CENTRAFRIQUE : FOCUS SUR LES VIOLENCES GRATUITES, LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET LES EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES DANS UN PSEUDO ÉTAT DE DROIT.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le retour de l’ordre constitutionnel en République centrafricaine en 2016 , le pouvoir de Bangui clamaient sur les médias nationaux et internationaux à qui veut l’entendre que notre chère patrie était un “État de droit”.
Juridiquement, un État de droit suppose la suprématie et l’ancrage du principe de la légalité c’est-à-dire que les autorités établies se conformeront aux règles de droit en vigueur, que la justice sera accessible, équitable pour tous et que les libertés publiques ainsi que les droits fondamentaux des centrafricains seront garantis par les institutions républicaines.
Force est de constater avec effroi que le pouvoir de Bangui a sous-traité l’ensemble de ses pouvoirs conférés par la constitution au groupe paramilitaire de Wagner et n’en demeure par voie de conséquence qu’une coquille vide alors qu’on ne cesse de nous rappeler que les institutions républicaines fonctionnent normalement.
Ainsi, outre la sécurité exclusive du Président de la République et l’exploitation outrancière des ressources minières, le groupe paramilitaire de Wagner qualifié de “terroriste” par les Nations Unies dicte sa loi et oriente les grandes décisions qui engagent la vie de la nation.
Cette nébuleuse est à la fois magistrat, force de défense et de sécurité, officier de police judiciaire, garde forestier, douanier, percepteur d’impôts etc…
L’usage abusif et excessif de ces différents attributs est la résultante de multiples exactions parmi lesquelles des meurtres, des viols collectifs, des arrestations et détentions arbitraires, des longues détentions provisoires illégales sans procès, des tortures et séditions, des disparitions, des exécutions sommaires et extra-judiciaires etc…commis sur un peuple paisible et tolérant qui n’aspire qu’au minimum de services sociaux de base.
Il apparaît important de souligner que toute personne ne doit subir que la correction de la loi et que nul ne peut être exécuté comme le cas de ce policier sans une condamnation par une juridiction compétente.
Ces différentes exactions qui sont confirmées par des rapports des organisations non gouvernementales, des Nations Unies ainsi que des organismes de défense des droits humains fragilisent et détruisent l’ensemble de l’édifice de l’État de droit.
Effrayé par le cadavre mutilé du policier jeté à la morgue comme un chien, le citoyen lambda s’interroge :
1- Quels étaient les termes de référence du contrat qui liait le pouvoir de Bangui avec les groupes paramilitaires de Wagners ?
2- Le mutisme, le silence inquiétant voire l’omerta du pouvoir de Bangui face aux exactions, aux atrocités commises sur le peuple équivaut-il à un consentement tacite ?
3- Les populations de la zone de l’AES qui coopère aussi avec les Wagners subissent-elles les mêmes sorts que les centrafricains ?
4- Dans la négative et en dehors de calculs appetitaires liés à la sauvegarde de son pouvoir, qu’est-ce qui peut légitimement justifier cette hégémonie prédatrice ?
5- A travers l’assassinat crapuleux de ce policier, la septième République envisagée promet-elle un septennat de souffrance au peuple centrafricain ?
6- Enfin et au regard des constats, le président de la République française Emmanuel Macron avait-il tort d’affirmer que le président centrafricain était un otage des Wagners ?
En tout état de cause, face aux exactions qui se multiplient et qui se banalisent devant le regard impuissant de la ligue centrafricaine des droits de l’homme qui caresse le pouvoir de Bangui dans le sens du poil, il est inutile d’évoquer la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.
La capitulation sans réserve des parlementaires centrafricains devant leurs responsabilités régaliennes qui en deux décennies de gouvernance n’ont initié aucune motion de censure ni la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, nous sollicitons de la communauté internationale et des partenaires au développement la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante pour clarifier les différentes atteintes aux droits fondamentaux et de tirer les conséquences juridiques, politiques et diplomatiques.
Au regard des enlèvements, détentions, tortures et homicides dans un climat où personne n’est en sécurité, nous appelons la population centrafricaine à rester vigilante, solidaire et mobilisée pour organiser la résistance pacifique contre ce pouvoir sanguinaire conformément aux exigences des dispositions des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016 qui nous autorise de faire obstacle à l’autorité illégitime.
En attendant cette septième République pour la consécration de l’illusion, de la chimère et de la satisfaction des calculs appetitaires, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.
Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Avant de finir et outre les affaires des frères Dondra, de la famille Sayo, du Docteur Erenon et autres, nous demandons justice avec force pour tous et plus particulièrement pour ce policier lâchement assassiné et mutilé par les mercenaires du groupe Wagners et qui symbolise à ce jour la goutte d’eau qui a débordé le vase.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Limassa le 07 Février 2026
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)