Bangui ( République centrafricaine ) – Une tentative de coup d’Etat a échoué au Soudan tôt mardi, ont rapporté divers médias sans identifier les auteurs du complot.
Selon le quotidien Sudan Tribune, le putsch manqué serait l’oeuvre d’”officiers islamistes”.Le quotidien précise que tous les auteurs ont été arrêtés, sauf un groupe qui s’est retiré dans le camp de la division blindée de l’armée. “Leur quartier général est encerclé” par les forces restées fidèles au gouvernement de transition, ajoute le journal.”La situation est sous contrôle”, lit-on dans une dépêche de la SUNA, média d’État, citant le brigadier général Al-Taher Abu Haja. Au moins 40 officiers militaires auraient été arrêtés dans le cadre du coup d’État présumé.Une source gouvernementale, s’exprimant sous couvert d’anonymat, s’est confié à Reuters en affirmant que pendant la tentative de coup d’État, il y avait eu un effort pour prendre le contrôle de la radio d’État à Omdurman, de l’autre côté du Nil depuis la capitale, Khartoum.La tentative de coup d’Etat visait le gouvernement de transition soudanais mis en place après l’éviction en mars 2019 du président Omar el-Béchir, renversé après 30 ans de règne sans partageLe Soudan connaît depuis une transition fragile caractérisée par des difficultés économiques et de profondes divisions politiques. Ces derniers mois, le gouvernement a entrepris une série de réformes économiques difficiles pour pouvoir bénéficier d’un programme d’allègement de la dette du Fonds monétaire international (FMI).Ces mesures comprenant la réduction des subventions et l’instauration d’un flottement contrôlé de la monnaie locale ont été jugées trop sévères par de nombreux Soudanais. Des manifestations sporadiques ont récemment eu lieu dans tout le pays pour protester contre les mesures soutenues par le FMI et l’augmentation du coût de la vie.
Réélu fin 2020 dans la confusion d’une offensive rebelle, le président centrafricain a entamé son second mandat sous le bruit des bottes et clame ne souhaiter qu’une chose : la paix et la justice.
Relation avec la Russie, présence de Wagner, dialogue avec l’opposition, poursuite de François Bozizé… Il a répondu en exclusivité aux questions de « Jeune Afrique ».
Nous n’aurons pas droit aux traditionnels bureaux du chef de l’État. Faustin-Archange Touadéra n’y est toutefois pour rien, pas plus que le protocole, qui nous attend de pied ferme en cette fin de matinée. Dans l’enceinte du Palais de la renaissance de Bangui, un échafaudage en barre désormais l’accès, symbole involontaire d’une Centrafrique en perpétuelle reconstruction. Ce 13 septembre, l’entretien devra se dérouler un peu plus loin, dans le « salon des ambassadeurs », siège provisoire des activités présidentielles.
À l’abri de l’atmosphère étouffante d’une capitale sous perfusion de la communauté internationale, Faustin-Archange Touadéra nous a reçu longuement. Le président grignotera même du temps sur son rendez-vous suivant, contraignant l’intéressé à patienter dans l’antichambre sous l’œil vigilant de Casques bleus rwandais.
SI L’HOMME EST MÉFIANT, SON LARGE SOURIRE NE LE MONTRE GUÈRE
Fervent protestant, Touadéra a la parole rare. Critiqué pour sa proximité avec la Russie, accusé d’avoir conclu de mystérieux accords avec la société Wagner, ébranlé par des accusations d’exactions visant son armée, il n’ignore pas qu’il est attendu, par ses adversaires comme par ses partenaires. Si l’homme est méfiant, son large sourire ne le montre guère.
Jeune Afrique : Vous avez été réélu en décembre 2020 alors que venait d’être créée la Coalition des patriotes pour le changement [CPC], rébellion qui attaquait Bangui en janvier suivant. Dix mois plus tard, la capitale est-elle hors de danger ?
Faustin-Archange Touadéra : Vous avez raison de rappeler le contexte. Avant les élections, la paix revenait. Les Centrafricains n’avaient qu’une envie : aller voter et choisir leur dirigeant. Mais cette coalition a voulu les en empêcher. Pis, elle a enclenché une déstabilisation totale de l’État et a fini par marcher sur Bangui et arriver à ses portes le 13 janvier, jusqu’à s’infiltrer dans le PK12 et le PK9.
JE N’AI PAS CHOISI CETTE GUERRE
Heureusement, avec l’aide de nos alliés, nous avons pu repousser l’offensive et libérer le corridor qui nous relie au Cameroun, que la CPC avait bloqué. L’étau est desserré mais, bien sûr, les violences continuent. Les forces de sécurité font leur travail et effectuent des missions de ratissage dans Bangui, pour démasquer tous ceux qui détiennent illégalement des armes. Il y a toujours une menace et nous la prenons au sérieux.
Depuis janvier, vous semblez avoir privilégié, avec vos alliés rwandais et russes, une option offensive et militaire. Jusqu’où irez- vous dans cette voie ?
L’action militaire nous a été imposée par la CPC. Je l’ai assumée pour protéger la population et les institutions, mais je n’ai pas choisi cette guerre. Avec un État et une économie si fragiles, nous n’en avons pas les moyens. Nos hommes sont en formation, notre armée en reconstruction et des missions internationales travaillent à restaurer nos capacités militaires. De plus, nous sommes sous embargo des Nations unies pour les armes.
J’ai utilisé les moyens à ma disposition, notamment les accords qui lient la Centrafrique avec d’autres pays, comme le Rwanda et la Fédération de Russie. C’était indispensable : si la CPC était entrée dans Bangui, c’était le coup d’État assuré, et nous serions revenus presque dix ans en arrière, en 2013. Nous avons été obligés de faire la guerre, mais nous privilégions les discussions pour ramener la paix.
De quelle manière ?
J’ai sollicité la CIRCL [la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs] et la CEEAC [la Communauté économique des États de l’Afrique centrale] pour que ces organisations dont nous faisons partie nous viennent en aide. Les présidents congolais, Denis Sassou Nguesso, et angolais, Joâo Lourenço, ont répondu présents et nous continuons à travailler avec eux pour trouver un moyen de restaurer la paix. Je le répète : notre priorité n’est pas l’option militaire et, selon nos informations, la CPC se désunit. Certains leaders souhaitent revenir dans le cadre des accords de paix signés en 2019 à Bangui. C’est ce à quoi nous travaillons.
Ils restent un cadre idéal de sortie de crise. Quatorze groupes armés les ont signés et six d’entre eux en sont sortis pour créer la CPC. Il faut donc au moins se donner les moyens de les appliquer avec les huit qui sont restés. La mise en œuvre se poursuit, notamment au niveau du désarmement et de la démobilisation. Concernant les six autres groupes, nous espérons les faire revenir vers le texte qu’ils avaient signé après avoir longuement négocié avec nous.
Ne craignez-vous pas que l’on parle d’impunité ?
Quand je dis que nous voulons les faire revenir, cela ne veut pas dire que l’on oubliera tout. D’ailleurs, les accords de 2019 ne prévoient pas d’amnistie. La justice centrafricaine enquête, comme la Cour pénale internationale. Nous avons aussi la Commission vérité, justice et réconciliation. J’ai dit que mon second mandat serait celui de l’impunité zéro et il le sera.
L’ancien président François Bozizé a séjourné à plusieurs reprises au Tchad,
La République centrafricaine a toujours eu de très bonnes relations avec ses voisins. Nous recherchons la paix, nous sommes dans les mêmes organisations régionales et nous collaborons dans le cadre de commissions mixtes. C’est essentiel, car nos frontières sont à la fois longues et très poreuses, ce qui permet à nos ennemis de passer d’un territoire à un autre. Nous nous organisons pour régler le problème, notamment avec le Tchad et le Soudan.
François Bozizé vous a-t-il déçu en reprenant les armes ?
Oui. Quand il est revenu clandestinement [en décembre 2019], j’ai pensé qu’il le faisait avec une idée de réconciliation. C’est pour cela que nous n’avons pas choisi de le soumettre à la justice, alors qu’il était sous mandat d’arrêt. Je lui ai parlé, je l’ai reçu en audience et je l’ai invité à la paix. Ensuite, la Cour constitutionnelle a invalidé son dossier de candidature. Lui, ancien président et garant de la Constitution, n’a pas souhaité respecter cette décision. J’ai été vraiment déçu. Et ça ne s’est pas arrêté là : il a saboté tout ce que nous avions entrepris avec les groupes armés, tout ce qui était en train de se mettre en place. Les rebelles sont venus en armes jusque Bangui, ils ont tué des commerçants, des militaires… Ces crimes, c’est Bozizé qui en est à l’origine.
IL EST INJUSTE DE NOUS PRIVER DES MOYENS D’USER DE LA VIOLENCE
Que pensez-vous de la solution évoquée au sein de la CIRCL de lui trouver un lieu d’exil afin de l’éloigner de la Centrafrique ?
Si nous, Centrafricains, lui mettons la main dessus, nous ferons en sorte qu’il réponde de ses actes devant la justice. Maintenant si, dans le cadre de la CIRCL et des négociations en cours, nous décidons qu’il vaut mieux le condamner à vie à l’exil pour avancer vers la paix, nous l’accepterons. Mais il faudra que cet exil soit loin des frontières centrafricaines.
Vous avez tout à l’heure évoqué l’embargo sur les armes qui s’applique à la Centrafrique. Comprenez-vous qu’il soit encore en vigueur ?
Il avait un sens en 2013. Il est aujourd’hui injuste. Nous avons une armée en reconstruction et un président élu qui a pour mission de protéger la population. Or, je n’en ai pas les moyens. Aujourd’hui, les groupes armés sont mieux équipés que nous. Ils achètent à l’étranger des armes d’un plus gros calibre, des mines antichars ou même des moyens anti-aériens dont ne disposent même pas l’armée nationale. Il est injuste de nous priver des moyens d’user de la violence légitime.
MOI JE N’AI RIEN SIGNÉ AVEC UNE SOCIÉTÉ QUI S’APPELLERAIT WAGNER
À quoi cela sert-il que l’Union européenne [UE] forme notre armée si c’est pour la laisser sans armes ? Nous avons un président élu, un Parlement élu, un gouvernement démocratique et, finalement, on nous empêche de remplir notre mission régalienne. Faut-il que l’on laisse des bandits renverser l’État ? L’embargo est un appel à tous ceux qui veulent nous déstabiliser : nos ennemis savent qu’en face d’eux, il n’y a rien.
Depuis trois ans, vous avez reçu un soutien de taille, celui de la Fédération de Russie, mais aussi d’une société de sécurité russe nommée Wagner. Pourquoi cette alliance hors du commun ?
Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ?
Wagner entretient des liens avec des entreprises présentes en Centrafrique, en l’occurrence Sewa Securities pour la sécurité et Lobaye Invest dans le secteur minier…
À ma connaissance, nous avons en Centrafrique des sociétés qui se sont créées conformément à la loi et qui agissent sur des marchés libéralisés. Nous n’avons pas les moyens d’enquêter plus loin. Vous me dites que certaines d’entre elles sont liées à Wagner, mais il faut que l’on nous donne les capacités de le vérifier. Moi je n’ai rien signé avec une société qui s’appellerait Wagner. Je vous mets au défi de prouver le contraire.
Vous n’avez pas connaissance des liens entre Sewa Securities, Lobaye Invest et Wagner ?
Il y a beaucoup de sociétés de sécurité privées à Bangui. Quant aux contrats miniers, ils n’ont pas à passer par moi.
Toutes les sociétés de sécurité n’engagent pas des anciens combattants venus d’Ukraine ou de Syrie…
Je le redis : il y a des textes en vigueur en Centrafrique. Quand les gens les respectent, dans le cadre d’un secteur libéralisé, voulez-vous qu’on les chasse et qu’on leur dise : « Vous êtes de telle nationalité donc on ne veut pas de vous » ?
Le premier dirigeant de Lobaye Invest était un certain Evgueni Khodotov, uncollaborateur de l’oligarque russe Evgueni Prigojine,
Je ne connais pas de monsieur Prigojine.
VOUS M’APPRENEZ BEAUCOUP DE CHOSES
Selon plusieurs sources, il a pourtant organisé des rencontres entre les groupes armés et votre gouvernement, auxquelles il a pris part, avant les accords de 2019…
Vous m’apprenez beaucoup de choses. Je suis allé à Khartoum et j’y ai rencontré les responsables des groupes armés. Tout cela se passait en séance plénière, en public, sous l’œil de nos partenaires, comme l’Union africaine par exemple. C’était à la télé et à la radio. Je n’ai pas souvenir qu’il y ait un quelconque Russe sur les images.
Aucun allié russe n’est intervenu dans les négociations en amont ?
Je n’en ai pas eu connaissance.
Sur le sol centrafricain, des combattants russes sont bien présents, notamment à Berengo, dans un camp situé autour de l’ancien palais impérial.
Elle est autorisée dans le cadre des Nations unies. L’objectif des instructeurs russes est de former les militaires centrafricains à l’utilisation des armes qui nous ont été livrées – environ 7 000 armes individuelles – gracieusement et légalement, par la Fédération de Russie. Ce n’est pas quelque chose qui se fait en cachette.
Vous évoquez des instructeurs, mais qu’en est-il des combattants sur le terrain ?
La situation a évolué avec l’offensive de la CPC. La population réclamait la présence de l’armée sur le terrain pour faire face aux groupes qui tuaient, installaient des barrages ou occupaient des bâtiments administratifs. J’ai demandé à ce que le déploiement de nos forces s’effectue de manière conjointe avec nos alliés, notamment pour éviter qu’elles utilisent mal les armes données par les Russes. Chaque unité a donc eu avec elle un petit groupe de supplétifs russes, ce qui a fait baisser le nombre ce ceux qui étaient à Berengo. Il fallait compenser et, en accord avec les Nations unies, de nouveaux instructeurs sont donc arrivés. Voilà les faits. Au sujet des Russes, il n’y a rien à cacher.
Le rapprochement avec la Russie a affecté la relation entre la Centrafrique et la France. Est-elle plus apaisée aujourd’hui ?
Pourquoi se focaliser sur la Russie, qui nous a en plus aidés gracieusement ? Je le répète : les besoins sont énormes, dans l’équipement ou dans la formation des policiers, des gendarmes et des gardes-forestiers. Nous avons demandé l’aide de tous les pays de bonne volonté et aussi de l’UE. À l’époque, Federica Mogherini [ex-chef de la diplomatie européenne] m’avait répondu qu’elle avait fait passer le message aux États-membres de l’UE. Nous n’avons pas eu de réponse favorable. La Fédération de Russie, avec qui notre relation est ancienne, a quant à elle répondu présente. Un autre pourrait faire de même. Pour la Centrafrique, la solution ne passe pas par la Russie ou par la France, mais par la France et par la Russie. Ce qui nous a été donné est en deçà de nos besoins. Nous ne refusons donc aucune main tendue.
En juin dernier, un rapport des experts des Nations unies pour la Centrafrique a évoqué un certain nombre d’exactions qui auraient été commises par l’armée centrafricaine et ses alliés. Comment avez-vous réagi ?
Nous avons été informés de ces allégations par voie de presse et j’ai demandé à la justice d’ouvrir des enquêtes. C’est en cours. Si les accusations sont fondées, il faudra prendre des mesures en conséquence, dégager les responsabilités et désigner les coupables. Nous avons la ferme volonté de faire la lumière sur les faits.
Toujours au sujet des Nations unies, faut-il selon vous faire évoluer le mandat de sa mission en Centrafrique, la Minusca ?
Oui, il doit être plus robuste. On a bien vu que la coalition de François Bozizé et des groupes armés avait la capacité de se battre avec des obus et des mines jusqu’aux portes de Bangui. Il faut donner à la Minusca les moyens de riposter. Nous avons besoin de troupes combattantes et c’est en ce sens que nous avons plaidé auprès du Conseil de sécurité. Je crois que nous avons été entendus, puisque la mission a reçu plus de moyens, notamment aériens avec des avions de combat, pour appuyer nos troupes au sol et empêcher les groupes armés de poursuivre les violences à l’encontre de la population.
Vous vous apprêtez à organiser un dialogue national, prévu avant la fin de l’année. Qu’en attendez-vous ?
Je suis un homme de dialogue. La preuve : dès ma prise de fonction en 2016, j’ai commencé à discuter avec les groupes armés. Aujourd’hui, beaucoup de personnalités politiques réclament une concertation nationale. J’ai demandé à ce que l’on consulte toutes les forces vives de la nation et que l’on mette en place un comité d’organisation pour réfléchir à l’événement. La majorité et l’opposition sont là, comme la société civile ou les syndicats, et tout le monde travaille à dégager des thématiques. Nous pourrons parler de tout et la parole ne sera refusée à personne du moment qu’un cadre républicain soit observé, que la Constitution et les lois en vigueur soient respectées.
Une enquête sur des liens présumés entre des personnalités de l’opposition, comme Karim Meckassoua – qui a préféré fuir le pays -, et la CPC est en cours. N’est-ce pas un mauvais signal envoyé avant ce dialogue ?
La loi s’applique à tout le monde. C’est vrai qu’il y a des gens qui sont peut-être des leaders d’opinion qui font l’objet d’enquêtes. Mais il ne doit pas y avoir d’impunité pour qui que ce soit. Dans le cas de Karim Meckassoua, les experts des Nations unies indiquent clairement qu’il est en lien avec la CPC dans les pages 10 et 11 de leur rapport sorti en juin.
Le même rapport contient les accusations d’exactions contre l’armée centrafricaine, que vous qualifiez plus tôt d’allégations…
Oui, là aussi, c’est à la justice de faire son travail. C’est une question de cohésion sociale et de respect des victimes. Karim Meckassoua a été destitué par la Cour constitutionnelle comme d’autres députés l’avaient été par le passé. Il a été président de l’Assemblée nationale, a préféré fuir le pays clandestinement. Pourquoi se soustraire de cette manière, si ce n’est dans le but de favoriser la violence et de commettre des actes de déstabilisation ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/antonio-guteres-de-lONU-450×448.jpg” alt=”Le Patron de l’ONU Antonio Gutters” width=”450″ height=”448″ />Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres
LETTRE OUVERTE A LA TRÈS HAUTE ATTENTION DE MONSIEUR LE SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS-UNIES ET DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS-UNIES
Excellences,
En vous faisant ses compliments pour la tenue de cette Grande Assemblée Générale des Nations-Unies sur la sécurité, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix », toujours dans ses contributions et veille pour la bonne marche de la démocratie et de la bonne gouvernance publique en République Centrafricaine, voudrait porter à votre connaissance quelques faits, qu’elle pense être importants pour bien apprécier la situation sécuritaire en RCA, lorsque vous aborderez le sujet.
En effet, les grands hommes, que vous êtes, épris de justice, de paix et de la volonté d’assister le peuple frère centrafricain pour sortir du chaos politique et sécuritaire dans lequel se trouve notre nation, doivent avoir les bons éléments afin de pouvoir bien orienter leurs réflexions pour aboutir à des conclusions qui pourront apporter du réconfort et la paix dans le monde.
Avant tout, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix », espère que vous donnerez une attention particulière aux cris de détresse qu’elle lance à votre endroit afin de considérer les nombreuses attentes du peuple centrafricain, longtemps méprisé et dont les droits ont toujours été foulés aux pieds par le régime « Autocratique » du Président Faustin Archange TOUADERA. Nous espérons, en outre, que votre travail pourra infléchir, dans le bon sens les orientations dangereuses vers lesquelles tendent les résolutions que prône le président centrafricain dans la gestion de cette crise, qui n’est pas seulement sécuritaire, mais qui trouve ses racines dans une crise encore plus profonde : la mauvaise gestion de la chose publique et l’absence totale d’une véritable politique sociale et diplomatique adéquate !
En effet, le caractère autocratique, doublé d’un comportement de va-t’en guerre du pouvoir en place, ne favorisent aucunement une résolution pacifique de la crise en cours.
Et pourtant ! le peuple qui a tant souffert des affres de la division voudrait, en son for intérieur, qu’un dialogue sincère, honnête et véritablement inclusif, avec la participation de toutes les voix divergentes ayant entrainé la situation chaotique actuelle, sous la supervision d’un médiateur neutre, soit le lieu où les uns et les autres pourront partager leurs points de vue divergentes, mais qui se joignent tous sur l’épineux problèmes du bien -être de tous les citoyens, soit tenu pour permettre de faire le point et trouver, ensemble, une sortie honorable pour tous, sans frustrer l’autre ; et pouvoir ainsi faire tabula rasa de tous les désordres afin de permettre à chaque centrafricain de jouer de sa partition pour un meilleur devenir de la République Centrafricaine, si chère à nos cœurs et si indispensable à notre survie en tant que peuple !
Les mêmes causes produisent les mêmes effets !
Le président TOUADERA prône, et compte organiser un dialogue qu’il qualifie de « Républicain » !
Mais qu’entend-il par « Dialogue Républicain », alors que ceux qui sont à l’origine de ces crises, et qui, d’une certaine manière, l’alimentent, ne s’assoient pas avec lui, qui a le devoir de veiller à la bonne gestion et bonne marche du pays, ne trouvent pas un compromis pour arrêter les hostilités dont, seul, le peuple en est la victime ?
Pourquoi le peuple, dans sa large majorité, réclame un « Dialogue Inclusif » avec ceux qui ont pris les armes ?
Le peuple pense qu’on ne peut dialoguer qu’avec ses ennemies pour comprendre leurs mobiles et finir par en faire ses amis. Mais, lorsque qu’on se réunit seulement avec ses amis, parents, fanatiques et courtisans, qui partagent les mêmes aspirations que soi, c’est pour tenir une causerie et non confronter les points de vue ou affronter les vrais problèmes pour avoir des idées claires sur des manquements ou des erreurs à éviter ou à corriger.
Pour illustrer notre intervention, nous vous dressons, sommairement, le tableau noir qui illustre la vie des centrafricains, dont nous sommes les portes voix.
En effet, pour que la chose soit bien comprise, la COSCIPAC a relevé au cours du précédent mandat et début du second du président TOUADERA, des actes graves et inoubliables qui déconstruisent les Forces de défense et de Sécurité Intérieure :
Ses plus proches collaborateurs, partenaires privilégiés au détriment des FACA, ses compagnons de business sur le dos du peuple centrafricain d’hier, dont certains sont incorporés dans l’Armée associés aux Mercenaires russes de Wagner, violent les hommes tout comme les filles et femmes partout où ils passent, détruisent, pillent les biens publics et privés et tuent le peuple à tout temps. Ce peuple qu’il avait pourtant juré deux fois sur la Constitution de protéger. Ses partenaires sont en train de commettre de graves exactions et se comportent en force envahisseur. Puis que, qui ne dit mot consent, son silence sur ces faits engage sa responsabilité et débouche inéluctablement sur sa culpabilité.
De la prise du pouvoir du président TOUADERA à nos jours, le peuple centrafricain a connu toutes sortes d’exactions graves, commises par les Groupes Armés et l es Mercenaires de la Wagner au service du pouvoir en place (tueries de masse, viols, tortures, enlèvements et exécutions sommaires, vols des biens appartenant aux populations, déplacements forcés, etc…).
Premièrement, les Forces de défense et de Sécurité Intérieure ont connu et vécu toutes sortes de souffrances, négligence et humiliations, jamais vécu depuis sa création encore moins dans aucun pays au monde. A titre d’illustration, leur quotidien est caractérisé par les enlèvements, esclavage, tortures, tueries, arrestations arbitraires et tribalistes, PJA insignifiant, valorisation et bon traitement des mercenaires Russes (Wagner) et groupes armés alliés du gouvernement au détriment des FACA etc. La promotion en grade des proches-parents, groupes armés non formés, famille politique du MCU à qui il vient d’offrir des grades importants sans aucune formation requise au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure.
Nous nous faisons le devoir de vous citer les quelques faits graves des exactions commises par les mercenaires, partenaires du régime de terreur du président Faustin Archange TOUADERA : Nous vous confirmons avec certitude, preuve à l’appui, et suivie des documentations que nous détenons par devers nous, qu’en vérité, les mercenaires Russes ont suffisamment tué, pillé, volé des biens appartenant à la population et suffisamment pillé nos ressources naturelles.
Ils ont violé nos mamans, sœurs, femmes et filles, les preuves sont là !
Plus de 1000 mercenaires Russes sont sur le territoire centrafricain, tous sont des combattants, c’est même vérifiable.
A BODA, au mois de janvier 2021, dans un village, à une place mortuaire, la population a essuyé des tirs bien ciblés d’un drone chargé d’explosifs par les alliés russes des Faca, faisant plusieurs victimes dont des morts et des blessés graves. Il a été même enregistré des cas de viols de plusieurs jeunes filles dont l’une d’elles, violée systématiquement par 10 mercenaires Russes a été tellement traumatisée que sa famille a saisi pour l’instant la police et la gendarmerie de ladite localité qui n’ont donné aucune suite judiciaires favorable. Puis qu’il s’agit des mercenaires russes, alliés du Gouvernement !
A MBAÏKI, Chef-lieu de la Préfecture de la LOBAYE, lors de la contre-offensive des mercenaires russes, et des FACA, des civils ont été pris à partie et tués allègrement (dont deux femmes enceintes) au mépris des règles de conduite en temps de guerre (le DIH).
A GRIMARI, plusieurs cas de violation des Droits des civils, pillages, vols, viols et même des tueries ont été dénoncés par les populations. Par exemple : un camion en provenance de Bambari a essuyé des tirs des mercenaires Russes et Rwandais tuant le chauffeur et quatre civils passagers. Toutes les marchandises du camion ont été pillées par ces mercenaires russes.
A BAMBARI, Chef-lieu de la Préfecture de la OUAKA, les exactions et Crimes de Guerre ont atteint leur apogée dans cette ville, y compris des tueries de masse des petits enfants et un cas de tuerie sauvage dans une mosquée. Les armes chimiques au NAPALM ont été utilisées contre la population par les Mercenaires Russes Wagner, les images ont, notamment, défilé sur les réseaux sociaux.
A NDJOH, une Commune de la Sous-préfecture de Bossembélé, située à 55 km en allant vers Bossangoa, quatre jeunes cultivateurs ont été exécutés par les Mercenaires Russes. L’église Catholique de Ndjoh a été profanée. La pharmacie locale saccagée, la bibliothèque de l’école vandalisée et plusieurs maisons d’habitations détruites par ces mercenaires russes. En outre, ces mercenaires, alliés du Gouvernement, se nourrissent avec les petits élevages de la population qu’ils confisquent.
Dans les villes de DAMARA, BOALI, BOSSEMBELE YALOKE, BOSSEMPTELE, BAORO, BOUAR jusqu’à BELOKO, des civils, revenant des champs, sont arrêtés, abattus froidement sans distinction ni sommation. Il a même été noté l’utilisation des armes chimiques et des mines anti personnelles.
A BOUAR, 25 personnes innocentes sont interpellées le 21 janvier 2021, par les mercenaires russes et détenus illégalement au Camp Leclerc de Bouar sans aviser le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bouar. Parmi les innocents arrêtés, il y’a deux (2) policiers gardiens de la Paix du Commissariat de police de Bouar qui ont été torturés par les Russes et le 4 mars 2021 à 04 heures du matin, les Russes ont fait sortir 4 détenus pour les tuer froidement.
Dans la préfecture de l’OUHAM, à Bossangoa et ensuite à Benzambé, des centaines de maisons d’habitation ont été incendiées par les mercenaires Russes laissant toute une population sans abri, ce qui a aggravé la souffrance des populations (des enfants, des femmes, des vieux et des handicapés).
Dans la préfecture de la MAMBERE KADEÏ, précisément à 18 km de l’axe GAMBOULA, à BABANZA, à NASSOLET, à GAMBOULA Centre et ses environs, lors de la contre-offensive des mercenaires Russes, et des FACA, des populations civiles ont été prises à partie et tuées. Des cas de viols, de pillages, de tueries, la propagation de la terreur sur les populations civiles et la décimation de leurs petits élevages sont enregistrés.
A DEGAULE, samedi 29 mai 2021, dans la matinée, la ville a été le théâtre d’un grand pillage organisé par les mercenaires russes.
A KOUI, au début du mois de juin, le Sultan de ladite localité et son Adjoint ont été froidement abattus sur leur moto par les mercenaires russes de Wagner.
Du 27 au 28 juin 2021, la ville de NDELE, les mercenaires russes venus stopper des discordes entre éleveurs et cultivateurs, ont profité de l’occasion pour s’adonner à leur passe-temps favori : le pillage des biens appartenant à la population locale.
A BANGUI, il n’y a pas une seule journée qui passe sans que des civiles et militaires soupçonnés d’être de l’ethnie GBAYA de l’OUHAM, parents ou proches des soit disant leaders de la CPC, sont nuitamment enlevés, torturés et exécutés de manière arbitraire et extrajudiciaire, et, dont les corps sont jetés sous les arbres vers le cimetière de Ndress, dans le fleuve Oubangui, à Ngaragba, Mboko et à Nzila etc. ; alors que les responsabilités pénales sont individuelles et personnelles et non familiale.
En fin juin 2021, dans la Commune d’Elevage DURA DJAFOUN, au village MALLOUM, axe BAMBARI – IPPY, les mercenaires russes de WAGNER ont fait irruption et ont commencé à incendier les habitations, braquer les biens de la population et fini par massacrer la population sans distinction de sexe, ni d’âges, sous prétexte que la population dudit village, à majorité peuhl, serait complice de l’UPC.
Le 20 Juillet 2021, dans l’OUHAM-PENDE, plus précisément à PAOUA 1 et à BOZERE, les populations ont été victimes des groupes armées et des mercenaires russes de WAGNER.
Le comble sera atteint le Mercredi 20 juillet 2021, dès l’aube, les mercenaires russes de la Wagner, au solde du Président TOUADERA, ont frappé un grand coup contre le peuple centrafricain, en tendant une embuscade aux jeunes centrafricains empruntant l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa, pour se rendre au marché hebdomadaire de KOUKI, pour certains, et pour d’autres, se rendant dans les chantiers miniers pour chercher leurs moyens de subsistance quotidien.
Ainsi, tous les jeunes qui ont eu le malheur d’emprunter cette voie, ont été cueillis et reçus avec une balle dans la tête, leurs motos récupérées par les mercenaires russes de la Wagner qui n’ont pas oublié de leur faire la poche ! De ce traquenard, plus de 20 jeunes, innocents, n’ayant rien à se reprocher, ont été sauvagement assassinés par ces mercenaires au solde du Président TOUADERA et de ses sbires.
Etant donné que le peuple centrafricain est considéré par le Président TOUADERA, comme des bêtes de somme, juste bons et destinés à être abattus et êtres offerts en sacrifice pour satisfaire leurs besoins personnels et égoïstes, ils se sont précipités pour indexé la CPC qui , selon les informations sûres à notre disposition, n’a rien à voir avec cet hécatombe humain.
D’ailleurs, ni le Chef de l’Etat, ni le Président de l’Assemblée Nationale et ni son Premier Ministre n’ont daigné se rendre sur les lieux de ce drame humanitaire ; l’ont- ils seulement fait, une fois, depuis que les centrafricains se font tuer partout ?
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, considère donc que le Communiqué de Presse du Gouvernement, du 21 Juillet 2021, est une humiliation pour le peuple et une insulte à la mémoire des braves fils du pays, innocents et inoffensifs, qui ont été abattus comme des pigeons par les mercenaires que le Président de la République paye, avec l’argent du contribuable centrafricain, pour décimer les dignes fils et filles du pays !
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, dénonce avec vigueur ces actes odieux posés contre le peuple centrafricain par les mercenaires du Groupe Wagner au solde du pouvoir en place ! Et, qualifie cette barbarie de Crime de Guerre et Crime Contre l’Humanité et le condamne avec la dernière rigueur et énergie.
Par ailleurs, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, tient le Gouvernement responsable de ces crimes odieux et incompréhensibles.
Aussi, La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, partage les mêmes douleurs avec les familles endeuillées, et, réclame que justice soit faite !
Pour ce faire, nous recommandons au sécretaire général des Nations unis et à l’Assemblée Générale des Nations unis :
La tenue urgente et sans condition d’un dialogue Inclusif avec toutes les forces vives de la nation, y compris la CPC.
Le départ immédiat et inconditionnel des mercenaires Russes du territoire centrafricain.
Augmentation et maintien des forces onusiennes en Centrafrique
Deuxièmement, il a préféré incorporer au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure, les rebelles, mercenaires étrangers et autres nébuleuses maffieuses au détriment de la Jeunesse Centrafricaine et en violation de la Loi de programmation militaire de la République Centrafricaine. Ce qui a entrainé une prédominance des rebelles alliés du gouvernement dans les Forces de défense et de Sécurité Intérieure.
Troisièmement, le tribalisme, le népotisme, le favoritisme, le clientélisme, l’impunité, l’injustice sont devenus les seuls critères de gestion de l’Etat instauré dans l’administration publique, surtout au sein des Forces de défense et de Sécurité Intérieure, ce qui a eu pour conséquence le dysfonctionnement total de l’appareil de l’Etat.
Quatrièmement, au niveau idéologique et politique du Gouvernement, nous avons assisté à l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants, composée et caractérisée par un groupement d’amis et proche-parents de moindre niveau d’instruction et de formation académique, manquant de visions politiques pour le pays, véreux, avides d’argents et de gains faciles, aventuriers politiques forgés de toute pièce, de véritables « bras cassés » hissé à l’arène politique. Moins instruits, ils érigent et pratiquent à la place du « Real Politique » la démagogie, la corruption et la délation. Pour l’exercice de la démocratie et la culture politique, ils n’ont comme idées que : le dénigrement des adversaires politiques, les Leaders des Organisations de la Société civile, voire les représentations étrangères accréditées en RCA. Les incitations à la haine et à la violence planifiées et diligentées contre leurs adversaires politiques et certains responsables de la Société Civile qui veillent à la bonne marche de la démocratie et défendent les intérêts du peuple, car partageant la souffrance de ce peuple. Outre la pression exercée sur les médias, l’exécutif utilise des subterfuges malsains pour écarter leurs adversaires et opposants de la scène politique et autour d’eux, de peur que des vérités soient dites !
Sur le plan social, le paroxysme a été atteint ! La misère du centrafricain est devenue plus que catastrophique. Malgré les multiples aides et assistances apportées par la Communauté Internationale, le centrafricain n’arrive plus à supporter le cout de la vie. Le panier de la ménagère est plus que vide. Le traitement des fonctionnaires de l’Etat ne leur permet plus de vivre honorablement. Le peuple centrafricain, dans son ensemble, est devenu un peuple malade, mais qui s’ignore être malade ! Les activités commerciales et agro-pastorales (la RCA est un pays à vocation agro-pastorale) sont au rouge. Les écoles connaissent un dysfonctionnement comme on n’en a jamais connu. Il n’existe plus d’infrastructures routières dignes de ce nom, et c’est pire dans la capitale, et lorsqu’on interpelle les membres du Gouvernement, ils répondent que « ce n’est pas aujourd’hui que les routes sont dégradées ! », fin de citation.
Sur le plan de la liberté d’expression : Elle est confisquée par le pouvoir « Autocratique de TOUADERA ».
En effet, étant un pouvoir autocratique, le pouvoir de TOUADERA n’accepte pas de contradiction, ni de critique et encore moins de prise de position contraire à sa volonté.
Ainsi, la liberté de la presse n’existe plus. Il suffit d’écrire un article ou de publier une information dénonçant les dérives du pouvoir en place ou d’un dignitaire du régime et on est automatiquement poursuivi pour atteinte à la sureté de l’Etat ou un autre délit qui va faire de vous un paria.
L’Organisation de la Société Civile qui ne se met pas au service de TOUADERA, et qui reste fidèle à sa conviction ; qui n’est pas de servir celui qui fait l’histoire ; mais d’être au service de celui qui subit l’oppression, le peuple, est automatiquement taxée de tous les noms et placée dans la liste des ennemies de la nation, donc écartée de toute activité requérant sa participation. Quel régime injuste !
Sans doute, que la délégation officielle qui se rendra à cette rencontre, vous dressera un tableau élogieux et merveilleux des prouesses réalisées par le président TOUADERA, mais ne vous y tromper pas, ce sera une mise en scène bien organisée par le pouvoir en place !
En confrontant des points de vue différents, en croisant les informations de sources différentes, l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur la Sécurité pourra ainsi mieux orienter ses réflexions afin qu’ils ne commettent pas une erreur fatale à la Démocratie et au Droit du peuple, souverain, à vivre dans un Etat de paix ou il est fait bon vivre ; pour la stabilité et la paix sur le continent Africain, et dans le monde. Car, nous vivons dans un village planétaire; et, les effets d’un acte peuvent déteindre au-delà de nos frontières !
En conclusion, la COSCIPAC, Voix des Sans Voix, espère que les dignes Membres des Nations-Unies, soucieux du bien-être de leurs populations respectives, et encore plus soucieux de garantir au monde, la paix, la sécurité et la stabilité pour un développement harmonieux par le développement des infrastructures, prendront en considération le cri de cœur et de pleurs lancés par le peuple centrafricain à leur endroit, ; et ; prendront les bonnes mesures du chaos politique qui règne en RCA, car, le peuple a trop souffert de l’hypocrisie de ses hommes politiques en Centrafrique !
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula-450×242.png” alt=”Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula” width=”450″ height=”242″ />Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:23:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de banga, situé dans la commune de Haute-Boumbé, dans la sous-préfecture d’Amadagaza est le théâtre des violents combats depuis deux semaines entre les Mercenaires russes, soutenus par les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais ce lundi 20 septembre, la ville a été reprises par les rebelles de 3R après des heures d’affrontement avec les troupes gouvernementales qui tentent de pilonner la zone avec des hélicoptères.
Lundi, 20 septembre 2021, vers 15 heures, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont pris le dessus sur les forces coalisées du gouvernement dans leur violent affrontement qui s’est tenu dans la commune de Haute-Boumbé, plus précisement dans le village Banga, situé à environ 80 kilomètres d’Amadagaza, à l’Ouest de la République centrafricaine.
Les combats ont débuté le 29 août dernier par des pilonnages aériens des zones d’Amadagaza et de Gamboula comme Béïna, Banga, Noufou et Dilapoko, située à 85 kilomètres au nord de Gamboula. Mais depuis deux semaines, les mercenaires russes et les soldats FACA se sont renforcés en homme et moyens terrestres. Ils ont repris la ville de banga aux mains des rebelles il y’a une semaine, paniquant d’avantage les populations civiles qui ont du traverser en masse la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain et à celui du Cameroun.
Des habitants du village Banga cherchant à traverser la rivière pour rejoindre le Cameroun
Mais ce lundi 20 septembre vers 15 heures, les rebelles de la CPC ont repoussé les forces gouvernementales et reprennent la quasi-totalité de la ville. Deux hélicoptères russes ont repris le pilonnage de la ville, mais aussi celle du côté camerounais, faisant trois blessés parmi les civils camerounais.
des civils camerounais fuyant les tirs des mercenaires russes
Pour l’heure, le bilan provisoire fait état de plusieurs morts tant du côté des mercenaires russes que des rebelles.
Rappelons que lors des affrontements, un renfort des mercenaires russes en provenance de la ville de Bombo est tombé dans une embuscade des rebelles, faisant aussi plusieurs morts.
Selon les dernières informations que nous venons de recevoir à la rédaction, les combats ont repris cette nuit par des tirs à l’arme lourde. On ignore actuellement le bilan de cet affrontement.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:34:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De nationalité tchadienne, le sulfureux Hassan Bouba, actuel ministre de l’Élevage et de la santé animale dans le gouvernement Dondra, se dit désormais prêt à affronter plusieurs opposants au régime comme l’ex-député du troisième arrondissement Abdoul Karim Meckassoua, mais aussi son ex-ami et patron l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC, une faction de l’ex-coalition rebelle de la Seleka.
Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.
C’est dans un fichier audio circulant sur les réseaux sociaux que l’ex-numéro 3 de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, Monsieur Hassan Bouba sortait de ses gonds et montre son vrai visage à celui qui l’a fait roi aujourd’hui. Selon lui, il est temps que Monsieur Ali Darassa soit arrêté et neutralisé. Et il se lance dans un bras de fer avec lui :
« Quoi qu’il en soit je dois finir avec Ali Darassa. Il ne me connaît pas. Moi j’ai combattu Karim Meckassoua, Monsieur Youssoufa Yérima Mandjo, Monsieur Issa Bi, Monsieur Martin Ziguélé et bien d’autres. Ce sont des baobabs que je combats. D’ailleurs il devrait demander à ceux-là s’ils sont où actuellement. Tant que Touadera reste au pouvoir, je vais toujours combattre ceux-là. Pour Ali Darassa, je dois finir rapidement avec lui », déclare Hassan Bouba sur les réseaux sociaux.
D’après lui, les jeunes qui font des bruits sur les réseaux sociaux sont des apprentis politiques. Ils ne connaissent pas la réalité de la politique en Centrafrique.
En représailles, un autoproclamé colonel de l’UPC appelé chauffeur lui a lancé également un ultimatum.
« Toi Hassan Bouba, toi qui ne mérite même pas aux chevilles de Monsieur Karim Meckassoua, tu oses lui parler ainsi ? Maintenant, tu dois savoir que pour toi c’est fini. Tu dois rester à Bangui à côté de Touadera et de NGRÉBADA jusqu’à la fin de ta vie. Mais si tu oses sortir de la capitale, ton cas sera réglé », déclare le colonel de l’UPC Chauffeur.
Et ce n’est pas tout. Un général de 3R, appelé Ali Doug-Saga répond également à Monsieur Hassan Bouba sur les réseaux sociaux.
« Hassan Bouba, tu as franchi la limite. Désormais, tu dois savoir que ta tête est mise à pris! Le 3R va régler ton sort. Tu sais que de Bangui jusqu’à la frontière du Cameroun, nous sommes présents. De même que de Bangui jusqu’à la frontière du Tchad, nous sommes également présents. Mais désormais si tu prends le risque de sortir de Bangui, nous allons te montrer notre vrai visage », menace de son côté le général Ali Doug-Saga de 3R.
Selon le journal Média Plus, Hassan BOUBA, ministre de l’Élevage et de la Santé animale est un Peul (mbororo) du Tchad, c’est un semi-lettré qui est roi chez les analphabètes. Il bricole le sango et le français, ce qui fait de lui l’interprète d’Ali Darassa.
Comme ses coreligionnaires et co-maquisards Ali Darassa, Souleymane Daouda et Ahmadou Bi-Aliou, Hassan Bouba est un criminel né qui avait œuvré dans le FPR, la rébellion de son compatriote peul tchadien Baba Laddé, avant de suivre Ali Darass à l’arrivée de la coalition Séléka au pouvoir en mars 2013 dont il est le conseiller politique et le n°3 du groupe armé UPC, après Ali Darass et Aliou.
Même s’il n’a jamais mis pied dans une école moderne, il aurait une très grande expérience dans le domaine du négoce et est polyvalent en matière commerciale: des pierres précieuses (or et diamant), des pointes d’ivoire et peau des animaux très prisées, le convoyage des bœufs, le trafic d’armes, etc.
Il tue sans pitié. C’est lui qui serait chargé du recrutement des mercenaires étrangers, principalement les Peuls du Tchad, du Niger et du Soudan, pour le compte de l’UPC ;
C’est lui qui était le second coordonnateur des massacres des populations civiles et des prêtres par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto, le Mbomou et une partie de la Haute Kotto ;
Il est reconnu comme l’un des instigateurs d’incendie de plus de 300 villages dans le triangle Bambari-Ouaka/Haute Kotto/Haut Mbomou, en passant par la Basse-Kotto et le Mbomou…
Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:21:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village GOMOKO, situé à environ 47 kilomètres de Bangui sur l’axe Boali a été plongé dans la stupéfaction depuis dimanche 19 septembre 2021 à l’annonce de la mort de monsieur GANAKO, un aide-boucher dans la localité.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-Bangui–450×338.jpg” alt=”Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”338″ />Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Selon le service de la gendarmerie de Boali qui a ouvert une enquête pour homicide volontaire, l’acte criminel s’est déroulé dimanche après-midi dans le village GOMOKO, situé à 47 kilomètres de Bangui sur la route de Boali après le village BOUBOUI.
La victime, âgée d’une trentaine d’années, aurait été attaquée vers 17 heures par plusieurs individus, soupçonnés d’être des voleurs de bétail. Ils l’ont poignardé à plusieurs reprises avec des couteaux tranchants à dent de scie. L’homme succombe de ses blessures sur le lieu de son agression. On ignore pour l’instant les raisons de cette agression. S’agit-il d’un règlement de compte ou de la jalousie ou d’une simple opération de braquage qui a mal tourné ?
Seule la justice qui pourrait y faire la lumière. Justement, la gendarmerie de Boali a annoncé avoir ouvert une enquête pour homicide.
Selon une source policière, un des suspects aurait été appréhendé par la gendarmerie. Mais nous ne sommes pas en mesure de confirmer cette information.
Rappelons que la cérémonie de funérailles de la dépouille de Monsieur GANAKO avait déroulé lundi dans le village en présence des nombreuses personnes, dont les fidèles de son église.
Il faut noter au passage que le marché à bétail, qui était auparavant au PK13 sur la route de Boali, avait été relocalisé dans le village Bouboui, situé à moins de 3 kilomètres du village GOMOKO sur la route de Boali.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:55:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les relations entre la France et la centrafrique n’ont cessé de se tendre ces dernières années, Monsieur Sylvain Itté, Ambassadeur pour la diplomatie publique française a séjourné pendant cinq jours à Bangui afin de renforcer les relations de confiance avec le pays.
Sylvain Itté, Ambassadeur pour la diplomatie publique française
Lors de sa visite, l’ambassadeur est allé à la rencontre des politiques, des représentants de la société civile, des humanitaires et des acteurs médiatiques. Une réunion avec des journalistes locaux s’est également tenue au sein de la résidence de l’ambassadeur de France à Bangui. Au cours de celle-ci, monsieur Itté a indiqué s’être rendu à la capitale centrafricaine pour mieux appréhender les opérations de déstabilisation visant la France depuis plusieurs mois. Son objectif était, comme il l’a annoncé, de voir dans quelle mesure il était possible de « recréer un dialogue franc avec les autorités centrafricaines ». Il craint, sans doute, que les agissements malsains et campagnes de dénigrement ne creusent un fossé entre les deux pays, au point de faire disparaitre le lien historique qui les unit.
Largement visée par les campagnes anti-françaises téléguidées par la Russie, la France avait annoncé le 7 juin dernier qu’elle interrompait son aide budgétaire à la Centrafrique. Le Ministère des Affaires Etrangères français a toutefois précisé que cette aide budgétaire, qui avoisine les 10 millions d’euros (6.5 milliards de francs CFA), n’était pas suspendue dans sa globalité. En effet, les projets bénéficiant directement à la population centrafricaine et l’aide humanitaire, qui représentent plus de 6 millions d’euros (soit près de 400 millions de francs CFA), sont maintenus.
Afin de consolider ce partenariat historique entre les deux pays, par cette visite Monsieur Itté a défendu l’établissement de bases nouvelles et d’une approche partenariale, qui se veut être plus moderne. Par ailleurs, l’ambassadeur de France à Bangui, Jean Marc Grosgurin, présent à cette conférence de presse a mis l’accent sur ces changements : « Le centre de ce partenariat, selon les aspirations du président Macron, est l’appui à la jeunesse, la société civile, la santé et l’éducation. En bref, tous les projets de coopération qui ciblent directement la population ne sont pas suspendus. »
En outre, l’Agence Française de Développement (AFD) continue d’œuvrer dans ce sens en Centrafrique malgré les tensions politiques. Pour rappel, cette dernière a investi près de 60 milliards de francs CFA entre 2008 et 2016 et financé une quarantaine de projets. Pour exemple, l’un de ses principaux projets est le PRESU (projet de reconstruction économique et social en milieu urbain) qui consiste à venir en aide des populations du 3e et 5e arrondissement. Elle rénove ainsi le lycée Miskine et construit son extension, elle rénove également l’école Yakité, érige une maison de la femme, réhabilite l’avenue Idriss Deby ITNO et reconstruit un centre de santé entre autres.
Colossal et silencieux, le PRESU resté à l’ombre des projecteurs, en fait le projet de développement urbain le plus complet de la ville de Bangui sur la dernière décennie.
De ce fait, il est clair que les liens entre les deux pays, malgré certaines tensions, ont su rester très étroits et que la France n’entend pas laisser tomber les Centrafricains.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 21 septembre 2021, 02:40:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située dans la sous-préfecture de Gamboula, à l’ouest de la République centrafricaine, la ville de Béïna est sous le choc depuis le 16 septembre dernier. Le Président de la jeunesse locale et trois autres jeunes de la même localité ont été retrouvés morts, et leurs corps jetés au bord de la rivière bombé.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/5-rebelles-bloquent-la-route-à-Gamboula-IMG_8avr2018120859-450×270.jpg” alt=”” width=”450″ height=”270″ />Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.
Disparus le 13 septembre 2021, quatre jeunes de Béïna, dont le Président de la jeunesse locale, ont été retrouvés sans vie trois jours après leur disparition.
Souvenez-vous, après leur disparition, leur famille avait lancé en vain une vaste campagne de recherches pour les retrouver. Mais ce jeudi 16 septembre, vers midi, à bord de la rivière bombé, un groupe des jeunes, de passage, avait retrouvé quatre corps sans vie jetés au sol. Immédiatement, ils ont su que ce sont les quatre disparus. Ils ont fait appel aussitôt à leur famille qui était venue confirmer leurs identités puis ramasser les dépouilles.
Pour la famille, il ne fait aucun doute, les hommes de Wagner seraient derrière cet assassinat.
« Les rebelles ne sont pas au centre Béïna. Ce sont des Russes qui viennent d’arriver dans la localité avec leur lot d’exaction. Avant ce quadruple meurtre, ces hommes de Wagner avaient tué deux jeunes dans la même ville. Ils ont soupçonné de collaborer avec les rebelles. Donc pour le meurtre du Président de la jeunesse de Béïna et ses trois amis, il ne fait aucun doute, c’est aussi les Russes qui les ont assassinés », témoigne Marc-Vivien, un proche de la famille des victimes.
Rappelons que le dimanche 29 août dernier, avant le déploiement des troupes au sol, des hélicoptères russes avaient pilonné durant deux jours le village Béïna et ses environs, notamment à Bombo et Banga, faisant des blessés graves parmi les civils.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/drapeau-des-états-unis-6-mai-2020-450×235.jpg” alt=”Drapeau des État unis” width=”450″ height=”235″ />Drapeau des État unis
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’ambassade des États-Unis à Bangui est profondément préoccupée par les informations faisant état d’atrocités contre des civils dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA). Nous appelons aux autorités centrafricaines à mener rapidement des enquêtes complètes et transparentes sur ces rapports et à veiller à ce que les responsables répondent de leurs actes. Le gouvernement centrafricain a la responsabilité de protéger tous ses citoyens, et nous l’appelons à fournir un soutien à toutes les victimes.
Nous déplorons également la mort tragique d’un humanitaire du Conseil danois pour les réfugiés, un partenaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international, après que son véhicule ait heurté un engin explosif. Nous exprimons notre plus profonde sympathie à la famille, aux amis, et aux collègues de la victime. Nous condamnons fermement l’utilisation d’engins explosifs et de mines terrestres qui entravent l’acheminement de l’aide humanitaire dans la région. En tant que principal donateur humanitaire en RCA, les États-Unis travaillent sans relâche pour assurer que les nombreux Centrafricains qui en ont besoin puissent accéder à l’aide humanitaire. Nous appelons tous les acteurs à permettre un accès humanitaire sans entrave.
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Ambassade des Etats-Unis en République centrafricaine
Communiqué de presse
Septembre 18, 2021
Statement by the United States Embassy on reports of atrocities against civilians in northwest Central African Republic
The United States Embassy in Bangui is deeply concerned about reports of atrocities against civilians in northwest Central African Republic (CAR). We call on CAR authorities to promptly conduct full and transparent investigations of these reports and ensure that those who are responsible are held accountable. The CAR government has the responsibility to protect all of its citizens, and we call on it to provide support for victims.
We also mourn the tragic death of a humanitarian aid worker from the Danish Refugee Council, a U.S. Agency for International Development implementing partner, after their vehicle hit an explosive device. We extend our deepest sympathy to the victim’s family, friends, and colleagues and strongly condemn the use of explosive devices and landmines in the region which inhibit the delivery of humanitarian aid. As the foremost humanitarian donor in CAR, the United States is working tirelessly to ensure that relief reaches Central Africans in need. We call on all actors to allow unhindered humanitarian access.
C’est en tout cas ce que affirment le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera et tout son entourage.
Le 11 septembre 2021, une délégation gouvernementale sous l’impulsion du chef de l’État Faustin Archange Touadera s’est rendue au camp Mpoko dans le cadre d’une cérémonie de passation Du commandement à la tête de la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-rca) au cours de laquelle le ministre de la défense portugais, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le chef d’État major de l’armée portugaise, les ambassadeurs des États-Unis, de la France, de l’Union européenne ont pris part avec des échanges cérémonieux et multiplication de paroles bienveillantes de part et d’autre. Malheureusement, nos sources contradictoires nous ont fait savoir qu’un détail est venu gripper la machine protocolaire en apparence si bien huilée. Et dès lors, les relations entre le chef de l’État et la mission EUTM-RCA ont failli pris un coup.
le chef de l’État et la délégation officielle lors de la passation du commandement de l’EUTM-RCA le 11 septembre 2021. Photo CNC
Le protocole qui ne colle pas
L’information est restée encore des plus confidentielles, et il ne le serait à moins puisqu’il s’agit de l’État. Le plus secret du monde, la Centrafrique. Mais nos sources contradictoires sont formelles : un couac s’est glissé dans les rouages
pourtant, la cérémonie s’est passée de la meilleure des manières. Mais quelques heures avant la cérémonie de passation du commandement, le service de protocole de l’EUTM-RCA a mis en place certaines règles protocolaires. Il s’agit d’interdire l’accès du camp Mpoko aux armes, y compris celles de la sécurité du chef de l’État.
Informé de la nouvelle règle établie par le service protocolaire de l’EUTM-RCA, le général Service, Directeur général de la sécurité présidentielle juge que cela ne doit pas être appliqué au service de sécurité du chef de l’État. Immédiatement, il engage des discussions avec le commandement de l’EUTM-RCA.
Alors que les discussions se poursuivent, le Président de la République, sortant de la douche, appelle son Directeur de sécurité pour lui donner l’ordre de tout annuler.
« Je ne peux plus participer. Les Français et leurs acolytes européens ne sont pas bons. Ils peuvent me tuer», déclare le chef de l’État à son Directeur de sécurité qui lui répond calmement qu’il est en train de discuter avec l’EUTM-RCA.
« C’est une cérémonie importante. Tous les diplomates accrédités dans le pays seront présents. Même le ministre portugais de la Défense et le chef d’État major du Portugal seront également présents. C’est important que vous soyez présent son Excellence d’autant plus que vous être sur place dans le pays », lui répond le général Service.
Finalement, c’est à l’issue de la discussion que le service de sécurité du Président de la République est autorisé à franchir le portail de la base de l’EUTM-RCA avec leurs armes. C’est ainsi que le chef de l’État avait pris part à la cérémonie de passation du commandement à la tête de l’EUTM-RCA.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:38:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 343 kilomètres au nord de Bangui, la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi a été secouée ce dimanche 19 septembre 2021 suite à une attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre une position des soldats FACA et de leurs alliés russes dans le village Kakomalé sur l’axe Grevaï.
Obo-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Selon des sources sécuritaires locales, ce sont les rebelles de la CPC qui auraient lancé l’hostilité contre une position des soldats FACA et des Mercenaires russes au village Kotamalé, situé à une soixantaine de kilomètres de Kaga-Bandoro sur l’axe Grevaï en allant vers Mbrés. Le combat était violent, reconnaît un officier des forces armées centrafricaines.
« Les rebelles nous ont surpris sur trois positions. Ils nous ont attaqués, mais nos hommes ont bien résisté. Ils ont repoussé l’attaque et contrôlent toujours la localité », témoigne l’officier FACA à CNC.
Selon un autre témoin, les rebelles ont dû se retirer après avoir détruit le poste de contrôle érigé par les FACA et les mercenaires russes dans ce village. Ce que conteste cet officier qui reconnaît par ailleurs la perte de ces deux hommes dans l’affrontement. D’après lui, quatre mercenaires russes de la société Wagner ont également été grièvement blessés dans l’attaque et évacués par hélicoptère sur Bangui pour des soins médicaux d’urgence.
Par ailleurs, à Mingala, vers Alindao, les mercenaires russes et les rebelles de l’UPC s’affrontent depuis deux jours dans une indescriptible violence. Le détail dans nos prochains articles sur CNC.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:28:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite vendredi dernier au campement de l’éleveur Alhadji Boudaw, situé à quelques kilomètres à l’entrée du village Létélé, à environ 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim.
Mercenaires russes de Wagner occupant l’État major des rebelles en Centrafrique” width=”450″ height=”436″ />Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique
Le vendredi 17 septembre dernier, plusieurs dizaines des mercenaires russes, à bord des motos et des pick-up, en patrouille dans le secteur, sont arrivés vers 14 heures dans la commune de Loura, situé à environ 40 kilomètres de Bocaranga. Ils ont commencé à piller des habitations, prendre des motos et séquestrer les gens dans le village Kounbam, puis au centre Loura, précisément au quartier Panambana jusqu’au marché central. Mais avant de partir, ils ont kidnappé trois jeunes de Loura dont ils les ont libéré quelques heures plus tard à Bocaranga.
Entre-temps, au village Létélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim, les mercenaires russes de la société Wagner se sont dirigés dans le campement de l’éleveur Alhadji Boudaw. Sur place, ils ont retrouvé ses deux enfants âgés de 13 et 15 ans. Ils les ont abattus tous les deux à bout portant. Ensuite, une femme cultivatrice, , venue vendre la cuvette de manioc à la famille, a elle aussi été tuée sauvagement par ces mercenaires de Wagner.
Mais avant de rentrer à Bocaranga, ces hommes de Wagner sont allés dans le village Poucaré, situé à environ 10 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Létélé. Ils ont commencé à ramasser des dizaines des personnes, et les ont rassemblés dans des salles de classe de l’école du village, puis ferment toutes les portes sur eux. Une véritable séquestration de masse. Ça, c’est crapuleux. Une scène qu’on a vue avant l’indépendance des pays africains. Ce qui montre que la rca est retournée 60 ans en arrière. La lutte que nos aînés ont menée pour l’indépendance de ce pays ne sert désormais à rien.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:39:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le présumé criminel s’appelle Boy-LAMBA. Il est adjudant dans la gendarmerie nationale. Âgé d’une cinquantaine d’années, habitant le quartier Bandagbi, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Malheureusement ce dimanche 19 septembre, vers 9 heures du matin, selon ses voisins, il aurait abattu froidement son épouse à la tête à cause de la jalousie.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h-450×415.jpg” alt=”intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h” width=”450″ height=”415″ />intervention des éléments de la gendarmerie. Photo CNC / Anselme Mbata
Selon les mêmes sources, le conflit avait débuté dans cette famille la veille lorsque Monsieur Boy-LAMBA avait appris que son épouse serait sortie entre les mains d’un autre homme pour aller se rafraîchir dans un coin du secteur. Après le retour de la femme le soir à la maison, l’homme ne digère pas ce comportement d’infidélité. Il est toujours bouleversé. Le lendemain, c’est-à-dire ce dimanche, vers 9 heures, après quelques discussions, il dégaine son arme de service et tir sur l’un de ses fils. Il l’atteint sur son épaule, puis immédiatement, il vise son épouse et tire à bout portant deux balles dans sa tête.
Constatant les faits, l’un de ses garçons, qui est aussi un gendarme, a pris son courage pour désarmer son père, puis appelle le servie d’urgence de la gendarmerie qui est venue l’embarquer pour le placer en garde à vue à la section de recherche et d’investigation (SRI).
Les enquêteurs s’orientent donc vers un féminicide. Il s’agirait du quinzième de l’année 2021 dans la capitale après celui du quartier Vara, survenu la semaine dernière dans le cinquième arrondissement.
Selon certains observateurs centrafricains, « les forces de l’ordre ont c accès trop facile aux armes de guerre » depuis le début d’année. Ce qui augmente le taux de l’homicide dans le pays.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:11:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir été la cible de tirs d’hélicoptères des Mercenaires russes le 31 août dernier, le village Lamy-Pont, situé à environ 40 kilomètres de la sous-préfecture de « Abba », se vide complètement de ses habitants. Certains parlent de la présence massive des rebelles, d’autres se disent inquiets d’un nouvel affrontement entre ces rebelles et les mercenaires russes de la société Wagner.
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Alors qu’un calme précaire a régné sur Bouar , Baboua et Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au village Lamy-Pont, c’est tout le contraire. Les habitants redoutent un nouvel affrontement entre les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments des forces armées centrafricaines (FACA), appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner et les troupes rwandaises. D’après eux, sur place à Lamy-Pont, depuis deux jours, il y’a eu un renfort des rebelles qui arrive, tandis qu’à « Abba », située à environ 40 kilomètres de Lamy-Pont, les mercenaires russes sont en train de construire une piste aéronautique afin de faciliter l’atterrissage de leurs hélicoptères.
Pour les populations, il ne fait aucun doute, les deux camps se préparent à d’éventuels affrontements dans les prochaines semaines.
Afin de se protéger des éventualités, la plupart des habitants de Lamy-Pont ont préféré quitter leur domicile pour regagner le Cameroun pour certains, Abba et Bouar pour les autres. Interrogés par CNC, certains déplacés ont indiqué qu’ils ont quitté leur village à cause de certaines exactions commises par les rebelles.
Pour l’heure, les déplacés de Lamy-Pont qui sont arrivés à Bouar ne sont pas encore pris en charge par les ONG humanitaires. La plupart sont dans des familles d’accueil.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 20 septembre 2021, 02:02:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 18 septembre 2021 s’est tenu, au sein de l’alliance française, dans le premier arrondissement de Bangui, la cérémonie de remise du certificat de remise à niveau en alphabétisation en français pour environ 550 jeunes
Photo de famille. Photo CNC / D. Y. Ibrahime
En présence de la ministre centrafricaine de travail, Madame Michelle Mwanga, de l’ambassadeur de France en rca, du commandant de la Mislog française, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE , du Directeur de l’alliance française de Bangui, Monsieur François Wittersheim et des nombreuses personnalités, les apprenants ont reçu tours à tours leur certificat , première étape de leur formation.
Selon le parcours établi, les apprenant entreront prochainement en novembre dans leur formation technique avec 25% de temps en centre de formation professionnel selon le métier qu’ils auront choisi, et 75% du temps en entreprise ou plutôt unité économique.
De gauche à droite, l’ambassadeur de France à Bangui, la ministre du travail et le directeur de l’alliance française. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Selon l’alliance française, les formations professionnelles dureront environ trois et neuf mois selon les spécialités.
Prenant la parole, la ministre du Travail exprime sa préoccupation quant à la situation de l’emploi des jeunes qui est de plus difficile.
« La jeunesse centrafricaine, surtout celle en quête d’une formation de qualité ou de premiers emplois, se trouve dans une situation de désolation face à l’absence de réponse pertinente. Chaque année, des milliers des jeunes diplômés, sortis d’établissement de formation ainsi que ceux ayant abandonné leurs études en cours de route, viennent gonfler le nombre déjà important des demandeurs d’emploi. … C’est pourquoi, le gouvernement, depuis 2016, a mis en place une « stratégie ».de déconcentration de l’enseignement technique et professionnel et du développement des filières courtes adaptées au contexte local dans chaque ville du pays ».
Madame la Ministre du travail en train de faire son allocution. Photo CNC / D. Y. Ibrahime
L’ambassadeur de France, de son côté, tenait à féliciter les 550 élèves et apprentis pour leur motivation, pour l’intérêt qu’ils ont manifesté, pour la civilité qu’ils ont montrée à cette première étape de la formation. Justement, le coordonnateur des enseignants à l’alliance française de Bangui, Monsieur Innocent William Junior, sur 600 apprentis, seuls 551 ont participé à la formation, soit un taux de participation de 93,3%, réparti de la manière suivante : 61,67% d’homme pour un effectif de 346 sur 561 inscrits, et 38,33% des femmes pour un effectif de 215 sur 561 inscrits.
D’après lui, deux grands niveaux de formation ont été identifiés : alphabétisation et Français général.
Notons que l’alliance française de Bangui offre plusieurs formations, notamment celle du diplôme d’apprentissage de langue française (DAF) et de diplômes d’études en langue française (DEF), les tests de connaissance en français (TSF Canada); ainsi que pour les formations suivantes : o Français général
Le taux de mortalité maternelle en République centrafricaine (RCA) est estimé à environ six décès par jour, a-t-on appris samedi de source officielle.
Le ministre centrafricain de la Santé et de la Population Pierre Somsé, à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, célébrée le 17 septembre de chaque année, a indiqué que le taux de mortalité maternelle dans son pays était passé de 683 décès pour 100.000 naissances vivantes en 1988 à 829 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2018, soit six décès maternels par jour, le pic étant en l’an 2003, avec 1.355 décès pour 100.000 naissances.
Selon M. Somsé, ces décès ont pour causes principales les complications liées aux avortements clandestins ou non-médicalisés, les hémorragies accompagnant les accouchements, les infections découlant des accouchements, les difficultés résultant des accouchements ainsi que les hypertensions avant et pendant les accouchements.
A cette occasion, le ministre a annoncé que le gouvernement avait pris l’engagement de développer de nouvelles mesures afin de garantir la santé du couple mère-enfant afin de réduire leur décès.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 18 septembre 2021, 02:28:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce n’est plus une chasse aux rebelles, mais une série de tueries crapuleuses perpétrées par les Mercenaires russes de la société Wagner. Une fois de plus, une nouvelle scène d’horreur qui était survenue dans la localité de gallo, plus précisément à Garga, situé à une dizaine de kilomètres de gallo sur l’axe Baboua scandalise tout le monde.
Poste de contrôle de la gendarmerie à Gallo, dans la préfecture la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.
Selon notre journaliste correspondant à gallo, situé à 55 kilomètres de Bouar sur l’axe Baboua, le mercredi dernier, une colonne des mercenaires russes, sur des motos, et en provenance de Baboua, ont abattu tout simplement et d’une manière crapuleuse trois paysans de retour du champ. Les victimes étaient un jeune homme d’environ 25 ans, une jeune femme et son bébé. Le plus choquant de tous c’est que le bébé est encore attaché au dos de sa maman quand ils avaient été abattu tous les deux. Une scène qui a bouleversé tout le monde à Garga. Les populations, horrifiées, ont du mal à comprendre les raisons de ce triple assassinat crapuleux.
« Le gouvernement est tenu responsable de ce crime. Les gens comme ça on ne doit pas les laisser circuler seuls. On doit les mélanger avec les soldats FACA pour tenter de limiter ces gaffes », s’alarme un instituteur à gallo.
Rappelons que la semaine dernière, trois cultivateurs, de retour de leur champ, avaient été assassinés par les mercenaires russes à gallo. Quelques heures plus tard, une personne déréglée avait été aussi abattue à bout portant dans la rue de gallo par ces hommes de Wagner.
« Les civils Centrafricains sont en train de souffrir dans leur propre pays alors qu’ils n’ont rien à voir avec la guerre qui a secoué le pays », explique un chef du groupement au village Garga.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 18 septembre 2021, 02:24:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les troupes paramilitaires de la société Wagner, qui combattent les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis deux semaines dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, plus précisément dans la sous-préfecture de Gamboula et d’Amadagaza, viennent de se renforcer en troupe et en logistique.
Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.
Ils sont actuellement une centaine à être déployée dans la commune de Haute-Boumbé, plus précisément dans le village Banga.
« Actuellement, les Mercenaires russes ne se sont pas affrontés avec les rebelles, mais leur nombre dans le village Banga qui fait paniquer les populations. Plusieurs d’entre elles ont du traverser la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain et à celui du Cameroun. Pour le moment il y’a moins des soldats FACA parmi eux », indique une source proche de la société civile de banga. Or, le mercredi dernier, un autre témoin avait indiqué à CNC qu’un camerounais, répondant au nom de Abdoulahi Kollè, résident de Garoua Boulaï, de passage à c, avait été abattu froidement par les mercenaires russes.
Selon un autre témoin interrogé par CNC, à Banga, le village est calme le jours, mais le soir que des fortes détonations d’armes de tous calibres se font entendre. Ce qui panique d’avantage les habitants qui préfèrent se refugier du côté du Cameroun, à l’autre côté de la rive Boumbé.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 18 septembre 2021, 02:22:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite ce vendredi 17 septembre dans la commune de Loura, située dans la troisième circonscription de Bocaranga. Après le pillage de la commune par les Mercenaires russes de la société Wagner, ils ont kidnappé trois jeunes conducteurs des taxis-motos. Durant plusieurs heures, leur famille s’inquiète de leur sécurité. Finalement, ils ont été libérés sain et sauve, mais perdent toutes les motos.
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
« Ce vendredi, les mercenaires russes sont arrivés dans la commune de Loura. Ils ont commencé dans le quartier Panambana jusqu’au niveau du marché, ils ont fouillé des maisons porte par porte. Des habits usés appartenant aux femmes, aux enfants et même aux hommes, ils les ramassent et confisquent. Au niveau du marché, ils ont cassé boutique par boutique et ramassent des produits manufacturés et de l’argent des commerçants. Dans certaines habitations, ils emportent également des mobiliers qui sont encore en bon état. Mais avant de partir, ils ont kidnappé trois jeunes conducteurs de mototaxi », témoigne un habitant de Loura. Un fait confirmé par des sources administratives locales. Même sur les réseaux sociaux, certains habitants de Loura tentaient de véhiculer l’information. Or, bien avant un autre habitant joint au téléphone par la rédaction confirme ces allégations :
« Les mercenaires russes pillent les magasins et emportent les mobiliers des villageois dans leur maison ainsi que les motos. Même les habits usés, ils les chargent dans leurs véhicules. Dans l’idée de les revendre au prochain village », témoigne un habitant du village Kounbam, dans la commune de Loura, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.
Mais dans l’après-midi de vendredi, les trois jeunes kidnappés par les mercenaires russes ont été libérés par leurs ravisseurs, non pas à Loura, mais à Bocaranga, situé à environ 40 kilomètres au Sud. Mais leurs motos ont également été confisquées par les mêmes assaillants.
Rappelons que dans la préfecture de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé, les populations, qui ont souffert du temps des rebelles de 3R, ont fait appel au gouvernement pour les aider à sécuriser la région. Mais à leur surprise, le gouvernement déploie que des mercenaires de Wagner qui ne font que les souffrir davantage.
Mali : quels sont les intérêts des puissances étrangères ?
Bangui ( République centrafricaine ) – L’éventuelle coopération entre le Mali et le groupe russe Wagner continue de susciter des réactions, alors que le pays attire de nombreuses convoitises.
La dernière réaction en date suite à l’annonce d’une éventuelle coopération entre Bamako et le groupe russe Wagner , est celle de la Cédéao qui a exprimé son inquiétude lors de son dernier sommet extraordinaire le jeudi 16 septembre à Accra au Ghana. Réaction également de la France et de l’Allemagne qui menacent de revoir leur coopération avec le Mali si des Mercenaires russes devaient débarquer dans le pays. Mais outre Paris et Berlin, d’autres capitales observent ce qui se passe au Mali.Des enjeux économiques et stratégiquesSel, or, calcaire ou encore pétrole, voilà autant de ressources minières exploitées au Mali et qui attirent des investisseurs de divers horizons. Alors que plusieurs autres ressources du pays (comme le fer, la bauxite ou encore le pétrole) restent encore largement inexploitées, pour certains experts, le plus grand intérêt d’un pays comme la France est surtout de garder la paix au Mali, notamment pour protéger les gisements d’uranium au Niger voisin.Le sous-sol du Mali regorge de plusieurs ressources minières comme l’orC’est ce qu’explique l’auteur et ancien directeur de la communication de la Cédéao, Adama Gaye, selon qui “la France préserve l’uranium avec Areva qui est au Niger. Des parts de marché aussi avec les multinationales françaises qui viennent gagner les marchés de travaux publics et autres grands projets. Même les ports, ils sont là. Ils veulent préserver leurs parts de marchés.”Mais selon l’ancien ministre malien Mamadou Ismael Konaté, le Mali, à la fois pour sa position stratégique mais aussi pour ses richesses minières, attire de nombreux autres pays. “Le Mali est un grand pays où des enjeux de géopolitique, de géostratégie, de richesses minières et de populations sont posés. Le Mali peut donc susciter des intérêts des pays développés”, explique-t-il.”Une sorte de guerre froide”En ce qui concerne l’Allemagne cette fois, ou encore les autres pays occidentaux présents dans la région, les intérêts restent les mêmes, selon Mamadou Ismaël Konaté qui, comme Adama Gaye, estime qu’on assiste à une sorte de guerre froide alors que la Russie semble également vouloir se réimplanter en Afrique. “Les Russes viennent en apportant une expertise, mais évidemment aussi dans l’idée de rappeler au monde qu’ils doivent peser sur les débats internationaux mais aussi qu’ils viennent récupérer des nouveaux marchés, des infrastructures, des terres arables, des terres rares et autres ressources naturelles”, précise par ailleurs Adama Gaye.Outre les Européens, il faut noter également la présence de pays comme la Turquie, Israël, le Qatar ou la Chine. La Chine qui, comme les autres puissances, convoite également les ressources en fournissant en contrepartie des infrastructures.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 15:34:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Kounbam 1, situé entre Létélé axe Bocaranga Ngaoundaye et Péndé, dans la commune de Loura, vient de connaitre en ce moment même une scène de pillage organisée par les Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner.
Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.
« Les mercenaires russes pillent les magasins par magasins et emportent les mobiliers des villageois dans leur maison ainsi que les motos. Même les habits usés, ils les chargent dans leur véhicules. Dans l’idée de les revendre aux prochains villages ils sont venus à moto », témoigne un habitant du village Kounbam qui a fui sa maison pour se réfugier chez ses parents au croisement Péndé et joint au téléphone à l’instant par la Rédaction.
Un habitant de Bacaranga confirme à CNC, ces actes de pillage et affirme que ces mercenaires sont arrivés avec les produits volés dans la ville et font des navettes sur des motos confisquées entre les mains des populations de Bocaranga.
Nous reviendrons longuement sur cette affaire dans nos prochains articles. Mais d’ores et déjà, nous vous informons que la même scène de pillage avait été organisé par les mêmes mercenaires russes de la société Wagner 24 heures plutôt dans le villge Kpété, situé situé entre Ngaoundaye et Ndim.
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana, qui effectue une visite de travail en République centrafricaine, a annoncé la signature de plusieurs accords de financement dans divers secteurs afin de contribuer à la paix, à la sécurité et au renforcement de la résilience et de l’économie du pays, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources officielles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Ousmane-Diagana-450×370.jpg” alt=”Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana” width=”450″ height=”370″ />Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana
Au cours de ses rencontres avec des membres du gouvernement, ce responsable s’est félicité de l’exécution par le gouvernement centrafricain des programmes financés par la Banque mondiale dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation et de la protection sociale, tout en assurant un accompagnement accru de la Banque en faveur de la République centrafricaine alors que le pays est confronté à des facteurs de vulnérabilité et de fragilité.
Depuis dimanche dernier, M. Diagana a entamé une tournée au Cameroun et en République centrafricaine, dans l’optique de réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans l’Afrique centrale.
Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo, Faustin Archange Touadera de la Centrafrique, Mahamat Idriss Deby du Tchad et l’Angolais Joao Lourenço s’engagent à poursuivre les consultations avec les chefs des groupes armés pour le retour de la paix en Centrafrique. Les quatre chefs d’Etat ont pris cet engagement, ce jeudi, lors du 3ème sommet extraordinaire de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), portant sur la persistance de la crise sécuritaire en Centrafrique.
Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique
Au cours de ce sommet, Denis Sassou N’Guesso, Faustin Archange Touadera, Mahamat Idriss Deby et Joao Lourenço ont passé en revue le rapport sur la mise en œuvre des décisions de leur 2ème mini-sommet. Ils ont également suivi la présentation de la feuille de route conjointe pour la paix en Centrafrique, dont le contenu n’a pas été dévoilé.
Pour Denis Sassou N’Guesso, président en exercice du Comité économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), « il faut agir et accompagner le peuple de Centrafrique.Notre sous-région doit demeurer au cœur du processus de règlement de la crise centrafricaine ».
De son côté, le Président angolais Lourenço, cité par l’Agence Angola Press, juge « essentiel de profiter des avancées réalisées dans le domaine des négociations avec les forces politiques internes de l’opposition, la société civile et les leaders des groupes rebelles ». Un point de vue soutenu par le Président N’Guesso, qui espère « que tous les acteurs politiques et sociaux impliqués, regarderont, enfin, dans la même direction, en bannissant les rangs de divisions et des velléités identitaires des séparatistes ».
Ce sommet, réunissant les quatre chefs d’Etat, a connu la participation des représentants du Soudan, de la RDC, du Rwanda, du Cameroun et du président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat. Cette équipe se chargera de la mise en œuvre de la feuille de route et la définition de son mécanisme de suivi. Par ailleurs, elle va poursuivre des consultations avec les chefs des groupes armés pour une renonciation totale à la violence ainsi que la déclaration d’un cessez-le-feu par le gouvernement centrafricain, dans les meilleurs délais.
Le jeudi 16 septembre s’est déroulée au camp Kassaï à Bangui la cérémonie marquant la fin de la formation par l’EUTM rca du Bataillon d’Infanterie Territorial 7 (BIT 7) et du Bataillon de Forces Spéciales (BFS) des forces armées centrafricaines.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Defile-militaire-au-camp-kassai-450×300.jpg” alt=”Défilé militaire au camp kassaï” width=”450″ height=”300″ />
Présidée par le général Betibangui, sous-chef plan de l’état-major des armées qui représentait le chef d’état-major des armées centrafricaines, le baptême conjoint des deux bataillons nouvellement formés fut marqué par la présence du général de Montgros récemment nommé à la tête de l’EUTM RCA en charge de la formation de l’armée centrafricaine depuis 5 ans.
A cette occasion, le chef de la mission européenne en a profité pour prononcer quelques mots sur le front des troupes saluant « la fière allure des soldats rassemblés devant lui au terme d’une formation exigeante. Celle-ci a permis de constater des progrès effectifs et l’acquisition de solides compétences individuelles et collectives pour faire de ces deux bataillons des unités pleinement opérationnelles. Ce résultat est l’aboutissement d’un effort collectif entre EUTM et FACA pour mettre en œuvre le Plan National de Défense voulu par le Président de la République. Il s’agit maintenant de se tourner vers l’avenir en se concentrant sur le cœur du PND qui est la construction d’une armée de garnison mais aussi sur le maintien des compétences des bataillons déjà formes en recyclant les formations initiales ».
Les militaires du BIT 7 commandés par le lieutenant- colonel Yelengue et ceux du BFS commandés par le colonel Zinga ont bénéficié d’une formation très complète de respectivement 6 mois et 10 semaines, dispensée par les instructeurs de la mission européenne. Le soldat de 2eme classe Parfait Eric, particulièrement fier de porter l’insigne de l’EUTM marquant la fin de sa formation a été interrogé sur la formation qu’il a reçue. « Au- delà de la richesse de cette formation, c’est surtout l’instruction tactique et celle sur le droit des conflits armes que je garderai en mémoire et j’en remercie l’EUTM ».
Apres la cérémonie de pied ferme, les autorités militaires ont pu constater par elles-mêmes les compétences acquises par les militaires des deux bataillons au travers de plusieurs démonstrations : déploiement d’un PC opérationnel, combat au niveau de la section, combat au corps à corps, franchissement d’obstacles et intervention des forces spéciales au profit d’autorité.
A l’issue du défilé des deux bataillons dans un ordre impeccable, le lieutenant-colonel Yelengue commandant le BIT 7 a avoué « ne pas penser il y a 4 mois être a la tête d’une unité aussi opérationnelle qu’aujourd’hui. C’est le fruit dans une large mesure du travail conjoint avec les instructeurs de l’EUTM qui n’ont pas ménagé leurs efforts. »
Le nouveau commandant de l’EUTM-RCA, le général Montgros et le général Betibangui sous-chef plan de l’état-major au camp kassaïH
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). La guerre froide entre trois pays, Centrafrique – France et Russie commence à prendre de forme. Après que la France accuse la Centrafrique de soutenir des campagnes anti-françaises diligentées par les Mercenaires russes présents en Centrafrique, c’est au tour de Centrafrique d’accuser la France de mener des campagnes de désinformation contre leurs alliés russes de la société Wagner à travers le site d’information Corbeaunews Centrafrique.
centrafricain-Faustin-archange-Touadéra-à-l’Élysée-le-25-septembre-2017.-450×261.jpg” alt=”Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.” width=”450″ height=”261″ />Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Si l’accusation de la France a pour comme effet direct, le gel de son aide budgétaire et la suspension de sa coopération militaire avec la Centrafrique, celle du régime de Bangui va se matérialiser par une décision de justice à travers les multiples plaintes qu’il va déposer en France, Russie, États-Unis, Centrafrique, Pays-Bas, etc. contre les journalistes rédacteurs du site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique. C’est ce qui s’est ressorti d’un point de presse commun du porte-parole de la présidence de la république et Alexandre IVANOV, le chef de la communauté des officiers pour la Sécurité internationale (COSI), une organisation dite internationale qui n’existe que sur Tweeter et Facebook.
Diplomatiquement, Paris s’était réservé d’accuser directement les mercenaires russes, mais plutôt le régime du président Touadera. En suspendant la coopération militaire entre les deux pays, le ministère des Armées avait justifié cela par l’attitude inacceptable et incomprise de régime de Bangui et avait déclaré en son temps :
« À plusieurs reprises, les autorités centrafricaines ont pris des engagements qu’elles n’ont pas tenus, tant sur le plan politique envers l’opposition que sur le comportement vis-à-vis de la France qui est la cible d’une campagne de désinformation massive en RCA ». « Les Russes n’y sont pas pour rien, mais les Centrafricains sont au mieux complices de cette campagne ».
Mais le pouvoir de Bangui préfère ne pas mâcher ses mots. La France est l’une des « Forces du mal » pour le pays. C’est le chef militaire des mercenaires russes et syriens en Centrafrique, Alexandre IVANOV, qui a ouvert les hostilités à travers un communiqué rendu public en indexant Corbeaunews comme une édition française avant que Albert Yaloké Mokpème, porte-parole de la présidence de la République lui emboîte le pas pour exprimer la position de l’État centrafricain lors d’une conférence de presse le 10 septembre dernier en qualifiant les autorités françaises comme celles qui font partie des ceux-là qui ne digèrent pas l’échec du CPC aujourd’hui et qui cherchent à jeter le discrédit sur le régime de Touadera qui se bat pour libérer le pays de sa griffe.
Alexandre IVANOV : « …une autre intox est apparue contre les instructeurs russes de la communauté des officiers pour la Sécurité internationale. L’édition française Corbeau News a décidé d’inventer un nouveau crime monstrueux, dans lequel les instructeurs pourraient être impliqués ».
Albert Yaloké Mokpème :« En Centrafrique, et notamment sur les réseaux sociaux, il existe certaines presses qui cherchent à créer la psychose au sein de la population. Ces médias cherchent des voies et moyens à discréditer l’image du pays à l’étranger, alors que les réalités sur le terrain ont toujours démontré le contraire… La participation de la Russie aux côtés des FACA pour les opérations de pacification du pays en un laps de temps est une insulte pour ceux qui veulent toujours maintenir le pays dans le chaos. Ceux-là ne digèrent pas cet échec du CPC jusqu’aujourd’hui et cherchent à jeter le discrédit sur le régime de Touadera qui se bat pour libérer le pays de la griffe des forces du mal ».
Si Monsieur Alexandre IVANOV, chef de la COSI affirme que les médias diffusant les fausses nouvelles doivent être poursuivis par la justice et que la liberté d’expression ne s’applique pas par le lancement de la campagne de désinformation, il entend obtenir justice et réparation en introduisant des actions « … en justice en France, en République centrafricaine, en Russie et dans tous les autres pays dont les médias répandront de fausses accusations contre les citoyens russes. Nous allons certainement obtenir justice et punir tous ceux qui trompent les gens en répandant des mensonges et en incitant à la haine conformément à la loi ! ».
Pour le Directeur de publication de Corbeau New Centrafrique Alain Nzilo, ce n’est pas étonnant pour lui. C’est le chemin qu’empruntent généralement et naturellement le plus souvent tous les régimes démocratiques qui veulent se transformer à un régime dictatorial, s’éterniser au pouvoir.
Alain Nzilo : « C’est comme ça que les régimes se transforment au monde. Massacrer, arrêter, chasser les leaders d’opinion, les opposants, bourrer la gueule pour des affamés pour les museler, car la bouche pleine ne parle pas. Et en indexant des personnes sur les réseaux sociaux que moi, je ne les connais pas et que je ne travaille pas non plus avec elles, c’est un moyen pour le pouvoir de Bangui et ses mercenaires, d’intimider et de pousser à une vie clandestine les vrais journalistes qui travaillent sur le terrain et qui répondent aux sollicitations des partenaires au développement qui souhaitent à ce que leurs réalisations soient portées à la connaissance du grand public. Ils ont arrêté et tabassé un jeune commerçant à Ippy en le considérant comme Moïse Banafio, mais cela n’a pas empêché notre correspondant de continuer à exercer son boulot».
Pour le Directeur de publication de Corbeaunews Centrafrique Alain Nzilo qui ne veut pas se laisser intimider, « l’insomnie n’est pas un motif d’une plainte devant les juridictions et ne constitue pas, non plus, un préjudice dont on doit demander réparation. Notre combat quotidien au sein du groupe Corbeau New Centrafrique, notre ligne éditoriale quotidienne, c’est de défendre les libertés, dénoncer toutes les violations des droits de l’homme. Alors si nos révélations leur donnent de l’insomnie, ils n’ont qu’à ordonner à leurs troupes d’arrêter de violenter, maltraiter, violer, humilier, abuser des pouvoirs de port d’armes qu’ils disposent pour tuer les paisibles citoyens qui n’ont rien à voir avec les éléments du CPC et qui ne portent pas d’arme de guerre »
Rappelant que l’attaque contre le site d’information en ligne Corbeau New Centrafrique est intervenu après plusieurs mois de son blocus sur le territoire centrafricain et après des séries des évènements fâcheux et actes de sabotage des intérêts français en Centrafrique.
Evènements fâcheux, la qualification de Touadera comme un otage des mercenaires russes dans son propre pays par le président français Emmanuel Macron, l’infiltration de la société Global Technologies, un des fleurons français de l’installation de réseaux télécoms dans les zones à risque par le renseignement russe ayant conduit au retrait de ses habilitations par les autorités françaises ; l’arrestation à Bangui, pour espionnage, complot et atteinte à la sûreté de l’État du français Juan Rémy Quignolot en possession d’armes de guerre à Bangui.
Les actes de sabotage des intérêts français en Centrafrique entre autres, les incendies de l’Ambassade de France à Bangui, et des installations de la société de téléphonie mobile française Orange, le refus de ravitailler la société française Total en hydrocarbure en vue pousser les centrafricains contre eux.
Si certains observateurs pensent que la nomination d’un “pro-français”, Henri Marie Dondra, au poste de Premier ministre en remplacement de Firmin NGRÉBADA, réputé pour être “un proRusse”, pourrait réconcilier Bangui avec Paris, cela n’est pas le goût des patrons du groupe Wagner.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:30:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le ministre d’État Jean-Willybiro Sako chargé du désarmement a conduit, du lundi à mercredi dernier, une délégation ministérielle à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto. L’objectif, selon le ministre d’État, s’entretenir et parler de paix avec les responsables des ex-rebelles désarmés, avec la société civile, la jeunesse locale ainsi que les différentes entités présentes dans la ville. Mais lors de ces différentes rencontres, Monsieur Willybiro prévient les participants, « il y’aura une grande opération de ratissage à venir. « Tenez-vous bien! ». Une phrase qui soulève d’énormes inquiétudes et de polémique. Pourquoi ? S’agit-il d’une nouvelle opération des mercenaires russes qui se prépare ?
« Il y’aura une grande opération de ratissage à venir. Tenez-vous bien! Si vous faites la tête, c’est vous qui verrez les conséquences. Je tiens à vous prévenir. Ce n’est pas la responsabilité du gouvernement ou du chef d’État », a déclaré le ministre d’État Jean-Willybiro Sako lors de sa réunion avec les ex-rebelles, à la société civile et aux associations de la jeunesse locale. Mais les responsables des ex-rebelles lui demandent pourquoi on leur a demandé de faire le désarmement, et par la suite on leur a dit encore qu’ils ne sont plus en sécurité ?
« Donc cela veut dire que nous ne sommes pas en sécurité en ce moment malgré que nous nous sommes désarmés ? », lui demande un responsable des ex-rebelles. Dans sa réponse, le ministre d’État a pris le soin de préciser qu’en ce moment, ce sont les Russes qui dirigent le pays. Et ce sont eux qui décident, ce n’est pas leur responsabilité. Aussitôt, le silence plane dans la salle. Les participants se disent que ce n’est pas le message que la population attend du gouvernement.
« Dire que ce sont des Russes, des étrangers qui dirigent le pays n’est pas digne d’un homme d’État. C’est une manière de fuir sa responsabilité. Le gouvernement veut nous faire savoir qu’il y’aura un autre événement militaire à venir, et il ne sera pas tenu responsable des conséquences », déclare un participant de la société civile.
Rappelons que la délégation a quitté mercredi après-midi la ville de Bria pour rentrer à Bangui, laissant derrière elle une population sans avenir et sans protection.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:55:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs dizaines des Mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés lundi dernier à Bangassou, capitale provinciale du Mbomou, au sud-Est de la RCA. Selon leur objectif, affronter les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC
Depuis plusieurs mois, la circulation des personnes et des biens est mise à mal sur l’axe reliant la ville de Bangassou à celle de Rafaï et Zémio. En cause, la présence massive des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) qui tentent souvent de racketter les voyageurs. Mais le lundi dernier, plusieurs dizaines des mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés dans la ville. Selon des sources militaires locales, la présence des hommes de Wagner serait de combattre ces rebelles de l’UPC qui sont encore nombreux dans la zone, et libérer totalement le secteur des assaillants.
Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, trois combattants rebelles de l’UPC qui avaient été arrêtés à Rafaï, puis transférés à Bangassou ont réussi à s’évader de leur cellule de gendarmerie. Mais quelques heures plus tard, ils ont été rattrapés puis transférés à Bangui.
Souvenez-vous qu’en janvier dernier, la ville de Bangassou avait été occupée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) durant plusieurs jours avant d’être chassés par les Casques bleus rwandais de la Minusca. Depuis lors, aucune menace sur la ville n’est signalée, et toutes les activités économiques, administratives et scolaires ont totalement repris dans la ville.
Faisant suite aux Mini-Sommets de Luanda des 29 janvier et 20 avril 2021 et à l’invitation de Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), le Troisième Mini-Sommet de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) sur la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine s’est tenu le 16 septembre 2021 à Luanda.
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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Faustin-Archange-Touadera-et-Joao-Lourenco-a-Luanda-le-30-janvier-450×225.png” alt=”Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier” width=”450″ height=”225″ />Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier 2021.
Ont participé au Mini-Sommet Son Excellence Denis Sassou N’Guesso, Président de la République du Congo et Président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC); Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine; Son Excellence Mahamat Idriss Déby, Président du Conseil Militaire de Transition de la République du Tchad et Président en exercice de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), en tant qu’invité spécial; Son Excellence General Ibrahim Gabir Ibrahim Karima, Membre du Conseil Souverain de la République du Soudan, représentant Son Excellence le Général Abdul Fattah al-Burhan, Président du Conseil Souverain de la République du Soudan ; Son Excellence Kabanda Kurhenga Gilbert, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens
Combattants de République démocratique du Congo, représentant Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi- Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine (UA); Son Excellence Dr. Vincent Biruta, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale de la République du Rwanda, représentant Son Excellence Paul Kagame, Président de la République du Rwanda; Son Excellence Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun, représentant Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun et Président en exercice de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), en tant qu’invité spécial; Son Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, et l’Ambassadeur Joâo Samuel Caholo, Secrétaire-Exécutif de la CIRGL.
L’objectif principal du Troisième Mini-Sommet de Luanda était d’examiner les résultats obtenus, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Premier et Deuxième MiniSommets de Luanda des 29 janvier et 20 avril 2021, y compris la présentation de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la mémoire du Maréchal Idriss Déby Itno, tombé héroïquement sur le champ de bataille en avril 2021 en défendant l’intégrité territoriale de la République du Tchad et ont encouragé Son Excellence Mahamat Idriss Déby, Président du Conseil Militaire de Transition de la République du Tchad, à continuer à œuvrer pour la consolidation de la démocratie, de la stabilité, de la sécurité et de la paix durable dans le pays.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont condamné le récent coup d’État survenu en République de Guinée et ont soutenu la position de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et des Nations Unies, qui exige la libération immédiate et inconditionnelle du Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée.
Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont salué l’esprit d’ouverture de Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, ainsi que les consultations engagées dans le cadre du processus de Dialogue Républicain avec les forces vives de la Nation et les Institutions de la République.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont réaffirmé la nécessité de la revitalisation de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-rca), négocié à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, étant la référence dans la recherche d’une solution durable à la crise centrafricaine.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la participation des Présidents en exercice de la CIRGL et de la CEEAC à la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unis sur la République Centrafricaine, qui s’est tenue à New York le 23 juin 2021, conformément au mandat conféré par les Premier et Deuxième Mini-Sommets de Luanda.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la Résolution 2588 (2021) du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 29 juillet sur la Situation en République centrafricaine, et ont réitéré leur engagement à poursuivre la recherche d’une solution pacifique à la crise centrafricaine sous l’égide de l’Union Africaine, conformément à la déclaration du 29ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine, tenu à Addis-Abeba le 4 juillet 2017, sur l’initiative africaine, qui a abouti à la signature de l’APPR-RCA le 6 février 2019 à
Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont appelé la Communauté Internationale, en particulier l’Organisation des Nations Unies, à se joindre aux initiatives régionales pour soutenir les efforts du Gouvernement de la République Centrafricaine pour revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA), afin d’assurer le respect des engagements et des
principes tels que la non-impunité et l’adhésion au programme de Démobilisation, Désarmement, Réintégration et Rapatriement (DDRR).
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué l’évolution positive enregistrée dans la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, tout en réitérant leur condamnation des récents incidents perpétrés par la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont reçu le rapport des activités menées par l’équipe de travail composée des Ministres des Relations Extérieures et des Affaires Étrangères de la République d’Angola et de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues du Deuxième Mini-Sommet du 20 avril 2021, qui a abouti à l’élaboration de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine.
Les Chefs d’État et de Gouvernement se sont félicités des résultats des consultations tenues avec les chefs des groupes armés et les ont exhortés à respecter pleinement les termes de leur engagement, notamment à ne pas promouvoir et/ou entreprendre des actions qui pourraient mettre en péril la stabilité dans le pays et à revenir dans le processus de l’APPR pour les groupes signataires.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont encouragé les pays de la région à faire en sorte que le processus de paix en cours en République Centrafricaine ne soit pas déstabilisé.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont entrepris une réflexion approfondie sur la situation en République Centrafricaine et ont décidé ce qui suit :
L’appropriation de l’ensemble du processus de paix et de réconciliation par le Gouvernement de la République Centrafricaine ;
L’adoption de la feuille de route conjointe pour la paix en République Centrafricaine;
La poursuite des consultations avec les Chefs des groupes armés pour une renonciation totale à la violence par tous les groupes armés;
La déclaration de cessez-le-feu par le Gouvernement de la République Centrafricaine, dans les meilleurs délais et au regard de l’engagement pris par les leaders des groupes armés, en tant que facteur indispensable à la réussite de l’ensemble du processus et à la création d’un climat propice à la paix et à la réconciliation nationale;
La poursuite des activités de l’équipe de travail composée des Ministres des Relations Extérieures de la République d’Angola et des Affaires Étrangères de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, le cas échéant, afin de permettre, dans les plus brefs délais
la mise en œuvre de la feuille de route adoptée;
la mobilisation des ressources, avec l’appui du Secrétaire Exécutif de la CIRGL et le Président de la Commission de la CEEAC, auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour la mise en œuvre des actions envisagées dans la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine, notamment en ce qui concerne le DDRR pour les groupes armés signataires de l’APPR et ceux non signataires ;
La définition par le Gouvernement de la République Centrafricaine d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine, composé de partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Le Président Faustin Archange Touadera s’est engagé à tenir les Chefs d’État et de Gouvernement informés des conclusions des consultations en cours et des progrès du processus de paix en cours.
Le Mini-Sommet de Luanda entre les Chefs d’État et de
Gouvernement de la CIRGL s’est déroulé dans une atmosphère de fraternité et de parfaite entente.
Les Chefs d’État et de Gouvernement présents ont remercié Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la CIRGL, pour son accueil et son hospitalité fraternels, ainsi que pour sa disponibilité et son engagement en faveur du processus de réconciliation et de la recherche d’une solution pacifique au conflit en République Centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:06:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis une semaine, les avocats centrafricains sont en colère et le font savoir en manifestant ce jeudi matin devant la cour d’appel de Bangui. La semaine dernière, sur demande « du ministre d’État chargé de la justice », l’un de leur avait été arrêté par les éléments de la police de l’OCRB. Même si celui-ci avait été libéré le même jour, lors d’un sit-in jeudi matin devant le palais de la justice, ils ont transmis un mémorandum au Président de la République.
Immeuble de la cour d’appel de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Absents des cours et des tribunaux depuis une semaine, les avocats centrafricains protestent toujours contre la violation des procédures d’arrestation d’un de leurs confrères le 9 septembre dernier.
« Dans le cas présent, il nous a été indiqué que c’est sur les instructions du garde des Sceaux que notre confrère a été arrêté. Or, nous sommes dans une République, il y’a souvent des termes de la constitution la séparation de pouvoir. L’autorité publique n’a pas à s’ingérer dans le déroulement des procédures judiciaires… Il a été libéré certes, mais nous poursuivons cette action pour manifester d’une manière générale notre mécontentement… », a déclaré maître Émile Bizon, bâtonnier de l’ordre des avocats de Centrafrique.
Dès le début de cette manifestation la semaine dernière, le ministre a rejeté toute implication dans cette affaire.
« Le ministre ne prend jamais des instructions pour qu’un individu quelconque soit arrêté. La justice fonctionne selon les règles qui gouvernent les institutions. Donc le ministre n’a aucun pouvoir pour ordonner que X soit arrêté », se défend le ministre d’État chargé de la justice Monsieur Arnaud Djoubaye-Abazène .
Mais pourquoi cet avocat a été arrêté ?
« Ce qui est reproché à l’avocat c’est d’avoir rédigé un contrat de vente entre deux individus sur lequel il y’avait eu des contestations sur la validité de ce contrat. Ce qui n’est pas une infraction pénale. Même si s’il y’avait une infraction pénale, la loi organique portant organisation judiciaire en République centrafricaine, et le code de procédure pénale désigne bien les organes qui sont chargés de mettre en action et en mouvement l’action publique », ajoute le bâtonnier centrafricain Émile Bizon.
Les avocats ont remis durant ce sit-in un mémorandum f à la présidence de la République. Ils demandent une audience au chef de l’État pour lui faire part, selon eux, de l’ingérence de l’autorité politique dans les affaires judiciaires.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 17 septembre 2021, 02:49:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mercredi 15 septembre, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusca Mankeur Ndiaye s’est rendu au ministère du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle afin d’y rencontrer la ministre Michelle Ouanga.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mankeur-ndiaye-de-la-minusca-450×450.jpg” alt=”mankeur ndiaye de la minusca” width=”450″ height=”450″ />Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique
Le but de cette visite a été d’échanger sur les appuis que pourrait apporter la Minusca dans la mise en œuvre de la feuille de route du ministère.
« Nous avons exprimé notre disponibilité à l’appuyer dans les projets ambitieux, et d’élaborer à plusieurs niveaux en mettant à sa disposition certains nombre des moyens, mais également d’expertise pour nous permettre en tout cas d’avancer le plus rapidement possible dans la mise en œuvre de la politique définie par le chef de l’état en ce qui concerne l’emploi, la formation professionnelle, la protection sociale et surtout le travail », a déclaré Monsieur Mankeur Ndiaye, représentant spécial du secrétaire général de ‘ONU en Centrafrique.
Cette rencontre fut une opportunité pour la ministre de parler des problématiques liées au fonctionnement de son département dans le but d’améliorer les conditions de travail de son équipe et pour un meilleur traitement des tâches à exécuter.
« Vous savez, nous sommes à l’ère digitale. Donc il faut très rapidement que je puisse digitaliser mon département pour mieux travailler. Et l’on a aussi des besoins techniques et matériels parce que pour mettre un projet en place il faut beaucoup d’aspects. L’aspect technique, l’aspect financier et l’aspect matériel… J’ai confiance, je suis sûr que la Minusca va nous prêter main forte », a répondu la ministre Michelle Ouanga.
Après la publication de la liste du nouveau gouvernement le 23 juin 2021, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusca avait réitéré lors d’un point de presse l’engagement de la mission a travaillé avec les ministres nommés et l’ensemble des autorités centrafricaines, et ce, conformément au mandat de la Minusca, dans le but commun de renouer la République centrafricaine avec la stabilité, la paix et le développement.
Mort du djihadiste Abou Walid al-Sahraoui… et après ?
Bangui ( République centrafricaine ) – L’annonce de la mort du leader du groupe “Etat islamique dans le grand Sahara” est considéré comme un coup dur pour son mouvement. Mais, elle ne met pas fin aux attaques djihadistes.
Adnan Abou Walid al-Sahraoui, qui était la cible “prioritaire” de la France et de ses alliés au Sahel, aurait trouvé la mort entre Ménaka, dans l’est du Mali, et l’autre côté de la frontière avec le Niger, dans la zone dite des trois frontières (Mali-Burkina, Niger).”C’est le leader, le seul vraiment connu de cette organisation (Etat islamique au Grand Sahara-EIGS). Donc c’est un coup dur”, affirme Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, (auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier, “Le Grand livre de l’Afrique” paru aux éditions Eyrolles en 2020), au sujet de l’annonce de la mort d’Adnan Abou Walid al-Sahraoui.Son optimisme est toutefois tempéré par Aly Tounkara, maître de conférences à la faculté de lettres et de sciences humaines de l’Université de Bamako et directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel.”Rappelons quand même que l’Etat islamique reste un groupe terroriste très bien ancré dans le Sahel. De plus en plus de Maliens, de Burkinabè et de Nigériens sont membres de ce groupe terroriste. Donc un tel assassinat, au-delà de sa dimension symbolique, pourrait impacter négativement sur la dynamique du groupe en termes d’actions violentes”, soutient Aly Tounkara.”Je pense qu’il y a eu une période de vérification qu’il était vraiment mort. Il faut toujours être prudent. Parce que apparemment, ça aurait été une attaque faite par un drone armé sur cette personne. Ce n’est pas impossible que cette annonce coïncide effectivement avec un moment où beaucoup de personnes au Sahel doutent de l’efficacité de Barkhane. Donc poussent à remplacer en quelque sorte Barkhane par des Mercenaires russes (du groupe privé Wagner). Parce que la Russie, elle-même, ne veut pas s’engager officiellement dans cette affaire”, répond Nicolas Normand.Des rivalités entre groupes djihadistesAdnan Abou Walid al-Sahraoui était à l’origine de nombreuses attaques terroristes dans la zone des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.Il recrutait principalement parmi les membres de la communauté peule et exacerbait ainsi les conflits interethniques. D’où son inimitié avec le touareg Iyad Ag-Ghali, le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), devenu l’un de ses rivaux.”La mort du patron de l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) renforcera Iyad Ag-Ghali, qui, contrairement à Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ne terrorise pas les populations civiles mais se substitute plutôt à l’Etat dans certaines parties du Mali, en leur fournissant des services de base”, ajoute Nicolas Normand.Un Homme recherchéDepuis plus d’un an et demi, il était la cible “prioritaire” de la France et de ses alliés au Sahel. Adnan Abou Walid al-Sahraoui, dont Paris a annoncé la mort, était considéré comme le plus impitoyable chef djihadiste de la zone.Des informations sur la mort du chef du groupe “Etat islamique dans le Grand Sahara” (EIGS), entre Ménaka, dans le nord-est du Mali, et l’autre côté de la frontière avec le Niger, son principal champ d’action, circulaient depuis le mois d’août.Cet homme d’une quarantaine d’années, à la barbe et au turban noirs selon les rares photos connues de lui, est né au Sahara Occidental et fut membre du Front Polisario qui réclame l’indépendance de cette région.Après avoir passé une partie de sa jeunesse en Algérie, où il aurait rejoint des groupesislamistes armés, selon plusieurs experts, il participe à la création en 2011 dans le nord du Mali du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).Le Mujao se fait notamment connaître avec l’enlèvement en octobre 2011 de deux coopérants espagnols et d’une Italienne dans un camp de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie.A l’époque, Adnan Abou Walid al-Sahraoui lui-même revendique le versement d’une “rançon considérable” de 15 millions d’euros au Mujao, pour leur libération en juillet 2012.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le collectif malien Yerewolo – debout sur les remparts a organisé un rassemblement pour saluer un potentiel accord entre le Mali et le groupe de Mercenaires russes Wagner.
Mercredi à Bamako, le collectif a manifesté son soutien à l’organisation militaire composée de combattants privés. Le pays serait sur le point d’engager 1000 mercenaires.La France et l’Allemagne ont mis en garde le Mali contre un accord avec le groupe secret russe arguant qu’il pourrait menacer le déploiement de leurs troupes auprès des forces des Nations Unies et de l’Union européenne.”Si Wagner est allé libérer la Syrie, si Wagner est allé libérer la République centrafricaine, alors nous accueillons Wagner à Bamako pour libérer le Mali. A la guerre asymétrique, nous proposons une solution asymétrique, qui s’appelle Wagner. C’est la vérité et aujourd’hui c’est la fin de la Françafrique”. a déclaré Adama Ben Diarra, porte-parole du collectif ” Yerewolo – debout sur les remparts “Un porte-parole du ministère malien de la Défense n’a pas démenti ces discussions depuis que l’information a été annoncée par Reuters lundi.Le Kremlin a déclaré mercredi qu’il n’y avait pas de discussions formelles sur la coopération militaire avec le Mali.En mai dernier, plusieurs centaines de Maliens s’étaient déjà rassemblés à Bamako la capitale pour soutenir l’armée malienne ainsi que la Russie après que les militaires aient repris le contrôle du pays en arrêtant notamment le président de la transition Bah N’daw.Certains ont également brandi des drapeaux russes et brandi des pancartes attaquant la France sur son déploiement au Mali avec la force Barkhane.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de l’Etat islamique au Grand Sahara Abou Walid al-Sahraoui a été tué par les forces françaises. Annonce faite par le président Emmanuel Macron.
“Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel”, c’est ainsi que le président français Emmanuel Macron a qualifié sur Twitter, dans la nuit de mercredi à jeudi, la mort de Abou Walid al-Sahraoui. Un décès survenu suite à une frappe de la force Barkhane”, selon la ministre française des Armées, Florence Parly, qui parle d “un coup décisif contre l’Etat islamique au Grand Sahara.Une série d’attaquesL’Etat islamique au Grand Sahara est considéré comme étant à la manoeuvre de la plupart des attaques dans la région des “trois frontières”, un vaste espace aux contours vagues à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso.Le chef de l’EIGS avait été désigné comme “ennemi prioritaire” au Sahel Cette zone constitue la cible récurrente d’attaques de deux groupes armés jihadistes: l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda. L’EIGS avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. Fin 2019, ce même groupe avait mené une série d’attaques d’ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Le 9 août 2020, au Niger, c’est encore l’EIGS qui serait à l’origine de l’assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Une attaque qui avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit “formellement déconseillée”, à l’exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.L’ennemi à abattre L’EIGS a été créé en 2015 par Adnan Abou Walid al-Sahraoui. Cet ancien membre du Front Polisario, puis de la mouvance jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), avait été désigné comme “ennemi prioritaire” au Sahel, lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France), en janvier 2020.En juin et juillet, Paris avait déjà annoncé la mort ou la capture de plusieurs cadres de haut rang de l’EIGS par la force française Barkhane et ses partenaires, dans le cadre de sa stratégie de cibler les dirigeants et les cadres des organisations jihadistes. Le Chef du groupe serait tombé le mois dernier ( en août ) entre la localité malienne de Ménaka et la frontière nigérienne lors d’une opération militaire ciblée. Pour le politologue nigerien Issoufou Yahaya cette annonce est plutôt une bonne nouvelle, mais il s’interroge toutefois sur le moment choisit pour rendre l’information publique.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:31:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis l’attaque des campements des éleveurs peuls au village Nassoya, dans la sous-préfecture de Baboua le 7 septembre dernier, les Mercenaires russes de la société Wagner continuent de tuer des paysans sans défense à gallo, situé à 55 kilomètres de Bouar sur l’axe Baboua, mais aussi dans la sous-préfecture de Bocaranga. Les populations, face à ces dangers que représentent ces hommes de Wagner, appellent à l’aide le gouvernement.
Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.
La semaine dernière, une confusion d’intention des rebelles et les populations villageoises des préfectures de la Nana-Mambéré et de l’Ouham Péndé soldent aux assassinats des villageois par des mercenaires russes de la société Wagner. Selon des sources locales, ces assassinats sont régulièrement produits à cause de l’habillement des victimes.
Ainsi, à gallo, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, la semaine dernière, les hommes de Wagner ont assassiné un homme déréglé, c’est-à-dire un fou qu’ils soupçonnaient d’être un milicien Anti-Balaka, membre de la CPC. Selon des témoins, c’était à cause de son habillement débraillé et sa chevelure poussée qu’il a été soupçonné de loin d’être un milicien Anti-Balaka, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Même des cultivateurs qui revenaient du champ sont également ciblés par les hommes de Wagner qui en ont tué trois le week-end dernier.
Et ce n’est pas fini ! Le jeudi dernier, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, précisément dans la localité de Bocaranga, 5 commerçants, en revenant de Mbaïmboum sur leur moto, avait été simplement abattu par les mercenaires russes de la société Wagner. Selon eux, ils croyaient que c’était des rebelles de la CPC. Incroyable !
Face à tous ces dangers que représentent les hommes de Wagner pour les civils du nord-ouest, les populations demandent au gouvernement de voir un peu clair de ce côté pour remédier à tout ce problème de confusion. Elles demandent aussi au gouvernement d’associer les soldats FACA avec les mercenaires russes afin qu’ils patrouillent ensemble et remédier à toutes ces bavures.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:39:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci n’est pas une blague, encore moins d’un cauchemar. C’est une réalité qui a choqué plus d’un dans le pays. Monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan, chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), placé depuis plusieurs années sous sanction des Nations unies pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est désormais devenu un allié sur du pouvoir. En ce sens, l’homme dispose d’une autorisation officielle de port d’arme de gros calibre, mais également d’une prime mensuelle d’environ 2 millions de francs CFA par mois. Incroyable, mais vrai!
Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Logé, nourri et véhiculé par l’État centrafricain, le chef de guerre Abdoulaye Hissen Ramadan, après son ralliement au pouvoir de Bangui en 2019, vit un véritable moment de bonheur.
« Semblerait-il que monsieur Abdoulaye Hissen occupe discrètement une fonction auprès du chef de l’État à la présidence de la République », soupire un haut cadre au ministère des Finances et du Budget.
Selon plusieurs sources concordantes, l’homme dispose à lui seul une suite à l’hôtel du centre, une autre au national hôtel, et une résidence pavillonnaire mise à sa disposition dans la citée des 36 villas à Bangui. En plus de cela, l’homme dispose d’une autorisation de port d’arme de gros calibre qu’il ne se débarrasse difficilement. Selon la même source au ministère des Finances, monsieur Abdoulaye Hissen reçoit mensuellement une prime de 2 millions de francs CFA. Il dispose également le libre accès au chef de l’État dont ils se parlent quasiment tous les jours.
Même au début de cette semaine, l’homme a voyagé à Bria dans le même avion que la délégation ministérielle conduite par le ministre d’État Willybiro Sako.
« Monsieur Abdoulaye Hissen a aussi un pouvoir de décision auprès du chef de l’État », confie un ministre du gouvernement Dondra.
Rappelons que Monsieur Abdoulaye Hissen avait été placé sous mandat d’arrêt de la justice centrafricaine en 2018, puis placé sous sanction de l’ONU et des États-Unis en 2017. L’homme est soupçonné d’avoir commis de graves crimes de guerres et de crimes contre l’humanité sur des populations civiles.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:10:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Détaché au poste douanier de Béloko à la frontière avec le Cameroun, un « expert douanier russe de Wagner a mis en place un réseau de mafia de sexe avec des filles de joie qu’il a rencontré lors de son séjour dans la ville, et le bâtiment administratif de la douane de Béloko est devenu la nuit sa maison close avec des préservatifs qui traînent partout au sol.
Entrée de la douane de Béloko. Photo CNC
Le 7 mai dernier, un accord douanier a été signé entre la mission économique russe et le ministère des Finances du pays. Mais cet accord ne cesse de provoquer des débats. En effet, selon les douaniers centrafricains « […] les soi-disant experts douaniers russes, qui travaillent pour le compte de la société Wagner en Centrafrique sont complètement hors dudit accord
ainsi, « l’expert douanier russe » affecté par la mission économique russe au poste douanier centrafricain de Béloko est sur le point de devenir non seulement un riche, mais aussi un chef de réseau de la mafia de sexe. Selon des sources policières centrafricaines à Béloko, ce soi-disant expert douanier russe, qui n’a pas trouvé un logement en dehors du bureau des douanes de Béloko, transforme son propre bureau à une auberge, pour ne pas dire sa maison de close.
« Chaque nuit, après le travail, l’homme s’adonne aux activités illicites. Il achète et consomme en grande quantité de l’alcool frelaté, pourtant prohibé à la consommation en RCA et interdits par Arrêté ministériel », s’indigne un agent de la douane de Béloko.
En plus de transformer son bureau à une auberge de nuit, le russe, connu sous le nom d’Antonio, a été pris en flagrant délit des ébats sexuels avec plusieurs prostituées dans son même bureau.
« Chaque nuit, il fait traîner des prostitués dans les locaux de la douane. Ils consomment des liqueurs, faisaient des ébats sexuels dans les bureaux et laissent les préservatifs utilisés au sol sans les ramasser de même que les sachets vides de vin frelaté. Le bureau de la douane est devenu une poubelle à cause de lui », ajoute un autre douanier. D’après les agents de douane de Béloko, l’expert douanier russe refuse qu’on lui fasse de reproche, et se dit prêt à faire enregistrer leur voix pour envoyer au chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Même au niveau de la direction générale de la douane centrafricaine à Bangui, on se dit informé de la situation, mais tente de relativiser les choses.
Rappelons que les partenaires clés du pays notamment la banque mondiale et le FMI ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle des douanes par la société Wagner à son propre profit. Les Mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’État centrafricain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Les-enfants-dans-une-salle-de-classe-et-tous-avec-le-drapeau-de-la-france-450×253.jpg” alt=”Les enfants dans une salle de classe et tous avec le drapeau de la france” width=”450″ height=”253″ />Les enfants dans une salle de classe avec des drapeaux de la France. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:35:25 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’association Motivation et Développement, en partenariat avec les militaires français de la MISLOG ont réalisé une distribution de kits scolaires au profit des élèves de l’école Jean COLLOMB du 7e arrondissement de Bangui ce mercredi 15 septembre 2021.
Distribution des kits scolaires par les éléments de la Mislog France. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Au nom de l’association « Motivation et Développement », son Président, Monsieur Koï-Kotigbia Térence a situé la portée du don avant d’exhorter les bénéficiaires à plus de persévérance dans l’apprentissage.
« Ce petit don pour vous aider et vous encourager à fournir plus d’effort dans l’apprentissage et à étudier dans de bonne condition ». Selon lui, son association voudrait, dans son projet, faire de don de kits scolaires à des écoles qui sont dans tous les arrondissements de la capitale. Mais pour commencer, le bureau a choisi dans un premier temps l’école Jean Colomb dans le septième arrondissement avant de continuer dans d’autres établissements. Selon toujours Monsieur Koï-Kotigbia Térence, son association dispose actuellement d’un seul partenaire qui est la Mislog France, et espère avoir d’autres partenaires dans l’avenir.
Prenant la parole, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSEne ne manque pas d’exprimer sa joie de participer à la remise de ces kits scolaires.
« “Avant toute chose je voulais vous dire la fierté que j’ai d’être ici à l’école Colombe du 7e arrondissement aux côtés des jeunes de l’association MOTIVATION – DÉVELOPPEMENT. Ne vous méprenez pas ce n’est pas nous qui organisons cet évènement, nous ne sommes que les partenaires pour aider ces jeunes qui ont fait le choix de se mobiliser pour aider la jeunesse de Centrafrique et de Bangui en particulier”.
“Votre projet est ambitieux, puisque votre objectif est d’agir pour toute la jeunesse, des écoles à la faculté. Vous êtes porteur d’un message positif prônant le changement des mentalités afin que la paix enfin s’impose de façon durable”.
“Quand vous vous êtes tournés vers nous pour que l’on vous soutienne, vous avez su trouver les mots pour nous convaincre de vous accompagner dans cette belle et courageuse initiative et aujourd’hui c’est avec fierté que nous sommes à vos côtés.
Cette action au profit de l’école Collomb est la première de votre jeune association et je suis d’ores et déjà convaincu qu’elle sera suivie de nombreuses autres, car votre engagement est juste”.
Du côté des parents d’élèves, c’est aussi une immense joie de recevoir ces kits scolaires.
« Vous savez, c’est bientôt la rentrée scolaire, nous avons des difficultés parfois à acheter les fournitures scolaires à nos enfants. Avec ce don, nous pensons que l’essentiel est déjà fait, et nous remercions sincèrement du fond du cœur l’association « Motivation et développement « et son partenaire la Mislog France ».
Il y’a lieu de noter que les kits scolaires offerts par l’association « Motivation et développements « sont composés des cartables ou un petit sac à dos, des cahiers, des ardoises de la craie, des gommes, des crayons c et des crayons de couleur. En tout cas, le nécessaire pour que les enfants à bas âge puissent suivre le cours normalement.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:50:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Ces dernières semaines, des faits d’une particulière gravité, contraires à l’éthique militaire et à l’honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais n°06 et n°07 de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) ont été rapportés au Ministère de la Défense de la République Gabonaise ». C’est ce qu’a indiqué le ministère de la défense du Gabon dans un communiqué
centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258-300×169.jpg” alt=”” width=”300″ height=”169″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258-300×169.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258-150×84.jpg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2258.jpg 500w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Patrouilles des soldats gabonais de la Minusca à Bria. Reuters.
« Suite aux nombreux cas d’allégations, d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement, les Nations Unies ont décidé ce jour du retrait du contingent gabonais de la MINUSCA. En parallèle, une enquête a été ouverte par le Gabon au sujet des faits allégués. S’ils sont avérés, leurs auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec une extrême rigueur.
Le Gabon a toujours exigé de son armée, sur son territoire et à l’extérieur, un comportement irréprochable et exemplaire. Ceux qui contreviennent à cette exigence en subissent les conséquences ». Il convient enfin de souligner que depuis vingt-cinq ans et sans interruption, le Gabon a marqué son attachement à accompagner la République sœur de Centrafrique dans sa quête de paix, de sécurité et de stabilité.
Au-delà des faits rapportés et en attendant les conclusions de l’enquête, le bataillon gabonais est rappelé.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 16 septembre 2021, 02:30:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission onusienne compte reprendre ses travaux de déminage dans un bref délai sans donner une date précise. Selon le porte-parole de la force de la Minusca, des pourparlers sont en cours pour faciliter la reprise.
Photo Minusca
C’est au cours d’une conférence de presse hebdomadaire mercredi que le porte-parole de la force de la Minusca avait déclaré que des pourparlers sont en cours pour faciliter la reprise.
« Actuellement la situation de mise en Veil du processus de déminage fait l’objet d’une attention particulière de la part de leadership de la mission. Donc quand je dis leadership il y a le secrétaire général avec la force de la Minusca qui sont en concertation avec les autorités nationales en vue de trouver une solution à cette situation. La reprise de déminage est une situation qui nous arrange tous parce qu’on emprunte tous les routes, et on a besoin des routes sans mine afin de faire des patrouilles de longue portée. Les patrouilles ne sont pas suspendues. Les patrouilles continuent toujours dans les grandes zones urbaines et leurs environs. Et tant que le feu vert est donné, on viendra vers vous pour vous apporter la nouvelle », déclare le Major Ibrahim Atikou.
Rappelons que la Minusca, mission des nations unies en Centrafrique a annoncé mercredi dernier lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui qu’elle a suspendu les travaux du déminage des explosifs dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles de la part des éléments de l’armée nationale et des Mercenaires russes de la société Wagner dans ces travaux de déminage.
Condamnation de quatre militaires pour meurtres et viol au Sud-Kivu
Bangui ( République centrafricaine ) – En République démocratique du Congo, quatre militaires congolais ont été condamnés lundi à la réclusion à perpétuité pour meurtres et deux autres à 20 ans de prison pour viol, au Sud-Kivu, dans l’est du pays.
Ces condamnations ont été prononcées par le tribunal militaire de la garnison d’Uvira qui a siégé en audience foraine à Minembwe, où s’étaient déroulés les faits, a précisé le major Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée dans le Sud-Kivu. Les quatre militaires condamnés pour meurtre ont été reconnus coupables d’avoir tué par balles cinq civils – un homme et quatre femmes – sur lesquels ils avaient tiré, le 28 juin pour l’homme, le 30 pour les femmes. Leur défense a annoncé son intention de faire appel.A l’époque, le maire de la ville et un reponsable de la société civile de Minembwe, localité où des conflits à caractère communautaire sont régulièrement signalés, avaient accusé les soldats d’avoir tiré sur des civils qui revenaient du marché. L’armée avait alors nié la responsabilité des soldats, ajoutant que c’était plutôt eux qui étaient victimes de violences dans cette ville où “l’ennemi se cache dans la population”, avait dit son porte-parole.Les deux autres condamnations ont été prononcées dans une affaire séparée, pour un viol commis le 31 mars à Minembwe.Dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, des conflits opposent les Banyamulenge, des Congolais tutsi aux lointaines origines rwandaises, à d’autres communautés, autour de l’autorité locale, du contrôle des terres et des ressources naturelles.Dans ce contexte, le major Kasereka a par ailleurs annoncé qu’un ancien chef administratif local, Sébastien Sebakanura, avait été tué par balles dimanche soir à Minembwe par des inconnus qui ont pris la fuite. Selon lui, il aurait été victime d’un règlement de comptes entre membres de sa communauté.D’autres condamnations des militairesLe 1er septembre 2021, huit policiers et 11 militaires ont été condamnés en appel à des peines de 12 mois à 20 ans de prison ferme pour des viols commis principalement sur des mineures, selon de la cour militaire du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC.Les 19 hommes ont également été condamnés au paiement de dommages et intérêts, à l’issue d’une audience foraine tenue du 20 au 30 août à Walungu, à environ 40 km de Bukavu, chef-lieu de la province.”Ce procès en appel est exemplaire pour les droits des femmes”, estimait le colonel-magistrat Innocent Mayembe Sangala, premier président de la cour militaire du Sud-Kivu. “Je demande à tous les militaires et policiers de respecter les droits des femmes”, a-t-il ajouté, soulignant que la justice était “extrêmement rigoureuse en matière de viol, et surtout de viol d’enfants”.Les victimes sont des enfants dont l’âge varie entre trois mois et 17 ans, ainsi que “des femmes qui ont été arrachées aux mains de leurs époux ou violées devant leurs frères et leurs enfants”. C’était “tellement sauvage que la cour ne pouvait pas être clémente”, a-t-il encore commenté.