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CENTRAFRIQUE : LA BATAILLE DES LÉGISLATIVES À BOCARANGA 1 ET SES SURPRISES PUYANTES

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LA BATAILLE DES LÉGISLATIVES À BOCARANGA 1 ET SES SURPRISES PUYANTES

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En démocratie, choisir ses représentants (élus) par la voix des urnes et selon les règles établies demeure un principe républicain et efficace pour la stabilité politique et sociale d’un pays donné.

 

Cependant, à Bocaranga 1, ce qui se joue actuellement est loin d’être considérée comme la démocratie ou encore la politique au sens propre à laquelle notre pays aspire et se veut responsable.

 

Ces derniers temps, Bocaranga 1 est devenu un champ de règlements de compte politique, un laboratoire d’invention des preuves d’irrégularités électorales et d’intimidation entretenu par le pouvoir en place et ses acolytes en vue d’imposer contre toute volonté populaire le Candidat aux législatives du MCU Mr Esaïe GBANNE, ancien Photographe et S.G de la Mairie et Sous-préfet de Bocaranga désavoué par la population.

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L’image de banderole attachée au manguier à l’entrée de la Sous-pr

 

Malgré qu’ils savent et nous savons de même que ce dernier a perdu lamentablement sur le terrain et selon les premiers résultats fournis par l’Autorité Nationale des Élections (ANE), Bangui et ses alliés veulent jouer un pari risqué qui pourrait solder par une confrontation intercommunautaire.

 

Les signaux ne mentent pas !

 

Dans les faits, obséder de déboussoler, décapiter l’Opposition démocratique et de découdre avec le Président de l’URCA Anicet Georges DOLOGUELE par tous les moyens illégaux, le pouvoir de Bangui ne s’était pas contenté de faire pression sur les Agents et Fonctionnaires de l’État centraux, décentralisés et déconcentrés mais utilise des billets de Banque, des vivres, des autorités militaires et des notables pendant le second tour des législatives à Bocaranga 1 pour soutenir ouvertement le Candidat du MCU et atteindre son but voulu.

 

Dans un premier temps, ce n’était un secret pour personne lorsque pendant le second tour des législatives, le Chef de l’État, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre s’étaient déplacés à Bohong et Bocaranga centre faire des déclarations de soutien au Candidat du MCU et s’attaquer ouvertement à Mr Anicet Georges DOLOGUELE.

 

Deuxièmement, le jour même du scrutin, le Superviseur Régional du MCU Mr Abdoulramane s’était rendu à Bohong avec un sac rempli d’argent et une dizaine des FACA pour imposer aux Chefs de quartiers et villages de mobiliser la population à voter pour le Candidat Esaïe GBANNE car le taux de participation à Bohong était pressenti faible.

 

Enfin, suite aux pressions et menaces exercées par le Ministre d’État à l’Education Mr Aurélien ZINGAS, certains enseignants répartis dans les Bureaux de vote comme membres ont influencé ouvertement le vote.

 

À l’exemple du Chef de secteur scolaire Mr Fifi YAMBENGUE et l’Inspecteur de la circonscription scolaire Mr Florentin HORO deux Superviseurs généraux qui exerçaient une influence considérable dans les Bureaux de vote pour le compte du Candidat Esaïe GBANNE.

 

Après ces feuilletons pour faire échec au Candidat Anicet Georges DOLOGUELE et la proclamation provisoire des résultats par l’ANE qui donne ce dernier victorieux, la machine administrative centrale et décentralisée ne comptent pas jeter l’éponge à ce niveau.

 

Sous pression et dans le souci de préserver son fauteuil, le comble du ridicule a été activé au niveau du Conseil Constitutionnel (C.C) par le Sous-préfet de Bocaranga Mr KOSSAMOU-KONGOULOU Crépin – Bonaventure contre le Candidat Anicet Georges DOLOGUELE.

 

Une note faisant mention des irrégularités graves que seul le Sous-préfet avait constatées car celles-ci ne figuraient d’aucun des Procès Verbaux, Rapports des Observateurs, des Journalistes et des Forces de Sécurité Intérieure.

 

Pour rappel, pendant le passage du Président Faustin Archange TOUADERA à Bocaranga, le Sous-préfet s’était retrouvé dans un sale drap car le Chef de l’État lui reprochait pour son incompétence dans la gestion de campagnes électorales marquant le premier tour des Présidentielle et législatives où le MCU avait obtenu un faible score à Bocaranga.

 

Ensuite, contrarier par la descente à Bocaranga de Madame la Préfète de l’Ouham Péndé au lendemain du second tour des législatives où cette dernière avait soumis tous les Agents de l’État et Fonctionnaires à un interrogatoire musclé sur les causes d’échec aux législatives du Candidat du MCU Esaïe GBANNE.

 

Ainsi, pour ces causes, tous les bois doivent être mis au feu au même moment pour se dédouaner de cet échec cuisant et sauver sa tête.

 

Décidément, quand le ciel pleut caillouteux, chacun cherche à protéger sa tête.

 

Malheureusement, il ne s’agit là que d’un revirement, une roublardise qui traduit des coups bas et une politique de l’autruche exercée par la Préfète et le Sous-préfet de Bocaranga qui avaient œuvré en coulisses comme deux artisans d’échec de Mr Esaïe GBANNE grâce à un travail de sabotage bien entretenu auprès des Agents et Fonctionnaires de l’État affectés à Bocaranga qui Mr Esaïe GBANNE a l’habitude de les considérer comme “A GA GA NGO” c’est à dire des non originaires de Bocaranga.

 

En plus, la préfète a toujours trouvé Esaïe GBANNE trop encombrant au niveau de Bozoum à cause de certains conflits d’intérêts qui les opposaient et le Sous-préfet de Bocaranga Mr KOSSAMOU-KONGOULOU Crépin Bonaventure a toujours jugé Mr Esaïe GBANNE de très zélé pour ses manières de faire, pensant qu’étant originaire de Bocaranga, cela lui donne le droit d’exercer sa fonction de Sous-préfet à cheval entre Bozoum et Bocaranga.

 

Comme les faits sont têtus !

 

Si le Président Faustin Archange TOUADERA et le Bureau Politique du MCU pouvaient se demander : “Pourquoi tant de ressources humaines et financières mobilisées pour faire échec au Candidat Anicet Georges DOLOGUELE sans aucun résultat attendu ?”.

 

Ce qu’il faut retenir, avant le jour du scrutin, la Préfète, le Sous-préfet, le Candidat Esaïe GBANNE et certains membres de la Fédération du MCU et membres de l’Association TOUADERA VIVE L’ÉCOLE ont discrètement partagé entre eux une bonne partie des ressources (argent, bœufs et riz) fournies par le Chef de l’État au détriment de la population locale et bénéficiaire.

 

Un détournement qui avait irrité entre-temps les différentes entités lésées qui ont décidé à leur tour le jour du scrutin de voter contre le Candidat du pouvoir Mr Esaïe GBANNE en guise de représailles.

 

Raison pour laquelle au lendemain des législatives, suite aux demandes du Sous-préfet, de la Fédération du MCU et d’Association TOUADERA VIVE L’ÉCOLE, certains Chefs de quartiers et villages de Bocaranga 1 et bénéficiaires ont décidé de restituer quelques bœufs et argent offerts par le Chef de l’État.

 

A l’exemple de Mr NGBOROBAÏLE BESSANAYA Apollinaire connu au nom de “Service A Ga Charge” qui le jour même du scrutin était parti au village PAKALE pour imposer aux Chefs de villages de lui restituer tout ce qui a été offert par le Chef de l’État.

 

Voyant une sorte de provocation en vue de saboter le suffrage du Candidat Anicet Georges DOLOGUELE, les notables ont décidé de lui tout restituer.

 

Pour rappel, Anicet Georges DOLOGUELE avait confié à ce dernier un marché de réhabilitation des ponts de Bocaranga et Ngaoundaye, estimé à 10 millions de FCFA qu’il a détournés jusqu’à ce jour.

 

Après restitution des bœufs et argent, le Sous-préfet et certains Cadres du MCU de Bocaranga ont décidé de revendre les bœufs aux Bouchers et d’empocher l’argent.

 

Quelle bonne escroquerie ?

 

Dans cette marée électorale puyante, le braquage au niveau de KOUI du Comptable de la Mairie et membre de démembrement, serait l’œuvre du Candidat Esaïe GBANNE pour empêcher ce dernier de se rendre à KAÏTA afin de faciliter les fraudes qu’il a organisées dans cette zone.

 

Pour exemple, au Bureau de vote de ASSANA 1, l’effigie du Candidat Esaïe GBANNE été affichée à côté d’isoloir et à KORDAMON, le Bureau de vote a été ouvert vers 13h à cause de non conformité de la liste électorale et les frères du Candidat Esaïe GBANNE avaient imposé de faire voter des Réfugiés et Peuls venus du Cameroun avec des cartes électorales des personnes décédées.

 

À cause de non conformité de la liste électorale de KORDAMON et du retard accusé dans l’ouverture du Bureau de vote, avant qu’une partie de la liste conforme ne soit transférée par WhatsApp puis en moto taxi, devant la Sous-préfecture de Bocaranga, le Candidat Esaïe GBANNE avait proféré des menaces d’atteintes physiques à l’égard des membres du démembrement de Bocaranga ainsi que de l’équipe du Candidat Anicet Georges DOLOGUELE déployée à KAÏTA en ces termes: “Ce problème de liste a été un complot contre moi. Je vous assure que si une solution rapide n’est pas trouvée, n’oubliez pas que vos équipes sont dans ma zone natale, entre les mains de mes frères. Aucun ne sortira dans cette circonstance”. Fin de citation !

 

Face à ce propos d’extrême gravité, le démembrement de l’ANE de Bocaranga qui possède encore un enregistrement audio de ce propos, compte déposer une plainte pour “Préméditation” contre Mr Esaïe GBANNE après les échéances électorales.

 

Bref, depuis 1960, nous n’avions jamais assisté à une telle pollution de l’espace civique et politique en République centrafricaine facilitée par un pouvoir qui confisque tous les leviers de la République et une Administration centrale, décentralisée et déconcentrée à la solde de celui-ci et un parti au pouvoir qui intimide, falsifie des preuves (des jeunes payés pour être des victimes), dit haut et fort que le suffrage de Bocaranga sera décidé à Bangui à leur faveur, refuse d’enlever leurs banderoles de campagnes jusqu’à ce jour à l’entrée de la ville et celle de la Sous-préfecture et qui se concerte de solliciter du pouvoir central un renfort des FACA et Wagner à Bocaranga avant la décision du Conseil Constitutionnel (C.C) pour le second tour des législatives.

 

De tout ce qui précède, Bocaranga retient son souffle pour recevoir ce qui semble devenir le jugement dernier décidé par le Prince.

 

Mais au lieu de reconnaître qu’ils étaient faits duper par leurs propres Frères Unis de Bocaranga qui sont constitués des escrocs, d’admettre leur défaite sur le terrain confirmée par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) et de dépêcher une enquête à Bocaranga pour situer les responsabilités en ce qui concerne le financement de ses propres campagnes afin d’éviter à cette population une confrontation qu’eux seuls seront les initiateurs et responsables, le pouvoir de Bangui se laisser hanter par la haine et l’ego contre le BRDC et Mr Anicet Georges DOLOGUELE sans aucun intérêt général.

 

Vous avez reçu un mandat de sept (7) ans pour diriger la Centrafrique, laissez Bocaranga choisir librement son Représentant pour sept (7) ans.

 

En attendant, la sentence et la surprise de demain, remercions les Forces mixtes (Faca, Gendarmerie et Police) de Bocaranga qui avaient sécurisé le scrutin du 26 avril 2026 avec succès.

 

Demain demeure incertain !

 

Par Fortuné Bobérang

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OUANDA-DJALLÉ : L’URGENCE HUMANITAIRE PRÉVISIBLE DEVIENT UNE RÉALITÉ

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OUANDA-DJALLÉ : L’URGENCE HUMANITAIRE PRÉVISIBLE DEVIENT UNE RÉALITÉ

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La saison des pluies s’abat sur le Nord-Est de la République centrafricaine, et avec elle s’effondre le fragile dispositif humanitaire de Ouanda-Djallé. Sur le site de Ngbougou, les retournés centrafricains et les réfugiés soudanais mesurent la fragilité des promesses internationales.

 

Sur ce site occupé principalement par des refugiés soudanais, les quelques bâches distribuées par des organisations comme Médecins Sans Frontières (MSF) ou HCR n’ont pas résisté aux premiers vents de la semaine dernière. Déchirées, envolées, elles laissent des centaines de familles sans la moindre protection, sous une pluie continue.

 

Des abris en miettes et de l’eau insalubre

Le décor de Ngbougou montre des tentes arrachées et des effets personnels trempés. Pour ces personnes, la réalité est immédiate : passer les nuits à même le sol, sans toit. Les abris temporaires fournis par les ONG ont montré leurs limites en quelques jours à peine.

 

À cette absence de protection s’ajoute une crise de l’eau majeure. L’eau consommée par les habitants du site atteint un niveau de saleté repoussant, s’apparentant à des mares d’abreuvage pour animaux. Boire cette eau est une obligation quotidienne faute d’alternative, augmentant chaque jour les risques sanitaires pour les enfants et les adultes déjà affaiblis.

 

Un double exil provoqué par l’histoire

Ces populations subissent les conséquences de conflits successifs. Entre 2013 et 2016, fuyant les violences en RCA, ces Centrafricains avaient trouvé refuge au Sud du Soudan. Ils y ont rebâti leur vie jusqu’au déclenchement de la guerre civile soudanaise en 2023. Poussés à l’exil une seconde fois, ils sont revenus en Centrafrique, accompagnés de citoyens soudanais fuyant les mêmes combats.

 

Aujourd’hui regroupés massivement à Ouanda-Djallé, ces deux groupes partagent la même misère. Ils se retrouvent dénués de tout, dans une région difficile d’accès où l’assistance tarde à se concrétiser de manière durable.

 

L’attente des évaluations

Pendant que l’urgence grandit Sur place, une équipe d’une organisation internationale s’affaire à compter les sinistrés et à analyser les besoins. Une démarche administrative indispensable pour les états-majors humanitaires, mais qui se déroule au rythme des bureaux, pendant que les familles subissent les intempéries en temps réel.

 

Les résidents du site de Ngbougou lancent des appels pressants. Les besoins ne se résument plus à des statistiques ou à des rapports d’évaluation : il faut de toute urgence des matériaux de construction solides, des dispositifs d’assainissement et un accès immédiat à de l’eau potable avant que la situation sanitaire ne devienne incontrôlable.

 

Serge Binguimalé

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Touadéra tend un piège à la diaspora centrafricaine : « Rentrez développer le pays », mais finissez en prison comme Erenon. L’hypocrisie d’un président qui arrête les patriotes naïfs

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Touadéra tend un piège à la diaspora centrafricaine : « Rentrez développer le pays », mais finissez en prison comme Erenon.  L’hypocrisie d’un président qui arrête les patriotes naïfs

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Faustin-Archange Touadéra répète sans cesse aux Centrafricains de l’étranger : rentrez, soyez vaillants, venir changez le pays. À Moscou en mars 2026, il a remis ça. Mais ceux qui écoutent et rentrent vraiment tombent dans un guet-apens : arrestations immédiates, cellules à Ngaragba, accusations inventées. Exemple parfait : le Dr Dominique Désiré Erenon, constitutionnaliste et ex-expert à l’Union africaine, arrêté dès son arrivée. Touadéra se prend pour le plus malin, mais il expose son propre piège.

 

Faustin-Archange Touadéra adore se la jouer roublard. À chaque fois qu’il croise des Centrafricains à l’étranger, il sort le même refrain : rentrez au pays, développez le pays, montrez du patriotisme. À Moscou, mars 2026, il a répété : « C’est à nous, les Centrafricains, de prendre en main notre pays. Il faut être vaillant. Il faut être fort. » Et il a ajouté : « Les formations que nous vous avons accordées dans différents pays étrangers ont précisément pour objet votre retour au pays. Il faut un peu de patriotisme. »

 

Certains y croient. Ils prennent ces mots au sérieux, achètent leur billet, atterrissent à Bangui. Et là, bam : menottes à l’aéroport. Le cas du Dr Dominique Désiré Erenon parle tout seul. Constitutionnaliste, ancien expert à l’Union africaine, il a répondu à l’appel, repris son poste à l’université de Bangui. Résultat : arrêté le 3 octobre 2025 à Bangui-Mpoko, transféré à la prison de Ngaragba en décembre, huit chefs d’accusation collés sur le dos : complot, atteinte à la sûreté de l’État, tentative de déstabilisation. Pareil pour Renan : retour, arrestation, accusations montées de toutes pièces. Touadéra dit « rentrez », et l’accueil c’est la prison. Il se croit plus intelligent que tout le monde, mais il fabrique lui-même les preuves de son échec.

 

Dans le même discours, il accuse les exilés de trahison : « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. » Mais c’est lui qui rend le retour impossible. Sa constitution de 2023 bloque les binationaux : nationalité exclusive, seuls les « Centrafricains d’origine » peuvent accéder aux postes clés, ministères, présidence. Né à l’étranger ? Double nationalité ? Fini pour toi. Il divise son peuple en deux camps : les « purs » qui restent et les « impurs » qu’il supplie de revenir… pour les exclure ensuite. Rentrez, mais sans droits. Pure hypocrisie.

 

Il parle du sous-peuplement : « Nous sommes sous-peuplés. Et ce sous-peuplement est lui-même un facteur de sous-développement. » Dix ans de pouvoir, et le pays se vide. Pourquoi ? Mercenaires Wagner (ou Africa Corps) qui contrôlent tout : mines, routes, racket. Rentrez pour bosser sous leurs ordres ? Pour voir vos projets écrasés par des taxes folles, des impôts qui tuent les petites entreprises ? Des Centrafricains rentrent, achètent des camions pour relancer le transport. Six mois après : routes en chaos, pannes constantes, faillite totale. Ils repartent en Europe ou aux États-Unis, lessivés. Beaucoup font pareil : tentative, échec, exil forcé.

 

Touadéra minimise les plaintes : « Il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. Ils racontent n’importe quoi. » Routes défoncées, électricité absente des jours entiers, eau rare ou sale – c’est le quotidien. Sa réponse : « Si ces réalités vous font mal, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. » Rentrez pour dormir où ? Pour se doucher dehors, comme il le dit lui-même en se moquant : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité de votre pays. » Il ridiculise la misère qu’il entretient.

 

Les cerveaux qui rentrent ? Rien pour eux. Les jeunes au pays tentent de créer des entreprises, mais le régime préfère les étrangers : Rwandais, Camerounais, Libanais raflent les marchés, les contrats. Pas d’encouragement pour les Centrafricains : zéro aide, zéro mesure. Touadéra parle de patriotisme, mais favorise les autres sur le dos des siens.

 

En Russie, il harangue surtout des militaires et étudiants en formation – des gens obligés de rentrer de toute façon. La vie là-bas est un calvaire pour les civils : peu restent. Un exemple parmi d’autres : un compatriote parti étudier en Russie en 1995, rentré en 2000 pour travailler. Rien trouvé. Obligé de repartir pour sa femme et ses enfants restés en Russie. La diaspora voit clair : les appels au retour sont un piège.

 

Touadéra raconte des bêtises. Il supplie « Il faut rentrer. Il faut changer le pays. » Mais son régime arrête les critiques, exclut les binationaux, laisse Wagner régner, favorise les étrangers, étouffe les initiatives. Les retours finissent en prison, en faillite ou en nouveau départ. Un président qui se croit le plus malin, mais qui prouve à chaque phrase qu’il dirige un pays en ruine qu’il n’a jamais su tenir.

 

Par Anselme Mbata

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Kidnappés à Zemio, torturés à Berengo, Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule finalement jetés dans les cellules de la gendarmerie à Bangui par les mercenaires russes

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Torturés à Berengo, Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule finalement jetés dans les cellules de la gendarmerie à Bangui par les mercenaires russes  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’angoisse qui planait sur le sort d’Antoine Zogonimbou et de Mboliloungoule vient de se dissiper, laissant place à l’horreur de leur calvaire. Les deux notables kidnappés le 25 avril à Zémio par les forces russes d’Africa Corps ont été localisés à Bangui.

 

Déportés en secret depuis le Haut-Mbomou par hélicoptère, ils n’avaient pas été conduits devant des instances judiciaires régulières à leur arrivée dans la capitale. Les mercenaires russes les ont immédiatement transférés à Berengo, le centre d’instruction situé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye. C’est dans ce camp que les deux otages ont subi de longues séances de tortures, à l’abri des regards, une méthode destinée à briser ces deux figures locales faussement accusées de complicité avec les milices Azandé. Sans une dénonciation publique rapide de leur disparition, il est évident que ces deux hommes ne seraient plus en vie aujourd’hui.

 

Lundi dernier, leurs geôliers russes ont finalement décidé de les ramener à Bangui pour les remettre aux forces de la gendarmerie nationale. Ils se trouvent actuellement en garde à vue à la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie.

 

Ce traitement infligé à des citoyens engagés dans le domaine humanitaire ou politique confirme la violence du régime de Faustin-Archange Touadéra. Pour préserver son pouvoir à tout prix, ce dernier abandonne la population centrafricaine à la violence de miliciens russes hautement criminels. Cette gestion du pays par la terreur et l’abus de pouvoir place le dictateur Faustin-Archange Touadera sur une voie de non-retour. La justice internationale finira par demander des comptes à ceux qui se croient aujourd’hui tout-puissants.

 

Par Alain Nzilo

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Décryptage du propos du directeur de cabinet : comment le ministère du Travail organisent consciemment le naufrage financier de l’ACFPE

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Décryptage  du propos du directeur de cabinet : comment le ministère du Travail organisent consciemment le naufrage financier de l’ACFPE

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le niveau de dérive de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi franchit un nouveau cap dans l’indécence. Les langues se délient en interne ,  brisent l’omerta et montre comment la direction intérimaire et le ministère du Travail organisent consciemment le naufrage financier de l’agence, quitte à priver les employés de leurs propres salaires.

 

La folie des grandeurs : La facture réelle grimpe à 84 millions de francs CFA

Les premières estimations étaient déjà alarmantes, mais la réalité des chiffres s’avère bien pire. Ce ne sont pas 52 millions, mais la somme vertigineuse de 84 millions de francs CFA qui a été injectée dans l’organisation de ce « Mois du travail ».

 

Pour atteindre un tel sommet de dépenses au moment où l’agence se dit en faillite, la direction a instrumenté une manipulation budgétaire grossière : elle a tout simplement annulé et repoussé le lancement d’un projet technique et vital nommé « I-COMPETE », dont le budget s’élevait à 25 millions de francs CFA, pour injecter ces fonds directement dans le folklore du défilé présidentiel du 10 mai.

 

Le résultat sur le terrain est une insulte à l’argent public : l’événement est un désert humain. Les stands sont vides, le public est absent, donnant l’impression qu’il n’y a absolument aucune activité sur place. Pourtant, dès le lendemain matin de ce lancement raté, toute l’équipe dirigeante s’est empressée de vider les bureaux pour s’offrir une virée de cinq jours à Mbaiki, avec une suite de déplacements déjà programmée vers Geneviève, multipliant les indemnités et les frais de mission fictifs.

L’ACFPE  n’est pas la première agence à avoir des arriérés  de salaires » : la réponse pathétique et criminelle du ministère du travail

Le moment le plus effrayant de ces révélations réside dans la confrontation interne entre les techniciens des finances et les décideurs politiques. Conscient du gouffre financier créé par ces festivités, le Directeur des Comptabilités et des Finances (DCF) est monté au créneau. Il a officiellement averti la direction que l’argent dépensé pour ce seul « Mois du travail » allait épuiser les dernières réserves de l’agence, plongeant inévitablement le personnel dans une crise d’arriérés de salaires.

 

La réponse du ministère de tutelle est d’une violence institutionnelle rare. Interpellé sur ce risque majeur de laisser des pères et des mères de famille sans rémunération, le Directeur de Cabinet (DIRCAB) du ministre du Travail a balayé l’alerte d’une phrase méprisante :

 

« L’ACFPE n’est pas la première agence à avoir des arriérés de salaire. » Cette déclaration « bidon » et irresponsable prouve que la détresse des agents est planifiée. Le ministère du Travail sait parfaitement que l’agence va cesser de payer ses employés, mais il préfère sacrifier les salaires des travailleurs pour financer des opérations de prestige et des voyages familiaux.

 Un chaos généralisé et intentionnel

Ce décryptage met à nu un système où les alertes financières des comptables sont étouffées par le pouvoir politique. L’ACFPE est plongée dans un chaos total où l’administration s’effondre sous le poids de la corruption et du népotisme. L’argent destiné aux projets d’insertion (comme I-COMPETE) et aux rémunérations des agents est capté par le clan de la directrice générale intérimaire et couvert par le Directeur de cabinet de la ministre.

 

Face à ce désordre financier caractérisé, la question n’est plus de savoir si l’ACFPE est en crise, mais plutôt de savoir combien de temps ce pillage impuni va continuer à sacrifier l’avenir de l’emploi en République Centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : QUAND WAGNER, LES CHINOIS ET LES LIBANAIS IMPOSENT L’ESCLAVAGE AU VU ET AU SU DE TOUS

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Centrafrique : QUAND WAGNER, LES CHINOIS ET LES LIBANAIS IMPOSENT L’ESCLAVAGE AU VU ET AU SU DE TOUS

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, le simulacre annuel de la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels dissimule à peine une réalité barbare : les travailleurs triment dans des conditions d’asservissement total.

 

Derrière les salles de conférence de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), les discours fleuves sur l’horizon 2040 relèvent de la pure bouffonnerie. Pendant que les officiels s’écoutent parler, le pays s’enfonce dans le désordre et le chaos total. Il n’y a plus de lois au travail, plus aucun droit, juste la loi du plus fort.

 

Dans les faits, une véritable dictature patronale s’implante partout. Les hommes d’affaires libanais agissent à leur guise, bafouant les règles de la dignité humaine. Sur les chantiers routiers et dans les mines de l’arrière-pays, les patrons chinois imposent des cadences infernales sans la moindre protection, traitant la main-d’œuvre centrafricaine comme du bétail. De leur côté, les mercenaires russes du groupe  Wagner font absolument ce qu’ils veulent dans leurs exploitations et leurs entreprises, imposant un climat de terreur. L’État lui-même participe à cette foire d’empoigne en faisant ce qu’il veut, abandonnant le peuple à son triste sort.

 

Au milieu de cette anarchie, le ministère du Travail, censé veiller au respect de la loi du travail  , brille par sa complicité. L’institution s’enferme dans le silence et la clandestinité. C’est le règne de la magouille, du racket institutionnalisé et de la corruption généralisée.

 

Il est urgent d’épingler gravement ce ministère et ses agents véreux. Les inspecteurs du travail sont de véritables voleurs, des fonctionnaires qui se rendent dans ces entreprises non pas pour contrôler, mais pour récupérer leurs enveloppes de pots-de-vin. En échange de cet argent sale, ces agents corrompus exposent délibérément les ouvriers aux pires dangers. Le sort des employés du bâtiment, des mines chinoises ou des transports n’est qu’un business pour ces bureaucrates qui s’engraissent sur la misère humaine.

 

Pendant que ces inspecteurs empochent leurs liasses, les accidents mutilent et tuent quotidiennement dans l’indifférence. Les grands discours sur les risques technologiques ou le stress psychologique prêchés par les prétendus experts de la CNSS sont une insulte face à cette traite des êtres humains.

 

Alors que la directrice de la protection sociale ose parler d’améliorations futures, les travailleurs savent pertinemment que leurs vies sont vendues aux enchères par des autorités avides de gain immédiat, laissant le pays sombrer dans une dérive

 

Par Roméo Silvère Doubalet, journaliste

 

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Ça y est! Sous la pression des mercenaires russes, Ahmat Chaltout, le nouveau chef d’État-major du MPC capitule devant Didot Ali, ancien chef d’État-major du MPC

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Ça y est! Sous la pression des mercenaires russes, Ahmat Chaltout, le nouveau chef d’État-major du MPC  capitule devant Didot Ali, ancien chef d’État-major du MPC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sous la pression des mercenaires russes à Bossangoa, le nouveau chef d’état-major Ahmat Chaltout a cédé son commandement à Didot Ali, scellant le sort de Mahamat Al-Khatim, Président fondateur du MPC, refugié à Ndjamena au Tchad.

 

Le dénouement de la crise interne au Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) est désormais officiel. Conduits le week-end dernier à Bossangoa par les mercenaires russes, l’ancien chef d’état-major Didot Ali et son successeur éphémère Ahmat Chaltout sont de retour à Markounda. Les conclusions de ce déplacement forcé confirment la prise de contrôle totale de l’organisation par les hommes de Wagner.

 

Selon des informations exclusives obtenues par la rédaction de CNC, les forces russes ont exercé une pression maximale sur Ahmat Chaltout. L’injonction était claire : se plier aux ordres de Didot Ali et mettre fin aux velléités de division. Conscient du déséquilibre des forces, Chaltout a choisi de baisser les bras et de se ranger derrière son rival.

 

Avant de formaliser sa soumission à Dido Ali, le chef déchu a discrètement contacté par téléphone le président fondateur du MPC, Mahamat Al-Khatim, actuellement retranché à N’Djamena. Au cours de cet échange, Chaltout a assuré son leader de sa fidélité morale, expliquant que seule la réalité du terrain dictait sa conduite. Sans le contrôle des sites miniers de l’Ouham, indispensables pour nourrir ses troupes, et sous la menace d’une expulsion par les Russes, la résistance était devenue impossible. Il conserve la gestion locale de la zone uniquement pour assurer la subsistance de ses hommes.

 

Cette allégeance forcée confirme le rôle de Didot Ali comme principal relais de Wagner dans la région. Véritable bras droit des forces russes, il garantit la continuité de l’exploitation minière et le versement de taxes importantes aux paramilitaires. En contrepartie, le MPC, à l’instar de certains éléments de l’UPC, se transforme en exécutant des basses œuvres de l’organisation sécuritaire russe, participant aux exactions sur le terrain.

 

Pour Mahamat Al-Khatim, la défaite est totale. Privé de ses soutiens financiers et de son autorité militaire, le président fondateur est réduit à un rôle purement honorifique. Isolé au Tchad, sans le moindre contrôle sur les ressources minières du pays, le chef historique assiste impuissant à l’effondrement de son influence réelle.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Centrafrique : L’Association « Les 12 Apôtres » sort du silence et fustige les manipulations du pouvoir de Bangui

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Centrafrique : L’Association « Les 12 Apôtres » sort du silence et fustige les manipulations

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Face aux fausses accusations de Rodrigue Charly Kokama, l’association des 12 apôtres clarifie sa position. Cette mise au point écrite affaiblit la stratégie de désinformation et perturbe les plans du gouvernement.

 

En effet, une manipulation politique de grande envergure vient d’échouer publiquement. Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’enregistrements audio attribués à Rodrigue Charly Kokama, l’Association « Les 12 Apôtres » s’est réunie en session extraordinaire ce samedi 16 mai 2026 à 16 heures. L’objectif de cette rencontre d’urgence était de clarifier une situation polluée par des rumeurs et des accusations dénuées de tout fondement.

 

Dans une vidéo explicative, Rodrigue Charly Kokama a présenté des excuses publiques notables. Il a formellement reconnu avoir volontairement inventé des propos mensongers, incohérents et totalement fictifs à l’encontre de plusieurs personnalités de premier plan : Abdou Karim Meckassoua, Pascal Bida Koyagbélé, Sani Yalo, Anicet Georges Dologuélé et Rodrigue Prudence Mayte. L’intégralité des accusations formulées contre ces dirigeants s’avère inventée, ce qui provoque un sérieux embarras chez les partisans de cette campagne de dénigrement.

 

Face à cette entreprise de désinformation, l’association a prononcé une désolidarisation totale et immédiate. Les déclarations de Rodrigue Charly Kokama n’engagent que sa propre personne. Le communiqué officiel précise que ces propos ne reflètent ni la vision, ni les valeurs, ni les positions de l’association « Les 12 Apôtres », et encore moins celles de son président, Rodrigue Prudence Mayte. L’organisation insiste sur le fait qu’elle n’est associée, ni de près ni de loin, à aucune ambition personnelle ou initiative évoquée dans ces enregistrements manipulés.

 

Le texte rappelle les fondements essentiels de l’organisation. L’association « Les 12 Apôtres » œuvre exclusivement pour la citoyenneté, la paix et le développement intégral des communautés en République centrafricaine. Ses statuts interdisent formellement toute démarche visant la prise de pouvoir par la force ou par des moyens contraires à la légalité. Cette clarification doctrinale prive le camp d’en face de ses arguments habituels.

 

Pour clore cette mise au point, le bureau de l’association annonce l’ouverture du volet judiciaire. L’organisation se réserve explicitement le droit d’engager des poursuites contre toute allégation diffamatoire ou tentative de nuire à son image ou à celle de ses dirigeants. Réaffirmant son engagement indéfectible en faveur d’un changement profond, pacifique et légal en République centrafricaine, le président Rodrigue Prudence Mayte a signé le document à Paris, rappelant que leur force réside uniquement dans la critique constructive et la dénonciation des injustices, des armes de l’esprit plus puissantes et durables que n’importe quelle arme à feu ou d’assaut légale.

 

Par Brahim Sallé

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Contentieux électoral à Bouar : Souleman Bi Hassan visé par une requête en déchéance devant le Conseil Constitutionnel

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Contentieux électoral à Bouar : Souleman Bi Hassan visé par une requête en déchéance devant le Conseil Constitutionnel

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis quelques jours, à Bangui, une procédure de destitution vise le candidat déclaré vainqueur à Bouar 4. Le requérant fonde son action sur une précédente décision d’invalidation datant de 2020 par la cour constitutionnelle.

 

Cette offensive juridique, enregistrée au greffe le 18 mai 2026, émane du candidat Harouna Moelle, représenté par son mandataire. Elle fait suite à la proclamation des résultats définitifs du premier tour des législatives du 28 décembre 2025, qui donnaient Souleman Bi Hassan vainqueur.

 

Contacté par la rédaction du CNC, l’auteur apporte l’analyse suivante :

« Mon action devant le conseil constitutionnel s’appuie sur une stricte application du droit électoral centrafricain. Regardez, l’article 138 exclut de la course législative tout citoyen ayant créé ou appartenu à un groupe armé, ou participé à une rébellion. Or, par sa décision N°024/CC/20 du 27 novembre 2020, la Cour Constitutionnelle d’alors avait invalidé la candidature de Souleman Bi Hassan, l’identifiant formellement comme conseiller politique du mouvement rebelle 3R. Le requérant soutient que cette inéligibilité liée à des actes de rébellion est imprescriptible aux termes de l’article 5 de la Constitution. Sur le plan de la forme, l’article 140 du code électoral n’imposant aucun délai de saisine après la proclamation des résultats pour ce type de motif, la requête est présentée comme parfaitement recevable. »

 

Le dossier de contestation, dont la rédaction du CNC a pu consulter,  s’appuie également sur la jurisprudence constante de la haute juridiction, notamment l’affaire Ibrahim Al Hissen Algoni contre Abdou Karim Meckassoua d’août 2021, où un député élu avait été déchu de son siège pour des motifs similaires. Le requérant demande donc au Conseil Constitutionnel de tirer les conséquences juridiques de ses propres décisions passées, de prononcer la déchéance de Souleman Bi Hassan et de le déclarer officiellement élu de la 4ème circonscription de Bouar.

 

Par Martial Passi

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REMANIEMENT gouvernemental EN cours : une véritable FOIRE AUX VOLEURS DANS UN PAYS totalement EN RUINE

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REMANIEMENT gouvernemental EN cours : une véritable FOIRE AUX VOLEURS DANS UN PAYS totalement EN RUINE

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, la course aux ministères tourne à la bouffonnerie politique pendant que la population croule sous la misère et l’abandon total de l’État.

 

En effet, l’annonce d’un nouveau gouvernement déchaîne les vautours du pouvoir. Sur les réseaux sociaux, c’est un déballage indécent de propagande et de CV falsifiés. Des politiciens usés s’agitent dans l’unique but de retrouver des privilèges, des grosses cylindrées et de quoi s’en mettre plein les poches.

 

On voit resurgir des figures toxiques au bilan désastreux, des individus impliqués dans des scandales financiers majeurs et coupables d’une incompétence notoire. Par le passé, ces ministres ont transformé leurs administrations en outils de clientélisme et de pillage des ressources publiques. Pendant que la jeunesse subit le chômage de masse et la pauvreté, ces dirigeants ne pensaient qu’à leur enrichissement personnel.

 

Le peuple réclame un nettoyage radical de cet appareil étatique pourri. Pourtant, la culture de l’impunité reste la règle. Les promesses présidentielles du 30 mars dernier affirmant que les « bras cassés » seraient chassés de la gestion publique s’avèrent être de simples paroles en l’air.

 

La loyauté politique et la soumission restent les seuls critères pour obtenir un maroquin. La nation a désespérément besoin de dirigeants patriotes, intègres et compétents pour relever une économie à terre, rebâtir des hôpitaux fantômes et un système éducatif en ruine. Au lieu de cela, le pouvoir s’apprête à recycler des criminels en col blanc, sourds aux souffrances de la population. Ce remaniement ne sera qu’un énième jeu de chaises musicales où les bourreaux du peuple se partagent les restes d’une république à l’agonie, laissant présager une dérive

 

Par Roméo Silvère Doubalet, journaliste

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Axe Ndélé – Ouadda-Maïkaga : Déplacement du Premier ministre et du DG de l’ONM suite au mouvement de grève des employés

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Axe Ndélé – Ouadda-Maïkaga : Déplacement du Premier ministre et du DG de l’ONM suite au mouvement de grève des employés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Suite au mouvement de grève des employés des travaux de route sur l’axe Ndélé-Ouadda-Maïkaga, une haute délégation gouvernementale a rejoint Ndélé ce mardi 19 mai 2026. L’objectif est de consolider la reprise des travaux sur cet axe routier.

 

Le Premier ministre Félix Moloa et le directeur général de l’Office National du Matériel (ONM) ont fait le déplacement en personne pour traiter directement la situation des ouvriers. Arrivés sur place ce mardi 19 mai 2026, les membres de la délégation préparent une rencontre avec les travailleurs prévue pour mercredi 20 mai 2026 dans la matinée vers 9 heures. Le chef du gouvernement compte échanger directement avec eux afin de leur demander de patienter pour le règlement total de la situation.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/05/les-agents-des-travaux-de-route-entre-ndele-et-ouadda.webp”>Les agents des travaux de route entre Ndélé et Ouadda
Les agents des travaux de route entre Ndélé et Ouadda

 

Dans les faits, les ouvriers ont déjà repris le travail depuis le lundi de la semaine dernière, respectant ainsi leur parole. Les chantiers routiers avancent de nouveau. Le voyage des autorités vise à expliquer que les demandes des équipes de terrain reçoivent une attention particulière de la part des membres du gouvernement. Les autorités apportent des garanties pour le versement des arriérés de salaire restants, tout en planifiant le ravitaillement alimentaire des équipes sur les chantiers et l’installation d’une connexion Wi-Fi demandée par le personnel. Cette grande réunion de mercredi entre la primature, la direction de l’ONM et les salariés fixera définitivement la suite des événements, alors que les ouvriers continuent d’assurer leurs tâches quotidiennes.

 

Par Barthelemy Kossi

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FLASH INFO : Bangui sous les eaux, le centre-ville complètement inondé

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FLASH INFO : Bangui sous les eaux, le centre-ville complètement inondé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/05/le-centre-ville-de-bangui-sous-inondation-apres-une-petite-pluie.webp” data-wpel-link=”internal”>Le centre-ville de Bangui sous inondation après une petite pluie
Le centre-ville de Bangui sous inondation après une petite pluie

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un déluge s’est abattu sur la capitale centrafricaine ce mercredi 20 mais 2026. Commencée tôt ce matin, cette pluie torrentielle a totalement submergé le plein centre-ville de Bangui, offrant un spectacle saisissant à ciel ouvert.

 

La situation est particulièrement critique sur l’avenue Barthélemy Boganda, au niveau de la société Télécel ainsi que dans les artères environnantes, où la circulation est désormais quasiment impossible. L’ampleur de l’inondation choque les banguissois, bloqués par des hauteurs d’eau impressionnantes au cœur de la zone commerciale et administrative.

Inondation de la ville de Bangui après une petite pluie ce mercredi 20 mai 2026
Inondation de la ville de Bangui après une petite pluie ce mercredi 20 mai 2026

 

Dans les rues inondées, la colère gronde parmi les riverains et les automobilistes. Beaucoup dénoncent l’inaction des autorités actuelles.

 

Les citoyens rappellent que le pouvoir en place est là depuis une décennie, mais que le problème crucial des canalisations n’a jamais été réglé.

 

Les critiques fusent concernant les récents travaux. “Ils ont répété partout qu’ils ont enrobé, qu’ils ont enrobé, qu’ils ont enrobé les routes, mais regardez le résultat aujourd’hui !”, s’indigne un habitant.

 

Faute de voies d’évacuation d’eau fonctionnelles, le bitume neuf n’a servi à rien. C’est le désordre total dans la capitale, témoignant du manque d’infrastructures de drainage adaptées. La ville avance au ralenti, complètement submergée.

 

Par Brahim Sallé

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FLASH INFO : Déportation en cours vers Bangui des trois jeunes centrafricains kidnappés par les mercenaires russes à Obo

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FLASH INFO : Déportation en cours vers Bangui des trois jeunes centrafricains kidnappés par les mercenaires russes à Obo

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-pauvres-jeunes-centrafricains-arretes-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-appuyes-par-des-gendarmes-policier-et-faca.webp” data-wpel-link=”internal”>Enquête exclusive : MBOLILOUNGOULE ET ZOGONIMBOU, comment ces deux notables du Haut-Mbomou ont été kidnappés par les mercenaires russes d’Africa Corps
Image d’illustration des jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La tension grandit de jour en jour à Obo, le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, située à l’extrême sud-est de la République centrafricaine. Mardi dernier, 19 mai 2026, trois jeunes Centrafricains ont été capturés par des mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner. Selon des sources joint au téléphone par la rédaction du CNC, les trois victimes ont subi de graves sévices corporels avant d’être embarqués ce mercredi à bord d’un hélicoptère en direction de la capitale.

 

Pour comprendre l’incompréhension des habitants, il faut examiner l’identité des personnes ciblées, puisque parmi les trois individus interpellés figure un ancien milicien d’autodéfense azandé. Ce dernier faisait parti des ex-miliciens formés et intégrés dans les forces armées centrafricaines. Toutefois, suite aux tensions dans le Haut-Mbomou, les Wagner leur demandent de se désarmer, et ils ont officiellement fait cela. Justement, l’un des trois jeunes arrêtés mardi dernier faisait partie de ce groupe des formés qui ont été désarmés. Il possède son certificat fourni par le Préfet lui-même attestant de son désarmement effectif.

 

Depuis cette démarche, il résidait pacifiquement à Obo et menait des activités normales de citoyen, tandis que les deux autres personnes arrêtées en sa compagnie sont de simples civils n’ayant aucun passif dans les groupes armés.

 

Malgré cette situation en règle pour l’ancien milicien et l’innocence des deux civils, l’arrestation s’est produite mardi en pleine journée et a immédiatement basculé dans la violence. Conduits dans les installations des forces de sécurité privées russes à Obo, les trois prisonniers ont été soumis à des interrogatoires physiques. Les témoignages font état de l’utilisation d’installations électriques spécifiques destinées à infliger des décharges sur des zones particulièrement sensibles du corps, notamment près des parties génitales.

 

À la suite de ces actes de violence, la situation a pris une tournure encore plus opaque ce mercredi avec leur embarquement forcé dans un hélicoptère de l’organisation. L’appareil a décollé avec pour destination annoncée la ville de Bangui, mais à l’heure actuelle, les proches et les observateurs restent dans l’incertitude totale quant à leur situation réelle, ignorant s’ils arriveront effectivement à destination ou s’ils seront détournés vers un autre lieu de détention.

 

Cette opération de transfert forcé s’inscrit malheureusement dans une série de disparitions et d’exécutions signalées quotidiennement dans la préfecture du Haut-Mbomou. Les habitants décrivent un climat d’insécurité permanente caractérisé par des enlèvements répétés commis par ces forces étrangères, ce qui engendre une vive inquiétude au sein de la population locale face à des arrestations arbitraires qui se déroulent désormais au grand jour, sans respect des procédures légales du pays.

 

Par Éric Nzapa

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Paniqué par le silence de la CPI sur son dossier, Faustin-Archange Touadera quitte sa clinique habituelle en Belgique pour un nouvel hôpital à Saint-Pétersbourg, au cœur de la Russie

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Paniqué par le silence de la CPI sur son dossier, Faustin-Archange Touadera quitte sa clinique habituelle en Belgique pour un nouvel hôpital à Saint-Pétersbourg, au cœur de la Russie

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’action juridique de la diaspora à travers le cabinet Larochelle contre le dictateur Faustin-Archange Touadera pousse le pouvoir de Bangui à la panique. Privé de garanties par la CPI, l’empereur de Damara abandonne sa clinique belge pour la Russie.

 

Eh! C’est compliqué pour le dictateur Baba Kongoboro. Le changement de stratégie est désormais radical au sommet de l’État centrafricain. Faustin-Archange Touadera  , dont les déplacements vers Bruxelles étaient devenus une habitude quasi bimensuelle, a brusquement tourné le dos à la Belgique. Ce revirement s’explique par l’évolution du dossier déposé auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) par la diaspora centrafricaine en France. Sous la houlette de maître Philippe Larochelle, une communication détaillée a été transmise à la Cour, documentant des exactions massives impliquant le groupe Wagner et les milices privées du régime.

 

Cette initiative judiciaire a plongé le clan présidentiel dans une profonde inquiétude. Face au mutisme total de la CPI, qui reste imprévisible dans ses décisions, le risque d’une arrestation lors d’un séjour en Europe est devenu une réalité obsédante. Des émissaires, dont le ministre de la Justice et le procureur de la République, ont tenté de jauger la situation à La Haye, mais ils se sont heurtés à un mur de silence. Ce silence est interprété par le dictateur de Bangui comme un signal de danger imminent, poussant Touadéra à limiter ses mouvements dans les pays occidentaux, principalement l’Europe occidentale.

 

C’est dans ce contexte de méfiance que le choix de la Russie s’est imposé pour le suivi de sa santé. Souffrant d’un cancer découvert lors d’une précédente urgence médicale à Bruxelles, le dictateur doit suivre des soins réguliers. Toutefois, la Belgique n’est plus considérée comme une zone sûre. En mars dernier, plutôt que de se rendre dans sa clinique de référence habituelle, Faustin-Archange Touadera   a mis le cap sur Saint-Pétersbourg avec l’appui d’un réseau de contacts russes à Bruxelles.

 

Il a passé une semaine dans une clinique spécialisée de Saint-Pétersbourg pour des contrôles approfondis avant de rejoindre Moscou pour des questions politiques, puis de regagner Bangui. À la capitale, le silence reste de mise sur la gravité réelle de son état. Les autorités se bornent à évoquer des déplacements officiels, alors que la réalité concerne une gestion de crise sanitaire et judiciaire. L’urgence absolue qui avait conduit à son transfert initial en vol spécial l’année dernière est aujourd’hui traitée loin des regards européens.

 

La décision de délocaliser son traitement vers la Russie marque une rupture définitive. Pour éviter de subir le sort d’autres dirigeants poursuivis par la justice internationale, le régime privilégie désormais la protection offerte par le Kremlin. Le suivi médical de ce cancer, autrefois assuré dans l’une des meilleures cliniques de Bruxelles, devient un enjeu de sécurité nationale géré dans l’opacité des structures russes.

 

Par Alain Nzilo

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L’Archange et son Démon : Pourquoi Touadéra personnalise-t-il sa haine contre Dologuélé ?

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 L’Archange et son Démon : Pourquoi Touadéra personnalise-t-il sa haine contre Dologuélé ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le palais de la Renaissance semble désormais régi par une obsession qui dépasse la simple gestion des affaires publiques. Faustin-Archange Touadéra transforme l’appareil d’État en un instrument de vendetta personnelle, où chaque décision administrative contre Anicet Georges Dologuélé devient le reflet d’une rancœur tenace et destructrice pour l’unité nationale.

 

La politique centrafricaine quitte le terrain des idées pour s’enfoncer dans les bas-fonds du ressentiment individuel. En s’attaquant à l’identité même de son principal rival, le chef de l’État ne cherche plus à gouverner, mais à anéantir un homme qui incarne le miroir de ses propres échecs.

 

Cette haine se manifeste par une volonté farouche de transformer un ancien Premier ministre en apatride, au mépris total des arrêts rendus par le Conseil constitutionnel. Le régime ne se contente pas de gagner des élections, il veut effacer l’existence civile de celui qui refuse de se plier à ses caprices.

 

Cette personnalisation du conflit dégrade la fonction présidentielle, la rabaissant à un niveau où le mépris des courriers et le blocage des passeports deviennent des trophées de guerre.

 

Le ministre de l’Intérieur et le procureur de la République sont réduits au rôle de serviteurs d’une colère présidentielle qui ne connaît plus de limites. La confiscation d’un document de voyage à l’aéroport de Bangui n’obéit à aucune logique sécuritaire, mais répond au besoin de satisfaire une pulsion de domination.

 

Touadéra exige une soumission totale, une demande de réintégration qui s’apparente à un baisemain médiéval, pour rétablir des droits qui n’auraient jamais dû être contestés. Cette dérive montre que le pouvoir actuel ne supporte aucune contradiction, voyant dans chaque démarche citoyenne une offense personnelle au “maître” du pays. L’acharnement se poursuit jusque dans les circonscriptions électorales, où les deniers publics servent à financer une traque politique sans fin.

 

Cette traque vide les institutions de leur substance pour ne laisser place qu’à l’arbitraire d’un clan. En empêchant Dologuélé de rejoindre les instances de l’Union africaine, Bangui privilégie la satisfaction d’une haine privée au détriment du rayonnement diplomatique de la nation.

 

Le refus de dialogue, le silence opposé aux demandes d’audience et les menaces proférées à l’encontre des magistrats indiquent une rupture définitive avec les principes démocratiques. La justice est devenue une arme de poing entre les mains d’un exécutif qui se croit au-dessus des lois et de la morale.

 

On préfère construire des murs de méfiance plutôt que de respecter la parole donnée lors de l’investiture. Cette gestion émotionnelle de l’État installe une insécurité juridique où la nationalité devient une faveur révocable selon l’humeur du palais.

 

Chaque acte de vexation supplémentaire renforce l’image d’un pouvoir qui, faute de pouvoir convaincre par les résultats, choisit de persécuter par la force. Les institutions judiciaires, censées protéger le faible contre l’abus de pouvoir, se font les complices d’une mise à mort civile organisée depuis les sommets de l’exécutif.

 

La Constitution de la septième République ne sert plus que de décor à une pratique du pouvoir où le ressentiment personnel prime sur l’intérêt général. On assiste à une démission de l’intelligence politique au profit d’une brutalité administrative qui ne laisse aucune place au compromis ou au respect mutuel.

 

Les cadres du régime s’alignent sur cette posture belliqueuse, craignant de subir à leur tour les foudres d’un dirigeant qui ne pardonne pas l’indépendance d’esprit. Le pays s’enfonce dans une crise où la loi est remplacée par la volonté du prince, transformant la République en un champ de bataille pour ego blessé.

 

Par Alain Nzilo

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Pourquoi Touadéra ne donne-t-il pas le poste de la Vice-Présidence au Sorcier Marabout de Carnot ? Comme ça, il verra ce que le piment a vu pour devenir rouge !

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Pourquoi Touadéra ne donne-t-il pas le poste de la Vice-Présidence au Sorcier Marabout de Carnot ? Comme ça, il verra ce que le piment a vu pour devenir rouge !

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Africa Intelligence, dans son dernier numéro paru la semaine dernière,  annonce que le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera a promis au sorcier de Carnot Evariste Ngamana le poste de primature à la place de Félix Moloua. Mais pour un expert en sciences occultes et en diplômes mystérieux, la Primature est un petit joueur. La Vice-Présidence l’attend pour montrer à Baba Kongoboro la couleur du piment.

 

Le départ annoncé de Félix Moloua, qui a déposé la démission de son gouvernement, semble ouvrir un boulevard à tous les sorciers de la RCA, dont le plus célèbre en ce moment, monsieur Évariste Ngamana, que les réseaux sociaux surnomment désormais le « Marabout de Carnot ». Si certains médias s’entêtent à le présenter comme le « neveu » du Chef de l’État, la réalité est bien plus nuancée : ce lien de parenté tiendrait d’une alliance matrimoniale très lointaine avec la famille maternelle du Président. Mais à Bangui, on sait que ce ne sont pas les liens du sang qui comptent, mais plutôt la capacité à naviguer entre les eaux troubles du pouvoir et les mystères de la nuit.

 

Dans les quartiers, l’étonnement laisse place à une moquerie générale. Comment un homme dont le niveau scolaire est jugé  aux dents de scie, et qui traîne des casseroles de diplômes incertains, peut-il prétendre diriger l’administration ? C’est ici que le talent caché entre en jeu. Le député de Carnot, déjà célèbre pour avoir été accusé par Simplice Mathieu Sarandji de vouloir le tuer, possède une arme secrète : sa puissance de maraboutage.

 

Alors, pourquoi se limiter à la Primature ? La nouvelle Constitution a créé le poste de Vice-Président de la République, un siège toujours vacant. En installant le Marabout à ce poste, Faustin-Archange Touadera permettrait à l’intéressé d’utiliser toute sa « science » pour veiller sur le sommet de l’État. Les mauvaises langues prédisent déjà que si ce scénario se réalise, le titulaire du fauteuil pourrait multiplier les malaises soudains, laissant ainsi le champ libre à son Vice-Président pour briguer la magistrature suprême en un clin d’œil. Une manière efficace pour le Chef de l’État de découvrir, à ses dépens, ce que le piment a vu pour devenir si rouge.

 

On attend maintenant de voir si les forces nocturnes de Carnot suffiront à transformer cet essai politique en une réalité pour celui qui rêve d’occuper la place centrale, quitte à ce que le pays tout entier sente la chaleur du piment brûler les doigts de ceux qui l’ont invité à la table.

 

Par Gisèle MOLOMA

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ACFPE : Quand le népotisme et la sauvagerie administrative ont fracturé le personnel en deux clans !

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ACFPE : Quand le népotisme et la sauvagerie administrative ont fracturé le personnel en deux clans !

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que les caisses de l’institution sont officiellement déclarées vides pour les salariés, les passe-droits administratifs finissent de détruire la cohésion interne. L’agence fonctionne désormais sous le régime de la division et du favoritisme absolu.

 

Une administration coupée en deux

L’ambiance au sein de l’ACFPE brille par une rupture profonde. L’institution est aujourd’hui scindée en deux blocs distincts : d’un côté, le clan de la direction intérimaire qui s’approprie les privilèges et les budgets ; de l’autre, la masse des employés et des cadres de carrière qui tentent de travailler de manière indépendante et professionnelle malgré le blocus de leurs droits.

 

Cette rupture est alimentée par le sentiment de révolte des agents en place. Ces derniers constatent quotidiennement que l’administration est gérée comme une boutique privée, où les règles du service public sont piétinées pour punir ceux qui refusent d’adhérer aux pratiques du clan dirigeant.

 

L’aberration de l’intérim de Bambari

Le dernier événement en date confirme cette dérive de la gestion du personnel. Le directeur de l’emploi de l’agence est parti en congé ce lundi 17 mai 2026. Sous sa direction directe à Bangui, la structure compte trois chefs de service compétents, qualifiés et parfaitement imprégnés des dossiers quotidiens. Certains d’entre eux totalisent plus de vingt ans d’expérience au sein de l’institution.

 

La logique administrative aurait voulu que l’intérim soit confié à l’un de ces trois chefs de service présents sur place. Pourtant, la direction générale a préféré ignorer ces compétences internes. Elle est allée chercher le chef d’agence de Bambari, une localité située à près de 400 kilomètres de la capitale, pour le faire venir à Bangui assurer cet intérim de quelques semaines.

 

Ce choix engendre des frais de déplacement  totalement inutiles pour une structure qui prétend manquer de liquidités. Faire voyager un cadre des provinces pour occuper un poste temporaire à Bangui, alors que des techniciens expérimentés attendent sur place, constitue une malversation administrative claire. C’est la preuve que les nominations ne se font pas au mérite ou à l’efficacité, mais selon les affinités personnelles de la directrice générale.

 

Une agence transformée en propriété privée

Cette politique de gestion à la tête du client décourage profondément les cadres honnêtes. Le message envoyé par la direction est clair : l’ancienneté, la fidélité au poste et la compétence ne comptent plus. Tout est mis en œuvre pour placer des hommes de main aux postes clés, quitte à désorganiser les agences de province comme celle de Bambari, laissée orpheline de son responsable pour un simple congé à Bangui.

 

Les employés de l’ACFPE ont le sentiment de venir travailler au domicile de la directrice générale plutôt que dans une agence d’État. Ce dysfonctionnement, couvert par le ministère de tutelle, achève de ruiner la crédibilité d’une institution censée piloter l’emploi en République Centrafricaine, mais qui se comporte aujourd’hui comme une zone de non-droit administratif.

 

Par Alain Nzilo

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Tension au sein du MPC : les mercenaires russes s’impliquent officiellement et conduisent Didot Ali et son successeur à Bossangoa

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Tension au sein du MPC : les mercenaires russes s’impliquent officiellement et conduisent Didot Ali et son successeur à Bossangoa

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’intervention directe des mercenaires russes marque un tournant à Markounda. Dimanche, Wagner a pris le contrôle des deux chefs rivaux pour les conduire de force vers Bossangoa.

 

En effet, le conflit interne pour le contrôle du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) prend une tournure extérieure majeure. Alors que le président fondateur Mahamat Al-Khatim croyait avoir scellé le sort de son ancien chef d’état-major, Didot Ali, en le remplaçant par le général autoproclamé Ahmat Chaltout, les cartes sont totalement rebattues par l’implication publique des mercenaires russes.

 

Tout a commencé par une démarche de Didot Ali auprès de la direction de Wagner à Bossangoa, dénonçant l’intervention des militaires tchadiens et centrafricains de forces mixtes ayant désarmés de forces certains combattants du MPC fidèles à Dido Ali qui avaient tenté de commettre des exactions sur des civils près de Markounda. Ce mécontentement avait provoqué son éviction par Al-Khatim, une sanction contestée en coulisses par les Russes. Après avoir agi dans l’ombre, les mercenaires ont décidé de s’afficher ouvertement. Dimanche dernier, vers 15 heures, une colonne de l’organisation russe s’est rendue sur place pour récupérer Didot Ali ainsi que son supposé remplaçant, Ahmat Chaltout, afin de les escorter sous bonne garde vers Bossangoa.

 

L’objectif réel de ce transfert forcé reste flou, mais l’ombre d’une manipulation politique plane sur cette réunion. Vingt-quatre heures avant ce déplacement, un mystérieux document intitulé « certificat de reconnaissance » a circulé, affirmant le ralliement surprise d’Ahmat Chaltout au camp des dissidents de Didot Ali.

 

L’authenticité de cette pièce reste douteuse. La structure et l’engagement décrits dans ce texte rappellent fortement les méthodes de communication habituelles de Wagner et du gouvernement, friands de ce genre de retournement. Cette mise en scène, s’apparentant à une vérité fabriquée à laquelle ses propres auteurs feignent de croire, complexifie la donne sur le terrain. Les discussions en cours à Bossangoa dicteront la réorganisation forcée du MPC sous la tutelle directe de ses partenaires russes.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Starlink en RCA : Le coup de gueule de l’ingénieur Jean-Pierre Mara contre un mirage technologique

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 Starlink en RCA : Le coup de gueule de l’ingénieur Jean-Pierre Mara contre un mirage technologique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Contre le mirage Starlink, l’ingénieur Jean-Pierre Mara défend l’indépendance numérique de la RCA. L’ancien député de Mala réclame de vrais outils d’apprentissage pour nos enfants.

 

 L’illusion Starlink : Une critique technique signée Jean-Pierre Mara

Dans sa prise de parole, Jean-Pierre Mara rejette l’idée d’une dépendance aveugle envers les géants technologiques occidentaux pour résoudre la fracture numérique nationale. L’ancien député de Mala interpelle directement les décideurs :

« Vous avez dit STARLINK? Haut débit en RCA c’est donc les autres qui doivent réaliser? Aïe Centrafrique…tu me connais. Le Ministre des communications électroniques :  WhatsApp ou de l’économie BitCoin, pensait connaître les Telecom? »

 

En tant qu’ingénieur en télécom, l’analyse de Jean-Pierre Mara s’avère techniquement irréprochable. Déployer Starlink en Centrafrique revient à installer une infrastructure passive, une simple passerelle de réception. Le signal descend d’une constellation de satellites en orbite basse (LEO) vers une antenne locale, sans qu’aucun ingénieur centrafricain n’ait le contrôle sur le cœur de réseau (Core Network), les protocoles de routage ou la gestion des fréquences. Jean-Pierre Mara dénonce à juste titre cette vision court-termiste qui consiste à consommer de la bande passante étrangère plutôt qu’à bâtir une infrastructure nationale.

 

 Le chaînon manquant : Du bit à l’infrastructure

La préoccupation majeure de Jean-Pierre Mara réside dans l’éducation technique et l’incapacité actuelle du système à former la prochaine génération de techniciens. L’ancien député de Mala rappelle les fondamentaux de la science informatique et des réseaux :

« Pourtant des jeunes attendent pour savoir comment fonctionne le Téléphone mobile, l’Ordinateur . Les Centrafricains vont apprendre ou ce que c’est que la création des Bits 1 et 0… C’est pas Starlink qui va apprendre ça à nos enfants. »

 

Le constat de l’ingénieur Jean-Pierre Mara touche ici au cœur du problème : la maîtrise des couches basses du modèle OSI (notamment la couche physique et la couche liaison de données). Comprendre comment un signal analogique se transforme en signal numérique (la quantification des bits 0 et 1) est la base de l’ingénierie. Starlink livre un produit fini, une boîte noire hermétique. L’avertissement de Jean-Pierre Mara est clair : importer cette technologie n’apporte aucune valeur ajoutée en matière de transfert de compétences pour la jeunesse centrafricaine.

 

 Le rôle du ministère et l’effondrement de la SOCATEL

Pour Jean-Pierre Mara, le ministère de tutelle passe à côté de sa véritable mission régalienne, qui devrait être académique et structurelle :

« Les Télécoms ou le Ministère des télécommunications devrais être le point névralgique de l’apprentissage de la maîtrise du basic ou Béa-bas des métiers dans les équipements de communications Radio et Télécommunications. »

 

En tant qu’expert du secteur, Jean-Pierre Mara sait que la gestion des infrastructures radio (faisceaux hertziens, gestion du spectre des fréquences, MAINTENANCE des stations de base) exige des laboratoires nationaux et des centres d’expérimentation. L’ancien député de Mala pointe la responsabilité des autorités dans l’absence de ces outils indispensables, tout en posant une question cruciale sur la situation des opérateurs historiques :

« Comment les enfants Centrafricains vont apprendre à fabriquer ces équipements si aucune structure n’existe en RCA. La Question principale, quelle structure peut aider outre SOCATEL qui est mis en faillite par le ministère de Tutelle »

 

La SOCATEL (Société Centrafricaine de Télécommunications), qui disposait autrefois des infrastructures de base pour la commutation et la transmission filaire, est aujourd’hui hors-course. Jean-Pierre Mara rappelle que la liquidation de fait de cet opérateur historique prive les étudiants en génie électrique et télécoms d’un terrain d’application pratique indispensable.

 

 L’analyse de l’expert : Pour une souveraineté numérique centrafricaine

La position de Jean-Pierre Mara ne relève pas d’un simple positionnement politique, c’est un plaidoyer d’ingénieur pour la souveraineté. Lorsque l’ancien député de Mala critique le « Ministre des communications électroniques WhatsApp », il dénonce une gestion des télécommunications réduite à l’usage d’applications grand public, au détriment de la maîtrise des protocoles de communication profonds.

 

La dépendance à des constellations de satellites privées et étrangères comporte des risques géopolitiques et économiques majeurs (coût des abonnements en devises, coupures unilatérales possibles, absence de serveurs de cache locaux). L’alternative esquissée par Jean-Pierre Mara repose sur la reconstruction d’un tissu technique local : des écoles d’application, des ateliers de maintenance radio, et une relance des structures d’État capables de gérer un réseau national de télécommunications indépendant.

 

Par Alain Nzilo

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Médecins Sans Frontières annonce son retrait progressif de la maternité du Centre Hospitalier Universitaire Communautaire de Bangui

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Médecins Sans Frontières annonce son retrait progressif de la maternité du Centre Hospitalier Universitaire Communautaire de Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’organisation internationale humanitaire Médecins Sans Frontières a annoncé officiellement la fin de ses activités de soutien à la maternité de l’Hôpital Universitaire Communautaire de la capitale centrafricaine.

 

Après quatre années de collaboration continue avec les autorités sanitaires nationales, le projet de soutien à la maternité touche à sa fin. L’organisation Médecins Sans Frontières débutera son désengagement progressif à partir du premier juin 2026, avec une transition complète planifiée pour le début du mois d’août 2026.

 

Durant cette période d’activité, les efforts conjoints ont permis de soigner plus de 32 000 patientes, de prendre en charge près de 6 000 nouveaux-nés au sein d’un service de néonatologie construit spécifiquement, et de mener à bien plus de 18 000 accouchements. Les équipes ont également restructuré le système de référence des urgences pour optimiser les transferts vers les soins obstétricaux et néonatals d’urgence.

 

Malgré la clôture de ce programme spécifique, la structure médicale maintient ses interventions en République centrafricaine, notamment via le soutien au service de médecine interne pour les patients atteints du virus de l’immunodéficience humaine et de la tuberculose.

 

Les équipes basées sur place gèrent actuellement neuf projets distincts à travers le pays. Le Ministère de la Santé et de la Population collabore désormais étroitement avec l’organisation humanitaire pour finaliser le plan de passation afin d’éviter toute rupture dans la continuité des soins dispensés aux femmes et aux enfants. Les détails logistiques restants font l’objet de discussions techniques régulières entre les deux entités.

 

Par Brahim Sallé

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Responsabilité parentale et stabilité : la vision de Louis Marie KOGRENGBO pour bâtir la République de demain

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Responsabilité parentale et stabilité : la vision de Louis Marie KOGRENGBO pour bâtir la République de demain

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pour Louis Marie KOGRENGBO, la responsabilité parentale et la stabilité forment le socle indispensable. Sa vision pour bâtir la République de demain repose sur une protection absolue des droits fondamentaux.

 

En effet, la question de la garde des mineurs et des obligations alimentaires s’impose aujourd’hui comme un enjeu de justice sociale majeur en République Centrafricaine. Louis Marie KOGRENGBO souligne que les séparations conflictuelles et la démission de certains parents érodent les fondations mêmes de notre société. Pour Louis Marie KOGRENGBO, chaque décision concernant un enfant doit s’écarter des rancœurs personnelles pour se concentrer uniquement sur son bien-être et sa sécurité.

 

Dans ses observations, Louis Marie KOGRENGBO précise que l’absence de suivi scolaire ou de soins médicaux découle souvent de l’instabilité familiale. Selon Louis Marie KOGRENGBO, la garde doit offrir un cadre protecteur garantissant l’accès à l’éducation et à la santé. Il rappelle avec fermeté que la pension alimentaire n’est pas un geste facultatif, mais une exigence légale impérative destinée à couvrir les besoins vitaux des jeunes citoyens.

 

Contacté par la rédaction de CNC, Louis Marie KOGRENGBO indique que l’action des magistrats, notamment au Tribunal de Grande Instance de Bangui, est capitale pour protéger les droits de ceux qui sont privés d’identité juridique. Louis Marie KOGRENGBO appelle à une sensibilisation accrue des familles et à une application rigoureuse des lois pour renforcer le tissu social.

 

Le renforcement de cet encadrement familial apparaît donc, pour Louis Marie KOGRENGBO, comme le moteur essentiel du développement humain.

 

Par Éric Azoumi

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L’administration n’est pas un comité de soutien » : la COSCIPAC interpelle les syndicalistes centrafricains, les fonctionnaires, et les forces de défense et de sécurité dans une lettre ouverte

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L’administration n’est pas un comité de soutien » : la COSCIPAC interpelle les syndicalistes centrafricains, les fonctionnaires, et les forces de défense et de sécurité dans une lettre ouverte

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) a diffusé le 10 avril 2026 à Bangui une lettre ouverte signée par son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO.

 

Intitulée LETTRE OUVERTE À L’ATTENTION DES PRÉSIDENTS DES CENTRALES SYNDICALES, DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ÉTAT, DES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, cette lettre porte pour objet : « Appel à la défense de l’État de droit, à la restauration du mérite administratif et à la conditionnalité de la loyauté professionnelle au respect des principes républicains ».

 

Dans cette lettre ouverte, la COSCIPAC s’adresse directement aux présidents des centrales syndicales, aux fonctionnaires et agents de l’État ainsi qu’aux policiers, gendarmes et militaires en leur qualité de piliers de l’administration publique. La COSCIPAC indique que, au cours de la dernière décennie sous l’autorité de Faustin-Archange Touadéra et sous l’influence du Mouvement Cœurs Unis, une érosion progressive des principes fondamentaux de l’administration publique s’est produite.

 

La lettre ouverte de la COSCIPAC note que la politisation excessive des nominations administratives a substitué le critère d’allégeance politique à celui de la compétence technique. La COSCIPAC explique que cette pratique a altéré le principe de neutralité de l’administration. La COSCIPAC ajoute que le principe de mérite a été relégué au second plan, les recrutements et promotions n’étant pas suffisamment fondés sur les qualifications et les performances.

 

Selon la lettre de la COSCIPAC, les pratiques de clientélisme et de favoritisme ont instauré une logique de récompense politique, ce qui compromet l’égalité d’accès aux fonctions publiques. La COSCIPAC précise que les procédures légales et réglementaires encadrant les nominations ont été contournées dans de nombreux cas.

 

La COSCIPAC mentionne également que la concentration du pouvoir de nomination entre les mains de l’exécutif a réduit l’autonomie des institutions, tandis que l’instabilité des postes administratifs a fragilisé la continuité du service public. La COSCIPAC évoque en outre des perceptions persistantes de discrimination régionale et communautaire qui ont contribué à affaiblir la cohésion nationale.

 

Dans la deuxième partie de la lettre, la COSCIPAC détaille les conséquences de ces dysfonctionnements sur le développement national. La COSCIPAC cite notamment une baisse significative de la performance administrative, une perte de crédibilité des institutions publiques, une incapacité à concevoir et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces, une fuite ou marginalisation des compétences nationales, ainsi qu’un ralentissement du développement économique et social. La COSCIPAC rappelle que l’administration publique constitue une institution républicaine au service exclusif de l’intérêt général.

 

Dans la troisième partie, la COSCIPAC s’adresse aux agents publics et aux forces de sécurité en leur demandant d’assumer leur responsabilité historique. La lettre ouverte de la COSCIPAC précise que la loyauté professionnelle ne saurait être entendue comme une soumission aveugle à des pratiques contraires à la légalité et à l’éthique administrative. La COSCIPAC invite donc à conditionner la loyauté professionnelle au respect des principes démocratiques, de l’État de droit, du principe de mérite et de l’exigence de compétence dans les nominations administratives. La COSCIPAC indique qu’il s’agit d’un engagement républicain en faveur de la bonne gouvernance et de la sauvegarde de l’intérêt général.

 

Dans la quatrième partie, la COSCIPAC attire l’attention sur la nécessité de valoriser le capital humain national. La COSCIPAC plaide pour une réévaluation des nominations à des postes stratégiques afin qu’elles bénéficient prioritairement aux nationaux, dans le respect des lois et des intérêts supérieurs de la Nation.

 

Dans la cinquième partie, la COSCIPAC lance un appel solennel : aux centrales syndicales afin qu’elles défendent les principes de mérite, d’équité et de transparence dans la gestion de la fonction publique ; aux fonctionnaires et agents de l’État afin qu’ils refusent toute instrumentalisation politique de leurs fonctions ; et aux forces de défense et de sécurité afin qu’elles demeurent strictement républicaines et au service exclusif de la Nation. La COSCIPAC conclut cette section en affirmant qu’il est temps de mettre un terme aux nominations partisanes et fantaisistes.

 

Dans la conclusion de la lettre ouverte, la COSCIPAC déclare que l’histoire jugera les choix de la génération actuelle. La COSCIPAC invite collectivement à restaurer une administration forte, neutre, compétente et au service du développement. La COSCIPAC demeure convaincue que seule une mobilisation responsable des acteurs publics permettra de redresser durablement le pays et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Soutien aux rebelles soudanais du RSF : Touadéra choisit le massacre et le camp du sang malgré la menace de la CPI

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 Soutien aux rebelles soudanais du RSF : Touadéra choisit le massacre et le camp du sang malgré la menace de la CPI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime centrafricain devient le complice du carnage au Soudan. En accueillant des mercenaires colombiens pour renforcer le chef rebelle soudanais Hemeti, Faustin-Archange Touadera assume ouvertement sa part de responsabilité dans ce massacre à grande échelle.

 

Bangui est désormais le quai d’embarquement vers l’enfer de Nyala. En facilitant le passage des tueurs, le pouvoir centrafricain alimente directement le massacre des populations noires du Soudan voisin. Le ciel de la capitale ne voit plus passer que des vols suspects : selon le très sérieux journal Africa Intelligence, le 1er mai dernier, une dizaine de paramilitaires colombiens ont débarqué d’un vol commercial avant de s’évaporer vers le Nord pour se rendre au Soudan.

 

 L’itinéraire du crime : de Bogota au Darfour via Bangui

Ces recrues sud-américaines, issues des réseaux de mercenaires comme les « Loups du désert », rejoignent les rangs des Rapid Support Forces (RSF) de Mohamed Hamdan Daglo. Le plan de vol est précis : après l’atterrissage à l’aéroport de M’Poko, ces hommes rejoignent Birao par de petits appareils, puis franchissent la frontière pour gagner le centre de commandement rebelle à Nyala.

 

Alors que le Tchad a décidé de fermer sa frontière et de cesser son appui aux rebelles sous la pression internationale, Faustin-Archange Touadéra s’obstine. La RCA est devenue l’unique voie de ravitaillement pour les véhicules, les drones et les équipements militaires qui servent à tuer des milliers de civils.

 

 Touadéra et le mépris de la justice

Pendant que la Cour pénale internationale (CPI) hausse le ton, le président centrafricain affiche une indifférence totale. Bien qu’il soit déjà visé par de lourds dossiers, il continue de servir les intérêts des financiers des RSF, transformant son pays en base logistique pour Wagner et les milices étrangères.

 

Sur le terrain, la violence est extrême. Les rebelles mènent une guerre de destruction contre ceux qu’ils ne considèrent pas comme les leurs. Ce sont des milliers de vies soudanaises qui sont fauchées chaque jour avec l’aide indirecte de Bangui. Touadéra semble se sentir protégé par ses alliés, ignorant que son implication dans ces crimes de masse ne restera pas sans suite.

 

 L’heure des comptes

Cette complicité active est un défi direct à la conscience internationale. Touadéra, qui quitte régulièrement le pays pour soigner son cancer à Bruxelles, pourrait bien voir ses privilèges s’arrêter. Si une enquête officielle est ouverte sur ce transit de mercenaires colombiens, le chef de l’État centrafricain risque de devoir échanger le confort des cliniques européennes contre les geôles de la justice internationale ou les hôpitaux délabrés de Bangui.

 

La réalité ne peut plus être cachée : en ouvrant ses portes aux réseaux de mercenaires, la RCA alimente un brasier qui détruit tout un peuple.

 

Par Fortuné Nzala

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Enlevé par les mercenaires russes, le greffier en chef du tribunal de Zemio ne fait plus signe de vie à sa famill

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Enlevé par les mercenaires russes, le greffier en chef du tribunal de Zemio ne fait plus signe de vie à sa famill

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Disparu depuis son enlèvement nocturne la semaine dernière par les mercenaires russes et des éléments des forces armées centrafricaines, le greffier en chef du tribunal de Zemio reste introuvable, plongeant sa famille dans une attente insoutenable.

 

En effet, pour dire vrai, la situation sécuritaire et judiciaire dans la préfecture du Haut-Mbomou est devenue totalement surréaliste. À Zemio, l’une des chefs-lieux des sous-préfecture de ladite préfecture, les mercenaires russes, appuyés par des éléments des forces armées centrafricaines, opèrent comme dans leur habitude en dehors de tout cadre légal. Ces forces criminelles agissent toujours comme s’ils sont devenus dieux pour ces pauvres centrafricains.

 

D’ailleurs, le kidnapping d’un agent de justice vise directement l’appareil judiciaire de Zemio. Ce n’est pas la première fois. Depuis plusieurs mois, les agents de justice de Zemio subissent des menaces directes de la part de ces mercenaires russes et de ces soldats centrafricains. Récemment, le président du tribunal a été la cible de ces criminels. Les forces armées et leurs alliés russes lui reprochaient régulièrement la libération des jeunes arrêtés illégalement dont le dossier était complètement vide, allant jusqu’à accuser le magistrat de complicité avec les miliciens Azandé.

 

Menacé, le président du tribunal a été obligé de quitter la ville pour se réfugier à Bangui. Seuls le procureur et le greffier en chef étaient restés sur place pour faire fonctionner la justice.

 

En kidnappant le greffier en chef directement à son domicile en pleine nuit pour le conduire vers une destination inconnue, les mercenaires russes et les éléments des forces armées centrafricaines ont franchi un cap. Malgré la gravité de l’acte, le silence reste total et personne ne parle de cette disparition. Depuis cette agression, l’otage n’a donné aucun signe de vie, et l’inquiétude grandit chaque jour au sein de sa famille qui craint une exécution sommaire.

 

Par Éric Nzapa, correspondant du CNC dans le Haut-Mbomou.

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À l’ACFPE, ils ont annoncé un problème financier grave, mais dépensent plus de 52 millions de francs CFA en une seule journée pour le lancement du mois de travail : quel spectacle immoral ?

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À l’ACFPE, ils ont annoncé un problème financier grave, mais dépensent plus de 52 millions de francs CFA en une seule journée pour le lancement du mois de travail : quel spectacle immoral ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Mensonge financier ou pillage organisé ? L’ACFPE prétend manquer de fonds pour ses employés, mais dilapide 52 millions en une journée. Plongée au cœur d’une gestion opaque.

 

Une note officielle qui décrète la faillite de l’agence

Pour comprendre l’ampleur du scandale, il faut examiner les décisions officielles prises par les dirigeants de l’institution. Le président du Conseil d’administration, Henri Koulayom, a signé la note circulaire numéro 464 intitulée « Réduction urgente des dépenses non essentielles ». À travers ce document administratif, les autorités de l’agence reconnaissent ouvertement « une absence de liquidités disponibles » au sein de l’établissement. Cette directive impose un gel immédiat des investissements et ordonne de restreindre le carburant aux seuls besoins opérationnels indispensables.

 

Pourtant, cette prétendue pauvreté budgétaire disparaît subitement lorsqu’il s’agit de financer les activités d’apparat de la direction intérimaire. Quelques jours seulement après avoir décrété l’austérité générale, l’agence a déboursé la somme astronomique de 52 millions de francs CFA pour la seule journée de lancement du « Mois du travail ». Pour aggraver ce gaspillage, les responsables ont quitté la capitale pour se rendre à Mbaïki, engageant des frais de déplacement faramineux alors que l’institution affirme ne plus disposer de la moindre liquidité.

 

Le boycott historique des entreprises partenaires

Ce déploiement de moyens financiers n’a servi qu’à financer un désastre commercial sans précédent. Les années antérieures, le « Mois du travail » constituait un rendez-vous économique majeur où les grandes sociétés de la place, à l’instar d’Orange, MoCaf ou Telecel, venaient massivement présenter leurs innovations, leurs réseaux et leurs produits. C’était l’occasion pour le secteur privé d’apporter son soutien actif aux projets de l’agence.

 

Cette année, la réalité du terrain a offert un spectacle de désolation totale. Absolument aucune entreprise ne s’est présentée pour occuper l’espace. Les stands, financés à coups de millions, sont restés désespérément vides durant l’événement. Constatant ce désert de participants, les organisateurs ont été contraints de démonter les installations à peine 24 heures après l’ouverture. Cette désertion collective démontre que la mauvaise gouvernance actuelle a brisé la confiance des investisseurs : les partenaires économiques refusent désormais de s’associer à une gestion jugée discréditée et incompétente.

 

Des droits sociaux sacrifiés pour des privilèges familiaux

Le cynisme de la note circulaire signée par Henri Koulayom réside également dans l’oubli volontaire des obligations sociales de l’agence. Le document passe totalement sous silence le remboursement des frais médicaux des employés, pourtant garanti par la convention collective. Les travailleurs et leurs familles sont privés de couverture santé depuis maintenant un an sous prétexte que les caisses sont vides.

 

En réalité, les fonds publics sont orientés vers des dépenses d’ordre privé. Une part importante des budgets s’évapore dans des sessions de formation contestées sur le « changement de mentalité ». Ces prestations, facturées plusieurs millions de francs CFA, sont directement assurées par la sœur et la fille de la ministre du Travail, venues spécialement de France pour récupérer ces sommes. En parallèle, la direction pratique un népotisme actif en accordant à des proches nouvellement recrutés des contrats aux salaires doublés, surpassant les revenus des cadres qui totalisent dix ou quinze ans d’ancienneté au même poste.

 

Un clan familial à la tête de l’institution

Ce désordre financier et administratif bénéficie d’un verrouillage politique au plus haut niveau de l’État. La ministre du Travail, Mme Annie-Michelle Mwanga, protège activement la directrice générale par intérim, Renée Bimbo, qui n’est autre que sa propre sœur cadette. Ce protectorat familial paralyse l’agence et bloque toute possibilité de contrôle ou de redressement.

 

Aujourd’hui, l’ACFPE n’exécute plus ses missions d’intérêt général en faveur de l’emploi des jeunes. Entre le blocus financier imposé aux salariés pour les soins médicaux et le gaspillage de 52 millions pour un folklore boudé par le secteur privé, l’agence est devenue une propriété privée gérée au bénéfice exclusif d’un clan.

 

 

Par Alain Nzilo

 

Coup de théâtre au MPC : Le nouveau chef d’état-major Ahmat Chaltout lâche Alkhatim et rallie le clan Djido Ali

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Coup de théâtre au MPC : Le nouveau chef d’état-major Ahmat Chaltout lâche Alkhatim et rallie le clan Djido Ali

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La crise interne qui secoue le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) vient de prendre une tournure totalement inattendue. Un document officiel, qui circule intensément sur les réseaux sociaux depuis quelques heures, annonce un revirement spectaculaire : le général de division Ahmat Chaltout, à peine nommé chef d’état-major général par le président fondateur Mahamat Alkhatim, déclare rompre avec ce dernier pour se ranger du côté de son rival, le général déchu Djido Ali.

 

Si l’authenticité de cette attestation se confirme, elle représente un coup fatal pour Mahamat Alkhatim, désormais isolé et désavoué par l’homme qu’il avait lui-même choisi pour reprendre le contrôle des troupes.

 

Une capitulation politique et militaire

Le document en question, intitulé « Attestation de reconnaissance N°001/05/06 » et daté du 16 mai 2026 à Mbarawil, porte l’emblème du mouvement, un tampon officiel de l’état-major général et une signature manuscrite attribuée au général Chaltout.

 

Le texte est sans ambiguïté :

> « Nous, le Général de division, Ahmat Chaltout, chef d’état-major

> général du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), venons

> par la présente note pour exprimer notre retrait du leadership du

> Général Alkatim Mahamat et réaffirmons par la même occasion notre

> décision de travailler en étroite collaboration avec le Général Djido

> Ali. À cet effet, nous reconnaissons son autorité et commandement sur

> l’ensemble de la troupe dudit mouvement. »

 

 

L’effondrement de la stratégie d’Alkhatim

Cette défection surprise intervient après une semaine d’extrême tension près de Markounda, où les forces fidèles à Djido Ali et à son coordinateur militaire Kader Hassan bloquaient l’installation de la nouvelle hiérarchie. Le clan Djido, qui contrôle les chantiers miniers de l’Ouham et bénéficie de solides soutiens, refusait catégoriquement de céder le commandement.

 

En décidant de capituler et de reconnaître l’autorité de Djido Ali, Ahmat Chaltout met fin au bras de fer armé qui menaçait de plonger la région dans un bain de sang, évité de justesse l’autre jour grâce à la médiation de l’UPC.

 

Pour Mahamat Alkhatim, ce retournement de situation est un désastre politique. L’autorité du président fondateur est ouvertement bafouée, et son influence sur le terrain s’éteint définitivement au profit de la faction dissidente, maîtresse absolue des ressources aurifères de la région.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Bamingui-Bangoran : l’opération des mercenaires russes et des FACA vire au braquage de bétail des éleveurs à Ndele

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 Bamingui-Bangoran : l’opération des mercenaires russes et des FACA vire au braquage de bétail des éleveurs à Ndele

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Krakouma, la traque de supposés rebelles par la coalition russo-centrafricaine a débouché sur le vol massif de troupeaux, revendus ensuite aux commerçants de viande de Ndele.

 

 Du maintien de l’ordre au pillage de bétail

Les faits survenus à Zamza prennent une nouvelle tournure à la lumière des récentes investigations de la rédaction du CNC. L’incursion menée le vendredi 15 mai par les mercenaires russes d’Africa Korps, épaulés par des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), s’est transformée en une vaste opération de spoliation ciblant la communauté des éleveurs de la périphérie de Ndele.

 

Sous couvert de traquer les assaillants impliqués dans l’accrochage du 10 mai avec les pisteurs de l’ONG WCS, la colonne militaire a pris pour cible des campements d’éleveurs. Le bilan provisoire de cette descente fait état de deux éleveurs abattus et d’un troisième capturé. Les assaillants ont fait main basse sur les troupeaux, provoquant la débandade de plusieurs bergers dans la brousse environnante. Le rescapé a été transfert à la gendarmerie de Ndele, où ses ravisseurs ont présenté une arme à feu pour justifier son arrestation sous le motif de rébellion.

 

Sur le terrain, la destination du butin ne laisse aucun doute quant aux motivations réelles de cette expédition. Dès le samedi 16 mai, les militaires centrafricains intégrés à cette patrouille ont commencé à écouler les bœufs volés auprès des bouchers de Ndele et des localités voisines. Les gains de ce commerce illicite sont estimés à plusieurs dizaines de millions de francs CFA. Cette criminalité de subsistance aggrave l’insécurité économique locale, poussant les éleveurs à fuir définitivement la préfecture de la Bamingui-Bangoran pour échapper aux accusations abusives de complicité avec les groupes rebelles.

 

Par Barthelemy Kossi

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Il était en train de dormir tranquillement chez lui quand son ex-épouse a tenté de lui ôter la vie à Birao

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Il était en train de dormir tranquillement chez lui quand son ex-épouse a tenté de lui ôter la vie à Birao

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les faits se sont déroulés en fin de semaine dernière à Birao. Une femme se trouve actuellement en garde à vue au commissariat de police locale. Elle est accusée d’avoir porté un coup de couteau critique à son ancien époux pendant son sommeil.

 

Une séparation qui vire au drame

Le couple avait partagé plusieurs années de vie commune avant de décider récemment de se séparer. Suite à cette rupture, l’épouse était retournée vivre dans sa famille, laissant le monsieur occuper seul son domicile.

 

Dans la nuit de vendredi dernier vers 22 heures, profitant de la configuration habituelle de sa maison initiale où les portes restent souvent simples à pousser, l’agresseuse s’est introduite dans la maison. Connaissant parfaitement les lieux, elle a surpris son ex-mari en plein sommeil.

 

Le déroulement de l’agression  

Après avoir constaté que son ex-mari était plongé profondément dans son sommeil, la dame a sorti son couteau et poignardé a plusieurs niveau son ex-mari. L’homme a reçu un coup de couteau au niveau de la côte. Selon les constatations médicales, l’arme est passée à quelques centimètres seulement d’un organe vital.

 

Une enquête rapide et efficace

La victime a été transportée en urgence à l’hôpital de Birao, où elle a pu recevoir les soins nécessaires. Ses jours ne sont plus en danger. Pendant ce temps, la résolution de cette affaire s’est faite grâce à une collaboration étroite dans la commune . Les résidents du quartier ont immédiatement partagé leurs informations qui a permis à l’identification de l’auteur présumé du crime.

 

Action des forces de l’ordre : La police a recoupé les témoignages pour remonter jusqu’à l’ex-conjointe.

 

Interpellée peu après, la suspecte a été placée en détention provisoire. L’enquête se poursuit désormais à Birao pour déterminer le mobile exact de cet acte.

 

Par Ibrahim Moussa

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Grave crise sanitaire à Ouanda-Djallé : les animaux domestiques meurent par dizaines dans la ville

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Grave crise sanitaire à Ouanda-Djallé : les animaux domestiques meurent par dizaines dans la ville

 

Bangui, le 18 mai 2026, CNC. À Ouanda-Djallé, une maladie foudroyante tue les animaux domestiques depuis quelques semaines. L’inquiétude grandit chez les habitants de la Vakaga qui voient leurs bêtes disparaître sans aucune aide pour stopper ce mal.

 

Tout a commencé quand les chiens de Ouanda-Djallé ont commencé à mourir les uns après les autres. Si certains ont pu sauver les leurs grâce au vaccin, beaucoup de chiens n’ont pas survécu.

 

Maintenant, ce sont les cabris et les chèvres qui subissent les attaques de ce virus mortel. Les bêtes qui n’ont pas reçu de piqûre de protection meurent en grand nombre dans toute la ville.

 

On voit clairement la différence entre les animaux vaccinés qui tiennent bon et les autres qui s’écroulent. Cette situation montre bien que seul le vaccin permet de garder son élevage en vie.

 

Les propriétaires de bétail soupçonnent une peste qui s’attaque aux poumons et au ventre des bêtes. Les pertes sont énormes et les familles ne savent plus quoi faire pour protéger le reste du troupeau.

 

Contacté par la rédaction du CNC, le responsable de l’Agence Nationale du Développement de l’Élevage à Ouanda-Djallé, Monsieur Abdel Kader Degaulle, a apporté un éclairage sur l’origine de cette hécatombe. Il explique que la crise provient directement du refus passé de certains propriétaires de faire vacciner leurs bêtes, les rendant extrêmement vulnérables. Le cœur du problème réside dans la gestion des premiers chiens infectés : leurs cadavres ont été abandonnés à l’air libre dans la brousse. Avec le début de la saison des pluies et la pousse de la nouvelle végétation, les chèvres et les cabris non vaccinés sont allés s’abreuver et paître sur ces lieux contaminés, contractant ainsi le virus mortel par les herbes souillées. Selon lui, une couverture vaccinale complète aurait permis aux troupeaux de résister à ce fléau.

 

Le mal se propage vite et les bêtes se vident de leurs forces en très peu de temps. Chaque matin, on découvre de nouveaux animaux sans vie dans les enclos, ce qui décourage les éleveurs.

 

À plus de neuf cents kilomètres de Bangui, les secours tardent à venir pour identifier la maladie. Les habitants se sentent abandonnés avec leurs bêtes mortes alors que l’épidémie ne montre aucun signe de fatigue.

 

L’économie de la ville est durement touchée car le bétail représente toute la richesse des gens. Sans ces animaux, c’est la survie même des foyers de Ouanda-Djallé qui devient très difficile au quotidien.

 

On ne compte plus les cadavres qu’il faut évacuer pour éviter que l’odeur ne devienne insupportable. Les bergers sont désespérés de voir leurs sources de revenus s’éteindre ainsi sans pouvoir agir efficacement.

 

Le virus continue de circuler de maison en maison, emportant tout ce qui vit encore dans les cours. Les enclos se vident petit à petit et le silence remplace désormais les cris habituels des animaux.

 

Par Serge Binguimalé

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Par Serge Binguimalé

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15 ans de service, zéro statut : La colère explose au ministère centrafricain des Équipements

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 15 ans de service, zéro statut : La colère explose au ministère centrafricain des Équipements

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dix ans. Quinze ans. Parfois deux décennies à porter à bout de bras les infrastructures routières et les chantiers du pays. Voilà le bilan humain des contractuels du ministère de l’Équipement et des Travaux publics. Des travailleurs jetés dans une précarité sans fin par des responsables incapables de stabiliser ceux qui font tourner la machine. Aujourd’hui, la coupe est pleine : l’entrée principale est barricadée, les bureaux sont verrouillés, et l’activité est totalement paralysée.

 

Ce coup de force est la réponse directe à une gestion chaotique . Alors que ces agents cumulent une expérience et un dévouement supérieurs à bien des titulaires, les autorités ont choisi d’ignorer totalement leurs droits légitimes. Le protocole d’intégration, qui devait régulariser leur situation, a tourné au fiasco politique. Sur 473 personnes qui attendaient légitimement leur titularisation, le ministre en a arbitrairement rayé 229 de la liste. Plus de la moitié des effectifs sacrifiés d’un simple trait de plume.

 

 Des promesses vides et un ministre aux abonnés absents

Le directeur des Ressources Humaines lui-même, Anissa Richard Banu Kepa, avoue avoir été totalement écarté de ce processus opaque. Réduit à jouer les pompiers de service, il tente désormais de négocier et promet de plaider la cause des exclus auprès du gouvernement pour ramener le calme. Une énième promesse de “plaidoyer” qui sonne creux aux oreilles de ceux qui ont tout donné pour le pays et qui se retrouvent exclus des listes officielles.

 

Pendant ce temps, le ministre sortant, principal responsable de ce chaos, brille par son silence et refuse de s’expliquer.

 

Cette politique de l’autruche ne fonctionnera pas. Les grévistes préviennent déjà : ce blocus n’est qu’un début. Si le gouvernement s’obstine à maintenir ces travailleurs dans l’illégalité statutaire après des années de loyaux services, d’autres actions bien plus dures paralyseront le secteur dans les prochains jours. Les bras cassés au pouvoir sont prévenus, la colère ne fera que grandir.

 

Par Brahim Sallé

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Crise humanitaire au sud-est : le CICR déploie une assistance d’urgence à Zémio

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Crise humanitaire au sud-est : le CICR déploie une assistance d’urgence à Zémio

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des milliers de personnes déplacées survivent dans des conditions difficile tandis que l’organisation humanitaire tente d’apporter des solutions aux besoins les plus pressants.

 

La préfecture du Haut-Mbomou connaît depuis plusieurs mois une dégradation inquiétante de la situation sécuritaire et humanitaire. À Zémio, épicentre de cette crise, environ 2 000 personnes ont cherché protection dans l’enceinte de l’église catholique, rejoignant d’autres déplacés regroupés près de la mosquée et dans le quartier Paule. Ces rassemblements massifs génèrent des difficultés considérables en matière d’eau, d’hygiène et d’alimentation.

 

“Nos équipes sont déployées depuis le début de la crise. On était sur place très rapidement”, explique Philippe Beauverd, chef sortant de la délégation du CICR en République centrafricaine, lors d’une conférence de presse tenue à Bangui. En collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine, l’organisation a installé un bladder, vaste réservoir permettant de stocker de l’eau potable, sur le site de l’église catholique.

 

Cet équipement s’avère indispensable car les puits de Zémio ne fournissent pas les quantités nécessaires. “Les pompes, les puits à Zémio ne donnent pas assez d’eau. C’est donc le bataillon népalais qui a gentiment accepté, pas pour nous, mais pour la population finalement, de faire des allers-retours pour remplir le bladder”, précise le responsable humanitaire.

 

Cette coopération purement logistique ne remet pas en cause l’indépendance du CICR. “On peut parler là évidemment d’une forme de collaboration, mais vous n’allez pas nous voir ensemble. On ne va en tout cas pas se faire escorter par la MINUSCA, on se déplace tout seul”, insiste Philippe Beauverd. Des latrines ont également été aménagées sur plusieurs sites pour limiter les risques sanitaires.

 

Les équipes médicales du CICR ont acheminé des médicaments vers l’hôpital de Zémio et les centres de santé desservant les zones où se concentrent les populations déplacées. “On a amené de l’assistance pour plusieurs autres sites, notamment près de la mosquée et puis dans le quartier musulman”, détaille le chef de délégation. Les magasins restent fermés et les habitants ne peuvent plus vaquer normalement à leurs occupations.

 

L’alimentation constitue le défi le plus ardu pour les humanitaires présents à Zémio. “Nous, on ne peut pas amener de nourriture à Zémio, par exemple. Avec le petit avion, c’est impossible. Les quantités qui seraient nécessaires, c’est impossible”, reconnaît Philippe Beauverd avec franchise. Les routes terrestres demeurent impraticables en raison de l’insécurité, rendant impossible tout convoi d’envergure.

 

“Peut-être qu’on pourrait distribuer des semences maraîchères. Ça ne prend pas beaucoup de place, on peut envoyer tout ce qu’on veut, mais après ça prend du temps à pousser. Il faut qu’ils aient leur petit jardin”, envisage le responsable. Cette option à moyen terme ne résout pas les besoins immédiats des déplacés entassés dans des conditions déplorables.

 

Le chef de délégation ne cache pas les limites de l’intervention humanitaire dans cette zone reculée. “Ce qui est sûr, c’est qu’ils n’ont pas l’assistance dont ils auraient besoin, tout simplement, du fait de l’éloignement de cette région”, admet-il. L’organisation espère que la situation se normalisera rapidement pour permettre aux habitants de regagner leurs foyers.

 

Les populations prises entre les affrontements connaissent des conditions encore plus difficiles. “Les gens qui sont sur les axes, au dehors de Zémio, Mboki, même au bourg, j’imagine dans une certaine mesure, les centres de santé ne sont pas approvisionnés ou sont vides”, décrit Philippe Beauverd. Ces habitants se trouvent coincés entre différents groupes armés, limitant drastiquement leurs possibilités de mouvement.

 

“On peut imaginer qu’ils sont un peu pris entre deux feux, si j’ose dire, entre les AKG et les FACA et les alliés de l’autre côté”, poursuit le responsable humanitaire. Le CICR n’a pas pu sortir sur tous les axes depuis un certain temps en raison des risques sécuritaires, mais prévoit de reprendre ces missions d’évaluation dès que possible.

 

Plusieurs milliers de Centrafricains ont franchi les frontières vers le Sud-Soudan et la République démocratique du Congo pour échapper aux combats. “Le Sud-Soudan et la RDC, ils sont couverts par mes collègues de Kinshasa et mes collègues de Juba”, indique Philippe Beauverd, précisant que ces territoires ne relèvent pas de sa délégation.

 

Le responsable admet ne pas connaître précisément leur situation. “Je pourrais tout à fait m’entendre avec mes collègues qui ont évidemment tant au Sud-Soudan qu’en RDC, ils ont plein d’autres choses à faire aussi. Donc je peux m’imaginer que la situation des gens qui ont traversé n’est pas très bonne”, reconnaît-il honnêtement.

 

Il note toutefois un avantage pour ceux ayant gagné la RDC. “S’ils l’estiment possible, ce qui n’a pas encore l’air d’être le cas, ce n’est pas très loin finalement de Zémio et ils pourraient faire des allers-retours si c’est nécessaire”, observe Philippe Beauverd. Les frontières artificielles de la région permettent d’imaginer que nombre d’entre eux possèdent des attaches familiales de l’autre côté.

 

La question des otages détenus à Zémio et Bambouti ajoute une dimension supplémentaire à cette crise. “Le CICR est tout à fait disposé à faire de même”, affirme le chef de délégation en référence à la libération de 20 FACA remis par l’UPC en 2023. L’organisation se tient prête à intervenir comme facilitateur neutre.

 

“Nous, on ne va pas se mêler de la discussion pour libérer les gens. Que ce soit des rançons, que ce soit des libérations d’otages, peu importe, on ne va pas du tout se mêler des discussions”, clarifie Philippe Beauverd. Le rôle du CICR se limite strictement à l’évacuation une fois qu’un accord est conclu entre les parties.

 

Il rappelle un cas récent où les ravisseurs avaient sollicité l’organisation. “Lorsque le responsable de la sécurité de l’ANE a été kidnappé avec deux autres personnes, il y a environ deux mois, deux mois et demi, entre Zémio et Gama, apparemment les AKG ont demandé, d’abord au début, on dit, on veut voir que le CICR”, relate le responsable humanitaire.

 

“J’ai été voir le président de l’ANE, j’ai parlé avec évidemment les autorités ici centrales en disant qu’on était tout à fait disposé à aller chercher ces gens une fois qu’il y a un accord entre les deux parties”, poursuit-il. Cette médiation n’a finalement pas abouti dans ce cas précis, mais l’offre reste valable.

 

Les contacts se poursuivent également avec les familles des otages, souvent laissées dans l’ignorance. “Je sais qu’un parent de la sous- préfète est venu nous voir l’autre jour”, mentionne Philippe Beauverd. L’organisation maintient ces liens même si les proches ne peuvent influencer directement les décisions.

 

“Parfois, d’ailleurs, il y a une tendance parfois à oublier les parents. Les épouses, par exemple, qui ne sont pas du tout mises au courant. Alors nous, on les contacte. Enfin, ils nous contactent et puis on va discuter avec eux”, explique le responsable, soulignant cette attention portée aux familles éprouvées par l’absence et l’incertitude.

 

Le CICR conserve des contacts réguliers avec les groupes armés présents dans la région. “On a toujours des contacts avec les AKG, notamment pour notifier nos mouvements”, confirme Philippe Beauverd. Ces échanges permettent à l’organisation d’accéder à des zones où peu d’autres intervenants peuvent se rendre, maintenant ainsi une présence humanitaire dans les secteurs les plus isolés du Haut-Mbomou.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Le marabout de Carnot mis au tapis : Comment Sarandji et Moloua ont douché les ambitions d’Évariste Ngamana

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Le marabout de Carnot mis au tapis : Comment Sarandji et Moloua ont douché les ambitions d’Évariste  Ngamana

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En reconduisant Moloua, Touadéra valide la stratégie d’asphyxie menée par Sarandji. Pour le « marabout de Carnot », la chute libre hors des cercles du pouvoir est consommée.

 

Le naufrage définitif du « marabout de Carnot »

La messe est dite pour Évariste Ngamana. Après s’être fait éjecter sans ménagement du bureau de l’Assemblée nationale par un Simplice Mathieu Sarandji magistral d’autorité, l’ancien premier vice-président voit s’effondrer son ultime bouée de sauvetage. Les prédictions flatteuses d’Africa Intelligence, qui l’imaginaient déjà s’installer à la Primature, s’avèrent n’être qu’un mirage de papier.

 

Sarandji, surnommé le « Vieux Crocodile », a méthodiquement verrouillé l’appareil législatif. Le président réélu a publiquement réglé ses comptes, évoquant des rituels nocturnes, du fétichisme et des tentatives d’elimination physique de la part de son ex-adjoint. En restant simple député, Ngamana entame une descente aux enfers qui rappelle point par point le destin de l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada : une perte totale d’influence après avoir tenté de défier les dinosaures du régime. Même l’accès à la vice-présidence de la République s’annonce désormais hypothétique pour celui que Sarandji qualifie ironiquement de « marabout de Carnot ».

 

Des centaines de millions investis pour rien

La reconduction de Félix Moloua à son poste du premier ministre ne fait pas qu’achever Ngamana ; elle douche glaciale toute la cour des prétendants qui s’agitaient dans l’ombre. La sentence du conseiller russe Alexandre Ivanov — dont les déclarations préconisaient de « ne pas changer une équipe qui gagne » — est devenue réalité. Le pacte initial entre Touadéra, Sarandji et Moloua reste indéboulonnable.

 

Derrière les sourires de façade, la soupe est amère pour les prétendants

Sani Yalo : L’ambitieux homme d’affaires, qui aurait misé plus de 200 millions de francs CFA pour forcer le destin et s’installer au gouvernement, se retrouve Gros-Jean comme devant.

 

Arnaud Djoubaye Abazène : Le ministre de la Justice, qui n’aurait pas hésité à aligner 100 millions pour parier sur un changement d’équipe, voit ses pions balayés.

Obed Namsio : Le puissant directeur de cabinet de la présidence espérait troquer ses fonctions de l’ombre contre la lumière de la Primature. Il devra continuer à gérer les dossiers du palais.

Jean-Jacques Démafouth : Malgré ses services passés, notamment la manipulation des rouages électoraux en 2016 pour le compte de Touadéra, le retour d’ascenseur tant attendu est reporté sine die.

 

Le régime de Bangui choisit l’immobilité stratégique. Les courtisans ont payé le prix fort pour apprendre qu’on ne bouscule pas l’ordre établi par le triumvirat au pouvoir.

 

Par Alain Nzilo

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Chez l’UNOPS , prestataire de la Minusca, les contractuels accumulent déjà deux mois de retard de salaire et subissent chaque jour de menace du licenciement

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Chez l’UNOPS , prestataire de la Minusca, les contractuels accumulent déjà deux mois de retard de salaire et subissent chaque jour de menace du licenciement

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Alors que la cheffe de la MINUSCA Valentine Rugwabiza promettait de protéger l’emploi local suite à la réduction des budgets américains, son prestataire UNOPS accumule les retards de paiement et multiplie les menaces de licenciement pour fin juin 2026.

 

Le quotidien des travailleurs centrafricains au service de l’UNOPS à Bangui a pris une tournure dramatique ces dernières semaines. Depuis près de deux mois, les salaires ne sont plus versés, plongeant des centaines de foyers dans une incertitude totale.

 

Les agents contractuels se retrouvent dans l incapacité de payer leurs loyers, d’assurer la scolarité de leurs enfants ou même de subvenir aux besoins alimentaires de base. Cette rupture de paiement survient malgré le versement des fonds par la MINUSCA le 12 mai dernier, l’administration de l’UNOPS justifiant ce délai par des procédures de validation administrative au siège à New York. La promesse d une régularisation entre le 21 et le 24 mai sonne comme un espoir fragile pour des employés à bout de souffle.

 

Cette crise financière a des conséquences directes sur la dignité et l intégrité des travailleurs. Acculés par la nécessité, certains agents ont été surpris en train de dériver vers des actes de survie désespérés, comme le vol de carburant, ce qui a entraîné leur licenciement immédiat. Cette situation met à nu une gestion humaine défaillante où la faute est rejetée sur l’employé sans considérer la responsabilité de l’employeur dans la création de cette détresse sociale.

 

Le malaise est renforcé par une politique contractuelle qui semble vouloir effacer toute stabilité. Les agents sont passés de contrats annuels à des contrats de six mois, puis trois mois, pour finir aujourd’hui à des engagements d’un seul mois. Cette précarisation à outrance s accompagne de menaces de licenciements massifs annoncés pour la fin du mois de juin, créant un climat de peur permanente au sein des équipes. La pression est telle que l’administration exige un comportement irréprochable sous peine de ne pas voir le contrat renouvelé le mois suivant.

 

Ces faits contredisent directement les engagements officiels de Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA. Cette dernière avait affirmé lors de sa conférence de presse que la réduction des budgets américains n impacterait pas les emplois nationaux. Elle préconisait de réduire les effectifs expatriés, dont les salaires sont dix à vingt fois supérieurs à ceux des locaux, pour préserver la main d’œuvre centrafricaine. Pourtant, la réalité sur le terrain montre l inverse : les bases en province ferment, entraînant la suppression des postes de gardiennage et d entretien, tandis que l’UNOPS réduit drastiquement ses effectifs locaux.

 

Dans un pays où les opportunités d’emploi sont rares et où l’accès à la fonction publique dépend souvent de l’appartenance au parti MCU, le système onusien représentait un dernier rempart contre la pauvreté. En laissant son prestataire agir de la sorte, la MINUSCA faillit à sa mission sociale et fragilise ceux qu elle était censée protéger. La communication de la mission semble aujourd’hui totalement déconnectée de la souffrance des pères et mères de famille centrafricains qui subissent les conséquences de décisio

Chez l’UNOPS , prestataire de la Minusca, les contractuels accumulent déjà deux mois de retard de salaire et subissent chaque jour de menace du licenciement

 

ns budgétaires prises loin de Bangui.

 

Par AnselmeMbata

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« Ils nous traitent comme des esclaves » : une ancienne employée de Mercure Logistique accuse les Libanais de harcèlement et de maltraitance

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« Ils nous traitent comme des esclaves » : une ancienne employée de Mercure Logistique accuse les Libanais de harcèlement et de maltraitance

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

« Ils nous traitent comme des esclaves ! » La phrase claque comme une gifle. Samantha Olivia Imanga, ex-employée de Mercure Logistique, sort du silence après avoir été jetée dehors pour avoir osé refuser les avances du directeur technique. Son témoignage est une bombe.

 

Depuis ce refus, les insultes et les humiliations pleuvent sans relâche. Il l’appelait et l’insultait durement. Samantha pleurait sans pouvoir répondre, car il était plus âgé. Tout le personnel savait.

 

Le 24 mars, elle dénonce au chef du personnel le harcèlement sexuel, la maltraitance et les injures. Promesse d’en parler au PDG. Le 3 avril, c’est le licenciement immédiat : le PDG tranche qu’elle n’est « pas de bonne moralité ».

 

Samantha brise tout. Elle décrit une entreprise où les Libanais traitent les Centrafricains comme des esclaves sur leur propre sol. On insulte les mères, on crie jusqu’à faire saigner, on licencie sans explication. Le délégué du personnel reste muet. Personne ne bouge.

 

Elle révèle que dix Camerounais ont déjà débarqué pour remplacer les locaux diplômés, et d’autres arrivent encore. Les Centrafricains font tout le boulot, même celui du directeur technique qui, dit-elle, ne connaît rien à la mécanique.

 

Samantha appelle toutes les victimes à parler. Elle pose la question qui brûle : est-ce la République centrafricaine ou les Libanais qui commandent ici ?

 

Ce cri de Samantha glace le sang. Une jeune Centrafricaine qualifiée, humiliée puis virée pour avoir simplement dit non. Les Libanais s’enrichissent pendant que les locaux ploient sous le mépris. Le gouvernement doit choisir : son peuple ou le silence complice.

 

Par la rédaction du CNC

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Entre routes impraticables et manque de médecins : Mboki pleure une jeune fille enceinte et son enfant, morte sur la route lors de son transfert à l’hôpital d’Obo

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Entre routes impraticables et manque de médecins : Mboki pleure une jeune fille enceinte et son enfant, morte sur la route lors de son transfert à l’hôpital d’Obo

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’émotion est vive à Mboki après la perte d’une jeune femme enceinte. Sans ambulance ni chirurgien sur place, elle a succombé aux conditions de son transfert pénibles vers l’hôpital d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Comme vous le savez, la survie des populations rurales en République centrafricaine dépend souvent de pistes délabrées et de structures sanitaires totalement dépourvues de moyens techniques.  En effet, le mercredi 13 mai 2026, l’horreur a saisi les habitants de Mboki lorsqu’une jeune femme de 21 ans, au terme de sa grossesse, a commencé un travail difficile. Dans cette localité pourtant importante du Haut-Mbomou, l’absence de médecin chirurgien capable de pratiquer une césarienne a transformé cet événement naturel en une sentence de mort. Faute d’ambulance et de véhicule adapté, les proches n’ont eu d’autre choix que d’installer la future mère à l’arrière d’un taxi-moto pour rejoindre l’hôpital d’Obo.

 

Le trajet s’est transformé en un calvaire. Sur une route dont l’état de dégradation oblige à rouler pendant des heures pour franchir de courtes distances, le corps de la jeune femme n’a pas résisté aux secousses et à l’épuisement. Après seulement 30 kilomètres de piste, elle a rendu l’âme. Arrivés à destination, les soignants n’ont pu que constater le décès de la mère et celui de son enfant, un petit garçon qui n’aura jamais vu le jour. L’enfant a été mis en terre immédiatement, suivi par sa mère le jeudi 14 mai, laissant une communauté en deuil et en colère.

 

Ce drame exprime l’état de ruine d’un système de santé qui abandonne ses citoyens. À Mboki, le manque d’infrastructures de base condamne les malades à l’exode ou à la mort. Pendant que les populations rurales périssent dans le silence, l’État priorise des dépenses colossales pour sa survie politique. Les richesses minières du pays, notamment l’or et le diamant, sont extraites au profit de groupes paramilitaires étrangersrusses

 

Le budget national semble capté par les exigences de la Russie, qui a imposé la mutation de la milice Wagner en « Africa Corps ». Pour financer ces mercenaires, les autorités versent environ 10 milliards de francs CFA par mois à Poutine, le grand criminel russe.

 

Cette somme astronomique, injectée dans le maintien de la force au détriment des hôpitaux et des ponts, montre une déconnexion totale entre les dirigeants et les besoins vitaux du peuple. Tant que les lingots d’or serviront à payer Africa Corps plutôt qu’à recruter des chirurgiens et à goudronner les pistes, les femmes de Mboki continueront de mourir sur des motos.

 

Par Éric Nzapa

Correspondant du CNC depuis Mboki

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Gallo : un ex-rebelle de 3R tué et un autre blessé lors d’une tentative de braquage

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Gallo : un ex-rebelle de 3R tué et un autre blessé lors d’une tentative de braquage

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une tentative de braquage à mains armées menée par deux anciens rebelles du groupe armé 3R a avorté ce jeudi 14 mai, faisant un mort et un blessé parmi les assaillants.

 

 Une double agression sur l’axe Zarami

Les faits se sont déroulés jeudi 14 mai, à 5 kilomètres de la localité de Gallo, située sur l’axe menant à Zarami. Gallo se trouve sur la route de Baboua, à 60 kilomètres de Bouar, le chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Ce jour là, deux individus armés ont d’abord pris pour cible un éleveur peul. Blessé par balle lors de cette première agression, l’éleveur victime a pu être secouru et évacué vers une structure sanitaire pour y recevoir des soins à Bouar. Après cette première attaque, les deux criminels ont tenté d’intercepter un second groupe de personnes sur le même axe routier.

 

 La riposte des FACA

Cette seconde tentative a échoué lorsque les braqueurs se sont retrouvés face à un groupe des éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA). Les militaires centrafricains ont immédiatement riposté aux tirs des assaillants. Au cours de l’échange, l’un des criminels a été abattu et le second a été blessé. Ce dernier a été capturé puis transféré à l’hôpital de Gallo sous surveillance.

 

La rédaction du CNC a clairement identifié ces deux hommes comme des ex-rebelles issus du mouvement 3R.

 

Pour rappel, ce groupe armé a signé un accord de paix avec le gouvernement le 19 février 2025. Cet accord stipule que ses membres doivent intégrer le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) ou retourner à la vie civile. Cependant, certains éléments non encore désarmés continuent de circuler dans la région, commettant des exactions et des vols à main armée contre la population locale.

 

Par Martial Passi

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45 JOURS APRÈS L’INVESTITURE DE TOUADÉRA : UN MANDAT QUI COMMENCE COMME IL RISQUE DE FINIR

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45 JOURS APRÈS L’INVESTITURE DE TOUADÉRA : UN MANDAT QUI COMMENCE COMME IL RISQUE DE FINIR

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Quarante-cinq jours après son investiture, Faustin-Archange Touadéra gouverne comme s’il n’avait jamais promis quoi que ce soit au peuple centrafricain. Le redressement annoncé n’est plus qu’un souvenir de discours. À sa place, un régime entièrement tourné vers sa propre conservation, indifférent aux urgences réelles du pays.

 

Ce que l’on observe depuis le début de ce nouveau mandat n’est pas une rupture avec les pratiques passées. C’est leur continuité assumée. La justice répond aux injonctions du pouvoir. Les institutions de la République servent les intérêts de l’empereur plutôt que ceux des citoyens.

 

L’affaire Anicet-Georges Dologuélé cristallise cette réalité. Le président de l’URCA, Union pour le Renouveau Centrafricain, ne peut pas voyager, faute de passeport. Ses proches parlent d’apatridie administrative. Dans l’opinion, la lecture est simple : en Centrafrique, un document aussi banal qu’un passeport peut être refusé à un adversaire politique sans que personne au sein de l’État ne juge utile de s’en expliquer.

 

TOUADÉRA, patron de LA CORRUPTION

Avant même la fin de ces quarante-cinq premiers jours, le dictateur se retrouve personnellement cité dans des affaires qui en disent long sur son régime. Le cas du Km5 a choqué une partie de l’opinion. Lors d’une cérémonie publique, un chèque de cinquante millions de francs CFA lui est remis directement par des mafieux tchadiens.

 

Cette image a circulé dans un contexte précis : celui d’un quartier où les habitants manquent toujours d’eau, d’électricité, de structures sanitaires et d’écoles dignes de ce nom, dix ans après les violences de 2013. La scène confirme l’écart entre les discours officiels sur la lutte contre la corruption et ce qui se passe réellement.

 

UN GOUVERNEMENT DONT ON PARLE DÉJÀ AU PASSÉ

La composition complète du nouveau gouvernement se fait toujours attendre. Plusieurs observateurs évoquent déjà un exécutif mort avant d’avoir gouverné. La politique économique n’est plus au cœur des débats. Ce qui occupe le quotidien des Centrafricains, ce sont les urgences sécuritaires, le délabrement des services publics et les tensions institutionnelles.

 

Le bilan du Premier ministre Félix Moloua reste sévèrement jugé. Sa réputation de travailleur rigoureux n’a pas suffi à effacer ce que retiennent de son passage à la primature : l’échec du RCPCA, les nominations partisanes, le clientélisme dans l’administration, et des élections dont l’organisation a été contestée de toutes parts.

 

L’ENTOURAGE DE GOUANDJIKA ET L’IMPUNITÉ QUI S’AFFICHE

Parmi les premières affaires ayant pesé sur le début du mandat figure celle des propos attribués à l’entourage de Ionel Gouandjika. Des déclarations insultantes ont circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague de réactions. Ce qui a aggravé la situation, c’est le silence des autorités. Ce silence valait réponse : les proches du pouvoir peuvent se permettre ce que d’autres ne peuvent pas.

 

LES “BACS EXCEPTIONNELS” ET LES ENTORSES AU CODE ÉLECTORAL

Le ministre Aurélien Simplice Zingas a signé des baccalauréats dits exceptionnels. L’initiative a suscité des protestations dans les milieux enseignants, qui y voient une dévaluation supplémentaire d’un diplôme déjà fragilisé par des années de dysfonctionnements scolaires.

 

Mais l’affaire a pris une autre dimension quand l’Autorité Nationale des Élections a validé des candidatures de personnes ne disposant pas du niveau de baccalauréat pourtant exigé par le code électoral. Des partis et des organisations citoyennes ont dénoncé une application sélective des règles, au profit des candidats proches du pouvoir.

 

L’ÉTAT AU SERVICE DU MCU

L’empereur a multiplié les déplacements dans des localités pour soutenir des candidats aux législatives, régionales et municipales. Fonctions républicaines et intérêts partisans du MCU : la frontière n’existe plus.

La reconduction de Simplice Mathieu Sarandji à la tête de l’Assemblée nationale a renforcé ce constat. Touadéra et Sarandji concentrent progressivement l’ensemble des leviers institutionnels entre les mains d’un même cercle, au détriment du principe de séparation des pouvoirs.

 

Lim-Pendé et Haut-Mbomou : les populations livrées à elles-même

Pendant que Bangui s’agite, les préfectures continuent de saigner. Dans la Lim-Pendé, des éléments du groupe 3R circulent en armes à Paoua et installent des barrières illégales sur les axes routiers. Les populations civiles y sont régulièrement rackettées sans que les forces de sécurité n’interviennent.

 

Dans le Haut-Mbomou, des villages entiers vivent dans la peur. Des milliers de personnes ont quitté leurs localités. Le mouvement A Zandé Ani Kpi Gbé exige le retrait des éléments de Wagner de la région, qu’il tient pour responsables de l’aggravation des tensions. Des fonctionnaires de l’État restent retenus en otage dans certaines zones, ce qui dit quelque chose de concret sur l’état du contrôle administratif dans cette partie du territoire. Les organisations humanitaires alertent régulièrement, sans que leur voix semble peser sur les décisions de Bangui.

 

LA FAMILLE BORGO ET L’AFFAIRE ZÉMIO

L’attaque contre la famille Borgo à Am-Dafock a provoqué une vive émotion. Dans cette zone frontalière déjà sous tension, les populations réclament des enquêtes sérieuses et des réponses que les autorités n’ont pas encore fournies.

 

À Zémio, l’arrestation d’Antoine Zogonimbou et d’un autre citoyen connu sous le nom de MESAC a provoqué une polémique distincte. Après plusieurs jours de détention dans les locaux de la gendarmerie locale, les deux hommes ont été transférés à Bangui par des éléments liés à Wagner, sans validation judiciaire. Leurs familles dénoncent une violation des procédures et attendent toujours une réponse officielle.

 

MERCURE LOGISTIQUE ET LES VIOLENCES AU TRAVAIL

La société Mercure Logistique est au cœur de plusieurs affaires qui ont alimenté les débats sur les réseaux sociaux. Samatan Olivia Imanga a dénoncé publiquement du harcèlement et un licenciement qu’elle attribue au directeur technique de l’entreprise. Plus grave encore, des accusations de viol visant un responsable de la même société ont relancé les questions sur les violences faites aux femmes dans les milieux professionnels centrafricains et sur l’impunité dont bénéficient certaines entreprises.

 

PRESSE ET OPPOSITION SOUS PRESSION

Des journalistes de Radio Centrafrique ont été sanctionnés après avoir évoqué les coupures récurrentes d’électricité à Bangui. Le journaliste Rolf Steve Domia-Leu et le porte-parole de l’URCA ont été interpellés à la suite d’une conférence de presse organisée par Dologuélé. Ces affaires s’ajoutent à une liste qui s’allonge.

 

LES RÉFUGIÉS DE ZAPAY OUBLIÉS

Sur le site de Zapay, en République démocratique du Congo, des réfugiés centrafricains ayant fui les violences du Haut-Mbomou survivent dans des conditions qui inquiètent les humanitaires. Certaines organisations ont commencé à se retirer de la zone, laissant des milliers de personnes face aux maladies, au manque de nourriture et à l’absence de soins. Le risque épidémique est réel. Bangui n’en parle pas.

 

Par le journaliste Roméo Silvère Doubalet,   La voix des sans voix.

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Centrafrique : Deux civils abattus par des hommes armés non identifiés près de Bossangoa

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Deux civils abattus par des hommes armés non identifiés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis plusieurs mois, la sous-préfecture de Nana-Bakassa, y compris celle de Bossangoa, incluant les localités de Kouki et Markounda, subit une recrudescence de violences commises par les ex-rebelles de l’UPC et du MPC, malgré les accords de paix signés avec le soi-disant gouvernement.

 

En effet, le 15 mai dernier, aux environs de 11 heures, une attaque ciblée à perturber le  village de Bozélé  sur l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa.

 

Initialement signalée dans le village de Bozélé (situé à 20 km de Bossangoa), l’incursion s’étend jusqu’à la localité de Bowaye, située à 70 kilomètres de Bossangoa. C’est dans ce secteur que des individus armés non identifiés ont intercepté deux civils en provenance de Kouki. Les victimes ont été abattues avant que leurs assaillants ne s’emparent de leur motocyclette.

 

Une équipe d’une organisation non gouvernementale (ONG) arrivant sur les lieux a été contrainte par les criminels de charger les dépouilles pour les transporter vers Bossangoa.

 

Selon les recoupements d’informations effectués par la rédaction du CNC, les auteurs de ce crime appartiennent aux ex-éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). Bien que signataires des accords de paix, ces combattants se sont reconvertis sur le terrain. Intégrés comme supplétifs locaux au sein de la milice pro-russe Wagner, ces ex-rebelles de l’UPC et du MPC effectuent désormais les basses œuvres sécuritaires et prédatrices des russes dans la région.

 

Ce nouvel incident rappelle le ciblage récurrent des populations locales par les russes du groupe Wagner et leurs supplétifs noirs. À Bowaye, ces mêmes éléments ont par le passé incendié le village, détruit les habitations et causé le déplacement de près de 10 000 personnes, nécessitant l’intervention d’urgence du CICR et d’autres humanitaires. Les forces russes et leurs nouveaux supplétifs y maintiennent une pression constante, marquée par des exactions, des agressions publiques et des arrestations arbitraires.

 

Officiellement, les détachements des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se mobilisent pour se rendre sur les lieux afin de récupérer les corps, et le risque d’une nouvelle opération militaire reste envisagé. Toutefois, la complicité opérationnelle entre les mercenaires russes et ces “russes noirs” paralyse toute neutralisation réelle, les forces régulières sachant pertinemment à qui elles ont affaire. Sous le silence des autorités, les villageois restent livrés à cette insécurité quotidienne.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Bamingui-Bangoran : après l’accrochage des écogardes avec un groupe des hommes armés, les mercenaires russes arrêtent un civil à Kpata, près de Krakouma

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Bamingui-Bangoran : après l’accrochage des écogardes avec un groupe des hommes armés, les mercenaires russes arrêtent un civil à Kpata, près de Krakouma

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Cinq jours après les combats entre les pisteurs de l’ONG WCS et des hommes armés non identifiés, les forces russes d’Africa Corps ont investi la zone et arrêté un villageois.

 

L’intervention d’Africa Corps

Les suites de l’affrontement du 10 mai dernier à Zamza, situé à 130 kilomètres de Ndele, prennent une tournure inquiétante pour les habitants de la localité de Krakouma. Lors de l’accrochage du 10 mai dernier, l’équipe de la Wildlife Conservation Society (WCS) avait neutralisé deux assaillants non identifiés et saisi du matériel militaire avant de se replier vers Ndele, comme l’avait indiqué la rédaction du CNC.

 

Cinq jours plus tard, le vendredi 15 mai, les hommes du groupe russe Wagner, opérant désormais sous le nom d’Africa Corps, se sont déployés dans ce même secteur, vers Kpata. Les mercenaires russes ont procédé à l’arrestation d’un jeune habitant de ce village. Les forces russes accusent formellement ce civil d’appartenir au groupe d’assaillants qui avait attaqué la patrouille forestière quelques jours plus tôt.

 

Les témoignages recueillis dans cette localité concordent sur le fait que les éléments du groupe armé impliqués dans le premier incident avec les pisteurs avaient déjà quitté la région depuis longtemps. La population locale souligne que le jeune détenu est un habitants de Kpata et n’a aucun lien avec les assaillants. Les hommes d’Africa Corps ont néanmoins transféré le suspect à Ndele, où il se trouve actuellement aux mains de la gendarmerie locale.

 

Par Barthelemy Kossi

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Centrafrique : la guerre de communication fait rage au sein du MPC. Le clan Djido Ali, ancien chef d’État-major, dément la présence d’Ahmat Chaltout, le nouveau chef d’État-major, à Markounda

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Centrafrique : la guerre de communication fait rage au sein du MPC. Le clan Djido Ali, ancien chef d’État-major,  dément la présence d’Ahmat Chaltout, le nouveau chef d’État-major,  à Markounda

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La guerre de communication fait rage au sein du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). Quelques jours seulement après la diffusion d’un communiqué signé par le nouveau chef d’état-major, le général de division Ahmat Chaltout, le camp des officiers frondeurs réagit avec vigueur.

 

Le général Kader Hassan, coordinateur militaire aligné sur le chef d’état-major déchu Djido Ali, a tenu à démentir les affirmations de la nouvelle hiérarchie nommée par Mahamat Alkhatim le 6 mai 2026. Selon lui, Ahmat Chaltout ne se trouve pas à Markounda et n’y dispose d’aucune force armée.

 

L’or et diamant de l’Ouham au centre de la discorde

Derrière ces querelles de légitimité se dessine une lutte acharnée pour la mainmise sur les ressources minières. Le clan de Djido Ali, soutenu par une dizaine d’officiers généraux, refuse de quitter ses positions dans la préfecture de l’Ouham.

 

En verrouillant les sites de production d’or et de diamants, les dissidents ont coupé les financements destinés au commandement central basé à Ndjamena. Cette rupture financière affaiblit directement l’autorité de Mahamat Alkhatim sur ses troupes.

 

Une implosion évitée par l’UPC

La tension entre les deux factions a failli provoquer un carnage ce mercredi 13 mai. Les unités fidèles à Djido Ali ont encerclé la base du commandement de Markounda, menaçant de désarmer par la force les partisans du nouveau chef d’état-major.

 

Le pire a été évité grâce à l’interposition d’Ali Darassa et de ses hommes de l’UPC. Ces derniers ont imposé un cessez-le-feu temporaire, menaçant de neutraliser quiconque ouvrirait le feu. Si les deux camps ont entamé un repli tactique, la méfiance reste totale et les combattants demeurent sur le qui-vive.

 

Le MPC apparaît désormais scindé en deux blocs irréconciliables, transformant ce mouvement autrefois uni en une nébuleuse de factions se disputant les revenus des chantiers miniers.

 

Par Arsène Féimonazoui

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