Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:50:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une interview accordée à la radio Ndékèluka, l’opposant Jean-Serge Bokassa revient sur le rapport de l’ONG américaine « the Sentry qui a récemment publié un rapport mettant en cause l’entreprise SUCAF pour son appui financier présumée à l’UPC, un groupe armé actif dans la région du centre. Pour l’opposant Bokassa, c’est L’absence de l’état qui a créé justement tous ses désarrois là. « Je pense que ce n’est qu’une conséquence à cela », estime-t-il. Mais pour le magistrat Éric Didier Tombo, procureur général près de la cour d’appel de Bangui, l’opposant Jean-Serge Bokassa est devenu « un avocat de la SUCAF ». Si c’est le cas, il ferait bien qu’il s’inscrive au barreau centrafricain.
Radio Ndékèluka (RNL) : Monsieur Jean-Serge Bokassa bonjour,
Jean-Serge Bokassa (JSB) : bonjour armando
RNL : malgré la reconquête de certaines villes de province par le gouvernement, l’insécurité persiste toujours. Vous dit être profondément touchés par cette situation, comment ?
JSB : je pense que la reconquête telle qu’elle nous est présenté aujourd’hui cache malheureusement bien des réalités. la présence de nos hommes dans les grandes villes bien évidemment à saluer mais la propagande qui entoure cette présence là et fait parfois de bien des mensonges. Les chefs de groupes armés sont malheureusement toujours là. Il n’y a eu aucune prise des poids lourds qui ont toujours mené à la gâchette au bout du canon La danse dans les régions dans lesquelles ils se sont implantés. Donc pour moi j’ai un sentiment très mitigé. Autant je suis poussé à encourager les Faca dans le cadre des missions qui sont des leurres, autant j’exprime quelques inquiétudes quant aux méthodes aussi qui nous parviennent sur la façon dont les choses se font parfois où il semble qu’il y’a beaucoup d’innocents qui laissent leur vie, les rebelles sont toujours là. Peut-être pas dans les grandes villes mais ils sont là.
RNL : vous voulez parler du massacre de Bossangoa ces derniers temps où des jeunes non loin de Bozoum ?
JSB : exactement! Il y’a eu ce massacre à Bossangoa qui a porté à en croire le nombre de victimes à 19 si j’ai une bonne mémoire dont une enquête aurait été ouverte. malheureusement ça fait une enquête de plus, je ne pense pas qu’on aura des suites de cette enquête là comme on n’a pas eu de suite des autres enquêtes. Nous recevons des informations très alarmante des populations qui sont aux abois parce qu’ils ont vu certains de leurs parents être fauché par les mercenaires qui appartiennent au groupe Wagner alors que ce sont des citoyens complètement innocents, ils n’appartiennent pas à ce groupe armés l’a. Donc tous les amalgames qui est entretenue autour de tout cela est très inquiétant.
RNL : messieurs, l’ONG américaine « the Sentry » a récemment publié un rapport mettant en cause l’entreprise SUCAF pour son appui financier présumée à l’UPC, un groupe armé actif dans la région du centre. Comment réagissez-vous à cela ?
JSB : bien évidemment c’est une triste réalité. Après je voudrais aller plus loin dans la réflexion. Comment une entreprise, que ce soit celle-ci ou bien d’autres, lorsqu’elle mène une activité en plein cœur d’un champ ou se trouve des rebelles. Comment doit-elle faire? Alors Loin d’encourager justement le soutien apporté à un groupe armé, je pense que d’ailleurs il faut aller dans le sens des recommandations qui ont été faites dans ce même rapport. L’absence de l’état a créé justement tous ses désarrois là. Je pense que ce n’est qu’une conséquence à cela. Ça peut être ce cas là, il peut y avoir d’autres cas qui ne sont pas révélés, qui n’ont peut-être pas fait l’objet d’enquête. Mais je pense que ce n’est certainement pas le seul des cas. C’est l’absence de l’état qui a entraîné tout cela. Si l’état était présent, je ne pense pas que ce serait retourné vers ce groupe armé là.
RNL : mais avant cela un autre rapport publié par la même organisation a épinglé les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes d’avoir commis des exécutions sommaires des civils. Quelle est la réaction du mouvement Kodro kozo -ti-mo-ni-si que vous dirigez?
JSB : c’est vraiment alarmante. Tout ce qui nous parvient aujourd’hui encore, ce rapport établit des faits aussi graves que ceux-ci. Il serait utile que la justice puisse investiguer. Vous savez, le travail qui se fait sur le terrain se fait à l’abri de tout projecteurs. Il n’y a aucun cadre transparent permettant justement d’apprécier les actes qui sont posés au quotidien, et c’est extrêmement grave. L’assemblée nationale aurait pu jouer un rôle prépondérant en ouvrant justement une enquête parlementaire afin de mettre tout cela en lumière. Il y va quand même de la vie de certains compatriotes. Des vies qui sont fauchés parfois sans aucune raison. Les témoignages qui nous sont rapportés sont extrêmement triste et alarmante. Donc si le peuple centrafricain ne peut plus se confier à son état, s’il ne peut plus se confier à son armée. Vers qui va t-il se tourner? ils fuient les groupes armés est aujourd’hui se retrouve encore en train de fuir les Faca, tout simplement parce que les méthodes utilisées ne sont pas conventionnels. Les FACA n’ont pas été formés pour fonctionner comme des mercenaires. C’est une armée régulière et qui doit fonctionner avec une certaine éthique. Lorsque celle ci disparaît, eh ben elle se retrouve justement au même rang des accusés, à savoir des groupes armés. Bien que l’armée nationale soit appelée la grande muette et qu’elle soit plus sous l’influencé d’un régime plutôt que placer sous le drapeau, à savoir sous la république, je souhaite quand même vivement qu’elle se ressaisisse et qu’elles se départissent de tout ce qui pourrait l’entachée parce que c’est une institution noble à laquelle nous tenons.
RNL : certains partenaires de la république centrafricaine ont suspendu leur aide budgétaire. Une manière pour exiger du gouvernement la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion. Est-ce que cela vous étonne?
JSB : messieurs, cela ne m’étonne pas mais encore une fois vous voyez tous les sujets d’actualité que nous abordons sont des sujets qui nous peinent énormément. Ce besoin de transparence n’est pas simplement attendu par les acteurs de la communauté internationale, le peuple centrafricain aujourd’hui dont je me fais le devoir aussi de faire entendre la voix demande aussi plus de transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est une démarche qui se veut républicaine dans un contexte qui est celui de la démocratie. Cette opacité qu’on a finalement érigée en règle de gouvernance elle est odieuse, elle n’honore pas la république, elle n’honore pas monsieur faustin archange Touadera avec une redistribution des richesses plus équitable avec un respect de la parole donnée, avec un respect justement des engagements que nous prenons, Un respect de nos lois, alors tout cela a disparu.
RNL : mais si vous dites que vous êtes étonnés de la gestion actuelle, mais vous étiez hier cogérant des premières heures du pouvoir de Touadera ?
JSB : oui, vous savez lorsque nous faisons le choix d’aller vers un homme, on le fait sans boule de cristal. On n’est pas censé savoir ce qu’il en adviendra mais justement la présence d’hommes et de femmes de qualité autour de ses leaders là c’est aussi une façon de vouloir sécuriser un tout petit peu la marche de ce dernier. C’est une façon de mettre en place aussi des espèces de garde-fous. Mais bon malheureusement je constate aussi une chose c’est que la plupart de ceux qui l’ont soutenu aux premières heures comme vous l’avez évoqué malheureusement ne sont plus dans le navire.
RNL : Et donc vous balayer du revers de la main la gestion qui se poursuivait à votre époque ?
JSB : disons que je n’ai pas toujours été en phase avec les choix qui ont été opérés. Les choix par exemple d’inviter des représentants de groupes armés à la gestion des affaires publiques ça fait partie justement des points de désaccord qui étaient les nôtres à l’époque. Je suis prêt à faire des concessions pour peu que ce soit utile, pour peu que ces concessions la apporte véritablement la paix. Mais lorsque le gouvernement, l’état centrafricain passe le clair de son temps à faire des concessions avec des groupes armés sans que cela ne remplissent les engagements qu’ils prennent, sans que cela ne puisse même faire des actes posés, des actes de bonne foi. Alors je ne vois pas pourquoi continuer dans cette dynamique là. Les accords de Khartoum où aujourd’hui son rendu caduc par le comportement de tous ses signataires est cosignataire qui ont pratiquement tous rejoint la CPC. Mais vous entendrez encore des sirènes aujourd’hui au sein du gouvernement? Dans les discours du président qui continue de s’accrocher à ces accords de Khartoum. Je fais référence à son discours lors de son investiture où pendant qu’il avait la main levée et juré protection du peuple centrafricain, lorsque dans son discours il dira qu’il s’engage à lutter contre l’impunité, il y avait quand même dans la salle un certain monsieur Michel Djotodia qui a quand même été durant neuf mois à la tête de ce pays dans une transition sanglante, une période des plus sanglantes que nous avons connue en république centrafricaine. Alors à la fin de son discours il aurait peut-être été utile qu’ils puissent procéder directement à son arrestation dans la salle. Pourquoi aujourd’hui la loi devrait être un service à la tête du client?
RNL : vous voulez parler de qui par exemple ?
JSB : je parle de Michel Djotodia
RNL : qui encore ?
JSB : oh! Écoutez nous avons appris récemment que Ali Darassa était convoité par le régime. Ils ont tout fait pour le débaucher de la CPC et le ramener auprès des russes, enfin du groupe Warner. Donc vous voyez ce sont des jeux malsains.
RNL : après votre retrait monsieur Bokassa de la course à la présidence de la république du décembre dernier, vous avez disparu de la scène politique. Quelle est votre stratégie actuelle ?
JSB : il se trouve qu’à cette période là mon épouse s’en est allé. Donc je continue de vivre mon deuil. Ça a été une compagne qui m’a accompagné dans ma lutte politique justement, elle a toujours été à mes côtés et qui a laissé un très grand vide, le temps déjà de faire mon deuil et de cicatriser un peu de cette blessure que ça m’a laissé
Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:31:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quasiment toutes les boutiques ont été cassées et pillées. Selon les autorités locales, il ne reste pratiquement rien pour les populations locales. Les mercenaires de Wagner ont embarqué également trois propriétaires des boutiques à Létélé, et deux autres à Bocaranga à destination de Bangui.
Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
C’était le vendredi dernier. Les mercenaires de Wagner, à bord de leurs pick-up, sont arrivés de passage à Létélé. , située à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga. Mais à la grande surprise de la population, ils ont commencé à piller des boutiques au bord de la route, prétextant chercher des munitions de guerre et des rebelles. Avant leur départ de la ville, ils ont procédé à l’arrestation de trois propriétaires de boutiques. Mais en arrivant à Bocaranga, deux hommes ont également été arrêtés par ces mêmes mercenaires sans motifs. Mais à Létélé, les habitants ont expliqué que ces hommes de Wagner ont agi ainsi en représailles de la mort de quatre de leurs tués dans l’affrontement avec les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Rappelons que durant une semaine, les Mercenaires russes ont mené une opération contre les rebelles de 3R dans des localités du Nord-ouest, notamment dans la Nana-Mambéré, de Lim-Pendé et de l’ouham-Péndé. Plusieurs villages ont été pillés et incendiés, et les habitants, en majorité des Peules, ont également été tués et calcinés, une centaine d’autres portées disparut.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:49:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En rca, les chefs de quartier représentent le premier échelon de l’autorité de l’État au niveau communautaire. Ce qui ouvre la voie à de nombreuses convoitises. Justement, au quartier Ngongono, dans le huitième arrondissement de Bangui, ce vif désir d’être chef de ce quartier a finalement mal tourné à une violente altercation entre l’ancien et le nouveau chef, poussant les forces de l’ordre à intervenir ce samedi 28 août.
Antenne de l’OCRB de Damala. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Depuis quelques mois, après une élection contestée des chefs de quartier organisée par le ministère de l’Administration du territoire, l’ancien Chef du quartier Ngongono 2, nommé KOULAYOM JEROME, qui a beaucoup duré a ce poste, a été destitué au profit d’un nouveau chef. Mais celui-ci n’a pas accepté sa défaite. Malgré la passation de service entre les deux hommes, l’ancien chef garde quand-même le mat du drapeau devant son domicile, et procède même à émettre des convocations pour gérer des affaires courantes dans la zone, et n’hésite pas à s’ingérer dans les affaires des ventes de terrain. Ce qui n’est pas du goût du nouveau chef qui a préférer l’affronter directement.
Ce samedi 28 août 2021, vers 6 heures, le nouveau chef, accompagné d’une foule des jeunes de son quartier ainsi que de son notable, a pris le courage d’aller lui exiger d’enlever le mât du drapeau et d’arrêter avec cette pratique.
Après des échanges houleux, l’un des jeunes a pris son courage d’arracher le mât du drapeau. Ce qui fait monter la tension entre les deux groupes. La femme du chef sortant n’a pas supporté cette réaction et a pris de l’eau chaude du café qu’elle vend devant leur domicile pour verser sur le jeune. Du coup, la tension monte de plusieurs crans, et une foule hostile s’est descendue au domicile de l’ancien chef pour l’agresser ainsi que sa femme, poussant les forces de police du commissariat du huitième arrondissement à intervenir pour faire sortir le chef sortant. Mais vu le volume de l’effectif, les policiers du huitième étaient obligés de faire recourt aux éléments de l’OCRB qui ont réussi a venir rapidement et faire sortir le chef KOULAYOM et sa femme par des coups de feu en l’ère pour disperser cette foule avant de les conduire à la police.
Rappelons que les chefs de quartiers constituent un levier important dans la gestion des conflits locaux. Au quartier Ngongono 2, le chef sortant conteste les élections organisées par la Mairie et le ministère de l’Administration du territoire. Il dénonce la manière dont elles ont été organisées. Ce que dément la mairie et le ministère de l’administration du territoire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Photo-de-famille-de-tous-les-participants-450×338.jpg” alt=”Photo de famille de tous les participants” width=”450″ height=”338″ />Photo de famille de tous les participants. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Le 28 août 2021 s’est tenue, au sein de l’église catholique de Fatima, dans le troisième arrondissement de Bangui, la première cérémonie de remise du certificat de la fin de formation de l’apprentissage de la langue française, organisée conjointement par l’alliance française et la mission logistique française à Bangui, à destination des élèves apprenants de l’alliance française délocalisée hors de sa structure.
Le Directeur Général de l’Alliance Française remet le certificat à une participante
En présence du Directeur de l’Alliance française de Bangui, Monsieur François Wittersheim, du commandant de la mission logistique française à Bangui, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE et l’abbé Médard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Cambodgien en République Centrafricaine, les apprenants ont reçu leur certificat , témoignant leur connaissance en langue française.
Selon le Directeur de l’alliance française, Monsieur François Wittersheim, pour cette première promotion, le nombre des apprenants qui ont reçu leur certificat d’apprentissage est de 60. C’est un bon début, disait-il.
« Pour nous c’était une volonté d’assurer des formation hors les murs de l’alliance française, et de permettre à des communautés de travailler ensemble, notamment la communauté musulmane et chrétienne qui se retrouvent ici à Fatima, et de permettre à ces apprenants de travailler ensemble, d’apprendre ensemble. C’est extrêmement important pour nous , et aussi ce qui est essentiel c’est de faire rayonner l’alliance française hors des murs , hors de son enceinte. Pour la première promotion, ça démarre tout doucement, mais on est à un peu plus de soixante pour finir . Donc c’est une réussite pour nous. On espère et l’on encourage vraiment les auditeurs de venir nombreux à Fatima de s’inscrire à l’alliance française et de pouvoir suivre des cours ici hors de l’alliance. C’est une opportunité pour eux », a indiqué Monsieur François Wittersheim, Directeur de l’alliance française.
Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la Mission Logistique Française remet le Certificat à une participante. Photo CNC
Or pour le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la mission logistique française à Bangui, son institution n’intervient pas directement dans l’apprentissage des élèves, mais par contre donne son appui à l’alliance française et aux cérémonies qu’elle organise.
« Il y’a quelques jours j’étais à l’Alliance française pour la remise des diplômes de langue française, et aujourd’hui je suis à Notre Dame de Fatima. Je suis absolument ravi que ces formations se fassent maintenant hors les murs de l’Alliance française. J’espère que par la suite ça pourrait se faire dans d’autres quartiers de Bangui… Dans la formation à proprement parler, on ne participe pas. En revanche on donne un appui auprès de l’Alliance française dans différents domaines, et quant une cérémonie se fait, comme aujourd’hui, on y participe parce qu’entre autre on développe le principe de la Francophonie qui nous parait extrêmement important », déclare le lieutenant-colonel Thomas Debesse.
Remise du certificat par Medard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Comboniens en République Centrafricaine
Pour les apprenants, à l’exemple de Mademoiselle Olive, cette formation leur a ouvert la porte dans leurs études.
« Pour de rien, j’ai commencé il y’a quelques mois, et aujourd’hui je progresse dans l’expression française, dans la maitrise des locutions. C’est une meilleure chose. Je demande à tous mes amis et les jeunes centrafricains de venir s’inscrire aux cours car ça ne se déroule maintenant hors de l’Alliance française ».
Rappelons que l’Alliance française de Bangui offre plusieurs formation, notamment celle du diplômes d’apprentissage de langue française (DAF) et de diplômes d’étude en langue française (DEF), les tests de connaissance en français (TSF Canada); ainsi que pour les formations suivantes : o Français général
o Français administratif
o Français langue de scolarisation ; o Français bureautique ; o Français secrétariat ; o Préparation examen et concours ; o Anglais ;
o Sango pour les expatriés ; o alphabétisation de niveau zéro à élevé.
Des délégations militaires et des experts de toute l’Afrique se sont déplacés la semaine dernière à Moscou pour assister au salon annuel de l’armement Forum Army 2021. Un moyen pour la Russie de renforcer activement son influence sécuritaire sur le continent.
Dans la foulée immédiate du salon d’armement turc IDEF organisé à Istanbul la semaine dernière, qui avait déjà mobilisé plusieurs délégations africaines (AI du 23/08/21), ces dernières ont largement plébiscité l’International Military-Technical Forum Army 2021. Tout au long de la semaine, la petite localité de Kubinka, située à environ 70 kilomètres de Moscou, a en effet été le théâtre de cet événement organisé chaque année par le complexe militaro-industriel russe, propulsé par les conglomérats géants Rostec, Kalashnikov Concern, Almaz-Antey ou encore United Aircraft Corporation (UAC), et promu à l’international par l’agence à l’export des armements Rosoboronexport.
La tonalité politique de l’événement a été soulignée par un discours du président russe Vladimir Poutine et par une visite du ministre de la défense Sergueï Choïgou. Conçu comme un vaste programme de démonstration de force en l’honneur de l’armée russe, mais aussi comme un divertissement populaire, le forum n’a pas manqué d’attirer en parallèle de nombreuses délégations étrangères, au premier rang desquelles se sont tout particulièrement distingués les officiels africains. Parmi ces derniers, les états-majors en uniforme d’apparat sont venus prendre langue avec les sociétés de défense russes.
Des drones pour Alger
La délégation algérienne, qui représente un des premiers clients africains de Moscou en matière d’armement (AI du 01/07/21), s’est concentrée sur la recherche de drones d’observation et de systèmes électroniques auprès de la firme Radar MMS. Les militaires ouest-africains, venus en nombre, se sont quant à eux surtout intéressés aux centaines de modèles de blindés exposés dans les travées du salon : le constructeur Military Industrial Company, qui a fait du continent une de ses priorités commerciales – en témoigne sa participation au salon ShieldAfrica en Côte d’Ivoire début juin – a ainsi reçu la visite de gradés des Forces armées maliennes (FAMa) et des représentants des Forces armées guinéennes.
La société dirigée par Alexander Krasovitsky vient d’ailleurs tout juste de signer un contrat avec la Zambie pour lui livrer 35 blindés Tigr. La délégation des armées du Congo-Brazzaville s’est aussi mise en quête de blindés légers (APC). Le pays est un client récent de vedettes d’assaut Kalashnikov et entretient des liens sécuritaires de plus en plus étroits depuis 2019, sous l’impulsion du président Denis Sassou-Nguesso (AI du 20/04/21).
Maputo et ses blindés
L’Afrique australe n’a pas été en reste, avec la présence de militaires de l’armée sud-africaine, du Zimbabwe, ainsi que des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM) qui se sont lancées au printemps dans un processus d’acquisition de blindés (AI du 21/04/21) pour faire face à une situation chaotique au Cabo Delgado.
Enfin, des gradés de l’état-major éthiopien ont fait le déplacement pour équiper les Ethiopian National Defense Forces (ENDF) qui ont subi de lourds revers militaires face aux Tigray Defense Forces (TDF). La coalition rebelle continue de progresser en dehors des frontières régionales du Tigray, menaçant de plus en plus le pouvoir fédéral du premier ministre Abiy Ahmed Ali à Addis-Abeba.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:41:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). angui) D’un geste précis et délicat, Debonheur Koli vernit les ongles de sa jeune cliente dans son échoppe poussiéreuse. À Bangui, la capitale centrafricaine, le secteur de la manucure et pédicure, jugé féminin en Occident, est aussi un métier pour les hommes.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-Bangui-450×253.png” alt=”Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons” width=”450″ height=”253″ />À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Debonheur, 27 ans, se penche sur la main tendue d’une jeune habituée du quartier de Ngaragba, au pied des collines de la ville. Il se concentre, applique le pinceau méticuleusement, puis relève la tête, tout sourire. Mission accomplie : le nœud dessiné sur la kératine est parfait.
À « Bangui la coquette », un surnom de longue date donné à la ville pour la douceur de vivre qui la caractérisait jadis, beaucoup de femmes connaissent le jeune homme. « Il met très bien les faux cils et les faux ongles. Chaque fois, tout le monde me demande qui m’a fait ça. J’aime venir chez Debonheur parce qu’après, je me sens belle ! », confie la pétillante Pénina, 23 ans.
Mais ce n’est pas vraiment par passion que Debonheur s’est lancé dans cette activité. « Il n’y a pas de boulot », soupire-t-il. « Si les hommes font les ongles, c’est avant tout pour des raisons financières ».
Dans le deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, meurtri par une guerre civile depuis 2013, le chômage s’élève à 24,2 % et nombre de Centrafricains sont contraints d’entrer dans l’univers de la débrouille pour gagner leur vie, celui de l’économie informelle.
Une petite chaîne hi-fi crachote du rap américain. Un ventilateur rafraîchit quelque peu l’air chaud et humide de la boutique. Debonheur, en jean et t-shirt à l’effigie de Muhammad Ali, s’installe sur son tabouret, devant les murs tapissés d’affiches de vedettes américaines de la musique et de joueurs de football.
L’art de la débrouille
« J’ai abandonné l’école à l’âge de 15 ans parce que le programme de financement d’une ONG s’était arrêté », raconte-t-il à l’AFP.
Dans ce pays perpétuellement en crise, l’accès à l’éducation reste l’un des plus faibles au monde. En 2016, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) notait que 240 000 enfants étaient exclus du système scolaire et que le taux de scolarisation au secondaire était inférieur à 22 %.
Dans ce contexte, beaucoup de Centrafricains tentent la débrouille. Alors que Debonheur se retrouve hors des bancs de l’école, il part de l’autre côté de la rivière à Zongo, en République démocratique du Congo. « J’y ai appris à faire les ongles en quatre mois », déclare-t-il.
De retour à Bangui, il devient marchand ambulant et finit par monter son échoppe en 2019. « J’ai trouvé un emplacement que je paye 30 000 francs CFA par mois (45 euros) et j’ai construit ma cabane dessus », explique-t-il.
Pour s’équiper, il se rend chaque mois « au PK5 », le quartier musulman de Bangui considéré comme le poumon économique de la capitale. « C’est le seul endroit où je trouve les produits dont j’ai besoin comme les faux ongles, la colle ou le dissolvant à un bon prix ».
Économie informelle
Son salaire varie chaque jour : de 2000 francs pour les mauvaises journées à plus de 20 000 les jours de fête ou le week-end, soit entre 3 et 30 euros.
Selon la Banque mondiale, dans le secteur formel, le salaire mensuel minimum s’élève à 36 euros. « Ici, les gens choisissent volontairement le secteur informel, c’est un moyen de maximiser leurs revenus. Et il n’y a pas d’impôts à payer », souligne Médard Gouaye, chercheur à l’université de Bangui, spécialiste de l’économie informelle.
Chauffeur de taxi-moto, vendeur de cartes téléphoniques, de médicaments, fabricant de meubles, briquetier… près de 80 % des jeunes âgés de 20 à 29 ans travaillent dans l’économie souterraine.
Dans les années 70 et 80, l’État était le premier employeur. Mais des décennies de mauvaise gouvernance et les périodes récurrentes d’instabilité et de violence ont rendu l’accès difficile aux emplois du secteur public.
Aujourd’hui, le petit commerce de Debonheur marche bien. Il a formé plusieurs personnes pour répondre à la demande croissante, dont Emmanuel, son frère cadet. Âgé de 25 ans, il rêve de devenir infirmier. « Pour payer mes études, je fais les ongles jusqu’à 11 h au salon de mon frère et je suis taxi-moto l’après-midi », confie-t-il.
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Après la publication du décret portant désignation des membres du comité préparatoire du dialogue conjugué par l’acharnement, la détermination du pouvoir à terroriser les opposants politiques, nombreux d’acteurs ou observateurs de la vie politique centrafricaine s’interrogent sur la nécessité et surtout les chances de réussite de cette assise politique sensée réconcilier le peuple et sceller l’avenir de la paix.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
S’inscrivant dans la logique de ce qui précède, la conférence des présidents de la coalition de l’opposition démocratique a rendu publique la décision N*0125/COD 2020/CP/SEP 2021 du 23 août 2021 fustigeant en substance la volonté manifeste du président de la république à traquer les opposants politiques et par voie de conséquence menace de boycotter le dialogue républicain qu’elle voudrait « inclusif ».
Ce comportement malsain du pouvoir qui lance des signaux « conflictogenes » sont de nature à fragiliser les chances d’une réelle réconciliation qui conditionne une paix durable. À l’occasion, il apparaît important de rappeler que la nation n’a plus droit à l’erreur car l’échec de ce énième dialogue dit républicain conjugué par d’autres tensions confirmerait la désagrégation de la sphère politique et le repli définitif du pouvoir sur soi synonyme de chaos total. Convaincu de la capacité du pouvoir de Bangui de se ressaisir et de réorienter son approche de la notion de la paix, le citoyen lambda s’interroge :
Les inquiétudes légitimes de la coalition de l’opposition démocratique peuvent-elles véritablement fragiliser les chances d’une réconciliation nationale ?
Ces exclusions à desseins ne peuvent-elles pas gripper le processus de réconciliation nationale ?
En d’autres termes, peut-on dialoguer avec soi-même ?
Peut-on effectivement se parler en traquant les uns et en emprisonnant les autres ?
La cour constitutionnelle très respectée par le passé est-elle instrumentalisé pour légitimer la chasse aux sorcières ?
À l’état actuel, quels seront les sorts des recommandations du dialogue si les véritables acteurs de la vie politique sont exclus ?
À défaut d’un médiateur international, le facilitateur de ce dialogue serait-il encore issu des rangs du pouvoir ?
Dans l’affirmative, quelle sera la valeur ajoutée de cette confiscation de la sphère politique ?
L’agenda caché serait-il la modification de la constitution en prévision d’un éventuel troisième mandat ?
Dans ce contexte, l’opposition démocratique boycotterait-elle les assises pour ne pas légitimer une mascarade ou une farce politique ?
La garantie substantielle des libertés fondamentales demeure la séparation de pouvoir…l’allégeance de l’assemblée nationale et de la cour constitutionnelle au pouvoir de Bangui ne constitue t-elle pas un danger pour notre démocratie embryonnaire ?
Au delà des questionnements, nous tenons à souligner que les centrafricains ont de manière pressante besoin de se parler sincèrement pour construire collectivement une nation forte. Cela passe inévitablement par l’apaisement, la décrispation du climat politique pour préserver les maigres acquis de la paix. On ne peut pas assoir son pouvoir par la force en excluant de facto les véritables acteurs politiques car le pouvoir public majoritairement représenté dans le comité de préparation du dialogue imposera sa volonté qui naturellement ne sera pas celle du peuple centrafricain.
Pour finir, nous invitons les autorités de Bangui au « faire-play » politique et d’abandonner cette idée de « rencontre de courtoisie » synonyme de gâchis.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
La décision rendue le 12 août 2021 par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine dans l’affaire qui a opposé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, donne au monde une image sombre de la capacité intellectuelle de l’intelligentsia centrafricaine.
La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction d’un Etat, et cela suppose qu’elle est le sanctuaire qui abrite les plus grands juristes de l’Etat considéré, d’autant plus que ses décisions s’imposent à tous les pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toute personne physique ou morale ; elle est donc le soleil dont les rayons éclairent les gouvernants et les gouvernés sur la bonne marche à suivre dans cet Etat.
C’est pourquoi ses décisions ne doivent pas être rendues à la légère, surtout qu’elles sont, en plus, scrutées par les juristes et les hommes politiques du monde entier.
A l’issue du second tour des élections législatives partielles qui ont eu lieu en République centrafricaine le 23 mai 2021, Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a été élu député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui avec 61,62 % des voix contre 38,38 % des voix obtenues par son adversaire Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI.
Par décision numéro 111/CC//21 du 29 juin 2021, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a proclamé Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA définitivement élu.
C’est dans ces conditions que la décision objet de notre analyse est intervenue.
En effet, par décision numéro 116/CC//21 du 12 août 2021, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a, non seulement annulé l’élection de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA et prononcé sa déchéance de son mandat de député mais surtout, proclamé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI député élu de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui avec 38,38 % des voix.
Il ressort de la décision en cause que la requête dont la Cour a été saisie par Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI porte sur la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député et sur l’annulation de son élection.
Nous allons, à travers l’analyse de la décision susvisée, démontrer que non seulement l’annulation de l’élection de Monsieur Karim MECKASSOUA et sa déchéance par la Cour constitutionnelle ne sont pas justifiées mais surtout la proclamation de Monsieur Ibrahim Alhissen ALGONI comme député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui est un coup d’Etat constitutionnel contre le peuple centrafricain.
L’injustifiable annulation de l’élection de Monsieur MECKASSOUA
Il est important de souligner que l’annulation des résultats d’une élection par la Cour constitutionnelle relève du contentieux électoral, or ce contentieux disparaît avec la proclamation des résultats définitive par cette Cour dans la mesure où il se situe dans une phase qui lui est antérieure.
Ainsi, l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 dispose que « La Cour Constitutionnelle … est chargée de connaître du contentieux électoral ; »
Il se trouve que le cadre du contentieux électoral susvisé est délimité par l’alinéa 3 du même article qui dispose que « La Cour Constitutionnelle est chargée de veiller à la régularité des consultations électorales, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs ».
On remarque à travers ce texte que les éléments relevant du contentieux électoral sont bien énumérés dans un ordre progressif qui termine par la proclamation des résultats définitifs.
En conséquence, le contentieux électoral est purgé avec la proclamation des résultats définitifs des élections par la Cour constitutionnelle.
Cette analyse est confortée par les dispositions de l’article 78 alinéa 1er et 82 alinéa 1er de la loi organique n° 17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle.
En effet, l’article 78 de cette loi organique reprend in extenso les dispositions l’alinéa 3 de l’article 95 de la constitution : « Conformément aux dispositions de l’article 95 de la Constitution, la Cour Constitutionnelle veille à la régularité des consultations électorales, examine les réclamations et proclame les résultats définitifs »
Or, les réclamations visées par le texte susvisé sont portées devant la Cour constitutionnelle par requête et dans un délai limité, ainsi qu’il ressort de l’article 82 alinéa 1er du même texte qui dispose que « Dans tous les cas, la requête doit, à peine d’irrecevabilité, parvenir à la Cour Constitutionnelle dans le délai fixé par le Code électoral ».
Il convient alors de déterminer le délai fixé par le Code électoral pour délimiter le temps au-delà duquel aucune réclamation contre l’élection d’un député n’est plus possible.
L’article 142 du Code électoral dispose que « Tout électeur peut, dans un délai de dix jours après la publication des résultats provisoires par l’A.N.E., contester l’élection d’un député de la circonscription où il est électeur. Les requêtes sont adressées par écrit, pour les électeurs de Bangui, au Président de la Cour Constitutionnelle et, pour les électeurs de provinces, au démembrement de l’A.N.E. dans le ressort duquel s’est déroulée l’élection contestée, pour transmission à la Cour Constitutionnelle. »
Le délai dans lequel la demande d’annulation d’une élection d’un député peut intervenir est donc de dix jours à compter de la proclamation des résultats provisoires par l’A.N. E.
Ainsi, aucune contestation ne peut être élevée au-delà de ce délai.
Par conséquent, aucune annulation d’une élection n’est possible dès lors que la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs d’une élection.
On aurait pu imaginer que la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI s’était limitée à la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA et que la Cour constitutionnelle aurait statué ultra petita, malheureusement cette hypothèse est insoutenable dans la mesure où la Cour indique clairement : « Que le requérant allègue encore que l’article 88 de la loi organique n° 17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle dispose que la constatation de l’inéligibilité d’un candidat est cause d’annulation des élections ».
Le cas d’annulation des élections pour inéligibilité d’un candidat visé par l’article 88 ci-dessus cité, concerne les candidats relevant de l’article 86 de la loi organique qui dispose que « Les candidats proclamés élus restent en fonction jusqu’à ce qu’il soit définitivement statué sur les requêtes en annulation. » ; et dans ce cas, des nouvelles élections sont organisées en application de l’article 87 de la même loi organique aux termes duquel « En cas d’annulation de tout ou partie des élections, le corps électoral est convoqué par décret pris en Conseil des Ministres dans un délai de quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus, sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections. »
Force est de constater que par arrêt du 23 mai 2021, la Cour constitutionnelle avait déjà rejeté la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI contre Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA pour les mêmes élections et avait proclamé Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA définitivement élu ; il s’agit donc de la chose jugée et la règle non bis idem, c’est-à-dire, on ne peut pas juger la même chose deux fois, s’applique pleinement en ce qui concerne les résultats des élections ayant abouti à la victoire de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA.
Qui plus est, cette décision n’est susceptible d’aucun recours en application de l’article 106 de la Constitution qui dispose que « les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours », de sorte que même un recours en révision est impossible.
Il est donc inimaginable qu’une nouvelle requête en annulation des résultats des mêmes élections ait été, dans ces conditions, déclarée recevable par la Cour constitutionnelle.
Pour déclarer recevable la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI, la Cour Constitutionnelle a ainsi motivé sa décision : « Qu’aux termes de l’article 143 du même code : »Les requêtes doivent, à peine d’irrecevabilité, comporter les nom(s), prénom(s) et adresse du requérant, ainsi qu’un exposé des faits et des points de droit sur lesquels il se fonde… »
On peut déjà relever une hésitation à identifier le Code en question dans la mesure où le précédent Code cité par la décision en cause est le Code Pénal centrafricain, et c’est le seul d’ailleurs cité par la Cour constitutionnelle dans son exposé des motifs ; recourir dans ces conditions à la formule « du même code » peut laisser un simple lecteur perplexe.
Pour mieux comprendre le message caché derrière cette formule, il faudra alors remonter à l’article 142 du Code électoral qui dispose que « Tout électeur peut, dans un délai de dix jours après la publication des résultats provisoires par l’A.N.E., contester l’élection d’un député de la circonscription où il est électeur. Les requêtes sont adressées par écrit, pour les électeurs de Bangui, au Président de la Cour Constitutionnelle et, pour les électeurs de provinces, au démembrement de l’A.N.E. dans le ressort duquel s’est déroulée l’élection contestée, pour transmission à la Cour Constitutionnelle. »
La Cour constitutionnelle ne pouvait pas déclarer la requête recevable sur le fondement de l’article 143 du Code électoral et ignorer que cette requête était soumise à la condition de délai définie à l’article 142 du même Code ;
On peut légitimement considérer que la Cour constitutionnelle a délibérément méconnu l’article 142 du texte susvisé, alors que la première question que la Cour constitutionnelle devait se poser était celle de savoir si sa saisine était intervenue dans le délai de recours.
En outre, la Cour constitutionnelle avait déjà, par décision n° 111/CC/21 du 29 juin 2021, déclaré Monsieur Abdou Karim MACKASSOPUA élu avec 61,62 % de voix et rejeté le recours en annulation de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI contre l’élection de ce dernier.
La requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI tendant à la même fin aurait dû être déclarée irrecevable ;
Le moyen tiré du fait que Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI aurait eu connaissance des faits reprochés à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA après la publication de la liste des candidatures par l’Autorité Nationale des Elections ne saurait justifier la recevabilité de sa requête en annulation dès lors que l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021 est définitif et que Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI ne s’est pas prévalu d’un recours en révision dont la voie n’est pas ouverte.
De même, le moyen tiré du fait que la Cour constitutionnelle n’avait pas connaissance du Rapport des Experts du Conseil de Sécurité au moment où elle rendait sa décision le 29 juin 2021 est inopérant dès lors que la voie d’un recours en révision des décisions rendues par la Cour Constitutionnelle n’est pas ouverte, et donc non envisageable.
Il faudra encore une fois de plus être sérieux : où les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours (article 106 de la Constitution) où alors elles le sont à la carte, et dans ces conditions, on crée, plus qu’une instabilité juridique, un capharnaüm juridique.
En tout état de cause, l’annulation des résultats obtenus par Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA à l’issue du second tour des élections législatives partielles de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, est non seulement injustifiable mais également insoutenable.
La motivation par la Cour constitutionnelle de la décision en cause sur sa compétence est aussi curieuse.
Pour se déclarer compétente, la Cour constitutionnelle s’est fondée sur l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016.
En premier lieu, il faut rappeler que la compétence prévue par ce texte concerne, ainsi que nous l’avons démontré plus haut, les contentieux des opérations électorales ; or ces contentieux se situent en amont de la décision de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021 qui avait déclaré Monsieur Abdou Karim MECKASSOPUA élu avec 61,62 % de voix.
En conséquence, la compétence de la Cour constitutionnelle en matière du contentieux électoral ne saurait justifier sa décision n° 116/CC/21 du 12 août 2021 ayant annulé les résultats proclamés par sa propre décision du 29 juin 2021
En deuxième lieu, la déchéance d’un député définitivement élu de son mandat ne relève pas du contentieux électoral, et l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 ne donne nullement à la Cour Constitutionnelle le pouvoir de nomination d’un député.
La déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député est donc injustifiée.
L’injustifiable déchéance de Monsieur Karim MECKASSOUA de son mandat de député
Il est important de savoir que la déchéance d’un député définitivement élu ne peut pas être prononcée par la Cour constitutionnelle tant que ce dernier n’a pas été jugé et condamné par une décision devenue définitive.
En effet, la problématique de la déchéance d’un député est prévue par l’article 141 du Code électoral qui dispose que « Si un candidat se trouve dans un cas d’inéligibilité postérieurement à la publication de la liste définitive des candidatures, en raison d’une condamnation devenue définitive, prononcée à son encontre pour tout autre motif, la Cour Constitutionnelle, saisie par l’ANE ou toute partie intéressée, décide de sa déchéance comme candidat ou élu. »
Il ressort très clairement de ce texte que la déchéance d’un élu, c’est-à-dire d’un député ne peut être prononcée qu’en cas de condamnation définitive ; ce qui signifie que même si le député est condamné, tant que la décision de condamnation n’est pas devenue définitive, la Cour Constitutionnelle n’a pas le droit de prononcer sa déchéance.
Et pourtant, la Cour constitutionnelle a visé cet article 141 du Code électoral pour justifier la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, alors qu’elle n’a cité aucune décision judiciaire ayant condamné ce dernier.
Il n’est donc pas établi que Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA ait fait l’objet d’une condamnation devenue définitive.
En conséquence, la décision de la Cour Constitutionnelle est en contradiction avec le texte sur lequel elle s’est fondée, laissant ainsi apparaître un manque de cohérence juridique.
On est alors tenté de se demander si les juges qui ont rendu cette décision ont bien compris la portée des textes qu’ils ont visés.
Pour déchoir Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député, la Cour constitutionnelle a fait valoir un rapport du Groupe d’Experts des Nations-Unies et un avis de poursuite judiciaire d’un juge d’instruction : « Considérant que le requérant produit à l’appui de sa saisine en déchéance du député Abdou Karim MECKASSOUA, un Rapport du Groupe d’Experts du Conseil de Sécurité des Nations Unies daté du 25 juin 2021 et un avis de poursuite judiciaire du Cabinet d’Instruction n°1 pour complicité d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat – Complicité d’association de malfaiteurs – Complot et complicité de vol à main armée ; Considérant que ce Rapport des Experts du Conseil de Sécurité fait mention aux pages 10 et 11, paragraphes 25 à 28, du rôle joué par Abdou Karim MECKASSOUA avec les groupes armés ; Que ce rapport mentionne que Abdou Karim MECKASSOUA avait poussé les groupes armés et l’entourage de François BOZIZE à lancer une offensive militaire pour destituer le régime en place ; »
Cette considération est une méprise flagrante du sacro-saint principe de la présomption d’innocence garantie par la Constitution centrafricaine dont la Cour constitutionnelle est censée être la gardienne.
Aux termes de l’article 4 alinéa 1er de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 « Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure judiciaire lui offrant les garanties indispensables à sa défense. »
Comment peut-on, en présence d’une telle disposition constitutionnelle aussi limpide, se contenter d’un simple rapport des Experts du Conseil de sécurité qui n’est même pas une résolution du Conseil de sécurité encore moins une décision de justice et d’un simple avis de poursuite d’un juge d’instruction, pour retenir quelqu’un dans le lien de la culpabilité ?
La Cour constitutionnelle a, enfin, fait valoir les articles 28 alinéa 1 et 3 de la Constitution et 134 du Code électoral, alors que ces articles concernent les critères d’éligibilité qui sont appréciables au stade de la candidature, ainsi que le spécifie le texte de l’article 134 susvisé : «« Ne peuvent être candidat(e)s aux élections législatives que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes :-être de nationalité centrafricaine ; – être âgé(e) de vingt-cinq ans au moins le jour du dépôt du dossier de candidature ; être inscrit(e) sur la liste électorale définitive ; n’avoir pas fait l’objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante ; jouir de ses droits civiques ; jouir d’une bonne santé mentale et physique ; être de bonne moralité. »
Or non seulement la candidature de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a été admise par l’ANE et validée par la décision de la Cour Constitutionnelle du 27 novembre 2020 mais surtout, il a été élu député et son élection a été également validée par la décision de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021.
C’est pourquoi l’article 141 du Code électoral vise les cas d’inéligibilité qui se révèlent après l’élection d’un député.
Il y’a une nuance entre quelqu’un qui est éligible et quelqu’un qui est élu. Quelqu’un qui est éligible est un simple candidat qui peut ne pas être élu, alors que l’élu est un candidat qui a recueilli les suffrages des électeurs.
En conséquence, le problème de Monsieur Karim MECKASSOUA ne se pose plus en termes d’éligibilité mais en termes de déchéance qui est prévue par l’article 141 du Code électoral.
C’est donc au regard de ce texte qu’il aurait fallu apprécier la déchéance ou pas de ce dernier.
Etant donné que Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA est en droit de bénéficier de la présomption d’innocence garantie par la Constitution centrafricaine, sa déchéance prononcée par la Cour constitutionnelle en l’absence de toute condamnation définitive est manifestement illégale et anticonstitutionnelle.
L’inadmissible proclamation de Monsieur Ibrahim ALGONI député en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA.
Aux termes de l’article 68 de la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016 « Le Peuple Centrafricain élit, au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans, des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de DEPUTE. Chaque Député est l’élu de la Nation. Le mandat du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale, la démission, la radiation ou la déchéance dudit Député »
L’article 4 alinéa 2 de la Loi Organique n° 17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose : « Toutefois, en cas de vacance d’un ou de plusieurs sièges en raison d’une annulation, de cumul de fonctions, d’une déchéance, de la radiation, ou d’un décès, il y est pourvu dans les conditions fixées par les textes en vigueur. »
Et l’article 5-2 de la même loi organique dispose que « le député titulaire dont le poste devient vacant pour cause d’empêchement définitif est remplacé par son suppléant ; »
Ce texte est clair et ne prête à aucune interprétation.
Or par son arrêt du 12 août 2021 en cause, la Cour constitutionnelle a proclamé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI élu, avec 38,38 % des voix, député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA élu avec 61,62 % alors que Monsieur Al Hissen ALGONI n’est pas son suppléant.
Et même si le suppléant de Monsieur Karim MECKASSOUA était également dans l’impossibilité d’exercer son mandat, il faudrait organiser des élections partielles pour pourvoir à son siège ainsi que le prévoit l’article 5-3 de cette loi « lorsque le député titulaire et son suppléant sont placés tous les deux dans un cas d’empêchement soit définitif, soit temporaire de plus de six (06) mois, il est procédé à des élections partielles pour pourvoir au siège resté vacant. »
Il s’agit là d’un coup de force inadmissible, un véritable coup d’Etat contre le peuple centrafricain, une forfaiture.
Comment une Cour constitutionnelle peut- elle aller jusqu’à ce niveau ?
En ayant fait aucun effort pour donner, ne fusse que, l’impression d’une décision digne d’une Haute cour, les auteurs de la décision rendue le 12 août 2021 ont fait perdre à la Cour constitutionnelle centrafricaine toute sa crédibilité.
Dans un communiqué publié le 29 juin 2021, le ministère centrafricain de la défense indiquait dans : « Il ne fait pas de doute que cette publication calomnieuse fondée sur des preuves fabriquées et non vérifiées est une stratégie qui vise d’abord à saper le moral de nos troupes mais aussi à amener les Nations unies à prendre des sanctions contre les alliés russes, dont la mission de rétablissement de l’autorité de l’Etat compromet assurément l’action des rebelles qui sévissent dans nos provinces en violation flagrante des dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine. »
Ce communiqué fait allusion au rapport des Experts des Nations-Unies dont le gouvernement centrafricain a rejeté les conclusions.
Or la Cour constitutionnelle centrafricaine vient de valider ce rapport en s’en prévalant pour rendre sa décision du 12 août 2021, et ce faisant, elle a complètement fragilisé la position politique et diplomatique du gouvernement centrafricain sur le plan international.
Le droit est une arme redoutable de défense en temps de paix, mais lorsque celui qui a le pouvoir de l’exercer ne le maitrise pas, il peut le transformer en une bombe atomique qu’il retourne consciemment ou inconsciemment contre sa propre communauté.
A un certain niveau de responsabilité, on ne doit pas se croire tout permis, car les actes que l’on pose peut engager toute une nation.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 août 2021, 02:54:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis que Ousmane Balla plus connu sur le sobriquet de Abba Big Boss a décidé de quitter le camp présidentiel sous la supervision de Sani Yalo, il est devenu l’un des ennemis publics activement recherchés par le pouvoir.
Devenue un soutien indéfectible de Karim Meckassoua dont il a contribué à sa réélection en tant que député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, la vie de sieur Ousmane Balla a basculé depuis le départ de son leader en exil.
Il fait partie des sept personnes les plus recherchées par le régime de Bangui qui ont lancé les Mercenaires russes à leurs trousses. Dans sa fuite, il a réussi à atteindre la frontière camerounaise, mais pour être aussitôt cueilli par les autorités locales de Garoua-Boulaï.
D’après nos informations, Bangui fait des pieds et des mains que ce soutien de Meckassoua lui soit livré. Nul n’ignore le sort qui lui sera réservé comme ces dizaines de personnes qui ont disparu ou été assassinées de façon extrajudiciaire.
Aux dernières nouvelles il serait encore entre les mains de la gendarmerie camerounaise. La chasse aux sorcières est sans limites. À quand la fin ?
Dieu seul le sait !
Il est à noter que Monsieur Karim Meckassoua, député du deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui a été destitué de son titre de député le 12 août dernier, Convoqué le 16 août devant un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bangui, Monsieur Karim Meckassoua avait quitté discrètement Bangui pour l’Europe à la veille de sa convocation. Depuis son départ, ses soutiens sont activement recherchés à Bangui comme en province.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 août 2021, 02:37:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est à un discret jeu de chaises musicales que s’est attelé le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra dans la torpeur du mois d’août. Les poids lourds de l’ancien gouvernement de Firmin Ngrebada, qui avaient été éconduits par le nouveau premier ministre Henri-Marie Dondra lors du remaniement du 23 juin, ont trouvé un point de chute au Palais de la Renaissance.
Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
Ainsi, l’ancien ministre des mines Léopold Mboli-Fatrane pourra toujours garder un œil sur la controversée réforme des mines en tant que conseiller aux ressources naturelles. Ce poste était précédemment occupé par son successeur au gouvernement, Rufin Benam Beltoungou.
Même échange de bons procédés avec l’ancien ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara qui prend la tête du renseignement et de la documentation d’Etat, laissée vacante par son successeur à l’intérieur Michel Nassin. Ce service de 25 personnes est contrôlé par un instructeur russe, ancien agent du renseignement militaire, le GRU, et connu sous l’identité de colonel Vassili.
L’ancien ministre de l’agriculture, Honoré Feizouré, conseillera le président en matière de développement rural, et Gina Lawson-Rosalem, qui avait le portefeuille de l’urbanisme, continuera de travailler sur ce sujet au Palais de Renaissance.
Seul Firmin Ngrebada, un temps pressenti pour rejoindre la présidence en tant que conseiller spécial, ne retrouve pas de poste au sein de l’exécutif. L’ex-premier ministre doit désormais se contenter de son seul mandat de député de Boali.
Dans le village de Bossongo Café, à 55 km de Bangui axe Mbaiki, les habitants ont été victimes d’inondations à la suite du manque d’un système de canalisation et d’évacuation d’eau dans le village.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/bossongo-cafe-450×300.jpg” alt=”Distribution de kits non alimentaires aux sinistrés de Bossongo Café sur l’axe Bangui-Mbaïki, 25 août 2021. Crédit: Service Communication OIM centrafrique.” width=”450″ height=”300″ />Distribution de kits non alimentaires aux sinistrés de Bossongo Café sur l’axe Bangui-Mbaïki, 25 août 2021. Crédit: Service Communication OIM Centrafrique.
Ce lundi 25 août 2021, 71 ménages ont reçu une assistance en matériels essentiels de ménage de la part de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à travers son partenaire d’exécution d’activités Collectif pour la Paix pour le Centrafrique (CPCA). Le Kit est composé d’un seau de 15 litres et d’un bidon d’eau de 25 litres, de savon, d’une moustiquaire, d’une natte, d’une couverture, d’ustensiles de cuisine et d’une bâche. La distribution de ces matériels a été précédée d’une séance de sensibilisation au respect des mesures barrières à la pandémie de Covid-19 et la remise d’un kit de protection.
Sephora Bagaza est l’une des victimes de ces incidents. Elle ne cache pas son soulagement à la suite de la réception de ces kits et insiste pour qu’une solution durable soit trouvée à ces problèmes d’inondations dans la localité. Elle appelle le Gouvernement à la construction de canaux dans le village pour évacuer les eaux.
« Nos plaintes ont été prises en compte par l’OIM et c’est pourquoi ils ont été assistés ce jour les sinistrés de mon village. Nous sommes reconnaissants de ce geste », a déclaré Ludovic Limpo, le Chef du village. À partir du moment où tous les besoins de ces victimes ne sont pas encore couverts, ce dernier lance l’appel au Gouvernement afin de leur venir en aide.
L’OIM a pour mission d’assister et appuyer les différents Gouvernements dans la promotion des migrations régulières et ordonnées. Dans le contexte en République Centrafricaine marqué le plus souvent par les mouvements des populations du fait des violences armées et des catastrophes naturelles, elle apporte aussi son soutien aux ménages victimes des conséquences de ces incidents. « Lorsque le déplacement d’une population est forcé par une catastrophe naturelle comme une inondation, celle-ci est exposée à une grande vulnérabilité. Il en a été malheureusement et récemment le cas pour une partie des habitants du village de Bossongo Café qui ont perdu leurs abris et des matériels essentiels aux ménages », déclare Daniele Viviani ; Coordonnateur des Urgences de l’OIM en Centrafrique. « L’assistance fournie à ces familles vise à améliorer leurs conditions. C’est une réponse d’urgence réalisée avec le soutien du Bureau de USAID pour l’Assistance Humanitaire », ajoute-t-il.
Le 18 juillet 2021, le village de Bossongo Café a enregistré de pluies diluviennes à l’origine des inondations dans plusieurs parties de la localité. Plus de 70 cases se sont écroulées du fait cette inondation et de nombreux biens indispensables à la vie en famille ont été détruits et perdus. Depuis la date de ces événements, les victimes n’avaient pas encore reçu d’aide. Le village est souvent frappé par ces cas d’inondation.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 28 août 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). En obtenant le renouvellement de son contrat de protection des infrastructures de la mission des Nations unies (Minusca), Croisement SA, filiale de la holding BBS de l’homme d’affaires burkinabè Arouna Nikiema, confirme son influence en Afrique centrale. Le groupe est déjà très actif en Afrique de l’Ouest.
Bambari-450×301.jpg” alt=”Une base de la MINUSCA, à gauche, située derrière l’aérodrome de Bambari, en République centrafricaine.” width=”450″ height=”301″ />Une base de la MINUSCA, à gauche, située derrière l’aérodrome de Bambari, en République centrafricaine.
Les Nations unies ont renouvelé fin juillet leur confiance à la société de sécurité privée centrafricaine Croisement SA, qui va continuer à assurer des missions de gardiennage non armé au profit de la Minusca. La firme va ainsi empocher sur deux ans plus de 7 millions de dollars pour surveiller l’ensemble des sites de la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique, dans le cadre d’une reconduction du contrat signé en 2017.
Fondé en 2015, Croisement – qui assure également la sécurité de TotalEnergies en RCA – est dirigé par Christian Perrière, un ex-officier français, mais son conseil d’administration est surtout présidé par Arouna Nikiema, ancien juriste d’affaires qui a fondé à Ouagadougou en 1996 la Brigade burkinabè de surveillance (BBS). Constituée en holding, BBS se concentre sur la sécurité privée, mais également le convoyage de fonds et la sûreté, à travers sa filiale centrafricaine Croisement et ses entités burkinabè BBS First Security, Burval et Bureau Suretas.
Pour faire fructifier ses activités dans plusieurs pays du continent – Burkina Faso, Mali, Guinée, Côte d’Ivoire, Togo -, Arouna Nikiema s’appuie sur ses influents réseaux, qui reposent notamment sur ses fonctions de président de la Confédération africaine des activités privées de sécurité (CAAPS). En 2012, il a par ailleurs créé l’Académie de sécurité professionnelle (ASP) destinée à rationaliser la formation des vigiles burkinabè employés par les centaines de sociétés privées ayant rapidement essaimé au cours de la dernière décennie. Enfin, l’homme d’affaires s’est également investi dans des opérations philanthropiques gérées par la Fondation Nikiema Arouna (FNA) pour les secteurs de l’éducation et de la santé au Burkina Faso.
Henri Claude Oyima est le PDG de BGFI Holding Corporation. Le groupe BGFIBank pose un pied à Bangui en établissant un partenariat stratégique avec Commercial Bank Centrafrique. Une présence qu’il entend consolider en entrant prochainement au capital de l’ex-filiale du groupe Fotso.
Commercial Bank central african (CBCA)
L’audience du 16 août que Faustin Archange Touadera a accordée à Henri-Claude Oyima avait officiellement pour objet la présentation du partenariat stratégique que BGFIBank vient d’établir avec Commercial Bank Centrafrique (CBCA). Lequel consiste en une assistance technique pour cette ancienne filiale du groupe Fotso que l’État centrafricain a réussi à restructurer.
Mais le patron du groupe bancaire panafricain a fini par dévoiler la véritable raison de son entrevue avec le président centrafricain. « Nous réaffirmons notre volonté d’accompagner fortement la CBCA qui n’est plus orpheline, mais une banque qui va désormais rentrer dans un groupe international implanté dans 11 pays… », décline Henri-Claude Oyima, accompagné pour la circonstance de Hervé Kogboma Yogo, le DG de CBCA, devant les caméras de la télévision publique.
Il n’en fallait pas davantage pour que le débat sur l’entrée de BGFIBank en RCA s’enclenche. D’autant que Bangui, qui souhaite réduire sa présence au tour de table, a reçu quelques offres sans consistance et que la banque s’apprête à effectuer une augmentation de capital pour renforcer ses fonds propres entre autres et être dans la norme communautaire de 10 milliards de F CFA.
Discussions
« Nous allons effectivement aller au-delà du partenariat établi pour faire une entrée dans le capital », confirme Henri-Claude Oyima contacté par Jeune Afrique. Pour ce faire, le groupe panafricain est en discussions avec Bangui pour racheter une partie des 85 % des parts détenues par l’État centrafricain. « Les autorités centrafricaines souhaitent que tout soit achevé en fin septembre », ajoute Oyima.
Dans ce laps de temps, il faudra réunir les conseils d’administration et assemblées générales des différentes parties pour adopter l’opération et transmettre le dossier d’accord à la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), le régulateur, pour validation.
Projet d’entreprise
Si le patron gabonais ne donne aucune indication sur le pourcentage qui l’intéresse, il tient néanmoins à préciser : « Il va sans dire que notre entrée dans le capital fera de nous l’actionnaire de référence.»
Avec ce nouveau coup, le groupe BGFIBank -dont le bilan total s’élevait à 3517 milliards de F CFA (5,36 milliards d’euros, soit une hausse de 12 %) en 2020, pour un bénéfice de 44 milliards de F CFA (+114 %) et un produit net bancaire de 197 milliards de F CFA – poursuit son expansion au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) où seul le Tchad lui résiste encore.
NOUS FERONS DES ACQUISITIONS SI DES OPPORTUNITÉS SE PRÉSENTENT OU NOUS ESSAIERONS DE FONDER DES BANQUES À PARTIR DE RIEN
Cette action s’inscrit dans le cadre du cinquième pilier de son projet nouveau d’entreprise « Dynamique 2025 » portant sur le développement du groupe. « Cela implique que nous ferons des acquisitions si des opportunités se présentent ou nous essaierons de fonder des banques à partir de rien », assure Henri-Claude Oyima.
Bangui ( République centrafricaine ) – Hissène Habré, ancien chef d’État du Tchad, a été inhumé à Dakar jeudi après avoir succombé au Covid-19 dans un hôpital dakarois, alors qu’il était en détention dans le pays depuis son procès.
C’est à la Mosquée Omarienne, située sur la corniche ouest de Dakar, que la levée du corps d’Hisséne Habré a eu lieu. Entre famille proche et curieux, la prière mortuaire a précédé le départ du cortège funèbre vers le cimetière musulman de Yoff. Pour certains Sénégalais comme Ousmane Sylla, le défunt chef d’Etat tchadien devait être inhumé chez lui.”J’aurais préféré le voir au Tchad, pour qu’il puisse recevoir les honneurs et tout ce qui va avec parce que quoi que l’on puisse dire c’est un ancien chef d’État. Mais bon il faut aussi reconnaître que c’est une situation assez complexe et c’est le Sénégal qui s’est porté garant dans bien des choses”, dit-il.Pour Abdallah Fall, le Sénégal a une réputation qui l’oblige à faire bonne figure dans ce genre de cas. Selon lui, le fait d’inhumer Hissène Habré au Sénégal n’a rien d’extraordinaire.”Notre pays a toujours été une terre d’accueil pour les peuples et personnalités en difficulté. On l’a vu Avec le peuple libanais, les Haïtiens et j’en passe. Il faut savoir que la diplomatie sénégalaise est très stratégique sur beaucoup de questions et tout Sénégalais doit en être fier”, affirme-t-il. “Ce n’est pas la première fois qu’un chef d’État est inhumé au Sénégal. Amadou Ahijo, ancien président du Cameroun, repose ici au cimetière musulman de Yoff”, ajoute-t-il.Hissène Habré a été inhumé au cimetière musulman de Yoff à Dakar. C’est dans la capitale sénégalaise qu’il avait été accueilli à la chute de son régime et c’est aussi ici qu’il a finalement été jugé et condamné par les Chambres africaines constituées exceptionnellement pour son procès.
Lors du sommet de la Conférence internationale pour l’Afrique des Grands Lacs le 13 septembre en Angola, la crise centrafricaine sera au centre des débats. En attendant, Luanda s’active pour régler au plus vite le casse-tête que représente François Bozizé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé
Lors du sommet de la Conférence internationale pour l’Afrique des Grands Lacs le 13 septembre en Angola, la crise centrafricaine sera au centre des débats. En attendant, Luanda s’active pour régler au plus vite le casse-tête que représente François Bozizé.
Selon nos informations, la diplomatie angolaise n’a pas coupé le contact avec François Bozizé, réfugié depuis huit mois dans le maquis centrafricain, d’où il coordonne officiellement la Coalition des patriotes pour le changement (CPC, alliance de groupes armés). Les échanges sont encore réguliers entre l’ancien président et les équipes du président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo.
Ce dernier est la cheville ouvrière de Luanda, qui prépare activement le sommet de la Conférence internationale pour l’Afrique des Grands Lacs (CIRGL,
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:21:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le massacre de Bambari, dans l’Ouaka, et de Bossangoa, dans l’Ouham, les mercenaires russes de la société Wagner sont en train d’exterminer la population peule du Nord-ouest. On parle d’au moins 40 morts, dont une famille complète, une dizaine arrêtés et transférés à Bangui, puis une centaine portée disparue dans un total anonymat. Un véritable génocide avec la complicité des autorités actuelles.
Des peuls éleveurs
Depuis la semaine dernière, au moins 700 mercenaires russes de la société Wagner ont mené une offensive musclée contre les positions de 3R dans le Nord-ouest. Des combats ont été signalés dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré, de Lim-Pendé et de l’Ouham-Péndé, notamment à Bouzou, Sanguèrè, Tourwa, Sabewa et Babba, situées proche de la frontière avec le Cameroun.
Mais dans le village Iya Djabbo, une dizaine des éleveurs peuls ont été tués le lundi dernier. Parmi les victimes se trouvait 3 corps d’une famille entière : deux enfants âgés d’une dizaine d’années, puis leur mère. Mais le père de la famille, Monsieur Hamadou Town Ngam n’était pas au campement ce jour, il a eu la vie sauve. Il lance vibrant appel à leur honorable Aladji Abbou, député de koui de leur venir en aide.
« puisque le temps de campagne électorale c’était vous qui nous aviez demandé de voter pour Touadera. Nous avions fait comme vous l’avez souhaité. Mais c’est malheureusement encore nous qui sommes ciblés aujourd’hui par Touadera « , a-t-il précisé dans le fichier audio.
Cependant, à Bouzou et à Sanguèrè Tourwa , les mercenaires russes ont fait vraiment de carnage. Des femmes, des enfants et de cheptels de bœufs ont été littéralement massacrés. Des corps ont été laissés pourrir sur le sol. Incroyable!
Pendant ce temps, au moins 10 autres jeunes garçons peuls ont été arrêtés par les mercenaires russes et transférés à Bangui ce mercredi 25 août.
Dans ces localités, on dénombre au moins une centaine des sujets peuls portés-disparus. On ignore s’ils sont en exil ou morts.
Mais à Bangui, on ne parle jamais de ce massacre, pour ne pas dire le génocide qui est en cours de production sous les yeux des autorités actuelles. Comme les rebelles de 3R sont en majorité des Peuls, les mercenaires russes considèrent tous les Peuls comme des rebelles. Leurs villages doivent être rayés de la carte. En plus, la Minusca n’a pas de visibilité sur ces actes criminels commis par ces mercenaires de Wagner.
Dans une requête introduite devant la cour constitutionnelle, l’opposant Joseph Bendounga, député de Bimbo 3 demande aux juges de la cour l’annulation du décret portant nomination et confirmation des membres du gouvernement Dondra 1. Il accuse également le chef de l’État Faustin Archange Touadera de violation flagrante des dispositions constitutionnelles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Le-depute-de-Bimbo3-Joseph-Bendounga-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-450×338.jpg” alt=”Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale” width=”450″ height=”338″ />Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Photo CNC
« Attendu que par décret 21.146 du 03 juin 2021 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement, Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République s’est rendu coupable de plusieurs et très graves violations des dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 ainsi que celles de la loi n 16.004 instituant la parité entre les hommes et les femmes en République Centrafricaine »,affirme la requête introduite le 16 août dernier à la cour constitutionnelle par le député Joseph Bendounga, et reçu une semaine plus tard par la rédaction du CNC.
Selon le député Bendounga, « en nommant dans le gouvernement des chefs rebelles, leurs représentants ainsi que leurs complices dont quatre sont des proches du chef de guerre de la coalition SELEKA, Michel DOTODIA AMNODROKO à savoir Arnaud DJOUBAYE ABAZENE à la justice, Herbert Gontran DJONO-AHABA au transport, GUISMALA AMZA au travaux publics, Gilbert TOUMOU DEYA comme ministre délégué au DDRR, Dame Léa MBOUA KOYASSOUM DOUMTA au commerce, AMIT IDRISS aux eaux et forêt, Hassan BOUBA à l’élevage et autres : le Président Faustin Archange TOUADERA viole les articles 23, 28 et 38 de la Constitution du 30 mars 2016 ».
Et ce n’est pas tout! L’opposant a ainsi affirmé « qu’en nommant ministres Sieurs Jean Claude Rameaux BIRO à la sécurité publique, le Général Michel Nicaise NASSIN à la défense, Docteur Serge Gislain DJORIE à la communication et porte-parole du gouvernement, Arthur Bertrand PIRI à l’énergie et à l’hydraulique et Jean Laurent BISSA MAGALE à l’enseignement supérieur, tous ngbaka-mandja de Damara comme lui relève du népotisme à outrance et constitue la violation du serment du Président de la République ».
Et sur la parité homme/femme, l’opposant a indiqué qu’en nommant sept femmes ce qui fait 21% sur les 33 ministres qui composent le gouvernement DONDRA et qui est inférieur à 35 % exigé est aussi une violation grave des dispositions constitutionnelles.
En tout, l’opposant Bendounga a affirmé que le Président TOUADERA a fait la part belle à son ethnie ngbaka-mandja de Damara en nommant six (6) comme ministres, Que le décret querellé viole les dispositions constitutionnelles.
En conséquence, l’opposant demande à la cour constitutionnelle de déclarer inconstitutionnelle le décret Nº21.146 du 03 juin 2021 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement, et ordonne son annulation.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:06:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le bilan définitif de l’explosion de deux mines terrestres dans la localité de Ngaoundaye, dans le Nord-ouest, qui était au départ deux morts a été revu à la hausse. Il s’élève désormais à quatre morts.
des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
Rappelez-vous, le mercredi 25 août dernier, peu avant midi, la première explosion a eu lieu sur l’axe Ndim à Ngaoundaye. La victime est un conducteur de taxi-moto. Il transportait un fût de l’essence lorsque sa moto était sautée sur une mine. La moto calcinée avec le fût de l’essence. Quant au conducteur, il est mort plus tard à l’hôpital de Dim. Vu l’état du corps, il a été enterré le même jour à Ndim en présence du maire de la ville. Pendant ce temps, à BHOLARA, sur l’axe Ngaoundaye Paoua, trois jeunes sur une moto ont également sauté sur une mine. Le conducteur est mort sur le champ, tandis que les deux passagers ont été grièvement blessés et transportés à l’hôpital. Ils sont morts de suite de leur blessure. Ce qui porte le bilan à quatre morts le lendemain.
Pour l’heure, il est difficile de déterminer avec exactitude les auteurs de ces actes. Il s’agit des rebelles ? Il s’agit des Mercenaires russes ? Il revient à la Minusca de déterminer l’origine de ces engins explosifs qui ont déjà causé la mort de plusieurs personnes innocentes.
Rappelons qu’une mine terrestre est une charge explosive conçue et placée de façon à être déclenchée par l’action involontaire de l’ennemi, au passage de personne ou de véhicule ( Wikipédia).
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:30:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’initiative de la mission logistique française MISLOG à Bangui, les commerçants du marché de Bégoua, à la sortie nord de la capitale, ont reçu, le jeudi 26 août 2021, un lot important des parasols destinés à protéger ces commerçants aussi bien du soleil que de la pluie. Par ce geste, la MISLOG veut être du côté de la population centrafricaine comme la France l’a toujours fait, selon le commandant Éric, le chef Détachement de liaison et de contact de la Mislog.
Ci-dessous la déclaration du commandant Éric lors de la remise de cette donation.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/aide-aux-commercants-de-Begoua-4-450×300.jpg” alt=”Aide de la Mislog aux commerçants du marché Bégoua, à la sortie nord de la capitale.” width=”450″ height=”300″ />Aide de la Mislog aux commerçants du marché Bégoua, à la sortie nord de la capitale. ????????????????????????????????????
DISCOURS
Monsieur le maire de Bégoua,
Mesdames, Messieurs, les commerçants du marché de Bégoua,
Mesdames, Messieurs, distingués invités.
Je suis le commandant Eric et je commande le Détachement de Liaison et de Contact de la Mission Logistique Française à Bangui et je représente aujourd’hui le colonel Thomas DEBESSE commandant la MISLOG qui regrette de ne pouvoir être avec nous en cette occasion.
Je suis très honoré de l’accueil que vous me faites, et heureux de célébrer avec vous ce don de parasols.
Je crois que trop souvent quand on parle de Bangui et son agglomération, on ne pense qu’aux différents arrondissements de la capitale, le premier, le 2, le 3, le 4, le 5, bref tous les arrondissements de Bangui mais trop souvent on oublie Bégoua et Bimbo. C’est pourquoi aujourd’hui je suis heureux d’être là au milieu de vous et de réparer ce que certains considéraient comme une injustice. Avec ce don de parasols au profit de commerçants de Bégoua je veux renouveler ce lien qui existe entre la population centrafricaine et la France. La France qui n’a jamais cessé d’aider la population et si désormais nous, les militaires français ne sommes plus aux cotés des FACA pour leur formation, nous continuons toutefois à aider la population comme nous l’avons toujours fait. J’espère que vous saurez faire une bonne utilisation de ces parasols destinés à vous protéger aussi bien du soleil que de la pluie et que le commerce de Bégoua n’en sera que plus florissant.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 août 2021, 02:59:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement centrafricain a procédé à une opération de destruction ce jeudi 26 août 2021 plusieurs dizaines des maisons d’habitation situées sur la colline de Bas-Oubangui, dans la cité de belle vue, dans le septième arrondissement de Bangui.
Destruction des habitations à la cité de belle vue à Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, en République centrafricaine. Photo : diaspora
L’exécutif centrafricain a indiqué qu’il s’agit des maisons construites sur des espaces protégés, en l’occurrence dans le domaine forestier de l’État.
« Suite à l’examen de la note conjointe à la situation de la réserve spéciale de la forêt de Bas-Oubangui, secteur Ngaragba, le Président de la République Faustin Archange Touadera, a demandé l’arrêt immédiat des travaux par les occupants illégaux dans la réserve forestière de Bas-Oubangui située au quartier Ngaragba secteur Bellevue », précise un communiqué du gouvernement.
Selon le ministre d’État chargé de la justice Arnaud Djoubaye Abazène, la décision vient du chef de l’État lors du conseil des ministres.
« Nous avions été désignés par le conseil des ministres à l’effet de superviser les travaux de démolition ou de déguerpissement des occupants illégaux sur la zone réservée, la zone protégée de Bas-Oubangui. C’est la loi de 1997 qui avait déclaré la zone de Bas-Oubangui protégée. Certains compatriotes mal intentionnés se permettent de pouvoir s’installer ou dégrader davantage la zone »,a déclaré le ministre. Or, les propriétaires, de leur côté, dénoncent ce qu’ils appellent « l’inégalité sociale ».
« Quand j’avais identifié ce terrain, j’ai écrit au ministère de l’Urbanisme pour demander si je pourrais acheter entre les mains des premiers occupants. Et en réponse, le ministère de l’Urbanisme m’a dit que c’est un terrain nu que je pouvais acheter parce qu’à un moment, il l’aura des travaux de redéfinition de la limite à cause de la pression démocratique, et que je serais prise en compte. N’eut été cette autorisation, je pense que je n’allait plus continuer mes travaux de construction. J’abandonnais… Quand on est venu détruire les fruits de mes efforts…, cette loi n’a jamais été notifiée, et il y’a des inégalités sociales par rapport à cette redéfinition », a déclaré madame Marie-Josée Ngamou, une mère de cinq enfants, propriétaires d’une maison détruite.
Concernant la question du dédommagement, le ministre Arnaud Djoubaye rejette en bloc cette idée, car la faute serait du côté des propriétaires.
« Dédommager quelle victime dès lors que ce sont des occupants illégaux ? Ils ont violé la loi. Ils ont détruit la nature. Bien au contraire nous allons les assigner devant la justice pour demander le dommage et intérêt. « .
Il faut noter au passage que la résidence de l’ancien premier ministre, un pavillon privé du chef de l’État et plusieurs maisons des membres du gouvernement sont également dans cette cité de belle vue, mais elles n’ont pas été c.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/5-officiers-de-leutm-rca-au-camp-kassai-le-28-octobre-2020-lors-dune-seance-dentrainement-des-soldats-faca-a-bangui-450×337.jpg” alt=”5 officiers de l’eutm-rca au camp kassaï le 28 octobre 2020 lors d’une séance d’entrainement des soldats faca à bangui” width=”450″ height=”337″ />5 officiers de l’EUTM-RCA au camp kassaï le 28 octobre 2020 lors d’une séance d’entrainement des soldats faca à bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
B2 – exclusif
Nicolas Gros-Verheyde
Un Français devait prendre le relais d’un Portugais à la tête de la mission de l’UE de formation des forces armées en Centrafrique
La nomination doit tre avalisée lors d’une prochaine réunion du COPS le 26 août. La prise de fonction est prévue le 14 septembre. Le nouveau chef vient des forces parachutistes. À ce titre, il a été engagé sur plusieurs théâtres d’opération. Il a participé à deux reprises à un cabinet ministériel. Il était jusqu’à peu le commandant de la 11e brigade parachutiste.
Le général de brigade Jacques Langlade de Montgros devrait ainsi succéder au général de brigade portugais Paulo Manuel Simoesdas Neves de Abreu en tant que commandant de force. Le commandement d’opération (au niveau politico-stratégique) reste assuré par le directeur d’état-major de l’UE, l’amiral Bléjean.
Un hussard parachutiste déployé à plusieurs reprises en OPEX
Né le 15 juin 1969 au Petit Quevilly (76), Jacques Langlade de Montgros intègre l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1988 puis rejoint l’école d’application de l’arme blindée cavalerie de Saumur. En août 1992, il est affecté au 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) à Tarbes. Chef de peloton blindé puis de commandos parachutistes, il est engagé en Bosnie-Herzégovine, Rwanda et Tchad.
Centrafrique, Tchad, Balkans
En 1995, il est promu capitaine et désigné pour servir au 2e régiment de dragons de Laon comme officier adjoint d’escadron. Après avoir suivi l’armor advanced course à Fort Knox (USA) en 1997. Il revient au 1er régiment de hussards parachutistes de 1997 à 2000, y commande le 2e escadron et est engagé en République centrafricaine et, à nouveau, au Tchad et en Bosnie-Herzégovine.
Deux fois en Afghanistan
En 2000, il est affecté au sein de la cellule communication du cabinet du chef d’état-major des armées (le général Jean-Pierre Kelche) et est promu chef d’escadrons en 2001. L’année suivante (2003-2004), il passe à l’école de guerre. Chef du bureau opérations instruction du 1er RHP en 2004. Durant cette période, il est engagé à deux reprises en Afghanistan, en 2002 et en 2006 (avec le grade de lieutenant-colonel acquis en 2005).
Au cabinet d’Hervé Morin, puis chef du 1er RHP
En 2006, il est affecté à Paris, au sein de la division emploi de l’état-major des armées, en charge des contrats opérationnels des armées, puis rejoint le cabinet militaire du ministre de la Défense Hervé Morin, où il sert pendant trois ans — de 2007 à 2010. Promu colonel en 2008, il prend la tte de son régiment d’origine, le 1er RHP de 2010 à 2012 et est projeté au Tchad (pour la troisième fois), avec 188 de ses hommes en 2011.
Au CPCO puis chez Florence Parly
Affecté de 2012 à 2014 à l’état-major des armées, il est en charge du pilotage stratégique et de la trans-formation des armées. De 2014 à 2015, il suit la double session du CHEM (Centre des hautes études militaires – 64e session) et de l’IHEDN (Institut des hautes études de Défense nationale – 67e session), prélude classique pour accéder aux fonctions d’officier général. Il devient ensuite, de 2015 à 2017, chef du bureau renseignement du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), puis rejoint, de 2017 à 2019, le cabinet militaire de la ministre des Armées (Florence Parly), comme conseiller ‘opérations’.
À la tte de la 11e brigade parachutiste
Le 31 juillet 2019, il prend le commandement de la 11e brigade parachutiste (11e BP) basée à Toulouse. Une brigade réputée pour tre celle « de l’urgence », déployée en quasi-permanence sur tous les théâtres d’opérations extérieures (particulièrement en Afrique). Durant son mandat, plusieurs unités seront déployées dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali. Un poste qu’il exerce jusqu’au 1er août 2021, où il est nommé inspecteur de l’armée de terre (poste d’attente avant le départ en Centrafrique).
Au moins 36 morts suite à un raid nocturne dans un village nigérian
Bangui ( République centrafricaine ) – Des assaillants ont abattu au moins 36 personnes et détruit des bâtiments lors d’un raid nocturne sur un village situé près de la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, ont indiqué des responsables, dans une région frappée par des affrontements ethniques répétés.
Les hommes armés sont passés de maison en maison, tuant les habitants de Yelwa Zangam tard dans la journée de mardi, a déclaré un porte-parole militaire. Les troupes ont eu du mal à se rendre dans la zone car un pont a été détruit, a-t-il ajouté.Le gouverneur de l’État du Plateau, Simon Lalong, a qualifié l’attaque d’” acte barbare” et a déclaré que les forces de sécurité avaient arrêté 10 suspects et en poursuivaient d’autres.Il a déclaré qu’il rétablissait un couvre-feu de 24 heures dans la région environnante afin d’éviter de nouvelles pertes humaines et matérielles. Les autorités n’avaient que récemment assoupli le couvre-feu imposé après que des assaillants eurent tué 22 passagers dans la même zone le 14 août.Un habitant de la région a déclaré que les assaillants étaient des Fulanis d’une région voisine impliqués dans une querelle avec la communauté Yelwa Zangam. Reuters n’a pas pu vérifier cette information de manière indépendante.Un agent d’un hôpital de Jos a déclaré à Reuters que 36 corps avaient été ramenés du village.L’ensemble du Nigeria a connu cette année une recrudescence de la violence, les enlèvements contre rançon et les vols à main armée étant monnaie courante dans plusieurs États.La cause sous-jacente de la plupart des tensions est la pauvreté, qui intensifie la concurrence pour les ressources et les emplois et, dans la Middle Belt, exacerbe un ensemble complexe de rivalités ethniques et religieuses.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement ougandais a déclaré que 51 personnes évacuées d’Afghanistan sont arrivées mercredi par un vol affrété, précisant qu’il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants. Aucun autre détail n’a été immédiatement donné sur l’identité des personnes évacuées.
Les responsables ougandais ont déclaré la semaine dernière que le pays accueillerait jusqu’à 2 000 personnes fuyant la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans. Ils ont précisé que les Afghans seraient amenés en Ouganda par petits groupes dans le cadre d’un arrangement temporaire avant d’être relogés ailleurs.”La décision d’accueillir les personnes dans le besoin s’appuie sur la politique constante du gouvernement ougandais d’accueillir des réfugiés et des personnes en détresse et de jouer un rôle responsable dans les questions d’intérêt international”, indique le communiqué.L’Ouganda est depuis longtemps un allié des États-Unis, notamment pour les questions de sécurité dans la région.En plus de l’Ouganda, le Rwanda a indiqué mardi qu’il allait accueillir 250 personnes évacuées d’Afghanistan.Le nombre total de pays africains qui serviront de terre d’accueil pour les réfugiés afghans reste inconnu à ce jour.
Hissène Habré ne sera pas enterré auTchad, mais au Sénégal
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président tchadien Hissène Habré, décédé mardi au Sénégal où il était détenu pour crimes contre l’humanité, sera enterré au Sénégal, faute d’être “entièrement réhabilité” dans son pays, a affirmé une de ses épouses dans un communiqué.
Le gouvernement tchadien avait indiqué mardi qu’il ne s’opposerait pas au rapatriement de sa dépouille, mais qu’aucun hommage officiel ne lui serait rendu “en raison de ses condamnations et par respect pour ses victimes”.”Nous n’avons rien demandé au gouvernement tchadien, et, un jour viendra où le président Habré sera entièrement réhabilité, et tout ce qu’il a fait pour son pays, sera reconnu”, a déclaré une de ses épouses, Fatimé Raymonne Habré, dans un communiqué signé d’un des avocats de l’ex-chef d’Etat, Me François Serres, et transmis mardi soir.”Ce jour-là, il reposera en terre tchadienne, avec dignité, respect, considération et, avec tous les honneurs dûs à son rang et à ce qu’il a été toute sa vie”, ajoute-t-elle en invoquant la volonté du disparu.En attendant, “il reposera par conséquent en terre sénégalaise, une terre d’islam”, dit-elle.Le jour et le lieu précis de son inhumation n’ont pas été communiqués. Les autorités sénégalaises n’ont pas réagi à cette décision.Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, est décédé du Covid-19 à l’âge de 79 ans au Sénégal où il avait été condamné à la prison à vie en 2016 par une juridiction africaine pour crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 15:04:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux personnes viennent de se faire exploser par des mines terrestres dans les localités de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA. Les deux victimes étaient toutes sur leur moto au moment de l’explosion.
Minusca-recherche-des-mines-au-sol-photo-minusca-450×253.jpg” alt=”la minusca recherche des mines au sol photo minusca” width=”450″ height=”253″ />Photo Minusca
Selon des sources locales, la première explosion a eu lieu sur l’axe Ndim à Ngaoundaye. La victime est un conducteur de taxi-moto. Il transportait un fût de l’essence lorsque sa moto était sautée sur une mine sur ce trajet. La moto calcinée avec le fût de l’essence. Quant au conducteur, il est mort plus tard à l’hôpital de Dim.
La deuxième explosion a eu lieu dans la localité de BHOLARA. La victime était également sur sa moto qui a été totalement calcinée par l’effet de l’explosion.
Quant au conducteur, il est mort sur le champ. Son corps éparpillé en morceaux.
Il faut noter au passage que deux policiers, à savoir Moutadji Arnold Didier et son collègue Mazity Désire Nathanael ont été tous deux tués le vendredi28 mai 2021 dans une explosion d’une mine terrestre au passage de leur véhicule dans la localité de Bondiba, sur l’axe Dongbaïkè Abba en allant également vers Nguia Bouar, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine.
Trois Mercenaires russes de la société Wagner, qui combattent au côté de l’armée nationale contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont également été tués dans cette même explosion.
Rappelons que c’est dans le même secteur de la Nana-Mambéré que s’est produite l’explosion de la mine qui a détruit le véhicule de la mission catholique de Niem le 5 mai dernier, faisant un mort. Mais deux semaines plus tard, le 16 mai, trois personnes sur une moto ont sauté également sur une mine terrestre à moins de 15 kilomètres de Yéléwa près de Service Kolo. Vu l’impact du choc, les trois passagers de la moto sont morts sur le champ.
La Minusca, de son côté, se disait très préoccuper par la multiplication de l’utilisation des engins explosifs dans le pays. Elle met en garde les auteurs contre une possible poursuite judiciaire pour crime contre l’humanité.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 14:23:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois personnes qui ont été kidnappées dans la matinée du mardi 24 août 2021 par de présumés rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la périphérie de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA, ont été libérées par leurs ravisseurs, a-t-on appris des sources officielles locales.
Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé
Selon le témoignage de trois ex-otages, leurs ravisseurs seraient effectivement des présumés éléments rebelles de 3R qui étaient au nombre de douze au moment de leur rapt. D’après eux, l’objectif de leur kidnapping serait de les aider à transporter leur bagage jusqu’aux profondeurs de la brousse. C’est ce qui avait été fait effectivement. Par la suite, les otages ont été libérés quelques heures plus tard vers 18 heures ce mardi.
Selon le maire de la ville de Bozoum, les otages ne sont que des adolescents âgés de 12 à 14 ans. Ils sont actuellement sains et saufs et ne présentent aucune marque des violences sur leur corps. Ils ont été référés au commandant de compagnie de la gendarmerie locale pour nécessité d’enquête, selon le maire.
Rappelons que ce mardi 24 août 2021, vers 7 heures du matin, dans un petit village situé dans la périphérie de Bozoum, à 10 kilomètres de la ville sur l’axe Bossemptélé, située à 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui, trois personnes ont été kidnappées. Selon les témoins, les ravisseurs seraient des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ce que confirment les ex-otages.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 13:49:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après 9 mois de formation de base à l’école nationale de police, 650 nouvelles recrues de la police ont été présentées au drapeau national au cours d’une cérémonie qui s’est tenue à l’École nationale de police ce mercredi 25 août 2021.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/sortie-de-cortège-présidentiel-de-lécole-nationale-de-police-le-lundi-5-août-2019-par-micka-450×337.jpg” alt=”Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC” width=”450″ height=”337″ />Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police à Bangui le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC
Mercredi, 25 août 2021, la cérémonie de sortie officielle de 650 nouveaux policiers a été présidée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en présence du Président de l’assemblée nationale, du représentant de la Minusca, des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédité en République centrafricaine.
Cette nouvelle promotion de la police est désormais opérationnelle au service de la population centrafricaine pour assurer l’ordre républicaine et la paix dans leur pays.
Le Président de la République, qui a présidé la cérémonie de sortie de ces 800 agents, les exhorte à assurer dignement leur rôle en tant que gardiens de la paix et non « les auxiliaires du désordre ».
Rappelons que c’est au mois de novembre 2020 que ces nouvelles recrues ont intégré l’École nationale de police à l’issue d’une campagne de recrutement lancée sur toute l’étendue du territoire et qui avait vu la participation de plusieurs milliers des candidats.
Kiev : Détournement d’un avion ukrainien qui devait évacuer des citoyens d’Afghanistan
Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités de Kiev ont annoncé, mardi, que des personnes non identifiées avaient détourné un avion ukrainien arrivé en Afghanistan, dimanche dernier, pour évacuer des citoyens ukrainiens.
Le vice-ministre des Affaires étrangères Yevgheniy Yenine a déclaré que “des personnes non identifiées avaient détourné un avion ukrainien qui avait atterri à Kaboul pour évacuer des citoyens ukrainiens, et se sont dirigées vers Iran”, ont rapporté les médias russes et américains.”
Dimanche, notre avion a été saisi par des inconnus. Aujourd’hui, l’avion nous a été réellement volé et il se dirigeait vers l’Iran actuellement, avec un groupe de personnes inconnues à bord, au lieu d’évacuer les Ukrainiens”, a ajouté Yenine.
Il a expliqué que l’ensemble du corps diplomatique ukrainien, dirigé par le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba, œuvre depuis la semaine dernière pour résoudre l’affaire.
Rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc
Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a annoncé mardi la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc voisin, en raison “d’actions hostiles” du royaume à l’égard de l’Algérie.
“L’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc à partir d’aujourd’hui”, a déclaré le ministre algérien lors d’une conférence de presse.Le ministre a expliqué les raisons de cette décision en affirmant que “l’histoire avait montré que le royaume du Maroc n’a jamais cessé de mener des actions hostiles à l’encontre de l’Algérie”.
Il a en outre fait porter “aux dirigeants du royaume la responsabilité des crises répétées, qui se sont aggravées”, un comportement qui “entraîne le conflit au lieu de l’intégration dans la région” du Maghreb.
Mercredi dernier, le Haut Conseil de Sécurité, présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait décidé de “revoir” les relations avec le Maroc, accusé d’être impliqué dans les incendies meurtriers qui ont ravagé le nord du pays”
Les actes hostiles incessants perpétrés par le Maroc contre l’Algérie, ont nécessité la révision des relations entre les deux pays et l’intensification des contrôles sécuritaires aux frontières Ouest”, selon un communiqué officiel algérien.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 02:37:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme a été assassiné tout juste devant le commissariat local de la police, et l’affaire avait fait des bruits pendant plusieurs jours. Le préfet appelle aux désescalades, tandis que le procureur, de son côté, est en fuite à Bangui, et craint pour sa vie. Pourquoi ?
Bambari-curille-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Le crime avait été commis il y a de cela trois semaines, mais le temps pour nous de recouper certaines informations ne nous facilite pas la tâche.
En effet, le mois dernier, dans un quartier de Bambari, un commerçant voudrait construire sa maison. Il était parti voir des artisans briquetiers . L’affaire était conclue, et plusieurs milliers des briques lui ont été livrées. Mais à sa grande surprise, le lendemain, la quasi-totalité de ces briques lui a été volée, mais il soupçonne les mêmes vendeurs d’être à l’origine du vol.
Le commerçant est allé à la police déposer une plainte. Il a également indiqué à la police qu’il soupçonnait fortement les artisans briquetiers d’être derrière ce mystérieux vol. Ainsi, les enquêteurs ont mené leur investigation, puis les présumés coupables ont été arrêtés. Durant leur interrogatoire, les suspects ont avoué les faits et indiquent l’endroit où ils avaient entreposé leurs butins. Pendant ce temps, le commissaire a pris son téléphone et appeler le commerçant de revenir au commissariat pour s’enquérir de son affaire. Ainsi, le commerçant était revenu au commissariat et s’entretient avec les enquêteurs. Mais à sa sortie du commissariat, juste à l’entrée, il croise les Mercenaires russes de la société Wagner. Immédiatement, ils l’ont très rapidement accusé d’être un assassin recherché. Mais avant même que le commerçant leur prononce un mot pour contester leurs allégations, il se fait abattre au bout portant par l’un des mercenaires. Incroyable !
Le commissaire faisait appel au préfet, au commandant de la gendarmerie et au procureur de venir. Le préfet exprime son étonnement, tandis que le commandant de la gendarmerie de Bambari ne faisait que constater les faits. Mais le procureur, de son côté, disait qu’il se trouvait à Bangui au moment des faits.
Comme la victime est un musulman, l’imam de la mosquée centrale était appelé pour ramasser le corps.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 02:51:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des exactions commises par les Mercenaires russes de la société Wagner sur les éléments en tenue, des radiations de plusieurs officiers et hommes du rang en raison de leur ethnie, des primes globales d’alimentation réduites et détournées, des octrois des grades à titre exceptionnel accordés aux éléments proches du régime, des tableaux d’avancement à titre normal qui excluent plusieurs officiers et hommes du rang qui combattent les rebelles aux côtés des mercenaires russes sur le terrain seraient à l’origine de la colère de certains soldats FACA depuis plusieurs jours.
À Bocaranga, à Obo, à Birao, aucun Soldat FACA en détachement depuis plus de deux ans n’a été récompensé en grade. Même s’ils n’ont pas pu manifester leurs mécontentements, ceux qui ont été envoyés à koui l’ont fait. Ils ont tous abandonné le terrain pour regagner la garnison de Bouar quand ils ont été purement et simplement oubliés par l’état-major dans le tableau d’avancement.
Aucun des éléments avec leurs officiers envoyés à Obo pour la sécurisation des élections en 2020 ne figure également sur la liste du tableau d’avancement. D’après nos informations, le mal commis par ces éléments serait les manquements et détournements de leur prime globale d’alimentation, PGA, décrié par la Rédaction de CNC.
À cela s’ajoute la psychose d’une reprise des hostilités par les éléments du CPC. Pour certains sous-officiers contactés par CNC et ayant requis l’anonymat, le régime de Touadera applique et commet les mêmes erreurs ayant poussées les militaires à ne pas combattre pour protéger la capitale sous les régimes défunts.
Mais les proches du Président Touadera prennent à la légère cette grogne au sein de l’armée nationale. Pour l’État major, le dernier tableau d’avancement serait consacré pour les faits d’éclat ou les services exceptionnels rendus à la nation en temps de conflit armé ou au cours d’une mission spéciale.
« C’est pourquoi l’État major demande à ces militaires ainsi qu’à la population de garder le calme, car un tableau d’avancement au titre normal est en cours de confection. Par contre, des mesures disciplinaires seront prises à l’endroit de ceux enfreindront aux règlements de discipline généraux dans les armées », a déclaré le porte-parole de l’état-major de l’armée.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 02:05:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’offensive des Mercenaires russes de la société Wagner contre les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se poursuit dans le Nord-ouest. L’affrontement se concentre désormais dans les localités proches de la frontière avec le Cameroun avec une forte violence, selon des sources militaires jointes au téléphone.
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Ce lundi 23 août, l’offensive des mercenaires russes contre les rebelles de 3R se poursuit dans la localité de Sabewa, non loin de la frontière avec le Cameroun.
« C’est un ratissage minutieux que les paramilitaires Russes sont en train de faire avec les soldats FACA pour débusquer les rebelles de 3R, mais le combat est loin d’être gagné parce que la zone est immense et les rebelles ont la maîtrise de la localité », a confié à CNC un sous-officier de l’armée nationale qui se trouve actuellement avec les Russes, et joint au téléphone par CNC depuis Bouar.
Le samedi dernier, dans la même localité de Sabewa, un éleveur peul, dans son campement, avait été grièvement blessé par les mercenaires russes. L’homme arrive à s’enfuir et se trouve actuellement dans un hôpital à Ngaoui, au Cameroun. Mais 24 heures plutôt, vers Safou, un hélicoptère des mercenaires russes avait été touché par des tirs des rebelles. Il se trouve en dépannage à koui, mais toutes ses vitres ont été bousillées.
Ce lundi, trois des pick-up des mercenaires russes ont été calcinés par les rebelles, et l’on signale également la mort d’un officier de Wagner dans le combat.
Du côté des rebelles, il est difficile de savoir avec exactitude le bilan, mais une source avait indiqué qu’un rebelle de 3R aurait été tué dans la zone de Bouzou.
Rappelons que les combats se concentrent actuellement dans les localités de Bouzou, Sanguèrè, Tourwa, Sabewa et Babba-Alim, dans la Nana-Mambéré, Ouham-Péndé et Lim-Pendé.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 02:43:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Kabo, dans l’Ouham-Fafa, situé à environ 70 kilomètres de la frontière tchadienne, la situation sécuritaire demeure très préoccupante. Les hommes armés déguisés en coupeurs de route reviennent dans la localité et commettent des exactions sur les populations malgré la présence des soldats FACA et les Mercenaires russes de la société Wagner.
Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds” width=”450″ height=”445″ />Des soldats FACA en patrouille . Photo CNC
La semaine dernière, trois personnes ont été tuées par les présumés coupeurs de route, soupçonnés d’être des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Une situation décriée par le député de Kabo 2 qui appelle les autorités du pays au renforcement des troupes déjà présentes dans la localité.
« Au niveau de Kabo centre, il y’a quand même une accalmie puisqu’il y’a la présence des forces de l’ordre et leurs alliés russes qui sont là. Mais surtout nous déplorons ce qui se passe dans les villages environnants. Il y’a tellement des exactions qui se font partout. Les gens ne peuvent pas aller librement vaquer à leur occupation, soit aux travaux champêtres parce qu’il y’a des séries des braquages qui se font autour de la ville de Kabo en ce moment », a déclaré le député de Kabo 2 sur les antennes de la radio Ndékèluka.
Selon ce député, il est plus qu’important pour le gouvernement de renforcer les troupes qui sont déjà présentes dans la localité.
« Nous avons toujours souhaité à ce que le gouvernement assure la sécurité de la population. Il en a fait au mois de mars avec l’envoi des forces au niveau de Sido, au niveau de Kabo centre. Maintenant il y’a l’accalmie au centre. Donc nous souhaitons à ce que le gouvernement double les efforts pour envoyer encore un effectif supplémentaire en appui à ceux qui sont là-bas sur le terrain », a-t-il ajouté.
Rappelons qu’au mois d’avril dernier, la ville de Kabo, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham-Fafa, située à environ 60 kilomètres au nord de la ville de Batangafo, et au sud de Moyen Sido sur la route nationale n°4 a été reprise par les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les rebelles, quant à eux, se sont repliés au nord vers la frontière avec le Tchad.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 25 août 2021, 02:55:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le commandant de la brigade de la gendarmerie de Bozoum, trois femmes enlevées par de présumés rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), n’ont pas été retrouvées par une patrouille des forces de l’ordre.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/brigade-de-la-gendarmerie-de-bozoum-450×379.jpg” alt=”Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC” width=”450″ height=”379″ />
Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC
Ce mardi 24 août 2021, vers 7 heures du matin, dans un petit village situé dans la périphérie de Bozoum, à 10 kilomètres de la ville sur l’axe Bossemptélé, située à 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui, trois personnes, toutes des femmes, ont été kidnappées. On signale également la présence des enfants parmi les otages, mais difficile de le confirmer. Selon les témoins, les ravisseurs seraient des éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Mais au moment du signalement de leur enlèvement, des équipes de patrouille ont été mises en place pour poursuivre les ravisseurs. Mais dans l’après-midi du 24 août, le commandant de la brigade de la gendarmerie de Bozoum a annoncé que les ravisseurs ainsi que leurs otages n’ont pas été retrouvés par des patrouilles mixtes des forces de l’ordre mises en place. Ce qui pourrait dire que les victimes et leurs ravisseurs sont déjà loin dans la brousse, et elles n’ont pas encore fait de signes
de vie à leur famille.
Rappelons que le mardi 17 août dernier, deux jeunes conducteurs des taxis-motos ont été assassinés par de présumés rebelles de 3R sur le même axe, notamment à 25 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bossemptélé, occasionnant une grève générale de trois jours des conducteurs des taxis-motos de Bozoum.
Bangui ( République centrafricaine ) – Les proches de l’ex président sud-africain Jacob Zuma ont lancé mardi une campagne publique d’appel aux dons pour couvrir ses frais de justice.
“Nous demandons humblement le soutien de dons pour aider à couvrir les frais de justice de notre chef”, indique une affiche tweetée par la Fondation Jacob Zuma, accompagnée de coordonnées bancaires et d’une photo du président parlant dans un micro, poing en l’air.”Cher peuple d’Afrique du Sud et du monde entier, s’il vous plaît, tendez une main secourable”, peut-on lire dans le tweet qui accompagne le message.Jacob Zuma, 79 ans, se débat dans une vieille affaire de corruption liée à un contrat d’armement signé il y a plus de vingt ans, alors qu’il était vice-président. Le procès a débuté en mai après de nombreux reports et retards, et la prochaine comparution de Jacob Zuma devant le tribunal a été repoussée au 9 septembre. En décembre 2018, un tribunal sud-africain l’avait intimé de rembourser à l’État plus d’un million de dollars indûment dépensés pour ses frais de justice. Selon la présidence, les frais de justice de M. Zuma auraient coûté au moins 1,1 million de dollars (938.000 euros) à l’État. L’ex-président, qui a également été condamné à rembourser 20 millions de dollars de fonds publics dépensés pour sa résidence privée, avait déclaré en 2019 qu’il avait dû vendre ses chapeaux et ses chaussettes pour payer ses frais d’avocat. Il purge actuellement une peine de 15 mois d’emprisonnement pour outrage à la justice après avoir refusé de comparaître devant une commission d’enquête sur la corruption.
La RDC veut exporter ses produits agricoles vers la Chine, l’Europe et les Etats-Unis
Bangui ( République centrafricaine ) – « Plus de 1,5 milliard de dollars américains sont dépensés dans les importations des produits alimentaires » et « le pays importe annuellement pour près de 500 millions de dollars de produits pharmaceutiques », a-t-il déploré dans une adresse au personnel de son ministère.
Le budget de la RDC est de 7 milliards de dollars en 2021.Pour inverser la tendance et augmenter la part des exportations des produits agricoles comme le café, le cacao, le maïs, le manioc…, le gouvernement congolais a décidé de renforcer « les connexions aux circuits commerciaux régionaux et internationaux », a indiqué M. Bussa.Le pays a ciblé les marchés de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), des États-Unis dans le cadre de l’AGOA (Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique), l’Europe avec les différents accords Afrique Caraïbes Pacifique-Union européenne (ACP-UE) et la Chine.Actuellement, le Congo « se présente comme un marché annexe au sein duquel les opérateurs économiques des pays limitrophes écoulent leurs produits dans le cadre d’un commerce transfrontalier », a déploré Mike Tambwe Lubemba, directeur général de l’Agence nationale de la promotion des exportations (Anapex).L’économie congolaise est tractée essentiellement par les secteurs minier et pétrolier qui représentent 96% des exportations des produits primaires, selon des chiffres du ministère du Commerce extérieur.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président tchadien Hissène Habré est décédé à 79 ans au Sénégal où il avait été condamné à la prison à vie en 2016 pour crimes contre l’humanité à l’issue d’un procès sans précédent, a indiqué mardi le ministre sénégalais de la Justice Malick Sall.
“Habré a été remis entre les mains de son Seigneur”, a déclaré le ministre sur la chaîne TFM. Les médias sénégalais ont rapporté qu’il avait succombé au Covid-19.Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, a été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vieà l’issue d’un procès inédit à Dakar, après avoir été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement. Une commission d’enquête tchadienne a chiffré à 40.000 morts le nombre des victimes de la répression sous le régime Habré.Hissène Habré, renversé en 1990, avait trouvé refuge au Sénégal, où, sous la pression internationale, les conditions de son procès avaient été créées et où il avait été arrêté en 2013 et inculpé par un tribunal spécial instauré en coopération avec l’Union africaine.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 août 2021, 09:13:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois personnes ont été kidnappées ce matin du mardi 24 août 2021 par de présumés rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la périphérie de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA.
Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba
Les faits ont eu lieu ce mardi 24 août 2021 dans la périphérie de Bozoum, située à 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui.
Ce nouvel enlèvement a été attribué aux présumés rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), créée en janvier 2021 par six groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum en 2019, et coordonnée par l’ancien chef d’État, le général François Bozizé.
Selon le maire de la ville de Bozoum, les présumés rebelles de 3R auraient fait une incursion dans leur village aux environs de 7 heures du matin avant de repartir dans la brousse avec les trois jeunes otages.
Pris de panique, certains habitants ont dû quitter la zone pour se réfugier dans les localités proches comme la ville de Bozoum.
D’après le maire de Bozoum, les gendarmes et les éléments des forces armées centrafricaines se sont mobilisés pour effectuer des patrouilles dans la zone et poursuivre les ravisseurs.
Rappelons que le mardi 17 août dernier, deux jeunes conducteurs des taxis-motos ont été assassinés par de présumés rebelles de 3R sur le même axe, notamment à 25 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bossemptélé, occasionnant une grève générale de trois jours des conducteurs des taxis-motos de Bozoum.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 août 2021, 13:17:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une intervention des soldats de l’armée nationale contre de présumés braqueurs dans un quartier Banlieue de la capitale a fait un mort, suscitant la colère de la population qui manifeste leur mécontentement ce matin.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-FACA-plaquage-au-sol-vers-Sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021-450×301.jpg” alt=”fFACA en patrouille derrière l’aéroport de Bangui, en janvier 2021.” width=”450″ height=”301″ />Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.
Ce mardi 24 août 2021, au quartier Nzako, au PK17 derrière les 100 logements sur la route de Boali, des soldats FACA en faction dans le secteur ont été appelés pour intervenir contre un groupe des braqueurs qui sévisse dans la zone. Mais au cours de leur échange avec ces présumés malfaiteurs, une femme commerçante de passage pour aller vendre ses produits a été atteinte par une balle. Elle succombe de suite de ses blessures.
Pendant ce temps, les habitants dudit quartier, informés du décès de la commerçante, sont descendus sur la voie publique pour manifester leur mécontentement. Un face-à-face tendu entre les forces de l’ordre et les manifestants se poursuit en ce moment au quartier Nzako.
Entre-temps, deux des présumés braqueurs ont été appréhendés par les forces de l’ordre et transférés à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.
Rappelons que dans les arrondissements de la capitale Bangui, mais également dans les quartiers environnants, les actes de braquage sont de plus en plus récurrents. Et les populations font appel au gouvernement afin de déployer des forces de l’ordre dans leur localité respective.