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RCA : le ministère de la Jeunesse et des Sports truffé des corrupteurs

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Bangui, République centrafricaine, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Longtemps considéré comme un ministère qui doit être dirigé par un jeune, le ministère de la Jeunesse et des Sports est depuis une vingtaine d’années  sous la coupe de ces propres jeunes avec la bénédiction de certains cadres du ministère à la porte de la retraite. Certains exercent en solitaire, d’autres en réseau. C’est le cas actuel du réseau mis en place et dirigé par madame Falli Flore, Directrice Générale de la Jeunesse et des Sports, assisté par Monsieur Bagaza Aubin, un professeur des lycées nommé Directeur de la Promotion de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat des Jeunes, la tête pensante et de judith, une assistante de madame Falli Flore comme agente d’exécution.

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Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports Anselme Ngrepayo au milieu, le nouveau chargé de mission Daniel Nzéwé et à droite le requin Héritier Doneng. Montage du CNC.

 

 

C’est à l’occasion de la Journée internationale de la Jeunesse de cette année, 12 août 2021 organisée à Damara, ville natale du président Touadera, que le trio du réseau s’est affiché. D’après nos investigations, c’est l’ONG internationale Coopi, qui avait décidé de prendre en charge les per diem des participants à cette journée. Madame Falli Flore a ordonné à Monsieur Bagaza Aubin, un des directeurs de son service, de procéder à la consultation des cadres du ministère qui veulent aller à Damara. C’est ce que ce dernier a fait.

Une fois à Damara, c’est le Directeur de la promotion de la Jeunesse et de l’entrepreneuriat des jeunes, Monsieur Bagaza Aubin qui est chargé de recouvrer les 50% des frais de per diem, renommés, « frais de consultations » selon les termes de leur mandat, une fois ces frais payés par Coopi. Il affronte directement ou désigne celui ou celle qui n’a pas encore reversé ces frais de consultation à la directrice générale à mademoiselle Judith, de les rapprocher et de les récupérer.

Une fonctionnaire du ministère qui a perçu entre les mains du gestionnaire de Coopi la somme de 20 000 F CFA de ses frais de mission a vu cette somme divisée par deux. Une en frais de mission et l’autre en frais de consultation.

D’après nos investigations, ce réseau des corrupteurs non traditionnels est fonctionnel depuis plusieurs années au sein de ce ministère et exerce aux côtés des autres réseaux des corrupteurs. La corruption est devenue alors systématique dans ce ministère des jeunes. Si les réseaux des corrupteurs visent les fonds du Trésor public ou ceux des partenaires, le réseau de madame la DGGJS, comme la surnomme, ne vise que le personnel de son ministère.

C’est dans ce but que madame Flli Flore n’a cessé de multiplier des ateliers et séminaires. Les cadres désignés par elle pour prendre part à des ateliers organisés par les partenaires du ministère doivent aussi revenir la saluer. Sinon, ils sont définitivement barrés. 

Rappelant que madame Flli Flore est membre très active dans la même Église que le président Touadera. Elle cesse de dire à haute et intelligible voix que c’est son père qui a prié pour que Touadera devienne président. Elle s’est battue pour prendre la tête du ministère de la jeunesse dans le gouvernement Dondra, en vain, tout comme les autres corrupteurs traditionnels et faussaires, Arsène Ngrepayo , directeur de cabinet et Daniel Nzéwé le chargé de mission en matière de la Jeunesse.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : deux morts dans une attaque du convoi sur l’axe Béloko Baboua

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:24:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une embuscade tendue par les présumés rebelles de 3R aux éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes qui ont escorté un convoi routier sur l’axe Béloko Baboua ont fait plusieurs morts et des blessés ce mercredi 1er septembre 2021, selon des sources locales. Le bilan provisoire faisait état de trois blessés au départ,  mais celui-ci s’alourdit très vite.

convoi Douala-Bangui sur l'axe Bouar-Gallo. Photo CNC
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

Ce mercredi 1er septembre 2021, peu avant midi, un convoi routier qui a quitté la ville de Béloko, à la frontière avec le Cameroun, était tombé dans une embuscade à une vingtaine de kilomètres,  plus précisément à l’entrée du village Petit Douala. Tendue par des éléments lourdement armés, identifiés comme des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’embuscade  avait engendré la destruction de deux véhicules militaires, dont un pick-up conduit par les Mercenaires russes et un camion des forces armées centrafricaines (FACA).

Mais selon des sources sécuritaires locales,  le bilan qui était à trois blessés, et  brièvement annoncé au départ dans les médias, porte désormais à deux morts, dont un mercenaire russe et 1 civil. Par contre deux soldats FACA ont été blessés et transférés dans un hôpital à Bouar.

Il faut noter au passage que la Minusca avait annoncé le mois dernier que d’ici mi-septembre 2021, trois cents casques bleus rwandais seront déployés spécialement pour la sécurisation du corridor Bangui Béloko, une route principale pour le ravitaillement du pays, bloquée au début d’année par les rebelles du CPC qui avait menacé le pouvoir.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : « Il ne faut pas que notre  démocratie soit considéré comme l’œil  du cyclone », dixit Martin Ziguelé

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:13:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une interview accordée à la radio Lengo Songo, Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, et Président du parti MLPC revient sur la destitution par la cour constitutionnelle de Monsieur Abdou Karim Meckassoua comme député. Selon lui, « Comment on peut utiliser  une partie du rapport qu’on a totalement rejeté pour fonder une action pour juger  de la moralité? ». L’homme politique revient également sur son intervention devant le conseil économique et social. Une interview choc, mais riche en idée et en proposition.   

L'honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

Ci-dessous l’intégralité de l’interview transcrite par la rédaction du CNC.

 

Radio Lengo-Songo ) RLS)  : honorable Martin Ziguelé bonjour

 

Martin Ziguelé ( MZ) : bonjour

 

RLS : ont rappelé à nos auditeurs que vous  êtes le président du parti mouvement de  libération du peuple centrafricain et  députés du Bocaranga 3. L’actualité oblige, le député de la  deuxième circonscription du 3e  arrondissement de Bangui, Monsieur  Abdou Karim  Meckassoua vient d’être destitué par la  cour constitutionnelle suite à une requête de son challenger Ibrahim Alhissene Algoni qui devient par conséquent  députés à sa place, quelle est votre  réaction suite à cette décision. Pensez-vous que la cour constitutionnelle a  vraiment dit le droit?

 

MZ : je vous remercie. Effectivement la décision de destitution  d’un député, quel qu’il soit, est déjà une  décision lourde de signification. Et la destitution d’un député de la carrure de Meckassoua, président  d’un parti politique, ancien ministre d’État, ancien président de l’assemblée  nationale ne peut que susciter des  interrogations. Je ne suis pas du tout juriste, dont je  ne veux pas me prononcer sur le plan du  droit. La cour constitutionnelle dit qu’elle a  raison d’avoir pris cette décision.  L’avocate de Meckassoua et lui-même contestent la  légalité de la décision. Donc c’est un problème  de droit  que je ne peux pas à mon niveau trancher parce que je ne suis pas juriste. Mais moi je suis un militant politique,  je pense que compte tenu de la  personnalité de la personne concernée, et  compte tenu du fait que pour destituer  Meckassoua il a été mis en avant un  passage de rapport du groupe d’experts  du conseil de sécurité des nations unies. Hors ce rapport a été totalement rejetée  par le gouvernement. Donc moi j’ai des  interrogations. Comment on peut utiliser  une partie du rapport qu’on a totalement rejeté pour fonder une action pour juger  de la moralité, parce qu’il s’agissait de  la moralité d’un candidat aux élections  législatives qui a été déclaré élu. Donc c’est des interrogations. Mais au-delà de tout  cela, ça crée un malaise dans la  démocratie centrafricaine. Nous venons de  mettre en place un comité préparatoire du dialogue. Après ce comité il y’aura un grand dialogue, et l’objectif c’est d’arriver à la paix.  Naturellement, le  dialogue n’exclut pas la  recherche de la vérité judiciaire. Ça  n’exclut pas que la justice fonctionne  mais lorsque nous voyons que la justice  est très très proche de la politique, et  les décisions judiciaires,  même si par ailleurs elles étaient  fondées, peuvent être considérées comme influencées par la mauvaise ambiance  politique que nous vivons actuellement. Et moi en tant que militant, en tant que  citoyen, ce que je veux pour mon pays  c’est la paix.

 

RLS : Depuis quelques jours, on  nous signale l’absence de Monsieur Meckassoua dans le pays paraît qu’il a pris  fuite,  et qu’il serait en France. Pensez  vous qu’il se reproche quelque chose ?

 

MZ : Oui j’ai appris la nouvelle comme vous sur  les réseaux sociaux. Il y’ a même le journal  jeune afrique qui vient de publier un  article en urgence que j’ai partagé mais  pas dans les réseaux sociaux. Vous savez  que la réaction d’un homme lorsqu’il se  sent en danger c’est de se protéger. Et c’est ce qu’on appelle l’instinct de survie,  ou chaque être humain  lorsqu’il se sent menacé dans sa vie, il se met à l’abri. Je pense que c’est ce qu’il a fait. Je n’ai pas de preuves,  je n’ai pas d’éléments,  je n’ai pas de  preuve pour savoir si effectivement il est  sorti du pays, ou il est dans le pays. Mais  ce qui se dit sur les réseaux, dans la presse internationale,  comme je  voulais dire, c’est qu’il est à l’extérieur du pays. Je suppose que c’est pour sa  propre sécurité qu’il a cru devoir faire cela si cela était avéré, et cela me  permet encore une fois de dire que c’est  triste. Il ne faut pas que notre  démocratie soit considéré comme l’oeil  du cyclone. Nous avons vraiment intérêt à  faire de sorte que des situations de ce type  là nous la reverons plus.

 

RLS : monsieur le  président, depuis quelques mois, le  gouvernement à travers le ministère de la défense nationale,  a  lancé une grande opération de reconquête  du territoire centrafricain entre les mains des groupes armés. Comment appréciez -vous cette opération? Pensez vous que  cela a un impact positif

 

MZ : je vous remercie,   mais vous savez ça fait deux ans, quand nous étions allés à Khartoum, parce que j’étais à Khartoum pour soutenir  discussions qui ont mené à l’accord de  paix de Khartoum. J’ai participé à  plusieurs opérations de communication  pour le soutenir l’accord de Khartoum.  je  suis membre même du comité exécutif de  suivi de l’accord. C’est pour ma volonté de faire la paix, et la  paix pour notre pays et pour nos   compatriotes qui n’ont que trop souffert. Mais il vous   souviendra que dès le mois de  février 2009, j’étais en déplacement dans ma circonscription à Bocaranga, et je suis  tombé dans une embuscade des 3r. Et ils vous souviendra également quand je suis revenu à Bangui, j’ai fait un point de presse pour dire que ce que j’ai vu sur le  terrain, les groupes armés ont un double langage. D’abord ses groupes armés sont dirigés majoritairement par des étrangers. Ce que j’ai constaté. Et puis deuxièmement, ces roupes armés n’étaient pas disposés  à faire la  paix.  Que leur participation au processus de paix n’était qu’un leurre. Ils trompaient tout le monde, et que nous risquons d’être surpris. Il fallait donc les  frapper, détruire leur capacité militaire afin de donner une chance à la  paix. Certains membres mêmes du gouvernement en  charge du secteur de la sécurité ont  considéré que j’étais un menteur, que je  faisais de la publicité pour moi-même. Que je n’ai jamais été attaqué. Ça a été  même écrit sur le site du ministère de  la sécurité que ce n’était pas vrai. Où est ce que nous en sommes aujourd’hui. Donc moi j’étais en avance par rapport  au discours officiel sur cette question. Donc pour moi on ne peut pas faire la  paix lorsque la personne qui est en face  à des armes. C’est clair! Le monopole de la violence appartient à l’état.  Donc la position du MLPC est sans ambiguïté. Le monopole de la vilence doit revenir à l’État. Personne, aucun individu, aucun groupe ne doit détenir des armes et le retourner  contre le peuple centrafricain. sur le territoire centrafricain.

 

RLS : et quelle est la situation actuelle de votre  circonscription qui est majoritairement  contrôlée par les éléments des 3R.

 

MZ : aujourd’hui ma circonscription est  complètement  bouclé. La population ne peut pas sortir  des  villages. À Bocaranga, aucune personne ne peut  sortir à cinq kilomètres de la ville  avec une moto ou un véhicule sous peine  d’être attaqués. La moto brûlée,  arrachées  ou le véhicule brûlé. C’est l’enfer! Les  gens vivent l’enfer, et vous savez très  bien que c’est dans l’ouham-Pendé que  se trouve la principal base de 3R, est surtout dans le nord ouest de  l’Ouham-Pendé dont les populations vivent  un calvère. Et telle que les opérations militaires en cours,ça permet de libérer les villes comme Koui Ngaoundaye qui sont des grandes villes. Mais dans les villages autour,les groupes armés sévissent, et ils sont nombreux. Et nous  arrivons vers le début de la saison  sèche où la transhumance va commencer, donc ce sera vraiment la mort pour toute  la population.

 

RLS : récemment lors de la  deuxième session ordinaire du conseil  économique et social, vous avez édifié l’assemblée sur un thème ou plusieurs  participants ont apprécié, notamment  la RCA face aux enjeux géostratégiques  sécuritaire économique en temps de crise.  Quels ont été les grands points  saillants que vous avez touché? Si vous  pouvez nous les rappeler.

 

MZ :  oui, le  président du conseil économique et social monsieur Alfred POLOKO m’a invité pour la quatrième fois pour  intervenir sur une thématique à  caractère économique parce qu’il s’agit  de conseil économique et social. Ces  des conseillers et ils donnent des avis sur les  projets de textes, avis sur la situation  du pays et donc il fallait que je me  prête à cet exercice, mais cette fois ci  la thématique était, j’allais dire  « brûlante », puisqu’il s’agit de l’actualité.  C’est notre pays en temps de crise.  Face  à la situation, je retiens que nous  connaissons, notre pays la République centrafricaine face  aux enjeux géostratégiques et  économiques politiques sécurité en temps  de crise, ça veut dire en français simple  comment nous faisons nous en sortir dans  un monde constitué de blocs. C’est ça la  question, comment tirer notre épingle du  jeu, pour arriver à sécuriser notre pays  et à faire en sorte que l’état  centrafricain soit toujours debout dans  un monde où il n’ya pas d’amis. Où il n’y’a que des intérêts, et où il n’y’a que des  blocs qui s’affrontent. Ma démarche était  de dire que, il faut compter d’abord sur  ses propres forces.  Nous devons beaucoup  travailler pour mobiliser beaucoup de  ressources pour que le budget  centrafricain soi élevé. Parce que si notre budget et élevé, nous avons  l’argent. Avec cet argent, nous allons  construire ou reconstruire une  armée qui est capable de nous défendre.  Si nous avons suffisamment d’argent, nous  allons construire une économie où on peut  donner des crédits aux jeunes  entrepreneurs, aux femmes entrepreneures pour créer des entreprises, pour créer la  richesse nationale, pour que les centrafricains aient à manger, à vivre décemment, aller à  l’école, à s’instruire, à devenir de plus en  plus  instruits, à participer à la vie avec dignité dans ce   monde qui est un monde du  multilatéralisme, du chacun pour soi ou  le mot ami n’existe pas, seulement vos  intérêts qui existent. Pour exister, il  faut avoir les moyens financiers, des  moyens politiques et   économiques. Et ça peut s’obtenir  que par de pareil travail, ça peut s’obtenir   en amont que lorsque nous sommes  unis et  dans la paix.  C’est ça le sens du message  que j’ai délivré au conseil.

 

RLS :  et pensez  vous qu’il est évident pour la RCA de  pouvoir émerger, vu cette tension  économique et sécuritaire qui pèse sur  le pays

 

MZ : Ah oui! Je suis convaincu que nous allons nous relever, je  suis convaincu, j’ai confiance parce que nous sommes un  peuple. Et j’ai dit à un de vos confrères  lors de l’émission que, ce que je trouve  de positif, si j’ose dire ainsi, dans  la crise actuelle, c’est que on perçoit  une nette prise de conscience  patriotique de la jeunesse  centrafricaine. Ça c’est quelque chose  qui n’existait pas il y’a quelques années. Ça existait dans les  années 70, et ça a disparu, et sa  apparait parce que c’est la  jeunesse qui a renversé l’empire. Et c’est  à cette occasion que le MLPC est né. C’est-à-dire les jeunes centrafricains, patriotes,   ont décidé de mettre fin à l’empire. Ils l’ont payé de leur sang, c’est comme ça  qu’on célèbre les martyrs qu’on a donné le nom de l’avenue des martyrs en janvier  et avril  1979. Cette jeunesse patriotique, je la voit  renaître un peu ces deux ou trois  dernières années, c’est-à-dire jeunesse  qui a conscience de la situation de  son pays, qui a de plus conscience des  défis  auxquels son pays fait face et qui  cherchent comment faire pour relever ces  défis qui n’a pas de la bonne  réponse, mais qui a les bons prérequis pour affronter les défis et faire que la  RCA vive,  et donc on ne peut qu’être  optimiste lorsque les fils de ce pays, ceux qui vont nous remplacer demain, mais sont conscients qu’ils ont un pays à  défendre, des acquis à défendre, et  surtout un pays à développer et avec un  esprit d’indépendance ou des grandes  distances, c’est-à-dire  dans  une position de non aligné, mais de non alignée positive par rapport aux  deux blocs qui poursuivent des objectifs  qui ne sont pas les nôtres. Voilà comment je vois les choses

 

RLS : le programme  de politique générale du gouvernement a  été adopté récemment par les élus de la  nation à l’assemblée nationale. Croyez  vous en ce programme de politique  générale du gouvernement?

 

MZ :  un programme du gouverneur c’est une vision, c’est une  promesse, c’est un engagement. Et on ne peut pas dire à priori ne que un programme ne  peut pas être tenu on ne peut pas tenu. On ne peut pas dire à priori qu’un programme sera tenu. Mais il faut faire un pari avec l’avenir. Vous  m’avez demandé tout à  l’heure est-ce que j’étais optimiste. Mais  on ne  peut pas être optimiste et refuser de  voter un programme. On vote le programme, on met chacun devant ses responsabilités.  Comme je le dis souvent, dans un pays  qu’on soit au pouvoir ou qu’on soit dans  l’opposition, il ya deux choses  fondamentales  à mon avis, ça c’est la position du MLPC, ce que j’espère, il ya deux sujets  sur lequel il ne devrait pas y avoir de  bagarre entre les centrafricains :  le  premier c’est la sécurité de notre pays  et de notre patrie. Le deuxième sujet  c’est le bien-être de centrafricains, c’est-à-dire de l’économie de notre pays.Sur ces deux points là, il devrait pas y avoir  d’opposition ni de pouvoir, parce que  l’objectif qu’on recherche en politique  en créant un parti politique c’est  d’arriver au pouvoir, de le conserver, n’est ce pas ? Mais pourquoi pour que les centrafricains soient en séccurité, qu’ils vivent  bien ou qu’il vivent mieux.

 

RLS : l’honorable Martin Ziguelé, nous rappelons à nos auditeurs que vous êtes le député du  Bocaranga 3 est également président  du parti mouvement de libération du  peuple centrafricain. Radio Lengo Songo vous remercie.

 

MZ : je vous remerci…

 

Interview transcrite par la rédaction du CNC.

Centrafrique : Le Général de l’armée mauritanienne Ely Zaid Ould M’bareck  nommé commandant des Casques bleus de la Minusca

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:46:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a nommé le général mauritanien Ely Zaid Ould  M’bareck comme nouveau commandant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en centrafrique (Minusca), a-t-on appris de sources mauritaniennes.

Le Général de l’armée mauritanienne Ely Zaid Ould M'bareck
Le Général de l’armée mauritanienne Ely Zaid Ould M’bareck

 

Le Mauritanien Ely Zaid Ould M’bareck   remplace le général burkinabé Daniel Sidiki Traoré au commandement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Promu au Grade de Général en mars dernier, Ould M’bareck a commandé auparavant la première Région militaire de Nouadhibouc.

Le général Ely Zaid Ould M’bareck  a également coordonné l’exercice militaire américain « Flintlock 2020 » sur le sol mauritanien.

Selon son parcours, l’homme possède des solides expériences de maintien de la paix. Il remplacera le général burkinabé qui avait été nommé à ce poste par le secrétaire général de l’ONU en janvier 2020.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, le corps sans vie d’un homme retrouvé sur le terrain de l’Université

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 2 septembre 2021, 02:45:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La victime est âgée d’environ vingtaine. Son corps sans vie a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire à Bangui. Les forces de l’ordre soupçonnent un mort naturel, mais certaines sources expriment leur doute.

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Terrain basket-ball de l’Université de Bangui. Photo Éric Ngaba, Copyright2017CNC.

 

C’était très tôt ce mardi 1er septembre que le corps sans vie d’un homme âgé d’une vingtaine d’années a été retrouvé sur le terrain de football de l’université , dans le premier arrondissement de Bangui. Le corps avait été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire, et l’identité de la victime n’avait pas été connue par les forces de l’ordre.

Après des recherches, les premières informations des enquêteurs faisaient état d’un enfant de la rue qui souffrait d’une maladie. C’était un sans-abri, selon la police nationale.

Or, selon un étudiant de l’Université de Bangui qui avait vu la victime dans la nuit du lundi à mercredi 1er septembre derrière la cité universitaire, l’homme n’était pas seul. Il était accompagné de deux autres personnes. « Mais comment il pourrait se retrouver seul sans vie le matin alors qu’il était vu accompagné d’autres personnes vers 22 heures? », s’interroge cet étudiant de l’université de Bangui. D’après lui, la police ne peut pas conclure à une mort naturelle même s’il est connu pour son état maladif.

« Comme c’est un sans-abri, la police ne juge pas nécessaire de pousser loin ses investigations », ajoute-t-il.

Rappelons que depuis hier, la police n’arrive pas à retrouver sa famille, encore moins connaître sa vraie identité.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Transition malienne: le doute grandit sur les intentions de la junte

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Transition malienne: le doute grandit sur les intentions de la junte

Bangui ( République centrafricaine ) – Les colonels maliens assurent invariablement qu’ils rendront le pouvoir aux civils début 2022, mais le doute grandit sur le respect du calendrier à six mois des élections promises et après une année de transition jugée peu productive.

Les militaires au pouvoir depuis le putsch d’août 2020 et le second gouvernement transitoire installé par eux en juin à la suite d’un nouveau coup de force, ont répété jusqu’alors s’en tenir à l’échéancier de transition annoncé en avril.Ce calendrier ambitieux prévoit un référendum constitutionnel le 31 octobre, des élections régionales et locales le 26 décembre, puis le premier tour de la présidentielle et des législatives le 27 février 2022.La communauté internationale juge un rétablissement de l’ordre constitutionnel indispensable pour sortir de la profonde crise sécuritaire, sociale et économique dans laquelle s’enfonce depuis des années ce pays crucial pour la stabilité du Sahel.Or, à deux mois du premier rendez-vous prévu, le référendum, la transition a déjà manqué plusieurs échéances. Aucun projet de Constitution n’a été soumis au Conseil national de transition installé par les militaires pour tenir lieu d’organe législatif. Cela aurait dû être fait en juillet, selon le calendrier rendu public en avril.Les listes électorales aurait dû être également révisées en juillet, et auditées en août. Les autorités n’ont donné aucun signe que cela avait été fait.Le décret convoquant le corps électoral est censé être pris le 15 septembre. Rien ne dit à ce stade s’il le sera ou non.Faute d’avancées, les esprits paraissent se résigner à l’éventualité d’un report des élections de février, en contradiction avec les engagements initiaux des colonels, mais aussi avec les attentes constamment réitérées des principaux partenaires étrangers qui soutiennent le Mali face aux groupes jihadistes.La mise aux arrêts le 24 mai du président de transition et son remplacement par le colonel Assimi Goïta ont déjà entamé la crédibilité des militaires auprès de la communauté internationale.”Passage au forceps”La classe politique et la société civile pestent contre l’immobilisme et le manque d’inclusivité de la transition.”Pas grand-chose n’avance hormis l’organisation de grandes réunions incantatoires”, résume un expert des questions électorales à Bamako.”Ce qu’il manque à la transition, ce n’est pas du temps, c’est une volonté de passer à l’action!”, a estimé Adam Dicko, membre de la société civile et organisatrice d’un Café citoyen dans la capitale.L’ancien Premier ministre Moussa Mara, lors du même débat, a martelé qu’il “faut être pragmatique”: rien ne sert de critiquer la transition qu’il qualifie lui-même de “clivante et non inclusive”, il faut l’aider à “aller aux élections prévues”.”Ça reste possible si l’on décide de garder les scrutins ‘secondaires’ pour plus tard. La présidentielle, c’est possible!”, pense-t-il. En tout état de cause, “il est temps que le gouvernement nous dise ce qu’il en est”.Pour l’heure, dans l’attente d’Assises nationales de refondation (ANR), annoncées pour les semaines à venir, la classe politique s’écharpe sur les modalités du scrutin.Le débat porte notamment sur la création d’un organe unique pour gérer les élections, à la place d’instances diverses.Une majorité des partis s’est élevée contre cette réforme, promise par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga lors de l’annonce fin juillet de son Plan d’action gouvernemental, dénonçant un “passage au forceps” et jugeant sa mise en place irréalisable. Beaucoup ont appelé à son abandon.Seul consensus qui se dessine: la nécessité de publier un nouveau calendrier électoral, qui devra être “clair, précis et réaliste”, selon les mots d’Ibrahim Sangho, leader de plusieurs plateformes d’observation électorale au Mali.Des diplomates redoutent que la transition ne se prolonge inéluctablement. Ils prennent pour preuve quelques récentes manifestations sporadiques à Bamako et Nioro du Sahel (nord-ouest) demandant une “prolongation”. Ces manifestations n’ont pour l’heure pas réuni la grande foule.Pour l’enseignant-chercheur Boubacar Haidara, “se prévaloir d’un soutien populaire fort” serait pour les militaires le seul moyen de légitimer une prolongation de la transition “face à une classe politique unie et à une communauté internationale qui ne veut pas entendre parler de prolongation”.Et d’ajouter que “la lutte contre la corruption lancée il y a quelques jours”, avec l’arrestation et l’incarcération de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, pourrait s’inscrire dans cette logique.

Avec AFP/VOA

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RCA : un capitaine de l’armée nationale abattu à bout portant à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1er septembre 2021, 14:13:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il s’appelle Manitou Victoire Koué , capitaine des forces armées Centrafricains,  Directeur de Sécurité du chef d’État major. Il a été retrouvé sans vie ce mercredi matin dans un quartier de Bimbo.  Sans aucun doute, il s’agit d’un acte criminel, selon les forces de l’ordre.

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Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC

 

Selon les témoins qui ont découvert le corps de cet officier, l’homme aurait été abattu à bout portant par des inconnus à côté de la Société USACA à Bimbo.

Mais selon nos informations, la victime serait un neveu au général LéNGBÉ. Or, cette nuit, il avait quitté le domicile familial pour se rendre à Bimbo à côté de l’hôpital DOMITIEN prendre la recette de la cave de son père qu’il gère depuis longtemps. Mais au cours de route, il a été appelé par un inconnu, probablement ses connaissances. En quittant la buvette, il disait d’aller profiter pour visiter sa copine.  Du coup en cour de la route, quelques personnes armées ce sont pointées devant lui le demandant de se descendre de sa voiture. Une fois descendue, ils l’ont mis à genoux, pointer et ligoter  les mains dernières. Aussitôt, ils l’ont tiré à bout portant. Ils  abandonnent le corps sur place ainsi que sa voiture avant de s’éclipser dans la nature.

Retrouvé ce matin, le corps sans vie de la victime se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire à Bangui.

Une enquête est ouverte à la gendarmerie pour faire la lumière sur les circonstances de cet acte criminel.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, condamné à son simple poste de député de Boali, garde toujours de l’espoir  

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021, 02:51:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, il se confirme que NGRÉBADA est condamné à son simple poste de député de Boali sans aucune autre poste honorifique. Même Sarandji une fois finie sa mission à la primature avait été nommé ministre d’État conseiller spécial à la présidence….

Le Premier ministre Firmin Ngrebada dans l'hémicycle de l'assemblée nationale en mai 2019. CopyrightRNL
Firmin Firmin Ngrebada dans l’hémicycle de l’assemblée nationale en mai 2019. CopyrightRNL

 

Évidemment, c’est à un discret jeu de chaises musicales que s’est attelé le président centrafricain Faustin-Archange Touadera dans la torpeur du mois d’août. Les poids lourds de l’ancien gouvernement de Firmin NGRÉBADA, qui avaient été éconduits par le nouveau premier ministre Henri-Marie Dondra lors du remaniement du 23 juin, ont trouvé un point de chute au Palais de la Renaissance. Mais qu’en est-il pour l’ancien premier ministre lui-même ?

Élu député de Boali, l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA,  qui avait convoité au départ le poste du Président de l’Assemblée nationale, avait été pressenti  par la suite pour rejoindre la présidence de la République en tant que conseiller spécial du chef de l’État.  Mais à la grande surprise, l’homme ne retrouve pas de postes au sein de l’exécutif et se contente désormais de son simple poste de député à l’Assemblée nationale. Mais l’homme, de son côté, garde toujours de l’espoir.

« Personnellement, je préfère ne pas occuper l’ancien poste de Sarandji à la présidence. Je suis député, je reste député en attendant de voir la suite…….. », chuchote l’ancien premier ministre à ses proches.

Mais selon des informations concordantes recueillies par CNC, l’ancien premier ministre NGRÉBADA serait en colère contre le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui avait cautionné en mai le choix de son rival politique, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji comme le seul candidat de la majorité à la présidence de l’Assemblée nationale. Depuis lors, on assiste à un jeu de ping-pong entre Sarandji et NGRÉBADA qui accuse ce dernier de vouloir le mettre hors du système. Une perquisition avait eu lieu en juillet  à son domicile privé. On le soupçonne même de vouloir fomenter un coup d’État contre le chef de l’État via les mercenaires russes de la société Wagner.

Pour certains conseillers du Président, Monsieur Firmin NGRÉBADA est désormais hors course : « Oublie-le », insistent-ils. Mais ce n’est pas l’avis de l’intéressé.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

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RCA : deux gendarmes tués dans un accident de circulation à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021, 02:38:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le service de police de la capitale, deux gendarmes sont morts ce mardi 31 août, à 20 heures,   dans un accident de circulation survenu sur l’avenue Barthélemy Boganda, dans le deuxième arrondissement de Bangui.   

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Selon le constat de la police, l’accident est survenu quand une voiture de marque Citroën, de couleur  blanche, conduit par un mécanicien probablement en état d’ivresse avancée, en provenance du KM5, dans le troisième arrondissement,  était venue percuter  gravement une motocyclette  devant le bureau des Nations unies sur l’avenue Barthélemy Boganda,  dans le deuxième arrondissement de Bangui. Sur la moto, il y’avait deux adjudants de la gendarmerie qui revenaient  d’une réception après la cérémonie de sortie officielle des élèves gendarmes à Kolongo ce mardi matin. Sous l’effet du choc de l’accident, les deux gendarmes sont morts sur le champ.

Selon nos informations, Leurs corps se trouvent actuellement à la morgue du centre hospitalier universitaire de Bangui.

Selon le même service de police nationale, ce mardi matin, sur l’avenue des martyrs devant l’hôpital communautaire, un accident impliquant un taxi-moto, à bord trois personnes,  et un camion lourd avait fait un mort et deux blessés graves.

Selon le ministère de la santé, chaque jour à Bangui, on compte au moins une dizaine des cas d’accident mortel impliquant au moins une moto.

« La situation est devenue catastrophique  et incontrôlable dans la ville de Bangui. Il y’a beaucoup des chauffards dans la capitale. Ceux qui n’ont pas de permis et qui conduisent sans s’inquiéter, et ceux qui ont eu leur permis par fraude  et qui mettent la vie de leur concitoyen en danger », déplore monsieur Éric, un étudiant à l’Université de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

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RCA : nouveau bombardement russe dans le nord-ouest, la population en débandade

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021, 02:48:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une véritable débandade générale ce mardi matin dans le village Lamy-Pont, dans la sous-préfecture de « Abba ». Les Russes ont intensifié leur bombardement aérien , prétextant viser les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC).

Le village Lamy-Pont après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021

 

Le bombardement russe a débuté dimanche dans le village Beïna, vers Gamboula, dans le Mambéré-Kadéi, puis le lendemain à Nguia-Bouar, situé dans la sous-préfecture de Baboua, dans la Nana- Mambéré. Mais ce mardi 31 août, l’hélicoptère russe concentre ses tirs sur le village Lamy-Pont, dans la sous-préfecture de « Abba », poussant les habitants à fuir dans la brousse. Quelques minutes après le bombardement de Lamy-Pont, les mêmes hélicoptères sont allés faire de reconnaissance aérienne sur le village Nguia-Bouar, dans la sous-préfecture de Baboua.

Selon notre correspondant sur place, les Russes ont survolé trois fois le village Lamy-Pont ce mardi  avant de faire des tirs d’intimidation sur le marché local.

Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés parmi la population civile. Mais aucun mort est à déplorer.

Pour l’heure, les habitants commencent petit à petit à regagner leur domicile. Les commerces ont ouvert également leur porte après une opération de sensibilisation des autorités locales.

Par ailleurs, les quatre personnes arrêtées par les Mercenaires russes à Létélé ont été tuées. Leurs corps décomposés viennent d’être retrouvés ce mardi au bord de la route par les cultivateurs.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

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Décès d’un stagiaire centrafricain de douanes à Ouagadougou, au Burkina Faso

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Bangui, République centrafricaine, mercredi,  septembre 2021, 02:20:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il s’appelle Sada Wada Mohamed. Son décès a été constaté  le 26 août 2021 après avoir été transféré à l’hôpital suite à un malaise cardiaque, et ce, à quelques heures avant la fin de sa formation.c

les électeurs devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016
Sada Wada Mohamed, stagiaire de douane à Ouagadougou

 

Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, Monsieur Sada Wada Mohamed, un stagiaire de la douane centrafricaine, suite à un malaise cardiaque qui était survenu à quelques heures de la fin de sa formation, avait été transporté d’urgence à l’hôpital de Ouagadougou. Malheureusement quelques minutes après son arrivée, les médecins ne faisaient que constater son décès clinique. Pour la douane centrafricaine, son décès est une perte énorme pour le pays.

« Le Directeur général des Douanes Centrafricaines, Frédéric Théodore INAMO et la délégation qui l’accompagne en mission à Ouagadougou, s’est incliné sur la tombe du stagiaire des Douanes centrafricain Sada Wada Mohamed, décédé le 26 août 2021 à Ouagadougou.

Paix à ton âme, car tu t’es engagé à servir ton pays, mais Le Bon Dieu , Allah on a décidé selon Sa Volonté « ., a déclaré ce mardi 31 août la douane centrafricaine sur son compte Facebook.

Il est à noter que dans le cadre de la coopération

Entre la Centrafrique et le Burkina Faso, depuis plusieurs décennies, la direction générale des douanes et des droits indirects envoie régulièrement ses stagiaires  à l’école nationale de douane de Ouagadougou, au Burkina-Faso  pour une formation initiale de 24 mois.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : le procès de Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom devant la CPI se poursuitce mercredi

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 1 septembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique).Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit ce mercredi 1 septembre 2021 devant la cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas. . L’audience de cette journée sera consacrée à la déposition du dix-septième  témoin présenté par l’accusation.

Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.  
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur
comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.

 

Selon le bureau de la Cour pénale internationale  à Bangui en République centrafricaine, Les audiences dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona se poursuivent ce mercredi 1er septembre, à 9h de la rca en salle d’audience 1, avec la déposition du témoin P-0965.

Selon le bureau du procureur de la CPI, Le dix-septième témoin cité par l’Accusation,  le témoin P-0965 – devrait déposer (avec des mesures de protection), entre autres sujets, sur :

La naissance du mouvement Anti-Balaka, organisation et direction en 2013 et à partir de 2014 ;

La planification, la coordination et l’exécution de l’attaque du 5 décembre 2013 sur Bangui ;

Le financement présumé de M. Ngaïssona aux anti-Balaka et rôle présumé en tant que Coordinateur général ;

Les crimes prétendument commis par les anti-Balaka ciblant la population musulmane avant et durant l’attaque du 5 décembre 2013 sur Bangui ;

Les crimes de violence sexuelle présumés et utilisation présumée d’enfants soldats par les anti-Balaka.

Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka,  et Alfred Yekatom, ex-commandant en chef de la milice Anti-Balaka  sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Indignation en Côte d’Ivoire après une émission télévisée sur le viol

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Indignation en Côte d’Ivoire après une émission télévisée sur le viol

Bangui ( République centrafricaine ) – La diffusion par une chaîne de télévision ivoirienne d’une émission censée dénoncer le viol, et au cours de laquelle un homme présenté comme un ex-violeur a raconté comment il agressait ses victimes, a soulevé mardi l’indignation en Côte d’Ivoire.

Dans cette émission diffusée lundi à une heure de grande écoute par la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI, privée), un homme présenté par l’animateur Yves de M’Bella comme un ancien violeur, est invité à expliquer comment il violait ses victimes.Pour mieux illustrer les propos de l’ex-violeur, l’animateur, en riant, met à sa disposition un mannequin qu’il l’aide à allonger au sol et lui demande alors d’expliquer avec force détails comment il s’y prend pour abuser de sa victime.A la fin de sa “démonstration”, l’ex-violeur présumé est invité par Yves de M’Bella à donner ses “conseils” à une femme pour ne pas être violée.Une fois terminée, l’émission intitulée “La télé d’ici vacances”, censée dénoncer le viol, a suscité des réactions outrées sur les réseaux sociaux.”Dites moi que je rêve”, écrit ainsi Priss’K, artiste ivoirienne, sur Facebook. “C’est écoeurant, inadmissible, irrespecteux, surtout envers les femmes. Un viol, c’est tellement dégradant, déshumanisant pour la victime”.Lancée peu après la diffusion de l’émission, une pétition signée mardi à la mi-journée par 30.000 personnes, adressée à la Haute autorité de la communication audiovisuelle, aux ministères de la Communication et de la Jeunesse, demande que l’émission soit “carrément annulée et (que) l’équipe qui la présente avec à sa tête Yves de M’Bella soit sanctionnée”. A l’heure “de la lutte contre les violences faites aux femmes”, le texte déplore que “la télévision dont le rôle est d’éduquer, se fasse complice (…) en donnant la parole à un violeur”.La direction de la NCI a présenté mardi ses “plus sincères excuses”. Elle a exprimé dans un communiqué son “attachement au respect des droits humains et en particulier à ceux des femmes”, ses “profonds regrets” et sa “solidarité avec les femmes victimes de violence et d’abus de toutes sortes”.”A titre de mesures conservatoires (…) nous avons annulé toutes les rediffusions de cet épisode de ‘La télé d’ici vacances’ et nous avons suspendu l’animateur”, indique le texte. “Nous assumons humblement la pleine responsabilité de cette faute grave et regrettable dont nous tirerons toutes conséquences”.Dans une enquête réalisée auprès de 5.556 personnes publiée en juin, l’ONG ivoirienne Citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM), a recensé en deux ans dans la seule ville d’Abidjan 416 féminicides, 2.000 cas de violences faites aux femmes, dont 1.290 cas de mariage de filles de moins de 18 ans et 1.121 viols.

Avec VOA

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Coupure massive d’électricité à Brazzaville: les commerçants broient du noir

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Coupure massive d’électricité à Brazzaville: les commerçants broient du noir

Bangui ( République centrafricaine ) – “Le Premier ministre est allé chercher les entrepreneurs en France, mais avec quelle électricité on va travailler ?”, s’interroge un entrepreneur.

La fourniture de l’électricité a brutalement été interrompue sur la capitale congolaise depuis dimanche matin. La situation n’était toujours pas rétablie lundi. Les solutions alternatives comme les groupes électrogènes sont presque impossibles, puisque Brazzaville connaît une crise de carburant depuis deux semaines.Dans un message laconique publié sur sa page Facebook, la société de production et de distribution du courant, E2C, explique que ce désagrément est causé suite à la chute d’un pylône dans la région de Pointe-Noire. “Les travaux sont en cours”, assure la société E2C.Cette situation a impacté le quotidien des Congolais. Les hommes d’affaires sont aux abois. Le patron des patrons, président de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo, El Hadji Djibril Bopaka, décrit une situation “difficile”.”C’est un grand manque à gagner pour les entreprises. Dans les restaurants, tout est en stand-by. Les grandes entreprises industrielles, dans les grandes menuiseries rien ne marche, dans les boulangeries, ça pose problème. Cela fait que le secteur privé subit”, déplore-t-il.Les commerçants voient leurs affaires chuter en si peu de temps. “Dans toute la ville, il n’y a pas de carburant pour pouvoir alimenter notre groupe électrogène. Tout cela, parce que nous voulons garder l’essentiel de nos vivres à une température normale, mais aussi faut accueillir les clients. Donc, vraiment ce sont des dépenses inattendues, surtout en ce temps de crise”, témoigne Alphonse Ndongo, patron d’un restaurant. De son côté, Patrick Mampouya est propriétaire d’un centre de formation en informatique où tout ne marche qu’avec du courant. Il tente des solutions à sa façon. “Là où j’ai mon centre de formation, dès que j’ai démarré mon groupe électrogène, tout le quartier est venu pour charger les téléphones. Vraiment, c’est du gros n’importe quoi”, indique M. Mampouya.”On se demande: le Congo veut se développer, mais avec quelle électricité on va monter ces entreprises? Le Premier ministre est allé chercher les entrepreneurs en France, mais avec quelle électricité on va travailler ?”, se demande-t-il éperdument. “C’est vraiment invivable”Dans les rues de Brazzaville les usagers du courant électrique grincent les dents. “C’est difficile, c’est dur de vivre comme ça sans électricité et donc du coup, mon téléphone je n’ai pas pu le charger”, affirme un habitant de Massengo-Trois-Poteaux. Un autre Brazzavillois du quartier Ngamakosso ajoute : “Tout ce qui nous reste, c’est d’aller charger les téléphones dans les différents marchés de Brazzaville où les jeunes ont des groupes électrogènes. On peut payer 200 voire 300 francs CFA, et donc c’est une situation très triste”.”C’est vraiment invivable. Pour continuer de rester connecter, j’ai utilisé le power-bank pour recharger le téléphone”, déclare un habitant de Batignolles, dans la commune de Moungali.La société EC2 a présenté ses excuses aux consommateurs. Mais, le problème peut également venir de la baisse des eaux qui impacte la production du courant électrique. Le mois de septembre est celui de la sécheresse au Congo. Les Brazzavillois sont certes habitués aux coupures intempestives de courant. Mais cette fois-ci, la panne laisse pantois de nombreux usagers.

Avec AFP/VOA

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Un mort et 7 blessés dans une fusillade à Goma

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Un mort et 7 blessés dans une fusillade à Goma

Bangui ( République centrafricaine ) – Une personne a été tuée et sept autres blessées par des hommes armés lundi soir à Goma, chef-lieu de la province troublée du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

“Des bandits armés ont tiré sur huit civils dans la commune de Karisimbi. L’une (des victimes) est morte” des suites de ses blessures, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Elongi Wandikia, bourgmestre de cette commune populaire située dans le nord de la ville de Goma.Dans leur fuite, ces “bandits non identifiés” ont également emporté une moto, a-t-il ajouté.L’hôpital du quartier a confirmé avoir reçu dans la nuit huit blessés par balles, dont un mortellement atteint.Prince Baninge, président du conseil local de la jeunesse du quartier Katoyi, où ont eu lieu les tirs, a demandé aux autorités d’y “augmenter les effectifs de la police”. “Nous allons changer de stratégie pour éviter ce genre d’incident”, a promis le bourgmestre, qui est aussi officier de police.Cette fusillade est la plus spectaculaire depuis environ deux mois dans la ville de Goma, réputée pour des meurtres ciblés et des vols à main armée.Depuis mai, la ville – comme l’ensemble de la province du Nord-Kivu et celle voisine de l’Ituri – est sous état de siège, mesure exceptionnelle prise par les autorités pour lutter contre les groupes armés qui écument la région. Le président Félix Tshisekedi y a remplacé des autorités civiles par des officiers de l’armée et de la police.

Avec VOA

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une ruée vers l’or périlleuse

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Tchad : une ruée vers l’or périlleuse

Bangui ( République centrafricaine ) – Des jeunes Tchadiens sont conduits, avec leur consentement dans l’extrême-Nord du pays et au Sud de la Libye. Ils y sont exploités dans des mines d’or.

L’eldorado se transforme pour eux, le plus souvent, en enfer. Car ces jeunes sont surexploités et soumis à des traitements inhumains et dégradants qui s’apparentent à de l’esclavage des temps modernes.”Pardon, faites quelque chose pour nous. Pour que ceux qui sont encore au village puissent rester sur place, garder leur place et ne plus nous rejoindre ici”.Tel est le cri de détresse lancé par l’un de ces jeunes à qui nous attribuons le prénom Benjamin. Comme d’autres jeunes de sa génération, Benjamin a été convaincu par ses amis qui ont essayé l’aventure.A son tour, il a décidé de migrer vers l’extrême-Nord du Tchad, afin d’être employé dans des mines d’or, pour espérer ainsi réaliser son rêve : se faire beaucoup d’argent.Elève à Kyabé, dans le département du Lac Iro, dans le Sud du Tchad, non loin de la frontière avec la République centrafricaine, Benjamin témoigne, la mort dans l’âme.”Ils m’ont dit, il faut te réveiller. Il faut prendre la route de la Libye. En deux mois seulement, tu auras plus que ce que tu fais ici. Ils m’ont donné le numéro d’un patron. J’ai appelé le patron. Il m’a demandé combien nous étions. J’ai répondu que nous étions six personnes. On nous a envoyé l’argent à l’agence STTL de Sarh, (Société tchadienne de transport et de location, à Sarh, dans le sud du Tchad, ndlr). Et puis, on a quitté. On est arrivé à N’Djaména. On a quitté N’Djaména, on est arrivé à Abéché. Aux points de contrôle, tu dis seulement que c’est au nom d’un tel patron, puis on te laisse”.Quand l’eldorado devient un enferUne fois sur les sites d’orpaillage, dans l’extrême-Nord du Tchad et en Libye, c’est le début de l’enfer, témoigne Benjamin.”On va te vendre en or. Une personne vaut 10 grammes. 10 grammes, c’est 250.000 Francs CFA (un peu plus de 380 euros, ndlr). Chaque matin, tu te réveilles, le fusil derrière toi. Tu es malade, on ne te soigne pas. Tu ne te laves pas. Tu dors à la belle étoile. On mesure de l’eau, deux verres, trois verres, pour que tu boives. Un trou qui va faire 200 mètres ou 300 mètres, tu vas y entrer. Il n’y a pas d’oxygène”, raconte le jeune homme.Les autorités, interpellésFace à ces “traitements inhumains et dégradants”, la militante des droits de l’Homme, Céline Narmadji interpelle les autorités tchadiennes, tout en préconisant la sensibilisation, pour dissuader les futures candidats à cet exode dont l’issue est souvent fatale.Selon Céline Narmadji, “il faut descendre dans les villages, parler avec les chefs de terre, parler avec les chefs de village, parler avec la communauté : les hommes comme les femmes. Et il faut mettre aussi en place un mécanisme pour les aider à produire localement. Et il ne faut pas que les gouverneurs, les commandants de brigade mettent les bœufs dans leurs champs”.Contactés par la DW, Abdéramane Koulamallah, le ministre tchadien de la Communication, porte-parole du gouvernement, et son collègue de la Justice, Mahamat Ahmat Alhabo, n’étaient pas disponibles pour réagir à cette information.

Avec DW français

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527 civils tués en trois mois, selon l’Onu

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Mali : 527 civils tués en trois mois, selon l’Onu

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un rapport, la Minusma note que ces violences contre les civils ont augmenté de 25% en trois mois. A Bamako, ce rapport est diversement accueilli.

25% d’augmentation dans les violations des droits de l’homme contre les civils entre le 1er avril et le 30 juin 2021. Ce sont les conclusions du rapport trimestriel de la mission de l’Onu au Mali publié lundi (30.08). Le nombre de personnes tuées dans le pays a aussi grimpé de 49% par rapport au trimestre précédent. Les cercles du centre du Mali demeurent l’épicentre des violences dans le pays.Le rapport révèle aussi des exactions qui seraient commises par les forces armées maliennes et les forces internationales, notamment la force conjointe du G5 Sahel.Multiplication des foyers de tensionLa note des enquêteurs de la division des droits de l’homme de la Minusma met l’accent sur la multiplication des foyers de tensions dans le pays avec désormais le sud, avec des localités comme Koutiala, Sikasso ainsi que le long de la frontière avec le Burkina Faso qui sont sous la menace des groupes terroristes. Au moins 527 personnes ont été tuées, blessées, enlevées ou portées disparues. Des violences qui seraient causées par les groupes terroristes, le GSIM lié à Aqmi ou la branche sahélienne du groupe Etat islamique dans la majorité des cas.Selon Drissa Traoré, coordinateur national du projet conjoint association malienne des droits de l’homme (AMDH) et fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), ” Il faut reconnaitre que ce travail de la division des droits de l’homme de la Minusma est important. Car aujourd’hui, rares sont les acteurs qui ont accès à un certain nombre de terrains pour pouvoir documenter ces violations graves des droits de l’homme. Si ces violations sont sous documentées et ne sont pas du tout documentées, il y a une forte chance que les victimes soient oubliées. Déjà même avec la documentation de ces violations, il y a moins d’actions judiciaires qui vont dans le sens de lutter contre l’impunité”.L’armée malienne indexéeLe rapport onusien pointe la responsabilité des militaires maliens dans 46 cas de violences dirigées contre les civils, soit une augmentation de 9% par rapport au premier trimestre 2021. Le collectif des membres du Conseil national de la transition (CNT) dénonce un complot de la communauté internationale, pour “déstabiliser le Mali”.Aboubacar Sidick Fomba, membre du CNT interroge : “Comment se fait-il que les forces Barkhane et onusiennes parviennent à identifier les civils terroristes des civils non terroristes ? Et comment au même moment les personnes tuées par les forces Barkhane et onusiennes sont des terroristes, mais les mêmes personnes tuées par l’armée malienne sont non terroristes ? Les ONG qui sont sur le terrain et qui donnent des informations sont financées par qui ? Comment ces ONG donnent des informations ? Comment elles sont protégées pour aller à la recherche de ces renseignements ? Je considère ce rapport comme un non-évènement.”Le rapport des enquêteurs de l’Onu n’épargne pas les chasseurs traditionnels dozos qui se seraient rendus coupables de 157 cas de violences à travers des assassinats ou des enlèvements contre rançon. Les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation seraient également impliqués dans au moins 6 cas de violences.

Avec DW français

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RCA : Faciliter la circulation entre la commune de Nana-Bakassa et les localités voisines

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un grand soulagement pour les habitants de cette commune située à 60 km au nord de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham ainsi que pour les populations voisines. Le seul pont qui la reliait à la ville de Kouki et Markounda (nord-ouest RCA) a été réhabilité par les Casques bleus du contingent camerounais de la Minusca. La cérémonie de remise de l’ouvrage aux autorités locales a eu lieu, le mercredi 25 août 2021.

« Traverser cette rivière était un cauchemar. Le pont s’étant affaissé, il fallait patauger dans l’eau pour pouvoir passer. C’était pénible », se souvient, Serge Nganatoua, directeur de l’école de Nana-Bakassa qui est l’un des plus réguliers utilisateurs de cet ouvrage.

L'inauguration du pont de Kouki
L’inauguration du pont de Kouki par la Minusca

 

En effet, la réhabilitation du pont permettra non seulement de l’accessibilité de la commune de Nana Bakassa aux localités voisines, mais elle va également favoriser la circulation des marchandises. Ainsi, après trois mois d’intenses travaux, le pont est de nouveau opérationnel, pour la grande satisfaction du Secrétaire général de la sous-préfecture, Edgar Namkona. « C’est pour nous une grande joie et un soulagement de voir que désormais, les habitants et les commerçants pourront de nouveau circuler librement », a-t-il déclaré.

Même soulagement du côté de la population. Mis à part le commerce et la circulation qui seront plus facile, la réfection de ce pont aura également un impact sur la sécurité dans la zone, comme le déclare Nambena Jean-Pierre, un habitant de la localité. « Quand il y a des accrochages, les forces de sécurité ont du mal à se déplacer pour intervenir. Maintenant, que le pont est réhabilité, les militaires et gendarmes pourront bouger plus facilement. Pour nous, habitants, la crainte est maintenant dissipée », a-t-il confié.

Notons que la réhabilitation de cet ouvrage a été financée par la Section des affaires civiles de la MINUSCA, dans le cadre des projets à impact rapide, pour un coût global de 9 500 000 FCFA.

 

La Minusca

RCA : CÉRÉMONIE DE FIN DE FORMATION DE 650 nouveaux gendarmes

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Cérémonie de sortie de 651 nouveaux gendarmes en présence du chef de l’État Faustin archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 13:32:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après 9 mois de formation aux exigences de la condition militaire et à la technique de protection des personnes et des biens, 651nouveaux gendarmes de la 29e PROMOTION  sont désormais opérationnels. Une cérémonie de leur sortie officielle a eu lieu à l’école nationale de gendarmerie de Kolongo ce mardi 31 août 2021 en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

cérémonie officielle de sortie de 651 nouveaux gendarmes à Bangui le 31 août 2021
cérémonie officielle de sortie de 651 nouveaux gendarmes à Bangui le 31 août 2021

 

Mardi 31 août 2021, la cérémonie de sortie officielle de 651 nouveaux gendarmes a été présidée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA en présence du Président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, de tous les membres du gouvernement, du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en rca, ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité en République centrafricaine.

Cette nouvelle promotion de la gendarmerie, la  29e, baptisée capitaine Auguste Jocelyn Bisset est désormais opérationnelle au service de la population centrafricaine pour assurer l’ordre républicain et la paix dans leur pays.

Pour le Président de la République, le professeur Faustin Archange TOUADERA, les nouveaux gendarmes doivent faire preuve du professionnalisme dans leur nouveau métier.

Rappelons que cette cérémonie de sortie de 550 nouveaux gendarmes intervient une semaine après celle de 800 nouveaux policiers recrutés dans les mêmes conditions que leurs collègues gendarmes, c’est-à-dire sur toute l’étendue du territoire national.

 

Par Destin Ibrahim

Tel : 70

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Alain Nzilo

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RCA : le procureur près tribunal de grande instance de Bambari en fuite

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 02:24:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme a indiqué qu’il ne reviendrait plus à Bambari pour des raisons de sa sécurité, a-t-on appris de sources préfectorales.

les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui

 

À en croire ses déclarations, il serait menacé par les Mercenaires russes de la société Wagner à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la RCA.

Selon lui, l’affaire a débuté lorsque les hommes de Wagner procédaient à des arrestations fantaisistes, voir arbitraires, et ils l’ont fait appel de venir voir  et interroger les suspects.

« Que ça soit à la gendarmerie ou à la police, je serais toujours présent », déclare le procureur, en ajoutant qu’à chaque fois « en interrogeant les suspects, les accusations ne tiennent pas debout, et je me fais le devoir de les libérer. Et cela se passe à plusieurs reprises », explique-t-il.

« Mais quand j’ordonne la libération des suspects, les Russes ne sont pas d’accord. Ils me taxent d’être un collabo des rebelles. Ils sont venus même me menacer chez moi », rapporte-t-il.

« Mais le lendemain de la menace des Russes, je suis obligé de rentrer à Bangui. Je me suis dit c’est fini pour moi de rentrer à Bambari »., a décidé le procureur.

Notons qu’au moment du départ du procureur à Bangui, personne n’était au courant à Bambari, pas même le préfet. Cette histoire a fait surface quand le préfet l’avait appelé pour venir en personne voir le corps d’un homme abattu devant le commissariat de police de Bambari. C’est en ce moment-là que le procureur informe le préfet qu’il n’est plus à Bambari à cause de sa sécurité.

« Vous savez, ces hommes ne connaissent pas la loi. Ce sont des gens brutaux. Ils peuvent m’agresser comme du jeu », ajoute le procureur.

Rappelons que les mercenaires russes de la société Wagner, déployés en République centrafricaine  pour combattre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur la population civile, selon les ONG et les Nations unies.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Un bombardement russe fait trois morts dans une localité de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la RCA

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 02:09:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène se produit ce dimanche 29 août 2021 dans le village Beïna, provoquant la débandade de la population vers le village Dilapoko, situé à 90 kilomètres de Gamboula, à l’ouest de la République centrafricaine.

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Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

On ignore les raisons de ce nouveau bombardement russe, mais tout porte à croire que l’offensive menée par les hommes de Wagner contre les rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se poursuit désormais dans la Mambéré-Kadéï.

Selon des sources locales, il n’y avait pas des troupes au sol, mais seul l’hélicoptère  qui mène le combat aérien. Les tirs avaient causé cinq blessés graves parmi la population. Transportés à l’hôpital, trois d’entre eux n’ont pas pu supporter, et sont décédés de leur blessure.

Or, le lendemain, c’est-à-dire ce lundi 30 août, vers 13 heures, à Nguia-Bouar, dans la sous-préfecture de Baboua, au Nord-ouest, le même hélicoptère russe avait pilonné un chantier minier contrôlé par le 3R. Aucun blessé n’est à déploré, mais la population, pour des raisons de sécurité, ont pris la poudre d’escampette dans la brousse. Le village est toujours sous-contrôle de 3R.

Pour l’heure, aucune attaque n’est menée au sol par les mercenaires de Wagner contre les rebelles  de la CPC dans cette localité de la Nana-Mambéré.

Rappelons que depuis le début de l’offensive des mercenaires russes contre les rebelles de  3R il y a  deux semaines, plusieurs villages ont été rasés, les populations massacrées. On compte actuellement au moins une centaine des disparus, et des élevages détruits.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

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Centrafrique : Inondations à Bangui, l’histoire se répète.

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 31 août 2021, 02:33:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La pluie diluvienne qui s’est abattue il y a quelques semaines a provoqué des inondations dans les quartiers de sud de Bangui. Chaque année le pays assiste aux mêmes phénomènes mais la solution n’a pas encore été trouvée. Des centaines d’habitations se sont effondrées et la population se retrouve désormais sans abris et exposée aux maladies.

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Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.

 

Sans attendre, les sinistrés affectés par les pluies se sont mobilisés pour évacuer l’eau et sauver ce qu’il restait au milieu des débris. Avec des pelles, machettes et autres matériels, certaines familles essaient d’arranger les murs de leur maison détruite..
Des SOS ont été lancés aux ONG humanitaires et au gouvernement en vue de leur apporter une aide d’urgence.
Une délégation du gouvernement s’est rendue sur place pour apporter un soutien à la population. C’est à cette occasion que la ministre de l’action humanitaire à assurer à la population que son ministère mettra tout en œuvre pour apporter une solution dans un court délai.
Les victimes des drames ne sont pas souvent prises en charge par le gouvernement, il faudrait que ça change et qu’un geste soit fait avant que les humanitaires apportent une aide ponctuelle.

 

 

Certains dénoncent le problème des services de cadastre et d’assainissement qui délivrent des agréments sans tenir compte des catastrophes naturelles. La réalisation d’étude du terrain permettrait d’éviter ces phénomènes.
Quoi qu’il en soit, pour le moment les sinistrés attendent de pied ferme les hautes autorités du pays pour leur porter assistance.
Rappelons qu’en 2019, le fleuve Oubangui est sorti de son lit et a inondé certains quartiers des 6e et 7e arrondissements. Certaines victimes demeurent encore sans abri, du fait de moyens financiers limités. Espérons que cette fois, l’histoire ne se répètera pas.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

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Réaction du collectif des officiers soucieux du devenir de l’Armée Nationale suite à la dernière mise en scène (Promotion à titre exceptionnel)

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Le couple présidentiel et les généraux en danse lors du fameux repas des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : Présidence de la République centrafricaine.

 

Depuis quelques années, nous assistons, comme dans un cirque, au spectacle désolant de promotions à titre exceptionnel au sein des Forces Armées Centrafricaines. Des promotions qui font monter la grogne dans les rangs de l’armée.

Rappelons qu’une armée par essence, doit être marquée par l’ordre, la discipline et l’orthodoxie  de gestion des ressources humaines. Pour passer au prochain galon, il faut passer un temps bien déterminé dans le galon inférieur et être apprécié à sa juste valeur par le commandement ou le haut-commandement. Un sous-officier ne pourra pas dépasser le grade de commandant, si jamais ce dernier accédait au rang d’officier, encore il va falloir faire preuve des qualités requises.

Les titres exceptionnels ne sont pas la règle et doivent radicalement être bannis des armées normales. De même, les nominations aux fonctions militaires sont assujetties au minimum de critères de compétence et de moralité. Ne peuvent commander une armée, que ceux qui ont la potentialité et non ceux qui sont fabriqués de toutes pièces par le politique et qui, de surcroit, ont échoué sur toute la ligne.

Dès lors, que ce passe-t-il dans notre pays et plus particulièrement au sein de l’armée centrafricaine ? Des promotions qui frisent l’insolence, source de nombreuses tensions alors qu’en ce temps de guerre, l’heure devrait être consacrée à l’unité et à la cohésion.

Depuis trois années successives, on offre au peuple centrafricain et au monde entier que décidément notre armée est condamnée à rester atypique, contrairement à celles de la sous-région centrale et au-delà, à celles des autres pays des sous-régions africaines. Bref, nous assistons continuellement à la descente aux enfers d’un outil de défense nationale qui, après toutes les mauvaises expériences connues, devraient sérieusement être refondé.

Que des nominations fallacieuses et promotions à tour de bras aux grades supérieurs des mêmes durant trois ans successivement. Ces nominations et promotions à titre exceptionnel deviennent inquiétantes pour l’avenir de notre armée, consacrant ainsi et de façon durable sa totale déliquescence.

Des nominations hasardeuses qui, malheureusement, vont encore semer la désolation et le déshonneur dans cette noble et stratégique institution. Une institution qui ne devrait pas être dirigée par des officiers ignobles, manquant tout le sens élevé du devoir et de la noblesse militaire. Une institution politiquement mal gérée, consacrant le règne de la médiocrité, de l’affairisme et de la forfaiture. Une armée dont le commandement est entre les mains des cadres aux cursus peu orthodoxes et approximatifs.

 

C’est comme si, faire confiance aux meilleurs cadres pour commander est une parjure. Alors que dans le contexte actuel, nommer des cadres compétents et réfléchis est gage de sureté lorsqu’on veut reconstruire une armée qui a trébuché pendant des années. Nous serons toujours des dindons de la farce aux yeux d’autres nations. Que personne ne trompe nos politiques, tant qu’ils continueront à utiliser les méthodes désuètes pour gérer l’armée, ils récolteront que de la misère.

Il faut clairement dire que finalement rien n’a bougé depuis le changement intervenu en 2016. Ce changement attendu et applaudi de tout le monde et qui semblait sonner comme un début de changement radical de notre institution militaire. Tout le monde au niveau de l’armée croyait que Touadera allait réussir la transformation de cette armée mais zut ! Et comme le disait un philosophe : « Donnez le pouvoir et l’argent aux gens, ils vous montreront leurs vrais visages »

Des promotions et nominations devraient obéir aux statuts et règlements en vigueur afin de garantir l’équité et consolider la cohésion de l’armée

Des nominations et promotions hasardeuses qui vont malheureusement encore semer le désordre, l’indiscipline et la frustration sur les rangs des armées avec des conséquences néfastes à moyens et long termes.

Pourtant, personne n’osait croire qu’avec tout ce que le peuple a subi, qu’on allait reprendre les mêmes sous un régime dit démocratique et rempli d’intellectuels bardés de diplômes et donc doués d’analyse et d’approche nouvelle pour la reconstruction de notre armée. On pensait qu’avec cette nouvelle classe politique, les choses allaient profondément changer du côté de l’armée qui a besoin que l’ordre et la discipline soient de rigueur. L’ordre et la discipline doivent régner dans la manière de ceux qui ont la charge de la gérer. L’ordre et la discipline doivent régner quand il s’agit de faire des promotions et des nominations au sein de la grande muette. Aujourd’hui, cette grande muette est obligée d’ouvrir grandement sa bouche pour décrier parce que ‘’y’en a marre’’ et qu’elle n’est pas condamnée à subir les caprices de ceux qui arrivent au pouvoir et qui veulent la détruire.

Tant qu’on ne mettra pas de l’ordre et de la discipline par une restructuration qui se veut sérieuse, basée sur le respect scrupuleux des textes qu’on a soi-même paraphés et signés,  ce sera une perte de temps.

De grâce, on ne construit pas une armée pour protéger un régime mais on la construit pour qu’elle devienne un outil durable de préservation de paix, un socle de stabilité, d’émergence de la démocratie et partant, du développement harmonieux d’un pays.

Les régimes précédents peuvent être excusés mais pas celui de Touadera

On pourrait aisément accorder des mesures atténuantes aux précédents régimes BOKASSA, KOLINGBA, DACKO, PATASSE voire BOZIZE car ceux-ci obéissaient aux principes gouvernant leur génération à savoir la dictature où leurs armées étaient construites pour défendre et protéger prioritairement leurs pouvoirs se basant sur des critères subjectifs : recrutements ethniques, promotions et nominations à l’emporte-pièce privilégiant la médiocrité…

Les résultats sont ceux que nous avions connus et qui ont fait péricliter l’armée nationale et par effet d’entraînement la crucifixion aux piloris du pays tout entier.

Voyant tout ce qui se passe, le commun des mortels se pose la question de savoir : pourquoi nous ne changeons pas dans ce pays ? Qui sauvera notre armée et notre pays de cette perpétuelle misère ?

Alors que, le président professeur agrégé sur qui l’espoir était fondé aggrave la situation et creuse le fossé de division déjà très béante

A un moment, on a pensé que les civils, intellectuels et hyper diplômés, contrairement aux militaires, pouvaient nous sortir de cette situation mais peine perdue ! Patasse, agronome de son état avait aggravé ce que Kolingba a semé. Aujourd’hui Touadera, professeur d’université de son état est en train d’achever ce que Bozize a planté à savoir sa totale destruction.

On se demande qu’est-ce que Touadera a fait des nombreux textes qui ont été élaborés avant son arrivée et dont le seul respect pouvait donner une image un peu luisante de notre armée et nous accorder le privilège de commencer à avoir une armée digne de ce nom ?

Est-ce parce qu’il peut compter que sur les alliés (Russes et Rwandais) pour protéger éternellement la République Centrafricaine qu’il se permet toutes ces déviances que nous connaissons ?

Dommages que ces fructueux et importants textes ont été mis de côté pour donner privilège à la médiocrité avec des officiers et sous-officiers approximatifs et éthiquement déséquilibrés, hissés au sommet du commandement.

Attention ! Les lions ne peuvent jamais être commandés pendant longtemps par des moutons et on ne peut compter sur les bénis oui oui et les poltrons pour construire une noble et efficace institution qu’est l’armée nationale.

N’a-t-on pas dit : « qui crache en l’air reçoit sur le visage » et « celui qui sème le désordre récoltera de l’amertume »

Pourquoi toujours les mêmes ? Attention, le peuple a tant souffert !

Comment peut-on, depuis trois années consécutives, gratifier des galons aux mêmes soldats comme dans une opérette ? Comment des gens qui ont des cursus scolaires et militaires peu fiables peuvent-ils gravir aussi facilement les échelons de l’armée et se hisser au plus haut sommet ? Quelle honte et opprobre jette-t-on sur une si noble institution ? Qu’ont-il fait d’exceptionnel, pour qu’en l’espace de trois ans, ils passent de commandant à général, de colonel à général de corps d’armée, de général de brigade à maréchal ? Quels faits d’armes et prouesses opérationnelles ont-ils accomplis pour mériter de si fantaisistes promotions ? Honte à notre armée ! Les autres se rient et se riront de nous. Toute chose étant égale par ailleurs, nous reprendrons les mêmes et recommencerons ; c’est sûr !

Malheureusement, c’est le peuple qui continuera à payer le prix de toutes ces turpitudes et inconséquences de nos hommes politiques qui, une fois au pouvoir, n’ont pas la tête sur les épaules et ne font qu’à leur tête. Alors qu’ils devraient se consacrer à construire une armée au-delà de leurs intérêts égoïstes.

Les leçons du passé servent-elles nos dirigeants politiques ?

On a vu dans ce pays les régimes qui ont cru aux protections venues d’ailleurs, partir en fumée simplement parce qu’ils n’accordaient aucun sérieux dans la construction d’une armée véritablement nationale. Ils croyaient dur comme le fer que se confier aux mercenaires et armées étrangères à l’instar des libyens, des Baniamoulengué, les Tchadiens et des sud-africains étaient la solution. Malheureusement, ils ont vu que du feu et avaient tous pris la poudre d’escampette.

Honte à eux ! Des chefs d’Etat, dans ce pays, qui ont négligé leurs propres officiers et sous-officiers et qui se plient à quatre devant les officiers étrangers pour les recevoir en grande pompe dans le palais et à la primature alors que Dieu seul sait si nombreux sont des officiers centrafricains qui ont de la compétence mais ignorés et négligés. On préfère distraire la gallérie en chantant  à cor et à cri qu’il n’y a pas de cadres. On préfère les éloigner du commandement en les envoyant dans les ministères pour occuper des postes bidon (Chargés de mission) où ils ne servent à rien. On préfère un Mamadou (Un Général Capécien), un Sakama (Gros général sous-officier), un Omokonzoyen (Tueur et intellectuellement limité), Un Wallot Makpanga (Gros sous-officier farceur et homme des sordides missions)…, des tams-tams retentissants, aux nombreux officiers compétents et réfléchis, qui peuvent valablement relever le défis.

Pour terminer, nos hommes politiques devraient tirer les leçons du passé pour construire une institution débarrassée des maux qui l’ont longtemps gangrénée.

La plaie étant béante avec tout le lot de frustration que le Président Touadera, le Président de l’assemblée Sarandji ainsi que le Premier ministre Dondra ont causé ; nous interpellons simplement leur conscience d’hommes d’Etat, s’ils en ont une, de revoir leurs copies avant qu’il ne soit trop tard pour le peuple centrafricain qui veut une armée digne pour le protéger.

Nous profitons pour dire non à la forfaiture, non à la CPC mais oui pour la construction d’une armée longtemps aux antipodes des normes universellement admises. Nous ne saurions continuer à faire piètre figure aux yeux du monde.

Qui vivra verra.

Le collectif des officiers républicains.

 

Droits de tirage spéciaux : le FMI alloue 1,5 milliard de dollars à la Cemac

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Les pays membres s’en sortent respectivement avec 393 millions de dollars (220 milliards de F), pour le Cameroun ; 293 millions de dollars pour le Gabon ; 214 millions de dollars, pour la Guinée-Equatoriale ; 190 millions de dollars, pour le Tchad et 151 millions de dollars pour la rca. Toutefois, ces ressources pourraient tre réévaluées avec le programme de réallocation des pays du G7.

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Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Après le feu vert des gouverneurs du Fonds monétaire international(FMI), les comptes des pays membres de l’institution de Bretton Woods sont crédités depuis le lundi 23 août dernier, des droits de tirages spéciaux (DTS) nouvellement émis. Evaluée à 650 milliards de dollars, cette enveloppe est la plus élevée de l’histoire du FMI. « Il s’agit d’une décision historique : la plus importante allocation de DTS de l’histoire du FMI et une bouffée d’oxygène pour l’économie mondiale en cette période de crise sans précédent », s’est félicité Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds.

 

Les DTS sont alloués aux pays membres au prorata de leur quote part au FMI. Ainsi, sur les 650 milliards de dollars, 118 milliards de dollars (83 milliards de DTS) reviennent aux Etats-Unis et 43 milliards à la Chine. Seuls 33 milliards de Dollars reviendront aux pays africains dont 4,3 mrds$ en Afrique du Sud et 3,5 mrds$ au Nigéria. L’Égypte et ses 2,9 mrds$ (45,6 milliards de livres égyptiennes) occupent la troisième position dans cette région.

 

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale(Cemac) ne figurent pas parmi les plus gros bénéficiaires. 1ère économie de la Cemac, 264,5 millions de DTS soit 393 millions de dollars (220 milliards de FCFA) reviendront au Cameroun. Il est suivi du Gabon (293 millions de dollars), du Congo (220 millions de dollars), la Guinée Equatoriale (214 millions de dollars), le Tchad (190 millions de dollars) et de la RCA(151 millions de dollars). Calculette en main, cette nouvelle allocation de DTS permettrait d’augmenter les avoirs officiels de réserve des pays de la Cemac de 1,445 milliard de dollars.

 

Selon les chiffres les plus récents, le taux de croissance communautaire dans la zone Cemac au cours de l’année 2020 s’est situé à -1,7% contre 2,5% en 2019. Une récession imputable à la crise sanitaire du coronavirus dont l’impact s’est fait ressentir sur les économies. Pour 2021, la Cemac projette une croissance à 1,3% contre et 2,7% en 2022. Pour y parvenir, il faudra investir massivement pour enrayer la pauvreté causée par la crise. Les facilités ici octroyées par le FMI ici octroyés devraient permettre aux Etats de compléter leurs réserves de change des pays et réduisant leur dépendance à l’égard d’une dette intérieure ou extérieure plus chère. « Les pays peuvent utiliser l’espace offert par l’allocation des DTS pour soutenir leurs économies et intensifier leur lutte contre la crise » recommande Kristalina Georgieva.

 

Le coup de pouces des riches

 

« Pour amplifier les avantages de cette allocation, le FMI encourage l’acheminement volontaire de certains DTS de pays ayant de solides positions extérieures vers les pays qui en ont le plus besoin » cet extrait du propos de la directrice du FMI sonne comme un aveu d’insuffisance des ressources allouées aux pays à faible revenu, dont les pays africains qui ne reçoivent qu’une allocation de 33 milliards de dollars. Pour la première fois depuis 30 ans, l’Afrique est entrée en récession et selon le FMI, il faudrait près de 300 milliards de dollars au continent pour se remettre sur les rails.

 

Au cours du sommet sur le financement des économies africaines organisé à Paris à l’initiative du président Emmanuel Macron, les présidents africains avaient sollicité plus de largesse de la part des pays riches. Concrètement, ils demandaient une réallocation de 100 milliards de dollars des DTS des grandes puissances qui peuvent financer leurs plans de relance sans nécessairement passer par les mécanismes du FMI. Une demande qui a trouvé un écho favorable aux oreilles du président. Ainsi, le G7 a décidé de réallouer au moins 100 milliards de dollars de leurs droits de tirage spéciaux pour l’Afrique, la France appuie dans ce sens. Ce qui suppose que les présentes allocations des pays de la Cemac pourraient tre réévaluées en fonction de la mansuétude des pays du G7. « Pour les pays riches, en réallouer une partie est une façon de se montrer solidaires sans avoir à ponctionner leurs propres ressources budgétaires.

 

La France y est en effet favorable et c’est une bonne chose. Il faudrait que d’autres grandes puissances prennent des engagements en ce sens et se mettent d’accord sur un mécanisme et un objectif de réallocation » a réagit Najat Vallaud-Belkacem ex ministre et directrice France de l’ONG ONE qui œuvre pour l’éradication de l’extrme pauvreté dans le monde.

 

 

 

Une allocation DTS n’est pas une dette

 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’allocation de DTS n’alourdit pas le fardeau de la dette publique des pays de la Cemac et d’aucun autre pays qui en bénéficie. Les DTS viennent juste en renforcement des avoirs officiels de réserves du pays, à travers l’augmentation correspondante de ses avoirs en DTS. En contrepartie, le montant des DTS alloués est inscrit au passif du bilan de la Banque centrale en tant qu’engagement à l’égard du FMI. Sauf dans le cas d’une annulation de l’allocation de DTS, qui jusqu’à présent n’a jamais eu lieu, les pays membres ne sont pas tenus de restituer les DTS qui leur ont été alloués. Les statuts du FMI prévoient la possibilité́ pour un pays membre de décider de ne pas recevoir sa part de l’allocation générale. Pour cela, le gouverneur de la Banque centrale du pays ne doit pas voter en faveur de l’allocation, et le pays doit notifier au FMI, préalablement à l’allocation de DTS, son choix de ne pas recevoir sa part de l’allocation.

DTS, un panier de 5 monnaies

 

Le DTS est un avoir de réserve international, créé par le FMI en 1969 pour compléter les réserves officielles de ses pays membres. À ce jour, un total de 660,7 milliards de DTS (équivalant à environ 943 milliards de dollars EU) a été alloué. Cela comprend la plus importante allocation jamais enregistrée d’environ 456 milliards de DTS approuvée le 2 août 2021 (entrée en vigueur le 23 août 2021). Cette allocation la plus récente visait à répondre au besoin mondial à long terme de réserves et à aider les pays à faire face à l’impact de la pandémie de COVID-19. La valeur du DTS est basée sur un panier de cinq devises : le dollar américain, l’euro, le renminbi chinois, le yen japonais et la livre sterling britannique. Le panier de DTS est révisé tous les cinq ans, ou plus tôt si nécessaire, pour s’assurer qu’il reflète l’importance relative des devises dans les systèmes commerciaux et financiers du monde.

 

Les examens couvrent les éléments clés de la méthode d’évaluation du DTS, y compris les critères et indicateurs utilisés pour sélectionner les devises du panier de DTS et les pondérations de devises initiales utilisées pour déterminer les montants (nombre d’unités) de chaque devise du panier de DTS. En mars 2021, le Conseil d’administration a reporté le prochain examen du panier d’évaluation des DTS au 31 juillet 2022, réinitialisant ainsi le cycle quinquennal des examens d’évaluation des DTS. Le prochain examen devant tre terminé d’ici la mi-2022, le nouveau panier entrera en vigueur le 1er août 2022.

 

 

Eco-matin

 

Au Faso, un plan quinquennal pour lutter contre le terrorisme

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Au Faso, un plan quinquennal pour lutter contre le terrorisme

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement promet des mesures qui vont améliorer les conditions de vie et de travail des combattants.

Au Burkina Faso, où pas une semaine ne passe sans que l’on ne déplore des attaques qui endeuillent les populations des villes et des villages, le gouvernement veut revoir sa méthode de lutte contre le terrorisme. “Je voudrais vous parler d’une stratégie spécifique qui est la stratégie de lutte contre le terrorisme”, a déclaré Maxime Koné, ministre de la Sécurité. L’objectif, dit-il, est de rehausser le moral des troupes.A cet effet, le gouvernement promet des mesures qui vont améliorer les conditions de vie et de travail des combattants. C’est un document qui établit une vision sur cinq ans avec des objectifs stratégiques bien définis.Pour Mahamadou Sawadogo, expert en sécurité, il était plus qu’urgent que le pays se dote d’un tel référentiel spécifique: “c’est une nécessité pour le Burkina de se doter de cette stratégie de lutte contre l’extrémisme violent, même si elle vient un peu tard après six années. Il est nécessaire que chaque entité qui doit participer à la lutte soit située, ait son rôle clarifié et défini clairement”.

Avec AFP/VOA

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Pression sur des ONG dans des pays en conflit

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Pression sur des ONG dans des pays en conflit

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Cameroun et l’Ethiopie ont restreint ces derniers temps les activités de certaines ONG. Les conséquences sont parfois dramatiques pour les populations.

Au Cameroun, le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji revient à la charge contre les organisations non gouvernementales étrangères . Celles-ci doivent fournir d’ici à la fin du mois de septembre, des informations sur leurs activités et les contrats de travail de leurs employés locaux.Pour l’autorité gouvernementale, il s’agit de faire respecter la loi camerounaise.Or la mesure est perçue comme une nouvelle pression du gouvernement sur ces ONG.Des mesures similaires existent dans d’autres pays où les autorités accusent les ONG de coopérer avec l’ennemi.Pourtant, lorsque des mesures gouvernementales conduisent à la cessation d’activités de ces organisations, les populations voient leurs difficultés s’aggraver dans certains cas. Dans un témoignage écrit, adressé à la DW, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a affirmé avoir arrêté ses activités dans la région du Nord-Ouest du Cameroun après une réaction du gouvernement qui a demandé que cette ONG clarifie le cadre de sa coopération avec le ministère de la Santé. Selon MSF, la vraie intention du gouvernement camerounais est d’empêcher ses activités qu’il juge favorables aux groupes armés.Sur notre antenne, le responsable de l’ONG pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, Dorian Job, assure au contraire que pour les médecins, “un patient est un patient”, avant d’être le partisan d’une cause politique quelle qu’elle soit.Au Burundi, l’organisation Handicap International devait arrêter de travailler en 2019 après s’être opposée à une décision du gouvernement qui a voulu imposer des quotas ethniques dans le recrutement du personnel local.En juillet, cette fois en Ethiopie, trois ONG dont Médecins Sans Frontières ont été suspendues par les autorités qui leur reprochaient d’embaucher du personnel étranger sans autorisation et d’avoir propagé des fausses informations sur les réseaux sociaux.Pour l’analyste Befekadu Hailu, la réaction des autorités d’Addis Abeba est en fait liée à la crise dans la province du Tigré.Guerre de communication”Le gouvernement craint de perdre la guerre de communication et pense que la communauté internationale apporte un soutien au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). En général, je pense que le gouvernement est dans la paranoïa. Toute tentative de la communauté internationale pourrait être considérée comme un soutien apporté au TPLF”, pense Befekadu Hailu qui signe aussi des chroniques pour la DW.Les décisions semblabes à celle de la suspension d’activités d’ONG prises par des gouvernements sont souvent critiquées, même par les populations. Dans la plupart des cas, il s’agit d’organisations à but humanitaire dont les services pallient l’absence d’appui social de la part de l’Etat.C’est le cas dans le Nord du Cameroun, plongé dans un conflit séparatiste. Beaucoup de personnes n’arrivent pas à payer les frais d’hôpitaux. Les centres de santé sont eux-mêmes endettés.”Depuis 2018, il y avait 72 millions de francs de factures impayées, ce qui signifie que les personnes traitées sont arrivées avec des urgences chirurgicales, des traumatismes, des blessures par balles ou suite à des accidents de la route. Ils ont été soignés et les factures sont restées impayées”, confie Denis Nsame, le directeur de l’hôpital de Bamenda.Dans ces conditions, le retrait des ONG augmente généralement la peine des populations démunies.

Avec DW français

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La France envoie 10 millions de vaccins supplémentaires à l’Union africaine

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La France envoie 10 millions de vaccins supplémentaires à l’Union africaine

Bangui ( République centrafricaine ) – La France va envoyer 10 millions de doses de vaccins AstraZeneca et Pfizer contre le Covid-19 à l’Afrique, via l’Union africaine (UA), au cours des trois prochains mois, a annoncé lundi l’Elysée.

Ce partenariat entre Paris et l’UA prévoit que ces doses “seront allouées et distribuées dans le cadre du Fonds africain pour l’acquisition des vaccins (Avat) et du mécanisme pour un accès mondial au vaccin (Covax)”, deux initiatives destinées à permettre à l’Afrique de tenter de rattraper son retard dans la vaccination par rapport aux pays développés.”La pandémie (de Covid-19) ne pourra être surmontée qu’à travers une intense coopération entre les acteurs multilatéraux, régionaux et nationaux”, déclare le président Emmanuel Macron, cité dans un communiqué. “Je souhaite que nous agissions ensemble en mettant à profit le savoir-faire et la légitimité politique des dirigeants africains et en s’appuyant sur notre partenariat solide avec l’Union africaine”, ajoute-t-il.Pour sa part, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a qualifié le don français de “geste fort et bienvenu de solidarité humaine et de coopération politique à un moment où le monde en a le plus besoin”. Lors d’une réunion consacrée à ce sujet avec M. Macron à Pretoria en mai, M. Ramaphosa avait dénoncé “un apartheid vaccinal” en regrettant que quelques pays reçoivent un nombre “illimité” de vaccins alors qu’un très faible nombre d’Africains sont protégés.Avat est un mécanisme d’achats groupés pour permettre aux États membres de l’UA de se procurer suffisamment de vaccins pour répondre à au moins 50% de leurs besoins. Il est complémentaire de Covax, dont l’objectif est de fournir les 50% restants grâce à des dons.Selon l’Elysée, “suffisamment de vaccins ont déjà été achetés dans le cadre de l’initiative Avat pour permettre, d’ici à septembre 2022, la vaccination par les pays africains de 400 millions de personnes, soit un tiers de la population africaine, pour un coût de trois milliards de dollars”.

Avec VOA

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RCA : fin de session extraordinaire de l’assemblée nationale

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 10:15:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Débutée le 12 août 2021, la troisième session extraordinaire de la mandature 2021 – 2026 a été clôturée le 26 août 2021 par une cérémonie officielle présidée par le président de l’Assemblée nationale l’honorable député Simplice Mathieu Sarandji.

De gauche à droite, Simplice Matieur Sarandji, l'actuel Président de l'assemblée nationale, et Abdoul Karim Meckassoua, l'ancien Président de l'assemblée nationale. Photo montage CNC
De gauche à droite, Simplice Matieur Sarandji, l’actuel Président de l’assemblée nationale, et Abdoul Karim Meckassoua, l’ancien Président de l’assemblée nationale. Photo montage CNC

 

C’était en présence du Premier ministre et chef du gouvernement Henri-Marie Dondra, du  représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, des députés de la nation, des autorités centrafricaines.

« La présente session a également adopté la loi des finances rectificatives 2021 pour la réadapter aux nouvelles contraintes et permettre ainsi au gouvernement de se donner les moyens de choix politiques opérés.

« C’est pour moi l’occasion de féliciter l’ensemble dès élus de la nation, mes chers collègues, pour leur clairvoyance et la sagesse dont ils ont fait preuve en adoptant à une écrasante majorité cette loi dont l’objectif principal, dans le contexte qui est le nôtre, vise le rétablissement de la sécurité, de la paix et garantit le fonctionnement régulier de l’état », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.

Le gouvernement initie et soumet à l’assemblée nationale pour examen et adoption du projet de loi de finances et du rectificatif pour l’année 2021. Il est urgent de réduire les dépenses jugées non prioritaires afin de compenser la hausse des dépenses supplémentaires et d’augmenter les dépenses prioritaires telles que la sécurité l’éducation la santé l’eau et l’assainissement l’agriculture et d’autre face aux défis sanitaires humanitaires économiques considérables. Les élus du peuple encouragent le gouvernement de poursuivre sans relâche avec le concours des partenaires de la rca les efforts visant à rétablir l’autorité de l’état sur toute l’étendue du territoire et d’améliorer la gouvernance afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’audience de Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom se poursuit devant la CPI avec l’audition du 16e  témoin

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 09:44:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité se poursuit ce lundi  30 août 2021. L’audience de ce mardi est consacrée à la déposition du seizième témoin présenté par l’accusation.

Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.  
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur
comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.

 

Selon le bureau de la Cour pénale internationale  à Bangui en République centrafricaine, l’audience se poursuit avec la déposition du témoin P-2462   à 9h30 de la RCA.

Selon le bureau du procureur de la CPI, le 16e témoin cité par l’accusation – le témoin P-2462 – devrait déposer (avec des mesures de protection), entre autres sujets, sur : la prise de Bossangoa

par la Séléka en mars 2013 et le départ subséquent de certains chrétiens de la ville prétendument pour suivre une formation en vue de se venger de la Séléka

; des attaques présumées des Anti-Balaka contre les villages entourant Bossangoa début septembre 2013, et le déplacement de musulmans de ces villages qui

en serait résulté ; des attaques présumées des Anti-Balaka contre Bossangoa les 17 septembre 2013 et 5 décembre 2013.

Rappelons que Patrice Édouard Ngaïssona, ex-coordonnateur de la milice Anti-Balaka,  et Alfred Yekatom, ex-commandant en chef de la milice Anti-Balaka  sont poursuivis devant la cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Bangui, accrochage mortel entre deux motos sur l’avenue Koudoukou, un mort et deux blessés graves   

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 09:21:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un  mort et deux autres personnes grièvement blessées dans une collision entre deux motocyclettes survenues cette nuit sur l’avenue Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui, a-t-on appris de  sources sécuritaires.

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Bangui, les motos taxis

 

D’après le constat de la police, l’accident a eu lieu dans la nuit du dimanche à lundi 30 août 2021 vers 23 heures à hauteur de la pharmacie Sambo, dans le troisième arrondissement de Bangui.

Selon ce même constat, la première moto, à son bord une seule personne, était en provenance du côté du commissariat du cinquième arrondissement, tandis que la seconde, venue du côté du marché Sambo, transportait deux personnes dont le conducteur.  Elles se sont rentrées en collusion exactement à hauteur de la pharmacie Sambo vers 23 heures.  Le conducteur de la moto venue du côté du marché Sambo est mort sur le coup, tandis que son passager était grièvement blessé comme le conducteur de la moto en provenance du côté du commissariat du cinquième arrondissement. Transportés à l’hôpital, les deux blessés se trouvent dans un état grave.

Pendant ce temps, au centre-ville, devant la radio Bangui FM, ce lundi matin, vers 7 heures, un véhicule en circulation a happé une moto. Le conducteur de la moto est aussi dans un état grave et transféré à l’hôpital.

 

Par G. Idriss

Journaliste rédacteur

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Centrafrique : Les SMP Russes se remboursent en détournant les frais de douanes

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02 :15:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les recettes douanières représentent près d’un tiers du budget de l’État centrafricain, mais les partenaires techniques et financiers pointent régulièrement des problèmes d’organisation et de corruption. Le 7 mai dernier, un accord douanier a été signé entre la mission économique russe et le ministère des Finances du pays. Mais cet accord  ne cesse de provoquer des débats. En effet, selon les douaniers centrafricains « […] les soi-disant experts douaniers russes, qui travaillent pour le compte de la société Wagner en Centrafrique sont complètement hors dudit accord. Ils ne respectent rien ».

vue extérieure de la douane de Béloko
vue extérieure de la douane de Béloko. CopyrightCNC

 

Un accord aux détriments des Centrafricains

 

Officiellement, il s’agit d’un accord de coopération technique par lequel la mission économique russe est censée aider à lutter contre la fraude en matière de transit et améliorer le niveau des recettes perçues par l’Etat centrafricain.

 

Cet accord permet aux agents russes de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI. Dans un tel contexte, cette situation génère de nombreuses frustrations au sein de la fonction publique et des entreprises de transports locaux. Les partenaires clés du pays également ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle des douanes par les russes au profit du groupe paramilitaire WAGNER. Les Mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’Etat centrafricain.

 

Les voix  locales s’élèvent contre les douaniers russes

 

Si l’objectif principal était de lutter contre les fraudes douanières, ceci est un véritable échec. En effet, les mercenaires russes contrôlent totalement les frontières et les contrôles douaniers, et ce sont eux, qui, désormais, détournent les finances douanières. C’est le cas sur les postes de Beloko, où les douaniers centrafricains ont demandé aux transporteurs de manifester contre les contrôles effectués par les russes. Mais aussi à Douala (Cameroun), où les douaniers locaux et les transporteurs ont constaté que les Russes repassaient derrière eux pour ajouter des taxes supplémentaires variables.

 

Dans ce domaine, la société Bollore située au Cameroun est un bel exemple de la désapprobation de cette nouvelle organisation. La société spécialisée dans le transport et la logistique de marchandise, d’aides humanitaires, de denrées alimentaires a fait connaître son mécontentement. Ces problématiques ont contribué au blocage des échanges économiques entre la Centrafrique et ses partenaires, et ainsi déstabilisent la situation économique du pays, en le faisant retomber dans un état de pauvreté extrême, ce qui ne fait qu’empirer une situation déjà fragile.

 

On peut donc voir qu’après leur ingérence dans le système politique centrafricain, et leur prise de possession de nombreux sites miniers en Centrafrique, les mercenaires russes font désormais main basse sur le système douanier du pays, afin de contrôler à la fois les ressources et leur exportation. Mais où est le bénéfice pour les Centrafricains ? Plus d’emplois ? Le retour de l’économie florissante ? Un partage équitable des ressources naturelles du pays ? NON…C’est un exemple de plus de la volonté de cette société privée étrangère de s’auto-financer, au détriment du peuple centrafricain, et de l’indépendance de son pays.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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E-mail : alainnzilo@gmail.com

 

Rapport the Sentry sur SUCAF et l’UPC : « c’est l’absence de l’état qui a créé tous ses désarrois », estime l’opposant Jean – Serge Bokassa

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:50:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une interview accordée à la radio Ndékèluka, l’opposant Jean-Serge Bokassa revient sur le rapport de l’ONG américaine « the Sentry qui   a récemment publié un rapport mettant en cause l’entreprise SUCAF  pour son appui financier présumée à l’UPC, un groupe armé actif dans la région du centre.  Pour l’opposant Bokassa, c’est L’absence de l’état qui a créé justement tous ses désarrois là. « Je pense que ce n’est qu’une conséquence à cela », estime-t-il. Mais pour le magistrat Éric Didier Tombo, procureur général près de la cour d’appel de Bangui, l’opposant Jean-Serge Bokassa est devenu « un avocat de la SUCAF ». Si c’est le cas, il ferait bien qu’il s’inscrive au barreau centrafricain.

 

 

Radio Ndékèluka (RNL) : Monsieur Jean-Serge Bokassa bonjour,

Jean-Serge Bokassa (JSB)  :  bonjour armando

 

RNL : malgré la reconquête de certaines villes de province par le gouvernement, l’insécurité persiste toujours.  Vous dit être profondément touchés par cette situation, comment ?

 

JSB :  je pense que la reconquête telle qu’elle nous est présenté aujourd’hui cache malheureusement bien des réalités.  la présence de nos hommes dans les grandes villes bien évidemment à saluer mais la propagande qui entoure cette présence là et fait parfois de bien des mensonges.  Les chefs de groupes armés sont malheureusement toujours là. Il n’y a eu aucune prise des poids lourds qui ont toujours mené à la gâchette au bout du canon  La danse dans les régions dans lesquelles ils se sont implantés. Donc pour moi j’ai un sentiment très mitigé. Autant je suis poussé à encourager les Faca dans le cadre des missions qui sont des leurres, autant j’exprime quelques inquiétudes quant aux méthodes aussi qui nous parviennent sur la façon dont les choses se font parfois où il semble qu’il y’a beaucoup d’innocents qui laissent leur vie, les rebelles sont toujours là. Peut-être pas dans les grandes villes mais ils sont là.

 

RNL :  vous voulez parler du massacre de Bossangoa ces derniers temps où des jeunes non loin de Bozoum ?

JSB : exactement! Il y’a eu ce massacre à Bossangoa qui a porté à en croire le nombre de victimes à 19 si j’ai une bonne mémoire dont une enquête aurait été ouverte.  malheureusement ça fait une enquête de plus, je ne pense pas qu’on aura des suites de cette enquête là comme on n’a pas eu de suite des  autres enquêtes. Nous recevons des informations très alarmante des populations qui sont aux abois parce qu’ils ont vu certains de leurs parents être fauché par les mercenaires qui appartiennent au groupe Wagner alors que ce sont des citoyens complètement innocents, ils n’appartiennent pas à ce groupe armés l’a. Donc tous les amalgames qui est entretenue autour de tout cela est très inquiétant.

 

RNL : messieurs, l’ONG américaine « the Sentry »  a récemment publié un rapport mettant en cause l’entreprise SUCAF  pour son appui financier présumée à l’UPC, un groupe armé actif dans la région du centre. Comment réagissez-vous à cela ?

JSB : bien évidemment c’est une triste réalité. Après je voudrais aller plus loin dans la réflexion. Comment une entreprise, que ce soit celle-ci ou bien d’autres, lorsqu’elle mène une activité en plein cœur d’un champ ou se trouve des rebelles. Comment doit-elle faire? Alors Loin d’encourager justement le soutien apporté à un groupe armé, je pense que d’ailleurs il faut aller dans le sens des recommandations qui ont été faites dans ce même rapport. L’absence de l’état a créé justement tous ses désarrois là. Je pense que ce n’est qu’une conséquence à cela. Ça peut être ce cas là, il peut y avoir d’autres cas qui ne sont pas révélés, qui n’ont peut-être pas fait l’objet d’enquête. Mais je pense que ce n’est certainement pas le seul des cas.  C’est l’absence de l’état qui a entraîné tout cela. Si l’état était présent, je ne pense pas que ce serait retourné vers ce groupe armé là.

RNL : mais avant cela un autre rapport publié par la même organisation a épinglé les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes d’avoir commis des exécutions sommaires des civils.  Quelle est la réaction du mouvement Kodro kozo -ti-mo-ni-si que vous dirigez?

 

JSB : c’est vraiment alarmante. Tout ce qui nous parvient aujourd’hui encore,  ce rapport établit des faits aussi graves que ceux-ci. Il serait utile que la justice puisse investiguer.  Vous savez, le travail qui se fait sur le terrain se fait à l’abri de tout projecteurs. Il n’y a aucun cadre transparent permettant justement d’apprécier les actes qui sont posés au quotidien, et c’est extrêmement grave. L’assemblée nationale aurait pu jouer un rôle prépondérant en ouvrant justement une enquête parlementaire afin de mettre tout cela en lumière. Il y va quand même de la vie de certains compatriotes. Des vies qui sont fauchés parfois sans aucune raison. Les témoignages qui nous sont rapportés sont extrêmement triste et alarmante. Donc si le peuple centrafricain ne peut plus se confier à son état,  s’il ne peut plus se confier à son armée. Vers qui va t-il se tourner?  ils fuient les groupes armés est aujourd’hui se retrouve encore en train de fuir les Faca, tout simplement parce que les méthodes utilisées ne sont pas conventionnels. Les FACA n’ont pas été formés pour fonctionner comme des mercenaires. C’est une armée régulière et qui doit fonctionner avec une certaine éthique. Lorsque celle ci disparaît,  eh ben elle se retrouve justement au même rang des accusés, à savoir des groupes armés. Bien que l’armée nationale soit appelée la grande muette et qu’elle soit plus sous l’influencé d’un régime plutôt que placer sous le drapeau, à savoir sous la république, je souhaite quand même vivement qu’elle se ressaisisse et qu’elles se départissent de tout ce qui pourrait l’entachée parce que c’est une institution noble à laquelle nous tenons.

 

RNL : certains partenaires de la république centrafricaine ont suspendu leur aide budgétaire. Une manière pour exiger du gouvernement la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion. Est-ce que cela vous étonne?

 

JSB :  messieurs, cela ne m’étonne pas mais encore une fois vous voyez tous les sujets d’actualité que nous abordons sont des sujets qui nous peinent énormément. Ce besoin de transparence n’est pas simplement attendu par les acteurs de la communauté internationale,  le peuple centrafricain aujourd’hui dont je me fais le devoir aussi de faire entendre la voix demande aussi plus de transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est une démarche qui se veut républicaine dans un contexte qui est celui de la démocratie. Cette opacité qu’on a finalement érigée en règle de gouvernance elle est odieuse, elle n’honore pas la république, elle n’honore pas monsieur faustin archange Touadera avec une redistribution des richesses plus équitable avec un respect de la parole donnée, avec un respect justement des engagements que nous prenons,  Un respect de nos lois, alors tout cela a disparu.

 

RNL :  mais si vous dites que vous êtes étonnés de la gestion actuelle, mais vous étiez hier cogérant des premières heures du pouvoir de Touadera ?

 

JSB : oui, vous savez lorsque nous faisons le choix d’aller vers un homme, on le fait sans boule de cristal. On n’est pas censé savoir ce qu’il en adviendra mais justement la présence d’hommes et de femmes de qualité autour de ses leaders là c’est aussi une façon de vouloir sécuriser un tout petit peu la marche de ce dernier. C’est une façon de mettre en place aussi des espèces de garde-fous. Mais  bon malheureusement je constate aussi une chose c’est que la plupart de ceux qui l’ont soutenu aux premières heures comme vous l’avez évoqué malheureusement ne sont plus dans le navire.

 

RNL : Et donc vous balayer du revers de la main la gestion qui se poursuivait à votre époque ?

 

JSB : disons que je n’ai pas toujours été en phase avec les choix qui ont été opérés. Les choix par exemple d’inviter des représentants de groupes armés à la gestion des affaires publiques ça fait partie justement des points de désaccord qui étaient les nôtres à l’époque. Je suis prêt à faire des concessions pour peu que ce soit utile, pour peu que ces concessions la apporte véritablement la paix. Mais lorsque le gouvernement, l’état centrafricain passe le clair de son temps à faire des concessions avec des groupes armés sans que cela ne remplissent les engagements qu’ils prennent, sans que cela ne puisse même faire des actes posés, des actes de bonne foi.  Alors je ne vois pas pourquoi continuer dans cette dynamique là. Les accords de Khartoum où aujourd’hui son rendu caduc par le comportement de tous ses signataires est cosignataire qui ont pratiquement tous rejoint la CPC. Mais vous entendrez encore des sirènes aujourd’hui au sein du gouvernement? Dans les discours du président qui continue de s’accrocher à ces accords de Khartoum. Je fais référence à son discours lors de son investiture où pendant qu’il avait la main levée et juré protection du peuple centrafricain, lorsque dans son discours il dira qu’il s’engage à lutter contre l’impunité, il y avait quand même dans la salle un certain monsieur Michel Djotodia qui a quand même été durant neuf mois à la tête de ce pays dans une transition sanglante, une période des plus sanglantes que nous avons connue en république centrafricaine. Alors à la fin de son discours il aurait peut-être été utile qu’ils puissent procéder directement à son arrestation dans la salle. Pourquoi aujourd’hui la loi devrait être un service à la tête du client?

 

RNL : vous voulez parler de qui par exemple ?

 

JSB : je parle de Michel Djotodia

 

RNL : qui encore ?

 

JSB : oh! Écoutez nous avons appris récemment que Ali Darassa était convoité par le régime. Ils ont tout fait pour le débaucher de la CPC et le ramener auprès des russes, enfin du groupe Warner. Donc vous voyez ce sont des jeux malsains.

 

RNL :  après votre retrait monsieur Bokassa de la course à la présidence de la république du décembre dernier, vous avez disparu de la scène politique. Quelle est votre stratégie actuelle ?

 

JSB : il se trouve qu’à cette  période là mon épouse s’en est allé. Donc je continue de vivre mon deuil.  Ça a été une compagne qui m’a accompagné dans ma lutte politique justement, elle a toujours été à mes côtés et qui a laissé un très grand vide, le temps déjà de faire mon deuil et de cicatriser un peu de cette blessure que ça m’a laissé

 

RNL monsieur Serge Bokassa merci

 

JSB : Merci beaucoup

 

Transcrit par la rédaction du CNC

RCA : pillage des boutiques par les mercenaires russes au village Létélé

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:31:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quasiment toutes les boutiques ont été cassées et pillées. Selon les autorités locales, il ne reste pratiquement rien pour les populations locales. Les mercenaires de Wagner ont embarqué également trois propriétaires des boutiques à Létélé, et deux autres à Bocaranga à destination de Bangui.

Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l'axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

C’était le vendredi dernier. Les mercenaires de Wagner, à bord de leurs pick-up, sont arrivés de passage  à Létélé. , située à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga. Mais à la grande surprise de la population, ils ont commencé à piller des boutiques au bord de la route, prétextant chercher des munitions de guerre  et des rebelles. Avant leur départ de la ville, ils ont procédé à l’arrestation de trois propriétaires de boutiques. Mais en arrivant à Bocaranga, deux hommes ont également été arrêtés par ces mêmes mercenaires sans motifs. Mais à Létélé, les habitants ont expliqué que ces hommes de Wagner ont agi ainsi en représailles de la mort de quatre de leurs tués dans l’affrontement avec les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Rappelons que durant une semaine, les Mercenaires russes ont mené une opération contre les rebelles de 3R dans des localités du Nord-ouest, notamment dans la Nana-Mambéré, de Lim-Pendé et de l’ouham-Péndé. Plusieurs villages ont été pillés et incendiés, et les habitants, en majorité des Peules, ont également été tués et calcinés, une centaine d’autres portées disparut.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Quartier Ngongono 2, une violente altercation au domicile de l’ancien chef pousse les forces de l’ordre à intervenir

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:49:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En rca, les chefs de quartier représentent le premier échelon de l’autorité de l’État au niveau communautaire. Ce qui ouvre la voie à de nombreuses convoitises. Justement, au quartier Ngongono, dans le huitième arrondissement de Bangui, ce vif désir d’être chef de ce quartier a finalement mal tourné à une violente altercation entre l’ancien et le nouveau chef, poussant les forces de l’ordre à intervenir ce samedi 28 août.

Antenne de l'OCRB de Damala. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Antenne de l’OCRB de Damala. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.

 

Depuis quelques mois, après une élection contestée des chefs de quartier organisée par le ministère de l’Administration du territoire, l’ancien Chef du quartier Ngongono   2, nommé KOULAYOM JEROME, qui a beaucoup duré a ce poste, a été destitué au profit d’un nouveau chef. Mais celui-ci n’a pas accepté sa défaite. Malgré la passation de service entre les deux hommes, l’ancien chef garde quand-même le mat du drapeau devant son domicile, et procède même à émettre des convocations pour gérer des affaires courantes dans la zone, et n’hésite pas à s’ingérer dans les affaires des ventes de terrain. Ce qui n’est pas du goût du nouveau chef qui a préférer l’affronter directement.

Ce samedi 28 août 2021, vers 6 heures, le nouveau chef, accompagné d’une foule des jeunes  de son quartier ainsi que de son notable, a pris le courage d’aller lui exiger d’enlever le mât du drapeau et d’arrêter avec cette pratique.

Après des échanges houleux, l’un des jeunes a pris son courage d’arracher le mât du drapeau. Ce qui fait monter la tension entre les deux groupes. La femme du chef sortant n’a pas supporté cette réaction et a pris de l’eau chaude du café qu’elle vend devant leur domicile  pour verser sur le jeune. Du coup, la tension monte de plusieurs crans, et une foule hostile s’est descendue au domicile de l’ancien chef pour l’agresser ainsi que sa femme, poussant les forces de police du commissariat du huitième arrondissement à intervenir pour faire sortir le chef sortant. Mais vu le volume de l’effectif, les policiers du huitième étaient obligés de faire recourt aux éléments de l’OCRB qui ont réussi a venir rapidement et faire sortir le chef KOULAYOM et sa femme par des coups de feu en l’ère pour disperser cette foule avant de les conduire à la police.

 

Rappelons que les chefs de quartiers constituent un levier important dans la gestion des conflits locaux. Au quartier Ngongono 2, le chef sortant conteste les élections organisées par la Mairie  et le ministère de l’Administration du territoire. Il dénonce la manière dont elles ont été organisées. Ce que dément la mairie et le ministère de l’administration    du territoire.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : cérémonie de la remise du certificat de la fin de formation de l’apprentissage de la langue française à Bangui

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Photo de famille de tous les participants. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Le 28 août 2021 s’est tenue, au sein de l’église catholique de Fatima, dans le troisième arrondissement de Bangui,  la première cérémonie de remise du certificat de la fin de formation de l’apprentissage de la langue française, organisée conjointement par l’alliance française et la mission logistique française à Bangui, à destination des élèves apprenants de l’alliance française délocalisée hors de sa structure.

Le Directeur Général de l'Alliance Française remet le certificat à une participante
Le Directeur Général de l’Alliance Française remet le certificat à une participante

 

En présence du Directeur de l’Alliance française de Bangui, Monsieur François Wittersheim, du commandant de la mission logistique française à Bangui, le lieutenant-colonel   Thomas DEBESSE et l’abbé Médard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Cambodgien en République Centrafricaine, les apprenants ont reçu leur certificat , témoignant leur connaissance en langue française.

Selon le Directeur de l’alliance française, Monsieur François Wittersheim, pour cette première promotion, le nombre des apprenants qui ont reçu leur certificat d’apprentissage est de 60. C’est un bon début, disait-il.

«  Pour nous c’était une volonté d’assurer des formation  hors les murs de l’alliance française, et de permettre à des communautés de travailler ensemble, notamment la communauté musulmane et chrétienne qui se retrouvent ici à Fatima, et de permettre à ces apprenants de travailler ensemble, d’apprendre ensemble. C’est extrêmement important pour nous , et aussi ce qui est essentiel c’est de faire rayonner l’alliance française hors des murs , hors de son enceinte.  Pour la première promotion, ça démarre tout doucement, mais on est à un peu plus de soixante  pour finir . Donc c’est une réussite pour nous. On espère  et l’on encourage vraiment les auditeurs  de venir nombreux à Fatima  de s’inscrire à l’alliance française  et de pouvoir suivre des cours ici hors  de l’alliance. C’est une opportunité pour eux », a indiqué Monsieur  François Wittersheim, Directeur de l’alliance française.

Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la Mission Logistique Française remet le Certificat à une participante
Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la Mission Logistique Française remet le Certificat à une participante. Photo CNC

 

Or pour le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la mission logistique française à Bangui, son institution n’intervient pas directement dans l’apprentissage des élèves, mais par contre donne son appui à l’alliance française  et aux cérémonies qu’elle organise.

« Il y’a quelques jours j’étais à l’Alliance française pour la remise des diplômes  de langue française, et aujourd’hui je suis à Notre Dame de Fatima. Je suis absolument ravi  que ces formations se fassent maintenant hors les murs de l’Alliance française. J’espère que par la suite  ça pourrait se faire dans d’autres quartiers  de Bangui… Dans la formation à proprement parler, on ne participe pas. En revanche on donne un appui auprès de l’Alliance française  dans différents domaines, et quant une cérémonie se fait,  comme aujourd’hui, on y participe parce qu’entre autre on développe le principe de la Francophonie qui nous parait extrêmement important », déclare le lieutenant-colonel Thomas Debesse.

Remise du certificat par Medard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Comboniens en République Centrafricaine
Remise du certificat par Medard LONGBA GUENDÉ , Supérieur des Missionnaires Comboniens en République Centrafricaine

 

Pour les apprenants, à l’exemple de Mademoiselle Olive, cette formation leur a ouvert la porte dans leurs études.

« Pour de rien, j’ai commencé il y’a quelques mois, et aujourd’hui je progresse dans l’expression française, dans la maitrise des locutions. C’est une meilleure chose. Je demande à tous mes amis et les jeunes centrafricains de venir s’inscrire aux cours car ça ne se déroule maintenant hors de l’Alliance française ».

Rappelons que l’Alliance française de Bangui offre plusieurs formation, notamment celle  du diplômes d’apprentissage de langue française (DAF)  et de diplômes d’étude en langue française (DEF), les tests de connaissance en français (TSF Canada); ainsi que pour les formations suivantes : o Français général

o  Français administratif

o Français langue de scolarisation ; o Français bureautique ; o Français secrétariat ; o Préparation examen et concours ; o Anglais ;

o Sango pour les expatriés ; o alphabétisation de niveau zéro à élevé.

 

 

A Moscou, les états-majors africains plus friands que jamais de l’armement russe

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Des délégations militaires et des experts de toute l’Afrique se sont déplacés la semaine dernière à Moscou pour assister au salon annuel de l’armement Forum Army 2021. Un moyen pour la Russie de renforcer activement son influence sécuritaire sur le continent.

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Dans la foulée immédiate du salon d’armement turc IDEF organisé à Istanbul la semaine dernière, qui avait déjà mobilisé plusieurs délégations africaines (AI du 23/08/21), ces dernières ont largement plébiscité l’International Military-Technical Forum Army 2021. Tout au long de la semaine, la petite localité de Kubinka, située à environ 70 kilomètres de Moscou, a en effet été le théâtre de cet événement organisé chaque année par le complexe militaro-industriel russe, propulsé par les conglomérats géants Rostec, Kalashnikov Concern, Almaz-Antey ou encore United Aircraft Corporation (UAC), et promu à l’international par l’agence à l’export des armements Rosoboronexport.

 

La tonalité politique de l’événement a été soulignée par un discours du président russe Vladimir Poutine et par une visite du ministre de la défense Sergueï Choïgou. Conçu comme un vaste programme de démonstration de force en l’honneur de l’armée russe, mais aussi comme un divertissement populaire, le forum n’a pas manqué d’attirer en parallèle de nombreuses délégations étrangères, au premier rang desquelles se sont tout particulièrement distingués les officiels africains. Parmi ces derniers, les états-majors en uniforme d’apparat sont venus prendre langue avec les sociétés de défense russes.

 

Des drones pour Alger

 

La délégation algérienne, qui représente un des premiers clients africains de Moscou en matière d’armement (AI du 01/07/21), s’est concentrée sur la recherche de drones d’observation et de systèmes électroniques auprès de la firme Radar MMS. Les militaires ouest-africains, venus en nombre, se sont quant à eux surtout intéressés aux centaines de modèles de blindés exposés dans les travées du salon : le constructeur Military Industrial Company, qui a fait du continent une de ses priorités commerciales – en témoigne sa participation au salon ShieldAfrica en Côte d’Ivoire début juin – a ainsi reçu la visite de gradés des Forces armées maliennes (FAMa) et des représentants des Forces armées guinéennes.

 

La société dirigée par Alexander Krasovitsky vient d’ailleurs tout juste de signer un contrat avec la Zambie pour lui livrer 35 blindés Tigr. La délégation des armées du Congo-Brazzaville s’est aussi mise en quête de blindés légers (APC). Le pays est un client récent de vedettes d’assaut Kalashnikov et entretient des liens sécuritaires de plus en plus étroits depuis 2019, sous l’impulsion  du président Denis Sassou-Nguesso (AI du 20/04/21).

 

Maputo et ses blindés

 

L’Afrique australe n’a pas été en reste, avec la présence de militaires de l’armée sud-africaine, du Zimbabwe, ainsi que des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM) qui se sont lancées au printemps dans un processus d’acquisition de blindés  (AI du 21/04/21) pour faire face à une situation chaotique au Cabo Delgado.

 

Enfin, des gradés de l’état-major éthiopien ont fait le déplacement pour équiper les Ethiopian National Defense Forces (ENDF) qui ont subi de lourds revers militaires face aux Tigray Defense Forces (TDF). La coalition rebelle continue de progresser en dehors des frontières régionales du Tigray, menaçant de plus en plus le pouvoir fédéral du premier ministre Abiy Ahmed Ali à Addis-Abeba.

 

Lettre de continent

 

 

 

RCA : À « Bangui la coquette », les hommes font les ongles

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 30 août 2021, 02:41:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). angui) D’un geste précis et délicat, Debonheur Koli vernit les ongles de sa jeune cliente dans son échoppe poussiéreuse. À Bangui, la capitale centrafricaine, le secteur de la manucure et pédicure, jugé féminin en Occident, est aussi un métier pour les hommes.

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À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Debonheur, 27 ans, se penche sur la main tendue d’une jeune habituée du quartier de Ngaragba, au pied des collines de la ville. Il se concentre, applique le pinceau méticuleusement, puis relève la tête, tout sourire. Mission accomplie : le nœud dessiné sur la kératine est parfait.

À « Bangui la coquette », un surnom de longue date donné à la ville pour la douceur de vivre qui la caractérisait jadis, beaucoup de femmes connaissent le jeune homme. « Il met très bien les faux cils et les faux ongles. Chaque fois, tout le monde me demande qui m’a fait ça. J’aime venir chez Debonheur parce qu’après, je me sens belle ! », confie la pétillante Pénina, 23 ans.

Mais ce n’est pas vraiment par passion que Debonheur s’est lancé dans cette activité. « Il n’y a pas de boulot », soupire-t-il. « Si les hommes font les ongles, c’est avant tout pour des raisons financières ».

Dans le deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, meurtri par une guerre civile depuis 2013, le chômage s’élève à 24,2 % et nombre de Centrafricains sont contraints d’entrer dans l’univers de la débrouille pour gagner leur vie, celui de l’économie informelle.

Une petite chaîne hi-fi crachote du rap américain. Un ventilateur rafraîchit quelque peu l’air chaud et humide de la boutique. Debonheur, en jean et t-shirt à l’effigie de Muhammad Ali, s’installe sur son tabouret, devant les murs tapissés d’affiches de vedettes américaines de la musique et de joueurs de football.

L’art de la débrouille

« J’ai abandonné l’école à l’âge de 15 ans parce que le programme de financement d’une ONG s’était arrêté », raconte-t-il à l’AFP.

Dans ce pays perpétuellement en crise, l’accès à l’éducation reste l’un des plus faibles au monde. En 2016, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) notait que 240 000 enfants étaient exclus du système scolaire et que le taux de scolarisation au secondaire était inférieur à 22 %.

Dans ce contexte, beaucoup de Centrafricains tentent la débrouille. Alors que Debonheur se retrouve hors des bancs de l’école, il part de l’autre côté de la rivière à Zongo, en République démocratique du Congo. « J’y ai appris à faire les ongles en quatre mois », déclare-t-il.

De retour à Bangui, il devient marchand ambulant et finit par monter son échoppe en 2019. « J’ai trouvé un emplacement que je paye 30 000 francs CFA par mois (45 euros) et j’ai construit ma cabane dessus », explique-t-il.

Pour s’équiper, il se rend chaque mois « au PK5 », le quartier musulman de Bangui considéré comme le poumon économique de la capitale. « C’est le seul endroit où je trouve les produits dont j’ai besoin comme les faux ongles, la colle ou le dissolvant à un bon prix ».

Économie informelle

Son salaire varie chaque jour : de 2000 francs pour les mauvaises journées à plus de 20 000 les jours de fête ou le week-end, soit entre 3 et 30 euros.

Selon la Banque mondiale, dans le secteur formel, le salaire mensuel minimum s’élève à 36 euros. « Ici, les gens choisissent volontairement le secteur informel, c’est un moyen de maximiser leurs revenus. Et il n’y a pas d’impôts à payer », souligne Médard Gouaye, chercheur à l’université de Bangui, spécialiste de l’économie informelle.

Chauffeur de taxi-moto, vendeur de cartes téléphoniques, de médicaments, fabricant de meubles, briquetier…  près de 80 % des jeunes âgés de 20 à 29 ans travaillent dans l’économie souterraine.

Dans les années 70 et 80, l’État était le premier employeur. Mais des décennies de mauvaise gouvernance et les périodes récurrentes d’instabilité et de violence ont rendu l’accès difficile aux emplois du secteur public.

Aujourd’hui, le petit commerce de Debonheur marche bien. Il a formé plusieurs personnes pour répondre à la demande croissante, dont Emmanuel, son frère cadet. Âgé de 25 ans, il rêve de devenir infirmier. « Pour payer mes études, je fais les ongles jusqu’à 11 h au salon de mon frère et je suis taxi-moto l’après-midi », confie-t-il.

 

Par Barbara DEBOUT

Agence France-Presse

 

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CENTRAFRIQUE : LES INQUIÉTUDES DE LA COALITION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE RELATIVES À LA DESTITUTION « QUALIFIÉE DE POLITIQUE »D’UN DÉPUTÉ FRAGILISENT-ELLES LES CHANCES DE RÉUSSITE DU DIALOGUE RÉPUBLICAIN ?

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Après la publication du décret portant désignation des membres du comité préparatoire du dialogue conjugué par l’acharnement, la détermination du pouvoir à terroriser les opposants politiques, nombreux d’acteurs ou observateurs de la vie politique centrafricaine s’interrogent sur la nécessité et surtout les chances de réussite de cette assise politique sensée réconcilier le peuple et sceller l’avenir de la paix.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

S’inscrivant dans la logique de ce qui précède, la conférence des présidents de la coalition de l’opposition démocratique a rendu publique la décision N*0125/COD 2020/CP/SEP 2021 du 23 août 2021 fustigeant en substance la volonté manifeste du président de la république à traquer les opposants politiques et par voie de conséquence menace de boycotter le dialogue républicain qu’elle voudrait « inclusif ».

Ce comportement malsain du pouvoir qui lance des signaux « conflictogenes » sont de nature à fragiliser les chances d’une réelle réconciliation qui conditionne une paix durable. À l’occasion, il apparaît important de rappeler que la nation n’a plus droit à l’erreur car l’échec de ce énième dialogue dit républicain conjugué par d’autres tensions confirmerait la désagrégation de la sphère politique et le repli définitif du pouvoir sur soi synonyme de chaos total. Convaincu de la capacité du  pouvoir de Bangui de se ressaisir et de réorienter son approche de la notion de la paix, le citoyen lambda s’interroge :

Les inquiétudes légitimes de la coalition de l’opposition démocratique peuvent-elles véritablement fragiliser les chances d’une réconciliation nationale ?

Ces exclusions à desseins ne peuvent-elles pas gripper le processus de réconciliation nationale ?

En d’autres termes, peut-on dialoguer avec soi-même ?

Peut-on effectivement se parler en traquant les uns et en emprisonnant les autres ?

La cour constitutionnelle très respectée par le passé est-elle instrumentalisé pour légitimer la chasse aux sorcières ?

À l’état actuel, quels seront les sorts des recommandations du dialogue si les véritables acteurs de la vie politique sont exclus ?

À défaut d’un médiateur international, le facilitateur de ce dialogue serait-il encore issu des rangs du pouvoir ?

Dans l’affirmative, quelle sera la valeur ajoutée de cette confiscation de la sphère politique ?

L’agenda caché serait-il la modification de la constitution en prévision d’un éventuel troisième mandat ?

Dans ce contexte, l’opposition démocratique boycotterait-elle les assises pour ne pas légitimer une mascarade ou une farce politique ?

La garantie substantielle des libertés fondamentales demeure la séparation de pouvoir…l’allégeance de l’assemblée nationale et de la cour constitutionnelle au pouvoir de Bangui ne constitue t-elle pas un danger pour notre démocratie embryonnaire ?

Au delà des questionnements, nous tenons à souligner que les centrafricains ont de manière pressante besoin de se parler sincèrement pour construire collectivement une nation forte. Cela passe inévitablement par l’apaisement, la décrispation du climat politique pour préserver les maigres acquis de la paix. On ne peut pas assoir son pouvoir par la force en excluant de facto les véritables acteurs politiques car le pouvoir public majoritairement représenté dans le comité de préparation du dialogue imposera sa volonté qui naturellement ne sera pas celle du peuple centrafricain.

Pour finir, nous invitons les autorités de Bangui au « faire-play » politique et d’abandonner cette idée de « rencontre de courtoisie » synonyme de gâchis.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 28 août 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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L’INCOMPREHENSIBLE DECISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE RENDUE LE 12/08/2021 DANS L’AFFAIRE ALGONI c/MEKASSOUA.

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 La décision rendue le 12 août 2021 par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine dans l’affaire qui a opposé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, donne au monde une image sombre de la capacité intellectuelle de l’intelligentsia centrafricaine.

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Monsieur Abdoukarim Meckassoua

 

La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction d’un Etat, et cela suppose qu’elle est le sanctuaire qui abrite les plus grands juristes de l’Etat considéré, d’autant plus que ses décisions s’imposent à tous les pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toute personne physique ou morale ; elle est donc le soleil dont les rayons éclairent les gouvernants et les gouvernés sur la bonne marche à suivre dans cet Etat.

C’est pourquoi ses décisions ne doivent pas être rendues à la légère, surtout qu’elles sont, en plus, scrutées par les juristes et les hommes politiques du monde entier.

A l’issue du second tour des élections législatives partielles qui ont eu lieu en République centrafricaine le 23 mai 2021, Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a été élu député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui avec 61,62 % des voix contre 38,38 % des voix obtenues par son adversaire Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI.

Par décision numéro 111/CC//21 du 29 juin 2021, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a proclamé Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA définitivement élu.

C’est dans ces conditions que la décision objet de notre analyse est intervenue.

En effet, par décision numéro 116/CC//21 du 12 août 2021, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a, non seulement annulé l’élection de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA et prononcé sa déchéance de son mandat de député mais surtout, proclamé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI député élu de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui avec 38,38 % des voix.

Il ressort de la décision en cause que la requête dont la Cour a été saisie par Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI porte sur la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député et sur l’annulation de son élection.

Nous allons, à travers l’analyse de la décision susvisée, démontrer que non seulement l’annulation de l’élection de Monsieur Karim MECKASSOUA et sa déchéance par la Cour constitutionnelle ne sont pas justifiées mais surtout la proclamation de Monsieur Ibrahim Alhissen ALGONI comme député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui est un coup d’Etat constitutionnel contre le peuple centrafricain.

 

 

 

 

  1. L’injustifiable annulation de l’élection de Monsieur MECKASSOUA

Il est important de souligner que l’annulation des résultats d’une élection par la Cour constitutionnelle relève du contentieux électoral, or ce contentieux disparaît avec la proclamation des résultats définitive par cette Cour dans la mesure où il se situe dans une phase qui lui est antérieure.

Ainsi, l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 dispose que « La Cour Constitutionnelle … est chargée de connaître du contentieux électoral ; »

Il se trouve que le cadre du contentieux électoral susvisé est délimité par l’alinéa 3 du même article qui dispose que « La Cour Constitutionnelle est chargée de veiller à la régularité des consultations électorales, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs ».

On remarque à travers ce texte que les éléments relevant du contentieux électoral sont bien énumérés dans un ordre progressif qui termine par la proclamation des résultats définitifs.

En conséquence, le contentieux électoral est purgé avec la proclamation des résultats définitifs des élections par la Cour constitutionnelle.

Cette analyse est confortée par les dispositions de l’article 78 alinéa 1er et 82 alinéa 1er de la loi organique n° 17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle.

En effet, l’article 78 de cette loi organique reprend in extenso les dispositions l’alinéa 3 de l’article 95 de la constitution : « Conformément aux dispositions de l’article 95 de la Constitution, la Cour Constitutionnelle veille à la régularité des consultations électorales, examine les réclamations et proclame les résultats définitifs »

Or, les réclamations visées par le texte susvisé sont portées devant la Cour constitutionnelle par requête et dans un délai limité, ainsi qu’il ressort de l’article 82 alinéa 1er du même texte qui dispose que « Dans tous les cas, la requête doit, à peine d’irrecevabilité, parvenir à la Cour Constitutionnelle dans le délai fixé par le Code électoral ».

Il convient alors de déterminer le délai fixé par le Code électoral pour délimiter le temps au-delà duquel aucune réclamation contre l’élection d’un député n’est plus possible.

L’article 142 du Code électoral dispose que « Tout électeur peut, dans un délai de dix jours après la publication des résultats provisoires par l’A.N.E., contester l’élection d’un député de la circonscription où il est électeur. Les requêtes sont adressées par écrit, pour les électeurs de Bangui, au Président de la Cour Constitutionnelle et, pour les électeurs de provinces, au démembrement de l’A.N.E. dans le ressort duquel s’est déroulée l’élection contestée, pour transmission à la Cour Constitutionnelle. »

Le délai dans lequel la demande d’annulation d’une élection d’un député peut intervenir est donc de dix jours à compter de la proclamation des résultats provisoires par l’A.N. E.

Ainsi, aucune contestation ne peut être élevée au-delà de ce délai.

Par conséquent, aucune annulation d’une élection n’est possible dès lors que la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs d’une élection.

On aurait pu imaginer que la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI s’était limitée à la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA et que la Cour constitutionnelle aurait statué ultra petita, malheureusement cette hypothèse est insoutenable dans la mesure où la Cour indique clairement : « Que le requérant allègue encore que l’article 88 de la loi organique n° 17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle dispose que la constatation de l’inéligibilité d’un candidat est cause d’annulation des élections ».

Le cas d’annulation des élections pour inéligibilité d’un candidat visé par l’article 88 ci-dessus cité, concerne les candidats relevant de l’article 86 de la loi organique qui dispose que « Les candidats proclamés élus restent en fonction jusqu’à ce qu’il soit définitivement statué sur les requêtes en annulation. » ; et dans ce cas, des nouvelles élections sont organisées en application de l’article 87 de la même loi organique aux termes duquel « En cas d’annulation de tout ou partie des élections, le corps électoral est convoqué par décret pris en Conseil des Ministres dans un délai de quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus, sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections. »

Force est de constater que par arrêt du 23 mai 2021, la Cour constitutionnelle avait déjà rejeté la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI contre Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA pour les mêmes élections et avait proclamé Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA définitivement élu ; il s’agit donc de la chose jugée et la règle non bis idem, c’est-à-dire, on ne peut pas juger la même chose deux fois, s’applique pleinement en ce qui concerne les résultats des élections ayant abouti à la victoire de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA.

Qui plus est, cette décision n’est susceptible d’aucun recours en application de l’article 106 de la Constitution qui dispose que « les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours », de sorte que même un recours en révision est impossible.

Il est donc inimaginable qu’une nouvelle requête en annulation des résultats des mêmes élections ait été, dans ces conditions, déclarée recevable par la Cour constitutionnelle.

Pour déclarer recevable la requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI, la Cour Constitutionnelle a ainsi motivé sa décision : « Qu’aux termes de l’article 143 du même code : » Les requêtes doivent, à peine d’irrecevabilité, comporter les nom(s), prénom(s) et adresse du requérant, ainsi qu’un exposé des faits et des points de droit sur lesquels il se fonde… »

On peut déjà relever une hésitation à identifier le Code en question dans la mesure où le précédent Code cité par la décision en cause est le Code Pénal centrafricain, et c’est le seul d’ailleurs cité par la Cour constitutionnelle dans son exposé des motifs ; recourir dans ces conditions à la formule « du même code » peut laisser un simple lecteur perplexe.

Pour mieux comprendre le message caché derrière cette formule, il faudra alors remonter à l’article 142 du Code électoral qui dispose que « Tout électeur peut, dans un délai de dix jours après la publication des résultats provisoires par l’A.N.E., contester l’élection d’un député de la circonscription où il est électeur. Les requêtes sont adressées par écrit, pour les électeurs de Bangui, au Président de la Cour Constitutionnelle et, pour les électeurs de provinces, au démembrement de l’A.N.E. dans le ressort duquel s’est déroulée l’élection contestée, pour transmission à la Cour Constitutionnelle. »

La Cour constitutionnelle ne pouvait pas déclarer la requête recevable sur le fondement de l’article 143 du Code électoral et ignorer que cette requête était soumise à la condition de délai définie à l’article 142 du même Code ;

On peut légitimement considérer que la Cour constitutionnelle a délibérément méconnu l’article 142 du texte susvisé, alors que la première question que la Cour constitutionnelle devait se poser était celle de savoir si sa saisine était intervenue dans le délai de recours.

En outre, la Cour constitutionnelle avait déjà, par décision n° 111/CC/21 du 29 juin 2021, déclaré Monsieur Abdou Karim MACKASSOPUA élu avec 61,62 % de voix et rejeté le recours en annulation de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI contre l’élection de ce dernier.

La requête de Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI tendant à la même fin aurait dû être déclarée irrecevable ;

Le moyen tiré du fait que Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI aurait eu connaissance des faits reprochés à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA après la publication de la liste des candidatures par l’Autorité Nationale des Elections ne saurait justifier la recevabilité de sa requête en annulation dès lors que l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021 est définitif et que Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI ne s’est pas prévalu d’un recours en révision dont la voie n’est pas ouverte.

De même, le moyen tiré du fait que la Cour constitutionnelle n’avait pas connaissance du Rapport des Experts du Conseil de Sécurité au moment où elle rendait sa décision le 29 juin 2021 est inopérant dès lors que la voie d’un recours en révision des décisions rendues par la Cour Constitutionnelle n’est pas ouverte, et donc non envisageable.

Il faudra encore une fois de plus être sérieux : où les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours (article 106 de la Constitution) où alors elles le sont à la carte, et dans ces conditions, on crée, plus qu’une instabilité juridique, un capharnaüm juridique.

En tout état de cause, l’annulation des résultats obtenus par Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA à l’issue du second tour des élections législatives partielles de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, est non seulement injustifiable mais également insoutenable.

La motivation par la Cour constitutionnelle de la décision en cause sur sa compétence est aussi curieuse.

Pour se déclarer compétente, la Cour constitutionnelle s’est fondée sur l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016.

En premier lieu, il faut rappeler que la compétence prévue par ce texte concerne, ainsi que nous l’avons démontré plus haut, les contentieux des opérations électorales ; or ces contentieux se situent en amont de la décision de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021 qui avait déclaré Monsieur Abdou Karim MECKASSOPUA élu avec 61,62 % de voix.

En conséquence, la compétence de la Cour constitutionnelle en matière du contentieux électoral ne saurait justifier sa décision n° 116/CC/21 du 12 août 2021 ayant annulé les résultats proclamés par sa propre décision du 29 juin 2021

En deuxième lieu, la déchéance d’un député définitivement élu de son mandat ne relève pas du contentieux électoral, et l’article 95 alinéa 2 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 ne donne nullement à la Cour Constitutionnelle le pouvoir de nomination d’un député.

 

La déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député est donc injustifiée.

 

 

  1. L’injustifiable déchéance de Monsieur Karim MECKASSOUA de son mandat de député

Il est important de savoir que la déchéance d’un député définitivement élu ne peut pas être prononcée par la Cour constitutionnelle tant que ce dernier n’a pas été jugé et condamné par une décision devenue définitive.

En effet, la problématique de la déchéance d’un député est prévue par l’article 141 du Code électoral qui dispose que « Si un candidat se trouve dans un cas d’inéligibilité postérieurement à la publication de la liste définitive des candidatures, en raison d’une condamnation devenue définitive, prononcée à son encontre pour tout autre motif, la Cour Constitutionnelle, saisie par l’ANE ou toute partie intéressée, décide de sa déchéance comme candidat ou élu. »

Il ressort très clairement de ce texte que la déchéance d’un élu, c’est-à-dire d’un député ne peut être prononcée qu’en cas de condamnation définitive ; ce qui signifie que même si le député est condamné, tant que la décision de condamnation n’est pas devenue définitive, la Cour Constitutionnelle n’a pas le droit de prononcer sa déchéance.

Et pourtant, la Cour constitutionnelle a visé cet article 141 du Code électoral pour justifier la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, alors qu’elle n’a cité aucune décision judiciaire ayant condamné ce dernier.

Il n’est donc pas établi que Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA ait fait l’objet d’une condamnation devenue définitive.

En conséquence, la décision de la Cour Constitutionnelle est en contradiction avec le texte sur lequel elle s’est fondée, laissant ainsi apparaître un manque de cohérence juridique.

On est alors tenté de se demander si les juges qui ont rendu cette décision ont bien compris la portée des textes qu’ils ont visés.

Pour déchoir Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de son mandat de député, la Cour constitutionnelle a fait valoir un rapport du Groupe d’Experts des Nations-Unies et un avis de poursuite judiciaire d’un juge d’instruction : «  Considérant que le requérant produit à l’appui de sa saisine en déchéance du député Abdou Karim MECKASSOUA, un Rapport du Groupe d’Experts du Conseil de Sécurité des Nations Unies daté du 25 juin 2021 et un avis de poursuite judiciaire du Cabinet d’Instruction n°1 pour complicité d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat – Complicité d’association de malfaiteurs – Complot et complicité de vol à main armée ; Considérant que ce Rapport des Experts du Conseil de Sécurité fait mention aux pages 10 et 11, paragraphes 25 à 28, du rôle joué par Abdou Karim MECKASSOUA avec les groupes armés ; Que ce rapport mentionne que Abdou Karim MECKASSOUA avait poussé les groupes armés et l’entourage de François BOZIZE à lancer une offensive militaire pour destituer le régime en place ; »

Cette considération est une méprise flagrante du sacro-saint principe de la présomption d’innocence garantie par la Constitution centrafricaine dont la Cour constitutionnelle est censée être la gardienne.

Aux termes de l’article 4 alinéa 1er de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 « Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure judiciaire lui offrant les garanties indispensables à sa défense. »

Comment peut-on, en présence d’une telle disposition constitutionnelle aussi limpide, se contenter d’un simple rapport des Experts du Conseil de sécurité qui n’est même pas une résolution du Conseil de sécurité encore moins une décision de justice et d’un simple avis de poursuite d’un juge d’instruction, pour retenir quelqu’un dans le lien de la culpabilité ?

La Cour constitutionnelle a, enfin, fait valoir les articles 28 alinéa 1 et 3 de la Constitution et 134 du Code électoral, alors que  ces articles  concernent les critères d’éligibilité qui sont appréciables au stade de la candidature, ainsi que le spécifie le texte de l’article 134 susvisé : «« Ne peuvent être candidat(e)s aux élections législatives que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes :-être de nationalité centrafricaine ; – être âgé(e) de vingt-cinq ans au moins le jour du dépôt du dossier de candidature ; être inscrit(e) sur la liste électorale définitive ; n’avoir pas fait l’objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante ; jouir de ses droits civiques ; jouir d’une bonne santé mentale et physique ; être de bonne moralité. »

Or non seulement la candidature de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a été admise par l’ANE et validée par la décision de la Cour Constitutionnelle du 27 novembre 2020 mais surtout, il a été élu député et son élection a été également validée par la décision de la Cour constitutionnelle du 29 juin 2021.

C’est pourquoi l’article 141 du Code électoral vise les cas d’inéligibilité qui se révèlent après l’élection d’un député.

Il y’a une nuance entre quelqu’un qui est éligible et quelqu’un qui est élu. Quelqu’un qui est éligible est un simple candidat qui peut ne pas être élu, alors que l’élu est un candidat qui a recueilli les suffrages des électeurs.

En conséquence, le problème de Monsieur Karim MECKASSOUA ne se pose plus en termes d’éligibilité mais en termes de déchéance qui est prévue par l’article 141 du Code électoral.

C’est donc au regard de ce texte qu’il aurait fallu apprécier la déchéance ou pas de ce dernier.

Etant donné que Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA est en droit de bénéficier de la présomption d’innocence garantie par la Constitution centrafricaine, sa déchéance prononcée par la Cour constitutionnelle en l’absence de toute condamnation définitive est manifestement illégale et anticonstitutionnelle.

 

 

  1. L’inadmissible proclamation de Monsieur Ibrahim ALGONI député en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA.

Aux termes de l’article 68 de la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016 « Le Peuple Centrafricain élit, au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans, des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de DEPUTE. Chaque Député est l’élu de la Nation. Le mandat du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale, la démission, la radiation ou la déchéance dudit Député »

L’article 4 alinéa 2 de la Loi Organique n° 17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose : « Toutefois, en cas de vacance d’un ou de plusieurs sièges en raison d’une annulation, de cumul de fonctions, d’une déchéance, de la radiation, ou d’un décès, il y est pourvu dans les conditions fixées par les textes en vigueur. »

Et l’article 5-2 de la même loi organique dispose que « le député titulaire dont le poste devient vacant pour cause d’empêchement définitif est remplacé par son suppléant ; »

Ce texte est clair et ne prête à aucune interprétation.

Or par son arrêt du 12 août 2021 en cause, la Cour constitutionnelle a proclamé Monsieur Ibrahim Al Hissen ALGONI élu, avec 38,38 % des voix, député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui en remplacement de Monsieur Karim MECKASSOUA élu avec 61,62 % alors que Monsieur Al Hissen ALGONI n’est pas son suppléant.

Et même si le suppléant de Monsieur Karim MECKASSOUA était également dans l’impossibilité d’exercer son mandat, il faudrait organiser des élections partielles pour pourvoir à son siège ainsi que le prévoit l’article 5-3 de cette loi « lorsque le député titulaire et son suppléant sont placés tous les deux dans un cas d’empêchement soit définitif, soit temporaire de plus de six (06) mois, il est procédé à des élections partielles pour pourvoir au siège resté vacant. »

Il s’agit là d’un coup de force inadmissible, un véritable coup d’Etat contre le peuple centrafricain, une forfaiture.

Comment une Cour constitutionnelle peut- elle aller jusqu’à ce niveau ?

En ayant fait aucun effort pour donner, ne fusse que, l’impression d’une décision digne d’une Haute cour, les auteurs de la décision rendue le 12 août 2021 ont fait perdre à la Cour constitutionnelle centrafricaine toute sa crédibilité.

Dans un communiqué publié le 29 juin 2021, le ministère centrafricain de la défense indiquait dans : « Il ne fait pas de doute que cette publication calomnieuse fondée sur des preuves fabriquées et non vérifiées est une stratégie qui vise d’abord à saper le moral de nos troupes mais aussi à amener les Nations unies à prendre des sanctions contre les alliés russes, dont la mission de rétablissement de l’autorité de l’Etat compromet assurément l’action des rebelles qui sévissent dans nos provinces en violation flagrante des dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine. »

Ce communiqué fait allusion au rapport des Experts des Nations-Unies dont le gouvernement centrafricain a rejeté les conclusions.

Or la Cour constitutionnelle centrafricaine vient de valider ce rapport en s’en prévalant pour rendre sa décision du 12 août 2021, et ce faisant, elle a complètement fragilisé la position politique et diplomatique du gouvernement centrafricain sur le plan international.

Le droit est une arme redoutable de défense en temps de paix, mais lorsque celui qui a le pouvoir de l’exercer ne le maitrise pas, il peut le transformer en une bombe atomique qu’il retourne consciemment ou inconsciemment contre sa propre communauté.

A un certain niveau de responsabilité, on ne doit pas se croire tout permis, car les actes que l’on pose peut engager toute une nation.

 

Me Jean-Chrysostome Wang -You SANDO

  Docteur en Droit

  Avocat à la Cour d’Appel de Paris.

  Avocat inscrit à la Cour pénale internationale