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Idylle Mamba révolutionne la musique centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 13:54:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La musique centrafricaine est en pleine révolution grâce à la star internationale Idylle Mamba. C’est en 2011, que cette voix centrafricaine rencontre le succès. Ce succès, l’a amené à faire des duos et des concerts avec les plus grands noms africains de la scène internationale comme Tiken Jah Fakoly, ou Youssou N’Dour. Par sa grâce, sa voix et son style musical, la musique centrafricaine prend un nouveau tournant.

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La chanteuse Idylle Mamba

 

En effet, les artistes musiciens centrafricains optent de plus en plus pour de nouvelles sonorités musicales. C’est d’ailleurs l’objet d’un spectacle qu’Idylle Mamba a présenté au grand public. Il prône l’utilisation d’instruments traditionnels pour transmettre les messages ancestraux. Ce brassage musical est réalisé par un groupe local venant du berceau de l’histoire traditionnelle du pays : la région d’Ippy, dans le Nord-Est du pays.

 

Il s’agit désormais pour les musiciens centrafricains de promouvoir et de maitriser la rencontre entre instruments traditionnels faits à base de troncs d’arbres et de racines, et d’instruments modernes pour créer de nouvelles sonorités.

Le groupe Banda Linda a lui aussi fait la démonstration de cette nouvelle mouvance musicale avec son spectacle « Racines et rythmes » lors de sa programmation au théâtre de la ville de Paris à l’occasion de l’évènement musical Africa 2020.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : deux hommes abattus froidement par les mercenaires russes à Bakala

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 02:02:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mardi 2 novembre dernier, deux hommes, roulant sur leur motocyclette en provenance de la ville de Bambari   ont été froidement abattus par les mercenaires ruses de la société Wagner à l’entrée de la ville de Bakala, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

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les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

Selon des informations recueillies auprès de la famille des victimes, ce mardi 2 novembre, peu après-midi,  deux hommes en provenance de la ville de Bambari ont été froidement abattus à 500 mètres à l’entrée de la ville de Bakala.

Selon leur famille, les deux victimes étaient des acheteurs de diamants  domiciliés à Bambari.

« Ils étaient venus à Bakala pour acheter des diamants et ors », indique l’un des membres de la famille.

Selon les témoins, les deux hommes ont été froidement abattus, et leur moto ainsi que leur porte-monnaie contenant une importante somme d’argent ont été emportés par les mercenaires russes de la société Wagner.

« Comme la ville de Bakala est une ville de cuvette cernée par plusieurs montagnes, une faible détonation d’armes  secoue la ville tout entière. C’est ainsi que ce mardi, vers 13 heures, nous avions entendu  deux coups de tirs, puis deux coups de tirs à nouveau  à moins de 500 mètres à l’entrée de la ville. Par la suite, nous avons vu les Russes qui fouillaient les victimes et emportaient leur moto dans le véhicule. Quelques minutes plus tard, on a entendu les cris de pleure des femmes, qui sont allées avec d’autres personnes pour récupérer les corps », déclare un témoin de la scène.

Rappelons que  dans la ville de Bakala comme dans d’autres villes de la République centrafricaine, les mercenaires russes ont pris en otage  les populations qui vivent dans la crainte de leur vie.

« Ils marchent dans la ville avec leurs armes sur les épaules.      Ils fument publiquement  et sans crainte des chanvres indiens. Si tu ouvres la bouche, ils te tuent publiquement. Ce sont des hors-la-loi. Des criminels sans pitié. Tout le monde a peur d’eux. Actuellement, la ville est prise en otage  », déclare un enseignant à Bakala.

Rappelons que les mercenaires russes de la société Wagner ont été déployés en RCA pour appuyer les soldats FACA dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais près  d’une année après, leurs exactions sur la population dépassent même celles des rebelles, en tout cas c’est le constat de la population centrafricaine.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

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RCA : grogne au sein du mouvement FPRC faction Abdoulaye Hissen

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Bangui, République centrafricaine, vendredi 5 novembre 2021, 02:17:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs ex-combattants du Front populaire pour la renaissance de centrafrique (FPRC) faction Abdoulaye Hissen Ramadan qui ont été incorporés au sein de l’armée nationale  sont très mécontents  du népotisme entourant le processus d’élévation en grade au sein des forces armées centrafricaines (FACA).

le chef rebelle Abdoulaye Hissen
Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Selon des sources au sein de l’état-major de l’armée, des inscriptions au tableau  d’avancement en grade pour les officiers, sous-officiers et hommes du rang sont ouvertes  pour la fin de cette année à l’état-major. C’est pour cette raison que le chef rebelle Abdoulaye Hissen, chef de faction du FPRC progouvernemental  avait été solliciter pour proposer certains noms de ses éléments à inscrire sur ce tableau d’avancement.  Or, au sein du FPRC faction Abdoulaye Hissen,  on critique sévèrement  la manière dont ce dernier établit sa liste des noms. Selon les mécontents, le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan ne faisait que prendre les noms de ses parents Rounga pour proposer à l’état-major de l’armée alors qu’au sein du FPRC il y a plusieurs ethnies.

Contacté par la rédaction du CNC, Monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan n’a pas voulu commenter cette allégation.

Cependant, au ministère de la Défense ainsi qu’à l’état-major  de l’armée, on tente de jouer sur les nerfs des soldats. Certains chefs de corps  demandent parfois  à leurs éléments de verser une somme d’argent  afin de se voir inscrire sur le tableau d’avancement et bénéficier de grade. Népotisme ou la mafia ? Difficile de qualifier cela, mais ainsi va l’armée nationale centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel

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RCA : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 02:19:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le personnel de la mairie de Bangui, capitale de la centrafrique, menace  d’observer une grève illimitée  pour revendiquer le paiement de quatre mois d’arriéré de leur salaire, et il pourrait conditionner toute reprise du travail au versement d’au moins trois mois.

Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR
Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR

 

Les employés de la mairie de Bangui traversent un moment difficile en ce moment.  Avec quatre mois d’arriéré de salaire, certains n’arrivent pas à faire face aux besoins de leur famille, en particulier ceux de la scolarité de leurs enfants surtout au début de cette année scolaire. Si bien que le syndicat du personnel monte au créneau et menace d’appeler  les employés à une grève illimitée.

« Si la tentative de négociation en cours avec le premier citoyen de la ville échoue, je pense qu’il y’a une seule voie qui nous reste, c’est celle de cesser le travail pour une durée illimitée jusqu’à la satisfaction totale de notre revendication », déclare un membre du syndicat des employés de la Mairie de Bangui.

Entre-temps, certains services ont déjà cessé de fonctionner en raison de manque de budget disponible. Les camions de collecte   des déchets ne passent plus dans les rues de la capitale depuis plusieurs mois. Les éboueurs  ne ramassent pas les poubelles. Même dans la concession de la mairie de Bangui, les poubelles s’entassent, et son odeur pestilentielle emplit l’atmosphère. Certains invités dénoncent même la salubrité dans la salle de mariage de la mairie.

Pour les Banguissois, « Bangui la coquette est devenue désormais Bangui la poubelle ».

Alors, la mairie de Bangui est-elle tombée en faillite ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

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Bangui, capitale de la RCA, se retrouve à nouveau sous les eaux des inondations.

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Bangui, République centrafricaine, vendredi 5 novembre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Circuler dans la ville de Bangui ces derniers jours ressemblait à un chemin de croix. De fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations  dans plusieurs quartiers, mais aussi au centre-ville faisant plusieurs dégâts, mais   n’ont fait aucun  blessé, contrairement aux drames qui se sont joués dans certains quartiers.

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La ville de Bangui la coquette après chaque pluie

 

La capitale Bangui se retrouve depuis une semaine sous les eaux des inondations après des pluies diluviennes. Des maisons et des routes englouties, les circulations ont été fortement perturbées, la ville de Bangui, qui connaît de plus en plus des problèmes d’inondation, était sous les eaux au grand dam des pauvres populations qui n’ont eu leurs bouches que pour maudire les responsables de la mairie de Bangui.

Dans les quartiers du cinquième, du sixième, du huitième arrondissement et du  PK10, à la sortie nord de Bangui, non loin de la résidence de l’homme d’affaires ALIMA, pour ne citer que ces zones, les pavés ont laissé place à une rivière de circonstance. Même situation au centre-ville de la capitale où les artères sont devenues impraticables.

Sur l’avenue Barthélemy Boganda au niveau de la Télécel en passant par la brigade criminelle pour sortir vers la pâtisserie Phénicie, même sur l’avenue  des martyrs tronçon église Cité des martyrs et commissariat du huitième, les usagers de cette voie ont nagé toute la semaine. L’eau du canal Ngoubagara a pris d’assaut les artères et maisons qu’elles bordent, laissant la place à la désolation.

Cependant, les autorités municipales de Bangui n’ont que les promesses utopiques à faire à leurs administrés qui vivent cette réalité depuis plusieurs années à chaque saison des pluies dans ce pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Déclaration attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur la République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 02:31:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Secrétaire général condamne fermement l’attaque perpétrée par la Garde présidentielle de la République centrafricaine contre un véhicule de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) lundi, à Bangui. Cette attaque a fait dix blessés parmi les soldats de la paix égyptiens, non armés, qui venaient d’arriver à Bangui dans le cadre de leur déploiement.  

Le Patron de l'ONU Antonio Gutters
Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres

 

Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre. Il appelle les autorités centrafricaines à ne ménager aucun effort pour enquêter sur cette attaque inacceptable afin que les auteurs répondent rapidement de leurs actes.

Le Secrétaire général souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix et aux civils blessés, et réitère sa gratitude au peuple et au gouvernement égyptiens pour leur contribution à la paix et à la stabilité en République centrafricaine. Le Secrétaire général exprime également ses profondes condoléances à la famille endeuillée du civil centrafricain qui a été tué lors de l’incident.

Le Secrétaire général réaffirme la solidarité et le soutien continu des Nations Unies à la République centrafricaine.

Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général

New York, le 4 Novembre 2021

 

ONU Info

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Trois civils et quatre rebelles ADF tués à Beni

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois civils ont été tués dans l’attaque d’un village du territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, par des rebelles du groupe armé musulman d’origine ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF), a-t-on appris jeudi de l’armée qui affirme avoir tué quatre rebelles.

Les civils sont morts dans l’attaque qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi alors que les rebelles ont été tués jeudi matin lors de l’offensive de l’armée pour les déloger.”Les Forces armées de la RDC ont réussi à neutraliser (tuer) ce matin (jeudi) quatre combattants ADF (…) Ces terroristes avaient déjà tué la nuit trois civils, deux femmes et un enfant, avant l’arrivée de l’armée régulière”, a indiqué dans un communiqué le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l’armée à Beni (Nord-Kivu).Ce “bilan est encore provisoire car les patrouilles de combats continuent sur le terrain”, a-t-il ajouté, expliquant que ces rebelles ADF se sont attaqués à la population “dans le souci de s’approvisionner en nourriture et saboter les efforts de l’armée loyaliste”.Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont placées depuis le 6 mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle pour lutter contre les groupes armés. Les autorités civiles y ont été remplacées par des officiers de l’armée et de la police.Mais des ADF se signalent régulièrement dans des massacres de civils dans cette zone.A l’origine, les ADF sont une coalition de groupes armés ougandais, dont le plus important était composé de musulmans, opposés au régime du président Yoweri Museveni. Ils sont installés depuis 1995 dans l’est congolais, où ils ont fait souche. Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l’organisation État islamique qui désigne le groupe comme sa “Province d’Afrique centrale” (Iscap en anglais). En mars dernier, les États-Unis ont placé les ADF parmi les “groupes terroristes” affiliés aux jihadistes de l’EI.

Avec AFP/VOA

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Trois camionneurs algériens tués dans un bombardement au Sahara occidental

Bangui ( République centrafricaine ) – Un journal algérien titre “rupture” entre le Maroc et l’Algérie à Alger, le 25 août 2021.

Les tensions se sont accrues récemment entre l’Algérie et le Maroc.L’Algérie a annoncé mercredi la mort de trois de ses ressortissants dans un bombardement qu’elle attribue au Maroc. L’incident a eu lieu au Sahara occidental, un territoire au coeur de vives tensions entre Alger et Rabat.”Trois ressortissants algériens ont été lâchement assassinés par un bombardement barbare de leurs camions alors qu’ils faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla”, entre la Mauritanie et l’Algérie, a affirmé la présidence algérienne dans un communiqué, précisant que l’attaque avait eu lieu lundi.Selon la même source, “plusieurs facteurs désignent les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental comme ayant commis, avec un armement sophistiqué, ce lâche assassinat”. “Leur assassinat ne restera pas impuni”, a affirmé la présidence algérienne dans son communiqué, en rendant hommage aux “trois victimes innocentes de cet acte de terrorisme d’Etat.”Longue d’environ 3.500 kilomètres, la route reliant Nouakchott à Ouargla, dans le sud algérien, longe le Sahara occidental.La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un “territoire non autonome” par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire désertique, au Front Polisario, réclamant lui un référendum d’autodétermination et soutenu par l’Algérie.L’Union africaine, qui a admis la “République sahraouie” comme membre à part entière depuis 1982, soutient aussi “l’autodétermination du peuple du Sahara occidental”. “Déstabilisation régionale” Aucun commentaire officiel des autorités marocaines n’a pu être obtenu dans l’immédiat mais une source marocaine informée a affirmé à l’AFP que Rabat “ne sera jamais entraîné dans une spirale de violence et de déstabilisation régionale”.”Si l’Algérie veut la guerre, le Maroc n’en veut pas”, a ajouté la source.Selon elle, la zone dans laquelle le bombardement aurait eu lieu est “empruntée exclusivement par des véhicules militaires des milices armées” du Front Polisario. Après de premières informations sur cet incident publiées mardi sur les réseaux sociaux, l’armée mauritanienne avait elle démenti dans un communiqué qu’une telle attaque se soit produite en territoire mauritanien. Les tensions se sont accrues récemment entre l’Algérie et le Maroc, culminant avec la rupture par Alger de ses relations diplomatiques avec son voisin, fin août.La crise a éclaté peu après la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, en échange de la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.Les indépendantistes sahraouis avaient rompu le 13 novembre 2020 un cessez-le-feu conclu en 1991 avec le Maroc, après le déploiement de forces marocaines dans une zone tampon au Sahara occidental.D’après une source informée marocaine, six soldats des Forces royales marocaines (FAR) ont été tués à la suite de “harcèlements” des indépendantistes du Polisario depuis la rupture du cessez-le-feu. “Pratiques hostiles” Le conseil de sécurité de l’ONU a appelé la semaine passée les “parties” au conflit à reprendre les négociations “sans pré-conditions et de bonne foi”, en votant une résolution prolongeant d’un an la mission Minurso dans la région.Mais l’Algérie, opposée à une reprise de négociations sous forme de tables rondes organisées en Suisse, a dénoncé cette résolution comme “partiale”.Autre conséquence de la montée des tensions entre Alger et Rabat, l’Algérie a décidé de ne pas reconduire fin octobre le contrat du gazoduc passant par le Maroc et alimentant l’Espagne en gaz algérien, invoquant “des pratiques à caractère hostile du royaume” voisin.Depuis 1996, l’Algérie expédiait vers l’Espagne et le Portugal environ 10 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an via le gazoduc Gaz Maghreb Europe (GME). En contrepartie du transit du gazoduc, Rabat recevait annuellement près d’un milliard de m3 de gaz naturel. La moitié était des droits de passage payés en nature, l’autre du gaz acheté à un prix avantageux, selon des experts du secteur.Les livraisons de gaz algérien à l’Espagne se feront désormais exclusivement via un autre pipeline, le gazoduc sous-marin Medgaz et sous forme de gaz naturel liquéfié livré par voie maritime.

Avec VOA

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Les drones armés : des appareils très efficaces

Bangui ( République centrafricaine ) – De nombreux pays ont recours à ce type d’armement. Des armes très efficaces mais qui provoquent aussi des dégâts civils. L’Allemagne hésite à les utiliser.

C’est devenu un fait banal : la plupart des armées ont depuis quelques années, recours à ces armes de guerre. L’armée américaine a beaucoup utilisé ces drones armés en Afghanistan contre les insurgés talibans. Elle continue de les utiliser, notamment en Irak ou en Somalie, contre les islamistes shebabs.Au Sahel, l’armée française a souvent recours à ces drones armés pour frapper des cibles. Plusieurs responsables djihadistes ont ainsi été tués grâce à ces appareils.Minimiser les pertesDes armes qui permettent aux armées de minimiser les pertes selon Didier Simba, expert en sécurité.”Pour les militaires, cela permet de réduire les risques de pertes en vies humaines. Avant lorsque les militaires allaient sur le terrain, il y avait des risques de perdre des hommes. Dans le pire des cas, on peut perdre le drone. Mais, on peut le réparer ou en fabriquer un autre. Le gros avantage c’est de réduire les risques de pertes en vies humaines”, dit l’expert.Pour Solène Jomier chercheuse au Grip, le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, “Les drones armés permettent de conduire des frappes qu’on n’était pas capable de mener il y a une vingtaine d’années. Ce sont des outils qui sont capable d’atteindre des cibles avec précision et sans forcément engager des unités au sol. Ces drones sont capable aussi de voler pendant plusieurs dizaines d’heures sans interruption et sans ravitaillement et peuvent être déployés sur le terrain rapidement”.Pour la chercheuse, Gesine Weber, du German Marshall Fund à Paris, l’usage du drone armé s’impose dans des théâtres d’opération comme au Mali.”Quand on voit une situation comme au Mali, dans la lutte contre le terrorisme, je pense qu’il faut être bien préparer pour l’usage des drones armés. Il ne faut pas sous estimer la vitesse du drone comparé à l’hélicoptère. Pour bien protéger les soldats, je pense que c’est important de disposer de drones armés”, estime Gesine Weber.La France possède une base sur l’aéroport de Niamey d’où décollent des avions de chasse et des drones armés. Les Etats-Unis disposent aussi d’une base de drones à Agadez dans la lutte mais ce sont des drones qui servent au renseignement.Victimes collatéralesL’usage intensif des drones armés fait aussi souvent des victimes parmi les populations civiles.”Les drones ne sont pas précis. Ils peuvent servir à l’élimination d’une cible comme les gros bandits. Comme en Afghanistan par exemple. Mais, ils provoquent souvent des dommages collatéraux”, estime Didier Simba, expert en sécurité.Selon le Bureau d’investigation des journalistes (BIJ) et l’ONG Aiwar qui s’intéresse aux conflits dans le monde, plus de 2.000 civils auraient été tués dans des frappes de drones américains en Afghanistan, au Pakistan, en Syrie, en Irak, au Yémen et en Somalie ces quinze dernières années. L’origine du drone remonte à la Première Guerre mondiale quand l’armée britannique a utilisé un avion sans pilote commandé à distance au moyen des ondes TSF. L’utilisation de drones n’est cependant plus l’exclusivité des armées régulières. Des groupes non étatiques comme le Hezbollah ou l’Etat islamique auraient aussi recours à ce type d’armement.

Avec DW français

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RCA : le colonel Moussa Kitoko transféré discrètement au camp de Roux

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:50:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé par les Mercenaires russes à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui Bangoran,  le colonel Moussa Kitoko, ancien commandant  de la zone de défense nord-Est, avait été transféré dans la capitale Bangui, puis incarcéré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Mais depuis plusieurs jours, l’homme a été transféré discrètement à  la prison militaire de Camp de Roux. Pour quelle raison ?

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Le colonel Kitocko arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Selon des sources au sein de la gendarmerie, le dossier judiciaire  du colonel Moussa Kitoko est radicalement vide. Même à la section de recherche et d’investigation, les enquêteurs interpellent le procureur sur le cas.  Aucun chef d’accusation n’est lancé contre lui, ce qui ne les a pas empêchés  tout de même de le transférer à la prison militaire de camp de Roux, ajoute les mêmes sources.

« On assiste vraiment à une arrestation arbitraire dans ce pays. Le colonel est détenu à la prison de camp de Roux dans une condition inhumaine, cruelle et dégradante. Cette décision n’a pas de valeur », s’indigne un officier de l’armée nationale.

Mais le colonel Moussa Kitoko n’est pas le seul. Le capitaine, l’ex-chef du détachement militaire à Bria arrêté par les mercenaires russes a lui aussi été transféré au camp de Roux dans de mêmes conditions. Selon la gendarmerie,  il reste  actuellement au sein de la prison de la section de recherche et d’investigation  quatre officiers et sous-officiers de l’armée nationale, parmi lesquels on peut citer le colonel Rodongo, chef du bataillon de transmission, l’adjudant-chef Guetel,  chef de la maison d’arrêt de Berberati, tous ont été arrêtés sans raison par les mercenaires russes de la société Wagner  et placés en détention sous l’œil bienveillant du pouvoir en place.

 

Par Prisca Vickos

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Visite d’une délégation européenne à EUTM RCA

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Bangui, République centrafricaine, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un délégation européenne a effectué un déplacement à Bangui au sein de l’EUTM rca afin de faire un point de situation sur la mission.

Visite d’une délégation européenne à EUTM RCA
Visite d’une délégation européenne à EUTM RCA

 

Du 27 au 30 octobre, la mission européenne de formation et de conseil des forces armées centrafricaines (EUTM RCA) a reçu la visite du directeur des opérations de l’état-major militaire de l’Union Européenne (EUMS).

Lors de cette visite l’autorité militaire européenne a longuement échangé avec le chef d’EUTM RCA sur le contexte, les réalisations et les perspectives à venir de cette mission. Il est allé également à la rencontre des militaires en poste dans les différents services de la mission pour effectuer un état des lieux de leurs activités sur le terrain.

Enfin, il s’est rendu à la délégation européenne pour un entretien avec son représentant ainsi qu’à l’ambassade de France.

Composée de plus de 200 militaires appartenant à 15 pays, la mission EUTM RCA est en place à Bangui depuis 2016 à la demande des autorités centrafricaines. Sa mission est d`aider les FACA à monter en puissance conformément au plan national de défense. Ses trois composantes ont pour mission de fournir conseil stratégique aux FACA et de former  cadres et militaires centrafricains. A ce jour, plus de 9000 soldats centrafricains ont reçu une formation dispensée par les instructeurs européens.

 

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Paris se livre à un discret inventaire de la mission de formation militaire de l’UE

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:00:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La France profite du commandement tournant de la mission de formation de l’Union européenne auprès de l’armée centrafricaine pour lancer un vaste audit. Une opération qui devrait déboucher sur une refonte complète, voire sur l’arrêt définitif de celle-ci. 

La remise du drapeau de L'Union Européenne, symbole de commandement de l'EUTM RCA au nouveau commandant, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros
La remise du drapeau de L’Union Européenne, symbole de commandement de l’EUTM RCA au nouveau commandant, le général de brigade Jacques Langlade de Montgros. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Deux mois après son arrivée à Bangui en tant que commandant de la mission de formation de l’Union Européenne (EUTM) en République Centrafricaine, le général Jacques Langlade de Montgros est actuellement à Paris pour un point d’étape. Cette rotation française risque d’être décisive pour l’avenir de la mission de formation européenne lancée en 2015. Il est d’usage que le commandement de l’EUTM soit assuré alternativement par un français ou un portugais pour six mois.

Paris veut profiter du mandat du général Langlade de Montgros pour réaliser un vaste audit de la mission. L’officier français a multiplié ces dernières semaines les rencontres avec différents interlocuteurs au sein du gouvernement centrafricain et de la Minusca afin de se rendre compte de l’état des Forces armées centrafricaines (FACA).

Forte de cette évaluation, la France compte dans un deuxième temps profiter de la présidence de l’Union Européenne (UE), au premier semestre 2023 pour pousser une réforme en profondeur de la mission. Les scénarios les plus extrêmes vont jusqu’à l’arrêt de celle-ci, même si cette option ne reste pas privilégiée.

 

Un bilan contrasté

 

Sept États membres de l’UE (France, Portugal, Pologne, Espagne, Roumanie et Suède) participent à cette mission d’appui à la reconstruction de l’armée centrafricaine. Celle-ci partait de zéro à la suite de la déroute de 2013 et la chute de François Bozizé face aux rebelles de la Seleka. Depuis, l’EUTM affirme avoir formé plus de 7 000 soldats.

Mais la mission est la cible de nombreuses critiques, près d’un an après le test décisif de l’attaque des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Celle-ci avait mis au jour de nombreuses lacunes dans le fonctionnement des FACA, qui avaient compté de nombreuses désertions dans leurs rangs.

L’autre interrogation concerne l’articulation de la mission avec les instructeurs russes. Jamais ces deux missions, dont la première est principalement basée à Bangui et la seconde à Berengo, dans la Lobaye, ne se sont mêlées. Mais de nombreux soldats centrafricains sont passés par les deux formations, créant un certain embarras à Bruxelles.

 

Polémique autour du BIT-7

 

Mais l’un des griefs les plus importants aux yeux de Paris concerne la formation d’au moins trois compagnies du bataillon BIT-7 par l’EUTM. La force a été créée le 3 février 2021, trois semaines après l’attaque de Bangui, sous la houlette du conseiller à la sécurité nationale russe Valery Zakharov. Les compagnies devaient notamment intégrer d’anciens miliciens des groupes d’autodéfense du quartier PK5. Devant le tollé provoqué par cette possibilité, le gouvernement avait déclaré avoir fait marche arrière sur ce point.

Or, selon le groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique,le profil de certaines recrues du BIT-7 originaires de Bangui n’a pas été évalué par la Minusca, comme c’est l’usage, avant leur recrutement. Une situation qui laisse ouverte l’hypothèse que certains miliciens auraient effectivement pu intégrer le bataillon formé par l’EUTM.

 

 

Africa Intelligence 03/11/2021

 

 

 

L’incident autour de la résidence du chef de l’État, la Minusca refuse une enquête conjointe proposée par le gouvernement

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:49:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dix Casques bleus égyptiens non armés de l’Unité de Police constituée égyptienne de la Minusca ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi 1er novembre à Bangui par des éléments de la garde présidentielle. Un incident qui avait couté la vie à une jeune fille de 18 ans, dont les deux parties ont donné leur version des faits. Mais le gouvernement, dans un communiqué, a appelé la mission de l’ONU en RCA (Minusca) à une ouverture immédiate d’une  enquête  conjointe, ce que cette dernière refuse.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.
Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Selon le gouvernement, Trois (03) mini-bus de la MINUSCA rentraient de l’aéroport Bangui M’poko en convoi unique à leur base située non loin du domicile du Président de la République, Chef de l’état. Un des bus se serait égaré. Le chauffeur qui semblait ne pas connaître le chemin se retrouve dans le dernier périmètre interdit, zone de sécurité de la résidence du Président de la République. Dans le véhicule les occupants prenaient des photos de la résidence à quelle fin nous ne savons. La garde présidentielle s’en rend compte et tente d’interpeller le chauffeur qui refuse d’obtempérer en prenant la fuite. Dans sa course effrénée, il heurte mortellement la jeune fille en la trainant sur plus de vingt (20) mètres. Les éléments de la sécurité présidentielle ayant aperçu la fille sous le bus auraient fait des tirs de sommation en l’air ainsi que dans les pneus du véhicule pour le stopper mais en vain. Malheureusement ces tirs auraient occasionné des blessés dans le bus de la MINUSCA.

Or, la Minusca, de son côté, explique que la version donnée par le gouvernement est totalement erronée et ne reflète pas la réalités des faits. D’après elle, „ Dix Casques bleus égyptiens non armés de l’Unité de Police constituée égyptienne de la MINUSCA, ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi, 1er novembre, à Bangui par des éléments de la garde présidentielle.

Selon la Minusca, ces Casques bleus sont arrivés le 1er novembre à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans le cadre de la rotation périodique et du déploiement des troupes en RCA. Ils  étaient en direction de leur base quand ils  ont essuyé des tirs nourris de la garde présidentielle sans sommation préalable ni riposte aucune, alors qu’ils n’étaient pas armés.

C’est ainsi que dans sa tentative de retrait de la zone, située à 120 mètres environ de la résidence présidentielle, le bus de l’Unité de Police constituée égyptienne a heurté une femme qui a perdu la vie. Une délégation de la MINUSCA a déploré l’accident et présenté ses condoléances à la famille de la victime lors d’une rencontre en fin de journée.

« La MINUSCA condamne fermement ce qui apparaît être une attaque délibérée et inqualifiable que rien ne justifie ».

Ainsi, ce mercredi 3 novembre, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui, le porte parole de la Minusca a ainsi rejeté  l’idée du gouvernement  centrafricain à mener une enquête conjointe.

« Pour ce qui est de l’enquête,  même s’il y’a eu des contacts  normaux  entre le gouvernement et la Minusca à travers différents ministères,  la Minusca fera ses propres investigations. Pas d’enquête  conjointe »,, ajoute Monsieur Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Le DETAO devient la MISLOG, un contingent français toujours au service de la sécurité et de la jeunesse

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 novembre 2021, 02:07:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 21 juillet dernier avait eu lieu la passation de commandement du détachement français du camp de M’Poko. À cette occasion, le DETAO, détachement d’appui opérationnel, devenait la Mislog Bangui, la Mission logistique à Bangui. Ainsi, ce mardi 2 novembre, la nouvelle équipe de la mission française (Mislog) a organisé un café de presse  avec une vingtaine des journalistes au sein du camp M’Poko. L’occasion pour la mission de revenir sur ses principaux objectifs et missions  en République centrafricaine.

Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE entrain de faire la présentation de la mission devant les journalistes au camp M'poko
Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE entrain de faire la présentation de la mission devant les journalistes au camp M’poko

 

Ce changement de nom DETAO  à la Mislog traduit l’évolution des missions du détachement français, recentré sur la sécurité du camp de M’Poko qui accueille l’EUTM rca et des unités de la Minusca, et sur le soutien logistique aux militaires français placés au sein de ces opérations.

Ainsi, La Mission logistique française ( Mislog) est composée de 130 militaires français, dont 45 unités différentes. Elle intervient en Centrafrique principalement dans les domaines, notamment l’appui aux différents services de la santé, des ressources humaines,  de la formation,  de la finance,  de l’information, du soutien à la gendarmerie, etc.

Comme nous l’avions déjà mentionné, la Mislog a pour mission principale la  Sécurité du camp M’Poko; gestion du camp M’Poko (entretien, accueil…); Soutien des militaires français insérés dans les missions internationales: EUTM et la MINUSCA.

Ceci dit, la  France compte en tout 230 militaires en Centrafrique dont 130 militaires à la mission logistique;  90 militaires à l’EUTM;  10 militaires à la Minusca.

Le Détachement Liaison et Contact à la population (DLC)  de la Mislog fait des actions au profit des populations de Bangui, En particulier la jeunesse. Il compte déjà à son actif  150 projet depuis 2018 dans tous les arrondissements (Begoua et Bimbo inclus), dont 50% dans le domaine de l’éducation.

Rappelons que l’organisation du café de presse par la Mission logistique française a permis de rappeler   le cadre d’engagement militaire de la France en RCA qui se traduit désormais principalement par une contribution à la MINUSCA et à EUTM RCA, mais aussi à la jeunesse centrafricaine dans le cadre de sa mission de formation, des ressources humaines, de MAINTENANCE et de l’information,.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

DECLARATION DU MINISTERE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA FRANCOPHONIE ET DES CENTRAFRICAINS DE LÉTRANGER SUR LES INCIDENTS SURVENUS DANS LES ENVIRONS DE LA RÉSIDENCE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

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DECLARATION DU MINISTERE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA Francophonie ET DES CENTRAFRICAINS DE LÉTRANGER SUR LES INCIDENTS SURVENUS

 

Le Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger voudrait par la présente déclaration rétablir les faits et couper cours à toutes les tentatives

d’instrumentalisation et/ou d’extrapolation de l’incident survenu le 1 Novembre 2021.

 

En effet, certains journaux, dont je tairais les noms, qui n’ont que pour seule source les récits des survivants présents ou non-présents sur le lieu des faits, spéculent sur les versions données par le Gouvernement, cela sur base d’interprétations d’images prises à bon escient.

Face à la gravité de l’indident, le Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger présente ses condoléances les plus attristées à la famille de la jeune victime d’un crime odieux au regard des circonstances des faits.

Le Ministère des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger voudrait rappeler l’importance dans de telle circonstance de faire preuve d’objectivité, de responsabilité et d’homogénéité de traitement des dossiers et évènements. Pour cela, il ne nous faut point faire fi d’éléments pour laisser à la mase l’opportunité de se faire sa propre opinion. Nous nous devons d’éviter les tensions inutiles, d’assister les blessés et surtout de soutenir la famille éplorée.

Pour rappel, le Ministère de l’ntérieur en charge de la Sécurité Publiquea récemment scrupuleusement fait un rappel d’interdiction de balades sportives ou autre, sous aucun prétexte aux alentours de la Résidence du Président de la République Centrafricaine. Ce rappel à l’ordre, qui faisait suite à une interpellation des forces de sécurité intérieure d’éléments de la Minusca dans les environs de la Résidence, ne peut souffrir du motif du nouvel arrivant en terre centrafricaine, notant qu’aucun Etat ne permet des balades touristiques, pour prise de photos, du domicile d’un Chef d’Etat.

 

L’erreur, en premier lieu déclinée, par le porte-parole de la MINUSCA aurait pu etre aceptée. Mais dès lors qu’il s’agissait d’un cortège de véhicules, arrivés pour les besoins de rotation du contingent de police égyptien, par quoi se justifie la sortie du cortège d’un des véhicules qui préférant se détourner des portes de sa caserne pour poursuivre son chemin jusqu’à 120 mètres du domicile du Président de la République, afin d’y prendre des photos, refuser d’obtempérer à l’interpellation des éléments de sécurité de la Résidence, prendre la fuite en heurtant dans sa redescente vers sa caserne la jeune Lumière Joie de Puissance, àgée de t6 ans, entrainant sur au moins 20 metres, le corps de la victime, obligeant les éléments de sécurité à réagir pour stopper le véhicule onusien qui s’est réfugié dans sa caserne, au demeurant caserne dont le chemina été retrouvé sans problème pour abri.

Sachant que:

-La caserne du contingent dont il est question se trouve à 550 mètres de

a Résidence, et les images des dégăts sur le véhicule onusien attestent d’impacts de projectiles sur l’arrière du véhicule, de fait un véhicule en position de descente.

La première barrière se trouvant à 250 mètres du domicile a été

franchie par le véhicule car ouverte en journée, sans essuyer de tirs, pour se retrouver à moins de 120 mêtres de la Résidence du Président.

II nous faut reconnaitre que cest bel et bien I’interpellation du fait de prises de photos qui a fait dégénérer la situation et causé le drame ultime, résultant en la perte d’une jeune centrafricaine dans la fleur de l’áge.

La simple acceptation d’obtempérer à l’interpellation des éléments de sécurité du domicile du Président de la République aurait évité, nul doute l’incident ayant causé la mort de Lumière Joie de Sagesse. Une mort soudaine attribuée à ce non-respect de la réglementation et textes érigés par la République Centrafricaine et au refus du rappel à l’ordre. Or dans l’application de tout mécanisme international de protection des civils et cela confomément à la Charte des Nations Unies et du droit international, il est inclut le principe indéniable du respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.

A ce titre, le Ministère des Affaires Etrangères s’impose de lancer par ce communiqué:

Un rappel au respect de la mémoire de sa compatriote, fille, soeur,

cousine, amie, petite-fille, Lumiëre Joie de Puissance; Un rappel à la nécessité d’un point avec le Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies, tel que sollicité auprès de son Directeur de Cabinet, en vue de lever toute équivoque sur cet incident qui survient à quelques jours de la fin du processus de renouvellement du mandat de la MINUSCA:

 

Une revue des obligations des deux parties dans l’Accord de siège qui lie le Gouvernement centrafricain et ‘Organisation des Nations Unies relatif au statut de la MINUSCA afin de lever toutes mauvaises interprétations.

3luie BAIDOTEMON Minite desAfftdiros Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger

RCA : le gouvernement réagit sur l’incident qui s’est produit le 1er Novembre 2021 dans les environs de la résidence du Président de la République

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République centrafricaine

Gouvernement

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Communiqué du Gouvernement

 

Le Gouvernement centrafricain regrette l’incident qui s’est produit le 1er Novembre 2021 à 14h30 dans les environs de la résidence du Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Gouvernement déplore la mort de la fille âgée de 16 ans lors de cet incident regrettable, présente ses condoléances à la famille de la victime et compatit également avec les blessés du contingent égyptien de la Minusca.

Voici les faits :

Trois (03) mini-bus de la MINUSCA rentraient de l’aéroport Bangui M’poko en convoi unique à leur base située non loin du domicile du Président de la République, Chef de l’état. Un des bus se serait égaré. Le chauffeur qui semblait ne pas connaître le chemin se retrouve dans le dernier périmètre interdit, zone de sécurité de la résidence du Président de la République. Dans le véhicule les occupants prenaient des photos de la résidence à quelle fin nous ne savons. La garde présidentielle s’en rend compte et tente d’interpeller le chauffeur qui refuse d’obtempérer en prenant la fuite. Dans sa course effrénée, il heurte mortellement la jeune fille en la trainant sur plus de vingt (20) mètres. Les éléments de la sécurité presidentielle ayant aperçu la fille sous le bus auraient fait des tirs de sommation en l’air ainsi que dans les pneus du véhicule pour le stopper mais en vain. Malheureusement ces tirs auraient occasionné des blessés dans le bus de la MINUSCA.

Le Gouvernement Centrafricain exige avec fermeté qu’une enquête conjointe soit diligentée afin de situer les responsabilités.

 

Fait à Bangui le 03 Novembre 2021

Pour Le Gouvernement

e Ministre Chargé de la Communication et des Media

Porte-parole du Gouvernement

RCA : le premier ministre Henri-Mari Dondra dans l’œil de cyclone

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:29:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une demande avait été introduite le mois dernier par l’honorable Auguste Boukanga auprès du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji pour la mise en place d’une commission d’audit parlementaire aux fins d’auditer le trésor public sous Monsieur Henri-Marie Dondra, ministre des finances de 2016 à fin avril 2021, devenu ensuite Premier ministre depuis fin avril.

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Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC

 

Selon le député Auguste Boukanga qui avait introduit la demande, cette commission d’enquête parlementaire sera placée sous sa direction et composée des députés de la commission finances et plan, de la cour de compte, des inspecteurs D’ÉTAT, des inspecteurs des finances et des personnalités indépendantes à désigner.

Une démarche qui n’a pas encore reçu officiellement de réponse, mais  cette manœuvre marque bien le début de la guerre de succession au chef de l’État. Selon certains proches du Premier ministre, ce dernier est désormais dans le viseur de ses adversaires politiques.

Commençant par son prédécesseur Firmin NGRÉBADA, l’homme qui ambitionne de se positionner comme possible candidat de la majorité à la prochaine présidentielle de 2025 – 2026, multiplie des manœuvres auprès de certains députés pour engager une motion de censure contre lui, mais aussi des médias pour tenter de le salir au maximum. D’après ses dispositions d’esprit, Henri-Marie Dondra serait sans doute un véritable adversaire politique à abattre avant 2025. Mais hors-mis Firmin NGRÉBADA, le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji  engage discrètement aussi un jeu d’adversité à l’égard du Premier ministre Henri-Marie Dondra.

« Sarandji se voit déjà candidat du parti au pouvoir  dans quatre ans, mais il faut éliminer les adversaires possibles, tant du côté du pouvoir que de l’opposition », ajoute un proche du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.

Ajoutant à cela, l’implication de la société Wagner  dans cette bataille qui semble jouer  en faveur des adversaires politiques de l’actuel premier ministre. Mais d’ores et déjà sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la bataille de positionnement commence.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’Assemblée nationale suspend la procédure de la levée d’immunité des trois députés de l’opposition

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:34:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une déclaration de retrait de la note relative à la mise en place de la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de la levée d’immunité parlementaire de certains honorables députés de l’opposition, le Président de l’assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji a décidé de retirer la note demandant aux Présidents des groupes parlementaires de faire parvenir au Bureau de l’Assemblée nationale les noms de leur représentant devant siéger à la Commission ad hoc. Mais cette décision, loin de calmer le climat politique dans le pays, continue de soulever la controverse.

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Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

« Alors que nous nous approchons de la tenue effective du Dialogue républicain, à notre grande surprise, certains leaders politiques de l’opposition ont décidé de se retirer du Comité préparatoire.  Pour justifier ce retrait, ils ont reproché au Bureau de l’Assemblée nationale la convocation de la Commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée d’immunité parlementaire des quatre honorables députés introduite par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le 09 avril 2021.  Cette Commission n’ayant pas été mise en place pendant la sixième législature pour donner suite à la demande du juge d’instruction conformément aux dispositions de l’Art. 119 du Règlement Intérieur de l’assemblée nationale, le Bureau de l’Assemblée nationale a écrit aux Présidents des groupes parlementaires afin de désigner leurs représentants pour la reprise des travaux et d’aboutir à un rapport à présenter à la plénière. Cependant, face aux réactions négatives suscitées par ce qui précède, je réaffirme au nom de la Représentation nationale, mon attachement au processus du Dialogue républicain, et invite chaque fille et fils de notre pays à être l’artisan de la réussite de cette grande rencontre dont l’objectif est le retour à une paix définitive, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Dans l’intérêt supérieur de la paix, après avis du Bureau, je décide de retirer la note demandant aux Présidents des groupes parlementaires de faire parvenir au Bureau de l’Assemblée nationale les noms de leur représentant devant siéger à la Commission ad hoc », déclare le Président de l’assemble nationale Simplice Mathieu Sarandji.

Aussitôt dans l’hémicycle, la quasi-totalité des députés a exprimé son soulagement, mais parmi eux, il y’a ceux  qui croient que la décision du Président de l’assemblée nationale de suspendre la procédure de la levée d’immunité parlementaires de ces trois députés de l’opposition est un jeu politique.

 

La suspension n’est pas l’annulation  

 

Pour ces députés de l’opposition, le mal est déjà fait, et le PAN a décidé de suspendre simplement sa décision et non de l’annuler.

« Présentement, plus de 85% des députés sont déterminés à faire barrage à ce projet. Et ce qui est très rassurant, le travail est fait ensemble avec tous les députés, y compris ceux de l’opposition et de la majorité présidentielle qui menacent même le PAN de motion de destitution au cas où il ne protégerait pas les députés. Actuellement nous sommes sur la stratégie d’une annulation pure et simple du dossier et non rester sur la suspension qui à tout moment peut constituer une épée de Damoclès », déclare un député indépendant.

Au même moment, dans certains états-majors de l’opposition, on ne croit plus au retour de leurs représentants dans le comité préparatoire du dialogue républicain.

« PERSONNE NE DOIT REPARTIR AU COMITÉ PRÉPARATOIRE. OU BIEN LE DIALOGUE EST INCLUSIF OU BIEN RIEN. ET IL SE DÉBROUILLE AVEC SES WAGNÉRIENS », ajoute un cadre du parti CRPS de maître Nicolas Tiangaye.

À l’université de Bangui, on estime que la décision du Président de l’Assemblée nationale est un jeu politique :

« La politique est également un jeu comme tous les jeux constituant le sport. Chaque camp développe ses stratégies pour remporter le match. Et lorsque la faille se présente du côté adverse, il faut exploiter suffisamment pour gagner. Ceci dit, l’occasion se présente en or pour affaiblir Touadera et le MCU », affirme Jean-Philippe, enseignant à la faculté des sciences juridiques. VICTOIRE CAMARADE de LA LUTTE CONTINUE.

Du côté du pouvoir, c’est seulement la déclaration du médiateur de la République qui appelle  les partis de l’opposition à faire preuve de sagesse et réintégrer le comité préparatoire du dialogue, unique voie pour le retour de la paix dans notre pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes : la Centrafrique à la 126ème place dans le classement mondial

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:05:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est l’occasion pour tous les journalistes présents en centrafrique de faire le point sur leur situation, et de tirer le bilan des années passées qui ont malheureusement été bien lourdes dans le domaine de la sécurité des journalistes et reporters dans ce pays.

les journaux de Centrafrique
les journaux de Centrafrique

 

Pour rappeler les faits, en 2014, la journaliste française Camille Lepage est retrouvée assassinée dans le Nord-Ouest de la Centrafrique. En 2018, trois journalistes russes sont retrouvés criblés de balles à proximité de Bambari.

Ces événements qui ternissent clairement l’image de la Centrafrique, en contribuant à situer le pays à la 126ème place dans le classement mondial de la liberté de la presse, ne sont malheureusement que ceux qui ont déclenché une onde de choc dans la presse internationale. En effet, certains de ces événements notables semblent volontairement passés sous silence et étouffés pour des raisons éminemment politiques.

 

Par exemple, l’assassinat des trois journalistes opposés au gouvernement russe, n’a encore pas été élucidé, plus de deux ans après l’événement.

En effet, de nombreuses zones d’ombre subsistent, concernant le refus de l’entreprise WAGNER d’accueillir ces journalistes, qui enquêtaient justement principalement sur cette société. A noter que les biens de ces reporters n’ont pas été dérobés, ce qui exclut l’hypothèse d’un assassinat ayant pour but de les voler… Mais aussi pourquoi ces journalistes pourtant habitués des zones de conflits comme la Syrie où ils avaient déjà réalisés des reportages, n’ont pas su se protéger ici en Centrafrique, qui est tout de même un pays moins dangereux que la Syrie en pleine guerre contre des groupes terroristes.

Ces questions toujours en suspens laissent à penser que la seule erreur de ces journalistes professionnels a été de venir poser des questions sur une société puissante souhaitant rester discrète sur ses agissements et ses objectifs.

 

Cependant, ces événements cachent d’autres problèmes plus discrets. En effet la situation des journalistes centrafricains n’est pas plus agréable. Entre pressions et menaces des différents protagonistes actuellement présents, le journalisme en Centrafrique perd de plus en plus de son indépendance.

En 2019, un gendarme ouvre le feu sur un journaliste à Bouar, et deux reporters ont été violemment interpellés à Bangui.

Cette influence extérieure se remarque facilement : les médias souhaitant maintenir leur indépendance d’opinion sont rapidement victimes de commentaires haineux sur les réseaux sociaux afin de les faire taire. Alors que la presse écrite, plus vulnérable et sous influence, se résume bien souvent à des éditoriaux, des rumeurs ou des campagnes de calomnies.

Il est en effet simple de constater qui influence quel média, il suffit de regarder le changement de contenu des différents journaux ou pages d’informations sur internet. Il est aisé de remarquer que certains médias très investis dans l’indépendance de la Centrafrique par le passé, présentent depuis l’arrivée de la société WAGNER sur le territoire, le partenaire russe comme le sauveur d’une situation particulièrement complexe depuis de nombreuses années. Mais ces médias devraient se méfier de leur nouveau maître, car comme le dit un vieux proverbe, « un séjour dans l’eau ne change pas le tronc d’arbre en crocodile ».

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

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RCA : des militaires ont pris position à Létélé, nuit calme à Dimbi

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:12:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont pris position militairement depuis vendredi dernier  dans la localité de Létélé, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Bocaranga. Au même moment, à Dimbi, dans le sud-Est, ce sont des détonations d’armes qui secouent la ville, paniquant les populations.

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Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021

 

À Létélé, dans l’Ouham-Pendé, les soldats FACA se renforcent. Ils ont placé leur checkpoint sur trois direction, notamment  sur la voie qui mène à  Paoua, sur celle qui mène aussi à Ngaoundaye,  puis celle de Bocaranga.

Selon les populations locales, la présence des soldats FACA dans leur localité les rassure.

« C’est depuis le vendredi dernier que les Mercenaires russes les ont placés ici. Ça nous rassure car Létélé est un croisement. C’est un lieu stratégique dans la zone où les rebelles de 3R  se sont positionnés  depuis plusieurs années », témoigne un fonctionnaire de l’État dans la ville.

Dans l’ouest, notamment dans la sous-préfecture de Gamboula, les mercenaires russes ont quitté la ville à destination de la commune de Dilapoko à bord de 15 motos et de deux pick-up. On ne sait pas s’ils veulent renforcer leur position jusqu’à Bang.

 

Au même moment, ce lundi 1er novembre, dans la soirée, à Dimbi,  dans la Basse-Kotto, la ville est secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon des témoins, ce sont des éléments rebelles de l’UPC qui sont encore dans la ville qui ont fait ces tirs assourdissants. On ignore les raisons exactes. Mais le lendemain, le calme est revenu dans la ville, et toutes les activités ont repris.

Rappelons que le 15 octobre dernier, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait décrété un cessez-le-feu unilatéral sur tout le territoire national. Mais sur le terrain, les attaques se multiplient. Il semble que ce cessez-le-feu  n’est pas respecté.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : affaire Bocom, le chargé de mission Daniel Nzéwé convoqué à la SRI, mais l’homme serait en fuite

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 novembre 2021, 02:23:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Convoqué ce mardi 2 novembre 2021 à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu dans l’affaire Bocom, si possible placé en détention provisoire, le chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports Daniel Nzéwé  ne s’est pas présenté. Selon nos informations, l’homme serait en fuite.

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Monsieur Daniel Nzéwé

 

Après le limogeage de son complice Daniel Ngrépayo, Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports épinglé dans une affaire du détournement de 5 millions de francs CFA de Covid-19 alloué au ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est son tour d’être épinglé dans une autre affaire, celle de Bocom, évaluée à plus de 50 millions de francs CFA de dommage.

Selon nos informations, Monsieur Daniel Nzéwé, impliqué dans cette affaire, avait été convoqué ce mardi 2 novembre à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu pour la troisième fois. Selon une source proche du dossier, il aurait été trahi par l’inspection générale d’état concernant l’affaire Bocom. Or, dans la même journée de ce mardi 2 novembre, il a été aperçu dans son bureau en train de déménager certains documents. À bord d’un taxi course, l’homme faisait des navettes entre son bureau et son quartier. On ignore exactement ce qu’il était en train de cacher.

Alors, a-t-il entendu qu’il serait en phase d’être limogé de ses fonctions ? Ou s’agit-il des documents compromettants qu’il tentait de les cacher ou c’est une fuite tout simplement  ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

Centrafrique : Les Etats-Unis augmentent les dons de vaccins COVID-19 à 638 400 via COVAX

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 13:41:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ambassade des États-Unis, l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé en République centrafricaine annoncent l’arrivée de 336 000 doses du vaccin COVID-19 à injection unique de Johnson & Johnson.  Cette livraison fait suite à celle de 302 400 doses en juillet, ce qui porte la contribution totale des États-Unis à 638 400 doses. 

Don de vaccins des États-unis en République centrafricaine
Don de vaccin Covid-19 en Républiquiue centrafricaine

 

Le gouvernement américain a fait don des vaccins à la République centrafricaine via l’installation COVAX.  Cette livraison s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement américain, l’Union africaine, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé pour garantir un accès équitable aux vaccins COVID-19.

Le don de 638 400 doses de vaccin COVID-19 sûres et efficaces à la République centrafricaine démontre l’engagement des Etats-Unis à servir d’arsenal mondial pour les vaccins COVID-19.  A ce jour, les Etats-Unis ont livré plus de 200 millions de doses de vaccin à plus de 100 pays dans le monde.

“Les États-Unis sont fiers d’avoir fourni 638 400 doses de vaccin COVID-19 au peuple centrafricain”, a déclaré l’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn. “Ce dernier don est un exemple puissant de notre partenariat sincère et de notre engagement à long terme en République centrafricaine.”

Fran Equiza, représentante de l’UNICEF en République centrafricaine, a fait remarquer “qu’il est important que chacun se vaccine comme première étape vers une protection collective contre le COVID-19.”

Les vaccins ont été livrés au ministère de la santé par l’intermédiaire de l’UNICEF.  Les responsables de la santé publique centrafricaine fourniront des informations sur leur utilisation.

 

 

RCA :   le pouvoir de Bangui fait-il marche arrière sur le dossier de la levée d’immunité parlementaire de trois députés de l’opposition ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:48:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’information a circulée comme une traînée de poudre dans les états-majors des partis politiques de l’opposition démocratique membre de la COD2020 : le pouvoir de Bangui fait marche arrière sur la question de la levée de l’immunité parlementaire des honorables Dologuélé, Ziguélé et Zingas.

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Du coup une réunion extraordinaire est prévue aujourd’hui, ce mardi 2 novembre, à l’Assemblée Nationale.

D’après les indiscrétions glanées ici et là, il semblerait que la COD2020 va demander la permission au président de la république le droit de retourner dans le dialogue républicain.

 

Certains des leaders de cette plateforme de l’opposition ont besoin de ce dialogue républicain pour se nourrir ou pour survivre. Il se dit que d’autres sont même entretenus par le pouvoir et que la rupture avec celui-ci n’était pas du tout de leur goût.

 

Donc il y a fort à parier que la décision qui sortira de cette réunion préconisera la fin de la fronde et le retour dans les rangs de la CID2020. En espérant que le président de la république accepte de les receuillir à nouveau.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Affaire Abd-Al-Rahman : La Chambre d’appel de la CPI rejette l’exception d’incompétence soulevée par la Défense

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Aujourd’hui, 1er novembre 2021, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (« la CPI » ou « la Cour ») a rejeté à l’unanimité l’appel interjeté par Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb ») contre la décision rendue par la Chambre préliminaire II le 17 mai 2021 concernant l’exception d’incompétence soulevée par la Défense.

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M. Abd–Al-Rahman lors de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas) le 24 mai 2021 © ICC-CPI  

 

La Chambre d’appel est composée du juge Piotr Hofmański, président, qui a donné lecture du résumé de l’arrêt en audience publique aujourd’hui, de la juge Luz del Carmen Ibáñez Carranza, du juge Perrin de Brichambaut, de la juge Solomy Balungi Bossa et du juge Gocha Lordkipanidze.

En rejetant les quatre moyens d’appel soulevés par la Défense, la Chambre d’appel a souligné, entre autres, qu’elle n’avait décelé aucune erreur dans le raisonnement suivi par la Chambre préliminaire dans sa définition d’une « situation » portée devant la Cour au moyen de paramètres temporels, territoriaux et, dans certains cas, personnels. Elle a également conclu que le fait que l’ONU ne finance pas les activités de la Cour découlant d’un renvoi de situation par le Conseil de sécurité n’invalide pas la résolution 1593 par laquelle cette situation a été renvoyée à la CPI. Quant à l’allégation selon laquelle la Chambre préliminaire n’a pas tenu compte de l’absence de soutien du Conseil de sécurité à la Cour en matière logistique et de sécurité au Soudan, la Chambre d’appel a jugé que la Défense n’avait pas démontré en quoi cette erreur de droit présumée se rapportait à la compétence de la Cour.

Enfin, pour ce qui est du principe de la légalité, nullum crimen sine lege, la Chambre d’appel a conclu que le renvoi de la situation au Darfour (Soudan) a eu lieu à la suite de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire, alors constitutives de crimes au regard du droit international. Elle a ajouté que les crimes sanctionnés par le Statut devaient représenter de manière générale l’état du droit international coutumier au moment de la rédaction du Statut. Cela va clairement dans le sens de la prévisibilité des poursuites pour ces crimes même lorsque le comportement en cause a lieu sur le territoire d’un État non partie au Statut. La juge Ibáñez a exprimé une opinion individuelle concernant ce moyen d’appel et, tout en souscrivant à la position finale de la majorité, a considéré que la compétence de la Cour à l’égard du comportement en cause en l’espèce est antérieure à la résolution 1593 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a simplement déclenché la compétence de la Cour, et qu’il n’est donc pas besoin de renvoyer à d’autres sources de droit.

Judgment on the appeal of Mr Abd-Al-Rahman against the Pre-Trial Chamber II’s “Decision on the Defence ‘Exception d’incompétence’ (ICC-02/05-01/20-302)”

Contexte :

Ali Abd-Al-Rahman a été remis à la CPI le 9 juin 2020, après sa reddition en République centrafricaine. Il a comparu pour la première fois devant la Cour le 15 juin 2020. L’audience de confirmation des charges s’est tenue devant la Chambre préliminaire II du 24 au 26 mai 2021. Le 9 juillet 2021, la Chambre préliminaire II de la Cour a rendu, à l’unanimité, une décision confirmant toutes les charges portées par le Procureur à l’encontre d’Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb ») et a renvoyé celui‑ci en jugement devant une chambre de première instance. L’ouverture du procès dans cette affaire est prévue le 5 avril 2022.

Les 31 charges portées en l’espèce comprennent : le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle, constitutif de crime de guerre ; le meurtre constitutif de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; le pillage constitutif de crime de guerre ; la destruction de biens de l’ennemi constitutive de crime de guerre ; le crime d’autres actes inhumains, constitutif de crime contre l’humanité ; les atteintes à la dignité de la personne constitutives de crime de guerre ; le viol constitutif de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; le transfert forcé de population constitutif de crime contre l’humanité ; la persécution constitutive de crime contre l’humanité ; la torture constitutive de crime contre l’humanité et de crime de guerre ; les traitements cruels constitutifs de crime de guerre ; et la tentative de meurtre constitutive de crime contre l’humanité et de crime de guerre.

Pour plus de renseignements sur cette affaire, veuillez cliquer ici.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur Twitter, Facebook, Tumblr, YouTube, Instagram et Flickr

 

Communiqué de presse de la Minusca : des casques bleus égyptiens de la Minusca blessés par les gardes présidentiels

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 2 novembre 2021 – Dix casques bleus égyptiens non armés de l’Unité de Police Constituée égyptienne de la MINUSCA, ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi, 1er novembre, à Bangui, par des éléments de la garde présidentielle.

Arrivés le 1er novembre à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans le cadre de la rotation périodique et du déploiement des troupes en rca, et en direction de leur base, les éléments de l’Unité de Police Constituée égyptienne ont essuyé des tirs nourris de la garde présidentielle sans sommation préalable ni riposte aucune, alors qu’ils n’étaient pas armés.

Dans sa tentative de retrait de la zone, située à 120 mètres environ de la résidence présidentielle, le bus de l’Unité de Police Constituée égyptienne a heurté une femme qui a perdu la vie. Une délégation de la MINUSCA a déploré l’accident et présenté ses condoléances à la famille de la victime lors d’une rencontre en fin de journée.

La MINUSCA condamne fermement ce qui apparaît être une attaque délibérée et inqualifiable que rien ne justifie.

Le leadership de la MINUSCA et des membres du Gouvernement ont initié immédiatement le dialogue pour l’ouverture des enquêtes nécessaires afin de tirer toutes les conséquences judiciaires de cet incident conformément aux obligations qui leur incombent en vertu de l’Accord entre l’Organisation des Nations Unies et le Gouvernement de la République Centrafricaine relatif au statut de la MINUSCA (SOFA).

 

L’état-major des FACA affirme dans un communiqué qu’un drone du type MAVIC  a été détruit par les soldats FACA dans la sous-préfecture d’Aba.  Une plaisanterie ou un tissu de mensonges ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:11:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce lundi 1er novembre 2021, un communiqué de l’état-major des forces armées centrafricaines (FACA) affirme qu’un drone du type MAVIC, équipé des « engins explosifs improvisés » a survolé la position des soldats FACA déployés dans la localité d’Abba », dans la Nana-Mambéré. « Ce drone MAVIC   qui tentait de larguer un engin explosif improvisé sur la position des FACA a été intercepté et détruit ». Mais ce communiqué de l’État-major, loin d’être pris au sérieux par la population, tourne à la dérision dans la capitale.   

 

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un drone commercial MAVIC

 

D’après un officier de l’armée nationale interrogé par CNC, le drone MAVIC est un drone commercial et non militaire :

« J’ai vu ce communiqué de l’État major, c’est un tissu de mensonge. Un drone MAVIC est un drone commercial qui ne peut en AUCUN CAS être équipé de missiles ou autres armes à feu. Impossible. On ne peut pas les confondre », affirme-t-il.

D’après lui, « Les drones d’attaque comme les Reaper volent à plus de 2000 mètres d’altitude. Les FACA ne disposent pas de missiles sol-air de type Sam7 pour les abattre, ni même les Wagner d’ailleurs. Ce n’est pas avec leur Kalachnikov ou leur DKM ou même leur RPG 7 qu’ils vont faire quoi que ce soit ».

Voici un drone d'attaque de modèle Reaper (américain) acheté par l'armée française
Voici un drone d’attaque de modèle Reaper (américain) acheté par l’armée française

 

En plus, ce qui fait rire les gens, dans ce communiqué de l’état-major des armées,  il est indiqué que ce drone du type MAVIC tentait de larguer un engin explosif improvisé sur la position des FACA a été intercepté et détruit.

« un engin explosif improvisé ? »

Voilà encore une preuve de méconnaissance des armes militaires. Un engin explosif improvisé n’est autre chose qu’une mine explosive. Et un drone transporte une mine explosive ? Ceci est une comédie à l’Ivoirienne.

« Mais bon, ça ne m’étonne pas de la part du général de corps d’armée Zéphyrin Mamadou, car il n’y connaît rien du tout » ajoute-t-il.

Pour cet officier de l’armée nationale, cette annonce de l’état-major n’a qu’un seul objectif : justifier à l’avance des attaques contre les hélicoptères de la Minusca et des Tchadiens.

    

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : détonation d’armes proche de la résidence du chef de l’État, une fille de 18 ans tuée

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:05:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits ce lundi 1er novembre vers 14 heures proches de la résidence du Président de la République Faustin Archange Touadera. La victime, qui s’appelait Lumière Divine, âgée de 18 ans, a été tuée accidentellement dans cette confusion. C’est la colère et la stupéfaction de sa famille.

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Les membres de la garde présidentielle à Bangui

 

Selon des informations recueillies par la Rédaction du CNC, ce lundi 1er novembre vers 14 heures, la victime, Mademoiselle Lumière Divine, domiciliée au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement, a été tuée accidentellement par les présumés Casques bleus égyptiens de la Minusca proche de la résidence du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

En effet, vers 13 heures ce lundi, mademoiselle Divine avait été envoyée par sa mère pour prendre de l’argent, mais celle-ci a préféré emprunter la rue qui quitte vers le domicile du Président de la République en passant derrière la radio Ndékèluka pour sortir sur l’avenue de l’indépendance en face du ministère des Transports.

Cependant, selon les mêmes sources, un véhicule de la MINUSCA équipé de quelques contingents ÉGYPTIENS basés et caserné a quelques mettre du domicile du Président de la République s’est stationné et en train de filmer et prendre des images de la résidence du chef de l’État.

Les éléments de la Garde présidentielle, dans leurs factions, ont constaté la prise de photo de la résidence présidentielle par les Casques bleus du contingent égyptien, ont fait des tirs sur eux pour tenter de les intercepter, mais ces derniers démarrent leur véhicule en toute vitesse et prendre la fuite précipitamment pour rentrer a la caserne. Malheureusement  le véhicule a percuté sauvagement la jeune Lumière Divine qui a de facto succombé de ses blessures.

Cependant, à Boyrabe, on indique que la victime aurait été accidentellement fauchée par le véhicule des Casques bleus égyptiens qui n’ont pas pu s’arrêter pour évacuer la victime à l’hôpital. Devant ce comportement inadmissible, les éléments de la garde présidentielle qui sont en faction dans le parages ont ouvert le feu sur le véhicule des Casques bleus qui ont pu s’échapper.

Faux, rétorque la Minusca qui refuse de faire des commentaires.

Mais selon une autre source proche de la Minusca, il y’aurait 10 Casques bleus égyptiens non armés blessés, dont  8 par balles et  deux par éclats  .

« Les gardes présidentielles ont ouvert le feu à balles réelles sur les Casques bleus de la police intégrée des Égyptiens, blessant au moins dix alors qu’ils étaient en route pour l’aéroport », explique la source.

Mais informés de la nouvelle, les parents de la victime sont paniqués et traumatisés de la situation. Plusieurs personnalités se sont rendues sur le lieu pour constater les faits.

Pour l’heure, le corps de la jeune fille se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire, mais c’est la tension qui règne actuellement entre les Casques bleus égyptiens et les éléments de la garde présidentielle.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

c : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le Directeur général de l’aviation Handling Service, Monsieur Ghislain HOUEMAVO collabore-t-il avec la CPC ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre  2021, 02:02:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En tout cas c’est ce que révèle une enquête du service de renseignement de la présidence de la République. L’homme avait été convoqué au palais, entendu, puis libéré quelques heures plus tard par les enquêteurs.  Mais selon une investigation menée par la rédaction du CNC, Monsieur Ghislain HOUEMAVO  est un activiste béninois, véritable mafieux placé par son oncle Pierre AGBOBA , Président du conseil d’administration, à la tête de l’Aviation Handling Service en République centrafricaine (AHS-rca).

Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l'Aviation Handling Service
Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service

 

Après la tentative de prise du pouvoir par la coalition des patriotes centrafricains (CPC) le 13 janvier dernier, plusieurs personnalités civiles et militaires, soupçonnées de collaborer avec les assaillants, ont été interpellées, d’autres déférées devant le procureur général près du tribunal de grande instance de Bangui et placées en détention provisoire. Parmi ces personnalités se trouvait Monsieur Ghislain HOUEMAVO, Directeur général de l’Aviation Handling Service ( AHS). Convoqué à la présidence de la République, l’homme avait eu un entretien serré tête à tête avec Monsieur Michel – Nicaise Nassin, ex-chef de renseignement à la présidence de la République. Son passeport avait été  retiré, et il était interdit de quitter le territoire.

Mais quelques heures après son retour au bureau, il appelle la présidence, et un accord avait été  trouvé contre un versement d’une importante somme d’argent. C’est ainsi que vers 17 heures, le même jour, Monsieur Ghislain HOUEMAVO avait récupéré son passeport et commence à se moquer des autorités centrafricaines : « Les Centrafricains sont tous des ingrats. D’ailleurs je les ai mis tous dans mes poches, y compris leurs autorités ».

Banderole de grève des personnels de l'Aviation Handling Service demandant le départ non négociable et sans conditions de leurs directeur général monsieur HOUEMAVO Ghislain Habib
Banderole de grève des personnels de l’Aviation Handling Service demandant le départ non négociable et sans conditions de leurs directeur général monsieur
HOUEMAVO Ghislain Habib

 

Mais qui est Monsieur Ghislain HOUEMAVO, directeur général de la société Aviation Handling Service  ?

 

Travaillant en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Ghana, Côte d’Ivoire et au Bénin, Monsieur Ghislain HOUEMAVO est atterri en Centrafrique comme Directeur général de la société Aviation Handling Service grâce à son oncle, Monsieur Pierre AGBOBA , président du conseil d’administration de ladite société.  Mais une fois  qu’il a pris ses nouvelles fonctions en Centrafrique,  il se rend compte très vite que ce pays est beaucoup plus favorable aux faussaires. C’est ainsi qu’il a mis en place une véritable bande des mafieux, des criminels en col blanc, téléguidés par son groupe d’espion composé de :

Chef de service passage, monsieur HOMPA – Germain (un gros champion en mensonge);

Chef de service de fret, monsieur BELLA-LITE Pierre Alias Pedro;

Son Directeur administratif et financier, monsieur Francisco DALMEDA. Un togolais renvoyé à la société Coloré RCA pour des vols aggravés.

Selon des informations recueillies par la Rédaction du CNC, Monsieur Ghislain HOUEMAVO détourne mensuellement au moins une somme de 150 millions de francs CFA. Il est à la tête d’une chaîne hôtelière de plusieurs suites en Afrique de l’Ouest, dont une de trois étoiles en Côte d’Ivoire.

Mais sur le plan professionnel,  c’est une autre affaire. Les équipements utilisés actuellement par la société Aviation Handling Service  sont ceux de la compagnie Air Afrique  utilisés dans les années 80.  Ceci dit, la société AHS n’a fait aucun investissement. Elle préfère repeindre ces vieux équipements  et les mettre en service. En plus, certains clients se plaignent de leur mauvais accueil à l’aéroport de Bangui Mpoko. Les employés s’habillent comme s’ils sont dans leur ferme à Ndangala, avec un climat de travail hostile. Ce qui les pousse à demander son départ de la tête de l’AHS société AHS.

Affaire à suivre…

Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les mercenaires russes à la tête une gigantesque mafia à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:41:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner ont mis en place un système mafieux ignoble qui leur permet de siphonner les caisses de l’État centrafricain sous l’œil bienveillant du gouvernement. Avec la complicité des commerçants libanais,  le trésor public centrafricain leur débourse de grosses sommes d’argent qui échappent à tout contrôle.

Corridor de sécurité du président Touadera tenu par les éléments de la sécurité présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner lors de l'inauguration du lycée Misikine à Bangui
Corridor de sécurité du président Touadera tenu par les éléments de la sécurité présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner lors de l’inauguration
du lycée de Miskine à Bangui

 

Selon des sources au sein du trésor public centrafricain (TPC), les éléments de la société Wagner s’approvisionnent chez les commerçants libanais dans la capitale. Par la suite, ils leur expliquent que c’est le trésor public qui paye la facture. C’est ainsi que les commerçants libanais  se présentent au trésor public avec des factures fictives pour le paiement. Le trésor public, de son côté, verse  aux commerçants libanais la somme inscrite sur la facture, et le compte est joué. Un véritable circuit mafieux tant du côté des mercenaires russes que des commerçants libanais pour siphonner les caisses de l’État.

Et c’est le même jeu que les hommes de Wagner le font dans les villes de province. Ils ramassent les marchandises des commerçants sur le marché, ils leur disent d’aller voir le Président Touadera pour le règlement  de la facture. Même le whisky frelaté,  ils envoient les pauvres dames vendeuses après consommation au chef de l’Etat pour se faire payer.

Mais ce qui est plus choquant dans  cette affaire, les marchandises ramassées par les mercenaires russes sont parfois écoulées à bas prix  dans les quartiers. Ce sont les mêmes actes qu’ils posent à Paoua, Bouar, Bossangoa, Bria, Bambari etc..

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, un homme  a été trouvé mort accidentellement au centre-ville

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 novembre 2021, 02:09:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un appel téléphonique d’urgence a conduit ce lundi 1er novembre vers 14 heures des agents du service de police de la brigade criminelle de Bangui devant l’hôtel Levy’s situé sur l’avenue Barthelemy Boganda, près du dispensaire de Lakouanga en raison de la présence d’une personne inconsciente. Les policiers ont constaté le décès de l’individu peu après leur  arrivée sur le lieu.  

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Une autopsie qui sera pratiquée sur le cadavre révèlera la cause de la mort de l’individu. Entre temps, des enquêteurs de la police ont entrepris l’examen du lieu où la  mort a été constatée. Mais selon les premiers éléments de l’enquête, la victime s’appelle Euloge MALA, âgé de 48 ans, domicilier au quartier Guitangola, père de 7 enfants. Il travaille comme Chargeur en face de l’Hotel Levy’s a Lakouanga.

Ce lundi 1 novembre, vers 14 heures, sur le lieu de son travail, il marchait à bord de l’avenue Barthelemy Boganda sur les bétons posés sur des canaux a l’usage d’irrigation d’eau. Mais par inattention, sa jambe gauche est tombée dans ce canal. Immédiatement, il a perdu l’équilibre et tombe  au sol par derrière. En chutant, il a cogné gravement son crâne contre le béton, et succombe sur le champ.

Transféré d’urgence à l’hôpital, son décès a été cliniquement déclaré par les médecin urgentiste qui n’ont rien pu faire.

Pour l’heure, le corps de la victime se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire.

Entre temps, la police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances réelles de cet accident mortel.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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RCA : Le T-shirt “Je suis Wagner” est sorti et distribué à tour de bras à  Bangui

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Vaste distribution des T-shirts “je suis Wagner” aux forces de l’ordre et de défense nationale par la société russe de mafia Wagner

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre  2021, 02:26:29 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est un véritable pied de nez donné au chef de l’État Faustin Archange Touadera, à son Premier ministre Henri-Marie-Dondra, à son ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou-Temon qui ont catégoriquement nié depuis plusieurs mois qu’ils ne connaissent pas la société de mercenariat russe Wagner, mais que celle-ci n’est pas aussi en Centrafrique.

je suis Wagner
Une dame habillée avec un T-shirt ” Je suis Wagner”.

 

« Je suis Wagner », »je suis pro-Wagner », tels sont les messages de propagande imprimés sur des T-shirts distribués à tour de bras dans la capitale centrafricaine Bangui, notamment à la gendarmerie, à l’école nationale de police et au croisement de l’ÉNERCA au centre-ville  par la société Wagner. Par ce geste, la société de mercenariat russe Wagner veut montrer aux yeux du monde qu’elle est bel et bien implantée en République centrafricaine. Pourtant, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, son Premier ministre Henri-Marie Dondra, son ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou-Temon, le chef d’État major  de l’armée Zéphirin Mamadou et bien d’autres personnalités proches du chef de l’État ont longtemps nié catégoriquement que la société Wagner, ils ne la connaissent pas, elle n’est pas en République centrafricaine, contrairement aux affirmations des  experts des Nations unies, à la société civile centrafricaine, à l’opposition démocratique centrafricaine, aux autorités françaises, aux médias nationaux et internationaux qui ont affirmé la présence des mercenaires de la société  Wagner au côté des soldats de l’armée nationale en Centrafrique.

Les T-Shirts blancs distribués aux soldats FACA et aux gendarmes
Les T-Shirts blancs distribués aux soldats FACA, aux policiers et aux gendarmes dans leurs camps respectifs

 

Il y a quelques mois, une enquête de l’ONU, de la chaîne américaine CNN, de la radio France internationale (RFI) a montré que ces mercenaires de Wagner sont à l’origine de plusieurs exactions, notamment les crimes de guerre, crimes contre l’humanité  commis sur les civiles dans l’arrière-pays. Mais le chef de l’État, lors de son entretien au magazine panafricain jeune Afrique  le mois dernier, avait répondu ceci à la question du journaliste sur la société Wagner  :

« Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ? », et d’ajouter ceci :  « Moi je n’ai rien signé avec une société qui s’appellerait Wagner. Je vous mets au défi de prouver le contraire ».

Même à l’ambassade de la Fédération de Russie à Bangui, les diplomates disent ne pas connaître  la société Wagner, y compris la prétendue communauté des officiers russes en Centrafrique » dirigée par Monsieur Alexandre Ivanov.

Mais la distribution massive des T-shirts  « Je suis Wagner » commence à lever le voile petit à petit sur des zones d’ombre qui entourent cette affaire.

Affaire à suivre…

Les T-Shirt de Je suis Wagner distribués aux soldats FACA au camp Kassaï
Les T-Shirt noirs de “Je suis Wagner” distribués aux soldats FACA au camp Kassaï

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : vers un échec total du dialogue républicain ?

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre  2021, 02:56:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y’a deux jours, les partis politiques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), le parti MLPC dirigé par le député Martin Ziguélé, la PATRIE  de Monsieur Crépin Mboli-Goumba, ont annoncé  leur retrait de leurs représentants du comité d’organisation du Dialogue républicain. Alors, le dialogue tant annoncé est-il encore crédible ?

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Selon les partis politiques de l’opposition, la décision du pouvoir d’exhumer le dossier  de la levée d’immunité de leurs trois parlementaires, à savoir Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuelé et Simplice Aurélien Zingas, est sans doute une démarche qui est de nature à nuire à la recherche de la paix.

« Ça été toute une surprise  pour nous parce qu’il y a seulement trois mois, une visite  de la délégation  de la communauté internationale  était arrivée en Centrafrique pour demander  à ce qu’on évite  toute démarche  qui sont de nature à nuire  à la recherche de la paix. Et ensuite, quatre semaines après  la discussion de Sant’Egidio  où nous avons discuté  tout ce qui constitue  les socles d’une nécessaire  décrispation  pour aller au dialogue,  voilà que le régime a choisi d’exhumer cette procédure illégale avec des dossiers qui sont vides pour tenter de lever l’immunité de ces trois députés », a déclaré Monsieur Cyriaque Gonda, Président en exercice de la coalition de l’opposition démocratique (COD – 2020(. D’après lui, ce qui a exactement motivé leur sortie  du comité de dialogue c’est « cette résurrection  malheureuse » de la procédure de la levée d’immunité de leurs députés par le Président de l’Assemblée nationale ».

Du côté  de PATRIE de maître Crépin Mboli-Goumba, on décide également le retrait de son Représentant Monsieur B&AÏGAMA Beniamin, Président du Sous-comité Sécurité au sein du Comité d’organisation du dialogue républicain. Selon le parti PATRIE, la décision du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji de réactiver  la procédure de la levée de l’immunité  des trois députés de l’opposition  n’est pas de nature à faciliter la tenue du dialogue et est en contradiction avec l’esprit d’apaisement prôné.

Pour le MLPC, même son de cloche.

» »c’est une volonté du pouvoir d’éliminer de l’échiquier politique nationale toute voix discordante, d’assassiner la démocratie et de saboter le Dialogue en préparation ».

Du côté du pouvoir, c’est le silence total. On ne veut surtout pas faire des commentaires pour l’instant.

Pour rappel, le 27 octobre 2021, le Présidents de l’assemblée nationale avait adressée une note aux Présidents des groupes parlementaires de leur demander de lui faire parvenir les noms de leur chaque représentant aux fins de constituer la Commission ad hoc qui statuera sur le dossier de l’immunité  parlementaire des trois députés de l’opposition suite à  la demande du ministre d’alors par intérim Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène qui avait demandé la levée d’immunité parlementaire de ces quatre députés afin de « permettre leur audition «  dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre « l’ex-Président François Bozizé », désormais coordonnateur  de la rébellion  CPC, et son ancien ministre  Savonarole Maleyombo, arrêté depuis début janvier.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : l’armée lance une opération militaire dans des localités proches de Bouar

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre  2021, 02:36:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’opération a débuté vendredi dans des localités proches de Bouar où les 3R sont particulièrement actifs. Cette opération aurait entraîné beaucoup de blessés, a-t-on appris du côté de l’État major des forces armées centrafricaines (FACA).

Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.

 

Selon des sources militaires, un véhicule a sauté samedi 30 octobre dans la matinée sur une mine près de la localité de Bondiba à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Abba – Baboua. Le véhicule a été complètement détruit et les occupants sont dans des états graves. C’est pourquoi L’armée lance depuis vendredi une opération de ratissage dans des localités proches de Bouar où les 3R sont particulièrement actifs. Cette opération aurait entraîné beaucoup de blessés, dit-on du côté de l’État major.

Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, un véhicule humanitaire, en provenance de Paoua (Lim-Pendé), et à destination de Bocaranga, avait sauté sur une mine terrestre au village Bokomboussi, dans la commune de Loura. Le bilan faisait état d’un mort et de deux blessés graves rapatriés  à Paoua.

Notons que dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le mois dernier, La Minusca avait annoncé avoir suspendu ses opérations de déminage jusqu’à nouvel ordre. Elle dit avoir été empêchée par les forces de défense centrafricaines et leurs alliés russes de la société Wagner. Ce que la Minusca regrette tout de même.

Toutefois, à Bouar, dans la Nana-Mambéré, la Minusca avait organisé une réunion de sensibilisation avec les tous les chefs des quartiers pour les sensibiliser au danger des mines terrestres.

 

Par Gervais Lenga

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RCA : à Alindao, trois rebelles de l’UPC faction Hassan Bouba dépose les armes

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 2021, 02:23:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les trois désormais ex-rebelles de l’UPC ont indiqué aux forces de l’ordre   à leur sortie que  la plupart de leurs compagnons d’armes  qui sont encore au maquis  « expriment également leur volonté de se désarmer », mais « c’est l’occasion qui ne leur permet pas », selon des sources militaires locales.

Des éléments de L'UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018
Des éléments de L’UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018

 

Selon les mêmes sources, c’était le jeudi  28 octobre dernier que les  trois rebelles, qui affirment appartenir au mouvement UPC,  sont sortis  de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.

« Les trois rebelles sont sortis vers le quartier  Bangui-ville dans le centre Alindao. Ils ont rencontré les populations qui les ont conduits  dans la base des forces armées centrafricaines (FACA) qui, à leur tour, les ont conduits à la brigade de la gendarmerie »,  a indiqué un élément des forces de sécurité intérieure détaché à Alindao.

Selon nos informations, après l’accueil de ces trois ex-rebelles  au poste de la gendarmerie, les casques  bleus de la Minusca, informé de la nouvelle, sont allés pour les consulter, mais les Mercenaires russes les ont   catégoriquement interdit. Ainsi, ces trois ex-rebelles ont été désarmés par les mercenaires russes, et leurs armes ont été remises aux soldats FACA.

Pour l’heure, l’un des deux ex-rebelles s’adonne déjà aux activités  de vente de thé au marché central.

« Ce sont  des enfants d’Alindao », ajoute un élément de la gendarmerie.

Au même moment, on apprend la sortie de quelques éléments de l’UPC à 17 kilomètres d’Alindao sur l’axe de Kongbo, plus précisément dans le village Badica pour demander leur désarmement.

Et ce n’est pas tout. Sur l’axe Bambari, à 17 kilomètres d’Alindao, d’autres éléments rebelles de l’UPC sont sortis  également pour demander leur désarmement.

Rappelons que le mouvement UPC est actuellement divisé en deux factions : celle dirigée par Ali Darassa, et celle dirigée par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba, favorable au processus du désarmement en cours.

 

Par Bertrand Yékoua

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RCA : quatre motocyclettes calcinées par les présumés rebelles de l’UPC dans la localité de Ngakobo

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 2021, 02:14:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les présumés rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) ont signé une nouvelle attaque ce samedi 30 octobre dans la localité de Ngakobo, plus précisément au village Dar es  Salam, a-t-on appris des sources locales.

5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Cette nouvelle  est livrée par le Président de la société civile de la commune de Ngougbia, située à 57 kilomètres au sud de Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka. Il dresse le bilan provisoire à quatre motocyclettes  capturées et incendiées par les assaillants à 3 kilomètres de Ngakobo sur l’axe croisement Didi, plus précisément au village Dar Es Salam.

« C’était le samedi peu après après-midi que les éléments de l’UPC ont attaqué le village Dar el Salam. Nous avons enregistré   un bilan de quatre motos incendiées et une personne violentée, puis emportée dans la brousse avant d’être relâchée quelques heures plus tard », a-t-il déclaré.

Se faisant, il plaide auprès des autorités  militaires de procéder au ratissage  des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la localité pour espérer au retour définitif de la paix et de la sécurité dans cette région..

 

Par Bertrand Yékoua

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RCA: plus d’un milliards FCFA injectés par la Chine pour lutter contre le paludisme entre 2016-2020

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 novembre 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le cadre de la lutte contre le paludisme en République centrafricaine, la République Populaire de Chine apparaître comme un partenaire du premier plan à appuyer le gouvernement à combattre cette maladie à travers un don à titre gracieux de médicaments paludiques. Durant 5 ans, entre 2016-2020, la République populaire de Chine a offert des lots de médicaments notamment l’artemether injectable, Duo-cotexin et ASAQ en comprimé d’un montant de 15.000.000 de Yuan Renminbi soit environ 1.324.707.783 de francs CFA repartis entre 2016-2020.

Deux personnels soignants entrain de signer des documents
Deux personnels soignants entrain de signer des documents CopyrightCNC

 

Les conflits armés déclenchés en 2013, ont profondément impacté le système sanitaire de la République centrafricaine. Beaucoup de formations sanitaires du pays ont été détruites pour la plupart. Pendant ce temps, le pays enregistre plus de 50% de taux du paludisme qui est la première cause de morbidité et de mortalité au sein de la population rendue vulnérable par les conflits.

Or, le gouvernement centrafricain qui se bute à de nombreuses difficultés liées aux conflits, ne pouvait faire face à la situation sanitaire inquiétante. Et donc, il a fallu solliciter l’aide du partenaire chinois pour sauver la population du paludisme. C’est ainsi que le gouvernement de la transition centrafricain a tendu la main au gouvernement de la Chine qui a favorablement répondu.

A travers le partenariat entre les deux pays, la Chine a commencé à octroyer gracieusement un don de 5 lots de médicaments antipaludiques pendant cinq ans, de 2016 à 2020. Le montant s’élève à 15.000.000 de Yuan Renminbi soit 1324707783 de francs CFA, repartis annuellement un lot d’antipaludique d’un montant d’environ 3.000.000 Yuan Renminbi soit 264941556 de francs CFA chaque année.

Durant les 5 années de cet appui, 988740 traitements antipaludiques ont été réceptionnés par le ministère centrafricain de la santé et de la population. Ces traitements sont notamment 666.740 traitements de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, 322.000 antipaludiques à savoir : Artémether injectables, Duo-cotexin en comprimé. Les traitements sont exécutés par les régions sanitaires 1(BEGOUA), 2(BERBERATI), 3(BOSSANGOA), 4(Bambari), 5(BRIA), 6(BANGASSOU) et 7(BANGUI) et les 35 districts sanitaires sur l’ensemble du pays.

Au terme de 5 ans années d’exécution liée à l’accord entre les gouvernements centrafricain et chinois, les dons en médicaments ont permis de réduire le taux de décès  liée au paludisme de  2016  à  526 en 2020 grâce à l’aide médicale Chinoise selon le Dr Christophe NDOUA, Chef de Service de Lutte contre le Paludisme.

C’est pourquoi, aujourd’hui, le gouvernement centrafricain a entamé de discussions avec son  partenaire stratégique pour la continuité de ce programme d’aide gratuite en produits antipaludiques en faveur de la population, pour la période de 2021-2025…….

Il faut dire que le partenariat consolidé entre la République centrafricaine et la République Populaire de Chine dans le domaine sanitaire a permis à la population centrafricaine vulnérable frappée par le paludisme d’être prise en charge. Cela a permis à ce pays d’environ 5 millions d’habitants de réduire le taux de mortalité lié au paludisme.

 

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le PATRIE  de Monsieur Crépin Mboli-Goumba se retire du dialogue Républicain

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Logo PATRIE

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Suite à la Note N°295/AN/P du 27 Octobre 2021 du Président de l’Assemblée Nationale adressée aux Présidents des Groupes Parlementaires et ayant pour objet levée de l’Immunité parlementaire des trois (03) Députés de la Nation notamment, Martin ZIGUELE du MLPC, Anlcet Georges DOLOGUELE et llmpllce Auréllen ZINGAI de

la COD 2020, le PATRIE considère que ces mesures ne sont pas de nature à faciliter la tenue du Dialogue et sont en contradiction avec l’esprit d’apaisement prôné.

De ce fait, le Bureau Politique décide en sa séance hebdomadaire du samedi 30 Octobre 2021 du retrait de son Représentant Monsieur B&AÏGAMA Beniamin, Président du Sous-comité Sécurité au sein du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain.

Fait à bangui, le 30 Octobre 2021

 

RCA : le parti MLPC suspend sa participation aux travaux du Comité du dialogue Républicain

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Comme dans un jeu de rôle, l’acte que vient de poser le Président de l’Assemblée Nationale le 27 octobre 2021, par la demande de constitution de la Commission Ad hoc chargée de l’examen de la question de la levée de l’Immunité des Députés de l’Opposition dont Martin ZIGUELE, président du MLPC et du Groupe Parlementaire de ce Parti à l’Assemblée Nationale, en dit long sur la volonté du pouvoir d’éliminer de l’échiquier politique nationale toute voix discordante, d’assassiner la démocratie et de saboter le Dialogue en préparation.

Par cet acte, toute équivoque est désormais levée sur la tenue du Dialogue vers lequel le pouvoir se dirige à pas forcés.

Le Bureau Politique du MLPC, après une analyse approfondie de la situation nationale et malgré son Implication dans les préparatifs du Dialogue à travers son représentant dans le Comité Préparatoire de celui-ci. décide à compter de ce Jour samedi 30 octobre 2021 :

du retrait dudit Comité du Camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU et de la suspension de sa participation aux travaux audit Comité;

– de tenir le pouvoir responsable de la situation ainsi créé.

Par ailleurs, le Bureau Politique dénonce vigoureusement les entraves faites aux membres de la famille du Camarade Martin ZIGUELE, dans leur liberté d’aller et venir.

 

 

 

Fall k Bangui, le 30 Octobre 2021 Pour le Bureau Politique

 

 

RCA : la coalition des l’opposition démocratique (COD-2020) se retire du processus du dialogue  di « Républicain »

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Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Pendant que le peuple centrafricain recherche par tous les voies et moyens notamment par l’organisation d’un dialogue le retour de la paix et de la sécurité dans notre pays, le régime du président TOUADÉRA ne cesse de montrer ses intentions guerrières et antidémocratiques.

En effet, le mercredi 27 octobre 2021, le Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji a décidé sur instructions du Président TOUADÉRA de ressortir et de réactiver la procédure illégale de levée de l’immunité des députés de l’opposition démocratique (Anicet Georges DOLOGUELÉ, Martin ZIGUELÉ et Aurélien Simplice ZINGAS) foulant ainsi au pied l’exigence de la décrispation politique et de la création d’un climat apaisé pour aller au dialogue.

En outre, avec la reprise des mesures d’interdiction de sortie du territoire des membres de l’opposition démocratique dont la liste est déposée à nouveau au commissariat de police de l’air de l’aéroport Bangui M’poko, le régime du Président TOUADÉRA a décidé d’accentuer sa politique de terreur et de traque des opposants.

Il en ressort donc que le régime ne veut ni de la paix ni du retour de la sécurité ni de la réconciliation et surtout ni d’un dialogue devant regrouper les fils et les filles du pays.

Par conséquent, la COD-2020 décide à compter de ce jour samedi 30 octobre 2021, du retrait du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain ses représentants à savoir l’honorable Aurélien Simplice ZINGAS, Président du sous-comité Santé et Serge PSIMHIS, membre du sous-comité Thématique.

Fait à Bangui, le 30 octobre 2021

Pour la Conférence des Présidents, le Président en Exercice

 

 

Centrafrique, le Code minier retaillé sur mesure pour les alliés Russes.

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 octobre 2021, 11:18:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au motif de mieux lutter contre les exportations illégales et de renforcer la transparence du secteur, l’exécutif centrafricain entend réécrire son code minier dont la dernière mouture date d’Avril 2009. Un projet de loi pour l’adoption de ce nouveau code est actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale mais le processus d’adoption de ce projet de loi est actuellement en suspens…

Vue d'ensemble de l'hémicycle de l'Assemblée nationale remplie par les élus de la nation
Vue d’ensemble de l’hémicycle de l’Assemblée nationale remplie par les élus de la nation Photo CNC

 

Ce projet de nouveau code minier confère des attributions extrêmement larges à une société dénommée GEMINCA (Gemmes et minéraux de Centrafrique) dans laquelle l’Etat centrafricain serait actionnaire majoritaire (dont les statuts et l’actionnariat demeurent inconnus) qui contrôlerait de fait l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur.

Ainsi, Les artisans miniers seront obligés de vendre leur production à la GEMINCA ou aux bureaux d’achat (article 155). La collecte des pierres sera effectuée par des « acheteurs agréés par le Ministère des Mines » et seront salariés de la GEMINCA (article 159). Les bureaux d’achats « doivent obligatoirement être reconnus par la GEMINCA » (article 161). Enfin, « les tailleries et les bijouteries sont tenues de s’approvisionner en produits miniers exclusivement auprès de la société GEMINCA » (Article 155).

De nombreux acteurs du secteur inquiets

Ce nouveau Code viendrait ainsi bouleverser le système actuel basé sur une exploitation artisanale qui confère un emploi à de nombreux artisans qui le plus souvent extraient le minerai en payant des ouvriers, le revendent à des collecteurs, lesquels les monnaient aux bureaux d’achat autorisés à exporter. Cette filière qui génère ainsi des revenus à de nombreux intermédiaires et permet la survie de plus d’un nombre très conséquent de familles de Centrafrique est donc clairement menacé par ce nouveau code minLe fait que les artisans miniers et les coopératives minières ne puissent plus exporter et doivent exclusivement vendre leur production à la GEMINCA risque contrairement à l’effet escompté de renforcer la contrebande de diamants alors que plus de 80 % de la production de diamants sort aujourd’hui en contrebande du pays, sans aucun contrôle de l’Etat sur cette ressource…

Le précédent de l’opération « closing gate ».

Les principaux acteurs du secteur risquent par ailleurs de se sentir floués par ce nouveau projet de code minier et l’importance octroyée à la société GEMINCA. L’on se souvient encore de la décision d’Octobre 2008, lorsque le Ministre des Mines Sylvain Ndoutingaï avait retiré l’agrément d’exportation minière à huit des dix bureaux d’achat officiellement agréés pour collecter l’or et le diamant en RCA. Dans le cadre de cette opération « closing gate », des fonctionnaires des mines et des soldats avaient été déployés dans les zones minières du pays où ils avaient confisqué des pierres précieuses, de fortes sommes d’argent et autres biens tels que véhicules aux bureaux d’achats et aux collecteurs. Sous prétexte de situation fiscale ou administrative irrégulières, de lourdes amendes sont imposées. Les victimes parlèrent de cet épisode comme d’un braquage officiel perpétré puisque les biens saisis ne leur seront jamais restitués. L’un des principaux objectifs de cette opération consistait à s’emparer de la part de marché des exploitants évincés et, ce faisant, à créer un quasi-monopole pour certains négociants en diamants du pouvoir. Quelques mois après cette opération, la Séléka exigea une compensation financière et la restitution des diamants et de l’or « volés » par le régime en 2008…

L’exemption octroyée à la société MIDAS RESSOURCES.

Selon l’article 155 du projet de loi, « l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de pierres, métaux précieux et semi-précieux sont autorisées aux titulaires des titres miniers d’exploitation industrielle conformément aux dispositions de la présente loi. » Cet article permet ainsi à la seule société minière titulaire d’un permis « de production industrielle » MIDAS RESSOURCES indirectement détenue par des intérêts russes de la galaxie du groupe de mercenaire PMC Wagner de continuer à exploiter le juteux site aurifère de Ndassima et de continuer à en exporter le produit.

Le marché de la sécurisation des sites miniers 

Les partenaires russes cherchent par tous les moyens à recouvrer les sommes colossales engagées par la société de mercenariat PMC Wagner pour aider à combattre les groupes rebelles en Centrafrique. Or, l’article 154 du projet de loi dispose que « pour exécuter efficacement la politique de l’État dans le domaine de la circulation des pierres et des métaux précieux et semi-précieux, la société GEMINCA peut à sa discrétion, faire appel à tout service de sécurité. » Cet article ouvre clairement la porte à l’octroi d’un vaste marché de sécurisation de sites miniers par le groupe de mercenariat privé PMC Wagner aux frais de l’Etat Centrafricain.

Cette refonte du Code minier apparaît donc clairement mettre en danger la survie de nombreux acteurs clé du secteur tout en favorisant les intérêts de la société privée Wagner.

 

Par le monde Afrique