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Tentative d’attaque au couteau contre Assimi Goïta

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Tentative d’attaque au couteau contre Assimi Goïta

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux personnes ont tenté ce mardi matin de poignarder le président de la transition au Mali dans une mosquée. Le colonel Assimi Goïta n’aurait pas été blessé.

Après la prière, et alors que l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour égorger le mouton, le colonel Assimi Goïta a été aggressé. Il a ensuite été emmené et ne semblait pas avoir été touché.Tentative d’assassinatLes services présidentiels ont confirmé qu’il s’agissait d’une “tentative d’assassinat” du président de la transition malienne. “Nous sommes en train de mener l’enquête”, a indiqué une source, affirmant que le colonel Assimi Goïta était “sain et sauf”.Présent sur les lieux, le ministre des Affaires religieuses, Mamadou Koné, a expliqué à l’AFP qu’un homme avait tenté tout de suite dans la Grande mosquée de Bamako de tuer le président de la transition avec un couteau. Mais “il a été bien maîtrisé avant de commettre son forfait”, a-t-il ajouté. Selon Latus Tourè, régisseur de la grande mosquée, un “jeune a tenté de poignarder Assimi (Goïta) de dos, mais c’est une autre personne qui a été blessée”.Le Mali a été le théâtre de deux cuops d’Etat en moins d’un an. Les deux, en août puis en mai, ont été menés par les mêmes colonels de l’armée, conduits par le colonel Assimi Goïta, qui s’est depuis investi président de la transition.Ancien chef d’un bataillon de forces spéciales, Assimi Goïta ne se déplace depuis neuf mois jamais sans ses hommes, cagoulés et armés de fusils d’assaut. Lui et le nouveau chef du gouvernement, nommé par la junte, ont assuré qu’ils tiendraient l’engagement de rendre les commandes aux civils après des élections prévues le 27 février 2022.

Avec DW français

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Bocaranga, attaque ce matin des mercenaires de Wagner au village Bezéré, plusieurs morts

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 13:08:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’attaque a eu lieu en pleine journée de prière de la fête  de la tabaski ce mardi 20 juillet au village élevage de Bezéré, situé à 25 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Man. Plusieurs morts et des blessés.

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Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Selon les témoins, les hommes de Wagner auraient ciblé principalement que des musulmans lors de cette attaque puisqu’ils ont pris pour cible la mosquée locale avec plein des fidèle à l’intérieur vers 9 heures.

« Le village Bezéré est constitué en majorité des Peuls éleveurs. Ceux qui étaient partis en exil au moment de la crise sont retournés en masse pour y vivre. Le village est calme. Mais pour les mercenaires de Wagner, il se pourrait que les rebelles de 3R constituent leur base arrière dans ce village. Mais rien. Ils ont pris pour cible les civils innocents », a témoigné un chef du village  Gbama, situé non loin du village Bezéré.

Il y’a lieu de rappeler que dans le village Bezéré, situé entre Gbama et Bocaranga, il y’avait un poste avancé des rebelles de 3R, mais il avait été détruit par les hommes de Wagner lors des attaques contre les positions de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Par S. Maïguélé

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Un Marocain rapatrié après 19 ans de détention à Guantánamo sans être inculpé

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Un Marocain rapatrié après 19 ans de détention à Guantánamo sans être inculpé

Bangui ( République centrafricaine ) – L’administration Biden a rapatrié lundi au Maroc Abdullatif Nasser, un sujet marocain qui était détenu à la prison de Guantánamo Bay depuis 19 ans sans être inculpé d’un crime quelconque.

Située sur une base navale américaine à Cuba, la prison de Guantanamo Bay avait ouvert ses portes sous la présidence de George W. Bush après les attentats de 2001 menés par Al-Qaïda.M. Nasser, la cinquantaine aujourd’hui, avait été enfermé dans ce complexe pénitentiaire en 2002. Depuis, aucune charge formelle n’a été retenue contre lui.Son voyage vers cette prison notoire a été long.Dans les années 1980, il avait intégré un groupe islamique soufi marocain non violent, selon son dossier au Pentagone. En 1996, il est recruté pour combattre en Tchétchénie et il se retrouve en Afghanistan, où il est formé dans un camp d’Al-Qaïda. Il est capturé après avoir combattu les forces américaines en Afghanistan puis envoyé à Guantánamo en mai 2002.Pendant près de deux décennies d’emprisonnement, il s’adonne à des études de mathématiques, d’informatique et d’anglais et parvient à rédiger un dictionnaire arabe-anglais de 2 000 mots, selon un responsable du Pentagone non identifié.L’intéressé est arrivé au Maroc lundi.La police l’a placé en garde à vue et a déclaré qu’elle enquêterait sur lui parce qu’il est soupçonné d’avoir commis des actes terroristes – bien qu’il n’ait jamais été inculpé lorsqu’il était à Guantánamo.Son avocat au Maroc, Khalil Idrissi, a déclaré que les années passées par son client à Guantánamo “étaient injustifiées et hors la loi, et ce qu’il a subi reste une tache de disgrâce sur le front du système américain”.L’impossible fermetureAvec la libération du Marocain, l’administration Biden fait un pas en avant vers son objectif de fermer la prison de Guantánamo Bay où sont détenus depuis près de 20 ans des ressortissants de pays tiers soupçonnés d’actes de terrorisme.Lorsqu’il était au pouvoir, l’ancien président Barack Obama – dont Joe Biden était le vice-président – avait tenté sans succès de faire fermer la prison. À chaque fois, l’opposition menée par des politiciens américains conservateurs a bloqué l’effort.Pour leur part, les organisations de défense des droits humains ont qualifié le camp de détention, ouvert après les attentats de 2001 menés par Al-Qaïda, d’erreur monumentale. Des allégations de torture ont été formulées lors des premiers interrogatoires et la légalité des tribunaux militaires a été contestée.Une commission d’examen avait recommandé le rapatriement d’Abdullatif Nasser en juillet 2016, mais le Marocain est resté à Guantánamo sous la présidence de Donald Trump, qui s’opposait à la fermeture de la prison.Près de 800 détenusPrès de 800 détenus sont passés par Guantánamo. Sur les 39 qui restent, 10 peuvent être transférés, 17 peuvent subir une évaluation en vue d’un éventuel transfert, 10 autres sont dans les tribunaux militaires utilisés et deux ont été condamnés, a déclaré un haut responsable de l’administration.Les États-Unis ont remercié le Maroc d’avoir facilité le rapatriement de M. Nasser.”Les États-Unis félicitent le Royaume du Maroc pour son partenariat de longue date dans la sécurisation des intérêts de sécurité nationale des deux pays”, indique un communiqué du Pentagone. “Les États-Unis sont également extrêmement reconnaissants de la volonté du Royaume de soutenir les efforts actuels des États-Unis pour fermer le centre de détention de Guantánamo Bay.”

Avec AFP/VOA

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RCA : « la douane centrafricaine est incompétente et corrompue », dixit les “experts douaniers russes”

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:50:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Traitée la douane centrafricaine d’indisciplinée, d’incompétente  et de corrompue », c’est sans doute  une preuve de la méconnaissance  du travail abattu par les douaniers centrafricains depuisl’indépendancede Centrafrique. C’est de  l’amalgame ! », s’alarment les cadres de la douane centrafricaine suite aux propos tenus par les soi-disant « experts russes » déployés par la société Wagner en Centrafrique.

 

Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d'un agent russe de la mission économique russe
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe

 

« Selon l’accord signé entre la mission économique russe et le ministère centrafricain des Finances et du Budget, ces soi-disant experts douaniers russes, qui travaillent pour le compte de la société Wagner  en Centrafrique sont complètement hors dudit accord. Ils ne respectent rien », déplorent les douaniers centrafricains.

Depuis la signature  du protocole de collaboration entre le ministère centrafricain des Finances et la « mission économique russe » représentée par le conseiller russe du chef de l’État en matière de l’économie, Monsieur Jury LIAMKINE, une dizaine des anciens douaniers russes ont été déployés en Centrafrique. Ils occupent des points stratégiques d’entrée et sortie du territoire centrafricain. Ce sont maintenant eux qui font le travail de fouilles des véhicules, des motos et bien d’autres à la place des douaniers centrafricains aux postes frontaliers de Béloko et de Mbang. Ce qui suscite des mécontentements au sein de la douane centrafricaine. Pour des nombreux douaniers centrafricains, ces russes ne maitrisent rien de la procédure douanière au sein de la zone CEMAC, mais se forcent à faire de « n’importe quoi ».

Selon un cadre du ministère des finances,  cette mauvaise collaboration entre les russes et les centrafricains au sein de la douane nationale pourrait dégénérer un jour à un sérieux conflit.

Pour rappel, avec la signature du protocole de collaboration avec la mission économique russe, la présidence de la République centrafricaine souhaite augmenter la recette  douanière centrafricaine. Mais d’ores et déjà, certaines sources ont indiqué à CNC qu’à deux mois de collaboration,  la recette n’a pas atteint le niveau escompté. Elle est deux fois plus bas qu’avant. Même le FMI et la banque mondiale doutent de cette collaboration avec une société dont l’existence officielle fait encore de sérieux doute.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les autorités russes reconnaissent ouvertement l’existence de la société Wagner en RCA

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:40:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite à la manifestation du 12 juin dernier de la diaspora centrafricaine devant l’ambassade de la fédération de Russie à Paris pour dénoncer les exactions des mercenaires de Wagner en Centrafrique, les autorités russes ont décidé de rencontrer les représentants  de cette diaspora à Paris. Ainsi, une rencontre a été organisée au sein de l’ambassade de Russie en France. Un tête à tête qui semble ne pas donner des réponses claires aux préoccupations des centrafricains, mais soulève un peu plus des question sur  la nature du partenariat entre la Russie et la Centrafrique, en particulier avec la société Wagner dont le représentant russe n’a pas nié l’existence   en Russie, mais également en rca.

 

Le président Touadera accompagné par des éléments russes de sa garde rapprochée lors du lancement de la campagne présidentielle, le 12 décembre 2020 à Bégoua. © RFI - Charlotte Cosset
Le président Touadera accompagné par des éléments russes de sa garde rapprochée lors du lancement de la campagne présidentielle, le 12 décembre 2020 à Bégoua. © RFI – Charlotte Cosset

 

Le 12 juin dernier, à Paris, en France, un sit-in  a été organisé devant l’ambassade de la Russie en France. À cette occasion, un mémorandum a été remis aux autorités russes via leur ambassade basée dans cette capitale Dans leur revendication, ils s’accordent à  :

–   Dénoncer la présence Des mercenaires russes en Centrafrique ainsi que les exactions et autres crimes commis par eux,

–  Demander avec insistance une enquête internationale sur les crimes commis en Centrafrique par les mercenaires russes,

–   Dénoncer la manipulation et surtout l’instrumentalisation de la population contre les instances internationales ainsi que les partenaires étrangers impliqués dans la crise centrafricaine,

–  Dénoncer l’ingérence voire le non-respect de la pudeur diplomatique par l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique,

–  Dénoncer le non-respect des principes fondamentaux des droits de l’homme,

–  Dénoncer la politique de l’isolationnisme du pouvoir de Bangui,-     Dénoncer la corruption, la gabegie, la discrimination, l’injustice sociale, la justice au faciès qui empoisonnent le pays,

–  Dénoncer l’ingérence de la Russie dans la gestion interne du pays,

–  Dénoncer la campagne de désinformations et de dénigrements distillés par certains médias étrangers sur la crise Centrafricaine,

–  Réclamer à cor et à cri la tenue du dialogue politique inclusif.

Ainsi, suite à cette manifestation, les autorités russes souhaitent en discuter avec les représentants de cette diaspora centrafricaine de France. Un tête à tête a eu lieu samedi 17 juillet à l’ambassade de la Russie en France, et le représentant russe tenait à préciser qu’en Centrafrique, il n’y a que six diplomates russes qui travaillent à l’ambassade de la Russie en RCA. Ce qui joue sur la qualité des informations qu’ils reçoivent de la République centrafricaine.

En plus, le jeune diplomate russe tenait à préciser qu’ils reconnaissent l’existence de la société Wagner en Russie. Mais cette société ne pourrait pas aller sans autorisations en Centrafrique. Ce sont les autorités centrafricaines qui ont fait appel à Wagner.

« il faut que ça soit clair ! Ce sont les autorités légitimes de votre pays qui sont allées chercher Wagner et non le gouvernement russe »,  disait-il, et d’ajouter que « le blanc ne peut pas quitter son pays pour aller dans un pays africain pour le plaisir. Il y’a toujours un intérêt derrière ».

Cette phrase tenue par ce jeune diplomate russe fait froid au dos. Sans détour, il rejette la responsabilité de ce qui se passe en RCA sur les autorités de ce pays. Il dit en outre que « le Président Faustin Archange Touadera  ne dit pas la vérité à son peuple ».

Il n’ y a que 6 russes en Centrafrique et les autres qui composent les paramilitaires  de Wagner ? Pourquoi pacter avec la société Wagner qui n’est autre qu’une société de mercenariat ?  Qui doit répondre des crimes qu’ils commettent ?

Sur ce, tous les regards sont tournés désormais  vers les autorités legitimes de Centrafrique. Les autorités russes commencent à se désengager.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA :   selon Monsieur Christian Guenebem, « il ne faut pas penser que nous sommes prêts pour autant à accepter n’importe quel dialogue »

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ).  Le Président par intérim du parti KNK, Christian Dedizoum Guenebem, en exile, a accepté d’accorder une interview exclusive à CNC sur les sujets d’actualité et sécuritaire de son pays, la République centrafricaine. A l’issue de cet entretien, plusieurs points saillants ont été abordés entre autres, le dialogue républicain, l’embargo sur les armes à destination de la rca, le débauchage au parlement des députés de l’opposition et la difficile condition de vies des militants du KNK depuis que son président fondateur, l’ex-président François Bozizé est devenu coordonnateur de la CPC. Une coalition de certains groupes armés qui menace de destituer le régime de Bangui.    

Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour ! Vous êtes le Président par intérim de Kwa Na Kwa (KNK). Le Président de la République a récemment signé le décret portant création du comité préparatoire du dialogue dit « républicain ». Et à peine ce décret fut-il officialisé que certains partis politiques d’opposition et quelques organisations de la société civile ont exprimé leurs inquiétudes suite au format de ce comité. Quelle est alors la position du KNK vis-à-vis de ce décret qui continue de faire du bruit dans le pays malgré le fait que la Présidence de la République a convoqué une réunion d’urgence visant à mettre fin à cette polémique ?

 

Christian GUENEBEM (CG) : Bonjour à vous et merci de vouloir bien me donner la parole.

Le KNK est membre à ce jour de la COD-2020 et, à ce titre, partage donc ses opinions et prises de positions. C’est dire qu’en ce qui concerne le décret dont vous parlez, le KNK n’a pu que, malheureusement, constater la poursuite de la logique de l’unilatéralisme choisi comme mode de résolution de la crise centrafricaine par le pouvoir de Bangui. L’autisme est ce qui a, depuis le 30 mars 2016, caractérisé la gouvernance du Président TOUADÉRA. Et le fait est que cela n’a pas changé.

Alors oui, des discussions ont été ouvertes suite aux protestations tous azimuts. Mais cela n’augure en rien le fait que le Président TOUADÉRA ait changé son fusil d’épaule. L’inclusivité réclamée au niveau du Comité préparatoire n’est toujours pas de mise avec, par exemple, la mise à l’écart des acteurs de la diaspora qui n’auront pas de porte-voix dans cette phase cruciale pour l’avenir des discussions en vue, mais surtout pour l’avenir de notre pays.

Pire encore est le fait que la réunion d’harmonisation prévue entre les différentes parties s’est tenue en l’absence des représentants de la COD-2020, parce que l’heure de ladite réunion a été modifiée et avancée à la dernière minute sans en avoir avisé nos représentants. Ces derniers ont donc été finalement reçus par le Ministre d’État Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, après coup, pour se voir présenter les amendements au décret retenus.

Cette manière de faire les choses n’est pas de nature à instaurer un véritable climat de confiance qui doit pourtant prévaloir en de pareilles circonstances. Le KNK regrette cela et demeure donc en alerte pour la suite du processus.

 

CNC : Pensez-vous que ce dialogue, tant réclamé par les forces vives de la nation et la communauté internationale, est la seule option du retour définitif de la paix en République centrafricaine ?

 

CG : Au KNK, nous ne voyons pas par quel autre moyen la paix définitive peut être obtenue. Et de ce point de vue, nous avons toujours été constants, même lorsque nous étions les seuls à réclamer le dialogue. Simplement, il ne faut pas penser que nous sommes prêts pour autant à accepter n’importe quel dialogue.

Ce dialogue se doit d’être inclusif. C’est-à-dire qu’il doit regrouper l’ensemble des fils et filles de Centrafrique dans toute leur diversité et toutes leurs tendances.

Il se doit aussi d’être placé sous une médiation neutre car nous ne devons pas l’oublier, le Président TOUADÉRA et son camp, sont une des parties au conflit. D’ailleurs, à ce titre, et en sa qualité de patron des Pouvoirs publics, on ne peut penser que ces derniers jouissent d’une quelconque indépendance de vue au cours des discussions à venir. Aussi, les associer aux discussions au même titre que tous les autres participants équivalent à gonfler artificiellement le nombre de participants pro-régimes pour mieux contrôler les discussions et leur issue. C’est pourquoi, il est fort préoccupant que le Comité préparatoire de ce dialogue soit placé sous l’autorité du Président TOUADÉRA.

Le dialogue doit se tenir dans un cadre qui garantit à tous ses participants, de pouvoir être en sécurité et de ne pas craindre pour leur vie au sortir de la salle des débats. Or, à ce jour, Bangui n’offre aucune garantie en ce sens. En effet, l’existence des requins, la milice du régime de TOUADÉRA, et les nombreux cas d’enlèvement, de tortures, d’assassinats ou encore de tentatives d’intimidation sont autant de signaux négatifs qui ne plaident pas en faveur de la tenue du dialogue en terre centrafricaine.

Voilà ici énumérés quelques éléments qui font que les choses  ne s’annoncent pas forcément sous les meilleurs auspices mais il nous faut, face à cela, continuer de plaider en faveur d’un véritable dialogue où le peuple restera au centre des débats et dans lequel la Paix sera la seule chose qui préoccupera l’ensemble des participants.

 

CNC : Le 23 juin dernier, le Président a signé le décret portant nomination des 32 membres du gouvernement DONDRA, qui est censé l’accompagner dans sa vision politique de son second quinquennat. Quelle lecture faite-vous de ce gouvernement dit de « large ouverture et d’action » par le nouveau Premier ministre Henri Marie DONDRA ?

 

CG : Nul n’est besoin d’épiloguer longuement sur ce sujet qui a déjà fait couler tant de salive. Je dirais simplement que ce Gouvernement n’est pas large que l’on veut bien nous le faire croire puisqu’il ne regroupe que le MCU et ses alliés.

 

CNC : L’actualité oblige ! Le conseil de sécurité des Nations-Unies doit renouveler l’embargo sur les armes à destination de la RCA fin juillet. Mais la diplomatie russe s’oppose farouchement à ce que le renouvellement défendu par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, et menace pour la première fois d’user de son droit de véto. Comment vous analysez cette situation qui risque d’être électrique ?

 

CG : Depuis sa mise en place, le KNK a toujours été opposé à l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, car, nous l’avons toujours perçu comme une entrave au libre exercice de la violence légitime par un Gouvernement légitime en Centrafrique. D’ailleurs c’est une position que nous avons largement défendue.

Cela étant dit, il nous faut aujourd’hui observer que les autorités centrafricaines ont accumulé les motifs de voir l’embargo être prolongé. Cela a été déjà le cas, lorsque les experts des Nations Unies avaient relevé que des armes dont les numéros de série avaient été répertoriés comme appartenant aux arsenaux de l’Armée nationale et entreposés au Camp de Roux, ont été retrouvées entre les mains des groupes armés au Nord-est de notre pays.

C’est encore le cas lorsque ces mêmes experts font état de recrutements parallèles du supplétif pour les FDSI parmi les milices présentes dans la capitale avec distribution d’armes, de tenues militaires et de véhicules en dehors de toute traçabilité.

 

CNC : Vous êtes le président par intérim d’un parti où la quasi-totalité des militants vivent en cachette depuis que le fondateur de votre mouvement politique s’est engagé dans une coalition rebelle dont il a pris la tête et qui a juré de mettre fin au régime actuel. Cette aventure menée par votre ex-champion ne risque-t-elle pas de fragiliser votre parti ? Et au rythme où certains sont à l’extérieur tandis que les autres sont en cavale, comment allez-vous réorganiser votre parti ?

 

CG : C’est une vaste problématique que vous abordez-là. Mais il est important de relever comme préalable, que, contrairement à un certain nombre d’idées reçues, le fait que le Président Fondateur du KNK soit aujourd’hui le Coordonnateur de la CPC, n’engage en rien l’ensemble des militants de notre parti. Et vous l’avez souligné vous-mêmes, nous payons un lourd tribut à cette crise, notamment nos militants.

Le parti en sort à ce jour, fragilisé, mais la détermination du noyau dur demeure intacte et c’est ce qui nous permet de rassurer les militants avec lesquels nous restons en contact partout où ils sont. C’est vrai que la vie et devenue difficile pour nombre d’entre eux, mais nous n’avons aujourd’hui pas  que le droit de renoncer à nous battre pour ce que nous estimons juste. D’ailleurs, le fait de savoir que nombreux d’entre eux ont perdu la vie dans ce combat pour la démocratie véritable, nous confère davantage de responsabilités.

La réorganisation du KNK est un chantier qui n’est pas insurmontable car la colonne vertébrale du parti est demeurée intacte. Un travail important se fait en ce moment. Vous aurez le loisir d’en constater les fruits le moment venu.

 

CNC : N’est-pas cette situation qui est à l’origine du débauchage de vos députés à l’Assemblée nationale ?

 

CG : Au niveau du Parlement, entre décisions contradictoires de la Cour constitutionnelle, intimidations du régime et débauchage à coup de millions de nos élus, nous sommes passés de près d’une quinzaine de députés à 3 à ce jour. Les discussions se poursuivent avec d’autres forces politiques afin de former prochainement un groupe parlementaire avec d’autres acteurs de l’opposition.

Retenons que la situation du KNK, que le Président TOUADÉRA et ses affidés ont résolument décidé de détruire, n’a pas favorisé la stabilité de notre situation au sein du Parlement.

 

CNC : Pour finir, quel est actuellement le niveau de votre relation avec le Président fondateur de votre parti, l’ex-Président François Bozizé et le lieu où il se trouve ?

 

CG : Et bien c’est simple. A ce jour, je n’ai aucune relation avec le Président fondateur du KNK qui a choisi de se retirer de la direction du parti en raison de son engagement actuel au sein de la CPC.

Aussi, je ne suis donc pas en mesure de vous dire là où il se trouve. Ceci dit, il me semble que la CPC a des communicants auxquels vous feriez mieux de poser cette question.

 

CNC : La rédaction du CNC vous remercie. 

 

CG : C’est plutôt à moi de vous remercier pour cet échange.

 

Par la rédaction

Bangui, une pluie diluvienne a fait un mort dans le cinquième arrondissement

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:44:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La jeune victime est âgée seulement de 10 ans. Son corps sans vie a été retrouvé ce lundi 19 juillet sur le fleuve Oubangui derrière le SÉGA. Elle a été repêchée par des pêcheurs.   

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Pont du canal de Goubagara au quartier Miskine dans le cinquième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang

 

Une scène dramatique a eu lieu ce dimanche 18 juillet au quartier Ouatala, situé non loin du quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui. La pluie qui s’est abattue dimanche a fait une victime, une fillette de 10 ans.

Selon la famille, sous cette pluie, la fillette aurait commis une faute dont son petit cousin a voulu la corriger. Par peur, l’enfant a fui pour trouver refuge sous la pluie. Le petit cousin l’a poursuivi pour la récupérer, mais  par inattention la petite se dirigeait vers le canal d’eau qui se dirige directement vers le canal Ngoubagara. Du coup l’enfant a été entraînée par la pression et portée disparue.

Les policiers ont été appelés sur le lieu, y compris les pompiers. Une fouille rapide dans le canal n’a pas pu retrouver la fillette. Mais le lendemain, c’est dire ce lundi 19 juillet vers 7 heures du matin, les pêcheurs qui étaient sur le fleuve Oubangui ont retrouvé le corps sans vie de la fillette derrière la société de gestion des abattoirs (SÉGA). Ce lundi.

Pour l’heure, le corps de la victime a été enterré par ses parents, mais plusieurs questions subsistent.

Le petit cousin, qui serait à l’origine de l’accident, quant à lui, serait porté disparu. On l’a cherché en vain. Peut-être il se sent coupable de la mort de sa nièce ?

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Proposition de l’UPC pour la table ronde avec le gouvernement, la communauté internationale, les garants et facilitateurs.

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Présentation

 

L’UPC en tant que mouvement politico-militaire a pour objectif ; l’édification d’un Centrafrique nouveau, paisible, d’un état de droit sur toute l’étendue du territoire dans ses frontières tel qu’hérité de l’indépendance.

L’UPC appui la lutte pour la refondation de l’état et la mise en place d’un dialogue politique où toutes les composantes seront présentées.

A : Objectifs ;

L’adhésion totale au processus et aux engagements pris lors de forum de Bangui du 04 au 11 mai 2015 ;

L’adhésion au processus de DDRR, condition sine-qua-none du retour de la stabilité, la défense de l’intégrité du territoire national, la consolidation de l’espace régional de développement économique en Afrique centrale dont nous souhaitons que la RCA en tant qu’Etat central soit un des principaux acteurs.

B : Implication de l’UPC

Depuis sa création, l’UPC s’est directement impliqué dans la vie politique, sociale et économique à savoir :

  • L’UPC s’est engagé formidablement sans condition dans le DDRR au forum de Bangui du mai 2015 ;
  • L’UPC a adhéré au processus du pré DDR ;
  • L’UPC s’est engagé à œuvrer d’une manière irrévocable pour la paix et le développement durable en RCA dans le cadre des institutions légalement établies.
  • L’UPC au nom de la cohésion sociale, de l’unité nationale a signé un accord de nonagression avec le PCUD de monsieur Patrick Ngaissona (anti balaka) en décembre 2015 ;
  • L’accord d’entente de non-agression entre la communauté Ngoula et la communauté peulhs le 15/03/2015 ;
  • Déclaration d’entente de Khartoum des groupes armés (anti balaka et ex seleka) le 28 août 2018. Suite à la déclaration des principes du 13 janvier 2017, l’UPC réaffirme son respect de l’intégrité territoriale ;
  • La protection de l’église catholique de Bambari de 2015 à 2017 ;
  • La protection de l’église Elim d’ Alindao 2017 à 2020 suite à des menaces graves contre la paix et la réconciliation qui plane sur la Ouaka et la Haute kotto ;
  • Le coordonnateur militaire chef d’état-major a décidé en février 2017 de quitter la ville de Bambari sous le contrôle sécuritaire de l’autorité déployée par le gouvernement de son excellence Monsieur Mathieu Simplice Sarandji ;
  • L’UPC respecte les lignes rouges mises en place par la Minusca lors de l’éclatement des affrontements voulu par la coalition ;
  • L’UPC a fourni des efforts au niveau de ses moyens pour déplacer les minorités vulnérables menacées par les anti balaka sans distinction d’ethnies, de race, ou de sexe dans toutes les zones sous son contrôle ;
  • Du 25 Avril de 2013 jusqu’à la fin de l’année 2014, le chef d’état-major se souciant de la sécurité des populations minoritaires a ouvert des échanges avec la MINUSCA afin de pouvoir les escorter sous protection ses populations et ainsi éviter qu’elles soient victimes d’exactions ou de crime lors de leurs déplacement vers la capitale
  • L’UPC a mobilisé ses moyens propres, à travers des associations pour sensibiliser la population d’Alindao sur le vivre ensemble et la cohésion sociale. Cela a permis a la communauté internationale d’ouvrir un dialogue avec la population et de faire cesser les hostilités ;
  • Depuis le retour dans les accords de khartoum l’UPC a continué d’œuvrer pour le retour définitif de la paix en se distinguant notamment dans les démentiellement des barrières présentes dans sa zone et la libération des bâtiments administratifs dans la ville de Ngakobo pour laisser l’autorité de l’état s’installer.
  • L’UPC a collaboré favorablement avec les différentes organisations humanitaires et les agents de l’ANE en facilitant la circulation et l’accès aux bénéficiaires ;
  • L’UPC a signé des accords en vue de la stabilité les relations avec les autres groupes armés à savoir :
  • La signature de la cessation des hostilités et de libre circulation du 02/05/2018 avec Abdoulaye Hissein et Alkatim en moyenne Sido ;
  • L’accord de la coalition signé avec la CNDS le 07/02/2017 à Malloum ;
  • L’accord de cessation des hostilités à Ndélé ;
  • Le plan d’action de la Minusca signé a Bambari en 2019.
  • L’UPC a libéré et remis à la Minusca de Bria les otages femmes et enfants de Nzako ;
  • L’UPC remis une liste de 100 éléments à désarmer dans la ville de Bambari puis 100 autres a Bria ;
  • L’UPC a construits des écoles pour les enfants rescapés de Bambari et Bokolobo, et renforcé scolairement d’autres écoles présentent a : Poudjou, Boyketté, Nguipa, Ngrianda et Boygou
  • L’UPC a construit un bâtiment dans le district de Bokolobo avec la création d’un comité de gestion en collaboration avec une organisation non gouvernementale présente à Bambari permettant ainsi la distribution de médicaments et le changement des membres de la COGES.

Conditions et attentes du mouvement

Les conditions sensibles que le chef de l’état, son excellence professeur FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA et ses collaborateurs qui nous ont été faites est dans l’esprit d’associer les leaders des groupes politico-militaires.

Nous sommes déterminés à assumer certaines responsabilités auprès de votre haute bienveillance afin de contribuer efficacement au développement de notre pays.

Pour ce faire nous proposons :

  • 02 portefeuilles ministériels ;
  • 02 ministres conseillers à la présidence de la république ;
  • 02 chargés des missions ;
  • 02 préfets et sous-préfets ;
  • 02 Ambassadeurs ;
  • L’intégration de nos éléments dans les forces de défense, de sécurité et l’harmonisation de leurs grades ;
  • La sécurisation de notre communauté et son intégration dans la vie sociale ;
  • Un cessez le feu et des assises intégrant les garants et facilitateurs afin d’enterré définitivement la hache de guerre ;

En revanche l’UPC s’engage a un désarmement définitif et est favorable à la contribution précieuse de la communauté internationale et l’investigation du gouvernement dans la réinstauration de l’autorité de l’état sur la totalité du territoire.

Fait à Bokolobo le17/072021 Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC

 

Le Général d’Armée : ALI DARASSA MAHAMAT

 

 

 

 

 

 

 

Bangui, un accident de circulation sur l’avenue de l’indépendance fait un mort

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021, 03:50:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un véhicule conduit par un capitaine de l’armée et une motocyclette a fait un mort et une blessée grave sur l’avenue de l’indépendance à hauteur du pont de l’hôpital de l’amitié dans le quatrième arrondissement de Bangui.

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l’aéroport le 15 mai 2020 par trégu” width=”450″ height=”337″ />
Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

Selon les témoins, les victimes, un jeune habitant du KM5, et sa copine, une jeune fille habitant chez son époux au quartier Gobongo, ont eu le malheur d’être heurtée sur leur moto par un véhicule d’un ancien capitaine de la gendarmerie sur le pont de l’hôpital de l’Amitié ce dimanche 18 juillet vers 16 heures.

D’après la famille des victimes, l’accident avait eu lieu au moment où le jeune homme était venu à Gobongo récupérer sa copine afin d’aller passer leur au week-end. Mais avant d’arriver à la destination, leur moto est rentrée en collision avec un véhicule au niveau du pont de l’Amitié. Le conducteur de la moto est mort sur le coup, tandis que la passagère, sa copine, elle, est grièvement blessée et transférée aux urgences de l’hôpital de l’amitié qui se trouve à moins de 300 mètres du lieu de l’accident.

Mais un autre problème surgit quant à la victime décédée. Comme il est musulman du côté paternel, et chrétien côté maternel, ses oncles veulent récupérer sa dépouille pour la mosquée centrale, mais ses parents, côté maternel, y opposent farouchement. Un conflit s’éclate entre eux. Grâce à l’intervention de la gendarmerie, les parents, côté paternel, ont pu récupérer la dépouille pour la mosquée.

Cet accident montre à quel point, circuler dans la capitale centrafricaine est synonyme d’un risque de dan8de mort.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

République centrafricaine : les attaques répétées contre les services médicaux rendent les populations vulnérables aux maladies et à la mort

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Les attaques incessantes contre les patients, le personnel de santé et les établissements médicaux en République Centrafricaine (RCA), durant la flambée de violences qui a impacté tout le pays, obligent MSF à suspendre ses activités médicales et limitent l’accès aux soins de santé.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/vaccination-durgence-dans-la-vakaga-par-le-msf-en-2019-450×300.jpg” alt=”vaccination d’urgence par le msf à Vakaga en 2019″ width=”450″ height=”300″ />
Vaccination d’urgence par le MSF dans la Vakaga en 2019. CopyrightMSF

 

« La résurgence du conflit en RCA depuis décembre a fait payer un lourd tribut à la population civile et aux services médicaux », déclare Rhian Gastineau, chef de mission MSF. « Nous sommes très préoccupés par les attaques répétées contre les patients, les agents de santé et les établissements médicaux. »

Au cours des six derniers mois, les équipes de MSF ont vu des dizaines d’établissements de santé saccagés, endommagés et occupés par des hommes armés. Lors d’incursions armées dans l’enceinte des hôpitaux, les patients ont été victimes de violences, d’abus physiques, d’interrogatoires et d’arrestations. Les agents de santé communautaires dans les zones rurales ont été menacés et agressés, tandis que des motards livrant des médicaments essentiels ou transportant des patients ont été attaqués, blessés et volés sous la menace d’une arme. Ces actes de violence sont généralement attribués par les belligérants à des éléments incontrôlés de divers groupes armés.

Des établissements de santé saccagés

En février, des combats entre les forces gouvernementales et des groupes armés non étatiques à l’intérieur d’un centre de santé soutenu par MSF dans le camp de personnes déplacées d’Elevage, près de Bambari, ont endommagé le bâtiment après avoir été touché par une roquette. En juin, un poste de santé voisin a été détruit après l’expulsion de 8 500 personnes déplacées du site, qui a ensuite été réduit en cendres.

Au cours des six derniers mois, les équipes mobiles de MSF dans les préfectures de Ouaka, de Ouham-Pendé et d’Ombella-Mpoko ont vu plusieurs établissements de santé saccagés et partiellement détruits, avec des panneaux solaires, des fournitures médicales et des matelas volés, et des portes et fenêtres brisées.

A Bangui et ailleurs, des hommes armés ont pénétré dans des centres de santé gérés et soutenus par MSF pour interroger ou arrêter des patients. En février, des hommes armés ont tenté de tuer un patient dans l’hôpital soutenu par MSF à Bouar.

Des agents de santé attaqués

En mai, près de la ville de Kabo, deux agents de santé communautaires, formés par MSF pour soigner les personnes dans les zones reculées contre des maladies courantes telles que la diarrhée, le paludisme et la malnutrition, ont été touchés aux jambes et à la tête lors de vols à main armée, tandis que deux autres avaient trop peur de continuer à travailler après avoir reçu des menaces de mort.

En juin, un convoi transportant des patients vers l’hôpital de MSF à Batangafo a été pris dans une embuscade par des hommes armés, causant la mort d’une accompagnante, un motard et deux patients blessés. Deux autres attaques ont eu lieu à proximité le même mois, tandis que des attaques similaires ont eu lieu près de Bossangoa et Bria.

« Depuis décembre, se déplacer à la périphérie des grandes villes est extrêmement difficile et dangereux en raison des postes de contrôle, des vols et des attaques », explique Gisa Kohler, responsable adjointe de programme pour MSF.

MSF contraint de suspendre ses activités

À la suite de ces incidents, MSF a dû suspendre temporairement et à plusieurs reprises ses activités médicales, incluant l’offre de soins vitaux, le fournissement de médicaments, la supervision du personnel du centre de santé et le transport de patients. « Le fait d’être contraint de suspendre nos activités ne fait qu’exacerber la vulnérabilité des populations et entraîne, entre autres, la mort évitable de jeunes enfants et de femmes avec des complications pendant la grossesse et l’accouchement », poursuit Gisa Kohler.

A Paoua, Bria et ailleurs, l’insécurité croissante a empêché les équipes MSF de se rendre régulièrement dans les centres de santé périphériques que MSF soutient. Cela a un lourd impact sur la qualité des soins prodigués et perturbe l’approvisionnement en médicaments essentiels.

MSF a dû réduire les transferts de patients en moto des zones rurales vers Kabo depuis avril en raison des risques encourus ; en conséquence, le nombre de patients référés chaque mois a presque diminué de moitié. En juin, les agents de santé communautaire de MSF dans certaines zones autour de Kabo n’ont réussi à effectuer qu’un quart de leur nombre habituel de consultations hebdomadaires en raison de l’insécurité.

« La suspension et la réduction des activités de sensibilisation médicale dans de nombreuses régions où nous travaillons est très préoccupante, en particulier avec la saison des pluies en cours, lorsque les cas de paludisme et d’autres maladies potentiellement mortelles atteignent leur pic », a déclaré Gisa Kohler.

La peur et la panique perturbent les soins de santé

En raison de l’insécurité croissante, de nombreuses personnes ont trop peur de quitter leur domicile pour consulter un médecin, tandis que de nombreux personnels de santé ont fui leur lieu de travail pour rechercher la sécurité.

À cette occasion, la violence a poussé un grand nombre de personnes à arriver dans les locaux de l’hôpital à la recherche de protection, perturbant les services de santé. Parfois, comme cela s’est produit à Kabo en juillet, la simple rumeur d’un attentat suffit à créer un mouvement soudain de personnes paniquées.

« Malheureusement, il n’est pas nouveau que la violence ait un impact sur les soins médicaux en RCA », dit Rhian Gastineau. « C’est un problème structurel en période de conflit. La multiplicité des groupes armés et les combats actifs ont provoqué une situation très volatile, qui affecte également des zones qui étaient auparavant considérées comme relativement stables, et limite davantage l’accès aux soins de santé pour une population qui peine déjà à se procurer l’essentiel ».

MSF exhorte le gouvernement et toutes les parties au conflit à respecter la neutralité des établissements de santé et à permettre aux populations d’accéder à l’aide médicale et humanitaire.

« Aujourd’hui plus que jamais, toutes les parties au conflit doivent renforcer le respect du droit international humanitaire, y compris la protection des civils et des installations médicales, des transports et du personnel », conclut Rhian Gastineau.

MSF travaille en République centrafricaine depuis 1997 et gère actuellement 13 projets réguliers – à Bangui, Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa et Carnot – et une équipe mobile d’urgence. Depuis que le conflit s’est intensifié fin 2020, MSF a œuvré pour assurer la continuité des soins dans tous ses programmes et a lancé des projets d’urgence dans les zones touchées par le conflit de Boguila, Bossembélé, Bouar, Grimari, Mbaiki, Damara, Boali, Dékoa, Liton, Kouango et Ippy.

 

Par MSF

Du Hezbollah libanais à la Centrafrique en passant par Anvers

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Le libanais Aziz Ibrahim Nassour appartient à une de ces familles qui auront été, ces dernières années, des passerelles entre l’organisation libanaise proche de l’Iran, le Hezbollah, et les représentants de la communauté chiite installées en Afrique et notamment en Centrafrique

Aziz Ibrahim Nassour
Aziz Ibrahim Nassour, PDG d’Almadina Centrafrique

 

Aziz Nassour est le fils ainé de Ibrahim Khalil Nassour, un homme d’affaires libanais chiite qui fut un important sponsor de l’organisation Hezbollah. Ibrahim Khalil Nassour avait créé en 1983 la société « Dianonds Forever » basée à Anvers et spécialisés dans l’import-export de diamants polis. Sa fille Diana Nassour, la sœur de Aziz Nassour, s’est mariée à Ali Saïd Ahmad. Laquelle famille Ahmad est une autre famille libanaise chiite qui s’est considérablement enrichie dans le commerce de diamants du Zaïre à Anvers). Le clan Ahmad-Nassour s’est spécialisé dans le commerce de diamants de Sierra Leone, du Libéria et de République démocratique du Congo revendus à Anvers avant d’en investir les bénéfices au Liban, principalement par le biais d’acquisitions immobilières.

La proximité avec Mobutu 

Aziz Nassour aura été très proche de l’ancien Président Mobutu et de son  fils Kongolo Mobutu écoulant en masse des diamants du Zaïre à Anvers. Une fois le règne de Mobutu terminé, Aziz Nassour a continué en coopérant avec les rebelles de l’Est du Congo à travers l’Ouganda et le Rwanda.

A la fin de l’année 2000, Aziz Nassour a monté une opération avec son cousin Samih Osaily qui consistait à acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF) soutenus par Charles Taylor qui eux avaient besoin de liquidités et d’armes. C’est ainsi que Aziz Nassour a pu écouler des diamants du RUF à Anvers pour environ 300.000$ / semaine entre décembre 2000 et novembre 2001. Ces achats de diamants se faisaient par l’intermédiaire de coursiers employés par Aziz Nassour qui prenaient des vols hebdomadaires d’Anvers vers Abidjan. Là, ces coursiers louaient des avions légers pour se rendre à Monrovia, au Libéria pour ensuite aller rencontrer des commandants rebelles du RUF en Sierra Leone.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé à Aziz Nassour des sanctions financières et un gel de ses avoirs en 2004. Les rapports onusiens soulignaient en effet, a pu expliquer RFI, les liens possibles entre le clan Nassour et Al-Qaïda. Une enquête belge avait été ouverte à ce sujet mais faute de preuves, « les procureurs n’ont toutefois engagé aucune action au titre d’activités liées au terrorisme ».

Par ailleurs, à la fin de l’année 2004, la justice belge a condamné par contumace Aziz Nassour à six ans de réclusion et 25.000 euros d’amende pour son rôle supposé « à la tête d’une organisation qui fournissait des armes et des ressources logistiques aux pays africains en guerre, en échange de ‘diamants. Les produits étaient ensuite blanchis… via le marché du diamant d’Anvers », à travers la société ASA DIAM.

 

La Centrafrique, base arrière

Les membres de la famille d’Aziz Nassour ont créé quatre sociétés en Centrafrique depuis 2016 : Sahar Diam, Sahar Bi, Nassour Diam et Sahar Mining. Sahar Bi se spécialise dans la confection de pièces d’identité et les autres sont des bureaux d’achats de diamants et d’or.

En 2017, Aziz Nassour Directeur Général de la société Al Madina, basée à Oman, a remporté grâce à l’intervention directe du Président centrafricain Touadéra un marché public stratégique pour numériser les pièces d’identité émises par le gouvernement de Bangui. Al Madina se paie sur la bête en rémunérant le service rendu aux usagers au prix fort. Avec un prix fixé à 15.000 francs CFA pour une durée de validité de 5 ans (contre 4.500 francs CFA pour une validité de 10 ans auparavant), le prix fixé par Al-Madina a suscité des débats houleux en Centrafrique.

A la fin de l’année 2020, c’est l’ancien Ministre des Finances et actuel Premier Ministre Henri-Marie Dondra qui avait été missionné par Touadéra pour défendre le prix fixé par Al-Madina lors d’un débat agité à l’Assemblée Nationale. Finalement, l’obtention d’une carte d’identité sera assujettie au versement de la somme de 6.750 Fcfa en dépit du fait que la loi de finances de 2020 avait prévu un prix de 4 500 Fcfa.

Lors de la séance du 6 décembre 2019, le Conseil de Sécurité de l’ONU a souligné que la présence d’acteurs formant des réseaux parallèes s’accroît en Afrique Centrale. Des hommes d’affaires tels que Aziz Nassour ont gagné des jolis budgets grâce à des accords plus ou moins licites.

Al Madina a largement œuvré pour facilité la réélection du Président Touadéra par la délivrance de certificats de nationalité jugés complaisants par l’opposition centrafricaine.

En plus du prix, c’est désormais un véritable parcours de combattant pour la population pour obtenir le précieux sésame avec des files interminables devant la Direction des services de police judiciaire (située dans l’enceinte de la Brigade criminelle) qui assure très difficilement le service après-vente de Al-Madina.

 

Par le Monde Afrique

Privés d’eau potable à cause de cadavres dans les rivières

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Privés d’eau potable à cause de cadavres dans les rivières

 

Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, certains habitants n’ont pas accès à l’eau potable : des rivières de Kpata ont été polluées par des cadavres.

Boire un verre d’eau potable, cela ne va pas de soi pour les habitants des villages périphériques de Bangui.A défaut d’avoir accès à de l’eau propre, beaucoup se rabattent sur l’eau de marigot avec des conséquences sur leur santé. Mais cette situation s’est accrue avec la crise sécuritaire de janvier : des cadavres ont été jetés dans les rivières et les ont polluées.

Beaucoup de Centrafricains n’ont que l’eau sale du marigot à boireBoire l’eau sale du marigotUne eau sale, et trouble : la population de Kpata, Beyeré, Ndimba va puiser son eau à boire dans le marigot.

Pierre Yetoman est le chef du village de Kpata. Il explique que l’accès à l’eau est extrêmement difficile. “L’eau ici est à ciel ouvert. Quand il pleut, les feuilles tombent dessus, y compris le sable.

Après la crise, malgré tout ce que vous connaissez, les gens n’ont pas le choix”.Au plus fort des violences, des corps sans vie ont été jetés dans les rivières, rendant l’eau encore plus impropre à la consommation.

Des infections à cause du manque d’hygièneCette situation a ému la sœur Lydie Dehegué Nambona, révoltée que dans cette région, boire de l’eau puisse représenter un danger pour la population.La nonne raconte : “Nous avons rencontré des cas d’infections pulmonaires, de gastro-entérite, évidement, parce qu’ils n’ont pas de bonne eau. On rencontre beaucoup de problèmes de peau dus au manque d’hygiène. Alors porter secours à ces frères et sœurs, je crois que ça les soulagerait beaucoup dans leur misère, je dis dans leur misère parce que vraiment c’est une population qui souffre”.La réponse des autorités : des études sont en cours.

Le gouvernement est conscient de la réalité du problème. Le réseau de distribution d’eau remonte à la colonisation. Il n’a pas été amélioré malgré l’augmentation de la demande. Arthur Bertrand Piri, ministre de l’Hydraulique, s’en remet à la conclusion d’études qui sont en train d’être menées avec les partenaires de l’Etat.

Le ministre remercie ainsi la Sodeca (l’entreprise publique de distribution de l’eau potable et de travaux hydrauliques en RCA, ndlr), même si l’entreprise a “des moyens limités”, de l’aveu même du ministre. “La population augmente, nous le savons. Mais après les études en cours, nous aurons des propositions et nous verrons ce qu’il y a lieu de faire et nous faisons confiance aux partenaires qui nous ont toujours soutenus”.

La Centrafrique est encore loin des objectifs de développement durable fixés par l’ONU. L’accès à l’eau potable et aux infrastructures sociales de base demeure pour la majorité de la population une denrée rare.

Avec AFP/VOA

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RCA : grave accident de circulation impliquant un véhicule des mercenaires russes à Pissa, trois morts et cinq blessés

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 11:29:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tous les blessés ont été transférés samedi à la clinique du médecin sans frontière (MSF) à Bangui. Leur pronostic vital est engagé,  selon des sources hospitalières.

 

Barrière de la gendarmerie de Pissa
La barrière de la gendarmerie de Pissa, au croisement Moungoumba et Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA. Photo CNC

 

Selon certains témoins de la scène interrogés par CNC, l’accident s’est produit  peu avant après midi à un kilomètre à l’entrée de Pissa, située au croisement de la route de Mbaïki et de Moungoumba, située à environ 80 kilomètres de Bangui.

D’après eux, peu avant-midi, le véhicule des Mercenaires russes, en provenance de Bangui pour Berongo,  aurait happé  mortellement cinq motocyclettes  qui étaient dans un cortège funéraire. Mais à la grande surprise de tous, le conducteur du véhicule incriminé, un mercenaire de Wagner,  n’est pas s’arrêteé pour voir l’état de ses victimes. Il a préféré poursuivre sa route et prendre la fuite comme si de rien n’était.

Grâce au soutien de la population locale, toutes les victimes blessées ont été transférées à l’hôpital de Pissa, puis évacuées dans un état critique à la clinique du médecin sans frontières (MSF) à Bangui. Leur pronostic vital est engagé, selon les médecins urgentistes.

Le comportement adopté par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner en Centrafrique montre à suffisance qu’ils n’ont aucune considération pour les noirs, en particulier les Centrafricains.

« Ce sont des bêtes, et même si on les tue comme des mouches, il n’y aura aucune conséquence pour nous », s’indigne une victime qui tente d’imaginer ce que les hommes de Wagner pensent dans leur tête.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Ippy, un homme confondu avec le journaliste Moïse Banafio a été grièvement agressé et placé en détention par les soldats FACA

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 06:23:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La  véritable chasse physique des journalistes du CNC, après des menaces verbales d’arrestations,  de tortures et de mort, commence déjà. Apparemment,  les mercenaires de Wagner et les soldats FACA n’ont plus d’ennemi  à combattre. Ils se focalisent désormais sur les journalistes et d’autres personnes. C’est le cas de l’arrestation et la détention ce dimanche à Ippy  d’un homme confondu avec le journaliste du CNC Moïse Banafio.

 

La mairie de la sous-préfecture d'Ippy
La mairie de la sous-préfecture d’Ippy. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Depuis deux semaines, à Bangui, Bambari, Paoua, Boda, Bouar, Bria et Ippy, les journalistes du CNC dans ces localités sont activement recherchés par les soldats requins et leurs alliés russes. Plusieurs de nos journalistes ont pris la fuite, et abandonnent leurs activités. Mais à Bria et Ippy, notre correspondant régional  Moïse Banafio ne veut pas se laisser intimider. Les mercenaires de la société Wagner et les soldats requins ont mis sa tête à prix.

Comme à Bria, les Wagner laissent des consignes suivantes partout dans la ville :

« Si vous voyiez un homme venu de  Bria ou d’ailleurs, et possède un ordinateur, un appareil photo, un téléphone et pose beaucoup des questions, vous nous alertez immédiatement. C’est probablement celui qu’on cherche », disaient les Russes aux soldats FACA et à la population.

Malheureusement, ce dimanche 18 juillet vers 15 heures, un homme, en provenance de Bangui, et hébergé chez son oncle à Ippy pour acheter des viandes, a été signalé et interpellé par les soldats FACA. Copieusement tabassé, l’homme est actuellement détenu dans la base des FACA. Il est confondu avec le journaliste Moïse Banafio. Son argent de commerce, son appareil téléphone et son ordinateur ont été confisqués par les mercenaires de Wagner. Selon eux, c’est l’argent du CNC, financé par les opposants qui ne veulent pas dans le pays.

Pour l’heure, l’homme croupit toujours dans la geôle des FACA à Ippy. Mais Moïse Banafio, lui, est toujours dans la ville. Il quitte ce jour lundi pour la ville de Bria pour poursuivre ses activités.

« Je suis toujours en liberté. S’ils me cherchent, ils vont sans doute me trouver sur eux », se moquait le journaliste.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Bria, le capitaine des FACA, livré aux Russes par la Minusca, vient d’arriver à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:04:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner affirment leur suprématie  dans le pays, et ils comptent le faire savoir. À Bria, ils ont mis la pression sur les Casques bleus de la Minusca à travers les soldats FACA, et les soldats de l’ONU cèdent. Incroyable démonstration de force.

 

des mercenaires russes en postes à bria par banaf
Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Lors d’une rencontre avec les jeunes de Bria, le chef des mercenaires russes dans la ville, Monsieur Alex,  insiste  et met en garde toutes personnes qui, selon lui, tentent de se rendre sur des chantiers miniers, ou alors surpris en train de faire les activités d’extraction de diamants. Cette personne sera automatiquement abattue, prévient-il. En plus, il ajoute que présentement à Bria, ce sont les hommes de Wagner qui a le contrôle de la ville et non la Minusca. Faut pas qu’ils pensent que la Minusca pourrait garantir leur sécurité, prévient-il.

« Les positions que nous occupons actuellement à Bria, la Minusca ne pourrait pas l’occuper », précise Monsieur Alex, chef des mercenaires de  Wagner à Bria. D’après lui, toutes les activités entreprises par les jeunes à Bria devraient avoir son approbation au préalable. Faute de quoi, des sanctions dures pourraient être appliquées.

Une menace dure et sèche proférée à l’endroit de tous les jeunes de la localité par les mercenaires de Wagner. Et pour joindre l’acte à la parole, ils ont mis la pression sur les soldats FACA de se positionner devant la base de la Minusca à Bria. Et tous les véhicules, militaires ou civiles qui sortaient devraient être fouillés minutieusement.

L’objectif, selon eux, est d’empêcher la fuite du capitaine de l’armée nationale qui avait fui son arrestation commandée par les mercenaires russes une semaine plutôt. Une démarche qui mettait à mal les activités de la Minusca dans la ville.

Finalement, après humiliation et perturbation des activités de la Minusca, celle-ci a cédé, et a livré le capitaine aux mercenaires de Wagner. Mais avant de le livrer, la Minusca les mettait en garde contre tout ce qui pourrait lui arriver. Ce qui n’empêche pas les Russes de le récupérer.

Transféré à Bangui, le capitaine est actuellement placé à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Selon la justice de Wagner, il est poursuivi pour « l’association des malfaiteurs » comme son collègue de Ndélé, le colonel Moussa Kitocko. Une accusation fantaisiste  et superficielle,  selon son avocat et plusieurs hauts gradésde l’armée nationale. .

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le colonel Isidore Ngreppe, un ex-patron de la JPN pris en flagrant délit de vol et du détournement

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 juillet 2021, 03:17:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y’a environ trois semaines qu’il a été arrêté avec sa complice Madame Diane Koué, puis placé sous mandat de dépôt  à la prison de Camp de Roux il y’a une semaine. Mais  l’affaire continue de faire de la manchette, et les dossiers pour lesquels il a été arrêté commencent à parler. C’est l’un des icônes du vol et du détournement du régime de Touadera, indiquent ses détracteurs.

 

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Le colonel Ngreppé Isidore

 

Si le colonel  Isidore Ngreppe, ex-haut ministre, haut commissaire à la présidence de la République chargé de la jeunesse pionnière nationale (JPN) est actuellement poursuivi en justice pour détournement d’une somme de près de 170 millions de francs CFA. Certaines sources indiquent que le montant détourné pourrait dépasser les  300 millions de francs CFA.

Comment ?

D’après l’enquête menée par CNC, peu après sa nomination en remplacement de Monsieur Armel Sayo à la tête du haut commissariat à la jeunesse pionnière nationale, le colonel  Isidore Ngreppe avec  la complicité de la comptable de la JPN et de celle de certains proches du Président de la République, s’est plongé dans une dynamique du détournement  des fonds versés par des partenaires internationaux pour l’entretien et la formation de la jeunesse centrafricaine aux petits métiers de la  vie.

Les JPN en formation de couture
Les JPN en formation de couture

 

Durant tout son règne à la tête de la JPN, il n’a cessé de prélever chaque vendredi une somme de plus de 5 millions de francs CFA. Mais cette somme, dont 3 millions devraient servir de frais d’alimentation des jeunes pionniers en internat, et 2 millions de plus pour les “ bon à vendredi ” , une expression locale qui désigne les fonds spéciaux pour tout son personnel ainsi que de jeunes pionniers, est purement et simplement détournée. Aucun jeune, aucun pionnier n’est interné sur les trois sites de la JPN afin d’avoir droit aux bouffes, mais la Présidence continue de verser quand même ces fonds pour leurs subsides. Ce qui laisse l’odeur d’une haute complicité de mafia bien coordonnée sur cette affaire et démontre à juste titre l’existence d’une cellule des mafieux à la Présidence.  Quant au ” bon à vendredi“, aucun personnel n’a perçu. Plus de 5 millions par semaine volatilisés dans le partage.

Comme si cela ne lui suffisait pas, il était parti à la banque CBCA,  retirer 100 millions de francs CFA sur le compte de la JPN alors qu’il n’est même pas un des signataires. La direction de la CBCA, constatant les faits, informe la haute autorité de la bonne gouvernance  qui a aussitôt fait une descente  au bureau du colonel Ngeppe. À  leur arrivée, celui-ci affirme avoir fait un retrait de 100 millions sur le compte de la JPN, mais tellement que ses collaborateurs volent trop, il a jugé utile de garder chez lui, à la maison, l’argent. Il leur affirmait clairement avoir déjà dépensé 30 millions et il ne lui reste que 70 millions de francs CFA.

Tout zo à té yé”, en français, toute personne doit manger, avait dit le chef de l’Etat lors de sa campagne,  poursuit-il. Il leur a proposé alors de prendre 30 millions pour leurs poches personnelles, et lui, il reste avec les 40 millions. Ce que les gens de la haute autorité de la bonne gouvernance auraient accepté pour clore le dossier du moment où l’affaire est classée sans suite.

Et après ?

Puisque l”appétit vient en mangeant. En mangeant tout, sans être inquièteé, l’appétit des gourmands lui revient à la gorge. Un mois plus tard, il renouvelle sa pratique à la banque CBCA. Cette fois, il retire gros, 150 millions de francs CFA. La direction générale de la CBCA informe à nouveau la haute autorité de la bonne gouvernance et certains partenaires donateurs. L’affaire commence à faire du bruit, et sous la pression des partenaires, le chef de l’État, patron de la justice centrafricaine,  ordonne son arrestation et demande une enquête. Et pour besoin de cette enquête sa complice, comptable de la JPN, Madame Diane Goum-Koé, est aussi arrêtée.

Après quelques jours de garde à vue à la section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie, le colonel Isidore Ngreppe a été placé sous mandat de dépôt à la prison militaire de Camp de Roux, et sa sœur complice,  madame Diane Goum-Koé à la maison carcérale réservée aux femmes à Bimbo. L’enquête se poursuit, et des nouvelles accusations et arrestations pourraient voir le jour, selon une source proche du dossier.

Mais après son arrestation, son intérimaire, le colonel KOUAGOU, a été entendu et est arrêté pour les mêmes faits de détournement. En seulement quelques jours d’intérim, le colonel KOUAGOU laisse sa marque de fabrique. Comme si la JPN est devenue une vache au lait de certaines personne.

Rappelant que “Tout zo à té ” en français toute personne doit manger, est le slogan de campagne du président Touadéra et de son parti, le MCU. Ce qui se traduit désormais dans les faits. Tu manges, je mange.

Affaire à suivre…

 

 

RCA : 18 motocyclettes incendiées par les 3R dans la localité de Bocaranga

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:44:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tous les conducteurs et les passagers ont été sauvagement agressés, d’autres en fuite dans la brousse et n’ont donné aucune de leur nouvelle depuis 24 heures. Leurs parents s’inquiètent et font appel au gouvernement.

 

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Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Selon certains témoins de la scène qui ont pu regagner la ville de Bocaranga, les faits se sont produits  ce dimanche 18 juillet dans la localité de Célé, située à 35 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Man en allant vers Mbang. Les victimes, en majorité des commerçants locaux,  étaient en provenance de Mbang et de Mbaïmboum. Ils ont transporté des marchandises, d’autres des bidons d’essence.  Les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les ont accusés des « traitres ».

« Ce sont eux qui donnent notre position aux Mercenaires russes et aux soldats FACA. Désormais si on les retrouve, ils vont payer cher », a déclaré un officier de 3R joint au téléphone par la Rédaction.

Selon les témoins, ce sont les bidons d’essence transportés par les victimes qui avaient servi à incendier leurs motos.

Rappelons que la semaine dernière à Loura, dans la localité de Bocaranga, les rebelles de 3R ont incendié au moins 13 motos et récupèrent une importante somme d’argent  sur les commerçants et les vendeurs  du marché hebdomadaire. Et le 13 juillet dernier, leur présence a été signalée dans le village Gbawe, situé à environ 80 kilomètres à l’ouest de Bocaranga.

Le bilan de cette irruption armée faisait état de deux femmes blessées, d’une somme de 120.000 F CFA et de deux téléphones emportés par les assaillants. L’une des victimes a été conduite à l’hôpital de Bocaranga pour y recevoir des soins médicaux.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : une famille du Nord-ouest se retrouve sans habitation à cause d’un hélicoptère russe

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:51:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une mère de famille qui vivait seule avec ses enfants qui s’est retrouvée dans cet état. Désormais sans domiciles, la femme n’a plus de choix que de demander l’aide d’urgence pour lui et sa famille.

 

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CopyrightCNC

 

La scène était un accident, mais un accident qui pourrait être évité si le pilote respecte sa ligne habituelle.

En effet, ce dimanche 18 juillet, peu après midi, un hélicoptère russe, probablement en provenance de Bangui, est arrivé  dans la ville minière d’Abba, située à une centaine de kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Mais avant d’atterrir,  cet hélicoptère  a pris une autre ligne que celle qu’il a l’habitude de prendre, c’est-à-dire éviter de voler tout proche des maisons en paille. Malheureusement lors de son dernier passage, il a survolé à basse altitude proche d’une maison en paille et fait pousser énormément de vent  qui soulève littéralement sa toiture, et ce, en présence de toute la famille. Une panique générale du moment où le dernier petit enfant était à l’intérieur. Heureusement il n’y avait aucun dégât humain. Seule la toiture qui avait pris feu après sa chute au sol.

Pour l’heure, cette famille vit dans un état désagréable, et la mère demande aux ONG de lui venir en aide afin de loger ses enfants qui sont encore à l’école.

Mais pour certaines autorités locales, l’État major de l’armée devrait s’occuper de fournir à cette famille une bâche pour couvrir la toiture de leur maison, car c’est la saison pluvieuse, la pluie dérange au maximum.

« Le gouvernement doit penser aussi à cette famille malheureuse », ajoute le chef de son quartier.

 

Par Gervais Lenga

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RCA : coups de feu entendus à Bossangoa, panique au sein de la population

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:43:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Bossangoa, capitale provinciale de la préfecture de l’ouham a été secouée par des détonations d’armes de guerre, provoquant la panique au sein de la population. Les présumés auteurs de  ce coup de feu ont été conduits à la gendarmerie de Bossangoa, et une enquête a été ouverte, a-t-on appris de sources judiciaires.

deux soldats FACA en exercice de tirs lors d'un entrainement de l'EUTM-RCA au camp kassai
Deux soldats FACA en exercice de tirs au camp kassaï à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Mercredi 14 juillet 2021, dans la soirée, une légère altercation s’éclate entre deux soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Bossangoa. Quelques minutes plus tard, ils ont fait des tirs assourdissants avec leurs armes, réveillant toute la ville qui s’est paniquée. Mais selon des sources sécuritaires, les deux militaires, auteurs de ces détonations seraient en état d’ébriété avancée. Ils ont été conduits à la gendarmerie locale. Une enquête a été ouverte, et des sanctions pourraient être infligées.

Rappelons qu’à Bossangoa, fief de l’ancien Président François Bozizé, coordonnateur général de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les habitants vivent dans la psychose  en raison du récent conflit qui a profondément secoué la ville.

« Plusieurs centaines des personnes sont encore sur les sites des déplacés. Ce genre de comportement pourrait raviver la tension », s’alarme un habitant de Bossangoa.

Rappelons que le mercredi 24 février 2021, la ville de Bossangoa, fief historique de l’ancien Président François Bozizé tenue depuis quelques mois par les rebelles, a été reprise par les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais.

 

Par P. Féimonazoui

Journaliste rédacteur

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RCA : viol d’une mineure de 14 ans par trois éléments des FACA à Kaga-Bandoro

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:20:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime a été transférée à l’hôpital de Kaga-Bandoro pour y recevoir des soins appropriés, et les auteurs de cet acte criminel sont toujours en liberté. Selon la victime, se seraient des soldats des forces armées centrafricaines (FACA qu’elle les aurait clairement identifiés.

Une foule sortie observée l'arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Selon des informations reçues par la gendarmerie de Kaga-Bandoro,  une adolescente de 14 ans serait violée collectivement par trois éléments des forces armées centrafricaines le 09 juillet 2021.

Selon la victime, les faits se sont produits vers 20 heures dans une forêt proche du domicile de la victime, sis au quartier bébé 1, situé dans le premier arrondissement de Kaga-Bandoro. La victime a été conduite à l’hôpital par ses parents pour y recevoir des soins appropriés.

La gendarmerie, de son côté, a ouvert une enquête préliminaire sur l’affaire. Mais pour la famille, les faits sont d’autant plus graves qu’il faut que la justice soit faite rapidement.

« En attendant de faire l’examen sérologique de la victime, nous tenons à dénoncer ce genre de comportement des criminels. Ce sont des forces gouvernementales, mais ils agissent comme des rebelles », déclare un oncle de la victime interrogé par CNC.

Rappelons que le vendredi 09 juillet dernier à Ippy, dans la préfecture de l’Ouaka,  une mère d’une quarantaine d’années et sa fille de 17 ans ont été violées au croisement Ippy sur l’axe Bambari. La fille violée devant sa mère, et la mère violée devant sa fille.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : Ndélé, les combattants rebelles de la CPC accusés de pillage dans le village Miamani

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:43:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le jeudi 15 juillet dernier, une incursion des hommes lourdement armés, identifiés formellement comme des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a été signalée dans le village Miamani, situé à environ 125 kilomètres de Ndélé sur l’axe Golongosso. Les populations dénoncent des exactions commises par les assaillants.   

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Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Selon des informations recueillies sur place, une dizaine des individus armés, identifiés formellement comme des rebelles du CPC auraient fait une incursion jeudi dans le village Miamani. Les assaillants auraient pillé plusieurs boutiques et braqué des particuliers avant de quitter le lieu quelques minutes plus tard. Aucun cas d’agression physique n’a été signalé. Mais les populations, victimes à répétition des actes criminels de ces malfrats, appellent le gouvernement à l’aide pour la sécurisation de la zone. Selon l’État major militaire de la zone de défense du Nord, les soldats FACA devraient être déployés dans le village pour tenter de rassurer les populations, mais quant tenu de l’insuffisance des moyens logistiques militaires, ce détachement a été reporté à une date ultérieure.

Rappelons que la ville de Ndélé, autrefois bastion du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine ADAM, est désormais sous contrôle des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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 « Projet Pegasus » : révélations sur un système mondial d’espionnage de téléphones

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 19 juillet 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). ENQUÊTE« Le Monde » et seize autres rédactions ont eu accès à plus de 50 000 numéros de téléphone potentiellement ciblés par Pegasus, un puissant logiciel espion israélien, pour le compte d’une dizaine d’Etats. Une arme numérique utilisée contre des journalistes, des avocats, des militants et des responsables politiques de nombreux pays, dont la France.

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CORINNA KERN/NYT-REDUX-REA

 

C’est un annuaire ahurissant, dans lequel on trouve un chef d’Etat et deux chefs de gouvernement européens ; des hommes et des femmes aux plus hauts échelons du pouvoir d’une ex-République soviétique ; des dizaines de députés de l’opposition d’un pays africain ; des princes et des princesses, des chefs d’entreprise, quelques milliardaires, des ambassadeurs, des généraux. Et puis, aussi et surtout, des centaines de journalistes, d’avocats, de militants des droits de l’homme.

 

Le Monde, associé au sein d’un consortium à seize autres rédactions, a eu accès à environ 50 000 numéros de téléphone – partagés par l’organisation Forbidden Stories et Amnesty International – de cibles potentielles d’un puissant logiciel espion de l’entreprise israélienne NSO Group, baptisé « Pegasus », pour le compte d’une dizaine de gouvernements. Il s’avère que nombre de ces cibles au sein de la société civile ont été effectivement infectées par Pegasus. Le Monde et le consortium coordonné par Forbidden Stories ont pu confirmer l’authenticité des données en les croisant avec plusieurs autres sources et en identifiant des dizaines de nouvelles victimes du logiciel par des analyses techniques extrêmement poussées sur leurs téléphones mobiles, grâce aux experts du Security Lab d’Amnesty International.

 

Violation des droits de l’homme

 

Ces listes de « cibles » sont d’un intérêt exceptionnel : l’usage de Pegasus que font les Etats clients de NSO, en dehors de tout cadre légal, est un secret bien gardé. Depuis sa création, en 2011, l’entreprise israélienne vend son logiciel comme un outil décisif, destiné uniquement à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé – et multiplie les discours assurant que tout est mis en œuvre pour garantir cet usage « légitime ». L’analyse des données consultées par Le Monde et ses partenaires montre que, pour une grande partie des clients de NSO, terrorisme et grand banditisme ne constituent qu’une infime partie des utilisations.

 

En Azerbaïdjan, au Maroc ou au Rwanda, ce sont avant tout des journalistes, des opposants, des avocats, des défenseurs des droits de l’homme, qui sont les principales cibles de ce logiciel espion sophistiqué. NSO répète depuis des années que les cas de surveillance politique sont des incidents isolés. Les informations que Le Monde et ses partenaires publient, à partir du 18 juillet, dans une série de révélations programmées tout au long de la semaine, prouvent de manière incontestable que ces abus sont la norme et non l’exception.

 

Une importante partie des clients de NSO Group achètent Pegasus pour se livrer à une surveillance de leurs oppositions politiques et de leur population

Ces violations des droits de l’homme répétées sont commises par des Etats pour lesquels la vente de Pegasus a été systématiquement validée par le ministère de la défense israélien. Israël protège et choie NSO, un outil de son « soft power », dont la fourniture à des gouvernements a pu contribuer à la restauration de relations diplomatiques. Les activités de NSO éclairent, en partie, les rapprochements récents de l’Etat hébreu avec l’Arabie saoudite, la Hongrie ou le Maroc.

 

Ni NSO ni le gouvernement israélien ne peuvent ignorer qu’une importante partie de leurs clients achètent Pegasus spécifiquement pour se livrer à une surveillance de leurs oppositions politiques et de leur population, sans oublier l’espionnage industriel de leurs partenaires commerciaux et le renseignement sur les gouvernements voisins. La législation internationale n’encadre qu’à la marge les ventes de ces armes informatiques, que leurs acheteurs utilisent quotidiennement contre des civils, et même contre des populations protégées par la convention de Genève, comme les médecins.

 

« NSO Group nie fermement les fausses accusations portées dans votre enquête. Ces accusations sont pour beaucoup des théories non corroborées, qui jettent de sérieux doutes sur la crédibilité de vos sources, ainsi que sur le cœur de votre enquête », a répondu l’entreprise israélienne, contactée par le « Projet Pegasus ». « Vos sources vous ont fourni des informations ne s’appuyant sur aucune base factuelle », ajoute la société, qui affirme ne pas connaître en temps réel l’usage fait par ses clients de Pegasus, ni le contrôler. « NSO Group continuera d’enquêter sur les accusations crédibles d’utilisation abusive [de son logiciel] et agira en fonction des résultats de ces enquêtes. Cela pourra consister en l’interruption de l’accès de certains clients au système en cas d’abus confirmés. Il l’a fait par le passé et n’hésitera pas à le réitérer », a précisé l’entreprise.

 

Plus invasif qu’une écoute téléphonique

 

L’ampleur et la gravité de ces violations des droits de l’homme tient aussi à la nature de Pegasus, qui n’est pas un simple outil « d’écoute téléphonique ». Réputé particulièrement efficace et puissant, le logiciel espion peut aspirer l’ensemble des données contenues dans un téléphone, depuis les photographies ou les carnets d’adresses jusqu’aux messages échangés sur des applications, pourtant sécurisées, comme Signal ou WhatsApp.

 

Invisible pour l’utilisateur du téléphone, ce logiciel peut être installé à distance, sans que la cible ait même besoin de cliquer sur un lien malveillant, et en toute discrétion, en s’appuyant sur des failles de sécurité dans les logiciels d’Apple et de Google, que ces géants ne corrigent pas toujours assez vite. Le logiciel de NSO alimente aussi un lucratif et obscur marché des failles de sécurité, incitant des centaines de pirates chevronnés à rechercher en permanence de nouvelles vulnérabilités que NSO et une poignée d’autres acteurs achètent au prix fort.

 

 

Par Damien Leloup et Martin Untersinger

 

Le monde.fr

Sept morts dans des affrontements à la frontière RDC-Ouganda

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Sept morts dans des affrontements à la frontière RDC-Ouganda

Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministère ougandais de la Défense a annoncé samedi qu’un soldat et six assaillants venus de la République démocratique du Congo (RDC) avaient été tués dans des affrontements dans la forêt de Zeu, près de la frontière.

Quelque vingt hommes armés, déguisés en bûcherons et venus de la RDC, ont attaqué vendredi matin un poste militaire, dans une région couverte de jungle dans le Nord-Ouest du pays, a expliqué à l’AFP une porte-parole du ministère, Flavia Byekwaso.Six assaillants, qui appartiendraient à l’ethnie Lendu, ont été tués et quatre ont été faits prisonniers, a-t-elle ajouté.”Nous avons perdu un soldat au cours de cette attaque menée par des hommes armés congolais”, a poursuivi la porte-parole précisant que trois autres soldats avaient été blessés et évacués par air vers un hôpital militaire près de Kampala.Des armes, dont une mitrailleuse, des arcs et des flèches ainsi que des machettes, ont été saisies et le reste des assaillants poursuivis, en coordination avec les autorités congolaises, a souligné Flavia Byekwaso.”Nous avons subi récemment un certain nombre d’attaques menée par des miliciens congolais contre plusieurs de nos bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles. Nous espérons que les autorités de ce pays vont prendre les mesures nécessaires pour les empêcher de se reproduire”, a affirmé la porte-parole.L’Ouganda et la RDC ont des relations complexes. La Cour internationale de justice (CIJ) étudie actuellement le montant des réparations qui doit être versé par Kampala à Kinshasa, pour avoir envahi la RDC en 1998-2003. Le conflit avait impliqué jusqu’à neuf pays africains, l’Ouganda et le Rwanda soutenant des forces rebelles contre le gouvernement de Kinshasa dans l’Est congolais riche en minerai, et fait trois millions de morts.

Avec AFP/VOA

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Joseph Kabila obtient un diplôme de master à l’Université de Johannesburg

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Joseph Kabila obtient un diplôme de Master à l’Université de Johannesburg

Bangui ( République centrafricaine ) – La confirmation a été faite tôt samedi par l’un des plus hauts responsables de l’université.

L’ancien président de la RDC Joseph Kabila a obtenu un diplôme de master d’une université en Afrique du Sud, a-t-on appris samedi.La veille, les spéculations allaient bon train après que l’ancien chef d’État congolais a été vu dans de courts clips partagés sur les réseaux sociaux. Certains ont suggéré qu’il se voyait décerner un doctorat, tandis que d’autres ont affirmé qu’il participait simplement à un webinaire.Finalement, l’affaire a été tranchée samedi par l’un des plus hauts responsables de l’université de Johannesburg. “Oui, il (Joseph Kabila) a fini sa maîtrise”, a écrit professeur Tshilidzi Marwala, vice-chancelier de l’université, dans un échange en inbox avec VOA Afrique via le réseau social Twitter.M. Kabila, 50 ans, est désormais sénateur à vie après avoir quitté pacifiquement la présidence en 2019.Vendredi, Néhémie Mwilanya, l’ancien directeur de l’ex-chef d’État indiquait via Twitter que les travaux de recherche de M. Kabila étaient intitulés “Réflexion sur le leadership de développement dans un pays post-conflit, cas de la RDC”. Le diplôme décerné à l’ancien président a été salué par certains internautes.”Je suis fier d’être étudiant de cette institution, en tant que ressortissant de la RDC, voir M. Joseph Kabila défendre sa thèse nous montre que quel que soit ce que vous auriez accompli dans la vie, l’éducation reste importante”, a commenté Gustave Kasenda.

Avec AFP/VOA

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Bocaranga, présence signalée des hommes de 3R aux alentours du village Gbawe

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 14:06:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La forte présence des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est signalée aux alentours du village Gbawe, situé à 80 kilomètres à l’ouest de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

Même si aucune exaction n’est commise pour le moment sur les populations par ces rebelles, mais leur présence dans la localité fait craindre le pire.

« Les cultivateurs ont peur d’aller au champ. Tout le monde reste à la maison, et toutes leurs activités tournent au ralenti. Ils ont peur de croiser les rebelles », a déclaré à CNC un habitant du village Gbawe.

Rappelons que le mardi 13 juillet dernier, vers 23h00, trois présumés éléments 3R auraient fait irruption dans ce village Gbawe, situé à environ 80 kilomètres à l’ouest de Bocaranga. Le bilan de cette irruption armée fait état de deux femmes blessées, d’une somme de 120.000 F CFA et de deux téléphones emportés par les assaillants. L’une des victimes a été conduite la veille à l’hôpital de Bocaranga pour y recevoir des soins médicaux.

Malgré la présence des Mercenaires russes de la société Wagner, des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) à Bocaranga, les rebelles de 3R multiplient des exactions sur les populations dans le secteur. Ils érigent même des barricades sur plusieurs axes routiers menant à d’autres villes comme Bozoum, Bocaranga, Loura et bien d’autres.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : QUE RESTERA T-IL D’UN DIALOGUE POLITIQUE S’IL N’EST PAS INCLUSIF, TRANSPARENT ET DÉMOCRATIQUE ?

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ). Depuis le retour à l’ordre constitutionnelle jusqu’à la réélection très contestée du président de la république, les autorités établies peinent à restaurer la paix vecteur de tout développement. En effet, les offensives militaires des forces armées centrafricaines appuyées par les alliés russes et rwandais ont permis la reconquête virtuelle des territoires sans véritablement ramener la paix de façon durable et définitive.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Convaincu d’avoir dompté toutes les institutions de la république teintées majoritairement de la couleur du parti au pouvoir, le président de la république a initié un dialogue politique qualifié de « républicain » qui exclut systématiquement  les principaux acteurs de la crise. Ce qualificatif de « républicain » voulu à desseins par le chef de l’état oblige les intellectuels et l’opinion publique nationale de cerner et de décrypter la définition étymologique de la notion au point de s’interroger sur les critères d’être républicain.

Au demeurant, un dialogue politique réfléchi sensé garantir une paix durable nécessite la participation des véritables acteurs et non une cooptation entre des entités satellites ou hybrides destinées à biaiser l’objectif. En conséquence de ce qui précède, le décret portant création et organisation du comité préparatoire des travaux doit être révisé en recherchant l’équité et la compétence. D’ailleurs, la réception de la classe politique par le directeur du cabinet présidentiel est un début de prise de conscience et nous devons l’encourager à aller au bout de sa logique. Satisfait de la démarche du proche collaborateur du président de la république, le citoyen lambda ne peut se priver de quelques interrogations :

Le but recherché par ce dialogue politique est-il véritablement la résolution durable de la crise ?

Comment peut-on comprendre une esquisse de règlement de conflits sans les principaux acteurs ?

Comment peut-on comprendre le refus de dialoguer avec les groupes armés qui sont des partenaires d’hier alors qu’ils sont majoritairement représentés dans le nouveau gouvernement ?

Comment peut-on  reconnaître la part de responsabilités de chacun si les autres sont exclus ?

Cette parodie de dialogue ne s’érigeait-il pas en  une cour martiale qui ne privilégiera que les intérêts de celui qui a gagné la guerre ?

Que craignent les autorités établies dès lors que toutes les institutions républicaines prévues par la constitution sont déjà installées aux couleurs du MCU y compris le nouveau gouvernement ?

Le refus systématique et catégorique du caractère inclusif du dialogue politique cache t-il un projet égoïste et machiavélique ?

Les autorités de Bangui pensent-elles détenir la vérité absolue sur le format du  dialogue politique contre cette horde ou cohorte de citoyens qui réclame un dialogue politique inclusif ?

Visiblement le patronyme du président de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) les dérange ou les irrite, en conséquence un dialogue politique inclusif sans la présence physique du président de la CPC est-il envisageable ?

Se référant de la vieille maxime politique qui dit que « gouverner, c’est prévoir », nous tenons à rappeler humblement le président de la république que dialoguer exclusivement avec les siens est synonyme de monologue qui constitue un symptôme ou un signe extérieur d’un système grippé, qui disjoncte c’est à dire en total déphasage avec la réalité…source d’inquiétudes des investisseurs internationaux.

Fort de ce qui précède, le comité préparatoire et le dialogue politique lui-même doit être largement inclusif pour intégrer les différentes thématiques vitales dérivées de la crise. Pour ce faire et pour des raisons de fluidité, l’acceptation d’un médiateur international et indépendant est indispensable pour garantir la neutralité ou l’impartialité, la transparence et la crédibilité auprès de la communauté internationale.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 17 juillet 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

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Meurtre d’une écologiste à Nairobi

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Meurtre d’une écologiste à Nairobi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les défenseurs de l’environnement étaient sous le choc vendredi au Kenya, au lendemain de l’assassinat de Joannah Stutchbury, une célèbre écologiste engagée dans la défense des forêts du pays.

Joannah Stutchbury, 67 ans, a été abattue à bout portant par des hommes armés devant son domicile en périphérie de Nairobi jeudi après-midi. Pour ses collègues et amis, elle a été tuée en raison de ses activités militantes.

Le président Uhuru Kenyatta a vivement condamné un meurtre commis par des “insensés” qui “versent le sang de personnes innocentes qui travaillent dur pour bâtir un Kenya meilleur pour tous”. Il a qualifié les assassins de “lâches et ennemis de notre pays”, promettant de les traquer et de les arrêter.

Joannah Stutchbury était très respectée par ses pairs pour le combat qu’elle menait depuis de nombreuses années contre la déforestation illégale à Kiambu, près de la capitale kényane.”

Elle n’a jamais détourné les yeux quand elle était témoin d’opérations illégales dans la forêt de Kiambu. Nous pensons que c’est pour cela qu’elle a été tuée”, ont affirmé dans un communiqué conjoint une quarantaine d’ONG et d’associations de défense de l’environnement, dont Greenpeace Africa et Amnesty International, exigeant que ses assassins soient traduits en justice.

Elle avait porté plainte après avoir été harcelée et menacée d’une arme à feu, a témoigné Paula Kahumbu, l’une des figures les plus connues du Kenya parmi les défenseurs de l’environnement.”Ils l’ont mise en garde ils l’ont menacée, mais elle n’a pas reculé”, a-t-elle souligné auprès de l’AFP.

Ces dernières années, plusieurs militants écologistes, qui avaient dénoncé l’emprise de puissants réseaux criminels, ont été assassinés au Kenya, un pays qui s’est toujours vanté de son action pour la défense de l’environnement.En 2018, un chercheur réputé dans le domaine de la contrebande de l’ivoire, Esmond Bradley Martin, a ainsi été poignardé à mort chez lui à Nairobi.

“Tant que les défenseurs de l’environnement ne seront pas protégés, nous serons forcés d’assister à de nouveaux enterrements”, ont dénoncé les associations dans leur communiqué.

Pour Paula Kahumbu, après le meurtre de Joannah Stutchbury, les défenseurs de l’environnement sont traumatisés.”Nous craignons tous pour nos vies. Si un tel acte peut se produire en plein jour, alors cela peut arriver à chacun de nous”.

Avec AFP/VOA

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Gamboula, un bandit de grand chemin neutralisé par les soldats FACA

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:11:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime était connue des services de police et de la gendarmerie de Gamboula et de Berberati. Il s’agit de la troisième tentative de son arrestation, soldée par sa mort, a-t-on appris des sources sécuritaires.

 

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Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.

 

Selon la même source, l’homme avait été tué dans un échange des tirs avec les soldats FACA à 15 kilomètres de Gamboula.

En effet, selon des informations du CNC, un homme d’une trentaine d’années, considéré par les autorités comme étant proche d’un clan du grand banditisme, a été tué par balle ce jeudi 15 juillet 2021 par une patrouille des soldats FACA  à 15 kilomètres de Gamboula, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, proche de la frontière avec le Cameroun,  rapporte un sous-officier de l’armée nationale qui a également indiqué que le suspect a été tué de plusieurs tirs de gros calibre, il s’agit d’une arme lourde.

Rappelons qu’au mois de février dernier,  les soldats FACA et leurs alliés russes ont repris  la ville de Gamboula aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC) qui ont érigé des barricades sur plusieurs axes menant à la ville.

 

Par Igor Baïlé

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : controverse autour de l’assassinat d’un sujet peul sur le site minier de Kangoto

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:40:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le sous-préfet de la ville d’Abba, chef-lieu de la sous-préfecture de la Nana-Mambéré se dit consterner par la nouvelle de l’assassinat d’un sujet peul sur le site minier de Kangoto. Il annonce l’ouverture d’une enquête pour y faire la lumière, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.

 

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Des peuls éleveurs

 

En effet, ce jeudi 15 juillet 2021, un sujet peul, suspecté par les soldats de l’armée nationale, a été  arrêté sur le site minier de Kangoto, situé à environ 175 kilomètres au sud-ouest de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

Le suspect, après son interpellation, a été remis aux autres soldats FACA en mission sur ledit site pour nécessité d’enquêtes. Mais quelques heures plus tard, le suspect a été retrouvé abattu par un Soldat FACA qui indique que celui-ci aurait tenté de s’enfuir, c’est pour cette raison qu’il l’a abattu.

Mais d’autres ont indiqué à CNC qu’il y’aurait un échange des mots entre le suspect et le FACA incriminé. Ce qui a poussé le sous-préfet de la ville d’Abba à ordonner l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances de cet assassinat jugé très suspect par la famille de la victime.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bossangoa, meurtre d’un individu à Kouki par un militaire des FACA

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:49:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime a été confondue, et abattue par erreur  par un officier des forces armées centrafricaines (FACA), selon la gendarmerie de Bossangoa interrogée sur l’affaire.

 

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Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC.

 

Selon le commandant de brigade de la gendarmerie de Bossangoa, le mercredi 14 juillet 2021, vers 18 heures, un jeune homme d’environ 20 ans a été abattu par le commandant des soldats FACA au village Kouki, dans la commune de la Nana-Bakassa, situé à environ 80 kilomètres au nord de la ville de Bossangoa sur l’axe Paoua.

Selon les renseignements recueillis sur le lieu de la scène, la victime a été identifiée par erreur comme étant un combattant armé de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et abattu. Ce que la gendarmerie de Bossangoa confirme les faits ! Reste à savoir comment le gouvernement va compenser la douleur de la famille qui ne cesse de réclamer seulement la justice.

Rappelons que le village Kouki d’environ 2000 habitants est situé dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la Centrafrique. Mais la découverte d’une mine d’or dans la localité avait créé une véritable « rouée vers l’or ». Les membres des différents groupes armés y sont présents, suscitant de temps en temps de tension avec les autochtones. Mais avec la reprise de la zone par les soldats de l’armée nationale et leurs alliés russes, les rebelles se sont retirés plus vers le Nord en allant vers la Nana-Bakassa.

 

Par Simplice Féimonazoui

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Lina EKOMO devient l’Ambassadrice de Women in Africa en République Centrafricaine

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Paris, 17 juillet 2021. Women in Africa annonce la nomination de Lina EKOMO en tant qu’ambassadrice de l’initiative en République Centrafricaine (RCA). Dans sa qualité d’Ambassadrice de WIA en RCA, Lina EKOMO va contribuer à promouvoir la nouvelle génération de femmes africaines qui inventent un leadership inspirant pour changer positivement l’avenir du continent.

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Lina EKOMO, Présidente du réseau du leadership pour la femme en Centrafrique. Photo RNL / Inès Laure Ngopot

 

De nationalité centrafricaine et sociologue de formation, Lina EKOMO (née IKOLI) a accompli une carrière internationale remarquable en tant que fonctionnaire du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pendant plus de vingt-cinq ans avant de servir son pays en qualité de Ministre Conseillère à la Présidence de la République pendant la transition politique de 2014 à 2016.

Depuis la fin de cette transition, Lina œuvre pour la promotion des droits de la femme et la promotion du genre à travers le Réseau pour le Leadership de la Femme en Centrafrique (RELEFCA) dont elle est la Présidente.

Elle est également Vice-Coordonnatrice du Réseau des femmes leaders pour la transformation de l’Afrique (AWLN), Coordonnatrice du Groupe des Femmes Leaders pour la Paix en Centrafrique et membre du Réseau panafricain des médiatrices pour le règlement des conflits en Afrique (FemWise Africa) de l’Union Africaine. A ce titre, Lina est active dans le plaidoyer au niveau régional et international sur les questions de Femmes, Paix et Sécurité en plus de ses initiatives pour promouvoir la participation de la femme centrafricaine dans les processus de paix et de développement.

 

« Je suis ravie et fière de rejoindre l’initiative Women in Africa et de porter ses combats auprès des centrafricains et même plus largement. Je travaillerai main dans la main avec la présidente Hafsat Abiola, la fondatrice de l’initiative, Aude de Thuin et le réseau d’ambassadrices afin de promouvoir la cause des femmes en RCA et en Afrique plus largement », Lina EKOMO

 

« Je suis extrêmement heureuse que Lina ait accepté de consacrer son temps précieux et son énergie pour soutenir les actions de notre initiative et faire ainsi entendre notre voix en RCA. », Aude de Thuin, fondatrice de Women in Africa

 

Site Internet : https://wia-initiative.com

 

A propos :

A propos de WIA Initiative

Lancée en 2017, et Présidée par Hafsat Abiola (Nigériane) Women In Africa (WIA) Initiative est la première plateforme internationale consacrée au développement économique et au soutien des femmes africaines entrepreneures. Chez WIA, nous sommes convaincus que les femmes panafricaines contribuent grandement, de par leurs actions, le changement et l’impact qu’elles entraînent, aux progrès du continent. Parmi les programmes les plus importants de WIA :

  • WIA 54, compétition panafricaine anuelle de projets entrepreneuriaux menés par des femmes.
  • WIA HUBS, dont l’objectif est de soutenir localement les femmes entrepreneures Africaines (le premier Hub a été créé en 2019, à Kinshasa, avec les Working Ladies).
  • WIA MENTORING, programme visant à mentorer les nombreux talents africains.
  • WIA YOUNG LEADERS, programme permettant d’identifier et de soutenir les jeunes leaders du continent.
  • WIA CODE, programme centré sur l’apprentissage de compétences informatiques à la nouvelle génération.
  • WIA AMOYA, chaque année WIA sélectionne et récompense l’Homme Africain de l’Année (African Man of the Year Award) pour son engagement exceptionnel à promouvoir et encourager les femmes dans les paysages socio-économiques du continent.
  • RECHERCHE : l’Institut WIA collecte et rassemble des données sur les femmes Africaines et l’économie. En partenariat avec ses sponsors, l’institut publie des études concernées chaque année.

 

Contact presse :

Irina Pungaru

irina.pungaru@havas.com

+33 (0)6 13 02 34 76

 

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 RCA : interpellation à Rafaï de trois individus suspectés d’être des rebelles

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 juillet 2021, 03:09:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les trois suspects arrêtés par un groupe des jeunes locaux ont été remis à la gendarmerie qui les ont remis à son tour à la Minusca, mais leurs identités suscitent des nombreuses interrogations. S’agit-il des rebelles ? La polémique enfle, mais les habitants de Rafaï confirment que ce sont bel et bien des rebelles. Comment ?

 

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les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Selon la gendarmerie de Rafaï, les trois suspects ont été interpellés jeudi 15 juillet par un groupe des jeunes de Rafaï qui les ont suspectés d’appartenir au groupe rebelle de l’unité pour la paix en Centrafrique en provenance de la ville de Mboki. Or, ces individus n’ont aucune arme de guerre sur eux, seulement des couteaux.  Cependant, dans la poche de l’un des suspects, on retrouve un papier présenté comme un ordre de mission par les notables locaux.

« Présentement où je vous parle,  ils sont à la gendarmerie de Rafaï. Ce qu’on a retrouvé sur eux est des couteaux, mais ils cachent leurs armes avant de sortir… », déclare-t-il.

Il y’a lieu de noter que  la ville de Rafaï dans la préfecture de Mbomou est plongée depuis près d’une semaine  dans la peur. La présence des hommes en armes est signalée   à 25 kilomètres de la ville serait à l’origine de cette angoisse.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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La répréssion des opposants se poursuit en Guinée

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La répréssion des opposants se poursuit en Guinée

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Bogola Haba, responsable de communication de l’Anad a été placé sous contrôle judiciaire après avoir signé un accord politique avec Cellou Dalein Diallo.

La liste des opposants politiques arrêtés par les autorités de Conakry s’allonge. Alors qu’une bonne partie des membres du bureau éxécutif de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo sont en prison, Bogola Haba, le responsable de communication de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (Anad), a été interpellé jeudi (15.07), et placé sous contrôle judiciaire.

“Décapiter l’Anad”

Bogola Haba a été interpellé à Conakry en compagnie d’un autre cadre de l’Anad. Les deux responsables de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie venaient de parapher un accord politique avec le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo.

“Quelques heures après la signature de cette nouvelle charte, les deux hommes se font arrêter au domicile de Tierno Yaya Diallo. Mais en réalité, c’est Bogola Haba, président d’honneur de l’UGDB, qui était visé. Alors on nous apprend qu’il est arrêté pour atteinte aux fondamentaux de la nation, rébellion, trouble à l’ordre public et atteinte au chef de l’Etat”, explique Joachim Baba Millimono, l’un des porte-parole de l’Anad.

Pour lui, depuis l’élection présidentielle controversée du 18 octobre 2020, “l’objectif d’Alpha Condé est de décapiter l’Anad en commençant par la tête, tout en coupant celui qui communique le plus pour cette alliance.”L’interpellation de Bogola Haba fait suite à la volonté des militants de l’opposition de reprendre les manifestations de rue pour protester contre la fermeture du siège et des bureaux de l’UFDG, ce qui a obligé le parti de Cellou Dalein à organiser ses assemblées générales sur internet.

Et c’est justement sur les réseaux sociaux que l’opposant Bogola Haba aurait publié des messages “appelant à la désobéissance civile”, selon Sékou Nana Sylla, du RPG-arc-en-ciel, au pouvoir.”Ce compatriote qui a été arrêté a tenu des propos sur sa page Facebook que nous regrettons tous. Lorsque les acteurs se permettent de tenir des propos allant dans le sens d’inciter à la révolte, d’inciter à la violence, d’inciter même au changement illégal de pouvoir, je pense que ce sont des propos qui ne seront tolérés dans aucune démocratie, surtout dans celles aussi fébriles que la nôtre”, affirme Sékou Nana Sylla.

Une centaine d’opposants en détentionLe Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) contre le troisième mandat d’Alpha Condé condamne ces interpellations et dénonce “une façon d’instaurer la peur chez les Guinéens.

“Depuis le 18 octobre 2020,plus de 300 membres de l’opposition sont détenus à la prison centrale de Conakry, pour atteinte à la sureté de l’Etat.Le passeport de l’opposant Cellou Dalein Diallo a été confisqué. Lui, son épouse ainsi que les vice-présidents de l’UFDG sont interdits de quitter le territoire national.

Avec DW français

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La violence “provoquée et planifiée”, accuse le président sud-africain

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La violence “provoquée et planifiée”, accuse le président sud-africain

Bangui ( République centrafricaine ) – Les troubles et les pillages en Afrique du Sud “ont été provoqués, il y a des gens qui les ont planifiés et coordonnés”, a accusé vendredi le président sud-africain Cyril Ramaphosa, à Duban, port de la région du Kwazulu-Natal (est) où les violences ont éclaté il y a une semaine.

“Nous allons les poursuivre, nous en avons identifié un bon nombre, nous ne permettrons pas l’anarchie et le chaos” dans le pays, a-t-il ajouté, alors que la police enquête sur 12 personnes soupçonnées d’être derrière le déchaînement de violence de ces derniers jours.La veille, le gouvernement avait annoncé qu’”une de ces personnes a déjà été arrêtée et la surveillance a été accrue sur les 11 autres”, par la voix de la ministre de la présidence Khumbudzo Ntshavheni, qui avait dénoncé “un sabotage économique”.Les premiers incidents ont éclaté la semaine dernière au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice. Ils se sont étendus à l’agglomération de Johannesburg, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-Covid.Le président, dont c’était la première visite de terrain depuis le début de cette crise, une des plus sévères traversées par le pays depuis l’avènement de la démocratie post-apartheid, a assuré qu’il était resté en contact, heure par heure, avec les responsables de la province et les forces de l’ordre.Il s’est dit “extrêmement préoccupé par ce qui s’est passé ici”, précisant que les violences dans la province zouloue avaient fait 95 morts, en comptant quatre nouveaux décès au bilan annoncé la veille, ce qui porte le bilan total à au moins 121 morts dans le pays.Les destructions “nous font revenir en arrière, en termes de reprise économique”, a encore regretté le président.

Avec AFP/VOA

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La RDC obtient 1,5 milliards de dollars du FMI

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La RDC obtient 1,5 milliards de dollars du FMI

Bangui ( République centrafricaine ) – La République démocratique du Congo a conclu un programme avec le Fonds monétaire international (FMI), première étape du décaissement d’un crédit d’1,5 milliard de dollars étalé sur trois ans, assorti d’exigences de transparence dans le secteur minier, a-t-on appris vendredi de source officielle.

“Mon gouvernement a obtenu l’approbation du programme du FMI octroyant une facilité élargie de crédit à hauteur de 1,5 milliard de dollars”, a écrit le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde.”Belle avancée pour appuyer nos réformes. Continuer à améliorer les conditions de vie de nos populations reste notre priorité”, a-t-il ajouté.”Le premier décaissement est immédiat: l’équivalent de 217 millions de dollars”, a déclaré le représentant résident du FMI en RDC, Gabriel Leost. Il y aura ensuite “des décaissements successifs qui eux, seront en lien avec ce qu’on appelle revue du programme”, c’est-à-dire des évaluations semestrielles de la bonne exécution du programme, a-t-il expliqué.Ces évaluations se feront sur la base de trois engagements pris par le gouvernement congolais relatifs à la mobilisation des recettes et l’exécution des dépenses essentielles et d’investissement; l’amélioration de la politique monétaire; la lutte contre la corruption particulièrement par “la publication à la fois des contrats (miniers) passés qui ne l’ont pas encore été et la publication des contrats à venir”, a détaillé M. Leost.L’objectif de ce programme est de catalyser d’autres financements et d’attirer des investissements privés. Un précédent programme avec le FMI avait été arrêté brusquement fin 2012, après le refus du régime de l’ancien président Joseph Kabila (janvier 2001- janvier 2019) de publier des contrats de cession des parts de l’État dans des entreprises minières.Géant fragile d’Afrique centrale dotée d’immenses ressources notamment minières, la majorité de la population de la RDC vit avec 1,25 dollar par jour, selon l’ONU. La RDC occupe la 170e place sur 179 dans le classement de Transparency international en 2020.

Avec AFP/VOA

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RCA : Le commandant de brigade de gendarmerie de Carnot, victime des coups et blessures volontaires

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 16:59:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le commandant a été transféré aux urgences de l’hôpital de Carnot après son agression par les soldats des forces armées centrafricaines (FACA). C’est un incident grave, dénonce le directeur général de la gendarmerie.

La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC
La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock

 

 

Selon les témoins de la scène, les faits criminels  se sont produits le mercredi 14 juillet 2021 vers 20 heures.  

D’après eux, pour avoir refusé de donner sa motocyclette aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA) pour soi-disant une intervention, le commandant de brigade de la gendarmerie de Carnot a été passé à tabac comme un vulgaire individu par les soldats FACA.

Victime des coups et blessures volontaires perpétrés par ces militaires, le commandant a été transféré en urgence à l’hôpital de Carnot pour y recevoir des soins nécessaires.

Pour les populations locales, ce genre de comportement copié chez les Mercenaires russes de la société Wagner n’est pas digne des soldats des forces armées centrafricaines tant admirés

Par le peuple centrafricain. Ceci montre à quel point la coopération militaire avec Wagner est très pénalisante pour la République centrafricaine et tout son peuple. En plus d’être inefficaces face aux rebelles, ces militaires malfrats se tournent vers leurs collègues de la police et de la gendarmerie, voire même des civils. De braquage, des viols, des agressions sexuelles et bien d’autres  sont devenus leur quotidien.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Les déplacés continuent d’affluer à Bozoum

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 14:00:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le nord-ouest de la RCA,  les déplacés continuent d’affluer dans la ville de Bozoum  et aux alentours pour fuir les exactions attribuées aux combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon la Croix-Rouge locale, ils seraient actuellement plus de 2000, et ont besoin d’assistance humanitaire d’urgence.

Ville de Bozoum, dans l'Ouham-Pendé
Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé

 

24 heures après leur retrait sur certains axes menant à la ville de Bozoum, les rebelles de 3R, membres du CPC  se sont repliées en majorité sur des chantiers miniers dans les villages périphérie de Bozoum. Leur présence a fait fuir les populations civiles  vers Bozoum centre. Certains parlent d’agression et de viol des femmes et des jeunes filles par ces rebelles.

Selon la croix – rouge et les autorités locales, ces déplacés vivent dans des conditions déplorables. Ils manquent de tout, même de la nourriture et des médicaments. Elles appellent à l’aide Bangui, mais également certaines ONG nationales ou internationales à leur porter secours.

Pour l’heure, les forces de l’ordre et leurs alliés sont au centre Bozoum, et ne peuvent plus lutter efficacement  contre la mobilité stratégique des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  qui multiplient des dégâts et des violences sur les populations civiles.

Rappelons que le mardi 13 juillet dernier, les combattants rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont de nouveau bloqué les quatre axes routiers menant à la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé.

Selon les autorités locales, sur l’axe Bozoum Bouar, les rebelles se sont positionnés à 12 kilomètres de Bozoum, plus précisément au village Kparé. De même sur l’axe Bozoum Paoua, ils ont bloqué la route au niveau du village Talé, situé à 45 kilomètres de Bozoum. Ils avaient mis des barricades et contrôlent toutes les circulations dans cette localité. En plus, sur l’axe Bozoum Bossangoa, c’est toujours la même pratique, y compris sur la route de Bozoum Bossemptélé, où ils avaient érigé également des barricades au village Bokongo, 15 km de Bozoum, a Boyabane, 25 km de Bozoum, puis  à Bongbalo situé à 37 km de Bozoum.

Pour l’heure, ils ont quitté toutes ces localités pour les zones minières.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : des détenus de la prison de Ngaragba et de Bimbo formés dans différents domaines professionnel

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 juillet 2021, 10:31:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  C’est une formation professionnelle organisée au bénéfice des détenus de la prison centrale de Ngaragba et celle de la maison d’arrêt et de correction de femmes de Bimbo à Bangui.

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Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Grâce à l’appui technique de l’organisation pénale réformée internationale  et le soutien de la Minusca, ces détenus sont formés dans différents domaines tels que la plomberie, la menuiserie et la fabrication de plusieurs solaire. Pour cette vague, ce sont au total 50 détenus dont 7 femmes et 43 hommes qui ont pris part  de mars à juin 2021.

« On nous a formés sur la canalisation. On nous a appris aussi comment distribuer l’eau. Cela m’a permis de maîtriser comment installer les appareils  sanitaires dans une salle de bain », explique un détenu formé.

Ces formations professionnelles d’une durée initiale de trois mois visent les détenus ayant fait l’objet  d’une condamnation définitive. L’objectif est de favoriser leur réinsertion socioprofessionnelle  et, par conséquent, réduire le taux de récidive au sein de la population carcérale.

Ce projet représente une aubaine pour la plupart des bénéficiaires. Après avoir purgé leur peine, ces derniers espèrent ainsi décrocher un emploi grâce à la formation qu’ils ont reçue  pendant leur détention.

« Auparavant je n’ai pas de métier, mais présentement   j’ai un  métier, et quand je sors dehors, je vais m’établir quelque part et  travailler pour gagner ma vie », déclare un autre détenu formé.

Les formateurs quant à eux se montrent patients  avec cette classe un peu particulière  d’apprenant,  comme nous le confie l’un d’entre eux :

« Pour un début c’est un peu difficile. C’est une mission qui nous a confiés,  mais ça a été un peu difficile, mais au fur et à mesure,  on essaie de nous adapter à ces enfants ».

Toujours selon les éducateurs, cette formation pour rôle de sensibiliser les  la population via les futurs ex-détenus sur des problématiques importants, mais cette fois d’un ordre plus global  comme la réduction du déboisement des forêts  ou le besoin de ménage notamment le bois de chauffe.

À la maison d’arrêt et de correction des femmes de Bimbo, les apprenantes sont formées en fabrication de four solaire respectant l’environnement. L’une des bénéficiaires formées en menuiserie exprime sa satisfaction :

« Dès que je sortirai de la prison,  je ne vais plus m’aventurer.  Si le bon Dieu me prête vie,  j’ai des enfants et mes petits fils à ma charge, si j’arrive à avoir les outils personnels, les personnes  qui n’ont pas d’emploi je vais les prendre à mes côtés, je vais leur montrer ce que j’ai appris. Je peux aussi fabriquer des fauteuils, voir même des tables. On peut les revendre , dont les revenus me permettront d’acheter d’autres planches pour me permettre de fabriquer d’autres meubles afin de gagner notre vie ».

 

  1. Y. Ibrahim avec Guira FM

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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Amnesty dénonce le traitement ”atroce” des migrants

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Libye: Amnesty dénonce le traitement ”atroce” des migrants

Bangui ( République centrafricaine ) – Amnesty international tire la sonnette d’alarme sur le traitement des migrants qui sont envoyés de force dans des centres de détention en Libye.

Le rapport détaille les meurtres, les violences impunies, les vols et les humiliations, les viols des femmes en échange de nourriture ou de la liberté, les morts par négligence ou manque de soin, notamment de bébés. Des horreurs qu’a vécues Aicha, une Guinéenne de 31 ans, qui a été asservie en Libye, comme esclave sexuelle .Aujourd’hui, ma fille est ma source de vie en fait, raconte Aisha après son calvaire libyen “Les femmes souffrent. On vous viole n’importe comment. S’il y a un garçon qui veut s’opposer. On le tue ! On les frappe. On t’enferme dans une maison, et un homme vient faire le besoin qu’il veut. “Amnesty International qualifie d’atroces les conditions de détention des migrants et refugiés en Libye.Pour Lilia Rebai, directrice d’EuroMed Rights, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, la situation des migrants en Libye est préoccupante.‘’ Il y a des centres de détention qui sont en-dehors de tout contrôle. Il y a été relevé plusieurs cas de violences. Les migrants sont abandonnés dans le désert, parfois juste avec une bouteille d’eau. Il n’y a pas de sauvetage en mer, et en tout cas les chiffres sont clairs c’est 20.000 personnes décédées (ndlr en mer) entre 2014 et aujourd’hui.”Complicité des États européensAmnesty dénonce la complicité “honteuse” des Européens dans le sort des migrantsLe rapport d’Amnesty International dénonce la complicité des États européens qui continuent d’aider les garde-côtes libyens à capturer les migrants. Lilia Rebai affirme que les agences de l’ONU et les ONG opérant en Méditerranée fustigent régulièrement les politiques européennes de retour forcé de migrants vers la Libye.‘’L’Union européenne est au courant. Nous-mêmes à plusieurs reprises nous avons alerté l’Union européenne, mais l’UE malheureusement continue à vouloir passer des accords sur l’admission et la réadmission des tiers surtout.” Amnesty International appelle les autorités libyennes à fermer “immédiatement” ses centres de détention. Et les États européens à suspendre leur coopération sur les migrations et les contrôles des frontières avec la Libye.

Avec DW français

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”Le Grand Tour de la Justice à Bangui”, unissant ceux qui soutiennent l’État de droit sous le drapeau de la justice en République Centrafricaine

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Le 17 juillet est un jour où, à travers le monde, toute l’humanité s’unit contre les pires crimes du monde: les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le génocide.

Pourquoi faisons-nous cela le 17 juillet? Car à cette date, en 1998, des pays du monde entier, dont la République Centrafricaine, se sont réunis pour créer la première cour pénale permanente au monde. Cette cour s’appelle la Cour Pénale Internationale (CPI).

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La République Centrafricaine était un pays membre fondateur de la CPI. Mais la République Centrafricaine et la CPI ne sont pas seules à lutter contre l’impunité. La célébration de cette année de la Journée de la Justice Pénale Internationale reconnaît l’importance vitale que jouent tous les membres de la communauté de l’État de droit. Ces acteurs se réuniront, de manière unique, pour participer au premier «Grand Tour de la Justice à Bangui».

 

La CPI a toujours été destinée à compléter, et non à remplacer, les systèmes judiciaires nationaux. En RCA, la CPI travaille aux côtés de nombreuses autres organisations dans la «maison de justice». Bien que sous le même toit et bâtie sur les mêmes fondements juridiques, chaque organisation, y compris la CPI, travaille dans sa propre chambre car, comme toutes les juridictions, la CPI est et doit être perçue comme indépendante.

 

Qui occupe les autres chambres de la maison de justice?

Enfin, d’autres juridictions: les Tribunaux de Grande Instance, à Bangui, Bambari et Bouar, et la Cour Pénale Spéciale (CPS). Mais aussi d’autres éléments essentiels de la justice: la Police, les Gendarmes, l’ Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression des violences sexuelles (UMIRR), l’Assemblée Nationale -où sont faites les lois qui sous-tendent la justice-, le Barreau indépendant, et bien sûr, le Ministère de la Justice.

D’autres occupants sont en dehors du système de justice directe, mais occupent toujours une chambre dans la maison de justice. Leur soutien à la justice est vital. Il s’agit notamment de: des bailleurs de fonds, tels que l’Union Européenne et la France; ceux qui fournissent une assistance technique, tels que le PNUD, la Minusca, l’American Bar Association; les médias, qui diffusent des informations sur le processus judiciaire à la société civile; Les ONGs, telles que COOPI, qui mettent en œuvre les programmes d’assistance du Fonds au Profit des Victimes de la CPI; la société civile elle-même, souvent représentée par des organisations telles que l’Association des Victimes des Evènements de 2012-2014 (AVED) et le Collectif des Jeunes pour l’Éducation et le Développement (CJED), des victimes et des plateformes religieuses.

 

Toutes ces organisations, et plus encore, jouent un rôle vital dans l’environnement judiciaire de la RCA.

En cette année olympique 2021, le tout premier Grand Tour de la Justice à Bangui, remplace la torche olympique par la balance emblématique de la justice – telle qu’elle est représentée sur le drapeau international de la justice. Le drapeau sera porté d’une institution judiciaire à une autre, symbolisant le chemin vers la responsabilité et la fin de l’impunité.

un athelette qui porte le drapeau de la justice internationale

 

A l’image des athlètes centrafricains qui porteront le drapeau, les institutions judiciaires doivent être fortes et fiables. Au fur et à mesure que les athlètes s’entraînent et concourent, ils deviennent plus forts. Il en va de même pour les acteurs de l’État de droit. Les avantages d’une communauté forte et de l’État de droit sont clairs. L’Objectif de Développement Durable 16 des Nations Unies reconnaît que le renforcement de l’État de droit et la promotion des droits de l’homme réduisent toutes les formes de violence et aident à trouver des solutions durables aux conflits et à l’insécurité. Car en effet, comme l’a dit le père de RCA, l’ancien Président Boganda, “il n’y a pas de paix sans justice, et pas de justice sans développement”. Comme le président Touadéra l’a proclamé dans son discours d’investiture en mars 2021, “la justice et l’État de droit sont l’épine dorsale sur laquelle tout le reste repose”.

 

Comment fonctionnera «Le Grand Tour de la Justice à Bangui»? Regardons de plus près.

Le relais du drapeau de la justice, et le parcours qu’il suivra, ne pourrait être plus symbolique. Le drapeau quitte l’Assemblée nationale où les lois sont faites. Il sera transmis à la CPI, de la même manière que la RCA a demandé à la CPI d’ouvrir des enquêtes sur les événements qui se sont déroulés ici en 2002 et 2013/14. Porté par un athlète centrafricain, signifiant les rôles fédérateurs du sport et le désir de la jeunesse centrafricaine d’un monde plus juste, il porte le drapeau à la radio Ndeke Luka. Cela symbolise l’importance que jouent les médias dans la fourniture d’informations sur le système judiciaire à la population -et à travers cette information, leur permettant d’accéder à la justice. Par la suite, le drapeau sera porté aux organisations de développement telles que le PNUD et l’American Bar Association; aux acteurs de la société civile tels que l’AVED et la CJED; aux donateurs internationaux, dont l’UE, et l’Ambassade de France, et, bien sûr, la Police, la Gendarmerie, l’UMIRR et les tribunaux.

Un représentant de chaque organisation signera le drapeau, soulignant son soutien à la justice. Et enfin, le drapeau sera présenté conjointement par la CPI et la CPS au Ministre de la Justice – symbolisant le rôle central et de premier plan que l’État joue dans la justice pour le peuple de la République Centrafricaine.

L’itinéraire que suivra le drapeau le 17 juillet est montré sur la carte ci-dessous:

 

Si vous voyez le relais du drapeau de la justice lors de son passage à Bangui, n’hésitez pas à manifester votre soutien à la lutte contre l’impunité en applaudissant et klaxonnant!

 

Mike PJ Cole                         

 Représentant de la Cour Pénale Internationale