un policier torturé et exécuté par les Wagner, François Nelson Ndjadder accuse Touadéra
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
François Nelson Ndjadder, chef du Front Républicain pour la Démocratie, a adressé une lettre publique au président Faustin-Archange Touadéra. Le ton employé ne laisse aucune place au doute : l’opposant accuse directement le chef d’État d’être responsable de la mort de Romaric Mokoboulou, un gardien de la paix en exercice. Selon cette missive datée du 5 février 2026, le policier a été arrêté puis livré au groupe Wagner avant d’être torturé et exécuté.
L’affaire prend une tournure encore plus grave quand on apprend que le Directeur Général de la Police a annoncé le décès à la famille le 30 janvier dernier. Ce qui choque particulièrement l’opposition, c’est que les proches n’ont jamais pu récupérer le corps. À cela s’ajoute une proposition jugée insultante : une somme d’un million de francs CFA a été offerte à la famille, geste que Ndjadder interprète comme une tentative d’étouffer l’affaire par l’argent.
Le Front Républicain pour la Démocratie ne s’arrête pas à ce seul cas. La lettre mentionne également deux autres noms : Adouma Apollinaire et Gazi Emmaüs. Leur sort demeure inconnu, et François Nelson Ndjadder le chef de l’opposition exige des explications claires sur leur situation actuelle. Pour lui, ces disparitions s’inscrivent dans un schéma plus large où les mercenaires étrangers agissent en toute liberté sur le territoire centrafricain.
François Nelson Ndjadder va plus loin en affirmant que l’État centrafricain ne remplit plus sa mission fondamentale de protection des citoyens. Dans sa vision, le pouvoir actuel s’est transformé en instrument de répression plutôt qu’en garant des libertés. Il formule plusieurs demandes précises : la restitution immédiate du corps de Mokoboulou, la fin de ce qu’il appelle l’impunité des forces Wagner, et surtout l’ouverture d’une enquête menée par des instances internationales indépendantes.
La démarche de l’opposant ne se limite pas aux frontières centrafricaines. Il interpelle nommément les Nations Unies, le Conseil de sécurité, l’Union africaine, la CEMAC et la France. Son message est clair : le silence de ces organisations équivaut selon lui à une forme de complicité. Il tente ainsi d’attirer l’attention de la scène internationale sur une situation qu’il juge intolérable.
Le président du FRD emploie un vocabulaire particulièrement dur dans sa lettre. Il qualifie Touadéra de « président autoproclamé » et promet que le peuple centrafricain ne restera pas indéfiniment sous ce qu’il décrit comme un régime de peur et de violence. Cette prise de parole publique s’inscrit dans un contexte où les relations entre Bangui et Moscou suscitent depuis plusieurs années des inquiétudes de la part de différents observateurs internationaux.
Les autorités centrafricaines n’ont pour l’instant pas réagi officiellement à ces accusations. La famille de Romaric Mokoboulou attend toujours des réponses sur les circonstances exactes de sa mort et sur la possibilité de récupérer son corps pour l’inhumer selon les traditions. Deux autres familles espèrent également obtenir des nouvelles de leurs proches disparus
Par Éric Azoumi
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)