samedi, juin 20, 2026
Accueil Blog Page 315

L’Union européenne alloue plus de 65 millions de francs CFA d’aide aux victimes des inondations en République centrafricaine

0

 

Communiqué de presse

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/drapeau-union-europeenne-excellent-excellent-450×335.jpg” alt=”Drapeau de l’union européenne” width=”450″ height=”335″ />
Drapeau officiel de l’union européenne

L’Union européenne alloue plus de 65 millions de francs CFA d’aide aux victimes des inondations en République centrafricaine

 

 

Bangui, le 15 septembre 2021

 

En réponse aux inondations qui ont frappé Bangui et ses environs en août, l’Union européenne accorde un financement humanitaire de €100 000  (65 595 700 francs CFA) pour venir en aide aux personnes les plus touchées.

 

Les fonds permettront à la Croix-Rouge centrafricaine d’apporter une aide d’urgence aux victimes en leur fournissant des abris, des articles de première nécessité pour dormir, se couvrir et cuisiner, ainsi que de l’eau, des services d’hygiène et d’assainissement. Compte tenu du risque élevé de maladies hydriques potentielles dues aux eaux stagnantes, la réponse comprendra également une sensibilisation à la prévention des épidémies.

 

Les fonds bénéficieront directement au plus de 720 familles les plus vulnérables. Elles représentent plus de 3 600 personnes affectées et sans abri, vivant dans des ménages dirigés par des femmes, des personnes âgées ou des personnes handicapées.

 

Ce financement à la Croix-Rouge centrafricaine fait partie de la contribution globale de l’UE au Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophes (DREF) de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

 

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Bangui au début du mois d’août ont provoqué des inondations ayant détruit ou inondé des maisons, des puits d’eau et des latrines dans le 6ème arrondissement de Bangui, ainsi que dans les villages de Bimbo, Bossongo et Nzila. La quasi-totalité des personnes affectées sont actuellement hébergées par des familles d’accueil, mais la majorité d’entre elles ne passent pas la nuit dans les maisons de leurs hôtes; 80% de ces ménages dorment sur les terrasses de ceux qui les accueillent. Compte tenu des pluies incessantes, la situation dans les quartiers exposés continue de se dégrader.

 

 

Contexte

L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.

 

Par l’intermédiaire du service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), l’Union européenne aide chaque année des millions de victimes de conflits et de catastrophes. À travers son siège à Bruxelles et son réseau mondial de bureaux locaux, ECHO fournit une assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.

 

A l’échelle mondiale, la Commission européenne a signé un contrat humanitaire d’une valeur de trois millions d’euros avec la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), en soutien au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophes (DREF) de la Fédération. Les fonds du DREF sont principalement alloués à des catastrophes « à petite échelle», c’est-à-dire celles qui ne donnent pas lieu à un appel international formel.

 

Le DREF a été créé en 1985 et est financé par les contributions des bailleurs de fonds. Chaque fois qu’une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge a besoin d’un soutien financier immédiat pour répondre à une catastrophe, elle peut demander des fonds du DREF. Pour les catastrophes à petite échelle, la FICR alloue des subventions du DREF, que les bailleurs de fonds peuvent ensuite réalimenter. L’accord de délégation entre la FICR et ECHO permet à ce dernier de réapprovisionner le DREF pour des opérations convenues (correspondant à son mandat humanitaire) jusqu’à hauteur de 3 millions d’euros.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

 

Hilaire AVRIL : Hilaire.Avril@echofield.eu

Responsable régional d’information – Afrique Centrale & de l’Ouest (DG ECHO)

 

 

Site web de la protection civile et les opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne:

http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

 

Comptes Twitter et Facebook:

https://twitter.com/eu_echo

http://www.facebook.com/ec.humanitarian.aid

 

LE PREFET DU HAUT-MBOMOU SALUE LE SOUTIEN DE LA MINUSCA A LA RESTAURATION DE L’AUTORITE DE L’ETAT DANS LA PREFECTURE

0

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 18:47:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le préfet du Haut-Mbomou (sud-est de la RCA), Commandant Jude Ngayoko, a salué, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, tenue par visioconférence depuis Obo, « le soutien de la Mission à la restauration de l’autorité de l’Etat dans la préfecture à travers notamment le transport des fonctionnaires et la remise de bâtiments pour faciliter leur travail », indiquant que « la collaboration avec le bureau local de la MINUSCA a permis le retour progressif de la stabilité même si de nombreux défis restent à relever pour ramener la paix dans cette région de la Centrafrique ». 

 

« Dans le Haut-Mbomou tout se passe bien, mais on déplore quelques insuffisances. A Zemio, le sous-préfet se bat, mais à ses côtés, il n’y a ni les forces de sécurité intérieure, ni les forces armées centrafricaines. A Bambouti, récemment, j’ai effectué un déplacement là-bas, il n’y a pas d’autorités. A Mboki, le maire est là, mais, il n’y a ni policiers, ni gendarmes, ni militaires à ses côtés pour l’aider. Sur le système éducatif, il n’y a pas d’instituteurs qualifiés. Sur le plan administratif, il n’y a aucun fonctionnaire affecté qui a pris fonction. Je profite de ce plateau pour demander au gouvernement de les convaincre à descendre sur Obo pour prendre service », a-t’il martelé.

Le chef de la préfecture du Haut-Mbomou a également fait savoir que l’état des routes dans sa zone de juridiction rend difficile le travail des casques bleus et des autorités locales à répondre aux questions d’ordre sécuritaire et administratif. Selon lui, « la solution à l’insécurité dans le Haut-Mbomou passe d’abord par la réhabilitation des routes. Les patrouilles ne peuvent pas aller au-delà de 15 km d’Obo tandis que l’approvisionnement en denrées alimentaires reste extrêmement difficile”, a-t’il dit, précisant que « pour amener les denrées et autres produits à partir du Sud-Soudan, cela se fait avec des vélos, mais dans des conditions extrêmement difficiles ». 

De son côté, la cheffe de bureau de la MINUSCA à Obo, Aissetou Sanogo, a fait savoir que la préfecture est en train de se relever de la crise du 26 juillet 2021, «  La MINUSCA continue de travailler avec les autorités et la population pour prévenir les tensions et promouvoir les activités économiques et sociales à Obo et le Haut-Mbomou », soulignant que « le bureau local de la MINUSCA a réalisé plusieurs projets à impact rapide pour améliorer les conditions de vie des populations dans les trois sous-préfectures. » 

Le préfet du Haut-Mbomou, Commandant Jude Ngayoko, et la cheffe du bureau de la MINUSCA, Aissetou Sanogo, n’ont pas manqué de plaider pour l’inclusion de la région dans le programme DDR alors que deux groupes armés sont prêts à y adhérer. « Nous lançons un appel à la commission nationale pour le désarmement, de nous tendre la main pour saisir cette opportunité ».  

 

Par ailleurstout en réitérant l’engagement de la MINUSCA à ramener la sécurité dans la localité, Aissetou Sanogo a souhaité que la chaine pénale soit fonctionnelle afin de lutter contre l’impunité dans la localité. « Les magistrats et le greffier se déploient de manière sporadique pour siéger en matière civile et repartir à Bangui aussitôt. Ils n’ont ni palais de justice, ni centre pénitentiaire, cela ouvre grandement la porte à l’impunité », a-t’elle regretté.

Intervenu depuis Obo, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé une mission, la semaine prochaine à Paris et à Londres, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, en prévision du renouvellement du mandat de la MINUSCA, qui arrive à terme le 15 novembre 2021. « Le programme de cette visite prévoit des entretiens avec plusieurs responsables des deux pays », a indiqué Monteiro, rappelant que le chef de la MINUSCA a rencontré le 13 septembre à Bangui, une délégation du Département d’Etat américain, toujours sur même sujet.

Le porte-parole militaire de la MINUSCA, le Major Ibrahim Atikou Amadou, a quant à lui fait part d’une situation sécuritaire volatile cette semaine en Centrafrique, marquée par une résurgence des attaques des groupes armés contre les forces de défense et de sécurité, des exactions contre les populations, mais aussi la persistance de la menace que constitue les engins explosifs dans l’ouest du pays. Le Major Atikou a rappelé la suspension des opérations de vérification de présence d’engins explosifs par les casques bleus en vue de leur neutralisation, à cause des difficultés liées au terrain. « Cette situation de suspension des opérations de déminage fait l’objet d’une attention particulière du leadership de la MINUSCA. Ces routes, nous aussi, nous les empruntons pour nos convois réguliers et spéciaux. On est tous pressé que ces déminages reprennent. Il y a une concertation en ce moment entre le leadership de la Mission et les autorités nationales en vue de trouver une solution à cette situation », a-t-il rassuré.

 

Minusca

RCA : incursion des éléments rebelles de 3R dans le village Mann dans Lim-Pendé

0

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 09:17:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combattants rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition  des patriotes pour le changement (CPC) ont fait leur incursion dans le village Mann, situé à  soixante kilomètres au nord de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Péndé.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Les-combattants-des-3R-sur-leurs-motos-avec-des-armes-450×337.jpg” alt=”Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes” width=”450″ height=”337″ />
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Selon les déplacés du village Mann qui continuent d’affluer sur le territoire camerounais depuis cette nuit, les rebelles de 3R ont fait leur incursion  dans leur village hier aux environs de midi avant de quitter quelques heures plus tard.

D’après eux, une partie des assaillants étaient venus  du village Ndaokala à bord des motos, d’autres  ont franchi le croisement à pied pour entrer à Mann. Durant plusieurs heures, ils ont pillé des boutiques, emporter des boissons  et d’autres biens.

Pendant ce temps, une partie des habitants, apeurée, a pris le chemin de brousse pour s’échapper aux assaillants, tandis que les autres préfèrent franchir la frontière du Cameroun pour se constituer réfugier dans ce pays voisin.

Pour l’heure, le village Mann se vide de ses habitants qui n’ont plus de choix que de se retrancher dans la brousse face à la menace des rebelles de revenir dans les prochains jours.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

DECLARATION DU MLPC RELATIVE A L’USAGE DES MINES ANTI PERSONNELLES DANS LA CRISE CENTRAFRICAINE

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

L’introduction des mines anti personnelles dans la crise sécuritaire qui persiste en République centrafricaine, marque un tournant plus dramatique dans son évolution. C’est ainsi que depuis plusieurs mois, ces engins de la mort ont déjà ôté la vie à plus d’une quinzaine de nos compatriotes, et blessé plusieurs dizaines d’autres.

Outre que cette situation a endeuillé des familles vivant déjà les affres de l’insécurité, elle empêche et dissuade désormais toute velléité de mouvements de personne dans le Nord-Ouest et l’Ouest de notre pays, contraignant d’innocentes populations à demeurer dans une position statique de prisonnier dans leurs propres villages ou villes de résidence. Leurs ravitaillements en produits de première nécessité devient une gageure, de même que la poursuite de leurs activités agro-pastorales un véritable chemin de croix.

L’explosion d’un véhicule de l’agence humanitaire Danish Refugees Council (DRC) dans le village Bokomboussi dans la sous-préfecture de Bocaranga (Préfecture de Lim-Péndé) le 9 septembre 2021, tuant sur le coup le chauffeur et blessant plusieurs de ses passagers, a rajouté au désarroi des populations et à la psychose ambiante.

Cet accident qui est survenu au lendemain de l’annonce par la Minusca de la suspension de ses opérations de déminage de la région a interpellé la conscience du Bureau Politique du MLPC qui a aussitôt rendu public un Communiqué de presse pour demander leur reprise.

Il convient de rappeler que la rentrée scolaire, prévue pour le 18 octobre 2021, va mettre sur le chemin des écoles plusieurs centaines d’élèves. L’impérieuse nécessité pour le Gouvernement de protéger et garantir la sécurité de ces jeunes est d’ores et déjà urgemment engagée.

Concomitamment à la rentrée scolaire, la saison sèche qui s’annonce préfigure, comme chaque année, la reprise des activités criminelles des coupeurs de route et autres groupes armés dans l’arrière-pays, et particulièrement dans cette région.

Nonobstant les raisons invoquées par la MINUSCA pour justifier la suspension de ses opérations de déminage et eu égard aux risques supplémentaires d’accroissement de l’insécurité, le Bureau Politique du MLPC, essentiellement guidé par le souci de la protection de la vie des populations centrafricaines, tient à rappeler que •

  • les plus hautes autorités de notre pays ont le devoir constitutionnel impérieux d’assurer la sécurité et le bien-être du peuple centrafricain dans les limites de son territoire ;
  • le mandat donné par les Nations Unies à travers la résolution du Conseil de sécurité pour l’installation d’une mission de la paix en Centrafrique a prescrit parmi les premières tâches la protection des populations civiles
  • la fabrication, la vente et l’usage des mines anti personnelles font l’objet d’une convention internationale les interdisant ;
  • l’usage des mines anti personnelles, comme les armes de guerre, est parfaitement traçable.

En conséquence de ce qui précède, le Bureau Politique du MLPC, condamne l’usage des mines contre les populations civiles innocentes, présente ses condoléances aux parents des victimes, compatit avec Danish Refugees Council (DRC) et exige que •

  1. le Gouvernement et la MINUSCA prennent leurs responsabilités en engageant sans délai des négociations autour d’un plan de sécurisation de notre pays en général et de déminage de la région Nord-Ouest et Ouest en particulier, pour favoriser une rentrée scolaire sans heurts et tragédies aux élèves et une liberté d’aller et venir aux populations locales
  2. des enquêtes soient immédiatement ouvertes pour tracer la provenance de ces mines et d’identifier leurs utilisateurs afin d’engager à leur encontre des poursuites judiciaires conséquentes
  3. les soins que nécessite l’état des blessés soient pris en charge par le Gouvernement et que l’assistance aux parents des victimes soit effective.

 

 

RCA : les mercenaires russes pris en flagrant délit de pause des mines dans la localité de Bocaranga

0

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 02:04:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’événement s’est déroulé lundi  à quelques kilomètres du village Ngoutérè, situé sur l’axe Bozoum Bocaranga. L’affaire a littéralement choqué tout le monde, y compris le chef dudit village. Ces engins explosifs ne sont pas encore désamorcés, mais des dispositifs de sécurité sont en train d’être pris autour  de ces explosifs improvisés.

 

un village dans l'ouham-pendé. CopyrightCNC
Photo CNC / Florentine Maïguélé

 

Lundi 13 septembre 2021, sur le marché hebdomadaire  de Ngoutérè, situés à mi-chemin entre Bozoum et Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, les Mercenaires russes de la société Wagner étaient en patrouille dans le secteur. Ils ont procédé à l’arrestation des quatre éleveurs peuls devant leur famille au village Ngoutérè.

Mais la chose la plus cruelle, les hommes de Wagner ont pris chaque suspect, avant de l’embarquer, ils faisaient des trous béant sur son poignet avec des couteaux et y passer des cordes, puis  l’attacher au dos. Ils faisaient ainsi à chaque suspect. Mais avant de quitter le lieu,  ils ont fait savoir à leur famille de les suivre jusqu’à Bozoum, et retrouver les suspects à la brigade de la gendarmerie. Mais c’est ce qui ne s’était pas passé. Ils ont embarqué les quatre suspects à destination de Bozoum.  Mais arrivée à 6 kilomètres du village Ngoutérè, les mercenaires russes les ont froidement abattus à bout portant avant de poursuivre leur route comme si rien ne s’était passé.

Entre-temps, leurs familles qui suivaient le véhicule des Russes qui embarquait les 4 suspects ont entendu des tirs à balles réelles, et se sont précipitées pour rentrer au village. Ils attendaient le soir pour reprendre cette voie et vérifier ce qui s’est réellement passé quelques heures plutôt.

Finalement, la famille a raison. Ce sont les quatre suspects qui ont été abattus par balle. Les quatre corps sont encore allongés au sol, mais leurs pieds sont liés à de légers câbles électriques branchés à des mines explosives improvisées dissimulés sous des pailles. Immédiatement, les parents n’ont pas pu récupérer les corps, et faisaient appel au chef du village et aux populations qui étaient arrivés en masse sur le lieu. Mais pour éviter que ça fasse  plus des dégâts sur leur bétail ou encore sur des individus, des dispositifs de sécurité ont été pris à l’unanimité : faire une clôture autour des corps en attendant de signaler les faits à la Minusca de venir les désamorcer.

Notre équipe à Bocaranga a fait de déplacement jusqu’au village Ngoutérè, mais n’a pas pu se rendre sur le lieu de l’incident.

Ainsi, on se demande qui est vraiment auteur de ces mines terrestres qui ont fait autant des dégâts sur les civils. Les mercenaires russes ou les rebelles ? Selon l’ancien Président André Kolingba, « L’avenir nous le dira si l’on a raison ou pas ».

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Opération contre les rebelles de la CPC , les mercenaires russes multiplient de bombardement  dans l’Ouest de la RCA

0

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 02:16:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération menée dans la Mambéré-Kadéï par les Mercenaires russes de la société Wagner contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui a débuté à la fin du mois dernier dans les localités de Béïna, notamment au village Dilapoko, situé à 90 kilomètres de Gamboula , se poursuit désormais avec des troupes au sol dans la sous-préfecture d’Amadagaza, plus précisément  dans la Haute-Boumbé, toujours dans la préfecture de Mambéré-Kadéï.

Plusieurs éléments des 3R avec des armes de guerre dans une position horizontale
Plusieurs éléments des 3R avec des armes de guerre dans une position horizontale.Photo CNC

 

Depuis lundi après-midi, les mercenaires russes ont déployé dans des localités d’Amadagaza trois de leur hélicoptère, dont deux destinés au transport  des troupes, et un pour le combat. Le premier hélicoptère de combat, qui transportait 13 mercenaires russes, dont 3 soldats de l’armée nationale, s’est posé sur  le territoire camerounais, plus précisément au village Gbéti, derrière la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain et à celui du Cameroun. Tandis que l’autre hélicoptère qui transportait 18 troupes de Wagner s’est posé avec ses éléments sur le territoire centrafricain, notamment au village Banga.  L’opération du déploiement a duré 7 heures du temps, plus précisément de 11 heures du matin à 18 heures. Mais à partir de 19 heures jusqu’à 21 heures, il y’avait un violent affrontement entre les troupes de Wagner  et les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon des sources sécuritaires locales, l’affrontement n’avait duré qu’environ deux heures, et n’avait pas fait des blessés ni des morts dans les deux camps.

Entre temps, des civils, pour la plupart des femmes et des enfants, ont dû traverser la rivière Boumbé par les pirogues pour rejoindre le territoire Camerounais. Au même moment, l’hélicoptère de combat bombardait aussi le village Bombo, situé à proximité du village Banga.

Selon nos informations, l’opération de mercenaires de Wagner avec les FACA se poursuit même le lendemain mardi dans ces localités de la Mambéré-Kadéï.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le corps sans vie d’une fille retrouvé sur une poubelle dans la périphérie de Bangui

0

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021, 02:55:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’identité de la victime n’a pas été dévoilée par la police judiciaire, mais certaines témoins indiquent à CNC que le corps serait celui d’une jeune fille de 18 ans dénommée ZOUNOUA Gisèle, disparue depuis plus de trois jours et activement recherchée par ses parents. La dépouille a été ramenée à la morgue de l’hôpital communautaire par les jeunes de son quartier.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/ambulance-à-la-sortie-de-l’hôpital-communautaire-Bangui-IMG_22mars2018175405-450×257.jpg” alt=”” width=”450″ height=”257″ />
Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire à Bangui.

 

L’affaire a ému tous les habitants du quartier  Sakpa Mborla, situé après le quartier Gola, derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. Selon la famille, mademoiselle ZOUNOUA Gisèle était portée disparue trois jours plutôt du milieu familial. Mais ses parents, très inquiets de son absence prolongée, avaient publié en vain de communiqué à plusieurs reprises sur les antennes de la radio nationale. Même une opération de recherche avait été faite aussi en vain par des jeunes de son quartier. Le destin a décidé autrement pour la jeune fille.

Ce mardi 14 septembre, vers 14 heures, des passants ont découvert un corps sans vie en état de décomposition avancée sur une poubelle au quartier Sambia. Le chef dû de ce quartier avait annoncé la nouvelle à ses habitants qui ont très vite découvert que le corps retrouvé est bel et bien celui de mademoiselle ZOUNOUA Gisèle. Aussitôt, une foule énorme des curieux s’est dirigée vers l’endroit où le corps a été découvert.

Après vérification par la famille, le corps avait été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui en attendant son inhumation ce mercredi.

Selon les témoins qui ont transporté le corps de la victime, celui-ci présente de graves traces de torture. Ce qui témoigne que la victime aurait subi des coups et blessures avant sa mort.

On ignore si une plainte a été déposée à la justice pour coups et blessures ayant entraîné la mort d’une personne de moins de 20 ans.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : à quand la publication du rapport final de la commission d’enquête spéciale ?

0

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 15 septembre2021, 17:53:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite à la dénonciation faite par un groupe d’expert des Nations unies  sur de très graves présumées violations de droit de l’homme  et de droit humanitaire qui auraient été commises  par les soldats FACA et leurs alliés Mercenaires russes lors de la contre-offensive menée contre la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le gouvernement avait  mis en place une commission d’enquête spéciale pour faire la lumière sur ces allégations. Mais cette commission spéciale, placée sous l’autorité du ministre de la Justice, et présidée par le procureur général Didier Tombeau, un proche du régime, n’a pas encore publié son rapport final alors que la durée initialement fixée est  de trois mois à compter du mois de mai, la date de sa création. Que s’est-il passé ?

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Eric-Didier-Tambo-Procureur-Général-près-la-Cour-dAppel-de-Bangui-crédit-photo-cédric-gwa-gomba-le-20-janvier-2020-450×406.jpg” alt=”Eric Didier Tambo – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui – crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020″ width=”450″ height=”406″ />
Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Selon le ministre de la Justice, la commission d’enquête spéciale mise en place le 14 mai 2021 a une durée de trois mois pour rendre son rapport sur les présumées violations du droit international humanitaire et crimes graves qui auraient été commis par les forces armées centrafricaines, mais également par les mercenaires russes de la société Wagner qui appuient l’armée nationale dans son offensive contre la CPC.

Selon le ministre de la justice  Monsieur Arnaud Djoubaye-Abazen  , « Les résultats de ces enquêtes seront fidèlement rendus publics, et les auteurs présumés des crimes feront l’objet de poursuite pénale conformément au texte en vigueur ». Or, cette commission, qui  devrait présenter son rapport d’enquête  le 14 août  dernier,  a été prorogé de quelques jours jusqu’à la fin août dernier.  Cependant, on est maintenant  à la mi-septembre,  mais la commission n’a pas encore publié son rapport final. Pour se justifier, le procureur général avait annoncé le mois dernier que la commission  avait débuté ses travaux qu’au mois de juin.  Donc les trois mois doivent être décomptés à partir de ce mois et non de mois de mai.

Cependant, même si la commission avait débuté ses travaux qu’au mois de juin, elle avait l’obligation de publier son rapport le mardi 14 septembre dernier.  Mais pour le moment, rien ne bouge. Mais selon l’opposition et la société civile, il n’y a aucune chance pour que cette commission spéciale confirme les allégations de crimes portées par les Nations unies contre les mercenaires russes de la société Wagner et les soldats FACA.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’association des jeunes filles sourdes se  mobilise pour le respect de leur droit  

0

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 15 septembre 2021, 02:07:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  c’est ici dans le quartier combattant que l’on peut retrouver l’association nationale « la main des sourds et muets pour le travail et le développement de Centrafrique » ainsi que « l’association des jeunes fille sourde pour la solidarité et l’inclusion en Centrafrique » que dirige Teresa Pana, jeune centraficaine âgé de 24 ans. Au nombre de 60,  les adhérentes se retrouvent régulièrement autour d’activités communes :

Réunion de l'Association centrafricaine des femmes sourdes et muettes
Réunion de l’Association centrafricaine des femmes sourdes et muettes

 

« Nous travaillons beaucoup plus avec des sourds, premièrement. Nous avons remarqué que l ont été marginalisés dans la société.  c’est pour cela que nous voulons vraiment les aider à sortir de cette état de marginalisation en les aidant à travers des différentes formations dans plusieurs domaines d’activités ».

Selon l’institut centrafricain des statistiques et les études économiques et sociales, 21000 sourds  muets ont été recensés en 2003.

En revanche, il n’existe qu’une unique école à Bangui qui dispense des cours en langue des signes, et ce jusqu’à classe de CM2 uniquement.  Elle est sous tutelle du ministère des affaires sociales.

Les personnes sourdes et muettes n’ont donc pas la possibilité de faire des études secondaires ni universitaire. Il n’existe pas non plus un endroit spécialisé d’apprentissage de la langue. Une situation déplorée, considéré comme l’un des facteurs freinant leur émancipation et leur intégration dans la société.

«  Si j’avais eu cette possibilité d’aller à l’université, je choisirais d’être docteur. Donc je choisirais la médecine parce qu’à travers la médecine je peux remédier aux problèmes de santé, surtout des personnes sourdes parce que nous rencontrons des problèmes lorsque nous allons à l’hôpital. Les compréhensions, le manque de communication entre nous … ».

Afin de compenser au manque d’éducation scolaire et professionnelle de ces personnes vivant avec handicap, l’association s’investit et propos des formations métiers tels que le maraîchage, la couture, l’élevage, la broderie ou encore la coiffure. Elles participent également à des sciences d’atelier de promotion de la santé sexuelle et reproductive avec ou encore à des conférences débats initiés par la Minusca, permettant de leur offrir une tribune pour s’exprimer sur les difficultés rencontrées et les réponses à apporter.

Ces rencontres souvent réalisées dans le cadre de journées internationales telles que la journée mondiale des sourds ont aussi pour objectif de mettre à leur disposition des outils favorisant la communication tels que la réalisation et la mise à disposition de boîtes à images.  Ces échanges permettant de les impliquer dans des activités nationales, se font avec la présence d’interprètes bénévoles, sans qui la communication serait quasiment impossible.

« Nous travaillons la plus part de temps en bénévolat.  Pour un autre travail auprès de l’organisation des personnes sourdes consiste à les appuyer dans les recherches des aides techniques et financiers pour leur activité la réalisation des activités qui puisse les aider dans la vie quotidienne.

La république centrafricaine a signé la convention des nations unies relative aux droits des personnes handicapées. La constitution prévoit le droit à l’égalité pour tous y compris des personnes en situation de handicap. Les droits à l’emploi à l’éducation pour tous sont également garantis dont le préambule de la constitution. La république centrafricaine disposent de nombreux textes de lois qui traitent directement du handicap. Les principaux sont la loi numéro 0 0 007 du 20 décembre 2000 sur la promotion et la protection des droits et des personnes handicapées mais c’est ensemble de textes ne permettent pas encore de garantir l’égalité des personnes handicapées devant la loi,  la reconnaissance de leur responsabilité juridique et la jouissance de toutes les libertés individuelles et collectives. En dépit de ces difficultés, teresa pana et ses pairs ont décidé de surmonter les obstacles en réalisant des actions coup de poing dans leur communauté pour se faire entendre et démontrer qu’elles ont toute leur place dans la société.

 

  1. Y. Ibrahim avec la Minusca

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Blaise Didatien KOSSIMATCHI, coordonnateur de la plateforme Galaxy suspend les activités de sa plateforme  jusqu’à la fin du dialogue Républicain

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Pour la seconde fois en moins de six mois,  Monsieur Blaise Kossimatchi, multiplicateur des associations fictives du pouvoir, déclare dans un communiqué publié ce mardi 14 septembre 2021 que dans la perspective du dialogue républicain qui est imminent, sa plateforme Galaxy prend la décision de se désolidariser de toutes les actions de rue tendant à perturber l’Ordre public. Il appelle à ses bases des 8 arrondissements de Bangui, des Bimbo et ses environs de garder leur calme tout en restant vigilants afin de répondre présent le moment venu à ses appels patriotiques. Une manière pour lui de montrer qu’il est là,  en vie et surtout de ne pas se faire oublier par son maître au sortir du dialogue. 

route dégradée <a href=Mbaïki Boda dans la lobaye” width=”450″ height=”300″ />
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

PLATE-FORME DE LA GALAXIE NATIONALE CENTRAFRICAINE

 

 

 

COORDINATION NATIONALE

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Nº10/2021

 

Le coordonnateur de la plate-forme de la Galaxie Nationale Centrafricaine, Blaise Didacien KOSSIMATCHI demande avec insistance à tous les Coordonnateurs des Huit (08) Arrondissements de BANGUI et des Cinq (05) Bimbo ainsi que ceux de l’intérieur du pays de se désolidariser de toutes les actions de rue tendant à perturber l’Ordre Public car nous sommes en période de trêve jusqu’à la fin du Dialogue Républicain.

Nul n’est au-dessus de la Loi !

La teneur de ce communiqué de Presse ne doit souffrir d’aucune entorse.

LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONT !!!

Fait à Bangui,le 14 septembre 2021

Le Coordonnateur national

Blaise Didacien KOSSIMATCHI

 

Mali : Paris menace de retirer ses troupes si Bamako a recours au russe Wagner

0

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 15 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Les autorités françaises se sont ouvertement inquiétées, ce mardi, des discussions entre Bamako et la société privée russe Wagner, avertissant qu’un déploiement de ces paramilitaires au Mali pourrait entraîner un retrait des troupes françaises, qui y combattent depuis huit ans les groupes jihadistes.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Soldats-du-groupe-Wagner-en-Syrie-ou-ils-ont-soutenu-le-gouvernementCredit-gouvernement-450×254.jpg” alt=”Soldats du groupe Wagner en Syrie où ils ont soutenu le gouvernement. Crédit: East2west News” width=”450″ height=”254″ />
Soldats du groupe Wagner en Syrie où ils ont soutenu le gouvernement. Crédit: East2west News

 

Une implication de la société privée russe Wagner au Mali serait « incompatible » avec le maintien d’une force française, a averti, ce mardi, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

« C’est absolument inconciliable avec notre présence » et « incompatible avec l’action des partenaires sahéliens et internationaux du Mali », a-t-il martelé, en soulignant que les paramilitaires de Wagner « se sont illustrés dans le passé singulièrement en Syrie, en Centrafrique beaucoup avec des exactions, des prédations, des violations en tous genres (et) ne peuvent pas correspondre à une solution quelconque ».

« Si les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, ce serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent »

« Si les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, ce serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent » avec l’action de la France au Sahel, avait auparavant réagi la ministre des Armées Florence Parly devant la Commission de la Défense nationale de l’Assemblée.

Des contreparties minières en discussion

De source française proche du dossier, la junte au pouvoir à Bamako étudie la possibilité de conclure avec Wagner un contrat sur le déploiement d’un millier de paramilitaires russes au Mali moyennant finances, pour former ses forces armées et assurer la protection des dirigeants. De source sécuritaire ouest-africaine, des contreparties minières seraient discutées. Ces sources confirmaient des informations révélées par l’agence Reuters.

Sollicité par l’AFP, le ministère malien de la Défense a admis mener des pourparlers avec la sulfureuse société russe. « Le Mali entend désormais diversifier, et à moyen terme, ses relations pour assurer la sécurité du pays. Nous n’avons rien signé avec Wagner, mais nous discutons avec tout le monde », a-t-il réagi.

Takuba, une force de 500 hommes

Si le scénario Wagner se concrétisait, un départ rapide des troupes françaises du Mali vers le Niger voisin serait étudié, affirme-t-on de source française. D’autant qu’en cas d’intervention russe au Mali, s’alarme-t-elle, « les États-Unis arrêteraient tout » sur place, privant la France de moyens cruciaux, et « certains pays européens pourraient aussi décider de se désengager », alors que Paris s’évertue, depuis deux ans, à les convaincre de rejoindre le groupement de forces spéciales Takuba, une force de 500 hommes affectée à l’accompagnement au combat des soldats maliens.

Le groupe Wagner, avec qui Moscou dément tout lien, fournit des services de MAINTENANCE d’équipements militaires et de formation mais est également accusé de mercenariat et suspecté d’appartenir à un homme d’affaires proche du Kremlin, Evguéni Prigojine.

Ses hommes sont déjà présents en Afrique : en Libye, on les dit alliés au maréchal Haftar, l’homme fort de l’est du pays. Des médias occidentaux ont fait état d’une présence au Soudan et ils seraient passés au Mozambique. Et début 2018, l’arrivée d’armes et de dizaines de « conseillers militaires » russes en Centrafrique avait permis à la Russie de faire un spectaculaire retour sur le théâtre africain, agrémenté d’une violente campagne de désinformation anti-française.

 

Avec AFP

Bamako et Moscou, une coopération militaire qui ne date pas d’hier

0

Bamako et Moscou, une coopération militaire qui ne date pas d’hier

Bangui ( République centrafricaine ) – Si les révélations de l’agence Reuters sur la supposée arrivée des soldats russesdans les semaines à venir sont pour l’instant démenties par les autorités de Bamako, les différentes sources militaires haut placées contactées par la DW se disent quand à elle surprises par cette nouvelle. Toutefois, le Mali et la Russie ont déjà coopéré dans le passé.

C’est en 1961, après l’évacuation des bases militaires françaises du territoire malien, que le père de l’indépendance, Modibo Keita, s’est tourné vers les pays socialistes pour former et équiper l’armée du Mali. Daouda Tekété, journaliste-écrivain rappelle que ” de 1960 à 1968, la coopération entre le Mali et l’Union des républiques socialistes et soviétiques (URSS) s’est développée sur la base de plusieurs accords sectoriels dans le domaine militaire. En 1966, l’armée fut réorganisée en regroupement de bataillons. L’URSS livre alors des équipements lourds : blindés, véhicules, avions de chasse (Mig 21 et Mig 15) à la jeune armée malienne. Durant la même période, une cinquantaine de militaires soviétiques assurent l’instruction et l’entretien sur les nouveaux matériels livrés. Ceux-ci étaient secondés par 25 techniciens militaires.”Les mercenaires du goupe Wagner sont déjà présent en Centrafrique où ils assurent notamment la sécurité du président Touadéra (Photo)En plus de la Russie, la Tchécoslovaquie, l’actuelle République Tchèque, entretenait également d’excellents rapports sur le plan militaire avec le Mali au lendemain de son accession à l’indépendance, le 22 septembre 1960. Mais les militaires des pays socialistes n’avaient alors pas vocation à combattre aux côtés du Mali, souligne le journaliste-écrivait Daouda Teketé.Après le renversement du régime de Modibo Keita en 1968, son successeur Moussa Traoré a perpétué voire renforcé jusqu’au début des années 90 la coopération militaire avec la Russie, en dotant l’armée malienne d’équipements militaires de pointe. Selon l’universitaire Mahamadou Konaté, les soldats russes pourraient renforcer le niveau de combattivité des soldats maliens. Mais il met tout de même en garde :”Ils ne vont pas venir les mains vides. Ils vont venir avec des technologies de pointe en matière de renseignements, je suppose. Ceci pourrait être un plus pour l’armée malienne. Mais il faudrait aussi anticiper les éventuels impacts négatifs. Il faudrait se garder de déployer ces mercenaires sur le terrain au risque de les voir commettre des violations massives des droits humains.”Ayant suivi pour la plupart des formations en Russie, les militaires au pouvoir au Mali sont réputés proches du Kremlin. Le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, était justement à Moscou début septembre pour, dit-on, s’entretenir avec ses homologues russes.

Avec DW français

{CAPTION}
{CAPTION}

Exploitation illicite de l’or au Sud Kivu: ville morte et mission d’enquête parlementaire

0

Exploitation illicite de l’or au Sud Kivu: ville morte et mission d’enquête parlementaire

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Sud-Kivu, la ville morte décrétée par la société civile de Wamuzimu, en territoire de Mwenga, a été partiellement observée. Les activistes s’insurgent contre l’exploitation illégale de l’or et indexent des entreprises chinoises.

Les activités minières ont été partiellement paralysées lundi à Wamuzimu, à 220 kilomètres de la ville de Bukavu. C’est en réponse à l’appel de la société civile locale qui exige le départ des ressortissants chinois qui exploitent de l’or .”La population réclame zéro chinois à Wamuzimu, l’indemnisation des victimes touchées par les exploitations criminelles et illégales des sociétés chinoises, nous exigeons également le retrait immédiat et sans condition des militaires dans les sites minier de notre chefferie”, martelle Félicien Myaka, président de la société civile de Wamuzimu.Il ajoute que “depuis le vendredi de la semaine passée, la population a constaté que des militaires dans le site minier auraient changé de tenue en adoptant des tenues policières pour dissimuler leur présence”.A Kitutu et ses villages environnants, certains ont répondu positivement à l’appel de la société civile mais d’autres non.Un groupe des manifestants n’a pas toléré cela en s’attaquant à quiconque est contre la mesure.”Certains ont voulu s’attaquer aux autres qui circulaient, ils ont brûlé des pneus, posé des barrières sur la route en disant que personne ne doit passer. C’est comme ça que la police a tiré quelques balles en l’air pour disperser les manifestants”, témoigne Christian Longangi, chef de Wamuzimu. Il ajoute que les activités ont repris dans l’après-midi.”La population est unanime sur le fait que tous les exploitants sur le site minier puissent d’abord quitter le site. S’ils veulent revenir qu’ils reviennent reprendre le processus à zéro en respectant les prescris du code minier et qu’ils respectent la communauté locale pour qu’il y ait la paix et la tranquillité dans ce qu’ils font”, renchérit cette autorité coutumière.Selon le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, l’exploitation minière qui se fait par sept sociétés chinoise en territoire de Mwenga n’est pas artisanale mais semi-industrielle.”Elle se fait en l’absence d’agrément octroyant un permis de recherche ni d’exploitation, en violation des propriétés privées et en l’absence des statistiques de production et de traçabilités des minerais extraits”, explique le président du bureau de coordination, Adrien Zawadi . La société civile de Wamuzimu cite les sociétés et coopératives suivantes comme prédatrices de leurs ressources: Oriental Ressource Congo, Yellow Watter ressources, Crystal(Blue Metal), Blue Ant and oriental ressources Congo, DN Global bussness, coopérative Mungu ni jibu, coopérative Lutonde.Sur le terrain, l’impact est brutal. “Notre activité principale, c’est l’agriculture mais pour le moment on ne le fait plus. Et c’est cela notre indignation”, se plaint Kasindi Mulungula, cultivatrice. La question ayant touchée la sphère nationale après un reportage du journaliste Alain Foka, une mission d’enquête parlementaire dépêchée par l’Assemblée Nationale de la RDC autour de ce dossier d’exploitation illicite des minerais en territoire de Mwenga par les firmes chinoise est déjà à pied d’œuvre à Bukavu où elle tient des auditions depuis lundi 13 septembre.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=50130″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Début à Conakry d’une concertation sur la durée de la transition

0

Début à Conakry d’une concertation sur la durée de la transition

Bangui ( République centrafricaine ) – Les militaires qui ont pris le pouvoir en Guinée ont ouvert mardi quatre jours de consultations tous azimuts pour définir le contenu d’une transition censée ramener les civils à la tête du pays, à une date inconnue.

Jusqu’à vendredi vont se succéder auprès des putschistes les chefs des partis puis ceux des confessions religieuses mardi, suivis par la société civile, les diplomates étrangers, les patrons des compagnies minières ou encore les syndicats d’ici à la fin de la semaine.Avant l’ouverture prévue à 10 heures (locales et GMT) au Palais du peuple, siège du Parlement, des dizaines de représentants des partis politiques se bousculaient pour passer une porte étroite gardée par des soldats.”Habituellement on est invités, mais là, vu la situation politique ça se passe comme ça”, a déclaré à l’AFP Jules Tolno, chef du Parti du peuple guinéen, qui comme les autres formations a appris cette convocation par les communiqués de la junte lus à la télévisions nationale.Cette nouvelle phase cruciale pour l’avenir de la Guinée, après les mesures de l’immédiat après-putsch, s’ouvre dans une complète incertitude sur les plans de la junte et sa faculté à surmonter une multitude d’obstacles majeurs, qu’il s’agisse du délabrement du système politique, de la multiplicité des intérêts particuliers, des possibles rancoeurs ou encore d’une corruption réputée omniprésente.Les forces spéciales commandées par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya ont déposé le 5 septembre le président Alpha Condé, aujourd’hui retenu captif.Leur opération, menée en quelques heures au prix présumé d’une dizaine ou une vingtaine de morts, a suscité des scènes de liesse chez des Guinéens exaspérés par la pauvreté, l’accaparement des revenus tirés des vastes ressources minières, le clientélisme et la répression des libertés.M. Condé, réélu pour un troisième mandat en octobre 2020 après des mois de contestation meurtrière, s’était enfermé dans un exercice de plus en plus solitaire et autoritaire d’une présidence à la légitimité abîmée, selon les analystes.Charte de transitionLa junte a dissous le gouvernement et les institutions, aboli la Constitution, remplacé ministres, gouverneurs et préfets par des administrateurs et des militaires.Elle a voulu signifier ses bonnes intentions en libérant des dizaines de prisonniers d’opinion, en supprimant des barrages dressés dans les quartiers favorables à l’opposition, en veillant à réprimer les exactions de forces de sécurité connues pour leurs abus et en nommant une générale gouverneure de Conakry. Elle a promis de se garder de toute “chasse aux sorcières” politique.Forts d’une espèce d’état de grâce, les militaires ouvrent la concertation qu’ils ont promise dès le lendemain du putsch “pour décrire les grandes lignes de la transition”, qu’un futur “gouvernement d’union nationale” sera chargé de conduire.Le lieutenant-colonel Doumbouya n’a rien dit jusqu’alors sur le possible contenu de cette transition, sa durée, quel rôle lui et les militaires y joueraient, comment seraient organisées des élections et selon quels texte fondamental, code électoral et liste d’électeurs.La junte a appelé lundi soir les Guinéens dans un communiqué lu à la télévision nationale à n’accorder “aucun crédit” à de prétendus projets de “charte” de transition que feraient circuler des “individus mal intentionnés”. Elle a indiqué qu’une telle charte ne serait élaborée qu’à la fin de la concertation.Chez le voisin malien, les colonels qui avaient renversé en août 2020 le président réélu un an auparavant avaient rédigé une feuille de route et une charte, acte fondamental de la transition, et avaient dû s’engager sous la pression de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à une transition limitée à 18 mois et conduite par des civils.Depuis, les colonels ont pris de force la présidence de la transition malienne sans que la Cédéao puisse l’empêcher, et la tenue des élections prévues en février 2022 est de plus en plus douteuse.La communauté internationale, inquiète de la stabilité de la Guinée et d’une contagion des faits accomplis militaires, suit attentivement la concertation qui commence en Guinée, où les précédents coups de force militaires en 1984 et 2008, ont débouché sur des régimes répressifs.Les principaux partis, y compris celui du président déchu, ont dit leur intention de participer.En visite en Guinée lundi, le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Mahamat Saleh Annadif, a dit escompter une transition d’une “durée raisonnable”, qu’il appartiendra aux Guinéens de déterminer.

Avec VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=50128″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Préparer les détenus de la Maison d’arrêt de Bangassou pour leur réinsertion sociale

0

 

 Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021, 13:59:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce sont au total 50 détenus et deux agents de ladite Maison d’arrêt qui ont été formés en culture maraichères et en saponification. La fin de cette session qui a duré trois mois a été couronnée par une cérémonie, le 10 septembre 2021, en présence de la préfète du Mbomou (sud-est de la RCA), Pierrette Benguere et de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies , Denise Brown.

Préparer les détenus de la Maison d’arrêt de Bangassou pour leur réinsertion sociale
Préparer les détenus de la Maison d’arrêt de Bangassou pour leur réinsertion sociale

 

Le gouvernement centrafricain, dans sa stratégie nationale de démilitarisation des établissements pénitentiaires a entamé avec l’appui de ses partenaires dont la Minusca, un vaste chantier dans la réforme de son système pénitentiaire. L’autonomisation des prisonniers à travers des formations à des métiers pour leur permettre de retrouver une vie normale après avoir purgé leurs peines, est l’un des objectifs de cette action.

Par cette visite, la cheffe adjointe de la MINUSCA a voulu toucher du doigt les projets réalisés à ce jour dans le cadre des projets à impact rapide. S’agissant de la formation de ces détenus, Denise Brown a déclaré que : « Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réinsertion sociale des détenus, est aussi l’occasion pour la MINUSCA à travers la Section des Affaires pénitentiaires, d’illustrer son soutien à l’Etat centrafricain dans son engagement pour la réforme du secteur pénitentiaire, conformément aux recommandations des états généraux de la Justice tenus en 2007 ».

Cette initiative est un projet qui, à long terme, vise à transformer le quotidien des bénéficiaires, mais aussi à lutter contre l’insuffisance alimentaire dans la localité. « J’exhorte les autorités administratives de la prison, les forces de défense et de sécurité à continuer d’être disponible et à travailler ensemble pour le suivi de ce projet et de sa pérennisation » a dit Pierrette Benguere à cette occasion.

Les détenus ayant choisi de se former en culture maraîchère ont créé un jardin potager d’une superficie d’un hectare et demi, où ils ont cultivé des tomates, du gombo, de l’oignon, entre autres. Ceux qui ont choisi la saponification ont fabriqué 584 morceaux de savons. Une partie de tous ces produits a été mise en vente sur le marché local et le reste destinée à la consommation des prisonniers.

 

Avec la Minusca

RCA : vive tension entre les Casques bleus de la Minusca et les mercenaires russes à Berberati

0

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:28:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le déploiement en janvier dernier de près de 3000 Mercenaires russes et syriens de la société Wagner  au côté des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans leur offensive militaire contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine devient de plus en plus préoccupante. Il ne passe jamais un jour sans que la tension monte de plusieurs crans entre les Casques bleus de la Minusca et la coalition FACA / Wagner dans le pays. Même la fois dernière, une patrouille des FPU SÉNÉGALAIS arrive a quelques mettre de l’aérodrome de Berberati a essuyé plus de 4tirs de sommations faites par les mercenaires Russes de la société Wagner. Du coup, la tension ne cesse de monter d’un cran entre les Casques bleus et les mercenaires de Wagner dans le pays.

Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner
Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner

 

Souvenez-vous, le 2 mars dernier, plusieurs centaines des mercenaires russes et les soldats FACA avaient été déployés à Berberati pour combattre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais à leur arrivée dans la ville, le lendemain, les Russes ont pris position aux alentours de l’aérodrome de Berberati, au côté du dispositif d’une unité de la MINUSCA. Une probable provocation en cours. Justement, quelque temps après, les mercenaires russes ont trouvé miraculeusement 5 engins explosifs posés autour de l’aérodrome de Berberati. À en croire certaines sources, ce sont les hommes de Wagner qui les auraient posés eux-mêmes afin de faire semblant d’accuser la Minusca. Or pour les Russes, ce sont bel et bien les Casques bleus de la Minusca qui les auraient posés ces mines terrestres. Du coût, les hommes de Wagner ont fait une interdiction formelle aux troupes de la Minusca de patrouiller aux alentours de l’aérodrome et de faire des balayages sur la piste avant l’atterrissage des avions. Incroyable !

Mais la semaine passée, une patrouille des FPU SÉNÉGALAIS était arrivée a quelques mettre de l’aérodrome avait essuyé plus de 4tirs de sommations  à balles réelles. Les hommes de Wagner ont intimé l’ordre à cet appareil sénégalais de la Minusca de faire un demi-tour. Du coup, la tension est montée entre les FACA/  RUSSES et les Casques bleus de la Minusca. Mais la plus étonnante dans cette histoire, quand le chef local de la Minusca avait saisi le préfet de Mambéré Kadéi pour l’informer de la nouvelle, celui-ci préfère se ranger du côté des mercenaires russes et incombe la faute à la Minusca.

Pour l’heure, à Berberati,  le vol aérien  humanitaire ligne Berberati très paralysé.

Rappelons que dans les localités de Nguia-Bouar jusqu’à Bondiba, les mercenaires russes ont interdit à la Minusca de suspendre ses travaux de déminage dans le secteur. Du coup, la Minusca a finalement annoncé la semaine dernière quelle a eu des obstacles et suspend ses opérations de déminage dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Pendé et de Lim-Pendé. Ce qui poussent les centrafricains à se demander les vraies origines de toutes ces mines terrestres dans le pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : présence des éléments rebelles de l’UPC signalée dans la localité de Yalinga

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021, 02:01:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que le chef de guerre Abdoulaye Hissen, accompagné de trois ministres du gouvernement Dondra  se trouvent actuellement à Bria pour assister à la cérémonie du désarmement des ex-rebelles du FPRC, MPC, UPC, RPRC, PRCN et Anti-Balaka, on vient d’apprendre par la même occasion une incursion de certains éléments rebelles de  l’UPC dans le village Kpokpo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga.

Village Gbogbo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l'axe Yalinga. Photo CNC
Village Kpokpo , situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Photo CNC

 

Les rebelles, selon des témoins, ont fait dimanche leur incursion dans le village Kpokpo vers 8 heures du matin.  À leur arrivée ils ont fait des sommations en l’air pour intimider les habitants. Selon les mêmes sources, les assaillants ont commencé  par demander de l’argent, de diamants et d’autres biens à la population avant de procéder au braquage de plusieurs habitations pour récupérer des motos, de l’argent et d’autres biens. Mais après leur opération, les assaillants ont pris la direction de Nzako et disparaissent dans la nature. Informés de la nouvelle, les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé sans succès à une patrouille dans la zone jusqu’à Bria.  Or, le lendemain,  une délégation ministérielle est attendue dans la ville de Bria. Il s’agit du ministre des transports, patron du groupe armé RPRC, Monsieur Herbert Gotron Djono Haba , le ministre d’État chargé du désarmement, Monsieur  Jean-Willybiro-Sako, le ministre de l’Élevage, le tchadien Hassan Bouba et le chef rebelle Abdoulaye Hissen. Selon le programme établi, les trois ministres resteront trois jours dans la ville pour y rencontrer les ex-rebelles désarmés,  la société civile et d’autres organisations avant de rentrer à Bangui le mercredi prochain.

Rappelons que depuis le mois de juillet dernier, plusieurs centaines des combattants rebelles issus des groupes armés actifs dans la zone ont manifesté leur désir de déposer les armes. Ce qui a été fait, mais selon des sources sécuritaires, cette délégation ministérielle  s’est rendue à Bria pour tenter de calmer la colère de la population locale sur les multiples exactions des hommes de Wagner.

 

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : des dizaines des personnes interpellées lors d’une opération de fouille dans le troisième arrondissement de Bangui

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre   2021, 02:20:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une centaine des éléments de forces armées centrafricains (FACA), appuyés par ceux de la gendarmerie  et de la police ont mené une opération de fouille systématique des maisons dans une partie du troisième arrondissement de Bangui. Selon la gendarmerie, une centaine des individus sans papier avaient été interpellés dont des étrangers de diverses nationalités étrangères.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Quartier-KM5-le-9-avril-2018-450×253.jpg” alt=”Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Copyright2019CNC.” width=”450″ height=”253″ />
Quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Copyright2019CNC.

 

Suite à de nombreux cas de braquage perpétrés dans les différents quartiers de la ville de Bangui ce dernier temps, les forces de l’ordre  ont lancé au mois de juin dernier une opération de fouille systématique de maisons dans les différents arrondissements de la capitale, y compris la commune de Bimbo et de Bégoua. Après le cinquième arrondissement, puis le huitième arrondissement, Bégoua et Bimbo, ce lundi 13 septembre, vers 4 heures et demie du matin, ces mêmes éléments de forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers du troisième arrondissement, notamment les quartiers Sénégalais, camerounais, Bibalé,  Yakité et Béarex, en un mot tous les quartiers qui se situent à gauche de la rue poussière qui quitte l’avenue de France jusqu’à l’avenue Barthélemy Boganda en traversant le marché KM5. Les opérations de fouilles menées dans ces quartiers par les forces de l’ordre ont permis de mettre la main sur plusieurs individus sans papier, des armes de guerre et des effets militaires.

Selon la gendarmerie, environ 138 personnes,  dont  15 étrangers  qui ont été interpellés au cours de ces opérations. D’après elle, les étrangers interpellés ont été mis à la disposition de la DST (Direction de la surveillance du territoire)  pour les formalités de rapatriement. Tandis que les nationaux sans papier ont été remis également à la DST pour  les papiers d’identité nationale.

D’après le chef d’État major adjoint de la gendarmerie, ces opérations leur ont permis de mettre la main sur une dizaine d’armes de guerre, mais également d’armes de fabrication locale, des grenades, des explosifs ainsi que des armes blanches comme des couteaux…. Selon lui, les opérations dans ce secteur se poursuivent  selon leur planification.

Rappelons que  les forces de l’ordre ont débuté en juin dernier ces opérations de fouille à la suite  de la montée des braquages  dans la capitale.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Nomination du prochain recteur de l’université de Bangui, la bataille de positionnement s’ouvre dans les facultés

0

 

 Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021, 02:48:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques semaines à l’université de Bangui, on assiste à une bataille féroce de positionnement au sein des différentes facultés. L’ambiance  devient de plus en plus politisée,  et les étudiants assistent malheureusement aujourd’hui à la concurrence peu commune que se livrent les professeurs pour tenter de succéder  à Monsieur Jean-Laurent Syssa Magalé à la tête de l’Université de Bangui.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/université-de-Bangui-fdse-micka-450×337.jpg” alt=”Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.” width=”450″ height=”337″ />
Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Nommé ministre de l’Enseignement supérieur dans le gouvernement Dondra 1, le docteur Jean-Laurent Syssa Magalé laisse  son ancien poste de recteur de l’université de Bangui à son successeur qui n’est pas encore désigné par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Mais depuis trois mois, c’est le nom de l’actuel doyen de la faculté des sciences qui serait en bonne place auprès du chef de l’État. Mais ceci n’est pas du goût de certains caciques du pouvoir qui préfèrent que le choix ait aussi ouvert à d’autres doyens des facultés autres que celle de la science, y compris à d’autres professeurs.

Cette proposition, loin  de calmer les esprits, fait bouger dans tous les sens tout le corps professoral qui se bouscule à la porte du parti au pouvoir. Ainsi, on assiste à une bataille féroce entre les professeurs, de même que les doyens des facultés.

« Ils risquent de venir à la main. La tension ne va pas entre les professeurs ici à l’université », déplore un étudiant de la faculté des lettres et des sciences humaines. D’après un autre étudiant, c’est aussi à cause de cela que le vice-doyen de la faculté des lettres  et le chef du département d’anthropologie ne se parlent même pas. Le premier tente de faire bonne figure aux yeux de ses parrains pour tenter de figurer sur la liste des nominés :

« Le vice-doyen bloque les relevés des notes des étudiants de premières, deuxièmes et troisièmes années d’anthropologie, disant que ces derniers n’auraient pas obtenu légalement leur note pour passer à la classe supérieure. Et grâce à la touche magique du chef du département, ces étudiants ont été tous déclarés admis », soupire un autre étudiant à CNC.

Et ce n’est pas tout ! Dans d’autres facultés de l’université de Bangui, la bataille entre les professeurs est aussi visible. Certains se déclarent proches amis du chef de l’État, d’autres amis de longue date du Président de l’Assemblée nationale, ancien professeur de géographie à la faculté des lettres.

Il y’a lieu de rappeler que le chef de l’État Faustin Archange Touadera fut durant plusieurs années professeur de mathématique à la faculté des sciences avant d’être nommé recteur de l’Université de Bangui, puis premier ministre par l’ancien Président François Bozizé, aujourd’hui en rébellion contre le pouvoir de son poulain.

 

 

RCA : une délégation du département américain est à Bangui.

0

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 14 septembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique). Une délégation du département d’état américain, avec à sa tête le directeur du bureau des organisations internationales opérations de maintien de la paix, Monsieur  James mers  est en visite depuis le 11 septembre en République centrafricaine. L’objectif, évaluer le fonctionnement de la mission de maintien de la paix des Nations unies en prélude au renouvellement du mandat de la Minusca en novembre prochain.

Monsieur  James mers  
Monsieur  James mers

 

Ce 13 septembre 2021, la délégation a été reçue par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique Mankeur Ndiaye. La salle de conférence au quartier général de la Minusca a servi de cadre pour cette rencontre.

« Mon programme est assez chargé pour la semaine.  La mission doit rencontrer toutes les sections de la mission pour échanger avec les responsables sur les défis et les perspectives du mandat.  Je voudrais les remercier d’avoir fait ce déplacement depuis Washington dans un contexte difficile avec la Covid, malgré tout ils ont tenu à venir, et nous sommes également disposés à échanger avec eux  la main la plus ouverte possible sur les défis, surtout sur les perspectives de travail de la Minusca  en République centrafricaine », a déclaré  à la presse Mankeur Ndiaye, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique.

Cette visite vise à aider, à éclairer la stratégie de négociation  des États unis pour le processus de renouvellement des mandats des missions, et  à mieux comprendre les activités et les opérations de la Minusca afin d’éclairer  la prise de décision  du gouvernement américain.

« Nous sommes ici du département d’État de Washington. Et pour mieux comprendre comment la mission fonctionne ici en rca. C’est une opportunité parce que le mandat est sur le point d’être renouvelé et de comprendre comment le mandat fonctionne s’il est nécessaire d’apporter des modifications aux mandats. Et donc ce que nous allons faire au cours de cette semaine s’est échangé avec de nombreux citoyens centrafricains. Nous avons commencé avec le  représentant spécial de la Minusca. Nous parlerons  avec de nombreux autres chefs des différents départements de la mission et nous parlerons également aux membres du gouvernement pour mieux comprendre leur point de vue. Et nous parlerons également aux membres de la communauté centrafricaine », a déclaré Monsieur  James merci   à la presse.

Durant cinq jours, cette réunion se poursuivra avec les responsables de différentes sections de la Minusca dans le but de mieux apprécier les défis auxquels fait face la mission. Le mandat actuel de la mission a été adopté par le conseil de sécurité des Nations unies jusqu’au 15 novembre 2021.

 

  1. Y. Ibrahim avec la Minusca

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

bientôt des mercenaires russes pour former l’armée nationale ?

0

Mali : bientôt des Mercenaires russes pour former l’armée nationale ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Un accord serait sur le point d’être signé par le gouvernement malien permettant l’arrivée de mercenaires russes au Mali. C’est ce qu’avance l’agence Reuters, citant des sources diplomatiques. Ces mercenaires russes du groupe de sécurité privé Wagner seraient chargés de former les soldats maliens. La France vient d’envoyer Christophe Bigot, le Monsieur Afrique du Quai d’Orsay, pour tenter de casser cet accord, toujours selon l’Agence Reuters.

Les mercenaires du groupe russe Wagner vont-ils débarquer à Bamako ? Selon l’Agence Reuters, qui évoque des sources diplomatiques, un accord serait proche entre l’entreprise de sécurité russe Wagner et le gouvernement Malien.1000 mercenaires russes sur le sol malien ?Selon l’agence Reuters plus de 1000 mercenaires du groupe russe de sécurité privé Wagner pourraient bientôt arriver et venir former les soldats de l’armée malienne. Les mercernaires du groupe Wagner seraient également chargés d’assurer la protection des autorités.Toujours selon l’agence Reuters, qui évoque quatre sources, le groupe de sécurité Wagner, toucherait 6 milliard de francs CFA par mois pour ce travail de formation. Ce montant correspond à un peu moins de 10 millions d’euros. Le groupe de sécurité privé Wagner est dirigé par Yevgeny Prigozhin, un proche du président russe Vladimir Poutine.Toujours selon l’agence Reuters, Paris vient de dépecher à Bamako leMonsieur Afrique du Quai d’Orsay.Paris cherche à casser tout accord avec WagnerL’objectif est clair : empecher tout futur accord entre le gouvernement malien et la société russe Wagner. Des diplomates français ont également été envoyés à Moscou.L’agence Reuters n’a pas réussi à joindre le groupe de sécurité Wagner pour obtenir confirmation d’un futur accord. La France possède encore plus de 5000 hommes au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane. Le président français Emmanuel Marcon a annoncé la fin de l’opération Barkhane et une réduction de la présence militaire française au Mali.

Avec AFP

Centrafrique.com/?attachment_id=50103″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

le président Tshisekedi exige une évaluation du contrat sino-congolais

0

RDC: le président Tshisekedi exige une évaluation du contrat sino-congolais

Bangui ( République centrafricaine ) – La RDC « accuse un important déficit en termes d’infrastructures. Cette réalité constitue une entrave à son développement », a-t-il ajouté, en lisant un compte rendu du conseil des ministres tenu vendredi.

RDC : La Chine perd du terrain, Washington veut en tirer parti« C’est dans cet esprit qu’en 2008, dans le souci de capitaliser toutes les sources disponibles de financement des infrastructures », le pays avait signé le contrat sino-congolais, a affirmé le porte-parole du gouvernement congolais.L’ex-président Joseph Kabila Kabange (2001-2019) avait négocié en 2008 un contrat sous forme de troc – cobalt et cuivre contre la construction d’infrastructures – avec un consortium chinois pour un montant de 9 milliards de dollars, renégocié à 6 milliards sous pression du Fond monétaire international (FMI). A ce jour, près de 2,74 milliards ont été décaissés par la partie chinoise, pour l’essentiel sous forme d’investissements.« L’exécution des grands projets d’infrastructures inscrits dans le cadre de ce contrat avait été interrompue pour des raisons techniques liées notamment à l’insuffisance d’énergie électrique pour la production minière », a indiqué M. Muyaya. « Ce problème étant réglé par le lancement imminent de la centrale de Busanga, la mise en oeuvre de ces projets devrait être relancée sans tarder ».Mi-mai, lors d’une visite dans la ville minière de Kolwezi (sud-est), M. Tshisekedi avait annoncé son intention de renégocier les contrats miniers, notamment ceux conclus avec la Chine par M. Kabila.Cette révision était promise au nom des Congolais qui « croupissent toujours dans la misère » dans un pays dont le sous-sol regorgent d’immenses richesses minières.Élu en décembre 2018, le président Tshisekedi a rompu en décembre 2020 la coalition qu’il formait avec le camp Kabila, après deux ans et demi de cogestion conflictuelle du pays.

Avec Lalibre.be

Centrafrique.com/?attachment_id=50100″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Les habitants d’Anzourou pris entre la faim et les attaques djihadistes

0

Les habitants d’Anzourou pris entre la faim et les attaques djihadistes

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans l’ouest du Niger, le quotidien de nombreux habitants de l’Anzourou est rythmé par des attaques jihadistes meurtrières qui font désormais planer la menace d’une crise alimentaire.

“Les terroristes ont tué nos maris, ils ont brûlé nos vivres, ils ont emporté notre bétai. Nous n’avons plus de vie”, soupire, drapée dans un grand voile blanc, Maïmouna Moukaïla, une habitante d’Anzourou. Ces derniers mois, les attaques, souvent perpétrées par des assaillants à moto, se sont intensifiées contre les civils de cette zone aux vallées très boisées située aux trois frontières (Niger, Burkina Faso et Mali). “Nous dormons la peur au ventre et main sur le coeur, au moindre bruit de moteur on sursaute”, confie à l’AFP Abdou Oumarou, natif de Gadabo, un autre village ciblé. Selon Maïmouna Moukaïla, “craignant pour leur vie, infirmiers et enseignants ne veulent plus rester” et “beaucoup de femmes ont perdu des nouveaux-nés faute d’assistance sanitaire”. “Les vols, pillages, incendies de greniers à céréales, assassinats ciblés persistent. Les terroristes tirent sur tout ce qui bougent y compris sur des enfants”, confirme Halidou Zibo, le maire d’Anzourou, arborant une écharpe aux couleurs du Niger.L’Anzourou, composée d’une cinquantaine de villages et hameaux fait partie de l’immense et instable région de Tillabéri (100.000 km2), théâtre depuis des années d’actions sanglantes de groupes jihadistes liés à Al Qaïda et à l’Etat islamique.- “Maudits terroristes” -En mars, les autorités ont réinstallé 12.000 habitants qui avaient fui à Tillabéri, la capitale régionale, après une série d’attaques et d’ultimatums lancés par des groupes jihadistes.Des soldats lourdement armés ont depuis été déployés pour veiller sur les habitants.Mais la vie est loin d’avoir repris son cours normal. Le dernier massacre de civils dans l’Anzourou remonte au 21 août, dans le village de Theim, où des individus armés “venus à pieds” ont tué 19 personnes dans une mosquée.L’attaque, assortie d’un ultimatum des assaillants pour vider les lieux, a poussé près de 2.000 personnes de plusieurs villages situés plus au Nord et échappant au contrôle de l’armée à se réfugier à Sara-Koira, selon les autorités. “Ceux qui ont osé aller au champ ont été tués, ils (les assaillants) nous traquent dans les cases et jusque dans les mosquées”, détaille Hadjia Sibti, la présidente de l’Association des femmes d’Anzourou, hijab bleu sur la tête. “Nos champs sont lointains, nous n’avons pas pu les cultiver, par peur, nous nous sommes tous repliés dans les villages sécurisés par l’armée”, crie Mamoudou Sabo, courte barbe blanche et boubou jaune délavé.Originaire d’un village voisin, il s’est réfugié à Sara-Koira pour bénéficier de la protection de l’armée. Il appelle les autorités à “vite renforcer la sécurité” et “nettoyer la zone de ces maudits terroristes”.- Combattre le problème “à la racine” -Si l’agriculteur se félicite de la solidarité des résidents de Sara-Koira qui ont offert des lopins des terres aux paysans démunis afin qu’ils puissent produire du mil, du maïs et du haricot, il déplore la grande précarité dans laquelle il se retrouve. “Je cultivais dix hectares de terre, alors dites-moi comment je vais faire pour nourrir mes onze enfants ?”, demande-t-il.”Une crise alimentaire se profile”, s’alarme le maire Halidou Zibo.Des députés de la région de Tillabéri qui affirment que les assaillants opèrent désormais “à dos de chameau et à vélo” ont réclamé un renforcement des mesures de sécurité.Samedi, pour sa première visite dans cette zone enclavée depuis son élection fin février, le président nigérien, Mohamed Bazoum a promis de poursuivre l’assistance alimentaire ainsi que la mise en place d’un dispositif sécuritaire plus musclé.Devant des ressortissants de Sara-Koira , le chef de l’Etat a annoncé vouloir combattre “le problème à la racine” en “fermant la porte d’Inates”, la commune la plus proche du Mali “par laquelle les terroristes viennent”, selon lui. Le 10 décembre 2019, 71 soldats nigériens avaient été tués dans une attaque jihadiste à Inates.A Tondikiwindi, une commune proche d’Inates, 100 civils avaient été tués en janvier dernier par des hommes armés venus à moto qui avaient ensuite fui vers le Mali voisin. Dans ce même secteur, quatre soldats américains des forces spéciales et cinq militaires nigériens avaient été tués en 2017 dans une embuscade du groupe Etat islamique.Depuis, “le rapport de force a considérablement changé” en faveur de l’armée face aux groupes jihadistes, a assuré Mohamed Bazoum.C’est la raison pour laquelle, “les terroristes” se “rabattent sur des populations (civiles) désarmées innocentes” et “se livrent à un massacre à grande échelle” dans les villages reculés, a-t-il justifié.

Avec AFP/VOA
Centrafrique.com/?attachment_id=50098″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Deux camionneurs marocains tués au Mali

0

Deux camionneurs marocains tués au Mali

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux camionneurs marocains ont été tués au Mali à plusieurs centaines de kilomètres au nord de Bamako, où ils acheminaient des marchandises, par des assaillants non identifiés, a-t-on appris dimanche de source diplomatique marocaine et de sécurité malienne.

Par ailleurs, la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé sur Twitter que trois de ses Casques bleus avaient été blessés samedi matin par un engin explosif près de son camp à Kidal, dans le nord-est du pays.”Deux camionneurs marocains ont été tués samedi et un autre blessé par des hommes armés”, a affirmé à l’AFP la source diplomatique marocaine, précisant qu’ils “venaient à Bamako avec des marchandises”.”Des hommes armés ont assassiné deux Marocains et blessé un autre hier vers Didiéni. Ils étaient à bord de camions de marchandises qui venaient à Bamako”, a indiqué à l’AFP une source de sécurité malienne.Il n’était pas établi dans l’immédiat si les assaillants, qui sont repartis sans emporter les marchandises, notamment des fruits, étaient des jihadistes ou des bandits, selon les mêmes sources.”Les deux corps ont été transportés à Bamako, et le blessé a été soigné sur place. Nous avons dépêché des forces de sécurité sur les lieux”, a ajouté la source de sécurité.Depuis le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le Nord en 2012, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, dont de très nombreux civils, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, françaises et africaines.Ces violences se sont entremêlées à des conflits intercommunautaires et à des attaques crapuleuses, en particulier dans le centre du pays, qui compte pour plus de la moitié des violences envers les civils, selon la division des droits de l’Homme de la Minusma.

Avec AFP/VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=50094″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

plusieurs centaines de manifestants contre la junte

0

Tchad: plusieurs centaines de manifestants contre la junte

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à N’Djamena contre la junte qui dirige le Tchad depuis la mort d’Idriss Déby Itno, encadrées par un fort dispositif policier, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des associations de la société civile ont appelé à manifester contre la charte du Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le fils d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby Itno.Ces marches, régulièrement organisées depuis le décès de l’ex-président en avril, dénoncent aussi l’attitude de la France, l’ancienne puissance coloniale, accusée par une partie de l’opposition de soutenir le nouveau pouvoir.”Le Tchad n’est pas un royaume”, “Non au soutien de la France au système Déby père et fils”, était-il notamment écrit sur les affiches des manifestants.La marche avait été autorisée par les autorités. La manifestation, encadrée par des forces de l’ordre déployées massivement, s’est déroulée dans le calme, selon un journaliste de l’AFP.Succès Masra, farouche opposant des Déby et fondateur du mouvement politique Les Transformateurs, participait pour la première fois à l’une de ces manifestations depuis la mort du président-maréchal Déby.”Rien que pour la mémoire de nos martyrs, nous ne devons jamais abandonner la lutte”, a-t-il déclaré aux médias. Le 27 avril, six personnes avaient été tuées à N’Djamena et dans le sud du Tchad, selon les autorités, neuf selon une ONG locale, au cours de manifestations interdites.”Nous marchons aujourd’hui pour exiger la révision de la charte régissant la transition et dénoncer les arrêtés mettant en place les comités non inclusifs du dialogue”, a pour sa part confié à l’AFP Max Loalngar, porte-parole de Wakit Tamma, une plateforme de l’opposition.Depuis l’annonce de la mort du président Déby le 20 avril, Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, a promis des élections “libres et démocratiques” à la suite d’un dialogue national censé réconcilier tous les Tchadiens.La période de transition est de 18 mois renouvelable, mais la junte n’a pas exclu une prolongation. Mahamat Idriss Déby concentre presque tous les pouvoirs et s’est arrogé les titres de président de la République et de chef suprême des armées.

Avec Lalibre.be

Centrafrique.com/?attachment_id=50092″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

RCA : 9 personnes tuées à Bambari par les mercenaires russes de la société Wagner

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:19:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, cela devient pour les Centrafricains un véritable calvaire du moment où il n’y’a personne pour les secourir dans ce redoutable  cercle de violences. Après le double massacre dans le Nord-ouest, puis un autre massacre dans le centre ouest, c’est le tour de la région du centre de connaître cette longue suite de souffrance. 9 personnes, soupçonnées d’avoir collaboré avec les rebelles de l’UPC, ont été froidement abattues derrière le parc à bétail de Bambari, selon la famille des victimes.

les mercenaires russes à Alindao
les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

D’après la même source, c’était dans la soirée du mercredi dernier que les mercenaires russes de la société Wagner sont allés au village Maloum arrêter cinq individus, tous des musulmans peuls  soupçonnés d’avoir collaboré étroitement avec les rebelles de l’UPC pour les ramener dans leur base de Bambari. Par la suite, ils ont arrêté quatre autres individus dans le quartier élevage de Bambari  pour les ramener toujours dans leur base.  Mais vers 16 heures, le jeudi, ils les ont transportés, avec les soldats FACA, à destination du parc élevage, derrière l’ancienne base des rebelles de l’UPC. C’est à cet endroit que les neuf victimes avaient été froidement abattues par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner.

Pour Mathurin Zinga,  tout se passe comme s’il n’y a plus de justice dans ce pays.

« Tout le monde a peur. Du chef d’État major  jusqu’aux ministres en passant par les journalistes et les hommes politiques, personne ne peut dénoncer ce qui se passe en ce moment dans les villes de provinces. La Minusca, quant à elle, se contente de faire son calcul hebdomadaire qui est loin de la réalité du terrain , et de tout ce que se passe loin des caméras», a ajouté Mathurin Zinga, enseignant à l’Université de Bangui.

Rappelons que depuis plus de cinq mois, la commission d’enquête spéciale mise en place pour faire la lumière sur les allégations des crimes imputés aux forces de défense et les mercenaires de la société Wagner n’a pas encore produit son rapport  définitif même s’il n’y a une forte chance que cette commission ne dise la vérité au peuple centrafricain.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Évariste Ngamana, ex-chef milicien Anti-Balaka devenu député s’adonne aux activités illicites de vente des diamants en Europe  

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Evariste-Ngamana-en-France-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:58:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Évariste Ngamana, l’homme qui avait atrocement torturé et massacré des civils dans la préfecture de Mambéré-Kadéï dans les années 2014 et 2015 est devenu aujourd’hui député, et surtout premier vice-président de l’assemblée nationale grâce à son parti, le mouvement des cœurs unis (MCU), s’adonne depuis quelques mois aux activités de vente illicite des diamants  du sang en Europe. Et ce n’est pas tout !

Évariste Ngamana, premier vice-Président de l'assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka
Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka

 

Souvenez-vous, en 2019, l’homme avait crié sur tous les toits qu’il serait le beau-frère du chef de l’État Faustin Archange Touadera, et qu’en 2021, il serait élu député à l’Assemblée nationale. En ce terme, il arrivait à imposer ses propres lois à tout le monde, et dispose même ses propres chantiers des diamants qu’il faisait travailler ses miliciens. En 2021, l’homme a été élu député dans des circonstances troubles, et occupe désormais le poste du premier vice-président de l’Assemblée nationale.

À lire aussi  :    «  République centrafricaine : quand un prétendu beau-frère du chef de l’État Touadera terrorise et perturbe la ville de Carnot « .

 

Mais au mois de juillet dernier,  Monsieur Évariste Ngamana et certains de ses collègues députés

On introduit une demande de visa  de long séjour auprès du consulat de France à Bangui, mais celle-ci avait été refusée. Or, Monsieur Évariste Ngamana voudrait profiter de son séjour à Bruxelles pour  faire écouler ses diamants et ors.  Heureusement, son plan n’avait pas marché. Du coup, l’homme multipliait ses manœuvres dans la presse nationale et sur les réseaux sociaux pour décrédibiliser l’ambassadeur de France à Bangui et fustigeait  la décision du consulat. Contre toute attente, discrètement, l’homme tente à nouveau une demande de visa de France et ça marche.

Mais une fois arrivé en France avec son épouse, Monsieur Évariste Ngamana  monte aussitôt à Bruxelles en Belgique, non pas pour rendre visite à ses proches, mais pour écouler ses diamants et ors de sang obtenus grâce à ses miliciens à Carnot. Et ce n’est pas tout ! Dès son retour en France, l’homme   multiplie de discrètes réunions des renseignements dans certaines villes de France, notamment à Troyes  et à Lille avec quelques groupes des Centrafricains.  Du coup, après ces réunions, ce groupe commence à menacer d’autres compatriotes sur les réseaux sociaux indiquant que leur cas sera réglé une fois qu’ils rentrent au pays.

« Leurs noms ont déjà été remis à Monsieur Ngamana. Dès qu’ils seront à Bangui, leur sort sera définitivement réglé  », déclarent-ils sur Facebook.

Alors, les centrafricains se demandent si seulement à cause de ces raisons plus ou moins fantaisistes que Monsieur Évariste avait-il demandé avec son épouse un visa d’Europe ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : Cérémonie de changement de commandement à la tête de l’EUTM-RCA

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Le-commandant-entrant-de-lEUTM-RCA-le-general-de-brigade-Jacques-Langlade-de-Montgros-450×253.jpg” alt=”Le commandant entrant de l’EUTM RCA, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros” width=”450″ height=”253″ />
Le commandant entrant de l’EUTM RCA, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros lors de son interview par la presse centrafricaine, le 11 septembre 2021 au camp MPOKO

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:09:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le samedi 11 septembre 2021, la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA) a changé de chef. C’est à l’occasion d’une cérémonie sur le Moana (M’Poko) à Bangui que le général de brigade portugais Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu,  à la tête de la mission depuis l’année dernière a transféré le commandement de la mission EUTM au général de brigade Jacques Langlade de Montgros   de nationalité française.

Le commandant sortant de l'EUTM RCA, le général de brigade Paulo Neves de Abreu entrain de faire son discours
Le commandant sortant de l’EUTM RCA, le général de brigade Paulo Neves de Abreu en train de faire son discours
d’adieu
. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Cette cérémonie était présidée par le Vice-amiral d’escadre Hervé Bléjean, directeur de l’état-major de l’Union européenne, en présence de monsieur  le Président de la République, Faustin-Archange Touadera, du premier vice-Président de l’assemblée nationale Évariste Ngamana, du ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction d’Armée centrafricaine, du ministre portugais de la Défense João Gomes Cravinho , du chef d’État major de l’armée centrafricaine, du chef d’État major de l’armée portugaise, de Monsieur le Représentant spécial des nations unies, des corps diplomatiques, notamment les ambassadeurs des États-Unis en Centrafrique, de la France et de l’Union européenne.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera lors de la passation du commandement à la tête de l'EUTM-RCA le 11 septembre 2021. Photo CNC / D.Y. Ibrahim
Le Président de la République Faustin Archange Touadera lors de la passation du commandement à la tête de l’EUTM-RCA le 11 septembre 2021. Photo CNC / D.Y. Ibrahim

 

Prenant la parole, le général de brigade portugaise Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu, commandant sortant de l’EUTM-RCA tenait à remercier les autorités centrafricaines, les hommes et femmes avec lesquels il a l’honneur de travailler avec eux durant ces douze derniers mois. Il tient également à rendre hommage aux soldats, officiers et sous-officiers des différents pays de l’Union européenne qui, loin de leur famille,  ont contribué efficacement à la construction et au renforcement de capacité de l’armée centrafricaine.

Le général de brigade Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu rappelle  dans son discours l’importance et le but de la mission de l’EUTM-RCA. Il ajoute que celle-ci contribue à servir la paix, la stabilité   et les valeurs de l’Union européenne et des Nations unies.

Pour le général de brigade français Jacques Langlade de Montgros, son retour en République centrafricaine à la tête de l’EUTM-RCA est à la fois une joie, un honneur, une fierté. Mais pour lui, le défi principal qui l’attend est de définir ensemble et sereinement  avec précision les besoins des forces armées centrafricaines (FACA). Et lorsque ces besoins seront définis et confirmés,  ils vont ensuite travailler ensemble conjointement pour tenter de le satisfaire à travers à la fois la régénération des bataillons déjà formés et  le  fonctionnement des écoles des officiers et sous-officiers.

La remise du drapeau de L'Union Européenne, symbole de commandement de l'EUTM RCA au nouveau commandant, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros
La remise du drapeau de L’Union Européenne, symbole de commandement de l’EUTM RCA au nouveau commandant, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Rappelons que le général Jacques Langlade de Montgros, Né le 15 juin 1969 au Petit Quevilly (76), il intègre l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1988 puis rejoint l’école d’application de l’arme blindée cavalerie de Saumur. En août 1992, il est affecté au 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) à Tarbes. Chef de peloton blindé puis de commandos parachutistes, il est engagé en Bosnie-Herzégovine, Rwanda et Tchad.

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 4500 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’État-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : trois éleveurs peuls abattus par les mercenaires russes à koui

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:01:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les corps des trois victimes  ont été retrouvés ce samedi 11 septembre 2021 au village Bowaye, situé à 15 kilomètres de la ville de koui, anciennement appelée de Gaulle, située dans la préfecture de l’ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse
Un mercenaire russe devant des abris des villageois en fuite dans la brousse

 

Selon les parents des victimes,  ces dernières auraient été enlevées et tuées vendredi dernier par les Mercenaires russes  de la société Wagner à 3 kilomètres du village Bowaye sur l’axe Koui alors qu’elles faisaient paître leur troupeau dans le secteur. Ce n’est que le lendemain, samedi 11 septembre que leurs corps ont été retrouvés par des cultivateurs qui ont également indiqué à leur famille qu’ils auraient été abattus par les mercenaires russes qui les ont interpellés la veille sur le même lieu.

Ce samedi 11 septembre, une délégation de la communauté musulmane avait quitté la ville de koui pour se rendre au village Bowaye  afin d’assister à la cérémonie funéraire des victimes.

Rappelons que le mardi 7 septembre dans les après-midi, au moins 40 Peuls ont été tués dans le village Nassoya, situé à environ 40 kilomètres de Diba sur l’axe Baboua. Un massacre que le mouvement 3R condamne et parle d’un génocide planifié de la minorité peule de la République centrafricaine.

Le gouvernement, de son côté, n’a pas réagi à cette nouvelle tuerie de masse probablement « planifiée »  . Même certains médias nationaux  ont peur d’en parler. Ce qui montre à quel point la société Wagner arrive à mettre toute la RCA à genoux.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

De la contribution du Portugal à la MINUSCA et à l’EUTM

0

Le ministre portugais de la Défense, João Gomes Cravinho, a effectué le 11 septembre 2021, une visite officielle en République centrafricaine dans le cadre de la passation de commandement à la tête de la Mission de formation de l’Union Européenne (EUTM), notamment entre le Général de brigade Paulo Neves de Abreu (du Portugal) en fin de mission, et le Général de brigade Jacques Langlade de Montgros, de la France.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/De-la-contribution-du-Portugal-a-la-Minusca-et-a-lEUTM-450×260.jpg” alt=”Le ministre de la défense du Portugal avec le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique De la contribution du Portugal à la MINUSCA et à l’EUTM” width=”450″ height=”260″ />
De la contribution du Portugal à la MINUSCA et à l’EUTM

 

La cérémonie s’est déroulée en présence du Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadera, et du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye. Ce fut également l’occasion pour le ministre portugais d’échanger avec le chef de la MINUSCA sur la contribution du Portugal à la MINUSCA, à travers, notamment, la Force de réaction rapide et les formations dispensées aux Forces armées centrafricaines (FACA) par l’EUTM.

Pour João Gomes Cravinho, le Portugal est présent en République centrafricaine depuis 5 ans. « Nous sommes très heureux de pouvoir travailler avec les autorités de la République centrafricaine. Bien sûr que nous connaissons des difficultés ; nous voyons qu’il faut encore du travail pour la stabilité politique, militaire en rca, alors les grands thèmes du pays ont été essentiellement l’objet de notre discussion avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies », a-t-il déclaré.

Le chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, a quant à lui tenu à souligner l’importance de cette coopération avec le Portugal et a rappelé le travail indispensable que ses troupes réalisent sur le terrain en Centrafrique. C’est pourquoi il a salué le travail de la Force de réaction rapide du Portugal UIG, a-t-il fait valoir, « est l’une des plus dynamiques et appréciée sur le terrain » surtout lorsque la MINUSCA a connu la crise de décembre 2020. Comme le souligne le Représentant spécial, « c’est la Force de réaction rapide portugaise qui était montée au front à Bossembele et ils y ont joué un rôle extrêmement important dans la mise en œuvre du plan intégré de sécurisation des élections ». Occasion pour lui de féliciter le ministre de la Défense pour l’engagement du Portugal en Centrafrique.

Pour sa part, le ministre s’est réjouit du travail de la MINUSCA surtout sur le plan de la réforme du secteur de la sécurité.

La MINUSCA et l’Union Européenne en RCA entretiennent une bonne collaboration, laquelle se traduit, entre autres, par une concertation régulière au niveau de la hiérarchie et des activités menées avec l’EUTM et la Mission de Conseil de l’Union Européenne.

La Mission de formation de l’Union Européenne en Centrafrique comprend 8 états membres, dont le Portugal, avec pour objectif de dispenser des formations aux forces armées centrafricaines, dans le cadre de la Réforme du secteur de la Sécurité.

 

La Minusca

RCA : l’opposant Martin Ziguélé s’insurge contre la décision de la Minusca de suspendre ses opérations de déminage dans le Nord-ouest  

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 septembre 2021, 02:08:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique a annoncé mercredi dernier lors d’une conférence de presse hebdomadaire  à Bangui qu’elle a suspendu les travaux du déminage des explosifs  dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission estime qu’elle a eu des obstacles  dans ces travaux de déminage. Ce qui a poussé l’honorable député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, Président du parti MLPC à exprimer sa déception.

L'honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

« Nous voulons que la population circule librement. Que ça soit la Minusca, que ça soit la réponse du gouvernement, mais nous les appelons solennellement  à s’asseoir et à se mettre d’accord pour déminer les routes dans ces zones-là. C’est ce que nous leur demandons. Parce que la population  est prise en étau entre  les groupes armés et les différentes forces sur le terrain, et ce sont les  populations qui meurent. Ce sont les populations, si elles ne meurent pas  de l’explosion des mines ou des fusils, elles vont mourir de faim. Parce que qu’est-ce qui se passe lorsqu’une mine explose ? Une ville comme Bocaranga aujourd’hui ressemble à une ville assiégée, c’est-à-dire personne ne peut accéder à Bocaranga. Déjà, il y a quelques mois, personne ne pouvait sortir de Bocaranga en véhicule ou en moto. Parce que c’était systématiquement brûlé  par les groupes armés. Aujourd’hui, en plus de cette menace, il y’a des mines qui explosent. Vous ne pouvez pas savoir d’avance  sur quel axe. Parfois sur   l’axe de Ndim, parfois c’est sur l’axe de Bouar, parfois sur l’axe de koui. Résultat, les populations sont affolées et elles restent à la maison », déclare l’opposant Martin Ziguélé, Président du parti MLPC.

Il y’a lieu de rappeler que la semaine dernière, une mine terrestre avait explosé au passage d’un véhicule humanitaire  qui avait quitté la ville de Paoua pour se rendre à Bocaranga. C’était dans le village Bokomboussi, dans la commune de Loura, à environ 40 kilomètres de Bocaranga que le véhicule se faisait exploser. Le conducteur avait trouvé la mort sur place, et les trois autres passagers, blessés, avaient été évacués sur Paoua.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Monsieur Zied Khalifa Zarzour  , ancien PDG de la société LAICO – RCA et l’hôtel Plazza interdisent de sortir du territoire national

0

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 12 septembre 2021, 02:35:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien Président directeur général de la société laïco- RCA et l’hôtel Ledger Plaza, le libyen Zied Khalifa Zarzour, soupçonné d’avoir faciliter l’évasion de Monsieur Amadou Yalo alias Colonel Daz de sa cellule de l’office central de répression du banditisme (OCRB) alors que celui-ci est poursuivi en justice pour atteinte à la sureté de l’État, est désormais interdit de sortir du territoire national par la justice centrafricaine.

Zied al-zarzour de ledger
Zied al-zarzour de ledger, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui

 

C’est dans un message porté en date du 10 septembre 2021 et adressé aux agents de polices  des frontières, notamment au commissaire de l’aéroport de Bangui Mpoko que  le parquet général près tribunal de grande instance de Bangui a formellement suspendu le droit de quitter le territoire centrafricain à Monsieur Zied Khalifa Zarzour, ancien PDG de la société Laïco-RCA et de l’hôtel Ledger Plazza   de Bangui. Selon le parquet général, le motif ayant conduit le procureur général à prendre ces mesures serait la procédure judiciaire qui est en cours d’examen à l’encontre de l’intéressé.

 

À lire aussi : RCA : fuite de Monsieur Amadou Danzoumi Yalo, l’ombre du Libyen Ziad plane sur l’affaire

 

Rappelons que Monsieur Zied Khalifa Zarzour  a été limogé de son poste du président directeur général de la société Laïco-RCA  depuis l’année dernière. Mais son départ à la tête de ce groupe a été effectif que la semaine dernière  grâce à la visite d’une délégation ministérielle à Bangui qui a pu rencontrer et discuter avec le premier ministre Henri-Marie Dondra et le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Il faut noter au passage que Monsieur Zied Khalifa Zarzour   avait instauré sa propre mafia digne des colombiens dans le pays. Cette mafia avait soudoyé la quasi-totalité des autorités centrafricaines. Ce qui l’a poussé a affirmé  à tous son entourage qu’il était nommé conseiller spécial du chef de l’État Faustin Archange Touadera dont il ne cesse de lui faire des cadeaux spéciaux.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, une femme battue à mort par son conjoint

0

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 12 septembre 2021, 02:56:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le corps sans vie d’une jeune femme âgée d’environ 30 ans a été retrouvé  à son domicile du quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Selon le service de la police judiciaire qui a été appelé sur le lieu, la victime aurait  été battue à mort par son conjoint, actuellement en garde à vue à la brigade criminelle.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-450×337.jpg” alt=”direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews” width=”450″ height=”337″ />
Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Selon le service de la police judiciaire de Bangui, l’incident avait eu lieu dans la nuit du vendredi à samedi 11 septembre 2021. On ignore les circonstances exactes de cet acte criminel,  mais certains témoins ont indiqué que c’est le conjoint qui aurait abattu sa femme. D’autres témoins ont aussi déclaré que la victime aurait été battue à mort par son conjoint à cause de la jalousie. D’après eux, le corps de la victime présentait de multiples contusions :  des  nombreux hématomes et traces de coups. Ce qui montre qu’elle aurait été torturée sauvagement  jusqu’à sa mort par son conjoint. Du côté de la police, aucune déclaration officielle n’a été faite, mais l’un des enquêteurs joints au téléphone par CNC déclare qu’une enquête a été ouverte pour homicide volontaire, et le conjoint de la victime, présumé auteur de ce crime est actuellement en garde à vue à la brigade criminelle.

Rappelons que  ce dernier temps à Bangui, les cas de féminicide se multiplient  dans les quartiers. Le mois de juillet dernier, une femme avait été tuée par son conjoint, un élément de la garde présidentielle. Ce qui avait créé de nombreuses réactions dans la capitale. Même les défenseurs des droits de l’homme avaient réagi. C’est le cas de l’avocate Arlette SOMBO DIBELLE qui avait dénoncé un acte odieux.

« Selon les dispositions de l’article 51 du Code pénal,  lorsque le meurtre est commis par préméditation, il est qualifié d’assassinat (article 53). Et l’article 120  de ce même code de procédure  dit que la torture  est puni de peine de mort lorsqu’elle précède,  accompagne,  ou suit un crime. Nous sommes, semble-t-il, dans ce cas là.  Or la constitution centrafricaine protège les individus  dans leur droit,  les rend égaux », avait déclaré Maître Arlette SOMBO DIBELLE.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

CENTRAFRIQUE : L’ORDRE CONSTITUTIONNEL DOIT RÉGNER SUR TOUTES VELLÉITÉS D’APOLOGIE DE COUP D’ÉTAT.

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 12 septembre 2021, 02:08:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis la violation de l’ordre constitutionnel communément appelé « coup d’État » au Mali et récemment en Guinée Conakry, des refrains rythmiques et cadencés teintés d’apologie de coup d’état se font entendre sur différents supports. Les uns moralisent notre armée en leur rappelant leurs missions régaliennes tandis que les autres fustigent en filigrane nos officiers supérieurs en les incitant à désobéir aux exigences constitutionnelles. À titre de rappel, il urge de souligner qu’un « coup d’état » est par définition la prise du pouvoir de l’État par des moyens non constitutionnels en faisant usage des armes. Loin d’être une révolution qui suppose une adhésion populaire et massive, un coup d’état est l’exclusivité d’une frange de l’armée qui capitalise généralement plusieurs morts ainsi que d’innombrables blessés. Ce mode de dévolution de pouvoir est fermement prohibé par des dispositions constitutionnelles car il remet en cause toutes les avancées ou acquis démocratiques, fragilise la confiance des bailleurs de fonds et inquiète les acteurs du développement.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/bernard-doudou-208×450.png” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, auteur de l’article” width=”208″ height=”450″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, auteur de l’article

 

En effet l’article 28 de la constitution du 30 mars 2016 qualifie ce comportement de crime imprescriptible et laisse la latitude aux autorités judiciaires de punir les auteurs, co-auteurs et complices de coup d’état ou d’apologie de coup d’état conformément aux dispositions pénales.

De nombreuses études à travers l’Afrique ont montré que les coups de force militaires risquent de reconduire le pays dans la précarité et l’autoritarisme, le risque d’un recours à l’arbitrage politique avec des compromis au détriment des intérêts républicains sans oublier le risque de violation du principe de séparation de pouvoir et de la légalité constitutionnelle.

Il est évident que le mépris total des principes de la république édictés par l’article 25 de la constitution conjugué avec le tableau synoptique de la gouvernance du régime Touadera a atteint son paroxysme c’est à dire que tous les ingrédients ou mobiles sont réunis pour une adhésion populaire au coup d’état…mais ces dérapages indescriptibles ne peuvent légalement et légitimement justifier un quelconque coup d’état.

Choqué par les messages de haine contre la république et surtout d’apologie de coup d’état, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi certains d’entre nous souhaitent un coup d’état en Centrafrique ?

Quel est leur agenda caché ?

Quelles sont les vertus des coups d’état à travers certains exemples ?

Pensez-vous que les armes peuvent résoudre durablement la crise centrafricaine ?

Au delà de ce qui précède, nous rappelons avec force la substance de l’article 26 de la constitution qui dispose que : « la souveraineté appartient au peuple…aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice, ni l’aliéner »…ainsi la messe est dite.

Pour finir, nous invitons humblement notre armée nationale même minée par des relents communautaires et régionaux de rester fidèle aux institutions quand bien même illégalement établies…la dévolution du pouvoir légitime ne peut se faire que par la voie des urnes.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 11 septembre 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

RCA : le 3R réagit au massacre des Peuls par les mercenaires de Wagner

0

 

Bangui, République centrafricaine, 11 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué de presse paru ce samedi 11 septembre, le mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) tient à informer la communauté nationale et internationale sur « des tueries de masses planifiées par le Régime de Touadera et exécutées par les mercenaires russes de la société Wagner ». D’après ce communiqué, « La communauté peulh éleveurs et les cultivateurs des régions de l’ouest et du Nord-Ouest majoritairement peuplées de communauté Gbaya sont les cibles des attaques meurtrières et des tueries des masses des populations innocentes qui sont en pleine campagne agricole et pastorale.

Ci-dessous le communiqué de 3R.

Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps
Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps

 

Communiqué No 23 du Mouvement 3R

 

Le Mouvement 3 R porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’au moment où le Président de la République Centrafricaine Faustin-Archange Touadera procède à l’installation officielle du Comité d’organisation du Dialogue Républicain, des tueries de masses planifiées par le Régime de Touadera et exécutées par les mercenaires russes de la société Wagner sont enregistrées partout dans le pays.

La communauté peulh éleveurs et les cultivateurs des régions de l’ouest et du Nord-Ouest majoritairement peuplées de communauté Gbaya sont les cibles des attaques meurtrières et des tueries des masses des populations innocentes qui sont en pleine campagne agricole et pastorale.

Les mercenaires russes et les FACA ciblent particulièrement la minorité peulh par les incendies des campements, les tueries des hommes, des femmes et des enfants dont les corps sont systématiquement brûlés. Certains sont ligotés et brûlés vifs.

C’est un véritable génocide planifié qui est en cours de mise en oeuvre en ce moment même sous le regard impuissant des leaders communautaires, des organisations internationales et l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine.

Au vu de l’ampleur des crimes odieux qui sont commis par les FACA et leurs complices mercenaires russes, le Mouvement 3R émet des doutes par rapport à la sincérité des autorités Centrafricaines à vouloir ramener la paix par la voie du DIALOGUE RÉPUBLICAIN en cours de préparation et rendra responsable le Président Touadera de l’échec de ce dialogue Républicain que le peuple veut inclusif.

Le Mouvement 3R s’incline devant la mémoire des nombreuses victimes et présente ses condoléances à leurs familles respectives.

Toutefois, le Mouvement 3R participera à la documentation de tous les crimes commis contre les populations civiles innocentes pour qu’au moment venu les auteurs, les co-auteurs et les commanditaires répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.

Par conséquent le Mouvement 3R appelle la Cour pénale internationale, les pays de droit de l’homme comme la France, les États-Unis d’Amérique, la Belgique et les organisations internationales chargées de la promotion et de la protection des droits humains, et la Minusca à se saisir immédiatement de ces actes criminels des mercenaires russes sur les éleveurs peulhs et les agriculteurs Centrafricains qui sont massacrés et brûlés vifs ou morts sous l’œil complice du Gouvernement Centrafricain.

Les exemples sont nombreux et nous pouvons citer quelques uns.

En effet, le 24 Août 2021, les mercenaires russes ont tué, brûlés les corps et les villages de leurs victimes. On a enregistré 25 peulhs tués et brûlés, 40 bœufs et 50 moutons abattus. Les localités concernées sont les villages Sabewa, Yongoro Nami, et Ndoumga Bei. Tous ces villages sont situés dans la commune de Niem Yelewa.

Le 23 et le 24 Août 2021, les villages Bouzou, Bossaarou et Sanguere Tourwa situés dans la commune de Koui, ont été attaqués.

45 peulhs tués et brûlés, 06 jeunes agriculteurs chrétiens tués et 15 autres Arrêtés et conduits vers des destinations inconnues.

Le 27 Août 2021, 08 éleveurs peulhs Tchadiens en Transhumance ont été tués. Parmi eux, on compte deux (02) vieillards, deux (02) femmes et un(01) bébé et trois adultes. Tous de nationalité tchadienne.

Le 04, 05 et 06 septembre, les mercenaires russes et les FACA ont lancé une série d’opération visant les campements peulhs dans la commune de Niem Yelewa, Besson et Baboua.

Au cours de ces opérations, cinquante trois éleveurs peulhs ont été assassinés et brûlés. Certains ont été brûlés vifs. C’est le cas de trois (03) éleveurs peulhs tués à proximité du village Gbalamo dont les images sont annexées au présent communiqué. Les 03 éleveurs peulhs ont été ligotés et brûlés vifs.

Devant cette situation, peut-on croire à l’organisation d’un dialogue Républicain serein et susceptible de rassembler les Centrafricains pour ramener la paix et la sécurité dans nos villes et villages ? Pour le mouvement 3R, la réponse est NON.

Fait à Besson, le 11/09/2021

 

image massacre peul

Centrafrique : des mines ont causé des victimes humanitaires dans le nord-ouest

0

Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Des engins explosifs ont fait un mort et trois blessés parmi les employés d’une ONG humanitaire dans le nord-ouest de la centrafrique, a appris Xinhua vendredi de sources officielles.

Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.

 

Ce drame est intervenu jeudi à 40 kilomètres de la ville de Bocaranga, tuant le chauffeur d’une Toyota Land Cruiser du Conseil danois pour les réfugiés, a précisé le sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanè.

D’après lui, les trois autres passagers légèrement blessés ont été hospitalisés.

Informé de cette nouvelle tragédie provoquée par l’explosion d’une mine, le porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, a incriminé les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se sont mis à se servir de ces explosifs dès le début de l’année.

Il a indiqué que des actions seraient conjointement menées avec l’appui de la mission onusienne de maintien de la paix pour dépolluer toute la région du nord-ouest du pays de ces mines qui endeuillent les familles.

 

En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires

0

En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires

Bangui ( République centrafricaine ) – L’utilisation croissante d’engins explosifs, un mode opératoire récent dans le pays, alarme tous les acteurs de terrain. Cela fait à peine un an que l’usage d’engins explosifs est signalé pour la première fois en Centrafrique. Mais il s’est considérablement accu depuis l’offensive rebelle de la CPC en janvier dernier puis la contre-offensive de forces loyalistes.

Un nouveau mode opératoire des groupes armés qui, repoussés hors des villes, adoptent des « techniques de guérilla » selon les observateurs. Depuis janvier, l’ONU dénombre au moins 14 civils tués par des mines et 21 autres blessés dont deux casque bleus. En mai, cinq militaires centrafricains ont également perdu la vie dans des circonstances similaires./////////////.

Les incidents se concentrent dans l’ouest du pays, la zone où le conflit est actuellement le plus intense où les besoins humanitaires sont les plus urgents et où la présence d’engins explosifs rend encore plus difficile l’accès aux populations. /////////////.

Après avoir nettoyé quarante kilomètres de voies dans la zone, la Minsuca vient d’annoncer mercredi la suspension de ses opérations de déminage en raisons d’entraves et de tensions avec les populations. /////////////.

Une décision décriée par le parti MLPC de l’opposant Martin Ziguélé qui dans un communiqué exprime sa « déception » et appelle la Minusca à « reconsidérer sa position ».

Avec RFI

{CAPTION}
{CAPTION}

Décès de l’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny

0

Décès de l’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny est décédé vendredi de complications pulmonaires et respiratoires liées au Covid-19, à Paris, où il avait récemment été évacué et hospitalisé, a-t-on appris auprès de ses proches.

Agé de 78 ans, M. Konan Banny avait été Premier ministre de décembre 2005 à avril 2007, avant de présider la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation suite à la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts.Banquier de carrière, Charles Konan Banny avait dirigé la banque centrale ouest-africaine, la BCEAO avant d’être nommé Premier ministre sous l’ancien président Laurent Gbagbo.

Avec VOA

Centrafrique.com/?attachment_id=50027″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>{CAPTION}
{CAPTION}

Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l’humanité en Centrafrique

0

Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l’humanité en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Un important ancien chef d’une des milices qui s’affrontaient au plus fort de la guerre civile en Centrafrique a été inculpé vendredi 10 septembre de crimes contre l’humanité par des juges d’une cour spéciale à Bangui, cinq jours après son arrestation, a annoncé ce tribunal.

L’ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset est un ancien cadre de la garde rapprochée de l’ancien président François Bozizé, renversé en 2013 par une coalition de groupes armés à majorité musulmane, la Séléka. Il a ensuite été un chef important des milices Anti-Balaka, à majorité chrétienne et animiste, fondées par François Bozizé pour lutter contre la Séléka. Ces deux groupes ont plongé le pays dans une sanglante guerre civile et ont été accusés en 2015 par l’ONU de «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité» durant les années 2014 et 2015, au paroxysme du conflit.Probable saisie de la CPIEugène Barret Ngaïkosset, arrêté le 4 septembre dans la périphérie de Bangui, «a été inculpé de crimes contre l’humanité» vendredi par deux juges d’instruction de la Cour Pénale Spéciale (CPS), a annoncé cette dernière dans un communiqué. Cette juridiction hybride, composée de magistrats centrafricains et internationaux, est chargée de juger les violations graves -depuis 2003- des droits humains dans ce pays d’Afrique centrale en guerre civile depuis 2013.Le parquet de la CPS devra décider si Ngaïkosset sera placé en détention provisoire en attendant un éventuel procès, précise le communiqué. La Cour pénale internationale (CPI) de la Haye pourrait également se saisir du cas de l’ex-capitaine.«Le boucher de Paoua»Eugène Barre Ngaïkosset est surnommé par la presse centrafricaine «le boucher de Paoua» en référence à des massacres commis dans cette ville du nord-ouest par l’armée, de 2005 à 2007, lorsqu’il était un des commandants de la redoutable garde présidentielle de François Bozizé. Selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) de 2009, «des diplomates» avaient alors demandé à François Bozizé qu’il engage des poursuites contre Ngaïkosset, «commandant d’une unité de la garde présidentielle impliquée dans des atrocités généralisées commises dans le nord-ouest».L’ex-capitaine avait créé une faction des milices anti-balaka après la chute de M. Bozizé en 2013. Et un rapport de l’ONU, qui a gelé ses avoirs à l’étranger et émis un avis d’interdiction de voyager, l’a accusé en 2015 de «s’être livré ou avoir apporté un appui à des actes (…) contraires au droit international des droits de l’Homme».La guerre civile a considérablement baissé d’intensité depuis 2018 mais des groupes armés, issus ou non de l’ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore fin 2020 plus des deux tiers de la Centrafrique. Certains ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Touadéra. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l’appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd’hui largement reconquis le territoire.

Avec AFP
{CAPTION}
{CAPTION}

Centrafrique ou la définition d’un terrorisme moderne

0

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 11 septembre 2021, 02:00:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le terrorisme continue d’être une menace majeure pour la paix et la sécurité de l’Afrique centrale, notamment en centrafrique où les deux tiers du pays sont aux mains de groupes armés. Alors que depuis 2013 le pays est au cœur d’un conflit où les issues sont complexes, les populations font face aux nombreux visages du terrorisme. Aujourd’hui, la notion de « terrorisme » est immédiatement associée à l’activité djihadiste de certaines organisations telles que peuvent l’être les Talibans en Afghanistan, l’ISWAP et le JNIM en Afrique de l’Ouest. Mais, le terrorisme ne peut être unique dans sa forme.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Centrafrique victime du terrorisme au visage multiple

Le terrorisme est un ensemble d’acte de violences (attentats, enlèvements, destructions, violences sexuelles) commis par une entité. Cette dernière créant ainsi un climat de peur, de terreur et d’insécurité veut imposer de manière armée et violente, une idéologie politique, religieuse ou encore une autorité. Sapant le droit humain, les premières victimes de ces entités sont les civils. En plus d’être une grave violation des droits humains, les actes terroristes visent à déstabiliser les gouvernements et saper le développement économique et social. Ces actes défient souvent les frontières nationales, alors que leurs motivations, financements, méthodes d’attaque et cibles sont en constante évolution. En effet, depuis peu, il a été identifié une certaine « professionnalisation » des terroristes de la CPC avec l’installation de mines explosives.

 

La présence des rebelles de la CPC qui ne fait plus confiance au gouvernement et qui appelle à la démission de Touadéra par tous les moyens ; les conflits communautaires qui laissent d’importantes cicatrices au pays ; la présence russe qui est censée contribuer à la protection du pays et qui ne cesse d’abuser de sa position (destruction de biens, vols, assassinats contre des communautés musulmanes, éliminations de FACA…) ; la présence de groupes terroristes et djihadistes aux portes du pays… autant de faits qui font que la Centrafrique regroupe malheureusement tous les aspects que peut prendre le visage du terrorisme.

L’unité et la coopération pour lutter contre le terrorisme.

Mais en ce 11 septembre, alors que 57 % de la population (soit 2.8 million sur 4.9 million de personnes) a besoin d’une aide humanitaire en raison du conflit auquel doit faire face le pays, cette journée mondiale rappelle à quel point la lutte contre le terrorisme est importante et complexe.

L’unité, la cohésion sociale et la coopération au sein du pays, ainsi qu’entre les États présents et les organisations régionales et internationales, sont indispensables pour lutter efficacement contre le terrorisme. Elles seules permettront d’envisager un retour à la paix.

 

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com