mardi, avril 28, 2026
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arrestation d’un député critique du président, indique son parti

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Tunisie: arrestation d’un député critique du président, indique son parti

Bangui ( République centrafricaine ) – Le parti d’un député tunisien critique du président a annoncé que ce dernier avait été arrêté vendredi par des forces de sécurité, après avoir dénoncé sur les réseaux sociaux le coup de force du président Kais Saied comme “un coup d’Etat militaire”.

Le député indépendant et ex-blogueur Yassine Ayari a été condamné à plusieurs reprises ces dernières années pour des publications sur les réseaux sociaux, notamment critiques de l’armée.Son mouvement “Espoir et travail”, lancé en 2019, a annoncé dans un bref communiqué son arrestation vendredi, selon eux par des agents de la sécurité présidentielle sans la présentation d’un ordre judiciaire.Contactés par l’AFP, le service de la communication de la présidence de la République et le porte-parole du parquet étaient injoignables.Dans une publication sur Facebook, sa femme a affirmé de son côté que son mari avait été arrêté d’une façon violente.Aucune source officielle n’a accepté de s’exprimer sur cette arrestation.A la suite de cette arrestation des Tunisiens ont exprimé sur les réseaux sociaux leur crainte d’un retour à la répression.La Tunisie “est un pays des droits, des libertés et de la constitution”, a assuré le président Saied vendredi au cours d’une rencontre avec des journalistes de New York Times après que l’un d’eux a été brièvement interpellé dans un poste de police pour une question d’autorisation.”Pas de peur sur la liberté d’expression (…) ce n’est pas à mon âge que je vais commencer une nouvelle étape basée sur la dictature. Je déteste la dictature et je la méprise”, a-t-il encore ajouté.M. Saied a affirmé qu’il n’y avait eu des arrestations que de ceux qui sont poursuivis par la justice.L’arrestation de Yassine Ayari survient cinq jours après que le président Saied a gelé le Parlement pour 30 jours, levé l’immunité de tous les députés et limogé le Premier ministre Hichem Mechichi.”C’est un coup d’Etat militaire”, avait écrit sur sa page Facebook Yassine Ayari, connu pour ses prises de positions tranchantes.Pour lui, les mesures du président représentent “un renversement de la Constitution et du pacte social en utilisant l’armée”.M. Ayari, 30 ans, ancien blogueur actif sous la censure au moment du soulèvement populaire ayant chassé Ben Ali du pouvoir en 2011, avait été élu en 2017 député de la circonscription de l’Allemagne, puis de la première circonscription de la France en 2019.Il a été condamné en 2018 à trois mois de prison pour une publication Facebook qui critiquait l’armée. Il avait également été condamné à 16 jours de prison, la même année, pour une autre publication de blog. Il n’a pas purgé cette peine.En 2015, ce fils d’un colonel, tué en 2011 pendant les premiers affrontements contre des groupes terroristes dans le pays, a passé plus de quatre mois en prison après qu’un tribunal militaire l’a reconnu coupable d’outrage au haut commandement de l’armée sur les réseaux sociaux.

Avec Lalibre.be

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Le fils de Kadhafi évoque une candidature à la présidentielle

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Le fils de Kadhafi évoque une candidature à la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Les hommes politiques libyens n’ont “apporté que misère. L’heure est au retour dans le passé. Le pays est à genoux (…), il n’y a pas d’argent, pas de sécurité. Il n’y a pas de vie ici”, a déclaré Seif al-Islam, 49 ans, réapparu pour la première fois depuis des années.

En 2011, après quatre décennies d’un pouvoir sans partage, Mouammar Kadhafi et ses proches sont tombés sous le coup d’un soulèvement populaire, éliminés, emprisonnés ou forcés à l’exil. Trois des fils Kadhafi ont été tués, mais le sort du quatrième, Seif al-Islam, qui a longtemps fait figure de successeur à son père, est resté un mystère.Capturé en novembre 2011 par un groupe armé à Zenten, dans le nord-ouest de la Libye, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif. Le groupe le détenant a néanmoins refusé de le livrer aux autorités ou à la Cour pénale internationale (CPI), qui le recherche pour “crimes contre l’humanité”, mais l’a libéré en 2017. Depuis, sa trace s’est évaporée.Dans sa première rencontre avec un journaliste étranger depuis une décennie, Seif al-Islam a affirmé qu’il était désormais un “homme libre” et qu’il organisait un retour politique, sans indiquer précisément comment.”Désenchantés par la révolution”, les rebelles qui l’ont capturé ont “finalement réalisé qu’il pouvait être un puissant allié”, a-t-il encore dit dans ce long entretien à l’édition magazine du New York Times.L’interview, réalisée en mai, a été publiée seulement dimanche. Elle s’est déroulée dans une “somptueuse villa de deux étages” à l’intérieur d’un complexe fermé à Zenten. Le New York Times a également diffusé des photos de Seif al-Islam prises pendant l’entretien, vêtu d’un qamis noir brodé de motifs dorés, barbe grisonnante et turban noir sur la tête. Après une décennie de lutte pour le pouvoir sur fond d’ingérences étrangères, la Libye s’est dotée en mars d’un gouvernement provisoire chargé d’unifier les institutions d’ici un double scrutin législatif et présidentiel prévu en décembre.Une éventuelle candidature de Seif al-Islam serait confrontée à un problème de taille: sa condamnation par un tribunal libyen et le mandat d’arrêt de la CPI. Lui est “convaincu que ces questions juridiques pourraient être négociées si une majorité du peuple libyen le choisissait comme chef”, écrit le New York Times, qui conclut: “Seif semble croire que lui seul peut représenter l’Etat pour tous les Libyens”.Le fils de Khadafi a également déclaré: “J’ai été éloigné du peuple libyen pendant 10 ans. Vous devez revenir lentement. Comme un strip-tease. Vous devez jouer un peu avec leur esprit”.Interrogé sur le fait de savoir si cela lui avait fait bizarre de chercher refuge dans des maisons libyennes lorsqu’il était en fuite en 2011, il s’est montré aussi énigmatique que certaines opinions exprimées par son défunt père dans le “Livre vert”.”Nous sommes comme des poissons, et le peuple libyen est comme une mer pour nous”, a répondu Seif al-Islam: “Sans lui, nous mourons. C’est là que nous recevons du soutien. Nous nous cachons ici. Nous nous battons ici. Le peuple libyen est notre océan.”

Avec VOA

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Une explosion fait 3 morts et 6 blessés dans le sud de la Somalie

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Une explosion fait 3 morts et 6 blessés dans le sud de la Somalie

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins trois personnes ont été tuées et six autres blessées dans une explosion survenue vendredi dans la ville portuaire de Kismayo, dans la région méridionale du Bas-Juba en Somalie, a-t-on appris de source policière.

“L’explosion a été causée par une bombe apparemment placée dans le bus transportant de jeunes joueurs qui se rendaient à un tournoi de football, qui s’ouvrait dans la ville. Trois d’entre eux ont été tués et six autres ont été hospitalisés pour blessures”, a déclaré Mohamed Guled Hassan, commandant adjoint des forces de police de la région de Jubaland, interviewé par le service somali de la VOA.Aucun groupe n’a jusqu’ici revendiqué la responsabilité de l’attaque, mais le commandant de la police a rejeté la faute sur le groupe al-Shabab, allié d’Al-Qaida. La raison pour laquelle des joueurs de football ont été pris pour cible dans un bus, ce qui est rare en Somalie, n’est pas encore claire, mais l’attaque a eu lieu un jour après l’élection de quatre membres de la Chambre haute du pays dans la ville. ElectionsJeudi, la Somalie a fait un pas de plus vers un nouveau parlement et un président avec l’élection des premiers membres de la Chambre haute.En tout 72 membres de l’Assemblée de l’État de Jubbaland ont élu les quatre premiers sièges de la Chambre haute du pays, qui compte 54 membres, lors d’un scrutin qui s’est déroulé dans un lieu hautement sécurisé à Kismayo, une ville qui était autrefois un bastion du groupe al-Shabab.L’élection indirecte en Somalie est fondée sur un accord récemment conclu par les principaux dirigeants de la fédération et des États.Son modèle est similaire à bien des égards à celui utilisé en 2016, ce qui signifie qu’un collège électoral basé sur les clans et composé de 101 délégués votera pour chaque siège de la Chambre du peuple, tandis que les sièges de la Chambre haute seront votés par les assemblées des États. Le modèle réserve 30 % des sièges aux femmes.Le pays connaît une tension politique autour des élections depuis février, après la fin du mandat du président Mohamed Abdullahi Farmajo. Ensuite, les élections parlementaires et présidentielles précédemment prévues ont été reportées à plusieurs reprises à la suite de désaccords sur le processus entre le gouvernement et l’opposition.Selon le calendrier électoral actuel, 329 membres du parlement bicaméral, qui comprend 54 membres de la Chambre haute et 275 de la Chambre du peuple, éliront le président le 10 octobre.Plus de 15 candidats de l’opposition se sont déjà signalés.Article de Mohamed Olad Hassan du service somali de la VOA. Traduit et adapté de l’anglais par VOA Afrique. Lire l’original >>

Avec VOA

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L’armée centrafricaine veut mettre fin à l’impunité dans ses rangs

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L’armée centrafricaine veut mettre fin à l’impunité dans ses rangs

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs officiers et sous-officiers ont été condamnés pour abandon de poste, vente d’armes et violence contre des civils.

C’est un procès qui pourrait servir de modèle dans la reconstruction difficile de l’armée depuis la prise de pouvoir par la Séléka en mars 2013.Ce vendredi (30. 07.2021 ) à Bangui, plusieurs militaires ont été condamnés à l’issue d’un procès devant le Tribunal militaire permanent qui a débuté ses travaux lundi ( 26.07.2021 ).Ces militaires ont été reconnus coupables d’abandon de poste devant l’offensive des rebelles, de vente d’armes et effets militaires et aussi d’avoir commis des actes de violence à l’encontre de civils.”On a passé en revue l’essentiel de la déposition des témoins, les prévenus ayant été entendus, il est temps que vous preniez la parole pour votre réquisitoire”.Le procureur militaire a ainsi lancé les réquisitoires sous le regard des prévenus, tous habillés d’une tenue orange et accompagnés de leurs avocats. “Les prévenus poursuivis dans le cadre de délit d’abandon de poste, de refus d’obéissance et de violation des consignes militaires ont été sanctionnés déjà sur le plan militaire par leurs chefs hiérarchiques. Sur le plan militaire, ils ont commis la faute et la conséquence sur le plan pénal c’est cette procédure que nous sommes en train de faire aboutir ” a précisé Benoit Narcisse Foukpio le procureur militaire.” Le début de la fin de l’impunité “Plusieurs officiers, sous-officiers et simples soldats ont été condamnés à des peines de prison allant de deux à sept ans d’emprisonnement. Mais également un commissaire divisionnaire de police, Arsène Laki, condamné pour avoir brutalisé une femme dans l’exercice de ses fonctions. Le chef d’escadron Gregoire Dangavo Gbéï voit pour sa part dans ce procès le début de la fin de l’impunité au sein de l’armée. Selon lui ” à un moment, la justice ne s’est pas mise en branle pour sanctionner certaines infractions ce qui fait que beaucoup de militaire commettent des infractions qui restent impunies et ça donne une impression d’impunité qui fait que tout le monde baigne dans l’indiscipline.Ce procès est en train de montrer aux yeux du monde que l’armée veut sanctionner les délinquants en son sein” se réjouit-il.Le procureur a estimé que ces condamnations pourraient aussi être dissuasives face au regain de criminalité dans le pays.Ce procès devant le Tribunal militaire permanent a précédé d’autres affaires qui seront jugées à partir de la semaine prochaine, cette fois devant la Cour martiale.

Avec DW français

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La CPI annule le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo

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La CPI annule le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo

Bangui ( République centrafricaine ) – Simone Gbabgo n’est plus poursuivie par la justice internationale: le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre l’ex-Première dame ivoirienne, accusée de crimes contre l’humanité lors de la crise de 2010-2011 a été levé.

“La Chambre considère qu’il est approprié de décider que le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo cesse d’être effectif”, écrit la CPI, répondant à une demande du procureur, dans une décision de 7 pages, datée du 19 juillet et rendue publique jeudi soir./////////////.

“Bonne nouvelle pour Mme Simone Gbagbo (…), elle pourra désormais librement voyager à travers le monde entier”, a réagi son avocat Ange Rodrigue Dadjé, dans une déclaration transmise à l’AFP./////////////.

“Cette levée du mandat vient boucler définitivement les poursuites dont faisaient l’objet les Gbagbo devant la CPI”, a-t-il ajouté./////////////.

Simone Gbagbo était réclamée depuis 2012 par la CPI pour quatre chefs de crimes contre l’humanité, à savoir meurtre, viol, autres actes inhumains et persécution, commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011./////////////.

Cette crise, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara, avait fait plus de 3.000 morts./////////////.

En mars dernier, la CPI avait définitivement acquitté Laurent Gbagbo, également poursuivi pour crimes contre l’humanité et il avait pu faire son retour en Côte d’Ivoire le 17 juin, après dix ans d’absence./////////////.

Contrairement à son époux, Simone Gbagbo n’avait jamais été livrée à la CPI. Abidjan a toujours estimé être en mesure de la poursuivre pour les mêmes crimes que ceux lui étant reprochés par la Cour./////////////.

Elle avait été condamnée en mars 2015 à 20 ans de prison à Abidjan pour atteinte à la sûreté de l’Etat./////////////.

Insuffisant aux yeux de la justice internationale qui estimait que la Côte d’Ivoire “ne prenait pas de mesures tangibles” pour juger Mme Gbagbo pour les mêmes crimes que ceux allégués par la CPI./////////////.

Elle avait finalement été libérée le 8 août 2018, après sept ans de détention, à la suite d’une amnistie décrétée par le président Alassane Ouattara afin de favoriser la réconciliation nationale./////////////.

Divorce /////////////.

Une réconciliation qui se poursuit depuis le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. /////////////.

Mardi, il a été reçu à la présidence par son ancien rival Alassane Ouattara, pour la première fois depuis plus de dix ans. /////////////.

La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse: les deux hommes se sont donné l’accolade, tenu la main et échangé plusieurs éclats de rire./////////////.

“Cette crise a créé des divergences mais cela est derrière nous”, a notamment affirmé M. Ouattara. /////////////.

Mais si la réconciliation nationale avance en Côte d’Ivoire, la rupture est désormais consommée au sein du couple Gbagbo. /////////////.

A peine rentré en Côte d’Ivoire, l’ancien président a demandé le divorce d’avec son épouse en raison de son “refus réitéré depuis des années de consentir à une séparation à l’amiable”. /////////////.

Le couple est marié depuis 1989 et a deux filles ensemble./////////////.

Laurent Gbagbo a effectué son retour en Côte d’Ivoire avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans, sa compagne depuis le début des années 2000 à laquelle il est uni par un mariage coutumier. /////////////.

Reste à savoir si Simone Gbabgo, 72 ans, va désormais décider d’embrasser une carrière politique seule, après avoir formé un redoutable tandem avec l’ancien président au pouvoir de 2000 à 2011.

Avec AFP/VOA

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RCA : une nouvelle bavure des mercenaires de Wagner signalée à Koui

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 15:08:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Viol, vol, braquage, agression et détention arbitraire, c’est le lot quotidien des populations de koui qui ne cessent de crier à l’aide de la communauté internationale et de la Minusca pour les aider à sécuriser leurs domicile ainsi que la ville toute entière qui est actuellement sous contrôle de Wagner.

le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda
Le sultan maire de koui, Lamido Souleymane Daouda

 

Dans la journée du jeudi 29 juillet, à Koui, les mercenaires de la société russe Wagner sont allés au domicile du défunt sultan-maire Lamido Souleymane Daouda. Sans permissions, ils ont fouillé toute la maison de fond en comble, puis ils sont entrés dans son véhicule. Avant de partir, ils ont emporté les  tables , les assiettes, les panneaux solaires, tous les pneus de ses véhicules ainsi que d’autres biens.

Selon les témoins, c’est pour la quatrième fois en quelques semaines qu’ils ont perquisitionné  le domicile  du défunt sultan Lamido Souleymane Daouda.

« Leur objectif n’est pas de chercher des armes ou des effets militaires au domicile de Monsieur Lamido Souleymane Daouda, mais d’emporter illégalement ses biens personnels. On connaît les Mercenaires russes de la société Wagner. Ce sont des voleurs, des pires criminels. Probablement chez eux ce sont des clochards, des pauvres qui sont recrutés et déployés en Centrafrique par la société Wagner qui est une société privée de mafia russe », a déclaré un chef du quartier de koui qui se dit dépasser par ces événements.

N’oubliez  pas qu’il y a un peu plus d’un mois,  le sultan maire   de Koui Lamido Souleymane Daouda, de son adjoint ainsi que de son garde du corps a été assassiné par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner.

« Que cherche-t-on au domicile d’un défunt ? », se demande un employé municipal de koui.

Pour l’heure, difficile de se rapprocher de la maison du défunt Lamido Souleymane Daouda qui est actuellement bouclé par ces mercenaires.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Abdoul Karim Meckassoua, député du troisième arrondissement,  est visé par une procédure de destitution devant la cour constitutionnelle

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Meckassoua et Algoni, une bataille sans fin

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:55:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victoire promise devant la cour constitutionnelle à Monsieur Algoni, candidat du MCU aux législatives dans le troisième arrondissement de Bangui est en phase d’être concrétisée. Le 14 juillet 2021,  une requête en “destitution” avait été introduite devant la cour constitutionnelle par Maître Maïtovo, l’avocat du candidat malheureux Algoni. L’intéressé n’a été notifié que le 22 juillet 2021 lors de sa convocation surprise par le juge constitutionnel Wagalé. Une bataille qui s’annonce rude. Un nouveau front d’hostilité s’ouvre dans l’échiquier politique national alors que le pays se prépare à aller au dialogue, d’autres veulent la confrontation.  

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Dans la requête en destitution formulée par Maître Maïtovo   devant la cour constitutionnelle, deux principaux arguments sont avancés : l’honorable Abdoul Karim Meckassoua serait à chef et fondateur de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et il serait aussi poursuivi par la justice pour complicité de vol à main armée, complicité d’association de malfaiteurs, de complot et de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

Pour appuyer ses arguments, Maître Maïtovo    brandis deux documents : le rapport du groupe d’experts qui rapportent les propos des ex-Séléka proches du pouvoir, notamment  le chef de guerre Abdoulaye Hissen,  Hassan Bouba… ainsi que  l’avis de poursuite judiciaire qui avait été balayé par le tribunal administratif

Sur le plan juridique, ces arguments sont irrecevables, car la Cour a compétence de juger de la constitutionnalité des lois, ordonnances et règlements et non des rapports. Ce qui veut dire que le rapport des experts n’est rien de tout ça. Et l’avis de poursuite n’est même pas un acte judiciaire,  une condamnation.

Selon plusieurs experts judiciaires, à l’heure actuelle, la requête en destitution introduite par Maître Maïtovo devant la cour constitutionnelle est vide et présente un argument totalement hors du sujet. D’après eux, ceci est la suite logique de la bataille politique entre l’honorable Abdoul Karim Meckassoua et le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Souvenez-vous, en 2018, Abdoul Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale d’alors,  avait été destitué suite à une requête initiée par quelques députés de la majorité présidentielle dont il faisait partie.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Paoua, les mercenaires de Wagner accusés d’outrage public à la pudeur

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:04:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-fédération de la ligue des droits de femmes et la section des agressions sexuelles de l’association centrafricaine pour la protection des droits de l’homme de Paoua ont annoncé leur intention de porter plainte contre les Mercenaires russes et Syriens de la société russe Wagner pour des actions indécentes :  harcèlement criminel, outrage public à la pudeur des personnes âgées de moins de 16 ans, et de plus de 16 ans.

Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Depuis le début de cette année, à Paoua, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner multiplient des exhibitions indécentes à la vue des enfants, des femmes, et même des hommes dans des lieux publics.

 

En effet, pour ceux qui connaissent la ville de Paoua, il y’a un petit cours d’eau qui sépare la ville en deux. Il s’appelle « Vouh », situé à quelques mètres du marché central de la ville, et c’est un lieu de passage de quasiment tous les habitants de tout âge et tout sexe confondus de la ville.

Mais pour les mercenaires de Wagner, c’est un parfait lieu de s’exhiber. Ainsi, faisant semblant d’aller se baigner dans cette rivière, les hommes de Wagner en profitent pour se montrer de manière provocante en public. Avec leurs sexes qui conservent encore leurs prépuces non coupés, ils faisaient des signes aux passantes, particulièrement aux adolescentes, aux femmes de venir les retrouver dans l’eau et se laver eux aussi avec eux. Une véritable atteinte à la pudeur que les associations locales de défense des droits humains entendent saisir la justice afin d’y mettre un terme car tous les enfants à Paoua comme dans les villages ne parlent que de ces mercenaires qualifient de Live.

 

Dans les coutumes centrafricaine, faut-il le rappeler,  si un homme n’est pas circoncis, il donne la honte à tous les membres de sa famille. Mais pour les mercenaires de Wagner, c’est par contre une fierté.

 

On se souvient encore des corps de trois mercenaires tués dans une explosion d’une mine terrestre dans la localité de Bondiba, dans la Nana-Mambéré. Au moment où leurs dépouilles sont arrivées à Bangui, plusieurs personnalités du pays sont allées leur rendre hommage à la morgue. Comme si c’est une surprise pour eux, tous les trois corps ont encore leurs prépuces non coupés. Soudain, la douleur laisse la place à la moquerie.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

République centrafricaine: le Conseil de sécurité renouvelle d’un an l’embargo sur les armes et crée une dérogation pour les mortiers de 60 millimètres

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:18:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En adoptant, ce matin, la résolution 2588 (2021) par 14 voix pour et une abstention (Chine), Le Conseil de sécurité a décidé de proroger d’un an l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine (RCA), tout en créant une nouvelle dérogation pour les mortiers d’un certain calibre.  Il renouvelle également le mandat du Groupe d’experts jusqu’au 31 août 2022. 

le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.
le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

En adoptant ce texte, le Conseil de sécurité décide que, jusqu’au 31 juillet 2022, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects d’armements à la République centrafricaine, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs ressortissants, ou au moyen de navires battant leur pavillon ou d’aéronefs immatriculés chez eux.

Dans ses neuf dérogations, le Conseil inclut pour la première fois les livraisons de mortiers de 60 mm et de munitions spécialement conçues pour ces armes.  Cet assouplissement a été salué par la Fédération de Russie et le Kenya, la première indiquant que les livraisons de ce type de mortier est un « nouveau pas » pour soutenir les Centrafricains.

Notant que les groupes armés ont accès à des mortiers d’un calibre allant de 16 mm jusqu’à parfois 120 mm, le Kenya a estimé que la présente résolution permettra aux forces de sécurité centrafricaines de renforcer leur posture, rappelant en outre que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a invité le Conseil de sécurité à lever l’embargo pour permettre aux forces de sécurité de combattre efficacement les groupes armés.  La Fédération de Russie a, pour sa part, espéré que dans un an le Conseil de sécurité aura « toutes les raisons » de le lever.

« Un renouvellement purement technique aurait été plus approprié », a réagi le Royaume-Uni, en regrettant que certains États aient demandé des dérogations pour la livraison de tels mortiers.  Leur manipulation n’est pas sans risque et exige une formation, a expliqué la délégation.  L’assouplissement prévu de l’embargo sur les armes ne doit pas porter préjudice à la sécurité des civils et des soldats de la Minusca, ont appuyé les États-Unis, préoccupés par les nombreuses violations commises en RCA.

La Chine a fait état d’une « déconnexion » entre l’amélioration de la situation sécuritaire en RCA et le maintien de l’embargo sur les armes, qui, a-t-elle estimé, est devenu un obstacle aux efforts du Gouvernement visant à promouvoir la paix et la réconciliation.  La levée de cet embargo est une question de souveraineté et correspond aux vœux de la RCA et des pays de la région, a insisté la délégation.

Une demande balayée par la Norvège qui a observé que toutes les demandes d’exemptions à l’embargo formulées par les autorités centrafricaines ont été accordées.  « Il aurait été prématuré de lever l’embargo », a tranché la délégation norvégienne à l’instar du Royaume-Uni qui a pointé les graves risques que la circulation d’armes fait peser sur la population centrafricaine.

Texte du projet de résolution (S/2021/686)

Le Conseil de sécurité,

Rappelant toutes ses résolutions antérieures, les déclarations de sa présidence et les déclarations à la presse sur la Situation en République centrafricaine,

Se félicitant des efforts faits par les autorités centrafricaines, en coordination avec leurs partenaires régionaux et internationaux, pour faire avancer la réforme du secteur de la sécurité, notamment le déploiement en cours des forces de défense et de sécurité centrafricaines, et les encourageant à mettre en œuvre leur plan national de défense, le concept d’emploi des forces et la politique nationale de sécurité, et sachant que les autorités centrafricaines ont besoin de former et d’équiper de toute urgence leurs forces de défense et de sécurité pour être en mesure d’apporter une réponse proportionnée aux menaces contre la sécurité de l’ensemble des citoyens de la République centrafricaine, et pour protéger et promouvoir les droits de l’homme et prévenir les violations et les atteintes,

Se déclarant préoccupé par le fait que certains signataires de l’Accord de paix continuent de ne pas respecter leurs engagements, exhortant tous les signataires à appliquer l’Accord de paix de bonne foi et sans délai, exhortant également toutes les parties prenantes en République centrafricaine à dialoguer afin de poursuivre les progrès accomplis en vue de parvenir à la paix, la sécurité, la justice, la réconciliation, l’inclusion et le développement, et soulignant la nécessité pour les partenaires internationaux de soutenir la mise en œuvre de l’Accord de paix et de continuer à coordonner leur action avec celle du Gouvernement centrafricain en vue de l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine,

Prenant note de la demande de levée de l’embargo sur les armes formulée par les autorités centrafricaines dans leurs lettres datées du 5 janvier 2021 et du 12 janvier 2021, prenant note également du soutien apporté à cette demande par les chefs d’État de l’Angola et du Congo au nom de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) lors de sa réunion publique du 23 juin 2021,

Rappelant que le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine (« le Comité ») a approuvé toutes les demandes d’exemption présentées par les autorités centrafricaines dans le cadre de l’embargo sur les armes,

Se déclarant de nouveau disposé à réexaminer les mesures d’embargo sur les armes, notamment à apprécier s’il convient de les suspendre ou de les lever progressivement, en fonction des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de référence définis à cette fin, qui ont été exposés dans la déclaration de son président datée du 9 avril 2019 (S/PRST/2019/3) (« les objectifs de référence »), et soulignant la nécessité pour les autorités centrafricaines d’assurer la protection physique, le contrôle, la gestion et la traçabilité des armes, des munitions et du matériel militaire placés sous son contrôle, et de rendre des comptes à leur sujet,

Se félicitant de la détermination dont font preuve les autorités centrafricaines et leurs partenaires régionaux et internationaux en vue d’atteindre certains objectifs de référence, et des avancées réalisées dans cette perspective, notant en particulier les progrès accomplis dans l’opérationnalisation de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, saluant l’adoption de la loi portant sur le régime général des armes classiques, leurs pièces, composantes et munitions en République centrafricaine et la création, par le Président de la République, d’un comité de coordination des mécanismes de contrôle et de gestion des armes et des munitions en République centrafricaine,

Encourageant les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts visant à la réforme de leurs forces de sécurité, à mettre en œuvre le processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), conformément à l’Accord de paix, et à se doter d’un système efficace de gestion des armes et des munitions, appelant les autorités centrafricaines et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à se coordonner efficacement, et appelant également les autorités centrafricaines à prendre toutes les mesures appropriées pour renforcer la sûreté et la sécurité du personnel et du matériel des Nations Unies,

Soulignant qu’il importe pour les autorités centrafricaines d’atteindre les objectifs de référence afin de contribuer à faire avancer le processus de réforme du secteur de la sécurité, le processus de DDRR et les réformes nécessaires en matière de gestion des armes et des munitions, encourageant les autorités centrafricaines à poursuivre leurs progrès à cet égard, appelant les partenaires régionaux et internationaux de la République centrafricaine à appuyer de manière coordonnée les efforts déployés par les autorités centrafricaines à ces fins, notant à cet égard le rôle de la MINUSCA, en vertu de son mandat, de la mission militaire de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) et de la Mission d’observation de l’Union africaine en République centrafricaine (MOUACA), ainsi que celui des commissions bilatérales conjointes, et appelant l’attention sur la nécessité pour les autorités centrafricaines de faciliter au Groupe d’experts et à la MINUSCA l’accès aux armes et au matériel connexe exportés en République centrafricaine conformément à l’embargo sur les armes, d’établir un protocole pour l’enregistrement et la gestion des armes, et de commencer à assurer le marquage et le traçage des armes,

Saluant le travail d’enquête réalisé par le Groupe d’experts sur les violations de l’embargo sur les armes, et déclarant son intention d’amener les auteurs de ces violations à rendre des comptes,

Rappelant que les livraisons d’armes, de munitions et de matériel militaire et la fourniture d’une assistance technique ou d’une formation à l’intention des forces de sécurité centrafricaines et exclusivement destinées à soutenir le processus de réforme du secteur de la sécurité en République centrafricaine ou à être utilisées dans le cadre de celui-ci, de la part des États Membres et des organisations internationales, régionales et sous-régionales devront être affectées uniquement à l’usage indiqué dans les notifications et les demandes de dérogation pertinentes, et soulignant leur contribution au renforcement des institutions du secteur de la sécurité centrafricaines, à la réponse aux besoins spécifiques des forces de défense et de sécurité centrafricaines et à l’appui à l’extension progressive de l’autorité de l’État,

Soulignant également que les mesures imposées par la présente résolution n’ont pas pour objet d’avoir des conséquences humanitaires négatives pour la population civile de la République centrafricaine,

Rappelant la nécessité pour les États Membres de faire en sorte que toutes les mesures prises pour mettre en œuvre la présente résolution soient conformes aux obligations que leur impose le droit international, y compris le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme et le droit international des réfugiés, selon qu’il convient,

Se félicitant du rapport du Secrétaire général du 16 juin 2021 (S/2021/571), présenté en application de la résolution 2552 (2020),

Prenant note de la lettre du Secrétaire général datée du 15 juin 2021 adressée au Président du Conseil de sécurité (S/2021/573) conformément au paragraphe 13 de la résolution 2536 (2020) et des rapports des autorités centrafricaines adressés au Comité le 11 janvier 2021 et le 16 juillet 2021 conformément au paragraphe 12 de la résolution 2536 (2020),

Prenant note également du rapport final (S/2021/569) du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé en application de la résolution 2127 (2013) (« le Groupe d’experts »), dont le mandat a été élargi par la résolution 2134 (2014) et prorogé en application de la résolution 2536 (2020), et prenant note en outre des recommandations du Groupe d’experts,

Constatant que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

  1. Décide que, jusqu’au 31 juillet 2022, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen de navires battant leur pavillon ou d’aéronefs immatriculés chez eux, d’armements et de matériel connexe de tous types, y compris les armes et les munitions, les véhicules et les matériels militaires, les équipements paramilitaires et les pièces détachées correspondantes, ainsi que de toute assistance technique ou formation et de toute aide financière ou autre en rapport avec les activités militaires ou la fourniture, l’entretien ou l’utilisation de tous armements et matériel connexe, y compris la mise à disposition de mercenaires armés venant ou non de leur territoire, et décide également que ces mesures ne s’appliquent pas:
  2. a)    aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et aux missions de formation de l’Union européenne déployées en République centrafricaine, aux forces françaises dans les conditions prévues au paragraphe 52 de la résolution 2552 (2020), et aux forces d’autres États Membres qui assurent une formation ou prêtent assistance sur notification préalable conformément à l’alinéa b) du paragraphe 1 ci-après, ou à leur utilisation par ces missions et forces;
  3. b)    aux livraisons de matériel non létal et à la fourniture d’une assistance, y compris les activités de formation opérationnelle et non opérationnelle dispensée aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, exclusivement destinés à soutenir le processus de réforme du secteur de la sécurité en République centrafricaine, ou à être utilisés dans le cadre de celui-ci, en coordination avec la MINUSCA, et sur notification préalable au Comité, et demande à la MINUSCA de lui faire rapport sur la contribution de cette dérogation au processus de réforme du secteur de la sécurité, dans le cadre des rapports périodiques qu’elle lui soumet;
  4. c)    aux fournitures apportées en République centrafricaine par les forces soudanaises ou tchadiennes pour leur usage exclusif dans le cadre des patrouilles internationales de la force tripartite créée le 23 mai 2011 à Khartoum par la République centrafricaine, le Soudan et le Tchad, pour renforcer la sécurité dans leurs zones frontalières communes, en coopération avec la MINUSCA, telles qu’approuvées préalablement par le Comité;
  5. d)    aux livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou de protection et à l’assistance technique ou à la formation connexes, sur notification préalable au Comité;
  6. e)    aux vêtements de protection, dont les gilets pare-balles et les casques militaires, temporairement exportés en République centrafricaine, pour leur usage personnel uniquement, par le personnel des Nations Unies, les représentants des médias, les agents humanitaires et d’aide au développement et le personnel associé;
  7. f)    aux livraisons d’armes légères et autre matériel connexe destinés exclusivement à être utilisés dans le cadre des patrouilles internationales qui assurent la sécurité dans l’aire protégée du Trinational de la Sangha et par les gardes forestiers armés du Projet Chinko et du Parc national de Bamingui-Bangoran afin de lutter contre le braconnage, la contrebande d’ivoire et d’armes, et d’autres activités contraires au droit interne de la République centrafricaine ou aux obligations que lui impose le droit international, dont le Comité aura préalablement reçu notification;
  8. g)    aux livraisons d’armes de calibre égal ou inférieur à 14,5 mm et de munitions et composants spécialement conçus pour ces armes, de véhicules militaires terrestres non armés et de véhicules militaires terrestres montés d’armes de calibre égal ou inférieur à 14,5 mm et leurs pièces détachées, de lance-roquette de type RPG et de munitions spécialement conçues pour ces armes, et de mortiers de 60 mm et 82 mm de munitions spécialement conçues pour ces armes, et à la fourniture d’une assistance connexe, destinés aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, et devant être utilisés exclusivement aux fins de la réforme du secteur de la sécurité ou de l’appui à celle-ci, dont le Comité aura préalablement reçu notification;
  9. h)    aux livraisons d’armes et autre matériel létal connexe qui ne sont pas énumérés à l’alinéa g) du paragraphe 1 de la présente résolution, et à la fourniture d’une assistance connexe, destinés aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, et devant être utilisés exclusivement aux fins de la réforme du secteur de la sécurité ou de l’appui à celle-ci, sous réserve de l’approbation préalable du Comité; ou
  10. i)    aux autres ventes ou livraisons d’armes et de matériel connexe, ou à la fourniture d’une assistance ou de personnel, sous réserve de l’approbation préalable du Comité;
  11. Décide qu’il incombe au premier chef à l’État Membre fournisseur de donner notification au Comité et que cette notification doit avoir lieu au moins 20 jours avant la livraison de tout matériel autorisé en application des alinéas d), f) et g) du paragraphe 1 de la présente résolution, et déclare qu’il incombe au premier chef à l’organisation internationale, régionale ou sous-régionale fournisseuse de donner notification au Comité et que cette notification doit être donnée au moins 20 jours avant la livraison de tout matériel autorisé en application des alinéas d), f) et g) du paragraphe 1 de la présente résolution;
  12. Décide de reconduire jusqu’au 31 juillet 2022 les mesures et les dispositions énoncées aux paragraphes 4 et 5 de la résolution 2488 (2019) et au paragraphe 2 de la résolution 2399 (2018), et rappelle les paragraphes 8 et 9 de la résolution 2488 (2019);
  13. Décide également de reconduire jusqu’au 31 juillet 2022 les mesures et les dispositions énoncées aux paragraphes 9, 14 et 16 à 19 de la résolution 2399 (2018) et prorogées par le paragraphe 4 de la résolution 2536 (2020), et rappelle les paragraphes 10 à 13 et 15 de la résolution 2399 (2018);
  14. Réaffirme que les mesures énoncées aux paragraphes 9 et 16 de la résolution 2399 (2018) s’appliquent aux personnes et entités désignées par le Comité, conformément aux dispositions des paragraphes 20 à 22 de la résolution 2399 (2018), prorogées par le paragraphe 5 de la résolution 2536 (2020), notamment pour le fait de préparer, de donner l’ordre de commettre, de financer ou de commettre, en République centrafricaine, des actes qui violent le droit international humanitaire, y compris des attaques contre le personnel médical ou le personnel humanitaire;
  15. Décide de proroger jusqu’au 31 août 2022 le mandat du Groupe d’experts, tel qu’il l’a énoncé aux paragraphes 30 à 39 de la résolution 2399 (2018) et reconduit au paragraphe 6 de la résolution 2536 (2020), exprime son intention de réexaminer le mandat et de faire le nécessaire concernant sa nouvelle reconduction le 31 juillet 2022 au plus tard, et prie le Secrétaire général de prendre dès que possible les dispositions administratives voulues pour reconduire le Groupe d’experts, en consultation avec le Comité, en faisant au besoin appel aux compétences des membres actuels du Groupe d’experts;
  16. Prie le Groupe d’experts de lui remettre, après concertation avec le Comité, un rapport à mi-parcours d’ici au 31 janvier 2022, et un rapport final d’ici au 30 juin 2022, et de lui adresser au besoin des rapports d’étape;
  17. Se déclare particulièrement préoccupé par les informations selon lesquelles des réseaux transnationaux de trafiquants continuent de financer et d’approvisionner les groupes armés en République centrafricaine, et demande au Groupe d’experts de prêter une attention particulière à l’analyse de ces réseaux dans le cadre de l’exécution de son mandat, en coopération, selon que de besoin, avec les autres groupes d’experts qu’il a créés;
  18. Exhorte toutes les parties et tous les États Membres, ainsi que les organisations internationales, régionales et sous-régionales, à coopérer avec le Groupe d’experts et à assurer la sécurité de ses membres;
  19. Exhorte tous les États Membres et tous les organismes compétents des Nations Unies à permettre au Groupe d’experts de consulter toutes personnes et d’accéder à tous documents et sites, afin qu’il puisse s’acquitter de son mandat, et rappelle qu’il est utile que la MINUSCA et le Groupe d’experts mettent en commun les informations dont ils disposent;
  20. Réaffirme les dispositions relatives au Comité et les dispositions concernant la présentation de rapports et la révision des mesures prises énoncées dans la résolution 2399 (2018) et prorogées par la résolution 2536 (2020);
  21. Prie les autorités centrafricaines de faire rapport au Comité, d’ici au 15 juin 2022, sur les progrès accomplis dans la réforme du secteur de la sécurité, le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement, et la gestion des armes et des munitions;
  22. Prie le Secrétaire général, en étroite consultation avec la MINUSCA, y compris le Service de la lutte antimines, et le Groupe d’experts, de procéder, au plus tard le 15 juin 2022, à une évaluation des progrès accomplis par les autorités centrafricaines quant aux principaux objectifs de référence;
  23. Affirme qu’il continuera de suivre l’évolution de la situation en République centrafricaine et se tiendra prêt à réexaminer l’opportunité des mesures énoncées dans la présente résolution, à tout moment selon les besoins, à la lumière de l’évolution de la situation en matière de sécurité dans le pays, des progrès réalisés quant au processus de réforme du secteur de la sécurité, au processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement et à la gestion des armes et des munitions, en particulier la gestion et le traçage d’armes et d’autre matériel connexe ayant fait l’objet de notifications et de dérogations, notamment en ce qui concerne le rapport et l’évaluation demandés aux paragraphes 12 et 13 de la présente résolution, et du respect de la présente résolution;
  24. Décide de rester activement saisi de la question.

LA SITUATION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (S/2021/569) (S/2021/573)

Déclarations

Le délégué de la Chine a dit que la situation sécuritaire s’améliore en RCA, avant de souligner la « déconnexion » entre cette amélioration et le maintien de l’embargo sur les armes, qui est devenu un obstacle aux efforts du gouvernement visant à promouvoir la paix et la réconciliation.  La levée de cet embargo est une question de souveraineté et correspond aux vœux de la RCA et des pays de la région.  Ce texte ne répond pas aux préoccupations de ces derniers, a déclaré le délégué, en regrettant que les observations de la Chine n’aient pas été prises en compte lors des négociations.

Le délégué des États-Unis a jugé que l’embargo reste essentiel en RCA et exhorté les autorités centrafricaines à rester concentrées sur la réforme du secteur de la sécurité.  L’assouplissement prévu de l’embargo sur les armes ne doit pas porter préjudice à la sécurité des civils et des soldats de la MINUSCA, a-t-il dit, en demandant que les nombreuses violations constatées en RCA cessent. Le délégué a appelé tous les membres du Conseil à respecter le droit humanitaire en RCA.  Le délégué a enfin souligné la nécessité pour les Casques bleus de se défendre en dénonçant le « harcèlement » dont ils sont victimes.

La déléguée du Royaume-Uni a déclaré que l’objectif de l’embargo est d’empêcher que des groupes armés aient accès à des armes.  Un renouvellement purement technique aurait été plus approprié, a-t-elle déclaré.  Il est regrettable que certains États aient demandé des dérogations pour l’emploi de certains mortiers, qui nécessite une formation, la manipulation de ces mortiers n’étant pas sans risque.  Elle s’est dite très troublée par les violations commises par les groupes armés, les forces de sécurité centrafricaines et les instructeurs.  Elle a estimé que les conditions pour la levée de l’embargo ne sont pas remplies, en pointant les graves risques que la circulation d’armes fait peser sur la population.

La déléguée de la Norvège a jugé essentiel de préserver le régime des sanctions et s’est prononcée contre toute levée à ce stade, tout en prenant note des appels en ce sens de la RCA et des pays de la région.  « Il aurait été prématuré de lever l’embargo », a-t-elle dit, en insistant sur la lenteur des progrès en RCA.  Elle a fait observer que toutes les demandes d’exemptions à l’embargo demandées par les autorités centrafricaines ont été accordées.  Elle s’est dite préoccupé par les violations commises par les forces de sécurité centrafricaines, les groupes armés et les instructeurs.  Elle a enfin condamné les violences contre la MINUSCA et demandé que des enquêtes soient menées pour faire la lumière sur lesdites violences.

Le délégué de la Fédération de Russie a estimé que le régime de sanctions simplifié concernant la fourniture de mortier est un nouveau pas pour soutenir les Centrafricains.  Il a estimé que l’appel des autorités de Bangui à la levée totale de l’embargo est tout à fait justifié, étant donné que celui-ci complique l’armement des forces de sécurité, tandis que les groupes armés renouvellent leurs stocks d’armes grâce à la contrebande.  Il a espéré que dans un an le Conseil de sécurité aura « toutes les raisons » de lever l’embargo.

Le délégué du Kenya a indiqué que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) avait invité le Conseil de sécurité à lever l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine pour permettre aux forces de sécurité de combattre efficacement les groupes armés.  Notant que ces derniers ont accès à des types de mortiers allant de 16 mm jusqu’à parfois 120 mm, il a estimé que la présente résolution permettra aux forces de sécurité de renforcer leur posture.  Le représentant a ensuite appelé la République centrafricaine à redoubler d’efforts pour consolider les arguments en faveur de la levée totale de l’embargo.

 

ONU

Manifestation populaire contre le contingent marocain de la Minusca à Obo

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 juillet 2021, 03:22:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le contingent des casques bleu marocain de la Minusca déployés à Obo, dans l’extrême sud-est  de la Centrafrique, est prié de quitter la ville sous 48 heures, selon un mémorandum remis jeudi au sous-préfet de la ville par des manifestants qui ont dénoncé leur attitude.

Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /
Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Ils étaient plus de 11 000 à manifester ce jeudi 29 juillet dans les rues d’Obo, chef-lieu de la préfecture de Haut-Mbomou pour dénoncer  les « exactions commises lundi dernier par les casques bleus du contingent marocain de la Minusca déployés dans la ville.

La marche avait débuté à cinq kilomètres au nord de la ville d’Obo jusqu’au centre-ville, notamment à la place de la préfecture où  un mémorandum avait été remis au sous-préfet de la ville.

Selon les manifestants, les Casques bleus marocains ont deux jours pour quitter définitivement la ville d’Obo. Selon eux, ce sont eux qui seraient à l’origine de la destruction d’une dizaine des magasins, des boutiques et de la mort de deux personnes,  dont un Soldat FACA, le lundi dernier.

Souvenez-vous, en 2017, à Bria, les populations avaient exigé le départ des Casques bleus marocains de la Minusca de la ville. Finalement, sept jours après la manifestation, les Marocains ont été retirés de la ville. Mais qu’en est-il pour la ville d’Obo ?

Affaire à suivre…

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

un lion échappé du parc national de Nairobi sème la panique

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Kenya: un lion échappé du parc national de Nairobi sème la panique

Bangui ( République centrafricaine ) – Un lion a semé la panique mercredi dans quartier résidentiel de Nairobi, en pleine heure de pointe matinale, après s’être échappé du parc national de la capitale kényane.

Le jeune mâle avait été vu par des résidents paniqués dans un fossé à Ongata Rongai, une zone résidentielle du sud de la ville, qui borde le parc. Le Kenyan Wildlife Service (KWS), organe public de gestion de la faune, est intervenu sur place, où une foule s’était rassemblée pour observer l’animal. “Le lion a pu être touché par une flèche, immobilisé et transféré en sécurité vers les structures vétérinaires pour l’observer et lui mettre un collier avant qu’il ne soit relâché dans le parc”, a déclaré KWS dans un communiqué. “La panique que ce lion a causé était énorme, les enfants sont allés en retard à l’école, de même que les gens à leur travail”, a réagi Roselyn Wangare, une étudiante. Jackson Mwangi, un habitant d’Ongata Rongai, a estimé que KWS devait améliorer la sécurité autour du parc. “Au final, il s’agit de notre sécurité, le parc n’est pas bien sécurisé et c’est pourquoi les animaux s’échappent”, a-t-il relevé. Le parc est partiellement entouré de clôtures électriques mais pas complètement, ce qui permet la migration traditionnelle d’animaux à la recherche de pâturage.Il n’est qu’à sept kilomètres du centre de Nairobi et ce n’est pas la première fois que des animaux errent dans cette ville de plus de quatre millions d’habitants.En décembre 2019, un lion avait tué un homme après s’en être échappé, tandis qu’en mars 2016 un animal avait été abattu après s’être glissé hors du parc et avoir attaqué et blessé une personne. En février 2016, deux lions avaient erré pendant une journée dans Kibera, un bidonville densément peuplé situé non loin, avant de retourner dans le parc.Outre les lions, des espèces menacées comme les léopards, les rhinocéros et les buffles vivent dans le parc, sur fond de gratte-ciel.Les grands félins sont soumis à une pression croissante, Nairobi, une des villes d’Afrique à la croissance la plus rapide, s’étendant dans d’anciennes zones de migration et de chasse.Les défenseurs de la nature estiment que les lions vivaient dans cette zone avant les habitants et donc ne “s’échappent” pas du parc et ne “s’égarent” pas en ville : ce sont les hommes qui envahissent leur habitat.

Avec AFP/VOA

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RCA : un renfort des mercenaires de Wagner tombé dans une embuscade au Nord-ouest, quatre morts

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:50:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un renfort d’au moins deux véhicules des mercenaires de la société russe Wagner est tombé dans une embuscade des rebelles de 3R dans la localité de Ndongué douane , faisant quatre morts et trois blessés, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

Selon la même source, lors de l’attaque des positions des soldats FACA dans le village Ndongué douane lundi, un renfort des Mercenaires russes de la société Wagner, composé d’au moins deux véhicules, a quitté la ville de Yéléwa pour le lieu de l’opération qui se trouve à 15 kilomètres, était tombé dans une embuscade tendue par les éléments rebelles du mouvement 3R. Quatre mercenaires de Wagner ont été tués, et trois autres blessés. Un hélicoptère a également été appelé en urgence sur le lieu, faisant des tirs contre les rebelles qui ont pu cesser  les combats. Toutes les victimes ont été transportées par hélicoptère pour être évacuées vers Berongo, où Wagner avait installé un hôpital d’urgence  pour les blessés.

Notons que l’attaque du lundi dernier contre les positions des soldats FACA avait fait au moins deux morts et deux blessés du côté de l’armée nationale. Du côté des rebelles, on ignore s’il y’a des blessés ou des morts.

Rappelons que dans les localités de Niem-Yéléwa, de « Abba », de Baboua, de Bondiba et de gallo,  les rebelles de 3R multiplient les attaques contre les forces de l’ordre qui ne maîtrisent très mal la localité.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Le député OUAPOU de Ippy 2 s’insurge contre la dégradation sécuritaire et humanitaire de sa circonscription

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Bangui, République centrafricaine, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le député Christophe OUAPOU, de la deuxième circonscription de Yppi dans la Ouaka au centre-est du pays, s’indigne de la situation sécuritaire et humanitaire dramatique de sa population, suite à la tension armée survenue à la veille des élections couplées du 27 décembre dernier. L’élu de la nation a alerté l’opinion nationale et internationale sur la situation inquiétante de sa population, face aux exactions des rebelles de la CPC, lors d’un point de presse tenu ce mercredi 28 juillet 2021.

Le député Ouapou Christophe de la deuxième circonscription de Ippy
Le député Ouapou Christophe de la deuxième circonscription de Ippy. CopyrightCNC

 

La recrudescence de la violence armée dans l’arrière-pays de la République centrafricaine ces derniers temps, continue de susciter des vives réactions dans le pays. Malgré une vaste opération de ratissage lancée par les forces loyalistes et leurs alliés dans certaines localités de la rca, les rebelles de la CPC continuent de commettre des exactions.

Touché par cette situation susmentionnée, le député de Ippy 2 engraine les chapelets de difficultés sécuritaires et humanitaires auxquelles fait face la population de sa localité qui ne sait à quel se vouer devant les exacerbations des combattants rebelles de l’UPC de Ali Darassa.

« Je suis là devant vous pour présenter devant l’opinion nationale et internationale les conditions très difficiles auxquelles vivent mes concitoyens de Ippy 2. Les éléments rebelles de la CPC d’Ali Darassa sont maintenant concentrés dans ma circonscription, et la population est soumise à des conditions extraordinaires », a-t-il déploré.

Depuis la contre-offensive des forces gouvernementales et leurs alliés dans la ville de Ippy, les rebelles de la CPC se sont repliés dans les villages Mandouko, Yangodakpa, de Broutiou et Yigoun. Les habitants de ses localités ne peuvent pas sortir. Ils ont fui les exactions pour se refugier dans leurs champs, a-t-il martelé.

Or, le représentant du peuple ne mâche pas ses mots devant cette situation de vie de sa population. Pour lui, « les habitants sont résilients. Il y a plus d’écoles à peine quelques unes et on risque de déclassé l’école Goyemide mais ça nous préoccupe. Les rebelles sont omniprésents à Ippy et ils font leurs lois sans tenir compte du droit humanitaire international. Mes larmes ont fallu couler lors de ma campagne électorale, parce que les jeunes n’ont rien à faire dans cette situation chaotique », a dénoncé Christophe Ouapou.

Par ailleurs, le parlementaire tire le chapeau aux forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés qui selon ses propres termes, ont bousculé un peu les combattants rebelles de la CPC au centre de Ippy et demande aux autorités du pays de les renforcer les moyens militaires nécessaires pour qu’ils puissent nettoyer toutes zones de cette sous-préfecture de la Ouaka.

A cet effet, il appelle le gouvernement à lancer une opération immédiate de ratissage à Ippy pour permettre la libération totale de cette région où une bonne partie est encore assiégée les forces négatives qui continuent de dicter leur volonté à cette paisible population.

« La situation humanitaire dégradante »

Dans sa sortie médiatique, le député de la 2ème circonscription de Ippy n’a pas oublié d’aborder la situation humanitaire de sa circonscription dans un contexte marqué par la tension armée entre les forces régulières et négatives.

« 40 mille habitants ont besoin d’aide humanitaire. J’appelle les ONG internationales œuvrant dans ce domaine d’orienter leur regard sur cette population qui souffre énormément. Les femmes et enfants ont besoin de soins », a-t-il conclu.

La situation humanitaire risque de se dégrader en République centrafricaine, si le gouvernement et les partenaires ne bougent pas les lignes. Dans un communiqué publié le 27 juillet dernier, les G5+, un groupe d’Etats et d’institutions partenaires de la RCA, notent avec une grande préoccupation le développement d’une crise humanitaire aigüe dans ce pays.

 

 

 

 

 

   

 

    

RCA : une personne tuée, une autre blessée, et cinq motos incendiées dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:26:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Toutes ces exactions commises dans les localités de Dim et de  Ngaoundaye ont été attribuées aux rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Le blessé, un jeune enfant, a été transféré à l’hôpital de Ngaoundaye. Tandis que son père, victime d’un assassinat, a été enterré dans son village.

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Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba

 

Selon des sources locales, dans la nuit du dimanche à lundi 26 juillet dernier, à Zoro, située à environ 10 kilomètres de Dim sur l’axe Ngaoundaye, un père âgé de 35 ans  a été assassiné, et son enfant grièvement blessé par des hommes armés identifiés comme des rebelles de 3R, membres du CPC.

Selon les mêmes sources, les faits se sont produits vers 23 heures. L’enfant qui a été blessé est transféré dans un hôpital à Ngaoundaye, mais son état de santé est toujours préoccupant et stable.

Pendant ce temps, le lendemain, plus au sud-Est, vers Létélé, situées à 17 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Dim,  plusieurs commerçants ont été arrêtés, et leurs motos incendiées. On parle de cinq engins.

Une situation sécuritaire instable qui pousse les populations locales à faire appel au gouvernement afin de déployer les forces de l’ordre dans la localité et rassurer les habitants.

Rappelons qu’il y a un mois, les soldats FACA basés à Bang, Dim et Létélé ont été retirés de la zone à cause de manque des moyens logistiques et militaires.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Un ex-chef milicien du KM5 interpellé par la police

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:18:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme avait été gracié par le gouvernement, puis incorporé dans l’armée nationale. Il a été interpellé par les policiers du cinquième arrondissement de la capitale. Placé en garde à vue à l’OCRB, l’homme est en train d’être auditionné par les enquêteurs.

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Des miliciens duKM5 dans le troisième arrondissement filmés en 2018 par Anselme Mbata pour CNC.

 

Selon une source proche du dossier, l’homme aurait menacé avec son pistolet les policiers  positionnés sur le checkpoint du croisement du cinquième arrondissement.

En effet, selon la même source, l’ex-chef milicien, dans sa tenue militaire, a quitté son quartier KM5 à bord d’une moto pour aller vers Miskine. Mais en arrivant au croisement du cinquième, il se fait stopper au checkpoint des policiers qui lui ont fait savoir que c’est l’heure de couvre-feu. Ils l’ont laissé continuer sa route.  Mais à son retour, il s’est arrêté au même checkpoint des policiers et leur disait qu’il n’est pas normal qu’ils mettent des barricades sur la voie publique à de pareilles heures. Une légère discussion s’éclate entre eux, et l’homme était reparti chez lui au KM5 prendre son pistolet et revenir menacer les policiers qui ont réussi à lui mettre la main.

Transféré à la brigade de l’OCRB du centre-ville, l’homme est en train d’être auditionné par les enquêteurs. On ignore s’il sera sanctionné ou libéré à la suite de sa garde à vue.

Il y’a lieu de rappeler que cet ex-chef milicien d’autodéfense du KM5 est connu sous le sobriquet de « LT ». Recherché activement par la justice centrafricaine pour de nombreux crimes commis, il avait été gracié par le gouvernement, puis incorporé dans l’armée nationale. Sorti de formation militaire à Berongo il y a quelques semaines, il est replongé dans sa mauvaise habitude.

 

Par Anselme Mbata

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RCA : Intégration de près de 300 auxiliaires dans la police nationale

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 13:20:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après plus de dix ans de souffrance pour les uns, et cinq ans pour les autres, environ 287 auxiliaires de police ont été intégrés dans la fonction publique le 19 août dernier. Un véritable ouf de soulagement pour la police nationale qui a un sérieux manque d’agents expérimentés.

Grève des auxiliaires de la police en 2018 à Bangui. Crédit photo : Corbeaunews

 

Après des années de grève, de sit-in, de marche, etc., une deuxième partie des auxiliaires, environ 287, vient d’intégrer officiellement le corps de la police nationale le lundi 19 juillet 2021. Plusieurs d’entre eux sont dans leurs formalités administratives pour être en règle. Bientôt, ils intégreront l’école nationale de police à Bangui pour le recyclage.

Rappelons qu’en 2018, 2019 et 2020, près de 800 auxiliaires de police nationale ont manifesté leur mécontentement devant la primature pour exiger leur intégration dans la fonction publique de l’État. Ce qui n’a pas été fait. Mais le lundi 16 décembre  2019, monsieur Jean-Armand BISSA, l’un des auxiliaires de la police, s’est pondu dans sa chambre, mettant fin à ses jours. Un véritable acte de désespoir, selon ses collègues auxiliaires de la musique. Ce qui a poussé le gouvernement a intégré une centaine parmi eux en 2019.  Par la suite, rien. Sinon le lundi 7 septembre 2020, très tôt le matin, un auxiliaire avait été capturé avec un gardien de la paix par les rebelles de 3R alors qu’ils étaient en poste sur la barrière du pont Mberé, située à 3 kilomètres de la ville de bang, dans la préfecture de l’ouham-Péndé. Après plusieurs semaines de négociation avec le gouvernement, ils ont été libérés, et la situation des auxiliaires refait la une des médias. Quelques-uns ont été intégrés par la suite, mais beaucoup dénoncent que la plupart étaient des membres de la famille présidentielle.

Finalement, ce lundi 19 juillet 2021, environ 287  ont été intégrés officiellement dans la police nationale. Un véritable soulagement.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : La saison des chenilles a commencé à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:12:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques semaines, les vendeuses de chenilles ont inondé les marchés de Bangui de leurs produits. Ces marchandes font des allers-retours entre Bangui et la région de la Lobaye, zone forestière dense et connue pour son activité de cueillette de chenilles.

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Le marché de Pissa, sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la Centrafrique. CopyrightCNC

 

Il faut toutefois souligner que l’abattage à outrance des arbres de la région de la Lobaye a un impact sur le commerce des chenilles. Du fait de cette déforestation, elles se font de plus en plus rares car leurs lieux d’habitation et de reproduction se réduisent. Ceci a directement un impact sur le consommateur puisque le prix des chenilles reste encore élevé et les quantités toujours insuffisantes.

Actuellement, les commerçantes vendent les chenilles par petits tas de 500FCFA. Pour elles, une cuvette de chenilles leur coûte à peu près 15000FCFA en fonction de leur qualité. Les jaunes sont de meilleure qualité et coutent donc plus chère, alors que celles avec des épines sont plus abordables.

 

Si les cueilleurs de chenilles subissent la déforestation massive de la Lobaye, les commerçantes, elles, vivent l’enfer des routes. Par exemple, de Bangui elles doivent se rendre à Nzila, la moto paye 2000FCFA et ça continue jusqu’à Pissa. En plus de ces tracasseries financières, il y a aussi les risques d’accidents routiers car les routes sont périlleuses et la saison des pluies aggrave leur état. Mais pas besoin de paniquer, ce n’est que le début de la saison. Les prix devraient normalement baisser.

 

Il faut aussi rappeler que la médecine a prouvé que les chenilles font partie des aliments riches en protéines. Elles peuvent être une bonne alternative à la viande pour les familles les plus pauvres. Certains mangent les chenilles, d’autres non, soit parce qu’ils n’aiment pas soit pour des raisons religieuses. Pour autant, le commerce de la chenille fera toujours partie de la vie économique du pays.

 

Par Adama Bria

Journaliste

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Enquête :  Dans les coulisses du softpower russe en Afrique

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Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme le vendredi 14 mai 2021.

 

Par Benjamin Roger et Georges Dougueli

 

Les interventions de la Russie en Afrique ne se limitent pas aux terrains militaires.

 

Productions de contenus audiovisuels, financement de médias locaux, parrainage d’influenceurs « anti-impérialistes », campagnes de propagande sur internet… Les moyens déployés par Moscou pour promouvoir son action sont innombrables.

 

 

Ils sont plusieurs milliers, massés dans les travées du stade Barthélémy-Boganda de Bangui, ce 14 mai. Ils ne sont pas venus pour regarder un match des Fauves mais pour assister à l’avant-première d’un film un peu particulier : Touriste. Ce long-métrage russo-centrafricain tourné dans le pays retrace – et glorifie – l’action des « instructeurs » russes qui ont soutenu le régime de Faustin-Archange Touadéra, réélu en décembre 2020, face à la poussée de la rébellion de l’ex-président François Bozizé. Scènes de guerre où quelques Russes tiennent tête à des dizaines de rebelles, kalachnikovs qui crépitent dans tous les sens, héros blessé dans des combats mais qui s’en sort avec le sentiment du devoir accompli… Une sorte de blockbuster hollywoodien à la sauce moscovite, le tout en faisant la propagande des Mercenaires russes sur les rives de l’Oubangui – sans aborder les accusations d’exactions qui les visent. Selon la presse russe, Touriste aurait été intégralement financé par Evgueni Prigojine, oligarque proche de Vladimir Poutine et patron de la nébuleuse Wagner.

 

Depuis la signature d’accords de défense entre Bangui et Moscou à la fin de 2017, tout est bon pour promouvoir les actions russes en Centrafrique. Dans le rôle du mécène, Lobaye Invest, une société minière liée au groupe Wagner. Dirigée par Evgueni Khodotov, un fidèle de Prigojine, elle a financé une radio (média largement dominant dans le pays), Lengo Songo, et un hebdomadaire gratuit, La Feuille volante du président. Elle a aussi sponsorisé le concours de Miss Centrafrique à Bangui, en décembre 2018. Même les enfants ne sont pas en reste : la société russe a ainsi imprimé des manuels scolaires ou encore « soutenu » un petit dessin animé qu’on peut visionner sur YouTube et qui raconte l’histoire d’un ours venu de Russie pour sauver des animaux de la savane attaqués par des hyènes.

 

Sous ses différentes facettes, ce soft power russe fait autant partie de la stratégie de Moscou que les gros bras de Wagner pour pousser ses pions sur le continent. Au cœur du dispositif, la propagande sur les réseaux sociaux. Avec, encore et toujours à la manœuvre, Evgueni Prigojine. Au début des années 2010, celui-ci fonde l’Internet Research Agency (IRA) à Saint-Pétersbourg. Véritable usine à désinformation qui produit fake news et théories complotistes à la chaîne, cette agence n’a, officiellement, rien à voir avec le Kremlin. Sa mission : mener des campagnes de propagande prorusse sur internet pour défendre les intérêts de Moscou et de ses alliés à travers le monde. En 2014, l’IRA dirige des opérations durant la guerre en Ukraine, multipliant les publications favorables à la politique agressive de Poutine. Deux ans plus tard, elle contribue à l’accession de Donald Trump à la Maison-Blanche et fait la une des médias américains. Des opérations de manipulation qui valent d’ailleurs à Prigojine d’être inculpé par la justice américaine. Soutien à Bachar al-Assad en Syrie, manipulations en faveur du Brexit… Les trolls de l’IRA se faufilent partout, au gré des objectifs de leur patron et de sa galaxie.

 

Réseaux de manipulation russes

Ces dernières années, l’attrait de Prigojine et d’autres oligarques pour le continent est croissant. « Leur motivation est avant tout financière. L’Afrique est leur nouvel horizon de prospection de ressources, ils la voient comme un endroit où se faire de l’argent. Ces entrepreneurs d’influence agissent d’abord dans leur propre intérêt, pour faire fructifier leur capital, tout en accompagnant le retour de la Russie dans cette région du monde », explique Kevin Limonier, maître de conférences en géopolitique et spécialiste du cyberespace russophone. S’implanter en Afrique leur permet aussi de servir leurs ambitions à Moscou, où la compétition entre hommes d’affaires est rude. Le tout sous l’œil bienveillant, voire complice, des autorités, qui, officiellement, n’ont rien à voir avec leurs activités. « L’État russe n’a pas forcément les moyens de ses ambitions politiques en Afrique. Il s’appuie donc sur ces réseaux aux méthodes peu conventionnelles pour les servir et nier sa responsabilité en cas de problème », poursuit le chercheur.

 

En octobre 2019, le sommet de Sotchi, sur les rives de la mer Noire, avait pris la forme d’une démonstration de force de la puissance russe en Afrique. Dans la foulée, Facebook avait annoncé le démantèlement de réseaux basés en Russie menant des campagnes de manipulation – notamment en période électorale – dans huit pays africains : la Centrafrique, la RD Congo, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, Madagascar, la Libye, le Mozambique et le Soudan.

 

Le réseau social avait alors clairement pointé du doigt l’IRA de Prigojine. Le système était bien huilé. Des hackers, avec l’aide d’utilisateurs recrutés localement, diffusaient des publications prorusses de manière coordonnée en veillant à ne pas être identifiés. En tout, des dizaines de comptes, de pages ou de groupes touchant potentiellement près de 750 000 utilisateurs. « Ils publiaient généralement des informations politiques mondiales et locales, notamment des sujets tels que la politique russe en Afrique, les élections à Madagascar et au Mozambique, la surveillance des élections par une organisation non gouvernementale locale et la critique des politiques française et américaine », avait alors expliqué le département sécurité de Facebook dans un communiqué.

 

En décembre 2020, rebelote. La firme de Palo Alto annonce une nouvelle fois avoir démantelé des réseaux de manipulation russes – mais aussi français – actifs dans plusieurs pays africains, en particulier la Centrafrique. Cette fois, il y est question de la pandémie de Covid-19, des prochaines élections en Centrafrique, ou encore de la politique française en Afrique.

 

Car, pour ces hackers prorusses, la France est l’une des principales cibles à pilonner. Au cœur de leur stratégie de propagande : l’alimentation du sentiment antifrançais. Rien de bien compliqué tant l’ex-puissance coloniale est critiquée depuis des décennies dans son ancien pré carré. « Les Russes vendent un narratif décolonial sur le continent en se présentant comme une alternative à la France. Les Chinois ne jouent jamais sur ce registre – ou le font de manière très subtile. Eux le font ouvertement sur le mode “nous vous apportons une seconde décolonisation”, estime une source haut placée à Paris. Ce discours anti-français des Russes en Afrique est purement opportuniste et est avant tout un moyen pour eux de se rendre attrayants. Cela a marché en Centrafrique, mais cela sera difficilement transposable dans d’autres pays.

 

Actions violentes contre des symboles occidentaux

Pour nourrir ce discours anti-français à travers le continent, Prigojine et ses lieutenants s’appuient sur des activistes anti-impérialistes parfois connus. « Ils repèrent les influenceurs dans les pays qui les intéressent pour les stipendier », affirme un diplomate français. Kemi Seba, militant franco-béninois et fondateur de l’ONG Urgences panafricanistes, fait partie des personnalités qui ont ainsi collaboré avec les Russes.

 

L’intéressé, qui a refusé de répondre à nos questions, s’est en revanche exprimé sur ces relations lors d’une émission sur la chaîne Vox Africa, en octobre 2020. Il y racontait notamment avoir été invité plusieurs fois par Evgueni Prigojine. « Je l’ai rencontré en Russie, au Soudan et en Libye. Nous nous sommes vus un an après la campagne extraordinaire que nous avons menée contre le franc CFA, et il m’a dit : “Vous avez la capacité de toucher la jeunesse africaine comme très peu de gens sont capables de le faire. Je veux vous soutenir. Ceux qui sont contre nos ennemis sont nos amis”. » Kemi Seba accepte son soutien logistique « à différents degrés », mais à une condition : « »Si et seulement si Prigojine ne nous dit jamais ce que nous devons faire. » Selon lui, leur « compagnonnage » aura duré environ dix mois avant de s’arrêter à son initiative, après que Prigojine, lors d’un rendez-vous à Saint-Pétersbourg, lui a suggéré de passer à des actions violentes contre des symboles occidentaux, quitte à faire des dommages africains collatéraux.

 

La Suisso-Camerounaise Nathalie Yamb est aussi liée aux réseaux russes. Se définissant elle-même comme la « Dame de Sotchi » depuis sa participation remarquée au sommet du même nom, en octobre 2019, elle est une des détractrices les plus en vue de la France et de ses alliés sur le continent – des prises de position qui lui ont d’ailleurs valu son expulsion de Côte d’Ivoire en décembre 2019. D’après un rapport de l’ONG Free Russia Foundation, elle participe au réseau Afric (Association for Free Research and International Cooperation), sorte d’organe d’influence monté par Prigojine pour protéger et promouvoir ses intérêts sur le continent. Selon ce rapport, Yamb a notamment participé à une de ses conférences dans un palace de Berlin, en janvier 2020, coorganisée avec la Fondation pour la protection des valeurs nationales, une structure similaire également liée à Prigojine et dirigée par le journaliste Alexandre Malkevitch. Sollicitée par JA, elle n’a pas souhaité répondre à nos questions sur ses liens avec ces influenceurs russes.

 

Au Mali aussi, les Russes s’appuient sur des activistes antioccidentaux pour jouer leur partition. Dans ce pays miné par l’insécurité, qui a connu deux coups d’État en neuf mois, la France est largement tenue pour responsable d’une situation très précaire. Enlisées dans un bourbier sahélien dont beaucoup peinent à voir comment elles parviendront à en sortir sans perdre la face, les autorités françaises ont annoncé la fin de l’opération Barkhane et l’allègement de leur dispositif militaire dans la région. Une brèche dans laquelle Moscou essaie désormais de s’engouffrer.

 

Selon les services de renseignements français, des émissaires russes ont approché Adama Ben Diarra, leader du mouvement Yerewolo et membre du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif de la transition. À la fin de mai, Ben Diarra a organisé plusieurs manifestations à Bamako, y compris devant l’ambassade de Russie, pour réclamer le départ de la France et l’arrivée des Russes pour sortir le Mali de l’impasse. L’intéressé, lui, dément tout financement extérieur. « Je n’ai jamais eu de contact avec un Russe. Ni diplomate, ni homme d’affaires, ni militaire, ni même un journaliste. Toutes nos mobilisations sont financées par des cotisations. Il n’y a aucun financement extérieur, si ce n’est de l’argent envoyé par la diaspora. Tout ce qui est organisé par Yerewolo est financé par Yerewolo », assure Adama Ben Diarra.

 

Opacité toujours

Pour gagner les cœurs, les Russes s’appuient également, comme les autres puissances mondiales, sur des médias traditionnels. Les rédactions françaises de Russia Today et de Sputnik, basées à Paris, sont chargées de couvrir l’actualité de l’Afrique francophone. Ni l’une ni l’autre n’ont de bureaux sur le terrain, seulement une poignée de correspondants. Selon différentes sources internes, il n’y aurait pas, pour l’instant, de volonté de mettre davantage de moyens éditoriaux pour développer leur couverture africaine.

 

Parallèlement, Moscou peut compter sur quelques chaînes africaines très pro-russes, au premier rang desquelles Afrique Media TV, basée au Cameroun. Avant de se lier d’affaire avec les Russes, son promoteur, Justin B. Tagouh, avait bénéficié de la générosité de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et de celle d’Idriss Déby Itno pour développer sa chaîne. L’Équato-Guinéen était en froid avec Paris, alors que son fils et successeur putatif, Teodorín Nguema Obiang Mangue, était poursuivi par la justice dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis. Déby Itno, lui, voyait en la chaîne un instrument pour souffler sur les braises de la francophobie et un moyen de pression supplémentaire pour s’imposer à Paris comme un recours indispensable dans la lutte antiterroriste.

 

Pour fonctionner, l’entreprise ne compte pas sur d’hypothétiques revenus publicitaires mais sur les contrats négociés avec des chefs d’État. Sauf que, à partir de 2014, la crise pétrolière assèche les finances publiques de ces deux pourvoyeurs de fonds. En quête de financement, Tagouh prend contact avec les Russes grâce à l’intermédiation de son ami Luc Michel. Ce consultant belge, lié à des réseaux d’extrême droite en Europe et connu des téléspectateurs d’Afrique Media TV pour ses chroniques anticolonialistes, est très introduit à Moscou. Grâce à son appui, Justin B. Tagouh se rend deux fois à Sotchi et affirme avoir rencontré Poutine, même si personne dans son entourage ne le confirme. En revanche, photo faisant foi, il a bien rencontré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. « Les Russes ont sollicité notre accompagnement mais ne nous ont jamais demandé de dénigrer la France  », confie un journaliste d’Afrique Media. Aucun détail ne filtre sur le montage financier ni sur les montants mis à disposition de la chaîne.

 

Même opacité autour du projet de radio panafricaine, sur financements russes, annoncé en 2020 par Tagouh. « Douze pays ont déjà donné leur autorisation. Nous espérons boucler rapidement ce dossier pour lancer la production », assure une source proche des discussions. Pour Moscou, la ligne d’Afrique Media TV rétablit une sorte d’équilibre dans un espace francophone où les narratifs ont toujours été favorables aux Occidentaux.

 

Tagouh était aussi à la manœuvre lors de la création du Conseil africain des médias, en 2013, à Malabo, sous l’égide d’Obiang Nguema – lequel l’avait doté d’un financement à hauteur de 1 million de dollars avec pour mission de « promouvoir l’image d’une Afrique positive ». Manifestement cornaquée par Tagouh, la structure va, elle aussi, se rapprocher des partenaires russes de ce dernier.

 

https://www.jeuneafrique.com/1205392/politique/enquete-dans-les-coulisses-du-softpower-russe-en-afrique/?fbclid=IwAR3I1Ep5jhun8kIZSPZVh6pqCEPyqM3zMeXnbuQN0hpB0om6nC0NAK9uSfo

RCA : la MINUSCA condamne une attaque des rebelles de l’UPC qui a fait un mort à Obo

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 16:57:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a fermement condamné une attaque des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) contre les populations civiles de la ville centrafricaine d’Obo (extrême sud-est) ainsi que la base des casques bleus déployés dans la localité, selon un communiqué rendu public mardi.

Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

 

Dans le communiqué de presse, la MINUSCA a indiqué que des éléments armés qui appartiendraient à l’UPC avaient lancé lundi en début de la soirée une série d’attaques coordonnées sur la ville d’Obo, ciblant les installations des forces de défense et de sécurité centrafricaines, mais également la base des casques bleus marocains.

Les casques bleus ont vigoureusement riposté aux attaques, y ont mis un terme et s’emploient à assurer la sécurisation immédiate des civils, a ajouté la mission onusienne dans le communiqué, déplorant un blessé parmi les casques bleus.

La MINUSCA a estimé pour sa part que les attaques lancées contre son personnel, notamment les casques bleus, constituent des violations du droit international humanitaire, les jugées comme étant des crimes de guerre. Elle s’est engagé à prendre toutes les mesures, en collaboration avec le gouvernement centrafricain, pour que les responsables de ces crimes odieux soient identifiés, arrêtés et traduits devant la justice.

Selon des sources locales concordantes, l’attaque d’Obo perpétrée par les rebelles est la conséquence de l’arrestation de quelques combattants de l’UPC par les militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) il y a deux semaines et lesquels devraient être remis à la justice dans la capitale centrafricaine Bangui.

 

Xinhua

RCA : un expert de l’ONU insiste sur une enquête impartiale sur le massacre de Bossangoa

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 13:46:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un expert indépendant de l’ONU chargé de la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Yao Agbetse, a appelé ce mardi les autorités nationales à mener une enquête approfondie sur le meurtre de treize personnes dont les corps ont été retrouvés par des casques bleus de l’ONU à douze kilomètres à l’ouest de la ville centrafricaine de Bossangoa (ouest) la semaine dernière.

M. Yao Agbetse (Togo) est un avocat des droits de l’homme, chercheur et enseignant qui a
M. Yao Agbetse (Togo), expert de droit l’homme de l’ONU sur la RCA.

 

“Je déplore vivement ces meurtres et je demande que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles”, a déclaré M. Agbetse, cité ce mardi par une publication de la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (Minusca), qui a rappelé que les treize personnes ont été tuées le 21 juillet dernier dans les environs du village de Bongboto, à douze kilomètres de Bossangoa sur l’axe menant de Bossangoa vers Nana-Bakassa, une autre ville centrafricaine, un peu plus au nord-ouest.

Au moment des faits, la MINUSCA avait dépêché sur les lieux une patrouille conjointe de la police des Nations Unies (UNPOL) et de sa force sur l’axe Bossangoa-Nana-Bakassa et a dépêché une mission conjointe composée d’UNPOL et de sa section des droits de l’homme pour enquêter et établir les faits.

“Je lance un appel aux autorités centrafricaines pour qu’elles fassent toute la lumière sur cet incident alarmant dans les meilleurs délais”, a déclaré M. Agbetse, soulignant que “des enquêtes impartiales et diligentes doivent être menées, les faits établis, les auteurs et tous leurs complices identifiés”.

A l’initiative du parlement centrafricain, le président Faustin-Archange Touyadéra a institué un comité d’enquête chargé de faire toute la lumière sur le massacre de Bossangoa.

 

Xinhua

RCA : Vive tension entre le chef de l’État et le médiateur de la République Moussa Laurent Gon-Baba

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:33:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques semaines après sa nomination comme le nouveau médiateur de la République, Monsieur Moussa Laurent Gon Baba est déjà en désaccord total avec son ami de longue date Faustin Archange Touadera, et l’homme menace de démissionner.

Le Président de l'Assemblée nationale Laurent Gon-Baba
Le Député de Baboua Laurent Gon-Baba

 

Selon certains proches du Président de la République, le grand dialogue républicain serait à l’origine du désaccord entre le chef de l’État et le médiateur de la République. Or, le 30 juin 2021, un décret présidentiel avait défini les profils des participants ainsi que les conditions de participation à ce grand dialogue républicain. Mais  plusieurs mouvements d’opposition, de la société civile et de la jeunesse ont vivement réagi pour contester le comité d’organisation tel que défini par le chef de l’État. Ils le jugent totalement déséquilibré pour permettre un dialogue front , transparent et équitable. Une vive contestation qui met à mal la prochaine tenue de ce dialogue annoncé par le chef de l’État.

À cet effet, le médiateur de la République Moussa Laurent Gon Baba a ainsi organisé une série de rencontre avec les forces vives de la nation et les partis politiques. L’objectif est de créer un cadre propice pour la réconciliation et le dialogue inter centrafricain ainsi que la protection des droits des citoyens.

À l’issue de cette série de rencontre, un compte rendu intégral ainsi que des propositions avaient été  faits au chef de l’État par le médiateur de la République. Mais à sa grande surprise, toutes ses propositions ont été systématiquement rejetées  par son ami Faustin Archange Touadera. Ainsi, une semaine plus tard, une autre proposition a été faite au chef de l’État, mais celui-ci la rejette toujours, soulevant ainsi la colère du médiateur.

Et ce n’est pas tout! La semaine dernière, un nouveau décret présidentiel a été publié, définissant les profils des participants ainsi que les conditions de participation à ce grand dialogue républicain , mais les mêmes erreurs ont été reconduites à 90%. Mais pour Monsieur Moussa Laurent Gon Baba,  le chef de l’État ne devrait pas s’amuser avec la vie du peuple centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : attaque des positions des FACA dans le nord-ouest, deux morts et deux blessés

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:11:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les quatre victimes ont été transférées à Bouar ce mardi matin par le médecin-chef du centre hospitalier de Yéléwa, puis évacuées à Bangui. C’était une grande émotion au sein de l’armée nationale à Bouar à l’arrivée des corps.

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Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC

 

Selon des sources, l’attaque aurait été menée par les combattants rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

« C’était le lundi vers 4 heures du matin que les rebelles ont attaqué la position des forces de défense dans le village Ndongué douane, située à 15 kilomètres de Yéléwa. Les FACA ont repoussé l’attaque, mais malheureusement deux soldats FACA ont perdu la vie dans cet affrontement », a témoigné une source au sein de l’armée.

D’après une autre source, l’attaque a fait également deux blessés du côté de l’armée nationale. Du côté des rebelles, difficile de le savoir, mais on parle également des morts et des blessés.

Cependant, dans les localités de « Abba », certaines sources ont signalé un affrontement entre les 3R et les soldats FACA sur des chantiers miniers. On déplore encore plusieurs morts. Notre équipe est sur le point d’aller sur le lieu de la scène.

Notons que les rebelles de 3R sont en majorité des Peuls nomade. Ils maîtrisent mieux la forêt  que quiconque. Ce qui leur donne un avantage sur le terrain conquis d’avance.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

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Bouar, vaste détournement  des matériels de travaux publics rétrocédés au gouvernement par SATOM

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:29:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le service de la gendarmerie locale  procède depuis quelques jours à l’arrestation de plusieurs suspects soupçonnés d’avoir participé directement ou indirectement à ce gigantesque vol et détournement en bande organisée. Mais à Bangui, d’autres personnalités impliquées dans le scandale n’ont pas encore inquiété.

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Base de la Société SOGEA-SATOM de Bouar. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Après la fin des travaux de bitumage  du tronçon de route Bouar Baoro il y’a cinq mois, la société SATOM a rétrocédé au gouvernement plusieurs de ses matériels, parmi lesquels on peut citer  des engins lourds et légers, des camions, des congélateurs, des téléviseurs, des divans, des splits et autres. Mais ces équipements couteux, entreposés sur le site de la Société SOGEA-SATOM à Bouar, sont devenus miraculeusement propriétés de certaines personnalités du ministère des travaux publics, de la municipalité de Bouar, de la préfecture de la Nana-Mambéré ainsi qu’une partie des agents de la société SOGEA-SATOM.

Avec la complicité du chef de sécurité de SOGEA-SATOM de Bouar, la quasi-totalité de ces matériels a été littéralement pillée et volée. Hors mis quelques équipements légers récupérés par le Ministère des Travaux publics et de l’Entretien routier, tout le reste a été porté disparu, laissant le site totalement vide.

Choqué, le ministère des Travaux publics et de l’Entretien routier mène depuis quelques semaines des investigations, et une enquête a été déposée auprès de la gendarmerie de Bouar. Ainsi, depuis quelques jours, plusieurs personnes, parmi lesquelles des employés de la mairie de Bouar, de la préfecture, du ministère des Travaux publics  sont interpellés, et une partie des matériels volés ont été récupérées.

Affaire à suivre.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, deux motos emportées dans un acte de braquage dans le huitième arrondissement

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 juillet 2021, 03:28:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une fois de plus, le quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui a été secouée par des détonations d’armes. Un groupe des malfaiteurs, connus pour sa brutalité, a encore frappé chez une paisible famille. Deux motos emportées, et plusieurs interrogations.

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Bangui,

 

En effet, dans la nuit du lundi à mardi 27 juillet, vers 3 heures du matin, trois braqueurs, armés du fusil,  ont  fait irruption chez une famille du quartier Galabadja derrière l’Église catholique Saint-Jean. L’un des trois malfaiteurs, aidé par ses deux compagnons,  saute sur la clôture et va débarrer le portail principal aux deux autres. Immédiatement, les trois malfaiteurs se sont dirigés vers la deuxième maison annexe de la concession, et y pénètrent par effraction avant de récupérer deux motos appartenant à cette famille.

Une plainte contre X a été déposée par les propriétaires au commissariat du huitième arrondissement ce mardi., quelques heures après les faits.

Mais selon plusieurs voisins des victimes, les braqueurs se sont habillés en tenus militaires. Ils étaient venus sur moto, concluent-ils. Cette information vient confirmer celles recueillies quelques semaines plutôt après le braquage et assassinat d’un jeune ingénieur habitant dans le même quartier Galabadja il y’ deux semaines. Toutes les informations recueillies pointent du doigt les soldats FACA. Mais que font nos autorités ?

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT DU G5+sur la situation en Centrafrique

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COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT DU G5+

 

Les G5+, un groupe d’Etats et d’institutions internationales partenaires de la République Centrafricaine, notent avec une grande préoccupation le développement d’une crise humanitaire aigüe en RCA.

Les membres observent que plus de sept mois d’opérations militaires dans de nombreuses préfectures de la RCA ont déplacé des centaines de milliers de Centrafricains de leurs foyers, perturbé l’accès à la nourriture, à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, et empêché l’aide humanitaire d’atteindre ceux qui en ont besoin. Plus de 80 000 enfants en dessous de l’âge cinq ans risque une malnutrition sévère. 2,7 millions de personnes sont en situation de crise ou d’urgence en matière d’insécurité alimentaire. Environ 250 000 sont dans des zones inaccessibles pour les partenaires. Dans le même temps les prix des matières primaires augmentent.

Nos partenaires humanitaires sont disponibles pour fournir de l’aide multisectorielle flexible tablée sur les besoins grandissants. Néanmoins, ils continuent à faire face à des restrictions majeures sur la fourniture d’aide. Le personnel humanitaire a fait face à 267 incidents dans les premiers six mois de 2021, y compris les cas de violence contre leurs personnes, biens et autres outils de travail. Les infrastructures routières seront bientôt impraticables à cause des pluies. En raison de ces incidents et des restrictions de circulation et d’accès, il existe un sérieux risque que les partenaires n’aient plus assez de moyens humanitaires pour continuer à apporter une réponse humanitaire adéquate dans les zones concernées.

Les membres demandent au gouvernement de bien vouloir accorder immédiatement sa plus grande attention à cette situation humanitaire préoccupante afin d’éviter une crise majeure et le retrait contraint et forcé d’acteurs humanitaires. Nous soutenons fermement l’appel lancé le 12 juillet par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en faveur d’un cessez-le- feu qui permettra aux travailleurs humanitaires d’atteindre les personnes dans le besoin. Les membres demandent spécifiquement la pleine coopération de leurs partenaires des forces armées, de la gendarmerie et de la police nationale afin de protéger le personnel humanitaire dans les préfectures. Les membres appellent en outre les partenaires internationaux de la République centrafricaine d’envisager de renforcer leur soutien à ce pays afin d’empêcher de nouvelles souffrances et d’éviter une crise régionale.

Enfin, les membres expriment leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes des meurtres du 21 juillet dans le village de Bongboto. Le groupe demande instamment au gouvernement de mener une enquête approfondie et transparente sur cet incident afin de rendre justice aux familles des victimes et d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Les membres du G5+ réitèrent leur engagement à continuer à travailler aux côtés des autorités centrafricaines pour le bien-être de tous les Centrafricains.

 

Mme. Lucy TAMLYN
Ambassadeur des États-Unis d’Amérique
Auprès de la République centrafricaine

  1. Jean-Marc GROSGURIN
    Ambassadeur, Haut Représentant de la France
    Auprès de la République centrafricaine

Mme. Samuela ISOPI

Ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne
Auprès de la République centrafricaine

  1. Matias BERTINO MATONDO

Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine
Et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale

  1. Adolphe NAHAYO

Ambassadeur, Représentant du Président de la Commission de la Communauté
Économique des Etats de l’Afrique Centrale en République centrafricaine

  1. Mankeur NDIAYE

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies
En République centrafricaine et Chef de la Minusca

  1. Han FRAETERS

Représentant résident de la Banque Mondiale
En République centrafricaine

Washington frappe au cockpit le coordinateur de Wagner, Evgueni Prigozhin

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 15:13:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les services américains ont sollicité l’appui de plusieurs capitales africaines en vue de bloquer les rotations de jets privés appartenant à l’homme d’affaire Evgueni Prigozhin, intime de Vladimir Poutine, figure centrale de la galaxie Wagner et ciblé par des sanctions américaines.

 

Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P
Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P

 

C’est une discrète circulaire estampillée “République du Tchad” et signée du DG adjoint de l’autorité de l’aviation civile tchadienne, Youssouf Abakar Alkhalil, dont le titre donne le ton : “Interdiction d’assistance à un aéronef“. Dans le document daté du 14 juillet, adressé à l’ensemble des opérateurs aériens et assistants d’escales du pays, le ministère tchadien de l’aviation civile écrit : “il est porté à votre attention qu’il est formellement interdit d’assister l’aéronef dont le numéro de série est 14501008 et appartenant à la compagnie Prigozhin. De ce fait, tous les opérateurs d’assistance en escale sont dans l’obligation de s’y conformer.”

 

Le “cuisinier” de Poutine

Une simple recherche Google permet très vite de retrouver l’aéronef visé par la circulaire. Il s’agit d‘un jet Embraer Legacy 600 immatriculé sur l’île de Man sous l’indicatif M-SAAN. Bien identifié sur les tarmacs africains, l’appareil au fuselage blanc et bleu marine opère en réalité depuis novembre 2019 sous le matricule RA-02795. Quant à son propriétaire, il est tout aussi connu : Evgueni Prigozhin. Intime du président russe Vladimir Poutine qu’il côtoie depuis le début des années 2000, l’oligarque de 60 ans a fait fortune dans les années 1990 dans la restauration (il a longtemps été surnommé “le cuisinier de Poutine”). Depuis il accumule les casquettes, notamment en Afrique où il est considéré comme la figure centrale de la galaxie paramilitaire russe Wagner, très active en RCA, en Libye ou encore au Soudan.

Sous sanctions américaines depuis 2019 dans le cadre de l’enquête sur les interférences étrangères dans les élections intermédiaires américaines de 2018, l’oligarque est à la tête de sa propre compagnie aérienne : Autolex Transport. Installée aux Seychelles, c’est cette même société qui a acquis le jet Embraer Legacy 600 RA-02795 visé par la circulaire du ministère tchadien de l’aviation civile. L’appareil, acheté par Prigozhin en octobre 2018 au groupe turc MNG Jet Aerospace, est lui-même dans le viseur du Trésor américain et fait l’objet de sanctions.

 

Avion fantôme

Si l’Embraer a été soigneusement retiré de la quasi-totalité des sites de suivi d’avions type Flight Radar, – une pratique de plus en plus courante dans l’aviation d’affaire -, l’appareil enchaîne néanmoins les rotations sur le continent africain, tout particulièrement en Afrique centrale. Des va-et-vient suivis en temps réel par les services de sécurité américains. A l’instar de N’Djamena, ces derniers ont ainsi multiplié les demandes “d’entraides” avec plusieurs capitales africaines ces dernières semaines, avec un message bien rodé : toute assistance aux jets de Prigozhin pourrait être interprétée comme une forme de complicité avec l’oligarque sanctionné. Parmi les pays approchés par Washington figure notamment le Soudan, où les appareils de l’homme d’affaires originaire de Saint-Pétersbourg ont l’habitude d’effectuer des escales techniques sur l’aéroport de la ville de Nyala, capitale du Darfour Sud.

Plusieurs démarches ont également été entamées auprès de l’Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar), dirigée depuis 2017 par le Nigérien Mohamed Moussa.

 

Transport du premier ministre centrafricain

Mais l’activisme de Washington ne se limite plus qu’aux Etats. Sur l’aéroport de Bangui, les services américains ont même récemment demandé à plusieurs reprises au groupe pétrolier français TotalEnergies de ne pas avitailler ce même Embraer Legacy 600 exploité par la société d’Evgueni Prigozhin (AI, 10/06/21).

Le jet de l’oligarque configuré pour le transport de personnalités VIP est aussi un précieux outil de la diplomatie privée de Prigozhin, qui n’hésite pas à le mettre gracieusement au service de hautes autorités africaines. Le 7 juin, il avait ainsi ramené à Bangui depuis Saint-Pétersbourg l’ex-chef du gouvernement centrafricain Firmin Ngrebada et deux de ses ministres venus participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Principal relais de Moscou en RCA, Firmin Ngrebada est lui-même un familier du coordinateur de Wagner. A son retour de Saint-Pétersbourg, c’est même l’un des assistants de Prigozhin à Bangui, Dmitry Sergeevich Sytii, qui avait personnellement accueilli le premier ministre à son arrivée sur le tarmac de l’aéroport de Bangui.

 

Eminence grise de la diplomatie privée de Moscou en Afrique

En RCA, l’ombre de Prigozhin plane bien au-delà de Wagner. Selon le Trésor américain, il opérerait ainsi en Centrafrique, principalement à l’aide sociétés écrans et serait notamment très actif dans le secteur minier via les entreprises M-Finans et Lovaye Invest. Pour développer ses activités dans le pays, il s’appuie sur trois associés, également sous sanctions américaines : Yevgueny Khodotov, Alexander Yuryevitch Kuzin et Dimitry Sergeevitch Sytii.

 

Par la lettre de continent

 

 

Centrafrique : Un mort dans une attaque des rebelles au sud-Est du pays

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 14:46:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’attaque est survenue dans la nuit du lundi à mardi 27 juillet. Les assaillants seraient des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Mais les soldats      FACA, appuyés par les Casques bleus marocains de la Minusca ont pu repousser l’attaque. Bilan, un mort.

 

Des FACA à OBO pour illustration.

 

C’était hier lundi aux environs de 22 heures  que la ville d’Obo  était secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Les populations, paniquées, sont terrées chez elles durant plusieurs heures de combats. Selon une source militaire locale, ce sont bel et bien les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique qui auraient attaqué la ville. « Ils étaient plusieurs dizaines », confie-t-il.

Ils ont attaqué le centre-ville et les positions de l’armée nationale. Constatons la capacité de nuisance des rebelles, les Casques bleus marocains de la Minusca ont du intervenir au côté des FACA afin de repousser les rebelles hors de la ville.

Mais très tôt ce matin, les habitants ont eu la surprise de constater que plusieurs magasins ont été détruits, d’autres incendiés dans cet affrontement. Un Soldat FACA avait aussi trouvé la mort dans les combats, selon des sources militaires locales.

Rappelons que c’est depuis dimanche dernier que les rumeurs d’une attaque de la ville par les rebelles se font entendre dans les différents quartiers. On ignore les raisons exactes de cette nouvelle attaque, mais certaines sources parlent d’une tentative de libération de quelques rebelles interpellés il y a quelques jours.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA interdit de sortir du territoire national, sa maison perquisitionnée

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Bangui, République centrafricaine, mardi, , 27 juillet 2021, 03:32:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affaire a fait beaucoup de bruit au sein du gouvernement, mais demeure très confidentielle. L’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui refuse pour le moment de siéger à l’Assemblée nationale comme député, se retrouve aujourd’hui coincé. Il se retranche comme un lapin dans sa résidence de Boali, et refuse de recevoir ses compagnons de la majorité.

 

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Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada

 

L’information a été confirmée par ses proches familles. Cela fait déjà quatre jours qu’une perquisition avait eu lieu à sa résidence privée. En colère contre le chef de l’État, Firmin NGRÉBADA prenait une partie de ses bagages et rentre depuis à Boali, et abandonne son siège à l’Assemblée nationale  où il a accusé son Président, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, son éternel rival d’être derrière les coups montés contre lui. Même le massacre de Bossangoa, certaines sources à la présidence pointent du doigt l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA d’être bien derrière ce terrible crime qui pourrait secouer le régime.

Selon certains observateurs, le régime de Touadera serait en train de s’effondrer à cause des querelles internes qui minent sa stabilité.

Rappelons que l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, élu député de la circonscription de Boali, visait le perchoir de l’Assemblée nationale. Mais à  sa surprise, le chef de l’État choisit l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji comme candidat de la majorité. Limogé à son poste du Premier ministre,  Firmin NGRÉBADA refuse à son tour de siéger comme député à l’Assemblée nationale. Désormais dans le viseur du pouvoir, il accuse son éternel rival Simplice Mathieu Sarandji  d’être à l’origine de son déboire.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Encore du sang versé durant la semaine 29 (du19 au 25 juillet 2021) par les mercenaires de la société Wagner

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Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

Encore du sang versé durant la semaine 29 (du19 au 25 juillet 2021) par les mercenaires de la société Wagner.

 

  • Au village Golongosso à Ndélé, en terre de SENOUSSI, pour accuser la CPC,
  • A Bria, en terre de BAREM BAKIE, pour accuser la CPC,
  • Au village Bézéré à Bocaranga, en terre de KARINOU, le jour de la fête de Tabaski pour accuser la CPC,
  • Au village Naziboro, toujours en terre de KARINOU pour accuser la CPC
  • Au village Bédamara à Paoua, en terre Mboum pour accuser la CPC,
  • A Bossangoa, en terre ZANGOA, un jour du marché forain pour accuser encore la CPC.

Faudrait-il continuer de verser combien de litres de sang des Centrafricains pour espérer sauver le pouvoir TOUADERA en agonie ?

Vous, Honorables de la 7ème Législature déjà récupérés par moyen de corruption par TOUADERA, que dites-vous du sang versé de vos électeurs, si réellement vous avez été élus ?

Vous, Leaders Politiques, dits alliés politiques de TOUADERA, que dites-vous de vos parents tués par TOUADERA dans l’arrière-pays ?

Vous, qui venez de recevoir vos enveloppes pour participer au dialogue exclusif dit faussement républicain, avez-vous le moindre remord pour vos parents tués récemment, tant à Bangui qu’à l’arrière-pays par les requins et les mercenaires-partenaires de la société Wagner ?

Vous, les Honorables des Sous-Préfectures de Bossangoa et de Nana Bakassa, récupérés par TOUADERA pour une autre majorité parlementaire à coups d’enveloppes de fcfa, que dites-vous du sang de vos parents horriblement versé ?

 

Les horribles assassinats de Bossangoa, fief de BOZIZE YANGOUVONDA, méritent attention, parce qu’ils reflètent une cynique volonté politique de TOUADERA de frapper en un endroit plus sanguinolent que les profanations des tombes et les incendies des maisons à Benzambé. Est-ce pour faire réagir BOZIZE YANGOUVONDA et la CPC qui se sont engagés unilatéralement à observer un cessez-le feu, dans l’espoir d’un dialogue inclusif, ou est-ce que TOUADERA voudrait cyniquement nous démontrer qu’il a réussi à contrôler militairement la situation ? Ou encore, est-ce que TOUADERA voudrait spécifiquement du précieux sang des enfants Zangoa pour espérer sauver son fauteuil présidentiel très chancelant depuis des mois ?

 

S’il faut affiner la réflexion ou le questionnement, tout un chacun sera convaincu que Touadera, en faisant tuer horriblement les enfants Zangoa par ses mercenaires-partenaires de la société Wagner, véritable acte de génocide,  voudrait de cette manière susciter la colère des enfants Zangoa contre leur frère BOZIZE YANGOUVONDA. Cette intention s’était déjà manifestée quand BOZIZE YANGOUVONDA, sollicité, avait accepté prendre la coordination de la CPC.

Chacun se souviendra des arrestations et des détentions arbitraires, des assassinats des enfants Zangoa par requins interposés, des destructions et incendies des maisons des enfants Zangoa tant à Bangui qu’à Bossangoa, et de la cynique réponse que nous avait réservée Sieur SARANDJI, Secrétaire Exécutif National de son parti politique le MCU : c’est parce que BOZIZE YANGOUVONDA avait accepté prendre la coordination de la CPC, que les Gbaya de Bossangoa sont génocidés.

 

Envisager une telle approche ou une telle cynique stratégie, c’est ne pas connaître le caractère trempé Zangoa. Renier ou trahir sont proscrits en culture Zangoa, et les enfants Zangoa éduqués traditionnellement sont imbus de cette culture. Les enfants Zangoa sont des pugilistes qui savent encaisser les coups et leurs uppercuts sont très fulgurants et terrassants. Ils savent choisir leurs moments pour placer leurs uppercuts. Et les SȍN ZẬNGOӒ les avaient déjà avertis. Le sang versé ne restera pas impuni. Et les Braves en sont très conscients.

 

Fait encore plus insolite, le ‘’gangster de Bangui’’ sous prétexte d’aller quémander de l’argent pour le pays, parcourt l’Europe pour vendre ses diamants et se livrer à ses autres affaires, alors que tous les partenaires financiers classiques savent qu’il avait cédé la collecte des recettes douanières aux mercenaires-partenaires de la société Wagner pour récupérer leurs prétendus 127 milliards de fcfa, censés consommés en matériels et munitions de guerre contre la CPC, toujours accusée. Aussi, ces partenaires financiers classiques savent qu’il avait laissé mourir de nombreux Centrafricains de la pandémie COVID-19, alors qu’il avait reçu de l’OMS 132 milliards de fcfa pour des prises en charge qui n’ont pas été effectuées.

 

Accusée CPC, levez-vous ; la balle est dans votre camp. Que dites-vous de ces accusations ? ? ? ? ?

 

Au lieu de parcourir l’Europe pour affairismes personnels, le bon sens commande, et s’il y en a chez TOUADERA et  au MCU, que ‘’le roublard de Bangui’’ et les autres Dignitaires du MCU rapatrient les milliards de fcfa qu’ils ont thésaurisés anormalement dans les paradis fiscaux, pour espérer certaines circonstances atténuantes, parce que le retour du bâton risque d’être très dur, et il le sera, parce que les GÃTӒ KȎNRӒÑ ont déjà battu leurs ailes et ont chanté. IL n’est plus que question de temps pour que l’aurore se pointe et que se tienne réellement ce dialogue inclusif, tant voulu et attendu, à l’issue duquel la nouvelle République Centrafricaine sera instaurée.

Les signes de fin de règne politique de TOUADERA ne trompent plus, pour ne pas dire que les carottes sont cuites. Le Président TOUADERA fait preuve de psychopathie parce qu’il ne maîtrise plus rien et ne sait plus ce qu’il faut faire, d’où sa politique de terre brûlée et les tueries de masse.

 

Chacun de nous est déjà averti, et ‘’un homme averti en vaut deux’’, car les ‘’JUSTICE D’EXECUTION’’, déjà à l’œuvre, vont appliquer à chacun la peine qu’il mérite compte tenu de son implication dans le durcissement du cœur de TOUADERA et le versement du sang cyniquement opéré. Que celles et ceux qui ont déjà reçu leurs enveloppes et/ou à qui des promesses ont été déjà faites, sachent qu’ils vont s’asseoir dans le sang et sur le sang des Centrafricains martyrisés pour valider la constitution TOUADERA, censée consolider un pouvoir dictatorial très chancelant actuellement, à travers le fameux dialogue républicain que veulent exclusif les mercenaires-partenaires de la société Wagner, en dépit des manœuvres de rachat de partis politiques pour faire bonne conscience.

 

La diaspora centrafricaine d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis, continuons d’alerter très fortement et de recommander aux partenaires financiers classiques de conditionner leurs concours à la tenue d’un dialogue intra centrafricain réellement inclusif, pour ne pas laisser aux générations futures des dettes illégitimes. Et laissons à l’histoire la mission de bannir les vertueux accompagnateurs et complices de l’instauration de la constitution TOUADERA, car la nouvelle République Centrafricaine sera fondée sur le Droit, la Justice et la Vérité.

 

Aussi, faisons-nous violence en priant beaucoup le Bon DIEU pour épargner le sang des Centrafricains, durant les mois d’août et septembre qui sont des mois de rencontres zonales et inter zonales des adeptes des forces occultes ou forces noires, qui ont grand besoin du sang humain pour leurs rites annuels.

 

 

 

WAFIO  Jean  Serge

Président Fondateur du PDCA

 

Bolloré, TotalEnergies, Air France : les groupes français otages du bras de fer entre Paris et Moscou

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). A mesure que Paris rompt ses liens avec Bangui, jugée trop alignée sur Moscou, les entreprises françaises encore actives en Centrafrique se retrouvent prises pour cible par le pouvoir.

 

Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.
Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.

 

Le premier ministre alors en poste en République centrafricaine, Firmin Ngrebada (au centre), salue ses troupes, alors qu’un hélicoptère de soutien de fabrication russe les survole, sur la route entre Boali et Bangui, le 10 janvier 2021. @Florent Vergnes/AFP

C’est un bruyant ballet, auquel les diplomates de l’ambassade de France à Bangui ont fini par se résigner. Depuis la livraison d’hélicoptères Gazelle aux instructeurs russes basés à Bangui, ces derniers ont pris l’habitude de s’entraîner à voler en rase-mottes au-dessus du fleuve Oubangui, n’oubliant jamais de multiplier les détours au-dessus des murs de l’ambassade de France située à proximité.

D’autres Français subissent le spectacle avec dépit : ceux de TotalEnergies (ex-Total). Le carburant JetA-1 qui fait voler les appareils est tiré des cuves de la major. Depuis décembre dernier, l’armée centrafricaine, soutenue par les instructeurs russes, a pris l’habitude de réquisitionner son carburant directement à la source dans les réserves de TotalEnergies, gérées par l’entreprise publique Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (Socasp). Au gré des allées et venues quotidiennes d’Iliouchine et d’Antonov russes approvisionnant Bangui en armes et en hommes, les quinze bacs de Kolongo, situés à proximité des ruines d’un ancien palais de l’ex-président Jean-Bedel Bokassa, sont ainsi vidés à un rythme soutenu, mais sans que le prix de ce carburant n’abonde le bilan de la Socasp et donc, par ricochet, celui de TotalEnergies.

Cette guerre du carburant  a pris une telle ampleur que Bangui a frôlé la rupture de stock fin mai, TotalEnergies peinant à remplir ses cuves alors que les impayés du gouvernement centrafricain s’élèveraient à plusieurs millions d’euros. Un coûteux approvisionnement d’urgence, par la route, a été mis en place, mais la tension est toujours présente. Les rapports du cluster “logistique” du bureau humanitaire des Nations unies, l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), font état les uns après les autres de difficultés d’approvisionnement en kérosène, alors que la voie aérienne est essentielle pour les opérations humanitaires.

TotalEnergies a même dû stopper au dernier moment l’avitaillement d’un jet privé russe, étant sous sanction américaine et appartenant au financier du groupe Wagner, Evgueni Prigozhin. Il transportait l’ancien premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada, de retour du forum économique international de Saint-Pétersbourg (AI du 10/06/21).

 

*_Des relations commerciales déséquilibrées_*

 

Depuis l’arrivée de la Russie à Bangui en 2018 à la faveur d’une livraison d’armes, la France et la Russie se livrent à une bataille d’influence en Centrafrique qui, jusque-là, se cantonnait aux domaines diplomatique et médiatique. La crise sécuritaire déclenchée en septembre en marge de l’élection présidentielle a eu pour conséquence une implication plus grande de la Russie au niveau militaire, via l’engagement du groupe de sécurité privée Wagner, tout en accélérant la marginalisation française, pourtant partenaire historique. En avril dernier, Paris a ainsi décidé de supprimer son appui budgétaire et de réduire au strict minimum sa coopération militaire avec Bangui. Désormais, cette lutte d’influence glisse sur le champ économique.

Les relations économiques franco-centrafricaines reposent sur un déséquilibre : en 2019, les investissements directs étrangers des principales entreprises françaises (TotalEnergies, Castel, Somdiaa pour le sucre, Orange, Air France…) s’élevaient à seulement 179 millions d’euros, alors que la France reste le premier partenaire économique de la Centrafrique. Ainsi Orange, premier opérateur du pays, n’y réalisait que 0,1 % du chiffre d’affaires total du groupe en 2018. Ce déséquilibre plaçait les compagnies françaises dans un rapport de force favorable. Mais le soutien russe semble avoir changé l’état d’esprit des Centrafricains.

Ce fut le cas au printemps avec Air France. La compagnie aérienne exigeait jusqu’ici la présence d’un contrôleur aérien issu du détachement d’appui opérationnel français afin de guider les atterrissages à Bangui, l’aéroport de Bangui M’Poko n’étant toujours pas équipé en instruments de guidage. Mais face à la pression de la partie centrafricaine voyant désormais d’un mauvais œil la présence d’un militaire français dans la tour de contrôle, Air France doit se résoudre à faire sans, depuis le mois d’avril. Les syndicats n’excluent toutefois pas la possibilité d’interdire à leurs pilotes les vols en direction de Bangui si la sécurité n’était plus assurée, mettant en péril le fonctionnement de la liaison.

 

*_La bataille du transport fluvial_*

 

Un autre front s’est ouvert depuis ce printemps dans le secteur du commerce fluvial, hautement stratégique dans un pays enclavé comme la Centrafrique. La Socatraf (Société centrafricaine des transports fluviaux) assure le ravitaillement du pays en hydrocarbures par le fleuve depuis Brazzaville : 72 % des hydrocarbures en 2020 ont été acheminés ainsi. La voie, praticable seulement de juin à décembre en saison des pluies, a l’avantage d’être moins chère et plus sûre que la route qui relie Bangui à Douala (RN1).

La Socatraf est propriété de Bolloré Logistics depuis 2004, un an après l’arrivée de François Bozizé au pouvoir. La Socatraf et l’Etat sont liés par un contrat d’affermage, renouvelé en 2015, qui permet à la compagnie d’exploiter neuf pousseurs et 40 barges.

Selon nos informations, Bolloré a subi, à l’approche de la saison navigable de cette année, une offensive visant à s’emparer d’une partie de son fonds de commerce. La manœuvre aurait pu conduire la société “au dépôt de bilan“, selon une note interne au groupe datant du 18 mai et consultée par Africa Intelligence.

 

Une remise en cause de l’influence française poussée par certaines puissances étrangères”

 

Selon cette même note, derrière cette tentative de confiscation se cache une alliance “entre certains membres du gouvernement” et un grossiste local libanais, la Compagnie centrafricaine de commerce général (CCCG), filiale du Groupe Trad, basé au Congo Brazzaville. La société, spécialisée dans l’import-export et qui géra un temps la compagnie nationale aérienne centrafricaine aujourd’hui en déshérence, Karinou Airlines, est dirigée par Saïd Trad, influent entrepreneur d’origine libanaise et consul général de Roumanie à Brazzaville.

Mais, toujours selon la note, la société libanaise ne serait qu’un cheval de Troie. Derrière la “manœuvre hostile” libanaise se cacherait une volonté “de déstabiliser et d’évincer une société française de la filière stratégique des approvisionnements en hydrocarbures du pays”. L’entreprise y voit la main de “représentants de la République centrafricaine s’inscrivant dans les courants de la remise en cause de l’influence française poussée par certaines puissances étrangères”. Contacté, Groupe Trad dément toutes ces informations. “Nous sommes en très bons termes avec la Socatraf et même actionnaire”, précise la compagnie.

Côté centrafricain, on dédramatise en soulignant que le contrat d’affermage arrive à terme cette année. On souligne également le faible investissement du groupe français dans l’entretien des barges : 1,5 million d’euros de fonds propres depuis 2004, auxquels il faut ajouter 7,5 millions d’euros de financements levés auprès de l’Agence française de développement (AFD) et de l’ Union européenne (UE).

La situation a été jugée suffisamment préoccupante du côté de Bolloré pour que deux têtes dirigeantes du groupe se rendent coup sur coup à Bangui : le directeur régional Golfe de Guinée du groupe, Mohamed Diop, le 27 mai, puis le directeur de Bolloré Ports, filiale de Bolloré Logistics, Stanislas de Saint Louvent, le 9 juin. Ils ont assuré à Henri-Marie Dondra, dit ” HMD”, alors ministre de l’économie et devenu depuis premier ministre, que Bangui ferait l’objet de futurs investissements. Dans sa note, Bolloré met également en avant le risque “d’une aggravation des pénuries de carburants déjà existantes sur la capitale Bangui”.

La rivalité franco-russe est devenue telle à Bangui que la moindre péripétie économique est désormais interprétée comme un dérivé de ce bras de fer, parfois à tort. Signe de la paranoïa ambiante : l’incendie qui a frappé le 6 juin dernier les serveurs d’Orange dans le pays, et dont l’origine est vraisemblablement accidentelle, a alimenté les plus folles rumeurs. Une note circulant dans les cercles expatriés pointait les liens entre le concurrent de l’opérateur français, Telecel Centrafrique, dirigé par Malek Atrissi, et la multinationale néerlandaise Veon, elle- même filiale du conglomérat russe Alfa Group. Un lien totalement anachronique, puisqu’il n’existe plus depuis 2014, année où Veon a vendu Telecel Centrafrique. L’opérateur appartient depuis 2016 au groupe africain Telecel Group, propriété de la holding luxembourgeoise Niel Group, du Français Laurent Foucher.

 

*_Les douanes, tête de pont russe dans la fiscalité de l’Etat centrafricain_*

 

En revanche, le dossier des douanes interpelle les partenaires internationaux. Le 27 mai dernier, les autorités centrafricaines, via le directeur général des douanes, Frédéric-Théodore Inamo, ont annoncé un protocole d’accord signé avec la Russie le 7 mai, valable un an. Il prévoit l’arrivée de cinq experts entre Béloko, à la frontière camerounaise, et Bangui. Le but est de lutter contre la fraude, notamment par un renforcement des contrôles et la mise en place d’un dispositif de vidéosurveillance.

Mais le statut juridique de la “mission économique russe” reste inconnu à l’heure actuelle. Seule donnée publique : cette mission est dirigée par Yuri Liamchkine, par ailleurs conseiller économique du président Faustin-Archange Touadéra. Cet ancien directeur du secteur nord- ouest des douanes de Saint-Pétersbourg a été condamné le 10 décembre 2018 à trois ans de prison avec sursis pour complicité de fraude par le tribunal de Saint-Pétersbourg.

Pour les douanes, l’Histoire bégaye. En 2009, sous la présidence de François Bozizé, le gouvernement centrafricain avait signé un partenariat décrié avec la Société de détection des importations et exportations frauduleuses (Sodif), dirigée par le Corse Armand Ianarelli, ancien légionnaire. De fait, il s’agissait d’une privatisation des douanes. L’une des premières actions de la coalition ethnique Seleka, lors de sa prise de pouvoir en 2013, avait été de dénoncer le contrat.

 

Les investisseurs français encore approchés

 

Mais les autorités centrafricaines n’ont pas renoncé à attirer les investisseurs français. Le 22 juillet dernier, lors d’un passage express à Paris, la ministre centrafricaine des affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Témon, a plaidé auprès d’une petite dizaine d’investisseurs, notamment dans le domaine agricole. Elle a rencontré, entre autres, Marie-Yvonne Charlemagne, directrice générale déléguée de Rougier entre 2015 et 2019, ainsi que Jean-Lou Blachier, président du Groupement du Patronat francophone, et un représentant de Stoa Infra & Energy – fonds d’investissement créé en 2017 par la Caisse des dépôts et consignations et l’Agence française de développement, et déjà présent au Cameroun via le barrage de Nachtigal. La rencontre a été facilitée par les lobbyistes Marc Teyssier d’Orfeuil de Com’Publics et Florence Paque de Club PPP MedAfrique.

 

 

Africa intelligence

Massacre de Bossangoa, les usagers de la route reliant Bossangoa à Nana-Bakassa ont désormais peur

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 16:19:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite au massacre d’au moins 19 civiles la semaine dernière  par des hommes armés identifiés formellement comme des Mercenaires russes et syriens de la société Wagner et les soldats FACA à 12 kilomètres  de Bossangoa sur l’axe Nana Bakassa,  les usagers de cette voie ont désormais peur de l’emprunter. Les activités champêtres ont également été paralysées dans le secteur.

 

Pancarte de Bienvenue à l'entrée de la ville de Bossangoa
Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa

 

Si ce drame avait provoqué une vague des réactions  dans tout le pays, les populations de l’Ouham ne sont pas prêtes pour autant à l’oublier. Au moins 19 personnes, toutes des civiles, interpellées, puis rassemblées  avant de les conduire dans la forêt, puis abattre un par un comme des pigeons verts par ces Wagneurs en mission commandée dans leur pays. Ceci n’est pas facilement oubliable.

Sur la route de Bossangoa à Nana-Bakassa, les usagers ont désormais peur de l’emprunter. Seuls les Casques bleus, parfois les soldats FACA et leurs alliés russes de Wagner patrouillent sur la voie pour rassurer la population.

Le gouvernement, de son côté,  avait annoncé la mise en place d’une commission d’enquête pour y faire la lumière. Même son de cloche du côté du parlement centrafricain. Le Président de l’Assemblée nationale a aussi annoncé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Des annonces jugées peu crédibles par la société civile et certains partis politiques qui disent connaître déjà la conclusion de ces enquêtes. La mission des Nations unies en Centrafrique  (Minusca) annonce également de son côté l’ouverture d’une enquête.

Rappelons que ce lundi 26 juillet, À Bangui,   le Conseil national de la jeunesse a organisé une cérémonie de dépôts des gerbes en hommage aux victimes  de Bossangoa.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Russie-Afrique : Wagner, enquête sur les mercenaires de Poutine

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Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

« La symphonie africaine de Poutine »

 

Incontournable au Soudan et en Centrafrique, présente en sous-main au Sahel, cette société de sécurité privée officieuse liée au maître du Kremlin est de plus en plus active sur le continent. De Khartoum à Bamako, en passant par Bangui et Saint-Pétersbourg, plongée dans le monde interlope des vrais-faux mercenaires.

L’ambiance est à nouveau festive à la brasserie Le Kiss. En cette soirée du 20 avril, à une centaine de mètres du « point kilométrique zéro », au cœur de Bangui, quelques véhicules sont encore garés devant le bar-cabaret de trois étages, un des meilleurs établissements de la ville. Les lumières du bâtiment éclairent la nuit. En contrebas, l’avenue du colonel Adrien-Conus est déserte. Il est près de 20 heures : le couvre-feu ne va pas tarder à entrer en vigueur. Mais quelques clients, des habitués, n’ont aucune intention de vider les lieux.

Le colonel Vassili a pris l’habitude de faire peu de cas de l’interdiction de circuler. Au volant de son pick-up blindé, cet officier russe au visage juvénile et à la chevelure blonde se sent un peu comme chez lui sur les routes de la capitale. Invité au Kiss, il a décidé de profiter de la nuit. Bon vivant et bien bâti, amateur de plaisirs alcoolisés, l’homme est habillé en civil pour l’occasion. Plusieurs fois, un verre de vin à la main, il trinque au décès d’Idriss Déby Itno, intervenu deux jours plus tôt, et dont il semble se réjouir. Quelques participants grimacent. Si le maréchal n’était pas dans le cœur de tous les Banguissois, célébrer le trépas du voisin a quelque chose d’irrespectueux.

 

WAGNER GROUP A PLACÉ SES HOMMES DANS TOUS LES CERCLES DU POUVOIR.

Tout à sa soirée et aux deux convives assis avec lui, le colonel n’en dédaigne pas pour autant quelques obligations. Par deux fois, son téléphone le rappelle à la réalité. Identité du contact : Faustin-Archange Touadéra. Le président centrafricain a besoin d’informations. Il souhaite connaître l’avancée des troupes de supplétifs russes sur les terrains d’opération du pays face aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement – CPC, alliance de groupes armés coordonnée par François Bozizé. Or Vassili, dont peu connaissent le nom complet, est l’homme qu’il lui faut : il est l’un des responsables des mercenaires affiliés à la société de sécurité Wagner, dont il est membre de l’état-major.

Habitué à dialoguer avec le président, le colonel le rassure, brièvement. Ses hommes ont le dessus. L’armée centrafricaine, qui laisse à ses alliés russes la primauté du front, ne devrait pas tarder à pouvoir avancer à son tour et à occuper officiellement les positions conquises. Vassili raccroche et retourne à son verre de vin. La soirée se poursuit, au-delà du couvre-feu. L’homme a suffisamment d’influence pour permettre au cabaret de transgresser le règlement en vigueur. Privilège du pouvoir. Mais qui est donc cet inconnu de la quasi-totalité des Banguissois ?

« Il a le contact direct et régulier avec le président et est un membre haut placé de l’état-major de Wagner en Centrafrique », résume une source de Jeune Afrique ayant bavardé avec lui. Est-il le « patron » de ladite Wagner en terres centrafricaines ? Si sa connaissance des opérations plaide pour cette hypothèse, inutile de chercher une confirmation : officiellement, la société de sécurité – un statut officiellement illégal en Russie – n’opère pas en Centrafrique. La réalité est pourtant tout autre : Wagner Group a entamé la conquête de Bangui voici trois ans. Et si la société y est aujourd’hui si puissante, c’est qu’elle a placé ses hommes dans tous les cercles du pouvoir.

 

Kalachnikovs, Makarov et lance-roquettes.  Comment Wagner est-elle devenue omniprésente ?

En septembre 2017, la France propose de livrer aux Forces armées centrafricaines 1 500 kalachnikovs confisquées au large de la Somalie par sa marine un an et demi plus tôt. La Centrafrique étant sous embargo des Nations unies pour les armes, la décision doit être approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Et voilà que Moscou, qui dispose d’un droit de veto, s’oppose au projet. Pour sortir de l’impasse, Paris conseille discrètement à Faustin-Archange Touadéra de plaider sa cause auprès du géant russe. En octobre, le Centrafricain rencontre à Sotchi le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Le Kremlin accepte de lever son veto. Il en profite pour faire une entrée fracassante dans l’épineux dossier centrafricain.

Lavrov propose en effet un accord bien plus large qu’une « simple » levée de veto. La Russie accepte de peser de tout son poids pour faire lever l’embargo dont Bangui espère de longue date un assouplissement. En échange, elle attend un retour sur investissement. Parmi les clauses de l’accord, qui, à l’époque, ne sont pas rendues publiques : la création d’une société minière russe en Centrafrique ou encore l’exploitation par les Russes d’un aérodrome dans la région de Ouadda. En janvier 2018, une première livraison d’armes est effectuée par un avion-cargo Iliouchine 76. Puis les transferts se succèdent : 6 200 kalachnikovs, 900 pistolets automatiques Makarov, 270 lance-roquettes et 20 canons antiaériens en moins de deux mois.

Surtout, les premiers « conseillers » russes débarquent sur le sol centrafricain. Et deux sociétés, au minimum, y obtiennent leurs premiers contrats : Lobaye Invest, créée dès octobre 2017, et sa filiale chargée d’assurer sa sécurité, Sewa Security Services. En juin et en juillet 2018, Léopold Mboli Fatran, le ministre des Mines, accorde à Lobaye Invest des autorisations de reconnaissance minière dans les régions de Yawa et de Pama. D’autres suivent pour les régions de Ndele, Bria, Birao et Alindao. Quelle connexion entre cette société minière et le groupe Wagner ? Un homme, directeur gérant de Lobaye Invest, attire rapidement l’attention : Evgueni Khodotov, un sexagénaire discret qui ne fait guère parler de lui à Bangui.

Ex-policier de Saint-Pétersbourg né en 1964, le patron de Lobaye travaille cependant dans l’ombre en étroite collaboration avec son compatriote Valery Zakharov, ancien des renseignements militaires russes (GRU) et conseiller du président Touadéra depuis juin 2018. Surtout, Khodotov est à la tête d’une autre société, M-Finans. Or cette dernière opère au nom d’une entreprise russe baptisée Concord, elle-même considérée comme la plaque tournante des activités d’un oligarque bien connu : Evgueni Prigojine, un intime de Vladimir Poutine, qui a favorisé dès les années 1990 son ascension dans le secteur de la restauration – jusqu’à en faire le fournisseur du Kremlin –, puis dans celui de la défense.

 

WAGNER GROUP AURAIT ÉTÉ CRÉÉ EN 2013-2014 PAR DIMITRI OUTKIN, ANCIEN LIEUTENANT-COLONEL DU GRU AUX SYMPATHIES NAZIES.

 

Ancien patron de fast-food – il a fait fortune dans les hot-dogs à la chute de l’URSS –, condamné pour escroquerie et incitation à la prostitution en 1981 et libéré neuf ans plus tard, le « cuisinier de Poutine » aurait surtout obtenu de lucratifs contrats – se chiffrant en milliards de dollars – avec le ministère de la Défense russe. Il est à ce titre considéré comme le financier de Wagner, groupe dont la création au détour des années 2013 et 2014 est souvent attribuée à un de ses proches aux sympathies néonazies, l’ancien lieutenant-colonel des forces spéciales et du GRU Dimitri Outkin.

« Dès 2018, on a vu arriver les “conseillers” et les entreprises contrôlées par Prigojine », se souvient un diplomate à Bangui. En France, au Quai d’Orsay, plusieurs notes sont rédigées sur la montée de l’influence russe. On s’inquiète de voir Valery Zakharov convoquer des ministres et s’afficher comme principal conseiller du président, qui s’est entouré d’une garde recrutée par Sewa Security Services. Mais la hiérarchie de Paris, sûre de sa relation historique avec la Centrafrique, choisit de minimiser. Pendant ce temps, les hommes de Prigojine, conseillés par un GRU dont beaucoup sont proches (le premier camp d’entraînement de Wagner en Russie était situé à proximité de Krasnodar et d’une base du GRU), jouent leur partition à merveille.

Exploitant le sentiment antifrançais, n’hésitant pas à soutenir la propagande hostile à Paris, Zakharov et ses hommes placent leurs pions avec un objectif en tête : les retombées financières qu’ils espèrent obtenir pour les entreprises liées à Wagner. « Ils avaient conquis Bangui. Mais il leur restait un problème : comment tirer parti de leur influence sur Touadéra et, surtout, profiter du sous-sol centrafricain, alors que le pays était encore contrôlé majoritairement par les groupes armés ? » résume une source diplomatique.

 

TRACTATIONS SECRÈTES, ARGENT LIQUIDE, RÉSEAUX DE RENSEIGNEMENTS LOCAUX… UNE HISTOIRE DIGNE D’UN ROMAN D’ESPIONNAGE

Une solution s’impose rapidement : utiliser leur influence sur un voisin de la Centrafrique, le Soudan. À Khartoum, le poids de la Russie et de Wagner n’a en effet cessé de croître durant les dernières années au pouvoir d’Omar el-Béchir, lequel fait face à l’hostilité des États-Unis, soutien du voisin sud-soudanais depuis son indépendance. Alors Wagner et Prigojine décident d’utiliser la tête de pont soudanaise pour passer un cap en Centrafrique. Tractations secrètes, argent liquide, réseaux de renseignements locaux… L’histoire est digne d’un roman d’espionnage.

À Khartoum, le bâtiment de la direction des renseignements militaires attend une rencontre au sommet. À la manœuvre, le patron des lieux : Jamal Aldin Omar. Depuis plusieurs mois, ses hommes ont pris contact avec les chefs de groupes armés centrafricains, dont Noureddine Adam et Ali Darassa. De discrets allers et retours ont été effectués en hélicoptère entre la capitale soudanaise et la brousse centrafricaine. À ses interlocuteurs, Jamal Aldin Omar explique que Khartoum est prêt à accueillir un dialogue entre le gouvernement de Bangui et les rebelles qui combattent Faustin-Archange Touadéra. Surtout, il se dit soutenu par un allié de poids : Moscou.

Depuis 2013, le soutien russe à Khartoum ne s’est en effet pas démenti. Des mercenaires ont rapidement été repérés, notamment lors de répressions de manifestations, et jusqu’à 300 hommes ont été employés par une société du nom de M-Finance, laquelle a passé un contrat avec les autorités russes pour utiliser des avions militaires et les faire venir au Soudan. Derrière ces mercenaires, Wagner, implantée à travers trois sociétés : M-Finance, M-Invest et Meroe Gold, qui détient plusieurs concessions minières dans le pays. Comme M-Finans en Centrafrique, M-Invest est connectée à Concord, via Megalite, une autre entreprise du système d’Evgueni Prigojine.

« Les systèmes sont les mêmes en Centrafrique et au Soudan, avec des sociétés locales liées à d’autres entreprises connectées à Concord et à Prigojine », explique une source sécuritaire. Si Evgueni Khodotov est l’homme de Wagner à Bangui, un autre homme agit en sous-main à Khartoum, à la tête de M-Invest et de Meroe Gold. Il se nomme Mikhaïl Potepkin. Bras droit local de l’oligarque de Saint-Pétersbourg, il a par le passé été lié à des opérations de propagande sanctionnées par les autorités américaines, et l’une de ses présumées complices, Anna Bogatcheva, est toujours recherchée par le FBI. Il est aussi un ancien employé de l’Internet Research Agency et a été membre de la Fondation de la protection des valeurs nationales, deux organisations liées à Evgueni Prigojine.

 

EN AOÛT 2018, PRIGOJINE PARRAINE L’ACCORD DE KHARTOUM ENTRE LE GOUVERNEMENT CENTRAFICAIN ET PLUSIEURS GROUPES ARMÉS

En ce jour d’août 2018, dans le secret du siège des renseignements militaires soudanais, Potepkin est bien présent. Mais il n’est pas seul à prendre place dans la salle de réunion climatisée mise à disposition par Jamal Aldin Omar. Entouré d’une quinzaine de gardes du corps en uniforme, Evgueni Prigojine a fait le déplacement. Le sexagénaire connaît bien Khartoum. Il s’y rend régulièrement à bord de son jet privé, emmenant avec lui deux autres aéronefs, pour ses hommes et pour ses bagages.

À ses côtés, son bras droit Dimitri Outkin, mais aussi Valery Zakharov, l’homme de Bangui, lui-même accompagné par le jeune Dimitri Sytyi, qui lui sert d’interprète mais qui est aussi l’homme des opérations de propagande en terres centrafricaines. En face d’eux, la plupart des chefs des groupes armés de Centrafrique ont répondu à l’invitation faite par Khartoum au nom des hommes de Wagner. Ali Darassa est présent, tout comme Abdoulaye Hissène, Mahamat al-Khatim, Noureddine Adam ou encore Maxime Mokom.

Selon plusieurs sources, tous ont reçu l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers d’euros en espèces. Installés durant deux heures dans de confortables fauteuils autour de la grande table de réunion, les « rebelles » vont peu s’exprimer. Evgueni Prigojine, dont les hommes ont préparé le sommet avec les renseignements soudanais, monopolise la parole. « Le gouvernement nous a amenés à Bangui pour vous combattre », déclare-t-il d’emblée. Puis l’oligarque entre dans le vif du sujet : « Mais nous savons que ce sera difficile. Il faut que nous trouvions une solution. »

« Evgueni Prigojine a présenté ses hommes puis plaidé pour un accord entre les groupes et le gouvernement centrafricain », se souvient un participant, qui s’est confié à Jeune Afrique. « Ensuite, il a exposé son idée de partenariat gagnant-gagnant. Il voulait parrainer des accords et parvenir à un partage des ressources, préfecture par préfecture. Une part pour Bangui, une part pour le groupe qui contrôle la région et une dernière part pour Wagner », poursuit notre source. Un tour de table est effectué. Chacun se dit favorable à un dialogue à Khartoum. Les participants restent prudents mais s’accordent pour se revoir un mois plus tard, à la fin de septembre, dans les mêmes locaux.

« La deuxième réunion a entériné le dialogue à Khartoum. Chacun a précisé ce qu’il en attendait, puis on s’est séparés », raconte notre participant. Le 5 février 2019, Prigojine réunit une dernière fois les protagonistes dans son hôtel de la capitale soudanaise, bien décidé à obtenir un accord de paix et à réussir là où l’ONU a pour le moment échoué. Outre les leaders de groupes armés, le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, est de la partie, tout comme sa ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara. Après d’ultimes tractations, l’accord dit « de Khartoum » est paraphé le même jour sous l’égide de l’Union africaine et de son commis-saire pour la paix et la sécurité, l’Algérien Smaïl Chergui. Le lendemain, il est signé par le président Faustin-Archange Touadéra au Palais de la renaissance de Bangui. Wagner tient sa victoire diplomatique.

 

Zakharov et Sytyi, duo de choc.

« Après l’accord de Khartoum, l’emprise de la Russie et de Wagner est devenue plus forte encore à Bangui. Ils ont renforcé leur relation avec Touadéra et Ngrebada, et ont intensifié le message selon lequel ils avaient réussi là où les autres avaient échoué », explique un diplomate. À la manœuvre : Valery Zakharov, l’ancien officier de renseignement omniprésent à la présidence, et son cadet Dimitri Sytyi, les deux hommes que Prigojine lui-même présentait comme « les représentants de Wagner à Bangui ». Le premier va jusqu’à s’exprimer au nom du gouvernement centrafricain sur les réseaux sociaux. Le second, qui parle anglais, français, espagnol et russe, est quant à lui l’un des principaux artisans d’opérations de communication antifrançaises.

Diplômé en marketing d’une école de commerce parisienne et en management de l’université de Catalogne, Sityi, jeune homme de 32 ans, a ainsi travaillé avec le Bureau information et communication, discrète officine rattachée à la présidence. Dirigée jusqu’à il y a peu par un proche parent de Touadéra, l’actuel ministre de l’Intérieur Michel Nicaise Nassin, le « Bureau » est notamment chargé d’alimenter des sites internet en contenus favorables aux intérêts du couple russo-centrafricain. Selon un document obtenu par Jeune Afrique, il prévoit des plannings de publications destinées, au choix, à communiquer sur « certains hommes politiques » en les présentant « comme des ennemis du peuple », à « dénoncer le double jeu de la Minusca» et, surtout, à insister sur « la victoire des Faca et des forces russes ».

« En 2017 et 2018, Wagner a mis en place ses relais en Centrafrique. En 2019, après l’accord, c’est passé à une autre dimension », explique un homme politique centrafricain. « Les activités minières de Lobaye se sont étendues, et le nombre de mercenaires a augmenté, tandis que l’influence de Wagner sur le gouvernement allait s’accentuant », ajoute un ancien ministre, qui conclut : « Et ça, c’était avant la dernière présidentielle et la création de la Coalition des patriotes pour le changement… » Car si la signature des accords de février 2019 a constitué une victoire pour Prigojine et ses hommes, les mêmes groupes armés signataires vont lui fournir l’occasion de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie.

 

« La CPC leur a ouvert un boulevard »

Nous sommes à la mi-décembre 2020. Depuis quelques semaines, la tension est montée d’un cran à Bangui. L’opposition est vent debout contre la tenue de l’élection présidentielle, dont le premier tour – que le président Touadéra veut à tout prix maintenir – est prévu pour le 27 décembre. François Bozizé s’est vu refuser le droit de se porter candidat par la Cour constitutionnelle.

S’il a choisi de soutenir officiellement Anicet-Georges Dologuélé, l’ancien président a discrètement pris langue avec une partie des groupes armés signataires de l’accord de Khartoum et qui envisagent de prendre à nouveau les armes pour empêcher la tenue du scrutin. Le 17 décembre, six d’entre eux, menés par Abbas Sidiki, Ali Darassa, Mahamat -al-Khatim, Noureddine Adam, Maxime Mokom et Dieudonné Ndamaté, annoncent la création de la Coalition des patriotes pour le changement. Deux jours plus tard, ils dévoilent leur intention de marcher sur Bangui. Le 27, Bozizé déclare soutenir les rebelles et demande à ses partisans de ne pas aller voter, trahissant au passage son engagement auprès de Dologuélé. « Cela a été le point de bascule, explique un diplomate. La communauté internationale s’est retrouvée dans l’obligation de soutenir Touadéra dans la défense de Bangui. Or qui pouvait défendre la capitale ? »

« L’offensive de la CPC a ouvert un boulevard à Wagner », tranche une source sécuritaire. La mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) se retrouve prise au piège. « On a été obligé de combattre aux côtés des mercenaires dans certaines zones, mais il fallait bien défendre la population », explique un cadre des Casques bleus. En décembre, janvier et février, les hommes de Sewa Security Services combattent sporadiquement face aux rebelles de la CPC, qui, après avoir un temps espéré prendre Bangui, décident de se replier et de profiter de la profondeur du territoire. Le 11 février, Valery Zakharov, véritable porte-parole bis de la présidence, déclare que le gouvernement est en passe de « contrôler tout le territoire ».

 

DANS L’ANCIENNE ENCEINTE DU PALAIS DE L’EMPEREUR BOKASSA, LES HOMMES DE WAGNER SONT COMME CHEZ EUX

Dès lors, la mainmise russe est quasi totale. Depuis le camp de Berengo, où il est installé depuis avril 2018, l’état-major de Wagner prend les décisions avant de les communiquer à Bangui à la présidence et au ministère de la Défense, où – pure façade – Moscou a officiellement dépêché un conseiller en la personne du général Oleg Polguev. Dans l’ancienne enceinte du palais de l’empereur Bokassa, les hommes de Wagner et de Sewa Security Services sont comme chez eux. Une partie des lieux est aménagée pour la formation des soldats centrafricains, et la piste de l’aérodrome, longue de deux kilomètres, a été réhabilitée. Mais le cœur du camp, qui abrite le bunker de l’état-major, est interdit aux locaux. Quant aux abords du périmètre, officiellement sous le contrôle du ministère de la Défense, il est gardé jour et nuit par des Blancs encagoulés.

Le propre fils de l’ancien empereur, Jean Serge Bokassa, s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès au mausolée de son père et n’a pu s’y rendre que deux fois depuis l’arrivée de Wagner, dont les chefs lui ont imposé des conditions et ont tenu à être présents et à prononcer un discours lors des cérémonies d’hommage autorisées. Dans le courant de 2019, alors qu’ils occupaient les lieux depuis un an, les hommes de Prigojine ont même fini par lui offrir un immense tableau de trois mètres de haut et six mètres de long, représentant… le mausolée de son père, nouvellement agrémenté d’un mât portant les drapeaux russe et centrafricain. Une attention « à la limite de l’insulte », que l’intéressé acceptera finalement non sans mal.

 

Mine d’or prometteuse

Dernier exemple en date : le 3 novembre 2020, alors qu’il souhaitait rendre l’hommage annuel à son père, Jean Serge Bokassa s’est à nouveau vu refuser l’accès au mausolée. L’homme politique avait obtenu quelques jours plus tôt l’autorisation de Marie-Noëlle Koyara. Peine perdue : la bonne volonté de la ministre n’aura aucun effet sur la hiérarchie russe, et la cérémonie aura lieu en dehors de Berengo, à quelques kilomètres. « Le gouvernement n’a quasiment aucune prise sur les décisions de Wagner. Il leur donne carte blanche », déplore un homme politique. « Les Russes reconquièrent des localités puis appellent les Faca pour qu’elles viennent occuper le terrain », précise une autre source, proche de la Minusca.

Quelle est la force de frappe de Wagner et de Sewa Security Services ? « Le flou est total », confie-t-on à l’ONU. Au 18 avril, Moscou reconnaissait le déploiement en Centrafrique de « 532 instructeurs », mais plusieurs sources bien renseignées estiment que le chiffre avoisinerait les 2 000 hommes, dont un peu moins d’un millier pourraient être stationnés à Berengo et dont une partie, arabophone, serait originaire de Syrie et de Libye. Discrets, masqués, parfois aperçus dans certains magasins de Bangui où ils viennent se ravitailler avec leurs camions de transport, Wagner leur promettrait, outre leur salaire, de payer 50 000 roubles (environ 570 euros) à la personne de leur choix en cas de décès sur le front.

« Depuis Berengo, ils peuvent déplacer des troupes, des armes ou du matériel minier comme ils le souhaitent », analyse un expert onusien. Plusieurs aérodromes ont été réhabilités à Ndelé, Birao et Ouadda. Dans cette dernière localité, Lobaye Invest travaille aujourd’hui avec le chef de groupe armé Zakaria Damane, influent dans la région. Elle est également présente, au minimum, à Yawa, dans la Lobaye, et à Ndassima, dans la Ouaka, où se situe la mine d’or réputée la plus prometteuse du pays – et où opère une autre société liée aux intérêts russes, Midas Ressources, laquelle a récupéré en 2019 des droits d’exploitation auparavant attribués à la canadienne Axmin. Dix-sept hélicoptères seraient aussi stationnés au camp de Roux, à Bangui, sans compter les avions gros–porteurs Antonov qui atterrissent à l’aéroport banguissois de Mpoko.

« On constate des livraisons d’armes constantes depuis décembre. Les quantités sont très importantes », alerte un expert. « Souvent, cela vient de Port-Soudan, où Wagner a ses quartiers. Ensuite, cela peut atterrir et être déchargé la nuit à Bangui, ou aller jusqu’à Berengo ou dans d’autres bases, comme celle d’Am Fadok, à la frontière soudano-centrafricaine. Même à Mpoko, les contrôles sont inefficaces, et une bonne partie passe sous les radars de l’ONU et n’est pas déclarée », ajoute une source sécuritaire.

Les 23, 24 et 25 janvier 2021, deux avions Antonov immatriculés au Soudan et exploités par les forces aériennes soudanaises ont ainsi effectué des vols vers l’aéroport de Mpoko, livrant « des armes, des munitions et du matériel militaire », détaille, entre autres, le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU, adressé au Conseil de sécurité le 29 juin. « Les livraisons se sont enchaînées à un rythme jamais vu depuis l’imposition de l’embargo sur les armes, en 2013 », conclut le même document.

 

Assassinats de journalistes et de civils

Déjà soupçonnés d’avoir commandité l’assassinat, en juillet 2018, de trois journalistes russes venus enquêter en Centrafrique sur leurs activités, les hommes d’Evgueni Prigojine sont depuis plusieurs mois sous la pression constante de la communauté internationale. L’ONU indique avoir « reçu de nombreux rapports faisant état d’assassinats aveugles de civils non armés par des instructeurs russes », en particulier dans les régions minières. Le 21 février, à Ippy, un civil non armé tué par balle ; le 13 janvier, deux personnes handicapées abattues près de Paoua et de Grimari ; le 8 mars, deux civils peuls de Gotchélé tués car assimilés à des rebelles… Au sein du Conseil de sécurité, Moscou a récemment été prié de s’expliquer sur sa relation avec les sociétés de sécurité privées et les exactions en Centrafrique. Il n’en a rien fait, niant tout lien, mais la pression monte.

« Les Russes risquent de se retrouver piégés. Les accusations se multiplient, tandis que les groupes armés n’ont en réalité fait que se replier et conservent leur capacité de nuisance. Combien de temps Wagner va-t‑elle poursuivre le combat ? » s’interroge un diplomate. Une source sécuritaire analyse la situation de façon similaire : « Poutine a voulu marquer des points face à Emmanuel Macron en 2017 et en 2018, car celui-ci venait d’être élu. En outre, le sous-sol a attiré les convoitises de certains acteurs. Wagner a permis de jouer sur les deux tableaux, avec l’avantage que le Kremlin peut nier tout lien avec elle. Wagner a avancé et occupe des centres urbains. Mais pour combien de temps ? Les groupes armés ont reculé, mais ils savent que le temps joue pour eux. »

 

Au tour de Bamako ?

Depuis quelques semaines, les hommes de Wagner font davantage profil bas à Bangui. Valery Zakharov a suspendu ses comptes sur les réseaux sociaux et n’apparaît plus guère dans la capitale centrafricaine, où il était jusqu’à il y a peu omniprésent. La sécurité rapprochée du président est quant à elle davantage composée de Centrafricains, alors qu’elle était le domaine des Russes ces dernières années. Enfin, sous la pression de la France, un remaniement a mis fin en juin à la primature de Firmin Ngrebada, considéré comme proche de Moscou, tandis que Marie-Noëlle Koyara quittait la Défense. « Moscou a demandé à Wagner de se faire plus discrète, pour ne pas pousser trop loin le bras de fer avec les Français et le Conseil de sécurité », croit savoir un diplomate à Bangui.

 

DIAW, CAMARA, GOÏTA LUI-MÊME, ONT EFFECTUÉ UNE PARTIE DE LEURS CLASSES EN RUSSIE

Evgueni Prigojine a-t-il d’ores et déjà le regard braqué sur d’autres horizons ? Des émissaires de Wagner ont en tout cas été repérés dès la fin de l’année 2019 à Bamako, où ils espéraient profiter du sentiment antifrançais pour proposer les mêmes services qu’en Centrafrique. « Ils tiennent un discours contre le néocolonialisme et proposent leur aide en tant que partenaire et non en tant que puissance tutélaire. Cela rencontre un écho dans les anciennes colonies », détaille un diplomate sahélien. Depuis la prise de pouvoir au Mali d’Assimi Goïta (aujourd’hui président de la transition), de nombreux observateurs n’ont pas manqué de remarquer que plusieurs de ses proches, notamment Malick Diaw (président du Conseil national de transition) et Sadio Camara (ministre de la Défense), ainsi que Goïta lui-même, avaient effectué une partie de leurs classes en Russie.

Selon des sources militaires maliennes, Diaw et Camara étaient en outre en formation à Moscou de janvier à août 2020, quelques jours seulement avant le coup d’État qui les a propulsés au pouvoir. Enfin, plusieurs manifestations pro-russes et antifrançaises ont également été organisées, à Bamako comme à Sikasso. « On connaît la stratégie de Wagner pour tisser sa toile, nous y sommes attentifs », tempère une source au sein des renseignements français.

Plusieurs entreprises françaises d’armement se sont néanmoins inquiétées de contacts pris par l’entourage de Goïta avec des intermédiaires russes. « En Centrafrique, la France a perdu de l’influence avec le retrait de l’opération Sangaris. Les pays sont différents, mais il ne s’agirait pas de revivre le même scénario au Mali après la fin de Barkhane », poursuit notre analyste. Le risque a été jugé suffisamment sérieux pour que les renseignements militaires français érigent « la pénétration russe » au rang de priorité au Mali, mais aussi pour toute la zone sahélienne.

Paris s’inquiète encore davantage au sujet du Tchad voisin. « Wagner est très bien implantée en Libye, où elle est proche de Khalifa Haftar, et a noué des contacts avec des rebelles tchadiens », explique une source sécuritaire. Lors de l’attaque ayant conduit à la mort d’Idriss Déby Itno, en avril, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) était même en partie équipé d’armement d’origine russe. Le sujet d’un rapprochement entre rebelles tchadiens et mercenaires russes a d’ailleurs été abordé au début de juillet à l

Centrafrique : les employés de la SOCATEL  de nouveau en grève

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 juillet 2021, 03:12:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Uniquement pour cette année, les employés grévistes réclament le versement de six mois d’arriéré de leur salaire. Ils organisent ce lundi 26 juillet 2021 un sit-in devant leur direction générale pour exprimer leur mécontentement.

 

Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica

 

Une centaine des employés de la société centrafricaine de télécommunication a organisé ce lundi 26 juillet un sit-in devant leur direction générale  pour réclamer le versement de six mois d’arriéré de leurs salaires pour l’année en cours.

« Pour l’année 2021, aucun salaire n’est intégralement versé au personnel de la SOCATEL alors que l’État centrafricain doit à cette entreprise plus de 2 milliards de créance impayée dans la consommation téléphonique. Le personnel exige au même moment à son directeur général une certaine clairvoyance  dans la gestion des frais des loyers de Lakouanga aussi sur les fonds cf. qui vient d’être viré. Le personnel entend organiser des séries de sit-in  durant trois jours. Si aucune solution n’est trouvée à sa revendication, il va passer  à une vitesse supérieure », a déclaré  le délégué des cadres supérieurs à la SOCATEL.

Selon des sources syndicales, une rencontre des délégués du personnel avec le directeur général a eu lieu ce lundi après midi, mais celui-ci n’a pas voulu se prononcer sur communiqué ça. De leur côté, les grévistes affirment qu’aucune réponse n’est apportée   à leur revendication.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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Tchad : Mahamat Idriss Déby bientôt à Doha pour orchestrer (et financer) la réconciliation tchadienne.

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Le travail a été fait par les précurseurs envoyés il y a deux semaines à Doha par le régime de transition. Il faut vite trouver le financement nécessaire pour le dialogue national.

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Mahamat Idriss Deby, Président de transition du Tchad.

 

Le président de la transition Mahamat Idriss Déby compte sur l’émirat gazier pour financer une vaste réconciliation au Tchad, mais de sérieux obstacles se dressent encore sur la voie.

 

Selon nos sources, la visite à Doha du ministre des affaires étrangères tchadien Mahamat Zène Chérif et du DG de l’ANS Kogri Ahmed les 11 et 12 juillet pour rencontrer son homologue Sheikh Mohammed bin Abdul Rahman Al-Thani a été l’occasion de préparer un séjour qatari du président de la transition Mahamat Idriss Déby, dit “Kaka“. Le déplacement devrait intervenir dans les prochains jours. Moins d’un mois après le décès d’Idriss Déby le 20 avril, le Qatar avait envoyé son secrétaire aux affaires étrangères Sultan bin Saad al-Muraikhi rencontrer le nouvel homme fort de N’Djamena et l’assurer du soutien de l’émir.

 

Erdimi in or out ?

 

Le Tchad tente notamment de convaincre le Qatar de financer une grande réconciliation nationale avant les prochaines échéances électorales prévues pour la fin 2022, à l’issue d’une transition de dix-huit mois. Le gouvernement tchadien, selon des documents internes, estime ce processus à 149 milliards de francs CFA (227 millions d’euros). L’une des clés de la concorde se trouve d’ailleurs à Doha, en la personne de l’ancien directeur de cabinet et neveu du président Déby, Timan Erdimi, qui y vit depuis 2009.

 

Cependant, le potentiel retour du leader du parti d’opposition Union des forces de la résistance (UFR) dans son pays divise à N’Djamena. Kaka reste lui-même à convaincre, tant le dossier de son parent est complexe. Un succès du Qatar avec Erdimi pourrait lui permettre de jouer un rôle naturel dans la transition et de mener une médiation en vue d’en tirer un profit politique.

 

La relation Doha-N ‘Djamena a été particulièrement heurtée ces dernières années du fait de la présence au Qatar d’Erdimi, exilé à la suite d’un accord entre Déby et l’ancien président soudanais Omar el-Béchir. Les deux présidents avaient trouvé cette solution après de multiples tentatives de coup d’État menées depuis le Soudan par l’UFR. En coulisse, certains intermédiaires tentent faire en sorte qu’Erdimi figure bien sur la photo d’une vaste réconciliation nationale et que la famille Zaghawa, dont lui et les Déby font partie (moins de 5 % du pays), soit enfin unie pour affronter les prochaines élections. Il faudrait désormais trouver les conditions d’un retour.

 

Outre le Qatar, le Togo s’est, lui aussi, positionné en vue d’une médiation avec le Tchad sur le dossier Erdimi. Quant au dialogue inter tchadien, l’Égypte comme l’Afrique du Sud tentent leur chance.

 

Une histoire récente difficile

 

En juin 2017, le Tchad était même allé jusqu’à rompre ses relations diplomatiques avec le Qatar sous la pression de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, les deux principales pétromonarchies du Golfe ayant organisé un blocus contre Doha.

 

De son côté, Erdimi avait peu à peu réorganisé l’UFR dans le Sud libyen avant de lancer des dizaines de pickups vers la capitale tchadienne en vue d’écarter Déby en février 2019. Cette colonne avait finalement été arrêtée par les chasseurs français, l’armée tchadienne n’ayant pas voulu combattre un groupe rebelle contrôlé, tout comme eux, en majorité par des Zaghawa.

 

Entre-temps, le Tchad a repris en février 2018 des relations diplomatiques avec le Qatar, en échange d’une renégociation d’un prêt datant de 2014 avec Glencore, dont l’émirat est un des premiers actionnaires via la Qatar Investment Authority (AI du 11/03/19). Les efforts de rapprochement avaient conduit à la nomination en septembre 2018 de l’ancien général de l’UFR Hassan Saleh Algadam Aldjinedi comme ambassadeur à Doha. Cependant, ce dernier n’a, dans les faits, quasiment jamais occupé l’ambassade, toujours dans les mains du chargé d’affaires Bakari Ali Bakari.

 

Quid des Émirats arabes unis

 

La relation entre N’Djamena et Abou Dhabi pourrait cependant pâtir d’une implication du Qatar dans un plan de réconciliation nationale au Tchad. Idriss Déby comptait énormément sur le soutien financier des Émirats arabes unis à son pays. En 2018, il avait même nommé son fils, Zakaria Idriss Déby, comme premier ambassadeur à Abou Dhabi. Cependant, et malgré l’arrêt de l’embargo contre le Qatar en janvier 2021 à la suite de la décision de l’Arabie saoudite, la relation entre les deux Etats demeure particulièrement mauvaise.

 

Les Émirats arabes unis ont tenté de continuer à peser au Tchad via le G5 Sahel, dont ils ont promis de financer le budget à hauteur de 30 millions de dollars (une partie de ces fonds n’ayant toujours pas été décaissée). Moins de deux mois avant la mort du président Déby, Abou Dhabi avait également dépêché à N’Djamena Sheikh Shakhbut bin Nahyan bin Moubarak al-Nahyan, son tout nouveau secrétaire d’État aux affaires étrangères et ancien ambassadeur en Arabie saoudite, en vue de participer à l’un des sommets des chefs d’État du G5 Sahel. Le ministre émirati avait été le seul à faire le déplacement depuis le Golfe, le Qatar et l’Arabie saoudite n’ayant pas envoyé le moindre politique de haut niveau.

 

La lettre de continent

pourquoi les relations avec la France continuent de se détériorer

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Centrafrique : pourquoi les relations avec la France continuent de se détériorer

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Dès qu’il s’agit de la République centrafricaine (RCA), Paris ne cache plus sa mauvaise humeur. Le 21 juillet, le commandant des éléments français au Gabon, le général de division Jean-Pierre Perrin, a annoncé que le détachement d’appui opérationnel (DETAO) de Bangui se transformait en simple mission logistique (MISLOG).

Cette mesure militaire conforte celle prise en juin par le pouvoir politique français de suspendre la coopération militaire avec les forces armées centrafricaines (FACA) et de geler certaines aides financières. « En République centrafricaine, il y a une forme de captation de pouvoir, et en particulier de pouvoir militaire, par les Mercenaires russes » , avait alors expliqué Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères.

Un contentieux au sujet de la Russie

La présence de centaines de paramilitaires russes reste effectivement le principal sujet de contentieux entre Paris et Bangui, qui snobe ouvertement l’ancienne puissance coloniale.

Moscou reconnaît officiellement la présence de 1 135 « instructeurs non armés » et celle du général Anvar Gallimouline comme conseiller auprès du ministère de la Défense nationale de la RCA.

Mais les ONG opérant sur le terrain, la France et les Nations unies affirment qu’une partie d’entre eux sont des hommes du groupe russe de sécurité privée Wagner et qu’ils auraient pris part à des actions offensives et commis, encore récemment, des exactions sur des civils.

L’Onu va être amené, pour sa part, à se pencher sur une éventuelle prolongation de l’embargo sur les armes, qui date de 2013 et expire le 31 juillet. La diplomatie russe est farouchement opposée à ce renouvellement défendu par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Avec L’Ouest France

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 RCA : cinq morts par intoxication alimentaire  à Paoua

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 14:06:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins cinq personnes pour la plupart des mineurs sont mortes vendredi a priori par intoxication alimentaire dans la localité de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca.

Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Cinq personnes au total, âgées de 5 à 19 ans, ont été victimes d’une intoxication survenue après avoir mangé un plat à base des grains de néré mal préparé le samedi 24 juillet.

« Nous les avons transportés à l’hôpital après un premier symptôme constaté comme le vomissement. À l’hôpital, les personnels soignants nous ont reçus vers 4 heures du matin, mais malheureusement c’est trop tard. Ils m’ont interrogé, je leur ai dit que je n’ai préparé aucune nourriture pour eux, encore moins des champignons  toxiques. J’étais à la place mortuaire et c’est à mon retour que j’ai appris qu’ils ont mangé des grains de nées. Je me suis dit s’ils ont beaucoup mangé cet aliment ou quelqu’un les aurait empoisonnés  à mon absence ? Je n’en sais rien. Ils ont été réanimés en vain, finalement ils ont rendu l’âme. Il s’agit de mes deux enfants et trois autres pour ma voisine », témoigne la mère des deux victimes.

Pour l’heure, on ignore si une enquête a été ouverte sur cette sinistre affaire. Empoisonnement ou intoxication ? Difficile pour l’heure de le savoir.

 

  1. Y. Ibrahim

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Massacre de Bossangoa, le bilan s’élève à 19 morts

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:39:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Toutes les victimes ont été regroupées et exécutées, d’autres ont pris la fuite, mais elles ont été rattrapées puis abattues par leurs bourreaux. Le bilan s’élève d’abord à 12 morts, puis à 13, 14 enfin 19 morts.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Le 21 juillet 2021, deux adolescents étaient venus alerter le bureau local de la Minusca et le préfet de l’Ouham de la mort d’une dizaine des personnes abattues à bout portant par un groupe d’hommes armés identifiés formellement comme des mercenaires de Wagner et les soldats FACA à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, plus précisément au village Bongboto.

Une patrouille de la Minusca, accompagnée du bureau de droits de l’homme de la Minusca et le préfet de l’Ouham sont arrivés sur le lieu du crime. Treize corps sans vie ont été retrouvés dans la foulée et ramenés à Bossangoa. Le soir, les populations ont découvert encore 4 corps, puis deux corps ensuite. Cela fait en tout 19 corps retrouvés sans vie, abattus à bout portant par leurs criminels.

Selon les principaux témoins, les deux adolescents rescapés ont été sauvés par un soldat FACA   qui faisait partie du groupe des assaillants. Son père témoigne et confirme les faits.

Notons que le lendemain du massacre, le gouvernement pointe du doigt les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’être à l’origine de ce massacre. Tandis qu’à Bossangoa, des sources concordantes parlent des mercenaires de Wagner et les soldats FACA.

La Minusca annonce l’ouverture d’une enquête, de même que l’Assemblée nationale.

Plusieurs partis politiques ont condamné les faits. On parle du parti MLPC dirigé par Martin Ziguélé, le KNK, le MKMKS de l’ancien ministre Bokassa, l’UNDP de Michel Amine, la coalition de l’opposition ainsi que la société civile (GTSC).

 

Par Anselme Mbata

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À Nanga-Boguila, dans le nord-ouest, l’hôpital du district manque de tout ( Reportage exclusif CNC )

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). L’hôpital du district de Nanga-Boguila, qui souffre d’un important problème financier, manque de tout, ou presque. Un sérieux problème d’équipements, manque cruel du personnel qualifié, cet hôpital ne peut plus désormais fournir de médicaments aux malades.  Le docteur Yannis Petrus Cyriel NAMKODERANA, médecin-chef de l’hôpital, n’a plus de choix que de faire appel au gouvernement.

 

Hôpital de Nanga Boguila
Vue de l’extérieur de l’hôpital de Nanga Boguila, dans la préfecture de l’Ouham. Photo CNC

 

L’hôpital de Nanga-Boguila, qui a une capacité de 110 lits, doté d’un médecin généraliste, d’un technicien supérieur de laboratoire, d’une assistante-accoucheuse, de six secouristes et de quatre matrones, doit répondre aux besoins des quelque 30 000 habitants de la ville sans compter ceux qui viennent des environs pour les urgences. Selon les statistiques de l’établissement, il accueille environ 400 patients au minimum par mois.

« Quand les malades arrivent, après consultation, le docteur est obligé de dire aux parents de repartir pour aller acheter les médicaments. Parfois avant qu’ils ne reviennent, c’est trop tard », explique un agent de santé.

Pancarte de l'hôpital de Nanga Boguila
L’entrée de l’hôpital de Nanga Boguila,dans la préfecture de l’Ouham. Photo CNC

 

Selon docteur Petrus, au service de nutrition par exemple, il y’a 20 lits réservés, mais ce service n’est pas fonctionnel à cause de manque de matelas dans le service, manques des intrants, manques des personnels qualifiés, ce qui entraîne la référence des enfants avec des cas de malnutrition aiguë sévère compliquée a l’UNTH de l’hôpital régional universitaire de Bossangoa (115 kilomètres ) ou à l’hôpital de district de Paoua (75 kilomètres ).

Ce modeste centre de santé de Boguila, qui fait office depuis 2018 d’un hôpital du district, est situé sur l’artère principale de la commune, ses quelques bâtiments accueillent les patients qui attendent sur des bancs surchargés à l’ombre d’un préau en tôles. Le personnel y est débordé.

« Nous avons des problèmes avec les traumatismes liés aux accidents, les urgences obstétricales, des cas de violence basée sur le genre, mais aussi des cas d’agression aux armes blanches et de guerre qui parfois nécessitent la réalisation d’une radiographie d’urgence, d’une échographie pour établir un bon diagnostic et définir alors la conduite à tenir, mais nous n’avons pas ces équipements, et le bloc opératoire non réhabilité et non équipé n’est pas fonctionnel depuis un certain temps », déplore le docteur Yannis Petrus, médecin-chef de l’hôpital de district.

vue de l'extérieur dans la cour de l'hôpital de Nanga Boguila
vue de l’extérieur dans la cour de l’hôpital de Nanga Boguila. Photo CNC

 

« Ça fait très mal, faute de mieux, les patients doivent être transférés vers la ville de Paoua ou de Bossangoa, », ajoute-t-il. Des transferts parfois difficilement compatibles avec l’état des malades.

« Notre hôpital ne dispose pas d’une ambulance ou un simple véhicule. Pour transférer un malade, nous utilisons parfois des motos-taxis dont la charge est supportée par les parents du patient. Cela cause beaucoup de souci aux malades. Il y’a un grand risque avec la présence des groupes armés ou de panne mécanique qui parfois fait que certains patients décèdent au cours de la route ».

Mais plus choquant, l’hôpital ne dispose pas d’une pharmacie. Il faut faire recours de temps en temps aux vendeurs du quartier. Aussi, l’hôpital ne dispose pas d’électricité, encore moins d’un concentrateur d’oxygène, incontournable pour prendre en charge les bébés qui souffrent de détresse respiratoire. Pourtant, des femmes et enfants continuent de se presser sur les bancs du petit hôpital de district. Sous une chaleur de plomb, ils attendent souvent plusieurs heures avant d’être reçus. Chaque jour, le docteur et l’assistante-accoucheuse peuvent recevoir jusqu’à 60 personnes. Des patients qui viennent parfois des villages environnants.

Pour le docteur  Petrus, le gouvernement doit penser nécessairement à Nanga Boguila. D’abord en ce qui concerne le personnel, le ministère doit affecter au moins deux infirmiers diplômés d’État, au moins deux sages-femmes, deux assistantes-accoucheuses, au moins dix assistants-infirmiers ainsi qu’un assistant-anesthésiste.

Sur le plan matériel, docteur Yannis Petrus indique qu’ils ont besoin aussi des matelas en urgence, car c’est la période de pique paludisme et il y’a vraiment un manque cruel de matelas.

« Sur 42 lits de la pédiatrie, il n’y’a que 14 lits qui ont des matelas et en très mauvais état. Et au niveau de la médecine interne, il n’y’a aucun matelas.  Même au niveau de la maternité, il y’a aussi des matelas qui sont vraiment pourris, mais on est obligé de les réutiliser encore », a-t-il ajouté.

à l'intérieur d'une chambre de l'hôpital de Nanga Boguila
à l’intérieur d’une chambre de l’hôpital de Nanga Boguila. Photo CNC

Et ce n’est pas tout ! Le docteur indique aussi qu’ils ont besoin d’une dotation en médicament, des matériels du bloc, et un concentrateur d’oxygène. Plus important aussi, l’ambulance. Ils ont besoin d’une ambulance parce qu’ils ne pouvaient pas référer les femmes enceintes ou d’autres cas sur les motos.

« Nous sommes dans une zone d’insécurité. Utiliser la moto n’est pas une meilleure idée ».

Pour conclure, le docteur plaide aussi auprès de son ministère des moyens financiers pour le fonctionnement de l’hôpital avant d’envisager la construction d’un hôpital de district digne de son nom.

Il y’a lieu de rappeler que le centre de santé du district de Boguila est l’ancienne clinique américaine de l’église des frères à Boguila qui a été abandonné puis repris par l’ONG internationale médecin sans frontières Hollande en 2006. Après l’attaque d’un groupe des Séléka en 2013 tuant une vingtaine des notables locaux, MSF Hollande a dû se retirer pour aller à Bossangoa, laissant qu’un service minimum au service d’urgences de l’hôpital de Nanga Boguila. Après quelques années d’abondant, le ministère a repris la clinique qui devient aujourd’hui l’hôpital  du district de Nanga Boguila.

 

Par CNC

Orange Centrafrique, le personnel menace d’entrer en grève générale pour demander le départ du Directeur général

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:41:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques jours, les employés de la société Orange en centrafrique lancent un ultimatum de 8 jours à leur Directeur général pour exiger le départ immédiat et sans condition de la cheffe d’Agence PK0, suspectée d’être à l’origine du licenciement « abusif » de son adjointe, Madame Sikossi Vonto Paulette. Faute de quoi, tout le personnel prendra ses responsabilités pour exiger le départ du DG pour « violation de l’éthique et déontologique du Groupe Orange et son mode de management dictatorial ». Une fois de plus, orange Centrafrique est secoué, et les perspectives vont très mal.

Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Selon certains employés interrogés par la Rédaction, à l’origine,  c’est une divergence entre la cheffe d’agence du PK0, Madame Ngoundjou Aurore  et son adjointe, Madame Sikossi Vonto Paulette,  sur un léger écart de stock restant  des téléphones. Mais ce problème, qui devrait faire l’objet d’un règlement professionnel entre la cheffe d’agence et son adjointe, va tourner à un licenciement « abusif ».

Mais ce qui est plus choquant pour les employés, c’est le recrutement rapide d’une nouvelle cheffe adjointe, une camerounaise, sur la base du copinage. En plus, la cheffe d’agence du PK0 est aussi recrutée sur la base des conditions douteuses, et  serait la copine directe de l’ami du directeur général. Ce qui la pousse à se glorifier tout le long de la journée, et pourrir l’ambiance à tout le monde au niveau de l’Agence à PK0.

Le vendredi 23 juillet dernier,  suite à une réunion des délégués du personnel relative à un certain nombre de dysfonctionnements au sein de la société orange Centrafrique, une  réclamation des délégués du personnel a été adressée au directeur général pour déplorer d’une part le licenciement abusif de la cheffe adjointe de l’agence PK0, et d’autre part le recrutement de la cheffe d’agence PK0 sur la base du copinage.

« Nous vous rappelons que ces pratiques sont illégales et contraires à l’Éthique et à la déontologie de la charte du Groupe Orange. Par conséquent, nous demandons le départ immédiat de la cheffe d’Agence PK0. Dans le cas contraire si un acte concret n’est fait, nous envisagerons qu’un préavis de grève sera déposé dans un délai de huit (8) jours pour demander le départ du Directeur général  pour sa violation de l’éthique et déontologique du Groupe Orange et son mode de  management dictatorial », peut-on lire dans la lettre de réclamation des délégués du personnel d’Orange Centrafrique.

Rappelons qu’il y’a quelques mois, nous avions publier une enquête exclusive sur les harcèlements sexuels et moral au sein de la société  Orange Centrafrique, mais le directeur général, en colère, menaçait le personnel en disant honteusement qu’il pourrait désormais pirater leurs comptes des réseaux sociaux affin de voir qui envoie discrètement des messages à CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bambari, un transporteur tué par les mercenaires de Wagner

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:15:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ses parents ont pu récupérer  son corps sans vie le samedi 24 juillet dans la matinée à la base militaire de Wagner à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

La victime s’appelle Ahidjo, âgé d’une trentaine d’années, domicilié au quartier Bornou à Bambari. Il est très connu  pour avoir fait le boulot de transporteur depuis plusieurs années. Selon sa famille, Monsieur Ahidjo a été arrêté le vendredi 23 juillet par les Mercenaires russes de Wagner et les soldats FACA dans la localité de Goya, situé à 45 kilomètres de Ngakobo sur l’axe Kouango. On lui a reproché d’avoir livré de temps en temps des marchandises  aux rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Une accusation sans fondement et balayée par ses parents qui pensent que Monsieur Ahidjo serait victime d’une barbarie humaine.

Transféré de Goya à Ngakobo, puis de Ngakobo à Bambari. Monsieur Ahidjo  a été sauvagement torturé à mort par les hommes de Wagner, assisté des soldats FACA. Finalement, deux jours après sa captivité,  les mercenaires russes ont appelé la famille pour venir récupérer sa dépouille dans leur base de Bambari. Aussi, le camion six roues de la victime est introuvable à l’heure actuelle.

Il y’a lieu de rappeler que c’est depuis plus de six ans que Monsieur Ahidjo, conducteur chez un transporteur, avait acheté son propre camion  et fait la navette entre Bambari et Ngakobo, puis Ngakobo Kouango.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

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