soldats centrafricains a accentué l’exode des populations locales.

 

La victime faisait partie des réfugiés installés de l’autre côté de la frontière sud-soudanaise. Les conditions de vie difficiles dans le camp, notamment l’insuffisance alimentaire, l’ont poussée à retourner brièvement dans son village. Elle comptait récolter des feuilles de manioc et constituer quelques provisions pour nourrir sa famille restée au Soudan du Sud.

 

C’est lors de cette expédition agricole qu’elle a croisé la route des cinq militaires. Ces derniers l’ont capturée et l’ont contrainte à des relations sexuelles à tour de rôle. L’épreuve a été telle que la femme a perdu connaissance, moment où ses agresseurs l’ont abandonnée au sol avant de repartir.

 

Elle est demeurée inconsciente jusqu’aux alentours de 14 heures. En reprenant ses esprits, elle a rassemblé ses forces pour tenter de marcher. Un homme originaire de Bambouti venant du Soudan du Sud qui se rendait justement à Bambouti l’a aperçue et interpellée dans leur dialecte commun, le Zandé qu’ils parlaient tous deux.

 

Après qu’elle lui eut expliqué son calvaire, cet homme l’a aidée à regagner le territoire sud-soudanais. La quinquagénaire reçoit actuellement des soins dans un établissement hospitalier​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Voilà la criminalité de soi-disant les forces de l’ordre qui deviennent des forces de désordre. Merde !

 

Par Éric Nzapa

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Après l’annonce faite par j’ai le copie dans ma bureau, c’est le tour de la COSCIPAC d’annoncer une victoire écrasante de Dologuélé dans 12 préfectures

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Après l’annonce faite par j’ai le copie dans ma bureau, c’est le tour de la COSCIPAC d’annoncer une victoire écrasante de Dologuélé dans 12 préfectures

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après l’annonce faite par j’ai le copie dans ma bureau, c’est le tour de la COSCIPAC d’annoncer une victoire écrasante de Dologuélé dans 12 préfectures
Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après la bataille des mots d’ordre, vient la bataille des chiffres. Cette dernière vient de commencer sur les réseaux sociaux en Centrafrique. Avant même la publication officielle que tous centrafricains connaissant déjà les résultats qui seront publiés par l’Autorité Nationale des Élections, la COSCIPAC divulgue ses propres comptages qui placent Anicet Georges Dologuélé largement en tête du scrutin présidentiel organisé dimanche dernier dans le pays.

 

Cette organisation de la société civile centrafricaine avance des données précises : 58% des voix pour le candidat de l’opposition dans les douze préfectures les plus peuplées, calculés à partir de 88% des procès-verbaux qu’elle a pu récupérer. Ces chiffres arrivent alors que l’instance électorale officielle garde le silence sur le décompte des bulletins.

 

La COSCIPAC ne se contente pas d’annoncer ces résultats. Elle dresse un réquisitoire sévère contre le déroulement du processus électoral depuis octobre dernier, date du décret convoquant les électeurs. L’organisation avait d’ailleurs réclamé un report du scrutin, invoquant les problèmes techniques au sein de l’ANE et l’absence de discussions entre les différents camps politiques.

 

Durant la période de campagne, Anicet Georges Dologuélé et Henri Marie Dondra ont été privés d’accès aux moyens de transport aérien. L’utilisation des lieux publics pour leurs meetings leur a été refusée. Ces restrictions ont créé, selon la COSCIPAC, une compétition faussée dès le départ entre les candidats.

 

Le dimanche 28 décembre, jour du vote, les observateurs citoyens ont recensé des graves séries d’anomalies sur le terrain. Des bureaux de vote ont ouvert avec des heures de retard. Des électeurs ont subi des intimidations dans plusieurs circonscriptions. L’organisation rapporte également des achats de voix, un manque récurrent de matériel électoral, et la confiscation de procès-verbaux précisément dans les centres où Dologuélé obtenait ses meilleurs scores.

 

Les bulletins de vote posent aussi question. Certains n’étaient pas conformes, d’autres se sont retrouvés dans les mauvais bureaux. Des urnes auraient été bourrées. Les membres de l’ANE auraient saisi des procès-verbaux après le dépouillement. La COSCIPAC mentionne par ailleurs la présence de mercenaires russes qui se seraient comportés comme des inspecteurs dans certains centres de vote.

 

Face à cette situation, l’organisation fait un parallèle avec 2016. Cette année-là, Anicet Georges Dologuélé avait accepté sa défaite sans la contester, privilégiant la stabilité du pays. La COSCIPAC demande maintenant à Faustin-Archange Touadéra de montrer la même maturité en reconnaissant la victoire de son adversaire, comme l’a fait récemment le président sortant du Sénégal.

 

Le message de la COSCIPAC vise également la communauté internationale. L’organisation interpelle directement la future administration de Donald Trump aux États-Unis, lui demandant d’examiner attentivement la situation centrafricaine. Elle réclame une réévaluation du financement accordé à la MINUSCA, qu’elle accuse de partialité envers le pouvoir de Bangui et d’inefficacité dans la protection du processus démocratique.

 

Si une crise éclate après l’annonce des résultats officiels, la COSCIPAC promet de tenir la mission onusienne pour principale responsable. L’organisation prévient que le peuple centrafricain prendra alors ses responsabilités. Elle appelle d’ores et déjà la population à rester mobilisée, unie et vigilante pour protéger l’expression du vote.

 

L’Autorité Nationale des Élections se trouve maintenant sous pression. La COSCIPAC exige qu’elle respecte strictement la volonté exprimée dans les urnes. L’organisation maintient sa surveillance du comportement de cette institution et annonce qu’aucune dérive ne sera tolérée. Les Centrafricains attendent désormais les chiffres officiels qui pourraient confirmer ou infirmer les données avancées par les observateurs citoyens​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim…

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Zémio : un vieux couple décapité par des mercenaires du groupe Wagner dans le village de Tamboura

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Zémio : un vieux couple décapité par des mercenaires du groupe Wagner dans le village de Tamboura

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/wagner-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zémio : un vieux couple décapité par des mercenaires du groupe Wagner dans le village de Tamboura
Les Wagner en RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la sous-préfecture de Zémio, située au sud-est de la Centrafrique dans le Haut-Mbomou, un homme âgé et sa femme ont été retrouvés sans vie, décapités à leur domicile. Les habitants du village Tamboura, situé à 20 kilomètres de Zémio, sur l’axe de Mboki,   accusent les mercenaires du groupe Wagner d’avoir commis ce crime dans la journée du 29 décembre dernier.

 

C’est en plein centre de Zémio que l’affaire a commencé à se faire connaître. Des pleurs incessants s’échappaient de la maison de la famille endeuillée. Les cris de pleure étaient si fortes qu’elles ont attiré l’attention dans le quartier. L’un des journalistes du CNC s’est approché discrètement pour comprendre la source de cette peine. Les jeunes de la famille, effondrés, ont raconté que leurs grands-parents venaient d’être tués par des Mercenaires russes. Ils ont indiqué que le drame s’était passé à Tamboura, un village situé à vingt kilomètres de Zémio, sur la route qui mène vers Mboki.

 

Face à cette information grave, il fallait vérifier les faits sur le terrain. Le déplacement de notre équipe vers Tamboura  a permis de constater la terrible réalité. Dans leur propre maison, le vieil homme et son épouse gisaient sans tête. Leurs corps portaient les traces d’une violence extrême. La scène a glacé les quelques personnes présentes qui ont pu accéder aux lieux.

 

Les témoignages recueillis auprès des villageois par notre rédaction ont permis de reconstituer le déroulement des événements. Les mercenaires sont arrivés en patrouille dans la journée du 29 décembre, le lendemain du jour des Élections. Leur présence a immédiatement semé la panique parmi les habitants. Beaucoup ont pris la fuite pour se cacher dans la brousse environnante ou chez des voisins plus éloignés. La peur s’est emparée du village en quelques minutes.

 

Contrairement aux autres, le vieux couple a fait un choix différent. L’homme et sa femme ont préféré se replier dans leur maison plutôt que de fuir. Peut-être pensaient-ils être à l’abri entre leurs murs, ou estimaient-ils ne représenter aucune menace pour ces mercenaires du groupe Wagner. Ces derniers ont repéré la maison occupée et ont forcé l’entrée. Ils ont interrogé les deux personnes âgées pendant un moment avant de repartir.

 

Après le départ des mercenaires, le calme est progressivement revenu dans le village. Les habitants ont commencé à sortir de leurs cachettes et à regagner leurs habitations, un par un. C’est à ce moment que la macabre découverte a été faite. En entrant dans la maison du couple, les voisins ont trouvé les deux corps décapités. L’horreur s’est alors abattue sur cette petite communauté rurale du Haut-Mbomou.

 

Les motivations de ce double meurtre restent floues. Aucune explication n’a été donnée par les auteurs de l’acte. Les villageois tentent encore de comprendre pourquoi ce couple sans histoire a été visé. Certains se demandent si les mercenaires cherchaient quelque chose de précis ou s’il s’agit d’un acte gratuit destiné à terroriser la population locale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Élections groupées à Nana Barya : quand les urnes arrivent 3 jours après le scrutin, en plus…, sans les procès-verbaux

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Élections groupées à Nana Barya : quand les urnes arrivent 3 jours après le scrutin, en plus…, sans les procès-verbaux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/un-bureau-de-vote-dans-la-foret-vers-Paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2020-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Élections groupées à Nana Barya : quand les urnes arrivent 3 jours après le scrutin, en plus…, sans les procès-verbaux
Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois jours après la clôture du vote du 28 décembre 2025, les urnes de Nana Barya ont fait une entrée pour le moins spectaculaire à Paoua, chef lieu de la préfecture de Lim-Pendé,  poussant les observateurs à s’interroger sur la régularité du processus électoral dans le pays.

 

Les faits se sont déroulés mercredi 31 décembre dernier. À 11h44, les urnes de Nana Barya  sont arrivées à Paoua, transportées sur des motos par les superviseurs locaux du scrutin. Mais au lieu de se diriger directement vers le siège de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), les porteurs de ces urnes fantômes se sont dirigés vers la Minusca. Ainsi, ils se sont présentés devant le portail de cette institution onusienne.

 

La MINUSCA refuse de recevoir les urnes.

 

Consciente du délai de forclusion largement dépassé, la mission onusienne a opposé un refus catégorique. Les représentants de la MINUSCA ont rappelé aux porteurs que leurs équipes s’étaient déplacées à deux reprises à Nana Barya sans apercevoir la moindre urne, revenant bredouilles à chaque fois.

 

Face à ce refus, les superviseurs n’ont eu d’autre choix que de se rendre au siège de l’ANE locale de Paoua. Il était alors un peu plus de 14 heures.

 

L’absence inexpliquée des procès-verbaux.

 

C’est là que l’affaire prend une tournure encore plus inquiétante. Lorsque le responsable de l’ANE pose la question évidente :  “Où se trouvent les feuilles de résultats de Nana Barya ?”.  La réponse est aussi spectaculaire: les procès-verbaux ne sont pas disponibles, ils sont oubliés à Nana Barya.

 

Regardez ce spectacle! C’est à rire ou pleurer ? En plus, cette scène se déroule Soixante-douze heures après le vote. Les documents officiels attestant des résultats sont donc bonnement égarés à Nana Barya, rendant impossible toute vérification immédiate de la régularité du scrutin.

 

Ces irrégularités multiples,  délai largement dépassé, tentative de dépôt auprès d’une institution non compétente, absence des documents officiels – alimentent les appels à l’annulation pure et simple du scrutin à Nana Barya.

 

Les journalistes du CNC présents sur le terrain continuent de documenter ces dérives électorales, malgré les difficultés rencontrées pour couvrir l’ensemble du territoire.

 

Par Fortuné Bobérang

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Corbeau News Centrafrique : bonne année 2026 à toutes et à tous nos lecteurs

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Corbeau News Centrafrique : bonne année 2026 à toutes et à tous nos lecteurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Logo-de-corbeaunews-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Corbeau News Centrafrique : bonne année 2026 à toutes et à tous nos lecteurs
CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Corbeau News Centrafrique présente ses meilleurs vœux à ses lectrices et lecteurs. Le travail continue en 2026 sur les mêmes bases : vérification, clarté, transparence. Les dossiers politiques, économiques, judiciaires, culturels   et sécuritaires restent au cœur de la couverture. Quelques nouveautés viendront diversifier les contenus proposés tout au long de l’année.

 

En effet, depuis près de 12 ans, Corbeau News Centrafrique examine divers dossiers qui concernent la République centrafricaine. Ce travail repose sur la vérification des faits, l’identification des sources et la présentation claire des informations. Nos lecteurs habituels connaissent déjà cette méthode. Elle ne changera pas en 2026, mais elle va s’appliquer à des domaines plus variés qu’auparavant. Le site a déjà publié des enquêtes sur les institutions, la sécurité, les crimes, les finances publiques et les acteurs politiques du pays. Ces publications continueront d’exister, avec la même rigueur dans le traitement des données et la même volonté de rendre compte des réalités nationales sans détour ni embellissement inutile. L’information doit circuler de manière accessible à tous les centrafricains sur le territoire national, sans nécessiter de décryptage compliqué ni de formules imaginaires qui ne servent qu’à remplir des pages. Chaque article doit apporter quelque chose de précis, quelque chose que le lecteur peut comprendre, retenir et utiliser dans sa propre réflexion sur les affaires du pays. C’est cette approche qui guide le travail quotidien de la rédaction, et c’est elle qui continuera de structurer les publications à venir.

 

L’une des nouveautés importantes de cette année concerne le sport. Jusqu’à présent, le CNC a peu abordé ce domaine. Pourtant, le sport centrafricain mérite une attention sérieuse. Il existe des compétitions locales, des équipes qui représentent le pays à l’étranger, des athlètes qui s’entraînent malgré des moyens limités, des problèmes de financement, des questions d’organisation. Tous ces sujets seront désormais traités comme des faits sociaux et nationaux, au même titre que les dossiers politiques ou économiques. Le CNC ne se contentera pas de résumer des matchs ou de publier des résultats. Il cherchera à comprendre comment fonctionne le milieu sportif en Centrafrique, quels sont les obstacles rencontrés par les clubs et les fédérations, comment les jeunes accèdent à la pratique, quelles sont les perspectives de développement. Le sport n’est pas un simple divertissement. Il occupe une place réelle dans la vie des Centrafricains, et il mérite d’être documenté avec la même exigence que n’importe quel autre sujet d’intérêt public.

 

Le CNC va également élargir sa couverture géographique. Jusqu’à présent, l’essentiel des publications portait sur la Centrafrique elle-même. Cette priorité demeure. Mais il devient nécessaire de regarder au-delà des frontières nationales, parce que de nombreux événements qui se déroulent ailleurs ont des conséquences directes ou indirectes sur la situation centrafricaine. L’Afrique centrale, avec ses dynamiques politiques, ses conflits, ses échanges commerciaux, influence forcément ce qui se passe à Bangui ou dans les préfectures. Le reste du continent africain compte aussi. Les organisations régionales, les partenariats économiques, les mouvements de populations, les débats sur la gouvernance, tout cela concerne la Centrafrique d’une manière ou d’une autre. L’Europe et les Amériques ne sont pas non plus des zones étrangères aux intérêts centrafricains. Les relations diplomatiques, les programmes de coopération, les décisions prises à Bruxelles ou à Washington ont parfois des effets réels sur le terrain en Centrafrique. Le CNC suivra donc ces actualités, mais toujours en veillant à expliquer en quoi elles touchent le pays, en quoi elles méritent l’attention des lecteurs centrafricains. Il ne s’agit pas de devenir un site généraliste qui parle de tout et de rien, mais bien de contextualiser les informations internationales qui ont un lien réel avec la Centrafrique.

 

Un autre changement important concerne les formats de publication. Jusqu’à présent, le CNC a surtout publié des articles écrits. Cette formule continuera d’exister, car elle permet une lecture approfondie et une conservation facile des informations. Mais elle ne convient pas à tout le monde. Certains lecteurs préfèrent écouter plutôt que lire, parce qu’ils sont en déplacement, parce qu’ils ont une connexion internet limitée, ou simplement parce qu’ils trouvent l’écoute plus pratique. D’autres préfèrent regarder des vidéos, qui permettent de visualiser des situations, de voir des lieux, d’entendre des témoignages. Le CNC va donc développer des contenus audio et vidéo, en complément des articles écrits. Des textes importants seront enregistrés en version audio, pour permettre une écoute directe. Des vidéos courtes seront réalisées sur certains sujets, avec un format adapté aux réseaux sociaux et aux plateformes de partage. Ces contenus ne remplaceront pas les articles, mais ils les accompagneront. Ils permettront de toucher un public plus large, de rendre l’information accessible à ceux qui ne lisent pas facilement, et de diversifier les modes de diffusion. La qualité de l’information restera la même, quel que soit le format choisi. Un reportage audio ou une vidéo devra répondre aux mêmes exigences qu’un article écrit : des faits vérifiés, des sources identifiées, une présentation claire et honnête.

 

Les interviews occuperont également une place plus importante dans la grille éditoriale du CNC. À raison d’une ou deux par semaine, la rédaction donnera la parole à des acteurs politiques, économiques, sportifs, culturels ou associatifs. Ces échanges permettront d’éclairer les dossiers en cours, de recueillir des analyses, de confronter des points de vue différents. Une interview bien menée apporte souvent plus de nuances qu’un simple compte-rendu factuel. Elle permet de saisir les intentions, les motivations, les contradictions parfois. Le choix des interlocuteurs se fera selon leur pertinence par rapport à l’actualité, leur connaissance des sujets traités, et leur capacité à apporter des informations nouvelles ou des éclairages utiles. Les interviews porteront aussi bien sur des questions centrafricaines que sur des sujets africains ou internationaux, dès lors qu’ils concernent les lecteurs du CNC. Elles seront publiées sous forme écrite, mais pourront aussi être diffusées en audio ou en vidéo selon les circonstances. L’objectif reste toujours le même : donner accès à une information de qualité, vérifiable, compréhensible par tous.

 

Le travail de la rédaction en 2026 s’appuiera donc sur ces orientations : maintien de la ligne éditoriale existante, intégration du sport dans la couverture régulière, élargissement de la portée géographique, développement des formats audio et vidéo, et multiplication des interviews. Ces évolutions ne changent pas la nature du CNC, mais elles enrichissent son offre et permettent de mieux répondre aux attentes des lecteurs. L’objectif reste le même depuis le début : fournir des informations fiables, vérifiables, utiles, sans discours superflu ni détours inutiles. Les lecteurs peuvent continuer à compter sur ce média pour suivre les dossiers centrafricains avec sérieux et indépendance. L’année 2026 commence avec cette ambition et avec les moyens nécessaires pour la tenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

Bonne année 2026.

Par Alain Nzilo

Directeur de publications.

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Nourd Gregaza, oui, Nourd Gregaza, encore Nourd Gregaza. L’évadé de l’OCRB vient d’interpeller Touadera dans une lettre et dénonce l’arrestation de ses proches à Bangui

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Nourd Gregaza, oui, Nourd Gregaza, encore Nourd Gregaza. L’évadé de l’OCRB vient d’interpeller Touadera dans une lettre et dénonce l’arrestation de ses proches à Bangui

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nourd Gregaza, oui, Nourd Gregaza, encore Nourd Gregaza. L’évadé de l’OCRB vient d’interpeller Touadera dans une lettre et dénonce l’arrestation de ses proches à Bangui
Nourd Gregaza, Président du PRNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique a reçu ce jour une lettre attribuée à Nourd Gregaza. Le signataire, présenté par les autorités comme évadé de l’OCRB depuis le 14 décembre 2025, affirme que plusieurs membres de sa famille ont été arrêtés après son départ de l’OCRB et restent détenus sans base légale. Voici l’intégralité de sa lettre ouverte :

 

Monsieur le Président de la République,

Chef de l’État,

Garant de la Constitution et de l’unité nationale,

 

Je m’adresse à vous publiquement en raison de la gravité extrême des faits qui se déroulent actuellement en République centrafricaine et qui engagent directement votre responsabilité politique et constitutionnelle.

 

Après avoir été maintenu en détention pendant près d’un an et demi, sans être entendu, sans jugement équitable, sans fondement sérieux et en violation des garanties constitutionnelles, je constate aujourd’hui que cette injustice s’est étendue à des membres de ma famille, arrêtés et détenus non pour leurs propres actes, mais en raison de ma situation personnelle. Cette pratique est indigne d’un État qui se réclame de l’État de droit.

 

La Constitution centrafricaine est pourtant claire.

Son article 17 consacre le principe fondamental de la responsabilité pénale individuelle qui dispose expressément :

« La responsabilité pénale est individuelle. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné pour des faits d’autrui. » Son article 19 garantit la protection des libertés fondamentales et l’égalité de tous devant la loi.

 

En faisant arrêter des parents, maintenant en prison des proches, des citoyens sans responsabilité pénale établie, les autorités que vous dirigez transforment la justice en instrument de pression et la détention en moyen de représailles. Cela s’apparente à une prise d’otages institutionnelle, incompatible avec les valeurs républicaines et les engagements internationaux de la République centrafricaine, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

 

Je tiens à être parfaitement clair :

si j’ai quitté la prison, c’est seul et c’est parce que les conditions de ma détention, sa durée injustifiée et l’absence persistante de perspectives judiciaires m’y ont contraint. Cette situation est la conséquence directe d’un abus initial, et non son origine. En aucun cas elle ne saurait justifier que des innocents soient privés de leur liberté.

 

Mes proches n’ont commis aucune infraction.

Ils ne doivent rien à la justice.

Ils ne sont responsables ni de mes choix, ni des dysfonctionnements de l’appareil judiciaire centrafricain.Ils ne peuvent être pourchassés comme c’est le cas !!!

 

Monsieur le Président, gouverner par la peur, par la punition collective et par l’arbitraire affaiblit l’État, fracture la nation et nourrit les injustices que notre pays prétend combattre. L’histoire politique de la République centrafricaine a déjà montré où mènent ces dérives.

 

Je vous mets donc publiquement face à vos responsabilités et vous demande :

– de garantir immédiatement l’intégrité physique, la liberté et la sécurité des membres de ma famille injustement détenus ;

– de mettre fin à toute forme de poursuites indirectes ou de pressions exercées à travers eux ;

– de rappeler à l’ordre les services concernés afin qu’ils agissent strictement dans le cadre de la Constitution et des lois de la République.

 

Les actes posés aujourd’hui ne disparaîtront pas avec le temps. Ils engagent durablement la responsabilité politique, morale et juridique de ceux qui les ordonnent comme de ceux qui les exécutent.

 

Pour ma part, je reste déterminé à faire valoir le droit, la vérité et la justice par toutes les voies légales, nationales et internationales, jusqu’à ce que cessent ces violations graves.

 

Il s’agit désormais d’une affaire entre l’État et moi.

Ma famille doit être immédiatement mise hors de cause.

 

Je prends l’opinion nationale et internationale à témoin.

 

Veuillez agréer,

Monsieur le Président de la République,

l’expression de ma détermination.

 

Nourd Gregaza, BRAZZAVILLE

Citoyen centrafricain

Parent des personnes arbitrairement détenues

 

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“J’ai le copie dans ma bureau” annonce la victoire de Touadéra à 70% dès la fermeture des bureaux de vote dimanche soir

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“J’ai le copie dans ma bureau” annonce la victoire de Touadéra à 70% dès la fermeture des bureaux de vote dimanche soir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Saint-Cyr-TANZA-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>“J’ai le copie dans ma bureau” annonce la victoire de Touadéra à 70% dès la fermeture des bureaux de vote dimanche soir
Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Saint-Cyr Tanza rejoint les griots du régime qui avaient prédit la victoire à 70%, d’autres à 90%, et certains même à 95%. Le toto de Touadera bascule désormais clair du côté du pouvoir.

 

Cet ancien militant de l’URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain) du candidat Anicet-Georges Dologuélé s’est fait expulser de ce parti avant de rallier le camp présidentiel. Depuis, Touadéra et son entourage l’ont récupéré et tentent de le faire croire à l’opinion que c’est un jeune leader de l’opposition qui a voulu participer à l’élection présidentielle. L’histoire de tromper tout le monde, mais son niveau d’instruction, qui ne dépasse pas le primaire, continue de faire jaser dans tout Bangui.

 

La capitale n’en finit plus de se moquer de ce candidat fantoche que le président a financé pour se donner une façade de pluralisme. Dans les quartiers, sur les réseaux sociaux, partout, les gens rigolent encore de cette candidature grotesque. Les voisins de Tanza au quartier Ramandji, dans le troisième arrondissement, racontent qu’il s’est arrêté au CM2. Comment un homme qui n’a jamais terminé l’école primaire peut-il prétendre à la magistrature suprême alors que la loi exige au minimum une licence universitaire ?

 

Les textes qu’il publie sur les réseaux sociaux donnent lieu à des séances de correction publiques. Les internautes sortent leurs stylos rouges virtuels et s’amusent à rectifier ses fautes. Touadéra pense nous emmener où avec de tels profils ?

 

L’émission Patara sur la radio Ndèkè-Luka restera dans les annales. Tanza y tenait des propos décousus qui ont enflammé les réseaux sociaux. Au sujet du supposé passeport congolais d’Henri-Marie Dondra, il a lâché cette phrase devenue légendaire : “J’ai le copie dans ma bureau”.

 

Il a ajouté : “Je ne peux pas aller concourir avec un apatride, ou avec un non Centrafricain parce que c’est une haute responsabilité du pays et qu’il faut que ça soit les Centrafricains d’origine comme moi, père mère arrière père Centrafricains d’origine…”.

 

Puis il a enchaîné : “…de faire ce constat aneur..”, et encore “..que je viens à toutefois de mettre ça en lumière..”

 

Le Conseil constitutionnel devient sous sa bouche “le conseil consultatif”. Il répète cette erreur plusieurs fois avant qu’un débatteur ne le corrige en lui rappelant le vrai nom de l’institution. Ces bourdes ont déclenché une vague de moqueries sans précédent. “J’ai le copie dans ma bureau” s’est transformé en mème viral. Les Centrafricains se demandent où Touadéra veut les conduire avec ce genre de candidat bidon.

 

Tanza se présente comme président du Rassemblement pour le Centrafrique Nouveau (RCAN). Il prétend avoir déposé une requête pour invalider les candidatures de Dologuélé et Dondra. Selon lui, Dondra disposerait d’un passeport congolais qui prouverait qu’il n’est pas centrafricain. “J’ai le copie, j’ai le copie en moi”, répète-t-il sans jamais présenter le moindre document.

 

Concernant Dologuélé, il affirme que l’ancien Premier ministre serait devenu apatride après avoir renoncé à sa nationalité française et que son certificat de nationalité centrafricaine aurait été annulé. Mais durant tout le débat, Tanza montre qu’il ne maîtrise aucun concept juridique et qu’il ignore même le vocabulaire de base. Il confond les institutions de la République, dit “le copie” au lieu de “la copie”, et produit des phrases incompréhensibles.

 

Gildas De Carème Benam, qui défendait la candidature de Dondra, s’est payé la tête de Tanza en direct. “Vous voyez déjà que pour parler du Conseil constitutionnel qui est une haute instance de notre pays, cela crée des problèmes”, a-t-il lancé après que Tanza ait encore écorché le nom de l’institution.

 

Les autres participants au débat ont aussi relevé les approximations et les bêtises de Tanza. Ils l’ont accusé d’être un pantin manipulé par le pouvoir pour écarter les vrais opposants. Tanza a tenté une défense pathétique : “On m’a instrumentalisé. C’est quelqu’un qui est derrière moi. Comme ils ont l’habitude de dire, sans preuve.”

 

Personne n’a gobé cette excuse. Comment croire en la sincérité d’un candidat qui massacre le français, confond les institutions de la République, et sort des déclarations comme “J’ai le copie dans ma bureau” ?

 

Le parcours de Tanza raconte toute l’histoire. Militant du parti URCA d’Anicet-Georges Dologuélé, il s’est fait virer avant de se retourner contre son ancien leader en déposant une requête pour invalider sa candidature. Cette trajectoire montre qu’il est manipulé par le pouvoir. Touadéra finance sa candidature, lui demande de déposer des requêtes contre les vrais opposants, et Tanza obéit comme un toutou.

 

Mais le problème, c’est que Tanza est tellement médiocre et incompétent qu’au lieu de nuire aux opposants, il ridiculise Touadéra lui-même. Les Centrafricains se posent la question : Touadéra nous a emmenés où avec ce genre de candidat ?

 

Le président Touadéra a tellement surchargé sa stratégie de manipulation qu’elle s’est effondrée sous son propre poids. En voulant écarter Dologuélé et Dondra par des manœuvres juridiques bidons, il a recruté le pire avocat possible : un homme qui ne sait même pas comment s’appelle le Conseil constitutionnel. Tanza devait être l’arme secrète du régime. Il est devenu son boomerang.

 

Les captures d’écran de ses publications circulent comme des traînées de poudre. Les internautes s’en donnent à cœur joie. Certains ont créé des montages vidéo avec sa voix, d’autres ont fait des chansons avec sa phrase fétiche. “J’ai le copie dans ma bureau” est entré dans le langage populaire. Les gens l’utilisent maintenant pour se moquer de quelqu’un qui prétend détenir une preuve qu’il ne peut pas montrer.

 

Maintenant que Tanza annonce la victoire de Touadéra à 70% dès la fermeture des bureaux de vote, il confirme ce que tout le monde savait déjà : il n’est qu’un porte-voix du régime. Un porte-voix qui parle mal, qui écrit mal, et qui pense mal. Mais un porte-voix quand même. Le président peut compter sur lui pour répéter la propagande officielle, même si c’est avec des fautes de français à chaque phrase.

 

Les griots du régime forment maintenant un chœur discordant. Chacun y va de son pourcentage délirant : 70%, 90%, 95%. Tanza s’est joint à cette chorale de la fraude en apportant sa voix cassée et fausse. Il chante la victoire de Touadéra comme il parle le français : mal, très mal. Mais peu importe pour le régime. L’essentiel est qu’il chante, même si c’est cacophonique.

 

Le débat Patara restera un moment historique de la vie politique centrafricaine. Rarement un candidat à la présidentielle se sera autant ridiculisé en public. Rarement aussi un pouvoir se sera autant décrédibilisé en choisissant un tel profil pour défendre ses intérêts. Touadéra a voulu jouer au plus malin. Il s’est retrouvé avec Tanza. Et Tanza, c’est l’anti-malin par excellence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Bangui : une fraude électorale massive découverte à Pétévo, des centaines d’urnes et procès-verbaux découverts par la population

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Bangui : une fraude électorale massive découverte à Pétévo, des centaines d’urnes et procès-verbaux découverts par la population

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le lundi 29 décembre 2025 à 19 heures, les habitants du sixième arrondissement de Bangui ont fait une découverte inquiétante au carrefour Pétévo. Dans les locaux des sapeurs-pompiers, des centaines d’urnes électorales du scrutin de la veille gisaient abandonnées, accompagnées de procès-verbaux déchirés et de matériel dispersé.

 

La scène qui s’offrait aux yeux des riverains était d’un désordre total. Des urnes encore scellées par les agents de l’autorité nationales des Élections côtoyaient d’autres complètement éventrées. Les procès-verbaux, ces documents officiels censés garantir la transparence du scrutin, traînaient en lambeaux sur la véranda et jonchaient le sol. Du matériel électoral de toutes sortes se trouvait éparpillé sans aucune logique : des bulletins de vote froissés, des registres d’émargement déchirés, des tampons officiels abandonnés, des encres indélébiles renversées. Tout ce qui compose normalement un bureau de vote se retrouvait là, jeté pêle-mêle dans un lieu qui n’avait rien à voir avec le processus électoral.

 

Les habitants du sixième arrondissement avaient pris une décision importante dès le jour du scrutin. Ils ne voulaient plus se contenter d’accomplir leur devoir civique et de rentrer sagement chez eux. Cette fois, ils avaient choisi de surveiller ce qui se passerait après la fermeture des bureaux de vote. Leur méfiance n’était pas sans fondement. Depuis plusieurs jours, des rumeurs circulaient sur d’éventuelles manipulations. Certains parlaient de résultats déjà écrits avant même le début du vote. D’autres évoquaient des urnes qui disparaissaient mystérieusement entre les bureaux de vote et les centres de dépouillement.

 

C’est cette vigilance qui a permis la découverte du 29 décembre. Un groupe de citoyens s’était rendu au carrefour Pétévo en fin d’après-midi pour vérifier où se trouvait le matériel électoral de leur quartier. Personne ne s’attendait à le retrouver dans les locaux des sapeurs-pompiers, et encore moins dans un tel état. À 19h43 précises, heure de Bangui, les premières images ont commencé à circuler. Des vidéos prises avec des téléphones portables montraient l’ampleur du gâchis. On y voyait distinctement les logos de l’Autorité Nationale des Élections sur les urnes abandonnées.

 

Pourtant, quelques heures plus tôt, cette même Autorité Nationale des Élections avait publié un communiqué rassurant. Selon ses services, le scrutin s’était déroulé dans les meilleures conditions possibles. Le dépouillement avançait normalement. Les premiers résultats partiels seraient bientôt annoncés. Aucune mention n’était faite de problèmes particuliers, encore moins d’urnes abandonnées ou de procès-verbaux détruits. Le décalage entre ce discours officiel et ce que découvraient les habitants de Pétévo était vertigineux.

 

Les questions se bousculaient dans l’esprit de ceux qui contemplaient ce spectacle désolant. Comment ces urnes avaient-elles atterri ici ? Pourquoi n’étaient-elles pas dans un lieu sécurisé, sous la surveillance de représentants des candidats et d’observateurs ? Qui avait décidé de les entreposer dans les locaux des pompiers ? Et surtout, leur contenu avait-il été compté avant qu’elles ne soient jetées de cette manière ? Les procès-verbaux déchirés laissaient supposer que quelque chose s’était mal passé. Soit ces documents avaient été remplis puis détruits volontairement, soit ils n’avaient jamais été complétés correctement.

 

La présence d’urnes encore scellées ajoutait une dimension supplémentaire au mystère. Une urne scellée signifie qu’elle n’a jamais été ouverte. Les bulletins qu’elle contient n’ont donc jamais été dépouillés. Les votes des citoyens qui s’étaient déplacés pour glisser leur bulletin dans ces urnes n’avaient tout simplement pas été comptés. Ces électeurs avaient fait la queue, parfois pendant des heures. Ils avaient présenté leurs cartes d’électeur, trempé leur doigt dans l’encre indélébile, rempli leur bulletin dans l’isoloir. Tout cela pour rien. Leur voix n’avait jamais été entendue.

 

D’autres urnes, au contraire, étaient ouvertes et vides. Leur contenu sont renversé au sol. Les bulletins avaient-ils été comptés puis les urnes jetées négligemment ? Ou bien leur contenu avait-il été purement et simplement détruit ?

 

L’absence de procès-verbaux en bon état rendait impossible toute vérification. Dans un processus électoral normal, chaque urne est accompagnée d’un procès-verbal qui récapitule le nombre de bulletins trouvés à l’intérieur, leur répartition entre les différents candidats, et toute anomalie constatée. Ce document est signé par les membres du bureau de vote et par les représentants des candidats présents. Sans ces procès-verbaux, impossible de reconstituer ce qui s’est vraiment passé.

 

Les habitants qui avaient fait cette découverte ont immédiatement compris qu’ils tenaient là la preuve d’une manipulation. Ils ont sorti leurs téléphones et ont commencé à filmer. Certains prenaient des photos détaillées des urnes, d’autres filmaient l’ensemble de la scène pour montrer l’ampleur du désordre. Quelques-uns lisaient à voix haute les numéros inscrits sur les urnes pour qu’ils soient enregistrés dans les vidéos. D’autres encore ramassaient des morceaux de procès-verbaux pour essayer de les reconstituer. L’atmosphère était à la fois tendue et déterminée. Personne ne criait, personne ne cassait quoi que ce soit. Il s’agissait d’une opération de documentation méthodique.

 

Pendant ce temps, des messages commençaient à circuler dans tout le sixième arrondissement. Les habitants d’autres quartiers étaient informés de ce qui se passait à Pétévo. Certains se demandaient si le même scénario ne s’était pas produit chez eux. Où se trouvaient les urnes de leur bureau de vote ? Avaient-elles été correctement traitées ou avaient-elles connu le même sort ? Des groupes se formaient spontanément pour aller vérifier dans leurs secteurs respectifs. La vigilance devenait collective et organisée.

 

Les images prises à Pétévo se sont rapidement répandues sur les réseaux sociaux. En quelques heures, elles avaient fait le tour de Bangui, puis du pays tout entier.

 

La question de l’échelle de la fraude se posait immédiatement. Si cela se passait à Pétévo, dans la capitale, sous les yeux de milliers d’habitants, qu’en était-il ailleurs ? Les provinces étaient sans doute touchées de la même manière.  Dans les zones rurales, où la surveillance citoyenne était moins développée et où les observateurs internationaux se rendaient rarement, combien d’urnes avaient disparu ou avaient été manipulées ? Personne ne pouvait répondre avec certitude, mais les habitants de Pétévo appelaient maintenant leurs compatriotes de tout le pays à vérifier ce qui se passait dans leurs localités.

 

Le timing de la découverte ajoutait encore à la gravité de la situation. Moins de vingt-quatre heures après la fermeture des bureaux de vote, le matériel électoral aurait dû être sous haute surveillance. Les urnes devaient normalement se trouver dans des centres de dépouillement sécurisés, en présence de représentants de tous les candidats et d’observateurs neutres. Chaque urne devait être ouverte publiquement, son contenu vérifié et compté devant témoins. Les résultats devaient être consignés sur les procès-verbaux, signés par toutes les parties présentes, puis transmis aux autorités électorales. Rien de tout cela ne s’était apparemment produit pour les urnes retrouvées à Pétévo.

 

Les locaux des sapeurs-pompiers n’avaient aucune vocation à accueillir du matériel électoral. Il ne s’agissait pas d’un centre de dépouillement désigné. Aucune mesure de sécurité n’était en place. N’importe qui pouvait entrer et sortir librement. Les urnes n’étaient pas gardées. Les procès-verbaux n’étaient pas rangés dans des coffres. Tout traînait simplement là, comme des déchets qu’on aurait entreposés en attendant de les évacuer. Cette négligence apparente soulevait d’innombrables interrogations sur les intentions réelles des organisateurs du scrutin.

 

Certains témoins sur place avançaient une hypothèse. Selon eux, ces urnes n’avaient jamais été destinées à être comptées. Le scrutin n’aurait été qu’une mise en scène destinée à satisfaire les observateurs internationaux. Les électeurs auraient voté pour rien. Les vrais résultats auraient été décidés ailleurs, dans des bureaux fermés, par des personnes qui n’avaient aucun respect pour la volonté populaire. Les chiffres qui seraient annoncés dans les jours suivants n’auraient aucun lien avec ce qui s’était réellement passé dans les bureaux de vote. Cette théorie trouvait malheureusement une certaine crédibilité face aux images des urnes abandonnées.

 

D’autres s’interrogeaient sur le rôle des observateurs électoraux. Des missions d’observation internationale étaient présentes dans le pays. Elles avaient pour mandat de vérifier que le scrutin se déroulait dans des conditions acceptables. Avaient-elles vu ce qui se passait à Pétévo ? Allaient-elles en tenir compte dans leurs rapports ? Ou bien allaient-elles se contenter d’observer le jour du vote sans s’intéresser à ce qui se passait ensuite ? Les citoyens qui documentaient la scène espéraient que ces images parviendraient jusqu’aux observateurs et qu’elles seraient prises en considération.

 

Par Anselme Mbata

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Bangui : après le sixième arrondissement, le troisième arrondissement découvre des urnes et procès-verbaux jetés sur les poubelles du commissariat

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Bangui : après le sixième arrondissement, le troisième arrondissement découvre des urnes et procès-verbaux jetés sur les poubelles du commissariat

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux jours après les Élections du 28 décembre 2025, la fraude électorale découverte par la population centrafricaine prend une ampleur inquiétante à Bangui. Après la découverte à Pétévo dans le sixième arrondissement, c’est maintenant le troisième arrondissement qui tombe sur un stock de matériel électoral abandonné sur les poubelles du commissariat dudit arrondissement.

 

La découverte faite le lundi 29 décembre à Pétévo avait déjà semé le doute dans l’esprit des Banguissois. Des centaines d’urnes, des procès-verbaux déchirés, des listes électorales détruites et entassées sans précaution dans les locaux des sapeurs-pompiers du sixième arrondissement. Les habitants du quartier avaient alors compris qu’un vaste système de substitution était à l’œuvre. Le matériel utilisé réellement dans les bureaux de vote avait été caché là, remplacé par de nouveaux documents soigneusement remplis selon les besoins de ceux qui organisaient la manipulation, le pouvoir.

 

Cette fois, c’est le troisième arrondissement qui vit le même scénario. Des citoyens curieux, alertés par ce qui s’était passé à Pétévo, ont décidé de vérifier ce qui se tramait dans leur secteur. Leur intuition s’est avérée juste. Dans la cour du commissariat du troisième arrondissement, sur les poubelles, ils ont découvert un amas de documents électoraux. Des listes d’émargement froissées, des procès-verbaux déchirés en morceaux, des bulletins de vote éparpillés, des urnes éventrées. Tout ce qui constituait la mémoire authentique du scrutin se retrouvait là, traité comme de vulgaires déchets. C’étaient bien des documents électoraux du centre de vote de l’école Koudoukou.

 

Le scénario semble identique à celui de Pétévo. Les organisateurs de la fraude ont apparemment procédé de la même manière dans plusieurs arrondissements de la capitale. Après la fermeture des bureaux de vote, ils ont récupéré le matériel authentique, celui qui contenait les vrais résultats du scrutin. Puis ils ont rempli de nouveaux procès-verbaux, avec des chiffres conformes à leurs attentes. Ces nouveaux documents ont été transmis aux instances officielles pour le décompte. Pendant ce temps, les vrais documents, ceux qui auraient dû compter, finissaient dans des lieux improbables comme les locaux des pompiers ou les poubelles des commissariats.

 

Ce choix des lieux est bien calculé. Les commissariats et les casernes de pompiers sont des endroits où les citoyens ordinaires n’ont pas l’habitude d’aller fouiner. Ce sont des espaces semi-publics mais néanmoins protégés, où l’on ne s’aventure pas sans raison valable. En y cachant le matériel électoral compromettant, les organisateurs de la fraude pensaient sans doute qu’il resterait à l’abri des regards jusqu’à ce qu’ils puissent s’en débarrasser définitivement. Ils n’avaient pas anticipé la vigilance accrue de la population après les événements de Pétévo.

 

La découverte dans le troisième arrondissement confirme donc que cette  opération est coordonnée, menée simultanément dans plusieurs secteurs de la capitale et des villes de provinces. Cela implique une organisation importante, des complicités à différents niveaux de l’administration électorale, et probablement la participation active des forces de sécurité pour faciliter le transport et la dissimulation du matériel.

 

Les habitants du troisième arrondissement qui ont fait cette découverte ont immédiatement commencé à documenter ce qu’ils voyaient. Comme leurs voisins de Pétévo quelques heures plus tôt, ils ont sorti leurs téléphones portables et ont filmé les poubelles débordantes de documents électoraux. Certains ont ramassé des fragments de procès-verbaux pour tenter de les reconstituer. D’autres ont photographié les urnes jetées, relevant leurs numéros pour pouvoir identifier les bureaux de vote concernés. L’atmosphère était tendue mais déterminée. Chacun sentait qu’il participait à quelque chose d’important, à la documentation d’une fraude d’une ampleur exceptionnelle. Sur un procès verbal, on peut lire les résultats catastrophiques pour le Président sortant. Il ramasse moins de 3% par rapport à ses concurrents comme Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Marie Dondra.

 

La question qui taraudait maintenant tous les esprits était simple : si cela se passait dans la capitale, sous les yeux de milliers d’habitants et en présence d’observateurs, qu’en était-il dans les provinces ? Les villes de l’intérieur du pays, moins connectées, moins surveillées, avaient-elles subi les mêmes manipulations ? Combien d’urnes avaient été substituées dans des localités où personne ne viendrait jamais vérifier ? Combien de procès-verbaux avaient été détruits et refaits dans des endroits isolés où la population n’avait ni les moyens ni l’organisation nécessaires pour documenter la fraude ?

 

Les autorités semblaient prises de court par cette mobilisation. Habituées à opérer dans l’opacité, elles se retrouvaient maintenant exposées à la lumière crue des caméras de téléphones portables. Chaque irrégularité était filmée, chaque anomalie photographiée. Les preuves s’accumulaient à une vitesse qui rendait de plus en plus difficile toute tentative de nier ou de minimiser l’ampleur de la fraude. La stratégie habituelle qui consistait à gagner du temps en espérant que l’attention du public se détourne ne fonctionnait plus.

 

Mais cette attention médiatique restait encore limitée. Les grandes chaînes d’information continues parlaient peu de ce qui se passait à Bangui. Les capitales occidentales restaient silencieuses. Les Nations Unies, dont la mission était présente dans le pays, ne faisaient aucun commentaire sur les découvertes faites par la population. Ce silence institutionnel contrastait fortement avec l’agitation qui régnait sur le terrain.

 

Pour beaucoup de Banguissois, ce silence équivalait à une complicité. Si la communauté internationale ne réagissait pas face à des preuves aussi évidentes de fraude massive, c’est qu’elle avait choisi son camp. Elle préférait la stabilité apparente d’un pouvoir en place, aussi illégitime soit-il, au risque d’une contestation qui pourrait déstabiliser le pays. Cette realpolitik, si elle pouvait se comprendre d’un point de vue diplomatique, était vécue comme une trahison par ceux qui avaient cru aux promesses de soutien à la démocratie.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Sarayebo : le bilan grimpe à 36 morts après deux jours d’attaques des mercenaires russes

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Sarayebo : le bilan grimpe à 36 morts après deux jours d’attaques des Mercenaires russes

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-en-patrouille-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sarayebo : le bilan grimpe à 36 morts après deux jours d’attaques des mercenaires russes
Image d’illustration des mercenaires russes du groupe Wagner en patrouille dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le décompte final des attaques menées par les mercenaires russes et syriens du groupe Wagner à Sarayebo dépasse désormais les trente-six victimes. Deux mercenaires russes, deux miliciens de Boromata, 2 rebelles du FPRC  et trente-deux civils ont péri dans cette opération sanglante. Trente-quatre blessés civils et deux combattants rebelles blessés complètent ce tableau funeste.

 

L’ampleur réelle de l’offensive russe sur Sarayebo dépasse ce que les premières informations laissaient entrevoir. Le trajet parcouru par les colonnes Wagner depuis Sikikédé jusqu’à cette ville frontalière s’apparente à une razzia sans précédent dans la région. Sur leur passage, les mercenaires russes et syriens du groupe Wagner ont semé la mort et la destruction parmi les campements d’éleveurs soudanais venus chercher pâturages et points d’eau sur le territoire centrafricain.

 

Ces bergers arabes misseria traversent régulièrement la frontière pendant la saison sèche pour venir nourrir leurs troupeaux. Le Soudan connaît à cette période du mois de décembre et janvier une aridité qui pousse ces nomades vers les terres plus verdoyantes de la Vakaga. Leur présence dans cette zone reste habituelle et acceptée, mais parfois conflictuelle  depuis des décennies par les populations locales qui entretiennent des relations commerciales avec eux.

 

Lors de l’opération, les mercenaires russes n’ont fait aucune distinction en apercevant ces campements disséminés dans la forêt le long de leur route. Ils ont ouvert le feu sur tout ce qui bougeait. Les bergers tombaient les uns après les autres sous les rafales d’armes automatiques. Les animaux subissaient le même sort dans un déluge de violence aveugle. Selon le décompte fait par la rédaction du CNC, huit chevaux ont été abattus. Cinq ânes ont également été tués sans raison apparente.

 

Ces chevaux représentent pourtant l’unique moyen de transport pour ces communautés nomades arabes misseria, Massalite, Zakawa arabe. Les chevaux et les ânes servent à déplacer les familles entières avec leurs maigres possessions d’un point d’eau à l’autre. Ils constituent le patrimoine principal de ces éleveurs qui n’ont ni pick-up ni camions pour traverser ces immenses étendues arides. Leur destruction équivaut à condamner des familles entières à l’errance et à la misère.

 

Les bovins n’ont pas échappé à ce carnage gratuit. Des dizaines de bêtes appartenant aux éleveurs soudanais ont été massacrées par les tirs des mercenaires. Ces animaux représentent des années d’efforts et d’économies pour leurs propriétaires. Leur perte plonge des familles dans un dénuement total dont elles ne se relèveront peut-être jamais.

 

Après avoir détruit ces campements d’éleveurs, les colonnes Wagner ont poursuivi leur progression vers Sarayebo. La ville frontalière faisait face à la cité tchadienne de Tissi située de l’autre côté de la ligne invisible séparant les deux pays. Cette proximité favorise depuis toujours les échanges commerciaux et les va-et-vient incessants entre les deux rives.

 

Le marché hebdomadaire de Sarayebo attirait chaque jeudi des centaines de commerçants venus du Tchad, du Soudan et de diverses régions centrafricaines. Cette mosaïque humaine composée de multiples ethnies créait une animation particulière dans cette ville habituellement tranquille. Les Soudanais venaient écouler leurs produits agricoles et acheter des denrées introuvables chez eux. Les Tchadiens apportaient du bétail et repartaient avec des marchandises diverses. Les Centrafricains profitaient de cette circulation pour vendre leur production locale.

 

Le 25 décembre, la première attaque avait fait huit morts parmi cette foule bigarrée présente au marché. Des commerçants tchadiens et soudanais figuraient déjà parmi les victimes de cette journée sanglante. Le lendemain 26 décembre, l’assaut aérien amplifie considérablement le nombre de morts. Vingt-quatre personnes supplémentaires périssent sous les bombes larguées depuis les hélicoptères russes.

 

Les appareils volants survolent la zone à basse altitude en déversant leur cargaison mortelle sur tout ce qui ressemble de loin à un rassemblement humain. Les pilotes ne prennent aucune peine pour identifier leurs cibles. Ils bombardent indistinctement les habitations, les campements temporaires des commerçants venus passer la nuit à Sarayebo, et même les enclos à bétail situés en périphérie du marché.

 

Les explosions provoquent des incendies qui se propagent rapidement dans les constructions en matériaux légers. Les toits de chaume s’embrasent instantanément tandis que les structures en bois s’effondrent dans un craquement sinistre. Les gens courent en tous sens pour échapper aux flammes et aux déflagrations qui continuent de secouer le sol sous leurs pieds.

 

Beaucoup de victimes du 26 décembre sont des étrangers venus simplement faire du commerce. Des familles soudanaises entières ont été pulvérisées dans leurs abris de fortune montés à la hâte à proximité du marché. Des commerçants tchadiens qui dormaient près de leurs marchandises pour les surveiller n’ont jamais vu venir la mort qui fondait sur eux depuis le ciel. Des bergers qui gardaient leurs troupeaux à l’écart de l’agitation urbaine ont été fauchés par les éclats d’obus.

 

Sur les trente-deux civils tués durant ces deux journées d’horreur, une proportion importante vient donc des pays voisins. Ces victimes étrangères compliquent encore le décompte final car leurs familles résident souvent à des centaines de kilomètres de là. Certains corps ne seront jamais réclamés faute de pouvoir identifier leurs propriétaires dans le chaos ambiant.

 

Les blessés se comptent par dizaines. Trente-quatre civils souffrent de plaies diverses allant de la simple éraflure causée par un éclat à des mutilations nécessitant une amputation d’urgence. Les structures sanitaires inexistantes à Sarayebo obligent les rescapés à transporter leurs proches vers le Soudan ou le Tchad dans des conditions épouvantables. Beaucoup mourront probablement en chemin faute de soins appropriés.

 

Deux combattants du FPRC figurent également parmi les blessés. Ces rebelles présents à Sarayebo pour leurs propres affaires ont tenté de riposter face aux mercenaires russes. Leur intervention a permis de ralentir l’avancée ennemie et peut-être d’éviter un bilan encore plus lourd. Mais ils ont payé le prix fort en perdant deux des leurs durant l’accrochage du 25 décembre et en comptant deux blessés graves dans leurs rangs.

 

Les deux mercenaires russes et les deux miliciens de Boromata tués lors de la première attaque constituent la raison officieuse de l’acharnement Wagner sur cette zone. La mort de leurs camarades a déclenché une soif de vengeance qui s’est abattue sur les populations civiles n’ayant aucun lien avec les combattants rebelles. Cette logique punitive collective rappelle les pires heures des guerres coloniales où les représailles frappaient des villages entiers pour l’action de quelques résistants.

 

Les campements détruits jalonnent désormais la route entre Sikikédé et Sarayebo comme autant de témoignages muets de la sauvagerie déployée par les forces russes. Les carcasses calcinées des habitations nomades fument encore plusieurs jours après le passage des colonnes blindées. Les cadavres d’animaux pourrissent au soleil en dégageant une odeur pestilentielle que les vautours tentent d’éliminer en se repaissant de cette chair abandonnée.

 

Par Moïse Banafio….

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En direct, la bataille féroce entre Ernest Konguere et Modeste Mangounda dans la 2e circonscription du 5e arrondissement : quand le ministre Bruno Yapandé s’acharne à abattre Mangounda

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Bataille féroce entre Ernest Konguere et Modeste Mangounda dans la 2e circonscription du 5e arrondissement : quand le ministre Bruno Yapandé s’acharne à abattre Mangounda

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-depute-sortant-de-la-deuxieme-circonscription-du-cinquieme-arrondissement-de-Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Bataille féroce entre Ernest Konguere et Modeste Mangounda dans la 2e circonscription du 5e arrondissement : quand le ministre Bruno Yapandé s’acharne à abattre Mangounda
Le député sortant de la deuxième circonscription du cinquième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le scrutin du 28 décembre dernier dans le 5e arrondissement s’est transformé en véritable champ de bataille truqué. Entre Ernest Konguere, député sortant, et Modeste Mangounda, candidat indépendant, le ministre de l’Administration du territoire a choisi son camp, déployant toute sa machine administrative contre l’ancien président sous-fédéral du MCU.

 

Pour comprendre ce fiasco électoral, il faut remonter plusieurs mois en arrière, à l’époque où Modeste Mangounda occupait encore le poste de président sous-fédéral du MCU dans le 5e arrondissement. À ce moment-là, personne n’imaginait que le parti au pouvoir allait se déchirer de l’intérieur et que cette guerre intestine contaminerait tout le processus électoral.

 

C’est Ernest Konguere, le député sortant, qui a lancé les hostilités en montant un coup avec sa complice Opportune Ngbayaro, qui est également la maîtresse du ministre Bruno Yapandé. Les deux personnages ont manigancé l’éviction de Mangounda de son poste au sein du MCU, profitant de leur influence pour le destituer. Cette trahison a marqué le début d’un engrenage qui allait transformer une simple compétition électorale en règlement de comptes à grande échelle.

 

Privé de son poste mais pas de sa détermination, Mangounda a décidé de se présenter comme candidat indépendant aux Élections législatives. Ce choix représentait un affront direct pour le parti au pouvoir qui ne tolère guère les dissidences. Dès lors, les représailles se sont enchaînées avec une précision qui trahissait une coordination au plus haut niveau.

 

La première offensive est venue du ministre Bruno Yapandé lui-même durant la campagne d’enrôlement des électeurs. Sans aucune justification légale, le ministre a interdit toute sensibilisation pour l’inscription sur les listes électorales dans le secteur où Mangounda jouissait d’une forte popularité. Cette interdiction visait à réduire le nombre d’inscrits dans son fief, amputant d’avance sa réserve de voix potentielles.

 

Mais Mangounda n’était pas homme à se laisser intimider facilement. Il a décidé de montrer son engagement pour la population en finançant sur ses propres deniers un vaste chantier de nettoyage des caniveaux du quartier. Pendant des jours, ses équipes ont déblayé les canaux d’évacuation sur plusieurs kilomètres, jusqu’après la mairie du 5e arrondissement, enlevant les détritus, les sables agglomérés et toute la boue qui provoquait des inondations à chaque pluie.

 

Cette initiative s’inscrivait parfaitement dans le cadre de l’opération Kwa Ti Kodro, ce programme de salubrité urbaine lancé par le président Touadéra et censé être gratuit. Pourtant, quand Mangounda a contacté le directeur de protocole du ministère de l’Urbanisme pour qu’un camion vienne évacuer les montagnes de déchets accumulés au bord des routes, on lui a réclamé 150 000 francs CFA. Un citoyen qui prenait des initiatives pour améliorer son quartier devait donc payer pour que les services publics accomplissent leur mission.

 

Coincé entre l’abandon de son projet et le racket administratif, Mangounda a fini par céder et verser la somme exigée. Le résultat a été encore plus humiliant : le camion n’est venu qu’une seule fois, a ramassé une portion dérisoire des détritus et a disparu, laissant le reste sur place. Cette comédie administrative avait un objectif clair : empêcher le candidat indépendant de se construire une image d’homme d’action, de démontrer son engagement concret pour la population.

 

Chaque initiative de Mangounda se heurtait ainsi à des barrières invisibles mais efficaces. Les services publics, transformés en bras armé du parti au pouvoir, multipliaient les obstacles, les exigences financières, les promesses non tenues. Cette guérilla administrative préparait le terrain pour l’assaut final qui allait avoir lieu le jour du scrutin.

 

Justement, le 28 décembre, au bureau de vote de l’école Malo, précisément dans le fief électoral de Mangounda, des dysfonctionnements étranges ont paralysé les opérations dès l’ouverture. Les assesseurs désignés disparaissaient mystérieusement, le matériel de vote arrivait avec un retard inexplicable, les listes électorales présentaient des anomalies suspectes. Tout semblait organisé pour créer le chaos et fournir un prétexte à l’invalidation des résultats.

 

Derrière ce sabotage en règle, la main de Bruno Yapandé et de sa maîtresse Opportune Ngbayaro apparaissait clairement. Le ministre utilisait sa position pour déployer un arsenal de combines destinées à garantir la victoire de la candidate du MCU. En neutralisant le bureau de Malo par le désordre, il amputait Mangounda de sa principale réserve de voix et ouvrait la voie à une contestation des résultats qui permettrait d’annuler le scrutin dans cette circonscription.

 

Les électeurs du 5e arrondissement assistaient impuissants à cette confiscation de leur voix. Un candidat qui investissait son argent personnel pour améliorer le quartier se voyait sanctionné par ceux-là mêmes qui auraient dû encourager de telles initiatives. L’école qui devrait être un lieu neutre d’expression démocratique se transformait en champ de bataille où les règles changeaient selon qu’on appartenait ou non au sérail du pouvoir.

 

Ernest Konguere, le député sortant, observait tranquillement le déroulement de cette parodie. Après avoir réussi à évincer Mangounda du MCU, il voyait maintenant le système entier se mobiliser pour achever son rival définitivement. Sa complicité avec Opportune Ngbayaro et la protection du ministre Yapandé lui garantissaient une victoire sans avoir à affronter réellement son adversaire sur le terrain des idées ou des réalisations.

 

Cette séquence électorale concentrait toutes les dérives d’un système verrouillé où la contestation ne trouve aucun espace d’expression. Modeste Mangounda avait expérimenté successivement l’exclusion interne, les entraves administratives, l’extorsion financière et finalement la manipulation du scrutin. Quatre étapes d’un parcours d’obstacles monté avec méthode pour étouffer toute velléité d’indépendance face au parti au pouvoir et ses relais dans l’administration​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Que se passe-t-il au sein de l’Autorité nationale des élections ? L’Union européenne met la pression sur cette institution pour renverser Touadéra?

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Que se passe-t-il au sein de l’Autorité nationale des Élections ? L’Union européenne met la pression sur cette institution pour renverser Touadéra?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Que se passe-t-il au sein de l’Autorité nationale des élections ? L’Union européenne met la pression sur cette institution pour renverser Touadéra?
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Comment expliquer qu’un ministre s’oppose, au nom du gouvernement, à une décision de gestion interne à l’ANE ? Cette question simple cache un enjeu complexe. Pour Touadéra et le MCU, l’Europe tente de manipuler les institutions électorales centrafricaines afin d’empêcher sa réélection annoncée dès le premier tour à 95%.

 

La correspondance administrative datée du 2 décembre confirme cette réalité criminelle: un membre du gouvernement intervient directement dans les choix de personnel de l’Autorité nationale des Élections. Le ministre de l’administration du territoire, Bruno Yapandé, demande la réintégration d’un agent pourtant licencié par le président de l’ANE, une décision qui relève normalement des prérogatives exclusives de ce dernier.

 

Cette ingérence dans un domaine censé appartenir à la direction de l’institution électorale donne raison au BRDC. Cette coalition de l’opposition démocratique affirmait depuis longtemps que l’ANE ne dispose d’aucune autonomie réelle face au pouvoir. Le document en question vient confirmer de nouveau ces faits de manière concrète.

 

Mais pour le président sortant Baba Kongoboro et son parti, cette affaire administrative cache une dimension bien plus large. Faustin-Archange Touadéra interprète l’action de l’ANE comme une stratégie d’ingérence pilotée par la communauté internationale européenne. Selon sa lecture et celle du MCU, l’Union européenne, sous l’influence de Paris, chercherait à déstabiliser le pouvoir en place.

 

L’objectif présumé ? Selon le MCU, laisser passer des résultats visant à l’ascension d’Anicet-Georges Dologuélé, alors que tous les dispositifs auraient déjà été mis en place pour garantir la réélection de Touadéra dès le premier tour à 95%. Cette interprétation transforme un différend sur la gestion du personnel en affrontement géopolitique de grande ampleur.

 

Le camp présidentiel considère que Bruxelles utilise les institutions électorales comme des outils pour renverser l’ordre établi. L’ANE se retrouve prise entre les exigences du gouvernement et les attentes internationales qui observent son travail avec attention.

 

Le paradoxe reste entier : comment une institution peut-elle garantir la régularité d’un scrutin si elle ne maîtrise même pas le choix de ses collaborateurs ? Cette interrogation dépasse le cas centrafricain et touche à l’essence même des organes électoraux dans les systèmes où l’exécutif dispose d’une influence prépondérante sur l’administration.

 

Les partisans de Touadéra maintiennent leur version d’une conspiration extérieure tandis que l’opposition y voit la preuve d’une manipulation des institutions. Entre ces deux lectures, l’ANE perd chaque jour un peu plus de la crédibilité nécessaire à sa mission.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Checkpoint de l’UPC attaqué à Kouki  ayant fait un mort : un ancien milicien anti-balaka derrière l’embuscade

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Checkpoint de l’UPC attaqué à Kouki  ayant fait un mort : un ancien milicien Anti-Balaka derrière l’embuscade

 

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Image d’illustration

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une semaine après l’attaque meurtrière du poste de contrôle de l’UPC à Kouki ayant couté la vie à un ex-rebelle et blessé un autre, la rédaction du CNC a pu identifier l’auteur de ce crime. Ningas, ancien milicien anti-balaka de la CPC, est le meneur de cette embuscade nocturne.

 

Pour rappel, l’assaut a eu lieu mardi 23 décembre aux environs de 23 heures à l’entrée du site minier de Kouki, près de Bossangoa dans la préfecture de l’Ouham. Des hommes armés ont surgi dans l’obscurité et ont ouvert le feu sur le checkpoint tenu par l’Unité pour la paix en Centrafrique. Un ex-combattant a été touché à la tête et a perdu la vie sur place. Son collègue a reçu une balle dans la jambe et se trouve dans un état grave.

 

Juste après les faits, au sein de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa, les accusations se sont multipliées. Une partie des cadres de l’UPC pointait du doigt les hommes de Florent Kema, en raison des activités du mouvement dans la zone. D’autres voix évoquaient la piste des mercenaires russes déployés dans le secteur.

 

Nos investigations sur le terrain ont permis de démêler cette affaire. L’embuscade a bel et bien été menée par un groupe des bandits dirigé par Ningas, un jeune homme dont le parcours montre plusieurs passages dans différentes groupes armées. Ce dernier appartenait aux milices anti-balaka rattachées à la Coalition des patriotes pour le changement, sous la direction de l’ancien président François Bozizé.

 

À cette époque, Ningas opérait dans les environs de Benzambé, proche de Bossangoa. Mais son comportement a fini par déplaire à ses propres camarades de la milice Anti-Balaka qui l’ont chassé du mouvement pour des actes jugés inacceptables. Contraint de partir, il a ensuite tenté sa chance auprès du groupe 3R, du côté de Bozoum.

 

Cette nouvelle alliance n’a toutefois pas tenu longtemps. Ningas a quitté les 3R et s’est replié dans un village situé à dix-sept kilomètres de Kouki. Depuis lors, il se déplace entre trois localités de ce secteur , notamment les villages de Bondili,  Boboré et  Bodé, où il a reconstitué une petite bande armée des criminels. C’est depuis cette base qu’il a préparé son attaque contre le checkpoint de l’UPC à Kouki.

 

Les soupçons initiaux envers Florent Kema n’étaient pas dénués de logique. Ses éléments circulent effectivement dans cette zone et les frictions entre groupes armés y sont courantes. Mais les témoignages recueillis auprès des habitants et les recoupements effectués lors de notre enquête désignent clairement Ningas et ses hommes comme les auteurs de l’opération.

 

Ce parcours chaotique d’un chef de bande à l’autre explique la mobilité de certains combattants dans la région. Rejeté successivement par les anti-balaka puis par les 3R, Ningas s’est refait une place dans un coin reculé de l’Ouham. Les raisons précises qui l’ont poussé à cibler l’UPC font encore l’objet d’analyses de notre part.

 

Pour le moment, la localisation exacte de Ningas demeure inconnue. Plusieurs pistes sont explorées dans les villages environnants où il pourrait se cacher avec ses hommes.

Affaire à suivre.

 

Par Féimonazoui Éric

 

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Centrafrique 2025 : Entre faillite économique, chaos sécuritaire et perte de souveraineté, le prix exorbitant de l’alliance avec la Russie

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Centrafrique 2025 : Entre faillite économique, chaos sécuritaire et perte de souveraineté, le prix exorbitant de l’alliance avec la Russie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/image-wagner.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique 2025 : Entre faillite économique, chaos sécuritaire et perte de souveraineté, le prix exorbitant de l’alliance avec la Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La République centrafricaine navigue vers un naufrage annoncé sous le poids des exigences russes et de ses propres contradictions.

 

Le contrat Africa Corps imposé par Moscou à Faustin-Archange Touadéra montre l’ampleur du piège dans lequel s’enlise la Centrafrique. Cette facture de 15 millions de dollars mensuels, soit 180 millions annuels, dépasse largement les capacités d’un pays dont le budget national atteint péniblement 300 millions. Cette ponction budgétaire condamne l’État à l’asphyxie financière immédiate.

 

L’économie centrafricaine va sans doute vaciller sous ce fardeau. Les salaires des enseignants ne pourront plus être versés. Les dispensaires manqueront de médicaments essentiels. Les routes se dégraderont d’avantage et plus dure sans possibilité de réparation.

 

La Banque africaine de développement et le FMI alertent sur cette dérive budgétaire. Leurs analyses démontrent qu’un tel engagement financier plongerait le pays dans une spirale d’endettement irréversible. Les projets de développement s’arrêteraient nets, privant les populations d’infrastructures vitales.

 

Africa Corps, selon Touadera,  présente des résultats décevants sur d’autres théâtres d’opération. Au Mali et au Niger, cette structure peine à contenir la progression des groupes djihadistes malgré des moyens considérables. En Centrafrique, où les rebelles restent actifs, le risque d’effondrement du régime grandit.

 

L’échec potentiel d’Africa Corps exposerait dangereusement le régime de Touadéra, selon plusieurs annalistes.

 

Le contrat Africa Corps officialise la perte de souveraineté nationale. Les décisions militaires émanent désormais du ministère russe de la Défense plutôt que du gouvernement centrafricain. Cette subordination transforme Touadéra en simple exécutant des volontés moscovites, vidant la présidence de toute substance politique.

 

L’exploitation des ressources minières échappe complètement au contrôle étatique. Les mines d’or alimentent directement les circuits russes. Cette spoliation prive l’État de recettes fiscales indispensables au fonctionnement des services publics.

 

L’isolement international s’aggrave face à cette dérive. L’Union européenne et les États-Unis conditionnent leur aide au respect de la souveraineté centrafricaine. Cette position ferme réduit les sources de financement alternatives et enfonce le pays dans la dépendance russe.

 

Les conséquences sociales de cette crise dépassent les simples indicateurs économiques. Une génération entière grandit dans la violence et l’arbitraire, perdant confiance dans les institutions nationales. Cette destruction du lien social hypothèque lourdement l’avenir du pays, même en cas d’évolution politique favorable.

 

L’Union africaine exprime ses inquiétudes face à cette évolution. Les dirigeants continentaux redoutent la création d’un précédent qui encouragerait d’autres puissances à imposer des contrats similaires à des États fragiles. Cette contagion menacerait la stabilité de toute la région centrafricaine.

 

Touadéra découvre amèrement les limites de sa stratégie d’alliance avec Moscou. Il espérait instrumentaliser Wagner pour consolider son pouvoir, mais c’est l’inverse qui se produit. Le président centrafricain devient progressivement otage d’un système qu’il ne contrôle plus.

 

Les alternatives existent pourtant. L’Union africaine propose un mécanisme de financement continental pour la sécurité. L’Union européenne étudie un programme d’appui budgétaire conditionné au respect de la gouvernance démocratique. Ces options nécessitent cependant une rupture claire avec les pratiques actuelles.

 

La fenêtre de manœuvre se referme rapidement. Chaque jour de retard dans les réformes aggrave la dépendance russe et complique les négociations avec les partenaires traditionnels. Touadéra doit choisir entre sa survie politique immédiate et l’avenir de son pays.

 

Cette crise démontre l’échec du modèle de développement imposé par les puissances extérieures. La Centrafrique devient le laboratoire d’une nouvelle forme de domination, où la souveraineté nationale s’échange contre une protection militaire illusoire. Les Centrafricains subissent les conséquences de choix politiques qui les dépassent, condamnés à vivre dans un pays dont ils ne maîtrisent plus le destin.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

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Hugues Francis Mongombé : « Les élections de décembre, un scrutin organisé intentionnellement pour créer le chaos

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Hugues Francis Mongombé : « Les Élections de décembre, un scrutin organisé intentionnellement pour créer le chaos

 

 

Hugues Francis Mongombé : « Les élections de décembre, un scrutin organisé intentionnellement pour créer le chaos
Les moto taximens appelés en renfort par l’ANE afin de faire des campagnes dans les quartiers demandant aux citoyens d’aller déposer leurs candidatures aux Élections du 28 décembre 2025

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le vice-président du parti ITA Hugues Francis Mongombé  dénonce les Élections du 28 décembre comme un processus délibérément vicié par le gouvernement Touadéra pour provoquer une crise post-électorale.

 

Dans l’émission Débat Patara sur la radio Ndèkè -Luka animée par Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA , a livré une analyse particulièrement sévère du processus électoral centrafricain. Face à Davy Yama, commissaire à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), il a qualifié les Élections prévues pour le 28 décembre 2025 de “schéma chrysogène” organisées par le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Selon Hugues Francis Mongombé, ce processus électoral n’a rien d’un exercice démocratique normal. Il constitue plutôt une stratégie intentionnelle du gouvernement pour semer le chaos et consolider son pouvoir. “Je pense que tout est fait pour que ces Élections provoquent des crises”, déclare-t-il sans détour. Cette accusation repose sur plusieurs éléments qu’il considère comme des preuves de manipulation délibérée.

 

Le premier grief de Mongombé concerne l’exclusion des acteurs de l’opposition et de la société civile des décisions électorales. Malgré l’existence d’un cadre légal prévu par la constitution et le code électoral, le gouvernement refuse toute concertation réelle. “Lorsque vous écartez une partie des acteurs dans les prises des décisions, lorsque vous ne donnez pas la possibilité à tous les électeurs de prendre part avec tous les moyens que la loi leur donne, vous ne faites pas des élections”, affirme-t-il.

 

Cette marginalisation ne relève pas du hasard selon l’opposant Hugues Francis Mongombé. Elle constitue une tactique délibérée pour provoquer des frustrations et préparer le terrain à une crise. Le gouvernement Touadéra transforme le cadre de concertation prévu par la loi en simple outil décoratif, imposant un calendrier et des règles qui désavantagent ses adversaires.

 

La modification unilatérale du code électoral constitue le deuxième volet de cette stratégie de chaos organisé. Hugues Francis Mongombé s’indigne de la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour ajuster les règles en pleine période pré-électorale. “Lorsque vous modifiez, comme vous voulez, les règles du jeu à chaque fois qu’une loi, une partie ne vous plaît pas, vous ne faites pas des élections, vous faites une punition”, déclare-t-il.

 

Ces changements, effectués sans consensus, visent à adapter la loi aux besoins du président Touadéra pour garantir sa victoire. Cette pratique viole le principe d’impartialité de la loi, transformant le code électoral en instrument au service du pouvoir. Cette manipulation légale alimente un climat de méfiance propice à une crise post-électorale.

 

L’improvisation dans la gestion du fichier électoral représente un autre aspect de cette stratégie du chaos. Hugues Francis Mongombé  critique vivement la décision de permettre à environ 8 000 électeurs de voter sans carte biométrique, en utilisant des pièces d’état civil. Cette mesure, qu’il qualifie de porte ouverte à la fraude, a été validée par le ministre Bruno Yapandé sans aucune concertation.

 

“Tout est fait pour que ces élections provoquent des crises”, répète Mongombé en soulignant que cette décision viole l’article 29 du code électoral qui exige des garanties de fiabilité. Il y voit une tentative du régime de manipuler les résultats en permettant à des individus non identifiés de voter, ce qui pourrait gonfler artificiellement les scores en faveur du pouvoir.

 

L’ANE elle-même fait l’objet de critiques sévères de la part de Hugues Francis Mongombé. Il accuse cette institution d’être devenue un simple instrument du gouvernement, incapable de jouer son rôle d’arbitre impartial. “Nous sommes sûrs que l’autorité nationale, l’ANE, il y aura des réformes là-bas parce que ce qui est inscrit à l’Assemblée, il y aura quelques changements”, déclare-t-il.

 

Cette proximité entre l’ANE et le gouvernement Touadéra compromet son indépendance et sa crédibilité. En acceptant des décisions comme le vote sans carte biométrique, l’institution devient complice d’un système destiné à créer une crise. Cette dépendance fait partie du plan du régime pour organisé un processus électoral biaisé.

 

Le calendrier électoral compressé à quatre mois des échéances constitue un autre élément de cette stratégie. Hugues Francis Mongombé dénonce la précipitation imposée par le gouvernement qui rend le processus irréalisable. “Vous voyez comme on a compressé le calendrier électoral jour pour jour, jour pour jour”, déclare-t-il.

 

Cette hâte n’est pas accidentelle. Elle constitue une tactique pour désorganiser l’opposition et limiter sa capacité à mobiliser. Le régime Touadéra n’a pas anticipé les défis logistiques et financiers, malgré des signaux d’alerte donnés depuis deux ans. Cette improvisation vise à créer un climat de confusion et de frustration qui pourrait justifier une répression post-électorale en cas de contestation des résultats.

 

Hugues Francis Mongombé  prédit que les frustrations engendrées par ce processus mèneront à une crise majeure. “Nous sommes déjà en crise”, affirme-t-il, décrivant une crise juridique née du non-respect des textes légaux. L’exclusion des acteurs, les modifications des règles et les irrégularités dans le fichier électoral créent un sentiment d’injustice parmi les électeurs et les candidats de l’opposition.

 

“Lorsque vous ne donnez pas la possibilité à tous les électeurs de prendre part avec tous les moyens que la loi leur donne, lorsque vous modifiez, comme vous voulez, les règles du jeu, vous ne faites pas des élections”, répète-t-il. Il avertit que ces frustrations pourraient conduire à un boycott ou à des troubles, le BRDC ayant déjà exprimé son manque de confiance en l’ANE et le Conseil constitutionnel.

 

Face aux arguments de Davy Yama, qui insiste sur le respect des délais constitutionnels pour éviter un vide institutionnel, Hugues Francis Mongombé rétorque que ces délais ne justifient pas un processus vicié. Il accuse l’ANE d’être un organe inféodé au gouvernement, incapable d’assurer un scrutin transparent.

 

“Aucune étape n’a réussi aujourd’hui”, déclare-t-il, soulignant que l’institution n’a pas su anticiper les problèmes techniques, comme les tablettes vétustes qui ont empêché la biométrisation de milliers d’électeurs. Cette inaction reflète la complicité de l’ANE avec le régime Touadéra.

 

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Fais tes pronostics pour les matchs les plus palpitants du 3ᵉ tour de la CAN avec 1xBet !

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Fais tes pronostics pour les matchs les plus palpitants du 3ᵉ tour de la CAN avec 1xBet !

 

Sponsor officiel de la CAN 2025, 1xBet suit la plus grande compétition de football africaine dès le coup d’envoi. La lutte pour le trophée est intense, pleine de suspense et d’imprévisibilité, et chaque match peut changer le cours de la compétition. Soutenir la CAN, c’est célébrer du football spectaculaire, des émotions inoubliables et des rebondissements inattendus qui rendent ce tournoi si exceptionnel.

 

Ci-dessous, découvre les rencontres clés du 3ᵉ tour de la CAN 2025, où chaque match pourrait devenir inoubliable.

 

Ouganda – Nigeria

 

Lors des deux premières journées, les Super Eagles ont battu la Tanzanie (2-1) et la Tunisie (3-2), s’assurant ainsi la qualification anticipée pour les barrages. Côté nigérian, Ademola Lookman, auteur de 2 buts et 2 passes décisives, est devenu le joueur le plus prolifique du tournoi.

 

L’Ouganda n’a récolté qu’un seul point après deux journées et n’a plus droit à l’erreur. Pour réaliser son rêve et atteindre les barrages de la CAN pour la première fois en six ans, les Cranes doivent impérativement se défaire du Nigeria lors du dernier match de la phase de groupes.

 

Les Super Eagles sont largement favoris, mais leur motivation pour cette rencontre est quasi inexistante. Il est possible qu’Eric Schell fasse souffler ses titulaires avant les barrages et titularise ses remplaçants. Un changement dans la composition de l’équipe adverse pourrait donner à l’Ouganda l’espoir d’un miracle.

 

V1 – 3,78, X – 3,235, V2 – 2,237

 

Soudan – Burkina Faso

 

Les deux équipes se sont inclinées face à l’Algérie, mais ont remporté leur match en Guinée équatoriale. L’issue de leur confrontation directe mettra fin au suspense du groupe E : une équipe accédera directement aux barrages, tandis que l’autre devra suivre les résultats de ses adversaires et espérer se qualifier pour le tour suivant parmi les meilleurs troisièmes.

 

L’équipe nationale du Burkina Faso compte dans ses rangs de nombreux joueurs évoluant dans des clubs des grands championnats : Bertrand Traoré (Sunderland), Dango Ouattara (Brentford) et Edmond Tapsoba (Bayer Leverkusen). Il n’est donc pas surprenant que les Étalons aient opposé une belle résistance à l’Algérie et abordaient ce match décisif contre le Soudan en tant que favoris.

 

V1 – 5,93, X – 2,919, V2 – 1,963

 

Gabon – Côte d’Ivoire

 

Les Panthères ont mal entamé la CAN, s’inclinant face au Cameroun (0-1) et au Mozambique (2-3), une déception pour de nombreux supporters après leur belle performance lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026. Mais Pierre-Emerick Aubameyang et ses consorts ont encore une opportunité de se sauver : pour accéder aux barrages, ils doivent impérativement prendre le dessus sur la Côte d’Ivoire.

 

Le champion en titre a plongé dans la compétition par un court succès face au Mozambique (1-0) et a partagé l’enjeu contre le Cameroun (1-1). Pour les Éléphants, la qualification pour les play-offs est quasiment accrochée, mais ils souhaitent absolument remporter leur groupe afin d’obtenir un tirage favorable pour les huitièmes de finale.

 

Le Gabon nourrit une vieille rancune face à la Côte d’Ivoire, née de la branlée lors de la course à la qualification directe pour la Coupe du monde en Amérique du Nord. Les Panthères peuvent créer la surprise là où personne n’attend un miracle et renverser la situation du groupe F en leur faveur.

 

V1 – 7,65, X – 3,985, V2 – 1,564

 

Mozambique – Cameroun

 

Les Mambas sont proches d’écrire l’histoire et d’atteindre les barrages de la CAN pour la première fois. Le Mozambique s’est déjà imposé comme l’un des favoris du tournoi, notamment grâce au jeu brillant et efficace de son capitaine, Geny Catamo.

 

Le Cameroun jouera également pour la victoire afin de conserver la première place du groupe et d’éviter une rencontre avec l’un des géants du football africain dès les huitièmes de finale. Les Lions indomptables possèdent une défense très solide et une attaque créative menée par l’attaquant de Manchester United, Bryan Mbeumo.

 

Le Cameroun étant favori, il ne faut pas néanmoins sous-estimer le Mozambique, capable de donner du fil à retordre.

 

V1 – 5,83, X – 3,595, V2 – 1,751

 

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Le bilan du massacre de Sarayebo grimpe : les Wagner incendient le marché de Hadjlitaye et tuent 24 civils

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Nouveau massacre à Sarayebo : les Wagner incendient le marché de Hadjlitaye et tuent 24 civils

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/deux-rebelles-seleka-discutent-avec-des-gens-a-bria-corbeaunews-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nouveau massacre à Sarayebo : les Wagner incendient le marché de Hadjlitaye et tuent 24 civils
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le village frontalier de Saraïbo connaît son deuxième jour de cauchemar. Après huit civils tués le 25 décembre 2025 sur le marché hebdomadaire de Hadjlitaye, situé à 10 kilomètres au sud  de Sarayebo, vingt-quatre autres tombent sous les balles russes le lendemain. Les mercenaires du groupe Wagner transforment le marché en brasier avant de repartir vers Birao, laissant familles et rescapés dans une ruine totale.

 

Les habitants de Sarajevo n’ont pas eu le temps de panser leurs plaies. À peine vingt-quatre heures après la fusillade meurtrière du 25 décembre, les Mercenaires russes reviennent avec des moyens considérables pour venger leurs deux collègues russes tombés lors de l’affrontement avec le FPRC. Ce vendredi 26 décembre, dès les premières heures du matin, le vrombissement des hélicoptères de combat déchire le ciel de cette ville frontalière située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Birao.

 

Les colonnes blindées suivent peu après, transportant des dizaines des mercenaires russes venus de Birao où ils s’étaient repliés la veille après l’humiliation subie face aux combattants rebelles. L’objectif ne laisse aucune ambiguïté : punir collectivement la population pour avoir abrité ceux qui ont osé résister. Le marché de Hadjlitaye bat son plein quand les premiers tirs éclatent.

 

Les commerçants qui s’affairent autour de leurs commerces n’ont aucune chance d’échapper au déluge de feu. Les rafales d’armes automatiques balayent les allées sans distinction. Femmes portant des enfants dans le dos, vieillards venus vendre quelques produits agricoles, jeunes gens vendant des articles ambulants, tous se retrouvent pris au piège dans un espace ouvert offrant aucun abri.

 

Les témoins, interrogés par la rédaction du CNC,  racontent que les assaillants tiraient sur tout ce qui bougeait. Contrairement à la veille où quelques éléments du FPRC avaient pu riposter, cette fois la disproportion des forces rend toute résistance dérisoire. Les habitants fuient en désordre vers la brousse environnante pendant que les balles continuent de faucher des vies au hasard. En quelques minutes à peine, vingt-quatre personnes gisent dans leur sang entre les étals renversés et les marchandises éparpillées.

 

L’assaut ne s’arrête pas là. Les mercenaires mettent le feu aux structures du marché de manière méthodique. Les toits de paille et les abris en bois s’embrasent rapidement sous l’action des lance-flammes et des grenades incendiaires. La fumée noire monte dans le ciel pendant des heures tandis que des décennies de commerce transfrontalier partent en cendres. Ce lieu d’échange qui permettait aux populations des deux côtés de la frontière de subvenir à leurs besoins n’existe plus.

 

La quasi-totalité des victimes étaient des civils. Mais certains témoins, terrifiés par ce dégâts, ont très vite appelés quelques éléments du FPRC pour les informer de l’arrivée des mercenaires russes. . Ces derniers, prévenus par téléphone du carnage en cours, accourent depuis leurs positions dans la zone. Ils arrivent trop tard pour empêcher le bain de sang mais assez tôt pour engager les Wagner avant leur départ. Un nouvel échange de tirs éclate en périphérie du marché déjà dévasté. Cette fois encore, les rebelles parviennent à tenir tête aux mercenaires malgré leur supériorité matérielle.

 

Face à une résistance plus forte que prévu et ayant accompli leur mission punitive, les forces russes se retirent progressivement. Le convoi reprend la route de Birao dans l’après-midi, laissant derrière lui un spectacle de chaos total. Les corps jonchent le sol calciné du marché pendant que les rares survivants commencent à émerger de leurs cachettes dans la brousse.

 

Les rescapés errent dans les ruines fumantes de leur marché. Quelques-uns tentent d’identifier les corps défigurés par les flammes et les balles. D’autres cherchent à récupérer ce qui reste de leurs maigres biens partis en fumée. Les pleurs se mêlent aux cris de colère contre ces mercenaires venus d’ailleurs qui ne comprennent rien aux réalités locales et tirent sur des innocents pour venger leurs pertes militaires.

 

Le marché de Hadjlitaye, situé à 10 kilomètres   de Saraïbo constituait un pilier économique pour toute la zone frontalière. Sa destruction complète prive des milliers de personnes de leur principale source de revenus et d’approvisionnement.

 

Les deux journées sanglantes des 25 et 26 décembre resteront gravées dans la mémoire collective de Saraïbo. Trente-deux civils innocents ont payé de leur vie des conflits qu’ils n’avaient pas choisis. Deux mercenaires russes et plusieurs miliciens sont également tombés dans ces affrontements qui n’auraient jamais dû avoir lieu dans un espace commercial censé être neutre.

 

Les familles endeuillées procèdent aux enterrements dans la précipitation car la chaleur ne permet pas de garder longtemps les corps. Les fosses se creusent à la hâte pendant que les imams et les prêtres récitent les prières funèbres. Beaucoup de victimes seront inhumées sans avoir pu être formellement identifiées tant les blessures défigurent les cadavres.

 

Par Moïse Banafio….

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À Bangui, les élections du 28 décembre dernier tourne au fiasco : violence, bourrage des urnes, achat de  vote, menace et intimidation des électeurs

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À Bangui, les Élections du 28 décembre dernier tourne au fiasco : violence, bourrage des urnes, achat de  vote, menace et intimidation des électeurs

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le scrutin qui s’est tenu dimanche en République centrafricaine a viré au cauchemar. Entre agressions, fraudes massives et désorganisation généralisée, la journée électorale a connu des ratés du jamais vue dans l’histoire du pays dans plusieurs circonscriptions de Bangui et de l’intérieur du pays.

 

Dans la troisième circonscription du troisième arrondissement, une intervention policière particulièrement violente a ciblé le suppléant de Rachel Yassindali. Sous couvert d’une enquête pour fraude présumée, des agents ont investi son domicile. N’ayant rien découvert d’incriminant après leur perquisition, ils se sont acharnés physiquement sur l’homme jusqu’à lui faire perdre connaissance. Évacué d’urgence vers un centre hospitalier, il porte les traces d’un passage à tabac en règle. Son entourage affirme que plusieurs téléphones ont disparu durant l’opération. Les images et récits recueillis témoignent de la panique et du choc provoqués par cette descente fondée sur de simples accusations dénuées de preuves tangibles.

 

Au lycée Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le candidat Anicet-Georges Dologuelé  devance largement Faustin-Archange Touadera  selon les premiers comptages. Des militaires déguisés en civils ont tenté de voter pour le MCU, ce qui a déclenché des confrontations lorsque certains responsables de bureaux ont refusé cette manœuvre. La délégation de l’Union européenne et d’autres observateurs internationaux se sont déplacés sur place pour constater les anomalies.

 

À l’école Centre Fille, l’influence du MCU s’est manifestée par la distribution d’argent liquide. Madame Patricia Mamadou, épouse du chef d’État-major, candidate à la députation dans le premier arrondissement de Bangui, est arrivée en véhicule pour remettre des espèces destinées à tous ceux acceptant de voter pour elle et Touadera. Les militaires présents tremblaient autour d’elle sans qu’elle daigne descendre de sa voiture.

 

À Bimbo 2, dans la cité Liberté derrière le quartier Carmel, la population locale a intercepté les urnes sur la route de l’aéroport Mpoko. La candidate rénovatrice Félicité et les habitants ont bloqué le convoi avant que les opérations ne reprennent finalement dans la localité.

 

L’église Guitangola manquait d’encre indélébile. Les électeurs ont dû se contenter de feutres ordinaires pour marquer leurs doigts, compromettant ainsi tout contrôle contre le vote multiple. Dans le 8ᵉ arrondissement 2, quartier Ngongonon 7, même carence. Les opérations n’avaient toujours pas démarré en fin de matinée.

 

Les équipes de surveillance de la rédaction du CNC ayant sillonné la capitale et certaines villes de province dressent un constat accablant. La situation relève davantage du fiasco que d’un scrutin égalitaire. Les observateurs de l’Union africaine et de l’Union européenne semblent avoir été guidés vers des lieux préparés à l’avance, évitant soigneusement les zones problématiques. Les irrégularités constatées dépassent largement ce qu’une mission d’observation standard peut documenter en une seule journée tant leur nombre dépasse l’entendement.

 

À Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement, le scrutin ainsi que le dépouillement se sont déroulés dans des conditions spectaculaires. Vers le soir. Le dépouillement s’est déroulé dans l’obscurité totale faute d’éclairage. Les assesseurs ont dû recourir à des lampes torches pour compter les bulletins. Les procès-verbaux n’ont pas été remis aux représentants des candidats comme l’exige pourtant le code électoral. Des militaires ont contraint les électeurs à signer des documents sans qu’ils en connaissent le contenu. Les représentants de l’opposition ont été chassés manu militari alors qu’ils réclamaient leur droit d’assister aux opérations de comptage.

 

À Gobongo, autre secteur du quatrième arrondissement, à la sortie nord de la capitale, des gendarmes et des policiers ainsi que des militaires ont exigé que les représentants des candidats quittent la salle lors du dépouillement. La colère a gagné les observateurs qui ont brandi le code électoral stipulant clairement leur droit d’assister à toutes les étapes du scrutin. Les forces de l’ordre ont invoqué des ordres supérieurs pour justifier cette expulsion arbitraire, déclenchant une vive tension.

 

Dans le cinquième arrondissement, à l’école Malo, le scrutin tourne au spectacle. Les électeurs n’ont pas pu voter pour les législatives. Les bulletins acheminés correspondaient à ceux du quartier Benz-vi, situé ailleurs dans le même arrondissement. Ce centre comportant douze bureaux de vote s’est retrouvé dans l’incapacité d’organiser le scrutin parlementaire. À l’inverse, à Benz vi même, aucun bulletin pour les législatives n’était disponible. Cette permutation ne peut résulter d’une simple erreur logistique. Elle pointe vers une manipulation délibérée dont la responsabilité incombe au candidat du parti au pouvoir, le MCU, ainsi qu’au ministère de l’Administration du territoire, curieusement chargé de la répartition du matériel électoral au lieu de l’Autorité nationale des Élections. Le stockage au ministère de l’Intérieur ajoute une couche supplémentaire d’opacité à l’ensemble du dispositif.

 

Les mêmes dysfonctionnements se répètent élection après élection depuis 2011. Les missions d’observation internationales pointent invariablement des défaillances en recommandant des améliorations pour le prochain scrutin. En 2015, mêmes constats et mêmes recommandations. En 2020, identique refrain. En 2025, la situation empire sans que les promesses d’amélioration ne se concrétisent jamais.

 

À Bimbo 3, le ministre chargé des entreprises publiques à la primature, Roméo Gribingui  a été pris, dans un premier temps, à la distribution des billets de banque aux électeurs qui votent pour le Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro et du député du MCU. Et comme si cela ne lui suffisait pas, dans l’après-midi, il est revenu sur le lieu de son crime,  et pris à nouveau en flagrant délit de bourrage d’urnes. Des électeurs ont repéré son véhicule contenant des urnes frauduleuses et l’ont bloqué. Un commissaire de police s’est déplacé sur le lieu pour libérer le véhicule qui a finalement été conduit au domicile du ministre. La population, furieuse, a convergé vers sa résidence. Des policiers ont établi un périmètre de sécurité tandis que la foule réclamait des comptes. Les scènes de pillage d’urnes et de bourrages se sont multipliées dans plusieurs quartiers de la capitale et de ses environs.

 

L’ampleur des irrégularités constatées durant cette journée du 28 décembre pousse les centrafricains à s’interroger sur la validité du tel scrutin. L’absence d’encre, la permutation des bulletins, l’expulsion des observateurs, les violences policières et le vol d’urnes composent un tableau qui s’éloigne radicalement des standards minimaux d’un processus normal. Les agissements dont a été victime le suppléant de Rachel Yassindali s’inscrivent dans cette logique d’intimidation visant à paralyser l’opposition par la terreur. Ces méthodes sapent toute confiance dans les institutions et transforment l’exercice électoral en simulacre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

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À Bambouti, pas d’élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud

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À Bambouti, pas d’Élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-en-fuite-au-soudan-du-sud-dans-le-camp-des-refugies.webp” data-wpel-link=”internal”>À Bambouti, pas d’élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud
Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Ce samedi 28 décembre, pendant que le reste de la République centrafricaine votait, Bambouti, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est du pays, a basculé dans un autre scénario. Les miliciens Azandé ont pris possession de cette ville frontalière avec le Soudan du Sud.

 

L’attaque a démarré dimanche vers quatre heures du matin. Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), réveillés par les détonations, n’ont pas résisté longtemps. En moins d’une heure, beaucoup ont abandonné leurs armes, minutions  et filé vers la frontière Sud-Soudanaise. Une partie d’entre eux a traversé pour demander asile à Sarchibou, du côté sud-soudanais, rejoignant ainsi les camps de réfugiés. D’autres militaires, qui dormaient chez leurs copines lors de l’attaque, ont préféré courir vers la base de la Minusca située à deux ou trois kilomètres, où les casques bleus les ont accueillis rapidement à bras ouvert.

À Bambouti, pas d’élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Pendant ce temps, les miliciens Azandé, fort de leur succès, ont très vite capturé la sous-préfète Koumba Ndiaye ainsi qu’un gendarme. Les deux sont gardés en otage. Résultat immédiat : aucun bureau de vote n’a ouvert ses portes. De toute manière, la quasi-totalité des électeurs à Bambouti ne possède de carte d’électeur, ce qui arrange bizarrement les choses d’une autre manière. La population reste chez elle tandis que le calme revient progressivement dans les rues désormais.

 

À plus de mille kilomètres de là, le pouvoir de Bangui a réagi mollement, se contentant d’un “tant pis pour eux” face à cette localité lointaine qu’on peut difficilement secourir rapidement. Cette prise de Bambouti montre bien que la sécurité promise reste un vœu pieu dans plusieurs régions.

 

Tandis qu’ailleurs dans le pays, le vote s’est déroulé sans incidents majeurs apparents, mais le tableau général demeure confus. Les mercenaires russes du groupe Wagner dictent leurs conditions dans certaines zones, les anciens combattants de l’UPC font de même chez eux, tout comme ceux du 3R. Chaque faction a imposé ses règles : ici on vote, là on ne vote pas, et quand on vote, on sait déjà pour qui.

 

À Bambouti, pendant ce temps, les habitants attendent de voir ce que deviendront leur sous-préfète et le gendarme capturé. Les soldats réfugiés au Soudan du Sud ne savent pas quand ils pourront rentrer.

 

Par Cédric Nzapa

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Élection en Centrafrique, les mercenaires russes deviennent des  inspecteurs des bureaux de vote,  pendant que les ex-rebelles de 3R et de l’UPC encadrent les urnes et que les soldats FACA imposent Touadéra aux électeurs

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Élection en Centrafrique, les Mercenaires russes deviennent des  inspecteurs des bureaux de vote,  pendant que les ex-rebelles de 3R et de l’UPC encadrent les urnes et que les soldats FACA imposent Touadéra aux électeurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-president-de-l-association-touadera-vive-l-ecole-a-bocaranga-nali-d-assise-interpelle-et-questionne-le-jour-de-vote-a-loura-dans-une-man-uvre-de-fraude-electorale.webp” data-wpel-link=”internal”>Élection en Centrafrique, les mercenaires russes deviennent des inspecteurs des bureaux de vote, pendant que les ex-rebelles de 3R et de l’UPC encadrent les urnes et que les soldats FACA imposent Touadéra aux électeurs
Le président de l’association Touadera Vive l’Ecole à Bocaranga,Nali D’assise, interpellé et questionné le jour de vote à Loura dans une manœuvre de fraude électorale.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le dimanche 28 décembre 2025 restera comme la date du scrutin le plus truqué de l’histoire centrafricaine. Les mercenaires russes et syriens du groupe Wagner contrôle physiquement les opérations de vote dans les provinces, menace ouvertement les électeurs et vérifie leur obéissance. Les 3R encadrent les bureaux à l’ouest pendant que les soldats de Touadéra distribuent l’argent et falsifient massivement les résultats sans aucune transparence.

 

Cette journée électorale a débuté dans des conditions déjà catastrophiques avec l’absence totale d’éclairage dans la quasi-totalité des centres de vote à travers le pays. Les citoyens se demandent légitimement où est passé l’argent du financement du scrutin quand ils constatent que même les lampes n’ont pas pu être installées. Cette obscurité arrange pourtant les différents acteurs de la fraude qui peuvent ainsi opérer à l’abri des regards et sans crainte d’être filmés ou photographiés.

 

Dans cette pénombre complice, les mercenaires russes du groupe Wagner ont pris leurs aises dès l’ouverture des bureaux de vote. À Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran par exemple, ils sont arrivés en plein jour et ont commencé à menacer les électeurs pour qu’ils votent en faveur du président sortant Faustin-Archange Touadéra. Leur méthode ne varie jamais d’un bureau à l’autre. Ils entrent, inspectent les lieux, fixent les gens du regard pour bien marquer leur présence, puis repartent. Quelques minutes plus tard, ils reviennent dans les mêmes bureaux de vote pour vérifier que leurs instructions sont suivies.

 

Leur inspections la plus frappante consiste à demander dans chaque bureau de vote les représentants du MCU, le parti présidentiel, de lever leur doigt et de se mettre debout. Une fois ces représentants identifiés, les Wagner les regardent longuement avant de leur ordonner de se rasseoir. Ce marquage permet aux mercenaires russes de savoir exactement qui surveiller et qui contacter en cas de problème. Au centre de vote de Batelé, à la mairie et dans plusieurs autres lieux, cette même scène s’est répétée avec une précision militaire qui ne laisse aucune place.

 

Les Wagner ne se contentent pas de passer une seule fois. Ils reviennent régulièrement tout au long de la journée pour s’assurer que le scrutin se déroule selon leurs exigences. Cette présence permanente crée une atmosphère de terreur parmi les électeurs qui n’osent plus voter librement. Beaucoup finissent par céder à la pression et cochent la case du président sortant uniquement par peur des Wagner.

 

Pendant que les Russes imposent leur loi dans certaines grandes villes de province, une autre forme de contrôle s’exerce dans les zones rurales de l’ouest et nord-ouest du pays. À Bocaranga par exemple, les ex-rebelles du mouvement 3R ont littéralement pris possession des bureaux de vote. Dans le village de Pougol à Mbali, sur l’axe Paoua-Bocaranga, ils sont présents dans chaque centre et obligent physiquement les électeurs à voter pour Touadéra. Leur connaissance du terrain et leur armement lourd ne laissent aucune chance aux citoyens de tenir la tête.

 

Ces anciens combattants jouent désormais le rôle d’assesseurs officieux sans que personne ne puisse s’y opposer. Ils vérifient chaque bulletin, surveillent chaque geste et n’hésitent pas à intervenir directement si un électeur tente de voter autrement que selon leurs ordres. Dans ces villages reculés, loin des caméras et des observateurs internationaux, la violence électorale atteint des sommets jamais vus auparavant dans le pays.

 

Mais la fraude ne s’arrête pas à l’intimidation armée. Elle prend aussi la forme beaucoup plus classique de l’achat massif de votes avec de l’argent liquide distribué au vu et au su de tout le monde. Le président de l’association “Touadéra Vive École”, qui n’est autre que le neveu du chef de l’État, a été pris en flagrant délit au village de Bokombissi dans la commune de Bocaranga 3. Cet homme circulait de village en village et de bureau en bureau avec un sac à dos rempli de billets de banque.

 

Sa technique était simple et efficace. Il distribuait cent mille francs CFA pour chaque groupe d’électeurs se rendant dans un bureau de vote donné. L’argent était remis à quelques mètres seulement des centres avec des consignes très claires : voter pour Touadéra et pour le candidat indépendant numéro deux de Bocaranga 3. Cette distribution d’argent se faisait au grand jour sans que les autorités électorales n’interviennent ni que les forces de l’ordre n’arrêtent cet homme pourtant en situation d’infraction manifeste.

 

L’achat de votes n’était qu’une des multiples violations constatées ce jour-là. Les militaires centrafricains eux-mêmes ont activement participé à la fraude en refusant d’abord d’aider les membres de l’Autorité Nationale des Élections à expliquer les modalités du vote aux personnes analphabètes ou aveugles. Au lieu d’assister ces citoyens dans l’exercice de leur droit, les soldats déployés à Loura allaient de bureau en bureau pour imposer aux électeurs le choix en faveur de Touadéra et du candidat numéro deux de Bocaranga 3.

 

Dans les villages de Loura et Bokomboussi, ces militaires sont restés à l’intérieur même des bureaux de vote pendant toute la journée. Leur présence physique suffisait à décourager toute velléité de vote libre. Ils regardaient directement les électeurs cocher leurs bulletins et intervenaient immédiatement si quelqu’un tentait de voter différemment. Cette occupation militaire des centres de vote transformait le scrutin en simple formalité administrative où le résultat était déjà connu d’avance.

 

À cette présence militaire s’ajoutait l’absence totale de procès-verbaux remis aux représentants des candidats de l’opposition. La loi électorale centrafricaine prévoit pourtant explicitement que chaque mandataire doit recevoir une copie du procès-verbal de dépouillement pour pouvoir vérifier les résultats et éventuellement les contester. Aucun document de ce type n’a été distribué pendant toute la journée ni pendant les opérations de dépouillement qui ont suivi. Cette violation de la loi rend le scrutin complètement illégal d’un point de vue juridique.

 

Le dépouillement lui-même s’est déroulé dans des conditions encore plus opaques que le vote. Sans électricité et sans procès-verbaux, les opérations de comptage se sont faites dans une confusion totale où n’importe quelle manipulation devenait possible. Les représentants des candidats de l’opposition ne pouvaient même pas voir correctement les bulletins comptabilisés dans l’obscurité. Certains ont dû utiliser la lampe de leur téléphone portable pour tenter d’y voir quelque chose, sans grand succès.

 

Cette élection du 28 décembre 2025 marque un tournant dans l’histoire politique centrafricaine. Jamais depuis l’indépendance du pays le processus électoral n’avait été à ce point dévoyé et contrôlé par des forces étrangères et des groupes armés. Même en 1990-1991, lorsque le président André Kolingba avait tenté d’organiser un scrutin largement critiqué, la situation n’avait pas atteint un tel niveau de manipulation. À l’époque, la communauté internationale avait refusé de reconnaître ces Élections et le président avait été contraint de les annuler pour en organiser de nouvelles en 1993.

 

Ces Élections de 1993 avaient permis à Ange-Félix Patassé d’accéder démocratiquement au pouvoir pour la première fois dans l’histoire du pays. Depuis cette période, la Centrafrique n’a cessé de sombrer dans le chaos politique et la dictature. Le président Touadéra, qui brigue maintenant un troisième mandat de sept ans, semble déterminé à rester au pouvoir pendant plusieurs décennies. Certains observateurs prédisent déjà qu’il pourrait y rester quarante ans s’il maintient ce niveau de contrôle sur les institutions et les processus électoraux.

 

Par Fortuné Bobérang….

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Bagarre sanglante sur le chantier minier chinois de la Base Centrale à Yaloké : un travailleur poignardé huit fois, le coupable en cavale

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Bagarre sanglante sur le chantier minier chinois de la Base Centrale à Yaloké : un travailleur poignardé huit fois, le coupable en cavale

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La journée du 28 décembre a tourné à l’épouvante sur le chantier minier de la Base Centrale près de Yaloké. Un employé, Edo, a été attaqué violemment au couteau par Roméo, mécanicien boiteux du site. Ce dernier demeure introuvable depuis que l’adjudant Tayo l’a laissé partir.

 

Tout a commencé ce dimanche 28 décembre par une simple dispute entre les deux hommes. Personne n’imaginait que la tension monterait à ce point Roméo, le mécanicien boiteux,  a soudainement sorti un couteau et s’est jeté sur Edo, l’ouvrier minier,  avec une rage incontrôlable. Les coups ont fusé à répétition, atteignant différentes zones du corps de la victime. Au total, huit découpures ont été comptées par notre équipe qui est arrivée la veille au domicile de la victime.

 

Ce qui a particulièrement choqué l’entourage d’Edo, c’est la manière dont certains coups ont été portés. Sa tante, venue constater l’étendue des dégâts, n’arrivait pas à comprendre comment son neveu avait pu recevoir un coup dans le dos. La victime elle-même a expliqué qu’elle était assise au moment où le couteau a pénétré sa chair par-derrière, sans qu’elle puisse anticiper le geste. Cette attaque dans le dos témoigne de la violence inouïe de l’assaut.

 

Face à cette scène d’horreur, les autres employés du chantier chinois ont réagi promptement. Ils ont réussi à immobiliser Roméo avant qu’il ne cause davantage de dommages. Conscients de la gravité de l’acte, ils l’ont ensuite conduit vers la base militaire des Forces Armées Centrafricaines qui assure la sécurité du site minier. Leur intention était claire : remettre l’agresseur entre les mains des autorités compétentes.

 

Pourtant, ce qui s’est passé ensuite a semé la consternation parmi les travailleurs et les habitants du secteur. L’adjudant Tayo, qui occupe le poste de chef de base adjoint sous l’autorité d’un sous-lieutenant, a pris une décision pour le moins étonnante. Dans la soirée même, il a autorisé Roméo à regagner son domicile.

 

Le mécanicien n’a pas tardé à profiter de cette opportunité inespérée. Dès qu’il s’est retrouvé hors de la base militaire, il a filé sans demander son reste. Depuis lors, toutes les recherches entreprises pour le retrouver sont restées vaines. Les jeunes du quartier ont passé la nuit à écumer les environs, espérant mettre la main sur le fugitif. Leurs efforts se sont poursuivis toute la matinée suivante, mais Roméo semblait s’être évaporé dans la nature.

 

Pendant que l’agresseur courait toujours, la victime était laissée à son sort dans des conditions inquiétantes. Edo n’a reçu aucun soin médical depuis l’attaque. Les habitants ont multiplié les démarches auprès de l’adjudant Tayo pour qu’il organise le transfert du blessé vers un centre de santé. Leurs supplications sont restées sans réponse. L’état de santé d’Edo continue de se dégrader d’heure en heure, ses plaies n’ayant fait l’objet d’aucun traitement approprié.

 

La famille de la victime se tourne maintenant vers les employeurs chinois du chantier. Des négociations sont en cours pour obtenir une partie du salaire de monsieur Edo qui permettrait de financer son hospitalisation et les soins d’urgence. Cette situation inacceptable perdure alors que plusieurs heures se sont écoulées depuis l’agression. Chaque minute qui passe aggrave les risques de complications pour Edo.

 

L’attitude de l’adjudant Tayo pousse aussi à s’interroger. La procédure normale aurait voulu que le suspect soit remis aux officiers de police judiciaire, seuls habilités à mener une enquête en bonne et due forme. Au lieu de cela, le militaire a choisi de relâcher Roméo sans aucune garantie. Cette décision inhabituelle alimente les rumeurs de corruption au sein de la base.

 

L’équipe de journalistes du CNC qui s’est déplacée sur les lieux a pu filmer la victime et recueillir son témoignage. Les images montrent l’ampleur des blessures infligées par le mécanicien. La famille d’Edo tient l’adjudant pour directement responsable de la fuite du criminel. Elle exige que des comptes soient rendus sur cette libération incompréhensible.

 

Le chantier minier de la Base Centrale se trouve à environ vingt kilomètres de Zawa et à distance similaire de la ville de Yaloké. Cette dernière est implantée à 225 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Le site emploie plusieurs dizaines d’ouvriers et de techniciens sous supervision chinoise.

 

Par Arsène Zato….

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Tiringoulou : un milicien russe noir sème la terreur à coups de rafales pendant le dépouillement des bulletins de vote

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Tiringoulou : un milicien russe noir sème la terreur à coups de rafales pendant le dépouillement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-croisement-de-tiringoulou-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le croisement de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC
Le croisement de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La nuit du 28 au 29 décembre à Tiringoulou, localité de la sous-préfecture de Ouandja dans la Vakaga, a basculé dans le chaos. L’un des hommes armés, formés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, a déclenché des tirs nourris durant plusieurs heures.

 

Le dépouillement des bulletins de vote venait à peine de s’achever quand ce Wagner noir  de Tiringoulou  a ouvert le feu. Ses rafales ont raisonné dans la nuit jusqu’à trois heures du matin, sans interruption. Personne ne saisit vraiment les motifs de cette détonation nocturne.

 

Certaines voix, jointes par la rédaction du CNC,  avancent qu’il aurait été furieux contre l’armée nationale. L’interdiction de vendre de l’alcool ce jour-là l’aurait mis hors de lui. D’autres murmurent qu’il cherche peut-être sa propre mort, tant son comportement défie l’entendement. Tirer ainsi vers le ciel, en direction des militaires, de leurs chefs, sans qu’aucun ne riposte – voilà qui laisse de doute dans les esprits.

 

Les soldats FACA présents n’ont pas bougé. Pas une riposte, pas une arrestation. Peut-être parce qu’il est natif de Tiringoulou et qu’une intervention risquerait d’embraser la situation, poussant d’autres Wagner noirs accourir en renfort, transformant l’accrochage en bataille rangée. Ou alors ces militaires, que certains habitants de Tiringoulou qualifient de grands bandits, calculent leur coup.

 

Au petit matin du lundi 29 décembre, le milicien a chargé sa moto d’un arsenal impressionnant,  des armes en quantité, attachées à l’arrière  de sa moto,  avant de filer sans qu’on sache où. Il n’est toujours pas revenu. Les habitants se demandent si on l’attendra à son retour pour l’appréhender, le torturer, ou si cette provocation restera sans réponse. Pour l’instant, le mystère demeure entier sur les intentions de chacun et sur ce qui attend cet homme une fois qu’il refera surface à Tiringoulou.

 

Par Barthelemy Kossi….

 

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Université de Bangui : écouter le délire du recteur Gérard Grezéngué qui parle  de stabilité du calendrier académique depuis 4 ans sur la RNL. Mais c’est de la folie pure ce mec

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Université de Bangui : écouter le délire du recteur Gérard Grezéngué qui parle  de stabilité du calendrier académique depuis 4 ans sur la RNL. Mais c’est de la folie pure ce mec

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Gérard Grezéngué, recteur de l’université de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le recteur Gérard Grezéngué affirme sur la RNL avoir normalisé le calendrier académique depuis quatre ans, en garantissant une rentrée en octobre et une fin des cours en juillet. Il insiste sur cette stabilisation comme un acquis majeur de sa gestion, rappelant qu’auparavant les rentrées se faisaient en février voire mars. Ce discours contraste avec la réalité quotidienne dans plusieurs facultés, où le fonctionnement académique reste profondément chaotique.

 

Prenant un seul exemple. À la Faculté des lettres et sciences humaines, le campus ne dispose que d’environ neuf salles de cours pour une faculté comptant près de dix départements. Chaque département comprend plusieurs niveaux d’études, de la première année jusqu’au master, parfois même jusqu’au doctorat. Dans ces conditions, parler d’un calendrier maîtrisé relève de l’absurde. Les étudiants suivent les cours par rotation, parfois dans des salles louées parfois aux structures privées ou à des organisations extérieures. L’unique amphithéâtre de la faculté, l’amphi Alphonse Blagué, ne suffit pas à absorber le nombre d’étudiants nécessitant un enseignement en présentiel. Les retards s’accumulent, semaine après semaine, sans que personne ne trouve de solution durable.

 

Le recteur impose pourtant que les cours s’achèvent en mai ou juin pour permettre la tenue des sessions d’examen. Sauf que dans les faits, les enseignements n’avancent pratiquement pas. Les programmes de l’année ne dépassent souvent pas 5% à 10% du volume prévu. Certains départements atteignent difficilement 20% d’avancement avant les examens. Les étudiants composent ainsi sans avoir rencontré l’essentiel du contenu académique censé être enseigné durant l’année.

 

Cette situation n’est pas nouvelle. C’est un désordre structurel qui dure depuis des années et que le recteur connaît parfaitement. Les retards s’accumulent constamment. Le manque de salles de cours empêche la programmation normale des enseignements. Les départements fonctionnent dans un désordre absolu. Les emplois du temps changent constamment. Les étudiants ne savent pas quand auront lieu leurs cours. Les enseignants dispensent leurs enseignements quand ils le peuvent, si une salle se libère, si le département parvient à organiser quelque chose.

 

La même situation est signalée à la Faculté des sciences, à la Faculté des sciences juridiques et économiques et dans d’autres unités d’enseignement, où la progression annuelle est constamment freinée par le manque d’infrastructures et l’organisation improvisée des emplois du temps. Partout, la progression annuelle est constamment freinée par le manque d’infrastructures et une organisation qui reste exclusivement réactive.

 

Le recteur évoque une normalisation du calendrier, mais parler de normalisation quand la majorité des étudiants ne reçoit qu’une fraction du programme annuel, dans des conditions d’étude avec l’insuffisance criante de locaux et une gestion qui improvise au jour le jour, cela s’appelle de la communication politique, pas de la gestion universitaire. Cette contradiction entre le discours officiel et le fonctionnement réel pose une question centrale : comment parler de stabilité académique quand la majorité des étudiants ne reçoit qu’une fraction du programme annuel, soit environ 3%, dans des conditions d’étude marquées par l’insuffisance de locaux et une gestion qui reste exclusivement réactive ?

 

Anselme Mbata….

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Touadéra pille les caisses de l’État pour sa campagne pendant que l’opposition crève de faim : les aveux explosifs de Dieudonné Ngoumbango dans le débat Patara

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Touadéra pille les caisses de l’État pour sa campagne pendant que l’opposition crève de faim : les aveux explosifs de Dieudonné Ngoumbango dans le débat Patara

 

Touadéra pille les caisses de l’État pour sa campagne pendant que l’opposition crève de faim : les aveux explosifs de Dieudonné Ngoumbango dans le débat Patara
Faustin Archange Touadera souriant, portant un costume sombre et une écharpe orange du parti KNK fondé par l’ancien Président François Bozizé.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

“Il n’y a que les partis politiques au pouvoir qui se servent de l’argent public, de l’argent des contribuables, pour aller faire leur propagande». Cette déclaration explosive de Dieudonné Ngoumbango lors du débat Patara de 11 octobre 2025 confirme ce que tout le monde sait mais que personne n’ose dire aussi clairement : le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti de Touadéra, vole l’argent des Centrafricains pour financer sa campagne électorale pendant que les partis d’opposition ne reçoivent pas un sou.

 

Dieudonné Ngoumbango n’est pas une figure de l’opposition. C’est un centriste, Coordonnateur des partis centristes. Sa dénonciation a donc d’autant plus de poids qu’elle ne vient pas d’un opposant radical mais de quelqu’un qui se positionne au centre de l’échiquier politique. Quand même un centriste dénonce ouvertement le pillage des caisses publiques par le MCU et le truquage du processus électoral, c’est que la situation a atteint un niveau intolérable.

 

“La sensibilisation, c’est un projet, et on ne peut pas réussir un projet sans bourse déliée, sans avoir l’argent”, a déclaré Ngoumbango. “La loi dit qu’il faut financer les partis politiques. Est-ce qu’on les finance ? Est-ce qu’on leur donne de l’argent ? Rien du tout. Il n’y a que les partis politiques au pouvoir qui se servent de l’argent public, de l’argent des contribuables, pour aller faire leur propagande».

 

Voilà. C’est dit. Clairement. Publiquement. Par un centriste qui ne peut pas être accusé de parti pris radical contre Touadéra.

 

Le MCU vole l’argent des contribuables centrafricains pour financer sa campagne électorale. Pendant ce temps, les autres partis politiques ne reçoivent absolument rien. Zéro franc. Ils doivent se débrouiller avec les poches vides pendant que le MCU pille les caisses de l’État.

 

Ngoumbango le rappelle : “La loi dit qu’il faut financer les partis politiques». Cette disposition existe dans la législation centrafricaine. L’État doit financer les partis politiques pour garantir l’égalité des chances dans la compétition électorale.

 

Mais cette loi n’est pas appliquée. Ou plus exactement, elle n’est appliquée que pour le parti au pouvoir. Le MCU reçoit tout l’argent dont il a besoin, puisé directement dans les caisses publiques. Les autres partis ne reçoivent rien.

 

Comment mener campagne sans argent ? Comment imprimer des affiches ? Comment organiser des meetings ? Comment déployer des représentants dans les bureaux de vote ? Comment payer des véhicules pour sillonner le pays ? Comment sensibiliser les électeurs dans les villages reculés ?

 

C’est impossible. Sans argent, un parti politique ne peut rien faire. Et c’est exactement ce que veut le régime Touadéra : étrangler financièrement l’opposition pour qu’elle ne puisse pas mener campagne efficacement.

 

Pendant ce temps, le MCU a les moyens illimités. Il utilise les véhicules de l’administration. Il mobilise les fonctionnaires. Il imprime des millions d’affiches avec l’argent du budget de l’État. Il organise des meetings géants financés par les contribuables. Il paie des militants avec l’argent public.

 

Cette utilisation de l’argent public par le MCU n’est pas seulement immorale, elle est illégale. L’argent des contribuables doit servir l’intérêt général : construire des routes, payer des enseignants et des médecins, équiper les hôpitaux et les écoles. Pas financer la campagne électorale d’un parti politique.

 

Mais dans la Centrafrique de Touadéra, la distinction entre l’État et le MCU a disparu. Le parti au pouvoir considère que les caisses publiques lui appartiennent et se sert librement.

 

Ngoumbango a également dressé un bilan dévastateur du régime Touadéra : “Aujourd’hui, le Centrafricain est devenu très pauvre, plus pauvre qu’avant. Ça signifie que c’est la gouvernance, tout ça, c’est la résultante d’une gouvernance qui a été très mauvaise, une gouvernance qui ne répond pas aux aspirations du peuple».

 

Voilà le bilan de presque dix ans de pouvoir de Touadéra : les Centrafricains sont plus pauvres qu’avant. L’argent public que le MCU pille pour sa propagande électorale, c’est l’argent qui manque pour payer les salaires, pour soigner les malades, pour éduquer les enfants, pour construire les routes.

 

Pendant que Touadéra verse 10 milliards par mois à Wagner, pendant que l’Assemblée nationale achète des véhicules de luxe à 675 millions, pendant que le MCU se sert dans les caisses publiques pour financer sa campagne, le peuple centrafricain s’appauvrit, les fonctionnaires de certaines institutions publiques ne sont pas payés, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles ferment.

 

Cette “gouvernance très mauvaise” dont parle Ngoumbango est le résultat d’un régime qui ne gouverne pas pour le peuple mais pour se maintenir au pouvoir et enrichir un cercle restreint de profiteurs.

 

Mais le pillage des caisses publiques par le MCU n’est qu’un aspect de la parodie électorale dénoncée par Ngoumbango. Il a également révélé les dysfonctionnements catastrophiques du processus électoral lui-même.

 

“L’ANE même a déclaré, j’étais dans la salle, que plus de 70 centres d’enrôlement n’ont pas fonctionné. Plus de 70 centres d’enrôlement. Vous imaginez, ça fait combien d’électeurs ?”

 

Soixante-dix centres d’enrôlement qui n’ont pas fonctionné ! L’Autorité Nationale des Élections l’a admis elle-même. Combien de milliers de Centrafricains ont été privés de leur droit de vote parce que ces centres n’ont pas fonctionné ?

 

Et qu’a fait l’ANE pour corriger ce problème ? Rien. Elle a simplement constaté le dysfonctionnement et continué comme si de rien n’était. Résultat : des milliers de citoyens qui voulaient voter ne pourront pas le faire.

 

Est-ce de l’incompétence ou de la manipulation délibérée ? Probablement les deux. L’ANE est à la fois incompétente et aux ordres du pouvoir. Elle organise des Élections “bâclées” qui favorisent le parti au pouvoir.

 

“On a eu un processus électoral bâclé, bâclé à un niveau jamais vu dans notre pays”, a déclaré Ngoumbango.

 

“Jamais vu». Même pour les standards catastrophiques habituels des Élections centrafricaines, le processus de 2025 établit un nouveau record de négligence et d’incompétence.

 

Les 70 centres d’enrôlement qui ne fonctionnent pas, l’absence de financement des partis d’opposition, les obstacles logistiques pour payer les cautions, l’absence de sensibilisation de la population, le manque de transparence dans les listes électorales : tout démontre que l’ANE n’a pas fait le minimum requis pour organiser des Élections crédibles.

 

Ngoumbango a également dénoncé les pièges administratifs tendus aux candidats d’opposition : “Dans certaines localités, les gens ont du mal à payer la caution même s’ils ont l’argent, mais il n’y a pas un service financier qui soit là, par exemple, le service des recettes de la mairie ou des agents spéciaux, tout ça pour payer».

 

Vous avez l’argent pour payer votre caution de candidature, mais il n’y a aucun service financier dans votre localité pour effectuer le paiement. Vous devez donc voyager jusqu’à Bangui, à des centaines de kilomètres, avec les risques et les coûts que cela implique.

 

Ces obstacles ne sont pas accidentels. Ils font partie d’une stratégie pour écarter les candidats d’opposition issus de zones rurales. Pendant ce temps, les candidats du MCU bénéficient de toutes les facilités administratives.

 

Les révélations de Dieudonné Ngoumbango confirment ce que les vrais partis d’opposition comme le BRDC et le PCS ont déjà compris : le système électoral est truqué de A à Z pour garantir la victoire du MCU.

 

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Dix ans après le conflit, la Centrafrique toujours prisonnière de l’aide humanitaire

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Dix ans après le conflit, la Centrafrique toujours prisonnière de l’aide humanitaire

 

Dix ans après le conflit, la Centrafrique toujours prisonnière de l’aide humanitaire
2021-PACTE-CSP-FAT – UN “PACTE” SAMBA PANZA TOUADERA, FICTION OU REALITÉ ?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dix ans après le conflit, la Centrafrique repose toujours sur l’aide internationale, une dépendance mise à nu par la récente suspension des fonds USAID.

 

La République centrafricaine, sortie des crises majeures il y a plus de dix ans, continue de s’appuyer fortement sur l’aide humanitaire étrangère pour répondre aux besoins de sa population. La décision de l’administration Trump, en 2025, de suspendre les financements de l’USAID a toutefois révélé à quel point cette dépendance fragilise le pays. Mais, au-delà de cette annonce, il est temps de regarder en face les raisons pour lesquelles la RCA n’a pas su, comme d’autres nations, se relever pleinement. Le Rwanda, par exemple, a transformé son économie en quelques années après le génocide de 1994. En RCA, les obstacles ne viennent pas seulement du passé, mais aussi d’un système où la corruption, le manque d’investissements et une gouvernance défaillante freinent tout progrès.

 

Sur la radio Guira FM des nations-unies, des Centrafricains expliquent dans un reportage à quel point l’aide internationale reste indispensable. L’un d’eux confie : « La quasi-totalité des Centrafricains dépend de l’aide humanitaire. La question de la nourriture dépend de certaines organisations internationales ». Le Programme alimentaire mondial (PAM), par exemple, joue un rôle central en fournissant de la nourriture à ceux qui en ont le plus besoin. Sans ces organisations, beaucoup de familles, surtout dans les zones rurales ou les camps de déplacés, se retrouveraient sans ressources. L’arrêt des fonds USAID, qui finançait des projets dans la santé, l’éducation et l’alimentation, risque donc de laisser un vide difficile à combler.

 

Mais s’arrêter à ce constat serait trop simple. La RCA ne peut pas se contenter d’être vue comme un pays « post-conflit » à perpétuité. Dix ans, c’est assez long pour poser les bases d’une économie plus autonome. Le Rwanda, avec une gouvernance rigoureuse, a investi dans l’éducation, la technologie et l’agriculture pour devenir un exemple en Afrique. En RCA, les richesses naturelles – or, diamants, uranium – pourraient être un moteur de développement, mais elles sont trop souvent mal gérées ou détournées. Les fonds publics, quand ils existent, ne profitent pas toujours à la population. Cette réalité, plus que les cicatrices du conflit, explique pourquoi le pays reste si dépendant de l’aide extérieure.

 

La suspension de l’USAID agit comme un signal d’alarme. Elle montre que la RCA ne peut pas continuer à compter uniquement sur les dons étrangers. Les témoignages sur Guira FM, bien qu’ils expriment une inquiétude légitime, passent sous silence ces problèmes internes. Un habitant explique : « Si aujourd’hui [les ONG] arrêtent leurs actions, ça sera vraiment désavantageux pour la République centrafricaine ». C’est vrai, mais le vrai défi est ailleurs : comment faire pour que l’État prenne ses responsabilités ? Pourquoi, après une décennie, les institutions restent-elles si faibles ? La réponse ne se trouve pas seulement dans le manque de fonds, mais dans la manière dont les ressources sont utilisées.

 

Cette crise pourrait être une chance, si elle pousse la RCA à repenser son avenir. Plutôt que de regretter la fin de l’aide américaine, le pays doit investir dans ses propres forces. Cela passe par une lutte sérieuse contre la corruption, des projets concrets pour relancer l’agriculture et une meilleure gestion des richesses naturelles….

 

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Le Noël de sang à Saraïbo : une opération des mercenaires russe tourne au massacre sur le marché

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Le Noël de sang à Saraïbo : une opération des mercenaires russe tourne au massacre sur le marché

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Noël de sang à Saraïbo : une opération des mercenaires russe tourne au massacre sur le marché
Les Mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Alors que les habitants du village Hadjlitaye, une localité située à une dizaine de kilomètres de Sarayebo, dans la préfecture de la Vakaga, étaient en train de célébrer la fête de Noël, vers 14 heures, au marché hebdomadaire, les mercenaires russes du groupe Wagner ont déclenché une fusillade aveugle. Cette opération menée depuis Vakaga s’est soldée par la mort de 12 personnes, dont huit civils innocents pris au piège des tirs croisés des assaillants.

 

Tout commence le 25 décembre à Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga. Les mercenaires russes stationnés depuis 4 jours dans cette ville décident de lancer une offensive contre les groupes armés invisibles. Ainsi, ils ont quitté Sikikédé en direction de Boromata, une autre localité de la même préfecture de la Vakaga. Sur place, ils récupèrent plusieurs jeunes des groupes d’autodéfense et les obligent à les accompagner dans le but précis de leur montrer les différentes bases des groupes armés dans la zone. Ces garçons connaissent le terrain mieux que personne. Les Wagner ont besoin d’eux pour trouver les bases des rebelles cachées dans la brousse.

 

Avec les miliciens autodéfense, le convoi mixte se met en route. Motos, camions, chars. Direction Aouck, situé à une quarantaine de kilomètres de Sikikédé sur l’axe menant au Tchad. Arrivés là-bas, les miliciens de Boromata conduisent les mercenaires vers une ancienne base du PRNC. Mais l’endroit est vide. Plus personne depuis longtemps. Quelques installations abandonnées témoignent d’une présence passée. Les Wagner mettent le feu aux abris de fortune et repartent aussitôt.

 

Les jeunes de Boromata les mènent ensuite vers une autre base, celle du FPRC, membre de la CPCF. Même constat : base désertée, structures vétustes. Les mercenaires détruisent ce qu’ils trouvent et ordonnent de continuer la route. Ils veulent du concret, des rebelles en chair et en os.

 

C’est le village Hadjlitaye, proche de  Saraïbo qui devient leur cible suivante. Cette ville frontalière de la RCA fait face à une autre ville, Tissi. C’est  une ville frontalière tchadienne située juste de l’autre côté. Entre les deux, une ligne invisible sépare deux pays mais pas les habitants qui commercent librement. Dans la ville de Hadjlitaye, chaque jeudi, un marché attire des centaines de personnes. Éleveurs tchadiens, soudanais, agriculteurs centrafricains, petits commerçants. Ce 25 décembre tombe un jeudi.

 

Les Wagner arrivent  dans la ville vers 14 heures en plein marché. Dès leur incursion, ils ouvrent le feu. Les détonations résonnent partout dans la ville, y compris dans le marché hebdomadaire. Femmes, hommes, enfants courent dans tous les sens. Certains tombent, touchés par les balles. Trois femmes meurent sur le coup. Cinq autres personnes s’effondrent également. Huit civils au total.

 

Des combattants du FPRC se trouvent justement à Saraïbo ce jour-là. Ils sont venus faire leurs courses, acheter des provisions. Quand les coups de feu éclatent, ils réagissent immédiatement. Ils sortent leurs armes et ripostent. L’échange dure plusieurs minutes. Deux mercenaires russes sont abattus. Deux miliciens autodéfenses de Boromata ont été également abattus dans le combat.

 

Face à cette résistance, les Wagner battent en retraite. Ils filent vers Birao pour demander du renfort. Le lendemain vendredi, ils reviennent avec des hélicoptères et davantage d’hommes. Le village subit une nouvelle incursion.

 

Pendant ce temps, le 26 décembre, sous pression de Wagner, le ministère de la Défense nationale publie un communiqué fantaisiste. Le texte parle d’opérations de reconnaissance menées par les Forces armées centrafricaines et leurs alliés. Il évoque la sécurisation du processus électoral. Plusieurs bases de groupes armés auraient été repérées et neutralisées dans le secteur d’Aouk et de Tissi. Une trentaine d’éléments armés ici, une quarantaine là-bas, soixante combattants plus loin. Les autorités tchadiennes auraient été informées.

 

Pas un mot sur les huit civils tués au marché. Aucune mention des deux mercenaires russes tombés lors des accrochages. Le communiqué appelle les populations au calme et à éviter les déplacements inutiles dans les zones d’opérations. Il réaffirme la volonté du gouvernement de protéger les citoyens et de garantir des Élections paisibles.

 

Sur le terrain, les familles pleurent leurs morts. Les commerçants racontent leur terreur quand les balles ont commencé à voler. Personne ne comprend pourquoi on tire sur des gens venus vendre des chèvres ou acheter du mil.

 

Le marché de ce jeudi 25 décembre devait ressembler à tous les autres. Un moment d’échanges, de retrouvailles entre voisins des deux côtés de la frontière. Les trois femmes qui y ont laissé leur vie étaient probablement venues avec leurs produits, espérant rentrer chez elles avec quelques billets. Les cinq autres victimes civiles avaient sans doute des projets similaires.

 

Les deux mercenaires russes tués durant l’accrochage avec le FPRC ne figurent nulle part dans le communiqué officiel. Comme si leur mort n’avait jamais eu lieu. Les deux morts parmi les autodéfense, leurs blessés se soignent tant bien que mal, loin des hôpitaux et des caméras.

 

Dans le pays, avec Wagner, la frontière entre opération militaire et bavure reste floue. Les populations paient régulièrement le prix de conflits qui les dépassent. Saraïbo rejoint la longue liste des localités meurtries par une violence qu’elles n’ont pas choisie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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Série noire à Zémio entre Noël et les élections : un chasseur égorgé par les mercenaires russes

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Série noire à Zémio entre Noël et les Élections : un chasseur égorgé par les Mercenaires russes

 

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Fuite des habitants de Zemio vers la RDC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine précédant les Élections a été cauchemardesque pour Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou. Du 24 au 28 décembre, cette commune a connu une succession de violences : disparition mystérieuse, meurtre sauvage et fusillades. Le scrutin s’est déroulé dans un climat de terreur.

 

Tout débute dans la journée du 24 décembre. Les festivités de Noël commencent à se battre, mais à Zémio, un jeune homme décide de travailler pour nourrir sa famille. Il prépare, comme il a l’habitude de le faire toujours,  de l’huile de palme selon la méthode traditionnelle. Rien d’inhabituel dans cette tâche qu’il connaît par cœur. Il découpe les régimes de palme avec soin, les jette dans une grande marmite remplie d’eau, puis allume le feu. La préparation bout tranquillement sur le feu.

 

Le jeune réalise qu’il manque d’eau. Il pose ses outils et part en chercher. Quelques minutes tout au plus. Mais ces quelques minutes vont changer le cours des choses. L’homme ne revient jamais. Personne ne le voit repartir, personne ne l’entend crier. Il s’évapore dans la nature comme par enchantement. Sa famille s’inquiète rapidement et lance les recherches. En vain. Aucune trace, aucun indice, aucune explication. Le mystère reste entier à ce jour.

 

Cette disparition sème déjà le trouble dans la localité quand survient un second drame, encore plus glaçant. Quelques heures après la disparition du jeune fabricant d’huile, un chasseur débarque à Zémio. Il revient de la brousse avec le produit de sa chasse. Des gibiers qu’il compte vendre aux habitants de Zémio pour la fête de fin d’année. Les affaires marchent bien ce jour-là. Une fois ses marchandises écoulées, l’homme reprend la route vers son village, satisfait de sa journée.

 

Mais le destin en a décidé autrement. Sur le chemin du retour, il tombe nez à nez avec des mercenaires russes et syriens du groupe Wagner. Ces derniers patrouillent dans la zone depuis quelque temps et leur présence inquiète déjà les populations à Zémio. Le chasseur n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive. Les Wagner l’arrêtent. Ce qui suit dépasse l’entendement.

 

Les proches du chasseur partent à sa recherche après plusieurs heures sans nouvelles. Ils découvrent d’abord ses deux chaussures abandonnées sur le sentier. Mauvais présage. Puis, quelques mètres plus loin, c’est l’horreur absolue. Le corps gît au sol, décapité. La tête repose d’un côté, le tronc de l’autre. La scène est insoutenable. Mais tout le monde comprend immédiatement qui a fait le coup.

 

Les mercenaires russes ont leur signature. Une méthode que les habitants reconnaissent sans hésitation. Plusieurs témoins les ont vus passer dans le secteur quelques minutes avant la macabre découverte. La chronologie ne laisse aucun doute. Personne n’ose accuser ouvertement ces hommes armés, mais chacun sait. La terreur s’installe durablement dans les esprits.

 

Zémio n’a pas le temps de panser ses plaies. Dans la nuit du 27 au 28 décembre, alors que le pays s’apprête à voter dans quelques heures, de nouvelles violences éclatent. Il est entre deux et trois heures du matin quand retentissent les premiers coups de feu. Des détonations sèches qui déchirent le silence nocturne à l’entrée de la ville. Les habitants se réveillent en sursaut, le cœur battant. Personne ne comprend ce qui se passe dehors. La peur les cloue à l’intérieur de leurs maisons.

 

Puis arrivent des camions. Des véhicules transportant des commerçants sénégalais en provenance de Bangassou pour leurs activités commerciales à Zémio. Le convoi semble pris dans quelque chose de grave. Des miliciens Azandé auraient tiré sur les camions, racontent certains. D’autres parlent plutôt d’une fusillade menée intentionnellement par les soldats FACA. Les versions divergent selon les témoins. Chacun raconte ce qu’il a perçu depuis sa cachette, dans la confusion et l’obscurité.

 

Par Cédric Nzapa

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Centrafrique : 6 rebelles du MPC torturés par le chef d’État-major du mouvement pour tentative de désertion

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6 rebelles du MPC torturés par le chef d’État-major du mouvement pour tentative de désertion

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 6 rebelles du MPC torturés par le chef d’État-major du mouvement pour tentative de désertion
Image d’illustration des combattants rebelles du MPC de Mahamat Al-Khatim

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La patience des combattants du MPC a des limites. Après des mois d’attente infructueuse pour leur désarmement et leur incorporation, certains décident de tenter leur chance ailleurs. Cette fuite des effectifs inquiète sérieusement la direction du mouvement qui voit derrière une politique de sabotage du mouvement.

 

Mercredi 24 décembre dans l’après-midi, six hommes ont été arrêtés sur le chantier minier de Fiesse, à environ 18 kilomètres de Markounda. Parmi eux, Adam Youniss, Wal Dabba et quatre autres dont les identités réelles n’ont pas été retrouvées par la rédaction du CNC. Mais leur principal tort ? Avoir manifesté leur volonté de quitter le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique de Mahamat Al-Khatim pour rallier l’Unité pour la paix en Centrafrique d’Ali Darassa.

 

L’information est remontée jusqu’au chef du MPC qui a immédiatement réagi. Al-Khatim a contacté Alhafiz Ali, surnommé « Libanais » par ses pairs, son chef d’état-major adjoint. Les instructions étaient claires : empêcher ce départ à tout prix. Les six combattants ont été arrêtés puis enfermés. Dans leur cellule de fortune, ils ont subi des violences destinées à décourager toute velléité de désertion.

 

Cette répression musclée intervient dans un contexte délicat pour le MPC. Le mouvement armé perd ses troupes par dizaines depuis plusieurs semaines. Ce qui était autrefois une force combattante structurée n’est plus qu’une structure fantôme. Les combattants passent désormais l’essentiel de leur temps dans les exploitations minières de la région plutôt que dans des activités militaires.

 

Le MPC a pourtant signé un accord avec le gouvernement centrafricain. Cet engagement prévoyait le désarmement progressif des combattants et leur incorporation dans les forces armées nationales. Mais les mois passent sans qu’aucun mouvement concret ne se dessine. Les hommes attendent, coincés dans un entre-deux inconfortable.

 

Pendant ce temps, les Mercenaires russes présents dans la zone recrutent occasionnellement des éléments du MPC. Ces combattants deviennent alors des supplétifs, qu’on appelle souvent dans le pays les « Russes noirs », utilisés pour diverses opérations. Cette perspective ne séduit guère la majorité des anciens rebelles qui n’aspirent qu’à une chose : intégrer l’armée régulière et tourner définitivement la page de la rébellion.

 

Le contraste avec d’autres formations armées alimente la frustration. L’UPC et le 3R ont signé un accord avec Bangui le 19 avril dernier. Contrairement au MPC, ces deux groupes ont rapidement vu le processus se mettre en marche. Leurs combattants sont désarmés et incorporés progressivement dans l’armée nationale. Cette différence de traitement n’échappe à personne au sein du MPC.

 

Face à cette situation, certains combattants tirent leurs propres conclusions. Puisque leur mouvement stagne, autant rejoindre une formation où les choses avancent. L’UPC d’Ali Darassa apparaît comme une option viable pour ceux qui veulent enfin concrétiser leur reconversion. C’est ce calcul qu’ont fait les six hommes arrêtés mercredi dernier.

 

Mahamat Al-Khatim refuse catégoriquement cette hémorragie. Chaque départ affaiblit un peu plus sa position et celle de son mouvement. Lorsqu’il a appris que six de ses éléments envisageaient de passer à l’UPC, sa réaction a été immédiate. L’opération menée par Ali « Libanais » visait autant à sanctionner les fautifs qu’à envoyer un message dissuasif aux autres combattants tentés par l’aventure.

 

Le chantier minier de Fiesse, où s’est déroulée l’arrestation, concentre aujourd’hui une bonne partie des effectifs du MPC. Ces hommes, qui se voyaient en combattants d’une cause, se retrouvent employés dans l’extraction minière, à une quinzaine de kilomètres de Markounda​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cyrille Ouandé-Cochon….

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Attaque nocturnes à Kouki : un ex-combattant de l’UPC abattu par des hommes armés

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Attaque nocturnes à Kouki : un ex-combattant de l’UPC abattu par des hommes armés

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attaque nocturnes à Kouki : un ex-combattant de l’UPC abattu par des hommes armés
Les rebelles de l’UPC, membres de la CPC-F dans la localité de Mboki.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le checkpoint de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC)  situé à l’entrée du site minier de Kouki, près de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, a été attaqué mardi en fin de soirée. Bilan de cette attaque surprise : un mort et un blessé grave parmi les ex-rebelles d’Ali Darassa.

 

L’assaut, préparé minutieusement par les assaillants,  s’est déroulé aux environs de 23 heures. Des hommes lourdement armés non identifiés ont jailli de l’obscurité et ont tiré le poste de contrôle installé par l’Unité pour la paix en Centrafrique. Les ex-combattants présents cette nuit sur le checkpoint n’ont pas eu le temps de riposter efficacement face à cette offensive éclair.

 

La première victime a été atteinte à la tête par un projectile. Son décès a été constaté sur place. Le second combattant, touché lui aussi durant l’échange de tirs, a été évacué avec des blessures graves à la jambe. Son pronostic vital resterait engagé selon les premières informations obtenue par la rédaction du CNC.

 

Pour l’heure, personne ne sait avec certitude qui a mené cette opération, même 72 heures plus tard après l’attaque. Au sein du mouvement d’Ali Darassa, les accusations vont bon train. Une partie des cadres de l’UPC désigne les hommes de Florent Kema, comme les probables auteurs de cette incursion. Cette hypothèse repose sur les récentes tensions entre les deux groupes.

 

D’autres voix au sein de l’organisation avancent une piste différente. Selon elles, les Mercenaires russes déployés dans le secteur pourraient être à l’origine de cette action. Cette version n’a toutefois pas reçu de confirmation.

 

L’UPC a ouvert une information interne pour déterminer l’identité des assaillants. Les responsables du mouvement cherchent à rassembler des témoignages et des indices susceptibles d’éclairer les circonstances de cette attaque. Pour l’heure, aucun élément probant ne permet de trancher entre les différentes versions​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cyrille Ouandé-Cochon….

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Centrafrique : les cartes d’électeurs disparaissent, le vote du dimanche dernier vire au fiasco

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Centrafrique : les cartes d’électeurs disparaissent, le vote du dimanche dernier vire au fiasco

 

 

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centre Maison des jeunes de Bégoua-Soh

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La journée électorale du 28 décembre a tourné au cauchemar pour des centaines des milliers des Centrafricains. Incapables de mettre la main sur leurs cartes d’électeurs, ils ont assisté impuissants au déroulement du vote. Les agents chargés de distribuer ces documents avaient disparu depuis plusieurs jours dans diverses régions du pays.

 

Au centre Maison des jeunes de Bégoua-Soh, identifié sous le numéro 08984814, à la sortie nord de la capitale, les portes sont restées closes durant toute la période précédant le scrutin. Les personnes responsables de remettre les cartes aux citoyens se sont évaporées dans la nature. Mercredi, jeudi,vendredi et samedi dernier, les habitants du quartier Soh ont encore tenté leur chance. En vain. Le bâtiment demeurait verrouillé, aucun panneau n’indiquait où se procurer les cartes électeurs.

 

Cette situation ne s’est pas limitée à la sortie nord de la capitale. Partout en province, dans des dizaines de localités, le même scénario s’est joué. Des citoyens ont reçu des messages leur annonçant l’arrivée des cartes dans leurs centres respectifs. Encouragés par ces nouvelles, ils se sont déplacés en nombre. Arrivés sur place, ils ont trouvé des locaux vides ou fermés. Personne pour les accueillir, encore moins pour leur remettre quoi que ce soit.

 

Les gens de Bégoua ont entrepris des recherches. Quelqu’un a évoqué la possibilité que les agents distributeurs aient rejoint la mairie de Bégoua. Une foule s’est alors dirigée vers le bâtiment administratif de la mairie. L’espoir a été de courte durée. À la mairie non plus, aucune carte n’attendait les électeurs. Les employés présents ont affirmé ignorer où se trouvaient les documents et leurs gardiens. D’autres rumeurs plaçaient ces derniers dans différents quartiers, mais personne n’a pu confirmer leur présence nulle part.

 

Ceci revient exactement à ce que l’opposition réunie au sein du BRDC avait dit.  Elle avait anticipé ce scénario. Plusieurs mois avant le jour J, leur porte-parole dénonçait une opération de façade. Selon eux, tout avait été monté pour donner l’illusion d’un processus normal avec un minimum de chance. Les faits leur ont donné raison. Comment voter sans une carte électeur qui atteste de l’inscription sur les listes ? L’équation s’avère impossible à résoudre pour des milliers de personnes.

 

D’autres témoignages affluent depuis différentes zones du territoire. Partout, le même refrain : promesses non honorées, bureaux inaccessibles, interlocuteurs disparus.

 

Le niveau de pagaille a surpris même les observateurs habitués aux difficultés du pays. Les institutions censées encadrer le scrutin n’ont émis aucun communiqué expliquant la situation. Les électeurs privés de cartes n’ont reçu aucune consigne, aucune solution de repli. Les heures ont filé, et l’inaction des autorités est restée la seule constante de cette journée particulière.

 

Par Brahim….

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ANE : la sorcellerie électorale au service d’un pouvoir aux abois

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ANE : la sorcellerie électorale au service d’un pouvoir aux abois

 

Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des élections   (ANE) dans son bureau à Bangui
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections   (ANE) dans son bureau à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’Autorité Nationale des Elections vient de publier un communiqué qui défie toute logique administrative. En annonçant les modalités de versement des cautions pour les Élections du 28 décembre 2025, l’ANE démontre une méthode qui ressemble davantage à de la sorcellerie qu’à une procédure électorale sérieuse. Cette improvisation intervient au moment même où l’opposition démocratique centrafricaine, regroupée au sein du BRDC, menace de boycotter le scrutin.

 

Le document signé par Mathias Barthélemy Morouba impose aux candidats un parcours du combattant digne d’un mauvais film ivoirien. D’abord se présenter au Trésor Public pour retirer un bordereau, puis courir vers les banques pour payer, enfin revenir à la Perception pour obtenir une quittance. Cette procédure alambiquée sonne comme un rituel mystique plutôt qu’une démarche administrative moderne. Mais surtout, elle montre l’improvisation totale d’une institution censée organiser des Élections crédibles.

 

L’opposition a raison de réclamer un dialogue préalable avec le président Baba Kongoboro. Comment organiser des Élections transparentes avec une ANE totalement sous l’emprise du pouvoir ? Comment appliquer un code électoral qui n’a même pas été mis à jour selon la nouvelle Constitution du 30 août 2023 ? Ces questions fondamentales restent sans réponse, pendant que l’ANE s’amuse à inventer des procédures sorties de nulle part.

 

La situation confine au grotesque. D’un côté, le président Baba Kongoboro annonce un dialogue politique avec l’opposition. De l’autre, son ANE incompétente lance la convocation du corps électoral et l’ouverture des dépôts de candidatures. Une schizophrène institutionnelle qui trahit soit l’incohérence du pouvoir, soit une stratégie délibérée pour brouiller les cartes.

 

Le plus ahurissant reste cette question : sur quelle base légale l’ANE organise-t-elle ces Élections ? Le nouveau code électoral n’existe pas encore. La Constitution du 30 août 2023 introduit la notion de “nationalité d’origine”, mais le code électoral n’en fait aucune mention. Comment peut-on convoquer des candidats avec des textes qui ne correspondent pas entre eux ? C’est de la pure sorcellerie administrative.

 

Depuis un an, l’ANE prétend “nettoyer” la liste électorale. Un an ! Et cette liste n’est toujours pas définitive, jamais affichée, jamais finalisée. Comment organiser un scrutin avec des électeurs fantômes ? L’ANE demande aux candidats de déposer leurs dossiers, mais pour concourir devant quels électeurs exactement ? Cette institution semble vivre dans un monde parallèle où les règles élémentaires de la démocratie n’existent plus.

 

Cette dérive sorcière de l’ANE ne trompe personne. Elle cache mal l’incapacité du pouvoir à organiser des élections crédibles. En multipliant les procédures bizarres et les obstacles bureaucratiques, l’ANE espère peut-être décourager l’opposition et s’assurer une victoire par défaut. Mais cette méthode démontre surtout la faiblesse d’un régime qui ne peut plus compter que sur la manipulation pour se maintenir.

 

Le BRDC a donc mille fois raison d’exiger un dialogue préalable et un nettoyage de l’ANE. On ne peut pas organiser d’élections démocratiques avec des sorciers aux commandes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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OMC : L’Accord sur les subventions à la pêche entre en vigueur le 15 septembre

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OMC : L’Accord sur les subventions à la pêche entre en vigueur le 15 septembre

 

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Image d’illustration de la pêche navale

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Organisation mondiale du commerce franchit une étape historique dans la lutte contre la surpêche mondiale avec l’activation de son premier accord environnemental.

 

L’Accord de l’OMC sur les subventions à la pêche devient officiellement effectif ce lundi 15 septembre 2025, après avoir franchi le seuil de ratification requis des deux tiers des 164 membres de l’organisation. Cette entrée en vigueur représente un tournant dans la gouvernance mondiale des océans et la préservation des ressources halieutiques.

 

L’aboutissement de ce processus de ratification s’explique par les récentes acceptations du Brésil, du Kenya et du Vietnam qui ont permis d’atteindre le quota nécessaire pour l’activation de cet accord négocié depuis plus de deux décennies. Ces trois pays rejoignent une liste de nations qui comprend déjà l’Union européenne, les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et la plupart des grands pays pêcheurs mondiaux. La rapidité de cette ratification témoigne de l’urgence reconnue par la communauté internationale face à l’épuisement des stocks de poissons. Selon les dernières estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus de 35% des stocks mondiaux de poissons sont exploités à des niveaux biologiquement non durables.

 

Ce nouveau cadre juridique définit avec précision les pratiques interdites en matière de soutien public à la pêche. L’accord interdit trois catégories principales de subventions jugées nuisibles. Premièrement, il prohibe le soutien financier aux activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), un fléau qui représente entre 11 et 26 millions de tonnes de captures annuelles selon les estimations. Deuxièmement, le texte encadre strictement les subventions à la pêche dans les zones où les stocks sont surexploités. Les pays devront désormais démontrer que leurs programmes d’aide ne contribuent pas à la dégradation des ressources marines avant d’octroyer des financements. Troisièmement, l’accord limite les subventions pour la pêche en haute mer non réglementée, ces vastes étendues océaniques où l’absence de gouvernance facilite les pratiques destructrices.

 

Les implications financières de ces nouvelles règles toucheront directement une industrie largement subventionnée à travers le monde. Les subventions mondiales à la pêche atteignent environ 35 milliards de dollars annuellement, dont près de 22 milliards sont considérées comme néfastes pour la durabilité des océans. Ces soutiens artificiels maintiennent en activité des flottes surcapacitaires qui épuisent les stocks naturels. L’accord devrait particulièrement affecter les grandes puissances halieutiques. La Chine, premier pays pêcheur mondial avec ses 2,7 millions de navires, devra repenser une partie de ses programmes de soutien à sa flotte lointaine. L’Union européenne, qui consacre plus de 6 milliards d’euros annuellement à sa politique commune de la pêche, a déjà amorcé des réformes pour se conformer aux nouvelles règles.

 

Pour garantir le respect de ces nouvelles obligations, l’accord établit des mécanismes de contrôle et de transparence inédits dans le secteur halieutique. Les pays membres devront notifier leurs programmes de subventions à l’OMC et justifier leur compatibilité avec les nouvelles règles. Un système de surveillance permettra de détecter les violations et d’engager des procédures de règlement des différends. Les pays en développement bénéficient de périodes de transition et d’assistance technique pour adapter leurs politiques. Cette approche différenciée reconnaît que la pêche artisanale dans ces nations répond souvent à des besoins de sécurité alimentaire plutôt qu’à des logiques commerciales industrielles.

 

Les bénéfices attendus de cet accord dépassent le simple cadre environnemental pour toucher l’économie mondiale de la pêche. La réduction des subventions néfastes devrait permettre une meilleure allocation des ressources et favoriser les pratiques durables. Les petits pêcheurs, souvent désavantagés face aux flottes industrielles subventionnées, pourraient retrouver des conditions de concurrence plus équitables. L’accord devrait également encourager l’innovation technologique vers des méthodes de pêche moins destructrices. Sur le plan environnemental, la limitation de la surpêche contribuera à la restauration des écosystèmes marins et à la préservation de la biodiversité océanique.

 

Toutefois, plusieurs limites et défis accompagnent cette avancée réglementaire. L’accord ne couvre pas encore toutes les formes de subventions problématiques, notamment celles qui favorisent la surcapacité des flottes. Des négociations complémentaires sont prévues pour étendre la portée du texte. La question du contrôle en mer reste également complexe. Sans renforcement des capacités de surveillance, notamment dans les zones économiques exclusives des pays en développement, l’efficacité de l’accord pourrait s’avérer limitée. De plus, certains experts craignent que les pays contournent les interdictions en requalifiant leurs subventions ou en les déplaçant vers d’autres secteurs connexes.

 

Une distinction importante mérite d’être soulignée concernant l’impact de cet accord sur les différents types de pêche pratiqués à travers le monde. Pour les pays africains comme la République centrafricaine, où la pêche se pratique principalement sur des pirogues dans les rivières et cours d’eau intérieurs, les nouvelles règles de l’OMC auront un impact limité. Cette pêche artisanale, essentiellement vivrière et pratiquée à petite échelle, ne fait généralement pas l’objet de subventions importantes susceptibles de perturber les écosystèmes marins mondiaux. L’accord vise principalement les flottes industrielles océaniques et les navires de pêche hauturière qui bénéficient de soutiens publics conséquents pour leurs activités en haute mer. Pour les communautés africaines qui dépendent de la pêche continentale, l’accord pourrait même présenter des avantages indirects en réduisant la pression sur les stocks de poissons océaniques, ce qui pourrait favoriser le développement d’une aquaculture durable et de programmes de soutien à la pêche locale respectueuse de l’environnement.

 

L’entrée en vigueur de cet accord le 15 septembre 2025 constitue néanmoins un signal fort de la communauté internationale. Pour la première fois, le commerce mondial intègre explicitement des considérations environnementales dans ses règles, ouvrant potentiellement la voie à d’autres accords sectoriels sur le climat et la biodiversité.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

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Flash info : Confusion électorale à l’école Malo, les électeurs menacent et lancent un ultimatum avant 16 heures

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Flash info : Confusion électorale à l’école Malo, les électeurs menacent et lancent un ultimatum avant 16 heures

 

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Le centre de vote de l’école Malo, dans le cinquième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 C’est la panique au bureau de vote de l’école Malo, dans la deuxième circonscription du cinquième arrondissement de la capitale.  Ce matin. Les électeurs venus voter pour les trois scrutins constatent qu’aucun bulletin législatif n’est disponible. Face à ce dysfonctionnement incompréhensible, ils annoncent des actions radicales si rien ne change d’ici quelques heures.

 

Sur place, depuis le début du scrutin, les électeurs peuvent uniquement glisser dans l’urne leurs bulletins pour la présidentielle et les municipales. Impossible en revanche de se prononcer pour les législatives : aucun bulletin correspondant à cette élection n’a été acheminé vers ce centre. À la place, des bulletins de vote du quartier Benz-vi, dans le même arrondissement, ont été livrés, selon les organisateurs,  par erreur. Cette substitution incompréhensible bloque tout le processus électoral pour cette partie du scrutin.

 

La colère monte parmi les votants présents. Plusieurs d’entre eux ont lancé un ultimatum sans équivoque : si les bulletins manquants ne sont pas disponibles avant 16 heures, ils détruiront l’ensemble du matériel électoral, et aucune urne ne va quitter ce centre de vote qui regroupe 12 bureaux de vote. Les urnes ne sortiront pas du centre de vote, affirment-ils. Un groupe de jeunes électeurs a même annoncé son intention de bloquer totalement l’accès au lieu de vote.

 

Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé  s’est déplacé en personne sur les lieux pour constater l’ampleur du problème. Malgré sa présence et les discussions avec les responsables de l’autorité nationale des Élections, aucune solution concrète n’a été trouvée. Son départ sans réponse satisfaisante a encore amplifié la fureur des électeurs qui se sentent abandonnés.

 

D’après les informations recueillies sur place, une majorité d’électeurs pointe du doigt Ernest Kongure, le député sortant de cette circonscription du 5e arrondissement, candidat du MCU. Ce candidat numéro un du MCU aux législatives traîne une réputation sulfureuse auprès de la population dans le cinquième arrondissement. Beaucoup l’accusent d’avoir manigancé cette pagaille électorale pour servir ses intérêts personnels. Son impopularité notoire alimente les soupçons dans ce bureau de vote où la tension ne cesse de grimper au fil des heures​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Le détail dans nos prochains articles sur CNC….

Anselme Mbata….

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