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ONU : huis clos électrique pour le renouvellement de la Minusca

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Bangui, 12 novembre 2021 ( Corbeauneews – Centrafrique) – Le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelle ce vendredi le mandat de la Minusca. Les discussions entamées dès le mois d’octobre se sont déroulées dans un climat difficile, alors que Moscou tente d’alléger l’embargo sur les armes. Le tout dans un contexte tendu entre Bangui et la mission onusienne.

 

“Un mandat plus robuste” : c’est le maître mot, à Bangui comme à New York, qui domine les discussions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives au renouvellement du mandat de la Minusca. Déjà, en mars dernier, le Conseil de sécurité avait décidé d’augmenter les effectifs de la mission d’un millier de casques bleus supplémentaires. Une leçon tirée de l’attaque de décembre 2020 des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé. Partie de l’arrière-pays, la CPC était parvenue à atteindre les portes de Bangui en février dernier.

 

Composante aérienne

Débordée, la Minusca avait été contrainte localement de collaborer ponctuellement avec les Forces armées centrafricaines (FACa), mais surtout également avec les “instructeurs russes” de la société Wagner, présents auprès de l’armée centrafricaine. Une situation qui avait suscité un embarras considérable à New York et avait mis à mal le patron de la mission Mankeur Ndiaye et sa numéro 2, Denise Brown.

La mission ambitionne désormais de renforcer ses composantes stratégiques – notamment les forces d’intervention rapides, plus souples -, capables de se projeter rapidement dans le pays. Au sein de la Minusca, les contingents népalais et portugais interviennent déjà dans ce cadre. La composante aérienne doit elle aussi tre renforcée. Bangui s’est plaint à plusieurs reprises ces dernières semaines d’un déficit de la mission onusienne en la matière. Le déploiement à venir des casques bleus tunisiens doit ainsi apporter une première réponse.

La Minusca a connu des turbulences ces derniers mois. Le contingent de Gabonais de 450 hommes n’a toujours pas été remplacé après son départ contraint à la suite d’accusations d’agressions sexuelles. Le contingent marocain – qui a fait l’objet de très violentes attaques depuis 2014 – réfléchit quant à lui à réduire sa contribution. Des sujets qui ont été discutés lors de la réunion à New York des pays contributeurs à la Minusca, le 3 novembre. Le Togo, le Sénégal, la Tunisie et, dans une moindre mesure, la Côte d’Ivoire restent positionnés pour déployer des hommes au sein de la force onusienne.

 

Désaccord sur l’embargo, le panel des experts et les sanctions

Mais la rivalité entre Moscou et Paris a plané sur l’ensemble des discussions. Moscou a ainsi tenté de profiter des débats pour introduire dans le texte un assouplissement de l’embargo au sujet des armes de 16 mm et des mortiers de 60 mm. Depuis juillet, leur importation est soumise à dérogation, obligeant à solliciter plusieurs mois auparavant une autorisation préalable du Conseil de sécurité (AI du 12/07/21).

La Russie plaide désormais pour la mise en place d’une simple “notice informationnelle” à communiquer à l’organe onusien seulement un mois avant. La demande a peu de chances d’être acceptée par les autres Etats membres, à commencer par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Le renouvellement du panel des experts sur la République centrafricaine est par ailleurs bloqué par la diplomatie russe. Celle-ci doit donner son aval, comme tous les Etats membres du Conseil de sécurité, sur le profil des experts recrutés. Mais les dossiers sont bloqués à Moscou, en attente de validation, manière de répondre au précédent rapport du panel, sorti au mois de juin. Il accusait les “instructeurs russes” d’exactions contre les civils, au même titre que les groupes armés.

Dans ce contexte de désaccord entre Etats membres, un accord sur de nouvelles sanctions contre des responsables du régime ou des groupes armés est peu probable. C’est ainsi que l’opposant Karim Meckassoua, pourtant pointé du doigt lors du dernier rapport des experts pour son implication au sein de la CPC, est en train d’échapper à des sanctions. En exil depuis sa destitution parlementaire, l’ancien président de l’Assemblée nationale reste toujours actif en Afrique centrale.

 

La Minusca et le gouvernement centrafricain à couteaux tirés

Les discussions new-yorkaises se sont déroulées dans un climat explosif entre Bangui et la Minusca. Le 1er novembre, la garde présidentielle a tiré sur un bus de la Minusca s’étant égaré aux abords de la résidence présidentielle, faisant dix blessés côté égyptien. Une adolescente est morte dans la confusion, heurtée par le véhicule onusien.

Très vite, l’affaire a pris une tournure politique. Le secrétaire général Antonio Guterres a “fermement condamné” l’incident et exigé une enquête. La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon a vertement accusé la Minusca d’être elle-mme responsable de l’incident.

Les principaux relais proches du pouvoir ont intensément exploité le drame pour dénoncer la mission. Une manifestation de quelques personnes a ainsi été organisée cette semaine devant le QG de la mission, filmée par deux journalistes de RIA FAN, agence de presse proche de Wagner. Des panneaux “Minusca dégage” étaient notamment montés sur un pick-up de la gendarmerie centrafricaine.

 

Africa Intelligence 12/11/2021

 

 

RCA : Simplice Mathieu Sarandji désormais sous influence totale de Wagner

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Bangui, 12 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après lui avoir officiellement ouvrir grandement la porte de l’Assemblée nationale le mois dernier en lui donnant accès aux précieuses archives  de la deuxième institution de la République, la société de mercenariat russe Wagner est désormais à la mannette. De la tentative de la levée d’immunité parlementaire des trois députés de l’opposition en passant par la révision de l’accord  de siège de la Minusca jusqu’aux propos diffamatoires contre la mission de l’ONU en République centrafricaine, la société russe Wagner s’accapare en un mois seulement de plusieurs dossiers plus ou moins controversés.  

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Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.

 

Wagner  à l’Assemblée nationale

Le vendredi 15 octobre 2021, sur l’initiative  du géographe Simplice Mathieu Sarandji , Président de l’Assemblée nationale, une lettre officielle a été remise dans l’hémicycle du parlement  national à Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la prétendue « communauté des officiers russes en Centrafrique » pour les féliciter, les encourager et les remercier de leur bravoure.  Et une semaine plus tard,  le même Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avait instruit tous les services de l’Assemblée nationale d’ouvrir grandement leurs archives  aux Russes, que ça soit ceux de l’ambassade de la Russie à Bangui ou ceux de la communauté des officiers russes en Centrafrique. Ce qui leur ouvre grandement la porte  aux archives de la deuxième institution de la République. Ils peuvent désormais être en possession des nouveaux et anciens textes de loi, des accords internationaux,  de coopération… Ils peuvent soumettre la révision  d’un tel ou tel accord, d’une telle ou telle loi à leur guise.

 

Les Russes à la manœuvre

Après avoir pris totalement le contrôle de l’Assemblée nationale et de son Président Simplice Mathieu Sarandji,  les Russes ont discrètement commencé à le manipuler.

Commençant par la réactivation de dossier de la levée d’immunité parlementaire des trois députés de l’opposition, puis celle de la révision de l’accord de siège de la Minusca. Tous ces dossiers ont été initiés par la société Wagner.

Et ce n’est pas tout ! Ces hommes de Wagner donnent des éléments de langage au Président de l’Assemblée nationale pour fustiger  la Minusca et l’accuser d’avoir collaboré avec les rebelles. Pourtant, il y a quelques mois, il avait déclaré lors d’un débat dans l’hémicycle que les auteurs  des  manifestations,  des messages de haine et  de désinformation contre les partenaires internationaux seraient poursuivis en justice. Mais trois mois plus tard,  il change de langage.

 

À lire aussi : La Minusca dans le viseur de Simplice Mathieu Sarandji

Manifestations et messages diffamatoires guidés par Wagner

Ce n’est pas une surprise pour tous ceux qui suivent l’actualité politique en République centrafricaine.

Le six novembre 2021, sous l’impulsion des Russes, une manifestation contre la Minusca est organisée devant la base militaire des Casques bleus du contingent égyptien proche de la résidence du chef de l’État  au quartier Boyrabe. Selon la société Wagner qui a filmé et relayé l’information, ces manifestants ont exigé que les Casques bleus responsables de l’incident qui a coûté la vie à la jeune adolescente de 16 ans  le premier novembre dernier soient punis. Certains ont brandi des banderoles exigeant le départ des Casques bleus de la Minusca du pays.

Et ce n’est pas fini! Quelques jours plus tard,  ce même groupe d’individus est allé manifester devant le siège des nations unies sur l’avenue Barthélemy Boganda pour demander que la mission de paix de l’ONU en Centrafrique quitte le pays.

Comme si cela ne suffisait pas, le Président de l’assemblée nationale, lors d’une conférence de presse du parti du président Faustin Archange Touadera, a porté une accusation contre la Minusca. D’après lui, c’est la Minusca qui fournit des munitions aux groupes rebelles.

Mais plus surprenant encore, le mardi dernier, sur l’avenue des martyrs en allant vers l’aéroport, à quelques mètres après le terrain de football de l’UCATEX, les mercenaires russes sont venus jeter une caisse noire vide, un cercueil sur lequel on inscrit « MINUSCA ». Et quelques minutes plus tard, ses images commencent à circuler sur les réseaux sociaux accusant la Minusca de complot. Mais cette supercherie a été très flagrante pour y croire. C’était en présence de plusieurs personnes que les Russes ont déposé cette fameuse caisse vide.

Alors, les autorités centrafricaines veulent tourner le dos à toute la communauté internationale au profit des seuls mercenaires de la société Wagner ?

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA :  l’ex-général du FPRC Kousko Abdel Kani interpellé et transféré à Bangui

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Bangui, 12 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme est un ex-général du Front populaire pour la renaissance de centrafrique (FPRC) et proche de l’ex- général Damboucha  . Il a été arrêté ce mercredi 10 novembre après midi par les Mercenaires russes de la société Wagner et placé en garde à vue à Bria avant d’être transféré le lendemain à Bangui.

Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner
Plusieurs mercenaires russes de la société Wagner

 

Le suspect s’appelle Kousko Abdel Kani, le frère de Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani transféré à la cour pénale internationale pour des crimes commis durant le règne de la Seleka en 2013 – 2014. Selon nos informations, Monsieur Kousko Abdel Kani a été arrêté à son domicile  ce mercredi vers 17 heures par les mercenaires russes de la société Wagner. Mais au moment de son arrestation, l’homme avait tenté de s’échapper, mais il a été rattrapé par des tirs des mercenaires russes. L’un des projectiles l’a touché aux poitrines. L’homme tombe au sol dans un état critique. Malgré tout, il avait été transféré dans la base militaire des soldats FACA. Mais vu son état de santé qui se dégrade de plus en plus, ils ont ordonné son évacuation à la clinique médicale de l’ONG internationale médecin sans frontières à Bria.

Selon sa famille, même pendant son hospitalisation à l’hôpital, les mercenaires russes ont formellement interdit tous les membres de sa famille à lui rendre visite, et même un mercenaire russe est posté à côté de son lit pour le surveillé de n’avoir aucune visite, ni même parler au téléphone.

Pendant ce temps, les médecins ont décidé que son état de santé nécessite une évacuation  dans une autre clinique du MSF dans la capitale. Mais à la grande surprise de tous, le lendemain matin, un avion non médicalisé des mercenaires russes est arrivé à Bria pour le chercher, et les hommes de Wagner  ont tout débranché sur lui avant de l’embarqué pour la capitale Bangui.

D’après des informations recueillies, il aurait été trahi par un indicateur qui l’aurait entendu en train de parler au téléphone avec l’ex-commandant du FPRC Damboucha une heure plus tôt avant son arrestation.

Mais la seule question que la famille se pose en ce moment est de savoir pourquoi on l’a arrêté alors qu’il a déjà fait son désarmement. Une pratique qui pourrait décourager d’autres membres des groupes armés à adhérer au processus du désarmement en cours.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : une chasse aux biens et personnel des Nations unies déclenchées

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Bangui, 12 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est avec effarement que le personnel de la FAO a vécu une destruction à la sauvagerie d’un endroit où sont entreposés plusieurs articles, brouettes, houx, semences, destinées aux bénéficiaires des projets financés par la communauté internationale afin de pallier aux souffrances de la population centrafricaine. 

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Les biens et outils des bénéficiaires des projets exécutés par la FAO détruits par Régina Kossimongou. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Il faut dire qu’après le mitraillage des bus transportant le personnel policier des Nations unies et la demande de la révision de l’accord de siège signé entre la République centrafricaine et l’ONU avant toute prorogation de la mission des Nations unies en Centrafrique, c’est désormais une chasse aux biens et personnel de cette Nation qui est engagée. Si les hommes politiques pensent que cette chasse à l’homme ne vise qu’eux, en réalité, elle vise tous ceux qui ne sont pas ou ne gèrent pas les intérêts des mercenaires déployés par Wagner dans le pays. C’est ce qui est arrivé à la FAO ce jeudi  11 novembre peu avant midi.

Une destruction d’un sous terrain faisant suite d’une concession appartement à l’État et confié au ministère de la Jeunesse et remis à la FAO en contrepartie de sa participation aux activités, a été purement et simplement détruit par les engins de l’office national des matériels (ONM) sur ordre personnel de madame Régina KONZIMONOGO, une conseillère à la présidence de la République.

Mais ce qui est étonnant dans cette affaire, quelques minutes après la destruction de l’entrepôt de la FAO par  le ministère des travaux publics, un mystérieux mémorandum du mouvement dit des patriotes centrafricains  est acheminé au bureau de la FAO et distribué aux passants. Selon ce mémorandum dans lequel la Rédaction du CNC a eu copie, il est clairement mentionné que « le mouvement des patriotes centrafricains constate avec amertume une évolution des comportements de plus en plus malveillants du personnel tant subalterne que cadre vis-à-vis des autorités publiques, notamment des propos insolents proférés à l’endroit du Président de la République ».

« C’est une mauvaise disposition d’esprit et des vrais pires mensonges », répond un employé de la FAO Bangui.

Mais selon ce mémorandum considéré par les auteurs et agents destructeurs comme un acte hussier, la cause de cet avertissement et la destruction de l’entrepôt de la FAO résident dans leur prétendu soutien à François Bozizé et l’apologie de la rébellion CPC, seuls dires que les autorités veulent bien écouter.

Affaire à suivre.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : Monsieur Sani Yalo poursuivit en justice par l’hôtel Ledger Plaza de Bangui pour 100 millions de francs CFA de dette

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Bangui, 11 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) –  Le temps de la justice à sonner pour les anciens occupants illégaux  de l’hôtel Ledger Plazza de Bangui.  La nouvelle administration voudrait recouvrer ses créances, en commençant par tous ceux qui, d’un moment à un autre, ont bénéficié  durant des mois ou des années de la générosité  de l’ancienne administration dirigée par le Libyen ZEYAD AL ZARZOUR.

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A l’extrême gauche, Ziyad Al-Zarzour, actuel patron du Ledger Plazza. Au centre, le Président Touadera, À l’extrême-droite, Sani Yalo conseiller du Président Touadera.

 

Tout le monde le sait. Ce n’est un secret pour personne. Monsieur Sani Yalo, proche ami de Monsieur ZEYAD AL ZARZOUR, ancien PDG de l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, dispose d’une suite personnelle au sein  de cet établissement hôtelier depuis plus de sept ans. Et selon les employés, Monsieur Sani Yalo n’a versé aucune somme d’argent à l’hôtel pour son séjour. Mais après le limogeage et le départ de l’ancienne administration,  la nouvelle équipe commence au recouvrement des dettes de l’hôtel. Ainsi, après une tentative échouée d’une entente à l’amiable, l’hôtel engage une plainte  conte Monsieur Sani Yalo auprès du tribunal de grande instance de Bangui.

Selon le service administratif et financier de l’hôtel Ledger, le montant total de la dette s’élève à 100 millions de francs CFA, et la procédure est en cours devant les juges.

Hôtel Ledger de Bangui

 

Rappelons que Messieurs Sani Yalo et Fidèle Gouandjika sont ainsi très présents dans la gestion quotidienne de cet hôtel durant plusieurs années, disposant chacun, d’une suite ou de chambres en permanence à  leur disposition. Les conseillers russes du Président Touadera ont aussi investi ce palace où se logent les ambassadeurs, les experts internationaux, des personnalités en visite officielle ou trafiquants notoires en y installant un système de renseignement dans les chambres et salles de réunion qui accueillent chaque jour des rencontres essentielles pour le pays.

Selon les documents comptables de l’hôtel que nous avons en notre possession il est prouvé que l’ancien PDG de l’hôtel Ziad Al-Zarzour, durant son règne,  a versé un montant mensuel de 50 millions de FCFA (soit 75.000 euros) pour protéger son poste entant que PDG de la société LAAICO Centrafrique, montants versés via les sociétés VERTICALES SA et ÉQUATEUR.  En contrepartie, le régime en place l’avait apporté son soutien en bloquant la prise de fonction de son remplaçant Amer Abdessalam Jouida que Tripoli a choisi pour le remplacer comme PDG LAAICO Centrafrique. Heureusement sept ans plus tard, leur plan a échoué, et le nouveau PDG a pris ses fonctions en été dernier.

 

Par Gisèle MOLOMA

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RCA: quartier Fatima, un tonnerre déclenché panique la population

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Bangui, 12 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cet épisode orageux dans le sud-ouest de la capitale a eu des conséquences relativement rares. Ce jeudi 11 novembre vers 13h50 au quartier Fatima, proche du marché Ketté Nguéré  en allant vers le croisement Pétévo dans le sixième arrondissement de Bangui, le ciel s’est déchaîné au – dessus de la population, faisant quelques dégâts matériels au passage.     

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Devant le marché Ketté Nguéré proche du croisement Pétévo dans le sixième arrondissement de Vangui en République centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Pour un coup de tonnerre, c’était un fameux coup de tonnerre.  Il a surpris et même effrayé de nombreux habitants du quartier Fatima ce jeudi 11 novembre. C’était un coup de tonnerre magistral tombé sans prévenir et qui n’a pas doublé la mise.

« Je n’ai pas peur des orages. Mais là, je n’avais jamais entendu un coup de tonnerre comme ça. J’ai dit à ma femme  qu’il va se passer quelque chose  », raconte Albert,  un habitant du quartier Fatima.

Selon  un autre habitant de Fatima, il croyait à un tremblement de terre.

«  J’habite dans une maison quand même bien solide, et tout à coup, il y a eu ce bruit énorme et surtout tout a tremblé dans la maison. J’ai vraiment cru que c’était un tremblement de terre. Ça a même failli souffler le toit  de la maison. J’ai appelé mon voisin, on a regardé tout de suite dehors voir si tout allait bien ».

Mais selon plusieurs habitants, ce mystérieux coup de tonnerre n’est pas un phénomène naturel. « C’est envoyé par quelqu’un, un sorcier, mais il n’a pas trouvé la personne recherchée », racontent les gens dans les rues du quartier Fatima ce jeudi.

Mais ce qui est mystérieux, après son passage, une fumée est sorti sur le toit d’une maison sans provoquer de l’incendie. Il n’a fait aucun dégât humain, mais seulement quelques portions de mur de véranda enlevée. Chez un autre particulier, il a vu le mur de sa maison complètement détruit. Du coup, les occupants de cette maison pensent que la cible de l’attaque pourrait se trouver dans leur maison. Et comme elle n’est pas là, il a causé simplement de dégâts. Terrorisés, ils ont désormais peur de rester à la maison, et appellent le père de la famille de ne pas rentrer puisqu’ils pensent que cette foudre est venue le chercher.

Et ce qui est spectaculaire, l’électricité n’était pas dans la zone au moment de la scène. Mais tout à coup, on a vu tous les groupes électrogènes coupés au moment de l’orage. Un silence total dans la zone durant presque 30 secondes.

 

Par Anselme Mbata

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RCA : trois morts  dans un naufrage d’une baleinière sur le fleuve Oubangui

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Bangui, 10 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une baleinière en surcharge a fait naufrage sur le fleuve Oubangui à hauteur de la sous-préfecture de Kouango,  située à 139 kilomètres au sud-ouest de Bambari, sur la rive droite de la rivière Oubangui, en amant de confluent de la rivière Ouaka, et fait face à la République démocratique du Congo. Bilan provisoire : 3 morts repêchées des eaux .

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Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC

 

Cette baleinière avec une centaine des personnes à bord en provenance de Kouango pour Bangui a fait naufrage  à seulement quelques mètres  du point de départ.

Selon la radio Ndékèluka qui a annoncé  la nouvelle ce jeudi, le drame s’est produite hier mercredi,  et toutes les victimes étaient des femmes. Une information confirmée par le député de Kouango 1 Monsieur Barthelemy Louis-Marie Zoumara. D’après ce dernier,  la baleinière est actuellement en train de descendre   sous l’eau avec tout ce qui y’avait  dedans , et les personnes qui y étaient.

Pour l’heure, seulement une trentaine des rescapés de ce naufrage qui ont été sauvés et admis à l’hôpital.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagit sur cet accident mortel.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : l’inspecteur général d’État Pierre Mapouka éclaboussé par une présumée affaire de détournement

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Bangui, 11 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Peu médiatisée, l’affaire sur de possibles détournements  de deniers publics à l’inspection générale d’État commence à prendre de l’ampleur. Elle fait discrètement en ce moment  un grand bruit à la présidence de la République et au ministère des Finances. Monsieur Pierre Mapouka, inspecteur général d’État serait le principal auteur.  

Palais de la Renaissance à Bangui.

 

C’était en août  2020 que le ministre des finances et du budget Henri – Marie Dondra ,  soucieux d’équiper l’inspection générale d’État à des moyens roulants, avait commandé auprès du concessionnaire automobile CFAO  deux pick-up neufs  qui ont une valeur de 70 millions de francs CFA chacun.  Une semaine plus tard, les deux véhicules ont été livrés au ministère des Finances comme prévu. Comme la procédure l’exige, le ministère des Finances a officiellement remis ces deux pick-up neufs à l’inspection générale d’État. Et c’était Monsieur Pierre Mapouka, inspecteur général d’État qui les a réceptionnés en personnes à la présidence de la République en présence de certains de ses collègues inspecteurs.

 

Véhicules disparus

Au lendemain de leur livraison, les deux pick-up neufs ont disparu du parking de l’inspection générale d’État.  Mais deux jours plus tard, les inspecteurs ont découvert que les deux engins sont cachés discrètement dans une ferme sur la route de Damara. Après l’enquête, ils apprennent que cette ferme appartient bel et bien à Monsieur Pierre Mapouka, inspecteur général d’État. Mais contre toute attente et sous  la pression de ses collègues, l’homme reformule la situation et brandit une preuve de paiement à son nom. D’après ce document, il achète ces deux pick-up neufs à 200 000 francs CFA, c’est-à-dire un véhicule 4×4 Hilux double cabines à 100 000 francs CFA. Incroyable ! Mais une année après, l’affaire refait surface et éclabousse l’IGE Pierre Mapouka. Selon le ministère des Finances, le dommage causé est évalué à environ 139 millions de francs CFA.  Ce qui fait qu’en ce moment à la présidence de la République, on exige une explication. Mais Monsieur Pierre Mapouka, cousin du chef de l’État, pourrait-il s’expliquer ?

Selon la loi centrafricaine, pour réformer un véhicule de l’État, il faut que celui-ci ait 4 ans d’âge minimum. Mais les véhicules de l’inspection générale d’État emportés par Monsieur Pierre Mapouka sont encore neufs. Donc il s’agit bien d’un détournement de denier public.

Rappelons qu’un inspecteur général d’État est comme un bon père de famille. La loi lui confère l’autorité nécessaire pour protéger les biens de l’État centrafricain, mais également d’user de la puissance publique pour engager des actions, donc de sévir, contre ceux qui utilisent ou ont eu à utiliser leur position au sein de l’administration pour ruiner le peuple centrafricain. Mais avec le régime qui se succède en République centrafricaine, c’est tout le contraire.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : une importante réunion de sécurité se tiendra ce jour jeudi à Damara

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Bangui, jeudi , 11 novembre 2021  ( Corbeaunews-Centrafrique ) – BBCNC  Une importante réunion de sécurité nationale aura lieu ce jeudi 11 novembre dans la localité de Damara, village du chef de l’État situé à 75 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de l’Ombella – Mpoko, au centre-sud de la République centrafricaine.

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Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP

 

Selon les organisateurs, le but principal de la réunion serait de  fixer les objectifs et de coordonner la politique de défense et de sécurité nationale.

Prendra part à cette réunion de sécurité, le Président de la République Faustin Archange Touadera, le chef d’état-major, le premier ministre, le Président de l’assemblée nationale, un général russe ainsi que certaines personnalités militaires et politiques nationales. Selon la présidence de la République, il y’aura aussi la participation d’autres personnes russes, sans mentionner  lesquelles.

Notons qu’il a été décidé après l’attaque de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à la porte de la capitale Bangui en janvier dernier de réunir se conseil de défense et de sécurité nationale une fois au moins par semaine. C’est un moment clé d’examen de l’évolution des dossiers et de la prise des décisions  en matières de sécurité nationale. Mais  la réunion de ce jeudi  se tient dans un contexte diplomatique et  politique marqué non seulement par le retrait des représentants de l’opposition dans le comité d’organisation du dialogue républicain, mais aussi par la tension entre Bangui  et l’ONU après le mitraillage du bus de la Minusca par les éléments de la garde présidentielle. Mais à quelques jours du renouvellement du mandat de la Minusca, la Mission des Nations unies en Centrafrique, Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale a accusé certains contingents de la Minusca d’avoir armé les rebelles. Le gouvernement centrafricain  souhaite au passage un audit de la mission onusienne dans le pays avant son accord pour un possible renouvellement.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA seul contre tous

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Bangui, 11 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis un peu plus de deux mois,  l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, le Président de l’Assemblée nationale  Simplice Mathieu Sarandji et  l’actuel premier ministre Henri – Marie Dondra se livre une campagne assez féroce. L’ambiance est désormais électrique au sein du parti au pouvoir, les cœurs unis, et les accusations du détournement des fonds publics fusent de toute part sur les réseaux sociaux.

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L’ancien  premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada

 

Il se voyait déjà en haut de l’affiche pour une possible succession au chef de l’État Faustin Archange Touadera en 2025 – 2026.  Seulement rien ne s’est passé comme prévu quand il avait été limogé de son poste du Premier ministre il y a cinq mois.

Firmin NGRÉBADA  croit dur comme fer à une candidature  à la prochaine présidentielle qui aura lieu dans quatre ans. L’ancien premier ministre, choyé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera,  est sur le point de tout perdre, et les caméras se tournent désormais vers ses adversaires politiques comme le Premier ministre Henri – Marie Dondra et le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji. Très impopulaire dans son parti les cœurs unis, Firmin NGRÉBADA pense dans un premier temps de créer son propre parti politique, mais sa démarche est très contestée par ses anciens amis du régime.  Il décide désormais de mener une bataille de positionnement au sein du parti au pouvoir en tentant d’écarter ses adversaires.

Après des réunions  avec certains cadres de son ethnie, il organise une campagne sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Le 3 novembre dernier, ses avatars ont publié un article contre le Président de l’Assemblée nationale. Il s’agit d’un article d’attaque, à lire l’intégralité ci-dessous :

 

CENTRAFRIQUE : LE PAN SIMPLICE MATHIEU SARANDJI AIDE-T-IL VRAIMENT LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Faustin-Archange Touadera DANS LA BONNE CONDUITE DU PAYS ?

Décidément, on aura tout vu avec le fougueux de Simplice Mathieu Sarandji  sous le régime MCU du Président Touadera. De l’incompétence au désordre, du tribalisme à la corruption et la violation flagrante des textes ainsi que du processus démocratique en passant par l’abus d’autorité, Sarandji est presque tout. Ainsi, le président de l’Assemblée nationale, le désinvolte Simplice Mathieu Sarandji (SMS), a encore fait la pluie et le beau temps. Depuis son élection au perchoir, il ne se passe un moment sans qu’on ne puisse rester sans écho négatif de ce pédant et négationnistes honorable député.

Selon les informations concordantes, Il est très mal gobé, voire vomi par l’ensemble des militants du MCU et de ses collaborateurs pour ses agissements toujours paradoxaux. Certaines langues vont même jusqu’à le traiter de député fougueux, orgueilleux, anarchiste et tribaliste. En tout cas, il n’est pas à son premier forfait après de nombreux cas de bavures enregistré quand il fut Premier ministre-chef du gouvernement, intimidation inutile et bavures administratives  commises n’importe comment.

Le dernier acte très flagrant en date remonte à la fin du mois d’octobre 2020 où, on a assisté à une démonstration de force négative et d’abus d’autorité à l’encontre d’intérêt national  à l’égard des trois députés de l’opposition, des hommes politiques dignes de ce nom Ziguélé, Dologuélé et Zingas en réactivant la levée de leur immunité sans consulté ni le chef de l’Etat, ni son parti, ni ses collègues députés.

Il a été plusieurs fois auteur de graves dérapages qui ont même failli couter au président de la République. Ses relations ne sont toujours pas au beau fixe avec les autres. Par exemple, le cas des leaders de la plateforme religieuse qu’il les a traités publiquement de menteurs en 2018 sur les ondes de la radio.

Il aurait fallu la prise de position la plus dure en brandissant les leçons de droit et de démocratie par de la COD 2020 pour que Sarandji reviennent sur la décision unilatéralement prise à un moment crucial où, le pays avance véritablement vers la tenue de dialogue républicain prôné par le chef de l’Etat. Ni le premier ministre, ni le médiateur de la république en tout cas, personne n’a été mise à contribution dans cette initiative pour que Sarandji  s’aventure dangereusement dans cette procédure.

Il convient de signaler que de ces agissements, tous les militants du MCU déplore le comportement irrévérencieux de ce député et ancien premier ministre très controversé que beaucoup se demandent d’où est-ce qu’il a été ramassé pour se retrouver à ce poste combien sensible. A-t-il vraiment le sous-bassement politique avéré ? C’est pour la première fois pour lui d’assumer une telle responsabilité ? Dans un passé récent, il a eu à marchander les candidatures aux dernières législatives en validant suffisamment des bras cassés et incompétents. En conséquence, le MCU a perdu autant de sièges dans des circonscriptions stratégiques et ceux qu’il a invalidés, sont partis remporter haut la main à l’exemple de Jean Sosthène Dèngbè à Berberati, Evariste Ngamana à Carnot, pour ne citer ceux-là. Des voix s’élèvent pour demander à quel jeu joue SMS. N’est-ce pas qu’il serait train de chercher à renverser constitutionnellement le président Touadera qu’il est son dauphin.

Voilà les quelques questions qu’on peut écouter au bout de toutes les lèvres après cette bavure au sujet de Sarandji qualifié d’orgueilleux, d’incompris et d’incompréhensif et sur lesquelles, nous avons eu à investiguer pour entrer en possession de certains détails concernant cet encombrant député et qui ne font aucun doute.

 

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : un brouteur ouest-africain  nommé conseiller au ministère de la Jeunesse et des Sports

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Bangui, 11 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un arnaqueur ouest – africain opérant sur les réseaux sociaux a été nommé en République centrafricaine comme conseiller spécial au ministère de la Jeunesse et des Sports. L’homme est connu sous le nom de Harouna Douamba. Il a été nommé par un arrêté ministériel sur instruction de la présidence de la République.

Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.

 

Décidément, la Centrafrique creuse le fond avec la bêtise de ses propres enfants et les autorités considèrent le ministère de la Jeunesse et des Sports comme un fourretout. Après la nomination par un décret présidentiel d’un criminel à la place d’un faux-monnayeur à la direction de cabinet, c’est maintenant le tour d’un Brouteur ouest – africain d’être nommé à son tour conseiller spécial du ministre de la Jeunesse et des Sports par un arrêté ministériel, sur instruction, sans doute, du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Comme disait dans la capitale centrafricaine, « la mangeoire rend fou… Si tu veux manger… Entre dans le système MCU, tais-toi et l’on te donne à manger. Si tu choisis de rester hors du MCU, prépare-toi à marcher dans le désert pour affronter la tempête et recevoir toutes les humiliations dignes ce nom ». C’est exactement le cas avec ces criminels nommés au ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce sont tous des militants et cadres du mouvement de la jeunesse du parti au pouvoir MCU.

 

Mais qui est ce Monsieur Harouna Douamba ?

 

Monsieur Douamba, né au Burkina Faso et élevé en Côte d’Ivoire, est surtout connu pour ses activités de broutage sur internet. Il ne rate aucune opportunité pour s’enrichir au détriment de la République centrafricaine et des Centrafricains. Ce n’est pas la première fois qu’il s’immisce dans les affaires internes d’un État souverain pour son propre intérêt criminel.

Au printemps 2021, il était déjà au cœur d’un scandale de fake news orchestré par son ONG fictive « Aimons Notre Afrique ». Pour rappel, un vaste réseau de faux comptes Facebook avait été créé autour de cette pseudo-ONG panafricaniste et son agence de communication, ANA-COM. En mai 2021, Facebook annonçait ainsi la suppression de 32 pages et 46 profils, tous liés à Monsieur Douamba en Centrafrique. On apprend alors que ses comptes, dont de nombreux médias fictifs, conduisaient des campagnes de désinformation à grande échelle, afin notamment de promouvoir la Russie.

C’est encore lui qui, à plusieurs reprises depuis 2017, avait organisé des campagnes de désinformation contre la Minusca, en l’accusant notamment, sans aucune preuve, d’avoir livré des armes et des munitions aux groupes armés au pk5 à Bangui et dans le nord-est du pays. Il semble que ces activités plus que douteuses apportent leur lot d’avantages.

Rappelons en effet que M. Douamba occupe un logement de luxe sur l’avenue Barthélemy Boganda dont le loyer mensuel s’élève à 1,5 million de francs CFA et payé par le trésor public, c’est-à-dire par les Centrafricains. Mais en août dernier, le collectif des Journalistes protectionnistes et engagés de Centrafrique (JPEC) a tenu une conférence de presse pour dénoncer les malversations du faux panafricaniste Harouna Douamba.

Entre autres choses, les journalistes centrafricains reprochent à Monsieur Douamba des abus d’autorité sur les médias du pays, sur les forces de l’ordre et même sur les autorités judiciaires. Parmi ses détracteurs, Johnny Yannick Nalimo, ancien proche collaborateur de Douamba. Ce dernier l’avait personnellement nommé représentant national pour la rca de l’ONG qu’il dirige, « Aimons Notre Afrique », en 2018. Aujourd’hui, M. Nalimo veut alerter sur la vraie nature d’un homme dont il a été l’une des victimes : un homme qui au nom d’une éthique panafricaniste pervertie, monnaye ses services au plus offrant.

Mais le 8 novembre dernier, les Centrafricains ont été surpris de voir le tristement célèbre Brouteur ouest – africain Harouna Douamba nommé au poste de conseiller spécial du ministre de la Jeunesse et des Sports. Une sorte de remerciement du pouvoir en quelque sorte.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : La cause centrafricaine au travers de l’ONG URU

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Bangui, 11 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au travers de l’ONG URU, la jeune Kessi Ekomo s’engage dans le rétablissement de la paix et le développement en centrafrique.

Lina EKOMO, Présidente du réseau du leadership pour la femme en Centrafrique. Photo RNL / Inès Laure Ngopot
Lina EKOMO, Présidente du réseau du leadership pour la femme en Centrafrique. Photo RNL / Inès Laure Ngopot

 

L’ONG URU a comme volonté de souligner l’importance de l’implication de la jeunesse dans le cadre des efforts de paix.

 

Mais qu’est-ce que l’ONG URU ?

URU c’est une organisation qui vise à promouvoir, soutenir et développer le leadership de la jeunesse centrafricaine mais également de développer les actions de plaidoyer pour vulgariser et souligner l’importance de l’implication de la jeunesse dans le cadre des efforts de paix.

L’ONG URU bénéficie aujourd’hui d’une très bonne réputation dans le paysage des organisations de la société civile centrafricaine. Cette réputation lui vient du fait qu’elle offre aux jeunes une approche différente. En effet, dans un premier temps, elle accompagne et renforce la capacité des organisations de jeunes au niveau local afin de les structurer et d’améliorer la visibilité de leurs actions. Dans un second temps, elle mobilise la jeunesse et l’incite à travailler collectivement pour repenser le pays de demain.

L’ONG s’inscrit donc dans une volonté de faire changer les mentalités et de montrer à la jeunesse qu’elle peut jouer un rôle important dans la construction et l’avenir du pays.

Kessi Ekomo, la dirigeante de l’ONG, se veut être la voix de la jeunesse centrafricaine.

Cependant, ces dernières années, Kessi Ekomo s’attriste d’avoir vu monter les discours de haine au sein de la société centrafricaine. De fait, elle envisage de changer son fusil d’épaule afin de s’attaquer à la racine de ce mal. Selon elle, les discours de haine et de désinformation qui se sont initiés au sein des communautés éloignent le pays du retour à la paix tant rêvée.

 

Cette jeune femme engagée représente aujourd’hui un espoir et la voix de la jeunesse qui souhaite s’investir dans la construction d’une Centrafrique renouvelée.

 

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bien préparer ses vacances d’hiver

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Seul, en famille ou entre amis, partir à la montagne pendant les vacances d’hiver constitue un bon moyen de se détendre et de recharger sa batterie. Cependant, pour que votre séjour se déroule dans les meilleures conditions, un minimum de préparation s’impose. Qu’il s’agisse d’effectuer les réservations, de faire les valises ou autres, il faut tout organiser avant votre départ.

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Bien préparer ses vacances d’hiver

Choisir le lieu de villégiature et procéder aux réservations

 

La préparation de vos vacances d’hiver commence toujours par le choix de la destination et du mode d’hébergement en adéquation avec vos envies et votre budget. Un séjour en camping ouvert l’hiver présente de nombreux avantages. Vous profitez d’un cadre idyllique et avez la possibilité d’apprécier tous les plaisirs de l’hiver. En termes de coût, vous faites aussi des économies non négligeables sans pour autant perdre en confort. Vous pouvez investir cet argent dans d’autres postes de dépenses tels que les activités. Une fois le lieu et la date déterminés, vous procédez aux diverses réservations. Il est fortement déconseillé de vous y prendre à la dernière minute.

Établir un programme d’activités pendant la durée du séjour

 

Que ce soit en été ou en hiver, vous allez vous ennuyer durant les vacances si vous ne programmez pas à l’avance les différentes activités. Si vous partez en groupe, il est recommandé d’opter pour des activités qui font consensus. Tout le monde y trouve alors son compte, s’amuse et profite pleinement du séjour. Si possible, il faut aussi anticiper en faisant les réservations avant même votre départ. Cela vous évite de longues files d’attente aux caisses. De ce fait, vous gagnez un temps précieux et maximisez votre plaisir. Toutefois, il faut prévoir des journées libres pour des découvertes surprises. Vous vivez des expériences mémorables pour des souvenirs inoubliables.

Penser aux différents accessoires indispensables durant l’hiver

Partir en vacances pendant l’hiver implique d’emporter quelques accessoires indispensables. En tête de liste se trouvent les vêtements de base. Que ce soit pour vous tenir au chaud et au sec, vous avez besoin de manteau, de pantalon et de combinaison imperméable. Vous devez aussi prévoir les équipements qui vous sont indispensables à la pratique des diverses activités : gants, sous-gants, chaussettes de ski, etc. Outre les vêtements, il faut penser aux matériels de sport appropriés. Cela inclut les lunettes de soleil, le casque de protection et les chaussures. Si vous ne souhaitez pas vous encombrer, il est aussi possible de les louer sur place.

Bien se préparer physiquement pour être en excellente condition

Même si les vacances sont faites pour se reposer et reprendre des forces, cela ne signifie pas que vous n’allez pas bouger de votre chambre. Il est même conseillé de pratiquer des activités variées qui sollicitent à la fois le corps et l’esprit. Cela vous aide à rompre avec la monotonie du quotidien et le rythme effréné au travail. Néanmoins, pour en profiter, vous devez être en excellente condition physique. Cela est même recommandé avant de vous lancer à l’assaut des pistes de ski. Le mieux est de vous remettre au sport de manière progressive pour arriver en forme le jour de votre départ. À part le travail cardio-respiratoire et de musculation, il ne faut pas oublier les étirements.

 

RCA : disparition des armes à Bambari, les partenaires internationaux s’inquiètent

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Bangui, 10 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le constat a été fait la semaine dernière par les autorités militaires centrafricaines et des nations unies. Plusieurs dizaines des armes collectées lors des opérations du désarmement menées dans la région de la Ouaka, notamment dans les villes de Bambari, Ippy, Alindao…,   ont été portées disparues du local d’entreposage.

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Des milliers d’armes de fabrication artisanale et des fusils d’assaut incendiés par la Minusca le 5 octobre 2019 à Bouar. Crédit photo- Gervais Lenga pour CNC.

  

Les armes déposées par les groupes armés  sont neutralisées dans le cadre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire.

Le processus intégré de dépôt des armes ,  une composante majeure de l’accord de paix,   comprend cinq étapes distinctes :

    • l’enregistrement et l’identification des armes;
    • le contrôle et la vérification de la détention d’armes;
    • la réception et l’entreposage des armes;
    • La neutralisation des armes pour garantir qu’elles ne seront plus jamais utilisées comme armes à feu.

Mais ce processus formulé par les experts de l’ONU n’a pas été respecté récemment par l’état-major de l’armée centrafricaine. C’est justement le récent cas dans la préfecture de la Ouaka, où à Bambari, Ippy, Alindao, la plupart des armes collectées ont disparu de son local d’entreposage.

« Ce sont des armes de gros calibre, des armes à grande capacité destructive éventuellement transportable  comme les RPG7, les paons, les DKM, les DCA,les mortiers, les roquettes, etc. qui ont été portées disparues. On ignore si elles ont été volées ou prises par quelqu’un », déclare un officier de l’état-major de l’armée.

Selon cet officier, ces armes collectées lors des opérations du désarmement ont été remises aux Mercenaires russes de la société Wagner par le comité du DDRR. Ce sont eux qui ont la responsabilité de les garder, mais personne ne peut les interroger sur cette mystérieuse disparition.

Selon le principe des Nations unies, ces armes collectées lors de l’opération du désarmement  devraient être détruites.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : quand Mathurin Dimbelé Nakoé remet en cause publiquement la décision de son patron Simplice Mathieu Sarandji

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Bangui, 10 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique) – Cest incroyable mais vrai ! Ceci ne se peut se passer qu’en Rrépublique centrafricaine ou un conseiller peut remettre en cause publiquement et dans les médias, la décision prise par son patron après une réunion élargie avec les autres membres de l’équipe. C’est ce qu’a fait Monsieur Mathurin Dimbelé Nakoé, un des conseillers spéciaux du Président de lAssemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji en prenant officiellement position contre la décision prise par ce dernier.

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Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale lors de la lecture de sa décision de suspension de la procédure de levée d’immunité parlementaire de ses collègues députés Ziguélé, Dologuélé et Zingas

 

C’est lors de l’émission « Patara »  de la radio Ndékèluka du samedi 6 novembre portant sur le thème « quel avenir pour le dialogue républicain sans opposition démocratique ? »  que le conseiller spécial du Président de l’assemblée nationale, Monsieur Mathurin Dimbelé Nakoé , invité à débattre autour de la décision du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji de retirer  la note de la mise en place du comité ad hoc pouvant statuer sur la procédure de levée d’immunité parlementaire de trois députés de l’opposition qu’il a déclaré être contre cette décision du Président de l’Assemblée nationale de suspendre la procédure de la levée d’immunité de ces trois députés de l’opposition.

« Moi j’étais pour  que la commission ad hoc soit mise en place… Si ça ne tenait qu’à mois, on maintenait le processus de la levée d’immunité  de ces trois compatriotes parce qu’ils ne sont pas au-dessus des autres », renchéri   Mathurin Dimbelé Nakoé.

Immédiatement, le conseiller spécial du chef de l’État Fidèle Ngouandjika répond :

Fidèle Ngouandjika : » Je suis au regret  d’écouter  Monsieur Dimbelé dire qu’il est pour  cette affaire. Ce qu’il a dit n’est pas bon parce que son patron  a déjà dit  qu’il a arrêté les  procédures… Même s’il est d’accord au début, mais au moment où le PAN a retiré  la procédure, c’est bon. C’est une manière de dire sèchement à Monsieur Mathurin Dimbelé que ceci n’est pas du tout bon de donner son avis contraire de son patron dans les médias.

Et ce n’est pas tout! Même son de cloche du côté du représentant de la société civile, Monsieur Paul Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail  de la société civile et rapporteur général du comité préparatoire du dialogue républicain.

Paul Crescent Beninga : « Je voudrais intervenir en invitant  le conseiller spécial Monsieur Dimbélé à la retenue parce que  du moment où  le responsable en chef de l’institution, la deuxième institution du pays l’assemblée nationale a retiré sa note, point n’est besoin de rappeler  les intentions  qui sont les siennes, ou encore les intentions qui ont animé  la prise de cette décision  ou encore le retrait. Mais il faut juste aller dans  le sens  qui est celui de dire ici  que « nous avons retiré  cette note là  pour donner la chance à la paix ».

Pour certains observateurs de la vie politique nationale, Monsieur Mathurin Dimbelé Nakoé se range sans le savoir du côté des détracteurs du Président de l’Assemblée nationale qui ont récemment publié sur les réseaux sociaux et dans les médias un article intitulé : « LE PAN SIMPLICE MATHIEU SARANDJI AIDE-T-IL VRAIMENT LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Faustin-Archange Touadera DANS LA BONNE CONDUITE DU PAYS ? »

D’après cet article, « Simplice Mathieu Sarandji est très mal gobé, voire vomi par l’ensemble des militants du MCU et de ses collaborateurs pour ses agissements toujours paradoxaux ».

Extrait de l’article : « De l’incompétence au désordre, du tribalisme à la corruption et la violation flagrante des textes ainsi que du processus démocratique en passant par l’abus d’autorité, Sarandji est presque tout. Ainsi, le président de l’Assemblée nationale, le désinvolte Simplice Mathieu Sarandji (SMS), a encore fait la pluie et le beau temps. Depuis son élection au perchoir, il ne se passe un moment sans qu’on ne puisse rester sans écho négatif de ce pédant et c honorable député ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : détonation d’armes automatiques dans les quartiers nord de Bangui

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Bangui, 10 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une détonation provenant d’armes de guerre  ont retenti dans la nuit du mardi à mercredi 10 novembre dans les quartiers nord de la capitale centrafricaine, créant une psychose au sein des populations.

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avenue mbaïkoua dans le huitième arrondissement de Bangui le 01 août 2020 CopyrightCNC

 

Selon plusieurs habitants des quartiers Galabadja, Gobongo, Miskine, Fouh et Cité Jean 23 contactés par la rédaction, les forces de l’ordre seraient à l’origine de ces tirs assourdissants.

«  C’était vers 22 heures qu’on a commencé à entendre  des tirs proches de la résidence de la mère de l’ancien Président François Bozizé derrière le lycée de Gobongo. Par la suite, plus rien. Puis on l’a entendu plus loin sur la grande route durant plusieurs minutes », témoigne un habitant du quartier Cité Jean 23 dans le quatrième arrondissement.

D’après un autre habitant  du quartier  Galabadja, les tirs seraient venus de la rue Mbaïkoua.

« Ce sont même ces tirs qui m’ont réveillé vers minuit. Ça commençait vers la rue Mbaïkoua, puis les militaires qui sont en faction aux domiciles de certaines personnalités dans les quartiers ont pris le relais, et ça faisait beaucoup de bruit », ajoute Olivier, un habitant du quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement.

Au quartier Miskine, un autre habitant croyait au départ à un braquage.

« Je croyais au départ à un braquage. Mais par la suite je me suis rendu compte que ce sont les forces de l’ordre qui faisaient ces tirs », affirme-t-il.

Tout le monde confirme ces détonations d’armes, mais ils ne sont pas en mesure de déterminer les raisons exactes. Toutefois, certains habitants de la cité Jean 23 n’ont pas pu confirmer qu’il y’avait des tirs dans leurs quartiers.

Rappelons qu’en janvier dernier, un couvre-feu a été instauré sur l’ensemble du territoire national par le chef de l’État Faustin Archange Touadera à cause de la menace représentée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Désormais, les déplacements sont interdits à partir de 22h au lieu de 18h jusqu’à 5h selon le texte officiel, décrété suite à un rapport du ministère de la Défense et de la Reconstruction de l’armée.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le corps d’un homme blanc retrouvé sans vie dans la boulangerie de Pétévo

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Bangui, 10  nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon le service de la police judiciaire, c’est un ressortissant yéménite qui se prénomme Caleb  venu en République centrafricaine il y a deux ans. Il a été retrouvé sans vie ce mardi vers 15 heures dans la boulangerie de Pétévo, dans le sixième arrondissement au sud-ouest de la capitale. À

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Rondpoint du marché Pété vo, dans le sixième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Ce mardi vers 15 heures, les policiers de la brigade criminelle ont été dépêchés à la boulangerie de Pétévo  dans le sixième arrondissement. À leur arrivée, ils ont trouvé un corps pondu. Ils ont constaté le décès d’un homme âgé de trente-cinq ans environ. D’une

selon les premiers éléments d’informations recueillis par le service de police criminelle, c’est un ressortissant yéménite. Il   travaille comme superviseur dans la boulangerie de Pétévo depuis au moins deux ans. Mais ce mardi 9 novembre,  tous ses collègues ont confirmé qu’il a été bien vivant à son lieu de travail depuis le matin.

« C’est un homme sérieux. Il n’a pas d’antécédents  de problème avec les gens dans le coin. Même ses collègues employés de la boulangerie le respectent », témoigne l’un des  employés de l’établissement.

 

La piste de suicide privilégiée

Selon les enquêteurs, la découverte du cadavre a été faite par un employé qui a aussitôt appelé la police. D’après lui, la victime « se serait pondu au plafond à l’aide d’un escalier » qu’il a ensuite dégagé par son pied. Toutefois, les enquêteurs ont précisé que c’est l’enquête qui déterminera les circonstances exactes de cet acte criminel.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Bocaranga, les commerçants musulmans interdits de circuler avec leur véhicule jusqu’à la frontière

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Bangui, 10 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cette une mesure contraignante datée  de plus de trois mois. Tous les commerçants musulmans qui ont leur propre véhicule ne pouvaient pas aller se ravitailler à la frontière du Cameroun comme à Mbaïmboum, à Béloko. Leur déplacement est désormais strictement limité et surveillé.

La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020
La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020. Photo AFP

 

Depuis l’arrivée des Mercenaires russes et des soldats FACA, et le départ des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la sous-préfecture de De Gaulle, dans l’ouham-Péndé, une mesure stricte a été instaurée par les Russes et les FACA dans la région. Il s’agit d’empêcher le ravitaillement  des rebelles par des équipements et des vivres. Selon la disposition d’esprit  de ces mercenaires russes de la société Wagner, tout déplacement des sujets musulmans non sécurisé dans le secteur de Bocaranga, de Létélé, de Ndim, de Ngaoundaye, de Bang, etc. est synonyme du ravitaillement des rebelles. C’est ainsi que les commerçants de Bocaranga  ont été formellement interdits  de circuler avec leur véhicule jusqu’à Mbaïmboum ou encore  jusqu’à Béloko. En ce sens, ils doivent se ravitailler uniquement chez leurs compatriotes non musulmans  qui sont autorisés à se ravitailler à la frontière avant de revenir vendre en détail à leurs compatriotes musulmans.

« C’est une mesure discriminatoire. Les rebelles n’ont pas besoin de nous pour se ravitailler. Comment ils ont trouvé les armes pour qu’ils ne trouvent pas de la nourriture ? », s’interroge l’un des commerçants musulmans de Bocaranga. D’après lui, les rebelles sont partout. Ils peuvent se rendre même sur des marchés à Bouar ou ailleurs. Ils n’ont pas besoin des commerçants  de Bocaranga uniquement pour se ravitailler. Mais selon un sous-officier de l’armée nationale interrogé par la rédaction, cette mesure est allée dans le sens de la sécurisation de tous les citoyens, et ne vise pas à pénaliser les commerçants musulmans de Bocaranga.

« Ils peuvent commissionner leurs collègues non musulmans et acheter des marchandises pour eux », ajoute le militaire.

Rappelons qu’après la reprise des villes de de Gaulle, de Ngaoundaye, de bang, de Létélé, etc.  par les mercenaires russes et les soldats FACA au mois de septembre dernier,  les rebelles du CPC, qui se sont désormais retranchés dans la forêt et sur des montagnes, changent de stratégie et multiplient des attaques contre les positions de l’armée nationale.

 

 

RCA : la mère biologique du chef de l’État Faustin Archange Touadera, plongée dans un état critique, a été évacuée à l’étranger

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Bangui, 9 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Plongée dans un état de santé très critique, la mère biologique du chef de l’État Faustin Archange Touadera a été évacuée sanitairement la semaine dernière à l’étranger pour y  recevoir des soins appropriés, selon une source proche de la famille contactée par la Rédaction du CNC.

 

aéroport international de Bangui Mpoko excellent
Vue de l’aéroport international de Bangui Mpoko, en République centrafricaine.

 

Les causes de la dégradation brutale de son état de santé n’ont pas été révélées.  Mais la semaine passée,  elle avait été évacuée par un avion non médicalisé de la société Wagner,  probablement en Russie.

Une information confirmée à CNC par un proche conseiller du chef de l’État qui a pris le soins de mentionner qu’elle avait de difficultés a marché, non seulement en raison de son âge, mais à cause de sa maladie. Il  décrit une dame considérablement affaiblie au cours de ces dernières semaines.

« Avec l’hospitalisation de la mère du Président de la République en Russie, les Russes ont trouvé un moyen précieux pour mettre, à nouveau, la pression sur le chef de l’État », affirme à CNC un membre du gouvernement centrafricain.

Rappelons que cette évacuation sanitaire de la mère biologique du Président de la République intervient dans un climat politique tendu à quelques mois de la tenue du dialogue « Républicain » où les partis politiques de l’opposition ont décidé de quitter le comité préparatoire du dialogue suite à la réactivation par le Président de l’Assemblée nationale du dossier de la levée d’immunité parlementaire des trois députés de l’opposition.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : ministère de la Jeunesse et des Sports, un criminel remplace un faussaire à la direction de cabinet

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Bangui, Le 9 novembre 2021 ( CNC) – Le 29 octobre dernier,  le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait nommé Monsieur Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON, l’un des chefs de la milice présidentielle « Requin »,  comme nouveau Directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports en remplacement de Monsieur Arsène Daniel Ngrépayo, un fossoyeur des billets de banque, pris en flagrant délit du détournement de 5 millions de francs CFA de Covid-19 alloués à son ministère.

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Membre de la jeunesse du parti présidentiel dans les cœurs unis, Monsieur Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON est titulaire d’un ” baccalauréat ” obtenu en 2008 et avait été intégré, 10 ans après, en 2018 dans la fonction publique avec ce seul diplôme de baccalauréat comme commis d’administration.  Mais l’homme, qui n’est jamais assis dans une salle des cours universitaires et qui n’a pas encore atteint l’âge de 40 ans , est tristement célèbre  à cause de son activité criminelle  dans la milice « Requin ».

Création et criminalité

En effet, Monsieur Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON est l’un des créateurs de la milice Requin,  une horde de jeunes miliciens recrutés  en 2019 par les soutiens du régime afin de réserver une vie difficile aux opposants centrafricains. Mais après sa dissolution sur papier et sous haute pression de la Communauté internationale, cette milice Touadérienne a été ressuscitée depuis les assauts des hommes de la CPC contre le pouvoir de Bangui en janvier dernier, et Monsieur Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON occupe le poste de coordonnateur.

C’est bien cette milice qui orchestre en ce moment les assassinats ciblés dans la capitale. Même  l’incendie de la maison de la présidente de l’association des femmes juristes, madame  Nadia Carine Fornel   au quartier Lakouanga l’année dernière qui avait occasionné  la mort de la présidente ainsi que de ses trois enfants serait perpétrée par des miliciens Requins.

 

À lire aussi / Centrafrique : ministère de la Jeunesse et des Sports, un fourre-tout de Touadera.

 

Et pour le remercier de son soutien indéfectible, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, après l’avoir intégré il y a trois ans comme attaché d’administration au ministère de la Jeunesse et des Sports, vient de changer son statut d’attaché d’administration en Administrateur civil et de le nommer directeur de cabinet de son ministère.

Il est aussi connu du ministère de son absentéisme chronique et affiché. Pour un cadre du ministère, ses relations avec les autres cadres du ministère vont être tendues, en commençant par le chargé de mission Daniel Nzéwé qui avait nommément cité le cas de son absentéisme lors de la réunion de prise de contact du ministère actuel avec le personnel.

Il faut noter au passage que Monsieur Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON n’est pas seulement le coordonnateur  de la milice Requin. Il est aussi l’un des organisateurs des manifestations contre la mission de l’ONU en Centrafrique, mais aussi contre la France et d’autres partenaires internationaux du pays. L’homme communique en direct avec le chef de l’État sur son téléphone portable à tout moment et à n’importe quelle heure.

Notons que le 3 novembre dernier, le directeur de cabinet sortant, Monsieur Arsène Daniel Ngrépayo, avait fait la passation de service à son successeur Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON.

Rappelant qu’en Centrafrique,  le poste de directeur de cabinet est le poste du secrétaire général du ministère réservé aux cadres du ministère, jumelé avec celui de chef de cabinet, les deux, supprimés sous le régime de François Bozizé.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : le secrétaire général  de l’UPC et son épouse tués par les mercenaires russes proche de Bambari

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Bangui, 9 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Ali Tato , secrétaire général de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), et son épouse, Madame Djidja ont été froidement abattus, à bout portant, par les Mercenaires russes de la société Wagner dans la localité de Shimbolo, situé à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Un présumé rebelle de l'UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner
Illustration d’un présumé rebelle de l’UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Selon des informations recueillies auprès de la famille endeuillée,  la scène criminelle s’est déroulée le dimanche 7 novembre  dans la localité de Shimbolo, située à une dizaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao.

En effet, Monsieur Ali Tato, après le conseil de son épouse Djidja et du ministre de l’élevage Hassan Bouba, s’est évadé de jungle de l’UPC d’Ali Darassa pour se rendre au mercenaire russes afin de procéder à son désarmement. Mais il n’est pas allé seul. Il était accompagné  de son épouse Djidja qui, en 2018, avait fait son désarmement et incorporée dans l’armée nationale. Malheureusement au cours de leur fuite vers Bambari, ils ont été capturés par les mercenaires russes proche du village Shimbolo. Par la suite  Ils ont été exécuté froidement. Les russes considèrent la femme comme une déserteuse, et son mari comme un ennemi. Pourtant, les deux victimes ont été mises aux arrêts plusieurs mois auparavant par Ali Darassa qui était informé de leur intention de quitter son mouvement UPC. Mais cette semaine, ils ont pu s’échapper, et voilà que le malheur les a rattrapés.

Pour la famille, c’est la faute au ministre de l’Élevage Hassan  Bouba qui les a poussés à sortir de leur maquis et faire le désarmement.

Les corps des deux victimes ont été inhumés le même jour par la famille.

 

Par Bertrand Yékoua

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Alain Nzilo

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RCA : fin de l’opération militaire dans la localité de Lamy-Pont, trois-jeunes sauvagement assassinés par les Russes

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Bangui, 9 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’opération a débuté dimanche 31 octobre dans des localités de Lamy-Pont, situé à environ 40 kilomètres de la sous-préfecture de « Abba » où les 3R sont particulièrement actifs. Cette opération aurait entraîné beaucoup de dégâts humains et matériels. Mais juste à la fin de l’opération, trois jeunes artisans miniers ont été sauvagement assassinés par les Mercenaires russes. Mais les soldats FACA, de leur côté,  sont de retour à Bouar.

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Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021

 

Une semaine après leur opération contre les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  dans la localité  de Lamy-pont situé à une quarantaine de kilomètres de la sous-préfecture d’Abba, les soldats FACA qui ont été sur le théâtre de l’opération viennent de rentrer samedi soir à Bouar. Mais dans leur camion, les populations étaient surprises de voir  plusieurs marchandises entreposées au milieu des soldats dans le véhicule. Ainsi, la population se demande si ces marchandises ont été pillées à la population.

Maisons et boutiques pillées

Selon des sources sécuritaires dans la localité de Lamy-Pont,  l’opération menée par les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes du groupe Wagner  a conduit la population à fuir en catastrophe pour se réfugier au Cameroun voisin. Mais avant de quitter la ville, les propriétaires des commerces et  des boutiques ont précipitamment fermé leur établissement avec de simples cadenas. Mais au moment de l’arrivée des soldats FACA et des mercenaires russes, ils ont procédé au pillage de ces commerces. C’est ainsi que plusieurs magasins ont été dévalisés, et les articles emportés par trois hélicoptères ainsi que des véhicules militaires.

Assassinat des trois jeunes artisans miniers

Mais presque à la fin de l’opération, sur les chantiers miniers d’Ybéré, un groupe de trois mille personnes ont pu vider le lieu  pour éviter d’être prises pour des rebelles. Ils ont traversé la rivière pour se réfugier vers le Cameroun. Pendant ce temps, un groupe des trois jeunes artisans miniers, qui ont fui le village Lamy-Pont pour aller vers le Cameroun, a vu les mercenaires russes se positionner au croisement de Nguia – Bouar. Ils ont fait un demi-tour  pour emprunter la même voie d’Ybéré que les artisans miniers ont pris pour rejoindre le Cameroun. Malheureusement à leur arrivée presque à la frontière, les mercenaires russes, déposés par deux hélicoptères dans le secteur,  les ont interpellé juste avant la rivière de Lamy.  Sans trop se poser des questions, les mercenaires russes les ont égorgés avec des couteaux et jetés leurs corps à bord de la rivière.

Notre équipe a pu rencontrer  la famille des deux victimes  qui ont formellement affirmé que leurs enfants étaient des artisans miniers et non des rebelles. Ils ont peur de l’attaque menée dans la localité de Nguia-Bouar et de Lamy-Pont. C’est pourquoi ils voudraient rejoindre le Cameroun.

Bilan de l’opération

Selon les mêmes sources, cette opération menée conjointement par les soldats FACA et les mercenaires russes a causé d’énormes dégâts matériels et humains. Environ 5000 personnes ont laissé leur maison et quittent le village. On parle d’une vingtaine des morts et des blessés, et des biens pillés et emportés.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : trois hommes mortellement poignardés à 5 kilomètres de Bouar

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Bangui, 9 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un homme en état de mort cérébrale, et deux autres complètement sans vie  ont été retrouvés ce dimanche 7 novembre 2021 dans le village Maïgaro, situé à  cinq kilomètres  de Bouar sur l’axe Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

L’affaire sera probablement un mystère, avoue un officier de police judiciaire de Bouar. Une enquête a été ouverte, et aucun suspect n’est encore  formellement identifié.

Selon les informations recoupées dans la localité, ce dimanche 7 novembre aux environs de 16 heures locales, trois individus non identifiés ont été retrouvés  poignardés, gisant au sol dans un état critique.  Deux sont morts déjà, et un autre, en état de mort cérébrale, a été transporté d’urgence à l’hôpital. Les médecins ont tenté en vain de réanimer  le quasi-survivant, malheureusement  il est mort quelques minutes plus tard de ses blessures.

Pour l’heure, une enquête est ouverte à la gendarmerie pour déterminer les circonstances réelles de ce crime. Aucun suspect n’est actuellement identifié, même les identités des victimes  ne sont pas encore connues. Mais selon les gendarmes, parmi les victimes, il y’avait deux chrétiens et un musulman qui sont tous enterrés par leur compatriote selon la règle de leur religion.

Alors, la question que les enquêteurs se posent est de savoir si les victimes ont été enlevées dans une autre ville  et ramenées à Maïgaro.     Qui sont les véritables commanditaires ? Autant de questions restent sans réponse. Mais certains habitants ont indiqué avoir vu le véhicule des Mercenaires russes passer dans la localité quelques heures avant la découverte des corps. S’agit-il des mercenaires russes qui ont commis cet acte ? Difficile à confirmer pour le moment.

Affaire à suivre.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : un accident de circulation impliquant le fils du DG de la gendarmerie tourne à l’émeute

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Bangui, 8 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’accident impliquant un véhicule PRADO du fils du Directeur général de la gendarmerie et une moto s’est produit sur l’avenue Koudoukou à hauteur du siège de la Croix-Rouge, dans le troisième arrondissement de Bangui. Après le fait, le conducteur du véhicule a tenté de fuir, déclenchant la colère d’une foule hostile qui a pu récupérer et incendier le véhicule devant le commissariat du cinquième arrondissement.

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Vue de l’extérieur du Commissariat du cinquième arrondissement de Bangui

 

C’était hier dimanche aux environs de 21 heures que le véhicule PRADO, conduit par le fils du Directeur de la gendarmerie accompagnée de ses amis,  tous dans un état d’ivresse avancée, en provenance du croisement Koudoukou, a heurté un conducteur d’un taxi-moto devant le siège de croix – rouge centrafricaine.

Après l’incident, le conducteur, qui était dans un état d’ivresse avancée et qui a peur d’être lynché, n’a pas pu s’arrêter pour tenter d’évacuer la victime à l’hôpital. Il préfère s’enfuir à bord de son véhicule avec la moto accidentée qui s’est coincé le châssis  de son véhicule. Poursuivi par plusieurs conducteurs des taxis- motos, il s’est coincé par des Nîdes de poulles devant le commissariat du cinquième arrondissement et obligé de sortir en vue de trouver refuge auprès des policiers.

Au même moment, une foule immense s’est rassemblée devant le commissariat, demandant la tête du conducteur. Malgré la tentative des policiers de calmer la foule, celle-ci voudrait à tout prix lyncher l’équipage du véhicule. Les policiers étaient obligés de lâcher, préférant sauver la vie du conducteur et de ses amis et en les exfiltrant hors du commissariat. C’est ainsi que la foule très en colère a incendié le véhicule piègé par les trous du croisement à côté du commissariat.

Les sapeurs-pompiers sont arrivés sur le lieu ainsi qu’une intervention de la police. L’incendie a été maîtrisé quelques minutes plus tard mais le véhicule est totalement calciné. Même les fabricants des sceaux d’eau ne peuvent espérer récupérer une partie.

On ignore si une enquête est ouverte sur l’affaire, mais dans le pays, c’est l’hymne: “une enquête est ouverte” 

Pendant ce temps, le conducteur du taxi-moto, grièvement blessé, a été transporté à l’hôpital.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les manigances du pouvoir russe pour maîtriser la Centrafrique

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Bangui, 7 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Wagner commet depuis des mois des crimes de plus en plus graves et nombreux en Centrafrique. La société militaire privée russe, présente au pays depuis 2017, joue à un jeu trouble au détriment de la population.

Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P
Evgueni Prigojine, également connu sous le surnom de «cuisinier de P

 

La société Wagner qui n’a pas d’existence légale permet à la Russie d’utiliser un principe théorisé par la CIA américaine dans les années 50, celle du « déni plausible ». Le principe est simple, mener une opération, en restant le plus flou possible sur la chaine de commandement, ce qui permet ensuite au gouvernement en charge de cette opération de nier toute implication.

C’est ce principe qui a permis au pouvoir russe, de nier toute implication dans les actions des mercenaires de Wagner qui ont soutenu la prise de pouvoir du Maréchal Haftar en Libye. Pourtant, de nombreux chercheurs ont mis en évidence les liens entre Evgueni Prigojine (chef de Wagner), le Maréchal Haftar, le Général Guerassimov (chef des armées russes), et Sergueï Choïgou (ministre de la défense russe). De plus, les lieux où l’on retrouve Wagner coïncident parfaitement avec les axes d’efforts de la diplomatie russe depuis bientôt plus de 10 ans.

Officiellement en Centrafrique le pouvoir russe aide le pays avec du matériel et des formations militaires. En parallèle, le gouvernement centrafricain a fait appel à une société militaire privée, Sewa Security Services (Wagner). Une entreprise russe détenue par Evgueni Prigojine.

 

À lire aussi / RCA : le groupe russe Wagner harcèle et intimide les civils, dénoncent des experts de l’ONU

 

    1. Prigojine n’est pas venu seul. A ses côtés, Dimitri Sytyi, présenté comme traducteur, assiste à de nombreuses réunions officielles du gouvernement centrafricain. Ce même Dimitri Sytyi qui a fait ses armes en tentant de manipuler l’opinion publique américaine lorsqu’il officiait au sein de l’Internet Research Agency, une entreprise une nouvelle fois russe. Autre personnalité, Valéry Zakharov, conseiller spécial du président Faustin Archange Touadéra, est un ancien camarade de Vladimir Poutine, le président russe. Ils auraient tous les deux travaillé pour les services de renseignement russes. Zakharov a désormais quitté la RCA et a été remplacé depuis peu par Vitali Perfilev qui a été présenté comme « conseiller présidentiel en matière de sécurité ». Nul doute que ce dernier continuera de tirer les ficelles dans l’ombre.

 

Les douanes, le ministère des impôts, de la faune sauvage, du commerce et des mines sont autant d’instances dans lesquelles des représentants russes ont été placés.

Etonnamment, ce sont les ministères qui rapportent le plus d’argent au gouvernement. Toutes ces relations floues et dissimulées illustrent les liens très particuliers entre Wagner en RCA et le pouvoir russe.

Il apparait ainsi clairement que leur seul objectif consiste à manipuler le peuple centrafricain pour mieux piller ses ressources et servir leurs seuls intérêts.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : un soldat FACA détail comment les mercenaires russes braquent et pillent des commerces à Baboua

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Bangui, 7 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) –  C’est un récit presque similaire à celui qu’on a vu ou entendu dans d’autres localités de la République centrafricaine. Mais à la seule différence, celui-ci a été produit par un soldat de l’armée nationale qui, avec ses collègues, a participé  au combat au côté des Mercenaires russes contre  les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). D’après lui, les hommes de Wagner qui sont basés à Baboua multiplient le pillage, le braquage des commerces, des élevages et bien d’autres.

les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l'intérieur du pays
les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

Si les soldats FACA, dans la plupart des cas  ont accompagné et assisté les mercenaires russes de la société Wagner dans leurs multiples exactions sur les populations civiles, certains qui ont encore le sang centrafricain dans leur corps plaident sérieusement pour la libération de leur compatriote dans des villes de province. C’est le cas de ce sous-officier de l’armée nationale qui était venu, larme aux yeux la semaine dernière, nous expliquer en détail certaines exactions commises par les mercenaires russes sur la population de Baboua.

D’après lui, il ne passe jamais un jour que les mercenaires de Wagner utilisent leur arme pour abattre des chèvres, y compris les chevreaux, des brebis, des bœufs, des poulets, etc. Ils déciment l’élevage des particuliers en toute impunité pour leur propre consommation. À cela, s’ajoute le braquage des commerces des particuliers.

« Pour les petites boutiques, n’en parlent pas », ajoute-t-il. D’après lui, si un magasin ne s’ouvre pas jusqu’à 9 heures du matin, ils disent que le propriétaire serait déjà entré en rébellion. Ils sont allés casser le magasin et ramassent tous les articles qui s’y trouvent.  « Une véritable psychopathie »,  précise-t-il.

Concernant la population, c’est encore du délire total. Parfois ils interpellent un passant dans la rue au hasard  et le mettent en prison. On peut parler du kidnapping parce qu’ils réclament de l’argent à sa famille pour sa libération. C’est même un acte régulier, et les gendarmes ne pouvaient rien faire en faveur de ces victimes.

« Souvent quand ils croisent un passant dans la brousse, ils le tuent immédiatement. Ce sont des gens sans pitié », déclare-t-il.

 

Mais comment les soldats FACA n’interviennent-ils pas ?

D’après lui,  c’est avant – tout la peur. « Ce sont des gens qui sont protégés par l’état-major et le régime.

« Même si tu réagis pour protéger la population, à Bangui on va te considérer comme un fauteur de trouble. Combien de foi ils ont arrêtée des officiers supérieurs de l’armée ? », s’interroge le sergent-chef.

Rappelons que ce sous-officier, qui a requis son strict anonymat avant de nous parler larme aux yeux, a déjà quitté la ville de Baboua. Il est actuellement détaché dans une autre ville de province. Son témoignage, que nous n’avons pas tout dévoilé, ressemble parfaitement à ce qui se passe dans d’autres villes de province.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : détonation d’armes à Bocaranga, les soldats FACA interpellent des individus et ramassent des motos des particuliers

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Bangui, 8 novembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce dimanche 7 novembre vers 14 heures, la ville de Bocaranga, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham-Péndé est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques des soldats de l’armée centrafricaine. Plusieurs individus ont été interpellés, des motos emportées, la panique s’empare de la ville.

Ville de Bocaranga en Centrafrique. Photo: Wikipedia.

 

Au lendemain de l’affrontement ayant opposé samedi les soldats FACA et les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au village de Létélé, situé à 20 kms de Bocaranga sur l’axe Ndim, plusieurs militaires de l’armée nationale ont complètement assiégé les quartiers Haoussa et Belké de Bocaranga. Ils ont fait des tirs incessants avec leurs armes et interpellent des Peuls et des chrétiens civils, puis emportent une dizaine des motos des particuliers.

À lire aussi / RCA : détonation d’armes dans la localité de Bocaranga, affrontement en cours

 

« Ils ont fait ruelle par ruelle. Nous vivons un traumatisme sévère à cet instant », s’alarme un habitant de Bocaranga. D’après lui, les habitants de ces quartiers, traumatisés, ont commencé à quitter leur domicile après les tirs.

Dans un fichier audio enregistré par un habitant, on entend bien les tirs  des fusils avec un bruit assourdissant.

Rappelons que le samedi dernier, un Soldat FACA tué, un autre enlevé par les assaillants lors d’une attaque contre une position de l’armée nationale à Létélé, un village situé au croisement des axes menant à Ndim, à Paoua et à Bocaranga.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : explosion d’un camion sur une mine terrestre dans la localité de Bocaranga

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Bangui, 8 novembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique) – Un camion  a sauté dimanche 7 novembre sur une mine  terrestre près du village Bambara, communément appelé Ndouzou, situé à 17 kilomètres de Bocaranga   dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.

 

Selon des informations recueillies dans la localité, le camion de six roues qui se faisait exploser ce dimanche matin était en provenance probablement de Mbaïmboum via Ngaouandaye et Ndim, dans Lim-Pendé, et à destination de Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé. Mais arrivé au village Bamara communément appelé Ndouzou, à environ 17 kilomètres de Bocaranga, le camion avait malheureusement roulé sur une mine terrestre qui a explosé à son passage.

 

À lire aussi / RCA : explosion d’une mine terrestre dans la localité de Bocaranga, plusieurs victimes

 

Pour l’heure, il est très tôt d’avoir le bilan officiel de ce triste incident à cause de l’insécurité qui prévaut dans le secteur. Mais   une source locale a indiqué à la rédaction du CNC que le camion, qui transportait des marchandises avec des fûts de carburant, était complètement calciné avec ses cargaisons.

Rappelons que depuis le début d’année,  au moins une trentaine d’incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à au moins une dizaine des civils  et ont blessé une vingtaine d’autres dont deux Casques bleus de la Minusca dans le Nord-ouest du pays.

 

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RCA : la Minusca annonce l’arrêt des travaux de déminage  des explosifs dans le nord-ouest

 

La division de la Communication stratégique et de l’Information publique de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République Centrafrique (MINUSCA), lors de sa conférence de presse du mercredi 8 septembre dernier, avait annoncé la suspension de ses opérations de déminage dans les régions de Nana-Mambéré, l’Ouham Péndé et de Lim-Pendé.

 

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : deux éleveurs tués, et au moins  vingt têtes de bœufs abattus par les soldats FACA dans le Nord-ouest

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Bangui, 7 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La scène s’est produite ce samedi 6 novembre dans un campement des éleveurs peuls au village Bénamkor, situé non loin de Pougole, non loin de la ville de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Des étuis des balles retrouvés au sol après l’attaque des soldats FACA au village Bénamkor

 

Selon des informations recueillies  sur le lieu de la scène,  ce samedi 6 novembre, vers 10 heures,  les soldats FACA, lourdement armés, ont fait leur apparition dans le campement des éleveurs Peuls au village Bénamkor. Ils ont tiré partout sans distinction, tuant une vingtaine des têtes de bœufs, mais aussi deux éleveurs qui étaient à leur côté. Sur place, c’est la débandade totale. Le campement a été vidé d’un seul instant. Tous les éleveurs et leurs familles ont pris la fuite dans la brousse, laissant leur troupeau derrière eux. Certains  des bœufs ont été tués, d’autres gravement blessés : des jambes cassées et ne peuvent plus se déplacer.

boeufs tués au campement des Peuls du village Bénamkor

 

Au même moment, au village Bénguéré, les soldats FACA ont reproduit les mêmes faits. Ils ont blessé un éleveur et tué près de trente bœufs.

Et ce n’est pas tout! Dans la sous-préfecture de koui, sur axe iambe, un éleveur peul a été tué au village djaoro lim par les soldats FACA a la barrière à cause de la formalité.  Comme il n’avait pas la somme de 500/1000 francs CFA de formalité exigée par les soldats FACA, il l’ont tué. La victime s’appelle Harouna bi-Abdou bi nzaguindi. Comme il n’avait pas de l’argent sur lui, il a appelé son frère pour venir le prendre, mais ces Faca ont demandé d’amener 500000 francs CFA sinon ils vont le tuer. C’est ce qu’ils ont fait malheureusement.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

boeuf noir tué par les soldats FACA au village Bénamkor

des élveurs peuls débout devant un boeufs tués par des soldats FACA au campement proche de Pougole vers Paoua
Des éleveurs peuls rescapés d’une attaque des soldats FACA proche de Pougole

 

RCA : mort de la jeune Lumière Divine, son corps présente-il des traces des balles ?  

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 19:17:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Lumière Divine s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. La jeune fille de 16 ans, tuée la semaine dernière, n’avait vraiment rien à voir » avec l’altercation qui a dégénéré entre les Casques bleus de la Minusca et les gardes présidentiels aux alentours de la résidence du Président de la République, lundi premier novembre 2021 au quartier Boyrabe.

manifestation devant la base des casques bleus égyptiens de la Minusca à Bangui le 6 novembre 2021 demandant le départ de la Minusca en Centrafrique
manifestation devant la base des casques bleus égyptiens de la Minusca à Bangui le 6 novembre 2021 demandant le départ de la Minusca en Centrafrique

 

Enterrement et l’autopsie

Ce samedi 6 novembre, à Bangui, la fille lumière Divine a été enterrée au PK 17 route de Mbaïki  en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Mais ce qu’est étonnant dans cette affaire, l’autopsie du corps avait été faite en toute urgence sur autorisation des Russes sans la collaboration avec la Minusca qui se dit étonnée.

« Nos responsables ont tenté en vain de voir le corps de la victime pour nous permettre de mener notre propre enquête sur les circonstances dans lesquelles elle avait été tuée, mais on nous a fait savoir que ça ne sera possible qu’après la visite du chef de l’État aux défuntes victimes avant son enterrement. Mais force est de constater malheureusement que le gouvernement et la famille ont discrètement organisé ses obsèques en toute urgence, et l’enterrement avait eu lieu le samedi dernier », déclare à CNC une source au sein de la Minusca qui accuse le gouvernement de vouloir cacher quelque chose.

« On nous a fait savoir que le corps de la victime présente des traces des balles au moment de l’autopsie, mais difficile à confirmer », a-t-elle ajouté.

Du côté du gouvernement, on ne souhaite pas faire des commentaires. Cependant, un proche de la famille confirme à la rédaction que le corps de la défunte victime ne présente aucune trace de balles.

Entre-temps, devant la base des Casques bleus du contingent égyptien de la Minusca proche de la résidence du chef de l’État,  on assiste à un rassemblement  de quelques individus contre la présence de la Minusca dans le pays. Les manifestants ont exigé que les Casques bleus responsables de l’incident qui a coûté la vie à la jeune adolescente de 16 ans  soient punis. Certains ont brandi des banderoles exigeant le départ des Casques bleus de la Minusca du pays.

À lire aussi /  RCA : une marche contre la Minusca et la France qui avait été programmée pour jeudi 6 mai, est reportée pour ce mercredi 12 mai

 

Ensuite les manifestants se sont dirigés vers le domicile de la victime  quelques minutes avant la cérémonie funéraire qui s’est tenue en présence du chef de l’État.

Le minibus des casques bleus égyptiens qui avait été pris pour cible par les gardes présidentiels le premier novembre 2021
Le minibus de la Minusca ayant renversé la jeune fille Lumière Divine lors de l’incident entre les éléments de la garde présidentielle et les casques bleus égyptiens

 

Rappelons que Mademoiselle Lumière Divine avait été tuée le premier novembre dernier dans un accident impliquant un minibus des Casques bleus égyptiens de la Minusca qui tentait de fuir des tirs des éléments de la garde présidentielle. Dix Casques bleus ont également été blessés dans ces tirs de la garde présidentielle, selon la Minusca.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

L’Institut Pasteur de Bangui célèbre ses soixantièmes anniversaires

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Bangui, 7 novembre 2021 (CNC) – Fondé en 1961, l’Institut Pasteur de Bangui  célèbre cette année son soixantième anniversaire. La cérémonie s’est déroulée à Bangui en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera, du Président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, des membres du gouvernement, des corps diplomatique accrédités en RCA, notamment de l’ambassadeur de France, du Directeur de l’Institut Pasteur de Paris, du directeur de l’Institut Pasteur de Bangui,  du maire de la ville de Bangui, du commandant de l’EUTM,  du lieutenant-colonel de la mission logistique française à Bangui  ainsi que d’autres personnalités.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/De-gauche-a-droite-Le-President-de-la-Republique-le-president-de-lAssemblee-nationale-le-Premier-Ministre-lAmbassadeur-de-la-France-aupres-de-la-450×203.jpg” alt=”De gauche à droite: Le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le Premier Ministre, l’Ambassadeur de la France auprès de la République Centrafricaine, le ministre Centrafricaine de Santé, le directeur d’Institut Pasteur de Paris et le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui” width=”450″ height=”203″ />
Le président de la République au milieu, à sa droite se trouvent le président de l’Assemblée nationale et  L’Ambassadeur de la France. A sa gauche se trouve le premier ministre, ensuite le ministre de la santé et le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui

 

Il y a soixante ans, le 6 novembre 1961, la République centrafricaine inaugurait l’Institut Pasteur qui est à l’origine  de nombreuses avancées majeures dans la lutte contre les maladies du siècle : les cancers; les Alzheimer; les maladies cardiovasculaires; les syndromes infectieux;   le diabète; etc.

Dans les années 60, la République centrafricaine faisait face à un problème majeur de santé. Elle était confrontée à une importante épidémie de rage. Il y’ avait aussi  des maladies qui étaient transmises par  des moustiques  et par des tics  qui tuaient la population. Et il manquait  d’infrastructures en RCA qui permet de poser les diagnostics de ces maladies pour permettre au ministère de la Santé  de trouver des traitements appropriés. C’est dans ce cadre que l’Institut Pasteur de Bangui avait été implanté pour répondre à cette menace.

« Dès sa création et jusqu’à aujourd’hui, l’Institut Pasteur  achète des vaccins contre la rage, et vaccine gratuitement toute personne  qui est mordue par un animal de compagnie.  Cette activité s’est étendue sur toutes les maladies  qui sont transmises par des moustiques  comme la fièvre jaune  et ça s’est étendu à d’autres virus comme celui d’Ebola… », a fait savoir professeur Emmanuel Rivalyn NakouneYandoko, Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui. D’après lui, le but de l’Institut Pasteur est d’appuyer le ministère de la Santé  dans la lutte contre les maladies. Justement, c’est ce que confirme le ministre de la Santé Dr Pierre Somsé  au micro du journaliste du CNC.

Pour le directeur  de l’Institut Pasteur de Bangui,  son organisation a commencé  sa carrière  comme Institut de recherche. Elle devient ensuite celle de servir directement la population  grâce à un laboratoire d’analyse  médical qui reste  un des laboratoires les plus importants de la RCA qui travaille étroitement avec le ministère de la Santé  pour la surveillance de la maladie à côté de l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé ) pour  le renforcement de la connaissance  sur les principaux agents pathogènes  qui  a un risque épidémique comme le c.

Par ailleurs, lors de cette cérémonie, le Directeur de l’Institut Pasteur de Paris, Monsieur Stewart COLE a été nommé à titre exceptionnel dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine par le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : LES CONTOURS STRUCTURELS AMBIGUS ET LE RETRAIT EN BLOC DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE DU COMITÉ PRÉPARATOIRE PLOMBENT-ILS L’AVENIR DU DIALOGUE POLITIQUE RÉPUBLICAIN ?

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Bangui, 08 novembre 2021 ( CNC) – Bangui, 7 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Animé par le souci d’apaisement, le président de la république a préféré rechercher la paix à travers un dialogue politique dit républicain. Cette démarche visant à détendre le climat politique au détriment de la guerre s’inscrit dans la logique de relever les défis majeurs du dernier quinquennat.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/interieur-article-doudou-solembi-208×450.png” alt=”Bernard Selembi Doudou” width=”208″ height=”450″ />
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

En dépit des contours structurels ambigus du dialogue politique républicain, un comité d’organisation a été mis en place par décret présidentiel. Ce dernier avait pour mission de définir la durée, le budget prévisionnel, les thématiques, le dénombrement des participants ainsi que la logistique visant à favoriser la bonne tenue du dialogue politique républicain. Se souvenant tardivement que tout processus de dialogue suppose la cessation des hostilités militaires en gardant les positions initiales, le président de la république a décrété un cessez-le-feu unilatéral et immédiat sur l’ensemble du territoire national sans mettre en place un mécanisme de contrôle ou de surveillance, ce qui démontre à suffisance une impréparation ou une pression extérieure.

Il importe de rappeler à titre d’information que le cessez-le-feu proposé par le président de la république a été énergiquement rejeté par deux (2) principaux groupes armés. Par ailleurs, dans une foulée olympienne contraire au principe d’apaisement prôné par le président de la république, le président de l’assemblée nationale a paradoxalement rendu public une note circulaire visant à mettre en place une commission ad hoc en vue de statuer sur la levée d’immunité de certains députés de l’opposition démocratique présumés complices de certains actes de la coalition des groupes armés (CPC).

En guise de protestation, les représentants de l’o démocratique se sont retirés en bloc du processus en cours.  Préoccupé par ce retrait brutal et non attendu de l’opposition démocratique du comité préparatoire du dialogue politique républicain, le citoyen lambda s’interroge :

Le retrait en bloc de l’opposition démocratique du comité préparatoire du dialogue politique plombe t-il de facto les résultats escomptés ?

Les autorités de Bangui ont-elles bien appréhendé le message matérialisé par le retrait en bloc de l’opposition démocratique ?

Quelles en seront les conséquences sur les résultats escomptés ?

Face à cet incident provoqué à desseins par le président de l’assemblée nationale, le dialogue politique républicain se tiendra t-il dans le délai défini par le président de la république ?

Le retrait à volonté de la note circulaire du président de l’assemblée nationale confirme t-elle l’instrumentalisation de la justice pour opprimer l’opposition démocratique ?

Entre engager une procédure sur demande de la justice et la retirer selon des humeurs, l’exécution des prescriptions du juge d’instruction relève t-elle du gré du président de l’assemblée nationale ?

En d’autres termes, selon les termes substantiels de la constitution et en se référant à la célèbre notion de « séparation de pouvoir » prôné par Montesquieu, le président de l’assemblée nationale est-il compétent de sursoir à sa guise les prescriptions des autorités judiciaires ?

Au delà de ce qui précède, nous sommes unanimes que ce retrait né des intentions égoïstes du président de l’assemblée nationale complique la négociation des financements du dialogue politique et rallonge le délai imparti par le président de la république.

Ce sabotage du président de l’assemblée nationale ouvre la voie royale à l’opposition démocratique de marchander son retour en le troquant contre le caractère largement inclusif du dialogue pour enfin débattre des véritables problèmes qui gangrènent notre patrimoine commun…

Et si les autorités financent ce dialogue sur fonds propres, cela ne renforcerait-il pas la souveraineté des assises ?

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 08 novembre 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Envoyé de mon iPhone

 

Sierra Leone: Au moins 91 morts dans l’explosion d’un camion-citerne

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 14:37:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins 91 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées vendredi dans l’explosion d’un camion-citerne dans la capitale de la Sierra Leone à la suite d’une collision. /Photo prise le 6 novembre 2021/REUTERS/National Disaster Management Agency-Sierra Leone

Sierra Leone: Au moins 91 morts dans l'explosion d'un camion-citerne
Au moins 91 morts dans l’explosion d’un camion-citerne

 

– Au moins 91 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées vendredi dans l’explosion d’un camion-citerne dans la capitale de la Sierra Leone à la suite d’une collision, ont annoncé la morgue et les autorités.

Le bilan officiel des morts n’a pas encore été confirmé par les autorités mais le directeur de la morgue centrale de Freetown dit avoir reçu 91 corps à la suite de cette explosion.

En ce qui concerne les blessés, le vice-ministre de la Santé Amara Jambai a déclaré à Reuters que 100 personnes avaient été admises dans des hôpitaux et cliniques pour des soins.

“Nous avons tellement de victimes, de cadavres brûlés”, a déploré dans une vidéo postée en ligne Brima Bureh Sesay, directeur de l’Agence nationale chargée de la gestion des catastrophes. “C’est un terrible, terrible accident”, a-t-il ajouté.

Des images diffusées en ligne montrent des victimes grièvement brûlées gisant à même le sol alors que le feu ravage des magasins et les maisons à proximité. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier dans l’immédiat ces images.

Selon Yvonne Aki-Sawyerr, la maire de Freetown, on ignore pour le moment l’étendue des dégâts. Elle a ajouté que la police s’était rendue sur place pour apporter son aide au personnel de la gestion des catastrophes.

Des accidents impliquant des camions-citernes ne sont pas rares en Afrique subsaharienne. En 2019, l’explosion d’un pétrolier dans l’est de la Tanzanie avait fait 85 morts, tandis qu’une cinquantaine de personnes ont péri à la suite d’une catastrophe similaire en République démocratique du Congo en 2018.

Par Reuters

RCA : détonation d’armes dans la localité de Bocaranga, affrontement en cours

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 06:02:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affrontement a débuté vers 4 heures du matin ce samedi 6 novembre à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA.

Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l'axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé
Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

Selon des témoins,  c’était vers 4 heures du matin  qu’une position des soldats de l’armée nationale   située à une vingtaine de kilomètres à la sortie nord-ouest de Bocaranga, plus précisément dans la commune de Létélé, a été attaquée par un groupe d’hommes armés identifiés par les habitants comme étant des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, et l’affrontement  est en cours.

Rappelons que la semaine dernière, les rebelles du mouvement 3R avaient lancé un ultimatum aux soldats FACA basés à Létélé. Ils leur ont annoncé qu’ils vont attaquer leurs positions une à une dans la localité.  Chose faite ce matin.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

À lire aussi : RCA : massacre de Bossangoa, un groupe des jeunes de Carnot frôle la catastrophe, mais perd leurs motos

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

Un compatriote centrafricain appelle à sauver la Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 novembre 2021, 02:33:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est un cri de cœur qu’a lancé ce compatriote de la préfecture de la Nana-Mambéré à la diaspora centrafricaine aux États-Unis, en Europe, en Asie … D’après lui, l’heure est plus que sérieuse pour sauver les Centrafricains des mains des dangereux étrangers criminels qui ont pris en otage non seulement la Nana-Mambéré, mais la Centrafrique tout entière.

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Les mercenaires russes armés en mouvement

 

Au lendemain de l’explosion d’une mine terrestre le 30 octobre au passage d’un véhicule de l’armée nationale  près de la commune de Bondiba à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Abba- Baboua,  dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les soldats FACA et les mercenaires russes de la société Wagner ont mené une offensive sanglante dans la localité. Ils ont commencé à détruire les relais téléphoniques dans la même région, probablement pour ne pas laisser de preuve. Les FACA et les mercenaires de Wagner se sont alors mis à piller des villages, détruire des greniers et exécuter la population dans des villes et villages avoisinants comme ils l’ont fait dans d’autres régions. On parle ici de dizaines de morts et de nombreux blessés. Les affrontements étaient toujours en cours en début de semaine.

C’est ainsi qu’un habitant de la région, témoin de cette grave criminalité, appelle la diaspora centrafricaine aux États-Unis, en Asie et en Europe de mobiliser la communauté internationale à venir sauver les Centrafricains prit dans un étau  par ces mercenaires de Wagner.

Il parle en langue nationale sango, veuillez cliquer  sur le lecteur ci-dessous pour lire l’audio.

 

 

 

 

 

L’incident autour de la résidence du chef de l’État, un centrafricain répond au ministre Sylvie Baïpou : Elle m’exaspère cette fille

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Madame-la-ministre-des-Affaires-Etrangeres-et-des-Centrafricains-de-lEtranger-Sylvie-Baipo-Temon-dans-la-salle-de-conference-dudit-departement-copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-YAPENDE-450×301.jpg” alt=”Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger – Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE” width=”450″ height=”301″ />
Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

En politique la sémantique à une importance capitale, elle allègue qu’il y a eu “échanges de tirs” ce qui est totalement faux. Aussi cet argument fallacieux de dire qu’on a tiré parce que les gens ont pris des photos ne tient pas la route, ni celui de pointer du doigt le refus d’obtempérer aux injonctions des gardes de Touadera. C’est irréfléchi, c’est d’une idiotie sans borne.

Je m’explique , le comportement des soudards indisciplinés du MCU qu’elle qualifie de vaillant soldat va compliquer encore la levée de l’embargo sur les armes imposé à notre pays.

1/ le véhicule en question était bien identifié estampillé « UN », Avec une plaque d’immatriculation bien visible.

2/ nos soldats sont censés utiliser la force selon des règles d’engagements strictes, standards à toutes les armées modernes, n’utiliser la force qu’en cas de légitime défense et d’employer les moyens létaux que sur ordre de la hiérarchie qui est responsable des effets de l’action;

3/ on ne tire pas sur les gens parce qu’ils prennent des photos, même de la couche du pape.

4/ le refus d’obtempérer ne justifie en rien ces tirs ciblés destinés à tuer.

5/ d’après les témoignages, l’accident qui a coûté la vie à la pauvre enfant est la conséquence des tirs et non le contraire thèse confirmée par la maman de la victime dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.

6/. Nous prendre pour des cons pour nous faire avaler la potion selon laquelle, ces éléments de la Minusca avaient des intentions subversives c’est plus que stupide.

Je rappelle ici que le dernier cercle de la sécurité de tous les chefs d’institutions y compris le chef de l’état est assuré par la Minusca, sous l’autorité directe de Mankeur N’DIAYE.

7/ Depuis le début de cet incident, tout le monde comprend bien les insinuations de MBAIPO, mais personne ne s’interroge sur l’éventuelle réaction de l’Égypte.

La RCA a t elle besoin d’une autre crise frontale avec un géant du continent ?

Enfin c’est indigne de vouloir instrumentaliser le décès de cet enfant, pour cacher la médiocrité et le non État . Il nous doivent des explications

 

Par Éric Pana, un citoyen centrafricain

Allocution écrite du Président chinois XI Jinping au Sommet des dirigeants mondiaux lors de la COP26

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Le Président chinois Xi Ping

 

S’UNIR DANS L’ACTION

POUR PROTÉGER LA PLANÈTE, FOYER COMMUN DE L’HUMANITÉ

Allocution écrite de S.E.M. Xi Jinping

Président de la République populaire de Chine

au Sommet des dirigeants mondiaux lors de la 26e session de la Conférence des parties (COP26) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques

 

1er novembre 2021

 

 

Monsieur le Premier Ministre Boris Johnson,

Chers Collègues,

 

C’est un grand plaisir pour moi de participer au Sommet des dirigeants mondiaux pour discuter avec vous des réponses au changement climatique. À l’heure actuelle, les impacts négatifs du changement climatique se font sentir chaque jour davantage, d’où l’urgence croissante des actions mondiales. Comment relever ce défi et relancer l’économie mondiale ? Voilà la question de notre époque à laquelle nous devons répondre.

 

Premièrement, nous devons préserver le consensus multilatéral. Pour répondre au changement climatique et aux autres défis planétaires, le multilatéralisme est un bon remède. La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et son Accord de Paris servent de base juridique fondamentale pour la coopération internationale contre le changement climatique. Toutes les parties doivent, sur la base du consensus existant, renforcer leur confiance mutuelle et intensifier leur coopération pour assurer le succès de la COP26 à Glasgow.

 

Deuxièmement, nous devons nous focaliser sur les actions concrètes. Ce n’est que par les actions que les visions deviennent réalité. Toutes les parties doivent honorer leurs engagements, définir les objectifs et visions réalistes et faire de leur mieux en fonction de leurs conditions nationales pour mettre en œuvre les mesures adoptées contre le changement climatique. Les pays développés doivent non seulement faire plus eux-mêmes, mais aussi soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour qu’ils fassent mieux.

 

Troisièmement, nous devons accélérer la transition verte. Il nous faut nous appuyer sur l’innovation scientifique et technologique pour promouvoir la transformation et la montée en gamme du mix énergétique, des secteurs des ressources naturelles et des structures des industries et de la consommation, favoriser une économie et une société plus vertes, et explorer de nouvelles pistes permettant de concilier le développement et la protection.

 

Chers Collègues,

 

Portant la vision d’un avenir partagé pour l’homme et la nature, la Chine continue d’accorder la priorité à l’écologie et poursuit une voie de développement vert et bas carbone. Elle travaille à accélérer la construction d’un système économique vert, bas carbone et circulaire, à faire progresser la restructuration industrielle et à freiner résolument le développement irrationnel de projets fortement énergivores et émetteurs. Elle œuvre à accélérer la transition énergétique verte et bas carbone, à développer vigoureusement les énergies renouvelables, et à concevoir et construire de grands projets éoliens et photovoltaïques. La Chine a publié récemment la Recommandation pour l’atteinte du pic des émissions de dioxyde de carbone et la réalisation de la neutralité carbone en vue d’une application intégrale et exacte de la nouvelle vision de développement et le Plan d’action pour l’atteinte du pic des émissions de dioxyde de carbone avant 2030. Des plans d’application seront publiés dans les domaines prioritaires tels que l’énergie, l’industrie, la construction et le transport, et dans les secteurs prioritaires comme le charbon, l’électricité, l’acier et le ciment, complétés par des mesures d’accompagnement en matière de science et technologies, de puits de carbone, de fiscalité et de finance. Voilà un ensemble de politiques « 1+N » pour parvenir au pic des émissions et à la neutralité carbone, avec un calendrier, une feuille de route et des plans d’exécution clairement définis.

 

Comme dit un vieil adage chinois : « La gouvernance efficace s’appuie sur l’action concrète. » J’espère que les différentes parties renforceront leurs actions et joindront leurs efforts pour relever le défi du changement climatique et protéger la planète Terre, notre foyer commun.

 

Je vous remercie.

 

 

 

Tribune : Un moment décisif pour l’Afrique : le renforcement de la résilience climatique passe par un afflux d’investissements dans la nature

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centrafrique.org/?p=12201″ target=”_blank” rel=”noopener”/>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/sahel-450×300.jpg” alt=”Le Sénégal, la FAO, le FIDA et le PAM lancent un programme conjoint pour renforcer la résilience des populations rurales face aux changements climatiques, les conflits et la COVID-19″ width=”450″ height=”300″ />

Par Dr Akinwumi A. Adesina et Pavan Sukhdev

 

Une sécheresse dévastatrice à Madagascar, de graves inondations en Afrique de l’Est et de puissants cyclones au Mozambique. Ces récentes catastrophes naturelles ne sont qu’un avant-goût de ce qui attend l’Afrique avec l’intensification de la crise du climat.

 

Le changement climatique est à l’origine de phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes et perturbe les précipitations sur tout le continent. Les populations et les économies ressentiront de plus en plus les effets du changement climatique au travers des précipitations — quand celles-ci inonderont les habitations et les entreprises, perturberont les chaînes d’approvisionnement, réduiront les rendements agricoles, et quand les communautés seront privées d’eau potable.

 

Tandis que les négociateurs de la COP26 à Glasgow se concentrent sur la manière de réduire les émissions de gaz à effet de serre assez rapidement pour freiner le changement climatique, les effets destructeurs d’un monde devenu plus chaud, sont irréversibles. Le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies indique clairement que ces effets ne feront qu’empirer, les zones sèches devenant encore plus sèches et les zones humides plus humides. Les pays africains ont déjà du mal à faire face au climat actuel, de plus en plus incertain. Ils ne sont pas préparés à un avenir où les extrêmes climatiques seront plus importants.

 

Nous avons besoin d’un investissement rapide et massif dans des initiatives qui renforcent la résilience et l’adaptation au climat sur l’ensemble du continent. Au moins 50 % du financement mondial en faveur du climat devrait être consacré à l’adaptation, à l’instar de ce qu’a déjà fait le Groupe de la Banque africaine de développement. Une part beaucoup plus importante devrait être investie dans la santé des écosystèmes d’eau douce en Afrique.

 

Un tiers de la population africaine est déjà confrontée au manque d’eau, tandis que près de deux tiers de la population urbaine en Afrique subsaharienne ont du mal à accéder aux services de base dans le domaine de l’eau. Les risques liés à l’accès à l’eau pour les entreprises et les investisseurs augmentent. L’eau pour tous restera un rêve si les financements ne commencent pas à affluer vers la protection et la gestion durable des rivières, des lacs et des zones humides d’Afrique.

 

La protection des systèmes d’eau douce est également essentielle pour lutter contre la disparition accélérée de la nature, qui menace notre avenir. Comme l’a souligné un récent rapport, la pêche sauvage en eau douce assure la sécurité alimentaire et la subsistance de dizaines de millions de personnes en Afrique. Cela inclut certaines des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du continent. Pourtant, ces pêcheries sont soumises à une pression croissante, de même que les zones humides d’Afrique, en raison de diverses menaces, notamment les effets grandissants du changement climatique.

 

La combinaison d’une meilleure compréhension, d’une réglementation et d’une politique intelligentes, ainsi que d’une augmentation massive des investissements publics et privés peut permettre aux systèmes d’eau douce d’Afrique de s’adapter aux effets du changement climatique.

 

Des solutions ambitieuses et à grande échelle axées sur la nature peuvent renforcer la résilience, car des écosystèmes naturels sains constituent souvent notre meilleure défense contre le changement climatique. La protection ou la restauration des bassins versants forestiers et des plaines inondables peut contribuer à atténuer l’impact des sécheresses et inondations extrêmes. Des mangroves denses peuvent réduire les risques de tempête et d’élévation du niveau de la mer, qui peuvent dévaster les propriétés et l’agriculture côtières. Correctement planifiés, certains de ces projets peuvent à la fois réduire les émissions de carbone, protéger la nature et créer des emplois locaux.

 

 

Il ne s’agit pas seulement de théorie. De nombreuses mesures ont déjà été prises. Le « Cœur bleu » de l’Afrique du WWF a réuni des gouvernements, le secteur privé et des experts en développement pour concevoir des initiatives d’adaptation à grande échelle. La préservation des marais de Lukanga en Zambie permet de garantir l’approvisionnement en eau pour l’agriculture, l’industrie, l’électricité, les populations et la nature. La protection des mangroves sur la côte du Kenya réduit le risque de catastrophe. Et la restauration des zones humides fait de Kigali une ville plus résiliente. Mais des plans bien conçus ne sont rien sans les fonds nécessaires. Le monde doit soutenir son ambition en consacrant des milliards de dollars supplémentaires à l’adaptation.

 

Il y a quelques bonnes nouvelles. Le financement public et privé en faveur du climat augmente, atteignant un montant estimé entre 608 et 622 milliards de dollars en 2019, selon la Climate Policy Initiative (CPI). Cependant, cela est loin d’être suffisant, et la majeure partie de ces fonds finance la réduction des émissions de gaz à effet de serre plutôt que l’adaptation au changement climatique. L’atténuation des effets du changement climatique est, bien entendu, d’une importance capitale, car plus la terre se réchauffe, plus l’humanité sera confrontée à des catastrophes de plus en plus dévastatrices et mortelles. Mais bien que le changement climatique nuise déjà à un grand nombre de communautés et de pays, la CPI a constaté que seulement 7 % du financement total consacré au climat était destiné à l’adaptation ou présentait des avantages sur le plan de l’adaptation.

 

La réponse est de mettre le financement de l’adaptation au changement climatique sur un pied d’égalité avec les fonds destinés à l’atténuation du changement climatique — et de les augmenter tous les deux. Le groupe de la Banque africaine de développement a déjà montré la voie. Il a plus que doublé ses financements en faveur de l’adaptation au climat, les portant à 55 % en 2019 comparativement à 2016. Il accueille également le bureau africain du Centre mondial pour l’adaptation. La Banque et le Centre ont lancé conjointement le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique au début de l’année 2021. Ce programme est en train de mobiliser 25 milliards de dollars pour des initiatives d’adaptation au changement climatique.

 

Ce sont des investissements qui promettent des rendements exceptionnels. La Commission mondiale sur l’adaptation estime qu’un investissement de 1 800 milliards de dollars dans cinq domaines clés de la résilience climatique entre 2020 et 2030 générerait plus de 7 000 milliards de dollars de bénéfices.

 

Mais il ne s’agit pas simplement d’injecter plus d’argent dans l’adaptation au climat en Afrique. Nous ne construirons des économies et des écosystèmes plus résilients que si les nouveaux financements sont alloués aux bons projets dans les endroits qui en ont le plus besoin. Cela inclut des solutions fondées sur la nature qui améliorent la santé des écosystèmes d’eau douce. Le succès dépendra de la capacité des dirigeants politiques à se rallier de manière significative à la cause de l’adaptation climatique à grande échelle.

 

C’est le moment décisif pour l’Afrique. En augmentant dès maintenant les investissements dans des rivières, des zones humides et des lacs plus sains, nous pouvons construire des communautés, des économies et des pays plus résilients et favoriser le développement durable sur le long terme. L’Afrique, continent qui a le moins contribué au réchauffement de la planète, a été lésée par le changement climatique. Faisons en sorte qu’elle ne le soit pas non plus en matière de financement lié au climat.

 

Dr Akinwumi A. Adesina est président du Groupe de la Banque africaine de développement. Pavan Sukhdev est président du Fonds mondial pour la nature.

 

 

République centrafricaine: le Secrétaire général condamne l’attaque perpétrée par la Garde présidentielle contre un véhicule de la MINUSCA

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République centrafricaine:  le Secrétaire général condamne l’attaque
perpétrée par la Garde présidentielle contre un véhicule de la MINUSCA.

 

La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte* parole de M. Antônio Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

 

Le Secrétaire général condamne fermement l’attaque perpétrée par la Garde présidentielle de la République centrafricaine contre un véhicule de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) lundi, à Bangui. Cette attaque a fait 10 blessés parmi les soldats de la paix égyptiens, non armés, qui venaient d’arriver à Bangui dans le cadre de leur déploiement.

Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les soldats de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre. 11 appelle les autorités centrafricaines à ne ménager aucun effort pour enquêter sur cette attaque inacceptable afin que les auteurs répondent rapidement de leurs actes.

Le Secrétaire général souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix et aux civils blessés, et réitère sa gratitude au peuple et au Gouvernement égyptiens pour leur contribution à la paix et à la stabilité en République centrafricaine. Le Secrétaire général exprime également ses profondes condoléances à la famille endeuillée du civil centrafricain qui a été tué lors de l’incident.

Le Secrétaire général réaffirme la solidarité et le soutien continu des Nations Unies à la République centrafricaine.

À  l’intention des organes d’information • Document non officiel.

VIDÉO / Entretien exclusif avec le président Faustin-Archange Touadéra : “On gonfle des situations pour infantiliser les autorités centrafricaines”

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 novembre 2021, 13:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a accordé un entretien exclusif à TV5MONDE. L’occasion pour le chef de l’Etat, réélu en début d’année, de revenir sur bon nombre de sujets, à savoir le réchauffement climatique à l’heure de la COP 26, le récent incident entre la garde présidentielle et des Casques bleus, la présence de troupes du groupe russe Wagner sur le territoire, les relations avec la France.