Le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana se ridiculise sur la radio Ndékè Luka : il veut couler l’opposition mais se retrouve la tête sous l’eau et les fesses en l’air
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’exercice de dénigrement tenté par le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a tourné au fiasco public, le laissant totalement démuni face aux arguments solides de ses contradicteurs politiques.
Le studio de la radio Ndékè Luka est devenu le lieu d’un naufrage mémorable pour le tout nouveau porte-parole du gouvernement. Pensant pouvoir utiliser son temps d’antenne pour balayer d’un revers de main le bloc républicain et les forces d’opposition, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a lourdement chuté. Au lieu de faire la démonstration de la force d’un ministre sûr de ses dossiers, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a étalé une condescendance qui ne cache que très mal un manque cruel de hauteur politique et de compétences techniques. Sur le site de la CNC, n’importe quel citoyen peut mesurer le fossé entre la propagande officielle et la déliquescence de la gouvernance locale, mais le ministre a préféré s’enfoncer dans un déni total.
Interrogé sur la volonté de dialogue exprimée par les leaders de l’opposition pour décrisper la crise globale du pays, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a choisi l’attaque ad hominem et le mépris des procédures démocratiques. Pour lui, les tensions n’existent que dans la bouche des journalistes et des opposants. Il a qualifié les demandes pressantes de table ronde de simples manœuvres de diversion visant à reporter les scrutins électoraux. En adoptant cette posture rigide, le ministre tente de faire croire que l’opposition est une entité négligeable et sans proposition. Malheureusement pour lui, cette tentative de noyade politique s’est retournée contre son auteur, ses approximations verbales révélant qu’il ne maîtrise aucun des cahiers de doléances déposés lors des précédentes consultations.
La maladresse du « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a atteint son paroxysme lorsqu’il a tenté de justifier le refus du président de la République de recevoir directement les représentants de l’opposition. Le ministre a renvoyé ces derniers vers le Premier ministre Félix Moloua ou vers des canaux subalternes, affirmant que la légitimité du pouvoir interdisait de bousculer l’agenda du chef de l’État. En voulant ainsi rabaisser ses contradicteurs, le porte-parole s’est emmêlé les pinceaux dans sa propre argumentation. Il a rappelé avec insistance que le gouvernement avait déjà reçu l’opposition avant les élections, oubliant que cette rencontre n’avait accouché d’aucune solution concrète, ce qui légitime précisément la demande d’un arbitrage au plus haut niveau.
Le piège s’est définitivement refermé sur le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana lorsque le journaliste de la radio Ndékè Luka a mis sur la table les données économiques alarmantes fournies par l’opposition concernant la faillite des finances de l’État. Incapable de répliquer avec des arguments budgétaires solides ou des contre-propositions crédibles, le ministre a sombré dans l’arrogance pure. Il a qualifié les analyses de ses adversaires de points de vue étriqués, avant de s’embourber dans une explication vaseuse rejetant la faute sur la conjoncture internationale, la guerre en Ukraine et l’effondrement des marchés mondiaux.
C’est en voulant porter l’estocade finale à l’opposition sur cette question cruciale de la cure d’austérité budgétaire que le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a fini la tête sous l’eau et les fesses en l’air. À court d’arguments rationnels, totalement dépassé par la technicité du sujet, le porte-parole a fui le débat politique pour se réfugier derrière une conclusion d’ordre théologique, affirmant que Dieu est dedans et que les séminaires gouvernementaux suffiront à créer de la richesse. En opposant le mysticisme et la foi religieuse aux critiques comptables d’une opposition qu’il jurait de faire disparaître, le ministre a signé son propre arrêt de mort médiatique, laissant le public de la radio Ndékè Luka face au spectacle d’un gouvernement sans boussole économique, réduit à prier pour éviter la banqueroute générale, une conclusion mystique qui confirme l’amateurisme général de cette équipe
Par Gisèle MOLOMA
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)