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RCA : un braquage au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui, un homme tué

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Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 7 avril  2021, 05:09:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène criminelle s’est produite dans la nuit du mardi à mercredi 7 avril 2021 aux environs de 20 heures au quartier Galabadja 4, dans le huitième arrondissement de Bangui. La victime est un homme, conduisant une moto au moment de son agression par un groupe d’au moins une personne, activement recherchée par la police.

 

C’était aux environs de 20 heures, non loin de la résidence de Mama Ndoyo,  l’ancien député de la première circonscription du huitième arrondissement. Un motard, conduisant son engin en train de rentrer à la maison, a été abattu mortellement par un groupe d’hommes non identifié. Ces derniers, qui ont pris la fuite quelques minutes après les faits, emportent également la motocyclette de la victime.

Le service de la compagnie nationale de sécurité (CNS) a été appelé d’urgence sur le lieu, et le corps de la victime a également été transporté à la morgue de l’hôpital.

Pour les habitants du huitième arrondissement,  certains militaires de l’armée nationale, profitant du couvre-feu et de l’État d’urgence, commettent des actes de braquage dans les différents quartiers.

Pour l’heure, la police cherche à identifier les présumés auteurs de cet acte criminel  afin de les appréhender et déférées devant la justice nationale.

Il y’a lieu de rappeler que depuis la déclaration de l’État d’urgence par le chef de l’État Faustin Archange Touadera,  tous les militaires des forces armées centrafricaines ont dorénavant le droit de porter par-devers eux, même à la maison,  leur arme de guerre. Ce qui a énormément occasionné de nombreuses bavures sur les civils.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Vakaga, une journée de prière pour la paix à Birao

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Le Sultan de Birao, préfecture de la Vakaga, le 10 décembre 2019. Photo CNC

 

Birao, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021, 04:22:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’heure est au respect du pacte de réconciliation  signé le 10 novembre 2020 entre les communautés du nord-Est. Pour vulgariser le contenu de cet accord, le bureau  local de la plateforme des confessions religieuses  a organisé lundi une journée de prière qui a regroupé  les différentes confessions religieuses  au stade municipal de Ngabo, à Birao, dans la préfecture de la Vakaga.

 

enfin, les fils de la Vakaga se conscientisent pour la paix. Ils ont concrétisé leur totale adhésion à la conclusion de la rencontre tenue le 10 novembre 2020 à Bangui regroupant les communautés du nord-Est en vue de se réconcilier. Pour marquer leur confiance placée au pacte de réconciliation  entre les communautés du nord-Est, le bureau local de la plateforme  des confessions religieuses a organisé  ce lundi 5 avril  une journée de prière.

Pour les responsables religieux, il s’agit d’éduquer les fils de Birao sur le pardon, l’amour du prochain  et aussi sur les points saillants  arrêtés lors de la rencontre de Bangui.

L’imam de la mosquée de Am-Ngabo,  Président de la plateforme des  confessions religieuses, il est donc important de sceller une réconciliation durable entre les différentes communautés,  et aussi éduquer, voir former les différentes couches sociales sur la cohésion sociale et de vivre ensemble.

Plusieurs centaines des habitants de Birao se sont mobilisés pour cette journée de prière rehaussée par la présence  des autorités administratives locales. Ainsi que celle de la Minusca.

Au sortir de cette rencontre interreligieuse, les participants se sont engagés à vulgariser le contenu du pacte de réconciliation dans leur communauté respective, ceci pour consolider   la paix dans la région de la Vakaga. Un comité de suivi sera mis en place.

Cette journée de prière est organisée au lendemain de la  pâque, et à quelques jours du démarrage de ramadan.

 

Par R.

RCA : L’Union européenne et la Fondation-Hirondelle s’activent à lutter contre la désinformation

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L’Union européenne et la Fondation-Hironnelle s’activent à lutter contre la désinformation

 

Tous ensemble, lutter contre la désinformation en République centrafricaine, c’est autour de ce slogan que l’UE et la Fondation- Hirondelle, disent #StopAtènè=

Stop aux rumeurs et à la désinformation.

Merci de partager en soutien à la campagne contre la désinformation en centrafrique.

RCA : le maire de Mobaye rassure la population locale après l’incident survenu samedi dernier entre  les pêcheurs du village Boronga et ceux de la RDC

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Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021, 03:21:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’origine, en centrafricain de 70 ans est allé faire la pêche sur le fleuve Oubangui du côté  congolais.  Ce qui a déplu aux pêcheurs congolais  qui l’ont trahi aux soldats de leur pays qui assurent la patrouille aux abords du fleuve. Arrêté et torturé,  puis transféré à Gbadolité,  la tension est montée d’un cran. Une congolaise a été agressée hier en guise de représailles.

 

« Le 3 mars dernier à 12 heures, le chef de Boronga 3 du nom de Francis Guerret-Ndombo a alerté les autorités sur l’enlèvement de l’un de ses administrés âgé de 70 ans par les pêcheurs congolais, accompagnés par les soldats de la  FARDC. Jusque là, on ignore l’état de sa santé, Mais des sources nous ont indiqué qu’il aurait eu de blessures aux deux bras, et qu’il se trouverait sous des soins intensifs. Ainsi le 5 avril, une congolaise a été blessée par les gens qu’on ignore », a indiqué le maire de Mobaye sur la radio Ndékèluka. Ce mardi 6 avril.

D’après lui, les démarches sont entreprises par les autorités locales centrafricaines et congolaises pour désamorcer cette tension  :

« Le sous-préfet et le préfet ont saisi l’occasion pour appeler l’administration du Congo démocratique et  les autorités locales  sur des conduites à tenir. Mais entre temps, le préfet intérimaire de la Basse-Kotto et le maire, moi-même, nous sommes rendus dans le village Boronga pour conscientiser la population et les conseiller sur cette situation qui pourrait dégénérer à tout moment ».

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les fidèles musulmans du sixième arrondissement de Bangui pourront bientôt prier dans la mosquée de Pétévo

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 7 avril 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Le lieu de culte a été détruit pendant la crise de 2013. En prélude à sa réouverture, une rencontre a eu lieu mardi  entre les autorités locales, les leaders communautaires et religieux de la localité. C’est une initiative de la jeunesse islamique centrafricaine, appuyée par la Minusca.

 

« Vous savez que le sixième arrondissement est resté  unique arrondissement ou on n’a pas encore commencé à faire la prière. Suite à ces événements-là, la population, et surtout les leaders du sixième arrondissement se sont mobilisée pour venir en appui à la jeunesse islamique centrafricaine, en partenariat avec la Minusca   pour essayer d’échanger, de voir dans quel contexte nous allons  commencer la prière », a déclaré Ougba Ben Amadou, Président de la jeunesse islamique du sixième arrondissement.

D’après lui, même s’il s’agit de faire une hutte, puis commencer la prière, et voir ensuite comment la sécuriser.

« C’est dans cette optique que nous nous sommes retrouvés   pour ce partage », a-t-il ajouté.

Pour le démarrage des activités de la mosquée, Ougba Ben Amadou  met surtout l’action sur la sensibilisation et l’aide du voisinage de ce lieu du culte.

“Il faut d’abord travailler le moral,  et conscientiser les leaders, surtout le voisinage pour faire comprendre l’importance  de nous aider à retourner  et commencer la prière ».

/, l’homme assure qu’il y’aura une seconde activité de salubrité prévue pour le 8 avril sur le lieu de la prière :  

« D’ici jeudi, on fera cette activité sur le site même de la mosquée », déclare-t-il.

 

Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Afrique subsaharienne :  Les effets dévastateurs des conflits ont été aggravés par la pandémie de COVID-19

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AMNESTY INTERNATIONAL 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

      • Après des décennies d’inégalités, de négligence et d’atteinte à leurs droits fondamentaux, les populations entravées par l’oppression ont été plus durement frappées par la pandémie.
      • Celle-ci a révélé les inégalités systémiques massives que subissent les personnes marginalisées ou sans emploi, le personnel de santé et les femmes, qui font partie des populations les plus fortement touchées.
    • Le rapport  d’Amnesty indique que la pandémie de COVID-19 a été instrumentalisée par les dirigeant·e·s, qui l’ont utilisée pour intensifier la répression des droits humains.
    • La nouvelle secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, lance un appel pour une refonte des systèmes qui ne fonctionnent plus.

 

 

La pandémie de COVID-19 a révélé toute l’ampleur du terrible bilan des politiques délibérément clivantes et destructrices qui perpétuent les inégalités, la discrimination et l’oppression dans toute l’Afrique subsaharienne, souligne Amnesty International dans son rapport annuel rendu public mercredi 7 avril.

Dans toute la région, les effets dévastateurs des conflits armés dans des pays comme l’Éthiopie, le Mozambique, le Cameroun et le Nigeria ont été exacerbés par la pandémie, instrumentalisée par un certain nombre d’États afin de réprimer les droits humains. Des civils ont été tués et des personnalités politiques, des défenseur·e·s des droits humains et des militant·e·s ont été arrêtés, notamment en Angola, en Guinée et en Ouganda.

 

Le Rapport 2020/21 d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde couvre 149 pays — dont 35 d’Afrique subsaharienne — et présente une analyse détaillée des grandes tendances en matière de droits humains observées à travers le monde en 2020.

 

L’organisation y indique que, dans la majeure partie du continent, les affrontements entre les États et les groupes armés et les attaques contre les civils n’ont pas cessé et, dans certains cas, ont même pris de l’ampleur.

 

« Les conflits entre les États et les groupes armés ainsi que les attaques contre les populations civiles se sont poursuivis ou intensifiés dans la majeure partie de l’Afrique subsaharienne. En Afrique australe, les violentes tensions qui couvaient de longue date dans la province de Cabo Delgado (Mozambique) se sont envenimées et muées en un véritable conflit armé, tandis que dans la Corne de l’Afrique un conflit a éclaté en Éthiopie, dans la région du Tigré », a déclaré Deprose Muchena, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.

 

« Des groupes armés ont par ailleurs conservé des bastions en Afrique de l’Ouest et au Sahel, attaquant des civil·e·s au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria. Ils ont brisé de nombreuses vies, aussi bien au Cameroun qu’en République centrafricaine, ou encore au Tchad. En ripostant, les forces de sécurité ont commis elles aussi de graves violations des droits humains à l’encontre de la population civile. »

 

La pandémie a exacerbé les inégalités

 

Le Rapport 2020/21 montre que les populations qui étaient déjà les plus marginalisées, notamment les femmes et les personnes réfugiées, sont celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie, en raison des politiques discriminatoires décidées par les dirigeant·e·s de la région.

 

« La pandémie de COVID-19 a brutalement exposé et renforcé les inégalités dans toute l’Afrique subsaharienne. Les États doivent réinvestir d’urgence dans la population et “réparer” le système socio-économique, qui ne fonctionne plus, qui perpétue la pauvreté et les inégalités et qui laisse trop de personnes de côté », a affirmé Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

 

Le rapport d’Amnesty International montre qu’en raison des inégalités déjà existantes, les populations marginalisées, les personnes réfugiées, les personnes âgées, les femmes et le personnel de santé ont été touchés de manière disproportionnée par la pandémie, et que la violence liée au genre a exacerbé cette situation.

 

Le COVID-19 a davantage encore aggravé les conditions de vie déjà très précaires des personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes dans de nombreux pays, certaines d’entre elles se retrouvant piégées dans des camps sordides et privées de fournitures essentielles ou bloquées en raison du renforcement des contrôles aux frontières.

 

Par exemple, l’Ouganda, qui est le pays africain accueillant le plus grand nombre de réfugié·e·s, avec 1,4 million de réfugié·e·s recensés sur son territoire, a immédiatement fermé ses frontières au début de la pandémie, ne faisant pas d’exception pour les personnes réfugiées ou demandeuses d’asile qui voulaient entrer dans le pays. En conséquence, plus de 10 000 personnes ont été bloquées à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda.

 

Le rapport attire l’attention sur la nette augmentation du nombre de cas de violence domestique et liée au genre et sur le fait que, pour de nombreuses femmes, les obstacles à l’accès à une protection et à une aide se sont accrus à cause des restrictions du droit de circuler librement.

 

Ainsi, en Afrique du Sud, des informations communiquées en juin indiquaient que le nombre cumulé de femmes tuées par leur partenaire intime et d’enfants tués pas le partenaire de leur mère s’élevait à 21 ; au Nigeria, plus de 3 600 viols ont été enregistrés pendant le confinement décrété pour faire face à la pandémie de COVID-19. En République centrafricaine, l’ONU a recensé 60 cas de violences sexuelles liées au conflit, telles que des viols, des mariages forcés et des situations d’esclavage sexuel, entre juin et octobre.

 

Les professionnel·le·s de la santé ont travaillé dans des conditions insalubres et dangereuses

 

Sur tout le continent, de nombreuses personnes qui travaillaient dans le secteur informel se sont retrouvées sans revenu et sans protection sociale en raison des mesures de confinement et des couvre-feux. Les professionnel·le·s de la santé travaillaient dans des conditions insalubres et dangereuses en raison de la pénurie d’équipements de protection individuelle et de produits désinfectants.

 

En Afrique du Sud, par exemple, on comptait début août au moins 240 soignant·e·s morts des suites de la maladie COVID-19. En juillet, au Ghana, environ 2 065 soignant·e·s avaient contracté le coronavirus et six avaient succombé à des complications. En dépit de la charge de travail accrue et des risques professionnels supplémentaires, le personnel soignant n’était pas suffisamment indemnisé dans la plupart des pays.

 

Instrumentalisation de la pandémie pour intensifier la répression des droits humains

 

Le Rapport 2020/21 dresse en outre un tableau bien sombre des pays dans lesquels les autorités ont continué de restreindre les libertés pour freiner la pandémie.

 

Du Togo à l’Afrique du Sud, en passant par le Kenya et l’Angola, le rapport annuel montre que les États ont utilisé une force excessive pour faire respecter les mesures prises face au COVID-19.

 

« Dans de nombreux pays, les autorités ont bafoué le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique pour étouffer les critiques, arrêtant arbitrairement et tuant de nombreuses personnes qui manifestaient », a souligné Samira Daoud.

 

Le recours par les autorités à des lois réprimant pénalement les commentaires relatifs à la pandémie est devenu une constante prédominante. Les États ont utilisé le coronavirus comme prétexte pour continuer de réprimer le droit à la liberté d’expression, notamment en poursuivant en justice pour diffusion de « fausses nouvelles » des personnes ayant publié sur les réseaux sociaux des commentaires sur les mesures prises par les autorités gouvernementales face à la pandémie.

 

Le recours excessif à la force a entraîné plusieurs cas d’homicides multiples, notamment lors d’opérations visant à faire appliquer les mesures de lutte contre le COVID-19. Au Nigeria, les forces de sécurité ont tué des personnes parce qu’elles manifestaient dans la rue, réclamant le respect de leurs droits et de l’obligation de rendre des comptes.

 

Au Zimbabwe, au moins 10 personnes ont été tuées et des milliers d’autres — notamment des manifestant·e·s — ont été arrêtées et détenues arbitrairement dans le contexte de l’application des mesures prises pour faire face aÌ la pandeìmie de COVID-19. En Guinée, sept personnes ont été tuées pendant des manifestations contre les méthodes utilisées par les forces de sécurité pour faire appliquer les restrictions de circulation liées au coronavirus.

 

Certains dirigeant·e·s sont même allés jusqu’à profiter de la distraction provoquée par la pandémie pour réprimer les propos critiques sans rapport avec le virus, et perpétrer de nouvelles violations des droits humains. En Tanzanie, par exemple, les autorités ont intensifié la répression contre les militant·e·s de la société civile à l’approche des élections d’octobre, en restreignant notamment des droits humains tels que la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

 

La répression des manifestations en Guinée a fait des dizaines de morts, des centaines de blessés et donné lieu à plus de 70 détentions arbitraires. Au Niger, des défenseurs des droits humains qui avaient lancé un appel à manifester contre la corruption ont été arrêtés de façon arbitraire.

 

En Côte d’Ivoire, des dizaines de personnes ont été arrêtées arbitrairement en août pour avoir participé à des manifestations contre le fait que le président Alassane Ouattara brigue un troisième mandat. Au Cameroun, où le Mouvement pour la renaissance du Cameroun avait réclamé la démission du président, les manifestations ont été interdites dans l’ensemble du pays et des centaines de manifestant·e·s ont fait l’objet d’arrestations arbitraires.

 

« Les institutions régionales n’ont pas su faire en sorte que les États respectent leurs principes fondateurs relatifs à la protection des droits humains. Des pays comme le Bénin et la Côte d’Ivoire ont contribué à la fragilité des institutions régionales comme la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples en empêchant les particuliers et les ONG de saisir directement la Cour », a déclaré Deprose Muchena.

 

« La pandémie a cruellement mis en évidence l’incapacité des pays à coopérer efficacement en période de grandes difficultés à l’échelle mondiale. La seule voie possible pour échapper à ce bourbier passe par la coopération internationale. Les États doivent veiller à ce que les vaccins soient rapidement disponibles pour tous et toutes, partout, et gratuitement là où les soins sont prodigués. Les entreprises pharmaceutiques doivent partager leurs connaissances et leurs technologies afin que personne ne soit laissé de côté. Les membres du G20 et les institutions financières internationales doivent alléger la dette des 77 pays les plus pauvres afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires et se relever après la pandémie. »

 

Voyant leur confiance trahie par leurs gouvernements, des populations ont manifesté dans le monde entier

 

Les politiques rétrogrades ont incité de nombreuses personnes à rallier des combats menés de longue date, comme avec le mouvement #ZimbabweanLivesMatter, les manifestations contre les violations constantes des droits humains et le mouvement #EndSARS au Nigeria, ou encore le mouvement #ShutItAllDown, visant à attirer l’attention des médias sur les violences liées au genre en Namibie.

 

Le Rapport 2020/21 fait état de nombreuses victoires importantes remportées en 2020, auxquelles ont contribué les militant·e·s des droits humains. Une nouvelle loi a par exemple été adoptée au Soudan pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Après un travail de campagne mené pendant des années par Amnesty International et d’autres organisations, la Sierra Leone a quant à elle annulé une interdiction faite aux jeunes filles enceintes de poursuivre leur scolarité et de passer des examens.

 

« En 2020, le leadership n’est pas venu du pouvoir ni des privilèges. Il est venu des innombrables personnes qui ont manifesté pour réclamer un changement. Nous avons assisté à un déferlement de soutien en faveur de #EndSARS et #ZimbabweanLivesMatter, ainsi qu’à des mouvements publics de protestation contre la répression et les inégalités d’un bout à l’autre du continent. C’est sous l’impulsion, dans le monde entier, de gens ordinaires et des défenseur·e·s des droits humains — intervenant souvent au péril de leur propre sécurité — que nous avons continué d’avancer. Ces personnes se trouvent à l’avant-garde du combat pour un monde meilleur, plus sûr et plus égalitaire », a déclaré Samira Daoud.

 

« Nous nous trouvons à la croisée des chemins. Il nous faut éliminer les entraves qui détruisent la dignité humaine. Il nous faut repartir sur de nouvelles bases afin de construire un monde fondé sur l’égalité, les droits humains et l’humanité. Nous devons tirer les leçons de la pandémie et nous rassembler pour œuvrer ensemble de façon créative et courageuse afin que toutes les personnes soient sur un pied d’égalité », a ajouté Deprose Muchena.

 

 

– FIN –

Pour obtenir de plus amples informations ou solliciter une interview, veuillez prendre contact avec le service de presse d’Amnesty International au +44 20 7413 5566 ou par courriel : press@amnesty.org ou jess.owen@amnesty.org.

 

 

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Évasion spectaculaire de 1.800 détenus au Nigeria

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Évasion spectaculaire de 1.800 détenus au Nigeria

Bangui ( République centrafricaine ) – La ville d’Owerri, dans le Sud-Est du Nigeria, vivait mardi dans la peur de représailles, au lendemain de l’évasion de 1.800 détenus de la prison attaquée à l’explosif par des hommes armés.

Bien que les autorités aient appelé la population à “continuer à vaquer à ses occupations” et assuré contrôler la situation, les habitants d’Owerri craignent de sortir de chez eux./////////////.

“Les équipements de la police et de l’armée ont été entièrement détruits et vous me demandez s’il y a de l’appréhension” à propos de ce qu’il va se passer ensuite?, demande George Onyemuwa, un habitant./////////////.

“Les gens ont peur des représailles, donc moi je prends mon temps” avant de sortir de chez moi, explique-t-il, “nous ne savons pas qui est responsable de cette attaque, mais les autorités doivent agir”. /////////////.

“Il y a beaucoup d’appréhension et pas seulement à Owerri, mais dans toutes les villes autour”, raconte à l’AFP le journaliste local Damian Duruiheoma./////////////.

“Beaucoup ont peur que les détenus aillent se venger sur ceux qui les ont conduits en prison et les autres ont peur des représailles” des forces de sécurité contre la ville, poursuit-il./////////////.

Dans la nuit de dimanche à lundi, plus de 1.800 détenus se sont échappés de la prison d’Owerri, dans l’Etat d’Imo, au cours d’une attaque perpétrée par “des hommes armés” qui ont fait exploser la porte d’entrée et fait sortir les détenus. /////////////.

La police nigériane a accusé directement le groupe indépendantiste biafrais IPOB (The Indigenous People of Biafra) d’être à l’origine de cette attaque mais celui-ci s’en est défendu par la voix de son porte-parole, qualifiant ces accusations de “mensongères” et “fallacieuses”. /////////////.

Les tensions restent fortes entre les groupes sécessionistes biafrais – qui réclament un Etat indépendant dans le Sud-Est du Nigeria – et le pouvoir central nigérian, 50 ans après la terrible guerre civile du Biafra (1967-1970) qui a fait près d’un million de morts, en majorité issus de l’ethnie igbo./////////////.

Fin janvier, des violences avaient éclaté à Owerri entre l’armée et des communautés locales, faisant au moins un mort. /////////////.

Le système judiciaire nigérian est particulièrement corrompu et lent, et plus de 70% des détenus n’ont jamais eu de procès. Des dizaines de milliers d’entre eux croupissent, oubliés, derrière les barreaux des prisons à travers le pays.

Avec AFP/VOA

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La rhétorique guerrière de l’ambassadeur russe en Centrafrique

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La rhétorique guerrière de l’ambassadeur russe en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ambassadeur de Russie en Centrafrique Vladimir Titorenko s’illustre par des méthodes agressives aux antipodes des usages diplomatiques et s’en prend violemment à Anicet Georges Dologuélé, chef de l’opposition interne au Président Touadera.

Vladimir Titorenko est né le 6 août 1958 à Moscou. Diplômé de l’institut d’État des relations internationales de Moscou (МГИМО) en 1981, il commence la même année à travailler au ministère des Affaires étrangères d’URSS. En 1994, Titorenko publie sa thèse sur la politique étrangère égyptienne de l’après Nasser. Ce diplomate arabophone, francophone et anglophone occupe entre 1994 et 1999 un poste de conseiller à l’ambassade de Russie en Irak. Ensuite, il devient conseiller en chef du département du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord du ministère des Affaires étrangères (1999-2000) puis Directeur adjoint de ce Département (2000-2002). /////////////.

« L’Ordre du courage » en Irak/////////////.

A partir du 29 Mars 2002, Vladimir Titorenko est nommé au poste d’ambassadeur de Russie en Irak. Après l’invasion de l’Irak par l’armée américaine et ses alliés en mars 2003, la mission diplomatique russe reste à Bagdad jusqu’à ce que les forces de la coalition attaquent la ville. Lors de l’évacuation de l’ambassade, qui débute le 6 avril 2003, le convoi diplomatique essuie les tirs des troupes américaines et plusieurs personnes ont été blessées, dont Titorenko lui-même. Titorenko sera à la suite de cet évènement décoré par Vladimir Poutine de l’Ordre du courage. /////////////.

Le 8 Décembre 2003, il est nommé ambassadeur de Russie en Algérie, une fonction qu’il occupera jusqu’au 15 Février 2007 avant d’être nommé Directeur adjoint du Département des défis et menaces émergents au Ministère russe des Affaires étrangères./////////////.

Chicayas avec les Qataris/////////////.

Le 9 Novembre 2009, Vladimir Titorenko est nommé ambassadeur de Russie au Qatar. Le 29 novembre 2011, il est arrêté par les autorités locales qui cherchent à le forcer à ouvrir sa valise diplomatique, ce qu’il refuse. Après une altercation brutale sur fond de différends avec les Qataris au sujet de la crise syrienne, Moscou rappelle Titorenko au début de l’année 2012. /////////////.

Il occupera ensuite les fonctions de Directeur adjoint du Département de l’appui linguistique (jusqu’en 2013) puis Directeur adjoint du département Centre de crise situationnelle au Ministère des Affaires étrangères russes./////////////.

Centrafrique, une dernière affectation./////////////.

Le 15 Janvier 2019, Vladimir Titorenko est nommé ambassadeur de Russie en République Centrafricaine remplaçant à ce poste à l’âge Sergei Lobanov. Fonctionnaire du Ministère des Affaires Etrangères originaire de Moscou alors âgé de 60 ans, Titorenko ne peut que constater à son arrivée l’influence très importante du conseiller en sécurité à la Présidence centrafricaine Valery Zakharov. Lequel Zakharov, originaire de Saint Pétersbourg, dirige les éléments russes affectés à la garde présidentielle. Très présent dans la vie politique centrafricaine, il rend compte depuis 2018 à Yevgeny Khodotov et Yevgeny Prigozhin, le sulfureux homme d’affaires proche de Vladimir Poutine considéré́ comme le dirigeant et financier officieux de la société́ PMC Wagner qui intervient en Centrafrique./////////////.

Proche du Premier Ministre Firmin Ngrebada, l’expérimenté fonctionnaire du MAE russe Titorenko – pour qui la RCA est probablement la dernière affectation – n’entend pas pour autant s’effacer devant Zakharov. Il entend bien au contraire s’illustrer dans les médias et adopte pour cela une dialectique guerrière bien loin des usages diplomatiques que cultive à l’inverse Zakharov./////////////.

L’Union Européenne dans le viseur/////////////.

Le 29 août 2019, dans une interview accordée au journal local Ndjoni Sango, Titorenko explique ainsi que le rôle des instructeurs russes aux côtés des FACA selon lui comble les failles de la formation donnée par la mission européenne d’entrainement EUTM-RCA. Il n’hésite pas à affirmer au cours de cette interview que « cette formation est assez faible, pour cela après avoir passé la formation à l’EUTM, il est indispensable de les reformer, ce à quoi s’attèle les instructeurs russes. »/////////////.

Le 19 Mars 2021, dans une interview accordée au média RFI, Titorenko déclare sans sourciller que « la société Wagner est le produit d’une imagination, cela n’existe pas. Selon la loi russe, les sociétés militaires privées sont interdites. Ici, il y a une mauvaise compréhension. Les instructeurs russes ne travaillent pas comme les représentants d’une société privée de la Russie, mais ils travaillent selon leur contrat, avec le ministère de la Défense. Ils ne peuvent être considérés, ni comme des mercenaires ni comme des représentants de sociétés privées militaires »./////////////.

Le chef de l’opposition agressé/////////////.

Dans une conférence de presse tenue à Bangui le 29 mars 2021, à la veille de l’investiture de Faustin-Archange Touadera, Vladimir Titorenko a non seulement accusé le chef de file de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé, d’être de connivence avec la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Le diplomate s’en est pris également au Tchad qui ne jouerait selon pas pas franc jeu avec son voisin centrafricain en ne sécurisant pas sa frontière sud. /////////////.

Après que Dologuélé se soit exprimé sur cette sortie dénonçant une ingérence dans les affaires intérieures de la RCA (« Je suis scandalisé, je suis indigné parce que c’est un ambassadeur. Il est accrédité auprès des autorités de mon pays, Il n’a pas à donner son opinion sur les gens. Et il n’a pas à inventer des histoires sur les hommes politiques. Il sort complètement de son rôle, parce qu’il n’est pas là pour donner des bons ou des mauvais points. ») et que le Tchad ait officiellement condamné les propos de l’ambassadeur Titorenko, celui-ci a de nouveau jeté de l’huile sur le feu./////////////.

Lors d’une audience accordée au Président Touadéra le 2 Avril 2021, Titorenko a ainsi répliqué en ces termes : « Je voudrais utiliser cette chance pour m’adresser à M. Dologuélé́ qui hier a déclaré́ que l’ambassadeur de Russie se croit plus centrafricain que les centrafricains. Je veux lui dire que c’est vrai parce que la Russie, l’ambassadeur russe et chaque russe sont beaucoup plus centrafricain que lui qui a soutenu Bozizé́ et qui a demandé́ la démission du Président, du gouvernement. La Russie et les russes sont centrafricains comme ceux qui sont loyaux pour le gouvernement légitime et le Président de la République. »/////////////.

Alors que le Président centrafricain vient tout juste d’être investi pour un second mandat dans un contexte politique et sécuritaire extrêmement tendu, cette escalade verbale inquiète les observateurs politiques qui craignent que ces provocations ne viennent encore plus exacerber les tensions au sein de la société centrafricaine et dans la sous-région et ne sape le nécessaire dialogue avec les forces vives de la nation.

Avec Le monde Afrique

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L’ambassade de la Russie en Centrafrique se dit surprise du communiqué du ministère des affaires étrangères du Tchad

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immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 16:04:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement du Tchad  a annoncé  qu’ils était « surpris des propos tenus par l’ambassadeur de la Russie  lors de sa conférence de presse tenue à la veille  de l’investiture du Président Touadera à Bangui le 29 mars 2021 ». À son tour, l’ambassade de la Russie en rca se dit surpris du communiqué de presse du gouvernement tchadien en date du 3 avril 2021.

 

« L’Ambassade de la Fédération de Russie en RCA est surprise du communiqué de presse, publié par le Ministère des Affaires Étrangère de l’intégration Africaine et des tchadiens de l’étranger le 3 avril 2021 ». Et de poursuivre que « L’Ambassadeur de la Russie en République Centrafricaine n’a jamais accusé le gouvernement tchadien de quelque ce soit ». D’après ce communiqué, l’ambassade de la Russie en RCA Russie compte sur le soutien de la République du Tchad dans la stabilisation de la situation en RCA .

« En revanche, l’Ambassade de Russie en RCA compte sur le soutien de la République du Tchad dans la stabilisation de la situation en RCA et considère ce pays comme un acteur clé dans le développement de la région », a-t-il mentionné avant de réfuter les accusations portées contre son ambassadeur en RCA :

« L’Ambassade de Russie prie les autorités tchadiennes de vérifier les informations pour ne pas défigurer la réalité. Nous appelons l’attention sur le fait que ce n’est pas la première foi que les journalistes lui cillent les paroles de F Ambassadeur de Russie en RCA », et d’ajouter que : « Lors de la conférence de presse qui a eu heu le 29 mars 2021 et a laquelle ni les représentants de l’Ambassade du Tchad, ni les journalistes tchadiens n’ont été présents. Monsieur P Ambassadeur a appelé tous les pays voisins de la RCA a sécuriser la frontière afin de mettre fin à la circulation illégale des armes et des hommes au nom de la paix et la stabilité «

 

Corbeaunews

RCA : la sous-préfecture de Aba( nord-ouest)  reprise par l’armée nationale et ses alliés

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des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021, 14:10:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-préfecture d’Aba, située au nord-ouest de la ville de Bouar, contrôlée depuis plusieurs années par les rebelles du mouvement 3R, membres du CPC, est reprise depuis hier par les éléments des forces armées centrafricaines, appuyées par les Mercenaires russes et les troupes rwandaises. Les rebelles, surpris par cette offensive, se retirent de la ville.

 

Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les hommes armés qui occupaient la sous-préfecture de Aba ont été chassés hier lundi 5 avril par  les éléments des forces armées centrafricaines.  Selon les informations, ces rebelles auraient pris fuite  vers le village Bouli, situé   à plus de 150 kilomètres de Carnot sur l’axe Amadagaza.

Informées de cette situation, les forces loyalistes auraient réquisitionné  auprès  des conducteurs des motos-taxis  pour les devancer.

Pour l’heure, les rumeurs de la fuite de ces hommes armés vers Carnot inquiètent les populations locales.

Rappelons que la sous-préfecture de Aba est devenue il y a quelques mois le bastion des rebelles du mouvement 3R depuis leur chasse par les forces de la Minusca. Cependant, le nombre des exactions commises dans la région contre les civils se multiplie par dizaine, et les circulations dans le secteur sont strictement contrôlées par des rebelles qui n’hésitent plus à infliger de lourdes sanctions corporelles et financières contre les motocyclistes ainsi que les automobilistes et les piétons. Au même moment, sur des chantiers miniers locaux, le 3R s’emploie à rehausser le niveau de sécurité tout en imposant une nouvelle taxe aux artisans miniers, pour la plupart des étrangers venus des pays d’Afrique de l’Ouest ou du centre.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le président Touadera est-il un président légitime ?

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Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’investiture le 30 mars 2021 du président Faustin Archange Touadera à quelques heures de la fin de son premier mandat, commence à susciter des réactions de certains commentateurs de la vie politique centrafricaine. Pour ces derniers, le président Faustin Archange Touadera n’est pas constitutionnellement le président de la République de Centrafrique. En cause, la violation de la Constitution par son investiture.

 

Si la proclamation définitive de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 a été dite en adéquation à la Constitution, l’investiture, elle, n’a pas été organisée dans le délai prescrit par la Constitution.

D’après les articles 37 de la Constitution du 30 mars 2016, « les résultats de l’élection présidentielle sont proclamés par la Cour Constitutionnelle quinze (15) jours au plus tard après la publication provisoire par l’Autorité nationale des élections ».

L’alinéa 2 du même article stipule : « L’investiture, par la Cour Constitutionnelle, du Président élu intervient dans un délai de quarante-cinq (45) jours au plus tard après que la Cour ait validé le contentieux électoral ».

En proclamant les résultats définitifs de l’élection présidentielle à un jour avant l’expiration du délai constitutionnel imparti, le 18 janvier 2021, la Cour, a, par la même occasion, vidé tous les contentieux relatifs au scrutin présidentiel. Pour preuve, il n y’avait aucune audience dans ce sens depuis le 18 janvier 2021. Son investiture est intervenue 70 jours après la décision de la Cour est un non-événement, une violation de l’article 37 alinéa 2 de la Constitution. De ce fait, la République centrafricaine n’a pas un Président à sa tête.

Pour un juriste centrafricain contacté par CNC, en plus de la question de la légitimité qui colle à la peau du président Faustin Archange Touadéra, s’ajoute désormais la question de la légalité.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : braquage de 7 véhicules humanitaires à Bakouma, les rebelles accusent OCHA d’avoir transporté les soldats FACA

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Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNC

Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril  2021, 05:27:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le mardi 23 mars dernier, un convoi des véhicules humanitaires a fait l’objet d’un braquage spectaculaire dans la sous-préfecture de Bakouma, située à 130 kilomètres au nord de la ville de Bangassou,   et  à 864 kilomètres à l’est de Bangui. Il s’agit  des véhicules de l’agence des Nations unies pour les affaires humanitaires  (OCHA) qui ont été braquées par un groupe d’hommes lourdement armés, identifiés comme des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Aussitôt, les proches du régime de Bangui accusent l’agence humanitaire de l’ONU d’avoir livré tout simplement les rebelles, tandis que ces derniers accusent OCHA d’avoir transporté parmi les humanitaires des soldats de l’armée nationale.

 

Une semaine après la sortie médiatique du burkinabé Harouna Douamba, proche du pouvoir en Centrafrique,  au sujet du braquage de sept véhicules humanitaire à Bakouma par les rebelles du CPC, ces derniers ont finalement donné leur version des faits, et accusent l’agence des Nations unies chargée des affaires humanitaires (OCHA)  d’avoir transporté clandestinement les soldats FACA à leur arrivée à Bakouma.

« Les humanitaires, quand ils sont arrivés à bord de neuf véhicules, à Bakouma, ils ont commencé d’abord à distribuer des biscuits à la population. Nous sommes à côté, nous les observons jusqu’à la fin du partage. Déjà, nous soupçonnons quatre hommes qui ressemblent aux militaires dans l’un de leurs pick-up doubles cabines. Et lorsque l’équipe se prépare à rentrer,  nous leur demandons de revenir nous voir. Ce qu’ils ont fait, et nous leur demandons si l’on peut fouiller leur véhicule, ils acceptent. C’est au moment de la fouille du premier véhicule que l’un des pick-up que nous soupçonnons avec des militaires à bord prend la fuite à destination de Bangassou. Nous n’avons rien dit. Nous poursuivons notre fouille jusqu’à retrouver de nombreux effets militaires à bord, y compris des chargeurs et des munitions, et l’équipe reconnaît leur faute. C’est à partir de là que nous conduisons les autres membres de l’équipe dans l’unique camion humanitaire et nous leur avons demandé de rentrer », a déclaré le chef de le CPC à Bakouma.

Les rebelles reconnaissent avoir confisqué les sept véhicules humanitaires sans plus de précision. Ils ont dit qu’il y’avait neuf véhicules en tout, dont un camion avec l’enseigne de WWF sur les cabines.

Contactée par CNC, l’agence humanitaire des Nations unies n’a pas voulu faire des commentaires.

Notons qu’après cet incident, le ministre de la Sécurité publique ordonne à toutes les agences humanitaires  de faire valider désormais leur ordre de mission à la gendarmerie de Bangui avant leur départ.

Depuis le coup d’État manqué du 13 janvier dernier, les ONG internationales humanitaires ont de sérieuses difficultés à faire leur travail sur le terrain, tant du côté des rebelles que du pouvoir. Il y a quelques jours, un responsable de l’ONG humanitaire allemande a été interpellé et placé en détention. Le pouvoir soupçonne son organisation d’avoir fait le jeu des groupes armés.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma
Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNC
Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma
Véhicule humanitaires bloqués par les rebelles à Bakouma. Photo CNC

 

RCA : L’ATTITUDE LUCIFERIENNE DU PRESIDENT TOUADERA : MEPRIS DE L’ÊTRE HUMAIN ET ELIMINATION POLITIQUE SYSTEMATIQUE (PAR WAFIO)

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Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le hold-up électoral réalisé, le Président TOUADERA adopte une attitude luciférienne, caractérisée par la négation de la vie humaine, l’interdiction de la libre circulation, la volonté de neutralisation ou d’élimination systématiquement des Leaders Politiques de l’opposition, et assiste impitoyable à la guéguerre d’empoisonnements entre les principaux Dignitaires du MCU.

Les mots cynisme, cruauté, inique, méchanceté, monstruosité ne suffiraient pas pour qualifier ou expliquer le refus systématique du Président TOUADERA d’autoriser le Président de l’URCA, l’ancien Premier Ministre Anicet Georges DOLOGUELE de quitter la République de Bangui pour urgence sanitaire et l’interdiction faite à l’ancien Premier Ministre ZIGUELE, Président du MLPC, de répondre à une invitation au Niger. Le refus opposé au Président DOLOGUELE me rappelle cyniquement la fin de non-recevoir qui m’avait été réservée en septembre 2018, lorsque j’avais sollicité son accord exceptionnel d’autoriser le Ministre des Finances à me verser une partie de mes arriérés de salaire, afin d’aller consulter mon néphrologue dans le Morbihan (Bretagne) pour des contrôles médicaux périodiques.

Un Chef d’Etat qui dénie à un citoyen, de surcroît un Leader Politique, le droit d’aller se soigner ailleurs et à ses propres frais, faute d’un plateau sanitaire national conséquent et qui interdit la libre circulation, est plus que cruel, parce que ce Chef d’Etat ne se comporte pas en bon père de famille comme l’exige la Constitution de la République. Pourrait-on parler d’apostasie ou de psychopathie politicienne ou encore de psychose préalable à une éventuelle perte du pouvoir politique ? Et si psychose préalable à la perte de son pouvoir il y a, A QUI LA FAUTE ?

La faute n’incombe qu’au Président TOUADERA qui a rendu de plus en plus chancelant son fauteuil présidentiel avec son grossier hold-up électoral ; en conséquence, il ne peut en vouloir aux Leaders Politiques qui n’ont fait que leurs devoirs politiques de décrier et récuser ses dérives dictatoriales depuis 2016, ou/et proposer d’autres alternatives face à son incapacité de gouverner. Si cette année 2021 semble sonner le glas de son pouvoir personnel et arbitraire, le Président TOUADERA se doit de s’assumer, parce qu’il a lui-même empoisonné son premier mandat, obtenu avec la complicité des parents de l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA et des Dignitaires du KNK, en commettant les fautes de haute trahison ci-après :

^ Le parjure,

^ Les nombreuses violations de la Constitution de la République,

^ Les mensonges d’Etat, les refus des évidences politiques et les nombreux scandales financiers en tous genres,

^ Les mépris, humiliations et frustrations faits au Peuple centrafricain par la sibylline amnistie octroyée aux groupes armés, déclarés partenaires officiels et auteurs des tueries de masse,

^ La transformation de la République, déj à bananière, en un El Dorado où se côtoient tous les mafieux, en une jungle où les assassinats politiques se font à la formule western, au vu et au su de tout le monde par une milice criminelle à la solde du pouvoir.

^ L’exploit de mener le pays dans une galerie en cul de sac, avec la CPC qui contrôle l’unique voie de sortie, empêchant ainsi toute curviligne.

Son refus d’autoriser l’ancien Premier Ministre DOLOGUELE de quitter cette République de Bangui, ne s’explique que par l’aigreur due au présentiment d’une éventuelle perte du pouvoir politique, et constitue une négation politique de la vie humaine qui est sacrée, affirmée et proclamée par:

  • La Charte de MANDÉN, première Déclaration des Droits Humains, proclamée à Kourougan Fouga ( Mali) en 1222 : ‘’Une vie est une vie’’, ‘’Que nul ne s’en prenne gratuitement à son voisin, que nul ne cause du tort à son voisin, que nul ne martyrise son semblable’’, ‘’ le tort demande réparation’’, Veille sur la patrie’’,
  • La Constitution de la République du 30 Mars 2016, à travers ses articles 1er, 2, 5, 38 et autres,
  • La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, à travers ses articles 1er, 2, 3, 12, 13, 15 et autres,
  • La Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance à travers ses articles 3-1 et 4-1,
  • Le Protocole sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, de la Conférence Internationale des Régions du Grand Lac-CIRGL, à travers ses articles 1-a, 2-n et 38.
  • Le CORAN, VI, 151 : ‘’ Ne tuez pas la personne humaine, car ALLAH l’a déclarée sacrée’’

Outre ce mépris de la vie humaine, nous voilà sidérés par la volonté politique du Président TOUADERA de neutraliser par tous moyens les Leaders Politiques de l’opposition, notamment DOLOGUELE Anicet Georges, MECKASSOUA Abdou Karim et ZIGUELE Martin, en voulant actionner le levier de la Justice Centrafricaine, ayant certainement réalisé la dangerosité ou l’impossibilité d’utiliser ses requins. Procédant de la sorte, le Président TOUADERA veut concrétiser sa farouche volonté de s’accrocher au pouvoir à tous prix, par l’instauration d’une dictature réelle que nous avons décriée sibylline en 2018. Mais tout Peuple ou tout Citoyen, brimé, opprimé a droit à la désobéissance et à la résistance ou à la révolution.

Le Président TOUADERA continue de scier la branche sur laquelle il est assis, avec une XYZème violation de la Loi fondamentale de la République, des Accords Internationaux régulièrement ratifiés. Mais la Loi reste et demeure la LOI. Elle finit toujours par rattraper le hors-la-loi dans des circonstances auxquelles il ne s’y attendait pas, et c’est en ce moment que le hors-la-loi rattrapé comprend la dureté de la LOI : ‘’Dura Lex, Sed Lex’’, La Loi est dure, mais c’est la Loi ( DOMITIUS ULPANIUS). Et oui, et c’est toujours vrai que l’après-pouvoir est très dur à assumer, par un Chef d’Etat qui s’était fait gangster de la République.

Sincères considérations

WAFIO Jean Serge Président du PDCA

Petit Poisson d’Avril 2021

 

RCA : affaire Amadou Danzoumi Yalo, le DAF de l’hôtel Ledger empêché à l’aéroport international de Bangui Mpoko, et son passeport retiré

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Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril  2021, 03:47:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux mois après sa cavale à la prison de l’OCRB à Bangui,  monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz continue d’apparaître sous le feu des radars des journalistes. Cette fois, c’est la tentative de fuite à l’étranger du directeur administratif et financier de l’hôtel Ledger Plazza, soupçonné d’avoir joué un rôle important dans la cavale du colonel Daz. Interpellé à l’aéroport international de Bangui Mpoko, l’homme est placé depuis trois jours à la résidence surveillée à Bangui.

 

Un mois après le placement sous mandat de dépôt de monsieur Serge-Bertrand Moholo alias moral américain, chef de service d’intervention de l’OCRB, puis celle de monsieur MATHURIN Kpem Wei , chef de poste de l’OCRB ainsi que deux auxiliaires de police, soupçonné d’avoir joué un rôle important dans la cavale du sulfureux Amadou Danzoumi Yalo, c’est le tour de l’équipe dirigeante de l’hôtel Ledger de Bangui d’être sous le regard de la justice centrafricaine.

Il y’a près d’un mois, l’arrestation et le placement en détention de Monsieur Ézéchiel, l’un des deux gardes du corps du Libyen Zied Khalifa Zarzour   semble sonner la fin de règne de ce dernier en rca.

Placé à la résidence surveillée, le passeport libyen de Monsieur Zied Khalifa Zarzour a été confisqué par les autorités du pays, tout comme celui du Directeur de l’hôtel Ledger, le tunisien Rimes Ben Salem. Cependant, le directeur administratif et financier (DAF) de l’hôtel, qui tente de s’échapper de la justice centrafricaine le 3 avril, a été empêché de quitter le territoire national. Son passeport a également été retiré par le commissaire de l’aéroport sur instruction de son ministre.

Une affaire qui commence à faire beaucoup de bruit dans l’entourage de la famille Danzoumi Yalo qui est toujours en cavale.

Affaire à suivre

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’insécurité inquiétante à Ngaoundaye, les populations interpellent de nouveau  le gouvernement

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 6 avril  2021, 03:42:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le retour des rebelles du mouvement armé 3R, membres du CPC à Ngaoundaye, la ville est plongée dans l’insécurité totale. Il ne passe jamais un jour sans qu’un acte de braquage ou d’exaction soit commis par des hommes en armes malgré la présence des forces de la Minusca dans la ville.

 

Six jours après l’investiture du chef de l’État Faustin Archange Touadera pour un second mandat à la tête du pays, la situation sécuritaire reste volatile dans certaines régions  de la RCA.  Des scènes de braquages sont signalées à Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé, ceci après l’incursion des éléments de 3R, membres du CPC dans la ville.

Selon des sources locales, la présence de ces hommes en armes inquiète la population qui est à la merci de ces rebelles.  Pour les habitants, la présence du contingent Bangladesh de la Minusca ne donne aucune assurance face à cette situation qui ne fait qu’empirer.  Ils appellent le gouvernement afin de déployer les soldats FACA dans la ville.

Cependant, à Markounda, le chef du CPC de la ville a démenti l’information publiée par CNC faisant état d’insécurité grandissante dans la ville. D’après lui, la ville est calme, et il n’y a aucun acte de braquage, d’enlèvement, ou encore d’exécution sommaire  de la population. Or, selon notre correspondant dans la région, la présence de ces hommes en armes les inquiète sérieusement.

Notons que les Mercenaires russes sont à Nana Boguila et à Paoua, non loin de Markounda, devenue une base arrière des rebelles du CPC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

18 morts dans des affrontements tribaux au Darfour-Ouest

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Soudan: 18 morts dans des affrontements tribaux au Darfour-Ouest

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 18 personnes ont été tuées et 54 blessées dans des affrontements tribaux depuis samedi à El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, dernières violences meurtrières en date dans cette région troublée de l’ouest du Soudan, a-t-on appris auprès du Comité central des médecins soudanais.

“Nous avons dénombré 18 morts et 54 blessés”, a indiqué lundi le Comité dans un communiqué, ajoutant que les blessés étaient soignés à l’hôpital universitaire de l’El-Geneina./////////////.

Selon Abdelrahman Ahmed, un témoin interrogé par l’AFP, les affrontements étaient toujours en cours lundi et “se sont étendus à la banlieue ouest (d’Al-Geneina)”./////////////.

Le Comité des médecins, un organisme fondé en 2016 pour représenter la communauté médicale, a ajouté qu’une ambulance transportant des blessés a également été attaquée./////////////.

Les hôpitaux continuent de recevoir des victimes, a-t-il ajouté./////////////.

D’autres affrontements tribaux avaient eu lieu en janvier au Darfour, faisant plus de 200 morts, un peu plus de deux semaines après la fin de la mission de paix conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine (Minuad)./////////////.

Ces affrontements opposent généralement les tribus arabes nomades aux cultivateurs locaux darfouris./////////////.

Le conflit au Darfour avait éclaté en 2003 entre des forces du régime de l’ex-président Omar el-Béchir, destitué en avril 2019 sous la pression de la rue, et des membres de minorités ethniques s’estimant marginalisées. /////////////.

Les violences ont fait quelque 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l’ONU./////////////.

En octobre 2020, le gouvernement de transition, mis en place après la chute d’Omar el-Béchir, a signé un accord de paix avec plusieurs groupes rebelles, notamment du Darfour. Mais certains groupes insurgés de cette région n’ont pas signé cette paix.

Avec AFP/VOA

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Russie : Poutine au pouvoir jusqu’en 2036, c’est désormais possible

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 avril 1, 15:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le président russe Vladimir Poutine a signé un décret lui permettant de faire deux mandats supplémentaires au Kremlin à l’issue de son mandat actuel qui s’achève en 2024, selon un document publié ce lundi sur le site du gouvernement.

 

Ce texte, qui permettrait potentiellement à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036 s’inscrit dans la droite ligne des réformes constitutionnelles mises en œuvre l’an dernier.

 

L’indépendant

RCA : Markounda, les rebelles de la CPC multiplient des exactions sur la population

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Markounda, République centrafricaine, lundi, 5 avril 2021, 15:03:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les Mercenaires russes de la société Wagner s’approchent dangereusement de la ville depuis quelques semaines, les rebelles du MPC et de 3R, membres du CPC n’arrêtent pas de commettre de multiples exactions sur les populations locales. Des cas de viol, d’assassinat et de vol sont monnaie courante, et les habitants appellent le gouvernement à l’aide.

 

La ville de Markounda, située à la partie nord de la préfecture de l’Ouham dont elle constitue l’une des cinq sous-préfectures, est secouée depuis un certain temps par les exactions des groupes armés, devenus membres de la coalition des patriotes centrafricains pour le changement (CPC).Mais ces derniers mois, avec la reprise de la ville de Bossangoa, puis de Nana-Boguila par les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes et les troupes rwandaises, ces rebelles du CPC se sont tous repliés à Markounda, plus au Nord, à une centaine de kilomètres de la ville de Bossangoa. Les habitants se plaignent de la montée de l’insécurité. Ils déplorent chaque jour au moins un cas d’enlèvement ou d’exécution sommaire de la part des éléments du CPC.

Dépassés par ce climat de terreur, ils appellent les autorités à déployer les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais dans la localité pour rétablir l’ordre.

 

Rappelons qu’en décembre dernier, les rebelles ont braqué les véhicules de la candidate indépendante aux législatives, madame  Béatrice Epaye à Markounda,  et boycotter le scrutin dans la ville.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

des fêtes de Pâques ternies par le Covid-19 et le conflit armé

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Centrafrique: des fêtes de Pâques ternies par le Covid-19 et le conflit armé

Bangui ( République centrafricaine ) – À l’entrée de la cathédrale, masque sur le visage, Éric Ngouaï se réjouit d’assister à la messe de Pâques cette année. En 2020, il avait dû la suivre à la radio. En raison de la pandémie du Covid-19, tous les offices étaient interdits dans le pays.

« On a pris des dispositions pour que les gens puissent rester à l’écart avec leur cache-nez. On a la joie parce que Jésus est ressuscité parmi les morts »./////////////.

Entre inquiétudes et espoirs par rapport au conflit armé/////////////.

Vianney Wilebozoumna regrette que la fête soit un peu perturbée cette année par le conflit en cours dans le pays. Avec la crise, impossible pour lui de se réjouir totalement. Il vend quelques tee-shirts confectionnés pour les célébrations de Pâques, mais la crise l’a obligé à baisser ses prix : « On devait vendre ça à 5 000 francs, mais compte tenu de la crise, on a laissé ça à 4 000, 4 500. L’argent ne circule pas »./////////////.

Non loin de là, Francis Kouevi se presse avec ses quatre filles pour assister à une messe qu’il espère sous le signe de la réconciliation des Centrafricains. « Par rapport au conflit, je dis encore une fois que c’est le moyen de remettre dans la main du Seigneur toute cette tension que nous avons connue par ci, par là et à travers Pâques, nous allons approuver cette union en principe qui est ancrée normalement dans le peuple centrafricain »./////////////.

En entrant dans l’église, il promet de prier pour que la paix revienne durablement dans son pays.

Avec RFI

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RCA : conspiration et complot politique, une discrète réunion au sommet de l’État vise à bannir trois hommes politiques  de l’opposition à siéger à l’Assemblée nationale

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 avril  2021, 07:10:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon notre bureau d’enquête et d’investigation, une réunion regroupant le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, le Directeur de cabinet du Président de la République, monsieur Obed Namsio et le procureur de la République, le magistrat Laurent LENGANDET  s’est tenue vendredi  2 avril à Bangui. L’objectif de cette réunion est de finaliser avec le procureur de la République la constitution d’un faux dossier judiciaire contre les chefs de partis politiques de l’opposition et plus particulièrement contre Messieurs Martin Ziguélé, Monsieur Anicet Georges Dologuélé et l’ancien Président de l’assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua.

 

 

 

Même si L’objectif principal de cette réunion est de finaliser avec le Procureur de la République la constitution d’un faux dossier judiciaire contre les chefs de partis politiques de l’opposition et plus particulièrement contre le Président du parti MLPC Martin ZIGUELÉ, Président du parti URCA Anicet Georges DOLOGUELÉ et  le Président du parti Chemin de l’Esperance Abdou Karim MECKASSOUA, mais aussi de les  bannir de la vie politique, mais plus immédiatement de les empêcher de siéger à l’assemblée nationale où le premier ministre Firmin NGREBADA tient à prendre le perchoir après avoir discrètement empoisonné le premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis Simplice Mathieu Sarandji alias SMS.

Pour certains observateurs nationaux, la République centrafricaine est en train traversé les moments les plus difficiles de son histoire. Aujourd’hui à Bangui, les leaders politiques de l’opposition, les défenseurs des droits de l’homme, les hommes des médias privés et indépendants connaissent tous les maux de ce monde. Dans un pays dit démocratique,  on y pratique les pires violations des droits humains :  des personnalités traquées, menacées d’arrestation ou de mort, menaces de censures ou d’interdiction d’exercer proférer  à l’encontre de certains organes de presse indépendante  par les dignitaires du pays.

Souvenez-vous, le 24 mars, l’opposant Anicet Georges Dologuélé a été empêché par le régime de sortir hors du pays pour aller se soigner en France. Quelques jours plus tard, c’est le tour de Martin Ziguélé et de Karim Meckassoua de se voir interdits de quitter le territoire national. On assiste à une véritable dictature du moment ou deux sites d’information  indépendante avaient été interdits sur le territoire national.

Il ne fait aucun doute, la réunion du 2 avril entre le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, le Directeur de cabinet du Président de la République, Monsieur Obed Namsio et le procureur de la République, le magistrat Laurent LENGANDET est une nouvelle fois une preuve que le chef de l’État Touadera, pourtant professeur à l’Université,  est en train de devenir un véritable dictateur.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les mercenaires russes sèment la panique entre Birao et Gordile, 12 motos confisquées, et des boutiques pillées

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Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021

 

Birao, République centrafricaine, lundi, 5 avril 2021, 07:54:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Samedi soir, environ 42 véhicules du convoi russe ont quitté la ville de Birao à destination de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Mais au cours de route, ils ont semé le désordre et le chaos dans chaque village. Plus d’une douzaine des motos emportées, des boutiques pillées,  des chèvres et poulets emportés aux propriétaires. Sur place, c’est la colère et l’incompréhension.

 

Depuis la semaine dernière, une cinquantaine des véhicules russes en provenance du nord du Soudan sont arrivés par la voie terrestre en République centrafricaine. Le convoi traverse la ville frontalière de Amdafock  avant de progresser vers Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est du pays. Pendant ce temps, un autre convoi de six véhicules, à bord une trentaine des Mercenaires russes, ont quitté Bambari pour la sous-préfecture de Mbrés, puis 24 heures plus tard, ils ont quitté Mbrés pour Bamingui, puis vers Birao quelques heures avant l’arrivée du convoi en provenance du Soudan.

Entre-temps, à Mbrés et  Bamingui,  les commerçants se plaignent du comportement de ces mercenaires russes de passage dans leur localité. D’après eux, ils ont ramassé de force leur moto et pillent également leurs magasins.

Et ce n’est pas tout ! Après quelques jours passés à Birao, une partie de ces mercenaires a quitté samedi soir la ville de Birao, escortant une quarantaine des véhicules russes en provenance du Soudan pour une destination inconnue via l’axe Tiringoulou. Mais au cours de leur passage, ces mercenaires n’ont pas cessé de piller les boutiques, de confisquer les motos, voire même les chèvres et poulets. Et le dégât le plus important avait eu lieu au village Ndiffa,  ou cinq boutiques ont été littéralement pillées par les mercenaires.

Selon des sources locales, entre Birao et Gordil,  les mercenaires ont pillé beaucoup de choses.

Comme ils ont l’habitude de dire « d’aller voir le chef de l’État », sera-t-il en mesure de rembourser toutes ces victimes des mercenaires russes de la société Wagner ?

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA :  Ippy, un convoi en provenance de Bria est tombé dans un guet-apens, une personne tuée

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Chargement d’un camion venu de Bangui dans la ville d’Ippy dans la Ouaka. Crédit photo : Moïse BANAFIO / CNC

 

Bambari, République centrafricaine, lundi, 5 avril  2021, 05:05:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un convoi de deux véhicules, en provenance de Bria, et à destination de Bambari, est tombé dans un guet-apens tendu par un groupe des malfaiteurs armés à 30 kilomètres de la ville d’Ippy, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouaka, située à  496 kilomètres de Bangui.

 

Selon des sources sécuritaires locales, la scène a eu lieu à 30 kilomètres d’Ippy  sur l’axe Bambari le samedi 3 avril 2021. Le convoi, composé de deux véhicules, avait quitté Bria pour se rendre à Bambari acheter du café. Arrivé à Ippy quelques heures plus tard, le convoi quittait la ville pour se rendre à Bambari quand il avait croisé un groupe des malfaiteurs lourdement armés qui lui faisait signe d’arrêter immédiatement. Face au refus du conducteur d’obéir, les malfaiteurs ont ouvert le feu sur les véhicules, tuant une personne à bord.

Selon nos informations, les deux véhicules sont venus du Soudan quelques jours plutôt, et la victime serait un patron soudanais, propriétaire des deux véhicules.

Notons que depuis l’offensive des militaires de l’armée nationale contre les rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la plus part de ces rebelles se sont retirés des grandes villes  pour se retrancher dans les villages environnants, créant des actes du banditisme, parfois en mode coupeurs de route. Ce qui inquiète sérieusement les populations locales qui préfèrent quitter la localité pour se réfugier ailleurs comme des déplacés dans des centres.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

VLADIMIR TITORENKO, AMBASSADEUR RUSSE A BANGUI OUTREPASSE-T-IL SES PREROGATIVES ?

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VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 5 avril 2021, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). “L’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Vladimir Titorenko ne laisse que deux choix à François Bozizé, se rendre ou être neutralisé et cela fait réagir. Cela montre finalement que Moscou se sent chez elle en Centrafrique” dit Antoine Glaser DW 30/03/2021

 

Centrafricains, face à la Russie et à Wagner

Jouez l’Unité nationale.

Vladimir Titorenko est né le 6/08/1958. C’est un spécialiste des questions relatives aux “nouveaux défis”. Il parle le français, l’anglais et l’arabe. Il a été ambassadeur en Irak, en Algérie et au Quatar.

Ces nouveaux défis vus de Moscou sont : l’assassinat des trois journalistes russes le 3/07/2018 en RCA. Ils enquêtaient sur la présence des mercenaires de Wagner dans ce pays; la mise en œuvre de l’accord de coopération militaire Russie/RCA signé le 22 août 2018.

Le 19 mars 2021, M Titorenko ajoute sur Youtube que: “La Russie contribue à l’effort international pour rétablir la paix et la stabilité dans ce pays. La RCA est source de dangers pour la région et la sous-région. C’est pourquoi la Russie a décidé de contribuer..”

 

Les défis vus du côté de Joe Biden  sont différents: ” l’heure est à l’épreuve. Nous sommes confrontés à une attaque contre notre démocratie et la vérité, à un virus qui fait rage, à des inégalités croissantes, à la douleur cinglante du racisme systémique, à la crise climatique. Ne serait-ce qu’un seul de ces problèmes constituerait un défi de taille. Mais le fait est que nous devons les affronter tous en même temps. C’est la plus grande responsabilité que cette nation ait jamais eu à assumer. Nous allons être mis à l’épreuve.”

 

C’est par l’Unité que les Centrafricains sortiront de la tyrannie que la Russie et Wagner leur imposent. Le “Koudoufarisme” et le nomadisme politique en RCA sont néfastes non seulement pour la démocratie mais aussi pour l’Unité, héritage de Barthélémy Boganda, père de l’indépendance de la RCA. Le COD 2020 doit la renforcer en son sein.

A G Dologuélé cité nommément  veut aller voir Titorenko pour dénoncer son ingérence dans la politique centrafricaine. Il faut éviter. La stratégie de la Russie est de briser toute “coalition” en face d’elle par tous les moyens. C’est au COD 2020 de porter ce “combat” collectivement auprès Etats de la région, de l’UE, de l’UA de l’ONU de tous les pays libres.

M Gouandjika Fidèle avait dit :”Nous n’avons pas touché F Bozizé. C’est un ancien chef d’Etat”. Les Russes et les mercenaires Wagner ont déjà condamné Bozizé à la mort. Il ne reste plus qu’à créer les conditions pour le faire. La communauté internationale sera complice.

M Titorenko prédit que ce sont les FACA qui porteront la honteuse responsabilité d’assassiner leur ancien CEMA. Il dit que la Russie contribue à l’effort de la communauté internationale pour rétablir la paix en RCA. C’est ainsi que ses alliés sont associés à ces crimes.

 

Le Tchad n’est pas capable ou peut-être ne veut pas aider le gouvernement centrafricain à sécuriser de son côté la zone frontière où il y a beaucoup de mercenaires, où il y a les routes par lesquelles passent les armes et les personnes.

 

Le Tchad est faible ? Déby s’appuie sur  son expertise militaire. “Je suis de formation militaire. Ce n’est un secret pour personne. Quel est le camp qui héberge des terroristes? Qui recrute des mercenaires et qui veut déstabiliser tous les pays du Sahel?”

Un communiqué gouvernental du Tchad du 3/04/2021 dit que “l’ambassadeur  (Titorenko) outrepasse ses prérogatives de diplomate accrédité auprès de la RCA et s’arroge le droit de gérer les relations entre le Tchad et la RCA.”

 

Les charges régaliennes à la charge exclusive des Etats.

Chaque Etat d’Afrique noire devrait être autonome en termes de défense nationale. En même temps, être prêt à intégrer une force supranationale en cas de  menace. Malheureusement certains pays sont « affaiblis » par la Françafrique et la Russie et Wagner.

En fixant la fin des opérations militaires russes en RCA entre Mai et Juin, M Titorenko dévoile ses cibles en RCA : les rebelles qu’il qualifie de “bandits”, la classe politique. La rébellion en RCA est née de la mal gouvernance dans le Nord et des mercenaires opportunistes.

 

Contrairement à la propagande russe en RCA, les rebelles ne sont pas des “bandits” Selon le Général Zoundéko du RPRC “Je suis de la Vakaga. Nous vivons dans l’insécurité. C’est ce qui nous a poussé à faire l’autodéfense puis devenir rebelles”. RNL 10/06/2016.

“Nous sommes rentrés en rébellion pour que le gouvernement construise des routes praticables en toutes saisons entre Bangui et la Vakaga”. C’est la deuxième revendication du Général Zoundéko.

Troisième revendication de Zoundéko, “Nous n’avons pas accès à l’éducation. Si aujourd’hui je balbutie quelques phrases en français et que mon message passe, c’est parce que je suis allé à l’école. Mes enfants ne fréquentent pas l’école quel sera leur avenir?”

Enfin, Zoundéko revendique  le droit aux soins. “Nous n’avons pas accès à l’hôpital où nos mamans puissent accoucher paisiblement. C’est tout ça qui nous ont poussés à prendre les armes” conclu le général humaniste.

Le 11/02/2017 une colonne rebelle du MPC/FPRC se rendait à Bambari pour déloger l’UPC d’Ali Darassa. “Un hélicoptère de combat de la Minusca a détruit plusieurs véhicules lors de cette intervention et a tué le général J Zoundeko, chef d’état-major de la coalition”. RFI 12/2/2017

 

Si les Centrafricains sont rentrés en rébellion ou en révolte, c’est un sentiment d’indignation et réprobation face à une mauvaise gouvernance. La réponse est politique et non militaire ni des empoisonnements. La communauté internationale a le devoir  d’intervenir rapidement avant qu’il ne soit trop tard.

 

Les Amis de Siloë Centrafrique

 

Le 4 Avril 2021

 

Reporters sans frontières dénonce la suspension de deux médias centrafricains

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Reporters sans frontières dénonce la suspension de deux médias centrafricains

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une note datée du 16 février, que RFI a pu consulter, le ministre ordonne aux opérateurs internet de couper l’accès à ces deux sites « jusqu’à nouvel ordre », les accusant de « diffuser des propos haineux » et de fausses informations, sans plus de précision sur les articles litigieux.

Les instructions du ministère des Postes et Télécommunications de suspendre les deux médias centrafricains en ligne Corbeau News et le Tsunami. © RFI /////////////.

Joint par notre correspondante en Centrafrique, Florence Morice, le responsable Afrique de RSF Arnaud Froger, dénonce une décision arbitraire, contraire aux procédures en vigueur dans le pays ://///////////.

« D’abord, sur la forme, un ministre quel qu’il soit ne peut pas décider unilatéralement en dehors de toutes procédures légales en vigueur d’ordonner la suspension de deux sites d’informations, sans même motiver d’ailleurs sa décision de manière précise, en court-circuitant l’organe de régulation des médias, qui est seul habilité à prendre ce type de décision qui n’a absolument pas été consulté comme nous l’avons pu le vérifier, et sans même en informer les sites en question. »/////////////.

Arnaud Froger questionne aussi les raisons qui ont poussés à cet ordre du ministre : « Puis, sur le fond, on peut aussi se poser la question des raisons de la suspension de ces deux sites d’information alors que la Centrafrique est plongée dans un regain de violences. Et effectivement ces deux sites et, ça, ce sont les soupçons de leurs deux dirigeants, ces deux sites ont largement documenté à la fois la présence et des exactions qu’auraient commises des groupes paramilitaires russes présents en Centrafrique. Et les Centrafricains, je dirais même le reste du monde, ont besoin de savoir ce qui se passe dans ce pays dans ce contexte difficile avec l’attaque de cette coalition de rebelles et aussi un processus électoral qui a été compliqué et qui a été contesté ».

Avec RFI

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RCA : Vakaga, incursion des hommes armés venus du Soudan  à Tiringoulou

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Le député de Birao 2 , Rossni Dekalvé Chengaba

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 4 avril 2021, 10:02:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon Rossni Dekalvé Chengaba, député de Birao 2, des hommes armés venus du Soudan ont fait irruption dans la localité depuis trois semaines. Ils contrôlent actuellement les gisements d’or du parc Saint-Floris  et commettent les exactions sur les habitants de la localité.

 

« La situation sécuritaire depuis trois semaines, il y’a eu des vagues des soudanais qui viennent en masse par jour, des vingtaines, des trentaines, soixantaines des motos qui entrent dans la Vakaga, précisement dans la sous-préfecture de Ouandja, à la recherche de l’or et diamant », précise le députés.

D’après lui, ce sont des criminels, leur arrivée dans la localité fait peur à  la population.

« C’est des gens qui ont des mains sales. Lorsqu’ils entrent dans une République ou dans une sous-préfecture, ils commettent toujours des exactions. Hier aux environs de 15 heures, l’un de nos enfants qui  sont venus de Ndélé. Quand ils sont arrivés sur la rive de Gonda,  ils ont retrouvé ces malfrats sur seize motos. Ils les ont arrêtés et les fouiller. Mais comme ces enfants n’ont rien transporté, ils les ont libérés », a-t-il ajouté, avant de faire appel au   des forces régulières sur place pour sécuriser la localité et ramener le calme.

« C’est depuis trois jours que je suis en train de faire appel auprès du gouvernement. J’ai informé le gouvernement pour qu’il prenne des dispositions pratiques. Il faut s’approcher des forces russes pour qu’elles envoient des drones à la recherche de ces malfrats, et que le gouvernement prenne des dispositions à travers nos forces qui sont basées à Birao  afin que ces malfrats soient rapidement neutralisés », conclut-il.

Rappelons que la préfecture de la Vakaga est limitrophe de la République du Soudan. Et l’incursion des hommes armés venus de ce pays est quasiment tous les jours en rca.

Par ailleurs, les convois russes en provenance du Soudan et arrivés à Birao, une partie vient de quitter la ville à destination de Tiringoulou.

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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l’ONU s’alarme des attaques contre les travailleurs humanitaires

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Centrafrique: l’ONU s’alarme des attaques contre les travailleurs humanitaires

Bangui ( République centrafricaine ) – L’alerte a été lancée par la coordinatrice humanitaire des Nations unies en Centrafrique. Entre octobre et février dernier, 234 cas d’attaques contre les travailleurs humanitaires ont recensés, faisant deux morts et huit blessés. Soit une hausse de 79% par rapport à la même période l’an passé.

Lors d’une conférence de presse ce samedi 3 avril à Bangui, Denise Browne a particulièrement insisté sur l’attaque d’un convoi humanitaire la semaine dernière à Bakouma. Cette localité du sud-est de la Centrafrique est aux mains des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

« Je veux exprimer ma frustration totale et ma colère alors que la communauté humanitaire a été harcelée, intimidée, par le groupe à Bakouma. Ils ont menacé notre staff, ils ont traumatisé notre staff. Nos véhicules, nos moyens de travail ont été volés. Huit véhicules. On a eu de la chance, personne n’a été blessé. /////////////.

Je vous rappelle que chaque centime que nous recevons, on doit aller le demander à nos bailleurs de fonds. Ce n’est pas comme si l’argent tombait du ciel. Donc, quand ils nous mettent en difficulté, ils mettent en difficulté leurs propres populations. Quand ils voient une famille, une femme, un enfant au bord de la route qui ont besoin d’assistance et que l’équipe humanitaire n’est pas là parce qu’ils nous ont menacés, ça, c’est de leur responsabilité ».

Avec RFI
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RCA :Bambari, Alindao, Paoua, Boda, les mercenaires de la Wagner accusés de braquages et de vols

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 4 avril  2021, 05:05:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Incroyable, mais vrai ! Malgré plusieurs dénonciations faites sur les réseaux sociaux et dans les médias, la scène se répète. Les mercenaires de la société russe Wagner, qui ont participé aux combats aux côtés des soldats FACA contre les rebelles de la coalition des patriotes pour les changement (CPC), ont été accusés par les populations de Paoua, mais aussi de Boda, Bambari, Alindao etc., d’avoir commis de nombreux cas de braquage et de pillage, mais aussi d’agressions physiques.

 

Bien que la société de mercenariat Wagner est d’origine russe, ces éléments, déployés en République centrafricaine, sont composés en partie des mercenaires d’origine libyenne, syrienne et  Ukrainienne, mais également des russes.

Environs 1500 à 2000 hommes, les mercenaires de la société Wagner, avec l’appui de quelques 800 soldats rwandais déployés en Centrafrique, mènent depuis trois mois des combats aux côtés des militaires de l’armée nationale contre les rebelles de la CPC dans l’arrière pays. Sauf que les mercenaires de la société Wagner, une fois qu’ils reprennent une ville  aux mains des rebelles, commencent à commettre des nombreux cas de braquages et de vols, mais aussi d’agression.

À Paoua, la semaine dernière, ces mercenaires ont bloqué de force la moto d’un commerçant local après avoir lui demandé les pièces afférentes. Malgré la plainte de ce dernier, ils ont vendu sa moto  à 40 000 francs CFA à un vendeur local des méchouis. Et ce n’est pas tout ! Chaque jour, ou presque, ils se rendent le soir au marché central de Paoua pour s’approvisionner illégalement des méchouis auprès des commerçants locaux sans débourser un sou.  Devant la plainte de ces derniers, ils leur répètent d’aller voir le chef de l’État pour leur remboursement. Et c’est presque la même chose dans toutes les villes.

Récemment, à Mbrés, lorsqu’ils ont quitté la ville pour Bamingui, ils ont croisé trois  jeunes motards qu’ils confondent aux rebelles. Sans les arrêter, ils préfèrent les abattre et récupèrent leurs motos, puis aller les vendre à Birao à un monsieur qui s’appelle TOM TIMA. Nous avons retrouvé l’acheteur, mais il dit avoir acheté les trois motos à 240 000 francs CFA.

Même à Alindao, les mêmes scènes se répètent avec les mercenaires qui sont dans la ville. Cette fois, c’est de la pure escroquerie. Cela dépasse même notre entendement, mais nous y reviendrons spécialement avec celles de la ville de Boda.

Notons que dans les villes de province, ces mercenaires de la société russe Wagner sont devenus à la fois éléments des forces de sécurité intérieure, et soldats de l’armée nationale. C’est le désordre et la confusion totale.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CENTRAFRIQUE : L’INVESTITURE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN L’ABSENCE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE PRÉSAGE T-ELLE D’UNE TRAJECTOIRE CURVILIGNE DU DIALOGUE PROPOSÉ ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 4 avril 2021, 05:11:21 ( Corbeaunews-centrafrique ). Lors des cérémonies de son investiture pour un deuxième mandat, le président de la république a réitéré sa ferme volonté de dialoguer avec les forces vives de la nation sans définir le format  en vue de donner du contenu à la définition de la notion de « paix ». Au demeurant, les chefs d’état de la sous région avait proposé au pouvoir de Bangui un format de dialogue qui en conséquence a fait l’objet d’un rejet tacite car jugé insidieux.

 

Au delà de l’incertitude qui gravite autour du format du dialogue proposé, l’ambassadeur de la fédération de Russie accrédité en Centrafrique et le conseiller russe du président de la république en matière de sécurité ont donné le ton en excluant officiellement la coalition des groupes armés non conventionnels. En attendant la définition du format du dialogue, il apparaît important de savourer une cérémonie d’investiture riche en couleurs et en émotions. La tâche d’huile relayée par la presse locale et internationale demeure l’absence criarde des chef d’état de la sous région alors qu’ils étaient attendus et plus particulièrement l’absence des leaders de l’opposition démocratique.

Étonnant était l’absence du président du MLPC que nous qualifiions de centriste alors que son parti est activement représenté au gouvernement. Ainsi, le président de la république isolé se referme sur lui même. On n’a pas besoin d’être un expert en art divinatoire pour affirmer que le nouveau quinquennat sera difficile à gérer car les tensions électrostatiques sont palpables…une crise post-électoral se profile à l’horizon.

Ce qui devrait naturellement être une fête de l’encrage et de la consolidation de notre démocratie envoie un message à l’opinion nationale et internationale Conscient qu’il n’est pas encore tard pour se serrer les coudes, le citoyen lambda s’interroge :

L’absence des ténors de l’opposition démocratique à l’investiture du président de la république présage t-elle d’une trajectoire curviligne du dialogue qualifié de  républicain ?

Peut-on mener à bien un mandat sans l’opposition et aussi en manque de symbiose avec la sous région ?

L’attitude de la sous région ainsi que de l’opposition démocratique démontre t-elle que le président de la république a été mal élu ?

Qu’est-ce qui est à l’origine du divorce entre le pouvoir et l’opposition démocratique ?

Un dialogue républicain avec des interlocuteurs triés sur le tas est-il une solution calibrée à la crise centrafricaine ?

Cette investiture constitue t-elle une avancée ou une régression démocratique ?

Les belles priorités du nouveau quinquennat définies par le président de la république lors de son investiture seront-elles tenables dans ce climat de rejet de l’autre ?

Enfin et maintenant qu’on est investi, pourquoi le pouvoir ne saisit pas l’opportunité pour donner une chance définitive à la paix ?

Au delà de toutes considérations politiques et politiciennes et en vue de préparer le lit des priorités esquissées par le président de la république, le véritable enjeu du nouveau mandat demeure le large rassemblement possible de tous ceux qui se réclament centrafricains autour d’un dialogue largement inclusif.

A l’occasion, l’opposition démocratique doit saisir la main tendue du pouvoir au détriment des calculs géostratégiques respectifs…et c’est la nation qui gagne.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Paris le 02 avril 2021.
SELEMBY DOUDOU Bernard.
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062.

 

RCA : le gouvernement tchadien condamne les propos tenus par l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Vladimir Titorenko

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Vladimir-TITTORENKOambassadeur-de-russie-en-centrafrique-450×300.jpg” alt=”L’ambassadeur plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République centrafricaine, Monsieur Vladimir TITTORENKO” width=”450″ height=”300″ />
L’ambassadeur plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République centrafricaine, Monsieur Vladimir TITTORENKO, lors de sa rencontre avec le chef de l’État Touadera le 15 février 2021. Photo renaissance.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine et des Tchadiens de l’étranger est surpris des propos tenus par l’ambassadeur de Russie en rca, lors de sa conférence de presse tenue à Bangui le 29 mars 2021.

En effet, l’ambassadeur outrepasse ses prérogatives de diplomate accrédité auprès de la RCA et s’arroge le droit de gérer les relations entre le Tchad et la RCA.  Et pourtant, le Tchad entretient de bonnes relations avec la Russie, un pays de longue tradition diplomatique, relations empruntes de respect et,  Le ministère des Affaires étrangères condamne les propos dénués de tout fondement de cet ambassadeur.

 

Fait à N’Djamena, le 03 avril 2021

 

RSF dénonce la suspension arbitraire de deux sites d’information | Reporters sans frontières

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RCA : RSF dénonce la suspension arbitraire de deux sites d’information | Reporters sans frontières

Bangui ( République centrafricaine ) – Le 16 février 2021, quelques semaines seulement après la réélection contestée de Faustin Archange Touadéra à la tête du pays, les sites d’information Corbeau News et Le Tsunami ont été suspendus sans préavis par le ministre des Postes et Télécommunications centrafricain. Dans une note ordonnant aux opérateurs internet de couper l’accès à ces sites “jusqu’à nouvel ordre”, le ministre accuse les deux médias de diffuser des “propos haineux” et de fausses informations dans un contexte de “crise sécuritaire” sans pour autant mentionner un article ou une publication en particulier. Les responsables des sites n’ont été ni consultés, ni informés de cette décision et RSF n’est pas parvenu à joindre le ministre. Contacté par l’organisation, le président du Haut conseil de la communication (HCC) assure de son côté avoir “appris cette décision dans la rue, comme tous les centrafricains”. L’organe de régulation des médias, pourtant seul habilité à prendre ce type de sanction, y compris pour les médias en ligne, n’a jamais été saisi de cette affaire.

Joint par RSF, le directeur de publication de Corbeau News, Alain Nzilo, estime que cette mesure vise à empêcher son site de divulguer des informations sensibles, notamment au sujet de la présence, fermement démentie par le pouvoir en place, de paramilitaires russes de la société Wagner en Centrafrique. Il affirme également avoir été approché à plusieurs reprises par les forces russes pour infléchir sa ligne éditoriale, et menacé par un haut responsable de l’armée centrafricaine. Contacté par RSF, le directeur de publication du site Le Tsunami, Edouard Yamalet, soutient également que des responsables russes présents en Centrafrique seraient à l’origine de la suspension de son média, après la publication de plusieurs articles faisant référence à des “crimes de guerre” commis par les mercenaires de la société Wagner. /////////////.

“Cette décision est totalement arbitraire. Sur le fond, elle n’est motivée par aucun fait précis. Sur la forme, elle contourne tous les principes élémentaires et les procédures en vigueur, notamment vis-à-vis de l’organe de régulation des médias, dénonce le responsable du bureau Afrique de RSF, Arnaud Froger. Cette sanction contribue à affaiblir un peu plus la couverture médiatique déjà rendue très difficile par le contexte sécuritaire très instable en RCA, un pays en guerre où les médias sont souvent otages des intérêts et forces en présence. RSF exige le rétablissement immédiat de l’accès à ces deux sites et demande aux autorités de laisser les médias et journalistes exercer librement leur métier.”/////////////.

En mars 2021, l’ambassadeur russe Vladimir Titorenko avait démenti, dans un entretien accordé à la radio Bangui FM, la présence de Mercenaires russes sur le territoire centrafricain et accusé les médias financés par l’opposition armée de propager des fausses informations à ce sujet. Un rapport publié le 31 mars 2021 par le Groupe d’experts des Nations unies sur les mercenaires alerte pourtant sur les “graves violations des droits de l’Homme” que commettraient les paramilitaires russes en RCA. /////////////.

Ces atteintes à la liberté de la presse s’inscrivent dans un contexte politique marqué par des élections législatives et présidentielle controversées et une recrudescence des violences avec la multiplication des attaques de la coalition rebelle contre les autorités centrafricaines. Un environnement qui rend le travail des journalistes particulièrement difficile. En janvier, ils avaient été convoqués par les autorités qui les avaient invités à “participer à l’effort de guerre” à travers leurs reportages. Dans le même temps, les déplacements en dehors de la capitale Bangui restent très difficiles et sont parfois empêchés par le pouvoir. Les journalistes sont souvent contraints de s’appuyer sur des ONG pour tenter d’aller enquêter sur la situation dans les zones contrôlées par les groupes armés./////////////.

La RCA occupe actuellement la 132e place du Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

— Fin de l’article —

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Centrafrique, le président Touadera apprenti dictateur

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Centrafrique, le président Touadera apprenti dictateur

Bangui ( République centrafricaine ) – Réélu dans des conditions calamiteuses, le président centrafricain Archange Faustin Touadera a décidé d’interdire à ses adversaires politiques de sortir du pays, sans aucune base légale provoquant la colère et l’incompréhension.

Sans aucun égard pour son statut d’ancien chef de l’Etat, Cathérine Samba-Panza, qui avait dirigé la transition de 2014 à 2016 en Centrafrique, s’est vu refuser de quitter le territoire national en janvier 2021. Les anciens Premiers ministres et candidats à la présidentielle du 27 décembre 2020 Anicet Georges Douléguélé et Martin Ziguélé se sont également vu refuser en février et en mars 2021 la sortie de l’aéroport de Bangui, tout comme Karim Meckassoua, plusieurs fois ministres sous François Bozizé. A chaque fois, le même scénario humiliant : la personnalité de l’opposition se présente à l’aéroport où elle se voit notifier l’impossibilité de prendre l’avion. Et comme dans toutes les situations arbitraires, on ne fournit pas la moindre explication, à fortiori la moindre motivation légale. Tantôt, on avance que les personnalités empêchées de voyager sont visées par des « enquêtes sur leurs liens avec les groupes rebelles », tantôt, on explique que ces interdictions tombent sous le coup de l’état d’urgence en vigueur dans le pays. /////////////.

Cacophonie gouvernementale /////////////.

Dans une déclaration publique, le ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement Ange Maxim Kazagui avait déclaré que les sorties du territoire pour les personnalités de l’opposition étaient désormais soumises à une autorisation préalable du ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissera. Le prenant au mot, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé a sollicité auprès du ministre de de la sécurité publique l’autorisation de quitter le 1er avril Bangui pour se rendre à Niamey afin de participer à l’investiture prévue le 2 avril du président élu nigérien Mohamed Bazoum. Dans une réponse écrite à la demande de M. Zinguelé, le ministre de la sécurité M. Linguissera a pris le contrepied de son collègue de la communication, en affirmant qu’il n’est pas de son ressort d’autoriser les sorties du territoire. Selon lui, la délivrance de ce sauf-conduit relève plutôt des autorités judiciaires. Et pour achever de convaincre que nous baignons en pleines dérives autoritaires, la justice centrafricaine, elle, indique qu’elle n’a ouvert aucune enquête contre les personnalités empêchées de sortir du territoire national. Certaines d’entre elles devaient se rendre à l’étranger pour des raisons médicales. Elles doivent désormais s’en remettre au bon vouloir du président Touadéra, seul maître à bord du bateau centrafricain après sa réélection controversée avec la bienveillante compréhension de la communauté internationale qui a fermé les yeux sur les irrégularités qui ont décrédibilisé le scrutin du 27 décembre.

Avec Le monde Afrique

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RCA : « ceux qui m’empêchent de voyager, je suppose qu’ils veulent me faire ce qui a été fait au Président Patassé », dixit  l’opposant Anicet Georges Dologuélé

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Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 2 avril 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Empêché par le pouvoir en place de sortir du territoire national, puis accusé formellement par Monsieur Vladimir Titorenko,  le sulfureux ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Monsieur Anicet Georges Dologuélé      A été empêché  pour la seconde fois de quitter le territoire national. Son passeport a également été confisqué par le procureur de la République. Pour l’opposant Dologuélé, il ne fait aucun doute, ils veulent faire de moi ce qui a été fait au Président Patassé, c’est-à-dire me laisser mourir.

«  Faut pas me mettre des choses sur le dos. Ça ne m’effraye pas du tout ! Parce que je suis quelqu’un de très transparent. Et donc, ceux qui m’empêchent de voyager, je suppose qu’ils veulent faire ce qui a été fait au Président Patassé, c’est-à-dire me laisser mourir ici, sinon je ne vois pas d’autre raison… », déclare l’opposant Anicet Georges Dologuélé, Président du parti l’URCA.

Notons que monsieur Anicet Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition centrafricaine, a encore été empêché de voyager en France, pour des raisons de sa santé, le Jeudi 01 avril 2021. Son passeport a été retiré  par le procureur de la République.

Pour rappel, monsieur Dologuélé avait été empêché  pour la première fois de sortir du territoire national le 24 mars dernier, quelques jours avant l’investiture du chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bangui. Selon le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui, ce sont des mesures mises en place pour garantir la sécurité intérieure  et empêcher des troubles à l’ordre public dans cet état d’urgence.

 

 

 

RCA : les cadres  du mouvement armée 3R annonce bizarrement la mort du sulfureux chef rebelle Abbas Sidiki

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Bangui, République centrafricaine, 2 avril 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). Annoncé par les proches du pouvoir à plusieurs reprises pour mort , le chef rebelle Abbas Sidiki est revenu miraculeusement à la vie après quelques semaines de l’annonce de son décès. Cette fois, c’est son mouvement armé 3R qui l’annonce dans un communiqué ce jour 2 avril 2021. Selon ce communiqué, l’homme serait mort le 25 mars 2021 au centre de santé du village Kamba-Kota, dans l’ouham. Infos ou intoxes ? Affaire à suivre….

 

 

Communiqué No 17 du Mouvement 3R,

 

Le Mouvement 3R, par la voie de ses cadres politico-militaire, annonce l’opinion nationale et internationale une triste nouvelle du décès de son président fondateur le Général Sidiki Abbas le/25 Mars 2021 au centre de santé de Kamba-Kota, suite aux blessures graves qu’il a subit pendant les attaques qui ont eu lieu précisément à Bossembele le 16 Novembre 2020 vers 18 heures.

Ce jour 01 Avril 2021, il a été convoqué une Assemblée Générale réunissant,  tous les corporatifs du Mouvement 3R pour la succession., A cet effet, le Général BOBBO reste tout droit dans l’idéologique politique du,  Mouvement 3R et le reste de tous les accords qui seraient souscris. Donc le Général BOBBO est le nouveau leader du Mouvement 3R.

 

RCA : violente attaque des positions des soldats FACA à l’entrée de Bria par les rebelles du CPC

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une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, vendredi, 2 avril 2021, 08:30:40 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont mené une violente attaque contre les positions des soldats FACA à l’entrée de la ville de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto.  Le poste est toujours sous-contrôle de l’armée nationale, mais l’attaque aurait fait plusieurs morts dans les deux camps.

 

Selon nos informations, l’attaque aurait été menée par un groupe d’une dizaine d’hommes lourdement identifiés comme des éléments rebelles du FPRC.

Grâce à l’intervention des soldats rwandais au côté des soldats FACA, les assaillants   ont été repoussés après une demi-heure d’affrontement.

Le bilan provisoire fait état de trois rebelles tués, et 2 autres blessés. Tandis que du côté des forces armées centrafricaines et leurs alliés, on parle d’un mort et sept blessés.

Il y’a lieu de noter que c’est la première attaque contre les positions des soldats FACA depuis le retrait de la ville de Bria des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se sont retranchés au village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Alerte info : présence massive des forces de l’ordre au domicile du chef rebelle Armel Sayo à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 avril 2021, 07:46:40 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis ce matin, la justice et les forces de l’ordre sont à la recherche du chef rebelle Armel Sayo, patron du groupe armé révolution justice, visé par un mandat d’arrêt pour sa présumée implication dans la tentative du coup d’État manqué du 13 janvier dernier par les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC).

 

À bord de six véhicules lourdement armés,  les commandos de la gendarmerie et de la police ont investi depuis 6 heures du matin le domicile du Pasteur Armel Sayo, chef d’État major du mouvement armé Révolution Justice.au quartier Benz-vi.

On ignore si le chef rebelle est présent au moment de l’arrivée des forces de l’ordre,  mais tout porte à croire qu’il a été vu quelques minutes par ses voisins avant l’arrivée des hommes en tenue.

Selon une source gouvernementale, les forces de l’ordre seraient au domicile du chef rebelle pour récupérer le véhicule officiel de son ministère qu’il garde encore par devers lui.

Notons que monsieur Armel Sayo a été ministre de la Modernisation de l’administration dans le gouvernement de Firmin NGRÉBADA avant d’être limogé par le chef de l’État avec les autres représentants des groupes armés.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : ET si le mal qui gangrène notre pays s’appelle les politiciens.

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De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 avril 2021, 06:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une question mérite d’être posée : Et si la cause du malheur du peuple centrafricain s’appelle les politiciens centrafricains ? Dans tous les pays du monde, les politiciens travaillent pour l’intérêt supérieur de leur pays parfois jusqu’à l’ultime sacrifice suprême qui consiste à donner sa vie pour son pays. Nous citerons les cas de Thomas SANKARA, Patrice LOUMBOUBA. Chez nous le politicien est un fardeau pour les épaules des centrafricains. Peu ou pas inspirés, souvent arrivistes et sans projet de société pour le développement du pays. Ils ont tous, ou presque en commun la violence, la barbarie, le népotisme, le clanisme, la gabegie et la démagogie.

 

Le clanisme, le familialisme sont érigés en mode  de gouvernance et les coups d’état en mode de changement de régime. Toutes ces pratiques ne font qu’une seule victime : LE PEUPLE CENTRAFRICAIN.

Un de ces politiciens disait je cite, « nous sommes dans un pays où coule le lait et le miel ». Mais force est de constater que dans ce pays ils ne coulent  que les larmes et le sang des filles et des fils du pays.

Nous sommes sans ignoré que depuis la mort tragique du président fondateur de la République centrafricaine Barthelemy BOGANDA, jusqu’à nos jours, ceux qui font et défont l’histoire de notre pays sont les mêmes personnes et de même génération. Elles appartiennent à cette génération des politiciens qui sont né avant l’indépendance et qui ont contribué de près ou de loin à toutes les crises militaro-politiques et des soulèvements populaires qui ont secoué notre cher et beau pays la RCA

La mort tragique du président Boganda était acceptée et voir planifiée dans un agenda de certains politiciens en quête de légitimité et du pouvoir. Ces derniers manipulés par les puissances du mal venus de l’autre bout du monde.

Le pays sombra définitivement dans de séries de coup bas avec le coup de force de David Dacko sur Abel Goumba pour devenir le premier président d’une Centrafrique indépendante. Ce coup de d’état qui passait inaperçue pour beaucoup d’observateur de l’époque ouvrirait la porte définitivement à une descente en ENFER de notre chère et jeune république, qui, comme l’a dit René Dumont « l’Afrique noire est mal partie. »

La gestion chaotique et le clanisme avait eu raison du régime du président DACKO car sa sera son cousin et frère qui Jean Bebel Bokassa qui viendra une fois de plus le  renverser.

Ce cycle infernal de va et vient et d’éternel recommencement organisé par ces politiciens qui n’ont qu’un seul but, leur intérêt et celui de leur parent ne s’arrêtera pas car, soutenu par les force du mal, un autre coup de force viendra avoir raison de l’empereur de Bangui et détruira au passage toutes petites entreprises et commerces donc le tissu économique dans mouvement populaire appelé pompeusement (Grace à DACKO). Après avoir saccagé et pillé le pays un autre… je dirais plutôt d’autres fauteurs de trouble viendront mettre un terme à l’éphémère régime de DACKO 2. IL s’agit des Généraux KOLINGBA, BOZIZE, MBAIKOUA. Mais le partage du Gâteau va vite tourner au vinaigre et les deux derniers se sont associés à un PATASSE pour fomenter un nouveau coup d’état. Cette dernière tentative fut un fiasco et une fois de plus, le peuple a payé le prix fort car des milliers de maison ont été brulé dans les régions de Paoua, Markounda, Bemal et des nombreuses vies sont prématurément emportées par l’armée qui traquait les fugitifs.

Un lieur d’espoir venait avec l’élection de l’ancien pouchiste Ange PATASSE mais hélas, les démons de la violence et du clanisme ont vite refait surface pour entrainer les soldats SOUKE, DOKODO, CHABARDO, MBAI dans des mutineries à répétition qui verront encore des centrafricains payer de leur vie et de leur biens dans les 6e, 7e, 1e et 2e arrondissements de Bangui. Comme si cela ne suffisait pas, le Général KOLINGBA, Le Général NDJENGBO vont encore orchestrer un autre coup de force  avec la bénédiction de certains alliés du régime de PATASSE. Des personnes vont laisser leur vie, d’autres vont fuir le pays et devenir des réfugiés.

Le Cher parent BOZIZE revient à la charge contre son cousin et FRERE  PATASSE avec un autre coup d’état qui ne donnera rien et il va fuir vers son mentor DEBY afin d’organiser une rébellion qui finira par avoir raison du Barbu de Bangui le 15 mars 2003. Les régions du nord ont été une fois de plus ravagé par les rebelles et leurs alliés de Soudan et du Tchad. Des entreprises comme Drop ont été littéralement rayé de la carte économique du pays ainsi que la société cotonnière de Pende.

Le pouvoir de PATASSE pour se défendre, fait appelle à son tour à des monstres sous les ordres de Jean Pierre BEMBA. Ces monstres connus sous le nom de BANYIAMULENGUE vont faire ce que même les rebelles n’ont pas fait. VIOL, MEURTRES, ASSASSINATS, VOLS, DESTRUCTIONS DES MAISONS ET DES BIENS. On se souvient des mots du président PATASSE qui disait à l’époque «si ta maison brule, tu ne peux pas choisir la couleur de l’eau pour l’éteindre ».

Après le coup de force du Général BOZIZE connu sous le sobriquet de KANGARA, une nouvelle ère venait d’être inaugurée. Celle des rebellions armées. Ceux qui ont suivi BOZIZE ont compris comment fonctionnait le système et comment manger sans allez à l’école. Ils savaient que le moyen facile et rapide de se faire un nom et une place c’est de prendre des armes, de massacrer quelques compatriotes et de crier haut et fort qu’on veut descendre sur Bangui afin d’avoir un poste ministériel, un poste de DG ou de conseiller personnel du chef de l’état. Le centrafricain ne peut que constater cette descente aux enfers sans aucune force de réaction.

L’armée tribalisée et vieillissante avec des officiers qui ne savent qu’une chose : Faire du mal aux centrafricains ne pouvait pas contenir une horde des hors la loi pompeusement appelée SELEKA de prendre le pouvoir sans combat et renverser le régime affaibli et délaissé par les présidents tchadiens et Français ouvrant ainsi la voie à une atroce souffrance de la part du centrafricain. D’aucun n’avait prédit cette calamité. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, tout le pays est envahi par ces bandits armés qui ne jurent que sur le sang et les biens du paisible citoyen centrafricain. Les SELEKA, recrutés par les politiciens centrafricains sur les supplétifs des féroces groupes armés du Tchad, du Soudan et du Niger ont commis les plus graves crimes contre le peuple centrafricains entrainant la formation des groupes d’auto-défenses appelés Anti-balaka. Ces derniers vont se livrer à une autre barbarie sur le même peuple qu’ils prétendent défendre.

La transition politique et les élections groupées de 2016 ont permis de croire à un lendemain meilleur mais hélas, les démons se sont réveillés très vite afin de semer la mort et la désolation dans les cœurs déjà suffisamment meurtris du peuple centrafricain.

Le retour de l’ancien Président François BOZIZE connu pour son penchant pour la violence dans le pays et son go back dans le maquis va plonger le pays dans une crise humanitaire sans précédente.

Si le problème Centrafricain s’appelle les politiciens, alors la solution s’appelle aussi les politiciens. Ils sont les seuls à changer la destinée de ce pays par une prise de décision courageuse, par des choix judicieux et une permanente concertation et dialogue avec les forces vives de la nation. Ceux qui dirigent le pays sont responsables devant l’histoire. Le sang a assez coulé. Nos politiques doivent faire preuve d’un courage sans faille afin de combattre les démons de la division, du tribalisme, du racisme, et envoyez devant les juridictions compétentes les assassins du peuple centrafricain.

Je vous remercie

 

Amon Maurice KPARA NGOUMALE

RCA : Alexandre Ferdinand Nguendet quitte l’opposition démocratique

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Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 avril  2021, 05:46:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de l’investiture du chef de l’État fat réélu pour un second et dernier mandat pour cinq ans, le paysage politique centrafricain commence à se redessiner. Après l’honorable Martin Ziguelé, Président du parti MLPC  qui annonce la fin du soutien de son parti pour une seconde fois au Président Touadera, c’est le tour de l’ancien chef d’État de transition, Monsieur  Ferdinand Alexandre Nguendet de se retirer de l’opposition démocratique (COD-2020), en raison de l’amalgame causé entre ses fonctions d’ancien Chef d’État qui est une institution et celles de leader politique de l’opposition.

 

Monsieur le Président en exercice de la Plateforme de l’opposition Démocratique (COD-2020),

 

Objet.: Démission,

 

Monsieur le Président et cher Frère,,

Par la présente, je viens vous rendre ma démission au sujet de ma participation au sein de la Plateforme de l’Opposition Démocratique (COD-2020) que j’ai servie depuis sa création avec courage abnégation en vue d’offrir au peuple centrafricain une alternance crédible.,

Cependant, je note avec regret tout amalgame causé entre mes fonctions d’ancien Chef d’État qui est une institution et celles de leader politique de l’opposition.,  Par conséquence, le Rassemblement Pour la République (RPR) a décidé aujourd’hui de se retirer de la COD-2020 tout en lui souhaitant plein succès dans sa lutte démocratique aux cotés du peuple centrafricain.,

Hautes et fraternelles considérations !,

 

Ferdinand Alexandre N’GUENDET,

Ancien Chef de l’État

 

RCA : violence conjugale, un homme innocent violemment agressé s’est éteint à l’hôpital

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Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 avril  2021, 05:20:40 ( Corbeaunews-centrafrique ). La scène criminelle s’est produite au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Le présumé criminel, activement recherché par les forces de l’ordre, court toujours dans la nature, et sa maison est complètement détruite par les jeunes de son quartier en colère.

 

Dans la nuit du lundi à mardi 30 mars, aux environs de 20 heures, un jeune du quartier combattant dénommé Arnold Nzapayé alias DJANGO, domicilié tout proche du terrain de football de l’ex-marché combattant sur l’axe Damala communément appelé tapis rouge, avait un problème avec sa femme. Après des discussions, il voulait la frapper, mais l’un de ses voisins est intervenu pour les séparer, et sa femme en a profiter pour aller se cacher chez un voisin.

Pendant ce temps, le mari, âgé d’une trentaine d’année, se mettait en colère contre le jeune voisin qui les a séparé quelques minutes plutôt. Muni d’une machette, il se met à la recherche du jeune qui habite d’ailleurs non loin de leur domicile familial. En allant chez lui, il tentait de forcer leur clôture en tôles, poussant le propriétaire à sortir pour voir ce qui s’est passé. Étonnamment, le jeune DJANGO,  mari de la jeune femme, qui était d’ailleurs dans un état d’ivresse avancée et de chanvre indien, faisait la confusion entre le propriétaire de la maison et son fils qui les a séparé quelques heures plutôt. Ainsi, il agresse le père à sa tête avec trois coups de machette.

Transporté d’urgence à l’hôpital, le vieux papa succombe de ses blessures dans la nuit du mardi à mercredi 31 mars.

À l’annonce de la nouvelle de sa mort, une foule des jeunes en colère s’est dirigée au domicile du jeune DJANGO qui a pris la fuite, et la foule s’est mise à détruire leur domicile complètement. Sa maman, la femme du défunt musicien Nzapayé, a failli être lynchée par la foule, mais grâce à l’intervention de la police du commissariat du huitième arrondissement, elle a eu la vie sauve.

Pour l’heure, une enquête est ouverte, et le présumé assassin court toujours dans la nature.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : une soixantaine de militaires partent se former en Russie

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Les militaires centrafricains stagiaires de Russie qui montent avec les valises en mains dans l’avion

 

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 avril 2021, 04:43:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une soixantaine de militaires centrafricains de divers grades se sont envolés jeudi de la capitale, Bangui, en direction de la Russie afin d’y recevoir une formation s’étalant sur quatre ou cinq ans selon les filières, a-t-on constaté sur place.

 

“Ce voyage ouvre une nouvelle ère de coopération militaire technique avec l’armée de la Fédération de la Russie”, a indiqué le chargé de mission du ministère centrafricain de la Défense et de la Reconstruction de l’armée, le colonel Adolphe Dobigué, qui a assisté à ce départ.

Ce voyage intervient à un moment où un convoi d’instructeurs militaires russes d’au moins 50 véhicules est arrivé mardi à Am Dafock (nord-est), en provenance du Soudan, pour renforcer les forces de défense et de sécurité intérieure, selon un communiqué du ministère de la Sécurité publique.

Depuis la signature des accords de coopération militaire entre la Centrafrique et la Russie, des instructeurs militaires russes ont participé à la formation de l’armée centrafricaine et l’ont aidée, pendant la crise électorale, à reprendre le contrôle de plusieurs localités autrefois aux mains de groupes rebelles.

 

  1. Y. Ibrahim avec Xinhua

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

République centrafricaine : Le commandant de bord est prof de Maths!

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Madame Brigitte TOUADERA le 13 mars 2018 à Bangui. Credit Photo : Fred Krock pour CNC.

Dure équation à plusieurs inconnus!

Le dirigeant d’une Nation est celui qui a « bon cœur », dit-on (ou plutôt, l’on souhaite)!
Dès sa prise de pouvoir, le Président TOUADERA, en 2016 avait légitimé sa situation matrimoniale!
Polygame de fait, il a cru bon devoir se mettre sous le parapluie de la loi centrafricaine qui autorise ces genres d’union.
Pendant les deux cérémonies d’investitures de ses deux mandats, cette situation qui sort de l’ordinaire pour certains d’entre nous refait surface en s’opposant à certaines de nos croyances ou en épousant la réalité de nos civilisations ancestrales!
Il y’a cinq années, je répondais à une de nos compatriotes (l’article est encore sur les moteurs de recherche)!
Ce qui, fort, m’étonne, encore aujourd’hui, c’est la réaction de la gente féminine, j’allais dire, l’acceptabilité de cette situation de fait par nos influenceuses des réseaux sociaux!
Il ne s’agit, nullement pour nous de jeter l’opprobre!
L’équation à laquelle il était confrontée, lors de l’accession à la magistrature suprême, était compliquée!
Comment se séparer d’une personne avec qui l’on a traversé le désert et qui, de surcroît est la mère de ses enfants?
Pourtant la première épouse est bien celle qui a mouillé le maillot lors de la première campagne électorale!
On se souvient de ses meetings, parfois en compagnie de son « mari »!
Beaucoup, à l’époque, ne connaissaient l’existence de la seconde compagne du candidat Président!
À ce niveau la question qui nous taraude est celle de savoir si les électeurs, en connaissance de cette situation auraient confiée les rênes du pays à un polygame?
Est-ce que la gente féminine l’aurait voté, massivement ou est ce qu’elle s’en serait royalement foutue?
Cinq ans après, notons le silence assourdissant des dignitaires religieux, les associations de défense de femmes, les féministes!
Est-ce dire que l’anormalité religieuse trouve désormais sa place et que notre foi doit tenir compte de nos réalités africaines!
Le Prophète Nathan était allé porter le Message de l’Éternel Dieu des armées au Roi David!
Pouvons-nous dire que dans son cas, c’était plus grave car il s’agissait de l’adultère et du meurtre d’Urie le Hittite, un officier de son armée?
Existe-t-il un petit péché?
À la prise de pouvoir du « bon mari » TOUADERA, s’il s’était libéré de sa deuxième compagne, mère de ses enfants, aurait-il été en faute?
Qu’aurait pensé ses enfants et une frange de la population!
« Ils ont traversé, ensemble, la galère, il a réussi, il lui a tourné le dos » ne diront-ils pas? ( bien qu’il n’était sans le sou, non plus)!
L’autre comportement qui pouvait aussi être scruté est celui de Dame Brigitte, la première compagne.
Elle pouvait aussi adopter l’attitude de Sarah, l’épouse d’Abraham avec cette nuance que Sarah et Abraham étaient mariés, (Pas Dame Brigitte et Monsieur TOUADERA à l’époque) et surtout Dame Tina n’est pas la servante!
il pouvait aussi choisir d’épouser la seconde au détriment de la première!
Croyez-moi, je n’aurais pas voulu
être à la place du diacre Touadera en ces moments!
Je crois qu’il a dû perdre ses cheveux dans la résolution de cette équation (apparemment c’est la cause de sa calvitie, bienvenu au club)!
Le fait est que, aujourd’hui, cette situation continue d’interpeler!
De par le principe des normes juridiques, la Constitution est la mère des lois!
Aucun autre texte de la République n’est censé contredire ses dispositions!
Les dispositions du code de la famille qui autorisent la polygamie ne sont-elles inconstitutionnelles d’autant qu’il existe une égalité entre tous les citoyens?
La République ne saurait accorder plus de droits à une catégorie au détriment des autres!
En l’occurrence, accorder à l’homme la possibilité d’avoir plusieurs épouses c’est bien privilégier la gente masculine!
Bien évidemment, il serait inimaginable d’autoriser la polyandrie!
Dans ce cas, pour rester dans les clous de la Constitution, ne faille-il abroger ces dispositions?
Quelle serait alors la situation des couples polygames?
« La loi ne dispose que pour l’avenir, sauf des cas précisés par le législateur, elle n’a point d’effets rétroactifs »!
Personne n’ira exiger à ces couples polygames de divorcer mais au moins nous aurons balisé l’avenir!
Mine de rien, je n’ose imaginer le nombre de jeunes garçons qui voudraient prendre exemple sur le berger de la Nation!
Combien de couples vont se disloquer parce que le mari voudrait officialiser son union avec sa maîtresse!
Combien vont franchir le rubicon en déclarant leurs flammes aux voisines car marié, il hésitaient à le faire!
Combien de femmes, pour éviter de perdre leurs foyers, acceptent de souffrir en silence cette situation souvent dégradante de la polygamie!
Un Roi est un Pasteur pour son peuple.
Il est un miroir pour eux mais comment dire au Pasteur de répudier et d’attrister une personne qui l’aime, sa seconde épouse?
Qu’en disent les hommes de Dieu, Pasteurs et Prêtres, d’autant qu’à aucun endroit, la Bible décrit les bienfaits de la polygamie!
Partout où on en parle, il y a des problèmes (conflits, envie, haine, jalousie…), que ce soit entre les femmes ou entre les enfants. La polygamie ne serait-il un désordre?
* Jacob et ses deux femmes, Léa et Rachel (Genèse 30)
* Esaü et ses deux femmes hittites, Judith et Basmath, qui ont été un sujet d’amertume pour le coeur d’Isaac et de Rebecca. (Genèse 26 :33-34)
* Elkana et ses deux femmes, Anne et Peninna. (1 Samuel 1 :1-5)
* Salomon avec ses 700 femmes et 300 concubines qui ont causé sa chute. (1 Rois 11 :3);

C’est bien de chasser les assassins qui pillent, volent, violent mais préserver du désordre la cellule souche de la Nation (la famille) est une autre paire de manche!

Théophile Eka II