Touadéra pille les caisses de l’État pour sa campagne pendant que l’opposition crève de faim : les aveux explosifs de Dieudonné Ngoumbango dans le débat Patara

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
“Il n’y a que les partis politiques au pouvoir qui se servent de l’argent public, de l’argent des contribuables, pour aller faire leur propagande». Cette déclaration explosive de Dieudonné Ngoumbango lors du débat Patara de 11 octobre 2025 confirme ce que tout le monde sait mais que personne n’ose dire aussi clairement : le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti de Touadéra, vole l’argent des Centrafricains pour financer sa campagne électorale pendant que les partis d’opposition ne reçoivent pas un sou.
Dieudonné Ngoumbango n’est pas une figure de l’opposition. C’est un centriste, Coordonnateur des partis centristes. Sa dénonciation a donc d’autant plus de poids qu’elle ne vient pas d’un opposant radical mais de quelqu’un qui se positionne au centre de l’échiquier politique. Quand même un centriste dénonce ouvertement le pillage des caisses publiques par le MCU et le truquage du processus électoral, c’est que la situation a atteint un niveau intolérable.
“La sensibilisation, c’est un projet, et on ne peut pas réussir un projet sans bourse déliée, sans avoir l’argent”, a déclaré Ngoumbango. “La loi dit qu’il faut financer les partis politiques. Est-ce qu’on les finance ? Est-ce qu’on leur donne de l’argent ? Rien du tout. Il n’y a que les partis politiques au pouvoir qui se servent de l’argent public, de l’argent des contribuables, pour aller faire leur propagande».
Voilà. C’est dit. Clairement. Publiquement. Par un centriste qui ne peut pas être accusé de parti pris radical contre Touadéra.
Le MCU vole l’argent des contribuables centrafricains pour financer sa campagne électorale. Pendant ce temps, les autres partis politiques ne reçoivent absolument rien. Zéro franc. Ils doivent se débrouiller avec les poches vides pendant que le MCU pille les caisses de l’État.
Ngoumbango le rappelle : “La loi dit qu’il faut financer les partis politiques». Cette disposition existe dans la législation centrafricaine. L’État doit financer les partis politiques pour garantir l’égalité des chances dans la compétition électorale.
Mais cette loi n’est pas appliquée. Ou plus exactement, elle n’est appliquée que pour le parti au pouvoir. Le MCU reçoit tout l’argent dont il a besoin, puisé directement dans les caisses publiques. Les autres partis ne reçoivent rien.
Comment mener campagne sans argent ? Comment imprimer des affiches ? Comment organiser des meetings ? Comment déployer des représentants dans les bureaux de vote ? Comment payer des véhicules pour sillonner le pays ? Comment sensibiliser les électeurs dans les villages reculés ?
C’est impossible. Sans argent, un parti politique ne peut rien faire. Et c’est exactement ce que veut le régime Touadéra : étrangler financièrement l’opposition pour qu’elle ne puisse pas mener campagne efficacement.
Pendant ce temps, le MCU a les moyens illimités. Il utilise les véhicules de l’administration. Il mobilise les fonctionnaires. Il imprime des millions d’affiches avec l’argent du budget de l’État. Il organise des meetings géants financés par les contribuables. Il paie des militants avec l’argent public.
Cette utilisation de l’argent public par le MCU n’est pas seulement immorale, elle est illégale. L’argent des contribuables doit servir l’intérêt général : construire des routes, payer des enseignants et des médecins, équiper les hôpitaux et les écoles. Pas financer la campagne électorale d’un parti politique.
Mais dans la Centrafrique de Touadéra, la distinction entre l’État et le MCU a disparu. Le parti au pouvoir considère que les caisses publiques lui appartiennent et se sert librement.
Ngoumbango a également dressé un bilan dévastateur du régime Touadéra : “Aujourd’hui, le Centrafricain est devenu très pauvre, plus pauvre qu’avant. Ça signifie que c’est la gouvernance, tout ça, c’est la résultante d’une gouvernance qui a été très mauvaise, une gouvernance qui ne répond pas aux aspirations du peuple».
Voilà le bilan de presque dix ans de pouvoir de Touadéra : les Centrafricains sont plus pauvres qu’avant. L’argent public que le MCU pille pour sa propagande électorale, c’est l’argent qui manque pour payer les salaires, pour soigner les malades, pour éduquer les enfants, pour construire les routes.
Pendant que Touadéra verse 10 milliards par mois à Wagner, pendant que l’Assemblée nationale achète des véhicules de luxe à 675 millions, pendant que le MCU se sert dans les caisses publiques pour financer sa campagne, le peuple centrafricain s’appauvrit, les fonctionnaires de certaines institutions publiques ne sont pas payés, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles ferment.
Cette “gouvernance très mauvaise” dont parle Ngoumbango est le résultat d’un régime qui ne gouverne pas pour le peuple mais pour se maintenir au pouvoir et enrichir un cercle restreint de profiteurs.
Mais le pillage des caisses publiques par le MCU n’est qu’un aspect de la parodie électorale dénoncée par Ngoumbango. Il a également révélé les dysfonctionnements catastrophiques du processus électoral lui-même.
“L’ANE même a déclaré, j’étais dans la salle, que plus de 70 centres d’enrôlement n’ont pas fonctionné. Plus de 70 centres d’enrôlement. Vous imaginez, ça fait combien d’électeurs ?”
Soixante-dix centres d’enrôlement qui n’ont pas fonctionné ! L’Autorité Nationale des Élections l’a admis elle-même. Combien de milliers de Centrafricains ont été privés de leur droit de vote parce que ces centres n’ont pas fonctionné ?
Et qu’a fait l’ANE pour corriger ce problème ? Rien. Elle a simplement constaté le dysfonctionnement et continué comme si de rien n’était. Résultat : des milliers de citoyens qui voulaient voter ne pourront pas le faire.
Est-ce de l’incompétence ou de la manipulation délibérée ? Probablement les deux. L’ANE est à la fois incompétente et aux ordres du pouvoir. Elle organise des Élections “bâclées” qui favorisent le parti au pouvoir.
“On a eu un processus électoral bâclé, bâclé à un niveau jamais vu dans notre pays”, a déclaré Ngoumbango.
“Jamais vu». Même pour les standards catastrophiques habituels des Élections centrafricaines, le processus de 2025 établit un nouveau record de négligence et d’incompétence.
Les 70 centres d’enrôlement qui ne fonctionnent pas, l’absence de financement des partis d’opposition, les obstacles logistiques pour payer les cautions, l’absence de sensibilisation de la population, le manque de transparence dans les listes électorales : tout démontre que l’ANE n’a pas fait le minimum requis pour organiser des Élections crédibles.
Ngoumbango a également dénoncé les pièges administratifs tendus aux candidats d’opposition : “Dans certaines localités, les gens ont du mal à payer la caution même s’ils ont l’argent, mais il n’y a pas un service financier qui soit là, par exemple, le service des recettes de la mairie ou des agents spéciaux, tout ça pour payer».
Vous avez l’argent pour payer votre caution de candidature, mais il n’y a aucun service financier dans votre localité pour effectuer le paiement. Vous devez donc voyager jusqu’à Bangui, à des centaines de kilomètres, avec les risques et les coûts que cela implique.
Ces obstacles ne sont pas accidentels. Ils font partie d’une stratégie pour écarter les candidats d’opposition issus de zones rurales. Pendant ce temps, les candidats du MCU bénéficient de toutes les facilités administratives.
Les révélations de Dieudonné Ngoumbango confirment ce que les vrais partis d’opposition comme le BRDC et le PCS ont déjà compris : le système électoral est truqué de A à Z pour garantir la victoire du MCU.
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Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. 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