De retour à Markounda après leur transfert à Bangui, Didot Ali, ancien chef d’État-major du MPC et son adjoint le Libanais doivent mobiliser d’urgence une centaine de combattants pour le compte de la milice russe Wagner
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
Le mystère entourant le transfert soudain de Didot Ali et de son adjoint Al-Hafiz Ali, alias Libanais, vers Bossangoa le mercredi 17 juin 2026 est désormais levé. Notre rédaction a obtenu des informations précises sur ce déplacement forcé. Après leur interpellation par un détachement de six paramilitaires armés, les deux responsables de la faction dissidente du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique ont été immédiatement embarqués à bord d’un véhicule militaire pour être conduits à Bangui.
Dans la capitale centrafricaine, les deux chefs rebelles ont été conduits auprès du chef suprême des mercenaires russes dans le pays, Dimitri Syty. Lors de cette entrevue, le patron de la milice étrangère a dicté ses nouvelles exigences de manière directive, exigeant que Didot Ali et son équipe lui fournissent un contingent minimal de 100 hommes. Ces recrues, présentées sous le prétexte officiel d’un prétendu désarmement, recevront une formation militaire spécifique pour intégrer directement la structure d’Africa Corps, l’émanation de Wagner. L’objectif final est de transformer ces combattants locaux en parfaits supplétifs officiels, communément appelés les Russes noirs.
Rentrés à Bossangoa puis revenus à leur base de Markounda le vendredi suivant, Didot Ali et Al-Hafiz Ali tentent désormais d’exécuter cet ordre pour sauver leur propre position. Cependant, la concrétisation de cette demande se horte à une réalité de terrain particulièrement complexe : la faction de Didot Ali ne dispose absolument pas des effectifs exigés par Bangui.
Pour mémoire, le groupe armé ne comptait qu’une vingtaine d’éléments positionnés sur le chantier minier de Fiesse pour un prétendu processus de désarmement. C’est cette même équipe qui avait refusé de rendre les armes lors de la récente intervention des casques bleus de la MINUSCA. À l’époque, Didot Ali avait affirmé n’avoir de comptes à rendre qu’au gouvernement centrafricain, un argument de façade pour cacher sa soumission totale aux volontés des mercenaires russes.
Cette complicité se retourne aujourd’hui contre le seigneur de guerre. Dès l’annonce de l’obligation d’intégrer les rangs de Wagner en tant que subalternes des forces russes, un mouvement de panique et de rejet a secoué les troupes à Fiesse. Plus de la moitié de la vingtaine de combattants disponibles ont choisi de démissionner immédiatement. Refusant catégoriquement de devenir des instruments au service de la milice étrangère, ces éléments ont préféré s’éparpiller dans la nature et traverser la frontière pour retourner définitivement au Tchad.
Didot Ali et son adjoint Al-Hafiz Ali, alias Libanais, se retrouvent aujourd’hui à la tête d’un groupe résiduel d’à peine dix hommes, alors que Dimitri Syty exige la livraison de cent recrues. Pour cacher cette fuite massive et tenter de remplir leur quota, les deux dirigeants dissidents multiplient actuellement les ruses et les campagnes de désinformation auprès des jeunes de la région, espérant tromper les populations locales pour les enrôler de force dans cette aventure militaire au service exclusif des intérêts de Wagner.
Par Arsène Féimonazoui
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)