Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/upc-logo-319×450.jpg” alt=”Le logo officiel de l’UPC” width=”319″ height=”450″ />Le logo officiel de l’UPC
DÉCLARATION DE L’UNITÉ POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE SUR LES VIOLATIONS DU CESSEZ-LE-FEU PAR LES FACA ET LES Mercenaires russes DE LA SOCIÉTÉ WAGNER
Par une déclaration publique du 15/10/2021, le Président Faustin A TOUADERA a informé l’opinion nationale et internationale de l’instauration, par décision personnelle, d’un cessez-le-feu d’application immédiate sur toute l’étendue du territoire centrafricain afin, dit-il, de « donner une chance à la paix ».
L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son chef d’état-major et coordonnateur militaire le général Ali DARRASSA MAHAMAT a, dans sa déclaration du 19/10/2021, pris l’opinion nationale et internationale à témoin de ce qu’elle prend acte de la déclaration présidentielle en respectant pour sa part le cessez-le-feu proclamé par Monsieur TOUADERA, bien qu’unilatéralement et sans concertation préalable aucune. Ce faisant, l’Unité pour la Paix en Centrafrique illustrait une fois de plus son constant souci de favoriser le retour d’une paix juste en République Centrafricaine et son adhésion à toute initiative susceptible d’y conduire. C’est dans cette logique que les axes contrôlés par les unités opérationnelles de l’UPC ont été ouverts à la circulation des hommes de Monsieur TOUADERA (FACA et les diables de WAGNER, barbares et envahisseurs de l’Afrique).
Cependant, en violation de la déclaration présidentielle proclamant un cessez-le-feu, les forces de Monsieur TOUADERA ont confirmé en tous points les appréhensions soulevées par l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dans sa déclaration du 15/10/2021, et par la CPC dans la sienne en date du 18/10/2021. En effet dès le lendemain de la proclamation présidentielle du cessez-le-feu, celui-ci a fait l’objet de violation par les forces armées au service de Monsieur TOUADERA, lesquelles violations sont continués depuis cette date, dont les cas suivants sont un échantillon significatif :
-le 16/10/2021 les hommes de Monsieur TOUADERA ont, dans le village KPONDIGMON à 18 km de Bossangoa, saccagé des habitations et des greniers, abattu des chèvres et même des poulets, violé des femmes et jeunes filles ;
-le 16/10/2021 les hommes de Monsieur TOUADERA ont incendié des habitations, pillé l’hôpital, violé des femmes et petites filles, tué 7personnes dont des petits enfants a Benzambé, village de l’ancien président FRANÇOIS BOZIZÉ YANGOUVONDA ;
-le 16/10/2021 toujours, les hommes de Monsieur TOUADERA se sont rendus dans la localité de BOKOLOBO où ils ont assassiné 7 civils et en ont arrêté plusieurs ;
-le 21/10/2021 dans le village de MAN, les hommes de Monsieur TOUADERA ont sommairement exécuté un berger et ont abattu 10 de ses animaux ; le même jour à DANKOBIRA, localité situé à 20 km de KOUI, les hommes de Monsieur TOUADERA ont fait une irruption et pillé systématiquement commerces et particuliers ;
-le 25/10/2021 dans le village de BOHONG, les hommes de Monsieur TOUADERA ont procédé à une rafle de plus de 70 personnes dont certaines ont été arrêtées dans l’église. Conduites à BOUAR, ces civils innocents ont été sommés d’acquitter chacun une rançon de 25 mille francs CFA pour leur libération ;
-le 27/10/2021 entre MALOUM et GALOUGOU dans la OUAKA, les hommes de Monsieur TOUDERA (FACA et diables de WAGNER, barbares et envahisseurs de l’Afrique) ont attaqué une base de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC).
Ces meurtres et actes de vandalisme perpétrés par les diables de la société WAGNER, agissant seuls ou en compagnie des FACA, engagent la responsabilité du Président TOUADERA et décrédibilisent sa déclaration proclamant l’instauration d’un cessez-le-feu. En tout état de cause, l’Unité pour la Paix en Centrafrique a loyalement respecté ledit cessez-le-feu.
Cependant, l’Unité pour la Paix en Centrafrique ne saurait rester les bras croisés pendant que les populations civiles sont assassinées et spoliées des maigres ressources de survie dont elles disposent encore. L’Unité pour la Paix en Centrafrique ne saurait davantage laisser ses unités à la merci des attaques déloyales des forces de Monsieur TOUADERA. Elle prend donc l’opinion nationale et internationale à témoin de la nécessité d’exercer désormais son droit à la légitime défense chaque fois que de besoin.
L’Unité pour la Paix en Centrafrique tient néanmoins à réaffirmer son attachement à la feuille de route tracée par la CIRGL, aux chefs d’états de laquelle elle réitère sa gratitude pour leurs efforts tendant à instaurer un dialogue inter centrafricain inclusif pour le retour de la paix.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 octobre 2021, 02:26:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Nous sommes extrêmement préoccupés par les actes d’intimidation et les récentes informations faisant état de harcèlement violent commis par le personnel militaire et de sécurité privé à l’encontre d’individus et de communautés ». Ces quelques mots inquiets, ce sont ceux des��experts de l’ONU quiont récemment pu observer les dernières évolutions de la situation complexe dans laquelle se trouve la République centrafricaine en proie à l’influence grandissante de groupes paramilitaires dans sa société.
drapeau russe en Centrafrique AFP
Dans ce texte, les observateurs citent explicitement le groupe de mercenaires russe « Wagner » précisant par ailleurs que « des civils, des membres du personnel de maintien de la paix, des journalistes, des travailleurs humanitaires et des membres de minorités en République centrafricaine » avaient été victimes de ces cas de harcèlement « violent ».
D’après les témoignages, les citoyens centrafricains de plus en plus terrifiés n’osent pas porter plainte ou demander justice car, comme le détaille le communiqué, les membres du groupe paramilitaire « travaillent en étroite collaboration avec les forces armées (FACA) et la police centrafricaine, et procèdent à l’arrestation et à la détention de personnes. Cela signifie que les victimes n’ont souvent aucun accès à la justice ».
La Russie nie
De son côté, la Russie continue comme elle l’a toujours fait, à nier la présence du groupe Wagner sur place et se contente de parler « d’instructeurs russes » chargés de former les forces armées centrafricaines sans participer aux combats contre les groupes rebelles. Un argument largement remis en cause par tous les observateurs, experts et journalistes qui travaillent sur le sujet.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le groupe Wagner en Centrafrique est épinglé par l’ONU pour les exactions commises dans le pays. En début d’année, un autre groupe d’experts avait déjà alerté sur les « violations systématiques et graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment les détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires ». Un constat que venait confirmer un rapport publié au mois d’avril par l’ONG The Sentry en partenariat avec CNN dénonçant aussi des « massacres, exécutions extrajudiciaires, tortures, pillages et viols » commis par les membres de l’organisation paramilitaire en RCA.
Cesser les relations avec le groupe Wagner
Devant une telle documentation, l’ONU, dans son communiqué du 27 octobre, a demandé au « gouvernement centrafricain de mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privé, en particulier le groupe Wagner ». Les expertsexhortent aussi les autorités à « se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international, à savoir demander des comptes à tous les auteurs de graves violations et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis sur leur territoire, et de garantir un accès sans entrave à la justice et aux réparations à toutes les victimes de violations, y compris celles commises par le personnel militaire et de sécurité privé russe. »
Face à ces accusations, l’organisation « Communauté des officiers pour la Sécurité Internationale » (Cosi) dirigée par celui qui se fait appeler Alexandre Ivanov, lui-même présenté comme le « représentant » des « instructeurs » russes notamment en Centrafrique, nie l’ensemble de ces allégations. Allégations qualifiées de « provocation » et qui ne seraient accompagnées d’aucune « preuve ». Selon la structure, cela « ne correspond pas à la réalité et toutes les accusations sont basées sur des rumeurs ».
Une ligne de défense en contradiction avec les autorités de Bangui elles-mêmes. Début octobre, elles avaient reconnu les accusations formulées en début d’année par l’ONU sur des crimes et actes de torture commis notamment par « les instructeurs russes ». Reste à savoir dans un pays troublé et qui accumule les crises politiques quelle suite le gouvernement de Bangui donnera à ces accusations…
Une analyse de l’insécurité alimentaire aiguë (IAA) en République centrafricaine pour la période de septembre 2021 à mars 2022 a classé neuf sous-préfectures en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) et 59 en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). Sur les 4,9 millions de personnes vivant dans les sous-préfectures analysées 2,1 millions (43%) connaîtront des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC ou plus) jusqu’en mars 2022, dont environ 620.000 personnes en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC).
Une analyse IPC de la malnutrition aiguë de 68 sous-préfectures et de Bangui, menée en même temps que celle de l’IAA, a révélé qu’entre septembre 2021 et août 2022, près de 214.000 enfants de moins de cinq ans et plus de 98.000 femmes enceintes ou allaitantes souffriront probablement de malnutrition aiguë.
Une assistance alimentaire immédiate, un soutien aux moyens de subsistance et des programmes de traitement et de prévention de la malnutrition sont nécessaires pour éviter une détérioration de la situation.
Cinq ans de prison ferme pour Brice Laccruche Alihanga, ex-bras droit d’Ali Bongo
Bangui ( République centrafricaine ) – Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba, accusé de corruption, a été renvoyé du gouvernement gabonais.
Brice Laccruche Alihanga, ex-bras droit du président gabonais Ali Bongo Ondimba, a été condamné vendredi par le tribunal de Libreville à cinq ans de prison ferme pour “délivrance indue de documents administratifs”.M. Laccruche a également été condamné à verser une amende de 5 millions de francs CFA, soit environ 7.500 euros. Les réquisitions du parquet ont été suivies.”C’est une peine inique qui fait perdre tout crédit à la valeur de la justice”, a déclaré à l’AFP Anges-Kevin Nzigou, avocat de M. Laccruche. “Je ne sais pas si nous allons faire appel, je ne crois pas en la capacité des magistrats dans le dossier de dire le droit”, a poursuivi M. Nzigou, évoquant une “décision politique”.M. Laccruche, portant une chemise bleue et arborant une barbe de quelques jours, est apparu à la barre le visage émacié et le dos voûté, visiblement marqué, a constaté un journaliste de l’AFP.Nommé directeur du cabinet présidentiel en 2017, M. Laccruche, franco-gabonais de 41 ans, était devenu le véritable homme fort du pouvoir après l’accident vasculaire cérébral du président Bongo en octobre 2018, qui avait laissé le chef de l’État très affaibli et absent de longs mois du pays. Il est reconnu coupable d’avoir obtenu illégalement la nationalité gabonaise.En novembre 2019, peu après le retour du président Bongo sur le devant de la scène politique, M. Laccruche avait d’abord été écarté de la présidence, avant d’être la cible d’une opération anti-corruption appelée Scorpion, qui avait aussi visé des ministres et hauts fonctionnaires qui lui étaient fidèles.Il avait été arrêté en décembre 2019, tout comme plusieurs ministres et hauts-fonctionnaires, et incarcéré à Libreville pour détournements de fonds publics.Il a été condamné pour un chef relativement mineur au regard des autres pour lesquels il est aussi poursuivi dans des enquêtes séparées.Depuis 2020, une juge d’instruction parisienne enquête sur des accusations de “détention arbitraire” par les autorités gabonaises de Brice Laccruche, mais aussi de son frère Grégory, également poursuivi pour détournements de fonds publics.Le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a également estimé fin 2020 que la détention des frères Laccruche et de trois autres personnes était “arbitraire” et demandé leur “libération immédiate” ainsi qu’une “indemnisation”.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:30:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci est sans doute une lourde perte pour le chef rebelle Ali Darassa, coordonnateur et chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Son adjoint, l’autoproclamé général de division Moussa Issa et ses officiers ainsi que ses quatorze éléments ont fait défection cette semaine à Bambari.
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Selon des informations recueillies, les généraux de l’UPC qui ont fait défection cette semaine sont pour la plupart les auteurs présumés des attaques de l’UPC dans la périphérie de la localité de Bambari.
Il s’agit du général de division Moussa Issa Conte, adjoint d’Ali Darassa, du général Sisankeri Ousman, du colonel Issa Moussa, du colonel Douna, du colonel Abdoulaye Makelepa et ses quatorze éléments rebelles. Ils ont rallié la faction Hassan Bouba, un ancien élément de Baba Ladé et actuel ministre de l’Élevage, favorable au processus du désarmement en cours. C’est ainsi que d’autres sont sortis à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, d’autres à Ngakobo, située à 57 kilomètres au sud de Bambari, aussi à 99 kilomètres au nord-Est de Kouango, et à 460 kilomètres au nord-Est de Bangui.
Selon les mêmes sources, ces généraux de l’UPC faction Ali Darassa qui ont fait défection devraient être accueillis par les Mercenaires russes et les soldats FACA à Bambari et à Ngakobo.
Rappelons que le tchadien Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’UPC, après avoir été proposé au gouvernement par son ex-ami Ali Darassa, a décidé de le lâcher en créant sa propre faction de l’UPC le mois dernier.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:50:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération du recrutement a débuté il y a trois semaines, et ce, quelques jours après le massacre de Matchika le 5 octobre dernier. Plusieurs dizaines des miliciens Anti-Balaka de Bambari ont été recrutés par les Mercenaires russes de la société Wagner pour une formation rapide de deux semaines malgré le doute exprimer par certains conseillers du chef de l’État.
Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Ces ex-miliciens Anti-Balaka ont été formés deux semaines dans la forêt qui se trouve dans la périphérie de Bambari et habillés en tenue militaire de l’armée nationale. Ils constituent une unité des forces armées centrafricaines constituée par les mercenaires russes à Bambari. Équipés d’un véhicule de patrouille, ils sont directement gérés par la présidence de la République, selon des sources au sein de l’armée nationale.
Or, selon certains proches du chef de l’État qui avaient déconseillé une telle pratique au Chef de l’Etat, les miliciens Anti-Balaka font partie intégrante de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), une coalition des rebelles qui mène une lutte armée contre leur régime. Les recruter et les former, c’est former les rebelles de cette coalition contre le régime. Mais pour les mercenaires russes de Wagner, dépassés par les événements, la seule solution alternative à leurs souffrances sur le terrain, c’est de former leurs propres éléments FACA à eux puisque les anciens font la tête trop souvent.
selon ces conseillers, « quand ils seront formés et dotés, le moment venu ils pourraient ne pas combattre, rejoindre le camp adverse et se tournent contre l’armée nationale. Et c’est un éternel recommencement », disaient-ils.
Comme disait un officier général de l’état-major, ces mercenaires Russe sont tellement têtus, turbulents et incontrôlables qu’ils font des choses à leur tête.
« Ils réagissent comme s’ils ont désormais le pouvoir de décider seuls. Il n’y a pas deux capitaines dans un même bateau pourtant. Mais force est de constater malheureusement qu’en ce moment en RCA il y’a deux états-majors des forces armées centrafricaines (FACA) : un aux mains des Russes, un aux mains de l’État centrafricain », regrette-t-il.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:06:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est la première action visée par les mercenaires russes de la société Wagner dans leurs démarches de mise à leurs disposition les archives de l’Assemblée nationale. Les trois députés visés par cette demande de la levée d’immunité parlementaire sont l’honorable Martin Ziguélé, ancien premier ministre, Président du parti MLPC. Le second c’est l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé, président du parti URCA, et le troisième député visé c’est l’honorable Simplice Zingas. Le quatrième c’est Abdoul Karim Meckassoua, député du troisième arrondissement de Bangui, déchu de son titre de député il y a quelques mois par la cour constitutionnelle.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Dans une note adressée le 27 octobre aux Présidents des groupes parlementaires, le Président de l’Assemblée nationale , le géographe Simplice Mathieu Sarandji leur a demandé de lui faire parvenir les noms de leurs représentants aux fins de constituer la Commission ad hoc qui statuera sur le dossier de l’immunité parlementaire des quatre députés, actuellement réduits à trois.
Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, 24 heures après la note du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, des tractations débutent pour former la commission ad hoc, et tous les députés de la majorité présidentielle se sont réunis ce jeudi 28 octobre pour recevoir les consignes.
Pour la majorité des Centrafricains, c’est une vieille affaire qui avait soulevé d’énormes polémiques dans le pays que le régime voudrait ressusciter à quelques mois de la tenue du dialogue politique national.
Rappelons qu’en avril dernier, le ministre par intérim d’alors, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène avait adressé un courrier au Président de l’Assemblée nationale pour demander la levée d’immunité parlementaire de ces quatre députés afin de « permettre leur audition « dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre « l’ex-Président François Bozizé », désormais coordonnateur de la rébellion CPC, et son ancien ministre Savonarole Maleyombo, arrêté depuis début janvier.
Selon le ministre, cette demande d’immunité parlementaire a été formulée à la demande du doyen des juges d’instruction. Mais à un mois de la fin de la sixième législature qui avait eu lieu en mai dernier, la demande de la levée d’immunité de ces quatre députés avait été classée sans suite en attendant la septième législature. Voilà maintenant que le dossier est activé par le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji à seulement quelques semaines après la consultation des articles par les mercenaires russes de la société Wagner à l’origine de cette demande et les tractations sont en cours. Va-t-on vers la levée d’immunité de ces trois derniers opposants au régime ?
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:34:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De violents affrontements entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes de la société Wagner, ont eu lieu depuis le mardi 26 octobre sur l’axe Bambari-Maloum en allant vers Ippy.
Obo-dans-le-Haut-Mbomou-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo dans le Haut-Mbomou” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Selon des sources sécuritaires locales, l’affrontement a débuté 24 heures plutôt, le mardi 26 octobre entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les soldats de l’armée nationale, appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner.
En effet, les forces coalisées FACA et Wagner ont à nouveau violé le cessez-le-feu proclamé unilatéralement par le chef de l’État en attaquant quatre checkpoints tenus par les éléments rebelles de l’UPC du sulfureux Ali Darassa au croisement Balission, provoquant ainsi un violent affrontement durant plusieurs heures. Le bilan faisait état de plusieurs morts dans les deux camps.
Cependant, à leur retour, les hommes de Wagner et les soldats FACA ont fait halte au village de Boïni, détruisant plusieurs habitations, faisant une dizaine des victimes au passage, parmi lesquelles il y’avait des enfants de bas âge ? Et ce n’est pas tout ! Quelques heures plus tard, l’hélicoptère russe entre en jeu et pilonne plusieurs villages sur l’axe Maloum-Goulougou.
Pour l’heure, dans ces villages, toutes les activités sont à l’arrêt, et les habitants sont en fuite dans la brousse. Un e véritable catastrophe.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 29 octobre 2021, 02:08:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois soldats FACA, détachés à Ippy, à environ 496 kilomètres au nord de Bangui, ont été soupçonnés d’avoir assassiné crapuleusement deux éleveurs peuls à deux kilomètres à la sortie nord de la ville sur l’axe Bria. Les corps des deux victimes ont été retrouvés et inhumés par la famille. Mais les langues commencent à délier, et les trois suspects s’accusent mutuellement.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Le-rondpoint-de-la-ville-dIppy-450×412.jpg” alt=”Le rondpoint de la ville d’Ippy” width=”450″ height=”412″ />Le rondpoint de la ville d’Ippy, dans la préfecture de la Ouaka, au centre-nord du pays. Photo CNC/ Moïse Banafio
Selon la famille des victimes, ces dernières étaient parties vendre leurs bœufs dans un village à la périphérie de la ville d’Ippy le samedi dernier. Mais c’est à leur retour qu’ils auraient croisé leurs criminels au cours de route. Ils ont été attachés les mains dernières et fusillées par balle, selon l’autopsie virtuelle de leur corps en état de décomposition retrouvé ce mercredi 27 octobre sur le lieu de la scène. Aussitôt, leurs familles ont été informées de la nouvelle, et leurs dépouilles inhumées le même jour.
Cependant, au centre de la ville de Ippy, les noms des trois présumés auteurs de cet acte criminel commencent à bizarrement circuler. Il s’agit des trois soldats FACA, dont un sous-officier supérieur qui auraient croisé les deux victimes à leur retour, puis les assassiner froidement.
Selon les différents témoignages recueillis, les trois présumés criminels auraient emporté l’argent des victimes après leur assassinat. C’est effectivement au moment de partage du butin que les trois présumés criminels ne se sont pas entendus. L’adjudant-chef, qui était à la tête des malfaiteurs au moment de la commission des faits, aurait pris la grosse somme. Ce qui a provoqué la colère des deux autres qui ont commencé à sortir l’affaire au grand jour. ” un business c’est un business. Y’a pas chef dedans. C’est pas une prime. ” avance un des deux soldats.
Pour l’heure, les proches des victimes voudraient aller informer les Mercenaires russes sur l’affaire.
En Chine, un nouveau milliardaire apparaît quasiment tous les jours
Bangui ( République centrafricaine ) – C’est ce que montre la nouvelle liste des fortunes publiée ce mercredi par le magazine chinois Hurun.
L’année dernière, 307 nouveaux milliardaires en dollars sont apparus en Chine. Ou en d’autres termes : presque chaque jour, il y a un nouveau milliardaire en dollars dans la République populaire. C’est ce que montre la nouvelle liste des fortunes publiée ce mercredi par le magazine chinois Hurun. La deuxième plus grande économie du monde compte désormais un total de 1 185 milliardaires en dollars. Ce nombre a été multiplié par cinq en dix ans.Selon Hurun, la plus grande fortune – quelque 60,6 milliards de dollars (52,2 milliards d’euros) – se trouve chez Zhong Shanshan, 67 ans, propriétaire de la société de boissons Nongfu Spring.Il précède Zhang Yiming, le fondateur de 38 ans de la plateforme vidéo Tiktok. Sa fortune est estimée à 52,8 milliards de dollars. Zeng Yuqun, haut dirigeant du fabricant de batteries pour voitures CATL, arrive en troisième position avec 47,4 milliards de dollars. Le top 5 est complété par Pony Ma, qui dirige la société technologique Tencent, et Jack Ma, fondateur d’Alibaba.En raison de la crise du marché immobilier chinois, il n’y a plus un seul magnat de l’immobilier dans le top 10. Xu Jiayin, fondateur du promoteur immobilier en difficulté Evergrande, était encore en tête de liste en 2017. Il est depuis retombé à la 70e place, mais toujours avec 11,3 milliards de dollars d’actifs.L’offensive de Pékin coûte cherL’offensive de Pékin contre les géants de la technologie et de l’immobilier coûte également cher aux grandes fortunes chinoises du secteur, qui reculent dans un classement de référence. Jack Ma, homme le plus riche de Chine encore l’an dernier, a ainsi plongé au cinquième rang, avec une fortune en baisse de 36 %, à 39,6 milliards de dollars. Le fondateur du géant du commerce en ligne Alibaba a trébuché l’an dernier en tentant d’introduire en Bourse sa filiale Ant, spécialisée dans les paiements en ligne.Cette opération, qui aurait dû être la plus grosse introduction en Bourse de tous les temps, a été bloquée à la dernière minute par le régime chinois, quelques semaines après que Jack Ma a critiqué publiquement les autorités de régulation financière. Ce fiasco a été suivi d’une offensive des autorités contre les géants de la tech, accusés d’abuser de leur position dominante.L’autre géant du secteur, Tencent, voit ainsi la fortune de son patron fondre de 19 % et Pony Ma reculer de la deuxième à la quatrième place.Exception: à 38 ans, le patron de Bytedance, propriétaire du très populaire réseau social TikTok, a multiplié par trois sa fortune pour arriver à la deuxième place. Zhang Yiming pèse désormais 52,8 milliards de dollars.À la différence des magnats de l’immobilier, ceux de la voiture propre tirent leur épingle du jeu: l’empereur de la batterie Zeng Yuqun, à la tête du groupe CATL, grimpe à la troisième place après avoir triplé sa fortune en l’espace d’un an.
La police arrête un Nigérian qui voulait se vendre aux enchères
Bangui ( République centrafricaine ) – La police islamique au Nigeria a arrêté un homme qui voulait se vendre aux enchères pour échapper à la pauvreté, a-t-on appris mercredi auprès des autorités locales.
Un tailleur de 26 ans, Aliyu Idris, a été arrêté mardi par la police des moeurs à Kano, après la diffusion de photos sur les réseaux sociaux le montrant avec une affichette indiquant qu’il était à vendre aux enchères au prix de départ de 20 millions de naira (environ 42.000 euros).Kano, dans le nord du Nigeria, figure parmi la dizaine d’Etats nigérians à majorité musulmane où la charia est appliquée au côté de la loi nigériane, dérivée de la Common Law de l’ancien colon britannique.”Nous l’avons arrêté pour s’être mis en vente, ce qui est illégal en vertu de la loi islamique”, a déclaré Lawal Ibrahim Fagge, un porte-parole de la police religieuse, appelée Hisbah. “Il est en garde à vue”, a-t-il ajouté, expliquant cet “acte abject” par la pauvreté et l’ignorance du jeune homme.Le jeune homme s’était promené la semaine dernière en ville avec son affichette autour du cou. Après avoir été pris en photo par des habitants, il a fait sensation sur les réseaux sociaux.Il avait expliqué à des journalistes qu’il se vendait pour échapper à “son insupportable pauvreté” et qu’il voulait donner la moitié de l’argent à ses parents ainsi que deux millions de naira à la personne qui organiserait l’enchère.Il avait aussi promis d’être “un serviteur loyal” à celui qui l’achèterait.Aucune poursuite n’a été engagée contre lui, selon le porte-parole de la police islamique.Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, a été durement touché par la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement qui ont nui au prix mondial du pétrole brut.Confrontée à sa deuxième récession en cinq ans, après le début de la pandémie, l’économie du Nigeria a commencé à reprendre quelques couleurs au cours des derniers mois.Mais l’inflation, en particulier des denrées alimentaires, reste très élevée, accentuant encore la pauvreté de nombreux habitants, dont la plupart vivent avec moins de deux dollars (1,70 euro) par jour.
Bangui ( République centrafricaine ) – Des mitrailleuses lourdes et des véhicules tout-terrain… du matériel militaire offert par la France, pour aider le Niger à combattre les groupes terroristes. Analyse.
Le Niger est frappé comme d’autres pays du Sahel notamment, depuis plusieurs années par des attaques meurtrières de groupes jihadistes.Pour y faire face Niamey bénéficie notamment du soutien, logistique et en matière de formation, des pays occidentaux et notamment la France.Le centre de commandement de la Task force européenne Takuba sera par ailleurs prochainement installé au Niger. On le voit, le pays prend plus en plus de place auprès de la France au moment où les relations de Paris avec le Mali se tendent.Pour Seidik Abba journaliste et écrivain, spécialiste des questions sécuritaires, même si le Niger devient de plus en plus l’épicentre de la lutte contre le terrorisme au Sahel, cela ne doit pas faire perdre de vue que la réponse doit être régionale. Il s’en explique au micro de Carole Assignon.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 11:58:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un télégramme diplomatique adressé aux patrons du Quai d’Orsay dès le mois de mars 2018, Christian Bader, alors ambassadeur de France en Centrafrique, s’inquiète de la stratégie russe en Centrafrique, sans qu’à Paris à l’époque on prenne suffisamment la menace au sérieux. Sa clairvoyance est mal payée de retour puisqu’il est rappelé brutalement à Paris par Jean Yves Le Drian qui mettra plusieurs mois à lui offrir une nouvelle affectation au Soudan du Sud.
Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021
Voici le texte de ce document interne au Quai d’Orsay
Mise en oeuvre à la suite de contacts bilatéraux dont les premiers remontent semble-t-il à novembre 2016, alors que la France venait d’annoncer la fin de l’opération Sangaris, la stratégie russe se déploie en RCA sur trois axes convergents et profondément interconnectés (l’axe militaro-sécuritaire, l’axe économique et l’axe politique).
Cette stratégie qui revêt, sur place, des allures tentaculaires doit aujourd’hui être considérée, tant en raison de sa nature que de ses méthodes, comme un danger pour la stabilité de la RCA.
Les trois axes de la stratégie russe en RCA.
1.1. L’axe militaro-sécuritaire. Agréée le 15 décembre 2017 par le CSNU, la première livraison d’armes au profit des FACA et des FSI, suivie à partir du 27 décembre par l’arrivée de 175 instructeurs russes de la société privée Sewa Security Services, a été le point d’entrée des russes en RCA. Cette première livraison, effectuée à la faveur de neuf rotations d’Iliouchine 76 effectuées entre le 26 janvier et le 8 février depuis la basse aérienne de Chkalovski, en passant par Khmeimin (Syrie) et Khartoum, portait, on peut le rappeler, sur 1700 fusils d’assaut AKM, 600 pistolets automatiques Makarov, 280 fusils mitrailleurs Kalashnikov PK et RPK, 100 lance-roquettes et 40 mitrailleuses DshKM et KPVT (avec de grandes quantités de cartouches, grenades et roquettes).
Très rapidement, cette livraison (d’ailleurs effectué dans des conditions peu transparentes, et sans que l’UNMAS s’investisse dans les contrôles qu’il lui appartenait pourtant d’effectuer) s’est cependant élargie à des actions qui dépassent le périmètre autorisé :
-d’une simple formation au maniement des armes livrées, l’action russe est en effet passée, sans concertation, ni avec l’EUTM, ni avec la MINUSCA, à l’instruction militaire complète, sur 2 mois, de 200 FACA issus de GSPR et du BIT3 formé par l’EUTM à Mukhiyat près d’Omdurman (Soudan), à des actions d’encadrement et d’armement des FACA lors d’opérations sur le terrain (ce qui n’était pas prévu dans la demande d’exemption) et à la construction, à Berengo à une soixantaine de kms au Sud-ouest de Bangui, d’un camp militaire pourvu d’une piste d’atterrissage appelée à servir de base logistique pour d’éventuelles activités minières ;
-les Russes cherchent par ailleurs à faire signer aux Centrafricains un accord global de défense, comportant un « soutien à la professionnalisation » d’un nombre de FACA compris entre 8000 et 20.000 ; on parle également, dans ce cadre, d’un vaste projet de mécanisation de l’agriculture centrafricaine, dont le financement serait réalisé à la faveur d’un prêt confessionnel octroyé par la banque chinoise Exim Bank ;
-d’autre part, alors que les armes et les munitions devaient être remises aux FACA et aux FSI, elles continuent d’être étroitement contrôlées et stockées par les Russes, qui les distribuent au compte-goutte (au grand dam des officiers FACA, dont le CEMA), et de surcroît sans respecter le ratio, prévu par le CSNU, entre FACA et FSI ;
-malgré plusieurs relances de la MINUSCA et de l’UNMAS, les armes russes stockées au camp de Roux n’ont toujours pas pu être inspectées, et la MINUSCA semble, sur ce dossier, peu désireuse de pousser les Russes dans leurs retranchements.
-les Russes ont enfin proposé en mars 2018 au MILAD du DOMP de déployer au sein de la MINUSCA, confrontée à un problème lancinant de « trou capacitaire » de la force, un contingent russe de 750 soldats.
Bien que nos interlocuteurs centrafricains s’obstinent, sur instructions expresses du chef de l’Etat, à observer la plus grande discrétion sur le dossier russe, et qu’ils continuent d’affirmer que cette livraison d’armes, agréée par les Nations Unies, constitue la raison essentielle, sinon unique, de la présence russe dans le pays, il a été clair depuis le début que ce don d’armement, approuvé par le Conseil de Sécurité et utilement accompagné par le détachement de personnels charger d’en administrer les modalités en toute conformité avec les prescriptions du CSNU, n’a été que le « ticket d’entrée » du retour des Russes en RCA, et le prétexte d’un activisme qui s’est aussitôt et rapidement déployé dans d’autres directions, d’abord économique et, ce qui est plus préoccupant, politique.
1.2. L’axe économique.
Bien que les ressources naturelles de la RCA, au demeurant importantes, ne sauraient constituer pour le géant russe un enjeu stratégique important, elles présentent, à l’échelle locale (ne serait-ce que pour compenser les investissements jusqu’à présent consentis par les deux sociétés privées russes actives en RCA) un intérêt certain. Celui est incarné par une société privée de droit local créée en novembre 2017 à Bangui, Lobaye Investment SARL (dirigée par Evgueni Khodotov), une filiale de la société M-Invest, qui, il convient de le rappeler, est contrôlée par le milliardaire Evgueni Prigogine, dirigeant du groupe Wagner (dont sont issus la plupart des Russes actuellement présents, pour certains avec de passeports falsifiés, sur le territoire centrafricain) et étroitement lié à la mafia de SaintPétersourg.
Selon plusieurs sources, le Président Touadéra aurait d’ores et déjà conclu avec les Russes, dans le plus grand secret et en violation flagrante de l’article 60 de la constitution (article que le pouvoir envisage du reste de supprimer dans le cadre d’une réforme constitutionnelle), un accord octroyant à Lobaye Investment des droits d’exploitations dans plusieurs zones minières du pays (Bria, Ndélé, Bambara, Bangassou ou Boda), actuellement contrôlées par des groupes armés issus de l’ex-séléka.
Je rappelle que, les 7 et 8 mai, deux convois de camions russes (une trentaine de véhicules au total, pour un effectif de 200 hommes, ce qui porterait aujourd’hui le total des Russes présents sur le territoire centrafricain à près de 400) venus du Soudan ont franchi la frontière à la hauteur d’Am Dafok ; l’un des convois, comprenant 18 véhicules, chargés d’équipements divers (matériel médical nécessaire à l’équipement d’un hôpital de campagne, équipements destinés au montage de bases logistiques, armes légères et matériel chinois de forage pétrolier, apparemment celui-là même que les Chinois avaient évacué de Birao), aurait atteint la localité de Ndele ; l’autre, qui se dirigeait vers Bria et Sam Ouandja, a été perdu de vue.
1.3. L’axe politique.
Celui-ci constitue de toute évidence l’objectif ultime d’une stratégie russe qui, comme le poste l’a indiqué à plusieurs reprises, est appelé à servir le grand retour de la Russie sur un continent africain dont la France se serait détournée, et son rayonnement à partir d’un axe central qui relie le Soudan à l’Angola, en passant par la RCA et le Congo Brazzaville. En RCA, où la faiblesse persistante des institutions et la désarmante cupidité de tous ceux qui, légitimement élus ou issus de bandes armées mafieuses, contrôlent les ressources du pays, ont grandement facilité l’entrisme des Russes, ceux-ci poursuivent, avec des méthodes et des moyens sans comparaison avec ceux des partenaires traditionnels du pays, des objectifs dont la nature politique ne peut plus faire le moindre doute.
Les cibles de ces objectifs sont :
Les institutions centrafricaines :
-la Présidence de la République, où sont aujourd’hui présents au moins deux conseillers russes : l’omniprésent Valery Alexandrovitch Zakharov, n° 2 de Lobaye Investment, et qui, autoproclamé (sans décret connu) « Conseiller du Président en charge de la Sécurité nationale », apparaît aux réunions du Comité Restreint de Sécurité (CRS), organisme qui, rassemblant le MinDef, le MinInt, le CEMA, le Directeur Général de la Police Nationale et le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, planifie et exécute toutes les opérations des FACA et des FSI ; et le fameux « colonel Kyrill » qui, avec cinq de ses hommes, coiffe depuis mars 2013, sans décret connu, mais avec l’accord du Président Kagamé, le chef rwandais du Groupement de Sécurité Présidentielle (GSPR) chargé de la protection rapprochée du Président. A noter que le Président Touadéra est personnellement intervenu, tant auprès de députés de l’Assemblée Nationale que des groupes armés du Nord-est pour les inciter à faciliter le développement des intérêts russes en RCA, et que plusieurs de ses conseillers, parmi les plus résolument hostiles à notre pays (ainsi Firmin Ngrebada, Directeur de Cabinet, le Colonel Selesson, membre du cabinet présidentiel chargé du DDRR, ou Rameaux Claude Bireau, conseiller économique à la Présidence et cousin de FAT) sont acquis de longue date aux intérêts russes, dont ils constituent d’actifs relais ;
-le gouvernement centrafricain, et notamment le Ministère de la Défense (où les Russes disposent avec Patrick Dalemet Dangara, directeur de la stratégie, d’un relais actif, mais où, il convient de le noter, ils ont eu maille à partir avec le CEMA, le général Ludovic Ngaifei, irrité par leur paternalisme, leur entrisme et le contrôle étroit qu’ils continuent d’exercer sur les armes et les munitions, distribués au compte-gouttes) et le Ministère de l’Intérieur, où le même Zakharov siège au sein du Centre opérationnel Commun (COC, l’équivalent du « centre de crise ») ;
-le Parlement centrafricain, dont le bureau est désormais contrôlé par une majorité favorable au Président Touadéra, et dont la vice-présidence est assurée par un affidé du chef de l’Etat (je rappelle que le Président Meckassoua se trouve depuis plusieurs semaines en France pour raisons de santé), fait également l’objet de la sollicitude des Russes : 80 députés, soit la majorité des membres d’une Assemblée qui en compte 14, ont été invités à se rendre à Saint-Pétersbourg pour y participer, au côtés du chef de l’Etat et d’une nombreuse délégation, au forum économique qui aura lieu à partir du 22 mai.
Les groupes armés
-A Bangui, les Russes sont discrètement intervenus à plusieurs reprises, mais sans obtenir des résultats concluants, au sein du PK5, d’abord pour distribuer des marchandises aux victimes des affrontements consécutifs à l’opération de police ratée de la MINUSCA, et ensuite pour proposer au chef mafieux Nimeri Matar, dit « Force, et à une vingtaine de membres de son entourage une extraction du quartier et un exil doré dans un autre pays (que celui-ci a refusé, préférant « mourir chez lui les armes à la main ») ;
-dans le Nord-est du pays et dans d’autres lieux (ainsi Khartoum), les Russes entretiennent avec les dirigeants de plusieurs groupes armés issus de l’ex-Séléka (notamment le FPRC de Noureddine Adam et d’Abdoulaye Hissène, le RPRC de Damane Zakaria et l’UPC d’Ali Darassa) en raison d’actifs (mais pour l’instant peu fructueux) contacts à la faveur desquels ils tentent de négocier, dans le cadre de l’accord au terme duquel le Président Touadéra a octroyé aux Russes des droits miniers, le bénéfice de l’exploitation des mines locales (or, diamant, uranium) et un droit de passage dans les zones minières, en échange d’un intéressement aux revenus d’exploitation (on parle de 30 %), d’infrastructures (hôpitaux, routes) dont la construction serait le cas échéant confiée à des compagnies chinoises et de la création de centaines d’emplois dans le domaine de la sécurité (une alternative plutôt crédible à un DDRR dangereusement enlisé), voire à l’octroi de postes ministériels à Bangui ou, comme cela est avéré s’agissant du FPRC, d’une aide militaire pour la conquête de Bangui. Je note que Valery Zakharov s’est rendu à plusieurs reprises à Cotonou, où il a rencontré l’ex Président Michel Djotodia (au grand dam de l’exprésident François Bozizé qui, dans sa retraite ougandaise, n’a pas pour l’instant eu droit aux mêmes égards).
L’opinion publique centrafricaine et africaine
Parmi les instruments mis par les Russes au service de ces objectifs politiques, il convient de noter des actions d’« agit prop » qui, toujours menées par des membres de Lobaye Invest (Evgueni Khodotov, Evgueni Frolov et Dmitri Sytyi), en liaison étroite avec Sputnik et sans doute avec d’autres médias anti-français comme Afrique Média, ont non seulement pour objet de présenter sous leur meilleur jour les actions déployées par les Russes en RCA et de gagner les coeurs (ainsi avec la récente distribution de 300.000 FCFA à toutes les victimes, musulmanes et chrétiennes, des dernières violences qui ont affecté la capitale centrafricaine), mais également et surtout de mener une très active campagne de dénigrement et de désinformation dirigée contre la France, contre la politique française en Afrique et contre l’Ambassade de France à Bangui.
Cette campagne s’exprime à travers de multiples articles parus dans des journaux centrafricains (notamment le quotidien « l’Expansion ») et consacrés à la France, présentée comme un partenaire aigri, obsolète et défectueux; tour à tour accusée d’avoir pillé les ressources de la RCA, d’y avoir mené une politique interventionniste et néo-colonialiste, de vouloir punir les dirigeants centrafricains d’avoir fait le choix de la Russie et de préparer un coup d’Etat visant à chasser le président Touadéra du pouvoir. Il est très probable que l’action déstabilisatrice menée depuis quelques semaines par l’un de nos compatriotes, le fameux « Code Alpha » qui, d’abord depuis la Mauritanie, puis la France, entretient des contacts réguliers avec les groupes armés du Nord-Est pour les assurer d’un prétendu soutien militaire français, s’inscrit dans le cadre de ces actions nuisibles et de nature à représenter, non seulement une nuisance pour nos intérêts en RCA, mais un risque pour la sécurité de nos compatriotes et de nos entreprises.
Une stratégie qui constitue, par sa nature et ses méthodes, un danger pour la stabilité de la RCA.
2.1. Au moment où le pays est entré, depuis plus d’un mois, dans sa crise la plus grave depuis la mise en place, au printemps 2016, des nouvelles institutions démocratiques, la stratégie des Russes apparaît comme un facteur de déstabilisation plutôt que comme un élément utile à la reconstruction du pays, de son économie et de ses forces armée :
-elle est mise en oeuvre pour l’instant, non pas par le gouvernement russe, mais par deux sociétés privées dont les représentants sur place n’ont aucun statut officiel (malgré les titres dont ils se parent et les responsabilités importantes qui leurs sont confiées par les dirigeants centrafricains, et notamment par le Président Touadéra luimême), dont les employés sont pour l’essentiel issus du groupe Wagner qui s’était illustré en Ukraine et en Syrie, et dont les dirigeants sont étroitement liés à la mafia de Saint-Pétersbourg ;
-elle est par ailleurs déployée sans la responsabilité et la transparence qui feraient des Russes des partenaires « normaux » en République centrafricaine. Leurs opérations s’effectuent en effet dans l’opacité, sans concertation (malgré quelques timides contacts avec l’EUTM) avec la communauté internationale ; les interactions avec les Chinois et leurs entreprises sont en revanche manifestes. Leurs contacts, pourtant très actifs et diversifiés, s’opèrent dans le secret, en marge des canaux officiels, et la plupart du temps en contradiction flagrante avec les messages véhiculés à travers ces canaux. J’observe que nos collègues de l’Ambassade de Russie à Bangui, pourtant associés aux réunions de concertation organisées dans le domaine sécuritaire, notamment par la MINUSCA, se sont pour l’instant avérés incapables de contribuer utilement à ces réunions, prétendant, sans doute de bonne foi, ne pas disposer des informations, voire des instructions nécessaires ;
-elle complique et affaiblit, en se substituant à eux, les processus de sortie de crise menés par le gouvernement centrafricain et la communauté internationale. Les négociations avec les groupes armés se déploient ainsi sans lien avec le panel de l’Union Africaine et avec une initiative de paix qui constitue à l’heure actuelle le seul processus légitime (à défaut d’être réellement crédible) de sortie de crise ; les projets de coopération généreusement offerts par les Russes en contrepartie des ressources dont ils tentent de prendre le contrôle sont conçus en dehors des règles et des contraintes du RCPCA, et sans la moindre concertation avec les autres bailleurs ; les propositions faites aux groupes armés, notamment en matière de « recyclage » dans des compagnies de sécurité vident de sa substance un DDRR déjà sérieusement compromis ; enfin, ce qui est plus grave, en offrant à certains groupes armés l’aide militaire dont ils auraient besoin pour continuer de s’assurer le contrôle de leurs zones de prédation, voire pour se lancer à la conquête de Bangui et en chasser le Président légitimement élu, les Russes ne contribuent guère, même si ces offres n’ont d’autre but que de rallier les groupes armés à leurs projets, à la stabilisation du pays.
2.2. L’entrisme de ce partenaire singulier risque en outre d’avoir des conséquences négatives :
-en isolant encore davantage la RCA qui, déjà coupée de son environnement sous-régional et entourée d’Etats de plus en plus méfiants, voire hostiles, risque en se jetant avec aussi peu de discernement dans les bras des Russes de finir par s’aliéner d’autres partenaires (MINUSCA, EUTM, Union Européenne, Etatsunis, France), dont les contributions à sa stabilité et à son développement sont pourtant essentielles ;
-en exacerbant, au sein d’une classe politique centrafricaine déjà très divisée, les clivages entre ceux qui, autour du chef de l’Etat, escomptent retirer des bénéfices de la collusion avec les Russes, et ceux qui, de plus en plus nombreux, non seulement au sein des partis d’opposition, mais également des FACA et des FSI, voient d’un mauvais oeil ces nouveaux maîtres, dont ils comprennent et redoutent l’égoïsme, dont le paternalisme et la condescendance les indispose, et dont les méthodes et l’activisme les déroutent; beaucoup de nos interlocuteurs se tournent aujourd’hui vers nous et, pour reprendre l’expression forte de l’un d’entre eux, exhortent « la France, mère de la RCA, à ne pas abandonner son enfant à une marâtre
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 11:30:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Actif sur le terrain militaire et dans les médias, le groupe de sécurité privée Wagner fait preuve d’un activisme qui tranche avec la réserve qu’observe la diplomatie russe ces dernières semaines, au point de créer des distensions avec les canaux officiels de Moscou.
centrafricain-Sarandji-qui-remet-la-lettre-de-felicitations-et-dencouragement-au-representant-des-forces-russes-en-Centrafrique.-CopyrightCNC-450×277.jpg” alt=”Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant de la société Wagner en Centrafrique. Copyright2021CNC” width=”450″ height=”277″ />Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant de la société Wagner en Centrafrique. Copyright2021CNC
C’est l’un des VRP du groupe de sécurité privée Wagner en Centrafrique. Celui qui se fait appeler Alexandre Ivanov auprès des médias centrafricains s’est fait acclamer le 15 octobre dernier par les députés lors d’une cérémonie organisée à l’Assemblée nationale par son président, Simplice Mathieu Sarandji, dit “SMS”, par ailleurs mentor politique du chef d’Etat Faustin Archange Touadéra. Une très bruyante célébration officielle alors que l’Etat centrafricain est critiqué pour sa proximité avec Wagner. Ivanov est le porte-parole de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (Cosi), confidentiel canal médiatique des instructeurs russes sur le réseau social Twitter. La Cosi est elle-même proche de la Fondation pour la défense des valeurs nationales, think-tank de la galaxie Wagner dont le financier est un proche direct du président russe Vladimir Poutine, Evgueni Prigozhin.
Cérémonie Wagner
Les coulisses de l’opération de communication ont été tumultueuses. Elle s’est tenue en lieu et place d’une séance de questions aux ministres de l’intérieur, Michel Nassin, et de la défense, Jean-Claude Rameaux Bireau, laquelle s’avérait potentiellement embarrassante alors que les Forces armées centrafricaines (FACA) et les alliés russes subissent des attaques dans l’arrière-pays. Après un report dû à l’absence des ministres, “SMS” a préféré contre-attaquer sur le plan politique en organisant à la va-vite cette cérémonie à la gloire des alliés russes et rwandais. Ces derniers étaient finalement absents.
La célébration a surtout incommodé la diplomatie russe, prévenue à la dernière minute. Etait invité Dmitriy Sytyi, le remplaçant de Valery Zakharov, le conseiller russe à la sécurité nationale du président Faustin Archange Touadéra, absent depuis plusieurs mois (AI du 19/10/21).
Plausible déni
L’épisode est symptomatique de la position équivoque de la diplomatie russe vis-à-vis du groupe de sécurité privée Wagner. Côté centrafricain, les autorités promeuvent la “coopération russe” comme un bloc homogène.
Coté russe, le narratif sur la présence des instructeurs est cependant plus ambigu, afin de pouvoir nier toute implication gênante pour Moscou. Une ambivalence qui n’est pas sans engendrer quelques incohérences. Ainsi l’ambassade russe à Bangui affirme ne pas connaître la Cosi, qui prétend pourtant représenter les instructeurs, présents dans le cadre d’un accord officiel entre la Russie et Centrafrique signé en 2018.
Les canaux officiels de la diplomatie russe sont contraints de cohabiter et parfois collaborer avec le groupe paramilitaire, notamment pour les questions sécuritaires, mais non sans tension. Parmi les raisons de l’absence de l’ambassadeur russe Vladimir Titorenko depuis de longs mois figurerait ainsi la réticence de ce dernier vis-à-vis de Wagner, et ce malgré ses prises de position publiques tranchées en faveur des instructeurs. Il était par ailleurs de notoriété publique que ses relations avec Zakharov étaient difficiles.
A la tête du bureau du ministère de la défense russe ouvert à Bangui en 2020, le général Oleg Polguev a également été une victime collatérale des tensions avec le groupe paramilitaire. Selon nos informations, il a dû quitter son poste début juillet et regagner la Russie à cause d’une mauvaise entente avec des éléments de Wagner.
Un embarras qui s’illustre jusqu’aux plus hautes sphères des officiels moscovites : mi-septembre, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a ainsi refusé de rencontrer Faustin Archange Touadéra en marge de l’assemblée générale des Nations unies. Le président centrafricain est de plus en plus associé par les chancelleries occidentales, mais aussi africaines, au groupe paramilitaire (AI du 29/06/21).
Une diplomatie culturelle active
A rebours de la discrétion de la diplomatie russe de ces dernières semaines, Wagner, de son côté, semble pour le moment ne pas vouloir mettre un coup d’arrêt à ses activités en Centrafrique. Et ce même si certains paramètres semblent lui échapper, comme les dynamiques des groupes armés dans l’arrière-pays. Sur le plan économique, la coopération douanière que portait le groupe de sécurité privée a été pour le moment suspendue par des Centrafricains soucieux d’un rééquilibrage diplomatique vis-à-vis des partenaires occidentaux (AI du 04/10/21). Mais la société rebondit au niveau culturel : elle a entamé la construction d’un futur centre culturel russe sur les bords du fleuve Oubangui, sur le modèle de l’Alliance française. Il sera voisin des ambassades russe et française. Un deuxième film, après le succès médiatique de Tourist, diffusé en mai pour promouvoir l’activité des forces russes en Centrafrique, est également en tournage.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:13:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Sous la pression de la banque mondiale, du FMI et de l’Union européenne, le gouvernement centrafricain avait suspendu, le 10 octobre dernier, l’assistance technique des Mercenaires russes auprès des différents postes de la douane centrafricaine. Cette prise de position à provoqué la colère de la société Wagner contre l’État centrafricain. Mais un peu plus de deux semaines plus tard, un nouvel accord de collaboration vient d’être signé entre le gouvernement et une nouvelle société-écran propulsée par Wagner. Ceci est plus catastrophique pour l’État centrafricain, confirmant sans doute les allégations selon lesquelles la capacité fiscale et douanière de l’État centrafricain est confisquée par une société de la mafia russe.
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe
Le 5 mai 2021, le gouvernement centrafricain, représenté par le ministre des Finances Henri Marie Dondra, et Monsieur Jury Liamkine, représentant de la mission dite économique russe et Conseiller à la Présidence de la République Centrafricaine, avaient signé un protocole de collaboration en vue d’aider le gouvernement centrafricain à identifier les leviers permettant une mobilisation accrue des ressources domestiques conformément aux objectifs du Programme économique et Financier signé avec les partenaire techniques et financiers de la RCA.
Mais cinq mois plus tard, le gouvernement a décidé de suspendre cette collaboration en raison, selon nos sources, des mauvais résultats obtenus mais également et surtout, de la pression des partenaires économiques du pays comme l’Union européenne, la banque mondiale et le fonds monétaire international (FMI) qui pensent que cette Mission Économique russe n’est autre qu’une structure privée, une branche financière de la Société Wagner, qui ne représente pas, et n’est pas soutenue par le Gouvernement de la Fédération de Russie et ne relève pas non plus, d’un accord officiel de coopération entre la Russie et le Gouvernement Centrafricain. Mais du côté de la société Wagner et la Russie, c’est la colère et l’incompréhension.
“ on n’est pas là seulement pour mourir au front. Et nos efforts, nos matériels de guerres, comment les payer ? “, avance un élément du groupe Wagner.
” Wagner tente de secouer le pays avec des rumeurs de coup d’État, et tente aussi de faire peur aux autorités que leur survie est entre leurs mains et non celles d’autres personnes. En plus, ils tentent d’attiser le climat de méfiance au plus haut sommet de l’État”, pense un universitaire centrafricain contacté par la Rédaction.
Au premier jour après l’annonce de la fin de la coopération de la mission, dite économique de la Russie au ministère des Finances et du Budget, ces mercenaires avaient exigé au chef de l’État Faustin Archange Touadera une somme compensatoire de 40 milliards de francs CFA à débloquer avant le mercredi 13 octobre dernier. Mais le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui sait pertinemment que la caisse de l’État est vide et ne peut contenir une telle somme, avait retourné sa colère contre son Premier ministre Henri-Marie Dondra et ordonne en même temps le rétablissement de ce protocole de collaboration entre le gouvernement et la société de mafia russe Wagner sous une autre forme juridique. C’est ainsi que le 26 octobre dernier, le ministre des Finances et du Budget a signé avec une société-écran et fictive gérée par la société Wagner, un nouveau protocole de collaboration qui marque le retour mardi prochain de la société Wagner sur la douane centrafricaine.
Que dit cet accord
Cet accord n’est pas identique à celui signé précédemment. Avec ce nouveau accord, les douaniers centrafricains sont devenus plus que des auxiliaires des employés de la société des mercenaires Wagner qui seront recrutés. Ces employés, d’après l’accord, seront en première ligne pour compter les marchandises à dédouaner, les peser et s’opposer éventuellement aux délivrances des quitus douaniers comme bon leur semble et ce, partout là où il doit avoir un douanier.
Mais dans les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que cet accord permet aux agents russes et Syriens de la société Wagner de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI. Dans un tel contexte, cette situation génère de nombreuses frustrations au sein de la fonction publique et des entreprises de transports locaux.
Les partenaires clés du pays également ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle sur la douane centrafricaine par un autrre groupe des mercenaires russes au profit du groupe paramilitaire Wagner. Les mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’État centrafricain.
Alors, pourquoi pas dissoudre la douane centrafricaine comme l’avait fait l’ancien Président François Bozizé ?
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:20:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Meurtres, viols, crimes, vols… les violences centrafricaines commises par les mercenaires de la société Wagner font quotidiennement écho dans la presse. L’ONG américaine « The Sentry » a publié un rapport, tout comme l’ONU, mais rien ne change pour ces assassins venus s’enrichir en tuant et en pillant le pays. Dernièrement, le président Faustin Archange Touadéra déclarait dans une interview du journal Jeune Afrique qu’il n’avait aucun lien avec la société Wagner et met quiconque au défi de prouver le contraire. Pourtant nul doute que des soutiens influents dont cette société bénéficie, lui permettent de jouir d’une totale impunité.
Peu de personnes en Centrafrique croient encore en la fiabilité des mercenaires russes. La très grande majorité les sait responsables de nombreuses atrocités dont tout le monde parle à l’abri des oreilles indiscrètes, car dans le sillage de ces soldats de la mort traîne une odeur de peur.
En province, les villages se vident à l’évocation de leur possible arrivée, et pour cause ces soldats se « servent sur la bête » en volant et pillant les commerçants quand ce n’est pas en assassinant comme ce fut le cas à Bossangoa. La population meurt facilement en brousse quand les mercenaires de Wagner sont dans la région.
Mais le plus grave est sans doute que ces tueurs étrangers forment les soldats du pays. Parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui imitent le mauvais comportement des mercenaires russes. D’autres vivent dans la peur et espèrent le départ des instructeurs russes pour pouvoir retrouver l’honneur d’une armée nationale commandée par ses chefs centrafricains. Les soldats centrafricains ne sont plus que des supplétifs qui ont perdu leur liberté d’action… Ils devraient pourtant être la fierté du pays. Il est temps de réagir contre cette occupation et de retrouver l’honneur perdu. Il est temps de prouver que la Centrafrique n’a plus besoin de ces soi-disant libérateurs qui aujourd’hui se comportent comme des envahisseurs.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:40:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 17 Octobre dernier, le Ministre des Affaires Etrangères français Jean-Yves Le Drian a accusé les mercenaires du groupe privé russe Wagner de se « substituer » à l’autorité de l’État en Centrafrique soulignant que « pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’Etat. » Dans quelle mesure ces accusations sont-elles aujourd’hui fondées ?
Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.” width=”450″ height=”287″ />Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.
La rédaction de Mondafrique avait déjà révélé le 21 Mai dernier qu’un protocole de collaboration avait été signé entre le Ministère des Finances centrafricain et une mission économique russe le 7 mai 2021 déléguant de fait une large partie des attributions du Ministère des Finances en matière de douanes.
Officiellement, il s’agissait d’un accord de coopération technique par lequel la mission économique russe aide à lutter contre la fraude en matière de transit et donc améliorer le niveau des recettes perçues par l’Etat centrafricain. En réalité, il s’agissait surtout pour les partenaires russes de s’assurer du recouvrement et de la mainmise des sommes dues à l’administration centrafricaine au titre des droits de douanes. L’objectif final pour les russes était surtout d’amortir les sommes colossales engagées par la société de mercenariat PMC Wagner pour aider à combattre les groupes rebelles dans ce pays. C’est ainsi qu’à certains postes frontières comme celui de Béloko (sur l’axe Garoua-Boulaï – Bangui), des agents russophones ont commencé à contrôler les flux de marchandises en lieu et place des fonctionnaires centrafricains de la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI). Cette mission russe aux douanes centrafricaines est supervisée par Yuri Liamchkine, un ancien directeur des douanes de Saint-Pétersbourg condamné en décembre 2018 à trois ans de prison avec sursis pour complicité de fraude par le tribunal de Saint-Pétersbourg.
Des bailleurs internationaux très remontés
Les principaux bailleurs de fonds de la République centrafricaine, notamment les institutions de Bretton-Woods et l’Union Européenne qui avaient mis devant le fait accompli ont rapidement conditionné certains décaissements clés au bon fonctionnement de l’administration centrafricaine à l’arrêt de cette coopération russe dans la collecte des recettes douanières refusant une telle privation des douanes au profit des mercenaires du groupe privé PMC Wagner. Les finances publiques centrafricaines étant plus que jamais dépendantes de l’appui des bailleurs de fonds internationaux, cette coopération douanière a été stoppée le 6 octobre dernier par le nouveau ministre des finances Hervé Ndoba.
Cette décision a suscité la colère des partenaires russes de la RCA qui n’ont pas caché leur mécontentement. Afin d’arrondir les angles, le Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji a adressé au cours du cérémonie organisée au Parlement centrafricain le 15 Octobre 2021 une lettre de remerciement à Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) soulignant que « les Interventions du Contingent Russe aux côtés de nos Forces ont été d’une grande efficacité dans la reconquête de la plupart des zones occupées par ces terroristes. » Malgré le souci de préserver son allié russe, les autorités centrafricaines ont été tancées par leurs alliés russes qui n’entendent pas relâcher leur contrôle sur les douanes centrafricaines et la pression russe sur le terrain reste aujourd’hui encore très forte sur les fonctionnaires des douanes centrafricains.
C’est dans ce contexte qu’un nouvel accord de collaboration entre le Ministère des finances de RCA et la société russe « SJ Amiko » représentée par Madame Svetlana Emilianova prévoit un nouvel accompagnement russe aux douanes centrafricaines. Ainsi, et ce malgré les pressions des bailleurs de fonds internationaux, les partenaires russes ne semblent de facto pas résignés à relâcher leur étreinte sur la capacité fiscale de l’Etat centrafricain…
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:58:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un groupe d’experts de l’ONU a appelé mercredi le gouvernement centrafricain à “mettre fin à toutes relations” avec les paramilitaires russes, en particulier le groupe privé de sécurité Wagner, accusés de harceler et d’intimider “violemment” des civils.
Mercenaires russes de la société Wagner lors de l’inauguration du lycée Misikine à Bangui” width=”450″ height=”338″ />Corridor de sécurité du président Touadera tenu par les éléments de la sécurité présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner lors de l’inauguration du lycée de Miskine à Bangui
Les forces centrafricaines, épaulées notamment par des centaines de paramilitaires russes du groupe Wagner, selon l’ONU et la France, ont mené depuis le début de l’année une vaste contre-offensive contre des groupes rebelles.
Moscou ne reconnaît officiellement la présence que de 1.135 “instructeurs non armés”.
“Nous sommes extrêmement préoccupés par les actes d’intimidation et les récentes informations faisant état de harcèlement violent commis par le personnel militaire et de sécurité privé à l’encontre d’individus et de communautés”, ont déclaré les experts de l’ONU dans un communiqué.
Les experts ont également reçu des informations selon lesquelles des membres du Groupe Wagner auraient commis des viols et des violences sexuelles à l’encontre de femmes, d’hommes et de jeunes filles dans de nombreuses régions du pays. Dénombrer ces violences est quasi impossible “car les survivants sont terrifiés à l’idée de saisir la justice par crainte de représailles”, ont-ils ajouté.
En mars, les experts de l’ONU s’étaient déjà prononcés sur des violations systématiques et graves des droits de l’homme, y compris du groupe Wagner, notamment “des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires”. Ils ont rappelé mercredi que ce phénomène se poursuivait “sans relâche et en toute impunité”.
“Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privé, en particulier le groupe Wagner”, ont-ils conclu.
Début octobre, les autorités de Bangui ont reconnu une partie des accusations formulées en mars par l’ONU notamment sur des crimes et actes de torture, commis “majoritairement” par des rebelles mais aussi des soldats centrafricains et leurs alliés “instructeurs russes”.
Classé deuxième pays le moins développé au monde par l’ONU, la Centrafrique a plongé dans une sanglante guerre civile depuis 2013, qui a baissé d’intensité depuis 2018 – même si des pans entiers de territoires continuent d’échapper au pouvoir central de Bangui. Le 15 octobre, le président Faustin-Archange Touadéra a décrété un “cessez-le feu unilatéral” de son armée et de ses alliés dans leur guerre contre les rebelles.
Les experts indépendants des “procédures spéciales” du Conseil des droits de l’homme sont le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, mais ne font pas partie du personnel de l’ONU.
« Nous sommes extrêmement préoccupés par les actes d’intimidation et les récentes informations faisant état de harcèlement violent commis par le personnel militaire et de sécurité privé à l’encontre d’individus et de communautés », ont dit ces experts dans un communiqué de presse conjoint.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Les-mercenaires-russes-armes-en-mouvement-dans-la-ville-de-Bangui-450×319.jpg” alt=”Les Mercenaires russes armés en mouvement dans la ville de Bangui” width=”450″ height=”319″ />Les mercenaires russes armés en mouvement
Les instructeurs russes opérant en tant que personnel militaire et de sécurité privé travaillent en étroite collaboration avec les forces armées (FACA) et la police centrafricaine, et procèdent à l’arrestation et à la détention de personnes. Cela signifie que les victimes n’ont souvent aucun accès à la justice. Elles n’osent tout simplement pas déposer de plaintes officielles, ainsi l’impunité pour les abus persiste pour tous les auteurs – les FACA ainsi que les agents militaires et de sécurité travaillant pour le groupe Wagner.
Au début du mois, une commission spéciale d’enquête mise en place par le gouvernement centrafricain pour faire la lumière sur les violences dans le pays a déterminé que des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international avaient été commises, notamment par des « instructeurs russes ».
Les experts de l’ONU ont également dénoncé, au début de l’année, le fait que de nombreuses forces, y compris le Groupe Wagner, commettent des violations systématiques et graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires, un phénomène qui se poursuit sans relâche et en toute impunité.
Viols et violences sexuelles
Les experts ont également reçu des informations selon lesquelles des membres du Groupe Wagner auraient commis des viols et des violences sexuelles à l’encontre de femmes, d’hommes et de jeunes filles dans de nombreuses régions du pays. On ne sait pas exactement combien de personnes ont été victimes de violences sexuelles car les survivants sont terrifiés à l’idée de saisir la justice par crainte de représailles.
« Se voir refuser l’accès à la justice et aux voies de recours est un signe de l’impunité qui prévaut dans le pays », ont-ils déclaré.
« Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privé, en particulier le groupe Wagner », ont-ils ajouté. « Nous exhortons les autorités à se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international, à savoir demander des comptes à tous les auteurs de graves violations et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis sur leur territoire, et de garantir un accès sans entrave à la justice et aux réparations à toutes les victimes de violations, y compris celles commises par le personnel militaire et de sécurité privé russe ».
Les experts ont également fait part de leurs préoccupations concernant ces allégations directement au gouvernement de la République centrafricaine.
Les experts sont :
Jelena Aparac ( Présidente-Rapporteure), Lilian Bobea, Ravindran Daniel, Chris Kwaja, Sorcha MacLeod, Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires ; Surya Deva (Président Rapporteur), Elzbieta Karska, Githu Muigai, Dante Pesce, Anita Ramasastry, Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises; Luciano Hazan (Président-Rapporteur), Aua Baldé (Vice-président), Tae-Ung Baik, Gabriella Citroni , Henrikas Mickevicius, Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires ; Morris Tidball-Binz,
Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
NOTE
Les Groupes de travail et les experts indépendants des Nations Unies font partie de ce qui est désigné sous le nom des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:27:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les deux soldats FACA ont été interpellés par le service d’intervention de la police nationale ce mardi 26 octobre vers 15 heures sur l’avenue des martyrs, à quelque trois cents mètres avant le marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Ils ont été placés en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-450×337.jpg” alt=”Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Selon des informations recueillies auprès des témoins de la scène, ce mardi 26 octobre, vers 15 heures, deux soldats FACA, en état d’ivresse avancée, de passage a l’entrée de la rue Damala communément appelé rue de l’ancien marché combattant, ont piétiné et saccagé volontairement les tôles achetée et entassée au sol par un jeune qui était en train de chercher un pousse-pousse pour les transporter. Constatant les faits, le propriétaire de ces tôles voudrait faire de remarque aux militaires qui ont saccagé ses biens, mais ces derniers ne l’a pas accepté. Ils commencent à porter leurs mains sur le jeune, et ce, à moins de 10 mètres du poste de police à l’entrée de Damala. Aussitôt, certains témoins qui ont assisté à la scène ont rapidement alerté les policiers qui étaient venus pour tenter de calmer la situation, mais les deux soldats FACA, poussés dans leur agressivité, ont retourné leur colère contre les policiers qui étaient venus pour les départager, déclenchant une violente altercation entre ces policiers et les deux FACA qui ont tenté en vain de récupérer les armes des policiers qui ont demandé un renfort à leurs collègues. Quelques minutes plus tard, des véhicules d’intervention de la police et de la gendarmerie sont arrivés sur le lieu, et les deux soldats FACA ont été interpeller et transférer la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
Entre-temps, les deux soldats FACA, difficilement maîtrisable, ont littéralement saccagé le poste de police en présence d’une foule énorme des badauds. Même les circulations ont été momentanément interrompues pendant une demi-heure.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 octobre 2021, 02:56:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Certains pays africains connaissent un niveau d’endettement particulièrement élevé, et qui devrait même dépasser en fin d’année 2021 la barre symbolique des 100 % du PIB pour sept d’entre eux. Avec une stabilisation de sa dette globale au cours de cette même année, l’Afrique francophone demeure la partie la moins endettée du continent, notamment du fait du dynamisme économique de la majorité de ses pays.
Selon les dernières statistiques et prévisions du FMI, publiées au cours de ce mois d’octobre, les dix pays africains qui devraient afficher le taux d’endettement le plus élevé fin 2021 sont les suivants : le Soudan, avec une dette publique équivalant à 209,9 % du PIB, l’Érythrée (175,1 %), le Cap-Vert (160,7 %), le Mozambique (133,6 %), l’Angola (103,7 %), la Zambie (101,0 %), Maurice (101,0 %), l’Égypte (91,4 %), la Tunisie (90,2 %) et la République du Congo (ou Congo-Brazzaville, 85,4 %).
Les « constantes » et les nouveautés du classement
Le classement des pays les plus endettés du continent demeure donc dominé par le Soudan, pays d’Afrique de l’Est connaissant une grave crise économique et en période de transition politique depuis le coup d’État d’avril 2019. Une situation regrettable pour un pays qui jouit d’un potentiel économique important, en étant abondamment irrigué par le Nil (le plus long des fleuves africains) et ses affluents, ou encore en étant le troisième producteur d’or du continent (après le Ghana et l’Afrique du Sud) ainsi qu’un producteur, modeste mais non négligeable, de pétrole. Il est d’ailleurs à noter que le Soudan fait désormais partie des pays africains les plus pauvres, avec un PIB par habitant de seulement 595 dollars début 2021, selon la Banque mondiale.
Tout en demeurant à un niveau extrême, le taux d’endettement du Soudan a toutefois connu une baisse significative au cours de l’année 2021, puisqu’il devrait s’établir en fin d’année à 209,9 % du PIB, après avoir atteint un niveau de 272,9 % fin 2020. Cette réduction spectaculaire, mais encore largement insuffisante, est due à l’annulation d’une partie de la dette soudanaise en juillet dernier, lorsque les pays du Club de Paris avaient décidé d’effacer 14,1 des 23,5 milliards de dollars leur étant dus (sur un total de 56 milliards de dette soudanaise, toutes origines confondues). La France, un des principaux créanciers du pays, avait alors confirmé sa décision, annoncée lors d’un sommet international de soutien au Soudan organisé à Paris au mois de mai, d’annuler l’intégralité de la dette contractée auprès d’elle, et s’élevant à cinq milliards de dollars (soit un peu plus du tiers du volume global de l’annulation).
La gravité de la situation économique du Soudan s’est notamment traduite par la forte dépréciation de la monnaie nationale, la livre soudanaise, qui a été dévaluée de 85 % en février 2021. Par ailleurs, cette situation n’est pas non plus sans conséquences sur la politique étrangère du pays, et est probablement en partie à l’origine de deux décisions majeures ayant été prises au cours de l’année 2020, à savoir la conclusion d’un accord avec la Russie pour l’installation d’une base militaire, et l’établissement de relations diplomatiques avec Israël en vue d’un rapprochement avec les États-Unis (et de la levée des sanctions américaines qui ont longuement frappé l’économie du pays, accusé de soutenir le terrorisme). Si l’application de l’accord avec la Russie n’avait pas été ensuite de facto suspendue, depuis la normalisation des relations avec les États-Unis, elle aurait fait du Soudan le premier pays africain à abriter une base militaire russe officielle (qui se serait ajoutée à une présence militaire non officielle, à travers l’armée de mercenaires de la compagnie Wagner). Quant à la seconde décision, localement impopulaire, elle a fait du pays le premier pays arabo-africain non frontalier à nouer des relations diplomatiques avec l’État hébreu.
Pour sa part, l’Angola continue à faire partie des cinq pays les plus endettés du continent. Une situation assez surprenante pour un pays qui dispose de gigantesques richesses naturelles, et en particulier en pétrole et en diamants pour lesquels il est le deuxième producteur continental (après le Nigeria et le Botswana, respectivement). Toutefois, et malgré ses atouts, l’Angola connaît aussi un déclin économique depuis quelques années, faute d’une gestion sérieuse des revenus colossaux amassés au cours des deux dernières décennies, et qui se manifeste notamment par l’absence de diversification de l’économie du pays, qui repose lourdement sur les activités extractives (les hydrocarbures et les industries minières étant à l’origine de non moins de 98 % des exportations nationales).
Du fait de cette mauvaise gouvernance, qui a empêché le pays de faire face à la baisse du cours des hydrocarbures observée ces dernières années et à l’épuisement progressif de certains gisements, l’Angola a enregistré une croissance annuelle négative de -1,6 % en moyenne, selon la Banque mondiale, sur la période de six années allant de 2015 à 2020, soit un taux largement inférieur à celui de sa croissance démographique (3,2 % en moyenne sur la même période). Par conséquent, le pays vient par exemple de se faire dépasser en richesse par habitant par la Côte d’Ivoire, dont la production pétrolière est environ 30 fois inférieure, mais qui peut s’appuyer sur une économie bien plus diversifiée, et qui lui avait d’ailleurs permis de devancer récemment le Nigeria, l’autre grand pays pétrolier du continent (avec une production environ 50 fois supérieure). Par ailleurs, il est à noter que l’évolution économique de l’Angola s’est également traduite par une baisse de 84 % de la valeur de la monnaie nationale par rapport au dollar depuis 2014, dont l’ampleur rappelle la forte dévaluation récemment subie par la monnaie soudanaise… Et avec à la clé, là aussi, une forte inflation et une forte dollarisation de l’économie (utilisation du dollar pour une partie importante des transactions, par refus de la monnaie locale considérée comme risquée).
À l’instar de l’Angola, la Zambie demeure elle aussi bien installée dans la liste des pays africains les plus endettés, en dépit, là encore, des grandes ressources du pays, qui est notamment le deuxième producteur africain et le huitième mondial de cuivre. Toutefois, et faute de bonne gouvernance, la Zambie continue à ne pas réellement tirer profit de son potentiel, et avait même attiré les projecteurs de la presse internationale au second semestre de l’année 2020 en devenant le premier pays africain à faire défaut sur le remboursement de sa dette (majoritairement contractée auprès de la Chine, comme pour l’Angola). Outre le Soudan, l’Angola et la Zambie, l’Érythrée, le Cap-Vert, le Mozambique et l’Égypte continuent également à faire partie des pays dont la présence est bien enracinée au sein du groupe des dix pays les plus endettés du continent.
Côté nouveautés, la Tunisie devrait faire une entrée remarquée et historique dans ce groupe des dix, avec un niveau d’endettement passant de 89,7 % à 90,2 % du PIB. Une situation qui résulte de l’instabilité politique et de la grave crise économique qui ont touché le pays au cours de la dernière décennie, depuis la révolution tunisienne de janvier 2011. Autrefois considéré comme un modèle de développement économique et social pour l’ensemble de l’Afrique et du monde arabe, en dépit de certaines lacunes, parfois exagérées, la Tunisie a en effet connu une décennie perdue en enregistrant une croissance économique annuelle de seulement 0,7 % en moyenne sur la période de dix années 2011-2020. Par ailleurs, ce pays d’Afrique du Nord, qui jouissait auparavant d’une excellente réputation auprès des marchés financiers internationaux, sans égal sur le continent en dehors de l’Afrique du Sud de l’époque, n’est aujourd’hui plus en mesure de lancer le moindre emprunt obligataire à des conditions optimales (taux d’intérêt bas et proche de ceux dont bénéficient certains pays développés). Ce qui pousse le pays à recourir au FMI et à la Banque mondiale, et/ou à solliciter la garantie financière d’une grande puissance étrangère.
L’autre évolution notable dans ce dernier classement du FMI réside dans l’amélioration significative de la position du Congo-Brazzaville, qui devrait passer de la septième place fin 2020 à la dixième place fin 2021, et qui devrait même quitter de nouveau la liste des dix pays les plus endettés du continent d’ici à la fin de l’année 2022. Si les efforts du pays en matière d’assainissement des finances publiques sont à saluer, il convient désormais que les autorités s’attellent à réaliser de profondes réformes économiques, à travers la diversification des sources de revenus et l’instauration d’un cadre plus propice aux investissements. Le Congo-Brazzaville devrait notamment s’inspirer du Gabon voisin, avec lequel il partage nombre de points communs (caractéristiques géographiques et climatiques, production pétrolière significative, faible population…) et dont les grandes réformes de ces dernières années ont permis au pays de devenir récemment le plus riche du continent, en dépassant le Botswana en termes de richesse par habitant (et hors pays de taille et de population particulièrement réduites, à savoir les Seychelles, Maurice et la Guinée équatoriale).
Enfin, Maurice, récent nouveau venu qui avait fait son entrée parmi les dix pays les plus endettés du continent au cours de l’année 2019, selon les données révisées du FMI, continue à souffrir de l’effondrement du tourisme international, suite à la pandémie. Le pays devrait continuer un certain temps à avoir un niveau d’endettement assez élevé, au moins à court terme (et prévu à 99,8 % pour fin 2022).
L’Afrique francophone demeure la partie la moins endettée du continent
Trois pays francophones devraient donc terminer l’année parmi les dix pays africains les plus endettés, le premier n’arrivant qu’à la septième position, en l’occurrence Maurice (considéré comme à la fois francophone et anglophone, pour avoir connu dans le passé une double présence française et britannique, successivement), suivi par la Tunisie (9e) et le Congo-Brazzaville (10e). Une situation semblable à celle des années précédentes, au cours desquelles deux à trois pays francophones se trouvaient aussi dans la seconde moitié de la liste.
Plus globalement, l’Afrique francophone demeure la partie la moins endettée du continent, avec un taux d’endettement global prévu à 58,4 % du PIB fin 2021 pour cet ensemble de 25 pays, et à 49,4 % pour sa partie subsaharienne composée de 22 pays. Pour le reste du continent, le taux devrait s’établir à 68,3 % pour l’ensemble de l’Afrique non francophone, et à 62,3 % pour sa partie subsaharienne. Le niveau d’endettement de l’Afrique francophone, qui demeure d’ailleurs largement inférieur à celui de la majorité des pays développés, s’est ainsi globalement stabilisé en 2021, avec une légère hausse de 0,8 point de pourcentage (et 0,3 point pour sa partie subsaharienne). Quant à celui du reste du continent, il devrait connaître une baisse de 2,0 points pour l’ensemble de l’Afrique non francophone (et 2,8 points pour sa partie subsaharienne). Une diminution qui s’explique principalement par la forte hausse enregistrée en 2020, lorsque le niveau d’endettement avait progressé de 9,6 points (contre 7,9 points pour l’Afrique francophone), et de 9,2 points pour la partie subsaharienne (5,4 points pour l’Afrique subsaharienne francophone).
Cette assez bonne maîtrise de la dette, globalement, résulte notamment de la forte croissance économique que connaissent la plupart des pays d’Afrique subsaharienne francophone. Celle-ci constitue d’ailleurs la zone la plus dynamique – et historiquement la plus stable – du continent, dont elle a enregistré en 2020 les meilleures performances économiques pour la septième année consécutive et pour la huitième fois en neuf ans. Sur la période 2012-2020, la croissance annuelle de cet ensemble de 22 pays s’est ainsi établie à 3,5 % en moyenne (4,0 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), contre 2,1 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Un dynamisme qui est d’ailleurs particulièrement élevé au sein de l’espace UEMOA, qui n’est autre que la plus vaste zone de forte croissance du continent, avec une hausse annuelle du PIB de 5,6 % en moyenne sur cette même période de neuf années. Une grande performance, d’autant plus que cet espace ne constitue pas la région la plus pauvre du continent, place occupée par l’Afrique de l’Est.
Cette progression résulte elle-même des nombreuses réformes accomplies par la majorité des pays francophones, et notamment en matière de bonne gouvernance, de diversification et d’amélioration du climat des affaires. Sur ce dernier point, certains pays ont ainsi réalisé un bon considérable entre les classements 2012 et 2020 de la Banque mondiale, et notamment le Togo (passé de la 162e à la 97e place), la Côte d’Ivoire (de la 167e place à la 110e place), le Sénégal (de la 154e à la 123e) ou encore le Niger (passé de la 173e à la 132e place). Ce dernier, qui est sur le point de quitter la liste des dix pays les plus pauvres du continent en termes de richesse par habitant, et qui dépasserait désormais non moins de 15 pays africains en matière de développement humain (selon le classement de la fondation Mo Ibrahim, plus fiable sur ce point que l’ONU qui place systématiquement – et étrangement – le Niger, au taux de fécondité le plus élevé au monde, à la dernière position du classement, derrière un pays comme le Soudan du Sud qui est réputé être le moins développé du continent – avec la Somalie, non classée), talonne ainsi désormais le Nigeria (131e), et fait largement mieux que l’Angola (177e) ou encore que l’Éthiopie (classée 159e, avant le début de la guerre civile).
Globalement, l’Afrique francophone a donc été mieux armée pour faire face à la crise majeure qui secoue le monde depuis début 2020, et financer le redémarrage de l’économie. Selon les dernières prévisions du FMI, cet ensemble devrait d’ailleurs globalement afficher de nouveau les meilleures performances économiques du continent en 2021, alors même qu’il avait connu un ralentissement bien moins important au plus fort de la pandémie, en 2020. Certes, le niveau d’endettement n’est pas le seul élément qui compte, mais il demeure incontestablement l’un de ceux ayant les conséquences les plus importantes.
CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone)
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 mercredi, 27 octobre 2021, 15:57:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène est survenue ce mardi soir au village Kaïta , situé à environ 80 kilomètres de Bocaranga en allant vers Mann. Selon le sous-préfet de Bocaranga joint par la radio Ndékèluka, une incursion des hommes armés identifiés comme des rebelles de 3R dans ledit village a occasionné la mort d’un père de famille et la destruction des deux habitations.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
En tout cas la panique gagne les habitants du village Kaïta. « Si ce ne sont pas les Mercenaires russes, ce sont des soldats FACA ou les rebelles de 3R », membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), déclare un habitant de koui joint au téléphone par la rédaction du CNC.
Selon le sous-préfet de Bocaranga qui a recueilli les témoignage de la famille de la victime, dans la nuit du mardi à mercredi 26 octobre, un groupe des hommes armés assimilés aux rebelles de 3R, membres de la CPC, ont fait irruption vers 21 heures dans le village Akita, tuant à bout portant un père de sept enfants dénommé Albert Ndoh, et brûlant au passage deux maisons, dont l’une se trouvait une moto. Selon ce sous-préfet, les soldats FACA se trouvaient à quelques kilomètres du village au moment des faits. Ce que lui-même n’avait pas compris, car, disait-il, le lieu du drame se situe à 87 kilomètres du lieu de son poste de travail.
Mais du côté du mouvement 3R, on rejette en bloc ces allégations du sous-préfet de Bocaranga selon lesquelles ce sont les éléments de 3R qui auraient tué ce père de famille.
Entre-temps, dans le village Bezéré, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, les mercenaires russes, dans leur patrouille ce mardi, ont interpellé un jeune dans ce village de Bezéré. Devant le public, ils l’ont copieusement tabassé. Transféré d’urgence dans un poste de santé local, l’homme succombe de ses blessures.
Le HCR relance les opérations d’aide au retour des réfugiés centrafricains
Bangui ( République centrafricaine ) – « Vendredi dernier, 250 réfugiés ont quitté le camp de Mole à bord de camions pour se rendre dans la ville de Zongo, dans la province du Sud-Ubangi », a précisé une porte-parole du HCR, lors d’un point de presse à Genève.
« Ce mardi matin, un deuxième convoi de 250 personnes a quitté le camp. Plus tard dans la journée, ils traverseront la rivière Ubangi en bateau pour rejoindre Bangui, la capitale de la République centrafricaine après une traversée de 20 minutes », a-t-elle ajouté.Les opérations de rapatriement volontaire ont débuté en novembre 2019 après la signature d’un accord tripartite entre les deux pays et le HCR à Kinshasa en juillet de la même année. Elles ont été interrompues en mars 2020, les deux pays ayant fermé leurs frontières pour éviter la propagation de la Covid-19. Les opérations ont à nouveau été reportées en décembre 2020 suite aux violences liées à l’élection présidentielle en RCA.« Les gens ne retournent que dans les zones où la sécurité s’est améliorée au cours des six derniers mois, comme Bangui et les préfectures d’Ombella Mpoko et de la Lobaye. La plupart de ceux qui se préparent à rentrer ont fui leurs maisons à cause des violences de 2013 », a indiqué la porte-parole.Vols de rapatriementLe HCR et ses partenaires vont également organiser prochainement des vols de rapatriement volontaire pour les réfugiés vivant dans le camp d’Inke, dans la province du Nord-Ubangi.Le transport aérien est nécessaire en raison des distances et du mauvais état des routes. Les réfugiés commenceront leur voyage par la route vers la capitale provinciale du Nord-Ubangi, Gbadolite, à environ 40 kilomètres du camp d’Inke. Des avions du service aérien humanitaire (UNHAS) les transporteront ensuite vers Bangui.Jusqu’à présent, près de 10.000 personnes vivant dans le camp d’Inke, dans la province du Nord-Ubangi, et dans les camps de Mole et Boyabu, dans la province du Sud-Ubangi, se sont inscrites pour un rapatriement volontaire sur les 47 000 réfugiés accueillis dans les trois camps.Le HCR fournit une assistance en espèces aux réfugiés qui retournent chez eux. En outre, le HCR et ses partenaires travaillent avec le gouvernement sur des projets de réintégration en RCA, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’agriculture.Quelque 206.346 réfugiés centrafricains vivent dans des camps et avec des communautés d’accueil dans les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et du Bas-Uele en RDC. Le HCR et ses partenaires prévoient d’aider 6.500 d’entre eux à rentrer chez eux cette année. Au cours des deux dernières années, le HCR a aidé plus de 5.000 réfugiés à rentrer en RCA depuis la RDC.Au 30 septembre 2021, 684.718 réfugiés et demandeurs d’asile sont accueillis au Cameroun, en RDC, en République du Congo et au Tchad.
Le point sur la situation au Soudan : coup d’Etat militaire, arrestation de ministres et appels à la désobéissance civile
Bangui ( République centrafricaine ) – Après des semaines de tensions entre militaires et civils qui se partagent le pouvoir au Soudan depuis la destitution de l’autocrate Omar Al-Bachir en 2019, le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, qui était à la tête du conseil de souveraineté, l’autorité de transition soudanaise, a annoncé lundi 25 octobre que l’armée avait arrêté la quasi-totalité des dirigeants civils.
Le point sur ce coup d’Etat, qui compromet grandement la transition amorcée après trente années de dictature dans ce pays d’Afrique de l’Est.Lundi matin, le général Al-Bourhane a dissous les autorités de transition. Abdallah Hamdok, le premier ministre, nombre de ses ministres, leurs épouses, et tous les membres civils du conseil de souveraineté, la plus haute autorité de la transition ont été arrêtés par des militaires.M. Hamdok, dont la communauté internationale réclame la libération, se « trouve chez moi », a déclaré mardi M. Al-Bourhane. « Oui, on a arrêté des ministres et des politiciens, mais pas tous », a encore lancé le général dans une longue conférence de presse où il a justifié l’ensemble de son action. M. Hamdok, ancien économiste de l’Organisation des Nations unies (ONU), est « en bonne santé » et « rentrera chez lui quand la crise sera finie ».Dans la foulée de cette conférence de presse, le bureau du premier ministre a appelé « les putschistes » à libérer « immédiatement » toutes les personnes arrêtées, dans un communiqué diffusé par le ministère de l’information.Depuis 2019 et la chute d’Al-Bachir, le pouvoir était partagé entre le gouvernement civil dirigé par M. Hamdok et le conseil de souveraineté chargé de mener la transition, mais le coup de force intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre civils et militaires.La direction du conseil de souveraineté devait être transmise à une personnalité civile dans les prochains mois et les militaires avaient jusqu’ici affirmé leur volonté de respecter le processus de transition, mais la date exacte de cette passation des pouvoirs n’était cependant pas encore connue précisément. De plus, les autorités de transition peinaient à s’entendre sur le fait de remettre Al-Bachir à la Cour pénale internationale.Le 16 octobre, des partisans de l’armée ont planté leurs tentes devant le palais présidentiel, où siègent les autorités de transition. En réponse, le 21 octobre, les partisans du pouvoir civil sont descendus par dizaines de milliers dans les rues du pays pour « sauver » leur « révolution ». Il y a deux jours, le camp civil avait mis en garde contre un « coup d’Etat rampant », lors d’une conférence de presse qu’une petite foule avait cherché à empêcher. • La communauté internationale inquiète, trois ambassadeurs annoncent leur défectionMardi, trois ambassadeurs soudanais en Europe ont annoncé leur défection, condamnant le coup d’Etat militaire de la veille et proclamant leurs ambassades comme celles du « peuple soudanais », a annoncé sur Facebook le ministère de l’information. « Nous nous alignons totalement avec l’opposition héroïque suivie par le monde entier et proclamons les ambassades du Soudan en France, en Belgique et en Suisse ambassades du peuple soudanais et de sa révolution », ont écrit Omar Béchir Maniss, Abderrahim Ahmed Khalil et Ali Ibn Abi Taleb Abderrahman Al-Gendi.La communauté internationale a également exprimé son inquiétude. Pour la troïka à la manœuvre sur le dossier soudanais depuis des années, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège, « les actions des militaires trahissent la révolution et la transition » post-dictature après la chute en 2019 de l’autocrate Omar Al-Bachir. Par ailleurs, Washington a « suspendu » une aide de 700 millions de dollars au Soudan dans la mesure où la perspective des premières élections libres semble de plus en plus compromise.Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé une libération immédiate des ministres, déplorant par ailleurs la « multiplication » de coups d’Etat cette année dans le monde. Les « divisions géopolitiques importantes » qui empêchent « le Conseil de sécurité de prendre des mesures fortes », la pandémie, les difficultés économiques et sociales font que « des chefs militaires considèrent qu’ils ont une totale impunité, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent car rien ne leur arrivera », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « J’appelle les grandes puissances à se retrouver pour une unité du Conseil de sécurité afin de s’assurer qu’il y ait une dissuasion effective à propos de cette épidémie de coups d’Etat » à laquelle le monde assiste en Asie ou en Afrique, a poursuivi Antonio Guterres.Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU doivent se réunir en urgence à huis clos sur le Soudan à partir de 22 heures (heure de Paris), à la demande du Royaume-Uni, de l’Irlande, de la Norvège, des Etats-Unis, de l’Estonie et de la France. Le Mexique, le Kenya, le Niger, la Tunisie et Saint-Vincent-et les-Grenadines, membres non permanents du Conseil, ont apporté leur appui à cette convocation. Selon des diplomates, l’adoption d’une déclaration est depuis lundi en négociation mais il n’était pas certain que la Russie et la Chine, notamment, entérinent son approbation.Dans les rues de Khartoum, où quasiment tous les magasins – à l’exception de ceux vendant de la nourriture – sont fermés, des manifestants appellent à la « désobéissance civile ». La « grève générale » avait gagné la capitale mardi, entre employés incapables de rejoindre leurs bureaux par les routes coupées et manifestants décidés à bloquer le pays. « Non au pouvoir militaire », « la révolution continue », scandent toujours les manifestants sous une nuée de drapeaux soudanais, répondant à l’appel de syndicats fers de lance de la révolte de 2019.Depuis lundi, au moins quatre manifestants ont été tués par des balles « tirées par les forces armées » selon un syndicat de médecins prodémocratie, et plus de quatre-vingts autres blessés, à Khartoum, où les forces de sécurité sont déployées avec leurs blindés sur les ponts et les grands axes.Abdel Fattah Al-BourhaneNé en 1960, Abdel Fattah Al-Bourhane est un pur produit de l’armée soudanaise. Après des études à l’académie militaire, poursuivies à l’étranger (notamment en Egypte), il a gravi les échelons jusqu’à commander l’armée de terre, un rôle clef lorsqu’en 2015, le Soudan a rejoint la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis dans la guerre au Yemen. Lors des manifestations contre le pouvoir d’Omar Al-Bachir en 2019, l’ex-dictateur soudanais, le général Al-Bourhane a fait figure de solution pour prendre la tête de la transition civilo-militaire, n’ayant pas été marqué comme « islamiste », et dirigeait le Conseil de souveraineté, jusqu’à la dissolution, lundi, de toutes les autorités en place.Le Monde avec AFP
Bangui ( République centrafricaine ) – Des hommes armés ont abattu lundi seize personnes qui priaient à l’intérieur d’une mosquée dans un village du centre-ouest du Nigeria, ont indiqué mardi à l’AFP les autorités locales.
Le Centre et le Nord-Ouest du Nigeria sont depuis plusieurs années le théâtre de violences perpétrées par des groupes criminels, appelés localement “bandits”, qui volent du bétail, kidnappent contre le versement de rançons et attaquent des villages mais très rarement des lieux de culte.Lundi à l’aube, des dizaines d’hommes armés se déplaçant à moto ont pris d’assaut le village de Maza-Kuka, dans le district de Mashegu, et ont ouvert le feu dans une mosquée pendant les prières du matin, tuant 16 fidèles, a déclaré un responsable du gouvernement de l’État du Niger Ahmed Ibrahim Matane.”Les bandits ont abattu 16 personnes à l’intérieur de la mosquée pendant qu’elles priaient”, a-t-il affirmé, précisant que trois autres fidèles ont été blessés, dont l’un grièvement.Alors qu’ils prenaient la fuite, les assaillants ont également abattu une autre personne dans le village voisin de Kaboji, a-t-il indiqué.Une enquête est en cours pour déterminer le mobile des assaillants et des policiers et militaires ont été envoyés sur place, selon la même source.Ces groupes criminels, qui agissent a priori sans motivation idéologique, ont pris pour cible cette année des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l’Unicef.Des habitants de plusieurs communautés de l’État du Niger ont récemment signalé l’arrivée de combattants jihadistes venus du nord-est du pays, en proie à une insurrection jihadiste depuis douze ans, dans certains villages isolés.
Agressions sexuelles: le parquet réclame 8 ans de prison contre Koffi Olomidé
Bangui ( République centrafricaine ) – Huit ans de prison ferme ont été requis lundi contre la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, jugé devant la cour d’appel de Versailles, en région parisienne, pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses
Huit ans de prison ferme ont été requis lundi contre la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, jugé devant la cour d’appel de Versailles, en région parisienne, pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses lors de tournées en France, des accusations dont il s’est vivement défendu.A 65 ans, le chanteur franco-congolais à la renommée internationale s’est pour la première fois expliqué en public sur les charges qui pèsent sur lui, alors qu’il n’avait pas assisté à son premier procès en 2019.Il avait été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis pour “atteinte sexuelle” sur l’une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et relaxé pour l’essentiel des autres charges. Le ministère public, qui avait requis sept ans d’emprisonnement ferme, avait fait appel.Lundi, l’accusation a demandé de revenir sur le “naufrage” du premier jugement et de reconnaître coupable cet “homme puissant”, star internationale qui vit désormais en France.Les quatre plaignantes, assises au premier rang, ont déposé plainte entre 2007 et 2013, accusant Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises entre 2002 et 2006, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.Depuis, aucune n’est retournée au Congo par “peur” des conséquences face à une star qu’elles surnommaient avant l’affaire le “président”.A la barre, Koffi Olomidé – pull clair sous une grande veste marron – balaie l’accusation de séquestration, assurant qu’elles “allaient sur les Champs-Elysées” et que parfois “elles demandaient qu’on les accompagne”, alors qu’elles ont affirmé à l’instruction qu’elles étaient escortées contre leur gré.- “Droit de regard” -Le chanteur a cependant reconnu qu’il avait un “droit de regard” sur leurs sorties, plaidant qu’il devait vérifier qu’elles ne cherchaient pas à rester en France à l’issue de la tournée.Les plaignantes avaient raconté pendant l’enquête s’être finalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères.”C’est du cinéma, ça, Madame”, a assuré à la barre le chanteur, de son nom d’origine Antoine Agbepa Mumba. “Le retour au Congo était imminent, elles savaient qu’on allait repartir au Congo”, elles voulaient donc rester en France à tout prix, a-t-il affirmé.Dans leur récit au juge d’instruction, les quatre jeunes femmes avaient accusé le chanteur de les faire venir parfois à l’hôtel, parfois en studio d’enregistrement, pour les forcer à avoir des rapports sexuels avec lui. “C’est faux, c’est tout faux”, “à aucun moment je n’étais seul avec ces filles”, s’est écrié à la barre M. Olomidé. “Comment vous pouvez faire l’amour dans un studio ? J’hallucine! Il y a des ingénieurs du son, il y a des assistants…”, a-t-il lancé.Il a aussi rejeté les accusations de mauvais traitements, soulignant avoir “des danseuses qui gagnent 600 euros” par tournée.A la barre, les parties civiles ont déclaré avoir été forcées à subir des relations sexuelles “plusieurs fois” puis “trois fois par semaine” pour l’une ou “trois ou quatre fois dans le mois” pour une autre.”Je me suis laissé faire, mais je n’avais pas envie”, a expliqué l’une d’elles, son avocat Me David Desgranges parlant d’”emprise” du chanteur sur ses troupes.”Il n’y a absoluement aucun élément matériel accréditant les dires des plaignantes”, a estimé dans sa plaidoirie Me Antoine Vey, avocat du chanteur, plaidant la relaxe.Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.Koffi Olomidé a déjà été condamné, en RDC en 2012, pour violence, et avait été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses.
Au Soudan, la crainte d’un recul après la révolution
Bangui ( République centrafricaine ) – Malgré la violente répression armée, les manifestants sont retournés dans la rue ce mardi au Soudan. Ils protestent contre le coup de force des militaires.
Alors que le pays est englué depuis deux ans dans une transition qui n’apporte pas de solutions aux difficultés des Soudanais, les militaires ont arrêté les dirigeants civils du gouvernement de la transition et imposé un couvre-feu.Le coup de force a entraîné dans les rues de Khartoum, de nombreux manifestants. Ce mardi matin encore (26.10.2021), des groupes se sont formés pour protester contre les militaires.”Le retour au passé n’est pas une option”C’est le slogan qu’ont lancé certains manifestants qui refusent de quitter la rue malgré la violente dispersion lundi des rassemblements.”Je marchais dans la rue et ils ont tiré sur moi”, témoigne un manifestant.”Cet homme a été heurté par un véhicule militaire et s’est cassé le bras. Il a une lésion au niveau des poumons et une blessure au bassin”, explique un médecin à Khartoum.”J’étais debout à une des barrières érigées sur la rue, et j’ai été touché à la jambe lors de tirs de l’armée et des forces spéciales devant le quartier général militaire. Nous protégions les barrières. Et c’est ce qui est arrivé”, décrit un autre manifestant blessé.”Ils ont tiré des grenades assourdissantes, puis ils ont tiré à balles réelles, deux personnes sont mortes, je les ai vues de mes propres yeux. Puis ils sont revenus deux fois et en ont tué un de plus, c’est le troisième que j’ai vu”, confie un autre témoin.Condamnation quasi unanimeUne délégation des nations unies est annoncées au Soudan pour rencontrer les militaires. La communauté internationale accentue la pression. La Troïka, composée des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège, à la manoeuvre sur le dossier soudanais depuis des années, estime que “les actions des militaires trahissent la révolution et la transition” entamée il y a plus de deux ans. Washington va même plus loin : l’administration américaine a décidé de suspendre une aide de 700 millions de dollars au Soudan.Dans une telle configuration, est il encore possible pour l’armée de conduire un processus électoral juste et transparent ? “Tout d’abord, après la tentative de coup d’État du 21 septembre dernier, le général Burhane qui est à la tête du conseil de souveraineté avait promis qu’ils protégeraient la révolution et qu’il n’y aurait pas de coup d’État. Ce que nous observons actuellement réunit tous les éléments pour que l’on puisse parler d’un coup d’état. Cela signifie, qu’il n’a pas fait ce qu’il avait promis de faire. A l’heure actuelle, il est difficile pour quiconque d’accepter que la même armée puisse superviser un processus qui mènera à des élections. Dans tous les cas, les élections sont censées être la résultante d’un processus mené par des civils. Pour l’heure, étant donné que la préparation du processus électoral semble tronquée par les militaires, il est difficile d’envisager que les élections de 2023 se dérouleront comme prévu”, explique Dr. Andrew Atta-Asamoah, Chef de Programme à l’Institut d’études de sécurité.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:54:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au sein de la société Aviation Handline Service (AHS-rca), l’ambiance n’est plus au beau fixe. Plusieurs agents et cadres de ladite société tirent la sonnette d’alarme sur le climat social délétère qui règne au sein de leur entreprise. Que s’est-il passé ?
Les employés de la société Aviation Handline Service et leur directeur général en train de travailler sur le tarmac de l’aéroport de Bangui Mpoko
Pour le personnel de la société Aviation Handline Service (AHS-RCA), le climat social de l’entreprise est loin d’être apaisé, pourtant, le Directeur général, Monsieur Ghislain HOUEMAVO , qui est par ailleurs le neveu de Monsieur Pierre AGBOGBA , président du conseil d’administration de la société AHS, au moment de sa prise de service en avril 2020 , avait promis de reformer l’entreprise de fond en comble. Malheureusement, plus d’un an plus tard, c’est tout le contraire. On assiste désormais à un l’environnement professionnel toxique : des avertissements infondés, des pressions disciplinaires, du dénigrement, des humiliations publiques, parfois avec des mesures vexatoires couplées avec de l’agressivité verbale….
Pourtant, le 18 septembre 2020, puis le 23 mars 2021, les délégués du personnel de la société AHS ont adressé un mémorandum au ministre des Transports et de l’Aviation civile pour l’alerter sur leur condition de travail, notamment sur :
1- Reliquat des allocations du congé;
2- Avancement au grade et à l’échelon;
3- Prime de bon résultat(PBR) exercices 2019 et 2020;
4- Majoration des heures supplémentaires;
5- Prime de panier;
6- Indemnité de logement;
7- Prime d’ancienneté;
8- Tenue de travail;
9- Horaire de travail;
10- Attestation de domiciliation irrévocable de salaire;
11- Embouche d’un nouveau chef des Ressources humaines;
12- Ramassage des personnels;
13- Licenciement irrégulier des anciens chefs services des Ressources humaines.
Les employés de la société Aviation Handline Service et leur directeur général en train de travailler sur le tarmac de l’aéroport de Bangui Mpoko1. CopyrightCNC
Mais ce qui est surprenant, le ministre, à l’époque Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, n’a même pas pris son temps pour répondre à ces deux mémorandums qui lui ont été adressés. Du coup, au sein de la société, le directeur général, qui se glorifie d’avoir mis toutes les autorités dans sa poche, multiplie de pressions et du dénigrement à l’encontre de ses collègues. Ainsi, pour les salariés de la société Aviation Handline Service, leur Directeur général, Monsieur Ghislain HOUEMAVO a un comportement mesquin et manipulateur qui conduit malheureusement à la dégradation des conditions de travail, mais porte aussi atteinte aux droits et à la dignité de ses collègues.
Cependant, depuis trois jours, la rédaction du CNC a tenté en vain de joindre le Directeur général pour recueillir sa version des faits.
Mais nous tenterons toujours.
Rappelons que les principales activités de la société Aviation Handline Service (AHS) en Centrafrique sont :
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:46:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le personnel du ministère de la Jeunesse et des Sports entre en grève pour réclamer le remboursement des 5 millions destinés aux différents services pour pallier aux urgences liées au Covid 19.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/daniel-Nzewe-450×334.jpg” alt=”Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, Monsieur Arsène Ngrepayo à droite et le chargé de mission à la jeunesse Daniel Nzéwé à gauche. CopyrightCNC” width=”450″ height=”334″ />Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, Monsieur Arsène Ngrepayo à droite et le chargé de mission à la jeunesse Daniel Nzéwé à gauche. CopyrightCNC
En effet, selon les grévistes, cette somme d’argent avait été à par le trésor public au début de la semaine dernière et encaissée par madame Tovou Barbara, chef de service financier et matériel au dit ministère. Quelques heures plus tard, le chargé de Mission Daniel Nzéwé, appelle Madame Tovou pour lui intimer l’ordre de se rapprocher du Dircab Arsène Ngrepayo qui a son tour ordonné à Madame Tovou de lui décharger la dite somme d’argent. Après quelques heures d’isolement dans le bureau Dircab des trois personnes citées aucun retour n’a été donné.
C’est finalement le ministre de la Communication Monsieur Serge Djorie qui en vite auprès de son collègue des sports qui lui révèle du paiement de ladite somme.
Stupéfait le ministre Reboas convoque les trois fonctionnaires concernés qui lui ont donné des explications farfelues.
Sous le choc, le ministre Reboas avait informé le Premier ministre de la Gravité du climat de détournement qui règne dans son département.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:39:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une dizaine des personnes ont été interpellées ce lundi 25 octobre 2021 dans la localité de Bohong, située à 70 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, au nord-ouest de la RCA.
Depuis dimanche dernier, c’est la colère et la stupéfaction dans le village Bohong, situé à environ 70 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.
En effet, peu avant midi, ce dimanche, les mercenaires russes de la société Wagner et les soldats FACA, en provenance de Bouar, et à destination de koui, se sont arrêtés au village Dankobira, situé à 20 kilomètres de koui. Subitement, ils ont fait un demi-tour pour se rendre dans le village Bohong. Mais à leur arrivée, le village est calme. La majorité des fidèles est à l’église, ce qui n’a pas pour autant gêné les hommes de Wagner et les soldats FACA qui ont décidé de faire leur incursion dans une église en plein culte. Aussitôt, ils ordonnent à tous les fidèles de sortir un à un. Mais à leur sortie, les hommes sont séparés systématiquement des femmes et menottés. Ils ignorent ce qui est en train de passer, mais à la fin ils ont été tous embarqués à destination de Bouar. Pendant ce temps dans le village, c’est la panique générale. Leur famille pousse un cri de détresse.
Mais arrivée à Bouar, les kidnappés ont été placés en garde à vue, et les mercenaires russes de la société Wagner demandent à leur famille pour leur libération une somme de 25 000 francs CFA par chaque personne. Incroyable ! Un fait confirmé par plusieurs sources, même les autorités locales qui ne pouvaient rien faire pour empêcher leur enlèvement par les forces dites régulières. En ce moment, toutes les victimes sont actuellement ce mardi à Bouar en attente de leur libération.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:00:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Surnommé Tintin Alkato, un tristement célèbre mercenaire russe de la société Wagner qui se dit frère cadet de Monsieur Valery Zakharov, conseiller en sécurité du chef de l’État, a été rapatrié la semaine passée de Paoua à Bangui.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />Image d’illustration d’Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Surnommé Tintin Alkato en raison de sa marche dit en fauchage, marche boiteuse, l’homme serait le chef des mercenaires du groupe Wagner dans la ville de Paoua. Mais chaque jour qui passe, l’homme multiplie des braquages des commerces, des particuliers. Même les autorités locales, les populations ont exprimé leur mécontentement, mais à Bangui, la société Wagner, à travers Monsieur Alexandre Ivanov qui se dit chef. De la « communauté des officiers russes en Centrafrique » tentait de nier ces exactions dans une interview qu’il a accordée à une télévision camerounaise prorusse Africa média. Finalement, vu le nombre des dégâts qu’il a causé, l’homme a été rapatrié à Bangui. Toutefois, on ignore si Monsieur Tintin Alkanto sera réaffecté dans d’autres villes de provinces ou non.
Par ailleurs, on vient d’apprendre une nouvelle exaction des Mercenaires russes dans les localités de Paoua, notamment dans les villages Bebingui, Bemaide 2, Bedaya 2, Bengatoko et Yene.
Rappelons que ces mêmes localités du nord de Paoua ont subi la semaine dernière des exactions des certains hommes armés identifiés clairement comme des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:34:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En préparation pour les Championnats d’athlétisme 2022, Francky Mbotto, âgé de seulement 24 ans, est la plus belle image internationale que peut avoir la Centrafrique.
En effet, ce jeune coureur, spécialiste du 400m et du 800m, a été sélectionné pour être l’un des portes drapeaux de la délégation centrafricaine aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. C’était sa deuxième participation après les Jeux Olympiques de Rio en 2016 où il n’avait pas démérité.
Après avoir consacré ces quatre dernières années à jongler entre sa vie de sportif de haut niveau et d’étudiant pour représenter au mieux son pays à Tokyo, il n’aura malheureusement pas réussi à faire mieux qu’au Brésil. Il a fini 8ème de sa série sur 800m en 1’48’’26. Mais belle consolation, il bat le record du pays. « J’ai explosé mon meilleur temps personnel de deux secondes » se réjouit-il. « Aujourd’hui, je repars de Tokyo, dernier de ma course, mais pourtant quel sentiment d’accomplissement ! La magie des jeux a opéré. Elle me permet de rêver plus grand aux prochains JO. »
Francky Mbotto revient des JO avec le sentiment d’avoir réalisé un rêve. Pourtant, il y a encore quelques années, ce jeune centrafricain ne faisait pas d’athlétisme. Un an et demi avant les JO de Rio, il n’avait jamais enfilé de baskets à pointes de course. Depuis, il représente fièrement la Centrafrique et multiplie les selfies avec les plus grands sportifs de ce monde. Il est la preuve que le sport et les études, sont les meilleurs moyens de devenir de grands hommes de ce monde, et de compter parmi les fiertés de sa nation.
Absent lors de son premier procès à Nanterre, le célèbre chanteur de rumba congolaise, qui louait à l’époque une maison à Asnières pour ses danseuses, s’est âprement défendu devant la cour d’appel de Versailles.
Le 25 octobre 2021 à 22h25, modifié le 25 octobre 2021 à 22h39
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Koffi-Olimide-450×281.jpg” alt=”” width=”450″ height=”281″ />Versailles, le 25 octobre 2021. Koffi Olomidé à la cour d’appel de Versailles, accompagné de l’un de ses avocats, Me Emmanuel Marsigny, où il est jugé pour agressions sexuelles et séquestration. (AFP/Bertrand GUAY)
Cette fois, il ne s’est pas dérobé. Ce lundi, Koffi Olomidé, 65 ans, s’est enfin présenté devant la justice pour répondre des agressions sexuelles dont il est soupçonné. Le chanteur, star de la rumba congolaise, était jugé ce lundi devant la cour d’appel de Versailles pour avoir abusé de quatre de ses danseuses et pour les avoir séquestrées entre 2002 et 2006, dans une maison qu’il louait à Asnières. Lors de son premier procès, en 2019, il n’avait pas montré le bout de son nez. Ce qui n’avait pas empêché le tribunal correctionnel de Nanterre de le juger, et de le condamner à deux ans de prison avec sursis, mais seulement pour atteintes sexuelles sur une des quatre plaignantes, mineure au moment des faits allégués. Mais le parquet, qui réclamait sept années d’emprisonnement, avait fait appel.
Le Mali a déclaré «persona non grata» le représentant spécial de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) Hamidou Boly, «au vu de ses agissements incompatibles avec son statut», a annoncé lundi le ministère malien des Affaires étrangères. Le diplomate, de nationalité burkinabè, «a 72 heures pour quitter le territoire national», explique le ministère dans un communiqué, ajoutant que la décision lui a été notifiée dans la matinée.
centrafrique.org/?p=12201″ target=”_blank” rel=”noopener”/>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/PM-Malien-450×253.png” alt=”Le premier ministre malien au rendez-vous avec le conseil de sécurité de l’ONU, dimanche 24 octobre. PAUL LORGERIE / REUTERS” width=”450″ height=”253″ />Le premier ministre malien au rendez-vous avec le conseil de sécurité de l’ONU, dimanche 24 octobre. PAUL LORGERIE / REUTERS
Le texte ne détaille pas les faits précis reprochés à Hamidou Boly, en poste à Bamako depuis juillet 2019. Cette décision d’expulsion intervient «après plusieurs mises en garde adressées à l’intéressé à travers sa hiérarchie», indique simplement le ministère qui «réitère la disponibilité du gouvernement (malien) à maintenir le dialogue avec la Cédéao et à œuvrer ensemble pour la réussite de la transition».
L’annonce du gouvernement malien a lieu dans un contexte diplomatique délicat, alors que la junte au pouvoir au Mali après deux putschs successifs en août 2020 et mai 2021, affiche de plus en plus clairement sa volonté de reporter les élections présidentielles et législatives devant permettre un retour à un pouvoir civil, scrutins dont la Cédéao exige la tenue à la date fixée. Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la conférence des chefs d’État de la Cédéao, en visite le 17 octobre au Mali, a délivré à la junte au pouvoir un «message ferme» sur la tenue d’élections en février, avait dit à l’AFP un membre de sa délégation.
C’est un projet qui a fait grand bruit dans le petit monde des miniers centrafricains : la refonte du code minier datant de la fin des années 2000. Afin de mieux lutter contre les fraudes, l’Etat planifiait en effet de nationaliser le négoce de pierres précieuses, en créant une société publique aux très larges prérogatives, Gemmes et minéraux de Centrafrique (Geminca, AI du 14/07/21).
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Le projet avait suscité une telle levée de boucliers depuis le mois d’août dernier, notamment dans l’arrière-pays, que le gouvernement avait été contraint de le mettre en stand-by ces dernières semaines. C’est ainsi un nouveau plan qu’a présenté le 8 octobre dernier le président Faustin Archange Touadéra, devant l’Assemblée nationale.
A rebours de ce premier plan, la Geminca redevient, dans la nouvelle mouture, un simple bureau d’achat, au même titre que l’actuel Comptoir des minéraux et gemmes (Comigem) qu’elle sera donc amenée à remplacer. De son côté, le fonds minier – censé financer des programmes de recherche – sera renforcé et les coopératives minières deviendront des sociétés conformes au droit Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). Enfin, l’inspection générale des mines, chargée de lutter contre la fraude, doit également être consolidée. Le projet jouit notamment du soutien de l’USAID, l’agence d’aide au développement américaine, et de la Banque mondiale, très active dans le pays.
Onze civils ont été tués en 48 heures par des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) aux environs de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), malgré l’état de siège auquel est soumis la région, ont indiqué dimanche des sources locales.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/soldats-congolais-450×290.jpg” alt=”Des soldats congolais à Goma, capitale du nord Kivu en RDC” width=”450″ height=”290″ />Des soldats congolais à Goma, capitale du nord Kivu en RDC. CopyrightRuteurs
Les ADF, à l’origine des rebelles musulmans ougandais, sont désormais présentés par l’organisation djihadiste Etat islamique comme sa branche en Afrique centrale.
Des “défaillances au niveau du commandement militaire”
“Nous venons de perdre encore sept personnes dont une femme, massacrées dans le quartier Gala” dans la nuit de samedi à dimanche, a déclaré à l’AFP Lewis Thembo, président de la société civile de la localité de Bulongo, située dans le territoire de Beni, dans la province orientale du Nord-Kivu.
Des boutiques et pharmacie ont été pillées par les “ennemis ADF” qui ont mené l’attaque, selon la même source qui dénonce des “défaillances au niveau du commandement militaire”.
Contacté par l’AFP, le maire de Bulongo Jean-Paul Kahindo a confirmé cette tuerie.
La nuit précédente, quatre civils avaient été tués près de Bulongo, dans une attaque également attribuée aux ADF. Plus tôt dans la journée, l’armée avait indiqué avoir “repéré quatre positions ADF dans le secteur de Ruwenzori et procédé au pilonnage”.
Le Congo est grand (…) c’est difficile de mettre une section de militaires dans chaque village
Général Bertin Mputela, commandant du secteur opérationnel Sokola 1-Grand Nord
“Les rebelles s’en prennent aux civils là où il n’y a pas de militaires”
Depuis le mois de mai, le Nord-Kivu et la province voisine de l’Ituri sont placées en état de siège, une mesure exceptionnelle pour lutter contre les groupes armés, notamment les ADF. Les autorités civiles y ont été remplacées par des officiers militaires et policiers. Cependant, les massacres de civils se poursuivent.
“Les rebelles s’en prennent aux civils là où il n’y a pas de militaires. On les a frappés hier, mais en fuyant, ils ont commencé à déranger la population puisqu’il n’y avait pas de militaires” dans les environs, a dit à la presse le général Bertin Mputela, commandant du secteur opérationnel Sokola 1-Grand Nord.
“Le Congo est grand (…) c’est difficile de mettre une section de militaires dans chaque village”, mais nous faisons de notre mieux pour limiter les dégâts, a-t-il ajouté.
Le porte-parole de l’armée, Antony Mualushayi a de son côté présenté à la presse une femme qu’il a décrite comme de nationalité ougandaise et comme l’épouse d’un haut commandant chargé de renseignements au sein des ADF. Elle a été “capturée avec un bébé ainsi que 14 autres combattants à Kasindi”, à la frontière entre l’Ouganda et la RDC, a-t-il indiqué.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:30:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’arrestation par les Mercenaires russes du général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’État major de l’armée, puis celle du colonel Moussa Kitoko, commandant de zone de défense du nord-ouest, en suite celle du capitaine chef du détachement des FACA à Bria, vient le tour du colonel Rodongo, chef du bataillon de transmission, détaché à Kaga-Bandoro, mais aussi de l’adjudant-chef Guetel, chef de la maison d’arrêt de Berberati. Ils sont actuellement transférés et placés en détention à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui sur instruction ferme des mercenaires russes.
Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens de la société Wagner
Même si certains officiers et sous-officiers ont dénoncé le mois dernier dans un mémorandum la volonté des autorités actuelles d’humilier profondément notre armée nationale à travers les mercenaires russes de la société Wagner, cela semble ne les avoir pas intéressé. Ces derniers, qui déclarent haut et fort qu’ils dépendent que de la présidence de la République, sont en train de constituer leurs propres prisonniers militaires dans la capitale, et ce, sous l’œil bienveillant de l’État major et de la présidence de la République. Mais cela commence à gêner au sein de l’armée.
D’abord, le général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’état-major de l’armée, avait été bizarrement accusé d’avoir fomenté un coup d’État imaginaire. Il a été arrêté par les mercenaires russes et placé en détention à la prison de Camp de Roux avec un dossier judiciaire vide. Par la suite, hors-mis les assassinats, les mercenaires russes sont allés interpellés à Ndélé, le colonel Moussa Kitoko qu’ils l’ont accusé d’avoir vendu des munitions aux rebelles du FPRC. Il a été transféré à la section de recherche et d’investigation à Bangui. Il est en ce moment détenu dans cette section de la gendarmerie sans dossiers judiciaires. Mais quelques semaines plus tard, les mêmes mercenaires russes sont allés à Bria pour interpeller le capitaine-chef du détachement, mais celui-ci avait pris la fuite et regagné la base des Casques bleus de la Minusca. Sous leur pression, la Minusca leur a remis et il a été transféré à la section de recherche et d’investigation à Bangui. Il est en ce moment en détention sans dossiers judiciaire depuis plus de trois mois. Et ce n’est pas fini pour autant! La semaine dernière, les mercenaires de Wagner sont allés à nouveau à Berberati arrêter et transférer à la section de recherche et d’investigation à Bangui l’adjudant-chef Guetel, chef de la maison d’arrêt de Berberati. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont allés à nouveau à Kaga-Bandoro procéder à l’interpellation du colonel Rodongo, chef de corps du bataillon de transmission de l’armée nationale, détaché à Kaga-Bandoro.
Au même moment, à l’État major de l’armée, le chef d’État major et toute son équipe sont plongés dans un étonnant mutisme. Tandis qu’à la présidence de la République, on tente de féliciter les hommes de Wagner. Sur le plan international, la ministre des affaires étrangères madame Sylvie Baïpo Temon , dans une déclaration faite aux médias internationaux, tente de nier la réalité des choses et épingle en même temps dans sa déclaration les soldats FACA, les accusant faussement d’avoir commis des exactions alors qu’en réalité ce sont bel et bien les mercenaires russes de la société Wagner qui sont les auteurs de ces exactions sur la population.
Alors, la question est de savoir si la société russe Wagner confisque -t-elle le pouvoir de l’État en Centrafrique ? La réponse est sans doute oui, car ce sont ces hommes qui contrôlent la justice, l’Assemblée nationale, l’armée nationale, la gendarmerie, les douanes et la présidence de la République.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:25:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le contrôle du palais de la renaissance, de la justice, de la sécurité, de la défense nationale, des douanes, c’est le tour de l’Assemblée nationale, l’une des dernières institutions de la République à passer sous-contrôle de la société de la mafia russe Wagner, et ce, sous la complicité de l’actuel Président de l’Assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji.
centrafricain-Sarandji-qui-remet-la-lettre-de-felicitations-et-dencouragement-au-representant-des-forces-russes-en-Centrafrique-450×338.jpg” alt=”Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique” width=”450″ height=”338″ />Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant de la société Wagner en Centrafrique. CopyrightCNC
C’est à travers son chargé de mission à la corruption, Monsieur Kevin Dimitri Yalangba que le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji compte livrer le secret d’État aux mercenaires russes de la société Wagner.
En effet, suite à son entretien discret avec les « autorités russes » à Bangui, le géographe Simplice Mathieu Sarandji appelle son chargé de mission à la corruption Kevin Dimitri Yalangba de lui faire savoir que désormais il doit collaborer à 100% avec les Russes, que ça soit ceux de leur ambassade, ou ceux de la « communauté des officiers russes en Centrafrique.
« Tout ce qu’ils te demandent à l’Assemblée nationale, tu leur donnes. Tu as maintenant droit à toutes les archives. Je vais en informer tous les directeurs, les chefs des services. Les Russes m’ont informé qu’ils ont besoin de nos archives, et c’est maintenant toi qui t’en charges de travailler avec eux sur ça », soupire discrètement le PAN Simplice Mathieu Sarandji à Kevin Dimitri Yalangba. Ceci dit, toutes les archives de l’Assemblée nationale sont désormais aux mains de la société Wagner. Une vaste mine d’or! Ils peuvent désormais être en possession des nouveaux et anciens textes de loi, des accords internationaux, de coopération… Ils peuvent soumettre la révision d’un tel ou tel accord, d’une telle ou telle loi à leur guise.
Contrairement à ce que la ministre des Affaires étrangères avait déclaré sur les antennes de la radio France internationale (RFI), et la TV5, la société Wagner confisque bel et bien l’autorité de l’État centrafricain. Après l’exécutif et le judiciaire, c’est le législatif. Le tour est joué!
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:51:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le caporal-chef Arsène DEAWENAM a été mystérieusement porté disparu le 17 octobre dernier alors qu’il était en mission de sécurisation de la cérémonie de la journée mondiale de l’alimentation à Boali. Ses parents demandent des explications à l’état-major de l’armée, et les circonstances de sa disparition demeurent mystérieuses. A-t-il été kidnappé par les forces de défense et de sécurité ?
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.” width=”450″ height=”300″ />Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)
Selon l’État major de l’armée, le caporal-chef Arsène DEAWENAM, étant désigné régulièrement dans le service d’honneur pour la Journée mondiale de l’Alimentation(JMA) 2021 à Boali, mais au retour de leur fin de mission, cet élément a été déclaré absent au rassemblement aux environs de 07heures le lendemain. Pendant l’embarquement à 08Heures 30 il n’a pas rejoint Bangui le 18 octobre 2021. Ceci dit, pour l’état-major de l’armée, ce caporal-chef, étant né à Bossangoa en 1986 et de même ethnie avec l’ancien Président de la République François Bozizé, est considéré comme un déserteur. Mais sa famille à Bangui, encore sous le choc, conteste cette version officielle de l’État-major et demande plus d’explication réelle sur sa mystérieuse disparition. D’après elle, soit Monsieur Arsène DEAWENAM est actuellement détenu discrètement dans une prison du régime, soit il a été enlevé et assassiné par les milices du pouvoir. Mais le considéré comme un déserteur, c’est une fausse allégation qui ne correspond même pas à la réalité, car le caporal-chef avait l’habitude de dire qu’il est soldat républicain et non un rebelle à la solde d’un individu.
Pour l’heure, la famille s’active avec un groupe des jeunes à la recherche du caporal-chef à Boali et ses environs. Elle lance un cri de détresse à ses collègues de l’armée nationale et à toute personne de manifester s’ils une brique d’information à son sujet.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:02:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un élément de la police, un taxi et un taxi-moto est survenu ce dimanche 24 octobre 2021 vers 15 heures devant l’agence stratum au centre-ville de Bangui sur l’avenue de l’indépendance.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/interieur-de-larticle-taxi-accident-208×450.jpg” alt=”Bangui, un accident impliquant un élément de la police, un taxi-moto et un véhicule sur l’avenue de l’indépendance fait trois victimes” width=”208″ height=”450″ />Image de l’accident survenu sur l’avenue de l’indépendance au centre-ville de Bangui, le 24 octobre 2021. CopyrightCNC/ D. Y. Ibrahim
Selon les témoins qui ont assisté à la scène, ce dimanche, vers 15 heures, devant l’agence Startime sur l’avenue de l’indépendance au centre-ville de Bangui, un policier de la FICU, dans ses activités de contrôle de routine, a voulu interpeller un taxi mal stationné devant l’agence startime sur l’avenue de l’indépendance au centre-ville de Bangui. Mais le conducteur de taxi, constatant l’arrivée des policiers, a voulu s’éclipser en démarrant en vitesse son taxi. Cependant, l’un des policiers, sur sa moto, qui se trouvait juste à côté de la portière du conducteur, a saisi le volant du taxi pour tenter d’empêcher le véhicule de s’échapper. Ce qui a aussitôt provoqué le dérapage du taxi qui a de facto percuté violemment un taxi-moto de passage, faisant trois blessés graves qui ont été transférés d’urgence à l’hôpital. Au même moment, le conducteur de taxi a été interpellé par les policiers qui l’ont conduit à leur brigade.
Selon les témoins, le policier impliqué dans cet accident serait un élément auxiliaire de la FICU.