Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:52:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’identité de la victime n’a pas été dévoilée par la police judiciaire, mais certaines personnes pensent que le corps pourrait bien être celui de Monsieur Adamou, un jeune du quartier KM5. La dépouille a été ramenée à la mosquée Ali Babolodu KM5.
C’était le samedi aux environs de 15 heures qu’une partie du corps inanimé a été retrouvé sous le pont Yakité, qui sépare le quartier des castors à celui de Yakité, à quelques pas du quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui.
Le service de police a été appelé en urgence sur le lieu, et le corps a été repêché. Mais à la grande surprise de tous, le cadavre a été retrouvé décapité. La partie abdominale jusqu’à la tête n’y est pas, ainsi que celle de la partie distale du membre inférieur, c’est-à-dire les deux pieds, coupés au niveau de la cheville. Dans ce cas, l’identification du corps semblait être difficile, mais un téléphone portable a été retrouvé dans sa poche. Mais le téléphone retrouvé a trop duré dans l’eau et ne fonctionne plus. La SIM a été placée dans un autre téléphone, et son identification a été établie par la brigade criminelle. Ses parents ont été informés. Et le corps a été récupéré.
Une enquête sans suite, comme à l’accoutumée, a été ouverte par la brigade criminelle pour tenter de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat odieux. Contactée par CNC, une source sécuritaire indique à CNC que la victime serait Monsieur Adamou, un jeune du quartier KM5. Sa dépouille a été ramenée à la mosquée Ali Babolo quelques heures plus tard après la découverte.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/KNK-logo-officiel-450×435.jpg” alt=”logo du parti KNK” width=”450″ height=”435″ />Logo officiel du parti KNK
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Alors que la population centrafricaine demeurait encore sous le choc de la nouvelle de la tuerie de masse perpétrée par les mercenaires de la société russe WAGNER le mardi 20 juillet 2021 à Bézéré, dans la sous-préfecture de Bocaranga, au sein de la mosquée locale et en pleine célébration de l’Aïd El Kébir (Tabaski), la nouvelle des meurtres odieux commis au village Bongboto dans la sous-préfecture de Bossangoa ce 21 juillet 2021 sur 19 compatriotes civils se rendant au marché de Kouki (sous-préfecture de Nana Bakassa) est venue une fois de plus nous endeuiller et nous rappeler le véritable visage de ce régime qui se maintient au pouvoir au prix du sang des innocents. Ainsi après Bria, Bambari, Batangafo, Koui, Alindao et tant d’autres localités de la République Centrafricaine écumées par les alliés des maîtres de Bangui, Bozoum et Bossangoa n’ont à leur tour pas été épargnées.
épargnées.
Tandis qu’un flot conséquent de témoignages locaux et concordants fait état de la responsabilité des mercenaires de la société russe WAGNER dans la commission de ces crimes de guerre présumés, le Gouvernement centrafricain tente maladroitement de dédouaner ses supplétifs venus de l’Oural en pointant d’un doigt accusateur la CPC au travers de son dernier communiqué.
Outre le caractère grotesque de la manœuvre, cela témoigne de la grande fébrilité des autorités centrafricaines devenues de plus en plus conscientes que l’heure de la reddition des comptes face à l’ampleur des exactions commises sous leur commandement s’approche à grands pas. De plus, , cette stratégie de communication omet naïvement le fait que pour chacune de ces tueries, notamment celle survenue ce 21 juillet au village Bongboto, il y a eu des survivants et des témoins, lesquels ont logiquement contribué à diffuser les Informations relatives à l’identité de leurs auteurs.
C’est pourquoi, à la lumière de ce qui précède et face aux crimes odieux et répétés commis par les mercenaires de la société russe WAGNER, le Kwa Na Kwa :
s’incline devant la mémoire des victimes de ces crimes de masse commis de manière répétitive et systématique ;
exprime sa totale solidarité avec les familles des victimes des nombreuses exactions commises ;
condamne avec la dernière rigueur l’attitude irresponsable du Gouvernement du Premier Ministre Henri-Marie DONDRA pour son mutisme face à la détresse de ses concitoyens ;
proteste vigoureusement à l’encontre de la campagne de désinformation du régime de Bangui qui vise à détourner l’attention de l’opinion des véritables auteurs de ces crimes ;
exige la mise en place d’une commission d’enquête Indépendante internationale chargée de faire la lumière sur les agissements des mercenaires de la société russe WAGNER en Centrafrique et de leurs commanditaires centrafricains ;
réclame le retrait sans conditions des prétendus « Instructeurs » russes qui ne sont rien d’autre que des troupes combattantes à la solde du régime en place ; recommande fortement le renforcement de la présence de la Minusca et la pleine mise en œuvre du mandat robuste dont elle est munie ; exige que la MINUSCA assure la protection des 2 survivants du massacre de Bongboto en vue de leur contribution prochaine auprès d’une commission d’enquête internationale indépendante, de la CPS ou de la CPI.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/Une-moto-taxi-brousse-sur-la-route-de-Mbaiki-450×218.jpg” alt=”Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki” width=”450″ height=”218″ />Une moto taxi brousse . CopyrightCNC
COMMUNIQUE DE PRESSE
Peuple Centrafricain, l’heure est plus que grave !
En fin juin 2021, dans la Commune d’Elevage DURA DJAFOUN, au village MALLOUM, axe Bambari – IPPY, les mercenaires russes de WAGNER ont fait irruption et ont commencé à incendier les habitations, braquer les biens de la population et fini par massacrer la population sans distinction de sexe, ni d’âges, sous prétexte que la population dudit village, à majorité peuhl, serait complice de l’UPC.
Le 20 Juillet 2021, dans l’OUHAM-PENDE, plus précisément à PAOUA 1 et à BOZERE, les populations ont été victimes des groupes armées et des mercenaires russes de WAGNER.
Le comble sera atteint le Mercredi 21 juillet 2021, dès l’aube, les mercenaires russes de la Wagner, au solde du Président TOUADERA, ont frappé un grand coup contre le peuple centrafricain, en tendant une embuscade aux jeunes centrafricains empruntant l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa, pour se rendre au marché hebdomadaire de KOUKI, pour certains, et pour d’autres, se rendant dans les chantiers miniers pour chercher leurs moyens de subsistance quotidien.
Ainsi, tous les jeunes qui ont eu le malheur d’emprunter cette voie, ont été cueillis et reçus avec une balle dans la tête, leurs motos récupérées par les mercenaires russes de la Wagner qui
n’ont pas oublié de leur faire la poche ! De ce traquenard, 19, dix- neuf jeunes, innocents, n’ayant rien à se reprocher, ont été sauvagement assassinés par ces mercenaires au solde du Président TOUADERA et de ses sbires.
Etant donné que le peuple centrafricain est considéré par le Président TOUADERA et son Premier Ministre, monsieur Henry Marie DONDRA, comme des bêtes de somme, juste bons et destinés à être abattus et êtres offerts en sacrifice pour satisfaire leurs besoins personnels et égoïstes, ils se sont précipités pour indexé la CPC qui , selon les informations sûres à notre disposition, n’a rien à voir avec cet hécatombe humain.
D’ailleurs, ni le Chef de l’Etat, ni le Président de l’Assemblée Nationale et ni son Premier Ministre n’ont daigné se rendre sur les lieux de ce drame humanitaire ; l’ont- ils seulement fait depuis que les centrafricains se font tuer partout ?
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, considère donc que le Communiqué de Presse du Gouvernement, du 21 Juillet 2021, est une humiliation pour le peuple et une insulte à la mémoire des braves fils du pays, innocents et inoffensifs, qui ont été abattus comme des pigeons par les mercenaires que le Président de la République paye, avec l’argent du contribuable centrafricain, pour décimer les dignes fils et filles du pays !
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, dénonce avec vigueur ces actes odieux posés contre le peuple centrafricain par les mercenaires du Groupe Wagner au solde du pouvoir en place ! Et, qualifie cette barbarie de Crime de Guerre et Crime Contre l’Humanité et le condamne avec la dernière rigueur et énergie.
Par ailleurs, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, tient le Gouvernement responsable de ces crimes odieux et incompréhensibles.
Aussi, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, partage les mêmes douleurs avec les familles endeuillées, et, réclame que justice soit faite !
Pour ce faire, nous demandons :
Aux Elus du Peuple Souverain, membres de l’Assemblée Nationale, de sortir de leur silence complice et de prendre leur responsabilité devant l’histoire et les hommes, en âme et conscience, pour :
– Convoquer une Session extraordinaire, sans délais, afin de :
S Interpeller le Gouvernement sur les vrais raisons de la présence des mercenaires Wagner en Centrafrique ;
S Exiger le départ immédiat et inconditionnel de ces mercenaires, sans foi ni loi, du territoire centrafricain ;
S Réclamer la tenue urgente d’un Dialogue Inclusif et inter-Centrafricain.
A la Minusca : d’assumer, enfin et pleinement, ses responsabilités en ouvrant une enquête afin d’établir, en toute indépendance, les responsabilités, car l’une des missions principales, à elle confiée, est la Protection des Civiles.
En conclusion, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, lance un vibrant appel à toute la population centrafricaine, à savoir :
Partis politiques, jeunesse, femmes, Confessions Religieuses, Société Civile, Diaspora Centrafricaine de se mobiliser, tous, sans peur, sans hésitation, avec courage, abnégation et détermination, tel un seul homme pour dire NON ! Au Président TOUADERA et ses mercenaires russes de WAGNER, qui ont pris le pays en otage, et qui imposent un lourd tribut en vie humaine au peuple centrafricain.
L’armée la plus forte du monde est le Peuple, et, la force reste au Peuple !
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/michel-amine-de-lUNDP-450×300.jpg” alt=”michel amine de l’UNDP” width=”450″ height=”300″ />Le Président de l’UNDP Michel Amine
UNDP
Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès
Unité – Démocratie – Prospérité
Unir, bâtir, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, Nous sommes tous Frères et Sœurs
COMMUNIQUÉ
Nous avons appris avec consternation et tristesse l’attaque perpétrée le 21 Juillet dernier à une douzaine de km de la localité de Bossangoa, sur l’axe Niara – Bakassa. Cette attaque qui a occasionné plusieurs morts et de nombreux blessés parmi les populations constitue une atteinte grave au nécessaire vivre ensemble et à un retour définitif de la paix sur toute l’étendue du territoire centrafricain.
L’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), par ma voix, condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, ainsi qu’à l’ensemble du Peuple Centrafricain.
L’UNDP exhorte le Gouvernement à diligenter une enquête afin d’identifier les auteurs de cette attaque inqualifiable et de les traduire devant les juridictions appropriées.
Tout en réaffirmant notre profond attachement au respect des droits humains et contre toute forme d’impunité, nous appelons tous les Centrafricains à œuvrer pour la paix en privilégiant le dialogue, seule alternative pour une paix durable.
Marseille, le 23 Juillet 2021
AMINE MICHEL
Président – Fondateur de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès
Selon l’ONU, 324.000 enfants sont morts suite au conflit dans le Nord-Est du Nigeria
Bangui ( République centrafricaine ) – Le conflit entre l’armée nigériane et les groupes jihadistes du nord-est du Nigeria, qui dure depuis 12 ans, a causé la mort directe ou indirecte de près de 350.000 personnes dont 324.000 enfants, ont rapporté jeudi les Nations unies.
“Nous estimons qu’à la fin de l’année 2020, le conflit avait causé la mort de 350.000 personnes, dont 314.000 de causes indirectes”, peut-on lire dans le rapport “Enquête sur les conséquences du conflit en terme de développement dans le nord-est du Nigeria” publié jeudi.”Nous estimons que 90% des victimes de ce conflit, soit 324.000 sont des enfants de moins de 5 ans”, est-il indiqué. Selon les chiffres régulièrement avancés par les institutions internationales, plus de deux millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer. Dans le nord-est du Nigeria, l’ONU estime que 13,1 millions de personnes vivent dans les zones affectées par le conflit (Etats du Borno, d’Adamawa et Yobe), dont 5,3 millions souffrent d’insécurité alimentaire et ont besoin d’assistance pour survivre.Le président nigérian Muhammadu Buhari est arrivé au pouvoir en 2015 avec la promesse de mettre fin à rébellion de Boko Haram, ancienne secte islamiste devenue un mouvement jihadiste violent. L’ancien général est décrié pour sa gestion de la sécurité du pays, géant de 200 millions d’habitants, en proie à de nombreux conflits et à l’insécurité.Le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), qui a fait sécession de Boko Haram en 2016, contrôle aujourd’hui d’importants pans de territoires autour de la région du lac Tchad, où les populations vivent sous son contrôle, sans accès aux services de l’Etat ou des agences humanitaires internationales.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 juillet 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique ). Une large et forte réprobation. Toute la communauté nationale a très sévèrement condamné le massacre d’au moins 13 civils survenu le 21 juillet dernier à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa par les mercenaires de la société russe Wagner. Ce vendredi 23 juillet, c’est le tour de la coalition de l’opposition démocratique de condamner sévèrement ce massacre et exige la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin de situer l’opinion nationale et internationale sur la responsabilité des auteurs de ces graves violations de droits humains afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de la COD-2020.
Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
DECLARATION RELATIVE
AUX MASSACRES DE BOSSANGOA
Les populations de l’intérieur de notre pays, viennent d’être une fois de plus victimes d’actes de barbarie. Selon des témoignages concordants émanant de plusieurs sources, des crimes odieux seraient perpétrés par des Mercenaires russes de la société privée Wagner le 21 juillet 2021, sur une vingtaine des jeunes commerçants ambulants qui allaient au marché hebdomadaire de Kouki à 12 km de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa.
La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020) condamne avec fermeté ces tueries ignobles qui mettent en lumière l’incapacité du régime de TOUADERA d’assurer la sécurité du peuple centrafricain.
Devant cette situation d’une extrême gravité, la COD-2020 exige la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin de situer l’opinion nationale et internationale sur la responsabilité des auteurs de ces graves violations de droits humains afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
La COD-2020 saisit cette occasion pour présenter ses condoléances les plus émues aux familles endeuillées.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 juillet 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a organisé le 21 juillet 2021, un café de presse avec les professionnels des médias pour présenter les résultats atteints par son programme durant le 1er semestre de l’année 2021. Dans ce bilan, l’UNFPA oriente sa cible auprès des personnes en besoin des services de santé de la reproduction et les survivants des violences basées sur le genre.
Le représentant de l’UNFPA en Centrafrique en face des professionnels des médias
Marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et les tensions armées à la veille, et lendemain des scrutins couplés de 2020-2021, l’UNFPA a pu réaliser sur le terrain, les activités auprès des personnes qui ont besoin d’assistance humanitaire dont le nombre s’élève à 2,8 millions.
Les présentations s’articulent autour de trois unités d’intervention de cette organisation des Nations-Unies au courant du 1er semestre de 2021 : l’unité santé de la reproduction, qui vise en particulier à lutter contre la mortalité maternelle; celle de violences basées sur le genre et le dernier point porte sur la jeunesse.
Selon le représentant de l’UNFPA en Centrafrique, Ouedraogo Koudaogo, la présentation des différentes activités de terrain menées du 1er semestre 2021, est un devoir de redevabilité, « vous travaillez dans un pays au bénéfice d’une population, rendez compte de ce que vous faites sur le terrain pour ne pas apparaître comme des gens qui se promènent à Bangui », a-t-il dit. La question de la santé de reproduction est l’une des unités de travail que l’UNFPA met au centre de ses préoccupations, « Nous le faisons parce que l’UNFPA se donne pour mission d’œuvrer pour un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement se fait sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli », a-t-il résumé le programme de leur mandat de ce semestre.
Sur les quelques résultats présentés sur les deux semestres, l’UNFPA offre de service de prise en charge multisectorielle à travers entre autres, un accès amélioré de 850 survivants des violences basées sur le genre (VBG) à une prise en charge psychologique réalisée dans 15 centres d’écoute gérés par les partenaires en raison de : 01 par ASA à Bossangoa ; 6 par CLIRA à Paoua, Koui, Ngaoudaye , Ndim ainsi que le ONE STOP CENTER de Bozoum ; 8 pour l’AFJC à Bouar, Berberati, Bangassou, Bossangoa, Sibut et Bangui.
Ce n’est pas tout ! « 572 survivants ont bénéficié de prise en charge médicale de l’UNFPA dont 166 dans les 72h dans les localités de Grimari et Dékoa ; Bossembélé et Yaloké, Paoua, Bocaranga, Koui, Ngaoudaye, Ndim. 814 femmes et filles vulnérables ont retrouvé un confort psychologique aux travers des kits dignités », a martelé Marie-Justine Mamba-Ibingui dans sa présentation.
L’UNFPA n’est pas totalement satisfait des résultats de ce semestre, sapés par le Covid-19 et la crise postélectorale. « Les actions opérationnelles se trouvent handicapées donc vous dire que nous sommes satisfaits, c’est difficile, mais nous avons pu quand même vous présenter quelques résultats. C’est l’essentiel de ce que je peux vous dire mais la satisfaction n’est pas au niveau que nous voulions », a conclu le représentant de l’UNFPA.
Le plan stratégique 2018-2021 vise zéro VBG y compris trois pratiques néfastes (excision, mariage d’enfants et préférence données aux enfants mâles). L’UNFPA oriente ses interventions sur une approche fondée à la fois sur le développement du partenariat multipartite, la conception des programmes qui se fonde sur les droits humains et tient compte des spécificités de genre et différences culturelles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/un-village-a-12-kilometres-de-Bossangoa-par-cyrille-yapende-450×338.png” alt=”un village à 12 kilomètres de Bossangoa par cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Photo CNC / Cyrille Jefferson Y apendé
DECLARATION
Nous, Députés de la Nation, élus de la Préfecture de l’ouham, Apprenons avec consternation la triste nouvelle de l’assassinat de plusieurs citoyens de la région et des commerçants ambulants sillonnant la région. Sans encore avoir la mesure exacte de la situation, à savoir : le mobile de la situation, le bilan, Nous déplorons sans ambages tout acte qui porte atteinte à l’intégrité physique et la vie humaine.
Cependant, nous appelons les vaillantes populations de l’Ouham à la lucidité, au calme et à la retenue.
Nous interpellons les autorités administratives locales et les forces de défense et de sécurité intérieurs déployées dans la région de bien vouloir peser de tous leurs poids républicains de tout mettre en œuvre afin de rassurer la population et clarifier l’opinion publique sur cette situation encore confuse.
Enfin, nous formulons nos condoléances les plus émues aux familles endeuillées par cette triste situation.
Fait à Bangui, le 22 juillet 2021
Ont signé, les Honorables Députés:
Me DORAZ – SEREFESSENET Christiane, Députée de Bossangoa 2 /-
GOMBE KETTE Jean Barkès, Député de Bossangoa 1 (BGK
Monsieur NGAKOUTOU PATASSE Sylvain, Député de Nana- bakassa 2
Mme GAMBO Bernadette, Députée de Bossangoa 3
Mme BOZIZE Brigitte, Députée de Bossangoa 4
Monsieur DOKOWANE Auguste, Député de Nanga – Boguila
Les assassins du président haïtien étaient des mercenaires “professionnels”
Bangui ( République centrafricaine ) – Les assassins du président haïtien Jovenel Moïse, qui a été tué mercredi, étaient des mercenaires “professionnels” s’étant fait passer pour des agents américains et pourraient avoir déjà quitté le pays, a déclaré l’ambassadeur haïtien aux Etats-Unis.
Les auteurs du meurtre se sont présentés à la résidence du président Jovenel Moïse, disant appartenir à l’agence américaine anti-drogues (DEA), mais leur comportement ne semblait pas conforme à ce statut, selon l’ambassadeur Bocchit Edmond.”C’était une attaque bien orchestrée et ce sont des professionnels”, a déclaré l’ambassadeur Bocchit Edmond aux journalistes. “Nous avons une vidéo, et nous pensons qu’il s’agit de mercenaires.”La Première dame haïtienne blessée dans l’attaque, Martine Moïse, sera évacué à Miami pour être soignée.”Je peux vous dire que les dispositions nécessaires ont été prises depuis ce matin pour la transférer dans un hôpital de Miami”, a déclaré l’ambassadeur.Une enquête est en cours pour déterminer où se trouvent les assassins, leurs motivations et leurs nationalités, selon M. Edmond, qui a affirmé qu’ils parlaient entre eux en espagnol.Il pense qu’il est possible que les assassins aient déjà quitté Haïti, probablement pour se rendre en République dominicaine, un pays hispanophone avec lequel Haïti partage l’île d’Hispaniola.”On ne sait pas s’ils sont partis ou s’ils sont encore là”, a-t-il dit.”S’ils ne sont pas dans le pays, il n’y a eu qu’une seule façon pour eux de partir et c’est par les frontières, car il n’y a pas d’avion.”M. Edmond affirme ainsi que l’éventuelle utilisation d’un avion privé aurait été détectée par l’aviation civile, alors qu’une sortie du territoire par les frontières terrestres a pu passer inaperçue.L’assassinat de son président plonge Haïti dans l’inconnuLe Premier ministre par intérim a décrété dans la foulée l’état de siège dans le pays des Caraïbes encore davantage plongé dans la crise.”Nous avons décidé de déclarer l’état de siège dans tout le pays”, a déclaré Claude Joseph dans un discours en créole, octroyant ainsi des pouvoirs renforcés à l’exécutif pour quinze jours.Il a promis que “les auteurs, les assassins de Jovenel Moïse paieraient pour ce qu’ils ont fait devant la justice”.C’est M. Joseph qui avait annoncé plus tôt mercredi l’attaque ayant causé la mort du président.”Le président a été assassiné chez lui par des étrangers qui parlaient l’anglais et l’espagnol. Ils ont attaqué la résidence du président de la République”, a-t-il affirmé.Le Premier ministre a appelé la population au calme et fait savoir que la police et l’armée allaient assurer le maintien de l’ordre. “La situation sécuritaire est sous contrôle”, a-t-il assuré.Les rues de la capitale Port-au-Prince étaient calmes mercredi matin, sans présence renforcée de la police ou des forces de sécurité, selon des témoins.Réactions dans le mondeLe président américain Joe Biden a condamné cet “acte odieux”, disant les Etats-Unis prêts à apporter leur aide au pays en crise.L’Union européenne s’est inquiétée d’une “spirale de violence” par la voix de son chef de la diplomatie Josep Borrell et Paris a dénoncé un “lâche assassinat”.Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui se réunira en urgence jeudi, s’est dit “profondément choqué” par cet assassinat.Appel à la tenue des électionsDans ce contexte faisant redouter un basculement vers l’anarchie généralisée, le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et l’Europe appelaient à la tenue d’élections législatives et présidentielle libres et transparentes, d’ici la fin 2021.Le département d’Etat américain a appelé mercredi Haïti à maintenir les élections législatives et présidentielle prévues dans ce pays des Caraïbes pour le 26 septembre, avec un second tour le 21 novembre, en dépit de l’assassinat dans la nuit du président Jovenel Moïse.”Les Etats-Unis continuent de considérer que les élections de cette année devraient être maintenues”, a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price lors d’un point-presse, jugeant qu’un scrutin libre “favoriserait le transfert pacifique du pouvoir à un président nouvellement élu”.Jovenel Moïse avait annoncé lundi la nomination d’un nouveau Premier ministre, Ariel Henry, avec justement pour mission la tenue d’élections.Gouvernant par décret depuis janvier 2020, sans Parlement et alors que la durée de son mandat faisait l’objet de contestations, Jovenel Moïse avait également mis en chantier une réforme institutionnelle.
Le Burundi suspend les opérations des multinationales minières
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Burundi a suspendu les opérations de plusieurs sociétés minières internationales, estimant ne pas bénéficier d’une juste part dans les revenu générés par l’extraction des richesses de son sol.
L’une des entreprises visées opère Gakara, l’une des plus importantes mines au monde pour les terres rares, des composants clé dans les produits de haute-technologie. Dans une lettre envoyée à ces entreprises et consultée jeudi par l’AFP, le ministre des Mines Ibrahim Uwizeye a déclaré que cette décision avait été prise en raison de “nombreux manquements” du code minier. “L’Etat, propriétaire du sol et des minerais, n’en tire pas de profit comme il devrait”, affirme la lettre au sujet des produits miniers.Estimant les conventions actuelles “déséquilibrées”, M. Uwizeye a déclaré jeudi soir à l’AFP que le gouvernement cherchait à établir des accords “gagnant-gagnant”.”Nous voulons renégocier toutes ces conventions au profit du peuple car ces minerais doivent servir à financer le développement du pays”, dit-il. Les sept entreprises concernées sont d’origine britannique, chinoise et russe mais la principale cible du gouvernement est Rainbow Rare Earths, cotée au Royaume-Uni. Via une filiale détenue à 10% par l’Etat burundais, Rainbow opère Gakara (ouest), la seule mine de terres rares en production d’Afrique. D’autres de ces sociétés produisent de l’or ou du coltan, principalement utilisés dans les équipements électroniques. M. Uwizeye a affirmé que le Burundi demandait une répartition plus équitable des revenus de Gakara et a demandé à Rainbow de suspendre les exportations de concentrés de terres rares jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.Rainbow n’était pas disponible dans l’immédiat pour des commentaires. Le Burundi attend beaucoup de son secteur minier industriel, et plus particulièrement des terres rares, mais ses revenus ont jusqu’ici été moins importants qu’attendus. “Le Burundi prévoit de tirer environ 1,5 million de dollars de l’exploitation minière pour l’exercice budgétaire 2021 (…) C’est très peu par rapport à tout ce qui est exporté”, a déclaré Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, la principale organisation de lutte contre la corruption au Burundi. Le président Evariste Ndayishimiye, qui a pris ses fonctions en juin 2020, a fait de la lutte contre le corruption une priorité au Burundi, classé depuis des années parmi les 10 pays les plus corrompus du monde, selon Amnesty International.Les terres rares sont des matériaux cruciaux pour certaines industries aujourd’hui en forte croissance comme l’éolien, les voitures électriques ou encore les smartphones.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 18:26:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les pénuries d’hydrocarbures en République centrafricaine vont cesser dans les stations-service, mettant fin au spectacle désolant des longues files d’attente, a annoncé jeudi le ministre du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques, Arthur-Bertrand Piri.
Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Cette avancée est rendue possible grâce à la crue de la rivière Oubangui, qui délimite en partie la frontière avec la République démocratique du Congo, ce qui a permis aux barges de remonter les hydrocarbures de tout type. Ces produits pétroliers sont en train d’être stockés dans les entrepôts de la société qui s’en occupe, a-t-il ajouté.
Au pic de la crise du carburant en mai dernier, le gouvernement avait accusé les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’avoir créé un blocus sur l’axe Bangui-Garoua Boulaï entre décembre et janvier derniers, empêchant ainsi l’approvisionnement du pays en hydrocarbures.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/mouvement-de-jean-serge-bokassa-logo-450×366.jpg” alt=”” width=”450″ height=”366″ />Logo officiel du Mouvement
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Nous venons d’apprendre avec consternation et aussi une très grande tristesse, l’assassinat de plus d’une dizaine de personnes, dans la Préfecture de l’ouham (Nana Bakassa).
Un crime odieux, imputé aux agissements criminels des mercenaires incontrôlés de la société Wagner, qu’on ne présente plus.
Le #MKMKS, par la voix de son Coordonnateur, Mr Jean Serge Bokassa, condamne fermement cet acte, qui, malheureusement, s’ajoute à de nombreux autres crimes, commis ci et là, et décriés par la majorité de la population centrafricaine, et présente ses condoléances les plus émues aux familles endeuillées.
Par ailleurs, le MKMKS s’interroge sur les motifs d’un tel acte de barbarie, qui plus est, au moment où nos gouvernants ne cessent de vanter l’humanisme des mercenaires, niant ainsi les crimes, les exactions et les tueries dont ils se sont rendus coupables, depuis un certain moment, selon les informations qui ne cessent de nous parvenir.
Résolument décidé à poursuivre notre combat pacifique pour la dignité du Peuple centrafricain le #MKMKS, appelle l’Assemblée, le Gouvernement et les instances compétentes à faire toute la lumière sur ce crime pour que justice soit rendue.
Avec ce crime de plus, les limites du tolérable sont malheureusement franchies. Le #MKMKS attache du prix à ce cri patriotique.
C’est avec une profonde consternation que le mercredi 21 Juillet 2021, j’ai appris de mes concitoyens de Bossangoa le massacre de 12 Jeunes commerçants, paisibles citoyens et conducteurs de taxis-moto dont certains sont retrouvés égorgés et d’autres fusiliers à bout portant. Un carnage qui a eu lieu à 12 km de Bossangoa sur la route de Nana-Bakassa près du village Tamkoro .
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Pancarte-dentree-de-la-ville-de-Bossangoa-450×299.jpg” alt=”Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa” width=”450″ height=”299″ />Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa
Selon les témoignages des villageois de Tamkoro qui me sont parvenus, les valeureuses victimes ont été stoppées par un groupe de Mercenaires russes de la société privée Wagner et conduites dans la brousse comme du bétail que l’on mène à l’abattoir où ils les ont abattus froidement à bout portant.
Cependant, les autorités de Bangui, par un Communiqué Gouvernemental signé par le Ministre Chargé de la Communication Porte-parole du Gouvernement Dr Serge Ghislain Djorie, quant à lui, pointe du doigt la culpabilité de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dans cet acte de barbarie qui non seulement a endeuillé toute la République Centrafricaine en générale, mais plus particulièrement la Jeunesse de l‘Ouham.
Tout en présentant mes sincères et douleureuses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, je condamne avec la dernière rigueur, que importe les raisons ou quels qu’en soient les auteurs de ces actes de barbaries à l’égard de la Jeunesse Préfectorale de Ouham, et j’en appel en premier lieu le Gouvernement ainsi que la Justice de notre pays, à prendre très rapidement ses responsabilités de protection du peuple avant qu’il ne soit tard abandonnés à la merci de la barbarie.
J’en appel à la Communauté Nationale, à la Communauté Internationale ainsi que Minusca à très rapidement s’impliquer de manière les plus directes dans cette tragédie, afin de pouvoir faire lumière sur cette sombre journée de ce mercredi 21 Juillet 2021 à Bossangoa ville des victimes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
Depuis quarante heures, plusieurs sources concordantes annoncent le massacre de plus d’une quinzaine de compatriotes à moto, dont le seul tort aurait été de vouloir se rendre à un marché hebdomadaire et malheureusement de croiser le chemin de leurs bourreaux dans les environs de la ville de Bossangoa dans la Préfecture de l’Ouham au Nord du pays. Le Bureau politique du MLPC présente aux familles endeuillées ses condoléances les plus émues et s’incline devant la mémoire de ces jeunes compatriotes en quête de leur pain quotidien et dont les vies ont été lâchement ôtées.
De Bossangoa même, des voix s’élèvent pour désigner les forces régulières nationales et leurs alliés étrangers comme responsables de ces massacres, alors que le communiqué officiel du gouvernement rendu public ce jeudi 22 juillet 2021 tient la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) pour auteur de cette odieuse et inqualifiable barbarie.
Face à cette situation, le Parquet général près la Cour d’Appel de Bangui a exprimé ses regrets et invité la population et les autorités locales à collaborer à la documentation de ces crimes de masse par l’information des autorités judiciaires. Il a également rappelé qu’une Commission d’enquête avait déjà été mise en place sous la direction du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui pour ces genres de situation.
Cela dit, force est de constater qu’une certaine confusion règne quant à l’identification des auteurs de ces actes ignobles, à la détermination du mobile et des circonstances exactes de ces graves violations des droits humains.
Quelles que soient les raisons, la commission de tels actes ne sauraient se justifier dans un Etat de droit en construction, à la veille d’un Dialogue en préparation pour ramener la Paix et réconcilier les Centrafricains. Aussi, le Bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) exige-t-il :
que compte tenu du caractère flagrant de ce crime de masse, une Commission d’enquête indépendante soit mise en place sans délai pour clarifier cette situation en identifiant les auteurs afin de les traduire en justice ;
que dans un effort conjugué, les populations locales, les Associations des Droits de l’homme, la Minusca et la Cour Pénale Spéciale collaborent à la manifestation de la vérité ;
que le Gouvernement, devant la récurrence des violations des droits humains entraînant systématiquement des pertes en vies humaines, prenne ses responsabilités pour garantir aux populations la sécurité ainsi que la liberté d’aller et venir sur l’ensemble du territoire centrafricain.
Fidèle à ses valeurs, aux idéaux universels de défense des droits humains et à la République, le MLPC reste et restera toujours aux côtés du peuple centrafricain.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 03:43:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les trois fugitifs avaient été interpellés le jeudi 15 juillet dernier à l’entrée de la ville de Rafaï par un groupe des jeunes. À la demande du sous-préfet, ils ont été remis à la gendarmerie de Rafaï qui les a transférés à Bangassou. Faute des moyens, les trois suspects ont pris la fuite dans la nuit du mercredi à jeudi 22 juillet, c’est-à-dire cinq jours seulement après leur arrestation.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Selon les autorités de Bangassou, la brigade territoriale de la ville éprouve d’énormes difficultés. Il s’agit entre autres de l’absence d’une prison digne de ce nom, de l’effectif restreint des gardes pénitentiaires. Selon elles, ces problèmes seraient l’une des causes de l’évasion de ces présumés officiers de la rébellion de l’UPC. Selon un officier de la gendarmerie territoriale de Bangassou, une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de cette évasion.
Il y’a lieu de rappeler que le 15 juillet dernier, trois jeunes suspectés d’être des officiers de l’UPC en provenance de la ville de Mboki ont été arrêtés par un groupe des jeunes de Rafaï. Or, selon la gendarmerie de Rafaï, ces individus n’ont aucune arme de guerre sur eux, seulement des couteaux. Cependant, dans la poche de l’un des suspects, on retrouve un papier présenté comme un ordre de mission par les notables locaux.
« Présentement où je vous parle, ils sont à la gendarmerie de Rafaï. Ce qu’on a retrouvé sur eux est des couteaux, mais ils cachent leurs armes avant de sortir… », avait déclaré l’un des notables locaux.
Après Rafaï, les trois suspects ont été transférés à la gendarmerie de Bangassou. En attente de leur transfèrement à Bangui, les trois suspects ont pris la fuite dans la nuit du mercredi à jeudi 22 juillet 2021.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 03:45:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On a l’habitude de dire à Bangui que « le silence bien gardé vaut mieux que la parole mal lâchée ». En ce qui concerne le massacre de Bossangoa, le gouvernement centrafricain semble être dans la logique de la protection de ses partenaires de Wagner. Il rejette miraculeusement les responsabilités de ce crime de guerre et crime contre l’humanité sur les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) alors que toutes les sources directes et indirectes pointent du doigt les hommes de Wagner. Un spectaculaire virage à 90° du gouvernement pousse les parents des victimes à demander une enquête internationale indépendante.
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
« Une enquête internationale indépendante est la seule à faire la lumière sur ce massacre de Bossangoa », a lâché le parent d’une des victimes.
« C’est vraiment révoltant de voir que le gouvernement, non seulement, ne s’empresse pas pour venir assister les familles endeuillées comme il l’a fait pour les familles tchadiennes, mais, et surtout ment pour déresponsabiliser ses mercenaires de Wagner de ces crimes », avance une autorité préfectorale de l’Ouham.
24 heures après le massacre de 13 civils par un groupe des personnes identifiées comme des hommes de Wagner à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, le gouvernement centrafricain a publié un communiqué de presse rejetant en bloc les responsabilités de ce crime sur les rebelles du CPC qu’il qualifie désormais des bandits.
« Le gouvernement a appris avec beaucoup de tristesse les événements douloureux qui se sont produits dans la préfecture de l’Ouham ce jour 21 juillet 2021dans la matinée. Des éléments de la coalition des patriotes pour le changement en abrégé CPC constitué désormais en bandit de grand chemin ont fait irruption à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa et ont tiré sur de paisibles citoyens. Cette situation déplorable a occasionné des morts et des blessés graves au moment où le gouvernement consent de gros efforts pour un retour définitif de la paix dans notre pays », a déclaré le porte-parole du gouvernement dans un communiqué de presse.
.du côté du bureau des Nations unies en Centrafrique (Minusca), il assure avoir ouvrir une enquête sur la découverte de 13 corps à 12 kilomètres de Bossangoa. Il demande au gouvernement de coopérer afin de traduire les possibles auteurs devant la justice.
Cependant, les parents des victimes souhaitent une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de l’assassinat de leurs enfants, de leurs frères etc. D’après certains notables locaux, les rebelles ne sont pas pratiquement dans cette zone.
« Les rebelles de la CPC ne sont plus dans la zone. Et si les rapports issus de plusieurs services de sécurité indiquent la présence au moment des faits de forces de défense et de sécurité centrafricaines ainsi que des forces bilatérales russes. Combien des rebelles qu’ils ont tué ou arrêté après cette attaque s’ils sont là au moment où ces rebelles tuent ? Non il ne faut pas que le gouvernement ment pour juste énerver les familles endeuillées ». S’insurge un notable local.
En tout cas, le massacre de ce jeudi 21 juillet continue de faire de vague dans le pays. Le gouvernement semble embourber dans ce crime qui ne dit pas son nom.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). C’est connu : « Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre ». C’est surtout à se demander, comme le faisait remarquer Jean-Baptiste Placca dans l’une de ses chroniques pour RFI, si les dieux ne rendent pas d’abord sourds et aveugles les dirigeants politiques qu’ils veulent perdre.
Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP” width=”450″ height=”300″ />Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP
En tout cas avec ce qui se passe en Centrafrique, où les mercenaires du groupes Wagner montrent chaque jour un visage de bestialité jamais atteint dans le pays et un savoir-faire inégalé dans la cruauté, en massacrant, impunément, de pauvres civils sans défense, comment ne pas penser, raisonnablement, que cette « chevauchée effrénée » vers la barbarie s’achèvera inéluctablement devant la Cour pénale internationale (CPI) ?
En effet, tout se passe comme si dans ce pays, certains ont décidé, de leur plein gré, de tout faire pour occuper les cellules laissées vacantes dans le centre de détention de la CPI à La Haye par Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé depuis leur libération.
Et pour cause !
On a appris avec effroi et effarement que ce mercredi 21 juillet 2021, une dizaine de corps de jeunes taxis moto et boubanguérés (vendeurs ambulants) ont été retrouvés égorgés à 12 kilomètres de la ville de Bossangoa, sur la route de Nana Bakassa. D’après de sources locales crédibles, ces malheureuses victimes auraient été arrêtées par les mercenaires de Wagner avant d’être froidement exécutées. Ce qui rappelle étrangement l’exécution sommaire des soldats tchadiens arrêtés par ces mêmes russes dans la localité de Sourou et tués de sang-froid en territoire centrafricain.
Plus dramatique encore est le silence assourdissant de ceux qui sont à la tête du pays. Comment expliquer autrement ce silence que par une approbation tacite de leur part ?
Comment ne pas considérer leur mutisme face aux agissements de leurs alliés de Wagner comme un permis de tuer ?
Combien de Centrafricains seront d’abord massacrés avant que ceux qui se prennent pour les dirigeants du pays ne réagissent ? On connait tous le proverbe : « Qui ne dit mot consent ».
C’est d’autant plus révoltant que le passé récent de la République centrafricaine, encore palpable dans le vécu des populations, est là pour appeler à la raison les uns et les autres. Je sais pour ma part que les dirigeants centrafricains ont toujours été silencieux devant les agissements de leurs alliés de circonstance qu’ils ont souvent pris l’habitude de couvrir jusqu’à ce que les tristes réalités ne les rattrapent.
Chaque fois qu’ils font venir des soldats étrangers sur le sol sacré de nos ancêtres, c’est pour massacrer la population. On a encore ineffaçablement gravé dans nos mémoires les atrocités des Bania Mulengue de Jean-Pierre Bemba. Si ce dernier et ses complices locaux ont échappé bel à la justice, ça ne sera pas forcément le cas des autres.
S’agissant des exactions des mercenaires de Wagner, l’histoire refusera de se répéter. D’une façon ou d’une autre, les coupables paieront, et ceux qui les ont fait venir avec.
Car un jour, et ce jour viendra sûrement, quelqu’un devra régler l’addition de tous les crimes commis par les mercenaires de Wagner sur le territoire centrafricain et qui sont fort heureusement documentés. Ce quelqu’un, suivez mon regard, ne pourrait être que celui qui s’est engagé, sous serment, d’assurer la protection et la sécurité des Centrafricains sur toute l’étendue du territoire national. Et ce, quoi qu’il en coûte ! Enfin, c’est ce que je croyais.
L’ÉDITORIAL DE Bangui FM (96.9) DU 22 JUILLET 2021
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a reçu des informations le 21 juillet 2021 faisant état de la mort violente de plusieurs personnes dans la sous-préfecture de Bossangoa.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-Minusca-devant-la-gare-routiere-dIppy-450×416.jpg” alt=”Les casques bleus en patrouille à la gare routière d’Ippy. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”416″ />Photo CNC / Moïse Banafio
Une patrouille conjointe UNPOL/FORCE a été aussitôt envoyée sur l’axe Bossangoa-Nana-Bakassa pour vérifier les faits. Cette patrouille a confirmé la découverte de 13 corps sans vie à Bongboto, à 12 km de Bossangoa.
Immédiatement, la MINUSCA a dépêché une mission conjointe sur place, composée d’UNPOL et de la Section des Droits de l’homme, afin d’enquêter et d’établir les faits.
La MINUSCA contribuera à faire toute la lumière sur ce malheureux incident et se tient prête à soutenir le gouvernement pour que les auteurs présumés de ces crimes odieux soient identifiés, arrêtés, et traduits devant les juridictions compétentes.
La MINUSCA sollicite la coopération du gouvernement à cet effet.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/drapeau-ambassade-de-france-à-bangui-450×155.jpg” alt=”Drapeau de l’ambassade de France pour le communiqué de l’ambassade de France à Bangui.” width=”450″ height=”155″ />
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Bangui, le 22/07/2021
DEMANDES DE VISAS AUPRES DE L’AMBASSADE DE FRANCE EN CENTRAFRIQUE
A la suite de certaines incompréhensions sur les règles actuelles de délivrance de visas, dans le contexte sanitaire de la Covid-19 auquel la France est confrontée comme beaucoup d’autres pays, les précisions suivantes sont apportées concernant les demandes auprès de la section consulaire de l’ambassade de France en Centrafrique.
Depuis la réouverture partielle des frontières françaises le 9 juin, les autorités françaises ont défini des règles spécifiques pour les voyageurs étrangers désirant se rendre en France, qui connaît une recrudescence de la pandémie de Covid-19, avec la mise en place de nouvelles mesures sanitaires pour y faire face. Ces règles nécessitent des délais plus longs pour le traitement informatique centralisé des dossiers. Il est donc demandé aux ressortissants d’un Etat ne relevant pas de l’espace Schengen souhaitant obtenir un visa de bien vouloir prendre en compte la procédure suivante :
Toute demande de visa doit faire l’objet d’une demande préalable en ligne, puis d’un rendez-vous auprès de la section consulaire de l’ambassade pour y déposer le dossier constitué. L’ensemble de la procédure est indiqué sur le site Internet de l’ambassade.
Les demandeurs de visas doivent s’informer des règles spécifiques s’imposant aux voyageurs venant de Centrafrique, détaillées sur le site Internet du ministère de l’Intérieur français (https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-et-de-vovagel. et veiller à déposer d’emblée un dossier de demande de visa complet, afin de permettre son instruction dans les meilleurs délais.
Dans le cadre d’un déplacement professionnel et dans les circonstances sanitaires actuelles, la durée du visa devra être adaptée à la durée de la mission.
Les demandeurs de visas doivent déposer leur dossier 7 jours avant la date de voyage prévue, afin de permettre son traitement dans les délais actuellement nécessaires.
Boulevard Charles de Gaulle BANGUI, RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 juillet 2021, 03:50:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bilan de cette embuscade faisait état d’un blessé, un Soldat FACA qui avait été transféré dans un hôpital à Bangui. Mais ses collègues militaires, encore sous le choc, regrettent que leur prime d’alimentation générale soit 20 fois inférieure à celui de leurs alliés russes de Wagner qui sont pourtant avec eux sur le terrain.
Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC
Selon des sources militaires, l’embuscade contre une patrouille des soldats FACA avait eu lieu le dimanche dernier dans la localité de Nana-Bakassa. La seule victime blessée dans cette attaque avait été transférée à Bangui, mais ses collègues ne font qu’exprimer leur mécontentement face à leur prime d’alimentation générale (PGA).
Selon eux, les hommes de Wagner qui sont avec eux à Nana-Bakassa touchent une PGA qui s’élève à 16 000 francs CFA par jour en plus des primes de combats et de non combats qui se chiffrent en centaine de mille par jour, alors que les soldats FACA quant à eux reçoivent que seulement 700 francs CFA. Malgré qu’ils risquent aussi leur vie à combattre contre les rebelles, ils ne reçoivent pas des primes comme leurs alliés de Wagner, regrettent-ils.
Rappelons que les Mercenaires russes de la société Wagner ont été déployés massivement en République centrafricaine à la demande des autorités de ce pays confronté à une nouvelle coalition des rebelles dirigée par l’ancien Président François Bozizé qui a vu sa candidature à la présidentielle du décembre dernier invalidée par la cour constitutionnelle.
Tentative d’assassinat du président Rajoelina déjouée à Madagascar, selon les autorités
Bangui ( République centrafricaine ) – Le parquet malgache a annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat du président de la République Andry Rajoelina, et arrêté plusieurs personnes “étrangères et malgaches”.
Parmi ces personnes arrêtées figurent deux Français, a-t-on appris jeudi de source diplomatique. “Plusieurs ressortissants étrangers et malgaches ont été interpellés mardi dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’État”, a déclaré mercredi soir à la presse la procureure générale Berthine Razafiarivony.”Selon les preuves matérielles en notre possession, ces individus ont échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation des diverses personnalités malgaches dont le chef de l’État”, a ajouté la procureure, sans autre précision ni sur ces preuves ni sur les circonstances de ces arrestations. “A ce stade de l’enquête qui se poursuit, le parquet général assure que toute la lumière sera faite sur cette affaire”, a-t-elle ajouté. L’agence malgache Taratra, sous tutelle du ministère de la Communication, fait savoir que les deux Français arrêtés, Philippe F. et Paul R., seraient d’anciens officiers à la retraite. Lors de la célébration de la fête de l’indépendance de Madagascar, le 26 juin, la gendarmerie avait déjà annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat du secrétariat d’État chargé de la gendarmerie, le bras droit du président, le général Richard Ravalomanana.L’un des pays les plus pauvres du monde, Madagascar a connu depuis 20 ans de nombreuses et graves crises politiques. La grande Île est quasi-verrouillée depuis la pandémie de Covid-19, et la famine frappe actuellement de plein fouet une région du sud du pays.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président sud-africain Jacob Zuma, emprisonné pour outrage à la justice, va bénéficier d’une autorisation de sortie exceptionnelle pour assister aux funérailles de son frère jeudi, ont annoncé les autorités pénitentiaires.
“En tant que détenu classé à court terme et à faible risque, la demande de congé pour raisons familiales de M. Zuma a été approuvée”, a indiqué le département des Services correctionnels dans un communiqué jeudi.Les détenus bénéficiant de ce genre de mesures ne sont pas tenus de porter leur uniforme de prisonnier en dehors des établissements correctionnels, a précisé le communiqué. Les funérailles de Michael, le frère de Zuma, décédé à 77 ans d’une longue maladie, devraient avoir lieu plus tard ce jeudi à Nkandla (est), où l’ex-président est particulièrement populaire.En Afrique du Sud, les détenus sont généralement autorisés à assister aux funérailles de leurs proches, un droit refusé au premier président noir du pays, Nelson Mandela, lorsqu’il était emprisonné pour avoir combattu le régime d’apartheid.Après neuf ans aux commandes de l’État, Jacob Zuma a été évincé par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), en 2018, à la suite d’une série de scandales de pots-de-vin survenus pendant sa présidence.Condamné à 15 mois de prison pour outrage à magistrat le mois dernier, après avoir refusé de répondre aux enquêteurs, il est incarcéré depuis le 8 juillet dans une prison de la ville d’Estcourt, dans l’est du pays, à environ une heure de route de son domicile rural de Nkandla.Son incarcération a déclenché des émeutes et des pillages qui ont dégénéré dans les pires violences depuis la fin de l’apartheid, faisant au moins 276 morts, selon le bilan officiel.M. Zuma, surnommé le “président Teflon” pour son habileté à échapper à la justice, doit encore répondre de seize chefs d’accusation de fraude, corruption et racket liés à l’achat, en 1999, de matériel militaire auprès de cinq sociétés d’armement européennes, alors qu’il était vice-président.L’ex-dirigeant charismatique conserve cependant de soutiens fervents, tant au sein de l’ANC que parmi le grand public, en particulier dans sa province du Kwazulu-Natal (KZN, est).
L’ambassade des Etats-Unis, la délégation de l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé en République centrafricaine annoncent l’arrivée de 302 400 doses du vaccin COVID-19 de Johnson & Johnson.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Don-de-vaccin-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Les Etats-Unis font don de vaccins COVID-19 pour la République centrafricaine en collaboration avec l’Union africaine et le réseau COVAX
Le gouvernement des États-Unis a fait don de ces vaccins. Cette livraison s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement américain et de l’Union africaine visant à garantir un accès équitable aux vaccins COVID-19 par le biais du réseau COVAX. Ces vaccins de haute qualité, à dose unique, seront mis à la disposition du gouvernement de la République centrafricaine pour être utilisés par le peuple centrafricain.
Les 302 400 vaccins donnés font partie de la promesse des États-Unis de fournir initialement au moins 25 millions de doses à l’Afrique. Une collaboration étroite avec l’Union africaine au nom de ses États membres a permis de faciliter cette promesse. Le travail acharné de l’UNICEF et la coordination de l’Organisation mondiale de la santé par le biais de COVAX ont rendu possible la livraison de millions de vaccins.
« Ce don contribuera à protéger le peuple centrafricain des ravages du virus COVID-19 », a déclaré Lucy Tamlyn, ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine. « Les États- Unis sont fiers d’être le plus grand donateur de l’initiative mondiale COVAX sur le COVID- 19, et nous sommes honorés de travailler avec nos partenaires de l’Union africaine, de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la santé pour faire de cet objectif ambitieux une réalité pour des centaines de milliers de Centrafricains. »
Les vaccins ont été livrés au ministère de la Santé. Les responsables de la santé publique centrafricaine fourniront des informations sur leur utilisation.
Les Etats-Unis font don de vaccins COVID-19 pour la République centrafricaine en collaboration avec l’Union africaine et le réseau COVAX
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 14:46:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un autre féminicide de plus en rca. Les faits se sont produits dans la nuit du mercredi à jeudi au quartier Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Les parents de la victime, sous le choc, demandent rien que la justice pour leur fille. L’auteur du crime, un élément de la garde présidentielle, serait toujours en liberté.
Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.
La victime est âgée d’une trentaine. Son présumé bourreau, son conjoint, est un élément de la garde présidentielle. Selon les témoins, ce dernier a l’habitude de frapper sa femme à plusieurs reprises malgré la présence de ses enfants sur le lieu. Mais cette nuit, sa femme n’a pas supporté. Elle a succombé de ses nombreuses blessures reçues. Selon la mère de la victime, c’est un « homme violent ».
« Il y a quelque temps, il a déjà battu sa femme. Il lui avait brisé ses dents. Après la réconciliation entre eux, ma fille est revenue vers moi. Cette fois, je m’étais opposée à son retour au domicile conjugal. Le mari a insisté pour que sa femme revienne à la maison, mais il n’arrête pas à frapper sa femme. Il n’entretient pas également de bonne relation avec sa belle famille. Quand il me rendait visite, c’était parce qu’il avait tapé sa femme et qu’elle était revenue chez moi. J’ai imploré ma fille qu’elle quittait son mari, elle m’a répondu qu’elle ne pouvait pas à cause de leurs enfants », a déclaré la mère de la victime sur les antennes de la radio Ndékèluka.
Du côté des défenseurs des droits de l’homme, c’est aussi la colère et la stupéfaction. L’avocate Arlette SOMBO DIBELLE dénonce un acte odieux et demande que la justice soit faite.
« Selon les dispositions de l’article 51 du Code pénal, lorsque le meurtre est commis par préméditation, il est qualifié d’assassinat (article 53). Et l’article 120 de ce même code de procédure dit que la torture est puni de peine de mort lorsqu’elle précède, accompagne, ou suit un crime. Nous sommes, semble-t-il, dans ce cas là. Or la constitution centrafricaine protège les individus dans leur droit, les rend égaux », a déclaré Maitre Arlette SOMBO DIBELLE.
Rappelons qu’une plainte a été déposé auprès de la justice qui a ouvert une enquête sur l’affaire.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Au lendemain de massacre perpétré par les hommes de Wagner sur les civils à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, plusieurs voix commencent à s’élever. Martin Ziguelé, député de la troisième circonscription de Bocaranga, et Président du parti MLPC s’insurge et demande que la justice soit faite pour les victimes.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/martin-ziguelé-750×500-1-450×334.jpg” alt=”L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”334″ />L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
“J’apprends avec effarement sur Radio Ndékèluka ce matin que hier mercredi 21 juillet 2021, douze corps de jeunes taxis motos et boubanguérés ont été retrouvés égorgés à 12 kms de Bossangoa sur la route de Nana Bakassa.
Quels qu’en soient les auteurs, cet acte est inqualifiable et inacceptable en République. La justice doit se saisir en toute urgence de cette affaire qui ne saurait rester impunie.
Je présente mes condoléances et celles de tout le Bureau politique du MLPC aux familles des personnes assassinées.
Il y’a lieu de rappeler que 24 heures après le massacre de Bossangoa, les autorités du pays pointent du doigt les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’être à l’origine de cet assassinat, mais des différentes sources locales accusent directement les mercenaires de la société Wagner d’avoir organisé ce massacre qui va rester probablement impuni.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 03:29:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour la première fois en cinq ans, tous les signaux économiques de la République centrafricaine sont aux rouges. L’État centrafricain commence à faire face à de nombreuses difficultés d’ordre financier, et les perspectives ne sont pas bonnes.
trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.
Près de deux mois après la suspension de l’aide budgétaire française à la République centrafricaine, plusieurs société d’État ont été mises en contribution. Mais après la rupture du programme du fonds monétaire international (FMI) et de la banque mondiale avec la Centrafrique, tous les signaux économiques du pays sont au rouge. Même les sociétés d’État, qui ont dû verser leurs menues recettes au trésor public en raison du principe de l’unicité de caisse de l’État, traversent depuis le mois de mars une période difficile de leur histoire. Toutes leurs dépenses du fonctionnement, de l’investissement et bien d’autres ne sont plus versés par le trésor public.
« Nous traversons effectivement un moment difficile dans notre travail en ce qui concerne l’achat des équipements », a déclaré à CNC un directeur des services à l’ÉNERCA.
« Chaque matin les employés arrivent au travail, mais ils n’ont pratiquement rien à faire de leur journée », confie un autre Directeur.
Il faut noter que le fonds monétaire international (FMI), après la rupture de son programme en RCA, a mis en place pendant six mois un programme de référence dans lequel l’État centrafricain doit accomplir certaines conditions avant une nouvelle discussion sur un nouveau programme avec le FMI. Cette nouvelle condition pousse la banque mondiale et l’Union européenne à suspendre également pour six mois leur financement en RCA.
Pour l’État centrafricain, la seule voie qui lui reste est celle des recettes douanières. Mais là aussi, les choses s’annoncent compliquées. Les recettes douanières sont en baisse en permanence malgré la présence des anciens douaniers russes dans le pays.
Pour les partisans du pouvoir, tout ça, c’est la faute de la France.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 20:12:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les douze corps criblés de balles ont été ramenés à Bossangoa par leurs familles respectives ce mercredi 21 juillet peu après les faits. Les 12 victimes ont été abattues froidement par les mercenaires de Wagner à 12 kilomètres de Bossangoa. Leurs parents dénoncent un crime de guerre et crime contre l’humanité. Plusieurs voix s’élèvent pour condamner, parmi lesquelles, celle du porte-parole de la société civile, Monsieur Paul-Crescent BENINGA , un courageux parmi les courageux à dénoncer à visage découvert ce massacre qui ne dit pas son nom.
Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]
Avec cette nouvelle bavure des mercenaires de Wagner sur la population civile de Bossangoa, la présidence centrafricaine va dire quoi ?
Selon des sources officielles locales, les victimes seraient des artisans miniers, des commerçants et des voyageurs. Ils ont été arrêtés par les mercenaires de Wagner à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, près du village Tamkoro. Ils étaient tous à bord de leurs motocyclettes quand ils ont été stoppés et conduits dans la brousse où ils les ont abattus froidement à bout portant.
La nouvelle de ce massacre faisait vibrer toute la RCA. Le gouvernement centrafricain reste bouche fermée, tout comme la présidence de la République. Sauf Monsieur Paul-Crescent BENINGA, porte-parole du groupe de travail de la société civile qui a pris son courage en deux mains pour dénoncer ce nouveau massacre des civils par les hommes de Wagner :
« Il est inadmissible que les populations civiles soient lâchement abattues par ceux qui ont reçu mandat de les protéger. Les bavures des forces russes sont de plus en plus récurrentes et inadmissibles. Nous aider à libérer et pacifier le pays ne leur donne pas le droit de vie et de mort sur les populations civiles. En parler ne fait pas de nous l’ennemi de la République. Je condamne et dénonce l’assassinat des populations civiles sur l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa. Je ne ferai pas mien le refrain selon lequel une enquête doit être ouverte, car c’est du dilatoire. L’issue est connue d’avance. Décidemment, la population de l’arrière-pays est prise dans le piège de la CPC d’une part, et des forces russes d’autre part », a déclaré Monsieur Paul-Crescent BENINGA.
« Nous allons tous être tués par ces mercenaires. Si la communauté internationale existe vraiment, si la CPI existe vraiment pour les faibles, il faut qu’elles fassent quelques choses pour nous libérer de cette situation. Touadera nous amène des pires criminels du monde », a dénoncé Monsieur Marcelin Mbitiyanga.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 03:06:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’incursion des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Bédamara 1 le dimanche dernier a été dénoncé par le député de Paoua 1 Lucien Mbaïgoto qui a affirmé sur la radio Ndékèluka que la victime serait son frère. Il appelle le gouvernement à faire tout pour bouter « hors du territoire national ces criminels ».
Bozoum-le-17-septembre-2020-450×337.jpg” alt=”commune de Bavara à 80 kilomètres de paoua sur l’axe bozoum le 17 septembre 2020″ width=”450″ height=”337″ />La commune de Bavara, située à 80 kilomètres de Paoua sur l’axe Bozoum. Photo CNC / Bobérang
Selon Lucien Mbaïgoto, l’incursion des hommes du CPC aurait fait d’énormes dégâts dans le village Bédamara.
« Des hommes en arme identifiés comme des ex-Seleka qui ont fait coalition avec le CPC. Leur objectif c’est de venir faire des dégâts et repartir. Et donc ils ont quitté leur campement pour aller dans ce village, ils ont croisé mon grand frère direct au cours de route. Pour ne pas que l’information fuite, ils l’ont abattu. Ils sont allés passer la nuit proche du village et ont mené leur opération très tôt le matin. Les habitants ont pris la fuite pour se rendre dans le village voisin. Il faut que le gouvernement double l’effort pour les bouter hors du territoire national parce que ce sont des forces négatives qui veulent vraiment nuire à la vie de la population », a-t-il déclaré.
Il y’a lieu de rappeler que les rebelles de 3R, membres du CPC sont actifs dans les trois préfectures du Nord-ouest, notamment l’Ouham-Péndé, Lim-Pendé et la Nana-Mambéré. La semaine dernière, ils ont érigé une barricade sur l’axe Paoua Bozoum, plus précisément dans le village Talé, situé à une soixantaine de kilomètres de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Vladimir Poutine le soulignait en 2012 devant la Douma : « une corporation d’entreprises militaires privées serait un outil efficace pour réaliser les objectifs nationaux sans faire appel à la participation directe de l’Etat russe ». Huit ans plus tard, les private military companies – PMC russes sont impliquées à des degrés divers dans une myriade de conflits de plus ou moins haute intensité à travers le monde. Parmi ces firmes qui déploient des paramilitaires et autres contractors sur le terrain, le Groupe Wagner est la plus emblématique et « le secret le moins bien gardé de Russie ». Quel statut et quelle pérennité des PMC dans la dynamique d’ingérence croissante de la Russie de Vladimir Poutine dans de multiples théâtres à travers le monde ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Evgueni-Prigojine-également-connu-sous-le-surnom-de-cuisinier-de-Poutine-450×254.png” alt=”Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P” width=”450″ height=”254″ />Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P
Les entreprises militaires privées russes, une genèse en eaux troubles
Dans la stratégie russe, la projection de mercenaires à l’étranger semble résulter surtout d’un calcul à court terme, plus que d’un investissement politique à long terme. Le sujet arrive sur la scène internationale en 2014, lors de la crise ukrainienne, lorsque les hommes du groupe Wagner apparaissent en nombre au côté des séparatistes, dans la région de Louhansk. S’ils sont assimilés dans un premier temps aux hommes du GRU, le service de renseignement militaire russe, ces paramilitaires se distinguent lors de plusieurs actions en Crimée et au Donbass contre les loyalistes ukrainiens. Leur mobilisation s’inscrit dans la stratégie de Moscou de renforcer son influence politique et stratégique tout en évitant d’apparaître ouvertement en première ligne. Ces forces irrégulières et autoproclamées « volontaires » permettent de diminuer le nombre et la visibilité sur le terrain des militaires de carrière de l’armée russe. En outre, la frontière poreuse en matière de défense entre le secteur public et les groupes privés facilite les transferts de personnels entraînés et déployables rapidement.
Alors que le conflit ukrainien perd en intensité et devient un conflit gelé, une partie de ces mercenaires est déployée à l’automne 2015 dans le théâtre syrien pour soutenir le régime de Bachar Al-Assad. Leur première action, le 18 octobre, se solde néanmoins par un fiasco. Sous-équipé face au groupe rebelle Jaysh Al islam, le Slavonic Corps, première PMC russe à se risquer en territoire syrien, est pris en tenaille sur le chemin de Deir-Ez-Zor, à l’est du pays, où la société était chargée de protéger les installations pétrolières. Après leur échec, la majorité des mercenaires rentre en Russie, où les fondateurs de Slavonic Corps sont arrêtés et condamnés à des peines de prison. Paradoxe : le mercenariat est illégal en Russie, aux termes de l’article 348 du code criminel.
Si le développement des PMC russes n’est pas sans embûches, une figure émerge notamment, à l’origine des activités du groupe Wagner au Moyen-Orient : le lieutenant-colonel Dimitri Outkine, ancien du GRU. Ce militaire aguerri, surnommé lui-même Wagner, reste aux commandes opérationnelles du groupe après le déploiement en Ukraine. Avec un nouveau centre de formation dans le sud de la Russie, il relance ses activités en Syrie pour venir en aide à un régime syrien à bout de souffle. Si Dimitri Outkine incarne la figure militaire du Groupe, il doit son ascension à un autre homme clé du régime russe : Evgeny Prigozhin.
Evgeny Progozhin et Vladimir Putin- Crédits photo: Alexei Druzhinin/Pool Photo via AP Ce dernier, oligarque surnommé « le cuisinier de Poutine » après avoir fait fortune dans la restauration de luxe, a diversifié ses activités jusqu’aux fonctions exécutives de Wagner, avec le soutien de hauts gradés de l’armée. Connu du grand public pour avoir lancé en 2013 l’Internet Research Agency, très active dans le cyberespace et considérée comme une usine à trolls, Prigozhin fait partie du cercle rapproché de Vladimir Poutine. Aujourd’hui dirigeant et principal financier du groupe, il minimise son rôle dans le déploiement des paramilitaires dans nombre de pays. Projeter le groupe Wagner au service des ambitions géopolitiques du Kremlin lui permet d’asseoir son statut et son influence au sein du microcosme russe, et d’augmenter son profit par des contrats supplémentaire, notamment en Syrie et en République centrafricaine. Au fil du temps, les dirigeants du groupe ont aussi ouvert les priorités de Wagner à des enjeux plus commerciaux que purement stratégiques, notamment en matière de contrôle des ressources naturelles vulnérables. Au risque d’un flou croissant dans la stratégie du groupe, tantôt agissant comme supplétif militaire de l’Etat russe, tantôt entreprenant des missions de PMC classiques.
Les PMC russes comme le groupe Wagner réalisent une grande variété de missions complémentaires en territoire étranger. Elles peuvent apporter un soutien armé opérationnel et influer sur la conduite ou l’issue d’un conflit. Externaliser ces activités permet par ailleurs aux belligérants officiels de mettre sous le boisseau les pertes humaines éventuelles. Par leurs activités de renseignement et leur capacité à créer des réseaux d’information et d’influence auprès des dirigeants locaux, les PMC contribuent également à favoriser l’influence russe sur le terrain. Leur contrôle de sites de ressources naturelles, pétrolières mais aussi minérales, permet en outre au pouvoir russe de renforcer ses liens économiques et commerciaux avec certains Etats, en marge de sanctions internationales. Enfin, le dernier atout d’un groupe comme Wagner est celui de son impact informationnel voire de sa visibilité. A travers ses déploiements, il démontre une certaine puissance géopolitique russe, tout en mettant en exergue la solidité des liens intérieurs entre le Kremlin et les oligarques proche du pouvoir.
Depuis le déploiement ukrainien en 2014, le renforcement des activités du groupe Wagner a permis à Moscou de disposer d’un vivier de professionnels, en grande majorité ex-militaires ou ex-GRU. Environ 5 000 hommes peuvent ainsi être projetés à flux tendus sur des théâtres étrangers. Quant aux mercenaires, au-delà de l’attachement à un récit nationaliste, ils bénéficient de salaires mensuels élevés : 240 000 roubles, environ 2 600 euros mensuels en zone de guerre, quand le salaire moyen russe s’élève à 40 000 roubles.
Des perspectives en clair-obscur
L’avènement du groupe Wagner sur le théâtre syrien fin 2015, s’il a symbolisé l’internationalisation des prestations offensives des Mercenaires russes, n’a pas pour autant été couronné de succès. Manquant d’équipements et d’armements hauts de gamme, en première ligne, ses troupes ont essuyé de lourds revers et des pertes humaines importantes, critiquées par l’opinion publique russe. L’assaut raté, en février 2018, contre les installations du champ pétrolier de Conoco dans la région de Deir-ez-Zor tenues par des forces américaines, a ainsi constitué un tournant. L’offensive a été refoulée par l’aviation américaine, après une mise en garde officielle de la Maison blanche envers le Kremlin – qui a nié être informé de la présence de ces mercenaires. Le bilan : environ 200 victimes en une nuit, sur un total de 3 000 mercenaires déployés en Syrie. Au-delà de cet échec, le groupe Wagner et d’autres PMC russes comme Vegacy E.N.O.T, Vostok Battalion, ont apporté un soutien important au régime de Bachar Al-Assad en matière de sécurisation des approvisionnements énergétiques en gaz et en pétrole.
Ces méthodes ont été déployées à nouveau en Libye. Au côté des troupes de l’Armée nationale libyenne du général Haftar, allié du Kremlin, les contractors ont participé à des missions de soutien, de formation des officiers, de protection des sites pétroliers, de renseignement et de propagande pro-Haftar en recrutant d’ancien cadres khadafistes et acquérant des médias locaux. Les hommes de Dimitri Outkine ont également pris part à des offensives militaires directes de grande échelle comme la bataille de Tripoli, début 2018. Ce mode opératoire multi-facettes se décline au sein d’autres terrains africains, signe d’une réorientation stratégique du Kremlin qui entend nouer des relations fortes avec des Etats en quête de soutien économique, politique ou sécuritaire. Le Soudan, le Vénézuela, Madagascar et le Mozambique sont ainsi approchés par le groupe Wagner, tandis que des centaines de paramilitaires concurrencent le rôle de la France comme premier partenaire en Centrafrique.
La France n’est cependant pas le seul Etat occidental à s’inquiéter de la montée en puissance officieuse du bras armé russe en Afrique. Mais si les Etats-Unis ont réagi ponctuellement en Syrie, une réponse commune organisée se fait attendre, au risque de voir l’influence politique du groupe Wagner croître. Son utilisation par le Kremlin en complément des forces russes régulières, dans des conflits souvent asymétriques, ses activités d’influence ou de déstabilisation inquiètent les Européens. Illégale au regard du droit russe, la firme russe se place en marge de l’ordre international en évitant de signer l’ICOC, code de conduite des entreprises du secteur. Cette stratégie et ce mode opératoire ne sont pas sans exposer le groupe à des risques majeurs. Des comportements individuels et de groupe déviants sont signalés : exactions – l’enquête est en cours actuellement – en Syrie, assassinats de journalistes enquêtant sur le déploiement du groupe en Centrafrique, etc. A travers le groupe, c’est bien le Kremlin qui est exposé à des risques stratégiques et en termes de réputation. Couplée à la menace de sanctions internationales, cette réalité peut remettre en cause la pérennité du Groupe.
Composante de ce que certains considèrent comme une stratégie de guerre hybride, le déploiement du groupe Wagner apparaît remis en question. Si le groupe a pu tester ses modes opératoires sur les terrains ukrainiens et syriens, les pertes humaines élevées, l’efficacité opérationnelle discutable et l’illégalité de la firme au regard du droit international viennent obérer la stratégie d’influence officieuse russe. Loin de contribuer à construire une solution politique à l’instabilité de pays fragilisés, le groupe Wagner apparaît aujourd’hui comme un outil à court terme dans la stratégie du Kremlin. Un outil apte à influer sur des situations militaires précises mais dépourvu d’une doctrine qui l’inscrirait dans la durée.
Martin Desbiolles, Junior Fellow de l’Institut Open Diplomacy 3 novembre 2020 • Eurasie
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 03:03:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le blocage de plusieurs axes économiques dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) crée une rupture des approvisionnements à Bouar, mais également dans les villes périphériques comme Baoro, Bocaranga, Bozoum et Paoua. Mais à Bouar, les prix seraient en hausse de 50 à 200% depuis plus d’une semaine.
Il est difficile pour les ménages de faible revenu à faire face à cette augmentation des prix sur le marché. Le prix d’une cuvette d’arachides qui se vendait à 6500 francs CFA est passé à 12 000 francs CFA. Conséquence, le prix d’un tas de pattes d’arachide à doubler. Il est passé de 50 francs CFA à 100 francs CFA.
« Auparavant, la petite était à 9000 francs CFA, maintenant les grossistes l’ont augmenté à 10 000 francs CFA. Même le petit couvre est passé à 1000 francs. Ce qui fait que nous vendons le tas d’une patte d’arachide à 100 francs au lieu de 50 francs CFA. Nous voudrions que les grossistes réduisent leur prix », a déclaré une vendeuse au marché de Bouar.
Du côté des grossistes, ils justifient cette augmentation par l’insécurité orchestrée par les hommes armés.
« En temps de sécurité, les gens nous livrent la cuvette d’arachide à 6000 voir 6500 francs CFA, et nous revendons cela à 8000 francs. Mais maintenant en raison de l’insécurité le prix a augmenté parce que les gens refusent de faire sortir leur véhicule. Il n’y’a que les motos qui font des efforts pour nous ravitailler. Parfois, les hommes armés incendient les véhicules » a justifié une grossiste au marché de Bouar.
Certains grossistes justifient même l’augmentation de leur prix par la hausse de frais de transport et les multiples tracasseries routières dues au versement des sommes d’argent aux forces de l’ordre.
les gendarmes en poste de contrôle de Yaloké en train de partager de l’argent verser par les transporteurs. Photo CNC
Cette augmentation ne touche pas que l’arachide, mais aussi la viande de bœuf et le carburant.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 juillet 2021, 03:27:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La réunion de crise qui s’est tenue mercredi sur la grève observée par les employés de l’hôpital de Rafaï pour demander le versement de sept mois de leur arriéré de salaire s’est terminée en queue de poisson, a-t-on appris de sources locales.
Suite au mécontentement du personnel d’appui de l’hôpital de Rafaï ce mercredi 21 juillet 2021, aucun compromis n’a été trouvé à l’issue de réunion de crise organisé ce mercredi. Les employés en grève se sont radicalisés et demandent désormais la démission de leur chef du centre de santé.
Initialement, les grévistes exigent le paiement de leur arriéré de salaire qui s’élève à sept mois. Ils dénoncent également la mauvaise gestion financière de l’hôpital. Mais cet après-midi, ils semblent se radicaliser. Ils exigent désormais la démission du chef de centre. Une situation qui met en péril la vie de la population, selon un cadre du centre de santé.
Ce mercredi 21 juillet, le service de santé de Rafaï, dans le Mbomou a été largement perturbé durant toute la journée. Selon les grévistes, ils ne veulent plus entendre parler de promesses.
« Cela fait des mois qu’on nous tourne dans la farine. Tantôt c’est à cause de ceci, tantôt c’est à cause de cela. Mais cette fois, on les attend de pied ferme », a réagi un gréviste.
La police fait libérer une centaine de personnes kidnappées au Nigeria
Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités nigérianes ont obtenu la libération de 100 personnes, dont des femmes, des enfants et des mères allaitantes, qui avaient été enlevées dans leur village du nord-ouest du Nigeria il y a plus d’un mois, a déclaré un porte-parole de la police locale.
Le Nigeria est confronté à une augmentation des vols à main armée et des enlèvements contre rançon, principalement dans les États du nord-ouest du pays, où les forces de sécurité, peu déployées, ont du mal à contenir l’augmentation des bandes armées, communément appelées “bandits”.
Les captifs libérés avaient été enlevés le 8 juin dans le village de Manawa, dans l’État de Zamfara, a déclaré Mohammed Shehu, porte-parole de la police de cet État, dans un communiqué transmis à Reuters mercredi.
Il a ajouté que leur libération avait été obtenue “sans aucun gain financier ou matériel”.”Ils seront soumis à un contrôle médical et à un débriefing avant d’être réunis avec leurs familles respectives”, a ajouté le communiqué.
Un business qui tourneAlors que le nord-est du Nigeria est confronté depuis une décennie à l’insécurité, notamment aux attaques de militants islamistes dont Boko Haram, allié de l’État islamique, la vague actuelle d’enlèvements est principalement motivée par des raisons financières.
Le cabinet de conseil SBM Intelligence, basé à Lagos, estime que les ravisseurs ont enlevé 2 371 personnes au Nigeria au cours du premier semestre de cette année, exigeant des rançons pour un montant total de 10 milliards de nairas, soit environ 24 millions de dollars.
La plupart de ces personnes ont été enlevées dans les États septentrionaux de Zamfara, Kaduna et Niger. La SBM a déclaré qu’elle ne pouvait pas évaluer avec précision le montant des rançons versées.
Plus de 200 lycéens ainsi que des dizaines d’autres personnes enlevées lors de raids sont toujours retenus en captivité.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 15:00:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le détail de l’attaque fait froid au dos. L’information vient d’être confirmée à CNC par les autorités locales, mais elles souhaitent garder leur strict anonymat pour des raisons de sécurités.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/exploitation-minière-russe-à-Ndassima-450×338.jpg” alt=”Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />Exploitation minière CopyrightCNC
Selon les premiers éléments d’information recueillis par CNC et confirmés par les autorités préfectorales et municipales de Bossangoa, toutes les victimes seraient des artisans miniers qui travaillent sur un chantier de l’or. Ce sont des civils, reconnaissent les habitants de Bossangoa. Ils n’ont rien à voir avec les groupes armés.
On ignore les raisons de cette nouvelle intervention armée et tuerie de masse, mais tout porte à croire que ces mercenaires réagissent exactement comme leurs collègues de Bria qui avaient lancé un ultimatum aux jeunes de la localité de ne plus se hasarder à se rendre sur un chantier minier ou exercer une activité liée à l’extraction de l’or ou de diamant.
Le bilan provisoire de cette attaque s’élève à près de 10 morts, mais il pourrait s’alourdir dans les prochaines heures.
Les détails de cet article dans nos prochaines éditions sur CNC.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 14:15:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les employés de l’hôpital de Rafaï, dans la préfecture de Rafaï, au sud-est de la rca ont observé mercredi le premier jour de leur grève ouverte pour protester contre la détérioration de leur condition de travail, et réclamer le paiement de sept mois d’arriéré de leur salaire.
Minusca-à-bangassou-bon-bon-1-450×253.jpg” alt=”Image d’illustration d’une patrouille mixte FACA-Minusca à Bangassou. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”253″ />CopyrightCNC.
Le service de santé public reste totalement paralysé ce mercredi 21 juillet 2021 à Rafaï, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mbomou, au sud-est de la RCA.
Les employés réclament le versement de sept mois d’arriéré de leur salaire, mais dénoncent aussi la mauvaise gestion financière de ce centre de santé publique. Une réunion de crise sur cette colère des employés est en cours. Selon les grévistes, ils ne veulent plus entendre parler de promesses.
« Cela fait des mois qu’on nous tourne dans la farine. Tantôt c’est à cause de ceci, tantôt c’est à cause de cela. Mais cette fois, on les attend de pied ferme », a réagi un gréviste.
Selon un correspondant du CNC dans la ville, dans ce centre de santé qu’il a revisité ce mercredi, les bureaux étaient inoccupés pendant que certains malades n’ont pas été pris en charge. Mais pour le chef du centre, ces patients seront pris en charge par le service minimum qui a été mis en place.
Quant aux employés, ils tentent de s’organiser pour radicaliser leur mouvement dans les prochains jours s’ils n’obtiennent pas de gain de cause.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 14:03:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins deux personne tuées et deux autres blessées dans une incursion des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au village Naziboro, situé dans la sous-préfecture de « Abba », au nord-ouest de la centrafrique.
Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse
Selon des sources locales, les faits criminels ont eu lieu ce mardi matin, et toutes les victimes ont été agressées devant leur domicile par les assaillants. D’après les mêmes sources, trois victimes ont été attaquées dans le village Naziboro , dans la sous-préfecture d’Abba, et une autre, un commerçant, dans le village Zotoua, dans la sous-préfecture de Bouar. C’est à l’issue de cette torture que les deux des quatre victimes ont succombé de leurs blessures, tandis que les deux autres victimes ont été transférées dans un hôpital à « Abba ».
Ces assaillants seraient venus des localités environnantes, dont Bangarème. C’est dans cette zone qu’il y’a eu des accrochages entre les 3R et soldats FACA, appuyés par des mercenaires de Wagner, indiquent plusieurs sources dans la zone.
Finalement, ces rebelles ont décidé de quitter la localité vers 9 heures, et prennent la destination de Randji. Mais au cours de leur passage, ils ont croisé tout proche de la rivière Nana Monsieur Alain, ex-candidat du parti MCU aux législatives dans la circonscription de « Abba » qui était en route pour la ville de Bouar. Selon la victime, les assaillants auraient pris sur lui une somme de 150 000 francs CFA et sa motocyclette. Plus loin encore, sur des chantiers miniers de la localité. Les assaillants ont mis la main sur 25 motos et une importante somme d’argent sur les travailleurs miniers.
En tout cas pour les populations de la Nana-Mambéré, circuler dans la zone de Baboua, Abba, à et axe Dongbaïkè sans rencontrer les hommes en arme est un exploit. Une véritable chance.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:56:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y a quelques semaines, ils ont annoncé une trêve unilatérale de trois mois, dans le but de donner une chance à une prise de conscience de la France pour revoir sa feuille de route et se positionner du côté de la raison et du peuple centrafricain. Mais à la surprise de tous, depuis quatre jours, la trêve annoncée est rompue, et les hostilités redémarrent de plus belle. Dans un communiqué publié ce mercredi 21 juillet, le coordonnateur général de TalithaKoum, Monsieur Didatien Kossimatchi sort de ses gonds et s’insurge contre la France suite au refus de visas Schengen aux membres du parlement centrafricain.
Blaise Kossimatchi. Coordonnateur du MCU. Crédit photo : CNC
Pour le coordonnateur de TalithaKoum, le catalyseur de la frustration diplomatique entre la France et la République centrafricaine serait Monsieur Jean-Marc Grosgurin , l’ambassadeur de France en RCA.
« TalithaKoum, par ma voix, n’a cessé de dénoncer les complots ourdis et grossiers de certaines puissances contre notre cher et beau pays la République centrafricaine. En effet, notre pays fait face à un plan de déstabilisation savamment mis en œuvre par la puissance coloniale Française, qui, voyant son influence se réduire comme peau de chagrin dans son ancien précarré, a décidé purement et simplement de rendre ingouvernables nos États aux fins d’imposer son plan machiavélique », a déclaré dans un communiqué Monsieur Didatien Kossimatchi.
À cause d’un simple refus de visa, ces vieux démons sont de retour. Ils semblent ignorer que dans une ambassade normale, c’est le consulat qui gère indépendamment les dossiers du visa. Et au lieu de demander un visa de quelques jours, les parlementaires du MCU préfèrent solliciter un visa d’un an avec « l’entrée multiple ». Comme si ce sont eux qui gèrent la France en RCA. Ils oublient que ce genre de visa est octroyé si le demandeur a obtenu dans le passé récent plusieurs fois successivement les visas de moins de trois mois. En plus, étant parlementaire, pourquoi demander un visa d’une année avec entrée multiple ?
Le fait qu’ils demandent un visa de long séjour réservé au regroupement familial, cela peut jouer négativement sur le résultat attendu.
Pour les partisans du chef de l’État, le fait d’être ministre ou député est synonyme d’un visa pour la France ou États-Unis. En plus, il ne faut pas oublier le passé récent de Monsieur Évariste Ngamana, premier vice-président de l’assemblée nationale. C’est un ex-chef milicien
Anti-Balaka. Il a des sangs des centrafricains entre ses mains. Ce qui pourrait justifier le refus d’un visa comme au Canada et États-Unis.
Rappelons que depuis quatre jours, cette affaire de visa fait la Une des médias pro-pouvoir qui ne cesse de critiquer la France et son ambassadeur en RCA. Pourtant, un député centrafricain avait été interdit par les autorités centrafricaines de se rendre en Afrique du sud pour participer à l’ouverture de la session du parlement panafricain.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:19:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’UNICEF et le programme alimentaire mondial doivent revoir leur déclaration sur le besoin d’aide humanitaire en centrafrique. Au lieu de 57% initialement annoncé, c’est désormais la quasi-totalité des Centrafricains, y compris les autorités du pays qui ont besoin d’aide humanitaire. La preuve en est que lors de la fête de Tabaski ce mardi à Bangui, une distribution des viandes de bœuf tourne à la bousculade générale des autorités centrafricaines. Incroyable, mais vrai!
Le complexe scolaire Galaxy à Bangui. Photo CNC
Chaque année, le jour de la Tabaski, aussi appelée fête de partage,, de sacrifice, le complexe scolaire international turque Galaxy organise une distribution gratuite des morceaux de viandes des bœufs aux parents de ses élèves et àl’ensemblede son personnel. Mais pour cette année, ce n’est plus l’affaire des parents d’élèves. On voit tout le monde. Des forces de l’ordre aux ministres en passant par les employés des autres secteurs du secteur public et privé,. Cette opération de solidarité Tabaski tourne presque à la mendicité de nos autorités.
Le DG de la police, le général Zokoué, devant, ses éléments derrière. Presque chaque commissariat de Bangui a envoyé son équipe pour récupérer sa portion de viande. Et ce n’est pas une portion comme achete une famille au petit marché, mais une cuisse complète voir les 4 cuisses complètes comme les bouchers à l’abattoir. Si bien que les autres nécessiteux, ceux qui en ont besoin réellement, les pauvres, n’ont pas pu trouver leur part.
Martin Mbéti, un non-musulman a toute foi reçu une portion de viande. Il remercie Dieu pour ce soutien du complexe scolaire Turque Galaxy à des gens comme lui démunis.
Quant à Bernard, un employé de la société orange Centrafrique, il s’est dit très content. Il confie avoir reçu ce don grâce à sa petite sœur, et cela devrait servir à soulager sa grande famille.
Pour les ministres, le DG de la police et les autres personnalités, cela devrait leur servir durant plusieurs semaines,
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:17:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le général de la gendarmerie Henri Wanzet Linguissara, ancien ministre de la sécurité publique, considéré comme le véritable artisan des fraudes électorales ayant conduit à la réélection du Président Touadera à l’élection présidentielle du décembre dernier, serait en phase d’être nommé chef des renseignements à la présidence de la République, a-t-on appris des sources gouvernementales.
Le ministre de l’intérieur Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR
Le commissaire de police Michel Nicaise NASSIN, ancien chef des renseignements à la présidence de la République, a été nommé ministre de la Sécurité publique dans le gouvernement du Premier ministre Henri Marie Dondra. Il remplace le général de la gendarmerie Henri Wanzet Linguissara à la tête de l’intérieur. Comme à l’époque du Président François Bozizé, le commissaire Michel Nicaise NASSIN avait été nommé à la tête de la police nationale au remplacement du général Wanzet. Mais celui-ci n’a pas tardé à être renommé quelques mois plus tard à la tête de la police au remplacement du commissaire Michel Nicaise NASSIN, débouté par les gendarmes et policiers.
Mais cette année, Touadera voudrait faire le même jeu, mais autrement. Il compte nommer le général Henri Wanzet Linguissara, non pas à nouveau à la tête du ministère de la Sécurité publique, mais à la tête des renseignements à la présidence de la République à la place du commissaire Michel Nicaise NASSIN.
Mais certains doutent encore de voir un général de la gendarmerie nommé à ce genre de poste.
Selon certains médias, les deux hommes, à savoir Linguissara, à l’époque ministre de la sécurité publique, et Michel Nicaise NASSIN, à l’époque chef de renseignements, ont tous deux prouvé leur incapacité à prévoir et à signaler (i) la guerre de Bambari de janvier 2019 qui avait empêché la tenue de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA), (ii) l’entrée incognito de l’ancien président François Bozizé à Bangui en décembre 2019, et (iii) l’infiltration des rebelles CPC à Bangui le 13 janvier 2021
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 juillet 2021, 03:15:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour espérer recevoir des soins médicaux, les communautés de Bawi et Koundé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, étaient obligées de parcourir de longues distances pouvant aller jusqu’à 15 kilomètres. Grâce à un don de la section Désarmement démobilisation et réinsertion de la Minusca dans le cadre du projet de réduction de la violence communautaire (CVR), les deux localités ont reçu plusieurs infrastructures sanitaires destinées faciliter l’accès aux services sanitaires de base.
Photo Minusca
Par Adeline Gouet Tokalo
Il s’agit de deux complexes sanitaires équipés de lots de médicaments, deux tricycles qui feront office d’ambulances, des lits, des tables d’accouchement, des blouses pour le personnel, des brancards, des kits d’éclairage à panneaux solaires, des latrines, des forages, des matériels et équipements de salle d’observation, des stérilisateurs et deux hangars pour servir de salle d’attente pour les malades et visiteurs.
Située dans la Sous-préfecture de Baoro à 107 km de Bouar, la localité de Bawi a été la première à recevoir son joyau, accompagné de ses équipements, le 08 juillet 2021. La remise a été faite aux autorités locales, au cours d’une cérémonie officielle présidée par le sous-préfet de Baoro, Daniel Kpakissam, avec à ses côtés des leaders communautaires, des bénéficiaires du projet CVR, entre autres.
« Aujourd’hui est un grand jour pour la localité de Bawi qui reçoit ce bâtiment et tous ces équipements. Cela évitera aux populations de faire les déplacements difficiles vers Baoro et de se soigner sur place. Il permettra également aux femmes d’accoucher dans de bonnes condition »., s’est réjoui le sous-préfet.
Il faut rappeler qu’avant l’ouverture de ce centre de santé, les populations de Bawi allaient se soigner soit à Lambeté situé à 15 km de là, soit à Baoro situé à 35 km. Ce centre de santé représente donc une aubaine pour cette localité qui compte environ 5000 âmes.
Le 10 juillet 2021, c’était au tour de Koundé, située à 137 Km de Bouar, de recevoir son centre de santé ainsi que des équipements. C’est une commune d’environ 13.000 habitants, constituées en majorité de femmes et de personnes du troisième âge, donc de personnes vulnérables. En raison du mauvais état des routes et de la présence récurrente de groupes armés, les déplacements vers Beloko où se trouve le centre de santé le plus proche, à environ 40 km étaient un grand défi pour les populations. Cette infrastructure, selon le sous-préfet Lucien Beledet vient à point nommé pour soulager la population. « Je voudrais remercier la MINUSCA qui ne cesse d’être à nos côtés pour le bien-être de nos communautés. Merci pour ce centre de santé tout équipé »,s’est-il exprimé.
Rappelons que pour cette année 2021, le projet CVR a pris en compte 500 bénéficiaires dont 133 femmes dans la localité de Bouar et ses différentes sous-préfectures. Plusieurs projets communautaires y ont été réalisés par les bénéficiaires tels que la construction de deux marchés, d’un complexe sportif, d’une tribune, deux centres de santé, ainsi que des projets en groupement notamment deux bananeraies dans la commune de Vouin et de Yongoro pour une superficie de 5 hectares et 1 hectare respectivement.
L’ONU va-t-elle lever l’embargo sur les armes en RCA?
Bangui ( République centrafricaine ) – Le comité de sanction de l’ONU va décider à la fin du mois de juillet si l’embargo contre les armes, qui pèse depuis 2013 sur la RCA, sera levé ou non.
L’embargo imposé par l’ONU en 2013 a connu des exemptions, à la demande de Centrafrique. Mais sa levée totale n’est pas encore acquise. Les autorités de Bangui multiplient des contacts au niveau régional et continental pour obtenir une levée totale. Cependant, cette décision ne dépend pas que de la RCA. Elle doit être votée aussi par les pays ayant un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.La Centrafrique retient son souffle en attendant la conclusion du comité de sanction des Nations unies. Le président Faustin-Archange Touadéra multiplie les contacts à cet effet. Il s’est encore récemment rendu à Luanda, en Angola, pour mener son lobbying diplomatique et est soutenu par Joël Nkurabagaya, le chef de la représentation de l’Union Africaine à Bangui. “On entend tout le temps, tous les jours que des groupes armés viennent pour assassiner la population. Comment on veut donc encourager la défense de la population et en même temps maintenir l’embargo ? Je pense que nous allons continuer à travailler avec nos partenaires, l’Union Africaine est là et fera en sorte que les positions en rapport avec l’embargo puissent changer”, indique le diplomate.Levée de l’embargo sans conditionsConscient que la Centrafrique ne peut remplir les conditions fixées à 100%, des conditions qui s’appliquent aux armements, munitions, véhicules et matériels militaires, aux équipements paramilitaires et aux pièces détachées correspondantes, Jean Sostène Dengbe, président de la Commission défense au Parlement estime que l’heure est venue pour la levée sans condition de l’embargo. “Nous, on a fait le maximum et le gouvernement a assez fait. On ne peut pas tout faire et je ne peux pas dire le contraire. Parce qu’il y a des choses qui sur le plan pratique sont inacceptables et je pense que l’essentiel est de donner des moyens logistiques, des moyens létaux pour faire ce travail.” Un véritable consensus se dégage autour de cette problématique, compris au sein de la société civile. Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme et ancien ministre de la Défense:Selon lui, “les Nations unies ne sont pas une juridiction pour punir les Etats. Voilà notre position c’est celle-là. Parce que nous pensons que nous ne sommes pas étrangers aux Nations Unies. Nous sommes membres des Nations unies et lorsqu’un membre est en difficulté parce qu’il est conflit, on ne peut pas l’interdire d’avoir les moyens de se défendre sans donner l’impression de punir cet Etat “. L’un des arguments des autorités est que les rebelles, continuent de se ravitailler en armes et surtout que Bangui coopère aussi bilatéralement avec certains Etats qui fournissent des armes à l’armée centrafricaine, malgré l’existence de l’embargo. C’est le cas de la Russie et de la Chine.